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vendredi, 12 avril 2013

OUTTARA A L’ELYSEE LE 11 AVRIL 2013: DES RETROUVAILLES POUR FETER L’ARRESTATION DE GBAGBO?!

 

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Tout grand événement se commémore: les hommes ont pris l’habitude de se souvenir, par l’organisation de manifestations festives ou de recueillement, telles les célébrations des anniversaires de naissance, de mariage ou de décès, tous les faits importants qui meublent la vie. Il est également important, pour les nations, de commémorer les événements important de leur histoire. C’est ce qui explique les fêtes nationales et autres manifestations au sommet de l’Etat.

En Côte d’Ivoire, la date du 11 avril doit être marquée d’une pierre blanche: c’est ce jour de l’année 2011 que la France a parachevé son coup d’Etat en Côte d’Ivoire, après avoir pilonné la résidence présidentielle de façon continue, massacrant des milliers des jeunes Ivoiriens, femmes et enfants se massant autour de la résidence de leur président, dans l’espoir candide que leur présence puisse dissuader les tueurs de l’armée de France.

Le 11 avril est, par conséquent, pour beaucoup d’Ivoiriens, un jour de deuil. Ce jour n’en reste pas moins pour d’autres un jour de gloire... Reste qu’au niveau de la nation ivoirienne, la cohésion est si loin qu’on ne peut pas encore commémorer officiellement cette date. Quant à ce qui est de la France, l’actrice principale de l’événement qui singularise cette date, il importe pour les autorités de gérer les informations concernant le 11 avril de la Côte d’Ivoire avec tact, dans la pure tradition des « médias mensonges ».

Toutefois, on peut faire la fête avec l’homme qu’on a placé au pouvoir! Histoire sans doute de lui demander des comptes sur les missions qu’on lui a confiées, pour le féliciter de bien faire ce pour quoi on l’a commis, ou bien pour lui montrer les voies dans lesquelles doit aller sont action. C’est peut-être ce qui explique que Monsieur Hollande, le président normal de la France reçoive, ce 11 avril 2013, Monsieur Ouattara de Côte d’Ivoire. Il s’agit assurément de retrouvailles, pour célébrer un événement qui fait la fierté des deux hommes !

De fait, l’éviction de Laurent Gbagbo a pris une bonne dizaine d’années aux différents gouvernements de France et on comprend parfaitement que le président de ce pays qui, avant d’être aux affaire clamait que Laurent Gbagbo n’était pas « fréquentable », soit heureux de fêter la chute de chef d’Etat ivoirien par les bombes et autres obus de on pays ! On comprend donc le sens de la présence du président de la Côte d’Ivoire avec celui de la France, pour célébrer l’arrestation et l’emprisonnement de Laurent Gbagbo.

Il n’y aurait donc rien d’autre à dire que « bonne fête, messieurs les présidents », si cette célébration ne contrastait pas tant avec l’idée que, contre vents et marrées, chacun voudrait se faire de l’éthique et de la morale dans la gestion des hommes et des Etats…

Que Dieu nous garde !


Nda Adjoua Suzanne

Enseignante

11 AVRIL 2011 EN COTE D’IVOIRE: LE JOUR DE LA FIN?!

RESIDENCE GBAGBO.jpg


 
Depuis plus d’une vingtaine d’années, la Côte d’Ivoire ploie sous les coups de boutoirs de ceux qui ont décidé de faire une entorse grave à l’histoire de ce pays. Durant plus de 20 ans, des actions agressives de toutes sortes, à objectif de déstabiliser l’Etat, allant de la guerre du cacao jusqu’à l’accompagnement dans la mort du vieux président Houphouët-Boigny, puis des coups d’Etat,  ont été menées. Le pays résista, farouchement, avec ses fils et filles, dans la dignité, jusqu’à cette journée fatidique du 11 avril 2011. Un jour de deuil ! Dans tous les sens de cette assertion ! Un jour de crise pour toutes les valeurs enseignées de générations en générations, pour l’équilibre des sociétés et du monde ! Alors, déroutés, déboussolés, désorientés dans les fondements que nous croyions les plus sûrs, nous en arrivâmes à nous demander si ce jour était le jour de la fin ! Etions-nous à la fin de tous nos semblants de certitudes, la fin de toutes nos espérances, la fin de toutes nos illusions ?...On a pu le croire : l’onde de choc qui nous atteignit était si violente qu’il était devenu probable que nous arrivions à la fin de tout. Et pourtant, rien n’est certain dans la situation actuelle.

Les agresseurs du pays et leurs obligés sont-ils si heureux de leur coup?

Les dirigeants occidentaux et leurs relais régionaux, ceux qui ont prêté leurs armes et leurs soldats, leur presse et leurs arcanes diplomatiques, devraient jubiler maintenant. Ils continuent, aujourd’hui encore, par leurs larbins locaux et autres eunuques zélés,  de massacrer sans aucune pudeur tous ceux qui ne sont pas de leur camp ou ne les applaudissent pas de tous les membres. Et la communication, les canaux d’information, qu’ils tiennent captifs, pour leurs désirs de vampires, distillent à travers le monde le venin du mensonge grossier et criminel, faisant passer les bourreaux pour les victimes et les victimes pour des riens dont il n’y a aucun raison de se préoccuper ! Ils ont décidé de fixer à trois milles (3.000) le nombre des victimes de leur agression contre notre pays ! Un nombre arbitraire, comme toutes leurs actions qui tendent à transformer le monde en une jungle primitive où seul a raison celui qui tue le plus !  La communauté internationale ! Leur création tout aussi arbitraire, se gargarise de leurs mensonges sadiques, et on traite de tous les noms le président Laurent Gbagbo, l’homme que le peuple de Côte d’Ivoire s’est choisi à la tête de son Etat ! S’étant transformés en dieux au-dessus de Dieu, pour le malheur de l’humanité, comme aux origines, Lucifer voulut se mettre au-dessus du Créateur, les occidentaux mènent leurs « crimes contre l’humanité » et attribuent les pires rôles à des innocents qui n’ont de tort que celui vouloir exister en tant que personnes humaines ayant une identité propre ! Les plus zélés dans les crimes au profit de l’occident sont récompensés : Beugré Mambé est bombardé gouverneur d’Abidjan, pour avoir voulu, toute honte bue, grossir le nombre des électeurs au profit du pion de l’imposture ! On l’avait pris la main dans le sac et il avait été remplacé par Youssouf Bakayoko, qui se révéla pire et reste aujourd’hui « indéboulonnable » à la CEI, pour avoir réussi la plus grossière malhonnêteté de l’histoire du pays ! Cet homme continue allègrement la ronde des parodies d’élections dans le pays. Les autorités de l’occident semblent maintenant rire jaune : leur situation n’est pas meilleure qu’avant le coup ! Et tous leurs pantins de supporters n’ont pas vraiment part au gâteau du crime contre la Côte d’Ivoire : ils sont nombreux, sur le terrain, ceux d’entre ces supporters aveugles, qui subissent avec nous toute la misère réservée à la terre de nos ancêtres pour le bonheur de l’étranger.

La Côte d’Ivoire, une victime résignée?

La Côte d’Ivoire souffre, c’est le moins que l’’on puisse dire, de l’imposture à elle imposée. Mais il ne sera pas dit que la nation ivoirienne aura disparu de la surface de la terre, par la volonté des impérialistes sans cœur et leurs serviteurs zélés. C’est vrai que ce qui arrive à notre pays est inimaginable et s’inscrit en dehors de tout bon sens ; mais c’est pour cela que notre situation n’en restera pas là ! Le 11 avril 2011 est certes un jour fatidique, c’est même un jour de la fin de nos illusions, par rapport à bien des choses ! Mais ce n’est assurément pas le jour de la fin de la Côte d’Ivoire ! Ce pays ne se résignera jamais à subir une situation aussi inacceptable que celle qui lui est faite aujourd’hui. Car, au-delà de toutes les apparences, il existe une nation ivoirienne qui saura se départir de tous les gênes de déconstruction qui ont été posés pour, dans un sursaut patriotique, rebondir et renaître des cendres de l’imposture. Oui !  Du nord au sud et de l’est à l’ouest, les fils et les filles de ce pays ne perdront pas de vue tout le mal que l’ennemi fait. Ils sauront en tirer les leçons qu’il faut, pour repartir d’un bon pied ! Nous sommes nombreux à savoir que notre pays, notre nation trouvera les ressources nécessaires pour vaincre le mal qu’on lui fait, alors le monde entier sera surpris de la reprise dont le temps n’est plus loin !

Le 11 avril 2011 est le jour d’un nouveau départ!

Une nation est définie comme « une communauté humaine caractérisée par la conscience de son identité historique ou culturelle ». La nation ivoirienne en construction a comme point focal de son histoire la colonisation française. Or ce qui nous arrive depuis ces 25 dernières années n’est le fait que de cette colonisation. C’est le temps d’une génération, même si l’on considère que les effets se prolongeront encore quelques années. Certes le facteur division a été mis en avant par le colonisateur, pour nous affaiblir et mieux nous asservir, mais nous avons l’intelligence nécessaire pour dépasser les clivages souvent artificiels, érigés par l’impérialiste, et aller de l’avant.

Toute histoire fonctionne comme un récit et les chocs événementiels constituent les perturbations qui engendrent les péripéties de la narration. Autrement dit, les chocs font que l’histoire va dans un sens ou dans un autre. Si nous en sommes arrivés aux extrémités actuelles, c’est que notre histoire n’avait pas une si bonne orientation ! Il s’agit donc de tirer les leçons de cette immense crise, pour donner l’orientation qu’il faut à la vie de notre nation. Au demeurant, le tort qui est fait à la Côte d’Ivoire ressemble à l’ouverture de la « boîte de pandore », tant la ruse de l’impérialisme cachait à la majorité les desseins vampiriques du colonisateur. C’est à nous qu’il revient de ne pas perdre de vue l’essentiel qui est que la Côte d’Ivoire, c’est un peu plus de 332. 000km2, avec un peuple affable et hospitalier (en tout cas en majorité), à la culture pluriel,  une terre riche  et généreuse, avec une histoire dans laquelle les cruautés colonialistes tiennent une grande place. Nous ne devons jamais oublier que notre bonheur ne viendra jamais de l’autre qui n’a d’ambition que celle de s’approprier l’héritage de nos ancêtres ! Nous qui sommes de la génération d’avant la FESCI, nous savons ce qu’est la Côte d’Ivoire, un pays où l’ethnie n’a de sens que pour les taquineries amusantes du genre « le Bété a digba (gros) mollets », « L’Adjoukrou mange l’ atiéké sans boire de l’eau », « le Tagbana a de petits pieds (jambes) »… Et nous avons la capacité de faire le bond qualitatif, en laissant de côté toute rancœur, pour nous rassembler, à partir du tort d’indicible ingratitude qui nous est fait, pour recoller les morceaux en vue  d’une Côte d’Ivoire plus rassemblée et plus prospère.

Que Dieu nous assiste !


BEDI HOLY, Enseignant

jeudi, 11 avril 2013

11 AVRIL 2011–11 AVRIL 2013: DEUX ANS APRES LE COUP D'ETAT DE LA FRANCE EN COTE D’IVOIRE

 

SOLDATS FRANçAIS AVEC UN SYMBOLE DE L'ETAT IVOIRIEN.jpg

 
"J'ai été arrêté sous les bombes françaises. Le 11 avril, une cinquantaine de chars français encerclaient ma résidence pendant que les hélicoptères bombardaient. C'est l'armée française qui a fait le travail et elle m'a remis aux forces d'Alassane Ouattara, qui n'étaient pas encore les forces régulières." (Extrait de l’intervention de Laurent GBAGBO du 05 décembre 2011 devant la CPI)
 
« Nous avons besoin de la démocratie...La démocratie, c’est le respect des textes. Qui ne respecte pas le Constitution, n’est pas démocrate. C’est parce que j’ai respecté la Constitution que je suis ici. Je compte sur vous parce que je souhaite que tous les Africains qui me soutiennent et qui sont tout le temps ici devant la Cour, devant la prison, qui sont dans leurs pays en train de manifester, en train de marcher, tous ces africains-là comprennent que le salut pour les Etats africains, c’est le respect des Constitutions que nous nous donnons et des lois qui en découlent. » (Extrait de l’intervention de Laurent GBAGBO du 28 février 2013 devant la CPI)
 
 
Liste non exhaustive des manifestations multipolaires et multiformes prévues dans le cadre de cette douloureuse commémoration :

Sur PARIS :
Pendant que le Président Hollande reçoit OUATTARA à l'Elysée après avoir reçu NGUESSO, BONGO, COMPAORE, DEBY,... contrairement à ses promesse de rupture avec la Françafrique (France-à-fric !), nous manifesterons devant l'Assemblée Nationale pour rappeler les Députés à leur devoir de contrôle de l'activité gouvernementale surtout en matière de politique étrantère car ne l'oublions pas, la France agit au nom du peuple français, donc en votre nom. Car n'oublions pas : "Qui est neutre dans une injustice prend le parti de l'oppresseur". Desmond TUTU
 



11 avril 2011 - 11 avril 2013, cela fait deux ans que la France a réussi son coup d'Etat en arrêtant et en déportant le Président légitime Laurent GBAGBO. En ce triste 11 avril indignons-nous et protestons devant l'Assemblée Nationale (L12) contre cette énième violation de notre souveraineté par la France. Une motion sera à nouveau déposée.

RDV Place Edouard Herriot de 14h30 à 19h



http://3.bp.blogspot.com/-w7B-0yGFdNM/UWVITWmr7tI/AAAAAAAABnc/vTdbuR_SzTw/s1600/marche+europ%C3%A9enne+13+avril+2013.png

Et à 19h30 tous à la Bastille avec nos bougies !
Contacts : 06 69 49 40 06 / 06 68 38 21 03 / 07 78 19 49 99
 
 
GRANDE MARCHE EUROPEENNE DE LA DIASPORA AFRICAINE
POUR LA LIBERATION du Président Laurent GBAGBO

Du 19 au 28 février dernier, la CPI (Cour Pénale Internationale) ouvrait le dossier concernant le Président Laurent GBAGBO en audience de confirmation des charges. La CPI donnera son verdict dans un délai de 60 jours à compter du 28 mars 2013.

« Nous avons besoin de la démocratie... La démocratie, c’est le respect des textes. Qui ne respecte pas la Constitution n’est pas démocrate. » Extrait de l'intervention du Président Laurent GBAGBO du jeudi 28 février 2013 devant la CPI.
 
Voici bientôt deux ans que Laurent GBAGBO se trouve à la Haye, deux ans que l’Etat de droit a cessé d’être en Côte d’Ivoire, deux ans que la  Constitution ivoirienne est constamment piétinée…  Et pourtant nous sommes debout… Et pourtant nous marchons et nous allons continuer de marcher pour dénoncer cette injustice.
 
Nous, organisations et mouvements associatifs, syndicaux et politiques de la diaspora, avons décidé d’organiser une grande marche européenne unitaire le samedi 13 avril 2013 à Paris pour demander la libération immédiate et sans condition du Président Laurent GBAGBO et des autres prisonniers politiques injustement incarcérés en Côte d’Ivoire.
 
Nous appelons donc toute la Diaspora africaine en Europe, les démocrates de tous les continents, toutes les personnes éprises de paix, de liberté et de justice à cette grande marche européenne le samedi 13 avril 2013 de  12h à 20 h 30.
 
Lieu de rassemblement : place de Clichy (métro lignes 2 et 13)                                                        
 
Lieu d’arrivée de la marche : place de Stalingrad (métro lignes 5 et 7)
 
Contacts : 00336 02 50 18 14 / 00336 66 71 43 15 / euromarche13avril2013@yahoo.fr

Vive l’Afrique libre et indépendante pour que vive une Côte d’Ivoire juste et paisible !
 
Le comité d’organisation

A LA HAYE :
 
 
En COTE D’IVOIRE :

LUNDI 8 AVRIL 2013

 
 
 
Mme Agoh Marthe et le C.N.R.D convoquent une grande journée de mobilisation le 12 avril 2013.

 
Question: Le Vendredi 12 Avril 2013, le C.N.R.D organise une journée de rassemblement pour le Résistance Démocratique ; Pourquoi une telle journée ?

Mme Agoh Marthe: Le CNRD organise cette journée principalement pour deux raisons : d’abord pour exorciser la mémoire collective par rapport aux évènements dramatiques du 11 Avril 2011.

Ensuite, pour réaffirmer notre rêve pour la démocratie vraie en Côte d’Ivoire, car nous croyons, comme le Président Laurent Gbagbo, que c’est la « seule voie de salut » pour le peuple de Côte d’Ivoire dans sa diversité ethnique et culturelle.
 
Q.: Pouvez-vous nous dire un peu comment cela va se passer

Mme Agoh Marthe: Il s’agit avant tout d’une fête populaire avec des chants, des danses, des sketchs…ponctués de messages sur la démocratie.

Aussi souhaitons-nous que nos compatriotes épris de Justice, de Vérité, de Paix, rêvant d’ « une patrie de la vraie fraternité », viennent nombreux à cette journée pour communier avec le Chantre de la Démocratie qu’est Laurent Gbagbo. C’est pourquoi nous invitons particulièrement chansonniers et autres humoristes.
 
Q.: Nous constatons que le C.N.R.D rêve encore de Démocratie, malgré ce qui s’est passé en Avril 2011… 

Mme Agoh Marthe: Il convient de souligner que ce qui s’est passé dans notre pays en Avril 2011 n’a rien avoir avec la Démocratie. 

En démocratie, on se réfère toujours au peuple, donc aux institutions qui l’incarnent. Or, comme l’a dit le Président Laurent GBAGBO lors de sa première comparution devant les Juges de la CPI, « c’est l’armée française qui a fait le travail ». Le peuple souverain de Côte d’Ivoire a confié sa défense exclusivement aux forces de défense et de sécurité nationales dans les conditions déterminées par la Loi (Article 24 de la Constitution), et non à l’armée française.
 
Q.: Voulez-vous dire qu’aucune force étrangère ne doit intervenir en Côte d’Ivoire ?

Mme Agoh Marthe: En principe, non.
 
Q.: Mais alors, expliquez-nous la présence des forces militaires françaises et Onusiennes sur le territoire de la République de Côte d’Ivoire.

Mme Agoh Marthe: La présence des forces militaires françaises résulte d’accords de défense pour soutenir l’Armée ivoirienne en cas d’agression extérieure du territoire national. Ce n’est donc pas pour intervenir dans le contentieux électoral contre un des candidats, et de surcroît contre l’Armée Nationale.
 
Quant aux forces Onusiennes, elles-mêmes ne se nomment-t-elles pas «forces impartiales d’interposition»? Elles sont donc là pour s’interposer et non pour prendre partie pour un camp. Or, ce n’est pas ce que nous avons constaté.
 
Il est donc clair que ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire durant la crise post-électorale n’a rien à voir avec les règles et les principes de la Démocratie. C’est simplement la loi du plus fort qui s’est imposée au peuple et à l’Etat de Côte d’Ivoire représenté à l’époque par le Président Laurent Gbagbo.
Précisons en passant que la Démocratie n’est pas un régime politique inconnu de l’Afrique traditionnelle; ici en Côte d’Ivoire, il y a des peuples qui pratiquent la gouvernance démocratique. 
 
Q.: Revenons donc au rêve de Démocratie du C.N.R.D.
 
Mme Agoh Marthe: Ok, Pour le C.N.R.D, la Démocratie bien assimilée et bien pratiquée est le moyen le plus sûr d’éviter les conflits sociaux dans la Nation.
 
En effet, la Démocratie signifie que le pouvoir appartient au peuple ; et cela suppose que la majorité des personnes vivant sur un territoire donné sont d’accord pour se soumettre aux lois et institutions communes, lesquelles prévoient tous les mécanismes de règlement des conflits.
 
Q.: C’est donc pour éviter les conflits, notamment les guerres civiles que vous tenez tant à la Démocratie?

Mme Agoh Marthe: Écoutez! Qui peut être heureux dans les remous, les conflits, la guerre? Non seulement la Paix est nécessaire pour la quiétude de tous, mais sans la Paix, il n’y a pas de développement. Regardez la Côte d’Ivoire aujourd’hui, la misère économique est telle qu’on ne parle plus de «panier de la ménagère» qui se vide, mais de «sachet de la ménagère», à cause de la situation conflictuelle qui perdure. 
 
Ainsi, outre la recherche de la Paix, le système démocratique offre la meilleure voie d’accès au progrès, à la prospérité pour tous. En effet, en Démocratie, la liberté et l’égalité de tous en Droit confèrent au peuple les moyens de décider des orientations de la politique de développement, à travers le libre choix de ses gouvernants, et de contrôler l’exercice du Pouvoir par la liberté d’expression.
 
C’est pourquoi nous exhortons les peuples d’Afrique à refuser de légitimer les dirigeants imposés de l’extérieur par les armes.
 
Q.: Un dernier mot ?

Mme Agoh Marthe: En guise de conclusion, permettez que nous citions un passage du livre de Monsieur Laurent Gbagbo intitulé ‘ Côte d’Ivoire – Bâtir la Paix sur la Démocratie et la Prospérité ‘(page 11) : «Ce que nous avions cru impensable s’est donc produit. Il y a eu la guerre en Côte d’Ivoire. Il y a eu des morts, des vies brisées, des déplacés de guerre et des réfugiés. Nous avons constaté qu’avec la guerre, nous étions tous menacés dans les mêmes droits élémentaires. Quelles que soient nos appartenances régionales, religieuses ou politiques, quelles que soient nos positions sur la guerre elle-même, nous avons frôlé une catastrophe collective. Notre pays, la Côte d’Ivoire, a failli sombrer dans le chaos. Mais les peuples entrent en action quand l’histoire l’exige. Les peuples se mobilisent toujours pour sauver les nations du péril. Le peuple ivoirien s’est dressé pour opposer au mauvais destin une même volonté résolue. Il a refusé la régression et nous sommes restés debout.»
 
C’est pourquoi, aujourd’hui plus qu’hier, le Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (dernière création de Laurent Gbagbo) invite les Ivoiriens et les Ivoiriennes à la Journée de Rassemblement pour la Résistance Démocratique du Vendredi 12 Avril 2013 !
 
En ITALIE :


    


Aux ETATS-UNIS :
Grande Manif des organisations et personnalités Américaines contre Ouattara, au siège de Cargill
 

 

 
J'ai le grand plaisir de vous informer que le Cri Panafricain-USA compte protester contre le géant de l’agro-alimentaire American, Cargill qui est la première compagnie américaine impliquée dans l’exportation du cacao ivoirien, première source de revenue du régime Ouattara. Je suis particulièrement convaincu que pour faire tomber le régime Ouattara sans un seul coup de fusil, il nous faut mettre pression sur les compagnies qui font business avec Ouattara.
 
Sur ma proposition, ANSWER Coalition a accepté d’ajouter le siège de Cargill à Washington DC au trajet de la grande marche contre la présence des drones Américains dans le monde, qui aura lieu le 13 Avril 2013 à la Maison Blanche à Washington DC.
 
Devant donc le siège de Cargill, toutes ces organisations américaines vont protester contre le régime Ouattara et le soutien du gouvernement Américain et des multinationales Américaines a ce régime sanguinaires et génocidaire qui tyrannisent les ivoiriens.
 
Chers patriotes ivoiriens des USA, je fais tout pour attirer les activités et organisations américaines a soutenir notre lutte, mais seul je suis impuissant si vous ne faite pas l’effort de sacrifier de votre temps ce Samedi 13 Avril 2013 qui est proche de la date du 11 Avril, jour que notre pays a été arrache a notre peuple par la France, les USA, et ces multinationales comme Cargill et cela a travers leur valet Ouattara Alassane de Sindou Burkina Faso.
 
Patriotes Ivoiriens des USA, rendez vous donc devant la Maison Blanche et ensuite devant le siège de Cargill, a 1030 15th St, Washington, DC ce Samedi 13 Avril 2013. Voila la liste des organisations et personnalités Américaines qui seront a la marche et avec nous devant le siège de Cargill pour protester contre Alassane Ouattara et demander que les USA cessent de le supporter:
 
Ramsey Clark, ancien Ministre de la Justice des USA (U.S. attorney general),
Cynthia McKinney, ex- membre du Congrès Américain,
Akbar Muhammad, Représentant International de la Nation of Islam;
Veterans for Peace( Organisation d’anciens soldats Américains devenus pacifistes)
Colonel Ann Wright ( Ex-colonel de l’armée Américaine; CODEPINK( Organisation féministe et pacifiste Américaine);
CAIR (Council on American-Islamic Relations); Jared Ball, ( Animateur Radio de la chaine WPFW (Pacifica);
Révérend Graylan Hagler, Pasteur de l’église Plymouth Congregational United Church of Christ;
Imam Mahdi Bray et son organisation Freedom Coalition;
Mara Verheyden-Hilliard, Directrice-générale de Partnership for Civil Justice Fund;
Zaki Baruti de l’organisation noire-americaine Universal African Peoples Organization;
L’organisation des Iranien-Americains, American-Iranian Friendship Committee (AIFC);
Peta Lindsay, responsable du Parti , Party for Socialism and Liberation;
Le mouvement Haiti Liberté;
L’organisation estudiantine de l’Université d’Howard University, la plus grande Université Noire des USA, (Political Education and Action Committee-Howard University);
Les organisations estudiantines de Temple University ,a Philadelphie, Students for Justice in Palestine-Temple U., et Conflict Free Campus Initiative–Temple U. Et bien d’autres que je n’ai pas mentionné.
 

Pour info, contactez Patriote Gnawa au 202 696 3353

ADRESSE DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO A L’OCCASION DE LA COMMEMORATION DU 11 AVRIL


 

côte d'ivoire,adresse du porte-parole du prÉsident laurent gbagbo À l’occasion,ple président laurent gbagbo,le ministre kone katinan justin,son porte-parole


Ivoiriennes, ivoiriens, chers habitants de la Côte d’Ivoire.

 

Le 11 avril 2011, en dehors de toute règle de droit et de bienséance, l’armée d’une Puissance étrangère, a attaqué avec une violence inédite, la résidence officielle et le Palais présidentiel de la République de Côte d’Ivoire pour en déloger le Président de la République en exercice. Cette attaque de l’armée française, alors que notre pays n’avait ni déclaré la guerre à la France, ni reçu d’elle une déclaration de guerre, soulève encore de nombreuses interrogations deux ans après. Elle pose surtout la question fondamentale de la nature des rapports que notre pays, et au-delà, notre Continent entend entretenir avec les anciennes puissances colonisatrices, dans un monde totalement intégré grâce à la formidable et exceptionnelle avancée technologique en matière de communication.

De quelque angle sous lequel l’on voudrait donner une réponse à cette interrogation fondamentale pour l’Afrique, une constante s’en dégage. La nature des relations entre l’Afrique et le reste du monde, notamment, ses anciennes puissances colonisatrices seront ce que les Africains eux-mêmes en décideront. Il n’y a aucune fatalité qui puisse justifier la place méprisante de notre continent dans le concert des nations. Seul un engagement sincère, total et persévérant  de chacun de nous dans la recherche du meilleur, d’abord pour nos peuples, ensuite pour le reste de l’humanité, peut donner à notre continent une meilleure place dans la construction du monde.

C’est la grande leçon que le Président Laurent GBAGBO a magistralement donnée au monde entier, mais surtout à l’Afrique lors de sa brève, mais dense intervention devant les Juges de la CPI. Le Président Laurent GBAGBO a donné et continue de donner  avec certains de ses amis et compagnons de lutte, dont certains sont soit en prison, soit en exil, quand ils n’ont pas été tués, l’essentiel de leur vie pour la démocratie, seul facteur de promotion de la liberté pour nos peuples.

Homme de dialogue, et pacifiste avéré, il ne peut comprendre que notre pays, la Côte d’Ivoire ne puisse se donner les moyens de sortir par un dialogue constructif et inclusif de la logique de l’affrontement qui continue d’en fragiliser la cohésion sociale. Qu’est ce qui est plus facile à faire pour notre pays entre la logique de l’affrontement qui nous conduit droit vers une explosion sociale, et l’ouverture d’un vrai dialogue, qui favorise le rassemblement.

Deux ans après le renversement du Président Laurent GBAGBO, l’écart est toujours grands entre les rapports de complaisance qui sortent des officines de ceux qui ont participé au dépérissement de notre nation, et la réalité vivante de nos compatriotes. Nul ne peut prétendre aimer notre pays plus que nous-mêmes. L’insécurité, la pauvreté, la cherté de la vie, l’exacerbation des clivages ethniques, les violations répétées des droits de l’Homme dans notre pays concernent au premier chef nos populations. C’est à elles que notre conscience doit rendre compte.

Mais comment peut-on espérer rendre heureuses ces populations lorsque non seulement on les prive de leurs choix politiques, mais pire, on maintient une large part d’entre elle sous le joug de la répression permanente.

 Ils sont encore nombreux nos compatriotes, civils et militaires qui sont soit en prison, soit en exil. La Justice ne promeut la paix que lorsqu’elle revêt avec fermeté le manteau de l’impartialité. Lorsqu’elle s’en dévêtit,  elle compromet alors la paix. Il y a donc une certaine corrélation entre la conscience collective de la nation et celle de la Justice. Le sentiment d’une justice orientée dans un seul sens en Côte d’Ivoire expose notre pays à des risques graves.

Que du temps inutilement perdu deux ans durant. L’extraordinaire mobilisation nationale et internationale autour du Président Laurent GBAGBO, indique en même temps, le chemin de la réconciliation en Côte d’Ivoire. Il n’y en a pas plusieurs, mais un seul. La libération du Président Laurent GBAGBO et de tous les autres prisonniers, ainsi que le retour des exilés et leur implication effective dans le débat politique en Côte d’Ivoire, restent des prérequis d’une vraie réconciliation. Le chemin emprunté depuis deux ans nous ramène toujours au point de départ. Efforçons-nous  donc de passer par l’unique chemin qui reste, même s’il est rendu étroit par nos craintes et nos orgueils. Nous devons nous mobiliser pour élargir ce chemin.

C’est pourquoi, au nom du Président Laurent GBAGBO, je voudrais féliciter toutes les personnes, en Côte d’Ivoire, en Afrique et ailleurs dans le monde, qui se mobilisent lui apporter leur soutien. Leur persévérance portera à coup sûr des fruits.  Que le souvenir de nos compatriotes encore en prison et dans les camps de réfugiés, au nom du combat pour la liberté et la démocratie ôte en chacun de nous la tentation de l’abandon. C’est dans la persévérance que nous transformerons la date du 11 avril en une victoire éclatante pour nous-mêmes, et ouvrir ainsi une grande espérance pour tous ceux qui se battent pour la liberté et la démocratie.

Mais il reste évident que notre persévérance risque d’être vaine, si elle ne s’inscrit pas dans une discipline rigoureuse. Je reste convaincu que, c’est dans la discipline, regroupés autour du Front populaire ivoirien (FPI) que nous trouverons à la fois l’inspiration et les armes de notre victoire. A ce propos, je saisis la présente opportunité pour saluer les efforts qui se déploient par-ci et par-là, pour donner une cohésion plus forte à toutes les initiatives. Les récentes assises qui ont regroupé plusieurs personnes à Paris pour donner un contenu cohérent à notre combat sont des initiatives heureuses qui méritent d’être encouragées. J’en félicite au nom du Président Laurent GBAGBO les initiateurs.

Même enfermé, le Président Laurent GBAGBO continue de nous donner le chemin de la lutte sans relâche. Il nous rappelle que les convictions sont plus fortes que les émotions. C’est en taisant nos émotions que nous donnerons une opportunité à nos convictions de transformer nos peines du 11 avril 2011, en une grande joie dans un futur dont la proximité ne dépend que de nous.  

 

Que Dieu vous bénisse!


P/ Le Président Laurent GBAGBO

Le Ministre KONE Katinan Justin

Son Porte-parole.

mercredi, 10 avril 2013

LES VICTIMES DE DUEKOUE (CARREFOUR ET NAHIBLY) ECRIVENT AU PRESIDENT FRANÇAIS

                                  

FRANçOIS HOLLANDE.jpg

                       

Excellence Monsieur le Président de la république française,

 

Vous voudriez bien excuser l’intrusion des paysans et des citoyens ivoiriens désemparés que nous sommes, dans votre quotidien, eu égard à votre rang, à votre personne et à vos charges.

Cependant, pour les réfugiés et les déshérités sur les terres de nos parents que nous sommes, par la volonté de deux de vos prédécesseurs à la haute fonction que vous occupez, il nous est urgent et impérieux de vous dire que le 11 Avril  prochain, nous espérons que vous avez déjà pris vos responsabilités pour signifier à votre futur hôte de mettre fin au massacre inacceptable des populations  ivoiriennes.  Un massacre qui s’est gravement accentué au lendemain du 11 Avril 2011, après dix longues années de rébellion et qui perdure sous les regards bienveillants de l’armée française. Une armée française qui ne demanderait pas mieux que ça, vu et su avec quel degré de violence hautement meurtrière cette armée française a déchu en Avril 2011 le président légalement élu de la Côte d’Ivoire, conformément à la Constitution ivoirienne, pour nous imposer le candidat de la communauté internationale, celui-là même que vous recevrez au palais de l’Elysée, le 11 Avril 2013.

Excellence Monsieur le Président de la république française, pour les paysans, fils de paysans et citoyens ivoiriens que nous sommes, ce n’est point faire de la politique que de rappeler des vérités qui ont négativement et durablement impacté sur nos vies. Or, même si nous n’étions que des laissés pour compte dans l’entendement de tous ceux qui ont programmé des génocides chez nous afin de mieux vivre chez eux, en Occident, par le pillage des richesses et des ressources naturelles de notre pays, nous ne sommes pas pour autant des sourds, des muets et des aveugles pour nous taire sur l’immoralité et les actes d’horreur qui caractérise la philosophie impérialiste. Surtout qu’à l’esclavage mental, nous n’avons pas encore souscrit et nous ne souscrirons jamais.

Excellence Monsieur le Président de la république française, avec tout le respect dû à votre rang et à votre personne, il le faut le dire tout net, sans colère, sans haine et sans détour : ici en Côte d’Ivoire, depuis douze ans, les actes posés par vos prédécesseurs à la fonction que vous occupez actuellement, sont indignes de la France. Ces actes qui ont consisté à susciter une rébellion, à l’encadrer pour détruire une démocratie et lui substituer une jungle en lieu et place d’un Etat, n’honorent pas la France. Toutes ces récriminations sont portées à la connaissance de l’opinion des peuples français et occidentaux, depuis deux ans maintenant, par les démocrates du monde entier qui battent le pavé des rues depuis les villes d’Occident jusqu’ à La Haye.

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Nahibly, après crimes et horreurs

Dire cela, Excellence Monsieur le Président de la république, n’est pas autre chose que de vous dresser un constat sincère ou un état des lieux tel quel. Sinon, est-il sûr que vos émissaires et autres conseillers spéciaux vous traduisent toujours fidèlement les réalités du terrain ? Contrairement aux notes confidentielles diplomatiques et aux rapports des services secrets (les vôtres) qui ne peuvent valoir que le seul contenu que leur donnent leurs auteurs, c’est par souci de clarté, donc de vérité que nous vous disons sincèrement ce que ressent le digne peuple de Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, Excellence Monsieur le Président de la république, pour nous qui vous avons attendu pour vous juger aux actes, au lendemain du 11 Avril 2013, si aucune déclaration publique de votre part n’est faite pour pardonner les crimes de la France en Côte d’Ivoire  et aucun ultimatum n’est donné aux tueurs que la France et l’O.N.U. ont formé et continuent d’encadrer en Côte d’Ivoire, les ivoiriens sauront en prendre acte. Non seulement en prendre acte mais faire aussi en sorte que la postérité et l’Histoire en soient saisies, dans la mesure où il y a bien longtemps que nos oreilles sont rabâchées de l’humanisme à nul autre pareil de cette France, fille aînée de l’Eglise catholique et pays- chantre des droits de l’Homme.

Excellence Monsieur le Président de la république française, si nous sommes d’accord que onze mois de présidence, ce n’est pas onze jours ou encore moins onze heures de ce temps qui va si vite, alors nous estimons que vous avez largement et suffisamment pu être informé des réalités qui ont été et sont actuellement les nôtres en Côte d’Ivoire, par la seule volonté, répétons-le encore une fois, de vos prédécesseurs, messieurs Chirac et Sarkozy. A propos d’informations ou de réalités, souffrez, Monsieur le Président de la république, que nous vous disions que celles que l’armée de votre pays a laissées ici en Côte d’Ivoire, tant en supports visuels que sonores , sont à la limite de l’imaginable et du supportable : des soldats français qui participent à un rituel macabre des chefs rebelles et des dozo  ivoiriens (en 2002) qui égorgent un gendarme et recueillent son sang dans une calebasse dans laquelle ces mêmes militaires français sont invités à se laver les mains ; en 2003 à Man, ce sont d’autres barbouzes français qui dirigent le casse d’une banque sous-régionale, la banque centrale des Etats d’Afrique de l’ouest ; en Novembre 2004, ce sont encore des militaires français enragés qui tentent de renverser le président ivoirien en tuant des centaines de patriotes aux mains nues à Abidjan et dans les villes et villages traversés par leurs colonnes convergeant sur Abidjan ; en Mars et Avril 2011, les bombardements français et onusiens démarrés à l’ouest ivoirien ont continué à Abidjan et surtout à Yopougon, même après le tristement fameux 11 Avril 2011, où l’armée française capture le président d’un pays pour le remettre aux rebelles qu’elle a formés et soutenus ! De cet ultime acte de déni de la souveraineté de notre cher pays, Monsieur le Président de la république française, les ivoiriens ne retiennent qu’une seule vérité : l’existence d’un terrorisme français ; un terrorisme qui est et qui fait pire que celui qu’ailleurs, les médias français n’ont de cesse de traiter de primaire ou de barbare.

En effet, votre Excellence, y a-t-il pire terrorisme que celui-là, prétextant d’instaurer la démocratie et la paix (de quel bon droit, d’ailleurs ?) en Côte d’Ivoire, a détruit tout le système de défense et de sécurité, en plus des institutions d’un pays pour ensuite livrer ses populations à des massacres programmés de longue date ? Tenez par exemple : monsieur Jean Marc Simon, ambassadeur français à Abidjan, qui, en Décembre 2011, avec son homologue étasunien, kidnappent Youssouf Bakayoko,  président de la commission électorale ivoirienne, lui tout seul, pour l’emmener annoncer des résultats hors-délai, au quartier général de campagne du candidat de la communauté internationale, n’est-ce pas là aussi un exemple rétrograde de terrorisme primaire ? En ce qui concerne les victimes ivoiriennes de la méchanceté de vos prédécesseurs au pouvoir que nous sommes, nous disons : à part les massacres et les injustices que nous vivons désormais au quotidien, la France s’est gravement déculottée en Côte d’Ivoire. Comment, la France, si allergique à la présence de quelques dizaines ou centaines d’étrangers sur son sol peut-elle se permettre de convoyer des milliers d’étrangers sur nos terres, les armer pour nous massacrer, juste pour obtenir du cacao en retour ? Comment, la France, si exigeante et si regardante sur l’environnement, peut-elle se taire et protéger des prédateurs de parcs nationaux et de forêts classées dans l’ouest ivoirien qui ont pour noms Amadè et Tiendrébéogo, des bandits de grand chemin ? A moins que cette annexion ou occupation de ces régions ivoiriennes ne soit une partie non dévoilée des insultants accords dits de Marcoussis en Janvier 2003. Des accords qui ont demandé la naturalisation de quatre millions d’étrangers, même contre leur propre volonté ! Ne parlons même pas de la grande invasion qui a eu lieu à la faveur de la guerre et qui continue malgré que le grand bouleversement de la démographie de la Côte d’Ivoire. Pourriez-vous, Monsieur le Président, de bon cœur, accepter l’invasion nazie, Vichy et tout leur cortège de douleurs et d’humiliations, si cela était à refaire aujourd’hui même ? Mais alors pourquoi la France a-t-elle livré notre pays, la Côte d’Ivoire, au mauvais vouloir de pilleurs et de tueurs qui font office de forces républicaines bien que n’ayant aucune notion de la république parce qu’analphabètes, paysans ou véritables bandits évadés des prisons ouest-africaines dans le cadre du complot international contre la terre de nos aïeux, en Mars 2011?

LES WE ETRANGERS ET VICTIMES NOMADES CHEZ EUX.JPG

Les wè, étrangers et victimes nomades chez eux

Excellence Monsieur le Président de la république française, pour les victimes des malheurs et multiples humiliations que vos devanciers à l’Elysée nous ont  imposées, en un mot comme en cent, notre cri est celui de l’indignation !

Indignés nous sommes de la méchanceté du pouvoir, des réseaux et des médias français qui ont fait le choix de survivre du sang des nôtres qui coule. Nous sommes indignés aussi par le fait qu’à ce jour, les injustices, les crimes ou les massacres des primesautiers f.r.c.i. et dozo ne retombent que sur ces derniers comme seuls coupables : et leurs maîtres et parrains qui les ont  armés, incités et formés à tuer depuis les débuts de la rébellion ivoirienne ? Nous ne sommes pas dupes ou envoûtés par ces médias, ces organisations de droits de l’homme ou ces tribunaux racistes pour deux sous qui disent toujours tout sauf l’essentiel : ceux qui massacrent les populations ivoiriennes aujourd’hui sans que la justice nationale ou internationale ne s’en émeuve, ils ont eu au moins des instructeurs militaires à leurs débuts ; même Amadé Ouérémi du Mont Péko, dans l’ouest ivoirien, a été encadré par des instructeurs avant que la Côte d’Ivoire ne soit attaquée, où sont donc passés tous ces instructeurs français et occidentaux qui ont côtoyé et armé ces coupe-jarrets qui ont fait œuvre macabre mais utile pour la France ? Seraient-ils tous morts, ces instructeurs et leurs mandants, pour que l’on continue, par médias et organisations humanitaires interposés, à nous agiter le chiffon malhonnête de la diversion et de l’absolution insidieuse (parce qu’ainsi autosuggérée) des vrais coupables de nos malheurs d’aujourd’hui ? Pour nous répéter demain la même comédie dans une toute autre tragédie, ici ou ailleurs, sur le même et toujours continent Afrique ? Pendant combien de temps encore ? La méchanceté du pouvoir français ? Il en sera encore question pendant de longues années, pour nous qui ne sommes pas des français, de ce qu’un Etat, sans sourciller, jette comme ça, dans les abîmes de l’oubli, ses citoyens tels Philippe REMOND, assassiné en Avril 2011 par des rebelles conduits par la France ; en plus de tous ces autres français, tous victimes d’une évidente tyrannie, qui croupissent dans les geôles miteuses ivoiriennes, ignorés qu’ils sont, par la France.

 Monsieur le Président de la république française, le but de cette lettre, veuillez bien nous comprendre, tout sauf votre respect, n’est pas de manquer du respect à qui que ce soit. Même s’il reste vrai qu’à notre peuple, la communauté internationale a manqué totalement de respect en 2011, allant jusqu’à bombarder des femmes et des bébés, au mépris de notre Constitution, pour installer l’homme qu’elle a de tout temps souhaité à la tête de la Côte d’Ivoire. Par respect pour la mémoire de nos enfants et de nos parents assassinés par la volonté de la communauté internationale et dont le sang crie en nos consciences, par respect pour les souffrances de ces milliers de nos compatriotes qui croupissent dans l’ombre de la mort des prisons et des camps de concentration du régime ivoirien, par respect de tous ces millions d’autres insoumis à l’esclavage et de réfractaires à la vassalisation mais qui souffrent quotidiennement d’injustices et de tyrannie, nous avons voulu vous interpeller. Nous avons voulu vous rappeler, à vous, Président de tous les français qui ne se permettrait point, désormais, de s’afficher publiquement ou de deviser avec monsieur CAHUZAC et avant lui monsieur STRAUSS KAHN, nous avons voulu vous rappeler, disons-nous, que notre souhait de peuples africains est que les discours français sur la bonne moralité cadrent avec les actes des gouvernants français eux-mêmes : s’accommoder de fréquentations et d’échanges publics et réguliers ou assidus avec des chefs rebelles sanguinaires, des dictateurs et autres tyrans africains quand on prend soin d’éviter ses propres compatriotes en France pour leurs mœurs ou pour leur moralité, prête, Monsieur le Président, à des interrogations opportunes et légitimes des pauvres victimes africaines que nous sommes.

Monsieur le Président de la république française, le 11 Avril 2013, vous recevez à l’Elysée l’homme à la base de tous les malheurs des ivoiriens depuis vingt trois longues années. Au soir du 11 Avril prochain et tous les autres jours qui vont suivre, nous voulons ressentir ici, en notre pays, un véritable changement, digne du vrai changement que vous avez appelé de tous vos vœux lors de votre campagne pour l’élection présidentielle, il y a onze mois. Oui, un changement digne de ce nom, même s’il ne peut et ne pourra jamais ramener à la vie ces milliers des nôtres qui sont morts. Faute de quoi, nous constaterons, et tous vos électeurs africains-français avec nous, qu’en fait, la méchanceté est la seule chose la vraiment mieux partagée par tout bon pouvoir politique français. C’était là, Monsieur le Président de la république, juste quelques opinions triées sur le volet de personnes victimes, déshéritées et meurtries à vie par la guerre de dix ans de la France contre notre cher et beau pays, la Côte d’Ivoire.


Le 08 Avril 2013


Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour et Nahibly),

Emmanuel CALEB

00:02 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, France, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 08 avril 2013

«GBAGBO EST UN MALADE MENTAL»: ET SI SORO AVAIT COMMIS L'IRREPARABLE?

 

côte d'ivoire,«gbagbo est un malade mental»,et si soro avait commis l’irréparable?,connectionivoirienne.net

 

De sources proches du président ivoirien [séjournant actuellement en France pour raisons de santé], «Soro Guillaume a commis l’irréparable en félicitant Alpha Blondy après que celui-ci ait traité l’ex-président, Laurent Gbagbo, de malade mental». Erreur d’apprentissage politique…

"J’adresse mes félicitations à ce grand artiste ivoirien Alpha Blondy qui reste égal à lui-même. Son talent est indéniable et son charisme affirmé. J’ai toujours souhaité, et il le sait, qu’il demeure le porte-parole des sans-voix. Alpha Blondy doit être l’artiste du petit peuple. On peut l’aimer comme on peut le détester, mais personne ne peut nier le génie talentueux Alpha Blondy", a affirmé Guillaume Soro, dans une note sur son blog depuis la Corée du Sud où il est en visite depuis quelques jours.

Ces félicitations viennent curieusement après que la méga star aie traité l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, de «malade mental» lors d’un concert, lundi dernier à Paris. "Je viens de l’avoir au téléphone juste après son concert où il a une fois de plus excellé et dénoncé les panafricanistes dogmatiques adeptes du repli identitaire qui en plein Paris, en terre de démocratie, veulent imposer la pensée unique par la violence dont ils n’ont jamais su se guérir. Quelques gus ont voulu manifester contre cet artiste africain authentique", a ajouté M. Soro.

côte d'ivoire,«gbagbo est un malade mental»,et si soro avait commis l’irréparable?,connectionivoirienne.net

A l’analyse, le Président de l’Assemblée Nationale, en réagissant ainsi démontre bien, qu’il s’est résolument abonné à la médiocrité. Le climat de paix dont il parle nuit et jour n’est donc que mensonge et démagogie. Ignorant qu’après avoir forcé le destin en produisant un parcours sombre, terni de sang et de crimes de guerre, lui, le rebelle du MPCI sponsorisé par l’actuel président ivoirien, les organisations de droits de l’Homme l’ont pour cible. «Il n’échappera pas à la prison internationale», soutient une source bien introduite.

S’étant taillé un costume de chef d'Etat, Soro Guillaume se saisit de toutes les opportunités, même les plus misérables pour faire parler de lui. Cette fois-ci, celui-ci s’est illustré en mal. Car, ses vagues de félicitations adressées à Alpha Blondy, l’un des premiers artistes «déréglés» de Côte d’Ivoire, sont dépourvues de sens et sans portée. «C’est l’irréparable, qu’il a commis depuis la Corée du Sud», nous indique un proche du Président Alassane Ouattara.

Quand on saute les étapes par la rébellion, le coup d'état, les tueries et les massacres, pour parvenir à un tel niveau de responsabilité, il n’est pas étonnant de faire de tels dérapages, surtout en politique. «Un acte irréparable», comme le souligne des proches du Président Alassane Ouattara.


Fatima Berthe Gooré

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

dimanche, 07 avril 2013

LE MASSACRE DES AUTOCHTONES WE DANS LE CAMP DE L'ONU A NAHIBLY EN COTE D'IVOIRE

 

NAHIBLY - DUEKOUE.jpg


Ou comment l’ONU favorise l’impunité et l’épuration ethnique en les cachant sous le tapis.



Depuis le début du conflit en Cote d’ivoire, environ 30.000 personnes autochtones d’ethnie Wé ont été tuées par les forces favorables au Président actuel, selon Comité de sauvegarde du patrimoine foncier Wé. Cette source évalue à 230 tués l’attaque du camps de déplacés de l’ONU de Nahibly par les milices ethniques FRCI et dozos le 20 juillet 2012.

Ce massacre fait suite à ceux de Douékoué carrefour (2011) et Guitrozon (2005) qui avait également ciblé les Wé et qui avaient également eu lieu en présence des forces de l’ONU. Par suite de l’épuration ethnique et de la colonisation de l’ouest ivoirien par des populations originaires des pays au Nord de la Côte d’ivoire, la population étrangère serait passé de 37% lors du recensement de 1998 à 75% selon ce comité. Une partie de la population Wé a fuit au Libéria où se trouvait déjà les descendants de ceux qui avaient fuit la colonisation française. Une autre partie se trouvait dans des camps de déplacés à l’intérieur de leur propre région. L’ONU les encourageait à rentrer dans leurs villages incendiés en réduisant leurs allocations de nourriture mais le rythme des départs était insuffisant du fait de l’insécurité régnant dans les campagnes "sécurisées par les bandes dozos du boucher de Duékoué-carrefour, Amédée Ouéremi.

La FIDH et Amnesty International viennent de publier chacune un rapport qui permet de confirmer les informations données par les sources Wé sur les circonstances du massacre de Nahibly.

Un massacre prévisible

Nul ne pouvait ignorer que les autorités et les milices étaient décidées à fermer les camps puisque le préfet de la ville avait fait des déclarations en ce sens en mars 2012. Le chef militaire de Douékoué, le lieutenant Koné Daouda dit Konda avait abondé dans le même sens : « Nous n’allons pas rester les bras croisés pendant longtemps. Il faut que le site soit fermé pour éviter qu’il ne devienne le nid de malfaiteurs », a-t-il dit. Ces déclarations ont été suivi par l’apparition de problèmes à l’intérieur du camp : « A partir du mois de mars 2012, il y avait eu 14 attaques contre les travailleurs humanitaires dans le camp et, au mois de mai, le HCR a envoyé une lettre aux autorités relevant ces incidents en les informant que la distribution de vivres serait suspendue. Le 22 mai, des acteurs humanitaires ont été menacés par des individus au sein du camp » a déclaré le patron de l`Onuci, Bert Koenders.

Une mission de l’ONU préconise en mai 2012 de renforcer la clôture pour " rendre plus difficile l’accès au camp par un autre lieu que le portail principal." Heureusement, cette mesure n’a pas été mis en œuvre sans quoi nul n’aurait pu s’échapper lors de l’attaque du camp. La mission est arrivée à la conclusion que "le camp de Nahibly connaissait une situation sécuritaire dégradée par la présence très vraisemblable d’éléments perturbateurs de type bande armée, sans doute composée d’anciens miliciens ou militants gbagboistes de l’ethnie Guéré, dont certains ont été nommément identifiés." . Plutôt que de chasser les perturbateurs probables nommément identifiés, la mission préconise l’ouverture d’un poste de police ivoirien à l’intérieur du camp, en plus de celui de l’ONU. Cette réponse ne sera pas mise en œuvre par les autorités ivoiriennes selon l’ONU, peut être parce que ces autorités n’ont pas confiance dans la police qui a été partout désarmée.

Selon Amnesty, l’attaque contre le camp " est intervenue dans un contexte de stigmatisation croissante des personnes déplacées de la part aussi bien des autorités politiques et militaires locales que de certaines franges de la population. (...) Un ancien résident du camp a dit à Amnesty International : « Les Dozos et des habitants des villages environnants ne cessaient de nous dire : “C’est à cause de Gbagbo que vous êtes là, on va vous tuer” ».
Plusieurs sources ont également indiqué à Amnesty International que, dans les semaines qui ont précédé l’attaque, il était devenu très courant d’entendre parler de la nécessité de faire « disparaître » le camp de Nahibly.
"

Une organisation méthodique

"Le 19 juillet 2012, la veille de l’attaque du camp, se serait tenue à l’hôtel Monhessia (un hôtel désaffecté de Duékoué occupé à l’époque par les FRCI) une réunion entre le Lieutenant Konda, des Dozos et des représentants des jeunes Malinke de la ville. Le même jour, une réunion similaire de Dozos se serait déroulée à Guiglo au maquis Ketin. Ces Dozos de Guiglo « ont été amenés et ramenés ensuite après l’attaque du camp », selon un témoin" rapport FIDH.

Officiellement, c’est un événement fortuit qui a déclenché l’attaque du camp. Un braquage aurait fait 5 morts dans la nuit du 19 au 20 juillet au quartier Kokoman. Les jeunes malinké (allochtones) auraient suivi des traces de sang menant jusqu’au camps pourtant fort éloigné. Ils prirent alors d’assaut le camp à 8 heures devant les caméras et en présence du préfet Benjamin Effoli et du Lieutenant Daouda Koné.

Les 22 militaires et policiers de l’ONU qui gardaient le camp ne tenteront pas grand chose pour les en empêcher.

« Il était évident que nous n’étions pas capables de contrôler cette foule sans leur tirer dessus. Cela aurait presque certainement conduit à une explosion de violence et beaucoup de gens auraient été tués. Bien sûr, c’est ce qui s’est passé à la fin tout de même ». Témoignage d’un officier onusien recueilli par Amnesty International.

L’ONU déclarera plus tard que "La foule de "500 à 1.000" personnes qui est descendue sur le camp était un groupe "organisé" , (...), que "l`identité des assaillants faisait toujours l`objet d`une enquête" et que ces événements soulignait la nécessité de la restauration de l`autorité de l`État à travers le pays (AFP 27 juillet 2012). Mais cet événement n’est-il pas une excellente illustration de l’autorité de l’État et de l’immense talent des enquêteurs bredouilles de l’ONU ?

Les militaires et les milices ethniques malinké "dozos" ont procédé aux exécutions dans le camp, aux alentours et plus tard en brousse. "Dans ce chaos, les hommes, qui sont particulièrement ciblés, tentent de fuir. Certains par l’arrière du camp, d’autres par l’entrée principale. Ceux qui tentent de fuir par l’arrière du camp semblent avoir été abattus par les Dozos et peut-être des FRCI qui encerclaient le camp. Un témoin atteste qu’au moins 7 personnes auraient été tuées dans les taillis à l’arrière du camp. L’UNPOL et l’ONUCI ont bien tenté de ratisser la zone après les faits, mais « ils ont essuyé des tirs à ce moment, et n’ont pas pu accéder à la zone pendant les 7 jours qui ont suivi » affirme une source interne. Lorsqu’ils ont pu enfin se rendre à l’arrière du camp, « plus aucun corps n’était présent », déclare, amère, ce témoin des événements.

Pendant ce temps, le sort des hommes qui tentaient de fuir par l’entrée principale du camp n’est pas meilleur : bastonnés et poursuivis, certains sont arrêtés par des éléments des FRCI " FIDH.

Les personnes arrêtés disparaîtront définitivement pour la plus part et une femme subira un viol collectif par les FRCI. De nombreux témoignages font état de cadavres emportés, ce qui enlève tout caractère spontané à l’événement.

Un témoin permettra la découverte d’une dizaine de puits contenant les corps de victimes des massacres. Un seul sera fouillé, il contenait 6 corps. Les autres seront laissé en l’état "pour préserver les preuves".

La complicité de l’ONU

Lors du massacre de 2011 dans la même ville de Douékoué, les soldats de l’ONU avaient enterrés eux même plus de 800 corps mais compté seulement 150 victimes. Une fois encore à Nahibly, l’ONU a cherché à étouffer la polémique en donnant une estimation ridiculement faible du nombre de victimes. Bien qu’un bataillon de l’ONU stationne dans la ville, la zone du camp avait été "sécurisée" par les FRCI qui venaient de le détruire, empêchant les ONG d’y accéder pour compter les corps. Les lieux de détention n’ont pas été visités, ce qui aurait probablement permis de sauver les personnes arrêtées. Ainsi, Bert Kondoers a pu annoncer 11 morts en tout dont 5 victimes du braquage "déclencheur" du massacre. Les 6 corps trouvés dans le camps étaient des corps difficilement transportables, notamment 3 vieillards brûlés vifs. L’ONU, qui avait identifié les 4000 habitants du camp, n’a pas cherché à répertorier les survivants, les morts et les disparus et le bilan n’a jamais été réévalué. Les déplacés ont été promptement rapatriés dans leurs villages d’origines où leur sécurité n’est pas assurée, sans parler de leurs éventuels témoignages. Selon la FIDH "La disparition à l’issue de l’attaque du camp de Nahibly de plusieurs dizaines de personnes déplacées, ainsi que la confirmation de cas d’exécutions sommaires et extra-judiciaires, laissent donc entrevoir un bilan beaucoup plus lourd que les chiffres officiels." Les "pro-Gbagbo" évoquent 47 corps identifiés, 213 Wê tués et plus de 1000 disparus lors de l’attaque de Nahibly (Notre Voie 5 août 2012). Sans souscrire à leur évaluation que personne ne semble avoir voulu discuter, il faut reconnaître que le bilan onusien est très éloigné de la réalité et que cet aveuglement est volontaire.

Il y a comme une contradiction interne dans la déclaration de Bert Koenders, responsable de l’ONU en Côte d’ivoire lors de la conférence sur l’impunité de fevrier 2013 lorsqu’il dit "C’est en brisant le cercle vicieux de l’impunité et en promouvant une justice équitable que l’on aboutira à rompre le cercle vicieux de la violence. Je voudrais à cet égard saluer l’engagement de son Excellence Alassane Ouattara, le Président de la République, et de son Gouvernement, et noter l’ensemble des mesures prises et structures mises en place pour lutter contre l’impunité des crimes d’un passé récent." Car le massacre de Nahibly a été commis avec la participation des autorités ivoiriennes et rien n’a été fait pour en identifier les responsables. En saluant l’action du chef de l’État, Koenders montre qu’il accepte son inaction pour ne pas l’embarrasser. Tout le reste n’est que souhaits pieux et promesses de faire des ronds "vertueux" dans l’eau.

Vacuité du droit

Selon Haut Commissaire aux droits de l’homme, les peuples autochtones, ou peuples indigènes, sont « les descendants de ceux qui habitaient dans un pays ou une région géographique à l’époque où des groupes de population de cultures ou d’origines ethniques différentes y sont arrivés et sont devenus par la suite prédominants, par la conquête, l’occupation, la colonisation ou d’autres moyens ».

Maintenant qu’il est minoritaire sur sa propre terre, le peuple Wé devrait donc bénéficier de toutes les garanties offertes par la "Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones", notamment en matière de droit à la terre. Mais c’est une foutaise parce que les autochtones réfugiés dans des camps sont massacrés sous les yeux de l’ONU. Ceux qui ne vendent pas leurs terres à n’importe quel prix, c’est qu’ils n’ont plus la volonté de vivre. Dans ces conditions, lorsque Koenders appelle le gouvernement ivoirien a résoudre les conflits fonciers en votant une loi à ce sujet, il ne fait que l’inciter à donner une légalité à la spoliation.


Serge LAURENT


Source: LE GRAND SOIR

samedi, 06 avril 2013

LE MALI, UNE PROVINCE FRANÇAISE COMME LES AUTRES

HOLLANDE AU MALI.jpg


Lors de son grand oral sur France 2, François Hollande a émis deux signaux contradictoires à propos de la crise malienne et, plus largement de l’approche de la France vis-à-vis de l’Afrique. 

D’un côté, le président français a voulu se démarquer de la Françafrique, en niant l’implication de son pays dans le choix du futur président du Mali. De l’autre, le même François Hollande se dit ”intraitable” en ce qui concerne le respect du chronogramme électoral qui doit, selon lui, impérativement déboucher sur la tenue d'une élection présidentielle, d’ici à la fin du mois de juillet 2013. 

C’est à n’y rien comprendre. Car on peut bien se demander où est passée la souveraineté du Mali, quand c’est le président français qui annonce que ceci ou cela doit obligatoirement se faire dans le pays ! Cette approche infantilise les institutions et le peuple maliens. Leur sort est décidé à Paris et annoncé sur France 2. A l’évidence, la différence avec un certain passé regrettable est mince. Le fait que la France veuille retirer ses soldats est à la limite compréhensible. Mais cela ne veut pas dire que ce soit une bonne idée car, de toute évidence, le pays est loin d’avoir été pacifié... Contrairement à ce qu’en pense François Hollande, selon lequel "tous les objectifs sont atteints”. 

Mais on comprend qu’englué dans une spirale de baisse de sa popularité le numéro un français veuille jouer sur toutes les cordes pour essayer de remonter cette pente particulièrement raide. Par ailleurs, si l’Afrique elle-même veut continuer à se percevoir comme souveraine, il faut qu’elle arrête d’implorer l’aide des autres, même quand il s’agit de défendre l’intégrité territoriale de ses propres Etats. Mais ce qui est totalement inadmissible, c’est bien le fait que François Hollande estime que l’intervention de ses troupes dans la crise malienne lui donne le droit de traiter le Mali comme s’il s’agissait d’une province française. 

Or, c’est bien ce que le président français a fait hier lors de son intervention télévisée. Il ne s’est pas contenté de donner son avis sur la tenue de la présidentielle. Il a aussi déclaré que cette dernière devait impérativement se tenir au mois de juillet ! Que le Mali et le peuple malien soient prêts ou non, là n’est pas, pour lui, la question. Peu importe les conséquences. Il veut les élections d’ici à la fin juillet, et c’est tout ce qui importe pour lui. 

En s’exprimant ainsi, il ne parle pas en tant que président d’un pays ami. Il prend plutôt la place de Dioncounda Traoré [président du Mali par intérim], de toute l’élite politique et de la société civile. Aussi, qu’il ne se fatigue pas à nier le choix que la France fera sur l’un des candidats. Parce que, quand on est capable d’imposer au peuple d’un pays – a priori – souverain sa propre volonté, on ne s’empêche pas, en principe, de choisir celui qui occupera le fauteuil présidentiel. 

Fouler au sol la dignité de tout un peuple est autrement plus grave que de s’immiscer dans un processus électoral qui, quoi qu’il arrive, est toujours sujet à une certaine manipulation. Or le point de vue de François Hollande n’est pas du tout isolé. Il s’agit d’une approche murie, dans la mesure où précédemment le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait donné des injonctions semblables. Les adieux à la Françafrique ressemblent à des vœux pieux. 


Boubacar Sanso Barry 
 
 
 
Source: AFRIK53.COM 

00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Europe, France, Mali, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : afrique, le mali, une province française comme les autres, françois hollande | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 04 avril 2013

SATISFECIT FLATTEUR AU GOUVERNEMENT OUATTARA - UNE ECONOMISTE ECRIT A CHRISTINE LAGARDE

 

CHRISTINE LAGARDE.jpg


Dotée d’une solide formation économique, notre lectrice Laurie Tipper conteste les vérités (?) du Fonds monétaire international (FMI), qui veut convaincre à toute force les Ivoiriens que son ancien «commis» Alassane Ouattara fait un travail merveilleux dans la meilleure des Côte d’Ivoire possibles.

 

Je suis interloquée par les déclarations de Michel Lazare faites le 28 mars 2013: «La Côte d’Ivoire a réalisé une croissance de 9, 8% en 2012, des performances qui planchent au-delà des prévisions du Fonds monétaire internationale (FMI) (8,6%), « pour la première fois depuis 30 ans, la Côte d’Ivoire a régularisé sa dette extérieure», «la Côte d’Ivoire ne souffre de problème de seuil d’endettement. Avec des appuis financiers extérieurs  conséquents, le taux d’investissement public dépassera les 7% du PIB».

(Source: http://www.imf.org/external/french/np/sec/pr/2013/pr1397f.htm).

Ces  déclarations me font penser à une jonglerie sensorielle et mentale qui, modifiant les perspectives intellectuelles, suspend l’intervention de la logique et impose un état de vertige, car la vérité évidente et banale à laquelle nous assistons, que dis-je que nous subissons, c’est une flambée généralisée des prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité sur les marchés. Mieux l’eau, le courant, le gaz, l’essence ont connu le même sort. Sans compter les montants excessifs imposés aux étudiants en majorité issus de familles défavorisées, qui ont dû abandonner leurs études, faute de moyens, pour preuve le nombre décroissant d’inscrits dans les universités en Côte d’Ivoire. Je ne m’étalerai même pas sur les énormes difficultés pour  simplement survivre au quotidien aujourd’hui en Côte d’Ivoire, ne serait-ce qu’avoir de l’eau, relève du parcours du combattant. 

En économie, on ne décrète pas la croissance ou son absence: on la constate chiffres à l’appui. Le taux de croissance de la Côte d’Ivoire pour les années 2009 à 2011 étaient respectivement de 4.2%, 2.6%, et de -5.8%. Multiplication des petits pains ou cour des miracles? La Côte d’Ivoire serait donc passée d’un taux de croissance de -5.8% en 2011 à + 9.8% en 2012. Je ne pense pas me tromper en affirmant que les objectifs du FMI sont: transparence, disponibilité de l’information, définition des codes de bonne conduite, dépassement de l’esprit et de la culture du cloisonnement, diffusion de messages clairs et cohérents  pour éviter que les pays ne se mettent en situation de crise. Le principal objectif du PIB (Produit Intérieur Brut) est de mesurer l’activité économique, il est reste pas moins la mesure la valeur de la production d’un pays (sa richesse) et est avant tout l’agrégat de la comptabilité nationale d’un pays, il n’y a donc rien à dissimuler  aux citoyens.

Par conséquence, j’ose espérer qu’il n’y a aucun obstacle pour répondre aux 4 points ci-dessous listés et surtout pour rendre publicles méthodologies d’approche du calcul du PIB ivoirien pour l’année 2012 ainsi que toutes les valeurs associées à ce calcul et bien sûr toutes valeurs afférentes au taux de croissance 2012.

1. La méthodologie que votre institution a utilisé pour le calcul du PIB 2012 en Côte d’Ivoire.

Calcul du PIB par une approche production ou Calcul du PIB par approche revenu ou Calcul du PIB par approche demande?

2. La mesure prise par votre institution pour mesurer ce taux : par glissement annuel ou trimestriellement?

3. Suite aux déclarationsde Michel Lazare: « pour la première fois depuis 30 ans, la Côte d’Ivoire a régularisé sa dette extérieure », dans ma lettre ouverte que je vous ai adressée le 09/01/2013, le stock résiduel de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire après tous les allègements (PPTE, IADM et C2D) s’établissait à 2 322,8 milliards. Le FMI peut-il élaborer les propos tenus et donc confirmer le paiement intégral de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire incluant les dettes suivantes: FMI, Club de Paris, Club de Londres, EURO bond 2032, Japon, USA, etc…?

4. Suite aux déclarations de Michel Lazare, le FMI peut-il élaborer les propos tenus « la Côte d’Ivoire ne souffre de problème de seuil d’endettement », d’accord mais quel est ce seuil d’endettement?

Je reste confiante que malgré votre charge de travail, je n’ai pas de doute qu’un de vos conseillers prendra le temps de répondre aux 4 points cités ci-dessus, je ne souhaiterais pas donner raison à Mme Eva Joly qui le 2 juillet 2011 disait de vous Madame Christine Lagarde « C’est une ultralibérale et je crains que ses arbitrages ne soient pas en faveur des peuples mais du libre accès aux ressources pour des multinationales qu’elle a passé sa vie à conseiller ».  Sans réponse à mes questions je me verrais dans l’obligation de prendre en compte les propos tenus par Peter Doyle – démissionnaire du FMI -et donc m’insurger contre  «l’incompétence», «les manquements» de votre institution,  ou encore convenir que le FMI est soumis au dogme local et au donneur d’ordre politique. Les pays africains ne sont pas tenus au dogme du marché néo-libéral et à l’application de règles immuables ignorant les spécificités de chaque pays. L’Afrique en général et la Côte d’Ivoire en particulier n’ont pas besoin de quitus et d’une bénédiction du FMI, mais plutôt d’une transparence qui évitera la dilapidation des ressources et qui relèvera le taux de misère galopant et le manque de perspectives des peuples africains dus aux joueurs d’échecs et à l’entretien de l’illusion perpétrée par les oligarques qui tiennent nos pays.

Comme le disait Keynes: «L’inévitable n’arrive jamais, c’est l’inattendu qui se produit».


Laurie Tipper, Economiste


NB : la titraille est de la rédaction


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N.B. pour mes lecteurs:

a) Le taux de croissance est égal à (valeur du PIB (année n) – valeur du PIB(année-1)/valeur du PIB(année-1)*100)

b) Calcul du PIB par une approche production

PIB = « somme de toutes les valeurs ajoutées » qui ont été créées par les agents économiques du pays. Ce total regroupe donc la somme des valeurs ajoutées, la TVA et les taxes perçues sur l’importation et l’exportation. Ce calcul met en valeur les mutations dans les différents secteurs et services. Ce sont les comptes de résultat fournis par les entreprises, et les administrations publiques.

c) Calcul du PIB par approche revenu

PIB = somme de tous les revenus : « rémunération des salariés, profits bruts des entreprises et des entrepreneurs individuels ». Cette méthode souligne les évolutions des comportements en termes de consommation. Elle permet aussi « d’apprécier le poids de l’investissement dans les dépenses des entreprises, leur nature… »

d) Calcul du PIB par approche demande

PIB = addition des « achats des usagers finaux, les ménages (…), les entreprises » à laquelle on ajoute ou l’on enlève « les variations de stocks ». En d’autres termes, on évalue ici « l’équilibre entre salaires et profits ».

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 02 avril 2013

IL N'Y A EU AUCUNE SPIRALE, LE MENSONGE EST LE MODE DE GOUVERNEMENT DE TOUT L'EXECUTIF FRANÇAIS


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Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau


Cet article de Reuters m'a fait sourire parce que j'étais depuis toujours convaincu que cet homme mentait. Surtout son propos: "J'ai été pris dans une spirale du mensonge et m'y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords." Aucune vérité dans ce mea culpa. La "spirale" du mensonge continue même dans le "repentir". La France a toujours régné et sévi par le mensonge: affaires Karashi, Clearstream, Bettencourt, financement occulte des partis, françafrique, coup d'Etats et crises électorales dans les pays africains. Nous en avons même de très illustres en la matière, parmi ses dirigeants: Chirac (Super menteur), Michel Alliot-Marie (M.A.M, Mensonge après mensonge), Nicolas Sarkozy (le voyou de la République, financement de Kadhafi et de Bettencourt). Depuis toujours, la France ment. Elle ment sur les chiffres de son économie, elle ment sur l'état de la France en apnée morale, sociale et financière, elle ment sur son PIB, elle ment sur son taux de croissance, elle ment sur sa dette souveraine, elle ment sur son déficit budgétaire, elle ment sur le déclin de la nation française, elle ment, elle ment et elle continue à mentir; ça n'arrête à aucun moment et c'est à tous les niveaux. Tout l'exécutif y trempe jusqu'au cou. Le déclin est amorcé depuis bien longtemps et est absolument inévitable. Que DIEU aie pitié du pauvre peuple français! Fernand Dindé.


Jérôme Cahuzac avoue avoir un compte à l'étranger depuis 20 ans

 

PARIS (Reuters) - L'ex-ministre socialiste du Budget, Jérôme Cahuzac, a avoué mardi détenir un compte bancaire à l'étranger depuis environ 20 ans, ce qu'il avait toujours démenti jusqu'ici.

Il a confirmé sur son blog, après une entrevue avec les juges d'instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke à sa demande, leur avoir confirmé l'existence de ce compte. Il ne précise pas dans quel pays.

"Je les ai informés de ce que j'avais d'ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l'intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n'a pas été abondé depuis une douzaine d'années, soit environ 600.000 euros, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris."

"A M. le président de la République, au Premier ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé", ajoute-t-il. "J'ai été pris dans une spirale du mensonge et m'y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords."

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse.

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Capture d'écran du blog de Jérôme Cahuzac

 

Source: YAHOO ACTUALITES

samedi, 30 mars 2013

MALI: HOLLANDE SE DIT «INTRAITABLE» POUR DES ELECTIONS EN JUILLET

 

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Le néo-colonialisme relayé par le socialiste François Hollande. Qui avait dit qu'il y avait une différence entre Hollande et Nicolas Sarkozy en matière de politique étrangère de la France en Afrique? Pourquoi les Africains sont toujours à la recherche d'un tuteur néo-colonial? La première caractéristique des politiques Africains est l'inaptitude à s'élever par eux-mêmes. C'est le maître qui fixe la date des élections depuis Paris. Que disent les intellectuels africains de gauche? Le prix Houphouët-Boigny lui sera bientôt décerné, c'est à dire le prix du créateur de la Françafrique. Hollande est dans la françafrique ou à côté de la françafrique? Liadé G.


Incroyable mais vrai! C'est uniquement en Afrique qu'on peut voir de telles énormités et de telles absurdités. Afrique, où est donc ta dignité, où est ton honneur? Jusqu'à quand, toi un continent, serviras-tu de marchepied et de plate-bande à la France, un simple pays, fût-il une puissance moyenne? Africains, il est plus que temps que nous nous levions! Fernand Dindé.

 La France veut des élections au Mali "à la fin du mois de juillet" et sera "intraitable" sur le sujet, a déclaré jeudi soir le président français François Hollande.

"Nous voulons qu'il y ait des élections au Mali à la fin du mois de juillet. Et ça, nous serons intraitables là-dessus. Deuxièmement, il faut qu'il y ait ce dialogue avec toutes les composantes de la société malienne", a-t-il ajouté lors d'un entretien accordé à la chaîne de télévision publique France 2.

François Hollande a démenti que la France cherchait des candidats pour la prochaine élection présidentielle malienne. "Le temps où la France désignait des chefs d'Etat en Afrique est révolu", a-t-il assuré.

L'avenir politique du Mali, dirigé par un pouvoir de transition depuis près d'un an, reste incertain malgré la promesse d'élections en juillet, un objectif qui semble difficile à atteindre, le nord du pays occupé en 2012 par des islamistes restant encore en partie à sécuriser.

Le président par intérim Dioncounda Traoré et son Premier ministre Diango Cissoko, sous la pression de leurs partenaires internationaux, expriment désormais à l'envi leur intention d'organiser des élections présidentielle et législatives en juillet.

Les députés maliens ont voté fin janvier une "feuille de route" pour l'après-guerre qui, en plus d'appeler à des élections rapides, prône une discussion avec certains groupes armés du Nord dans le cadre de la "réconciliation nationale".

Par ailleurs, le président a annoncé qu'en juillet, il n'y aurait "plus que 2.000 soldats français au Mali", contre 4.000 actuellement, réaffirmant que le retrait commencerait à la fin d'avril.

Précisant le calendrier, il a indiqué qu'"à la fin du mois d'avril, nous nous retirerons. Nous sommes un peu plus de 4.000, et au mois de juillet il n'y aura plus que 2.000 soldats français au Mali, dans le cadre sans doute d'une opération de maintien de la paix de l'ONU. Et puis à la fin de l'année, un millier de Français seulement sera présent, tout cela en bonne intelligence avec le gouvernement malien". M. Hollande a prévenu que la France aurait "toujours des forces prépositionnées pour intervenir si c'était nécessaire".
 
 
AFP

Source: Le Monde

14:42 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Europe, France, Mali | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, france, mali, hollande se dit "intraitable" pour des élections en juillet, liadé g. | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

JE PERSISTE ET JE SIGNE: OÙ SE TROUVE AU JUSTE LE VILLAGE D'ALASSANE OUATTARA?

 
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Pour la énième fois, Ouattara est hors de la Côte d'Ivoire. Certains parlent même du 80 au 88ème voyage hors du pays en moins de 2 ans!!! Est-il vraiment le Président de la Côte d'Ivoire, ce monsieur? Et puis, pour une nouvelle fois, il part se reposer à Mougin, en France. Pourquoi ne se repose-t-il JAMAIS en Côte d'Ivoire? Ce qui m'amène à rééditer mon article du 29 novembre 2011: "Où se trouve au juste le village d'Alassane Ouattara?". Bonne (re)lecture!


La plupart des chefs d'Etat, pour ne pas dire tous, aiment bien effectuer leur retraite dans leur ville natale ou leur village.

Ainsi, le président Félix Houphouët-Boigny se retirait à Yamoussoukro, qu'il a d'ailleurs érigé en capitale. Pour Henri Konan Bédié, c'est à Daoukro, sa ville natale ou à Prépréssou, son village qu'il a ses arrières. Le général Guéi Robert, on s'en souvient, s'était reclus à Kabakouma, dans sa région de Man. Le président Laurent Gbagbo, pour se changer les idées, se repliait à Mama, dans son département natal de Gagnoa, où il s'est bâti une coquette petite maison de repos.

D'autres chefs d'Etat africains ont ainsi rendu célèbres leurs villes natales. On peut, pêle-mêle, citer le village du président burkinabé, Ziniaré, à quelques encablures de chez nous, Syrte du guide libyen Kadhafi, Gbadolité du président zaïrois Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa Zabanga, Franceville du patriarche gabonais Omar Bongo, Piya du président togolais Gnasimgbé Eyadéma et j'en passe.

A défaut, ils se choisissent un point de chute comme le Général De Gaulle, né à Lille et qui a choisi comme son « home », le petit village de Colombey-les-deux-églises, où il repose justement à jamais.

Mais en la matière, le chef de l'Etat ivoirien restera une énigme ! Aucun point de chute, en Côte d'Ivoire ! Pas même à Kong dont il se réclame et où il ne dispose pas de la moindre case. Pas plus qu'à Dimbokro, qui passe pour être sa ville natale. Ses vacances ou ses retraites ? Il les prend en France. Curieux non, pour un président qui se réclame de la Côte d'Ivoire ? Depuis que nous avons découvert cet homme que nous a présenté le « vieux », Houphouët, pas un seul village ivoirien n'a eu l'honneur de le recevoir pendant 4 week-ends, en 20 ans, comme un fils du terroir. Pourquoi donc ?

« Quand ça chauffe, il est en France, alors que les autres, quand ça chauffe, ils sont chez eux au village. Dans quel village il est allé se reposer même un jour, en Côte d'Ivoire ? », me disait un villageois, jeune planteur de cacao, originaire du centre de notre pays. « Violente question ! », comme disent les Ivoiriens. En 7 mois de règne, il est allé 8 fois en dehors de la Côte d'Ivoire. Les Européens et les Français le voient plus que l'Ivoirien de l'intérieur du pays. Il compte même encore passer deux semaines de vacances en France, dans le mois de décembre. Pour les fêtes de fin d'année?

Au final, nous ne pouvons nous empêcher de nous poser cette question capitale qui nous taraude les méninges, depuis un moment qu'il est président de la Côte d'ivoire : « Où se trouve donc le village d'Alassane Ouattara ? »


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO

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COTE D'IVOIRE - OUATTARA PART URGEMMENT «SE REPOSER» A MOUGIN

 

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Le chef de l’État de Côte-d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, rentré de son séjour sud-africain dans le cadre des pays BRICS, se serait envolé hier vendredi pour la France. Le site koaci.com et d’autres médias proches des services de communication de la présidence ivoirienne, donnent cette information ce samedi. «Ce n’était pas au programme(…), ce serait une urgence qui aurait contraint Alassane Ouattara à quitter Abidjan ce vendredi pour un séjour, annoncé officiellement de « privé « , et ce, une nouvelle fois, en France» écrit ce site. Avant de donner plus de précisions: «de sources proches du président ivoirien ce dernier avait besoin de repos et s’en va tout droit vers sa résidence privée du très chic Mougin dans le sud-est du pays de François Hollande. Rappelons qu’Alassane Ouattara, né le 1 janvier 1942, est âgé de 71 ans. Notons pour finir, qu’aucune date de retour n’a pour l’heure été communiquée par le service de presse de la présidence». Secret de polichinelle ? Alassane Ouattara qui souffrirait d’insuffisances cardiaques, serait porteur d’un pacemaker.

 

Hervé Coulibaly, in "Le Journal de Connection"

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Séjour privé, après d’intenses activités Ouattara se retire en France


Le président de la République a quitté Abidjan hier, pour la France deuxième voyage en cette année 2013. Réélu à la tête de la CEDEAO au terme du 42ème sommet ordinaire de l’organisation sous régionale, en février dernier, Alassane Ouattara a eu d’intenses activités diplomatiques en ce début d’année 2013, notamment la visite d’Etat des Présidents Goodluck Ebelé Johnatan du Nigéria, Michel Sleiman du Liban et le roi Mohammed VI du Maroc. Ensuite, le chef de l’Etat ivoirien s’est rendu à Durban, en Afrique du Sud où s’est tenu du 26 au 28 mars 2013, la réunion des BRICS, une organisation regroupant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Rentré à Abidjan le jeudi 28 mars, Alassane Ouattara, profite du long week-end pascal pour un break et un séjour privé en France. Son plan de vol initial l’annonçait directement à Paris après Durban, mais le Président de la République a tenu à passer à Abidjan pour les dernières consignes avant son départ qui avait été annoncé dans les milieux informés de la capitale française. En décembre dernier, le chef de l’Etat avait passé les fêtes de fin d’année à Abidjan, auprès des Ivoiriens. Le voyage et le séjour privé du Président de la République en France ne sont pas précipités ni imprévus, comme l’homme de la rue pourrait le penser.


CK, in le quotidien ivoirien "L’Intelligent d’Abidjan".


Source: CONNECTION IVOIRIENNE

J'ACCUSE YAO PAUL NDRE DE PARJURE - EMMANUEL AGBAOVI, DOCTEUR D'ETAT EN DROIT

 

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 La Côte d’Ivoire vient de rentrer dans le livre Guinness des records pour avoir connu le coup d’Etat le plus long et parfait de l’histoire du monde. Pour rappel, le 19/ 09/ 2002, des hommes armés descendus du Burkina Faso tentent de s’emparer du pouvoir d’Etat incarné par le Président Laurent Gbagbo, élu Président de la République 18 mois plus tôt. La tentative tourne en eau de boudin et les assaillants sont repoussés de la capitale économique. Ils retournent à Bouaké, y forment un kyste.

L’armée française, sollicitée dans le cadre des accords de défense que la France a signés avec ses anciennes colonies, ne fera rien d’autre que de s’interposer entre les rebelles et le gouvernement légitime. C’est le début de ce qu’il convient d’appeler le coup d’Etat le plus long de l’histoire du monde puisqu’il vient de connaître ce jour 6 mai 2011 une fin plus que glorieuse pour M.Ouattara Alassane, qui prête serment devant le Conseil Constitutionnel présidé par le sieur YAO NDRE Paul. Ce dernier rentre également dans le livre Guinness des records pour avoir été le premier Président d’un Conseil constitutionnel à avoir accepté le serment de deux Présidents de République sans que l’un d’eux ne soit décédé ou déclaré incapable à la fonction.

En effet, à la suite du second tour de l’élection présidentielle tenu le 28 novembre 2002, le Conseil constitutionnel, organe compétent pour donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, déclare Le candidat Laurent Gbagbo vainqueur des dites élections. Ce dernier avait saisi la Haute Juridiction à l’effet de se prononcer sur les cas de fraudes relevées dans de nombreuses circonscriptions électorales du nord du pays. Le Conseil Constitutionnel, au cours de son audience du 03 Décembre 2010, a jugé fondées les prétentions du candidat et après en avoir délibéré l’a déclaré vainqueur de l’élection présidentielle en annulant le scrutin dans des départements de 5 régions du nord et du centre. Le 04 décembre 2010, le Conseil constitutionnel reçoit le serment de M. Laurent Gbagbo comme Président de la République de Côte d’Ivoire. La Communauté dite internationale conduite par la France, qui ne reconnait pas ce résultat monte une armée de mercenaires conduite par la force française de l’opération Licorne et les forces de l’ONUCI, puis lance un assaut contre le pouvoir légalement établi. La coalition armée finit par l’emporter le 11 avril 2011 suite à l’arrestation humiliante du Président de la République. Ainsi venait de prendre fin le coup d’Etat commencé depuis le 19 septembre 2002. Neuf années pour perpétrer le Coup d’Etat le plus long de l’Histoire.

Mais les auteurs sont trop élégants pour se mêler à un coup d’Etat. Qui peut admettre que l’ONU, la France, les Etats Unis, gardiens de la démocratie dans le monde entier, puissent se mêler à une odieuse opération de coup d’Etat. Il faut impérativement donner une onction constitutionnelle à leur entreprise. Que faire ? L’équation semble difficile à résoudre. Mais heureusement, le théâtre d’opération est l’Afrique. Depuis plus de 7 siècles les Occidentaux connaissent ce continent. C’est la terre de toutes les expériences. Tout y est possible parce que dans ce continent le temps passe, mais les hommes restent pareils. Ce sont de grands enfants dont la conscience ne peut guère s’élever au-dessus de la cheville. Les Colons les savaient corvéables à souhait. Ils les ont découverts également manipulables sans limite. Le Conseil constitutionnel est convoqué derechef pour  statuer sur les mêmes élections pour lesquelles il avait déjà rendu un verdict. La Plus Haute Juridiction ivoirienne vient de se dédire en rapportant sa propre décision. Les délibérations du Conseil Constitutionnel de ce jour ne résistent pas la rigueur de l’analyse juridique. Elles manquent à l’évidence de base légale (I) et elles sont porteuses de conséquences très graves (II).

I/ Des délibérations sans base légale

Les délibérations du Conseil constitutionnel sont prises à défaut à deux niveaux.
Au niveau de la forme (A). Au niveau du fond (B)

A/ Sur la forme.

Les défaillances relevées portent à la fois sur la saisine du conseil (1) et sur la constitution même du conseil (2).

1/ La saisine du Conseil Constitutionnel

Aux termes des articles 95 à 97 de la Constitution et desarticles 18 à 20 de la loi organique déterminant l’organisation et le fonctionnement du Conseil constitutionnel, celui-ci ne peut valablement connaître d’une affaire que s’il a été saisi par des autorités précises. Le Code électoral en sonarticle 60 y ajoute les candidats à l’élection présidentielle, en cas de contentieux électoral. C’est dire que le Conseil constitutionnel ne peut s’autosaisir. C’est certainement pour ce motif que le communiqué du Conseil de sécurité et de paix, sur lequel le Conseil constitutionnel fonde sa décision, a entériné les propositions du Groupe de haut niveau (le panel des cinq chefs d’Etat) (point 7 du communiqué final du 10 mars 2011). Celles-ci demandaient que les deux parties au conflit, après avoir pris acte du retrait du Président Laurent Gbagbo, saisissent le Conseil constitutionnel pour recevoir le serment de M. Ouattara (voir notamment le Rapport du Président de la Commission sur la situation en Côte d’Ivoire du 21 avril, point 4). Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’U.A s’est gardé de saisir lui-même le Conseil constitutionnel parce qu’il n’en a pas la capacité. Or, à notre connaissance, aucune autorité compétente n’a saisi le Conseil constitutionnel. Il s’est auto saisi. C’est le Président du Conseil constitutionnel qui a convoqué  sur les antennes de la Télévision Côte d’Ivoire (TCI) ses collègues conseillers à une audience. Il venait de sortir d’une rencontre avec M .Ouattara. A l’évidence, cette rencontre entre les deux personnalités ne peut valoir saisine de la Haute Juridiction.

En effet M. Ouattara ne pouvait saisir le C.C qu’en tant que candidat. Or à la date de la rencontre susmentionnée, non seulement il était forclos (délai de trois jours après la fermeture des bureaux de vote), mais en plus, le Conseil avait clos sa séance et ne pouvait plus de ce fait connaître de la même matière. Comme nous le verrons plus loin, les décisions du Conseil constitutionnel s’imposent au Conseil lui-même.

Même en admettant que c’est par application du communiqué du Conseil de Sécurité et de la Paix, il est impératif que les deux parties saisissent ensemble le C.C. parce que M. Ouattara, à lui seul, n’en a pas la qualité puisque à ce moment, il n’est pas encore entré en fonction en tant que Président de la République.

C’est donc à tort que le Président du Conseil constitutionnel a convoqué ses collègues conseillers à une deuxième lecture de ses propres délibérations. C’est par zèle et au mépris du droit que le Conseil Constitutionnel a siégé du reste, amputé de deux de ses membres, jetant ainsi un doute sur la constitution même du Conseil en audience.

2/ Vice de procédure sur la constitution du Conseil

Le Conseil Constitutionnel ivoirien est composé de sept membres y compris le Président. Aux termes de l’article 14 de la loi organique déterminant l’organisation et le fonctionnement du Conseil constitutionnel, le Conseil ne peut valablement statuer, donner des avis ou prendre des décisions en matière de constitutionnalité des lois que, lorsque, au moins, cinq de ses membres sont présents. Au cours de son audience du 5 mai 2011, ils étaient effectivement cinq à répondre présents y compris le Président. Il pouvait donc valablement statuer.

Toutefois en ce qui concerne le quorum pour l’audience de prestation de serment les textes sont muets. Les puristes pourraient penser que le caractère solennel imposé par laConstitution en son article 39 pour cette audience aurait exigé un quorum plus renforcé qu’une audience ordinaire. En effet, la prestation de serment est un acte différent des décisions et avis qui doivent être rendus par cinq membres au moins.

Mais, en tout état de cause, nous nous gardons de nous lancer dans cette logique. Tout au plus, l’on pourrait relever que l’absence remarquée de deux des conseillers traduit un malaise certain au sein de la Haute Juridiction ivoirienne devant ce deuxième serment. Il nous revient que ces derniers n’ont pas voulu participer à ce qu’ils considèrent comme étant une grande forfaiture de la part de leur Juridiction. L’intérêt de la réflexion à ce niveau se situe sur l’état d’esprit des conseillers au moment où ils siègent. Etaient-ils libres ou ont-ils délibéré sur une contrainte quelconque quand l’on sait l’état d’insécurité qui prévaut actuellement à Abidjan où il n’y a que l’armée élevée par Ouattara qui tient tout le monde en respect. Si pour les autres l’on ne peut affirmer avec certitude qu’ils ont été menacés, il est difficile d’en dire autant pour Madame Hortense Sess. Cette dernière a été enfermée à l’hôtel Pergola qui est devenu la prison des hommes politiques de l’ancien régime. Pour rappel, C’est de là bas que le Président du FPI a été extrait manu militari et conduit à l’hôtel du Golf puis à la prison de Bouna. Madame Hortense Sess n’en a été ressortie que pour les besoins de l’audience de ce jour après un bref séjour sous bonne escorte militaire au domicile de Ahoua Nguetta, lui aussi membre du Conseil constitutionnel. Après un tel périple, il ne serait pas totalement faux de conclure qu’elle a agi sous contrainte. Toute chose  qui rend nul son jugement. Or il est constant qu’une Cour en audience constitue un corps unique. C’est pourquoi, ses délibérations engagent tous ses membres. Par conséquent, si le jugement d’un seul de ses membres est vicié pour quelle que raison que ce soit, c’est l’ensemble du jugement de la cour qui en pâtit. Pour cette raison, il y un doute  épais sur la qualité de la décision du Conseil constitutionnel avant  même d’en analyser le fond.

B / Sur le fond

Pour motiver sa décision, le C.C s’est appuyé de façon exclusive sur deux Communiqués du Conseil de paix et de sécurité de l’UA. Le premier en date du 28 janvier 2011 qui met en place le Groupe de haut niveau appelé à  évaluer l’élection présidentielle du 28 novembre 2010  et le second daté du 10 mars 2011 qui a reconnu M. Ouattara comme vainqueur en indiquant les modalités du processus de sortie de crise. Pour mémoire, il convient de rappeler qu’à la suite du second tour de l’élection présidentielle, les deux candidats ont réclamé chacun la victoire. L’un, le Président Laurent Gbagbo, sera reconnu vainqueur par le Conseil constitutionnel conformément à la Constitution ivoirienne, et le second M. Ouattara Alassane sera reconnu par l’ONU et l’ensemble des puissances étrangères comme vainqueur.

La  paix est menacée. Le Conseil de Sécurité et de paix de l’UA se saisit du dossier conformément à ses textes fondateurs et décide au cours de ses assises du 28 janvier 2011 de constituer un panel de 5 chefs d’Etat pour évaluer le processus électoral notamment le second tour. Le communiqué qui sanctionne les travaux du Conseil de paix et de sécurité précise que les conclusions du panel « telles qu’entérinées par le Conseil (de Paix et de Sécurité) seront contraignantes pour toutes les parties ivoiriennes avec lesquelles elles auront été négociées » (point 6-c). Les travaux des membres du panel  concluent sur la victoire de M.Ouattara sans qu’aucun motif sérieux ne soit avancé pour soutenir cette conclusion. Le Conseil de paix et de sécurité qui entérine cette décision du panel établit une feuille de route en8 points devant permettre un dénouement heureux de cette crise. L’on retiendra entre autres la nomination d’un Haut Représentant chargé de suivre la mise en œuvre des recommandations de l’UA, le retrait du Président GBAGBO, retrait constaté par les deux parties, la saisine par les deux parties du C.C pour qu’il reçoive le serment, la nomination d’un gouvernement d’union nationale. C’est donc à l’aune de ces deux communiqués du CPS de l’U.A que le C.C a rapporté sa décision antérieure et a accepté le serment de M. Ouattara comme Président de la RCI. Or à l’analyse, non seulement la décision du CC n’est pas conforme aux conclusions du CPS (1). Mais en plus, les décisions du CPS ne  peuvent avoir de valeur supra constitutionnelle (2).

1/ Le non respect de la décision du CPS

Lorsque l’on parcourt les points qui constituent la feuille de route dressée par le CPS pour résoudre le contentieux électoral en Côte d’Ivoire, il n’existe nulle part le recours à la force. Le CPS n’a pas voulu lui-même rompre d’avec ses propres principes. En effet, l’article 4-a de ses textes fondateurs pose comme principe le règlement pacifique des différents et des conflits dans le respect de la Souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats membres (art. 4-e). Le recours à la violence n’est préconisé que dans le cas exceptionnel prévu par l’article 4-g selon lequel « le droit de l’Union d’intervenir dans un Etat membre sur décision de la Conférence dans certaines circonstances graves, à savoir les crimes de guerre, de génocide et des crimes contre l’humanité. »C’est le seul cas d’ailleurs d’ingérence dans les affaires intérieures d’un Etat admis par l’U.A.

Dans le cas de la crise ivoirienne, la Conférence n’a jamais requis d’intervention armée. Or, tout le monde sait que c’est une armée illégale composée de mercenaires appuyés par l’armée française qui a mené la guerre contre le Président Laurent Gbagbo. En levant une armée pour combattre le régime constitutionnellement établi, le Président Ouattara est sorti du cadre de règlement des conflits conçu par l’U.A.

Par ailleurs, le CPS  en prônant la gouvernance constitutionnelle (art 5-g) exclut toute possibilité de changement anticonstitutionnel dans les Etats membres conformément à la déclaration de Lomé (art. 6-g).

Depuis le 3 décembre 2010, le Président constitutionnel est le Président Gbagbo. Dès lors, quiconque se prévaut de ce titre et pose des actes comme tel opère une rupture anticonstitutionnelle. Consciente de cette vérité, le CPS dans ses conclusions pose la résolution de la crise en termes de négociation entre les deux parties, de sorte à obtenir le départ consentant du Président et l’acceptation du serment de M. Ouattara. La guerre enclenchée au moment même où l’UA venait de nommer le Haut Représentant signifie tout simplement le rejet de la proposition de l’UA par le camp Ouattara. On rappellera que M. Ouattara avait récusé ce haut représentant aussitôt qu’il a été nommé. La prise de pouvoir à la suite de cette guerre constitue un acte anticonstitutionnel qui viole l’article 5-g sus visé.

En définitive, le changement opéré en Côte s’est fait en dehors du cadre tracé par l’U.A et constitue un cas grave de violation du principe de gouvernance constitutionnelle que le C.C ivoirien tente de légitimer maladroitement en conférant de façon exagérée une valeur supra constitutionnelle aux décisions du CPS.

1/  De la valeur supra constitutionnelle des décisions de l’U.A

En droit interne, la Constitution se situe au sommet dans la hiérarchie des normes. Elle est la manifestation de la Souveraineté Nationale. C’est d’elle que tout part et vers elle que tout retourne. Elle est l’alpha et l’oméga du système juridique. Elle est l expression visible du contrat social des ivoiriens. Le Conseil constitutionnel qui est le gardien de la constitution reste la Juridiction suprême dont les décisions sont inattaquables parce ce que frappées du sceau de l’inviolabilité. Elles produisent des effets erga omnes, c'est-à-dire qu’elles s’imposent à l’égard de tous comme le témoigne l’article 98 de la constitution qui stipule que : « les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toute autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale » . Or, nous venons d’apprendre de la bouche du premier responsable du C.C. ivoirien que les engagements internationaux sont supérieurs aux décisions du C.C. se fondant en cela sur les dispositions de l’article 27 de la convention de Vienne de 1969 qui précise que: « une partie ne peut invoquer une disposition de son droit interne comme justifiant la non-exécution d’un traité » et l’article 87de la Constitution qui dispose que: « les traités ou accords régulièrement ratifiés ont, des leur publication, une autorité supérieure à celle des lois sous réserve pour chaque traité ou accord de son application par l’autre partie  » . L’argument est suffisamment spécieux pour ne pas être rejeté. En effet, les décisions du CPS ne sont pas des traités et n’ont pas été ratifiées. Bien que les Etats membres se soient convenus d’accepter et d’appliquer les décisions du CPS conformément à l’acte constitutif (art.7-3), ces décisions ne peuvent s’appliquer que dans le respect de la Souveraineté des Etats membres (art.4 -1-e). Il n’en saurait être autrement puisque les organisations internationales ne sont pas des super Etats. La souveraineté nationale est incompatible avec la subordination du C.C à un organe extérieur. Plusieurs dispositions de la Constitution ivoirienne affirment la suprématie de la constitution sur les engagements internationaux. L'article 95 rappelle que : «les engagements internationaux visés par l’article 84, avant leur ratification, les lois organiques avant leur promulgation, les règlements de l Assemblée nationale avant leur mise en application doivent être déférés par le Président de la République ou le Président de l’Assemblée nationale au Conseil constitutionnel qui se prononce sur leur conformité à la Constitution. » Comme l’on peut le constater, la Constitution reste la norme de référence de toutes les autres y compris, bien sûr, les engagements internationaux. Les lois visées par l’article 87 sont les lois organiques et les lois ordinaires. Mais pas la Constitution. Elle reste hors d’atteinte des autres normes. C’est pourquoi l’article 86 affirme que « si le Conseil constitutionnel, saisi par le Président de la République, ou par le Président de l’Assemblée nationale a déclaré qu’un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l’ autorisation de la ratifier ne peut intervenir qu’après révision de la Constitution » Or l’article 98 précité n’a pas été révisé. Les décisions du Conseil continuent donc de s’imposer a tous y compris à l'Union africaine et au Conseil constitutionnel lui-même.

C’est pour cette raison que le même Conseil ne s’est pas plié à la certification des élections par M. CHOI, représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU agissant au nom de l’ONU. Pourquoi avoir refusé à l’ONU ce que M. YAO NDRE et ses Conseillers viennent de reconnaître à l’U.A. Pourquoi avoir attendu qu’il y ait eu tant de morts et de destruction de biens pour reconnaître la suprématie d’une organisation de moindre importante quand l’on a refusé cela à l’organisation internationale la plus importante. Pour cela seul, j’accuse Yao NDRE de parjure.Il a pris une décision aux conséquences très graves.

II/ Les conséquences de la décision du Conseil Constitutionnel

En décidant de violer de façon grave la Constitution dont il assure la garde, le C.C de Côte d’Ivoire rentre dans l’histoire de la façon la plus hideuse. Les conséquences d’une telle forfaiture peuvent s’analyser à deux niveaux : au niveau juridique et au niveau politique.

A/ Les conséquences au niveau juridique.

La décision du C.C ivoirien rompt le principe de l’infaillibilité du Juge Suprême (1) et détruit  toute l’ossature judiciaire (2).

1/ La rupture du principe de l’infaillibilité du Juge Suprême

La société humaine est organisée autour de principes qui sont en réalité des compromis entre les différents acteurs de cette société. J.J ROUSSEAU parle de Contrat social. Cette bâtisse repose sur trois piliers selon Montesquieu. Le pouvoir d’élaborer les lois, le pouvoir de les exécuter et le pouvoir de veiller sur leur bonne exécution. Tous ces pouvoirs trouvent leur légitimité dans la Constitution qui est le cadre visible du Contrat social. Le Pouvoir Judiciaire qui a en charge de veiller au respect des termes de ce contrat par l’ensemble des composantes de la société, repose sur une organisation qui rassure l’impartialité de ses décisions. Au sommet de cette organisation se trouvent les Juridictions supérieures dont le Conseil Constitutionnel. Il est admis que les décisions que prend le Conseil Constitutionnel sont insusceptibles de recours. Elles sont frappées du sceau de l’incorruptibilité parce que émanant de personnes infaillibles. Le Juge du Conseil Constitutionnel est dieu sur terre et il ne se trompe jamais. C’est  ce compromis vieux de plusieurs siècles que M. Yao NDRE et ses collègues viennent de rompre. Désormais tout le monde est autorisé à douter de la crédibilité des juridictions suprêmes dans nos pauvres petits pays. C’est la crédibilité de tous les Conseils Constitutionnels africains notamment qui vient d’être sérieusement écorchée. C’est tout l’appareil judiciaire qui est ainsi détruit.

2/ La destruction de l’appareil judiciaire

Pour la régulation des rapports sociaux entre d’une part les citoyens et l’Etat et entre les citoyens eux-mêmes d’autre part, l’appareil judiciaire  joue un rôle déterminant. C’est pourquoi il est organisé de manière à assurer un contrôle à la fois de ses propres décisions et des décisions de l’Etat agissant à travers l’Administration. La possibilité qui est offerte à un citoyen de se référer à l’instance supérieure lorsqu’il estime que les décisions d’une juridiction lèsent son droit renforce sa confiance dans l’appareil judiciaire. Le droit reconnu au C.C de statuer sur la conformité des lois à la Constitution renforce l’Etat de droit et entretient le contrat social. Si les ivoiriens ne peuvent plus faire confiance à leur juridiction suprême qui peut se dédire aussi facilement, c’est tout l’appareil judiciaire qui se disloque faisant ainsi perdre aux ivoiriens les repères les plus essentiels de leur existence dans la société. Depuis tout le temps, l’on a rusé avec  le Droit en Côte d’Ivoire. La fuite en avant s’est achevée avec le Professeur YAO Paul NDRE qui vient de soumettre définitivement le Droit à la politique.

B/ Les conséquences politiques

Il faut les analyser au niveau général (1) avant de les voir au niveau du Front Populaire Ivoirien (FPI), parti dont se réclame YAO NDRE (2).

1/ Les conséquences politiques au niveau général

Ce niveau s’entend de l’Afrique et de la Côte d’Ivoire. Il est tout à fait décevant que l’Afrique s’illustre de façon la plus laide possible dans les compromissions politiques au détriment du droit. La conséquence reste la fragilité de nos institutions qui ne finissent pas de vivre leurs crises d’adolescence. La décision du C.C entérine à souhait l’idée selon laquelle tout est possible en Afrique. Qui peut imaginer le Secrétaire Général de l’ONU contester une décision de la Cour Fédérale des USA. Là bas, comme ailleurs, le Pouvoir judiciaire s’est battu pour s’affranchir de la domination du pouvoir politique par le sérieux et la carrure  de ses animateurs. Même dans l’erreur, il ne reviendra jamais au Juge du Conseil constitutionnel français de revenir sur une décision parce que l’Union européenne l’aurait exigé. La politique est dégoutante en Afrique parce qu’elle s’exerce en dehors de tout contrôle judiciaire fiable. Les citoyens africains s’en méfient parce qu’elle est le théâtre de toutes les compromissions et de grandes corruptions, où chaque acteur place son intérêt immédiat au dessus de tout. Désormais les résultats des élections seront donnés au siège de l’UA, lieu par excellence de toutes les intrigues. Tant pis pour la démocratie.

En Côte d’Ivoire, Le Président Yao NDRE vient de jeter un voile noir sur le jeu politique. Il n ya plus de limite dans les compromissions. C’est un leurre de croire que la paix et la démocratie peuvent se construire en dehors du droit. Tuer le droit, c’est tuer également la paix et la démocratie. Depuis plus depuis plus de 2O ans, le droit était en agonie en Côte d’Ivoire. L’estocade  vient de lui être portée, ironie du sort, par celui qui est censé le défendre à double titre. Premièrement en tant que professeur titulaire de droit et ensuite  en tant que Haut magistrat, gardien de la Constitution ivoirienne. La société ivoirienne est malheureuse. Mais c’est plus le FPI, parti créé par Laurent Gbagbo, porteur d’un idéal de démocratie dont est issu M. Paul Yao NDRE qui en souffre.

2/ Les conséquences au niveau du FPI

Il y a certainement beaucoup de choses à reprocher au FPI dans la gestion du pouvoir d’Etat. Des graves légèretés sont à relever dans la gestion de certaines questions qui lui coutent le pouvoir d’Etat. Mais l’on ne peut nier son rôle prépondérant dans l’instauration de la démocratie en RCI. Pour rappel, ce parti a forcé l’acceptation du multipartisme en Côte d’Ivoire. L’âge du vote à 18 ans, les urnes transparentes, le bulletin unique, la pluralité de la presse, la décentralisation de la gestion du pouvoir d’Etat sont à mettre à son crédit. A t-il eu les hommes pour mettre en œuvre l’idéal politique dont il était porteur ? Les derniers évènements appellent à observer une certaine prudence dans la réponse à donner à cette interrogation essentielle. La gestion du pouvoir d’Etat dans des conditions difficiles a-t-elle eu raison de ses cadres ? Tout porte à le croire. La simplicité avec laquelle YAO NDRE et certains hauts cadres du parti gèrent les moments actuels est scandaleuse et témoigne du peu d’importance accordé aux ivoiriens en général et aux militants du FPI en particulier. Comment ne pas les rendre complices de l’arrestation du Président AFFI N’Guessan? Tout se passe comme si le scenario avait déjà conçu avant même l’arrestation du Président Gbagbo. Le nouveau régime a fait arrêter le Président GBAGBO et sa famille. Mais ce sont ses propres compagnons qui le condamnent avant son procès. Et c’est tout ça qui confère une laideur puante à la politique sous les tropiques. Vouloir racheter sa peau en vendant celle de ceux qui ont cru en vous est un acte ignoble. Ramener toute la conscience du parti à des considérations de survie individuelle et de bien-être personnel est inacceptable. Le Président Ouattara avait besoin d’armes pour détruire le FPI. Monsieur YAO NDRE vient de les lui offrir. Le mercenariat et  le droit ne peuvent faire bon ménage.

CONCLUSION

Le Président Ouattara a prêté serment en jurant de respecter la Constitution ivoirienne. En le faisant, le Président Ouattara vient de violer avant même son entrée en fonction la Constitution. Car, la décision du Conseil le proclamant vainqueur des élections manque manifestement de base légale. Le C.C ivoirien a trompé tout le monde. Il ne pouvait se dédire sur la base de considérations à tout point de vue fausses. Cette deuxième proclamation des résultats est une forfaiture  et un acte criminel. M  YAO NDRE en assume l’entière responsabilité. Il faut qu’il en réponde si l’on veut réhabiliter et la politique et le droit en Côte d’Ivoire et en Afrique.


Emmanuel AGBAOVI docteur d’Etat en droit.


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

vendredi, 29 mars 2013

NOUVEAU COUP DE THEATRE SUR L'EURO-TITANIC: LA FINLANDE PREFERE EN SORTIR QUE PAYER LES DETTES DES AUTRES

 

 

JPEG - 582.7 koMme Jutta Urpilainen (37 ans), ministre finlandaise des finances


La Finlande annonce officiellement qu’elle préfère sortir de l’euro plutôt que de payer les dettes des autres

 

NOUVEAU COUP DE THEATRE SUR L'EURO-TITANIC !
Le bobard de "l'Apocalypse en cas de sortie de l'euro" s'effondre.


Par une déclaration fracassante - qui sera probablement cachée elle aussi à nos compatriotes par les médias à la botte des "euro-fascistes" -, la ministre finlandaise des Finances en personne, Mme Jutta Urpilainen, vient d'annoncer ce matin, dans le quotidien financier Kauppalehti, que:

«La Finlande ne s'accrochera pas à l'euro à n'importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie commune européenne».

Et elle enfonce le clou :

«La responsabilité collective pour les dettes (...) et les risques d'autres pays n'est pas ce à quoi nous devons nous préparer. Nous sommes constructifs et nous voulons résoudre la crise, mais pas à n'importe quelles conditions».

La Finlande, qui est l'un des derniers pays de la zone euro à bénéficier d'une note de crédit triple A, entend se battre pour la conserver.
 

A LA DIFFERENCE DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS, LE GOUVERNEMENT FINLANDAIS DEFEND LES INTERETS DU PEUPLE FINLANDAIS FACE AU DELIRE EUROPEISTE

Ce n'est à vrai dire pas tout à fait nouveau de constater que le gouvernement finlandais a à cœur de défendre les intérêts... du peuple qui l'a élu!

Vu de France, cela paraît incroyable, non?

Ce petit pays de 6 millions d'habitants ne possède guère de richesses naturelles, à part des milliers de km² de toundra et de lacs. Et le peuple finlandais ne voit pas pour quelles raisons il devrait se saigner aux quatre veines pour aller rembourser les dettes d'autres pays, dont le patrimoine national est bien plus important que le sien.

1°) L'obtention de gages de la Grèce pour s'assurer que le peuple finlandais ne serait pas spolié

Ainsi, le gouvernement d'Helsinki avait déjà exigé, et obtenu, lors du deuxième plan d'aide à la Grèce l'an dernier, de conclure un accord bilatéral avec Athènes lui garantissant de récupérer les sommes avancées.

Comment? Eh bien tout simplement en prenant ce que tous les banquiers exigent eux-mêmes lorsqu'ils prêtent de grosses sommes d'argent et qu'ils appellent une «sûreté réelle»: c'est-à-dire une hypothèque sur un bien immobilier, un nantissement sur des créances ou un fonds de commerce, etc. Bref: un gage sur un actif réel, qui permet d'être sûr d'être remboursé si l'emprunteur fait défaut.

On remarquera que le gouvernement français, en refusant de faire la même demande d'obtention de gages que le gouvernement finlandais, a donc accepté le principe que ce soit les contribuables français qui soient les dindons de la farce si la Grèce faisait défaut. Ce qui sera d'ailleurs le cas avec plus de 90% de probabilité.

2°) La demande identique formulée par la Finlande à l'Espagne et à l'Italie au dernier sommet européen

Même si les médias français ont, là aussi, organisé l'omerta, le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a mis les pieds dans le plat la semaine dernière, en demandant que l'Espagne et l'Italie émettent des «obligations sécurisées» plutôt que de demander aux autres peuples de payer à leur place.

Le Premier ministre finlandais savait particulièrement bien de quoi il parlait puisqu'il est lui-même ancien ministre des finances.

Et sa proposition obéissait à la même logique que celle que j'ai déjà décrite: pourquoi un peuple dont le patrimoine national est si modeste devrait-il payer les dettes de l'Italie, qui est un pays qui croule sous les richesses, notamment patrimoniales et artistiques?

Pour bien comprendre la position d'Helsinki, il suffit d'imaginer un château, dont le châtelain, ayant perdu des sommes colossales au casino, demanderait au gardien de les rembourser à sa place, car il préfère quant à lui conserver ses tableaux de maîtres...

La Finlande est dans la situation du gardien: elles est d'accord pour prêter de l'argent au châtelain, mais à la condition que ces sommes soient gagées par le tableau de Titien ou de Claude Lorrain que celui-ci possède.

Bien entendu (et cela n'a pas été non plus porté à la connaissance des Français), le président du Conseil italien Mario Monti (et "Goldman Sachs boy") a refusé immédiatement cette proposition finlandaise: le châtelain italien compte bien faire payer le gardien et garder ses œuvres d'art pour lui.

Est-il besoin de le préciser? Notre "socialiste" François Hollande a volé au secours.... du châtelain.

Lien à voir: ROMANDIE.COM

3°) La Finlande a annoncé qu'elle bloquera l'utilisation étendue du futur MES, qui avait été présentée comme un changement et un triomphe des "pays du sud" dernier sommet européen

Le Premier ministre finlandais a annoncé, voici quatre jours (le 2 juillet 2012), que la Finlande empêchera le Mécanisme européen de stabilité (MES) d'acheter des obligations sur le marché secondaire, ce qui bloquera la mesure très hypothétique annoncée comme un triomphe lors du dernier sommet européen.

Car une telle décision requiert l'unanimité des membres de la zone euro, ce qui ne sera pas le cas.

Rendant compte du sommet de Bruxelles la semaine dernière, le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a en effet lancé cette bombe au Parlement d'Helsinki (sans que les grands médias français, là encore, n'en parlent à nos compatriotes):

«À l'avenir, l'unanimité est nécessaire pour décider de tels achats et il semble que cette unanimité ne soit pas possible en raison de l'opposition néerlandaise et finlandaise».

Un porte-parole du chef du gouvernement finlandais, Pasi Rajala, a ensuite précisé à l'AFP qu'Helsinki considérait que «faire des achats sur le marché secondaire n'avait aucun sens».

Lien à voir: ROMANDIE.COM

 

JPEG - 57.9 ko

Jyrki Katainen (40 ans)
 

4°) L'obtention de gages de l'Espagne pour s'assurer que le peuple finlandais ne serait pas spolié

Enfin, hier 5 juillet 2012, la Finlande a annoncé l'ouverture prochaine de négociations bilatérales avec l'Espagne pour l'obtention du même type de garanties qu'avec la Grèce en échange de sa participation au plan de sauvetage des banques ibériques.

Là encore, le gouvernement finlandais protège les intérêts du peuple finlandais, à la différence du gouvernement français, qui, se refusant de faire la même demande d'obtention de gages auprès de Madrid, accepte donc le principe que les contribuables payent des dizaines de milliards d'euros pour sauver les banques espagnoles !
 

LA MINISTRE FINLANDAISE DES FINANCES EST LA PRESIDENTE DU SDP, QUI EST UN PARTI FRERE DU PARTI SOCIALISTE FRANÇAIS PUISQU'ILS APPARTIENNENT TOUS DEUX AU PSE (PARTI SOCIALISTE EUROPEEN)

Cette déclaration de la ministre finlandaise des finances est d'autant plus embarrassante pour nos médias à la botte que cette femme politique intègre ne rentre pas dans les clichés de la propagande des euro-fascistes qui terrorisent les peuples par l'intimidation constante et par la diabolisation de toute idée de sortir de l'UE et de l'euro.

Mme Jutta Urpilainen, qui est une jeune ministre (37 ans), à peine plus jeune que le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen (40 ans), n'est en effet :

- ni une "populiste",
- ni une "souverainiste",
- ni une folle,
- ni une raciste,
- ni une xénophobe,
- ni une antisémite,
- ni une nostalgique du IIIe Reich,
- ni une personnalité d'extrême-droite,
- etc.

Non. C'est la présidente du Parti social-démocrate de Finlande (SDP).

Lequel est membre du "Parti socialiste européen (PSE)", parti politique au Parlement européen regroupant les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes d'Europe, et notamment le Parti socialiste français. (Son groupe politique est le deuxième en taille au Parlement européen après les élections de 2004 et de 2009).

Par solidarité "socialiste" et parce qu'ils appartiennent au même parti européen PSE, le gouvernement socialiste français va-t-il approuver les déclarations de Mme Jutta Urpilainen ou la traîner dans la boue?

Plus sûrement les instructions vont-elles être données pour organiser le verrouillage médiatique sur cette déclaration, afin que les Français soient tenus comme toujours dans l'ignorance de ce qui se passe.
 

CONCLUSION: UN GRAND PAS DE PLUS VERS LA DESINTEGRATION DE LA MONNAIE EUROPEENNE

La déclaration fracassante de la ministre finlandaise des Finances constitue un événement historique car c'est la toute première fois qu'un ministre des finances en exercice de la zone euro :

- annonce que son pays envisage de sortir de l'euro,
- et révèle que la sortie de l'euro est synonyme de sauvetage et non pas d'Apocalypse.

Ainsi, peu à peu, la vérité finit par s'imposer : ce sont les analyses de l'UPR, constamment identiques depuis la création de notre mouvement il y a 5 ans et 3 mois, qui sont les bonnes.

Tous nos adhérents peuvent ainsi se réjouir de constater qu'en dépit de tous les obstacles qui nous sont opposés par les européistes, les événements vont conduire de plus en plus, et inexorablement, notre mouvement sur le devant de la scène.


François ASSELINEAU

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Source: AGORAVOX

jeudi, 28 mars 2013

LIBYE: CE SONT LES REBELLES QUI BOMBARDAIENT, PAS KHADAFI

MI-35.jpg


Hélicoptères d'assaut MI-35 avec mitrailleuses et paniers de roquettes, avions de chasse Mig-23, voilà le genre d'arsenal avec lequel les rebelles libyens ont mené à bien leur « révolution démocratique ». Alors qu'il est désormais établi que Kadhafi n'a pas bombardé sa population, force est de constater que les rebelles ne se sont pas privés, de leur côté, de bafouer la « no-fly zone » imposée par l'ONU. Pire, ils ont reçu pour cela le soutien et la bénédiction de l'OTAN... Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur nos soi-disant « guerres humanitaires ».

 

Six mille morts. Ce chiffre a fait le tour de médias. A l'époque, tous assuraient que Kadhafi avait fait bombarder la population libyenne, descendue pacifiquement dans la rue pour contester le pouvoir du dictateur en place depuis quarante ans. L'information était pour le moins peu fiable puisqu'elle ne provenait que d'un seul homme, un certain Ali Zeidan, porte-parole autoproclamé de la Ligue Libyenne des Droits de l'Homme et membre éminent de l'opposition. Aujourd'hui, Ali Zeidan occupe la fonction de Premier ministre libyen. Au sein du nouveau gouvernement, personne ne semble lui reprocher d'avoir provoqué, par ses mensonges, les bombardements de l'OTAN qui ont mené au renversement de Kadhafi.

Pourtant, Ali Zeidan n'a pas fait dans la dentelle. Loin des 6000 morts annoncés, on estime désormais que le nombre de victimes s'élevait en fait à environ 300 avant les bombardements de l'OTAN. Ces chiffres proviennent des rapports d'organisations respectables telles qu'Amnesty InternationaleHuman Rights Watch et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme. Ils constituent les seuls chiffres documentés que l'on ait et concordent avec ceux avancés par le gouvernement libyen au moment du conflit. Un nombre de morts particulièrement révélateur de l'hypocrisie des pays occidentaux puisqu'il est près de trois fois inférieur à celui des victimes de Moubarak en Egypte à la même époque. Une répression dont nos médias se gardèrent bien de révéler l'ampleur, et pour cause : du temps de Moubarak, l'Egypte était l'un des meilleurs alliés de l'Occident au Proche-Orient. La Libye de Kadhafi, en revanche, dérangeait par sa trop grande indépendance. Tout prétexte était donc le bienvenu pour justifier un changement de régime.

Quant au fait que Kadhafi aurait « bombardé » la population libyenne, on sait désormais qu'il s'agit là aussi d'un médiamensonge. «  En dépit des informations transmises par certains médias, il n'a jamais été démontré que des avions ou des hélicoptères aient tiré sur les manifestants à Tripoli », assure Human Rights Watch. Par contre, les rebelles ont fait de leur côté usage d'avions de chasse et d'hélicoptères. En effet, à en croire un article du Figaro paru en septembre 2011, ils avaient à leur disposition dès le 14 mars – c'est-à-dire avant l'entrée en guerre de l'OTAN – des avions de chasse Mig-23 et au moins deux hélicoptères d'assaut MI-35. Ces derniers, surnommés « tanks volants » ou « Terminator », sont équipés de quatre mitrailleuses à l'avant et de paniers de roquettes sous les ailes. D'après Le Figaro, ils évoquent « la destruction et la mort  ». Les rebelles étaient donc lourdement armés, contrairement à ce que l'on dit généralement. Ils violaient en outre allègrement la résolution 1973 de l'ONU. Pire, ils le faisaient avec le consentement et la complicité de l'OTAN.

Aussi ne faut-il pas s'étonner si la Russie et la Chine se montrent aujourd'hui réticentes à l'idée de signer une quelconque résolution condamnant trop fermement la répression en Syrie. Ces deux pays savent bien que, en Occident, on hésitera pas une seconde à détourner le sens d'une telle résolution pour servir ses propres intérêts et, éventuellement, déclencher une nouvelle guerre. Une guerre qui, comme en Libye, risquerait fort de semer le chaos dans le pays voire d'embraser toute la région. « Deux ans après la révolution, la Libye n'a jamais fait aussi peur à ses voisins », écrivait récemment le journal Jeune Afrique. Un scénario qu'il est légitime de vouloir éviter pour le Moyen-Orient.


Simon de Beer

 

SourceMICHEL COLLON.INFO

00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Egypte, Europe, France, Libye, Monde, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : libye, michelcollon.info, rebelles libyens, mouammar kadhafi, otan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 26 mars 2013

LA FRANÇAFRIQUE EST-ELLE UN ACTE DE CONDAMNATION DE L’AFRIQUE?

 

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Pour les uns à l’instar de René Dumont dans son livre paru en 1962, «l’Afrique noire est mal partie». Les autres tels Moussa Konaté ne peuvent s’empêcher de se demander si L’Afrique noire est maudite (éditions Fayard, 2010, 240 pp).Autant dire que le cas de l’Afrique noire dans le monde intrigue les anthropologues, les sociologues, les économistes, les philosophes, les politiques autant que la jeunesse africaine: Pourquoi l’Afrique noire ne semble-t-elle pas capable de développement économique est social? Cette situation serait-elle spirituelle, génétique ou intrinsèque à la qualité d’homme noir?

Les uns et les autres y sont allés de leurs hypothèses pour expliquer comment les quatre dragons asiatiques, à savoir la Corée du Sud, Hong Kong, Singapour et Taïwan ont connu une si forte croissance industrielle dans la deuxième moitié du XXe siècle pendant que les pays africains peinent à décoller économiquement. Dans ses leçons de Géostratégie Africaine n° 41 que nous vous recommandons de lire, le professeur Jean-Paul Pougala propose aux africains des portes de sorties de la misère et de la pauvreté économique. Les serviteurs de Dieu ne sont pas en reste avec par exemple le pasteur Luc Bimaye qui affirme que la dégradation de l’état du monde n’incombe pas en premier aux politiques… mais elle relève premièrement de l’imposture religieuse. Les avis divergent donc.

Quant à nous, notre analyse fait le constat que les pays d’Afrique noire qui ont été colonisés ou ont été sous la tutelle de la France semblent encore plus mal partis économiquement et politiquement parlant. Et ce qu’ils ont de commun, c’est la Françafrique, dirait Lapalisse. La Françafrique: expression qui semble avoir été employée pour la première fois, en 1955, par l’ancien président de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, pour définir les bonnes relations avec la puissance colonisatrice française, dont il était député, tout en militant pour l’indépendance de son pays. Au départ un concept « positif » dans l’esprit de l’inventeur du mot, elle est devenue un concept péjoratif depuis la parution du livre de François-Xavier Verschaveau point où elle est qualifiée de nos jours d’action néocoloniale française pour faire de l’Afrique sa « chasse gardée ». (Wikipedia).

Et si la Françafrique était devenue la Françafric? Et si la Françafrique portait en elle quelques germes essentiels de la misère des africains noirs? Si non, comment comprendre le rapport publié par le ministère français de la Défense qui affirme que le nationalisme africain et le panafricanisme sont des «menaces» pour l’Occident, entendez la France? La France serait-elle engagée dans une guerre sans états d’âme contre l’Afrique francophone? Le Général De Gaulle le pensait-il réellement quand il affirmait que «La France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts»? Que dire du sentiment anti-français grandissant dans les anciennes colonies françaises?

Les évènements historiques et présents aidant, la jeunesse africaine s’attèle méticuleusement à scruter le mode de fonctionnement de ses «anciens» maîtres pour essayer d’y déceler les raisons pour lesquelles la France peut avoir tant de richesses alors que cette jeunesse africaine croupit dans une misère inhumaine qui la force à déserter ses pays d’origine pour aller chercher meilleure vie… en France. La jeunesse africaine nous semble engagée dans un processus de prise de conscience irréversible et sans précédent qui va s’apparenter au marronnage, le fait pour les esclaves de fuir leurs maîtres. Mais comment? Dans cette optique, la jeunesse africaine parvient petit à petit à reconstituer les pièces du puzzle françafricain; elle discerne de mieux en mieux les 10 commandements de la Françafric que voici.

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Les 10 commandements de la Françafrique

En effet, à tous les présidents de la République Française de génération en génération sont passées les consignes suivantes qui seront valables tant que le monde sera. Les Gouvernements Français successifs, peu importe leur appartenance idéologique, les médias français de tous bords à quelques exceptions prêt, les organisations internationales complices, les intellectuels génétiquement descendants de Jules Ferry, et tous les autres patriotes et nationalistes français sont appelés à prendre activement part à cette lutte pour le maintien de la France dans le concert mondial des nations puissantes.

C’est ainsi que lors de la passation de pouvoir en France, le seul dossier qui est transmis formellement au nouveau pourvoir c’est le dossier de la Françafrique. Les Gouvernements Français successifs doivent en tenir compte comme d’un code de conduite face aux dirigeants africains des pays qui ont contraint la France à leur concéder une parodie d’indépendance. Voici donc résumés les 10 commandements de la France-Afrique:

1. La France est le seul parrain à vie de ces pays et ils n’en auront point d’autres. A ce titre, elle sera leur porte-parole informel à l’ONU et dans toutes les instances politiques et économiques mondiales.

2. La France veillera à ce que ces pays n’aient jamais de monnaie nationale et elle contrôlera leurs échanges commerciaux internationaux pour mieux les asservir.

3. Nul individu ne peut se permettre d’accéder au pouvoir dans ces pays sans l’aval politique et, s’il le faut, militaire de la France. La démocratie est un luxe pour les races inférieures.
4. Les Chefs d’États marionnettes en place dans ces pays seront d’abord au service de la France. Pour ce faire, ils ne devront jamais être redevables aux urnes mais à la France pour leur pérennité au pouvoir.

5. Avec arrogance et insolence, les membres du Gouvernement Français parleront à ces potiches de présidents, les infantilisant pour leur enlever toute dignité. Ils coucheront avec leurs épouses et leurs filles si ça leur dit.

6. La France veillera à maintenir au pouvoir par tous les moyens ces guignols qui se prendront pour des présidents, et qui par la force des choses seront devenus dictateurs impunis, bras séculiers au service de la France.

7. Les revenus des ressources naturelles de ces pays seront partagés comme suit: 85% pour la France, 10% pour leur pays et 5% pour le roitelet au pouvoir et ses petits copains qui seront ainsi sous le coup du chantage à la corruption et du détournement des biens publics.

8. La France aidera les potentats de Chefs d’État africains à déposer leurs biens mal acquis dans des lieux sûrs et à investir en France afin de s’en servir comme objets de chantage au cas il leur passait par l’esprit de vouloir se dérober de la tutelle de la France.

9. Le France et ses médias ne dénonceront jamais les violations des droits de l’homme et autres crimes politiques et économiques commis par ces poltrons sur leurs concitoyens et dans leur pays tant qu’ils seront dociles.

10. Toute dérogation à ces recommandations par un Français vaudra haute trahison et, le cas échéant, déchéance de la protection du Gouvernement Français. Et toute velléité de rébellion d’une potiche africaine lui vaudra d’être déposée sans autre forme de procès. Les médias et tous les hommes politiques français devront être tenus informés de ces consignes sans lesquelles la France perdra sa principale source d’enrichissement et de puissance dans le monde.

Au delà du reportage ci-haut qui nous éclaire sur la monstruosité de la Françafrique, il est dorénavant loisible de comprendre les crimes commis par Ruben Um Nyobe, Ernest Ouandié, Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Gilchrist Olympio, Sékou Touré, Jean Bedel Bokassa, Pascal Lissouba et… Laurent Gbagbo pour ne citer que ceux-là.

En tout cas, il nous semble qu’au rang des outils de la damnation de l’Afrique francophone qui ont été identifiés par d’autres en d’autres temps et lieux, le système maffieux de la Françafric tient une place pour le moins très importante. Avis donc.

Fort de ces constats, un certain Paul Kagamé, actuel Chef de l’État Rwandais, a tiré des leçons qui permettent déjà à son pays de commencer à compter parmi les dragons d’Afrique. Peut-on espérer que les futurs présidents africains qui seront redevables de leur élection à leurs concitoyens s’inspireront de cet exemple en lui en enlevant ses manquements inévitables? Si seulement c’était à refaire pour les héros africains morts pour leur patrie ou en procès à la CPI, oseraient-ils s’y prendre autrement?



Guy François Olinga

Source: Echo de la Pyramide du Salut

lundi, 25 mars 2013

COMMENT LA FRANCE A LACHE BOZIZE

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Centrafrique: Hollande confirme le départ du président Bozizé

François Hollande "a pris acte du départ du président François Bozize" de Centrafrique et "appelle toutes les parties au calme et au dialogue autour du gouvernement" d'union nationale, selon un communiqué de l'Élysée publié dimanche. Ce gouvernement est "issu de l'accord de Libreville conclu le 11 janvier dernier", rappelle le président français, qui appelle aussi "les groupes armés à respecter les populations".

La sécurité des Français renforcée

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a également confirmé le départ du président centrafricain François Bozizé de Bangui, la capitale tombée aux mains des rebelles. "Alors que se confirme le départ de Bangui du président Bozizé, j'appelle toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue". Il a également renouvelé les "consignes de prudence" aux ressortissants français présents dans la capitale centrafricaine, les invitant à "rester chez eux". 

Outre la protection des ressortissants français et étrangers, les soldats français "sécurisent" aussi l'aéroport de Bangui, selon une source diplomatique. Les quelque 1 200 ressortissants français "ne sont ni menacés, ni ciblés, ni visés, la France n'étant pas jugée partie prenante dans cette affaire, favorisant tel ou tel camp", a précisé cette source."Il n'y a donc pas d'évacuation envisagée à ce stade", a-t-elle insisté.

Les rebelles contrôlent Bangui

Bangui, la capitale centrafricaine, est sous le contrôle de la coalition rebelle Séléka, ont affirmé dimanche à l'AFP une source militaire centrafricaine et une source au sein de la force multinationale d'Afrique centrale (Fomac). "Ce qui est sûr, c'est qu'ils ont pris la ville", a déclaré un haut responsable militaire centrafricain, sous le couvert de l'anonymat, refusant par ailleurs de commenter la situation. "Les rebelles contrôlent la ville, même s'il y a encore quelques tirs à gauche et à droite", a estimé par ailleurs une source au sein de la Fomac déployée en Centrafrique. "Nous avons pris le palais présidentiel. Bozizé n'y était pas. Maintenant, nous allons nous rendre à la radio (nationale) pour que le président du Séléka (Michel Djotodia) prenne la parole", a déclaré un des chefs militaires des insurgés, le colonel Djouma Narkoyo. "Nous savions que Bozizé n'était pas là", a-t-il assuré. Le président au pouvoir depuis dix ans n'est plus apparu en public depuis une brève visite vendredi à son allié sud-africain Jacob Zuma, à Pretoria. 

Le Congo nie héberger Bozizé

Paris confirme le départ de Bangui du président Bozizé, alors que d'autres sources avaient déjà indiqué son départ, probablement vers la République du Congo. Toutefois, les autorités congolaises nient sa présence. "Le président Bozizé n'a pas demandé à venir en RDC, il n'y est pas arrivé, il n'est pas signalé", a affirmé à l'AFP M. Lambert Mendé, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Le responsable a précisé qu'il s'était entretenu avec le maire de Zongo. Le Congo-Brazzaville a aussi réfuté sa présence sur le territoire. "Ni moi ni le président de la République n'avons été informés de son arrivée sur le sol congolais", a affirmé en fin de matinée M. Ikouebe.

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Pillages de magasins

À Bangui, les rebelles sont "en train de (se) déployer dans l'ensemble de la capitale pour lancer les opérations de sécurisation et éviter les pillages", a affirmé un des porte-parole du Séléka, Éric Massi depuis Paris. Selon plusieurs témoins, de nombreux pillages de magasins, de restaurants, mais aussi de maisons de particuliers et de voitures se produisaient dans la matinée.

Dimanche matin, le colonel Narkoyo avait averti : "La journée d'aujourd'hui sera décisive. Nos hommes sont dans Bangui, on prend nos emplacements". L'assaut de la rébellion a commencé vers 7 h 30 (6 h 30 GMT). "Nos éléments ont lancé l'offensive en début de matinée passant le bouchon du PK10 (point kilométrique 10, à une dizaine de kilomètres du centre et du palais présidentiel) près de la base sud-africaine pour aller vers le centre-ville", a expliqué Éric Massi.

Les échanges de tirs ont été très intenses vers 8 heures (7 heures GMT), mais sont devenus plus sporadiques, a constaté un journaliste de l'AFP proche de la zone des affrontements dans le centre. Les rebelles avaient commencé à entrer dans la capitale samedi en fin d'après-midi après avoir repris les armes la veille.

Première offensive des rebelles en décembre 2012

La rébellion avait lancé une première offensive le 10 décembre dans le nord du pays et avait enchaîné victoire sur victoire face aux forces gouvernementales désorganisées avant d'arrêter sa progression sous la pression internationale à 75 kilomètres au nord de Bangui.

Gouvernement d'union nationale

Des accords de paix signés à Libreville le 11 janvier avaient débouché sur la formation d'un gouvernement d'union nationale composé du camp Bozizé, de l'opposition et de la rébellion.
Mais arguant du non-respect des accords par le clan Bozizé, les rebelles ont déclenché une nouvelle fois les hostilités vendredi et déclaré vouloir mettre en place un gouvernement de transition s'ils prenaient Bangui.

"Tirs partout dans la ville"

Une femme qui s'était rendue dimanche à la messe de la cathédrale, à quelques centaines de mètres du palais présidentiel, a raconté : "On a entendu des tirs partout dans le centre-ville, et c'était la débandade. Tout le monde s'est mis à courir dans tous les sens. Je me suis cachée pas loin", a-t-elle dit. "On vient d'abattre quelqu'un. Je ne sais pas si c'était un militaire ou un civil, mais il essayait de fuir sur sa moto quand il a été tué", a poursuivi la témoin.

Dans la nuit, les rebelles avaient envoyé un communiqué dans lequel ils expriment leur "attachement à une dynamique inclusive pouvant présider à la conduite de la transition", excluant "toute entreprise de vengeance et d'exclusion".

Le président Bozizé réélu en 2011 après un scrutin très critiqué

Arrivé au pouvoir par les armes en 2003, le président Bozizé avait été élu président en 2005 et réélu en 2011 au terme d'un scrutin très critiqué par l'opposition qui avait crié à la "mascarade". "La Centrafrique vient d'ouvrir une nouvelle page de son histoire", concluaient les rebelles avant même la chute du palais présidentiel.

Guy-Simplice Kodégué, porte-parole d'une plate-forme politique rassemblant des partis d'opposition et des associations de la société civile à Paris, a estimé dimanche que "le plus dur commençait". "Nous avons un grand travail de reconstruction nationale à faire. Nous ne voulons pas de chasse aux sorcières. On a besoin de tout le monde".

Au début de l'année, lors de la prise de contrôle de la majorité de la Centrafrique par les rebelles, le président français François Hollande avait refusé son soutien au régime Bozizé. La France, ancienne puissance coloniale, a envoyé 250 hommes à Bangui pour sécuriser l'aéroport et assurer la sécurité des 1 250 Français de Centrafrique

AFP 

Autre Presse


Source: ABIDJANTV.NET

CENTRAFRIQUE - COUP D'ETAT: ENCORE LA FRANCE, CET ETAT GUERRIER!

 

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Centrafrique : le récit d’un ami qui me parle de son pays

 

« Salut Steve ! Tu sais que je suis un officiel centrafricain mais je préfère garder l’anonymat. Je sais que vous vous dites que Bozizé mérite certainement ce qui lui arrive et cela est vrai. Mais, ce ne sont pas les rebelles de la Seleka qui ont renversé le pouvoir. Ce sont plutôt les combattants tchadiens venus dans le cadre des accords signés à Libreville. Ils sont rentrés dans la capitale à 8h et Bozizé aurait été atteint lors des combats. L’ambassadeur de France a été le premier à arriver à l’hôtel Idjer Bangui (Hotel Ledjer Plaza Bangui, Ndlr) qui est la base du nouveau pouvoir. La France a offert notre pays à Idriss Deby (le président Tchadien) en contrepartie de son engagement au Mali. Celui qui doit prendre le pouvoir s’appelle Djotidja (Michel Djotodia, Ndlr) et était vice premier ministre chargé de la défense dans le gouvernement d’union suite aux accords de Libreville en janvier. Toutes les maisons et sociétés ont été pillées sauf celles des français. La déclaration de prise de pouvoir sera faite à 20h (j’ai reçu le sms hier à 17h Utc).

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Le premier ministre sortant devrait être reconduit. L’enjeu, c’est le partage du pétrole du bloc A découvert à la frontière avec le Tchad, convoité par les français et les tchadiens mais promis aux chinois par Bozizé. Les rebelles sont venus par la même route du nord que Bozizé il y a 10 ans aidé par la France et le Tchad. Les populations sont désabusées en regardant ces gens jouer avec leur avenir. La connexion internet est mauvaise mais je t’envoie 10 photos exclusives par mail (malheureusement, je n’en recevrai que 4 en définitive) ».

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Soldats français, en intelligence avec les putschistes

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Les rebelles au siège du nouveau pouvoir, à l'hotel Ledger Plaza Bangui

 

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Source: La page Facebook de Steve Beko

PRISE DE POSITION DU PARTI DE MELANCHON: «QUE L’AIDE AU DEVELOPPEMENT DE LA COTE D’IVOIRE SOIT RECONSIDEREE EN FONCTION DES DROITS DE L’HOMME»

 

 

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Le discours est louable, courageux et l’initiative, au plus haut point appréciable de la part de M. Mélanchon. Mais quand on sait ce qu’est, ce que vaut et ce à quoi sert, en réalité, l’aide publique française au développement (APD), véritable caisse noir d’Etat selon François-Xavier Verschave (Cf. "La Françafrique, le plus long scandale de la République", Editions Stock, 2009), il faudrait peut-être mieux proposer autre chose. De plus significatif. Comme par exemple, adresser un désaveu public et une condamnation officielle à la politique de non-droit et à la dictature implacable du pouvoir Ouattara. Ce sera certainement infiniment plus payant; et l’impact, salvateur pour le peuple opprimé de Côte d’Ivoire mais assurément dévastateur, pour ce régime qui se complait dans le crime, l’injustice, l’impunité. Et qui, pour une fois, prendra peut-être la chose à coeur. Bonne lecture! Fernand Dindé.

 

Le Parti de gauche (PG), formation politique de l’opposant français Jean-Luc Mélanchon, vient de se fendre, ce dimanche 17 mars 2013, d’un brûlot contre le régime du président ivoirien, Alassane Ouattara. Sans diplomatie aucune, le PG ne va pas du dos de la cuillère contre le pouvoir d’Abidjan qu’il accuse d’être comptable de «trop de méfaits et d’injustices». Le parti, qui se fonde sur le récent rapport d’Amnesty international sur la situation des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire intitulé «La loi des vainqueurs», «exige que soit reconsidérée l’aide au développement» de la Côte d’Ivoire «en la mettant sous conditions de critères tangibles de cessation des violences faites au peuple ivoirien, de démocratisation de la vie politique et de réconciliation de la société civile». Ci-après, la déclaration intégrale (disponible sur le site du parti):

Amnesty International constate dans son rapport de février 2013 intitulé «la loi des vainqueurs» une généralisation de la «logique de vengeance et la perpétuation de l’impunité» en Côte d’Ivoire. Aux exactions des FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire) et des milices supplétives, s’ajoutent dorénavant celles de la Police Militaire qui s’arroge le droit de détenir des militaires certes, mais aussi des civils. Tout au long de l’année 2012, une répression aveugle et sans pitié s’est abattue sur les ivoiriens: les humiliations, les familles rançonnées et la torture sont d’usage courant.

Les «crimes de guerre et crimes contre l’humanité» commis dans l’Ouest ivoirien en particulier à Duékoué pendant l’offensive des rebelles alliés d’Alassane Dramane Ouattara en mars-avril 2011, mais aussi lors de la destruction du camp de Nahibly en juillet 2012, se perpétuent à travers les exécutions sommaires et destructions de biens, le plus souvent basées sur des considérations ethniques. Ces faits restent totalement impunis, ignorés par les autorités ivoiriennes et par la Cour pénale internationale qui juge Laurent Gbagbo.

Amnesty International conclut: «aucun des auteurs des violations et atteintes très graves aux droits humains n’a été traduit en justice ni même relevé de ses fonctions». Une commission Dialogue, Vérité et Réconciliation «inerte», un appareil judiciaire «affaibli et manquant d’indépendance», ignorant superbement les crimes que sont le viol et les disparitions, une telle impunité et l’incapacité à tenir les auteurs de ces crimes atroces responsables créent un risque grave de violence continue.

La France ne peut, comme elle fait toujours sous la présidence de François Hollande, soutenir le régime en place en Côte d’Ivoire, installé avec l’appui déterminant du gouvernement de Nicolas Sarkozy.

Le Parti de gauche exige que soit reconsidérée l’aide au développement de ce pays en la mettant sous conditions de critères tangibles de cessation des violences faites au peuple ivoirien, de démocratisation de la vie politique et de réconciliation de la société civile.

 

Dimanche 17 Mars 2013, Le Parti de Gauche.

 

Badciss Badciss C.

 

Source: LA DIPLOMATIQUE D'ABIDJAN