topblog Ivoire blogs

jeudi, 29 septembre 2011

LIBYE: LE RETOUR PETARADANT DE KADHAFI - GADDAFI IS BACK!



MOUAMMAR KADHAFI 8.jpg

Nous pouvons, sans le moindre risque, d'ores et déjà vous annoncer que les jours de l'OTAN/CNT déchanteront d'ici la semaine prochaine et que le vrai leader de la Jamahiriya arabe libyenne et socialiste sera de retour. Et fortement. Tremblez bande de tueurs d'enfants ! Ah, au lieu de mettre sur pied un vrai gouvernement, l'illégitime CNT s'est engagé dans une partie de poker menteur insipide où, il a simplement donné des postes ministériels par ville. Une sorte de planification hypocrite alors que le « rebelle » choisi de Brega ou de Misrata ne représente que lui-même et non la population de sa zone tribale ou de sa région. Ce Gouvernement fantoche est donc refusé par les chefs de tribus, sans que les médias « meanstream » n'en parlent. Mais, il y a pire.

Ces médias auraient aimé dire urbi et orbi que le leader panafricaniste libyen a été pendu haut et court, qu'il a été arrêté ou même tué. Hélas, tous ces rêves en couleur sont renvoyés aux calendes grecques parce que l'insaisissable guide bénéficie de la protection de vaillants guerriers Touaregs irrépérables dans le désert arrivés par milliers sur le sol libyen (12 000 membres) et que des millions de Libyens lui apportent soutien et aide journalière face à la sempiternelle et immémorielle barbarie de l'Occident via l'OTAN contre l'Afrique.

Pour atteindre le guide libyen, faudrait tuer des dizaines de milliers de Libyens. C'est vrai que les monstres génocidaires de l'OTAN ne reculent devant rien et argueront comme depuis le début, alors qu'ils bombardent les populations civiles, que, « c'est pour la protection des civils »...mon oeil. Des opérations d'envergure et inarrêtables auront lieu bientôt, à Tripoli voire Benghazi. Soyez en sûr. Peu à peu, le Libyen sort de sa torpeur et se réhabilite. Le danger viendra d'un enfant, d'un vieux, d'une femme. Quoi de plus légitime quand la souveraineté de son pays est menacée ? Quand on veut vous réduire en esclavage ?

Ce qui est réel aujourd'hui, malgré le black-out total sur ces évènements, sachez que Brega, Zawiyah  ou encore Ras Lanouf, ne sont plus aux mains du CNT. A Zliten, les renégats sont entrain d'être mis en déroute. La non-information, pour ne pas décourager les « troupes », et surtout pour ne pas montrer que l'intervention de la coalition armée la plus « puissante » au monde est mise en échec par un petit peuple, mais vaillant. Il ne faut pas en parler, donc. La haute technologie, la puissance de feu et la propagande mortifère ne peuvent venir à bout d'un peuple fier.

Ne vous méprenez pas, la prise supposée de Tripoli n'est en rien la fin de quoi que ce soit. Le génocide organisé, enfin, contre les villes de Syrte ou de Bani Walid parce qu'elles sont proches de Mouammar Kadhafi par affinités ethnico-tribales ne changera rien à la situation. Le CNT qui ne peut gagner la guerre face aux loyalistes ne peut imposer une quelconque autorité sur les Libyens. Leur seul salut c'est l'implantation ad vitam aeternam des soldats de l'apocalypse de l'OTAN en Libye. Après le vrai-faux charnier d'Abou Salim que nous dénoncions, nous sommes heureux de savoir que les médias « meanstream » reconnaissent enfin leur faute. Certains sont allés jusqu'à dire que c'était l'oeuvre d'Hannibal Kadhafi.

 

Source : Le blog d'Allain Jules

mercredi, 28 septembre 2011

L'ANCIEN CONGRESSMAN AMERICAIN WALTER FAUNTROY: «J'AI VU LES TROUPES DE L'OTAN DECAPITER DES LIBYENS»

 


WALTER FAUNTROY.jpg

L'ancien congressman américain, Walter Fauntroy.


Un ancien congressman américain, Walter Fauntroy [*], qui est récemment rentré d'une mission de paix (négociateur de bonne volonté pour tenter de stopper la guerre) en Libye, a déclaré « qu'il s'est caché pendant environ un mois en Libye après avoir été témoin d'évènements horribles pendant la sanglante guerre civile en Libye », une guerre qui, selon Fauntroy [*], est soutenu par les « forces européennes ». De retour aux États-Unis, il a donné une interview à « US Afro ».


La disparition soudaine de Fauntroy [*], avait déclenché des rumeurs et des articles de presse disant qu'il avait été tué. Dans une interview à son domicile de « Northwest DC » au journal « US Afro » la semaine dernière, le fameux leader des droits civiques, a déclaré aux journalistes qu'il a vu des petits villages attaqués par des troupes françaises et danoises tard dans la nuit, décapitant, mutilant et assassinant les « rebelles » et les « loyalistes » afin de leur montrer qui commande.

« Quel est cet enfer ? Pensais-je. Je me suis sorti de là et Je suis donc parti clandestinement », a déclaré Fauntroy [*], ajoutant que les « forces européennes » avaient ordonné aux rebelles de rester à l'intérieur. Selon Fauntroy [*], les « forces européennes » diraient ensuite aux « rebelles », « regardez ce que vous avez fait ». En d'autres termes, les français et les danois ont reçu l'ordre de commettre ces attentats et assassinats, et de faire ensuite accuser les rebelles. « La vérité là-dessus viendra plus tard », a déclaré Fauntroy [*].

L'ancien député a également dit avoir rencontré le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi lors d'une conversation en tête-à-tête. Fauntroy [*] dit avoir parlé avec Kadhafi en personne et que Kadhafi lui a assuré que s'il survit à ces attaques, sa mission d'unir les pays africains continuera.

« Contrairement à ce qui est rapporté dans la presse, à partir de ce que j'ai entendu et observé, plus de 90 pour cent du peuple libyen aime Kadhafi », a déclaré Fauntroy [*]. « Nous pensons que la véritable mission des attaques contre Kadhafi est de s'opposer aux efforts des leaders africain entrepris pour arrêter la re-colonisation de l'Afrique ».

Les assertions de Fauntroy [*] n'ont pu être vérifiées par le journal « US Afro » et le département d'État US n'a pas validé la version des faits de Fauntroy [*]. Fauntroy n'a pas agi comme un représentant officiel des USA en Libye. Le Département d'Etat américain n'a pas commenté la version des évènements donnée par Fauntroy [*]. Fauntroy n'a pas agit officiellement en tant que représentant des États-Unis en Libye. Il est retourné à Washington, DC, le 31 août 2011.

Lorsque les rumeurs disaient que Fauntroy [*] avait été tué, il entra dans la clandestinité. Fauntroy [*] a déclaré que pendant plus d'un mois, il avait décidé de ne pas contacter sa famille afin de continuer sa mission de discussion avec les dirigeants d'un mouvement spirituel africains pour unifier l'Afrique malgré les soulèvements arabes. « Je suis toujours là », a déclaré Fauntroy [*] pointant vers plusieurs parties de son corps. « J'ai tous mes doigts et mes orteils. Je suis extrêmement chanceux d'être ici ».

Après les blogs et les rumeurs rapportant que Fauntroy [*] avait été tué, le bureau du Congrès de Delaware Eleanor Holmes Norton annonça le 24 août 2011 qu'il avait été en contact avec les autorités qui confirmèrent qu'il était sauf et pris en charge par le « Comité international de la Croix-Rouge ». Fauntroy [*] est rentré à Washington DC le 31 août 2011.

A l'intérieur de son domicile, Fauntroy [*] sorti plusieurs mémoires et cahiers expliquant pourquoi il a voyagé en Libye à un moment où le pays passait par des « troubles civils ». « Ce récent voyage en Libye se faisait dans la continuité d'une mission qui a commencé avec le Dr. Martin Luther King quand il m'a donné l'ordre de rejoindre quatre pays du Continent africains accompagné de quatre organisations de la diaspora africaine pour relier les liens cassés par colonisation », a déclaré Fauntroy [*]. « Nous voulons que l'Afrique soit le grenier du monde », a-t-il dit. « Actuellement, toutes les routes principales dans chaque pays à travers l'Afrique conduit à des ports qui prennent ses ressources naturelles et ses richesses en dehors du continent pour les vendre sur les marchés européens ».


NOTE :

[*] Le révérend Walter Fauntroy fut le représentant personnel de Martin Luther King Jr. à la « Maison-Blanche ». Elu démocrate de Washington DC, il siégea à la « Chambre des représentants » de 1971 à 1991. Il est aujourd'hui très actif dans de nombreuses organisations pour le développement du continent noir. L'ancien député US Walter Fauntroy compagnon de Martin Luther King, qui est récemment revenu d'une mission de paix en Libye, a précisé qu'il était resté caché pendant un mois après avoir été le témoin d'horribles évènements de cette sanglante guerre civile de Libye, une guerre dont Fauntroy assure qu'elle fut menée par des « forces européennes ».

Prisonnier avec les journalistes du « Réseau Voltaire » dans l'« Hôtel Rixos », il n'a échappé que de justesse à la mort : nous pouvons témoigner que la secrétaire d'État Hillary Clinton avait personnellement donné l'ordre de l'exécuter. Il n'a dû son salut qu'à sa foi et à l'intervention d'une très haute personnalité militaire US.


Source : NERRATI.NET

UNE QUESTION DE LEGITIMITE MORALE

BARACK OBAMA 2.jpg

Un sujet d'actualité a captivé l'opinion publique mondiale durant la semaine qui vient de s'écouler : celui de la démarche de la Palestine visant à demander à l'ONU de l'admettre comme Etat-membre au même titre qu'Israël, la Bosnie, le Sud-Soudan... On a eu l'occasion d'observer une fascinante chorégraphie diplomatique. Bien que conscient de ce que, de toute façon, les Etats-Unis, membre permanent du Conseil de sécurité, poseraient leur veto, le numéro un palestinien Mahmoud Abbas a tout de même «déposé son dossier». Il a ainsi montré qu'il était prêt à accroître la pression exercée sur la communauté internationale pour faire avancer une cause qui marque le pas. Surtout, sa manœuvre vise à délégitimer les Américains, considérés comme les «propriétaires» du dossier Proche-Orient. En effet, ils apparaissent désormais comme des alliés inconditionnels d'une des deux parties qu'ils sont censés réconcilier. Et du coup, ils perdent leur légitimité morale, du moins dans le rôle d'arbitre qu'ils veulent se donner. Et ce n'est pas un hasard si, à la tribune de l'ONU, Nicolas Sarkozy a insisté sur le nécessaire élargissement du cercle des négociateurs...

****

NICOLAS SARKOZY 10.jpg

Sans légitimité morale, impossible de faire accepter durablement et efficacement son autorité, en dehors de la contrainte, qui n'est qu'un des visages de la lâcheté. Nous devons tous méditer cette maxime dont la pertinence se vérifie régulièrement. Ces derniers jours, la France a continué d'être secouée par des révélations mettant à jour l'incroyable culture du gangstérisme international de ses élites politiques, qui mettent la diplomatie et l'image de leur pays au service d'intérêts personnels et inavouables. Au grand déballage sur les mallettes d'argent se promenant entre les palais africains et les palais français, et expliquant de nombreuses connivences, a succédé le feuilleton judiciaire sur les rétro-commissions récupérées à l'occasion des grands contrats d'armement, planquées dans des comptes en Suisse et progressivement ramenées en espèces en France par des intermédiaires au-dessus de tout soupçon. Les éditorialistes français ont commenté ces scandales et ces révélations sous tous les angles, sauf un, en forme de questionnement. Un pays dont les chefs ont un rapport profondément affairiste avec les grands enjeux diplomatiques, qui propose des avions de guerre et vend des technologies d'espionnage à une «dictature» à travers des hommes sulfureux un jour pour le renverser au nom de la «démocratie» le lendemain peut-il être considéré comme sérieux ? Comment les citoyens français peuvent-ils être sûrs que derrière le bruit et la fureur répandus sur Benghazi et sur Syrte, ne se cachent pas des gratifications que telle ou telle compagnie pétrolière donnera à tel chef d'Etat qui a peu de chances d'être élu, et qui n'a cessé de dire depuis longtemps qu'il sera «riche», selon ses propres termes, quand il quittera le pouvoir ? La France d'aujourd'hui, qui «importe» de l'argent sale par le biais de ses hommes politiques, a-t-elle la légitimité morale pour exporter la démocratie, les droits de l'homme et autres bons concepts qui cachent souvent de bien mesquins intérêts ? Cette question-là, il faudrait qu'on se la pose dans les médias parisiens, où l'on admet avec enthousiasme la fable selon laquelle la France défend, l'arme à la main, le beau et le bien en Libye et en Côte d'Ivoire...

****

EUGENE KACOU 2.jpg

Devinette... Quelle est la personnalité ivoirienne la plus controversée de la semaine ? Bien entendu, la réponse va de soi ! Eugène Dié Kacou ! Le patron du Conseil national de la presse (CNP) s'est illustré par un zèle répressif inédit dans l'histoire des médias ivoiriens. En un seul jour, il a interdit trois publications : Notre Voie, Aujourd'hui et Prestige. Toutes les trois appartenant à des groupes de presse «bleus». Son dernier coup de théâtre est dans la droite ligne de son action depuis sa réinstallation par le régime Ouattara : déstabiliser économiquement la presse d'opposition par des interdictions qui leur font perdre, à chaque coup, beaucoup d'argent.

Eugène Dié Kacou parviendra-t-il à convaincre l'opinion ivoirienne de sa volonté d'assainir une presse «culturellement» agressive et de bannir la «haine» ? Non, très clairement. Parce qu'il n'a pas, lui non plus, la légitimité morale nécessaire pour mener à bien ce chantier. En un mot comme en cent, il n'est pas crédible. Il n'est pas crédible parce qu'hier, à ce même poste sous un autre pouvoir, il n'a pas manifesté la «rigueur» dont il se veut le chantre aujourd'hui. Il est d'autant plus illégitime que son interprétation de la «haine» à laquelle inciterait la presse est très politiquement orientée. Qui peut vraiment croire que la presse d'opposition est plus virulente, plus «haineuse», que la presse proche du pouvoir ? Le travail de monitoring de l'association Reporters sans frontières lors de la dernière présidentielle a démontré que les pratiques de la presse ivoirienne se «répondent» de manière symétrique.

Eugène Dié Kacou est d'autant plus contestable que cela fait longtemps qu'il n'est plus un authentique défenseur de la liberté de la presse, de la loi sur la presse et du Code de déontologie du journaliste ivoirien. Hier , alors que nous étions embastillés à la Police Criminelle par un procureur qui nous faisait un chantage éhonté pour que nous dévoilions nos sources, Eugène Dié Kacou, président du CNP, à rebours de toutes les organisations professionnelles qui demandaient notre libération inconditionnelle, se transformait - à notre grande surprise - en auxiliaire de justice, en nous demandant de violer le Code de déontologie et de «livrer» nos sources. Depuis deux mois, notre confrère Hermann Aboa est incarcéré pour un prétendu délit qu'il aurait commis dans le cadre de son travail de journaliste. Reporters sans frontières (RSF), le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), le Comité ivoirien pour la protection des journalistes (CIPJ), se sont mobilisés pour le respect de la loi ivoirienne et la libération d'Hermann. Où se trouve notre «doyen» Eugène ? Disparu. Ceux qui ont toujours dit qu'il était fort avec les faibles et faible avec les forts s'en trouvent confortés. Dans ces conditions, l'issue de l'action de celui qui, à son âge, se soucie sans doute de la trace qu'il laisse dans l'Histoire, est malheureusement connue d'avance. Il échouera, et l'on s'en souviendra comme d'un juge partisan. Comme tant d'autres...

 

Théophile Kouamouo, in le quotidien ivoirien «Le Nouveau Courrier» du 26 septembre 2011.


Source : Le blog de Théophile Kouamouo

CHARNIER A TRIPOLI? «ON NOUS MENT»

PRETENDU CHARNIER EN LIBYE.jpg 

Le Conseil national de transition avait annoncé dimanche la découverte de restes de victimes de la prison d'Abou Salim, à Tripoli. Mais sur place, certains proches n'ont trouvé lundi que des os de mammifères.

C'est à la mi-février, à Benghazi, à l'appel des familles de disparus de la prison Abou Salim, à Tripoli, et qui protestaient contre l'arrestation de leur avocat, que la révolution avait commencé. L'écho des disparus d'Abou Salim dans l'opinion est toujours vif, à tel point que lundi le défilé des familles qui avaient perdu un proche était incessant sur les lieux supposés «du massacre de masse». Othmen Abdeljelil, responsable de la commission des disparus, avait convié, dimanche, «les correspondants étrangers» à juger «par eux-mêmes de la véracité des crimes commis» par le régime. «Ensuite, les restes des corps ont été balancés sur le terrain à côté de la prison», avait-il affirmé.

Mais derrière l'enceinte de l'établissement, rien ne laisse supposer la présence d'ossements. Pourtant, ils étaient encore une trentaine, hier à la mi-journée, à gratter d'un bout de bois le sol sablonneux de ce terrain vague. Mais pas d'équipe médicale sur les lieux, qui aurait pu certifier aux familles totalement perdues que ce fémur ne pouvait appartenir qu'à un mammifère de 500 kilos. Pas de pelle mécanique pour excaver le sable.

«
Os de dromadaire...»

Ne parlons même pas d'une présence officielle du Conseil national de transition (CNT) sur place, simplement pour justifier cette incroyable annonce qui a secoué l'opinion dimanche, alors que la même commission des disparus avait officiellement appelé le président Moustapha Abeljalil «à épauler les recherches» en déployant «tous les moyens». «On cherche la trace de nos fils. On nous a dit à la radio que les gens du CNT avaient trouvé des restes humains. Mais il n'y a que des os de bêtes et des boîtes de conserve. Il n'y a même pas de gardes pour sécuriser le champ... Ce sont les mêmes méthodes que les autres. On nous ment», se lamente une dame.

Selon les ONG, et des témoignages concordants, 1270 prisonniers ont été exécutés en juin 1996 puis, en 2000, leurs restes auraient été jetés par-dessus le mur de la prison dans ce terrain vague où traînait, hier, une bêche. «Ce sont les preuves des crimes de masse commis par les soldats de Kadhafi. Nous avons besoin de l'aide internationale. Des spécialistes de la médecine légale pour dater les corps», avait alors solennellement expliqué le médecin Salem Ferjari, membre de la commission spécialement créée par le CNT pour rechercher les disparus d'Abou Salim.

Un homme, les paumes levées vers le ciel, pleure devant les caméras. Un type dit en se masquant la bouche: «C'est un os de dromadaire...» Mais il est trop tard pour freiner l'emballement. Un jeune s'agenouille devant l'os gros comme un pied de table et crie: «Dieu est grand!» Une corde en chanvre, qui devait servir à entraver une bête, devient un lien derrière les mains. Un autre soulève une mâchoire d'herbivore et la présente comme une preuve irréfutable des crimes commis.

Une petite dame baisse les yeux. Elle a compris qu'elle ne retrouverait rien ici des restes de son fils
enfermé depuis 1988: «Il a été pris un matin chez nous par les soldats. Je suis venu jusqu'en 1998 lui apporter des vêtements. Puis j'ai reçu une lettre la même année me disant qu'il était mort et qu'ils l'avaient enterré. Je suis revenue leur demander où ils l'avaient enterré. Ils m'ont traité de chienne.» Elle s'en va. 
Il ne reste que des os de chameau et la peine de cette petite dame qui cherche son fils depuis treize ans.



Jean-Louis Le Touzet, Tripoli.

 

Source : Le journal suisse «Le Temps» du 27 septembre 2011

AÏCHA KADHAFI N'Y EST POUR RIEN

AICHA KADHAFI 2.jpg

Aïcha Kadhafi a qualifié des membres du CNT de traîtres, Medelci : «Des propos inacceptables»

 

"Dans une récente sortie médiatique, la fille de Kadhafi, à qui les autorités algériennes ont accordé l'asile pour des raisons humanitaires, a déclaré que son père allait bien et s'en est prise aux nouvelles autorités libyennes". Le site Algérie 360.

 

Plus passent les mois plus s'estompe l'euphorie qui s'est emparée des colonialistes au début de l'entreprise coloniale en Libye. Les heures prévues pour la «victoire» se sont transformées en semaines, puis en mois, ensuite en «prolongation de trois mois» de l'opération «protecteur unifié». Si rien n'est fait, ces prolongations, il va certainement y en avoir indéfiniment. Pour le moment, la résistance arrive encore à les justifier. Plus tard, si par malheur elle venait à être réduite, les puissances engagées trouveront bien une explication à leur nécessaire maintien dans le pays. Le plan est déjà prêt, à n'en point douter, qui aidera à faire perdurer la fiction politique et militaire d'un pouvoir autochtone issu d'une révolution.

Pour le moment, il s'agit d'abord de faire place nette pour que les affaires reprennent et la mission n'est pas de tout repos. D'autant que les supplétifs à terre n'arrivent pas à avancer au gré des bourses financières qui jouent du yoyo. Et les choses traînent. Ce qui est proprement désastreux, dans un climat économique délétère qui a plus que jamais besoin de promesses claires à échéances rapprochées. Jusqu'ici, on utilise toujours la formule du début. Mais elle fait de plus en plus preuve d'inefficacité. Alors qu'il y a l'urgence qui se fait ressentir de se faire payer en retour. Récupérer l'industrie pétrolière, sécuriser le territoire, réimplanter les compagnies qui doivent exploiter les ressources, donner le pays à reconstruire aux entreprises qui s'impatientent, autant d'objectifs vitaux qui sont sans cesse repoussés. Cela ne pourra durer sans devenir insupportable à un système où tout investissement requiert des retombées.

Et nous sommes dans l'incertitude absolue, dans une «absence de visibilité» disent les spécialistes. Situation mortelle pour le «marché». Maigre compensation, un projet off-shore, à 100 km des côtes libyennes, hyper protégé, a pu reprendre et c'est vraiment un hasard si c'est celui de Total. Malgré tout, posons l'hypothèse que tout va se terminer pour le mieux pour la «révolution». Plus de résistants, ces «pro-Kadhafi» comme on les appelle, et établissement de l'autorité du «nouveau pouvoir» sur toute la Libye. On devra immédiatement se rappeler qu'on a dit aux jeunes, qui sont allés au casse-pipe, que les bombardiers sont juste là pour les aider et qu'ils repartiraient gentiment chez eux dès que le «danger kadhafiste» sera éliminé.

On devra se rappeler, surtout, qu'il faudra les convaincre que la «révolution» c'était pour qu'ils soient désormais libres de trouver du travail ou de goûter au chômage sans allocation, qu'ils doivent payer pour se loger, pour se soigner, pour étudier et pour bien d'autres choses. Ce sera le plus dur à faire passer et si on ne leur a pas dit ça au début, c'est qu'on savait qu'ils n'auraient pas marché. On leur a aussi caché que l'OTAN n'était pas là pour des prunes, on leur a juste dit qu'elle resterait dans le ciel quand beaucoup d'entre eux ont refusé qu'elle vienne les «protéger». Parions qu'ils déchanteront et que l'OTAN trouvera bien quelque chose à «protéger», le cas échéant. Ceci reste une hypothèse.

 

Par Ahmed Halfaoui

 

Source : LES DEBATS.COM

lundi, 26 septembre 2011

POUR EN FINIR AVEC LE PRINTEMPS ARABE, COMMENÇONS PAR NOUS DECOLONISER MENTALEMENT

 


REVOLUTIONS ARABES.jpg

Par Professeur Chems Eddine CHITOUR, le lundi 26 septembre 2011.


«Si un événement arrive par hasard, vous pouvez être sûr qu'il a été programmé pour se dérouler ainsi.» Franklin Delano Roosevelt (ancien président des Etats-Unis d'Amérique).

Cette boutade d'un ancien président des Etats-Unis est d'une brûlante actualité. Elle peut à elle seule expliquer la boulimie de mimétisme qui nous prend d'organiser des colloques, congrès, conférences sur ce que la doxa occidentale appelle le «Printemps arabe». On le voit, une révolution, une révolte, une jacquerie qui appartient aux Arabes reçoit son nom de baptême d'un Occident qui, plus que jamais, dicte la norme comme l'a pointé du doigt Sophie Bessis dans un ouvrage remarquable et prémonitoire: «L'Occident et les autres: histoire d'une suprématie» parue aux éditions La Découverte. Nous allons donner notre sentiment sur ces colloques en prenant l'exemple de celui organisé par le journal El Watan avec d'éminents spécialistes. Nous lisons sous la plume de Mustapha Benfodil: «Un colloque sur les révolutions arabes se tient du 23 au 25 septembre et se propose de disséquer cette formidable lame de fond qui soulève comme un seul homme le Monde arabe, de Casa à Damas et de Tunis à Sanaa. Une lame de fond qui a pour étincelle l'auto-immolation de Mohamed Bouazizi, un diplômé au chômage improvisé camelot, un certain 17 décembre 2010 dans la province de Sidi Bouzid, en Tunisie(1).

Ce qui est en cause, c'est d'abord le choix du thème: le Printemps arabe de l'Atlantique au Golfe. Le thème sur le Printemps arabe est, dès le départ, une allégeance et une soumission intellectuelle à la doxa occidentale qui, la première, a décidé d'appeler ainsi ces mouvements. Pour Mohammed Hachemaoui, enseignant à l'université d'Alger et qui a soutenu une thèse le 17 décembre 2004 à l'Institut d'études politiques sur la corruption en Algérie, l'histoire commence, pourrait-on dire à «Sumer» (Sidi Bouzid) quelque part dans une petite ville de Tunisie. «Depuis l'immolation par le feu de Mohamed Bouazizi le 17 décembre 2010, une nouvelle page de l'histoire est en train de s'écrire dans le Monde arabe», constate-t-il. «Une vague irrépressible de soulèvements populaires emportant tour à tour Ben Ali et Moubarak, (...) deux amis et alliés protégés par l'Empire. Il s'agit bel et bien d'un événement.»(1)

Le début des révoltes

Monsieur Hachemaoui va jusqu'à épouser la thèse occidentale comme celle de Gilles Kepel, et tant d'autres qui n'ont pas vu semble-t-il «venir» les événements- qu'ils ont commandités- mais qui se félicitent que ces révoltes ne soient pas connotés par l'Islam. Pour eux, le soubassement de ces révoltes parfumées n'a pas les fondements classiques imputables à un hypothétique choc des civilisations. Tout ceci est bien beau, mais il est quand même étonnant pour l'auteur de fixer le début des révoltes du Printemps arabe à une immolation qui aurait pu passer inaperçue n'étaient les médias occidentaux qui en ont décidé autrement. Cela me rappelle ce que nous écrivions pour répondre aux mêmes propos d'une universitaire tunisienne qui voyait dans la révolte des jeunes en Tunisie une analogie totale avec la prise de la Bastille, la fuite du roi (Ben Ali), l'arrestation à Varennes (à l'aéroport) avec Marie-Antoinette (Leïla Trabelsi). Mimétisme quand tu nous tiens! Comme si 1789 était un horizon indépassable!(2)

La réalité est malheureusement tout autre. Si nous n'inscrivons pas toutes ces indignations de la jeunesse arabe dans un «agenda occidental» nous n'avons rien compris au mouvement du monde. Nous aurions souhaité que lors de ce colloque, au lieu d'asséner des lapalissades de salon qui n'ont aucune portée, ces augustes personnes rétablissent l'Histoire, des révoltes récentes. Pour l'histoire. Le ras-le-bol arabe n'a pas commencé en décembre 2010 mais en octobre 1988 en Algérie. Le tribut fut très lourd. La jeunesse algérienne a été la première -triste privilège- à mourir pour s'être battue pour la démocratie, la liberté. Sauf que ça n'intéressait personne.

L'Algérie a payé le prix de la démocratie avec une décennie rouge et dit-on 200.000 morts, 10.000 disparus et 30 milliards de dollars de dégâts sans compter les traumatismes que nous allons encore trainer pendant longtemps. Il a fallu attendre l'après-11 septembre 2001 pour que la voix de l'Algérie soit audible concernant le terrorisme. N'est-ce pas là un sujet concernant la révolte arabe? Nous aurions espéré aussi que cet aéropage de compétences nous dise leur sentiment de ce qui se passe en Palestine, en Syrie et en Libye où, comme le relève Djamel Labidi, il y a maldonne, l'Otan bombarde des personnes qu'il était censé protéger. Ecoutons-le: «Conformément à la résolution 1973, ou du moins l'interprétation qu'ils en ont faite, l'Otan ne devrait-elle pas à présent bombarder... les positions du CNT? En effet, c'est celui-ci qui est désormais le pouvoir et ce sont les autres, les «gueddafistes» qui sont à présent «les rebelles». C'est donc le nouveau pouvoir, le CNT, qui, aujourd'hui, «bombarde son propre peuple», à Syrte et ailleurs, et qui tombe sous le coup de la résolution 1973 de l'ONU.

Je plaisante? A peine. Car on voit ainsi à quoi a été réduit le droit international. C'est le cas aussi de la reconnaissance de l'Etat palestinien. Le gouvernement français s'était empressé de reconnaître le CNT libyen alors que rien ne prouvait sa légitimité. C'est de l'étranger que le CNT a tiré d'abord sa légitimité. Mais le gouvernement français ne veut pas reconnaître l'Etat palestinien qui, lui, est légitime depuis 60 ans... Depuis toujours. (...). Les révolutions arabes continuent de charrier le meilleur et le pire. Je lisais dans un journal français (le Nouvel Observateur. 13 septembre 2011) un reportage sur une jeune Libyenne de 24 ans qui s'enorgueillait d'avoir fourni des renseignements à l'Otan, par le relais d'Al Jazeera, sur les cibles libyennes à attaquer, quand l'intervention militaire se préparait». (3)

Ahmed Halfaoui abonde dans le même sens: «On parle toujours de «rebelles» en Libye, pourtant il y a un Etat, avec un drapeau tout neuf, qui y a été installé par l'Otan. La remarque vient du fait que ce n'est pas pour désigner la résistance populaire qui, depuis sept mois, fait toujours front dans le pays, mais les troupes du pouvoir «élu» d'abord dans les salons des grandes puissances et confirmé par l'ONU. (...). Les rebelles ne peuvent être que les Libyens qui défendent leur terre et leurs maisons à Syrte, Beni Walid, Ras Lanouf, Zaouiah, Tarhouna, Sebha, Brega et là où ils tiennent des positions, et qui font le coup de feu à Tripoli et dans tous le pays. Rien ne justifie le vocabulaire qui règne dans les médias. (4)

La réalité du «Printemps arabe»

Comme par hasard, les monarchies arabes dociles aux Etats-Unis et à Israël ont survécu à la ««tempête du Printemps arabe»». Cependant, à Bahreïn au Yémen, silence on tue, mais là l'Empire ne bouge pas donc, les vassaux européens regardent ailleurs. Nous aurions voulu que lors de cette réunion savante on démonte la mécanique de ces révoltes pour y voir une manipulation de grande ampleur et la «spontanéité» des révoltes est un paramètre qui a été mis en équation pour susciter le chaos pour le plus grand bien de l'Empire et de ses vassaux. Tout le monde se souvient des bloggeurs qui ont catalysé les révoltes en Egypte, en Syrie...On le voit, ce qui a perdu les potentats arabes, c'est le lâchage de l'Occident mis en musique par l'Internet et un projet mûrement réfléchi qui a travaillé sur un terreau favorable, une masse arabe toujours prête à l'émeute constamment en posture pré-insurrectionnelle au vu de la hogra, le déni de justice, les passe-droits la corruption institutionnalisée, bref ce que décrit admirablement justement Mohammed Hachemaoui dans sa thèse soutenue en 2004 sur la corruption. Le chaos en Irak, en Afghanistan, ne gêne pas la curée sur les matières premières et le pétrole. Les Afghans, les Irakiens et de plus en plus les Libyens peuvent se démolir à qui mieux mieux au besoin aidés par les bavures des drones, cela ne gênera pas l'écoulement du pétrole qui, aux dernières nouvelles, commence à être exploité par Total.

Le droit d'ingérence

Ce colloque me donne la pénible impression, outre le fait qu'il n'apporte rien de nouveau, de s'apparenter au discours main stream occidentale. Nous lisons dans ce cadre un morceau d'anthologie sous la plume de Jean Daniel: «...Il était inévitable, avec la progression des ondes de choc venues de Tunis et du Caire,que l'émergence du Printemps arabe suscite des polémiques et des affrontements. (...) Nous n'avions qu'à applaudir, qu'à nous solidariser et à décider de faire l'impossible pour que personne ne confisque aux peuples qui s'étaient libérés, leur révolution. (...) C'est alors que s'est posé le problème du devoir d'assistance et du droit d'ingérence. (...) En Libye, le Conseil de sécurité, la Ligue arabe et l'Otan représentée par la France et la Grande-Bretagne ont décidé de faire un choix qui impliquait un viol de souveraineté.

Kadhafi menaçait d'écraser une partie de son pays et de son peuple, et menaçait d'ailleurs le monde entier. La communauté internationale s'est octroyée un «droit d'ingérence exceptionnel». (...) A quoi sert de dire que l'on ne s'est pas opposé à l'intervention israélienne à Ghaza, si les membres du Conseil de sécurité ne sont pas d'accord entre eux pour le faire? La justice, en géopolitique,n'est pas abstraite. Elle dépend des circonstances et de ceux qui ont en charge de la définir et de l'appliquer. Il y a toujours eu «deux poids, deux mesures». (....) A la réflexion, et tout compte fait, j'ai décidé de préférer le comportement ostentatoire d'un BHL à l'indifférence dédaigneuse et frileuse de ses rivaux. BHL (...) d'autre part, à force de vouloir être Malraux, il va peut-être finir un jour par lui ressembler». Tout est dit, le devoir d'ingérence, Kadhafi qui assassine puis est pourchassé, le deux poids, deux mesures s'agissant d'Israël et BHL, le Malraux qui s'ignore. Pourtant, il faut lire l'ouvrage de Gene Sharp qui décrit par le menu comment faire une révolution non violente et la réussir. Nous y trouverons tous les symptômes constatées dans les révoltes légitimes tunisiennes et égyptiennes, libyennes et qui, rapidement, ont été «prises en charge».

Ahmed Bensaâda nous présente l'ouvrage: «De la dictature à la démocratie», livre de chevet depuis près de deux décennies de tous les activistes du monde non occidental rêvant de renverser des régimes jugés autocratiques. (...) Dans cet ouvrage, Gene Sharp décrit les 198 méthodes d'actions non violentes susceptibles d'être utilisées dans les conflits en vue de renverser les régimes en place. Parmi elles, notons la fraternisation avec les forces de l'ordre, les défilés, les funérailles massives en signe de protestation, les messages électroniques de masse, les supports audiovisuels, les actes de prière et les cérémonies religieuses, l'implication dans le nettoyage des places publiques et des endroits qui ont été la scène de manifestations, l'utilisation de slogans forts (comme le «Dégage» ou «Irhal»), des logos (comme le poing fermé), des posters avec les photographies des personnes décédées lors des manifestations et une certaine maîtrise de l'organisation logistique»» (6).

« (...) Cette brillante application des théories de Gene Sharp fut suivie par d'autres succès retentissants: Géorgie (2003), Ukraine (2004) et Kirghizistan (2005). Voici ce que dit, en 2010, Pierre Piccinin, professeur d'histoire et de sciences politiques: «Les "révolutions colorées" [...] ont toutes mis en oeuvre la même recette: un groupuscule organisateur est financé par l'étranger et soutenu logistiquement (ordinateurs, abonnements à Internet, téléphones portables...). Formé par des professionnels de la révolution, sous le couvert d'ONG censées promouvoir la démocratie, telle la célèbre Freedom House, il arbore une couleur et un slogan simple. Le but: se débarrasser d'un gouvernement hostile et le remplacer par des leaders amis».(6) Ahmed Bensaâda met dans le même paquet la manipulation concernant l'Iran où l'on se souvient de la jeune dame «tuée» dont l'image a fait le tour du monde. Les évènements qui ont secoué la rue iranienne pendant l'été 2009 ont été riches en enseignements. (...) L'éclatant succès des révoltes populaires en Tunisie et en Égypte est certainement dû à une application pragmatique des méthodes d'actions non violentes de Gene Sharp. Les jeunes activistes de ces deux pays (ainsi que ceux de plusieurs autres pays arabes) ont été formés aux nouvelles technologies par les organismes américains d'«exportation de la démocratie». Ils ont participé à de nombreuses rencontres dont celles organisées par l' «Alliance of Youth Movements» (AYM) en 2008, 2009 et 2010. (...) Il va sans dire que les révoltes populaires dans ces deux pays se sont largement inspirées des expériences des révolutions colorées et de la révolte de la rue iranienne. (....)» (6).

Ce colloque, qui aurait pu proposer quelques pistes de réflexion quant à une sortie de crise, se termine comme les autres, tous les autres, selon un scénario lisse qui ne perturbe pas «l'ordre établi» par une prise de position claire, nette, précise. Adoube-t-il l'ignominie qui se déroule sous nos yeux? Après le carnage à huis clos de la Libye voici venir le tour de la Syrie. Certes Al Assad doit partir mais au bout d'un processus que l'Occident ne veut pas. Je ne peux m'empêcher de donner la parole à soeur Agnès -Mariam de Chrétiens d'Orient qui s'explique sur la Syrie: «(...) Aussi, c'est avec soulagement et gratitude que les chrétiens non gagnés aux thèses fallacieuses des maîtres du monde, accueillent les courageuses et franches assertions du Patriarche concernant la situation dramatique liée au «Printemps arabe». «Que se passera-t-il en Syrie? Y aura-t-il une guerre sunnito-alaouite dans ce pays? Ce serait, non pas une démocratie, mais un génocide (...) Présentées comme étant des quêtes démocratiques populaires, les manifestations sont le trompe-l'oeil tout trouvé pour faire exploser la situation en Syrie et justifier, au cas où le besoin se présente, une intervention militaire comme en Libye». (7)

Le monde est en pleine mutation. Allons-nous vers la «Bellum omnium contra omnes», «la guerre de tous contre tous» prévue par Thomas Hobbes? Le monde ancien est en train de s'écrouler. Le drame des peuples arabes est que l'alternance à la pointe des canons de l'Otan est suspecte, il est hors de doute que les futurs dirigeants adoubés par l'Empire vont continuer comme leurs prédécesseurs à tétaniser leur peuple. Pendant ce temps-là l'Occident regardera ailleurs pourvu que les sources de rapines de matières premières et d'énergie soient garanties. Ainsi va le monde. Seule une révolution endogène de la taille de l'immense révolution algérienne, véritable lame de fond, permettra aux peuples de prendre en main leur destin.


1. Mostefa Benfodil monde-arabe-une-nouvelle-page qui s'écrit El Watan 24-09-2011
2. C.E.Chitour http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=25328
3. DjamelLabidi http://www.legrandsoir.info/guerre-contre-la-libye-le-meilleur-et-le-pire.html
4.
Ahmed Halfaoui http://www.lesdebats.com/editions/250911/les%20debats.htm
5. Jean Daniel: Deux poids, deux mesures Blog NouvelObs. 26.04.2011
6. Ahmed Bensaada - Les limites de la théorie de la non-violence Le Grand soir 21.09.2011
7. Agnès-Mariam: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...

 

Source : L'EXPRESSION DZ

LA CRISE ECONOMIQUE LES BALAIERA TOUS!

Fichier:Fonds monétaire international logo.png

 

LES SOLUTIONS DU GROUPE ATTAC

Au milieu de cette crise récurrente du système économique qui n'en finit plus de tituber et de hoqueter sous ses propres contradictions insolubles - incapable de sauver sa destinée, sinon en transférant le poids immense des dettes souveraines sur le dos des différents peuples appauvris -, voilà qu'une voix venue de France susurre ses « solutions » et apporte sa contribution afin d'empêcher ce système moribond d'effectuer le grand plongeon.

Suzanne George, présidente d'honneur d'ATTAC-France et auteur prolifique, était en visite à Montréal pour consolider l'Université d'été des Nouveaux Cahiers du Socialisme, un groupe de militants contrits de voir s'étioler ce système économico - politique « démocratique » qu'ils ont tant chéri (1).

Madame George et ses semblables, analystes de « gauche » de moult horizons, sont outrés de constater les disparités de revenus entre les riches et les pauvres, conséquences inéluctables et fondement du système capitaliste. L'auteur du livre « Leurs crises, nos solutions » présenta donc une série de statistiques révoltantes démontrant hors de tout doute raisonnable que les riches sont toujours plus riches et que les pauvres toujours plus pauvres, jusqu'à la famine et la multiplication des SDF (sans domicile fixe), pourrions-nous surenchérir aux propos de Madame George.

Puis, constatant que l'État bourgeois (pas du tout démocratique comme chacun a pu le constater lors du G-20 à Toronto à l'été 2010), l'État au service des riches, l'État des capitalistes géré par leurs hommes de main contre forte rémunération ; constatant disions-nous que tous les États nationalisent les dettes souveraines et privatisent les actifs publics,dégrèvent la fiscalité des riches et surchargent la fiscalité des travailleurs et de la petite bourgeoisie en voie de paupérisation (d'où leurs récriminations) ; la présidente honoraire crie au scandale et propose non pas la destruction de ce système inique mais plutôt des solutions pour le sauver de l'extinction.

À la traîne de Gérald Fillion, l'analyste de service à la télévision de Radio-Canada, Suzanne George déclame, et nous citons : « Il fallait les sauver (les banques) parce que l'on ne pouvait pas laisser tout le système s'écrouler, c'aurait été les assurances, la sécurité sociale, les investissements, les retraites et tout, alors cela n'était pas possible (...).  Il fallait dire aux banques : vous êtes partiellement ou totalement socialisées,  voilà un cahier des charges que vous allez suivre et vous allez investir un quota dans les PME-PMI qui ont un projet vert ou qui ont un projet d'investissement pour le bien de la communauté... Vous allez suivre ce cahier des charges et vous allez payer des taxes normalement et vous allez rémunérer vos directeurs normalement. Il fallait  reprendre le contrôle de cette finance qui était devenue folle (Ajoutez à cette panoplie la taxation des transactions boursières selon le principe de la taxe Tobin. NDLR). Il faut limiter les hauts salaires. Tout doit être codifié dans la loi. (...)  Ce qui manque c'est la volonté politique de le faire. » (2). Mélenchon ou le Nouveau Parti Anticapitaliste français n'auraient pas dit autrement (3).

G20 SOMMET DE LONDRE 2009.jpg

Comment se fait-il que personne n'y avait pensé auparavant? Tous ces « traders » boursiers astucieux, assez du moins pour frauder la bourse, le public et les gouvernements ; tous ces analystes financiers ingénieux ; tous ces banquiers industrieux, capables de doper la profitabilité de leurs institutions en pleine crise financière ; tous ces milliardaires frauduleux, suffisamment du moins pour voler le fisc pendant des années, mais pas assez futés pour suivre les conseils de madame la présidente émérite qui, à la fin, ne souhaite que leur bien !  C'est à désespérer de réchapper leur système capitaliste en faillite. Pourquoi ne peuvent-ils s'autodiscipliner ces accapareurs de la richesse collective ?

En effet, plutôt que de laisser s'écrouler leur système économique désuet, elle leur offre l'opportunité de le sauvegarder en lui refaisant une virginité. Qu'y a-t-il à redire à ce projet philanthropique du groupe ATTAC et de madame Suzanne ? L'auteur prolifique  devrait pourtant observer que dans tous les États occidentaux les assurances collectives, la sécurité sociale, les budgets à l'éducation et aux services de santé, les retraites et les investissements publics qu'elle prétend sauver vont à vau-l'eau et sont attaqués de toutes parts justement dans le but de dégager les crédits requis pour rehausser la profitabilité des banques, comme elle le souhaite ; pourtant malgré cet effort titanesque la crise capitaliste s'approfondit (4).

Un pays qui imposerait à ses banques transnationales les politiques proposées par ATTAC et l'universitaire réputée verrait celles-ci vider leurs coffres et expatrier leurs capitaux vers les paradis fiscaux (Macao, Bahamas, Caïmans et Monaco), ce qu'elles ont déjà amorcé de toute façon (5).

UN CHERCHEUR REALISTE ET ENRAGE

Appelons maintenant à la barre un expert analyste du système « néolibéral » comme se plaisent à l'appeler les opportunistes de service.

Monsieur Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS à Paris est une sommité en son domaine. Il affirme que : « Le néolibéralisme est un régime d'endettement généralisé : ménages, institutions financières, États. La crise menace de mettre à bas tout le système des institutions financières, car si la puissance publique a pu sauver les banques de la crise de la dette privée, il n'est pas certain qu'elle puisse y parvenir pour les dettes publiques (dettes souveraines NDLR). ».

C'est aussi ce que nous pensons et,  comme le professeur Lordon,  nous constatons que : « Le système européen actuel touche à l'absurde. D'un côté, les marchés financiers, pour être « rassurés », exigent l'austérité pour que toutes les sources de revenus des pays leur soient versées au travers du remboursement des dettes ; mais d'un autre côté, l'austérité empêche la croissance qui seule peut générer les recettes fiscales permettant de rembourser les dettes... Les plans européens continuent à fabriquer des surendettés futurs pour « sauver » les surendettés présents. » (6).

Ce monsieur Lordon est un fin limier exaspéré par l'entêtement de ces banquiers et de ces milliardaires qui ne veulent rien écouter de ceux qui tentent de les sauver; le directeur lance donc l'appel insurrectionnel que voici : « Jamais un groupe d'intérêt aussi puissant que celui qui s'est constitué autour de la finance ne renoncera de lui-même au moindre de ses privilèges, seule peut le mettre à bas la force d'un mouvement insurrectionnel - puisqu'il est bien clair par ailleurs qu'aucun des partis de gouvernement, nulle part, n'a le réel désir de l'attaquer. » (7).

Nous apprécions à sa juste valeur la franchise du professeur. Ce n'est pas tous les jours qu'un directeur du CNRS appelle à l'insurrection généralisée. Mais nous regrettons que l'auteur n'aille pas jusqu'au bout de son labeur puisque en conclusion il propose ceci : « Sur ces ruines fumantes - tout rebâtir ». Monsieur Lordon ne semble pas avoir compris que c'est le projet de construction capitaliste qui est fautif. Le capitalisme version améliorée ne peut être que la copie conforme du capitalisme version détériorée. C'est « built in » comme disent les anglais, ce système est ainsi fait.

Le capitalisme sans la recherche du profit maximum et l'accaparement de la plus value ce n'est plus du capitalisme. Si un magnat de la finance refuse d'appliquer cette loi et d'absorber ses concurrents, c'est lui qui sera avalé et qui se retrouvera un jour salarié de son coéquipier.

UN MILITANT ALTERMONDIALISTE UTOPISTE ET DESESPERE

Lire la suite

dimanche, 25 septembre 2011

LE KARACHIGATE: LE «PLUS GRAND SCANDALE DE CORRUPTION DEPUIS LA SECONDE GUERRE MONDIALE» EST ARRIVE



SARKOZY ET L'EMIR DU QATAR.jpg

L'attentat de Karachi a tué, voici bientôt 10 ans, onze Français, un jour de mai 2002. Après des années d'enquêtes, de fausses pistes, de blocages politiques, l'instruction est en passe de faire basculer la Présidence Sarkozy. Pour sa 228ème semaine à l'Elysée, Nicolas Sarkozy craint le pire et il a raison. La violence de sa réaction aux récents développements est à la mesure de la gravité de la situation: attentat, corruption, manipulation, obstruction, l'affaire est grave.


A Lyon, des chercheurs de l'Institut de physique nucléaire de Lyon auraient démonté la fameuse théorie de la relativité d'Albert Einstein: ils ont envoyé de Lyon à Milan des neutrinos «superluminiques», des particules très légères, plus rapidement que la lumière.

En Sarkofrance, c'est la République irréprochable qui a été relativisée.

Fillon, la gaffe préméditée

François Fillon a fait une gaffe. Une belle, une grosse. Jeudi, il a annoncé... une nouvelle réforme des retraites ! On croyait que la précédente, qui a été votée il n'y a pas un an, devait résoudre tous nos problèmes. Pire, Fillon s'est abrité derrière l'exigence de faire converger notre fiscalité et nos régimes sociaux avec ceux de nos voisins allemands.

Outre-Rhin, la retraite nous est annoncée à 67 ans... Dans ces raccourcis oratoires, le premier ministre oubliait de préciser l'essentiel: les Allemands n'ont besoin que de 35 annuités de cotisations pour bénéficier d'une retraite complète. La France, avec 41 annuités et demi, affiche déjà l'un des régimes les plus durs d'Europe. Vendredi matin, rétropédalage. Le secrétaire d'Etat Pierre Lellouche confie à France2 que Fillon voulait bien sûr parler de l'âge légal pour une retraite à taux plein...

Cette polémique volontaire a rapidement échoué. L'attention générale était ailleurs.

Agitation diplomatique

Nicolas Sarkozy avait préféré consacrer l'essentiel de sa semaine à s'agiter sur la scène des Nations Unies, à New-York. Avant de partir, il avait une fois rencontré son grand ami dictateur du Kazahstan, autoproclamé « père de la nation ». Le pays que dirige Noursoultan Nazarbaïev d'une main de fer a du pétrole, du gaz et de l'argent. Un client idéal. Quatre jours à peine après de grandes leçons de démocratie et d'odes au printemps arabe sur une tribune à Benghazi, le même Nicolas Sarkozy accueillait avec tous les honneurs, et une interminable déclaration commune, cet autocrate régulièrement épinglé par les associations de défense des droits de l'homme. On doit sans doute commercer avec tout le monde, on n'est pas obligé de ridiculiser l'exigence démocratique par de telles courbettes.

A New-York, Nicolas Sarkozy amusait la galerie. Son agenda était en fait très allégé. Il cherchait juste la bonne image à envoyer aux journaux télévisés français, lui sur une tribune onusienne, lui avec Barack Obama, lui avec Mahmoud Abbas. Effectivement, il a bien eu ses moments de petite gloire: un discours d'une vingtaine de minutes à l'Assemblée générale... comme 192 autres chefs d'État ou de gouvernement. Il eut aussi ses rencontres diplomatiques, mais peu nombreuses et très brèves. Et jeudi, troisième et dernière journée de son périple, il s'était consacré à un hommage à la ... Statue de la Liberté pour son 150ème anniversaire. Honnêtement, on s'en fichait un peu. Pendant quelques heures, les communicants élyséens ont même failli nous faire croire que Nicolas Sarkozy avait trouvé la solution miracle, le compromis idéal pour concilier Palestiniens et Israéliens. Quel Grand Homme ! En fait, il avait proposé un statut d'État observateur à la Palestine, une formule ... prévue dans les statuts de l'ONU. Mahmoud Abbas, le président de l'autorité palestinienne, ne s'est pas démonté. Vingt-quatre heures plus tard, il demandait officiellement la reconnaissance de la Palestine dans ses frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capital. Le moment était historique, mais Nicolas Sarkozy l'a raté. Sarkozy était déjà reparti.

Jeudi soir, il fallait bien rentrer à Paris. Il y avait le feu. A distance, Nicolas Sarkozy paniquait.

Panique politique

Mardi, l'Elysée avait été informée qu'un proche de Nicolas Sarkozy, Thierry Gaubert, était placé en garde à vue. C'était illégal, mais bon, nous avions l'habitude. Gaubert, un « intime » a juste eu le temps de prévenir Brice Hortefeux, qui travaille désormais à l'Elysée. Le juge Renaud van Ruymbeke, en charge de l'instruction sur le volet financier de l'affaire de Karachi, a pu passer à la vitesse supérieure après les révélations de deux femmes, les semaines précédentes. L'épouse de Ziad Takieddine, divorcée le 14 septembre, et Hélène Gaubert, également séparée mais depuis 5 ans. De leurs témoignages respectifs, le juge apprend que Ziad Takieddine, un homme d'affaires proche de Nicolas Sarkozy depuis des lustres dont le site Mediapart a révélé les liens et l'entregent, et Thierry Gaubert aimaient aller en Suisse déposer ou retirer des espèces en grande quantité. Lors de son audition, Gaubert reconnait l'existence de comptes en Suisse mais nie tout retrait significatif.

Le lendemain, Gaubert est mis en examen. Un autre ami, Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur et témoin de mariage de Sarkozy en février 2008, est placé en garde à vue, son domicile et son bureau perquisitionné. Jeudi matin, Bazire est à son tour mis en examen. Les charges sont lourdes, abus de biens sociaux. Toute la presse, ou presque, fait sa une sur ce Karachigate devenu Sarkogate. Même TF1, le soir, diffusera un reportage sur les comptes de campagne truqués d'Edouard Balladur en 1995.

Nicolas Sarkozy est en rage. Cette affaire l'a toujours fait sortir de ses gonds. Le compte Twitter de l'Elysée s'affole dans l'après-midi de démentis en contre-arguments. Un communiqué de la Présidence est lâché. Le ton sent la panique, le texte est court et se termine par « tout le reste n'est que calomnie et manipulation politicienne. » Toute la journée, les ténors de Sarkofrance se succèdent pour dénoncer la « calomnie » et la « diversion », réclamer le respect de la présomption d'innocence. Nadine Morano, très en pointe, oublie qu'elle est ministre de la République et devient porte-parole du candidat Sarkozy sur les ondes radio-télévisées. Elle dénonce l'amalgame, Sarkozy n'était que porte-parole du candidat Sarkozy... Mais on s'en fiche: c'est son intervention comme ministre du budget en 1994/1995 qui nous intéresse; ou ses ventes d'équipements à la Libye ou en Arabie Saoudite, par Takieddine interposé, quand il était ministre de l'intérieur après 2002. Eric Besson explique « ce n'est pas le chef de l'Etat qui est visé, ça n'est pas lui qui est mis en examen.»

On sourit.

Accélération judiciaire

Mais le soir même, catastrophe. L'avocat des familles de victimes de l'attentat accuse Hortefeux de conversations téléphoniques avec Thierry Gaubert avant et pendant sa garde à vue. Le détail des échanges est quasi-intégralement publié le lendemain. Le scandale est d'Etat. Un ancien ministre, proche collaborateur de l'actuel président Sarkozy, s'est donc procuré le dossier de l'instruction (première faute), a prévenu un futur prévenu des charges qui allaient être retenues contre lui (seconde faute).

La procédure s'accélère. Une enquête préliminaire est ouverte sur le cas Hortefeux. Ce dernier se défend: «Thierry Gaubert a travaillé avec moi en 1994-1995, c'est resté un ami, j'étais préoccupé pour lui, j'ai entendu des rumeurs donc je l'ai appelé pour lui en faire part, savoir si c'était fondé ou pas. Point barre, c'est tout.» Jean-François Copé, qui réclamait qu'on impose un serment d'allégeance aux armes aux Français, est aussi visé. Takieddine l'a grassement invité entre 2003 et 2005. La Commission consultative du secret de la défense nationale émet trois avis favorables et un avis défavorable à la déclassification de documents réclamés par les juges Trévidic, van Ruymbeke et Le Loir dans cette affaire. Reste aux ministères concernés de suivre, ou pas, ces recommandations. Au domicile de Thierry Gaubert, la police trouve vendredi la preuve d'un transfert de 10 millions de francs de l'un de ses comptes suisse, soit exactement la somme douteuse retrouvée dans les comptes de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.

C'est la panique la plus complète. En quelques jours, quelques confessions et quelques aveux, des mois d'efforts en présidentialisation accélérée de notre Monarque ont été ruiné. Sarkozy perd tout le bénéfice de ses postures humanitaires en Libye ou protecteur en France.

Le Karachigate existe. Nous l'avons enfin rencontré. A Londres, le Guardian qualifie le Karachigate de « plus grand scandale de corruption depuis la Seconde Guerre Mondiale. »

Ami sarkozyste, où es-tu ?


In sarkofrance.blogspot.com


Source : RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

samedi, 24 septembre 2011

POUR QUI SE BAT L'OTAN EN LIBYE?

COMBATTANTS ANTI-KADHAFI.jpg

Combattants anti-Kadhafi à Bani Walid, le 23 septembre 2011. REUTERS/Youssef Boudlal

 

L'alliance atlantique a annoncé le 21 septembre qu'elle allait prolonger de trois mois son intervention en Libye. Pour les Libyens ou pour ses intérêts personnels?

 

Le 5 septembre 2011, Anders Fogh Rasmussen, le secrétaire général de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (Otan) n'hésitait pas à annoncer la fin prochaine des opérations de l'alliance en Libye.

Deux semaines plus tard, alors que les communiqués en provenance de la rive sud de la Méditerranée ne cessent de nous promettre la chute définitive des «derniers bastions» du régime du colonel Kadhafi et nous décrivent la marche triomphale des forces du Conseil national de transition (CNT) sur Syrte, Sebha et Béni Walid, l'Otan décidait le 21 septembre de prolonger de trois mois supplémentaires son intervention. Se pourrait-il que d'aucuns aient vendu la peau de l'ours kadhafiste avant de l'avoir tué?

Elle court, elle court, la rumeur

L'Otan s'efforce de dédramatiser et tient malgré tout à donner de la Libye l'image d'un pays en passe de sortir de la crise. Sur son site, dans un article qui brosse un tableau pittoresque et sympathique de la vie quotidienne à Tripoli, on peut lire que les préoccupations des militaires occidentaux ne sont pas que guerrières:

Ainsi, «il est essentiel, pour un retour rapide à la normale, que les services d'électricité et d'eau soient vite rétablis. C'est ici que le choix de l'Otan de ne pas s'en prendre aux infrastructures porte ses fruits», se félicite l'auteur du texte. Toutefois, «la mission de l'Otan visant à protéger les civils est maintenue car le conflit se poursuit contre les poches de résistance pro-Kadhafi. La rapidité avec laquelle le CNT pourra en finir avec le reste des forces de l'ancien régime conditionnera son aptitude à normaliser la situation en Libye».

Pour l'heure, les combats ne sont pas terminés. 6.000 combattants du CNT se masseraient pour«l'assaut final» sur Syrte, tandis que des rumeurs -comme toujours contradictoires- nous parviennent de Béni Walid et de Sebha. Cette dernière ville serait depuis quelques jours aux mains des anciens rebelles.

C'est en tout cas ce qu'affirment la BBC et le Guardian de Londres. Lequel assure en outre que«les forces libyennes libres» -toute ressemblance avec les Forces Françaises Libres étant sans doute médiatiquement voulue- «se sont emparées de points clés de la ville de Sebha, dans le désert au sud du pays, un bastion des partisans de Mouammar Kadhafi et d'autres personnalités du régime en fuite, a annoncé le nouveau gouvernement rebelle à Tripoli».

La chute de Sebha, nœud essentiel sur la route du Niger, permettrait au CNT de couper toute retraite aux kadhafistes dans la région:

«La confirmation de la prise de la citadelle [sic] et de l'aéroport de Sebha constitue une importante percée militaire, bien que l'on ne sache pas avec exactitude ce qu'il en est du reste de la ville. Mais de violents combats se poursuivent à Béni Walid, à environ 150 kilomètres au sud de Tripoli, où Seif al Islam al-Kadhafi, fils du dirigeant déchu, aurait été aperçu».

Seif al Islam est à la fois l'Arlésienne et le croquemitaine de cette nouvelle phase de la guerre en Libye, que l'on croit voir partout depuis la chute de Tripoli-quand on ne l'a pas capturé ou tué, comme quelques-uns de ses nombreux frères. Il est certain qu'il incarne aujourd'hui le visage de la résistance kadhafiste, là où son père, dont nul ne sait vraiment où il s'est retranché, se contente d'émettre régulièrement des messages galvanisants où il appelle ses fidèles à continuer le combat.

Les kadhafistes n'ont pas dit leur dernier mot

Tant que Seif al Islam et le colonel resteront insaisissables, au point de narguer les forces de l'Otan et les troupes du CNT, la guerre continuera. Cependant, on voit mal comment les loyalistes pourraient reprendre l'initiative. Et ce n'est probablement pas un hasard si l'alliance a choisi de prolonger de trois mois -presque jusqu'à Noël- ses opérations de couverture aérienne.

A Béni Walid, par exemple, toutes les tentatives de pénétration des rebelles ont été repoussées avec de lourdes pertes. Dès qu'ils se cassent les dents sur des positions ennemies, les hommes du CNT, comme le faisaient les combattants albanais de l'UÇK au Kosovo en 1999, réclament un appui aérien de l'Otan.

Preuve que les avions français, britanniques et américains, entre autres, ne chôment pas, le point de situation n° 44 du ministère français de la Défense dresse la liste des objectifs «traités» du 15 au 22 septembre:

«Une dizaine de véhicules militaires et d'armements (véhicules légers armés, lance-roquette multiples) dans la région de Syrte, Béni Walid, Waddan et Sebha; une dizaine de bâtiments de commandement et de stockage de matériel dans les régions de Syrte, Béni Walid, Waddan et Sebha».

Les forces de Kadhafi ont peut-être trouvé une certaine forme de parade à ces frappes, puisqu'elles semblent capables de reprendre le combat après les bombardements et d'interdire pour l'instant à leurs ennemis l'accès aux villes qu'elles défendent. Si l'alliance s'octroie généreusement une rallonge de trois mois pour mener à bien ses opérations, peut-être faut-il y déceler des indices quant à la capacité de nuisance des kadhafistes, qui semblent loin d'avoir dit leur dernier mot.

Le CNT sur la sellette

En Occident, d'ailleurs, des voix s'élèvent pour s'inquiéter de cet après-Kadhafi qui tarde à venir. Les rebelles du CNT n'inspirent pas que la confiance. Ils sont divisés, leur programme paraît incohérent, pour ne rien dire de leur volonté de fonder leur Constitution sur la charia (loi islamique). Aux États-Unis, le Washington Post tire la sonnette d'alarme:

«[...] alors que les loyalistes de Mouammar Kadhafi résistent avec acharnement dans les villes assiégées de Syrte et Béni Walid, et que des querelles éclatent entre les révolutionnaires, il est de plus en plus à craindre que le renversement de Kadhafi ne soit pas synonyme de la fin des combats dans la nouvelle Libye. En fait, certains estiment que la défaite de l'ancien dirigeant pourrait ouvrir la voie à un conflit beaucoup plus complexe».

L'Occident se paye-t-il la Libye de ses rêves?

Le problème tiendrait peut-être, à en croire l'auteur britannique Greg Muttitt, interviewé par Al Jazeera, au principe même des interventions occidentales. Muttitt ne mâche pas ses mots. Pour lui, l'Ouest n'intervient qu'à ses propres fins, et se soucie en fin de compte fort peu de satisfaire les aspirations des peuples au côté desquels il intervient:

«Autrement dit, commente-t-il, les puissances occidentales trouveront la Libye qui leur convient dans les mois qui viennent. Elles peuvent préférer [une Libye] divisée entre tribus, ou entre "modérés" et "islamistes". Les Américains et les Britanniques chercheront à soutenir les politiciens libyens avec lesquels ils estimeront qu'il est possible de faire des affaires. Ils auront tout naturellement tendance à penser qu'ils aident les modérés, mais ces derniers seront également prêts à tout pour plaire aux puissances occidentales».

Il reste trois mois à l'Occident pour s'offrir cette Libye rêvée, peut-être, effectivement, en guise de cadeau de Noël.

 

Roman Rijka

 

A lire aussi

Kadhafi avait-il des armes de destruction massive?

L'Afrique a-t-elle perdu la Libye?

Quelques réflexions grinçantes sur la Libye

A quoi ressemblera la Libye dans dix ans?

La Libye peut-elle gagner la paix?

 

Source : SLATE AFRIQUE

RECOLONISATION DE L'AFRIQUE: MBEKI APPELLE A DES PROTESTATIONS DE MASSE SUR TOUT LE CONTINENT

 

THABO MBEKI.jpg

L'ancien président sud-africain, Thabo Mbeki au forum mondial de l'économie.


Thabo Mbeki, ancien président de l'Afrique du sud, appelle les Africains à une union véritable pour défendre leurs intérêts face à l'Occident. Il est formel : «L'Afrique doit se dresser contre l'Occident».

 

Dans une interview au Sunday Times, Thabo Mbeki s'indigne du comportement des Occidentaux en Libye et en Côte d'Ivoire. Et estime que le centenaire de l'ANC doit être une occasion pour relancer le combat de libération du continent.

Ex-chef de l'Etat et figure centrale de l'ANC, Thabo Mbeki est en colère.

Et il est décidé à lancer sa nouvelle croisade : celui du nécessaire combat contre un Occident de plus en plus agressif contre l'Afrique. Alors qu'il était très en retrait de l'activité de son parti politique, il revient au devant de la scène à l'occasion des célébrations du centenaire du parti. «Nous ferons de notre mieux pour que l'anniversaire soit célébré comme il se doit. Un centenaire, ça arrive une seule fois par siècle et je suis sûr que c'est une occasion de réflexion pour le peuple», a-t-il dit lors d'une interview avec le Sunday Time.

«Je sais que les camarades de l'ANC préparent activement la célébration du centenaire l'année prochaine. Cela doit être un jour important pour réfléchir sur le passé mais, plus particulièrement, pour regarder le présent et le futur. Où en est le processus qui a abouti sur l'indépendance du continent africain et sur la fin de l'apartheid? Où en sommes-nous aujourd'hui et où en serons-nous demain?».

Evoquant les bombardements aériens de l'OTAN en Libye, mais aussi l'implication française dans le conflit ivoirien, Mbeki a appelé à des protestations de masse sur tout le continent, rapporte le Sunday Times. Il a aussi appelé les gouvernements à condamner ce type d'actes. Choqué, Thabo Mbeki n'a pas manqué de s'indigner.

« En tant qu'Africains, nous avons besoin de faire notre introspection et de nous dire ce que nous devons faire pour défendre nos intérêts. La question que nous devons nous poser est : pourquoi sommes-nous si silencieux ? Ce qui est arrivé en Libye peut très bien être un signe précurseur de ce qui peut arriver dans un autre pays. Je pense que nous devons tous examiner ce problème, parce que c'est un grand désastre», a-t-il dénoncé.

«Un grand désastre»

Thabo Mbeki compte donc faire du centenaire de l'ANC un moment-clé pour nos luttes communes. Ses propos interviennent à un moment de violence extrême sur l'Afrique et de prise de conscience de certains milieux, jusque-là plutôt conservateurs et complaisants avec les Occidentaux.

Ainsi, l'on a entendu Jean Ping, le secrétaire général de l'Union africaine charger Louis Moreno Ocampo, Procureur près la Cour pénale internationale, le qualifiant de «plaisantin» après ses manœuvres politico-judiciaires contre Muammar Kadhafi. Il l'a invité à dire le droit au lieu de faire de la politique et s'est demandé pourquoi il n'y avait que des Africains qui étaient poursuivis devant la «Cour pénale internationale».

Source : AFRIKA UNITED.COM

vendredi, 23 septembre 2011

LA LIBYE NE SERA JAMAIS CONQUISE !

SNIPER - SYRTE.jpg

Tribune libre de Djerrad Amar.



Sept mois de bombardements par l’OTAN. Contre des civils, un carnage, de la rapine, des mensonges, de la tromperie, de la diversion et de la désinformation perpétuelle n’ont pas pu arriver à faire plier un peuple de 6 millions d’habitants et qui vient de surcroît de commencer sa résistance ! Quelle victoire a bien remporté l’OTAN ? L’OTAN – dont-il ne reste en Libye que la France de Sarkozy et la Grande-Bretagne de Cameron – connaît Pyrrhus !

Les retraits des villes des forces armées libyennes est, en effet, purement tactique car l’OTAN s’en sert comme argument– répondant à son objectif – pour viser les populations en bombardant en permanence les cités, en coupant l’eau et l’électricité mais aussi en empêchant l’approvisionnement des populations en nourriture et médicaments. C’est donc pour protéger les populations, en particulier, que ces retraits sont décidés.

Cette tactique s’avère un piège redoutable. Malgré le retrait, les « rats » de l’OTAN n’arrivent pas à occuper les villes, y compris Tripoli, car ils rencontrent une forte résistance de la population qui pratique maintenant la guérilla et subissent de lourdes pertes face aux tireurs d’élite et ce, par le témoignage même de « Reuters » qui rapporte que des centaines de cadavres « d’insurgés » jonchent les rues ayant reçu une balle soit au front soit au niveau du cœur. Ceux qui y entre n’en sortent pratiquement jamais. Selon des rapports que la presse ne diffuse pas, les « insurgés » refusent les ordres d’avancer. La débandade et la démoralisation sont réelles sur tous les fronts. De plus, l’OTAN n’arrive plus à mobiliser car la « chair à canon » n’est pas illimitée. Elle n’arrive plus à remplacer les centaines de morts que lui infligent les forces libyennes composées de dizaines de milliers de volontaires libyens (les renforts des tribus arrivent tous les jours) et de l’armée. Elle n’arrive pas aussi à renforcer un front par le transfert par manque d’effectifs au risque d’en dégarnir un autre.

Combien l’OTAN a bien pu avoir mobilisée ? 6000, 10 000 ? Exagérons à 20 000 !! Elle en a sacrifiée combien de ces clowns, sales, affreux et désorganisés ? Bien plus de 10 000. Il reste disons 10 000 au maximum (sans possibilités de remplacement sinon pourquoi en importer), totalement démoralisés car se sachant vaincus, sans but que de se faire un « capital » par le vol et la rapine (puis déguerpir), actes qui deviennent de moins en moins possibles depuis que les Libyens ont totalement réorganisés leurs troupes, changés de stratégie et de tactique face à la folie, aux turpitudes, l’empressement, la précipitation et les tâtonnements de l’OTAN. Donc 10 000 face à des dizaines de milliers motivés car défendant une cause juste ; leur pays et leur honneur ayant l’avantage du terrain, l’endurance et le temps. Au vu de l’évolution des choses ce nombre restant – inextensible –sera réduit à zéro en moins d’un mois !

C’est dans le sens de l’échec qu’il faut comprendre la diversion de Sarkozy et Cameron, singés par le vassal Erdogan de Turquie, à l’approche de la réunion du Conseil de Sécurité même s’il ne faut pas trop y compter. C’est bien de sortir de ce guêpier aux conséquences politiques et économiques, voire personnelles, désastreuses. « Nous vous avons aidé dans votre révolution, vous voici donc à la capitale, à vous de poursuivre maintenant les réformes en tenant vos promesses. Nous on se retire »semblent dire ces deux idiots utiles, à un CNT qui s’avère être un ramassis hétéroclites de bras cassés, désunis, incompétents, sans consistance et sans vision ni projet. Même l’ONU, si force de « police internationale» de 5 000 hommes il y aura, ne sera d’aucun secours ou utilité face à un peuple déterminé à défendre son pays. Le pétrole tant convoité ne dépassera pas les côtes libyennes. Il sera visé en priorité avec ses sociétés prédatrices, ses personnels, ses bateaux, ses pipe-lines etc. Toutes les forces étrangères, sur le sol libyen, seront la cible légitime des Libyens. Elles seront terrorisées et traquées en permanence jusqu’à leur disparition.

L’enlisement est bien visible. La Libye ne sera jamais conquise. L’OTAN n’est plus qu’un géant aux pieds d’argile, l’ONU une escroquerie, les médias un instrument de propagande, les «journalistes » désormais des propagandistes et agents doubles, au service de la« démocratie » des « libertés » imaginaires, bien plus au service des mensonges et des leurres ! Le monde doit donc être refait sur d’autres bases, d’autres règles, d’autres pôles. L’échec est le débouché inexorable de tout ce qui est construit sur du faux, le mensonge, la falsification et l’escroquerie !

La Libye est bien l’endroit où les prétendues « valeurs universelles », dont se prévaut l’Occident autoproclamé «gardien du bien », sont mises à nues en s’avérant tromperies, où les institutions et organisations dites « internationales » chargés de défendre des droits, des principes et prévenir les conflits, se confirment être des instruments de domination et hégémoniques au service du Grand capital.


Source : Le blog d’Allain Jules

mardi, 20 septembre 2011

QUI PROTEGE-T-ON A SYRTE, BANI WALID...?

COMBATS A BANI WALID.jpg

Maintenant qu'il n'est plus question de «protéger» Benghazi ou plus largement les «civils», maintenant que Nicolas Sarkozy et James Cameron sont allés goûter leur moment de triomphe à Tripoli et à Benghazi, à quoi servent les bombardements contre Bani Walid, Syrte et d'autres localités, dont les habitants appellent la société mondiale à leur secours.

Pour ceux qui savent que depuis le début il n'y avait ni civils à protéger ni révolution à prémunir d'une aviation, invisible du reste, ces bombardements sont justifiés par le refus des Syrtiens et des Bani Walid de se soumettre à l'OTAN. On parle de milliers de morts, qui viennent s'ajouter aux dizaines de milliers des frappes précédentes. Dans les médias, aucune image, aucun témoignage, de ces «pro- Kadhafi», sortis du champ et déshumanisés. Qui sont-ils, pourquoi résistent-ils ? On le saura bien un jour, quand il ne sera plus question que de faire le bilan des victimes.

Des «pro- Kadhafi», cela devrait avoir une consistance. Mais on ne nous la donne pas. Ce qui importe est de les associer à celui qui est censé représenter l'ultime menace. Certains médias font mieux, pour eux l'OTAN «bombarde Kadhafi», les enfants, les femmes, les hommes, qui reçoivent le feu et l'acier du ciel n'existent pas. Dans leurs pays le moindre bobo ameute des régiments de psychologues au chevet des victimes, des cellules d'écoute se mobilisent, les témoignages de sympathie pleuvent. Les Libyens ne font pas partie de la même Humanité. Ils sont un obstacle à l'équipée prédatrice. Dans les deux villes martyres, ils ont leur dignité comme baume qui les protège de l'effondrement. Et tout démontre qu'ils ne se laisseront pas faire, jusqu'au bout des forces qui leur restent. Ce faisant, ils démasquent, chaque heure qui passe, l'horrible imposture.

Ce faisant, ils démontrent que l'OTAN, si elle impose ses supplétifs, aura bien du mal à régner pacifiquement sur un pays où gronderont des torrents de haine. Elle doit le savoir, puisqu'elle y va de toute sa hargne chargée de mépris et de racisme contre ces irréductibles qui ne font, pourtant, que défendre leur pays contre une agression barbare. Ils sont au moins 500 000 à être encerclés, privés d'eau, de médicaments et d'électricité et soumis aux bombes des avions qui ouvrent la voie à des «révolutionnaires» alibis.

Avec la complicité scandaleuse de tous ceux qui se sont emparés du monopole des droits de l'homme. Le crime est transformé en mission libératrice de gens qui ne veulent pas être libérés. Tant qu'à faire, ils sont ignorés. Il n'y aurait que leurs oppresseurs qui résistent. Là on ne nous explique pas comment ces derniers tiennent depuis des mois et pourquoi on ne trouve pas grand monde pour applaudir le «nouveau pouvoir» en dehors des plans serrés des caméras. La vérité est que le monde est entré dans une nouvelle ère où il devra affronter ses pires démons. Point de place pour le faible, point de place pour les justes, seuls les rapaces s'invitent au banquet où ils veulent mettre eux-mêmes la table. Vivront des miettes qui tombent ceux qui feront preuve de servilité. Ce que les Libyens ont compris en poussant à la folie sanguinaire l'Alliance atlantique.

 

Par Ahmed Halfaoui

 

Source: LES DEBATS.COM

samedi, 17 septembre 2011

SARKADO: LE POIDS DE LA VERTU


SARKOZY ET OUATTARA.jpg

Il était une fois un putschiste félon qui, en l'espace de deux mois à l'hôtel du Golf, parvint à "claquer" 452 milliards de Fcfa (689 millions d'euros), prélevés en toute illégalité sur le compte ivoirien de la BCEAO, après avoir, huit années durant, présidé au détournement par la rébellion qu'il animait de 40 % des ressources de l'État ivoirien.

Et voilà que le plus hypocritement du monde alarmé par l'augmentation du nombre de fonctionnaires (de 92.000 à 132.700) pendant la période où il fomentait et menait sa sanglante guerre civile (de 2000 à 2010), le putschiste félon part en guerre contre le gaspillage, et décide arbitrairement d'annuler 120 concours administratifs.

Devinez donc ce qui se cache derrière la métamorphose de ce flambeur sanguinaire en champion de la saine gestion, pourfendeur du gaspillage et prodigue en économies ?

Simplement, la réalité d'un pays aux finances publiques ruinées par la folie meurtrière du système SarkAdo...

Les investisseurs (hormis quelques charognards de l'immobilier, qui s'enrichissent déjà sur le dos des innombrables "déguerpis" de la vaste opération "villes mortes") persistent à fuir comme la peste un pays toujours rongé par l'anarchie et la délinquance d'État (quel autre nom donner en effet aux exactions quotidiennes des frci?), gangrené par le racket et les détournements de fonds tous azimuts.

Par contre, continuer à faire le malheur des petits, en les enfonçant toujours plus profondément dans la boue d'une précarité pourvoyeuse à terme de juteux dividendes FMIesques, çà, le SarkAdo y excellera toujours...

Si nous avions une suggestion à faire au sous-préfet momentanément en poste à la tête de l'arrondissement ivoirien de l'empire sarkafricain, ce serait de garder secrètes les minutes des sous-conseils qu'il préside, pour épargner aux Ivoiriens encore aptes à la gaieté - en dépit du malheur dont il restera longtemps le symbole - le risque de s'étouffer de rire à la lecture des vœux pieux surréalistes dont elles sont truffées.

Le dernier compte-rendu en date (celui du 7 septembre dernier) nous offre la burlesque mise en scène d'un Drame Man, tour à tour et en vrac:

-soudainement épris de respect de l'environnement lui, le champion toute catégorie du saccage à grande échelle;

-soucieux de sécurité pour tous, après avoir instauré le règne de la terreur dozo et licornue;

- soucieux également de santé publique, après avoir mis à mal le système de santé ivoirien, en commençant par condamner à mort des dizaines de dialysés victimes de l'ignoble boycott imposé par son parrain Sarko, avant d'encourager ce dernier à bombarder les hôpitaux;

- soucieux aussi de présider à l'avènement d'une "école ivoirienne d'excellence" (si vous avez trop mal aux côtes, arrêtez de lire!), après avoir durablement désorganisé le système éducatif en sabotant l'année scolaire en cours au moment de son putsch, et en détruisant écoles et universités;

- soucieux toujours de création d'emplois, après avoir ruiné des millions d'Ivoiriens et jeté sur les routes de l'exil près de trois millions d'entre eux (et il ose promettre et s'engager, le bougre !);

- tout fier d'avoir ramené l'effondrement du taux de croissance provoqué par ses menées criminelles (il était de +4 % en 2010 avec SEM Laurent Gbagbo) de -6 à -5,3 %, évoquant même une projection de croissance de +8 % pour 2012 ! (au rythme actuel, et dans le meilleur des cas, on arriverait péniblement à 2,8 % fin 2012, et il faudrait au moins cinq ans pour atteindre ces mirifiques 8%.)

- enfin pour couronner l'ensemble, auto-promu, lui, le fraudeur invétéré, qui n'a cessé de mentir éhontément sur tout (ses origines, sa fortune, ses compétences, sa victoire aux élections...), en "terminator" de ... la fraude.

Comme quoi, et plus que jamais, Ado solution, c'est PrestigitAdo rêve éveillé sur scène, cauchemar Adormir debout en coulisses...

Quant à la docte (?) assemblée de sinistres fantoches opportunistes suffisamment lâches ou pervertis pour cautionner une telle mascarade, en consentant à avaler autant de couleuvres, à céder au chant d'aussi piètres sirènes, à prendre d'aussi piteuses vessies pour autant de phares d'Alexandrie : ça a la couleur d'un gouvernement, le goût d'un gouvernement, mais ça n'est pas le gouvernement de Côte d'Ivoire, lequel est très provisoirement en prison ou en exil.

 

Eliahou Abel

 

SourceRESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

vendredi, 16 septembre 2011

COTE D'IVOIRE: UNE BIEN CURIEUSE DEMOCRATIE


YOUSSOUF BAKAYOKO.jpg

Dans quelques mois, les Ivoiriens seront appelés à se rendre aux urnes pour élire députés, maires et présidents de conseils généraux. Dans une atmosphère de totale suspicion qui en dit long sur les vertus et les valeurs démocratiques du nouveau pouvoir ivoirien.

D'abord, la crédibilité du président de la Commission Electorale Indépendante, Youssouf Bakayoko. Largement entachée, quand on sait les circonstances dans lesquelles cet homme, encadré des ambassadeurs Philip Carter 3 des Etats-Unis et Jean-Marc Simon de France, sur ordre du conspirateur patenté de l'ONU en Côte d'Ivoire, Young Jin Choï, a proclamé le résultat du second tour de l'élection présidentielle de Novembre 2010, il est totalement disqualifié à occuper ce poste : proclamation des résultats hors délai (donc forclusion), hors cadre (au quartier général d'un des candidats, Alassane Ouattara en l'occurrence, à l'Hôtel du Golf), en l'absence des commissaires et des vice-présidents de la CEI, sur des médias étrangers, tout seul, avec des résultats non consolidés et un taux de participation contraire de 11 points à celui annoncé quelques jours plus tôt par ses propres soins, à travers la très officielle voix de son vice-président, sur le plateau du Journal de 20h de la RTI (de 70% à 81%. Abracadabrant !).

Ne serait-ce que pour la suspicion légitime de partialité qui pèse sur sa personne et par la gravité extrême des actes qu'il a posés en Décembre 2010, au mépris de la Constitution et du Code électoral ivoiriens, il devrait tirer sa révérence, s'il était un homme d'honneur. Que nenni ! Il demeure bel et bien à son poste. Il a même été décoré, par Alassane Ouattara, pour service rendu. Que peut-on donc espérer d'un tel administrateur électoral ?

Ensuite, le bureau même de la CEI postélectorale : quasi à une seule et unique teinte ! Tous les pro-Gbagbo et représentants du pouvoir ivoirien de 2010, déjà largement minoritaires du fait des accords de Tschwane (Prétoria) et de Ouagadougou, vont être éjectés ou remplacés au sein de la structure par des proches de Ouattara. Entre temps, tous les représentants de l'opposition d'alors, composée du PDCI-RDA, du RDR, du MPCI, du MJP, du MPIGO (les trois milices armées regroupées sous l'appellation « Forces Nouvelles » par la Chiraquie), du PIT, du MFA et de l'UDPCI ont conservé leurs postes. Quand on a clamé sur tout le pourtour de la terre qu'on est « démocrate », reconsidérer ces dispositions, dans un souci évident de justice et d'équité, est d'une trivialité désarmante ! Mais monsieur le nouveau chef de l'Etat n'en a cure et se sert de l'accord de Prétoria comme échappatoire pour justifier l'injustifiable. Gbagbo l'aurait fait que la planète entière s'en serait émue, tant les médias pro-Sarkozy, soutiens indéfectibles de Ouattara, l'aurait ameutée. Et même que le ciel serait tombé sur la tête des Ivoiriens.

Quand on a traité les autres de « dictateurs », il faut soi-même montrer patte blanche, si on veut rester crédible et ne pas passer pour des êtres vils. Le pouvoir Ouattara n'a pas même l'élégance de cacher un tantinet son jeu en associant ses adversaires politiques à la discussion, à la concertation - fût-elle de façade - et en relevant un tant soit peu la représentativité de l'opposition actuelle qu'assurent La Majorité Présidentielle (LMP) et LIDER, le parti du président de l'Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly. Gbagbo a concédé beaucoup ! Il a même fait rentrer d'exil, formalisé le statut d'anciens Président et Premier ministre, payé, logé et blanchi ses adversaires d'alors, aujourd'hui au pouvoir et se délectant sans retenue de l'ivresse du trône et de la puissance qu'il confère. Il leur a donné, au nom de la paix et des accords y afférents, la majorité dans une commission électorale qu'il a véritablement rendue indépendante. A son tour, on ne lui a rien concédé. Pas même le droit d'être assigné à résidence chez lui avec son épouse, son fils, Michel Gbagbo et d'avoir droit aux visites de ses proches.

C'est avec raison que le FPI, le parti du président Laurent Gbagbo, menace de se retirer des futurs scrutins. Il n'a que trop raison. Les dés sont déjà pipés. Une CEI à une seule coloration, présageant clairement le retour au parti unique, qui ne semble pas émouvoir les donneurs de leçons internationaux et tous les loups qui hurlaient en Côte d'Ivoire contre Gbagbo, « le dictateur ». La « technologie électorale » RHDP est en marche. Les résultats sont connus d'avance. Comme l'a si bien dit un homme politique ivoirien : « Autant nommer les députés », pour faire économiser de l'argent à l'Etat de Côte d'Ivoire !

Ouattara est en pleine manœuvre - oh, extase de la victoire ! - pour se tailler une majorité confortable à l'hémicycle, de sorte à faire passer les lois les plus impopulaires, sur simple ordre à des parlementaires (d'opérette ?), qui obéiraient au doigt et à l'œil, pour asseoir durablement, et certainement définitivement, un parti unique à l'ancienne et un régime dictatorial « stické » démocratique. Une menace à peine voilée, voire un péril national, de formatage et de reconfiguration de la Côte d'Ivoire que les Ivoiriens doivent prendre avec le plus grand sérieux. Quand on connait la capacité de nuisance et les connexions extérieures peu recommandables de ceux qui sont, aujourd'hui, parvenus au pouvoir en Côte d'Ivoire, après moults contorsions politiques, coups tordus, coups d'Etat, rébellions, crimes de sang, crimes économiques et fraudes électorales. Ils ne s'embarrasseront d'aucun scrupule. Absolument aucun.

Enfin, les adversaires et opposants significatifs au pouvoir RHDP, ainsi que bon nombre des potentiels candidats aux législatives proches de Laurent Gbagbo, sont quasiment tous en exil ou en prison. Quant aux conditions de sécurité, de transparence, de crédibilité et d'ouverture du scrutin à tous, le rêve n'est pas permis. La réalité est crue, impitoyable, sans concession : il n'y a plus de démocratie en Côte d'Ivoire. Tout juste une mascarade, un affreux simulacre devant servir de faire-valoir aux yeux de la « communauté internationale », des bailleurs de fonds et des investisseurs (qui ne sont d'ailleurs pas dupes). Pourquoi, en bons « démocrates », ne pas désarmer les « Dozo », mercenaires et autres miliciens venus combattre à Abidjan et dans toutes les villes du pays, les renvoyer à leurs plantations, forêts et savanes et permettre aux exilés de rentrer sans être inquiétés, ainsi qu'aux prisonniers de prétendre à une candidature aux futures échéances électorales ?

Nous avons pour notre part, une intime conviction : si le jeu politique était véritablement démocratique et que les armes ne circulaient plus de façon aussi intimidante et visible dans nos rues et villages malgré les promesses (jamais tenues) du nouveau locataire du palais présidentiel du Plateau, après ce que nous avons vu des quelques mois de règne de Ouattara et de son bras séculier, les FRCI transmués - ou plus exactement bombardés - FANCI, le plébiscite du camp Gbagbo aurait été total ! Tant les exactions, la terreur, le mépris et les injustices du pouvoir RHDP en ont fait voir des vertes et des pas mûres aux Ivoiriens, tous bords confondus, depuis six longs et pénibles mois. Les commerçantes d'Adjamé ne se sont-elles pas faites copieusement injurier par le Commandant Koné Zacharia pour avoir clamé : « Gbagbo kafissa (Gbagbo était mieux, en langue malinké) ? ».

Si Ouattara veut jauger sa vraie popularité, qu'il libéralise et sécurise le jeu démocratique des prochaines échéances. Même sans Gbagbo et les autres. Il pourrait alors apprécier son véritable poids politique et ne plus avoir à se dissimuler derrière le cache-sexe des résultats proclamés par la « Communauté internationale » qui ne sont revêtus d'aucune légitimité, d'aucune constitutionnalité. Malheureusement, une élection législative démocratique en Côte d'Ivoire constitue pour lui, tout comme pour le RHDP et l'ex-rébellion, un véritable épouvantail. Hors de question donc d'en réunir les conditions. Un autre aveu de la victoire, de la popularité et de la majorité de Laurent Gbagbo au sein du peuple ivoirien.

Vivement, que tous les démocrates de Côte d'Ivoire, d'Afrique et du monde, embouchent le cor de la dénonciation véhémente pour décrier sans détours et de la façon la plus audible la conspiration et le hold-up électoral en cours, une fois de plus, dans notre pays. Il en est encore temps ! Mais ce temps nous est désormais compté.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 317 du jeudi 15 septembre 2011.

jeudi, 15 septembre 2011

LA POLOGNE ENVISAGE LA GUERRE EN EUROPE

PARLEMENT EUROPEEN.jpg

Une vue du Parlement européen.


Reuters/Vincent Kessler.

Le ministre des Finances polonais Jan Vincent-Rostowski s'alarme du "danger" qui pèse sur l'Europe, avec la crise de la Grèce. Il va jusqu'à évoquer le risque de conflit armé devant le Parlement de Strabourg.


La Pologne, qui assure la présidence tournante de l'Union européenne, s'alarme de la situation de l'Europe. Le ministre des Finances Jan Vincent-Rostowski va même jusqu'à envisager la possibilité d'un retour de la guerre sur le vieux continent. "L'Europe est en danger", a-t-il déclaré ce mercredi dans un discours aux accents dramatiques, devant le Parlement européen à Strasbourg. Des propos qui interviennent au moment où les responsables de l'UE ne cessent de mettre en garde contre le risque d'echec du projet européen tout entier face à la crise de la dette.

"Si la zone euro se fissure, l'Union européenne ne sera pas capable de survivre, avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer", a ajouté le ministre polonais. Il a ensuite raconté s'être récemment entretenu avec un ami banquier qui lui a fait part de sa crainte d'une "guerre au cours des dix prochaines années". "Une guerre! Mesdames, messieurs ce sont les termes qu'il a employés", s'est exclamé M. Vincent-Rostowski, ajoutant que son interlocuteur s'était dit "inquiet" et avait "bien l'intention de demander la carte verte pour ses enfants pour les Etats-Unis".

Interrogé sur ces propos lors d'une conférence de presse peu après, le ministre a indiqué avoir "seulement voulu souligner le caractère sérieux de la situation", afin que les responsables "prennent conscience de l'ampleur de la crise de la zone euro", laquelle pourrait conduire à des "situations inimaginables" et à un "très grand danger".

"Le défi le plus grave de cette génération"

Le projet européen a été lancé dans les années 1950 en grande partie pour éviter une nouvelle guerre entre la France et l'Allemagne et éviter une troisième guerre mondiale. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s'est montré lui aussi préoccupé. "Nous sommes confrontés au défi le plus grave de cette génération, c'est une lutte pour l'avenir politique de l'Europe, pour l'intégration européenne en tant que telle", a-t-il dit devant le Parlement. A terme, la zone euro doit accélérer son intégration économique, selon M. Barroso. "Une intégration approfondie fait partie de la solution" mais "elle ne se fera pas du jour au lendemain", a ajouté le chef de l'exécutif européen.

Son commissaire aux Affaires économiques, Olli Rehn, a, lui, mis en garde contre un défaut de paiement ou une sortie de la zone euro de la Grèce, estimant que cela aurait des "coûts dramatiques" pour le pays, l'Europe et le monde entier.

Bientôt une étude sur les euro-obligations ?

La Commission a réaffirmé vouloir prochainement présenter une étude sur les options possibles en vue de créer des euro-obligations, ce mécanisme de mutualisation des dettes entre pays de la zone euro, présenté par ses promoteurs comme le seul moyen de régler durablement la crise. " Certaines pourront être mises en oeuvre dans le cadre du traité (européen) actuel, d'autres nécessiteront un changement de traité", a-t-il précisé. Les euro-obligations sont refusées par le gouvernement allemand, qui y voit un encouragement au laxisme budgétaire. La France n'y est pas opposée sur le principe, mais l'exclut dans l'immédiat.

Sur le fond, M. Barroso a critiqué la tendance actuelle des grands Etats - France et Allemagne en tête - à vouloir régler la crise de la dette et réformer la gouvernance de la zone euro entre eux, en gardant les leviers de décision et en impliquant le moins possible la Commission et le Parlement européens. "Renationaliser les décisions de la zone euro n'est pas la bonne méthode", a-t-il jugé. Seule la méthode "communautaire", européenne, permettra de résoudre les problèmes à ses yeux.

 

Sur le même sujet:


Source : L'EXPANSION.COM

mercredi, 14 septembre 2011

LA CHAINE QATARIE PREPARE AU MAROC UNE MISE EN SCENE D'EMEUTES EN ALGERIE QU'ELLE S'APPRETE A DIFFUSER LE 17 SEPTEMBRE

 

Fichier:Al Jazeera.svg

Le cinéma d'Al Jazeera...



Depuis la révolution du Jasmin en Tunisie, à la guerre en Libye, aux mouvements de contestation toujours d'actualité en Syrie passant par la chute de Moubarak en Égypte dans le conflit israélo-palestinien, la chaîne d'information continue qatarie Al Jazeera pratique un journalisme ouvertement mensonger.

Quelles sont ses méthodes, quelles sont ses limites ? La chaîne choisit-elle politiquement ses guerres ? Fait-elle le journalisme en son nom propre ? Tant d'interrogations qui restent sans aucun élément de réponse.

L'Algérie, pour sa part, n'a jamais été épargnée, voire elle a été souvent ciblée. Notre pays a été souvent un sujet de longs débats au sein de cette même chaîne.

À l'heure actuelle, à l'approche de ce 17 septembre, dont on ne cesse de dire beaucoup de choses, Al Jazeera est en train, selon des sources bien informées, de mettre de grands moyens pour un tournage digne des films hollywoodiens.

Selon nos sources, la chaîne qatarie «tient vraiment à réussir son scoop d'informer en temps réel » sur ce qui se passera, selon ses envoyés spéciaux, en ce 17 en Algérie. Pour se faire, une équipe technique, des réalisateurs et bien sûr des « acteurs» ont été dépêchés à Oujda, dans le royaume marocain.

Le choix d'une telle ville n'est pas fortuit sachant la proximité du langage et du teint entre les Marocains et les Algériens des frontières de l'Ouest. De véritables mises en scènes et simulations de manifestations sont au menu des génies d'Al Jazeera. Ils veulent coûte que coûte montrer que l'Algérie est sur un brasier en diffusant des images d'émeutes généralisées.

Il n'y a pas de fumée sans feu. Assurément, les Qataris ne sont pas les seuls dans le coup. L'on imagine bien évidemment la générosité des services secrets de sa majesté le roi qui, au lieu de prendre une position ferme quant à toutes les questions internationales, font dans les coups bas, comme à leurs habitudes.

Il est connu du grand public, et les spécialistes des médias n'hésitent pas parfois à le dire, Al Jazeera est loin d'être neutre dans son traitement de l'information rapportée. Et que souvent, cette chaîne semble même se départir de la neutralité qui doit être la sienne.

Envers l'Algérie, cette chaîne n'est pas à sa première bavure. En janvier 2011, durant les émeutes liées à la vie chère, elle a essayé d'attiser le feu par des méthodes peu orthodoxes, à l'image de Ali Belhadj qui se croyait revenir à 1988 en tentant de récupérer la révolte des jeunes.

Récemment, une présentatrice d'un journal télévisé, parlant des pays limitrophes avec l'Algérie a omis de mentionner le nom du plus grands pays de l'Afrique, qui n'était pas mentionné sur la carte géographique des pays de l'Afrique du Nord. D'autre part, Al Jazeera, n'a par contre jamais été intéressée lorsqu'il s'est agi de la répression au Bahrein.

Elle ne fait nulle mention de la révolte des femmes saoudiennes ni des problèmes au Koweit encore moins aux Emirats-Arabes-Unis. Faudrait-il également rappeler que cette même chaîne a toujours servi de tribune pour les islamistes dont Aqmi. S'agissant des massacres commis au quotidien par ses « amis » du Maroc au Sahara Occidental, la chaîne semble manquer de sources.

Le 8 novembre 2010, à Gdeim Izeik, l'histoire témoignera que ce jour-là, les Marocains ont tenté un génocide. Curieuse coïncidence : un mois auparavant, les activités du bureau d'Al Jazeera à Rabat ont été suspendues et les accréditations du personnel de la chaîne qatarie retirées, vendredi 29 octobre, par les autorités marocaines.

Une décision justifiée par le ministère de la Communication du royaume chérifien «suite à de multiples manquements aux règles du journalisme sérieux et responsable». La chaîne qatarie est en train de se racheter auprès du Maroc...

 

Source : PRESSE DZ

LA FRANCE ET LE QATAR FONT MONTER LES ENCHERES SUR L'ALGERIE

 

SARKOZY ET L'EMIR DU QATAR.jpg

Le doute n'habite pas la tête du représentant du CNT à Londres. Du haut des bombardiers de l'Otan qui lui ont ouvert la route de Tripoli et à ses rebelles de Nefoussa et islamistes de Benghazi il assène que «c'est l'Algérie qui a intérêt à reconnaître le CNT». Vous comprenez très bien sans recours excessif à l'analyse qu'une suite non dite mais toute aussi explicite complète le propos : «Sinon, elle va le payer...». Au cas où le métalangage vous est obscur, il énonce la seule condition possible qui nous sauverait de la sanction : «Le gouvernement algérien doit présenter ses excuses au peuple libyen». Une déclaration hostile pouvait passer pour un dérapage du langage, une deuxième - à fortiori, celle d'un chef militaire de Tripoli «libérée» - avait de quoi inquiéter. Bien sûr nous savions déjà quel rôle avaient joué les forces spéciales françaises, anglaises et qataries au sol et les avions et hélicos anglais et français dans les airs dans cette victoire. L'incroyable tonnage de bombes et de missiles déversés sur un petit pays, sur une petite surface - moins de dix petites villes ou gros villages du littoral - nous renseignaient assez que les supplétifs de Benghazi n'avaient qu'à avancer et parader sur les cadavres et les ruines et n'avaient qu'à appeler les hélicos quand ils entraient en contact avec les rescapés de l'armée légale de Libye qui n'a quand même pas cédé sur le plan moral ni massivement déserté.

Il était clair dès lors que ces supplétifs ne pouvaient être en mesure de menacer l'Algérie, eux qui avaient tant peiné à suivre les routes ouvertes devant par l'Otan et qui n'ont pénétré dans Tripoli que par la trahison obtenue par les services secrets franco-britannique (tiens, comme pour Saddam Hussein à Bagdad et comme cela se passera dans le futur champ de bataille programmé par les Etats-Unis et traité par leurs satellites français et anglais). Il ne restait que l'hypothèse que la créature française parlait pour la France et exécutait un numéro conçu ailleurs mais essentiellement à Paris. On a vite compris que le roquet se gonflait de l'importance de son maître et que son maître nous avertissait que son chien suffirait pour amener l'Etat algérien à une plus grande souplesse de l'échine et à une plus grande soumission aux désirs de Paris, d'autant qu'on nous a fait savoir publiquement que le président français voulait ses cinquante milliards de dollars sur les cent quatre vingt que le gouvernement algérien a retenu pour son plan de relance économique. Il a fallu quand même qu'Alain Juppé se mette de la partie pour donner de la consistance à ces menaces. En rendant publique un entretien que le président algérien lui a accordé, il a réalisé deux choses.

Il a redit son mépris pour ses interlocuteurs algériens en rendant publiques des explications que notre ministre des Affaires étrangères n'avait pas à lui donner à propos des accusations des supplétifs de Benghazi sur une implication algérienne dans le convoyage de supposés mercenaires. Il veut ensuite dévaloriser ses vis-à-vis en suggérant que face à face ils n'en mènent pas large devant lui et tiennent un langage moins ferme qu'en public. Il veut comme l'a fait Coni Rice avant lui, nous dire que nos dirigeants tiennent un double langage. Notez que lors de cette épisode, la presse néo coloniale d'Alger avait sommé notre gouvernement de s'expliquer, en parfaite symbiose avec les insurgés de l'Otan et notez aussi que cette symbiose ne s'est pas démentie une seconde malgré les informations surabondantes sur le parcours et sur les convictions islamistes de ce CNT. Relisez cette partie de la dépêche dans laquelle, ce ministre français va au bout de sa morgue et de sa suffisance de supposé vainqueur d'une guerre de Libye qui a mobilisé vingt six grand pays et les flottes aériennes les plus importantes du monde pour vaincre un petit pays et réduire une armée qui les fait sourire de condescendance. Relisez : «Mais le ministre français des Affaires étrangères a franchi, ce jeudi 1er septembre, une nouvelle étape. Interrogé sur le soutien présumé de l'Algérie au régime de Kadhafi, il a déclaré sur la radio RTL : ''Je suis allé moi-même en parler au président Bouteflika qui m'avait assuré que l'Algérie ne donnait à la Libye qu'une aide humanitaire''». Avant de préciser : «J'espère que cela se vérifiera.» La réalité est que quels que soient les vrais propos de notre président, ce ministre des Affaires étrangères n'a aucun sens de l'honneur. Et ce n'est pas une question morale ni même une question de revanche pour un monsieur qui s'attendait à faire main basse sur l'Algérie en 1994 déjà. C'est le seul recours politique de puissances en déclin : la menace et l'abus de la supériorité militaire.

Juppé peut toujours suspendre l'épée de Damoclès sur nos dirigeants en promettant de vérifier. La réalité politique est que ses roquets n'ont pas suffi à effrayer et il est obligé de monter au créneau. La présence de l'Algérie à la Conférence du partage du gâteau libyen à Paris a renforcé ce sentiment des puissances de l'Otan que le gouvernement algérien est arrivé au bout des capacités de résistance. Cela explique peut-être que de Londres, le représentant du CNT exige des excuses et fait monter la pression sur nous. Nous nous demandions "mais qu'est-ce qui donne tant d'assurance à ces supplétifs et pourquoi parlent-ils comme s'ils avaient déjà de quoi agir" ? Une partie de la réponse nous est venue de Tunisie. Lisez plutôt ce morceau d'anthologie de la diplomatie secrète et du complot, n'en déplaise à notre presse néocoloniale «www.leaders.com» : «Libye : Tout n'a pas été encore révélé sur nos véritables relations avec le Conseil National de Transition. Nous l'avons reconnu dès le premier jour et c'est à sa demande pressante que nous ne l'avons pas annoncé afin de préserver certaines marges de manœuvres. Aucun effort n'a été épargné pour venir en aide à nos frères et nous acquitter du devoir de solidarité agissante, gouvernement et population, dans un magnifique élan de fraternité qui a ébloui le monde et conquis tous les Libyens. C'est là notre devoir, sans attendre quoi que ce soit. Je ne peux qu'être sidéré lorsque j'entends une jeune journaliste répliquer à un frère libyen qui loue l'attitude de la Tunisie lui rétorquer que la reconnaissance officielle du CNT a été tardive... Qu'en sait-elle au fait ? Ou encore, lorsqu'un autre journaliste demande où est notre part du gâteau ! De quel gâteau parle-t-il et de quelle part ? Ils n'ont rien compris.»

Quand Caïd Essebsi a passé cet accord secret ? Quand la France lui a refilé un prêt de 300 millions d'euros avec cette remarque perfide d'Alain Juppé que l'Algérie avait manqué de générosité avec 100 millions de dollars de prêt sans intérêt ? Mais on comprend mieux comment des blindés légers ont été «parachutés» sur le Djebel Nefoussa et comment les forces spéciales qataries et françaises ont pu faire un si intense travail à partir des frontières tunisiennes. Si on remet en place les informations les plus importantes de ces trois derniers mois, nous avons beaucoup d'éléments inquiétants. Contre toute logique géographique, le conseil de coordination du Golfe a intégré le Maroc. Cela veut dire tout de suite que la question du financement de l'armement de notre voisin et néanmoins adversaire résolu est résolue.

Au cours de sa dernière visite au Maroc, le ministre qatari des Affaires étrangères a rendu explicite le contenu de l'intégration du Maroc dans le Conseil du Golfe. Le Qatar s'opposera de toutes ses forces à toute menace sur l'intégrité territoriale du Maroc - Tindouf et Béchar, compris ? Il faut espérer que ce petit pays du Qatar est désormais pris au sérieux maintenant qu'on sait ses accords secrets avec Israël, avec la France et sa détermination à engager son argent et ses troupes sur des théâtres d'opération bien loin de son désert. Le rôle du Qatar en Libye et ses accords secrets avec Israël enfin connus viennent ajouter du sens et de la crédibilité à l'accord obtenu par BHL pour l'installation d'une base israélienne à nos frontières. Le succès américain serait immense. Les Etats-Unis auront trouvé la base de leur Africom en la faisant sous-traiter par la Libye «nouvelle» et par Israël. Les aveux d'un accord secret entre Tunis et Benghazi veulent surtout dire un accord contre l'Algérie et la volonté de lui cacher une information capitale sur ce qui se trame à ses frontières immédiates.

La sortie de Caïd Essebsi n'est pas anodine. Elle ajoute à la pression et à l'intimidation d'Alger désormais encerclé à l'Est, à l'Ouest, au Sud par la présence française en Mauritanie et miné de l'intérieur par une alliance laïco-islamiste inédite et inattendue pour la reconnaissance du CNT libyen. Les câbles Wikileaks nous avaient averti que laïcs et islamistes rivalisaient d'ardeur auprès de l'ambassade américaine. Nous n'avions pas compris que l'ambassade américaine les avaient enfin convaincus que leurs habits différents ne devaient pas leur cacher leur commun intérêt et leur commune vocation : travailler à la casse de l'Etat national «dictatorial par nature et par vocation» et agir pour le triomphe du libre échange. La démocratie qui nous a mené les «démocrates» à refuser les urnes en 1992, les amènera à embrasser les élus de 1992. Le secret nous est livré une fois de plus par la France.

Lisez un commentaire d'un article et le titre d'une dépêche : «Daniel 59, le 04/09/2011 à 09:51. Et pourquoi... nous n'aurions pas droit à une part du gâteau ? Nous avons contribué à la protection des populations libyennes et à l'initiative de notre président alors je ne serais pas du tout gêné que la France obtienne quelques avantages du nouveau gouvernement libyen, après tout nous avons pris des risques également... («www.lepoint.fr»). N'est-ce pas touchant, ce triomphe de la morale que pour gagner gros il faut risquer gros car c'est vraiment le gros lot : «Le marché de la reconstruction de la Libye est évalué à 200 milliards de dollars, estime le patronat français, qui espère une place de choix pour les entreprises françaises dans ce vaste chantier. (www.lexpansion.lexpress.fr) Ne croyez pas que ces propos soient le fait de gens sordides de l'industrie ou ceux du petit peuple. Au plus haut niveau, on justifie : «Le peuple libyen sait ce qu'il doit à la France». Etre français doit constituer un avantage psychologique en Libye, selon la mise au point sans complexe faite par le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Pierre Lellouche : «Le président de la République a pris des risques politiques et militaires, tout ça crée un climat où les responsables libyens, le peuple libyen, savent ce qu'ils doivent à la France». Et d'ajouter : «On ne va pas rougir de faire bénéficier nos entreprises de cet avantage.» Le miracle de marier dans un même élan démocratique laïcs et islamistes purs et durs tient à ce chiffre. Deux cent milliards de dollars rien que pour la France. Imaginez ce que peuvent ramasser les compradores du CNT.

 

Par Mohamed Bouhamidi

 

Source : LA TRIBUNE ONLINE

lundi, 12 septembre 2011

SARKOZY A MUSTAFA ABDUL JALIL: L'ALGERIE DANS UN AN, L'IRAN DANS TROIS!


SARKOZY ET ABDUL JALIL.jpg

Dans un article publié sur notre site Internet en langue arabe, intitulé « Sarkozy à Mustafa Abdul Jalil : l'Algérie dans un an, l'Iran dans trois », le journaliste Nidal Hamadé évoque les rôles respectifs des deux principaux alliés-acteurs des USA dans les événements au Proche-Orient (PO), à savoir la France et le Qatar !


Selon des sources françaises, citées par Nidal Hamadé sur une conversation qui a eu lieu entre le président français Nicolas Sarkozy et le Président du Conseil de transition de la Libye Mustafa Abdul Jalil, et ce à l'occasion de la visite de ce dernier en France, Sarkozy a affirmé à son hôte, qui se plaignait de l'Algérie : « patientez et vous verrez ce qui va se passer en Algérie dans un an et l'Iran dans trois ».

Des propos qui prouvent bien que ce qui se passe au PO actuellement, surtout après la révolte des Jeunes de l'Egypte, c'est-à-dite la chute du régime de Moubarak, est soumis à un agenda étranger à travers lequel les puissances occidentales « colonisatrices » veulent redessiner un PO à leur taille !

En effet, selon Nidal Hamadé, le timing des menaces françaises contre l'Iran et celui de la campagne virulente du Qatar contre la Syrie ne sont pas innocents !

Au contraire, non seulement, ils révèlent « l'alliance secrète qui lie la France et le Qatar, dans le monde arabe sous le parrainage des Etats-Unis », mais en plus ils interviennent après « l'échec de la visite de l'Emir du Qatar (Hamad Bin Khalifa Al-Thani) à Téhéran, et dont le rôle de simple courtier pour le compte de Washington était de faire parvenir à Téhéran une demande américaine de couvrir l'occupation américaine en Irak en acceptant sa prolongation pendant encore deux ans », en échange les USA promettent d'ouvrir des négociations sur tous les dossiers chauds de la région, y compris le dossier nucléaire », souligne Nidal Hamadé.

Or selon ce dernier, « la réponse de l'Iran à l'Emir du Qatar est la même que celle donnée aux Saoudiens à savoir que l'Iran ne couvrira pas la présence des forces américaines sur le territoire irakien, au contraire elle va défendre la position de ses alliés irakiens, en particulier le Premier ministre Nouri al-Maliki, qui exigent un retrait des forces américaines selon le délai fixé par la Convention américano-irakienne, c'est-à-dire l'année prochaine ».

Et donc, poursuit Nidal Hamadé : « Ce rejet de l'Iran a poussé la France et le Qatar, alliés exécutifs des Etats-Unis dans les crises du monde arabe à commencer par la guerre déclenchée contre la Libye puis les provocations contre la Syrie, à se départager les tâches : d'un côté l'émir du Qatar a lancé une virulente campagne contre la Syrie immédiatement après sa rencontre avec les responsables iraniens en concordance avec une campagne sans précédent menée par Al-Jazira qui a diffusé de fausses informations sur de prétendues manifestations monstres à Damas ! Informations démenties par la télévision syrienne qui pendant cinq heures a retransmis en direct des images des places de la capitale syrienne au même moment où al-Jazira et une autre chaîne satellitaire diffusaient leurs informations erronées ! »

Mais le Qatar ne s'est pas arrêté là.

« Sa campagne contre la Syrie s'est poursuivi au sein de la réunion de la Ligue arabe tenue au niveau des ministres des Affaires étrangères pour discuter le dossier syrien, et où le ministre des Affaires étrangères du Qatar (Hamad Bin Jassim) a exprimé des positions trop rigides contre la Syrie », selon Nidal Hamadé.

Pour ce qui est de la France, « le président Sarkozy s'est attaqué à l'Iran, au point de menacer la République islamique d'Iran de frappes contre ses sites nucléaires pacifiques », ajoute le journaliste !

A la lumière de ce qui a été dit, « il semble que la campagne ciblant seule la Syrie risque fort de s'élargir pour inclure l'Iran et ... l'Algérie : la première à cause de son programme nucléaire et sa position sur la présence américaine en Irak sans oublier son soutien aux mouvements de résistance dans les mondes arabe et islamique ; et la deuxième pour sa position envers la Libye en y provoquant de l'instabilité pour renverser l'actuel régime et assurer le retour de la France dans un pays riche en pétrole, en gaz et en uranium », souligne Nidal Hamadé !

« Sachant qu'il est impossible pour quiconque de lancer une guerre préventive contre l'Iran ou la Syrie, ce qui laisse l'Algérie exposée à toutes les éventualités », conclut le journaliste !


Nidal Hamadé est correspondant à Paris de Al-Manar, la chaîne du Hezbollah libanais.

 

In ALMANAR.COM


Source: COMITE VALMY

dimanche, 11 septembre 2011

TEMOIGNAGE: J'AI VU LA TRANSITION VERS LA PEUR A TRIPOLI


LIZZIE PHELAN.jpg

Par Lizzie Phelan

Avec ses collègues de TeleSur, de Russia Today, du Centre for Research on Globalization et du Réseau Voltaire, Lizzie Phelan (PressTV) est l'une des rares journalistes a avoir pris le risque de rendre compte de la réalité en Libye, à contre-courant de la propagande relayée par les médias dans les pays de la Coalition.

Extraite par le CICR de l'hôtel Rixos où elle était restée bloquée durant cinq jours, Lizzie Phelan livre ses premières impressions après la chute de Tripoli. Le danger, la mort et la peur règnent désormais dans la capitale de la « Nouvelle Libye », tandis que paradent l'OTAN et ses Collaborateurs.

 

Il n'est pas aisé, dans la fureur médiatique déclenchée par la chute de Tripoli et le renversement du gouvernement libyen, de trouver une analyse claire de la manière dont les choses se passent maintenant, sous le nouveau pouvoir. Après être restée cinq jours bloquée à l'hôtel Rixos avec 35 journalistes étrangers, j'ai eu du mal à croire que les rues que nous traversions étaient les mêmes que celles qui m'étaient devenues si familières pendant le mois que j'ai passé dans la capitale libyenne.

Les rues, avant si animées, où les familles allaient à la plage ou en venaient et se préparaient pour le dîner qui devait interrompre le jeûne de ramadan, étaient maintenant vides. Aux drapeaux verts s'étaient substitués ceux des rebelles, et les rares check points -occupés auparavant par des volontaires, hommes et femmes, c'est-à-dire par des voisins- avaient été remplacés par des check points installés tous les 100 mètres et surveillés maintenant par des tanks et des combattants, uniquement des hommes, qui portaient des armes sophistiquées fournies par la force militaire la plus puissante du monde : l'OTAN.

Les fiers jeunes libyens noirs qui avaient assuré la protection des quartiers qu'ils habitaient avaient disparus. Nous allions les revoir ultérieurement, acculés, prisonniers sur des pick-up, comme dans ces images que, dans les mois précédents, on ne pouvait prendre qu'à des endroits comme Bengazhi et Misrata. Ils sont victimes de la rumeur selon laquelle Kadhafi aurait recruté des mercenaires dans les pays subsahariens, allégation largement rejetée par les organisations de défense des droits de l'homme vu qu'aucune preuve n'a été fournie pour l'étayer. Mais, dans la nouvelle Libye, les noirs se trouvent, avec les membres des tribus les plus importantes [en termes de population], comme celles de Warfallah, Washafana, Zlitane et Tarhouna, parmi les populations que les rebelles soupçonnent d'apporter leur soutien a Mouammar Kadhafi, un crime qu'ils punissent de mort, sinon d'une manière pire encore.

Le convoi de la Croix-Rouge internationale dont nous faisions partie arriva finalement à l'hôtel Corinthian. Lors de mon précédent séjour, il y a un mois seulement, il n'y avait dans cet hôtel que deux ou trois gardiens armés à l'entrée. Cette dernière était maintenant bondée d'hommes qui brandissaient les armes envoyées par l'OTAN et le Qatar. Il ne restait du personnel qu'un petit groupe, débordé et épuisé.

J'y ai retrouvé plus tard quelques visages des Libyens dont j'avais fait connaissance, mais la douleur assombrissait leur regard. « Comment ça va ? », ai-je demandé à une employée. « Il est toujours dans nos cœurs », m'a-t-elle répondu. Quand nous avons finalement eu l'occasion de parler sans témoins, elle a fondu en larmes, ce dont elle s'est excusée. Elle m'a dit qu'il lui était impossible de se confier à personne d'autre. «  La Libye est comme notre mère, mais nous ne pouvons plus parler à notre mère ». Étant membre de la tribu des Warfallah et provenant de la région de Bani Wallid, elle savait que sa famille et elle-même risquaient d'être arrêtés à tout moment, uniquement en raison du soutien sans faille des Warfallah à celui qu'ils appellent leur « guide », Mouammar Kadhafi. Elle m'a dit : « À Bani Wallid on a toujours été des gens très fiers, généreux, humbles, dignes. Sous ce drapeau [qu'arborent les rebelles] du roi Idris, nous étions obligés de baiser les pieds du roi avant de pouvoir lui adresser un seul mot. Nous sommes revenus à ces temps-là ».

Elle a été une des nombreuses personnes qui m'ont conseillé de ne pas me faire remarquer et de partir au plus vite. J'avais été parmi les rares journalistes qui s'étaient concentrés sur les conséquences de la campagne de bombardements que l'OTAN avait déclenchée sur le pays et qui s'étaient efforcés de faire connaître la très forte participation aux marches populaires de soutien au gouvernement libyen ainsi que les conférences des tribus, faits qui indiquaient que ce gouvernement n'était pas aussi impopulaire qu'on essayait de le faire croire.

J'avais également essayé de dénoncer les liens des rebelles avec Al-Qaida, la même mouvance que l'OTAN combattait dans des pays comme Afghanistan. Depuis que les rebelles avaient reconnu que l'assassinat de l'ex-commandant rebelle Abdel Fattah Younès avait été le fait des groupes liées à Al-Qaida qui se trouvaient dans leurs propres rangs, la présence des extrémistes risquait de devenir de plus en plus évidente, tandis que le gouvernement libyen s'apprêtait à rendre publics des documents et des enregistrements téléphoniques qui démontraient l'implication d'Al-Qaida dans la crise et la manière dont l'Occident avait agi de connivence avec les membres de cette mouvance.

Or, après la chute de Tripoli, seul mon ralliement à la nouvelle Libye pouvait garantir ma propre sécurité, et mon amie Warfallah me pressait de rentrer dans mon pays et d'y faire connaître ce qui se passait [ici].

Alors que les combats faisaient rage sur les routes de l'intérieur du pays, ce qui les rendaient particulièrement dangereuses pour toute personne dépourvue de la protection des rebelles, ma seule possibilité de quitter la Libye consistait à traverser la Méditerranée.

Ce fut, pendant plusieurs jours, une possibilité quasi inexistante. L'agitation des rebelles, parmi lesquels des disputes éclataient régulièrement à l'hôtel sur qui était le véritable chef, s'étendait non seulement au trajet qu'il fallait franchir pour gagner le port et pouvoir quitter Tripoli, mais aussi à une très grande partie de la ville. Pendant quatre jours, on vint nous dire, plusieurs fois par jour -aussi bien à moi qu'à d'autres étrangers- que nous allions pouvoir partir. Et, à chaque fois, la personne qui avait approuvé le départ au port disparaissait ou était remplacée par un nouveau décideur.

À cause de l'existence de tant de groupes différentes, dont le Groupe islamique combattant en Libye, le Front national pour le Salut de la Libye et les divers groupes de déserteurs du gouvernement de Kadhafi, les forces occidentales -qui maintenant s'affichent ouvertement sur le terrain- semblent évoluer sur une terre qu'elles ne connaissent pas.

Au deuxième jour de mon séjour à l'hôtel Corinthian, trois Britanniques qui roulaient des mécaniques répétaient constamment que c'étaient eux qui étaient désormais en charge de la sécurité de l'hôtel. L'un d'eux m'a dit qu'il arrivait de Kabul, où « ça se gâte de plus en plus ». « Vous pensez qu'ici ça va devenir comme à Kabul ? », lui ai-je demandé. « C'est fort probable, avec tous ces groupes différents qui se disputent le pouvoir », m'a-t-il répondu.

Entre-temps, le nombre de vies humaines qu'a coûté la chute de Tripoli n'a reçu que très peu d'attention. Les derniers chiffres connus datent de la deuxième journée de combats à Tripoli. Le ministère de la Santé , encore en fonctionnement à ce moment-là, avait fait savoir que les pertes humaines, après 12 heures de combats et rien que dans la capitale, s'élevaient à 1 300 morts et 900 blessés. Le même ministère avait annoncé la veille plus de 300 morts et 500 blessés. Le total dépasse largement le chiffre de 1 400 personnes massacrées pendant l'attaque, qui avait duré deux semaines, de l'Opération « Plomb durci » déclenchée par Israël contre Gaza et qui avait soulevé une vague mondiale d'indignation.

Après les bombardements et les attaques des hélicoptères Apache sur le quartier le plus pauvre de Tripoli, et l'un des derniers à tomber aux mains des envahisseurs, celui de Abou Salim, des témoins oculaires ont rapporté qu'ils avaient pu voir des piles de corps qui jonchaient les rues. Un proche d'une personne dont on estimait qu'elle pouvait se trouver parmi les victimes fatales s'était rendu dans l'hôpital local, où il n'avait trouvé qu'un médecin et deux infirmières. De même que la grande majorité des travailleurs de la capitale, la plus grande partie du personnel de l'hôpital s'était enfui, se cachait ou avait peut-être été tué. Quand la personne en question avait voulu voir les cadavres, les gardiens lui avaient assuré qu'il n'y en avait aucun. Les proches des personnes portées disparues craignent donc que les corps n'aient été jetés dans des fosses communes dont les emplacements risquent de rester inconnus pour longtemps.

Ce bain de sang ne correspond nullement au discours sur une « Libye libre » où les civils sont « protégés ». Mais, dans une atmosphère si raréfiée par la volonté de contrôler le pays à tout prix, il est presque impossible que ceux qui se trouvent sur le terrain puissent faire preuve d'honnêteté par rapport aux images qui défilent devant leurs yeux, du moins tant qu'ils seront sur le territoire contrôlé par les rebelles.

Un jeune rebelle armé qui arborait le drapeau français sur son battle-dress m'avait demandé d'où je venais. « De Londres », lui ai-je répondu. « Ah, Cameron. Nous aimons Cameron », m'a-t-il dit avec un large sourire. Je me suis efforcée d'esquisser un sourire moi aussi. La moindre critique envers mon propre Premier ministre pouvait être perçue comme un signe de désaffection envers les nouveaux gouvernants de la Libye.

Sur le port, pendant que nous observions le bateau dont les victuailles qu'il transportait devaient être déchargées pour laisser la place aux passagers, un Italien commentait qu'ils étaient « comme des enfants qui dirigent une université » en voyant les nouveaux maîtres des lieux essayer de se servir des grues et des machines nécessaires pour activer la décharge des bateaux et le départ des bateaux.

On nous avait dit que le bateau ne pourrait probablement pas partir avant 5 ou 10 jours et que notre seule option pour le départ par voie maritime était un bateau de pêche long de 20 mètres , conçu pour accueillir uniquement 12 personnes et dépourvu de l'essentiel du matériel devant garantir une navigation sûre.

Quarante-trois personnes se sont préparées à embarquer. Le rebelle chargé de contrôler notre bateau vérifia nos papiers de manière répétée pendant 4 heures en insistant sur le fait qu'aucun Russe, Serbe ou Ukrainien ne serait autorisé à partir, pas plus qu'aucun ressortissant de Cuba ou de l'Équateur, pays dont les relations avec Mouammar Kadhafi avaient été trop bonnes tout au long de la crise.

Finalement, près de minuit, nous avons tous pu embarquer, à l'exception d'un Russe.

Tandis que le vacarme des tanks, les fusillades et l'odeur de la mort qui saturait l'air restaient de plus en plus loin derrière nous, ma mémoire évoquait la ville paisible, accueillante et sûre où j'étais arrivée.


Lizzie Phelan

 

In Axis of Logic (Venezuela, USA)

 

Source: COMITE VALMY

COMMEMORATION DU 11 SEPTEMBRE 2001: LA COMEDIE INTERNATIONALE CONTINUE

 

TOURS JUMELLES DU WORLD TRADE CENTER.jpg

Après que les Américains aient assommé la planète entière de 10 années de mensonges odieux, perpétré des tueries inommables et gratuites en Irak, en Afghanistan, au Pakistan et traité Ben Laden de tous les noms d'oiseaux à travers tous les grands médias du monde pour finir par le donner pour mort, que viennent alors faire Al Qaïda et Abdelhakim Belhaj, émir du GICL/AQMI (cliquer sur le nom pour lire l'article) dans l'offensive de l'Otan en Libye, aux côtés des forces spéciales coalisées de l'Occident contre ce pays digne d'Afrique?

ABDELHAKIM BELHAJ.jpg

Abdelhakim Belhaj, émir du GICL/AQMI


Honte aux Etats-Unis d'Amérique qui tuent leur propre peuple pour assouvir la cupidité d'un groupuscule d'ultralibéraux déjantés, magnats du pétrole et du trafic d'armes international!

 

Pour voir une vidéo fort édifiante, téléchargée des millions de fois dans le monde, qui met à nue la conspiration du 11 SEPTEMBRE 2001, et conçue par un jeune américain, cliquer:

 

ICI

 

DINDE Fernand AGBO