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mardi, 08 mars 2011

LA VERITE ET L'IMPARTIALITE COMMENCENT A EMERGER ENFIN DANS LA PRESSE FRANÇAISE SUR LES ELECTIONS IVOIRIENNES

 

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En témoigne cet article de Pauline Tissot, publié le 04 mars 2011 dans le journal français L'EXPRESS : « Côte d'Ivoire: ce que les deux camps affirment ».


Les arguments du camp Gbagbo

La première des revendications du camp Gbagbo est l'irrégularité dans la conduite de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. D'après plusieurs observateurs, dont Laurent Gbagbo lui-même, dans près de 2200 bureaux de vote, le nombre de votants aurait été supérieur au nombre d'inscrits. De plus, dans près de 500 bureaux, situés dans les régions Nord, Centre, et Ouest, [contrôlées par l'ex-rébellion fidèle à Alassane Ouattara, et encore non désarmée, malgré les accords de Ouagadougou de 2007], Laurent Gbagbo n'aurait récolté aucune voix. Un résultat curieux, alors que selon l'article 35 du code électoral ivoirien, "chaque bureau de vote comprend un président, deux représentants de chaque candidat." De plus, ces régions, d'après Amnesty International, ne seraient dotées d'aucun système judiciaire.

Dans près de 2200 bureaux de vote, le nombre de votants aurait été supérieur au nombre d'inscrits

Ces faits évoqués par les fidèles de Gbagbo ont quand même conduit la Coordination des experts électoraux, l'OSCADA, la COMISCA, et la CSCI, organisations qui affirment être accréditées par les Nations Unies ou la Commission électorale, à faire état dans leurs rapports de bourrages et de transports d'urnes irréguliers, ainsi que de manœuvres pour empêcher des électeurs de voter dans les régions du Nord. Ces éléments confirmeraient ainsi selon le camp Gbagbo les différences de taux de participation entre les deux tours de l'élection: près de 70% au premier, selon des témoignages, environ 80% au second.

Par ailleurs, les défenseurs de Laurent Gbagbo contestent la constitutionnalité du processus électoral. Selon l'article 94 de la Constitution ivoirienne, c'est "le Conseil constitutionnel [qui] proclame les résultats définitifs des élections présidentielle." Les résultats "provisoires" de la Commission électorale n'ont donc aucune valeur pour le camp Gbagbo. D'autant que le camp Gbagbo se base sur une lettre datant du 27 novembre 2010, et largement publiée par le camp Gbagbo, dans laquelle le candidat Ouattara aurait déclaré se soumettre au verdict de la Commission et du Conseil Constitutionnel, annoncé quelques jours plus tard.

De plus, le camp Gbagbo, accusé d'exactions envers les fidèles de Ouattara, ne s'estime pas le seul coupable du nombre grandissant de morts en Côte d'Ivoire - 1000 morts d'après un ministre du gouvernement Ouattara. Selon un rapport de l'ONG Amnesty International, les Forces Nouvelles fidèles à Alassane Ouattara, entre autres, se seraient rendues coupables "d'homicides arbitraires et délibérés", de "détention arbitraires", de "mauvais traitements", et de "viols".

Les FN d'Alassane Ouattara se seraient rendues coupables "d'homicides arbitraires et délibérés"

Aujourd'hui, la cible du camp Gbagbo est devenue le "commando invisible", que le quotidien Ivoire-Presse suppose être dirigé par Ibrahim Coulibaly, un ancien rebelle du Nord. Ce commando serait bien implanté dans les quartiers d'Abobo, commune pro-Ouattra, et d'Anyama, où la morgue, selon plusieurs témoins qui souhaitent garder l'anonymat, regorgerait de cadavres supposés fidèles à Alassane Ouattara. Une épidémie de choléra serait aussi apparue dans ce district d'Abidjan.

Depuis quelques jours, ce commando invisible est accusé d'avoir ochestré le samedi 26 février un raid contre la RTI, la télévision officielle pro-Gbagbo, qui a été contrainte d'arrêter d'émettre temporairement. Bilan selon la RTI: trois morts calcinés retrouvés sur les lieux. Désormais, ce commando est affilié selon Soir Info aux forces d'Ecomog, organisation liée à la Cédéao, qui a reconnu Ouattara président de la Côte d'Ivoire. D'après le porte-parole du gouvernement de Laurent Gbagbo, ces forces seraient au nombre de 300 à 500 militaires "camouflés en civils" et dotés "d'armes lourdes, de lance-roquettes et de kalachnikov". Des habitants de la commune d'Anyama, interrogés par la chaîne Djibitv.com, témoignent d'ailleurs, sous couvert d'anonymat, de violences commises par les forces pro-Ouattara. Des informations bien sûr à prendre avec précaution.

 

Source: LE POST

TERRIFIANT: LES TOUTES DERNIERES REVELATIONS DU PASTEUR KONE MALACHIE SUR LA FIN DE LA CRISE IVOIRIENNE



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Pour votre rappel, j'avais prophétisé un certain nombre de choses concernant la fin de la crise en Côte d'Ivoire. J'avais parlé de sept (7) étapes précises dont deux sont en voie de finition. J'avais dit depuis 2005 à Bassam et réitéré en 2009 à la Radio Fraternité Divo :

ETAPE 1

Le temps viendrait où nous trouverons de part nous-mêmes, nos propres voies de sortie de crise après plusieurs compromis. Et cela s'est parfaitement réalisé avec les Accords Politiques de Ouagadougou (APO).

ETAPE 2 : LE COMPLOT INTERNATIONAL

a) Vous voyez de vous-même, la parfaite réalisation de ce complot international contre notre pays.
b) La très grande insécurité à laquelle j'avais allusion, se signalerait par diverses sortes d'attaques, notamment depuis le deuxième tour des élections.
c) La France a effectivement appelé ses ressortissants à rentrer et que cela a créé une énorme psychose (sentiment d'insécurité dans le cœur de ivoiriens).
d) Des pays de l'UE (Portugal, RFA, Suisse...) ont ensuite emboîté le pas à la France en demandant à leurs ressortissants de rentrer ou de rester vigilants.
e) J'avais prophétisé que plusieurs français refuseraient de partir pour diverses raisons (1 500 départ sur 15 000 français résidant en Côte d'Ivoire)
f) La France va demander à l'ONU de lui confier la sécurisation de ses ressortissants étrangers, reste la dernière phase de l'étape 2 à accomplir. Ce prétexte servirait plutôt à armer toute la rébellion entière en vue d'une frappe militaire très stratégique. voici donc, les deux premières étapes qui sont en phase exécutoire dans cette crise qui n'a que trop duré.
g) Les autres étapes qui s'avèrent encore plus difficiles pour notre pays et dont j'avais aussi parlé dans mes révélations sont les suivantes.

ETAPE 3

a) J'avais dis que lorsque la France se rendrait compte qu'elle avait mis tous ses ressortissants à l'abri, alors ayant armé la rébellion, elle donnerait le feu vert à la rébellion et aux ennemis de la Côte d'Ivoire de frapper très fort et tous les fronts du pays à la fois et que cela envahirait inévitablement notre jeune armée qui ne saurait que faire.
b) Pour secourir l'armée et pour protéger leurs localités, des jeunes gens à l'esprit patriotique formeront des boucliers humains et la guerre civile s'en suivra.

ETAPE 4

a) J'avais révélé cette étape 4, qu'il aurait un semblant de victoire sur toutes nos forces de résistances réunies.
b) J'avais dit que les rebelles, aidées par la France et par des ennemis de la Côte d'Ivoire, prendraient beaucoup de villes et réussiraient à occuper les postes stratégiques d'Abidjan.
c) J'ai même dit que nous perdrons tout espoir en un avenir meilleur et que les Radios et les journaux télévisés des pays voisins montreront le chaos de la Côte d'Ivoire.
d) J'ai aussi dit qu'en ce moment précis les rebelles feront beaucoup de déclarations sur les chaînes étrangères pour dire à la communauté internationale que dans peu de temps, se serait fini du gouvernement Gbagbo.
e) Frères, j'ai vraiment mal de confirmer que toutes ces choses s'accompliront inévitablement et que personne n'y pourra rien ; pas même le plus grand Rabin de tout Israël. J'ai vraiment très mal...

ETAPE 5

a) Ce sera la délivrance de la Côte d'Ivoire de par la main de Dieu, et d'une façon tellement spectaculaire qu'aucun mortel ne pourrait l'imaginer.
b) La France perdrait la Côte d'Ivoire, et petit à petit, plusieurs autres pays africains, y compris sa très grande influence à l'échelle mondiale.

ETAPE 6 : LE CHOIX DU PRESIDENT GBAGBO

Cette étape sera l'une des plus merveilleuses histoires de tous les temps. Je le répète, je persiste et je signe, le Président GBAGBO est l'objet du choix de Dieu pour une Côte d'Ivoire Nouvelle. Je ne ferais pas assez de commentaire sur ce point, car tout œil le verra et toute langue le confessera, qu'il est bel et bien le Président de la Côte d'Ivoire toute entière, pour le bonheur des Ivoiriens et pour la Gloire de Jésus-Christ, le Seigneur.
Frère, je crois qu'il doit bien exister une raison divine pour laquelle l'Eternel Dieu que nous prions sans relâche et depuis toujours, permet toutes ces choses. Attendons de voir.

ETAPE 7 : L'ATTAQUE DE DEUX AUTRES PAYS AFRICAINS

Il n'est pas bon que tu ignores ces deux pays-là et ainsi que les décrets divins relatifs au traitement des ennemis de la Côte d'Ivoire, pendant et après la guerre. Voici les décrets, tels que signés et arrêtés depuis le Ciel :

a) Décret 1 : Jugement des rebelles et des autres forces ennemies

Mort imminente et immédiate des soldats de la rébellion sans aucune exception ;

Dieu ordonnera la mort immédiate et sans aucune exception, de tous les éléments de la rébellion armée ou désarmée, des plus petits aux plus grands et des plus grands aux plus influents. Nul d'entre eux n'échappera, pas même un seul. Ils seront tous tués, puis ensuite jugés et condamnés par le Tribunal de Dieu, pour avoir porté atteinte et de façon impitoyable, à la sérénité d'un peuple élu de Dieu. Ils payeront un très lourd tribut, pour chaque main coupée à une victime et pour chaque atrocité causée à un innocent.
Ils regretteront pour toujours et à jamais, le jour qui les a induits en erreur. Car ils seront complètement oubliés des cœurs, comme des vases brisés et de tous leurs descendants, ainsi que la totalité de leurs biens mal acquis, resteront pour tous les humains, comme un objet d'horreur.

Mort immédiate des 2/3 des soldats français présents sur le sol ivoirien lors de la guerre ;

Mort immédiate de 1/3 des soldats de l'ONUCI présents en Côte d'Ivoire ;

Destruction immédiate de tous les armements utilisés contre la Côte d'Ivoire, par les 3 forces militaires confondues (ONUCI, Licornes et Rébellion).

b) Décret 2 : Jugement des partis politiques alliés

Dieu prononcera au cours de cette guerre, un jugement très radical et très sévère, contre tous les premiers responsables de partis politiques, ayant soutenu la France aux côtés de la rébellion, pour faire souffrir inutilement les Ivoiriens.
Ce jugement divin, ira de la dépression mentale pour les uns, à une mort très cauchemardesque pour d'autres, passant par la paralysie à vie, jusqu'à une extrême pauvreté pour certains autres.

c) Décret 3 : Jugement divin contre deux principaux Chefs d'Etat Africains

Dieu prononcera un grand jugement contre les Présidents de Républiques voisines ayant contribué à installer la chienlit en Côte d'Ivoire et accepté de contribuer à faire perdurer les souffrances des Ivoiriens.

Ce jugement divin se signalera par la formation de plusieurs groupes de rébellions armées contre tous ces pays et à l'extérieur. De sorte qu'ils seront contraints à un exil forcé ou à une mort certaine, brutale et très affreuse. Dieu, le Juste Juge leur fera connaître le poids de la douleur que peut ressentir un Président en exercice, confronté à des rebelles armés, sans cause et sans raison valables et aidés à la tâche, par la même fameuse communauté internationale. Dieu fera que ces Présidents-là, ne réapparaissent plus jamais sur la scène politique de leur pays, jusqu'à la fin des temps. Ils seront tentés même de faire appel à la Côte d'Ivoire pour leur porter secours et assistance mais Dieu lui-même fera que leur appel ne porte aucun écho favorable dans le cœur des Ivoiriens, jusqu'à ce qu'ils aient d'abord, suffisamment sucé le venin de la colère du Seigneur, contre tous leurs agissements mesquins dans les affaires de souveraineté personnelle d'un Etat proche et historiquement ami à eux. Ces deux pays là, frères, sont le Burkina-Faso en premier et le Sénégal ensuite.

d) Décret 4 : Jugement de trois leaders de presse

Dieu ordonnera la mort par un suicide volontaire, de trois leaders de presse en Côte d'Ivoire, pour avoir négativement participé de façon médiatique, à déstabiliser le pouvoir en place et mépriser ainsi les institutions de notre pays. Un de ces leaders de presse se suicidera par pendaison, le deuxième par noyade et le troisième par une forme très bizarre de suicide volontaire. L'une de ces trois personnes manifestera pourtant la volonté de demander sincèrement pardon aux Ivoiriens, mais entre le doute et l'action, il devra choisir, car sa survie en dépendra.

e) Décret 5 : Sanction céleste contre le Président Français

Colère des Français contre lui et incitation des collectivités sociales et syndicales à réclamer sa démission et sans délai ;
Coma profond de sept (7) jours. Je ne suis malheureusement pas, autorisé à vous relater la suite de sa vie, du retour de ce coma profond ;
Des pays africains échapperont au contrôle de la France. Ce sera le temps de l'Afrique et la fin de la françafrique (esclavagisme colonial).
La France perdra son contrôle sur plusieurs pays africains et elle perdra aussi son monopole de cinquième puissance mondiale. Elle ne sera plus jamais rien.

f) Décret 6 : Rapatriement du restant des soldats ennemis

Dieu ordonnera le rapatriement immédiat, obligatoire et brutal, de tous les soldats de l'ONUCI et de tous les militaires de la Licorne, ayant échappé à la guerre, grâce à une faveur faite à eux par le Ciel. Tous ces soldats et tous les autres membres de leur famille quitteront pour toujours la Côte d'Ivoire avec pour seul souvenir, que vraiment rien ne peut contre la volonté de Dieu.

g) Décret 7 : Reconstruction entière de la Côte d'Ivoire

L'Eternel ordonnera à plusieurs bailleurs de fonds et à bon nombres de personnalités financières, de rebâtir entièrement la Côte d'Ivoire, dans un très bref délai. La Côte d'Ivoire sera alors, un peuple de Gloire et un pays de lumière, pour toujours et à jamais. En ce moment-là un Français qui entrera en Côte d'Ivoire n'y viendra plus dans la pensée d'aider les Ivoiriens à sortir d'une certaine misère, mais il y viendra plutôt pour qu'un jeune Ivoirien puisse financièrement l'aider à s'en sortir et cela sera ainsi pour toujours et à jamais.

Ainsi frères, voici comment s'achèvera la triste histoire d'une salle guerre, livrée à la Côte d'Ivoire qui désire pourtant Monsieur GBAGBO comme son président.


QUE DIEU BENISSE LA COTE D'IVOIRE !!!



Pasteur KONE MAMADOU MALACHIE
Esclave de Jésus et défenseur des droits divins.

Cell. (225) 06 25 27 96.

lundi, 07 mars 2011

BON A SAVOIR - CRISE EN COTE D'IVOIRE: UN AGENT SECRET FRANÇAIS PARLE

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Alassane Ouattara est le malheur des ivoiriens

Bon nombre d'Ivoiriens, qui admettent que la crise ivoirienne est fomentée par la France, continuent de s'interroger sur l'intérêt « subit » éprouvé par les Etats-Unis d'Amérique de s'associer à la France pour accomplir le coup d'Etat en Côte d'Ivoire. Un ancien agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) affirme que les Ivoiriens se trompent. L'homme au fait des micmacs des services secrets américains ne supporte plus de voir son pays, la France, et ses dirigeants jouer aux « boys » des Américains en Côte d'Ivoire. Par des canaux complexes, il nous a permis de prendre son témoignage.

«Plus que les Français, les Américains, à travers la CIA, ont décidé de s'emparer de la Côte d'Ivoire à partir d'un plan machiavélique conçu avant les années 1988. C'est (de nos jours) ce plan qui a été réactivé. La construction de la grande ambassade des Etats-Unis en Côte d'Ivoire fait partie de ce plan tout comme l'installation d'un burkinabé, en la personne d'Alassane Ouattara, à la tête du pays. L'objectif est la naturalisation des quatre millions de Burkinabés vivant en Côte d'Ivoire afin de garantir la production du cacao et du café dans ce pays. C'est une affaire de survie pour les puissants chocolatiers américains. L'ambassade a été construite pour coordonner ces opérations en Côte d'Ivoire et pour d'autres objectifs en Afrique. Pour tout cela, il faut une mainmise sur le pouvoir ivoirien pour le compte du lobi des chocolatiers Américains.

Donc, les Américains veulent garantir la production du cacao. Le seul moyen, c'est de pouvoir compter sur la communauté burkinabé en Côte d'ivoire dont dépend (selon eux) une grande partie de la production du pays. Les Américains entendent fidéliser cette communauté par la naturalisation des quatre millions de burkinabés dont la plupart travaillent dans les plantations (ce que font croire les Américains) «dans une situation de précarité qui n'est pas à leur convenance». Il faut donc réussir à faire prendre le pouvoir pour Alassane Ouattara. Et, depuis octobre 2000, la CIA utilise une arme fatale : la fragilisation du régime Gbagbo pour arriver à le faire vomir par tout le peuple ivoirien afin de l'écarter facilement du pouvoir. Souvenez vous, plusieurs opérations ont été menées par la CIA en Côte d'Ivoire ou exploitées à cet effet, mais avec des succès mitigés : le charnier de Yopougon, l'assassinat de Jean Hélène, l'enlèvement de Guy André Kieffer, le déversement de déchets toxiques à Abidjan, l'empêchement du Président du FPI de se rendre aux USA ; la CIA a aussi fabriqué des mensonges graves tels que : «la Côte d'Ivoire exploite les enfants dans les plantations de cacao». Elle a manipulé l'information avec son sous-agent, l'Alassaniste Hamed Bakayoko, à Abidjan : «Les refondateurs offrent des voitures Rav 4 aux jeunes filles ; Madame Gbagbo engage des frais de séjour inconsidérés aux USA», etc.

Toutes ces actions qui font partie d'un vaste complot ont un seul but, discréditer le régime de M. Laurent Gbagbo et favoriser l'élection d'Alassane Ouattara. Ces actions néfastes contre M.Gbagbo ont pris des allures de crimes commis par la CIA, mais dont personne ne veut parler : c'est le cas de la mort jusque-là non élucidée, dans une clinique française, de Madame Sarata Ottro Zirignon, ancien directeur adjoint de cabinet du président Gbagbo, qui gênait les chocolatiers américains par sa diplomatie agressive à travers des réseaux qu'elle maitrisait parfaitement aux Etats-Unis. Ces actions néfastes sont passées inaperçues aux yeux des Ivoiriens pour la simple raison que les Américains ont toujours agi en se cachant derrière les Français, eux-mêmes manipulés à souhait et croyant régler leur propre problème avec ce Laurent Gbagbo qui ne veut pas se faire "domestiquer".

Nicolas Sarkozy, un président manipulé

Oui, je vous le dis : Nicolas Sarkozy, agent français de la CIA, participe volontairement de cette manipulation des Américains. Ce sont ces derniers qui l'ont fait président de la France. Souvenez-vous de l'affaire Clearstream montée par les Américains pour lui permettre de devancer son adversaire du même camp : Dominique De Villepin. Devenu président, Sarkozy applique à la lettre les consignes de la CIA, y compris laver un vieil affront que le Général De Gaulle leur a infligé : Sarkozy a fait adhérer à nouveau la France à l'OTAN. Pour la Côte d'Ivoire, «le coup de pousse» à Alassane Ouattara est un plan conçu par la CIA américaine et inspiré par le lobby des chocolatiers américains avec son réseau mondial. La raison : les Ivoiriens se détournent du cacao pour l'hévéa. Il leur faut une population acquise pour produire essentiellement le cacao. Pour mieux vous le faire comprendre, revisitons l'histoire et ses faits.

Nous sommes en 1988. Face à la baisse des prix sur le marché mondial, le Président Houphouët-Boigny refuse de vendre le cacao. Il fait brûler la production pour montrer son ras-le-bol. Le stock de sécurité américain prend un coup. Le lobby des chocolatiers américains prend cela comme une trahison de la Côte d'Ivoire et un grand risque à ne plus revivre. « Après avoir aidé ce pays à devenir premier producteur de cacao, voilà qu'il nous paie en monnaie de singe ! ». Mais ces puissants chocolatiers américains ont éprouvé de la pudeur à attaquer Houphouët-Boigny qui, en son temps, avait proposé la double nationalité sur recommandation des chocolatiers américains. Cependant, les Américains ont conçu un plan pour précipiter sa mort comme ils l'ont fait plus tard avec Eyadéma, Bongo, etc.

En 1989, la CIA organise l'asphyxie de la Côte d'Ivoire à travers le FMI et présente Alassane Ouattara comme le sauveur. Houphouët se voit obligé de l'accepter. Ouattara est bombardé Premier ministre d'Houphouët. Ce poste n'avait jamais existé en Côte d'Ivoire. La présidence n'est plus loin pour le burkinabé. Dans la foulée, la CIA organise le mariage de ses deux agents désormais réunis en Côte d'Ivoire : Monsieur Ouattara épouse Dominique Nouvian à Neuilly chez le maire Nicolas Sarkozy, un autre agent de la CIA en France. Houphouët-Boigny «peut» désormais mourir. Les Américains se débarrassent de lui en 1993. En ce moment-là, ils pensent avoir réussi leur coup quand surgit Henri Konan Bédié, avec l'appui des Français, grâce à l'article 11 de la Constitution. Sur ce point, Houphouët les a doublés, Ouattara et ses maîtres chocolatiers, au chapitre de la succession. Ouattara s'agite pour rien. Il n'aura pas le pouvoir. Pendant la petite guerre de succession ouverte par Ouattara à la mort d'Houphouët, M. Gbagbo déclare qu'il n'aime pas la transmission monarchique du pouvoir, mais il démontre qu'il est légaliste et opte pour l'installation de Bédié au pouvoir.

Bédié vaincu, place à l'opération «Tout sauf Gbagbo»

Les Américains échouent, mais ne renoncent pas. Ils reprennent leur agent au FMI pour avoir le temps d'organiser son retour. Bédié est poussé à la faute dans la gestion des affaires publiques avec les innombrables détournements et affaires sales notamment les DENOS (Dépenses engagées non ordonnancées). Il prononce un mot dont les Américains ont horreur, l'Ivoirité. Parce qu'il faut savoir que, pour les Américains, la garantie de la production du cacao va avec la naturalisation massive des Burkinabé. Une main-d'œuvre moins chère et formée pour la production du cacao. Parler d'ivoirité, c'est empêcher cette main-d'œuvre bon marché de se déverser en toute sécurité en Côte d'Ivoire. L'occasion était bonne pour faire un coup d'état. Car, il faut savoir que nos autorités (françaises) n'ont jamais envisagé un coup d'Etat contre Bédié qui est considéré comme leur homme, en tant que digne successeur d'Houphouët-Boigny. Là encore, le plan des Américains d'installer leur homme échoue avec le général Robert Guéi qui organise une élection qui donne le pouvoir à M. Laurent Gbagbo, un socialiste de surcroît. Cela met les chocolatiers américains en colère. C'est pourquoi, une fois encore, sans même attendre de voir agir le nouveau président pour le juger sur pièces, la CIA met en marche, par une succession de coups d'Etat qui échouent les uns à la suite des autres, durant toute l'année 2001, un autre plan. De guerre lasse, elle monte une rébellion financée par le lobby américain et d'autres entreprises financières à raison de plus de 25 millions par mois pendant plus de deux années. La mission des militaires français ayant montré ses limites en Côte d'Ivoire, les Américains réussissent à «suggérer» l'envoi des Casques bleus de l'ONU. Le décor est planté pour le départ de M. Laurent Gbagbo...

Gbagbo comme Houphouët en 1993 !

La résolution de la crise ivoirienne passe par des accords qui stipulent la nécessité d'organiser des élections «ouvertes à tous». Alassane Ouattara est autorisé par exception à poser sa candidature. M. Laurent Gbagbo croit pouvoir obtenir, en retour, le désarmement prescrit dans tous les accords. Votre président s'est leurré. Au contraire, c'est lui qui a été plutôt acculé à faire les élections. Tout le monde s'est gardé de désarmer les rebelles. Le désarmement a été malicieusement élevé au rang de tabou. M. Laurent Gbagbo a été ainsi piégé, soucieux de ne plus s'entendre dire qu'il refuse d'organiser des élections parce qu'il est sûr de les perdre. Enfin il a donné l'impression qu'il s'est laissé piéger !

Oui, M. Laurent Gbagbo a été piégé mais il n'était pas fini. Il a même quelque chose d'Houphouët-Boigny qu'il a pourtant combattu tout le temps. Très futé et sachant la supercherie, le président ivoirien a piégé à son tour, et là pour de vrai, les chocolatiers américains et leur poulain, Alassane Ouattara. Il l'a fait avec l'arme fatale que la Constitution ivoirienne lui offre, à savoir le Conseil constitutionnel. Suite aux tricheries inélégantes au nord, dans son fief, Alassane Ouattara a été sanctionné en dernier ressort et sans appel par l'institution judiciaire suprême. Les chocolatiers américains n'avaient pas bien prévu ce scénario. Ils se débattent à présent et veulent absolument réussir leur coup à travers deux de leurs agents en Afrique : Blaise Compaoré qui a été utilisé pour supprimer Thomas Sankara, et Abdoulaye Wade qu'ils ont aidé à gagner au Sénégal. Cela explique les agitations de ces deux présidents au sein de la CEDEAO.

Ce que je souhaite que le peuple ivoirien retienne est simple : c'est une unité et sa détermination qui feront sa force. Il faut dénoncer haut et fort les actes criminels des américains sur le sol ivoirien. Les américains sont prêts à tout pour assurer leur approvisionnement en cacao. Ils voient la Côte d'Ivoire comme un champ de cacao entretenu par des esclaves. Ils se moquent de la volonté du peuple de Côte d'Ivoire.

L'achat d'une usine aux Etats Unis était un crime de lèse-majesté pour le régime Gbagbo. Ce sont eux qui ont suscité tous les scandales fondés ou non contre les gestionnaires de la filière café-cacao.

Entre autre scandales, le journaliste franco-canadien Guy André Kieffer s'apprêtait à révéler le complot des chocolatiers, voila pourquoi la CIA l'a fait disparaître.

Pour des raisons diverses, certains hommes d'affaire français et des agents de la DGDE à leur solde veulent la tête de M. Gbagbo. Mais il faut savoir avant tout, que la Côte d'Ivoire doit ses malheurs à la CIA américaine et au lobby des chocolatiers américains. Nicolas Sarkozy n'est qu'un valet dans cette affaire. Il est aussi temps de le savoir.


Source: BLOGUEURS UNIS

samedi, 05 mars 2011

REVELATIONS SUR L'ELECTION EN COTE D'IVOIRE - DOMINIQUE FRANÇOIS UGEUX: «CE QUE J'AI ENTENDU A MON HOTEL»

 

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Dominique François Ugeux, ancien député belge


Dominique François Ugeux, diplômé en sciences politique et diplomatique, président de l'Association royale de la presse Nord-Sud, ex-député au parlement belge, en visite de travail en Côte d'Ivoire, jette un regard critique sur la crise que traverse la Côte d'Ivoire depuis dix ans.



QUESTION
: Vous êtes pratiquement un Africain, pour avoir passé toute votre vie au Congo. Vous êtes certainement très préoccupé par la situation sociopolitique qui prévaut en ce moment en Côte d'Ivoire. Quel regard jetez-vous sur ce qui se passe dans ce pays?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : J'ai vécu le coup d'Etat de 1999. J'ai très mal vécu ce coup d'Etat. J'étais à l'« Hôtel du Golf » et j'entendais les tirs comme si c'était dans ma chambre qu'on tirait. Fologo était juste au-dessus de la suite que je louais, et les militaires sont venus le chercher avec une brutalité incroyable pour le conduire au camp. J'ai appelé mon gouvernement et de négociation en négociation, il a été libéré 10 jours après. J'ai vécu avec cette tension pendant 15 jours.


QUESTION : N'est-ce pas la même crise qui fait encore parler d'elle aujourd'hui ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Oui c'est vrai, mais si on veut parler de l'origine de la crise, on passerait toute la nuit ici. Aujourd'hui, ce qui est primordiale est de sortir de cette crise. Le hasard veut que je sois là chaque fois que le pays souffre. Je suis là purement dans le cadre du travail, mais comme j'ai une âme de politique et de journaliste, j'ai décidé de rester pour voir un peu l'évolution des choses. C'est vrai que je connais personnellement le président Laurent Gbagbo, avec qui j'ai eu plusieurs entretiens. J'ai vécu le premier et le deuxième tour de l'élection présidentielle. Le premier tour a été admirable, mais le second m'a véritablement interpellé.


QUESTION : Qu'est-ce qui n'a pas marché pour qu'on en arrive à une telle crise après l'élection présidentielle ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : En tant que président de l'Association royale de la presse Nord-Sud, j'étais ici sur la terrasse de l'hôtel Pullman pendant la proclamation des résultats. Vous devez savoir qu'ici, il y avait des journalistes correspondants de chaines que je ne vais pas citer. Ils venaient s'asseoir sur la terrasse pour discuter et surtout pour capter leur satellite pour le journal en duplex. A cet endroit, j'ai assisté à une scène des plus révoltantes au monde. Ce que je vais vous dire, résume beaucoup de choses sur la crise en Côte d'Ivoire, et n'appellera pas d'autres commentaires. Il était 17 heures 15 mn, le lundi 6 décembre 2010, ici à la terrasse de l'« hôtel Pullman ». J'échangeais avec un journaliste avec lequel j'avais lié connaissance au premier tour et qui était là pour le second tour de l'élection présidentielle. On discutait de la déontologie et de la liberté de la presse. A 18 heures, 19 heures pour Paris, avec son portable et l'amplificateur, il appelle Paris à un mètre de moi. Il a dit « allo ! Paris, je fais la manchette sur Abidjan ». « Il y a des embouteillages, tout est normal, il fait calme, Abidjan bouge, le peuple est heureux, Laurent Gbagbo est élu ». Alors on entend Paris dire: « tu ne peux pas dire ça. Tu dois dire qu'il y a une tension vive à Abidjan que les Ivoiriens ont peur, les rues sont désertes, les Ivoiriens contestent la victoire de Gbagbo ». Voilà ce dont j'ai été témoin. En temps que président de l'Association royale de la presse Nord-Sud, je dis que c'est indigne d'un pays comme la France. L'objectivité n'existe pas mais l'honnêteté intellectuelle existe.


QUESTION : En clair, pour vous, c'est la France qui fait la guerre à la Côte d'Ivoire pour installer le candidat de son choix, et qu'en réalité il n'existe pas de crise post électorale ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Je suis en train de vous dire que j'ai été témoin d'une scène. Je vous demande d'en déduire vous-même pour voir toutes les manipulations de la France dans la crise actuelle en Côte d'Ivoire.


QUESTION : 50 ans après, peut-on dire que l'Afrique est indépendante ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Je le dis net : l'Afrique n'est pas du tout indépendante. En temps que politologue, je suis passionné des droits constitutionnels. La crise que vivent les pays d'Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Egypte, Lybie) est la crise que vous avez vécue il y a 20 ans. C'est-à-dire vous êtes allés d'un système dictatorial au multipartisme, tout le monde se félicite de cela. S'agissant des colonies françaises, 15 pays ex-français de colonies d'Afrique noire ont hérité de la Constitution de la 5e république. On vous oblige à organiser des élections et on vous impose des présidents. En Côte d'Ivoire, on a poussé le président Laurent Gbagbo à organiser l'élection présidentielle alors que l'« Onu » n'a pas pacifié le Nord occupé par les rebelles. A partir du moment où on demande à des Etats souverains de se soumettre à la Constitution et que la Constitution est dotée d'un pouvoir exécutif, judiciaire, législatif et une liberté de presse, le 4e pouvoir qui est total en Côte d'Ivoire, ce qui n'est jamais vu dans le monde. Je ne vois pas pourquoi on peut contester une élection présidentielle. A partir du moment où un Etat souverain via l'institution suprême de la République proclame de façon officielle un résultat, c'est la République qui a parlé à travers cette Institution.

Alors, qu'on ne vienne surtout pas me dire que le président du « Conseil constitutionnel » est un ami de Gbagbo Laurent. Puis-je rappeler que Sarkozy, le donneur de leçon a comme président du « Conseil constitutionnel » Jean Louis Debré, le fils du père. Alors pas de leçon à donner à l'Afrique s'il vous plaît.


QUESTION : Pourquoi le président du « Conseil constitutionnel » français a une légitimité incontestée et qu'en Côte d'Ivoire on met en cause la légitimité du président du « Conseil constitutionnel »?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : C'est tout simplement parce que le président Laurent Gbagbo ne fait pas l'affaire de l'« Elysée » que la France refuse de lui reconnaître sa victoire en accusant le « Conseil constitutionnel » de Côte d'Ivoire de proche de Gbagbo. Ni la France, ni les Etats Unis n'ont de leçons à donner à la Côte d'Ivoire quand on a vu le ridicule du recomptage des voix en Floride qui a donné BushAlbert Arnold Gore dit Al Gore qui a remporté l'élection présidentielle. C'est la « Cour suprême » majoritairement pro Bush qui a donné le résultat final. Est-ce que l'« Onu » est allée mettre de l'ordre aux Etats Unis ? A-t-on envoyé l'« Ecomog » aux Usa ? A-t-on fermé les banques aux Usa ? vainqueur alors que tout le monde sait que c'est


QUESTION : Pensez-vous qu'il y a une perspective adéquate de sortie de crise sans que la Côte d'Ivoire ne s'embrase ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Je vais vous dire très sincèrement, je prie Dieu nuit et jour pour que l'on arrête l'effusion de sang en Côte d'Ivoire. La Côte d'Ivoire est un paradis et je ne veux pas qu'on la métamorphose en enfer.

Le peuple ivoirien a payé un lourd tribut depuis prêt de 10 ans. Il a assez souffert, il a assez pleuré et cela doit s'arrêter. Je conjure aux deux hommes de se parler. Il y a un qui est ouvert, l'autre fermé. La seule solution de sortie de crise est un dialogue franc entre les deux protagonistes. Un qui fut premier ministre, brillant économiste, Alassane Ouattara et l'autre, grand politicien, profondément cultivé, miroir du peuple ivoirien et d'Afrique. Même ses adversaires sont obligés de reconnaître le grand politicien qu'il est, un homme courageux au grand cœur. Pendant 10 ans, il a composé avec d'autres partis pour la paix dans son pays. Laurent Gbagbo est grand dans l'âme et dans le cœur. Il saura trouver une issue pacifique à la crise qui secoue son pays. Il faut à tout prix éviter une guerre civile. Ce sera la fin de l'Afrique de l'Ouest, et de la « Cedeao ». Je voudrais que M. Ouattara ait une connaissance intellectuelle de reconnaître qu'il y a une Constitution et des Institutions qui régissent la Côte d'Ivoire. Un coup de force vers le Golf est envisageable mais ne résoudra rien, le Nord étant occupé, il y aurait forcément des morts. Si c'est dans l'autre sens, ce sera à la limite pire. Je recommande le dialogue et condamne l'attitude de Nicolas Sarkozy qui de façon scandaleuse a sommé le président de la République de quitter le pouvoir, ce qui est une ingérence invraisemblable et c'est inacceptable. Quand bien même on ne soit pas avec le président Laurent Gbagbo, il y a un minimum de respect qu'on lui doit en tant que chef d'Etat, légitimé ou pas par Paris, c'est le président de la république de Côte d'Ivoire.


QUESTION : Que pensez-vous du panel des chefs d'Etat africains ? Croyez-vous qu'ils auront assez de courage pour faire triompher la vérité et légitimer les Institutions de la République de Côte d'Ivoire ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Par rapport au tout début, il y a un gros effort qui a été consenti. Avant c'était l'Europe et les Usa qui dictaient leur loi. Le fait de remonter vers l'Afrique est un grand pas. Je préfère 30 à 40 allers-retours pour des négociations, à la recherche d'une paix vraie plutôt que d'utiliser des armes pour détruire ce beau pays, qui a tous les atouts. Ce beau pays qui est un don de Dieu, le seul patrimoine que les Ivoiriens ont en commun. Ne tombez pas dans le piège de vos ennemis qui ne désirent que voir le pays s'embraser pour piller son sous-sol. Il faut que le panel tienne compte des lois du pays. Les Africains ayant la vertu de l'arbre à palabre et du dialogue, je sais et j'espère que le panel va apporter la paix tant attendue par les Ivoiriens.


QUESTION : L'« Onu » a pris position dans la crise ivoirienne. Des preuves accablent l'armée onusienne qui de façon délibérée a tiré sur les partisans de Laurent Gbagbo, faisant de nombreux morts et des blessés qui ont déposé une plainte contre cette force. En tant qu'expert de l'« Onu », quel est votre commentaire sur ce fait?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Si vraiment l'Onu se prête à ce type de comportement, non seulement c'est blâmable et c'est condamnable. C'est une violation totale de la charte de l'« Onu ». Si l'« Onu » a tiré sur des personnes aux mains nues, je ne suis pas du tout fier que mon pays fasse partie de cette Institution.


QUESTION : Le Congo est votre pays, puisque vous y avez passé pratiquement toute votre vie. Quel lien établissez-vous entre Patrice Lumumba et le président Laurent Gbagbo ?

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : J'ai eu la chance de vivre l'indépendance du Congo. Gbagbo présente les caractéristiques d'un homme qui pense d'abord à son peuple avant tout autre considération. Lumumba était ainsi, c'était un homme qui n'avait rien à foutre de l'argent. Il était profondément nationaliste. Toutes ses revendications étaient sociales et propres aux besoins du peuple. On l'a taxé de communiste et à force de le taxer de communiste, il n'a pas eu d'autres choix que de se tourner vers Moscou. Si on avait compris que c'était un communiste et que c'était un homme avec lequel il fallait composer, on ne l'aurait pas assassiné. Gbagbo comme Lumumba incarne le nationalisme au sens noble du thème. Je souhaite qu'on le laisse en paix, qu'on lui foute la paix et qu'il a 5 ans pour mettre à exécution son programme de gouvernement pour le bonheur de son peuple. Après, on ne le vote plus si on veut, mais il faut le laisser travailler. A la limite, il est frustré de ne pas pouvoir faire ce qu'il aime le plus au monde, se mettre au service de son peuple. Travailler pour son peuple, rien que ça, Gbagbo ne demande rien que ça.


QUESTION : Votre mot de fin...

DOMINIQUE-FRANÇOIS UGEUX : Ce que je vais dire est banal mais ça vient du cœur. Je voudrais dire au peuple ivoirien que je fréquente depuis longtemps que quelle que soit leur tendance politique, ethnique et religieuse de se pardonner les uns les autres, de prier Dieu tous les jours pour que vienne la paix. Je porte un amour sincère et total, sans calcul au peuple ivoirien. Faites la part des choses, ne sombrez pas dans l'extrémisme et ne devenez pas les otages des manipulateurs. Je dis aux Ivoiriens de se serrer les coudes car le bout du tunnel n'est pas loin. Il y a une lueur d'espoir qu'il faut savoir saisir. Je souhaite que le panel trouve une solution acceptable pour tous. Si les deux hommes ensemble acceptent de diriger la Côte d'Ivoire dans la sincérité, ils casseraient la baraque. Un grand homme politique et l'autre économiste hors pair. S'ils arrivent à le faire, ils donneraient l'exemple d'être d'une très grande maturité et ils donneraient une gifle à la France.


Source: NERRATI.NET

RAID IMMINENT SUR LE PORT DE SAN PEDRO

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Une attaque généralisée de la Côte d'Ivoire par les mercenaires de Ouattara, Blaise Compaoré, Abdoulaye Wade, Jonathan Goodluck du 6 au 8 mars est prévue sur toute l'étendue du territoire à l'exception des zones Cno, sous contrôle rebelles. Ils seront, comme toujours, logistiquement assistés par la Licorne, l'Onuci.

Concernant le port San Pedro, qui semble être une fixation pour les ennemis de la Côte d'Ivoire un raid imminent est en préparation. Car l'asphyxie du pays qu'ils ont programmé commence à avoir des effets collatéraux plus graves dans les pays comme le Burkina Faso, le Mali, le Niger qu'en Côte d'Ivoire. Dans ces pays, l'inflation a fait un bond de géant et les denrées de première nécessité se font rares. Les parcs animaliers destinés à l'exportation en Côte d'Ivoire sont en souffrance ; l'argent liquide s'y fait rare.

Ainsi la prise du Port de San Pedro pourrait être une bouffée d'oxygène. Voici le plan mis en place depuis hier matin, vendredi 4 mars. Des troupes ont été héliportés depuis Abobo et Sebroko pour le camp de l'Onuci de San Pedro, environ un millier dont :

- 80 Sénégalais
- 120 Nigérians
- 300 Burkinabé
- 260 Maliens
Tous sont des artilleurs spécialisés dans diverses armes.

Du matériel sophistiqué de guerre a été aussi transporté à San Pedro :

- 220 caisses de lance roquettes
- 630 caisses de munition
- 7 armes lourdes
- 36 caisses de mitrailleuses
- 20 caisses d'Aa-52
- 12 colis de transmission

Cet armement sophistiqué va compléter l'arsenal déjà en place à San Pedro, Moribadougou, Sassandra, Carrefour 26 et Gbagbadji.
Les éléments spécialisés vont retrouver sur place 600 personnes formées là-bas.

Les Kroumen (au nombre de 460 aussi) recrutés par Mabri au Liberia viendront par voie maritime compléter l'effectif. Avec aussi 200 Sénégalais partis depuis deux jours de Dakar pour San Pedro.
Le Raid sur San Pedro serait fin prêt pour aujourd'hui, selon les sources proches de l'Onu ci et pourrait entrer dans sa phase d'exécution peut-être même ce soir. La direction des opérations serait dirigée par des officiers burkinabé et maliens. IB jouerait le rôle de coordonateur.

Tout porte à croire que la riposte des Fds serait à la mesure de l'attaque. Les troupes étant au parfum de ce qui se trame, sont fin prêtes pour cette bataille décisive qui pourrait mettre fin définitivement aux rêves aventuriers de Sarkozy and Co.


Que Dieu sauve la Côte d'Ivoire !



Djiwa Gody

Source : LE TEMPS

PRETENDU MASSACRE D'ABOBO ET AUTRES MONTAGES MEDIATIQUES: LE DOSSIER COMPLET D'UNE MANIPULATION EHONTEE

 


LOGO FRANCE 24.jpg

 

A- Zoom sur le prétendu massacre de femmes par l'armée ivoirienne à Abobo

1- Introduction: La boucherie des hommes de Dramane Ouattara au centre émetteur d'Abobo : les morts que la communauté internationale refuse de voir :

http://www.youtube.com/watch?v=KshizsE-PSg

2- Les prétendues femmes tuées à Abobo par les Fds sont bel et bien vivantes. Voici le film amateur de la manipulation :

Sur YouTube:

http://www.youtube.com/watch?v=-i-oXt73-kc

Sur Facebook:

http://www.facebook.com/video/video.php?v=1740933638017

 

Victor Kouassi, le 4 mars 2011, à 23h 30, sur Facebook: « Dites moi, c'est quel type de projectile qui fait juste gicler le sang comme une effusion d'hémoglobine sans déchirer les vêtements et les pagnes de ces braves femmes? RDR wobou ! ».

3- La marche pacifique des femmes RDR à Abobo était encadrée par des marcheurs tout aussi « pacifiques », armés de Kalach et de lance-roquettes RPG. Dans la bouche de Dramane Ouattara , « marche pacifique » signifie « marche insurrectionnelle ».

http://www.facebook.com/home.php?sk=group_139276642801133...


Commentaire : les adoRATEURS ou adoMENTEURS ont prétendu qu'un char des Fds a fait irruption, a tiré un obus sur la foule. Quel est ce type d'obus qui ne choisit que les femmes ? (ils ont annoncé 7 femmes tuées). Quel est ce type d'Obus qui, lancé sur une grande foule, nous a-t-on dit, n'a pu faire que 7 morts ?

NB : L'intégralité de la tragi-comédie filmée d'Abobo est disponible dans le fichier joint en annexe.

Mais ces braves « cadavres »-là sont du bon côté. Ces femmes qui meurent, se relèvent puis se recouchent pour les besoins de la propagande, auront permis à France 24 de se déchaîner contre la Côte d'Ivoire de Laurent Gbagbo, toute la journée du jeudi 03 mars 2011. Le fameux procureur du TPI est annoncé à Abidjan pour enquêter ( ?) sur les comédiennes d'Abobo.

Le chef des terroristes, le BEN LADEN de l'Afrique sub-saharienne, le bien nommé Dramane Ouattara n'a-t-il pas, saisissant ce prétexte, annoncé  le vendredi 04 mars, à 20 heures sur une chaîne pirate dénommée TCI, que ce « crime odieux contre des femmes innocentes ne resterait pas impuni » ?


B- Dramane Ouattara et la presse hexagonale sont coutumiers de ce type de manipulations médiatiques

1- Le 20 décembre 2010 TF1, a publié un journal (Le JT de 20H ) particulièrement hostile au président Gbagbo. Il se trouve que les images qui ont servi à accabler Laurent Gbagbo (Menaces de la maison blanche, menaces du TPI, annonces de sanctions, etc.) proviennent d'une mise en scène comme on peut le voir dans les vidéos de Gris-Gris International.

SCANDALE : TF1 ILLUSTRE LES VIOLENCES EN COTE D'IVOIRE A PARTIR DE MANIPULATIONS ORCHESTREES

http://www.wat.tv/video/scandale-tf1-illustre-violences-3...

2- Voici le dossier de base, admirablement restitué par le Gris-Gris International.

3- Manipulations relatives à l'existence de nombreux charniers en Côte d'Ivoire.

LOGO TF1.jpg

C- Manipulations à l'ONUCI - Manipulations sur TF1

Nous vous confirmons le dépôt du fichier "manipulation.avi" effectué le 01/01/2011 à 12:40 sur le service http://dl.free.fr .

Votre fichier sera accessible à l'adresse suivante:

http://dl.free.fr/qnPD3pVgS (Vidéo Amateur)

Le fichier est protégé par le mot de passe suivant: mechancete

Cette vidéo amateur a été réalisée par un patriote  à  Sébroko, devant le siège de l'Onuci. Il a filmé sans le savoir une mise en scène orchestrée par les Casques bleus, les journalistes français et des marionnettes acquises à la cause de Monsieur Alassane Dramane Ouattara.

Ce montage servira de support à TF1 pour accabler le régime Gbagbo, évoquer des tueries massives et invoquer de probables recours au TPI au JT de 20 heures, le jeudi 20 décembre 2010.


Pour le "user name", entrez le mot de votre choix.

http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-20-heures-du-20-decembre-2... (Vidéo TF1)

 

D- Film complet de la manipulation d'Abobo: 7 mn à télécharger

https://www.wetransfer.com/dl.php?code=sKZ2en7Z&hash=...


 

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!

AIR FRANCE REFUSE LES VISAS DE OUATTARA


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Sarkozy a décidé de reconnaître un prétendu ambassadeur nommé par Ouattara. Alors que pour les visas, la France et ses démembrements courent dans les consulats nommés par Gbagbo.

A Paris, il se passe des choses qui exposent toute la perfidie de la France dans cette crise que la Côte d'Ivoire traverse. On ne dira pas qu'elle joue à un double jeu. Mais bien plus, elle brandit Ali Coulibaly, le pseudo-ambassadeur nommé par Ouattara à Paris, comme un trophée de guerre contre la Côte d'Ivoire. En le recevant partout en grande pompe, il pense faire mal à Gbagbo, même si Ali Coulibaly se donne pour sa part l'illusion d'être diplomate au pays des «Droits de l'Homme».

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Tout compte fait, après les stress et paillettes des premiers jours de sa nomination, il est aujourd'hui à se demander ce qu'il fait vraiment à Paris. Non seulement il continue de loger dans un hôtel parisien après le braquage réussi des locaux de l'ambassade, mais il n'exerce aucunement sa fonction de diplomate. Et donc il est sans pouvoir réel au niveau de l'Elysée qui l'a pourtant reçu. Par exemple, pour les questions de visas, les autorités françaises dans leur ensemble courent à Lille et dans bien d'autres villes où il y a des consuls de la Côte d'Ivoire. Mais chose étonnante dans cette situation la compagnie française de transport aérien, Air France a décidé avant chaque vol de s'entourer de toutes les garanties nécessaires. A l'aéroport Roissy Charles de Gaulle à Paris il est clairement interdit d'y arriver avec des visas de Ouattara, signés par Ali Coulibaly. Sinon, votre voyage sera purement annulé. Là-bas on n'accepte que les visas qui ont la signature des hommes mandatés à Paris par le président de la République de Côte d'Ivoire. Et pas plus. Parce qu'au niveau de la compagnie, on sait qui a la réalité du pouvoir à Abidjan. Tout comme les officiels français qui pensent manipuler Ouattara pour déstabiliser la Côte d'Ivoire. Un simple fait qui devrait interpeller le Rdr. Et ses fanatiques qui vivent encore dans l'illusion.


G. Brence

 

Source : BLUE TEAM CI

vendredi, 04 mars 2011

INHUMAIN, TROP INHUMAIN ! - CRISE POSTELECTORALE IVOIRIENNE ET QUESTIONS SOCIALES: POURQUOI L'UE PUNIT-ELLE LES MALADES IVOIRIENS ?



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Qu'ont fait les malades ivoiriens à l'Union Européenne ? De quoi sont-ils donc coupables ou responsables ? Quel crime odieux ont-ils commis, pour que l'accès direct aux médicaments des grands laboratoires européens leur soit désormais interdit ? Car, c'est aussi de cela qu'il s'agit, avec la décision de l'Union Européenne de prohiber le Port d'Abidjan, second port d'Afrique, à tous les navires européens. Or, ceux-ci assuraient, jusque-là, 90% du trafic portuaire. Qui a jugé les malades, pour leur infliger pareille punition ? Les malades ivoiriens ont-ils seulement pris part aux votes, pour être ainsi concernés par la crise postélectorale ivoirienne ? Pourquoi supporteraient-ils les effets collatéraux des sanctions ? Ils font parti des abstentionnistes du premier et du second tour. Les malades n'ont généralement pas de camp politique.

J'incrimine ! Inhumain, trop inhumain, cette Union Européenne-là.

Sous peu, les pharmacies n'auront plus de médicaments à vendre. Les stocks disponibles n'atteindront pas la fin mars, selon les prévisions. Qui souffre ? Non pas les classes moyennes ou embourgeoisées, ni non plus les fonctionnaires internationaux résidant en Côte d'Ivoire. Pour eux, on le sait bien, les médicaments viendront toujours plus vite que leurs maladies, tout comme les chemins marchent plus vite que les écoliers[1].

Mais souffrent déjà les pauvres, et depuis trop longtemps, ceux qui n'ont pas de familles à l'étranger, les humbles, tous les blessés de la vie. « Tu es pauvre. Or Laurent Gbagbo n'a pas quitté le pouvoir. Donc tu paieras ». Tel est le syllogisme de l'Union Européenne. Cela porte un nom : le cynisme. Mais qu'espère l'Union Européenne ? Que les malades se soulèvent, contre le régime de Laurent Gbagbo ? Mesdames et messieurs de l'Union Européenne, ils n'en ont pas la force. Que leurs parents le fassent à leur place ? Mesdames et messieurs, ils sont occupés à prodiguer l'assistance à leurs malades. Inhumain, trop inhumain ! Ab-surde aussi, absence-de-sens, sens-qui-ne-s'entend-pas. Que l'un des plus vastes ensembles politico-économique du monde, héritière de Kant Emmanuel et des Lumières, qui s'est donné pour hymne l'Ode à la joie de Schiller rédigé sur la demande de Goethe, dispache le « malheur » et bascule si promptement dans le « cynisme », montre combien notre époque est en pleine dévastation, sans repère.

J'incrimine ! Inhumain, trop inhumain. Punir des malades. Lisez et méditez les explications, les alarmes et l'appel pathétique de M. Kouassi Parfait, président de l'Ordre des pharmaciens de Côte d'Ivoire, à l'attention d'une humaniste française :

« Bonjour Nora Ansell-Salles,

La réalité est que l'arrêt de la Banque centrale, les fermetures  des banques commerciales, l'arrêt des transactions financières avec l'UE mettent les grossistes locaux dans l'incapacité de régler leurs fournisseurs en UE. De plus, le blocus des ports rend toute importation impossible depuis l'UE. Or 90% des médicaments viennent d'UE. De facto, depuis le 11 février, les flux de médicaments en direction de la Côte d'Ivoire sont interrompus. Il y aura donc pénurie de médicaments une fois que les stocks déjà disponibles seront épuisés. Les délais de couverture sont évalués à environ 1mois et demi, c'est-à-dire d'ici fin Mars. Il ne s'agit donc pas d'un embargo sur les médicaments mais de la conséquence des mesures de blocus général visant à asphyxier le régime Gbagbo. Les programmes de coopération interne sont eux aussi suspendus avec le régime Gbagbo et dans ce contexte, les dotations de fond pour les fournitures d'ARV, tuberculose, paludisme etc., sont eux aussi suspendus. Comme tu vois, c'est un contexte extrêmement compliqué, lié à des décisions politiques. En dehors d'un relais par les humanitaires (ONG...), je ne vois pas comment éviter la catastrophe humanitaire, si d'ici là, le contexte reste en l'état; cordialement ! »[2].

Voici venu le temps des « sorciers » et « marabouts » guérisseurs, des vendeurs ambulants de faux-médicaments, des charlatans, des contrebandiers, etc.

Il reste à faire le bilan des morts et des maladies dus à la crise ivoirienne, qui dure depuis 20 ans. Combien d'infarctus, de cas d'impuissances, de névroses diverses, de tués, d'explosion de pathologies graves (sida, malaria, tuberculose, etc.), de destruction du réseau de soins publics et privés (hôpitaux, cliniques, cabinets dentaires, etc.).

Comment rester insensible aux malheurs qui avancent, en s'ajoutant à d'autres malheurs ? Inhumain, trop inhumain ! « On » tue en silence des malades. Malthusianisme et cynisme, depuis des bureaux feutrés. Non pas seulement l'Union Européenne ou les classes politiques ivoirienne et africaine, mais aussi tous ceux qui se taisent, complices d'un jour, complices pour toujours. D'une autre veine, nous sommes d'une autre tradition, nous ne relevons pas de la veulerie des élites que fustige Max Gallo[3]. Être Français, en France comme dans le monde, c'est toujours se placer au cœur des problématiques sociales. Et, dans le drame des malades qui a cours en Côte d'Ivoire, je voudrais dire après René Char que les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri[4]. Crions donc, de toutes nos forces. Ouvrez large les yeux.

L'Union Européenne ignore superbement le Droit des gens. Mais lorsque les Institutions sont défaillantes, il est des droits et du devoir des citoyens de prendre des initiatives, comme le suggère Gabriel Bonnot de Mably[5].

Intellectuels, prenez vos plumes ! En son temps, L'abbé Grégoire lança un cri célèbre, que l'on peut reprendre et adapter ici : les ennemis des médicaments sont les amis de l'inhumanité.

Journalistes, inondez d'alertes vos journaux et reportages ! Hölderlin pensait que vous aviez choisi Apollon, parce que Dieu de la vérité.

Avocats, saisissez la Cour Européenne des Droits de l'Homme ! Le droit ne s'affaiblit pas aux portes des malades. Au contraire, il se revigore.

Médecins accourez ! Hippocrate vous a fait jurer secours éternel aux malades. Où est passé le « French doctor » ?

J'incrimine : inhumain, trop inhumain !

Je prends, dès à présent, avec Nora Ansell-Salles, l'initiative de la mise en place du Collectif Médicaments pour la Côte d'Ivoire. Que tous ceux qui sont sensibles au sort des malades se rallient à cette cause. J'en appelle à tout le corps médical français et européen, à l'industrie pharmaceutique, aux associations de prévention et d'aide, aux ONG, au corps législatif. Que se lèvent des bateaux, que s'installe un réseau postal internet pour la livraison, que des réseaux de distribution se substituent aux défaillances. Refusons que des malades soient pris en otage.

Nul, s'il est humain, ne doit rester insensible.


Dr Pierre Franklin Tavares

Mobile : +336-87-34-21-22



[1] René Char, Commune présence, préface de Georges Blin, Gallimard, Paris, 1978, p. 125.

[2] Courriel à Mme Nora Ansell-Salles, en date du 2 mars 2011.

[3] Max Gallo, Fier d'être français, Fayard, Paris, 2006, p. 18.

[4] René Char, Feuillets d'Hypnos, Gallimard, Folioplus classiques, Paris, 2007.

[5] Gabriel Bonnet de Mably, Des droits et des devoirs du citoyen, librairie Marcel Didier, Paris, 1972.

LA FRANCE ET L'UE COMMETTENT UN CRIME CONTRE L'HUMANITE EN COTE D'IVOIRE

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Chers lecteurs, je vous fais partager le message adressé, le mercredi 2 mars 2011, aux journalistes français par le Prof. Gérard Granger, suite à  l'arrêt de la distribution des médicaments en Côte d'Ivoire :


Chers amis journalistes, pour information, voici le message adressé par le président du Conseil de l'Ordre des pharmaciens de Côte d'Ivoire, le Dr Parfait Kouassi (Tél : +225 22 41 06 47, Cell: +225 07 09 72 42, E-mail : parfaitkp@hotmail.com) alertant sur la situation sanitaire préoccupante que vit son pays.

« La réalité est que l'arrêt de la Banque centrale, les fermetures  des banques commerciales, l'arrêt des transactions financières avec l'UE mettent les grossistes locaux dans l'incapacité de régler leurs fournisseurs en UE. De plus, le blocus des ports rend toute importation impossible depuis l'UE. Or 90% des médicaments viennent d'UE.


De facto, depuis le 11 février, les flux de médicaments en direction de la Côte d'Ivoire sont interrompus. Il y aura donc pénurie de médicaments une fois que les stocks déjà disponibles seront épuisés. Les délais de couverture sont évalués à environ 1 mois et demi, c'est-à-dire d'ici fin mars.


Il ne s'agit donc pas d'un embargo sur les médicaments (en tant que tel, ndlr) mais de la conséquence des mesures de blocus général visant à asphyxier le régime Gbagbo.

Les programmes de coopération interne sont eux aussi suspendus avec le régime Gbagbo et dans ce contexte, les dotations de fond pour les fournitures d'ARV, tuberculose, paludisme etc, sont eux aussi suspendus.

C'est un contexte extrêmement compliqué, lié à des décisions politiques. En dehors d'un relai par les humanitaires (ONG), je ne vois pas comment éviter la catastrophe humanitaire, si d'ici là , le contexte reste en l'état. »


Source: IVOIREVERITE

jeudi, 03 mars 2011

ZUMA SUR CNN: «C'EST GBAGBO QUI A GAGNE»

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Sommet du G8 et G20 - Le Président Jacob Zuma invité spécial de la France : Sarkozy sort le grand jeu... et prêche dans le désert sud-africain.


Tout homme a un prix, disait le premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny. Quel prix mettra la France pour s'offrir l'alliance du président sud-africain Jacob Zuma dans la guerre déclarée à la Côte d'Ivoire du président Laurent Gbagbo. Quand le goût du champagne vire à celui de l'huile de ricin...

La visite les mardi 1er et mercredi 2 mars 2011, du président sud-africain offre une belle vitrine aux officiels français de s'offrir le joyau Zuma. Invité spécial, escorte de la garde républicaine à cheval, tapis rouge, sans compter le dîner sous les lambris dorés de l'Elysée payé rubis sur l'ongle. La France de Nicolas Sarkozy qui préside le G8 et le G20 fait feu de tout bois, pour faire de l'Afrique du Sud un allié d'un privilège absolu sur le continent noir. Objectif primordial, acculer Laurent Gbagbo et l'isoler du dirigeant sud-africain que la France considère comme le dernier verrou à sauter pour espérer fondre sur la proie. Première puissance économique du continent africain et nouveau membre des influents Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), le groupe informel des grands émergents, l'Afrique du Sud fait l'objet depuis des mois d'une cour assidue du président français depuis trois ans.

La première fois où la France contait fleurette au pays arc-en-ciel, remonte en 2008. 2010 était véritablement l'année où l'Afrique du Sud bénéficiait d'un traitement de faveur tout particulier, à faire pâlir de jalousie le tigre qui ignore sa ''tigritude'', le Nigeria, l'autre grand d'Afrique.

C'est un menu varié qui attend les deux chefs d'Etat sud-africain et français. Pêle-mêle, l'on évoque les sujets du G8 et G20, en passant par le tsunami politique dans le Maghreb arabe, le sempiternel Soudan, l'intermittent Madagascar, pays qui intéresse les deux hôtes et, comme on peut l'imaginer, l'incontournable Côte d'Ivoire où Laurent Gbagbo vainqueur de la dernière élection présidentielle n'est pas la préférence de Nicolas Sarkozy qui lui, aimerait bien voir son ami Alassane Dramane Ouattara expérimenter le pouvoir ivoirien. Le problème n'est pas si facile que la France le croit. Elle qui devra débuter cette rencontre par ménager les susceptibilités côté dirigeants sud-africains qui à leur tour, devraient également ménager Laurent Gbagbo « d'accepter de donner le pouvoir à Alassane Ouattara ».
Le menu bilatéral du séjour du président Jacob Zuma s'annonce également copieux. «Un de ses objectifs majeurs est de renforcer le commerce et les investissements avec la France», souligne-t-on à Pretoria. Sixième fournisseur de l'Afrique du Sud, la France n'en est que le 19e client à l'exportation.

Entre autres sujets, l'offre de service française en matière de d'énergie nucléaire. Déjà fournisseur de son unique centrale de Koeberg, Areva a proposé en 2008 de fournir à Pretoria, qui souffre d'un déficit chronique d'électricité, deux réacteurs de nouvelle génération Epr. «L'Afrique du Sud est en pleine révision de sa politique énergétique, il n'y aura donc pas de décision sur ce dossier», note-t-on toutefois à Paris. Entre autres accords, les deux pays signeront un nouveau document cadre de partenariat qui prévoit près d'un milliard d'euros de financements de la part de l'Agence française de développement (Afd). A indiqué l'Agence France presse (Afp). Est-ce le prix à payer pour ramollir les ardeurs ? Rien n'est moins sûr. Pour autant qu'on le sache, l'Afrique du Sud a déjà fait savoir ce qu'elle entend des pays occidentaux, relativement aux affaires intérieures à l'Afrique. « Tandis que nous respectons les vues de nos amis en dehors du continent, nous aimerions qu'ils sachent que les Africains souhaiteraient plutôt avoir l'opportunité de gérer les problèmes africains, soutenus par les amis en dehors du continent, mais pour l'essentiel la solution doit venir des dirigeants africains eux-mêmes ». Relate un communiqué du ministère des Affaires étrangères d'Afrique du Sud avant la rencontre avortée du panel des cinq chefs d'Etat mis en place par l'Union africaine et qui devrait se réunir, le 28 février 2011, à Nouakchott en Mauritanie. Le report à 4 mars de cette réunion est pour des raisons évidentes de « calendrier trop chargé » de l'un des chefs d'Etat membre dudit panel.

Jacob Zuma en l'occurrence dont « la visite de travail » en France est porteuse de beaucoup d'espoir pour le président Blaise Compaoré du Burkina Faso et Victor Gbého président en exercice de la commission de la Cedeao qui soutiennent Ouattara. En effet, Alassane Dramane Ouattara espère en tirer suffisamment de dividendes après sa bourde d'Abidjan (il a ''vigoureusement'' refusé de rencontrer Zuma). Une erreur politique que le candidat malheureux du Rdr a vainement tenté de rattraper en recevant finalement le chef d'Etat sud-africain mais sous les huées de ses partisans convoyés jusqu'au Golf Hôtel pour les besoins de la cause. Dans la délégation sud-africaine qui a effectué le voyage d'Abidjan, l'on prend cela comme un os de travers qui va être difficile à avaler dans les relations futures, si bien entendu les intérêts de l'Afrique du Sud et de la France avaient pour centre de gravité Alassane Dramane Ouattara. La France s'en était prise vertement à Ouattara selon une confidence diplomatique, et le tir rectifié malgré «quelques huées pas si graves» pour un président d'un pays comme l'Afrique du Sud qui en a vécu des vertes et des pas mûrs du temps de l'apartheid.

L'Afrique du Sud de son côté avait fait l'effort d'ignorer la sortie de route d'Alassane Ouattara. Ce pays avait estimé dans un communiqué ultra rassurant que «la position de l'Afrique du Sud n'a pas changé, nous n'avons pas de favoris (dans la crise ivoirienne entre Gbagbo et Ouattara)».

Mais le contexte a désormais évolué. Un des braves en l'occurrence Alassane Dramane Ouattara semble essoufflé, diminué et son image plutôt ternie par les massacres que ses mercenaires provoquent dans les rues d'Abidjan. «Si les gens de Ouattara et de Gbagbo disent maintenant ensemble qu'ils ont besoin d'aide pour sortir de cette crise politique, je pense plus avisé de se concentrer sur cet aspect et de les aider à s'en sortir» expliquait, le 17 février Maite Nkoane-Mashabane ministre sud africain des Affaires étrangères. «Ce sont eux qui ont dit qu'ils ne voulaient pas discuter à nouveau des élections ; ils veulent aller de l'avant parce qu'ils réalisent qu'il y avait des anomalies au sujet des élections», accuse encore le chef de la diplomatie sud-africaine. Mais en Côte d'Ivoire quand on crie à hue et à dia, il faut chercher à situer les responsabilités. Qui d'autre qu'Alassane Dramane Ouattara avait réfuté une "autre" mission de l'Union africaine, la traitant de «mission de la dernière chance» ? En effet, alors que le président Laurent Gbagbo continue d'appeler à explorer toutes les voies possibles pour faire «éclater la vérité», Guillaume Soro nommé Premier ministre par Alassane Ouattara appelait les Ivoiriens à une révolution orange et «à ne pas confier leur destin à l'Union africaine. Les Ivoiriens aiment trop qu'on vienne les aider de l'extérieur, c'est à nous de prendre notre destin en main pour chasser Gbagbo du pouvoir».

L'opération «dompter Zuma» devient d'autant plus difficile et délicate pour le président français Nicolas Sarkozy, dans la mesure où, tant en Côte d'Ivoire qu'au Conseil de sécurité à New York, les hommes chargés de «faire le travail» perdent de plus en plus en crédibilité. Pendant que l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) s'empêtre dans des forfaitures et par conséquent est déclarée persona non grata dans ce pays pour avoir pris fait et cause pour les rebelles ivoiriens, le Secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon et son représentant Youn-Ji Choï son mis au banc des accusés. 1er mars, des diplomates africains se confiant à TWN-New York mettent à nu les incongruités des compatriotes coréens. Sans preuve, l'accusation de «vente d'armes par la Belarusse à la Côte d'Ivoire» est venue envenimer les choses. Au point où la méticuleuse Mme Inga-Britt Ahlenius ex-Haut fonctionnaire à l'Office des services de contrôles internes (Bsci) s'interrogeait comment «un tel homme (Ban Ki-moon, ndlr) a-t-il pu se retrouver à la tête de cette prestigieuse institution pour la tâche la plus importante du monde». Pour cet autre diplomate, «l'élection de Ban Ki-moon a été voulu par les super puissances parce qu'elles le savaient malléable à la tête de ce machin qui puisse aider à diriger le monde à leur gré». Dans un tel contexte si précaire, la France peut-elle véritablement compter sur un revirement spectaculaire de situation pendant qu'un vent d'agacement souffle sur la maison de verre de New York ? Pas si sûr. De fait, le président sud-africain Jacob Zuma pour lequel toutes les dispositions ont été prises pour lui garantir une visite de travail dans le farniente et le lucre, vient de faire un pied de nez qui risque de tout chambouler dans le protocole et au-delà, de donner un goût d'huile de ricin aux champagnes que l'on s'apprêtait à sabrer au Palais de l'Elysée en son honneur. Selon M. Alain Toussaint, Conseiller spécial du président Laurent Gbagbo, le président sud-africain aurait confié sur la chaîne américaine Cnn qu' «en Côte d'Ivoire, il n'y a pas eu d'élection. Les rebelles n'ont pas déposé les armes (...) des citoyens ont été empêchés de voter (...) Si ce qui s'est passé, vous appelez cela une élection, alors c'est Laurent Gbagbo qui a gagné (...)». Une déclaration qui vient couper l'herbe sous les pieds de Nicolas Sarkozy et qui pourrait le désarmer dans toute initiative d'évoquer d'éventuels dossiers politiques en rapport avec l'Afrique et plus précisément avec la Côte d'Ivoire.



Simplice Allard
al08062317@yahoo.fr


Source: LE TEMPS

lundi, 28 février 2011

TOUT SUR LE PLAN SECRET DES OPERATIONS MILITAIRES DE L'ONUCI DANS LES JOURS A VENIR

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Les révélations d'un document secret.

 

Le document est de source militaire et estampillé «confidentiel ». Il décrit, dans les détails, le plan et la logistique pour une opération militaire qui devrait être menée sur le territoire ivoirien, par les forces onusiennes à partir de ce lundi 28 février 2011. Ce document de sept (7) pages, élaboré le 18 février dernier, et signé du Général de Brigade Benjamin Freeman Kusi, chef de commandement des forces de l'Onuci, fait le constat que le gouvernement de Laurent Gbagbo a demandé le départ de la force onusienne du territoire. Une requête réjétée par les Nations unies qui ne lui reconnaissent pas ce pouvoir.


Le camp Gbagbo montre, depuis, une grande hostilité envers les forces onusiennes. L'Onu qui se dit préoccupée par la situation, a autorisé le déploiement de 2000 soldats supplémentaires et 03 hélicoptères de combats, pour renforcer la capacité de l'Onuci sur le terrain. Le plan d'action, selon le document confidentiel, se présente comme suit. Après l'autorisation d'action des troupes sur le terrain, et l'accord de déploiement, les hélicoptères, notamment 3 MI-24 de combat de la mission des nations unies au Libéria (Minul), viendront en appui à l'Onuci sur la plan aérien.
Le document précise qu'il s'agira dans un premier temps d'une force défensive et dissuasive. Elle opérera surtout sur les axes Bouaké-Yamoussoukro-Abidjan, mais avec une capacité opérationnelle sur l'ensemble du territoire national. Les hélicoptères seront stationnés à Bouaké.

Ils partiront de Bouaké et seront ravitaillés en carburant à Abidjan à la base de la force Licorne, et à Daloa. Une autorisation de tirs émanant des MI-24 durant leurs missions pourrait être donnée par l'autorité en fonction de la situation sur le terrain. Toujours dans ce même document, les hélicoptères seront déployés en deux phases: d'abord à Bouaké, puis à Abidjan. Le lieu principal de déploiement est la base des opérations de Bouaké, Abidjan devant servir de base pour des tâches spécifiques.

Date de déploiement: 28 février/mars 2011

Ce plan d'opération militaire des forces onusiennes, renforcées par des troupes de la Minul est prévu, selon le document, aujourd'hui lundi 28 février. Il pourrait aller jusqu'en mars. Les concepteurs du plan ont défini des exigences pour son exécution. A savoir être prêt à décoller en 16 minutes dans la journée de 08h à 17h et un autre horaire maximal de décollage d'une heure. Etre en permanence capable de mener des missions même en cas de fermeture des aéroports. Pouvoir assurer des patrouilles et escortes aériennes aux hélicoptères civils et aux véhicules, être capable d'assurer la reconnaissance et le soutien de tir au sol. Les hélicoptères doivent être disponibles chaque jour 24h/24h. L'unité déployée doit réaliser la conduite des missions de patrouilles aériennes, avec une démonstration de force dans les zones à haut risque, y compris avec des tirs de sommation ; la protection des signaux d'appels au sol avec les patrouilles armées au sol, secourir et sécuriser le personnel des Nations unies avec les patrouilles de recherche.

Des tâches dites primaires ont été définies pour les MI-24. Il s'agit entre autres d'armer les escortes d'hélicoptères d'utilité, armer les escortes de soutien et de reconnaissance des convois au sol, faire une démonstration de force à Abidjan, dans les grandes villes du pays et les lieux de concentration de forces loyalistes soutenant l'Onuci, et si nécessaire, faire feu en soutien aux forces au sol sur ordre du chef de commandement, et faire usage de tirs au cours des opérations de recherches et de secours des éléments impliqués dans les opérations. Pour les tâches secondaires, les MI-24 doivent assurer l'observation, le suivi et la surveillance de l'équipage de l'hélicoptère. Plusieurs autres tâches de coordination des opérations, tant au niveau militaire qu'au plan administratif sont minutieusement indiquées dans ce document confidentiel. Le tout étant destiné à contenir les actions des Forces de défense et de sécurité qui occupent le terrain en Côte d'Ivoire. A juste titre d'ailleurs, le document onusien relève la présence, dans les points stratégiques d'Abidjan et à l'intérieur du pays, des Fds, forces restées loyales à Laurent Gbagbo, déclaré vainqueur des élections par le Conseil constitutionnel. Le document note aussi la Garde Républicaine, le CeCOS, qui sont des soutiens forts à Laurent Gbagbo. Sans compter la présence, notamment à l'ouest du pays, des groupes de miliciens Uprgo, Flgo, Miloci, Apwê qui perçoivent les forces onusiennes comme des forces belligérantes et les traitent comme telles. En clair, les opérations militaires planfiées par l'Onuci dans ce document secret devront compter avec la présence de toutes les forces militaires ou paramilitaires restées fidèles à Laurent Gbagbo.


Hamadou ZIAO (Quotidien L'Inter)


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

LE DOCUMENT SECRET QUI REVELE TOUT

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L'Onuci et la France sont rentrées officiellement en guerre contre la Côte d'ivoire. A force de soutenir contre Gbagbo une rébellion mourante, les forces onusiennes et françaises ont pris le devant des théâtres des opérations. La preuve, ce document confidentiel signé du Général Benjamin Freeman Kusi, un officier togolais qui a décidé de soutenir le massacre des Ivoiriens pour garantir ses énormes indemnités onusiennes. En fait, c'est l'Afrique avec ses traites.

1- Contexte général

a. L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire s'est tenue le 31 octobre 2010, avec un second tour le 28 novembre 2010. Les résultats de ces élections reconnus par la communauté internationale comme ayant été libre et transparentes sont rejetés par Gbagbo sous le couvert du Conseil constitutionnel qui l'a déclaré vainqueur. Résultat, le pays connaît une impasse avec deux présidents investis.

b. L'Onuci ayant suivi le processus et annoncé sur la base des faits le vainqueur de cette élection, Gbagbo a demandé son départ du territoire ivoirien. Cette demande fut rejetée par les Nations unies. Depuis ce jour, le Gouvernement dirigé par Gbagbo fait montre d'une grande hostilité envers les forces onusienne et celles-ci l'empêchent de conduire son mandat de même que les actions légitimes qui s'y rattachent. Préoccupées par la situation, les Nations unies ont autorisé le déploiement de 2000 soldats supplémentaires et 3 (trois) hélicoptères de combat.

2- Menaces

Il est important de prendre en compte les points suivants qui constituent des menaces au processus de paix:
a. Fdsci. Depuis le début de la crise, le commandement supérieur des Fdsci a fait allégeance à Laurent Gbagbo. En plus du contrôle que ces Forces ont sur des points stratégiques d'Abidjan, les unités des Fdsci ont renforcé leurs positions au Centre du pays pour contrer toutes attaques des Fafn en direction de la capitale. Néanmoins, il est de plus en plus probable que des divisions sur la base ethnique ou des difficultés financières et en logistiques pourraient apparaître à la longue au sein de cette Force.

b. La Garde républicaine et le CeCOS restent les forces les plus loyales à Gbagbo au sein de l'armée nationale. Les rapports indiquent que ces deux forces paramilitaires continueront d'être utilisées par Gbagbo comme moyens de répression contre les populations locales et d'obstacle à la liberté de mouvement de l'Onuci pour supprimer toute activité contre le régime de Gbagbo.

c. A l'Ouest du pays, Uprgo, Flgo, Miloci et Apwé sont les quatre milices organisées par le Fr00 avec plus de 3200 combattants, y compris un nombre important de mercenaires libériens. Leurs activités se sont accrues dans ces zones où elles procèdent à la mobilisation et aux recrutements des populations locales des deux frontières et des déclarations publiques de leurs leaders. Il apparaît clairement que ces milices, soutenues par les Fdsci seront les premières à provoquer et engager la confrontation ouverte avec les ex-rebelles.

d. Les groupes hostiles aux Forces onusiennes tels que les jeunes patriotes dont les éléments sont actuellement en formation militaire à Yopougon, Port-Bouët, Abobo Baoulé et Cocody Riviera. Ces éléments peuvent à tout moment mettre en péril l'ordre et la loi dans le pays.

3. Forces amies

Les forces suivantes seront aux côtés de l'Onuci Aor pour coordonner les actions de paix et de sécurité.

a. Composition militaire de l'Onuci. Les forces onusienne comptent globalement 10 bataillons d'infanterie et d'autres éléments.

(1) Secteur Ouest: 4 x bataillons d'infanterie, un signal platoon et un hôpital de niveau II.

(2) Secteur Est: 2x bataillons d'infanterie, un signal platoon et un hôpital de niveau II

(3) Secteur d' Abidjan: 2x bataillons d'infanterie et I x compagnie des Forces spéciales.

(4) Task Force- Hôtel du Golf: lx bataillon d'infanterie, lx Compagnie d'infanterie et lx infanterie platoon.

(5) Les biens de l'Onuci: lx bataillon d'infanterie comme force de réserve, 3x compagnie de génie civile, lx compagnie de transport, 3x unités d'aviation et une compagnie de soutien et de signal et lx Sos Unit.

c. Composition de l'unité de police de I'Onuci : 6 Unités Fpu autorisées sont déployées en Côte d'Ivoire.

d. La Force Licorne: La Force Licorne avec un effectif de 900 éléments a un mandat de soutien aux forces onusiennes.

e. Troupes de Unmil : Une unité aérienne (2x MI-8) basée à Bouaké.

4- Plan d'action

Le plan d'action et de renfort des troupes s'article de la manière suivante:

a. Après l'autorisation d'action des troupes sur le terrain par Unsc et l'accord de déploiement des troupes par le Tccs, les hélicoptères Uau arrivent en Côte d'Ivoire pour mettre en oeuvre un mandat précis.


b. Le mouvement des troupes en Côte d'Ivoire pourrait débuter le 28 février 2011.

c. L'Onuci et I'Unmil vont travailler de concert afin de mener à bien les termes de reconnaissance, de missions et des tâches dudit mandat;

d. L'Onuci et l'Unmil vont travailler de concert en vue de la réussite de la mise en oeuvre de ce plan de renforcement de leurs actions et missions.

5- Mission

Renforcer temporairement la capacité d'action de l'Onuci en lui octroyant et en déployant en Côte d'Ivoire 3x MI-24 hélicoptères de combat qui permettront à la Force onusienne de maintenir la paix et la sécurité dans le pays. Il s'agira dans un premier temps d'une force défensive et dissuasive. L'unité opérera surtout sur les axes Bouaké-Yamoussoukro-Abidjan mais avec une capacité opérationnelle sur l'ensemble du territoire national.

6- Exécution

a. Objectif: le déploiement des hélicoptères de combat de l'Unmil à l'Onuci servira à renforcer la capacité de la force aérienne actuelle de I'Onuci pour assurer définitivement la supériorité de cette force dans ce domaine.

b. Concept

(1) Les Hélicoptères MI-24 seront stationnés à Bouaké avec Ghanavn et Uau
(2) Les MI-24 seront sous Opcon de Fhq, Onuci
(3) Les hélicoptères partiront de Bouaké et seront ravitaillés en carburant à Abidjan( base de la Licorne) et Daloa.
(4) L'opération des MI-24 seront définies à partir du Fhq, Air Ops après accord du Fc.
(5) L'autorité pouvant autoriser des tirs émanant des MI-24 durant leurs missions et en fonction de la situation est Fc Onuci ou toute autre entité désignée par Fc
(6) Cco sera chargé de la communication avec Fhq (Fc) et le pilote de d'hélicoptère durant toutes les opérations.

c. Phases d'emploi: les hélicoptères seront déployés en deux phases:

(1). D'abord à Bouaké
(2). Puis à Bouaké et à Abidjan

d. Lieu de déploiement: la base principale des opérations est Bouaké et Abidjan servira de base pour les tâches opérationnelles menées.

(1) L'unité doit être capable de déployer les hélicoptères en engin unique ou en pair dans des lieux différents pendant un mois, renouvelable après la rotation de l'engin ainsi que du personnel.

e. Date de déploiement: 28 février à mars 2011.

f. Exigences

(2) Etre prêt à décoller en 16 minutes dans la journée de 08 h à 17h et un autre horaire maximal de décollage d'une heure.
(3 Etre en permanence capable de mener des missions même en cas de fermeture d'aéroport.
(4) D'assurer des patrouilles et escortes aériennes aux héIicoptères civils et aux véhicules
(5) D'assurer la reconnaissance et le soutien de tir au sol.
(6) Les hélicoptères doivent pouvoir opérer seul ou en formation en fonction de la tactique adoptée et de la nature de l'opération.
(7) Les hélicoptères doivent être fonctionnels 24h/24h et 7j/7j
(8) Deux hélicoptères doivent être disponibles chaque jour
(9) L'unité doit réaliser les effets suivants:
(a) Conduire des missions de patrouilles aériennes, avec démonstration de force dans les zones à haut risque, y compris avec des tirs de sommation;
(b) Protéger les signaux d'appels au sol avec les patrouilles armées au sol;
(c) Protéger et soutenir avec précision et dans le temps les éléments d'urgence au sein du Roe;
(d) Secourir le personnel à travers (Neo) qui travaille en collaboration avec les autres forces prêtes à rentrer en activité;
(e) Secourir et sécuriser le personnel avec les patrouilles de recherche.

g. Tâches Drimaires du MI-24 Uau

(1) Armer les escortes d'hélicoptères d'utilité
(2) Armer les escortes de soutien et de reconnaissance des convois au sol
(3) Mission de reconnaissance et de patrouille à travers Aor
(4) Démonstration de force à Abîdjan, dans les grandes villes du pays et les lieux de concentration de forces loyalistes soutenant l'Onuci
(5) Si nécessaire faire feu en soutien aux forces au sol sur ordre du chef de commandement
(6) Faire usage de tirs au cours des opérations de recherches et secours des éléments impliqués dans les opérations.

h. Tâches secondaires des MI-24 de l'Uau

(1) Observation, suivi et surveillance de l'équipage de l'hélicoptère
(2) Patrouille avec 6 soldats armés
(3) Recherche et délivrance
(4) Transport des troupes et logistiques

J. Assistance par l'armée des forces onusiennes: Fhq Air Ops, Ghanavn et Uau seront chargés d'offrir l'assistance. Les éléments de I'Onuci auront à mener les tâches suivantes:

(1) Air Ops
(a) Briefing nécessaire sur les menaces et autres constats de la situation.
(b) Localisation des zones et connaissance du terrain.
(c) Assister dans la reconnaissance des lieux importants et ciblés.

(2) Uau déjà déployé à Bouaké
(a) conduit des séances de briefing sur les rôles de l'aviation en soutien des forces onusiennes déployées en Côte d'Ivoire
(b) assiste dans la mise en place des plans d'atterrissage
(c) assiste dans la reconnaissance des sites importants
(d) assiste en matière technique et en ressources nécessaires pour la réussite des opérations.

k. Coordination des instructions
(1) la zone d'opération et de responsabilité de ces éléments sera le territoire entier de la Côte d'Ivoire

(2) Sécurité/Protection: SE sera chargé de la sécurité et de la protection des 3x hélicoptères MI-24. Ce qui demande aux éléments de SE de mettre en place leur plan de coordination.

(3) Déploiement: lorsque nous aurons obtenu le ok de Dpko/Oma, l'Unmil Fhq transmettra à toutes les unités concernées le plan de déploiement et mouvement ainsi le mode de réception.

7- Administration et logistique

a. Considérations logistiquesl Paramètres
(1) Ce renforcement est un mouvement tactique
(2) L' Uau travaillera en étroite collaboration avec Ghanavn/Uau pour faciliter la logistique administrative et de soutien (médical etc.)
(3) L'Onuci se charge de mettre à la disposition des unités les équipements, les armes et munitions nécessaires à l'accomplissement de la mission.



Benjamin Freeman Kusi


Général de brigade/ 
Chef de commandement des forces de l'Onuci

REVOLUTION DE SORO, ATTAQUE SUR ABIDJAN, MENSONGES AFFREUX CONTRE GBAGBO... : LA REUNION DE DJEKANOU QUI DEVOILE TOUT LE PLAN

 

Peuple ivoirien, ce plan diabolique, terrifiant et sanglant est en marche sous nos yeux!


Publié par www.encoreplustv.com, le 24 Février 2011.


Samedi 19 février 2011 - Dimanche 27 février 2011 : ATTENTION !!

L'information qui suit est le compte-rendu d'une réunion des rebelles (Fn-Rhdp) tenue secrètement à Djékanou (dans le Département de Toumodi, Centre de la Côte d'Ivoire).
Après lecture, nous déclinons toute responsabilité, quant aux désagréments que cela peut causer aux personnes dont les noms y figurent, tant le contenu y va de la vie de la Nation.



Une réunion s'est tenue le vendredi 11 février deux mille onze, de vingt trois heures à une heure du matin à Djékanou, à la résidence du premier adjoint au maire de ladite localité.

Elle était initialement prévue pour se tenir à l'hôtel «Aliébé», mais elle a été déplacée
sine die à cette résidence pour des raisons stratégiques.

Cette réunion discrète, nocturne et secrète a été délocalisée à Djékanou, contrairement à Toumodi où elle était initialement prévue, parce que les décisions antérieures de ce genre et avec les mêmes catégories de personnes, ont été dévoilées dans la presse.


Ce qui amène les animateurs et initiateurs desdites réunions à ne plus avoir confiance à certains chefs et notables de Toumodi et de certains villages des autres S/Préfectures. Djékanou, vu sa situation (excentrée de Toumodi et de la grande voie, donc discrète), devra être désormais, le point d'attraction de ces réunions, s'il devrait en avoir encore, avant les offensives, ont dit les animateurs de cette énième réunion de guerre tenue par ces rebelles dans le département de Toumodi. Cette réunion a vu la participation effective de quelques dirigeants des Forces nouvelles, notamment Alain Lobognon, accompagné d'une délégation d'environ dix personnes, de certains représentants départementaux du Rdret du Pdci, notamment l'ex-Daf du ministre de la Santé, sous Allah Kouadjo, représentant ce dernier qui, bien que présent à Toumodi pour cette réunion, n'a pu effectuer le déplacement de Djékanou, Jean-Marie (fils de la responsable Rdr de Toumodi), d'un représentant de M. Maurice Bandama (responsable Rdr de Taabo), de certains chefs de village et notables relevant des Sous/préfectures de Djékanou et de Kpouèbo, de certains cadres de ces localités. L'ordre du jour de cette rencontre très discrète avec quelques chefs de village sélectionnés et invités portait essentiellement sur la situation sociopolitique du pays et des actions en vue. Après informations et discussions, dans la plus grande discrétion, les décisions et informations suivantes ont été communiquées.

Objectif : Chasser le Président Gbagbo du pouvoir, par tous les moyens, quelles qu'en soient les conséquences, et l'assassiner, ainsi que tous ses soutiens.

  • Déplacement des armes stockées à divers endroits à Toumodi et ses environs dans de nouveaux endroits, vu la présence constante et en grand nombre des Fanci à Toumodi, ces derniers temps. Ceci, pour ne pas être démasqué. Certaines armes avaient déjà été convoyées vers Kpouèbo, Moronou, Ahirémou 2 et dans le village situé au bord du fleuve N'zi, dans la Sous-préfecture de Kpouèbo. Ces villages sont ceux de, respectivement, M. Tanoh Félix (ex-chef de cabinet d'Allah Kouadio (présent à cette réunion), l'ex-Daf d'Allah Kouadio, M. Jean-Marie Kacou Gervais, ex-ministre des Affaires étrangères. Ces personnes collaborant en tout temps avec la rébellion, donc dignes de confiance pour les actions prochaines à mener, et y prenant une part très active en vue de revenir aux affaires. Le convoyage des armes est assuré par l'Onuci, appuyée par des véhicules de particulier;
  • Convoyage des combattants prédisposés à Toumodi (étant connus des populations) vers Abidjan, par petits groupes de deux à trois personnes, par les moyens de transport en commun, notamment les cars de la compagnie Tcf de Dimbokro qui devront aussi transporter certains colis (armes) sur Abidjan, en vue de ne pas attirer l'attention des Fds qui ne fouillent jamais les coffres et bagages des véhicules, étant préoccupés par le racket. Un partenariat est obtenu à cet effet avec les dirigeants de ladite compagnie ;
  • Les responsables et animateurs des actions à venir devront s'appuyer désormais sur les villages des Sous-préfectures de Kpouêbo et de Djékanou, vu l'implication sans faille des cadres desdites localités;
  • La principale cible d'attaque reste Abidjan, car c'est là-bas que tout se trouve. Toumodi devra être attaqué au cas où la prise d'Abidjan échouerait (imminent) ;
  • A Abidjan, il est prévu l'attaque des centres émetteurs de la Rti basés à Abobo et à Akakro (Bingerville) par un commando étranger, à travers une guérilla urbaine. Cela devra être mis à profit pour éliminer de nombreuses Fds, pour la prise définitive d'Abobo et pour le contrôle de ces antennes qui devront être détruites en vue d'empêcher la diffusion des éléments concernant les activités du Président Gbagbo, de son entourage et de son gouvernement (imminent) ;

• Assassinat ciblé de nombreuses personnalités proches du Président Gbagbo dans des embuscades à elles tendues, par un commando spécial composé des éléments déserteurs des Fds qui ont rejoint, aujourd'hui, la rébellion et les forces spéciales étrangères (imminent) ;

• Attaque de la résidence du Président de la République à Cocody par des détachements de la Licorne et de l'Onuci, suite à un incident qu'ils provoqueront avec les Fds qui seront obligées de répliquer, vers le Golf. Ce qui sera donc utilisé comme prétexte pour cette attaque de la résidence du Président de la République par ces éléments qui ont déjà étudié et maîtrisé ladite résidence (imminent) ;

  • Les locataires actuels du Golf devront être transférés à Bouaké avant les attaques en vue de sauvegarder leur vie ;
  • Les véhicules de l'Onuci immatriculés UN 6600, UN 7982 et UN 8472 qui ont transporté, séparément, les rebelles pour cette réunion, sont chargés de convoyer certaines armes stockées à Toumodi vers Abidjan. Au cas où cela serait difficile, les transporter aux abords de la grande voie, afin de permettre aux troupes de la Licorne et de l'Onuci de les convoyer sur Abidjan (en cours) ;

• Attaquer les ambassades de la France et des Etats-Unis à Abidjan et imputer cela aux Fds et au régime du président Gbagbo. Cette attaque est confiée à un commando spécial, en vue de ne pas atteindre les personnels étrangers de ces institutions, l'Onuci, la Licorne et certains agents secrets américains veilleront au grain, en vue de contre-attaquer les Fds qui iront s'interposer à ces attaques (imminent) ;

  • Provoquer des affrontements très sanglants à Abidjan et dans certaines villes de l'intérieur, dont Toumodi, Dimbokro, Yamoussoukro, Dabou, San Pedro, Sinfra, Duékoué. Guiglo, etc, pour en faire de véritables carnages, dans le but d'imputer un génocide au régime en place. Cela aura pour effet, la mise en scène des institutions internationales qui actionneront tous moyens de pression pour la chute du Président Gbagbo (imminent);

• Organiser une véritable insurrection populaire, sous le couvert d'une révolution, à Abidjan et dans bien d'autres régions du pays (imminent) ;

• Attaque imminente (19-02-2011) sur Abobo, Yopougon, Cocody, Treichville, par les rebelles et de nombreux soldats étrangers qui sont déversés dans plusieurs communes d'Abidjan. Le point culminant de ces combats est Abobo ou est basée la rébellion armée;

  • Arrivée de nouveaux équipements et d'armement de pointe (envoyés par Choï) à Bouaké, ce qu'ils attendaient pour attaquer.Ce matériel et armement devra être convoyé sur Abidjan et ses environs par la Licorne et l'Onuci (en cours) ;
  • Toux ceux (civils, militaires, etc.) qui se mettront au travers de cette dernière bataille pour la prise définitive du pouvoir par Alassane, seront considérés comme des ennemis et traités comme tel (sans pitié) ;
  • Pour ce dernier et ultime combat, que le Président Gbagbo et son entourage n'en sortent pas vivants ;
  • Pour la révolution annoncée pour très bientôt (21 février 2011), que les villes telles que Toumodi, Yamoussoukro, Abengourou, Bondoukou, Daoukro, etc, en prennent une part active à travers des sorties de masse, en vue d'asphyxier les Fds ;
  • En cas d'échec de cette attaque, le pays sera coupé en deux avec Alassane et son groupe de l'autre côté. Dans ce cas-ci, tout devra être mis en œuvre pour rallier Toumodi, Yamoussoukro et Tiébissou à Bouaké, tout comme des villes de certaines régions de l'Est et de l'Ouest, cela, avec la complicité des populations desdites localités ;
  • Redéploiement de nouveaux combattants à Toumodi, comme renfort à ceux d'Abidjan, lors des combats, par l'Onuci et la Licorne et les moyens de transport en commun (en cours);
  • Des informateurs sûrs et crédibles sont au niveau de la police et de la gendarmerie (des Fds),
    ce qui les met au courant de toute la stratégie des Fds et de leur force de frappe.

• Attaquer fortement la Rti pour faire cesser toute diffusion d'information au plan national ;

A la question d'un chef de village (pour question de prudence, les noms des chefs de village n'étaient pas cités) de savoir ce qui s'est réellement passé aux élections pour que nous en soyons arrivés là et qui a véritablement gagné les élections, puisque le Président Gbagbo parle de fraudes à Bouaké et au Nord, donc de recompter les voix.

Réponse d'Alain Lobognon : « Aujourd'hui, il n'est plus question de chercher à savoir ce qui s'est passé et qui a gagné. Nous avons un objectif qui est clair, la chute de Gbagbo par tous les moyens. Nous avons commencé cela depuis 2002, et il est temps de terminer, puisque tous les ingrédients sont maintenant réunis pour cette cause. C'est vrai qu'il y a eu des irrégularités comme vous le dites, mais ce n'est pas Alassane qui s'est autoproclamé président, mais c'est plutôt, la Cei et le Représentant de l'Onu dans notre pays qui l'ont fait ; dès lors, il n'est plus question de revenir sur quelques irrégularités que ce soit, puisque ceux qui sont chargés d'organiser les élections n'ont pas trouvé d'incidence de ces irrégularités sur les résultats d'ensemble. Il y a aussi le fait que les mêmes fraudes incriminées se sont produites dans bien d'autres régions, notamment à l'Ouest et même à Abidjan. C'est vrai que nous n'avons pas saisi le Conseil constitutionnel de ces fraudes et irrégularités parce que nous étions sûrs de notre victoire et qu'aussi, Paul Yao N'Dré rejetterait cela avec des arguments fallacieux. Alassane a donc gagné et Gbagbo doit partir par tous les moyens.

Aussi, n'est-il plus question de recomptage de voix. Jamais ! Et même si les médiateurs le demandaient. Soyez sereins et confiants, votre candidat a gagné et il doit occuper le palais pour assurer les fonctions que vous lui avez confiées, c'est à cela que nous devons tous nous atteler et oublier qui a gagné quoi, nous ne sommes plus à ce stade. Vous avez voté quelqu'un qui a gagné, aidez-le à retrouver son fauteuil et travailler pour votre avenir et celui de vos enfants. Gbagbo ne fera jamais rien pour vous, les Baoulé, qu'il déteste à mort et il vous attend pour régler vos comptes s'il reste au pouvoir... ».

A la question d'un autre chef de connaître les soutiens et ceux sur qui compte le Rhdp pour mener cette guerre contre le Président Gbagbo qui est surarmé, qui a des mercenaires, des milices et qui a le soutien inconditionnel des militaires, selon ce qu'ils entendent. Parce qu'il faut engager un combat pour le gagner et non le perdre.

Réponse d'Alain Lobognon :
« Les soutiens sont nombreux et multiformes. Nous avons la France, les Etats-Unis, l'Union européenne et bien d'autres pays américains et européens. Au niveau de l'Afrique, nous avons les soutiens de certains pays frères, tels que le Sénégal, le Nigeria, le Burkina Faso et bien d'autres qui nous fournissent des armements et des soldats. Au niveau de l'armée, nous avons le soutien de l'ensemble de toutes les forces, surtout de la gendarmerie et de la police où nous avons des soutiens assez crédibles qui nous dévoilent toutes les stratégies des éléments de Gbagbo, ainsi que leur force de frappe. Nous sommes donc équipés en moyens de les contrer et les vaincre, soyez sûrs et n'ayez aucune crainte. Les vrais militaires ivoiriens sont avec nous, mais gardent le silence et attendent le moment opportun pour nous rejoindre, c'est le cas du capitaine Allah Yao. Tous ceux que vous voyez faire du tapage pour Gbagbo sont des miliciens et des mercenaires que nous connaissons bien, et que nous allons mater, le moment venu. Nous avons de grands soutiens dans la hiérarchie militaire, mais nous ne saurons vous communiquer des noms ici, pour une question de prudence. C'est ce qui fait que tous les coups des éléments de Gbagbo pour nous déloger, échouent, parce que nous en sommes informés et nous nous préparons en conséquence.

Au niveau national, nous avons le soutien sans faille de Bédié et du Pdci et de plusieurs autres partis politiques, et même de plusieurs organisations de la société civile. Nous avons aujourd'hui, les hommes et le matériel qu'il faut pour déloger Gbagbo et il n'a aucune chance de s'en sortir, soyez en sûrs... ».

Tanoh Félix (ex-chef de cabinet d'Allah Kouadio) : « Nous au Pdci, nous sommes avec Alassane, et Bédié nous envoie vous dire de le soutenir jusqu'au bout, parce qu'il a gagné les élections et il doit assurer ses fonctions de chef d'Etat. Tous vos enfants sont avec Alassane, c'est pourquoi, vous nous voyez avec ses envoyés. A Toumodi ici, nous travaillons avec le Préfet, les Sous-préfets d'Angoda, de Toumodi et même le Préfet de Région de Yamoussoukro. Vous, nos parents, vous devez nous soutenir et nous adresser vos bénédictions pour cette lutte qui n'est pas facile, mais que nous allons gagner, grâce à vous. Gbagbo n'aime pas les Baoulé et il est prêt à faire les funérailles de Kragbé Gnagbé avec les corps des Baoulé, ce qu'il a voulu faire depuis, et la guerre a éclaté.

Maintenant que nous ne l'avons pas voté aux élections, nous sommes foutus avec lui s'il reste au pouvoir. Nous devons donc tout mettre en œuvre pour le chasser du pouvoir et on verra la suite après. Regardez dans son nouveau gouvernement, quel est le vrai Baoulé qu'il a nommé? Il n'y en a pas ! Prenons donc conscience et soutenons ceux qui vont travailler avec nous. Alors, soutenons Alassane, tout en oubliant tout ce qui s'est passé avant... ».

A une autre question d'un chef de savoir comment les choses vont se passer pour éviter des morts d'hommes. Pourquoi ne pas régler cette crise par le dialogue et c'est à la guerre que nous recourons ? Pourquoi vouloir mêler Toumodi à ces histoires de guerre et pourquoi Toumodi doit être rattaché à Bouaké ? Nous sommes tous des frères et il est vraiment nécessaire que nous nous entendions que de vouloir faire la guerre à notre propre pays qui en souffrira avec les populations, tel que ce que nous avons vu à Bouaké et dans d'autres pays. N'est-ce pas pour ces cas de nombreux morts que les autres chefs ont dû signaler tout ce que vous préparez ? Parce que nous sommes des chefs de village, et notre rôle est de protéger les vies de nos enfants, et non préparer des coups pour les tuer. Et pourquoi vouloir diviser le pays, avec deux présidents ? Si Gbagbo dit qu'il a gagné et que nous n'avons aucun autre moyen que la guerre pour le faire partir, autant le laisser là pour finir son mandat et se retirer et on verra la suite après. Et qui a volé les voix de Bédié pour les donner à Gbagbo ? (Il a été presque hué à la fin de ses propos).

Réponse d'Alain Lobognon (sur un ton de colère) : « Nous n'avons pas affaire aux populations, mais à Gbagbo et à ses gens. Si tout le monde reste tranquille, il n'y aura pas de morts d'hommes, mais puisque les éléments de Gbagbo tenteront de s'interposer, nous serons sans pitié pour eux. Notre objectif, c'est Gbagbo et son entourage et c'est tout. Toumodi est un endroit stratégique dans ce que nous préparons, parce que facile d'y relier Abidjan. Si nous voulons de Toumodi, c'est pour vous sauver, vous les Baoulé, des griffes de Gbagbo qui sera sans pitié pour vous s'il reste au pouvoir. Ce n'est pas de Toumodi seulement que nous voulons, mais bien d'autres villes. Les mêmes réunions qui se tiennent ici, se tiennent aussi à Daoukro, Abengourou, Bondoukou, Bouaflé et autres. Nous avons donc besoin de votre soutien et de vos bénédictions. Car sans votre soutien, nous ne réussirons pas ce que nous voulons faire et tout le monde en souffrira après.

Si Bouaké, Sakassou, Béoumi et autres sont avec nous, c'est parce que nous avons le soutien de populations qui coopèrent pleinement avec nous et sont d'accord pour ce que nous faisons.
Rassurez-vous, il n'y aura pas de combat à Toumodi, sauf  les éléments de Gbagbo qui vont venir régler leurs comptes avec vous. Nous, nous ne viendrons que vous protéger. Il y a aussi le fait que la république d'Alassane sera plus prospère, avec ses alliés européens et américains. Voilà un peu ce pourquoi nous voulons Toumodi avec nous, mais il faut retenir que c'est un endroit stratégique pour nous, en matière de combat à Abidjan. Gbagbo ne doit plus rester au pouvoir, parce qu'il est mauvais. Les médiations ne nous concernent pas, parce que nous n'en sommes pas demandeurs. Le Président Gbagbo ne cédera jamais à quoi que ce soit, donc il vaut mieux le faire partir par la force que de tramer avec lui. La plaisanterie a assez duré ».

Tanoh Félix: Après le premier tour, Gbagbo a perdu, mais il a menacé les gens de la Cei avec ses milices et mercenaires, c'est ainsi que les voix de Bédié lui ont été accordées, parce qu'il refusait de partir du pouvoir. Tout le monde était convaincu qu'il serait battu au deuxième tour et qu'il s'en irait. Malheureusement, il refuse de partir. Nous n'avons pas d'autre choix que de le contraindre à partir. Parce que si Gbagbo reste, nous sommes morts, soyons-en sûrs. Au niveau des autres départements, tout le monde est d'accord pour le faire partir par la force, mais ici, nous avons pitié, comme si Gbagbo sait ce que nous vivons ici. Il nous faut nous décider ».

Pour clore la réunion, Alain Lobognon a rassuré les chefs de village sur l'opportunité de cette bataille pour le triomphe de la démocratie. Alassane nous envoie vous dire que vous l'avez élu et vous lui avez confié une mission qu'il entend réaliser avec amour et pour le bien de tous. Il a de grands soutiens qui peuvent développer ce pays. Gbagbo n'est pas crédible et c'est un criminel, il faut l'enlever de là, et l'envoyer rejoindre tous ceux qu'il a assassinés jusque-là. Nous n'avons pas affaire à la population, soyez-en sûrs et nous comprenons vos positions, mais nous ferons de notre possible pour le faire partir. Nous demandons le soutien de vos populations, le moment venu. Toumodi est stratégique pour tous.
Si Gbagbo a envoyé ses soldats ici, c'est parce que votre région est importante, il vous revient donc de faire obstacle à ses actions noires. Car il ne vous aime pas, et il est prêt à vous sacrifier. Réfléchissez-y et aidez-nous à régler son cas, une fois pour de bon. Le Président Alassane sera très bientôt ici pour vous parler, une fois au pouvoir. II nous charge de remettre la somme de cinquante mille (50.000) francs à chaque village présent », a terminé Alain Lobognon.



Réunion de DJÈKANOU

Source : ENCORE PLUS TV

 

NB : Les attaques ont débuté depuis la semaine dernière et iront crescendo. Que DIEU protège et bénisse la Côte d'Ivoire !

UN DOCUMENT CONFIDENTIEL DEVOILE TOUT: REVELATION SUR LA GUERRE DE L'ONUCI CONTRE LES FDS



DOCUMENT CONFIDENTIEL.png

Les Forces étrangères, sous le couvert de l'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire (Onuci), s'apprêtent à quitter la clandestinité, pour engager ouvertement une guerre contre les Ivoiriens. Voici leur stratégie.



Un document confidentiel, datant du 18 février dernier, signé de Benjamin Freeman Kusi, général de brigade, commandant des Forces onusiennes, dont nous avons reçu copie d'une personnalité à l'intérieur de l'Hôtel Sébroko, montre clairement la détermination de Choi et de l'Onu à détruire la Côte d'Ivoire. En effet, dans ce document, l'Onu a décidé d'utiliser trois hélicoptères MI24 dans la crise post-électorale en Côte d'Ivoire.

Ces engins seront basés à Bouaké, fief de la rébellion, et ravitaillés en carburant à Abidjan, base de la force Licorne et à Daloa. Les missions assignées à ces MI24 comprennent, selon le document confidentiel, la surveillance aérienne, l'escorte en l'air d'hélicoptères et au sol de véhicules onusiens, identifier et renforcer la localisation des sites importants, notamment ceux qui recevront une affluence de manifestations en faveur du président Laurent Gbagbo, exercer une démonstration de force aux yeux des populations et des forces républicaines.

Les MI24 de l'Onuci, toujours selon le document confidentiel, auront, en fonction de la situation sur le terrain, la possibilité de faire usage de leurs armes. Ils seront déployés en deux phases. La première phase à Bouaké et la deuxième phase à Abidjan. Il s'agira principalement, selon la stratégie du général Benjamin Freeman Kusi, de travailler sur les axes Bouaké-Yamoussoukro-Abidjan avec une capacité opérationnelle sur l'ensemble du territoire national. L'objectif étant d'affaiblir sinon d'enrayer la capacité de réaction des Forces républicaines. Mais surtout de dissuader une éventuelle manifestation des populations contre les Forces étrangères sur le théâtre des opérations, en faveur du président Laurent Gbagbo. Ce qui donnerait une supériorité militaire à l'Onuci et ses alliés, ouvrant la voie à l'installation d'Alassane Ouattara à la présidence de la République de Côte d'Ivoire.

Jusqu'à mi-mars, réussir «l'opération chasser Gbagbo»

Cette mission décrite dans le document dont nous avons reçu copie d'une personnalité à l'intérieur du système, qui n'approuve pas l'activisme partial de Choi et d'Hamadoun Touré, au moment où la médiation des chefs d'Etat de l'Union africaine est en cours, est censée débuter ce 28 février pour se poursuivre jusqu'à mi-mars. Date à laquelle les forces étrangères devront obligatoirement avoir gain de cause. Le général Benjamin Freeman Kusi justifie l'utilisation de cette opération de feux et de sang sur la Côte d'Ivoire par le fait que le président Laurent Gbagbo rejette les résultats du second tour du scrutin présidentiel et, en plus, il exige le départ de l'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire. Le commandant des Forces onusiennes brandit une menace dont l'Onuci serait victime de la part de la population acquise à la cause de l'actuel chef de l'Etat ivoirien. Il indique que l'armée ivoirienne serait de plus en plus affaiblie sur le théâtre des opérations, en plus de ce qu'elle serait également asséchée financièrement et divisée sur les bases ethniques. Un constat qui corrobore les actions entreprises depuis plusieurs semaines par l'ambassadeur des Etats-Unis en Côte d'Ivoire, Carter III, qui travaille au corps de jeunes officiers ivoiriens pour les faire basculer dans le camp Ouattara.

La cible principale : le CeCOS, la GR et les groupes d'autodéfense

Les forces étrangères, dans cette opération d'envergure, craignent deux forces sur le théâtre des opérations. Il s'agit du Centre de commandement des opérations de sécurité du général Guiai Bi Poin et de la garde républicaine du général Dogbo Blé Brunot qui, pour elles, constituent un véritable bouclier pour le président Laurent Gbagbo que Choi a présenté dans son interview à J.A comme son ennemi. Elles craignent fortement l'entrée en scène des forces paramilitaires ou groupes d'autodéfense qui ont fait mordre la poussière à la rébellion à l'Ouest (le Frgo) - ils sont chiffrés à 32 000 dans le document confidentiel - et au Sud. Le général Benjamin Freeman Kusi a insisté sur la nécessité de lancer urgemment cette opération avant que ces groupes ne s'organisent pour constituer une entrave sur le théâtre des opérations.


Gilles Naismon

 

Source: BLUE TEAM CI

12:03 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Europe, Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : côte d'ivoire, document confidentiel | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

OPERATION 1000 MAILS POUR DIRE NON A L'EMBARGO CRIMINEL DE L'UNION EUROPEENNE CONTRE LA COTE D'IVOIRE

 

LOGO UE 2.jpg

 

Disons tous ensemble NON à l'embargo de l'UE contre la Côte d'Ivoire.

Osons exprimer notre indignation en écrivant à Matthew Newman, Porte-Parole de la Vice-Présidente de la Commission européenne:

matthew.newman@ec.europa.eu

Objectif : 1000 mails (et plus). Exigeons la levée de cet embargo qui prive nos hôpitaux de médicaments, nos parents paysans de ressources et les populations de produits de première nécessité.


Pour une très large diffusion

(sur Facebook, Twitter et tous les sites de messagerie)

samedi, 26 février 2011

COTE D'IVOIRE - LE PANEL DE L'UNION AFRICAINE PROPOSE DE REVENIR AUX ACCORDS JAMAIS RESPECTES DE OUAGADOUGOU

 

CARICATURE OUATTARA. FABIEN HULOT.jpg

Alassane Ouattara, mis K.-O. par Jacob Zuma et le panel de l'UA


28 novembre 2010 au soir. Second tour de la présidentielle ivoirienne. Au regard du taux de participation, de près de 10 points inférieur à celui, remarquable, du premier tour, les plus chevronnés observateurs l'annoncent : Laurent Gbagbo ne peut pas perdre. Avec les plus de 80% de participation du premier tour, Alassane Ouattara pouvait espérer le battre, à condition de bénéficier des reports pleins et entiers des suffrages recueillis par le troisième candidat, l'ancien président Henri Konan Bédié. Avec les à peine 70% annoncés tout à la fois par Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale (soi disant) indépendante (et en fait ouattariste) et par France 24, la messe était dite et ADO cuit... Une large part des partisans de Bédié avaient préféré ne pas aller voter, incapables, contrairement à leur candidat, de se résoudre à élire Ouattara - fut-ce pour battre Gbagbo. C'est là que le putsch médiatico-politique a débuté vraiment... D'un peu partout fusèrent des mails, sms et bientôt même des tweets. Qui tous, au contraire, annonçaient un irréel et irréaliste score de près de 55% en faveur de... Ouattara ! La CEI se mit au boulot. Les (ultra minoritaires) favorables à Gbagbo en son sein dénoncèrent rapidement des fraudes massives, des registres électoraux falsifiés, des signatures absentes ou contrefaites... des bureaux de vote où Gbagbo ne recueillait pas un suffrage, alors même que ses représentants étaient présents, puisque leurs "signatures" apparaissaient... d'autres où le nombre de suffrages exprimés (bêtise, mépris et suffisance des tricheurs) est supérieur à celui des inscrits... bref, une pantalonnade électorale. Réalisée d'autant plus facilement que le Centre et le Nord du pays, sous contrôle rebelle, n'ont jamais été démilitarisés. Bravo l'ONU. Avec ses deux pantins, Ban Ki Moon le controversé et Choi la Muppet. R esponsables du non désarmement des rebelles de Guillaume Soro, financés depuis septembre 2002 par ADO et soutenus quasi officiellement par la France, via le Burkina Faso de Blaise Compaoré.

La CEI, incapable de "consolider sur la base du consensus" des résultats faussés, il fut essayé de proclamer illégalement des résultats bidon, donnant ADO vainqueur. L'image de cette feuille mensongère arrachée des mains d'un escroc électoral fit le tour des médias occidentaux (et donc africains, déplorons leur suivisme confinant à l'aliénation). Image, comme le scrutin, détournée de son sens... Infoutue donc de produire des résultats fiables dans son temps de compétence, la CEI devait techniquement céder la place au Conseil constitutionnel. (Ce qu'elle finira par faire, d'ailleurs, au regard du strict respect des institutions ivoiriennes et des accords de Ouagadougou, qui jamais n'ont mis aucune autorité au-dessus des institutions nationales). Mais sous les pressions conjuguées des ambassadeurs français et américain, Bakayoko fut "extrait" de la CEI. Pour aller annoncer, Choi l'a avoué, les frauduleux résultats à l'ONUCI. Muppet Choi refusa. Il veut bien certifier les conditions de vote calamiteuses, les bourrages d'urnes et les violences. Mais pas assumer l'annonce. On opta pour l'Hôtel du Golf. (Il faut avoir entendu Bakayoko, des semaines plus tard, sur la coopé-loniale RFI, oser prétendre qu'il ignorait que le dit hôtel était le QG de Ouattara !).
La suite, chacun la connaît : le Conseil constitutionnel ivoirien a annulé des votes - comme la CEI l'avait fait avec les suffrages de la diaspora ivoirienne en France. Et proclamé Laurent Gbagbo vainqueur des élections et nouveau président de la république de Côte d'Ivoire. Un Conseil constitutionnel dont aura été mise en doute une légitimité sous la protection de laquelle pourtant et Sarkozy, le 2 décembre, puis Ouattara, le 4, auront tenté de se placer.

Depuis, Ouattara, "reconnu" jusque sur Mars mais incapable de soulever un mouvement populaire, est le pauvre président du peuple, héroïque et spolié de sa victoire par le dictateur Gbagbo, avec ses bras longs et bolloréens, ses mains pleines de doigts patriotes ensanglantés ! L'hollywoodien film était en marche. Sarkozy, bien avant Alliot-Marie, Fillon et le monokineur Boris Boillon, mettait la diplomatie et la politique étrangère française sur le trottoir. Comme Chirac, refusant d'honorer en 2002 des accords de coopération militaire, lorsque la meurtrière rébellion s'élança, sous prétexte de ne pas défendre Gbagbo, déjà.

Les missions de conciliation de l'Union africaine ou les menaces de la Cédéao, toutes, ont fini par achopper sur une réalité : Ouattara a triché... et par conséquent, suite à l'élimination, régulière, logique et morale du tricheur : Laurent Gbagbo a gagné. Comment l'avouer sans se dédire ? Même les médias ne savent pas faire ça. Depuis mi janvier et les premières révélations du forfait, chacun l'a compris, la question est moins de savoir comment déloger le légitime vainqueur Gbagbo, que de réussir à soustraire le perdant grugeur Ouattara. Le moins indignement et le moins violemment possible. Comment épargner ses soutiens et souteneurs notoirement impliqués. De Sarkozy à Soros, avec son avion "prêté" à ADO et les officieux et subventionnés services de Human rights watch, ses communiqués aussi invérifiés qu'invérifiables sur des charniers aussi inexistants que nécessairement gbagbistes. En passant par les lobbyistes d'Avaaz et les spéculateurs de cacao d'Amarajo. Faure Gnassingbé, président togolaid dynastique aussi illégitime qu'Ali Bongo. Et Wade, bientôt centenaire. Le remplaçant, le joker nigerian Goodluck Jonathan. Blaise Compaoré, là depuis 23 ans... Comment retenir le violent Soro, l'éternel rebelle qui a compris lui que Ouattara était rincé. Mais qui doit des comptes à ses hommes, ses chefs rebelles régnant sur le Nord et le Centre depuis 2002 au prix de 10 000 morts (jamais dénoncés par "la communauté internationale" ou les ONG).
Au final, les yeux baissés ou avec soulagement, les deux parties ont accepté de s'en remettre à l'Union africaine. Un panel de présidents africains a été désigné lors du sommet d'Addis Abeba. Sarkozy réussira à y imposer le soldat français Compaoré, pourtant plus que partie prenante et partial. Par trouille de l'influence et du poids de l'Afrique du Sud de Zuma, également sollicitée. Et bien moins mauviette que celle de Thabo Mbeki. Preuves par l'absurde que l'atmosphère a changé : presque plus du tout de sujets sur la Côte d'Ivoire à la télé française... loin de la curée raciste des semaines folles de décembre. Loin de la désormais embarrassante Côte d'Ivoire.

La semaine dernière, le pitre sanguinaire Soro lança sa "révolution tunisienne de Côte" d'Ivoire (ou égyptienne, tant il serait en peine de les distinguer). Elle devait démarrer d'Abidjan à partir du 21 février. Entre amateurisme et décadence. Aussi aveuglé que Ben Ali ou Moubarak. Refusant de voir que même dans une localité comme San Pedro, pourtant dirigée par un ouattariste, plus personne pour "les rebelles" ne se lèvera... Soro se ravise et décide que sa révolution finalement démarrera à Bouaké. "Fief rebelle". Ou ville martyre. Et le 19 plutôt que le 21. Soro "le séquestré", qui, depuis des semaines, butine et lutine les primatures et présidences africaines (au point de se faire éconduire par Zuma qui refusera de le recevoir !). En quête de soutiens à ramener à la Ruche du Golf Hôtel reconnue par l'ONU. Soro arrive le jour dit à Bouaké. Mais tout seul : le public n'est pas venu. Le voilà obligé de transformer le fiasco en une rencontre, sûrement prévue de longue date, avec des chefs coutumiers et religieux...
Le 21 février, toujours dans l'indifférence médiatique, le panel arrive à Abidjan. Enfin, presque. Les jeunes patriotes ivoiriens dévoués au ministre Charles Blé Goudé, en manifestant à l'aéroport contre sa venue, ont réussi à faire renoncer le Mobutu de Thomas Sankara, Blaise Compaoré. Laurent Gbagbo a reçu le panel. S'est expliqué. A présenté les pièces du dossier omises ou occultées par Choi. Alassane Ouattara, ultime chochotterie, a d'abord refusé de rencontrer Zuma. Sous prétexte de l'absence de Compaoré. (Rires). Le reste du panel, le Mauritanien Ould Abdel Aziz, le Tchadien Idriss Déby et le Tanzanien Jakaya Kikwete, a été ferme : avec Zuma ou rien. De cela non plus, la presse occidentale ne se fit pas l'écho. Puis Ouattara a cédé. Au même moment, l'opportune Amnesty International publie elle un communiqué qui dénonce les violations des droits de l'homme des deux camps. Quelle pondération soudaine ! Jusque-là, qui aurait osé admettre que, bien que peu nombreux, les partisans à mains nues de M.Ouattara étaient singulièrement dotés en armes à feu lourdes et légères ?

Zuma prévint qu'il ne voulait pas voir de "rebelles" aux abords du Golf quand il y serait. (Est-ce pour ça que Soro est parti ?). Quelques dizaines de jeunes ouattaristes en retard d'une conspuation l'accueillirent en l'injuriant. Derniers râles. À l'intérieur, c'est lui qui donne le la. Le pauvre Alassane, le regard vidé, décomposé, hagard, débite un texte aussi insignifiant et pleurnicheur que ses rares interventions télé. Au bout de 3 minutes, il commence à mentir, à prétendre qu'il a gagné les élections, que les mini émeutes que certains de ses partisans essaient de faire démarrer, depuis deux jours, en espérant les voir dégénérer assez pour justifier une intervention franco-onusienne, sont en fait des manifestations pacifiques de bienvenue au panel ! Et que c'est le camp Gbagbo qui en a fait des bains de sang... Sauf que Zuma l'arrête. "Stop, stop, stop..." Il vient de se faire insulter par les jeunes ouattaristes, il connaît leur pacifisme. Toujours poli, il se contente d'exhorter Ouattara à entrer dans la discussion et les photographes à sortir.

À l'heure où nous publions ces lignes, le panel ne s'est toujours pas officiellement prononcé, quand aux propositions "contraignantes pour les deux parties" qu'il doit formuler. Ce qui n'empêche pas l'AFP et ses relais depuis hier après midi de spéculer sur un éventuel partage de pouvoir... ou un pouvoir tournant sur deux ans... Ultime manière de minorer et déconsidérer le cinglant désavoeu. Un des conseillers de Laurent Gbagbo (et il vaut bien après tout l'AFP et ses mensonges répétés en qualité de source), Alain Toussaint, a depuis hier soir, après le départ de Jacob Zuma, affiché sur facebook un statut aussi serein que vraisemblable, si l'on en juge la débandade et le black out français : "Jacob Zuma et les Chefs d'Etat du panel de l'UA opposés au partage du pouvoir. Propositions : Laurent Gbagbo demeure à son poste de Président de la République jusqu'à l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle. Préalables : désarmement effectif des rebelles et des milices, révision et nettoyage du fichier électoral, redéploiement de l'Administration sur toute l'étendue du territoire national." C'est à dire, en somme, un retour aux accords de Ouagadougou jamais respectés...

De sources dignes de foi et proches du dossier, en provenance d'Afrique du Sud et de Guinée Équatoriale, dont le président Obiang Nguema dirige actuellement l'Union africaine, on serait bel et bien sur cette ligne-là.


Dessin: Fabien Hulot - Texte: G.P


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

jeudi, 24 février 2011

LA LETTRE QUE SARKOZY NIE AVOIR ENVOYE A BAKAYOKO

NICOLAS SARKOZY 2.jpg

Lettre de Sarkozy à Youssouf Bakayoko: Quand la vérité rattrape le mensonge.

LETTRE DE SARKOZY A BAKAYOKO.jpg

Pour voir et lire la lettre dans un format plus grand et plus net, cliquer:

ICI

 

 

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Zuma refuse de recevoir l'ambassadeur de France venu faire du lobbying pour Ouattara

 

La publication du courrier qui a trahi le mépris du Président français Nicolas Sarkozy vis-à-vis des autorités ivoiriennes et leur peuple, trouble le sommeil de l’expéditeur. Lui qui croyait agir en toute discrétion, se trouve au centre d’une honteuse affaire. Si bien que Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bosca cherche à réparer l’irréparable.

Toute honte bue, le président français dépêche en ce moment, des émissaires français dans des capitales africaines, pour essayer de redorer le blason. Arguant que sa lettre à Youssouf Bakayoko (Cei), dans laquelle il lui enjoignait, à mots couverts, de prononcer les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, en Côte d’Ivoire, en faveur du candidat Alassane Dramane Ouattara, n’a jamais existée. Une manipulation française qui ne dit pas son nom. Mais le Président sud-africain Jacob Zuma à qui il a voulu faire avaler le gros mensonge, a refusé de recevoir l’Ambassadeur de France (en Afrique du Sud). Ce dernier avait été dépêché par son patron auprès du président sud-africain, pour remettre en cause « l'authenticité » de la lettre du Président français Nicolas Sarkozy à Youssouf Bakayoko.

Trop tard. Cette fameuse lettre qui a précipité la Côte d’Ivoire dans un conflit post-électoral a été déjà présentée à Sem Jacob Zuma ainsi qu’aux Présidents Jakaya Kikwete de la Tanzanie, Idriss Deby du Tchad et Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie, par le Président Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire, lors de leur mission

du Panel de l’Ua à Abidjan. Il en sera de même partout où le fils chanceux de M. Nagybócsai Sárkozy Pál tentera de cacher le soleil avec la main. A cette allure, il faut s’attendre que Sarkozy fasse le tour des Palais présidentiels des chefs d’Etat membres du Panel de l’Ua, dans la crise ivoirienne qu’il a créée de toutes pièces. Mais des humiliations successives l’attendent. Son système de lobbying prendra ainsi un coup dur dans sa volonté de nuire à un peuple qui ne demande que le respect de sa souveraineté. Et c’est tant mieux ainsi !


Frimo D. K (Quotidien LE TEMPS)

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LA NATIONALISATION DES BANQUES FRANÇAISES EN COTE D'IVOIRE, UN TOURNANT HISTORIQUE POUR LES IVOIRIENS


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Dr Prao Yao Séraphin, Economiste, Enseignant-Chercheur


Ces derniers temps, la situation économique évolue plus vite que les questions sociopolitiques en Côte d'Ivoire. Et pour cause, la France, par le biais, de ses relais au sein de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), agitée par une schizophrénie, s'attaque sans fondement, à la locomotive de la zone UEMOA.  On sait que depuis le deuxième tour, un contentieux électoral s'est transformé  en une crise internationale au regard des acteurs impliqués.

Le jeudi 23 décembre 2010,  sept ministres des finances de l'UEMOA ont autorisé uniquement les représentants du Dr Alassane Ouattara, à gérer les comptes de la Côte d'Ivoire. En plus, le Conseil a décidé « que les représentants régulièrement désignés par le gouvernement légitime de Côte d'Ivoire sont les seuls habilités à prendre des mesures relatives au fonctionnement de l'UEMOA au nom de ce pays ».

Ces délinquants économiques ont remis le couvert à la conférence des chefs d'Etat, le 22 janvier 2011à Bamako, pour adopter une position commune sur le dossier Ivoirien. Sous la pression des chefs d'Etats africains réunis en sommet à Bamako (Mali), Philippe-Henry Dacoury-Tabley, le gouverneur ivoirien de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO),  a été contraint de démissionner.

Faisant suite à ce « coup d'Etat économique et bancaire » au sein de la BCEAO, le président Laurent Gbagbo, a pris, le 25 janvier 2011, un décret de réquisition de la direction nationale ainsi que les Agences nationales de la BCEAO. Mais c'est mal connaître les ennemis de la Côte d'Ivoire, comme le diable, ils sont persévérants. Dans le souci permanent d'asphyxier l'économie ivoirienne, la France, use de tous les moyens. Plus de sept millions d'ivoiriens (les paysans) n'arrivent pas à vendre leurs produits : le cacao et le café.

Contrairement à ce qu'elle a fait en Guinée avec le déversement de faux billets, lorsque ce pays avait décidé de sortir de la zone franc pour créer sa monnaie, cette fois-ci en Côte d'Ivoire, la France décide de fermer sans préavis, les filiales des banques françaises.  En effet, le 14 février 2011, la BICICI et la CITIBANK (américaine) ont fermé leurs portes à leurs clientèles. Le 17 février,  c'était au tour de la SGBCI de fermer, elle aussi ses portes.

Face à cette autre provocation, le président de la république de la Côte d'Ivoire, a pris ses responsabilités en réquisitionnant la BICICI et la SGBCI.

Les médias français ont vite fait de condamner « ces nationalisations » de banques françaises en Côte d'Ivoire, comme si c'était une nouveauté dans l'histoire des pays. Mais force est de constater qu'en Côte d'Ivoire, deux termes nouveaux font leur apparition : la réquisition et la nationalisation.

Nous proposons ici d'éclairer les ivoiriens sur les nationalisations en économie et les conditions dans lesquelles, elles surviennent. On s'apercevra très vite que, les pays industrialisés sont les champions de la nationalisation, la France en tête. L'histoire récente de la crise financière conforte cette position.

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1- Définition des termes réquisition et nationalisation

Commençons par définir la réquisition. Selon « Le Petit Robert 1 » édition 1977, la réquisition est une opération par laquelle l'Administration exige d'une personne ou d'une collectivité, soit une prestation d'activité, soit la prestation ou la remise de biens. En fait, c'est une mesure par laquelle, au nom de l'intérêt général et dans des conditions strictement définies par la réglementation, des autorités administratives ou militaires imposent à des personnes physiques ou morales la fourniture de certaines prestations moyennant indemnisation (services personnels), mise à la disposition de biens meubles ou immeubles, etc.

Une réquisition pendant la Seconde Guerre mondiale était une action de prendre des biens (par exemple : l'armée allemande et la Gestapo pouvaient prendre un hôtel, une maison... pour s'y installer.  La réquisition n'est pas un épiphénomène, c'est un ordre de reprendre le travail, donné par les autorités administratives aux travailleurs, par exemple, en grève, lorsque l'ordre public paraît menacé.

En France, dans le même ordre d'idée, pour veiller à assurer l'approvisionnement en pain à Paris,  un arrêté préfectoral de 1790 réglemente encore aujourd'hui les congés annuels de la profession des boulangers. Toujours en France, pour vacciner les  millions de français contre la grippe A, il a bien fallu  réquisitionner le personnel médical qui a été employé. Réquisition « en vertu de la loi du 5 mars 2007 sur la préparation du système de santé aux menaces sanitaires de grande ampleur, qui prévoit un dispositif dénommé "plan blanc élargi" ».

Quant à la nationalisation, pour beaucoup, c'est un gros mot, porteur de tous les simplismes économiques au mieux et de toutes les formes de mépris pour la propriété, au pire. Pour d'autres, c'est enfin le nirvana économique, l'emploi fonctionnarisé pour tous, avec des CDP (contrats de travail à durée perpétuelle), la restitution au peuple de ce dont on l'a privé depuis deux ou trois millénaires etc.

Nationaliser, c'est le fait pour un Etat, de prendre autoritairement le contrôle capitalistique d'une entreprise qui passe ainsi d'un statut privé à un statut public quelque soit la forme juridique utilisée. La France qui est un pays dit « jacobin », c'est-à-dire dont les citoyens jugent souvent que l'Etat pense mieux et plus loin qu'eux-mêmes, a été une des premières terre d'élection des nationalisations. Au point que, à peine élu à la Présidence de la République, appliquant le programme sur lequel il s'était engagé, François Mitterrand procéda à la nationalisation de la majeure partie de l'économie Française.

Faut-il condamner les nationalisations dans un pays ?  Bien sûr que non, car l'histoire récente a montré que les nationalisations peuvent parfois servir à quelque chose, qu'elle soit totale ou partielle, temporaire ou permanente. Certains pays ont pourtant été très longtemps réputés pour leur hostilité viscérale à l'égard des nationalisations, les Anglo-saxons en tête. Mais comme nous le verrons à travers ce papier, parfois les circonstances invitent à nationaliser pour le bien-être du peuple.

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2- Les exemples  de nationalisation dans l'histoire

Pourquoi ne pas commencer par la « très populaire nationalisation » du Canal de Suez en juillet 1956. En visite à Alexandrie pour célébrer le cinquième anniversaire de la révolution, le président égyptien Gamal Abdel Nasser, annonce son intention de nationaliser le canal de Suez et de geler tous les avoirs de la Compagnie universelle du canal de Suez.  Sa décision survient après le refus de la Grande-Bretagne et des États-Unis de participer au financement de la construction du barrage d'Assouan. La réaction de Nasser provoque une crise internationale car la France et l'Angleterre perçoivent des droits de péage sur cette voie maritime qui relie la méditerranée à la mer Rouge. La riposte viendra d'abord d'Israël qui attaquera l'Égypte le 29 octobre, puis de la France et du Royaume-Uni qui enverront des troupes. Mais finalement, l'ONU mettra fin au conflit en obtenant le retrait des troupes occidentales des rives du canal et le président Nasser ressortira grandi de cette crise politique.

Par le passé, la France a beaucoup nationalisé les entreprises de toutes sortes.  Quand se précisent les menaces de guerres, le gouvernement du Front populaire décide de nationaliser partiellement l'industrie aéronautique (1936-1937), et de réaliser sa décentralisation. Car, surtout implantée dans la région parisienne, cette branche est vulnérable ; de plus, le niveau des salaires se répercute sur les coûts. Les régions du Sud de la  Loire bénéficient de ces transferts. L'Etat coordonne, répartit les tâches. Chaque industriel ou chaque société nationale, se voit confier la série complète d'une partie homogène de l'appareil commandée au titre d'un plan précis ; puis le montage final est effectué dans l'usine du groupe qui a conçu le projet.

Outre la motivation idéologique en 1936 ou 1944-1946, se sont surtout des raisons d'efficacité technique qui poussent l'Etat à concentrer par la nationalisation l'aéronautique, l'armement, l'énergie électrique, gazière et houillère, en assumant les frais d'équipement excessifs pour le capitalisme privé.

En France, les nationalisations de la Libéralisation peuvent être classées en trois catégories : les entreprises qui ne pouvaient être reconstruites sans le financement public : Charbonnages, Electricité et Gaz de France. Celles qui devaient permettre de mieux orienter le crédit, c'est-à-dire les quatre principales banques de dépôts (Crédit lyonnais, Société générale, B.N.C.I. et C.N.E.P., ces deux dernières regroupées dans la B.N.P. en 1966) et 34 compagnies d'assurance. La nationalisation de Renault n'a été qu'une mesure de sanction contre un patron collaborateur.

En Angleterre, la Seconde Guerre mondiale devait coûter cher à  ce pays, ébranler sa puissance et lui faire perdre définitivement au profit des Etats-Unis son rôle de « leadership mondial ».  De 1945 à 1991, la politique des Travaillistes au pouvoir a consisté à mettre en application un programme de réformes publié pendant la guerre et connu sous  le nom de rapport Beveridge (1942). Une période très importante de reconstruction, de mise en place du « Welfare State » (Etat providence) et d'amorce de la décolonisation (1947 Indépendance de l'Inde et de Pakistan) devait se traduire par de gros sacrifices demandés aux Anglais, par des crises (1947-1949) et par une soumission, jugée trop importante, aux Etats-Unis.

Durant cette période de reconstruction, on assistera à un essor de l'économie d'autant plus marqué que l'appareil productif avait été peu détruit par la guerre. Le gouvernement travailliste voulant assurer à la  communauté la maîtrise de grands secteurs d'intérêt public, nationalisa les mines, la sidérurgie, le gaz et l'électricité, l'aviation civile et les transports routiers, ainsi que les télécommunications. Dans le secteur du crédit, la Banque d'Angleterre fut nationalisée (loi du 14 février 1946). Le projet de nationaliser encore 3% de l'industrie et du commerce, par opposition qu'il provoqua, contribua à chasser les travaillistes du pouvoir.

En Mai 2006, précisément, le 1er mai, à travers le décret suprême n° 28701, le président bolivien Evo Morales a nationalisé les hydrocarbures. A compter de cette date, les 26 compagnies étrangères - dont Petrobras (Brésil), Repsol (Espagne), Total (France), ExxonMobil (Etats-Unis) - présentes dans le pays passent sous le contrôle de la compagnie nationale YPFB (Yacimientos Petrolíferos Fiscales Bolivianos), qui se chargera du transport, du raffinage, de la commercialisation et de la transformation du pétrole et du gaz. La répartition des revenus pour les champs les plus productifs - 2 831 685 mètres cubes de gaz par jour - se fera sur la base de 82 % pour l'Etat et 18 % pour l'entreprise concessionnaire - exactement l'inverse du partage jusque-là en vigueur - et, pour les champs moins importants, ne pourra être inférieure à 51 % en faveur de l'Etat. Le ciel n'est pas tombé sur la tête du président bolivien et de son peuple.

L'histoire récente de l'actualité monétaire nous apprend énormément sur les nationalisations, surtout lorsqu'il s'agit des pays dits hostiles à ces pratiques.

L'histoire n'a pas oublié la crise  des subprimes qui a débuté à Wall street, aux Etats-Unis. Les banques les plus prestigieuses et les plus arrogantes aussi, ont commis des fautes graves. Si la crise a éclaté en 2007, elle trouve son fondement dans la mini-récession traversée par les Etats-Unis en 2001 et dans la folie des innovations financières ces deux décennies passées.

Point n'est besoin de revenir sur les causes mais plutôt sur les mesures prises pour juguler cette crise. Mais retenons par exemple qu'entre 2000 et 2007, la dette des ménages américains est passée de 85% du PIB à 116%, soit un endettement supplémentaire de 5000 milliards de dollars d'euros. Les ménages ne pouvant plus rembourser leurs prêts hypothécaires et les banques ne pouvant se refaire sur le prix des maisons en chute libre, les prêteurs, disséminés dans le monde entier avec le mécanisme de la titrisation, se retrouvent avec des créances pourries, ce qui va occasionner pour eux des pertes substantielles.

Pour tenter d'arrêter cette crise, le Trésor américain a décidé le dimanche 7 septembre, de mettre sous tutelle gouvernementale les organismes de refinancement hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae, afin de restructurer leurs finances particulièrement touchées par la crise financière. Washington a signé un chèque de 200 milliards de dollars pour assurer la survie de ces deux entreprises. L'Etat a apporté par contre une aide de 85 milliards de dollars à l'assureur AIG (ex numéro un des assurances au niveau mondial) pour éviter une crise financière planétaire car AIG compte 74 millions de clients dans le monde, employant 116.000 personnes dans 130 pays. Mais en contrepartie, l'ensemble des actifs d'AIG, évalués à 1.050 milliards de dollars en juin 2008, seront apportés comme garantie à la banque centrale, le prêt ayant été calqué sur celui consenti pour sauver le constructeur automobile Chrysler dans les années 80. Mais voici que le 29 septembre 2008, toutes les bourses mondiales s'effondrent, elles ont perdu la boussole. Pour sauver le système financier, le « plan Paulson » a donné le ton avec 700 milliards de dollars déboursés pour venir au secours des banques en détresse.

En Europe, au total, entre le 15 et le 30 septembre, la BCE a sorti 914 milliards d'euros de ses caisses, à la demande de la FED, pour lubrifier les marchés. Les mesures prises ont eu pour objectif de s'attaquer à la fois aux problèmes de liquidités et de solvabilité des banques. Les gouvernements européens, ont de leur côté relevé le gant avec l'injection de 1500 milliards d'euros (360 milliards pour la France, 480 milliards d'euros pour l'Allemagne, 380 milliards d'euros pour la GB, etc.). Aujourd'hui la crise est manifeste avec à sa clé la raréfaction du crédit, qui a son tour crée le chômage. Dans ce tourbillon monétaire et financier, on aura vu tous les acteurs reconnaître la nécessité du retour de l'Etat comme garant de la stabilité de l'économie.

A chaque fois qu'il y a eu une crise, l'Etat a toujours agi avec force même si la résolution de la crise nécessitait des nationalisations. On peut citer entre autres, la panique bancaire de 1907, le krach de 1929 (le jeudi 24 octobre), la crise pétrolière de 1973, le lundi noir de 1987 où le dow jones a perdu 22,6%, la crise asiatique débutée le 2 juillet 1997 qui dura jusqu'en 1998 et la crise actuelle. Mais ce qui est frappant dans la dernière crise, celle des subprimes, c'est le grand retour de l'Etat dans la gestion du marché. Par exemple, la Grande Bretagne, par le biais de son premier ministre, Gordon Brown, a annoncé dimanche 17 février la nationalisation de la Northern Bank, un établissement de Newcastle qui a subi de plein fouet la crise des subprimes. C'est la première fois depuis les années 1970 qu'une société est officiellement nationalisée au Royaume-Uni. Début octobre 2008, le gouvernement britannique annonçait un plan de soutien aux huit plus grandes banques du pays. A Londres, les huit banques concernées par ce plan de sauvetage sont Abbey, qui appartient à l'Espagnol Santander, Barclays, HBOS, qui est en train d'être rachetée par Lloyds TSB, HSBC, Lloyds TSB, Nationwide Building Society, la plus grosse banque non cotée du pays, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered. Toutes ont confirmé leur participation au plan de recapitalisation. La participation de l'Etat s'élevait jusqu'à 50 milliards de livres (65 milliards d'euros), ce qui revient à une nationalisation partielle. Le Trésor devait débloquer 200 milliards de livres pour leur assurer une liquidité suffisante à court terme.

Le Benelux a volé aussi au secours de la banque Fortis pour lui éviter d'être emportée par la crise financière.  Les gouvernements de Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, les trois pays où est principalement implantée Fortis, ont annoncé dimanche soir leur intention de nationaliser le bancassureur en y injectant un total de 11,2 milliards d'euros. Objectif: éviter une contagion de la crise financière venue des Etats-Unis.

Quand on pense à ce que les Etats-Unis et la Grande Bretagne pensaient jusque là des modes français de gestion de l'économie, et des nationalisations en particulier, il n'est pas faux de dire que, psychologiquement tout du moins, la technique « nationalisation » avait conquis de nouveaux émules.

Le monde s'est rendu compte que la crise financière a entraîné de nouvelles attitudes recourant à l'État comme garantie : émetteur de plans de socialisation des pertes, et maintenant actionnaire de secours. La mode du moment devenant la nationalisation des banques.

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3- La nationalisation des banques doit permettre le développement du système financier et bancaire.

Dans l'histoire, il est courant de voir les gouvernements nationaliser les banques afin qu'elles deviennent des agents de développement et non des caisses de dépôts. Cette pratique a été « un sport national » de la France.

En France, le désir de la gauche de renforcer l'Etat face aux groupes bancaires et financiers, d'obtenir la maîtrise de la sélectivité du crédit conduit à la nationalisation effective en février 1982 de 36 banques. Les banques  à intérêts étrangers majoritaires et aux taux dépôts inférieurs à un milliard de francs restent privées, avec 13% des dépôts et 16% des crédits en 1982. La loi de réforme bancaire votée en décembre 1983 revalorise le Conseil national du crédit, banalise les banques, y compris les mutualistes, en les soumettant toutes à la tutelle de la Commission de contrôle des banques. Le « paysage bancaire » change : Suez cède le C.I.C au Groupe des Assurances Nationales et reconstitue une fédération des banques (Indosuez, banque la Hénin, Sofinco, Banque parisienne de Crédit, Vernes). Le C.C.F. contrôle l'Européenne de Banque (ex-Rothschild).  Les banques sont encouragées à mieux soutenir les PME et les sociétés innovatrices (capital-risque, capital-développement). La « déréglementation » exige des banques françaises une nouvelle compétitivité, sur les marchés internationaux de capitaux (« big bang » de Londres en octobre 1986), pour la valorisation de la trésorerie des entreprises ou pour la gestion des patrimoines. Après le changement des présidents des banques publiques en été 1986, la dénationalisation s'engage (Paribas, en janvier 1987).

Regardons un instant le paysage financier et monétaire de l'UEMOA et de la Côte d'Ivoire.  Il est vrai que le système financier et monétaire africain est très hétérogène. Au sein de l'UEMOA en général, les banques sont les principaux intermédiaires dans le financement de l'activité économique. Elles sont quasiment les seules à assurer la transformation des ressources liquides de court terme en emplois à plus long terme. Les banques de second rang détiennent entre 85% et 95% des actifs du secteur financier, à l'exception du Kenya où ce taux s'élève à 42%. Les systèmes financiers africains en général et ceux de l'UEMOA en particulier, sont peu profonds, étroits, peu diversifiés et n'assument pas leur rôle dans le financement du développement (Popiel ,1995)[1].  Le système bancaire de la zone UEMOA est aujourd'hui encore oligopolistique.  Les grandes banques de l'UEMOA concentrent plus de 79% des actifs en 2009. La Commission bancaire estime que ces grandes banques (qui ont un total bilan supérieur à 100 milliards FCFA) couvrent 71,1% du réseau d'agences, 76,8% des comptes bancaires et 70,7% des effectifs. Quant aux banques de taille moyenne (qui ont un total bilan compris entre 50 et 100 milliards), elles détiennent 12,2% des actifs du système bancaire, contre 14,8% précédemment.

En outre, signale la Commission bancaire, elles cumulent 10,6% des implantations, 8,1% des comptes de la clientèle et 12,1% des effectifs des établissements de l'Union.

Les petits établissements (total bilan inférieur à 50 milliards FCFA), détiennent 8,7% des actifs avec 18,3% des implantations, 15,1% des comptes bancaires et 17,3% des effectifs.

Dans le cadre de l'UEMOA, huit groupes internationaux sont présents sur le marché bancaire de l'Union : la Société Générale, BNP Paribas, African Financial Holding/Bank Of Africa (AFH/BOA), Ecobank Transnational Incorporated, la Belgolaise, CALYON (groupe Crédit Agricole), Citibank et Standard Chartered Bank.

Mais force est de constater que le taux de bancarisation est faible : entre 3 et 7 % dans la zone UEMOA. En comparaison, la France était en 2001 à un taux de 99% (Daniel et Simon, 2001)[2].

La frilosité des banques dans la zone UEMOA est tout de même incompréhensible au regard de leurs rentabilités.  En effet,  les banques de l'UEMOA ont enregistré  une rentabilité moyenne proche de 12 % en 1999, rentabilité qui a, certes, décru par la suite du fait notamment des troubles politiques en Côte d'Ivoire, mais qui se maintient tout de même autour de 5%.

Ce qu'il faut retenir c'est que le secteur bancaire a  été absent dans le financement du développement en Afrique même avant la création du franc CFA.  L'économie était déjà aux mains des sociétés commerciales comme la S.C.O.A et la C.F.A.O, qui en développant  un monopole de traite ont établi une domination commerciale par la confiscation de la monétarisation de l'économie. Elles disposaient du contrôle de l'émission monétaire et du crédit à travers la Banque du Sénégal en 1853[3] puis de la Banque de l'Afrique Occidentale[4] dont elles étaient actionnaires. L'économie était essentiellement une économie de traite qui consistait, par un réseau commercial à drainer vers les ports, pour l'exportation, les productions africaines et à importer les produits de la métropole, par le biais des intermédiaires, afin de les vendre aux populations locales. La clef de voûte du système économique donc de l'économie de traite est un réseau bancaire très intégré et quasi monopolistique, avec la BAO et le Crédit foncier de l'Ouest-africain.

Aujourd'hui encore, rien n'a changé substantiellement dans le financement bancaire en Afrique.  La faiblesse des crédits à l'économie est frappante en zone franc en général : 9% du PIB dans la CEMAC, 17% dans l'UEMOA.  Ce taux est de 35% du PIB au Brésil, 37% en Inde, 65% en Tunisie et 120% en Chine.

Au sein de l'UEMOA, la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) n'a permis l'émulation d'un système bancaire très développementaliste.  D'ailleurs, elle n'est pas une banque centrale  à proprement parlé puisqu'elle n'a pas les attributs.

L'objectif ultime de sauvegarde de la valeur interne et externe de la monnaie limite  la politique monétaire de l'UMOA, essentiellement à assurer un contrôle de la liquidité globale de l'économie à l'intérieur de l'Union. Ce faisant, il en résulte un financement des économies, sans pression excessive sur la monnaie centrale. La volonté de contrôler la monnaie se traduit par l'élaboration d'un programme monétaire institué depuis 1975, dont la philosophie de base est  d'ajuster la liquidité de l'économie en fonction de l'évolution attendue des agrégats réels (PIB, prix, finances publiques, balance des paiements) et des objectifs d'avoirs extérieurs fixés par le Conseil des Ministres de l'UMOA[5].

Dans la zone UEMOA, la baisse des taux directeurs en 2000 n'a pas engendré une hausse des crédits  distribués.  En Côte d'Ivoire, selon Pascal Labazée et Yves Fauré (2000, p.114)[6], les taux d'intérêt pratiqués par les grandes banques ivoiriennes restent élevés :

«  Ces taux hors commissions sont compris entre 14 et 20%, l'importance des marges  bancaires (de 5 à 8,5%) selon les établissements expliquent en grande partie le coût final du crédit ».

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En Côte d'Ivoire, la situation est presque pareille. Au 31 décembre 2009, on peut classer les banques installées en Côte d'Ivoire en trois catégories : grande pour un total du bilan supérieur à 100 Mds de FCFA, moyenne pour un total compris entre 50 Mds et 100 Mds et petite pour un total inférieur à 50 Mds. Sont donc classés du plus grand au plus petit :


-Les grandes banques : SGBCI, ECOBANK, BIAO, BICICI, BACI, BNI, SIB et BOA.

-Les banques moyennes: CITI BANK, STANDARD CHARTERED BANK, BRIDGE BANK et BHCI.

-Les petits établissements : ALIOS, BFA, ACCESS BANK, UBA, VERSUS BANK, COFIPA et BRS.


Au total, les actifs s'élèvent fin décembre 2009 à 3 129 569 millions de FCFA contre 2 811 684 en 2008, soit un bond de 11%.

Le système bancaire ivoirien a un caractère oligopolistique. L'activité bancaire est concentrée au niveau de 5 banques qui détiennent 75% de l'encours des crédits (SGBCI, BICICI, BNI, SIB, BIAO).  En termes de poids économique, les établissements de crédits de la Côte d'Ivoire représentent environ 37% du poids de l'ensemble des bilans bancaires de l'UEMOA, soit une part légèrement inférieure à celle du PIB ivoirien dans l'économie sous-régionale (40%).

Dans la zone UEMOA, donc la Côte d'Ivoire y compris, les banques rationnent le crédit. Mais le rationnement du crédit en Afrique a une autre connotation.  La majorité de la population est exclue des services bancaires. Or le rationnement du crédit fait référence à l'exclusion bancaire et financière, c'est-à-dire l'impossibilité d'avoir accès ou  avoir un accès limité aux différents produits et services du secteur bancaire. A l'époque coloniale, les services financiers étaient réservés qu'aux colons. Cette situation n'a guère évolué même durant la période postcoloniale jusqu'à nos jours. Invariablement revient à l'esprit des populations que les services bancaires ne sont pas à leur portée. Du coup, la demande potentielle de crédit n'est pas manifestée rendant quasiment le système bancaire surliquide. Les africains n'ont pas confiance dans le système bancaire de leur pays, il a été toujours étranger à la majorité des populations. L'éloignement physique comme psychologique des populations africaines des services bancaires et financiers conduit à la faible demande de prêts. Les demandes de crédit adressées au secteur bancaire sont rares car les garanties et les formalités exigées n'incitent pas à penser à ce projet.

Finalement, les PME et les PMI n'ont qu'en dernier recours le secteur financier informel, en dehors de l'autofinancement. Les africains ont gardé jalousement l'idée selon laquelle, les banques ne financent que les grandes entreprises déjà bien installées qui sont d'ailleurs les filiales des multinationales. Ces dernières appartenant aux occidentaux, les populations assimilent le crédit bancaire voire même les services bancaires comme réservés aux « blancs ». Le rationnement devient dans ce cas institutionnel et sociologique. C'est un sentiment partagé par Pascal Labazée et Yves Fauré (2000, p.112) à propos des petits patrons ivoiriens :

« Le peu de dossiers de prêts déposés aux banques tient aussi, pour partie, au renoncement des entrepreneurs eux-mêmes »

La nationalisation des banques françaises ne doit pas être un tonneau vide mais une occasion pour donner au secteur bancaire la possibilité d'être un important levier du développement de la Côte d'Ivoire. Par ailleurs, les ivoiriens n'ont pas à avoir peur au point de faire la course aux guichets.

D'ailleurs, le pays a connu par le passé une telle crise suite aux difficultés des banques.  Face à ces difficultés bancaires, les déposants ivoiriens ont fait la course aux guichets : entre 1986 et 1992, les dépôts chutaient de 94 milliards de FCFA soit près de 15% des dépôts en 1986. Dès 1988-1989, plusieurs instituts de crédit ont été liquidés : la Banque ivoirienne de construction et de travaux publics (BICT), la Banque nationale pour l'épargne et le crédit (BNEC), la Banque ivoirienne pour le développement industriel (BIDI), et le crédit de la Côte d'Ivoire (CCI).

Les années 90 ont le terreau de la libéralisation financière censée permettre une implication des banques dans le développement des pays en développement. Mais le retrait  de l'État n'a rien changé en termes de financement monétaire de l'économie. Selon OUEDRAOGO Ousmane (1999, p.82)[7], « l'essentiel des crédits octroyés va toujours au commerce et surtout à la commercialisation des produits agricoles exportés (crédits du reste refinancés presque automatiquement par la banque centrale) tandis que les dossiers de crédits importants sont suivis par les maisons mères et que, sur place, des directeurs généraux adjoints expatriés, à l'ombre des directeurs généraux locaux, font la décision ».

Cette fois, cette nationalisation des banques doit permettre à l'Etat de favoriser une véritable bancarisation  en Côte d'Ivoire. La majeure partie de la population  est exclue des services bancaires. Les banques n'offrent ni services adéquats aux populations, ni crédits bancaires pour financer l'investissement. Bien qu'il soit difficile d'être tout à fait affirmatif sur ce point, on peut cependant penser que les banques commerciales ont contribué au faible niveau de développement au sein de l'UEMOA, en offrant moins de  crédits et des moyens de financement dans la Zone (Serre, 1988 ; Guillaumont, 1988 ; Haudeville, 1990)[8].

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C'est également l'occasion d'entreprendre des reformes qui permettront au secteur bancaire de jouer son rôle de « financier du développement ».

Même au niveau de l'UEMOA, le développement d'un marché sous-régional des facteurs de production implique une coopération pour la création  d'un entreprenariat national et sous-régional  facilités par un système financier puissant et fort.

Cette nationalisation ne doit pas oublier le secteur agricole car en Côte d'Ivoire, en dépit de son état de " sur-bancarisation " (beaucoup de salariés dans le secteur bancaire pour peu d'encours), l'offre de crédit bancaire au secteur agricole y est globalement coûteuse (taux d'intérêt prohibitif sauf pour les institutions de micro-finance) et insuffisante (beaucoup de paysans exclus des circuits bancaires). Seuls les grands exploitants agricoles (des urbains double-actifs pour la plupart) peuvent bénéficier du système bancaire classique. Finalement, la majorité des paysans contractent des crédits de type commercial sous forme d'avances en nature ou liquidité émanant respectivement de leurs fournisseurs ou de leurs clients. Pour inverser la tendance, une politique volontariste en faveur du secteur agricole s'impose d'autant plus que  la capacité à rembourser des crédits investis dans des activités agricoles est tributaire de la technicité et des compétences en gestion de l'emprunteur, mais aussi de facteurs extérieurs tels le climat (sécheresse) ou la santé (décès). Ces risques indépendants du débiteur ne sont actuellement pas couverts par des mécanismes spécifiques. Bien que ces risques ne relèvent pas de la fonction de crédit, ce sont pour l'instant les banques qui les supportent en subissant de plein fouet les problèmes de recouvrement qu'ils impliquent.


CONCLUSION

L'abandon de l'effort interne au niveau du processus de développement serait dommageable pour les économies africaines, la dette de ses pays étant aujourd'hui un obstacle à leur développement.

En Côte d'Ivoire, plusieurs facteurs caractérisent le système bancaire ivoirien : la prépondérance des capitaux étrangers, la prépondérance du financement d'opérations à court terme de secteur tel que l'agriculture (crédit de campagne) au détriment du financement des investissements, la faiblesse de crédits alloués aux petites et moyennes entreprises, les difficultés énormes liées à la collecte de l'épargne.

La nationalisation, si elle doit permettre d'accorder une place importante dans le financement de l'investissement, alors ce serait une très bonne chose car le rôle des banques commerciales dans le financement du développement reste limité. Si d'aucuns disent qu'elles n'ont ni les moyens, il n'en demeure pas moins qu'elles n'ont pas non plus la volonté de s'attaquer au financement des secteurs stratégiques de l'économie.

Le plus souvent les banques privilégient leur rentabilité au détriment du financement du développement car le risque accompagnant de tels investissements étant incompatibles avec le rendement attendu du capital.

La préférence des banques pour la gestion de leur trésorerie au détriment des prêts et l'existence des marchés informels, dont les taux créditeurs s'appliquent à l'épargne liquide placée, sont corrélés à des opportunités de crédits.

Avec la nationalisation des banques françaises, une nouvelle structure du système bancaire peut être la suivante :

Parmi les banques commerciales, il sera convenable de distinguer les banques de gros et les banques de détail ; les premières traitant  probablement avec une clientèle ciblée et très sélectionnée et les secondes, constituant des banques de proximité dont les capitaux seront à majorité nationaux privés ou publics.

Les banques de détail  pourront être des banques des petites et moyennes entreprises, des artisans et des particuliers à revenus très faibles, avec une compétence géographique nationale en phase avec les réalités sociales, culturelles et économiques du pays. En somme, ces banques seront une sorte de microcrédit évolué.

Quant aux structures d'appui, il est du ressort de l'Etat de créer  une structure de garantie collective pour pallier l'absence ou l'insuffisance de garanties individuelles chez les nouveaux  promoteurs et artisans.  Ceci pourrait résoudre l'épineux problème de la viabilité de la théorie des signaux dans les pays africains.

Avec la nationalisation de ces grandes banques françaises, le gouvernement devra donner également comme mission au système bancaire, celle de créer un cordon ombilical entre le secteur moderne et les institutions financières décentralisées existantes.

En tout cas, la nationalisation des banques françaises doit être le tournant historique dans la reconquête du pouvoir bancaire et financier au bénéfice du développement.


Dr Prao Yao Séraphin


Economiste, Enseignant-Chercheur
Vice-président de la Cellule de Veille et d'Eveil (CVE) de la Côte d'Ivoire.



[1] Paul A. Popiel. 1995. Systèmes financiers en Afrique subsaharienne. Document de synthèse de la Banque mondiale, no.260F. Série du département technique Afrique.

[2] Daniel A., Simon M.-O. (2001), «L'utilisation des moyens de paiement et l'accès au crédit des bénéficiaires de minima sociaux», Rapport d'enquête réalisé par le CREDOC pour le Conseil national du crédit et du titre, Paris.

[3] Après l'abolition de l'esclavage, le 1/8e des indemnités reçues par les colons est affecté à la création d'une banque de prêts et d'escompte par décret du 21 décembre 1853. Mais le seul établissement bancaire de l'AOF à l'époque ne sera limité qu'à Saint-Louis et Gorée.

[4] La Banque du Sénégal contrôlée par les commerçants bordelais qui exerçaient pratiquement leur monopole sur l'économie du Sénégal, fut dissoute et remplacée par la Banque de l'Afrique Occidentale (BAO) par décret du 29 juin 1901 dont le siège  est fixé à Paris, contrairement à la Banque du Sénégal.

[5] Dans chaque pays, « Le Comité apprécie le montant des besoins de financement de l'activité et de développement de l'Etat et des ressources disponibles pour y pourvoir, ainsi que des concours susceptibles d'être apportés par la Banque Centrale, selon les dispositions de ses Statuts, les directives du Conseil des Ministres de l'Union et les règles générales fixées par le Conseil d'Administration » (Article 56).

[6] Labazée P (dir.) (2000), Fauré Y-A. (dir.),  « Petits patrons africains : entre l'assistance et le marché », Paris : Karthala (Hommes et Sociétés).

[7] OUEDRAOGO Ousmane (1999), Plaidoyer macroéconomique pour l'Afrique, édition Karthala.

[8] Serre J.M (1988), « La politique monétaire», in P. et S. GUILLAUMONT, pp 233-270. ; Guillaumont P., Guillaumont Jeanneney S. (1988), « Stratégies de développement comparées : Zone Franc et Hors Zone Franc », Paris, Economica. ; Haudeville B. (1990), « Epargne informelle et financement de l'entreprise productive », in G. HENAULT et R. M'RABET, pp 77-85.

mardi, 22 février 2011

DEUX SOUTIENS DE TAILLE POUR LAURENT GBAGBO: L'AVOCAT CONGOLAIS Me TCHICAYA ET L'EX EURO-DEPUTE BELGE MME LIZIN

 

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Le couple présidentiel ivoirien

 

Il n'entend pas capituler et tente, tant bien que mal, de desserrer l'étau. Au plan financier comme au plan diplomatique, Laurent Gbagbo, président investi par le « Conseil constitutionnel », mais contesté par une grande partie de la « communauté internationale », essaie d'avoir le bras long pour plaider sa cause auprès des instances internationales de décisions.

 

Face à l'asphyxie économique qui menace de plus en plus son régime, Laurent Gbagbo ne reste pas les bras croisés. Pour l'« Union européenne (Ue) », l'une des structures très actives dans les sanctions contre son régime, Gbagbo aurait son défenseur. Il se serait en effet attaché les services de l'avocat congolais, Jean-Charles Tchicaya, spécialiste des sanctions européennes, pour défaire son camp des diverses restrictions économiques auxquelles il fait face.

Selon La « Lettre du Continent », l'avocat congolais travaillerait actuellement à l'annulation des sanctions imposées par l'« Ue » contre les personnalités proches de Gbagbo, au nombre de 90, ainsi que les structures qui soutiennent son régime. Cela devrait permettre au président proclamé par le « Conseil constitutionnel » d'avoir beaucoup plus de souffle pour contrer les assauts de son rival Alassane Ouattara. Le candidat déclaré élu par la « Cei », bénéficie d'un soutien fort de la communauté internationale, dont il déroule la machine contre le régime Gbagbo. Le choix de l'avocat Tchicaya dans ce combat n'est pas un fait du hasard. Il est l'ami de Me Jacques Vergès, un autre avocat de renommée internationale, qui défend les positions de Laurent Gbagbo dans la crise postélectorale.

Me Tchicaya, selon la « LC », est un spécialiste qui a déjà remporté des victoires face aux sanctions de l'« Union européenne ». En fin 2010, il a obtenu la levée des interdictions de l'« Ue » à l'encontre de plusieurs personnalités guinéennes liées à l'ancien chef de l'Etat, le capitaine Moussa Dadis Camara. L'avocat congolais devrait réussir le même pari avec les pro-Gbagbo qui ont été frappés par l'organisation européenne.

Au plan diplomatique et politique, révèle toujours la « LC », une autre personnalité étrangère serait à l'œuvre pour le compte du locataire du palais d'Abidjan. Il s'agit de Anne-Marie Lizin, ex-présidente du Sénat belge et ex-eurodéputé du parti socialiste belge. Cette dernière ne manque pas d'occasion pour défendre l'idée d'un recomptage des voix émise par Laurent Gbagbo comme solution à la crise postélectorale. Le 26 janvier 2011 à Paris, participant à une conférence de l'« Institut de stratégie européenne » sur le thème « la Côte d'Ivoire : quelles solutions ? », Anne-Marie Lizin a encore porté la voix de Laurent Gbagbo. Sur cette lancée, elle aurait sévèrement critiqué le rapport final de la mission d'observation de l'« Union européenne » conduite par Christian Preda, en Côte d'Ivoire pendant le second tour de l'élection présidentielle.

Elle reproche à cette mission d'avoir observé un nombre insuffisant de bureaux de vote, et donc d'avoir produit un rapport erroné. L'avocat Tchicaya et le député Lizin parviendront-ils à freiner les ardeurs européennes contre le régime Gbagbo, non reconnu par une grande partie de la communauté internationale ? Ils sembleraient qu'ils sont encore à l'œuvre. Mais en attendant, le constat c'est que l'« Union européenne » corse davantage ses mesures contre Laurent Gbagbo et ses partisans.

Le monde bancaire commence à ressentir les effets des sanctions européennes. Des banques, notamment la « Bicici », « Citibank », la « Standard Chartered Bank » ont fermé face aux pressions économiques (non, par rétorsion à Laurent Gbagbo, ndlr). Dans le domaine de la filière café cacao, les producteurs grognent face à l'interdiction des exportations et accusent l'« Union européenne » d'agir en « bourreau des paysans ».


 

Source : NERRATI.NET

YVES ROCHELEAU: « LE COMPLOT OCCIDENTAL EN COTE D'IVOIRE EST UNE EVIDENCE »

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Le président américain Barack Obama et le président français Nicolas Sarkozy:  Le complot occidental contre la Côte d'Ivoire est une évidence !


En 2001, j'étais membre d'une délégation internationale supervisée par l'« ONU » et composée de cinq parlementaires provenant d'autant de pays, mise sur pied aux lendemains de l'arrivée au pouvoir de M. Laurent Gbagbo en octobre 2000.


La délégation avait pour mission de faire le point sur la situation en rencontrant divers intervenants du monde politique, syndical, diplomatique, religieux, groupes de pression et autres, jusqu'au  Président Gbagbo lui-même.

Sans doute à cause du traitement médiatique local et international, c'est avec un préjugé défavorable au Président Gbagbo que j'arrivai en Côte d'Ivoire.

La rencontre avec le Président Gbagbo fut pour moi déterminante. Lui, que tous identifiaient comme étant le responsable de tous les problèmes de son pays, m'est apparu comme un homme bon, qui répond honnêtement aux questions, même aux plus insidieuses, un humaniste, qui veut le bien de son peuple - et celui de toute l'Afrique- et qui désire avant tout ramener la paix et la Réconciliation nationale.

Mais c'est lors d'une rencontre de la délégation avec une vingtaine d'ambassadeurs que l'hypothèse d'un complot m'est apparue... En effet, j'ai vu et entendu les membres de cet aréopage dénigrer, voire diaboliser le Président de la République, élu démocratiquement, en le traitant comme un indésirable, un trouble-fête, dont il faut se débarrasser parce qu'il refuse de s'incliner...et de se comporter, comme le disent les Africains, en « chef d'État-paillasson ».

Aussi, cet officier de l'ambassade des Pays-Bas qui me glissa à l'oreille : « Sachez Monsieur le député que dans un an d'ici Gbagbo ne sera plus là ! ». Nous sommes alors en 2001 et aucune élection présidentielle n'est prévue avant 2005 ! Environ 18 mois plus tard, le 19 septembre 2002, survenait un coup d'État militaire.... ! Rapidement chassés d'Abidjan, les rebelles se replient en force dans le nord du pays dont ils prendront le contrôle...Ce sera la partition !

Mais pourquoi toute cette hargne envers Gbagbo ? Parce que les Occidentaux n'en ont que pour un autre candidat  à la présidence, fidèle serviteur des intérêts occidentaux, tant à titre d'ex - Premier Ministre de la Côte d'Ivoire, imposé par Paris, qu'à celui d'ancien haut dirigeant du « FMI ».

Cet homme, c'est Alassane Ouattara. Jouissant d'une fortune personnelle importante, il est connu des milieux financiers, politiques et médiatiques d'Europe et d'Amérique.

Proche, et semble-t-il parrain, des rebelles, Ouattara peut compter depuis 2002 sur l'appui des Présidents Chirac et Sarkozy, lui qui parle même de son « ami Ouattara », qui feront tout pour amener l'« ONU » à légaliser la présence des rebelles hors-la-loi, allant même jusqu'à les ennoblir en 2004 du titre de « Forces nouvelles (FN) ».

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Jamais, malgré plusieurs engagements en ce sens, les rebelles n'ont accepté de rendre les armes et jamais ils n'y ont été contraints, ni par la France, ni par l'« ONU ».

Malgré ce contexte,  Gbagbo est forcé, en 2010, de déclencher des élections présidentielles marquées, dans le Nord, par de nombreuses malversations et violences, d'ailleurs reconnues par le représentant de l'« ONU » en Côte d'Ivoire,  sans que jamais la « communauté internationale » ne soit tentée de faire la lumière et de connaître la vérité.

Petit exemple : dans le Nord, dans environ 2200 bureaux de scrutin, le nombre de votants dépasse le nombre d'électeurs inscrits...et  dans plusieurs cas aucun vote en faveur de Gbagbo n'est enregistré, même pas ceux de ses deux représentants... !

Les tensions résultant de ce contexte postélectoral, où deux candidats se disent présidents, risquent de dégénérer en un terrible bain de sang. Pour tenter de remédier à cette situation, l'« Union africaine (UA) » a récemment décidé de mettre sur pied un « panel » regroupant les chefs d'État de cinq pays africains.

Espérons que cette nouvelle mission parviendra à faire connaître la Vérité sur les évènements qui se sont déroulés avant, pendant et après ces élections présidentielles.


Yves Rocheleau

Député de Trois-Rivières (1993-2004)
Chambre des Communes du Canada (Ottawa)
12 février 2011


Source: NERRATI.NET