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lundi, 10 juin 2013

LE PATRIOTE: «LIBERER GBAGBO, C'EST BRULER LA COTE D'IVOIRE» - LE MINISTRE ERIC KAHE S'INDIGNE


UNE LE PATRIOTE DU 6 JUIN 2013.jpg


Dans un titre chaotique servi par un quotidien ivoirien qui a rapporté des propos de représentants de victimes sélectives et qui rappelle malheureusement une certaine carte de la Côte d'Ivoire qui a préfiguré la partition de l’après-septembre 2002, nous lisons que «Libérer Gbagbo, c’est brûler la Côte d'Ivoire».

En raison du caractère hautement dangereux d’un tel titre, il nous pose problème. Il pose aussi la question de savoir pourquoi une telle haine envers un homme avec lequel on avait naguère bâti le Front Républicain, ancêtre du combat pour la non exclusion? Peut-on être du côté du pouvoir et distiller tant de haine? Laurent Gbagbo fait-il donc si peur? L’auteur d’une telle politique ne dessert-elle pas l’image extérieure de son propre mentor et celle du régime que l’on tente parallèlement de construire à coup de milliards? Pour tout occidental, ce titre est haineux car la libération de Gbagbo ne devrait reposer que sur l’exactitude des faits à lui reprochés.

Natif d’une région où, en une seule nuit, j’ai perdu des milliers de compatriotes, je ne peux continuer de me taire face à ceux qui promettent encore de brûler les cendres qui nous restent! Je ne serais pas surpris du mépris de ceux qui ne regardent qu’au contenu de leur assiette plutôt qu’à l’avenir de la nation. Ceux-là me répondront que je suis laid, chef d’un "parti politique dont les militants ne peuvent remplir une boîte d’allumettes", indigent car n’ayant profité d’aucun casse de la Bceao, ni rien détourné pendant mon passage au gouvernement! Mais est-ce là le vrai débat? Mon indigence n’intéresse pas les Ivoiriens! Seul compte le débat des idées. À tous ceux qui seraient tentés de répondre au messager, de grâce, répondez au message car il y a mieux que la haine: la nation.

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«Libérer Gbagbo, c’est brûler la Côte d'Ivoire»! Et pourtant depuis deux ans que Laurent Gbagbo est privé de liberté, la Côte d'Ivoire ne cesse de brûler du feu de l’injustice, servi par une justice des vainqueurs! Je m’incline chaque jour devant la cause des victimes parce que porteur des mêmes douleurs, mais doit-on encore accepter d’instrumentaliser nos terribles souffrances à des fins de haine? Brandir le feu n’est-il pas un moyen d’avouer une incapacité à faire justice aux victimes?

«Libérer Gbagbo, c’est brûler la Côte d'Ivoire»! Et pourtant depuis deux ans que Laurent Gbagbo est privé de liberté, la Côte d'Ivoire ne cesse de brûler. Laurent Gbagbo n’était-il pas à la CPI quand, parlant de la région de l’Ouest, Amnesty International a écrit: «Cette région, la plus meurtrie par la décennie d’instabilité qu’a connue le pays, a une nouvelle fois été le théâtre de violences lors de l’attaque, en juillet 2012, du dernier camp de personnes déplacées situé à Nahibly, à proximité de la ville de Duékoué (à 450 km d’Abidjan). Cette attaque a été perpétrée par des populations locales soutenues par des Dozos, une milice de chasseurs traditionnels soutenue par l’État et par l’armée. De nombreux témoignages recueillis par Amnesty International font état d’arrestations, de disparitions forcées, d’exécutions extrajudiciaires et d’une volonté des assaillants de raser ce camp de personnes déplacées». Le rapport poursuit d’ailleurs par cet autre constat: «Aucun des auteurs des violations et atteintes très graves aux droits humains décrites dans le présent rapport n’a été traduit en justice ni même relevé de ses fonctions. Cela illustre l’échec des autorités ivoiriennes à instaurer un état de droit près de deux ans après l’arrivée au pouvoir des nouvelles autorités. Loin de répondre aux espoirs d’une justice impartiale, les autorités ont exclusivement ciblé les partisans avérés ou présumés de l’ancien président Laurent Gbagbo et ont amorcé à leur encontre des procédures judiciaires dilatoires qui ne respectent pas les normes internationales d’équité. (…) l’instruction est faite uniquement à charge sans qu’il y ait eu, à ce jour (février 2013), ni confrontation avec des victimes ni aucun élément de preuve matériel communiqué à la défense».

«Libérer Gbagbo, c’est brûler la Côte d'Ivoire»! Et pourtant depuis deux ans que Laurent Gbagbo est privé de liberté, la Côte d'Ivoire ne cesse de brûler, même quand des alliés organisent une élection à laquelle ne participe pas l’opposition et qui, mettant en compétition biaisée les alliés du régime, dégénère en violences malgré un "désert électoral".

«Libérer Gbagbo, c’est brûler la Côte d'Ivoire»! Et pourtant depuis deux ans que Laurent Gbagbo est privé de liberté, la Côte d'Ivoire ne cesse de brûler avec une corruption galopante reconnue par le pouvoir comme difficile à combattre et une gouvernance de communication qui ne laissent aux populations que le choix de la misère!

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«Libérer Gbagbo, c’est brûler la Côte d'Ivoire»! Et pourtant depuis deux ans que Laurent Gbagbo est privé de liberté, la Côte d'Ivoire ne cesse de brûler, avec des personnalités de haut niveau qui promettent le cimetière à leurs adversaires politiques au point de se faire surnommer "Cimetière"!

La justice que l’on réclame, à juste titre, pour les victimes ne peut leur être profitable que dans un climat de paix et de cohésion sociale. Nous avons le choix entre plusieurs solutions dont celle à la sud-africaine, celle à la Nuremberg, etc. Notons toutefois qu’à Nuremberg ce ne sont pas les Allemands qui ont jugé les Allemands. Nous sommes tous les enfants d’un même pays.

Avec une Côte d'Ivoire humiliée sur la scène internationale et défigurée, apprenons à faire profil bas et surtout à envisager un avenir à notre pays au travers d’un pacte républicain qui n’effacerait pas les rapports de force! La Côte d'Ivoire brûle déjà. Et c’est sans doute en faisant justice à Laurent Gbagbo, un compatriote à nous tous, que nous libérerons notre pays et que nous ferons tomber une pluie sur toutes ces braises ardentes ! Que nous éteindrons ce volcan qui couve!

La paix, ce ne sont pas seulement des déclarations d’intention ou des mots mais aussi des non-mots! Surtout des actes d’amour!

Nous sommes allés trop loin dans la haine pour aller plus loin. Ici, doit s’achever la course! BORIBANA[1]!


Le ministre Eric KAHE

Président en exil de l’AIRD



[1] Expression Malinké signifiant « la course se termine ici »

BRUNO NESTOR AZEROT: «CE N'EST PAS LE DROIT QUI REFUSE AUX HOMOSEXUELS D'AVOIR UN ENFANT, C'EST LA NATURE»

 

BRUNO NESTOR AZEROT.jpg

 
Extrait du beau discours prononcé le mercredi 29 Janvier 2013 par Bruno Nestor AZEROT Député (de gauche) de la Martinique:
 
 
"Moi, homme issu d’un peuple opprimé, réduit en esclavage, où le système social était un système qui refusait à un homme et à une femme de pouvoir avoir un enfant et de se marier légitimement, où le mariage était interdit et fut une conquête de la liberté, j’affirme le droit à l’égalité dans la différence et non dans le même, le semblable, l’unique ! Car enfin, au nom de l’égalité, du refus des discriminations, peut-on établir une équivalence entre tous les couples?
 
Je crois au contraire que l’on ne peut mettre fondamentalement sur le même plan hétérosexualité et homosexualité. Un homme et une femme, ce n’est pas pareil que deux hommes ou deux femmes ensemble. Etablir une équivalence, une nouvelle égalité, une nouvelle norme, c’est nier la réalité; c’est rétablir une oppression en confondant genre, sexe, et pratique. C’est un diktat de la pensée contre l’humanité vitale… et les Droits de l’Homme,… et de la femme. Refuser cette différence naturelle, c’est refuser la différence sexuée. C’est déjà revenir sur l’oppression de la femme et de ses droits émancipés. C’est instaurer une nouvelle contrainte! Oui, car il sera interdit de faire la différence désormais entre un homme et une femme, au risque d’être discriminatoire….
 
Et l’enfant! puisque deux hommes ou deux femmes ne peuvent procréer, que va t-on faire?
 
Car pour procréer, il faut bien un homme et une femme. Donc, inéluctablement, il y aura recours à la procréation médicale assistée car ce désir d’enfants est légitime. Mais ce n’est pas le Droit qui refuse aux homosexuels d’avoir un enfant: c’est la Nature. Alors, pour pallier ce problème de stérilité et d’incompatibilité, on aura recours à la PMA… Où est donc le progrès social? Où est la liberté nouvelle? Comment voulez-vous qu’un homme dont les ancêtres ont été vendus et « chosifiés » ne soit pas inquiété par cela? La Gauche a le pouvoir dans cette assemblée. Je suis un homme de Gauche. Mais parce que je suis de Gauche, je préfère l’humain et l’humanisme à ce que sous-tend ce texte.... A mon grand regret, mais avec ma conviction d’homme engagé et libre de Gauche, je ne voterai pas ce projet qui est attentatoire aux libertés et ne répond pas aux aspirations profondes du peuple. En particulier Outre-mer…
 
Je vous remercie."
 
 
Bruno Nestor AZEROT, Député.
 

QUI POSSEDE LES MEDIAS?

MEUTE. QUI POSSEDE LES MEDIAS.jpg

1. Droit à l’information

L’article 19 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948 indique : « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

De plus, Victor Hugo, cité par Médiapart [1], a dit : « Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre ».

On reconnaît un régime totalitaire par le fait que les médias sont contrôlés par le pouvoir politique. Les révoltes sociales et populaires comme celle d’Oaxaca au Mexique en 2006 passent systématiquement par la prise de contrôle d’un média audio-visuel. Cela illustre à quel point la maîtrise de l’information est fondamentale pour asseoir son pouvoir, a fortiori à l’encontre ou l’insu de la population, ou pour lutter contre une éventuelle tentative de désinformation. Ne dit-on pas également que le premier perdant d’une guerre est la vérité ? Les médias sont donc essentiels à la démocratie, peut-être plus encore que les autres pouvoirs. Ils en sont également le baromètre. Et les dirigeants de grands médias sont les personnes parmi les plus puissantes qui soient.

2. Qui possède les médias ?

Les médias sont très nombreux. Bouquets de chaînes de télévision, magazines spécialisés sur tous les thèmes, stations de radio… sans oublier le labyrinthe d’Internet que nous ne développerons pas, car n’ayant pas atteint encore la puissance et la visibilité des autres supports. Le réflexe naturel serait d’imaginer derrière cette multitude de marques, de chaînes, une diversité et une pluralité souhaitables. Mais l’effet est trompeur. Derrière ce nombre pléthorique, paradoxalement il y a peu de personnes, et même de moins en moins.

Arnaud Lagardère, ami intime de l’actuel chef d’état, qualifié de « mon frère » par ce dernier, possède* les éditions Hachette, Fayard, Grasset, Hatier, Hazan, Le Masque, Marabout, Pluriel, Stock, Le Livre de Poche, Larousse, Armand Colin, Dalloz et Dunod ; les magasins Relay, et Virgin ; les titres de presse Paris-Match, Elle magazine, le Journal du Dimanche, La Provence, Nice-Matin ; les stations radio Europe1, Europe 2, RFM ; les chaînes de télévision Canal J, MCM, Mezzo, Tiji, Match TV, la chaîne météo, CanalSatellite, Planète, Planète Future, Planète Thalassa, Canal Jimmy, Season, CinéCinéma, AlloCinéInfo et EuroChannel ; entre autres.
Groupe de l’industrie aéronautique, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 8,2 milliards d’€.

Martin Bouygues (ami intime de l’actuel chef d’état, parrain d’un de ses fils) et sa famille possèdent* les chaînes de télévision TF1, LCI, Odyssée, Eurosport, Histoire, UshuaïaTV, S Star, Cinétoile, Cinéstar, Télétoon, Infosport, Série Club, TF6, TV Breizh ; les sociétés de production de films : Téléma, Film Par Film, TF1 Film Production, les sociétés de distribution de films : TFM, la société d’édition vidéo : TF1 Vidéo, les magazines Tfou Mag, Star Academy, et pour la presse écrite quotidienne gratuite : Métro.
Groupe de bâtiment et travaux publics, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 32,7 milliards d’€.

Serge Dassault, proche de l’actuel chef d’état, et sa famille possèdent* Le Figaro, L’Express, le Figaro Magazine et Valeurs Actuelles.
Sénateur, avionneur et marchand d’armes, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires groupe en 2007 : 21 milliards d’€ (selon wikipédia, à vérifier).

Avec ces 3 personnes nous avons listé notamment le 1er éditeur de France, le 2ème libraire de France, le 1er quotidien de France, la 1ère chaîne de télévision de France si ce n’est d’Europe. Dans ce pays, la plus grande partie des médias est donc détenue par cinq empires financiers : Bouygues, Dassault, Lagardère, Bertelsmann (groupe RTL, M6), Vivendi-Universal (canal+, SFR).

Ajoutons encore Bernard Arnault l’homme le plus riche de France, qui fut témoin de mariage de l’actuel chef de l’état et qui possède Les échos. Vincent Bolloré, proche de l’actuel chef de l’état au point de lui prêter son yacht pour les vacances, possède la chaîne de télévision Direct8, les journaux gratuits Direct Soir et Matin Plus, en plus du groupe publicitaire Havas contenant RSCG de Jacques Séguéla.

En voulant parler de concentration, on s’aperçoit que cette concentration est de surcroît, autour de l’actuel chef de l’état !

Rarement autant de pouvoir n’a été concentré entre les mains d’agents économiques aussi restreints. Car le biais du capitalisme est qu’après la phase de concurrence, vient le temps du monopole de celui qui a gagné la bataille de la concurrence, et qui rachète ses anciens adversaires, sinon s’allie avec eux, cherchant par la même occasion à interdire l’accès au marché à d’éventuels concurrents. C’est le paradoxe d’un modèle qui, sans garde-fous, tend vers la suprématie, donc l’abus, puisque l’équilibre pluriel de départ est rompu. Depuis les années 90, ce contrôle capitaliste des médias se double d’une dynamique de concentration.

Que reste-t-il ? Le service public. Sa part de marchés reste inférieure [2]. Du point de vue déontologique, ce secteur doit s’efforcer d’être neutre. Donc il va s’interdire les méthodes très commerciales de ses concurrents cités plus haut, ou au pire les emprunter dans une certaine mesure, ce qui ne lui fera pas rattraper son écart d’audience. De plus une nouvelle organisation l’a mis sous la coupe directe du chef de l’état en gage de la suppression de la publicité.

Sondages

Si par définition, le média est le moyen de communication et de diffusion d’informations, alors sans aucun doute le sondage est devenu un média. Pourquoi les sondages sont-ils si importants ? Parce qu’ils servent d’auxiliaires très puissants à l’homme politique. Et soyons clair, derrière les circonvolutions du discours bienfaisant et rassembleur, le fond du propos de l’homme politique est beaucoup plus net et agressif : si vous contestez la mesure, nous avons la preuve – que vous ne pouvez vérifier – que vous êtes minoritaires.

Qui possède les instituts ?

 CSA est possédé par Vincent Bolloré, cité plus haut.

 IFOP est dirigé par Laurence Parisot, par-ailleurs présidente du Medef, organisation dont le frère de NS** fut vice-président jusqu’à fin août 2006, et invitée à la petite fête de la victoire de mai 2007 au Fouquet’s.

 IPSOS a pour administrateur notamment Nicolas Bazire, conseiller personnel de Nicolas Sarkozy et témoin de son dernier mariage. Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos France, lui aussi invité du Fouquet’s.

 Opinionway, a été fondé par Hugues de Cazenave. Voir cet article de politique.net [3] pour la mise en évidence de proximité politique.

Ne manquons pas d’impartialité en étant partiels, existent aussi la SOFRES qui a pour actionnaire les fonds d’investissement américain Fidelity ; LH2 (ex-Louis Harris) qui a été vendu par TNS à deux de ses dirigeants et BVA qui a pour actionnaires les fonds d’investissement Rothschild.

Sans préjuger d’une orientation politique systématique, on peut bien imaginer que, même s’il s’agit d’une minorité de sujets, les plus sensibles seront traités d’une certaine façon … ou pas du tout. Quant aux questions qui orientent les réponses c’est tellement évident, que certaines études sont tout simplement honteuses. Et les journalistes des médias de masse n’apporteront pas la précision sur les propriétaires des instituts et leurs autres activités. Ce manque de professionnalisme confine à la désinformation.

L’information libre étant consubstantielle (i.e. inséparable) à la démocratie, il est incroyable qu’une telle force, les médias, soit autorisée légalement à une telle consanguinité avec les pouvoirs économiques et politiques. Une démocratie qui laisse cela se mettre en place ne fonctionne pas correctement dans le sens constitutionnel d’un gouvernement par tou(te)s pour tou(te)s.

3. Problème de la concentration (réunion de toute l’autorité dans les mains d’un seul)

Il ne s’agit pas de stigmatiser telle ou telle entreprise qui n’a sans doute pas prospéré sans talent. Mais plutôt de montrer en quoi la situation ne convient pas.

Aucun des établissements financiers qui possèdent les médias n’a ce métier comme activité unique. Et à l’exception de Bertelsmann, le journalisme n’est pas le but premier de ces sociétés. Il s’agit même de groupes qui ont comme particularité d’avoir pour client l’état : le bâtiment, les travaux publics et les activités d’armement. Pour le dire de façon peu diplomatique, ils doivent leur pouvoir et richesses aux commandes que leur passent les politiciens avec l’argent public. Cela pose des problèmes politiques sérieux.

Ces groupes qui contrôlent la télévision ont la capacité d’utiliser le pouvoir conféré par cet outil puissant au bénéfice de leurs autres activités. Cela ne se fait pas forcément ouvertement. Mais par exemple on ne sera pas informé sur les activités en Afrique des grands groupes français, Bolloré notamment.

De plus on constate une dépendance du pouvoir politique vis-à-vis du pouvoir médiatique. Si le groupe a besoin de l’état, il a les moyens pour lui apporter tout le soutien nécessaire. Par renvoi d’ascenseur, il pourra être servi par des commandes, qui à ces échelles sont très importantes.

Malheureusement on a l’impression de répondre à la question : pourquoi ces entreprises championnes du capitalisme ont investi dans le secteur chroniquement déficitaire de la presse à l’aube du XXIème siècle ?

De surcroît ce secteur se voit maintenant financé par l’état (et donc par les citoyens) via un plan de 600 millions d’euros distribués sur 3 ans [4] à l’initiative de NS. Ne s’agit-il pas avant tout d’un cadeau à ceux qui l’ont « fait » ? Ou le genre d’opération séduction / siphonnage qu’il maîtrise ? S’il existe bien des journaux dits d’opposition tels le Nouvel Observateur ou Libération, avec sa technique d’ouverture, NS est capable de les dompter par cette aide. Qui ne serait pas séduit et donc… influencé dans son travail ? C.f. ce très bon article de Médiapart [1]. NS a bien compris l’importance de ce IVème pouvoir et continue à y étendre son emprise déjà quasi-hégémonique. Hégémonie ou consanguinité dont il tente de faire croire à l’inexistence en toute occasion.

À titre personnel je suis frappé de constater que nombre de personnes pensent que le chef de l’état est légitime dès lors qu’il est élu. Mais si, avant l’élection, celui-ci possède les chaînes de télévisions comme en Italie ou a pour amis proches les propriétaires de celles-ci comme en France (amitié expliquée ou doublée d’une convergence d’intérêts), comment peut-on croire sérieusement que cela ne pèse pas sur l’issue du scrutin, et ce de manière illégitime, hors de l’esprit démocratique ? On peut sans conteste dire que NS a été « fait » par et pour les possesseurs de groupes de diffusion.

Comment les médias servent la politique

Le principe est de ne pas faire réfléchir les gens, de les éloigner de ce qui les concerne. On est en plein dans l’application de ce propos de Paul Valéry « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. ».

D’où l’information mièvre, vidée de sa substance, l’écran de fumée de l’actualité mondaine, l’opinion saturée avec du bruit médiatique sur des sujets mineurs. Sans oublier le maniement de l’épouvantail de la peur avec les affaires de droit commun qui semblent sorties de la presse de caniveau. « Attention, danger ! Les pédophiles sont partout, à côté de chez vous. » Ce qui est recherché, c’est le consentement au système économique en vigueur : le libéralisme mondialisé. Les multinationales, qui ont le pouvoir réel, contrôlent les médias qui œuvrent à créer les « illusions nécessaires » préalables à ce consentement. In fine le travail des médias consiste à borner le champ de réflexion politique.

Quant à la presse gratuite, la partialité est invisible derrière des dépêches aseptisées. Et le lecteur ne va pas se plaindre d’un journal qu’il n’a pas payé – directement pour le moins. Lire par exemple cet article sur ce sujet particulier. [5]

Le plus grave ce n’est pas ce fait, logique, que nos grands médias deviennent de plus en plus acteurs de la société du spectacle. Mais c’est qu’en tant qu’outils politiques fondamentaux, ils soient en train de renoncer à leur tâche d’élaboration d’un espace public de discussion et de réflexion, pour ne plus exercer qu’une fonction de propagande.

Conclusion

Bien sûr il y a des personnes qui remettent en cause l’information reçue, qui savent à quoi s’en tenir, qui ne sont pas consommatrices passives de prêt-à-penser très orienté. Mais ces personnes-là sont en nombre réduit face à l’énorme part de la population qui se préoccupe moins de ces sujets.

La question des médias est donc une question très sérieuse, qui concerne tous ceux qui refusent que les marchés pensent à leur place. Ne nous taisons pas face à la “majorité silencieuse” et tonitruante des “télés-réalités”, sachons voir que souvent le « diverti se ment ». L’information est un bien commun. Communiquer librement, un droit. Les groupes multimédias enterrent ce droit. Aujourd’hui, en France, on peut dire que le pluralisme politique dans les médias est gravement mis en cause, que les issues d’élections sont biaisées et sans doute pire encore, la réflexion personnelle qui permet l’engagement citoyen combattue.

Au vu de cela, on comprendra que le pouvoir politique actuel soit gêné par l’Internet libre. Les campagnes de dénigrement de ce nouveau média ainsi que les lois visant à contenir son impact sont en cela très inquiétantes. Et la suppression de vidéos mettant en cause la caste au pouvoir se pratique déjà. Les vidéos sur Jean S. et l’ EPAD ont été supprimées de Youtube soi-disant pour propriété intellectuelle. La prise de participation de l’état dans le portail vidéo Dailymotion [6], en toute discrétion, va faciliter encore ce contrôle. Et c’est là que la déjà forte concentration se poursuit, en commençant par le contrôle d’un générateur de « buzz ».


Auteur : Mychkine

Pour : Sentinelles de la République


* Précision : au moins en tant qu’actionnaire majoritaire.


** Initiales de l’actuel chef de l’état dont le nom se voit suffisamment souvent.

[1]http://www.mediapart.fr/club/edition/etats-generaux-de-la-presse-le/article/131008/presse-notre-lettre-ouverte-aux-etats-gen

[2]http://www.mediametrie.fr/communiques.php

[3]http://www.politique.net/2008011202-opinion-way-institut-de-sondages.htm

[4]http://parlement-ue2008.fr/rap/a09-104-6-2/a09-104-6-22.html

[5]http://www.article11.info/spip/spip.php?article470

[6]http://www.numerama.com/magazine/14302-l-etat-investit-dans-dailymotion-apres-y-avoir-place-des-hommes.html

http://www.acrimed.org/

http://www.observatoire-medias.info/

http://209.85.229.132/search?q=cache:j6L8g4F4DxgJ:www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/fiche/bourdieu.doc+bourdieu+sur+la+t%C3%A9l%C3%A9vision&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&client=firefox-a

http://www.passerellesud.org/spip.php?article291

http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/enjeux/media-democratie/medias-contribuent-ils-au-debat-democratique.html


Source: AGORAVOX

20:24 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Europe, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, france, qui possède les médias?, auteur mychkine, sentinelles de la république | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 09 juin 2013

CPI - LA FABRICATION DES PREUVES CONTRE GBAGBO A COMMENCE

 

OUATTARA ET BENSOUDA.jpg

Pour sauver le soldat "Bensouda-Ouattara", la fabrication des preuves contre Gbagbo a commencé.


La décision des juges de la Chambre préliminaire I de la CPI du lundi 3 juin 2013, de renvoyer la procureure à sa copie – illisible – a plus que sonné le régime Ouattara, qui tente le tout pour le tout pour sauver la face. Les officines sont à pied d’oeuvre pour la fabrication de «preuves supplémentaires » qui selon le régime devraient «couler définitivement » Gbagbo.

C’est la peur-panique dans le camp Ouattara. C’est peu de le dire. Ses partisans s’attendaient à tout sauf à un tel scénario dans lequel, les preuves minutieusement emmagasinées par le régime pour le Bureau du procureur, se sont avérées insuffisantes, plutôt insignifiantes au regard des chefs d’accusation. Et depuis, c’est la course à la fabrication de nouvelles preuves. Mais là où deux ans ont produit des «preuves insuffisantes», quelques 2 à 3 mois peuvent-ils «enfanter» des preuves suffisantes ?

Là est la grande interrogation à laquelle tente de répondre le régime Ouattara. L’instrumentalisation des victimes (?) de la crise post-électorale bat son plein. Des victimes qui se sont dit indignées et choquées par la décision de la Cpi. Comme si les victimes étaient une section du RDR, le parti de Ouattara. Le régime a-t-il fait le décompte de victimes pour identifier les siens ? Des victimes, parlons-en ! Il y en a eu depuis septembre 2002, où la rébellion de Guillaume Soro a défiguré la Côte d’Ivoire. Mais, encore les victimes de la récente crise post-électorale. Qui mieux que les victimes du massacre des Wê par les Frci en mars 2011, peuvent se sentir oubliés de la Cpi?

Depuis quelques jours, toutes sortes d’associations de victimes donnent de la voix, pour servir de «preuves vivantes », selon leurs propres termes. Et comme si cela ne suffisait pas, le régime tente – malhonnêtement – de faire croire, par la presse qui lui est proche, qu’il s’agit exclusivement de militants du Rdr tués, à travers l’opération d’exhumation des corps entamée à Yopougon. Par quelle magie les officines du régime Ouattara ont pu deviner que des restes humains exhumés à Yopougon sont des victimes de Gbagbo ? Il faut bien être sorcier pour le savoir n’est-ce pas ? Si la honte pouvait tuer, le Rdr serait bien mort depuis belle lurette.

Au lendemain de la décision de la Cpi, le porte-parole du Rdr, Joël N’guessan, commentant l’actualité a révélé que trouver des preuves supplémentaires étaient chose facile. Faisant allusion à la hiérarchie des ex-Fds à l’époque. On devine aisément que les généraux Philippe Mangou, Edouard Kassaraté, Detho Léto et bien d’autres pourraient bien être mis à rudes épreuves, pour «acculer » Laurent Gbagbo. N’était-ce pas là aussi, les clauses d’un deal secret entre eux et Alassane Ouattara ? En tout cas, la machine à fabriquer les preuves du régime est bien en branle. Comme s’il s’agissait de faire un décompte macabre.


Gérard Koné


Source: CAMEROON VOICE

LA BELGIQUE MENE ENCORE LA DANSE AU CONGO

PATRICE LUMUMBA.jpg

Patrice Lumumba, libérateur du Congo, assassiné en 1961.


Après avoir vécu 18 ans en Belgique, il m’a paru opportun de me pencher sur son passé colonial qui est peut-être encore son présent. Mes recherches n’en sont qu’à leur début, mais une chose est évidente : les hauts responsables belges se comportent encore comme s’ils tiraient les ficelles au Congo.

 
 
L’hebdomadaire « Marianne » vient de publier les noms de 10 personnes impliquées dans l’assassinat de Patrice Lumumba, le premier des premiers ministres congolais depuis. Cette liste, établie par les membres de la famille Lumumba dans le cadre d’une plainte en justice déposée à Bruxelles il y a deux ans, comporte le nom d’Étienne Davignon, ancien membre de la Commission européenne et membre du groupe de Bilderberg, cercle restreint en faveur de la globalisation des marchés. Davignon travaillait au ministère belge des Affaires étrangères à l’époque de l’assassinat de Lumumba et transmit alors un télégramme recommandant la « mise à l’écart » du premier ministre.
 
Aujourd’hui octogénaire, Davignon reste un lobbyiste de haut vol du milieu des affaires. Sa présence sur la liste établie par les héritiers de Lumumba m’a amené à voir si ses activités commerciales actuelles avaient encore à faire avec le Congo. La réponse est manifestement : oui !
 
Davignon est répertorié par le « Business Week » comme ancien titulaire des fonctions de directeur et vice-président d’Umicore, société minière anciennement connue sous le nom d’Union Minière du Haut-Katanga qui avait entrepris dès le début du vingtième siècle l’exploitation des fabuleuses richesses minérales du Congo. Davignon a aussi d’excellents contacts avec Jean-Luc Dehaene, inusable premier ministre belge, également membre du conseil d’administration d’Umicore.
 
Patrice Lumumba avait eu l’audace de prétendre que les richesses du Congo devraient d’abord bénéficier à ses enfants. C’était en juin 1960. Cinquante-trois ans plus tard, le sous-sol de la province du Katanga est toujours exploité pour le plus grand bénéfice d’Umicore. Il y a de bonnes chances pour que mon smartphone, ou le vôtre si vous en avez un, contienne des minerais d’origine congolaise.

Umicore s’approvisionne en Cobalt auprès des mines et creuseurs du Katanga pour alimenter le marché des batteries, ordinateurs, voitures et produits chimiques. Umicore se targue de détenir avec une autre firme 50 % de marché des produits de base pour les batteries au lithium (une ressource essentielle pour les équipements électroniques).
 
Corporate Knights — une rubrique du Washington Post — qui soutient le capitalisme propre (que voilà un bel oxymoron !) a classé Umicore parmi ses 100 entreprises les plus transparentes pour 2013.

Il faut avoir un certain sens de l’humour pour oser qualifier de transparentes les entreprises actives dans le secteur minier au Congo. Le Fonds Monétaire International, qui ne partage pas ce genre d’humour, a estimé le montant des exportations du Congo en pétrole et minerais pour 2009 à 4.2 milliards de $ US. Le gouvernement de Kinshasa ne percevant que 155 millions de $ US en taxes pour cette année, soit 4 % de la valeur exportée.
 
Cela dans un pays où, comme le relève récemment l’ « Africa Progress Report » publié par Kofi Annan, sévit une des pires malnutritions au monde et où sept millions d’enfants ne sont pas scolarisés. Le Congo est au fond du classement de l’Index du Développement Humain établi par les Nations Unies, il est aussi ravagé par une guerre où le contrôle des richesses minières du Katanga joue un rôle déterminant.

Loin d’être discréditée par son implication dans les tragédies congolaises, l’expertise d’Umicore est volontiers sollicitée. Ainsi, la Commission européenne a adjoint Christian Hagelüken, représentant d’Umicore, à un « groupe d’experts » chargé de garantir l’accès des entrepreneurs aux matières premières. Un rapport de 2010 établi par ce groupe a identifié le cobalt et le tantale congolais comme deux des quatorze éléments critiques essentiels au développement de l’industrie électronique. Ce rapport insistait pour que soient prises des actions en vue d’empêcher les « distorsions commerciales », expression utilisée pour définir l’obligation d’utiliser ces ressources en priorité pour les enfants du Congo, comme le voulait Lumumba, plutôt que pour les utilisateurs de MP3.
 
Inutile de dire à quel point ces « experts » ont fait du battage autour de leur apparent souci de transparence, de développement durable et de protection de l’environnement. Cela mis à part, la détermination des Européens à maintenir le Congo sous contrôle n’a pas changé.
 
Quand la Belgique se résolut à céder son indépendance au Congo à la fin des années cinquante, elle décida aussi de garder la main sur les ressources minières du Katanga. Ce qu’elle fit en encourageant Moïse Tshombe, rival de Lumumba et gouverneur de cette province puis en soutenant la sécession du Katanga du reste du Congo.
 
La demande de Davignon pour la mise à l’écart de Lumumba ressemble furieusement au message de Dwight D. Eisenhower, président des États-Unis, à Allen Dulles, patron de la CIA, suggérant « l’élimination » de Lumumba.
 
En 1884, l’Amérique fut le premier pays à reconnaître les prétentions de la Belgique sur le Congo. Le déclenchement de ce processus entraîna, selon l’anthropologue spécialiste de l’Afrique Centrale, Jan Vansina, l’extermination d’une bonne moitié de la population congolaise entre 1884 et 1920. Cela signifie que 10 millions de vies furent supprimées sous le règne de Léopold II, souverain de l’état du Congo, et pendant les dix années qui suivirent.
 
Le livre « Congo » de David Van Reybrouck, récemment paru, montre comment le géant de l’agroalimentaire UNILEVER s’est développé à partir de l’exploitation de l’huile de palme congolaise. Des fortunes colossales se sont constituées au détriment des populations congolaises. Si la Belgique s’est excusée il y a une dizaine d’années pour son rôle dans l’assassinat de Lumumba, elle ne s’est jamais épanchée sur les souffrances infligées aux Congolais. Elle ne risque guère de le faire aussi longtemps que des Belges affairistes continuent à s’enrichir en pillant allègrement les ressources du Congo.
 
 
*Le livre de David Cronin « Corporate Europe : “How big business sets policies on food, climate and war” sera publié en août chez Pluto Press (www.plutobooks.com). Une version de cet article a été publiée récemment par New Europe (www.neurope.eu)


David Cronin
 

Traduit par Oscar Grosjean, à la demande d’Investig’action.
 
 

samedi, 08 juin 2013

DISCUSSION - REPONDRE UTILEMENT A MONSIEUR ROBERT LACAILLE


ROBERT LACAILLE. PROFIL FACEBOOK.jpg

Couverture du profil Facebook de Robert Lacaille. Révélateur des traits psychologiques de l'individu?

 

La réplique hallucinante d'un français, Robert Lacaille, à notre frère Léandre Sahiri, Docteur ès Lettres, au cours d'une discussion relative aux relations entre la France et l'Afrique, et la réponse pleine de pertinence du togolais François Fabrégat du CVU Diaspora. Appréciez!

 

Léandre Sahiri: Lisez ci-dessous la lettre reçue, ce mercredi 5/6/13, de Monsieur Robert Lacaille: 

"Cher Léandre ... je n'ai jamais eu la prétention d'être un ange ...et faire honte à mes parents est le cadet de mes soucis, je suis un européen,je ne suis pas chrétien, ne l'oublie pas .Quant à tes conseils d'Africain tu devrais savoir ce que j'en pense ...De la considération pour vous les Africains , vous qui vivez encore à nos crochets ...tu plaisantes j'espère ... Combien la France a donné l'année dernière à la Côte d'ivoire, l'intervention de l'armée française pour y rétablir la démocratie et virer ton petit roi de Bagdo ...le coût de l'intervention au Mali , plus d'un million d'euro pour éviter que ce pays tombe sous la charia ...Tout ce que doit faire la France alors que vous avez l'indépendance depuis 50 ans ...On commence en avoir marre de gaspiller de l'argent pour vous tous ... et je ne parle pas de vos bons à rien qui vivent de l'aide sociale ou se retrouvent en prison pour trafic de drogue ...Vous n'avez même pas la reconnaissance du ventre . Que serait l'Afrique s'il n'y avait jamais eu les blancs ? Nous ne sommes pas sur le même pied d'estale Léandre ... et n'oublie pas que je ne suis pas chrétien ... Bonne continuation, salut."

 

Robert Lacaille (Page Facebook)

La réponse de François Fabrégat


"Bonjour,

Pour répondre utilement à Monsieur Lacaille (membre du parti UMP dont le Président Sarkozy traitait en son temps les jeunes de racaille), consacrons quelques instants à la compréhension des phénomènes qui sont la cause de nos maux africains contemporains. Et parmi ceux-ci le regard d'une partie de certains peuples d'Europe à l'égard de l'Afrique.

Malheureusement ce Monsieur exprime tout haut les idées d'une frange importante des populations européennes qui confrontées à la crise sévère qui frappe ces pays, ont perdu leurs repères politiques traditionnels. Notamment en raison de leur impossibilité aujourd'hui, de distinguer des perspectives cohérentes de choix politiques. Ceci, dans la mesure ou les partis de gouvernement (en France de droite UMP ou de gauche PS) qui se succèdent au pouvoir au gré des alternances politiques électorales, pratiquent à quelques nuances et avec parfois des habillages différents, exactement les mêmes politiques néolibérales.

Ainsi, situer notre réflexion sur le panafricanisme en ignorant la montée des extrémismes de toutes obédiences dans le monde qui nous entoure serait une erreur fondamentale.

Le point de vue des idées exprimées par M. Lacaille est directement issu des fondements idéologiques véhiculés actuellement par les droites traditionnelles en France et partout en Europe. Aujourd'hui, le discours et la réflexion politique de ces droites traditionnelles se confond - quand il ne l'épouse pas carrément - avec celui des extrêmes-droites européennes, dont certaines sont déjà au pouvoir dans certains pays membres de l'Union européenne.

Pour vous en convaincre je vous adresse Le manifeste Antifasciste européen qui vient de naitre ainsi qu'un article de fond sur cette question écrit par Yorgos Mitralias.

Et ceci se passe au sein d'une Union Européenne totalement silencieuse devant de telles dérives politiques qui sont contraires à l'essence même du Traité de Rome.

Il y a une raison fondamentale à cela.

L'Union Européenne (ex CEE) s'est bâtie sur les décombres de la seconde guerre mondiale et cette Union Européenne s'est toujours construite sur un malentendu. Celui de la libération des économies au détriment de la question centrale de la construction  politique par le moyen de la démocratie et surtout de l'harmonisation sociale par le haut.

La construction politique de l'Europe est un leurre dans la mesure où 55 ans après les débuts de la construction du conglomérat européen aucune de ses institutions ne fonctionne démocratiquement et le lobbying économique et politique y est roi. Ainsi, la toute puissante « Commission Européenne » n'est toujours pas une instance démocratiquement élue,  quant au Parlement Européen il ne dispose - à part celui d’émettre des avis -,  pratiquement d'aucun pouvoir, même pas celui de voter en dernier ressort le Budget de l'Union Européenne ou l'aide au développement.

Ainsi du « Traité CECA » du 18 avril 1951, au « Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne » du 25 mars 1957 entré en vigueur le 1er janvier 1958 qui institue le « Marché Commun européen », puis à l' « Acte unique européen » (AUE) du 28 février 1986 entré en vigueur le 1er juillet 1987 qui consacre le processus d'intégration européenne, la question économique a primé sur toutes les autres. Cet édifice  institutionnel a été  couronné par le « Traité établissant une Constitution pour l'Europe » de 2005, récusé par référendum par les peuples de cinq pays européens (dont les Français qui ont dit non à hauteur de 54,68%) mais auxquels on  l'a imposé quand même, sous la forme du traité de Lisbonne du 13 décembre 2007, directement voté par les parlements et non plus approuvé par référendum populaire. (En France ce traité a été approuvé par le parlement réuni en congrès à Versailles le 4 février 2008 : UMP et PS ont voté de conserve ce traité : 560 voix pour, 181 contre, 152 abstentions.)

Comment dès lors s'étonner que cette Union Européenne - tout entière dévouée à la satisfaction des intérêts privés au détriment de l'intérêt public et de celui des peuples -, dont la plupart des pays  sont perclus de dettes, laisse monter et s'installer les extrémismes dans le champ politique sans rien dire ni  surtout faire.

Le pire peut-être, est que cela ne semble aujourd’hui choquer personne que le "gouvernement" de la première puissance économique du monde souffre d’un déficit démocratique d’une profondeur abyssale! Si cela ne semble choquer personne, c’est que les puissances économiques et financières qui constituent les oligarchies régnantes y trouvent leurs avantages.

Mais les peuples eux n’y trouvent pas leur compte et c’est pour cela qu’ici et là on voit des réactions brutales à ce mode de gestion antidémocratique des affaires publiques. Malheureusement les réactions des Peuples ne sont pas encore à la hauteur des enjeux.

Comment dès lors s'étonner de l'émergence de réactions assumées telles celle de ce Monsieur Lacaille qui n'honore pas le débat d'idées et la réflexion politique.

 En espérant avoir contribué à notre réflexion collective,

Cordiales salutations militantes."

 

François FABREGAT

6 juin 2013

vendredi, 07 juin 2013

FRANCE-AFRIQUE - HOLLANDE COURONNE A L'UNESCO: LA FRANÇAFRIQUE CELEBRE LA PAIX EN REPANDANT LA GUERRE

 

HOLLANDE UNESCO.jpg

Communiqué de presse, Survie, 04 juin 2013
 

Hollande couronné à l'Unesco: la Françafrique célèbre la paix en répandant la guerre. François Hollande recevra mercredi le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. A travers ce prix de l’UNESCO, c’est un triple hommage qui est rendu par la Françafrique à son parrain feu le président kleptocrate ivoirien, à la guerre comme résolution des conflits, et aux dictateurs «amis de la France» qui entoureront le Président français.

 

Pour l'association Survie, la remise de ce prix au Président français est révoltante à plusieurs titres. En premier lieu, l’intitulé de ce prix, décerné chaque année par l'UNESCO, et l'hommage ainsi rendu à Houphouët-Boigny apparaissent tout à fait scandaleux si l'on se réfère au rôle joué par cet ancien président ivoirien dans le sabotage des projets indépendantistes et souverainistes en Afrique, la multiplication des conflits, la longévité des dictatures et dans le pillage des ressources de son propre pays, dirigé d'une main de fer pendant 30 ans.

En second lieu, la remise de ce prix au Président français, dans le contexte que connaissent le Mali et le Sahel sonne comme un étrange hommage à la guerre. Le Président français est en effet le chef militaire d'une opération massive, mobilisant un véritable arsenal offensif, lancée sans véritable mandat international, au bilan humain (victimes, prisonniers) à ce jour inconnu et dont les répercussions dans la sous-région (Niger, Algérie) et au-delà (Cameroun, Nigeria, Libye, Tchad) s'avèrent fort préoccupantes. Est-il possible à ce stade d'imaginer que cette guerre au Mali, instrumentalisée en «guerre contre le terrorisme» pour dissimuler des ambitions de puissance de la France en Afrique soit porteuse de valeurs de paix et de stabilité susceptibles d'être célébrées à l'UNESCO? 

Enfin, au moment de recevoir ce prix, François Hollande sera entouré de nombreuses personnalités africaines contestables, parmi lesquelles l'ancien président ivoirien Konan Bédié, chantre de l'ivoirité et le sénégalais Abdou Diouf, ex-garant de l'influence française au Sénégal et désormais dans tout l'espace francophone. Il sera surtout entouré par plusieurs chefs d'Etat en exercice dont la politique est marquée par la violence : Blaise Compaoré, dictateur du Burkina Faso, indirectement impliqué dans les conflits les plus sanglants d'Afrique de l'Ouest ; Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire, imposé par les armes françaises ; Mohamed Ould Abdel Aziz, président putschiste de la Mauritanie ; Idriss Déby Itno, dictateur du Tchad, qui voit là une nouvelle marque de reconnaissance suite à son intervention au Mali aux côtés des forces françaises, malgré la nature de plus en plus répressive de son régime [1] .  

Devant ces chefs d'Etat « amis », François Hollande doit prononcer un discours annoncé comme «important» qui s'apparentera à un tour de chauffe, en prévision du Sommet sur la sécurité qui se tiendra à Paris en décembre. Le premier sommet « France-Afrique » d'un Président français qui a pris ses aises dans le décorum de la Françafrique. 

Survie demande à l'UNESCO, de supprimer le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, dont l'appellation est une insulte aux démocrates et pacifistes africains, et à François Hollande, peu digne de recevoir une décoration vu son passif en matière de politique africaine depuis son élection [2], de décliner ce prix.[1]

http://survie.org/francafrique/article/makaila-et-les-autres-victimes-d-4469
 [2]

http://survie.org/francafrique/article/francafrique-un-engagement-non-4468


Danyel Dubreuil 
Association Survie 

danyel.dubreuil@survie.org 

Tél : 01 44 61 03 25
 Port : 06 52 21 15 61   
http://survie.org 

Danyel Dubreuil Relations Medias - Campagnes - Plaidoyer. 

Association Survie 107, Boulevard de Magenta 75010 Paris 
Tél : 01 44 61 03 25 Fax : 01 44 61 03 20

LE «WAHABO-TAKFIRISME», LA GRANDE ARNAQUE POUR ABRUTIR ET DOMINER!


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Pour contourner l’Islam qui interdit d’entrer en guerre sainte contre d’autres musulmans ou de tuer sans un motif certifié valable et autorisé, les ‘wahabites’ ont trouvé avec les ‘takfiristes’ l’alliance idéale et le moyen approprié pour combattre tous les pays musulmans qui n’entrent pas dans leur giron.
 
Le « Wahabisme » est une doctrine rigoriste en référence à Ibn Abdelwahab (1703-1792) qui est le fondateur. Elle combat tous les musulmans qui ne s’y soumettent pas en les considérant apostats. Après sa condamnation, il fuit en se fixant à Dariya où il trouve chez les ben Saoud un soutien. Ces derniers trouvent en lui et son idéologie un moyen de combattre les tribus afin de les assujettir à leur pouvoir politique et religieux. Ainsi se forma le Royaume d'Arabie Saoudite avec son système qui perdure jusqu'à nos jours.

Le « Takfirisme » est un mouvement sectaire fondé en 1971 par Moustafa Choukri. Il qualifie de mécréante la société musulmane et d’hérétiques tous les musulmans ne partageant pas leur point de vue. Leur assassinat est de ce fait licite.
 
Il n’est donc pas étonnant que ces deux idéologies similaires, violentes, se rejoignent pour faire union - en cohabitant en bonne intelligence - contre tout État musulman qui n’entre pas dans leur doxa. Les riches familles royales saoudiennes étant wahabites et alliées aux intérêts américains et sionistes, il est logique qu’elles s’accaparent ces mouvements pour en faire un instrument politique et un moyen militaire à leur service.
 
Pour l’Occident - dont les intérêts vitaux se situent principalement chez les arabo-musulmans, surtout pour ce qui est de l’énergie - il ne peut trouver meilleurs alliés, le moins couteux, pour sécuriser ses approvisionnements et maintenir son influence que les Arabes eux-mêmes. D’où leur division et leurs antagonismes qu’ils cachent derrière des organisations et ligues de façade qui se sont avérées des attrape-nigauds, des instruments dévoyant la cause, voire des moyens d’autodestruction.

Le ‘wahabo-takfirisme’ sert les intérêts occidentalo-sionistes. C’est la raison pour laquelle ils le soutiennent, l’encouragent et l’arment. Cette idéologie est un dispositif d’importance dans leur stratégie de domination.
 
Des séries de concepts, de qualificatifs et de termes ont été érigées ‘bons’ à utilisation ou ‘interdits’ d’usage afin de promouvoir ces groupes de tueurs et leurs ‘faits’ de guerre.

C’est ainsi que la majorité des médias occidentaux dits « mainstream » ont été mis au service de cette cause avec pour mission de mentir, berner, tromper, faire diversion, falsifier. Faire tout pour ne pas percevoir la réalité. Ces médias évitent d’utiliser, par exemple, à l’endroit des wahabo-takfiristes, les termes comme « terroristes », « assassins », « islamo-fascistes » ou tout autre qualificatif fort, mais qui étaient d’usage quand il s’agissait de les combattre. Ils font croire, sournoisement, que c’est pour ne pas froisser les musulmans sachant bien que ces derniers en utilisent de plus tranchants à leur égard. Il s’agit bien sûr d’une tromperie, car les décideurs occidentaux veulent cacher une stratégie consistant à instaurer le chaos dans certains États musulmans en manipulant les franges les plus ignorantes et les plus extrémistes par leurs comportements immondes et absurdes avec l’assistance, l’assentiment et la couverture religieuse de certaines monarchies arabes. Ces ‘wahabo-takfiristes’, pour l’écrasante majorité des musulmans, sont non seulement loin des préceptes de la religion islamique, mais encore loin de les représenter.

Ils utilisent, par contre des qualificatifs mesurés tels « opposants », « rebelles » , «dissidents» «groupes armés» ou « révolutionnaires », car ils sont leur création, leur moyen, leur produit, leurs ‘proxys’, leur ‘cheval de Troie’ pour dominer le monde arabo-musulman en utilisant leur religion, leurs cheikhs, leurs enfants, leur argent en maniant leurs frustrations et leurs penchants afin d’instaurer le chaos programmé.

Ces factions armées, pour la plupart affiliés à Al-Qaïda, sont organisés en brigades et groupes portant des noms en référence à l’histoire du monde musulman, surtout du temps du prophète, et ce, pour mieux tromper. Ce sont, en majorité, des mercenaires étrangers, de confession musulmane, dirigés par des cadres, sous contrat, venus en tant que «djihadistes» appuyés par une logistique militaire occidentale. Ces groupes sont armés et entrainés principalement par les États-Unis, la France, Israël, l’Arabie Saoudite et le Qatar. Ils ne deviendront ce qu’ils sont réellement, c’est-à-dire danger, qu’une fois l’objectif atteint quitte, si nécessaire, à les réduire par l’autodestruction - sans les exterminer en vue d’un usage futur - avec les mêmes moyens.  

Beaucoup de médias hostiles à cette politique occidentale décrivent, en revanche, les choses comme elles se présentent en usant de qualificatifs appropriés. L’Iran qui est un pays musulman publie, sans discontinuer, des articles très critiques aussi bien contre la politique impérialo-sioniste de l’Occident que contre les fossoyeurs de l’Islam, fussent-ils musulmans ! C’est le cas aussi de beaucoup de médias Algériens, Syriens, Tunisiens, Égyptiens, Irakiens, Libanais en particulier.

Il s’agit d’une lutte d’intérêts et de pouvoir - où le bien et le mal ainsi que la vérité et le mensonge s’affrontent – sur une échelle mondiale usant et abusant de la morale, de la religion et des lois internationales. Il se trouve qu’un camp a trouvé en la religion musulmane et certains félons musulmans influant, la tactique et le moyen, les moins coûteux, pour atteindre ses objectifs et en sortir vainqueur.
 
L’« islamisme », l’« intégrisme»  le « wahabisme»  le « takfirisme»  le « salafisme»  et autres ne sont que des schismes - d’origine politique, pour le pouvoir et les intérêts - qui n’ont rien à voir avec l’essence de la religion islamique. Chacun de ces « schismes » à son but et ses tactiques. Ils n’existeraient pas s’ils ne sont pas financés par des forces influentes intéressées et riches. Souvent des régimes ploutocratiques et népotiques qui ont trouvé en ces « combattants de Dieu », ‘bon marché’, un moyen de protéger leurs intérêts, de régler des comptes à des États ou certains régimes arabes antagoniques.  Doha (Qatar) est le Quartier général de ces « combattants ». C’est là où se négocie tout avec les commanditaires.

Il n’y a pas dans l’histoire de l’humanité une religion, une philosophie, une morale pour prôner la violence, la cruauté ou la barbarie comme vertus.
 
Le monde connait mieux maintenant ces énergumènes qui ont choisi l’aliénation, pensant faire de bons actes en conformité avec leur foi. Certains pays musulmans les ont combattus et les combattent toujours après les avoir approchés, étudiés, mis à l’épreuve.

Ce sont des sectes - dont l’idéologie est diamétralement opposée à l’Islam – composées de gens ignorants, pour leur majorité, souvent des repris de justice, des paumés, des ratés, endoctrinés et manipulés par des têtes bien pensantes. Ils baignent dans un marécage d’ignorance qui les pousse à des comportements qui sortent du cadre humain. C’est un mélange de haine, de frustration, d’hypocrisie, de méchanceté, de cupidité, de perfidies, d’ignorance qu’ils expriment sous couvert d’une religiosité très mal assimilée. Quelle religion, philosophie, morale dans l’histoire de l’humanité permet, « au nom de Dieu », l’égorgement, la décapitation ou l’éviscération de celui qui ne partage pas vos idées ; rend licite et recommandé « par Dieu », le viol et le vol ; autorise cette folie qu’ils viennent d’inventer, qui est le « Djihad sexuel » où ils demandent aux femmes et aux filles de faire « l’effort » de se ‘‘donner’’ à ceux qu’ils élisent « djihadistes » (combattants pour une cause juste et licite au nom de Dieu). N’est-ce pas de l'aliénation ? À Raqa en Syrie un groupe de salafo -wahabistes ont kidnappé une fille de 5 ans pour faire "chanter" son père. Elle a été violée jusqu’à mort s’en suive. Sur la pancarte laissée, il est marqué «Dieu a voulu qu’elle soit sa martyre en procurant du plaisir à ses moudjahidines».


C’est dit et acté sur les médias des monarques par des Cheikhs de service qui ne cessent de lancer des « fatwas » folles, que la sagesse n’arrivera pas à saisir.
                                                          
Nous avons vu et entendu un pseudo cheikh répondre, à une question, que l’Islam, « autorise si c’est de bonne foi » (c’est vraiment éprouvant de devoir le rapporter) de se faire sodomiser pour faciliter l’introduction des explosifs dans le but d’un attentat-suicide (?!)


Et cette ‘fatwa’ de schizophrène qui recommande, à votre collègue de vous laisser téter son sein « cinq fois » afin « de nouer une relation de sein »! Une récente ‘fatwa’ interdit aux femmes de toucher certains fruits et légumes qui ressemblent au sexe masculin… Que dire de cet « éminent » cheikh qui ‘ordonne’ de tuer tous ceux qui soutiennent le « régime de Bachar », qu’ils soient militaires, civils, intellectuels, hommes, femmes, hommes de religion et que s’il y a erreur, «Dieu reconnaitra les siens». Ce même Karadhaoui vient d’en rajouter, dans son récent sermon du vendredi prononcé Doha, en s’en prenant aux Alaouites, au Hezbollah, à l’Iran et aux Russes ainsi « les alaouites sont plus impies que les chrétiens et les juifs », « le Hezbollah, la Russie et l’Iran sont des ennemis de dieu », « tous les musulmans doivent se diriger vers Al Qseir pour combattre le Hezbollah » (alkhabar press). Ajoutons les inepties de ce Abdelmalek Ramdani, cheikh d’Arabie Saoudite, qui interdit l’émeute et la révolte en déclarant que « tant que le dirigeant de la nation est un musulman, vous devez obéir et écouter et que s’il est non désiré, un musulman peut seulement prier et faire preuve de patience » ; mais elle ne s’applique qu’aux… monarchies. Oublions cet autre « avis » pervers de l’imam marocain Zamzami qui permet la nécrophilie à condition que le cadavre soit celui de l’épouse, mais « quelques heures » seulement après son décès. Il ajoute, après le tollé soulevé, que c’est « en référence au Coran qui dit que le mari et sa femme restent unis. [mais] un homme normalement constitué ne penserait pas à une chose pareille après la mort de sa femme » (lavieeco). À rire ou à pleurer ? Nous pouvons citer des centaines d’exemples aussi démentiels. Que des stupidités et des folies pour endormir et abrutir leurs peuples ! Que des « fatwas » qui n’expriment que des instincts bas, de la frustration, de la revanche, de la cupidité de ceux qui les ont émises ou commandées. Un dernier exemple sur leur façon de voir les choses. S’ils sont en prisons et qu’ils bénéficient d’une « grâce », après plusieurs années passées, ils interpréteront cette « grâce » ou ce « pardon » comme un signe de ‘récompense’ de Dieu pour l’acte qui les a conduits en prison. C’est donc un signal qu’ils sont dans le « vrai » et qu’ils doivent persévérer pour refaire plus et mieux !
                              
Ni l’Arabie saoudite, ni le Qatar ni d’autres ne représentent l’Islam ou les musulmans. Ils sont d’ailleurs considérés, par la majorité des musulmans, comme les fossoyeurs de l’Islam. Les ‘‘spécialistes’’ musulmans du verbiage vaseux, de l’endoctrinement et les manipulateurs occidentaux, qui partagent les mêmes intérêts, savent bien qui viser, à quel moment, par qui, dans quel but et comment!  Ces «Printemps arabes», prêchant la « démocratie », la « liberté » et les « droits de l’homme », qui ne visent que les ‘‘Républiques’’, mais jamais les ‘‘Monarchies’’, ne peuvent-ils pas réveiller toutes ces consciences dupées?

Des monarchies rétrogrades moyenâgeuses n’ayant ni vote, ni parlement, ni lois sociales qui veulent imposer aux républiques ce qu’elles ne peuvent jamais avoir chez elles ? Des monarchies qui veulent instaurer le chaos, puis instaurer le régime adéquat « l’Émirat » ou le « Khalifa », pour ne pas être contaminé par l’esprit « républicain ». Voilà le comble ! Voilà le but. Voilà ce qui arrange la politique impérialo-sioniste qui consiste à affaiblir par le désordre pour mieux dominer ! Ne pas comprendre cela est de l’aliénation, de la déchéance morale.
 
Là où passent les wahabo-takfiristes, ils ne laissent que désolation, mort et destruction contre toutes les confessions et au sein même de leur propre religion.
 
Terminons par cette citation du psychologue David Nazariyan (rapporté par IRIB) « Les terroristes salafistes … utilisent en effet la violence non pas à titre d'une réaction, mais en tant qu'un outil de guerre... ce qui relève de la pathologie. Les psychopathes sont incapables de compatir aux douleurs des autres, incapables de discerner leurs vrais besoins; à leurs yeux la violence est un outil de pouvoir, un outil qui les aide à parvenir à leurs objectifs. Un délinquant réagit à son environnement souvent incompréhensif par un acte violent puisqu'il se sent victime de cet environnement (victime de la pauvreté, de la précarité, de l'injustice sociale...) Mais un psychopathe takfiri opère par la volonté de domination et de puissance, la violence est une arme pour lui ».
 
Quelle science faudra-t-il inventer pour ces symptômes ? La psychiatrie ou la psychanalyse, qu’ils renient, n’a aucun effet sur eux.
 

Djerrad Amar

COMMUNIQUE DU FPI RELATIVEMENT A L'INSUFFISANCE DE PREUVES CONTRE LAURENT GBAGBO A LA CPI

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Communiqué de Presse N° 003/2013

 

Le lundi 3 juin 2013, la Direction du Front Populaire Ivoirien a appris, par voie de presse, que "les juges de la CPI ont estimé que le procureur n'avait pas apporté de preuves suffisantes leur permettant de confirmer les accusations de crimes contre l'humanité portées contre Laurent GBAGBO et de le renvoyer en procès."

Selon le communiqué de presse, rendu public par la Cour Pénale Internationale, les juges de la Chambre Préliminaire I ont ajourné la décision de confirmer ou non les charges de crimes contre l’humanité qui pèsent sur M. GBAGBO et "demandent au procureur d’envisager de fournir des preuves supplémentaires ou de mener des enquêtes supplémentaires".

La Direction du FPI note ainsi :

1. Que la CPI reconnait enfin que les charges pour lesquelles elle retient le Président Laurent GBAGBO à La Haye, depuis le 29 novembre 2011, sont insuffisamment fondées;

2. Que le bureau du procureur, en dépit du temps relativement long (2 ans) et des moyens colossaux dont il a bénéficiés pour mener à bien ses enquêtes, n’a pas été en mesure de produire des preuves probantes pour étayer ses accusations de crimes dont le président Laurent GBAGBO se serait rendu coupable.

C'est pourquoi, la Direction du FPI se félicite de « la décision des juges de la Chambre Préliminaire I de ne pas confirmer les charges alléguées contre le président Laurent GBAGBO… » en l’état, donnant ainsi raison au FPI qui n’a eu de cesse de proclamer l’innocence de son président-fondateur.

La Direction du FPI, qui croit profondément en la Justice, s’étonne qu’un délai supplémentaire ait été accordé au procureur « …pour  rechercher de nouvelles preuves… » et  s’estime, aujourd’hui plus qu’hier, fondé à demander légitimement à la CPI la libération du président Laurent GBAGBO afin de renforcer sa propre crédibilité.

La Direction du FPI, au nom des militantes et militants du Front Populaire Ivoirien, remercie le Procureur et la Défense pour avoir permis de démontrer aux yeux du monde la vacuité des accusations contre le président Laurent GBAGBO.

La Direction du FPI remercie chaleureusement tous les sympathisants nationaux, la Diaspora ivoirienne et africaine, les démocrates de toutes nationalités à travers le monde… pour leur engagement sans faille aux côtés du président Laurent GBAGBO.

Persuadée que la mise en liberté du président Laurent GBAGBO contribuera énormément à recoudre le tissu social ivoirien déchiré et constituera le socle d’une réconciliation nationale réelle, la Direction du FPI – une fois encore - invite instamment l’Union Africaine (UA) à s’impliquer fortement en demandant à l’ONU de prendre courageusement la décision équitable de la relaxe pure et simple du président Laurent GBAGBO.

 

Fait à Abidjan, le 5 juin 2013.

  

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard

jeudi, 06 juin 2013

STRATEGIE DE COM' FRANÇAISE SUR L'UTILISATION D'ARMES CHIMIQUES PAR LE REGIME ASSAD - UNE PALE COPIE DE LA STRATEGIE RUSSE?


 

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On parle beaucoup, en France, des "échantillons" supposés de gaz sarin ramenés de Syrie par deux envoyés spéciaux du Monde, le journaliste Jean-Philippe Rémy et le photographe Laurent Van der Stockt. Des "échantillons" qui ont permis à Laurent Fabius de lancer une énième charge contre le régime de Bachar El Assad, suite aux résultats d'analyse fournis par un laboratoire français, et aussitôt transmis à l'ONU.

Mais les médias majoritaires parlent peu de la journaliste russe Anastasia Popova et de sa démarche, qui a précédé celle des envoyés spéciaux du Monde. On peut même penser que leur campagne est une sorte de contre-feu à celle que leur consoeur a lancée. Fin avril, elle a envoyé au secrétariat général de l'ONU des "preuves" de l'utilisation d'armes chimiques par les rebelles syriens. Des éléments recueillis lors d'un reportage sur le terrain. Les Nations unies ont refusé, après un certain nombre d'atermoiements, de prendre en compte les éléments... en prenant prétexte de problèmes techniques supposés, comme l'on peut le voir dans cette vidéo du site d'investigation spécialisé dans la couverture de la Maison de Verre Inner City Press.


C'est à la suite de ce feuilleton Popova que les journalistes du Monde ont surgi sur la scène diplomatique internationale. Il est en tout cas assez frappant de s'apercevoir que, désormais, c'est la presse qui est chargée d'administrer la preuve de l'utilisation d'armes non conventionnelles face à un ennemi que l'on tente de poser en adversaire de la paix et de la sécurité internationales pour mieux l'abattre. Il est vrai qu'après l'énorme manipulation de Colin Powell, qui avait brandi à la face du monde un "échantillon" (ah ! les échantillons !) de ce qui était censé être de l'anthrax utilisé par Saddam Hussein comme arme de guerre, plus personne ne croit les boniments de la propagande officielle. Mais en quoi des proclamations de journalistes, de toute façon "attestées" par des laboratoires dépendant de l'Etat, et dont se sert la diplomatie de leur pays dans le cadre d'une chorégraphie médiatique quasi-parfaite, diffèrent-elles fondamentalement de déclarations faites directement par des officiels ?

Une chose est sûre : s'il est normal, pour un journaliste, de se montrer circonspect voire carrément sceptique face à des informations provenant d'officiels, il est difficile de chipoter plus que de raison sur des "révélations exclusives" d'autres journalistes, sans courir le risque de l'accusation d'anti-confraternité.


Théophile Kouamouo


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

LA CPI ADMET A MOTS COUVERTS N'AVOIR AUCUNE PREUVE CONTRE GBAGBO - NOUVELLE TARTUFFERIE DE L'INJUSTICE INTERNATIONALE


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La CPI admet à mots couverts n’avoir aucune preuve contre Gbagbo - Nouvelle tartufferie de l’injustice internationale - Généreusement financée par Ottawa avec nos impôts


Devant la vacuité du dossier préparé par le substitut Éric MacDonald, et par la procureure Fatou Bensouda, les juges de la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI) ont renvoyé leurs deux procureurs refaire leurs devoirs. Malgré le généreux salaire que leur paient les commanditaires de ce tribunal factice, les juges ont été obligés d’admettre, dans leur décision du 3 juin 2013, l’absence de preuves assez solides pour inculper formellement Laurent Gbagbo. Comme quoi il est difficile de trouver suffisamment de carpettes aussi véreuses que MacDonald ou la juge de Gurmendi, qui a bien essayé de tordre le bras à ses deux collègues, mais sans succès. Elle a dû rendre une opinion dissidente. Certaines personnes, comme les juges Hans-Peter Kaul et Christine Van den Wyngaert, tiennent encore à leur réputation, à défaut de s’intéresser sincèrement à la justice.

Évidemment, à moins de ne pas être informée du dossier, toute personne honnête, saine d’esprit et douée d’un minimum de sens critique sait parfaitement que les rôles ont été complètement inversés et que, dans le dossier de la Côte d’Ivoire, les criminels poursuivent la victime à La Haye, siège de la CPI et capitale de la honte du genre humain. La prostitution légalisée ne se limite pas au Red Light District d’Amsterdam. Les Pays-Bas sont une grosse putain qui loue une prison à des clients sans scrupule en échange de quelques dollars. Les criminels qui devraient être immédiatement incarcérés — à une autre époque, on les aurait envoyés sommairement à l’échafaud, et ils le mériteraient amplement, vu les crimes de masse qu’ils commettent sans cesse —, ce sont les chefs des États voyous de l’OTAN, comme Stephen Harper et ses acolytes. La victime, qui est un démocrate, un révolutionnaire et un pacifiste de la stature de Gandhi et qui est, pour cette raison, gardée en otage par les criminels, c’est Laurent Gbagbo.

Mais alors, me direz-vous, s’ils n’ont pas de preuves contre Gbagbo, ils doivent le libérer. Oui, si la CPI était un vrai tribunal, c’est ce qui se produirait. Mais la CPI n’est pas un tribunal. C’est le repaire de l’injustice internationale. Une sorte d’enclos où l’on parque les Africains empêcheurs de piller en rond. Il faut comprendre, avant tout, ce que le mégasyndicat international du crime, association mafieuse d’oligarques basée à Wall Street, essaie de faire avec les organisations internationales. Les organes de l’ONU, comme la CPI, existent pour soustraire le mégasyndicat aux lois et à l’obligation de rendre des comptes normalement associée à toute utilisation des deniers publics faite par un gouvernement responsable. La CPI n’a de comptes à rendre à personne d’autre qu’à ses vrais patrons, c’est-à-dire ses bâilleurs de fonds, comme le gouvernement d’Ottawa et l’oligarque George Soros, qui ne lui demandent pas de rendre justice, mais de se conformer à leurs objectifs criminels.

Les contribuables qui financent la CPI n’ont pas le droit de savoir comment leur argent est employé. La CPI est à l’abri de toute vérification et de toute autorité ministérielle ou parlementaire. Elle agit à la fois comme tribunal de première instance et tribunal d’appel. C’est un instrument de tyrannie aux pratiques opaques et incestueuses. Avec la complicité des mythomanes et des perroquets des médias, que le mégasyndicat tient bien en laisse avec son fric, eux aussi, elle peut prendre des décisions qui sont le contraire de la logique et de la justice sans être inquiétée. Elle peut s’appuyer sur de fausses preuves gardées secrètes pour dire n’importe quoi. L’affaire Gbagbo n’est pas la première fois qu’elle le fait, et ce ne sera certainement pas la dernière non plus. Alors, vous comprenez bien qu’il n’est pas question de libérer Laurent Gbagbo, qui avait des projets passablement nuisibles pour le mégasyndicat, notamment pour les amis de M. Harper chez Canadian Natural Resources et chez Total, où des gens comme Gary Filmon, Frank McKenna et la famille Desmarais se remplissent les poches en pompant le pétrole du golfe de Guinée à peu de frais.

Gbagbo restera emprisonné encore au moins dix mois

Au lieu de respecter le principe de l’habeas corpus, qui date de la Magna Carta, il y a 800 ans, les juges dignes du Moyen-Âge et de l’Inquisition de la CPI gardent Laurent Gbagbo en prison et donnent un peu plus de temps à la procureure et son substitut pour fabriquer de fausses preuves matérielles et inventer des mensonges moins ridicules. Ils ne veulent pas avoir l’air trop fou, quand même. Ils doivent se demander quelle mouche a piqué leurs patrons pour qu’ils ne se donnent même pas la peine de soudoyer des experts et de faire de faux rapports balistiques ou de fausses autopsies. Savoir mentir est pourtant l’ABC de l’injustice internationale. Gbagbo restera en prison encore au moins dix mois, jusqu’en avril 2014, le temps que le cirque finisse de préparer ses numéros et que le dompteur cesse de ressembler à un clown. Les juges considèrent qu’une durée de deux ans et demi d’enquête pour trouver les preuves d’un grand massacre est normale. Le droit de Laurent Gbagbo à être jugé dans un délai raisonnable serait, selon eux, respecté. Ils prennent vraiment le public pour une bande de pauvres tarés.

Pendant la fameuse crise postélectorale, de décembre 2010 à avril 2011, l’armée française et les mercenaires à casque bleu survolaient constamment Abidjan avec leurs hélicoptères. Ils prenaient des photos des positions de l’armée ivoirienne et disposaient aussi de satellites. Pire encore, l’endroit où le carnage était le plus intense était le quartier Abobo, où les tueurs de Ouattara, amis de Sarkozy et de l’ONU, régnaient sans partage. Dès février 2011, il était donc facile pour les Français et l’ONU d’y faire des enquêtes sans même demander la permission de l’armée et de la police ivoirienne. Mais il est certain qu’on n’a pas envie de faire enquête lorsque les assassins appartiennent au camp de celui qu’on veut dépeindre comme un honnête homme et installer à la présidence.

Les faux humanitaires de Human Rights Watch et des autres ONG à gages, eux aussi rémunérés par Soros et les États voyous — tiens, tiens, quelle coïncidence —, lançaient violemment diverses accusations contre Gbagbo. Ils prétendaient avoir découvert des charniers ou s’indignaient avec horreur des massacres de femmes à la mitrailleuse lourde qui avaient été prétendument commis par les « pro-Gbagbo ». Cela ne faisait aucun doute, à les entendre. Tous les médias le répétaient sans cesse. Or, depuis le 11 avril 2011, n’ont-ils pas eu le temps d’identifier et d’autopsier les cadavres et de faire diverses autres expertises ? Il est évident qu’il n’y a aucune preuve contre Laurent Gbagbo, sinon on les aurait trouvées depuis longtemps. On ne les a pas trouvées, donc il faut les fabriquer, et la forgerie accuse du retard, ce qui est très embarrassant.

J’ai téléphoné au porte-parole de la CPI, Fadi El Abdallah, un amuseur bien dressé pour fournir les réponses qu’on lui a fait répéter comme à un mauvais comédien. Il m’a redit les excuses alambiquées de la CPI pour ne pas libérer Gbagbo en attendant son éventuel procès. Tout d’abord, me précise M. Abdallah, « Gbagbo n’est pas emprisonné ; il est seulement détenu. » Jolie nuance. Le principal intéressé sera sans doute heureux d’apprendre qu’en fin de compte, il est libre entre quatre murs.

Les juges considèrent que Laurent Gbagbo risquerait de ne plus vouloir participer à leur tartufferie d’injustice s’il était libéré. Il s’enfuirait et, disposant de puissants moyens, nuirait aux enquêtes. Quels puissants moyens ? Seraient-ce les puissants moyens que Gbagbo a utilisés lorsque les hélicoptères français bombardaient outrageusement sa résidence, en avril 2011, c’est-à-dire rien d’autre que s’abriter au sous-sol ? Quelle puissance ! Seraient-ce les armes inventées par les faux experts de l’ONU qui accusent sans preuve matérielle les pro-Gbagbo de comploter au Liberia, au Mali ou au Ghana pour renverser Ouattara ? Laurent Gbagbo n’a pas un rond, son parti politique subit une violente répression et ses anciens collaborateurs sont soit morts assassinés par les rebelles à la solde de Ouattara, soit incarcérés et torturés, soit forcés à vivre en exil, où leurs parents et amis, simples citoyens n’ayant pas collectivement le millième de la fortune de Soros, s’efforcent de leur envoyer de quoi se nourrir, se loger et se vêtir modestement. Mais, selon M. Abdallah, les juges disposeraient de preuves secrètes sur les puissants moyens de Laurent Gbagbo. Que c’est donc pratique, le secret, quand on n’a de comptes à rendre à personne ! Parions que je fais partie du « puissant réseau » au service de Laurent Gbagbo.

En fait, les juges de la CPI sont parfaitement conscients qu’ils gardent prisonnier un innocent qui est immensément populaire et qui a la sympathie, voire l’admiration de centaines de millions de personnes que le cartel médiatique s’emploie à museler. Ils savent qu’une fois libéré, Laurent Gbagbo mobiliserait non pas des armées de mercenaires, mais des foules d’Ivoiriens aux mains nus et qu’il serait facilement porté au pouvoir en Côte d’Ivoire, si la démocratie y était vraiment respectée. Après deux années de dictature Ouattara, les Ivoiriens en ont plus que soupé de son gouvernement ethnique, de ses pratiques génocidaires, du vol de leurs biens, de leur maison et de leurs terres, de la corruption multipliée par dix, de la fausse justice, de la fraude électorale massive, de la vie sous les tentes du HCR et de la croissance économique qui ne bénéficie qu’aux multinationales et à une clique de sangsues.

La CPI menteuse et elle-même criminelle

Les juges invoquent comme prétexte pour maintenir Laurent Gbagbo en détention que celui-ci n’a pas renoncé à la présidence. Pourquoi devrait-il y renoncer ? C’est un crime de vouloir briguer les suffrages ? En somme, la CPI a, parmi ses pouvoirs autoattribués saugrenus, le droit de disqualifier des candidats potentiels à la présidence d’un État souverain. Pire encore, elle décide par décret pontifical du résultat de la dernière élection présidentielle. Par la voix de la précieuse ridicule Bensouda et contre toute logique — puisque, comme l’a si bien souligné Laurent Gbagbo, il faut savoir qui a perdu l’élection pour pouvoir dire lequel des deux candidats a semé le trouble —, la CPI a annoncé au monde qu’elle n’examinerait pas la question de la supposée victoire de Ouattara, même s’il existe des preuves indubitables de fraudes massives commises par les partisans armés de ce dernier, dans la zone du pays sous son emprise, en novembre 2010. Bref, le résultat de l’élection du 28 novembre 2010 fait partie des dogmes intouchables de l’Église de la sainte Vérité.

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Le propagandiste expert François Brousseau répand sur les ondes et dans les pages de Radio-Canada un dogme de l’Église de la sainte Vérité, envers et contre les faits et la logique la plus élémentaire. Laurent Gbagbo a été en toute légalité déclaré vainqueur au second tour de l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire, seule institution de ce pays habilitée à proclamer le résultat définitif de l’élection. Des fraudes massives relevées par tous les observateurs ont été commises dans la zone du pays sous l’emprise des rebelles de Ouattara. Mais François Brousseau a tout de même le culot d’annoncer à son public captif et naïf que « Laurent Gbagbo […] refuse obstinément de reconnaître sa nette défaite aux urnes ».

Ce gros mensonge passe comme une lettre à la poste, à l’instar de nombreux autres mensonges proférés régulièrement par Radio-Canada pour aider Bay Street à réaliser des bénéfices mirobolants. Grâce à l’aide de François Brousseau, le gouvernement du Canada a pu financer sans que les contribuables regimbent l’oligarque terroriste Ouattara, que Brousseau a fait passer pour un « ancien dissident politique [ayant payé] courageusement de sa personne son combat politique », ce qui est archifaux. Les deniers publics canadiens ayant aidé Ouattara à renverser Laurent Gbagbo dans un bain de sang, le renvoi d’ascenseur ne s’est pas fait attendre : la multinationale Canadian Natural Resources a pu signer de juteux contrats d’exploitation pétrolière dans le golfe de Guinée.

En dépit du droit international, dont la souveraineté des États est un principe fondamental, en dépit du droit ivoirien et en dépit du bon sens le plus élémentaire, la CPI, qui n’a de comptes à rendre à personne d’autre que de grands criminels, s’arroge le droit de nier la décision du Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire, seule institution habilitée à proclamer le résultat de l’élection présidentielle. Pire encore, la CPI refuse la décision des autorités ivoiriennes légitimes non pas à l’issue d’une enquête et d’une procédure, mais par simple déclaration sommaire d’une grotesque arriviste affublée du titre de procureure.

Les jacassements des perroquets médiatiques et les déclarations d’un fonctionnaire corrompu de l’ONU sont les raisons sur lesquelles la CPI s’appuie pour dire que Gbagbo a perdu l’élection. Les faits et les décisions judiciaires n’ont apparemment aucune importance à ses yeux. En toute objectivité et sans risquer de se tromper, on peut dire que la CPI encourage le non-respect du droit et le chaos. Que sa procureure avalise sommairement un coup d’État sanglant comme s’il s’agissait d’une démarche démocratique est une invitation aux Africains à ne pas respecter leurs Constitutions et les lois qui en découlent. Mieux vaut faire la guerre et prendre le pouvoir par les armes, comme Ouattara l’a fait, plutôt que de demander un recomptage des voix, comme Gbagbo. Vous aurez ensuite le sceau d’approbation de Mme Bensouda. Ce comportement de la part d’une personne censée représenter la justice serait, dans n’importe quel pays qui se respecte, un motif tout à fait valable pour radier cette personne du barreau. Néanmoins, la fourberie de la CPI ne s’arrête pas là.

Dans son communiqué du 3 juin, la CPI invente un nouveau terme ayant manifestement pour but de protéger le caïd ivoirien du mégasyndicat : « les groupes armés opposés aux forces pro-Gbagbo ». Pardon ? Vous avez dit les « anti-pro-Gbagbo », en somme. Mais pour qui bossaient-ils, ces terroristes génocidaires malpropres et analphabètes qui tuaient et tuent encore les ethnies jugées favorables à Laurent Gbagbo ? Tout le monde sait qu’ils bossaient pour un dénommé Alassane Ouattara et ses généreux parrains de l’OTAN, dont Stephen Harper, j’insiste pour le dire, est l’un des plus enthousiastes. L’argent des contribuables canadiens a servi à massacrer des Ivoiriens.

La circonlocution adoptée par la CPI pour désigner les « pro-Ouattara » est révélatrice de son refus de reconnaitre l’évidence, soit le fait que, depuis 2002, Ouattara est le grand chef, d’abord officieux, puis officiel, d’une bande de terroristes sanguinaires. Pourquoi la CPI emploie-t-elle ce vocabulaire créatif ? Parce qu’elle veut mettre les vrais coupables, Ouattara et ses alliés de l’OTAN, à l’abri des poursuites. Son intention est limpide. Les « pro-Ouattara » deviennent des « anti-pro-Gbagbo », et la CPI ne poursuivra jamais personne d’autre que des sous-fifres dans le camp de Ouattara et de l’OTAN. Faut-il le répéter, la CPI n’est pas un tribunal ; c’est le repaire de l’injustice. Ça crève les yeux.

Preuve que la CPI ne fait pas vraiment enquête sérieusement et qu’elle se contente d’incriminer faussement l’empêcheur de piller en rond Laurent Gbagbo, le substitut MacDonald, coqueluche en puissance de Radio-Canada et peut-être même futur candidat d’un parti politique semant au Québec la gangrène fédéraliste néocoloniale, n’a même pas mis les pieds dans un camp de réfugiés, où des dizaines de milliers de victimes l’attendent pour lui expliquer ce qu’ils ont subi aux mains des barbares de Ouattara. Pour MacDonald, les réfugiés n’existent pas. Le massacre de Duékoué est un épisode secondaire du conflit sanglant en Côte d’Ivoire. Ce qui compte, ce sont les racontars médiatiques.

Combien de temps encore les contribuables québécois accepteront-ils de verser des impôts à Ottawa pour financer l’injustice internationale ? Combien de temps encore le gouvernement de Québec, qui se dit souverainiste, fermera-t-il les yeux sur les crimes de masse auxquels participe Ottawa avec l’argent qu’il nous soutire sans que jamais nous n’ayons accepté démocratiquement de faire partie de la fédération canadienne ? Combien de temps encore les journalistes de Radio-Canada continueront-ils de mentir effrontément au public qui leur verse leur généreuse rétribution ? Quel avenir préparons-nous à nos enfants en nous taisant devant les tartufferies de l’injustice internationale, ce qui fait de nous objectivement des complices des pires crimes contre l’humanité ?


Laurent Gbagbo s’adresse en toute simplicité aux juges de la CPI et leur donne une leçon magistrale de démocratie et de probité. Sa vie durant, il a lutté pacifiquement pour la démocratie, pour la primauté du droit, pour la souveraineté du peuple ivoirien et pour l’Afrique. Il rappelle aux juges et à l’équipe de la procureure que le litige issu de l’élection du 28 novembre 2010 est au coeur de l’affaire et que la CPI ne saurait juger Laurent Gbagbo sans d’abord faire la lumière sur cette question.

« Madame la procureure a dit une phrase qui m’a un peu choqué, en disant que nous ne sommes pas là pour voir qui a gagné les élections et qui ne les a pas gagnées. Mais on ne peut pas parler, on ne peut pas débattre de la crise postélectorale et ne pas savoir comment les élections se sont passées.

« Qui a gagné les élections ? Parce que c’est celui qui ne les a pas gagnées qui a semé le trouble. Je crois que c’est ça, la logique. Donc, la question est là : Qui a gagné les élections ? […] quand je demandais qu’on recompte les voix, ce n’était pas une phrase en l’air. »


Bernard Desgagné


Source: VIGILE.NET

CPI - DEUX ANS SANS PREUVES SUFFISANTES - LES JUGES METTENT UNE GROSSE PRESSION SUR L'ACCUSATION

 

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Après plus de deux ans d’enquête, pas de preuves suffisantes contre Gbagbo – Les juges mettent une grosse pression sur l’Accusation


Obligation d’enquêter, désormais ! Les juges de la Chambre préliminaire I, dans leur décision d’hier, reprochent très clairement au bureau du procureur de la CPI de ne pas avoir mené de vraies investigations. Et bombardent Bensouda et ses adjoints de requêtes qui prennent en compte la quasi-totalité des réserves exprimées par la Défense lors de l’audience de confirmation des charges.


Surtout ne pas analyser la décision de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale en dehors du contexte politique et diplomatique ! Hier, le collège de juges dirigé par Silvia Fernandez de Gurmendi a décidé « d’ajourner l’audience » et de « demander au Bureau du procureur de soumettre des preuves additionnelles ou de conduire des enquêtes supplémentaires sur un certain nombre de points. » Et pour cause : à la majorité, les juges ont considéré « que les éléments présentés par le Procureur dans cette affaire ne permettent pas de décider s’il y a des motifs substantiels de croire que M. Gbagbo a commis les crimes qui lui sont reprochés. »

Très clairement, les juges ont donc refusé de confirmer – en l’état – les charges contre le président Gbagbo. Mais ils n’ont pas voulu les infirmer non plus. En donnant un délai supplémentaire à Fatou Bensouda et ses adjoints, en les renvoyant à leur copie, ils ont coupé la poire en deux. Ils ont rendu une décision politique qui, bien qu’entrant dans le cadre du statut de Rome, n’en reste pas moins curieuse pour les praticiens des droits nationaux ordinaires, et pour les observateurs donnés d’un solide bon sens commun. Lesquels se posent une question : si après plus de deux années d’enquête et plus de dix-huit mois d’incarcération, l’Accusation n’a pas pu bâtir un dossier solide contre Gbagbo, pourquoi n’est-il pas purement et simplement libéré ? Ce serait oublier que la CPI est une juridiction éminemment politique, et que le statut de Rome donne un pouvoir excessif à un bureau du Procureur qui agit quasiment en dehors de tout contrôle, et qui est jusqu’ici politiquement relié, jusqu’à la caricature, aux puissances occidentales qui conduisent à La Haye les hommes politiques africains qui leur déplaisent. Très clairement, ce sont les gouvernements français et américains qui ont «eu la peau» de Gbagbo, accusé de tous les péchés de la lagune Ebrié. Ce n’est que dans le cadre de ce rapport de forces plus que défavorable à l’ancien chef de l’Etat ivoirien que la décision d’hier apparaît comme une cinglante défaite pour l’Accusation ; et comme une paradoxale victoire pour la Défense – dans la mesure où Gbagbo demeure dans les liens de la détention.

Que reprochent les juges à Louis Moreno-Ocampo et à Fatou Bensouda, qui ont piloté successivement le dossier d’accusation ? « La Chambre a demandé au Procureur de présenter davantage d’informations sur la structure organisationnelle des forces pro-Gbagbo, les confrontations possibles entre ces forces et des groupes armés opposés, et sur l’adoption alléguée d’un plan visant à attaquer la population civile considérée comme « pro-Ouattara ». Les juges ont également demandé au Procureur de présenter des informations supplémentaires sur les victimes, les préjudices qu’elles auraient subis ainsi que leur allégeance réelle ou supposée », résume la CPI. La rédaction d’un nouveau document de confirmation des charges semble s’imposer. On peut penser à juste titre que l’Accusation aura le loisir de revoir sa copie, comme un étudiant recalé à qui il est offert une seconde chance. Mais les conditions requises pour passer l’examen en « deuxième session » sont pour le moins drastiques…

Défaite en rase campagne du bureau du procureur

Si on veut traduire leur langage juridique, les juges pensent qu’il est nécessaire de savoir qui a fait quoi dans le cadre des crimes reprochés à Gbagbo, afin que les responsabilités puissent remonter des «auteurs directs» au « coauteur indirect » que serait le premier président de la Deuxième République ivoirienne. Ils ont été sensibles à l’argumentaire de la Défense selon lequel les crimes allégués ne peuvent être évalués en dehors du contexte de guerre civile, et des dérapages inévitables dans ce genre de situation – de part et d’autre. Au regard des éléments dont ils disposent, ils ne sont pas convaincus de l’existence du fameux « plan commun » visant à attaquer les civils pro-Ouattara parce qu’ils sont des civils pro-Ouattara. La Défense avait, au cours de l’audience de confirmation des charges, insisté sur le fait que les victimes présentées par l’Accusation étaient inconnues. Les juges l’ont suivi en demandant des informations sur leur identité, et des éléments sur leur allégeance politique réelle ou supposée. Profondément affaiblie, l’Accusation devra donc fournir un travail titanesque pour « combler » les trous béants de son dossier, qui ont été pointés clairement par les juges.

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Il faut entrer dans le cœur de la décision de 23 pages disponible pour l’instant uniquement en anglais pour prendre la mesure de la défaite en rase campagne du bureau du procureur. Les juges ne sont pas absolument pas satisfaits du « standard » des preuves présentées par le duo Ocampo-Bensouda. Ils notent «  avec une grande préoccupation » que le procureur s’est appuyé lourdement sur des articles de presse et des rapports d’ONG, alors que de tels éléments de preuve ne peuvent pas être présentés comme le fruit d’une enquête « consistante et adéquate ». Ces éléments peuvent constituer une «introduction utile» au contexte historique, mais ne sauraient constituer « un substitut valide au type de preuves » nécessaire dans le cadre d’une confirmation des charges. La majorité des 45 incidents sur lesquels s’appuie le bureau du procureur sont « prouvés uniquement » par des rapports d’ONG, de l’ONU et des articles de presse !

Les juges veulent des détails et des preuves matérielles !

Les juges de la Chambre préliminaire I ont détaillé de manière assez précise, dans leur décision, les points qu’ils souhaiteraient voir éclairés, et ces points sont particulièrement dérangeants à la fois pour le bureau du procureur et pour le camp Ouattara. Jusqu’à présent, l’Accusation se réfugiait derrière le concept de « séquençage » de sa procédure. Il était manifestement question d’enquêter d’abord sur Gbagbo et les siens avant de se lancer dans des investigations au sujet de Ouattara et des tueurs de son régime. Les juges demandent des informations précises sur « les positions, mouvements et activités » de tous les groupes armés opposés aux forces pro-Gbagbo, notamment les Forces nouvelles et le commando invisible, de novembre 2010 à mai 2011. Ils veulent des informations sur la structure organisationnelle des « forces pro-Gbagbo », les liens hiérarchiques et fonctionnels entre les différents « sous-groupes » et la structure d’ensemble, notamment « le cercle rapproché » qui, selon le procureur, coordonnait, finançait et pourvoyait les différentes forces en moyens. Le procureur, qui est demeuré dans le flou pour essayer de prouver qu’il existait un « plan commun », doit dire quand, comment et par qui « le plan commun » a été décidé. Il doit donner des détails sur le contenu des réunions au sujet de ce plan commun. Et il doit expliquer par quels moyens ce plan a été diffusé auprès des forces pro-Gbagbo sur le terrain après avoir été adopté. Pour chacun des 45 incidents notifiés par le procureur, les juges exigent de savoir si leurs auteurs agissaient dans le cadre de la fameuse «politique» visant à persécuter une partie du corps national. Ils veulent savoir à quel «sous-groupe» ou unité appartenaient les personnes impliquées dans chacun des incidents. Ils veulent avoir des informations sur le nombre de victimes, les sévices subis, la perception de leur appartenance politique réelle ou supposée. Ils veulent avoir des informations sur les liens entre les différents incidents évoqués, dans la mesure où ils sont censés faire partie d’un plan d’ensemble. Sur l’attaque de la RTI du 16 décembre 2010 et les événements du 12 avril 2011, les juges veulent plus des « preuves plus spécifiques » sur chacun des sous-incidents, notamment sur les cas de violences sexuelles. Sur la «marche des femmes» d’Abobo du 3 mars 2011 et les « bombardements » d’Abobo du 17 mars 2011, les juges demandent des éléments de nature médico-légale ou d’autres preuves permettant de savoir qui a tiré dans chacun des cas et quelles cibles était visées.

Cette complexité que l’Accusation ne veut pas voir

Il est clair que les juges de la Chambre préliminaire I sont sceptiques quant au « narratif » de l’Accusation. Ils l’accusent à mi-mots de ne pas avoir enquêté du tout. Ils lui demandent de mettre la main dans le cambouis et de faire des investigations détaillées. Or, il est plus que risqué pour elle d’entrer dans la complexité des situations et de la guerre post-électorale de 2010-2011. Admettre le contexte d’une guerre civile – lancée par les pro-Ouattara – serait détruire l’édifice de diabolisation unilatérale bâti patiemment depuis plus de dix ans par la nébuleuse internationale qui avait juré la perte de Gbagbo. Enquêter scientifiquement sur chacun des incidents évoqués, c’est prendre le risque de mettre en lumière des événements isolés, liés à la difficulté, pour les FDS, de faire face à un ennemi «invisible» camouflé au sein de la population. C’est aussi prendre le risque de voir dévoilés les mensonges, manipulations et coups tordus du camp Ouattara – qui avait intérêt à diaboliser au maximum le pouvoir en place, y compris en commettant des crimes afin d’en faire porter le chapeau à l’adversaire. Plus que jamais, Fatou Bensouda est sous pression sur le dossier ivoirien. Plus que jamais aussi, les juges de la Chambre préliminaire I seront « travaillés au corps » par la puissante coalition internationale qui a intérêt à maintenir Gbagbo dans son statut actuel. Celui d’otage.


Théophile Kouamouo


Source: Le Nouveau Courrier

mercredi, 05 juin 2013

TOUSSAINT ALAIN: «LA CPI N'A PAS D'AUTRE CHOIX QUE DE LIBERER GBAGBO»

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COMMUNIQUE DE PRESSE


Dans un communiqué en date du lundi 3 juin 2013, les juges de la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) indiquent ne pas disposer d’informations ou d’éléments suffisants pour décider de mener un éventuel procès contre le président Laurent Gbagbo.

Cette décision est un cinglant désaveu pour le Procureur de la CPI et un coup dur pour le régime de Monsieur Alassane Ouattara, qui a monté un dossier constitué de crimes imaginaires contre son rival politique. C’est surtout un grand pas vers la libération pleine et entière du Président Laurent Gbagbo, injustement incarcéré depuis plus de dix-huit mois par la CPI.

Une manche vient d’être gagnée par les avocats de la défense. Ensemble, poursuivons le plaidoyer partout, notamment dans les cercles de décision politiques et en direction des opinions publiques afin de consolider cet avantage et remporter la victoire finale.

Le Président Laurent Gbagbo est innocent : la CPI, qui joue sa survie et sa crédibilité, n’a pas d’autre choix que de le libérer.

 

Paris, le 4 juin 2013.

 

Toussaint Alain

Ancien conseiller du Président Laurent Gbagbo,
Président de Côte d’Ivoire Coalition, Inc.

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CPI - LE BIG BROTHER NE PERD JAMAIS!

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Nous avons une fois encore gagné. Et il ne faut pas bouder sa joie. Notre champion, décidément ne perd pas de procès. Parce qu’il a toujours été convaincu d’une chose : un homme politique, digne de ce nom, doit toujours inscrire son action dans le strict respect du droit et Laurent Gbagbo s’est toujours adossé au droit, et à la constitution de son pays. C’est pourquoi, là où le droit se célèbre, il ne craint rien. Ils lui ont proposé de lui accorder la liberté provisoire à condition qu’il reste déporté dans un autre pays que le sien. Il leur a répondu qu’il préfère plutôt être jugé, condamné et finir ses jours dans une prison selon le verdict du droit ou de la justice, fut-il inique, que de finir ses jours en exil, en violation flagrante de la loi fondamentale de son pays. « Aucun Ivoirien ne doit être contraint à l’exil.» Cette posture rappelle bien celle du philosophe Socrate, le Père de la civilisation occidentale. Un ami m’a dit un jour que le cas Gbagbo est un casse-tête pour la communauté internationale parce qu’il leur oppose avec la rigueur juridique qui l’accompagne, les principes élémentaire de la civilisation qu’elle croit détenir et qu’elle croit nous apporter. Elle se rend compte qu’avec ce monsieur, de quelque façon qu’elle veuille le prendre, elle passera pour être le creuset de la sauvagerie.

Le Président Gbagbo a gagné son procès contre les procureurs O Campo et Ben Souda. N’en déplaisent à ceux qui veulent se contenter aujourd’hui du report du procès de confirmation des charges. Ils ont perdu et il devrait avoir honte d’être si indignes de diriger un peuple qui est attaché à son âme, c’est-à-dire au droit. Le droit et la loi sont les éléments constitutifs de l’âme d’un peuple. Ils peuvent être durs, tyranniques, mais c’est son respect qui maintient le peuple dans son concept. Lorsqu’on n’obéit pas aux lois et au droit qu’un peuple s’est librement donné, on ne mérite pas de le diriger parce qu’on est simplement un hors-la-loi. Nulle part dans notre constitution, il n’est dit qu’il faut recourir à la violence pour solder un contentieux électoral. Notre constitution prévoit tous les recours démocratiques possibles. Ce qu’on a vu après les élections de 2010 relève simplement du banditisme.

Qu’on demande aujourd’hui à Fatou Ben Souda de repartir sur les lieux du crime pour ramener plus de preuves qu’elle n’en a déjà produites est tout simplement un aveu d’échec d’une communauté internationale qui ne sait que faire du cas Gbagbo. Le "nègre" a été plus intelligent que la machine civilisatrice. Parce que comment celui ou celle qui n’a pu rassembler des preuves suffisantes sur un lieu de crime encore tout frais, peut-il en trouver quand celui-ci a été souillé ? L’enquêtrice trouvera les preuves qu’elle viendra chercher en Côte d’Ivoire. Le régime actuel est prêt pour ça. On lui connait difficilement d’autres prouesses. Mais comment Ben Souda, qui inventait déjà les preuves, quand elles étaient encore fraiches et disponibles, procédera-t-elle pour démontrer qu’elle n’invente plus rien ? comment a-t-elle fait pour ne pas voir, la première fois, ces preuves accablantes qui devraient condamner Gbagbo dès que possible ? La cause est perdue pour eux. L’habillage temporel dont il recouvre leur décision n’est rien d’autre qu’une façon pour eux de sauver la face.

J’étais dans cette euphorie infantile quand un ami dont j’apprécie la perspicacité m’a appelé pour me dire ceci : « Jeune homme, c’est dans cette posture de vaincu que Big Brother est très dangereux parce que, dans le fond, il ne perd jamais. Ne nous laissons surtout pas endormir par le fumigène. Continuons de rester vigilant en ayant le triomphe modeste et travaillons maintenant à ce que Big Brother se convertisse et change de camp… »


Joseph Marat

 

Source: Le blog de Joseph Marat

mardi, 04 juin 2013

LA JUGE SILVIA FERNANDEZ DE GURMENDI DEMANDE LA LIBERATION DU PRESIDENT GBAGBO

 

côte d'ivoire,cpi,LA JUGE SILVIA FERNANDEZ DE GURMENDI, DEMANDE LA LIBERATION DU PRESIDENT GBAGBO,audience de confirmation des charges à la haye


Urgent!!! Une juge de la CPI demande la libération du président Gbagbo

 

La Cpi vient de renvoyer la décision sur la confirmation des charges contre le président Gbagbo. Dans un communiqué, la Cour pénale internationale affirme en substance qu’au vu des preuves en possession des juges, il n’est pas possible de confirmer les charges contre le président Gbagbo, et les juges accordent au procureur un peu de temps afin d’apporter plus de preuves.

Cette dernière décision des juges a été contestée par la juge Silvia Fernández de Gurmendi qui, arguant du fait que la majorité des juges soient d’accord sur le fait que les preuves soient insuffisantes, a demandé à la cour de prononcer simplement et purement une décision. Prononcer une décision, dans ce cas, aurait voulu dire relaxer purement et simplement le président Gbagbo.

Dans une longue lettre de 20 pages adressée aux autres membres de la cour, la juge Silvia Fernández de Gurmendi donne les raisons de son désaccord avec la décision d’ajourner l’audience qui aurait purement et simplement fait relaxer le président Gbagbo.

Nous reviendrons plus en détails sur cette décision historique qui prouve que le président Gbagbo se trouve à la CPI pour des raisons politiques, et que la majorité des juges fait le jeu de la France et de son pouvoir vassal d’Abidjan, en le maintenant loin de son pays.

 

SourceACC – Côte d’Ivoire

lundi, 03 juin 2013

URGENT! CPI - LE VERDICT DE GBAGBO AJOURNE (OFFICIEL)

 

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Dans un communiqué de presse [en Anglais] que nous venons à l’instant [3 juin 2013] de recevoir de la CPI, la Chambre préliminaire I décide de reporter le verdict du procès en [non]confirmation des Charges contre l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et demande par la même occasion des investigations supplémentaires au Bureau du Procureur, Fatou Bensouda, au regards de l’article 61(7)(c)(i).

Les demandes d’informations complémentaires concernent selon les juges de la chambre préliminaire I, six points. Sont concernés entre autres la structure de commandement exacte des forces pro-Gbagbo, leur évolution en fonction du conflit et les preuves d’allégations de viols.

La Chambre demande au Bureau du Procureur de fournir un nouveau document d’accusations (charges) au plus tard le 15 novembre 2013. Les pièces à conviction devront être déposées au plus tard le 16 décembre 2013.

Le communiqué de la CPI indique enfin que la Juge Fernández de Gurmendi, se dissociait de la décision d’ajournement du verdict.

Selon nos informations, au vu de cette décision de report du verdict, les Conseils [avocats] de Laurent Gbagbo, pourraient introduire une nouvelle demande de mise en liberté provisoire.


Source: CONNECTION IVOIRIENNE

CPI. Le verdict de la Chambre préliminaire I est une victoire de Gbagbo et des avocats de la Défense. Dans le contexte diplomatique actuel, sachant que ce tribunal est une cour profondément politique, Maître Altit et ses confrères ont obtenu le maximum. La CPI n'a pas voulu aggraver son discrédit. Mais le combat est loin d'être terminé. Notre analyse complète dans Le Nouveau Courrier de demain.


Théophile Kouamouo


Si les juges estiment que le verdict doit être ajourné jusqu'à la fin de l'année 2013 pour insuffisance de preuves, après deux années de joutes judiciaires, c'est qu'il ne reste qu'une décision à prendre, la seule qui vaille: la libération pure et simple de Laurent Gbagbo. Toute autre décision serait du tripatouillage et la mise au jour d'un complot indécent contre une icône africaine. Qu'ils nous prouvent maintenant, mieux que des discours et démentis officiels de non-chasse raciale aux Africains, qu'ils ne sont pas une justice de pacotille en prenant LA décision qui s'impose! Nous attendons de voir.


Fernand Dindé

DECLARATION FINALE DE L'ASSEMBLEE DES MOUVEMENTS SOCIAUX - FORUM SOCIAL MONDIAL, TUNIS 2013

 

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A titre d'information pour les lecteurs de Regards Croisés. Bon à savoir, même si nous sommes loin d'en partager toutes les positions et objets de lutte. Fernand Dindé.


Déclaration finale de l’Assemblée des mouvements sociaux, tenue lors du Forum social mondial 2013 à Tunis, le 29 mars 2013.

Nous, réunies et réunis lors de l’Assemblée des mouvements sociaux du Forum social mondial 2013 à Tunis affirmons l’apport capital des peuples du Maghreb-Mashrek (du Nord d’Afrique jusqu’au Moyen Orient) dans la construction de la civilisation humaine. Nous affirmons que la décolonisation des peuples opprimés reste pour nous, mouvements sociaux du monde entier, un grand défi à relever.

Au sein du processus FSM, l’Assemblée des mouvements sociaux est l’espace où nous nous réunissons dans le respect de notre diversité, pour construire nos agendas et luttes communes contre le capitalisme, le patriarcat, le racisme et toute forme de discrimination et d’oppression.

Nous avons construit une histoire et un travail communs qui a permis certaines avancées, notamment en Amérique latine, où nous avons réussi à freiner des politiques néolibérales et concrétiser plusieurs alternatives pour un développement socialement juste et respectueux de la nature.
Ensemble, les peuples de tous les continents mènent des luttes pour s’opposer avec la plus grande énergie à la domination du capital, cachée derrière des promesses de progrès économique et d’apparente stabilité politique.

Maintenant, nous nous trouvons dans un carrefour où les forces conservatrices et rétrogrades veulent arrêter les processus initiés il y a deux années par des soulèvements populaires dans la région du Maghreb-Mashrek qui ont permis de faire chuter des dictatures et de remettre en cause les politiques néolibérales imposées aux peuples. Ces soulèvements se sont étendus à tous les continents du monde en générant le mouvement des indignés et les occupations des places publiques d’Athènes à Wall Street.

Les peuples du monde entier subissent aujourd’hui l’aggravation d’une crise profonde du capitalisme dans laquelle ses agents (banques, transnationales, groupes de médias, institutions internationales et tous les gouvernements complices avec le néolibéralisme) cherchent à accroître leurs bénéfices au prix d’une politique interventionniste et néocolonialiste.

Guerres, occupations militaires, traités néolibéraux de libre-échange et «mesures d’austérité» se voient traduits en paquets économiques qui privatisent les biens communs et les services publics, baissent les salaires, réduisent les droits, augmentent le chômage, augmentent la surcharge des femmes dans le travail de soins et détruisent la nature.

Ces politiques affectent lourdement les pays riches du Nord, augmentent les migrations, les déplacements forcés, les expulsions de logements, l’endettement et les inégalités sociales comme on peut le voir tous les jours en Grèce, à Chypre, au Portugal, en Italie, en Irlande et dans l’Etat Espagnol. Elles renforcent le conservatisme et le contrôle sur le corps et la vie des femmes. En outre, ils tentent de nous imposer « l’économie verte » comme solution à la crise environnementale et alimentaire, ce qui non seulement aggrave le problème, mais débouche sur la marchandisation, la privatisation et la financiarisation de la vie et de la nature.
 
Nous dénonçons l´intensification de la répression des peuples rebelles, l’assassinat de leaders des mouvements sociaux, la criminalisation de nos luttes et de nos propositions.

Nous affirmons que les peuples ne doivent pas payer pour cette crise et qu’il n’y a pas d’issue possible au sein du système capitaliste. Ici, à Tunis, nous réaffirmons notre engagement avec la construction d’ une stratégie commune de lutte contre le capitalisme.  C’est pour ça que, nous, les mouvements sociaux luttons :

- Contre les transnationales et le système financier (FMI, BM et OMC),
 principaux agents du système capitaliste, qui privatisent la vie, les services publics et les biens communs comme l’eau, l’air, la terre, les semences, les ressources minérales, promeuvent les guerres et les violations des droits humains. Les transnationales multiplient l’exploitation frénétiques des ressources naturelles en portant atteinte à la vie, accaparent nos terres et développent les semences et les aliments transgéniques qui privent les peuples de leur droit à l’alimentation et détruisent la biodiversité.

Nous luttons pour l´annulation de la dette illégitime et odieuse qui est aujourd´hui un instrument global de domination, de répression et d´asphyxie économique et financière des peuples.

Nous refusons les accords de libre-échange que nous imposent les États et les transnationales et nous affirmons qu’il est possible de construire une mondialisation d’un autre type, par les peuples et pour les peuples, fondée sur la solidarité et sur la liberté de circulation pour tous les êtres humains.

- Pour la justice climatique et la souveraineté alimentaire. Nous savons que le réchauffement global est le résultat du mode capitaliste de production, de distribution et de consommation. Les transnationales, les institutions financières internationales et les gouvernements qui sont à leur service ne veulent pas réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Nous dénonçons l´« économie verte », et refusons les fausses solutions à la crise climatique comme les agrocarburants, les organismes génétiquement modifiés, la géoingénierie et les mécanismes de marché de carbone, comme le REDD (Réduction des Émissions liées à la Déforestation et à la Dégradation), qui font miroiter aux populations appauvries des progrès, tout en privatisant et transformant en marchandises les forêts et les territoires où ces populations ont vécu pendant des millénaires.

Nous défendons la souveraineté alimentaire et l’agriculture paysanne qui constituent une solution réelle à la crise alimentaire et climatique et permettent aussi l’accès à la terre pour celles et ceux qui la travaillent. Pour cela, nous appelons à une grande mobilisation pour stopper l’accaparement des terres et soutenir les luttes paysannes locales.

- Contre la violence envers les femmes qui est exercée régulièrement dans les territoires occupés militairement, mais aussi contre la violence dont souffrent les femmes quand elles sont criminalisées parce qu’elles participent activement aux luttes sociales. Nous luttons contre la violence domestique et sexuelle qui est exercée sur elles quand elles sont considérées comme des objets ou marchandises, quand leur souveraineté sur leur corps et leur spiritualité ne sont pas garanties. Nous luttons contre la traite des femmes, des filles et garçons.
Nous défendons la diversité sexuelle, le droit à l’autodétermination du genre, et nous luttons contre l’homophobie et les violences sexistes.

- Pour la paix et contre la guerre, le colonialisme, les occupations et la militarisation de nos territoires. Nous dénonçons les faux discours sur la défense des droits humains et le combat contre les intégrismes, qui souvent sont utilisés pour justifier des interventions militaires comme à Haïti, en Libye, au Mali et en Syrie. Nous défendons le droit à la souveraineté et à l’autodétermination des peuples notamment en Palestine, au Sahara Occidental et au Kurdistan.

Nous dénonçons l’installation des bases militaires étrangères pour fomenter des conflits, contrôler et piller les ressources naturelles et promouvoir des dictatures en divers endroits du monde.

Nous luttons pour la liberté de nous organiser dans des syndicats, des mouvements sociaux, des associations et toutes autres formes de résistance pacifique.

Renforçons nos instruments de solidarité entre les peuples comme le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre Israël, la lutte contre l’OTAN et pour l’élimination de toutes les armes nucléaires.

- Pour la démocratisation des mass médias et la construction de médias alternatifs, qui sont fondamentaux pour combattre la logique capitaliste.

Inspirée par l’histoire de nos luttes et par la force rénovatrice des peuples quand ils se mobilisent dans les rues, l’Assemblée des mouvements sociaux appelle tous et toutes à développer des actions de mobilisation coordonnées au niveau mondial dans une journée globale de mobilisation à une date à définir.

Mouvements sociaux du monde entier, avançons vers une unité globale pour abattre le système capitaliste ! Assez d'exploitation, assez de patriarcat, de racisme et colonialisme ! Vive la révolution ! Vive la lutte de tous les peuples !


Source: FORUM SOCIAL 06

dimanche, 02 juin 2013

UNE AUTRE VISION DU MONDE - EUX ET NOUS

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Quand ils font la guerre, elle devient mondiale;
Quand ils ont une opinion, elle est internationale;
Quand ils s'expriment, ils le font au nom de la communauté
internationale.

Quant à leurs valeurs, elles sont universelles.
 
Quand ils ont une crise, elle est mondiale.
 
Quand ils parlent d'eux, c'est une langue. Quand ce sont les autres, c'est forcément des dialectes.
 
Leurs fruits ont des noms du genre pommes, abricots, pèches. Ceux de
l'Afrique sont exotiques, sauvages.
 
Ils se sont installés de force en Amérique, au Canada, en Australie, en
Afrique du sud, en Amérique du sud et ils nous traitent d'immigrés.
Lamentable!
 
Quand ils viennent chez nous, ils disent qu'ils sont expatriés et quand
c'est nous qui allons chez eux, ils nous traitent d'immigrés.
Mesquinerie quand tu nous tiens!
 
Ils disent d'eux qu'ils sont en situation irrégulière dans un autre
pays. Et quand il s'agit de nous, ils disent que nous sommes des sans
papiers, des clandestins.
 
Quand ils s'attaquent à l'occupant, ce sont des résistants et quand
nous on s'attaque à l'occupant, nous sommes des terroristes.
 
Ils sont les seuls à pouvoir se doter des bombes atomiques et,
bizarrement, ce sont les autres qui fabriquent et utilisent des "armes de
destruction massive".
 
Quand ils les combattaient, il y a à peine un demi siècle, on
les appelait homosexuels, pédé. Et maintenant qu'ils les acceptent, on les appelle gays. Moi avant, j'étais un homme, maintenant, je suis un hétéro.

Quand ils croient en Dieu, le monde entier doit croire en Dieu. Et
maintenant qu'ils n'y croient plus, le monde entier devrait accepter le
mariage entre deux personnes de même sexe. Croire en Dieu est devenu ringard.
 
Quand on se met tout nu avec un cache-sexe, nous sommes des sauvages.
Et quand c'est eux, ils font du naturisme.
 
Quand nos femmes se voilent, nous les opprimons. Quand les leurs se
voilent, ce sont des saintes (soeurs).
 
Quand ils y régnaient, on parlait de noble art. Depuis que nous les
terrassons, on parle de boxe tout court.
 
Quand ils nous prêtent de l'argent, ils parlent d'aide. Quand ils
viennent nous piller, ils nous parlent de partenariat ou d'accord de
partenariat.
 
Quand ce sont eux qui le font, c'est du lobbying. Quand c'est nous,
c'est de la corruption, du clientélisme, du népotisme.
 
Ils traitent nos scarifications (marque de reconnaissance ethnique) de
sauvages. Aujourd'hui, ils pratiquent le tatouage à outrance.
 
Ils disent chez eux que la femme est plus libre, mais ils oublient que
le corps de la femme se vend en vitrine à Amsterdam et, aujourd'hui, pour une pub de yaourt, on a droit à un sein nu. Quel culot!
 

Auteur inconnu.

SYRIE: L'OCCIDENT PREPARE SON PLAN B POUR LE JOUR D'APRES!

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IRIB - L’ex vice-président du Conseil des ministres syrien pour les affaires économiques, M. Abdallah al-Dardari, se prépare à rejouer un rôle politique de premier plan dans «la Syrie de l’après guerre»!

 

M. Al-Dardari a tourné la page du soutien tacite aux groupes armés, et s’est porté volontaire pour coordonner un projet de financement [de plus de vingt milliards de dollars] pour la reconstruction de la Syrie après la guerre ; projet présenté comme le « Plan Marshall pour la Syrie » en référence au plan, du même nom, ayant aidé à la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre mondiale [1].

C’est en tant que fonctionnaire international [2] que M. Al-Dardari a rencontré le président Bachar al-Assad ; lequel, d’après des témoignages de personnalités jordaniennes, n’aurait prêté aucune attention particulière à l’idée même du projet et l’aurait carrément rejetée lorsqu’il a été directement interrogé sur ce sujet. Des sources de presse ont rapporté que la réplique de certains milieux  diplomatiques occidentaux a consisté à déclarer que « M. Al-Assad n’avait pas de droit de veto sur un gouvernement dirigé par M. Al-Dardari, dans le cadre d'un règlement interne ! ».

L’important ici, n’est pas la personne de M. Al-Dardari. L’important est le projet qu’il annonce et qui commence à prendre forme dans les milieux occidentaux des affaires et des finances, milieux probablement en étroite collusion avec leurs homologues arabes et syriens.

Un projet ou « plan B » concocté suite à l'inéluctable défaite politique et militaire du plan précédent [3] destiné à renverser le gouvernement syrien. Sa mise en application ne fait que commencer et son schéma directeur se résume à profiter de l’épuisement infligé au gouvernement syrien en exploitant son nécessaire besoin de réconciliation interne et de reconstruction accélérée ; ce qui permettrait aussi bien à l’Occident qu’aux États du Golfe et à la Turquie de « renverser économiquement la Syrie » ! Un renversement censé aboutir au contrôle de ses ressources et richesses par l'imposition d’un « système néolibéral » sur tout son territoire et dans tous les domaines : privatisations à grande échelle, libéralisation du marché et de la circulation des capitaux, concentration des investissements étrangers dans les secteurs les plus rentables tels ceux de l’infrastructure, de l'immobilier, du tourisme et de la finance.

Les conséquences notoirement connues d’une telle approche sont l'endettement, les déficits budgétaires, la destruction des institutions industrielles et artisanales, le démantèlement de la production rurale et, par conséquent, la transformation de la Syrie d’un État national en plein développement en un « État comprador » ayant perdu son indépendance économique relative, avec tout ce que cela implique comme totale soumission aux forces du néolibéralisme et tout ce que cela engendre comme réseaux de corruption qui vont avec ! Dès lors, sa dépendance économique saperait nécessairement son indépendance politique.

Et c’est tout naturellement qu’une telle dynamique, nourrie par le capitalisme mondial et ses acolytes des Pays du Golfe, mènerait vers « la désintégration » des constantes politiques syriennes ; celles du financement et de l’équipement de son Armée nationale, de sa résistance politique et militaire à l’occupation du Golan, de son soutien à la Résistance libanaise et palestinienne… Bref, la politique syrienne se désintègrerait d’elle-même !

Finalement, c’est par le biais économique que le plan Marshall devrait imposer à Damas ce qu’il n’a pu lui imposer par la force des armes et des sanctions. Il a cependant le mérite de souligner le seul point positif de cette approche de « la Syrie d’après la guerre », celui de reconnaître tacitement que l’option guerrière est caduque et qu’il est désormais inévitable de traiter avec le gouvernement du Président Bachar al-Assad… en usant de tentations séductrices !

Ici, j'appelle les dirigeants syriens à se rappeler ce qui suit :

Tout d'abord, l'application partielle des politiques de privatisation et d’ouverture économique vers l'Occident, les États du Golfe et la Turquie - dont M. Al-Dardari fut le principal artisan lorsque, de par ses fonctions, il exerçait son contrôle sur les orientations et décisions économiques de la Syrie d’après  2005 - a été la principale raison ayant privé le gouvernement syrien de sa base sociale traditionnelle. Les paysans, artisans et ouvriers ont durement souffert du « choc néolibéral » au cours de la deuxième moitié de la dernière décennie. C’est en effet à partir de 2005 que sont apparues les pires manifestations de la pauvreté, du chômage et de la marginalisation. C’est sur cette frange de la société syrienne que se sont appuyés les forces réactionnaires hostiles à la Syrie. C’est à partir de ceux-là qu’ils ont  recruté les combattants ayant rejoint les groupes terroristes, après l’endoctrinement sectaire de milliers d’entre eux. Par conséquent, que pouvons-nous attendre si une politique néolibérale était appliquée pleinement et sans conditions ?

Deuxièmement, les forces qui ont versé leur sang et ont défendu la République arabe syrienne et son gouvernement légitime sont principalement :

1. Les officiers et soldats de l'armée arabe syrienne issus des classes laborieuses.

2. Les groupes de jeunes patriotes progressistes.

3. Les militants des courants gauchistes et nationalistes qui espéraient que la guerre, bien que douloureuse, puisse justement ramener la trajectoire socio-économique syrienne vers le développement national et la démocratie sociale.

4. Les forces de la bourgeoisie patriote et les industriels syriens qui ont suffisamment pâtis de l'ouverture vers la Turquie.

Ce sont là les quatre forces qui seront les plus touchées si la Syrie était acculée à devenir un « état comprador » menant inéluctablement à la réduction des dépenses militaires, à l’aggravation du chômage pour les classes populaires et moyennes, à la dégradation de la qualité de vie des jeunes de la classe moyenne, à la destruction des projets industriels… Le gouvernement syrien ne peut donc céder à une telle tentation, au risque de se retrouver devant un consensus national déjà prêt à s’y opposer.

La Syrie d’après la guerre, ne sera que pour ceux qui se sont battus pour sa défense ; pour ses jeunes, ses travailleurs et ses paysans ; pour ses industriels patriotes qui n’ont pas dévié de la ligne de l'indépendance, du développement et de la résistance. C'est ce que nous aimerions entendre, mais cette fois-ci « en public », de son Président !
 

Nahed Hattar

 
Notes :

[1] Le Plan Marshall / L’index historique
 
« A partir de 1947, le plan Marshall est une arme économique utilisée par les Américains pour combattre le communisme. Il correspond au côté économique de la doctrine Truman le Containment (endiguement). L'idée est que la misère fait le lit du communisme, le plan Marshall permet donc à la fois de combattre le communisme et de convertir l'économie de guerre américaine en économie de paix, nécessaires. Par le plan Marshall les Américains entendent rallier l'Europe. L'aide financière est assortie de conditions d'achat de produits américains. L'U.R.S.S. s'oppose à ce projet et empêche les pays de l'Europe de l'Est de bénéficier de ce plan. Par exemple, le plan Marshall d'abord accepté en Tchécoslovaquie par le gouvernement doit être refusé sous la pression de Moscou. En revanche 17 pays qui acceptent cette aide créent en 1948 l'Organisation Européenne de Coopération Économique (O.E.C.E.) qui deviendra O.C.D.E. [Organisation de Coordination et de Développement Économique). En mai 1949 est créé la R.F.A. Un ancien résistant à Hitler, le démocrate chrétien Konrad Adenauer en devient le premier chancelier. Il ancre solidement la R.F.A. dans le camp de l'ouest et accepte le plan Marshall. Le plan Marshall permet aussi d'effectuer des pressions sur les alliés des États-Unis. Ainsi, les Américains menacent les Pays-Bas de suspendre le plan si ceux-ci n'accordent pas l'indépendance à l'Indonésie (chose faite en 1949) ». [Ce site n’est peut-être pas une référence mais, puisque l’Histoire n’est écrite que par les vainqueurs, il n’est pas interdit de lire aussi le revers de certaines médailles, NdT].

[2] M. Abdallah AL DARDARI, Economiste en Chef et directeur de la division du développement économique et de la mondialisation et ESCWA [Economic and Social Commission for Western Asia].

[3] Comment le bloc atlantiste a construit la guerre en syrie
http://www.entrefilets.com/16_mois_pour_une_guerre.htm
 

 

SOUVENONS-NOUS DE CE QUE JEAN-LUC MELENCHON DISAIT SUR LA COTE D'IVOIRE LE 17 AVRIL 2011

 

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Ces propos sont une analyse juste de l'incroyable lâcheté d'un Parti socialiste pour qui ne comptent, en Afrique, que les "réseaux" et la realpolitik".


"Le parti de Laurent Gbagbo était membre de l’internationale socialiste. Quelle contribution a pris l’internationale socialiste au règlement de la crise ? Aucun. Quels ont été les membres de cette illustre organisation qui se sont interposés dans le drame ? Aucun. Pourtant le PS français assure la vice présidence de cette organisation et Pierre Mauroy en a été le président ! Que dit cette organisation sur la capture de l’un des siens et son emprisonnement dans une zone contrôlée par des mercenaires sanguinaires ? Rien. Quant aux dirigeants français du PS, prompts à faire des visites sur place ? Rien. Combien d’année, le délégué national aux questions africaines a-t-il été aussi un intime de Laurent Gbagbo ? Lui, du moins, a-t-il assumé loyalement jusqu’au bout. Mais les autres ? Et euro RSCG, l’agence de communication de Dominique Strauss-Kahn, organisatrice de la campagne électorale de Laurent Gbagbo. Vont-ils rendre l’argent au nouveau pouvoir pur et sincère de monsieur Ouattara ? Non bien sur ! Sinon il faudrait rendre celui d’Eyadema, celui de Bongo et celui de combien d’autres ? Admettons. Admettons que chacun ait, en cours de route, découvert qu’ils ont soutenu par erreur un odieux tyran. Dans ce cas pourquoi ne demandent-ils pas à l’internationale socialiste une réunion pour prendre la mesure du nombre de ses membres qui viennent de perdre le pouvoir dans la violence ? Pourquoi n’ont-ils jamais demandé leur exclusion avant ? Pourquoi ont-ils gardé toutes leurs responsabilités dans cette organisation ?

Ces débats sur la nature et l’orientation de cette organisation m’ont été mille fois refusé, l’air excédé, par un François Hollande, du temps qu’il dirigeait le PS. Il n’y a pas eu une minute de débat quand leur ami De Larua fit tirer sur la foule argentine par ses policiers, ni quand leur ami président du Venezuela social démocrate fit tirer sur celle de Caracas, ni sur leur cher Alan Garcia élu président du Pérou avec l’aide de la droite qui fit massacrer paysans et prisonniers de droit commun. Aucune de mes mises en garde concernant cette organisation, faites de vive voix ou par écrit dans mes livres et articles, n’a jamais reçu un mot de réponse ni soulevé une minute de débat. Ils s’en moquent, ils ne savent pas où c’est, ils ne savent pas de qui il s’agit…. On connait la musique. Ils soutiennent n’importe qui, n’importe comment, du moment que l’intéressé a un tampon de l’Internationale Socialiste et paye le voyage. « Nous ne permettons pas aux autres de nous dire ce que nous devons faire, de quel droit irions-nous leur dire ce qu’ils doivent faire eux » m’avait lancé François Hollande. Après quoi ils sont prêts à abandonner leurs amis d’un jour à la mare aux caïmans, quand ça tourne mal.

Mais le cas de Laurent Gbagbo ne ressemble à aucun autre. Je prends le risque de me voir affubler par bien des petites cervelles qui liront ces lignes une nouvelle fois de leurs simplifications offensantes. Mais je ne risque, moi, aucune confrontation désagréable avec mes actes. J’ai rencontré Simone Gbagbo du temps où elle était dans l’opposition. Je n’ai jamais été invité sous sa présidence. Je n’ai jamais participé à une conférence sur place, ni été défrayé pour cela, je n’ai pas eu de tache d’écriture rémunérée par euro RSCG. Gbagbo ne m’a jamais téléphoné, écrit, fait porter des messages ou interpellé. J’étais, pour lui aussi, ce que j’étais pour ses chers amis du PS et de la gauche du PS. Une ombre au tableau. Mais il reste ceci : que ça plaise ou pas :

Gbagbo a été la seule tentative de faire de la vraie sociale démocratie en Afrique. Qu’il ait échoué, dérivé ou ce que l’on voudra, mérite mieux que le lâche abandon auquel ont procédé les dirigeants du PS français. Les ivoiriens méritaient au moins une tentative d’interposition politique. Aujourd’hui, au moins par compassion humaine, par respect pour leur propre passé et leur ancienne amitié, ils devraient se soucier de savoir ce que devient Laurent Gbagbo et sa famille entre les mains des mercenaires givrés de Alassane Ouattara. Ils ne le feront pas. Ils espèrent juste que ça passe et qu’on ne leur demande aucun compte.

Je crois bien que les images de « l’arrestation » de Laurent Gbagbo devraient créer un grand malaise. Leur violence, le style « mercenaire aux yeux rouges » des assaillants, l’ambiance de lynchage des vaincus, les violences faites aux femmes, l’évidente main mise de notre armée sur l’opération, rien ne ressemblait moins à une opération de protection de la population sous mandat de l’ONU. Mais, depuis le début, Laurent Gbagbo est l’homme à abattre pour les concessionnaires français qu’il a menacé dans leurs intérêts un temps même s’il les a bien cajolé ensuite. Cela n’excuse rien, mais cela explique tout. Et d’abord la réécriture de la personnalité d’Alassane Ouattara. En fait, un vrai aventurier repeint en bon père de la démocratie. Soutenu par l’ancien président hier accusé de totalitarisme, Konan Bédié qui l’avait empêché en son temps d’être candidat à l’élection présidentielle, et par le premier ministre de Gbagbo, un soi disant « rebelle du nord », vrai seigneur de la guerre, dont les mercenaires ont été immédiatement maintenus en place et rebaptisés en « force républicaine », le changement de camp valant amnistie pour les crimes qui leur étaient hier reprochés. Alassane Ouattara est un chef de clan et rien de plus. L’argument de sa victoire électorale est une fiction qui pouvait être utile aussi longtemps qu’il pouvait y avoir une perspective d’accord sur ce point entre les parties. Mais il n’y en avait pas.

Ne restaient donc en présence qu’une addition de tricheries. Valider les mensonges des bourreurs d’urnes d’Alassane Ouattara revenait à prendre partie dans une guerre civile. Elle dure depuis 2003. La raconter obligerait à un récit qui prendrait trop de place. Aucune page n’y valut mieux que la précédente. Mais aucune ne correspond au récit simpliste de la lutte entre gentil et méchant qui repeint Gbagbo en tyran et Ouattara en démocrate. Car si l’on en a vu beaucoup montrer du doigt ce fait que Gbagbo n’a pas obéi aux injonctions de l’ONU, on dit moins, et même jamais, que Ouattara n’y a pas davantage obéi. Notamment parce que ses mercenaires n’avaient pas désarmé pendant l’élection, contrairement à la demande de l’ONU. Leur influence pédagogique explique sans doute les votes à 90 % en faveur de sa candidature dans les zones qu’ils contrôlaient. On vit clairement le parti pris quand fut refusé le recomptage des suffrages, demandé par Gbagbo et refusé par Ouattara. Pourquoi ? On l’avait bien fait aux USA, faut-il le rappeler ? A la fin il faut se souvenir que le mandat de l’ONU était de "protéger les civils" et d’"empêcher l’utilisation d’armes lourdes" contre eux, pas d’aller arrêter un président sortant en bombardant le palais présidentiel.

Mais qui s’en soucie ? « Vae victis », comme dirait Michel Denisot. Malheur aux vaincus ! Je crois que cette opération militaire déclenchée sans le début d’une discussion et ou d’un vote de l’assemblée nationale commence un mauvais style pour la suite de nos relations avec l’Afrique. Il est urgent que notre pays se ressaisisse. En premier lieu que le parlement ne laisse plus s’installer cette habitude qui voit dorénavant tous les artifices d’interprétation et de procédure réunis pour justifier que les parlementaires n’aient jamais leur mot à dire sur les expéditions militaires du pays. On n’a voté à l’Assemblée et au Sénat ni sur l’Afghanistan, ni sur la Libye, ni sur la Côte d’Ivoire ! Ni avant, ni pendant, ni depuis ! Et, bien sûr, c’est nous qui donnons des leçons de démocratie aux autres ! Mais nous, quel genre de démocratie est donc la nôtre entre l’Europe qui nous dicte des lois et des astreintes jamais délibérées et un régime présidentiel qui déclenche des guerres à sa guise et sans mandat ni contrôle du parlement ? Il me semble qu’une commission d’enquête parlementaire sur cette intervention est seule capable de faire la lumière sur l’enchainement qui a conduit jusqu’à cette intervention militaire française dans la guerre civile ivoirienne."

 

Source: Le blog de Théophile Kouamouo