topblog Ivoire blogs

lundi, 27 janvier 2014

OBAMA ATTEND LES AFRICAINS A LA MAISON BLANCHE

 

OBAMA ET L'AFRIQUE.jpg

 

Qui aurait cru ? Barack Hussein Obama - cet homme hybride, président des Etats-Unis, dont les deux mandats resteront dans l’histoire africaine, le pire cauchemar que les Africains aient connu après le siècle de l’esclavage et la balkanisation de l’Afrique - vient de tendre la main aux chefs d’Etat africain pour un sommet qu’il compte encadrer à la Maison Blanche à l’honneur de « l’Afrique » en août 2014.

Cette annonce a fait l’effet d’un boom dans les présidences africaines mais elle a pris au dépourvu les présidences européennes qui croiaient avoir leur pleine souveraineté en Afrique et dans ces « contrées ».

Ce qui est très surprenant, c’est le fait que les présidences africaines sembleraient avoir gagné le pari sur l’Europe et que leur directoire de communication serait en harmonie avec la Maison Blanche. Elles ont accueilli favorablement l’annonce et seraient en train de se préparer pour cette rencontre ô combien historique pour chacun des présidents africains qui recevront l’invitation des mains des ambassadeurs américains auprès de leur pays respectifs pour se rendre à la Maison Blanche, poser auprès d’Obama.

À ce jour, aucun chef d’état africain ne s’est prononcé, encore moins l’Union africaine, pur objet de décor de l’Afrique depuis 2011, sur sa participation « éventuelle » ou « pas éventuelle ». Tous ont gobé l’annonce et dans leurs antichambres ils seraient en train de s’en enorgueillir…

Il apparaît que ce soit un rêve pour certains leaders africains qui n’avaient jusqu’ici eu le privilège que de poser auprès d’un Sarkozy (parti) ou d’un Hollande (partant) ou de Hu Jintao l’ex-président chinois. Cette fois, ce serait le comble pour ceux-là, d’avoir été à Pékin, Paris, et Washington et pourquoi ? Pour représenter leurs villages et contrées et non les « pays » africains du point de vue du Congrès de Berlin.

REVENONS AU PROBLEME DE FOND !

Dans le mode opératoire du prédateur qu’il est, le président des USA a appâté les dirigeants africains en faisant semblant de respecter la politique de l’UA (dont les décisions ont permis d’exclure la Guinée Bissau et l’Egypte… tout comme les sanctions de l’UA sur Madagascar ne sont pas encore levées malgré les élections qui viennent de s’achever). Il a aussi évité de fâcher Londres – son allié de tous temps - en refusant d’inviter Mugabe, l’homme africain qui a mis à nu les pratiques du Commonwealth et les désirs coloniaux britanniques d’obscurcir le Zimbabwe et les états-africains qui furent sous l’influence de la Grande Reine britannique.  

Au lieu que l’UA s’insurge sur une telle annonce qui crée des différences entre Africains, elle est restée muette comme elle en a l’habitude de le faire lorsque l’Afrique est malmenée par les fauves en quête de leur pitance en Afrique et ne s’agite que lorsque les conséquences sont ténébreuses pour les Africains.

Aucun Africain digne et respectueux de l’éthique africaine, n’accepterait une telle humiliation surtout lorsqu’il s’agit des leaders qui, en notre temps, sont les leaders de l’Afrique indépendante… je souligne ici la figure de Robert Mugabe. Qu’il ne soit pas sur la liste des invités, les autres chefs d’Etat africains devaient se poser des questions sur l’intention du prédateur noir de la Maison Blanche.

Pire encore, c’est le prédateur noir, l’homme qui, pour une première fois dans l’histoire de l’Afrique, a déversé plus de 8000 bombes à uranium appauvri et/ou enrichi sur le sol africain, c’est cet homme là, qui vient inviter les Africains pour soi-disant « ouvrir un nouveau chapitre dans la relation entre les Etats-Unis et l’Afrique ». L’homme noir que les grands fauves de l’Amérique ont utilisé pour assassiner plus de 200.000  Libyens et tuer l’homme le plus aimé de l’Afrique, le Colonel Kadhafi. Que les Africains acceptent de se rendre à la Maison Blanche, ils y vont pour leur village et contrée mais pas pour représenter l’Afrique.

QUEL ENSEIGNEMENT CES LEADERS AFRICAINS VEULENT LAISSER A LA POSTERITE ?

Ils ont perdu le sens de l’Honneur et le reste du monde en profite pour les traiter en moutons d’abattoir. Ils sont pitoyables dans leur être lorsque tous les ans ils se rendent en longue file indienne dans les capitales étrangères pour faire la salle de classe devant un professeur dont le nom est à tour de rôle : France, Chine, Inde, et aujourd’hui, USA.

Qu’avons-nous fait pour mériter un tel sort ?

Est-ce que ces dirigeants africains ne peuvent pas abandonner leur souveraineté à l’UA africaine pour se rendre en duo, UA-USA, UA-CHINE, UA-FRANCE, UA-INDE, UA-ETC… pour résoudre les problèmes de l’Afrique. Quel est ce malheur qui frappe sur le front des Africains, qui, chaque fois doivent être la risée des autres nations ? J’ai du mal à être dans la peau de ces chefs d’état sans gloire ni honneur. 

ET LE PREDATEUR ?

Ce que les Africains n’ont pas compris, là où les Latino-Américains ont déjà pris leurs distances, c’est que ces leaders noirs ne connaissent pas les enjeux mondiaux de l’heure ou bien, ils le savent mais créent les conditions pour pourrir l’Afrique après eux.

Les USA n’ont jamais été un partenaire fiable. Ils ont toujours dupé, fait croire au paradis aux peuples du monde, mais ce paradis s’est toujours transformé en enfer de l’enfer. Les pays Latino-Américains en sont bien avertis, l’Iraq, l’Afghanistan, le Pakistan, la Libye, la Syrie actuelle en sont des illustrations éloquentes.

Au lieu que nos leaders s’en prennent à leur soif d’invitation du Noir de la Maison Blanche, qu’ils remuent leurs méninges et renvoient l’ascenseur à l’UA, en déclinant l’offre et en laissant à l’UA, le soin d’aller à la Maison Blanche parler d’une seule voix pour l’Afrique, si l’opportunité d’y être en vaut vraiment la peine suivant l’agenda africain de l’heure.

Aucune sécurité extérieure ne sera bénéfique pour l’Afrique sauf si ce sont les Africains eux-mêmes qui en conjuguent les efforts. La sécurité des USA pour l’Afrique c’est l’insécurité totale…

Il est clair que mon analyse ne changera jamais l’avis de ces chefs d’Etat avides de notoriété. Ils sont prêts à payer le prix du diamant pour se payer le luxe en se ruant à Washington poser auprès du noir-blanc africain de la Maison Blanche, qui est détesté lui-même aujourd’hui par les Noirs américains pour ses basses œuvres dans le monde et aux Etats-Unis même.

DE MEMOIRE: OBAMA, L’HAMEÇON DES PREDATEURS DE LA MAISON BLANCHE POUR LES AFRICAINS…            

Lorsque cet homme arrive au pouvoir lors de son premier mandat, il montre immédiatement un désintérêt pour l’Afrique. Lors de sa première visite africaine qu’il effectue au Ghana en juillet 2009, il tance les chefs d’Etat africain et les traite de despotes, des infréquentables… puis lors de son discours à Accra il sermonne nos « despotes » africains tel et si bien que l’on n’aurait pu imaginer que ce serait encore lui, cinq ans après, qui les convoquera à la Maison Blanche.

Bref, il revient aux leaders africains de soigner leurs images écornées en refusant de jouer le jeu des impérialistes. Ces gens viennent toujours avec des idées sincères… vous croyez que vous êtes en train de consommer un bon poisson mais à la grande surprise, vous trouvez une vipère vivante – somnolant dans votre plat prete à vous mordre l’œsophage.

Et pour paraphraser Louis Farrakhan, « Ne pensez pas qu'ils n’ont pas l'intention de vous voler ce qui se trouve sous votre pied ! Leurs actions ne sont pas à votre avantage, mais à leur avantage (...).  Leur jeu est toujours le même. Ils n'ont jamais changé, et ils ne changeront pas maintenant. Le serpent peut se débarrasser de la « vieille peau », mais la "nouvelle peau" qu’il revêt reste la même: il apparaît juste «frais» et «neuf». »

 

Gilbert NKAMTO (*)

 

Gilbert NKAMTO pour le CEREDD / Centre Européen de Recherches et d’Etudes sur la Démocratie Directe / 25 janvier2014

 

http://www.lucmichel.net/2014/01/25/ceredd-obama-attend-les-africains-a-la-maison-blanche/

 

MANIFESTATION CONTRE OBAMA EN AFRIQUE DU SUD.jpg

Photo : Manifestation contre Obama à Pretoria, Afrique du Sud, le 28 juin 2013.

___________________________

 

(*) www.gilbertrocheteau.blogspot.com

Correspondant du CEREDD à Tripoli, puis Yaoundé.

Secrétaire général du Conseil Panafricain du MDPR /

Mouvement démocratique panafricain pour la renaissance

www.mdpr.populus.ch 

Administrateur d’EODE Zone Afrique

www.eode.org

https://www.facebook.com/EODE.africa

mardi, 21 janvier 2014

HIER, J'AI SURPRIS FRANCE TELECOM SEMANT DES GRAINES DE SUICIDE

 

SUICIDE. MIME.jpg

 
 
Maxime VIVAS - Didier Lombard, ex-PDG de FT, a été mis en examen pour harcèlement moral dans l’enquête sur la vague de suicides dans son entreprise. C’est le moment de republier sur le sujet un article du Grand Soir datant de 2009 et toujours d’actualité.
 

Les suicides à France Télécom ne sont pas une mode qui déferle, mais une éclosion de graines empoisonnées, semées depuis des décennies.

Dans les années 80/90, j’étais ergonome dans une grande direction de France Télécom délocalisée de Paris à Blagnac, près de Toulouse. A l’époque, tous les délocalisés (souvent des couples) étaient volontaires en raison d’avantages palpables : primes de mobilité, autre qualité de vie, de transport, de logement.

Cette direction nationale comptait environ 800 personnes à Blagnac et 6000 dans ses directions « régionales » dont les sièges étaient à Lyon, Metz, Nantes, Paris, Toulouse.

A Paris, la DG (direction générale), sous l’impulsion d’un DRH éclairé et de quelques collaborateurs convaincus, avait mis en place un service national comptant une centaine d’ergonomes ou assimilés pour 150 000 agents.

* * *

A quoi sert un ergonome ? En résumé, c’est un analyste du travail dont la tâche est de créer des situations où les opérateurs sont placés dans de meilleures conditions de confort, de sécurité et d’efficacité. Confort, on voit là le profit pour les agents. Efficacité, on voit celui de l’entreprise. L’intérêt commun est dans la sécurité, la diminution des accidents de travail.

En ces lieux de coopération et d’antagonisme que sont les entreprises, les ergonomes développent des opérations gagnant-gagnant, en collaboration avec les directeurs d’établissements, les cadres, les agents, les syndicats et les CHSCT.

Pour arriver à leurs résultats, ils pratiquent de minutieuses observations du travail, dialoguent avec les opérateurs, avec les cadres, étudient les locaux, les documents de travail, les matériels, les notes de service, les modes opératoires, etc. Ils interviennent sur les ambiances thermique, lumineuse, sonore, l’agencement des postes de travail, le contenu du travail, son rythme et son organisation même.

Leur formation emprunte entre autres à la psychologie, à la sociologie, à la physiologie. Dans le jargon des directeurs de France Télécom (essentiellement issus de l’école Polytechnique) adeptes des « sciences dures », il s’agissait là de « sciences molles », donc de théories fumeuses.

A l’époque (je doute que cela ait beaucoup changé depuis), un diplômé d’une grande école, pouvait entrer dans le monde du travail à moins de 30 ans et gérer illico des dizaines, voire des centaines de salariés, sans avoir reçu une seule heure de formation sur ces sciences méprisées. Le fait qu’elles ne soient pas enseignées à Polytechnique suffisait d’ailleurs à prouver qu’elles servaient tout juste à sodomiser les diptères.

Le DRH, fondateur de l’équipe d’ergonomie, parti (ou débarqué), France Télécom n’eut de cesse que de résorber cette niche de plaisantins dont l’activité faisait obstacle au management intuitif, ou dépoussiéré en surface par des bonimenteurs en costars croisés et cravates rayées, pseudos experts de cabinets de consultants dont les attachés-cases étaient bourrés de recettes magiques pour améliorer en un temps record la gestion des « ressources humaines », réduire les coûts du travail, améliorer la productivité.

Le ramage de ces individus faisait ouvrir un large bec à nos décideurs qui, ignorants du fonctionnement des hommes et surtout des groupes, gobaient les théories les plus débiles et les plus coûteuses (donc excellentes, sinon elles seraient bon marché).

J’ai vécu l’époque où les ergonomes de France Télécom, en rangs de plus en plus clairsemés, essayaient, non sans risque pour leur carrière, d’alerter les dirigeants de leur entreprise sur la dangerosité des solutions qui leur étaient vendues. L’une d’elle, je ne saurais l’oublier tant elle nous faisait hurler, était que pour améliorer la productivité, il fallait « introduire une dose de stress dans l’entreprise ». Quiconque doute de la véracité de cette information devrait consulter la presse de l’époque qui promouvait avec ravissement cette méthode de management.

La liste des futurs suicides s’est ouverte ainsi.

Les ergonomes savaient, parce qu’ils l’avaient étudié et que des expériences l’avaient scientifiquement démontré, que le stress inhibe une partie des capacités du cerveau, favorise les erreurs et les accidents. Ils savaient aussi qu’il provoque des maladies physiques et atteint la santé psychique.

En face d’eux, des docteurs Diafoirus prétendaient avoir inventé la pipette pour instiller le poison à doses millimétrées. Leur geste médical n’étant pas sûr à 100%, des agents overdosés commencèrent à se jeter par les fenêtres.

L’actuel patron de France Télécom a sans doute sa part de responsabilité dans la vague de suicides, mais il n’est pas le seul. Il est celui qu’on peut attraper quand les autres, ayant dirigé une entreprise nationale naguère prospère, sont partis en laissant derrière eux une machine commerciale cotée en bourse, endettée jusqu’au cou, avec un personnel désemparé. Il a suivi la voie mortifère où les salariés sont vus comme des citrons ou des fourmis à affoler à coups de pieds pour qu’elles s’agitent. Les personnels, sans qui l’entreprise n’est rien (pardonnez cette banalité, écrite au cas où un directeur général me lirait), figuraient et figurent dans des dossiers noirs étiquetés :« sureffectifs », « coûts à résorber », « postes à supprimer », « mutations d’office », « commercial ».

Quand, il y a une quinzaine d’années, un Ingénieur en Chef, chef d’un service où je travaillais s’est jeté du haut de l’escalier de la direction de Blagnac au sortir d’une réunion où il avait appris que son service était délocalisé à Nantes, ordre fut donné de nettoyer le sol de marbre rose où il s’était écrasé et de ne pas alerter la presse, de ne pas écrire un mot dans le journal d’entreprise.

Casser le thermomètre…. Feu vert pour les suicides à venir.

Puis, débarquèrent les marchands de « Cercles de qualités » attrape-nigauds qui nous vinrent du Japon après avoir été validés aux States. Une autre fumisterie abêtissante devant laquelle les ergonomes tordirent le nez mais qui s’imposa à raison de dizaines de milliers d’exemplaires dans l’entreprise. Coûteuses bulles de savon qui éclatèrent toutes à la vitesse de la lumière. Il n’en subsiste plus aucune.

Plus durable fut l’infantilisation manoeuvrière par les pin’s dont l’accrochage au revers de la veste des sans-grades et des décideurs donnant l’exemple, était preuve d’intégration dans la grande famille de France Télécom, donc de sa cohésion sociale. Et de la supposée capacité des bons sauvages du bas, à qui on allait voler leur Statut, à se laisser éblouir par de la bimbeloterie.

Vinrent aussi les promoteurs de séminaires sans cravate, voire en short. Et en avant pour les jeux de rôles, les brainstormings, les papers-boards savamment constellés de gommettes de couleurs variées, les tableaux blancs égayés de cercles, de carrés, de flèches, de post-its, d’arbres d’Ishikawa, de diagrammes de Pareto, autant de méthodes dont la possible valeur intrinsèque était instrumentalisée pour avaliser l’idée erronée qu’il n’est pas besoin d’un savoir sur l’homme pour résoudre les problèmes de l’homme au travail. Le « bon sens » dont mon maître en ergonomie disait crûment qu’il est « la connerie unanimement partagée par un groupe homogène » suffisait. Les médias ne juraient-ils pas qu’en d’autres lieux, des « chirurgiens aux mains nues » opéraient de l’appendicite sans ouvrir les ventres et sans avoir fréquenté l’Académie de médecine ?

Des escrocs enjoués promettaient la lune, les décideurs naïfs regardaient le ciel, les ergonomes essayaient de mordre le doigt. Nous avons échappé de peu aux sauts à l’élastique et aux marches pieds nus sur les braises. J’ai quitté cette maison quand le triomphe des charlatans planétaires était si patent qu’il me fallait partir ou me compromettre. D’autres ont dû rester qui ont étouffé leur spleen dans un noeud coulant.

J’extrais de mes archives un numéro spécial du journal « L’Autan » que le syndicat CGT des télécommunications de la Haute-Garonne avait édité pour dénoncer ces dérives en octobre 1990 (19 ans, déjà  !). On y lit que la direction sise à Blagnac venait de signer un contrat qui lui coûta de 2 millions de francs (304 898 euros) avec deux joyeux drilles, beaux parleurs qui se faisaient fort de modifier l’état d’esprit de 6000 agents en deux jours de stage. En fait, les malins allaient former 20 animateurs de France Télécom qui auraient ensuite à appliquer la méthode aux autres avec les documents fournis (vendus !) : cassettes vidéo, transparents, stylo spécial (sic), un livre écrit par les deux génies et un test permettant en quelques réponses de se classer soi-même dans un des 4 types de personnalités existants (4, pas un de plus). Un syndicaliste curieux découvrit que cette merveille d’introspection moderne était déjà utilisée dans l’armée états-unienne en 1928. Pour France Télécom, elle avait été rajeunie par l’adjonction d’un procédé de grattage, style « Tac au tac ».

Le contrat comportait une règle idiote à laquelle il était pourtant impossible de déroger, le directeur national, ayant grade d’Ingénieur Général, y veillant personnellement : les formations devaient avoir lieu hors de la région d’affectation des personnels. Des milliers d’agents, souvent « volontaires-désignés-d’office », parcoururent la France en tout sens, les Marseillais visitant Brest, les Bordelais fonçant à Strasbourg, les Lillois découvrant Bayonne. Le chassé-croisé entraîna la perte de dizaines de milliers d’heures de travail et des millions de francs de dépenses supplémentaires, nullement inutiles pourtant, auraient dit ceux qui pensaient que la mobilité forcée doit s’apprendre assez tôt afin que chacun accepte demain une mutation tous les trois ans avec un minimum de pendaison sur les lieux de travail.

Pendant ce temps, les ergonomes reculaient, toujours moins nombreux, toujours moins écoutés, toujours moins promis à une belle carrière.

Le management camouflait sa brutalité croissante sous des gadgets clinquants, ruineux et superflus. Puis, le plus gros de l’opération de décervelage étant fait, on managea sans masque. A la hussarde.

Il me souvient de ce jeune chef d’un service d’une cinquantaine d’agents et de cadres, bardé de diplômes, qui ne comprit pas qu’à son pot de début d’année, seules trois personnes étaient présentes : sa secrétaire et deux fayots (ou pétochards). Il alla pleurer dans le bureau de la psychologue affectée au management qui découvrit en l’interrogeant qu’il ne lui venait jamais à l’idée de saluer son personnel le matin. Il apprit par elle que cette perte de temps était malheureusement d’usage, ailleurs.

Je tiens de source sûre cette histoire d’un jeune cadre sup, arrivant en retard, essoufflé mais radieux dans la grande salle où se tenait un conseil de direction. Il s’excusa en annonçant qu’il rentrait de la maternité où sa femme venait d’accoucher. Un ingénieur, éleveur de chevaux à ses heures perdues, lui rétorqua : « Et alors ? Quand une de mes juments met bas, je n’arrive pas en retard. ». La réplique était assez vile pour que le directeur national lui lance un « Je vous en prie ! » outré.

Mais personne ne lui a sauté au collet pour le sortir de la pièce. Les futurs suicides s’alimentent de ces arrogances impunies et donc répétées.

Un temps, regrettant mes anciens collègues, j’allais déjeuner avec eux au restaurant d’entreprise. Je n’entendais que lamentations, annonce de mutations non voulues, obligations de performances, tableaux d’activités à remplir, fiches d’évaluation individuelles, objectifs chiffrés, affectations de techniciens supérieurs à la vente de téléphones portables, craintes pour leurs primes, bon vouloir du N+1 pour l’avancement, détestation des décideurs. Accablement et rêve de retraite.

Il me souvient aussi de ces cadres sup se croyant intouchables, jamais une grève, pas syndiqués, très impliqués, à qui la direction annonçait un beau jour que leur poste était supprimé, qu’ils devaient se trouver un « point de chute » et qui vivaient alors des mois entiers d’inactivité sur le lieu de travail, niés, humiliés. Chacun d’eux s’employait fébrilement à « se vendre », tremblant qu’on lui impose un poste à Hazebrouck ou à Triffouilly-Lez-Engelure, charmante localité qui n’offrirait pas d’emploi à son épouse et de lycée à ses enfants. Partir ? Mourir ?

J’ai connu un cadre supérieur de 55 ans, chargé de famille, bien décidé à travailler encore 5 ans, acharné à donner satisfaction jusqu’à sacrifier des soirées et des week-ends, qui accompagna tous les changements sans lever un sourcil, qui ne broncha pas quand les premières victimes se plaignirent et que son chef convoqua un vendredi pour lui dire qu’il avait le droit de partir en préretraite et que ça serait bien qu’il le fasse. Sur l’air de : « Me suis-je bien fait comprendre ? ». Viré ! Fissa ! Car son allégeance ne suffisait pas à effacer l’essentiel : sur un listing, il était un pion sans visage, sans famille, sans âme et sans chair, une « unité » gonflant un total.

France Télécom aujourd’hui, c’est vingt ans d’incompétence hautaine, sûre d’elle et dominatrice, de cruauté, de morgue, d’ignorance crasse et revendiquée dans la gestion de femmes et d’hommes qui étaient fiers d’oeuvrer pour le public. Pour le pays.

Au bonheur de préserver le tissu rural en s’enfonçant dans la montagne pour aller installer un téléphone à « la petite mémé de l’Ariège » qui enlève la housse protégeant l’appareil quand les enfants pensent à l’appeler de la ville, s’est substituée la tâche roublarde de fourguer des contrats incompréhensibles, des forfaits téléphoniques non souhaités à de pauvres gens dont le pouvoir d’achat est en chute libre.

Parfois, des agents de France Télécom se lavent de ces souillures en se jetant dans un torrent.

Didier Lombard, le PDG, peut bloquer quelques-uns des engrenages meurtriers, embaucher des psychologues, dire à tous qu’il les aime. De son vivant, il ne réparera pas les dégâts.

Par effet d’hystérésis, le paquebot dont les machines sont stoppées continue sur sa lancée. Pour l’empêcher d’échouer, pour éviter le choc qui jettera des poignées de passagers par-dessus le bastingage, il faudrait faire machines arrière, toutes.

Et cela ne se fera pas, foi de Nicolas Sarkozy ! Foi de Martine Aubry ! Foi de privatiseurs ! Foi d’Union européenne ! Foi de Traité de Lisbonne ! Foi de Concurrence libre et non faussée ! Foi de CAC 40 ! Foi de FMI !

Ah ! qu’accède aux commandes une vraie gauche décidée à tenir tête aux susnommés, une gauche ayant dans son programme le respect de chacun, la reconnaissance des services rendus à la population et un chouïa d’amour, si le mot n’est pas devenu choquant dans les conseils d’administration et dans les ministères.

 

Maxime VIVAS

Ex-cadre de France Télécom, ex-ergonome européen®, Maxime Vivas a été concepteur de formations en ergonomie et sécurité.

 

Lu sur Philippehua's Cellule 44

Source: LE GRAND SOIR

INTERVIEW EXCLUSIVE D'EDWARD SNOWDEN

BIG BROTHER.jpg

 
Tomjo - Nous avons interviewé Edward Snowden, le jeune informaticien reclus en Russie pour ses révélations sur les programmes d’espionnage américains. Il nous explique les raisons qui l’ont poussé à fuir son job et « balancer » son ancien employeur.

Du fait de sa connaissance des outils de contrôle, nous l’avons questionné à propos de la politique numérique lilloise : la banalisation des moyens de surveillance, Internet des objets ou capteurs, attaqueraient notre libre arbitre.

Pour lui, des parallèles doivent être faits entre la lutte contre le terrorisme, les mesures contre la « crise », et l’action des écologistes dans la mise au pas des populations.

Pour preuves, Edward Snowden nous rend compte des écoutes d’Euratechnologies, Sandrine Rousseau ou Éric Quiquet. Révélations.

----------------------------------------

BIG BROTHER VOUS REGARDE.jpeg

Bonjour Edward, c’est un honneur de vous rencontrer, vous avez pris des risques énormes.

Vous savez, je n’ai fait que ce qui devait être fait. Je ne suis pas un héros, juste un déserteur. Le « système », comme on dit, qu’il soit économique ou policier, tient pour une part sur des gens qui ne font que leur travail. Des gens qui ne font que mettre au point des alliages de métaux qui deviendront plus tard des engins atomiques ; qui ne font qu’un morceau d’algorithme qui analysera les conversations privées de la planète.

Personne ne se sent responsable de rien. Or l’histoire du XX° siècle a montré que cette division des tâches, ce morcellement du travail peut conduire à des horreurs sans que personne ou presque n’en réalise la portée. Moi, je ne pouvais plus participer à la barbarie. Pour en faire l’expérience, je sais bien que tout le monde ne peut déserter facilement. Mais faire « fuiter » des informations, c’est déjà refuser d’être un rouage. C’est déjà subvertir cette machinerie inhumaine qu’est la bureaucratie. Et ce qui est possible à la NSA l’est d’autant plus à Lille métropole.

Justement, on nous a dit que vous étiez intéressé par cette « carte de vie quotidienne » qui arrive à Lille pour enregistrer déplacements, achats, loisirs. Qu’est-ce que vous en pensez ?

En effet, c’est préoccupant pour un analyste comme moi qui a travaillé à la NSA. Vos élus, des Verts je crois, vous ont toujours dit « Ne vous inquiétez pas, il n’y aura pas de recoupement entre les identifiants et l’état civil, on ne va pas suivre les gens à la trace, on a mis des garde-fous techniques et juridiques, il n’y pas à s’inquiéter », c’est faux ! C’est faux pour deux raisons au moins, et mes révélations le prouvent.

La première est simple : ce qui est techniquement possible et politiquement nécessaire sera fait. Si vous avez les capacités d’écouter quelqu’un, vous finirez par le faire. Pour nous à la NSA, écouter est d’une simplicité incroyable. Un bouton à activer, un tampon sur un bordereau, et hop ! Des collègues ont même écouté leur femme ou leur petit ami.

Notre agence a pris des initiatives, on va dire… « extra-légales », parce que nous avions décidé que c’était nécessaire : « Pour retrouver une aiguille dans une botte de foin, s’est défendu Obama, il faut scanner toute la botte de foin. » Voilà un rêve policier qui ne connaîtra pas de restrictions.

Voyez l’écoute d’Angela Merkel ou du Quai d’Orsay. C’est interdit, on est d’accord. Mais les intérêts économiques ou géopolitiques des États-Unis seront toujours plus forts que des considérations morales ou juridiques. Il n’y aura jamais de garde-fous, une technologie est faite pour être utilisée. Les gens qui affirment le contraire sont des menteurs ou des naïfs.

Je l’ai déjà dit : les restrictions aux écoutes sont politiques et non techniques, elles peuvent changer à tout moment. Avec la carte Pass-Pass dans les transports en commun, ou votre future « carte de vie quotidienne », c’est pareil. Le jour où la métropole, les grandes surfaces, la police ou l’entreprise de transports a besoin de savoir qui travaille où, consomme quoi, se déplace à quel moment pour y faire quoi, etc, ils le feront. De toutes façons, c’est déjà leur projet. En matière de respect des individus, les lignes rouges qu’on veut bien se donner finissent toujours par être franchies.

La seconde raison, et la plus importante, c’est que transformer les gens en numéros dissout toute humanité dans un stock, une quantité, une abstraction que l’on traite sans empathie aucune. Je vais prendre un exemple extrême : les camps de concentration.

Quand IBM accole un numéro aux juifs, aux communistes, aux tziganes, aux homosexuels, ils ne font que gérer des stocks de numéros. Un camp, c’est des milliers de numéros qui entrent et qui ’’sortent’’ – qu’il faut gérer. Cette logistique complexe est permise justement par les identifiants numériques et les machines à calculer.

Ces techniques permettent le traitement de grands nombres en même temps qu’elles déresponsabilisent les fonctionnaires. Il faut se battre contre ça et contre ceux qui s’en félicitent.

Mais aujourd’hui, on fait quoi avec cette mise en fiches des populations ?

Analyser le comportement des masses permet de transformer le comportement des masses : on peut « inciter » à acheter telle ou telle chose, avoir tel ou tel loisir, respecter telle ou telle règle qu’on a « insufflée ». Nos comportements sont leur matière première.

Analyser les déplacements ou les achats permet de sonder à son insu l’opinion d’une masse et l’inciter à adopter les bons gestes. On peut prévoir des révoltes, des épidémies ou des délits comme on peut vous faire acheter ce dont vous n’avez pas besoin. C’est la puissance du « Big Data », cette masse d’informations numériques qui n’a pas fini d’augmenter.

Que pensez-vous des activités d’Euratechnologies par exemple ? C’est à Lille…

Oui, je connais bien. La « cathédrale des nouvelles technologies », c’est comme ça que l’appelle votre maire, Mme Aubry…

Oui c’est ça, la nouvelle dévotion.

Hé bien, le travail que les entreprises d’Euratechnologies mènent avec des grandes surfaces ou la mairie illustre ce que je viens de dire. Quand elles cartographient les déplacements des métropolitains via leur smartphone ou qu’elles analysent les parcours des clients à partir de la vidéo-surveillance, quand elles installent des caisses biométriques à Auchan ou contrôlent la consommation d’électricité des ménages, ces entreprises se substituent à votre libre arbitre.

Et vous n’aurez pas la possibilité de refuser, c’est une question de relance de l’économie. Faut pas oublier qu’Euratechnologies est la meilleure retombée de Lille2004. Les élus y mettent tous leurs espoirs pour réamorcer la pompe du développement local.

Ce n’est pas un hasard s’ils viennent d’accueillir la Compagnie européenne d’intelligence stratégique. Cette boîte dirigée par un général, un ancien ingénieur de la Délégation générale à l’armement, des anciens des services de renseignement comme la DST prouve que l’économie est une guerre. Au sens propre.

Ce qui me choque le plus, c’est que tous ces salariés d’Euratechnologies, qui ont pourtant fait des études, qui ont lu les Lumières, qui connaissent l’histoire de France et de la Résistance, soient à ce point soumis. Pas un n’a jamais ne serait-ce que « balancé » une info. Pourtant ils lisent votre site – je le sais, j’ai les relevés. Mais la plupart ne se pose aucune question. Ils obéissent. Ils pensent qu’ils ne font que trouver des solutions techniques.

Et vous avez lu ce livre, L’Enfer Vert ?

Oui bien sûr, et c’est excellent. Je l’ai lu avant même qu’il sorte, on l’avait « aspiré » depuis la NSA. On en avait même eu un résumé avant qu’il soit écrit.

Wouah !

Oh c’est pas grand chose, juste de bons algorithmes d’analyse des comportements. Ce que je peux dire de ce bouquin, c’est qu’un parallèle peut être fait entre l’écologie et la lutte contre le terrorisme que je connais bien. Que ce soit la gestion d’accidents industriels type AZF ou Fukushima, ou que ce soit face aux catastrophes environnementales, biologiques, climatiques, les écologistes ne font qu’utiliser des mesures de rétorsion administrative et technique.

Prenez cette histoire d’écotaxe qui a entraîné la manifestation des bonnets rouges en Bretagne. Quelles que soient les raisons des manifestants, on voit que la solution des écologistes en matière de lutte contre le réchauffement climatique, c’est de mettre des balises GPS sur les camions pour contrôler les kilomètres parcourus, de truffer les routes de mouchards, et de faire payer les gens pour un développement qui nécessite toujours plus de transports, pour consommer des produits toujours plus chers et moins bons. Leur truc marche sur la tête.

Face au terrorisme, c’est pareil – à la différence que le terrorisme ne fait aucun mort comparé aux accidents de la route ou au cancer. Les États développés ne lâcheront pas leurs positions en Afrique ou au Moyen-Orient. Question de ressources. Dans ce chaos industriel qui crée des désœuvrés, des fanatiques ou des révoltés, ils ne peuvent que multiplier ces mesures de rétorsion et de surveillance pour sauver leurs intérêts, leur modèle de développement. Face aux catastrophes environnementales ou au terrorisme, la logique c’est :

  1. effacer les responsabilités des industriels et des États,
  2. ressouder la communauté face au péril intérieur ou extérieur, pour
  3. faire accepter les mesures de contrôle qu’on prend contre elle.

C’est un projet cynique, vous ne trouvez pas ? On ne vous traite jamais de paranoïaque ?

Moi, parano ? Avec ce que je viens de balancer et ce qui les attend, ça va être compliqué de me traiter comme ça.

Oui, c’est vrai, ils auraient l’air un peu con.

Faut pas prendre les gens au pouvoir pour ce qu’ils ne sont pas. Prenez Sandrine Rousseau, votre élue verte à la Recherche régionale, c’est une nana très intelligente. Ancienne militante écolo, syndicaliste, chercheuse en économie, depuis qu’elle est élue elle parle couramment le notable. Elle annonce ce qu’elle fait : mettre la recherche au service des entreprises.

Vous connaissez les Ateliers de l’innovation et du co-design, Adicode, dans le quartier de Bois Blancs ? Des ingénieurs de l’université catholique et de Lille 1 vont bosser ensemble à Euratechnologies sur l’Internet des objets, la ville ubiquitaire, la maison intelligente – bref, l’extension de la société de contrôle.

On leur a même construit un bâtiment spécial, l’Urbawood, à la fois High Tech et 100 % bois – tout un symbole de l’enfer vert, non ?

À ce propos, Sandrine Rousseau nous dit :

« Il est fondamental aujourd’hui de soutenir une recherche qui mise pleinement sur l’intelligence collective et la transdisciplinarité, où les sciences humaines et sociales sont étroitement impliquées. C’est une voie nouvelle à développer pour une recherche créatrice de valeur, d’emplois et d’innovation, bénéfique pour notre développement. » [1]

C’est du Fioraso dans le texte. En quoi les sciences sociales, dont on prétend qu’elles sont « molles », ont un rôle à jouer ? Elles permettent de comprendre puis de modifier les habitudes des gens pour qu’ils s’adaptent à leur nouvel environnement ou qu’ils achètent ce qu’on leur vend.

C’est la « sociologie des usages » que relaie « l’ingénierie sociale ». Du marketing. Sandrine Rousseau n’est pas cynique, elle fait son job, elle est intelligente. Avec des collègues de l’Agence, on a mis son téléphone sur écoute. On l’a entendu pendant une conférence sur la valorisation économique de la sociologie, de l’anthropologie ou du droit.

Mais, vous écoutez tout le monde ?

Le plus possible en tout cas. Mieux vous connaissez un environnement, et plus vous pouvez agir dessus pour garder l’avantage. Sandrine Rousseau ne dira pas le contraire : « Ce qui est important, c’est de travailler sur les changements de comportement, expliquait-elle. Par exemple, notre région est la première en Europe en matière de ferroviaire. Sauf qu’il n’y a aucun chercheur sur les changements de comportement.

Le tramway de Valenciennes a coûté 100 millions d’euros, or il y a toujours autant de gens qui prennent leur voiture. C’est une impasse, même en terme de marché économique. Idem avec la Troisième Révolution Industrielle.
Il existe un effet rebond des technologies, par exemple en termes d’efficacité énergétique des logements, mais si les gens ne modifient pas leurs comportements, c’est de l’argent jeté par les fenêtres. Il y a un besoin d’accompagnement en termes de ’’SHS’’ 
 ». Elle dit « SHS » pour sciences humaines et sociales, comme d’autres disent « NTIC » ou « SS2I », c’est la marque des technocrates.

Pour Mme Rousseau, l’humain c’est de la pâte-à-modeler. Il faut pétrir les mentalités, les comportements, les adapter à la machine sociale. Pour revenir à notre discussion de départ, on voit qu’au rang des techniques de contrôle, les sciences humaines aident à prendre les mesures qui contraindront la société aux nécessités économiques et écologiques. Facebook, Prism ou Sandrine Rousseau, c’est le même autoritarisme. D’ailleurs, sciences humaines et « Big data » fusionnent déjà. Les chercheurs devront bosser de plus en plus avec ces opérateurs de la ville intelligente qui enregistrent des milliards d’informations sur notre mode de vie. C’est pour ça que les sociologues se mettent aux Internet studies, Web Science ou Digital Humanities. En ce moment, des sociologues et des informaticiens du projet ANR-Algopol travaillent avec Facebook pour « faire parler » les données brutes. Mais les « données brutes », c’est nous ! Alors ils craignent que la méfiance vis-à-vis de ces technologies ne remette en cause leur accès aux statistiques. [2] Nous sommes leur matière première, ne l’oublions pas.

Et Éric Quiquet, juste par curiosité, vous avez des infos sur lui ?

Attendez voir… [il consulte son fichier] Oui, j’ai plein de choses, ses photos de vacances, ses achats de noël, l’heure à laquelle il prend sa douche… Tiens, ça peut vous intéresser, j’ai un compte-rendu de conversation téléphonique qui date de l’époque où il était étudiant. Il disait qu’un jour il ferait de la politique, et peu importe le parti ! C’est un mec de pouvoir, il vit pour ça. Mais je ne peux pas tout révéler, j’ai déjà la CIA sur le dos, si en plus la police municipale de Lille est à mes trousses…

 

Propos presque recueillis par Tomjo Lille – La Brique, 3 Janvier 2014.

 

Source: LE GRAND SOIR

dimanche, 19 janvier 2014

BURKINA FASO: POURQUOI OUATTARA ET SORO S'AGITENT-ILS? PAR THEOPHILE KOUAMOUO

 

SORO ET COMPAORE.gif

 

Le sentez-vous, ce vent de panique ? Depuis l’annonce, il y a une dizaine de jours, de la démission collective de plusieurs membres éminents du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti du numéro un burkinabé Blaise Compaoré, les principales figures du régime Ouattara donnent l’impression que la seule idée de voir celui qui règne sur Ouagadougou depuis bientôt 27 ans à la retraite leur fait perdre tout sang-froid et les pousse à douter de leur propre avenir politique. Contre tout bon sens, Guillaume Soro, Hamed Bakayoko et Ibrahim Ouattara dit « Photocopie », ont accouru à Ouaga pour apporter, aux frais du contribuable ivoirien, un soutien dégoulinant de flagornerie au tombeur de Thomas Sankara dans ce qui relève pour le moins d’un conflit interne à une association privée (le CDP).

Quel est leur problème ? Pourquoi s’agitent-ils tant ?

D’une certaine manière, en accompagnant avec force mercenaires et kalachnikovs, la prise de pouvoir sanglante d’Alassane Ouattara, Blaise Compaoré signait son « arrêt de mort ». Ne s’en est-il  pas rendu compte ? Dès lors qu’à Abidjan, cœur battant de l’influence hexagonale en Afrique de l’Ouest, avait été « reconquis » et qu’un homme conforme aux vœux de Paris avait été installé au Palais présidentiel du Plateau, son « utilité systémique » diminuait singulièrement. Certes, le « beau Blaise » peut toujours servir dans le cadre de l’action difficilement déchiffrable de la France au Mali et dans le Sahel. Mais il est moins central dans le « dispositif » qu’à l’époque où le « grand méchant Gbagbo » était au pouvoir et qu’il fallait tout faire pour s’en débarrasser, avec l’aide irremplaçable du Burkina Faso…

Ouattara est au pouvoir à Abidjan, Soro est le numéro deux de l’Etat ivoirien, Gbagbo est à La Haye. Au fond, et très cyniquement, les actuels dirigeants de la Côte d’Ivoire ont-ils toujours besoin que le plus grand commun déstabilisateur de l’Afrique de l’Ouest soit aux affaires à Ouaga au point de remuer ciel et terre pour faire « entendre raison » à ses adversaires internes ? A première vue, cet excès de zèle est curieux. Plusieurs hypothèses sont toutefois à étudier.

- Et si Ouattara soutenait Compaoré comme la corde soutient le pendu ? C’est bien connu : « cohabiter » avec des personnes dont on se sent « redevable », surtout quand on a soif de « s’affirmer » peut s’avérer difficile. Le natif de Ziniaré « out », il semble évident que l’ancien élève du lycée Zinda Kaboré de Ouagadougou devenu chef de l’Etat en Côte d’Ivoire prendrait, dans le « système françafricain », une importance plus grande. Cela dit, Ouattara peut aussi considérer qu’il continue de dépendre de Compaoré, notamment en ce qui concerne la livraison de matériel militaire hors embargo et/ou de mercenaires affectés – en tout cas jusqu’à un passé récent – à sa garde rapprochée.

- Et si c’était finalement Guillaume Soro qui avait le plus à gagner dans le maintien au pouvoir de Blaise Compaoré, qu’il présente volontiers comme son « mentor » ? Il est probable que l’équilibre des relations pas toujours très claires entre Ouattara et son « dauphin constitutionnel » ait besoin de l’entregent du maître de Ouaga pour ne pas sombre dans la franche adversité. Il ne faut pas oublier que, même quand Ouattara semblait convaincu que Soro le « trahissait » avec Gbagbo, notamment à la faveur du « dialogue direct », Compaoré continuait de le « couver ». Soro espère aussi, sans doute, prendre le pouvoir dans un avenir proche avec l’aide du « mentor »…

- Et si, au-delà de ce type de calculs d’ordre politicien, c’était la perspective d’un grand déballage du misérable tas de secrets liés à la rébellion ivoirienne et aux nombreux crimes économiques qui l’ont émaillée qui angoissait les tenants du pouvoir à Abidjan ? Un fin observateur de la scène politique et diplomatique ouest-africaine, le militant de gauche Guillaume Tene Sop, note ainsi que Salif Diallo, ancienne âme damnée du régime désormais passé à la dissidence, avait dans sa gibecière de souvenirs de quoi faire trembler à la fois Ouaga et Abidjan. « Pourquoi Soro court-il à Ouaga et parle de « médiation » dès que Salif Diallo démissionne du CDP ? De quoi a-t-il peur ? Pour la petite histoire, la ‘Mercedes noire’ c’est Salif Diallo. Le 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire, c’est Salif Diallo, le MPCI, c’est Salif Diallo, la prise de Bouaké c’est Salif Diallo, les armes du MPCI c’est Salif Diallo… Et si Salif Diallo se mettait à table ? Il faut protéger le citoyen Salif… Il est en danger », s’interrogeait-il récemment. Lessiveuse d’argent sale, abri de mercenaires et de comploteurs de tout poil, relais de la contrebande du cacao ivoirien, la capitale burkinabè a été témoin de maints épisodes cachés de l’histoire récente. En cas de divorce au CDP, les « docs » se retrouveront-ils sur la place publique ?

L’attitude de la France de François Hollande face au « cas Compaoré » sera en tout cas très intéressante à observer. Jouera-t-elle la carte d’un « Macky Sall » local, et du changement dans la continuité, en soutenant un homme du sérail pour mieux contrer la vraie opposition, notamment sankariste ? Affectera-t-elle la « non-ingérence » tout en appuyant discrètement un Compaoré qui sait se montrer utile ? Soutiendra-t-elle sans arrières-pensées le mouvement démocratique ? Qui vivra verra.

 

Théophile Kouamouo

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 07 janvier 2014

POLEMIQUE - «LA CHUTE DE LA FRANCE»

FRANCE RECOLLEE.gif



Une journaliste de Newsweek qui vit à Paris dresse un portrait accablant de la société française. Un point de vue qui a provoqué de nombreuses réactions consternées. Ci-dessous, l'article dans son intégralité.


Même si c'est tiré par les cheveux, certains n'hésitent pas à comparer ce qui se passe aujourd'hui en France avec les événements de 1685. Cette année-là, Louis XIV révoque l'édit de Nantes, qui protégeait les protestants de France (ou Huguenots). Essayant d'unir son royaume sous une seule et même religion, le Roi-Soleil fit fermer des temples et persécuta les Huguenots. Résultat, quelque 700 000 d'entre eux s'exilèrent en Angleterre, en Suède, en Suisse, en Afrique du Sud et dans d'autres pays.

Les Huguenots étaient près d'un million avant 1685 et étaient considérés comme les abeilles industrieuses de la France. Ils quittèrent le pays sans argent, mais forts de leurs nombreuses compétences. On peut parler d'une véritable fuite des cerveaux.

Rome brûle

Depuis l'arrivée au pouvoir du président socialiste François Hollande en 2012, l'impôt sur le revenu et les charges sociales ont grimpé en flèche. Le taux d'imposition maximal est de 75 % et beaucoup de contribuables sont imposés à plus de 70 %.

Il s'ensuivit une ruée vers la frontière de ceux-là mêmes qui créent la croissance économique : chefs d'entreprises, innovateurs, esprits créatifs, cadres supérieurs. Tous quittent la France pour déployer leurs talents ailleurs.

Pour un pays historiquement riche, c'est une tragédie. Le problème des Français, comme on dit, c'est qu'ils n'ont pas de mot pour entrepreneur [la journaliste reprend ici une citation prêtée à l'ancien président américain George W. Bush]. Où est le Richard Branson français ? Et le Bill Gates français ?

"Vous voyez cet homme là-bas ? Je vais le tuer. Il a fichu ma vie en l'air !" L'homme qui fulmine en ces termes est un ami avocat qui quitte la France pour la Grande-Bretagne afin d'échapper à la tranche de 70 %. Il dit qu'il travaille comme un chien pour financer un Etat dépensier. Celui qu'il montrait du doigt était Pierre Moscovici, le très décrié ministre des Finances, attablé dans un restaurant japonais huppé du VIe arrondissement de Paris. Moscovici avait l'air très content de lui. A-t-il conscience que Rome brûle ?

Le socialisme entraîne la morosité

Certes, il y a beaucoup de bonnes choses en France. Une économie qui dispose d'infrastructures performantes, par exemple un service de trains à grande vitesse, le TGV, et Airbus, ainsi que des entreprises internationales, par exemple le groupe de luxe LMVH, qui définissent tous l'excellence à la française. Elle possède la meilleure agriculture d'Europe. Son industrie du tourisme est l'une des meilleures au monde.

La France connaît cependant depuis les deux dernières années un déclin constant et notable. La main lourde du socialisme provoque la morosité. Il est de plus en plus difficile de monter une petite entreprise quand on ne peut pas licencier les salariés inutiles et recruter de nouveaux talents. Comme les Huguenots jadis, les jeunes diplômés ne voient aucun avenir pour eux et s'enfuient à Londres.

Le chômage est officiellement à trois millions de personnes, officieusement plutôt à cinq millions. Le coût de la vie quotidienne est astronomique. Paris est désormais l'une des villes les plus chères au monde, devant Londres. Un demi-litre de lait vaut par exemple 4 dollars [3 euros] à Paris, soit le prix de 3,8 litres dans un magasin américain.

Ceci s'explique en partie par l'étouffant "Etat nounou". Il y a dix ans, j'ai quitté Londres pour commencer une nouvelle vie à Paris. Après avoir épousé un Français et enceinte de notre enfant, j'étais ravie d'échanger mon appartement de Notting Hill pour un logement donnant sur les jardins du Luxembourg.

A cette époque, les prix étaient tels que j'ai pu échanger un petit appartement de célibataire à Londres, rugueux mais charmant, pour un appartement familial délabré dans le centre de Paris. Puis les prix se sont mis à grimper régulièrement. A la fin du règne du gaulliste (conservateur) Nicolas Sarkozy, les Français (qui détestaient son attitude bling-bling) ont fait entrer en scène le plan-plan Hollande. Presque immédiatement après, les impôts ont commencé à augmenter.

Avantages et abus

Au début, cela ne me dérangeait pas de payer plus d'impôts qu'au Royaume-Uni pour avoir accès à d'excellents services de santé ou à des écoles savamment subventionnées comme celle où est inscrit mon fils (l'Ecole alsacienne, fondée par l'un des rares Huguenots restant en France à la fin du XIXe siècle).

En tant que jeune mère, j'ai été surprise par la kyrielle d'avantages offerts si vous remplissiez tous les formulaires : les couches étaient gratuites, le travail de la nourrice était déductible des impôts, il y avait des crèches gratuites dans tous les quartiers. Des travailleurs sociaux sont venus frapper à ma porte pour m'aider à "organiser la crèche", et mon fils a droit à la cantine à un repas complet [entrée, plat, dessert], plus une portion de fromage.

Reste que certaines de ces aides sont un pur gâchis. L'Etat français paie notamment pour que des jeunes mères comme moi-même puissent voir un spécialiste deux fois par semaine pour raffermir leur ventre. Lancée après la Première Guerre mondiale et la disparition de tant de jeunes hommes, cette mesure visait essentiellement à encourager les naissances (jamais votre mari ne voudra vous toucher si vous avez encore vos kilos de grossesse, quelle idée bien française !).

En regardant autour de moi, j'ai vu combien les gens abusaient de ce système. Des amis syndiqués pouvaient partir en vacances tout l'été et toucher une allocation-chômage de 55 % de leur salaire. Un ami cameraman âgé de 30 ans et en possession de tous ses moyens travaillait cinq mois et passait le reste de l'année à vivre des aides de l'Etat dans le confort de sa maison du sud de la France.

Une amie employée de banque a passé ses trois mois de congé maternité à faire du bateau en Guadeloupe. Se trouvant dans un territoire d'outre-mer, elle continuait à toucher toutes ses aides.

Une autre amie banquière qui avait été licenciée s'est accordé presque trois ans pour trouver un nouvel emploi, car l'Etat la payait tant qu'elle ne retrouvait pas de travail. "Et pourquoi pas ? Je l'ai bien mérité, m'a-t-elle répondu quand je l'ai interrogée. J'ai cotisé pour le système." Son attitude est largement répandue.

Lorsque vous prenez votre retraite, vous êtes chouchouté. Il existe 36 régimes spéciaux – ce qui signifie, par exemple, que le personnel hospitalier ou les conducteurs de train peuvent partir à la retraite plus tôt que les employés du secteur privé en raison de "la pénibilité de leurs conditions de travail", alors même qu'ils ne peuvent pas être licenciés. Mais tout cet argent distribué a conduit l'Etat à la faillite.

Une nation de nombrilistes

La France étant par ailleurs une nation de nombrilistes à la Jean-Paul Sartre*, elle refuse de se tourner vers l'extérieur, vers le village mondial. Pourquoi s'intéresser aux Brics – les marchés émergents du Brésil, de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique de Sud – quand on a Paris ? C'est une philosophie étriquée qui tuera la France.

Au Forum économique mondial, qui se tient tous les ans à Davos, la France est toujours sensiblement sous-représentée. L'année dernière n'y assistait qu'une toute jeune ministre, Fleur Pellerin, car c'est apparemment la seule membre du gouvernement à parler anglais couramment. "Les Français n'aiment pas parler anglais, a admis l'un de ses assistants avec lassitude. Ils n'aiment donc pas venir à Davos."

Les plus grands esprits français préfèrent s'enfuir à Londres, Bruxelles et New York plutôt que de s'abêtir chez eux. Parcourez une rue du quartier de South Kensington – le nouveau sixième arrondissement de Londres – et essayez de ne pas entendre parler français. Le lycée français qui s'y trouve dispose d'une longue liste d'attente pour les enfants français dont les familles ont émigré. L'ambiance est sinistre lorsque j'écoute mes amis français sur ce sujet.

D'après un fonctionnaire expérimenté des Nations unies, aujourd'hui installé en Afrique, "les plus grands penseurs de France ont quitté le pays. Tout ce qu'il y reste désormais, c'est la médiocrité."

"La France meurt à petit feu, affirme le responsable juridique d'une grande entreprise française. Le socialisme est en train de la tuer. Elle ressemble à une famille de riches aristocrates incapable de se défaire des domestiques – un peu comme dans la série Downton Abbey."

"Ces dix dernières années, le village mondial est devenu une réalité, ajoute un éditeur français. L'économie mondiale a pris tant d'ampleur qu'un Etat-nation ne peut plus jouer le même rôle qu'il y a dix ans. Les Français n'en ont pas encore pris conscience."

Pour prendre un nouveau départ, la France doit se débarrasser de la vieille garde et se réinventer. François Hollande n'était pas allé en Chine avant de devenir chef d'Etat en 2012 – et il a 58 ans. Le gouvernement est tellement replié sur lui-même et les fonctionnaires sont tellement détachés de la réalité que ce pays en est venu à se voiler la face.

C'est en partie la faute du système éducatif et notamment des grandes écoles, où sont formés la plupart des hauts fonctionnaires. Que ce soit François Hollande, son ex-épouse Ségolène Royal – candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007 – ou l'ex-président Jacques Chirac, mais aussi la plupart des Premiers ministres depuis 1958, tous pensent que la France est encore une superpuissance. Pourtant, la triste réalité est tout autre et la France est plus proche de l'Espagne ou de l'Italie que du Royaume-Uni ou de l'Allemagne.

Il y a bien quelques visionnaires, comme Christophe de Margerie, le PDG de Total, une multinationale dans le secteur de l'énergie. Il parle un anglais parfait et passe l'essentiel de son temps à négocier des contrats en dehors de France, mais il reste une exception.

J'aime beaucoup mon pays d'adoption et je ne veux pas en partir. Je souhaite que mon fils finisse sa scolarité en France. J'espère qu'il ne s'enfuira pas à Wall Street ou à la City de Londres, mais bien qu'il restera ici pour construire une France meilleure.

Pour cela, il faut toutefois que les politiciens comme François Hollande laissent la population respirer. La créativité et la prospérité ne sont au rendez-vous que lorsque les citoyens peuvent construire, innover et s'épanouir.

 

Janine DI GIOVANNI

 

Sur le même sujet: un article du blog "Les décodeurs" du Monde.fr, qui revient sur "les mille et une erreurs" de l'article de Newsweek.

Note :* En français dans le texte.


mardi, 31 décembre 2013

AVIS AUX CHOMEURS FRANÇAIS: 400.000 EUROS PAR JOUR, COUT DE LA GUERRE AU MALI!

 

ARMEE FRANçAISE. CENTRAFRIQUE.jpg

 

Quel sera le coût de l'intervention au Mali ? Si l'on reprend ceux de l'agression libyenne présentés dans un rapport parlementaire français, en octobre 2012, l'utilisation de munitions a coûté 400 000 euros par jour à la seule France sarkozyste. Un missile AASM tiré d'un Rafale sur un objectif au sol revient par exemple à 4 000 euros.

Le surcoût d'entretien des matériels et avions a été estimé, lui, à 570 000 euros. La consommation de carburant a atteint, elle, 200 000 euros, et les indemnités journalières des militaires engagés dans l'opération 270 000 euros. Des chiffres qui devraient cependant être largement inférieurs au Mali, en raison de moyens nettement moins importants.

Concernant le coût des appareils engagés au Mali, l'heure de vol d'un Rafale était estimée à 27 000 euros en 2010 selon le rapport budgétaire du député PS Jean Launay d'octobre 2012. Le coût horaire d'un Mirage 2000 est « moins élevé » : 11 700 euros. Quant aux hélicoptères Gazelle utilisés par l'armée de terre, leur coût d'utilisation est de l'ordre de 2 600 euros.

Au final, selon un expert budgétaire consulté par BFM Business.com, l'intervention militaire française devrait coûter environ 400 000 euros par jour. A condition qu'elle ne se prolonge pas trop…

Pour la guerre impérialiste, la France, comme tous les pays de l’OTAN, trouve toujours les moyens. Pour le bien être social, par contre …

LM

_________________________

Luc MICHEL

PROFIL Facebook  https://www.facebook.com/luc.michel.505

Twitter  https://twitter.com/LucMichelPCN

PAGE OFFICIELLE Facebook  https://www.facebook.com/Pcn.luc.Michel

Website  http://www.lucmichel.net/

19:16 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Mali | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : afrique, france, mali, avis aux chômeurs français, 400.000 euros par jour, coût de la guerre au mali! | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 30 décembre 2013

«AUGMENTER NOTRE PRESENCE EN AFRIQUE»: LA LOI DE PROGRAMMATION MILITAIRE FRANÇAISE


FRANçAFRIQUE. PRIX HOUPHOUET-BOIGNY.jpg

 

Dossier Centrafrique et France à fric

MICHEL COLLON: «Entre 2000 et 2011, la part de marché de la France au Sud du Sahara a décliné de 10,1% à 4,7%», affirme le rapport Védrine. Voilà la clé! Tout le reste est propagande pour justifier l'ingérence, comme le prouve notre dossier...

République Centrafricaine: La France en quête d'influence - Tony Busselen

«Augmenter notre présence en Afrique»: la loi de programmation militaire française - Raphaël Granvaud

Paix et sécurité en Afrique: la France fait partie du problème, pas de la solution - Survie

L'Afrique perd Mandela, mais garde Déby, Biya, Sassou et l'armée française - Survie

Le texte de la loi de programmation militaire présenté cet été par le ministre de la Défense vient d’être adopté par le Sénat et sera voté à l’Assemblée nationale début décembre. L’ingérence militaire reste au cœur du projet.

 
La nouvelle loi de programmation militaire, pour la période 2014-2019, doit traduire budgétairement les priorités mentionnées par le dernier Livre blanc sur la défense. Au nombre de ces dernières, l’engagement prévu de nos forces dans des « zones prioritaires pour la défense et la sécurité », notamment « le Sahel, de la Mauritanie à la Corne de l’Afrique, ainsi qu’une partie de l’Afrique subsaharienne ».
 
Préparer les prochaines interventions
 
Dans un contexte de restrictions budgétaires et de suppressions de postes, la capacité à rééditer une opération du même type que l’opération Serval au Mali est une préoccupation qui a d’ailleurs été exprimée à plusieurs reprises dans les débats préparant le vote de la loi. Et ce, alors même que les sénateurs reconnaissent (au vu des opérations menées en Irak, en Afghanistan, en Libye, et même au Mali « où l’instabilité s’est transportée comme dans un vase communiquant sur d’autres pays ») que «  le bilan des interventions depuis une quinzaine d’année n’est à l’évidence pas totalement positif  »…
 
Le budget de la défense est en fait un des rares à être « préservé en valeur en dépit de la conjoncture », selon les mots du ministre. La diminution des effectifs initiée précédemment est accentuée, mais les moyens ainsi dégagés sont utilisés pour «  donner la priorité à l’équipement  » et combler en partie les lacunes matérielles déplorées par les militaires au moment des précédentes interventions. Les opérations en Libye et au Mali n’auraient en effet pu être menées aussi rapidement sans l’aide américaine en matière de renseignements (drones), de ravitaillement en vol ou de transport logistique.
 
« Diminuer nos effectifs en augmentant notre présence »
 
Concernant les forces prépositionnées (en Afrique ou sur les territoires non décolonisés), une déflation d’un peu plus de mille hommes est annoncée. La base de Djibouti devrait par exemple être réduite à 600 hommes permanents contre 1400 aujourd’hui. Le reste de la répartition n’a pas été communiquée. Si cette évolution s’inscrit dans une histoire longue de la diminution du nombre de militaires français présents (officiellement) de manière permanente sur le sol africain depuis les indépendances, au vu des priorités réaffirmées par le dernier Livre blanc il est peu probable que le nombre de soldats présents diminue énormément, si l’on considère tous les dispositifs (coopération, opérations extérieures, forces spéciales ou clandestines), et pas seulement les forces prépositionnées officielles. Le ministre de la Défense a lui-même prévenu tout contresens qui interpréterait cette évolution comme un désengagement : « Il n’est pas question de renoncer à nos implantations en Afrique mais de les organiser différemment. Je n’ai pas tranché sur le périmètre, mais sur un chiffre global. »
 
Le même expliquait :
« Une réorganisation intelligente consiste à diminuer nos effectifs en augmentant notre présence ».
Cet apparent paradoxe renvoie sans doute aux modèles de réorganisation proposés par le dernier rapport des sénateurs Chevènement et Larcher, consacré aux enseignements de l’opération Serval. Ceux-ci, reprenant sans doute les suggestions des officiers auditionnés, plaidaient pour le maintien de deux « bases opérationnelles » (à Abidjan et Djibouti), de deux « pôles opérationnels de coopération » plus réduits (Dakar et Libreville) et pour le développement, à l’image de la stratégie américaine de quadrillage militaire, d’échelons plus légers, d’un « réseau de "nénuphars" autour de la zone de crise que constitue aujourd’hui la bande sahélosaharienne (reposant sur les dispositifs Épervier, Sabre et Serval) ».

Toujours plus de forces spéciales
 
Lors de l’examen du projet de loi, les sénateurs se sont par ailleurs étonnés de la baisse de la dotation prévisionnelle pour les opérations extérieures (450 millions contre 630 l’année passée) dans un contexte où les surcoûts finalement constatés n’ont cessé d’augmenter pour dépasser le milliard d’euros ces dernières années. En 2013, le surcoût dû aux Opex sera par exemple de 1.3 milliard d’euros, dont la moitié pour l’opération Serval. Ils se demandent notamment si cela ne correspond pas à la volonté de transformer « certaines opérations qui n’ont plus rien de temporaire » (Licorne en Côte d’Ivoire, Epervier au Tchad) en forces prépositionnées, ce qui, dans le cas de la Côte d’Ivoire constituerait un retour en arrière, la base de PortBouët ayant été fermée sous la présidence de Laurent Gbagbo.
 
Un autre scénario est également possible, compatible avec la stratégie des « nénuphars » : c’est celui du renforcement de la présence des forces spéciales. Celles-ci sont en effet les seules qui « verront leurs effectifs et leurs moyens de commandement renforcés, de même que leur capacité à se coordonner avec les services de renseignement. » Or les hommes du Commandement des Opérations Spéciales (COS), déjà massivement présents de manière non-officielle en Mauritanie, au Burkina, au Niger ou au Mali ne sont comptabilisés ni dans les troupes prépositionnées, ni dans les opérations extérieures…
 
Décidons d’abord, expliquons ensuite
 
L’opération Serval a décomplexé les militaires et les politiques, qui retrouvent soudainement toutes les vertus aux interventions unilatérales à l’ancienne. Sur le fond, cela s’est traduit dans le Livre blanc puis dans la loi de programmation militaire, par l’affirmation d’un impérialisme militaire en Afrique (pardon, du devoir de « défendre nos intérêts stratégiques » et « d’exercer nos responsabilités internationales ») parfaitement assumé.
 
La forme est également révélatrice de la nature des relations qui perdurent entre l’exécutif français et certains chefs d’états des anciennes colonies africaines. Ainsi, selon le journaliste Jean-Marc Tanguy, « jusqu’à maintenant, la communication sur les restructurations [des forces prépositionnées] a soigneusement évité d’évoquer les sites à l’étranger, du fait des implications diplomatiques. »
 
La présence des forces françaises en Afrique nous est pourtant toujours vendue comme le fruit d’une politique concertée avec les gouvernements africains, les bases militaires n’existant qu’à la demande et au service de ces derniers. Voilà pourtant comment Le Drian, auditionné par les sénateurs, présente la réorganisation des bases militaires en Afrique :
« j’en parlerai prochainement au président de la République. Ces décisions seront ensuite expliquées aux chefs d’États africains concernés. Le sommet France-Afrique relatif aux questions de sécurité qui se tiendra à la fin de l’année en sera l’épilogue. »
 
Une variation sur le thème « je décide, ils exécutent », comme disait l’autre. Étrangement, ce passage a disparu lors de la reproduction de l’audition de Le Drian dans le rapport des Sénateurs [1]…
 
 
[1] Ndr : on en trouve trace sur le site de l’ASAF (Association de Soutien à l’Armée Française) et sur ce document publié sur le site du ministère de la Défense


Raphaël Granvaud
 
 
Titre original: Loi de programmation militaire : quel avenir pour la présence militaire française en Afrique?

vendredi, 20 décembre 2013

SOMMET DE BRUXELLES - MERKEL BLOQUE LES FONDS DE L'UNION EUROPEENNE POUR LES MISSIONS AFRICAINES DE LA FRANCE

 

HOLLANDE ET MERKEL.jpg


Et vlan ! ! ! Voici ce qui arrive quand on veut faire financer ses errements et ses turpitudes par les autres et en tirer seul les dividendes. Vous avez liquéfié la Centrafrique en lui imposant un chef rebelle, assumez aujourd'hui les dérives qui s'y déroulent. Bien fait pour vous! Chaque mort en Centrafrique est de la responsabilité directe de la France. Qu'elle assume! Et seule. Bonne lecture. Fernand Dindé.



L'UE ne mettra pas de fonds à disposition pour soutenir les opérations de l'armée française en Afrique. Selon la chancelière Angela Merkel, un financement n'est possible que lorsque les partenaires européens sont également impliqués dans la prise de décision de la mission.

La France ne recevra aucune aide financière des autres pays de l'UE pour ses opérations militaires en Afrique. Le plan du président français François Hollande a échoué principalement à cause de la résistance de la chancelière allemande Angela Merkel.

«Nous ne pouvons pas financer de mission militaire dans laquelle nous ne sommes pas impliqués dans le processus de décision», a déclaré Mme Merkel dans la nuit de vendredi pendant le sommet de l'UE à Bruxelles. Cependant, elle a expliqué qu’il y a «des raisons de croire qu'une intervention en Centrafrique était nécessaire.»

La chancelière a indiqué clairement qu'elle et les autres pays de l'UE attendaient à l’avenir un comportement différent de la France. Il ne suffit pas d'obtenir une décision du Conseil de sécurité de l'ONU pour une mission militaire. Celui qui aspire à une coresponsabilité européenne doit, dans le même temps, s’accorder avec ses partenaires européens et s'efforcer d’obtenir une décision de l’Union européenne.

(Source: Spiegel/AFP)


Traduction: Nathalie Yamb

 

Source: SPIEGEL.DE

BENSOUDA ET LES FAMEUSES ECOUTES TELEPHONIQUES DE GBAGBO


LAURENT GBAGBO 4.jpg


La France avait déclassifié les écoutes téléphoniques du président Gbagbo durant la crise post électorale. Ces documents remis à Bensouda permettraient de clouer au pilori tous les arguments de la défense menée par Me Altit. Depuis, ils ont les fameuses écoutes mais ne peuvent pas les utiliser devant la cour au risque de se faire hara kiri. 

Dans la forme, une preuve ne peut pas être utilisée en justice si elle n'a pas été obtenue légalement. Alors il faudrait d'abord justifier en vertu de quel mandat la France a mis le président Gbagbo sur écoute. Nulle part la mission de l'ONU ou encore de la Licorne ne donne mandat à la France pour intercepter nos communications. Une preuve même très pertinente mais volée est une non preuve devant la justice.

Mais c'est surtout dans le fond que tout se gâte pour les ennemis de la CI. La loi fait obligation aux parties prenantes au procès de remettre les preuves en leur possession à leur adversaire. En un mot, si Bensouda veut utiliser ses fameuses écoutes, elle doit les donner à Me Altit en même temps qu'aux juges. Non seulement il n'y a pas d'ordre direct du président Gbagbo demandant aux militaires de massacrer les civils mais il y a aussi enregistré les conversations avec Hillary Clinton et un autre fonctionnaire américain, Nicolas Sarkozy, l'ambassadeur de France en CI et son attaché militaire, etc. Les échanges téléphoniques sont postérieurs à la "mort" des sept femmes d'Abobo et au prétendu bombardement du marché de cette commune: les américains devraient donc expliquer pourquoi en dépit de tous ses "crimes" un poste de prof d'université au USA est proposé au dictateur Gbagbo. Il faudra aussi nous expliquer pourquoi malgré toutes les garanties données par la France sur le fait qu'il ne lui arriverait rien s'il sortait avec un drapeau blanc, le ministre Tagro a été fusillé à bout portant.

En un mot comme en mille, la seule chose que nous dévoile les fameuses écoutes frauduleuses de la France, c'est que l'affaire Gbagbo est une affaire politique et non juridique.


Steve Beko


Source: CAMEROON VOICE

jeudi, 19 décembre 2013

SHLOMIT ABEL: «JE REPROCHE SURTOUT A OUATTARA D'ETRE LE BOY A TOUT FAIRE DE LA FRANCE»


SHLOMIT ABEL.jpg


Active sur les réseaux sociaux, très connue de la résistance Africaine et suscitant plusieurs interrogations dans le milieu du pouvoir d’Abidjan, celle que beaucoup surnomme Shlomit L’Africaine à accepté de s’ouvrir à nous dans cette interview.


Pouvez-vous-vous présentez à nos internautes ?

Shlomit Abel : Shlomit Abel, épouse, mère de 4 grands enfants et grand-mère, habitant en Israël depuis 1995.

On vous sent beaucoup attentive à la crise en Côte d’Ivoire de par vos publications. Pouvons-nous connaitre les raisons qui ont suscité cet intérêt ?

Le « hasard »a voulu que je découvre la Côte d’Ivoire à l’automne 2010, juste entre les deux tours. Etant assez nulle en histoire, j’ai épluché un à un les articles de Wikipédia sur les 14 pays constituant les « anciennes colonies françaises », et là, la forfaiture de la France m’est apparue comme le nez au milieu de la fgure ; puis j’ai découvert l’horreur de la mise en place du francs CFA, En Israël, nous avions la chance d’avoir les programmes non censurés de la TCI sur l’ordinateur, et j’ai suivi toutes les émissions « matin bonheur » je crois, dont je suis devenue une fan.Et tout est parti de là…

Vous semblez bien connaitre les contours de la crise en Côte ‘Ivoire. Êtes-vous déjà venu en Côte d’Ivoire ?

Non malheureusement pas encore, mais j’aspire vraiment à découvrir sur le terrain ce pays auquel je me suis attachée par toutes le fbres de mon être.Maintenant j’y ai des amis, et même de la famille.

Pourquoi cet amour pour le président Gbagbo et que reprochez vous à Allassane Outtara ?

J’ai d’abord découvert un homme en accord avec ses dires et sa foi. J’ai réalisé pour la seconde fois dans mon existence le lien entre des paroles et un comportement engagé. Une authenticité rare, un engagement tel que toute votre vie est exposée, livrée, donnée.

Ce que je reproche à Ouattara ? Bien sûr c’est surtout d’être le boy à tout faire de la France. Je pense qu’au delà de son ambition d’arriver au sommet de l’état, il a été choisi non pour certaines qualités, mais parce qu’il est servile, docile et sur-compétent dans la dimension de l’inefcacité militante, au delà même des espérances de la France. Au départ il s’est fait piéger, je pense, dépasser par ses complices de la rébellion, qu’il a fallu récompenser. Ce qui m’attriste, c’est le rôle que la France lui fait jouer ; il n’a été choisi qu’en raison de son inconditionnelle allégeance, pour que les lobbies fnanciers et économiques auprès desquels le gouvernement français lui-même prend ses ordres puissent impunément et totalement « plumer » la Civ, la mettre à genoux sur tous les plans. C’est le nul de service idéal, à la façade impeccable : et dire qu’il croit encore avoir été choisi pour ses compétences, son carnet d’adresses, etc., alors que son seul point commun avec le « père » de la nation ivoirienne est d’avoir partagé une même femme…

La DST ivoirienne vous soupçonne d’être Hassane Magued, ce contributeur de la révolution permanente.

Shlomit Abel : L’idée que cela puisse être vrai, m’amuse autant que cela les inquiète, et l’idée que cela puisse ne pas l’être, m’incite à souhaiter qu’ils doutent d’eux-mêmes autant que lui et moi douterions de nous-mêmes, si la réalité en venait à ne plus être que ce quelle paraît. Quoiqu’il en soit, je pense qu’à ce stade, personne n’est en mesure de résoudre un problème aussi délicat. J’ai lu aussi dans certains courriers de lecteurs que je pourrais être un agent du Mossad : c’est lourd pour mes frêles épaules ! H.M. est un homme, un militaire ivoirien ; je suis une femme, israélienne, juive pratiquante : ça fait beaucoup de casquettes. Une fois j’ai surpris le chargé de Com de dame Dominique en train de chercher des renseignements sur moi via des forum d’échanges. Si c’est là qu’ils pensent glaner des informations, alors je dirais que la DST ivoirienne est à la DST française ce que les dozos sont à l’armée israélienne…

Au début, on voyait aussi les publications de votre époux. Mais il semble avoir raccroché.

Non, Il n’a pas raccroché, il travaille à une concordance qui prend l’essentiel de son temps depuis bientôt trois ans. Il ronge son frein, brûlant de reprendre la plume ; d’ailleurs il est mon premier lecteur, et chaque jour je lui fais le bilan des informations. En outre, Eliahou a publié deux fois un article vitriolé paru sous une autre identité pour éviter d’éventuelles poursuites judiciaires.

Vu de l’extérieur, quel avenir entrevoyez-vous pour la résistance et la Côte d’Ivoire ?

Je pense que les Ivoiriens sont trop gentils, trop candides aussi : bien souvent, l’idée de tout pouvoir régler par la négociation est un leurre, soigneusement entretenu par la puissance coloniale. En réalité, il faut que les Français s’en aillent, et, vous l’imaginez aisément, ils ne partiront pas sans y avoir été obligés. Le successeur de Sarkozy n’a changé en rien l’axe de la vieille politique du pillage et de l’asservissement. Plus le temps passe, et plus la situation se complique. Je ne vois qu’une révolution à l’échelle du pays, voire à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest qui puisse changer la donne. En d’autres termes, que le pire cauchemar des nations occidentales pour le Continent dont dépend leur survie se réalise. Bien sûr, j’ai la foi, mais il faut poser le pied dans l’eau pour voir la mer se fendre En ce sens je rejoins parfaitement la ligne radicale et sans concession prônée par mon « double » Hassane Magued

 Votre dernier mot à l’endroit des internautes d’abidjandirect.net

Shlomit Abel : Népotisme, despotisme et corruption gangrènent aujourd’hui le pays, du plus haut sommet de l’état jusqu’à l’homme de la rue. Poussés par la peur ambiante et la misère croissante, de plus en plus d’Ivoiriens, jusque dans les rangs de la résistance, se montrent prêts à tout sacrifier à leur ambition personnelle. Or, rien ne se fera sans une généralisation à l’ensemble de la population du cas Gbagbo Laurent – à ce jour seul Président légitime de Côte d’Ivoire ! : se montrer prêt à mourir pour que triomphe la nation; une nation d’où sera définitivement bannie la loi du plus fort, la loi du profit pour luimême, la loi de l’ignorance mère d’injustice, la loi de l’arbitraire sur fond de vénalité, la loi du mensonge enfin, avec son corollaire, la lâcheté. Beaucoup d’Ivoiriens se réclament de la foi en D.ieu ; or le premier fruit de la foi, c’est le courage, et la voie lumineuse nous en demeure tracée depuis l’humble obscurité d’une cellule de la honte, à la Haye.


Source: ABIDJAN DIRECT.NET

lundi, 16 décembre 2013

LES FRANCS-MAÇONS DEBARQUENT A ABIDJAN - POURQUOI ET QUE VIENNENT-ILS Y FAIRE?


FRANCS-MAçONS.jpg


Abidjan sera la capitale des francs-maçons à partir de février 2014. Toute la galaxie maçonnique s’y donne, en effet, rendez-vous les 7 et 8 février pour les 22èmes rencontres humanistes et fraternelles africaines, malgaches, belges et françaises. De quoi épouvanter ceux qui leur attribuent toutes sortes de malfaisances.


Abidjan sera aux couleurs de la franc-maçonnerie mondiale dès le début du mois de février. Africains, Malgaches, Caribéens, Belges, Français y ont rendez-vous à l’occasion des 22èmes rencontres humanistes et fraternelles d’Abidjan. Ce qui devrait à priori doper l’enthousiasme des loges locales. Depuis quelque temps, la capitale ivoirienne est en effet devenue la plaque tournante de la franc-maçonnerie sous-régionale, voire africaine. Six grandes loges s’y disputent le terrain sans rien changer au dépaysement des ivoiriens sur le sujet. Car pour le commun des mortels ivoiriens, les francs-maçons font avant tout penser aux « compagnons de Baal » des télé-films américains, dont les rituels ressemblent aux usages sacrificiels des sorciers locaux. Leur culture du secret fait d’eux la preuve concrète que le pouvoir se prend à partir de rituels très mystérieux.

Au demeurant, la présence de dirigeants africains dans les rangs des maçons contribue nécessairement à alimenter les peurs qui surgissent dès que des phénomènes non maîtrisés arrivent. En Afrique centrale, les présidents gabonais et congolais sont à la fois maçon, grand maître et président de la République. Or, les conditions dans lesquelles ces derniers prennent le pouvoir, généralement dans le sang, achèvent de convaincre sur la nocivité du clan des maçons.

Mais l’un des responsables du Prince Hall balaie toutes ces accusations. Pour lui, la franc-maçonnerie est une association normale de personnes faisant la promotion d’un certain nombre de valeurs. Même s’ils ont été blâmés par l’église cléricale qui en a, par le passé, ex-communié ses membres parce qu’ils refusaient de confesser certains secrets, celle-ci est revenue à de meilleurs sentiments depuis. Ce qui fait qu’un franc-maçon peut aussi être un homme de Dieu.

Bref, ces maçons vont se réunir à Abidjan, selon La Lettre du Continent, pour des rencontres humanistes et fraternelles. Pour le reste, très peu d’informations filtrent sur l’événement qui n’intervient cependant au plus tôt que début février prochain. Cela dit, on peut quand même s’interroger sur le contenu d’une telle rencontre et pourquoi on la qualifie d’humaniste et de fraternelle. Selon le dirigeant de la loge Prince Hall, les francs-maçons sont un courant philosophique dont le but est de faire du bien. L’appellation franc-maçon ayant été tirée du nom attribué aux bâtisseurs de maison. C’étaient donc des bâtisseurs de maison et de nombreux édifices auraient été construits par eux tout au long de l’histoire humaine. Cependant aujourd’hui, les actions des maçons se concentrent essentiellement sur les projets sociaux.

Bref, selon lui, les maçons ne sont pas diaboliques comme le pensent la plupart des Ivoiriens. Cela dit, il va être difficile de convaincre ceux qui en sont convaincus. Le contexte de la tenue de cette rencontre en début d’année leur fournit d’ailleurs des ingrédients de suspicion légitime. En effet, les fins d’année se terminant généralement dans le sang pour nombre de nos concitoyens, beaucoup y voient le surgissement rituel de créatures maléfiques. Les francs-maçons feraient partie de ces créatures-là. La loge Prince Hall balaie aussi la polémique sur les batailles de loges. Il y a quelques mois, en 2012 en particulier, Jeune Afrique publiait une enquête sur la guerre des francs-maçons en Côte d’Ivoire et l’agacement des loges affiliées françaises qui désespéraient des loges apparentées aux américains. Ce document montre clairement que la conquête du pouvoir est au cœur des préoccupations des élites franc-maçonnes. Le pouvoir allant généralement avec le sang, il n’est pas facile de dresser un portrait aussi clean que celui que la loge Prince Hall brosse.

Sévérine Blé, in le quotidien ivoirien "Aujourd’hui" N° 527 du vendredi 13 décembre 2013.


Source: CIVOX.NET

jeudi, 28 novembre 2013

LA FRANCE A L’OREE DU CHAOS

europe,france,canada,la france À l’orÉe du chaos,robertbibeau

 Le babillage des nervis du TJ


Je suis parfois ébaubi par les journalistes et les gratte-papiers français, pour le motif que ces scribouilleurs à la solde, d’une ingénuité désarmante, ont la manière d’exprimer sans détour les rapports de force les plus compliqués pour ensuite mieux les embrouiller. Et ces tabellions font des lignes de reportage et des minutes de babillage au télé-journal  tant et aussi longtemps que l’un d’entre nous comprend (1).

Ainsi, la France est engagée dans un grand remue-ménage économique, politique, social et juridique. La petite bourgeoisie le sent confusément et elle l’exprime expressément avec mission de propager la pensée de ses maîtres et d’exposer les dangers venus des Cités et des régions éloignées de la capitale (2).

Ces resquilleurs hurlent, du Finistère à Paris-Cité, de St-Étienne à Marseille-barricadée, de Perpignan jusqu’à Quimper-révoltée; ils hurlent leur douleur amère que le grand capital ne soit nullement reconnaissant pour tous ces sévices  rendus du temps du développement florissant, quand seule la classe ouvrière était pressurée – surtaxée – imposée – vilipendée  et matraquée…

Moyenne et petite bourgeoisie soumises aux fourches caudines de l’austérité

Imaginez que les grands financiers s’en prennent à leur plus fidèle alliée, la moyenne bourgeoisie du commerce et de l’industrie régionale. Celle qui sous-traite pour les grands industriels, celle qui développe de nouveaux produits, de nouveaux marchés, qui une fois à maturité sont absorbés  par le grand capital monopolisé.

Les grandes familles de rentiers parisiens, par Assemblée Nationale interposée, s’en prennent à leurs plus loyaux affidés, la petite bourgeoisie paupérisée, maintenant que tous les autres y sont passés (ouvriers, travailleurs, employés, salariés) (3).

La pseudo «classe moyenne» (qui n’a jamais existé) la petite bourgeoisie citoyenne, compagne de lit des grands partis, crie son désarroi de voir la gauche déconfite se vautrer dans l’auge du petit capital –  vendant sa peau en lambeaux – sacrifiant ses appuis électoraux si chèrement décomptés lors du dernier bal électoral. Lisez plutôt : «Après l’écotaxe toujours aussi pugnace Mélenchon est solidaire du "petit patronat qui tire la langue". Mais que font le Front de Gauche, le PCF et les autres de la gauche mosaïque à propos de l'écrasement fiscal du petit épargnant que représente la taxation prévue des ventes de terrains à bâtir? ». Rastignac – Cahuzac serait de retour, annoncent  les nouveaux «prolos», piliers de bistros de la rue Soufflot (4).

Les communistes seront présents

Pourtant, malgré tout ce vent soufflant du Morbihan, quand trente à quarante mille manifestants en colère se rassemblent à Quimper, fièrement coiffés du Bonnet Rouge des insurgés,  affrontant la flicaille, ce bras armé de l’État policier, brisant les radars et jetant du pavé contre la préfecture effrayée, le devoir du militant communiste authentique c’est d’être devant avec les manifestants, faisant le coup de brique contre les riches.

Que notre classe sociale – la classe ouvrière – massivement représentée dans ce combat, ne soit nullement dirigée en tant que classe pour elle-même, avec ses propres mots d’ordre et défendant ses propres intérêts de classe, cela est su et connu. Ça fait plus de cinquante ans qu’ils y militent les réformistes. C’est justement la raison pour laquelle tout communiste qui se respecte doit faire le coup de pavé avec les révoltés. Nul endroit où notre classe se soulève où nous ne soyons présent. Il sera toujours temps à la fin de la manif, ou à la pause syndicale, d’expliquer pourquoi nous avons participé à l’échauffourée sans tergiverser. D’autres sacrifices nous attendent avant que nous n’en ayons fini avec ces malappris de la pseudo gauche tiers-parti.

Comprenez camarades, ce n’est pas nous communistes qui avons le fardeau de la preuve de l’innocuité des mots d’ordre réformistes réclamant plus de justice de la part des riches, moins de taxes et plus d’emploi pour la Bretagne et le Finistère, et pour la France toute entière. Contre l’externalisation et contre la délocalisation industrielle; contre les fermetures d’usines, contre la dette systémique et contre la crise endémique; contre les taxes et les impôts, ces trop lourds fardeaux sur les épaules de trop peu de gens travaillant (y compris nos camarades immigrants).

Le patronat régional et le petit bourgeois local trahiront

Ceux qui présentement dirigent le mouvement en Bretagne et proposent de manifester dans un champ abandonné à Carhaix (5) – aussi loin que possible de l’ennemi de classe et de ses préfectures – ne pourront pas contenir la colère populaire; et ils oublient que pour des camionneurs rien n’est plus aisé que de rouler vers les lieux et les symboles du pouvoir assiégés – en Bretagne d’abord, à Paris ensuite et à Bruxelles enfin. Le devoir de tout communiste est d’être là, présent parmi la classe, pour indiquer la voie que les petits et les moyens bourgeois ne prendront pas – au moment crucial – fatidique – le moment où tout bascule vers l’avenir – vers l’insurrection nécessaire (6).

Souvenez-vous camarades, la crise économique s’approfondit, l’écroulement approche. L’État bourgeois – leur état-major – frappe et grappille afin de transférer du capital au grand capital. Les politiciens français s’engagent à en transférer davantage que leurs concurrents d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, du Portugal ou de Grèce. Défi homérique en effet. Ces États sont tous en collusion et en concurrence les uns contre les autres au sein même de l’Union Européenne. Bruxelles ne fait que réguler la joute interne et organiser le Front commun (National) externe des riches continentaux contre les concurrents et contre les ouvriers européens – français – bretons – quimpérois y inclus.

La classe ouvrière ayant été pressurée au maximum,  il ne reste que la petite et la moyenne bourgeoisie à surtaxer afin d’assurer le flot de capital en direction des conseils d’administration des grandes familles de rentiers monopolistes français et européens.  La petite et la moyenne bourgeoisie se sentent trahies et elles critiquent Mélenchon de ne pas les protéger; et elles menacent de rallier Marine Le Pen si les ploutocrates parisiens ne leur laissent pas leur miche de pain. Ce que la grande bourgeoisie européenne ne peut leur concéder. La concurrence internationale est beaucoup trop exacerbée. La Chine veille au grain et n’attend qu’un dernier regain avant l’effondrement définitif de l’impérialisme américain, pour s’emparer de la direction de l’impérialisme «souverain».

La bourgeoisie bretonne tient bien peu de place dans ces manigances transnationales. Elle devra se résigner et passer à la caisse pour payer son suzerain de ses deniers durement valorisés à la sueur du front des ouvriers.

C’est ici que nous vous espérions camarades

C’est précisément là que nous communistes nous attendons nos camarades.  Si d’ici là nous avons fait correctement notre travail d’information, d’explication des enjeux, d’énonciation de mots d’ordre fructueux, de mobilisation et d’organisation des révoltés, alors quand les ouvriers verront tous ces petits bourgeois se dégonfler et abandonner le combat devant les représailles de l’État policier, ils se tourneront du côté de ceux qui les auront accompagnés tout au long de ce triste périple réformiste sans pour autant commettre de compromis – pour rallier les rangs des ouvriers communistes déterminés et joindre l’insurrection incontrôlée. Debout les forçats de la faim.


________________________________________


La semaine prochaine: SURABONDANCE DE CAPITAUX DANS LES PAYS OCCIDENTAUX

Pour lire les éditoriaux de Robert Bibeau http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


_______________________________________


(1)    http://www.pressegauche.org/spip.php?article15746 et aussi
http://www.atlantico.fr/rdv/revue-analyses-financieres/1-point-croissance-facture-pessimisme-francais-ceux-qui-essaient-faire-quelque-chose-ceux-qui-entretiennent-jean-jacques-netter-902881.html
(2)http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-france-de-francois-hollande-au-bord-du-chaos_1299075.html
(3)http://www.francetvinfo.fr/economie/transports/ecotaxe/la-france-est-elle-au-bord-de-la-revolution_459456.html
(4)    Ventes de terrains : le retour de la loi Cahuzac ?
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/11/17/ventes-de-terrains-le-retour-de-la-loi-cahuzac-ii-49384.html
et pour rappel : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/09/26/temp-394e6c8efce2eeb91017d488af4e270f-49256.html

(5)  http://tempsreel.nouvelobs.com/france-la-crise-sociale/20131115.OBS5645/apres-quimper-les-bonnets-rouges-a-carhaix-le-30-novembre.html

(6) http://actualutte.com/une-autre-vision-des-bonnets-rouges/

 

Robertbibeau@hotmail.com

 

Robert Bibeau, le 27 novembre 2013


Source: LES 7 DU QUEBEC

14:39 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Canada, Europe, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, france, canada, la france à l’orée du chaos, robertbibeau | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 19 novembre 2013

INCAPABLE DE PROUVER SES ACCUSATIONS CONTRE GBAGBO, BENSOUDA «PLEURNICHE» AUPRES DU POUVOIR FRANÇAIS

 

FATOU BENSOUDA 7.jpg

 

En dépit de plus de trois ans d’enquête et d’accusations péremptoires, l’Accusation n’a rien trouvé contre le président Laurent Gbagbo. En désespoir de cause, elle se tourne vers l’Etat qui a, sous un précédent exécutif, tout fait pour tuer Gbagbo, sinon physiquement, du moins politiquement : la France. C’est en tout cas ce que révèle La Lettre du Continent. « Priée, en juin, de revoir sa copie à la demande des juges de la Cour pénale internationale (CPI) à l’issue de la première audience de confirmation des charges pesant sur Laurent Gbagbo, la procureure Fatou Bensouda aurait – entre autres – approché le ministère français de la défense pour muscler son dossier. L’ex-ministre originaire de Gambie souhaite notamment entrer en possession de la liste établie par la force française Licorne détaillant par le menu l’arsenal d’armes lourdes qui aurait été découvert dans les sous-sols de la présidence ivoirienne au lendemain de la crise postélectorale de 2011 », écrit le périodique édité à Paris.

La démarche est curieuse. En effet, des informations de première main nous permettent d’affirmer que les services de l’Etat à leur plus haut niveau, sous Nicolas Sarkozy, ont activement participé à l’opération « ferrer Gbagbo ». Si Sarkozy et la force Licorne n’ont pas apporté des informations décisives sur une éventuelle implication du chef de l’Etat ivoirien en exercice d’alors dans la commission de crimes contre l’humanité alors que « le fer était chaud », que peut bien faire Hollande aujourd’hui, avec autant de… retard ? De plus, si des armes lourdes ont été découvertes dans le sous-sol de la présidence ivoirienne, c’est bien parce qu’elles n’ont pas été utilisées pour commettre des crimes. Et posséder des armes dans un contexte de guerre civile et de guerre sournoise menée par des pays tiers, ne signifie pas qu’on a l’intention de commettre des crimes contre l’humanité ! Cette logique conduirait à traduire devant la justice internationale à peu près tous les chefs d’Etat du monde ! Il est tout de même important de noter, audelà de l’anecdote, qu’il était a priori facile de « coincer » Gbagbo, si les crimes qu’on lui attribue sans pouvoir les prouver avaient vraiment été planifiés par lui.

En effet, la guerre postélectorale ivoirienne était une guerre « avec observateurs ». L’armée française était là, et avait les moyens humains, logistiques et scientifiques de recueillir un nombre important de preuves – surtout que le pouvoir politique de l’époque avait déjà clairement exprimé son intention de conduire Gbagbo à La Haye ; celui de Chirac aussi, et ce depuis 2003. Les capacités françaises en matière d’espionnage et d’écoutes téléphoniques sont grandes, surtout dans son pré carré, littéralement quadrillé par les câbles de fibre optique d’Alcatel Lucent – dont une ministre française a révélé récemment qu’elle était une entreprise stratégique pour des raisons relevant du renseignement – et par les installations des filiales de France Télécom, société d’Etat. L’ONUCI était là, et avait elle aussi à sa disposition des experts aux compétences avérées. Les organisations de défense des droits de l’Homme étaient présentes. Pourtant, aucune étude balistique sérieuse, aucune autopsie, aucun témoignage de première main étayé par des données matérielles, n’ont pu être fournies jusqu’à présent par le bureau du procureur auprès de la CPI. Vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre !


Philippe Brou, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".


Source: CONNECTION IVOIRIENNE

lundi, 11 novembre 2013

WATTAO, UNE INSULTE A L’INTELLIGENCE

WATTAO 2.jpg

 

Le 6 novembre dernier, sur France Culture, le journaliste Emmanuel Leclère a dressé un portrait surréaliste d’Issiaka Ouattara, dit « Wattao », l’un des personnages centraux de la crise ivoirienne depuis la rébellion issue du Coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire.

Quand j’ai écouté la première fois ce billet « culturel » ( ?!), j’ai d’abord fait le rapprochement avec le récent reportage de Christophe Hondelatte où ce même Wattao joue la « vedette américaine » en exposant sans vergogne sa « belle gueule » et son « bling-bling » comme le répète Emmanuel Leclère.

Puis je me suis posé la question : pourquoi une telle médiatisation d’un personnage falot qui ne doit sa « réussite » qu’à ses rapines de soudard éclaboussé du sang de ses compatriotes ?

En effet Wattao n’est ni un « ancien chef de guerre », ni un « ex-chef rebelle efficace », ni un « bon commerçant dioula » (pour les connaisseurs, c’est un pléonasme)….Non Wattao est un prédateur nourri de mutineries, de désertions et de rébellions, bras armé des vrais profiteurs de la longue agonie de la démocratie en Côte d’Ivoire, qui n’aurait jamais atteint le sommet du Pouvoir sans l’intervention militaire française en 2011, comme le reconnaît benoîtement Monsieur Leclère.

Wattao est au niveau des autres chiens de guerre qui ont sévit et continuent de sévir un peu partout en Afrique, le plus souvent « commandités » par des mains « obscures » mais expertes à manipuler des pauvres bougres vite enivrés par un pouvoir « inespéré » et qui finit, toujours, par les dévorer.

J’ai connu Wattao petit kakaba du Coup d’Etat contre Bédié en 1999. Il errait dans les couloirs de la Primature (où le Général Guei avait pris ses quartiers au début de la Transition). Il réapparait au cours du Coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002, après avoir fui au Burkina à la suite de l’échec d’une mutinerie anti-Guei en 2000. Il fait rapidement partie des Commandants de Zones (les « Com’Zones ») mis en place par la rébellion qui s’installe dans le Nord du pays après l’échec du Coup lui-même. Il dirige la « compagnie »Anaconda (sans doute dénommée ainsi d’après son surnom personnel : Saha Bélé Bélé-le gros serpent en dioula).Maître de la zone de Seguela, il organise tous les trafics possibles (or, diamant, braquages des agences de la BCEAO…) et n’hésite pas à étendre son territoire en « annexant »  la zone de son complice et néanmoins adversaire « en affaires », Koné Zacharia, lors de la disgrâce de celui-ci prononcée par Guillaume Soro, après une énième exaction mal venue dans le contexte du rapprochement « tactique » entamée par le leader des rebelles qui, on le sait aujourd’hui, n’était que le début de la machination qui devait conduire au renversement du président Gbagbo par tous les moyens.

Ainsi, lors de la cérémonie pour la Fête Nationale le 7 aout 2007, le « Commandant » Wattao exhibe son bel uniforme d’officier et s’affiche, dans le sillage du président Gbagbo, entre le Général Mangou, Chef d’Etat Major des Armées et le Général Clément-Bollée, patron de la Force Licorne (celui-là même que Ouattara vient d’appeler pour « tenter » de recréer une armée nationale digne de ce nom…).

WATTAO.jpg

Wattao et ses coreligionnaires sont de retour dans la République. Mais, dès le début de la crise postélectorale, lui et les autres retournent à leur destin : mercenaires sans foi ni loi, à la tête d’une horde hétéroclite chargée de prendre Abidjan après avoir semé terreur et désolation dans tout le pays. Malgré l’apport logistique et l’ordonnancement tactique mis au point par les « donneurs d’ordre » occidentaux, ils seront mis en déroute les 31 mars et 1er avril 2011, contraints de se retirer de la majeure partie de la ville. Et si la Force Licorne n’avait pas, comme le dit Emmanuel Leclère, « fait le ménage », Wattao ne serait jamais arrivé à la Résidence le 11 avril (où, d’ailleurs, ni lui, ni personne, n’a « passé » les menottes au président Gbagbo).

Il fallait rappeler tout cela pour faire comprendre la réalité de la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui. Plus de 30 mois se sont écoulés depuis que François Fillon, Premier Ministre à l’époque, a déclaré devant l’Assemblée Nationale française qu’il « était fier que l’armée française ait participé au rétablissement de la démocratie en Côte d’Ivoire ». Quelle démocratie ? Celle qui érige en maitres du jeu des chefs de bandes qui n’obéissent qu’à leurs propres lois, celle qui piétine les libertés fondamentales au gré de ses humeurs, celle qui laisse mourir en prison les uns et contraint à l’exil les autres, celle qui pille l’économie nationale et étale insolemment le fruit de ses méfaits face à une population exsangue et meurtrie ?

Pour quelques observateurs des médias internationaux, des « sujets » comme Wattao sont, peut-être, une « source d’inspiration » pour des reportages « chocs », mais pour l’immense majorité des ivoiriennes et des ivoiriens, ainsi que pour tous ceux qui sont attachés au respect du Droit et des Libertés, où qu’ils soient, c’est une forme d’ « insulte à l’intelligence ».

En effet, alors que le Procureur à la Cour Pénale Internationale (CPI) n’en finit plus d’essayer de se justifier dans sa tentative désespérée de trouver des charges contre le président Gbagbo, la Côte d’Ivoire s’enfonce, jour après jour, dans une spirale infernale. Aujourd’hui le pays du président Houphouët, père du « miracle ivoirien », le pays du président Gbagbo, qui avait réussi à atteindre, dans un climat de guerre larvée et de partition du pays, le Point de Décision de l’initiative PPTE (que Ouattara s’est « adjugé », comme beaucoup d’autres réalisations entamées sous le président Gbagbo), ce pays-phare de l’Afrique, vient tendre piteusement la main, ici et là, pour faire « ses fins de mois »…. !

Il est temps que la « communauté internationale », ou du moins ceux qui s’en prévalent, comprennent enfin qu’une Nation ne peut pas être l’otage de « héros » de mauvais films confortés par la lâcheté d’une petite partie de la classe politique prête à toutes les compromissions pour assouvir une soif effrénée d’argent et de pouvoir. La Côte d’Ivoire est une grande nation qui ne se reconnaît pas dans des quelconques Wattao et qui aspire à se développer dans l’harmonie et la concorde, dans le respect des convictions des uns et des autres, dans le cadre d’un débat démocratique libre et pacifique. L’immense espoir qui commence à naître, dans le sillage des actions menées à travers le pays par les dirigeants du FPI, dans l’attente de l’élargissement, indispensable désormais du président Gbagbo, préfigure cette Côte d’Ivoire de demain où personne, quelques que soient ses choix politiques ou religieux, ne sera exclu de la communauté nationale.

Non Wattao n’est pas le « Sheriff » d’Abidjan mais, plutôt, son Dalton.


Le 11 novembre 2013,

Bernard Houdin

Conseiller Spécial du président Laurent Gbagbo

vendredi, 08 novembre 2013

LE PRIX RENAUDOT DECERNE A UN MILITANT PRO-PEDOPHILE, GABRIEL MATZNEFF


france, Annie GOURGUE,  Présidente de l'association la Mouette,Militer pour la Pédophilie n'est pas un Crime, puisque les membres du jury ont décerné Le prix Renaudot, à un militant pro pédophile, Gabriel MATZNEFF


Militer pour la Pédophilie n'est pas un Crime puisque les membres du jury ont décerné Le prix Renaudot à un militant pro pédophile, Gabriel MATZNEFF !

 
Une insulte à tous les enfants victimes !


Sous le couvert d'argumentaires littéraires, il sera relayé par les médias, invité sur les plateaux de télévision, et soutenu dans le milieu littéraire.

Dans son essai, » Les Moins de seize ans », Gabriel Matzneff expose son goût pour les mineurs des deux sexes.

Il use du terme « enfant » pour désigner indifféremment les enfants et les jeunes adolescents, sans évoquer la notion de puberté. Il écrit : « Ce qui me captive, c'est moins un sexe déterminé que l'extrême jeunesse, celle qui s'étend de la dixième à la seizième année et qui me semble être — bien plus que ce que l'on entend d'ordinaire par cette formule — le véritable troisième sexe. En revanche, je ne m'imagine pas ayant une relation sensuelle avec un garçon qui aurait franchi le cap de sa dix-septième année. (...) À mes yeux l'extrême jeunesse forme à soi seule un sexe particulier, unique. ». Gabriel Matzneff revendique pour lui-même la qualification de « pédéraste », soit un « amant des enfants ». Il dénonce par ailleurs le fait que le « charme érotique du jeune garçon » soit nié par la société occidentale moderne « qui rejette le pédéraste dans le non-être, royaume des ombres ». « Un enfant dit-il, appartient à ses parents et à ses maîtres. Ce sont eux qui en ont l'usage exclusif. Pourtant, c'est nous que ces nauséabonds personnages accusent de détournement de mineur ». Sommes nous donc de nauséabonds personnages, pour vouloir protéger nos enfants des gens que moi, je qualifie de prédateurs sexuel et d'abuseurs de nos jeunes enfants, naïfs de ce que représente une telle perversion?

Saviez-vous que Matzneff estime qu'« il n'y a pas un homme normalement constitué qui lise le croustillant récit des amours de Tonton Lucien (histoire d'un quinquagénaire qui avait, au cours de « ballets roses », abusé de fillettes âgées de onze à quinze ans), sans bander et songer qu'il aurait bien aimé être à sa place ». Quand on lit ce genre d'affirmations, je me demande comment réagissent les hommes à la lecture de telles accusations et comment Matzneff, n'a pas encore eu de procès en bonne et dû forme de la part de la gente masculine. Ne peut-on pas le qualifier de consommateur du sexe quand il affirme « En outre, si violence il y a, la violence du billet de banque qu'on glisse dans la poche d'un jean ou d'une culotte (courte) est malgré tout une douce violence. Il ne faut pas charrier. On a vu pire ».

Présidente de l'association La Mouette, association de défense et de protection de l'enfant, j'ai été scandalisée et je reste scandalisée par ses propos fallacieux qui ramènent l'enfant à un « prostitué potentiel », une honte diffamatoire sur la moralité et les désirs propres d'un enfant.
Le psychiatre Bernard Cordier estimait en 1995 qu'« un écrivain comme Gabriel Matzneff n'hésite pas à faire du prosélytisme. Il est pédophile et s'en vante dans des récits qui ressemblent à des modes d'emploi.

Or cet écrivain bénéficie d'une immunité qui constitue un fait nouveau dans notre société. Souvenez-vous, lorsque la Canadienne Denise Bombardier l'a interpellé publiquement chez Pivot, rappelant le « Droit à la personne ». C'est elle qui, dès le lendemain, essuya l'indignation des intellectuels.

Lui passa pour une victime : un comble ! (...) On ne prétend pas que ce type d'écrits sème la pédophilie, mais il peut la cautionner et faciliter le passage du fantasme à l'acte chez des pédophiles latents. Ces écrits rassurent et encouragent ceux qui souffrent de leur préférence sexuelle, en leur suggérant qu'ils ne sont pas les seuls de leur espèce et leur donnent un statut de victimes. D'ailleurs, les pédophiles sont très attentifs aux réactions de la société française à l'égard du cas Matzneff. Les intellectuels complaisants leur fournissent un alibi et des arguments : si des gens éclairés défendent cet écrivain, n'est-ce pas la preuve que les adversaires des pédophiles sont des coincés, menant des combats d'arrière-garde ?

Pour l'universitaire américain Julian Bourg, la distinction opérée ainsi par Matzneff relève d'un désir de défendre « les pédophiles bien intentionnés comme lui », ainsi tout est dit.

C'est une insulte à tous les enfants victimes et cela me choque .


Annie GOURGUE,

Présidente de l'association la Mouette.


Source: NETWORK VISIO FRANCE

ALLEMAGNE: LA DECOMPOSITION RAPIDE DE LA FRANCE VA ENTRAINER L'ENSEMBLE DE L'EUROPE VERS LE BAS


FRANçOIS HOLLANDE 3.jpg


À l’instar de Jacques Schuster du journal Die Welt, les Allemands s’inquiètent de la menace que la France fait peser sur l’Europe.

 

Notre voisin languit depuis des années mais la société française n’est pas prête au changement. Chaque faillite est acceptée. Le pire c’est que les Français vont nous entraîner dans leur chute.

Les États peuvent-ils échouer ? Sont-ils en mesure de se rendre compte que finalement il n’y a plus une pierre à retourner ?[1]​ Serait-il possible que la phrase d’Hölderlin soit erronée : « Quand il y a un danger, les secours s’organisent. » Mais que faire si l’état d’urgence est décrété et que les aides sont absentes ?

Qui regarde l’autre rive du Rhin vers la France est saisi d’horreur. Ce pays qui croupit depuis des années  est en voie de décomposition rapide. Depuis près d’une décennie, les experts ont mis en garde la France contre sa relégation, mais rien n’a changé. Vous pouvez constater le champ de ruines qui ne cesse de s’agrandir. La France ne tremble pas en dépit du fait que depuis 2009, plus de mille usines ont fermé ! (la plus récente étant celle de Peugeot à Aulnay qui a arrêté sa chaîne de production jeudi dernier)

Chirac et Sarkozy n’ont fait aucune réforme sérieuse.

Il y a sept ans le philosophe Pascal Bruckner dit à ses compatriotes que la France devenait progressivement lilliputienne. Comme ils ne voulaient pas entendre la vérité, ils s’enfermèrent dans une « combinaison unique d’arrogance et de haine de soi ». Mais très peu de ses compatriotes entendirent l’appel de Bruckner et très peu aussi sont ceux qui étaient prêts à accepter des changements drastiques[2].

Il y a seulement ​​un terrain sur lequel la société française est sortie brusquement de sa léthargie. Il s’agit d’un mouvement de révolte arborant un bonnet rouge au lieu du bonnet phrygien mais qui reprend la même antienne que celle des révolutionnaires sur les barricades :

« Liberté, Égalité, Fraternité », mais, en réalité, leur message est le suivant : « Prudence, prévoyance et protection de nos emplois. »

Les récentes manifestations en Bretagne attestent que les agriculteurs et les camionneurs ont réussi leur pari de renverser l’écotaxe que la capitale voulait lever pour remplacer les poids-lourds par des trains. Il ne semble pas que le président Hollande soit capable de briser la force des contre-révolutionnaires. Pourquoi devrait-il être plus fort que ses prédécesseurs Chirac et Sarkozy qui ont fait si peu ou rien pour réformer en profondeur ce pays ?[3]

La dette française va bientôt dépasser le seuil critique de 100% du PIB

Le pays coule et la seule chose qui augmente est le chômage qui s’établit à 11% pour la population active et à 26% chez les jeunes. La dette s’élèvera à 95% du Produit intérieur brut à la fin de l’année. Le manque de ressources financières conduit Paris à réduire son investissement dans la recherche à 2% alors que Berlin y consacre 4%. Par ailleurs, les exportations ont chuté de 20% depuis 2005. L’OCDE a mis en garde contre le danger que Paris court à subventionner les industries les moins avancées.

La France n’est plus en mesure de continuer dans cette voie sans issue. Mais toute faillite, tout licenciement, ou toute mauvaise nouvelle est acceptée comme un coup du sort. Contre cet état d’esprit on ne peut rien faire.

« Aucune force ne peut agir contre l’esprit destructeur d’une nation si elle n’est pas elle-même inconsciente ou morte », disait Hegel. C’est une mauvaise chose car les Français vont finalement tirer vers le bas toute l’Europe [4]

 

___________________________________________________________

 

  1. Ce n’est pas l’opinion du gouvernement socialiste qui invente chaque semaine une nouvelle taxe en espérant revenir, un jour, à la barre mythique de 3% de déficit budgétaire comme s’y est engagé le ministre de l’économie Pierre Moscovici (un ancien énarque) auprès de la commission européenne.
  2. La potion libérale est toujours refusée par les docteurs Knock sortis de l’ENA qui sont aux commandes de l’économie française depuis 1974 avec le succès que l’on connaît. Aucun budget n’a été équilibré depuis leur accession au pouvoir. Nous doutons que leur maître à penser Lord Keynes approuverait leur politique de relance par le déficit budgétaire qu’ils mènent inlassablement depuis quarante ans. 
  3. C’est la question que la « fausse droite » UMP aurait dû se poser quand elle était au pouvoir. 
  4. Un sondage d’IFOP commandité par le Journal du Dimanche, montre que 91% des Français ne sont pas satisfaits de la politique du président, 40% demandent un changement de sa politique et 30% de son gouvernement. Ce sondage est consternant car il prouve, une fois de plus, que les Français misent toujours sur un changement de tête pour faire des miracles plutôt que sur un remplacement de son modèle collectiviste qui nous conduit à la ruine, à la guerre civile, et à la fin de l’Union européenne comme le craignent les Allemands qui ont su se réformer à temps. La France ne sait pas se réformer en paix, elle ne fait que des révolutions sanglantes quand la pression devient intenable. On approche rapidement de ce seuil de non-retour. Le gouvernement socialiste en est-il conscient ?

 

Source: META TV.ORG

lundi, 04 novembre 2013

LE VIEUX NEGRE ET LA MEDAILLE

ALASSANE OUATTARA. ACADEMIE SCIENCES OUTRE-MER.jpg


Ce lundi 4 novembre 2013, le Président ivoirien, Alassane Ouattara, sera installé ou distingué comme "membre associé de l’Académie des sciences d’Outre-mer". Certes. Mais, pour quelle contribution? Pour quelle recherche ou publication ayant rapport avec les domaines d’activités de cette Académie, activités qui concernent principalement l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie et l’Océanie? Quels sont les critères de choix ou d'éligibilité des membres associés de l’Académie des sciences d’Outre-mer? Dans la bibliothèque que possède l'Académie, combien de livres le président Ouattara a-t-il écrit sur les 70 000 ouvrages qui constituent son importante source de référence relative à la culture des anciennes colonies et territoires d’Outre-mer?...

Etant donné que la devise de cette Académie est « Savoir, Comprendre, Respecter, Aimer », nous sommes des milliers qui voulons savoir, avoir réponses à toutes ces interrogations pour comprendre l'importance de cette cérémonie d’installation, pour apprécier la distinction du président Ouattara à sa juste dimension et pour vivre pleinement cet événement...

Sinon qu'on arrête de nous divertir (au sens pascalien de ce terme: détourner des préoccupations réelles du moment) avec ces genres de cérémonies-bateaux, pour ne pas dire tintamarres, qui n'avancent à rien, et qui n’apportent rien, ni à l'Afrique, ni aux Africains. Du moins, de mon humble avis.


Léandre Sahiri, Ecrivain.

ALASSANE OUATTARA. ACADEMIE SCIENCES OUTRE-MER 2.jpg

ALASSANE OUATTARA. ACADEMIE SCIENCES OUTRE-MER 3.jpg

ALASSANE OUATTARA. ACADEMIE SCIENCES OUTRE-MER 4.jpg

ALASSANE OUATTARA. ACADEMIE SCIENCES OUTRE-MER 5.jpg


Photos de la cérémonie. ABIDJAN.NET

mercredi, 30 octobre 2013

6 GENERAUX FRANÇAIS FONT DE GRAVES REVELATIONS: «ON DEVAIT DEGOMMER GBAGBO POUR METTRE OUATTARA»

 

CAMP FRANçAIS BOMBARDE.jpg


Le bombardement du camp français de Bouaké pendant l'opération ''Dignité'' lancée en novembre 2004 par l'armée ivoirienne contre les positions de la rébellion, n'a pas fini de livrer ses secrets.

 

Neuf (9) ans plus tard, des langues, et non des moindres, se délient et font des révélations sur cet événement qui a durement secoué la vie politique nationale. Il s'agit de six (6) généraux français, dont le général Bentégeat, ancien chef d'état-major de l'armée française, et l'adjoint du général Poncet, patron de la force française Licorne au moment des faits. Ils ont été interrogés du 16 au 22 octobre dernier par la juge d'instruction, Kery en charge de l'affaire.

La magistrate française, qui prévoit d'entendre également l'ex-président Laurent Gbagbo comme témoin dans cette affaire, a eu droit à une série de révélations pendant l'audition des généraux français. Comment et pourquoi les blindés français se sont retrouvés à proximité de la résidence de Laurent Gbagbo ? Pourquoi la base militaire française  de Bouaké a-t-elle été bombardée ? Qui a donné l'ordre ? Des questions qui trouvent leurs réponses dans les révélations faites par ces généraux et à paraître aujourd'hui dans le journal panafricain Jeune Afrique (JA). Levant un coin du voile hier dimanche 27 octobre, sur les antennes de Rfi, François Soudan, le directeur de la Rédaction de JA, souligne  que le général Bentégeat décline toute responsabilité dans les événements de novembre 2004. « Il affirme n'avoir pas participé au conseil restreint (de guerre) à l’Élysée. Normalement, il devait y être ». Pourquoi n'y a t-il pas été associé ? Le mystère demeure. Autre révélation, celle faite par le général Renaud de Malaussène, l'adjoint du général Poncet à la tête de la force Licorne.

Parlant du bombardement du camp français de Bouaké, cet officier général fera savoir, révèle JA, qu'il s'agissait « d'un projet politique qui visait à mettre Ouattara en place et dégommer Gbagbo ». Il  ajoute que « Laurent Gbagbo n'a jamais voulu bombarder le camp de Bouaké, ni tuer un soldat français »,contrairement à ce qui a été dit. « Quelqu'un dans son entourage a pris cette décision sans le lui dire. La mouvance Gbagbo est tombée dans un piège », précise le général Malaussène. Des révélations sur les événements de novembre 2004 qui tendent à disculper l'ancien patron du pouvoir d'Abidjan, Laurent Gbagbo, pourtant accusé d'avoir tué des soldats français. L'on se souvient en effet que le 6 novembre 2004, alors que les bombardiers Sukhoï de l'aviation ivoirienne avaient réussi avec brio des frappes dites « chirurgicales » destinées à détruire les armes de la rébellion, et partaient pour les dernières frappes, une bombe va se retrouver dans le camp militaire français. L'explosion causera la mort de huit soldats français et un civil américain.

En représailles, Paris a ordonné la destruction systématique des aéronefs ivoiriens. L'armée de Côte d'Ivoire est neutralisée, la capitale Abidjan, cœur du pouvoir central, est sous contrôle des soldats français. Une colonne de blindés de la force Licorne se retrouve à quelques pas de la résidence présidentielle à Cocody. On croit alors à la fin du régime de Laurent Gbagbo, quand un bouclier humain, constitué de jeunes patriotes conduits par Charles Blé Goudé, fait barrage à l'expédition française, sauvant ainsi le régime de la Réfondation. On dénombrera plusieurs morts et de nombreux blessés dans cette confrontation entre les jeunes patriotes et l'armée française. Neuf ans après cet épisode douloureux de la crise ivoirienne, la vérité commence à se savoir.

 

H. ZIAO - L'inter


Côte d'Ivoire: Comment l'affaire Gbagbo préoccupe le pouvoir

«Et si Gbagbo était libéré?» C'est le titre d'un article en couverture qui paraît dans Jeune Afrique (Ja) de ce lundi 28 octobre au dimanche 3 novembre 2013.


François Soudan, le Directeur de la Rédaction de l'hebdomadaire panafricain, a donné les grandes lignes de ce « papier » sur les ondes de Radio France international (Rfi), hier dimanche 27 octobre 2013. L'éditorialiste de Ja a indiqué que le dossier Laurent Gbagbo « préoccupe beaucoup » le pouvoir ivoirien. « Ça préoccupe beaucoup, en tout cas, du côté du pouvoir en place. On agite une menace relativement claire qui est de dire que l’intervention de la Cpi n’a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d’Ivoire. Elle ne les a pas annulées, que Gbagbo est toujours inculpé pour crimes économiques.

Alassane Ouattara a demandé à 4 personnes de suivre le dossier à la loupe. Il y a Amadou Gon Coulibaly, il y a Mamadou Diané. Il y a le ministre de la Justice, Coulibay (Gnénéma) et le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko », a informé François Soudan. Pour lui, la libération de l'ex-chef de l'Etat ivoirien est certes une question tabou mais, une question d’actualité. « Question tabou parce que les supporters de Laurent Gbagbo espèrent que finalement, la Cpi désavoue la Procureure Fatou Bensouda, qu’elle trébuche et que les charges soient purement et simplement abandonnées, faute d’un dossier d’accusation suffisamment solide. On n’en est pas, évidemment, encore là. Les juges ont renvoyé Fatou Bensouda à sa copie. On attend que les choses s’éclaircissent », a déclaré le journaliste sur Rfi.

Dans cette même édition de Ja, François Soudan a révélé que Laurent Gbagbo demeure le chef, le patron au Front populaire ivoirien (Fpi), son parti. « C’est toujours lui le patron.  Aucune décision, apparemment, n’est prise sans qu’il n’ait été informé et sans qu’il n'ait donné son accord préalable », a-t-il affirmé.

Quid de la candidature du fondateur du Fpi à la présidentielle de 2015 ? « On ne sait pas très bien », a répondu M. Soudan. « C’est la question effectivement qu’on se pose. Affi N’Guessan que nous avons interrogé, le président du Fpi, dit ne pas savoir ce qu’il en est et que c’est à Laurent Gbagbo lui-même qu'il conviendrait bien de poser la question. Mais, on ne le voit pas trop vivant, reclus dans une villa que ce soit en Afrique du Sud, que ce soit dans son village de Mama, s’il rentrait en Côte d’Ivoire. On le voit plutôt peut-être se réinstaller dans le paysage politique », a-t-il précisé.

 

SYLLA Arouna

CPI - Probable sortie de prison: Ce que Ouattara prépare contre Gbagbo

Les personnes en mission pour le chef de l'Etat

C'est demain mardi 29 octobre que l'on devrait être situé sur la libération provisoire ou non de Laurent Gbagbo. Selon un communiqué rendu public par la Cour pénale internationale ( Cpi) en fin de semaine dernière, c'est ce mardi que sera rendu public le verdict arrêté par cette juridiction suite à l'audience du 9 octobre dernier.


Il y a environ trois semaines, la Cpi avait planché sur une éventuelle libération conditionnelle de l'ex-chef de l'Etat et promis de livrer son verdict d'ici au 11 novembre. On attendait donc ce 11 novembre, quand la même Cpi annonce finalement le verdict pour ce mardi. Si l'événement est attendu fiévreusement par les partisans de Gbagbo, sa probable libération ne réjouit pas tout le monde, en particulier le régime Ouattara. C'est du moins ce que révèle Jeune Afrique dans son édition à publier cette semaine.

Au dire du directeur des rédactions de ce magazine, qui était sur les antennes de Rfi hier dimanche, Alassane Ouattara entend contrer le retour éventuel de Gbagbo à Abidjan après sa libération. Le chef de l'Etat, révèle le confrère, mijote un plan B visant à embêter son prédécesseur au cas où celui-ci envisagerait de revenir au bercail.

A cet effet, le régime Ouattara entend relancer les poursuites judiciaires engagées contre Gbagbo et qui avaient été, en quelque sorte, gelées. Ouattara prévoit ainsi de contrecarrer un éventuel retour au pays de l'ancien chef de l'Etat, au cas où celui-ci venait à bénéficier d'une liberté conditionnelle voire d'une relaxe pure et simple. « Ça préoccupe beaucoup le pouvoir en place. On agite une menace relativement claire, qui est de dire que l'intervention de la Cpi n'a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d'Ivoire, qu'elles ne sont pas annulées et que (donc) Laurent Gbagbo est toujours inculpé pour crimes économiques », rapporte le confrère, qui ajoute que pour s'occuper du cas Gbagbo, quatre personnalités du régime ont été mises en mission par Ouattara. Il s'agit du secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, du ministre de la Justice, des Libertés publiques et des Droits de l'homme, Gnénéma Coulibaly, du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko et de Me Mamadou Diané, avocat et conseiller d'Alassane Ouattara, chargé des droits de l'homme et des questions humanitaires. C'est à ces quatre hommes du système Ouattara qu'il a été demandé de préparer la contre-attaque en cas de retour au bercail du détenu de Scheveningen.

Le régime Ouattara a, sans doute, raison de se préoccuper de l'après-libération de Gbagbo, d'autant que celui-ci pourrait ne pas se retirer de la vie politique. A en croire le confrère, rien ne semble avoir été décidé quant à sa participation à la présidentielle de 2015, au cas où il serait remis en liberté. « Affi N'guessan dit ne pas savoir ce qu'il en est et que c'est à Laurent Gbagbo lui-même qu'il conviendrait de poser la question », révèle le confrère, qui ne croit guère à une mise à la retraite de l'ancien chef de l'Etat. « S'il peut rentrer en Côte d'Ivoire, on le voit plutôt se réinstaller dans le paysage politique », prédit Jeune Afrique.

 

Assane NIADA - L'inter


Source: I MATIN.NET

vendredi, 25 octobre 2013

L’ESCROQUERIE DU «PRINTEMPS ARABE»: LA DESILLUSION ENVAHIT LES MEDIAS DE L’OTAN

 

Le Caire, Égypte, le 4 février – La réaction d'un jeune homme à la rumeur de démission de Moubarak. Le dictateur tombera finalement le vendredi suivant, le 11 février. (Photo Ron Haviv / VII)

 
La Libye made in NATO voit en cette fin octobre deux années d’anarchie violente succéder à la prospère Jamahiriya de Kadhafi. Années interminables … « La Libye, plongée dans une transition chaotique émaillée de violences, marque mercredi sans faste ni enthousiasme le deuxième anniversaire de la chute du régime de Mouammar Kadhafi. » Quel aveu …
 
Il faut lire les médias de l’OTAN pour prendre la mesure de la désillusion qui envahit les professionnels de l’information aux ordres à propos du soi-disant « printemps arabe ». Prenons Le Temps, quotidien suisse de référence et partenaire du Monde et du Soir (Bruxelles), éperdu d’amour pour tous les barbus ‘rebelles ». En Tunisie, en Egypte, en Libye, en Syrie …
 
Il nous explique aujourd’hui, sans remord ni mea-culpa, la destruction et le désenchantement du monde arabe. A propos de la Tunisie, le quotidien genevois décrit « Les électeurs dégoûtés par les politiciens » : « Manifestation fin septembre pour demander la dissolution du gouvernement de coalition dirigé par le parti islamiste Ennahda. Deux ans après les premières élections législatives libres, les citoyens critiquent une classe politique plus intéressée par les luttes de pouvoir que par leur quotidien, qui s’est nettement dégradé »…
 
Sur l’Egypte, au bord de la guerre civile entre factions pro-américaines, même constat d’échec. A voir « les points de vue Armée, Frères musulmans, libéraux… les fronts paraissent plus tendus que jamais, et l’Egypte semble au bord de l’explosion. Faut-il craindre une guerre civile, un scénario à l’algérienne, à la syrienne même? » interroge Le Temps. Un éditorialiste analyse avec inquiétude qu’«En Egypte, un tragique scénario «à l’algérienne» se dessine». L’Algérie du FIS et de la décennie noire de la guerre terroriste.
 
Pourtant l’histoire de la dernière décennie ne pouvait laisser aucun doute sur le résultat de la nouvelle vague de « démocratisation » du « Grand Moyen-Orient ». Car « apporter la démocratie » c’était déjà le prétexte de la propagande de Bush II et de ses neocons pour s’emparer de l’Irak ba’athiste.
 
Et les médias de l’OTAN connaissent parfaitement le bilan de la « démocratisation » de l’Irak. Le Temps, précisément, commentait récemment : « Irak: une décennie de guerre en chiffres Il y a dix ans, les Etats-Unis envahissaient l’Irak. Quel pays ont-ils laissé derrière eux? Combien de morts dénombre-t-on et quels ont été les impacts de l’occupation américaine et britannique? ». La réponse tient en un chiffre : 650.000 civils morts. Et une réalité géopolitique : la « Prusse du Moyen-Orient » du Ba’ath devenue un état semi-failli, livré aux américains et à ses voisins. En voie d’éclatement. De « somalisation ». Comme l’est la Libye. Et comme on voudrait que la Syrie le devienne.
Les journalistes ? Aveugles, idiots ou complices ?
 

Luc MICHEL




PAGE OFFICIELLE Facebook  https://www.facebook.com/Pcn.luc.Michel

mardi, 15 octobre 2013

COURAGEUSE RADIO FRANCE INTERNATIONALE - RFI SE MOUILLE... LES ORTEILS

LOGO RFI.png


Demi-mensonges, demi-vérités, il « faut » parler de Nahibly, des évènements du 10 et 11 octobre 2011, histoire de déranger le Mossi, comme un poil à gratter, mais sans l’écorcher vraiment. La RFI décide donc de rappeler ce triste anniversaire, et se donne un titre accrocheur: « L'enquête sur la fosse commune de Duékoué au point mort ». Mais voilà tout est dans le titre, il n'y a aucun développement dans l'article. Aucune critique du régime Ouattara qui n'a pas encore déposé ses conclusions d'enquête, ou pour être plus précis, n'a pas encore commencé à enquêter...Comme la réconciliation, le vivre ensemble, les procès des plus de 700 personnes incarcérées au nom de leur proximité avec Laurent Gbagbo, l'enquête sur Nahibly est au point mort, les six morts sont les six cadavres retrouvés dans "une" fosse commune, la seule, l'unique.

Et les trois doctorats de notre économiste bardé de deux récentes distinctions « honoris causa » de la sous région, n'ont pas multiplié ses neurones, ses capacités de travail, son soucis de vraie justice... L'enquête sur Nahibly est au point mort .Simple point mort, comme celui d'un véhicule en bon état à l'arrêt, momentanément, bientôt les vitesses s'enclencheront, bientôt, très bientôt, le train du progrès n’attend pas, mais d'abord il…faut préparer les élections d’octobre 2015...

Le seul cri du cœur de RFI, la radio au service des tueurs bien plus que de leurs victimes, c'est de brandir ce chiffre ridicule de six victimes, sans honte, sans aucune gêne : un chiffre est neutre, il n'a pas de vie en lui, il n'est le fils de personne, il n'est l'époux de personne, il n'est le père de personne.

côte d'ivoire,france,courageuse radio france internationale,rfi se mouille... les orteils,shlomit abel,résistance côte d'ivoire israël
Et pourtant, oser affirmer comme RFI que Nahibly se résume à 6 morts est plus que du mensonge, c’est une insulte grave faite aux vivants et aux morts, même si ce média affirme timidement que des familles sont sans nouvelles de quarante autres personnes …Et bien sûr on ne rapporte même pas les morts découverts dans des puits à cause de l'abominable odeur, les décomptes faits par la Croix Rouge, diverses ONG et les associations de victimes, les disparus, évanouis dans la nuit de l’horreur… On ne rappelle pas non plus le travail des soldats de l’ONUCI, filmés, et qui ont enterrés dans des fosses des dizaines de cadavres, sans aucuns témoins ni les familles, ni les autorités villageoises, ni les autorités religieuses, ce contingent de bérets bleus marocains, récompensés, honorés, et réduits au silence, qui ont à la hâte enterré les victimes de Duékoué et certainement celles de Nahibly, simples déchets humains mis dans des sacs poubelles, manipulés avec des excavatrices et que l’on jette sans état d’âme dans des fosses…

Les nazis étaient jugés à Nuremberg pour ces crimes appelés « crimes contre l’humanité ». Ici celui qui croupit à la Haye est en attente lui aussi d'un jugement pour crimes contre l’humanité, mais les vrais tortionnaires les vrais génocidaires, exécutants des commanditaires se promènent en toute liberté, sans aucune enquête. Nicolas Sarkozy vient d’être blanchi contre toute attente dans l’affaire Bettencourt et Ouattara se prépare à gagner de vraies fausses élections en octobre 2015 pour continuer de bénéficier d’une immunité, désormais délivrée par la CPI, grâce au courage de larbin de l’Union Africaine, qui demande l'immunité de tous les chefs d'états africains en cours de mandat. Alors que le président Gbagbo, en dépit de l’absence de preuves, reste “le” coupable à juger, et que son épouse, parlementaire élue selon des élections reconnues, a perdu son immunité.

Allez comprendre autre chose que cette mascarade où toutes les normes sont renversées, ingérence humanitaire pour déshumaniser, intervenir sans autorisation dans les affaires d’un pays, le spolier,piller ses biens et ses ressources, tuer ses habitants, monter les populations les unes contres les autres, en soufflant sur les braises des antagonismes religieux, et tout cela dans l’indifférence totale des populations occidentales anesthésiées.

Silence, on tue...


Shlomit Abel, 15 octobre 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL