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vendredi, 20 décembre 2013

SOMMET DE BRUXELLES - MERKEL BLOQUE LES FONDS DE L'UNION EUROPEENNE POUR LES MISSIONS AFRICAINES DE LA FRANCE

 

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Et vlan ! ! ! Voici ce qui arrive quand on veut faire financer ses errements et ses turpitudes par les autres et en tirer seul les dividendes. Vous avez liquéfié la Centrafrique en lui imposant un chef rebelle, assumez aujourd'hui les dérives qui s'y déroulent. Bien fait pour vous! Chaque mort en Centrafrique est de la responsabilité directe de la France. Qu'elle assume! Et seule. Bonne lecture. Fernand Dindé.



L'UE ne mettra pas de fonds à disposition pour soutenir les opérations de l'armée française en Afrique. Selon la chancelière Angela Merkel, un financement n'est possible que lorsque les partenaires européens sont également impliqués dans la prise de décision de la mission.

La France ne recevra aucune aide financière des autres pays de l'UE pour ses opérations militaires en Afrique. Le plan du président français François Hollande a échoué principalement à cause de la résistance de la chancelière allemande Angela Merkel.

«Nous ne pouvons pas financer de mission militaire dans laquelle nous ne sommes pas impliqués dans le processus de décision», a déclaré Mme Merkel dans la nuit de vendredi pendant le sommet de l'UE à Bruxelles. Cependant, elle a expliqué qu’il y a «des raisons de croire qu'une intervention en Centrafrique était nécessaire.»

La chancelière a indiqué clairement qu'elle et les autres pays de l'UE attendaient à l’avenir un comportement différent de la France. Il ne suffit pas d'obtenir une décision du Conseil de sécurité de l'ONU pour une mission militaire. Celui qui aspire à une coresponsabilité européenne doit, dans le même temps, s’accorder avec ses partenaires européens et s'efforcer d’obtenir une décision de l’Union européenne.

(Source: Spiegel/AFP)


Traduction: Nathalie Yamb

 

Source: SPIEGEL.DE

BENSOUDA ET LES FAMEUSES ECOUTES TELEPHONIQUES DE GBAGBO


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La France avait déclassifié les écoutes téléphoniques du président Gbagbo durant la crise post électorale. Ces documents remis à Bensouda permettraient de clouer au pilori tous les arguments de la défense menée par Me Altit. Depuis, ils ont les fameuses écoutes mais ne peuvent pas les utiliser devant la cour au risque de se faire hara kiri. 

Dans la forme, une preuve ne peut pas être utilisée en justice si elle n'a pas été obtenue légalement. Alors il faudrait d'abord justifier en vertu de quel mandat la France a mis le président Gbagbo sur écoute. Nulle part la mission de l'ONU ou encore de la Licorne ne donne mandat à la France pour intercepter nos communications. Une preuve même très pertinente mais volée est une non preuve devant la justice.

Mais c'est surtout dans le fond que tout se gâte pour les ennemis de la CI. La loi fait obligation aux parties prenantes au procès de remettre les preuves en leur possession à leur adversaire. En un mot, si Bensouda veut utiliser ses fameuses écoutes, elle doit les donner à Me Altit en même temps qu'aux juges. Non seulement il n'y a pas d'ordre direct du président Gbagbo demandant aux militaires de massacrer les civils mais il y a aussi enregistré les conversations avec Hillary Clinton et un autre fonctionnaire américain, Nicolas Sarkozy, l'ambassadeur de France en CI et son attaché militaire, etc. Les échanges téléphoniques sont postérieurs à la "mort" des sept femmes d'Abobo et au prétendu bombardement du marché de cette commune: les américains devraient donc expliquer pourquoi en dépit de tous ses "crimes" un poste de prof d'université au USA est proposé au dictateur Gbagbo. Il faudra aussi nous expliquer pourquoi malgré toutes les garanties données par la France sur le fait qu'il ne lui arriverait rien s'il sortait avec un drapeau blanc, le ministre Tagro a été fusillé à bout portant.

En un mot comme en mille, la seule chose que nous dévoile les fameuses écoutes frauduleuses de la France, c'est que l'affaire Gbagbo est une affaire politique et non juridique.


Steve Beko


Source: CAMEROON VOICE

jeudi, 19 décembre 2013

SHLOMIT ABEL: «JE REPROCHE SURTOUT A OUATTARA D'ETRE LE BOY A TOUT FAIRE DE LA FRANCE»


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Active sur les réseaux sociaux, très connue de la résistance Africaine et suscitant plusieurs interrogations dans le milieu du pouvoir d’Abidjan, celle que beaucoup surnomme Shlomit L’Africaine à accepté de s’ouvrir à nous dans cette interview.


Pouvez-vous-vous présentez à nos internautes ?

Shlomit Abel : Shlomit Abel, épouse, mère de 4 grands enfants et grand-mère, habitant en Israël depuis 1995.

On vous sent beaucoup attentive à la crise en Côte d’Ivoire de par vos publications. Pouvons-nous connaitre les raisons qui ont suscité cet intérêt ?

Le « hasard »a voulu que je découvre la Côte d’Ivoire à l’automne 2010, juste entre les deux tours. Etant assez nulle en histoire, j’ai épluché un à un les articles de Wikipédia sur les 14 pays constituant les « anciennes colonies françaises », et là, la forfaiture de la France m’est apparue comme le nez au milieu de la fgure ; puis j’ai découvert l’horreur de la mise en place du francs CFA, En Israël, nous avions la chance d’avoir les programmes non censurés de la TCI sur l’ordinateur, et j’ai suivi toutes les émissions « matin bonheur » je crois, dont je suis devenue une fan.Et tout est parti de là…

Vous semblez bien connaitre les contours de la crise en Côte ‘Ivoire. Êtes-vous déjà venu en Côte d’Ivoire ?

Non malheureusement pas encore, mais j’aspire vraiment à découvrir sur le terrain ce pays auquel je me suis attachée par toutes le fbres de mon être.Maintenant j’y ai des amis, et même de la famille.

Pourquoi cet amour pour le président Gbagbo et que reprochez vous à Allassane Outtara ?

J’ai d’abord découvert un homme en accord avec ses dires et sa foi. J’ai réalisé pour la seconde fois dans mon existence le lien entre des paroles et un comportement engagé. Une authenticité rare, un engagement tel que toute votre vie est exposée, livrée, donnée.

Ce que je reproche à Ouattara ? Bien sûr c’est surtout d’être le boy à tout faire de la France. Je pense qu’au delà de son ambition d’arriver au sommet de l’état, il a été choisi non pour certaines qualités, mais parce qu’il est servile, docile et sur-compétent dans la dimension de l’inefcacité militante, au delà même des espérances de la France. Au départ il s’est fait piéger, je pense, dépasser par ses complices de la rébellion, qu’il a fallu récompenser. Ce qui m’attriste, c’est le rôle que la France lui fait jouer ; il n’a été choisi qu’en raison de son inconditionnelle allégeance, pour que les lobbies fnanciers et économiques auprès desquels le gouvernement français lui-même prend ses ordres puissent impunément et totalement « plumer » la Civ, la mettre à genoux sur tous les plans. C’est le nul de service idéal, à la façade impeccable : et dire qu’il croit encore avoir été choisi pour ses compétences, son carnet d’adresses, etc., alors que son seul point commun avec le « père » de la nation ivoirienne est d’avoir partagé une même femme…

La DST ivoirienne vous soupçonne d’être Hassane Magued, ce contributeur de la révolution permanente.

Shlomit Abel : L’idée que cela puisse être vrai, m’amuse autant que cela les inquiète, et l’idée que cela puisse ne pas l’être, m’incite à souhaiter qu’ils doutent d’eux-mêmes autant que lui et moi douterions de nous-mêmes, si la réalité en venait à ne plus être que ce quelle paraît. Quoiqu’il en soit, je pense qu’à ce stade, personne n’est en mesure de résoudre un problème aussi délicat. J’ai lu aussi dans certains courriers de lecteurs que je pourrais être un agent du Mossad : c’est lourd pour mes frêles épaules ! H.M. est un homme, un militaire ivoirien ; je suis une femme, israélienne, juive pratiquante : ça fait beaucoup de casquettes. Une fois j’ai surpris le chargé de Com de dame Dominique en train de chercher des renseignements sur moi via des forum d’échanges. Si c’est là qu’ils pensent glaner des informations, alors je dirais que la DST ivoirienne est à la DST française ce que les dozos sont à l’armée israélienne…

Au début, on voyait aussi les publications de votre époux. Mais il semble avoir raccroché.

Non, Il n’a pas raccroché, il travaille à une concordance qui prend l’essentiel de son temps depuis bientôt trois ans. Il ronge son frein, brûlant de reprendre la plume ; d’ailleurs il est mon premier lecteur, et chaque jour je lui fais le bilan des informations. En outre, Eliahou a publié deux fois un article vitriolé paru sous une autre identité pour éviter d’éventuelles poursuites judiciaires.

Vu de l’extérieur, quel avenir entrevoyez-vous pour la résistance et la Côte d’Ivoire ?

Je pense que les Ivoiriens sont trop gentils, trop candides aussi : bien souvent, l’idée de tout pouvoir régler par la négociation est un leurre, soigneusement entretenu par la puissance coloniale. En réalité, il faut que les Français s’en aillent, et, vous l’imaginez aisément, ils ne partiront pas sans y avoir été obligés. Le successeur de Sarkozy n’a changé en rien l’axe de la vieille politique du pillage et de l’asservissement. Plus le temps passe, et plus la situation se complique. Je ne vois qu’une révolution à l’échelle du pays, voire à l’échelle de l’Afrique de l’Ouest qui puisse changer la donne. En d’autres termes, que le pire cauchemar des nations occidentales pour le Continent dont dépend leur survie se réalise. Bien sûr, j’ai la foi, mais il faut poser le pied dans l’eau pour voir la mer se fendre En ce sens je rejoins parfaitement la ligne radicale et sans concession prônée par mon « double » Hassane Magued

 Votre dernier mot à l’endroit des internautes d’abidjandirect.net

Shlomit Abel : Népotisme, despotisme et corruption gangrènent aujourd’hui le pays, du plus haut sommet de l’état jusqu’à l’homme de la rue. Poussés par la peur ambiante et la misère croissante, de plus en plus d’Ivoiriens, jusque dans les rangs de la résistance, se montrent prêts à tout sacrifier à leur ambition personnelle. Or, rien ne se fera sans une généralisation à l’ensemble de la population du cas Gbagbo Laurent – à ce jour seul Président légitime de Côte d’Ivoire ! : se montrer prêt à mourir pour que triomphe la nation; une nation d’où sera définitivement bannie la loi du plus fort, la loi du profit pour luimême, la loi de l’ignorance mère d’injustice, la loi de l’arbitraire sur fond de vénalité, la loi du mensonge enfin, avec son corollaire, la lâcheté. Beaucoup d’Ivoiriens se réclament de la foi en D.ieu ; or le premier fruit de la foi, c’est le courage, et la voie lumineuse nous en demeure tracée depuis l’humble obscurité d’une cellule de la honte, à la Haye.


Source: ABIDJAN DIRECT.NET

lundi, 16 décembre 2013

LES FRANCS-MAÇONS DEBARQUENT A ABIDJAN - POURQUOI ET QUE VIENNENT-ILS Y FAIRE?


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Abidjan sera la capitale des francs-maçons à partir de février 2014. Toute la galaxie maçonnique s’y donne, en effet, rendez-vous les 7 et 8 février pour les 22èmes rencontres humanistes et fraternelles africaines, malgaches, belges et françaises. De quoi épouvanter ceux qui leur attribuent toutes sortes de malfaisances.


Abidjan sera aux couleurs de la franc-maçonnerie mondiale dès le début du mois de février. Africains, Malgaches, Caribéens, Belges, Français y ont rendez-vous à l’occasion des 22èmes rencontres humanistes et fraternelles d’Abidjan. Ce qui devrait à priori doper l’enthousiasme des loges locales. Depuis quelque temps, la capitale ivoirienne est en effet devenue la plaque tournante de la franc-maçonnerie sous-régionale, voire africaine. Six grandes loges s’y disputent le terrain sans rien changer au dépaysement des ivoiriens sur le sujet. Car pour le commun des mortels ivoiriens, les francs-maçons font avant tout penser aux « compagnons de Baal » des télé-films américains, dont les rituels ressemblent aux usages sacrificiels des sorciers locaux. Leur culture du secret fait d’eux la preuve concrète que le pouvoir se prend à partir de rituels très mystérieux.

Au demeurant, la présence de dirigeants africains dans les rangs des maçons contribue nécessairement à alimenter les peurs qui surgissent dès que des phénomènes non maîtrisés arrivent. En Afrique centrale, les présidents gabonais et congolais sont à la fois maçon, grand maître et président de la République. Or, les conditions dans lesquelles ces derniers prennent le pouvoir, généralement dans le sang, achèvent de convaincre sur la nocivité du clan des maçons.

Mais l’un des responsables du Prince Hall balaie toutes ces accusations. Pour lui, la franc-maçonnerie est une association normale de personnes faisant la promotion d’un certain nombre de valeurs. Même s’ils ont été blâmés par l’église cléricale qui en a, par le passé, ex-communié ses membres parce qu’ils refusaient de confesser certains secrets, celle-ci est revenue à de meilleurs sentiments depuis. Ce qui fait qu’un franc-maçon peut aussi être un homme de Dieu.

Bref, ces maçons vont se réunir à Abidjan, selon La Lettre du Continent, pour des rencontres humanistes et fraternelles. Pour le reste, très peu d’informations filtrent sur l’événement qui n’intervient cependant au plus tôt que début février prochain. Cela dit, on peut quand même s’interroger sur le contenu d’une telle rencontre et pourquoi on la qualifie d’humaniste et de fraternelle. Selon le dirigeant de la loge Prince Hall, les francs-maçons sont un courant philosophique dont le but est de faire du bien. L’appellation franc-maçon ayant été tirée du nom attribué aux bâtisseurs de maison. C’étaient donc des bâtisseurs de maison et de nombreux édifices auraient été construits par eux tout au long de l’histoire humaine. Cependant aujourd’hui, les actions des maçons se concentrent essentiellement sur les projets sociaux.

Bref, selon lui, les maçons ne sont pas diaboliques comme le pensent la plupart des Ivoiriens. Cela dit, il va être difficile de convaincre ceux qui en sont convaincus. Le contexte de la tenue de cette rencontre en début d’année leur fournit d’ailleurs des ingrédients de suspicion légitime. En effet, les fins d’année se terminant généralement dans le sang pour nombre de nos concitoyens, beaucoup y voient le surgissement rituel de créatures maléfiques. Les francs-maçons feraient partie de ces créatures-là. La loge Prince Hall balaie aussi la polémique sur les batailles de loges. Il y a quelques mois, en 2012 en particulier, Jeune Afrique publiait une enquête sur la guerre des francs-maçons en Côte d’Ivoire et l’agacement des loges affiliées françaises qui désespéraient des loges apparentées aux américains. Ce document montre clairement que la conquête du pouvoir est au cœur des préoccupations des élites franc-maçonnes. Le pouvoir allant généralement avec le sang, il n’est pas facile de dresser un portrait aussi clean que celui que la loge Prince Hall brosse.

Sévérine Blé, in le quotidien ivoirien "Aujourd’hui" N° 527 du vendredi 13 décembre 2013.


Source: CIVOX.NET

jeudi, 28 novembre 2013

LA FRANCE A L’OREE DU CHAOS

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 Le babillage des nervis du TJ


Je suis parfois ébaubi par les journalistes et les gratte-papiers français, pour le motif que ces scribouilleurs à la solde, d’une ingénuité désarmante, ont la manière d’exprimer sans détour les rapports de force les plus compliqués pour ensuite mieux les embrouiller. Et ces tabellions font des lignes de reportage et des minutes de babillage au télé-journal  tant et aussi longtemps que l’un d’entre nous comprend (1).

Ainsi, la France est engagée dans un grand remue-ménage économique, politique, social et juridique. La petite bourgeoisie le sent confusément et elle l’exprime expressément avec mission de propager la pensée de ses maîtres et d’exposer les dangers venus des Cités et des régions éloignées de la capitale (2).

Ces resquilleurs hurlent, du Finistère à Paris-Cité, de St-Étienne à Marseille-barricadée, de Perpignan jusqu’à Quimper-révoltée; ils hurlent leur douleur amère que le grand capital ne soit nullement reconnaissant pour tous ces sévices  rendus du temps du développement florissant, quand seule la classe ouvrière était pressurée – surtaxée – imposée – vilipendée  et matraquée…

Moyenne et petite bourgeoisie soumises aux fourches caudines de l’austérité

Imaginez que les grands financiers s’en prennent à leur plus fidèle alliée, la moyenne bourgeoisie du commerce et de l’industrie régionale. Celle qui sous-traite pour les grands industriels, celle qui développe de nouveaux produits, de nouveaux marchés, qui une fois à maturité sont absorbés  par le grand capital monopolisé.

Les grandes familles de rentiers parisiens, par Assemblée Nationale interposée, s’en prennent à leurs plus loyaux affidés, la petite bourgeoisie paupérisée, maintenant que tous les autres y sont passés (ouvriers, travailleurs, employés, salariés) (3).

La pseudo «classe moyenne» (qui n’a jamais existé) la petite bourgeoisie citoyenne, compagne de lit des grands partis, crie son désarroi de voir la gauche déconfite se vautrer dans l’auge du petit capital –  vendant sa peau en lambeaux – sacrifiant ses appuis électoraux si chèrement décomptés lors du dernier bal électoral. Lisez plutôt : «Après l’écotaxe toujours aussi pugnace Mélenchon est solidaire du "petit patronat qui tire la langue". Mais que font le Front de Gauche, le PCF et les autres de la gauche mosaïque à propos de l'écrasement fiscal du petit épargnant que représente la taxation prévue des ventes de terrains à bâtir? ». Rastignac – Cahuzac serait de retour, annoncent  les nouveaux «prolos», piliers de bistros de la rue Soufflot (4).

Les communistes seront présents

Pourtant, malgré tout ce vent soufflant du Morbihan, quand trente à quarante mille manifestants en colère se rassemblent à Quimper, fièrement coiffés du Bonnet Rouge des insurgés,  affrontant la flicaille, ce bras armé de l’État policier, brisant les radars et jetant du pavé contre la préfecture effrayée, le devoir du militant communiste authentique c’est d’être devant avec les manifestants, faisant le coup de brique contre les riches.

Que notre classe sociale – la classe ouvrière – massivement représentée dans ce combat, ne soit nullement dirigée en tant que classe pour elle-même, avec ses propres mots d’ordre et défendant ses propres intérêts de classe, cela est su et connu. Ça fait plus de cinquante ans qu’ils y militent les réformistes. C’est justement la raison pour laquelle tout communiste qui se respecte doit faire le coup de pavé avec les révoltés. Nul endroit où notre classe se soulève où nous ne soyons présent. Il sera toujours temps à la fin de la manif, ou à la pause syndicale, d’expliquer pourquoi nous avons participé à l’échauffourée sans tergiverser. D’autres sacrifices nous attendent avant que nous n’en ayons fini avec ces malappris de la pseudo gauche tiers-parti.

Comprenez camarades, ce n’est pas nous communistes qui avons le fardeau de la preuve de l’innocuité des mots d’ordre réformistes réclamant plus de justice de la part des riches, moins de taxes et plus d’emploi pour la Bretagne et le Finistère, et pour la France toute entière. Contre l’externalisation et contre la délocalisation industrielle; contre les fermetures d’usines, contre la dette systémique et contre la crise endémique; contre les taxes et les impôts, ces trop lourds fardeaux sur les épaules de trop peu de gens travaillant (y compris nos camarades immigrants).

Le patronat régional et le petit bourgeois local trahiront

Ceux qui présentement dirigent le mouvement en Bretagne et proposent de manifester dans un champ abandonné à Carhaix (5) – aussi loin que possible de l’ennemi de classe et de ses préfectures – ne pourront pas contenir la colère populaire; et ils oublient que pour des camionneurs rien n’est plus aisé que de rouler vers les lieux et les symboles du pouvoir assiégés – en Bretagne d’abord, à Paris ensuite et à Bruxelles enfin. Le devoir de tout communiste est d’être là, présent parmi la classe, pour indiquer la voie que les petits et les moyens bourgeois ne prendront pas – au moment crucial – fatidique – le moment où tout bascule vers l’avenir – vers l’insurrection nécessaire (6).

Souvenez-vous camarades, la crise économique s’approfondit, l’écroulement approche. L’État bourgeois – leur état-major – frappe et grappille afin de transférer du capital au grand capital. Les politiciens français s’engagent à en transférer davantage que leurs concurrents d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, du Portugal ou de Grèce. Défi homérique en effet. Ces États sont tous en collusion et en concurrence les uns contre les autres au sein même de l’Union Européenne. Bruxelles ne fait que réguler la joute interne et organiser le Front commun (National) externe des riches continentaux contre les concurrents et contre les ouvriers européens – français – bretons – quimpérois y inclus.

La classe ouvrière ayant été pressurée au maximum,  il ne reste que la petite et la moyenne bourgeoisie à surtaxer afin d’assurer le flot de capital en direction des conseils d’administration des grandes familles de rentiers monopolistes français et européens.  La petite et la moyenne bourgeoisie se sentent trahies et elles critiquent Mélenchon de ne pas les protéger; et elles menacent de rallier Marine Le Pen si les ploutocrates parisiens ne leur laissent pas leur miche de pain. Ce que la grande bourgeoisie européenne ne peut leur concéder. La concurrence internationale est beaucoup trop exacerbée. La Chine veille au grain et n’attend qu’un dernier regain avant l’effondrement définitif de l’impérialisme américain, pour s’emparer de la direction de l’impérialisme «souverain».

La bourgeoisie bretonne tient bien peu de place dans ces manigances transnationales. Elle devra se résigner et passer à la caisse pour payer son suzerain de ses deniers durement valorisés à la sueur du front des ouvriers.

C’est ici que nous vous espérions camarades

C’est précisément là que nous communistes nous attendons nos camarades.  Si d’ici là nous avons fait correctement notre travail d’information, d’explication des enjeux, d’énonciation de mots d’ordre fructueux, de mobilisation et d’organisation des révoltés, alors quand les ouvriers verront tous ces petits bourgeois se dégonfler et abandonner le combat devant les représailles de l’État policier, ils se tourneront du côté de ceux qui les auront accompagnés tout au long de ce triste périple réformiste sans pour autant commettre de compromis – pour rallier les rangs des ouvriers communistes déterminés et joindre l’insurrection incontrôlée. Debout les forçats de la faim.


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La semaine prochaine: SURABONDANCE DE CAPITAUX DANS LES PAYS OCCIDENTAUX

Pour lire les éditoriaux de Robert Bibeau http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


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(1)    http://www.pressegauche.org/spip.php?article15746 et aussi
http://www.atlantico.fr/rdv/revue-analyses-financieres/1-point-croissance-facture-pessimisme-francais-ceux-qui-essaient-faire-quelque-chose-ceux-qui-entretiennent-jean-jacques-netter-902881.html
(2)http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-france-de-francois-hollande-au-bord-du-chaos_1299075.html
(3)http://www.francetvinfo.fr/economie/transports/ecotaxe/la-france-est-elle-au-bord-de-la-revolution_459456.html
(4)    Ventes de terrains : le retour de la loi Cahuzac ?
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/11/17/ventes-de-terrains-le-retour-de-la-loi-cahuzac-ii-49384.html
et pour rappel : http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2013/09/26/temp-394e6c8efce2eeb91017d488af4e270f-49256.html

(5)  http://tempsreel.nouvelobs.com/france-la-crise-sociale/20131115.OBS5645/apres-quimper-les-bonnets-rouges-a-carhaix-le-30-novembre.html

(6) http://actualutte.com/une-autre-vision-des-bonnets-rouges/

 

Robertbibeau@hotmail.com

 

Robert Bibeau, le 27 novembre 2013


Source: LES 7 DU QUEBEC

14:39 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Canada, Europe, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, france, canada, la france à l’orée du chaos, robertbibeau | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 19 novembre 2013

INCAPABLE DE PROUVER SES ACCUSATIONS CONTRE GBAGBO, BENSOUDA «PLEURNICHE» AUPRES DU POUVOIR FRANÇAIS

 

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En dépit de plus de trois ans d’enquête et d’accusations péremptoires, l’Accusation n’a rien trouvé contre le président Laurent Gbagbo. En désespoir de cause, elle se tourne vers l’Etat qui a, sous un précédent exécutif, tout fait pour tuer Gbagbo, sinon physiquement, du moins politiquement : la France. C’est en tout cas ce que révèle La Lettre du Continent. « Priée, en juin, de revoir sa copie à la demande des juges de la Cour pénale internationale (CPI) à l’issue de la première audience de confirmation des charges pesant sur Laurent Gbagbo, la procureure Fatou Bensouda aurait – entre autres – approché le ministère français de la défense pour muscler son dossier. L’ex-ministre originaire de Gambie souhaite notamment entrer en possession de la liste établie par la force française Licorne détaillant par le menu l’arsenal d’armes lourdes qui aurait été découvert dans les sous-sols de la présidence ivoirienne au lendemain de la crise postélectorale de 2011 », écrit le périodique édité à Paris.

La démarche est curieuse. En effet, des informations de première main nous permettent d’affirmer que les services de l’Etat à leur plus haut niveau, sous Nicolas Sarkozy, ont activement participé à l’opération « ferrer Gbagbo ». Si Sarkozy et la force Licorne n’ont pas apporté des informations décisives sur une éventuelle implication du chef de l’Etat ivoirien en exercice d’alors dans la commission de crimes contre l’humanité alors que « le fer était chaud », que peut bien faire Hollande aujourd’hui, avec autant de… retard ? De plus, si des armes lourdes ont été découvertes dans le sous-sol de la présidence ivoirienne, c’est bien parce qu’elles n’ont pas été utilisées pour commettre des crimes. Et posséder des armes dans un contexte de guerre civile et de guerre sournoise menée par des pays tiers, ne signifie pas qu’on a l’intention de commettre des crimes contre l’humanité ! Cette logique conduirait à traduire devant la justice internationale à peu près tous les chefs d’Etat du monde ! Il est tout de même important de noter, audelà de l’anecdote, qu’il était a priori facile de « coincer » Gbagbo, si les crimes qu’on lui attribue sans pouvoir les prouver avaient vraiment été planifiés par lui.

En effet, la guerre postélectorale ivoirienne était une guerre « avec observateurs ». L’armée française était là, et avait les moyens humains, logistiques et scientifiques de recueillir un nombre important de preuves – surtout que le pouvoir politique de l’époque avait déjà clairement exprimé son intention de conduire Gbagbo à La Haye ; celui de Chirac aussi, et ce depuis 2003. Les capacités françaises en matière d’espionnage et d’écoutes téléphoniques sont grandes, surtout dans son pré carré, littéralement quadrillé par les câbles de fibre optique d’Alcatel Lucent – dont une ministre française a révélé récemment qu’elle était une entreprise stratégique pour des raisons relevant du renseignement – et par les installations des filiales de France Télécom, société d’Etat. L’ONUCI était là, et avait elle aussi à sa disposition des experts aux compétences avérées. Les organisations de défense des droits de l’Homme étaient présentes. Pourtant, aucune étude balistique sérieuse, aucune autopsie, aucun témoignage de première main étayé par des données matérielles, n’ont pu être fournies jusqu’à présent par le bureau du procureur auprès de la CPI. Vous avez dit bizarre ? Comme c’est bizarre !


Philippe Brou, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".


Source: CONNECTION IVOIRIENNE

lundi, 11 novembre 2013

WATTAO, UNE INSULTE A L’INTELLIGENCE

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Le 6 novembre dernier, sur France Culture, le journaliste Emmanuel Leclère a dressé un portrait surréaliste d’Issiaka Ouattara, dit « Wattao », l’un des personnages centraux de la crise ivoirienne depuis la rébellion issue du Coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002 en Côte d’Ivoire.

Quand j’ai écouté la première fois ce billet « culturel » ( ?!), j’ai d’abord fait le rapprochement avec le récent reportage de Christophe Hondelatte où ce même Wattao joue la « vedette américaine » en exposant sans vergogne sa « belle gueule » et son « bling-bling » comme le répète Emmanuel Leclère.

Puis je me suis posé la question : pourquoi une telle médiatisation d’un personnage falot qui ne doit sa « réussite » qu’à ses rapines de soudard éclaboussé du sang de ses compatriotes ?

En effet Wattao n’est ni un « ancien chef de guerre », ni un « ex-chef rebelle efficace », ni un « bon commerçant dioula » (pour les connaisseurs, c’est un pléonasme)….Non Wattao est un prédateur nourri de mutineries, de désertions et de rébellions, bras armé des vrais profiteurs de la longue agonie de la démocratie en Côte d’Ivoire, qui n’aurait jamais atteint le sommet du Pouvoir sans l’intervention militaire française en 2011, comme le reconnaît benoîtement Monsieur Leclère.

Wattao est au niveau des autres chiens de guerre qui ont sévit et continuent de sévir un peu partout en Afrique, le plus souvent « commandités » par des mains « obscures » mais expertes à manipuler des pauvres bougres vite enivrés par un pouvoir « inespéré » et qui finit, toujours, par les dévorer.

J’ai connu Wattao petit kakaba du Coup d’Etat contre Bédié en 1999. Il errait dans les couloirs de la Primature (où le Général Guei avait pris ses quartiers au début de la Transition). Il réapparait au cours du Coup d’Etat manqué du 19 septembre 2002, après avoir fui au Burkina à la suite de l’échec d’une mutinerie anti-Guei en 2000. Il fait rapidement partie des Commandants de Zones (les « Com’Zones ») mis en place par la rébellion qui s’installe dans le Nord du pays après l’échec du Coup lui-même. Il dirige la « compagnie »Anaconda (sans doute dénommée ainsi d’après son surnom personnel : Saha Bélé Bélé-le gros serpent en dioula).Maître de la zone de Seguela, il organise tous les trafics possibles (or, diamant, braquages des agences de la BCEAO…) et n’hésite pas à étendre son territoire en « annexant »  la zone de son complice et néanmoins adversaire « en affaires », Koné Zacharia, lors de la disgrâce de celui-ci prononcée par Guillaume Soro, après une énième exaction mal venue dans le contexte du rapprochement « tactique » entamée par le leader des rebelles qui, on le sait aujourd’hui, n’était que le début de la machination qui devait conduire au renversement du président Gbagbo par tous les moyens.

Ainsi, lors de la cérémonie pour la Fête Nationale le 7 aout 2007, le « Commandant » Wattao exhibe son bel uniforme d’officier et s’affiche, dans le sillage du président Gbagbo, entre le Général Mangou, Chef d’Etat Major des Armées et le Général Clément-Bollée, patron de la Force Licorne (celui-là même que Ouattara vient d’appeler pour « tenter » de recréer une armée nationale digne de ce nom…).

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Wattao et ses coreligionnaires sont de retour dans la République. Mais, dès le début de la crise postélectorale, lui et les autres retournent à leur destin : mercenaires sans foi ni loi, à la tête d’une horde hétéroclite chargée de prendre Abidjan après avoir semé terreur et désolation dans tout le pays. Malgré l’apport logistique et l’ordonnancement tactique mis au point par les « donneurs d’ordre » occidentaux, ils seront mis en déroute les 31 mars et 1er avril 2011, contraints de se retirer de la majeure partie de la ville. Et si la Force Licorne n’avait pas, comme le dit Emmanuel Leclère, « fait le ménage », Wattao ne serait jamais arrivé à la Résidence le 11 avril (où, d’ailleurs, ni lui, ni personne, n’a « passé » les menottes au président Gbagbo).

Il fallait rappeler tout cela pour faire comprendre la réalité de la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui. Plus de 30 mois se sont écoulés depuis que François Fillon, Premier Ministre à l’époque, a déclaré devant l’Assemblée Nationale française qu’il « était fier que l’armée française ait participé au rétablissement de la démocratie en Côte d’Ivoire ». Quelle démocratie ? Celle qui érige en maitres du jeu des chefs de bandes qui n’obéissent qu’à leurs propres lois, celle qui piétine les libertés fondamentales au gré de ses humeurs, celle qui laisse mourir en prison les uns et contraint à l’exil les autres, celle qui pille l’économie nationale et étale insolemment le fruit de ses méfaits face à une population exsangue et meurtrie ?

Pour quelques observateurs des médias internationaux, des « sujets » comme Wattao sont, peut-être, une « source d’inspiration » pour des reportages « chocs », mais pour l’immense majorité des ivoiriennes et des ivoiriens, ainsi que pour tous ceux qui sont attachés au respect du Droit et des Libertés, où qu’ils soient, c’est une forme d’ « insulte à l’intelligence ».

En effet, alors que le Procureur à la Cour Pénale Internationale (CPI) n’en finit plus d’essayer de se justifier dans sa tentative désespérée de trouver des charges contre le président Gbagbo, la Côte d’Ivoire s’enfonce, jour après jour, dans une spirale infernale. Aujourd’hui le pays du président Houphouët, père du « miracle ivoirien », le pays du président Gbagbo, qui avait réussi à atteindre, dans un climat de guerre larvée et de partition du pays, le Point de Décision de l’initiative PPTE (que Ouattara s’est « adjugé », comme beaucoup d’autres réalisations entamées sous le président Gbagbo), ce pays-phare de l’Afrique, vient tendre piteusement la main, ici et là, pour faire « ses fins de mois »…. !

Il est temps que la « communauté internationale », ou du moins ceux qui s’en prévalent, comprennent enfin qu’une Nation ne peut pas être l’otage de « héros » de mauvais films confortés par la lâcheté d’une petite partie de la classe politique prête à toutes les compromissions pour assouvir une soif effrénée d’argent et de pouvoir. La Côte d’Ivoire est une grande nation qui ne se reconnaît pas dans des quelconques Wattao et qui aspire à se développer dans l’harmonie et la concorde, dans le respect des convictions des uns et des autres, dans le cadre d’un débat démocratique libre et pacifique. L’immense espoir qui commence à naître, dans le sillage des actions menées à travers le pays par les dirigeants du FPI, dans l’attente de l’élargissement, indispensable désormais du président Gbagbo, préfigure cette Côte d’Ivoire de demain où personne, quelques que soient ses choix politiques ou religieux, ne sera exclu de la communauté nationale.

Non Wattao n’est pas le « Sheriff » d’Abidjan mais, plutôt, son Dalton.


Le 11 novembre 2013,

Bernard Houdin

Conseiller Spécial du président Laurent Gbagbo

vendredi, 08 novembre 2013

LE PRIX RENAUDOT DECERNE A UN MILITANT PRO-PEDOPHILE, GABRIEL MATZNEFF


france, Annie GOURGUE,  Présidente de l'association la Mouette,Militer pour la Pédophilie n'est pas un Crime, puisque les membres du jury ont décerné Le prix Renaudot, à un militant pro pédophile, Gabriel MATZNEFF


Militer pour la Pédophilie n'est pas un Crime puisque les membres du jury ont décerné Le prix Renaudot à un militant pro pédophile, Gabriel MATZNEFF !

 
Une insulte à tous les enfants victimes !


Sous le couvert d'argumentaires littéraires, il sera relayé par les médias, invité sur les plateaux de télévision, et soutenu dans le milieu littéraire.

Dans son essai, » Les Moins de seize ans », Gabriel Matzneff expose son goût pour les mineurs des deux sexes.

Il use du terme « enfant » pour désigner indifféremment les enfants et les jeunes adolescents, sans évoquer la notion de puberté. Il écrit : « Ce qui me captive, c'est moins un sexe déterminé que l'extrême jeunesse, celle qui s'étend de la dixième à la seizième année et qui me semble être — bien plus que ce que l'on entend d'ordinaire par cette formule — le véritable troisième sexe. En revanche, je ne m'imagine pas ayant une relation sensuelle avec un garçon qui aurait franchi le cap de sa dix-septième année. (...) À mes yeux l'extrême jeunesse forme à soi seule un sexe particulier, unique. ». Gabriel Matzneff revendique pour lui-même la qualification de « pédéraste », soit un « amant des enfants ». Il dénonce par ailleurs le fait que le « charme érotique du jeune garçon » soit nié par la société occidentale moderne « qui rejette le pédéraste dans le non-être, royaume des ombres ». « Un enfant dit-il, appartient à ses parents et à ses maîtres. Ce sont eux qui en ont l'usage exclusif. Pourtant, c'est nous que ces nauséabonds personnages accusent de détournement de mineur ». Sommes nous donc de nauséabonds personnages, pour vouloir protéger nos enfants des gens que moi, je qualifie de prédateurs sexuel et d'abuseurs de nos jeunes enfants, naïfs de ce que représente une telle perversion?

Saviez-vous que Matzneff estime qu'« il n'y a pas un homme normalement constitué qui lise le croustillant récit des amours de Tonton Lucien (histoire d'un quinquagénaire qui avait, au cours de « ballets roses », abusé de fillettes âgées de onze à quinze ans), sans bander et songer qu'il aurait bien aimé être à sa place ». Quand on lit ce genre d'affirmations, je me demande comment réagissent les hommes à la lecture de telles accusations et comment Matzneff, n'a pas encore eu de procès en bonne et dû forme de la part de la gente masculine. Ne peut-on pas le qualifier de consommateur du sexe quand il affirme « En outre, si violence il y a, la violence du billet de banque qu'on glisse dans la poche d'un jean ou d'une culotte (courte) est malgré tout une douce violence. Il ne faut pas charrier. On a vu pire ».

Présidente de l'association La Mouette, association de défense et de protection de l'enfant, j'ai été scandalisée et je reste scandalisée par ses propos fallacieux qui ramènent l'enfant à un « prostitué potentiel », une honte diffamatoire sur la moralité et les désirs propres d'un enfant.
Le psychiatre Bernard Cordier estimait en 1995 qu'« un écrivain comme Gabriel Matzneff n'hésite pas à faire du prosélytisme. Il est pédophile et s'en vante dans des récits qui ressemblent à des modes d'emploi.

Or cet écrivain bénéficie d'une immunité qui constitue un fait nouveau dans notre société. Souvenez-vous, lorsque la Canadienne Denise Bombardier l'a interpellé publiquement chez Pivot, rappelant le « Droit à la personne ». C'est elle qui, dès le lendemain, essuya l'indignation des intellectuels.

Lui passa pour une victime : un comble ! (...) On ne prétend pas que ce type d'écrits sème la pédophilie, mais il peut la cautionner et faciliter le passage du fantasme à l'acte chez des pédophiles latents. Ces écrits rassurent et encouragent ceux qui souffrent de leur préférence sexuelle, en leur suggérant qu'ils ne sont pas les seuls de leur espèce et leur donnent un statut de victimes. D'ailleurs, les pédophiles sont très attentifs aux réactions de la société française à l'égard du cas Matzneff. Les intellectuels complaisants leur fournissent un alibi et des arguments : si des gens éclairés défendent cet écrivain, n'est-ce pas la preuve que les adversaires des pédophiles sont des coincés, menant des combats d'arrière-garde ?

Pour l'universitaire américain Julian Bourg, la distinction opérée ainsi par Matzneff relève d'un désir de défendre « les pédophiles bien intentionnés comme lui », ainsi tout est dit.

C'est une insulte à tous les enfants victimes et cela me choque .


Annie GOURGUE,

Présidente de l'association la Mouette.


Source: NETWORK VISIO FRANCE

ALLEMAGNE: LA DECOMPOSITION RAPIDE DE LA FRANCE VA ENTRAINER L'ENSEMBLE DE L'EUROPE VERS LE BAS


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À l’instar de Jacques Schuster du journal Die Welt, les Allemands s’inquiètent de la menace que la France fait peser sur l’Europe.

 

Notre voisin languit depuis des années mais la société française n’est pas prête au changement. Chaque faillite est acceptée. Le pire c’est que les Français vont nous entraîner dans leur chute.

Les États peuvent-ils échouer ? Sont-ils en mesure de se rendre compte que finalement il n’y a plus une pierre à retourner ?[1]​ Serait-il possible que la phrase d’Hölderlin soit erronée : « Quand il y a un danger, les secours s’organisent. » Mais que faire si l’état d’urgence est décrété et que les aides sont absentes ?

Qui regarde l’autre rive du Rhin vers la France est saisi d’horreur. Ce pays qui croupit depuis des années  est en voie de décomposition rapide. Depuis près d’une décennie, les experts ont mis en garde la France contre sa relégation, mais rien n’a changé. Vous pouvez constater le champ de ruines qui ne cesse de s’agrandir. La France ne tremble pas en dépit du fait que depuis 2009, plus de mille usines ont fermé ! (la plus récente étant celle de Peugeot à Aulnay qui a arrêté sa chaîne de production jeudi dernier)

Chirac et Sarkozy n’ont fait aucune réforme sérieuse.

Il y a sept ans le philosophe Pascal Bruckner dit à ses compatriotes que la France devenait progressivement lilliputienne. Comme ils ne voulaient pas entendre la vérité, ils s’enfermèrent dans une « combinaison unique d’arrogance et de haine de soi ». Mais très peu de ses compatriotes entendirent l’appel de Bruckner et très peu aussi sont ceux qui étaient prêts à accepter des changements drastiques[2].

Il y a seulement ​​un terrain sur lequel la société française est sortie brusquement de sa léthargie. Il s’agit d’un mouvement de révolte arborant un bonnet rouge au lieu du bonnet phrygien mais qui reprend la même antienne que celle des révolutionnaires sur les barricades :

« Liberté, Égalité, Fraternité », mais, en réalité, leur message est le suivant : « Prudence, prévoyance et protection de nos emplois. »

Les récentes manifestations en Bretagne attestent que les agriculteurs et les camionneurs ont réussi leur pari de renverser l’écotaxe que la capitale voulait lever pour remplacer les poids-lourds par des trains. Il ne semble pas que le président Hollande soit capable de briser la force des contre-révolutionnaires. Pourquoi devrait-il être plus fort que ses prédécesseurs Chirac et Sarkozy qui ont fait si peu ou rien pour réformer en profondeur ce pays ?[3]

La dette française va bientôt dépasser le seuil critique de 100% du PIB

Le pays coule et la seule chose qui augmente est le chômage qui s’établit à 11% pour la population active et à 26% chez les jeunes. La dette s’élèvera à 95% du Produit intérieur brut à la fin de l’année. Le manque de ressources financières conduit Paris à réduire son investissement dans la recherche à 2% alors que Berlin y consacre 4%. Par ailleurs, les exportations ont chuté de 20% depuis 2005. L’OCDE a mis en garde contre le danger que Paris court à subventionner les industries les moins avancées.

La France n’est plus en mesure de continuer dans cette voie sans issue. Mais toute faillite, tout licenciement, ou toute mauvaise nouvelle est acceptée comme un coup du sort. Contre cet état d’esprit on ne peut rien faire.

« Aucune force ne peut agir contre l’esprit destructeur d’une nation si elle n’est pas elle-même inconsciente ou morte », disait Hegel. C’est une mauvaise chose car les Français vont finalement tirer vers le bas toute l’Europe [4]

 

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  1. Ce n’est pas l’opinion du gouvernement socialiste qui invente chaque semaine une nouvelle taxe en espérant revenir, un jour, à la barre mythique de 3% de déficit budgétaire comme s’y est engagé le ministre de l’économie Pierre Moscovici (un ancien énarque) auprès de la commission européenne.
  2. La potion libérale est toujours refusée par les docteurs Knock sortis de l’ENA qui sont aux commandes de l’économie française depuis 1974 avec le succès que l’on connaît. Aucun budget n’a été équilibré depuis leur accession au pouvoir. Nous doutons que leur maître à penser Lord Keynes approuverait leur politique de relance par le déficit budgétaire qu’ils mènent inlassablement depuis quarante ans. 
  3. C’est la question que la « fausse droite » UMP aurait dû se poser quand elle était au pouvoir. 
  4. Un sondage d’IFOP commandité par le Journal du Dimanche, montre que 91% des Français ne sont pas satisfaits de la politique du président, 40% demandent un changement de sa politique et 30% de son gouvernement. Ce sondage est consternant car il prouve, une fois de plus, que les Français misent toujours sur un changement de tête pour faire des miracles plutôt que sur un remplacement de son modèle collectiviste qui nous conduit à la ruine, à la guerre civile, et à la fin de l’Union européenne comme le craignent les Allemands qui ont su se réformer à temps. La France ne sait pas se réformer en paix, elle ne fait que des révolutions sanglantes quand la pression devient intenable. On approche rapidement de ce seuil de non-retour. Le gouvernement socialiste en est-il conscient ?

 

Source: META TV.ORG

lundi, 04 novembre 2013

LE VIEUX NEGRE ET LA MEDAILLE

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Ce lundi 4 novembre 2013, le Président ivoirien, Alassane Ouattara, sera installé ou distingué comme "membre associé de l’Académie des sciences d’Outre-mer". Certes. Mais, pour quelle contribution? Pour quelle recherche ou publication ayant rapport avec les domaines d’activités de cette Académie, activités qui concernent principalement l’Afrique, l’Amérique latine, l’Asie et l’Océanie? Quels sont les critères de choix ou d'éligibilité des membres associés de l’Académie des sciences d’Outre-mer? Dans la bibliothèque que possède l'Académie, combien de livres le président Ouattara a-t-il écrit sur les 70 000 ouvrages qui constituent son importante source de référence relative à la culture des anciennes colonies et territoires d’Outre-mer?...

Etant donné que la devise de cette Académie est « Savoir, Comprendre, Respecter, Aimer », nous sommes des milliers qui voulons savoir, avoir réponses à toutes ces interrogations pour comprendre l'importance de cette cérémonie d’installation, pour apprécier la distinction du président Ouattara à sa juste dimension et pour vivre pleinement cet événement...

Sinon qu'on arrête de nous divertir (au sens pascalien de ce terme: détourner des préoccupations réelles du moment) avec ces genres de cérémonies-bateaux, pour ne pas dire tintamarres, qui n'avancent à rien, et qui n’apportent rien, ni à l'Afrique, ni aux Africains. Du moins, de mon humble avis.


Léandre Sahiri, Ecrivain.

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Photos de la cérémonie. ABIDJAN.NET

mercredi, 30 octobre 2013

6 GENERAUX FRANÇAIS FONT DE GRAVES REVELATIONS: «ON DEVAIT DEGOMMER GBAGBO POUR METTRE OUATTARA»

 

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Le bombardement du camp français de Bouaké pendant l'opération ''Dignité'' lancée en novembre 2004 par l'armée ivoirienne contre les positions de la rébellion, n'a pas fini de livrer ses secrets.

 

Neuf (9) ans plus tard, des langues, et non des moindres, se délient et font des révélations sur cet événement qui a durement secoué la vie politique nationale. Il s'agit de six (6) généraux français, dont le général Bentégeat, ancien chef d'état-major de l'armée française, et l'adjoint du général Poncet, patron de la force française Licorne au moment des faits. Ils ont été interrogés du 16 au 22 octobre dernier par la juge d'instruction, Kery en charge de l'affaire.

La magistrate française, qui prévoit d'entendre également l'ex-président Laurent Gbagbo comme témoin dans cette affaire, a eu droit à une série de révélations pendant l'audition des généraux français. Comment et pourquoi les blindés français se sont retrouvés à proximité de la résidence de Laurent Gbagbo ? Pourquoi la base militaire française  de Bouaké a-t-elle été bombardée ? Qui a donné l'ordre ? Des questions qui trouvent leurs réponses dans les révélations faites par ces généraux et à paraître aujourd'hui dans le journal panafricain Jeune Afrique (JA). Levant un coin du voile hier dimanche 27 octobre, sur les antennes de Rfi, François Soudan, le directeur de la Rédaction de JA, souligne  que le général Bentégeat décline toute responsabilité dans les événements de novembre 2004. « Il affirme n'avoir pas participé au conseil restreint (de guerre) à l’Élysée. Normalement, il devait y être ». Pourquoi n'y a t-il pas été associé ? Le mystère demeure. Autre révélation, celle faite par le général Renaud de Malaussène, l'adjoint du général Poncet à la tête de la force Licorne.

Parlant du bombardement du camp français de Bouaké, cet officier général fera savoir, révèle JA, qu'il s'agissait « d'un projet politique qui visait à mettre Ouattara en place et dégommer Gbagbo ». Il  ajoute que « Laurent Gbagbo n'a jamais voulu bombarder le camp de Bouaké, ni tuer un soldat français »,contrairement à ce qui a été dit. « Quelqu'un dans son entourage a pris cette décision sans le lui dire. La mouvance Gbagbo est tombée dans un piège », précise le général Malaussène. Des révélations sur les événements de novembre 2004 qui tendent à disculper l'ancien patron du pouvoir d'Abidjan, Laurent Gbagbo, pourtant accusé d'avoir tué des soldats français. L'on se souvient en effet que le 6 novembre 2004, alors que les bombardiers Sukhoï de l'aviation ivoirienne avaient réussi avec brio des frappes dites « chirurgicales » destinées à détruire les armes de la rébellion, et partaient pour les dernières frappes, une bombe va se retrouver dans le camp militaire français. L'explosion causera la mort de huit soldats français et un civil américain.

En représailles, Paris a ordonné la destruction systématique des aéronefs ivoiriens. L'armée de Côte d'Ivoire est neutralisée, la capitale Abidjan, cœur du pouvoir central, est sous contrôle des soldats français. Une colonne de blindés de la force Licorne se retrouve à quelques pas de la résidence présidentielle à Cocody. On croit alors à la fin du régime de Laurent Gbagbo, quand un bouclier humain, constitué de jeunes patriotes conduits par Charles Blé Goudé, fait barrage à l'expédition française, sauvant ainsi le régime de la Réfondation. On dénombrera plusieurs morts et de nombreux blessés dans cette confrontation entre les jeunes patriotes et l'armée française. Neuf ans après cet épisode douloureux de la crise ivoirienne, la vérité commence à se savoir.

 

H. ZIAO - L'inter


Côte d'Ivoire: Comment l'affaire Gbagbo préoccupe le pouvoir

«Et si Gbagbo était libéré?» C'est le titre d'un article en couverture qui paraît dans Jeune Afrique (Ja) de ce lundi 28 octobre au dimanche 3 novembre 2013.


François Soudan, le Directeur de la Rédaction de l'hebdomadaire panafricain, a donné les grandes lignes de ce « papier » sur les ondes de Radio France international (Rfi), hier dimanche 27 octobre 2013. L'éditorialiste de Ja a indiqué que le dossier Laurent Gbagbo « préoccupe beaucoup » le pouvoir ivoirien. « Ça préoccupe beaucoup, en tout cas, du côté du pouvoir en place. On agite une menace relativement claire qui est de dire que l’intervention de la Cpi n’a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d’Ivoire. Elle ne les a pas annulées, que Gbagbo est toujours inculpé pour crimes économiques.

Alassane Ouattara a demandé à 4 personnes de suivre le dossier à la loupe. Il y a Amadou Gon Coulibaly, il y a Mamadou Diané. Il y a le ministre de la Justice, Coulibay (Gnénéma) et le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko », a informé François Soudan. Pour lui, la libération de l'ex-chef de l'Etat ivoirien est certes une question tabou mais, une question d’actualité. « Question tabou parce que les supporters de Laurent Gbagbo espèrent que finalement, la Cpi désavoue la Procureure Fatou Bensouda, qu’elle trébuche et que les charges soient purement et simplement abandonnées, faute d’un dossier d’accusation suffisamment solide. On n’en est pas, évidemment, encore là. Les juges ont renvoyé Fatou Bensouda à sa copie. On attend que les choses s’éclaircissent », a déclaré le journaliste sur Rfi.

Dans cette même édition de Ja, François Soudan a révélé que Laurent Gbagbo demeure le chef, le patron au Front populaire ivoirien (Fpi), son parti. « C’est toujours lui le patron.  Aucune décision, apparemment, n’est prise sans qu’il n’ait été informé et sans qu’il n'ait donné son accord préalable », a-t-il affirmé.

Quid de la candidature du fondateur du Fpi à la présidentielle de 2015 ? « On ne sait pas très bien », a répondu M. Soudan. « C’est la question effectivement qu’on se pose. Affi N’Guessan que nous avons interrogé, le président du Fpi, dit ne pas savoir ce qu’il en est et que c’est à Laurent Gbagbo lui-même qu'il conviendrait bien de poser la question. Mais, on ne le voit pas trop vivant, reclus dans une villa que ce soit en Afrique du Sud, que ce soit dans son village de Mama, s’il rentrait en Côte d’Ivoire. On le voit plutôt peut-être se réinstaller dans le paysage politique », a-t-il précisé.

 

SYLLA Arouna

CPI - Probable sortie de prison: Ce que Ouattara prépare contre Gbagbo

Les personnes en mission pour le chef de l'Etat

C'est demain mardi 29 octobre que l'on devrait être situé sur la libération provisoire ou non de Laurent Gbagbo. Selon un communiqué rendu public par la Cour pénale internationale ( Cpi) en fin de semaine dernière, c'est ce mardi que sera rendu public le verdict arrêté par cette juridiction suite à l'audience du 9 octobre dernier.


Il y a environ trois semaines, la Cpi avait planché sur une éventuelle libération conditionnelle de l'ex-chef de l'Etat et promis de livrer son verdict d'ici au 11 novembre. On attendait donc ce 11 novembre, quand la même Cpi annonce finalement le verdict pour ce mardi. Si l'événement est attendu fiévreusement par les partisans de Gbagbo, sa probable libération ne réjouit pas tout le monde, en particulier le régime Ouattara. C'est du moins ce que révèle Jeune Afrique dans son édition à publier cette semaine.

Au dire du directeur des rédactions de ce magazine, qui était sur les antennes de Rfi hier dimanche, Alassane Ouattara entend contrer le retour éventuel de Gbagbo à Abidjan après sa libération. Le chef de l'Etat, révèle le confrère, mijote un plan B visant à embêter son prédécesseur au cas où celui-ci envisagerait de revenir au bercail.

A cet effet, le régime Ouattara entend relancer les poursuites judiciaires engagées contre Gbagbo et qui avaient été, en quelque sorte, gelées. Ouattara prévoit ainsi de contrecarrer un éventuel retour au pays de l'ancien chef de l'Etat, au cas où celui-ci venait à bénéficier d'une liberté conditionnelle voire d'une relaxe pure et simple. « Ça préoccupe beaucoup le pouvoir en place. On agite une menace relativement claire, qui est de dire que l'intervention de la Cpi n'a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d'Ivoire, qu'elles ne sont pas annulées et que (donc) Laurent Gbagbo est toujours inculpé pour crimes économiques », rapporte le confrère, qui ajoute que pour s'occuper du cas Gbagbo, quatre personnalités du régime ont été mises en mission par Ouattara. Il s'agit du secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, du ministre de la Justice, des Libertés publiques et des Droits de l'homme, Gnénéma Coulibaly, du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko et de Me Mamadou Diané, avocat et conseiller d'Alassane Ouattara, chargé des droits de l'homme et des questions humanitaires. C'est à ces quatre hommes du système Ouattara qu'il a été demandé de préparer la contre-attaque en cas de retour au bercail du détenu de Scheveningen.

Le régime Ouattara a, sans doute, raison de se préoccuper de l'après-libération de Gbagbo, d'autant que celui-ci pourrait ne pas se retirer de la vie politique. A en croire le confrère, rien ne semble avoir été décidé quant à sa participation à la présidentielle de 2015, au cas où il serait remis en liberté. « Affi N'guessan dit ne pas savoir ce qu'il en est et que c'est à Laurent Gbagbo lui-même qu'il conviendrait de poser la question », révèle le confrère, qui ne croit guère à une mise à la retraite de l'ancien chef de l'Etat. « S'il peut rentrer en Côte d'Ivoire, on le voit plutôt se réinstaller dans le paysage politique », prédit Jeune Afrique.

 

Assane NIADA - L'inter


Source: I MATIN.NET

vendredi, 25 octobre 2013

L’ESCROQUERIE DU «PRINTEMPS ARABE»: LA DESILLUSION ENVAHIT LES MEDIAS DE L’OTAN

 

Le Caire, Égypte, le 4 février – La réaction d'un jeune homme à la rumeur de démission de Moubarak. Le dictateur tombera finalement le vendredi suivant, le 11 février. (Photo Ron Haviv / VII)

 
La Libye made in NATO voit en cette fin octobre deux années d’anarchie violente succéder à la prospère Jamahiriya de Kadhafi. Années interminables … « La Libye, plongée dans une transition chaotique émaillée de violences, marque mercredi sans faste ni enthousiasme le deuxième anniversaire de la chute du régime de Mouammar Kadhafi. » Quel aveu …
 
Il faut lire les médias de l’OTAN pour prendre la mesure de la désillusion qui envahit les professionnels de l’information aux ordres à propos du soi-disant « printemps arabe ». Prenons Le Temps, quotidien suisse de référence et partenaire du Monde et du Soir (Bruxelles), éperdu d’amour pour tous les barbus ‘rebelles ». En Tunisie, en Egypte, en Libye, en Syrie …
 
Il nous explique aujourd’hui, sans remord ni mea-culpa, la destruction et le désenchantement du monde arabe. A propos de la Tunisie, le quotidien genevois décrit « Les électeurs dégoûtés par les politiciens » : « Manifestation fin septembre pour demander la dissolution du gouvernement de coalition dirigé par le parti islamiste Ennahda. Deux ans après les premières élections législatives libres, les citoyens critiquent une classe politique plus intéressée par les luttes de pouvoir que par leur quotidien, qui s’est nettement dégradé »…
 
Sur l’Egypte, au bord de la guerre civile entre factions pro-américaines, même constat d’échec. A voir « les points de vue Armée, Frères musulmans, libéraux… les fronts paraissent plus tendus que jamais, et l’Egypte semble au bord de l’explosion. Faut-il craindre une guerre civile, un scénario à l’algérienne, à la syrienne même? » interroge Le Temps. Un éditorialiste analyse avec inquiétude qu’«En Egypte, un tragique scénario «à l’algérienne» se dessine». L’Algérie du FIS et de la décennie noire de la guerre terroriste.
 
Pourtant l’histoire de la dernière décennie ne pouvait laisser aucun doute sur le résultat de la nouvelle vague de « démocratisation » du « Grand Moyen-Orient ». Car « apporter la démocratie » c’était déjà le prétexte de la propagande de Bush II et de ses neocons pour s’emparer de l’Irak ba’athiste.
 
Et les médias de l’OTAN connaissent parfaitement le bilan de la « démocratisation » de l’Irak. Le Temps, précisément, commentait récemment : « Irak: une décennie de guerre en chiffres Il y a dix ans, les Etats-Unis envahissaient l’Irak. Quel pays ont-ils laissé derrière eux? Combien de morts dénombre-t-on et quels ont été les impacts de l’occupation américaine et britannique? ». La réponse tient en un chiffre : 650.000 civils morts. Et une réalité géopolitique : la « Prusse du Moyen-Orient » du Ba’ath devenue un état semi-failli, livré aux américains et à ses voisins. En voie d’éclatement. De « somalisation ». Comme l’est la Libye. Et comme on voudrait que la Syrie le devienne.
Les journalistes ? Aveugles, idiots ou complices ?
 

Luc MICHEL




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mardi, 15 octobre 2013

COURAGEUSE RADIO FRANCE INTERNATIONALE - RFI SE MOUILLE... LES ORTEILS

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Demi-mensonges, demi-vérités, il « faut » parler de Nahibly, des évènements du 10 et 11 octobre 2011, histoire de déranger le Mossi, comme un poil à gratter, mais sans l’écorcher vraiment. La RFI décide donc de rappeler ce triste anniversaire, et se donne un titre accrocheur: « L'enquête sur la fosse commune de Duékoué au point mort ». Mais voilà tout est dans le titre, il n'y a aucun développement dans l'article. Aucune critique du régime Ouattara qui n'a pas encore déposé ses conclusions d'enquête, ou pour être plus précis, n'a pas encore commencé à enquêter...Comme la réconciliation, le vivre ensemble, les procès des plus de 700 personnes incarcérées au nom de leur proximité avec Laurent Gbagbo, l'enquête sur Nahibly est au point mort, les six morts sont les six cadavres retrouvés dans "une" fosse commune, la seule, l'unique.

Et les trois doctorats de notre économiste bardé de deux récentes distinctions « honoris causa » de la sous région, n'ont pas multiplié ses neurones, ses capacités de travail, son soucis de vraie justice... L'enquête sur Nahibly est au point mort .Simple point mort, comme celui d'un véhicule en bon état à l'arrêt, momentanément, bientôt les vitesses s'enclencheront, bientôt, très bientôt, le train du progrès n’attend pas, mais d'abord il…faut préparer les élections d’octobre 2015...

Le seul cri du cœur de RFI, la radio au service des tueurs bien plus que de leurs victimes, c'est de brandir ce chiffre ridicule de six victimes, sans honte, sans aucune gêne : un chiffre est neutre, il n'a pas de vie en lui, il n'est le fils de personne, il n'est l'époux de personne, il n'est le père de personne.

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Et pourtant, oser affirmer comme RFI que Nahibly se résume à 6 morts est plus que du mensonge, c’est une insulte grave faite aux vivants et aux morts, même si ce média affirme timidement que des familles sont sans nouvelles de quarante autres personnes …Et bien sûr on ne rapporte même pas les morts découverts dans des puits à cause de l'abominable odeur, les décomptes faits par la Croix Rouge, diverses ONG et les associations de victimes, les disparus, évanouis dans la nuit de l’horreur… On ne rappelle pas non plus le travail des soldats de l’ONUCI, filmés, et qui ont enterrés dans des fosses des dizaines de cadavres, sans aucuns témoins ni les familles, ni les autorités villageoises, ni les autorités religieuses, ce contingent de bérets bleus marocains, récompensés, honorés, et réduits au silence, qui ont à la hâte enterré les victimes de Duékoué et certainement celles de Nahibly, simples déchets humains mis dans des sacs poubelles, manipulés avec des excavatrices et que l’on jette sans état d’âme dans des fosses…

Les nazis étaient jugés à Nuremberg pour ces crimes appelés « crimes contre l’humanité ». Ici celui qui croupit à la Haye est en attente lui aussi d'un jugement pour crimes contre l’humanité, mais les vrais tortionnaires les vrais génocidaires, exécutants des commanditaires se promènent en toute liberté, sans aucune enquête. Nicolas Sarkozy vient d’être blanchi contre toute attente dans l’affaire Bettencourt et Ouattara se prépare à gagner de vraies fausses élections en octobre 2015 pour continuer de bénéficier d’une immunité, désormais délivrée par la CPI, grâce au courage de larbin de l’Union Africaine, qui demande l'immunité de tous les chefs d'états africains en cours de mandat. Alors que le président Gbagbo, en dépit de l’absence de preuves, reste “le” coupable à juger, et que son épouse, parlementaire élue selon des élections reconnues, a perdu son immunité.

Allez comprendre autre chose que cette mascarade où toutes les normes sont renversées, ingérence humanitaire pour déshumaniser, intervenir sans autorisation dans les affaires d’un pays, le spolier,piller ses biens et ses ressources, tuer ses habitants, monter les populations les unes contres les autres, en soufflant sur les braises des antagonismes religieux, et tout cela dans l’indifférence totale des populations occidentales anesthésiées.

Silence, on tue...


Shlomit Abel, 15 octobre 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 14 octobre 2013

«PASSEPORT POUR LE CRIME: ABIDJAN»

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«Passeport pour le crime: Abidjan», un film de Lionel Langlade avec Christophe Hondelatte


On l’appelait la perle de l’Afrique. C’était une capitale florissante, avec ses gratte-ciels, sa bourgeoisie d’affaires et ses quartiers colorés. Abidjan : 7 millions d’habitants, et une richesse que le monde entier s’arrache : le cacao. Une guerre civile et quelques milliers de morts plus tard, Abidjan n’est que l’ombre d’elle même. Une mégapole rongée par la corruption et gangrénée par la violence…

Christophe Hondelatte a repris son Passeport pour le Crime, et c’est en Côte d’Ivoire qu’il débarque cette fois. Parce que l’Afrique de l’Ouest est sur les routes de la drogue, entre la Colombie et l’Europe, la drogue circule en grandes quantités à Abidjan. Christophe Hondelatte est avec les stups sur plusieurs grosses opérations de repérage et destruction de fumoirs clandestins.

Mais la police n’a pas toujours les moyens d’agir : Christophe Hondelatte constate que les enquêtes se perdent dans les sables, faute de carburant pour les voitures… Il est avec les journalistes de faits divers de Soir Info, le grand quotidien d’Abidjan. Avec eux, ils suit les faits divers qui émaillent l’actualité : le corps d’un bébé est retrouvé dans un sac de riz, sur un terrain vague : meurtre maniaque, ou drame de la jalousie, entre épouse régulière et maitresse attitrée ?

Christophe Hondelatte se rend en prison, et constate la promiscuité extrême qui règne entre les murs. Il est reçu avec tous les honneurs par le Commandant Wattao, ex-seigneur de guerre réintégré dans la police. Un colosse à la réputation sulfureuse : l’homme roule en Ferrari et ne se sépare jamais de son pistolet plaqué or.


N.P

Difficile d’être une femme, quand les anciens combattants désœuvrés sont tentés de faire parler les armes. La prostitution s’étale partout et Christophe Hondelatte prend la mesure des violences sexuelles qui frappent la société ivoirienne. À l’école par exemple, les viols sont monnaie courante, même au collège. Difficile de briser la loi du silence, et pourtant, chose rare, Christophe Hondelatte assistera à l’arrestation et au procès d’un directeur d’école violeur.

Abidjan est aussi la capitale des brouteurs : ces escrocs d’Internet qui rivalisent d’astuce pour soutirer de l’argent à distance. Leurs victimes sont souvent françaises, et Christophe Hondelatte suit le travail des policiers chargés de la cyber-criminalité. Il parvient aussi à rencontrer ces criminels du clavier, qui sont réputés dans toute la ville pour souvent claquer en une seule soirée le fruit de leurs arnaques.

Le sang coule , le long de la lagune, et les ivoiriens ont une spécialité, qui résiste aux criminologues : les meurtres rituels. La magie noire fait des ravages, et Christophe Hondelatte en est le témoin. Il y a cet enfant, éviscéré par son assassin, qui pour éloigner le mauvais œil a aussi bu son sang. Il y a aussi les sorciers gendarmes, qui font la chasse aux brebis galeuses dans leurs rangs et combattent les mauvais sorciers…

 

«Passeport pour le crime: Abidjan»
Un film de Lionel Langlade avec Christophe Hondelatte

Vu le 27/09 à 22h15 sur 13ème Rue.

samedi, 05 octobre 2013

LE DJIHAD DE L'INTOX

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En réaction à la vague d’indignation qu’ont suscité les révélations sur l’ampleur qu’a pris le djihad du sexe (nikah) en Syrie, le journal français Le Monde a pris sur lui de plaider la cause des islamistes, combattants et prédicateurs, mis en cause dans cette histoire. Mais ne pouvant assumer une telle plaidoirie, ce journal a préféré le faire à travers un article publié dans la page Blogs, signé par Ignace Leverrier, un ancien diplomate en poste à Damas, connu pour être le principal pourvoyeur du journal de référence des Français en informations provenant de la Syrie et certainement toujours liés aux services de renseignements de son pays. Avec un titre sciemment provocateur, «Vous allez être déçus : le djihad du sexe en Syrie n’a jamais existé !», l’auteur de l’article veut faire croire que ce concept est «la dernière invention de la propagande du régime». Comme si tous les autres crimes, tout les drames que vivent les Syriens depuis plus de deux ans étaient le fait de la propagande. Il explique : «Rendu public pour la première fois sur la chaîne de télévision libanaise Al-Jadid (…) et immédiatement repris par certains médias favorables au pouvoir en place à Damas, ce nouveau concept était destiné comme les autres à heurter et paralyser les opinions publiques occidentales».
 
Il faut comprendre donc que si les opinions publiques occidentales n’étaient pas paralysées, les gouvernements occidentaux trouveraient plus de difficulté à justifier la croisade qu’ils s’étaient promis de déclencher contre le régime syrien. Comme si, là encore, les puissances occidentales pouvaient s’offusquer d’une raison morale pour passer à l’action. Poursuivant son raisonnement par l’absurde, l’auteur estime que «pour lui donner du crédit, cette idée était imputée à un cheikh saoudien ultraconservateur, un certain Mohammed Al-Arifi, dont le nom n'avait pas été choisi par hasard.
 
L'intéressé s'était fait remarquer par la promulgation d'avis juridiques montrant un rigorisme radical et un mépris certain pour les femmes. Le cheikh a immédiatement nié ce qu'il était censé avoir diffusé sur les réseaux sociaux... mais qui ne figurait nulle part sur sa page internet. Il a expliqué qu'un imposteur avait utilisé son compte Twitter, où il comptait plus de 3 millions de followers, pour lui imputer ce qu'il n'avait jamais dit». Encore plus effronté, l’article réfute les déclarations du ministre tunisien de l’Intérieur qui a récemment donné des détails sur ce réseau de prostitution islamiste, au motif qu’aucun témoignage n’est venu corroborer ses propos. Le diplomate feint d’ignorer que le gouvernement islamiste tunisien serait bien le dernier à vouloir ternir l’image de la «rébellion» syrienne.
 
Son seul argument, sa seule référence sont, au bout du compte, les dénégations de l’Armée syrienne libre et Jabhat Al-Nosra, exprimées dans des communiqués : «Devant le scandale provoqué par ces affaires, l'Armée syrienne libre et la Coalition nationale syrienne ont réagi. Même Jabhat Al-Nosra y est allée de son communiqué. Tous ont affirmé que le djihad al-nikah, qui était contraire aux législations divines et humaines n'avait jamais existé en Syrie et que les prétendues victimes, tunisiennes ou syriennes, dont les témoignages avaient été colportés par les médias du régime (…) n'avaient été que les comparses plus ou moins consentantes d'une machination contre eux qui les dépassaient». Il faut les croire, puisqu’ils l’ont dit dans des communiqués !


Par R. Mahmoudi


00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Algérie, Europe, France, Monde, Monde arabe, Syrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde, syrie, le djihad de l'intox | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 04 octobre 2013

LES CRIMES OUBLIES DE LA REBELLION IVOIRIENNE: LE GRAND DEBALLAGE SUR LES ORIGINES ET LES COMMANDITAIRES DU DRAME IVOIRIEN

 

 

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PADJOFê IBRAHIM (ancien rebelle): «Pourquoi nous avons tué Robert Guéi». Des accusations graves, des révélations à couper le souffle. NB: Document inédit, paru en 2003, mais toujours d'actualité. A lire, à relire et surtout à partager.

 

19 septembre 2002, 19 septembre 2013, il y 11 ans que Guillaume  Soro et ses hommes plongeaient la Côte d’Ivoire dans le chaos. Dans ce document plusieurs fois publié par les médias ivoiriens, Padjofê Ibrahim, l’un des piliers de cette rébellion qui a endeuillé la Côte d’Ivoire pendant plus de 10 ans, fait le grand déballage sur les origines et les commanditaires du drame ivoirien. Un témoignage qui rabat définitivement le caquet, à tous ceux qui, comme Kobenan Kouassi Adjoumani, accusent Laurent Gbagbo d’être l’auteur des crimes en Côte d’Ivoire.

Monsieur Honorat Dé Yedagne (DG de Fraternité-Matin),


Je voudrais vous demander de faire en sorte que  cette lettre soit publiée dans son entièreté. J'ai  beaucoup hésité avant de l'envoyer à votre journal car, il n'a pas de position tranchée et donc si ma lettre y est publiée, on lui accordera toute la valeur qu'il lui faut plutôt que d'être considérée comme suscitée si elle était publiée par le National ou Notre Voie. Cette lettre ne vaut sans doute rien, venant de la part d'un assassin comme moi, mais, j'aime mon pays comme vous et j'ai décidé de ne plus le tuer.

Publiez ma lettre s'il vous plait !

Je m'appelle Padjofê Ibrahim. Je suis de l'ethnie  Dioula et je suis un déserteur de l'armée ivoirienne. Si je donne mon vrai nom, c'est parce que je n'ai plus personne à protéger car, mes parents (mon père, mes deux sœurs et mon frère étudiant en licence d'anglais à l'Université de  Bouaké) ont été exécutés dans la nuit du 8 au 9 février dernier.  Je suis donc un rebelle fugitif qui a décidé de ne plus participer à la destruction de mon pays. J'ai été au cœur de la rébellion, j'ai participé à toutes les étapes de la préparation de l'attaque jusqu'à son exécution. Je sais que les choses que je vais dire aujourd'hui paraîtront aux yeux de certaines personnes comme une plaisanterie de mauvais goût, mais je jure sur les cadavres de mes parents que ce qui  va suivre est la stricte vérité et même si cela arrive bien en retard, il n'empêche qu'il peut  permettre de comprendre beaucoup de choses et de prévenir bien d'autres dangers qui guettent le contrôle gouvernemental pour réaliser à quel point les Ivoiriens, avec les autorités à leur tête, ignorent les véritables dangers qui planent sur le pays. Je voudrais préciser avant toute chose, qu'aucun des pays qui entourent la Côte d'Ivoire n'aime la Côte d'Ivoire. Ils ont tous participé d'une façon ou d'une autre à la destruction du pays. J'y reviendrai.  Cela dit, je voudrais demander pardon aux  Ivoi - riens et à toutes les victimes innocentes de  cette guerre atroce que nous avons provoquée dans notre propre pays.  J'ai fait du mal, beau - coup de mal en succombant à un certain discours, en pensant d'après ce qu'on nous avait dit, que le Président Gbagbo  était venu au pouvoir pour organiser le génocide des gens du Nord et qu'il fallait tout mettre en œuvre pour l'arrêter. Voilà pourquoi, la plupart de ceux qui ont pris les armes sont des gens du Nord et qu'à la fin de cette guerre, on découvrira que 60% des jeunes du Nord sont morts, tant les FANCI les massacrent sur les fronts de guerre. Quelqu'un a dit que" le jour où ceux qui financent les guerres se retrouveront sur les fronts, il n'y aura plus de guerre dans le monde ". Je me demande si ce monsieur se rendait compte de la véracité de ce qu'il disait. Je voudrais dire ici qu'aucun des chefs de la rébellion qui endeuille le pays n'a jamais mis les pieds sur un front de guerre, ni conduit une troupe au cours d'un combat. Le seul qui a eu le courage de participer à un combat à la tête d'une unité de 227 personnes (tous des gamins de 12 à 15 ans) a été abattu par les FANCI le jeudi 17 octobre 2002 à M'Bahiakro et son unité a été totale - ment anéantie. Il s'agit de Inza Karamoko. Après cette guerre, le monde entier constatera le désastre. Cela dit, je voudrais situer les choses que je vais dire à 11 niveaux :

1. La préparation de l'attaque.

2. Le recrutement.

3. Les raisons de l'attaque.

4. Les personnalités qu'il fallait tuer.

5. La mort de Balla Kéita

6. Les commanditaires du coup.

7. Les complicités internes et externes.

8. L'élimination systématique des gendarmes.

9. Le but assigné au MPIGO et au MJP

10 . La mission de l'escadron de la mort et des  médias étrangers.

11 . Le rôle de la France et des multinationales françaises.

Beaucoup de choses ont été dites sur l'attaque du  19 septembre 2002. Certaines de ces choses sont  vraies, et d'autres sont très loin de la vérité. Il a  fallu que je sois au Burkina Faso du mardi 16 janvier 2001 au lundi 16 septembre 2002 pour  comprendre à quel point la Côte d'Ivoire était haïe  par les pays qui l'entourent. J'y reviendrai dans le point 7.

1.- La préparation de l'attaque

A mon arrivée à Somgandé au Burkina le 16 janvier 2001, le noyau qui devrait diriger les opérations était déjà constitué; il s'agissait de Tuo Fozié, Massemba Koné, Omar Diarrassouba, Iréné Kablan et Souleymane Diomandé. il s'agit là de la phase 1.

2.- La deuxième phase a consisté à recruter

C'est IB qui a été chargé de cette tâche, aidé par  trois officiers burkinabè qui agissaient pour le  compte de leur pays. Le recrutement a été fait  dans trois pays: le Liberia, la Sierra Leone et le Burkina Faso. Ainsi, au total, ce sont 417 personnes qui ont été recrutées en deux mois, dont 288 Burkinabè (125)  soldats de l'armée burkinabé et 163 repris de justice libérés des prisons et conduits au camp de  formation de PÔ.  Quant aux Ivoi - riens qui ont participé à l'attaque, il a suffi de leur expliquer ce qui suit:

3.- Les raisons de l'attaque

Il Y a trois raisons essentielles à l'attaque du 19 septembre.

- Il fallait sauver les peuples du Nord et  principalement les Dioula, du génocide que préparait le Président Gbagbo.

- Pour convaincre chacun de cette idée, une photo  cou - leur agrandie était accrochée dans toutes les  chambres des villas de Somgandé et une autre  (petite) était dans les poches de toutes les re - crues,  de sorte que chacun se disait qu'il avait une  mission noble à accomplir en faisant la guerre en  Côte d'Ivoire. Il s'agissait de sauver tout un peuple  menacé d'extermination totale par un régime  supposé génocidaire.

- Il fallait ensuite permettre aux Burkinabè résidant en Côte d'Ivoire d'avoir les mêmes droits que les  Ivoiriens et de participer à toutes les prises de  décisions concernant l'avenir du pays. Pour convaincre les Burkinabè de ce que les  Ivoi - riens partisans du régime étaient en train de  massacrer leurs compatriotes, le journal Sidwaya a utilisé les mêmes photos du charnier de  Yopougon qu'il a présenté comme étant constitué  de ressortissants burkinabè. Cela a provoqué une  grande colère et a facilité le recrute - ment des Burkinabè avec l'accord des autorités burkinabè.  Pour que ce qui précède puisse se réaliser, il fallait  éliminer systématiquement un certain nombre de  personnalités politiques et militaires et permettre ainsi, par la chute du gouvernement, l'installation  d'un nordiste à la tête de l'Etat et en l'occurrence  M. Alassane Ouattara, après 6 mois de transition  au cours de la - quelle, par l'usage de la terreur, toutes les personnes gênantes devraient être soit exécutées soit forcées à l'exil.

4.- Les personnalités politiques et militaires qu'il fallait tuer

Je reviendrai de façon détaillée sur un certain nombre de choses dans le point 6, mais il faut dire que si le coup d'Etat avait réussi, il n'y au - rait aujourd'hui d'hommes politiques en Côte d'Ivoire que ceux venant du RDR tant la liste  des personnes qu'il fallait exécuter était longue. Je ne pourrai donc pas donner la composition  de cette liste de façon exhaustive mais voici  quelques-uns des noms.

1. Emile Boga Doudou (à la demande de Blaise Compaoré).

2. Doué Mathias

3. Touvoli-Bi

4. Lida Kouassi

5. Henri Konan Bédié

6. Emile Constant Bombet (l'ancien ministre)

7. Blé Goudé Charles

8. Tapé Koulou (à la de - mande de Shérif  Ousmane).

9. Mamadou Coulybali

10 . Guéi Robert (à la demande de Alassane  Ouattara).

C'est ce dernier nom, celui du général, ajouté à  la demande de Alassane Ouattara qui a changé  tout et donc a précipité les choses car, on ne  sait trop comment cela s'est passé mais  quelqu'un a filé l'information à M. Balla Kéita qui  suivait le déroulement des préparatifs pour le compte du général.

5.- La mort de Balla Kéita

M. Balla Kéita a été envoyé au Burkina Faso par le général Guéi pour suivre l'évolution des préparatifs pour son compte. A son arrivée au Burkina, M. Balla devrait avoir ses appartements à Somgandé, mais pour éviter les soupçons, Blaise Compaoré a décidé de le loger personnellement. Cette démarche n'a pas  beaucoup plu au Général qui soupçon - nait un mauvais coup de la part d'Alassane, mais on a su le convaincre.  En réalité, si on avait éloigné Balla Kéita, c'était pour qu'il ne soit pas au courant de certains détails, tels que la composition de la liste. Ainsi, lorsqu'il s'est agi de dresser la liste, le Général n'a eu son mot à dire que sur le sort du Président Gbagbo, car l'informateur qui se trouvait à la Présidence avait prévenu que le Président devait s'absenter dans le courant de la 3e semaine du mois de septembre 2002. Le Général a donc conseillé que le coup se fasse en son absence car, cela per - mettrait d'épargner sa vie et donc d'éviter un certain nombre de difficultés inutiles. Mais le Général ne savait pas qu'il était lui-même sur la liste; normal, car le coup devait être fait pour lui, du moins d'après ce que M. Ouattara lui avait promis. Ainsi, le Général en qualifiant le Président de boulanger, ignorait que le vrai boulanger était celui à qui il téléphonait 3 fois par jour. Lorsque Balla Kéita, on ne sait par quel moyen, avait appris que le nom de son patron était sur la liste des personnes qu'il fallait exécuter, au lieu d'informer directe - ment le Général, il a cru bon d'en parler d'abord à Blaise Compaoré. Dès cet instant, il avait signé son arrêt de mort et effectivement, on le retrouvera mort le lendemain. Nous étions alors fin juillet - début août. La difficulté a été dès lors de convaincre le Général que la mort de son agent n'avait rien à avoir avec  un mauvais coup que l'on préparerait dans son dos. Une tâche que les autorités burkinabè avec le ministre de la Défense vont réussir à merveille, en retournant les soupçons sur le gouvernement FPI au pouvoir à Abidjan et pour para - chever la machination, Fabien Coulibaly qui, à la demande du Général, s'était rendu au Burkina, avait été chargé d'assassiner le Général, mais on ne sait pour quelles raisons, il n'a jamais exécuté son contrat et donc jusqu'à ce qu'on déclenche l'attaque, on ne savait pas si Fabien Coulibaly et le Général avaient un autre plan et dans le doute,  pour éviter les problèmes, son nom avait été ajouté sur la liste, de même que celui de tous ceux qui se trouvaient dans l'environnement immédiat du Général. Ceci explique ce qui s'est passé ou plus précisément, devrait expliquer ce qui s'est passé car on saura plus tard que Fabien Coulibaly avait vendu la mèche et que le Général avait concocté son propre plan, mais malheureusement pour lui, certains éléments de la gendarmerie qui étaient dans le coup et dont le Général avait les noms, avaient réussi à s'infiltrer dans les patrouilles des gendarmes loyaux et donc pour éviter que le Général ne se venge d’eux s'il prenait le pouvoir, ont réussi à créer la confusion, de sorte que même au jour d'aujourd'hui, vu la façon dont les choses se sont passées, au plus haut niveau de la rébellion, tout le monde a la trouille quand il s'agit de savoir si ceux qui ont tué le Général sont tous morts ou vivants et prisonniers ; mais on les préfère plutôt morts que vivants : suivez mon regard.

6.- Les commanditaires du coup

Il y a essentiellement trois commanditaires.

- M. Alassane Dramane Ouattara

- Guéi Robert

- Blaise Compaoré.

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Alassane Ouattara a offert tous les moyens de communication dont dispose le MPCI. Il a également corrompu tous les correspondants-Afrique de tous les médias français à qui une mission précise a été confiée. J'y reviendrai dans le point 10. C'est M. Alassane qui s'est chargé de la rémunération de tous les chefs rebelles de Tuo Fozié à Dacoury-Tabley en passant par Soro Guillaume. Même au niveau de la rébellion, on ignore où Alassane Ouattara a tiré tout l'argent qu'il a investi dans cette guerre et c'est sans doute ce qui constitue le plus grand danger pour la Côte d'Ivoire. Le rôle de Guéi a consisté à créer au sein de l'armée, un environnement de suspicion propice à un soulèvement général de l'armée. Mais il a échoué dans sa tâche car en dehors des Bayefouè et des Zinzins et de quelques officiers dont Gueu Michel, pas grand monde n'a mordu à son hameçon et c'est l'une des raisons qui explique l'échec de la prise d'Abidjan. Blaise Compaoré est ce qu'il convient d'appeler le plus grand danger pour la Côte d'Ivoire. Ce Monsieur a juré que tant que Alassane ne sera pas à la tête de la Côte d'Ivoire, ce pays ne connaîtra jamais la paix. Blaise Compaoré a fourni à lui seul et cela grâce à ses propres réseaux de trafic d'armes dont les sièges se trouvent en Libye et au Liberia, toutes les armes dont dispose actuellement le MPCI. C'est lui qui a fourni tous les instructeurs, c'est également lui qui a fourni 125 soldats burkinabè  dont 38 officiers qui sont répartis comme suit: 13 à Korhogo, 15 à Bouaké et 10 à Odienné. Ce sont eux qui forment actuellement sur le terrain, toutes les recrues. Blaise Compaoré a investi au bas mot, plus de 4 milliards dans cette guerre, de l'argent qu'il compte récupérer une fois que les Burkinabè résidant en Côte  d'Ivoire et Alassane seront parvenus au pouvoir.

7.- Les complicités internes et externes

Tous les dirigeants du RDR, des plus modérés aux plus durs, savaient plus ou moins que leur mentor préparait un coup fumant. Certains comme Ali Coulibaly, Gon Coulibaly, Ali Kéita, ont par - couru nuitamment pendant des semaines les villes du Nord avec des photos du charnier de Yopougon. Je dois avouer qu'ils ont fait un travail remarquable, car aujourd'hui, pour convaincre un jeune du Nord de tuer un gendarme et de boire son sang, il suffit de lui montrer une de ces photos et de lui dire que c'est le sort que Gbagbo et ses gendarmes lui réservent s'il ne réagit pas. Alassane lui-même leur avait expliqué cela pendant sa tournée d'avant les élections des conseils généraux. Au ni - veau interne, il faut souligner que même dans l'entourage du Chef de l'Etat, certaines  personnes étaient au courant du coup. Aujourd'hui, un travail a été fait pour éloigner ces traitres qui mangeaient avec le Président et qui savaient pourtant qu'on allait le tuer. Au niveau interne toujours, il faut dire que dans toutes les villes occupées et non occupées, se trouve quelqu'un qui est chargé d'organiser avec l'aide de quelques per - sonnes, la chute de la ville et à dresser  la liste des per - sonnes qu'il fallait  systématiquement exécuter à notre arrivée.  Ainsi par exemple à Bouaké, le maire a joué ce rôle, à Béoumi, le chef de canton a aidé à la prise  de la ville. La liste complète de tous ces gens qui  tapis dans l'ombre aident les rebelles est  actuellement au domicile du préfet de Bouaké qui  est la maison de Soro Guillaume. La plupart des gens qui sont sur cette liste sont des Burkinabè qui connaissent très bien les villes  dans les - quelles ils vivent. Ainsi à Agboville, il y a un certain Ouédraogo Binaté, à Divo, un certain Sampoudou Dra - mane, à  Tiassalé, un certain Savadogo Ladji dit " Sabari Kagni ", ce dernier est actuel - lement à Bouaké et joue un grand rôle dans le rapatrie - ment des corps des gen - darmes exécutés au Burkina Faso par le biais de gros camions qui semblent lui ap - partenir. J'y reviendrai dans le point 8.  A Daloa, Kafando Compaoré (tué par les loya - listes pendant la libération de la ville, à Sakassou, Boureïma Sylla, à Bouna, IIboudo Assimi (c'est lui qui a exigé et obtenu l'exécution du commandant  de brigade de Bouna devant sa femme et ses enfants).

Il y a donc actuellement, dans presque toutes les villes de Côte d'Ivoire, des gens dont le rôle est de préparer l'arrivée des rebelles en donnant  journellement des in - formations précises sur les mouvements des gendarmes.

8.- L'élimination systématique des gendarmes

Si tout le monde a constaté que la Gendarmerie a payé le plus lourd tribut à cette guerre, eh bien ! c'est parce que cela fait partie d'un plan bien précis. MM. Ouattara et Blaise Compaoré ont une grande colère contre la Gendarmerie de Côte d'Ivoire et pour cause, ils considèrent que les gendarmes sont la cause de tous les malheurs des  militants du RDR et des Burkinabè et par conséquent, il fallait les éliminer jusqu'au dernier, du moins, ceux qui ne sont pas avec eux, c'est-à- dire la quasi totalité car au jour d'aujourd'hui, il y a  exactement 113 militaires et gendarmes qui sont avec la rébellion en dehors des Bayéfoué et des Zinzins. La consigne qui a donc été donnée était de tuer systématiquement tous les " corps habillés " des  villes prises et principalement les gendarmes, mais comme il était impossible de cacher les corps d'autant de per - sonnes, avec l'accord des autorités, plutôt sur proposition de ces autorités, les cadavres de la plupart des corps habillés ont été convoyés au Burkina dans des camions et même les corps de beaucoup de civils tués, environ 2000  per - sonnes, se trouvent au Burkina; ce qui advient de ces corps une fois au Burkina, seuls Alassane, Blaise Compaoré et Soro le savent. C'est un moyen efficace d'éviter les charniers. Quant aux gendarmes qui ont réussi à fuir pour se retrouver au Burkina, s'ils n'ont pas été abat - tus à la frontière, ils sont dans une prison quelque part au  Burkina. Je sais par exemple qu'il y a environ 47 gendarmes ivoiriens qui se trouvent actuellement dans les prisons de Blaise Compaoré.

9.- Le but assigné au MPIGO et au MJP

A la date du 23 octobre, tout le monde était unanime pour reconnaître que le coup avait capoté et que ou bien on fuyait tous le pays ou  bien on restait et alors, il fallait poser des actes de nature à ébranler le pouvoir et à obtenir par les massacres et la terreur, ce que nous n'avions pas été capables d'obtenir par l'attaque du 19 septembre.  Il fallait d'un côté cher - cher à gagner du temps en bluffant, le temps que les commanditaires trouvent des soutiens et apportent la logistique nécessaire pour mener une guerre sur un long terme car nous n'étions absolument pas préparés pour cela. Il n'a pas été facile de trouver des soutiens et je dois avouer qu'il y a eu un moment de flottement au cours duquel si les FANCI avaient tenté leur chance, elles auraient fait de nous une bouchée  mais il y avait une telle crise de confiance au sein de l'armée que personne n'osait tourner le dos à son voisin. Le premier sou - tien trouvé fut le Liberia de Charles  Taylor qui devrait ouvrir un front à partir de l'Ouest, mais ce dernier a posé tellement de conditions que les choses ont traîné. Finalement, Alassane et Compaoré ont dû lui vendre tout l'Ouest y compris ses habitants pour que Charles Taylor se décide. C'est ainsi que le MPIGO et le MJP ont été créées à partir du MPCI avec pour mission farfelue de venger le général Guéi. Le 2ème soutien a été le Sénégal à qui il a été confié la mission de faire accepter la rébellion à une table de négociation. Le 3ème soutien a été le Gabon dont le Président a été chargé de convaincre les autorités françaises que Gbagbo n'a que ce qu'il mérite et que tout le monde l'avait prévenu qu'il ne ferait pas de vieux os au pouvoir et qu'il fallait aider les rebelles à régler une fois pour toutes, tous les problèmes créés par Gbagbo depuis son arrivée au pouvoir.  Le 4ème soutien a été celui des multinationales françaises installées en Côte d'Ivoire, soutien obtenu par MM. Ouattara et l'Ambassadeur Renaud Vignal qui ont quasiment vendu le pays. Au jour d'aujourd'hui, la Côte d'Ivoire n'appartient aux Ivoiriens que parce que Gbagbo est encore au pou - voir, sinon Alassane Ouattara a vendu le  pays au Burkina Faso et aux sociétés françaises.

10.- L'escadron de la mort

Effectivement, il Y a un escadron de la mort en  Côte d'Ivoire. Cet escadron a été créé pour une mission précise. L'escadron de la mort a été créé le vendredi 20 avril 2001 à Abobo par des res - ponsables du RDR qui voulaient laver l'image de M. Alassane Ouattara en éliminant toutes les personnes qui s'attaqueraient ou dénonceraient son imposture. La 2ème mission de l'escadron était d'éliminer tous les gendarmes qui avaient été jugés dans le procès du char - nier de Yopougon. Il est inutile de préciser que M. Ouattara avait donné toute sa caution. A l'origine, l'escadron était constitué de 7 personnes (3 membres de la garde rapprochée de M. Ouattara, 2 Burkinabé (des anciens gendarmes), un chauffeur plus le chef du groupe  était (jusqu’au 17 2001) Shérif Ousmane. Après cette date, compte tenu de l’opération actuelle qui était en préparation au Burkina, l'escadron de la mort avait été dissous mais en dehors de Shérif, les autres sont restés en Côte d'Ivoire et ont travaillé dans la sécurité de M. Ouattara et depuis le 18 octobre 2002, l'escadron de la mort a été reconstitué avec les mêmes éléments mais le chef est désormais un Burkinabé et ses missions sont : salir le gouvernement et provoquer une guerre musulmans-chrétiens. En dehors de Benoît Dacoury- Tabley dont la mort a été une erreur, les autres sont bien sur la liste et ceux qui restent sont les suivants:

Maurice Guikahué

K.K Bertin (Jeunesse PDCI)

Blé Goudé (rayés-contradiction).

Tapé Koulou (rayés-contradiction)

Thierry Legré (rayés-contradiction)

Trois Imams (non déterminés)

Trois évêques (rayés-contradiction)

Le maire d'Adjamé (à sacrifier pour la cause).

Le directeur de l'AFP Abidjan.

P.S. Les personnes doivent être exécutées selon  l'actualité

11.- Le rôle des médias

Tous les médias étrangers qui couvrent la guerre en Côte d'Ivoire ont été achetés. Ainsi, dès le 15 septembre 2002, tous les médias français ou presque étaient déjà à Bouaké. Le rôle à eux assigné est de faire en sorte que les agresseurs passent pour les victimes auxquelles les armes se sont imposées, d'où les déclarations de Soro du genre: " les armes se sont imposées à nous ". Les Médias français se sont tus sur les massacres commis en zone occupée et je dois avouer que beaucoup de massacres ont été commis sous les yeux des journalistes français.

Comme je l'ai dit plus haut, environ 2000 personnes ont été  massacrées mais les journaux français n'en ont jamais parlé, normal, ils font leur travail,  il faut avoir été bien payé pour fermer les yeux sur l'exécution de 70 gendarmes après l'entrée et la sortie des FANCI dans Bouaké. Il faut avoir été bien payé pour fermer les yeux sur le viol public de 37 filles baoulé dont le sang a été  par la suite distribué aux dozos après les avoir égorgées. Il faut avoir été bien payé pour être capable de fermer les yeux sur le fait que toutes les filles qui se trouvent dans les

zones sous contrôle rebelles sont violées journellement depuis. En fait, le rôle de la presse française en Côte d'Ivoire est de faire en sorte que Gbagbo se retrouve de - vant le TPI ou la CPI. 

* * Le rôle de la France- mère

Tout ce que je peux dire, c'est que la France  est coupable mais elle est prise dans l'étau entre les menaces de dénonciation de la rébellion et la réaction du peuple ivoirien et des Français de Côte d'Ivoire. En réalité, aucun pays n'aime la Côte d'Ivoire, tous les voisins de la Côte d'Ivoire sont contre elle et principalement le Burkina qui a déclaré la guerre à la Côte d'Ivoire.  Des indignes fils comme moi ont pris les armes pour détruire la Côte d'Ivoire, la mère patrie, mais je sais que je me suis lourde - ment égaré,  trompé et je veux faire marche arrière. Pourra-t-on me pardonner un jour?


Une contribution de Padjofê Ibrahim, In Frat-Mat du 03 septembre 2003.

jeudi, 03 octobre 2013

MICHEL COLLON: «LA GUERRE EN SYRIE EST UN PLAN DE RECOLONISATION DONT FAIT PARTIE L'ALGERIE»


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Algeriepatriotique: Comment évaluez-vous le développement de la situation en Syrie en ce moment?

Michel Collon: Je crois que l’on assiste à un tournant historique. On voit que les Etats-Unis, qui ont été, jusqu’à présent, très arrogants et se permettaient de déclencher des guerres assez facilement, sont maintenant face à une résistance très forte en Syrie, face aussi à un refus de la Russie et face à la résistance croissante des pays du Sud. Le sentiment qui se développe en Amérique latine, en Afrique, dans le monde arabe aussi et en Asie bien entendu, est que les Etats-Unis sont une puissance déclinante, qu’ils mènent une politique égoïste visant seulement à voler les richesses pendant que les peuples restent dans la pauvreté, et qu’il est donc temps de résister à ces guerres qui sont purement économiques, des guerres du fric, et qu’il faut construire un front par rapport aux Etats-Unis et à leurs alliés européens, puisque l’Europe suit les Etats-Unis de manière très docile et hypocrite et est impliquée dans ce système.


Nous avons réalisé une série d’entretiens avec des personnalités aussi divergentes les unes que les autres, notamment Paul Craig Roberts qui fut conseiller de Reagan. Un point revient souvent : dans le monde occidental, aujourd’hui, les anti-guerre par rapport à ceux qui dénonçaient la guerre du Vietnam, par exemple, sont à droite. Pourriez-vous nous faire un commentaire à ce sujet ?

Nous avions, en Europe, un mouvement anti-guerre extrêmement puissant qui s’était développé justement pendant la guerre du Vietnam. Ce mouvement a été très affaibli. On en a vu encore une pointe en 2003 au moment où Bush a attaqué l’Irak et où nous étions des millions dans la rue, mais il faut bien constater que quand les Etats-Unis ont attaqué la Libye, quand ils sont intervenus en Yougoslavie et en Afghanistan, il n’y a pas eu de forte résistance. Je pense qu’il faut analyser le problème en se demandant comment la Gauche européenne qui avait toujours été en principe anti-guerre, anti-coloniale, anti-injustices sociales, se retrouve maintenant, à de très rares exceptions, aux côtés des Etats-Unis et de l’Otan, dans une grande alliance qui englobe Israël, l’Arabie Saoudite, le Qatar et toutes ces dictatures épouvantables qui prétendent qu’elles vont apporter la démocratie en Syrie. Et la gauche européenne marche avec ça ? C’est une comédie et il est très important d’expliquer d’où cela provient. Je pense qu’on a perdu le réflexe de se méfier du colonialisme, de refuser la guerre et de rechercher des solutions politiques aux problèmes. On a perdu cette idée que les nations ont le droit de décider de leur système social, de leur avenir, de leurs dirigeants et que ce n’est pas à l’Occident colonial de dire qui doit diriger tel ou tel pays. Nous avons un grand examen de conscience et une analyse à faire : comment se fait-il que ceux qui devraient être à gauche se retrouvent avec ceux que je considère, moi, comme l’extrême droite, à savoir Israël, l’Arabie Saoudite et le Qatar ?

D’après les informations que nous avons récoltées à travers nos entretiens et qui se confirment, Barack Obama serait otage du lobby israélien, notamment via l’Aipac et ses partisans, comme Susan Rice, Lindsay Graham, etc., et les néo-conservateurs pro-israéliens. Qu’en pensez-vous ?

C’est une thèse très répandue que les Etats-Unis sont dirigés par Israël et je ne suis pas d’accord avec cette position. Je pense, en fait, que c’est le contraire. Ce n’est pas le chien qui commande à son maître, c’est le maître. Quand vous regardez l’économie israélienne et son budget, vous voyez bien que la force est aux Etats-Unis et qu’Israël est ce que j’appelle le « porte-avions » des Etats-Unis au Moyen-Orient. Bien sûr, le lobby est un phénomène qui joue, mais le jour où l’élite des Etats-Unis décidera qu’Israël ne nous est plus utile ou qu’il nous fait du tort parce que tout le monde arabe est en train de résister et nous allons perdre notre crédit et notre marge de manœuvre au Moyen-Orient, ce jour-là, les Etats-Unis lâcheront Israël. Il y a des fantasmes sur le lobby juif qui dirigerait le monde, mais je ne crois pas à cette théorie.

L’Aipac n’est pas une vue de l’esprit…

Nous sommes dans un monde dirigé par les multinationales. Quand vous voyez qui a le pouvoir de contrôler les richesses, de décider l’économie, de contrôler Wall Street, la City, Frankfurt, etc., ce sont des multinationales. Et le fait qu’il y ait quelques patrons juifs n’est pas le problème. Je pense vraiment que l’on doit s’en prendre au système des multinationales et ne pas prendre la conséquence pour la cause.

Vous avez dit dans l’émission de Taddéï : « Vous m’inviterez un jour car ce sera au tour de l’Algérie d’être ciblée par une frappe ou une guerre. » Le pensez-vous toujours ?

Oui, je pense que ce qu’il se passe en Tunisie et au Mali et l’attaque contre la Syrie annoncent qu’effectivement les Etats-Unis sont en train d’exécuter un plan de recolonisation de l’ensemble du monde arabe et des pays musulmans – puisqu’il y a l’Iran aussi – qui ont échappé au colonialisme classique. Clairement, l’Algérie fait partie des cibles, comme l’Iran, et donc il est très important de voir qu’en défendant l’autodétermination du peuple syrien, on empêche les Etats-Unis d’attaquer les cibles suivantes. Ce que je dis dans ce cas, c’est que, en fait, il s’agit toujours de la même guerre. Nous sommes dans les différents chapitres d’une même guerre de recolonisation.

Entretien réalisé par Mohsen Abdelmoumen


Michel Collon pour Algérie Patriotique

 

Source: INVESTIG'ACTION

vendredi, 27 septembre 2013

LA COUR PENALE INTERNATIONALE N'A PLUS LA COTE EN AFRIQUE


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Le Parlement Kenyan vient de voter le retrait du pays, du protocole de Rome, à l’origine de la Cour Pénale internationale (CPI). Bien que ne prenant effet que dans 12 mois, ce retrait est une mauvaise publicité pour la CPI. Les raisons de son fiasco résident dans l’impression qu’elle donne de n’être qu’une émanation des puissances occidentales dominatrices, quand elle s’en prend la plupart du temps, qu’aux vaincus de ses grandes. En effet, elle est incapable de lancer la moindre enquête sur les centaines de morts survenues en Égypte, en Lybie ou en Côte d’Ivoire. Certains criminels de guerre ou contre l’humanité avérés, sont ressortis blancs comme neige, malgré les preuves accablantes des dossiers d’instructions. Quand ces derniers n’ont pas disparus tout bonnement. Ce précédent historique pourrait servir d’exemple, pour de nombreux autres États africains. Les récentes déclarations du président somalien de l’O.U.A, lors du dernier congrès à Alger, illustraient le malaise de ces pays africains, qui après plus d’un demi-siècle d’indépendance, ont le sentiment de s’être faits dépossédés, par les puissances colonisatrices de naguère, de leurs libertés ou de l’organisation des conditions de justice de leurs propres concitoyens.
 
Avec l’invasion et l’occupation de l’Irak et de l’Afghanistan par les Etats-Unis des Bush père et fils, qui se sont soldées respectivement par près de 2 millions et un million de morts, à quoi avons-nous eu droit de la part de la CPI ? A aucune poursuite, car Washington qui encourage la CPI à traquer les criminels de guerre à travers le monde, quitte à les lui livrer, protège ses propres ressortissants. Comment l’expliquer ? Très simplement. La Cour Pénale Internationale est une juridiction permanente, chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre. En 1998, 121 États sur les 193 États membres de l’ONU, ont ratifié le Statut de Rome et accepté l’autorité de la CPI. Trente-deux États supplémentaires, dont la Russie et les États-Unis d’Amérique, Israël, l’Irak, la Libye, le Qatar et le Yémen, ont signé le Statut de Rome mais ne l’ont pas ratifié.
 
Prenons le cas des USA qui ont signé également avec 180 pays, l’ABI : l’Accord Bilatéral d’Immunité. Grâce à ces accords bilatéraux, les États-Unis obtenaient l’exclusion de la compétence de la CPI, à l’égard des ressortissants et des militaires nord américains, interdisant ainsi leur transfert devant le tribunal de la Haye. Les pays signataires de cet accord bénéficient en contrepartie, d’une aide financière et militaire des Etats Unis. C’est la raison pour laquelle la CPI ne peux intervenir en Israël, en Irak, en Libye, au Qatar ou au Yémen pour ne citer que ceux-la. Et l’article 98(2) du statut de Rome le dit clairement.

Ce qui veut dire, que si un citoyen américain est arrêté, dans l’un des pays signataire de l’accord ABI, pour que ce citoyen, auteur de crime contre l’humanité, soit remis a la CPI, il faut que l’Etat concerné  consente dans un premier temps a transférer le criminel et dans un deuxième temps, que cela soit compatible avec les accords bilatéraux internationaux.

En conséquence, on ne peut poursuivre les dirigeants Américains ou les alliés des Etats-Unis pour crime de guerre. Qu’importe le nombre de morts, les voilà absous par avance.
 
Cette puissance impériale se permet de porter le fer et le feu sur la planète en toute impunité. Voilà pourquoi les responsables des massacres ethniques, consécutifs à la destitution du président ivoirien Laurent Gbagbo, ne seront jamais jugés. Comme ceux de Sago en 2011 lorsque les hommes de la FRCI d’Alassane Ouattara, accusèrent les populations civiles d’avoir contribué à la fuite des dernières troupes loyalistes vers le Libéria mais aussi de cacher des armes en vue de venger le président Laurent Gbagbo. Fuyant dans la forêt, les moins heureux ont été rattrapés, fusillés et/ou égorgés et parfois brulés vifs. Les soldats d’Alassane Ouattara, avec l’aide de populations civiles étrangères au pays, massacrèrent ainsi, tout ceux de l’ethnie Godié qu’ils croisèrent sur leur chemin et cela pendant plusieurs jours. Des journalistes occidentaux, alertés par des cyber-activistes, viendront constater les massacres, mais minimiseront la portée de ceux-ci. Cela ne collant certainement pas avec la version officielle, commandée par leurs rédactions. Il est en effet difficile d’accepter la vérité, lorsque les mensonges sont exactement ce que l’on veut entendre. Comme en Bosnie, au Kossovo, en Lybie ou en Syrie de nos jours, en quelque sorte.
 
Ni le gouvernement Ouattara, ni la cour pénale internationale n’ont jusqu’à ce jour ouvert d’enquêtes, afin de déterminer qui furent les responsables de ces atrocités. Et les victimes attendent encore que justice leur soit rendue, comme pour tant d’autres crimes, commis sous couvert de la toute puissance occidentale, qui se sert du droit et de la morale pour effacer ses propres assassinats. Mais si la vérité est plus lente que le mensonge, elle finit toujours par arriver.


Source: PRORUSSIA.TV

jeudi, 26 septembre 2013

NADINE MORANO SUR LES RIVES DE LA LAGUNE EBRIE - QUE VIENT FAIRE LA TRESORIERE DE SARKOZY A ABIDJAN?

 

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La Côte d’Ivoire est décidément un des lieux de prédilection des dirigeants de la droite française, qui y vont et viennent à un rythme intrigant. Après Nicolas Sarkozy (ex-président), Jean-François Copé (patron de l’UMP), François Fillon (ancien Premier ministre) et Christian Estrosi (maire UMP de Nice), c’est au tour de la très particulière Nadine Morano, grognarde attitrée de l’ancien chef de l’Etat, et – ce n’est pas un détail – trésorière de l’association des Amis de Nicolas Sarkozy, de «faire son entrée».

Que vient-elle donc faire à Abidjan, alors qu’elle passe elle-même par de très mauvais moments «médiatiques», après avoir «dérapé» en accusant la justice française d’être «manipulée» et aux «ordres de la gauche» suite à la confirmation, par la Cour d’appel de Bordeaux, de la mise en examen de son «idole» Nicolas Sarkozy, accusé d’abus de faiblesse dans ce qu’il est convenu d’appeler en France «l’affaire Bettencourt» ? Selon des informations en notre possession, elle organisera, dans un restaurant d’Abidjan, une rencontre avec les militants de l’UMP en Côte d’Ivoire. Peut-être rencontrera-t-elle aussi quelques journalistes… Contactée par Le Nouveau Courrier, la responsable de cet établissement n’a ni confirmé ni infirmé, se bornant à dire qu’elle n’était qu’une «hôtesse»…

Bien entendu, personne ne peut croire que Nadine Morano soit à Abidjan pour une réunion politique avec quelques dizaines de personnes. La «caissière» des ambitions de Nicolas Sarkozy mesure sans doute elle-même l’ampleur des supputations qui naîtront de ce voyage tout à fait mystérieux, alors que son «homme de destin» (qui a «offert» le pouvoir à un Alassane Ouattara éternellement reconnaissant) est dans une situation plus que difficile. A la fois contesté en douce par Jean-François Copé et François Fillon et par les socialistes, il est talonné par des magistrats pugnaces qui s’interrogent sur son rapport particulier à l’argent.

Alassane Ouattara, qui prononce aujourd’hui son discours à la traditionnelle assemblée générale de l’ONU, reviendra-t-il à temps pour rencontrer Morano – ou lui a-t-il laissé un colis quelconque en prenant l’avion ? Mystère et boule de gomme.

 

Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

dimanche, 22 septembre 2013

GOUVERNEMENT DE RECONCILIATION NATIONALE EN CI: LES VICTIMES DE DUEKOUE SUSPECTENT LA FRANCE D’UN AUTRE COUP TORDU PLUS CRUEL QUE CELUI DU 11 AVRIL 2011

 

 

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Ces derniers jours, les journaux de l’opposition ivoirienne (ô, sacrés journaux bleus du collectif J.V.11, sève de la résistance patriotique !) nous ont appris que le président élu par la communauté internationale en Côte d’Ivoire est rentré au pays, sonné et pour cause ; il aurait été sommé par l’actuel pouvoir français de :

-1°: libérer sans condition aucune tous les prisonniers politiques (tous des pro-GBAGBO),

-2°: nommer  un premier ministre pro-GBAGBO,

-3°: nommer  un chef d’état major des armées  issu des rangs des ex- forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (F.D.S.-C.I. ou F.A.N.C.I.),

-4°: revoir la composition de la commission électorale qui, on le sait depuis toujours, n’a rien d’indépendant.

Sur ces informations, reprises encore hier par le  "Quotidien d’Abidjan", nous voudrions, en tant que victimes de la cabale et des massacres de la France contre notre pays, la Côte d’Ivoire, donner notre avis.

I – DU POUVOIR POUR LE POUVOIR

En supposant un seul instant que les informations énumérées ci-dessus soient vraies, nous disons alors ceci : tel que mené, si l’assaut franco-onusien contre notre pays en Mars et Avril 2011 avait exterminé tous les cadres et ministres pro-GBAGBO comme ces méchants ont lâchement assassiné l’officier  militaire BABRI Gohourou, le ministre TAGRO Désiré et bien d’autres de nos compatriotes, où serions-nous tous aujourd’hui pour qu’un pro-GBAGBO soit choisi comme  premier ministre d’un individu dont certains même de ses partisans reconnaissent ou découvrent aujourd’hui qu’il nous a volé notre victoire à la présidentielle de Novembre 2010, par Youssouf BAKAYOKO, Nicolas SARKOZY,  Ban Ki MOON et leurs armées interposés ? Or, voici que MAHAN GAHE, un valeureux patriote vient de mourir, après des milliers d’autres Ivoiriens, illustres et inconnus, par la méchanceté même de ceux-là qui nous ont imposé leur racisme, leur voracité et leur haine.

II – QUELLE BONNE GESTION DE QUEL BON POUVOIR?

Entre nous, que va faire le Front Popula ire Ivoirien (F.P.I.) au sein d’un gouvernement qui a fait massacrer des Ivoiriens par milliers, comme s’il avait voulu régner sur un…cimetière, avec ses hordes d’étrangers qui ont aujourd’hui envahi notre pays et y font la loi par la force de leurs armes de guerre ? Voici que notre pays n’est plus à nous, pris en otage qu’il est, avec des légions d’assaillants puissamment armés dans nos résidences, nos villages, nos villes, nos champs et même dans nos casernes militaires, nos commissariats et postes de police, notre administration et devisant sans gêne, parfois même dans une ethnie qui n’a jamais été d’ici. Pis, infamie des infamies, cette racaille en armes a massacré des milliers de nos compatriotes et est jusqu’à présent impunie ! La constitution, mille fois violée, est en souffrance. Entre nous, quelle bonne réconciliation sans justice ?

III – PENSER PAR NOUS ET POUR NOUS DANS UN MONDE DE VRAIE JUSTICE

Après un siècle d’une colonisation sauvage et un demi-siècle de fausse indépendance, nous voici ramenés dix siècles en arrière par la volonté de ceux qui, comme monsieur SARKOZY,  se targuent d’être de la patrie des droits de l’homme, avec ses  "Attila" et ses "Gengis Khan" locaux qui nous empestent l’air au quotidien.  Mais alors franchement, qui, ici en Côte d’Ivoire, a oublié les puants accords dits de Marcoussis de Janvier 2003 et la haine raciste des De VILLEPIN, Pierre MAZEAUD et Jacques CHIRAC ? L’arrogante et calomnieuse intrusion des gouvernants français, de leurs réseaux d’affaires et de leurs médias dans notre quotidien reste encore vivace dans nos mémoires. Sans oublier les nombreux bombardements et massacres de l’armée française contre des patriotes et civils  ivoiriens aux mains nues, en 2004 et 2011. Nous expliquera-t-on un jour le pourquoi d’une telle folie, sauvage et grandement meurtrière ? Aujourd’hui encore, ce sont des accords du genre «assieds-toi, mange avec le diable et réjouis-toi» qui nous sont proposés. Pardonner à des rebelles sanguinaires et accepter de partager le pouvoir avec eux, comme en 2003 et en 2007, c’est faire preuve de grandeur d’esprit et d’ouverture au dialogue et à la paix mais être conduit par la France à composer avec ses ouailles ou la racaille ambiante qui a endeuillé et détruit notre pays serait une porte ouverte à une plus grande traîtrise de la France qui n’a de ressources que les richesses de notre sol et de notre sous-sol ! Comme il a plu à la France de mener la communauté internationale en bateau pour nous faire massacrer, laissons cette France de la décadence et ses démons locaux aller au bout de leur logique de volonté d’extermination des patriotes ivoiriens, d’usurpation du pouvoir par invasion étrangère massive de notre pays et nous verrons à quoi ils aboutiront. Nous avons froid dans le dos quand nous pensons aux coups tordus de la France en Afrique, son omniprésence dans les coups d’Etat qui ont eu lieu sur le continent africain, à son piège grossier contre Toussaint LOUVERTURE, son génocide impuni au Cameroun il y a un demi siècle, à sa main mise sur les pays des Antilles et de l’Océan Pacifique où elle a fait assassiner Jean-Marie TCHIBAOU ainsi que Thomas SANKARA au Burkina Faso en 1988, avant de contraindre Pascal LISSOUBA du Congo Brazza et le père Jean-Bertrand ARISTIDE d’Haïti à l’exil, il y a quelques années. C’est pourquoi nous réprouvons l’idée ou le fait que ce soit la France qui prenne encore des décisions pour notre propre existence. Ne serait-ce peut-être pas parce qu’il semble impossible  ou coûteux à la France de nous débarrasser de son armée coalisée de la C.E.D.E.A.O.(Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) majoritairement burkinabè et de ces millions d’immigrants sans foi ni loi, qu’elle a contribué à déverser dans notre pays que la France, fidèle à une fâcheuse perfidie, croit pouvoir tendre un piège au grossier que farfelu à l’opposition ivoirienne ?

IV – CONCLUSION

A l’ombre de l’arbre où ils ont discuté, les quelques membres du collectif des victimes de Duékoué voudraient dire ceci :

- s’agissant de la libération des prisonniers politiques ivoiriens, c’est bien à la France qu’il revient d’accélérer ce processus pour que tous ces prisonniers ainsi que le Président  GBAGBO et son épouse, la mère de tous les patriotes ivoiriens, soient enfin libres. Pour la simple raison que c’est bien la France, sous SARKOZY, qui a commandité leur humiliation, leur maltraitance et leur incarcération, après avoir bombardé et tué des milliers de jeunes patriotes ivoiriens autour du palais présidentiel à Abidjan, en Avril 2011. Car dévoilée et mise à nu dans sa volonté d’asservissement de notre peuple et de notre Nation, la France sarkozienne, comme une brute, a rué dans les brancards pour s’en prendre à tous ceux qui en osant leur dire non, ont par là-même ouvert les yeux aux Ivoiriens et rallumé la flamme du patriotisme.

– quant à la nomination d’un premier ministre pro-GBAGBO, nous ne sommes pas le porte-parole ou l’avocat du F.P.I. mais au moins notre opinion est que ceux qui ont sali notre pays pour l’attaquer sont noyés par la pagaille et la merde qu’ils y ont installées, au point où en voulant jouer les bons offices, le F.P.I. ou  tout parti  d’opposition responsable risque un matin d’être accusé d’avoir pratiqué l’euthanasie sur la personne d’un grabataire (le tyran au pouvoir, son entourage et sa soldatesque) atteint d’un cancer irréversible, toujours par la France qui continue de se croire chez elle, en notre pays !

- pour les mêmes raisons qui précèdent, la France en bonne altruiste, a encore sous la main des généraux qui ont pour noms DETO Leto, DOUE Mathias, KASSARATE, MANGOU ou même le piteux colonel Gahoudi OULATTA, élu député à Bangolo. Quel bon officier, ex-F.D.S., va encore se faire accuser demain par la France de crimes contre l’humanité quand, en voulant restaurer la république gravement mutilée, cet officier souhaité par la France va procéder au désarmement de brigands et d’étrangers se prenant pour des militaires alors qu’ils n’ont de formation véritable que leur forte adhésion au mensonge, à l’instinct grégaire, à la violence gratuite et à la mise à mort de tout contradicteur?

- la Commission Electorale sans le sulfureux Youssouf BAKOYOKO ? C’est ici que la France, toute honte bue, rejoint enfin le F.P.I., les patriotes ivoiriens et les victimes que nous sommes. Victimes depuis 2009 des listes électorales par la technique frauduleuse du groupe français SAGEM qui a exclu des Ivoiriens lors de l’enrôlement des électeurs, victimes de l’engagement sorcier et irresponsable de Beugré MAMBE  ainsi que de son successeur Youssouf BAKAYOKO, nous voulons savoir aujourd’hui qui a vraiment gagné l’élection présidentielle de 2010 avant toute autre chose. Toute autre chose qui consiste en ces questions:

- 1/ quel est, selon la C.E.I. de Youssouf BAKAYOKO, le nombre actuel des électeurs ivoiriens et quelle sera son augmentation avec la naturalisation des neuf cents mille (900 000) faux apatrides de monsieur OUATTARA et de son complice Blaise COMPAORE, étant entendu que chacun de ces apatrides n’est pas forcément sans épouse et sans descendance ? (cf. les analyses sur ce sujet du professeur Hubert OULAYE , de Hassan MAGUED ou de Joseph MARAT).

- 2/ combien sommes-nous désormais d’Ivoiriens, au milieu de ces innombrables hordes d’étrangers qui nous ont envahis et vivent ici comme dans une jungle ? 60, 50 ou alors 40%, vu qu’en 2000, la Côte d’Ivoire avait déjà (officiellement !) 26% d’étrangers sur son sol. Ceci pour dire quoi ? Pour dire tout simplement quelles bonnes élections par ici sans un recensement rigoureux des populations et surtout quel bon développement économique sans désarmement de toute la racaille commandée et envoyée sur nos terres par la France et l’O.N.U. ?

Le pardon et la bonne disposition d’esprit ne sont point une faiblesse, bien au contraire : c’est oublier tous les nombreux torts endurés par soi et sa propre destinée qui relève de la bêtise. Surtout qu’il est bien connu qu’il n’y a qu’une seule chose que les hommes préfèrent à la liberté : l’esclavage ! C’est pourquoi nous disons : France, grande France, toi qui as oublié que des Africains dont des Ivoiriens ont participé à ta libération des puissantes griffes de l’Allemagne et du nazisme en 1945, toi qui as royalement ignoré le fait qu’il n’est pas un seul Ivoirien qui ait au moins un parent Français, toi qui t’es moqué éperdument de l’appel à la retenue de Jacques VERGES en Février 2011 et qui a nous a attaqués pour nous faire massacrer, prends courageusement le taureau de ta rébellion par les cornes pour l’anéantir à jamais. Ne refuse pas, comme le mauvais fermier, toi la France du dévouement à la cause d’autrui, chère France de la vertu, de chercher à savoir ce que cela coûte de servir de la confiture à des cochons. En attendant que nous portions massivement plainte contre toi, médites un peu ceci : le fait que tes bombardiers n’aient pas réussi à mettre GBAGBO en fuite en Avril 2011, comme un couard ou comme ces psychopathes que tu installes au pouvoir en Afrique pour couvrir tes pillages, la volonté et le courage de GBAGBO de n’avoir pas fui le palais, tout ça ne te dit rien, France de la servitude ? Vraiment ?

Cependant, nous sommes rassurés par la déclaration du grand combattant pour la liberté totale qu’est AFFI N’GUESSAN : « le seul et unique point de notre agenda, c’est la libération de GBAGBO ». Pas question de légitimer un pouvoir importé ou imposé (et qui est en agonie), comme dirait le vieux BANAO !

 

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel CALEB, le 20 Septembre 2013.