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lundi, 06 février 2012

L’IMPACT DE LA PERTE DU TRIPLE A DE LA FRANCE SUR LES PAYS DE LA ZONE FRANC


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Le 13 janvier 2012, la France a vu son triple A voler en éclat. Qualifiée d’électrochoc par certains et de catastrophique par les autres, la perte du triple A suscite des commentaires en Afrique et principalement dans les pays africain de la zone franc (PAZF). Le présent article se propose de revenir sur cette perte du triple A de la France sous le regard africain.

1.    Une présentation sommaire des agences de notation


Une agence de notation désigne généralement une agence de notation financière et ne doit pas être confondue avec une  agence de notation sociale et environnementale. Une agence de notation désigne  une entreprise ou une institution chargée de la  notation financière des collectivités (Etats etc.) ou des entreprises selon certains critères définis par une réglementation ou par les acteurs du marché. La notation apparaît aux  Etats-Unis où se développe le marché financier aux  19e siècles. La  panique bancaire de 1837 fait ressentir le besoin d'évaluer la solvabilité des entreprises. En 1841,  à New-York naît The mercantile Agency, première société d'analyse financière de crédit.

Le développement des chemins de fer américain développe ce secteur : les importants investissements des compagnies ferroviaires nécessitent l'appel au  marché obligataire  auprès du grand public et des investisseurs institutionnels. John Moody crée en 1909 la Moody’s  qui vend ses études statistiques sur l'activité des compagnies ferroviaires.

Dans la foulée sont créées The Poor's Publishing Company (1916), The Standard Statistic Company (1922),  Fitch(1924, spécialisée dans la notation du secteur bancaire et communal), Duff & Phelps Corporation (1932, spécialisée dans la notation du secteur des compagnies d’électricité). La  grande dépression a conduit, dans les années  1970  à revisiter le métier des agences qui notent plus sévèrement et n'analysent plus simplement les créances à long terme (obligations) mais aussi à court terme (billet de trésorerie). Avec la mondialisation,  les deux principales agences américaines  Standard & Poor’s et Moody’s développent leurs services sur le marché international. Parallèlement se créent des agences nationales (la première en France en 1986 est l'ADEF, Agence d'évaluation financière) qui ne travaillent qu'à l'échelon local.

Les crises financières et bancaires à répétition ont fini par donner à ces agences, des pouvoirs absolus même si parfois leur diagnostic est mauvais.

Retenons simplement que ces agences de notation financière sont spécialisées dans ce que l'on nomme en anglais le « rating ». Elles se chargent d'évaluer le risque de solvabilité des emprunteurs. Les emprunteurs, dans ce cas précis, peuvent être des entreprises privées ou publiques, des Etats, des collectivités locales comme les départements ou les régions, des communes.

Le rôle des agences de rating est de mesurer précisément le risque de non remboursement des dettes que présente l'emprunteur, on parle aussi de la « qualité de la signature ».

Quels sont donc les systèmes de notation de ces agences ?

Chaque agence de notation financière possède son propre système de notation. Schématiquement, les notes s'établissent de A à D avec des échelons intermédiaires. Ainsi, la meilleure note est AAA, c'est notamment celle des pays industrialisés (Etats-Unis, Allemagne, France etc.). Ensuite on trouve AA puis A chez Standard and Poor's, ou Aa, A, etc. chez Moody's.

On trouve également des notations intermédiaires : en effet, les notes peuvent être affublées d'un "+" ou "-" ou encore d'un "1" ou "2", etc. Ainsi on retrouvera des notations du type AA+, A-, Aa2, etc. Cela permet des classifications plus fines des différents emprunteurs.

Ces différentes notations peuvent être scindées en deux grandes familles : la catégorie "Investissement" ou "High Grade" contenant les notes comprises de AAA à BBB, la catégorie dite "spéculative" pour les notes inférieures.

Il faut également souligner que la notation est assortie d'une orientation à moyen terme permettant de situer un peu mieux la tendance à venir pour la qualité de l'émetteur. Dans certaines situations, on parle de "mise sous surveillance". En effet, les étapes les plus importantes de la vie des sociétés (acquisitions, fusions, investissements très importants...) sont susceptibles de modifier fortement leur physionomie.

2.    Les conséquences de la perte du triple A pour la France


Pour aborder la question portant sur les conséquences de la perte du triple A en France, il semble nécessaire de présenter avant l’impact de la notation des agences de notation.

Pour une entreprise  qui cherche à se financer, la notation obtenue sera déterminante pour les conditions de l'opération. Que ce soit par financement bancaire ou par émission d'obligations sur le marché, plus la note sera élevée et plus l'entreprise trouvera des fonds bon marché à des taux d'intérêt faibles.

A l'inverse, une mauvaise note signifiera un taux d'intérêt plus élevé et des difficultés pour mettre sur pied un financement. La différence de niveaux entre les taux d'intérêt constituera la prime de risque.

Le problème devient notamment important pour les Etats ou les sociétés situées dans la catégorie "spéculative". Les investisseurs institutionnels, principaux pourvoyeurs de fonds du marché, ne prennent pas de risques et n'investissent pas sur ce type de valeurs. Boucler une émission obligataire pour une telle société devient dès lors difficile.

La note n'est pas figée et évolue tout au long de la vie des obligations par exemple. Une révision de la note à la baisse peut faire baisser le cours du titre visé. De même, un changement d'évaluation à la hausse peut faire monter le cours. Les investisseurs sont très attentifs aux modifications de notes ou aux mises sous surveillance des titres.

Enfin, il est important de souligner que les notations attribuées ne sont en aucun lieu des recommandations d'achat ou de vente de titres, il s'agit uniquement de l'estimation du risque de solvabilité à un instant donné et mesuré de manière statistique.

Concernant la France, la perte du triple A  a deux  types de conséquences pour le pays : les conséquences politiques et les conséquences économiques et financières.

Sur le plan politique, l’annonce du vendredi 13 janvier, sonne comme une gifle pour Nicolas Sarkozy. En effet, le président Sarkozy a tellement fait du maintien du triple A français un marqueur politique, que sa perte lui revient comme un boomerang.  Depuis trois ans, le chef de l'Etat fondait son action économique sur le maintien du triple A. Il en avait fait une affaire personnelle, un test de son volontarisme. Une réforme des retraites, deux plans de rigueurs en l'espace de quelques semaines, des hausses d'impôts ciblées puis généralisées, tous ces sacrifices étaient justifiés au nom du maintien du triple A, accordé à la France depuis qu'elle est notée (en 1975) et qu'elle n'a jamais perdu depuis.  Dans le combat de rivalité qu’il a engagé entre la France et l’Allemagne, le coup est d'autant plus dur que l'Allemagne conserve la note maximum, consacrant ainsi le décrochage de la France par rapport à son principal partenaire. Le président Sarkozy est tout simplement « KAO débout ».

Le président et candidat du MoDem, François Bayrou, a ainsi estimé que cette dégradation signait l'échec de la stratégie de Nicolas Sarkozy - en substance, "avec moi on garde le triple A avec les autres on le perd."

Pour François Hollande «  Ce n’est pas la France qui est dégradée mais la politique de Nicolas Sarkozy ».
Il est fréquent d’entendre que le président Sarkozy a commis une triple erreur.

Premièrement, une erreur de méthode. La méthode qui consiste à multiplier les annonces pour occuper le terrain de la réforme et du «courage»  a perdu le président Sarkozy. Car celles-ci peuvent donner, au contraire, l’image de «l’agitation» que Nicolas Sarkozy fustige par ailleurs; accréditer l’idée d’une parole forte suivie d’une action faible; et surtout s’annuler.

Deuxièmement, une autre erreur  a consisté à encourager Claude Guéant dans sa chasse aux voix lepénistes, au motif que, là, seraient les vraies questions posées par les vrais gens. Or, c’est quasiment une ligne directe d’approvisionnements du vote Le Pen qui a été construite; et l’offensive de Nadine Morano contre Marine Le Pen vient bien tard.

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vendredi, 03 février 2012

DEUX MOIS APRES LE TRANSFEREMENT DE GBAGBO, LES REVALATIONS D'UN AVOCAT


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Maître Ciré Clédor Ly, du barreau de Dakar, est l'un des avocats constitués pour la défense des intérêts du président Gbagbo et de ses proches emprisonnés au nord du pays le lendemain du 11 avril 2011. Il lève un coin du voile sur les tractations politico-judiciaires auxquelles il a assisté à Korhogo qui ont marqué les heures précédant le transfèrement du président Gbagbo à La Haye.

 

"Saisie par le Président Laurent Gbagbo et sa famille de requêtes dirigées contre l'Etat de Côte d'Ivoire et SEM Alassane Ouattara, la Cour de Justice de la Cedeao avait délocalisé toutes ses audiences du mois de novembre 2011 à Porto Novo, conformément à son Règlement de Procédure. En raison de la visite du Pape Benoît XVI au Bénin, les procédures initialement programmées le 18 novembre furent reportées au mardi 22 novembre 2011. Advenue cette date, la Cour, rendant sa décision sur le siège, ordonna la jonction des procédures déclarées urgentes avant de décider du renvoi au 19 décembre 2011 pour les plaidoiries des avocats constitués. Il est à signaler que l'avocat conseil de SEM Alassane Ouattara était cependant rentré de toute urgence en Côte d'Ivoire, sans attendre les débats.

La suite des évènements permettra de comprendre qu'en réalité, l'Etat de Côte d'Ivoire craignait d'entendre la Cour ordonner la libération du Président Laurent Gbagbo et sa famille, détenus illégalement depuis la prise du pouvoir par le nouveau régime. Il fallait d'urgence planifier le transfèrement du président à la Cour pénale internationale, pour mettre ainsi le monde entier devant le fait accompli. La Cour de justice de la Cedeao n'aurait aucun moyen, ni aucune base juridique pour empêcher le fait accompli qui avait un autre fondement juridique que celui sur lequel elle était saisie.

C'est ainsi que le 23 novembre 2011, les avocats du Président Laurent Gbagbo furent convoqués pour un interrogatoire au fond sur la procédure d'inculpation inédite de vol à main armée pour un chef d'Etat. L'on fera remarquer à cet effet que la procédure ainsi engagée violait les droits de la défense de Laurent Gbagbo car, en sa qualité de Président de la République pour certains, d'ancien Chef d'Etat et membre de droit du Conseil constitutionnel pour d'autres, ce dernier ne peut légalement faire l'objet d'une inculpation, d'un interrogatoire ou même un jugement par un magistrat, radicalement incompétent rationae personae.

Le 25 novembre 2011, par ordonnance N°42/11 rendue par Monsieur Kanga Penond Yao Mathurin, premier président de la Cour d'appel d'Abidjan, la Chambre d'accusation d'Abidjan sera autorisée à «se transporter et siéger au lieu de détention de monsieur Gbagbo Laurent et autres».

Korhogo fut ainsi investi par toute la Cour d'appel d'Abidjan, les avocats s'interrogeant sur cette présence massive et insolite de Hauts Magistrats, ignorant tout de l'Ordonnance précitée, mais soupçonnant que quelque chose se tramait.

Et alors que «l'interrogatoire» au fond du Président Laurent Gbagbo devait commencer le lundi 28 novembre 2011 à 09 heures devant le Tribunal de Première Instance de Korhogo, il ne débutera que le soir vers 16 heures, des membres des Nations Unies devant rendre visite au détenu pour s'enquérir de sa situation et vérifier les conditions de sa détention, selon les explications servies aux Avocats.

Le Président était assisté par cinq (05) avocats, le Sénégalais Ciré Clédor Ly qui rentrait de l'audience de Porto Novo, ainsi que quatre (04) avocats ivoiriens : Agathe Baroan Dioumency, Dako Zahui Toussaint, Dohora Blédé et Félix Bobré.

Etant donné l'heure tardive, l'interrogatoire au fond n'a pu être mené à terme pour des raisons sécuritaires et fut reporté au lendemain 29 novembre 2011. Mais avant que celui-ci ne débuta, le procureur général près la Cour d'appel d'Abidjan informa les avocats de son intention d'enrôler séance tenante la demande de transfèrement du Président Laurent Gbagbo formulée par la Cour pénale internationale. Pris de court par cette nouvelle pour le moins inattendue, les Conseils n'ont pu bénéficier que d'une seule et unique heure pour se préparer et ce, contrairement à la Loi ivoirienne qui organise les droits de la défense et prévoit un délai suffisant de préparation des avocats avant leur comparution et plaidoirie devant la Chambre d'accusation, quel que soit le motif de la saisine.

Le mandat d'arrêt fut alors notifié sur le champ par le Procureur de la République près le Tribunal de 1ère Instance d'Abidjan, Monsieur Koffi Kouadio Simplice, lequel procéda immédiatement à la vérification d'identité et à «l'arrestation» du Président. Ce dernier fut informé des incriminations qui lui sont imputées ainsi que de ses droits prévus par l'article 55 du statut de Rome.

Il convient de souligner que l'arrestation d'un Président de la République ou d'un ancien président de la République, lequel est membre de droit du Conseil constitutionnel, ne peut se faire que sur autorisation de la Commission d'instruction près la Haute Cour de Justice, le Procureur de la République n'étant nullement habilité à opérer une telle démarche, aux termes de la Constitution ivoirienne du 23 août 2000 et de la Loi n° 2005-201 du 16 juin 2005 portant statut d'ancien Président de la République, d'ancien Chef ou Président d'institution nationale et d'anciens membres du gouvernement.

Naturellement, les cinq (05) avocats présents et confirmés par le Président Laurent Gbagbo n'eurent d'autre choix que de plaider, la Chambre d'accusation ayant catégoriquement refusé tout renvoi, n'accordant à la défense que quinze (15) minutes pour consulter le dossier avant les plaidoiries.

A l'examen, il est apparu que l'Accord de coopération entre la Cour pénale internationale et l'Etat de Côte d'Ivoire ne figurait pas dans le dossier. Les avocats n'avaient donc pas pu prendre connaissance dudit Accord, ce qui constitue une violation inadmissible des droits de la défense. La Chambre d'Accusation donnera finalement un avis favorable au transfèrement du Président à la Cour pénale internationale, rejetant à l'occasion et toujours sur le siège la demande de liberté provisoire présentée par les conseils du Président.

Toutes les recommandations prévues par le Statut de Rome et qui garantissent les droits de la défense étaient royalement ignorées. Après le retrait de la Chambre, le Procureur Général près la Cour d'Appel d'Abidjan, Monsieur Ibrahima Fofana, demanda au Président de décharger la notification de l'Avis qui venait d'être rendu sur le transfèrement. Les Avocats s'y opposèrent, exigeant de voir la décision, laquelle n'était naturellement pas disponible. C'est ainsi que le Président Laurent Gbagbo, dépité par cette mascarade judiciaire, trancha en ces termes : «Maîtres, laissez-moi signer...Tout cela est politique».

L'Homme était visiblement exténué, déçu et dégoûté de tout cela. La maxime selon laquelle «la plus éloquente des plaidoiries se brise immanquablement sur le récif d'un dossier partisan» venait d'être encore confirmée. Les Avocats n'auront finalement que quelques petites minutes pour parler au Président, les conditions sécuritaires donnant tous les prétextes pour arracher la proie à ses défenseurs impuissants et sans arme. Ils ne furent même pas informés de l'immédiateté du transfèrement, et c'est ainsi que celui qui présidait aux destinées d'une grande nation, la Côte d'Ivoire, avait été embarqué sans même avoir eu la possibilité de s'armer de sa paire de lunettes.

L'Homme était emporté dans le noir, le droit élémentaire d'écarquiller les yeux pour essayer de percer l'obscurité lui étant refusé. Nous sommes incontestablement à la croisée du droit national et du droit international, à l'intersection des illégalités et de l'Arbitraire."


Par Maître Ciré Clédor Ly, Avocat au barreau de Dakar, membre du collectif des avocats du président Gbagbo.

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

PERILS SUR LA NATION IVOIRIENNE

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La visite d'Etat d'Alassane Ouattara en France, du 25 au 28 janvier 2012, a constitué pour lui une occasion inouïe pour débiter nombre de contrevérités et de propos qui représentent, à n'en point douter, avec certains actes qui ont engagé la Côte d'ivoire, une suite effrayante de périls contre la nation ivoirienne, son avenir, sa cohésion et son existence même, en tant qu'entité particulière dans un monde globalisé.

Les signatures consenties et les affirmations qu'il a pu faire, à la faveur de ce voyage, notamment dans la presse française, donnent à penser qu'Alassane Ouattara gouverne la Côte d'Ivoire pour les populations du Nord et pour les intérêts français, et non pour les ivoiriens dans leur diversité.


Premier péril: l'ethnocentrisme. Morceau choisi, tiré de l'interview qu'il a donné au journal « L'Express », au premier jour de sa visite, le mercredi 25 janvier 2012 : « Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S'agissant des hauts cadres de l'armée, j'ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces nouvelles [FN, ancienne rébellion nordiste], qui voulaient tous les postes. Et j'ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu'au niveau de commandant : le n° 1 issu des FN (donc du Nord, Ndlr), flanqué d'un n° 2 venu de l'ancienne armée régulière ». Ouattara est-il venu gouverner la Côte d'Ivoire pour les nordistes ou pour les ivoiriens ? Est-il un chef de tribu ou le chef de l'Etat de Côte d'Ivoire ? Quelle est donc cette référence constante au régionalisme et à l'ethnie ? N'est-ce pas cette tendance malheureuse aux particularismes et aux affinités qui nous a valu vingt années de troubles sociopolitiques ?

Ouattara porte personnellement la responsabilité du référencement tribal et religieux en Côte d'Ivoire car on se souvient encore, comme si c'était hier, qu'il disait à propos du président Henri Konan Bédié, son actuel allié avec lequel il est, en ce moment, en pleine idylle : « On ne veut pas que je sois candidat parce que du Nord et musulman ». Ce propos incendiaire nous aura valu un coup d'Etat en 1999 et une rébellion en 2002, avec toutes ses conséquences et, cerise sur le gâteau, ses milliers de morts de la crise postélectorale, en 2010 et 2011. Cette propension morbide et suicidaire au balisage et à l'arrimage ethniques constitue un obscur péril pour toute la nation ivoirienne. Ouattara avait catégorisé les Ivoiriens en affinités religieuses et régionalistes, hier, et ne s'en est pas encore repenti, aujourd'hui. Bien au contraire !


« Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population (plutôt 25,71% selon l'INS, Ndlr), étaient exclues des postes de responsabilité » ? Et pourtant, sous Gbagbo, on pouvait dresser cette liste révélatrice du souci de cohésion nationale et de l'esprit rassembleur de celui qui est, aujourd'hui, vilipendé et présenté, à tort, comme un dictateur et un exclusionniste: Soro Guillaume: Premier ministre, Mamadou Koulibaly: Président de l'Assemblée Nationale, Laurent Dona Fologo: Président du Conseil Economique et Social, Youssouf Koné: Grand Chancelier de l'Ordre National, Youssouf Bakayoko: Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), Koné Adama, Directeur Général Adjoint du Trésor et de la Comptabilité Publique (de 2001 à 2010), Aboudramane Sangaré, Directeur de l'Inspection Générale d'Etat, Issa Malick Coulibaly: Directeur de cabinet adjoint et Directeur adjoint du Protocole de la Présidence, Koné Boubacar: Directeur du Protocole d'Etat (tous du Nord), de nombreux ministres (également du Nord), et des milliers d'autres à tous les niveaux de responsabilités en Côte d'Ivoire. A quoi bon mentir ainsi et se rabaisser d'autant?


Au demeurant, ne doit-on pas occuper un poste de responsabilité dans une république que sur la base du mérite, et non mû par un ténébreux souci de rééquilibrage ethnique portant en lui les germes d'une fissure sociologique et d'une injustice sociale ? Les Ivoiriens doivent occuper des postes dans l'administration par compétence et non par pourcentage ethnique! Cette conception de la nation est une bombe qui ne manquera pas d'exploser à la face de ses célébrants.


Quant à la réconciliation nationale, Alassane Ouattara en a une bien curieuse conception. C'est à y perdre son latin ! Appréciez. Ouattara affirme dans son interview à « L'express », à propos de la réconciliation en Côte d'Ivoire : « Elle ne devient réalité que lorsque les uns et les autres se sentent en paix et en sécurité. Il faut avant tout améliorer les conditions de vie, restaurer les pistes, bâtir des centres de santé ou des écoles. Voilà pourquoi j'ai retardé ma visite dans l'Ouest, initialement programmée en octobre dernier, et que j'accomplirai en mars... Qu'est-ce que j'apporte aux populations ? Voilà la question. D'abord, du concret sur le terrain ». Parler de routes, de centres de santé et d'écoles (matérialité) là où il est question de guérir les cœurs (immatérialité), nous laisse pantois. Il est, désormais, clair qu'Alassane Ouattara n'a aucune « solution » pour le rapprochement des Ivoiriens, pas plus qu'il n'a la moindre idée de ce qu'on peut appeler « réconciliation ». Il ne faut rien attendre de lui, visiblement, quant à la réconciliation des Ivoiriens. Il veut faire leur bonheur sans eux. Il se propose de leur construire des routes, des écoles et des centres de santé pour leur faire oublier les plaies à vif que leur a causé le massacre de milliers d'entre eux par ses milices Dozos et par les FRCI. Belle réconciliation que celle qui s'en vient en Côte d'ivoire !


Autre péril - et non des moindres - sur la nation ivoirienne, la spoliation des populations de l'Ouest de la Côte d'Ivoire de leurs plantations et terres ancestrales qui sera bientôt entériné par la réforme du foncier rural préconisé par le nouveau régime ivoirien. Les informations qui nous parviennent d'amis et de connaissances vivant dans cette partie de la Côte d'Ivoire font état du fait que, depuis les croisées rageuses des milices pro-Ouattara, appelés Dozos, et des FRCI dans les villes et forêts de l'Ouest, nombre de villages n'ont plus accès à leurs terres traditionnelles. De nombreux planteurs n'ont plus le droit de se rendre dans leurs propres plantations sous peinent de subir le courroux des nouveaux occupants, qui ont pris possessions des lieux, en toute impunité. Ils nous attestent que des cars entiers déversent des populations venues des pays voisins de la Côte d'Ivoire dans nos forêts et que les autochtones se font ainsi déposséder, dans le plus grand silence et n'ont personne à qui se plaindre. Pire, ils craignent par-dessus tout les représailles des « nouveaux propriétaires », en cas de dénonciation.

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Amadé Ouérémi, au premier plan, à gauche.


L'une des plaies de cette région est le supplétif FRCI d'origine burkinabé, Amadé Ouérémi, appuyé de sa milice et responsable de grands crimes, dénoncés par plusieurs ONG internationales, dans cette partie de la Côte d'Ivoire. Le simulacre de désarmement volontaire opéré devant les caméras et les objectifs photographiques par le Bureau de désarmement, démobilisation et réintégration (Ddr) de l'Onuci (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) de Duékoué, le vendredi 30 Septembre 2011, à Bagohouo, reste négligeable. L'opération avait été menée en collaboration avec la Commission nationale sur les armes légères (Com-Nat Alpc) et était la seconde phase de l'opération de désarmement des éléments d'Amadé Ouérémi dont 25 éléments venaient de Tabou et 12 de Bangolo, prouvant l'étendue du champ sous le contrôle de ces forces qui règnent en seigneurs sur l'Ouest de la Côte d'Ivoire. Les ivoiriens de l'Ouest vivent dans la terreur, dans l'indifférence du pouvoir.

« Il faut avoir le courage de s'attaquer enfin au problème du foncier rural, ce que personne n'a fait jusqu'alors. Je vais le régler, d'autant que je dispose d'une majorité solide à l'Assemblée. Les ministres de la Justice et de l'Agriculture auront pour mission de définir le cadre de la réforme. Il y aura des décisions difficiles à prendre, mais nous devons inventer quelque chose de nouveau sur le droit de propriété ». Ces « décisions difficiles » à prendre, relatives au « droit de propriété » dont parle Alassane Ouattara pourraient bien être le droit donné à ces non nationaux qui envahissent l'Ouest de notre pays de cultiver nos terres avec un droit de propriété officiel et légal. Le contraire nous étonnerait.

Au demeurant, il est faux d'avancer que personne ne s'est jamais attaqué au problème du foncier rural, en Côte d'Ivoire. Un tel propos relève d'un regrettable négationnisme d'Alassane Ouattara. Sous Bédié, en 1998, cette réforme avait été bel et bien faite. Et cela, au profit des Ivoiriens. Ce qui est tout à fait normal. Sous Gbagbo, des amendements ont été apportés pour parfaire la Loi. Elle était en examen sur la table des députés quand la crise postélectorale a éclaté. Que donc Ouattara ne vienne pas nous dire que rien n'a jamais été fait, relativement à cette question nationale. Il n'est pas le premier et ne sera certainement pas le dernier initiateur de cette réforme.

D'autres périls guettent notre nation, parmi lesquels: l'embrigadement de la Côte d'Ivoire par l'ancienne métropole, à travers le renouvellement du pacte colonial, entériné par Alassane Ouattara lors de sa visite d'Etat en France, là où Laurent Gbagbo était en passe d'y mettre définitivement fin avec la fermeture du 43ème BIMA ainsi que l'affirmation de notre souveraineté et de notre indépendance vis-à-vis d'un Hexagone possessif et parasite. Au regard de la débâcle financière et économique de la France, ce nouveau pacte colonial ne peut que comporter des clauses secrètes devant lui offrir une béquille inespérée, contrairement aux déclarations officielles et sourires diplomatiques d'un Nicolas Sarkozy voulant montrant pattes blanches à travers l'annonce du projet de soumission aux parlements des deux pays des nouveaux accords de défense entre la France et la Côte d'Ivoire. Sur le sujet, personne n'est dupe.

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La banalisation de la Côte d'Ivoire est le dernier péril que nous relevons pour notre nation. Le respect dû à une nation, quelle que soit sa petitesse, se voit à travers l'estime et l'accueil accordés à son « souverain » au cours d'une visite dite d'Etat. Pour notre part, nous avons été interloqué par le peu de considération accordée à Alassane Ouattara, en visite en France : d'abord accueilli au bas de l'échelle de coupée par Monsieur Claude Guéant, ministre de l'Intérieur. Pourquoi Nicolas Sarkozy ne lui a-t-il pas rendu la pareille ? A Yamoussoukro, le 21 mai 2011 pour son investiture, c'est le chef de l'Etat en personne qui l'a accueilli ? Comment, à défaut de se déplacer lui-même, ne commet-il pas le Premier ministre François Fillon ou, au pire des cas, le Ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, à la tâche ? De deux, comment Alassane Ouattara, le président d'un « Etat souverain », peut-il accepter de se déplacer sur un plateau de télévision, fut-il celui de France 24, plutôt que la chaîne de télé ne soit reçue à son hôtel ? Et de trois, comment se fait-il que Nicolas Sarkozy peut recevoir un autre chef d'Etat, en l'occurrence Monsieur Hamid Karzaï d'Afghanistan, le 27 janvier, pendant le séjour officiel non encore achevé du chef de l'Etat ivoirien ? Autant de désinvolture et de mépris qui nous apparaît frustrant et, tout compte fait, révélateur de la relation maître-laquais existant désormais entre le président français et le chef de l'Etat ivoirien.


Que DIEU ait pitié de la Côte d'Ivoire !




In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 432 du jeudi 2 février 2012.

L'ADMINISTRATION US MANŒUVRE A L'ONU POUR IMPOSER UN MANDAT INTERNATIONAL ILLEGITIME A LA SYRIE



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Une analyse d'Amin Hoteit, expert en stratégie militaire.

Que peut attendre l'administration US du Conseil de Sécurité alors qu'elle en connaît toutes les ficelles ?

31 janvier 2012

La question se pose parce que toutes les données disponibles indiquent sans équivoques que le Conseil de sécurité ne déléguera pas les États-Unis pour mener la guerre contre la Syrie comme il l'a fait pour l'Afghanistan et, en aucune manière, ne déléguera qui que ce soit pour y intervenir militairement, ou y imposer des zones d'exclusion aérienne à l'instar de ce qui s'est passé pour l'Irak et la Libye, ou encore y établir des zones tampons et des couloirs humanitaires...

Ceci parce que la Russie, soutenue par la Chine, a déclaré clairement que son veto sera opposé à toute résolution internationale qui rééditerait les expériences du passé ; telle celle vécue récemment par la Libye, qui a conduit ce pays à sa destruction et vers l'inconnu, après assassinat de plus de 130.000 personnes par l'OTAN, directement ou indirectement. Cela à la faveur d'une intervention censée installer une zone d'exclusion aérienne, mais qui a fini par outrepasser le mandat du Conseil de sécurité pour aboutir à une attaque aérienne écrasante suivie de l'éradication du régime en place.

L'administration US sait parfaitement que les déclarations des Russes ne sont pas de simples manœuvres et que, du point de vue de ces derniers, la question syrienne ne saurait souffrir d'aucun faux semblant, parce qu'elle est directement liée aux intérêts mêmes de la Russie et se trouve en relation organique avec sa sécurité nationale. Autrement dit, la Russie ne peut se permettre de négocier ou de se plier à des logiques d'échange et de transactions. Malgré cela, les États-Unis insistent et continuent de frapper à la porte du Conseil de sécurité en utilisant des partenaires arabes et occidentaux, avec l'espoir d'obtenir quelque chose contre la Syrie.

En sciences stratégiques, il est un principe accepté par tous : « C'est à celui qui possède le pouvoir ou l'opportunité, de ne cesser de les mettre à profit pour atteindre son objectif ». En pratique, ceux qui possèdent cet atout établissent leurs plans avec l'idée que, si jamais un plan échoue, un autre plan le remplacera, aussi longtemps qu'ils n'ont pas perdu leurs capacités.

Ce qui nous amène au comportement des États-Unis et aux résultats observés suite aux interventions occidentales en Syrie. Or celle-ci résiste depuis près d'une année et a fait capoter tous les plans successifs conçus pour la conduire à sa perte. Des plans qui sont passés des soi-disant « manifestations pacifiques », aux tentatives de «  division de l'armée », et aux manœuvres de découpage de son territoire par des zones échappant à l'autorité de l'État dans le but de propager une terreur à grande échelle, pour finalement être obligé de reconnaître l'existence d'une opposition militaire organisée, armée et financée par l'étranger !

Par sa résistance déterminée, la Syrie a déjoué ces plans, l'un après l'autre, mais les forces d'agression n'ont pas perdu toutes leurs capacités de nuisance. Elles possèdent toujours l'appui des médias, l'argent, les moyens de pression économique, la possibilité de recruter et d'armer des mercenaires et des terroristes, et elles jettent le tout dans leur bataille animée par la vengeance.

Face à tout cela la Syrie résiste, forte de l'intime conviction que son peuple, son armée et son gouvernement sont suffisamment armés et immunisés contre la défaite. Elle a décidé de rétablir la sécurité des zones déstabilisées par les terroristes et a commencé à le faire, maintenant qu'une occasion historique lui a été donnée par le rapport des observateurs arabes qui ont été témoins du terrorisme et des crimes perpétrés contre l'État et les citoyens. Des observateurs qui ont certifié que des médias ennemis, diffusant à partir de certains satellites, sont fondamentalement responsables d'attiser l'agression et la subversion en Syrie.

Aujourd'hui, l'administration US réalise qu'elle a perdu sur le terrain syrien et qu'elle n'a plus de cartes pour en modifier les réalités militaires ou politiques. En même temps, elle sait que capituler devant la défaite est impossible en cette année électorale critique pour son chef qui se prépare à la course présidentielle pour renouveler son mandat. En effet, la capitulation de l'administration US serait catastrophique pour les bénéfices acquis suite à son déploiement tant en Tunisie qu'en Egypte et en Libye ; elle aurait des conséquences stratégiques désastreuses sur la scène internationale car elle rétablirait la Russie qui, avec ses alliés, serait un adversaire puissant du système occidental sous leadership des USA.

Oui, l'administration US est aujourd'hui face à un dilemme. Elle ne peut pas s'en sortir par une victoire en Syrie et, en même temps, elle ne peut pas déclarer son échec. C'est pour toutes ces raisons qu'elle rechercherait actuellement une solution honorable qui ne compterait pas pour une défaite. Elle consisterait à reporter le dossier à un moment plus propice pour rebattre les cartes et faire pencher la balance à son avantage. D'où, apparemment, ses tentatives pour renouveler l'expérience libanaise consécutive à la résolution 1559 [1] ; résolution qui a mis le Liban sous tutelle internationale et surveillance d'un proviseur, dossier indéfiniment ouvert sur la table du Conseil de sécurité, autorisant son ingérence quotidienne sous couvert du mensonge de la légitimité internationale ...

L'administration US veut donc pour la Syrie une résolution semblable à la résolution 1559 afin de lui imposer un mandat international, confisquer son droit d'élire son président, confisquer son droit aux relations internationales, en plus de confisquer son droit de posséder une puissance défensive. Elle espère réussir dans cette entreprise qu'elle pourra promouvoir comme une opération réussie de soustraction de la Syrie à l'axe de la résistance et du refus, comme en 2005, lorsqu'elle a soustrait le Liban à son environnement et à ses relations avec la Syrie pour en faire un pays hostile.

En 2004, les USA avaient réussi à faire adopter la résolution 1559 à la majorité de 9 voix [minimum requis pour l'adoption d'une résolution au Conseil de sécurité] dans un environnement stratégique international qui leur était favorable. À l'époque les USA affichaient leur fierté pour avoir occupé l'Irak, se vantaient d'être en route pour contrôler complètement l'Afghanistan, et avaient étendu leur pouvoir sur les pays du Golfe. Aucun des États membres ne pouvait leur faire face et les contredire pour n'importe quelles considérations subjectives ou internationales. Aujourd'hui tout a changé, et le Conseil de sécurité est soumis à un nouvel équilibre qui empêche les USA de le contrôler, ce qui signifie qu'adopter une résolution à minima est désormais presque impossible.

De plus, malgré l'adoption de la résolution 1559, les USA n'ont pas pu réussir à en faire grand chose d'un point de vue effectif au Liban. Le général Émile Lahoud est resté à la présidence jusqu'à la dernière minute de son mandat. La résistance visée par la résolution 1559 est toujours armée, et continue à nourrir sa force qui a vaincu Israël en 2006 ; elle n'accorde aucune importance aux initiateurs de la résolution et se moque des comptes-rendus de son proviseur. Quant au retrait de l'armée syrienne du Liban, il n'a pas eu lieu en application du 3ème décret de la résolution ; mais a été le résultat d'une décision stratégique majeure prise par la direction syrienne elle-même, dans l'intérêt de la sécurité nationale de la Syrie, suite aux nouvelles donnes sécuritaires surgies sur la scène libanaise.

Tout ce qui précède montre que l'administration US a échoué malgré ses pratiques meurtrières et terroristes et qu'elle sera, cette fois, impuissante au Conseil de sécurité malgré son instrumentalisation creuse de la Ligue, de ceux qui se prétendent arabes et qui se sont empressés de suspendre la mission de leurs observateurs en Syrie, pour empêcher la divulgation de leurs témoignages prouvant le caractère éminemment terroriste de la soi-disant « opposition syrienne », et aussi pour faire pression sur la Russie. Les circonstances ont changé et le monde entre dans une nouvelle ère de relations internationales où les USA n'ont plus l'exclusivité du leadership et du pouvoir. Par ailleurs, la Russie sait parfaitement qu'elle est visée à travers la Syrie et qu'elle se doit de se défendre.

Ce qui signifie que la Syrie ne subira pas une nouvelle résolution 1559 et qu'elle ne sera pas acculée à la soumission comme cela a été le cas au Liban, car le nouvel équilibre des forces peut la protéger d'un tel malheur. Il n'en demeure pas moins qu'elle doit s'attaquer au fléau terroriste pour l'éradiquer, ce qu'elle semble en train de réaliser. Dès lors, l'administration US ne pourra que se plier devant l'évidence ; et ses [alliés] Arabes et leur Ligue ne pourront plus nuire, maintenant qu'ils ont utilisé leur dernière cartouche en ramenant le dossier syrien devant un Conseil de sécurité qui ne répondra pas à leurs attentes.

Amin Hoteit


thawra.alwehda.gov.sy, 30 janvier 2012

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Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.
Article proposé et traduit de l'arabe par Mouna Alno-Nakhal (Biologiste) pour silviacattori.net

Texte original en arabe :

http://thawra.alwehda.gov.sy/_View_news2.asp ?FileName=65779514320120130010248


Source: SILVIA CATTORI.NET

jeudi, 02 février 2012

SENEGAL: LA FRANCE ENJOINT WADE DE CEDER SA PLACE


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Alain Juppé dit regretter que « certaines sensibilités ne soient pas représentées » pour l'élection présidentielle sénégalaise.

 

La France a fait savoir au Sénégal qu'elle souhaitait qu'il y ait un renouvellement de génération à la tête de l'Etat sénégalais, lors de la présidentielle de février, a déclaré mercredi 1er février le chef de la diplomatie française, assurant que "le message a été entendu à Dakar".

Alain Juppé, devant les députés français, a précisé le contenu du message que Paris a adressé aux autorités sénégalaises dans la perspective de l'organisation de l'élection présidentielle du 26 février. "Nous avons regretté que certaines sensibilités ne soient pas représentées. Nous avons même souhaité que le passage de générations soit organisé. Je préfère vous dire que le message a été entendu à Dakar (...) et enfin nous avons, bien sûr, appelé à la retenue et à l'absence de toute violence".

Refus du "diktat" de l'étranger

Mercredi, le ministre sénégalais des Affaires étrangères Madické Niang a affirmé n'avoir reçu "aucune notification des positions prises par certains pays amis" par la voie diplomatique normale mais "seulement dans la presse". Il a ajouté que le Sénégal n'avait "de leçon de démocratie à recevoir de personne" et n'accepterait "pas de diktat" de l'étranger, après des déclarations de responsables américains et français.

Lundi, le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, avait déjà regretté que "toutes les sensibilités politiques ne puissent être représentées" à la présidentielle sénégalaise, après la publication par le Conseil constitutionnel des candidatures, rejetant celle du chanteur Youssou Ndour et confirmant celle du président sortant, Abdoulaye Wade, âgé de 85 ans.

Bernard Valero n'avait cependant pas ajouté que Paris souhaitait "un passage de générations", comme l'a affirmé, mercredi, Alain Juppé.


Source: LE NOUVEL OBSERVATEUR

NON A UNE POLITIQUE IMPERIALISTE MORTIFERE!


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RETRAIT DE LA FORCE LICORNE DE COTE D'IVOIRE! ARRET DES FINANCEMENTS MILITAIRES ILLEGITIMES!

 

Fondation Frantz Fanon, Plate-forme Panafricaine

 

Les associations soussignées s'indignent de la signature d'un nouvel accord de coopération militaire, entre la France et la Côte d'Ivoire, à l'occasion de la venue d'Alassane Ouattara à Paris. Cela alors que l'université ivoirienne est fermée pour un an, cette mesure arbitraire mettant en jeu l'avenir de toute une promotion et qu'une manifestation légale à l'initiative du FPI, parti de l'ancien président Laurent Gbagbo, a été récemment réprimée dans le sang. La répression des manifestants ivoiriens et panafricains à Paris à l'occasion de cette visite est également inadmissible. Est-ce là la politique démocratique et de réconciliation nationale revendiquée par les dirigeants à Paris et à Abidjan ?

Nous soutenons les demandes de création d'une commission d'enquête parlementaire qui fasse le bilan des responsabilités  de la force Licorne dans la guerre civile qui a endeuillé la Côte d'Ivoire depuis 2002 et demande son retrait du pays. Soutenons également la collecte d'informations menée par Survie à destination de la CPI pour que toute la lumière soit faite et les sanctions prises concernant le drame de 2004, dans lequel l'armée française serait impliquée. 

Dans le cadre de la campagne présidentielle, il s'avère indispensable que les relations franco-ivoiriennes et au-delà entre pays d'Afrique francophone et France soient l'objet d'un débat. En effet, cette politique criminelle participe d'une offensive impérialiste généralisée, menée à l'encontre des souverainetés des pays du Sud, cela par la violation du droit international et pour le compte du lobby militaro-industriel  et des  grandes entreprises franco-occidentales. Dans le cadre de l'audit sur la dette publique, la part des budgets militaires illégitimes doit être établie pour l'assainissement des finances, tant en France que dans les pays du Sud. Inverser cette tendance mortifère passe aussi par la mise en place de démarches authentiques de coopération entre les sociétés civiles et entre les peuples, pour la restauration à terme de la paix civile et de relations internationales plus équitables.


Fondation Frantz Fanon, Plate-forme Panafricaine.



CPI / Côte d'Ivoire : pour un examen de l'action de l'opération française Licorne (communiqué de Survie, 24 janvier 2012)
http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cpi-cote-d-ivoire-pour-un-examen

Enseignement supérieur en Côte d'Ivoire : pas d'université fermée ! (communiqué du SNESUP, 25 janvier 2012)
http://www.snesup.fr/Le-Snesup/L-actualite-du-SUP?cid=1250

LIVRE: LE NOUVEL ORDRE IVOIRIEN

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Jean-David N'Da

Collection IREA (Institut de recherche et d'études africaines)


Ce qui se joue en Côte d'Ivoire dépasse le cadre de l'opposition Gbagbo/Ouattara et se pose en des termes simples : faut-il entrer dans l'Histoire par la petite porte dakaroise de Nicolas Sarkozy, en renouvelant le type de relations postcoloniales promises par le nouvel ordre mondial ? Ou bien, faut-il pénétrer l'Histoire moderne du XXIè siècle, par la grande baie vitrée de l'autodétermination audacieuse, tous risques inclus ? Seize essais incisifs confrontent l'argumentation, en parcourant les grands axes idéologiques, sociopolitiques, économiques, médiatiques, culturels et même religieux, qui ont favorisé l'arrivée brutale, en Côte d'Ivoire, de ce bouleversement sociétal longuement annoncé et méticuleusement planifié. Avec ce nouvel ordre ivoirien, la Côte d'Ivoire (et par extension, l'Afrique) est désormais face à son destin.


ISBN : 978-2-296-55847-2

  • 150 pages - Prix éditeur : 15,5 €.


Voir la fiche de ce livre

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À moins de quarante ans, Jean-David N'Da a déjà travaillé en tant que communicateur, financier et lobbyiste pour des organismes internationaux, organisations patronales et entreprises privées américaines et ivoiriennes. Il est entrepreneur (président-directeur général de l'agence de communication multimédia SKIY Solutions Communicationnelles), consultant, critique littéraire, activiste, écrivain et fondateur du think tank indépendant Pensées Noires.

Sommaire


- Se défaire du mea culpa révisionniste
- La presse ivoirienne au banc des accusés
- La guerre de la foi : du problème musulman chrétien en Côte d'Ivoire
- Ces phénomènes auxquels les Ivoiriens croient
- Le piège d'une réconciliation factice
- La responsabilité apolitique citoyenne
- Koulibaly : épouser l'alternative
- Dialogue et opinion salvatrice
- Politiques de déguerpissement
- Pauvreté et responsabilités individuelles
- Libérer Laurent Gbagbo : entre vouloir, pouvoir et devoir
- CPI : le temps d'un jugement
- L'indépendance morale : un préalable pour l'Afrique francophone
- Du mépris papal en Afrique noire
- La mesure de l'indignation
- L'Afrique que le monde veut ordonner


Source: L'HARMATTAN

mardi, 31 janvier 2012

OUATTARA A PARIS: UNE PRISE DE PAROLE PROBLEMATIQUE

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Décidément, il faut se rendre à une évidence. Anne Méaux, patronne de l'agence de communication Image 7, qui corrompait les patrons des médias français pour le compte du dictateur tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali, selon des révélations du Canard Enchaîné, et dont le client africain le plus en cour actuellement à Paris est Alassane Ouattara, fait du bon boulot. A chacune des (très nombreuses) visites en France de l'homme qui dirige aujourd'hui la Côte d'Ivoire, elle lui obtient nombre d'interviews et de plateaux télé. Du coup, l'on peut avoir l'impression (fâcheuse) que Ouattara s'exprime bien plus lorsqu'il est sur les bords de Seine que quand il se trouve sur les rives de la lagune Ebrié.

Anne Méaux assure une bonne visibilité médiatique à son client. Mais ses conseillers politiques gagneraient à s'inquiéter de toute urgence de la qualité de sa prise de parole. En effet, Alassane Ouattara, à chaque fois qu'il se trouve à l'étranger, porte de violents coups de hache à la cohésion nationale, et finit par dévaluer la parole présidentielle par ses approximations et ses incessants règlements de comptes politiciens s'affranchissant sans scrupules de la vérité historique. L'on se souvient ainsi qu'il avait affirmé, lors d'un séjour aux Etats-Unis, qu'Hermann Aboa avait appelé au meurtre des gens du Centre et du Nord dans son émission télévisée - ce qui était absolument faux - et que Laurent Gbagbo se trouvait dans la résidence présidentielle de Korhogo dans le cadre de sa détention - ce qui était tout aussi faux. Lors de sa visite d'Etat à Paris, l'ancien directeur général adjoint du FMI a récidivé.

Le génocide selon Alassane Ouattara

«Je viens d'abord remercier le président Sarkozy et son gouvernement pour l'intervention menée en avril sous mandat des Nations unies. Sans elle, il y aurait eu, en Côte d'Ivoire, un génocide pire qu'au Rwanda. Abidjan, c'est 6 millions d'habitants. Tel que c'était parti, on aurait pu avoir un million de personnes assassinées», a dit Ouattara au Monde. On ne relèvera pas la légèreté avec laquelle il manipule les chiffres pour frapper les esprits et joue de la politique-fiction mortifère. On oubliera de dire que c'est ce type de propos qui fonde les discours sur la barbarie noire et la mission civilisatrice blanche. On fera semblant d'ignorer que le seul génocide qui a eu lieu dans l'Afrique contemporaine s'est déroulé, au Rwanda, sous les yeux de l'armée française...

L'histoire nous apprend que les génocides sont des drames particuliers qui ont certaines caractéristiques : ils visent à faire disparaître une communauté ; ils sont préparés idéologiquement, logistiquement, et militairement sur une longue durée. Contre quelle ethnie ivoirienne un projet de génocide était-il donc mis en œuvre ? Par qui était-il mis en œuvre ? Comment ce projet s'est-il manifesté ? Il n'est absolument pas sérieux de prétendre des choses pareilles sans avoir répondu clairement à ces questions. Il est irresponsable de vouloir s'assurer le soutien inconditionnel d'un groupe ethnique en lui faisant croire qu'il a été - et donc qu'il est - menacé d'extinction. De plus, on a beau lire de fond en comble les rapports des organisations internationales de défense des droits de l'Homme sur la Côte d'Ivoire, l'on ne trouve nulle trace d'actes d'épuration ethnique lors de la guerre postélectorale en dehors de ce qui s'est passé dans l'Ouest ivoirien contre les Guérés. C'est là-bas que des milliers de personnes ont été triées sur la base de leurs cartes d'identité et exécutées. C'est là-bas que des villages entiers ont été incendiés, que les habitants ont été chassés, que les greniers ont été brûlés, que de nouvelles populations ont remplacé les anciennes. Interrogé à ce sujet par des journalistes français, Ouattara n'a cessé d'invoquer l'argument des affrontements interethniques, histoire de noyer la responsabilité des FRCI dans des considérations sociologiques alambiquées...

Le concept dangereux de «rattrapage ethnique»

Interrogé par L'Express sur la nomination de ressortissants du Nord à des postes-clés, Ouattara a répondu ceci : «Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité». Une fois de plus, les chiffres sont utilisés de manière légère pour servir une thèse douteuse. Mais ce n'est pas le plus important. Est-ce le rôle d'un chef de l'Etat d'alimenter le dolorisme ethnique qui aujourd'hui justifie toutes les dérives ? Quelles études scientifiques permettent à Ouattara d'affirmer qu'il y avait hier exclusion là où les personnalités les plus en vue de l'Etat réflétaient bien mieux la diversité nationale que ce que l'on voit aujourd'hui ? De plus, si l'exclusion d'une partie des Ivoiriens était avérée, la correction ne devrait-elle pas venir d'une politique transparente d'affirmative action dont un des objectifs serait notamment l'augmentation des taux de scolarisation, plus bas que la moyenne nationale, des fameuses «communautés du Nord» ? Laurent Gbagbo, dans son programme, prévoyait la réouverture des internats de jeunes filles dans les régions septentrionales du pays. A part la cession de la force publique à des «comzones», caporaux quasi analphabètes bardés de gris-gris au nom du «rattrapage», que propose Ouattara ?

La question de la liquidation des banques publiques

«Nous allons procéder à la liquidation des banques publiques. C'est ce que nous avons fait il y a 20 ans, malheureusement ces banques publiques sont revenues au premier plan. Je ne pense pas que la place de l'Etat soit nécessairement dans les banques. Nous allons donc, à nouveau, procéder à la liquidation des banques publiques qui s'apparentent souvent à des caisses pour les hommes politiques. L'Etat va se concentrer sur ses missions régaliennes», a affirmé Alassane Ouattara face au patronat français. Une fois de plus, la diabolisation de l'adversaire est instrumentalisée par Ouattara pour masquer un projet fondamentalement antinational - le fait que l'annonce soit faite notamment devant les patrons des banques françaises, est à ce titre révélateur.

Déjà, il faut remarquer que la seule banque d'Etat historique qui existe en Côte d'Ivoire est la Banque nationale d'investissement (BNI), anciennement Caisse autonome d'amortissement (CAA). Elle n'a pas été dissoute sous Ouattara quand il était Premier ministre, et elle a pris de la valeur entre 1993 et aujourd'hui. En cas de privatisation, elle vaudra donc plus cher que ce qu'elle aurait valu si elle avait été liquidée sans ménagement. La Versus Bank et la Banque pour le financement de l'agriculture (BFA) sont entrées dans le giron de l'Etat parce qu'elles étaient menacées dans leur survie, et parce qu'il ne fallait pas créer un effet domino en les laissant s'effondrer en pleine crise financière mondiale. Au Nigeria, dans les pays occidentaux, les gouvernements ont fait la même chose.

Dans le fond, l'histoire récente de la Côte d'Ivoire nous montre que les banques privées peuvent devenir frileuses en cas de crise grave. Si la BNI n'existait pas, certaines obligations de l'Etat n'auraient pas été honorées après le déclenchement de la rébellion. Est-ce être prévoyant que de se priver d'un tel instrument dans un pays qui demeure fragile ? Par ailleurs, alors que la Côte d'Ivoire ne peut manier l'arme monétaire pour mettre en œuvre une politique de relance économique, peut-elle se priver de banques qui peuvent appuyer sans rouspéter des programmes comme le Fonds national de soutien (FNS) soutenant les emplois-jeunes, ou des initiatives en faveur du vivrier ou des artisans ? Ce qui est amusant dans tout cela, c'est qu'au moment où Ouattara se glorifie de livrer le secteur financier de son pays à la voracité des multinationales, son ami Nicolas Sarkozy annonce, dans le cadre d'une interview télévisée surmédiatisée, la création d'une banque publique destinée à soutenir l'industrie, qui sera une filiale de l'Oseo, tout aussi publique, qui appuie déjà les PME. De son côté, François Hollande annonce que s'il était élu, il mettrait en place une Banque publique de l'investissement (BPI). Un drôle d'économiste préside aux destinées du pays des Eléphants...


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 30 janvier 2012

VOUS AVEZ DIT ENTENTE FRANCO-AMERICAINE?

UNE N° 2539 LE TEMPS.jpg

"Le temps est l'autre nom de Dieu..."

Trois semaines avant que SEM Laurent Gbagbo ne soit arrêté, il a appelé un rabbin de Jérusalem - c'est lui-même qui me l'a raconté - et lui a demandé conseil. Mon rabbin lui a dit de ne pas s'inquiéter, « que ses ennemis allaient se dévorer entre eux » : C'est exactement ce qui se passe entre ces illuminés qui s'enflamment les uns les autres, et vont terminer en scories...  Et celui qu'ils voulaient brûler, va ressortir des flammes comme de l'or pur !

Shlomit


30 janvier 2012


La lune de miel entre Washington et Abidjan est terminée. Les deux tourtereaux qui autrefois, mijotaient des plans diaboliques contre le pouvoir de Son Excellence le Président Laurent Gbagbo par l'intermédiaire de l'Ambassadeur Philip Carter 666, ne sont désormais plus en odeur de Sainteté.

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase est l'accueil triomphal réservé à Ouattara en France qui laissait présager non seulement de l'attribution de tous les contrats mais aussi et surtout la privatisation des banques au profit de la France.

L'administration Obama qui jure de faire la peau à Ouattara, profite du transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Haye pour inciter ce dernier à livrer Soro Guillaume qui à son tour dévoilerait l'implication du grand manitou dans la rébellion qui a et continue d'endeuiller notre pays.

Patriotes, les jours de Ouattara sont comptés. La prochaine comparution du Président Laurent Gbagbo à la CPI sera riche en rebondissements car elle verra la libération du Woody de Mama.

Le 18 Juin, nous seront tous à La Haye pour savourer notre victoire sur l'ennemi.

La victoire est au prochain corridor.

Très cordialement.



Par: Bingnégnélon Djiezion, sur sa page Facebook.



Source : RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

L'INSECURITE MENACE LA LUNE DE MIEL ADO-SORO


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Malgré la nette victoire de son parti aux législatives du 11 décembre (127 sièges sur 254, auxquels s'ajoutent 35 indépendants), Alassane Ouattara demeure obnubilé par la question sécuritaire. Neuf mois après sa victoire sur Laurent Gbagbo, la Côte d'Ivoire n'est toujours pas pacifiée, tandis que l'Etat de droit, porté comme un étendard par le nouveau régime, demeure abstrait pour un grand nombre d'ivoiriens. Inquiété par les comportements des anciens com-zones, davantage concernés par les berlines de luxe que par l'uniforme, ADO n'hésite plus à contourner son premier ministre Guillaume Soro - sécurocrate du pays ayant montré sa capacité toute relative à maintenir l'ordre -, au risque d'assombrir la lune de miel entre les deux hommes. Analyse.

Agacements

Les incidents de décembre ayant opposé les Forces républicaines de Cote d'ivoire (FRCI), composées majoritairement d'éléments des ex-Forces nouvelles (FN), a des populations locales à Vavoua (Centre-ouest) et à Sikensi, au nord d'Abidjan, ont lézardé la relation jusqu'ici bienveillante à la tête de I'exécutif ivoirien. Le 23 décembre, sans avertir son Premier ministre, également détenteur du portefeuille de la défense, le chef de l'Etat a nommé Zacharia Koné - sans doute l'ex-chef de guerre le moins proche de Guillaume Soro - à la tête de la nouvelle police militaire. Cette unité spéciale est chargée de neutraliser les éléments indisciplinés des forces armées. Autre signe d'agacement à l'égard de son Premier ministre, le président Ouattara a ordonné, dans la foulée, au Directeur général du Trésor public, Adama Koné, de bloquer un décaissement d'un milliard de Francs CFA destiné à la primature. Cette somme représente la dernière tranche du budget de souveraineté pour l'année 2011.

Quel avenir pour Soro?

Alors que les ex-FN font la pluie et le beau temps en divers points du pays et "gèrent" certains quartiers d'Abidjan, comme ils l'ont fait durant dix ans dans le Nord, ce contexte pousse ADO à ne pas reconduire Soro à son poste lors du remaniement censé suivre les législatives. "Je ne suis plus convaincu de pouvoir le maintenir", confie-t-il a ses plus proches collaborateurs depuis sa résidence privée de Cocody. Le ministre des Affaires étrangères, Daniel Kablan-Duncan, ou celui de la Justice, Jeannot Ahoussou, attendent déjà leur tour. .. La nomination d'un nouveau chef de gouvernement bute cependant sur le scénario consistant à envoyer Guillaume Soro à la présidence de l'Assemblée nationale. Agé de 39 ans, l'ancien leader de la FESCI, nouvellement élu député de sa ville natale de Ferkessedougou (Nord), ne peut encore prétendre à cette fonction pour laquelle l'âge minimum est fixé à 40 ans. Au final, il pourrait donc être reconduit, mais temporairement, tandis que l'actuel secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, voire Tiémoko Yadé, membre du bureau politique du Rassemblement des républicains (RDR), sont pressentis pour décrocher le perchoir.

Neutraliser les frères d'armes

Désormais critiqué au sein du RDR, Guillaume Soro est, par ailleurs, toujours sous la pression des ONG anglo-saxonnes demandant sa comparution devant la Cour pénale internationale (CPI), au même titre que Laurent Gbagbo. Les Etats-Unis et la France divergent fondamentalement sur la question. Si Washington milite pour une comparution à titre de témoin, Paris s'y oppose, jugeant les effets dangereux pour le président Ouattara. Pour rassurer et marquer ses distances avec ses anciens frères d'armes, Soro a réitéré son engagement à collaborer avec la juridiction internationale lors de son déplacement aux Nations Unies à New York, mi-décembre, où il assistait à la conférence des pays membres du traité de Rome instituant la CPI. Devant la nouvelle procureure, la Gambienne Fatou Bensouda, il s'est même dit disposé à ne plus soutenir ses compagnons, et non des moindres : le patron du Groupe de sécurité présidentielle (GSPR), Chérif Ousmane; le commandant des forces spéciales, Losséni Fofana; ainsi qu'Issiaka Ouattara, alias « Wattao », commandant de la Garde républicaine.



Paris, le 5 janvier 2012

Source : La Lettre du Continent N° 626.

dimanche, 29 janvier 2012

UNE REVELATION VENUE DU CAMEROUN POUR LA COTE D'IVOIRE


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Cette nouvelle révélation sur la Côte d'Ivoire et les acteurs de la crise ivoirienne (états et individus) m'a été transmise, il y a bientôt une semaine de cela, dans ma boîte e-mail par un internaute (peut-être son auteur?), sous un nom d'emprunt, dans le souci de garder son anonymat. Il ne fait pas bon, en ce moment, être un livreur de révélations (attaques verbales, agressions physiques, suspensions ecclésiales, mandat d'arrêt international). Dans tous les cas, le message fait actuellement le tour du Net. Pour que mes lecteurs ne soient pas les seuls à ne pas en avoir connaissance, je me suis décidé, après beaucoup d'hésitations, à le publier sur ce blog. Tout juste pour information. Il appartient à chacun de s'en faire une opinion. Bonne lecture!

 

A SON EXCELLENCE MONSIEUR LAURENT GBAGBO: « VOICI LA REVELATION DU SEIGNEUR JESUS-CHRIST POUR VOUS »

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Le Seigneur m'a révélé que votre régime allait être renversé par un coup d'état militaire au cours duquel vous serriez blessé. A la suite de ce coup, vous devriez être transférez à la CPI où vous devriez mourir. De tels malheurs devraient vous arriver parce que vous vous êtes détourné de la voie de l'ETERNEL DIEU. Mais seulement votre repentance sincère et votre mise en œuvre de la volonté de JESUS-CHRIST vous blanchiraient de tous les chefs d'accusation dont vous êtes l'objet. Cela aurait pour conséquence votre retour triomphal en Côte d'Ivoire pour finir votre mandat.

Votre histoire, Président Gbagbo, est semblable à celle d'un homme que l'ETERNEL DIEU a élevé dans la gloire et qui par la suite a été rempli d'orgueil et croyait avoir tout fait par sa propre force. Il avait oublié son origine et refusait de s'humilier devant le DIEU TOUT-PUISSANT créateur des cieux et de la terre. Aussi l'ETERNEL a-t-il brisé son orgueil, tel le cas de l'histoire de Nébucadnetsar, roi de Babylone, que je vous conseille de lire (voir Daniel 4 :1-37).

Tous ces malheurs vous ont atteint, Mr le Président Gbagbo, afin que vous sachiez que le règne des rois appartient à DIEU et qu'il le donne à qui il veut. L'humilité précède la gloire et l'orgueil précède la chute. L'ETERNEL DIEU fait grâce aux humbles mais il résiste aux orgueilleux.

En son temps, lorsque j'ai reçu cette révélation, plusieurs fois j'ai cherché à vous rencontrer pour vous faire part de cela mais hélas mes efforts sont restés vains ; car personne n'écoutait «les petites églises ou les petits hommes de DIEU».

Aujourd'hui que la prophétie s'est accompli et que, abandonné de tous vous, êtes plus facile à joindre, voici ce que dit l'ETERNEL DIEU : Maintenant que son Excellence Laurent Gbagbo s'est humilié et a confié son sort à l'ETERNEL DIEU par le jeûne et la repentance, voici la parole de DIEU d'abord pour lui, ensuite pour ses ennemis.

JACOB ISRAEL prononce son oracle : Parole du fils de l'homme des quatre vents des cieux de celui qui a l'œil ouvert, de celui qui entend les paroles de DIEU, de celui qui voit la vision du TOUT-PUISSANT, de celui qui connait les desseins du Très-Haut, et qui se prosterne devant le seul vrai DIEU, le Seigneur JESUS-CHRIST : le Président Laurent Gbagbo sera blanchi de toutes les charges qui pèsent contre lui. Il reviendra de la CPI dans la gloire, sur le trône de la Côte d'Ivoire, et sera honoré par l'ETERNEL DIEU.

Le Président Laurent Gbagbo reviendra au pouvoir pour un seul mandat présidentiel après quoi il se retirera pour se reposer. Ainsi, il rentrera dans l'histoire des grands hommes politiques et restera gravé dans la mémoire de la génération présente et future, des fils et filles de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique. L'on parlera du Président Laurent Gbagbo avec respect et il sera une référence de paix dans le monde entier. La paix reviendra en Côte d'Ivoire et la Côte d'Ivoire sera la tête de toutes les nations d'Afrique. Toute l'Afrique sera libérée et même les puissantes nations se prosterneront devant ce petit pays choisi par Dieu. Tout le monde entier verra que la GLOIRE de DIEU est sur la Côte d'Ivoire et saura que ce pays est béni de l'ETERNEL DIEU.

En ce qui concerne vos ennemis, ceux de la Côte d'Ivoire et partant ceux de l'ETERNEL DIEU, voici la réplique de l'ETERNEL : La France entière saura la vérité sur les actions réelles de la Françafrique de Nicolas Sarkozy en Afrique et surtout en Côte d'Ivoire, elle aura tellement honte de lui qu'elle va le lui faire payer par tous les moyens ; dans le même temps, toute l'Afrique criera son ras-le-bol et ainsi la France perdra la majorité de ses colonies Africaines.

La France subira toute cette débâcle parce qu'elle a osé s'attaquer aux peuples et oints de Dieu. Nicolas Sarkozy perdra les élections en France au profit de François Hollande que l'ETERNEL suscitera pour punir Sarkozy en le poursuivant en justice pour détournement de fonds de l'état Français.

Il sera aussi jugé pour crime contre l'humanité pour les guerres qu'il a provoquées en Afrique. Au finish, la colère de DIEU contre Sarkozy sera tellement forte à travers François Hollande que Sarkozy va se retrouver enfermé à la CPI à la place du Président Gbagbo. La famille du Président Gbagbo a été huée et lynchée, il en sera de même pour la Famille de Sarkozy par les français du fait de l'humiliation de lèse-majesté qu'il leur a fait subir en ternissant l'image de la France aux yeux du monde entier.

Quant à Barack Obama, la colère de l'ETERNEL DIEU sur lui sera tellement forte qu'il fera la honte de la peau noire ; contraignant ainsi ses parents à le renier (Barack mourra à la suite d'une grave maladie mentale ou se suicidera à moins qu'il se repente). Les USA seront frappés de grêles de feu qui descendront du ciel ; ce feu consumera une grande partie de leur principale ville. Il en sera ainsi parce qu'ils aiment faire descendre le feu du ciel pour bombarder les autres nations faibles pour mieux les piller mais aussi parce qu'ils ont encouragé la France à bombarder la Côte d'Ivoire, pays béni de DIEU.

L'ETERNEL permettra toutes ces choses et pire encore, afin que tout le monde entier sache qu'il y a un DIEU, JESUS-CHRIST, Tout-puissant, qui délivre un faible d'un plus puissant que lui. Les USA verront une de leurs principales bases militaires et la Maison Blanche frappées par DIEU, en réponse au bombardement de la résidence du Président Gbagbo et des bases militaires ivoiriennes; selon qu'il est écrit dans Daniel 8 :10-12 : « Elle (la corne qui est l'Amérique) s'éleva jusqu'à l'armée des cieux, elle fit tomber à terre une partie de cette armée et des étoiles, et elle les foula.

Elle s'éleva jusqu'au chef de l'armée, lui enleva le sacrifice perpétuel, et renversa le lieu de son sanctuaire. L'armée fut livrée avec le sacrifice perpétuel, à cause du péché ; la corne jeta la vérité par terre, et réussit dans ses entreprises ». L'évidence est nette car les deux témoins du diable des derniers temps sont Obama et Sarkozy ; leur notoriété est sans pareil aux yeux du monde car mandatés par Lucifer lui-même, cela est illustré dans Apocalypse 13 :11-18.

Mais il est écrit que les ténèbres ne règneront pas toujours, car toute chose a une fin. Aussi DIEU frappera-t-il la Maison Blanche et le Pentagone, de sorte que les USA ne soient plus une puissance mondiale qui terrorise les petites nations par la guerre et l'injustice en se prenant pour les maîtres de la terre. Ainsi, toutes les nations de la terre sauront que c'est JESUS-CHRIST seul qui est DIEU et que c'est à lui qu'appartiennent le monde, le règne, la justice et le jugement.

JESUS s'est choisi un pays, la Côte d'Ivoire, avec lequel il s'est fait un nom grand, puissant et redoutable et partant, les Africains, pour exercer le jugement sur toutes les nations du monde. Selon qu'il est écrit dans le Psaume 46 :6-12 : « DIEU est au milieu d'elle ; elle n'est point ébranlée ; DIEU la secourt dès l'aube du matin ».

Des nations s'agitent, des royaumes s'ébranlent ; il fait entendre sa voix : La terre se fond d'épouvante. L'ETERNEL des Armées est avec nous. Le DIEU de Jacob est pour nous une haute retraite. Venez contempler les œuvres de l'ETERNEL, les ravages qu'il a opérés sur la terre ! C'est lui qui a fait cesser les combats jusqu'au bout de la terre ; il a brisé l'arc, et il a rompu la lance, il a consumé par le feu les chars de guerre. Arrêtez et sachez que je suis DIEU : Je domine sur les nations, je domine sur la terre. L'ETERNEL des armées est avec nous, le DIEU de Jacob est pour nous une haute retraite ».

L'ETERNEL, dans Apocalypse 18 :5-10 comparent la France et les USA à Babylone ; je cite : « car ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et DIEU s'est souvenu de ses iniquités. Payez-la comme elle a payé, et rendez-lui au double selon ses œuvres. Dans la coupe où elle a versé, versé lui au double. Autant elle s'est glorifiée et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil. Parce qu'elle dit dans son cœur : Je suis assise en reine, je ne suis point veuve, je ne verrai point le deuil ! A cause de cela, en un même jour, ses fléaux arriveront, la mort, le deuil et la famine, et elle sera consumée par le feu. Car il est puissant, le Seigneur DIEU qui l'a jugée.

Et tous les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l'impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront à cause d'elle, quand ils verront la fumée de son embrasement. Se tenant éloignés dans la crainte de son tourment, ils diront : Malheur ! Malheur ! La grande ville, Babylone, la ville puissante ! En une seule heure est venu ton jugement ! ». C'est ainsi qu'il jugera les USA dont l'emblème est la statue de la liberté de la prostitution ; l'ETERNEL détruira cette statue et son pouvoir maléfique.

La France connaîtra le même sort par la destruction de sa Tour Eiffel qui symbolise sa puissance spirituel et son autorité en référence à la Tour de Babel, et le peuple Français sera dispersé dans différentes nations, suite à la famine qu'il connaîtra et bien d'autres malheurs comme elle la fait pour le peuple Ivoirien ; selon qu'il est écrit dans Genèse 11 :1-9 : « Toute la terre avait une seule langue et les même mots. Comme ils étaient partis de l'orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Schinear, et ils y habitèrent. Ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! Faisons des briques, et cuisons-les au feu.

Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment. Ils dirent encore : Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. L'ETERNEL descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l'ETERNEL dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous un même langage, et c'est là ce qu'ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté. Allons descendons, et là, confondons leur langue, afin qu'ils n'entendent plus la langue, les uns des autres. Et l'ETERNEL les dispersa loin de là sur la face de toute la terre ; et ils cessèrent de bâtirent la ville. C'est pourquoi on l'appela du nom de Babel, car c'est là que l'ETERNEL confondit le langage de toute la terre, et c'est là que l'ETERNEL les dispersa sur la face de toute la terre ».

Le profond désir du Président Abdoulaye Wade de voir la Côte d'Ivoire détruite par la guerre et son Président Gbagbo tué, sera lui-même son propre châtiment. L'ETERNEL DIEU endurcira le cœur de Wade afin qu'il se présente coûte que coûte aux élections présidentielles de 2012. Cet entêtement soulèvera le peuple Sénégalais et même une grande partie de l'armée se mutinera et entraînera une rébellion générale.

Le Président Wade connaîtra la mort au cours de ces évènements. Dieu suscitera un nouveau Président, celui des « pauvres » pour mieux diriger le Sénégal dans la justice et l'équité. Ce Président se nomme Youssour N'dour, qui a trouvé grâce aux yeux de l'ETERNEL suite à ses bonnes actions envers les pauvres et les démunis. La France, dans sa logique malsaine de la Françafrique, cherchera à contrôler le règne du Président Youssour N'dour. Mais ce sera en vain car le Président Youssour N'dour privilégiera les intérêts des Sénégalais selon que l'ETERNEL parle de lui : « Cet homme (le Président N'dour) ne vient pas au pouvoir comme un affamé, mais comme un ange qui a un cœur bon de libéralité et qui depuis toujours a eu de la compassion pour son prochain, toujours près à aider tant qu'il le peut ».

Quant au Burkina Faso, il connaîtra une rébellion très violente et très sanglante, de sorte que toutes les bâtisses qui ont été faites à partir des richesses piller en Côte d'Ivoire seront totalement détruites. Le Président Blaise Compaoré ira en exil où il mourra très pauvre comme l'ex-Président de la RDC, Mobutu, car ses biens et comptes bancaires seront confisqués.

La Côte d'Ivoire ne sera pas en reste de ces évènements tragiques. Un vent très violent, cent fois supérieur à celui que nous avons connu durant les évènements de l'année 2011 soufflera sur elle. Le 43ème BIMA sera assiégé et détruit. Le Président Alassane Ouattara sera trahi par les dix « com-zones » et lynché par le peuple dont il a beaucoup fait couler le sang; il connaîtra le même sort que l'ex-Président du Libéria Samuel Doe. Dominique Ouattara subira les mêmes souffrances atroces qu'a subies Mme Simone Gbagbo. Soro Guillaume se retrouvera à la CPI où il mourra. Les faux hommes de DIEU seront également châtiés de mort à moins qu'ils se repentent.

L'ETERNEL DIEU exhorte le peuple Ivoirien à beaucoup prier, car il a déjà excité l'esprit des rois de médis pour exercer sa colère ; selon qu'il est écrit dans Apocalypse 6 :15-16 : « Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochets des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau ». Les Ivoirien doivent faire une repentance sincère et abandonner leurs mauvaises voies et toutes sortes d'idolâtrie (fétichisme, maraboutage, occultisme, astrologie, etc.). La Côte d'Ivoire entière doit prier le seul vrai DIEU qui est JESUS-CHRIST DE NAZARETH car ce vent violent soufflera en cette année 2012.

Voici, Excellence Monsieur le Président Gbagbo, le Peuple Ivoirien, l'Eglise de DIEU et tous ceux qui désirent connaître les événements à venir, ces quelques mots que le SEIGNEUR JESUS-CHRIST m'inspire pour vous.

Que le SEIGNEUR DIEU, Créateur, JESUS-CHRIST qui change les temps et les circonstances, qui établit et renverse les rois, vous bénisse et accomplisse ses paroles en leur temps ! Amen !

 

Prophète Jacob Israël


Fait à Douala, le 03 décembre 2011.

samedi, 28 janvier 2012

OUATTARA, PORTEUR DE VALISES, AU SECOURS DE SARKOZY


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Une visite d'État qui cache pas mal de particularités. Ouattara, le Chef d'État ivoirien est paraît-il en visite d'État à Paris. Ce voyage ne nous leurrons pas, fait absolument partie intégrante du coup d'État planifié par la France de Sarkozy. Il mérite qu'on s'y attarde un peu pour lever le voile sur ce que nous avons baptisé avant le coup d'Etat, «kaléidoscope d'un coup d'Etat planifié » dans une série d'articles dans le quotidien « Le Temps ».

Une des clauses secrètes ne prévoyait pas seulement mais exigeait le retour de l'ascenseur, en temps opportun, au Président français. Et ce temps opportun avait un nom, « renflouer mes caisses de liquidités » et un moment « pendant la campagne de l'élection présidentielle française ».

Cette clause est entrée dans sa phase exécutoire avec ce voyage qui, de toutes les manières n'avait aucun caractère urgent, sinon que de voler financièrement au secours d'un ami en pleine difficulté électorale.

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A - Genèse d'une malédiction

Esprits cartésiens, abstenez-vous, car vous n'y comprendrez rien. Par contre, ceux qui comme Jacques Chirac prêtent une attention particulière à ces curiosités irrationnelles, comprendront aisément, parce que le monde que nous vivons, se vit avec une grande part de mystère et de foisonnements mystiques qu'on ne peut nier aveuglement au nom de la science qui elle-même a montré ses limites, face à ces curiosités mystiques. Ce n'est pas toujours que 2 +2 = 4, non et non ! Tout comme personne ne peut affirmer péremptoirement aujourd'hui sans risque de se faire lyncher, qu'un couple de mariés serait forcément une union d'un homme et d'une femme ! Ce qui a été le cas pendant des siècles !

Pour toute souvenance, rappelez-vous de ce voyage impromptu de Jacques Chirac à Yamoussoukro, candidat à l'élection présidentielle contre Balladur, où selon ses propres dires, il avait rencontré une vieille sorcière baoulé, aux fins fonds de la forêt qui lui avait prédit que «cette fois-ci, c'était la bonne » ; entendez par là que lui Jacques Chirac sera élu président ; effectivement, il a gagné cette élection face à l'équipe balladurienne dirigée par un certain Sarkozy. Cependant si Chirac reconnaît plus tard publiquement les prédictions avérées de la vieille femme baoulé concernant sa victoire, il ne dit pas un mot de la contrepartie exigée par elle. Sauf que le non-respect de cet engagement va faire ressurgir plus tard les conséquences dramatiques de cette inconséquence bien française!

En effet, la vieille sorcière avait demandé à son partenaire du moment de prendre l'engagement au nom de la France (elle avait vu venir les choses, au fond de son pot-à-rat, une sorte de boule de cristal) de défendre et de protéger la Côte d'Ivoire, en tout temps, en tous lieux et en toutes circonstances. Et voici pourtant, la France délinquante de Sarkozy, le voyou qui réunit une horde de barbares sortie du fond des âges pour détruire le pays. Le pacte d'alliance est jeté aux orties et conséquemment, l'irrévérencieuse France a commencé sa descente aux enfers puisqu'elle venait de manger son totem : C'est la malédiction de la vieille sorcière de Yamoussoukro. Sarkozy comme Œdipe a violé un tabou. Dans ces conditions, il n'y a rien de surprenant de le voir embourbé dans la fange de toutes les affaires sales de la Vème République, assistant impuissamment à la rétrogradation de la France dans tous les domaines, a tel point que ce n'est plus l'Allemagne, la compagne de route de la France, mais plutôt l'Espagne, à laquelle il s'accroche comme une bouée de sauvetage pour exister! Or, il y a seulement un trimestre, Sarko le bref, jouant au chef d'orchestre de l'UE parlait de l'Espagne avec un mépris voué aux petites nations. Sarko, le bref, comme sur un navire en déperdition cherche vainement une bouée de sauvetage sans succès, condamné comme Sisyphe à l'éternel recommencement ! La violation du serment de Yamoussoukro a cédé la place à la malédiction rampante de la vieille femme baoulé qui fait des ravages dévastateurs.

Partant, Ouattara entame son voyage à Paris pour voler au secours de son ami Sarko en pleine noyade.

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B - Voyage d'Etat?

Pour rappel lorsque Feu Houphouët-Boigny entame sa visite d'Etat en France, en 1976, sous le Président Valery Giscard d'Estaing, j'ai souvenance que depuis la frontière Suisse, son avion avait été escorté par quatre mirages français jusqu'à l'aéroport du Bourget. L'escorte jusqu'à l'Hôtel Marigny où il fut logé était particulièrement impressionnante! Rien de tout cela pour une visite présentée comme estampillée d'une auréole exceptionnelle. Ouattara arrive pour sa première visite d'Etat, j'insiste sur la 1ère visite d'Etat car depuis le Coup d'Etat français, l'homme aux ordres, n'a été qu'un commis voyageur permanent entre Paris et Abidjan. Sur le Tarmac à l'arrivée, ni le Premier ministre François Fillon, ni le patron de la diplomatie française, Alain Juppé n'ont daigné faire le déplacement. Sans doute, ils n'aimeraient pas s'afficher avec le tyran sanguinaire d'Abidjan.

Mais une présence très remarquée et non innocente (nous le verrons par la suite) de l'ancien Secrétaire général de l'Elysée, aujourd'hui Ministre de l'Intérieur officiellement, mais en réalité le patron des officines occultes de Sarkozy. Protocolairement, cela pourrait être un sujet à débats.

Au-delà des flonflons, des youyous et des salamalecs de bonne convenance, un voyage d'état a quelques avantages que l'on ne saurait négliger, entre autres les franchises qui vous permettent de remplir vos aéronefs de tout ce vous voulez sans être soumis à aucune fouille. Ainsi vous comprenez aisément la présence du Ministre de l'intérieur pour éviter tout couac. On peut apporter avec soi quelques mangues, papayes, cocos, bananes ivoiriennes, mais aussi quelques mallettes bien bourrées de billets pour les marques d'attention ou dans le cadre d'échanges de bons procédés pour les gens du serail.

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C - Ces mallettes invisibles

Invisibles ? Oui, pour les regards indiscrets et les fouineurs mal intentionnés, mais indispensables pour un Sarkozy asséché financièrement pour une présidentielle qui s'annonce coûteuse. Or, toutes les affaires les plus sales, se succèdent avec un point focal, l'entourage très proche de Sarko-Le Bref, quand ce n'est pas lui-même qui est mis en cause directement : affaire Karachi, affaire Clearstream, les révélations de Mediapart sur l'affaire de fonds Volter, Affaire Bettencourt...et patati patata !

Et toutes ses affaires ont aussi un point commun, une odeur sulfureuse et mafieuse d'argent sale autour des différentes campagnes électorales présidentielles ; scenario apocalyptique financier dans lequel patauge Sarkozy : on y découvre que tous les personnages présents dans le synopsis sont des personnages baignant dans les trafics d'armes, de commissions et de retro-commissions, bakchichs, jouant les entregents entre les palais présidentiels du Maghreb, du Machrek, du Proche-Orient et les hommes politiques européens et particulièrement français, dont Sarkozy.

En un mot, l'argent sale a circulé. Seulement, les temps ont changé. Le vent violent du Printemps arabe a fermé à double tour les portes, les sources des mannes tunisienne et égyptienne.

Quant à la Lybie de feu Ghadaffi, pourvoyeuse de fonds du clan Sarkozy, elle est anéantie totalement par Sarko, le nihiliste, qui voulant l'or tout de suite, a tué la poule aux œufs d'or, espérant pouvoir s'emparer aisément du pactole libyen stocké en France. Convaincu de la complicité des bandits du fameux CNT libyen ! Échec et Mat !

Guéant, alors Secrétaire général de l'Elysée, ayant lamentablement échoué dans sa quête auprès du Président Gbagbo à Yamoussoukro ! Échec et Mat aussi, ce dernier ne mangeant pas de ce pain. Après le coup d'État, le Premier ministre Fillon, dans sa tentative de ravitailler le clan en commissions et de retro-commissions, en versant des subventions aux entreprises françaises sur la table, pour les récupérer sous la table, s'est trouvé coincé par le fait que les caisses du Trésor français sont vides ! Là aussi, Échec et Mat !

Et voici donc que Sarkozy est sans le sou pour la campagne électorale. Alors l'Homme hésite à déclarer sa candidature. Ainsi son ami Ouattara, lui-même en délicatesse financière à Abidjan, râcle les fonds du Trésor ivoirien, vole au secours de son « ami avec qui les convergences de convictions sont parfaites », lors de ce simulacre de visite d'État. Suivons bien, si la moisson est fructueuse, Sarkozy annoncera sa candidature à la présidentielle très prochainement! Voici la confirmation de ceux qui veulent voir en Ouattara, un sous-préfet de France en Côte d'Ivoire.

 

Par: Khalil Ali Kéïta, sur sa Facebook

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

vendredi, 27 janvier 2012

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR EN COTE D'IVOIRE: OUVREZ LES UNIVERSITES!


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Enseignement supérieur en Côte d'Ivoire: Pas d'université fermée !


SYNDICAT NATIONAL DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
78, rue du Faubourg Saint-Denis
75010 - PARIS
Courriel : sg@snesup.fr

Le Président de la République de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, est reçu pour une visite d'État en France, du mercredi 25 janvier au samedi 28.

Il y a deux mois, lors de sa visite du 14 et 15 novembre 2011 à Lomé, capitale du Togo, Alassane Ouattara a décidé unilatéralement de fermer les établissements publics ivoiriens d'enseignement supérieur jusqu'en septembre 2012. Dans un contexte post-électoral déjà fort traumatisant pour le secteur de l'Éducation en général, cette décision oriente de fait près de 20000 étudiants vers les établissements privés et les oblige à s'acquitter de 40 % des frais d'inscription en plus.

Des centaines d'élèves, d'étudiants, ont perdu la vie ou ont subi de lourds traumatismes physiques et psychologiques. Les universités d'Abidjan et d'Abobo-Adjamé sont à reconstruire ! Elles ont été pillées et détruites car devenues des camps militaires ! Depuis plus de 9 mois, les travaux de réhabilitation conduisent à la fermeture des universités, laissant une majorité d'étudiants à la rue, livrés à eux-mêmes. Pris au piège par les frais de scolarité exorbitants des établissements privés, la plupart des étudiants se trouvent écartés de leurs études. Tandis que plane le risque d'une « année blanche » à l'université, la situation des enseignants du supérieur est également critique. Dans ce contexte, quel sens donner aux prochaines sessions d'évaluation du Conseil Africain et Malgache pour l'Enseignement Supérieur (CAMES) alors que les évaluables ne dispensent plus de cours et que leurs laboratoires de recherche ne sont plus accessibles?

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Depuis les années 60, tandis que l'Éducation pré-bac était placée comme une priorité nationale, le développement de l'enseignement supérieur reste sous le contrôle du financement des principaux bailleurs de fonds, dont le FMI. Le contexte de crise que traverse le pays accélère le train de réformes néolibérales contre les universités publiques et la contestation du pouvoir en place.

Après une avalanche de réformes sur les salaires à double vitesse dans l'enseignement secondaire, l'âge de départ à la retraite qui passe de 55 ans à 60 ans dans un pays où l'espérance de vie est de 55 ans, la suppression des cars de ramassage des étudiants, la suppression des internats...., cette décision de fermeture des universités, pour une année entière, risque de sacrifier un nombre considérable de bacheliers, d'étudiants et de chercheurs, et, par conséquent, menace d'hypothéquer l'avenir.

Former une jeunesse qualifiée plus nombreuse est une urgence. Elle passe par l'accès et la réussite de la jeunesse au sein de l'enseignement supérieur et de la recherche publics dont la pérennisation et le développement doivent être une priorité.

Le SNESUP soutient l'ensemble du peuple de Côte d'Ivoire dans la difficile épreuve de reconstruction du pays qu'il traverse et appelle à la solidarité avec les collègues enseignants et chercheurs. A l'occasion de sa visite en France, Le SNESUP demande au Président Ouattara que soient libérés les universitaires ivoiriens emprisonnés sans jugement et la mise en place des conditions permettant le retour rapide et en toute sécurité de ceux contraints à l'exil.

Le SNESUP, au travers de véritables coopérations, encourage le renforcement d'un système d'enseignement supérieur et de recherche publics en Côte d'Ivoire.


Paris, le 25 janvier 2012


Source : INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT

SCANDALE HUMANITAIRE A PARIS: DEUX VICTIMES AU PS!


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Jean-Pierre Bel, Président socialiste du Sénat français

 

Quand Jean-Pierre Bel et Bertrand Delanoë organisent la réception d'Alassane Ouattara, responsable de crimes de guerre, au Sénat et à la Mairie de Paris.


Que Sarkozy reçoive Ouattara (et ses collaborateurs français et africains) c'est dans l'ordre des choses : liés de longue date, le premier a provoqué un coup d'Etat franco onusien en avril dernier, pour mettre le second au pouvoir, devenu le relais françafricain par excellence ; le retour à l'ordre colonial, malgré la présence de l'armée française et de nombreux coopérants civils et militaires, se fait dans le sang !

Les responsables socialistes savent il réellement qui est Ouattara ? On peut en douter- et on peut espérer que s'ils étaient réellement informés,  petits fours et champagne  soient immédiatement annulés ! Quel responsable de gauche, juste avant les élections, peut se permettre de recevoir un responsable de crimes de guerre, passibles des tribunaux français, internationaux et de la CPI ? A défaut d'éthique, que nos amis socialistes pensent aux centaines de milliers de voix perdues, à s'aligner aveuglement sur les interventions militaires sarkozystes...

L'alliance Ouattara - Soro (son « chef de guerre ») se poursuit depuis 2002, date d'un coup d'Etat manqué , favorisé par la droite française ; on estime à plusieurs milliers de  civils les victimes causées par la violence de la rébellion ouattariste au Nord de la Côte d'ivoire de 2002 à 2010.

Le chiffre souvent cité par M. Ouattara - 3000 victimes de la crise électorale entre décembre 2010 et avril 2011 - omet un élément important: les 2/3 au moins de ces victimes ont été massacrés par ses milices et  ses  partisans !

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Bertrand Delanoë

D'après la Croix Rouge et Amnesty, le crime de guerre ou de génocide de Duékoué - 800 civils hommes, femmes et enfants de cette ville de l'Ouest ivoirien assassinés en 24h, est le fait des FRCI du bon docteur Ouattara.

Mais qui sait à Paris qu'après l'arrestation par les forces spéciales françaises du président Laurent Gbagbo - le 11 Avril 2011- que pendant les trois mois consécutifs, c'est entre 3.000 et 5.000 victimes civiles que déplore le peuple ivoirien ? Tous ont été causés par l'armée de Ouattara, sous sa responsabilité politique ! Les peuples bété, attié, et guéré ont été décimés par cette politique ethnogénocidaire - alors que 300.000 habitants de l'Ouest ont du s'enfuir au Libéria, sous peine de mort. Et aujourd'hui, la violence politique continue, chaque jour, en Côte d'Ivoire...

Que nos brillants élus socialistes, à l'heure des inculpations et de la recherche des complicités ne viennent pas dire : « Nous ne savions pas... ». Toutes ces données sont publiques, même si les médias de droite ou la propagande Ouattariste (y a-t-il vraiment une différence ?) les refusent  avec obstination.

Pendant cette « visite d'Etat », en vous attablant avec des négationnistes sanglants, bon appétit, Messieurs !

Mais peut être que, comme l'argent, le sang n'a pas d'odeur...


Michel Galy, Politolgue, Paris.

jeudi, 26 janvier 2012

AFFAIRE «SANS LA FRANCE, IL Y AURAIT EU UN GENOCIDE EN COTE D'IVOIRE»


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A la stupéfaction de tous ceux qui connaissent bien l'histoire récente de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara en visite d'Etat en France a pondu l'énormité suivante, au premier jour de sa visite, le mercredi 25 janvier 2012 : « Sans la France, il y aurait eu en Côte d'Ivoire un génocide pire que celui du Rwanda ». Théophile Kouamouo apporte, ici, une réplique à ceux qui épousent cette thèse révisionniste.

"Je voudrais rappeler à ceux qui prétendent que sans la France il y aurait eu un génocide en Côte d'Ivoire que le seul génocide connu de l'Afrique contemporaine est celui du Rwanda. L'armée française était là. Les graves massacres coloniaux du Cameroun se sont déroulés en présence de l'armée française, qui les supervisait d'ailleurs. Mongo Beti parlait à ce sujet de « la malédiction du bain de sang » de la France en Afrique.

Rappelons aussi que les pires massacres de la Côte d'Ivoire contemporaine ont eu lieu à Duékoué, à deux pas du camp de l'ONUCI. Ne racontons pas n'importe quoi pour alimenter notre haine de nous mêmes".



Théophile Kouamouo, sur sa page Facebook

AH, LES MENSONGES D'ALASSANE OUATTARA!


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La visite d'Alassane Ouattara en France lui ouvre un boulevard pour débiter un tonnage impressionnant de contrevérités! Morceau choisi: "Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité". Et pourtant, sous Gbagbo: Soro Guillaume: Premier ministre, Mamadou Koulibaly: Président de l'Assemblée Nationale, Laurent Dona Fologo: Président du Conseil Economique et Social, Youssouf Koné: Grand Chancelier de l'Ordre National, Youssouf Bakayoko: Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), Koné Adama, Directeur Général Adjoint du Trésor et de la Comptabilité Publique (de 2001 à 2010), Issa Malick Coulibaly: Directeur de cabinet adjoint et Directeur adjoint du Protocole de la Présidence, Koné Boubacar: Directeur du Protocole d'Etat, de nombreux ministres (tous du Nord), et des milliers d'autres à tous les niveaux de responsabilités en Côte d'Ivoire, sous Gbagbo. A quoi bon mentir ainsi, piteusement, et se rabaisser d'autant?

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Alassane Ouattara confirme le caractère tribal de son régime


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En exclusivité pour L'Express, le chef de l'Etat ivoirien en visite en France ce mercredi (25 janvier 2012) répond point par point aux griefs que suscite son action.


La nomination de nordistes aux postes clefs
Côte d'Ivoire- Ouattara veut -protéger les minorités- - L'EXPRESS.png

"Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S'agissant des hauts cadres de l'armée, j'ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces nouvelles [FN, ancienne rébellion nordiste], qui voulaient tous les postes. Et j'ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu'au niveau de commandant : le n° 1 issu des FN, flanqué d'un n° 2 venu de l'ancienne armée régulière. Tous grades confondus ; il y a 12 % de nordistes dans la police, 15 % dans la gendarmerie et 40 % environ dans l'armée... Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher."

Et dire que Ouattara se présente comme un démocrate et un républicain. Qu'elle honte !


Source: Le blog de Mohamed Radwan

mercredi, 25 janvier 2012

CPI - COTE D'IVOIRE: POUR UN EXAMEN DE L'ACTION DE L'OPERATION FRANÇAISE LICORNE


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Communiqué de Survie, le 24 janvier 2012

Le 3 octobre 2011, les juges de la troisième Chambre préliminaire de la Cour Pénale Internationale ont autorisé le Procureur à ouvrir une enquête sur les événements consécutifs à l'élection présidentielle ivoirienne de 2010. Les juges ont aussi demandé que leur soit transmise « toute information supplémentaire à sa disposition sur des crimes qui pourraient relever potentiellement de la compétence de la Cour et qui auraient été commis entre 2002 et 2010 » [1]. Cette demande ouvre la possibilité d'un examen de l'action de la force française Licorne par une juridiction internationale.

L'association Survie transmettra prochainement un dossier au bureau du Procureur sur les exactions de l'armée française durant les désastreuses journées de novembre 2004. Dans cette perspective, toute information sur ces faits peut lui être transmise [2].


Membre de la Coalition Française pour la Cour Pénale Internationale (CFCPI), Survie s'est mobilisée pour la création de cet outil juridique, auquel nombre de personnalités politiques et militaires françaises étaient réticentes. Elle est souvent dépeinte comme une cour « pour juger les Africains » et comme un outil politique aux mains des grandes puissances, pour juger les leaders africains. En effet, les 7 situations ayant donné lieu à des enquêtes de la CPI se limitent à des pays d'Afrique et les 27 mandats d'arrêt et citations à comparaître délivrées jusqu'ici concernent exclusivement des Africains. Il faut saisir les opportunités pour qu'il en soit autrement et que la Cour exerce un contre-pouvoir sans soupçon de discrimination.


Une place particulière est laissée aux ONG dans le fonctionnement de la Cour. Contrairement à une idée très répandue, il n'est pas possible, pour une ONG de saisir ou de porter plainte devant la CPI. Le statut de Rome permet, en revanche, à une association comme Survie, de soumettre au Procureur des informations sur des faits relevant de la compétence de la Cour [3]. Sur la base des éléments transmis, il peut enquêter sur les faits concernés. Dans le cas contraire, le Procureur doit en aviser la source des informations [4], le plus souvent en argumentant.

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Les éléments que Survie compte transmettre au Procureur de la CPI concernent un moment clé de la crise ivoirienne. Début novembre 2004, l'armée ivoirienne lance une offensive sur le nord du pays, sous le contrôle depuis deux ans d'une rébellion. Au cours de cette offensive, essentiellement aérienne, neuf soldats français de la force Licorne et un civil américain trouvent la mort dans un bombardement, le 6 novembre. Dès lors, c'est l'escalade : neutralisation des moyens militaires aériens ivoiriens et prise de contrôle de l'aéroport d'Abidjan par l'armée française, importantes manifestations contre l'armée française et exactions contre des expatriés. La prise de contrôle d'Abidjan par la force Licorne fera, en l'espace de quatre jours, plusieurs dizaines de morts ! parmi les civils ivoiriens. Les affrontements les plus importants ont eu lieu à l'aéroport d'Abidjan, devant la base militaire française de Port-Bouët, au niveau des ponts qui enjambent la lagune Ébrié, autour de l'hôtel Ivoire, mais aussi dans l'intérieur du pays, notamment à Duékoué.

Si le bilan chiffré - entre une vingtaine et une soixantaine de morts - de ces « quatre jours de feu » [5] de l'armée française reste sujet à controverse, les documents disponibles pour examiner les exactions commises ne manquent pas : un rapport [6] d'assistance fournie par l'Etat sud-africain à l'Etat de Côte d'Ivoire, deux reportages [7] diffusés par Canal Plus, articles d'enquête du Canard Enchaîné, une enquête [8] d'Amnesty International. Et les multiples contradictions relevées dans les déclarations successives du Ministère de la Défense français ! Les documents montrent en particulier les moyens disproportionnés employés par l'armée française face aux manifestants ivoiriens.


Malgré les demandes ivoiriennes, malgré les demandes de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme, de la Ligue des Droits de l'Homme [9] et d'Amnesty International, malgré quatre propositions de résolution [10] visant à créer une commission d'enquête parlementaire, les autorités françaises sont restées sourdes aux demandes d'éclaircissements sur l! 'intervention française en Côte d'Ivoire. Interpellé par Amnesty International, le ministère de la Défense français avait répondu que le gouvernement ne demanderait pas de lui-même une enquête internationale indépendante, mais qu'il était disposé à collaborer si une telle enquête voyait le jour. Une enquête de la CPI pourrait être l'occasion de concrétiser enfin cette bonne foi.


Avec la reconnaissance de la compétence de la CPI en Côte d'Ivoire par Laurent Gbagbo, puis par Alassane Ouattara, la Cour pourrait donc être saisie de ces faits, si le procureur estime qu'il y a « une base raisonnable pour ouvrir une enquête ».


Au soir du 10 novembre, au cours d'un entretien télévisé [11], le premier ministre français, Jean-Pierre Raffarin, résuma sèchement la position française quant à une enquête sur les événements qui venaient de s'enchaîner en Côte d'Ivoire : «  On ne tue pas les soldats français sans que la riposte soit immédiate... ». Par cette démarche auprès du Procureur de la CPI, nous entendons faire prévaloir l'esprit de justice sur la loi du talion. Cette initiative s'inscrit dans la volonté de Survie de mettre fin à l'impunité des crimes commis par l'armée française en Afrique.


 

Les informations transmises devront être le plus étayées possible. Ces informations peuvent évidemment aussi être adressées au Procureur par toute autre organisation qui entame une démarche similaire. Toute personne souhaitant transmettre à Survie des éléments (témoignages oraux, écrits, vidéos, photos, liste de victimes avec coordonnées, etc.) afin d'enrichir le dossier peut le faire :

Par voie postale :
Association Survie
107 boulevard de Magenta
75010 Paris

Par email : dossiercpi@survie.org

Par voie électronique sécurisée (nous contacter sur dossiercpi@survie.org)

En cas de transmission d'éléments, il sera utile de préciser, notamment, les conditions d'anonymat, les moyens pour contacter les témoins éventuels et s'ils seraient prêts à témoigner.

[1] Communiqué de presse de la CPI du 3 octobre 2011, La Chambre préliminaire III de la CPI autorise le Procureur à ouvrir une enquête en Côte d'Ivoire, ICC-CPI-20111003-PR730
[2] Survie ne souhaite pas avoir l'exclusivité d'une telle démarche. Les témoignages peuvent être adressés au Procureur par l'intermédiaire d'autres organisations
[3] Article 15.1 et 15.2 du Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale
[4] Article 15.6
[5] Nom d'un documentaire, cf. infra
[6] Intitulé Rapport d'enquête sur les fusillades survenues en Côte d'Ivoire en novembre 2004
[7] Côte d'Ivoire : Quatre jours de feu, diffusé le 30/11/2004 et Le mardi noir de l'armée française, diffusé le 08/02/2005
[8] AFR 31/005/2006, Affrontements entre forces de maintien de la paix et civils : leçons à tirer, 19/09/2006
[9] Communiqué de presse commun de la FIDH et de la LDH du 30/11/2004
[10] Deux ont été déposées le 01/12/2004, les deux autres les 26/10/2005 et 12/07/2011
[11] Questions ouvertes, France 2, le 10/11/2004. Cet entretien est repris dans les Déclarations Officielles de politique étrangère du bulletin d'actualité du Ministère des Affaires Étrangères français du 15/11/2004

Contact presse :
Stéphanie Dubois de Prisque
chargée de communication

stephanie.duboisdeprisque@survie.org
01 44 61 03 25

L’ANCIEN CHEF DE L’ETAT SUD-AFRICAIN, THABO MBEKI, LORS D’UNE CONFERENCE A L’UNIVERSITE DE MAKERERE: «NON AU NOUVEL IMPERIALISME!»



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L'ancien chef de l'Etat sud-africain a profité d'une conférence à l'université de Makerere (Ouganda) pour dénoncer une fois de plus les interventions brutales des Occidentaux en Afrique. Destinées selon lui à capter le pétrole et les ressources naturelles du continent. Il a appelé à renforcer l'Union africaine et à rendre audible la voix de l'Afrique dans le monde.



Les anciens chefs d'Etat africains se réclamant du progressisme et du nationalisme africain seront-ils les nécessaires éclaireurs du continent face à la guerre sournoise que l'Occident et ses alliés locaux opposent désormais aux peuples ? En tout cas, après le Ghanéen Jerry Rawlings devant le Parlement panafricain à Addis Abeba, le Sud-Africain Thabo Mbeki a dénoncé, devant un parterre d'étudiants dans la célèbre université ougandaise de Makerere, les expéditions occidentales de 2011 en Côte d'Ivoire et en Libye. Et appelé les Africains à des initiatives destinées à contrer le « nouvel impérialisme ».

«Nous avons maintenant vu ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire et en Libye au cours de cette dernière année, dans les deux cas pour permettre à des pays non-africains, officiellement mandatés par le Conseil de sécurité de l'ONU, et indépendamment de l'opinion africaine, de renverser par la force des gouvernements établis et pour instaurer par la force et donc un changement de régime, dans l'intérêt des puissances occidentales. Il y a deux décennies, une grande partie de l'Afrique aurait caractérisé ces pays interventionnistes occidentaux comme des puissances impérialistes, dans le sens plein du terme.

Pourtant, quand ils sont intervenus en Côte d'Ivoire et en Libye, ils ont cherché à justifier leurs actes en affirmant qu'ils ont agi comme ils le faisaient pour faire avancer nos intérêts en tant qu'Africains, prétendant être plus déterminés à protéger nos intérêts de manière désintéressée que nous-mêmes. Vraisemblablement pour atteindre ce noble objectif, ils ont même réussi à imposer la fiction selon laquelle la Libye n'était pas un pays africain, mais simplement un pays arabe, dont le sort devait être décidé sur la base de ce que la Ligue des États arabes avait dit, et jamais sur la base de ce que l'Union africaine avait décidé !»

«Ces pouvoirs sont intervenus violemment sur notre continent, affirmant qu'ils ont agi par bonté de coeur, avec l'objectif de nous apporter, à nous les Africains, les dons de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la paix et même de la vie pour ces millions d'Africains qui auraient été massacrés par les gouvernements africains concernés. C'est ainsi qu'un miracle s'est produit : nos maîtres du temps de la colonisation, les impérialistes, sont réapparus sur notre continent comme les meilleurs amis des peuples africains !»


Thabo Mbeki a levé le voile sur les véritables motivations des interventions musclées des Occidentaux en Libye et en Côte d'Ivoire en s'appuyant sur un livre publié en 2007 par le Conseil américain aux Relations extérieures (CFR) intitulé «Au delà de l'humanitaire : une approche stratégique de l'Afrique». Un livre qui affirmait notamment : que les Etats-Unis dépendaient de plus en plus du pétrole brut africain pour combler ses propres besoins énergétiques ; qu'il était impossible de compter sur un approvisionnement continu en pétrole africain sans faire attention à la gouvernance et à la stabilité à long terme, ce qui signifie très clairement qu'il fallait intervenir sur les différentes scènes politiques ; qu'il y avait désormais une forte concurrence pour accéder au pétrole et aux autres ressources naturelles de l'Afrique, provenant notamment de la Chine ; que la Chine devenait un concurrent formidable à la fois sur le plan de l'influence et des contrats lucratifs sur le continent. Thabo Mbeki a affirmé que les Occidentaux avaient trahi l'esprit du NEPAD en mettant en place le plan du G8 pour l'Afrique et en imposant les Accords de partenariats économiques (APE), qu'il a qualifiés d'inégaux et qui visaient un objectif : « continuer d'organiser les relations entre l'Afrique et le « monde post-moderne » à l'avantage de ce dernier ».

Prononçant l'expression « nouvel impérialisme », Thabo Mbeki a appelé à « la défense de notre indépendance » à travers un renforcement de l'Union africaine. Il faut s'assurer que la voix de l'Afrique, « soit à la fois entendue et considérée avec sérieux, en particulier quand cela concerne ses propres affaires ». Mbeki a aussi appelé au renforcement des relations entre l'Afrique et les pays de ce qu'on appelait, hier, le Tiers-Monde. Et demandé aux forces engagées dans la transformation progressive de l'Afrique, à se mobiliser plus que jamais.


Traduit par Benjamin Silué. In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".


Source: CAMEROON VOICE

LA FRANCE, A LA SUITE DES USA, CONDAMNE L’ATTAQUE DU MEETING DU FPI, ET EXIGE QUE LES AUTEURS DE CETTE BOUCHERIE SOIENT POURSUIVIS

 


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La France, à la suite des USA, a enfin condamné mardi (24 janvier 2012) l'attaque du meeting du FPI, le parti de Laurent Gbagbo, ce week-end à Yopougon-Ficgayo, dans la banlieue d'Abidjan.

Elle a en outre appelé la justice à tout mettre en œuvre pour poursuivre les auteurs de ces actes, qui ont fait au moins 1 mort et une centaine de blessés.

Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, a déclaré que "La France condamne les violences survenues au cours d'un meeting du parti de l'opposition, le FPI (Front Populaire Ivoirien) le 21 janvier à Yopougon", quartier de l'ouest d'Abidjan.
Pour certains analystes, c'est suite à une très forte pression des Etats unis, qui ont condamné hier sans ambiguités et avec la plus grande énergie la boucherie ourdie par les Frci infiltrés, contre ce meeting du FPI à Yopougon, que la France a été obligée de montrer pattes blanches et de condamner les violences contre le FPI samedi dernier, cela à la veille du début d'une visite d'Etat en France d'Alassane Ouattara.

Une condamnation française qualifiée de molle et de convenue par plusieurs diplomates en poste à Abidjan, alors selon la même source, le Président Barack Obama, très choqué et se sentant trahi, a définitivement pris ses distances avec le régime Ouattara, qu'il n'avait pas auparavant hésité à qualifier de très diplomatique. Il avait même reçu Alassane Ouattara, avec d'autres leaders africains, à la Maison blanche.

"Nous appelons la justice ivoirienne à identifier et poursuivre les auteurs de ces actes. "Nous rappelons notre attachement aux libertés d'opinion, de réunion et d'expression", a ajouté Bernard Valero.

Une à trois personnes ont été tuées et au moins 68 blessées samedi lors de l'attaque d'un meeting du FPI par des soldats FRCI infiltrés et armé, proches d'Alassane Ouattara, selon un diplomate.


Michèle Laffont


Source: IVOIREBUSINESS

mardi, 24 janvier 2012

UNE INTERPELLATION POIGNANTE, UN APPEL A LA RETENUE ET A LA REFLEXION, A L'ADRESSE DES MILITANTS ET PARTISANS DU RHDP



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Lu sur Abidjan.net (publié par Jean Kouadio, sur sa page Facebook).


Michaël Bah - Meilleur commentateur


Quand je lis les commentaires des militants ou sympathisants RDR et PDCI, je ne suis pas étonné de la forme de votre prise de position mais je suis par contre surpris, effrayé et dégoûté du fond de vos pensées; il est aisé de comprendre que vous adopterez toujours la position de ceux qui croient accomplir une vengeance que les autres « auraient » mérité. Avec tout ce que vous dites, on pourrait penser que ce qui s'est passé, hier (samedi 21 janvier 2012) à Yopougon, est normal et se répétera chaque fois que le FPI organisera un meeting.

Certains parmi vous ont un niveau académique suffisamment bon pour éviter des commentaires qui mettront encore plus d'huile sur le feu, mais puisque vous êtes RDR et PDCI, vous vous bornez à ne pas voir les menaces qu'un tel comportement fait peser sur les citoyens et résidents de ce pays. Il y en a parmi vous qui écrivent: « C'est montage », d'autres disent : « On vous a loupé », d'autres écrivent: « Un meeting où on lance des provocations, des injures en sachant bien que le quartier Wassakara n'est pas bien loin, où l'on sait bien que la majorité des personnes là-bas sont RHDP », certaines femmes disent : « Ils vous ont raté »; un autre, content de sa nouvelle force de Dieu-géant-surhumain-invincible, dit fièrement : « C'est du civil contre civil, nous on ne vous ratera pas », ou encore « Ce sont des rats ».

Apparemment, c'est toujours vous qu'on provoque, c'est toujours vous qui êtes frustrés, c'est toujours vous qui cherchez la paix, c'est toujours vous qui êtes victimes de la xénophobie, c'est toujours vous que les autres jalousent... Aujourd'hui, quelques ivoiriens mais aussi des burkinabés (surtout), des maliens, des sénégalais, des guinéens, prennent des armes et agressent impunément des ivoiriens. Tout ce que je vous souhaite donc est que ce pouvoir dure, dure, dure, dure et dure; qu'Alassane Ouatttara ne perde jamais son poste, que les FRCI demeurent toujours un rassemblement de familles nordistes, que l'ONUCI soit toujours à vos petits soins, que la Licorne protège éternellement votre mentor, que votre sadisme soit indéfiniment masqué par les médias internationaux et qu'une rébellion 100% Ivoirienne ne survienne pas. Priez votre Dieu (apparemment, on n'a pas le même Dieu car vous dites aussi que c'est vous les croyants, et les autres sont les infidèles) pour que la situation ne s'inverse pas car, à ce moment, j'espère que vous aurez suffisamment de courage pour faire face à ceux qui se dresseront contre vous. Hier, vous vous plaigniez, souvent à tort souvent à raison, d'une certaine répression (souvent à tort souvent à raison) que vous subissiez de la part des militaires ivoiriens (et pas des civils). Aujourd'hui vous vous sentez tout-puissants et vous n'avez même pas un mot d'indignation pour ces actes d'insurrection commis par des « civils armés » envers d'autres civils.

VOUS PENSEZ QUE SI LES IVOIRIENS MILITANTS ET SYMPATHISANTS LMP DECIDENT DE PRENDRE DES ARMES ET DE REPONDRE VIOLEMMENT A VOS ACTES, VOUS POURREZ CONTINUER DE VIVRE EN COTE D'IVOIRE? VOUS QUI VIVEZ A ABIDJAN, POUVEZ-VOUS TENIR SI ABIDJAN (MAJORITAIREMENT PRO-GBAGBO) VEUT VOUS FAIRE LA PEAU?

Vous oubliez que vous n'êtes pas les plus nombreux, vous n'êtes pas les plus musclés, vous n'êtes pas les plus vaillants, vous vivez dans un pays où il y a 61 ethnies et vous n'êtes issus que de l'une d'entre elles (car majoritairement Dioula pour les nationaux) et ressortissants de la CEDEAO.

Si les militants LMP s'arment aussi de machettes et de gourdins pour aller à des meetings et que vous les attaquez, vous imaginez bien le résultat ! Continuez comme ça, faites grandir cette colère de jour en jour, continuez à magnifier la haine, ça vous va si bien, continuez ainsi; c'est bien. Sachez juste que ne pas vouloir se battre ne signifie pas qu'on est pas fort, fuir ne signifie pas qu'on a peur, pleurer ne signifie pas qu'on est faible.

Continuez à poussez les Ivoiriens à la violence (vous le faites bien d'ailleurs, vous êtes sur la bonne voie), vous serez des victimes d'un système que vous aurez vous-mêmes créé, vous connaîtrez le mot EFFROI !


Michaël Bah, sur Abidjan.net.