topblog Ivoire blogs

jeudi, 11 août 2011

PETROLE CONTRE NOURRITURE: LE QUAI D'ORSAY AU TRIBUNAL

LOGO TOTAL.jpg

Total et Charles Pasqua ne sont pas les seuls à être jugés pour avoir bénéficié des largesses du régime de Saddam Hussein. D’anciens diplomates de très haut rang seront aussi au tribunal. Une nouvelle illustration des errements de la fameuse politique arabe de la France.

 

Le groupe Total, son PDG, Christophe de Margerie, et l’ex-ministre Charles Pasqua se retrouveront l’année prochaine devant le tribunal correctionnel de Paris. Le 28 juillet, le juge d’instruction Serge Tournaire a décidé d’envoyer en correctionnelle 19 personnes physiques et une personne morale (Total) pour des malversations présumées dans le cadre du programme de l’ONU «Pétrole contre nourriture». Total est poursuivi pour «corruption active, complicité et recel de trafic d’influence» et Charles Pasqua pour «trafic d’influence et corruption passive».

Si Total et Charles Pasqua seront les accusés «vedettes» d’un procès qui s’annonce spectaculaire, les autres personnes renvoyées devant le tribunal méritent également qu’on s’intéresse à elles. C’est notamment le cas de deux diplomates de très haut rang: Jean-Bernard Mérimée, ambassadeur de France à l’ONU de 1991 à 1995 et Serge Boidevaix, ancien secrétaire général du Quai d’Orsay. S’ils étaient jugés coupables, cela serait sans précédent pour des diplomates sous la Ve République. Et c’est aussi la fameuse politique arabe de la France et ses dérives qui se retrouveront au tribunal après avoir été déjà bien discréditées par les révolutions et les révoltes populaires des derniers mois. Le Quai d’Orsay avait bien tenté, y compris par une pétition, de faire porter la responsabilité de son aveuglement sur le seul chef de l’État, mais les compromissions avec les régimes douteux sont une tradition qui remonte à plusieurs décennies.

Ainsi, parmi les multiples «amis» de la France au Moyen Orient, il y aura eu, entre autres, Hosni Moubarak, Mouammar Kadhafi, Ben Ali, Bachar el Assad, Rafic Hariri, Hassan II et… Saddam Hussein.

Pétrole contre nourriture

Le programme pétrole contre nourriture avait été mis en place entre 1996 et 2003 par l’ONU pour permettre à la population irakienne de moins souffrir de l’embargo imposé au régime de Saddam Hussein après la première guerre du Golfe. Il autorisait l’Irak à vendre tous les six mois pour deux milliards de dollars de pétrole. L’exportation des barils, l’utilisation des revenus et la distribution des vivres et des médicaments à la population irakienne étaient placées sous la supervision de l’ONU. Toutes les opérations financières passaient par un compte bancaire ouvert par les Nations unies à la BNP à New York. En fait, le système a été totalement détourné via des commissions occultes et des surcharges et a servi à Saddam à détourner du pétrole et de l’argent et s’acheter ainsi des amitiés et des soutiens, en Russie, à l’ONU et en France. Selon une enquête du Congrès américain et en ajoutant le pétrole de contrebande, plus de 10 milliards de dollars auraient été ainsi détournés par Bagdad.

Illustration: en juin 1995, Jean-Bernard Mérimée, ambassadeur de France à l’ONU, annonçait être très satisfait des progrès que l’Irak avait fait en matière de désarmement et voulait que les sanctions économiques contre Saddam soient levées immédiatement. Il n’a pas obtenu satisfaction mais s’est vu gratifier quelque temps plus tard d’une somme correspondant à 2 millions de barils de pétrole… par le même Saddam.

Prises de positions pro-irakiennes

Selon un rapport de la police judiciaire:

«La plupart des personnes physiques qui ont perçu ces allocations ont eu à véhiculer une image positive du régime irakien avec prise de position pro-irakienne en contrepartie d’allocations pétrolières accordées par les autorités gouvernementales irakiennes de l’époque.»

Serge Boidevaix est soupçonné lui de s’être fait attribuer, via la Suisse, l’équivalent de 32,6 millions de barils de pétrole irakien entre 1998 et 2002. Ce fonctionnaire a été au cœur de la diplomatie gaulliste à partir des années 1970 et presque toujours aux côtés de Jacques Chirac. Il a été directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères Michel Jobert (1973-1974) puis conseiller pour les affaires internationales au cabinet de Jacques Chirac à Matignon entre 1974 et 1976. Il fut directement impliqué dans la politique irakienne de la France, notamment sur la coopération nucléaire, la livraison de la centrale d’Osirak et les ventes d’armes menées par Jacques Chirac.

Il a été directeur de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient au Quai d’Orsay (1980-1982) et secrétaire général adjoint du ministère (1985-1986). En 1992, il est nommé secrétaire général du Quai d’Orsay, par Jacques Chirac, le plus haut poste de l’administration des Affaires étrangères. Il sera récompensé encore une dernière fois en 2002, juste après la réélection de Chirac, en étant nommé à la présidence de la chambre de commerce franco-arabe.

Enquête américaine

C’est après que les choses se sont gâtées. L’ONU, sous la pression américaine, notamment du Government Accountability Office (GAO), l’organe d’enquête du Congrès, est contrainte d’ouvrir en 2004 une enquête sur les détournements de l’opération pétrole contre nourriture. Elle est confiée à Paul Volcker, ancien président de la Réserve fédérale américaine, et ira jusqu’à mettre en cause Kojo Annan, le fils du Secrétaire général de l’ONU d’alors, Kofi Annan.

Le mécanisme fonctionnait dans les deux sens. Il permettait via l’attribution de droits à des barils de récompenser des amis du régime et permettait à ce même régime de détourner de l’argent. Des intermédiaires et des groupes pétroliers payaient en échange de la fourniture de barils des commissions anormales et des pots-de-vin aux entreprises et aux banques contrôlées par le régime de Saddam Hussein. L’Irak de Saddam possédait des milliers de comptes bancaires secrets un peu partout dans le monde.

Même si l’affaire remonte maintenant à plus de dix ans, le déballage l’an prochain devant le Tribunal correctionnel de Paris s’annonce douloureux pour les institutions de la République. On comprend pourquoi le parquet avait requis un non-lieu dans cette affaire.


Eric Leser, in Le Nouvel Observateur du 10 août 2011.

 

Source: IVORIAN.NET

KHADAFI RECLAME LE DEPART DE CAMERON

MOUAMMAR KADHAFI 3.jpeg

A malin, malin et demi. Kadhafi renvoie l'ascenceur à Cameron

 

Le régime de Mouammar Kadhafi, que Londres et ses alliés au sein de l'Otan s'efforcent de déloger, a appelé ce mercredi au départ du premier ministre britannique David Cameron affirmant qu'il avait "perdu toute légitimité" en raison des émeutes qui secouent le Royaume-Uni.

"Cameron et son gouvernement doivent partir après les manifestations populaires contre eux et la violente répression exercée par sa police contre ceux qui ont participé à ces manifestations pacifiques", a déclaré le vice-ministre libyen aux Affaires étrangères, Khaled Kaaim, cité par l'agence officielle Jana.

EMEUTES A LONDRES.jpg

"Cameron et son gouvernement ont perdu toute légitimité", a-t-il ajouté.
Selon lui, "ces manifestations montrent que le peuple britannique rejette ce gouvernement, qui tente de s'imposer par la force".

M. Kaaim a appelé "le conseil de sécurité et la communauté internationale à ne pas rester les bras croisés face à la flagrante agression contre les droits du peuple britannique".

La Grande-Bretagne est secouée depuis quatre jours par des émeutes nocturnes qui ont touché d'abord Londres puis plusieurs autres grandes villes.

EMEUTES A LONDRES 2.jpg

Les premiers troubles ont éclaté samedi dans la foulée d'une manifestation réclamant "justice" après la mort d'un homme de 29 ans tué par la police d'une balle dans la poitrine à Tottenham, un quartier du nord de Londres.

Le Royaume-Uni et la France sont les fers de lance de l'opération militaire de l'Otan contre les forces loyales à Mouammar Kadhafi, lancée à la mi-mars

 

Source : AFP, le 10 août 2011.

00:36 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Europe, Libye, Monde, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde, europe, afrique, libye, kadhafi réclame le départ de cameron | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 08 août 2011

ALERTE ENLEVEMENT: PATRICK ERIC MAMPOUYA DANS LES GEOLES DE MONSIEUR SASSOU A BRAZZAVILLE



ERIC PATRICK MAMPOUYA.jpg

Monsieur Eric Patrick Mampouya, Blogueur, militant anti-Sassou.


Eric Patrick Mampouya, blogueur de nationalité française, mais d'origine congolaise et anti-sassou, militant actif qui battait les pavés parisiens, lors des manifestations diverses pour le retour de la démocratie au Congo, a été arrêté à l'«aéroport international Maya-Maya de Brazzaville (Congo-Brazzaville)» ce dimanche à 4 heures du matin, après plusieurs années sans retour dans son pays.


Eric Patrick Mampouya a été emmené par des hommes armés et se trouverait actuellement entre les mains du Colonel N'Dinga. Il était parti au Congo pour passer ses vacances d'août et rencontrer les partis politiques de l'opposition locale. Voici en rappel, le message de Eric à quelques jours (dans sa livraison du 28 juillet 2011) avant son retour au Congo :


MEME PAS PEUR: JE SERAI AU CONGO AU MOIS D'AOUT


Je suis Patrick Eric Mampouya, je suis un militant politique très engagé pour la Restauration de l'état, des droits et de la république au Congo Brazzaville.

Membre d'« Amnesty international », je milite activement au sein de l'association « CODICORD (Coordination de la Diaspora Congolaise Pour la Restauration de Démocratie) » dont le siège est à Epinay sur Seine en France.

Je réside en France où je mène un «activisme effréné» en organisant des «manifestations», des «réunions», des «meetings» en salle ainsi qu'une «cyber guérillas» à travers le réseau mondial et mon Web-Site : «http://www.mampouya.com» contre le régime de Denis Sassou N'guesso et son système mafieux mais aussi contre toutes les personnes qui le soutiennent.

Avant qu'on me prête des intentions fallacieuses sur ma présence au Congo ou qu'on me bricole un motif quelconque pour entraver ma «liberté de mouvement et de parole», je tiens à préciser qu'à ce jour je ne fais l'objet d'aucune plainte ni poursuite judiciaire ou politique au Congo Brazzaville et en France. Tous mes «documents de voyage sont à jour (certificat d'hébergement, visas, carnet de vaccination, passeport etc....)».

Je suis ni inconscient ni fou ; j'aime et je tiens à la vie, je n'ai donc pas l'étoffe d'un héros et encore moins celui d'un « martyr ». Mon voyage au Congo n'est qu'une étape de mon « activisme ».

Le but essentiel de mon voyage est la rencontre avec toutes les personnes qui veulent « un autre Congo » ainsi que les forces de changement qui souhaitent s'organiser pour mettre en œuvre des stratégies efficaces de sortie crise pacifique afin d'instaurer dans notre pays une paix véritable qui ne repose pas sur la peur.

Toutes les personnes qui voudraient me rencontrer sont priés de contacter le Journal « Talassa » ou son Rédacteur en Chef Ghys Fortuné Dombé.

Etre Opposant est un « Droit Constitutionnel » au Congo Brazzaville. Dans une démocratie un opposant n'est pas un ennemi mais un adversaire politique ou un allié qui peut servir à faire progresser les idées et les  projets (quand les institutions fonctionnent correctement).

Dans sa « Loi fondamentale », le Congo Brazzaville adopte et intègre les principes fondamentaux proclamés et garantis par :

- La charte des Nations Unies du 24 octobre 1948;

- La déclaration universelle des Droits de l'homme du 10 décembre 1948;

- La charte Africaine des Droits de l'homme et des peuples du 26 juin 1981;

- Tous les textes internationaux pertinents dûment ratifiés relatifs aux Droits Humains;

- La charte de l'unité nationale et la charte des Droits et Libertés adoptées par la « Conférence Nationale Souveraine » le 29 mai 1991.

C'est donc muni du gilet Pare Balle que sont mes « droits fondamentaux » adoptés, proclamés et ratifiés par le Congo Brazzaville que je me rends avec confiance et détermination dans mon pays pour essayer de travailler avec toutes les personnes de bonne volonté qui souhaitent que le Congo Brazzaville redevienne un pays comme les autres.

Tous les Congolais doivent « Cessez d'avoir peur » pour exiger le « respect des droits fondamentaux » et des institutions de la République qui sont les seuls gage d'une paix véritable et du développement de notre pays. Depuis les indépendances le Congo Brazzaville est plongée dans un cycle infernal de crise politique, sécuritaire et humanitaire.

Cette grave crise trouve son origine essentiellement dans le refus obstiné des dirigeants du pays d'accepter et de respecter les Principes Démocratiques d'accession au pouvoir et de sa gestion ; la Démocratie ne se limite pas à l'organisation des élections....

Le Congo Brazzaville et sa population sont pris en otage par des dirigeants qui ne défendent pas les intérêts de la collectivité mais leurs intérêts particuliers et égoïstes.

Sans vision adaptée aux réalités objectives des Congolaises et des Congolais, ni projet économique et social de dimension nationale, beaucoup de politiciens, cadres administratifs et militaires du pays recherchent le pouvoir par tous les moyens y compris par la violence et la corruption. Une fois installés au pouvoir, ils se livrent à la prédation au détriment de l'intérêt général, et de la population dont le sort n'a fait que s'empirer d'année en année. Après un demi-siècle d'indépendance les dirigeants Congolais en sont encore à chercher des coupables et des boucs émissaires pour justifiés leurs échecs.

Ma modeste ambition est d'informer, de conscientiser, d'éduquer de lutter et de pousser à l'action pour la libération des populations du Congo Brazzaville car on ne peut soumettre indéfiniment un peuple instruit. Chers amis, chers compatriotes, le défi de notre génération est noble et ambitieux ; ce sont les peuples qui font l'histoire, la nôtre, nous avons l'obligation et le devoir de l'écrire parce que personne ne le fera pour nous.

C'est une obligation pour chaque génération d'essayer de faire mieux que la génération qui la précède.

C'est un devoir pour chaque Congolaise et chaque Congolais d'essayer de construire un pays libre, une « Nation digne et une République prospère, là où nos aînés ont faillis.

Ne nous sous estimons pas ; il nous suffit de vaincre nos peurs et nos égoïsmes pour que tout soit enfin possible, pour que notre pays devienne attractif et se développe enfin :

- Il n'y a pas de développement possible dans une ambiance délétère !

- Il n'y a pas de développement possible sans lois, règles et institutions respectées par tous !

- Il n'y a pas de développement possible sans un minimum de cohésion sociale !

- Il n'y a pas de développement possible sans un ordre social âprement discuté et négocié !

Celui qui prétendra le contraire est un fabulateur parce que le développement exige une adhésion de tous au projet ; ou tout au moins une participation raisonnée, il nous faut donc demander à certains de quitter leur obsession du profit à court terme qui casse en morceaux notre société, notre communauté, notre pays ...

Le système patiemment installé au Congo Brazzaville par les dirigeants actuels qui le pérennisent n'est ni réformable ni même améliorable, ce système écrase et détruit toutes les personnes intelligentes qui ont essayé de l'améliorer de l'intérieur ; il faut absolument rompre et changer de système.

Pour exiger le « changement », il nous faut reconstruire le « lien » entre « l'indignation et l'action », entre « le réalisme et la volonté ». Il nous faut arrêter les incantations, arrêter de nous positionner en donneur de leçons, et surtout arrêter de nous indigner sans nous donner les moyens concrets d'agir ; l'indignation sans action n'est bonne que pour se donner bonne conscience...

Il s'agit de notre devenir, de notre avenir et de celui de nos enfants que nous n'avons pas le droit de sous traités ; si notre génération n'y arrive pas, alors nos petits-enfants se battront contre les petits-enfants de ceux qui détruisent notre pays ; ce qui est triste comme perspective d'héritage.

Nos petites lâchetés quotidiennes pérennisent la misère et construisent les guerres de demain.
La République est notre voûte céleste, si elle s'effondre, nous serons tous écrasés...

Nous sommes le Congo !

Cessons d'avoir Peur !

Pour un construire un état de Droit au Congo !

«Chaque génération a le choix entre trahir ou accomplir sa mission»
Celui qui lutte peut gagner ! Celui qui ne lutte pas a déjà tout perdu !


Web-site d'Eric Patrick Mampouya: «http://www.mampouya.com».


Affaire à suivre ...


Source: NERRATI.NET

ANDERS BEHRING BREIVIK L'AUTEUR DU CARNAGE D'OSLO EST FRANC-MAÇON ET FILS DE PARENTS DIVORCES



BREIVIK FRANC-MAçON.jpg

Anders Behring Breivik , l'auteur du carnage d'Oslo du 22 juillet 2011, est un terroriste franc-maçon norvégien, il est aussi fils de parents divorcés.



A ce propos, nous vous proposons une tribune libre d'un lecteur du site «Contre-info» : «Le détraqué norvégien est un franc-maçon et fils de parents divorcés». Ce qui est passionnant, dans la façon dont les médias ont présenté les récents attentats norvégiens, c'est qu'on y voit, gros comme une maison, tous les préjugés de nos journalistes occidentaux.


1) Premier préjugé : L'anti-religion. S'il y a un attentat, c'est nécessairement la faute à la religion. Si ce n'est pas l'«islam», alors c'est le «fondamentalisme chrétien». La religion est la source de toutes les guerres et tous les terrorismes, chacun sait ça. On ne se soucie pas de savoir si le détraqué en question pratiquait réellement sa religion. On ne se demande même pas à quoi exactement il croyait (il n'invoque ni le «Christ», ni l'Évangile, ni la force de la prière, ni même le nom de «Dieu» !). Tout de suite, sans laisser aux téléspectateurs le temps de réfléchir, on met en avant sa qualité de «fondamentaliste chrétien» comme si c'est elle qui expliquait son acte... Le caricaturiste de Yahoo, Delize, en profite même pour mettre en cause un prêtre en soutane - catégorie très répandue, comme chacun sait, chez les «protestants» norvégiens...

2) Les grands médias trahissent également leurs préjugés par leurs silences. Pas un mot sur la «franc-maçonnerie», à laquelle appartenait pourtant le terroriste (exception : le «Nouvel Observateur» qui en fait timidement mention, au milieu d'un article). On évite également d'indiquer que ce jeune homme se déclarait «pro-Israël» et «pro-homosexuel». Bref, on respecte les «grands lobbyes».

3) Mais il est un autre silence très révélateur : aucun journal ne s'est demandé si un homme aussi manifestement perturbé avait grandi dans une famille normale, entre ses deux parents. Pour expliquer son acte, les médias pensent immédiatement à la religion, éventuellement aux jeux vidéo, mais pas du tout à son environnement familial ! On apprend seulement par hasard, par «Le Figaro», voir  ICI, que ses parents ont divorcé peu après sa naissance, que son père (qui vit en France) s'est vu refuser le droit de garde, et que, il y a quelques années, ce même père a fait la sourde oreille quand son fils a essayé de le recontacter.

Pour la presse officielle, c'est une situation tout à fait normale, qui ne mérite même pas d'être évoquée quand on essaie de comprendre le geste insensé du tueur (qui, parenthèse, a tiré sur des membres du «parti travailliste», alors que ses deux géniteurs avaient appartenu à ce parti... Tiens, tiens...).

- Comme si, en France, le sujet du «divorce» était, à son tour, devenu tabou.

- Comme si l'on ne pouvait même plus énoncer cette évidence : qu'il n'est pas naturel pour un enfant d'être écartelé entre ses deux parents, et que cela risque d'affecter son développement affectif et psychologique. (Selon les médias, le tueur, plus que trentenaire, vivait encore en célibataire, chez sa mère. Ce n'est pas un signe non plus, ça ?).

Bref, pour le «monde moderniste», le «divorce», c'est normal.


Appolinaire Noël KOULAMA


Source : NERRATI.NET

COTE D’IVOIRE: HUMAN RIGHTS WATCH «DEÇUE» DE OUATTARA


ADO ET SES COM-ZONES.jpg

L’organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé, dans un nouveau rapport publié vendredi 05 août 2011, les récentes promotions dont viennent de bénéficier certains officiers supérieurs fortement soupçonnés d’être impliqués dans de graves crimes en Côte d’Ivoire.

 

« Les promotions dont viennent de bénéficier en Côte d’Ivoire deux officiers supérieurs fortement soupçonnés d’être impliqués dans de graves crimes suscitent de sérieuses inquiétudes quant à la réalité de l’engagement du président Alassane Ouattara à mettre fin à l’impunité et à rendre justice aux victimes », ecrit HRW dans son rapport, précisant que le nouvel homme fort d’Abidjan n’honore pas sa promesse d’instaurer une justice impartiale.

Pour rappel, des chefs de l’ex-rébellion ivoirienne, qui ont contribué à porter Ouattara au pouvoir, ont été officiellement affectés dans la nouvelle armée nationale, le 03 août dernier. Dans la liste apparaissent des officiers régulièrement accusés depuis 2002 d’exactions par l’ONU ou par des ONG.

Le Commandant de Zone (« Com-zone ») Ousmane Chérif, le plus proche de Ouattara, prend le poste de commandant-en-second du Groupe de sécurité de la présidence de la République, pendant que plusieurs rapports indiquent que ce dernier est gravement impliqué dans des actes d’exécutions extra-judiciaires contre des pro-Gbagbo.

Martin Fofié Kouakou, mis en cause par le Conseil de sécurité de l’ONU depuis 2006 pour violations des droits humains et du droit humanitaire international, devient le commandant de la ville de Korhogo.

Le directeur de la division Afrique à Human Rights Watch, interrogé sur la question à indiqué que : « Le gouvernement Ouattara avait promis à plusieurs reprises de rompre avec le passé, époque pendant laquelle les forces de sécurité étaient au-dessus de la loi. Et pourtant, plutôt que de créer une armée susceptible de respecter l’État de droit, M. Ouattara a décerné des promotions à des hommes qui étaient à des postes de commandement lorsque des atrocités étaient commises et qui devraient faire l’objet d’enquêtes au lieu de recevoir des récompenses ».

Si les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo ont été tenus responsables de crimes en Côte d’Ivoire après l’élection présidentielle du 28 novembre, toutes les organisations internationales présentes dans le pays s’accordent sur l’existence de massacres d’envergure contre des proches du président déchu et commis par les forces d’Alassane Ouattara, lors de leur offensive fin mars sur Abidjan.

Selon un quatrième rapport publié par Amnesty International sur la Cote d’Ivoire depuis le début de l’année, les exactions commises par les forces pro-Ouattara n’ont pas cessé avec l’arrestation du rival Gbagbo. L’organisation met en lumière le climat de terreur que fait régner le clan des vainqueurs : Vols, incendies, viols, exécutions sommaires…


Source: AFRISCOOP.NET

vendredi, 05 août 2011

LA LIBYE DEVALISEE

SARKOZY-LIBYE 2.jpg

Devant la crise qui frappe les Etats-Unis, quelqu'un vient de dire que la seule valeur de l'argent est la confiance qu'on lui accorde. Il traduit en peu de mots les appréhensions qui taraudent ceux dont les intérêts sont plus ou moins engagés avec ce pays, qui vit à crédit et au-dessus de ses moyens, depuis plus de vingt ans. Une autre appréhension devrait être à l'ordre du jour, elle concerne les avoirs placés dans les pays occidentaux. Ce qui est arrivé au peuple libyen est un précédent à méditer. Contre toutes les règles de droit, des pays l'arme à la main l'ont dépouillé de son argent. Un acte passible de sanction judiciaire, depuis que la propriété privée a été instituée.

Ces gangsters ont d'abord décidé que les comptes étaient gelés. Ils ont ensuite désigné des sous-traitants, selon on ne sait quel principe, comme ses " représentants légitimes ", sans le consulter et sans écouter sa colère qu'il exprime quotidiennement et que leurs médias ignorent. Tel que prévu, les sous-traitants viennent de recevoir une partie des fonds "débloqués ". On ne sait pas la procédure exacte qui permet à quelqu'un de donner un tel ordre sur quelque chose qui ne lui appartient pas. On ne comprend pas comment une banque peut obéir à quelqu'un d'autre qu'à son client, propriétaire légal et légitime du compte.

Le drame est que personne ne bouge. Aucun pays ne s'est insurgé contre un tel braquage. En fait les puissants savent qu'on n'osera pas toucher à leurs sous et les plus faibles n'osent pas. Le monde est pour la première fois sorti de son hypocrisie et la loi du plus fort n'a plus besoin de subterfuges pour s'exercer. Nicolas Sarkozy vient de donner 259 millions de dollars à la bande de Benghazi, qui ne donne pourtant pas entière satisfaction en matière d'image " démocratique ".

MOUAMMAR KADHAFI.jpeg

Elle vient d'ailleurs de liquider le prétendant le plus plausible au trône. Dans le cas, bien sûr, où le peuple libyen se laisserait faire. Ce qui n'est pas du tout dans son programme, à court, moyen ou long terme, ni jamais. C'est pour cela que se posera un problème quand il demandera de lui restituer l'argent qu'on lui a volé. Et puis, il y a une question qui se pose d'elle-même, quand on se place dans la logique des gangsters. La bande de Benghazi, élue à la tête des Libyens dans un acte de banditisme, devrait faire valoir ses prérogatives directement et ne pas laisser faire quand il s'agit de gérer les comptes devenus siens. A moins que sa " légitimité "  inaugure un nouvel ordre mondial basé sur des " élections " de bandes affidées du même type, là où c'est possible et où il y a des richesses à prendre, chez les plus faibles.

On sait déjà que les pays africains de la zone franc sont dans l'obligation de déposer 50% de leurs réserves de change auprès du trésor français. Aller plus loin dans ce système et l'élargir est donc du domaine des éventualités qu'on ne peut écarter. Comme cette éventualité que la crise systémique n'a pas d'autres alternatives que l'effondrement ou la prédation. Tant que c'est encore possible, même virtuellement, nous allons assister à un regain de férocité des " grandes démocraties ". Le temps presse et les périls montent à l'intérieur de leurs frontières. Sauf si les Libyens refroidissent définitivement leurs ardeurs guerrières.

 

Par Ahmed Halfaoui

 

Source : LES DEBATS.COM

jeudi, 04 août 2011

A CONTRE-COURANT DE L'HISTOIRE

OBAMA-OUATTARA.jpg

Si l’on en croit les idéologues officiels du régime Ouattara, la Côte d’Ivoire devrait se réjouir comme un seul homme. Et pour cause: notre bien-aimé Chef d’Etat est allé aux Etats-Unis où il a rencontré – accompagné de trois autres de ses pairs francophones, avec qui il était convié au sommet du G8 – Barack Obama. Dans le bureau ovale! Des “pluies de milliards”viendront donc du pays de l’oncle Sam. Elles nous sauveront de nos propres turpitudes, notamment de la faillite programmée de notre économie, elle-même liée à neuf ans de guerre sauvage pour le pouvoir et à la destruction systématique de l’outil de production national par qui nous savons.

 

Sauf que… il y a un hic ! Le président de la première puissance mondiale a reçu ses homologues africains alors qu’il était tourmenté lui-même par une question qui angoisse toutes les places du marché du monde développé. Celui du “plafond de la dette” américaine. Les parlementaires américains s’étripent autour de cette thématique. Les Démocrates veulent que le montant maximum de l’endettement américain, déjà relevé huit fois en dix ans, remonte encore. Ce n’est en effet qu’en “prenant crédit” que l’Etat central peut payer ses différentes charges. Les Républicains, adversaires d’Obama, exigent qu’en contrepartie, des économies substantielles soient faites – que certaines dépenses, notamment sociales, soient annulées. Cette polémique – qui se règlera sans doute dans les heures qui viennent – témoigne en tout cas de l’état économique des Etats-Unis. Elle montre la première puissance mondiale telle qu’elle est. Une nation financièrement essoufflée, tenue en laisse par ses créanciers – notamment les très économes Chinois, premiers détenteurs des bons du Trésor américain.

En gros, ceux qui nous prêtent de l’argent en empruntent eux-mêmes massivement auprès de pays plus liquides. Nos “sauveurs” cherchent eux aussi à être sauvés. L’Occident est en crise. Et si les Européens ont tout mis dans la balance pour que la Française Christine Lagarde succède à Dominique Strauss-Kahn, c’est parce qu’ils espèrent que l’institution sera plus compréhensive envers ceux d’entre eux qui “mériteraient” un programme d’ajustement structurel aussi violent que ceux auxquels l’Afrique a été soumise. La Grèce, puis le Portugal, puis l’Espagne… et demain l’Italie ou la France?

Sur le “vieux continent”, l’effet contagieux de la “misère du monde” va du Sud vers le Nord. Avec d’autres indices, il témoigne d’un changement des équilibres économiques mondiaux. Au détriment de l’Occident. Au profit des pays émergents que sont la Chine, l’Inde, le Brésil et dans une moindre mesure la Russie et l’Afrique du Sud. Les Ivoiriens, aveuglés par leurs querelles autochtones, ne peuvent pas ne pas voir ce mouvement de fonds mondial. En réalité, la guerre que nous avons vécue et la reprise en main brutale qui va jusqu’à l’installation à la Présidence d’un conseiller économique français chargé officieusement d’orienter au “bon endroit” un peu de “gras”, témoigne de la tentation occidentale d’instrumentaliser la seule supériorité intangible qui lui reste – la supériorité militaire – pour se faire “respecter” dans la jungle des échanges économiques internationaux. Et pour garder quelques marchés captifs. L’invasion de la très lucrative Libye, sous le faux nez d’un Conseil National de la Transition (CNT) fantoche, relève de la même logique implacable.

Le temps d’Houphouët-Boigny ne reviendra donc jamais. La Françafrique traditionnelle a prospéré pendant l’époque des “trente Glorieuses”. Elle était une relation de sujétion stratégique entre un pays riche ayant encore les moyens de sa politique et un “dominion” sous-peuplé et doté de richesses encore inexploitées. Aujourd’hui, nous avons en face de nous les responsables politiques de nations déclassées qui doivent résoudre leurs problèmes chroniques de dette et de compétitivité, et qui veulent se rassurer en faisant des “coups” vite rentabilisés. Or, pour créer les conditions d’une croissance qui peut relever le défi de notre poussée démographique, il nous faut autre chose que des “grands-frères” voulant nous recoloniser pour s’en sortir eux-mêmes.

La Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara, qui assume jusqu’à la caricature sa sujétion à la “communauté internationale” occidentale, va clairement à contre-courant de l’Histoire. L’Afrique doit aujourd’hui relever le défi de la stabilité de ses Etats – ceux qui nous dirigent actuellement n’ont cessé de déstabiliser l’Etat quand ils étaient dans l’opposition et s’appuient aujourd’hui sur leur statut de “chouchous” de l’Occident pour refuser de faire les gestes qui renforceront la cohésion nationale. Donc, forcément, la solidité des institutions.

L’Afrique, convoitée pour ses richesses, doit se battre pour sa souveraineté, seule gage de multipartenariats fructueux pour elle. Parce qu’il bénéficie pour l’instant du soutien de la France, Alassane Ouattara réclame le maintien du 43ème BIMA jusqu’à prétendre, devant des journalistes français, que l’Algérie – où l’Occident mène la guerre contre les Islamistes – est à nos portes. Les choses sont pourtant claires. A ce moment précis de l’évolution de l’histoire, un dirigeant africain ne peut à la fois enrichir son peuple et complaire à l’Occident. Il faut choisir. Alassane Ouattara a choisi, et son choix est connu de tous. Nous lui souhaitons bien du courage.


Théophile Kouamouo


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

LIBYE – LE DRAPEAU VERT FLOTTE SUR BENGHAZI

DRAPEAU LIBYEN.jpg

Bon ramadan à tous !

Tous les médias sans exclusive vous disent que les renégats de Benghazi ont mené, hier, un raid meurtrier contre un groupe pro-Kadhafi à Benghazi. Balivernes. Il n’en est rien. La vérité est ailleurs. Il s’agit plutôt de dissensions persistantes au sein du Conseil national de transition (CNT). En réalité, le peuple de l’est, favorable aux petits d’esprits qui ont cru qu’en prenant les armes, ils allaient faire tomber le « tigre de papier » aka Mouammar Kadhafi, selon la dialectique de Moustapha Abdeljalil, le chef du CNT, se rebiffe.

Hélas, le peuple de l’est de la Libye, qui croyait que ces soldats de pacotille allaient leur apporter le bonheur, se rend bien compte qu’il vit sous la terreur et ne comprend pas pourquoi la « liberté » qu’on leur a promis n’arrive toujours pas. Au contraire même, le régime d’épouvante qui l’assaille et de loin pire que le précédent. Du coup, il s’élève contre l’oppression instituée par le CNT. Pour peu qu’on dénonce ses méthodes, la direction qui serait l’institution qui apportera la démocratie à la Libye, ordonne directement votre liquidation.

Les éditocrates de nos médias « meastream » ne parlent plus de la Libye. Sarkozy qui sera à Cap Nègre cet après-midi après le dernier Conseil des ministres avant les vacances, ne dira rien sur la Libye alors que Benghazi s’enfonce crescendo dans l’horreur. Désormais, tout le monde a peur de tout le monde. Quand les médias parlent de pro-Kadhafi, il s’agit simplement de ceux qui s’élèvent contre le CNT. Mais, personne ne vous dira que les rues de Benghazi ne fleurissent plus de drapeaux français. Le flambeau de la rébellion et/ou royaliste, un détail qu’oublie volontairement de préciser les clowns de Benghazi, n’est plus aussi présent. A nouveau, le drapeau vert, le drapeau de la vraie Libye, et non celle de la traîtrise, flotte. Il fait un retour spectaculaire et Mouammar Kadhafi doit boire du petit lait.

CARTE LIBYE.jpg

Les kadhafistes sèment la terreur à Benghazi ? Les heurts d’hier dans la ville étaient-ils réellement entre pro-Kadhafi et renégats ? Que nenni. C’est l’ultime subterfuge pour se sortir du pétrin dans lequel se sont mis les supports de la rébellion. Mais, ce n’est pas seulement à Benghazi que des pans entier de la population font à nouveau de leur étendard, le drapeau vert. Des manifestations sont signalés à Al Baïda, (ville de naissance du renégat en chef Moustapha Abdeljalil) ou même à Tobrouk où, les marcheurs brandissent encore et toujours le drapeau vert. Cherchez l’erreur ! L’est libyen n’est même pas encore aux mains de anti-Kadhafi, leur bastion soit disant mais, les médias ne cessent de nous parler de l’avancée de ceux-ci vers Tripoli. Fichtre.

Actuellement, excusez du peu, de nombreux lieux, des tribus, les plus importantes, se lèvent comme un seul homme  contre l’oppression des pseudo rebelles dans l’est libyen. Les cas les plus significatifs viennent de Benghazi ou, les quartiers de Hailkish et de Haísalama, ont complètement orné leurs maisons de la bannière verte. Mais qui a dit que l’avenir de la Libye se conjugue sans Kadhafi ? Et de quel droit d’ailleurs ?


Allain Jules

 

Source : ALLAIN JULES.COM

lundi, 01 août 2011

IMPERIALISME HUMANITAIRE: L'OTAN BOMBARDE LES EMETTEURS DE LA TELEVISION LIBYENNE

 

L'OTAN EN GUEREE CONTRE KADHAFI.jpg

Alors que la rébellion libyenne accuse le coup après l'assassinat du général Abdel Fattah Younès, l'Otan a voulu "réduire le colonel Kadhafi au silence" en bombardant, dans la nuit de vendredi à samedi, trois émetteurs de la télévision libyenne. Par Dépêche (texte).


AFP - L'Otan a annoncé samedi avoir mené une série de frappes de précision contre trois émetteurs de la télévision libyenne afin de "réduire le colonel Kadhafi au silence".

"Il y a quelques heures, l'Otan a réalisé des frappes aériennes contre trois centres émetteurs satellitaires de la télévision libyenne (...) avec l'objectif d'empêcher le colonel Kadhafi de l'utiliser pour intimider et inciter à mener des actes de violences contre sa population", a expliqué l'Alliance dans un communiqué.

"Ces frappes ont utilisé des bombes guidées", a précisé le porte-parole de l'Otan, le colonel Roland Lavoie.

"Nous sommes en train d'analyser les résultats", a-t-il ajouté.

"Notre intervention était nécessaire car la télévision est utilisée par le régime pour opprimer les populations civiles. Kadhafi se sert de ses interventions télévisées pour instiller la haine entre les libyens et mobiliser ses partisans", a accusé le porte-parole de l'Otan.

LIBYE EXPLOSION.jpg

"Conformément à notre mandat qui vise à protéger les populations civiles, nous avons dû agir. L'opération a été soigneusement préparée pour éviter de faire des victimes et avec l'intention de ne pas détruire toutes les infrastructures de la télévision libyenne", a-t-il indiqué.

"Les frappes ont ciblé ces antennes satellitaires pour réduire la capacité du régime d'opprimer la population sans priver les Libyens des infrastructures de la télévision qui seront nécessaires après le conflit", a conclu le porte-parole dans son communiqué.

Au moins une dizaine d'explosions, puissantes mais lointaines ont été entendues vendredi peu après 22 heures (20H00 GMT) depuis le centre ville de Tripoli, a constaté un journaliste de l'AFP.

Entre 1H00 et 2H00, de nouvelles explosions ont été entendues, notamment dans le secteur de la résidence du colonel Mouammar Kadhafi, au centre de Tripoli, faisant trembler l'hôtel abritant les correspondants de la presse internationale, pas loin de la résidence.

Un bandeau de la télévision libyenne a indiqué que "Tripoli est actuellement la cible de raids de l'agresseur colonianiste croisé", en allusion à l'alliance atlantique.

Un animateur de la télévision Al-Jamahiriya a précisé par la suite que le siège de la télévision libyenne avait été touché par les raids, sans autre précision.


Source: FRANCE 24.COM

LA FRANCE N'A PLUS LA COTE EN AFRIQUE

PALAIS DE L'ELYSEE.jpg

Violemment dénoncée dans la presse, de plus en plus vilipendée par la société civile, la cote de la France est en chute libre en Afrique. Retour sur un phénomène qui a véritablement commencé au début des années 90 et qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Roland Désiré Aba’a est un jeune fonctionnaire gabonais. Il est membre du Conseil économique et social (CES). Le 14 juillet, il a entamé à Libreville, la capitale, une grève de la faim sur la place publique, pour dénoncer la mainmise de la France sur son pays:

«Si la perte de ma vie peut contribuer à démontrer aux yeux du monde que le Gabon est confisqué par la France, je descendrais heureux dans ma tombe.»

Le 14 juillet est une date symbolique: c’est la fête nationale française.

Plus précisément, Roland Désiré Aba’a formule trois exigences pour solder les «préjudices causés à son pays par la France»: l’annulation totale de la dette extérieure du Gabon vis-à-vis de Paris, le démantèlement de toutes les bases militaires françaises au Gabon, et la renégociation des accords qui lient les deux pays. Soutenu par des ONG locales, son combat commence à émouvoir un nombre croissant de ses concitoyens.

Un fait inédit au Gabon

Sans en exagérer la portée, cette mise en cause spectaculaire de la France au Gabon est un fait inédit. Le pays fait en effet partie du club fermé des meilleurs amis de la France en Afrique. Jusqu’à son décès en juin 2009, Omar Bongo Ondimba qui l’a dirigé pendant quatre décennies était considéré comme le bras droit de Paris, après le décès en 1993 de Félix Houphouët-Boigny, le premier président de la Côte d’Ivoire.

Tumba Alfred Shango Lokoho, originaire de République démocratique du Congo enseigne l’histoire des civilisations et la géopolitique africaines à l’université Sorbonne Nouvelle, à Paris. Pour lui, c’est le signe que l’élection présidentielle controversée d’août 2009 reste encore en travers de la gorge de beaucoup de Gabonais.

Avec un peu plus de 42% des suffrages, Ali Bongo, ostensiblement soutenu par Robert Bourgi, l’un des conseillers occultes du président français Nicolas Sarkozy, avait été déclaré vainqueur. Succédant ainsi à son père Omar Bongo Ondimba à la tête de ce petit «émirat pétrolier» d’Afrique centrale.

«Le monde a changé. On le voit bien avec ce que l’on appelle le printemps arabe. C’est une question de génération. Aujourd’hui, les jeunes sont informés par la télévision, Internet et les téléphones portables. Ils connaissent davantage le monde et aspirent à voir évoluer les sociétés dans lesquelles ils vivent», explique Philippe Hugon, spécialiste de l’Afrique et directeur de recherches à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris).

Le sentiment antifrançais ne se cache plus

Le Gabon vient ainsi à son tour grossir les rangs des pays africains où un sentiment antifrançais va crescendo. Et qui transparaît de plus en plus au travers d’éditoriaux au vitriol de la presse africaine. Celle-ci saisit la moindre occasion pour tirer à boulets rouges sur le «pays des droits de l’homme». Après la chute de Laurent Gbagbo, les journaux qui le soutenaient s’étaient déchaînés contre la France, qu’ils ont accusée d’avoir chassé leur champion du pouvoir et installé à sa place Alassane Ouattara. Ils ne sont plus seuls à vouer Paris aux gémonies.

«Après avoir participé au défilé militaire du 14 juillet, aux côtés de Nicolas Sarkozy, François Fillon s’est envolé pour une tournée en Afrique. S’agissant de la Côte d’Ivoire, cette visite prend l’allure d’un service après-vente», a persiflé le journal burkinabè l’Observateur Paalga dans sa livraison du 15 juillet dernier.

Et d’enfoncer le clou: «Après Abidjan, cap sur Libreville, un autre pion important du pré carré français. A défaut du fou pressé, pardon, du sous-préfet [Nicolas Sarkozy, ndlr], c’est Fillon le garde-cercle qui fait le tour des pâturages les plus luxuriants de son domaine.»

La Nouvelle Tribune, un quotidien béninois n’était pas en reste:

«Mensonges politiques. Mensonges diplomatiques. C’est ce qu’il s’est empressé au lendemain de la célébration de la fête nationale française de venir servir aux Africains. Pourtant, à l’exception du Ghana, par les destinations qu’il a choisies pour sa tournée africaine, le Premier ministre français a laissé entrevoir la contradiction entre ses discours et ses actes».

Du 14 au 17 juillet, le chef du gouvernement français s’est rendu en Côte d’Ivoire, au Gabon et au Ghana.

La France enchaîne les maladresses

Au début des années 90, après la chute du mur de Berlin, un vent de démocratie venu de l’Europe de l’Est avait déferlé sur l’Afrique subsaharienne. Une occasion saisie par l’intelligentsia africaine pour fustiger la Françafrique, cette relation complexe et ambiguë faite de raison d’Etat, de lobbies et de réseaux politico-affairistes entre la France et ses ex-colonies africaines. Et qui s’est souvent traduite par le soutien de Paris à des régimes peu recommandables et à la légitimité discutable.

Le reste des populations africaines a emboîté le pas à ses élites au début des années 2000, lors des crises au Togo et en Côte d’Ivoire. Mais jamais la mise en cause de Paris n’a été aussi forte et spectaculaire qu’aujourd’hui.

Le paradoxe, c’est que cette dégradation sans précédent se produit avec le président Nicolas Sarkozy, qui avait promis d’en finir avec la Françafrique. De fait, il a esquissé une timide réforme des accords de défense et de coopération militaires tant décriés entre Paris et ses alliés africains, histoire de les rendre «plus transparents et plus modernes».

Le problème, c’est qu’il a commis quelques bévues qui ont totalement annihilé ces petits pas dans la bonne direction. La plus spectaculaire aura été le discours qu’il a prononcé le 26 juillet 2007 à l’université Cheikh Anta Diop à Dakar (Sénégal) dans lequel il a affirmé que «le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire».

«Une véritable catastrophe, qui prouve d’ailleurs une totale méconnaissance de l’Afrique de sa part. D’autant qu’il l’a prononcé devant des historiens sénégalais qui comptent parmi les meilleurs en Afrique et dans le monde. L’intervention militaire de la France en Libye sans que la diplomatie française se soit concertée avec l’Union africaine a été une maladresse de plus», indique Philippe Hugon.

Autre impair grossier de la part du locataire de l’Elysée, la poignée de main entre Karim Wade, le fils du chef de l’Etat sénégalais et le président américain Barack Obama lors du sommet du G8, le 27 mai dernier à Deauville, dont il a été l’initiateur. En Afrique en général et au Sénégal en particulier, elle a été perçue comme une preuve supplémentaire de la préparation d’une «succession dynastique» avec la complicité active de l’ancienne puissance colonisatrice.

«Les Africains entretiennent avec la France une relation d’amour-haine empreinte d’une certaine schizophrénie, tempère Tumba Alfred Shango Lokoho.

Dans le fond, ils ne la détestent pas vraiment. Avec elle, ils se comportent en amoureux très exigeants. Ils veulent qu’elle soit parfaite et ne lui pardonnent pas la moindre incartade. Quand elle prend ses distances, ils le lui reprochent. Et quand elle s’intéresse d’un peu trop près à leurs affaires, ils s’en émeuvent», analyse-t-il.

Une relation amour-haine

Depuis leur indépendance en 1960, les liens entre Paris et ses anciennes colonies sont en effet très complexes. La France n’est jamais tout à fait partie du continent noir. L’idée du général de Gaulle était simple: donner l’indépendance aux Africains puisqu’ils la réclamaient, tout en continuant à contrôler les matières premières dont regorge leur continent. Une politique poursuivie sans état d’âme par ses différents successeurs.

«Pendant très longtemps, Paris s’est très fortement engagée en Afrique, par le biais d’accords bilatéraux, dans toute une série d’opérations très importantes y compris militaires, pour défendre son pré carré.

Elle dépensait sans compter dans la mesure où il s’agissait d’octroyer des aides à des entreprises françaises. D’autant qu’elle était sûre de bénéficier d’un retour sur investissement à travers les bénéfices engrangés par ces dernières», a confié en avril 2010 au magazine panafricain Continental Jean-Pierre Dozon, anthropologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et spécialiste de l’Afrique.

Lorsqu’il a été élu pour la première fois président de la République, le socialiste François Mitterrand avait promis de mettre fin à cet héritage encombrant de plus en plus dénoncé par nombre d’Africains. Une promesse qui n’a pas fait long feu. Pire, c’est même sous son mandat que la France a connu l’une des pages les plus noires de son histoire en Afrique, lorsqu’elle a apporté, entre 1990 et 1994 au Rwanda, son soutien au régime hutu qui allait planifier et mettre en œuvre le génocide.

«La France a commis et commet encore des erreurs en Afrique. Mais attention à ne pas en faire le bouc émissaire de tous nos problèmes, nos insuffisances et nos malheurs», estime Tumba Alfred Shango Lokoho.

 

Valentin Hodonou


Source: IVORIAN.NET

mercredi, 27 juillet 2011

VOICI POURQUOI BUSH, OBAMA, SARKOZY, BAN-KI-MOON, CHOI ET AUTRES NE SERONT JAMAIS POURSUIVIS POUR CRIMES DE GUERRE, GENOCIDE OU CRIMES CONTRE L’HUMANITE

 
 
 
G8 DEAUVILLE.jpg


L'ALLIANCE ATLANTIQUE


- A tous les chefs d'états africains
- A tous les gouvernements des états africains

- A tous les ambassadeurs africains dans le monde

- Aux armées africaines en Afrique
- A toutes les agences de presse africaine dans le monde

- Au président Barack Obama
- Aux grandes écoles africaines en Afrique

- Aux universités africaines en Afrique
- Aux lycées africains en Afrique

 

Selon un document confidentiel et découvert au «Musée royal de l’Afrique centrale», à Tervuren (1), une commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande, dans la province du Brabant flamand, les Occidentaux avaient déjà programmé l’exploitation des pays pauvres et le massacre de leurs habitants depuis la « traite négrière » à Washington. Le document historique qui suit est la preuve que les dirigeants occidentaux ne seront jamais poursuivis pour tous les crimes qu’ils commettent dans le monde.

G8.jpg

LA CHARTE DE L’IMPÉRIALISME

La présente «charte» a été élaborée à Washington pendant la «traite négrière», ensuite discrètement négociée à la «Conférence de Berlin en 1885» pendant que les puissances occidentales se partageaient l’Afrique ; renégociée secrètement pendant la création de la « Société des Nations», l’ancêtre de l’«ONU» et à Yalta au moment du partage du monde en deux blocs après la deuxième guerre mondiale. Source: «Musée de Tervuren et envoyé par : Jean-Jacques Ngangweshe».

I. DISPOSITIONS GÉNÉRALES

Article 1° : De la Devise : - Devise de l’impérialisme : Gouverner le monde et contrôler les richesses de la planète ; Notre politique est de diviser pour mieux régner, dominer, exploiter et piller pour remplir nos banques et faire d’elles les plus puissantes du monde.


Article 2° : Aucun pays du tiers-monde ne constitue un Etat souverain et indépendant.


Article 3° : Tout pouvoir dans les pays du tiers-monde émane de nous, qui l’exerçons par la pression sur les dirigeants qui ne sont que nos marionnettes. Aucun organe du tiers-monde ne peut s’en attribuer l’exercice.

Article 4° : Tous les pays du tiers-monde sont divisibles et leurs frontières déplaçables selon notre volonté. Le respect de l’intégrité territoriale n’existe pas pour le tiers-monde.

Article 5° : Tous les dictateurs doivent mettre leurs fortunes dans nos banques pour la sécurité de nos intérêts. Cette fortune servira de dons et crédits accordés par nous comme assistance et aide au développement aux pays du tiers-monde.

II. DU RÉGIME POLITIQUE

Article 6° : Tout pouvoir et gouvernement établi par nous est légal, légitime et démocratique. Mais tout autre pouvoir ou gouvernement qui n’émane pas de nous est illégal, illégitime et dictatorial, quelles que soient sa forme et sa légitimité.

Article 7° : Tout pouvoir qui oppose la moindre résistance à nos injonctions perd par le fait même sa légalité, sa légitimité et sa crédibilité. Il doit disparaître.

G8 DEAUVILLE 2.jpg

III. DES TRAITES ET DES ACCORDS

Article 8° : On ne négocie pas les accords et les contrats avec les pays du tiers-monde, on leur impose ce qu’on veut et ils subissent notre volonté.

Article 9° : Tout accord conclu avec un autre pays ou une négociation sans notre aval est nul et de nul effet.

IV. DES DROITS FONDAMENTAUX

Article 10° : Là où il y va de nos intérêts, les pays du tiers-monde n’ont pas de droit; dans les pays du sud, nos intérêts passent avant la loi et le droit international.

Article 11° : La liberté d’expression, la liberté d’association et les droits de l’homme n’ont pas de sens dans le pays où les dirigeants s’opposent à notre volonté.

Article 12° : Les peuples du tiers-monde n’ont pas d’opinion ni de droit, ils subissent notre loi et notre droit.

Article 13° : Les pays du tiers-monde n’ont ni culture ni civilisation sans se référer à la civilisation occidentale.

Article 14° : On ne parle pas de génocide, de massacre ni de « crimes de guerre » ou de « crimes contre l’humanité » dans les pays où nos intérêt sont garantis. Même si le nombre des victimes est très important.

V. DES FINANCES PUBLIQUES

Article 15° : Dans les pays du tiers-monde, nul n’a le droit de mettre dans leurs banques un plafond d’argent fixé par nous. Lorsque la fortune dépasse le plafond, on la dépose dans l’une de nos banques pour que les bénéfices retournent sous forme de prêts ou d’aide économique au développement en espèce ou en nature.

Article 16° : N’auront droit à l’aide précitée que les pays dont les dirigeants font preuve d’une soumission totale à nous, nos marionnettes et nos valets.

Article 17° : Notre aide doit être accompagnée de recommandations fortes de nature à empêcher et briser toute action de développement des pays du tiers-monde.

LOGO OTAN.png

VI. DES TRAITES MILITAIRES

Article 18° : Nos armées doivent être toujours plus fortes et plus puissantes que les armées des pays du tiers-monde. La limitation et l’interdiction d’armes de destruction massive ne nous concernent pas, mais les autres.

Article 19° : Nos armées doivent s’entraider et s’unir dans la guerre contre l’armée d’un pays faible pour afficher notre suprématie et nous faire craindre par les pays du tiers-monde.

Article 20° : Toute intervention militaire a pour objectif de protéger nos intérêts et ceux de nos valets.

Article 21° : Toute opération d’évacuation des ressortissants des pays Occidentaux cache notre mission réelle, celle de protéger nos intérêts et ceux de nos valets.

LOGO ONU.jpg

VII. ACCORDS INTERNATIONAUX

Article 22° : L’ONU est notre instrument, nous devons l’utiliser contre nos ennemis et les pays du tiers-monde pour protéger nos intérêts.

Article 23° : Notre objectif est de déstabiliser et détruire les régimes qui nous sont hostiles et installer nos marionnettes, sous la protection de nos militaires, sous la couverture de mandats des forces de l’«ONU ».

Article 24° : Les résolutions de l’« ONU » sont des textes qui nous donnent le droit et les moyens de frapper, de tuer et de détruire les pays dont les dirigeants et les peuples refusent de se soumettre à nos injonctions sous la couverture des résolutions du Conseil de Sécurité de l’« ONU».

Article 25° : Notre devoir est de maintenir l’Afrique et d’autres pays du monde dans le sous-développement, la misère, la division, les guerres, le chaos pour bien les dominer, les exploiter et les piller à travers les Missions des Nations Unies.

Article 26° : Notre règle d’or est la liquidation physique des leaders et dirigeants nationalistes du tiers-monde.

Article 27° : Les lois, les résolutions, les cours et tribunaux des « Nations-Unies » sont nos instruments de pression contre les dirigeants et les leaders des pays qui défendent les intérêts de leurs peuples.

Article 28° : Les dirigeants des puissances Occidentales ne peuvent être poursuivis, arrêtés ni incarcérés par les cours et tribunaux de l’«ONU», même s’ils commettent des « crimes de guerre », des « génocides » ou des « crimes contre l’humanité ».


-----------------------------------------------------------


(1) À Tervuren se trouve le « Musée royal de l’Afrique centrale », Tervuren (anciennement Tervueren et également en français) est une commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande, dans la province du Brabant flamand. C'est la seule commune périphérique de la Région de Bruxelles-Capitale à être située dans l'arrondissement de Louvain (les autres sont situées dans l'arrondissement de Hal-Vilvorde).

mardi, 26 juillet 2011

LA CPI DESAVOUEE

GROUPE DE CONTACT POUR LA LIBYE.jpg

 

Après des mois de «révolution» en Libye, l'OTAN commence à comprendre qu'on ne fait pas de révolution à la place des peuples. Ce qui est une bonne chose pour l'Afrique, qui a fini par sortir de son mutisme et qui s'est permis de ne pas hurler avec les loups. L'OTAN ne dit pas qu'elle s'est rendue compte qu'elle s'est fourvoyée dans une guerre sans fin et que son Conseil National de Transition est une bande d'opportunistes qui  n'iront pas loin. Elle se met juste à amorcer des retraits mesurés de façon à ne pas trop perdre la face. Même si elle consacre son CNT comme «seul et légitime représentant du peuple libyen».

Mouammar Kadhafi peut désormais ne pas quitter la Libye et y élire résidence. On peut se révolter devant un tel délit d'arrogance, qui autorise des puissances étrangères à décider à la place d'une population de qui doit la diriger, mais c'est pire que cela. On sait que la Cour pénale internationale, cette instance de justice pour indigènes, a mis Kadhafi en accusation ; ce serait lettre morte pour les maîtres du monde. Ils passent l'éponge sur la décision de la juge qui, si elle a la moindre miette de dignité, devrait démissionner, faute de pouvoir dédire Obama et ses affidés. Elle n'en fera rien, parce qu'aucune décision de ce type ne peut être prise sans une injonction. Maintenant on le sait. Il fallait une preuve pour les nigauds qui croient à la justice internationalisée, elle est là dans tout son cynisme.

Un problème surgit avec ce que certains vivent en coup de théâtre. Même si le colonel Kadhafi refuse de «bénéficier» de cette faveur. Il ne sera plus possible pour la CPI de conserver sa crédibilité pour autant qu'elle en ait une. Et ce n'est pas une simple question de jurisprudence, plutôt de validité d'une institution qui apparaît au grand-jour en tant qu'arme de guerre contre ceux qui veulent résister à la domination.

Kadhafi, après avoir été «déligitimé», lui et son entourage, après avoir été sommé de partir dès les premières heures de la mise en branle de l'opération CNT, après avoir été mis sous mandat d'arrêt international, est «autorisé à rester en Libye». Au passage, il semble que cela n'a pas plu à Bernard-Henri Lévy qui est sorti de ses gonds (oui, il gère de près et au plus haut niveau les affaires du CNT). Malheureusement pour lui, les Etats-Unis ont pris le dossier en main depuis une semaine ou plutôt ont rappelé à leurs satellites qu'ils étaient les maîtres. Le «Guide» se voit donc offrir une atténuation des mesures qui pesaient sur lui.

Dans le même temps, on est en présence du douloureux aveu  que les massacres et les destructions des infrastructures et du patrimoine d'un peuple n'ont servi à rien. Ce qui rend plus pathétique cette façon aussi grossière que désespérée de vouloir obtenir la défaite d'un homme, quand il s'agit désormais de la lutte d'un peuple. Tant l'aveuglement est total et tant le peuple n'a jamais été concrètement envisagé. On en vient à la condition posée. Il faudrait qu'il se retire de la vie politique. Tout est dit. Il faut assurer au CNT le pouvoir, tout le pouvoir, alors  que Kadhafi dans un regain de patriotisme des Libyens est devenu le symbole de la résistance.


Ahmed Halfaoui


Source: LES DEBATS.COM

vendredi, 22 juillet 2011

QUAND LA FRANCE REGLE SES COMPTES: UN 14 JUILLET POUR LAVER L’AFFRONT D’UN AUTRE 14 JUILLET


LICORNE ABIDJAN.jpg

La France et Licorne, désormais maîtresses d'Abidjan

 

L'on se souvient encore de l'invitation adressée en 2010 par le président français Nicolas Sarkozy aux chefs d'Etats africains en vue de prendre part à la commémoration de la Fête nationale de la France, le 14 juillet 2010. Un 14 juillet africain, pour célébrer le Cinquantenaire des indépendances des pays du continent noir. L'on se souviendra aussi, et pour longtemps, du refus poli de la Côte d'Ivoire, par l'entremise de son représentant officiel, le très atypique président Laurent Gbagbo.

Expliquant les raisons l'ayant motivé à fêter le cinquantenaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire seulement en Côte d'Ivoire, le Chef de l'Etat ivoirien dira : « Je n'ai pas voulu être hypocrite en allant à Paris, le 14 juillet, pour faire défiler nos troupes alors qu'elles ont été accusées d'avoir tué des soldats français lors d'une opération que j'ai engagée pour libérer la Côte d'Ivoire de la rébellion », révélant même qu'il a fait connaître sa position à l'Ambassadeur de France. « Je lui ai dit que je n'irai ni à Nice, ni à Paris. » A en croire alors le Président Laurent Gbagbo, les blessures ouvertes entre la France et la Côte d'Ivoire au cours de cette crise n'étaient pas encore tout à fait cicatrisées pour qu'il se sente heureux à Paris, dans ces conditions. Son rôle, a-t-il dit, c'est de protéger le peuple de Côte d'Ivoire pour qui, il a été élu, nous rapportait le site Atouhou.net. Laurent Gbagbo se posait ainsi en défenseur de la renaissance d'une Afrique décomplexée.

Au moment où l'«hyper président» français montait inexorablement en galon devant ses pairs occidentaux et portait quasi officiellement la voix du très craint « Nouvel Ordre Mondial », décliner ainsi un honneur tout impérial fait au chef d'un pays anonyme comme la Côte d'Ivoire par la métropole dont il est le pré-carré passait pour être un affront. Un crime de lèse-majesté. Une impertinence qui devait absolument être lavée. Comment ? Nous le saurons bien vite : le 11 avril 2011, après 10 jours de bombardements intensifs de sa résidence présidentielle où s'étaient réfugiés enfants, petits-enfants en bas âge, parents et collaborateurs de Laurent Gbagbo, le président ivoirien, qui avait antérieurement fait l'objet de l'une des pires campagnes médiatico-politiques qui puissent être menées contre un chef d'Etat, sera renversé, au terme d'une crise postélectorale montée de toutes pièces par la communauté dite « internationale », aux ordres de la France et des Etats-Unis.

Nicolas Sarkozy n'en reste pas là. Il lui faut envoyer un signal fort à tous les nationalistes et indépendantistes du continent noir sur sa détermination à n'autoriser aucun Etat africain francophone à sortir du giron gaulois. En renvoyant, par la même occasion, sa monnaie à l'impertinent Laurent Gbagbo.

C'est dans cette veine que s'inscrira la visite du chef du gouvernement français, le Premier ministre François Fillon. Et donc pas à n'importe quelle date : très exactement le 14 juillet 2011, jour de la Fête nationale de la République de France ! Une symbolique toute maçonnique. Au-delà du compte réglé à Laurent Gbagbo. Oui, cette symbolique est loin d'être fortuite. Elle comporte un message clair porté aux Ivoiriens : la France reprend totalement pied en Côte d'Ivoire. Comme au temps colonial. N'en déplaise à tous les pourfendeurs sclérosés de la Françafrique qui refusent de changer de vocabulaire et de « logiciel » (dixit Fillon) pour se mettre à l'ère sarkozyenne, en abandonnant « tous ces discours idéologiques, convenus, qui n'ont plus aucune réalité dans le monde d'aujourd'hui ». Nous n'avons pas, depuis le tristement mémorable discours de Dakar de Nicolas sarkozy, entendu propos plus méprisants pour ce peuple africain francophone captif d'une camisole de fer française depuis sa prétendue indépendance, dans les années 1960.

La France veut tout juste « aider la Côte d'Ivoire à assumer la plénitude de sa souveraineté (sic !) ». Une énigme toute française, une incongruité toute gauloise. Comment peut-on prétendre aider un Etat à assumer l'entièreté de sa souveraineté en y implantant justement une base militaire étrangère désormais chargée d'assurer la sécurité et la défense de son territoire (devoir régalien relevant, stricto sensu, de la seule souveraineté), une force étrangère dont les soldats assurent déjà celle du chef de l'Etat ? Honnêtement, où se trouve la souveraineté ? A moins que le sens de cette notion ait changé depuis peu, à notre insu.

La Côte d'Ivoire et les pays de la zone franc l'étaient déjà moins, avec une monnaie (abusivement considérée comme la leur), le franc CFA, propriété de l'Etat français. Y renforcer une présence militaire dénoncée de tous temps et qui était sensée être en voie de disparition - pour coller aux promesses de Nicolas sarkozy himself, au lendemain de son élection à la tête de l'Etat français - en plein 21 siècle, relève de la plus loufoque des logiques et du plus révoltant des parasitismes. On le voit bien, comme le dit un citoyen français, « la France n'a pas délaissé son tropisme gaullien vis-à-vis de ses ex-colonies ».

Autrement, comment comprendre cette désormais omniprésence de la France en Côte d'Ivoire, après qu'elle ait, au vu et au su du monde entier, bombardé un chef de l'Etat - fut-il africain - chez lui, avec son épouse, ses enfants et ses petits-enfants à peine sevrés, une dizaine de jours durant. Il faudra, un jour, qu'on puisse nous expliquer comment une telle inhumanité ait pu se faire et s'applaudir dans un monde adoubé civilisé. Une omniprésence totale, pour le reste de nos jours :

- partenariat dit « de référence » pour masquer un asservissement paré des plus beaux atours, auréolé d'élégance, et une main mise presqu'exclusive,

- conseillers politiques et diplomatiques auprès du président ivoirien, en son cabinet,

- attachés militaires pour formater et reconfigurer l'armée nationale au goût de l'Elysée,

- agents secrets pour passer au crible les appels téléphoniques et les SMS des Ivoiriens, et tracer leurs mouvements (la France en a une expertise reconnue dans le monde),

- appropriation du marché ivoirien par les entreprises françaises (dixit Monsieur Fillon, avec un triomphalisme et un bonheur mal dissimulés). Vive la renaissance de l'ère coloniale !

HELICO PUMA FORCE LICORNE EN PLEIN RUE A ABIDJAN.jpg
Un hélico de Licorne, en pleine chaussée abidjanaise!

De toute cette armada bureaucratique et militaire, les citoyens français, « abusés et intoxiqués par leur gouvernement et leurs médias caniches » n'y voient que du feu. A la vérité, Nicolas Sarkozy veut se donner les moyens du tyran du livre de Job qui ne relâche plus sa proie. La Côte d'Ivoire est retournée dans l'escarcelle élyséenne et doit y demeurer pour la durée des temps. Dût-il lui imposer un chef de l'Etat « dénué de charisme et d'épaisseur politique », qui peine à payer ses propres fonctionnaires (sinon sur prêt français ; vous avez dit souveraineté ?) et à réconcilier des Ivoiriens déchirés.

Au surplus, la France peut-elle, sans se sentir roublarde, prétendre nous faire des prêts quand nous disposons dans le compte des opérations du Trésor français de la bagatelle de plus de cinq à six mille milliards de francs CFA (qui, du reste, en sait le montant exact ?), défalqués de nos recettes à l'exportation depuis les années 60 jusqu'à nos jours, pour garantir une factice parité avec le Franc Français, une monnaie aujourd'hui morte et inexistante, à l'ère de l'Euro ?

L'Hexagone paierait les salaires des fonctionnaires ivoiriens depuis fin avril 2011 (impensable sous Gbagbo !), à concurrence de - bientôt - 400 millions d'Euros, soient environ 263 milliards de francs CFA. Somme à rembourser par l'Etat ivoirien, le geste n'étant pas marqué du sceau de la philanthropie. Et pendant que nous y sommes, pourquoi la France ne nous rendrait-elle pas ne serait-ce que le tiers de cette cagnotte (avec les intérêts !) pour nous permettre de reprendre notre souffle, si tant est qu'elle nous aime tellement et qu'elle est soucieuse de nous permettre « d'assumer la plénitude de notre souveraineté » ?

On le voit bien, nous sommes enfarinés dans une hypocrisie protocolaire où la vérité et la réalité sont cachées aux Ivoiriens. Et de toute façon, pourquoi donc la France nous prêterait-elle de l'argent, elle qui est actuellement si mal en point, en grave récession économique et en déficit budgétaire depuis au moins trente ans, comme nous l'a appris récemment le président français, lors de sa quatrième conférence de presse de mandat ? A la vérité, le Trésor français nous prête notre propre argent, avec intérêt ! De quelle souveraineté nous parle-t-on alors ?

La France voulait la tête de Laurent Gbagbo, elle l'a eue. Elle lui a proprement rendu la monnaie de son outrecuidance du 14 juillet 2010. Et a désormais marqué son territoire, par son Premier ministre, François Fillon, le 14 juillet 2011. Bien malin qui pourrait prédire la date du retour de la Côte d'Ivoire à la liberté et à une vraie souveraineté ! Mais comme dit la maxime, on n'opprime pas un peuple, tout le temps. Le jour se lève toujours.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO


In Le Nouveau Courrier N° 273 du jeudi 21 juillet 2011

mercredi, 20 juillet 2011

UN SOLDAT FRCI FAIT DES REVELATIONS SUR L'AFFAIRE DES 4 PERSONNES ENLEVEES A L'HOTEL NOVOTEL



FRANçAIS ENLEVES EN COTE D'IVOIRE.gif

L'article ci-dessous a été rédigé après plusieurs échanges de mails avec un soldat des ex-FAFN devenu aujourd'hui FRCI. Cet homme, victime des fausses promesses des dirigeants actuels de la côte d'ivoire, dit ne pas vouloir laisser les mensonges lancés contre le régime du Président Gbagbo car selon lui il veut avoir la conscience tranquille afin de pouvoir bénéficier du pardon du père céleste. N'ayant pas tous les moyens pour vérifier la véracité de ses dires et après plusieurs concertations, nous avons décidé de soumettre l'article à nos internautes.

Excusez moi si je souhaite rester toujours dans l'anonymat, c'est juste par mesures de précautions afin de préserver la vie de mes proches. Au moment opportun je ferai tomber le masque pour confondre les ennemies du peuple Ivoirien.


Il est grand temps que tout soit dévoilé afin que les vrais coupables soient connus de tous et qu'ils répondent de leurs actes devant la justice et surtout le peuple Ivoirien qui est la plus grande victime.


Permettez avant tout que je puisse lever toute équivoque pour les fausses accusations qu'on fait peser sur le couple Gbagbo. Ce couple a été dupé par ses proches (collaborateurs, travailleurs, ami(e)s, parents, pasteurs venues juste profiter de leurs largesses financières).


Je veux faire des révélations dans l'affaire des 4 personnes enlevées à l'hôtel Novotel.


En effet, pendant le blocus du golf hôtel les soutiens extérieurs nous ont fournis du matériel de communication de pointe ; ceci nous a permis d'avoir toutes les informations sur le régime légitime GBAGBO. Sa résidence, le palais présidentiel, les ministères et institutions publiques et privées ; tous étaient sur écoute jour et nuit. Les fax, appels, SMS, E-mails... ont tous été interceptés.


C'est ainsi que le Dimanche 03 Avril vers 16 heures nous avons intercepté une communication entre M. LAMBELIN et un proche du Président qui se trouvait à sa résidence. Il donnait des informations sur tout ce qui se passait dont il était informé depuis son hôtel (Les mouvements et agissements des troupes et informateurs à la solde de la Licorne, et même certains communiqués privés que faisaient certains journalistes sur les évènements).


Vers 23 heures, il a informé les proches de Gbagbo que l'ONUCI s'apprêtait à déployer ses éléments pour ouvrir de nouveaux fronts afin de permettre à nos forces (FRCI) de se déployer sur les positions des forces régulières. Je vous confirme que nos hommes avaient été repoussés hors de la ville d'Abidjan dès les 1ères heures du fameux « assaut final ». C'est grâce à l'aide de l'ONUCI que nous avons pu nous déployé partout car c'est elle qui assurait notre transport.


Le lundi 04 Avril, jour de son enlèvement, M. Lambellin a donné l'information selon laquelle les forces françaises allaient se déployer pour officiellement prendre part dans cette crise aux cotés de nos forces en donnant dans les moindres détails les sites qu'attaqueront la coalition pour déstabiliser les forces de défenses et de sécurités.


Les rapports de ces écoutes ont été transmis à nos dirigeants politiques. Ceux-ci ont décidés de mettre hors d'état de nuire cet informateur jugé trop bavard et certains de ses proches sans en informer les autorités françaises et Onusienne de peur qu'elles s'y opposent. Pour cela, nos responsables ont fait appel au Commandant qu'ils ont tué par la suite. Je veux parler du ''Général'' IB pour que très vite certains de ses éléments sûrs et efficaces fassent une descente sur l'hôtel et ramener ses hommes à la base qu'ont avait formé à ELIBOU sur l'autoroute du nord. Sachez que le ''Général'' IB avait ses hommes dans toute la ville grâce à la complicité de la force Onusienne. Ces hommes sont arrivés rapidement sans être vus par les troupes ONU, de la licorne et même des forces régulières. Une fois à l'hôtel, comme ils avaient les descriptions exactes, ils ont directement pris M. Lambellin et ses compagnons, sans toucher les autres alors qu'ils se trouvaient en compagnie de bon nombre de ressortissants français regroupés dans cet hôtel. Cette opération n'a duré que 10 min, car nous l'avons coordonnée. Le 4ème à été pris juste pour distraire l'opinion sinon, il ne représentait aucun danger. Ceux qui sont venu les prendre étais au nombre de 12 dont 3 étaient en position dehors pour la garde. Un est resté dans le char à l'effigie de l'ONUCI qui était à notre disposition afin de mener cette guerre. L'ONUCI nous avait donné de nombreux chars. A la base d'ELIBOU où ils ont séjournés un certain moment avant d'être conduits par la troupe du collègue IB vers sa base à ABOBO-ANYAMA.


Le pouvoir GBAGBO n'a rien à avoir avec ces enlèvements. En plus des personnes qui étaient venues opérer, seulement deux étaient en uniforme de l'armée régulière. Un était dans le char (le pilote) et l'autre était à l'arrière vers l'autre rue pour la surveillance. Ceux qui sont entrés dans l'hôtel étaient en bigarré et ne s'exprimaient pas correctement en français. La plupart de ses éléments ont périt dans l'affrontement qui a opposé les hommes d'IB aux nôtres. Certains sont bel et bien là, mais en cavale de peur d'être retrouvés et tués pour ce qu'ils savent.


Source: ABIDJAN DIRECT.NET

mardi, 19 juillet 2011

FILLON ET LE 14 JUILLET: JEUNE FRANÇOIS ET VIEUX FRANÇAIS


FRANçOIS FILLON 2.jpg

La prise de position d'Eva Joly relative au 14 Juillet a suscité maintes réactions et commentaires, en particulier celle fort désobligeante de François Fillon.

Notre article s'efforce, à l'aide de quelques pointes, de révoquer en doute les critiques contre Eva Joly même si nous ne partageons pas l'intégralité de son approche.


Sacré Fillon ! Il avait fini par donner de lui-même une image lisse, celle d’une personne de mesure, d’un jeune homme fort bien éduqué, qui soigne son langage et pratique la pondération, chose peu habituelle en politique française, tant l’attitude et le langage ont baissé de niveau. On s’en souvient, Fillon avait même courageusement défendu les Roms, l’été dernier, contre l’ignoble et anachronique politique publique dont ces Européens « de seconde zone » faisaient l’objet. À côté de Nicolas Sarkozy, il donnait l’image d’une digue républicaine, une sorte de garantie démocratique, une assurance institutionnelle. Mais, comme dit Arlequin : il n’y a rien de plus trompeur que la mine de gens[1]. Car la digue vient de céder, « la mine » a subitement rompu. L’immonde refait surface, avec son apparat d’idées infectes. Comment ne pas être surpris par ses flèches empoisonnées sorties de son carquois et décochées contre Eva Joly ?

La nature des propos de Fillon choque, non parce qu’ils sont plutôt considérés d’extrême-droite (ce qui n’est pas une ‘’vérité vraie’’), mais bien parce qu’ils sont formulés par un « modéré ». Réécoutons-les : « Je réagis, déclare-t-il, avec tristesse, euh, je pense, euh, que cette dame [Eva Joly], euh, euh, n’a pas, euh, une culture très ancienne, euh, des traditions françaises, des valeurs françaises, de l’histoire française… »[2].

Ces propos étonnent et choquent, à plus d’un titre et pour au moins trois raisons. En premier, parce qu’ils sont très hésitants. En effet, le Premier ministre tâtonne et cherche visiblement ses mots pour exprimer sa pensée. Et il les formule, en avouant préalablement une « tristesse ». Car il pressent qu’il va commettre un véritable impair politique. Comment et pourquoi ? Pour saisir sa gêne et ses hésitations, il convient de rappeler et préciser le contexte particulier dans lequel ils ont été prononcés. C’était au sortir d’un entretien avec le président ivoirien, Alassane Ouattara, qui a lui-même longtemps été considéré comme « pas suffisamment ivoirien », pour prétendre être président de la Côte d’Ivoire. Fillon ne l’ignorait pas. Ainsi, en formulant ses attaques contre Eva Joly, François Fillon exhumait un argumentaire dont son hôte fut la victime et qui fut l’une des causes de la guerre civile en Côte d’Ivoire. En lançant contre Eva Joly une inquisition en francité, il rappelait le procès en « ivoirité » dont fut victime son hôte. C’est pourquoi les paroles de Fillon sont d’abord un grave manquement au protocole d’état ivoirien et à la politesse française, bien avant d’être une insulte à Eva Joly. Qu’en pense Alassane Ouattara ? Il serait instructif de l’entendre. En second lieu, les paroles de Fillon sont choquantes, parce que désobligeantes et relèvent d’une impolitesse caractérisée. En effet, parlant d’Eva Joly, il dit « cette dame » et évite d’énoncer son prénom et son nom. Ses paroles sont donc hautaines et accompagnées d’un zeste de mépris voire de condescendance. En réalité, cette recette est ancienne. Qui ne se rappelle que, lors des présidentielles françaises de 1995, pour affaiblir Édouard Balladur, ses adversaires gaullistes du RPR avaient créé un slogan efficace : « la France profonde » opposée à une France de surface. Fillon semble s’en remémorer. En troisième lieu, la suspicion en francité peut s’étendre à d’autres candidats, tels Jean-Luc Mélenchon ou Emmanuel Valls, fils d’immigrés espagnols. À cette « liste de mauvais tours », la moitié des candidats déclarés aux prochaines présidentielles pourraient être suspectés de n’être pas assez Français. Et « pardi », comment oublier qu’en 2007, certaines officines de droite mirent en exergue les origines hongroises de Nicolas Sarkozy ? Mais, par-dessus tout, les arguments de Fillon indiquent bien qu’il ne connaît pas assez bien l’histoire de France, contrairement à ce qu’il allègue avec belle assurance et grande autorité. Quelques exemples suffisent à ruiner ses propos. Bonaparte ne deviendra « français » qu’en 1797, lorsqu’il se convaincra qu’il n’avait plus de destin corse. Alors, il ne signera plus Buonaparte mais, francisant son patronyme, il écrira désormais Bonaparte. Au reste, et si l’on en croit l’excellent linguiste Louis Hagège, la prononciation de Bonaparte n’était pas du tout parisienne et ses constructions de phrases fautives étaient multiples. Cela ne l’a pas empêché d’être Empereur des Français. Sous ce rapport, Eva Joly ne doit pas avoir de complexes. Dans le même registre, combien de rois et de reines françaises furent d’origine étrangère directe ?

Bien cher Fillon, lorsque l’on veut donner de grandes leçons en francité, il faut connaître ses classiques ou du moins ne pas les oublier en cours de route ou à l’occasion d’une polémique. Dans L’identité de la France, Fernand Braudel est plus précis que vous sur l’apport des « étrangers ». Et il a le courage de rappeler que nous sommes tous des fils d’immigrés : « Tant ‘’ d’immigrés ‘’, depuis si longtemps, depuis notre Préhistoire jusqu’à l’histoire très récente, ont réussi à faire naufrage sans trop de bruit dans la masse française que l’on pourrait dire, en s’amusant, que tous les Français, si le regard se reporte aux siècles et aux millénaires qui ont précédé notre temps, sont fils d’immigrés[3].

Eva Joly, blessée, vous a rétorqué avec la vivacité de Marianne : « Moi, je ne descends pas de mon drakkar. Ça fait cinquante ans que je suis en France et donc je suis Française ». En évoquant le « drakkar » (navire des Vikings) et son enracinement ancien, Eva Joly vous fait une belle leçon d’histoire. Elle invoque une ascendance Viking, de ces peuples du Nord qui deviendront nos fameux Normands de Normandie ou de Northmannie[4]. Eva Joly vous rappelle les liens entre la France, la Norvège et le Danemark, comme le « maître » que vous servez, Nicolas Sarkozy, dut en sont temps rappeler son ascendance hongroise qui n’est pas sans invoquer Clovis qui lors de son baptême signa ses origines hongroises, c’est-à-dire sycambriennes.

En tous les cas, Eva Joly préfère sans doute La Marseillaise de la Paix (de Lamartine) au Chant de l’Armée du Rhin (Rouget de Lisle), notre célèbre Marseillaise. C’est son droit. Et nul n’est moins Français qu’un autre, parce qu’il aura formulé l’idée de voir le « 14 Juillet » (re)devenir une fête populaire qui n’aurait rien de militaire. Car, d’où nous vient le « 14 Juillet » ? De 1790, de la Révolution, lorsque, un an après la prise de la Bastille (14 juillet 1789), les Fédérés décidèrent de célébrer l’unité nationale, avec tambours et drapeaux. Et ce n’est que depuis 1880 que le « 14 Juillet » est devenu notre Fête Nationale. À l’origine, le « 14 Juillet » n’était pas une fête militaire, mais une cérémonie populaire et festive où la parade des armes n’était pas l’essentiel. Ce qu’Eva Joly réclame, il est vrai quelque peu maladroitement, c’est que la France retrouve l’esprit populaire du « 14 Juillet » initial : une journée de Liberté et non pas de Défense. Est-ce vraiment trop demander ? Car, ce n’est pas l’armée qui fait la France. Encore que la France ait besoin de son armée et même d’une armée forte et dissuasive. Pour départager les protagonistes, pourquoi ne pas alterner fête populaire et fête militaire la même journée ou une année sur l’autre ?

 

François Fillon vous êtes bien Jeune, en matière d’histoire française. Par conséquent, ne jouez pas au vieux Français. Tout simplement parce qu’il n’existe pas de vieux Français, mais une France qui, comme le dit Braudel, se renouvelle et se rajeunit sans cesse dans l’identique.


Pierre Franklin Tavares



 

[1] Marivaux, La Double Inconstance, La Bibliothèque, Édition Garnier, Paris, 2010, p. 142.

[2] Ce sont les paroles exactes du Premier ministre qui sont ici citées.

[3] Braudel, Les hommes et les choses, L’identité de la France, t. 1, Champs histoire, Flammarion, Paris, 2004, p. 214 – 215. Auparavant, il précisait : Mais, finalement, quels que soient leur nature, leurs motifs, leurs itinéraires, les migrations rééquilibrent la diversité française, elles lui permettent de durer, in Espace et histoire, in Op. Cit., p. 65.

[4] En effet, de 816 à 886, les Vikings ravagèrent la France. En 890, ils firent le siège de l’embouchure de la Seine et obtinrent, en 911, la création du Duché de Normandie par le Traité de Sait-Clair-sur-Epte. Ainsi devinrent-ils Français.


Source: AGORA VOX

12:18 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Europe, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, françois fillon, le premier ministre français, prise de position d'éva joly | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 17 juillet 2011

LE TRIOMPHE DECALE

FRCI 7.jpg

Il est devenu courant, par ces temps hypermédiatisés, d'observer le comportement des dirigeants du monde, surtout ceux qui font la une de la presse et qui mènent des guerres. Il y a par exemple cette démarche altière, la tête relevée et le sourire triomphal, qui caractérisent, entre autres, Hillary Clinton. A la regarder, elle donne l'impression de celle qui est en train d'abattre des empires surarmés. Au point qu'elle se serait volontiers fait payer un arc de triomphe, à Washington, à la mode de ces généraux romains, de retour de campagnes victorieuses où ils ont courus des terres lointaines et hostiles. Plus près de nous, ce serait un commandant en chef qui aurait réussi à abattre l'Armée rouge.

En pareil cas, on aurait alors compris qu'elle plastronne, jubile et quémande des satisfécits. Mais, quand on sait qu'il ne s'agit que d'agressions aux risques nuls, contre des pays désarmés, le spectacle relèverait du ridicule s'il ne coûtait pas la vie à des populations déjà bien mal loties, quand elles ne souffrent pas du dénuement et du fléau du sous-développement. La dame et ceux qui lui ressemblent font donc dans la pire des lâchetés et dans l'abjection sur le plan moral. Triste époque. Plus bas dans la hiérarchie, tout au fond de la chaîne de commandement, des «dirigeants» n'ont aucun scrupule à se faire imposer à leurs peuples. Ils en tirent même une forme d'arrogance, celle de l'homme de main que le maître lâche sur plus faible que lui, grâce à la procuration de puissance dont il dispose, pour exprimer au mieux sa servilité.

Dernièrement, au Sommet de l'Union africaine, le président de la Côte d'Ivoire, certifié  et installé au pouvoir par la «communauté internationale», s'est agité on ne peut mieux contre la position de ses pairs qui refusaient de consentir à voir  la Libye subir le même sort que son pays. Quand celui-ci est livré aux exactions de son armée, celle des «Forces nouvelles», qui ont joué le même rôle que veut jouer, avec moins de succès, cet alibi de l'Alliance atlantique, le Conseil de Benghazi avec ses hordes sanguinaires. Alassane Ouattara, ce pur produit de la «démocratisation» du monde, fidèle supplétif, réagit au quart de tour tel que dicté par le programme qui l'a mis au devant de la scène.

Entre-temps, dès sa certification et après que le travail fut terminé, son pays n'est plus un élément essentiel des écrans qui appuyaient sa «démocratisation». Et pour cause, ce qui s'y passe ne doit pas apparaître. En guise de démocratie, ce sont des «commandants de zones» devenus commandants de groupements tactiques qui se sont partagés la Côte d'Ivoire, soumise à un racket généralisé.

FRCI 8.jpg

Seule geste d'autorité de Ouattara, le dédommagement empressé des entreprises françaises. Cela ne pouvait pas attendre, même si la situation économique impose des mesures plus urgentes. A commencer par rétablir l'administration civile, les services publics, les circuits légaux et l'autorité de l'Etat sur la fiscalité, le contrôle du commerce extérieur, la protection des citoyens contre les vainqueurs qui les terrorisent etc. Devant cet état de fait, il serait bien de dérouler le film depuis le début, depuis la cabale contre Laurent Gbagbo en passant par les déclarations tonitruantes des pontes occidentaux et leurs menaces «démocratiques».

 

Par Ahmed Halfaoui

 

Source : LES DEBATS.COM

jeudi, 14 juillet 2011

FRANÇOIS FILLON A ABIDJAN AUJOURD’HUI: LA FRANCE VIENT VISITER SA «SOUS-PREFECTURE»


FRANÇOIS FILLON.jpg

Trois mois après avoir renversé le Président Laurent Gbagbo par les armes, la France s’engage visiblement dans une sorte de « visite de popote » auprès d’Alassane Dramane Ouattara, nouveau chef d’Etat ivoirien qu’elle a adoubé mais qui peine à faire face à une crise multidimensionnelle qui sévit en Cote d’Ivoire depuis le 11 avril dernier. Une crise sans précédent à la fois politique, économique, sociale et religieuse. La France visite dès aujourd’hui, 14 juillet, à travers son Premier ministre, François Fillon, sa « sous-préfecture », la Côte d’Ivoire.

M. Fillon ne vient pas seul. Il est accompagné d’une vingtaine de chefs d’entreprise français qui viennent reprendre pied dans le pays. Comme pour dire clairement que les velléités d’indépendance économique et de diversification des partenaires engagées sous la présidence Laurent Gbagbo ne sont qu’un « mauvais souvenir » pour la France et son option économique dans son « pré-carré » bâtie autour du monopole.

Triomphaliste, la France reprend sa « sous-préfecture » et réactive ses pratiques Françafricaines. A preuve, François Fillon annoncera, a-t-on appris, lors de sa visite à Abidjan, un crédit de la France à la Côte d’Ivoire d’une valeur globale de 20 millions d’euros (soit environ 13 milliards de fcfa). Ce crédit sera déboursé par l’agence française de développement (Afd). Sur ces 20 millions d’euros, 10 millions d’euros reviendront aux entreprises françaises ayant connu des sinistres en Côte d’Ivoire lors des événements douloureux de novembre 2004. Les 10 autres millions d’euros seront affectés, soutient une source proche du dossier, aux entreprises ivoiriennes et étrangères notamment libanaises également sinistrées. Evidemment, les 20 millions d’euros constituent une dette que la Côte d’Ivoire devra rembourser.

Si les entreprises françaises ont été dédommagées, les victimes ivoiriennes (morts et blessés) des barbaries de la force française Licorne en 2004 ont été ignorées. Par Sarkozy, Fillon et Ouattara.


D.D

Source: NOTRE VOIE

L’ECONOMIE MONDIALE MENACE DE PARTIR EN VRILLE

TRADERS.jpg

Mais où va l'économie? Bilan du premier semestre.

 

Notre spécialiste Olivier Delamarche fait le point sur la situation économique mondiale. Et nous livre ses prévisions.

 

Reprenons, point par point, l'environnement dans lequel nous avons évolué au cours de ce premier semestre.

La Chine est confrontée d'une part, à une forte inflation et tente de la ralentir en montant ses taux, et d'autre part à une bulle immobilière qui ne cesse d'enfler et dont on sait qu'elle contribue largement au montant astronomique de créances pourries dans les banques évaluées autour de 540 MDS de $ soit 10 % du PIB. En outre, 2 000 des 3 000 MDS de réserve de change sont en dollar ce qui, du fait de la politique américaine, est devenue un véritable casse tête pour les autorités chinoises qui aimeraient bien se débarrasser de cette monnaie « fondante » mais qui ont du mal à trouver des acheteurs et des actifs de remplacement (pas le yen pas l'euro….).

Le Japon, déjà en récession avant la catastrophe du 11 mars, est à l'agonie depuis 20 ans, avec un endettement de 225 % avant le tremblement de terre et qui sera probablement de 250 % en 2012.

Ce taux d'endettement qui annihile toute croissance, n'est probablement plus absorbable par une population vieillissante. Il faudra donc aller sur les marchés internationaux où les investisseurs demanderont des taux plus élevés que les taux actuels (1,17 sur 10 ans). Les Japonais ne pourront alors plus payer, et là, fin de l'histoire…

Le Brésil est étranglé par la hausse des taux à plus de 12 % et par celle du real due à la défiance envers les autres monnaies qui pèse sur ses exportations.

La Grande Bretagne, coincée entre récession et inflation utilise la même recette que les américains, la fuite en avant, la planche à billet alors même qu'ils savent que c'est en pure perte puisque l'argent imprimé ne circule pas.

L'Europe, qui a pris une position dogmatique de sauvetage à tout prix de l'euro plutôt que de reconnaître qu'il a été mal conçu au départ, en essayant de gagner un peu de temps, nous enfonce dans la crise et rend la situation de moins en moins maîtrisable.

Les pays aujourd'hui en crise, l'Irlande, la Grèce, le Portugal, l'Espagne ne rembourseront jamais car ils sont structurellement incapables de générer une croissance suffisante pour faire face au coût et au remboursement de leurs dettes.

Combien de temps les peuples des pays en crise vont-ils accepter de se sacrifier sur l'hôtel idéologique d'un euro mal conçu par de petits fonctionnaires européens à la pensée étriquée, pour sauver des banques dont la seule fonction est de distribuer des bonus à ses dirigeants et de tondre leurs clients ?

Combien de temps les peuples des pays soi-disant en bonne santé vont accepter de payer pour les autres et pour éviter la faillite de quelques banques qui ont multiplié les erreurs mais qui ne s'en sentent pas le moins du monde responsables ?

Le Moyen Orient mérite plus que jamais son statut de poudrière avec les révolutions du printemps arabe qui sont loin, pour la plupart, d'avoir connu leur épilogue, avec l'Iran qui continu d'enrichir de l'Uranium pour fabriquer une bombe nucléaire, les Israéliens qui ne pourront pas vivre longtemps avec une telle menace et l'Arabie Saoudite qui elle aussi a peur et qui a annoncé qu'elle se doterait de l'arme nucléaire si l'Iran en avait une.

Le Pakistan, repère de terroristes, qui, lui, a déjà l'arme nucléaire…

Les Etats-Unis, repère de deux terroristes nommés Bernanke et Geithner, qui ont en leur possession deux armes infiniment plus dangereuses que l'arme nucléaire, à savoir la politique monétaire et la dette.

Monsieur Bernanke ne connait qu'une politique, Taux bas et Quantitative Easing (QE), qui a conduit les Etats Unis dans une impasse totale.

Sa politique a échoué complètement et nous en avons la preuve toutes les semaines depuis six mois : le QE ne crée pas d'emploi, le QE ne fait pas repartir l'immobilier, le QE ne relance pas la croissance.

Au vu de la dégradation des chiffres macroéconomique de ces derniers mois, la probabilité d'un double dip augmente même de façon exponentielle !

Le QE consiste à donner de l'argent gratuitement aux banquiers qui l'emploient à spéculer sur les matières premières ou à souscrire aux adjudications du trésor US avec une garantie de rachat par la FED la semaine suivante avec une petite plus-value. Les banques dans ce schéma se gardent bien de financer l'économie, trop risqué pour elles !!!

L'endettement des Etats-Unis, le montant des créances pourries dans les banques, le taux de chômage sont devenus tel aux USA que le risque systémique n'a jamais été aussi élevé.

Dans cet environnement, comme on l'a vu quasi idyllique, qu'ont fait les marchés ?

Sur le FOREX, malgré tout ce qui se passe sur l'Euro, le dollar continue de baisser ce qui laisse imaginer la valeur que l'on peut donner à ces deux monnaies.

D'où la question pour un gérant : en quoi doit-il libeller ses actif s'il ne veut pas perdre toute valeur.

De plus, cela pose la question de la viabilité des fonds euro des assureurs.

Le marché des governement bonds est complètement sinistré en Europe et aux USA. Il va très probablement piéger encore de nombreux investisseurs car, si aujourd'hui il valorise clairement une récession et sert de refuge pour ceux qui fuient les actions, la très forte augmentation de sa volatilité indique qu'il perd son statut d'actif sans risque et que ce marché est sur le point de craquer. Il est en effet incapable d'absorber les montants gigantesques des émissions mondiales.

Le marché des corporate bonds est déjà tellement suracheté que certains sont en taux négatifs sur six/neuf mois.

Les marchés actions, ici il est inutile de chercher la moindre lueur d'intelligence dans le pricing de cet actif, vous perdriez votre temps. Durant tout le premier trimestre, plus les nouvelles étaient mauvaises, plus les marchés montaient car cela impliquait que Monsieur Bernanke allait continuer d'imprimer des dollars. Il a fallut attendre le mois de juin pour voir enfin les marchés baisser avant d'annuler cette baisse en trois jours sur la fin juin. Pendant cette amorce de repli, le discours est resté constant : « le marché n'est pas cher, les résultats sont bons ». Or, s'il est vrai que les résultats sont bons, ils ne vont pas le rester car ils ont été obtenus au prix d'un chômage hors norme, plus structurel que conjoncturel. De plus, le prix d'une action est composé de deux facteurs, la capacité de génération de résultats d'une part et son taux de capitalisation d'autre part. Et sur ce dernier, il y a beaucoup à dire.

Aujourd'hui, les marchés se calent sur des taux de capitalisation historiques, sans tenir compte et du risque considérable engendré par le dérapage mondial de la dette, les créances pourries des banques, et l'utilisation de façon inconsidérée de l'effet de levier, et du changement total de modèle économique avec des pays du troisième âge surendettés (occidentaux) à tous les niveaux et des pays émergents obligés de leur prêter et de ralentir leur croissance interne pour ne pas trop vite aggraver l'état des ancêtres. Rapportez ce schéma à une population ou même à une famille, la conclusion viendra toute seule !

On peut se demander pourquoi, avec un tel environnement, nous ne sommes pas déjà sur les objectifs de nos joyeux prévisionnistes soit 4 500-4 700 sur le CAC 40, 1 450-1 500 sur le S&P 500.

En fait, dans ce contexte, les taux de capitalisation devraient varier entre 7 et 10 et non pas entre 12 et 15 comme actuellement.

Mes objectifs sont donc de 2 000-2 500 sur le CAC 40….550-600 sur le S&P500.

Bon second semestre !


Olivier Delamarche, Président de la société Platinium Gestion.

 

Source : YAHOO FINANCE

mercredi, 13 juillet 2011

GRECE: BERCEAU ET TOMBEAU DE LA CIVILISATION EUROPEENNE?


GRECE - EMEUTES.gif

La Grèce, l'idée de responsabilité et la civilisation

 

Il est commun de dire que la civilisation européenne et occidentale est née en Grèce. C'est aussi en Grèce que le concept de responsabilité a été sans doute développé pour la première fois, par le grand Aristote, dans son Éthique à Nicomaque. Ces deux faits ne sont pas un hasard. La responsabilité est ce qui nous rend civilisés au sens le plus plein du terme : non une civilisation de « fourmis » mais d'hommes libres. La croissance d'une société aux relations de plus en plus complexes et anonymes, entre les individus et communautés qui la composent, repose sur cette pierre angulaire, cette boussole, qu'est la responsabilité.

Or, ce qui se déroule sous nos yeux depuis un an avec la crise grecque participe de la négation de l'idée même de responsabilité et, implicitement, mais de manière bien réelle, de la civilisation qui va avec. C'est d'abord la consécration de la non-sanction de la mauvaise gestion publique, du renflouement systématique de ce que tout être rationnel ne peut concevoir que comme un tonneau des Danaïdes : une nation vivant largement au-dessus de ses moyens et qui s'attend à ce que les autres nations l'assistent sous perfusion. Une nation dont les fonctionnaires d'une improductivité légendaire, sont embauchés de manière pléthorique par leurs politiciens, sur « privilège » et non sur la base du mérite et de la nécessité pour l'intérêt général. Une nation où népotisme et clientélisme vont évidemment de pair avec une corruption endémique, qui s'est d'ailleurs exprimée dans le maquillage des chiffres des finances publiques (avec l'aide des petits génies de Goldman Sachs). Il faut dire que la redistribution européenne et ses célèbres subventions, notamment aux oliviers inexistants, ont pu donner le goût de la facilité aux grecs.

C'est ensuite le remake, après 2008, du renflouement d'investisseurs privés ayant fait des mauvais choix, qui, encore une fois, empochent les profits (ce qui est normal) quand tout va bien, mais envoient la note au contribuable quand il y a des pertes (ce qui ne l'est pas). Il n'y a pas que les États-Unis qui sont une bailout nation (nation du sauvetage) pour reprendre l'intitulé de l'ouvrage de l'analyste Barry Ritholtz : L'Europe entière est elle aussi devenue un repère pour banquiers et financiers irresponsables, bénéficiant de leurs connexions politiques pour maintenir un capitalisme de copinage (crony capitalism) qui n'a plus rien à voir avec la liberté et la responsabilité. La dangereuse sous-capitalisation des banques européennes n'est d'ailleurs pas un hasard : il s'agit de faire encore et encore fonctionner l'effet de levier, avec le filet de protection public. Et les institutions financières françaises et allemandes, les plus exposées à un défaut grec par leur politique malavisée d'achat de titres, seront renflouées par ... solidarité avec les (dirigeants irresponsables) grecs. Car l'épouvantail du risque systémique est brandi : « pas de plan B ». Selon une étude du think tank Open Europe si les dettes grecques détenues par l'étranger aujourd'hui le sont à 42% par les institutions privées et à 26% par les États, ces chiffres vont passer à 12% et 64% en 2014 : c'est aux contribuables de boire la tasse.

Et une des institutions les plus mouillées dans cette sombre affaire est la Banque Centrale Européenne elle-même, et donc in fine, à nouveau le contribuable européen. On se souvient en effet que Jean-Claude Trichet s'était élevé début mai 2010 contre la possibilité de racheter ou prendre en garantie des titres pourris grecs. Sous l'évidente pression politique, il changeait d'avis le 10 mai suivant. Le Fonds Européen de Stabilité Financière est venu couronner ce changement de cap, ouvrant la voie à un gouvernement économique européen...

A cet égard, il est crucial de noter que dans le but affiché de sauver l'Euro, le Leviathan européen accélère en réalité sa croissance à la faveur de la crise. Le schéma suit la description de l'historien américain Robert Higgs dans son ouvrage classique Crisis and Leviathan (Crise et Leviathan) : la crise, causée par la bureaucratie, constitue une opportunité pour la croissance ... de la bureaucratie et ses «solutions » de socialisation des problèmes. Bien sûr le keynésianisme triomphant de la fin 2008 et 2009 a pris du plomb dans l'aile au niveau des États : il s'agit donc de déplacer le processus au niveau supranational. On en appelle à la nécessité du « fédéralisme », pour être plus forts. Mais de quel fédéralisme ? Celui où les responsabilités « locales » sont toujours plus diluées ? Un fédéralisme qui débute sa carrière dans le but explicite de masquer ce fait, par la création d'un supra-gouvernement économique qui, par on ne sait quel miracle, résoudrait désormais nos problèmes ? Et ce, par des règles qui, comme par le passé avec les critères de Maastricht, seront là pour ne pas être respectées ? Belles perspectives d'avenir, en vérité. Les bureaucrates se frottent les mains. La démocratie est rangée au placard depuis longtemps. Le fédéralisme, le vrai, fondé sur le principe de subsidiarité et les responsabilités locales, n'a rien à voir avec ce monstre anti-démocratique instaurant l'institutionnalisation de mécanismes d'irresponsabilité.

Le premier sauvetage de la Grèce n'a fait qu'empirer sa situation. Rien d'étonnant : le politique ne s'y est pas réformé. De ce point de vue, les manifestants grecs n'ont pas tort de traiter leurs dirigeants de voleurs. Comment croire que ce deuxième sauvetage permettra de remettre en selle la nation hellénique ? Comment ne pas voir que l'Europe vient à nouveau de bafouer les principes les plus élémentaires de vie en commun fondée sur la responsabilité, au nom qui plus est, de la solidarité, qui, comme le fédéralisme, voit désormais sa définition inversée ?

La Grèce a été le berceau de notre civilisation et de la notion, consubstantielle, de responsabilité. Elle devient aujourd'hui leur tombeau.


Emmanuel Martin, analyste sur Un Monde Libre.org


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mardi, 12 juillet 2011

LEÇON DE LULA DA SILVA AUX DIRIGEANTS AFRICAINS: «CESSEZ DE BAISSER VOTRE PANTALON DEVANT LES OCCIDENTAUX»

 

LULA - EX PRESIDENT BRESILIEN.jpg

L'ex-président brésilien Luis Ignacio Lula da Silva au 17ème sommet de l'«Union Africaine» à Malabo en Guinée Equatoriale le 30 juin 2011, en train de faire une leçon de morale politique aux dirigeants africains.


Suivant l'exemple de l'«Amérique Latine», l'Afrique devrait décider de prendre sa vraie indépendance qui est aux mains des occidentaux, Le «continent africain» qui est riche de gisement minéral et de terre fertile, aurait en effet toutes le potentialités pour devenir le première puissance économique planétaire, mais elle est encore opprimée sous la coupole coloniale des grandes puissances de la terre.


Lula a invité les chef d'État à ouvrir les yeux sur ce qui se passe en Afrique ces derniers mois, en Libye et en Côte d'Ivoire : l'interférence de la France et des Etats-unis constitue un sérieux danger pour la « souveraineté Africaine » et pour les futures générations.

Durant l'« assemblée générale » sur le rôle des jeunes africains, une session détachée de la réunion avec pour thème la crise libyenne, Lula a accusé les chefs d'états africains d'être avides, assoiffés de pouvoir, de trahir leurs propres pays et surtout d'être des servants de l'occident qui saccage le continent noir et décime sa souveraineté. La devise de ces chefs d'états étant : « Chacun pour soi, Dieu pour tous », elle ne portera pas loin l'Afrique. Il faut le sens de la responsabilité, de l'humilité, de la dignité et de l'unité pour bien gouverner ! Critiquant le fait que des leaders africains qui soient arrivés au pouvoir par un coup d'état ou pour le vouloir des puissances occidentales, il a ensuite critiqué et dénoncé le monopole de 5 pays du monde. Ajoutant que : l'« Union Africaine » compte 1,4 milliard d'habitants, l'« Amérique Latine » 400 millions d'habitants et que c'est inconcevable que les USA, la France, la Chine, la Russie et la Grande Bretagne dictent la loi au « Conseil de sécurité de l'ONU » !!!! Surtout que la « crise économique mondiale » provient des Etats-unis.

Et il a déploré le fait que l'« Union Africaine » soit financée seulement par 5 pays africains, le reste des ressources provenant des dons occidentaux. Par conséquent, pour cela, l'« UA » ne peut pas privilégier les intérêts de l'Afrique et avoir un poids au niveau international. C'est cette même « UA » qui légitime les coups d'états, les rebellions ou actions illégales pour l'obtention du pouvoir en Afrique, ignorant la volonté du peuple et la finalité des élections.

Beaucoup de chefs d'états présents avaient la tête basse, à qui il a réitéré l'« invasion française » dans le continent noir. La France nourrit et arme les rebelles dans les pays qui ont cessé d'être leurs colonies. Avec des interférences dans les affaires internes des autres pays africains. C'est clairement la référence au cas de la Côte d'Ivoire, où Paris, avec l'utilisation de la force, a enlevé le président Gbagbo pour mettre à son poste Ouattara.

Et si pour la Côte d'Ivoire rien n'a été fait pour arrêter le coup d'Etat, l'« Union Africaine » peut demander le « cessez-le-feu » immédiat en Libye. En soutien, s'est ajouté le président Jacob Zuma, un des chefs opposants qui tient tête à l'occident, disant qu'ils n'ont pas le droit d'assassiner Kadhafi.

Un silence d'ombre dans la salle de l'« UA » où les présidents qui sont les talons de l'occident étaient nombreux, en l'occurrence Abdoulaye Wade du Sénégal, qui a séjourné à Benghazi pour reconnaître le gouvernement des rebelles, Blaise Campaoré du Burkina Faso, qui a soutenu la rébellion de Ouattara en Côte d'Ivoire contre Gbagbo, Yoweri Museveni de l'Uganda qui combat les « Al Shabaab » en Somalie, Paul Kagame du Rwanda qui saccage pour le compte de l'occident et puis Sassou N'Guesso du Congo Brazzaville, Idriss Deby du Tchad, Paul Biya du Cameroun, Faure Gnassingbé du Togo, Ali Ondimba Bongo du Gabon et le dernier recruté qui s'est ajouté à la dépendance des puissances de l'oppression, Alassane Dramane Ouattara de la Côte d'Ivoire !

Ce sont les paroles de l'ex-président brésilien Lula da Silva, qui était la semaine dernière en Guinée équatoriale pour la réunion des chefs d'états africains.


Texte en italien, traduit en français par Kouamé Célestin N'Brah


Lien du journal officiel italien: RINASCITA

 

Source: NERRATI.NET