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samedi, 05 mars 2011

PRETENDU MASSACRE D'ABOBO ET AUTRES MONTAGES MEDIATIQUES: LE DOSSIER COMPLET D'UNE MANIPULATION EHONTEE

 


LOGO FRANCE 24.jpg

 

A- Zoom sur le prétendu massacre de femmes par l'armée ivoirienne à Abobo

1- Introduction: La boucherie des hommes de Dramane Ouattara au centre émetteur d'Abobo : les morts que la communauté internationale refuse de voir :

http://www.youtube.com/watch?v=KshizsE-PSg

2- Les prétendues femmes tuées à Abobo par les Fds sont bel et bien vivantes. Voici le film amateur de la manipulation :

Sur YouTube:

http://www.youtube.com/watch?v=-i-oXt73-kc

Sur Facebook:

http://www.facebook.com/video/video.php?v=1740933638017

 

Victor Kouassi, le 4 mars 2011, à 23h 30, sur Facebook: « Dites moi, c'est quel type de projectile qui fait juste gicler le sang comme une effusion d'hémoglobine sans déchirer les vêtements et les pagnes de ces braves femmes? RDR wobou ! ».

3- La marche pacifique des femmes RDR à Abobo était encadrée par des marcheurs tout aussi « pacifiques », armés de Kalach et de lance-roquettes RPG. Dans la bouche de Dramane Ouattara , « marche pacifique » signifie « marche insurrectionnelle ».

http://www.facebook.com/home.php?sk=group_139276642801133...


Commentaire : les adoRATEURS ou adoMENTEURS ont prétendu qu'un char des Fds a fait irruption, a tiré un obus sur la foule. Quel est ce type d'obus qui ne choisit que les femmes ? (ils ont annoncé 7 femmes tuées). Quel est ce type d'Obus qui, lancé sur une grande foule, nous a-t-on dit, n'a pu faire que 7 morts ?

NB : L'intégralité de la tragi-comédie filmée d'Abobo est disponible dans le fichier joint en annexe.

Mais ces braves « cadavres »-là sont du bon côté. Ces femmes qui meurent, se relèvent puis se recouchent pour les besoins de la propagande, auront permis à France 24 de se déchaîner contre la Côte d'Ivoire de Laurent Gbagbo, toute la journée du jeudi 03 mars 2011. Le fameux procureur du TPI est annoncé à Abidjan pour enquêter ( ?) sur les comédiennes d'Abobo.

Le chef des terroristes, le BEN LADEN de l'Afrique sub-saharienne, le bien nommé Dramane Ouattara n'a-t-il pas, saisissant ce prétexte, annoncé  le vendredi 04 mars, à 20 heures sur une chaîne pirate dénommée TCI, que ce « crime odieux contre des femmes innocentes ne resterait pas impuni » ?


B- Dramane Ouattara et la presse hexagonale sont coutumiers de ce type de manipulations médiatiques

1- Le 20 décembre 2010 TF1, a publié un journal (Le JT de 20H ) particulièrement hostile au président Gbagbo. Il se trouve que les images qui ont servi à accabler Laurent Gbagbo (Menaces de la maison blanche, menaces du TPI, annonces de sanctions, etc.) proviennent d'une mise en scène comme on peut le voir dans les vidéos de Gris-Gris International.

SCANDALE : TF1 ILLUSTRE LES VIOLENCES EN COTE D'IVOIRE A PARTIR DE MANIPULATIONS ORCHESTREES

http://www.wat.tv/video/scandale-tf1-illustre-violences-3...

2- Voici le dossier de base, admirablement restitué par le Gris-Gris International.

3- Manipulations relatives à l'existence de nombreux charniers en Côte d'Ivoire.

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C- Manipulations à l'ONUCI - Manipulations sur TF1

Nous vous confirmons le dépôt du fichier "manipulation.avi" effectué le 01/01/2011 à 12:40 sur le service http://dl.free.fr .

Votre fichier sera accessible à l'adresse suivante:

http://dl.free.fr/qnPD3pVgS (Vidéo Amateur)

Le fichier est protégé par le mot de passe suivant: mechancete

Cette vidéo amateur a été réalisée par un patriote  à  Sébroko, devant le siège de l'Onuci. Il a filmé sans le savoir une mise en scène orchestrée par les Casques bleus, les journalistes français et des marionnettes acquises à la cause de Monsieur Alassane Dramane Ouattara.

Ce montage servira de support à TF1 pour accabler le régime Gbagbo, évoquer des tueries massives et invoquer de probables recours au TPI au JT de 20 heures, le jeudi 20 décembre 2010.


Pour le "user name", entrez le mot de votre choix.

http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-20-heures-du-20-decembre-2... (Vidéo TF1)

 

D- Film complet de la manipulation d'Abobo: 7 mn à télécharger

https://www.wetransfer.com/dl.php?code=sKZ2en7Z&hash=...


 

Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!

AIR FRANCE REFUSE LES VISAS DE OUATTARA


AIR FRANCE SKYTEAM.png

 

Sarkozy a décidé de reconnaître un prétendu ambassadeur nommé par Ouattara. Alors que pour les visas, la France et ses démembrements courent dans les consulats nommés par Gbagbo.

A Paris, il se passe des choses qui exposent toute la perfidie de la France dans cette crise que la Côte d'Ivoire traverse. On ne dira pas qu'elle joue à un double jeu. Mais bien plus, elle brandit Ali Coulibaly, le pseudo-ambassadeur nommé par Ouattara à Paris, comme un trophée de guerre contre la Côte d'Ivoire. En le recevant partout en grande pompe, il pense faire mal à Gbagbo, même si Ali Coulibaly se donne pour sa part l'illusion d'être diplomate au pays des «Droits de l'Homme».

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Tout compte fait, après les stress et paillettes des premiers jours de sa nomination, il est aujourd'hui à se demander ce qu'il fait vraiment à Paris. Non seulement il continue de loger dans un hôtel parisien après le braquage réussi des locaux de l'ambassade, mais il n'exerce aucunement sa fonction de diplomate. Et donc il est sans pouvoir réel au niveau de l'Elysée qui l'a pourtant reçu. Par exemple, pour les questions de visas, les autorités françaises dans leur ensemble courent à Lille et dans bien d'autres villes où il y a des consuls de la Côte d'Ivoire. Mais chose étonnante dans cette situation la compagnie française de transport aérien, Air France a décidé avant chaque vol de s'entourer de toutes les garanties nécessaires. A l'aéroport Roissy Charles de Gaulle à Paris il est clairement interdit d'y arriver avec des visas de Ouattara, signés par Ali Coulibaly. Sinon, votre voyage sera purement annulé. Là-bas on n'accepte que les visas qui ont la signature des hommes mandatés à Paris par le président de la République de Côte d'Ivoire. Et pas plus. Parce qu'au niveau de la compagnie, on sait qui a la réalité du pouvoir à Abidjan. Tout comme les officiels français qui pensent manipuler Ouattara pour déstabiliser la Côte d'Ivoire. Un simple fait qui devrait interpeller le Rdr. Et ses fanatiques qui vivent encore dans l'illusion.


G. Brence

 

Source : BLUE TEAM CI

vendredi, 04 mars 2011

INHUMAIN, TROP INHUMAIN ! - CRISE POSTELECTORALE IVOIRIENNE ET QUESTIONS SOCIALES: POURQUOI L'UE PUNIT-ELLE LES MALADES IVOIRIENS ?



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Qu'ont fait les malades ivoiriens à l'Union Européenne ? De quoi sont-ils donc coupables ou responsables ? Quel crime odieux ont-ils commis, pour que l'accès direct aux médicaments des grands laboratoires européens leur soit désormais interdit ? Car, c'est aussi de cela qu'il s'agit, avec la décision de l'Union Européenne de prohiber le Port d'Abidjan, second port d'Afrique, à tous les navires européens. Or, ceux-ci assuraient, jusque-là, 90% du trafic portuaire. Qui a jugé les malades, pour leur infliger pareille punition ? Les malades ivoiriens ont-ils seulement pris part aux votes, pour être ainsi concernés par la crise postélectorale ivoirienne ? Pourquoi supporteraient-ils les effets collatéraux des sanctions ? Ils font parti des abstentionnistes du premier et du second tour. Les malades n'ont généralement pas de camp politique.

J'incrimine ! Inhumain, trop inhumain, cette Union Européenne-là.

Sous peu, les pharmacies n'auront plus de médicaments à vendre. Les stocks disponibles n'atteindront pas la fin mars, selon les prévisions. Qui souffre ? Non pas les classes moyennes ou embourgeoisées, ni non plus les fonctionnaires internationaux résidant en Côte d'Ivoire. Pour eux, on le sait bien, les médicaments viendront toujours plus vite que leurs maladies, tout comme les chemins marchent plus vite que les écoliers[1].

Mais souffrent déjà les pauvres, et depuis trop longtemps, ceux qui n'ont pas de familles à l'étranger, les humbles, tous les blessés de la vie. « Tu es pauvre. Or Laurent Gbagbo n'a pas quitté le pouvoir. Donc tu paieras ». Tel est le syllogisme de l'Union Européenne. Cela porte un nom : le cynisme. Mais qu'espère l'Union Européenne ? Que les malades se soulèvent, contre le régime de Laurent Gbagbo ? Mesdames et messieurs de l'Union Européenne, ils n'en ont pas la force. Que leurs parents le fassent à leur place ? Mesdames et messieurs, ils sont occupés à prodiguer l'assistance à leurs malades. Inhumain, trop inhumain ! Ab-surde aussi, absence-de-sens, sens-qui-ne-s'entend-pas. Que l'un des plus vastes ensembles politico-économique du monde, héritière de Kant Emmanuel et des Lumières, qui s'est donné pour hymne l'Ode à la joie de Schiller rédigé sur la demande de Goethe, dispache le « malheur » et bascule si promptement dans le « cynisme », montre combien notre époque est en pleine dévastation, sans repère.

J'incrimine ! Inhumain, trop inhumain. Punir des malades. Lisez et méditez les explications, les alarmes et l'appel pathétique de M. Kouassi Parfait, président de l'Ordre des pharmaciens de Côte d'Ivoire, à l'attention d'une humaniste française :

« Bonjour Nora Ansell-Salles,

La réalité est que l'arrêt de la Banque centrale, les fermetures  des banques commerciales, l'arrêt des transactions financières avec l'UE mettent les grossistes locaux dans l'incapacité de régler leurs fournisseurs en UE. De plus, le blocus des ports rend toute importation impossible depuis l'UE. Or 90% des médicaments viennent d'UE. De facto, depuis le 11 février, les flux de médicaments en direction de la Côte d'Ivoire sont interrompus. Il y aura donc pénurie de médicaments une fois que les stocks déjà disponibles seront épuisés. Les délais de couverture sont évalués à environ 1mois et demi, c'est-à-dire d'ici fin Mars. Il ne s'agit donc pas d'un embargo sur les médicaments mais de la conséquence des mesures de blocus général visant à asphyxier le régime Gbagbo. Les programmes de coopération interne sont eux aussi suspendus avec le régime Gbagbo et dans ce contexte, les dotations de fond pour les fournitures d'ARV, tuberculose, paludisme etc., sont eux aussi suspendus. Comme tu vois, c'est un contexte extrêmement compliqué, lié à des décisions politiques. En dehors d'un relais par les humanitaires (ONG...), je ne vois pas comment éviter la catastrophe humanitaire, si d'ici là, le contexte reste en l'état; cordialement ! »[2].

Voici venu le temps des « sorciers » et « marabouts » guérisseurs, des vendeurs ambulants de faux-médicaments, des charlatans, des contrebandiers, etc.

Il reste à faire le bilan des morts et des maladies dus à la crise ivoirienne, qui dure depuis 20 ans. Combien d'infarctus, de cas d'impuissances, de névroses diverses, de tués, d'explosion de pathologies graves (sida, malaria, tuberculose, etc.), de destruction du réseau de soins publics et privés (hôpitaux, cliniques, cabinets dentaires, etc.).

Comment rester insensible aux malheurs qui avancent, en s'ajoutant à d'autres malheurs ? Inhumain, trop inhumain ! « On » tue en silence des malades. Malthusianisme et cynisme, depuis des bureaux feutrés. Non pas seulement l'Union Européenne ou les classes politiques ivoirienne et africaine, mais aussi tous ceux qui se taisent, complices d'un jour, complices pour toujours. D'une autre veine, nous sommes d'une autre tradition, nous ne relevons pas de la veulerie des élites que fustige Max Gallo[3]. Être Français, en France comme dans le monde, c'est toujours se placer au cœur des problématiques sociales. Et, dans le drame des malades qui a cours en Côte d'Ivoire, je voudrais dire après René Char que les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri[4]. Crions donc, de toutes nos forces. Ouvrez large les yeux.

L'Union Européenne ignore superbement le Droit des gens. Mais lorsque les Institutions sont défaillantes, il est des droits et du devoir des citoyens de prendre des initiatives, comme le suggère Gabriel Bonnot de Mably[5].

Intellectuels, prenez vos plumes ! En son temps, L'abbé Grégoire lança un cri célèbre, que l'on peut reprendre et adapter ici : les ennemis des médicaments sont les amis de l'inhumanité.

Journalistes, inondez d'alertes vos journaux et reportages ! Hölderlin pensait que vous aviez choisi Apollon, parce que Dieu de la vérité.

Avocats, saisissez la Cour Européenne des Droits de l'Homme ! Le droit ne s'affaiblit pas aux portes des malades. Au contraire, il se revigore.

Médecins accourez ! Hippocrate vous a fait jurer secours éternel aux malades. Où est passé le « French doctor » ?

J'incrimine : inhumain, trop inhumain !

Je prends, dès à présent, avec Nora Ansell-Salles, l'initiative de la mise en place du Collectif Médicaments pour la Côte d'Ivoire. Que tous ceux qui sont sensibles au sort des malades se rallient à cette cause. J'en appelle à tout le corps médical français et européen, à l'industrie pharmaceutique, aux associations de prévention et d'aide, aux ONG, au corps législatif. Que se lèvent des bateaux, que s'installe un réseau postal internet pour la livraison, que des réseaux de distribution se substituent aux défaillances. Refusons que des malades soient pris en otage.

Nul, s'il est humain, ne doit rester insensible.


Dr Pierre Franklin Tavares

Mobile : +336-87-34-21-22



[1] René Char, Commune présence, préface de Georges Blin, Gallimard, Paris, 1978, p. 125.

[2] Courriel à Mme Nora Ansell-Salles, en date du 2 mars 2011.

[3] Max Gallo, Fier d'être français, Fayard, Paris, 2006, p. 18.

[4] René Char, Feuillets d'Hypnos, Gallimard, Folioplus classiques, Paris, 2007.

[5] Gabriel Bonnet de Mably, Des droits et des devoirs du citoyen, librairie Marcel Didier, Paris, 1972.

LA FRANCE ET L'UE COMMETTENT UN CRIME CONTRE L'HUMANITE EN COTE D'IVOIRE

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Chers lecteurs, je vous fais partager le message adressé, le mercredi 2 mars 2011, aux journalistes français par le Prof. Gérard Granger, suite à  l'arrêt de la distribution des médicaments en Côte d'Ivoire :


Chers amis journalistes, pour information, voici le message adressé par le président du Conseil de l'Ordre des pharmaciens de Côte d'Ivoire, le Dr Parfait Kouassi (Tél : +225 22 41 06 47, Cell: +225 07 09 72 42, E-mail : parfaitkp@hotmail.com) alertant sur la situation sanitaire préoccupante que vit son pays.

« La réalité est que l'arrêt de la Banque centrale, les fermetures  des banques commerciales, l'arrêt des transactions financières avec l'UE mettent les grossistes locaux dans l'incapacité de régler leurs fournisseurs en UE. De plus, le blocus des ports rend toute importation impossible depuis l'UE. Or 90% des médicaments viennent d'UE.


De facto, depuis le 11 février, les flux de médicaments en direction de la Côte d'Ivoire sont interrompus. Il y aura donc pénurie de médicaments une fois que les stocks déjà disponibles seront épuisés. Les délais de couverture sont évalués à environ 1 mois et demi, c'est-à-dire d'ici fin mars.


Il ne s'agit donc pas d'un embargo sur les médicaments (en tant que tel, ndlr) mais de la conséquence des mesures de blocus général visant à asphyxier le régime Gbagbo.

Les programmes de coopération interne sont eux aussi suspendus avec le régime Gbagbo et dans ce contexte, les dotations de fond pour les fournitures d'ARV, tuberculose, paludisme etc, sont eux aussi suspendus.

C'est un contexte extrêmement compliqué, lié à des décisions politiques. En dehors d'un relai par les humanitaires (ONG), je ne vois pas comment éviter la catastrophe humanitaire, si d'ici là , le contexte reste en l'état. »


Source: IVOIREVERITE

jeudi, 03 mars 2011

ZUMA SUR CNN: «C'EST GBAGBO QUI A GAGNE»

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Sommet du G8 et G20 - Le Président Jacob Zuma invité spécial de la France : Sarkozy sort le grand jeu... et prêche dans le désert sud-africain.


Tout homme a un prix, disait le premier président ivoirien, Félix Houphouët-Boigny. Quel prix mettra la France pour s'offrir l'alliance du président sud-africain Jacob Zuma dans la guerre déclarée à la Côte d'Ivoire du président Laurent Gbagbo. Quand le goût du champagne vire à celui de l'huile de ricin...

La visite les mardi 1er et mercredi 2 mars 2011, du président sud-africain offre une belle vitrine aux officiels français de s'offrir le joyau Zuma. Invité spécial, escorte de la garde républicaine à cheval, tapis rouge, sans compter le dîner sous les lambris dorés de l'Elysée payé rubis sur l'ongle. La France de Nicolas Sarkozy qui préside le G8 et le G20 fait feu de tout bois, pour faire de l'Afrique du Sud un allié d'un privilège absolu sur le continent noir. Objectif primordial, acculer Laurent Gbagbo et l'isoler du dirigeant sud-africain que la France considère comme le dernier verrou à sauter pour espérer fondre sur la proie. Première puissance économique du continent africain et nouveau membre des influents Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), le groupe informel des grands émergents, l'Afrique du Sud fait l'objet depuis des mois d'une cour assidue du président français depuis trois ans.

La première fois où la France contait fleurette au pays arc-en-ciel, remonte en 2008. 2010 était véritablement l'année où l'Afrique du Sud bénéficiait d'un traitement de faveur tout particulier, à faire pâlir de jalousie le tigre qui ignore sa ''tigritude'', le Nigeria, l'autre grand d'Afrique.

C'est un menu varié qui attend les deux chefs d'Etat sud-africain et français. Pêle-mêle, l'on évoque les sujets du G8 et G20, en passant par le tsunami politique dans le Maghreb arabe, le sempiternel Soudan, l'intermittent Madagascar, pays qui intéresse les deux hôtes et, comme on peut l'imaginer, l'incontournable Côte d'Ivoire où Laurent Gbagbo vainqueur de la dernière élection présidentielle n'est pas la préférence de Nicolas Sarkozy qui lui, aimerait bien voir son ami Alassane Dramane Ouattara expérimenter le pouvoir ivoirien. Le problème n'est pas si facile que la France le croit. Elle qui devra débuter cette rencontre par ménager les susceptibilités côté dirigeants sud-africains qui à leur tour, devraient également ménager Laurent Gbagbo « d'accepter de donner le pouvoir à Alassane Ouattara ».
Le menu bilatéral du séjour du président Jacob Zuma s'annonce également copieux. «Un de ses objectifs majeurs est de renforcer le commerce et les investissements avec la France», souligne-t-on à Pretoria. Sixième fournisseur de l'Afrique du Sud, la France n'en est que le 19e client à l'exportation.

Entre autres sujets, l'offre de service française en matière de d'énergie nucléaire. Déjà fournisseur de son unique centrale de Koeberg, Areva a proposé en 2008 de fournir à Pretoria, qui souffre d'un déficit chronique d'électricité, deux réacteurs de nouvelle génération Epr. «L'Afrique du Sud est en pleine révision de sa politique énergétique, il n'y aura donc pas de décision sur ce dossier», note-t-on toutefois à Paris. Entre autres accords, les deux pays signeront un nouveau document cadre de partenariat qui prévoit près d'un milliard d'euros de financements de la part de l'Agence française de développement (Afd). A indiqué l'Agence France presse (Afp). Est-ce le prix à payer pour ramollir les ardeurs ? Rien n'est moins sûr. Pour autant qu'on le sache, l'Afrique du Sud a déjà fait savoir ce qu'elle entend des pays occidentaux, relativement aux affaires intérieures à l'Afrique. « Tandis que nous respectons les vues de nos amis en dehors du continent, nous aimerions qu'ils sachent que les Africains souhaiteraient plutôt avoir l'opportunité de gérer les problèmes africains, soutenus par les amis en dehors du continent, mais pour l'essentiel la solution doit venir des dirigeants africains eux-mêmes ». Relate un communiqué du ministère des Affaires étrangères d'Afrique du Sud avant la rencontre avortée du panel des cinq chefs d'Etat mis en place par l'Union africaine et qui devrait se réunir, le 28 février 2011, à Nouakchott en Mauritanie. Le report à 4 mars de cette réunion est pour des raisons évidentes de « calendrier trop chargé » de l'un des chefs d'Etat membre dudit panel.

Jacob Zuma en l'occurrence dont « la visite de travail » en France est porteuse de beaucoup d'espoir pour le président Blaise Compaoré du Burkina Faso et Victor Gbého président en exercice de la commission de la Cedeao qui soutiennent Ouattara. En effet, Alassane Dramane Ouattara espère en tirer suffisamment de dividendes après sa bourde d'Abidjan (il a ''vigoureusement'' refusé de rencontrer Zuma). Une erreur politique que le candidat malheureux du Rdr a vainement tenté de rattraper en recevant finalement le chef d'Etat sud-africain mais sous les huées de ses partisans convoyés jusqu'au Golf Hôtel pour les besoins de la cause. Dans la délégation sud-africaine qui a effectué le voyage d'Abidjan, l'on prend cela comme un os de travers qui va être difficile à avaler dans les relations futures, si bien entendu les intérêts de l'Afrique du Sud et de la France avaient pour centre de gravité Alassane Dramane Ouattara. La France s'en était prise vertement à Ouattara selon une confidence diplomatique, et le tir rectifié malgré «quelques huées pas si graves» pour un président d'un pays comme l'Afrique du Sud qui en a vécu des vertes et des pas mûrs du temps de l'apartheid.

L'Afrique du Sud de son côté avait fait l'effort d'ignorer la sortie de route d'Alassane Ouattara. Ce pays avait estimé dans un communiqué ultra rassurant que «la position de l'Afrique du Sud n'a pas changé, nous n'avons pas de favoris (dans la crise ivoirienne entre Gbagbo et Ouattara)».

Mais le contexte a désormais évolué. Un des braves en l'occurrence Alassane Dramane Ouattara semble essoufflé, diminué et son image plutôt ternie par les massacres que ses mercenaires provoquent dans les rues d'Abidjan. «Si les gens de Ouattara et de Gbagbo disent maintenant ensemble qu'ils ont besoin d'aide pour sortir de cette crise politique, je pense plus avisé de se concentrer sur cet aspect et de les aider à s'en sortir» expliquait, le 17 février Maite Nkoane-Mashabane ministre sud africain des Affaires étrangères. «Ce sont eux qui ont dit qu'ils ne voulaient pas discuter à nouveau des élections ; ils veulent aller de l'avant parce qu'ils réalisent qu'il y avait des anomalies au sujet des élections», accuse encore le chef de la diplomatie sud-africaine. Mais en Côte d'Ivoire quand on crie à hue et à dia, il faut chercher à situer les responsabilités. Qui d'autre qu'Alassane Dramane Ouattara avait réfuté une "autre" mission de l'Union africaine, la traitant de «mission de la dernière chance» ? En effet, alors que le président Laurent Gbagbo continue d'appeler à explorer toutes les voies possibles pour faire «éclater la vérité», Guillaume Soro nommé Premier ministre par Alassane Ouattara appelait les Ivoiriens à une révolution orange et «à ne pas confier leur destin à l'Union africaine. Les Ivoiriens aiment trop qu'on vienne les aider de l'extérieur, c'est à nous de prendre notre destin en main pour chasser Gbagbo du pouvoir».

L'opération «dompter Zuma» devient d'autant plus difficile et délicate pour le président français Nicolas Sarkozy, dans la mesure où, tant en Côte d'Ivoire qu'au Conseil de sécurité à New York, les hommes chargés de «faire le travail» perdent de plus en plus en crédibilité. Pendant que l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) s'empêtre dans des forfaitures et par conséquent est déclarée persona non grata dans ce pays pour avoir pris fait et cause pour les rebelles ivoiriens, le Secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon et son représentant Youn-Ji Choï son mis au banc des accusés. 1er mars, des diplomates africains se confiant à TWN-New York mettent à nu les incongruités des compatriotes coréens. Sans preuve, l'accusation de «vente d'armes par la Belarusse à la Côte d'Ivoire» est venue envenimer les choses. Au point où la méticuleuse Mme Inga-Britt Ahlenius ex-Haut fonctionnaire à l'Office des services de contrôles internes (Bsci) s'interrogeait comment «un tel homme (Ban Ki-moon, ndlr) a-t-il pu se retrouver à la tête de cette prestigieuse institution pour la tâche la plus importante du monde». Pour cet autre diplomate, «l'élection de Ban Ki-moon a été voulu par les super puissances parce qu'elles le savaient malléable à la tête de ce machin qui puisse aider à diriger le monde à leur gré». Dans un tel contexte si précaire, la France peut-elle véritablement compter sur un revirement spectaculaire de situation pendant qu'un vent d'agacement souffle sur la maison de verre de New York ? Pas si sûr. De fait, le président sud-africain Jacob Zuma pour lequel toutes les dispositions ont été prises pour lui garantir une visite de travail dans le farniente et le lucre, vient de faire un pied de nez qui risque de tout chambouler dans le protocole et au-delà, de donner un goût d'huile de ricin aux champagnes que l'on s'apprêtait à sabrer au Palais de l'Elysée en son honneur. Selon M. Alain Toussaint, Conseiller spécial du président Laurent Gbagbo, le président sud-africain aurait confié sur la chaîne américaine Cnn qu' «en Côte d'Ivoire, il n'y a pas eu d'élection. Les rebelles n'ont pas déposé les armes (...) des citoyens ont été empêchés de voter (...) Si ce qui s'est passé, vous appelez cela une élection, alors c'est Laurent Gbagbo qui a gagné (...)». Une déclaration qui vient couper l'herbe sous les pieds de Nicolas Sarkozy et qui pourrait le désarmer dans toute initiative d'évoquer d'éventuels dossiers politiques en rapport avec l'Afrique et plus précisément avec la Côte d'Ivoire.



Simplice Allard
al08062317@yahoo.fr


Source: LE TEMPS

lundi, 28 février 2011

TOUT SUR LE PLAN SECRET DES OPERATIONS MILITAIRES DE L'ONUCI DANS LES JOURS A VENIR

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Les révélations d'un document secret.

 

Le document est de source militaire et estampillé «confidentiel ». Il décrit, dans les détails, le plan et la logistique pour une opération militaire qui devrait être menée sur le territoire ivoirien, par les forces onusiennes à partir de ce lundi 28 février 2011. Ce document de sept (7) pages, élaboré le 18 février dernier, et signé du Général de Brigade Benjamin Freeman Kusi, chef de commandement des forces de l'Onuci, fait le constat que le gouvernement de Laurent Gbagbo a demandé le départ de la force onusienne du territoire. Une requête réjétée par les Nations unies qui ne lui reconnaissent pas ce pouvoir.


Le camp Gbagbo montre, depuis, une grande hostilité envers les forces onusiennes. L'Onu qui se dit préoccupée par la situation, a autorisé le déploiement de 2000 soldats supplémentaires et 03 hélicoptères de combats, pour renforcer la capacité de l'Onuci sur le terrain. Le plan d'action, selon le document confidentiel, se présente comme suit. Après l'autorisation d'action des troupes sur le terrain, et l'accord de déploiement, les hélicoptères, notamment 3 MI-24 de combat de la mission des nations unies au Libéria (Minul), viendront en appui à l'Onuci sur la plan aérien.
Le document précise qu'il s'agira dans un premier temps d'une force défensive et dissuasive. Elle opérera surtout sur les axes Bouaké-Yamoussoukro-Abidjan, mais avec une capacité opérationnelle sur l'ensemble du territoire national. Les hélicoptères seront stationnés à Bouaké.

Ils partiront de Bouaké et seront ravitaillés en carburant à Abidjan à la base de la force Licorne, et à Daloa. Une autorisation de tirs émanant des MI-24 durant leurs missions pourrait être donnée par l'autorité en fonction de la situation sur le terrain. Toujours dans ce même document, les hélicoptères seront déployés en deux phases: d'abord à Bouaké, puis à Abidjan. Le lieu principal de déploiement est la base des opérations de Bouaké, Abidjan devant servir de base pour des tâches spécifiques.

Date de déploiement: 28 février/mars 2011

Ce plan d'opération militaire des forces onusiennes, renforcées par des troupes de la Minul est prévu, selon le document, aujourd'hui lundi 28 février. Il pourrait aller jusqu'en mars. Les concepteurs du plan ont défini des exigences pour son exécution. A savoir être prêt à décoller en 16 minutes dans la journée de 08h à 17h et un autre horaire maximal de décollage d'une heure. Etre en permanence capable de mener des missions même en cas de fermeture des aéroports. Pouvoir assurer des patrouilles et escortes aériennes aux hélicoptères civils et aux véhicules, être capable d'assurer la reconnaissance et le soutien de tir au sol. Les hélicoptères doivent être disponibles chaque jour 24h/24h. L'unité déployée doit réaliser la conduite des missions de patrouilles aériennes, avec une démonstration de force dans les zones à haut risque, y compris avec des tirs de sommation ; la protection des signaux d'appels au sol avec les patrouilles armées au sol, secourir et sécuriser le personnel des Nations unies avec les patrouilles de recherche.

Des tâches dites primaires ont été définies pour les MI-24. Il s'agit entre autres d'armer les escortes d'hélicoptères d'utilité, armer les escortes de soutien et de reconnaissance des convois au sol, faire une démonstration de force à Abidjan, dans les grandes villes du pays et les lieux de concentration de forces loyalistes soutenant l'Onuci, et si nécessaire, faire feu en soutien aux forces au sol sur ordre du chef de commandement, et faire usage de tirs au cours des opérations de recherches et de secours des éléments impliqués dans les opérations. Pour les tâches secondaires, les MI-24 doivent assurer l'observation, le suivi et la surveillance de l'équipage de l'hélicoptère. Plusieurs autres tâches de coordination des opérations, tant au niveau militaire qu'au plan administratif sont minutieusement indiquées dans ce document confidentiel. Le tout étant destiné à contenir les actions des Forces de défense et de sécurité qui occupent le terrain en Côte d'Ivoire. A juste titre d'ailleurs, le document onusien relève la présence, dans les points stratégiques d'Abidjan et à l'intérieur du pays, des Fds, forces restées loyales à Laurent Gbagbo, déclaré vainqueur des élections par le Conseil constitutionnel. Le document note aussi la Garde Républicaine, le CeCOS, qui sont des soutiens forts à Laurent Gbagbo. Sans compter la présence, notamment à l'ouest du pays, des groupes de miliciens Uprgo, Flgo, Miloci, Apwê qui perçoivent les forces onusiennes comme des forces belligérantes et les traitent comme telles. En clair, les opérations militaires planfiées par l'Onuci dans ce document secret devront compter avec la présence de toutes les forces militaires ou paramilitaires restées fidèles à Laurent Gbagbo.


Hamadou ZIAO (Quotidien L'Inter)


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

LE DOCUMENT SECRET QUI REVELE TOUT

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L'Onuci et la France sont rentrées officiellement en guerre contre la Côte d'ivoire. A force de soutenir contre Gbagbo une rébellion mourante, les forces onusiennes et françaises ont pris le devant des théâtres des opérations. La preuve, ce document confidentiel signé du Général Benjamin Freeman Kusi, un officier togolais qui a décidé de soutenir le massacre des Ivoiriens pour garantir ses énormes indemnités onusiennes. En fait, c'est l'Afrique avec ses traites.

1- Contexte général

a. L'élection présidentielle en Côte d'Ivoire s'est tenue le 31 octobre 2010, avec un second tour le 28 novembre 2010. Les résultats de ces élections reconnus par la communauté internationale comme ayant été libre et transparentes sont rejetés par Gbagbo sous le couvert du Conseil constitutionnel qui l'a déclaré vainqueur. Résultat, le pays connaît une impasse avec deux présidents investis.

b. L'Onuci ayant suivi le processus et annoncé sur la base des faits le vainqueur de cette élection, Gbagbo a demandé son départ du territoire ivoirien. Cette demande fut rejetée par les Nations unies. Depuis ce jour, le Gouvernement dirigé par Gbagbo fait montre d'une grande hostilité envers les forces onusienne et celles-ci l'empêchent de conduire son mandat de même que les actions légitimes qui s'y rattachent. Préoccupées par la situation, les Nations unies ont autorisé le déploiement de 2000 soldats supplémentaires et 3 (trois) hélicoptères de combat.

2- Menaces

Il est important de prendre en compte les points suivants qui constituent des menaces au processus de paix:
a. Fdsci. Depuis le début de la crise, le commandement supérieur des Fdsci a fait allégeance à Laurent Gbagbo. En plus du contrôle que ces Forces ont sur des points stratégiques d'Abidjan, les unités des Fdsci ont renforcé leurs positions au Centre du pays pour contrer toutes attaques des Fafn en direction de la capitale. Néanmoins, il est de plus en plus probable que des divisions sur la base ethnique ou des difficultés financières et en logistiques pourraient apparaître à la longue au sein de cette Force.

b. La Garde républicaine et le CeCOS restent les forces les plus loyales à Gbagbo au sein de l'armée nationale. Les rapports indiquent que ces deux forces paramilitaires continueront d'être utilisées par Gbagbo comme moyens de répression contre les populations locales et d'obstacle à la liberté de mouvement de l'Onuci pour supprimer toute activité contre le régime de Gbagbo.

c. A l'Ouest du pays, Uprgo, Flgo, Miloci et Apwé sont les quatre milices organisées par le Fr00 avec plus de 3200 combattants, y compris un nombre important de mercenaires libériens. Leurs activités se sont accrues dans ces zones où elles procèdent à la mobilisation et aux recrutements des populations locales des deux frontières et des déclarations publiques de leurs leaders. Il apparaît clairement que ces milices, soutenues par les Fdsci seront les premières à provoquer et engager la confrontation ouverte avec les ex-rebelles.

d. Les groupes hostiles aux Forces onusiennes tels que les jeunes patriotes dont les éléments sont actuellement en formation militaire à Yopougon, Port-Bouët, Abobo Baoulé et Cocody Riviera. Ces éléments peuvent à tout moment mettre en péril l'ordre et la loi dans le pays.

3. Forces amies

Les forces suivantes seront aux côtés de l'Onuci Aor pour coordonner les actions de paix et de sécurité.

a. Composition militaire de l'Onuci. Les forces onusienne comptent globalement 10 bataillons d'infanterie et d'autres éléments.

(1) Secteur Ouest: 4 x bataillons d'infanterie, un signal platoon et un hôpital de niveau II.

(2) Secteur Est: 2x bataillons d'infanterie, un signal platoon et un hôpital de niveau II

(3) Secteur d' Abidjan: 2x bataillons d'infanterie et I x compagnie des Forces spéciales.

(4) Task Force- Hôtel du Golf: lx bataillon d'infanterie, lx Compagnie d'infanterie et lx infanterie platoon.

(5) Les biens de l'Onuci: lx bataillon d'infanterie comme force de réserve, 3x compagnie de génie civile, lx compagnie de transport, 3x unités d'aviation et une compagnie de soutien et de signal et lx Sos Unit.

c. Composition de l'unité de police de I'Onuci : 6 Unités Fpu autorisées sont déployées en Côte d'Ivoire.

d. La Force Licorne: La Force Licorne avec un effectif de 900 éléments a un mandat de soutien aux forces onusiennes.

e. Troupes de Unmil : Une unité aérienne (2x MI-8) basée à Bouaké.

4- Plan d'action

Le plan d'action et de renfort des troupes s'article de la manière suivante:

a. Après l'autorisation d'action des troupes sur le terrain par Unsc et l'accord de déploiement des troupes par le Tccs, les hélicoptères Uau arrivent en Côte d'Ivoire pour mettre en oeuvre un mandat précis.


b. Le mouvement des troupes en Côte d'Ivoire pourrait débuter le 28 février 2011.

c. L'Onuci et I'Unmil vont travailler de concert afin de mener à bien les termes de reconnaissance, de missions et des tâches dudit mandat;

d. L'Onuci et l'Unmil vont travailler de concert en vue de la réussite de la mise en oeuvre de ce plan de renforcement de leurs actions et missions.

5- Mission

Renforcer temporairement la capacité d'action de l'Onuci en lui octroyant et en déployant en Côte d'Ivoire 3x MI-24 hélicoptères de combat qui permettront à la Force onusienne de maintenir la paix et la sécurité dans le pays. Il s'agira dans un premier temps d'une force défensive et dissuasive. L'unité opérera surtout sur les axes Bouaké-Yamoussoukro-Abidjan mais avec une capacité opérationnelle sur l'ensemble du territoire national.

6- Exécution

a. Objectif: le déploiement des hélicoptères de combat de l'Unmil à l'Onuci servira à renforcer la capacité de la force aérienne actuelle de I'Onuci pour assurer définitivement la supériorité de cette force dans ce domaine.

b. Concept

(1) Les Hélicoptères MI-24 seront stationnés à Bouaké avec Ghanavn et Uau
(2) Les MI-24 seront sous Opcon de Fhq, Onuci
(3) Les hélicoptères partiront de Bouaké et seront ravitaillés en carburant à Abidjan( base de la Licorne) et Daloa.
(4) L'opération des MI-24 seront définies à partir du Fhq, Air Ops après accord du Fc.
(5) L'autorité pouvant autoriser des tirs émanant des MI-24 durant leurs missions et en fonction de la situation est Fc Onuci ou toute autre entité désignée par Fc
(6) Cco sera chargé de la communication avec Fhq (Fc) et le pilote de d'hélicoptère durant toutes les opérations.

c. Phases d'emploi: les hélicoptères seront déployés en deux phases:

(1). D'abord à Bouaké
(2). Puis à Bouaké et à Abidjan

d. Lieu de déploiement: la base principale des opérations est Bouaké et Abidjan servira de base pour les tâches opérationnelles menées.

(1) L'unité doit être capable de déployer les hélicoptères en engin unique ou en pair dans des lieux différents pendant un mois, renouvelable après la rotation de l'engin ainsi que du personnel.

e. Date de déploiement: 28 février à mars 2011.

f. Exigences

(2) Etre prêt à décoller en 16 minutes dans la journée de 08 h à 17h et un autre horaire maximal de décollage d'une heure.
(3 Etre en permanence capable de mener des missions même en cas de fermeture d'aéroport.
(4) D'assurer des patrouilles et escortes aériennes aux héIicoptères civils et aux véhicules
(5) D'assurer la reconnaissance et le soutien de tir au sol.
(6) Les hélicoptères doivent pouvoir opérer seul ou en formation en fonction de la tactique adoptée et de la nature de l'opération.
(7) Les hélicoptères doivent être fonctionnels 24h/24h et 7j/7j
(8) Deux hélicoptères doivent être disponibles chaque jour
(9) L'unité doit réaliser les effets suivants:
(a) Conduire des missions de patrouilles aériennes, avec démonstration de force dans les zones à haut risque, y compris avec des tirs de sommation;
(b) Protéger les signaux d'appels au sol avec les patrouilles armées au sol;
(c) Protéger et soutenir avec précision et dans le temps les éléments d'urgence au sein du Roe;
(d) Secourir le personnel à travers (Neo) qui travaille en collaboration avec les autres forces prêtes à rentrer en activité;
(e) Secourir et sécuriser le personnel avec les patrouilles de recherche.

g. Tâches Drimaires du MI-24 Uau

(1) Armer les escortes d'hélicoptères d'utilité
(2) Armer les escortes de soutien et de reconnaissance des convois au sol
(3) Mission de reconnaissance et de patrouille à travers Aor
(4) Démonstration de force à Abîdjan, dans les grandes villes du pays et les lieux de concentration de forces loyalistes soutenant l'Onuci
(5) Si nécessaire faire feu en soutien aux forces au sol sur ordre du chef de commandement
(6) Faire usage de tirs au cours des opérations de recherches et secours des éléments impliqués dans les opérations.

h. Tâches secondaires des MI-24 de l'Uau

(1) Observation, suivi et surveillance de l'équipage de l'hélicoptère
(2) Patrouille avec 6 soldats armés
(3) Recherche et délivrance
(4) Transport des troupes et logistiques

J. Assistance par l'armée des forces onusiennes: Fhq Air Ops, Ghanavn et Uau seront chargés d'offrir l'assistance. Les éléments de I'Onuci auront à mener les tâches suivantes:

(1) Air Ops
(a) Briefing nécessaire sur les menaces et autres constats de la situation.
(b) Localisation des zones et connaissance du terrain.
(c) Assister dans la reconnaissance des lieux importants et ciblés.

(2) Uau déjà déployé à Bouaké
(a) conduit des séances de briefing sur les rôles de l'aviation en soutien des forces onusiennes déployées en Côte d'Ivoire
(b) assiste dans la mise en place des plans d'atterrissage
(c) assiste dans la reconnaissance des sites importants
(d) assiste en matière technique et en ressources nécessaires pour la réussite des opérations.

k. Coordination des instructions
(1) la zone d'opération et de responsabilité de ces éléments sera le territoire entier de la Côte d'Ivoire

(2) Sécurité/Protection: SE sera chargé de la sécurité et de la protection des 3x hélicoptères MI-24. Ce qui demande aux éléments de SE de mettre en place leur plan de coordination.

(3) Déploiement: lorsque nous aurons obtenu le ok de Dpko/Oma, l'Unmil Fhq transmettra à toutes les unités concernées le plan de déploiement et mouvement ainsi le mode de réception.

7- Administration et logistique

a. Considérations logistiquesl Paramètres
(1) Ce renforcement est un mouvement tactique
(2) L' Uau travaillera en étroite collaboration avec Ghanavn/Uau pour faciliter la logistique administrative et de soutien (médical etc.)
(3) L'Onuci se charge de mettre à la disposition des unités les équipements, les armes et munitions nécessaires à l'accomplissement de la mission.



Benjamin Freeman Kusi


Général de brigade/ 
Chef de commandement des forces de l'Onuci

REVOLUTION DE SORO, ATTAQUE SUR ABIDJAN, MENSONGES AFFREUX CONTRE GBAGBO... : LA REUNION DE DJEKANOU QUI DEVOILE TOUT LE PLAN

 

Peuple ivoirien, ce plan diabolique, terrifiant et sanglant est en marche sous nos yeux!


Publié par www.encoreplustv.com, le 24 Février 2011.


Samedi 19 février 2011 - Dimanche 27 février 2011 : ATTENTION !!

L'information qui suit est le compte-rendu d'une réunion des rebelles (Fn-Rhdp) tenue secrètement à Djékanou (dans le Département de Toumodi, Centre de la Côte d'Ivoire).
Après lecture, nous déclinons toute responsabilité, quant aux désagréments que cela peut causer aux personnes dont les noms y figurent, tant le contenu y va de la vie de la Nation.



Une réunion s'est tenue le vendredi 11 février deux mille onze, de vingt trois heures à une heure du matin à Djékanou, à la résidence du premier adjoint au maire de ladite localité.

Elle était initialement prévue pour se tenir à l'hôtel «Aliébé», mais elle a été déplacée
sine die à cette résidence pour des raisons stratégiques.

Cette réunion discrète, nocturne et secrète a été délocalisée à Djékanou, contrairement à Toumodi où elle était initialement prévue, parce que les décisions antérieures de ce genre et avec les mêmes catégories de personnes, ont été dévoilées dans la presse.


Ce qui amène les animateurs et initiateurs desdites réunions à ne plus avoir confiance à certains chefs et notables de Toumodi et de certains villages des autres S/Préfectures. Djékanou, vu sa situation (excentrée de Toumodi et de la grande voie, donc discrète), devra être désormais, le point d'attraction de ces réunions, s'il devrait en avoir encore, avant les offensives, ont dit les animateurs de cette énième réunion de guerre tenue par ces rebelles dans le département de Toumodi. Cette réunion a vu la participation effective de quelques dirigeants des Forces nouvelles, notamment Alain Lobognon, accompagné d'une délégation d'environ dix personnes, de certains représentants départementaux du Rdret du Pdci, notamment l'ex-Daf du ministre de la Santé, sous Allah Kouadjo, représentant ce dernier qui, bien que présent à Toumodi pour cette réunion, n'a pu effectuer le déplacement de Djékanou, Jean-Marie (fils de la responsable Rdr de Toumodi), d'un représentant de M. Maurice Bandama (responsable Rdr de Taabo), de certains chefs de village et notables relevant des Sous/préfectures de Djékanou et de Kpouèbo, de certains cadres de ces localités. L'ordre du jour de cette rencontre très discrète avec quelques chefs de village sélectionnés et invités portait essentiellement sur la situation sociopolitique du pays et des actions en vue. Après informations et discussions, dans la plus grande discrétion, les décisions et informations suivantes ont été communiquées.

Objectif : Chasser le Président Gbagbo du pouvoir, par tous les moyens, quelles qu'en soient les conséquences, et l'assassiner, ainsi que tous ses soutiens.

  • Déplacement des armes stockées à divers endroits à Toumodi et ses environs dans de nouveaux endroits, vu la présence constante et en grand nombre des Fanci à Toumodi, ces derniers temps. Ceci, pour ne pas être démasqué. Certaines armes avaient déjà été convoyées vers Kpouèbo, Moronou, Ahirémou 2 et dans le village situé au bord du fleuve N'zi, dans la Sous-préfecture de Kpouèbo. Ces villages sont ceux de, respectivement, M. Tanoh Félix (ex-chef de cabinet d'Allah Kouadio (présent à cette réunion), l'ex-Daf d'Allah Kouadio, M. Jean-Marie Kacou Gervais, ex-ministre des Affaires étrangères. Ces personnes collaborant en tout temps avec la rébellion, donc dignes de confiance pour les actions prochaines à mener, et y prenant une part très active en vue de revenir aux affaires. Le convoyage des armes est assuré par l'Onuci, appuyée par des véhicules de particulier;
  • Convoyage des combattants prédisposés à Toumodi (étant connus des populations) vers Abidjan, par petits groupes de deux à trois personnes, par les moyens de transport en commun, notamment les cars de la compagnie Tcf de Dimbokro qui devront aussi transporter certains colis (armes) sur Abidjan, en vue de ne pas attirer l'attention des Fds qui ne fouillent jamais les coffres et bagages des véhicules, étant préoccupés par le racket. Un partenariat est obtenu à cet effet avec les dirigeants de ladite compagnie ;
  • Les responsables et animateurs des actions à venir devront s'appuyer désormais sur les villages des Sous-préfectures de Kpouêbo et de Djékanou, vu l'implication sans faille des cadres desdites localités;
  • La principale cible d'attaque reste Abidjan, car c'est là-bas que tout se trouve. Toumodi devra être attaqué au cas où la prise d'Abidjan échouerait (imminent) ;
  • A Abidjan, il est prévu l'attaque des centres émetteurs de la Rti basés à Abobo et à Akakro (Bingerville) par un commando étranger, à travers une guérilla urbaine. Cela devra être mis à profit pour éliminer de nombreuses Fds, pour la prise définitive d'Abobo et pour le contrôle de ces antennes qui devront être détruites en vue d'empêcher la diffusion des éléments concernant les activités du Président Gbagbo, de son entourage et de son gouvernement (imminent) ;

• Assassinat ciblé de nombreuses personnalités proches du Président Gbagbo dans des embuscades à elles tendues, par un commando spécial composé des éléments déserteurs des Fds qui ont rejoint, aujourd'hui, la rébellion et les forces spéciales étrangères (imminent) ;

• Attaque de la résidence du Président de la République à Cocody par des détachements de la Licorne et de l'Onuci, suite à un incident qu'ils provoqueront avec les Fds qui seront obligées de répliquer, vers le Golf. Ce qui sera donc utilisé comme prétexte pour cette attaque de la résidence du Président de la République par ces éléments qui ont déjà étudié et maîtrisé ladite résidence (imminent) ;

  • Les locataires actuels du Golf devront être transférés à Bouaké avant les attaques en vue de sauvegarder leur vie ;
  • Les véhicules de l'Onuci immatriculés UN 6600, UN 7982 et UN 8472 qui ont transporté, séparément, les rebelles pour cette réunion, sont chargés de convoyer certaines armes stockées à Toumodi vers Abidjan. Au cas où cela serait difficile, les transporter aux abords de la grande voie, afin de permettre aux troupes de la Licorne et de l'Onuci de les convoyer sur Abidjan (en cours) ;

• Attaquer les ambassades de la France et des Etats-Unis à Abidjan et imputer cela aux Fds et au régime du président Gbagbo. Cette attaque est confiée à un commando spécial, en vue de ne pas atteindre les personnels étrangers de ces institutions, l'Onuci, la Licorne et certains agents secrets américains veilleront au grain, en vue de contre-attaquer les Fds qui iront s'interposer à ces attaques (imminent) ;

  • Provoquer des affrontements très sanglants à Abidjan et dans certaines villes de l'intérieur, dont Toumodi, Dimbokro, Yamoussoukro, Dabou, San Pedro, Sinfra, Duékoué. Guiglo, etc, pour en faire de véritables carnages, dans le but d'imputer un génocide au régime en place. Cela aura pour effet, la mise en scène des institutions internationales qui actionneront tous moyens de pression pour la chute du Président Gbagbo (imminent);

• Organiser une véritable insurrection populaire, sous le couvert d'une révolution, à Abidjan et dans bien d'autres régions du pays (imminent) ;

• Attaque imminente (19-02-2011) sur Abobo, Yopougon, Cocody, Treichville, par les rebelles et de nombreux soldats étrangers qui sont déversés dans plusieurs communes d'Abidjan. Le point culminant de ces combats est Abobo ou est basée la rébellion armée;

  • Arrivée de nouveaux équipements et d'armement de pointe (envoyés par Choï) à Bouaké, ce qu'ils attendaient pour attaquer.Ce matériel et armement devra être convoyé sur Abidjan et ses environs par la Licorne et l'Onuci (en cours) ;
  • Toux ceux (civils, militaires, etc.) qui se mettront au travers de cette dernière bataille pour la prise définitive du pouvoir par Alassane, seront considérés comme des ennemis et traités comme tel (sans pitié) ;
  • Pour ce dernier et ultime combat, que le Président Gbagbo et son entourage n'en sortent pas vivants ;
  • Pour la révolution annoncée pour très bientôt (21 février 2011), que les villes telles que Toumodi, Yamoussoukro, Abengourou, Bondoukou, Daoukro, etc, en prennent une part active à travers des sorties de masse, en vue d'asphyxier les Fds ;
  • En cas d'échec de cette attaque, le pays sera coupé en deux avec Alassane et son groupe de l'autre côté. Dans ce cas-ci, tout devra être mis en œuvre pour rallier Toumodi, Yamoussoukro et Tiébissou à Bouaké, tout comme des villes de certaines régions de l'Est et de l'Ouest, cela, avec la complicité des populations desdites localités ;
  • Redéploiement de nouveaux combattants à Toumodi, comme renfort à ceux d'Abidjan, lors des combats, par l'Onuci et la Licorne et les moyens de transport en commun (en cours);
  • Des informateurs sûrs et crédibles sont au niveau de la police et de la gendarmerie (des Fds),
    ce qui les met au courant de toute la stratégie des Fds et de leur force de frappe.

• Attaquer fortement la Rti pour faire cesser toute diffusion d'information au plan national ;

A la question d'un chef de village (pour question de prudence, les noms des chefs de village n'étaient pas cités) de savoir ce qui s'est réellement passé aux élections pour que nous en soyons arrivés là et qui a véritablement gagné les élections, puisque le Président Gbagbo parle de fraudes à Bouaké et au Nord, donc de recompter les voix.

Réponse d'Alain Lobognon : « Aujourd'hui, il n'est plus question de chercher à savoir ce qui s'est passé et qui a gagné. Nous avons un objectif qui est clair, la chute de Gbagbo par tous les moyens. Nous avons commencé cela depuis 2002, et il est temps de terminer, puisque tous les ingrédients sont maintenant réunis pour cette cause. C'est vrai qu'il y a eu des irrégularités comme vous le dites, mais ce n'est pas Alassane qui s'est autoproclamé président, mais c'est plutôt, la Cei et le Représentant de l'Onu dans notre pays qui l'ont fait ; dès lors, il n'est plus question de revenir sur quelques irrégularités que ce soit, puisque ceux qui sont chargés d'organiser les élections n'ont pas trouvé d'incidence de ces irrégularités sur les résultats d'ensemble. Il y a aussi le fait que les mêmes fraudes incriminées se sont produites dans bien d'autres régions, notamment à l'Ouest et même à Abidjan. C'est vrai que nous n'avons pas saisi le Conseil constitutionnel de ces fraudes et irrégularités parce que nous étions sûrs de notre victoire et qu'aussi, Paul Yao N'Dré rejetterait cela avec des arguments fallacieux. Alassane a donc gagné et Gbagbo doit partir par tous les moyens.

Aussi, n'est-il plus question de recomptage de voix. Jamais ! Et même si les médiateurs le demandaient. Soyez sereins et confiants, votre candidat a gagné et il doit occuper le palais pour assurer les fonctions que vous lui avez confiées, c'est à cela que nous devons tous nous atteler et oublier qui a gagné quoi, nous ne sommes plus à ce stade. Vous avez voté quelqu'un qui a gagné, aidez-le à retrouver son fauteuil et travailler pour votre avenir et celui de vos enfants. Gbagbo ne fera jamais rien pour vous, les Baoulé, qu'il déteste à mort et il vous attend pour régler vos comptes s'il reste au pouvoir... ».

A la question d'un autre chef de connaître les soutiens et ceux sur qui compte le Rhdp pour mener cette guerre contre le Président Gbagbo qui est surarmé, qui a des mercenaires, des milices et qui a le soutien inconditionnel des militaires, selon ce qu'ils entendent. Parce qu'il faut engager un combat pour le gagner et non le perdre.

Réponse d'Alain Lobognon :
« Les soutiens sont nombreux et multiformes. Nous avons la France, les Etats-Unis, l'Union européenne et bien d'autres pays américains et européens. Au niveau de l'Afrique, nous avons les soutiens de certains pays frères, tels que le Sénégal, le Nigeria, le Burkina Faso et bien d'autres qui nous fournissent des armements et des soldats. Au niveau de l'armée, nous avons le soutien de l'ensemble de toutes les forces, surtout de la gendarmerie et de la police où nous avons des soutiens assez crédibles qui nous dévoilent toutes les stratégies des éléments de Gbagbo, ainsi que leur force de frappe. Nous sommes donc équipés en moyens de les contrer et les vaincre, soyez sûrs et n'ayez aucune crainte. Les vrais militaires ivoiriens sont avec nous, mais gardent le silence et attendent le moment opportun pour nous rejoindre, c'est le cas du capitaine Allah Yao. Tous ceux que vous voyez faire du tapage pour Gbagbo sont des miliciens et des mercenaires que nous connaissons bien, et que nous allons mater, le moment venu. Nous avons de grands soutiens dans la hiérarchie militaire, mais nous ne saurons vous communiquer des noms ici, pour une question de prudence. C'est ce qui fait que tous les coups des éléments de Gbagbo pour nous déloger, échouent, parce que nous en sommes informés et nous nous préparons en conséquence.

Au niveau national, nous avons le soutien sans faille de Bédié et du Pdci et de plusieurs autres partis politiques, et même de plusieurs organisations de la société civile. Nous avons aujourd'hui, les hommes et le matériel qu'il faut pour déloger Gbagbo et il n'a aucune chance de s'en sortir, soyez en sûrs... ».

Tanoh Félix (ex-chef de cabinet d'Allah Kouadio) : « Nous au Pdci, nous sommes avec Alassane, et Bédié nous envoie vous dire de le soutenir jusqu'au bout, parce qu'il a gagné les élections et il doit assurer ses fonctions de chef d'Etat. Tous vos enfants sont avec Alassane, c'est pourquoi, vous nous voyez avec ses envoyés. A Toumodi ici, nous travaillons avec le Préfet, les Sous-préfets d'Angoda, de Toumodi et même le Préfet de Région de Yamoussoukro. Vous, nos parents, vous devez nous soutenir et nous adresser vos bénédictions pour cette lutte qui n'est pas facile, mais que nous allons gagner, grâce à vous. Gbagbo n'aime pas les Baoulé et il est prêt à faire les funérailles de Kragbé Gnagbé avec les corps des Baoulé, ce qu'il a voulu faire depuis, et la guerre a éclaté.

Maintenant que nous ne l'avons pas voté aux élections, nous sommes foutus avec lui s'il reste au pouvoir. Nous devons donc tout mettre en œuvre pour le chasser du pouvoir et on verra la suite après. Regardez dans son nouveau gouvernement, quel est le vrai Baoulé qu'il a nommé? Il n'y en a pas ! Prenons donc conscience et soutenons ceux qui vont travailler avec nous. Alors, soutenons Alassane, tout en oubliant tout ce qui s'est passé avant... ».

A une autre question d'un chef de savoir comment les choses vont se passer pour éviter des morts d'hommes. Pourquoi ne pas régler cette crise par le dialogue et c'est à la guerre que nous recourons ? Pourquoi vouloir mêler Toumodi à ces histoires de guerre et pourquoi Toumodi doit être rattaché à Bouaké ? Nous sommes tous des frères et il est vraiment nécessaire que nous nous entendions que de vouloir faire la guerre à notre propre pays qui en souffrira avec les populations, tel que ce que nous avons vu à Bouaké et dans d'autres pays. N'est-ce pas pour ces cas de nombreux morts que les autres chefs ont dû signaler tout ce que vous préparez ? Parce que nous sommes des chefs de village, et notre rôle est de protéger les vies de nos enfants, et non préparer des coups pour les tuer. Et pourquoi vouloir diviser le pays, avec deux présidents ? Si Gbagbo dit qu'il a gagné et que nous n'avons aucun autre moyen que la guerre pour le faire partir, autant le laisser là pour finir son mandat et se retirer et on verra la suite après. Et qui a volé les voix de Bédié pour les donner à Gbagbo ? (Il a été presque hué à la fin de ses propos).

Réponse d'Alain Lobognon (sur un ton de colère) : « Nous n'avons pas affaire aux populations, mais à Gbagbo et à ses gens. Si tout le monde reste tranquille, il n'y aura pas de morts d'hommes, mais puisque les éléments de Gbagbo tenteront de s'interposer, nous serons sans pitié pour eux. Notre objectif, c'est Gbagbo et son entourage et c'est tout. Toumodi est un endroit stratégique dans ce que nous préparons, parce que facile d'y relier Abidjan. Si nous voulons de Toumodi, c'est pour vous sauver, vous les Baoulé, des griffes de Gbagbo qui sera sans pitié pour vous s'il reste au pouvoir. Ce n'est pas de Toumodi seulement que nous voulons, mais bien d'autres villes. Les mêmes réunions qui se tiennent ici, se tiennent aussi à Daoukro, Abengourou, Bondoukou, Bouaflé et autres. Nous avons donc besoin de votre soutien et de vos bénédictions. Car sans votre soutien, nous ne réussirons pas ce que nous voulons faire et tout le monde en souffrira après.

Si Bouaké, Sakassou, Béoumi et autres sont avec nous, c'est parce que nous avons le soutien de populations qui coopèrent pleinement avec nous et sont d'accord pour ce que nous faisons.
Rassurez-vous, il n'y aura pas de combat à Toumodi, sauf  les éléments de Gbagbo qui vont venir régler leurs comptes avec vous. Nous, nous ne viendrons que vous protéger. Il y a aussi le fait que la république d'Alassane sera plus prospère, avec ses alliés européens et américains. Voilà un peu ce pourquoi nous voulons Toumodi avec nous, mais il faut retenir que c'est un endroit stratégique pour nous, en matière de combat à Abidjan. Gbagbo ne doit plus rester au pouvoir, parce qu'il est mauvais. Les médiations ne nous concernent pas, parce que nous n'en sommes pas demandeurs. Le Président Gbagbo ne cédera jamais à quoi que ce soit, donc il vaut mieux le faire partir par la force que de tramer avec lui. La plaisanterie a assez duré ».

Tanoh Félix: Après le premier tour, Gbagbo a perdu, mais il a menacé les gens de la Cei avec ses milices et mercenaires, c'est ainsi que les voix de Bédié lui ont été accordées, parce qu'il refusait de partir du pouvoir. Tout le monde était convaincu qu'il serait battu au deuxième tour et qu'il s'en irait. Malheureusement, il refuse de partir. Nous n'avons pas d'autre choix que de le contraindre à partir. Parce que si Gbagbo reste, nous sommes morts, soyons-en sûrs. Au niveau des autres départements, tout le monde est d'accord pour le faire partir par la force, mais ici, nous avons pitié, comme si Gbagbo sait ce que nous vivons ici. Il nous faut nous décider ».

Pour clore la réunion, Alain Lobognon a rassuré les chefs de village sur l'opportunité de cette bataille pour le triomphe de la démocratie. Alassane nous envoie vous dire que vous l'avez élu et vous lui avez confié une mission qu'il entend réaliser avec amour et pour le bien de tous. Il a de grands soutiens qui peuvent développer ce pays. Gbagbo n'est pas crédible et c'est un criminel, il faut l'enlever de là, et l'envoyer rejoindre tous ceux qu'il a assassinés jusque-là. Nous n'avons pas affaire à la population, soyez-en sûrs et nous comprenons vos positions, mais nous ferons de notre possible pour le faire partir. Nous demandons le soutien de vos populations, le moment venu. Toumodi est stratégique pour tous.
Si Gbagbo a envoyé ses soldats ici, c'est parce que votre région est importante, il vous revient donc de faire obstacle à ses actions noires. Car il ne vous aime pas, et il est prêt à vous sacrifier. Réfléchissez-y et aidez-nous à régler son cas, une fois pour de bon. Le Président Alassane sera très bientôt ici pour vous parler, une fois au pouvoir. II nous charge de remettre la somme de cinquante mille (50.000) francs à chaque village présent », a terminé Alain Lobognon.



Réunion de DJÈKANOU

Source : ENCORE PLUS TV

 

NB : Les attaques ont débuté depuis la semaine dernière et iront crescendo. Que DIEU protège et bénisse la Côte d'Ivoire !

samedi, 26 février 2011

LA LICORNE ESPIONNE LES FDS POUR LE COMPTE DES INSURGES DU RHDP: LES PREUVES

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La ville d'Abidjan est en ébullition depuis quelques jours: affrontements, dénonciations d'indicateurs à la solde des rebelles, assassinats, tueries et exode de populations défigurent la capitale économique ivoirienne.

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Le commando du RHDP sème la mort dans nos quartiers avec la complicité de la force Licorne française, qui espionne les positions et l'équipement militaire des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d'Ivoire pour le compte des insurgés et par rapport aux plans qu'elle compte mettre en oeuvre dans les prochains jours.

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Ces documents en PowerPoint le prouvent amplement.

Cliquer sur: DOCUMENT 1

Cliquer sur: DOCUMENT 2

 

Que Dieu garde et bénisse la Côte d'Ivoire!

CRISE POSTELECTORALE: L'IMPOSSIBLE «REVOLUTION» ET LA PROBABLE NEGOCIATION AVEC LA FRANCE



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Le développement de la crise postélectorale ivoirienne dévoile, chaque jour que Dieu fait, les curiosités de l'action politique en même temps qu'elle montre comment la soif du pouvoir peut conduire à tout, notamment la cupidité, le cynisme, le machiavélisme, la capacité de tuer en soi toute honte, etc.


1. L'impossible révolution

Pour porter Alassane Ouattara au pouvoir, Guillaume Soro et les siens ont décrété une "révolution à la Tunisienne". Censée débuter à Abidjan le 21 février, date de l'arrivée du groupe de haut niveau, chargé par l'Union Africaine, du "règlement de la crise, dans des conditions qui préservent la démocratie et la paix", c'est finalement sur Bouaké, capitale de la rébellion que Soro Guillaume s'est replié pour la mise en œuvre de son projet. Alors que les rebelles prédisaient un déferlement humain, c'est dans un stade à peine plein au quart que s'est tenu le meeting inaugural de cette "révolution". Cela ne surprend que ceux qui connaissent assez mal le rapport de force entre les acteurs politiques ivoiriens.

Une révolution suppose un soulèvement populaire qui s'accompagne ensuite du ralliement et du soutien de l'armée régulière, émanation du peuple. Alassane Ouattara ne peut réunir aucune des deux conditions. D'abord le soulèvement populaire est improbable.
Ensuite, l'Armée Républicaine ne peut pas rallier les actes terroristes actuellement en cours. En effet, comme nous l'écrivions dans une contribution précédente, parce qu'il n'a jamais fait l'Armée et aucune préparation militaire, Ouattara ne connaît pas l'Armée, ni la notion du moral des troupes.

Il ne connaît pas le peuple qu'il veut gouverner. Il ne connaît donc pas son Armée. Alassane Dramane Ouattara a vilipendé cette armée lors d'un de ses passages à Bouaké au point de susciter les protestations de son CEMA. Le Dr Alassane Dramane Ouattara et ses alliés ont mis cette armée sur le même pied d'égalité que la rébellion et a exigé son désarmement au même titre que la rébellion afin que la Côte d'Ivoire soit sous la tutelle de l'ONU. Traitée par Alassane Ouattara de tous les noms en 2004, suite à l'opération "Dignité", cette armée ne peut pas s'humilier davantage par une capitulation. De tout temps, pour Alassane Ouattara et les siens, cette armée a été incapable de se battre et n'a eu recours qu'aux mercenaires. Son ralliement reviendrait à insinuer que "vaincus par les rebelles", l'Armée ivoirienne et les Généraux des FDS doivent désormais faire allégeance à Soumaïla Bakayoko et Gueu Michel, si ce n'est à Chérif Ousmane. Or cette Armée a déjà fait allégeance à Laurent Gbagbo.

2. Les attaques répétées des rebelles contre les Fds

A Abidjan, des éléments des Forces de Défense et de Sécurité (Fds), commis à la défense des institutions républicaines et à la protection des biens et des personnes sont massacrés par des rebelles. Il se trouve des journaux pour s'en réjouir à mots couverts. Alors que le camp Ouattara parlait jusque là de manifestants civils, sa presse se livre désormais à l'apologie d'un "mystérieux commando", après avoir appelé à l'assassinat de Laurent Gbagbo et du peuple ivoirien par les forces de l'Ecomog. La radio de l'Onuci, a quitté sa mission de paix pour devenir pire que la "radio mille collines" et c'est elle qui se prête au décompte macabre des chefs rebelles qui se vantent, sur les ondes de cette radio, d'avoir tué "80 éléments des Fds" à Zouan-Hounien, dans l'ouest du pays (information démentie dans un communiqué officiel des Fds, ndlr).

Ces policiers, ces gendarmes qui meurent au service de la nation n'ont, aux yeux d'Alassane Ouattara et de Soro Guillaume, aucun droit, pas même celui de la légitime défense. Ceux qui sont lourdement armés et qui tuent aujourd'hui, "deviendront" demain des manifestants aux mains nues! Quel cynisme! Pour le pouvoir, Ouattara va-t-il confirmer cette confidence d'un membre du panel et qui l'assimile à "un médecin affecté dans un centre de santé et qui attend la mort de tous les malades, avant de s'y rendre"?

3. L'Ua, la Cedeao et Odinga

Récusé dans la résolution de la crise ivoirienne par le président Laurent Gbagbo en raison de son entêtement à être partisan, le premier ministre kényan Raila Odinga, ancien médiateur de la crise ivoirienne, vient de donner de la voix le mercredi dernier. Pour lui, un recours à la force pour chasser du pouvoir le président Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire est toujours envisagé en cas d'échec de tout changement de régime pacifique. Ne se contentant pas des propos qui trahissent son bonheur de la souffrance des Ivoiriens du fait des sanctions injustes qui frappent leur pays, Raila Odinga, dont le pays n'est pas membre de la Cedeao, parle au nom de cette organisation sous-régionale, soutenant que "La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et l'Union africaine ont clairement indiqué qu'au cas où les négociations pacifiques ne débouchent pas sur un résultat positif, l'usage légitime de la force est une option qu'ils étudieront" avant de rappeler que cette hypothèse avait déjà fait l'objet de réunions préparatoires de la part "des généraux (des pays membres) de la Cédéao".

Celui dont le poste de premier ministre est la résultante de milliers de morts au Kenya avant d'aboutir au partage du pouvoir, joue le "va-t-en guerre" pour le compte de la Cedeao qui elle-même n'apprécie pas l'objectivité de Jacob Zuma pourtant régulièrement mandaté par l'Ua. Victor Gbého, le président de la Commission de la Cedeao qui a rejoint le panel après avoir tenté de saboter sa mission, avait publiquement étalé ses humeurs, au titre de "scènes de jalousie" face à un Jacob Zuma dont la sérénité et l'objectivité avaient fini par mettre la Cedeao sous l'éteignoir. La seule présence d'un armement sud-africain au large des côtes ivoiriennes avait déclenché la protestation de la Cedeao qui pleurnichait de n'avoir pas été prévenue de la présence de ce bateau, pourtant en mission de sécurisation de la visite du président Zuma. Alors que des navires de guerre européens mouillent au large des côtes ivoiriennes sans émouvoir personne. Quel complexe!

4. L'UA et la France

Les violences meurtrières initiées dans le cadre de l'arrivée du panel des chefs d'État mandatés par l'Union Africaine (UA) s'intensifient alors que ce panel vient d'achever sa mission de médiation auprès des protagonistes de la crise postélectorale ivoirienne. Les présidents mauritanien, tanzanien, sud-africain, burkinabé et tchadien devraient se retrouver "prochainement" à Nouakchott en vue de prendre "des décisions contraignantes" pour toutes les parties.

L'on se rappelle qu'à la veille de cette mission, le camp Ouattara déclarait à qui voulait l'entendre que la mission du panel consistait à l'installation d'Alassane au pouvoir, Zuma venant "chercher son ami Gbagbo". Mais le panel ayant repris le travail des experts qui l'ont précédé à Abidjan, le dossier résultant semble faire s'envoler bien des illusions. La seule lettre de Sarkozy au président de la CEI a de quoi à faire tomber des nues plus d'un responsable africain devant un tel cas flagrant d'ingérence. Le porte-parole de la CEI et l'ambassade de France ont beau nier l'existence de cette lettre, elle est bel et bien authentique. Si le panel s'accorde le temps de la décision, c'est peut-être bien parce que les chefs d'Etat africains se rendent bien compte que la solution n'est guère entre les mains d'Alassane Ouattara, mais entre celles de Paris.


Source: IVOIREVOX

COTE D'IVOIRE - LE PANEL DE L'UNION AFRICAINE PROPOSE DE REVENIR AUX ACCORDS JAMAIS RESPECTES DE OUAGADOUGOU

 

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Alassane Ouattara, mis K.-O. par Jacob Zuma et le panel de l'UA


28 novembre 2010 au soir. Second tour de la présidentielle ivoirienne. Au regard du taux de participation, de près de 10 points inférieur à celui, remarquable, du premier tour, les plus chevronnés observateurs l'annoncent : Laurent Gbagbo ne peut pas perdre. Avec les plus de 80% de participation du premier tour, Alassane Ouattara pouvait espérer le battre, à condition de bénéficier des reports pleins et entiers des suffrages recueillis par le troisième candidat, l'ancien président Henri Konan Bédié. Avec les à peine 70% annoncés tout à la fois par Youssouf Bakayoko, président de la Commission électorale (soi disant) indépendante (et en fait ouattariste) et par France 24, la messe était dite et ADO cuit... Une large part des partisans de Bédié avaient préféré ne pas aller voter, incapables, contrairement à leur candidat, de se résoudre à élire Ouattara - fut-ce pour battre Gbagbo. C'est là que le putsch médiatico-politique a débuté vraiment... D'un peu partout fusèrent des mails, sms et bientôt même des tweets. Qui tous, au contraire, annonçaient un irréel et irréaliste score de près de 55% en faveur de... Ouattara ! La CEI se mit au boulot. Les (ultra minoritaires) favorables à Gbagbo en son sein dénoncèrent rapidement des fraudes massives, des registres électoraux falsifiés, des signatures absentes ou contrefaites... des bureaux de vote où Gbagbo ne recueillait pas un suffrage, alors même que ses représentants étaient présents, puisque leurs "signatures" apparaissaient... d'autres où le nombre de suffrages exprimés (bêtise, mépris et suffisance des tricheurs) est supérieur à celui des inscrits... bref, une pantalonnade électorale. Réalisée d'autant plus facilement que le Centre et le Nord du pays, sous contrôle rebelle, n'ont jamais été démilitarisés. Bravo l'ONU. Avec ses deux pantins, Ban Ki Moon le controversé et Choi la Muppet. R esponsables du non désarmement des rebelles de Guillaume Soro, financés depuis septembre 2002 par ADO et soutenus quasi officiellement par la France, via le Burkina Faso de Blaise Compaoré.

La CEI, incapable de "consolider sur la base du consensus" des résultats faussés, il fut essayé de proclamer illégalement des résultats bidon, donnant ADO vainqueur. L'image de cette feuille mensongère arrachée des mains d'un escroc électoral fit le tour des médias occidentaux (et donc africains, déplorons leur suivisme confinant à l'aliénation). Image, comme le scrutin, détournée de son sens... Infoutue donc de produire des résultats fiables dans son temps de compétence, la CEI devait techniquement céder la place au Conseil constitutionnel. (Ce qu'elle finira par faire, d'ailleurs, au regard du strict respect des institutions ivoiriennes et des accords de Ouagadougou, qui jamais n'ont mis aucune autorité au-dessus des institutions nationales). Mais sous les pressions conjuguées des ambassadeurs français et américain, Bakayoko fut "extrait" de la CEI. Pour aller annoncer, Choi l'a avoué, les frauduleux résultats à l'ONUCI. Muppet Choi refusa. Il veut bien certifier les conditions de vote calamiteuses, les bourrages d'urnes et les violences. Mais pas assumer l'annonce. On opta pour l'Hôtel du Golf. (Il faut avoir entendu Bakayoko, des semaines plus tard, sur la coopé-loniale RFI, oser prétendre qu'il ignorait que le dit hôtel était le QG de Ouattara !).
La suite, chacun la connaît : le Conseil constitutionnel ivoirien a annulé des votes - comme la CEI l'avait fait avec les suffrages de la diaspora ivoirienne en France. Et proclamé Laurent Gbagbo vainqueur des élections et nouveau président de la république de Côte d'Ivoire. Un Conseil constitutionnel dont aura été mise en doute une légitimité sous la protection de laquelle pourtant et Sarkozy, le 2 décembre, puis Ouattara, le 4, auront tenté de se placer.

Depuis, Ouattara, "reconnu" jusque sur Mars mais incapable de soulever un mouvement populaire, est le pauvre président du peuple, héroïque et spolié de sa victoire par le dictateur Gbagbo, avec ses bras longs et bolloréens, ses mains pleines de doigts patriotes ensanglantés ! L'hollywoodien film était en marche. Sarkozy, bien avant Alliot-Marie, Fillon et le monokineur Boris Boillon, mettait la diplomatie et la politique étrangère française sur le trottoir. Comme Chirac, refusant d'honorer en 2002 des accords de coopération militaire, lorsque la meurtrière rébellion s'élança, sous prétexte de ne pas défendre Gbagbo, déjà.

Les missions de conciliation de l'Union africaine ou les menaces de la Cédéao, toutes, ont fini par achopper sur une réalité : Ouattara a triché... et par conséquent, suite à l'élimination, régulière, logique et morale du tricheur : Laurent Gbagbo a gagné. Comment l'avouer sans se dédire ? Même les médias ne savent pas faire ça. Depuis mi janvier et les premières révélations du forfait, chacun l'a compris, la question est moins de savoir comment déloger le légitime vainqueur Gbagbo, que de réussir à soustraire le perdant grugeur Ouattara. Le moins indignement et le moins violemment possible. Comment épargner ses soutiens et souteneurs notoirement impliqués. De Sarkozy à Soros, avec son avion "prêté" à ADO et les officieux et subventionnés services de Human rights watch, ses communiqués aussi invérifiés qu'invérifiables sur des charniers aussi inexistants que nécessairement gbagbistes. En passant par les lobbyistes d'Avaaz et les spéculateurs de cacao d'Amarajo. Faure Gnassingbé, président togolaid dynastique aussi illégitime qu'Ali Bongo. Et Wade, bientôt centenaire. Le remplaçant, le joker nigerian Goodluck Jonathan. Blaise Compaoré, là depuis 23 ans... Comment retenir le violent Soro, l'éternel rebelle qui a compris lui que Ouattara était rincé. Mais qui doit des comptes à ses hommes, ses chefs rebelles régnant sur le Nord et le Centre depuis 2002 au prix de 10 000 morts (jamais dénoncés par "la communauté internationale" ou les ONG).
Au final, les yeux baissés ou avec soulagement, les deux parties ont accepté de s'en remettre à l'Union africaine. Un panel de présidents africains a été désigné lors du sommet d'Addis Abeba. Sarkozy réussira à y imposer le soldat français Compaoré, pourtant plus que partie prenante et partial. Par trouille de l'influence et du poids de l'Afrique du Sud de Zuma, également sollicitée. Et bien moins mauviette que celle de Thabo Mbeki. Preuves par l'absurde que l'atmosphère a changé : presque plus du tout de sujets sur la Côte d'Ivoire à la télé française... loin de la curée raciste des semaines folles de décembre. Loin de la désormais embarrassante Côte d'Ivoire.

La semaine dernière, le pitre sanguinaire Soro lança sa "révolution tunisienne de Côte" d'Ivoire (ou égyptienne, tant il serait en peine de les distinguer). Elle devait démarrer d'Abidjan à partir du 21 février. Entre amateurisme et décadence. Aussi aveuglé que Ben Ali ou Moubarak. Refusant de voir que même dans une localité comme San Pedro, pourtant dirigée par un ouattariste, plus personne pour "les rebelles" ne se lèvera... Soro se ravise et décide que sa révolution finalement démarrera à Bouaké. "Fief rebelle". Ou ville martyre. Et le 19 plutôt que le 21. Soro "le séquestré", qui, depuis des semaines, butine et lutine les primatures et présidences africaines (au point de se faire éconduire par Zuma qui refusera de le recevoir !). En quête de soutiens à ramener à la Ruche du Golf Hôtel reconnue par l'ONU. Soro arrive le jour dit à Bouaké. Mais tout seul : le public n'est pas venu. Le voilà obligé de transformer le fiasco en une rencontre, sûrement prévue de longue date, avec des chefs coutumiers et religieux...
Le 21 février, toujours dans l'indifférence médiatique, le panel arrive à Abidjan. Enfin, presque. Les jeunes patriotes ivoiriens dévoués au ministre Charles Blé Goudé, en manifestant à l'aéroport contre sa venue, ont réussi à faire renoncer le Mobutu de Thomas Sankara, Blaise Compaoré. Laurent Gbagbo a reçu le panel. S'est expliqué. A présenté les pièces du dossier omises ou occultées par Choi. Alassane Ouattara, ultime chochotterie, a d'abord refusé de rencontrer Zuma. Sous prétexte de l'absence de Compaoré. (Rires). Le reste du panel, le Mauritanien Ould Abdel Aziz, le Tchadien Idriss Déby et le Tanzanien Jakaya Kikwete, a été ferme : avec Zuma ou rien. De cela non plus, la presse occidentale ne se fit pas l'écho. Puis Ouattara a cédé. Au même moment, l'opportune Amnesty International publie elle un communiqué qui dénonce les violations des droits de l'homme des deux camps. Quelle pondération soudaine ! Jusque-là, qui aurait osé admettre que, bien que peu nombreux, les partisans à mains nues de M.Ouattara étaient singulièrement dotés en armes à feu lourdes et légères ?

Zuma prévint qu'il ne voulait pas voir de "rebelles" aux abords du Golf quand il y serait. (Est-ce pour ça que Soro est parti ?). Quelques dizaines de jeunes ouattaristes en retard d'une conspuation l'accueillirent en l'injuriant. Derniers râles. À l'intérieur, c'est lui qui donne le la. Le pauvre Alassane, le regard vidé, décomposé, hagard, débite un texte aussi insignifiant et pleurnicheur que ses rares interventions télé. Au bout de 3 minutes, il commence à mentir, à prétendre qu'il a gagné les élections, que les mini émeutes que certains de ses partisans essaient de faire démarrer, depuis deux jours, en espérant les voir dégénérer assez pour justifier une intervention franco-onusienne, sont en fait des manifestations pacifiques de bienvenue au panel ! Et que c'est le camp Gbagbo qui en a fait des bains de sang... Sauf que Zuma l'arrête. "Stop, stop, stop..." Il vient de se faire insulter par les jeunes ouattaristes, il connaît leur pacifisme. Toujours poli, il se contente d'exhorter Ouattara à entrer dans la discussion et les photographes à sortir.

À l'heure où nous publions ces lignes, le panel ne s'est toujours pas officiellement prononcé, quand aux propositions "contraignantes pour les deux parties" qu'il doit formuler. Ce qui n'empêche pas l'AFP et ses relais depuis hier après midi de spéculer sur un éventuel partage de pouvoir... ou un pouvoir tournant sur deux ans... Ultime manière de minorer et déconsidérer le cinglant désavoeu. Un des conseillers de Laurent Gbagbo (et il vaut bien après tout l'AFP et ses mensonges répétés en qualité de source), Alain Toussaint, a depuis hier soir, après le départ de Jacob Zuma, affiché sur facebook un statut aussi serein que vraisemblable, si l'on en juge la débandade et le black out français : "Jacob Zuma et les Chefs d'Etat du panel de l'UA opposés au partage du pouvoir. Propositions : Laurent Gbagbo demeure à son poste de Président de la République jusqu'à l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle. Préalables : désarmement effectif des rebelles et des milices, révision et nettoyage du fichier électoral, redéploiement de l'Administration sur toute l'étendue du territoire national." C'est à dire, en somme, un retour aux accords de Ouagadougou jamais respectés...

De sources dignes de foi et proches du dossier, en provenance d'Afrique du Sud et de Guinée Équatoriale, dont le président Obiang Nguema dirige actuellement l'Union africaine, on serait bel et bien sur cette ligne-là.


Dessin: Fabien Hulot - Texte: G.P


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

jeudi, 24 février 2011

LA LETTRE QUE SARKOZY NIE AVOIR ENVOYE A BAKAYOKO

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Lettre de Sarkozy à Youssouf Bakayoko: Quand la vérité rattrape le mensonge.

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Pour voir et lire la lettre dans un format plus grand et plus net, cliquer:

ICI

 

 

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Zuma refuse de recevoir l'ambassadeur de France venu faire du lobbying pour Ouattara

 

La publication du courrier qui a trahi le mépris du Président français Nicolas Sarkozy vis-à-vis des autorités ivoiriennes et leur peuple, trouble le sommeil de l’expéditeur. Lui qui croyait agir en toute discrétion, se trouve au centre d’une honteuse affaire. Si bien que Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bosca cherche à réparer l’irréparable.

Toute honte bue, le président français dépêche en ce moment, des émissaires français dans des capitales africaines, pour essayer de redorer le blason. Arguant que sa lettre à Youssouf Bakayoko (Cei), dans laquelle il lui enjoignait, à mots couverts, de prononcer les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre 2011, en Côte d’Ivoire, en faveur du candidat Alassane Dramane Ouattara, n’a jamais existée. Une manipulation française qui ne dit pas son nom. Mais le Président sud-africain Jacob Zuma à qui il a voulu faire avaler le gros mensonge, a refusé de recevoir l’Ambassadeur de France (en Afrique du Sud). Ce dernier avait été dépêché par son patron auprès du président sud-africain, pour remettre en cause « l'authenticité » de la lettre du Président français Nicolas Sarkozy à Youssouf Bakayoko.

Trop tard. Cette fameuse lettre qui a précipité la Côte d’Ivoire dans un conflit post-électoral a été déjà présentée à Sem Jacob Zuma ainsi qu’aux Présidents Jakaya Kikwete de la Tanzanie, Idriss Deby du Tchad et Mohamed Ould Abdel Aziz de la Mauritanie, par le Président Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire, lors de leur mission

du Panel de l’Ua à Abidjan. Il en sera de même partout où le fils chanceux de M. Nagybócsai Sárkozy Pál tentera de cacher le soleil avec la main. A cette allure, il faut s’attendre que Sarkozy fasse le tour des Palais présidentiels des chefs d’Etat membres du Panel de l’Ua, dans la crise ivoirienne qu’il a créée de toutes pièces. Mais des humiliations successives l’attendent. Son système de lobbying prendra ainsi un coup dur dans sa volonté de nuire à un peuple qui ne demande que le respect de sa souveraineté. Et c’est tant mieux ainsi !


Frimo D. K (Quotidien LE TEMPS)

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LA NATIONALISATION DES BANQUES FRANÇAISES EN COTE D'IVOIRE, UN TOURNANT HISTORIQUE POUR LES IVOIRIENS


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Dr Prao Yao Séraphin, Economiste, Enseignant-Chercheur


Ces derniers temps, la situation économique évolue plus vite que les questions sociopolitiques en Côte d'Ivoire. Et pour cause, la France, par le biais, de ses relais au sein de l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), agitée par une schizophrénie, s'attaque sans fondement, à la locomotive de la zone UEMOA.  On sait que depuis le deuxième tour, un contentieux électoral s'est transformé  en une crise internationale au regard des acteurs impliqués.

Le jeudi 23 décembre 2010,  sept ministres des finances de l'UEMOA ont autorisé uniquement les représentants du Dr Alassane Ouattara, à gérer les comptes de la Côte d'Ivoire. En plus, le Conseil a décidé « que les représentants régulièrement désignés par le gouvernement légitime de Côte d'Ivoire sont les seuls habilités à prendre des mesures relatives au fonctionnement de l'UEMOA au nom de ce pays ».

Ces délinquants économiques ont remis le couvert à la conférence des chefs d'Etat, le 22 janvier 2011à Bamako, pour adopter une position commune sur le dossier Ivoirien. Sous la pression des chefs d'Etats africains réunis en sommet à Bamako (Mali), Philippe-Henry Dacoury-Tabley, le gouverneur ivoirien de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO),  a été contraint de démissionner.

Faisant suite à ce « coup d'Etat économique et bancaire » au sein de la BCEAO, le président Laurent Gbagbo, a pris, le 25 janvier 2011, un décret de réquisition de la direction nationale ainsi que les Agences nationales de la BCEAO. Mais c'est mal connaître les ennemis de la Côte d'Ivoire, comme le diable, ils sont persévérants. Dans le souci permanent d'asphyxier l'économie ivoirienne, la France, use de tous les moyens. Plus de sept millions d'ivoiriens (les paysans) n'arrivent pas à vendre leurs produits : le cacao et le café.

Contrairement à ce qu'elle a fait en Guinée avec le déversement de faux billets, lorsque ce pays avait décidé de sortir de la zone franc pour créer sa monnaie, cette fois-ci en Côte d'Ivoire, la France décide de fermer sans préavis, les filiales des banques françaises.  En effet, le 14 février 2011, la BICICI et la CITIBANK (américaine) ont fermé leurs portes à leurs clientèles. Le 17 février,  c'était au tour de la SGBCI de fermer, elle aussi ses portes.

Face à cette autre provocation, le président de la république de la Côte d'Ivoire, a pris ses responsabilités en réquisitionnant la BICICI et la SGBCI.

Les médias français ont vite fait de condamner « ces nationalisations » de banques françaises en Côte d'Ivoire, comme si c'était une nouveauté dans l'histoire des pays. Mais force est de constater qu'en Côte d'Ivoire, deux termes nouveaux font leur apparition : la réquisition et la nationalisation.

Nous proposons ici d'éclairer les ivoiriens sur les nationalisations en économie et les conditions dans lesquelles, elles surviennent. On s'apercevra très vite que, les pays industrialisés sont les champions de la nationalisation, la France en tête. L'histoire récente de la crise financière conforte cette position.

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1- Définition des termes réquisition et nationalisation

Commençons par définir la réquisition. Selon « Le Petit Robert 1 » édition 1977, la réquisition est une opération par laquelle l'Administration exige d'une personne ou d'une collectivité, soit une prestation d'activité, soit la prestation ou la remise de biens. En fait, c'est une mesure par laquelle, au nom de l'intérêt général et dans des conditions strictement définies par la réglementation, des autorités administratives ou militaires imposent à des personnes physiques ou morales la fourniture de certaines prestations moyennant indemnisation (services personnels), mise à la disposition de biens meubles ou immeubles, etc.

Une réquisition pendant la Seconde Guerre mondiale était une action de prendre des biens (par exemple : l'armée allemande et la Gestapo pouvaient prendre un hôtel, une maison... pour s'y installer.  La réquisition n'est pas un épiphénomène, c'est un ordre de reprendre le travail, donné par les autorités administratives aux travailleurs, par exemple, en grève, lorsque l'ordre public paraît menacé.

En France, dans le même ordre d'idée, pour veiller à assurer l'approvisionnement en pain à Paris,  un arrêté préfectoral de 1790 réglemente encore aujourd'hui les congés annuels de la profession des boulangers. Toujours en France, pour vacciner les  millions de français contre la grippe A, il a bien fallu  réquisitionner le personnel médical qui a été employé. Réquisition « en vertu de la loi du 5 mars 2007 sur la préparation du système de santé aux menaces sanitaires de grande ampleur, qui prévoit un dispositif dénommé "plan blanc élargi" ».

Quant à la nationalisation, pour beaucoup, c'est un gros mot, porteur de tous les simplismes économiques au mieux et de toutes les formes de mépris pour la propriété, au pire. Pour d'autres, c'est enfin le nirvana économique, l'emploi fonctionnarisé pour tous, avec des CDP (contrats de travail à durée perpétuelle), la restitution au peuple de ce dont on l'a privé depuis deux ou trois millénaires etc.

Nationaliser, c'est le fait pour un Etat, de prendre autoritairement le contrôle capitalistique d'une entreprise qui passe ainsi d'un statut privé à un statut public quelque soit la forme juridique utilisée. La France qui est un pays dit « jacobin », c'est-à-dire dont les citoyens jugent souvent que l'Etat pense mieux et plus loin qu'eux-mêmes, a été une des premières terre d'élection des nationalisations. Au point que, à peine élu à la Présidence de la République, appliquant le programme sur lequel il s'était engagé, François Mitterrand procéda à la nationalisation de la majeure partie de l'économie Française.

Faut-il condamner les nationalisations dans un pays ?  Bien sûr que non, car l'histoire récente a montré que les nationalisations peuvent parfois servir à quelque chose, qu'elle soit totale ou partielle, temporaire ou permanente. Certains pays ont pourtant été très longtemps réputés pour leur hostilité viscérale à l'égard des nationalisations, les Anglo-saxons en tête. Mais comme nous le verrons à travers ce papier, parfois les circonstances invitent à nationaliser pour le bien-être du peuple.

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2- Les exemples  de nationalisation dans l'histoire

Pourquoi ne pas commencer par la « très populaire nationalisation » du Canal de Suez en juillet 1956. En visite à Alexandrie pour célébrer le cinquième anniversaire de la révolution, le président égyptien Gamal Abdel Nasser, annonce son intention de nationaliser le canal de Suez et de geler tous les avoirs de la Compagnie universelle du canal de Suez.  Sa décision survient après le refus de la Grande-Bretagne et des États-Unis de participer au financement de la construction du barrage d'Assouan. La réaction de Nasser provoque une crise internationale car la France et l'Angleterre perçoivent des droits de péage sur cette voie maritime qui relie la méditerranée à la mer Rouge. La riposte viendra d'abord d'Israël qui attaquera l'Égypte le 29 octobre, puis de la France et du Royaume-Uni qui enverront des troupes. Mais finalement, l'ONU mettra fin au conflit en obtenant le retrait des troupes occidentales des rives du canal et le président Nasser ressortira grandi de cette crise politique.

Par le passé, la France a beaucoup nationalisé les entreprises de toutes sortes.  Quand se précisent les menaces de guerres, le gouvernement du Front populaire décide de nationaliser partiellement l'industrie aéronautique (1936-1937), et de réaliser sa décentralisation. Car, surtout implantée dans la région parisienne, cette branche est vulnérable ; de plus, le niveau des salaires se répercute sur les coûts. Les régions du Sud de la  Loire bénéficient de ces transferts. L'Etat coordonne, répartit les tâches. Chaque industriel ou chaque société nationale, se voit confier la série complète d'une partie homogène de l'appareil commandée au titre d'un plan précis ; puis le montage final est effectué dans l'usine du groupe qui a conçu le projet.

Outre la motivation idéologique en 1936 ou 1944-1946, se sont surtout des raisons d'efficacité technique qui poussent l'Etat à concentrer par la nationalisation l'aéronautique, l'armement, l'énergie électrique, gazière et houillère, en assumant les frais d'équipement excessifs pour le capitalisme privé.

En France, les nationalisations de la Libéralisation peuvent être classées en trois catégories : les entreprises qui ne pouvaient être reconstruites sans le financement public : Charbonnages, Electricité et Gaz de France. Celles qui devaient permettre de mieux orienter le crédit, c'est-à-dire les quatre principales banques de dépôts (Crédit lyonnais, Société générale, B.N.C.I. et C.N.E.P., ces deux dernières regroupées dans la B.N.P. en 1966) et 34 compagnies d'assurance. La nationalisation de Renault n'a été qu'une mesure de sanction contre un patron collaborateur.

En Angleterre, la Seconde Guerre mondiale devait coûter cher à  ce pays, ébranler sa puissance et lui faire perdre définitivement au profit des Etats-Unis son rôle de « leadership mondial ».  De 1945 à 1991, la politique des Travaillistes au pouvoir a consisté à mettre en application un programme de réformes publié pendant la guerre et connu sous  le nom de rapport Beveridge (1942). Une période très importante de reconstruction, de mise en place du « Welfare State » (Etat providence) et d'amorce de la décolonisation (1947 Indépendance de l'Inde et de Pakistan) devait se traduire par de gros sacrifices demandés aux Anglais, par des crises (1947-1949) et par une soumission, jugée trop importante, aux Etats-Unis.

Durant cette période de reconstruction, on assistera à un essor de l'économie d'autant plus marqué que l'appareil productif avait été peu détruit par la guerre. Le gouvernement travailliste voulant assurer à la  communauté la maîtrise de grands secteurs d'intérêt public, nationalisa les mines, la sidérurgie, le gaz et l'électricité, l'aviation civile et les transports routiers, ainsi que les télécommunications. Dans le secteur du crédit, la Banque d'Angleterre fut nationalisée (loi du 14 février 1946). Le projet de nationaliser encore 3% de l'industrie et du commerce, par opposition qu'il provoqua, contribua à chasser les travaillistes du pouvoir.

En Mai 2006, précisément, le 1er mai, à travers le décret suprême n° 28701, le président bolivien Evo Morales a nationalisé les hydrocarbures. A compter de cette date, les 26 compagnies étrangères - dont Petrobras (Brésil), Repsol (Espagne), Total (France), ExxonMobil (Etats-Unis) - présentes dans le pays passent sous le contrôle de la compagnie nationale YPFB (Yacimientos Petrolíferos Fiscales Bolivianos), qui se chargera du transport, du raffinage, de la commercialisation et de la transformation du pétrole et du gaz. La répartition des revenus pour les champs les plus productifs - 2 831 685 mètres cubes de gaz par jour - se fera sur la base de 82 % pour l'Etat et 18 % pour l'entreprise concessionnaire - exactement l'inverse du partage jusque-là en vigueur - et, pour les champs moins importants, ne pourra être inférieure à 51 % en faveur de l'Etat. Le ciel n'est pas tombé sur la tête du président bolivien et de son peuple.

L'histoire récente de l'actualité monétaire nous apprend énormément sur les nationalisations, surtout lorsqu'il s'agit des pays dits hostiles à ces pratiques.

L'histoire n'a pas oublié la crise  des subprimes qui a débuté à Wall street, aux Etats-Unis. Les banques les plus prestigieuses et les plus arrogantes aussi, ont commis des fautes graves. Si la crise a éclaté en 2007, elle trouve son fondement dans la mini-récession traversée par les Etats-Unis en 2001 et dans la folie des innovations financières ces deux décennies passées.

Point n'est besoin de revenir sur les causes mais plutôt sur les mesures prises pour juguler cette crise. Mais retenons par exemple qu'entre 2000 et 2007, la dette des ménages américains est passée de 85% du PIB à 116%, soit un endettement supplémentaire de 5000 milliards de dollars d'euros. Les ménages ne pouvant plus rembourser leurs prêts hypothécaires et les banques ne pouvant se refaire sur le prix des maisons en chute libre, les prêteurs, disséminés dans le monde entier avec le mécanisme de la titrisation, se retrouvent avec des créances pourries, ce qui va occasionner pour eux des pertes substantielles.

Pour tenter d'arrêter cette crise, le Trésor américain a décidé le dimanche 7 septembre, de mettre sous tutelle gouvernementale les organismes de refinancement hypothécaire Freddie Mac et Fannie Mae, afin de restructurer leurs finances particulièrement touchées par la crise financière. Washington a signé un chèque de 200 milliards de dollars pour assurer la survie de ces deux entreprises. L'Etat a apporté par contre une aide de 85 milliards de dollars à l'assureur AIG (ex numéro un des assurances au niveau mondial) pour éviter une crise financière planétaire car AIG compte 74 millions de clients dans le monde, employant 116.000 personnes dans 130 pays. Mais en contrepartie, l'ensemble des actifs d'AIG, évalués à 1.050 milliards de dollars en juin 2008, seront apportés comme garantie à la banque centrale, le prêt ayant été calqué sur celui consenti pour sauver le constructeur automobile Chrysler dans les années 80. Mais voici que le 29 septembre 2008, toutes les bourses mondiales s'effondrent, elles ont perdu la boussole. Pour sauver le système financier, le « plan Paulson » a donné le ton avec 700 milliards de dollars déboursés pour venir au secours des banques en détresse.

En Europe, au total, entre le 15 et le 30 septembre, la BCE a sorti 914 milliards d'euros de ses caisses, à la demande de la FED, pour lubrifier les marchés. Les mesures prises ont eu pour objectif de s'attaquer à la fois aux problèmes de liquidités et de solvabilité des banques. Les gouvernements européens, ont de leur côté relevé le gant avec l'injection de 1500 milliards d'euros (360 milliards pour la France, 480 milliards d'euros pour l'Allemagne, 380 milliards d'euros pour la GB, etc.). Aujourd'hui la crise est manifeste avec à sa clé la raréfaction du crédit, qui a son tour crée le chômage. Dans ce tourbillon monétaire et financier, on aura vu tous les acteurs reconnaître la nécessité du retour de l'Etat comme garant de la stabilité de l'économie.

A chaque fois qu'il y a eu une crise, l'Etat a toujours agi avec force même si la résolution de la crise nécessitait des nationalisations. On peut citer entre autres, la panique bancaire de 1907, le krach de 1929 (le jeudi 24 octobre), la crise pétrolière de 1973, le lundi noir de 1987 où le dow jones a perdu 22,6%, la crise asiatique débutée le 2 juillet 1997 qui dura jusqu'en 1998 et la crise actuelle. Mais ce qui est frappant dans la dernière crise, celle des subprimes, c'est le grand retour de l'Etat dans la gestion du marché. Par exemple, la Grande Bretagne, par le biais de son premier ministre, Gordon Brown, a annoncé dimanche 17 février la nationalisation de la Northern Bank, un établissement de Newcastle qui a subi de plein fouet la crise des subprimes. C'est la première fois depuis les années 1970 qu'une société est officiellement nationalisée au Royaume-Uni. Début octobre 2008, le gouvernement britannique annonçait un plan de soutien aux huit plus grandes banques du pays. A Londres, les huit banques concernées par ce plan de sauvetage sont Abbey, qui appartient à l'Espagnol Santander, Barclays, HBOS, qui est en train d'être rachetée par Lloyds TSB, HSBC, Lloyds TSB, Nationwide Building Society, la plus grosse banque non cotée du pays, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered. Toutes ont confirmé leur participation au plan de recapitalisation. La participation de l'Etat s'élevait jusqu'à 50 milliards de livres (65 milliards d'euros), ce qui revient à une nationalisation partielle. Le Trésor devait débloquer 200 milliards de livres pour leur assurer une liquidité suffisante à court terme.

Le Benelux a volé aussi au secours de la banque Fortis pour lui éviter d'être emportée par la crise financière.  Les gouvernements de Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, les trois pays où est principalement implantée Fortis, ont annoncé dimanche soir leur intention de nationaliser le bancassureur en y injectant un total de 11,2 milliards d'euros. Objectif: éviter une contagion de la crise financière venue des Etats-Unis.

Quand on pense à ce que les Etats-Unis et la Grande Bretagne pensaient jusque là des modes français de gestion de l'économie, et des nationalisations en particulier, il n'est pas faux de dire que, psychologiquement tout du moins, la technique « nationalisation » avait conquis de nouveaux émules.

Le monde s'est rendu compte que la crise financière a entraîné de nouvelles attitudes recourant à l'État comme garantie : émetteur de plans de socialisation des pertes, et maintenant actionnaire de secours. La mode du moment devenant la nationalisation des banques.

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3- La nationalisation des banques doit permettre le développement du système financier et bancaire.

Dans l'histoire, il est courant de voir les gouvernements nationaliser les banques afin qu'elles deviennent des agents de développement et non des caisses de dépôts. Cette pratique a été « un sport national » de la France.

En France, le désir de la gauche de renforcer l'Etat face aux groupes bancaires et financiers, d'obtenir la maîtrise de la sélectivité du crédit conduit à la nationalisation effective en février 1982 de 36 banques. Les banques  à intérêts étrangers majoritaires et aux taux dépôts inférieurs à un milliard de francs restent privées, avec 13% des dépôts et 16% des crédits en 1982. La loi de réforme bancaire votée en décembre 1983 revalorise le Conseil national du crédit, banalise les banques, y compris les mutualistes, en les soumettant toutes à la tutelle de la Commission de contrôle des banques. Le « paysage bancaire » change : Suez cède le C.I.C au Groupe des Assurances Nationales et reconstitue une fédération des banques (Indosuez, banque la Hénin, Sofinco, Banque parisienne de Crédit, Vernes). Le C.C.F. contrôle l'Européenne de Banque (ex-Rothschild).  Les banques sont encouragées à mieux soutenir les PME et les sociétés innovatrices (capital-risque, capital-développement). La « déréglementation » exige des banques françaises une nouvelle compétitivité, sur les marchés internationaux de capitaux (« big bang » de Londres en octobre 1986), pour la valorisation de la trésorerie des entreprises ou pour la gestion des patrimoines. Après le changement des présidents des banques publiques en été 1986, la dénationalisation s'engage (Paribas, en janvier 1987).

Regardons un instant le paysage financier et monétaire de l'UEMOA et de la Côte d'Ivoire.  Il est vrai que le système financier et monétaire africain est très hétérogène. Au sein de l'UEMOA en général, les banques sont les principaux intermédiaires dans le financement de l'activité économique. Elles sont quasiment les seules à assurer la transformation des ressources liquides de court terme en emplois à plus long terme. Les banques de second rang détiennent entre 85% et 95% des actifs du secteur financier, à l'exception du Kenya où ce taux s'élève à 42%. Les systèmes financiers africains en général et ceux de l'UEMOA en particulier, sont peu profonds, étroits, peu diversifiés et n'assument pas leur rôle dans le financement du développement (Popiel ,1995)[1].  Le système bancaire de la zone UEMOA est aujourd'hui encore oligopolistique.  Les grandes banques de l'UEMOA concentrent plus de 79% des actifs en 2009. La Commission bancaire estime que ces grandes banques (qui ont un total bilan supérieur à 100 milliards FCFA) couvrent 71,1% du réseau d'agences, 76,8% des comptes bancaires et 70,7% des effectifs. Quant aux banques de taille moyenne (qui ont un total bilan compris entre 50 et 100 milliards), elles détiennent 12,2% des actifs du système bancaire, contre 14,8% précédemment.

En outre, signale la Commission bancaire, elles cumulent 10,6% des implantations, 8,1% des comptes de la clientèle et 12,1% des effectifs des établissements de l'Union.

Les petits établissements (total bilan inférieur à 50 milliards FCFA), détiennent 8,7% des actifs avec 18,3% des implantations, 15,1% des comptes bancaires et 17,3% des effectifs.

Dans le cadre de l'UEMOA, huit groupes internationaux sont présents sur le marché bancaire de l'Union : la Société Générale, BNP Paribas, African Financial Holding/Bank Of Africa (AFH/BOA), Ecobank Transnational Incorporated, la Belgolaise, CALYON (groupe Crédit Agricole), Citibank et Standard Chartered Bank.

Mais force est de constater que le taux de bancarisation est faible : entre 3 et 7 % dans la zone UEMOA. En comparaison, la France était en 2001 à un taux de 99% (Daniel et Simon, 2001)[2].

La frilosité des banques dans la zone UEMOA est tout de même incompréhensible au regard de leurs rentabilités.  En effet,  les banques de l'UEMOA ont enregistré  une rentabilité moyenne proche de 12 % en 1999, rentabilité qui a, certes, décru par la suite du fait notamment des troubles politiques en Côte d'Ivoire, mais qui se maintient tout de même autour de 5%.

Ce qu'il faut retenir c'est que le secteur bancaire a  été absent dans le financement du développement en Afrique même avant la création du franc CFA.  L'économie était déjà aux mains des sociétés commerciales comme la S.C.O.A et la C.F.A.O, qui en développant  un monopole de traite ont établi une domination commerciale par la confiscation de la monétarisation de l'économie. Elles disposaient du contrôle de l'émission monétaire et du crédit à travers la Banque du Sénégal en 1853[3] puis de la Banque de l'Afrique Occidentale[4] dont elles étaient actionnaires. L'économie était essentiellement une économie de traite qui consistait, par un réseau commercial à drainer vers les ports, pour l'exportation, les productions africaines et à importer les produits de la métropole, par le biais des intermédiaires, afin de les vendre aux populations locales. La clef de voûte du système économique donc de l'économie de traite est un réseau bancaire très intégré et quasi monopolistique, avec la BAO et le Crédit foncier de l'Ouest-africain.

Aujourd'hui encore, rien n'a changé substantiellement dans le financement bancaire en Afrique.  La faiblesse des crédits à l'économie est frappante en zone franc en général : 9% du PIB dans la CEMAC, 17% dans l'UEMOA.  Ce taux est de 35% du PIB au Brésil, 37% en Inde, 65% en Tunisie et 120% en Chine.

Au sein de l'UEMOA, la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) n'a permis l'émulation d'un système bancaire très développementaliste.  D'ailleurs, elle n'est pas une banque centrale  à proprement parlé puisqu'elle n'a pas les attributs.

L'objectif ultime de sauvegarde de la valeur interne et externe de la monnaie limite  la politique monétaire de l'UMOA, essentiellement à assurer un contrôle de la liquidité globale de l'économie à l'intérieur de l'Union. Ce faisant, il en résulte un financement des économies, sans pression excessive sur la monnaie centrale. La volonté de contrôler la monnaie se traduit par l'élaboration d'un programme monétaire institué depuis 1975, dont la philosophie de base est  d'ajuster la liquidité de l'économie en fonction de l'évolution attendue des agrégats réels (PIB, prix, finances publiques, balance des paiements) et des objectifs d'avoirs extérieurs fixés par le Conseil des Ministres de l'UMOA[5].

Dans la zone UEMOA, la baisse des taux directeurs en 2000 n'a pas engendré une hausse des crédits  distribués.  En Côte d'Ivoire, selon Pascal Labazée et Yves Fauré (2000, p.114)[6], les taux d'intérêt pratiqués par les grandes banques ivoiriennes restent élevés :

«  Ces taux hors commissions sont compris entre 14 et 20%, l'importance des marges  bancaires (de 5 à 8,5%) selon les établissements expliquent en grande partie le coût final du crédit ».

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En Côte d'Ivoire, la situation est presque pareille. Au 31 décembre 2009, on peut classer les banques installées en Côte d'Ivoire en trois catégories : grande pour un total du bilan supérieur à 100 Mds de FCFA, moyenne pour un total compris entre 50 Mds et 100 Mds et petite pour un total inférieur à 50 Mds. Sont donc classés du plus grand au plus petit :


-Les grandes banques : SGBCI, ECOBANK, BIAO, BICICI, BACI, BNI, SIB et BOA.

-Les banques moyennes: CITI BANK, STANDARD CHARTERED BANK, BRIDGE BANK et BHCI.

-Les petits établissements : ALIOS, BFA, ACCESS BANK, UBA, VERSUS BANK, COFIPA et BRS.


Au total, les actifs s'élèvent fin décembre 2009 à 3 129 569 millions de FCFA contre 2 811 684 en 2008, soit un bond de 11%.

Le système bancaire ivoirien a un caractère oligopolistique. L'activité bancaire est concentrée au niveau de 5 banques qui détiennent 75% de l'encours des crédits (SGBCI, BICICI, BNI, SIB, BIAO).  En termes de poids économique, les établissements de crédits de la Côte d'Ivoire représentent environ 37% du poids de l'ensemble des bilans bancaires de l'UEMOA, soit une part légèrement inférieure à celle du PIB ivoirien dans l'économie sous-régionale (40%).

Dans la zone UEMOA, donc la Côte d'Ivoire y compris, les banques rationnent le crédit. Mais le rationnement du crédit en Afrique a une autre connotation.  La majorité de la population est exclue des services bancaires. Or le rationnement du crédit fait référence à l'exclusion bancaire et financière, c'est-à-dire l'impossibilité d'avoir accès ou  avoir un accès limité aux différents produits et services du secteur bancaire. A l'époque coloniale, les services financiers étaient réservés qu'aux colons. Cette situation n'a guère évolué même durant la période postcoloniale jusqu'à nos jours. Invariablement revient à l'esprit des populations que les services bancaires ne sont pas à leur portée. Du coup, la demande potentielle de crédit n'est pas manifestée rendant quasiment le système bancaire surliquide. Les africains n'ont pas confiance dans le système bancaire de leur pays, il a été toujours étranger à la majorité des populations. L'éloignement physique comme psychologique des populations africaines des services bancaires et financiers conduit à la faible demande de prêts. Les demandes de crédit adressées au secteur bancaire sont rares car les garanties et les formalités exigées n'incitent pas à penser à ce projet.

Finalement, les PME et les PMI n'ont qu'en dernier recours le secteur financier informel, en dehors de l'autofinancement. Les africains ont gardé jalousement l'idée selon laquelle, les banques ne financent que les grandes entreprises déjà bien installées qui sont d'ailleurs les filiales des multinationales. Ces dernières appartenant aux occidentaux, les populations assimilent le crédit bancaire voire même les services bancaires comme réservés aux « blancs ». Le rationnement devient dans ce cas institutionnel et sociologique. C'est un sentiment partagé par Pascal Labazée et Yves Fauré (2000, p.112) à propos des petits patrons ivoiriens :

« Le peu de dossiers de prêts déposés aux banques tient aussi, pour partie, au renoncement des entrepreneurs eux-mêmes »

La nationalisation des banques françaises ne doit pas être un tonneau vide mais une occasion pour donner au secteur bancaire la possibilité d'être un important levier du développement de la Côte d'Ivoire. Par ailleurs, les ivoiriens n'ont pas à avoir peur au point de faire la course aux guichets.

D'ailleurs, le pays a connu par le passé une telle crise suite aux difficultés des banques.  Face à ces difficultés bancaires, les déposants ivoiriens ont fait la course aux guichets : entre 1986 et 1992, les dépôts chutaient de 94 milliards de FCFA soit près de 15% des dépôts en 1986. Dès 1988-1989, plusieurs instituts de crédit ont été liquidés : la Banque ivoirienne de construction et de travaux publics (BICT), la Banque nationale pour l'épargne et le crédit (BNEC), la Banque ivoirienne pour le développement industriel (BIDI), et le crédit de la Côte d'Ivoire (CCI).

Les années 90 ont le terreau de la libéralisation financière censée permettre une implication des banques dans le développement des pays en développement. Mais le retrait  de l'État n'a rien changé en termes de financement monétaire de l'économie. Selon OUEDRAOGO Ousmane (1999, p.82)[7], « l'essentiel des crédits octroyés va toujours au commerce et surtout à la commercialisation des produits agricoles exportés (crédits du reste refinancés presque automatiquement par la banque centrale) tandis que les dossiers de crédits importants sont suivis par les maisons mères et que, sur place, des directeurs généraux adjoints expatriés, à l'ombre des directeurs généraux locaux, font la décision ».

Cette fois, cette nationalisation des banques doit permettre à l'Etat de favoriser une véritable bancarisation  en Côte d'Ivoire. La majeure partie de la population  est exclue des services bancaires. Les banques n'offrent ni services adéquats aux populations, ni crédits bancaires pour financer l'investissement. Bien qu'il soit difficile d'être tout à fait affirmatif sur ce point, on peut cependant penser que les banques commerciales ont contribué au faible niveau de développement au sein de l'UEMOA, en offrant moins de  crédits et des moyens de financement dans la Zone (Serre, 1988 ; Guillaumont, 1988 ; Haudeville, 1990)[8].

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C'est également l'occasion d'entreprendre des reformes qui permettront au secteur bancaire de jouer son rôle de « financier du développement ».

Même au niveau de l'UEMOA, le développement d'un marché sous-régional des facteurs de production implique une coopération pour la création  d'un entreprenariat national et sous-régional  facilités par un système financier puissant et fort.

Cette nationalisation ne doit pas oublier le secteur agricole car en Côte d'Ivoire, en dépit de son état de " sur-bancarisation " (beaucoup de salariés dans le secteur bancaire pour peu d'encours), l'offre de crédit bancaire au secteur agricole y est globalement coûteuse (taux d'intérêt prohibitif sauf pour les institutions de micro-finance) et insuffisante (beaucoup de paysans exclus des circuits bancaires). Seuls les grands exploitants agricoles (des urbains double-actifs pour la plupart) peuvent bénéficier du système bancaire classique. Finalement, la majorité des paysans contractent des crédits de type commercial sous forme d'avances en nature ou liquidité émanant respectivement de leurs fournisseurs ou de leurs clients. Pour inverser la tendance, une politique volontariste en faveur du secteur agricole s'impose d'autant plus que  la capacité à rembourser des crédits investis dans des activités agricoles est tributaire de la technicité et des compétences en gestion de l'emprunteur, mais aussi de facteurs extérieurs tels le climat (sécheresse) ou la santé (décès). Ces risques indépendants du débiteur ne sont actuellement pas couverts par des mécanismes spécifiques. Bien que ces risques ne relèvent pas de la fonction de crédit, ce sont pour l'instant les banques qui les supportent en subissant de plein fouet les problèmes de recouvrement qu'ils impliquent.


CONCLUSION

L'abandon de l'effort interne au niveau du processus de développement serait dommageable pour les économies africaines, la dette de ses pays étant aujourd'hui un obstacle à leur développement.

En Côte d'Ivoire, plusieurs facteurs caractérisent le système bancaire ivoirien : la prépondérance des capitaux étrangers, la prépondérance du financement d'opérations à court terme de secteur tel que l'agriculture (crédit de campagne) au détriment du financement des investissements, la faiblesse de crédits alloués aux petites et moyennes entreprises, les difficultés énormes liées à la collecte de l'épargne.

La nationalisation, si elle doit permettre d'accorder une place importante dans le financement de l'investissement, alors ce serait une très bonne chose car le rôle des banques commerciales dans le financement du développement reste limité. Si d'aucuns disent qu'elles n'ont ni les moyens, il n'en demeure pas moins qu'elles n'ont pas non plus la volonté de s'attaquer au financement des secteurs stratégiques de l'économie.

Le plus souvent les banques privilégient leur rentabilité au détriment du financement du développement car le risque accompagnant de tels investissements étant incompatibles avec le rendement attendu du capital.

La préférence des banques pour la gestion de leur trésorerie au détriment des prêts et l'existence des marchés informels, dont les taux créditeurs s'appliquent à l'épargne liquide placée, sont corrélés à des opportunités de crédits.

Avec la nationalisation des banques françaises, une nouvelle structure du système bancaire peut être la suivante :

Parmi les banques commerciales, il sera convenable de distinguer les banques de gros et les banques de détail ; les premières traitant  probablement avec une clientèle ciblée et très sélectionnée et les secondes, constituant des banques de proximité dont les capitaux seront à majorité nationaux privés ou publics.

Les banques de détail  pourront être des banques des petites et moyennes entreprises, des artisans et des particuliers à revenus très faibles, avec une compétence géographique nationale en phase avec les réalités sociales, culturelles et économiques du pays. En somme, ces banques seront une sorte de microcrédit évolué.

Quant aux structures d'appui, il est du ressort de l'Etat de créer  une structure de garantie collective pour pallier l'absence ou l'insuffisance de garanties individuelles chez les nouveaux  promoteurs et artisans.  Ceci pourrait résoudre l'épineux problème de la viabilité de la théorie des signaux dans les pays africains.

Avec la nationalisation de ces grandes banques françaises, le gouvernement devra donner également comme mission au système bancaire, celle de créer un cordon ombilical entre le secteur moderne et les institutions financières décentralisées existantes.

En tout cas, la nationalisation des banques françaises doit être le tournant historique dans la reconquête du pouvoir bancaire et financier au bénéfice du développement.


Dr Prao Yao Séraphin


Economiste, Enseignant-Chercheur
Vice-président de la Cellule de Veille et d'Eveil (CVE) de la Côte d'Ivoire.



[1] Paul A. Popiel. 1995. Systèmes financiers en Afrique subsaharienne. Document de synthèse de la Banque mondiale, no.260F. Série du département technique Afrique.

[2] Daniel A., Simon M.-O. (2001), «L'utilisation des moyens de paiement et l'accès au crédit des bénéficiaires de minima sociaux», Rapport d'enquête réalisé par le CREDOC pour le Conseil national du crédit et du titre, Paris.

[3] Après l'abolition de l'esclavage, le 1/8e des indemnités reçues par les colons est affecté à la création d'une banque de prêts et d'escompte par décret du 21 décembre 1853. Mais le seul établissement bancaire de l'AOF à l'époque ne sera limité qu'à Saint-Louis et Gorée.

[4] La Banque du Sénégal contrôlée par les commerçants bordelais qui exerçaient pratiquement leur monopole sur l'économie du Sénégal, fut dissoute et remplacée par la Banque de l'Afrique Occidentale (BAO) par décret du 29 juin 1901 dont le siège  est fixé à Paris, contrairement à la Banque du Sénégal.

[5] Dans chaque pays, « Le Comité apprécie le montant des besoins de financement de l'activité et de développement de l'Etat et des ressources disponibles pour y pourvoir, ainsi que des concours susceptibles d'être apportés par la Banque Centrale, selon les dispositions de ses Statuts, les directives du Conseil des Ministres de l'Union et les règles générales fixées par le Conseil d'Administration » (Article 56).

[6] Labazée P (dir.) (2000), Fauré Y-A. (dir.),  « Petits patrons africains : entre l'assistance et le marché », Paris : Karthala (Hommes et Sociétés).

[7] OUEDRAOGO Ousmane (1999), Plaidoyer macroéconomique pour l'Afrique, édition Karthala.

[8] Serre J.M (1988), « La politique monétaire», in P. et S. GUILLAUMONT, pp 233-270. ; Guillaumont P., Guillaumont Jeanneney S. (1988), « Stratégies de développement comparées : Zone Franc et Hors Zone Franc », Paris, Economica. ; Haudeville B. (1990), « Epargne informelle et financement de l'entreprise productive », in G. HENAULT et R. M'RABET, pp 77-85.

mercredi, 23 février 2011

REUNIONS SECRETES A L'HOTEL DU GOLF ET AILLEURS CONTRE LA PAIX EN COTE D'IVOIRE

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Certaines des informations contenues dans cet article sont décalées et ne sont donc plus à l'ordre du jour. Quant à d'autres, leur gravité extrême devrait nous inciter à une vigilance de tous les instants pour éviter à la Côte d'Ivoire de tomber dans le chaos d'une guérilla urbaine incontrolable, au moment où les travaux du panel des chefs d'Etats africains nous autorisent à commencer à espérer une sortie de crise civilisée dans notre pays. Surtout quand on sait que depuis quelques jours, le protégé d'ADO, Doumbia Major, invite sur son compte Facebook les militants du RHDP capables de combattre à se constituer en cellules de 6 personnes, dans tous les quartiers et villes de Côte d'Ivoire, pour la guerre. Il se trouvera des hommes sur cette terre pour appeler de tels individus des démocrates. Ils ne l'ont pas été pendant l'élection présidentielle, ils ne le seront pas maintenant. A bon entendeur..., salut!


Depuis quelques mois, la communauté internationale, la France de Sarkozy et la Cedeao ont pris sur elles, avec les rebelles, d'installer par la force Ouattara au pouvoir à l'issue d'une élection qu'il a perdue, dans les urnes. Ainsi, le pays est devenu l'asile de tous les renégats de la terre, agissant dans l'ombre. Mais depuis quelques jours, la brume épaisse qui enveloppait leur forfaiture en gestation commence à s'éclaircir. Votre journal lève un pan de voile:

Le 27 décembre 2010 une réunion des comploteurs s'est tenue de 20h25 à 23h06, à Abobo Plateau Dokui

Chez Adama Sanogo, plus précisément au domicile de son épouse Mme Claire Budapest.
.
A cette réunion, étaient présentes 21 personnes.

L'objet : Une planification générale d'attaque sur Abidjan :

a/ 1er bataillon : le commis à l'action ce jour-là était un certain Dosso, appuyé par Lamine.

b/ 2ème bataillon, ancien camp Akouédo, attaque dirigée par M. Kassoum appuyé par Dominique.

c/ Agban sera attaqué par M. Koné qui sera appuyé par Colombo.

d/ La télévision sera attaquée par St Clair appuyé par Nicolas.

e/ La radio sera prise par BM, appuyé par Oumar.

f/ Le Palais sera attaqué par M. Souleymane, appuyé par M. Jacques.

g/ La Résidence sera attaquée par Inza, appuyé par M. Dany Amer.

h/ Le Camp commando sera attaqué par Ahmed.

i/ La Gendarmerie, la Brigade de recherche et la préfecture de police attaquées par Doumbia.

La nuit d'avant, ils avaient fait la reconnaissance du domicile de Bertin Kadet, Emile Guiriéoulou, Blé Goudé. Le top départ sera donné par le blocage des deux ponts par les chars français.
Nous savions aussi qu'après l'attaque de N'Dotré, ils se sont leurrés, en croyant que Gbagbo passait ses nuits sur la route d'Agboville. Ainsi, un camion « UN 8564 » bourré d'armes avait pris la route d'Agboville. Avec un soldat de la Licorne déguisé en journaliste reporter. Il est bloqué à N'Dotré, où se trouvaient des assaillants mêlés à la foule, ils ont tenté de corrompre le jeune gendarme en faction avec 100.000 F. Tentative vaine, le jeune réclamait une feuille de mission ou un ordre de ses supérieurs. « Même pour 1 million, je ne vous laisserai pas passer ».

Réunion à Bouaké le 28 janvier 2011. De 18 h 25 mn à 23 h 22 mn.

Etaient présents :


Chérif Ousmane, Alassane du Burkina, Koné Zacharia, BM de Guiglo, Ahmed d'Abidjan-Abobo, Kaboré de Korhogo, Dramane de San Pedro, Diakité d'Abobo, Gaoussou (un officier venant du Burkina, arrivé spécialement pour diriger les opérations à Abobo). Capitaine Sékou Konaté, Malien, venu spécialement pour prendre la tête des éléments de Gagnoa, 3 Casques bleus, 5 Licornes.

Au cours de cette énième réunion, Koné Zacharia s'est interrogé sur le projet de prendre Abobo pour en faire une base des rebelles. La réponse de Diakité, responsable d'Abobo a été, on ne peut plus claire, nous attendons la fin du couvre-feu.

Toujours, au cours de cette même réunion, Chérif Ousmane se disait prêt à déclencher les hostilités à Yamoussoukro le mardi 8 février à 4 heures du matin. Quant à Eddy de Danané et Fofana de Man, joints au téléphone, ils se disent prêts pour prendre Bangolo, Duékoué pour progresser à Daloa.

Le 6 février à Korhogo

16 véhicules de l'Onuci sont venus décharger à la gendarmerie de Korhogo des treillis et des munitions. Dans cet arsenal, se trouvaient 30 mitrailleuses. La caserne de gendarmerie sert aussi de parking à 20 cargos de l'Onuci, détachés pour transporter les éléments rebelles dans les villages environnants.

5 hélicoptères ont été chargés de transporter des éléments sur Abidjan. Ils ont été déposés au 43e Bima et par la suite ventilés sur leurs sites d'Abobo, Port-Bouët II, Adjamé, Adjouffou, Dabou, et San Pedro.

A Cocody Danga, les rebelles de Ouattara avaient logé sur place 10 mercenaires commis pour attaquer le domicile du Général Mangou.

25 autres mercenaires qui devaient s'attaquer à la télévision ivoirienne de 20 h à 4 h du matin, s'y trouvent encore avec les 10 premiers.

Au 30 janvier 2011, voici les effectifs des éléments présents à Korhogo:

Venant du Burkina:

48 mercenaires (Cedeao) et 325 recrues.

Venant du Mali:

25 mercenaires (Cedeao) et 340 recrues. Parmi ces éléments 50 mercenaires et 260 recrues ont été déversés à Abobo. Ils ont été logés au Pk 18, derrière rail et Anyama.

Au 30 janvier toujours, les éléments chargés de l'attaque du 8 février à Yamoussoukro, selon Chérif Ousmane, étaient au nombre de 715.

Pour San Pedro, 625, Gagnoa; 440 selon Zacharia Koné.

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Le 16 janvier s'est tenue une réunion secrète au 43ème Bima de 11h à 13h.

Etaient présents Koné Zacharia, Bm, Ahmed Inza Laciné, 14 Licornes, 7 Casques bleus, un certain Diarrassouba, Chérif Ousmane de Bouaké, commandant Losseni Fofana de Man, Eddy Com-zone de Danané, Koné Issiaka chargé des jeunes parqués au mouroir du Golf Hôtel, Moussa Dosso chargé de la sécurité du président Ouattara, Ibrahim Konaté, Directeur de société. L'objectif principal de la réunion c'était de galvaniser le moral de leurs troupes qui commençaient à s'inquiéter des promesses financières non tenues et aussi des tergiversations de leur président et ses commanditaires.

C'est au cours de cette réunion que pour la première fois, on a parlé de morts et c'est Zacharia Koné qui sans détours, à dit: « Ceux qui sont morts au Golf sont morts, ceux qui sont morts à Abobo sont morts. Prenez courage».

A Bouaké, réunion secrète le 25 janvier de 23 heures à 3 heures du matin.

Etaient présents, un certain Victor (celui qui convoie les armes et les mercenaires venus de l'Amérique du Sud; Tuo Fozié (qui semble avoir repris du service) Chérif Ousmane de Bouaké, Losseni Fofana de Man, Eddy de Danané, Koné Zacharia, Bm. La rencontre avait pour objet, la présentation de matériels de guerre fournis par divers pays, membres du complot.


France:

• 335 mitrailleuses de portée 15,9 mm dotées d'un canon latéral 40 m de missile

  • 325 colis de tente (bivouac)
  • Un lance-flamme de portée 500 m.


Burkina Faso:

• 520 colis de Kalachs plus (+) munitions

  • 250 caisses de mitrailleuses


• 25 cargos militaires de transport de troupes

  • 2 chars de combat.


Mali:

  • 660 Kalachs plus (+) munitions


• 420 cartons de treillis plus (+) chaussures pataugasses

  • 2 chars de combat.


Onuci:

• 81 véhicules, repeints en couleur des Fds

Réunion du 10 février dernier au Golf Hôtel, de 20 h à 2 heures du matin.

Cette réunion avait pris l'allure d'un tournant décisif dans l'organisation du complot. :

Etaient présents, Soro Guillaume, Ahmed Bakayoko, M. Carlos (?) représentant de Sarkozy, Koné Zakaria, Shérif Ousmane, Capitaine Donald représentant le Général Beth, Ambassadeur de France au Burkina Faso, Coordonateur de l'attaque en préparation, capitaine Mohamed représentant le Gal Palenfo, Inza, Bm, Ahmed, les sempiternels exécutants des basses besognes, M. Victor, fameux et mystérieux convoyeur d'armes et de mercenaires sud- américains.

Fofana Losseni de Man, le Cema des rebelles Soumaïla Bakayoko, Souleymane, lui représenterait l'ancien ministre Ouédraogo Emile, chargé du suivi de la rébellion pour le compte de Blaise Compaoré, 2 éléments blancs de l'Onuci (Casque bleu) venant de Sebroko, Eddy de Danané, Konaté Sekou, officier capitaine Malien, le maire d'Abobo, Adama Toungara, le chef des dozo de Duékoué, le vieux Moussa, Kassoum, un autre officier du Burkina Faso, Cheick Chérif, le tuteur des rebelles d'Abobo, Diabaté le mobilisateur d'Abobo, Coulibaly, le chef zone de Dibobli.
La réunion était dirigée par Soro Guillaume. D'entrée de jeu, il remercia les participants pour leur courage et ce qu'ils font pour la Côte d'Ivoire. Après avoir auparavant demandé une minute de silence, on ne sait trop pourquoi? Cependant, il parlera d'un coup qui les affecterait beaucoup, mais néanmoins leur demandera de ne pas baisser les bras, convaincu que le pouvoir sera bientôt à eux. Mais la nouvelle du jour, fut comme une douche froide pour cette assemblée.

C'est Soro qui parle: «Le président Alassane Ouattara est dans un état critique en France. Son docteur vient de m'appeler. Pour le moment, il sera remplacé par le Général Palenfo qui était au Sénégal et est présentement au Burkina, il viendra le dimanche (note de la rédaction: dimanche 13 février...)»

Voici l'essentiel de cette réunion dite secrète, qui n'est rien d'autre qu'un secret de polichinelle.
S'agissant de l'absence remarquée de Wattao et de Morou, Soro déclarera qu'après avoir pris un coup qu'ils seraient dans une clinique à Paris.

Concernant Palenfo, selon des sources burkinabé, le Général serait effectivement arrivé à Ouagadougou mais a finalement renoncé à son voyage de Bouaké. Il serait reparti à Dakar, au Sénégal, où Soro l'a rejoint.

En effet, la situation à Bouaké serait très délétère:

Plusieurs accrochages entre les mercenaires qui ont envahi la ville et les anciens rebelles des Fafn ont eu lieu. Des attaques à l'arme blanche contre les mercenaires étrangers sont devenus monnaie courante dans la ville. Les anciens rebelles dit-on, ne veulent pas des mercenaires venus d'ailleurs pour détruire leur pays et repartir tranquillement chez eux.

Les chefs de fil de ce mouvement seraient Tuo Fozié, Vetcho, Fofié qui seraient totalement opposés à ces étrangers à Bouaké. Ces derniers auraient pour soutien le seul Shérif Ousmane.

Pour revenir à la réunion du Golf, les responsables des rebelles sous la dictée de Soro auraient créé 3 grands groupes.

Le premier groupe serait basé à Abobo, à Anyama et à Adjamé. Il sera dirigé par Koné Zackaria.

Le 2ème groupe sera basé à Yamoussoukro et sera dirigé par Shérif Ousmane.

Le 3ème groupe sera basé à San Pedro et sera dirigé par IB.

Le mercenaire Victor, fournisseur d'armes a confirmé sa disponibilité de leur fournir toutes sortes d'armes dont ils auraient besoin. Quant à M. Carlos, représentant de Sarkozy, leur a confirmé une fois de plus tous les encouragements et la disponibilité de Sarkozy et de Chirac pour atteindre leur objectif.

Le dernier intervenant fut le très loubard ministre de l'Intérieur du gouvernement du Golf, Ahmed Bakayoko qui a tenu les propos ci-après :

« Je vous prie de regarder dans Le Quotidien n°065 du mardi 22 novembre 2009. J'étais à un meeting à Korhogo et à l'époque, j'étais le Directeur adjoint national de campagne d'Ado chargé de la jeunesse.

J'avais déclaré haut et fort que rien ne se fera dans ce pays sans nous. Ceux qui ont pris mes propos pour de la plaisanterie ont vu; ceux qui veulent jouer avec ça maintenant verront. Le Rdr a les moyens de faire tomber le ciel sur la tête des Ivoiriens si l'honneur d'Alassane est bafoué.

Nous comptons donc sur vous pour le combat pour notre cher beau pays ». Voici les quelques propos ubuesques d'Ahmed Bakayoko.

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Réunion du 11 février 2011 au 43ème Bima

Cette fois-ci, ce sont les chefs de guerre qui se sont retrouvés. Il y avait Ib, Zackaria Koné, Shérif Ousmane, Eddy de Danané, Inza le tueur à gages, Losseni de Man, Bm de Guiglo, Ahmed et Diakité d'Abobo, Coulilaby de Dibobli, le Lieutenant-colonel à la retraite Fofana de Bingerville.

La réunion a été dirigée par Ib qui a exprimé d'entrée de jeu son scepticisme à propos de l'attaque d'Abidjan en posant deux problèmes.

Le 1er problème, sur l'effectif réel des assaillants présents à Abidjan.

Le 2ème problème, sur le nombre de maisons disponibles pour rétablir une base réelle à Abobo.

Le représentant d'Abobo, Diakité aurait affirmé que le maire aurait mis à la disposition de la rébellion trois de ses maisons: deux à Abobo et une à Anyama.

Quant à Zackaria, il aurait affirmé que les dates des attaques seraient communiquées ultérieurement à une réunion à Bouaké.

Eddy de Danané déclara qu'il a des armes, des éléments et pas de munitions.

Réunion du 13 février 2011 à Yamoussoukro

Toujours présents: Inza, Cheick, Shérif, Bm, un certain Mouminy, capitaine Sékou Diabaté de Gagnoa, Doumbia le représentant de Shérif Ousmane. C'est Doumbia qui a dirigé la réunion. Il a dit être venu à Yamoussoukro pour introduire les chefs rebelles de Bouaké à Yamoussoukro. Le chef s'appellerait Kalifa et les éléments seraient au nombre de 415. Ceci pour préparer l'attaque de Yamoussoukro du 16 au 18 février à 4 h du matin. Cette attaque sera dirigée par Shérif Ousmane lui-même.

Le même jour, le capitaine Sékou Diabaté attaquera Gagnoa à la même heure.

Une autre attaque serait dirigée entre le 18 et le 21 février, à Abobo par Ib.

Dans cette même période entre vendredi et samedi, il y aura une attaque du corps de génie récemment installé à Adjamé et à la Caserne des Sapeurs-pompiers. Dans cette caserne, selon leur source infiltrée, sont planquées 400 kalaches que les rebelles veulent prendre.

Enfin, selon des sources patriotiques bien informées, le camp commando d'Abobo serait dans leur collimateur avec la complicité d'un gradé de ce camp. Comme on le voit, les assaillants n'ont pas baissé les bras. Ouattara continue de narguer la République en stockant des armes. Et en planifiant des attaques imminentes.

Quelques exemples d'arsenal disséminés à travers le pays:

A Sassandra ville, ils ont stocké :

394 kalachs

18 mitrailleuses

3 A52

600 treillis militaires

325 chaussures lèkè

Carrefour 26 :

201 kalachs

7 mitrailleuses

230 chaussures lèkè

60 treillis militaires

Moribadougou

197 kalachs

14 mitrailleuses

12 lance-roquettes

2 A52

70 treillis

60 chaussures lèkè

Cette liste n'est pas exhaustive. Nous vous fournirons d'autres détails sur cet arsenal de la mort que Ouattara et ses hommes ont ventilé à travers le pays.

Bouaké particulièrement est devenu un gigantesque dépôt d'armes, mis à la disposition de renégats prêts à mettre le pays à feu et à sang comme le disait Ahmed Bakayoko.




Ange-Marie Ibo Djêgba


Source: Quotidien LE TEMPS du 18 février 2011

dimanche, 20 février 2011

LA DEMOCRATIE PRISE EN OTAGE: COMMENT GEORGES SOROS FINANCERAIT LA DESTABILISATION DE LA COTE D'IVOIRE



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Georges Soros, juif américain d'origine hongroise, misothrope et chantre de la globalisation comme de la mondialisation.

 

Le conflit post-électoral de Côte d'Ivoire dépasse largement le microcosme politique ivoirien. On connaît les amitiés internationales d'Alassane Dramane Ouattara (ADO) dont Dominique Strauss Khan (DSK), Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa et tout le gratin politique français. Il ne faudrait cependant pas oublier un nom très peu évoqué dans le dossier ivoirien : Le juif américain George Soros [*].


Selon « La Lettre du Continent » du 25 novembre 2010 relatif au financement de la campagne d'ado , ADO, qui se prépare à cette échéance depuis quinze ans, a pu compter sur sa fortune personnelle accumulée depuis plus de deux décennies. En outre, le milliardaire américain George Soros aurait mis à sa disposition un « Grumman 4 », rebaptisé « RHDP Solutions ».

Mais George Soros a donné bien plus qu'un jet privé à Ouattara. Pour savoir quels sont les objectifs de George Soros - multimilliardaire né en Hongrie en 1930, chantre de la « globalisation », de la « mondialisation » dont la fortune est issue de manœuvres spéculatives - Pour en savoir, il faut lire cet excellent article de Léandra Bernstein (cliquer sur)  « LA GUERRE SECRÈTE DU MISANTHROPE GEORGE SOROS À TRAVERS LE MONDE. » dont les premiers paragraphes sont édifiants :

Pour George Soros dans « The Deficiencies of Global Capitalism, in On Globalization, 2002 » : « La démocratie et la société ouverte ne peuvent être imposées que de l'extérieur, parce que le principe de souveraineté fait obstacle à l'ingérence extérieure. (...) Certes, il est difficile de s'ingérer dans les affaires intérieures de pays souverains, mais il est important de reconnaître le problème ».

Depuis fort longtemps, l'action et l'argent de George Soros sont devenus des instruments pour démanteler la souveraineté nationale des Etats, en remplissant les caisses d'organisations « philanthropiques » ou « droitdelhommistes ». Nous examinons brièvement ici un des aspects de cette opération.

Au moment de la première enquête au pénal intentée contre lui pour manipulation des cours boursiers en 1979, George Soros lança le « Open Society Fund », destiné à « ouvrir des sociétés fermées ». Aujourd'hui, il est actif dans 29 pays. Affirmant que « les Etats ont des intérêts, mais pas de principes », Soros explique qu'« une société ouverte idéale supprimerait les intérêts nationaux spécifiques, tandis qu'une structure politique et financière internationale prendrait la responsabilité de la défense du bien des gens ». Ceci explique son admiration sans limites pour les « Nations Unies (surtout le Conseil de sécurité) », l'« OMC » et la « Banque mondiale », et sa collaboration avec eux.

Dans ce but, Soros dote ses organisations philanthropiques de liquidités financières, qui « achètent » ensuite d'importants secteurs de la population, qui se déchaîne à son tour pour faire tomber tout gouvernement qui essaie de maintenir une « société fermée ». « Si une nation souhaite contrôler ses propres ressources naturelles, c'est une société fermée. Si une nation souhaite développer son économie et sa force de travail à l'aide de tarifs douaniers et de régulations, c'est une société fermée. Toute nation qui rejette la mondialisation (c'est-à-dire l'impérialisme du libre-échange) est condamnée au même titre » et fera l'objet d'attaques de la part des organisations de Soros et de son organisation secrète.

Parmi les organisations de renseignement de style britannique sous la supervision de Soros, on trouve l'« Open Society Institute (OSI) », « Human Rights Watch », la « Fondation Soros », et l'« Initiative relative à la transparence des industries extractives ».

En 2002, Soros reconnut avoir déboursé plus de 2,1 milliards de dollars en cinq ans dans ces entreprises philanthropiques. Il écrit à leur propos : « Elles travaillent avec le gouvernement lorsqu'elles le peuvent et indépendamment du gouvernement lorsqu'elles ne le peuvent pas ; parfois elles sont carrément dans l'opposition. Lorsque les fondations peuvent coopérer avec le gouvernement, elles peuvent être plus efficaces ; lorsqu'elles ne le peuvent pas, leur travail est d'autant plus nécessaire et apprécié, car elles offrent une source de financement alternative pour la société civile. En règle générale, pire est le gouvernement, mieux est la fondation car elle jouit de l'engagement et du soutien de la société civile ».

George Soros a versé 100 millions de dollar à « Human Rights Watch » depuis 10 ans pour s'attacher les services de cette « ONG », dont les enquêtes  sur la Côte d'Ivoire ont un eu un impact médiatique crucial dans l'œuvre de diabolisation du président Gbagbo, permettant à Ouattara de recruter ses « rebelles » grâce à la propagande des charniers de « Human Rights Watch ».

La dernière manœuvre de George Soros est la sordide attaque contre les producteurs de cacao ivoiriens par le groupe de « lobbying Avaaz », intimement lié à George Soros selon le ministre canadien John Baird. George Soros n'a pas jeté son dévolu que sur la Côte d'Ivoire, mais sur de nombreux autres pays africains qu'il déstabilise afin de les laisser aux griffes des spéculateurs anglo-saxons.

ADO n'est pas le seul homme politique redevable à George Soros, qui a aussi financé la campagne de Barack Obama !


NOTE :

[*]  Soros, né György Schwartz, est le fils de l'écrivain espérantiste Tivadar Soros (alias Teodoro Ŝvarc) dont l'œuvre Maskerado ĉirkaŭ la morto écrite originalement en espéranto et qui relate ses expériences pendant l'occupation nazie à Budapest a été traduite dans plusieurs langues (anglais, russe, allemand, hongrois et turc). Cependant George et son frère Paul ne semblent pas être des « Locuteurs natifs de l'espéranto », leur activité dans le domaine est en tous cas inexistante.

George Soros est un financier milliardaire américain, né le 12 août 1930 à Budapest (Hongrie), où il vécut jusqu'en 1946, date à laquelle il fuit l'occupation soviétique en se rendant à un congrès d'espéranto. Il est devenu célèbre pour ses activités de spéculation sur les devises et ses activités de philanthropie et il est à l'origine des hedge funds apparus dans les années 1970. Il est actuellement président de « Soros Fund Management » et de l'« Open Society Institute ».

Soros émigra au Royaume-Uni en 1947 où il entreprit des études d'économie à la « London School of Economics ». Il se rendit ensuite aux États-Unis en 1956 pour, selon ses dires, gagner assez d'argent à « Wall Street » pour devenir écrivain et philosophe. Il travailla à la Bourse de New York en tant que trader et créa son propre fonds d'investissement : le « Soros Fund Management ».



Source : NERRATI.NET

samedi, 19 février 2011

NATIONALISATION DE LA SGBCI ET LA BICICI : LA FRANCE ET LES ETATS-UNIS CONTRARIES


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In Le Nouveau Courrier N°208 du 19 Février 2011 par Emmanuel Akani


La mesure de nationalisation de la Bicici et la Sgbci, filiales des banques françaises BNP Paribas et Société Générale, contrarient énormément les plans des puissances occidentales qui soutiennent Alassane Ouattara dans sa tentative de coup d'État en Côte d'Ivoire. A l'analyse, les soutiens extérieurs de Ouattara conduits par Barack Obama et Nicolas Sarkozy cachent très mal leur exaspération face à l'évolution de la crise postélectorale dans laquelle ils ont un parti pris flagrant. Alors qu'ils étaient convaincus que la fermeture des banques françaises en Côte d'Ivoire déstructurerait définitivement le système bancaire national, la décision prise par le chef de l'État a ruiné leurs espoirs. Le naufrage a été évité et l'élu du peuple ivoirien reste à son poste.

Cette sortie traduit l'impatience des puissances étrangères qui ont peur que la vérité éclate au grand jour au sujet des résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 à l'origine de la crise postélectorale. Ces pays qui couvent les va-t-en guerre de la Cedeao, qui prône l'option militaire contre le président Laurent Gbagbo, ont déroulé le rouleau compresseur ces derniers temps. Dans l'intention de réussir leur coup avant l'arrivée du panel des cinq chefs d'État de l'Union africaine à Abidjan. Ainsi, tel un orchestre, la France, les États unis, l'Union européenne, le Sénégal, le Burkina, etc. joue chacun sa partition. Avec la nationalisation des banques françaises, il constate donc amèrement que c'est un pan entier du plan qui vise à soulever les populations contre Laurent Gbagbo tombe à l'eau. Une déconvenue difficilement acceptable et qui justifie leur courroux.

La France et les États Unis ont élevé la voix pour condamner la décision du président Laurent Gbagbo, déçus certainement de ne pouvoir aller jusqu'au bout de leur action subversive. Par la voix du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, la France de Nicolas Sarkozy a adressé hier des menaces à peine voilées au président Gbagbo, invoquant des «violences et menaces exercées contre les institutions financières, les opérateurs économiques et les civils». Pour Barack Obama, l'allié de Nicolas Sarkozy qui s'est prononcé par le biais du porte-parole du département d'Etat Philip Crowley, il s'agit d'actes «graves conséquences sur la stabilité monétaire et la confiance des investisseurs en Côte d'Ivoire»


Source: LE NOUVEAU COURRIER

MAHALIA NTEBY: « LES BANQUES QUI ONT FERME DOIVENT ETRE A JAMAIS INTERDITES D'EXERCER EN COTE D'IVOIRE »



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La fermeture de la BICICI et de Citigroup va-t-elle être suivie de celle d'autres banques et cela va-t-il porter le coup fatal à Gbagbo?


La stratégie de l'asphyxie financière du régime Gbagbo était annoncée depuis belle lurette. Cela aurait pu être étouffé dans l'œuf si les conséquences qui s'imposaient avaient été tirées de la guerre des 6 jours de la France contre la Côte d'Ivoire en Novembre 2004. Malheureusement, la solution de facilité a été privilégiée et le pays est resté accroché au franc CFA, comme si tout avenir en dehors de cette monnaie esclavagiste était impensable.  Ceci est assez incompréhensible quand on sait que la voix la plus autorisée en la matière, celle du Professeur Mamadou Koulibaly, économiste le plus brillant de Côte d'Ivoire et actuel président de l'Assemblée  Nationale, s'est toujours élevée pour combattre le franc CFA. Il faut croire qu'il n'a pas été assez écouté dans son propre camp et que certains doivent aujourd'hui s'en mordre les doigts. Enfin, mieux vaut tard que jamais ! Même s'il eut été souhaitable que la sortie de la zone franc se fit selon un calendrier défini par les autorités ivoiriennes, qui aurait permis d'éviter ou de mieux gérer certains des violents soubresauts traversés ces jours-ci, elle est aujourd'hui inéluctable. Le bras de fer dans lequel la France s'est engagée aura au moins servi à cela : pousser Laurent Gbagbo à tourner le dos au franc CFA auquel il était jusqu'alors très attaché. De cela, les Ivoiriens peuvent se réjouir.

Maintenant, il est évident que les décisions de fermeture de la BICICI et de Citigroup affectent le fonctionnement économique du pays. Tous les individus et sociétés qui y ont des comptes sont de facto pris en otage par ces banques, qui bloquent de façon tout à fait illégale leurs avoirs. Ceci est le résultat de l'immixtion de la politique dans le monde des affaires. Tous ceux qui doutaient du rôle d'agents de la politique française joué par les entreprises hexagonales ne peuvent plus nier l'évidence. Il semble certain que le gouvernement ne peut se contenter de « poursuivre en justice» ces banques, comme cela a été annoncé. Elles doivent aussi être purement et simplement fermées et à jamais interdites d'exercer sur le territoire ivoirien. D'autre part, il est temps que les Ivoiriens agissent de façon cohérente face à la situation à laquelle ils sont confrontés depuis une dizaine d'années. Au niveau de l'Etat, il est accablant de constater qu'aucun agrément bancaire n'a été accordé aux banques chinoises, indiennes, sud-africaines ou brésiliennes qui souhaitent pourtant s'implanter en Afrique subsaharienne, sous le prétexte jamais avoué de protéger les intérêts des banques françaises et donc de la Françafrique. Cela doit et va changer, car il est évident que l'Etat ivoirien  et les autres gouvernements africains ont compris, à l'aune de la crise traversée par la Côte d'Ivoire, qu'ils doivent privilégier les relations commerciales avec des Etats qui prônent et appliquent la non-ingérence dans les affaires intérieures de leurs partenaires.

J'ai aussi beaucoup de mal à comprendre qu'il y ait encore des Ivoiriens qui ont des comptes dans les banques occidentales. Au plus tard après l'alerte de décembre 2010, quand la SGBCI et la BICICI avaient déjà fermé leurs portes pendant une matinée pour empêcher les fonctionnaires de toucher leurs salaires, il y aurait du avoir un mouvement de foule pour procéder à la fermeture des comptes dans lesdites banques et la réouverture de ces derniers dans des établissements comme la SIB, Bridge Bank, la BNI... Dans le même ordre d'idées, Orange en Afrique n'hésite pas à écouter systématiquement les conversations téléphoniques de ses clients afin d'en faire profiter l'ambassade de France ainsi que les services de renseignement français et les collabos locaux à leur solde. En Côte d'Ivoire par exemple, le rebelle Hamed Bakayoko, lorsqu'il était ministre des NTIC dans le cauchemardesque gouvernement wouya wouya (de pacotille, ndlr) issu de l'accord politique de Ouagadougou, recevait fidèlement les écoutes des conversations de tous les acteurs du camp présidentiel. Aujourd'hui encore, Orange transmet les écoutes à Alassane Dramane Ouattara, qui est lui-même mis sur écoute afin que ses donneurs d'ordre puissent le contrôler. Dans ces conditions, il est difficile de comprendre qu'un citoyen qui se respecte puisse encore avoir un compte dans une banque non ivoirienne, téléphoner avec Orange, rouler en Peugeot ou faire le plein chez Total, d'autant plus qu'il existe une pléiade d'alternatives.

Quant à dire que ces mesures vont faire tomber le régime Gbagbo, je n'y crois pas. Ceux qui souffrent de ces mesures sont de tous les bords. Le dioula d'Abobo dont l'enfant malade va mourir parce que son père n'aura pu aller chercher 30.000 francs CFA au distributeur de la BICICI pour lui acheter les médicaments pour le sauver, comme le fonctionnaire lambda. Au contraire, je pense que bientôt, nous observerons un déferlement des populations vers l'hôtel du Golf et les ambassades des pays de l'Union européenne, pour chasser ceux que les Ivoiriens considèrent à raison comme responsables de leurs problèmes. Je pense également que le gouvernement ivoirien ne tardera pas à ordonner la fermeture immédiate des opérateurs économiques français en Côte d'Ivoire : d'ici peu, Bouygues, Orange, Total, CFAO, SGBCI et tous les autres seront contraints de mettre la clé sous la porte ou seront nationalisés et alors là, la partie deviendra vraiment intéressante...


Mahalia Nteby

Source: SAOTI, Le Blog de Mahalia Nteby

APRES LA TUNISIE... BLAISE COMPAORE, UNE AUTRE COMPLAISANCE FRANÇAISE

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Alors que les élections récentes au Togo, en Guinée et en Côte d'Ivoire ont été si disputées et si commentées par les médias internationaux, personne ne s'étonne aujourd'hui que Blaise Compaoré ait été réélu le 25 novembre dernier président de la république du Burkina Faso, pour la quatrième fois consécutive, avec un score de 80,15 % dès le premier tour de scrutin. Blaise Compaoré est pourtant connu pour avoir pris le pouvoir dans le sang le 15 octobre 1987, lors du coup d'Etat au cours duquel fut assassiné son prédécesseur et jadis ami, le très populaire Thomas Sankara.

Longue de plus de 23 ans, la présidence de Blaise Compaoré est depuis sans partage, si ce n'est celui des armes ukrainiennes livrées via son pays à plusieurs rébellions sanguinaires dont celle du RUF en Sierra Leone, ou celui des contrats d'exploitation des infrastructures burkinabé, lesquels sont régulièrement attribués à des groupes français comme Bolloré, qui sécurise la route de l'uranium entre les installations d'Areva au Niger et les ports d'expédition ivoiriens et togolais.

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Est-ce la raison pour laquelle Blaise Compaoré est si choyé par les gouvernements français successifs depuis son élection ? Est-ce la raison pour laquelle ce président autoritaire est devenu un pôle de stabilité si important en Afrique de l'Ouest qu'il a été désigné avec la bénédiction de l'Union européenne comme "facilitateur" entre les parties dans les scrutins récents de ses trois pays voisins ?

La "visite de travail" qu'il effectue à Paris les 17 et 18 janvier en compagnie d'une délégation de la Cédéao pour rencontrer le président Nicolas Sarkozy en plein imbroglio ivoirien laisse en tout cas penser que Blaise Compaoré reste à Paris un partenaire de choix. Cette complaisance envers un chef d'Etat mal élu ressemble au soutien affiché jusqu'au dernier moment à l'ex-dictateur tunisien Zine el Abidine Ben Ali : même origine françafricaine moribonde, même rempart prétendu contre l'islamisme radical, mêmes intérêts géostratégiques inavouables. Une telle complaisance doit cesser, d'autant que la France fait actuellement valoir son attachement au respect de résultats électoraux transparents dans un pays voisin et très lié au Burkina Faso.



Europe Ecologie - Les Verts

Communiqué de presse du 19 janvier 2011

jeudi, 17 février 2011

LA MIR (MONNAIE IVOIRIENNE DE LA RESISTANCE) EST-ELLE INFAISABLE ?

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En ces temps de « guerre », il est de plus en plus question d'une « Monnaie ivoirienne de la résistance » soit la « MIR » dont vous apercevez le spécimen ci-contre. Les économistes sont plutôt divisés sur la question à savoir si la Côte d'Ivoire peut battre monnaie dans les circonstances actuelles, avec une Côte d'Ivoire coupée en deux entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo. On dit souvent que « l'argent est le nerf de la guerre » et cela s'avère vrai.

Cependant, l'idée d'une nouvelle monnaie nationale en Côte d'Ivoire taraude l'esprit des économistes ivoiriens depuis près de 5 ans déjà. En 2007, Mamadou Koulibaly, docteur en économie et président de l'Assemblée nationale se plaignait du fonctionnement du « compte d'opérations » déposé au Trésor français et où se trouve la majorité des avoirs extérieurs des pays de la zone franc : « Pour être libres, nous allons créer notre monnaie » avait t-il lancé. «  Ce serait une catastrophe pour la zone UEMOA et toute l'Afrique. Car la Côte d'Ivoire représente, à elle seule, la locomotive de l'Union. Et le Sénégal qui l'épaule, ne pourra pas seul tenir debout. Ce sera alors l'éclatement de l'union », lui avait répondu le Sénégalais Doudou N"Doye, président l'UPR.

Certains économistes posent des préalables à la question de faisabilité du projet, tel que : l'unification des caisses entre le nord et le sud, la réunification militaire du pays et la stabilité économique et sociale de la Côte d'Ivoire. Au delà des préalables, d'autres mettent en garde contre la probable non reconnaissance de la devise ivoirienne à l'extérieur des frontières ivoiriennes et même à l'intérieur du pays, notamment les zones centre, nord et ouest (communément appelé zone CNO). De sorte que certains économistes parlent d'une monnaie mort née.

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Néanmoins, le projet est-il réellement infaisable ?

On pourrait dire non, il est empiriquement démontré que des situations graves révèlent de grandes créations. Déjà au 19ème siècle, précisément en 1862, Clément Juglar, le spécialiste des crises que l'on retrouve dans tout cours d'économie, disait ceci à propos des crises: « Tout s'arrête pour un temps, le corps social paraît paralysé ; mais ce n'est qu'une torpeur passagère, prélude de plus belles destinées. En un mot, c'est une liquidation générale. Il ne faut donc jamais désespérer ni trop espérer de son pays, se rappelant sans cesse que la plus grande prospérité et la plus grande misère sont sœurs, et se succèdent toujours ». Il est bien dit que la crise est le prélude de belles destinées. Au 20ème siècle, les régulationnistes tels que Michel Aglietta, Bernard Billaudot, Robert Boyer, Benjamin Coriat démontraient théoriquement et empiriquement (sur une étude allant de la fin du 19ème siècle au début des années 1970) que la crise est l'occasion du changement du mode de regulation et des régimes d'accumulations. Parmi ces changements figurent le changement des formes de la monnaie incluses parmi les 4 autres formes institutionnelles.

Au-delà du volet théorique, l'histoire nous montre bien que les grandes crises révèlent les grands changements, Notons que bien souvent d'importantes décisions monétaires ont été prise en temps de crise : la crise de 1929, la fin de la Seconde Guerre Mondiale en 1947 avec le Plan Marshall puis la Guerre du Kippour et les chocs pétroliers en 1979. Il est donc possible, voire souhaitable, pour un pays en mal de souveraineté nationale de poser le problème de son autonomie monétaire.

Au niveau technique, les économistes pessimistes invoquent un supposé problème d'inconvertibilité d'une nouvelle monnaie ivoirienne à l'extérieur ce qui poserait le problème de l'exportation de nos biens à l'étranger. Ce qui n'est en réalité pas un problème ou du moins un problème déjà présent. Rappelons que le franc CFA étant une monnaie divisionnaire, elle n'est point convertible internationalement, pourtant nous commerçons bien avec les Etats-Unis dont la devise est le dollar. En d'autres termes, il nous suffira d'établir une intra-conversion administrée par le Trésor public ivoirien ou la future Banque Centrale Ivoirienne (BCI), qui elles pré-détiendront des stocks de devises internationales.

L'autre problème que pourrait poser la MIR relève du domaine psycho-politique. Car une nouvelle monnaie ivoirienne devra compter sur la confiance totale de l'ensemble des ivoiriens en elle. Or, les partisans de Ouattara ne reconnaitrons pas cette monnaie. En sus, nul ne doute que l'économiste Alassane Ouattara n'hésitera pas à faire circuler du Franc CFA sur la territoire ivoirien tout en émettant des faux « MIR » afin de pousser à l'hyperinflation comme en Zimbabwe en 2009, ce qui pourrait conduire au désordre monétaire.

En somme le projet du « MIR » n'est pas infaisable. Mais face aux possibles difficultés exogènes et endogènes que cette monnaie devra affronter, il nous faudra de la volonté et du professionnalisme afin d'assurer nos échanges de manière efficace.

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Extrait du rapport : Introduction à l'Etude de faisabilité objective de la MIR (Décembre 2010 -Janvier 2011)


Jean-Philippe OBO et le cercle d'économistes ivoiriens à Paris


Source: IVOIRENEWS

REVOLUTION DU 21 FEVRIER ANNONCEE PAR SORO GUILLAUME: UNE OPERATION COMMANDO SE PREPARE CONTRE GBAGBO DEPUIS LE GOLF



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Le week-end dernier, plusieurs journaux de la place ont rapporté que le RHDP prépare un soulèvement populaire contre les institutions de la République à partir du 21 février. Quelques jours avant, d'autres organes de presse ont révélé un plan d'attaque de la force Licorne (opération militaire de la France en Côte d'Ivoire) et de l'ONUCI contre le pouvoir de Laurent Gbagbo dans la période du 20 au 25 de ce même mois.

Ces derniers jours, des sources médiatiques ont affirmé que les militants du Rassemblement Des Républicains (RDR), dont le leader est Alassane Ouattara, sont partis massivement de l'Hôtel du Golf pour rejoindre leurs différentes bases. Tous ces faits sont liés par une constance : la prise du pouvoir par Ouattara. Selon des sources bien introduites, un commando de mercenaires Burkinabés se prépare à l'Hôtel du Golf afin de frapper le pouvoir de Laurent Gbagbo dans la période du 21 au 25 février.

Pour réussir cette attaque, une opération de diversion qui consiste à attaquer les forces loyalistes sur tous les fronts est planifiée depuis le Golf. Ainsi selon notre information, les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) seront dispersées sur tout le territoire pour défendre leurs positions au point de baisser la garde à Abidjan. Et donc assez facilement les mercenaires Burkinabés pourront prendre le contrôle des institutions de la République pour installer Alassane Ouattara. C'est donc selon nos sources, la préparation de ce plan d'attaque qui explique les mouvements qui se font au Golf.

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Les dernières manœuvres

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Voici le plan détaillé de l'attaque

Des sources nous ont appris qu'Alassane Ouattara a demandé le départ systématique des militants et sympathisants non essentiels de l'Hôtel du Golf, en vue de céder la place aux soldats de l'ECOMOG qui ont été plusieurs fois annoncés. Mais la source affirme que Ouattara est plutôt déterminé à réussir ce dernier coup. Par conséquent, il veut être sûr que son plan ne va pas être dévoilé par quelques indiscrétions en ce sens que, de l'ECOMOG, il n'en ait rien. Se sont plutôt des mercenaires Burkinabés fournis par Blaise Compaoré toujours selon nos informations qui sont installés au Golf avec la complicité de l'ONUCI.

Le contingent onusien est chargé d'aller chercher les militants chassés par Ouattara au moyen d'hélicoptères (pour cause de blocus), pour sa base sis à l'Hôtel Sébroko. Une fois dans ces locaux les militants déchus sont accompagnés en petits groupes par le personnel de l'ONUCI dans des véhicules banalisés au cours de la journée jusqu'au feu tricolore du quartier d'Attécoubé d'où chacun rentre chez lui. L'on se rappelle que les Forces de défense et de Sécurité (FDS) ont intercepté récemment des éléments de la rébellion armé de Soro convoyés à Abidjan par l'ONUCI.


Konan Julien


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COUP D'ETAT ANNONCE: LES DERNIERES MANŒUVRES


Les informations relatives au coup d'Etat en préparation par la coalition rebelle tendent à se confirmer au fur et à mesure que les jours passent ; et ceci, dans la droite ligne de ce que infoscotedivoire.net avait prédit.

Nous écrivions dans nos publications antérieures, que la France envisage un mauvais coup contre la République et contre son Président Laurent Gbagbo. Et bien cette menace d'attaque se confirme de jour en jour. En effet, les informations en notre possession font état d'une opération ''Barakouda'' que la Licorne entend rééditer en terre ivoirienne, avec la complicité de l'opération des Nations Unies (ONUCI). Il s'agit, pour ces armées d'invasion, de créer l'incident aux alentours de la résidence présidentielle pour tenter un enlèvement du numéro un ivoirien qui gène tant le dispositif de domination de la Françafrique. Les dates de 20 et 21 février qui ont été fixées correspondent à la fin de la médiation de l'Union Africaine.

Cependant, les comploteurs veulent dribbler la vigilance des Ivoiriens en frappant plutôt que prévu. Il s'agit pour la France et la rébellion, de créer la chienlit dans la capitale économique pour tenter un coup de force. Etant donné que Guillaume Soro est bavard, il a fini par déballer le plan macabre que les fins limiers avaient déjà su détecter. Dans cette perspective, des combattants rebelles ont été positionnés à Abidjan, notamment dans les quartiers comme Abobo, Anyama et Port-Bouët II à Yopougon. Ils n'attendent que le feu vert de leurs mandants pour lancer l'assaut.

Toujours suivant ces dernières manœuvres, les militants et responsables du RHDP (opposition politique et armée), qui étaient jusque là parqués au Golf Hôtel, ont été exfiltrés de ces lieux pour préparer des manifestations éclatées à travers le pays. Les récentes fermetures des banques françaises et le boycott des matières premières de la Côte d'Ivoire ne sont pas anodins. Ils présagent de ce plan diabolique qui consiste à asphyxier l'économie ivoirienne en vue de créer une implosion sociale. Aux dernières nouvelles, les Forces de Défense et de Sécurité ont pu avoir la puce à l'oreille. Ils redoublent donc de vigilance pour tuer dans l'œuf cette énième tentative de déstabilisation du pays.


Isabelle Niacaby


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LA LICORNE ET L'ONUCI VEULENT ASSASSINER GBAGBO LE 20 FEVRIER PROCHAIN : VOICI LE PLAN DETAILLE DE L'ATTAQUE


Un autre projet d'assassinat du Président Laurent Gbagbo vient d'être découvert et mis au grand jour par les services de renseignement généraux de Côte d'Ivoire. Le Président Français qui s'est depuis toujours opposé à un recomptage des voix est aujourd'hui convaincu qu'avec la mise en place du panel des chefs d'état, tout est désormais réuni pour procéder à cette opération qui, seule peut apporter la vérité sur le scrutin du 28 novembre dernier.

Or, recompter les voix, c'est déclarer d'office la défaite de Ouattara. Nicolas Sarkozy a donc décidé de mettre à exécution son projet d'assassinat du Président Laurent Gbagbo depuis longtemps préparé concomitamment avec les forces Onusiennes. C'est un plan minutieusement préparé et actualisé au fil du temps.

Vous comprenez donc bien le fondement des déclarations de guerre perpétuellement faites par Alassane Ouattara ces dernières semaines : « Je donne une semaine à Gbagbo pour partir, sinon je vais le déloger (début décembre) », « Gbagbo doit quitter le palais dans deux semaines où je l'y contraindrai par la force (fin décembre)» etc. Après plusieurs reports, le plan totalement peaufiné est désormais prêt pour sa mis en exécution du 20 au 25 février prochain.

Il s'agit notamment d'attaquer la résidence du Président Laurent Gbagbo en neutralisant au passage et d'avance toutes les poches de résistance. Dans ce plan dont le document vous est proposé dans le lien ''lire également'', la licorne et l'Onuci ont identifié les différentes positions des forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire de sorte à faciliter les interventions des unités alliées, composées des rebelles ou forces nouvelles, des casques bleus et des mercenaires Burkinabé et russes.

Le rôle assigné à la force licorne dans cette tentative de déstabilisation du pays est le contrôle systématique du plan d'eau lagunaire de l'espace aérien pour empêcher de probables renforts en provenance des bases militaires. Tout a été passé au peigne fin. Le temps d'intervention minutieusement étudié, les distances entre les sites et la résidence du Président de la République soigneusement calculées.

Les tâches dévolues à l'ONUCI dont les chars serviront à attaquer la résidence ont été également clairement définies. Au chapitre ''point sécuritaire zone clash'' qui signifie point de sécurité dans la zone où va se dérouler le clash, le plan de la licorne et de l'ONUCI donne bien des détails sur les effectifs des Fds en présent: Saint Jean (PS1) il y a 8 policiers (Papa) et 3 militaires (Malo) ayant comme arsenal, des Kalachnikov et un cargo policier (1 cargo Papa).

A ce niveau, le plan indique que les policiers sont en alerte (Papa toujours en alerte). Au carrefour Sainte Marie (PS2), les policiers ivoiriens présents sont entre 10 et 15 disposant de ''Kalach'' et d'un char. Les observations décrivent le dispositif à ce niveau comme étant semi lourd, avec des policiers trop distraits. Les dispositions à d'autres niveaux comme le BNETD, l'Hôtel Ivoire, l'ambassade de chine (PS3), le Campus (PS4), la résidence du DG de la Douane (PS5), le carrefour la vie (PS6) et la RTI (PS7) ont été identifiées. Dans le chapitre ''circuit fil gérant en zone Paris'' qui signifie le chemin du président Laurent Gbagbo ils précisent que dans le quartier huppé, le dispositif est très serré au passage du Président. Surtout au niveau de Saint Jean...

Au chapitre '' Soutien gérant hors zone clash'' qui signifie les bases militaires extérieures à la zone de combat devant venir en soutien au Président Gbagbo, le plan détermine les différentes unités des FDS, présente la distance entre ces unités et la zone de combat, définit le temps que peut mettre l'unité pour atteindre la zone de combat.

Au chapitre suivant (tâches unités amis clash day), le document présent le rôle de chaque unité devant mener l'attaque contre la résidence du Président Laurent Gbagbo le jour du combat. Ainsi, les tâches de l'ONUCI, de la licorne, des mercenaires et des rebelles sont clairement définies. L'avant dernier chapitre du document présente l'itinéraire des forces devant mener l'attaque contre la résidence du Président Laurent Gbagbo.

Ce chapitre est intitulé « Itinéraire unités amis ». Dans la page finale du document intitulé « Chrono », c'est le chronogramme de l'attaque qui est précisé depuis les préparatifs jusqu'à l'exécution (clash day). Voici présenté le dernier complot que l'armée Française et les forces onusiennes comptent réaliser à visage découvert. Pour ceux qui avaient encore des doutes sur l'implication de la France et de l'ONUCI dans la crise ivoirienne, la preuve vous est ainsi livrée à travers ce document de 6 pages joint dans le lien ''Lire également''.


De Lazoa

 

Source: INFOS COTE D'IVOIRE.NET