topblog Ivoire blogs

jeudi, 23 décembre 2010

FRANCE-REBELLION IVOIRIENNE: CONNIVENCE TOTALE

GENDARME FRANçAIS EN CI.jpg

Que fait donc ce gendarme français en Côte d'Ivoire et surtout près des rebelles, à l'Hotel du Golf ?

Vous avez dit assistance à force insurrectionnelle ?

mercredi, 22 décembre 2010

LE COUPLE OUATTARA PROCHE DE LA CIA ? : LES REVELATIONS EXPLOSIVES DE JEAN-FRANÇOIS PROBST



JEAN-FRANçOIS PROBST.png

 

In Le Nouveau Courrier N°160 du 22 Décembre 2010 © kernews.fr


Jean-François Probst, l'ancien bras droit de Jacques Chirac, est un éminent spécialiste de l'Afrique. Après une carrière politique extrêmement riche (il a notamment été conseiller de Jérôme Monod au RPR, secrétaire général du groupe RPR au Sénat, conseiller d'Alain Juppé et directeur de la communication de la Mairie de Paris pour Jean Tibéri), il est aujourd'hui consultant international en communication et conseille des chefs d'entreprise, des politiques et des chefs d'État africains. Il était l'invité de Yannick Urrien mardi 21 décembre à 8h10 sur Kernews.


Nous publions quelques extraits de l'entretien avec Jean-François Probst. Ce script ne constitue pas l'intégralité de l'entretien sonore : compte tenu de la longueur de l'entretien, nous avons du trier, de notre point de vue, les citations les plus marquantes de M. Probst.

Kernews : Pour quelles raisons le gaulliste que vous êtes estime-t-il que nos compatriotes, particulièrement ceux qui sont attachés aux souverainetés nationales, doivent s'intéresser aux événements de Côte d'Ivoire qui, selon vous, marqueront l'histoire de l'Afrique ?

Jean-François Probst : Pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui, il faut se reporter à la fin de la IVème République. Les socialistes n'arrivaient pas se dépêtrer des affaires coloniales et c'est là que le général De Gaulle a joué un coup majeur, pour l'intérêt supérieur de la France et des Africains : il a octroyé par référendum à chaque pays la possibilité de devenir indépendant et souverain. La base de l'indépendance nationale lorsque l'on est gaulliste, c'est le 18 juin 1940. C'est le refus de l'occupant, c'est le refus de la collaboration avec l'ennemi, c'est la capacité, malgré la difficulté, à résister. En Côte d'Ivoire, la flamme d'une résistance générale, contre les colonisateurs, les anciens colonisateurs ou les nouveaux colonisateurs que sont les États-Unis, la Chine ou l'Inde, cela existe. Dans le monde entier, des centaines de milliers de jeunes gens s'informent et voient bien qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. Ce qui ne fonctionne pas, c'est un point très cher à la doctrine du général De Gaulle : l'organisation des Nations Unies, «le machin» comme l'appelait le général. C'est une organisation qui n'a pas lieu de s'ingérer dans les affaires intérieures d'un pays pour régler ou annoncer les choses à sa manière. Dans ce qui se passe, la responsabilité de l'ONU est patente. Les Nations Unies ne font pas respecter leurs résolutions de manière générale, que ce soit en Israël, en Iran ou au Kosovo après les trafics d'organes... En Côte d'Ivoire, les Nations Unies n'ont pas fait leur travail pour organiser une élection dans un pays qui a connu une dizaine d'années de crise. Monsieur Gbagbo a été élu en 2000. Il n'est pas arrivé du ciel, il n'est pas seulement un homme un peu socialiste soutenu par les socialistes français. C'est un Ivoirien qui a souffert dans le passé en tant qu'opposant et c'est d'ailleurs Monsieur Ouattara qui l'avait mis en prison quand il était premier ministre de Monsieur Houphouët-Boigny. Pour revenir à ce qui nous préoccupe, les Nations Unies auraient dû organiser des élections incontestables. Or, ce qui vient de se passer montre que rien n'était prêt : les listes électorales n'étaient ni faites ni à faire, on a vu 20 000 électeurs supplémentaires par rapport aux inscrits dans le nord où Ouattara et Soro ont été des rebelles à l'élection... Il y a eu des fraudes, tricheries et truandages... Le délégué des Nations Unies en Côte d'Ivoire, Monsieur Choi, a, à mon avis, une technique coréenne qui n'a rien à voir avec la démocratie moderne. S'il souhaite par la suite qu'il y ait deux Côte d'Ivoire, comme il y a deux Corée depuis 70 ans, c'est son affaire... Mais en Afrique, on est en Afrique, on n'est pas en Asie ! Il y a 15 000 Français en Côte d'Ivoire et ils ne doivent pas subir les effets de la carence, de l'incompétence de l'ONU dans l'organisation d'élections. On voit bien qu'il y a eu beaucoup de fraudes. On me dit qu'il y en a eu des deux côtés. Probablement, mais je vois les cinq régions dans lesquelles certains bureaux de vote sont quasiment à 95% pour Monsieur Ouattara... Il y a eu des empêchements de voter, des violences, des viols et on m'a même raconté que dans certains villages, les amis de Messieurs Ouattara et Soro y allaient à l'arme pour intimider les gens et même parfois les tuer. Les Nations Unies ne peuvent pas fermer les yeux sur de telles affaires. Monsieur Choi n'a pas fait son travail dans le nord... Est-ce que cela exonère pour autant le président Gbagbo et son équipe de tous les défauts ? Sûrement pas, mais ce n'est pas à nous, gens de l'extérieur et prétendument de la communauté internationale, de nous ingérer dans les affaires de la Côte d'Ivoire... La Côte d'Ivoire n'est pas un pays qui est appelé à vivre en guerre civile. C'est un pays que je connais depuis 1969, c'est un pays gaulliste et houphouëtiste dans son cœur et dans ses tripes, c'est un pays uni et rassemblé avec de nombreuses ethnies et des étrangers. Et voilà que les Nations Unies, au lieu d'installer et de préserver la paix, viennent de sécréter la guerre. Je dis que Monsieur Ban Ki-Moon et Monsieur Choi vont avoir très mauvaise conscience et du sang sur les mains.

Pourquoi l'ONU a-t-elle fermé les yeux sur les fraudes dans le nord et pourquoi soutient-on Monsieur Ouattara à Washington en lui attribuant cette victoire ?

Avant de parler des États-Unis, de Monsieur Obama, de Washington et de la CIA, finissons de parler des Nations Unies et de leur rôle. Je crois qu'il y a beaucoup de soldats dans les chars marqués UN. Il y a beaucoup de fonctionnaires et de bureaucrates et, d'après des témoins sur le terrain, on n'a pas vu beaucoup d'observateurs dans les bureaux de vote des cinq régions du nord où il y a eu toutes ces fraudes. Là où l'ONU a encore un rôle encore plus critiquable, c'est que le président de cette fameuse commission électorale indépendante - qui, en réalité, n'avait d'indépendante que le nom - Monsieur Bakayoko, à peine avait-il quelques résultats partiels, s'est enfui à l'Hôtel du Golf... Tout cela est une farce ! Les Nations Unies couvrent cette ouattaresque pantalonnade et c'est très grave ! Cela s'apparente à un vol et un cambriolage de voix d'Ivoiriens par Monsieur Ouattara, malheureusement téléguidé par l'extérieur...

Vous avez évoqué la CIA...

De mon point de vue, et du point de vue de certains observateurs avertis et connaissant bien les affaires ivoiriennes, il est évident que depuis longtemps la CIA téléguide avec quelques longues cornes, et assez facilement semble-t-il, le couple Alassane et Dominique Ouattara... Les rebelles du nord sont manipulés de l'extérieur, et pas seulement par l'islam avec Al Qaïda, des islamistes du nord de l'Afrique qui voudraient bien pousser jusqu'au sud. Tout cela est un imbroglio dans lequel les États-Unis nagent comme d'habitude à contre-courant. Ils ont engendré beaucoup de guerres et beaucoup de conflits civils, avec de nombreux morts dans de nombreux pays où il y a du diamant, de l'uranium, de l'or, du pétrole et d'autres richesses... Tout le monde fait la danse du ventre autour de la Côte d'Ivoire, mais les États-Unis, avec leurs manières lourdingues et obamesques, un peu comme Bush le faisait en Irak, arrivent à entraîner derrière eux des petits satellites ou des vassaux. Malheureusement pour mon beau pays de France, que le général De Gaulle avait fait sortir du commandement intégré de l'OTAN, le président Sarkozy a réintégré l'OTAN. Le président Sarkozy est à la traîne des États-Unis et la France est un wagon de queue de la grosse locomotive américaine... Les USA voudraient le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée, le Mali, le Niger et cette Haute-Volta, devenue Burkinabè, qui veut percer vers le sud jusqu'à Yamoussokro pour, disent-ils, transformer la basilique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro en mosquée. Obama, comme Sarkozy, c'est un peu une marionnette entre les mains du complexe militaro-industriel américain et des grandes multinationales de l'agroalimentaire qui font ces barres chocolatées qui rendent obèses tous les enfants du monde. Cette action américaine me fait retourner un peu en arrière, au moment de la mort du président Houphouët-Boigny. La France avait déjà cette espèce de difficulté à être ensemble de façon gaullienne pour reconnaître les bienfaits et les défauts de la politique d'Houphouët. Mais Houphouët a dû gérer un pays après l'indépendance, il a commis sûrement des erreurs. Il a sûrement commis celle de mettre dans le même marigot Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, qu'il a nommé premier ministre pendant que sa femme, Dominique, jouait un rôle semble-t-il bizarre à Abidjan et à Yamoussoukro. À la mort d'Houphouët, dans l'avion qui emmenait les autorités, Chirac ne parlait quasiment plus à Balladur... Messmer l'Africain représentait un peu l'autrefois. Il était difficile pour ces gens-là de se parler, même pour Mitterrand qui était carrément attaché aux années 40-50, pour ne pas dire à Vichy puisqu'il y avait carrément reçu la francisque... Le seul en France, socialiste d'ailleurs, qui avait une vision de l'avenir, c'était Gaston Defferre. Aujourd'hui, le président Sarkozy n'a aucune compétence dans le domaine de l'Afrique. Il l'a d'ailleurs démontré par deux stupides discours : celui de Dakar, qui était à la fois raciste et précolonial, et celui de Pretoria, que je viens de relire, dans lequel il annonçait que la France retirait toutes ses bases et tous ses militaires... Aujourd'hui, ce qu'il reste à faire à Monsieur Alain Juppé et à Madame Alliot-Marie, c'est conseiller au président Sarkozy de tenir son engagement : retirer les troupes françaises et pas à cause des élections cafouilleuses de Côte d'Ivoire, mais parce que nous allons vers un monde nouveau, vers la communauté de destin de 53 pays d'Afrique : 1 milliard d'habitants et pas seulement le petit Gabon, dont ne s'occupent que les Balkany, les Bourgi ou les Guéant... Nicolas Sarkozy pourra de façon grossière et indécente s'agiter, vociférer, s'ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire, mais il n'aura que des réponses cinglantes des Ivoiriens qui lui répondront que la Côte d'Ivoire n'est pas une sous-préfecture française. Donc, de grâce, que les Américains, que la France de Monsieur Sarkozy, que l'Europe de Messieurs Baroso et Van Rompuy, se calment et s'abstiennent de commentaires vasouilleux et menaçants... Pendant ce temps, Monsieur Netanyahou n'a que faire des recommandations des Nations Unies et Monsieur Ahmadinejad s'assoit sur les recommandations des Nations Unies et de Monsieur Obama...


Sommes-nous en train de vivre un cas de manipulation médiatique mondiale comme ce fut le cas avec l'Irak ?

Incontestablement. Il y a intoxication des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sur la situation qui prévaut à Abidjan et en Côte d'Ivoire. Bien sûr, il y a la responsabilité des journalistes, dont certains ne connaissent rien à la réalité ivoirienne : c'est le cas de Monsieur Jean-Michel Apathie qui s'est fait moucher par un artiste africain... Mon cher Yannick Urrien, je suis né en 1949, j'ai travaillé dans la politique, et des manipulations, il y en a eu plus d'une... D'abord, il y a un grand nombre de monopoles de journaux qui sont tenus par des marchands de canons, des marchands d'avions, des marchands de caleçons ou de béton... Mais c'est aussi vieux que le monde, la manipulation, l'intoxication, c'est aussi vieux que la politique étrangère... Mais cela n'a jamais été aussi accéléré qu'aujourd'hui, parce qu'il y a les médias et surtout Internet, avec les révélations de Wikileaks qui sont tout-à-fait extraordinaires ! Donc, on peut mentir à la population mondiale une fois, comme disait Abraham Lincoln, mais on ne peut pas mentir à tout le monde tout le temps. Par conséquent, les États-Unis, qui sont un géant aux pieds d'argile, feraient mieux de réfléchir plusieurs fois avant d'installer la guerre dans des endroits où ils finiront, comme partout, par être rejetés... Ce qui se passe en Côte d'Ivoire, ce n'est pas seulement de l'intoxication et de la désinformation, ce n'est pas simplement l'instrumentalisation d'un gars comme Ouattara pour mettre le pied dans la porte des richesses. La nouvelle guerre qui se tient maintenant dans tous les coins du monde, c'est celle entre les États-Unis d'Amérique et la République populaire de Chine. L'Afrique de l'Ouest sera l'eldorado des vingt prochaines années dans le monde et, si nous ne comprenons pas que nous avons le devoir, même cynique, d'un rapport Nord-Sud intelligent, il vaut mieux que nous allions nous coucher et la France deviendra un espèce de vaste musée où l'on viendra voir les statues de cire de Monsieur Sarkozy, de Madame Dati ou de Monsieur Delanoë au musée Grévin... Il faut aussi que les journalistes, comme Monsieur Elkabbach, arrêtent de prendre les élites africaines pour des petits «négros Banania»... Cela dépasse l'entendement ! Je viens de réécouter l'interview par Monsieur Elkabbach de Monsieur Pierre Kipré, brillant ambassadeur de la République de Côte d'Ivoire en France, et je me demande s'il ne serait pas temps que les Duhamel, Apathie et Elkabbach aillent directement à la maison des vieux artistes de Ris-Orangis ! On sent l'incompétence, l'arrogance et presque l'injure. Cela rejoint ce que pensent de nombreux Français de Nicolas Sarkozy. Ce garçon a trop tété le biberon de Charles Pasqua et il est le roi de la rodomontade. La politique étrangère, cela nécessite du calme, de la hauteur de vue et de la discussion. Je recommande aussi à nos reporters de France Info et d'ailleurs, d'arrêter de camper dans des halls d'hôtel et de lire des papiers qui leur sont confiés par je ne sais qui à l'ambassade de France ou par d'autres officines... Je suis très peiné pour mon pays, parce que l'on disait la France fille aînée de l'église et la Côte d'Ivoire petite sœur de la France. Les Ivoiriens et nous, nous étions faits pour nous aimer et nous entendre. À Abidjan, il y a quelque chose d'un peu marseillais et en France il y a quelque chose de très ivoirien, ce goût de l'indépendance, de la liberté de la souveraineté et de la rébellion. Ne négligeons pas le fait que 60% des Ivoiriens ont moins de 20 ans. Ne négligeons pas que, comme les gaullistes de la Résistance, ils ont envie de s'opposer aux colonisateurs et au totalitarisme... Seulement, les Chinois ont une diplomatie un peu plus intelligente que la nôtre... Actuellement, ce n'est pas difficile, parce que des crétins gèrent notre approche française de l'Afrique... L'ONU n'a pas été capable de préparer et de contrôler convenablement ces élections et je les entends dire, dans le camp Ouattara de l'Hôtel du Golf, que le Conseil constitutionnel est à la solde du président Gbagbo. Mais ils sont injurieux ! Est-ce que Monsieur Louis Joxe était à la solde de De Gaulle ? Est-ce que Monsieur Roger Frey était à la solde de Pompidou ? Est-ce que Monsieur Roland Dumas était à la solde de Mitterrand ? Est-ce que Monsieur Jean-Louis Debré était à la solde de Chirac ou à la solde du président Sarkozy ? Les journalistes, prétendus spécialistes de l'Afrique, qui essaient de faire passer Gbagbo pour Mugabe se trompent : je crois que Gbagbo est plus proche de Mandela que de Mugabe.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

ASSASSINAT DE LAURENT GBAGBO : UN COMMANDO DE 26 SNIPERS A ABIDJAN DEPUIS HIER



SNIPERS 2.jpg

In Le Nouveau Courrier N°160 du 22 Décembre 2010 Gilles Naismon


Le président français, après avoir donné un ultimatum de 72h (qui n'a eu aucun effet) à Laurent Gbagbo pour quitter le pouvoir, veut passer à l'action militaire, en éliminant le président ivoirien.

Nos sources au Burkina Faso et dans l'Hexagone, notamment à Paris, sont formelles et confirment aisément cette information sur laquelle travaillent les fins limiers ivoiriens. 26 snipers de l'armée française, des hommes de couleur, ont pu rallier Abidjan via Ouagadougou et Bouaké avec l'appui de l'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire (Onuci), qui les a habillés dans ses uniformes. Encagoulés sous le couvert de «soldats de la paix», ces tireurs d'élite se sont vus confier la tâche d'exécuter un certains nombre de personnalités du pouvoir parmi lesquelles figure en première place l'actuel président de la République Laurent Gbagbo. Les 26 tireurs d'élite, qui ont transité par Ouagadougou, ont pu prendre des instructions auprès du général Emmanuel Beth, ancien commandant de l'opération Licorne et actuel ambassadeur de la France au Burkina Faso. La nomination de celui-ci à ce poste était perçue comme un positionnement stratégique dans la poursuite de déstabilisation d'Abidjan, au cas où Ouattara perdrait les élections présidentielles à la régulière.

SNIPERS 3.jpg

Le gouvernement américain cité dans le convoyage de mercenaires allemands

Le gouvernement américain, vu que son numéro un s'est impliqué fortement dans l'opération « tout sauf Gbagbo », est également très actif dans cette opération «tout sauf Gbagbo ». Ainsi, l'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique a sollicité et obtenu une autorisation de survol et d'escale à l'aéroport Félix Houphouët-Boigny accordée sous le N°1353/PR/EMP. Il s'agissait d'un appareil de type GULF STREAM N°186/PA ou N°184 PA ou SUBS exploité par la compagnie Phénix Air avec pour commandant de bord, le commandant Brian Edminster qui devait atterrir comme prévu à l'aéroport Félix Houphouët-Boigny. Au grand étonnement des autorités légales du pays, l'appareil descend à Bouaké, fief des rebelles, via Alger, la capitale algérienne. Un commando de mercenaires composé d'une douzaine d'allemands a été débarqué. En réalité, l'autorisation d'escale et de survol demandée par les Américains pour enquête à leur ambassade d'Abidjan, suite à une roquette qui l'aurait touchée jeudi dernier, n'était qu'un prétexte pour brouiller les pistes et avoir accès à l'un des aéroports ivoiriens.

Une délégation de Ouattara a séjourné au Burkina pour boucler l'opération

Dans la nuit du 19 au 20 décembre dernier, le président du Rdr, Alassane Ouattara a envoyé une délégation auprès du président burkinabé pour solliciter, selon des sources crédibles, un «soutien logistique, matériel et humain». Ce soutien vise à engager une épreuve de force visant à mettre à la tête de la Côte d'Ivoire Alassane Ouattara. Le président Blaise Compaoré, à qui la demande a été adressée, a confié le dossier au colonel Diendiéré Gilbert, son chef d'état-major particulier. La délégation d'ADO et le colonel Diendieré ont eu une séance de travail à cet effet le 20 décembre à Ouagadougou.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 21 décembre 2010

LA DESOCCIDENTALISATION DU MONDE

FRANCE 24-SARKOZY.png

 

In Le Nouveau Courrier N°158 du 20 Décembre 2010 par Silvie Kouamé


On peut choisir de regarder la crise ivoirienne à travers les lunettes déformantes de la majorité des médias internationaux, qui ont choisi de raconter une histoire simpliste et manichéenne. En gros, il s'agit d'un pays où un roi nègre s'accroche au pouvoir. Alors qu'il a perdu des élections transparentes et validées par une «communauté internationale» forcément honnête, vertueuse et mue par sa mission civilisatrice et «démocratisante». Non violent, porteur d'espoir, son adversaire a appelé «le peuple» à descendre pacifiquement dans la rue, mais la soldatesque aux ordres du président sortant a sévi. Depuis, les puissances occidentales essaient de faire prévaloir les valeurs universelles...


Cette belle fable ne résiste ni à la réalité ivoirienne, bien plus complexe, ni à la froide logique de la diplomatie internationale. Le processus qui a amené l'Occident à imposer la thèse «Ouattara vainqueur» n'est ni légal ni légitime. Ce n'est pas la Commission électorale indépendante (CEI) qui a diffusé des résultats provisoires en sa faveur ; mais seulement son président, membre du RHDP, au sein du QG de campagne de Ouattara. Les fraudes dont le camp Gbagbo parle, et qu'on tente de rendre inaudibles par un tintamarre de «certifications » d'organisations internationales et d'ONG toutes abreuvées à la même source, sont avérées. Elles se voient sur des milliers de procès-verbaux irréguliers qui, dans un dialogue contradictoire, ne pourraient pas être rejetées d'un simple revers de la main agacé. Elles ont eu lieu dans une partie de la Côte d'Ivoire vivant sous la férule moyenâgeuse de seigneurs de la guerre voués à ADO, le champion d'une cause qu'ils considèrent comme celle du Nord.

La « démocratie médiatique », nouvelles arme d'intervention de l'Occident

Ceux qui s'intéressent à l'actualité internationale de manière continue ne croiront jamais que Paris et Washington se battent à Abidjan pour le triomphe d'un quelconque absolu démocratique.

Les exemples sont nombreux qui tendent à prouver que les pays occidentaux ont une compréhension sélective et manipulatoire de la démocratie, qui ne tient que dans la mesure où elle concourt à leurs intérêts. Ainsi, quand les Palestiniens choisissent de voter pour le Hamas, parti islamiste honni par les puissances riches, ils sont punis.

Les «élus du peuple» ne sont pas reconnus par la «communauté internationale», qui refuse de s'asseoir à la même table qu'eux. Quand Hugo Chavez (Venezuela) ou Mahmoud Ahmadinejad (Iran) sont déclarés vainqueurs des élections chez eux, les arbitres des élégances démocratiques occidentaux, relayés par des médias puissants, crient à la fraude et mettent leurs canaux et outils à la disposition des opposants - qu'ils aient, dans le fond, raison ou non. En revanche, les puissances occidentales ont fermé les yeux sur les récentes fraudes électorales au Gabon, malgré les preuves qu'elles détiennent (cf. les révélations du documentaire de Patrick Benquet sur la Françafrique). Elles sanctifient les pétromonarchies du Golfe et les passations de pouvoir héréditaires en Françafrique, comme elles ont installé des dictateurs à la place de progressistes par le passé au Chili (pour Pinochet contre Allende) ou en République démocratique du Congo (Mobutu pour contrer Lumumba). Rien de nouveau sous le soleil...

La «démocratie médiatique» instrumentalise au-delà du raisonnable les droits de l'homme et les organisations qui les défendent - pour les assécher et les délégitimer, à terme, auprès d'une grande partie de l'opinion publique mondiale, qui n'est pas dupe. Financées à grands frais par des fondations et des Etats qui ont des intérêts à défendre, les grandes ONG de défense des droits de l'homme trient les morts, pour extraire des décombres ceux qui vont dans le sens de leur démonstration. La Cour pénale internationale (CPI) devient un épouvantail destiné uniquement à causer des frayeurs aux Africains. Arnaud Montebourg a déjà demandé que Gbagbo soit traîné devant la CPI pour des violences déclenchées par Ouattara et qui ont fait 50 morts. Qui poursuivra Bush ou Obama devant la CPI pour les milliers de civils tués en Irak ou en Afghanistan ? Qui poursuivra les rebelles ivoiriens pour les 5000 morts de la guerre civile qu'ils ont lancée? Qui poursuivra Chirac pour les meurtres d'Ivoiriens devant l'Hôtel Ivoire ? Silence... ces morts-là ne sont pas du bon côté. Celui des alliés de l'Occident.

Une nouvelle guerre froide de nature économique ?

Un des phénomènes intéressants à observer au point de vue diplomatique est la convergence de vues frappante et mise en évidence entre la France, soutenue par l'Union européenne, et les Etats-Unis sur le dossier ivoirien. C'est un phénomène nouveau : lors des derniers épisodes de notre crise qui ne veut pas mourir, les Etats-Unis regardaient la France s'embourber dans son «petit Irak» de façon goguenarde et se moquaient en douce de son allié infidèle. L'administration Bush avait même empêché bruyamment la France de «suspendre» le Parlement ivoirien en 2006, durant la période de gloire des proconsuls du Groupe de travail international (GTI).

De l'eau a coulé sous les ponts. Aux Etats-Unis, les conservateurs qui avaient une dent contre la France sont partis, laissant la place aux démocrates, bien disposés en faveur de l'ONU et de la «cogestion de l'impérialisme». Ils n'ont de toute façon pas le choix : affaiblie sur les fronts ouverts imprudemment, Washington a besoin de son allié français, qui soutient l'effort de guerre en Afghanistan. En France, Sarkozy l'atlantiste a succédé à Chirac le gaulliste, et procède à des échanges de bons procédés avec l'oncle Sam.

Mais il y a plus important : les Occidentaux, tous les Occidentaux, se sentent affaiblis. Ils n'ont plus le monopole de la technologie, leur population est vieillissante et endettée, et ils voient les Asiatiques et les pays émergents, plus économes, partir avec plus de moyens à la conquête des matières premières stratégiques de l'Afrique. Il faut se mettre ensemble pour barrer la route aux Chinois ! Les «fuites» de télégrammes diplomatiques orchestrées par Wikileaks tombent à point nommé pour mieux comprendre la donne ivoirienne. «Les Français accueillent favorablement l'extension de la présence américaine en Afrique comme moyen de contrebalancer l'expansion régionale de la Chine», peut-on lire sur une note. La nouvelle politique française «peut donner aux Etats-Unis des occasions d'étendre leur influence en Afrique sans rencontrer de résistance», note un télégramme. La France est désormais considérée comme «un de nos plus puissants alliés en Afrique», ajoute un mémo de l'ambassade américaine à Paris, destiné à Hillary Clinton. Paris faisait le gendarme en Afrique hier contre le péril communiste. Désormais, ses forces armées aident à la préservation des intérêts de l'Occident. Le temps de la concurrence d'après la chute du mur de Berlin, qui s'est exprimée avec férocité au Rwanda (Kagame avec les Américains, Habyarimana avec les Français) est passé. La nouvelle guerre froide qui oppose la vieille aristocratie aux puissances émergentes en Afrique est aujourd'hui d'abord et avant tout économique. Mais à militariser la planète, d'Irak en RDC en passant par la Côte d'Ivoire, l'Occident s'épuise, perd la bataille des cœurs et des esprits ; pendant que ses adversaires ne font que du business et gagnent du terrain chaque jour, surfant sur le rejet de l'arrogance d'une coterie internationale hypocrite et donneuse de leçons. La désoccidentalisation du monde, prophétisée par l'essayiste français Hakim El Karoui, a commencé.


 

Source : LE NOUVEAU COURRIER

CRISE IVOIRIENNE - AMATH DANSOKHO, ANCIEN MINISTRE SENEGALAIS : ''UNE MACHINERIE INFERNALE MONTEE PAR LA FRANCE''




AMATH DANSOKHO.jpg

 

In Le Nouveau Courrier N°158 du 20 Décembre 2010 © l'Humanité


Amath Dansokho, ancien ministre sénégalais se prononce, dans un entretien au journal français l'Humanité, sur la crise ivoirienne.


D'où vient cette longue crise ivoirienne ?

Toute cette machinerie infernale a été montée, je le dis comme je le pense, par la France. Il faut remonter à l'ère Chirac pour comprendre cette crise. Lui et ses services ont encouragé la création de la rébellion. Laurent Gbagbo avait été élu en 2000 et reconnu par la communauté internationale. Jusqu'au coup d'État manqué de 2002, fomenté par des officiers travaillant pour Ouattara, qui n'en était pas à son premier coup. Tout cela, on l'oublie.

Quelles sont les conséquences sur le pays ?

Elles sont déjà très graves, avec un risque de partition. En arrière-plan, dans un contexte mondial particulier, il ne faut pas exclure le danger d'une intervention militaire extérieure. Même si les partisans de ce scénario y réfléchissent à deux fois.

Aujourd'hui, les Ivoiriens et eux seuls pourront sortir leur pays des difficultés. En faisant en sorte que le coefficient des influences extérieures, impérialistes, soit le moins fort possible. C'est à cette condition qu'ils pourront s'entendre.

Quelles sont les enjeux économiques ?

Ils sont considérables. Premier producteur mondial de cacao, le pays bénéficie aussi d'une production fruitière abondante et diversifiée et, surtout, de ressources énergétiques, depuis la découverte de pétrole. Il a donc toutes les ressources pour expérimenter un développement propre, une économie africaine moins dépendante. Mais de cela, les puissances occidentales ne veulent pas entendre parler.

Pourquoi les guerres et les crises se succèdent-elles dans cette parie de l'Afrique depuis la fin des années 1980 ?

Parce qu'elle regorge de ressources. Comme au Liberia, avec le fer, ou en Sierra Leone, qui est une anomalie diamantifère. C'est là qu'il faut rechercher les causes de guerres. Partout, les ex-puissances coloniales montent les populations les unes contre les autres, sèment le trouble pour pouvoir exploiter les ressources naturelles.

L'exploitation minière ne s'arrête jamais, fût-ce sous le régime de guerres atroces. C'est ce qui se passe au Congo. Ces zones de guerre et d'instabilité sont incluses dans le système global de l'économie capitaliste, quelles que soient les circonstances.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 20 décembre 2010

OUI, LES GABONAIS ONT ETE CAPABLES DU SURSAUT HISTORIQUE


MBA OBAME 1.jpg

Le samedi 29 août 2009, je postais sur ce blog l'article titré "Les gabonais seront-ils capables du sursaut historique (attendu)?" (Voir texte plus bas). C'était la veille de l'élection présidentielle, au Gabon. Les développements de l'actualité récente nous ont révélé que oui. Les gabonais avaient brillamment élu Mba Obamé à 42% contre 37% pour Ali Bongo. Malheureusement, la France était passée par là et grâce à ses réseaux françafricains, leur avait confisqué cette belle victoire. DIEU ne dormant pas, des indiscrétions françaises, notamment tirées du film documentaire "Françafrique" de Patrick Benquet, ont dévoilée l'imposture.

Comme le dit le site Média Libre Pour Tous: "Un documentaire proposé en deux parties, respectivement intitulées, « raison d'Etat » ou cinquante ans de secret, et «l'argent roi ». Le centre d'intérêt de la dernière sortie en date de l'Union Nationale, parti politique gabonais, est la levée du voile par un conseiller « Afrique » du président français, Jacques Chirac, Michel De Bonnecorse, sur la manipulation au bénéfice d'Ali Bongo Ondimba par les lobbies français, des résultats de la présidentielle du 30 août 2009 au Gabon, en inversant les scores entre le premier (André Mba Obame) crédité de 42% et le deuxième (Ali Bongo Ondimba) qui était crédité de 37%. Conséquence de ce tripatouillage au nom des intérêts supérieurs de la France, Ali Bongo Ondimba est proclamé vainqueur du scrutin, la rue gronde, des émeutes meurtrières son enregistrées dans la capitale économique, Port Gentil, et la France trinque, pour avoir fait passer en force son poulain.

Vraisemblablement surpris par la gravité de ses propos, ou probablement au nom d'espèces sonnantes et trébuchantes, Michel Debonnecorse verse quelques jours plus tard dans des démentis, sans toute fois convaincre personne. Le politique français tente cette fois d'affirmer que les propos dont il est certes l'auteur, ne reflètent pas la profondeur de sa pensée, et qu'ils sont tout simplement le fruits de manipulation de l'équipe de montage.

Comme si l'interventionnisme de la France dans le processus électorale en Afrique datait de l'arrivée controversée au pouvoir d'Ali Bongo Ondimba. Les travers de la Françafrique sur le quotidien des populations africaines frappent comme le nez sur le visage, et les immixtions dans la crise politique en côte d'ivoire, sont d'autant exemples de tentatives de garder la main sur les richesses du pays, par le biais de valets interposés, bref
".

C'est la même combine qui se trame en Côte d'Ivoire mais le peuple digne d'Eburnie n'est pas dupe et n'entend pas se laisser voler sa victoire. Comme dit l'adage: "On peut voler une partie du peuple une partie du temps mais on ne peut pas voler tout le peuple tout le temps". Le peuple gabonais vient de découvrir ou de se voir confirmer le jeu des réseaux politico-mafieux de la françafrique contre son pays. Gabon, tu es à nouveau face à ton histoire. Libère-toi du joug de l'oppression et de la servitude et que DIEU te bénisse.

D'ici là, en Côte d'Ivoire, cette levée de bouclier récente des patriotes gabonais va amener les chercheurs de vérité à regarder de plus près la crise ivoirienne et à mieux la comprendre. Merci, Monsieur Partick Benquet, pour ce documentaire salutaire pour nous autres, peuples opprimés d'Afrique francophone, même si "au nom de la raison d'état françafricaine", vous êtes curieusement prêt à renier votre âme!

 

Que DIEU bénisse le Gabon et la Côte d'Ivoire!

 

DINDE Fernand AGBO

---------------------------------------------------------------------------

MBA OBAME 2.jpg

 

LES GABONAIS SERONT-ILS CAPABLES DU SURSAUT HISTORIQUE?


Demain, dimanche 30 août 2009, le Gabon pourrait écrire une nouvelle page de son histoire ou manquer totalement le rendez-vous de l'Histoire. Au risque de sombrer pour longtemps dans l'instabilité ou des lendemains imprévisibles et incertains. Après plus de 40 ans d'un règne sans partage du Président Omar Bongo Ondimba, véritable tribun et oligarque achevé, dans ce petit pays dont la population est d'à peine 1,6 millions d'habitants, l'équivalent de celle d'un quartier d'Abidjan.

Un pays dont le budget s'évalue à environ 1700 milliards de francs CFA, l'équivalent - à peu de chose près - du budget de la Côte d'Ivoire, qui compte plus de 16 millions d'habitants. Pour saisir le sens de ces chiffres et comprendre la monstruosité du pillage du Gabon, imaginez un quartier de la Commune de Yopougon, à Abidjan, géré avec le budget de la Côte d'Ivoire tout entière ! Alors, comment comprendre que le Gabon puisse avoir de si graves problèmes d'infrastructures sanitaires et scolaires, avoir une population aussi pauvre, ne posséder que 900 Kms de bitume ? Comment comprendre que les gabonais dépendent, en ce qui concerne leur vivrier, du voisin du Nord, le Cameroun, et que le Gabon n'ait que deux villes dignes de ce nom, Libreville et Port-Gentil ?

La question logique qui découle de ce questionnement, c'est de savoir où passe toute la manne financière générée par la forte production pétrolière, par les industries extractives d'uranium et de manganèse et par l'exploitation abondante du bois de ce petit pays de 268 000 Km2 d'Afrique centrale, couvert à plus de 70% d'une forêt dense équatoriale ?

Cette véritable mine d'or naturelle qu'est le Gabon croupit dans la misère. Est-ce seulement pensable, acceptable ? Ce précieux trésor n'était qu'au service du tribun et de l'oligarchie qui constituait sa cour. Et au besoin, servait à acheter ou soudoyer des opposants politiques encombrants et empêcheurs de ''manger en rond'', pour en faire des alliés, à jamais muselés. L'essentiel de cette manne atterrissait dans les caisses d'entreprises politico-mafieuses françaises comme ELF et consorts, et à entretenir des relations françafricaines indispensables pour se maintenir au pouvoir, ad vitam aeternam.

Visiblement, pendant plus de quatre décennies, le Gabon aura été administré comme une entreprise française dont Omar Bongo Ondimba était le Président Directeur Général (vous avez dit PDG ? Le PDG est le parti politique d'Omar Bongo, actuellemnt au pouvoir). Et le candidat Ali Bongo n'en est que le digne successeur. Il est donc, le plus naturellement du monde, celui qui bénéficie de tout l'appui (politique et militaire) de l'Elysée et du soutien des milieux ultralibéraux les plus orthodoxes de France.

Le peuple gabonais acceptera-t-il, de bon cœur, de laisser se prolonger, pour quelques nouvelles décennies, sa propre prise en otage, se rendant ainsi complice de sa propre captivité ou trouvera-t-il les ressorts nécessaires, au plus profond de sa dignité, pour mettre le holà définif à ce simulacre de démocratie dont on le repaît depuis une petite éternité ? Les résultats de l'élection présidentielle de demain nous le diront ! Que DIEU bénisse le peuple gabonais !


DINDE Fernand AGBO

GENERAL ROMEO DALLAIRE (FORCE ONU-RWANDA): J'AI SERRE LA MAIN DU DIABLE


J'AI SERRE LA MAIN DU DIABLE.jpg

L'ONU n'a aucun sens des Droits Humains dont elle se prévaut pour se maintenir en Côte d'Ivoire, envers et contre la volonté du peuple ivoirien, se déclinant désormais dans notre pays non plus comme une force de paix (qu'elle n'a jamais été nulle part) mais comme une force d'occupation. Il en est de même pour la force française Licorne. La France qui a été occupée pendant la Seconde Guerre Mondiale par les armées nazi d'Adolf Hitler sait très précisément le sentiment qu'on peut éprouver dans ce cas de figure. Ces deux armées d'occupation seront donc traitées comme telles, désormais, en Côte d'Ivoire. A bon entendeur..., salut!

Ci-dessous, le résumé du film-témoignage du Général Roméo Dallaire, chef des troupes onusiennes au Rwanda, en 1994 pendant le génocide; une oeuvre cinématographique majeure, sortie le 28 septembre 2007 au Canada, sa terre natale.

Kigali, printemps 1994. Commandant en chef des casques bleus de l'ONU, le général Roméo Dallaire pressent la menace d'un conflit ethnique. L'écrasement de l'avion du président rwandais, le 6 avril, déclenche le massacre organisé par la majorité hutu contre la minorité tutsi, après qu'un siècle de colonialisme eut défavorisé la première au bénéfice de la seconde. Mal armé et sans pouvoirs, Dallaire tente de convaincre le conseil de sécurité de l'ONU d'envoyer des hommes pour l'aider à mettre en échec le Hutu Power, gouvernement intérimaire qui supervise le génocide. Mais les instructions qu'il reçoit sont formelles: interdiction d'ouvrir le feu sur les assassins, et, quelques jours plus tard, ordre de retirer les troupes de Kigali. Au péril de sa vie et de celle de ses hommes qui refusent de partir, Dallaire désobéit.


Source: CINOCHE.COM

Voir la bande-annonce (cliquer): ICI

-----------------------------------------------------------------------


Roy Dupuis sera le Général Dallaire

Par Karl Filion

ROY DUPUIS.jpg

© Alliance Atlantis Vivafilm

Roy Dupuis

Les Films Séville ont annoncé hier par voie de communiqué que Roy Dupuis avait été choisi pour incarner à l'écran le général Roméo Dallaire, auteur du livre J'ai serré la main du diable.

J'ai serré la main du diable raconte l'histoire d'un soldat canadien partagé entre son devoir et sa conscience. En 1994, les Nations Unies ont dépêché le général Roméo Dallaire au Rwanda afin mettre en application un difficile processus de paix. Le jour même où est hissé le drapeau des Nations Unies, six petites filles sont massacrées, geste qui semble avoir été posé par les forces rebelles. Le chaos s'ensuit. Impuissant devant le spectacle de cette descente aux enfers, l'armée le rappelle au pays. Ne pouvant se résigner à quitter le Rwanda et laisser ce peuple à lui-même, il désobéit. Il assiste au départ des troupes belges et de ses troupes les mieux équipées. Promettant une histoire quotidienne aux journalistes qui acceptent de rester, le lieutenant-général Dallaire tente d'attirer l'attention de la communauté internationale afin qu'elle réagisse. Plus de 800 000 Rwandais ont perdu la vie aux termes de ce génocide. Le général Dallaire a réussi à sauver près de 30 000 personnes.

Dupuis a récemment fait partie de la distribution de Maurice Richard.

Roger Spottiswoode (Ripley Under Ground, Tomorrow Never Dies) assure la réalisation du film, dont le tournage débutera en juin à Kigali.

Une conférence de presse aura lieu vendredi en présence du réalisateur et de l'acteur principal pour confirmer le tout.

 

Source: CINOCHE.COM

GABON - BEN MOUBAMBA - ANALYSE : LAURENT GBAGBO ET LES ARMEES INTERNATIONALES EN COTE D'IVOIRE


BEN MOUBAMBA.jpg

Ainsi donc Laurent Gbagbo a osé le faire ? Demander le départ de l'Armée Française de la Côte d'Ivoire !? Quand on connait l'extrême manque de courage des acteurs politiques Africains en général (l'actuel Président Gabonais de la Commission de l'Union Africaine en est un exemple), nombreux sont ceux qui pensent qu'il s'agit là d'un baroud d'honneur ou d'un coup de poker qui pourrait déverrouiller l'étau françafricain autour de nos pays.

L'avenir le dira mais à mon humble avis le départ des troupes françaises et onusiennes du sol ivoirien n'est pas la bonne manière de poser le problème, même si M. Gbagbo a mille raisons de se méfier de l'ONU et de la France.

Précisément, la présence de l'Armée Française en Afrique francophone est si ancienne qu'elle a toujours suscité des controverses au Tchad, à Djibouti, au Gabon, en Centrafrique, au Rwanda et ailleurs. Elle correspond à l'ancienne doctrine d'endigment du Communisme qui a vu l'Occident confier à Paris un rôle de gendarme du « Monde Libre » en terre africaine.

Les temps ont changé depuis la fin de la Guerre Froide et l'Afrique est devenue le théâtre d'une Guerre Mondiale pour les ressources minières qui ne dit pas son nom : des Grands-Lacs au Maghreb et de la Corne de l'Afrique à toute l'Afrique de l'ouest peu peut-être. En attendant l'Afrique Centrale ?


UNE GUERRE MONDIALE AFRICAINE POUR LES MATIÈRES PREMIÈRES ?


Selon une opinion généralement admise, l'Afrique constitue un « scandale géologique » qui est la cause première de nos malheurs. On y trouve d'immenses ressources minières sans comparaison aux yeux des multinationales et des États puissants, comme le pétrole, le fer ou l'or pour ne citer que ces richesses.

De toute évidence, l'Afrique est donc « utile » pour l'économie mondiale mais pas les Africains eux-mêmes. Pas encore !? Nous fournissons au monde une bonne partie de son « carburant » pourtant, les populations locales en Afrique ne profitent aucunement de cette manne tombée du ciel et sont souvent obligés d'émigrer pour des raisons sociopolitiques.

Oui, pour nombre d'Africains l'émigration vers l'Occident est devenue la seule solution pour une vie à peu-près normale même au péril de leurs vies. D'ailleurs, la France, l'Europe et les USA s'en inquiètent grand bruit régulièrement même si ce phénomène, en réalité, concerne surtout l'intérieur du continent Africain : Africains de l'ouest vers des pays au fort PNB comme le Gabon (mais c'est un leurre), travailleurs du Burkina Faso ou du Libéria vers la Côte d'Ivoire ...etc.

La misère sans nom de la majorité des Peuples Africains tranche avec l'abondance de nos matières premières. Le reste du monde sait bien que le sol africain abrite plus de 30 % des réserves minérales de la planète. Cette moyenne déjà impressionnante, cache en fait des pics : 80 % des ressources du monde en coltan, un minerai qui sert notamment à la fabrication des téléphones portables, sont en Afrique, 90 % du platine, 50 % du diamant, 40 % de l'or. De quoi aiguiser les convoitises, attiser les conflits et tuer des présidents incontrôlables comme Laurent Gbagbo

Certains n'hésitent pas à évoquer le terme d'extermination passive des Africains qui ne mériteraient pas leurs richesses au vu de leur sous-humanité. Voici les bases du racisme géopolitique global posées !


DES ARMÉES ÉTRANGÈRES EN AFRIQUE POUR QUI ? ET POURQUOI FAIRE ?

Le 6e Commandement Militaire Américain en Afrique (Africom) est installé à Stuttgart, en Allemagne. Il est entièrement dédié à l'Afrique exception faite de l'Égypte et matérialise le retour direct des USA après le traumatisme de l'opération « Restore Hope » en Somalie en 1992. Face à l'inefficacité de l'Union Africaine et particulièrement de la Commission Africaine, incapable de créer une force continentale de paix, la multiplication des partenariats militaires avec Washington conduit peu-à-peu (départ des Forces Françaises ou onusiennes de Côte d'Ivoire ou pas) à une « américanisation » de la « sécurité africaine ». On comprend d'autant plus l'empressement des Président Obama et Sarkozy de voir partir Laurent Gbagbo au profit d'Alassane Ouattara.

« Africom » se concentre dans trois régions principales : le Sahel (et revoilà la Côte d'Ivoire non loin), la Corne de l'Afrique dans l'Océan Indien, qui accueille l'unique base militaire permanente américaine en Afrique, de près de deux mille hommes, à Djibouti (L'Armée Française n'arrive plus à endiguer toute seule la fragmentation de la terreur antioccidentale) et de plus en plus, le Golfe de Guinée - qui devrait fournir plus de 25 % du pétrole américain d'ici à 2020.

De l'Angola à la Guinée Conakry en passant par la Côte d'Ivoire ou le Gabon, ce sont d'énormes intérêts qui sont en jeux et c'est à se demander si Laurent Gbagbo ne va pas finir comme Jonas Savimbi qui a été éliminé sitôt qu'on a plus eu besoin de lui pour déstabiliser le pouvoir procommuniste de Luanda, après la chute du Mur de Berlin en 1989.


AL QAÏDA AU MAGHREB ET DEMAIN EN AFRIQUE SUB-SAHARIENNE


Laurent Gbagbo demande le départ de l'Armée Française et des troupes onusiennes de son pays comme moyen de pression sans doute. Du moins peut-on l'espérer pour sa propre intégrité physique. Mais si par malheur, il venait à subir le sort de l'angolais Jonas Savimbi, c'est-à-dire un assassinat ciblé pour des raisons géopolitiques, sa mort n'empêchera pas Al Qaïda au Maghreb de recruter jusqu'au Cameroun ou de se financer même au Gabon.

Je ne peux pas imaginer que Laurent Gbagbo ignore que le Sahel (donc, entre autre le Burkina Faso de Blaise Compaoré son ennemi intime) fait l'objet d'un partenariat transsaharien de lutte contre-terrorisme faisant appel à une logique de sous-traitance militaire des combats, visible lors de la participation indirecte des Américains en 2004 à une opération de quatre pays contre le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) algérien.

Hillary Clinton a confirmé que l'islamisme radical était devenu pour les États-Unis un nouvel ennemi idéologique et militaire, et ce jusqu'en Afrique. Le 14 janvier 2009, devant la Commission des affaires étrangères du Sénat américain, elle a notamment déclaré : « En Afrique, les objectifs en matière de politique étrangère de l'administration Obama sont enracinés dans des intérêts sécuritaires, politiques, économiques et humanitaires ... ».

Faire partir l'Armée Française qui est une partie intégrante d'Africom ... est le nouveau projet du chrétien Laurent Gbagbo dans le bras de fer politique qui l'oppose au musulman modéré Alassane Ouattara (et donc susceptible de s'inscrire dans la logique américaine contre les Salafistes ou Al Qaïda au Maghreb). Mais pour la remplacer par quoi ?

Le chef de l'État libyen Mouammar Kadhafi a dit récemment que l'Union Africaine devrait se doter d'une armée de près d'un million d'hommes. Encore un écran de fumée, car, tant que nous n'aurons pas des États forts dignes de ce nom, l'Union Africaine et notre capacité à sécuriser notre continent seront une plaisanterie de mauvais goût.

Chaque Africain peut légitimement se demander à quoi servent les troupes françaises ou onusiennes en Afrique : à sécuriser l'accès aux immenses ressources minières ? Quid alors de l'enrichissement des Africains eux-mêmes ? Défendre l'Occident d'Al Qaïda ? Certains alliés des Occidentaux financent le terrorisme en cachette ! En réalité, nous restons dans le même débat : il est intenable pour la Communauté internationale de continuer à faire en sorte que le continent qui autant de jeunes et de matières premières croule sous une pauvreté inacceptable au XXIe siècle. Aucune armée au monde n'empêchera dans les trente prochaines années les jeunes Africains de tout faire pour avoir une vie meilleure.



Bruno Ben MOUBAMBA (bruno@moubamba.com)


Source: LVDPG - Média Libre pour tous

14:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Gabon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, gabon, france, bruno ben moubamba, lvdpg média libre pour tous | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 18 décembre 2010

LIBRES, TOTALEMENT ET DEFINITIVEMENT

LIBERTE.jpg

L'Histoire est une éternelle répétition et chaque révolution a ses acteurs qui réapparaissent de façon cyclique. L'accession d'Haïti à l'indépendance est riche d'enseignements et mérite d'être plus amplement étudiée en Afrique, afin de permettre une meilleure analyse des crises qui secouent le continent, en Côte d'Ivoire notamment. Bonne lecture!



« Je vous envoie, mon cher commandant, un détachement de cent cinquante hommes de la garde nationale du Cap, commandés par M. Bari, il est suivi par vingt huit chiens bouledogues. Ces renforts vous mettront à même de terminer entièrement vos opérations. Je ne dois pas vous laisser ignorer qu'il ne vous sera passé en compte aucune ration, ni dépense pour la nourriture de ces chiens. Vous devez leur donner des nègres à manger. Je vous salue affectueusement. »
Lettre du général Rochambeau, successeur de Leclerc à la tête des troupes françaises chargées par Napoléon Ier de reconquérir Haïti, au général Ramel le 05 avril 1803.

1791. La révolution des esclaves qui bat son plein à Saint-Domingue est rejointe par Toussaint Louverture, qui en devient rapidement l'un des leaders charismatiques. Afin de mater le soulèvement, le gouvernement français y dépêche des troupes. Cependant, avant que l'expédition militaire ne débarque sur l'île, une insurrection éclate à Paris, la monarchie est renversée et la bourgeoisie esclavagiste chassée.


Face à l'évolution de la situation, Toussaint Louverture, au gré d'alliances versatiles, assoit son autorité sur Saint-Domingue et étend sa base populaire en fédérant de plus en plus d'opprimés, quasiment tous originaires d'Afrique, autour de son combat pour l'émancipation des Noir(e)s. Toussaint s'appuie notamment sur Jean-Jacques Dessalines, qui mène des attaques fulminantes contre leurs adversaires. Dans le camp adverse, les défections se comptent par milliers, les pions locaux de l'oppresseur sont démasqués et jetés en prison par leur propre soldatesque.


Entre temps, cependant, la révolution française s'est essoufflée, et la classe politique métropolitaine, nostalgique de l'opulence procurée par l'exploitation sans retenue des colonies, est de nouveau au pouvoir à Paris. Pour retrouver les mirifiques profits d'antan et satisfaire l'appétit vorace de la bourgeoisie, faisant fi de la mise en garde de Toussaint Louverture (« Nous avons su affronter des dangers pour obtenir notre liberté, et nous saurons affronter la mort pour la maintenir »), Napoléon décide le rétablissement de l'esclavage.


Traquenards et trahisons entre « amis »

S'ensuit une période trouble, conséquence de l'attitude ambiguë de Toussaint, qui, tout au long de son combat pour la liberté, n'a jamais envisagé l'indépendance totale de son île. Il doit faire face à l'exaspération d'une nouvelle génération d'hommes, anciennement esclaves, qui s'est débarrassée du postulat de son infériorité à l'homme blanc.


En répugnant à réprimer sévèrement ceux qui prônent le retour à l'ordre ancien, en rechignant à expurger les éléments douteux de son camp, et en refusant d'exposer et de clarifier les objectifs de la mission qu'il s'est assigné, Toussaint sème la confusion et la frustration parmi ses supporters et provoque la désagrégation du front anti-esclavagiste. Confronté à l'insurrection de ses propres forces, Toussaint se ressaisit et organise la résistance, qui va de succès en succès.


Nonobstant les victoires des résistants et la précarité des troupes françaises, Toussaint, adepte du compromis et de la négociation, demeure persuadé que le conflit avec Paris est une erreur catastrophique. Affaibli par cette conviction, il engage des tractations souterraines avec l'ennemi qui aboutissent à la conclusion d'un accord portant sur la réintégration de l'armée de Toussaint dans l'armée française et le maintien de ses gradés et généraux contre la garantie du non rétablissement de l'esclavage.


Toussaint vient de tomber tête baissée dans le piège tendu par Leclerc, qui, pour gagner du temps en attendant des renforts de la métropole, lui a dissimulé que le rétablissement de l'esclavage est non négociable et déjà effectif en Guadeloupe voisine. Peu après la signature de l'accord, Toussaint Louverture, qui se rend à une invitation-piège du général Brunet, est arrêté et déporté vers la métropole, où il décède en détention en avril 1803.


La mort plutôt que l'esclavage

Lorsque la nouvelle du rétablissement de l'esclavage est enfin confirmée, le feu de la révolte embrase l'île. Dessalines prend la tête de la rébellion et affronte le général Donatien Marie Joseph de Vimeur, vicomte Rochambeau, successeur de Leclerc, dont la seule mission et le plus grand plaisir sont l'extermination de la « racaille » Noire.


Jean-Jacques Dessalines ne souffre pas du même complexe que Toussaint Louverture envers la France. Son objectif est clair et unique : l'indépendance. Loin d'être effrayés par la cruauté et la brutalité des méthodes employées par Rochambeau, Dessalines et ses troupes s'en inspirent et appliquent la loi du Talion. La violence magistrale de la riposte dessalienne, soutenue par une population noire prête à mourir plutôt que de retourner à la condition d'esclave, est telle que le 29 novembre 1803, après plus d'un an d'atroces combats, Rochambeau et les troupes françaises vaincues quittent la partie Ouest de l'île de Saint-Domingue, qui est proclamée république indépendante d'Haïti le 1er janvier 1804.


Mais la France, qui n'arrive pas à digérer la défaite des troupes de Leclerc et le massacre des colons blancs, n'accepte pas l'indépendance d'Haïti. De connivence avec la communauté internationale, composée d'autres Etats colonisateurs qui ne souhaitent pas voir l'exemple d'Haïti contaminer leurs territoires, elle s'emploie à l'isoler, aussi bien économiquement que politiquement. Elle réclame le versement d'une indemnité pour prix de reconnaissance de l'indépendance de l'île. En 1825, soit plus de 20 ans après la victoire de Dessalines, Charles X signe un décret « concédant » l'indépendance en contrepartie du paiement de 150 millions de francs-or (plus tard réduit à 90 millions), somme payable sur 3 ans et qui correspond au budget annuel de la France. Jean-Pierre Boyer, gouverneur d'Haïti, accepte le marché, détruisant ainsi de façon pérenne l'économie du pays. Ironie suprême, Haïti sera obligée de contracter des emprunts notamment auprès de Paris, pour s'acquitter de cette dette odieuse, qu'elle achèvera de rembourser plus d'un siècle plus tard !


Les négriers contemporains préfèrent voir leurs victimes embarquer dans des trains, modernité oblige !


A la grande époque de l'esclavage, des Noirs prenaient une part active à la Traite en vendant leurs frères aux blancs. Ils étaient qualifiés de négriers, nom qui désignait également les navires qui emportaient les victimes de ce commerce inhumain. Ayant sacrifié la liberté de leurs concitoyens sur l'autel de leur enrichissement personnel, ces traîtres regardaient alors leurs frères, enchaînés et entassés dans des cales suffocantes, ramer vers leurs destins tragiques. Aujourd'hui comme jadis, la France s'appuie sur des hommes de main, des marionnettes locales, pour mener à bien son entreprise impérialiste. Les négriers contemporains en Côte d'Ivoire perpétuent cette triste tradition, même s'ils préfèrent voir leurs victimes embarquer dans des trains, modernité oblige, sans doute ! Comme Toussaint Louverture, Félix Houphouët-Boigny s'est battu pour sa patrie, la Côte d'Ivoire. L'abolition des travaux forcés dans les colonies est à mettre à son crédit. Mais Houphouët-Boigny n'ira jamais jusqu'au bout de son combat.


Comme Toussaint, il lui est impossible d'imaginer une indépendance totale, en dehors du cadre institutionnel de l'Etat français. Et c'est ainsi qu'il signe lui aussi un accord avec l'oppresseur. C'était le 24 avril 1961 et jusqu'à ce jour, cet accord « de coopération et de défense », le Pacte colonial, entrave la liberté du peuple ivoirien aussi sûrement que les chaînes qui liaient les pieds et les poignets des esclaves de Saint-Domingue. Comme le père de l'indépendance haïtienne, celui de la Côte d'Ivoire est tombé dans le grossier traquenard de la France, qui fit semblant de concéder l'indépendance à son pays, pour mieux continuer d'exploiter ses richesses et aliéner son peuple en le maintenant dans la pauvreté, le sous-développement et l'ignorance.


Comme Napoléon autrefois en Haïti, Jacques Chirac se trouve aujourd'hui confronté à un peuple décidé à conquérir son droit à l'autodétermination. Il a beau avoir donné au général Poncet et à ses complices chefs d'Etat des pays frontaliers, trop heureux de s'exécuter, l'ordre de massacrer des hommes, des femmes et des enfants africains en Eburnie, rien n'y fait : le combat pour la liberté s'intensifie au contraire. Mais alors que la France du 21ème siècle continue d'appliquer les méthodes haineuses et sauvages de Rochambeau, les Ivoiriens, conduits par Laurent Gbagbo et Mamadou Koulibaly, sans jamais céder au découragement, privilégient l'arme du Droit et de la Légalité.


A Haïti, il a fallu douze ans de guerre, de trahisons, de carnages et de soulèvements pour aboutir à l'indépendance. Combien de temps faudra-t-il encore à la Côte d'Ivoire pour s'émanciper du Pacte colonial ? Peu importe, en fait. Les sanctions, perfidies et autres campagnes coloniales, si elles en repoussent l'échéance, ne peuvent modifier ni l'essence, ni la finalité de la lutte en cours. L'Etat français, qui en d'autres occasions l'a pourtant déjà appris à ses dépends, se refuse encore à capituler devant l'absurdité de sa démarche, mais l'évidence de l'inutilité de la guerre faite à une nation aussi déterminée que le peuple ivoirien finira par s'imposer d'elle-même à l'opinion publique et aux dirigeants français.


« Il existe des hommes malheureusement trop puissants [...], qui ne veulent voir d'hommes noirs, ou tirant leur origine de cette couleur, que dans les fers de l'Esclavage » (Louis Delgrès)

Inspiré par le frère de Louis XVIII, Jacques Chirac n'accepte pas les velléités d'affranchissement de Laurent Gbagbo et appelle lui aussi au versement d'une rançon pour accepter l'émancipation ivoirienne. Mais au lieu de le faire ostensiblement, il préfère œuvrer par des voies souterraines, tout en s'appuyant sur la bienveillante complicité de la communauté internationale.


Les mécanismes que l'on retrouve aujourd'hui dans la dette des pays du Tiers Monde sont réunis à Haïti dès le dix-neuvième siècle. A travers le Pacte colonial, la dette est également établit comme élément fondateur de l'Etat ivoirien et de la plupart des pays d'Afrique dits francophones. Les ressources naturelles doivent impérativement être proposées en priorité à la France, qui les achète de moins en moins cher, puisque les cours des matières premières sont aujourd'hui encore fixés par les états néo colonisateurs. L'essentiel des revenus résultant de ce commerce biaisé sert en grande partie à rembourser une dette qui l'est déjà depuis longtemps, pendant que, placé dans un compte d'opérations auprès du Trésor français, le reliquat est de facto géré par l'Elysée.


Les Africains n'ont-ils pas le droit de demander pourquoi leurs énormes richesses sont pillées, malgré le fait qu'ils en ont davantage besoin que d'autres ? (Mahmoud Ahmadinejad, Président de la République islamique d'Iran, à G. W. Bush)


En exerçant à la fois un chantage politique et économique, cette dette sert à préserver les intérêts des gouvernements du Nord et de leurs entreprises en rendant utopique tout développement au Sud. Depuis plus de quatre décennies, à cause de l'étau de la « dette », savamment entretenu à coup « d'aide au développement », aucun aménagement majeur de l'espace de vie des Africains ne peut être effectué, aucun investissement important n'est fait pour le développement des infrastructures routières, portuaires, sanitaires, industrielles ou énergétiques. Depuis plus de quarante ans, l'exploitation des richesses de ses « anciennes » colonies profite exclusivement à la France et aux dictateurs qu'elle a mis en place pour défendre ses intérêts. En Afrique aujourd'hui comme en Haïti autrefois, la France s'arroge le droit de s'approprier des ressources qui ne lui appartiennent pas et de décider ce qui est bon ou non pour les sous-hommes à la peau noire.


La France ne peut pas tolérer la dénonciation par les dirigeants ivoiriens de ces « accords » qui fondent le non droit en droit. Elle se fixe donc des objectifs clairs : frapper du sceau de l'infamie ceux qui ont osé goûter aux effluves de la liberté. Ecraser toute tentative d'émancipation remettant en cause le spoliateur cercle vicieux qu'elle a mis en place et qui est le socle de son économie. Maintenir les Africains dans l'asservissement, quoiqu'il en coûte.


La résistance à l'oppression est un droit naturel. N'en déplaise à Chirac, à Schori, à l'ONU et aux français aux nez épatés et aux lèvres pâteuses qui dirigent encore ci et là les derniers bastions de la France à fric. Depuis l'élection présidentielle de 2000, les Ivoiriens ont fait leurs ces paroles de Malcolm X :
« Nous déclarons notre droit sur cette terre, à être des êtres humains, à être respectés en tant qu'êtres humains, à accéder aux droits des êtres humains dans cette société, sur cette terre, en ce jour, et nous comptons le mettre en oeuvre par tous les moyens nécessaires. » La France, qui défend bec et ongles l'application du texte juridique le plus épouvantable que l'Afrique dite francophone aie connue depuis l'abolition de l'esclavage, est reconnue comme ennemi commun par un nombre sans cesse croissant d'Africains. Au fur et à mesure qu'elle se prolonge dans le temps, la lutte des Ivoiriens pour la conquête de leurs droits fondamentaux à la liberté et à l'autodétermination prend de l'ampleur, s'internationalise. Jusqu'au jour, quel qu'il soit, où ils seront libres, totalement et définitivement. Et avec eux, le reste de l'ancien empire colonial d'un pays qui, par son histoire et son inaptitude à en tirer les leçons, confirme qu'il n'a pas sa place parmi les grandes nations de ce monde.

Nathalie Yamb in Le Courrier d'Abidjan, 29/06/2006

http://saoti.over-blog.com/article-4096968.html


4 ans déjà, et plus actuel que jamais... L'intelligence, c'est aussi savoir tirer les leçons de l'Histoire.

ONUCI ET FORCE FRANÇAISE LICORNE EN COTE D'IVOIRE: FIN DE MANDAT

 

CHAR DE L'ONUCI.jpg

Le gouvernement ivoirien vient de le décider: le mandat de l'ONUCI et de la force française Licorne en Côte d'Ivoire est terminé. Au regard des derniers développement de l'actualité ivoirienne post-électorale, cette décision courageuse vient à point nommé. A quoi bon continuer à se mentir quand des forces belligérantes affublées de l'épithète "impartiales" vous poignardent dans le dos et se coalisent avec une rébellion armée pour renverser un régime démocratiquement élu?

Merci, Monsieur le Président, de réaffirmer ainsi la dignité des peuples africains et la souveraineté non-négociable de leurs pays.


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

 

 

La dépêche de l'AFP : Gbagbo demande le départ de l'Onuci et de la force française


Laurent Gbagbo, l'un des deux présidents proclamés de Côte d'Ivoire, a demandé samedi le départ "immédiat" de la mission de l'ONU dans le pays, l'Onuci, et de la force militaire française Licorne, selon un communiqué de son gouvernement lu à la télévision d'Etat.

"Le président de la République de Côte d'Ivoire vient de demander le départ immédiat du territoire ivoirien de l'Onuci et des forces françaises qui la soutiennent", indique ce texte lu par la porte-parole du gouvernement Gbagbo, Jacqueline Lohouès Oble.

"Cela implique que le gouvernement ivoirien s'oppose d'ores et déjà au renouvellement de cette opération qui expire le (lundi) 20 décembre 2010", a-t-elle ajouté.

Selon ce communiqué, "le gouvernement ivoirien considère que l'Onuci a largement failli à sa mission en posant des actes qui ne sont pas conformes à son mandat" d'impartialité, l'accusant d'avoir soutenu les forces ex-rebelles alliées au rival de M. Gbagbo, Alassane Ouattara.

L'opération onusienne compte quelque 10.000 Casques bleus et la force Licorne de l'ex-puissance coloniale française environ 900 hommes.


Source : AFP

DESTABILISATION DE LA COTE D'IVOIRE : L'ARMEE FRANÇAISE S'APPRETE A ENTRER EN SCENE DEPUIS LE BURKINA



ARMEE FRANçAISE 2.jpg

In Le Nouveau Courrier N° 158 du 18 Décembre 2010 par Gilles Naismon

Profitant des relations «sournoises» qui le lient à Blaise Compaoré, le président Nicolas Sarkozy s'apprête à entrer en scène dans quelques heures pour obtenir le départ de Laurent Gbagbo par la force.


Selon une source aéroportuaire au Burkina Faso, trois cargos militaires français ont atterri dans la soirée du jeudi 16 décembre sur le tarmac à Ouagadougou. Le «package de Sarkozy», composé de soldats français et de logistiques militaires, poursuit notre source, sera acheminé vers la Côte d'Ivoire par sa frontière nord. Les Forces françaises auraient été reçues par le général Emmanuel Beth, ancien patron de la Force licorne, nommé récemment ambassadeur de France au Burkina Faso.

Avant même la prise officielle de service de l'ambassadeur de France au pays des Hommes intègres, sa nomination avait fait des gorges chaudes sur les bords de la lagune Ebrié. Les supputations allaient déjà bon train du côté de la Côte d'Ivoire, pays où ce dernier a commandé de 2002 à 2003 la force française d'interposition, la Licorne.

Le général Beth à l'œuvre

Les analystes des enjeux politico-diplomatiques avaient vu dans cette nomination une crainte de la métropole d'une déflagration en Côte d'Ivoire au cas où le scrutin présidentiel ne se tiendrait pas comme elle le souhaitait. Emmanuel Beth, non loin de là, pouvait bien coordonner une éventuelle intervention militaire. Les prévisions des autorités françaises anti-Gbagbo semblent se confirmer, au point de vouloir convoyer du renfort en zone rebelle. Ce renfort à la rébellion, révèle notre source, en marge à l'ultimatum de Sarkozy à son homologue ivoirien, à qui il « demande de céder le pouvoir dans les 72h» confirme une volonté de la France d'intervenir militairement en Côte d'Ivoire. Ainsi, après que son filleul ait enregistré un échec patent dans la prise de la Rti et la Primature, jeudi et vendredi, mais surtout l'avènement de la guerre civile qu'il appelait de tous ses vœux en Côte d'Ivoire, Nicolas Sarkozy a décidé lui-même d'entrer en scène pour imposer un individu qu'il contrôle aux Ivoiriens.

Les cargos français, nous a-t-on confié, ont été mis en route dans la nuit d'hier en direction de la zone nord de la Côte d'Ivoire. Et ses hommes appuieront la rébellion ivoirienne au cas où l'armée régulière engageait une offensive de libération des territoires occupés par les hommes d'Alassane Ouattara. On se rappelle que sur ordre du prédécesseur de Nicolas Sarkozy, une partie de la flotte militaire ivoirienne avait été anéantie, le 6 novembre 2004. La France avait là un prétexte tout trouvé pour freiner l'offensive de «l'opération Dignité». Les avions bombardiers ivoiriens « Sukhoï 25 » sont détruits. Mais une réaction entraînant une autre, les patriotes sont descendus dans la rue dénonçant «l'occupation de leur pays et la tentative de renverser le président Laurent Gbagbo, orchestrée par la France». C'est par millier qu'ils avaient convergé vers l'aéroport d'Abidjan pour «le libérer». Cette fois, ce sera certainement un autre match.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

YOUNG JIN CHOI VALIDE UNE OPERATION D'EMBRASEMENT GENERAL DES FRONTS MILITAIRES ET UNE OFFENSIVE MEURTRIERE SUR ABIDJAN




YOUNG JIN CHOI.jpg

Déstabilisation du régime: La nouvelle stratégie d'attaque de la rébellion

In Le Nouveau Courrier N° 158 du 18 Décembre 2010 par Emmanuel Akani

Après l'échec de l'opération «Rti et Primature», la nébuleuse qui veut chasser le président Gbagbo du pouvoir s'apprête à mener des actions subversives plus sanglantes mais ciblées contre les institutions de la République. Décryptage.


Un calme plat a régné sur Abidjan et la plupart des villes de l'intérieur du pays, au deuxième jour de la tentative de coup d'État en cours, déguisée en ''marches pacifiques''. Mais tout n'est pas fini pour autant. Les principaux leaders de la rébellion, Alassane Ouattara et Soro Guillaume, préparent des tueries massives de personnalités et d'attaque des institutions de la République. Sous le sceau de l'anonymat, des agents de l'Onuci choqués par les prises de position de Young Jin Choi ont fait des révélations sur la nouvelle stratégie de la rébellion pour arracher le pouvoir à Gbagbo. Des caisses d'armes et de munitions sont entreposées depuis hier vendredi 17 décembre 2010 - avec le précieux concours de l'Onuci - dans les résidences des cadres du Rdr et du Pdci situées non loin des institutions de la République. Mais aussi des résidences des hautes personnalités administratives, politiques et militaires du pays. Sous le prétexte de sa mission de protection des populations, en l'occurrence des leaders de l'opposition politico-armée, la mission onusienne assure cette tâche avec une grande célérité, soulignent nos sources. Sur instruction de Choi, désormais acteur politique national, les résidences des fonctionnaires et des agents de l'Onuci actuellement en Côte d'Ivoire ou non, situées dans les périmètres visés, sont mises à contribution.

La stratégie consiste à lancer des attaques simultanées contre différentes institutions de la République, des personnalités qui les incarnent et leurs familles. Ainsi, comme ce fut le cas en 2002 où Boga Doudou a perdu la vie lors de l'attaque de son domicile, Paul Yao N'Dré, président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koulibaly (Assemblée nationale), Laurent Dona Fologo (Conseil économique et social) et autres présidents d'institutions sont dans le viseur de Ouattara et ses hommes. Tout comme les pontes du Front populaire ivoirien : Affi N'Guessan, Aboudramane Sangaré, etc.

Dans le plan d'attaque des FN validé par le représentant de Ban Ki-Moon en Côte d'Ivoire, l'embrasement des différents fronts militaires est prévu parallèlement à l'offensive à Abidjan qui sera menée par les éléments lourdement armés actuellement au Golf hôtel. Déjà au centre et à l'ouest, les signes de la reprise des hostilités sont perceptibles. Jeudi dernier, les rebelles ont en effet été mis en déroute à Tiébissou par les éléments des forces de défense et de sécurité après des combats intenses à l'arme lourde. Au grand dam de la France dont les journaux comme Le Figaro annonçaient avec empressement l'avancée des rebelles vers Yamoussoukro. Sur le front ouest, les hommes de Ouattara ont pris le contrôle de la ville de Bangolo, sous l'autorité du centre de commandement intégré depuis la suppression de la zone de confiance en 2007, après la signature de l'accord de Ouaga.

Conséquence : Duekoué bruit déjà de rumeurs incessantes d'attaques rebelles. Si les Français se gardent jusque là d'intervenir militairement à Abidjan, cela n'est pas le cas à l'intérieur du pays.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

LES PREUVES DE LA COLLUSION ONU-FORCES REBELLES POUR UN COUP D'ETAT EN COTE D'IVOIRE

 

GOLF 1.jpg
GOLF 2.jpg
GOLF 3.jpg
GOLF 4.jpg

L'ONU, sa représentation locale l'ONUCI, les Etats-Unis d'Amérique, la France, l'Union Européenne, la CEDEAO, le Burkina-Faso, le Sénégal, et le Nigéria, pays dits démocratiques, états frères africains et organisations de la paix préparent en coalition contre la Côte d'Ivoire, un coup d'état militaire, au mépris de toute réserve diplomatique, au mépris de notre souveraineté, de nos instituttions et de la volonté du peuple ivoirien qui a porté le Président Laurent GBAGBO au pouvoir. Avec tout le risque que cela comporte de faire basculer la Côte d'Ivoire et toute la sous-région ouest-africaine dans une rwandadisation plus grave et plus étendue que celle déjà enregistrée dans l'histoire récente et malheureuse de notre continent. Voici, en photo, les preuves de la conspiration internationale contre un pays africain souverain déterminé à ne se soumettre à aucun diktat, d'où qu'il vienne, et à vivre dans la paix, ainsi que dans la liberté de décider pour lui-même de sa destinée.

Le jeudi 16 décembre 2010, ces forces et états coalisés ont aidé les rebelles ivoiriens (en brassards bleus onusiens, appuyés de casques bleus onusiens) et des assaillants fondus dans la masse des marcheurs, armés d'armes de guerre, à mener leur assaut insurrectionnel contre la Côte d'Ivoire. La presse acquise à leur cause a même parlé d'assaut final. Cela n'a été rien d'autre, au final, qu'un coup d'épée dans l'eau. Par la grâce de DIEU et par la maîtrise de soi  et le professionnalisme dont ont fait montre nos Forces de Défense et Sécurité (FDS). Nous avons déploré avec une grande amertume la mort de 20 frères Ivoiriens (10 agresseurs et 10 éléments des FDS), arrachés à l'amour de leurs familles par la bêtise humaine au service de causes perdues et d'ambitions politiques surdimensionnées. Pendant ce temps, un certain Nicolas SARKOZY, ne comptabilisant que la mort des 10 agresseurs armés, se fend en menaces contre Monsieur et Madame GBAGBO, dans des déclarations à l'emporte-pièces, à Bruxelles. L'occasion était trop belle. Comme en Guinée. Ces charognards n'ont besoin que de notre sang versé, dont ils se repaissent, pour alimenter leurs diatribes racistes et leurs arguties haineuses.

Afrique, tu en es témoin! Terre, tu en es témoin! Nous ne voulons plus de médecins après la mort qui viennent s'apitoyer sur notre continent. Si vous avez encore de la dignité et un peu de considération pour la vie, pour les droits humains et la liberté des peuples de se choisir les dirigeants qu'ils veulent, vous êtes interpellés, peuples africains et peuples du monde!


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

DECLARATION DE L'ACTUS/PRPE (PARTI POLITIQUE TCHADIEN) SUR LA SITUATION EN COTE D'IVOIRE

 

Dr LEY-NGARDIGAL DJIMADOUM.jpg

Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum, Secrétaire Général de l'ACTUS/PRPE


COTE D'IVOIRE: POURQUOI LA FRANCE VEUT-ELLE ABATTRE LE PRESIDENT INSOUMIS, LAURENT GBAGBO ?


L'ACTUS/prpe (Action Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme / Parti Révolutionnaire Populaire et Écologique, E-mail : actus-prpe@club-internet.fr) suit avec une attention particulière l'évolution de la situation politique en Côte-d'Ivoire depuis le coup d'état avorté de l'impérialisme français en 2002 contre le Président Laurent Gbagbo.

L'échec du putsch d'alors était du au soutien massif, populaire et notamment à celui des jeunes patriotes dirigés par Charles Blé Goudé, qui ont bravé les troupes françaises basées dans le pays.

La partition de facto du pays en deux : le Nord sous contrôle des putschistes et le Sud sous administration légitime et légale du Président Laurent Gbagbo.

Dix années plus tard, la rancoeur tenace de l'impérialisme international et français en particulier, est revenue à la charge afin d'imposer à la présidence de Côte-d'Ivoire, leur poulain, en l'occurrence Monsieur Alassane Dramane Ouattara (surnommé ADO par ses partisans) après le deuxième tour de l'élection présidentielle du 28 novembre 2008.

Si les prétendus démocrates en occident et si les membres de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) étaient impartiaux et soucieux d'instaurer une véritable démocratie en Côte d'Ivoire, alors comment expliquer leurs criminelles accointances avec les putschistes du Nord depuis septembre 2002 en refusant de les désarmer avant les élections ? Dans ces conditions surréalistes, comment pourrait-on avoir une ombre de doute que les élections dans la partie septentrionale du pays serait opaque, falsifiée et irrégulière ?

Cette connivence de la France et de l'Onuci avec les putschistes du nord, préparerait déjà l'opinion internationale à ce coup d'état « démocratique et institutionnel » de la Commission Electorale Indépendante (CEI) qui voudrait imposer illégalement et illégitimement ADO, Président de la République de Côte d'Ivoire.

Pourquoi les Africains doivent-ils continuer à être humiliés en acceptant les coups d'états permanents de l'impérialisme français, la Françafrique 50 ans après les indépendances nominales? Force n'est-il pas de constater que les criminels dictateurs à l'instar du tyran Déby au Tchad, soutenus par la France sont imposés aux peuples ?

Ces despotes du pré carré français d'Afrique sont au pouvoir depuis au moins 20 ans pour chacun d'eux, par la volonté impériale de la France. En revanche, elle vilipende les dirigeants ou candidats africains insoumis ou progressistes, soutenus par les peuples.

La nouvelle stratégie de l'hexagone consisterait à appeler en renfort l'ONU afin de procéder au sacre de leur valet, ADO. C'est le cas de la Côte-d'Ivoire ces derniers jours où le cynisme, et la forfaiture du droit de la force de l'impérialisme prime sur la force du droit national et international. 50 ans après les indépendances africaines, le néocolonialisme français n'a pas perdu de sa vigueur d'antan. Il a repris le haut du pavé.

Ce qui se passe en Côte-d'Ivoire est inédit, injuste, humiliant, déshonorant et criminel pour toute l'Afrique. Cela devrait interpeller tous les patriotes africains car quelles que soient nos divergences confessionnelles, politiques et idéologiques avec le régime du Président Laurent Gbagbo, il serait de notre devoir de combattre l'inacceptable et cette pensée unique que l'impérialisme occidental, au nom de l'esprit de la suprématie coloniale occidentale, voudrait imposer sa volonté au détriment des peuples de notre continent.

C'est dans cette optique de résistance de solidarité et de lutte pour les Etats-Unis d'Afrique indépendants, que notre Parti, ACTUS/prpe adresse sa solidarité militante et anti-impérialiste au Président Laurent Gbagbo et au peuple frère ivoirien. Nous tenons ici, à lui exprimer par ailleurs, nos félicitations pour sa réélection à la magistrature suprême du pays (Lire la suite en téléchargeant le fichier joint ci-dessous).


Télécharger toute la déclaration de l'ACTUS/PRPE (18 pages) en fichier PDF (cliquer): ICI

FACE A L'IMPERIALISME, L'AVENIR DE L'AFRIQUE SE JOUE A ABIDJAN


D. ATANGANA.gif

D. Atangana (Cameroun)

A quel jeu se livre la communauté internationale dans un continent déjà meurtri par de nombreux conflits ?

Toutes les conditions étaient-elles réellement réunies pour organiser des élections démocratiques en Côte d'Ivoire ? Les résolutions prises par le Conseil de sécurité de l'Onu pour sécuriser le pays des Eléphants ont-elles été respectées et appliquées ? La communauté internationale a-t-elle aidé la Côte d'ivoire dans ce sens ? En réalité, les rebelles regroupés au sein des Forces Nouvelles n'ont jamais été désarmés. Leurs milices continuaient à avoir la mainmise sur toutes les zones fidèles à Alassane Ouattara. L'erreur de Laurent Gbagbo aura été d'accepter d'aller aux élections dans un pays divisé et contrôlé partiellement par une rébellion soutenue par un soi-disant médiateur appelé Blaise Compaoré qui est subitement devenu muet depuis l'enlisement de la crise.

Ce qui s'est passé dans le Nord pendant et après l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 est inacceptable dans un Etat républicain et souverain: villages et maisons incendiés, des citoyens pro-Gbagbo amputés de leurs membres, des doigts sectionnés à la machette; des procès-verbaux signés sous la menace des armes, des urnes bourrées quand elles n'étaient pas tout simplement emportées. Voilà les leçons qu'il faut retenir des élections voulues à tout prix par la communauté internationale.

Vous comprendrez donc pourquoi, dans ces conditions de terreur, le consensus était quasi impossible entre les membres de la commission électorale indépendante. Ils avaient validé les P.V de 14 régions sur 20.

FRANÇAFRIQUE.jpg

Terreur

Il en restait six à l'origine du blocage et du retard accusé par rapport au délai imparti pour la proclamation des résultats. C'est dans cette discorde que la CEI a prononcé les résultats provisoires, non pas au sein de son siège, mais dans les locaux abritant le quartier général du candidat Ouattara en l'absence de certains médias. Ce sont bien des chiffres provisoires. Les définitifs étant du ressort du Conseil constitutionnel.

Au nom du respect des principes universels de la démocratie, quel homme d'Etat en Afrique peut-il rester indifférent face à un tel hold-up ? C'est bien beau de demander à Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir, de l'accuser de vouloir s'accrocher au fauteuil présidentiel après des conclusions hâtives sur la transparence du scrutin, a-t-on disséqué le fond du problème ?


La Coordination des experts électoraux africains, CEEA, était sur le terrain des confrontations. Elle a déployé 38 observateurs internationaux issus de sept pays africains dans les localités de Korhogo, Bouaké, Katiola, Séguélé, Yamoussoukro et Abidjan, le jour du scrutin. Le rapport qu'elle dresse à l'issue de ces observations est édifiant: «
vol des urnes, séquestration des représentants et délégués des candidats, votes multiples, refus systématique de la présence des observateurs internationaux dans certains bureaux de vote à l'heure du dépouillement des bulletins et pertes des vies humaines

Un terrorisme électoral digne des républiques bananières. Au lieu de condamner avec la dernière énergie ces irrégularités qui ont dépouillé ce scrutin de toute coloration démocratique, la communauté internationale s'acharne sur le président sortant, au mépris des institutions de cet Etat souverain et guidé par le jeu des intérêts qui régissent les relations internationales. Le pays de feu président Houphouët Boigny n'est-il pas le premier producteur mondial de cacao.


La force du droit

Mathias Eric Owona Nguini est politologue. Il a jeté un regard sur la crise ivoirienne dans l'édition du quotidien Mutations du 06 décembre 2010. Son analyse est claire «
du point de vue de la rationalité constitutionnelle, la décision d'un organe suprême de régulation constitutionnelle acquiert l'autorité de la chose jugée. Le Conseil constitutionnel se prononce en dernier ressort, et cela n'offre aucun recours juridique supplémentaire aux parties qui s'estiment défavorisées par une telle décision. La CEI ne proclame pas les résultats de l'élection présidentielle. Elle compile, recense et vérifie les résultats sur la base d'un examen scrupuleux des procès-verbaux. On ne peut donc pas, meme lorsqu'on estime qu'il y a eu des erreurs substantielles ou de fraudes, considérer que le processus de proclamation des résultats est achevé quand la CEI a annoncé ses résultats pour la simple raison que ces résultats ne sont pas encore valides. Et ils ne peuvent l'être qu'après avoir été validés par le Conseil constitutionnel. C'est donc une position trompeuse, qui peut affirmer que le vainqueur de l'élection présidentielle ivoirienne est celui qui a été désigné en tant que tel par la CEI, sauf à reconstruire les principes classiques du droit constitutionnel en fonction des intérêts politiques ou géostratégiques

A la suite de l'Union des Populations du Cameroun, tendance Mack-Kit, posons-nous cette question: pourquoi veut-on imposer par tous les moyens, même les plus suicidaires, aux ivoiriens un chef d'Etat pantin qui, comme dans de nombreux pays africains, va continuer à permettre l'exploitation séculaire des grandes richesses du pays, le blocage du développement des grandes potentialités qu'il recèle, et le maintien du Peuple et notamment la vaillante jeunesse ivoirienne dans la misère et la pauvreté ?



D. Atangana in Dikalo (Cameroun) le 07 décembre 2010


Source: SAOTI, Le Blog de Mahalia Nteby

CRISE IVOIRIENNE : MAITRE VERGES PREND POSITION

JACQUES VERGES.jpg

Dans une interview accordée au quotidien Burkinabé « Le Pays », le célèbre avocat français Jacques Vergès prend position dans la crise postélectorale en Côte d'Ivoire et sur la justice internationale. Extrait !


Quelle lecture faites-vous de la situation en Côte d'Ivoire ?

Jacques Vergès : A mon avis, les Occidentaux ont poussé à faire des élections en Côte d'Ivoire. On fait des élections pour confirmer un consensus. Il n'y a pas de consensus en Côte d'Ivoire. Il vaut mieux attendre 12 ans que d'arriver à la situation actuelle.
D'autre part, l'Occident appui un candidat. Je pense que c'est une erreur. Ce candidat apparaît comme un candidat de l'étranger.

Pour vous, le candidat auquel vous faites allusion n'a pas gagné les élections?

J. V. : Je n'en sais rien. Même s'il a gagné... Je n'habite pas la Côte d'Ivoire, je ne connais pas exactement la Côte d'Ivoire. Je ne peux pas, comme les Occidentaux, rester à l'étranger et dire que c'est comme ci ou comme cela.

JACQUES VERGES 2.jpg

Quelle appréciation faites-vous de la justice internationale ?

J.V. : Je préfère parler plutôt d'injustice internationale. Vous savez, les colonialistes ont toujours un masque. Ils ne disent jamais du bien de vous. Ils pillent vos ressources naturelles. Ils ont commis des génocides à l'égard des Indiens d'Amérique, détruit des civilisations comme celle des Aztèques.

Au nom de la liberté du commerce, ils ont imposé à la Chine trois guerres d'opium. Au nom de l'esclavage, ils sont venus imposer le travail forcé en Afrique. Aujourd'hui, c'est au nom de la justice qu'ils interviennent. Quelle est cette justice ? J'ai travaillé pour le tribunal de la Yougoslavie et pour celui du Cambodge. Les magistrats appliquent des règles, mais eux n'ont pas de règles. Ils font leurs règles eux-mêmes.

Au Burkina ou en France, un juge dit que telle personne est gardée à vue 30 jours. La loi dit que c'est le délai maximum. Mais le juge dit que je veux le garder plus longtemps. La loi est faite par le Parlement et non pas par le juge. Dans le cas de Milosevic (Ndlr, il était un de ses clients) au tribunal pour la Yougoslavie, on a changé la loi 22 fois. Ils violent le principe de Montesquieu. C'est la première chose. Au Cambodge, le tribunal vient de décider de faire appel à des donateurs privés.

Quand un homme riche vous donne de l'argent, ce n'est pas pour rien. Vous vous vendez. Quand vous acceptez l'argent de n'importe qui, vous faites n'importe quoi. Je prends l'exemple du tribunal pour le Liban. Il y a 4 ans, les commanditaires de ce tribunal ont dit qu'il faut mettre en cause les Syriens. On a arrêté 4 Généraux réputés pro-syriens. Il n'y avait rien contre eux. Les commanditaires ont dit ensuite que les Syriens ne les intéressaient plus, mais cette fois c'est le Hezbollah. On a libéré les captifs et on a essayé de mettre en cause le Hezbollah. Un tribunal est responsable devant l'opinion. On a fait le procès de Milosevic sans un Serbe dans le tribunal. On fait un procès au Cambodge où le chef du gouvernement dit qu'il ne veut pas qu'on accuse d'autres personnes, autrement il y aura la guerre civile. Le procureur qui est Canadien dit qu'il a le droit d'avoir une opinion. Les magistrats de la Cour internationale sont atteints de ce qu'on appelle un daltonisme au noir. Le dalton ne voit pas certaines couleurs. Ils ne voient que le noir. Si vous allez à la Cour internationale, tous les inculpés sont noirs, pas parce qu'il ne s'est rien passé à Gaza, pas parce qu'il ne s'est rien passé à la prison d'Abugraïb.

La question que je me pose maintenant est : Pourquoi l'Afrique accepte-t-elle cela ? Je ne dis pas que tout le monde est innocent, mais si ces gens sont coupables, c'est aux Africains de les juger. Pourquoi l'Afrique accepte-t-elle que ses dirigeants soient jugés par une bande de cosmopolites qui la méprisent. Il y a le cas de Béchir au Soudan. Je pense que les pays africains ont raison de ne pas appliquer le mandat international. L'Afrique n'est plus sous tutelle. Les Américains accepteront-ils qu'un pays africain juge Georges Bush pour sa guerre d'agression contre l'Irak ?


Source : Le quotidien burkinabé LE PAYS

vendredi, 17 décembre 2010

SARKOZY LANCE UN ULTIMATUM A GBAGBO POUR QUITTER LE POUVOIR

NICOLAS SARKOZY.jpg

La France vient de faire sa déclaration officielle de guerre contre la Côte d'Ivoire, par la voix de son hyper-président donneur de leçons universel, Nicolas Sarkozy. Il intime l'ordre au président que le peuple digne de Côte d'Ivoire, pays souverain, s'est librement choisi de quitter le pouvoir avant la fin de ce week-end du 17 au 19 décembre 2010. Il agite à nouveau le chiffon rouge des sanctions. Mais pour qui sait lire entre les lignes, il prépare, en réalité, psychologiquement le monde à une action militaire ouverte et violente de la France contre la Côte d'Ivoire. Nous verrons ce que nous verrons!


La France lance un ultimatum à Gbagbo pour quitter le pouvoir.

Contrairement à la position américaine exprimée hier, qui s'est voulu plus diplomatique, en évoquant « un temps limité » dont dispose Laurent Gbagbo pour quitter le pouvoir; dans la foulée de la répression de la manifestation pacifique pour le contrôle de la Radio Télévision Ivoirienne (RTI), à Abidjan; le président français Nicolas Sarkozy a lancé ce vendredi 17 décembre 2010, un ultimatum à Gbagbo.

Dans une conférence de presse tenue a Bruxelles en marge d'un sommet européen, Nicolas Sarkozy a appelé Laurent Gbagbo a quitter le pouvoir avant la fin de la semaine. « Laurent Gbagbo et son épouse ont leur destin entre leurs mains. Si avant la fin de la semaine il - Laurent Gbagbo - n'a pas quitté le poste qu'il occupe en violation de la volonté du peuple ivoirien, ils seront nommément sur la liste des sanctions » a déclaré le président Français, selon le journal Le monde.

Se fondant sur la violente répression des manifestations d'hier qui a fait une trentaine de morts, le président français a qualifie d'inadmissible ce qui se passe en Côte d'Ivoire. « Ce qui se passe en Côte d'Ivoire est parfaitement inadmissible (...), des élections ont eu lieu, sous le contrôle des Nations unies, elles ont été validées par les Nations unies. Mieux, la totalité des Etats africains ont reconnu l'élection d'Alassane Ouattara. En violation de la volonté du peuple ivoirien, qui avait déjà été privé d'élection pendant dix ans, M. Gbagbo se maintient au pouvoir, ses partisans tirent, il y a eu des morts dans les rues d'Abidjan hier, c'est un scandale » a-t-il ajouté.

Haussant toujours le ton, Nicolas Sarkozy a demandé a Gbagbo de choisir quelle est l'image il veut laisser dans l'Histoire. « S'il veut laisser l'image d'un homme de paix, il est encore temps mais le temps presse et il doit partir. Ou est-ce qu'il veut laisser l'image de quelqu'un qui a tiré sur des civils parfaitement innocents ? Et, dans ce cas-là, il y a des juridictions internationales et une cour pénale »

Le président Laurent Gbagbo donné vainqueur des élections présidentielles par le Conseil constitutionnel, après avoir annulé les résultats des votes dans les zones Centre-Nord-Ouest, avec 51%, est prié par la Communauté Internationale de quitter le pouvoir au profit de Alassane Ouattara proclamé vainqueur, de cette même élection, par la Commission électorale indépendante et par l'Onu, certificateur des élections, avec 54%.

Sur place à Abidjan, c'est le calme plat ce vendredi 17 décembre 2010. Les manifestants ne sont pas sortis comme souhaité la veille par Soro Guillaume, premier ministre du président Ouattara.

Annoncée depuis quelques jours, une mission de médiation de l'Union Africaine est arrivée à Abidjan ce matin. M. Jean Ping, président la Commission de l'Union africaine et M. James Viktor Gbeho, président de la commission de la Cédéao, ont rencontre le président Laurent Gbagbo et le président Alassane Ouattara. La mission de médiation devrait transmettre un message du président en exercice de la Cedeao, le président Nigérian Goodluck Jonathan au chef des deux camps pour préserver le climat de paix et résoudre la crise de façon pacifique.

Lors d'un récent entretien, le ministre des Affaires étrangers de Laurent Gbagbo a réitéré la volonté de Gbagbo de négocier, mais en tant que président élu de la Côte d'Ivoire. Dans l'autre camp le préalable à toute négociation est la reconnaissance de Alassane Ouattara comme président.


A. Norene

Source: LE TEMOIN.ORG

18:07 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, France | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : côte d'ivoire, france, ultimatum de sarkozy à gbagbo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

« L'IMPASSE EN CÔTE D'IVOIRE » PAR GUY LABERTIT

GUY LABERTIT.jpg

L'ensemble des analystes et observateurs pose la question « Comment sortir de l'impasse en Côte d'Ivoire ? ». Il faut sans doute rappeler pourquoi la Côte d'Ivoire est dans l'impasse.

QUELQUES RAPPELS POUR COMPRENDRE LA SITUATION

La Commission électorale indépendante (CEI) est une institution administrative chargée de fournir les résultats provisoires des élections, le Conseil constitutionnel étant la juridiction habilitée à proclamer les résultats définitifs.

La composition de la CEI a été déterminée à l'origine, en janvier 2003, par les accords de Marcoussis entérinés par la Conférence dite de Kléber à Paris. Des mouvements armés, aujourd'hui disparus, y étaient représentés à l'égal des formations parlementaires. Dès le départ, cette institution dite indépendante reproduisait les antagonismes de l'échiquier politique ivoirien. Cette composition a été modifiée à la marge lors de discussions ultérieures (Accra, Pretoria).

Contrairement à ce qui est souvent affirmé dans les médias, la CEI, institution ivoirienne n'est pas paritaire. Elle est éminemment défavorable au Président sortant Laurent Gbagbo, candidat de la majorité présidentielle.

En effet, le présidium de la CEI fort de 5 membres compte 4 représentants pro-Ouattara contre 1 pro-Gbagbo. Il y a 16 commissaires pro-Ouattara contre 6 pro-Gbagbo. Les 19 Commissions électorales régionales sont contrôlées par des pro-Ouattara et sur les 415 commissions électorales locales, 380 sont contrôlées par des pro-Ouattara contre 35 par des pro-Gbagbo.

Pour limiter ce déséquilibre, il était convenu que la CEI fonctionne par consensus et que les résultats du scrutin soient fournis sur la base d'un double comptage, manuel et électronique.

Le Conseil constitutionnel, dont la création est un des éléments des réformes d'Etat engagées par Laurent Gbagbo pour doter le pays d'institutions juridiques conformes au standard républicain, est composé selon les mêmes procédures que le Conseil constitutionnel en France. Il est présidé et composé de juristes ivoiriens éminents et non de simples partisans comme nombre d'observateurs le laissent entendre.

LES RAISONS DE L'IMPASSE

La CEI n'a pu proclamer de résultats provisoires dans le délai de trois jours qui lui était imparti. Il revenait, dès lors, au Conseil constitutionnel de proclamer les résultats définitifs sur la base des données transmises par la CEI. Alors que le Président de ce Conseil annonçait à la télévision, le jeudi 2 décembre, cette procédure, le Président de la CEI, M. Youssouf Bakayoko, non entouré des commissaires de la CEI, proclamait hors délai des résultats provisoires à l'Hôtel du Golf, devenu le quartier général du candidat du RHDP Alassane Ouattara. Il accordait 54,1 % des suffrages à Alassane Ouattara contre 45,9% à Laurent Gbagbo.

Fruit du comptage manuel, ces résultats entérinaient une fraude manifeste révélée par le comptage électronique. En effet, sur les 20 073 procès-verbaux de bureaux de vote, plus de 2000 ont été rejetés car ils comportaient un nombre de votants supérieur au nombre d'inscrits.

La scène du mardi soir 1 er décembre où l'on a vu deux représentants de la majorité présidentielle empêcher le porte-parole de la CEI, proche de Ouattara, de lire les résultats des trois premières régions, (dont deux étaient d'ailleurs favorables à L. Gbagbo) s'explique par le fait qu'à ce moment les responsables du comptage électronique venaient à peine de récupérer les données après un bras de fer de 48 heures avec le Premier ministre et le Président de la CEI qui feignaient de s'étonner de cette situation. Les données ont été enregistrées par le système électronique dans la nuit du mardi au mercredi seulement.

La fraude, révélée par le comptage électronique, étant manifeste dans les régions du Nord, la CEI ne pouvait plus fonctionner par consensus dans la journée du mercredi 1 er décembre. D'où la proclamation solitaire du Président de la CEI, le lendemain au quartier général du candidat Ouattara, pour frapper par avance de suspicion les décisions à venir du Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel a fonctionné strictement sur des bases juridiques en analysant les recours déposés par la majorité présidentielle qui portaient sur environ 600 000 voix.

Sur 16 des 19 régions représentant plus de 85 % de l'électorat les résultats de la CEI confirmés par le Conseil constitutionnel donnent 2 038 000 voix à Laurent Gbagbo, soit 52,6 % et 1 837 173 voix à Alassane Ouattara soit 47,39 % des voix.

Les recours déposés par la majorité présidentielle et retenus par le Conseil constitutionnel ont conduit à l'annulation de 7 des 11 départements dans 3 des 5 régions du Nord, à savoir les départements de Boundiali, Ferkéssédougou, et Korhogo dans la région des Savanes, les départements de Bouaké, Dabakala et Katiola dans la région de la Vallée du Bandama, et le département de Séguéla dans la région du Worodougou.

Les annulations se fondent essentiellement sur le fait que les représentants de la majorité présidentielle ont été physiquement empêchés d'accéder aux bureaux de vote ou en ont été expulsés. Cela a permis de bourrer les urnes. On constate en effet, que dans les régions du Nord, le nombre de votants est souvent supérieur au nombre d'inscrits et que le nombre de suffrages exprimés a éré encore plus important au second tour qu'au premier (+ 10,31 % dans la région du Bafing, + 13,94 % dans le Denguélé, + 10,65 dans les Savanes et + 13,62 dans le Worodougou) alors que le jour du scrutin, tous ceux qui le suivaient soulignaient que la participation était en baisse.

De plus, les éléments des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN) sont sortis armés le jour du second tour alors qu'ils étaient officiellement cantonnés et désarmés depuis la fin du mois de septembre dans les camps de Bouaké, Korogho, Séguéla et Man.. Les Forces de l'ONUCI ne se sont jamais interposées et le vote s'est fait le plus souvent sous la contrainte dans les régions du Nord. Les partisans de la majorité présidentielle ont été pourchassés, soumis à des violences, leurs représentants parfois séquestrés. Une représentante a même été battue à mort à Korhogo.

La volonté de fraude des partisans d'Alassane Ouattara dans les régions du Nord est incontestable, même si elle semble avoir échappé aux observateurs de l'Union européenne. Les violences et irrégularités graves ont été relevées par la mission des observateurs de l'Union africaine et des témoignages très nombreux ont étayé les recours de la majorité présidentielle.

Le scrutin s'est déroulé de façon équitable dans le reste du pays et le candidat Ouattara n'a déposé aucun recours. Sur cette base, qui concerne plus de 80 % de l'électorat, il a été dit très officiellement par l'ONUCI que le scrutin était globalement démocratique, mais la fraude au Nord a été de nature à inverser les résultats du scrutin de ce second tour.

LE RÔLE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

La prise de position immédiate, le vendredi 3 décembre, du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, M. Young-jin Choï, ne reconnaissant pas les résultats donnés par la seule juridiction ivoirienne habilitée à proclamer les résultats définitifs, viole la Charte de l'ONU qui réaffirme dans son action le respect des institutions d'un pays souverain. La certification du processus électoral suppose que le déroulement du processus électoral est conforme à la Constitution et au code électoral que les Ivoiriens se sont souverainement donné.

En choisissant de valider les résultats provisoires d'une institution administrative, la Commission électorale indépendante, où la majorité présidentielle était minoritaire de par la volonté de la communauté internationale, le représentant de l'ONU a donné un signal fort à l'ensemble des puissances occidentales. En premier lieu, la France et les Etats-Unis, par la voix de leur Président respectif, MM. Sarkozy et Obama, Pourtant la veille, dans la soirée du 2 décembre, l'Elysée précisait dans un communiqué « il appartient désormais au Conseil constitutionnel de proclamer les résultats définitifs dans le strict respect de la volonté clairement exprimée par le peuple ivoirien ». Ce respect signifie-t-il que le Conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire devait avaliser la fraude évidente des régions du Nord entérinée par la Commission électorale indépendante ?

Mandaté par l'Union africaine, l'ancien Président sud-africain Thabo M'Béki a conduit une médiation de 48 heures, les 5 et 6 décembre. On sait les relations difficiles entre Thabo Mbéki et l'actuel Président sud-africain Jacob Zuma qui se sont livrés jadis un duel sans merci au sein de l'ANC. Avant même que Mbéki dépose ses conclusions, la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest, fortes de 16 pays membres, (avec 7 chefs d'Etat sur 13 délégations présentes) s'est dépêchée de soutenir la position des puissances occidentales.

La Russie (Tchétchénie oblige) n'a pas résisté longtemps au Conseil de sécurité, plongeant la Côte d'Ivoire présidée par Laurent Gbagbo dans un isolement diplomatique complet. Le 13 décembre, l'Union européenne s'est engagée dans un processus de sanctions.

Ce bras de fer entre la Côte d'Ivoire qui s'est remise au travail et la communauté internationale dont l'unanimisme immédiat au nom de la vertu démocratique peut sembler suspect peut déboucher sur des affrontements gravissimes. Unanimisme suspect quand on voit le pudique et assourdissant silence des Etats-Unis, de la France et de la communauté internationale face aux élections législatives en Egypte et à la réélection dans son pays du médiateur de nombre de crises africaines, M. Blaise Compaoré, avec plus de 80 % des voix dès le premier tour, lui permettant de rester à la tête du Burkina Faso pendant 28 ans.

Le Président Gbagbo a-t-il commis l'irréparable en Afrique en faisant tout pour mettre en place des institutions républicaines et en laissant se développer un processus électoral de façon ouverte sur la base d'une présomption de bonne foi à l'égard de son principal adversaire politique pour qui les institutions financières internationales qu'il a servies, les Etats-Unis, la France ont toujours eu les yeux de Chimène.

Cette situation sans précédent en Côte d'Ivoire pose avec acuité le rôle historique de l'ONU sur le continent africain et d'une certaine façon sa crédibilité aux yeux de tous les citoyens de la planète. Facteur de paix et de sécurité comme l'expriment ses textes ou garant des intérêts des puissances et d'un ordre mondial injuste et inégalitaire.

Ce n'est que quarante ans après les indépendances africaines qu'a été mis à jour le jeu trouble de l'ONU dans l'assassinat, le 19 janvier 1961, au Congo Kinshasa du Premier ministre Patrice Lumumba, défenseur de la souveraineté de son pays. Un demi-siècle plus tard, en 2010, la méthode est plus policée pour écarter un dirigeant politique jugé indocile, même si tout son parcours s'est inscrit dans la conquête de la démocratie et la mise en place d'institutions républicaines souveraines. C'est effectivement une quasi exception sur le continent africain.


Guy LABERTIT

Ancien délégué Afrique du PS (1993-2006)

Auteur aux éditions « Autres Temps » de

« Adieu, Abidjan-sur-Seine », les coulisses du conflit ivoirien (2008)

« Côte d'Ivoire, sur le sentier de la paix » (2010)


Source: CHRONIQUES SENEGALAISES

16:02 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, France | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, france, guy labertit, impasse en côte d'ivoire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LES IMAGES DES MEDIAS INTERNATIONAUX TEMOIGNENT : SUR LE TERRAIN, L'ONUCI SE CONFOND AVEC LES REBELLES


LOGO ONU.jpg

In Le Nouveau Courrier N°157 du 17 Décembre 2010 par Benjamin Silué

La collusion Onuci-RHDP-rébellion était un secret de polichinelle. Les médias français en ont été témoins hier.

LOGO ONUCI.jpg

Troublant reportage hier soir sur la chaîne de télévision française Canal +, qui montrait les combats de l'hôtel du Golf, opposant Forces de défense et de sécurité ivoiriennes et rebelles des Forces nouvelles, du côté des seconds, dont la base est l'hôtel du Golf. Pour le voir sur le web, tapez l'adresse suivante :

http://bit.ly/fpe6oi

Premièrement, les images nous montrent que les rebelles disposent d'armes lourdes stockées à l'hôtel du Golf. Sachant qu'historiquement, cet hôtel abritait des membres du gouvernement placés sous la protection des Casques bleus, et non un régiment armé d'une force cantonnée dans le Centre, le Nord et l'Ouest, l'on se pose une question : comment ces armes et ces munitions de guerre sont-elles arrivées à l'hôtel du Golf ? L'ONUCI escortant en permanence les locataires politiques de cet hôtel, elle devra forcément s'expliquer sur la manière dont ces armes de guerre sont arrivées dans cet endroit que les « soldats de la paix» avaient vocation à «sanctuariser». L'ONUCI aurait voulu installer la guerre civile à Abidjan qu'elle ne s'y serait pas prise autrement.

Objectivement, elle a créé une base avancée de la rébellion dans la capitale économique. L'Histoire - car on écrit toujours l'Histoire, souvent désastreuse, des opérations de l'ONU - le retiendra.

De plus, l'on voit des images de combats où les soldats de la rébellion de Guillaume Soro se confondent avec les Casques bleus. Les deux groupes d'hommes en arme portent des brassards bleus. Les deux groupes d'hommes portent des armes de guerre et sont en posture de guerre. La collusion est manifeste ! Et l'on se demande ce qui se serait passé si, en visant un rebelle des Forces nouvelles, l'armée ivoirienne avait tué un soldat onusien...

La situation créée par Choi et ses hommes, qui poussent les Casques bleus à venir en appui logistique à une force belligérante, est en contradiction avec les attributions des soldats de la paix de l'ONU. Les Casques bleus ne peuvent intervenir que pour surveiller l'application d'un cessez-le-feu, désarmer et démobiliser les combattants, protéger les populations civiles, faire du maintien de l'ordre, former une police locale, et déminer. Le mandat spécifique de l'ONUCI, qui reste dans les limites des résolutions sur la Côte d'Ivoire, ne l'autorise pas non plus à jouer aux supplétifs d'une force combattante. ONUCI-FM, qui s'est transformée en appendice du RHDP, viole de la même manière ses attributions, consistant «à faire comprendre le processus de paix» aux Ivoiriens, mais aussi à «encourager le dialogue inter-ivoirien, l'échange et la tolérance». Le moins que l'on puisse dire est que l'on en est bien loin.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

LE RHDP ORGANISE UNE MARCHE PACIFIQUE AVEC DES ARMES DE GUERRE

REBELLES SOUS COUVERTURE ONUCI.jpg

Des rebelles au service d'Alassane Dramane Ouattara dans la cour de l'Hotel du Golf, en partance pour la RTI. Remarquez qu'ils portent des brassards bleus de soldats de l'ONUCI. Vous avez dit complot ?


Récit déprimant et spectacle désolant que ce qu'il nous a été donné de voir et d'entendre, hier, sur les antennes de la télévision ivoirienne : la marche « pacifique » du RHDP pour installer BROU Aka Pascal à la tête de la RTI s'est soldé par un bilan fort dramatique de 20 morts dont 10 parmi les agresseurs voire assaillants (c'est le lieu de le dire) et 10 parmi les forces de l'ordre. Comment une marche sensée être pacifique ou annoncée pour l'être peut-elle au final faire des morts par balles, tirées avec des armes de guerre, parmi les forces de défense et de sécurité ? C'est le tour de force qu'aura réussi le RHDP qui se prévaut pourtant de la philosophie pacifiste du Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY avec qui ils n'ont visiblement aucun lien ! Il ne fallait donc pas être étonné de la réaction vigoureuse (mais malgré tout contenue) de nos agents de l'ordre. Au demeurant, un mort de plus dans ce pays est un mort de trop, quel que soit son camp ou ses opinions.

Malheureusement, la coalition des conspirateurs prévoit une autre marche, ce jour, vendredi 17 décembre 2010 pour, disent-ils, installer dans ses bureaux de nouveau Premier Ministre d'ADO, à la Primature au Plateau, SORO Guillaume, le chef rebelle par procuration qui a enfin remis son pouvoir au véritable patron et parrain de la rébellion en Côte d'Ivoire : Alassane Dramane OUATTARA, qui s'était toujours caché au monde et qui est aujourd'hui clairement découvert. Ce débat est désormais clos, DIEU soit loué ! La « Radio ONUCI FM Mille Collines » du Sébroko Frantel, en pleine intox, pousse l'incongruité jusqu'à remercier les FDS de ne pas être sortis (elles qui circulaient par milliers dans les rues d'Abidjan et de l'intérieur du pays), d'avoir désavoué le pouvoir en place, et se targue de savoir quelle armée est dehors. En effet, ONUCI FM affirme, pince sans rire, doctoralement, que celle qui est dehors est anglophone. En vertu des droits qui nous sont conférés, en notre qualité d'observateur de la vie politique ivoirienne, nous lui décernons le prix Nobel de la désinformation. On ne peut pas faire pire !

FORCES ONUSIENNES EN CI.jpg

Pour en revenir à cette marche en armes de guerre, voici donc, comment le RHDP nous donne une fois de plus la preuve de sa culture de la violence et du crime. L'ONU, l'ONUCI, l'UE, la France, les Etats-Unis et la CEDEAO sont personnellement responsables de cette vingtaine de décès, eux qui se font les défenseurs des droits de l'homme et qui restent aphones aujourd'hui devant les morts par balle parmi les FDS. Comment se l'expliquent-ils, eux qui ont annoncé à la face du monde la marche « pacifique »  de leurs poulains ? Naturellement, leur presse aux ordres fait la fine bouche sur le drame et se contente d'une condamnation hémiplégique du régime ivoirien, agitant au besoin le chiffon rouge du TPI. Ce monstre en carton, ce tribunal des perdants, ne nous effraie guère dans la mesure où ceux qui doivent le craindre, ne sont pas du côté que l'on croit mais plutôt de celui de ceux qui ne manqueront pas d'y être traduits à la fin de la crise ivoirienne et dont le seul salut se trouve dans la prise du pouvoir, fût-il dans un fleuve de sang. DIEU qui est le juste juge et qui a été le témoin privilégié de toutes les atrocités commises dans notre pays depuis la nuit du 19 septembre 2002 par les filleuls d'ADO, et particulièrement dans les zones CNO, saura trancher avec l'équité qui lui est universellement reconnue et qui est sa nature même.

Pour rappel, il est clair dans l'esprit de tous ceux qui sont encore habités par l'honnêteté que le scrutin présidentiel ivoirien a été marqué, au second tour, par de graves irrégularités qui ont fait invalider les résultats d'au moins cinq départements du Nord, fief d'Alassane OUATTARA, leader du RDR. Une fraude massive y a été dévoilée, y compris par les observateurs internationaux. Pour preuve, sur les 20.078 procès-verbaux d'élection en provenance des bureaux de vote, 2.200 ont été rejetés par les ordinateurs de SILS Technologie, la société partenaire de la CEI pour le traitement des résultats de l'élection présidentielle. Pour la simple et bonne raison que sur ces procès-verbaux, dans une intention manifeste de tricher, les présidents de ces 2.200 bureaux de vote ont enregistré un nombre de voix pour Alassane OUATTARA qui est supérieur au nombre même des inscrits. Ce qui représentait, en définitive, un report inexplicable et inexpliqué de plus de 630.000 voix sur le score du candidat du RDR. Franchement hallucinant ! Cela ne peux être accepté ni aux Etats-Unis ni en France. Car tous les ordinateurs du monde pourvus d'un tableur EXCEL fonctionnent strictement de la même façon. A la limite, c'est une arithmétique si simple et une logique tellement triviale qu'un enfant du primaire ne s'y ferait pas prendre. Et c'est ce résultat honteusement extorqué, bassement volé, qu'ADO veut nous faire avaler, avec l'aide des donneurs de leçons universels, racistes et méprisants que sont les pays occidentaux. Il espère ainsi nous contraindre à accepter l'escroquerie morale selon laquelle il serait le vainqueur du scrutin présidentiel du dimanche 28 novembre 2010 et revendique à cor et à cri le fauteuil occupé par Laurent GBAGBO, le véritable élu du peuple digne de Côte d'Ivoire. Il devrait en avoir honte, lui qui est adoubé républicain et démocrate par une certaine « communauté internationale » en plein délire.

Sur la question, les Saintes Ecritures sont on ne peut plus clair et c'est même une trivialité universelle : « L'athlète n'est pas couronné, s'il n'a pas combattu suivant les règles » 2 Timothée 2 : 5. Simple bon sens. D'où vient-il donc que les Etats-Unis et la France veulent-ils faire de lui roi en Côte d'Ivoire. Cette conspiration ne passera pas. Comme d'ailleurs toutes les autres savamment et constamment orchestrées contre notre pays depuis septembre 2002. Le combat de David (la Côte d'Ivoire) contre Goliath (la coalition Etats-Unis, France, ONU, UE et CEDEAO) a commencé et tous ceux qui on un peu de culture savent comment ce pugilat biblique s'est achevé. Il n'arrivera pas autre chose en Côte d'Ivoire, soyez-en certain !

Terre, terre, tu es prise à témoin !


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !



DINDE Fernand AGBO


Dernière heure: Nicolas SARKOZY donne un ultimatum au Président Laurent GBAGBO pour quitter le pouvoir avant la fin de ce week-end du 17 au 19 décembre 2010, selon les médias français. Pour qui se prend-il?