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lundi, 14 mars 2011

JEAN PING, BAN KI MOON, YOUNG JIN CHOI: LE TRIO DES MARIONNETTES NUISIBLES DE LA FRANCE POUR LA PARTITION DE LA COTE D'IVOIRE



LE TRIO DE MARIONNETTES.JPG

Par Daniel NKOUTA (*)


La situation postélectorale qui prévaut depuis bientôt trois mois en Côte d'Ivoire ne peut être bien comprise qu'en interrogeant sincèrement et donc sans à priori l'histoire, et cette interrogation nous permettra de saisir l'acharnement pervers de trois marionnettes nuisibles au service de la France que sont Jean PING, Ban KI MOON et Young JIN CHOI sur le peuple ivoirien.


S'il est vrai que les causes d'un événement historique sont en général multiples et complexes, il peut quand même paraître surprenant que, tant d'années après la fin des deux Guerres mondiales, celle de la Guerre de Corée et la guerre du Vietnam, le monde s'interroge encore sur les causes réelles de ces conflits. La raison en est que, pendant très longtemps, les historiens occidentaux qui se sont chargés de relater ces évènements se sont moins consacrés en réalité à en analyser les causes qu'à en déterminer les responsabilités, qui étaient évidemment le fait de l'autre camp.

Comment et pourquoi en 1914 et 1939 les grandes nations occidentales se sont précipitées les unes contre les autres avec fureur ? Comment et pourquoi les mêmes nations occidentales sont parties de chez elles pour aller agresser d'autres nations en Asie sous prétexte d'enrayer la propagation du communisme ? Les agresseurs se sont toujours et chaque fois présentés en victimes. Mais un simple regard lucide permet de comprendre qui est le vrai agresseur et où est la véritable victime. Pourquoi aujourd'hui, les mêmes nations occidentales jurant chaque fois au nom de Dieu s'acharnent sur l'Afrique, un continent paisible depuis toujours et qui n'a jamais agressé personne ? Un regard lucide sur l'histoire permet de comprendre. Et le même regard lucide sur un pan de l'histoire, permet de comprendre le choix porté sur trois mercenaires asiatiques Ban KI MOON, Young JIN CHOI et Jean PING, deux Sud-Coréens et Sud-Vietnamien dans la situation qui désole la Côte d'Ivoire, mais en fait l'Afrique tout entière.

Les causes de la guerre de Corée remontent aux conditions dans lesquelles ont été établis les deux gouvernements coréens en 1948. Le gouvernement de la Corée du Nord a refusé de reconnaître la légitimité des élections menées dans le Sud sous l'égide de la Commission des Nations unies; celui du Sud se targue de la tutelle de l'ONU pour clamer qu'il est le seul gouvernement légitime de la Corée, bien que l'ONU ait seulement sanctionné la validité des élections dans le Sud. Dès lors, chacune des parties se croit légitimée à reconquérir l'autre. Le scénario se répète en Côte d'Ivoire avec une fois encore la fameuse certification par l'ONU.

Dans la nuit du 24 au 25 juin 1950, à 4 heures du matin, 600.000 soldats Nord-Coréens franchissent la ligne de démarcation du 38e parallèle qui sépare les deux États : La République Démocratique Populaire de Corée, la Corée du Nord qui aura comme capitale : Pyongyang, dirigée par un régime communiste dont le Secrétaire Général est KIM IL SUNG qui a alors trente 38 ans, la République de Corée du Sud avec comme capitale Séoul, est dirigée par un  régime capitaliste dont le chef est  SYNGMAN RHEE 75 ans, héros de l'indépendance.

Le jour même de l'attaque nord-coréenne, le Président américain Harry Truman saisit l'Organisation des Nations Unies (ONU). La jeune instance internationale joue sa crédibilité sur ce conflit. Aussi le Conseil de sécurité ne se fait-il pas prier pour condamner ce qui aux yeux des Occidentaux est une agression et annoncer la mise en place d'une force internationale pour rétablir la paix dans la région. On pourrait parler de « l'ONUCOREE », comme on parle aujourd'hui de l'ONUCI .Cette décision a été rendue possible par l'absence des Soviétiques qui, depuis plusieurs mois, boycottaient le Conseil de sécurité.

Un corps expéditionnaire sous les ordres du Général Douglas MacArthur (70 ans) débarque dans la péninsule et préserve de l'invasion une tête de pont à Pusan, au Sud-est. Le Général lance sa contre-offensive le 15 septembre, reprend Séoul le 2 octobre, repousse les troupes nord-coréennes vers le Nord, franchit le 38e parallèle et atteint en un mois la frontière avec la Chine. Dans une situation désespérée, les Nord-Coréens reçoivent l'appui d'innombrables «volontaires» venus de Chine où une révolution communiste a triomphé quelques mois plus tôt. Six armées chinoises d'un total de 180.000 hommes franchissent le Yalou, le fleuve qui sépare la Corée de la Chine. Le 26 novembre 1950, c'est au tour des Nord-Coréens et de leurs alliés chinois de reprendre l'offensive. Le corps expéditionnaire de l'ONU qui doit se replier au sud du 38e parallèle et au prix de nombreux efforts, arrive à se rétablir sur l'ancienne ligne de démarcation. La Chine est condamnée par l'ONU. Néanmoins, le Général MacArthur ne se satisfait pas de cette condamnation diplomatique et réclame une intervention aérienne contre les bases arrières des Nord-Coréens situées en Mandchourie, de l'autre côté de la frontière avec la Chine. Les Etats-Unis qui craignent alors qu'une telle opération soit considérée par La Chine Populaire comme un casus belli, désapprouve son Général. Au grand soulagement de l'opinion internationale, le Président Truman rappelle le turbulent Général le 11 avril 1951 et le remplace par le Général Matthew Ridgway (56 ans) qui s'en tiendra sagement à une guerre de positions.

Venons-en à la guerre d'Indochine ou du Vietnam, pour le côté Jean PING. Quand, en décembre 1859, le gouvernement de Napoléon III décida de créer un Etablissement permanent à Saïgon, il expliqua ainsi ses intentions : « Ouvrir aux confins de la Chine une voie nouvelle à la civilisation et au commerce de 1'Occident, faire respecter les missionnaires chrétiens et leurs disciples. »un instrumentum regni ! En 1884, la France qui a volontairement morcelé le Viêt Nam en trois parties à la suite des conquêtes successives commencées au Sud de Hué baptisé Cochinchine, parce que situé entre Cochin en Inde, et sur la route de la Chine; le Centre qui recevait le nom de Annam, paix du Sud, ; et le Tonkin, francisation de Dông Kinh, capitale de l'Est réunit la Cochinchine, l'Annam, le Tonkin, le Laos, et le Cambodge au sein de l'Indochine française. Machiavel ne disait-il pas que la religion était

En 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le conflit avec l'Empire du Japon aboutit à la désorganisation complète de l'Administration coloniale française en Indochine. Le Việt Minh, mouvement nationaliste fondé par le Parti Communiste indochinois, en profite pour prendre le contrôle d'une grande partie du territoire vietnamien : Hồ Chí Minh, son chef, proclame le 2 septembre 1945 l'indépendance de la République Démocratique du Viêt Nam. Le Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient reprend progressivement le contrôle de l'Indochine ; les Français repensent ensuite le statut de la fédération au sein de la nouvelle Union française. Un conflit larvé se poursuit avec le gouvernement indépendantiste vietnamien, tandis qu'une solution diplomatique est en vain cherchée. La guerre éclate au grand jour à la fin 1946, quand le Việt Minh tente un coup de force contre les Français puis prend le maquis. Plusieurs années de guérilla opposent alors le Corps expéditionnaire à l'Armée populaire vietnamienne, force armée du Việt Minh, qui passe progressivement à une guerre de mouvement de plus en plus audacieuse. La France fonde en 1949 l'État du Viêt Nam, gouvernement central vietnamien proposant une alternative politique à Hồ Chí Minh, et le dote d'une force militaire, l'Armée nationale vietnamienne, afin de « vietnamiser » le conflit.

La guerre d'Indochine est donc une fois encore, une guerre d'indépendance d'un peuple occupé par une puissance occidentale : la France accompagnée par les USA, et nous avons le remake en Côte d'Ivoire où Laurent Koudou GBAGBO est le Hồ Chí Minh africain, proportions gardées. Ceux qui de nos jours se gendarment contre l'immigration dans leurs pays, sont les mêmes qui, sans y avoir été invités, se sont lancés hier dans des campagnes d'occupation d'autres pays avec pillage des richesses. Et l'on voudrait nous donner à croire que Dieu est juste et bon !

Roosevelt étant favorable à la décolonisation, le Viêt-Minh pense profiter de la neutralité bienveillante des États-Unis. À la conférence de Potsdam, en juillet 1945, il a été décidé que Chinois et Britanniques désarmeraient les soldats japonais et occuperaient le pays jusqu'à un règlement. Mais la Grande-Bretagne, aux prises dans ses anciennes colonies avec les mêmes difficultés que la France, laisse les Français reprendre Saïgon. Dès le 24 mars 1945, une fédération indochinoise est instituée au sein de l'Union française; elle comprend le Laos, le Cambodge, la Cochinchine, l'Annam et le Tonkin. L'arrivée en octobre 1945 du Général Leclerc permet de réoccuper Hanoï et de réaffirmer la souveraineté française sur l'ensemble de l'Indochine.

Pendant plus d'un an, les Français et le Viêt-Minh négocient. Le 6 mars 1946, par l'intermédiaire de Jean SAINTENY, la France reconnaît la République Démocratique du Viêt Nam comme un État libre au sein de l'Union française et de la Fédération indochinoise; mais le Haut-Commissaire en Indochine, l'Amiral Thierry d'Argenlieu fait proclamer à Saïgon, le 1er juin 1946, une République autonome de Cochinchine, amenant le Général Leclerc à démissionner. De nouvelles négociations se déroulent à Fontainebleau entre les mois de juillet et de septembre 1946, mais elles échouent. En novembre 1946, l'impasse est complète et la pression militaire française de plus en plus forte. Après l'assassinat de plusieurs Français à Haiphong (20 novembre), le bombardement de la ville par la flotte française (23 novembre) et la riposte des forces du Viêt-minh à Hanoï (19 décembre), la guerre entre dans une nouvelle phase.

Les troupes du Viêt-minh se retirent des villes et limitent leurs opérations à des actions de guérilla, menées par le Général GIAP tandis que les Français forment un gouvernement avec l'Empereur Bao Dai (accords du 5 juin 1948 et du 8 mars 1949). À partir de 1950, le Viêt-minh, bénéficiant des stocks de l'Armée du Guomindang offerts par la Chine Populaire, monte des opérations plus ambitieuses et inflige des pertes sévères au corps expéditionnaire français, comme lors de la bataille de la Route coloniale 4. Le redressement opéré à Hanoï, dans le Delta tonkinois et à Hoa Binh, par le Général de Lattre de Tassigny, en 1952, grâce notamment à la nouvelle aide américaine, ne sera qu'un répit de brève durée. Le lent grignotage des positions françaises dirigées par le Général Salan, puis par le Général Navarre se poursuit jusqu'à l'ultime et célèbre bataille de Diên BIÊN PHU le 7 mai 1954 qui consacre la défaite humiliante de l'Armée française devant une Armée populaire constituée de simples paysans et ouvriers, et commandée par GIAP, un Général sac à dos.

Paris ne pouvant plus résister à la pression d'une opinion publique lassée par une guerre lointaine, le Président du Conseil, Pierre MENDES FRANCE, et le représentant du Viêt-minh, Pham Van Dông, signent, à Genève, les 20 et 21 juillet 1954, les accords de cessez-le-feu. Le Viêt Nam est divisé en deux à la hauteur du 17e parallèle; dans le Nord, l'administration est attribuée à Hô Chí Minh, à la tête de la République Démocratique du Viêt Nam, État communiste. Un protocole prévoit des élections générales dans la zone Sud, occupée par l'Armée française et les troupes vietnamiennes de Bao Dai, avant le mois de juillet 1956, afin de décider si le Viêt Nam doit être réunifié.

Dans sa seconde version dite Guerre du Viêtnam, conflit armé au Viêtnam entre le Viêtnam du Sud et son allié les États-Unis, le Viêtnam du Nord et le FNL. Il débuta en février 1959, lorsque les anciens membres de la guérilla viêt-minh, demeurés au Sud, décidèrent de reprendre les armes et de renverser le gouvernement dictatorial du Viêtnam-du-Sud. Le conflit se transforma ensuite en une guerre ouverte entre le Viêtnam-du-Sud et le Viêtnam-du-Nord, puis en un conflit international limité. Les États-Unis et quelque quarante autres pays soutinrent le Viêtnam-du-Sud en lui fournissant des troupes et des munitions, tandis que l'URSS et la République Populaire de Chine apportaient leur appui au Viêtnam-du-Nord et au Viêt-công. La guerre affecta aussi le Laos, où le Pathet Lao communiste combattit le gouvernement de 1965 à 1973 et parvint à abolir la monarchie en 1975; ainsi que le Cambodge, où le gouvernement du Général Lon Nol s'écroula en 1975 face aux Khmers rouges. On sait comment, la plus grande puissance militaire du monde, les Etats-Unis font devoir quitter le Vietnam la queue entre les jambes, pour éviter à leur tour une défaite à la Diên Biên Phu.

Ces évènements permettent de comprendre pourquoi dans le cas de  la Côte d'Ivoire, les Occidentaux soient partis chercher trois ressortissants des peuples aguerris dans la technique de la partition d'un pays : deux Sud Coréens Ban KI MOON et Young JIN CHOI et un bâtard vietnamien Jean PING pour consacrer la partition de la Côte d'Ivoire en Nord et Sud. El Adj Omar BONGO ODIMBA ne se sera pas contenté d'avoir pillé les richesses gabonaises et d'avoir asservi le Gabon à la France, il a fallu en outre qu'il nous ponde un Gabonais aux yeux bridés placé par effraction à la tête de l'Union Africaine, et qui, sans le moindre complexe, se prend pour un véritable Africain. Les pères fondateurs de l'OUA : Léopold Sédar SENGHOR; Mocktar OUL DADA, Modibo KEÏTA, Félix HOUPHOUET-BOIGNY, Fulbert YOULOU, Joseph KASA-VUBU, El NYMEIRI, Roi Idriss, Gamel Abdel NASSER, Ouary BOUMEDIENNE, Habib BOURGUIBA, Roi Mohammed V, Sylvanius OLIMPIO, Kwame NKRUMAH, Ahmed Sékou TOURE, Julius NIERERE, Jomo KENYATTA, Haïlé SELASSIE, et autres, et les Héros africains comme Patrice LUMUMBA, Félix MOUNIE, Amilcar CABRAL, Thomas SANKARA, doivent se tordre de colère au fond de leurs sépultures pour cette nouvelle forme de colonisation, un Vietnamien à la tête de l'Organisation africaine, c'est le comble de l'humiliation !

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(*) - Daniel Nkouta est Capitaine de Vaisseau retraité (Congo-Brazzaville).

dimanche, 13 mars 2011

NON AU RETOUR DU COLONIALISME AU MAGHREB!

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Par Mohamed Bouhamidi

Le président français et le Premier ministre anglais veulent intervenir en Libye. Le prétexte sans cesse ressassé est le même que celui invoqué pour la Yougoslavie, la Serbie ou l'Irak : l'exécution de massacres. Toutes les raisons invoquées à ce jour furent mensongères : des armes de destruction massive en Irak aux massacres des Albanais au Kosovo en passant par le charnier de Timisoara en Roumanie ou le meurtre de bébés dans la maternité du Koweït. Toutes jouèrent sur deux facteurs-clés : l'émotion soulevée par l'horreur des images cyniquement fabriquées et l'accusation infamante et paralysante portée aux consciences libres  de soutenir des «dictatures» que par ailleurs ces mêmes puissances - singulièrement la France et l'Angleterre pour le cas de la Libye - ont soutenues, cajolées, flattées pour leurs ressources et leur argent. Nous, patriotes algériens, n'échappons pas à cette pression morale et hésitons à exprimer clairement et fermement notre réprobation de ces appels à l'intervention militaire et à l'ingérence tous azimuts. Nous sommes grandement paralysés par l'acceptation à la base de ces notions de démocratie et de dictature comme si elles désignaient naturellement une supériorité civilisationnelle, morale et politique des puissances, hier coloniales et aujourd'hui néocoloniales.

Nous devons récuser la base même de leurs concepts et rappeler à Sarkozy que c'est bien la grande démocratie qu'était la France coloniale qui nous a mené une sale guerre de sept ans. Nous devons rejeter ces pressions morales qui entravent notre riposte déterminée à ces menaces d'ingérence sous le couvert fallacieux de la démocratie et de la liberté des peuples qui a montré, en Irak  - un million de morts après et qui attendent toujours le TPI - en Afghanistan et en Amérique latine  qu'elles ne sont que plus de corruption, plus de morts, plus de soumission et toujours moins de dignité. Nous subissons ces pressions d'autant plus fort que les relais internes de ces puissances impérialistes ont marqué des points essentiels, voire décisifs, dans les médias et la vie politique.

Ces relais affichent fièrement leurs rôles et leurs missions, convaincus d'une victoire proche et certaine. L'ingérence européenne en Libye, française en particulier, est une menace directe et immédiate sur l'Algérie. Elle a pour but de mener une campagne de reconquête néocoloniale. Des alliés et des relais internes leur ont grandement facilité les conquêtes coloniales. Des relais et des alliés leur faciliteront la reconquête. Plus que jamais, les patriotes doivent se mobiliser comme ils le peuvent et où ils le peuvent pour afficher leur opposition à l'ingérence impérialiste en Libye. L'intervention en Libye est une menace directe contre notre souveraineté nationale. Elle est une tentative d'annulation des changements en Tunisie et en Egypte. Elle sera en revanche une menace sur la lutte anticoloniale et sur nos indépendances.

C'est au peuple libyen de résoudre ses conflits en fonction de ses intérêts nationaux et sans interférences étrangères. Il faut secouer l'hégémonie conceptuelle et politique acquise sur les consciences  par la vision impérialiste.  Il est temps pour nous de ne plus subir les termes du débat imposé par les dynamiques ultralibérales et de trouver les voies et les moyens de réhabiliter la défense de l'indépendance des peuples et des Etats nationaux face à l'ingérence permanente des puissances coloniales. Il est temps de penser à (re)construire  un  front (mouvement) patriotique et démocratique (le front  anti-impérialiste) disloqué par les offensives réformatrices dans la forme et contre-révolutionnaires dans le fond.  Non à l'ingérence politique et à l'agression militaire en Libye ! Non au retour du colonialisme au Maghreb ! Non au retour des canonnières ! Pour un rassemblement des patriotes autour de la défense de l'indépendance et d'un Etat véritablement national et démocratique.


Mohamed Bouhamidi


Source: LA TRIBUNE ONLINE

UNION AFRICAINE: L'INSOUTENABLE FAILLITE DU SYNDICAT DES DICTATEURS AFRICAINS


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Par Francis LALOUPO

Amer constat du discrédit profond qui frappe l'Union africaine. Jamais l'organisation n'avait subi une telle perte d'estime au sein des opinions africaines. C'en est proprement affligeant. Enlisée en Côte d'Ivoire, absente durant les événements historiques en Tunisie et en Égypte, incapable - comme tétanisée - de se prononcer sur la vague de contestations en cours dans le monde arabe, et enfin, totalement figée face au pire qui se déroule en Libye.

Portée sur les fonts baptismaux à Syrte en 1999 à l'initiative du colonel Mouammar Kadhafi, l'UA vient peut-être de se faire hara-kiri, sans gloire, dans les sables du désert libyen.

Quoi d'étonnant, au fond ? Tout ceci est terriblement logique. Ce trépas politique était inscrit dans l'histoire, dans l'ADN de l'organisation. Le spectacle désespérant de son impuissance que l'UA expose actuellement au grand jour face aux événements cités plus haut, n'est que la manifestation et la tragique confirmation des contradictions initiales dont elle a fait son socle et son « originalité » depuis sa création.

-        Comment imaginer que cette organisation, composée d'États aux cultures politiques disparates et néanmoins dominée par des satrapes et autres rescapés patibulaires des partis uniques, puisse parvenir, comme elle l'a espéré, à s'ériger à terme en autorité morale à l'échelle d'un continent ?

-        Comment peut-on imaginer que les connivences et les complicités que le temps a sédimentées entre les membres de ce "syndicat de chefs d'État" puissent produire autre chose que l'absence de courage politique, l'incapacité à fixer des convergences éthiques et à libérer les intelligences de certaines formes de contraintes, de démissions, d'indulgence coupable et autres considérations dites "conjoncturelles" ?

En somme, alors que l'on déplore aujourd'hui les silences, les absences et le manque de courage politique de l'Union Africaine, celle-ci se révèle simplement, telle qu'en elle-même : un projet bâclé, le résultat forcément inconfortable d'une somme de compromis sulfureux, un pis-aller pour une Afrique qui poursuit par ailleurs son chemin vers son visage pérenne.

A ceux qui répondent à cela que l'UA reste "un processus en cours", il faut répondre désormais que, loin d'être un quelconque "processus", l'organisation dite panafricaine n'est que l'emblème d'un passé qui s'éloigne... C'est pour cela qu'elle ne dispose pas des outils nécessaires lui permettant d'agir pleinement et efficacement dans les crises qui ne sont, au fond, que les manifestations annonciatrices de temps nouveaux, en rupture avec la matrice de l'UA.

Parce qu'elle est génétiquement inapte à comprendre à quel point les populations africaines ne peuvent plus se reconnaître en elle, l'Union Africaine ne sera jamais devenue "la parole de l'Afrique". Ne nous en plaignons pas.

Ainsi découverte dans sa vérité par le plus grand nombre, elle épargne désormais aux Africains - à ce qui voulaient y croire, ne serait-ce qu'un peu encore - une illusion qui n'a que trop duré.

Cette bonne nouvelle ouvre davantage les voies du possible à tous les citoyens qui, loin de ceux qui prétendent les représenter, construisent, discrètement et quotidiennement, des nouvelles formes de vie, faites d'utopies salvatrices pour le continent africain.



http://mampouya.over-blog.com/

L'UNION AFRICAINE OFFRE UN CADEAU EMPOISONNE A ALASSANE DRAMANE OUATTARA


ALASSANE DRAMANE OUATTARA ET SORO.jpg

L'Union Africaine, à travers son Conseil de Paix et de Sécurité (CPS), a reconduit, simplement reconduit jeudi 10 mars, à Addis-Abeba, la « clameur internationale » selon laquelle le candidat Alassane Dramane OUATTARA est le président élu reconnu par la communauté internationale. Là où on attendait une décision circonstanciée fondée sur les observations et conclusions du comité des experts du panel des Chefs d'Etat africains, qui ont été édifiés sur les fraudes massives et les violences perpétrées par le RHDP dans les zones Centre Nord et Ouest de la Côte d'Ivoire pendant le scrutin présidentiel de novembre 2010.

Après avoir appris cette nouvelle, qui à première vue est défavorable à la Côte d'Ivoire républicaine, nous nous sommes sentis fortement raffermi dans notre sérénité.

En effet, sans peut-être le savoir ou s'en rendre compte, l'Union Africaine, venait ainsi de remettre au centre des débats le Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire, présidé par l'éminent Professeur de Droit Paul YAO-N'DRE, celui qu'on a traité de tous les noms d'oiseaux : homme de droit mal inspiré, juriste lige, ami de GBAGBO vendu à de mesquins intérêts despotes voire partisan du népotisme. Pourquoi ? Pour avoir dit le droit, dans toute sa rigueur, dans toute sa pureté et dans toute sa splendeur.

Or donc nul ne peut être président en Côte d'Ivoire sans avoir été antérieurement déclaré comme tel par le Conseil Constitutionnel ? Ceux qui ont proclamé ADO président étalent ainsi leur irrépressible mauvaise foi sinon leur incurie. Tout bien considéré, une façon bien discrète d'avouer que tout le tintamarre mondial orchestré par les médias internationaux, sous l'instigation malveillante de Nicolas SARKOZY et Barack OBAMA, pour faire d'Alassane Dramane OUATTARA le président de la Côte d'Ivoire n'est que vacuité, un véritable coup d'épée dans l'eau, une annonce pieuse qui n'engage pas le peuple ivoirien et ses institutions républicaines. L'acte étant dépourvu de toute légalité, en plus de n'être revêtu d'aucune légitimité. Retour donc à la case départ. Chez les ivoiriens, la quiétude est désormais de mise : en effet, rien, absolument rien ne se ferait en dehors de la constitutionnalité. Et le monde peut y compter avec le digne fils de Côte d'Ivoire, le Professeur Paul YAO-N'DRE.

En faisant donc cette sortie on ne peut plus couarde et honteuse qui a jeté l'opprobre sur le peuple africain tout entier, les Chefs d'Etats de l'Union Africaine, qui ont peut-être cru rendre service à Alassane Dramane OUATTARA, viennent inconsciemment de lui offrir un cadeau empoisonné au cyanure, un piège mortel dont il ne pourrait sortir indemne. Parce que les arrêts du Conseil Constitutionnel sont « insusceptibles de recours », nous dit la Constitution. Pour leur faire plaisir, l'institution suprême ivoirienne en matière électorale pourrait officiellement leur répondre en réitérant sa décision initiale et clore ainsi, définitivement, le débat.

Pour la suite des évènements, les Ivoiriens n'ont plus qu'à s'en remettre à DIEU et à faire bloc pour le respect de leur Constitution, autour du président qu'ils ont élu, le Président Laurent GBAGBO. La Constitution, rien que la Constitution ! Car en fait de négociations et de recherche de voies de sortie pacifique de la crise ivoirienne, de manière générale, et de la crise postélectorale, singulièrement, la « communauté internationale », pilotée par des cercles maçonniques et illuminati, mus par des intérêts mystico-politico-mafieux, cherche à imposer à la Côte d'Ivoire un homme lige pour servir sa cause et lui assurer des prébendes définitives sur les richesses de son sous-sol. Le peuple digne de Côte d'Ivoire y oppose et y opposera toujours une fin de non recevoir.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

vendredi, 11 mars 2011

UNE AUTRE INTERVENTION DE L'OTAN? EST-CE QU'ON NOUS REFAIT LE COUP DU KOSOVO?


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Par Diana Johnstone

Moins de 12 ans après que l'OTAN ait mis la Yougoslavie en pièces sous les bombes, et détaché la province du Kosovo de la Serbie, il y a des signes que l'alliance militaire se prépare pour une autre petite «guerre humanitaire» victorieuse, cette fois contre la Libye. Les différences sont, bien entendu, énormes. Mais penchons-nous sur quelques-unes des similitudes troublantes.

Un chef de file diabolisé

En tant que "nouvel Hitler", l'homme que vous adorez détester et avez besoin de détruire, Slobodan Milosevic était en 1999 un néophyte par rapport à Mouammar Kadhafi aujourd'hui. Les médias avaient eu moins d'une décennie pour transformer Milosevic en un monstre, alors qu'avec Kadhafi, ils ont disposé de plusieurs décennies. Et Kadhafi est plus exotique, parle moins l'anglais et se présente devant le public dans des tenues qui pourraient avoir été créées par John Galliano (un autre monstre récemment démasqué). Cet aspect exotique suscite les moqueries et mépris ancestraux envers les cultures inférieures avec lesquels l'Occident a gagné sa place victorieuse, avec lesquels l'Afrique a été colonisée, et avec lesquels le Palais d'Eté de Beijing a été ravagé par les soldats occidentaux se battant pour rendre le monde sûr pour la dépendance à l'opium.

Le chœur des «Nous devons faire quelque chose!»

Comme avec le Kosovo, la crise en Libye est perçue par les faucons comme une opportunité pour affirmer la puissance. L'inénarrable John Yoo, le conseiller juridique qui a coaché l'administration Bush II dans les avantages de la torture des prisonniers, a utilisé le Wall Street Journal pour conseiller à l'administration Obama d'ignorer la Charte des Nations Unies et de sauter dans la mêlée libyenne. «En mettant de côté les règles archaïques de l'ONU, les États-Unis peuvent sauver des vies, améliorer le bien-être global, et, en même temps, servir ses propres intérêts nationaux» a proclamé J.Yoo. Et un autre théoricien de l'impérialisme humanitaire, Geoffrey Robertson, a déclaré à The Independent que, malgré les apparences, violer le droit international est légal.

Le spectre des «crimes contre l'humanité» et du «génocide» est évoqué pour justifier la guerre

Comme avec le Kosovo, un conflit interne entre un gouvernement et des rebelles armés est présenté comme une «crise humanitaire» dans lequel un seul côté, le gouvernement, est supposé être «criminel». Cette criminalisation a priori est exprimée en faisant appel à un organe judiciaire international pour examiner les crimes qui sont supposés avoir été commis, ou être sur le point d'être commis. Dans son éditorial, Geoffrey Robertson rend clair comme du cristal la manière dont la Cour pénale internationale est utilisée pour préparer le terrain à une intervention militaire éventuelle. La CPI peut être utilisé par l'Occident pour contourner le risque d'un veto du Conseil de sécurité à une action militaire, explique-t-il :

"Dans le cas de la Libye, le Conseil a au moins à un important précédent en endossant à l'unanimité une référence à la Cour pénale internationale. [...] Alors, qu'advient-il si les inculpés libyens non-arrêtés aggravent leurs crimes - par exemple en pendant ou en fusillant de sang-froid leurs adversaires, des témoins potentiels, des civils, des journalistes ou des prisonniers de guerre ? [Notons que jusqu'à présent il n'y a pas d'"inculpés", et aucune preuve des "crimes" que ces inculpés pourraient "aggraver" de diverses façons imaginaires. Mais Robertson est désireux de trouver un moyen pour l'OTAN de "relever le gant", si le Conseil de sécurité décide de ne rien faire.]

"Les imperfections du Conseil de sécurité exigent la reconnaissance d'un droit limité, sans son mandat, pour une alliance comme l'OTAN d'utiliser la force pour empêcher la perpétration de crimes contre l'humanité. Ce droit se pose une fois que le Conseil a identifié une situation comme une menace à la paix mondiale (et c'est ainsi qu'il a identifié la Libye, en la déferrant, à l'unanimité, au procureur de la CPI). "

Donc déferrer un pays au procureur de la CPI peut être un prétexte pour mener une guerre contre ce pays! Soit dit en passant, la compétence de la CPI est censée s'appliquer aux Etats qui ont ratifié le traité l'instituant, ce qui, si je ne m'abuse, n'est pas le cas de la Libye - ni des États-Unis. Une grande différence, cependant, c'est que les États-Unis ont été en mesure de convaincre, d'intimider ou de corrompre de nombreux Etats signataires afin qu'ils acceptent des accords selon lesquels jamais, en aucune circonstance, ils n'enverront aucun contrevenant américain à la CPI. C'est un privilège refusé à Kadhafi.

Robertson, membre du conseil de justice des Nations Unies, conclut que: «Le devoir d'arrêter un massacre d'innocents, comme étant le mieux que nous pouvons faire s'ils implorent notre aide, a "cristallisé" le fait que faire usage de la force par l'OTAN est non seulement "légitime", mais "légal". »

L'idiotie de gauche [Leftist idiocy]

Il y a douze ans, la plus grande partie de la gauche européenne a soutenu "la guerre du Kosovo" qui a mis l'OTAN sur le chemin sans fin qu'elle poursuit aujourd'hui en Afghanistan. N'ayant rien appris, beaucoup semblent prêts à une répétition. Une coalition de partis qui se fait appeler la Gauche Européenne a publié une déclaration «condamnant fermement la répression perpétrée par le régime criminel du colonel Kadhafi» et exhortant l'Union européenne à « condamner l'usage de la force et à agir rapidement pour protéger les personnes qui manifestent pacifiquement et luttent pour leur liberté ». Dans la mesure où l'opposition à Kadhafi n'est pas exactement en train de « manifester pacifiquement », mais a en partie pris les armes, cela revient à condamner l'usage de la force par certains et pas par d'autres - mais il est peu probable que les politiciens qui ont rédigé cette déclaration réalisent même ce qu'ils disent.

La vision bornée de la gauche est illustrée par la déclaration d'un document trotskyste selon laquelle: «De tous les crimes de Kadhafi, celui qui est sans doute le plus grave et le moins connu est sa complicité avec la politique migratoire de l'UE ...» Pour l'extrême gauche, le plus grand péché de Kadhafi est de coopérer avec l'Occident, de même que l'Occident doit être condamné pour avoir coopéré avec Kadhafi. [ This is a left that ends up, out of sheer confusion, as cheerleader for war. : traduction incertaine : C'est une gauche qui se termine, de la confusion totale, comme une pom-pom girl pour la guerre. J'envisageais le sens possible suivant, "C'est une gauche qui complète utilement le cortège pour la guerre" - note du traducteur improvisé]

Les réfugiés

La masse des réfugiés fuyant le Kosovo alors que l'OTAN commençait sa campagne de bombardement a été utilisée pour justifier ces bombardements, sans enquête indépendante sur les diverses causes de cet exode temporaire - une cause principale étant probablement les bombardements mêmes. Aujourd'hui, à la manière dont les médias rapportent sur le grand nombre de réfugiés qui quittent la Libye depuis que les troubles ont commencé, le public pourrait avoir l'impression qu'ils fuient la persécution faite par Kadhafi. Comme c'est souvent le cas, les médias se concentrent sur l'image superficielle sans rechercher des explications. Un peu de réflexion peut combler le déficit d'information. Il est très peu probable que Kadhafi chasse les travailleurs étrangers que son gouvernement a amenés en Libye pour réaliser des projets d'infrastructure importants. Au contraire, il est assez clair que certains des rebelles «démocratiques» ont attaqué les travailleurs étrangers par pure xénophobie. L'ouverture de Kadhafi aux Africains Noirs en particulier, a contrarié un certain nombre d'Arabes. Mais il ne faut pas dire trop à ce sujet, puisqu'ils sont maintenant nos "Bons". C'est un peu la façon dont les attaques albanaises contre les Roms au Kosovo ont été négligés ou excusé par les occupants de l'OTAN au motif que « les Roms avaient collaboré avec les Serbes ».

Oussama ben Laden

Une autre ressemblance entre l'ex-Yougoslavie et la Libye, c'est que les États-Unis (et ses alliés de l'OTAN) se retrouvent  une fois de plus du même côté que leur vieil ami du temps des moudjahidin afghans, Oussama ben Laden. Oussama ben Laden a été un allié discret du parti islamiste d'Alija Izetbegovic au cours de la guerre civile en Bosnie, un fait qui a été soigneusement négligé par les puissances de l'OTAN. Bien entendu, les médias occidentaux ont largement rejeté l'affirmation actuelle de Kadhafi selon laquelle il se bat contre Ben Laden comme les divagations d'un fou. Cependant, le combat entre Kadhafi et Ben Laden est très réel et antérieure au 11 Septembre 2001, les attentats contre les Twin Towers et le Pentagone. En effet, Kadhafi a été le premier à essayer d'alerte Interpol sur Ben Laden, mais n'a obtenu aucune coopération de la part des États-Unis. En Novembre 2007, l'AFP a rapporté que les dirigeants du "Groupe islamique combattant" en Libye avaient annoncé qu'ils se joignaient à Al-Qaïda. Comme les moudjahidin qui ont combattu en Bosnie, le groupe islamiste libyen a été créé en 1995 par des vétérans de la lutte contre les Soviétiques en Afghanistan dans les années 1980, lutte parrainée par les USA. Leur objectif déclaré était de renverser Kadhafi en vue d'établir un état islamiste radical. La base de l'Islam radical a toujours été la partie orientale de la Libye où la révolte en cours a éclaté. Puisque cette révolte ne ressemble en rien aux manifestations de masse pacifiques qui ont renversé les dictateurs en Tunisie et en Egypte, mais a visiblement une composante de militants armés, on peut raisonnablement supposer que les islamistes prennent part à la rébellion.

Le refus de négociations

En 1999, les États-Unis était désireux d'utiliser la crise du Kosovo pour donner au nouveau rôle «hors zone» de l'OTAN son baptême du feu. La mascarade des pourparlers de paix à Rambouillet a été sabordée par Secrétaire d'Etat étatsunienne Madeleine Albright, qui a mis à l'écart les dirigeants albanais du Kosovo plus modérés en faveur de Hashim Thaci, le jeune chef de l'"Armée de Libération du Kosovo", un réseau notoirement lié aux activités criminelles. Il y avait un peu de tout dans les rebelles albanais du Kosovo, mais comme cela arrive souvent, les États-Unis sont arrivés et en ont pris le pire.

En Libye, la situation pourrait être encore pire

Mon impression, en partie en raison de la visite que j'ai faite à Tripoli il y a quatre ans, c'est que la rébellion actuelle est un ensemble beaucoup plus varié, avec de graves contradictions internes potentielles. Contrairement à l'Egypte, la Libye n'est pas un État fort peuplé, qui a des milliers d'années d'histoire, un fort sentiment d'identité nationale et une longue culture politique. Il y a un demi-siècle, c'était l'un des pays les plus pauvres de la planète, et il n'est pas encore complètement sorti de sa structure clanique. Kadhafi, à sa manière excentrique personnelle, a été un facteur de modernisation, utilisant les revenus du pétrole pour élever le niveau de vie à l'un des plus élevés sur le continent africain. L'opposition vient, paradoxalement, à la fois de réactionnaires islamistes traditionnels d'une part, qui le considèrent comme un hérétique pour ses opinions relativement progressistes, et d'autre part des bénéficiaires occidentalisés de la modernisation, qui sont gênés par l'image de Kadhafi et veulent encore plus de modernisation. Et il y a d'autres tensions qui peuvent conduire à la guerre civile et même à un éclatement du pays selon des critères géographiques.

Jusqu'à présent, les chiens de guerre sont en train de renifler ici et là pour avoir davantage d'effusions de sang qu'il n'y en a déjà. Les États-Unis ont mené l'escalade du conflit au Kosovo dans le but «d'avoir à intervenir», et c'est ce qui risque de se passer actuellement avec la Libye, où est encore plus grande l'ignorance de l'Occident [of what they would be doing : de ce qu'ils y produiront ?]

La proposition de Chavez de médiation neutre pour éviter la catastrophe est la voie de la sagesse. Mais en OTANie, la notion même de résoudre les problèmes par la médiation pacifique plutôt que par la force, semble s'être évaporée.


Article original en Anglais: Another NATO Intervention? Libya: Is This Kosovo All Over Again?

Version française publiée sur le blog de Jacques Tourteaux Diana Johnstone est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de Diana Johnstone publiés par Mondialisation.ca


 

Source : MONDIALISATION.CA

APRES LES AFFRONTEMENTS ENTRE FORCES LOYALISTES ET REBELLES A L'OUEST - LE TORCHON BRULE ENTRE LE CONSULAT DE FRANCE ET L'ONUCI




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Une affaire de « trente cadavres de Blancs » oppose en ce moment le Consulat de France et l'Onuci. Les violents combats, à l'ouest, auraient fait de nombreux morts dans les rangs des soldats onusiens parmi lesquels figureraient des soldats de la force Licorne. La France s'oppose au rapatriement des dépouilles sur sa base du 43e Bima. Y a problème !



Le Consul de France en Côte d'Ivoire n'est pas du tout content de la représentation onusienne en Côte d'Ivoire (Onuci). Tout serait parti des affrontements à l'Ouest précisément à Toulepleu, depuis lundi et qui continuaient jusqu'à hier jeudi 10 mars. De violents combats ont opposé les forces loyalistes ivoiriennes aux factions rebelles soutenues par les casques bleus de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci).

Dans la localité de Toulépleu, ces affrontements ont fait de nombreux morts dans les rangs de la rébellion soutenue par les forces onusiennes. Mais fort curieusement de sources loyalistes, l'on dénombre des combattants de race blanche. «Une trentaine », indiquent nos sources loyalistes basées à l'Ouest, sans trop de précisions. Le jeudi 10 mars, les hélicoptères militaires marqués Un ont procédé au rapatriement des dépouilles de la « race blanche » vers Abidjan. La destination a été formellement identifiée comme étant la base française du 43e Bataillon d'infanterie de la marine (Bima), à Port-Bouët à proximité de la base aérienne des forces loyalistes ivoiriennes et de l'aéroport civil Félix Houphouët-Boigny.


Une démarche qui n'aurait pas été du goût des autorités françaises. En effet, selon nos sources proches de ce dossier, le Consul de France est rentré dans une colère noire. Il a fortement désapprouvé cette option de l'Onuci qui a consisté à rapatrier les dépouilles des soldats « blancs » sur la base militaire française. Toutes choses qui donnent l'impression que la France combat officiellement aux côtés des factions rebelles, se serait-il opposé sans commune mesure. Ce qui bien évidemment mettrait très mal à l'aise une partie de la communauté internationale et bien plus, la diplomatie française.


Celle-ci jusqu'ici continue de justifier la présence des militaires français en Côte d'Ivoire, par l'appui et l'assistance logistique aux Casques bleus en vue d'aider ce pays à sortir définitivement de la crise. Même si au moment où nous mettions sous presse, rien n'indiquait qu'il s'agissait des soldats de nationalité française opérant sous le couvert de la force Licorne, ou des mercenaires recrutés pour prêter main forte aux rebelles du Nord d'Alassane Dramane Ouattara. Toutefois, le fait même de rapatrier ces « soldats blancs » au camp français serait perçu comme un signe officiel de la France qui bascule dans la violence au détriment des populations civiles.


Ce, contrairement au principe d'impartialité et à la mission de pacification qui est la sienne en Côte d'Ivoire. Etant donné que ces violents combats qui se déroulent presqu'au quotidien sur l'ensemble du territoire ivoirien font de nombreuses victimes parmi les civils. La commune d'Abobo dans le District d'Abidjan est un cas d'exemple de violences notoires dont les principales cibles sont les personnes (femmes, enfants, et vieillards compris) connues pour leur sympathie pour La Majorité Présidentielle du président Laurent Gbagbo. Les organismes de secours sont débordés face à l'ampleur de la désolation des populations civiles.


Selon une autre source militaire, le Consul de France aurait fermement recommandé à l'Onuci de « reprendre ces cadavres et de laisser la France en dehors de tout cela ». Fortement embarrassés, les hommes de Young Jin Choï, le Représentant du Secrétaire général des Nations unies, ne se sont pas fait prier, ils ont tout simplement abdiqué. Les dépouilles de la trentaine de « soldats français » ou des mercenaires blancs ou même les deux catégories à la fois, se trouveraient, jusqu'à hier, au siège de la Représentation onusienne à l'ancien hôtel Sébroko. Un autre colis très embarrassant, pourrait-on dire, pour l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) accusée, non seulement par le camp présidentiel du président Laurent Gbagbo « de partialité », mais également par les populations civiles qui ne comprennent toujours pas pourquoi les Casques bleus sont indifférents face à leurs souffrances dans les combats opposant les forces loyalistes ivoiriennes et les rebelles.

Tout récemment à Abobo, ces populations civiles ont encore pointé un doigt accusateur vers les Casques bleus de l'Onuci d'être à la base de leur malheur. Ces Casques bleus sont formellement identifiés dans divers sous quartiers de cette commune peuplée de plus d'un million d'habitants, et accusés de « faire des missions de reconnaissance au profit des rebelles d'Alassane Dramane Ouattara», avant les affrontements avec les forces régulières ivoiriennes.


Bertina Soro


Source : LE TEMPS

SEULE SEGOLENE PEUT BATTRE MARINE !

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Dr Pierre Franklin Tavares

« La où naît le danger, croît aussi ce qui sauve. »

Hölderlin

 

En mars 2001, juste après les Municipales, nous déclarions - par anticipation - la « défaite » de Lionel Jospin aux présidentielles d'avril 2002. Plus d'un n'y crurent pas et nous reprochèrent même ces « sordides » prédictions. Certains y virent un pessimisme historique, là où il ne s'agissait que d'un regard lucide porté sur le « réel », à partir du bilan social d'une gauche satisfaite d'elle-même, parce que dans l'incapacité de voir et de lire l'effondrement social qui était en cours. Avec la débâcle du 21 avril 2002[1], l'étonnement fut grand, le désarroi immense. Mais en réalité, cette projection n'était pas qu'une simple vue de l'esprit. Elle se fondait sur trois faits essentiels. Le premier, un décryptage de la faillite du socialisme municipal à Épinay-sur-Seine, comme préfiguration de la déroute socialiste au niveau national. Le deuxième, l'analyse objective des contradictions internes à la gauche locale[2], qui annonçait celle de la « gauche plurielle » au plan national. Le troisième, notre triple expérience personnelle. D'abord, comme vieil habitant d'un des quartiers les plus sensibles de France[3] et comme cadre dans le groupe SCIC, filiale immobilière de la Caisse des Dépôts et Consignations, premier organisme de logements sociaux de France, nous pouvions mesurer, par ce vécu quotidien et les outils professionnels, la grande détresse et l'abandon des banlieusards (insécurité, malpropreté urbaine, perte de pouvoir d'achat, pauvreté, etc.). Ensuite, comme acteur politique qui, au contact direct et permanent des Français, pouvait évaluer les impacts des politiques locales. Enfin, comme philosophe, nous pouvions mettre en forme théorique toute cette expérience[4].

Aujourd'hui, le danger croît ! La rapide extinction de l'État-providence, l'affaiblissement progressif de la nation au profit de l'Union Européenne et des communautarismes, la crise continue des banlieues, la dépréciation du système scolaire, la défiance profonde des citoyens vis-à-vis du politique, le très net recul du Savoir-Vivre français[5], la crise internationale du capitalisme financier, le siphonnage ininterrompu du pouvoir d'achat, la crise du logement social, le déclassement des couches moyennes, l'inexorable montée de la précarité, l'immigration et l'intégration africaines, orientales et asiatiques, les conséquences perverses de la discrimination positive, sont autant de facteurs qui ont fini, d'une part, par modifier le vieux « portrait social » de la France, dont l'ethnogenèse[6] datait d'antiques combinaisons démographiques, et, d'autre part, à rompre le grand compromis social des années 1945  fixé dans la Constitution de 1958. Mais, ce sont surtout les effets cumulés et conjugués de ces facteurs qui, ayant atteint leur point nodal, préparent et annoncent un très probable nouvel « avril 2002 ». Qui donc sera exclue, la gauche ou la droite ?

Depuis juin 2010, nous ne cessons de dire que, candidate, Marine Le Pen serait présente au second tour et que Nicolas Sarkozy serait éliminé, dès le premier tour des présidentielles, à moins d'un événement exceptionnel. Nous ajoutons même que nous ne devons plus, d'un revers de main, écarter l'hypothèse d'une victoire de Marine Le Pen au deuxième tour ou alors, en cas de courte défaite, qu'elle obtienne un score significatif lors des législatives qui suivront, ce qui aurait pour conséquence directe de la rendre quasi incontournable, dans la formation d'un gouvernement de droite vigoureuse, et donc « premier ministrable ». En effet, si le candidat de gauche était éliminé au premier tour, il n'est pas si sûr que les électeurs de gauche se reportent en masse sur le candidat UMP. Le scénario d'avril 2002 n'est pas donné d'avance. De même, en cas d'éviction du candidat UMP au premier tour, une forte proportion d'électeurs de droite ne se reportera pas sur le candidat de gauche au second tour. Tout devient possible, affichait un slogan. Jamais cette formule n'aura été aussi vraie, n'en déplaise à Roselyne Bachelot, à l'humeur égale, à Xavier Bertrand, aux certitudes sereines, à Benoît Hamon, jeunesse aux paroles rassurantes, etc.

En tous les cas, depuis la récente publication des deux derniers sondages Harris interactive[7], maints Français nous appellent et s'étonnent que nous ayons pu faire de telles prédictions auxquelles ces enquêtes d'opinion semblent apporter un début de consolidation. C'est que, en politologie, il faut - autant que faire se peut - se départir de ses propres choix idéologiques et politiques, si l'on veut observer le « réel » en toute indépendance et objectivité. C'est même la condition sine qua non, pour écouter les Français. Au reste, toute observation pensante est d'abord celle des oreilles. Heidegger dit fort justement que penser, c'est d'abord admettre d'écouter. En effet, la pensée, affirme-t-il, est avant tout une écoute, c'est-à-dire un laisser-se-dire, et non pas [d'abord et uniquement] une interrogation[8]. Il faut prêter l'oreille, ne cesse de répéter la Bible. Or, en France, depuis une vingtaine d'années, la classe politique ne pense plus, parce qu'elle n'écoute plus rien, ni le corps social qui est le socle du corps électoral, ni les phénomènes politiques et historiques dans le monde, comme le montre son déphasage d'avec les révolutions du monde arabe amorcées avec la Révolution du Jasmin, ou encore les tensions avec le Mexique et la Côte d'Ivoire. En France, la classe politique interroge les citoyens, plutôt que les écouter. C'est ce qui explique l'importance prise par les Instituts de sondage. La classe politique ne pense plus. Plus grave encore, la France traverse une immense crise du langage politique, que ni la gauche ni la droite ne parvient à surmonter. Par exemple, les paroles du Président de la République ne sont plus audibles, depuis le Discours de Dakar qui, bon en intention, n'a pas su être traduit en un langage clair et perceptible. Il en est résulté une formidable incompréhension. Ainsi, inécoutable, la grande rupture diplomatique annoncée s'est-elle abîmée en son contraire, pour redevenir pratique banale de la FrançAfrique. Sous ce rapport, le Discours de Dakar, qui est crise du langage, marque l'entrée et l'enracinement effectif dans la crise du langage politique. Toutefois, Nicolas Sarkozy n'est pas le seul qui ne soit plus audible. Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Arnaud Montebourg, Emmanuel Valls, François Fillon, Dominique de Villepin, François Bayrou, Rachida Dati, Rama Yade, François Copé, etc., tous les responsables politiques ne sont plus audibles. Par exemple, le porte-parole du Parti Socialiste, Benoît Hamon, affirme des paroles qui ne sont pas immédiatement perceptibles. Même de Jean-Luc Mélenchon, pourtant très cultivé, on n'attend plus que la dernière insulte, l'ultime « coup de gueule » à l'adresse des journalistes. Force est de constater, la classe politique ne sait plus du tout parler avec et aux Français. Parce qu'elle ne sait plus ce que « écouter » veut dire et signifie. Cette crise de langage, d'in-audibilité, est la résonance, le reflet, d'une profonde erreur d'appréciation politique. Comment ne pas remarquer ici que la classe politique ne parle plus que de République et plus jamais de la France ? La République a complètement effacé la France. Au fond, l'histoire a été éliminée au bénéfice du politique, qui de ce fait même n'est plus audible. Comme si c'est la République qui avait fait ou faisait la France et non pas l'inverse. Ainsi, symptôme révélateur, la classe politique en est venue à oublier un fait somme toute banal : c'est la France seule qui fabrique des Français, comme la République fait des républicains. Au total, nous avons une République sans la France, ce dont Max Gallo[9] eut le pressentiment.

En somme, la crise du langage politique marquée par le surgissement du pépiement politique et l'effacement de la nation à laquelle s'est substituée une République vide, cette crise du langage et cette République formelle, disons-nous, constituent le terreau sur lequel croissent la notoriété et la popularité de Marine Le Pen. Elle s'adresse aux Français et ne leur parle que de la France, tant en matière de monnaie (retour au Franc et sortie de l'Euro), que d'identité (ethnogenèse chrétienne contre islamisme) et de solidarité (préférence nationale). Et ce triptyque idéologique fonctionne, parce qu'il répond à la perception du « réel » d'un nombre croissant de Français. D'où sa crédibilité croissante, quand bien même ses  choix et propositions programmatiques sont désuètes, absurdes voire anachroniques.

Le danger croît ! Si à droite, sauf événement exceptionnel, il apparaît difficile, même en cas d'unité de l'UMP avec les centres[10], de reléguer et de battre aisément Marine Le Pen, qu'en est-il à gauche ? En d'autres termes, qui à gauche, parmi les Éléphants[11], pourrait battre Marine Le Pen, au second tour des présidentielles ? François Hollande ? Non, parce que trop rivé au discours fiscaliste qui ne peut pas produire un effet de large adhésion. Il ne devrait pas faire mieux que Lionel Jospin en avril 2002, au premier tour. Dominique Strauss-Kahn ? Sa faiblesse principale sera de ne pas pouvoir rassembler à la gauche du Parti Socialiste (Front de Gauche, NPA, etc.). Le FMI aura été pour lui comme un doux piège politique. Dès l'annonce de sa candidature, sa popularité et sa cote de confiance devraient baisser, en raison des attaques qui viendront de l'UMP, de l'extrême gauche et du Front National. Martine Aubry ? Sa candidature, utile et porteuse, semble être minée par une sorte de retenue, sans doute due aux conditions contestées de son élection au poste de Premier Secrétaire. Si jamais elle parvenait à se débarrasser de cette inhibition, à se livrer entière dans cette bataille et, dans le même temps, à peaufiner son langage et élaborer un projet de société, elle constituerait un indéniable atout pour la victoire de la gauche. Mais si, du point de vue interne au Parti Socialiste, elle est la mieux placée, il lui sera fort difficile de convaincre une majorité de Français, en raison des « 35 heures » et de sa difficulté à composer avec toutes les forces de gauche.

Seule Ségolène Royal peut battre Marine Le Pen, au second tour des présidentielles 2012. À cette affirmation, on pourrait nous objecter le dernier sondage de l'IFOP (France Soir, 10 mars 2011), qui classe Ségolène Royal en troisième position après Marine Le Pen et Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry ou François Hollande. Mais il y a ici un fait tout de même curieux. Comment, par exemple, expliquer qu'après avoir fait 46,94% au second tour des présidentielles du 6 mai 2007 face à Nicolas Sarkozy (53,06%), elle se retrouve aujourd'hui créditée, selon l'IFOP, de 19% d'intention de vote au premier tour de 2012 ? Au reste, rappelons qu'au premier tour du 20 avril 2007, Ségolène Royal fit 21,36%, ce qui n'est pas très éloigné des 19% d'intention de vote dont l'IFOP la crédite actuellement. Dans ce cas, Ségolène Royal aurait conservé, quasi intact, tout son potentiel électoral du premier tour 2007. Par ailleurs, si nous tenons pour vrais les 19% d'intention de vote pour 2012, nous devons signaler que ce résultat non seulement ne concerne que le premier tour et pas le second tour, mais relève aussi d'une erreur de perspective des sondeurs qui  ne l'ont présentée que comme candidate du Parti Socialiste, ce qu'elle n'était déjà plus en 2007 ; étant entendu que son audience excède ce Parti. Comment ne pas rappeler qu'elle ne fut élue candidate du Parti Socialiste que par l'apport du vote massif des « sympathisants » socialistes, les fameuses « adhésions 20 € » ? La force de Ségolène Royal ne réside pas uniquement dans le Parti Socialiste, ne se limite pas à son parti d'origine, mais aussi et surtout à l'extérieur, dans la société civile.

En outre, faut-il le rappeler, les présidentielles françaises sont la rencontre d'un homme ou d'une femme avec le peuple. Or, de tous les candidats de gauche, elle est bien la seule qui puisse maximiser les effets du « paradoxe de Condorcet »[12], en cas de report de voix de la droite et de l'extrême-droite vers la gauche, parce qu'elle sait cristalliser le vote populaire (ouvriers et employés). À cet égard, elle bénéficie de quatre autres atouts majeurs. Premièrement, en matière de sécurité, la fermeté de son Discours de Villepinte du 11 février 2007 et ses propositions sur la résorption de la délinquance par l'encadrement militaire, uniques à gauche, correspondent bien à l'attente d'une partie de l'électorat de gauche, de droite voire de la fraction « molle »[13] de l'extrême-droite. Elle devrait donc pourvoir rassurer et fortement « siphonner » une partie de cet électorat bigarré et composite qui, excédé par l'insécurité, entend accorder des suffrages à Marine Le Pen. Au fond, Ségolène Royal, contrairement aux autres candidats socialistes, peut juguler et enrayer la fuite des classes populaires vers le Front National et leur désertion des partis traditionnels (UMP, PS, PCF, etc.). Au demeurant, ne négligeons pas un fait : pour les présidentielles 2012, les grandes batailles auront lieu autour d'enjeux réputés de droite, tels que l'insécurité et/ou l'immigration. Deuxièmement, à la différence de tous les autres candidats socialistes, elle parle aux Français de la France, en ranimant la flamme des symboles de fierté (agitation des petits drapeaux, éloge de la Fraternité, hymne national, etc.), qui ne font sourire que ceux qui précisément ne parlent plus aux Français. Et troisièmement, elle paraît à même d'établir une solide alliance de gouvernement avec Europe Écologie Les Verts et Daniel Cohn-Bendit, le Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon, sur le modèle de la gouvernance de la Région Poitou-Charentes qu'elle préside, et elle pourrait négocier la neutralité active du Nouveau Parti Anticapitaliste d'Olivier Besancenot. Quatrièmement, son discours sur le « non cumul des mandats » reçoit un réel écho, parce qu'il correspond  à sa pratique politique. Elle n'exerce qu'un mandat, celui de Présidente du Conseil Régional.

Au total, le champ électoral que Ségolène Royal est capable de couvrir apparaît beaucoup plus large que celui de tous les autres candidats socialistes. Mais, pour être la candidate de la gauche, sa difficulté n'en reste pas moins grande. Car elle peut ne pas être au premier tour, parce que l'appareil de son Parti lui échappe (contrôle des Fédérations et des votes « organisés »), alors qu'elle peut remporter le second. C'est la difficulté majeure qu'elle devra résoudre.

En tous les cas, elle a le caractère pour la « fonction » présidentielle, la trempe pour tenir la barre de l'État, qui tangue fortement, l'énergie pour apaiser le pays désemparé (cohésion sociale) et la force pour orienter la nation dans le monde (relations internationales). Et puis, c'est le temps des femmes ! Elles sont l'avenir de l'homme, comme disaient le poète et le chanteur, Aragon et Ferrat.

C'est que, après l'échec des hommes, la France est en quête d'une figure féminine, pour prendre en main sa destinée. Elle oscille, entre une Jehanne Domremy (Jeanne d'Arc) et une Marianne. Peut-être le peuple veut-il l'une et l'autre, la France et la République. Il nous faut aider l'histoire à accomplir ce tournant. C'est l'un des enjeux des prochaines présidentielles. Aussi, reprenons le mot de Heine : il faut revêtir nos femmes de chemises neuves et de sentiments neufs, et passer toutes nos pensées à la fumée des parfums, comme après les ravages d'une peste[14]. Les femmes sauront, mieux que les hommes, porter l'honneur civique, rassurer le pays et redresser la France.

En tous les cas, il est arrivé que l'extrême-droite parvienne au pouvoir par les urnes. Mais, le salut croît où naît le danger !



Épinay, le 10 mars 2011


Dr Pierre Franklin Tavares

+33 (0)6-06-87-34-21-22



[1] Jacques Chirac : 19,88%, Jean-Marie Le Pen : 16,86% et Lionel Jospin : 16,18%.

[2] P. F. Tavares, Comment les socialistes ont perdu Épinay, manuscrit non publié.

[3] Orgemont, à Épinay sur Seine (Seine Saint-Denis).

[4] P. F. Tavares, Science de la Ban-Lieue, essai sur l'insociable sociabilité des banlieues françaises, Manuscrit Université, Paris, 2005.

[5] Olivier Cechman, Le guide du Nouveau Savoir-Vivre, Le bon usage, Hachette, Paris, 2004.

[6] Patrick J. Geary, Quand les nations refont l'histoire, l'invention des origines médiévales de l'Europe, Champs, Flammarion, Paris, 2004.

[7] Les 5 et 8 mars 2011.

[8] Heidegger, Le déploiement de la parole, in Acheminement vers la parole, Gallimard, Paris, 1976, p. 164.

[9] Max Gallo, Fier d'être français, Fayard, Paris, 2004.

[10] François Bayrou (Modem), Hervé Morin (Nouveau Centre), Jean-Louis Borloo (Parti Radical Valoisien), Dominique de Villepin (République Solidaire), etc.

[11] Il s'agit des ténors du Parti Socialiste.

[12] Nicolas de Condorcet, Essai sur l'application de l'analyse à la probabilité des décisions rendues à la pluralité des voix, Imprimerie royale, Paris, 1775.

[13] Il s'agit de cette partie du corps électoral qui, sans partager l'idéologie du Front National, est excédée par l'insécurité urbaine.

[14] Henri Heine, De l'Allemagne, édition Grappin, Gallimard, Paris, 1998, p. 92.

 

jeudi, 10 mars 2011

KADHAFI MENACE SARKOZY

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La république française selon une source de la Présidence Française reconnaitrait le Conseil National Libyen (CNL) comme le représentant légal du peuple libyen et procédera très bientôt à un échange d'ambassadeurs entre les insurgés et la France.

En effet le Président Français a reçu plusieurs délégués du CNL dont Ali Essaoui au sein de l'Elysée.Lors de cette rencontre ALI Essaoui a déclaré que l'ambassadeur de France serait installé de façon provisoire à Benghazi (Est de la Libye) capital des insurgés avant de retourner à Tripoli.


Apres cette nouvelle Iman Bugaigis, un des porte-parole du CNL a Benghazi, a déclaré que les insurgés de la ville avaient accueilli l'information par des cris de joie et des tirs en l'air.


Cependant, la source diplomatique française, a précisé qu'il ne s'agit pas d'une reconnaissance d'un gouvernement mais plutôt la reconnaissance d'un Etat et souhaite que les autres chefs d'Etats européens rejoignent cette initiative pour accentuer la pression sur le guide libyen Kadhafi car pour la France cet acte est un encouragement politique.


Peu après cette information le régime libyen aurait menacé le Président français Nicolas Sarkozy de révéler un grave secret.


Cette menace donnée par l'agence officielle du régime libyen pourrait entrainer la chute de M. Sarkozy, voire son jugement en lien avec le financement de sa campagne.


Par ailleurs, un responsable du ministère des affaires étrangères libyen a menacé de rompre tout lien diplomatique avec la France en raison de la reconnaissance par Paris du CNL « La Libye va réfléchir à rompre ses relations avec la France en raison d'informations circulant sur l'intervention dommageable de la France dans les affaires intérieures libyennes » a dit ce diplomate à l'agence Jana.


C'est donc clair que si le Président Français Nicolas SAKOZY continue ses manipulations il saura de quoi le Guide Libyen est capable.


Source : ABIDJAN DIRECT.NET

ADDIS-ABEBA: LA QUESTION DE PRINCIPE D'AFFI N'GUESSAN QUI COULE LE PANEL


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Il est 14 heures à Addis-Abeba lorsque le panel des 5 Chefs d'Etats reçoit le candidat perdant aux élections en Côte d'Ivoire, Alassane Dramane Ouattara (ADO).
Après une heure d'échanges à huis clos, ADO sort et laisse la place à la délégation du Chef de l'Etat réélu, Laurent Gbagbo, conduite par l'ex-premier Ministre Pascal AFFI N'Guessan, Président du Front Populaire Ivoirien.

Pendant une heure 15 minutes, la délégation de la majorité présidentielle va discuter avec les Chefs d'Etats sur la décision finale qu'ils ont cru bon de leur communiquer. Pêle-mêle, le panel suggère que c'est ADO qui a gagné les élections en Côte d'Ivoire et qu'il doit prêter serment devant le Conseil Constitutionnel ivoirien présidé par Paul Yao N'DRE. Ensuite, le panel et le Président Ouattara nommeront un Premier Ministre de consensus à la tête du gouvernement ivoirien. Des séries d'amnisties seront prises pour les forces de défense et de sécurité et les membres du gouvernement. En retour, l'UA et la Communauté Internationale accompagneront la Côte d'Ivoire dans le processus de reconstruction.

Face à ces inepties débitées avec gêne par le panel, le Chef de la délégation du Président Laurent Gbagbo a fait part sur un ton ferme et en des mots très durs, de l'irresponsabilité et le manque de courage du panel et, juger que les experts de l'Union Africaine n'ont pas fait leur travail lors de leur mission en Côte d'Ivoire puisqu'ils ont refusé de voir les résultats des élections : « Choï a induit en erreur le monde entier et vous en êtes tous conscients. Il n'y a pas de honte à reconnaître cette erreur et à délivrer le peuple ivoirien ».

Après avoir exprimé le risque que prend le panel en suggérant une victoire hypothétique d'ADO, le Chef de la délégation du Président élu, AFFI a posé une question de principe qui a dérouté les membres du panel : « Sur quelles bases et quelles sont les motivations qui, selon vous, justifieraient la victoire d'Alassane Dramane Ouattara? ».

Silence de mort autour de la table. C'est alors que Jacob Zuma, Président d'Afrique du Sud prend la parole pour enfoncer le clou en trouvant que la question du Président AFFI N'Guessan mérite une réponse du panel.

Après plusieurs hésitations, le Président Mauritanien et Président du panel, dit en balbutiant qu'ils ne donneront les motivations de la victoire d'ADO que devant le Conseil de paix et de Sécurité qui devrait normalement se réunir dans les heures qui suivent.
La délégation du Président Laurent Gbagbo a donc quitté la salle, dans l'attente de la réunion du CPS à laquelle elle a d'ailleurs été conviée.

Au micro de l'AFP, AFFI a fait cette déclaration qui traduit l'ambiance lourde de la rencontre avec le panel : « Nous avons estimé que cette proposition du panel est inacceptable. Malheureusement, nous avons constaté que le panel de haut niveau s'est contenté de reprendre ce que nous savons déjà. Le panel est dans l'incapacité de nous donner les arguments qui fondent cette décision. Ils continuent la fuite en avant. Tout le monde s'appuie sur l'annonce du haut-représentant de l'ONU (en Côte d'Ivoire, Young-Jin Choï). Si cette initiative ne débouche pas sur des propositions pertinentes et irréfutables, suffisamment convaincantes, nous craignons que l'UA contribue en quelque sorte à parachever le coup d'Etat entamé en 2002, et qui s'est mué en tentative de coup d'Etat électoral à travers les dernières élections présidentielles ».

En fait de résolution de la crise ivoirienne par l'UA, c'est à une copie conforme de l'accord de Linas-Marcoussis que l'UA veut s'adonner.


Source: Coordination des Communicateurs Bénévoles

CRISE IVOIRIENNE: GBAGBO MET SUR PIED UN SYSTEME BANCAIRE MAIS PARIS TENTE DE TROUVER UNE PARADE



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Agence de la « Société Générale » de Cocody Les Deux-Plateaux, à Abidjan.


La filiale de « BNP Paribas » a de nouveau été ouverte mercredi 02 mars 2011, mais contre l'avis de la banque. Elle a été nationalisée par Laurent Gbabgbo et la « Société Générale » s'apprête à subir le même sort. Les explications de Caroline Morisseau, le 3 mars 2011 sur « BFM Business ».

 

La « Société Générale » et « BNP Paribas » ont totalement perdu la main. D'une certaine manière, ce ne sont même plus leurs banques : les deux établissements ont tout simplement été réquisitionnés.

Les transactions se font manuellement : « BNP Paribas » se refuse à tout commentaire, mais une source proche du dossier précise que les salariés ont été convoqués, un administrateur par intérim a été désigné. Les guichets de « BNP Paribas » sont donc à nouveau ouverts et distribuent de l'argent. Simplement, les transactions se font manuellement dans la mesure où les systèmes informatiques de la banque sont pilotés depuis l'étranger.

Gbagbo met sur pied son propre système bancaire : La « Société Générale », qui compte une soixantaine d'agences dans le pays, s'apprête à subir le même sort. Laurent Gbagbo avait déjà réussi à contourner la « Banque centrale d'Afrique de l'Ouest » en créant sa propre « chambre de compensation », il est donc en train de mettre sur pied son propre système bancaire.


LA FRANCE VEUT DEMONETISER LE FRANC CFA DE COTE D'IVOIRE COUTE QUE COUTE

La France est en train d'actionner pour faire démonétiser le « FCFA » de Côte d'Ivoire. L'information n'est de toute façon pas officielle, mais elle se murmure dans les milieux de ceux qui veulent totalement anéantir le pouvoir du président Laurent Gbagbo. Ainsi, on pourrait dire que comme la France constate que Laurent Gbagbo est en train de réussir à sauter le verrou de la fermeture des banques, elle se prépare avec ses sbires à dresser une autre difficulté au régime ivoirien.

Il s'agit d'une opération qui va consister à ôter au « FCFA » de Côte d'Ivoire, sa valeur. De sorte que cet argent ne puisse plus être utilisé. En effet, les billets de banque émis pour le compte de la Côte d'Ivoire, sont frappés de la lettre A. Ainsi, chaque pays de l'« UEMOA » a sur son billet de banque une lettre propre au pays. Pour autant, il est admis que quand vous quittez la Côte d'Ivoire pour n'importe lequel des pays de l'« UEMOA », vous pouvez dépenser les billets de Côte d'Ivoire sans faire de change.

Ce qui va se passer si la France arrive à faire admettre son idée, c'est que tous les billets de banque frappés de la lettre A ne seront plus acceptés dans les autres pays de l'union. Ainsi, les entreprises, les banques, les commerçants... ne pourront plus faire des opérations avec les autres pays de l'« UEMOA » mais aussi avec tous les autres pays du monde. Car, le « CFA » de Côte d'Ivoire ne pourra plus être échangé en euro ou en cedi, en naira... Le but de cette manœuvre est de dresser la population contre le président Gbagbo afin qu'une révolte populaire l'emporte au profit de Alassane Ouattara. La prémisse de cette opération d'asphyxie financière de la Côte d' Ivoire est apparue depuis jeudi. La « Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Bceao) » a appelé dans un communiqué repris par l'AFP, les établissements de crédit (les banques...) ayant suspendu leurs activités en Côte d'Ivoire à se rapprocher de son siège à Dakar, pour s'enquérir des conditions de poursuite de leurs opérations avec l'institution monétaire. Les établissements de crédit, poursuit le communiqué, peuvent demander « les conditions de poursuite de leurs opérations » si elles souhaitent « assurer la continuité de leurs opérations à partir d'un site distant et/ ou par l'intermédiaire d'une banque établie dans un Etat membre de l'Uemoa ».

D'ailleurs, la « Bceao » convie les dirigeants de ces banques concernés à une réunion, à son siège à Dakar, aujourd'hui à 10 heures, « en vue d'échanger sur cette situation ». En clair, la « Bceao » demande aux banques que sont la « SGBCI », la « BICICI », la « City Bank », la « Standard chartered Bank » à délocaliser dans un autre pays membre de l'« Uemoa ». C'est dire que si l'Etat de Côte d'Ivoire n'avait pas pris la décision de nationaliser notamment les filiales des banques françaises (« SGBCI » et la « BICICI »), le personnel ivoirien de ces banques allait rester dans un chômage de longue durée.

Mais, en outre, cette attitude de la « Bceao » montre bien qu'elle est dans une logique d'assèchement financier de la Côte d'Ivoire.


Source : NERRATI.NET


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Réaction de l'ivoirien Fernand KOBLAN à l'article ci-dessus :


Belle analyse ! Il faut cependant retenir que l'action du Président Laurent Gbagbo démontre que la Côte d'Ivoire ne doit pas subir le diktat des pays membres de l'UEMOA et par ricochet de la BCEAO Dakar. A la lecture de l'article, l'on se rend compte que les actuels dirigeants de la BCEAO à Dakar et de l'UEMOA ignorent (ou feignent d'ignorer, ndlr) que les banques qui s'installent sur un territoire répondent des lois dudit territoire. LA SGBCI ou la BICICI, bien que filiales des banques françaises, sont régies par les lois ivoiriennes en matière bancaire et non celles de la France ou du Sénégal, quand bien même la BCEAO y a son siège.

Secundo, l'autorisation d'exercer est délivrée par le pays hôte. En plus, c'est l'agence nationale de la BCEAO qui ouvre les comptes de ces banques dans ses livres avant de tenir informer le siège.

Les banques installées sur le territoire ivoirien, à ma connaissance, paient leurs impôts à l'Etat de Côte d'Ivoire et non à L'UEMOA. C'est seulement parce que les Africains sont stupides qu'ils continuent de croire que tout ce qui est dicté depuis les pays occidentaux, ils doivent l'exécuter sans prendre la peine d'y réfléchir. Lorsque les Anglais ont voulu faire chanter les Egyptiens au sujet du canal de Suez alors qu'il était en territoire Egyptien, le Président Nasser a simplement nationalisé le canal sans que le ciel ne tombe sur l'Egypte. Aujourd'hui, le canal est la propriété de l'Egypte. Cuba a nationalisé les entreprises américaines, tout comme le Venezuela, sous Hugo Chavez, et aujourd'hui ces entreprises sont propriétés cubaine et vénézuélienne.

Un grand homme politique se mesure par sa capacité à prendre des décisions idoines pour son pays et son peuple.
Les réactions actuelles des dirigeants de la BCEAO sont le signe d'une faillite imminente de cette institution sous régionale sans le plus gros pourvoyeur de fonds qu'est la Côte d'Ivoire.

Tertio, la France compte démonétiser le FCFA ivoirien. C'est un pas qu'elle ne peut pas franchir parce que le faire signifierait l'écroulement du prestige français en Afrique et dans le monde. En réalité, le FCFA n'est pas une monnaie. On n'a pas besoin d'être spécialiste de la monnaie pour le comprendre. Quelle est cette monnaie qui ne peut être convertible dans aucune banque en dehors de la zone CFA (Afrique centrale et occidentale francophones)?
Quand ils vous arrivent le bonheur de sortir du pays pour vous rendre en Europe, vous êtes tenus de faire les changes depuis votre pays avant d'embarquer.
Alors que les chinois, américains, ghanéens, guinéens et mauritaniens peuvent voyager partout dans le monde avec la monnaie de leur pays respectif, sans être contraints de faire le change depuis leur pays.

Les ivoiriens sont aujourd'hui conscients de la justesse du combat de l'indépendance de leur pays. Ils sont disposés à rapatrier leurs avoirs détenus dans les comptes en Suisse pour relancer l'économie de leur pays. C'est faux de dire qu'ils n'y croient pas. Ils sont combien les proches de Gbagbo qui ont des comptes à l'étranger, contrairement à Alassane Ouattara, Henri Konan Bédié et compagnie !

Le Président Laurent Gbagbo est lui-même détenteur d'un compte domicilié à la SGBCI et c'est dans cette banque que tout son argent est gardé. Il n'est pas détenteur d'un compte privé en dehors du pays ni d'un bien immobilier en Europe ou en Amérique. Si  vous voyez qu'il est serein dans la prise des décisions, c'est justement pour cela.

Depuis que la BCEAO (agence nationale) Abidjan est isolée du siège de Dakar, c'est le siège qui est traversé par de sérieux problèmes. Il va bientôt nationaliser la BIAO et la SIB, ainsi le système va reprendre.

Quant aux autres banques, l'Etat va engager des actions en justice pour dédommager les épargnants et récupérer ses divers impôts. Je pense qu'une fois cette action achevée, ils réfléchiront par deux fois avant de s'immiscer dans la politique d'un pays. Quant à la BCEAO, elle vient de signer son arrêt de mort avec la Côte d'Ivoire. Dans un bref délai, des actions seront entreprises pour la récupération des fonds de la Côte d'Ivoire au siège.
Comment des pays qui ne pèsent ensemble que 60% des actions de la banque peuvent imposer leur diktat à celui qui pèse tout seul 40% des actions ? (Allez-y savoir !).


Source : africdossier@googlegroups.com

mercredi, 09 mars 2011

Me HERMANN YAMEOGO (OPPOSANT BURKINABE) AU PANEL: «LA RESOLUTION DE LA CRISE IVOIRIENNE NE PEUT SE FAIRE EN DEHORS DE LA REHABILITATION DU DROIT»

 


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Le chef de l'opposition Burkinabé, Hermann Yaméogo (leader de l'UNDD), fait une nouvelle sortie sur l'actualité ivoirienne après un séjour récent à Abidjan. Interview.


1) Monsieur le président, vous avez estimé devoir restituer votre dernier séjour en Côte d'Ivoire. Dites-nous auprès de qui vous l'avez fait et si vous en avez été satisfait.

Une fois de retour, j'en ai donné la primeur au Mogho Naaba, aux confessions religieuses, aux relais susceptibles d'en tenir informé par le menu, le chef de l'Etat et bien évidemment, au BEN du parti.

Auprès de tous ceux qui nous ont reçus, nous avons bénéficié d'une bonne écoute, repartant avec le sentiment d'avoir bien fait de leur porter la substance de nos observations.

2) Croyez-vous en la capacité du Panel des 5 chefs d'Etat de l'Union africaine de sortir la Côte d'Ivoire de l'impasse ?

Tout est une question de volonté, d'indépendance par rapport au diktat de la communauté internationale emmenée par la France et les USA. C'est en définitive une question de courage et de capacité à défendre plus qu'autre chose, l'honneur de l'Afrique. Sinon, la solution, la seule durable, la seule qui vaille, ne peut se trouver en dehors de la réhabilitation du Droit tel qu'il est fondé par les institutions et les lois de l'Etat souverain de Côte d'Ivoire.

Chaque membre du panel joue ici sa réputation personnelle et celle du continent devant l'Histoire car il ne faut pas s'y tromper, tôt ou tard, celle-ci demandera des comptes aux acteurs de ce drame sans précédent qui se joue en Eburnie.

3) Ne pensez-vous pas que cette marche des femmes RDR réprimée qui a fait, dit-on, 6 morts, va compliquer la tâche du panel des chefs d'Etat de l'Union africaine ?

Je ne le crois pas. La ficelle est trop grosse. Ce n'est pas le régime de Laurent Gbagbo qui fera cette erreur monumentale. Il a tant fait des pieds et des mains pour éviter les exactions à l'encontre des étrangers afin de ne pas tomber dans le piège d'une guerre sous régionale, si bien évité l'affrontement avec la Licorne et l'ONUCI pour ne pas donner raison à la communauté internationale d'entrer en guerre, et enfin si bien évité la guerre civile, qu'on le voit mal commettant un acte terroriste aussi gratuit et inintelligent. Je crois seulement que nous sommes arrivés à un point si désespéré dans la confrontation que de tels horribles stratagèmes sont utilisés pour confondre « l'ennemi ». Mais nous ne sommes plus en 2002. L'endormissement de l'opinion par les forces diplomatiques, médiatiques, n'a plus autant d'emprise sur les esprits. Ce qui fait que ces procédés, des plus monstrueux, ont du mal à être mis à la charge du pouvoir de Gbagbo auquel le crime ne pourrait au demeurant profiter.  Ma seule crainte, au train où vont les choses, c'est qu'on ne se retrouve demain avec une hécatombe portant sur 50 ou 100 Burkinabé, histoire de mettre encore plus dans l'embarras le régime Gbagbo.

4) Que pensez-vous de l'invitation faite aux deux protagonistes de la crise, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara de se rendre jeudi à Addis-Abeba ?

Je me perds en conjectures sur le pourquoi de cette idée. Après tant de traquenards déjoués et connaissant combien on le cherche (et que surtout cette « communauté internationale » n'hésiterait devant rien pour l'éliminer), ce serait risqué de se prêter à cette invitation incongrue dont les conséquences pourraient être gravissimes en cas de piège. Nous sommes  en face d'une proposition et comme toute proposition, elle peut bien souffrir d'autres contre-propositions surtout qu'il est précisé dans la lettre de mission du panel que pour contraignantes que soient ses décisions, elles ne peuvent agir que sur la base d'un consensus entre les parties. ADO adoubé par la « communauté internationale » ayant moins à craindre dans un tel déplacement que Laurent Gbagbo, je ne voterai pas les yeux fermés pour cette délocalisation temporaire, même à Addis-Abeba pour les besoins d'un tête-à-tête. Mais si à Dieu ne plaise, cela devait finalement se réaliser, évidemment des précautions extrêmes ne seraient pas de trop !

5) En attendant, l'embargo semble jouer à plein contre le régime Gbagbo...

Il frappe surtout sans discrimination tous les Ivoiriens, qu'ils soient politiquement engagés ou non, qu'ils soient des nourrissons, des adultes ou des personnes âgées, et c'est tout à fait atterrant.

Depuis quelques années, il s'est développé, au travers des institutions spécialisées des Nations Unies, des ONG, des Etats...l'idée que la politique d'embargo était injuste en cela que dans sa finalité, elle frappait beaucoup plus les populations civiles innocentes que les dirigeants. On ne compte pas le nombre de critiques et de violateurs des embargos décidés contre l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid, la Libye, l'Irak, la Palestine... C'est pourquoi est née la pratique des sanctions ciblées, personnalisées, pour épargner les populations.

Avec la Côte d'Ivoire, on n'a pas fait que tout mélanger, on est revenu à l'embargo avec cette différence qu'il est ici mis en œuvre de façon globale et totalement inhumaine pour forcer un peuple à se révolter contre le leader dans lequel il se reconnaît. Quand je vois les conséquences qui en découlent avec l'empêchement d'exporter le café-cacao qui fait vivre 10 millions d'Ivoiriens, avec cette fermeture des succursales des banques étrangères sans préavis et l'interdiction de fournir la Côte d'Ivoire en médicaments, avec comble de cruauté, l'assèchement de l'aide destinée aux malades atteints du VIH/Sida, je me dis qu'il y a en œuvre contre le peuple de Côte d'Ivoire des crimes de masse qui mériteraient bien qu'on active des procédures devant des juridictions pénales internationales contre tous les pays, toutes les organisations et leurs dirigeants qui ont mis en œuvre ces embargos.

6) La télévision burkinabé a offert une prestation remarquée au premier Ministre d'Alassane Ouattara, leader des Forces Nouvelles. Qu'en pensez-vous ?

Je ne l'ai pas suivie mais je suis au nombre des Burkinabé qui regrettent que l'on cherche à faire endosser à l'opinion, des préférences qui ne sont pas unanimement partagées.



In San Finna (Burkina Faso)


Source : LA VOICI, La Voix de la Côte d'Ivoire

GUERRE DE SARKOZY CONTRE GBAGBO: L'AFP AU CŒUR DE LA DESTABILISATION DE LA COTE D'IVOIRE



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L'Agence France Presse (AFP) est en première ligne dans la guerre sans merci que Nicolas Sarkozy livre contre la Côte d'Ivoire. Cette agence porte le brassard de capitaine, au plan média. L'AFP qui fournit des informations à plus de dix mille media dans le monde, est chargée de diffuser à longueur de journée, des énormités sur le Président Laurent Gbagbo. De concert avec RFI et France 24, cet organe de service public français charge le camp présidentiel, donnant bien entendu, dans l'intoxication à outrance.

Une journée ne passe depuis lors, sans que l'AFP ne diffuse des informations mal intentionnées contre le chef de l'Etat ivoirien. Biffant dans ces dépêches tout ce qui peut contrarier Alassane Ouattara et rajoutant ce qui peut nuire à l'image de Gbagbo. Il faut le reconnaitre, l'agence  joue sa partition à volonté. La forte audience de cet instrument arrange les affaires de Paris. L'Etat français pèse pour plus de 40% de son budget, et cela vaut bien de s'affranchir des règles qui régissent le journalisme.

Elle est donc tenu d'être le porte-voix de la cellule élyséenne en charge de ''massacrer'' le numéro un ivoirien. C'est bien connu, nombre des dépêches sur la Côte d'Ivoire qui inondent les tabloïdes du monde entier sont inspirés par l'entourage de Sarkozy. Et pourtant, les textes de cet organe stipulent, entre autres, qu'il « ne peut, en aucune circonstance, tenir compte de l'influence ou de la considération de nature à compromettre l'exactitude ou l'objectivité de l'information. » Un vœu pieux ! À tout le moins, cette recommandation ne concerne pas les pays africains.

En ce moment, c'est la Côte d'Ivoire et son Président qui font les frais de cette digression. Ainsi, l'organe de propagande des autorités française abreuve ses lecteurs d'informations dirigées. Depuis quelques jours, le monde entier est inondé d'informations erronées sur la prétendue tuerie des femmes à Abobo par les FDS. Cette information tourne en boucle sur les différentes chaines cryptées françaises. C'est d'ailleurs l'AFP qui, le premier, annonce les couleurs sur cette triste histoire montée de toutes pièces par Ouattara et ses complices.

Comme de juste, les journaux et média ''chauds'' ont repris la litanie. Constat, l'Agence France Presse se discrédite à la vitesse dont elle envoie ses dépêches à ses clients. Mais sûrement qu'il en faut plus pour la décourager à soutenir les actions déstabilisatrices de Nicolas Sarkozy en Côte d'Ivoire.


Alain Serge Zogbo

 

Source: INFOS COTE D'IVOIRE

LES SYMPATHISANTS DE OUATTARA S'EN PRENNENT A LA COMMUNAUTE LIBANAISE

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Suite à une marche des femmes du RHDP, des violences ont été signalées cet après-midi (mardi 08 mars 2011) dans la commune de Treichville où quatre personnes auraient été tuées selon la radio française RFI, proche du camp Ouattara.

Selon cette même radio " Les raisons de cette flambée de violence ne sont pas encore clairement établies mais d'après plusieurs sources la situation a dégénéré après qu'un Libanais ait tiré sur un manifestant. Dans la foulée, des jeunes de Treichville ont attaqué des magasins appartenant à des membres de la communauté libanaise.

Des barricades ont été érigées, des pneus ont été brûlés, un car de la police aurait été incendié et les forces de défense et de sécurité sont intervenues sans ménagement. En fin d'après-midi, de source médicale, le bilan de cette journée de violence à Treichville était de 4 personnes tuées par balle, 3 hommes et une jeune femme, et d'une vingtaine de blessés".

Nos sources confirment effectivement qu'un Libanais aurait tiré sur un manifestant, qui sous le prétexte de la marche organisée par les sympathisants de Ouattara a tenté de piller son magasin.

Si ce acte peut être condamnable, il faut reconnaître tout de même, que les magasins des libanais sont constamment pillés chaque fois que les marches pro-Ouattara sont organisées. Surtout dans les communes d'Abobo et de Treichville. Il suffit de faire un tour dans la zone de Samaké à Abobo pour se rend compte des pillages perpétrés par les manifestants pro-Ouattara.

Actuellement dans la commune de Treichville, la communauté libanaise est sous la menace d'une répression sanglante. Plusieurs de leurs magasins ont été pillés. Surtout qu'on sait de quoi ces manifestants sont capables, il faut que nos autorités prennent vite des dispositions pour protéger cette communauté étrangère et leurs biens.


Par Thruthway

 

Source : COTE D'IVOIRE LA VRAIE

COMMERCIALISATION DU CAFE CACAO: GBAGBO REND LA MONNAIE DE SA PIECE A L'UNION EUROPEENNE



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In Le Nouveau Courrier N°223 du 09 Mars 2011 par Joseph TITI, une correspondance particulière


Le président de la République a pris lundi dernier un décret qui fait de l'Etat l'acheteur et le vendeur exclusif du café et du cacao ivoiriens. Désormais, c'est l'Union européenne qui a du souci à se faire.


En boxe, on appelle cela un jab, c'est-à-dire le coup que même les boxeurs expérimentés ne voient pas toujours venir. Lundi dernier, le président ivoirien a pris un décret qui fait de l'achat du café et du cacao sur toute l'étendue du territoire national un monopole de l'Etat. L'Etat devient aussi exportateur principal desdits produits, même si le décret ouvre la possibilité à des délégations.

Après la nationalisation de la Bicici et de la Sgbci, Laurent Gbagbo démontre que les sanctions de l'Union européenne ne l'impressionnent guère, encore moins l'embargo sur le café et le cacao dont les effets avaient commencé à saper le moral des planteurs ivoiriens. Les dernières décisions du président ouvrent même une période d'incertitude pour les chocolatiers européens dont la matière première risque d'être transférée chez l'ogre chinois ou russe, alliés politiques de Laurent Gbagbo dans la guerre ouverte que lui livrent les occidentaux.

Mais cette mesure vise avant tout à rassurer les planteurs ivoiriens. L'impossibilité pour les exportateurs nationaux d'écouler leurs produits vers les marchés européens contraignaient les paysans à ne plus vendre ou, dans le meilleur des cas, à brader leurs productions. Désormais, l'Etat va payer au prix garanti, ce qui mettra les planteurs à l'abri des acheteurs véreux qui pullulent sur le marché national et dont une short list avait été dressée par les responsables de la filière café cacao et appuyée par une campagne publicitaire sans précédent.

Alors que les sanctions de l'Union européenne étaient taillées pour synchroniser une révolte populaire contre Gbagbo, la réforme donne finalement le coup de grâce à la stratégie européenne. L'Etat passe même à la vitesse supérieure en redevenant le principal acteur de la commercialisation du café et du cacao, privilège dont il avait été délesté par la privatisation de la Caistab, devenue pour diverses raisons une structure à faire disparaître. Et même s'il ne peut totalement fermer les circuits de vol qui passent par les pays frontaliers pour disparaître dans les moulinettes européennes, l'Etat peut désormais agir directement sur les marchés internationaux en spéculant.

Le gouvernement ne cache d'ailleurs pas son intention d'en découdre avec ses ex partenaires européens. Le ministre de l'Agriculture, Issa Malick Coulibaly, a affirmé lundi, lors d'un conseil de son cabinet élargi aux structures sous tutelle, que la recherche de nouveaux marchés est une priorité de l'Etat qui a envoyé plusieurs missions de prospection dans les pays hors de l'Union européenne. « Ces missions sont de retour avec de bonnes nouvelles », s'est réjoui le ministre sans plus de précision, mais on peut rapprocher ses déclarations avec l'ordonnance du président qui fixe les objectifs de l'Etat en matière de commercialisation du café et du cacao.

En tout cas, la guerre du café-cacao est lancée. Les multinationales qui avaient espéré mettre la pression sur le gouvernement pour le faire capituler sont désormais au pied du mur. Dans une situation comparable à celle des banques dont le chantage s'est transformé en un désespérant fiasco politico-économique.


Source : LE NOUVEAU COURRIER

AREVA, SOCIETE FRANÇAISE D'URANIUM, FINANCE LA GUERRE EN COTE D'IVOIRE


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La crise postélectorale en Côte d'Ivoire s'est muée aujourd'hui, en véritable guerre avec des ramifications inimaginables de la Françafrique. Les actes posés aujourd'hui, par la France ont été si sérieusement préparées que nous sommes en mesure d'affirmer que la quasi-totalité de ce que ce pays compte est partie prenante dans cette guerre. Mieux, elle a été soigneusement préparée par des militaires émérites pour éviter tout échec.

Ainsi, le Général d'Armée Chris Quesnot ancien Chef d'état-major de feu le président socialiste François Mitterrand est actuellement le propriétaire de la société assumant la sécurité du groupe Areva au Niger. Cette société française d'Uranium a pris la relève de Elf dans le jeu malsain de la Françafrique.

Il a été chargé de recruter les sous-officiers et officiers subalternes comme instructeurs des formateurs pour l'attaque de la Cedeao en Côte d'Ivoire.
Et cet officier général de haut mérite est devenu un pion de la Françafrique à qui a été confié militairement le recrutement des mercenaires français et africains pour déstabiliser la Côte d'Ivoire.
Il est à l'œuvre. Nous comprenons pourquoi les attaques à Abobo et à l'Ouest de la Côte d'Ivoire sont menées de main de maître par les officiers, sous-officiers nigérians, nigériens, maliens et burkinabé, ces chiens de guerre très réputés pour leur cruauté.

La France et l'Afrique des comptoirs n'ont donc pas lésiné sur les moyens pour soumettre la récalcitrante Côte d'Ivoire en tentant de déliter l'Etat ivoirien.
On comprend donc à la lueur de ce qui précède, toutes les gesticulations fébriles de Sarkozy. Souvenons-nous de ses visites inopinées au Niger quand la société Areva était entrée en conflit ouvert avec le président Tandja. Ne trouvant pas de compromis satisfaisant sur le prix d'achat de l'Uranium, la France encouragea l'Armée à le renverser.
La guerre de Côte d'Ivoire, encore une odeur d'Uranium.



Djiwa Godji, In Le Temps


Source : AFRIKAGORA

mardi, 08 mars 2011

LA VERITE ET L'IMPARTIALITE COMMENCENT A EMERGER ENFIN DANS LA PRESSE FRANÇAISE SUR LES ELECTIONS IVOIRIENNES

 

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En témoigne cet article de Pauline Tissot, publié le 04 mars 2011 dans le journal français L'EXPRESS : « Côte d'Ivoire: ce que les deux camps affirment ».


Les arguments du camp Gbagbo

La première des revendications du camp Gbagbo est l'irrégularité dans la conduite de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. D'après plusieurs observateurs, dont Laurent Gbagbo lui-même, dans près de 2200 bureaux de vote, le nombre de votants aurait été supérieur au nombre d'inscrits. De plus, dans près de 500 bureaux, situés dans les régions Nord, Centre, et Ouest, [contrôlées par l'ex-rébellion fidèle à Alassane Ouattara, et encore non désarmée, malgré les accords de Ouagadougou de 2007], Laurent Gbagbo n'aurait récolté aucune voix. Un résultat curieux, alors que selon l'article 35 du code électoral ivoirien, "chaque bureau de vote comprend un président, deux représentants de chaque candidat." De plus, ces régions, d'après Amnesty International, ne seraient dotées d'aucun système judiciaire.

Dans près de 2200 bureaux de vote, le nombre de votants aurait été supérieur au nombre d'inscrits

Ces faits évoqués par les fidèles de Gbagbo ont quand même conduit la Coordination des experts électoraux, l'OSCADA, la COMISCA, et la CSCI, organisations qui affirment être accréditées par les Nations Unies ou la Commission électorale, à faire état dans leurs rapports de bourrages et de transports d'urnes irréguliers, ainsi que de manœuvres pour empêcher des électeurs de voter dans les régions du Nord. Ces éléments confirmeraient ainsi selon le camp Gbagbo les différences de taux de participation entre les deux tours de l'élection: près de 70% au premier, selon des témoignages, environ 80% au second.

Par ailleurs, les défenseurs de Laurent Gbagbo contestent la constitutionnalité du processus électoral. Selon l'article 94 de la Constitution ivoirienne, c'est "le Conseil constitutionnel [qui] proclame les résultats définitifs des élections présidentielle." Les résultats "provisoires" de la Commission électorale n'ont donc aucune valeur pour le camp Gbagbo. D'autant que le camp Gbagbo se base sur une lettre datant du 27 novembre 2010, et largement publiée par le camp Gbagbo, dans laquelle le candidat Ouattara aurait déclaré se soumettre au verdict de la Commission et du Conseil Constitutionnel, annoncé quelques jours plus tard.

De plus, le camp Gbagbo, accusé d'exactions envers les fidèles de Ouattara, ne s'estime pas le seul coupable du nombre grandissant de morts en Côte d'Ivoire - 1000 morts d'après un ministre du gouvernement Ouattara. Selon un rapport de l'ONG Amnesty International, les Forces Nouvelles fidèles à Alassane Ouattara, entre autres, se seraient rendues coupables "d'homicides arbitraires et délibérés", de "détention arbitraires", de "mauvais traitements", et de "viols".

Les FN d'Alassane Ouattara se seraient rendues coupables "d'homicides arbitraires et délibérés"

Aujourd'hui, la cible du camp Gbagbo est devenue le "commando invisible", que le quotidien Ivoire-Presse suppose être dirigé par Ibrahim Coulibaly, un ancien rebelle du Nord. Ce commando serait bien implanté dans les quartiers d'Abobo, commune pro-Ouattra, et d'Anyama, où la morgue, selon plusieurs témoins qui souhaitent garder l'anonymat, regorgerait de cadavres supposés fidèles à Alassane Ouattara. Une épidémie de choléra serait aussi apparue dans ce district d'Abidjan.

Depuis quelques jours, ce commando invisible est accusé d'avoir ochestré le samedi 26 février un raid contre la RTI, la télévision officielle pro-Gbagbo, qui a été contrainte d'arrêter d'émettre temporairement. Bilan selon la RTI: trois morts calcinés retrouvés sur les lieux. Désormais, ce commando est affilié selon Soir Info aux forces d'Ecomog, organisation liée à la Cédéao, qui a reconnu Ouattara président de la Côte d'Ivoire. D'après le porte-parole du gouvernement de Laurent Gbagbo, ces forces seraient au nombre de 300 à 500 militaires "camouflés en civils" et dotés "d'armes lourdes, de lance-roquettes et de kalachnikov". Des habitants de la commune d'Anyama, interrogés par la chaîne Djibitv.com, témoignent d'ailleurs, sous couvert d'anonymat, de violences commises par les forces pro-Ouattara. Des informations bien sûr à prendre avec précaution.

 

Source: LE POST

TERRIFIANT: LES TOUTES DERNIERES REVELATIONS DU PASTEUR KONE MALACHIE SUR LA FIN DE LA CRISE IVOIRIENNE



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Pour votre rappel, j'avais prophétisé un certain nombre de choses concernant la fin de la crise en Côte d'Ivoire. J'avais parlé de sept (7) étapes précises dont deux sont en voie de finition. J'avais dit depuis 2005 à Bassam et réitéré en 2009 à la Radio Fraternité Divo :

ETAPE 1

Le temps viendrait où nous trouverons de part nous-mêmes, nos propres voies de sortie de crise après plusieurs compromis. Et cela s'est parfaitement réalisé avec les Accords Politiques de Ouagadougou (APO).

ETAPE 2 : LE COMPLOT INTERNATIONAL

a) Vous voyez de vous-même, la parfaite réalisation de ce complot international contre notre pays.
b) La très grande insécurité à laquelle j'avais allusion, se signalerait par diverses sortes d'attaques, notamment depuis le deuxième tour des élections.
c) La France a effectivement appelé ses ressortissants à rentrer et que cela a créé une énorme psychose (sentiment d'insécurité dans le cœur de ivoiriens).
d) Des pays de l'UE (Portugal, RFA, Suisse...) ont ensuite emboîté le pas à la France en demandant à leurs ressortissants de rentrer ou de rester vigilants.
e) J'avais prophétisé que plusieurs français refuseraient de partir pour diverses raisons (1 500 départ sur 15 000 français résidant en Côte d'Ivoire)
f) La France va demander à l'ONU de lui confier la sécurisation de ses ressortissants étrangers, reste la dernière phase de l'étape 2 à accomplir. Ce prétexte servirait plutôt à armer toute la rébellion entière en vue d'une frappe militaire très stratégique. voici donc, les deux premières étapes qui sont en phase exécutoire dans cette crise qui n'a que trop duré.
g) Les autres étapes qui s'avèrent encore plus difficiles pour notre pays et dont j'avais aussi parlé dans mes révélations sont les suivantes.

ETAPE 3

a) J'avais dis que lorsque la France se rendrait compte qu'elle avait mis tous ses ressortissants à l'abri, alors ayant armé la rébellion, elle donnerait le feu vert à la rébellion et aux ennemis de la Côte d'Ivoire de frapper très fort et tous les fronts du pays à la fois et que cela envahirait inévitablement notre jeune armée qui ne saurait que faire.
b) Pour secourir l'armée et pour protéger leurs localités, des jeunes gens à l'esprit patriotique formeront des boucliers humains et la guerre civile s'en suivra.

ETAPE 4

a) J'avais révélé cette étape 4, qu'il aurait un semblant de victoire sur toutes nos forces de résistances réunies.
b) J'avais dit que les rebelles, aidées par la France et par des ennemis de la Côte d'Ivoire, prendraient beaucoup de villes et réussiraient à occuper les postes stratégiques d'Abidjan.
c) J'ai même dit que nous perdrons tout espoir en un avenir meilleur et que les Radios et les journaux télévisés des pays voisins montreront le chaos de la Côte d'Ivoire.
d) J'ai aussi dit qu'en ce moment précis les rebelles feront beaucoup de déclarations sur les chaînes étrangères pour dire à la communauté internationale que dans peu de temps, se serait fini du gouvernement Gbagbo.
e) Frères, j'ai vraiment mal de confirmer que toutes ces choses s'accompliront inévitablement et que personne n'y pourra rien ; pas même le plus grand Rabin de tout Israël. J'ai vraiment très mal...

ETAPE 5

a) Ce sera la délivrance de la Côte d'Ivoire de par la main de Dieu, et d'une façon tellement spectaculaire qu'aucun mortel ne pourrait l'imaginer.
b) La France perdrait la Côte d'Ivoire, et petit à petit, plusieurs autres pays africains, y compris sa très grande influence à l'échelle mondiale.

ETAPE 6 : LE CHOIX DU PRESIDENT GBAGBO

Cette étape sera l'une des plus merveilleuses histoires de tous les temps. Je le répète, je persiste et je signe, le Président GBAGBO est l'objet du choix de Dieu pour une Côte d'Ivoire Nouvelle. Je ne ferais pas assez de commentaire sur ce point, car tout œil le verra et toute langue le confessera, qu'il est bel et bien le Président de la Côte d'Ivoire toute entière, pour le bonheur des Ivoiriens et pour la Gloire de Jésus-Christ, le Seigneur.
Frère, je crois qu'il doit bien exister une raison divine pour laquelle l'Eternel Dieu que nous prions sans relâche et depuis toujours, permet toutes ces choses. Attendons de voir.

ETAPE 7 : L'ATTAQUE DE DEUX AUTRES PAYS AFRICAINS

Il n'est pas bon que tu ignores ces deux pays-là et ainsi que les décrets divins relatifs au traitement des ennemis de la Côte d'Ivoire, pendant et après la guerre. Voici les décrets, tels que signés et arrêtés depuis le Ciel :

a) Décret 1 : Jugement des rebelles et des autres forces ennemies

Mort imminente et immédiate des soldats de la rébellion sans aucune exception ;

Dieu ordonnera la mort immédiate et sans aucune exception, de tous les éléments de la rébellion armée ou désarmée, des plus petits aux plus grands et des plus grands aux plus influents. Nul d'entre eux n'échappera, pas même un seul. Ils seront tous tués, puis ensuite jugés et condamnés par le Tribunal de Dieu, pour avoir porté atteinte et de façon impitoyable, à la sérénité d'un peuple élu de Dieu. Ils payeront un très lourd tribut, pour chaque main coupée à une victime et pour chaque atrocité causée à un innocent.
Ils regretteront pour toujours et à jamais, le jour qui les a induits en erreur. Car ils seront complètement oubliés des cœurs, comme des vases brisés et de tous leurs descendants, ainsi que la totalité de leurs biens mal acquis, resteront pour tous les humains, comme un objet d'horreur.

Mort immédiate des 2/3 des soldats français présents sur le sol ivoirien lors de la guerre ;

Mort immédiate de 1/3 des soldats de l'ONUCI présents en Côte d'Ivoire ;

Destruction immédiate de tous les armements utilisés contre la Côte d'Ivoire, par les 3 forces militaires confondues (ONUCI, Licornes et Rébellion).

b) Décret 2 : Jugement des partis politiques alliés

Dieu prononcera au cours de cette guerre, un jugement très radical et très sévère, contre tous les premiers responsables de partis politiques, ayant soutenu la France aux côtés de la rébellion, pour faire souffrir inutilement les Ivoiriens.
Ce jugement divin, ira de la dépression mentale pour les uns, à une mort très cauchemardesque pour d'autres, passant par la paralysie à vie, jusqu'à une extrême pauvreté pour certains autres.

c) Décret 3 : Jugement divin contre deux principaux Chefs d'Etat Africains

Dieu prononcera un grand jugement contre les Présidents de Républiques voisines ayant contribué à installer la chienlit en Côte d'Ivoire et accepté de contribuer à faire perdurer les souffrances des Ivoiriens.

Ce jugement divin se signalera par la formation de plusieurs groupes de rébellions armées contre tous ces pays et à l'extérieur. De sorte qu'ils seront contraints à un exil forcé ou à une mort certaine, brutale et très affreuse. Dieu, le Juste Juge leur fera connaître le poids de la douleur que peut ressentir un Président en exercice, confronté à des rebelles armés, sans cause et sans raison valables et aidés à la tâche, par la même fameuse communauté internationale. Dieu fera que ces Présidents-là, ne réapparaissent plus jamais sur la scène politique de leur pays, jusqu'à la fin des temps. Ils seront tentés même de faire appel à la Côte d'Ivoire pour leur porter secours et assistance mais Dieu lui-même fera que leur appel ne porte aucun écho favorable dans le cœur des Ivoiriens, jusqu'à ce qu'ils aient d'abord, suffisamment sucé le venin de la colère du Seigneur, contre tous leurs agissements mesquins dans les affaires de souveraineté personnelle d'un Etat proche et historiquement ami à eux. Ces deux pays là, frères, sont le Burkina-Faso en premier et le Sénégal ensuite.

d) Décret 4 : Jugement de trois leaders de presse

Dieu ordonnera la mort par un suicide volontaire, de trois leaders de presse en Côte d'Ivoire, pour avoir négativement participé de façon médiatique, à déstabiliser le pouvoir en place et mépriser ainsi les institutions de notre pays. Un de ces leaders de presse se suicidera par pendaison, le deuxième par noyade et le troisième par une forme très bizarre de suicide volontaire. L'une de ces trois personnes manifestera pourtant la volonté de demander sincèrement pardon aux Ivoiriens, mais entre le doute et l'action, il devra choisir, car sa survie en dépendra.

e) Décret 5 : Sanction céleste contre le Président Français

Colère des Français contre lui et incitation des collectivités sociales et syndicales à réclamer sa démission et sans délai ;
Coma profond de sept (7) jours. Je ne suis malheureusement pas, autorisé à vous relater la suite de sa vie, du retour de ce coma profond ;
Des pays africains échapperont au contrôle de la France. Ce sera le temps de l'Afrique et la fin de la françafrique (esclavagisme colonial).
La France perdra son contrôle sur plusieurs pays africains et elle perdra aussi son monopole de cinquième puissance mondiale. Elle ne sera plus jamais rien.

f) Décret 6 : Rapatriement du restant des soldats ennemis

Dieu ordonnera le rapatriement immédiat, obligatoire et brutal, de tous les soldats de l'ONUCI et de tous les militaires de la Licorne, ayant échappé à la guerre, grâce à une faveur faite à eux par le Ciel. Tous ces soldats et tous les autres membres de leur famille quitteront pour toujours la Côte d'Ivoire avec pour seul souvenir, que vraiment rien ne peut contre la volonté de Dieu.

g) Décret 7 : Reconstruction entière de la Côte d'Ivoire

L'Eternel ordonnera à plusieurs bailleurs de fonds et à bon nombres de personnalités financières, de rebâtir entièrement la Côte d'Ivoire, dans un très bref délai. La Côte d'Ivoire sera alors, un peuple de Gloire et un pays de lumière, pour toujours et à jamais. En ce moment-là un Français qui entrera en Côte d'Ivoire n'y viendra plus dans la pensée d'aider les Ivoiriens à sortir d'une certaine misère, mais il y viendra plutôt pour qu'un jeune Ivoirien puisse financièrement l'aider à s'en sortir et cela sera ainsi pour toujours et à jamais.

Ainsi frères, voici comment s'achèvera la triste histoire d'une salle guerre, livrée à la Côte d'Ivoire qui désire pourtant Monsieur GBAGBO comme son président.


QUE DIEU BENISSE LA COTE D'IVOIRE !!!



Pasteur KONE MAMADOU MALACHIE
Esclave de Jésus et défenseur des droits divins.

Cell. (225) 06 25 27 96.

lundi, 07 mars 2011

BON A SAVOIR - CRISE EN COTE D'IVOIRE: UN AGENT SECRET FRANÇAIS PARLE

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Alassane Ouattara est le malheur des ivoiriens

Bon nombre d'Ivoiriens, qui admettent que la crise ivoirienne est fomentée par la France, continuent de s'interroger sur l'intérêt « subit » éprouvé par les Etats-Unis d'Amérique de s'associer à la France pour accomplir le coup d'Etat en Côte d'Ivoire. Un ancien agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) affirme que les Ivoiriens se trompent. L'homme au fait des micmacs des services secrets américains ne supporte plus de voir son pays, la France, et ses dirigeants jouer aux « boys » des Américains en Côte d'Ivoire. Par des canaux complexes, il nous a permis de prendre son témoignage.

«Plus que les Français, les Américains, à travers la CIA, ont décidé de s'emparer de la Côte d'Ivoire à partir d'un plan machiavélique conçu avant les années 1988. C'est (de nos jours) ce plan qui a été réactivé. La construction de la grande ambassade des Etats-Unis en Côte d'Ivoire fait partie de ce plan tout comme l'installation d'un burkinabé, en la personne d'Alassane Ouattara, à la tête du pays. L'objectif est la naturalisation des quatre millions de Burkinabés vivant en Côte d'Ivoire afin de garantir la production du cacao et du café dans ce pays. C'est une affaire de survie pour les puissants chocolatiers américains. L'ambassade a été construite pour coordonner ces opérations en Côte d'Ivoire et pour d'autres objectifs en Afrique. Pour tout cela, il faut une mainmise sur le pouvoir ivoirien pour le compte du lobi des chocolatiers Américains.

Donc, les Américains veulent garantir la production du cacao. Le seul moyen, c'est de pouvoir compter sur la communauté burkinabé en Côte d'ivoire dont dépend (selon eux) une grande partie de la production du pays. Les Américains entendent fidéliser cette communauté par la naturalisation des quatre millions de burkinabés dont la plupart travaillent dans les plantations (ce que font croire les Américains) «dans une situation de précarité qui n'est pas à leur convenance». Il faut donc réussir à faire prendre le pouvoir pour Alassane Ouattara. Et, depuis octobre 2000, la CIA utilise une arme fatale : la fragilisation du régime Gbagbo pour arriver à le faire vomir par tout le peuple ivoirien afin de l'écarter facilement du pouvoir. Souvenez vous, plusieurs opérations ont été menées par la CIA en Côte d'Ivoire ou exploitées à cet effet, mais avec des succès mitigés : le charnier de Yopougon, l'assassinat de Jean Hélène, l'enlèvement de Guy André Kieffer, le déversement de déchets toxiques à Abidjan, l'empêchement du Président du FPI de se rendre aux USA ; la CIA a aussi fabriqué des mensonges graves tels que : «la Côte d'Ivoire exploite les enfants dans les plantations de cacao». Elle a manipulé l'information avec son sous-agent, l'Alassaniste Hamed Bakayoko, à Abidjan : «Les refondateurs offrent des voitures Rav 4 aux jeunes filles ; Madame Gbagbo engage des frais de séjour inconsidérés aux USA», etc.

Toutes ces actions qui font partie d'un vaste complot ont un seul but, discréditer le régime de M. Laurent Gbagbo et favoriser l'élection d'Alassane Ouattara. Ces actions néfastes contre M.Gbagbo ont pris des allures de crimes commis par la CIA, mais dont personne ne veut parler : c'est le cas de la mort jusque-là non élucidée, dans une clinique française, de Madame Sarata Ottro Zirignon, ancien directeur adjoint de cabinet du président Gbagbo, qui gênait les chocolatiers américains par sa diplomatie agressive à travers des réseaux qu'elle maitrisait parfaitement aux Etats-Unis. Ces actions néfastes sont passées inaperçues aux yeux des Ivoiriens pour la simple raison que les Américains ont toujours agi en se cachant derrière les Français, eux-mêmes manipulés à souhait et croyant régler leur propre problème avec ce Laurent Gbagbo qui ne veut pas se faire "domestiquer".

Nicolas Sarkozy, un président manipulé

Oui, je vous le dis : Nicolas Sarkozy, agent français de la CIA, participe volontairement de cette manipulation des Américains. Ce sont ces derniers qui l'ont fait président de la France. Souvenez-vous de l'affaire Clearstream montée par les Américains pour lui permettre de devancer son adversaire du même camp : Dominique De Villepin. Devenu président, Sarkozy applique à la lettre les consignes de la CIA, y compris laver un vieil affront que le Général De Gaulle leur a infligé : Sarkozy a fait adhérer à nouveau la France à l'OTAN. Pour la Côte d'Ivoire, «le coup de pousse» à Alassane Ouattara est un plan conçu par la CIA américaine et inspiré par le lobby des chocolatiers américains avec son réseau mondial. La raison : les Ivoiriens se détournent du cacao pour l'hévéa. Il leur faut une population acquise pour produire essentiellement le cacao. Pour mieux vous le faire comprendre, revisitons l'histoire et ses faits.

Nous sommes en 1988. Face à la baisse des prix sur le marché mondial, le Président Houphouët-Boigny refuse de vendre le cacao. Il fait brûler la production pour montrer son ras-le-bol. Le stock de sécurité américain prend un coup. Le lobby des chocolatiers américains prend cela comme une trahison de la Côte d'Ivoire et un grand risque à ne plus revivre. « Après avoir aidé ce pays à devenir premier producteur de cacao, voilà qu'il nous paie en monnaie de singe ! ». Mais ces puissants chocolatiers américains ont éprouvé de la pudeur à attaquer Houphouët-Boigny qui, en son temps, avait proposé la double nationalité sur recommandation des chocolatiers américains. Cependant, les Américains ont conçu un plan pour précipiter sa mort comme ils l'ont fait plus tard avec Eyadéma, Bongo, etc.

En 1989, la CIA organise l'asphyxie de la Côte d'Ivoire à travers le FMI et présente Alassane Ouattara comme le sauveur. Houphouët se voit obligé de l'accepter. Ouattara est bombardé Premier ministre d'Houphouët. Ce poste n'avait jamais existé en Côte d'Ivoire. La présidence n'est plus loin pour le burkinabé. Dans la foulée, la CIA organise le mariage de ses deux agents désormais réunis en Côte d'Ivoire : Monsieur Ouattara épouse Dominique Nouvian à Neuilly chez le maire Nicolas Sarkozy, un autre agent de la CIA en France. Houphouët-Boigny «peut» désormais mourir. Les Américains se débarrassent de lui en 1993. En ce moment-là, ils pensent avoir réussi leur coup quand surgit Henri Konan Bédié, avec l'appui des Français, grâce à l'article 11 de la Constitution. Sur ce point, Houphouët les a doublés, Ouattara et ses maîtres chocolatiers, au chapitre de la succession. Ouattara s'agite pour rien. Il n'aura pas le pouvoir. Pendant la petite guerre de succession ouverte par Ouattara à la mort d'Houphouët, M. Gbagbo déclare qu'il n'aime pas la transmission monarchique du pouvoir, mais il démontre qu'il est légaliste et opte pour l'installation de Bédié au pouvoir.

Bédié vaincu, place à l'opération «Tout sauf Gbagbo»

Les Américains échouent, mais ne renoncent pas. Ils reprennent leur agent au FMI pour avoir le temps d'organiser son retour. Bédié est poussé à la faute dans la gestion des affaires publiques avec les innombrables détournements et affaires sales notamment les DENOS (Dépenses engagées non ordonnancées). Il prononce un mot dont les Américains ont horreur, l'Ivoirité. Parce qu'il faut savoir que, pour les Américains, la garantie de la production du cacao va avec la naturalisation massive des Burkinabé. Une main-d'œuvre moins chère et formée pour la production du cacao. Parler d'ivoirité, c'est empêcher cette main-d'œuvre bon marché de se déverser en toute sécurité en Côte d'Ivoire. L'occasion était bonne pour faire un coup d'état. Car, il faut savoir que nos autorités (françaises) n'ont jamais envisagé un coup d'Etat contre Bédié qui est considéré comme leur homme, en tant que digne successeur d'Houphouët-Boigny. Là encore, le plan des Américains d'installer leur homme échoue avec le général Robert Guéi qui organise une élection qui donne le pouvoir à M. Laurent Gbagbo, un socialiste de surcroît. Cela met les chocolatiers américains en colère. C'est pourquoi, une fois encore, sans même attendre de voir agir le nouveau président pour le juger sur pièces, la CIA met en marche, par une succession de coups d'Etat qui échouent les uns à la suite des autres, durant toute l'année 2001, un autre plan. De guerre lasse, elle monte une rébellion financée par le lobby américain et d'autres entreprises financières à raison de plus de 25 millions par mois pendant plus de deux années. La mission des militaires français ayant montré ses limites en Côte d'Ivoire, les Américains réussissent à «suggérer» l'envoi des Casques bleus de l'ONU. Le décor est planté pour le départ de M. Laurent Gbagbo...

Gbagbo comme Houphouët en 1993 !

La résolution de la crise ivoirienne passe par des accords qui stipulent la nécessité d'organiser des élections «ouvertes à tous». Alassane Ouattara est autorisé par exception à poser sa candidature. M. Laurent Gbagbo croit pouvoir obtenir, en retour, le désarmement prescrit dans tous les accords. Votre président s'est leurré. Au contraire, c'est lui qui a été plutôt acculé à faire les élections. Tout le monde s'est gardé de désarmer les rebelles. Le désarmement a été malicieusement élevé au rang de tabou. M. Laurent Gbagbo a été ainsi piégé, soucieux de ne plus s'entendre dire qu'il refuse d'organiser des élections parce qu'il est sûr de les perdre. Enfin il a donné l'impression qu'il s'est laissé piéger !

Oui, M. Laurent Gbagbo a été piégé mais il n'était pas fini. Il a même quelque chose d'Houphouët-Boigny qu'il a pourtant combattu tout le temps. Très futé et sachant la supercherie, le président ivoirien a piégé à son tour, et là pour de vrai, les chocolatiers américains et leur poulain, Alassane Ouattara. Il l'a fait avec l'arme fatale que la Constitution ivoirienne lui offre, à savoir le Conseil constitutionnel. Suite aux tricheries inélégantes au nord, dans son fief, Alassane Ouattara a été sanctionné en dernier ressort et sans appel par l'institution judiciaire suprême. Les chocolatiers américains n'avaient pas bien prévu ce scénario. Ils se débattent à présent et veulent absolument réussir leur coup à travers deux de leurs agents en Afrique : Blaise Compaoré qui a été utilisé pour supprimer Thomas Sankara, et Abdoulaye Wade qu'ils ont aidé à gagner au Sénégal. Cela explique les agitations de ces deux présidents au sein de la CEDEAO.

Ce que je souhaite que le peuple ivoirien retienne est simple : c'est une unité et sa détermination qui feront sa force. Il faut dénoncer haut et fort les actes criminels des américains sur le sol ivoirien. Les américains sont prêts à tout pour assurer leur approvisionnement en cacao. Ils voient la Côte d'Ivoire comme un champ de cacao entretenu par des esclaves. Ils se moquent de la volonté du peuple de Côte d'Ivoire.

L'achat d'une usine aux Etats Unis était un crime de lèse-majesté pour le régime Gbagbo. Ce sont eux qui ont suscité tous les scandales fondés ou non contre les gestionnaires de la filière café-cacao.

Entre autre scandales, le journaliste franco-canadien Guy André Kieffer s'apprêtait à révéler le complot des chocolatiers, voila pourquoi la CIA l'a fait disparaître.

Pour des raisons diverses, certains hommes d'affaire français et des agents de la DGDE à leur solde veulent la tête de M. Gbagbo. Mais il faut savoir avant tout, que la Côte d'Ivoire doit ses malheurs à la CIA américaine et au lobby des chocolatiers américains. Nicolas Sarkozy n'est qu'un valet dans cette affaire. Il est aussi temps de le savoir.


Source: BLOGUEURS UNIS

LA GARANTIE MONETAIRE DU FRANC CFA, UN VRAI FAUX PROBLEME

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« La monnaie de compte est le concept premier de toute théorie monétaire »

Keynes (1930)

 

La monnaie est la notion la plus délicate de la pensée économique. C'est pour n'avoir pas bien compris ce qu'elle était ou ce qu'elle est, que le monde périt et sombre dans des crises financières. C'est aussi faute de l'avoir négligé que des pays encore en retard au niveau du développement, ne décollent pas. Au nombre de ces pays se trouvent les pays africains de la zone franc (PAZF). Ces derniers ont abandonné leur souveraineté monétaire à l'ancienne puissance colonisatrice.

Mais depuis des années, une fronde intellectuelle s'est formée pour revendiquer sans délai l'amélioration des conditions de vie des populations africaines. Un radiodiagnostic a été fait. Très vite, il est apparu avec une unanimité écrasante que la dimension monétaire a été négligée dans le processus de développement en Afrique. Au sein des PAZF, le débat sur le franc CFA mobilise autant le public que les « sachants » en la matière. Comme dans une posture d'attraction-répulsion, une certaine hésitation structurante règle le comportement des populations. Il revient par exemple sans cesse, comme question, « qui garantira notre nouvelle monnaie si nous sortons de la zone franc ? ».  Question idiote pour les initiés des questions monétaires mais bonne question pour le citoyen lambda.

Si pour les sachants, cette question trouve une explication, elle doit être connue des « autres » : tel est donc le but de notre présente réflexion.
Il s'agit de débattre tout au long de ces lignes, de la question de la garantie monétaire si tant est qu'elle demeure une question.

Le présent article ambitionne de dissiper une bonne fois pour toute, le doute qui habite les populations des PAZF, au sujet de l'abandon du franc CFA.

Dans un souci de clarté, nous adoptons une démarche en trois temps. Dans un premier temps, nous présenterons les diverses conceptions monétaires : la vision métalliste et la vision nominaliste.

Dans un deuxième temps, nous montrerons que dans les économies modernes, la conception métalliste est en déclin au profit de la vision nominaliste.

Dans un troisième temps,  il nous sera aisé d'indiquer que la garantie d'une monnaie ne dépend nullement d'une marchandise quelconque ni d'une réserve, encore moins d'un pays  lointain.

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  1. La vision métalliste et nominaliste de la monnaie

La monnaie est une créance à vue des agents économiques sur le système bancaire et une dette de celui-ci. Mais ce n'est pas tout : la monnaie a une dimension politique, sociale, elle est une institution.  La définition de la monnaie a largement  été présentée dans divers articles antérieurs. Elle ne fera pas ici l'objet d'un développement.

L'importance historique du débat monétaire et son regain d'actualité proviennent de désaccords profonds entre les économistes à l'égard de ce problème aussi ancien qu'important : la valeur de la monnaie.

Si la monnaie est une marchandise comme une autre, sa valeur dépend de sa quantité. Elle varie de manière inversement proportionnelle à cette quantité. L'ancienne tradition métalliste faisait ainsi dépendre la valeur de la monnaie directement de la quantité. Si, au contraire, la monnaie n'a de valeur que dans la mesure où elle est acceptée sans restriction dans les paiements, l'accent est placé sur son pouvoir libératoire ; la valeur de la monnaie se mesure au pouvoir d'achat en marchandises qu'elle représente.

Ainsi, la conception nominaliste de la monnaie s'est-elle longtemps opposée à la conception métalliste. Dans un cas, la valeur de la monnaie était exprimée en termes de pouvoir d'achat, et dans l'autre, d'après sa teneur en métal précieux.

Dans l'histoire monétaire, on a constaté qu'un bien pouvait être utilisé comme monnaie. On parle de monnaie-marchandise.  On a pu constater que  le bien le plus répandu est devenu l'unité monétaire : ce fut le cas en Europe avec la « tête de bétail ». Le bétail ou « pécus » nous a laissé « le pécuniaire » et la tête ou « caput » nous a laissé le capital, comme « rupia » aux Indes a donné la Roupie. Comme instrument d'échange on a essayé les pointes de flèches ou les haches taillées en silex, le sel autour du Sahara (mais il se mouille), des coquillages (les cauris) en Afrique, etc.

La "marchandise" est ici un bien économique dont la valeur ne provient pas de la promesse d'un agent économique. Un commerçant était payé avec une pièce d'or. Il la pesait avec un trébuchet. Et il la faisait "sonner" à son oreille pour en vérifier l'alliage d'or. Il l'acceptait si la pièce était "sonnante et trébuchante". Ce temps passé de vérification accroissait le coût de la transaction. La pertinence d'une telle conception instrumentale de la monnaie repose entièrement sur l'hypothèse de valeur, c'est-à-dire sur l'idée que la commensurabilité des biens trouve sa pleine intelligibilité hors de la monnaie, dans l'existence d'un principe objectif indépendant des conventions monétaires, nommé « valeur ». L'exemple le plus caractéristique d'une telle approche se trouve chez Marx qui définit la valeur d'une marchandise comme la quantité de travail socialement nécessaire à sa production. Il est alors possible, à partir d'une explicitation des conditions objectives de la production, de déterminer la valeur intrinsèque de tous les biens et, ce faisant, leur rapport d'échange.  La valeur intrinsèque reposant sur le coût de production évalué comme représentant le contenu réel des facteurs originels qui entrent dans une unité de produit. C'est ce que Marshal appelle « le coût réel ».  La valeur d'une monnaie-marchandise existe sans aucune  promesse de son émetteur. Par exemple, une pièce d'or est une monnaie-marchandise. Elle a de la valeur par elle-même. La création d'une monnaie-marchandise se fait que par la production matérielle de la marchandise. La création d'une monnaie-marchandise provient de la production de la marchandise elle-même et elle provient de la transformation de la marchandise d'un usage non monétaire à un usage monétaire.

La valeur de cette pièce d'or dépend de la valeur de l'or, dépend du cours de l'or sur les marchés. L'émetteur de la pièce d'or ne peut en modifier la valeur. La quantité de monnaie-marchandise ainsi créée ne modifie pas la valeur de l'or. La masse monétaire ainsi produite ne modifie pas la demande, ne modifie pas les prix, n'induit pas d'inflation des prix.

Pour les métallistes, la monnaie est avant tout une marchandise comme les autres. Le choix fait par les agents de l'utiliser en tant qu'un instrument d'échange tient à ses qualités marchandes et sa facilité d'écoulement qui lui permettent de minimiser mieux que les autres actifs, les coûts de transaction. Pendant longtemps, la thèse métalliste a basé la valeur de la monnaie-marchandise sur la valeur du métal contenue dans la pièce de monnaie ou représentée par le papier-monnaie. Mais compte tenu des falsifications possibles, il faut un monnayeur, souvent une autorité politique, qui appose des signes sur les faces et sur la tranche de la pièce d'or. Ainsi le poids et la qualité du métal sont vérifiés par une autorité fiable au moment de la frappe de la pièce. La valeur de la monnaie-marchandise dépend principalement du métal utilisé. Par exemple, lors de l'invasion de la France par les nazis, les allemands ont instauré le Service du Travail Obligatoire, épuisant ainsi les ressources économiques du Pays. L'or a été pillé. Le taux de conversion à 20 francs  pour 1 Reichsmark, arbitrairement imposé, favorise d'ailleurs grandement la monnaie allemande, dévalorisant ainsi le franc. Les monnaies de l'Etat Français sont clairement identifiables par leurs légendes et seront principalement frappées en aluminium et en zinc (la France étant ruinée par les Allemands). Les réserves de nickel seront essentiellement utilisées par les nazis pour l'armement. La dévaluation du franc sera importante et il perdra la moitié de son pouvoir d'achat en 4 ans.

L'étalon-or est un régime monétaire dans lequel la monnaie interne est convertible en or à un prix fixe. Si l'Angleterre est pleinement en régime d'étalon-or dès 1821, ce n'est qu'au tournant des années 1870 que la plupart des grands pays passent du bimétallisme, qui établit la conversion des monnaies en or et en argent, au monométallisme, qui limite l'étalon monétaire à l'or. L'or, dans le gold standard, est la clé de l'équilibre extérieur des différentes nations.  Quand l'une d'entre elles enregistre un déficit de sa balance des paiements, ce déficit est réglé avec une partie du stock d'or de la banque centrale. La perte de cette encaisse impose une déflation dans le pays concerné, une baisse des prix, une meilleure compétitivité, la hausse des exportations, le retour à l'équilibre.  Mais le désordre monétaire entre deux-guerres aboutit à l'adoption du  plan White.  L'idée est qu'on devait créer un fonds de stabilisation de l'échange alimenté par les dépôts des états membres, qui interviendrait pour maintenir la stabilité des monnaies.

L'idée était aussi de créer une monnaie internationale, avec une définition stricte et immuable par rapport à l'or.

Chaque monnaie nationale devait elle-même avoir une parité fixe par rapport à cette monnaie internationale, donc par rapport à l'or.

Tout le système est en parité fixe : la monnaie centrale par rapport à l'or, et les autres monnaies par rapport à la monnaie centrale. Dans ce système de parités fixes, chaque pays établit une parité fixe par rapport à l'or.

Soit directement, soit par l'intermédiaire d'une autre monnaie (c'est à dire le dollar), sur la base de 35$ pour une once d'or.

Les parités fixes signifient qu'il y a convertibilité or du dollar. Le déficit américain dès 1971 et la nécessité pour les USA de supprimer la convertibilité or du dollar (le 15 août 1971), remettent en cause le système de Bretton Woods (Gold Exchange Standard).

Le « nominalisme », pour sa part, triomphe à partir des années trente. Selon ses moutures, il conduit simplement à considérer la monnaie comme consubstantielle au fonctionnement de l'économie, ou à la penser aussi comme une institution dont l'origine est l'État.  C'est la datation que donne Jérôme Blanc (2000)[1]. L'auteur cite  Knapp (1905), pour qui, l'État est l'origine, le créateur, l'ordonnateur suprême du phénomène monétaire et rien ne doit l'en empêcher car c'est dans la nature de la monnaie d'être la créature de l'État. Deux types d'interprétation sont proposés pour en rendre compte. Il s'agit d'abord de la thèse chartaliste inaugurée par Knapp (1905) selon laquelle « la monnaie est une création de la loi ». À ses yeux, l'État peut imposer n'importe quelle monnaie simplement en déclarant qu'elle sera admise aux caisses des percepteurs en paiement de l'impôt. En effet, s'il en est ainsi, chaque acteur économique acceptera cette monnaie dans l'échange puisqu'il sait pouvoir à son tour l'utiliser pour régler ses obligations fiscales. La seconde thèse met l'accent sur le rôle de la confiance. On la trouve chez Simmel qui parle de « foi socio-psychologique apparentée à la foi religieuse » ou chez Simiand qui soutient que « toute monnaie est fiduciaire » en ce qu'elle est le produit d'une « croyance et d'une foi sociale ». Dans les deux cas, c'est la nature holiste de la monnaie qui est reconnue, à savoir la monnaie en tant qu'expression de la totalité sociale et de sa hiérarchie de valeurs (Aglietta et Orléan, 1998)[2].

Ainsi quand Franck Hahn cherche à cerner les conditions d'une théorie monétaire véritable, sa première phrase est-elle : « Ce qui m'intéresse est une économie où la monnaie n'a pas de valeur intrinsèque et est universellement acceptée dans les échanges[3] ». De ce point de vue, la référence à l'or est désormais appréhendée comme un obstacle à une compréhension véritable du fait monétaire.

Paul A. Samuelson n'hésite pas à écrire dans son célébrissime manuel : « L'étudiant contemporain ne devrait pas être trompé, comme le furent les générations antérieures, par la croyance mystique selon laquelle la garantie-or est ce qui donne à la monnaie sa valeur. Assurément, l'or, en tant que tel, compte pour peu de chose dans ce problème[4] ».

Selon cette vision nominaliste de la monnaie, cette dernière se caractérise par la confiance qu'ont ses utilisateurs dans la persistance de sa valeur et de sa capacité à servir de moyen d'échange.

La thèse nominaliste : la monnaie est un signe, qui remplit ses fonctions sur
la base de la confiance que lui accordent les agents économiques, c'est dans cette situation que l'Etat joue un rôle déterminant puisque c'est lui qui
confère un instrument quelconque sa qualité de monnaie. La monnaie c'est aussi une création de la LOI. Le fait que se développent des
formes dématérialisées de la monnaie, c'est la preuve de la confiance des agents dans l'unité monétaire.


  1. L'apostasie de la vision métalliste et la prédominance de la vision nominaliste de la monnaie dans les économies modernes

La période actuelle  est très éloignée des débats anciens sur la valeur de la monnaie. Les métaux précieux ne constituent plus une référence pour constituer la valeur de celle-ci en comparaison avec les autres marchandises. La monnaie devient un signe et un symbole dépourvu de toute valeur propre, mais dans lequel nous avons confiance, car il représente un pouvoir d'achat sur toute chose.

Le déclin de la vision métalliste de la monnaie est dû à l'histoire et aux exigences pratiques du développement.

Dans le contexte de la guerre du Vietnam et de la conquête spatiale, la planche à billet tournant à plein régime, les détenteurs de dollars souhaitent, comme la France de Charles De Gaulle (1965), convertir leur papier en or. Dès lors, les Etats-Unis ne voulant pas se « vider » de leur or, le 15 Août 1971, Richard Nixon met fin à la convertibilité du dollar en or. C'est le début de la fin des accords de Bretton Woods qui aboutit au régime de changes flottants : les valeurs des monnaies sont fixées par les forces du marché. Il n'y a plus de standard international pour la monnaie (accords de la Jamaïque 1976).

Dans les économies modernes, la monnaie est dématérialisée. La dématérialisation est un changement d'intermédiaire : un agent emprunte le bien intermédiaire, et sa reconnaissance de dette circule à la place du bien emprunté. L'originalité de ce changement, par rapport à ceux qui eurent lieu lors de la phase du "processus cumulatif" (sorte de "tâtonnement" à la recherche du bon intermédiaire) réside dans l'apparition du crédit : le prêteur fait, par définition, crédit à l'emprunteur (le compte du prêteur est créditeur chez l'emprunteur et le compte de l'emprunteur est débiteur chez le prêteur). Aujourd'hui, les dettes bancaires immatérielles sont émises "ex nihilo", et leur pouvoir d'achat reste fondé sur la confiance qui découle de leur acceptation conventionnelle. On peut dater l'apparition du billet moderne à 1656, lorsque le Suédois Palmstruck décide [...] au lieu de remettre des espèces métalliques aux détenteurs de [...] certificats de dépôts, propose des billets portant engagement d'un remboursement en monnaie métallique. Ces billets présentent de nombreux avantages pour les particuliers. Anonymes, directement transmissibles, ils sont remboursables immédiatement en monnaie métallique. C'est ainsi qu'ils se mettent à circuler directement, sans se transformer en monnaie métallique.

Constatant que ces billets n'étaient jamais tous en même temps transformés en monnaie métallique, les banquiers prennent l'habitude d'en émettre plus que ce que leur stock de métal ne leur permet. On est donc en présence d'une véritable monnaie fiduciaire, reposant entièrement sur la confiance, sur la crédibilité de la banque qui émet les billets. Pour éviter une trop forte création de billets et rassurer les porteurs, l'Etat va confier, au milieu du XIXe siècle, le monopole de l'émission à une Banque centrale. A partir de 1914, le billet devient inconvertible en or pour les agents non financiers. Le billet a cours forcé, c'est à dire que sa valeur doit être acceptée comme telle et a cours légal, c'est à dire que nul ne peut le refuser. La monnaie devient fiduciaire. Cette dissociation entre la valeur intrinsèque des pièces et des billets et leur valeur faciale correspond à la première étape de la dématérialisation de la monnaie.

La monnaie scripturale correspond simplement à un jeu d'écriture dans les livres de compte des banques. On peut, grâce à elle, effectuer les règlements des opérations entre les agents sans utiliser des pièces ou des billets et donc la considérer comme un simple moyen de mise en circulation d'une monnaie métallique ou fiduciaire. Mais elle permet également d'accorder des crédits, par simple écriture d'une créance et d'une dette dans les comptes de la banque. La monnaie scripturale peut alors prendre son autonomie par rapport aux autres formes de monnaie et elle devient un élément essentiel de la création monétaire. Cette monnaie va remplacer peu à peu les pièces et les billets à partir de la seconde guerre mondiale (2ème étape de la dématérialisation). Il ne faut pas confondre la monnaie scripturale (les dépôts à vue) avec les instruments qui permettent sa circulation (le chèque, le virement, le titre interbancaire de paiement, la carte bancaire). En économie, une monnaie fiduciaire  est une monnaie (ou plus généralement un instrument financier) dont la valeur repose sur la confiance du public en sa valeur, alors même que la matière qui est le support de cette monnaie (billet de banque, monnaie électronique etc.) a une valeur (en tant que matière) connue comme nettement plus faible que la valeur nominale (faciale) qui lui est attribuée. C'est-à-dire la croyance qu'un billet de 10.000 FCFA10 vaut bien 10.000 FCFA  est le constat qu'à tout moment il permet bien d'acquérir un bien dont le prix a été fixé à 10.000FCFA, alors même que le prix du papier et de l'encre du billet, et la valeur d'usage du billet en lui-même sont très loin de ce montant. La monnaie scripturale a la particularité unique de pouvoir être créée "ex nihilo". Sa création ne coûte rien, si ce n'est un simple jeu d'écritures. Depuis plus de 20 ans la monnaie n'est plus du tout garantie par de l'or en réserve. On dit que l'argent s'est dématérialisé.

La création monétaire est faite en très grande majorité (85% en moyenne en France) sous forme d'écritures dans les livres des banques commerciales. Ces banques sont dites de second rang pour les distinguer de la Banque Centrale. Donc ces banques créent les comptes à vue, la Banque Centrale imprime et émet les billets de banque et le Trésor émet les pièces de monnaie.


  1. La garantie monétaire en question

Précisons sans tarder que ce n'est pas une quantité d'or qui garantit la valeur de la monnaie. Supposons un seul instant que la création monétaire exige une contrepartie en termes de réserves (une devise) comme dans une caisse d'émission.  Malgré la différenciation des cadres d'instauration et la diversité des approches analytiques, l'objectif reste le même : mettre sur pied une monnaie stable et convertible à travers l'adoption d'une parité fixe et d'une couverture intégrale de la base monétaire par des réserves en devises. Que la couverture s'applique uniquement à la marge ou à l'ensemble du bilan de l'autorité monétaire, l'émission (destruction) de monnaie centrale ne peut être réalisée qu'en contrepartie d'une augmentation (diminution) de la monnaie de réserve. Une recherche de crédibilité axée sur l'accumulation des réserves et conditionnant toute création monétaire, est de nature à contraindre le système bancaire.

En premier lieu, le système bancaire devient vulnérable. La contrainte de couverture à 100 % s'applique uniquement à la monnaie émise par le Board, et non à la monnaie créée par les banques. Le système bancaire n'est donc pas contraint par le principe de réserves à 100 % tel que l'a décrit M. Rothbard (1962)[5], ou dans un cadre théorique différent, M. Allais (1999)[6].

Les banques commerciales préservent donc leur « pouvoir de création monétaire ex nihilo ». Cependant, celui-ci reste plus limité que dans un système à réserves fractionnaires traditionnel régi par une Banque centrale. En effet, le respect de la règle d'émission de monnaie de base signifie l'impossibilité pour la caisse d'agir activement sur la liquidité du système financier. Sa stricte application exacerbe la contrainte de liquidité associée à la pratique bancaire. La dynamique du crédit s'en trouve alors modifiée car les banques sont incitées à adopter une attitude plus restrictive dans l'octroi de crédit ; d'autant qu'elles doivent prendre en compte le niveau généralement élevé du seuil de réserves obligatoires.

L'abandon des prérogatives liées à la fonction de prêteur en dernier ressort soumet les banques à rude épreuve en cas de tensions sur la liquidité du système financier.

En deuxième lieu, l'extension du crédit est contrainte puisqu'elle est liée  étroitement à l'obtention des devises.  Cela n'est pas profitable au développement, les pays devant dégager dans la durée un excédent structurel de leurs balances de base. Pour illustration, le mécanisme de transmission de la dynamique de la balance des paiements à la dynamique du financement par le crédit intérieur peut être représenté par la séquence suivante : l'excédent de la balance des paiements engendre des réserves de change et actionne la base monétaire qui permet l'octroi de crédit.

Un tel mécanisme limite sérieusement le refinancement national sans imposer des conditions difficiles à remplir. Les banques commerciales espèrent détenir la monnaie externe, à la suite des recettes d'exportation perçues par leurs clients, pour améliorer leurs positions de liquidité.

Si la conversion en monnaie centrale auprès de la caisse d'émission est réalisée, alors la banque commerciale peut mobiliser ses réserves excédentaires pour accorder des crédits en monnaie locale.

En troisième lieu, la garantie d'une monnaie basée sur l'accumulation des réserves, limite l'utilisation du levier budgétaire. Les modalités de l'offre de monnaie centrale suspendent toute possibilité de financement monétaire du déficit budgétaire. L'éventualité d'un effet d'éviction sur le secteur privé est parfois avancée pour décourager l'endettement public auprès du système bancaire. Au-delà de cet argument, il paraît nécessaire de maintenir une stricte discipline budgétaire car tout endettement prolongé de l'Etat pourrait remettre en cause la capacité de l'Etat à assurer le service de sa dette de manière non-inflationniste, ce qui porterait atteinte à la crédibilité de l'arrangement monétaire.

La garantie d'une monnaie ne dépend pas des tonnes de réserves dans les caisses de la banque centrale. Ce n'est donc pas le cacao ivoirien qui garantira une éventuelle monnaie ivoirienne. Simplement, les richesses d'un pays, surtout les matières premières permettent d'engranger des devises qui aident en cas d'attaque spéculative, sinon les réserves de change ne constituent aucunement un préalable à la création d'une monnaie nationale encore moins la création monétaire.

Il est possible d'énumérer au moins trois piliers qui garantissent une monnaie : la loi, la confiance des agents économiques dans la monnaie et le dynamisme de l'économie.

La théorie institutionnaliste suppose que la garantie est accordée par la loi. La monnaie tire sa validité de sa légitimation par le pouvoir politique. La valeur de la monnaie provient de son pouvoir d'acheter des marchandises. L'État fait en sorte que la monnaie émise donne à l'utilisateur un certain pouvoir d'achat. L'État donne à la monnaie un pouvoir d'achat  grâce au monopole monétaire. Le cours forcé contraint tout agent économique du pays à accepter cette monnaie. La valeur de chaque billet de banque, et de chaque support matériel ou informatique de cette monnaie étatique, résulte uniquement d'une pseudo-obligation de l'État.

Les pouvoirs publics sont seuls capables de donner un pouvoir libératoire à une monnaie, c'est-à-dire une capacité d'éteindre toute dette y compris les dettes fiscales et les dettes pénales ou civiles, en tout lieu et à tout moment dans la zone où un moyen de paiement a cours légal. Toutes les formes monétaires n'ont pas nécessairement cours légal. Généralement n'en sont dotés que seuls les billets émis par une Banque Centrale et les pièces de monnaie. Le chèque n'a généralement pas cours légal. Il peut être refusé par les commerçants.

Il est remarquable de noter qu'en raison de l'importance de la monnaie, les Etats ont très tôt cherché  à s'assurer le maximum de pouvoir monétaire, en définissant une devise officielle et en faisant de cette devise l'un de leurs symboles et une marque de leur puissance. Ils se sont arrogés progressivement un peu partout le monopole de l'émission des billets et des pièces. Ils exercent un contrôle sur la création monétaire des banques via la législation et la politique monétaire des banques centrales.

Une fois que l'Etat, par la loi, donne corps à la création monétaire, il revient aux agents économiques de garantir la monnaie par leur travail et la confiance en elle.

Assurément, la vision holiste des relations sociales peut prétendre fournir une image satisfaisante du phénomène monétaire, image selon laquelle, dans la monnaie, se manifeste une réalité d'essence collective, l'adhésion unanime des sociétaires, qui, au travers des croyances qu'elle impose à la conscience des agents, modifie leurs comportements et, ce faisant, garantit sa reproduction.

La confiance en la valeur de la monnaie fiduciaire peut-être soutenue notamment par :

  • la décision de l'État (ou, plus généralement, d'un acteur économique majeur) d'accepter la monnaie pour lui payer ce qu'on lui doit ;
  • l'établissement d'un cours légal : tous les agents économiques sont obligés d'accepter la monnaie à la valeur faciale[7], il n'y a donc pas de risque à l'accepter en paiement d'un bien puisqu'on pourra l'utiliser soi-même pour en acheter un autre.

En revanche, la valeur de la monnaie fiduciaire n'est pas nécessairement garantie par une convertibilité en une autre monnaie ou une matière (comme l'or notamment).

La garantie d'une monnaie est finalement une affaire des agents économiques.  La garantie d'une monnaie est donc endogène aux pays. Elle ne peut faire l'objet d'une greffe quelconque comme les « apprentis sorciers » de l'économie ont bien voulu nous faire croire.  Une éventuelle monnaie ivoirienne sera garantie par le dynamisme de l'économie ivoirienne.

Jean BODIN écrivait qu'« Il n'y a ni richesse ni force que d'hommes », pour dire que ce sont les Hommes qui créent la richesse et donc, font la force d'une économie. Or si la monnaie est un indicateur de dimensionnement de l'économie, il en résulte que ce sont les Hommes qui par leur travail, garantiront la valeur de la monnaie nationale.


CONCLUSION

Notre ambition dans ce papier a été de démontrer que les africains n'ont aucune raison de subordonner leur souveraineté monétaire à un faux problème de garantie monétaire.

Dans cette contribution donc, nous avons essayé de réfuter la très minoritaire thèse selon laquelle, ce sont les réserves de change qui garantissent la valeur d'une monnaie. Faisant suite à cette thèse, une autre a encore été distillée dans l'esprit des populations africaines que les africains ne pouvaient pas avoir une « bonne monnaie » sans le soutien des anciennes puissances colonisatrices.

Mais lorsqu'on aborde la monnaie dans sa totalité, en tout cas, avec une analyse rigoureuse et lucide, il apparaît que la monnaie est pour l'économie, ce que le sang est pour le corps humain.

Il est clair que ce n'est pas une économie étrangère qui garantie la monnaie nationale d'un autre pays. C'est l'Etat et les agents économiques qui garantissent la monnaie nationale.



Dr Prao Yao Séraphin

Economiste, Enseignant-Chercheur à l'Université de Bouaké

Président du MLAN

Vice-président de la Cellule de Veille et d'Eveil (CVE) de la Côte d'Ivoire



[1] Jérôme Blanc, Centre Auguste et Léon Walras Texte pour l'ouvrage collectif P. Dockès, L. Frobert, G. Klotz, J.-P. Potier, A. Tiran (éds), Les traditions économiques françaises 1848-1939, Paris : Éditions du CNRS, 2000.

QUESTIONS SUR LA NATURE DE LA MONNAIE : CHARLES RIST ET BERTRAND NOGARO, 1904-1951.

[2] AGLIETTA M. & ORLEAN A. (éds.), La monnaie souveraine, Paris, Odile Jacob, 1998 - AGLIETTA

[3] F. HAHN, Equilibriun and Macroeconomics, Basil Blackwell, Londres, 1984, p. 158

[4] P.A. SAMUELSON, Economics, McGraw-Hill, New York, 10ème éd., 1976, p. 278-279.

[5] ROTHBARD, M. (1962), Man, Economy and State, Nash Publishing, Los Angeles.

[6] Fisher et Allais adhèrent tous deux à la théorie du 100 % monnaie selon laquelle la monnaie bancaire doit être couverte par de la monnaie de base, afin d'assurer à l'autorité monétaire un contrôle total de l'offre de monnaie.. FISHER, I. (1935), 100 % Money, Adelphi, New York. ; ALLAIS, M. (1999), La crise mondiale aujourd'hui, Clément Juglar, Paris.

[7] En France, « Le prix coûtant d'une pièce de 1 ou 2 centimes est de 3 centimes. L'État débourse donc pour ces pièces un prix plus élevé que leur valeur faciale. » Cependant, l'État compense ce coût négatif sur les grosses coupures : le prix coûtant d'une pièce d'un euro est environ 15 centimes. Dans ce cas, l'État achète les pièces à un prix largement inférieur à leur valeur faciale. Le coût unitaire de fabrication se situe aux environs de 25 centimes d'euro, et la durée de vie va de 1 à 2 ans pour un billet de 5 euros jusqu'à 7 à 9 ans pour un billet de 500 euros.

samedi, 05 mars 2011

RAID IMMINENT SUR LE PORT DE SAN PEDRO

SOLDATS DE L'ECOMOG.jpg


Une attaque généralisée de la Côte d'Ivoire par les mercenaires de Ouattara, Blaise Compaoré, Abdoulaye Wade, Jonathan Goodluck du 6 au 8 mars est prévue sur toute l'étendue du territoire à l'exception des zones Cno, sous contrôle rebelles. Ils seront, comme toujours, logistiquement assistés par la Licorne, l'Onuci.

Concernant le port San Pedro, qui semble être une fixation pour les ennemis de la Côte d'Ivoire un raid imminent est en préparation. Car l'asphyxie du pays qu'ils ont programmé commence à avoir des effets collatéraux plus graves dans les pays comme le Burkina Faso, le Mali, le Niger qu'en Côte d'Ivoire. Dans ces pays, l'inflation a fait un bond de géant et les denrées de première nécessité se font rares. Les parcs animaliers destinés à l'exportation en Côte d'Ivoire sont en souffrance ; l'argent liquide s'y fait rare.

Ainsi la prise du Port de San Pedro pourrait être une bouffée d'oxygène. Voici le plan mis en place depuis hier matin, vendredi 4 mars. Des troupes ont été héliportés depuis Abobo et Sebroko pour le camp de l'Onuci de San Pedro, environ un millier dont :

- 80 Sénégalais
- 120 Nigérians
- 300 Burkinabé
- 260 Maliens
Tous sont des artilleurs spécialisés dans diverses armes.

Du matériel sophistiqué de guerre a été aussi transporté à San Pedro :

- 220 caisses de lance roquettes
- 630 caisses de munition
- 7 armes lourdes
- 36 caisses de mitrailleuses
- 20 caisses d'Aa-52
- 12 colis de transmission

Cet armement sophistiqué va compléter l'arsenal déjà en place à San Pedro, Moribadougou, Sassandra, Carrefour 26 et Gbagbadji.
Les éléments spécialisés vont retrouver sur place 600 personnes formées là-bas.

Les Kroumen (au nombre de 460 aussi) recrutés par Mabri au Liberia viendront par voie maritime compléter l'effectif. Avec aussi 200 Sénégalais partis depuis deux jours de Dakar pour San Pedro.
Le Raid sur San Pedro serait fin prêt pour aujourd'hui, selon les sources proches de l'Onu ci et pourrait entrer dans sa phase d'exécution peut-être même ce soir. La direction des opérations serait dirigée par des officiers burkinabé et maliens. IB jouerait le rôle de coordonateur.

Tout porte à croire que la riposte des Fds serait à la mesure de l'attaque. Les troupes étant au parfum de ce qui se trame, sont fin prêtes pour cette bataille décisive qui pourrait mettre fin définitivement aux rêves aventuriers de Sarkozy and Co.


Que Dieu sauve la Côte d'Ivoire !



Djiwa Gody

Source : LE TEMPS