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mercredi, 27 avril 2011

UN SENATEUR AMERICAIN REVELE: IL Y A EU DES FRAUDES MASSIVES EN COTE D'IVOIRE!

 

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Le sénateur républicain James Inhofe


Malgré le fait que la France ait organisé le coup d'Etat en Côte d'Ivoire avec l'aide des américains, il existe des politiciens honnêtes et sincères. Bien davantage aux Etats-Unis qu'en France d'ailleurs. D'ailleurs, seul un sénateur américain a eu le courage d'interpeler publiquement la Secrétaire d'Etat Clinton sur la question...

Pour le Sénateur républicain James Inhofe, pas de doute, l'ONU se trompe. Selon les éléments en sa possession, des fraudes massives ont en effet été constatées dans le Nord de la Côte d'Ivoire lors du second tour de l'élection. Le sénateur demande donc au Département d'Etat américain de revoir sa position à la lueur de faits établis.

Extrait du passage relatif aux fraudes électorales :
Verbatim du Sénateur Inhofe : « J'ai reçu de nombreuses preuves convaincantes qu'il y a eu des fraudes électorales massives dans le Nord du pays sous contrôle des rebelles. Il y a eu des bulletins de votes volés...J'en ai référé deux fois au Secrétaire d'État Hillary Clinton. Par une fraude avérée, Ouattara aurait bénéficié de 94 873 voix, sur une liste électorale d'une seule des cinq régions du Nord sous son contrôle. Et si l'on multiplie ce chiffre par quatre, on est proche de la marge de voix qui lui a donné la victoire contre M. Gbagbo, c'est-à-dire 400.000.
Donc si des fraudes comparables ont eu lieu dans toutes les régions du Nord de la Côte d'Ivoire, Gbagbo est le président légitimement élu dans ces élections du 28 Novembre.

Mais si cela est trop compliqué, on peut apprécier la situation autrement :
Dans ces 5 régions, j'ai attiré l'attention, dans mon courrier au Secrétaire d'État, sur le fait que Gbagbo avait obtenu des milliers de voix dans ce que nous appellerions les primaires; et néanmoins, lors du vote final, le candidat Gbagbo a obtenu Zéro voix dans certains cantons. C'est là une impossibilité statistique : vous ne pouvez pas n'obtenir aucune voix, particulièrement si vous en aviez déjà obtenu quelques milliers auparavant ! J'ai écrit au Secrétaire Clinton pour qu'elle soutienne l'établissement de nouvelles élections, mais ma demande n'a pas été traitée avec l'attention souhaitée.

Mais avec les dernières nouvelles indiquant que Ouattara a tué un millier de personnes dans la région de Duékoué (rapport en français sur les viols et les tueries), j'espère que les USA reconsidéreront leur position et appelleront à la tenue d'un nouveau scrutin. »


 

Le 26 avril 2011, par IvoireBusiness.net


Rédigé par JSS, April 21st, 2011 and filed under Afrique, Divers


 

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RECOLONISATION: LA FRANCE DANS LE BOURBIER IVOIRIEN


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L'ambassadeur français Jean-Marc Simon


La crise ivoirienne ressemble à celle de l'Irak. La seule différence c'est que les acteurs ne sont pas les mêmes. En Irak, ce sont les Américains. Ils ont pensé qu'en enlevant Saddam Hussein, tout allait

se passer comme sur des roulettes. La vie allait reprendre comme si de rien n'était. Malheureusement, c'est le contraire qui s'est produit. Plus de dix ans que le pays est dans une situation d'instabilité. Aucune lueur d'espoir ne pointe à l'horizon. C'est l'incertitude. L'avenir est en pointillé. Jusqu'à ce jour, les Américains n'ont pu ramener la paix. Il ne se passe pas de jour sans qu'il n'y ait des attentats. Le pays est devenu un far-west. Il n'y a aucune loi. On ne peut pas dénombrer jusqu'à ce jour, les soldats américains tués.

Les Français ont le même comportement en Côte d'Ivoire. Après leur coup d'Etat, l'Hexagone a du mal à faire asseoir le pouvoir de son poulain, Alassane Ouattara. Au fur et à mesure que les jours passent, la situation s'enlise. Pas de lisibilité. L'armée française ne maîtrise rien sur le terrain. Elle ne fait que perdre des soldats. Les informations font état de ce que cette armée a perdu plus de 400 hommes dans les affrontements. Sarkozy et ses amis de l'Elysée pensaient que tout allait être facile pour eux. Ils sont confrontés à la réalité du terrain. Ils mordent la poussière face aux jeunes qui font la résistance. Il se raconte que l'armée de Sarkozy a dû abandonner trois chars dans les combats à Yopougon.

En tout cas, la France a tout calculé sauf la côte de popularité du Président Laurent Gbagbo à Abidjan. Il pèse plus de 64% de voix à Abidjan. C'est une donnée non négligeable qui fausse les calculs de la France. On se rappelle qu'en septembre 2002, lors de la tentative de coup d'Etat qui s'est muée en rébellion, Tuo Fozié avait dit qu'il n'avait pas compté avec la mobilisation populaire des Ivoiriens.


 

Le 26 avril 2011, in Le Temps


Enise Kamagaté

 

Source: IVOIREBUSINESS.NET

Pr GORGUI DIENG - COTE D'IVOIRE: OUATTARA A L'EPREUVE DE LA LEGALITE CONSTITUTIONNELLE



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Tout observateur averti doit se rendre compte que Ouattara, le président ivoirien 'reconnu par la communauté internationale' (une première dans les relations internationales, car jusqu'à récemment, c'étaient les Etats qui étaient reconnus par l'Onu!) est dans une situation très peu enviable. Son ami Sarkozy, président de la France néocolonialiste, qui ne défend que ses propres intérêts électoralistes et ceux économiques et stratégiques de son pays malgré les discours sur le devoir humanitaire, a bombardé et capturé comme un gorille le président élu par le peuple ivoirien et investi par le Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire. Pour ensuite l'installer, lui le 'policé', dans le fauteuil de Président de Côte d'Ivoire. De Gouverneur de la nouvelle colonie française de Côte d'Ivoire, pour bon nombre d'Africains outrés par les méthodes condescendantes de l'Onu et de Sarkozy. Mais comme le dit si bien l'adage wolof : 'il est plus facile de voler un tambour que de trouver un endroit propice pour le battre'. L'euphorie de la victoire a fait long feu. Se dresse subitement, comme une montagne infranchissable, la difficulté de l'exercice du pouvoir acquis anticonstitutionnellement.

Ouattara sait qu'il a été reconnu et imposé aux Ivoiriens par la 'Communauté internationale' qui a été roulée dans la farine par la France. Gbagbo mis dans un trou, il se rend compte maintenant qu'il doit administrer des Ivoiriens et non la 'Communauté internationale'. Pour cela, il a besoin de légalité constitutionnelle que seul le Conseil Constitutionnel de son pays peut lui conférer ! Dure réalité ! Et techniquement, il est dans une terrible impasse dans la mesure où le monsieur n'est, au meilleur des cas, que le 'président élu' par la 'Communauté internationale', et non le 'président officiel' de Côte d'Ivoire. Légalement, c'est Mamadou Koulibaly, le Président de l'Assemblée Nationale, qui doit assurer l'intérim de Gbagbo, empêché par la France de poursuivre son mandat ! D'ailleurs le Conseil Constitutionnel a constaté la vacance du pouvoir depuis le 16 avril ! Par conséquent, tous les actes que Ouattara pose, toutes les décisions qu'il prend (emprisonnement des Gbagbo et mise en résidence surveillée des dignitaires du FPI, entre autres) sont illégaux et arbitraires et rappellent ceux des putschistes au lendemain de leur Coup d'Etat ! Ses souteneurs le savent bien, c'est pourquoi ils exigeaient de Gbagbo une renonciation du pouvoir qu'ils n'obtiendront jamais malgré les bombes et les humiliations... Il leur a tenu tête, même après son arrestation !

Après avoir usé de la force armée et arraché le pouvoir au Président précédemment investi par le Conseil Constitutionnel, Ouattara se voit maintenant obligé de recourir au Président de ladite institution qui l'a déjà déclaré battu. Pour pouvoir gérer le pays en toute légalité... Comme si le ridicule ne tuait pas ! Supplier Paul Yao Ndré, qui s'était réfugié à Accra (c'est cela la réalité !) de rentrer dare-dare à Abidjan pour procéder à son investiture, après celle de Gbagbo effectuée par le même personnage, nous paraît relever de la fiction romanesque. Yao Ndré doit alors retourner sa veste et le déclarer, lui, nouveau vainqueur et l'installer dans ses fonctions de Président de Côte d'Ivoire devant un parterre d'invités de marque venus, à n'en pas douter, des quatre coins du globe! Avec certainement le tombeur de Gbagbo, Sarko, aux premières loges ! Soyons sérieux ! Pour un même match, il ne saurait y avoir deux vainqueurs déclarés et intronisés champions par le même arbitre ! Si cela se passait, ce serait décidément l'événement politique le plus cocasse du siècle commençant. Et l'Afrique toucherait les bas-fonds du ridicule...

Pourquoi Ouattara n'a-t-il pas demandé à l'Onu et à la 'Communauté Internationale' qui l'ont 'reconnu' comme 'président légitime' d'accepter qu'il prête serment devant Choi ou Ban Ki-Moon ? A Abidjan ou à New York... Il sait que dans tous les pays la Cour Suprême ou le Conseil Constitutionnel est l'unique instance qui donne la victoire électorale et la légalité. Sans appel... En admettant cela, l'ami de Sarkozy et de Carter III doit admettre aussi que Laurent Gbagbo, qui a été déclaré élu par le Conseil Constitutionnel dont il accepte les prérogatives - parce qu'il l'implore de l'investir -, est, jusqu'à preuve du contraire, le président 'légal' de Côte d'Ivoire. Aujourd'hui évincé du pouvoir par la force, ce dernier est victime d'un Coup d'Etat ! Aucun constitutionnaliste ne peut dire le contraire !

En demandant au Président du Conseil Constitutionnel de l'investir, Ouattara cherche à faire d'une pierre deux gros coups. D'abord, obtenir la légalité qui lui fait défaut ; ensuite, prouver au monde entier que Yao Ndré a été manipulé par Gbagbo. Mais, nous osons croire que le concerné est suffisamment intelligent pour savoir qu'il saisit là le bon bout qu'on lui a tendu sans peut-être le savoir. En lieu et place de l'investiture attendue par Ouattara, la France et l'Onu, Paul Yao Ndré doit saisir cette aubaine pour apporter les preuves qui ont motivé l'annulation du vote dans sept départements du Nord et l'élection de Gbagbo. Il a l'occasion idéale de prouver qu'il avait agi en technicien du droit et non en partisan du président sortant.

En faisant cela, le Professeur titulaire de Droit constitutionnel prouvera son impartialité dans cette affaire et sauvera l'honneur de l'université africaine et confondra ses détracteurs. Et Gbagbo et les siens auront plus de chance de se tirer d'affaire... Mais si le professeur ne détient aucune preuve, ou en détient mais cède aux pressions et aux promesses et procède à l'investiture de Ouattara, il devra savoir qu'il sera tenu pour responsable numéro un de tous les maux dont souffre la Côte d'Ivoire depuis la proclamation des résultats de novembre 2010 : tueries, massacres, enlèvements, déplacements des populations, exacerbation de la haine intercommunautaire, non-paiement des salaires depuis deux mois, dislocation de l'Armée, de la Police et de la Gendarmerie, dysfonctionnement de l'Etat, effondrement de l'économie...

Une autre option s'offre à Paul Yao Ndré. Le jour de la prestation de serment, il peut dire tout tranquillement : 'Monsieur Alassane Dramane Ouattara, vous avez pris le pouvoir par la force armée, avec le soutien décisif de la France ; la CEDEAO, l'Union Africaine, l'Onu et la 'Communauté internationale' vous ont reconnu et me demandent de vous installer dans les fonctions de président de la République de Côte d'Ivoire. Je le fais sans état d'âme... Pour les raisons que vous savez... Gbagbo n'est plus président ! C'est vous le nouveau président ! Vive la Côte d'Ivoire ! Vive la France !'

 

 

Pr. Gorgui Dieng


Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal

mardi, 26 avril 2011

HOTEL DU GOLF: L'EX-GOUVERNEUR DAKOURY TABLEY TABASSE A MORT PAR LES HOMMES DE OUATTARA



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Ces images que nous venons de recevoir de l'ex-gouverneur de la BCEAO, M. Philippe-Henry Dakoury-Tabley achèvent de convaincre même les plus sceptiques de la barbarie du régime Ouattara.

Cet homme qui a volontairement démissionné de la BCEAO sous la pression de la France, qu'a-t-il fait pour mériter un tel sort? Pour tous ceux qui connaissent le brillant passé de cet éminent économiste, ils savent qu'il n'a jamais été un homme politique qui aurait fait du tort même à une mouche.

Pourquoi alors ce traitement inhumain envers sa personne?

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On le comprend aisément, la seule et unique raison, c'est qu'il est un proche du président Gbagbo. Dans l'Etat de droit d'Alassane Ouattara, c'est un crime.

Cette scène qui choque le bon sens se déroule à l'Hôtel du Golf, QG du camp Ouattara protégé par l'Onuci et les soldats de la force française « Licorne ». Il venait d'être capturé avec le président Gbagbo dans sa résidence, à Cocody, par les soldats français de la « Licorne » et remis aux rebelles. Nous sommes le 11 Avril 2011.

Avec de tels agissements, la réconciliation version Ouattara a de beaux jours devant elle.


 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE



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LES MERCENAIRES ENGAGES PAR OUATTARA NE SONT PAS CONTENTS: LA RAISON



Les mercenaires d'Alassane Ouattara ne sont pas contents de lui. Alors, pas du tout. Ils menacent de tout « gâter » à Abidjan.

La raison de leur mécontentement n'est rien d'autre que le paiement de leur solde.

Dans le contrat signé entre ces derniers et le putschiste, chaque mercenaire devra percevoir la somme de 5 millions de Fcfa. Leur mission étant terminée, Alassane refuse de respecter sa part du contrat. Les mercenaires soutiennent que tant qu'ils n'auront pas perçu leur dû, ils ne quitteront pas les rues. Mieux ils vont lui faire sa peau.

Ainsi, malgré son appel à quitter les rues et à rentrer dans les casernes, ses combattants les occupent toujours. Ils obligent la population à se cotiser pour assurer leurs pitances quotidiennes.

Ceux qui s'y refusent voient leurs domiciles pillés le lendemain.

Le pillage des domiciles, des commerces, des banques et des magasins, voici un moyen qu'ils ont aussi trouvé pour se faire payer. Et cela se passe actuellement en toute impunité. La population civile est livrée à elle-même.

Ce n'est pas la première fois que le pion de la France se comporte avec les mercenaires dont il loue les services. En effet, en octobre 2000, pour la constitution du charnier de Yopougon, il a demandé les services d'un chauffeur malien du nom de Mory Kamagaté. Ce dernier devait ramasser les corps qui jonchaient les rues, après le refus du Général Robert Guéi de quitter le pouvoir, pour les mettre non loin de la prison civile de Yopougon. Le travail terminé, il a été payé en monnaie de singe. Il a perçu 5 millions de Fcfa en faux billets de banque. Avant d'être ramené dans son Mali natal.


 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE


 

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DE VIOLENTS COMBATS A L'ARME LOURDE SIGNALES A YOPOUGON

 

 

Des combats d'une rare violence et à l'arme lourde sont signalés ce lundi en milieu d'après-midi dans le quartier populaire de Yopougon. Plusieurs habitants restés terrés chez eux ont confirmé avoir entendus de fortes détonations dans les zones suivantes: Maroc, annanerai, carrefour sorbonne, quartier millionnaire et quartier de Sicogi dans les environs de la mairie.


Cette fois-ci les forces pro-ouattara aidées des soldats de la licorne ont décidé d'attaquer en même temps par toutes les entrées de cette commune.

Les combattants restés fidèles au président Gbagbo opposent actuellement à ces forces coalisées une résistance farouche. Les forces pro-ouattara sont mises en difficultés.

On nous signale de nombreux corps se soldats rebelles qui jonchent actuellement les rues de cette commune resistante et quelques engins de la force licorne tombés aux mains des combattants pro-Gbagbo.

Il est 21H GMT (ce lundi 25 avril 2011), les combats continuent dans la commune de Yopougon.

Ces combats surprennent plus d'uns d'autant plus que dimanche les négociations entre belligérants semblaient aboutir vers un retour au calme. IB avait quant à lui manqué à une rencontre annoncé avec Soro Guillaume.

Dans un communiqué provenant de ses services, il avait aussitôt appelé les hommes de son « rival » à déserter.  Alassane Ouattara avait exigé vendredi le retour en caserne de toutes les forces en présence et souhaité la reprise par la police et la gendarmerie des opérations de sécurité.

La situation sécuritaire en Côte d'Ivoire reste délétère même après la capture du président Laurent Gbagbo par l'armée française "Licorne".



Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

dimanche, 24 avril 2011

LAURENT GBAGBO CAPTURE PAR L'ARMEE FRANÇAISE, LIVRE AUX FRCI ET ILLEGALEMENT MAINTENU PRISONNIER A KORHOGO



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Laurent Gbagbo dans l'hélico de l'ONUCI le transportant à Korhogo
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Laurent Gbagbo descendant de l'hélico de l'ONUCI, à son arrivée à Korhogo
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Laurent Gbagbo accueilli sur le tarmac par le Com-Zone de Korhogo, Fofié Kouakou, et les chefs militaires de l'ONUCI
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Laurent Gbagbo escorté jusqu'au command-car qui doit le conduire à sa résidence surveillée

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Des nouvelles du président et de ses collaborateurs



Toussaint Alain dans son allocution, ce jour (samedi 23 avril 2011) à la manifestation, Place de la Bastille à Paris, a dit:


Le président (Laurent Gbagbo) va bien, il ne peut pas parler longtemps au téléphone car son temps de communication est limité.
Il est à Korhogo (nord-est), la Première Dame est à Odienné (dans le nord-ouest).
Le président était au courant de la marche, il a donc appelé pour faire dire aux Ivoiriens qu'il les aime et les remercie (pour les actions qu'ils mènent), ainsi que tous les africains.
Il nous informe qu'il n'a toujours pas signé le document reconnaissant Ouattara comme vainqueur de l'élection présidentielle.
Ce qui a fait dire à Alain Toussaint que l'investiture que Ouattara annonce en grandes pompes n'en est pas une.
Le président a aussi ajouté qu'il est en train d'écrire ses mémoires sur la crise ivoirienne, mais il n'a pas confiance aux rebelles qui sont capables de les saisir, donc il écrit plus dans sa tête.
Enfin, le président a dit qu'il travaillait aussi sur le plan diplomatique avec quelques pays amis et que c'est loin d'être fini.



Les collaborateurs du Président Laurent Gbagbo détenus à la Prison de KATIOLA:


1- Le Directeur du protocole : KONE Boubacar

2- Le Chef de Cabinet : KUYO Téa Narcisse

3-Le Ministre Jean-Jacques BECHIO

4-La Ministre Géneviève BRO GREBE

5-L'Inspecteur Général d'Etat : Aboudramane SANGARE



Les collaborateurs du Président Laurent Gbagbo détenus à la Compagnie Territoriale De KORHOGO (CTK), sous le commandement du Com-zone Fofié Kouakou:

1- Le Général de Brigade DOGBO BLE Bruno
2- Le Médecin-Colonel DALEBA René
3- Le Commissaire Principal de police MONNET Denis
4- Le Chef de Bataillon DUA Kouassi Norbert
5- Le Commissaire de Police GUEDE Zakali
6- Le Capitaine-Major de Police KOBLI Rémi
7- Sous-lieutenant ZAKRO Hervé
8- L'Adjudant GOSSE Matthieu
9- L'Adjudant ZOKOU Bi Traguié
10- L'Adjudant KOUAME Kouakou
11- Le Maréchal Des Logis (MDL) Chef GNALOKO Jonas
12- Monsieur ADON Eustache
13- Monsieur LOBA Amos
14- Le Sergent-chef FAITAI Kouakou Jean-Henry
15- Monsieur DELI Kié
16- Le MDL SOPI Grah
17- Le MDL KENE K. Laurent
18- Le MDL TCHIKA Fabrice
19- Le Sergent NIAMKE Ekolan
20- Monsieur BAHI Patrice (Sécurité rapprochée)
21- Monsieur DJEKOURI Aimé
22- Monsieur ZEZA Kaka Jean-Louis
23- Monsieur YODE Ozy



Source : Nicole Meley (Facebook)


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AFP, le 23 avril 2011 - Côte d'Ivoire: Simone Gbagbo en résidence surveillée dans le nord-ouest (Odienné)


Simone Gbagbo, épouse du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo, retenue depuis le 11 avril au QG du chef de l'Etat Alassane Ouattara à Abidjan, a été placée en résidence surveillée dans le nord-ouest du pays, a indiqué samedi le ministre de la Justice.

Mme Gbagbo "est partie à Odienné, en résidence surveillée, hier (vendredi), très tôt le matin", a déclaré à l'AFP Jeannot Ahoussou Kouadio.
L'ancienne "dame de fer" et pasionaria du régime défait avait été arrêtée avec son mari et une centaine d'autres personnes à la résidence présidentielle à Abidjan, après une offensive des forces du nouveau chef d'Etat Alassane Ouattara, appuyées par la force française Licorne et l'ONU.

L'ex-couple présidentiel a dans un premier temps été retenu au Golf Hotel, QG de M. Ouattara.
M. Gbagbo a été transféré le 13 avril dans le nord du pays, fief de son rival. Selon des sources concordantes, il se trouve dans une résidence présidentielle dans la grande ville de Korhogo, sous la garde des forces pro-Ouattara et de l'ONU.
Mme Gbagbo, autant respectée pour son parcours dans l'opposition que crainte pour son rôle de "présidente" à poigne, a été souvent accusée d'être liée aux "escadrons de la mort" contre les partisans du camp adverse.

Des enfants et des employés arrêtés le 11 avril avec les Gbagbo ont été libérés du Golf Hotel la semaine dernière.
Vendredi soir, le chef du parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien, Pascal Affi N'Guessan, qui était en résidence surveillée dans un autre hôtel d'Abidjan, a été transféré au Golf après avoir accordé une interview à des médias.

M. N'Guessan était depuis la semaine dernière à l'hôtel de La nouvelle pergola avec d'autres personnalités du camp du président déchu qui s'y trouvent toujours, sous la protection des Forces républicaines de M. Ouattara, et de Casques bleus de la mission onusienne Onuci.
La chute de Laurent Gbagbo est intervenue à l'issue de plus de quatre mois d'une crise née de la présidentielle du 28 novembre 2010, et de dix jours de guerre dans la capitale économique.

Le président Ouattara, après son investiture qu'il prévoit dans la deuxième quinzaine de mai, doit former un gouvernement d'union comportant notamment des représentants de l'ancien pouvoir.
Son gouvernement, tout en prônant la réconciliation, a annoncé qu'il allait demander des enquêtes sur les "crimes" présumés du régime dé
fait.

Source: AFP

OUATTARA FACE A LA REALITE DU POUVOIR

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Huit jours après le coup d'Etat (du 11 avril 2011, ndlr) qui sanctionne l'ambition présidentielle d'Alassane Dramane Ouattara, la Côte d'Ivoire n'est toujours pas sortie de l'ornière politico-militaro-sociale. Plusieurs éléments militent en faveur d'une éventuelle et imminente déflagration à Abidjan. Même si Gbagbo n'est plus là, on aurait souhaité qu'il soit là; ça fait plus rassurant.

Laurent Gbagbo, une patate chaude entre les mains d'Alassane D. Ouattara

Comme premier élément de ce cocktail Molotov à haut risque, Laurent Gbagbo, le président légalement réélu, 28 novembre 2010, à la tête de la Côte d'Ivoire demeure prisonnier de son tombeur Alassane Dramane Ouattara. Un prisonnier bien encombrant pour le « président reconnu par la communauté internationale » au point où « l'élu de la communauté internationale » ne sait plus dans quelle main garder sa patate chaude.

Les heures qui ont suivi son arrestation par les forces spéciales françaises puis sa remise aux rebelles des Forces nouvelles rebaptisés Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci), le Président Laurent Gbagbo est conduit au QG d'Alassane Ouattara à l'hôtel du golf, lui, son épouse Simone, son fils Michel, une bonne partie de son cabinet et même le personnel domestique de la résidence présidentielle de Cocody-Ambassades. Tout ce beau monde va y subir les pires atrocités jusqu'à ce que l'opinion nationale et internationale apprenne que « Laurent Gbagbo se trouve quelque part en résidence surveillée », sans plus de précision.

Dans la foulée, l'on apprend depuis quatre jours, que le Président Gbagbo est à « Korhogo ». Le choix de cette ville de l'extrême nord ivoirien intrigue le commun des observateurs de la scène politique ivoirienne. Un des bastions des Forces nouvelles de Guillaume Soro, Korhogo reste et demeure la zone de prédilection d'un des redoutables chefs de guerre : Fofié Kouakou.

Une énigme pour les enfants Gbagbo. Au nom de Marie-Antoinette Singleton, fille du Président Gbagbo, un avocat à la tête d'un collectif de confrères, demande « conformément au droit national et international, et aux principes qui gouvernent le respect des droits de l'Homme, de bien vouloir me faire délivrer à moi-même, ainsi qu'à mes confrères, un permis de visite afin de rencontrer, dans des conditions conformes au droit, Monsieur le Président Laurent GBAGBO et son épouse. »

Certes, il faut redoubler de vigilance et c'est ce que font les avocats. Mais c'est l'histoire du gardien de prison dont la liberté dépend du prisonnier. Tout le monde entier, en effet, sait que Laurent Gbagbo est entre les mains d'Alassane Dramane Ouattara, qu'il se débrouille pour le tenir en vie. Sinon, gare à Ouattara ! Il ne ferait que pâlir un CV politique déjà pas reluisant.

Les énigmes nommées Korhogo et Fofié

Bon à savoir: alors que la commune d'Abobo à Abidjan est l'objet des pires atrocités de la part des commandos invisibles dirigés par le sergent-chef Ibrahim Coulibaly auto-gradé « général » pour les besoins de sa sempiternelle ambition présidentielle, une fronde naissait au sein des Forces nouvelles et dirigée comme par enchantement, par Fofié Kouakou. La tête toujours coincée dans les Accords politiques de Ouagadougou, ce dernier, Fofié, refuse de donner des éléments pour combattre à Abidjan contre ses anciens frères d'arme des Forces de défense et de sécurité du Général Philippe Mangou. Des escarmouches s'en suivent entre ses fidèles et ceux de Chérif Ousmane dont Ibrahim Coulibaly reste le seigneur de guerre en qui ils ne cessent de croire ; les hommes du com-zone de Korhogo ont le dessus après une rude bataille. Depuis, l'on n'entend plus parler ni de Fofié Kouakou ni de ses combattants dans la bataille d'Abidjan. Du moins, jusqu'à ce jeudi 14 avril 2011, d'un média français qui parle au conditionnel, l'opinion apprenne que « Laurent Gbagbo est à Korhogo ». L'information a fini par être « validée » à force de sa récurrence.

Soro ou l'os dans la gorge de Ouattara

En entendant que l'histoire décrypte dans les jours à venir les contours de la présence du Président Gbagbo à Korhogo, « l'élu de la communauté internationale », Alassane Dramane Ouattara continue de gérer ses patates chaudes. Entre autres dossiers brûlants de l'heure, notons en seconde priorité, le tonitruant Premier ministre. Véritable os parmi les ossements de la crise ivoirienne, Guillaume Soro n'en est pas moins venimeux. Le premier malheur d'Alassane Ouattara pourrait venir de lui. Le président du Rdr a commis l'erreur de promettre la primature à tour de bras. Alors que le Pdci-Rda d'Henri Konan Bédié attendait tout sagement ses « royalties » de campagne présidentielle, Ouattara maintient contre toute attente son « petit en arme ». Alors même que Guillaume Soro anciennement PM de Gbagbo dépose le tablier pour faire allégeance au « nouvel élu », ce dernier, Ouattara le confirme à la surprise générale.

C'est l'adage de « qui goutte goutera » et Guillaume Soro ne serait plus prêt à lâcher la portion. Une précipitation dans les promesses de campagne qui coûtera cher à Ouattara. De sources diplomatiques, la France de Nicolas Sarkozy ferait une très forte pression suivie de menaces à peine voilées sur Alassane Dramane Ouattara. De sources concordantes, ce pays ne « demanderait » plus mais « exige » d'Alassane Dramane Ouattara de nommer « un cadre de LMP au poste de Premier ministre pour faciliter la réconciliation nationale et faire revenir la confiance au sein des populations civiles ». La France voudrait dire que les populations ivoiriennes n'ont pas confiance en M. Ouattara qu'elle n'aurait pas fait mieux. Mais pas une nomination à l'emporte-pièce. La France exige, ajoutent nos sources, que ce cadre LMP soit « un proche du Président Laurent Gbagbo ».

Laurent Gbagbo sait-il que ce genre de tractations a lieu en ce moment ? A-t-il avancé un nom ou donné son accord pour la nomination de son « proche » au poste de Premier ministre de son tombeur ? Pour la première question, c'est probable que Gbagbo sache, car à un tel niveau d'implication plus aucune discussion ne se fait sans vous, tant que vous êtes en vie, ce qui est le cas en ce moment. Quant à la deuxième question, il est quasiment impossible que le Président Gbagbo donne ne serait-ce que son accord de principe, pour une initiative dont l'objectif premier est de polir l'image de son tombeur. On ne fait pas de passe à son adversaire, c'est connu en politique et Gbagbo sait que Ouattara est en plein dans des difficultés de gestion.

Impossible donc encore pour deux autres raisons.

La première est que Laurent Gbagbo a refusé de signer une lettre de reddition sanctionnant la chute de son régime. Ce, au moment où les missiles de l'armée française pleuvaient sur sa résidence officielle. Il n'a donc pas signé sa reddition, un refus qui a un impact négatif sur le pouvoir embryonnaire d'Alassane Ouattara. Lequel pouvoir ne repose pas sur le droit, mais est issu d'un coup d'Etat.

Deuxième raison de ce hic, Laurent Gbagbo est resté ferme, insensible et imperturbable face à la « proposition indécente » de la France. Avant le lancement de la première bombe sur sa résidence, la France a promis à Laurent Gbagbo, la bagatelle de quatre cent millions (400.000.000) d'euros, pour signer sa propre reddition. Le refus de l'ex-président ivoirien a précipité le largage des autres missiles sur son palais. Avec autant de couleuvres qu'il a refusé d'avaler au risque de sa vie, et la vision cauchemardesque des centaines de corps des Jeunes Patriotes sans vie qui jonchaient les jardins de son palais, peut-on encore croire que Laurent Gbagbo puisse avaliser un proche pour le poste de Premier ministre dans un régime dirigé par Alassane Dramane Ouattara? Pas vraiment et ce serait mal connaitre cet historien passionné de Jules César, Moïse...

Et même si par extraordinaire Gbagbo acceptait de valider un ministrable dans son entourage immédiat, il est quasi impossible à Ouattara - à moins de l'expédier hors de ce monde -, de déboulonner un Guillaume Soro qui n'est pas venu sur la scène politique les mains vides et les pieds nus. Soro a fait irruption avec des hommes chargés de fusils d'assaut, lui-même arborant un ensemble vert treillis et chaussé de brodequins. Lui qui a été nommé Premier ministre avant l'heure par Alassane Dramane Ouattara n'est pas pauvre en atouts. Le premier et le plus solvable de ses atouts en ces temps de guerre reste et demeure son armée. Les Forces nouvelles toujours prêtes à lui obéir à l'image des Issiaka Ouattara alias Wattao, Touré Hervé alias Vétcho, Morou Ouattara, Fofié Kouakou et bien d'autres chefs de guerre qui ont jusqu'ici constitué l'épine dorsale des stratégies de pression de Guillaume Soro dans toutes les négociations et accords politiques.

L'autorité a foutu le camp : Abidjan, poudrière à ciel ouvert

En attendant que le couple Sarkozy-Ouattara trouve la solution à l'énigme Soro, des nouvelles boîtes de pandores se sont ouvertes, béantes les unes que les autres. Parmi elles, l'insécurité ambiante dans le District d'Abidjan et toutes les villes de Côte d'Ivoire. Tout le monde s'en inquiète y compris les guerriers venus du nord. Une véritable force à l'image des Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire (forces régaliennes), faisant office d'autorité publique, fait défaut. Une bonne partie des troupes du chef d'Etat-major des armées ivoiriennes s'est évanouie dans la nature, après le coup d'Etat d'Alassane Dramane Ouattara. Emportant les armes de dotation et certaines de guerre. Quant aux différentes casernes, même si elles sont restées imprenables, personne ne sait, deux semaines après la chute du « Chef Suprême », où sont passés les chefs d'unités spéciales.

C'est pareil partout dans les villes qui abritent des garnisons. Si bien que les populations ivoiriennes respectueuses des lois républicaines ne savent plus à quelles autorités se fier. Les mouvements rebelles une fois arrivés à Abidjan se sont métastasés et se sont jetés dans la course aux pillages systématiques. Les populations du District d'Abidjan font face à des forces parallèles et antinomiques qui foisonnement à tous les coins de rue sans que personne, ni même les soit disant come-zones, ne sache qui fait quoi. Cocody Riviera Les Rosiers, il est environ 8 h ce lundi 18 avril, ça devrait être le jour de la reprise du travail, un adolescent, 16 ans environ, se met à chanter, kalachnikov à la traine : « An tôkô bê commando. An nana Abidjan ka Gbagbo faka » Traduction : « Nous sommes des commandos. Nous sommes arrivés à Abidjan pour tuer Gbagbo ».

Résultats du chaos, la quasi totalité des familles abidjanaises sont visitées de jour comme de nuit, des arrestations et exécutions sommaires, par des éléments se réclamant des Forces républicaines de Côte d'Ivoire d'Alassane Dramane Ouattara. Les hommes de M. Ouattara ont fini par montrer leur réel objectif. A savoir piller tout sur leur passage, à commencer par les sociétés d'Etat. Tous les véhicules d'immatriculation d'Etat sont d'office réquisitionnés par les pro-Ouattara et acheminés vers des destinations plus au nord de la Côte d'Ivoire d'où ils seront certainement vendus dans les pays limitrophes. Pendant que les grands font mains basses sur les sociétés d'Etat, les petits, sans vergogne rendent visite aux familles cossues de Cocody leur « champ de bataille » de prédilection. « Ils ont l'argent ici, à Cocody, et puis nous on souffre à Bagdad (ndlr, Abobo). On est là pour se servir et puis on va partir. A bâtard ! »

Ainsi plusieurs forces se partagent la ville d'Abidjan. Question : qu'adviendra-t-il quand les subdivisions Frci pro-Ouattara n'auront plus rien à piller et que ce qu'ils ont pillés se trouvera entre les mains des clans rivaux ? Personne n'en sait rien. Une chose est sûre, c'est qu'ils ont beau se côtoyer sur le terrain, ces combattants-pillards ne se connaissent pas. Ou du moins se reconnaissent par leurs méthodes : « ça, ce sont les hommes de IB (ndlr, Ibrahim Coulibaly), c'est eux qui travaillent comme ça », se dédouane un jeune chef de groupe venu « surveiller » un sous quartier huppé de Cocody où des résidents se sont bien résolus à lui verser, lui et ses « compagnons de guerre », l'argent de « gardiennage ». Du coup, ils en ont fait leur « territoire ».

Désarmement : l'autre piège tendu à Ouattara

Ces groupes armés se forment au moment où l'Organisation des Nations Unies décide de mettre le holà. En effet, si la décision du Conseil de sécurité, attendue mardi 19 avril 2011, tombe effectivement, il faudra compter avec ses dégâts collatéraux. Que deviendront ces groupes armés qui ont combattu aux côtés des chefs de guerre pour prendre la bastille d'Abidjan ? Ibrahim Coulibaly s'est investi « Président de la République de Côte d'Ivoire », parallèlement à Alassane Dramane Ouattara. En ce moment même, il nous revient de façon récurrente qu'il courtise les Jeunes Patriotes livrés à eux-mêmes après le ralliement et la fuite de certains leaders. Ceux-ci sont disséminés à Yopougon, la plus grande commune du District d'Abidjan où ils combattraient « pour l'honneur et pour leur propre survie » et rechignent à déposer les armes malgré les appels de leurs chefs. Du pain béni.

Si Ibrahim Coulibaly qui voue une haine recuite à Alassane Ouattara qu'il n'a de cesse d'accuser « d'étranger qui veut diriger la Côte d'Ivoire » - un discours récemment ressassé dans la commune d'Adjamé, précisément aux 220 logements - réussit à rallier certains Jeunes Patriotes, par quel stratagème pourra-t-on le pacifier ? En outre, laissera-t-il désarmer ses hommes sans rien demander en contrepartie ? Quelle compensations exigerait-il ? Il en est de même pour Guillaume Soro. Le Secrétaire général des Forces nouvelles ne démordra pas si facilement, lui grâce à qui « Ouattara est devenu président ».

Qui viendra les désarmer, lui et ses combattants ? Sont-ce la France, les Casques bleus de l'Onu avec qui ils ont pactisé pendant neuf (9) ans que dure cette crise que toute la communauté internationale a créée de toute pièce ? Autant dire que le « nouveau régime » a du pain sur la planche.

Les éléments ci-dessus montrent clairement qu'un coup d'Etat ne suffit pas pour effacer Laurent Gbagbo dans l'esprit des Ivoiriens. Et que, bien que ce dernier ne soit plus aux commandes comme l'ont voulu Nicolas Sarkozy, Barack Obama, Ban Ki-Moon, Young Jin-Choï, l'Onu, l'Union africaine, la Cedeao et les militants du Rhdp, force est de constater que l'ombre de Laurent Gbagbo continue de planer sur la Côte d'Ivoire et son génie politique continuera d'embarrasser même ses plus farouches adversaires.

Même en résidence surveillée, fut-elle dans le fief des Frci, le Woody de Mama demeure redoutable comme un fauve en cage.

 

Simplice Allard

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

SIGNEZ LA "PETITION POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DE LAURENT GBAGBO"

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Laurent Gbagbo, Président constitutionnellement élu en Côte d'Ivoire, investi le 4 décembre 2010, a été livré, le 11 avril 2011, par l'armée française, avec la complicité de l'ONU, à Alassane Ouattara, imposé à la Côte d'Ivoire sur la base de résultats frauduleux illégalement proclamés, mais reconnus par le représentant du secrétaire général de l'ONU, le Coréen Young-jin Choi. A l'écrasement militaire, rappelant les pires heures de sa politique coloniale en Afrique, la France a ajouté l'humiliation dont avait été victime le Congolais Patrice Lumumba avant d'être assassiné il y a un demi-siècle avec la complicité de l'ONU.

Laurent Gbagbo, opposant historique depuis la fin des années 1960 qui a incarné la lutte pour le multipartisme et la démocratie en Côte d'Ivoire, n'a jamais pris les armes et a été élu en 2000. Il a été remis par les éléments de la Force française Licorne à ceux-là même qui ont voulu le renverser par un coup d'Etat militaire en septembre 2002 précipitant la partition du pays et plongeant celui-ci dans une crise meurtrière pour le peuple ivoirien.

Nous, soussignés,

Pacôme Adjourouvi, Albert Bourgi, Guy Labertit, Christian Mensah, Calixthe Beyala, Olympe Bhëly Quenum, Marcel Amondji, Cheikh Oumar Diarrah, Amath Dansokho, Michel Galy, Gaston Kelman, Malick Ndiaye, Hermann Yaméogo,  Jean Marie Teno, Francis Kpatindé, Théophile Kouamouo, Léopold Gnininvi, Hervé Emmanuel Nkom...

DÉNONÇONS

  • l'intervention de la France en Côte d'Ivoire qui outrepasse le mandat de l'ONU et viole le droit international ;
  • les mensonges d'Etat du gouvernement français et la complaisance de nombreux médias;
  • les exactions et les tueries perpétrées par les troupes d'Alassane Ouattara contre les partisans de Laurent Gbagbo depuis son arrestation illégale, dont la première victime a été l'ancien ministre de la Justice et de l'Intérieur Désiré Tagro.

CONDAMNONS

la politique guerrière, illégitime et coûteuse, conduite par le Président Sarkozy, avec la complicité des Etats-Unis, de chefs d'Etat d'Afrique et de l'ONU ayant mis sous tutelle la diplomatie africaine.

DEMANDONS

La libération immédiate de Laurent Gbagbo car la réconciliation ne peut se faire en Côte d'Ivoire qu'avec Laurent Gbagbo vivant et libre.    

 

Pour signer, cliquez sur: LIBEREZ LAURENT GBAGBO

samedi, 23 avril 2011

COTE D'IVOIRE: LA FRANÇAFRIQUE EST RESSUSCITEE A ABIDJAN

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La main sur le cœur, le candidat Nicolas Sarkozy promettait à Cotonou au Bénin la fin du mythe qui prête à la France « la faculté de redresser les situations, de rechercher ses intérêts économiques... et d'être capable d'assurer la stabilité ou de créer l'instabilité dans un pays ». Promis, c'en était fini de la françafrique. Juré, c'était la fin du rôle de gendarme de l'Afrique. Le pied au plancher, le président Sarkozy s'est éloigné à une vitesse supersonique de cette profession de foi.

Le discours de Dakar, la révocation de Jean-Marie Bockel - qui voulait signer l'acte de décès de la Françafrique, l'influence de Robert Bourgi, figure de la Françafrique, qui conseille l'Elysée sur les questions africaines... Ce sont autant de signes qui montrent que, rattrapé par la realpolitik, Nicolas Sarkozy a tourné le dos à ses promesses électorales.

Il faut questionner les conditions d'une telle « libération »

A Abidjan, réfugiés derrière le paravent onusien, les soldats français ont participé à l'arrestation du président ivoirien. Il n'y a plus de contentieux électoral en Côte d'Ivoire. L'arrestation du président Laurent Gbagbo est, nous dit-on, « un signal fort aux dictateurs » de la région. Ils ne « devraient plus mépriser » la voix de leurs peuples qui réclament des élections libres et justes.

Quelques mois plutôt, au Gabon, une inversion pure et simple du résultat présidentiel a été encouragée au profit du fils Bongo. La vox populi gabonaise était certainement inaudible. A Ouagadougou, où le Président n'est pas loin de subir le même sort que Ben Ali et Hosni Moubarak, les forces spéciales françaises s'activent déjà sur le terrain. Il faut sauver le soldat Compaoré. Et inciter les Burkinabés à supporter le Président qu'ils ont « plébiscité » lors du dernier scrutin présidentiel.

La françafrique est ressuscitée. Dans la capitale économique ivoirienne, elle occupe l'aéroport international de Port-Bouët - nom de l'ancien commandant français, chargé de conclure des traités de commerce et de protection avec des chefs côtiers. A Treichville - qui tient son nom de Treich-Laplène, premier administrateur colonial de la Côte d'Ivoire -, la Françafrique, sans attendre que les victimes soient enterrées, exploite et exporte déjà le cacao ivoirien vers l'Union européenne.

Sur le pont du porte-avions Charles-de-Gaulle, elle effectue, dans un pays indépendant depuis cinquante ans, des patrouilles pour assurer la sécurité des populations. Et s'il existe des millions d'Ivoiriens pour penser que « la Côte d'Ivoire est enfin libérée », il y a des millions d'autres pour dénoncer les conditions d'une telle « libération ».

Les victimes ivoiriennes sont oubliées

Aussi loin qu'on puisse remonter dans le temps, il n'existe aucune trace d'une seule démocratie installée ou soutenue par la Françafrique. Le temps est désormais compté en Côte d'Ivoire. Oubliées déjà ces milliers de victimes civiles. Certaines, des centaines, sont tombées sous les bombardements de la communauté internationale. Sacrifiées sur la base d'une résolution censée pourtant les protéger.

Le regard est détourné. Et des milliers de partisans de Laurent Gbagbo sont traqués de Duékoué à Abidjan.
Bouchées sont les oreilles pour ne pas entendre le bruit des exécutions sommaires.

Fermés sont les yeux pour ne pas voir les traitements dégradants et humiliants infligés aux patriotes ivoiriens.
Et la mémoire, définitivement effacée pour oublier ces dizaines de milliers de morts depuis 2002. Il n'y a plus personne pour épiloguer sur le sort des Ivoiriens.

La Françafrique se tourne maintenant vers la Libye

Le western abidjanais est enfin terminé. Mission accomplie pour les bérets verts français. Les journalistes peuvent désarmer leur plume. Ils peuvent ranger leurs caméras pour d'autres théâtres d'opérations. Les Ivoiriens ne les regretteront pas.

L'actualité est brûlante ailleurs. Kadhafi utiliserait des armes lourdes contre ses populations. Il ne faut plus attendre. Vite, une nouvelle résolution du Conseil de sécurité. Trois ans après lui avoir déroulé le tapis rouge et proposé la vente de rafales, Nicolas Sarkozy veut enfin désarmer le tyran libyen. Vaut mieux tard que jamais.

En Côte d'Ivoire, en ce triste printemps africain, la Françafrique a revêtu ses plus beaux oripeaux. Laurent Gbagbo a eu l'imprudence de vouloir enterrer la bête sans l'avoir tuée. Le rideau d'un réveil du continent noir est tombé à Abidjan.


 

Par Anicet Djéhoury, Essayiste ivoirien.


Source: RUE89

mercredi, 20 avril 2011

QUAND LA NOTION DE POPULATION CIVILE «CHANGE» SELON LE BON VOULOIR DE LA FRANCE ET DE LA COMMUNAUTE DITE INTERNATIONALE

 

 

Un char français de l'opération Licorne à Abidjan en Côte d'ivoire.

 

En Côte d'Ivoire comme en Libye, la France a justifié son intervention en disant vouloir protéger la population civile. Pour cela elle a usé de son réseau d'influence à l'« ONU » pour que cette organisation ponde des résolutions lui permettant d'attaquer ces pays. Cette raison tient-elle ou que se passe-t-il réellement sur le terrain ?


En Côte d'Ivoire, le président Gbagbo a fait face à une guérilla urbaine dans la commune d'Abobo qui se faisait appeler «Commando invisible». Ces rebelles d'un autre temps, venus du nord, attaquaient les « FDS » qu'ils égorgeaient et tuaient. Quand l'armée a commencé à se défendre, les chaines françaises, outils de propagande de la « françafrique » et de la « communauté dite internationale », ont crié sur tous les toits que le président Gbagbo s'attaquait aux « populations civiles ». Cela a suffi pour que le Secrétaire général de l'« ONU » ordonne de bombarder toutes les poudrières de notre armée afin d'éviter l'utilisation d'armes lourdes contre les civils.

En Libye, Kadhafi faisait aussi face à une rébellion lourdement armée et montée de toute pièce par les occidentaux utilisant des armes lourdes et des avions de chasse. Lorsqu'il a décidé de se défendre, il a été aussi accusé d'utiliser des armes lourdes contre les civils. Par le même schéma, une « résolution onusienne » a autorisé la France et les pays de l'« OTAN » à s'attaquer à ce pays souverain.

Aujourd'hui (mercredi 20 avril 2011 et même depuis hier mardi, ndlr), à Yopougon, pour déloger les « patriotes armés » qui refusent de se soumettre au pouvoir Ouattara, la « Licorne » et l'« ONUCI » bombardent la commune et les résidences à l'aide d'armes lourdes et d'hélicoptères (Nouveau Quartier, Toits-Rouges, Millionnaire, Selmer, Wassakara, Mossikro, Bel-air, pilonnés sans discernement, ndlr). Plusieurs maisons ont été détruites, des morts et des blessés sont signalés. Toute cette boucherie orchestrée par la France n'émeut personne. De même en Libye, les bombes de l'« OTAN » font plus de victimes parmi les populations civiles que parmi les forces de Kadhafi.

Quand Gbagbo utilisait les « FDS » pour mettre de l'ordre à Abidjan, cela voulait dire selon la « communauté dite internationale », qu'il s'en prenait aux « populations civiles », mais lorsque les « FRCI », l'« ONUCI » et la « Licorne » mettent de l'ordre à Yopougon avec des armes lourdes, cela veut dire, de la même « communauté dite internationale », qu'ils ne s'en prennent pas aux « populations civiles » (mais aux "miliciens de Gbagbo", ndlr). C'est à croire que la notion de « population civile » change selon le bon vouloir de la France car en Côte d'Ivoire comme en Libye, les bombardements de la France ont fait plus de victimes civiles que militaires.

 

Source: NERRATI.NET

L'HIVER COLONIAL

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Après une semaine de bombardements sur Abidjan et le massacre de milliers de civils, l'État français a capturé Laurent Gbagbo. L'objectif est immuable : contrôler ce pays pétrolier par l'imposition d'une pseudo-démocratie acquise à la spoliation de son riche sous-sol au profit de l'Occident. Se cachant derrière des Nations-Unies à la solde des USA, le shérif français a revalidé un vieux concept nord-américain : la démocratie s'impose de l'extérieur. A coups de trucages électoraux, de propagande médiatique et de missiles dernier cri ! Par ses crimes de guerre en Afrique, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l'Histoire. Comme une puissance coloniale névrosée qui s'accroche «à son rang», en écrasant dans le sang toute velléité d'indépendance...



Il y a presque un an, la Belgique et la France commémoraient le cinquantenaire des «indépendances» africaines. Le géant Congo-Kinshasa était officiellement à la fête chez les Belges ; 17 pays d'Afrique du Nord et de l'Ouest, chez les Français. En ce triste jubilé, l'omission politique des-vérités-qui-dérangent étaient bien sur de rigueur. Suivie des habituels mensonges servis au dessert : «Il y a en Afrique toutes les formes de gouvernement. La France n'a pas pour vocation de s'ingérer dans les affaires locales ; elle travaille avec les gouvernements reconnus (...) La relation entre la France et l'Afrique ne serait jamais banale, mais elle est en train de devenir normale»... Tenus en février dernier par l'ex-ministre UMP Jacques Toubon, ces propos confirment l'ampleur de la déconnexion du personnel politique françafricain. Des mots ubuesques émis tandis que la crise électorale ivoirienne battait son plein, que l'État français - lourdement impliqué dans la partition de ce pays d'Afrique de l'Ouest depuis 2002 - réaffirmait son soutien à Alassane Ouattara et que Sarkozy jouait, sur la scène européenne, le barde des sanctions économiques contre Laurent Gbagbo. En termes de «vocation à ne pas s'ingérer», on allait voir pire et beaucoup plus sanglant.

Cadrage médiatique mensonger

Après trois mois d'intox et d'omissions diverses martelées par les médias-aux-ordres, l'ennemi des espoirs démocratiques africains lançait ouvertement son pays dans une guerre contre la Côte d'Ivoire. Finies les ruses, manœuvres et cachotteries de couloirs : l'agent franco-américain Ouattara risquait de perdre la partie. Comme tous ses prédécesseurs dès qu'il s'agit d'Afrique, Sarkozy s'est également assis sur les prérogatives de son gouvernement et celles des députés de l'Assemblée Nationale.

Premier acte : réarmer et conseiller la rébellion du nord pro-Ouattara afin qu'elle attaque la capitale économique Abidjan. Objectif : renverser par les armes Laurent Gbagbo, président reconnu par le Conseil constitutionnel. La plus haute juridiction ivoirienne inlassablement dépeinte comme un «collectif sous influence» par quelques puissances «démocratiques» d'Occident, autoproclamées «Communauté internationale». Contrastant avec les médias menteurs payés pour minimiser ou absoudre le rôle colonial de la France, l'indépendant Canard enchaîné lâchait le 6 avril : «Selon plusieurs témoignages d'officiers supérieurs au «Canard», la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L'un d'eux, proche de l'Élysée, se félicite de 'notre efficacité dans l'organisation de la descente sur Abidjan'. Il est vrai qu'en moins de quatre jours les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre des services de renseignement, confie : 'On a fourni des conseils tactiques aux FRCI', mais aussi 'des munitions et des Famas' (fusils d'assaut)».

Deuxième acte : les forces française Licorne - dont l'une des spécialités est de tirer sur des civils désarmés - enchaînait avec le bombardement continu de sites stratégiques d'Abidjan dont la résidence présidentielle. A proximité de laquelle s'était rassemble un millier de civils. Bilan provisoire : plus de 2500 morts (civils et militaires) dans la seule nuit du 4 au 5 avril. Un chiffre qui n'est toujours pas mentionné, repris ou contesté par les médias français. Si «les combats font rage», il semble «surhumain» d'établir une estimation du nombre de victimes dues aux bombardements français... A cette nouvelle boucherie made in France s'ajoute celle de Duékoué, commise par la rébellion pro-Ouattara (réarmée par la France). Près d'un millier de victimes abattues ou découpées à la machette. Sans compter le nombre indéterminé de cadavres dans les zones occupées par les rebelles et la force Licorne ; le pillage des banques et du cacao ivoiriens par la force Licorne, etc.

Troisième acte : l'arrestation de Laurent et Simone Gbagbo. Les bombardements préalables ont permis de perforer le bunker présidentiel. Une trentaine de chars encerclent ensuite la résidence présidentielle pendant que trois hélicoptères assurent la couverture aérienne de l'opération. La garde présidentielle décide de se rendre. Les forces spéciales de Sarkozy défoncent le portail de la résidence, arrêtent Gbagbo et le livrent aux rebelles pro-Ouattara. Histoire de tenter d'accréditer une énième mascarade de «non-ingérence française»...

En s'éloignant des charlatans de «l'intervention humanitaire» et autres «protecteurs des populations civiles», une double question s'impose. Pourquoi cette agression coloniale et pour défendre quels intérêts ? Cette interrogation cruciale bénéficiera-t-elle enfin d'une saine confrontation d'arguments dans les médias occidentaux ?

Les démocrates à temps partiel

Suite à la proclamation des résultats électoraux définitifs par le Conseil constitutionnel ivoirien, le récit médiatique européen de la crise africaine a soulevé une débauche de «complexité». «Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale» est empêché d'exercer ses fonctions par le «président sortant Laurent Gbagbo qui s'accroche au pouvoir». Le «bon» démocrate du FMI contre le «mauvais» tyran d'Abidjan. Cette habituelle diabolisation justifiant l'impérialisme guerrier contredit le discours selon lequel la Côte d'Ivoire demeure un pays souverain et ses Institutions, légitimes. Tout le problème est là. Ajouté au péché originel de toutes les parties d'avoir entériné un processus électoral bancal sans désarmement préalable de la rébellion nordiste. Pour autant, même dans ces funestes conditions, les deux candidats à la présidence ivoirienne ne se sont pas soumis au suffrage d'une pseudo-communauté internationale, mais bien à celui des Ivoiriens et de leur Institutions...

Lorsque le Conseil constitutionnel n'a pas reconnu Alassane Ouattara comme président, en démocrate cohérent, le candidat malheureux devait se retirer. Son parrain Sarkozy, qui avait lui-même souligné le rôle décisif du Conseil constitutionnel, aurait du, en démocrate cohérent, reconnaître la victoire de Laurent Gbagbo. Enfin, l'ONUCI ne pouvait faillir à son devoir d'impartialité au bénéfice d'Alassane Ouattarra. Mais dès qu'il s'agit de contrôler les richesses de la Côte d'Ivoire, tout ce «beau monde» n'est plus démocrate et retrouve ses pulsions coloniales. Donnant libre cours aux coups tordus, à la propagande et à l'agression militaire d'un pays membre des Nations-Unies. Peu importe qu'en 2000, aux États-Unis, une crise électorale quasiment similaire a conduit la Cour suprême américaine à trancher en faveur de Georges W. Bush. Le candidat malheureux, Al Gore, comme le reste de la planète, se sont incliné. Par souci démocratique pour le premier et parce qu'aucun pays - encore moins l'ONU ! - n'envisagerait de s'ingérer dans les affaires intérieures de la première puissance militaire mondiale.

La crise ivoirienne et l'historique résistance de Laurent Gbagbo ont rendu limpide la détermination criminelle de ce colonialisme prédateur occidental en Afrique. Au-delà des discours et des fêtes hypocrites aux pseudo-indépendances, chacun a pu constater que les règles de souveraineté démocratique sont réservées aux seuls pays occidentaux, riches et surarmés. Et les USA d'Obama veillent au statut quo ! Avec le développement des bases militaires de l'Africom, tandis que les armées françaises se chargeront de bombarder les chefs d'États africains aux velléités d'indépendance.

Des évidences à ce point omniprésentes sur le net que deux médias traditionnels français, LCI et BFM, ont fini par interroger certains analystes et politiques contredisant l'étouffante propagande. Tel l'africaniste Michel Galy qui déclare sur LCI : «Alassane Ouattara est lié depuis 2002 à cette rébellion qui a pris les deux tiers pays et qui instaure un système de racket, de violences continues. Oui, il s'agit d'un régime de la terreur qui prouve, à mon sens, que les élections n'y sont pas valables». En soulignant l'incontestable fraude électorale massive commise au nord, Galy torpille la propagande médiatique décrivant un président injustement floué d'une «victoire démocratique» par un «dictateur qui s'accroche au pouvoir».

L'émancipation ou l'asservissement

Sur le «rôle ambigu de la France» dans l'arrestation de Laurent Gbagbo, l'ex-délégué à l'Afrique du PS, Guy Labertit tord aussi le cou aux complaisances journalistiques : «Il n'y a hélas aucune ambiguïté : ce sont les rafales des hélicoptères Licorne qui ont mis à mal le portail de la résidence et ce sont des chars français qui sont entrés dans la Résidence. Le général qui a remis son arme, en signe de réédition, l'a remis à un Français de la force Licorne. Donc, il n'y a aucune ambiguïté : ce sont bien les éléments de la Force Licorne qui sont allés chercher M. Gbagbo pour le remettre aux force de M. Ouattara».

Et le socialiste français d'offrir une lecture chronologique longtemps absente d'antenne concernant le «tyran» Gbagbo : «Depuis que M. Gbagbo a été élu en 2000, il n'a cessé d'être déstabilisé. Il faut savoir que ceux qui l'emportent aujourd'hui sont ceux qui ont organisé le coup d'État en 2002 et je crois que ceux qui ont pris les armes sont ceux qui ont eu besoin de la France pour aller chercher M. Gbagbo. J'ajoute que si Laurent Gbagbo n'a pas bougé depuis le mois de décembre, c'est parce que ces élections ont été truquées au nord (du pays) et il a raison de dire qu'il n'a pas perdu ces élections. Mais ça, c'est l'Histoire qui le montrera».

Hormis un éternel catalogue d'injonctions pénalisantes ou des bombes sur la gueule en cas d'opposition, que peut encore attendre l'Afrique des puissances occidentales (France, UE, USA et ONU) ? Après le hold-up électoral ivoirien; après ces milliers de civils bombardés et ces nettoyages ethniques encouragés; après l'humiliante arrestation des époux Gbagbo faisant le tour du monde. Images qui - pour tout africain indépendamment de ses convictions - présente d'horribles similitudes avec celles de l'arrestation de Patrice Lumumba au Congo, il y a un demi-siècle... Héritière peu repentante de la Traite négrière, actrice d'un interminable colonialisme, assumé ou masqué, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l'Histoire. Et poursuit avec morgue ses mystifications et ses massacres rentables afin de conserver la rente de pillage de son «pré carré».

Le retour «décomplexé» de l'impérialisme français, avec son maître nord-américain en embuscade, place les Ivoiriens et les populations d'Afrique face à un devoir de lucidité. Avec pour horizon, une seule alternative au regard de siècles d'Histoire. L'émancipation par tous les moyens nécessaires ou la perpétuation d'un asservissement modernisé ? Pour celles et ceux qui aspirent à l'accession d'une indépendance démocratique, garante d'un développement et d'une prospérité économiques, il n'y a plus 36 échappatoires ! Mais un seul chemin. Sur lequel se scande un mot d'ordre révolutionnaire forgé par le peuple tunisien : «Sarkozy, Obama, Ouattara, dégagez d'Afrique !».

 

Olivier Mukuna in michelcollon.info, le 12 avril 2011

Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

samedi, 16 avril 2011

TOUTES LES LARMES DE MON CORPS POUR MA COTE D'IVOIRE (2)

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Par quel exploit parle-t-on de pardon et de réconciliation et continue-t-on à commettre ces actes-là dans mon pays: assassinats, chasse à l'homme et exécutions sommaires? Où est le droit à la différence d'ethnie et de parti, où est la liberté d'opinion? De quelle réconciliation s'agit-il? On ne se réconcilie qu'avec son adversaire ou sa partie adverse. Comment s'y prend-on alors quand cette partie adverse est totalement anéantie comme cela est en train de se produire en Côte d'Ivoire, dans une folie meurtrière incontrôlable, dans le silence le plus absolu, les connivences les plus incompréhensibles et la célébration coupable de ceux qui, hier encore, se faisaient les champions de la démocratie, des droits humains, de la liberté d'expression et du droit à la différence, en Côte d'Ivoire et dans le monde - sur leurs chaines mondiales et dans leur presse - devenus aujourd'hui subitement aveugles, sourds et aphones? Vous avez dit dénonciations à double vitesse et humanité à géométrie variable?

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Abidjan - Militaire ivoirien désarmé, prêt à être égorgé selon la pratique de mise chez les FRCI, pro-Ouattara
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FRCI trônant fièrement dans le salon présidentiel à la Résidence de Cocody-Ambassades, où les forces spéciales françaises leur ont livré le président, sa famille et tous ses collaborateurs
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Presque tous les militaires présents à la résidence de SEM. Laurent Gbagbo ont été abattus de sang-froid par les rebelles. Pourtant, tous avaient retiré les munitions de leurs armes et les ont remises aux soldats français de la Licorne venus capturer le Président de la République.
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Tous les parents, collaborateurs et amis du couple présidentiel ont été faits prisonniers et sérieusement bastonnés par les FRCI
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Kuyo Téa Narcisse, en sous-vêtement, est le chef de cabinet du Président de la République. Il a été sérieusement bastonné, de même que le commissaire Monnet de la garde rapprochée du Président Laurent Gbagbo, ensanglanté sur la photo. A côté de lui, à sa gauche en pantalon noir, le ministre de la justice Yanon Yapo. En dehors d'un coup d'Etat, peut-on ainsi traiter les cadres et autorités d'une République?
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Le général Dogbo Blé, commandant de la Garde Républicaine, trahi et livré aux FRCI par les forces françaises
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Voici le tunnel par lequel les marsouins et légionnaires français sont passés pour avoir accès au domicile du président ivoirien. Ce tunnel a été construit par Félix Houphouët-Boigny et relie la Résidence présidentielle ivoirienne à l'ambassade de France. Il avait été fermé par SEM. Laurent Gbagbo mais a été dynamité par les artificiers français, le 11 avril 2011. Les forces spéciales françaises ont pu ainsi aisément entrer dans la Résidence présidentielle et capturer le chef de l'Etat ivoirien qu'ils ont ensuite livré aux forces pro-Ouattara.
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L'ex-ministre d'Houphouët-Boigny, ex-ambassadeur de la Côte d'Ivoire à l'ONU, transfuge du RDR et président de parti politique proche de Gbagbo, Jean-Jacques Béchio, lynché à l'Hotel du Golf
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Dans le hall de l'Hôtel du Golf, les soldats pro-Ouattara se défoulent sur les prisonniers, comme ils l'ont fait, au même endroit, sur Monsieur Jean-Jacques Béchio
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Le monsieur en sang est le commissaire Monnet. C'est le neveu du ministre Léon Emmanuel Monnet. Il faisait partie de la garde rapprochée du président Laurent Gbagbo et on est sans nouvelle de lui depuis.
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Désiré Tagro, ex-ministre de l'Intérieur de Gbagbo et Secrétaire Général de la Présidence, défiguré par un tir à bout portant d'un soldat pro-Ouattara qui lui a visé la bouche. Il décèdera des suites de ses blessures
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Des civils sans défense tués de sang-froid, malgré la reddition de la maisonnée
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Camps de concentration des forces pro-Ouattara, des mouroirs en plein coeur d'Abidjan: Des hommes sont détenus dans des stations d'essence depuis bientôt 10 jours. Parmi eux de nombreux adolescents.
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Les pro-Gbagbo persécutés jusqu'à leur domicile. Vive la réconciliation!
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Exécution de civils à Abidjan par les FRCI, les forces pro-Ouattara. Comment va-t-on à la réconciliation avec ça! On dit une chose devant les caméras et on fait tout autre chose dans les rues de nos villes. Vive la pensée unique et vive la Côte d'Ivoire nouvelle, recolonisée et asservie!
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Avant de clore mon propos, je ne peux manquer de poser cette question qui me taraude l'esprit depuis quelques jours: Où est donc le Président Henri Konan Bédié? Pourquoi la presse française ne lui a-t-elle pas encore tendu le moindre micro (puisqu'il s'était retiré en France), lui sous la coupe de qui Alassane Ouattara a promis gouverner. En tant que deuxième personnage du régime ADO (si ce n'est le premier!), son silence et son absence sont plus que troublants! Est-il encore vivant? L'avenir nous le dira. En attendant, le PDCI-RDA gagnerait à demander sérieusement de ses nouvelles. A bon entendeur,... salut!
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Que DIEU aie pitié de la Côte d'Ivoire et la bénisse!
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Source photos: FACEBOOK

jeudi, 14 avril 2011

COMMENT LA FRANCE ET OUATTARA VEULENT DEPORTER GBAGBO A KORHOGO

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L'information provient d'une source interne à l'ONUCI. Hier, le 12 avril 2011, la coalition franco-ouattariste a pris l'initiative de déporter le président Laurent Gbagbo à Korhogo, dans le nord de la Côte d'Ivoire tenu par la rébellion des Forces nouvelles, en plein territoire hostile et à plus de 600 kilomètres d'Abidjan. Face au refus net de l'intéressé, et sans doute à des pressions diplomatiques discrètes, le projet a été suspendu in extremis, ce qui ne signifie pas - loin de là - qu'il a été abandonné.

Pourquoi déporter Gbagbo à Korhogo ? Premièrement, parce qu'Alassane Ouattara et ses alliés internationaux redoutent plus que jamais la normalisation politique à Abidjan et le retour de la sécurité, qui entraîneraient fatalement des manifestations de soutien massives qui feraient désordre. Ils ont peur d'un retournement de situation, parce qu'ils sont conscients qu'ils ne contrôlent rien, et que le crédit du pouvoir de fait actuel n'a fait que diminuer dans la capitale économique, avec les pillages systématiques dont se rendent coupables ses nervis armés.

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Deuxièmement, parce qu'ils ont bien l'intention de "lumumbiser" Laurent Gbagbo. Le parallèle est en tout cas frappant. Après une bataille de plusieurs mois sur fond de dyarchie au sein de l'Etat, les Occidentaux et leurs alliés locaux en République démocratique du Congo ont réussi à arrêter Patrice Lumumba, qu'ils ont déporté dans le lointain Katanga sécessionniste, dans le fief de son adversaire (et marionnette occidentale) Moïse Tschombé. C'est là-bas qu'il a finalement été tué dans la savane, alors qu'il était censé jouir de la protection des Casques bleus de l'ONU, qui n'ont jamais eu de compte à rendre à personne, puisque sa mort était planifiée par les Etats-Unis, la France et la Belgique.

 

Source: Le Blog de Théophile Kouamouo

mercredi, 13 avril 2011

APRES LA CAPTURE DE GBAGBO, C'EST LE CHAOS TOTAL A ABIDJAN

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Laurent GBAGBO Président élu et reconnu par la Côte d'Ivoire et ses institutions légales a été capturé, lundi, par les forces françaises et remis aux rebelles d'Alassane OUATTARA. En attendant notre compte rendu complet, le monde entier doit retenir que la capitale économique de Côte d'ivoire vit un chaos total auquel, bien entendu la France prend une part active.

Nous reviendrons en détail sur les grossiers mensonges divulgués ici et là par les medias français qui tentent de ne pas rendre la France responsable de la capture de Laurent GBAGBO et de toute la pagaille que vit la Côte d'ivoire, en ce moment.

Nos correspondants ont pu voir les forces de l'Armée française, occuper les ports de San-Pedro et, surtout, d'Abidjan où elles ont cassé tous les entrepôts et voler tout le cacao qui s'y trouvait. Les pillages qui se déroulent en ce moment à Abidjan sont le fait des rebelles et des soldats français. Toutes les maisons des cadres du pays, toutes les stations d'essence, tous les magasins d'Abidjan sont vidés en ce moment. Et il faut le retenir: La population apeurée et terrée chez elle n'a rien à avoir avec tous ces actes. L'épuration ethnique a bel et bien commencé en Côte d'Ivoire.

Désiré TAGRO (ex-ministre de l'Intérieur et Secrétaire général du gouvernement) a été froidement abattu par les hommes de OUATTARA. Le ministre Alcide DJEDJE (Affaires étrangères) a dû être exfiltré grâce à ses connaissances à l'ONUCI. Sa maison pillée. Une véritable chasse aux patriotes et à tous ceux qui ont soutenu GBAGBO a cours en ce moment. Un charnier d'un groupe de patriotes de plus 300 corps a été découvert par les services de la gendarmerie nationale tandis que les rebelles sur ordre (dit-on) de SARKOZY et de OUATTARA ont commencé à jeter dans la lagune et à incinérer d'autres corps pour brouiller les pistes des enquêteurs de l'ONU.

La grande joie que la France espérait après la capture de GBAGBO ne sera jamais exprimée par les Ivoiriens auxquels SARKOZY vient d'imposer un gouverneur. Personne dans les rues d'Abidjan. Oui, l'expression de la vérité des urnes est implacable, ici : «Personne n'a élu OUATTARA comme Président de ce pays, personne donc ne peut exprimer sa joie après la capture de GBAGBO. Les medias français le constatent mais ne peuvent le dire. Les jours à venir seront des plus catastrophiques», confie KOUAME Stéphane à TWN. En attendant, une autre faction de la rébellion, celle d'IB est entrée dans la danse; elle ne semble pas reconnaitre ADO comme....Président. Comme on dit à Abidjan, la capture de GBAGBO est le début du commencement.

 

Issouf OUATTARA

Source: IVORIAN.NET

 

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Côte d'Ivoire: Les pro-Ouattara doivent « cesser toutes représailles »

 

Les partisans du président ivoirien Alassane Ouattara "doivent cesser toutes représailles et violences" à l'encontre de ceux du sortant Laurent Gbagbo, a déclaré mardi Amnesty International, rapportant des témoignages d'habitants terrorisés et de meurtres dans le pays.

"Les graves violations des droits de l'Homme perpétrées par Laurent Gbagbo et ses partisans, ainsi que par ceux d'Alassane Ouattara, doivent être recensées et leurs auteurs conduits devant la justice", a déclaré Véronique Aubert, directrice adjointe du Programme Afrique d'Amnesty International, dans un communiqué.

"Les Ivoiriens perçus comme étant des partisans de l'ancien président Laurent Gbagbo courent le risque de violentes représailles, en dépit de la déclaration du président Ouattara qui a appelé lundi à s'abstenir de toute formes de représailles ou de violence", selon le texte.

"Alassane Ouattara doit rétablir la loi et l'ordre en donnant des instructions strictes à toutes ses forces afin qu'elles respectent les droits humains et protègent quiconque contre ces exactions ", a dit Véronique Aubert.

Amnesty rapporte des témoignages à Abidjan et dans l'ouest du pays, faisant état d'attaques de civils considérés comme des partisans de Gbagbo par des hommes armés décrits comme des pro-Ouattara.

"Aujourd'hui (mardi), à Abidjan, des hommes armés, dont certains portaient des uniformes, ont fait des descentes des quartiers habités par des partisans avérés ou supposés de Laurent Gbagbo, notamment à Yopougon et à Koumassi", rapporte l'ONG.

Un témoin a raconté à Amnesty International "comment un policier, appartenant à la même ethnie que Laurent Gbagbo, avait été appréhendé ce matin (...) à son domicile et abattu à bout portant sous ses yeux".

"Des dizaines de jeunes gens se cachent actuellement à Abidjan par crainte d'être tués. Dans l'ouest du pays, des personnes soupçonnées d'être des partisans de Gbagbo sont également terrifiées. Beaucoup se trouvent toujours en brousse après que leurs villages aient été brûlés et ces populations doivent être protégées", a dit Véronique Aubert.

Amnesty International affirme également que le village de Zikisso, à 300 Km à l'ouest d'Abidjan, a été "attaqué à plusieurs reprises et notamment dimanche dernier par des forces armées qui soutiendraient le président Alassane Ouattara" et qui "ont enlevé" le chef de ce village.

L'ONG déplore la détérioration des conditions humanitaires dans la mission catholique de Duékoué (ouest) "où 27.500 personnes ont trouvé refuge après que des centaines de personnes ont été tuées en raison de leur appartenance ethnique ou de leurs convictions politiques présumées" ces dernières semaines.

"Ces personnes ont besoin d'un abri adéquat et de protection de la part de la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci)", a affirmé Mme Aubert.

Amnesty International demande également "à ce que Laurent Gbagbo, sa famille et ses partisans qui sont détenus à Abidjan, soient traités conformément aux procédures prévues par la loi".

 

AFP

Source : ROMANDIE.COM

lundi, 11 avril 2011

COTE D'IVOIRE: LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO A ETE KIDNAPPE A SA RESIDENCE DE COCODY PAR LA FORCE FRANÇAISE LICORNE

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De source proche du palais et des forces spéciales loyalistes, qui ont opposé une résistance héroïque aux forces spéciales françaises, le Président Laurent Gbagbo a été arrêté lundi à sa Résidence de Cocody-les-Ambassades, par les forces spéciales françaises Licorne.

Une trentaine de chars français lourdement armés, appuyés depuis 24 heures par au moins 6 hélicoptères français PUMA, ont participé à son arrestation. C'est un miracle qu'il soit encore vivant, car l'objectif visé était son assassinat.

La rébellion n'a à aucun moment participé à l'arrestation du Président Gbagbo, qui a été la seule affaire des forces françaises Licorne.

Du matériel spécial, spécialement convoyé de France ce week-end, aurait perforé son bunker.
Pour éviter un bain de sang, le Président Gbagbo a préféré se rendre à la force Licorne.

L'histoire retiendra qu'il se sera battu seul, aux yeux de tous, sans que personne ne lève le petit doigt, contre le monde entier notamment la France, l'UE, les USA, l'UA, l'ONU.
La rébellion des Forces nouvelles d'Alassane Ouattara n'a été en réalité que l'arbre qui voulait cacher la forêt.

 

Christian Vabé

Source : IVOIREBUSINESS.NET

LA LICORNE LARGUE LES CADAVRES DE LEGIONNAIRES ET REBELLES EN HAUTE MER

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Une catastrophe écologico-environnementale est en cours sur le littoral abidjanais. Plusieurs corps en décomposition dûment reconnus comme étant ceux de soldats Licorne ou rebelles sont rejetés par la mer. Pareil scénario est observé sur les bretelles lagunaires divisant le district d'Abidjan. Quelle en est l'origine ?

De sources proches de l'ONU, la future remplaçante de M. Young Jin Choi en Côte d'Ivoire aurait, au sortir d'un entretien avec M. Ban Ki-Moon et ce, en prélude à sa prise de fonction en Côte d'Ivoire prévue le lundi 11 avril prochain, exigé que des consignes soient données à Licorne et à l'ONUCI, afin de débarrasser Abidjan de toutes les saletés et autres cadavres en putréfaction avancée qui en jonchent les artères.

Depuis avant-hier, cette information, par circulaire interposée, à été donnée aux forces impartiales. Licorne, surtout, en a saisi l'opportunité pour nettoyer ses placards. Ce n'est un secret pour personne en Côte d'Ivoire, depuis le déclenchement des combats qui émaillent cette crise postélectorale, Licorne et l'ONUCI qui s'y sont invités ont perdu beaucoup d'éléments. Côté Licorne, on parle d'au moins de 100 soldats de race blanche sans compter plusieurs dizaines de légionnaires tués comme des mouches sur les théâtres d'opération (Bataille d'Abobo, Guiglo, Daloa puis enfin Abidjan).

Une crise très vite étouffée avait opposée, il y a quelques semaines, l'ONUCI à Licorne au sujet de 37 corps sans vie de soldats Licorne qui avaient combattu aux côtés des troupes de l'organisation onusienne. Incapable de justifier à Paris la mort de ses soldats, Licorne avait plaidé pour leur conservation à la morgue du siège de l'ONUCI à l'ex-Hôtel Sébroko, en attendant des jours bien meilleurs. C'est désormais chose faite. Avec cette décision, Licorne trouve-là l'occasion de régler en partie son problème. Depuis avant-hier nuit, jusque toute la mi-journée ce samedi 9 avril 2011, les ballets d'hélicoptères sur le front maritime ont été des plus incessants.

On ne sait trop pour quelle raison, mais ces aéronefs ont passé tout le temps a largué en très haute mer des objets supposés être des corps humains que des témoins, y compris les pêcheurs traditionnels des villages maritimes ainsi qu'un reporter de Rue225.com ou ael225.net, ont pu constater. Tous étaient en droit de croire que ces actions étaient de banales opérations de nettoyage de ces aéronefs.

Seulement, plusieurs corps humains (de race blanche ou métis avec des tatouages, et d'autres bardés d'amulettes) en putréfaction pour les uns et repoussés par la mer ont échoué sur les différentes berges. Berges du périmètre portuaires, plages du tronçon Abidjan-Bassam, abords de l'île Boulay, tout y passe. Une catastrophe écologico-environnementale guette Abidjan, qui ne s'est pas encore débarrassée en intérieur de la multitude de cadavres encore dans les rues que les populations enjambent chaque jour.

 

Source : Rue225.com

 

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L'opinion française commence à se poser des questions sur Ouattara et ses manoeuvres meurtrières

 

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Depuis quelques jours des voix discordantes se font entendre dans les médias français. Elles sont surtout de plus en plus nombreuses. Hier matin, c'est le conseiller spécial de Jean-Louis Borloo, Dominique Paillé, qui s'est clairement posé la question de la pertinence du soutien français à Ouattara. Touché personnellement par les forfaitures des rebelles de Ouattara, il s'est insurgé contre la violence inouïe de leurs actes.

Le 4 avril, c'était l'avocat Me Ceccaldi qui décortiquait le rapport qu'avait rendu le 20 mai 2010 Monsieur Choi à l'Onu. On y lit ainsi qu'il reconnaît que les forces rebelles n'étaient pas désarmées au moment des élections, qu'elles détenaient les administrations, et contrôlaient les postes frontières, entre autres... On comprend aisément que des élections ne pouvaient pas se passer normalement dans un tel contexte.

Il y a quelques jours, on vous annonçait 1.237 morts à Duékoué. Les organisations humanitaires viennent de reconnaître l'exactitude de ce chiffre. Cet épisode de la guerre en Côte d'ivoire a bouleversé l'opinion publique, et les voix se font plus fortes pour demander plus d'impartialité dans le traitement de l'information, et plus d'esprit critique quand il s'agit de parler de Ouattara. Le soutien inconditionnel que montre la France à cet homme se fissure sérieusement... Et les médias hésitent beaucoup moins avant d'écorner l'image de saint que les dirigeants français veulent donner Ouattara. Comment va-t-il se sortir de cette situation intenable ?

Les exactions inadmissibles dont se rendent responsables ses hommes en armes l'isolent des Ivoiriens qui en sont victimes, et l'isolent également de son soutien le plus précieux, la France. Celle-ci est obligée de se mettre en retrait pour ne pas être discréditée aux yeux du monde devant autant d'injustice flagrante. Ouattara est de plus en plus isolé, et la France de plus en plus gênée devant cette vérité qui petit-à-petit se fait jour... Comment Ouattara pourra-t-il gouverner avec un passif si lourd ? Pourra-t-il même gouverner un jour ? La grandeur d'un homme se mesure aussi quelquefois à sa capacité à reconnaître ses torts et refuser d'aller dans le mur.

 

Source : Ivoire Politique

 

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Selon Ahoua Don Mello, porte-parole du gouvernement:

«L'attaque de la résidence du Président Gbagbo dimanche soir par Licorne est une tentative d'assassinat!»

 

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La résidence et le palais présidentiels ont été bombardés dimanche soir par au moins cinq hélicoptères français de la force Licorne, a constaté un journaliste d'IvoireBusiness.

La base navale de Locodjro a aussi reçu des tirs de missiles des hélicoptères français.
Plusieurs morts sont à déplorer même si aucun bilan n'est pour l'heure disponible.
De source confidentielle, la vie du Président Gbagbo n'est absolument pas en danger.
L'acteur et comédien Sidjiri Bakaba, directeur du palais de la culture aurait été blessé dans les bombardements, alors qu'il filmait l'attaque.

La résidence du Président Laurent Gbagbo a été partiellement détruite par ces tirs de missiles. Un pan entier de la résidence se serait effondré.

Mais le bunker de la résidence n'a pas été perforé par les tirs de missiles, selon des sources.
Le porte-parole du gouvernement a déclaré sur la chaîne française BFM TV qu'il s'agissait d'une tentative d'assassinat du Président Gbagbo, dénoncée par lui depuis longtemps, mais toujours maquillée par des prétextes différents.

Les forces loyalistes sont en état d'alerte maximale et sont prêtes à défendre la vie du Président Gbagbo et la République de Côte d'Ivoire au péril de leurs vies.


Patrice Lecomte

Source: LVDPG

vendredi, 08 avril 2011

LA FRANCE PAIERA UN JOUR POUR TOUS SES CRIMES (2ème Réédition)

 

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 Ce texte que j'avais écrit le 15 février 2007, à quelques mois de la fin du mandat de Jacques Chirac, et posté pour la toute première fois, après mise à jour, sur mon blog, le 24 mars 2008 au début du mandat de Nicolas Sarkozy, se révèle encore d'une criante actualité. Il me plaît, ce faisant, chers internautes, de vous le (re)proposer. Bonne lecture !


La France est une singularité, une bien grande curiosité, dans ce monde actuel de globalisation et de mondialisation. Et c'est avec beaucoup d'étonnement et d'interrogation que j'observe ce pays, adoubée à tort ou à raison, Pays des Droits de l'Homme, et dans le plus grand silence de son intelligentsia, faire la pluie et le beau temps, en Afrique, au vu et au su de l'ONU et des nations dites puissantes ou civilisées (qui auraient donc dû réagir au nom de la civilisation), sans personne pour l'interpeller, sans personne pour nous venir en aide, et sans que personne ne s'en émeuve, outre mesure. C'est une affaire de gros intérêts stratégiques et de pré-carré.

Quand il arrive, au forceps, que quelqu'un parmi ces grands et ces civilisés le fasse, c'est tout juste pour se donner bonne conscience.
J'en veux pour preuve le génocide rwandais : Des preuves de l'implication de la France et de sa participation active (qui ont servi de toile de fond à la rupture des relations entre les deux pays, par le Président KAGAME) existent à profusion, à propos de ce dossier, mais le monde entier reste sourd et aphone devant la quête de justice du peuple rwandais, qui se bat seul, et du peuple africain, meurtri dans sa dignité.
Les enquêtes sur les crimes perpétrés par la France, les 06, 07, 08, et 09 Novembre 2004, en Côte d'Ivoire, ne sont pas logées à meilleure enseigne.
Autrement dit, il n'y a pas de justice pour les faibles.
Dans le cas rwandais, on n'a eu droit qu'à quelques excuses de Kofi ANNAN, alors Secrétaire Général de l'ONU, des Américains et des Belges. Sans plus.

C'est vrai que « DIEU sauvera la Côte d'Ivoire » (et je le crois très personnellement), comme l'a écrit Bernard B. DADIE, celui que l'on considère comme l'un des pères de la Littérature Négro-africaine.

En attendant que DIEU nous sauve, les morts de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique crient justice. Dans un désert généralisé des cœurs. Au milieu de républiquettes sous perfusion française, prenant leurs ordres à Paris.
Et nous qui sommes encore en vie, voudrions rappeler aux décideurs de ce monde, comme le disait un patriote ivoirien, que « nous sommes aussi l'Humanité ! Nous aussi, nous avons droit à la paix, à la justice et à la joie de vivre ».

Chers frères ivoiriens, la France, en octroyant, dans les années 60, « l'indépendance » aux nouvelles Républiques africaines, a donné le change au monde entier.
En réalité, aucun de ces nouveaux Etats n'est sorti ou n'a été autorisé à sortir du giron maternel gaulois. Et pire, aucun de ces Etats n'a pu accéder à un niveau de développement acceptable.
La plupart des pays francophones, en dehors de la France et du Canada, et particulièrement ceux d'Afrique, connaissent (fatalement) des crises à répétition, sur le plan politique et militaire, avec des conséquences économiques fâcheuses, faisant d'eux des pays toujours à la traîne, obligés de demander l'aumône aux institutions financières internationales, où leurs pairs du Commonwealth sont devenus des Dragons d'Asie, de par leur dynamique de croissance et leur essor économique.

Depuis la guerre d'Algérie, débutée en 1954, en passant par l'atroce guerre de libération avortée du Cameroun, en 1962, réprimée dans un fleuve de sang par la France , et ensuite par le régime qu'elle y a soutenu, jusqu'à nos jours, la politique africaine de la France n'a pas changé d'un iota : Elle est demeurée génocidaire et colonialiste.
J'irais même plus loin : Apparemment, la France n'a pas bougé du 18ème siècle, avec sa féodalité, ses courtisans (les Chefs d'Etats africains), ses guerres coloniales (Côte d'Ivoire) et son aristocratie régnante (12 familles fortunées, ultralibérales, régentent la presse, l'affichage et les médias audiovisuels, en France, tenant en captivité la liberté d'expression et dérobant aux yeux et à la connaissance des Français, la réalité de la politique africaine de la France ).

Celle qui a été hissée au rang des vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale par les bons soins des Alliés s'est durablement installée dans une anachronique et rétrograde politique de néocolonialisme primaire, faisant et défaisant les régimes en Afrique, sous les regards complices de la « Communauté Internationale », écrasant, au besoin, les résistants et les opposants, concoctant des résolutions farfelues contre ceux qui refusent son diktat et associant son armée officielle à la pègre la plus funeste et la plus sordide d'Afrique, pour parvenir à ses fins. En tuant, en volant et en pillant. Impunément. Là où en Grande Bretagne et aux Etats-Unis, on passe des soldats en Cour martiale pour avoir simplement tourné en dérision des combattants ennemis désarmés.
Dans ce genre de séries noires, la France est unique au monde !
Comme le disait un analyste politique ivoirien, « la France tire l'Humanité vers le bas ! Elle est la honte de l'Humanité ! ». Et j'adhère, sans réserve aucune, à cette assertion.

Merci, malgré tout, à la France et à son désormais ex-Président, Jacques CHIRAC, « l'Africain » qui ont - comme l'a dit avec beaucoup d'à propos, le Professeur GNAOULE OUPOH de l'Université de Cocody - donné, sans le vouloir, un violent coup d'accélérateur au mûrissement et à la cristallisation d'une conscience nationale et patriotique, en Côte d'Ivoire, qui fait école en Afrique, et singulièrement, au sein de la jeunesse. Une véritable bombe à retardement.
Merci encore à la France dont la politique approximative, hasardeuse et rétrograde libèrera l'Afrique de ses chaînes coloniales.

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire, et lui fasse justice pour le sang innocent de ses fils répandu sur sa terre hospitalière !



DINDE Fernand AGBO

DELUGE DE FEU ET DE MENSONGE DE LA FRANCE ET DE L'ONUCI CONTRE LA COTE D'IVOIRE

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Côte d'Ivoire: Enfin, des négociations politiques ?

 

48 heures que la RTI (télévision d'Etat ivoirien) est aphone. L'armée Française (Licorne) coalisée avec les casques bleus de l'Onuci, a décidé de faire taire à jamais la seule voix publique, officielle de la Côte d'Ivoire et de l'Etat. Par des bombardements intenses (obus) sur le siège à Cocody, de la Radio Télévision Ivoirienne. Dès lors, s'est mise en branle, la machine de désinformation et d'intoxication de média Français : France 24, Rfi, Tv5, etc. On a parlé de l'exil du ministre des Affaires étrangères, Alcide Djédjé, à l'ambassade de France en Côte d'Ivoire. On a parlé de la présence d'Alcide Djédjé à l'ambassade de France pour négocier l'exil du Président Gbagbo en Mauritanie. On a aussi annoncé de Gbagbo, qu'il serait en train de négocier son exil futur en Italie, on parle de sa reddition...

A la vérité, rien de tout cela. Le chef de l'Etat Ivoirien est bel et bien en place. En sa résidence de Cocody qu'un certain Aly Coulibaly, pro Ouattara, soit disant ambassadeur de Côte d'Ivoire en France, déclarait sous occupation des rebelles de Ouattara. Lesquels rebelles seraient repartis de la Résidence parce que Gbagbo n'y serait pas. Gros quand même à avaler ! Mais cela donne un aperçu de la guerre de communication côté alliés de Alassane Ouattara. A Côté de ses rumeurs, des faits: L'armée Française Licorne, ouvrant et couvrant l'avancée des mercenaires de Ouattara qui sur le théâtre des opérations militaires, s'en prennent sans sourciller aux civils dans les communes ou quartier du district d'Abidjan (poche de résistance patriotique) où ces terroristes sont déversés après avoir été transportés par les hélicoptères Français et de l'Onuci. Bilan, de nombreux civils tués. Des corps ça et là de mercenaires transportés le plus souvent dans des espaces géographique et sociologique qu'ils ne maîtrisent pas, ne connaissent pas. Destruction des poudrières d'Akouédo, d'Agban, de la Marine, de la garde présidentielle, etc. Par des Obus et autres tirs de mortiers de l'armée Française sur toutes les bases militaires des forces de Défense et de Sécurité à Abidjan et sur les sites stratégiques dont la résidence du chef de l'Etat à Cocody, le Palais présidentiel au Plateau. Des morts et des blessés graves parmi les civils. Face à cette escalade, le Président Laurent Gbagbo dont l'armée vient d'obtenir de l'Onuci un cessez-le feu , ne demande qu'une chose : le dialogue. Il a depuis longtemps accepté et reconnu le haut représentant de l'Union Africaine, le cap verdien chargé d'engager les négociations entre les deux candidats à la présidentielle de novembre. Alors que Ouattara et ses chiens de guerre ont toujours dit non, au médiateur de l'UA. Estimant que seule la guerre pourra chasser Gbagbo du pouvoir. Mais jusque-là, on en est loin.

Pour le chef de l'Etat, il a joint hier au téléphone le président Obian N'guema de la Guinée équatoriale, ci devant, président de l'UA. Son entourage est formel : Il est hors de question qu'il démissionne. Hors de question qu'il reconnaisse comme le lui demande Paris, de reconnaître Ouattara comme Président e la République. De toute façon, il n'appartient pas au Président Gbagbo de reconnaître son adversaire comme vainqueur de la présidentielle de novembre dernier alors que le Conseil Constitutionnel Ivoirien a déjà installé le vainqueur dans le fauteuil présidentiel (palais du plateau). La nuit du mardi au mercredi a été plus calme que d'habitude. Les tirs à l'arme lourde se sont fait peu entendre. En dehors de quelques rafales dans la commune de Yopougon par exemple, protégée par les populations organisées en comités d'auto défense. Va-t-on finalement vers des négociations entre belligérants après l'accalmie suite au cessez-le-feu ? Le camp Ouattara qui n'a pas la capacité militaire de remporter la guerre face aux Fds, diminués par les attaques de l'armée française(Licorne) acceptera-t-elle le cessez-le-feu qui au juste apparaît pour lui comme une bouffée d'oxygène, vu que l'assaut final qu'il a lancé, n'a pas ébranlé les troupes fidèles au chef de l'Etat Laurent Gbagbo ?

La Russie, la chine et le Vatican, continuent d'appeler la France et son armée, d'entrer en caserne et d'arrêter toute agression. Cette France qui vient de perdre au moins deux de ses hélicoptères depuis son entrée en guerre en Côte d'ivoire, sera-t-elle gagner par la sagesse ? Sarkozy et son ministre Juppé mettront-ils fin à la politique de la canonnière que leur reproche quelques médias français ?Afin de se retirer du bourbier ivoirien et permettre aux seuls protagonistes ivoiriens de résoudre le contentieux post électoral par des voies pacifiques ? L'Onuci est aussi invitée à ne plus être le cheval de Troie des forces rebelles pros Ouattara, mais de jouer le rôle qui est le sien, sur papier : La protection des populations en Côte d'Ivoire (populations civiles, militaires, politique, etc). Ce qu'elle semble avoir acceptée, par la voix de Hamadoum Touré (Onuci). La France du belliqueux président Nicolas Sarkozy, arrêtera-t-il son entêtement à faire souffrir le peuple ivoirien déjà sous embargo de médicaments et sous embargo financier ?Le fauteuil présidentiel ivoirien dans lequel la France tient à installer forcément son candidat Ouattara, à la présidentielle Ivoirienne, justifie-t-il tant de morts et de souffrance ? Qui pourra arrêter Sarkozy dans sa folie meurtrière en Côte d'Ivoire ? Même l'Assemblée Nationale Française qui adopte la posture de l'Autruche, n'y parvient pas. Alors ?!

 

Source: GBAGBO.CI

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Côte d'Ivoire: L'Angola considère Gbagbo comme «Président élu»

 

L'Angola considère toujours Laurent Gbagbo comme le "président élu" de Côte d'Ivoire, malgré les efforts pour lui faire céder le pouvoir à Alassane Ouattara, candidat malheureux au second tour de l'élection présidentielle de novembre 2010, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère angolais des Affaires étrangères.

"(...) Nous pensons aussi que la Côte d'Ivoire devrait créer un gouvernement d'union nationale puisque Laurent Gbagbo a été élu constitutionnellement", a déclaré José-Maria Fernandes à la presse.

Mercredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a également critiqué les bombardements aériens des forces françaises et onusiennes. "L'Angola souhaite une sortie pacifique de cette crise sur la base du dialogue. L'Angola ne va pas entrer en Côte d'Ivoire comme l'ont fait les Français", a-t-il dit.

"Nous pensons que se sont les Ivoiriens eux-mêmes qui doivent trouver une solution et les Français doivent cesser de se mettre entre les deux" camps, a-t-il ajouté.

Les réactions dans le monde se multiplient contre les bombardements aériens des forces françaises en Côte d'Ivoire. La Russie a exigé l'évaluation de la légitimité des bombardements effectués par les forces françaises et onusiennes en Côte d'Ivoire.

Le président de l'Union africaine, Teodoro Obiang Nguema, a dénoncé mardi le recours à la force par l'Onu et la France. La ministre sud africaine des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane, dont le pays siège actuellement au Conseil de sécurité de l'ONU,  avait déclaré le même jour lors d'un point de presse à Pretoria, l'opposition de son pays aux bombardements aériens des forces françaises et onusiennes sur la Côte d'Ivoire.

A Paris, le Parti Communiste, le Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) et Lutte ouvrière par un communiqué ont mardi exigé le retrait   « immédiat » de  Côte d'Ivoire des  troupes françaises.

La veille, le sénateur américain Jim Inhofe (R-Okla.), membre éminent de la commission sénatoriale des services armés (SASC) et du comité chargés des relations étrangères du Sénat (SFR), a indiqué que l'opposant ivoirien Alassane Ouattara  était « illégitime pour diriger la Côte d'Ivoire », estimant que   « les récents rapports des massacres perpétrés par les forces de Ouattara » constituent des « preuves supplémentaires » qui doivent emmener  les États-Unis à « changer leur position » dans la crise ivoirienne .

 

Source: DIRECTSCOOP.NET

jeudi, 31 mars 2011

LE CHANGEMENT BIEN ORDONNE

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Tout laisse croire que l'Algérie est en train de changer, par le bas, sans que les  «changeurs» à la mode «arabe», sponsorisés par les «grandes démocraties», trouvent un quelconque ancrage dans cette lame de fond, qui pose les vraies questions des citoyens réels. Il n'y a qu'à observer que toutes les revendications révèlent les véritables dérives et non pas les noumènes, en vogue dans les menaces aéroportées que lancent Hillary Clinton et ses clercs européens.

La première et la plus déterminante de ces dérives est l'abandon de la souveraineté nationale au profit des marchands internationaux. C'est elle qui explique le plus que les richesses nationales ne contribuent pas au développement du pays (pays riche, peuple pauvre), mais à la prospérité des fournisseurs étrangers et de leurs relais locaux, quand  l'investissement public peut résoudre un grand nombre de problèmes, dont ceux de la croissance et de l'emploi. La pression populaire pousse surtout dans ce sens, qui ne se satisfera pas des mesurettes «patriotiques» qui, de toutes façons, ne peuvent suffire à inverser ou à refondre une économie extravertie et livrée aux vents capricieux du marché mondial. S'ouvriront, bientôt, les débats concrets sur le sujet. Parce qu'il n'y a pas une autre réponse économique que celle-ci. L'utilisation pleine  et entière de nos ressources dans l'industrialisation du pays et la dynamisation  de notre agriculture.

La deuxième dérive, qui a beaucoup à voir avec la première, est le climat propice aux «affaires» qui s'est créé (l'euphorie libérale et la panique de rester sur le carreau) et qui a provoqué une course effrénée à l'accumulation, avec tout ce que cela suppose comme «dessous de table» nécessaires pour se frayer le chemin, vers les contrats juteux,  dans la jungle des tractations commerciales et irrésistibles pour des fonctionnaires et des bureaucrates aspirés par le délire de l'enrichissement. On appelle cela la corruption, pour la dissocier, du point de vue moral, du système  qui la nourrit et sans lequel elle ne pourrait exister.

La troisième dérive est d'avoir cru que le peuple croit à l'économie de  marché et qu'il allait en accepter les règles, alors qu'aucun peuple au monde ne l'a fait de son propre gré. Ce qui fait qu'on soit devant ce qu'il pense et qu'il exprime dans différents modes opératoires. Le personnel politique au pouvoir essaie de réagir au coup par coup. Mais, la dynamique semble en route pour que le changement soit une révision complète des données politiques qui ont exclu ceux pour qui les mots démocratie et droits de l'homme veulent dire autre chose que le «chacun pour soi» dans une course à armes inégales où les déjà nantis et les «bras longs» sont en pole position. Le minima requis se trouve dans  la rupture des accords internationaux léonins et la libération complète de l'initiative économique de l'Etat, qui compensera les chimériques IDE. Il y a un pays à reconstruire et un peuple qui attend.

En Tunisie, le débat est ouvert, et on fait peur aux Tunisiens. Le patron des patrons de ce pays,  M. Ben Sedrine, lance l'alarme : «Le recours obsessif à l'Etat Mama, au niveau de l'emploi, est une chimère... Car les pansements et les charpies étatistes ne servent à rien dans les tranchées de la crise sociale...». Son argument : «un monde où les forces du marché et les agences de notation dominent la planète. Organisent la compétition entre les nations. Contrôlent les richesses. Assurent la gouvernance mondiale». Soit exactement ce qui a été dit pour que l'Algérie détruise ses capacités de production, démantèle les dispositifs de protection de son marché et sombre dans l'apathie, en quête inassouvie d'investissements illusoires.

Par Ahmed Halfaoui

Source: LES DEBATS.COM

lundi, 28 mars 2011

LES IMAGES QUE SARKOZY CACHE A LA FRANCE

Mobilisation pour la paix en Côte d'Ivoire


Les Ivoiriens veillent dans la commune du Plateau

pour soutenir les institutions et le Président de leur pays.

 

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Copyright © Mars 2011

LIBYE: UNE AGRESSION IMPERIALISTE !

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Par Demba Moussa Dembélé, Economiste, Dakar, jeudi 24 mars 2011


Depuis samedi 19 mars 2011, la Libye est soumise à un bombardement intensif de la part des Etats-Unis, de la France et de leurs alliés de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Si l'on en croit les dirigeants de cette organisation, véritable bras armé de l'impérialisme occidental, ces attaques visent à imposer une zone d'exclusion aérienne pour « protéger » les populations libyennes contre les armées de Kadhafi ! En vérité, la prétendue protection des civils n'est qu'un prétexte pour envahir la Libye.

 

Le rôle des membres africains du Conseil de Sécurité

Et pour légitimer cette invasion, les Etats-Unis et leurs alliés subalternes ont cherché l'aval du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. La Résolution 1973 votée le jeudi 17 mars 2011 donnait ainsi les mains libres aux pays occidentaux pour mettre en application leur plan qui n'a rien à voir avec le mandat conféré par cette Résolution. Les critiques de la Chine, de la Russie et même de certains membres de la Ligue Arabe, comme son Secrétaire Général, l'Egyptien Amr Moussa, montrent bien que les Etats-Unis et leurs alliés ne cherchaient qu'une couverture légale à leur plan préparé de longue date.

En légitimant une telle expédition impérialiste, les Nations-Unies ont montré une fois de plus qu'elles ne sont qu'un jouet entre les mains des grandes puissances. Elles ne peuvent être d'aucun secours pour les peuples, comme le prouvent leurs échecs partout, en Afghanistan, Côte d'Ivoire, Haïti et République démocratique du Congo.

Ce qui est encore plus choquant et même honteux dans cette Résolution c'est le soutien apporté aux pays occidentaux par trois pays africains, l'Afrique du Sud, le Gabon et le Nigeria, contre la Libye ! Ceci est d'autant plus choquant que même l'Allemagne s'est abstenue et que ce sont les pays africains qui ont donné les voix nécessaires qui valident la Résolution ! Si deux d'entre eux seulement s'abstenaient, la Résolution ne passerait pas ! Même si l'extravagant Colonel libyen suscite peu de sympathie de la part de nombre de ses pairs du continent, il est tout de même inadmissible et révoltant de voir des pays africains soutenir les plans de destruction d'un autre pays africain par les pays occidentaux. Si les deux pays africains les plus susceptibles d'avoir des positions plus indépendantes vis-à-vis des puissances occidentales peuvent capituler aussi facilement sur une question aussi cruciale, c'est vraiment à désespérer du leadership africain !

Il est vrai que depuis son arrivée au pouvoir, le président actuel du Nigeria, Goodluck Jonathan, a cherché à être dans les bonnes grâces de Washington. Mais l'attitude de l'Afrique du Sud est d'autant plus étonnante et incompréhensible qu'elle a raté l'occasion de montrer aux pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), qui se sont tous abstenus, qu'elle est digne de faire partie de leur groupe. En effet, elle a été invitée par la Chine à devenir membre à part entière de ce groupe lors de la réunion prévue à Beijing le mois prochain.

En tout cas, ce vote augure mal du rôle que pourrait jouer l'Afrique du Sud ou le Nigeria si l'une ou l'autre arrivait à disposer d'un siège permanent au Conseil de Sécurité. Ce vote de deux pays africains-clés constitue une gifle à l'égard de l'Union africaine et fragilise davantage celle-ci. En effet, il est affligeant de voir deux de ses membres, et non des moindres, ignorer l'appel lancé par l'UA pour la résolution pacifique de la crise libyenne pour aller soutenir les pays occidentaux contre un autre pays africain ! Pauvre Afrique ! Mais au moins, l'Union africaine a maintenu son honneur sauf en condamnant les attaques occidentales, en appelant à un cessez-le-feu immédiat et en refusant d'assister à la réunion convoquée par la France le samedi 19 mars. Cette attitude sonne à la fois comme un désaveu de la position des pays africains au Conseil de Sécurité, surtout de l'Afrique du Sud et du Nigeria, et comme un appel pressant à l'union sacrée autour de la question libyenne.

Les vraies raisons de l'intervention : le contrôle des ressources libyennes

Les déclarations d'Obama, Sarkozy et autres ne sont qu'un tissu de mensonges destinés à masquer les vrais desseins de cette croisade impérialiste, dont le véritable et unique objectif est de faire tomber le régime de Kadhafi et de mettre la main sur les immenses ressources de ce pays, notamment sur son pétrole.

En effet, depuis quand Sarkozy et ses semblables se soucient-ils du sort des peuples africains, surtout ceux d'origine arabe ? Depuis quand le président des Etats-Unis se soucie-t-il du sort des peuples ? Mais alors, si ces Messieurs ont une seule petite fibre « humanitaire », que faisaient-ils quand le peuple palestinien était écrasé par les bombes à fragmentations de l'Etat sioniste ? Qu'ont-ils fait face au blocus illégal et inhumain imposé par Israël contre Gaza ? Face à ces crimes contre l'Humanité perpétrés par l'Etat sioniste, que font Obama, Sarkozy et les autres qui prétendent aujourd'hui voler au secours du peuple libyen ?

En vérité, ce sont des dirigeants cyniques et dont la seule préoccupation est de maintenir l'hégémonie de leur système économique et politique : l'impérialisme. C'est un système qui est l'ennemi juré de la liberté, de l'indépendance et de la souveraineté des peuples et nations, partout dans le monde. Il est le principal obstacle à l'émancipation des peuples. C'est un système despotique, tyrannique, totalitaire et sanguinaire, qui a des millions de victimes sur la conscience. Comment les tenants d'un tel système peuvent-ils prétendre « protéger » les populations libyennes ? Les seuls droits qui importent au système impérialiste sont les droits de propriété d'une minorité d'exploiteurs et de criminels sans foi ni loi. La rhétorique sur les droits humains n'est qu'un vernis destiné à masquer les desseins d'une entreprise de conquête, de rapine et de pillage contre les peuples.

La vérité est que cette guerre, tout comme celle de l'Irak, est une guerre pour le contrôle des ressources de la Libye. Les pays occidentaux, les Etats-Unis en particulier, étranglés par une crise sans précédent qui confine à une crise de civilisation, voient leur hégémonie sur les affaires du monde s'effriter face à la montée de pays du Sud, comme la Chine, le Brésil et l'Inde. Et tous les moyens sont bons pour arrêter, ou du moins, ralentir le processus de leur déclin inéluctable et la redistribution des cartes en cours à l'échelle mondiale. D'où le projet de militarisation de la planète, au nom de « l'ingérence humanitaire » ou de « la lutte contre le terrorisme » pour occuper des pays riches en ressources naturelles, notamment en pétrole.

C'est cela qui explique cette guerre impérialiste contre la Libye dont les immense ressources pétrolières ont fini de faire perdre toute décence et retenue aux dirigeants occidentaux. Et la prétendue « protection » de son peuple n'est que le prétexte servant de couverture à une expédition purement impérialiste et destructrice. Leur objectif est de faire tomber le régime de Kadhafi pour le remplacer par un régime plus accommodant pour les intérêts occidentaux.

La manière dont leur campagne se déroule le montre clairement : destructions de toutes les infrastructures du pays (ponts ; routes ; usines ; etc.), bombardement de la résidence de Kadhafi, destruction de tout ce qui peut s'apparenter à une « cible militaire ». Et cette entreprise de destruction sauvage sera inévitablement accompagnée de massacres de populations civiles -bavures collatérales, dira-t-on- celles-là même qu'Obama, Sarkozy et toute la meute de chiens impérialistes étaient censés « protéger » !

Soutien à une authentique révolution populaire en Libye

La dénonciation de l'expédition impérialiste doit aller de pair avec le soutien à une authentique révolution populaire contre le régime de Kadhafi. Les aspirations du peuple libyen à la liberté et à la démocratie et son désir de mettre fin à plus de 40 ans de règne sont légitimes et dignes d'être soutenus. C'est pourquoi quand la révolte en Libye a commencé, nous l'avions considérée comme la suite logique de ce qui s'était passé dans la Tunisie voisine. C'est-à-dire une révolution populaire visant à mettre fin au régime de Kadhafi - un dirigeant mégalomane, extravagant et imprévisible- et à ses plans de dévolution monarchique du pouvoir pour instaurer à sa place un régime démocratique. C'est pourquoi nous avions souhaité de tout cœur la réussite de cette révolte.

Mais notre enthousiasme fut refroidi quand nous avons vu des rebelles brandir des drapeaux de la monarchie qui avait été balayée par le coup d'état de Kadhafi. Cela montrait bien que des forces réactionnaires avaient essayé d'utiliser les revendications légitimes du peuple libyen à d'autres fins. Cela a été renforcé quand ceux qui se présentent comme les dirigeants de cette révolte ont demandé aux pays occidentaux d'intervenir !

Un message que les dirigeants des monarchies arabes et des pays occidentaux ont vite décrypté. En effet, Sarkozy a vite fait de reconnaître « le Conseil National » créé par les opposants au régime de Kadhafi et de demander une intervention militaire contre lui. Et la Ligue Arabe, sous la houlette de l'Arabie Saoudite et d'autres monarchies du Golfe, se pressa de convoquer une session extraordinaire pour appuyer une telle demande.

Cela montre bien que la révolte populaire en Libye est en train d'être instrumentalisée par des forces et des pays dont les objectifs sont très éloignés des aspirations fondamentales du peuple libyen. En effet, qui peut réellement croire un seul instant que les monarchies moyenâgeuses d'Arabie Saoudite et des pays du Golfe vont soutenir une révolte réellement populaire et l'instauration de la démocratie en Libye ? Le régime saoudien n'a-t-il pas accueilli le dictateur sanguinaire Ben Ali ? N'a-t-il pas envoyé des troupes au Bahreïn pour protéger une monarchie en butte à une révolte populaire ?

Ces faits montrent bien que les pays occidentaux et leurs alliés arabes ne sont pas entrés en Libye pour soutenir les aspirations véritables du peuple libyen à la liberté et à la démocratie. Au contraire, ils cherchent à canaliser ces aspirations à leur seul et unique profit.

Tout en soutenant le combat légitime des véritables forces démocratiques en Libye, l'Afrique doit dénoncer avec la dernière énergie la furie sauvage des hordes impérialistes lancées contre ce pays dont le seul et unique but est de contrôler ses ressources au détriment du peuple que l'on prétend « protéger ».

samedi, 26 mars 2011

ADAME BA KONARE: «NOUS SOMMES DANS UNE LOGIQUE DE RECOLONISATION DU CONTINENT»


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L'historienne et ex-Première dame du Mali, Adame Ba Konaré, a qualifié de « carnaval macabre » l'opération militaire menée en Libye par la coalition internationale. Elle appelle les Africains à se mobiliser pour défendre leur « continent meurtri et bafoué ». Elle répond aux questions de RFI.


RFI : Dans une lettre ouverte, intitulée « Cris aux Africains », vous faites part de votre inquiétude. Vous dénoncez le « carnaval macabre des Occidentaux » en Libye. Qu'est-ce qui vous choque le plus, dans cette opération militaire ?

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Adame Ba Konare : C'est le principe même de l'intervention des puissances étrangères sur le sol africain. On a l'impression que nous avons en face de nous des pays et des chefs d'Etat vertueux, alors que ne sont-ils intervenus en Tunisie, en Egypte, où le peuple était effectivement dans la rue, sans armes ? Et pourquoi n'interviennent-ils pas en Palestine, où le peuple est dans la rue ? Sans oublier que toutes ces puissances coalisées ont un lourd passif colonial.

Vous savez, c'est avec de tels discours que l'aventure coloniale a commencé. Ne l'oublions pas. Les « vertueuses et généreuses nations » avaient pour mission de voler au secours des pauvres Africains, pour les débarrasser de leurs méchants dirigeants. Tout ça, ça sent un peu l'invasion coloniale.

RFI : Ce que disent les Occidentaux, mais aussi un certain nombre d'hommes politiques africains, c'est que sans les frappes aériennes de samedi dernier, la ville de Benghazi aurait été reconquise par l'armée libyenne et il y aurait eu un bain de sang.

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A.B.K : Oui, mais il ne faut être suffisamment naïf pour faire croire qu'une intervention des armées étrangères ne fera pas de dégâts non plus parmi la population civile. Et puis, moi je crois qu'il n'y a pas de transparence dans cette affaire-là. Qui dirige la mission ? Qui ordonne ? Qui contrôle ? Il y a un dépassement des mandats. Il va falloir que quelqu'un réponde de ces actes.

Et puis je dis qu'à ce rythme-là, partout il y aura des contestations, partout où il y aura des mouvements, on verra « toutes ces nations généreuses » voler au secours des populations africaines. Il ne faut pas confondre le peuple avec des mouvements de contestation. Et à ce rythme-là, moi je dis : nous assisterons au dépècement progressif de l'Afrique, à sa balkanisation, donc à sa fragilisation. Nous sommes dans une dynamique de recolonisation du continent, à mon avis.

RFI : Dans plusieurs discours, la semaine dernière Mouammar Kadhafi a lancé des menaces très claires aux insurgés de Benghazi : « Nous irons vous chercher dans chaque maison, dans chaque pièce, dans chaque placard ! ». Concrètement, Adame Ba Konare, qu'est-ce qu'il fallait faire pour épargner aux habitants de Benghazi le glaive vengeur de Mouammar Kadhafi ?

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A.B.K : Honnêtement, je ne partage pas du tout, évidemment, ces propos tenus qui sont effectivement insupportables, il faut le reconnaître. Mais moi je dis qu'il faut recentrer le débat. Je ne suis pas du tout sûr que l'intervention menée par cette puissance occidentale soit beaucoup moins mortelle que les bombardements de Kadhafi. Je pense qu'il y a beaucoup de fanfaronnades dans les déclarations de Mouammar Kadhafi. Je ne suis pas sur le terrain, mais ces forces coalisées, comment voulez-vous qu'elles puissent bombarder avec discernement ? Ce sont des histoires !

RFI : Alors vous parlez des « fanfaronnades » du colonel Kadhafi, mais n'y a-t-il pas eu les attentats de Lockerbie et du DC10, et puis la répression d'une mutinerie en 1996, qui a fait plus de 1 200 morts ?

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A.B.K : Oui... Je ne dédouane pas du tout le colonel Kadhafi pour ses actes dans le passé, et puis même pour une certaine violence qu'on a notée récemment. Mais je dis que cette intervention, elle se fait uniquement dans le but de servir les intérêts, à la fois économiques, et de politique intérieure, de ces chefs de guerre. Je pense qu'il y a évidemment le pétrole et le gaz libyen, qui sont forts, mais il y a aussi des besoins de politique intérieure.

Tous ces chefs de file sont en situation pré-électorale. N'oublions pas le président français, qui est en baisse dans les sondages. Donc, ce n'est pas aux Africains qu'on va faire croire qu'on est là pour libérer des peuples. On n'a qu'à aller libérer d'autres. On a qu'à aller libérer les Palestiniens par exemple.

RFI : Si l'opération avait été lancée par des Africains, est-ce que vous l'approuveriez ?

A.B.K : Vous savez, ce que je reproche à l'Afrique et aux chefs, notamment aux chefs africains, c'est leur pusillanimité. L'Afrique est timorée. On est encore engoncé dans ces peurs coloniales et nous n'arrivons pas à les dépasser. C'est sûr qu'il y a une faillite des nos élites politiques, notamment au niveau du leadership, et même une incapacité de l'Union africaine à anticiper. Le silence des continents a été lourdement préjudiciable dans cette affaire.

Je crois que s'ils s'étaient exprimés très tôt, ces chefs-là, ils auraient pu anticiper sur le cours des événements. Et puis désamorcer même la bombe des Nations unies. Les Africains doivent exiger l'arrêt immédiat des bombardements, exiger tout de suite qu'on ouvre les négociations.

RFI : Cheikh Tidiane Gadio, l'ancien ministre sénégalais, a dit cette phrase : « Il n'est pas normal que la responsabilité de protéger les populations civiles soit l'apanage des pays occidentaux ».

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A.B.K : Oui, mais c'est clair ! On ne voit pas du tout ce que les pays occidentaux viennent faire dans cette affaire. Il y a une institution continentale. Pourquoi on ne leur demanderait pas d'intervenir dans ce conflit ? Il faut une mobilisation continentale pour dire « ça suffit ! ». Moi, j'ai donné, sans prétention, le tempo, et j'aimerais vraiment que tout le continent se mette debout pour s'occuper des problèmes qui le concernent.

RFI : Vous souhaitez une solution politique en Libye, mais les insurgés de Benghazi ne croient pas une seconde dans la bonne foi du colonel Kadhafi. Qu'est-ce qu'il faut faire ?

A.B.K : Moi, je respecte la légitimité des opposants de Benghazi. Je reconnais la légitimité de leurs droits, plus de liberté d'expression... Mais avec cette intervention « des Croisés », je me demande même s'ils ont la victoire, quel va être le goût de cette victoire pour eux. Est-ce que ce sera honorable pour les opposants libyens, de voir le drapeau français flotter sur le fronton de leurs édifices, et d'entendre le nom de Sarkozy scandé dans les rues de Benghazi ? Donc il y a là, des interrogations.


In Le Républicain


Source: TELEDIASPORA.NET