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mercredi, 30 mai 2012

OUATTARA AU POUVOIR, LA BONNE GOUVERNANCE SUR LE BANC DE TOUCHE

                                 

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Jamais le citoyen ivoirien n’avait pensé que sous le règne de Dramane Ouattara, des affaires sales viendraient polluer la vie de ce pays. Dramane, en effet, s’était présenté à tous comme un homme pur comme l’eau de roche, celui qui ne pouvait côtoyer les eaux  boueuses. Ceux qui y avaient cru n’avaient certainement pas connu l’époque de « Ouattara vend et rachète » cette époque où le titulaire actuel du trône, en sa qualité de chef du gouvernement (1990-1993) s’était bradé une bonne partie du patrimoine de l’Etat en combinant la double qualité de vendeur et acquéreur. Ceux qui ont abusivement cru en Ouattara avaient sans doute oublié la fameuse affaire des 19 tonnes d’affaires personnelles non dédouanées. Pour les excuser, nous diront que le temps a dû plaider en faveur de Dramane Ouattara. Malheureusement, les mauvaises habitudes ont la peau dure comme les faits de l’histoire qui demeurent têtus. Et l’ivoirien à aujourd’hui l’occasion de le vérifier avec Ouattara au pouvoir. Ouattara est-il nié par ses prétentions de bon gestionnaire ennemi de la mal gouvernance ?

Depuis un an qu’il est au pouvoir, les affaires sales s’enchaînent au rythme de la souffrance du peuple lequel assiste impuissant, à la corruption démentielle en vogue sous l’actuel régime. La dernière de ces affaires puantes est celle qui a emporté le très affairiste Ministre de l’intégration africaine, Adama Bictogo. En effet, selon les conclusions d’une enquête diligentée par la Direction de la police économique et financière, le Sieur Bictogo aurait détourné la coquette somme de 600 millions, une tranche de l’indemnisation des victimes des déchets toxiques. L’affaire portée depuis bien longtemps à la connaissance de Ouattara, Bictogo n’a nullement été inquiété, au contraire il n’a fait que grossir sous l’effet de l‘estime de son maître, ce dernier ayant fait de lui, l’un des pions essentiels de la restauration de l’ordre constitutionnel au Mali. Ce ministre vient d’être limogé de façon carnavalesque sous le regard d’une délégation du conseil de sécurité en mission en Côte d’Ivoire. Pure coïncidence ou désir de laver l’image d’un gouvernement qui devient progressivement l’ombre de lui-même? Mais là où le régime de Ouattara a de façon incontestable, démontré que son fameux code d’éthique n’est rien d’autre qu’un papier bon pour les toilettes, est le renouvellement de sa confiance en des ministres impliqués dans des affaires sulfureuses. L’on se souvient que lors de son interview télévisée le 30 Mars 2012, Ouattara avait avoué que son équipe faisait du « bon travail ». Pourtant, deux affaires ont secoué son gouvernement avant cette interview. Il s’agit des affaires Celpaid impliquant deux ministres du gouvernement et Satarem-Greensol impliquant un Ministre et un autre relié mystiquement à cette même affaire, le même Bictogo. Dans la première en effet, la Ministre de l’éducation Nationale, Mme Kandia Camara, s’était offerte le luxe d’attribuer un marché de gré à gré à un des ses collègues M. Mamadou Sanogo, Ministre de la construction et de l’urbanisme. Ce marché dont le montant est de loin supérieur à 30 millions avait pour objet l’inscription en ligne de près de 5 millions d’élèves. Le mode d’attribution avait selon la lettre du continent, provoqué « des grincements de dents au sein de la banque mondiale ». Le fait est que selon la réglementation en vigueur en Côte d’Ivoire aucun marché de gré à gré n’est admis au-delà du montant de 30 millions F CFA. Mais par un tour de magie transpirant la corruption, les deux Ministres membres du RDR ont pu passer par le filet et cela sous le regard attentif de Ouattara. L’affaire avait fait grand bruit, sans pour autant inquiéter les mis en cause.

 La seconde affaire avait même conduit l’Autorité de Régulation des Marchés Publics à désavouer la ministre de la salubrité publique, Désirée Anne Oulotto, par l’annulation pure et simple de la procédure de passation de l’appel d’offres relatif à la mise en œuvre d’un schéma de gestion intégrée des déchets solides. En effet, après un appel d’offre déclaré infructueux, la ministre en question avait attribué le marché dans un appel d’offre restreint à une société dénommée Satarem-Greensol. Or, la société Satarem lors du premier appel d’offre ouvert et déclaré infructueux, n’avait pas pu recueillir la moyenne exigée. Curieusement elle se trouve être attributaire du marché par un jeu de greffe opéré par la ministre donnant ainsi Satarem-Greensol. C’est donc cette nouvelle entreprise créée de toute pièce qui remporta le juteux marché estimé à des milliards de Francs CFA. Mais le comble c’est que Satarem est une entreprise française ayant fait banqueroute et Greensol, une entreprise ivoirienne créée le 23 Novembre 2011, bien après le lancement de l’appel d’offre et appartenant au frère ainé de d’Adama Bictogo, le sieur Salif Bictogo. Voici donc la mine de corruption que la Ministre de la Salubrité Publique a pu constituer. Cela n’a point déranger le « bon gestionnaire Ouattara », l’homme qui prône la bonne gouvernance. Mais ces ministres ne sont certainement pas les seuls à « déchirer » le fameux code d’éthique. Arthur Alocco, DG par intérim de l’ATCI a été  récemment viré pour « des manquements graves constatés dans l’exercice de ses fonctions ». Quels sont ces manquements graves qu’a pu commettre celui qui fut l’un des artisans de la mise en ligne de la chaine pirate TCI? Avait-il osé toucher là où ça fait mal? L’affaire de la licence 3G attribuée à MOOV-CI semble être la raison du précoce limogeage de l’ancien DG intérimaire. Comment le ministre Koné Bruno a pu attribuer en violation des règles, cette licence à l’entreprise MOOV-CI ? En effet, après un appel d’offre ayant mis en concurrence trois entreprises que sont MTN-CI, ORANGE-CI et MOOV-CI, l’évaluation technique des offres avait permis de conclure que l’entreprise MOOV-CI ne remplissait pas les conditions contenues dans le cahier de charges minimales. Au niveau de l’obligation de couverture qui était plafonnée à 95% sur 4 années, l’entreprise MOOV-CI (Atlantique Telecom) s’était engagée sur un taux de couverture de 32% sur les 4 ans. Le classement a donné les résultats suivants : « MTN-CI, 193 points sur 250 soit une moyenne de 15,44 sur 20. 2ème Orange-CI, 133 points sur 250 soit une moyenne de 10,64 sur 20. 3ème MOOV-CI, 118 points sur 250 soit une moyenne de 9,44 sur 20 ». Tout naturellement cette entreprise ne pouvait pas bénéficier de cette licence face aux concurrentes MTN et ORANGE qui, elles, remplissaient  les conditions. Malgré cette note minable de MOOV-CI le Ministre attribue souverainement la licence 3G à MOOV-CI après un recours gracieux exercé par cette dernière. Le ministre, par ailleurs neveu du patron de MOOV-CI,  Koné Dossongui, donne ainsi droit à ladite requête. Mais là où la complaisance apparait est que MOOV-CI prend l’engagement de couverture de 95% sur 6 ans au lieu de 4 ans prévues par le cahier des charges minimales. La rupture d’égalité est donc saisissante. Pourquoi MTN et ORANGE s’engagent, conformément au cahier de charges, sur une couverture de 4 ans alors que MOOV, elle s’engage pour 6 ans, sans toutefois présenter des garanties techniques. Cette autre affaire sale de la république n’a suscité aucun frémissement au sommet de l’Etat. Ce coup de pouce donné par le neveu à l’oncle, ressemble bien à celui donné à Aka Sayé Lazare actuel Directeur Général de la RTI. Au terme d’un appel à candidature en vue de sélectionner le Directeur de la RTI, des candidats avaient présenté des tests organisés par le cabinet Deloitte. Les résultats avaient classé M. Obou Armand (93 points sur 100) en tête suivi par Messieurs Abdel Kader Sanogo (55 points sur 100) et Bakayoko Amadou (35 points sur 100). Le militant du RDR Aka Sayé Lazare n’avait pas été capable d’être parmi les trois premiers. Mais l’on ne sait par quelle opération du saint esprit, Aka Sayé Lazare a été confirmé au poste de Directeur Général de la RTI par le conseil d’administration. Que dire de l’appel d’offre restreint lancé par le secrétariat Général du gouvernement en vue de la réhabilitation de la CCIA? Cet autre appel d’offre s’est tout simplement corrompu en un marché de gré à gré et ce, au détriment de trois entreprises soumissionnaires que sont les entreprises SONITRA, PFO et ZARAGOZA-CI. Alors qu’elles attendaient les résultats, le marché est attribué en catimini à une entreprise tierce à l’offre qui a déjà engagé les travaux. A cette affaire, ajoutons celle de la réhabilitation des commissariats ainsi que des universités publiques actuellement fermées. En effet, suite au pillage et à la destruction des commissariats et universités par les forces pro-Ouattara en Mars-Avril 2011, des entrepreneurs ont été choisis en dehors de tout critère objectif pour la réhabilitation de ces ouvrages. L’on a pu même voir un opérateur très magnanime prendre la décision de réhabiliter certains commissariats notamment ceux de la commune d’Attécoubé et d’Adjamé. Au final, les factures fournies par ces entrepreneurs, concernant les commissariats, ont tellement subies une surfacturation que la police économique se trouve obligée d’intervenir. Ces entrepreneurs réclament aujourd’hui à Ahmed Bakayoko, la somme de 3 milliards. Pour la réhabilitation des universités, aucun appel d’offre n’a été lancé par le ministère de tutelle. Ces marchés estimés à des milliards ont été attribués à des opérateurs récoltés pour certainement leurs liens d’amitié avec les tenants du pouvoir. L’argument présenté est qu’il y avait urgence. C’est à croire que l’urgence met entre parenthèses les prétentions de « bon gestionnaire ».

Voici donc quelques sales affaires qui démentent l’éternel argument de bonne gouvernance arboré par Dramane Ouattara. Comment comprendre cette folle corruption qui fait son chemin au cœur du pouvoir Ouattara ? Il y a dans un premier temps de la part des tenants du pouvoir une réelle volonté de rendre leurs comptes dodus. L’argument peut être simpliste et peu fouillé. Mais à quoi répondent le délit d’initié, la passation des marchés à des entreprises créées au pied levé, le gré à gré au profit de collègues et amis ou encore des coups de pouce à des parents? Le partage du butin est la raison essentielle et rien d’autre. Dans un second temps il y a la moralité peu enviable des chargés des différents dossiers. En effet l’épine dorsale de la corruption est la moralité de l’individu qui fait de cette contre-valeur, un mode de vie. Enfin, les sales affaires traduisent l’incompétence des gouvernants à conduire en toute responsabilité, la cité. Ces trois éléments mis en commun disqualifient d’office les tenants du pouvoir d’Abidjan. Certains seront tentés de dire que le précédent pouvoir était corrompu (pouvoir dont ils ont d’ailleurs été cogestionnaires). Soit ! Mais si le régime actuel a pendant 10 ans utilisé des moyens contestables pour accéder au pouvoir avec l’aide de l’étranger, nous pensons sincèrement qu’ils sont animés d’une volonté de renverser la table. Que nenni. Au lieu de chasser la corruption par la bonne gouvernance, ils la promeuvent au grand bonheur des infatigables grilleurs d’arachides. Mieux, le chef de l’exécutif, Dramane Ouattara, l’honnête des honnêtes ne se lasse pas de tenir des conseils des Ministres avec ses Ministres plongés jusqu’au dernier grain de cheveux dans les puanteurs de la République. Ainsi va la République de « la solution » qui a fait asseoir depuis un an, la bonne gouvernance sur le banc de touche.


Alain Bouikalo, Juriste-consultant

bouikhalaud10gmail.com

mardi, 29 mai 2012

CPI-GBAGBO: AU COEUR D'UN TOURNANT DECISIF

 

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79 pages riches et précises. La requête en incompétence de la Cour pénale internationale (CPI) rédigée et déposée par l’équipe de défense du président Laurent Gbagbo – Maître Emmanuel Altit, Maître Agathe Bahi Baroan, Maître Natacha Fauveau-Ivanovic –, malgré son caractère technique quelquefois ardu, se lit passionnément. Le sujet, bien entendu, est en lui-même d’un intérêt capital, pour les Ivoiriens et pour tous les Africains. On ne saurait le traiter par-dessus la jambe, en se contentant du prisme souvent déformant des agences de presse occidentales. Pour cette raison, et malgré le temps très court qui nous était imparti, nous avons voulu, au Nouveau Courrier, partager avec vous de très larges extraits de ce texte. Pour rendre cette lecture essentielle plus agréable, nous avons fait le choix éditorial de rassembler les extraits les plus significatifs dans des articles séparés, précédés d’un commentaire et encadrés par une titraille qui guide la lecture et permet de comprendre plus vite un certain nombre de concepts qui peuvent se noyer dans un langage juridique volontiers ésotérique. Vous avez dans les mains le résultat de notre travail. Il aurait pu être meilleur, et nous travaillerons, lors du procès qui vient, à en expliciter les moindres enjeux de la manière la plus professionnelle. A la mesure de vos attentes.  

Que retenir de la démarche des avocats du président Gbagbo ? Premièrement, elle est surprenante. Alors que l’opinion était focalisée sur la procédure de demande de liberté provisoire sur laquelle quelques informations étaient disponibles, la Défense se lance dans une vaste contre-attaque qui déroutera sans doute le Procureur, la Cour et bien entendu le régime d’Abidjan.

Collusions Ocampo-Ouattara et pratique de la torture

Plus question d’être dans une position attentiste ! En lisant ce texte, on se rend bien compte que Laurent Gbagbo ne va pas à son procès comme un mouton à l’abattoir. La meilleure défense, c’est l’attaque ! Il attaque donc. Dans une position passive durant de nombreux mois, ses avocats capitalisent désormais les nombreuses erreurs d’une accusation compromise dans ses «liaisons dangereuses» avec le régime autoritaire d’Abidjan, ce dernier ne pouvant plus compter sur la protection inconditionnelle de la France officielle.

Le camp Gbagbo met en lumière un certain nombre de faits gênants pour ses adversaires. Il décrit les différentes formes de collusion entre l’une des parties ivoiriennes (le camp Ouattara) et l’Accusation, ce qui jette une suspicion légitime sur cette dernière. Il montre que ceux qui se présentent comme le camp du Bien – la France, les Nations unies, la CPI, le régime Ouattara – se sont signalés par des violations du droit international, du droit national ivoirien, du droit international humanitaire, du statut de Rome, etc… Des violations si nombreuses et si diverses qu’on ne peut que se dire que ceux qui les ont perpétrées étaient persuadés de leur impunité.

Le récit détaillé des mauvais traitements infligés à Gbagbo, et le fait même que ces mauvais traitements soient certifiés par un médecin expert de la CPI, qui les considère comme assimilables à de la torture, place de fait le régime Ouattara, au plus haut niveau – qui peut imaginer que l’actuel maître d’Abidjan ignorait ce que ses hommes faisaient de Gbagbo ? – sur le banc des accusés. En effet, la Cour pénale internationale est très clairement compétente pour juger les actes qui relèvent de la torture. Si, en dépit de l’argumentaire juridique des avocats de Gbagbo, elle considère qu’elle a compétence pour juger les événements survenus en Côte d’Ivoire dans le cadre fixé, comment le Procureur pourra-t-il empêcher la mise en cause de Ouattara lui-même sans se discréditer durablement, alors qu’un médecin-expert «validé» par l’institution affirme que le régime d’Abidjan a torturé celui qu’il considère comme un ancien chef de l’Etat ? S’il en est ainsi du bois vert, qu’en sera-t-il du bois sec ? Si Gbagbo est soumis à de telles choses, on imagine ce que vivent, dans l’indifférence internationale, les militaires embastillés par Fofié ou les jeunes qui sont arrêtés quotidiennement à Abidjan dans un climat de rafle généralisée ?

En filigrane, le choix d'une stratégie

La stratégie du président Gbagbo apparaît d’ores et déjà. De son statut d’accusé, il a bien l’intention de passer au statut symbolique d’accusateur, décidé à démontrer au monde entier le double langage meurtrier de la «communauté internationale», en réalité de l’Occident conquérant. Il a bien l’intention d’ouvrir les yeux des Africains sur les mécanismes internationaux subtils tendant à criminaliser ceux qui tentent, même de manière imparfaite, de porter leurs voix et leurs aspirations à un monde plus équitable.

Les avocats de Gbagbo remettent-ils en cause la compétence de la Cour pénale internationale (CPI) parce qu’ils «paniquent» à la vue des «preuves» d’Ocampo ? En réalité, ils ont plutôt économisé leurs «munitions» dans le cadre d’une bataille qui s’avère longue. Et ils jouent en contre. Le 18 mai dernier, l’Accusation a abattu ses cartes principales en produisant ses preuves supposées. Elle ne peut plus rajuster sa stratégie de manière fondamentale. La Défense peut donc, sans grand risque, sortir une partie de son jeu et de son plan de bataille. Le faire avant que l’Accusation montre toutes ses cartes était fondamentalement risqué. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Il est question de prendre l’ascendant psychologique et juridique dans la période qui nous sépare du 18 juin. Et de faire bien comprendre à l’adversaire qu’il sera mis en cause – et de la manière la plus juridiquement charpentée possible –  dans sa personnalité, dans ses pratiques scandaleuses, dans ses intentions. Dans un échange téléphonique rapide avec Le Nouveau Courrier, Maître Emmanuel Altit a dévoilé son état d’esprit. Sa requête est «sérieuse», «juridiquement fondée». «Nous avons de bonnes chances de gagner ce débat. Nous considérons que la CPI n’est pas compétente sur cette affaire. A elle de démontrer le contraire», nous a-t-il confié.

Une subtile partie de poker à la fois juridique, judiciaire, politique, psychologique, diplomatique et historique vient de commencer. Elle sera rude.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

jeudi, 24 mai 2012

DECLARATION DU FPI A L'OCCASION DE SA RENCONTRE AVEC LA DELEGATION DU CONSEIL DE SECURITE DE L'ONU

 

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Déclaration du Front Populaire Ivoirien à l’occasion de sa rencontre avec la délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU

(Abidjan 21 Mai 2012)

 

 

Le présent document est destiné à donner au Conseil de Sécurité de l’ONU la position du Front Populaire Ivoirien sur la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire à la date ci-dessus. Il comprend trois parties consacrées l’une au constat de la discrimination que l’ONU établit entre les nations, l’autre à la dénonciation du parti pris onusien contre Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien, et la dernière à la dictature instaurée dans notre pays depuis le 11 avril 2011. En guise de conclusion nous présentons nos conditions de sortie de crise.

1- De la discrimination des nations par l’ONU

Née au lendemain de la seconde guerre mondiale, sur les cendres de la Société des Nations (SDN), l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans le préambule de sa charte datée du 26 juin 1945, affirme avec fermeté ce qui suit :

"Nous peuples de Nations Unies, sommes résolus, à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois en l’espace d’une vie a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations grandes et petites".

La Côte d’Ivoire est une petite nation africaine, ancienne colonie française devenue indépendante en 1960, qui exprime son attachement aux valeurs démocratiques reconnues à tous peuples libres notamment : le respect et la protection des libertés fondamentales tant individuelles que collectives.

Mais pendant trois décennies (1960-1990) ces libertés ont été confisquées au nom d’un parti unique imposé au peuple ivoirien avec le soutien bienveillant de la France ex tutelle coloniale. Il en sera quasiment de même pendant une autre décennie (1990-2000) même avec l’avènement proclamé du retour au multipartisme.

Il est à noter qu’au cours de ces quatre longues décennies de privations de libertés et de violations permanentes des droits de l’homme, que le peuple ivoirien a endurées, avec des exécutions sommaires dans de faux complots (1963-1964), les arrestations et détentions massives, arbitraires, ni la France, ni l’Onu n’a émis la moindre protestation et encore produit la moindre résolution pour protéger le peuple de Côte d’Ivoire et exiger que la démocratie soit instituée dans ce pays.

La France et l’Onu ont bien au contraire adoubé le régime ultralibéral liberticide mis en place sous la férule de Félix Houphouët Boigny.

L’Onu ne traite donc pas les grandes et petites nations dans l’égalité de droits des hommes et des femmes, et fonctionne donc avec un parti pris.

Pendant tout ce temps qu’il était sans soutien, et livré au règne sans partage du parti unique, le peuple ivoirien ne s’est pas résigné à son sort. Laurent Gbagbo historien, déjà dans le collimateur des dirigeants du parti unique, décide de fonder en 1982 le Front Populaire Ivoirien, un parti politique non libéral, mais socialiste et souverainiste, pour défendre les droits et libertés en vue d’une transition pacifique à la démocratie en Côte d’ivoire. Au terme de trois décennies de luttes parsemées d’embûches, arrestations, et tentatives d’assassinat des démocrates, la Côte d’Ivoire se dote d’une autre Constitution et proclame la seconde République le 1er Août 2000.

Laurent Gbagbo est élu au suffrage universel, Président de République de Côte d’Ivoire le 26 Octobre 2000.

2- Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien indésirables au pouvoir par le système onusien

Laurent Gbagbo dès après sa prestation de serment, s’emploie à mettre en œuvre son projet de société en prenant des décisions destinées à donner le pouvoir au peuple ivoirien (la décentralisation, la réforme de la filière café-cacao) à promouvoir les libertés d’expression (la loi sur la dépénalisation de la presse) libertés d’association (loi sur le financement des partis politiques), etc.

Autant de décisions qui traduisent dans les faits, son attachement et celui du Front Populaire Ivoirien aux valeurs démocratiques reconnues à tous les peuples libres conformément au préambule de la Constitution du 1er Août 2000.

Le régime de Laurent Gbagbo ne fonctionnera véritablement que pendant seulement vingt deux mois. Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, il a été attaqué violemment à l’arme lourde par des mouvements rebelles qui visaient à renverser le régime. Bilan, trois cents gendarmes tués. Le coup d’Etat échoue et se transforme en rébellion qui s’installe dans la zone centre nord ouest du pays (CNO). Que font dès lors la France et l’ONU ?

La France qui a signé des accords militaires de défense avec la Côte d’Ivoire, refuse de les appliquer pour défendre l’intégrité territoriale du pays, sous le prétexte qu’il s’agit d’une guerre entre ivoiriens. Comment le savait-elle déjà le jour même de l’agression quand le Président de la République Laurent Gbagbo a interpellé le président de la République française Jacques Chirac sur ses engagements ?

La réponse ne se fera pas attendre. La France sous le second prétexte d’évacuer ses ressortissants à Bouaké où se sont refugiés les rebelles en déroute, fait barrage pour qu’ils ne soient pas totalement défaits. Ce après quoi, les rebelles très lourdement armés, ont massacré les forces loyalistes pour prendre possession des casernes et occuper totalement avec l’appui de la France, les zones Centre Nord et Ouest du pays consacrant ainsi la partition de la Côte d’Ivoire.

Mais la France de la droite libérale ne s’arrête pas là. Après avoir sécurisé les rebelles sur le terrain, elle active la CEDEAO pour qu’elle demande au sommet d’accra du 29 septembre 2002 de déployer une force de maintien de la paix en Côte d’Ivoire, préparant ainsi l’entrée en scène de l’ONU.

Quatrièmement, cela parce que l’ONU lui reconnait, le droit de faire des projets de résolutions sur la situation dans ses ex-colonies, pourtant indépendantes et souveraines en principe, la droite française convoque à Linas Marcoussis du 15 au 23 janvier 2003 la table ronde des forces politiques ivoiriennes.

Réunissant ainsi autour de la même table les partis politiques y compris le FPI en même temps que les mouvements rebelles, la France les légitimaient du même coup, sans avoir jamais condamné ni cette rébellion, ni l’usage des armes pour la prise du pouvoir dans un Etat démocratique en violation de la Constitution ivoirienne.

Cet accord entériné par d’abord la conférence des chefs d’Etat sur la Côte d’Ivoire qui s’est tenue à Paris , les 25 et 26 janvier 2003, sera adopté in fine par le sommet de la CEDEAO à Dakar le 31 janvier 2003, et l’Union Africaine le 03 février 2003.

Tous ces organes aux ordres, permettront ainsi au Conseil de sécurité de l’ONU d’entrer en scène par sa première déclaration sur la crise ivoirienne, la résolution 1464 adoptée à sa 4700ème séance le 04 janvier 2003.

Une résolution prise six mois après le début du conflit et qui ne condamne en son point 7 que "les graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire intervenues en Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002" sans nommer encore moins condamner les mouvements rebelles qui sont l’auteur de ces graves violations.

Tout va se passer par la suite comme si la France et l’ONU découvraient subitement en Côte d’Ivoire les graves violations des droits de l’homme, dont elles se sont pourtant faites complices en les couvrant pendant 40 ans dans ce pays (1960-2000).

A partir de cette date l’ONU et ses forces armées agissant en Côte d’Ivoire (France et CEDEAO) s’étaient déjà disqualifiées par leur flagrante prise de position en faveur de la rébellion au détriment de Laurent Gbagbo et le Front Populaire Ivoirien indésirables au pouvoir par le système Onusien.

Nous disions système onusien, parce que l’ONU et ses démembrements sont des instruments au service du nouvel ordre mondial. Fondé sur le système libéral capitaliste et ne visant que la recherche d’énormes profits au détriment des peuples des petites nations, ce nouvel ordre mondial, qui fait fi des Etats et de leurs Constitutions, est fondamentalement anti souverainiste et anti démocratique.

Au total 43 résolutions seront prises par le Conseil de Sécurité de l’ONU pour installer méthodiquement, donc avec préméditation, l’ultra libéral Alassane Ouattara au pouvoir en Côte d’Ivoire.

De sa première résolution 1464 du 04 février 2003 prise dans sa prétendue volonté de la crise, à sa quarante et unième, la résolution 1980 du 28 avril 2011, où il se félicité de ce que le président de la Côte d’Ivoire qu’il a installé sous un déluge de bombes, le Conseil de Sécurité de l’ONU est resté dans la même posture. Ne s’inquiétant nullement de ce que pensait le peuple de Côte d’Ivoire agressé dans ses droits pour avoir élu un président indésirable par l’ONU et encore moins de ce qu’il est devenu après son éviction du pouvoir.

Et comme pour se dire, sa mission est accomplie en Côte d’Ivoire, installer un ultra libéral, en lieu et place du souverainiste Laurent Gbagbo, depuis le 28 avril 2011, seulement deux résolutions ont été produites sur la situation en Côte d’Ivoire, il s’agit de celle N° 1981 du 13 mai 2011 et la résolution 2000 du 27 juillet 2011.

Depuis ces deux dernières résolutions où il encourage le nouveau président à consolider son régime avec l’appui des forces onusiennes, de la licorne et des FRCI, l’ONU a décrété le black out sur la descente aux enfers de tous ceux qui ont œuvré pour l’avènement de la démocratie dans notre pays ; montrant ainsi par là même que la stigmatisation de Laurent Gbagbo comme dictateur, infréquentable, mauvais perdant, n’étaient que des prétextes pour l’évincer du pouvoir.

Le Front Populaire Ivoirien accuse le Conseil de Sécurité de l’ONU :

1° d’avoir pris des résolutions sur la base d’informations non fondées et donc fausses ;

2° d’avoir fait de multiples pressions pour contraindre le président Laurent Gbagbo à organiser des élections dans une Côte d’Ivoire non réunifiée avec le désarmement des rebelles non effectué par l’ONUCI qui avait cette mission en charge ;

3° d’avoir bombardé la résidence du Chef de l’Etat pour le contraindre à quitter le pouvoir, sur la base d’on ne sait quelle résolution ;

4° d’avoir créé par la suite une situation propice à l’assassinat par le nouveau régime, des démocrates ;

5° d’être à l’origine de la mise en place en Côte d’Ivoire depuis le 11 avril 2011 d’un Etat de non droit.

3- Depuis le 11 avril 2011 la dictature a été instaurée en Côte d’Ivoire

Trois volets suffiront ici à en donner la preuve. La justice des vainqueurs – l’insécurité galopante et rapprochée – le jeu démocratique dévoyé.

3-1 La justice des vainqueurs

3. 1. 1 A commencer par le président Laurent Gbagbo, de nombreux cadres et dirigeants du FPI ont été d’abord arbitrairement arrêtés et détenus, avant que la justice aux ordres d’Alassane Ouattara ne cherche les preuves, à ce jour introuvables de leurs  inculpation.

3. 1. 2 La chasse aux sorcières instantanée dans une terreur sans nom a contraint de milliers de cadres du FPI et autres citoyens à protéger leurs vies en prenant le chemin de l’exil. Et le pouvoir Ouattara continue de les poursuivre par des mandats d’arrêts internationaux.

3. 1 3 Les avoirs de nombreux citoyens et cadres du FPI gelés sans un commencement de preuves, ont conduit à la mort de nombre d’entre eux faute de moyens/ressources pour se soigner (Bohoun Bouabré, Diagou Gomont, Gnan Raymond, tous d’anciens ministres et maires, etc.)

3. 1. 4 Les Dozos qui écument les campements, villages et villes, procèdent à des expropriations de terres pour exploiter les plantations à leur profit, et sur la base de jugements expéditifs, les propriétaires sont exécutés sommairement.

3-2 L’insécurité galopante et rapprochée

3. 2. 1 Les FRCI forces armées de Ouattara, tous issues de sa région, illettrées et s’exprimant exclusivement en Malinké leur langue maternelle, procèdent au quotidien à de nombreuses rafles de citoyens, parqués dans des camps de concentrations (Yopougon, Abobo, Koumassi), où ils sont torturés, marqués au fer comme du bétail, dans le silence assourdissant des tenants du nouveau régime.

3. 2. 2 Ces mêmes FRCI occupent de nombreux sites publics, espaces et domiciles privés dont ils se sont appropriés en toute impunité. A titre d’exemple le site des manifestations du FPI à Yopougon, est occupé depuis plusieurs mois par les FRCI qui en ont fait une caserne. Dans le même temps les forces armées nationales (gendarmes, policiers, militaires) souffrent l’humiliation, et le martyr, parce qu’exerçant sans armes leur mission régalienne.

3. 2. 3 La terreur instaurée et la répression systématique dans le sang (avec de nombreux blessés et morts d’hommes) de toutes les manifestations pacifiques organisées par le FPI (Koumassi, Bonoua, Port-Bouët, Yopougon) au mépris du respect des libertés d’associations et de manifestations.

3-3 Le jeu démocratique dévoyé

Parvenu au pouvoir par les armes et donc de façon anticonstitutionnelle, illégitime et illégal le pouvoir Ouattara est confronté depuis son avènement à un grave déficit de légitimité. Ses parrains l’ONU, la France notamment ont souhaité, pour lui donner un vernis démocratique de procéder à des élections législatives ouvertes et inclusives.

Mais tournant le dos à la résolution du 27 juillet 2011, il a organisé ces élections de façon exclusive sur la base d’un découpage électoral très favorable à son parti le RDR auquel il a réservé d’avance une soixantaine de sièges.

Résultats, un parlement monocolore anti démocratique sans opposition nous ramenant au système du parti unique.

De surcroit ces élections se sont révélées, non représentatives avec une abstention de 85% de l’électorat. Un vrai désert électoral qui signifie que la Côte d’Ivoire a besoin de se doter d’un parlement représentatif de toutes ses composantes politiques et non cette assemblée de surcroit quasiment mono-ethnique avec 60% de Malinké, ethnie de Ouattara.

3-4 La reconstruction de la paix : mesures générales

Le Front Populaire Ivoirien prenant acte de la situation qui fait de M. Alassane Ouattara président de la République de Côte d’Ivoire demande :

1- Que soit prise dans l’immédiat une mesure d’amnistie générale ;

2- La prise d’une résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU exigeant la libération du Président Laurent Gbagbo, acteur incontournable du processus de réconciliation en Côte d’Ivoire ;

3- La libération de tous les prisonniers, le retour des exilés et le dégel de tous les avoirs ;

4- La réinitialisation de tout le processus c’est-à-dire du jeu démocratique à commencer par les élections présidentielles puis les législatives, les régionales et communales sur la base de dispositions consensuelles ;

5- Le désarmement préalable des ex rebelles ;

6- Le départ de la Côte d’Ivoire des forces onusiennes qui se sont révélées pendant la crise et qui continuent de se comporter comme des forces belligérantes ;

7- La levée de toutes les sanctions onusiennes ;

8- Un dialogue direct avec le pouvoir ;

Dans ce cadre le FPI fait des propositions dans deux documents dont copies ci-jointes.

 

Conclusion

De toute évidence la démocratie qui a servi de prétexte au changement brutal de régime s’est muée en dictature sous le régime de Ouattara au grand dam de ses parrains qui se doivent d’en tirer courageusement les leçons.

Telles sont les conditions minimales de sortie de crise du Front Populaire adressées au Conseil de Sécurité de l’ONU, qui permettent à cette institution de contribuer à la réinstauration de la démocratie, de l’Etat de droit et de la paix en Côte d’Ivoire.

 

Délégation du FPI :

1- NGUESSAN Amani Michel, Secrétaire Général Adjoint : 01 48 88 41

2- GNAOULE Oupoh Bruno, Secrétaire National : 06 38 42 42

 

P.J :

1- Document du dialogue politique entre le pouvoir et le Front Populaire Ivoirien suite à la crise postélectorale.

2- Appel de la Convention à la communauté internationale.

mercredi, 23 mai 2012

LIMOGEAGE DE BICTOGO, ON EN SAIT UN PEU PLUS SUR LES CONDITIONS

ADAMA BICTOGO 2.JPG


LE MEDIATEUR D'ALASSANE  DRAMANE OUATTARA DANS LA CRISE MALIENNE EST UN VOYOU 


Après le limogeage de Adama Bictogo, ministre de l’intégration dans le gouvernement pléthorique et clanique de Dramane Ouattara, les langues ont vite commencé à se délier.

Selon des sources proches du palais, Dramane avait déjà mis en garde les ministres Bictogo et Anne Ouloto suite au scandale révélé sur l'attribution du marché des ordures ménagères par la presse nationale. Il leur aurait dit en conseil des ministres '' si un autre scandale de se retrouve dans la presse, je serai obligé de me séparer de vous''. Par la suite l'appel d'offre lancé en septembre et remporté par la société de Bictogo créée en novembre avait été déclaré illégal par l’autorité d'attribution des marchés publics. Dès lors, les concernés ont compris qu'ils n'avaient plus droit à l'erreur mais Bictogo, sûr de ses entrées à la présidence ivoirienne continue tranquillement ses affaires. N'est ce pas lui l'un des grands financiers de la rébellion qui a endeuillé la Côte d'Ivoire? N'est ce pas lui qui grâce à ses manigances avec la société Amajaro représentée en Côte d'Ivoire par le fils de Dominique Ouattara a réussit à offrir des armes sophistiquées aux rebelles? N'est ce pas lui qui grâce à ses entrées au sein du régime Gbagbo et précisément auprès du ministre Tagro Désiré a pu livrer toutes les informations importantes à son chef?

Manque de pot pour lui, le scandale des déchets toxiques fait surface. Tout d'abord dans la presse nationale puis dans le journal Jeune Afrique à l’échelle mondiale. Le ministre est en colère car on lui avait promis de ne pas ébruiter cette affaire. Il faut noter qu'un groupe d’enquêteurs avait déjà dans un rapport remis au ministère de la justice mentionné le nom de l’infortuné comme l'un des bénéficiaires du détournement des fonds alloués par le Président Gbagbo pour le dédommagement des victimes. 

Ouattara qui avait fait de cette histoire de déchets toxiques l'un de ses slogans de campagne - qui ne se souvient pas du fameux ''NE DONNE PAS TA VOIX AUX DECHETS TOXIQUES''- est en colère. Non parce que son ministre est mis en cause mais le fait que l'affaire se retrouve dans les journaux démontre que la fuite vient du gouvernement. Hamed Bakayoko qui entretient d’excellentes relations avec Bechir Ben Yamed le patron de Jeune Afrique est soupçonné d'avoir vendu la mèche afin de se débarrasser d'un élément clé du dispositif Soro dans l'entourage de Ouattara. C'est un secret de polichinelle que les membres du gouvernement se livrent une guerre sournoise à laquelle Dramane n'est pas encore parvenu à mettre un terme. Après l’éviction de Soro de la primature, l’écurie de Hamed Bakayoko vient ainsi de remporter une deuxième bataille importante

Pris de court, il demande a son premier ministre d'obtenir le plus rapidement possible la démission de Bictogo. Lorsque ce dernier contacte le ministre tombé en disgrâce, celui-ci lui rétorque sur un ton menaçant que non seulement, il n'est pas le seul ministre à être cité dans cette affaire et qu'il n'a d'ordre à recevoir de lui - tout le monde sait que Ahoussou Jeannot n'a en vérité aucun pouvoir dans cette équipe gouvernementale- et ne se rend pas au rendez vous fixé par son chef. Ahoussou subit l’affront mais ne peut le laver. Il s'en remet donc à Dramane qui à son tour lui reproche sa mollesse. Tiraillé de toute part, il comprend qu'il est pris au piège dans une bataille de famille à laquelle il n'appartient pas.

Afin de liquider le problème, Dramane signe cet après midi un décret mettant fin à la fonction de son ministre après avoir pris le soin de l'en informer au téléphone. Une rencontre est prévue demain entre les deux hommes. La tournure prise par les évènements révèle en effet une bataille dans l'entourage du préfet installé par Sarkozy en terre ivoirienne. Ce qui est fréquent est qu'un ministre mis en cause dans une affaire de ce genre et qui ne se reproche rien démissionne de ses fonctions naturellement pour laisser le soin à la justice de l'innocenter. Pourquoi Bictogo a t-il refusé de démissionner? Pourquoi ni Ahoussou ni Dramane n'ont-ils pu l'y contraindre? Pourquoi Hamed Bakayoko sur qui pèsent de lourds soupçons n'est-il pas aussi débarqué? L'avenir nous situera!

Toujours est-il que des dossiers explosifs sur le clan Bakayoko Hamed sont annoncés dans la presse dans les jours à venir.

La 2ème partie pourrait s'intituler ''QUAND LE CLAN SORO CONTRE-ATTAQUE''.


Source: FACEBOOK STEVE BIKO

mardi, 22 mai 2012

MESSIEURS LES CENSEURS, VOUS PERDEZ VOTRE TEMPS!

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Eugène Dié Kacou, Président du Conseil national de la presse (CNP)


Et si, en Côte d’Ivoire, l’absurdité avait posé ses valises à Cocody Deux-Plateaux 1ère tranche, plus précisément au siège du Conseil national de la presse (CNP) ? Les patrons de cette institution, qui sert objectivement de police de la pensée au régime Ouattara, ont encore frappé. Ils ont suspendu le quotidien Notre Voie pour quatre parutions. Pour avoir publié une photo de Laurent Gbagbo légendée ainsi : «Laurent Gbagbo, président de la République de Côte d’Ivoire renversé par la coalition Onu-France.» Le crime de Notre Voie ? Avoir contrevenu à l’histoire officielle que tente d’imposer le régime Ouattara. Une histoire officielle pourtant contredite y compris par les médias hexagonaux qui ont, plus d’une décennie durant, sculpté la légende de l’actuel maître d’Abidjan. «La France sort Gbagbo», écrivait ainsi Libération le 12 avril 2011. «La France frappe au cœur du dispositif Gbagbo», titrait pour sa part Le Monde quelques heures avant le dénouement. En Côte d’Ivoire, il est facile de savoir quel camp pratique le révisionnisme le plus insensé.

Bien entendu, il ne faut pas être naïf. L’enjeu des pratiques répressives du CNP est la querelle de légitimité électorale qui déchire la société ivoirienne depuis l’après-28 novembre 2010. Il est question d’obliger, de manière fondamentalement brutale, tout le corps social à affirmer qu’Alassane Ouattara est parvenu au pouvoir au terme d’un scrutin «libre, ouvert et transparent», et rien d’autre. Mais cette méthode est-elle efficace ? S’il est vrai qu’on peut faire taire les dissidents, peut-on les empêcher de penser ? Ne serait-il pas plus conforme à l’exigence de réconciliation de rechercher, sur la base des documents qui existent encore, une vérité historique nationale indépendante des intérêts politiques immédiats des uns et des autres ? 
 
Et si nous imitions les Américains ?

Un aîné dans le métier et dans la vie, pour qui j’ai énormément de respect même si nous sommes en désaccord sur la querelle électorale ivoirienne, m’écrivait récemment : «Dimanche soir, j'ai passé deux heures au téléphone, avec une amie nigérienne qui essayait de me convaincre, pour la millième fois, que c'est Laurent Gbagbo qui a remporté la présidentielle. Je suis convaincu du contraire. (…) Ne parvenant pas à tomber d'accord (avec mon amie) sur qui a réellement remporté cette présidentielle ivoirienne, j'ai, une fois encore, émis le vœu de voir un jour une presse indépendante et les organisations de la société civile demander, comme elles en ont le droit, à recompter, sous contrôle d'huissiers, et d'observateurs neutres, pourquoi pas, la compilation des procès-verbaux, à partir de deux sources différentes,  au moins. Cela s'est fait en Floride, en l'an 2000, bien après l'investiture de G.W. Bush. Et tant que cela ne se fera pas en Côte d'Ivoire, les deux parties continueront à revendiquer la victoire. Et l’une d’entre elles continuera à s'estimer lésée. Et il n'y aura pas de réconciliation, si la vérité électorale n'est pas, un jour, définitivement établie. Bref, cette histoire n'est pas finie». Ces propos ne sont-ils pas frappés au coin du bon sens ? Pour l’instant, un des deux camps continue à demander, comme il l’a toujours fait, le recomptage des voix : c’est celui de Laurent Gbagbo. A priori, pourtant, une telle opération, si elle démontrait que Ouattara avait gagné sans frauder à la dernière présidentielle, serait un formidable coup politique et de com’ au profit de son pouvoir. Pourquoi se montre-t-il réticent ? En Côte d’Ivoire, il y a des indices qui montrent quel camp a peur de la vérité. 
 
La révolution numérique rend impossible le contrôle de la circulation des idées

Non seulement les «verrouilleurs idéologiques» du clan au pouvoir ne peuvent pas empêcher la moitié des Ivoiriens de penser comme elle pense, mais ils peuvent difficilement empêcher la diffusion des idées et des propos qui leur déplaisent. Ils se trompent de siècle ! En interdisant la diffusion papier de «Notre Voie», ils enlèvent objectivement le pain de la bouche de ses promoteurs. Mais ils savent très bien que la révolution numérique condamne leur entreprise de censure à la vanité. En 2010, 2,6% de la population ivoirienne avait accès à Internet, c’est-à-dire 400 000 personnes. C’est encore peu, mais c’est bien plus que le nombre de personnes qui achètent un quotidien (100 000 exemplaires écoulés chaque jour). Et les progrès de la connectivité par le téléphone mobile, notamment à travers la 3 G, vont multiplier le nombre des «connectés» par cinq au moins en moins de deux ans. A moins de vouloir arriver aux extrémités symbolisées par les pratiques de pays comme la Birmanie et la Corée du Nord – en ont-ils seulement les moyens techniques ? –, les hommes qui nous dirigent doivent bien se rendre compte qu’ils ont, déjà, perdu la bataille du contrôle de la circulation des idées. Ils devraient donc se concentrer sur la bataille du sens. Mais à voir leur nervosité face à l’existence de voix discordantes, il semble évident qu’ils ne se font pas d’illusions sur leur capacité à convaincre le plus grand nombre en dehors de toute contrainte.
 
 
 
Théophile Kouamouo


ENTRETIEN DE OUATTARA SUR RFI, UN TISSU DE MENSONGES

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Le ministre Lazare Koffi Koffi, en exil


COMMUNIQUE DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO: CLARIFICATIONS A LA SUITE DE L'ENTRETIEN D'ALASSANE OUATTARA SUR RFI


Ce dimanche 20 mai 2012, interrogé sur Radio France Internationale RFI par Mr Alain Foka, Monsieur Alassane Ouattara, Chef d’Etat ivoirien, s’est livré à un exercice périlleux, en falsifiant délibérément comme à son habitude l’Histoire récente de la Côte d’ivoire, en particulier sur les deux points suivants :

1/ Il a affirmé que l’aide reçue de la France, après son installation dans les conditions que l’on sait, avait principalement servi à payer les arriérés des salaires des fonctionnaires, arriérés accumulés trois mois durant par le gouvernement du président Laurent Gbagbo pendant la crise post-électorale. C’est une énorme contre-vérité, que des milliers de fonctionnaires payés en temps et en heure pendant cette période pourront aisément confirmer. A ce propos, il faut aussi rappeler que les salaires de la fin du mois de mars 2011 étaient déjà positionnés sur les comptes des fonctionnaires quand les éléments de l’armée privée de Monsieur Ouattara sont arrivés sur Abidjan.

En avançant délibérément une telle contre-vérité, Monsieur Ouattara tente plutôt de justifier auprès de son bailleur de fonds, la France, l’utilisation des fonds d’urgence reçus à la suite de son installation au pouvoir. Il semble craindre, à juste titre, un audit, par les nouvelles autorités françaises de l’usage de ces fonds surtout que le gouvernement sortant aurait déjà engagé une mission de contrôle au niveau du cabinet du Premier Ministre, François Fillon. Cette grave contre-vérité a le mérite de nous donner raison lorsque que nous avons demandé un audit de ces prêts dans l’intérêt du contribuable français et ivoirien. En effet, la précipitation et l’opacité qui ont entouré ce prêt nous faisaient craindre qu’il fût soit utilisé pour payer les nombreux mercenaires recrutés par M. Ouattara pour faire sa guerre, soit retourné en France sous forme de rétro-commissions à la veille d’une année électorale. Plus que jamais cette demande demeure d’actualité après les propos tenus par le Chef de l’Etat ivoirien.

2/ Monsieur Ouattara s’est dit satisfait d’avoir fait transférer le président Gbagbo à la CPI, au motif qu’en tant que « Chef des Armées » il était « responsable de plus de 3000 morts » pendant la crise post-électorale. Cette affirmation est fausse quant à l’imputabilité des trois « milles morts » (chiffres jamais étayés par une preuve ou un début de preuve), au Président Laurent GBAGBO a néanmoins, le mérite également de ressortir au grand jour une évidence que l’on tente maladroitement de nier.

Pendant la crise post-électorale le président GBAGBO, constitutionnellement déclaré élu, a dû défendre la souveraineté de la Côte d’Ivoire tout en ne cessant pas d’appeler à la raison pour régler pacifiquement ce qui n’aurait jamais du être autre chose qu’un contentieux électoral.

Dans le même temps, Monsieur Ouattara, avec l’aide de puissances étrangères et au mépris des lois internationales (embargo sur les armes, par exemple), a levé une véritable armée privée, dont il a dit prendre la tête le 17 mars 2011, par « ordonnance présidentielle » depuis l’Hôtel du Golf à Abidjan. C’est cette armée qui a commis les pires exactions, en particulier dans l’Ouest du pays où fut perpétré le massacre de Duékoué (plus de 1000 personnes assassinées en une seule journée). De même il est de notoriété publique aujourd’hui, de l’aveu même de ses soldats, que Monsieur Ouattara était l’auteur principal de la tentative de Coup d’Etat du 19 septembre 2002 qui s’est transformée en rébellion armée. Cette rébellion est à l’origine de la situation actuelle en Côte d’Ivoire et porte la responsabilité de milliers de morts, blessés et disparus, de 2002 à aujourd’hui.

Dans ces conditions la véritable place de Monsieur Ouattara est à la CPI, en lieu et place du président Laurent Gbagbo.

Plus d’un an après la rupture de l’Ordre Constitutionnel en Côte d’Ivoire par des forces étrangères, le pays est toujours dans l’instabilité politique, économique et sociale et le « régime » de Monsieur Ouattara montre ses vraies limites.

Les Droits de l’Homme sont quotidiennement bafoués, les libertés publiques menacées et les dirigeants actuels ne montrent aucun signe de bonne volonté pour amener le pays dans la voie de l’apaisement, du dialogue et de la réconciliation.

C’est tout le combat politique du président Gbagbo qui lutte depuis des décennies pour que la Côte d’Ivoire se développe dans le respect de l’ordre démocratique sans lequel aucune société ne peut prospérer.

Aujourd’hui la Côte d’Ivoire et l’Afrique ont besoin, plus que jamais, de la sagesse du président Gbagbo. C’est ce que les autorités des « grandes puissances » doivent rapidement reconnaitre. L’injustice faite au Peuple ivoirien et au Président GBAGBO ne peut continuellement prospérer.

 

Pour le Porte-parole du Président Laurent Gbagbo,

Le Ministre Lazare KOFFI KOFFI

 

Rapporté par Fan-club Justin Katinan Koné


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

vendredi, 18 mai 2012

BEN SOUMAHORO ATTAQUE RFI, ALAIN FOCCA ET LA BIAO-NSIA


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Je vis dans un pays anglophone où la source la plus importante d’informations internationales reste Radio France Internationale (RFI), radio officielle de la République française et voix officielle incontournable de la France dans le monde. Les prises de positions de cette radio aux ordres de la République et du gouvernement français sont parole d’évangile pour la plupart des francophones du monde qui finissent par trouver leur compte dans ce qu’on peut appeler sans risque de se tromper de la propagande néo-colonialiste. Radio France Internationale est assurément un instrument de protection de l’influence Française dans le monde sans compter son rôle touchant directement à la défense nationale dans les cas d’implication du gouvernement Français dans des conflits comme ceux du Tchad, de la Lybie, de la Côte d’Ivoire et bientôt du Mali et de la Guinée Bissau par le truchement de son bras armé la CEDEAO.

Chacun sait ici et là-bas, que la radio Française, comme un appui aérien nécessaire aux fantassins et autres marsouins est une puissante arme de destruction mentale et de déstabilisation des Etats (notamment Africains) qui ont la malchance de se trouver dans le collimateur de la diplomatie agressive et déraisonnable de la France. Il ne faut pas s’y tromper. La puissance de cette diplomatie interventionniste et destructrice d’unités nationales en Afrique repose essentiellement sur la puissance des émetteurs de la "radio mondiale". Dès lors, il appartient à chacun de comprendre qu’il est nécessaire que cet instrument de "guerre psychologique" d’un autre temps soit entouré de toutes les attentions par le pouvoir Français qui a choisi ce type de coopération avec les pays anciennement colonisés, plutôt que d’aider ces derniers à bien s’équiper pour mieux répondre aux besoins de leur population en matière de communication. L’objet de cette note n’est pas de critiquer RFI en tant que telle, encore que cela ne manquerait ni d’intérêt, ni de raisons mais de relever quelques incongruités du fonctionnement de la Maison du 116, Avenue du Président Kennedy à Paris.

La direction de RFI appelle chaque matin les auditeurs de tous les Mondes à se pâmer devant la compétence, le savoir, l’intelligence et le professionnalisme de milliers de correspondants polyglottes dans le monde, qui sont autorisés à donner des leçons dans tous les domaines et à tous les peuples de la terre. Entre le facétieux Juan Gomez qui s’accorde plus de temps qu’à ses interlocuteurs à l’antenne et qui se permet de couper sans ménagement tous ceux qui ne vont pas dans le sens des instructions qu’il a reçues de ses "red-chefs" et Christophe Bouabouvier dont les invités ne sont pas forcément les plus proches de l’actualité, ni même les mieux indiqués pour servir véritablement cette actualité, il y a des personnages d’un type nouveau que la Radio Mondiale a décidé de recruter pour se donner bonne conscience et pour sans doute satisfaire un besoin politique de discrimination positive galopante en France mais qu’aucun pays Africain ne réclame à l’ex-puissance colonisatrice. Parmi ces nouveaux rois de l’antenne de RFI, le prolifique, l’éclectique et le fumeux Alain Focca détenteur de plusieurs types d’émissions allant du magazine à la chronique historique en passant par des grands reportages inclassables et des interviews de Chefs d’Etats d’Emirats pétroliers d’Afrique dont la générosité est bien connue sur le continent. Le talent et le professionnalisme de Mr Alain Focca ne sont pas mis en cause. C’est son activité débordante et trop voyante dans des domaines qui partent de l’audiovisuel au commerce international qui intrigue plus d’un.

En dehors de ce qui est visible et évident, comment RFI peut-elle expliquer que Mr Alain Focca s’arroge des initiatives du type "coffret des grands hommes d’Afrique" dont il se trouve être le principal animateur, le représentant de commerce et le distributeur agréé sous l’autorité déclarée de la Radio Française. Comment expliquer, d’autre part, l’activité commerciale d’une radio entièrement financée par le contribuable Français, activité qui concurrence et s’oppose à l’existence et au développement de l’entreprise privée. La vocation de RFI est telle de fabriquer des coffrets de CD, de les distribuer elle-même sous son label, à un prix exorbitant et de se payer le luxe de les faire financer par un sponsor privé ? On sait par ailleurs que les tournées de promotion de cette activité commerciale plutôt suspecte sont prises en charge par le sponsor qui se trouve être la BIAO-NSIA. Cette affaire pose à chaque homme du monde, un problème éthique qui vient de vous être exposé. Que RFI et BIAO décident de faire commerce en dehors et au dessus de toutes les règles établies par leurs statuts est leur problème et le problème des contrôleurs d’Etat Français.

Mais qu’un journaliste exerçant à temps plein son métier sur une chaîne de ce type, se transforme en recherchiste de sponsor et distributeur de produits dérivés de la chaîne sur tout le continent Africain, pose à l’évidence un problème de déontologie. Tout le monde sait et la Direction Générale de RFI sait que le financier des coffrets de CD des grands hommes de l’Afrique est le Président du groupe de banques et assurances BIAO-NSIA de Côte d’Ivoire. Tout le monde sait également que ce curieux partenariat Sud-Nord n’a été possible que grâce à l’extraordinaire entregent de Mr Alain Focca, ami personnel du PDG de BIAO-NSIA, Mr Diagou Kacou Jean. A ce stade des choses, la Direction Générale de RFI pourrait rétorquer qu’il n’y a pas de quoi "fouetter un chat". Soit. Mais comment la Direction Générale de RFI explique t-elle que le même Alain Focca soit à la fois journaliste, chroniqueur historique, grand reporter, interviewer émérite à RFI, accessoirement vendeur de cassettes pour RFI et Directeur de la communication du groupe BIAO-NSIA, rémunéré à grands frais en tant que cadre salarié de cette entreprise Ivoirienne compromise avec RFI dans des activités commerciales frisant le délit d’initiés. Comment peut-on croire qu’un tel laxisme n’implique pas d’autres responsables dans la hiérarchie de la Radio Mondiale ? Les rétrocommissions étant une pratique courante exercée au plus haut sommet de l’Etat Français Sarko-Balladurien, qui peut empêcher RFI, d’user sans modération de cette excuse ?

J’entends d’ici quelques responsables grincheux et probablement coupables de RFI s’indigner : De quoi se mêle-t-il celui-là ? Oui, certes, de quoi je me mêle ? Je me mêle uniquement de ce qui me regarde. D’abord, auditeur de RFI, je me considère comme un sociétaire obligé de la Radio Mondiale, parce que je n’ai pas le choix là où  je réside aujourd’hui. Ensuite, je vous prie de croire que j’ai eu le privilège d’exercer ce métier magnifique pendant plus de 40 années dans mon pays, la Côte d’Ivoire. A ce double titre, il m’insupporte de voir et même de subir des dérapages du type : Alain Focca /RFI /Diagou Kacou Jean-BIAO-NSIA.

SANS APPEL D’OFFRES ET AVEC DES DESSOUS MALSAINS.

 

Mamadou Ben Soumahoro

Ex-député de la République de Côte d'Ivoire

jeudi, 17 mai 2012

POUR LA LIBERATION IMMEDIATE DU CITOYEN FRANÇAIS MICHEL GBAGBO

 

 

Pour la libération immédiate du citoyen français... par legrigriinternational

lundi, 14 mai 2012

COMMENT L’«HYPER-PRESIDENT» SARKOZY, MALGRE TOUTES SES MANŒUVRES, A MORDU LA POUSSIERE FACE A FRANÇOIS HOLLANDE

 

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Comme Wade, il a tout tenté pour reconquérir le cœur de ses compatriotes entre les deux tours de l’élection présidentielle, mais apparemment les Français lui avaient définitivement tourné le dos. Comme Wade menaçant les Sénégalais de ne plus pouvoir percevoir leurs salaires deux ou trois mois après son éventuelle perte du pouvoir,  ou de ne pas terminer les chantiers du Fouta si les habitants de cette contrée ne votaient pas pour lui pour le second tour, le président français sortant a joué sur les peurs de ses compatriotes. Il a agité les épouvantails de la Grèce, pays européen en faillite, mais aussi de l’Espagne et du Portugal, qui ne se portent guère mieux économiquement et dont les gouvernements ont mis en place des plans d’austérité drastiques marqués par une augmentation sans précédent du chômage, le démantèlement des services publics, la réduction des prestations sociales, la chute du pouvoir public. Il a brandi le spectre de l’invasion de l’Europe, notamment la France, et de sa civilisation judéo-chrétienne par des hordes de barbares venus du Tiers monde pour profiter des prestations sociales de l’Etat-providence français, ses partisans ont évoqué ces « 700 mosquées » de France qui auraient lancé des appels de vote en faveur de son adversaire, parlé de l’introduction de la viande « halal » dans les cantines scolaires, de l’instauration par son adversaire, s’il était élu,  d’horaires différenciés dans les piscines (et donc de la fin de la mixité) pour complaire aux musulmans… rien n’y a fait. Bien qu’il ait choisi de droitiser à l’excès ses discours pour séduire l’électorat de l’extrême droite — dont la candidate, Mme Marine Le Pen avait obtenu quelque 18 % des suffrages lors du premier tour disputé le   22   avril dernier —, Nicolas Sarkozy, le président français sortant, n’a pu se faire réélire dimanche dernier. Il a été battu par le candidat socialiste François Hollande qui s’est refusé de verser dans les outrances verbales, dans l’anti-islamisme primaire ou dans la xénophobie.

Bien qu’il y ait cru jusqu’au bout, qu’il ait payé de sa personne, se multipliant par quatre, parcourant la France de long en large, multipliant les déclarations télévisées et les interviews radiophoniques, bien qu’il ait cherché à se faire plus humble aussi en jouant le peuple contre les élites, contre le système politico-médiatique, contre l’establishment voire contre les riches, il n’a pas réussi à faire oublier la soirée au « Fouquet’s », luxueux restaurant parisien où il avait fêté sa victoire en 2007 avec ses amis du Cac 40 — les quarante principales valeurs de la Bourse de Paris — ni son escapade à Chypre, le lendemain, sur le yacht du milliardaire Vincent Bolloré, ou encore sa balade en Egypte en compagnie de son épouse Carla Bruni à bord d’un avion prêté par le même. Il n’a pas non plus réussi à effacer son image de président « bling-bling » avec sa grosse montre Rolex au poignet, ses lunettes Ray ban sur le nez etc. Sans compter sa « peopolisation » de la fonction présidentielle française avec son divorce avec éclat d’avec son ex-épouse Cécilia, son mariage avec Carla, l’accouchement de celle-là…

D’une manière générale,  Nicolas Sarkozy était perçu par de larges secteurs de l’opinion française comme le « président des riches » qui n’avait que peu de considération pour cette « racaille » qu’il fallait nettoyer au « karcher ». Surtout, il a été victime de la crise économique internationale, notamment celle de la dette souveraine européenne, qui a entraîné la faillite — ou en tout cas les défauts de paiement — de beaucoup de pays comme l’Irlande, la Grèce, l’Espagne, le Portugal. Et même la France a vu dégrader sa fameuse note « 3 A » par les agences de notation. Or, cette note, le président Sarkozy en avait fait pendant longtemps une sorte de ligne Maginot, son symbole de la résistance à la loi des marchés. Hélas, la situation économique de la France, marquée par de nombreux déficits, était telle que les agences ont fini par abaisser le fameux triple A de la France. Lourdement endettée, avec des déficits au-delà des critères de convergence de l’Union européenne — qui les fixe à 3 % du PIB —, la France, sous la pression des autorités économiques et monétaires européennes, mais en réalité de l’Allemagne, était obligée d’appliquer une politique d’austérité et de signer la règle d’or consistant à inscrire dans la Constitution l’engagement de ne pas dépasser un certain seuil de déficit sous peine d’être sanctionné financièrement.

Un engagement qui interdit à la France d’accroître son déficit budgétaire et, donc, la contraint à un certain nombre d’économies budgétaires. Or,  les divers gouvernements du pays ont pris l’habitude de laisser filer les déficits budgétaires qui se sont ainsi accumulés depuis une vingtaine d’années. Le seul moyen de les réduire, c’est d’appliquer une politique d’austérité, c’est-à-dire de réduction des dépenses et d’accroissement de l’offre. C’est justement là que se situe la principale divergence avec M. François Hollande qui, lui, se fait fort d’obtenir la renégociation du pacte de stabilité européen dans un sens favorisant la croissance. Pour le candidat socialiste, qui promet de taxer plus lourdement les plus hauts revenus, mais aussi de créer 60.000 postes d’enseignants en cinq ans et aussi de recruter d’autres catégories de fonctionnaires, sans croissance, pas de salut. Or, les marchés européens ne  veulent pas entendre parler d’accroissement des dépenses !

On dira que ce débat est très technique, il l’est effectivement et c’est pourquoi 70 % environ des électeurs français ont estimé que les candidats à l’élection présidentielle n’ont pas pris en compte leurs préoccupations. Lesquelles tournent autour de l’emploi, du pouvoir d’achat, du logement, de la sécurité ou, plutôt, de l’insécurité (que bon nombre d’entre eux lient à l’immigration) et de l’environnement. Néanmoins, le président Nicolas Sarkozy, en plus de ses mesures fiscales en faveur des catégories les plus riches — notamment le fameux « bouclier fiscal » — et de ses réformes impopulaires comme celle des retraites (portant l’âge de cessation du travail de 60 à 62 ans), de la carte judiciaire, avait réussi le tour de force de se rendre très impopulaire si bien que depuis décembre 2008 sa cote de popularité n’est jamais remontée. Il a essayé, comme en 2007, de droitiser son discours, en couvrant tous les dérapages de son ministre de l’Intérieur — notamment sur les prières des musulmans dans les rues de France — mais rien n’y a fait. S’étant sentie cocufiée, l’extrême droite s’est détachée de lui. Surtout que son vieux leader a pris sa retraite et a été remplacé par sa fille, Marine, plus moderne et donc le discours plus policé a contribué à rendre fréquentable le Front national. Il y a surtout que les Français avaient soif de changement et que cela faisait très longtemps que les socialistes n’étaient plus revenus au pouvoir, depuis la fin du deuxième mandat du président François Mitterrand, si l’on excepte la parenthèse représentée par la cohabitation entre le président Jacques Chirac et le Premier ministre socialiste Lionel Jospin, à la suite de la dissolution de l’Assemblée nationale effectuée par le chef de l’Ump qui voulait se donner une majorité franche à l’Assemblée nationale. La crise économique — « la pire depuis 50 ans » ou même depuis la grande crise de 1929, disent les partisans du président sortant, histoire de faire ressortir la stature d’homme d’Etat de leur champion — a fait le reste.

Si on ajoute à cela le fait qu’il n’a bénéficié du report des voix d’aucun des huit autres candidats à la présidentielle lors du premier tour, et les sondages qui persistaient à le donner battu, même si l’écart avec son adversaire s’est resserré un moment —, on conviendra que M. Nicolas Sarkozy n’avait aucune chance de l’emporter dimanche dernier. Ses principaux collaborateurs le laissaient d’ailleurs entendre à demi-mot. Et ce même si lui-même y a cru jusqu’au bout, s’accrochant au mince espoir d’un « sursaut » des Français en sa faveur. Un sursaut qui ne s’est jamais produit. En fait, tout le monde avait compris, lorsque Mme Marine Le Pen, arrivée troisième il y a 15 jours, avait refusé d’appeler à voter pour lui en préconisant le bulletin blanc, que les carottes étaient cuites pour lui. Mais lorsque M. François Bayrou, classé cinquième avec 9 % des voix, a annoncé dans un communiqué assassin qu’il allait voter « à titre personnel » pour le candidat de la gauche, alors là, le calice était bu jusqu’à la lie.

M. François Bayrou, un des principaux leaders du centre-droit, venait ainsi d’opérer un spectaculaire changement d’alliances au détriment du porte-drapeau de son propre camp. Avec ce coup de poignard assassin dans le dos, M. Nicolas Sarkozy pouvait dire adieu à son rêve de se succéder à lui-même. Il rejoignait M. Valéry Giscard d’Estaing dans le lot des présidents de la Vème République n’ayant pas réussi à se faire réélire. Comme les Sénégalais avant eux, les Français venaient de sortir le président sortant. Et M. François Hollande pouvait devenir le septième président de cette même cinquième République française…

                                         

Mamadou Oumar NDIAYE, envoyé spécial à Paris.

 

In Le Témoin n°1082 - Hebdomadaire sénégalais – mai 2012 

mercredi, 09 mai 2012

UNE AUTRE AFRIQUE EST POSSIBLE!

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Et maintenant ? Passée l'illusion lyrique du soir de la victoire, il devient urgent de réévaluer l'impact de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement de gauche à Paris sur les relations internationales, particulièrement africaines. Même si l’Afrique, et singulièrement la Cote d'ivoire, n'a pas été citée durant la campagne et durant les débats entre les deux principaux candidats.

Trois écueils me semblent à éviter: celui d'une évaluation de la situation franco-africaine en soi - alors que la politique étrangère est toute d’interdépendance. Celui d'un optimisme excessif - quand l'histoire d'une persistance de la Françafrique à travers les régimes pourrait désespérer les adeptes de l'incantation du changement, maintenant et partout ! Mais aussi celui d'un afropessimisme exagéré, car rien ne sera pire que la présidence précédente, et que de nouveaux acteurs peuvent forcer le destin de l'Afrique.

UNE NOUVELLE POLITIQUE ETRANGERE FRANÇAISE ...

Moins atlantiste, plus progressiste ? Plus européenne, moins africaine ? Plus démocrate, moins françafricaine ? Sans doute, mais encore ?

Un premier constat : celui d'un désengagement progressif, lent et chaotique de l'Afrique - au profit des intérêts européens, d'autant qu'un François Hollande, contrairement à Ségolène Royal n'a pas de passé ni de tropisme africain - non plus que de passif ou de volonté interventionniste, comme son prédécesseur. Et ce désengagement peut être une chance.

En effet, le désengagement en question s'inscrit en principe dans une opposition au courant « néoconservateur » et interventionniste, tant américain que français, qui prétend imposer « la démocratie par les bombes », si ce n'est procéder à des « guerres humanitaires » - en Irak, en Libye, en Côte d'Ivoire, et peut être bientôt en Iran.

Mais que ce soit sur le plan militaire, économique (par exemple la suppression du franc CFA), la diplomatie d'un pays européen se réoriente lentement : le retrait d'Afghanistan, le renouveau d'une relation équilibrée entre Israël et le monde arabe, la redéfinition d'une politique envers les pays du Sud prennent du temps, des années sans doute.

De la retenue, de la neutralité, voire du retrait: voilà ce qu'on peut raisonnablement espérer, sans trop d'illusion, d'un pouvoir socialiste à Paris. Ce que Jospin avait maladroitement baptisé « ni ingérence, ni indifférence », et qui lui avait permis, à la chute de Bédié, de s'opposer à Jacques Chirac – alors que ce dernier aurait voulu - déjà !, faire intervenir pour le pire le 43ème BIMA. Ce qui n'est pas rien. Qui ne voit ce qu'un retrait ou une neutralisation de la Force Licorne permettrait comme évolution à Abidjan ?

... OU UNE FRANÇAFRIQUE REPEINTE EN ROSE ?

Pour autant, l’expérience mitterandienne rappelle, hélas, qu'attendre des socialistes un bouleversement dans les rapports avec l'Afrique participe plus des promesses électorales que des réalités. En 1984, trois ans après la prise de pouvoir de la gauche, l'africaniste Bayard dénonçait « la politique africaine de François Mitterrand » : pour le « noyau dur » francophone africain, les réseaux « à la Foccard » et les liens de sujétion s’étaient maintenus.

Les affaires continuent, certes - et sous Laurent Gbagbo les intérêts des grands groupes français comme Bouygues et Bolloré ont été maintenus, et les structures de dépendance persistent, ou au mieux évoluent lentement. C'est aussi qu'ils sont portés par des hommes : des liaisons sulfureuses existent autour de Hollande;ainsi l'avocat Jean Pierre Mignard et ses fructueux contacts africains ; ou Maître Jean-Paul Benoît, défenseur de Ouattara. La « commission Afrique » du PS est tenue par la droite du Parti, notamment un certain Melonio, employé de son état à l' « Agence française de développement », grande institution progressiste comme on le sait... L'ancien premier ministre Laurent Fabius (ami personnel d'ADO autant que Strauss Kahn) s'il était nommé aux Affaires étrangères terminerait de dresser un tableau très sombre des dérives potentielles des socialistes à venir.

Car nous ne nous y trompons pas : au delà des anecdotes et des individus, c'est une dérive constante, à certains moments de notre histoire, des socialistes les plus droitiers vers le néocolonialisme, voire la répression armée. Le nom de Guy Mollet est attaché à cette politique paradoxale, qui peut tenir un discours progressiste, voire marxisant, et mener une répression féroce comme ce dernier l'a fait en Algérie.

Déjà Laurent Fabius n'a t-il pas fait un voyage exploratoire au Gabon ? Est ce par hasard - et je parle d’expérience, jusqu’à en prendre congé ! - que la « commission Afrique » du PS se refuse à nommer dictature une dictature et à faire une analyse politique des régimes francophones africains ?

DES ALLIANCES TRANSNATIONALES POUR LE CHANGEMENT

Alors, que faire ? Quoi d’autre que de combattre ces forces de l'ombre et de passer des alliances, définition même du politique. Partant des recherches novatrices de Marc Augé, anthropologue des alladian ivoiriens, j'ai proposé une « politologie des mondes contemporains » qui replace les enjeux nationaux ou de relations internationales dans un aller et retour constant entre l'ici et le là bas, entre l'Afrique et l’Europe, la Côte d'Ivoire et la France pour l'exemple.

Oui, il y a des internationalistes et des démocrates français opposés aux réseaux Foccard et à un retour impérial dans la terreur et les massacres, au Sud du Sahara, - comme en avril 2011 à Abidjan, mais aussi dans les 47 interventions armées françaises depuis 1960, sous des prétextes divers et variés !

Non, François Hollande ne sera pas seul à décider : lui aussi, dans la perspective des législatives, doit passer des alliances et prendre des engagements : avec la gauche du PS comme Benoît Hamon. Avec le Front de gauche et Jean-Luc Melenchon, qui ont soutenu la résistance ivoirienne, appelé à la libération des déportés politiques des geôles nordistes et à la dissolution des milices tribales FRCI, condamné l'intervention de la Licorne et de l'ONUCI et l'arrestation par les Forces spéciales françaises du président Laurent Gbagbo.

Et tout cela, après un an, va sortir dans les grands médias français, et devant l'opinion publique africaine : cette vérité politique que l'on nous a trop caché va être révélée - maintenant que les dossiers vont être découverts par le nouveau pouvoir et que l'ancien président ne sera plus là pour travestir les réalités de la guerre franco-ivoirienne.

Quant au pouvoir ivoirien, ce n'est pas par hasard si son éminent représentant nomadise entre hôpital et résidence, entre Mougins et Paris, entre XVIème arrondissement et Élysée. Cette fébrilité n'indique pas seulement une panique certaine devant l’alternance à Paris, ne signifie pas seulement que sa sécurité est plus assurée dans la capitale française que parmi ses compatriotes abidjannais, ni que ses affinités sont plus occidentales qu’africaines.

Car on peut caractériser la relation sarko-outtariste comme un pouvoir hybride, transcontinental, un pouvoir double. Non pas « en double », comme aiment le dire les africains se référant à la sorcellerie (quoique à décrypter les massacres d'avril, on se demande de quel exorcisme relèvent leurs auteurs - faute de justice), mais duel, caractérisé par « l'assimilation réciproque des élites », pour repolitiser une formule politologique à succès.

C'est une des premières choses que la gauche doit faire cesser : un général français à la présidence ivoirienne, un Serey Eiffel grand maître de la coopération, une force Licorne en pleine régression coloniale. Tout cela est aussi dangereux qu'anachronique et devra s’arrêter au plus vite.

Au delà, les démocrates africains et occidentaux demanderont des comptes au pouvoir socialiste pour que soient retirés au plus vite les corps expéditionnaires franco-onusiens, que soient jugés les crimes de guerre de quelque bord ou nationalité qu'en soient leurs auteurs.

Que les élections ne soient plus sous tutelle et la « continuation de la guerre par d'autres moyens » - et que des négociations s'engagent sérieusement avec l'opposition, le retour de Laurent Gbagbo et des formes d'union nationale que les intéressés définiront eux mêmes. Que les fauteurs de guerre, comme l'actuel responsable du Burkina, soient arrêtés dans leur déstabilisation de l'Afrique de l'Ouest - si son propre peuple ne se charge pas de l'alternance à Ouagadougou.

En Mai 1981, nous nous souvenons que François Mitterrand n'avait qu'un mot à dire pour encourager les oppositions démocratiques et que tombent les partis uniques et les dictatures africaines : il ne l'a pas dit, et tout a continué.

En Mai 2012, François Hollande n'a qu'un mot à dire, et il n'est pas sûr qu'il le dise. Et ce n'est pas grave : c'est nous tous qui le dirons, au nom des révolutions africaines encore à venir.

 

Michel Galy

 

Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

 

Source: Le blog de Delugio

mardi, 08 mai 2012

LE SCANDALE DE LA DERNIERE VISITE DE OUATTARA A SON PARRAIN LIVRE SES SECRETS


ALASSANE OUATTARA A PARIS.jpg


Il faut bien le savoir, au cours de la campagne présidentielle française, les recettes mensuelles du Trésor ivoirien ont atterri en totalité à la Présidence ivoirienne. Tandis que les caisses étaient vidées en Côte d'Ivoire, Dramane et sa « photocopie » ont partagé cette cagnotte en trois parties. Une pour le Clan Ouattara comme d’habitude, une pour Sarkozy et une pour les socialistes. C’est pour éviter toute fuite que la gestion très opaque des fonds a été confié à son petit-frère BIRAHIMA Téné Ouattara alias « photocopie ».

Autant le clan Sarkozy a accepté l’argent sale de Ouattara, autant le camp Hollande a catégoriquement rejeté et les émissaires de Dramane et leurs propositions alléchantes de financement occulte. Les socialistes ont opposé une fin de non-recevoir, refusant toute compromission avec le pouvoir d’Abidjan. A deux reprises, ils ont dit niet à Ouattara et à ses envoyés.

Les larmes de Dramane Ouattara, qui était accueilli sur le perron de l’Elysée par un "has been" et un pouvoir moribond, s’expliquent à partir de là par deux raisons essentielles. Face à la tentative avortée de corruption du nouveau pouvoir français Dramane a demandé à son parrain, qui faisait ses valises pour la prison, de lui assurer au moins deux choses auprès des socialistes :

1- le maintien de la force Licorne pour assurer sa garde rapprochée,

2- le succès du PPTE sur lequel Sarko n’avait pu réussir aucune anticipation.

Sarko a promis de faire au mieux et d’en tenir compte dans la transmission des dossiers dits sensibles, sans rien garantir en retour. 

Il a, en revanche, sommé son filleul de relâcher toutes les formes de pression autour de l’opposition en Côte d’Ivoire et, très clairement, autour des proches de Laurent GBAGBO car cette exigence du parti socialiste au pouvoir ne serait pas négociable. Sarko a également avoué son impuissance à protéger les chefs de guerre, notamment Soro et Chérif Ousmane, qui ne pourront désormais plus éviter la CPI.

 

Mélanie Debrest

 

Source: COTE D’IVOIRE LA VRAIE

COTE D'IVOIRE - FRANCE: OUATTARA DEMANDE UNE DERNIERE FAVEUR A SARKOZY

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Le président ivoirien Alassane Ouattara, qui a quitté la Côte d'Ivoire depuis le 29 avril dernier, a été reçu ce lundi par son ami Nicolas Sarkozy au palais de l'Elysée en fin de matinée au lendemain de la défaite de ce dernier à l’élection présidentielle en France. La rédaction de KOACI.COM à Paris apprend d'un proche d'Henri Gaino, conseiller spécial du bientôt ex président français, rencontré ce lundi après midi non loin du quartier de la rue du Faubourg St Honoré, que le numéro 1 ivoirien serait venu entre autre pour demander une dernière faveur à son témoin de mariage Neuillyois. Cette dernière serait de s'assurer que l'ex croche patte de Jacques Chirac en 2002 glisse un mot sur les accords de défense à François Hollande lors de la passation de charge prévue pour se dérouler le 16 mai prochain. Notre source nous assurera avec conviction l'inquiétude du président ivoirien sur la sécurité de son régime assuré sur le sol ivoirien, faute d'armée et de forces de l'ordre opérationnelles, par l'armée française sous couvert d'un accord unilatéral et non débattu à l'assemblée nationale française, conclu avec Nicolas Sarkozy au lendemain de l'arrivée d'Alassane Ouattara au pouvoir à Abidjan.

Nous tenterons de savoir si notre interlocuteur aurait des informations sur la question qui taraude l'opinion ivoirienne, la santé d'Alassane Ouattara. Ce dernier, au fait des affaires franco ivoiriennes, ne souhaitera s'exprimer sur le sujet en marquant néanmoins un léger sourire à l'abord du sujet qui nous laissera pas indifférent.

Rappelons qu'à ce jour, officiellement, comme le rappelait l'équipe de KOACI à Abidjan ce lundi (voir article), hormis lors du sommet des chefs d'Etat de la CEDEAO à Dakar le 3 mai dernier, aucune information officielle n'a été transmise par le service de presse de la présidence au sujet de cette absence "privée" du président ivoirien hors du territoire du pays qu'il préside.



Mahoudi Innocent

 

Source: KOACI.COM

lundi, 07 mai 2012

PRESIDENTIELLES FRANÇAISES: COMMENT LES IVOIRIENS ONT ACCUEILLI LA VICTOIRE DE HOLLANDE

 

LES JEUNES PATRIOTES.gif

La France a un nouveau président. Son nom, c’est François Hollande. Candidat socialiste contre Nicolas Sarkozy, le 6 Mai 2012. La droite française a été littéralement laminée par la gauche socialiste. Tous les candidats, après le premier tour, ont formé le "Tous Sauf Sarkozy" (TSS).

Pour ceux qui ne voulaient pas donner de consignes claires à l’instar de Bayrou ou de Marine Lepen, ils n’ont pas  hésité à marquer publiquement leur dégoût pour le président sortant Nicolas Sarkozy. A Abidjan, les commentaires allaient bon train. Et les pronostics aussi. Les proches de Laurent Gbagbo étaient convaincus de la victoire de Hollande tandis les militants du RHDP dans leur large majorité souhaitaient la victoire de Nicolas Sarkozy. Mais, les français ont fait leur choix. Choix du cœur ou choix de la raison ? Peu importe.

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Les abidjanais et surtout les pro-Gbagbo, à l’annonce des résultats n’ont pas boudé leur plaisir. En dépit des menaces des FRCI de Ouattara, le quartier de Yopougon, connu pour son attachement à Laurent Gbagbo, a laissé éclater sa joie comme dans un stade de football. Lorsqu’un but est inscrit dans les derniers instants du match. Les débits de boisson et autres espaces de joie sont pris d’assaut. Les moins courageux essaient de manifester leur joie, discrètement, à la maison. « Ça fête à Abidjan... Je reviens de Bingerville. Je ne consomme plus d'alcool mais je vais manger deux testicules de mouton chez Mado, pour fêter celui qui a été chassé comme une vermine aux senteurs pestilentielles », nous a confié un proche de Laurent Gbagbo, joint au téléphone à l’annonce des résultats.

Mais dans certains quartiers, à l’instar d’Abobo où  parler de Laurent Gbagbo est un crime de lèse-majesté, l’on peut sans grande difficulté entendre les mouches voler. Un calme plat règne sur le quartier. Aucune manifestation de joie n’est visible. Pis, les quelques noctambules qui se trouvaient dans les espaces de joie regagnent leur domicile. L’atmosphère est lourde. Abidjan est dans la joie d’un côté. Et dans l’autre camp, c’est le découragement, la désolation totale. La défaite de Sarkozy fait trembler déjà les occupants du palais présidentiel du Plateau.

 

ouatarabendjibril@abidjandirect.net


Source: ABIDJAN DIRECT.NET

COTE D'IVOIRE: VICTOIRE DE HOLLANDE, FETE A ABIDJAN

HOLLANDE ET SARKOZY - AFFICHES DE CAMPAGNE.jpg

Personnellement, nous ne célébrons pas la victoire de François Hollande mais la défaite de Nicolas Sarkozy. Nuance! Ne plus voir l'arrogance et l'ego surdimensionné de cet homme, qui entre petitement dans l'Histoire, dans laquelle il a taxé l'Afrique de ne pas être entrée, c'est juste cela. Ses déboires ne font d'ailleurs que commencer. Ne nous méprenons donc pas. La lutte continue! Fernand Dindé.


La victoire de François Hollande, ici sur un panneau de campagne au consulat de France, ce 6 mai 2012, ravive ce dimanche soir, les espoirs des supporters de l'ancien président Laurent Gbagbo.



Alors que nous sommes toujours sans nouvelles du président Ouattara que l'on annonce toujours en France après son crochet de Dakar, à Abidjan ce dimanche soir, la joie est au rendez-vous; la raison, la victoire du candidat du Parti Socialiste à l’élection présidentielle en France. 

Du Plateau à Yopougon en passant par Port-Bouët et Abobo, gardiens, femmes, jeunes dans les maquis, on fête la victoire de François Hollande en huant le cauchemar d'un bon nombre d'ivoirien, Nicolas Sarkozy, faiseur de roi du pays. 

A 18h GMT, au moment de l'annonce de la victoire de François Hollande, les cris de joie se faisaient entendre à travers les quartiers, des femmes en pagne dansant comme s'il s'agissait d'un grand jour et aussi de leur victoire. "C'est la délivrance pour nous, la prophétie a parlé, Sarkozy est moisi, ADO a chaud!", scande Marie-Louise, une jeune ivoirienne rencontrée place Ficgayo à Yopougon, au moment de l'annonce du résultat de la présidentielle.

Un peu plus loin, dans un maquis de la place, un groupe de jeunes gens se lancent dans une nouvelle danse et entame des chants. "Sarko, c'est maïs!", "Hun Hun, Ado à chaud!", fusent et se mixent avec les zouglous et autres musiques DJ qui font trembler les baffles du maquis. "Vous savez, nous avons subi Sarkozy, aujourd'hui, on est heureux car on espère aussi un changement au niveau des relations entre la France et la Côte d'Ivoire", explique Kader, boisson gazeuse à la main, non loin d'un vendeur de garba du quartier Maroc de Yopougon; à ses côtés Joane ajoute: "Je ne pense pas que ça changera grand-chose mais pour nous autres, c'est la défaite de Sarko que l'on souhaitait, il a mis le pays dans la galère, son ami (Ouattara, Ndlr) est empêtré dans une situation qui lui échappe totalement et le pays va à la dérive; tout cette méchanceté pour ce résultat?" . "Au moins son ami ne sera plus là pour nous emmerder, moi je vais fêter ça toute la nuit", crient quasi en simultané Moustapha et Serge, aussi en joie qu'éméchés et l'un des deux terminera sur ces propos: "Nous, on a rien contre les français, c'est la peau de Sarkozy qu'on voulait et les français nous ont aidé, on les remercie, ils sont forts quand même, il faut l'avouer!".

A Port-Bouët, non loin du quartier de l’abattoir, c'est Mamadou qui main sur la tête apparait complétement abattu. "Moi, c'est Sarko; c'est lui qui nous a permis de chasser Gbagbo, je suis déçu", nous livre le jeune homme alors que ces amis, sans nul doute d'une autre tendance, commençaient à le chahuter.

Dans la communauté française rencontrée, même si à Abidjan on vote Sarkozy, on pouvait lire un sourire sur la bouche de Frédéric, un entrepreneur installé en Côte d'Ivoire qui, interpellé au feu d'un carrefour, acceptera de nous répondre. "C'est pour ma part un grand jour pour la France et la démocratie, un exemple de sérieux", indique le français de type européen qui ajoutera: "Je comprends que les Ivoiriens du sud ici déteste Sarkozy, j'espère seulement que ce soir ils comprendront enfin que français n'était par forcément égal à Sarkosy; la France, c'est un grand pays où les copinages politiques sont aussi mal pris par la population qui sanctionne quand elle s'exprime".

François Hollande devient, ce dimanche soir, le septième président de la cinquième République française et de fait, le nouveau chef suprême des armées. 

La Côte d'Ivoire, sous protection militaire française avec la force Licorne, seule garantie sécuritaire à ce jour du régime d'Alassane Ouattara, voit donc un nouveau patron débarquer, prenant ainsi la place de l'ami intime d'un président qu'il aura installé suite à l’ordre d'intervention militaire de l'armée française, en avril 2011.


Amy


Source: KOACI.COM

dimanche, 06 mai 2012

CHARLES ONANA: «LA PLACE DE COMPAORE EST AVEC CHARLES TAYLOR A LA CPI»

 

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Le journaliste d’investigation franco-camerounais, auteur de ce qui est en passe d’être un best-seller «Côte d’Ivoire, le coup d’Etat», Charles Onana, continue d’expliquer à travers les grandes capitales européennes et africaines, les  motivations réelles de l’acharnement de la France et ses «suppôts» africains contre le président Gbagbo. Et qui a conduit à une longue crise de dix ans, s’étant achevé avec l’arrestation de ce dernier. C’est devant de nombreux Ivoiriens et africains de Bruxelles que le journaliste d’investigation a fait des révélations. Selon lui, le président Laurent Gbagbo a été un vrai héros qui avait en face de lui une pléiade d’ennemis masqués et/ou à visages découvert. «Le président Gbagbo a été héroïque. Je ne sais pas comment il a pu tenir face à ce qui lui est arrivé pendant toutes ces années. Je mettrais au défi les dirigeants africains actuels de vivre le quart de ce que le président Gbagbo a vécu. Je crois que la plupart auraient vendu l’intégralité de leurs pays», a fait savoir le journaliste. Il va falloir que les Africains assument leurs responsabilités, interpelle-t-il, tout en prédisant que «tous ceux qui ont laissé faire ce qui est arrivé en Côte d'Ivoire vont le payer cher, parce qu'on a légalisé les rébellions». 

Expliquant l’acharnement des pouvoirs français contre le président Laurent Gbagbo, Onana dira qu’ils l’ont considéré comme quelqu’un qui n’était pas digne d’être président de la République de Côte d’Ivoire, puisqu’il échappait vraisemblablement au contrôle des différents réseaux français  «Contrairement à ses prédécesseurs, le président Gbagbo n'a jamais remis la liste de ses ministres pour appréciation ou validation à l'Elysée ou au Quai d'Orsay. Gbagbo n'est pas arrivé au pouvoir grâce aux réseaux français. Il ne pouvait donc pas être validé parce qu'il échappait à leur contrôle. Ils ont considéré Gbagbo comme indigne de gouverner la Côte d'Ivoire», explique le conférencier. 

Sur les agissements du président Blaise Compaoré dans la crise ivoirienne, le journaliste franco-camerounais n’est guère surpris. Puisque selon lui, malgré la signature de l’accord de Ouaga sous son auspice, Blaise Compaoré avait un agenda secret qui n’était autre que de faire tomber Gbagbo. «Blaise Compaoré a fait semblant d’être partisan de la paix, alors qu’il était un farouche opposant, déterminé à faire renverser le président Laurent Gbagbo», explique-t-il. Sur les relations de ce dernier avec l’ex-président libérien, Charles Taylor, le conférencier le dit tout net : «Blaise Compaoré devrait être à la CPI avec Charles Taylor». «Blaise Compaoré a travaillé avec M. Taylor. Il a participé à une série de choses plus ou moins litigieuses, douteuses, en matière de (trafic) diamants, de transport d’armes et de minutions. Et qui ont servi dans les guerres en Sierra-Leone et au Libéria. Je ne comprends pas pourquoi ce monsieur Blaise – Compaoré, ndlr – n’est pas aux côtés de Charles Taylor à la Cpi», détaille Charles Onana. 

Parvenu au pouvoir depuis le 11 avril 2011, fait savoir Charles Onana, Alassane Ouattara est devenu le fossoyeur de l’héritage d’Houphouët-Boigny dont il se réclame curieusement. Il met à nu l’incapacité de Ouattara à diriger la Côte d’Ivoire et pense que la France a déjà envisagé que Soro remplace Ouattara. C’est pourquoi, explique-t-il, avec le soutien et la caution de Paris, Soro a occupé la Primature, puis aujourd’hui la présidence de l’Assemblée nationale et la France a aussi pu faire éviter son transfèrement à la Cpi. 


Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

samedi, 05 mai 2012

SELON LA LETTRE DU CONTINENT - OUATTARA FAIT EXPLOSER LE BUDGET DE SOUVERAINETE

 

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Pour à peine une centaine de milliards de budget de souveraineté du Président Laurent Gbagbo, qui servait d'ailleurs en grande partie comme la plus grosse caisse sociale d'Afrique de l'Ouest (tous venaient le solliciter, y compris ses adversaires), la presse pro-Bédié et pro-Ouattara d'alors lui avait tiré dessus à boulets rouges, l'avait présenté en permanence comme un pilleur de ressources nationales et ne s'est pas embarrassée de le traiter de tous les noms d'oiseaux. Aujourd'hui que Ouattara, leur champion, a triplé voire quadruplé ce budget sans aucune raison objective, tous ces sous-fiffres sont curieusement devenus aphones. Mauvaise foi quand tu nous tiens. Appréciez! Fernand Dindé.

 

Alors que les Ivoiriens ploient sous le poids de la vie chère et de la destruction d’emplois – comme les discours du 1er mai ont pu le montrer –, l’actuel maître d’Abidjan, Alassane Ouattara, ne se refuse rien. Si l’on en croit La Lettre du Continent, il s’octroie un budget de souveraineté de 300 milliards, et «offre» la même chose à son épouse Dominique. «Alors qu'il avoisinait 100 milliards F CFA sous Laurent Gbagbo, le fonds de souveraineté de la présidence ivoirienne atteint désormais plus de 300 milliards F CFA (457 millions €). C’est Téné Birahima Ouattara, alias "IBO", frère cadet d'Alassane Ouattara, qui gère cette cagnotte. Celui-ci cumule la fonction de directeur financier et de ministre chargé des Affaires présidentielles. Le cabinet autonome de la première dame, Dominique Ouattara fonctionne à partir du même fonds de souveraineté», écrit le périodique parisien, généralement informé par des milieux françafricains qui ont, on le sait, pignon sur rue à la présidence ivoirienne.

L’on se souvient qu’Alassane Ouattara et son parti n’avaient eu de cesse de critiquer le budget de souveraineté du président Laurent Gbagbo, qui gérait un pays déchiré par un conflit et faisant face à une multitude d’imprévus. Un budget qui était passé d’une trentaine de milliards avant le conflit à 76 milliards de FCFA en 2009, selon des données rendues publiques à l’époque par un député membre de la Commission des Affaires économiques et financières, Ibrahim Sanogo. Ouattara a donc multiplié par quatre le fameux budget de souveraineté. Et octroie à son épouse une somme complètement affolante pour ses mondanités et bonnes œuvres auxquelles participent de manière rémunérée des vedettes hexagonales sur le retour comme l’acteur Alain Delon.
 
 
Philippe Brou


VENU EN FRANCE POUR DES RAISONS DE SANTE - VOICI L'HOPITAL OU A SEJOURNE OUATTARA

 

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Alassane Ouattara, actuel numéro un ivoirien, est-il brutalement allé en France alors que les cérémonies de la fête du Travail devaient se tenir parce qu’il voulait fuir les travailleurs ? Ou alors parce qu’il voulait apporter son soutien à son «ami de vingt ans» Nicolas Sarkozy en mauvaise posture face à son rival François Hollande ? Peut-être. Mais une chose est sûre : s’il s’est rendu en France il y a quelques jours, c’est essentiellement pour des raisons de santé. Selon nos sources, Alassane Ouattara est venu en France contre l’avis de ses amis de l’équipe de Nicolas Sarkozy.

Visiblement, ils ne souhaitaient pas qu’un soutien trop voyant puisse susciter interprétations et commentaires, alors même que les révélations du journal en ligne Mediapart sur le financement de la campagne de 2007 du président sortant par le Guide libyen Muammar Kadhafi produisent un buzz ravageur. Malgré ce feu «orange» de ses parrains français, Ouattara est venu parce qu’il lui fallait absolument rencontrer ses médecins. De nombreux indices indiquent ainsi qu’il a séjourné à l’hôtel américain de Neuilly pour des soins cardiaques. 

En tout cas, sur la place parisienne, le tabou médiatique sur l’état de santé d’Alassane Ouattara et sur les conséquences politiques de sa «fragilité» pourrait bientôt être déverrouillé. Déjà, sur les réseaux sociaux, des journalistes de la presse française commencent à évoquer la question de la façon la plus directe. Alassane Ouattara est-il malade ? De quoi souffre-t-il ? Ce dont il souffre a-t-il des conséquences sur son exercice du pouvoir et sur les stratégies de positionnement de ses héritiers putatifs ? Ce débat ne saurait être longtemps évité.

 
Benjamin Silué


mercredi, 02 mai 2012

SARKOZY-KADHAFI: LA PREUVE DU FINANCEMENT

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Sarkozy rattrapé par sa voyousie internationale


Selon un document officiel libyen, le régime de Kadhafi a décidé de débloquer une somme de 50 millions d'euros pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007. Le chef des services libyens d'alors y évoque des réunions préparatoires avec Brice Hortefeux et l'intermédiaire Ziad Takieddine. « Ce document prouve qu'on est en présence d'une affaire d'Etat », confirme ce dernier.


Pour voir tous les articles sur le sujet, cliquer sur:

Sarkozy-Kadhafi: dix mois d’investigations (6/19)

 

Source: MEDIAPART

vendredi, 27 avril 2012

L’OTAN, AVEC LES USA EN TETE, PREPARE LE TERRAIN POUR UNE GUERRE CONTRE LA SYRIE

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PressTv- Un analyste américain dit que les Etats-Unis ont dépêché des escadrons de la mort en Syrie qui se sont constitués en gangs armés pour attaquer des groupes de population avant que Washington n’envahisse la Syrie.


« Ces escadrons de la mort sont la principale cause des problèmes en Syrie » a déclaré l’auteur et historien Webster Griffin Tarpley dans un interview avec Press TV. Il a ajouté que chaque fois que les Etats-Unis veulent envahir un pays, ils commencent par envoyer des escadrons de la mort pour attaquer des groupes de population. Tarpley a expliqué que Washington avait envoyé des escadrons de la mort en Irak en 2006 et 2007 parce que la situation était intenable et avait instigué une guerre civile dans le seul but de maintenir sa présence dans la région.


 

Il a ajouté que les escadrons de la mort envoyés en Syrie avaient été recrutés dans plusieurs parties du monde. « La Syrie faisait partie du même plan (de “pacification” ndt) que l’Irak et donc ce qu’ils ont fait en Irak établissait un schéma qu’ils n’avaient plus qu’à reproduire ailleurs » selon l’analyste. Pour Tarpley, la situation actuelle en Syrie est le signe que l’OTAN cherche à « intervenir militairement » dans le pays. ”Les puissances de l’OTAN essaient de déclencher une guerre civile à partir de l’extérieur”, selon lui. La Syrie connaît des troubles depuis la mi-mars 2011 et beaucoup de gens, y compris des membres des forces de sécurité, ont été tués dans la tourmente. L’Occident et l’opposition syrienne accusent le gouvernement de tuer les opposants.

Mais Damas accuse « les hors la loi, les saboteurs et les groupes terroristes armés » d’être responsables de l’agitation qui, affirme Damas, est orchestrée de l’étranger.

 

Source: ELECTION 2012

jeudi, 26 avril 2012

PRESIDENTIELLE FRANÇAISE: SARKOZY DIVISE LA CLASSE POLITIQUE IVOIRIENNE

 

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L'élection présidentielle en France ne laisse pas indifférents les Ivoiriens, particulièrement la classe politique divisée entre pro et anti Nicolas Sarkozy, le président sortant, arrivé deuxième dimanche derrière François Hollande à l'issue du premier tour.

 

Ancienne colonie française, la Côte d'Ivoire a maintenu des relations privilégies avec son ex-métropole qui demeure un de ses principaux fournisseurs et clients.

Mais, c'est surtout l'intervention décisive de l'armée française pour permettre l'arrestation de Laurent Gbagbo et installer Alassane Ouattara au pouvoir après les meurtriers affrontements post-électoraux de novembre 2010 qui façonne le regard des Ivoiriens sur l'élection présidentielle en France.

Ce regard est bien évidemment différent selon que l'on est proche du camp Ouattara ou que l'on est militant du Front populaire ivoirien (FPI) ou sympathisant du président déchu Laurent Gbagbo.

Pour ou contre Sarkozy?
                                                                                     
Le Rassemblement des Républicains (RDR) et ses alliés du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), partisans d'Alassane Ouattara, sont sans réserve pour la réélection de Nicolas Sarkozy. Le RDR, parti d'Alassane Ouattara, a signé le 14 avril à Paris avec l'UMP de Nicolas Sarkozy un "accord de coopération et d'amitié". Les deux présidents se targuent d'être des amis intimes de longue date et le pouvoir à Abidjan voit d'un mauvais œil une défaite de M. Sarkozy qui signifierait la perte d'un soutien de taille à l'Elysée.

"Si Sarkozy tombe, nous n'aurons plus les mêmes relations avec les nouvelles autorités françaises. Nous n'aurons plus droit à un certain nombre de privilèges que nous avons avec Sarkozy en terme d'appui auprès des institutions internationales, des entreprises françaises, au plan de la sécurité", fait savoir un militant du parti de M. Ouattara. En face, les partisans de Laurent Gbagbo ne jurent que par la défaite de M. Sarkozy considéré comme leur "principal ennemi". "Nous souhaitons que Sarkozy perde les élections parce qu'il s'est présenté comme notre principal ennemi", soutient un responsable du FPI, Raymond Abouo N'Dori.

"Moi, je ne comprends pas pourquoi les partisans de Gbagbo voient en François Hollande un sauveur", s'interroge un enseignant qui relève que le Parti socialiste français avait demandé, au plus fort de la crise post-électorale, l'exclusion du FPI de l'Internationale socialiste et ne s'était point opposé aux bombardements qui ont entraîné la chute de Gbagbo.

"Nous n'avons pas de raisons objectives de pavoiser sur l'arrivée des socialistes au pouvoir puisqu'ils ne nous ont jamais soutenu mais, entre deux maux, il faut choisir le moindre mal. Hollande représente le moindre mal pour nous", tranche Abouo N'dori. Pour de nombreux Ivoiriens, la réélection ou non de Sarkozy ne changera rien à la politique africaine de la France. 

Hollande et Sakozy? Blanc bonnet et bonnet blanc
                                                 
"La politique reste la politique, je ne vois pas ce que Hollande fera de spécial au niveau des accords de coopération entre la France et ses colonies d'Afrique", se demande Habib, un couturier. "Sarkozy ou Hollande, la politique de la France vis-à-vis de la Côte d'Ivoire ne changera pas d'un iota, la France n'a pas d'amis en Afrique mais plutôt des intérêts", estime Joël Bouabré, fonctionnaire de son Etat.

Pour le politologue Maurice Fahé, les Ivoiriens ont des raisons de ne pas être indifférents à ce qui se joue en France même s'il pense qu'un changement de président ne bouleverserait pas les rapports entre la France et la Côte d'Ivoire.

"La pratique a montré que, que ce soit un gouvernement de gauche ou un gouvernement de droite, la politique africaine de la France restait toujours la même", affirme-t-il. Le politique indique toutefois qu'il peut se produire des "changements à la marge" liés à la personnalité du chef de l'exécutif français ou à son appartenance idéologique. "Si François Hollande venait à être élu président de la France, cela ne changerait pas grand-chose, sauf la proximité avec le président ivoirien et peut-être certains engagements personnels de M. Sarkozy en Côte d'Ivoire", explique-t-il.

"Après tout, la Côte d'Ivoire, comme l'Afrique, n'est qu'un sous-thème dans la présidentielle française, son sort étant depuis longtemps réglé par les accords de coopération, les traités monétaires et la pratique économique, politique et diplomatique", conclut le politologue.

 

Source: CAMEROON VOICE