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samedi, 19 novembre 2011

LIBRE OPINION: «L'OCCIDENT NE SE FOUT PAS DE LA DEMOCRATIE, IL LA DETESTE»



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Lisez-moi ce papier. Un trésor d'informations, une mine de lucidité et de vérité. Tout simplement excellent! Du camerounais Atangana Mebah Dorien.

 

Les occidentaux se foutent en réalité de la démocratie et des droits de l'homme. Si vous n'êtes pas encore arrivés à cette conclusion, c'est que les beaux discours sur la démocratie, embellis par les séminaires sur les droits de l'homme et le financement de la formation des moniteurs d'élections par la France ou l'Union européenne entretiennent encore la confusion et l'illusion dans votre esprit.

A cela s'ajoute l'aide au développement qui est claironnée dans les médias occidentaux, imprimée dans notre subconscient par les images télévisées des dons de matériel médical en présence de l'ambassadeur de France ou d'Allemagne. Vous devez penser que les pays dits démocratiques nous veulent du bien et qu'ils aimeraient que nous atteignions leur niveau de développement et de confort. Ne critiquent-ils pas certaines dictatures et des chefs d'Etat ayant mis long au pouvoir ? Ne demandent-ils et ne s'alignent-ils d'ailleurs pas avec les peuples pour obtenir leur départ comme en Egypte et en Tunisie ? Ne demandent-ils pas des élections libres et transparentes et ne blâment-ils pas les leaders qui ne semblent pas respecter la volonté de leurs peuples ? Après tout, ce sont même ces pays qui envoient des observateurs pour garantir la régularité des scrutins.

Ils critiquent même aussi souvent les coups d'Etat qui sont presque toujours commis par un chef militaire ou un groupe de rebelles qui se révoltent contre la politique économique irresponsable du leader qu'ils viennent de renverser.

Les organismes internationaux censés garantir les droits de l'homme tels qu'Amnesty International ou le Tribunal Pénal International chargé de juger ceux qui commettent des crimes contre les peuples ajoutent à cette confusion. Pourquoi créeraient et financeraient-ils ces organismes s'ils n'avaient pas à cœur le bien des masses, devez-vous vous demander ? Pourtant la réalité est toute autre.

Attitudes peu démocratiques

Les pays dits démocratiques ne sont pas consistants dans leur demande d'élections transparentes. Ils ferment les yeux sur les exactions des dictatures alliées et les aident même dans leur fraude électorale comme la France le fait au Tchad, Burkina Faso, Gabon et dans bien d'autres pays d'Afrique francophone. L'ancien chef des services secrets français au Gabon, l'ancien Mr Afrique du président Chirac et l'ancien ambassadeur de France au Gabon affirmaient d'ailleurs qu'Ali Bongo avait perdu les élections et que les chiffres qu'on lui a attribués appartenaient en réalité à son opposant principal Mba Obame (Regarder le documentaire intitulé "Françafrique : 50 ans sous le Sceau du Secret").

Certaines dictatures sont non seulement tolérées mais ont aussi été installées après renversement de leaders démocratiquement élus. A ce propos, que les méthodes indirectes utilisées dans le renversement de certains leaders ou la main invisible des commanditaires ne vous trompent pas. Les pays démocratiques participent à ces événements très peu démocratiques. Ce sont les pays occidentaux qui ont fait assassiner Lumumba, le premier leader du Zaïre. Il est dit que les puissances occidentales en voulaient tellement à Patrice Lumumba de leur avoir tenu tête que près de 4 services de renseignements (France, Etats-Unis, Belgique et Angleterre) avaient mis des équipes de tueurs à ses trousses (Lire "The Assassination Business" de Richard Belfield) .

Il est important de signaler que Patrice Lumumba a été assassiné en présence des troupes de l'ONU. Ce sont les Etats-Unis qui ont initié les 2 coups d'Etat contre Jean-Bertrand Aristide à Haïti en utilisant, dans le 2ème coup, des trafiquants de drogue entrainés par la CIA en République dominicaine; Hugo Chavez du Venezuela, Salvatore Allende du Chili ou Mossadegh d'Iran étaient des leaders politiques démocratiquement élus qui ont connu des coups d'Etat organisés avec le soutien actif de la CIA. C'est la France qui, à travers ELF, a fait renverser Lissouba au Congo-Brazzaville et a réinstallé Sassou Nguesso au pouvoir. C'est finalement avec la complicité de la « communauté internationale » et l'aide des troupes françaises et des Nations Unies que Laurent Gbagbo (vainqueur réel des élections ivoiriennes) a été renversé par la violence par Alassane Ouattara.

Le dénominateur commun de ces leaders est le choix courageux qu'ils ont fait de défendre les intérêts de leurs nations et leur désir de sortir leurs peuples de la pauvreté, actions qui les ont souvent mis en conflit avec les intérêts économiques des pays développés et de leurs grands groupes financiers installés à travers le monde.

Mais ce n'est pas ce que CNN, France 24, RFI, BBC ou la Voix de l'Amérique diront aux français, allemands, anglais ou américains. Ils leur diront qu'un chef d'Etat impopulaire, à la politique économique controversée, a été renversé par l'armée (Chavez, Allende), des rebelles (Lissouba, Aristide). Dans le cas de Laurent Gbagbo, ils ont simplement dit qu'il est un chef d'Etat qui a perdu des élections et qui ne veut pas quitter le pouvoir (un de plus en Afrique, ont dû penser les occidentaux).

A l'inverse, ceux qui ont protégé les intérêts des pays occidentaux sont restés au pouvoir pendant des décennies. Mobutu, Moubarak, Eyadema ou Bongo en sont des exemples. Ces 2 derniers ont d'ailleurs été remplacés par leurs fils sans que les défenseurs de l'alternance démocratique ne crient à une confiscation du pouvoir. Blaise Compaoré, Idriss Deby, Obiang Nguema Mbazogo et d'autres encore sont toujours au pouvoir après des décennies et viennent d'ailleurs de gagner de nouveaux mandats sans qu'aucun pays occidental ne trouve à redire. Et ces chefs d'Etat ne sont pas exactement des modèles de démocratie. Moubarak et Zine El-Abidine ont d'ailleurs été renversés parce que la pression populaire était forte. Pour les pays occidentaux, il valait mieux aider à faire tomber ces dictateurs fragilisés qui les ont pourtant servi, pour rester au bon côté de l'histoire et garder des apparences démocratiques. Ils ne poussent pas dehors des dictateurs alliés dont les régimes sont encore forts. Au même moment où l'Otan accusait Kadhafi d'être un dictateur, il donnait sa bénédiction au roi du Bahreïn pour réprimer dans le sang, avec l'aide de 1000 soldats saoudiens, les revendications de son peuple.

De la poudre aux yeux

La démocratie importe peu comme vous le constatez. Ce qui est important, ce sont les intérêts économiques et financiers dont la protection exige le contrôle des ressources naturelles des pays-clients. Tant que vous servez ces intérêts, vous restez au pouvoir. Vous les mettez en danger, alors on utilise cet artifice appellé démocratie pour vous faire tomber.

Que dire de la protection des droits de l'homme, de l'aide au développement ou du Tribunal Pénal International (TPI) ? Ce ne sont que d'autres artifices mis en place pour créer l'illusion : Celle d'un occident bienveillant fonctionnant sur la base de fortes valeurs morales. Tout le système de contrôle des pays faibles est basé sur cette apparence de bonté, sur une illusion de bienveillance. Si cette illusion était enlevée, tout le système s'écroulerait. Il est plus aisé de contrôler un peuple endormi qui croit en votre bonté qu'un peuple bouillonnant de colère face à son exploitation et à son impuissance. L'une des raisons pour lesquelles la France en voulait tant à Laurent Gbagbo est qu'il avait exposé le système d'exploitation de la France en Afrique à travers les émissions de la Radio Télévision Ivoirienne sur la Françafrique. En cela seulement, c'est Laurent Gbagbo qui a gagné. Ces émissions ont contribué à ouvrir les yeux des populations au Cameroun ou le sentiment anti-français est palpable. Vous pouvez imaginer que sous Ouattara, ce genre d'émissions ne sera pas montré à la RTI.

Savez-vous qu'une infime partie de l'aide au développement que la France fait aux pays africains parvient aux pays destinataires ? Une bonne partie de cette aide est retournée en France dans des valises pleines d'argent liquide pour le financement des partis politiques. Le Tribunal Pénal International tout comme l'Onu est simplement un outil utilisé dans les mains des puissances occidentales pour exercer leur prédation sur les pays faibles. Vous avez vu le rôle que le TPI a joué dans les crises Ivoirienne et Libyenne ? Il s'est précipité à ouvrir une enquête sur Laurent Gbagbo, Kadhafi et ses enfants pour violation des droits de l'homme et crimes contre l'humanité juste pour leur mettre la pression.

A l'inverse, le roi du Bahreïn qui a réprimé dans le sang les revendications de son peuple, Alassane Ouattara ou Guillaume Soro dont les soldats ont commis des exactions n'ont subi aucune inquiétude, jusqu'à présent. C'est cette attitude qui a amené Jean Ping, le président de l'Union Africaine à accuser le TPI de faire de la politique et un autre président africain à le qualifier de blague. Le TPI est une vraie farce. En passant, la plupart des individus inculpés par le TPI sont Africains.

Les organisations des droits de l'homme tels qu'Amnesty International, bien que créées avec des motifs nobles, ont été récupérées par des Etats et groupes d'intérêt qui les financent. Elles ont une caution morale très importante pour qu'on les laisse sans contrôle. Amnesty International serait contrôlé d'ailleurs par le MI-5, le service de renseignement britannique. Human Rights Watch, une autre organisation des droits de l'homme, serait financée par Georges Soros, un milliardaire soi-disant philanthrope. Ces 2 organisations ne critiquent pas les atteintes aux droits de l'homme faites pendant les guerres initiées sous le couvert des Nations Unies par la France, les Etats-Unis ou l'Angleterre. Lorsqu'ils condamnent certaines actions de leurs pays maitres, c'est avec beaucoup de timidité et juste pour garder une certaine crédibilité. Par contre, ils feront des rapports annuels sur les pays « ennemis » de l'occident.

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Au plus fort de la crise libyenne, les fils de Mouammar Kadhafi ont suggéré qu'on procède à une élection pour voir qui le peuple choisirait comme leader mais l'Otan a refusé, sachant que Kadhafi était populaire (à plus de 80%) dans son pays et qu'il gagnerait haut la main pareil test. La démocratie n'exigeait-elle pas qu'on laisse le peuple décider ? Cette solution n'a même pas reçu l'attention de la « communauté internationale » parce qu'il fallait abattre ce leader qui avait osé défier l'ordre international.

Les séminaires sur les droits de l'homme, le financement et l'aide à certains journaux privés africains, les critiques contre certaines dictatures ne sont que de la poudre aux yeux. Ils font partie de l'arsenal psychologique qui entretient l'illusion de la bienveillance occidentale.

J'espère que vous ne croyez plus les présidents français lorsqu'ils prétendent défendre l'Afrique au G-20, le groupe des 20 pays les plus industrialisés du monde, alors que ce sont eux qui, à travers le franc CFA, maintiennent l'Afrique sous oppression monétaire (http://www.africamaat.com/Video-Le-Franc-CFA-et-les-comptes).

Voyez-vous, on ne peut être voleur et honnête en même temps. On est l'un ou l'autre. On ne peut faire assassiner des gens et prétendre défendre les droits de l'homme. On ne peut provoquer des guerres qui détruisent et prétendre accorder de la valeur à la vie humaine. On ne peut faciliter et donner de la caution à la fraude dans un pays et prétendre être un démocrate dans un autre. On ne peut utiliser la banque mondiale et le FMI pour détruire les économies des pays du tiers-monde et prétendre aider au développement (http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoafIPvt.html). On est bon ou on ne l'est pas. Et si ces pays démocratiques nous voulaient du bien, pourquoi éliminent-ils nos leaders tels Sankara, Lumumba ou Kadhafi qui nous aimaient ?

L'occident ne se fout pas de la démocratie. Il la déteste

On le sait, contrairement aux apparences et aux déclarations bienveillantes, les leaders occidentaux ne veulent pas de démocratie, ni de progrès en Afrique. Ils aimeraient que les choses restent comme elles sont, sans toutefois tomber dans le chaos car celui-ci perturbe la bonne marche des affaires. Ils ne veulent pas non plus que les pays du tiers-monde se développent car le développement de l'Afrique les ferait sortir de leur contrôle et de leur joug.

Démocratie suppose répartition du pouvoir entre institutions indépendantes, élections transparentes, presse libre et bavarde, commission d'enquêtes parlementaires, réflexion indépendante, débats publics, etc.... Il est plus facile de contrôler un leader corrompu qui a entre ses mains la totalité du pouvoir que de contrôler un président ou premier ministre qui partage le pouvoir avec les députés, les magistrats de la cour suprême et tous les hauts responsables qui joueraient un rôle-clé dans la marche d'une nation démocratique. Des élections libres présentent le risque de mettre au pouvoir des leaders nationalistes et libres d'esprit que les occidentaux ne contrôlent pas.

La démocratie permettrait à la presse de révéler les magouilles qui se font sous la table et peut très sérieusement interférer avec l'informel dont bénéficient les compagnies occidentales opérant en Afrique. Par exemple, une presse libre et bien informée révélerait aux africains tous les accords commerciaux abusifs que la France a imposé aux pays africains tels que le Niger où elle a la priorité sur l'exploitation de l'uranium. C'est la France qui fixe le prix auquel elle achète cet uranium que le Niger ne peut d'ailleurs pas vendre à aucun autre pays. Cette presse dénoncerait l'exploitation off-shore qu'ELF fait du pétrole congolais sans que le gouvernement congolais n'ait une idée des quantités prélevées. (Regarder le documentaire intitulé "Les Milliards d'ELF").

Une presse libre montrerait les émissions de la Françafrique qui sont diffusées en France mais interdites sur les chaînes africaines. Les juges seraient ainsi libres de faire juger sans pression politique toute compagnie française ou américaine ayant commis des exactions sur le sol africain ou ayant procédé par corruption pour obtenir des contrats. Les députés pourraient débattre de projets de lois et revoir tous les accords que les pays africains ont signé avec la France. Le peuple serait partie prenante du jeu et demanderait une redistribution des richesses qui pour le moment bénéficient en majorité aux compagnies occidentales.

Tout ceci m'amène à affirmer que même si un leader véritablement démocrate et intègre arrivait au pouvoir dans un pays africain, les puissances occidentales essaieraient de l'éliminer. Leurs leaders étrangers ne vont pas se croiser les mains, l'applaudir pour les changements positifs (du moins, pas sincèrement) et le laisser faire. Ils ne vont pas se contenter de le regarder travailler. Ils vont essayer de l'éliminer, pour des raisons déjà évoquées. En plus de ces intérêts nationaux, ils ont aussi des motifs personnels. Les familles Mitterrand, Charles Pasqua et Giscard d'Estaing auraient des intérêts privés au Cameroun, Gabon, Centrafrique, Tchad, Congo. Sur le plan moins personnel, un dirigeant démocrate refusera de procéder aux financements occultes de partis politiques et des ordres mystiques européens. Nous savons que ce financement joue une très importante part dans le fonctionnement de ces entités et certains leaders africains leur verseraient des dizaines et même des centaines de millions de francs CFA, à titre de contribution.

En plus de ces intérêts, il y a la notion de prestige qui est en jeu. Aux yeux des pays puissants, il serait inacceptable qu'un dirigeant d'un petit pays sous tutelle change les règles du jeu telles qu'elles existent depuis la colonisation et force la main à une grande puissance. C'est un affront qu'on ne saurait accepter, ceci est d'autant plus dangereux qu'il pourrait faire des émules. C'est l'une des raisons pour lesquelles le Président Thomas Sankara était un danger pour l'ordre établi français. Il était très admiré et était devenu très populaire auprès des jeunesses et corps d'officiers africains. Les maîtres occidentaux avaient peur que d'autres gens ne veuillent suivre son exemple. Bien qu'il ait été assassiné par celui qu'il croyait être son ami, ce sont la Côte d'Ivoire d'Houphouët-Boigny et la France qui en étaient les commanditaires.

Pourquoi les chefs d'Etats africains ne dénoncent-ils pas cet ordre outrageux des choses ? D'abord parce qu'ils sont eux-mêmes compromis par des abus et violations d'ordre divers. Ils font partie de ce système global de jouissance matérielle, pour la plupart. Ensuite, ces chefs d'Etat seraient embarrassés d'exposer leur impuissance, leur rang subalterne et leur servilité vis-à-vis de leurs maîtres. Quel chef de famille pourrait rentrer, le soir, à la maison et dire avec fierté à sa femme et à ses enfants qu'il a dû remettre une partie de son salaire au voisin parce qu'il avait peur que celui-ci ne le bastonne ? Ces chefs paraissent forts et invincibles aux yeux de leurs peuples et un aveu d'impuissance heurterait leur fierté. Pourtant, la mise en place d'un véritable système démocratique est la seule voie de sortie de ce système d'oppression car elle permettrait de battre les pays dits démocratiques au jeu de la démocratie. Elle permettrait de désarmer les prédateurs, de mettre les règles du jeu du côté du pays en question et d'impliquer dans le jeu la seule composante vraiment capable de protéger un leader : le peuple.

Même chez eux, la démocratie n'existe pas vraiment

Ne vous y trompez pas, même dans les pays occidentaux, la démocratie n'existe pas vraiment. Les dirigeants de ces pays sont sélectionnés à partir de 2 partis politiques uniquement dont aucun ne représente parfois un bon choix. Selon les pays, il s'agit de la gauche et de la droite, des républicains ou des démocrates, libéraux ou conservateurs. Cette organisation ne laisse pas de chances à une tierce personne de compétir. Un ancien agent de la CIA racontait dans une vidéo comment il avait été envoyé pour intimider Ross Pérot, un candidat indépendant qui voulait compétir contre Bush I en 1992, en lui demandant de retirer sa candidature. Il l'a menacé de s'en prendre à sa fille et Ross Pérot a obtempéré. Incroyable, n'est ce pas ? C'est pourtant ce qui s'est passé. Ross Pérot qui commençait à devenir populaire menaçait le règne des 2 partis politiques, par la création d'une alternative pour le peuple.

Les candidats finalement sélectionnés à l'issue des primaires viennent presque tous du même moule. Il est presqu'impossible pour un personnage ayant des idées révolutionnaires qui inconfortent l'establishment d'arriver à ce niveau. Ils ne peuvent changer la politique préétablie par leurs partis et dans une large mesure, l'establishment. Les leaders élus ne peuvent pas de façon significative affecter la politique extérieure de leurs pays et, dans une certaine mesure, même pas la politique intérieure. Ils sont en réalité des têtes visibles de groupes d'intérêt que sont les partis politiques. Ceux qui essaient de changer les choses se font éliminer comme Kennedy, sont poussés à l'échec comme Jimmy Carter ou alors sont intimidés comme Barack Obama qui renonce à mettre en application son programme social. Ces candidats sont, en général, issus de mêmes écoles, fréquentent les mêmes clubs sociaux et appartiennent même souvent aux mêmes sociétés secrètes. Ce dernier détail a une grande valeur lorsque l'on sait que l'Allegiance aux sectes dépasse même souvent leur loyauté vis-à-vis de leurs pays. Le monde occidental est simplement une dictature de l'élite sur les masses ouvrières.

Ces pays démocratiques ont aussi des fraudes électorales, moins visibles et plus sophistiquées que les pays africains. Georges W. Bush ne doit sa première élection de l'an 2000 contre Al Gore (qui avait gagné le vote populaire) qu'à la décision de la Cour suprême de refuser le recomptage des votes en Floride où son frère était gouverneur. Il faut signaler que Georges W. Bush avait des partisans à la Cour suprême, ce juge dont le fils faisait partie de l'équipe de campagne de Georges Bush. Peut-on vraiment parler de démocratie quand le candidat que la plupart des électeurs ont voté perd les élections par le jeu des grands électeurs.

Dans le documentaire intitule "Hacking Democracy", un individu affirme que Kerry avait la preuve que Georges Bush avait perdu l'élection de 2004 mais avait choisi de ne pas en parler. Il faut signaler que Bush et Kerry font partie de la même secte appellée "Skulls and Bones" traduits par "Cranes et Os". Dans son excellent article, Michael Parenti (http://www.michaelparenti.org/stolenelections.html) dit que des irrégularités ont été commises en 2000 contre les minorités ethniques et des personnes démunies qui votent en général démocrate (parti d'Al Gore). 36 000 personnes n'ont pu voter parce que leurs noms n'ont pas été inscrits dans les listes électorales par le secrétaire d'Etat de l'Etat de Floride, Kathleen Harris. Celle-ci a supervisé les élections de l'Etat de Floride de par sa fonction alors qu'elle était aussi un membre actif du comité de campagne de Georges Bush, dans l'Etat de Floride. D'autres électeurs ont été refoulés par une accusation mensongère d'être d'anciens repris de justice. Dans beaucoup de bureaux de vote dans des régions favorables aux démocrates, les autorités ont fermé tôt les bureaux, empêchant les gens alignés dehors de voter.

Plus récemment en Grèce, Georges Papandreou a renoncé à l'idée du referendum sur le sauvetage des banques grecques sous la pression de ses pairs européens qui savaient que s'il était consulté, le peuple grec allait rejeter ces mesures qui le mettent pratiquement en captivité. N'est-ce pas la démocratie, le choix du peuple ?

En conclusion, la démocratie n'existe vraiment pas. L'occident utilise cet artifice dans la guerre qu'elle mène contre l'Afrique. Les crises ivoirienne et libyenne n'ont été que l'expression visible et violente de cette guerre. Cependant, ce n'est pas une guerre que nous gagnerons par la violence. L'Afrique gagnera cette guerre en retrouvant sa dignité, son self-esteem, l'amour de l'un pour l'autre, sous la direction de leaders nationalistes utilisant la sagesse et l'astuce.

Au-delà de ces considérations bassement matérielles, il y a un élément humain qui explique le comportement des gens vis-à-vis des autres. Nous avons tous en nous, en tant qu'êtres humains, ce désir de contrôler et de nous enrichir aux dépends des autres et de leur bien-être supérieur. C'est pour cela que toutes ces sociétés secrètes et clubs élitistes naissent et prospèrent, à travers le monde. Leur but est de contourner la démocratie, de remettre et de garder le pouvoir entre les mains de quelques privilégiés.


Atangana Mebah Dorien, citoyen libre.

lundi, 01 août 2011

LA FRANCE N'A PLUS LA COTE EN AFRIQUE

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Violemment dénoncée dans la presse, de plus en plus vilipendée par la société civile, la cote de la France est en chute libre en Afrique. Retour sur un phénomène qui a véritablement commencé au début des années 90 et qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Roland Désiré Aba’a est un jeune fonctionnaire gabonais. Il est membre du Conseil économique et social (CES). Le 14 juillet, il a entamé à Libreville, la capitale, une grève de la faim sur la place publique, pour dénoncer la mainmise de la France sur son pays:

«Si la perte de ma vie peut contribuer à démontrer aux yeux du monde que le Gabon est confisqué par la France, je descendrais heureux dans ma tombe.»

Le 14 juillet est une date symbolique: c’est la fête nationale française.

Plus précisément, Roland Désiré Aba’a formule trois exigences pour solder les «préjudices causés à son pays par la France»: l’annulation totale de la dette extérieure du Gabon vis-à-vis de Paris, le démantèlement de toutes les bases militaires françaises au Gabon, et la renégociation des accords qui lient les deux pays. Soutenu par des ONG locales, son combat commence à émouvoir un nombre croissant de ses concitoyens.

Un fait inédit au Gabon

Sans en exagérer la portée, cette mise en cause spectaculaire de la France au Gabon est un fait inédit. Le pays fait en effet partie du club fermé des meilleurs amis de la France en Afrique. Jusqu’à son décès en juin 2009, Omar Bongo Ondimba qui l’a dirigé pendant quatre décennies était considéré comme le bras droit de Paris, après le décès en 1993 de Félix Houphouët-Boigny, le premier président de la Côte d’Ivoire.

Tumba Alfred Shango Lokoho, originaire de République démocratique du Congo enseigne l’histoire des civilisations et la géopolitique africaines à l’université Sorbonne Nouvelle, à Paris. Pour lui, c’est le signe que l’élection présidentielle controversée d’août 2009 reste encore en travers de la gorge de beaucoup de Gabonais.

Avec un peu plus de 42% des suffrages, Ali Bongo, ostensiblement soutenu par Robert Bourgi, l’un des conseillers occultes du président français Nicolas Sarkozy, avait été déclaré vainqueur. Succédant ainsi à son père Omar Bongo Ondimba à la tête de ce petit «émirat pétrolier» d’Afrique centrale.

«Le monde a changé. On le voit bien avec ce que l’on appelle le printemps arabe. C’est une question de génération. Aujourd’hui, les jeunes sont informés par la télévision, Internet et les téléphones portables. Ils connaissent davantage le monde et aspirent à voir évoluer les sociétés dans lesquelles ils vivent», explique Philippe Hugon, spécialiste de l’Afrique et directeur de recherches à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris).

Le sentiment antifrançais ne se cache plus

Le Gabon vient ainsi à son tour grossir les rangs des pays africains où un sentiment antifrançais va crescendo. Et qui transparaît de plus en plus au travers d’éditoriaux au vitriol de la presse africaine. Celle-ci saisit la moindre occasion pour tirer à boulets rouges sur le «pays des droits de l’homme». Après la chute de Laurent Gbagbo, les journaux qui le soutenaient s’étaient déchaînés contre la France, qu’ils ont accusée d’avoir chassé leur champion du pouvoir et installé à sa place Alassane Ouattara. Ils ne sont plus seuls à vouer Paris aux gémonies.

«Après avoir participé au défilé militaire du 14 juillet, aux côtés de Nicolas Sarkozy, François Fillon s’est envolé pour une tournée en Afrique. S’agissant de la Côte d’Ivoire, cette visite prend l’allure d’un service après-vente», a persiflé le journal burkinabè l’Observateur Paalga dans sa livraison du 15 juillet dernier.

Et d’enfoncer le clou: «Après Abidjan, cap sur Libreville, un autre pion important du pré carré français. A défaut du fou pressé, pardon, du sous-préfet [Nicolas Sarkozy, ndlr], c’est Fillon le garde-cercle qui fait le tour des pâturages les plus luxuriants de son domaine.»

La Nouvelle Tribune, un quotidien béninois n’était pas en reste:

«Mensonges politiques. Mensonges diplomatiques. C’est ce qu’il s’est empressé au lendemain de la célébration de la fête nationale française de venir servir aux Africains. Pourtant, à l’exception du Ghana, par les destinations qu’il a choisies pour sa tournée africaine, le Premier ministre français a laissé entrevoir la contradiction entre ses discours et ses actes».

Du 14 au 17 juillet, le chef du gouvernement français s’est rendu en Côte d’Ivoire, au Gabon et au Ghana.

La France enchaîne les maladresses

Au début des années 90, après la chute du mur de Berlin, un vent de démocratie venu de l’Europe de l’Est avait déferlé sur l’Afrique subsaharienne. Une occasion saisie par l’intelligentsia africaine pour fustiger la Françafrique, cette relation complexe et ambiguë faite de raison d’Etat, de lobbies et de réseaux politico-affairistes entre la France et ses ex-colonies africaines. Et qui s’est souvent traduite par le soutien de Paris à des régimes peu recommandables et à la légitimité discutable.

Le reste des populations africaines a emboîté le pas à ses élites au début des années 2000, lors des crises au Togo et en Côte d’Ivoire. Mais jamais la mise en cause de Paris n’a été aussi forte et spectaculaire qu’aujourd’hui.

Le paradoxe, c’est que cette dégradation sans précédent se produit avec le président Nicolas Sarkozy, qui avait promis d’en finir avec la Françafrique. De fait, il a esquissé une timide réforme des accords de défense et de coopération militaires tant décriés entre Paris et ses alliés africains, histoire de les rendre «plus transparents et plus modernes».

Le problème, c’est qu’il a commis quelques bévues qui ont totalement annihilé ces petits pas dans la bonne direction. La plus spectaculaire aura été le discours qu’il a prononcé le 26 juillet 2007 à l’université Cheikh Anta Diop à Dakar (Sénégal) dans lequel il a affirmé que «le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire».

«Une véritable catastrophe, qui prouve d’ailleurs une totale méconnaissance de l’Afrique de sa part. D’autant qu’il l’a prononcé devant des historiens sénégalais qui comptent parmi les meilleurs en Afrique et dans le monde. L’intervention militaire de la France en Libye sans que la diplomatie française se soit concertée avec l’Union africaine a été une maladresse de plus», indique Philippe Hugon.

Autre impair grossier de la part du locataire de l’Elysée, la poignée de main entre Karim Wade, le fils du chef de l’Etat sénégalais et le président américain Barack Obama lors du sommet du G8, le 27 mai dernier à Deauville, dont il a été l’initiateur. En Afrique en général et au Sénégal en particulier, elle a été perçue comme une preuve supplémentaire de la préparation d’une «succession dynastique» avec la complicité active de l’ancienne puissance colonisatrice.

«Les Africains entretiennent avec la France une relation d’amour-haine empreinte d’une certaine schizophrénie, tempère Tumba Alfred Shango Lokoho.

Dans le fond, ils ne la détestent pas vraiment. Avec elle, ils se comportent en amoureux très exigeants. Ils veulent qu’elle soit parfaite et ne lui pardonnent pas la moindre incartade. Quand elle prend ses distances, ils le lui reprochent. Et quand elle s’intéresse d’un peu trop près à leurs affaires, ils s’en émeuvent», analyse-t-il.

Une relation amour-haine

Depuis leur indépendance en 1960, les liens entre Paris et ses anciennes colonies sont en effet très complexes. La France n’est jamais tout à fait partie du continent noir. L’idée du général de Gaulle était simple: donner l’indépendance aux Africains puisqu’ils la réclamaient, tout en continuant à contrôler les matières premières dont regorge leur continent. Une politique poursuivie sans état d’âme par ses différents successeurs.

«Pendant très longtemps, Paris s’est très fortement engagée en Afrique, par le biais d’accords bilatéraux, dans toute une série d’opérations très importantes y compris militaires, pour défendre son pré carré.

Elle dépensait sans compter dans la mesure où il s’agissait d’octroyer des aides à des entreprises françaises. D’autant qu’elle était sûre de bénéficier d’un retour sur investissement à travers les bénéfices engrangés par ces dernières», a confié en avril 2010 au magazine panafricain Continental Jean-Pierre Dozon, anthropologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et spécialiste de l’Afrique.

Lorsqu’il a été élu pour la première fois président de la République, le socialiste François Mitterrand avait promis de mettre fin à cet héritage encombrant de plus en plus dénoncé par nombre d’Africains. Une promesse qui n’a pas fait long feu. Pire, c’est même sous son mandat que la France a connu l’une des pages les plus noires de son histoire en Afrique, lorsqu’elle a apporté, entre 1990 et 1994 au Rwanda, son soutien au régime hutu qui allait planifier et mettre en œuvre le génocide.

«La France a commis et commet encore des erreurs en Afrique. Mais attention à ne pas en faire le bouc émissaire de tous nos problèmes, nos insuffisances et nos malheurs», estime Tumba Alfred Shango Lokoho.

 

Valentin Hodonou


Source: IVORIAN.NET

mardi, 12 juillet 2011

LEÇON DE LULA DA SILVA AUX DIRIGEANTS AFRICAINS: «CESSEZ DE BAISSER VOTRE PANTALON DEVANT LES OCCIDENTAUX»

 

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L'ex-président brésilien Luis Ignacio Lula da Silva au 17ème sommet de l'«Union Africaine» à Malabo en Guinée Equatoriale le 30 juin 2011, en train de faire une leçon de morale politique aux dirigeants africains.


Suivant l'exemple de l'«Amérique Latine», l'Afrique devrait décider de prendre sa vraie indépendance qui est aux mains des occidentaux, Le «continent africain» qui est riche de gisement minéral et de terre fertile, aurait en effet toutes le potentialités pour devenir le première puissance économique planétaire, mais elle est encore opprimée sous la coupole coloniale des grandes puissances de la terre.


Lula a invité les chef d'État à ouvrir les yeux sur ce qui se passe en Afrique ces derniers mois, en Libye et en Côte d'Ivoire : l'interférence de la France et des Etats-unis constitue un sérieux danger pour la « souveraineté Africaine » et pour les futures générations.

Durant l'« assemblée générale » sur le rôle des jeunes africains, une session détachée de la réunion avec pour thème la crise libyenne, Lula a accusé les chefs d'états africains d'être avides, assoiffés de pouvoir, de trahir leurs propres pays et surtout d'être des servants de l'occident qui saccage le continent noir et décime sa souveraineté. La devise de ces chefs d'états étant : « Chacun pour soi, Dieu pour tous », elle ne portera pas loin l'Afrique. Il faut le sens de la responsabilité, de l'humilité, de la dignité et de l'unité pour bien gouverner ! Critiquant le fait que des leaders africains qui soient arrivés au pouvoir par un coup d'état ou pour le vouloir des puissances occidentales, il a ensuite critiqué et dénoncé le monopole de 5 pays du monde. Ajoutant que : l'« Union Africaine » compte 1,4 milliard d'habitants, l'« Amérique Latine » 400 millions d'habitants et que c'est inconcevable que les USA, la France, la Chine, la Russie et la Grande Bretagne dictent la loi au « Conseil de sécurité de l'ONU » !!!! Surtout que la « crise économique mondiale » provient des Etats-unis.

Et il a déploré le fait que l'« Union Africaine » soit financée seulement par 5 pays africains, le reste des ressources provenant des dons occidentaux. Par conséquent, pour cela, l'« UA » ne peut pas privilégier les intérêts de l'Afrique et avoir un poids au niveau international. C'est cette même « UA » qui légitime les coups d'états, les rebellions ou actions illégales pour l'obtention du pouvoir en Afrique, ignorant la volonté du peuple et la finalité des élections.

Beaucoup de chefs d'états présents avaient la tête basse, à qui il a réitéré l'« invasion française » dans le continent noir. La France nourrit et arme les rebelles dans les pays qui ont cessé d'être leurs colonies. Avec des interférences dans les affaires internes des autres pays africains. C'est clairement la référence au cas de la Côte d'Ivoire, où Paris, avec l'utilisation de la force, a enlevé le président Gbagbo pour mettre à son poste Ouattara.

Et si pour la Côte d'Ivoire rien n'a été fait pour arrêter le coup d'Etat, l'« Union Africaine » peut demander le « cessez-le-feu » immédiat en Libye. En soutien, s'est ajouté le président Jacob Zuma, un des chefs opposants qui tient tête à l'occident, disant qu'ils n'ont pas le droit d'assassiner Kadhafi.

Un silence d'ombre dans la salle de l'« UA » où les présidents qui sont les talons de l'occident étaient nombreux, en l'occurrence Abdoulaye Wade du Sénégal, qui a séjourné à Benghazi pour reconnaître le gouvernement des rebelles, Blaise Campaoré du Burkina Faso, qui a soutenu la rébellion de Ouattara en Côte d'Ivoire contre Gbagbo, Yoweri Museveni de l'Uganda qui combat les « Al Shabaab » en Somalie, Paul Kagame du Rwanda qui saccage pour le compte de l'occident et puis Sassou N'Guesso du Congo Brazzaville, Idriss Deby du Tchad, Paul Biya du Cameroun, Faure Gnassingbé du Togo, Ali Ondimba Bongo du Gabon et le dernier recruté qui s'est ajouté à la dépendance des puissances de l'oppression, Alassane Dramane Ouattara de la Côte d'Ivoire !

Ce sont les paroles de l'ex-président brésilien Lula da Silva, qui était la semaine dernière en Guinée équatoriale pour la réunion des chefs d'états africains.


Texte en italien, traduit en français par Kouamé Célestin N'Brah


Lien du journal officiel italien: RINASCITA

 

Source: NERRATI.NET

samedi, 21 mai 2011

INVESTITURE D'ALASSANE OUATTARA: LA GRAND'MESSE DE LA FRANÇAFRIQUE, DE LA FRANC-MAÇONNERIE ET DU NOUVEL ORDRE MONDIAL

 

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Spectacle désolant que celui qu'il nous a été donné de voir, ce jour tristement historique du samedi 21 mai 2011 : les valets africains de la françafrique, de la franc-maçonnerie, du Nouvel Ordre Mondial et du gouvernement fédéral africain (en formation), au grand complet, dans leurs plus beaux apparats du jour, avec à leur tête le Grand prêtre Nicolas Sarkozy, Président de la République française et son âme damnée internationale, Ban Ki Moon, Secrétaire Général des Nations Unies, venus célébrer leur victoire sanglante contre la jeune démocratie ivoirienne, contre les velléités d'émancipation et d'indépendance du digne peuple ivoirien et contre la légitime aspiration des peuples africains à choisir par eux-mêmes leurs dirigeants et à décider souverainement de leur destinée.

Ce funeste tableau festif peint de l'encre du sang des Ivoiriens nous a laissé apparaître les silhouettes non moins sinistres de tous les comploteurs africains et internationaux de la crise ivoirienne (sans les grands maîtres Barack Obama et Hillary Clinton) parmi lesquels : les présidents Abdoulaye Wade du Sénégal, Goodluck Jonathan du Nigéria, Blaise Compaoré du Burkina faso, Idriss Deby Itno du Tchad, Alpha Condé de la Guinée (nouvelle recrue), Paul Biya du Cameroun, Mahamadou Issoufou du Niger (nouveau venu sous peu), Ali Bongo du Gabon, Faure Gnassingbé du Togo, Helen Johnson Sirleaf du Libéria, Denis Sassou N'Guesso du Congo Brazzaville, le Premier Ministre Raïla Odinga du Kenya, Young Jin Choï de l'ONUCI et Youssouf Bakayoko de la CEI de Côte d'Ivoire.

Les dignes fils de l'Afrique se sont abstenus d'effectuer le voyage de Yamoussoukro. En tout cas, ceux qui ont sondé le secret du complot international contre la Côte d'Ivoire, parmi lesquels les présidents Jacob Zuma d'Afrique du Sud, Edouardo Dos Santos d'Angola, Yahya Jammeh de Gambie et Pedro Pires du Cap Vert.

Le tout, macéré et malaxé dans un reportage en direct de près de 4 heures (du jamais vu, en Afrique) de France 24, un média aux ordres qui n'a de professionnel que le nom, qui nous a servi et ressassé au fil des heures, avec deux consultants acquis à la cause dont le journaliste ivoirien Soro Solo, et une envoyée spéciale - Vanessa Burggraf, toujours au rendez-vous des messes noires contre la Côte d'Ivoire! - tous les mensonges éculés de la crise ivoirienne de 2002, du coup d'état électoral de la France et de la communauté internationale contre le Président Laurent Gbagbo et de la crise post-électorale ivoirienne. Comment le dire autrement quand un journaliste de cette presse de triste renom impute, dans les commentaires de son élément filmé, le rejet de la candidature d'Alassane Ouattara, en 2000, au camp Gbagbo ? Oui, vous avez bien lu ! C'est à y perdre son équilibre mental! Soit dit en passant, Laurent Gbagbo n'était même pas encore au pouvoir. Comment aurait-il donc pu réussir une telle prouesse ! Un tel révisionnisme est tout simplement nauséeux et écoeurant, et dessert grandement ses auteurs, même si - il faut l'avouer - la cause impérialiste l'emporte largement sur l'éthique, la morale et la déontologie, en Occident. iTélé n'a pas manqué à l'appel de la comédie internationale et de la grand'messe françafricaine maçonnique.

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Quant au nouvel investi, Alassane Dramane Ouattara, il a disserté pendant 20 minutes sur la réconciliation - sans jamais prononcer le mot « pardon » à l'adresse des Ivoiriens - et l'avenir de la Côte d'Ivoire retrouvée et rassemblée, à chaque problème de laquelle il aurait une solution, pendant que par sa faute des millions d'Ivoiriens sont au comble du désastre, n'ont pas l'âme à la fête parce qu'ayant tout perdu, pleurent leurs morts par milliers, sont dénoncés et tués à Abidjan et dans d'autres villes du pays, épurés à l'Ouest, s'ils ne sont tout bonnement pillés ou systématiquement rackettés par des rebelles incontrôlés, analphabètes, dépenaillés, déguenillés, aux tenues bigarrées. Des milliers d'autres sont carrément exilés à cause de la chasse implacable à l'homme qu'on orchestre sciemment et savamment et qu'on veut couvrir par des discours et des sourires protocolaires.

Le tout, dans une Côte d'Ivoire dont l'appareil de production est grippée et à genoux par la faute de la rébellion qui a volé, pillé, détruit des entreprises et même déboulonné des machines-outils dans les zones industrielles d'Abidjan, une Côte d'Ivoire où la sécurité est inexistante - le Droit l'étant encore plus -, les libertés une vue de l'esprit, l'administration un rêve ancien (avec des com'zones proprement illétrés qui font autorité devant des préfets, parchemins d'énarques émérites en main), les médias à la pensée unique, la presse pro-Gbagbo muselée et traquée, l'armée un vœu pieux, le pardon et la réconciliation proclamés religieusement sur les antennes mais dans les mots et les comportements relégués aux calendes grecques, la compassion due à ceux qui souffrent le cadet des soucis - la célébration de la victoire tant attendue et souhaitée prenant le pas sur tout le reste -, humanité et solidarité nationale étant désormais inopérantes.

Vive la Côte d'Ivoire françafricaine, maçonnique, dernière ponte du Nouvel Ordre Mondial et vive l'Afrique asservie, bafouée, recolonisée et vassale de l'Occident impérialiste !


Que DIEU délivre et restaure la Côte d'Ivoire! Que DIEU garde et sauve l'Afrique!



DINDE Fernand AGBO

lundi, 20 décembre 2010

OUI, LES GABONAIS ONT ETE CAPABLES DU SURSAUT HISTORIQUE


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Le samedi 29 août 2009, je postais sur ce blog l'article titré "Les gabonais seront-ils capables du sursaut historique (attendu)?" (Voir texte plus bas). C'était la veille de l'élection présidentielle, au Gabon. Les développements de l'actualité récente nous ont révélé que oui. Les gabonais avaient brillamment élu Mba Obamé à 42% contre 37% pour Ali Bongo. Malheureusement, la France était passée par là et grâce à ses réseaux françafricains, leur avait confisqué cette belle victoire. DIEU ne dormant pas, des indiscrétions françaises, notamment tirées du film documentaire "Françafrique" de Patrick Benquet, ont dévoilée l'imposture.

Comme le dit le site Média Libre Pour Tous: "Un documentaire proposé en deux parties, respectivement intitulées, « raison d'Etat » ou cinquante ans de secret, et «l'argent roi ». Le centre d'intérêt de la dernière sortie en date de l'Union Nationale, parti politique gabonais, est la levée du voile par un conseiller « Afrique » du président français, Jacques Chirac, Michel De Bonnecorse, sur la manipulation au bénéfice d'Ali Bongo Ondimba par les lobbies français, des résultats de la présidentielle du 30 août 2009 au Gabon, en inversant les scores entre le premier (André Mba Obame) crédité de 42% et le deuxième (Ali Bongo Ondimba) qui était crédité de 37%. Conséquence de ce tripatouillage au nom des intérêts supérieurs de la France, Ali Bongo Ondimba est proclamé vainqueur du scrutin, la rue gronde, des émeutes meurtrières son enregistrées dans la capitale économique, Port Gentil, et la France trinque, pour avoir fait passer en force son poulain.

Vraisemblablement surpris par la gravité de ses propos, ou probablement au nom d'espèces sonnantes et trébuchantes, Michel Debonnecorse verse quelques jours plus tard dans des démentis, sans toute fois convaincre personne. Le politique français tente cette fois d'affirmer que les propos dont il est certes l'auteur, ne reflètent pas la profondeur de sa pensée, et qu'ils sont tout simplement le fruits de manipulation de l'équipe de montage.

Comme si l'interventionnisme de la France dans le processus électorale en Afrique datait de l'arrivée controversée au pouvoir d'Ali Bongo Ondimba. Les travers de la Françafrique sur le quotidien des populations africaines frappent comme le nez sur le visage, et les immixtions dans la crise politique en côte d'ivoire, sont d'autant exemples de tentatives de garder la main sur les richesses du pays, par le biais de valets interposés, bref
".

C'est la même combine qui se trame en Côte d'Ivoire mais le peuple digne d'Eburnie n'est pas dupe et n'entend pas se laisser voler sa victoire. Comme dit l'adage: "On peut voler une partie du peuple une partie du temps mais on ne peut pas voler tout le peuple tout le temps". Le peuple gabonais vient de découvrir ou de se voir confirmer le jeu des réseaux politico-mafieux de la françafrique contre son pays. Gabon, tu es à nouveau face à ton histoire. Libère-toi du joug de l'oppression et de la servitude et que DIEU te bénisse.

D'ici là, en Côte d'Ivoire, cette levée de bouclier récente des patriotes gabonais va amener les chercheurs de vérité à regarder de plus près la crise ivoirienne et à mieux la comprendre. Merci, Monsieur Partick Benquet, pour ce documentaire salutaire pour nous autres, peuples opprimés d'Afrique francophone, même si "au nom de la raison d'état françafricaine", vous êtes curieusement prêt à renier votre âme!

 

Que DIEU bénisse le Gabon et la Côte d'Ivoire!

 

DINDE Fernand AGBO

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LES GABONAIS SERONT-ILS CAPABLES DU SURSAUT HISTORIQUE?


Demain, dimanche 30 août 2009, le Gabon pourrait écrire une nouvelle page de son histoire ou manquer totalement le rendez-vous de l'Histoire. Au risque de sombrer pour longtemps dans l'instabilité ou des lendemains imprévisibles et incertains. Après plus de 40 ans d'un règne sans partage du Président Omar Bongo Ondimba, véritable tribun et oligarque achevé, dans ce petit pays dont la population est d'à peine 1,6 millions d'habitants, l'équivalent de celle d'un quartier d'Abidjan.

Un pays dont le budget s'évalue à environ 1700 milliards de francs CFA, l'équivalent - à peu de chose près - du budget de la Côte d'Ivoire, qui compte plus de 16 millions d'habitants. Pour saisir le sens de ces chiffres et comprendre la monstruosité du pillage du Gabon, imaginez un quartier de la Commune de Yopougon, à Abidjan, géré avec le budget de la Côte d'Ivoire tout entière ! Alors, comment comprendre que le Gabon puisse avoir de si graves problèmes d'infrastructures sanitaires et scolaires, avoir une population aussi pauvre, ne posséder que 900 Kms de bitume ? Comment comprendre que les gabonais dépendent, en ce qui concerne leur vivrier, du voisin du Nord, le Cameroun, et que le Gabon n'ait que deux villes dignes de ce nom, Libreville et Port-Gentil ?

La question logique qui découle de ce questionnement, c'est de savoir où passe toute la manne financière générée par la forte production pétrolière, par les industries extractives d'uranium et de manganèse et par l'exploitation abondante du bois de ce petit pays de 268 000 Km2 d'Afrique centrale, couvert à plus de 70% d'une forêt dense équatoriale ?

Cette véritable mine d'or naturelle qu'est le Gabon croupit dans la misère. Est-ce seulement pensable, acceptable ? Ce précieux trésor n'était qu'au service du tribun et de l'oligarchie qui constituait sa cour. Et au besoin, servait à acheter ou soudoyer des opposants politiques encombrants et empêcheurs de ''manger en rond'', pour en faire des alliés, à jamais muselés. L'essentiel de cette manne atterrissait dans les caisses d'entreprises politico-mafieuses françaises comme ELF et consorts, et à entretenir des relations françafricaines indispensables pour se maintenir au pouvoir, ad vitam aeternam.

Visiblement, pendant plus de quatre décennies, le Gabon aura été administré comme une entreprise française dont Omar Bongo Ondimba était le Président Directeur Général (vous avez dit PDG ? Le PDG est le parti politique d'Omar Bongo, actuellemnt au pouvoir). Et le candidat Ali Bongo n'en est que le digne successeur. Il est donc, le plus naturellement du monde, celui qui bénéficie de tout l'appui (politique et militaire) de l'Elysée et du soutien des milieux ultralibéraux les plus orthodoxes de France.

Le peuple gabonais acceptera-t-il, de bon cœur, de laisser se prolonger, pour quelques nouvelles décennies, sa propre prise en otage, se rendant ainsi complice de sa propre captivité ou trouvera-t-il les ressorts nécessaires, au plus profond de sa dignité, pour mettre le holà définif à ce simulacre de démocratie dont on le repaît depuis une petite éternité ? Les résultats de l'élection présidentielle de demain nous le diront ! Que DIEU bénisse le peuple gabonais !


DINDE Fernand AGBO

GABON - BEN MOUBAMBA - ANALYSE : LAURENT GBAGBO ET LES ARMEES INTERNATIONALES EN COTE D'IVOIRE


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Ainsi donc Laurent Gbagbo a osé le faire ? Demander le départ de l'Armée Française de la Côte d'Ivoire !? Quand on connait l'extrême manque de courage des acteurs politiques Africains en général (l'actuel Président Gabonais de la Commission de l'Union Africaine en est un exemple), nombreux sont ceux qui pensent qu'il s'agit là d'un baroud d'honneur ou d'un coup de poker qui pourrait déverrouiller l'étau françafricain autour de nos pays.

L'avenir le dira mais à mon humble avis le départ des troupes françaises et onusiennes du sol ivoirien n'est pas la bonne manière de poser le problème, même si M. Gbagbo a mille raisons de se méfier de l'ONU et de la France.

Précisément, la présence de l'Armée Française en Afrique francophone est si ancienne qu'elle a toujours suscité des controverses au Tchad, à Djibouti, au Gabon, en Centrafrique, au Rwanda et ailleurs. Elle correspond à l'ancienne doctrine d'endigment du Communisme qui a vu l'Occident confier à Paris un rôle de gendarme du « Monde Libre » en terre africaine.

Les temps ont changé depuis la fin de la Guerre Froide et l'Afrique est devenue le théâtre d'une Guerre Mondiale pour les ressources minières qui ne dit pas son nom : des Grands-Lacs au Maghreb et de la Corne de l'Afrique à toute l'Afrique de l'ouest peu peut-être. En attendant l'Afrique Centrale ?


UNE GUERRE MONDIALE AFRICAINE POUR LES MATIÈRES PREMIÈRES ?


Selon une opinion généralement admise, l'Afrique constitue un « scandale géologique » qui est la cause première de nos malheurs. On y trouve d'immenses ressources minières sans comparaison aux yeux des multinationales et des États puissants, comme le pétrole, le fer ou l'or pour ne citer que ces richesses.

De toute évidence, l'Afrique est donc « utile » pour l'économie mondiale mais pas les Africains eux-mêmes. Pas encore !? Nous fournissons au monde une bonne partie de son « carburant » pourtant, les populations locales en Afrique ne profitent aucunement de cette manne tombée du ciel et sont souvent obligés d'émigrer pour des raisons sociopolitiques.

Oui, pour nombre d'Africains l'émigration vers l'Occident est devenue la seule solution pour une vie à peu-près normale même au péril de leurs vies. D'ailleurs, la France, l'Europe et les USA s'en inquiètent grand bruit régulièrement même si ce phénomène, en réalité, concerne surtout l'intérieur du continent Africain : Africains de l'ouest vers des pays au fort PNB comme le Gabon (mais c'est un leurre), travailleurs du Burkina Faso ou du Libéria vers la Côte d'Ivoire ...etc.

La misère sans nom de la majorité des Peuples Africains tranche avec l'abondance de nos matières premières. Le reste du monde sait bien que le sol africain abrite plus de 30 % des réserves minérales de la planète. Cette moyenne déjà impressionnante, cache en fait des pics : 80 % des ressources du monde en coltan, un minerai qui sert notamment à la fabrication des téléphones portables, sont en Afrique, 90 % du platine, 50 % du diamant, 40 % de l'or. De quoi aiguiser les convoitises, attiser les conflits et tuer des présidents incontrôlables comme Laurent Gbagbo

Certains n'hésitent pas à évoquer le terme d'extermination passive des Africains qui ne mériteraient pas leurs richesses au vu de leur sous-humanité. Voici les bases du racisme géopolitique global posées !


DES ARMÉES ÉTRANGÈRES EN AFRIQUE POUR QUI ? ET POURQUOI FAIRE ?

Le 6e Commandement Militaire Américain en Afrique (Africom) est installé à Stuttgart, en Allemagne. Il est entièrement dédié à l'Afrique exception faite de l'Égypte et matérialise le retour direct des USA après le traumatisme de l'opération « Restore Hope » en Somalie en 1992. Face à l'inefficacité de l'Union Africaine et particulièrement de la Commission Africaine, incapable de créer une force continentale de paix, la multiplication des partenariats militaires avec Washington conduit peu-à-peu (départ des Forces Françaises ou onusiennes de Côte d'Ivoire ou pas) à une « américanisation » de la « sécurité africaine ». On comprend d'autant plus l'empressement des Président Obama et Sarkozy de voir partir Laurent Gbagbo au profit d'Alassane Ouattara.

« Africom » se concentre dans trois régions principales : le Sahel (et revoilà la Côte d'Ivoire non loin), la Corne de l'Afrique dans l'Océan Indien, qui accueille l'unique base militaire permanente américaine en Afrique, de près de deux mille hommes, à Djibouti (L'Armée Française n'arrive plus à endiguer toute seule la fragmentation de la terreur antioccidentale) et de plus en plus, le Golfe de Guinée - qui devrait fournir plus de 25 % du pétrole américain d'ici à 2020.

De l'Angola à la Guinée Conakry en passant par la Côte d'Ivoire ou le Gabon, ce sont d'énormes intérêts qui sont en jeux et c'est à se demander si Laurent Gbagbo ne va pas finir comme Jonas Savimbi qui a été éliminé sitôt qu'on a plus eu besoin de lui pour déstabiliser le pouvoir procommuniste de Luanda, après la chute du Mur de Berlin en 1989.


AL QAÏDA AU MAGHREB ET DEMAIN EN AFRIQUE SUB-SAHARIENNE


Laurent Gbagbo demande le départ de l'Armée Française et des troupes onusiennes de son pays comme moyen de pression sans doute. Du moins peut-on l'espérer pour sa propre intégrité physique. Mais si par malheur, il venait à subir le sort de l'angolais Jonas Savimbi, c'est-à-dire un assassinat ciblé pour des raisons géopolitiques, sa mort n'empêchera pas Al Qaïda au Maghreb de recruter jusqu'au Cameroun ou de se financer même au Gabon.

Je ne peux pas imaginer que Laurent Gbagbo ignore que le Sahel (donc, entre autre le Burkina Faso de Blaise Compaoré son ennemi intime) fait l'objet d'un partenariat transsaharien de lutte contre-terrorisme faisant appel à une logique de sous-traitance militaire des combats, visible lors de la participation indirecte des Américains en 2004 à une opération de quatre pays contre le Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC) algérien.

Hillary Clinton a confirmé que l'islamisme radical était devenu pour les États-Unis un nouvel ennemi idéologique et militaire, et ce jusqu'en Afrique. Le 14 janvier 2009, devant la Commission des affaires étrangères du Sénat américain, elle a notamment déclaré : « En Afrique, les objectifs en matière de politique étrangère de l'administration Obama sont enracinés dans des intérêts sécuritaires, politiques, économiques et humanitaires ... ».

Faire partir l'Armée Française qui est une partie intégrante d'Africom ... est le nouveau projet du chrétien Laurent Gbagbo dans le bras de fer politique qui l'oppose au musulman modéré Alassane Ouattara (et donc susceptible de s'inscrire dans la logique américaine contre les Salafistes ou Al Qaïda au Maghreb). Mais pour la remplacer par quoi ?

Le chef de l'État libyen Mouammar Kadhafi a dit récemment que l'Union Africaine devrait se doter d'une armée de près d'un million d'hommes. Encore un écran de fumée, car, tant que nous n'aurons pas des États forts dignes de ce nom, l'Union Africaine et notre capacité à sécuriser notre continent seront une plaisanterie de mauvais goût.

Chaque Africain peut légitimement se demander à quoi servent les troupes françaises ou onusiennes en Afrique : à sécuriser l'accès aux immenses ressources minières ? Quid alors de l'enrichissement des Africains eux-mêmes ? Défendre l'Occident d'Al Qaïda ? Certains alliés des Occidentaux financent le terrorisme en cachette ! En réalité, nous restons dans le même débat : il est intenable pour la Communauté internationale de continuer à faire en sorte que le continent qui autant de jeunes et de matières premières croule sous une pauvreté inacceptable au XXIe siècle. Aucune armée au monde n'empêchera dans les trente prochaines années les jeunes Africains de tout faire pour avoir une vie meilleure.



Bruno Ben MOUBAMBA (bruno@moubamba.com)


Source: LVDPG - Média Libre pour tous

14:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Gabon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, gabon, france, bruno ben moubamba, lvdpg média libre pour tous | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 13 décembre 2010

ALI BONGO ONDIMBA - HAMED BAKAYOKO : LES LIAISONS MAÇONNIQUES


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In Le Nouveau Courrier N°153 du 13 Décembre 2010 par Benjamin Silué

Les Ivoiriens, qui ne sont plus à une surprise près, ont tout de même un peu tiqué lorsqu'ils ont constaté qu'Ali Bongo Ondimba a embouché la trompette de l'adophilie internationale, et donné - lui aussi ! - des leçons de démocratie au président Laurent Gbagbo, en l'appelant à remettre le pouvoir au président de la République du Golf Hôtel. Le fils de son père aurait dû en effet faire profil bas pour ne pas rappeler au monde entier les conditions dans lesquelles il est devenu président. Un scrutin à un tour, écrasé par des fraudes électorales sans nom, à la suite duquel son salut est miraculeusement provenu de scores soviétiques dans son fief du Nord, dont la densité démographique a été gonflée par les stratèges de la technologie électorale à l'africaine.

Cet indice renseigne sur sa parenté idéologique avec Alassane Ouattara, par ailleurs ami de son défunt père Omar, avec qui il partageait secrets financiers, penchants françafricains... et passions coupables. Mais, les captures d'écran que nous montrons plus haut sur cette page montrent que des accointances occultes existent également entre le RDR et l'héritier de la «monarchie» gabonaise. La vidéo de l'intronisation d'Ali Bongo comme Grand Maître de la Grande Loge du Gabon a fait le buzz sur Internet il y a quelques semaines. Mais combien de personnes savent que lors de cette cérémonie bien particulière, la Côte d'Ivoire maçonnique avait un ambassadeur, en la personne d'Hamed Bakayoko, le «fils» d'ADO ? Quand on sait que, selon L'Express, Alassane Ouattara est lui aussi un «frère de lumière», et qu'Ali Bongo a juré solennellement, à l'occasion de la cérémonie où était présent Hamed Bakayoko, devant «le Grand Architecte de l'Univers», de faire tout ce qui est en son pouvoir «pour servir les intérêts de la franc-maçonnerie régulière», on se dit qu'un certain nombre d'alliances politiques et diplomatiques se nouent dans ce type de cercles ésotériques.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

Voir la cérémonie d'investiture d'Ali Bongo comme Grand Maître de la Grande Loge du Gabon (Cliquer): ICI

samedi, 11 décembre 2010

"FRANÇAFRIQUE, LA RAISON D’ETAT", POUR MIEUX COMPRENDRE LA CRISE IVOIRIENNE

 

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Documentaire. Réalisé par Patrick Benquet. Scénario de Patrick Benquet. Produit par Compagnies des Phares et Balises. Avec la participation de France Télévisions. Conseiller historique : Antoine Glaser.

Film documentaire diffusé ce jeudi 9 décembre, à 23h10, sur France 2. Première partie : La Raison d'Etat.

 

Pendant plus d'un an, Patrick Benquet a enquêté avec l'aide précieuse d'Antoine Glaser, spécialiste unanimement reconnu dans ce domaine. Il montre dans ce film qu'à travers les présidences successives qu'avaient connues la France, de droite et de gauche, les bouleversements mondiaux entraînés par la chute du mur du Berlin et la mondialisation, il existe une étonnante cohérence dans la politique française à l'égard de ses anciennes colonies.

Que tous les grands événements africains dont les français gardaient le souvenir, le Biafra, les diamants de Giscard, l'action du mercenaire Bob Denard, les coups d'États à répétition, les assassinats politiques, l'affaire Elf et ses valises de billets, le licenciement de Jean-Marie Bockel..., étaient reliés par une logique implacable : la mise en œuvre d'une politique occulte dont la motivation principale était l'approvisionnement énergétique de la France, en particulier en pétrole.


Françafrique révèle un monde secret où, en dehors de tout contrôle parlementaire ou gouvernemental, tous les coups sont permis pour maintenir au pouvoir des chefs d'État africains dévoués à la France. Un monde ou des sommes d'argent colossales irriguent clandestinement des réseaux d'enrichissement personnel et de financements de partis politiques. Le film donne la parole aux hommes de l'ombre, chefs des services secrets français, hommes de main au service de la République, baroudeurs du continent noir et à des acteurs historiques français qui ne s'étaient jamais exprimés : "Messieurs Afrique" de l'Élysée, ambassadeurs, ministre de la coopération, etc. Avec, par ordre d'apparition :


Maurice Delaunay : Formé à la Coloniale, l'École Nationale de la France d'Outre-mer, Maurice Delaunay fut le prototype de ces serviteurs de l'État qui ont géré l'empire africain sans état d'âme, justifiant les opérations illégales au nom de la " raison d'État ". Se définissant lui-même comme un homme de Foccart, il fut en charge de la grande répression des indépendantistes au Cameroun à la fin des années 50.


Ambassadeur au Gabon à deux reprises, il organisa la montée au pouvoir d'Omar Bongo. Il géra depuis Libreville l'intervention française au Biafra. Il dirigea et protégea le mercenaire Bob Denard en particulier pour les opérations de déstabilisation au Bénin. Il fut le témoin des mouvements de fonds clandestins entre l'Afrique et les responsables français.


Maurice Robert : En tant que responsable du secteur Afrique, il fut l'homme de main de Jacques Foccart au sein du SDECE, les services secrets français. De l'intervention de la France au Biafra à la déstabilisation de la Guinée ou du Bénin en passant par la mise au pouvoir de Bongo, il fut l'exécuteur en chef de la politique secrète de la France en Afrique. Débarqué des services secrets français, il fut immédiatement embauché dans les services de renseignements chez Elf et finira par être nommé ambassadeur au Gabon à la demande exprès d'Omar Bongo avant de terminer sa carrière de nouveau chez Elf.


André Lewin : Ambassadeur de France en Guinée de 1975 à 1979, il est la mémoire de la violente rupture entre le Général de Gaulle et Ahmed Sékou Touré et des tentatives de déstabilisation de ce pays par les services secrets français.


Bob Maloubier : Ancien responsable du service Action des services secrets français, c'est lui qui organisa, à la demande de Jacques Foccart, la garde présidentielle du président gabonais Léon M'Ba, victime d'une tentative de coup d'État en 1964. Il fut ensuite embauché par la compagnie Elf au Nigéria.


Jacques Pigot : Jacques Pigot a fait partie de ces hauts fonctionnaires que la France nomma pour encadrer les nouveaux présidents africains. Il passa 50 ans dans l'entourage direct du premier président gabonais Léon M'ba puis d'Omar Bongo.


Jacques Thiebaut : Pilote d'avion, baroudeur au Gabon, il participa au ravitaillement en armes du Biafra en guerre contre le Nigéria, sous les ordres de Maurice Delaunay afin de renverser le pouvoir en place puis de placer à la tête du Nigéria le rebelle Odjuku, dont le premier fils fut adopté par Omar Bongo.


Martin Kirsch : Il fut le "Monsieur Afrique" de Valéry Giscard d'Estaing de 1980 à 1981. Symbole de la continuité de la politique africaine, sa nomination avait été recommandée par Jacques Foccart.


Albin Chalandon : PDG d'Elf de 1977 à 1983, il conforta le rôle du Gabon comme premier fournisseur de pétrole de la France et entreprit de fructueuses négociations avec le Congo-Brazzaville, pourtant dirigé par le procommuniste Denis Sassou Nguesso. Il distribua généreusement les enveloppes pour le financement des campagnes électorales de tous les grands partis politiques aussi bien de droite que de gauche.


Jacques Salles : Chef des services secrets français au Zaïre puis au Gabon, il eut à connaître de la décision française de renverser le président Bokassa. En poste à Libreville, il fut le témoin privilégié des manipulations électorales et des prodigalités financières corruptrices du président Bongo.


Jean-Pierre Cot : Vingt deux ans avant Jean-Marie Bockel, Jean-Pierre Cot connaîtra la même mésaventure. Nommé en mai 1981 ministre de la Coopération par François Mitterrand, il prônait la transparence dans les relations avec l'Afrique et la fin des réseaux secrets. Il sera démissionné au bout de 20 mois et remplacé par Christian Nucci.


Pierre Marion : Directeur de la DGSE de 1981 à 1982, il échoua dans sa tentative de nettoyer les services secrets français de l'influence des réseaux Foccart et des hommes de Elf. Désavoué par le président Mitterrand qui l'avait nommé, il démissionna.


Jean-Christophe Mitterrand : "Monsieur Afrique" de son père à l'Élysée, de 1986 à 1992, il hérita du surnom de "Papa m'a dit" auprès des chefs d'État africains.


Loïk Le Floch-Prigent : Président-directeur général d'Elf, du 28 juin 1989 au 3 août 1993, il fut l'instrument consentant du président François Mitterrand qui poursuivit la pratique des financements occultes des partis politiques par l'argent secret du pétrole. Dans le scandale de l'affaire Elf, il fut la victime collatérale de la tentative balladurienne de prise du pouvoir présidentiel. Au nom de la raison d'État, il justifia les pratiques occultes de la compagnie pétrolière et en particulier le financement par Elf des guerres civiles au Congo Brazzaville et en Angola dans le cadre de la stratégie pétrolière de sa compagnie.


Eva Joly : Juge d'instruction de l'affaire Elf, elle démonta les mécanismes de la corruption et des financements occultes générés par l'argent du pétrole.


Robert Bourgi : Avocat d'affaires, conseiller personnel de plusieurs présidents du continent noir, il travailla dans l'ombre des relations franco-africaines d'abord pour Jacques Chirac et Dominique de Villepin puis pour Nicolas Sarkozy qu'il initia aux réseaux africains. Se définissant lui-même comme le fils spirituel de Jacques Foccart, il est considéré aujourd'hui comme l'homme de plus influent des réseaux françafricains.


Michel de Bonnecorse : Ambassadeur dans plusieurs pays africains, il fut le conseiller aux affaires africaines de Jacques Chirac de 2002 à 2007. Pourfendeur des réseaux il assista à leur remontée en puissance après l'élection de Nicolas Sarkozy.


Dominique Pin Adjoint de l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire de 2002 à 2005, il fut ensuite directeur d'Areva au Niger.


François Stifani : Il est le Grand-maître de la Grande Loge nationale de France (GLNF) qui procéda à l'intronisation d'Ali Bongo, fils d'Omar Bongo, comme Grand-maître de la Grande Loge gabonaise.


Et en archives, dans la première partie de ce grand film documentaire, apparaissent successivement : le Général de Gaulle, Pierre Guillaumat, Jacques Foccart, Ahmed Sékou Touré, Pierre Mesmer, Ahmadou Ahidjo, Félix Mounier, William Bechtel, Léon M'ba, Omar Bongo, le Colonel Benjamin Adekunlé, Valéry Giscard d'Estaing, René Journiac, Mathieu Kérékou, Bob Denard, Denis Sassou Nguesso, Jean-Bedel Bokassa, David Dacko, François Mitterrand, Guy Penne, Pascal Lissouba, Eduardo Dos Santos, Edouard Balladur, Philippe Jaffré, Roland Dumas, Bernard Kouchner, Laurent Gbagbo, Vincent Bolloré, Francis Bouygues, Félix Houphouët-Boigny, Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin, Jean-Marie Bockel, Alain Joyandet , Mamadou Tandja et Ali Bongo.



Sources : France 2, Décembre 2010 et AFRIK53

mercredi, 13 janvier 2010

DESAFFECTION DES FEMMES POUR LES DESSOUS: EFFET DE MODE OU PURE PERVERSITE?

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Un certain phénomène prend, en ce moment, de l'ampleur dans nos sociétés: la désaffection des femmes pour les dessous. Après avoir opté, un temps, pour les strings dévastateurs, elles renoncent de plus en plus, aujourd'hui, à en porter. Tout bonnement. Les jupons, n'en parlons même pas. Pas alors étonnant de les voir dans des Jeans taille basse qui dégagent (au meilleur des cas) le nombril et laissent entrevoir le haut du pubis nu, les fesses dénudées, avec des tatouages sur la partie supérieure ou dans des pantalons et robes moulants qui dessinent parfaitement leurs fessiers ou leurs entrejambes, galbés, sans dessous aucun. Cette pratique nudiste est courante dans les milieux dits "glamour". Si bien que des stars internationales comme Beyonce Knowles, Britney Spears, Jennifer Lopez, Kate Moss, Katie Jordan Price, Lindsay Lohan, Paris Hilton, Victoria Silvstedt et bien d'autres encore, ont été prises en photo, en descente de voiture (exemple de la deuxième image; nous avons choisi la moins choquante), dans des postures dégradantes, où leur attribut féminin se dévoile dans tout son cru. Franchement déprimant! Malheureusement, comme toujours, nos soeurs africaines et, singulièrement, ivoiriennes, se sont entichées de la désolante pratique et s'y distinguent fort négativement. La situation (similaire) au Gabon a interpellé Dave Moubele Pendy, qui nous en parle, dans cet article: Le dégout des gabonaises face au slip.


De plus en plus de femmes adoptent un nouveau mode vestimentaire qui suscite curiosité auprès de nombreuses personnes en tête desquelles la gente masculine. Le non port du slip chez la femme est un véritable phénomène de société qui prend chez la jeune fille ainsi que la femme en générale une proportion très inquiétante. Une récente enquête menée auprès d'un échantillonnage de femmes issues de plusieurs catégories de notre société assure qu'être nu est mieux que d'être vêtu d'un slip. D'autres en revanche décrient le phénomène.

Jeanne : Esthéticienne.

Pour ma part, je trouve que porter le slip aujourd'hui est un « casse-feeling ». Moi, quand j'ai un rendez-vous galant et sachant que j'ai en tête que ma rencontre se soldera par une partie de jambe en l'air, je m'habille sans mettre le slip parce que cela pourrait constituer un élément de ralentissement de l'acte.

Constance : Etudiante en 2ème Année de Sociologie.

Je trouve absurde de voir mes sœurs s'adonner à un tel comportement. De plus, nous assistons à une perte de valeur de la dignité féminine africaine parlant de la considération de la femme en générale et de la Gabonaise de manière singulière. Comment peut-on justifier une telle attitude ? C'est regrettable ! Où va la femme ? Cela ne s'explique pas. Vivement que ce phénomène soit dénoncé mais également que des mesures fortes soient prises afin de décourager des comportements pareils.


Antoinette : Fille de joie (Prostituée).

Chez moi, le slip est inscrit aux abonnés absents. Voici neuf (9) ans aujourd'hui que je n'en mets pas sauf quand j'ai mes menstruations. Le slip me dégoûte et je trouve ça encombrant au moment de passer à l'acte sexuel. Je trouve embêtant de l'ôter surtout quand je suis excitée.

Adélaïde T. : Pharmacienne.

Le port du slip me créait des démangeaisons entre les cuisses. J'aime être nue. Cela me procure plusieurs avantages, notamment ceux liés à l'acte que vous connaissez. Il y a moins de perte de temps mais aussi pour les raisons que j'ai évoquées auparavant.

Henriette : Secrétaire de Direction.

Le slip tel que beaucoup se l'imaginent, je ne le porte que lors de mes règles. Par contre, je suis une accros du string qui me met très à l'aise quant je le porte. J'avoue que j'aime dormir toute nue et cela est très confortable. Le slip est un linge que je souhaite voir évoluer mais qui reste quand même important aux yeux des femmes. Libres à elles d'en faire le choix. Je suis « string-girls » et non « slip-women ».

Maman Hortense, Sexagénaire : Commerçante de divers.

Je suis dépassée par vous les jeunes d'aujourd'hui. Dans quel monde a-t-on vu une femme qui se balade sans slip ? La dernière fois, j'ai été scandalisée par ma petite fille qui avait porté un pantalon qu'elle appelle taille basse ; mais elle a porté ce dernier sans dessous. Ce n'est pas normal !

Célestine M. : Femme de ménage.

A mon époque, ce genre de phénomène n'existait pas. Nous étions toutes instruites sur la nécessité de préserver notre dignité. Je ne sais pas jusqu'où nos filles d'aujourd'hui veulent aller ?


Dave MOUBELE PENDY

jeudi, 03 septembre 2009

ALI BONGO, PRESIDENT CONTESTE

Des incidents ont éclaté au moins dans deux quartiers de Libreville après l'annonce officielle de 

Lu sur ABIDJAN TRIBUNE. Photo: Des incidents ont éclaté au moins dans deux quartiers de Libreville après l'annonce officielle de l'élection d'Ali Bongo. (AFP)

Incidents et protestations se multiplient ce jeudi notamment à Libreville après l'annonce officielle de la victoire d'Ali Bongo à la présidentielle, avec 41,73% des voix. La France, accusée de cautionner cette élection, pourrait voir ses intérêts visés.

Ali Bongo, fils du défunt président, a été élu avec 41,73% des voix président du Gabon, selon une annonce officielle jeudi contestée par l'opposition, qui a entraîné des incidents à Libreville et Port-Gentil (environ 100 km au sud) où le consulat de France à été incendié. D'autres incidents ont visé des installations industrielles françaises dans cette dernière ville, selon le secrétaire d'Etat français à la Coopération Alain Joyandet, qui a indiqué que 70 à 80 militaires français avaient été «sollicités». Il a «appelé au calme» au Gabon et recommandé aux ressortissants français de «rester chez eux».

«Président de tous les Gabonais»

Ali Bongo, 50 ans, a remporté l'élection à un tour tenue le dimanche 30 août devant André Mba Obame (25,88% des voix), ex-ministre de l'Intérieur, et Pierre Mamboundou (25,22%), candidat indépendant, a déclaré le ministre de l'Intérieur Jean-François Ndongou. Ali Bongo succède à Omar Bongo Odimba, son père mort début juin après 41 ans de pouvoir. Il a promis d'être «le président de tous les Gabonais (...) sans exclusive», peu après l'annonce de son élection, que les deux autres candidats affirmaient avoir remportée depuis plusieurs jours.

Depuis son quartier général de campagne à Libreville, il s'est engagé à respecter ses promesses, disant vouloir «dans la continuité, apporter des changements nécessaires» à ce pays d'environ 1,5 million d'habitants, riche en pétrole mais aux richesses inégalement réparties. Il a promis notamment de favoriser «un développement accru et progressif», d'«assainir les finances publiques» et d'«instaurer un climat de justice».

Les rivaux de Bongo blessés

Mais un conseiller d'André Mba Obame a affirmé qu'il ne reconnaissait pas le résultat, précisant que le candidat était «en sécurité dans un lieu tenu secret». L'autre grand rival, Pierre Mamboundou, est aussi «en lieu sûr», mais a été «blessé à la tête et à l'épaule» lors de la dispersion, selon son entourage. Un autre leader, Paul-Marie Gondjout, du parti UGDD, a affirmé avoir lui aussi été blessé au visage par une balle en caoutchouc.

La publication des résultats par la Commission électorale nationale autonome et permanente était prévue initialement pour mercredi soir. Pendant qu'étaient égrenés les résultats de chaque province de 10H00 à 12H00 locales (9H00-11H00 GMT), des partisans de Pierre Mamboundou ont attaqué la prison de Port-Gentil, deuxième ville du pays. Ils ont libéré les prisonniers avant de se diriger vers le centre-ville où des barricades ont été dressées, et un bâtiment incendié.

Peu après la proclamation, le consulat général de France à Port-Gentil a également été incendié par des opposants. Des soldats français du 6e Bataillon d'infanterie de marine ont pris position dans la soirée devant les bâtiments.

La France dans le collimateur

La France dispose d'une base militaire à Libreville, avec un millier d'hommes. Environ 10.000 ressortissants français sont établis au Gabon.

Alain Joyandet a aussi fait état de manifestations «contre les installations de Total et de Schlumberger, toujours à Port-Gentil, avec a priori deux blessées, une Gabonaise et une Anglaise». D'après Total, groupe pétrolier français, trois de ses stations-service ont été endommagées ou pillées. Le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a pour sa part indiqué que les autorités françaises étaient en contact avec les trois principaux candidats. L'un des prétendants déçus, Bruno Ben Moubamba, a accusé la France de «jouer un jeu trouble» et a estimé que les violences, notamment antifrançaises, dans le sillage de l'annonce de la victoire d'Ali Bongo, allaient «s'accentuer».

A Libreville, des incidents se sont produits dans au moins deux quartiers populaires. A Plein-Ciel (nord), des carcasses de voitures étaient visibles sur la voie expresse, qui ceinture la capitale. Des jeunes tenaient des discours hostiles à Ali Bongo et à la France, qu'ils ont accusée d'avoir «imposé» aux Gabonais le fils du président Omar Bongo. Paris avait officiellement souligné ne pas avoir de candidat préféré.

(Source AFP)

23:11 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Gabon | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : gabon, ali bongo, manifestations post-électorales au gabon, incidents à libreville | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 29 août 2009

LES GABONAIS SERONT-ILS CAPABLES DU SURSAUT HISTORIQUE?

 

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Demain, dimanche 30 août 2009, le Gabon pourrait écrire une nouvelle page de son histoire ou manquer totalement le rendez-vous de l’Histoire. Au risque de sombrer pour longtemps dans l’instabilité ou des lendemains imprévisibles et incertains. Après plus de 40 ans d’un règne sans partage du Président Omar Bongo Ondimba, véritable tribun et oligarque achevé, dans ce petit pays dont la population est d’à peine 1,6 millions d’habitants, l’équivalent de celle d’un quartier d’Abidjan.

Un pays dont le budget s’évalue à environ 1700 milliards de francs CFA, l’équivalent – à peu de chose près - du budget de la Côte d’Ivoire, qui compte plus de 16 millions d’habitants. Pour saisir le sens de ces chiffres et comprendre la monstruosité du pillage du Gabon, imaginez un quartier de la Commune de Yopougon, à Abidjan, géré avec le budget de la Côte d’Ivoire tout entière ! Alors, comment comprendre que le Gabon puisse avoir de si graves problèmes d’infrastructures sanitaires et scolaires, avoir une population aussi pauvre, ne posséder que 900 Kms de bitume ? Comment comprendre que les gabonais dépendent, en ce qui concerne leur vivrier, du voisin du Nord, le Cameroun, et que le Gabon n’ait que deux villes dignes de ce nom, Libreville et Port-Gentil ?

La question logique qui découle de ce questionnement, c’est de savoir où passe toute la manne financière générée par la forte production pétrolière, par les industries extractives d’uranium et de manganèse et par l’exploitation abondante du bois de ce petit pays de 268 000 Km2 d’Afrique centrale, couvert à plus de 70% d’une forêt dense équatoriale ?

Cette véritable mine d’or naturelle qu’est le Gabon croupit dans la misère. Est-ce seulement pensable, acceptable ? Ce précieux trésor n’était qu’au service du tribun et de l’oligarchie qui constituait sa cour. Et au besoin, servait à acheter ou soudoyer des opposants politiques encombrants et empêcheurs de ‘’manger en rond’’, pour en faire des alliés, à jamais muselés. L’essentiel de cette manne atterrissait dans les caisses d’entreprises politico-mafieuses françaises comme ELF et consorts, et à entretenir des relations françafricaines indispensables pour se maintenir au pouvoir, ad vitam aeternam.

Visiblement, pendant plus de quatre décennies, le Gabon aura été administré comme une entreprise française dont Omar Bongo Ondimba était le Président Directeur Général (vous avez dit PDG ? Le PDG est le parti politique d’Omar Bongo, actuellemnt au pouvoir). Et le candidat Ali Bongo n’en est que le digne successeur. Il est donc, le plus naturellement du monde, celui qui bénéficie de tout l’appui (politique et militaire) de l’Elysée et du soutien des milieux ultralibéraux les plus orthodoxes de France.

Le peuple gabonais acceptera-t-il, de bon cœur, de laisser se prolonger, pour quelques nouvelles décennies, sa propre prise en otage, se rendant ainsi complice de sa propre captivité ou trouvera-t-il les ressorts nécessaires, au plus profond de sa dignité, pour mettre le holà définif à ce simulacre de démocratie dont on le repaît depuis une petite éternité ? Les résultats de l’élection présidentielle de demain nous le diront ! Que DIEU bénisse le peuple gabonais !

DINDE Fernand AGBO

18:53 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Gabon | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : élection présidentielle gabonaise, omar bongo ondimba, ali bongo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 13 juin 2009

GABON, MENSONGE D'ETAT: OMAR BONGO SERAIT MORT DEPUIS LE 7 MAI ET NON LE 8 JUIN!

Par Jean-Basile Makundu / CyrcomNews (Libreville)

Image ExempleDepuis deux ou trois jours, les langues commencent  se délier au sein du sérail politico-familial gabonais. Surtout qu’il a été admis par toutes les parties concernées par la succession d’Omar Bongo Ondimba que Rose Francine Rogombé, présidente du Sénat devait assurer la transition, comme prévue par la constitution. Les intrigues et les marchandages politiques battent le plein et c’est ainsi que certaines personnes, n’ayant plus rien à perdre, ont décidé de parler et de livrer des informations jusqu’ici connues par un cercle très restreint.

On apprend ainsi que c’est depuis le 7 mai que Omar Bongo serait décédé. La nouvelle a été tenue secrète par la France et la famille de Bongo.

Toutes les personnes qui ont assisté aux funérailles d’Edith Bongo (fille de Sassou Nguesso) on remarqué l’état fantomatique dans lequel se trouvait le président gabonais. Et ce n’est pas seulement le décès de sa bien-aimée qui l’affectait ainsi, cette extrême souffrance provenait aussi du cancer qui le menait vers la mort. Plusieurs personnes disent l’avoir vu par moments, grimacer sur sa chaise et donner l’impression qu’il perdait connaissance. Et selon des sources d’informations venues de l’intérieur du cercle familial et politique, c’est le 7 mai dernier dans les airs, entre le Maroc et l'Espagne, que le Président Omar Bongo a rendu l'âme dans l’avion médicalisé dépêché par la France et qui le conduisait en Espagne. Alors que son décès est constaté par les médecins qui étaient dans l’avion avec lui, l'Elysée et sa cellule Afrique, en accord avec Pascaline Bongo, Directrice du Cabinet et fille de Bongo maintiennent la destination « Barcelone » et imposent le silence total.

Pourquoi ? Parce que dit-on, L'Elysée tient à récupérer un certain nombre de documents que possédait (puisqu'il est déjà mort) le Président gabonais. Parmi ceux-ci un dossier sur le financement de la dernière campagne électorale en France - En retour la famille Bongo (Pascaline Bongo et son époux Toungui- membre du gouvernement-, Ali Ben) mais aussi, apprend-on,  Jean Ping l'actuel Président de l'Union Africaine (qui a des enfants avec Pascaline Bongo) et Mba Obame (le puissant ministre de l’administration territoriale, issu de l’ethnie Fang, majoritaire au Gabon-40%-)…tout ce monde demande à la France un certain nombre de choses dont notamment la levée des saisies de compte de la famille en France. En plus, Ali Ben exige son adoubement par la France comme successeur immédiat, ce à quoi Pascaline est opposée et continue à s’opposer.
 
C’est ainsi qu’on comprend mieux « l’hospitalisation » médiatisée  d’Ali Ben à Paris. Devant l’opposition de sa soeur et de ses partisans, il a fait appel aux deux Congo et a menacé de faire "sauter les légionnaires sur Libreville". Nicolas Sarkozy et ses conseillers de la cellule africaine ont frappé du point sur la table et décidé d’exfiltrer Ali Ben du Gabon - officiellement alors on annonce qu'il est hospitalisé à Neuilly à l'hôpital américain – mais personne ne confirme sa présence dans cet hôpital. Après les discussions parisiennes, Ali Ben est retourné au Gabon pendant que Sarkozy dépêchait en Espagne Brice Hortefeux avec pour mission de convaincre la famille Bongo du soutien de la France.

Au moment où le Premier ministre français François Fillon arrive à Yaoundé, au Cameroun, nous sommes le 20 mai - il fait alors cette étrange déclaration "Je sais que le président est soigné. Je sais qu'hier soir encore et ce matin sa santé était satisfaisante. Je formule mes voeux de prompt rétablissement à M. Bongo en espérant naturellement qu'il sera remis sur pied le plus vite possible". Pour ceux qui connaissent Fillon, le fils du Mans, catholique pratiquant, on le voit mal à l’aise avec ces africanités teintées de Francafrique, il ne comprend pas pourquoi l'on ne veut pas rendre la nouvelle officielle.

Le 6 juin soit presque un mois après le décès de Bongo, l'Espagne somme la France de prendre ses responsabilités - le premier ministre espagnol le socialiste Zapatero un ancien religieux jésuite demande à son ministre des affaires étrangères sous la pression des médecins qui ne comprennent pas qu'on garde dans une chapelle ardente un corps aussi longtemps, et qui en plus n'a pas trouvé la mort dans leur établissement - de rendre la nouvelle publique - le Gabon dit n'être pas prêt et pour les problèmes de sécurité intérieure - L'Espagne refuse de reculer - Comme cela se fait toujours quelques journalistes reçoivent des instructions et c’est alors que le journal Le Point lance un ballon d'essai -.

On décide de dépêcher un avion à Libreville en mission commando avec une conseillère de l'Elysée avec pour mission de ramener en Espagne le premier ministre gabonais - ce qui est fait -. Avant la conférence de presse, les témoins, présents affirment que les membres de la famille Bongo l’auraient menacé de mort : « Salaud ! Si tu dis un mot de travers on te pend haut et court". Le premier ministre Jean Eyeghe Ndong annonce donc que Bongo est en vie ; pendant ce temps, des dispositions sont prises pour rapatrier le corps au Gabon avant que le décès ne soit annoncé. Las d’attendre, l'Espagne annonce le décès et le premier ministre gabonais est contraint de confirmer la nouvelle.

© Correspondance : Jean-Basile Makundu / CyrcomNews (Libreville)

© Copyright libre antenne "Agora" du RDPG / Jean Basile Makundu

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IMPORTANT

Les propos tenus ici n’engagent que son auteur à titre personnel et n’est pas un communiqué du RDPG.  

Le contributeur demeure propriétaire de son message et des droits de propriété intellectuelle qui y sont attachés. De ce fait, les propos tenus sur notre rubrique « libre antenne Agora» sont publiés sous la responsabilité de son auteur. A ce titre, il est tenu de respecter les lois en vigueur et le droit des personnes.

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lundi, 08 juin 2009

OMAR BONGO EST MORT. QUE DE MYSTERE POUR ANNONCER UN DECES!

Annoncé pour mort par France 24, toute la journée d'hier, dimanche 7 juin 2009, et à nouveau pour vivant, ce matin, par le porte-parole du gouvernement gabonais, en démenti formel, et pour (re)mort, cette fois officiellement, le Président gabonais Omar Bongo Ondimba, a finalement quitté le monde des vivants, ce jour lundi 8 juin 2009, à 14h30, à 73 ans, après 41 ans de règne sans partage sur le Gabon. Que de mystère pour un décès!

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Apportant un démenti cinglant à l'annonce du décès du Président Bongo faite par les media français, le gouvernement gabonais avait annoncé qu'il se portait très bien et qu'il s'apprêtait à rentrer au Gabon, précisant même que les autorités gabonaises préparaient son retour imminent au pays (voir article ci-dessous). Que de mensonges, que d'intrigues, que de cachoteries pour un avis de nécrologie! Un homme mort est un homme mort! A quoi bon alors mystifier le monde entier sur le jour, l'heure et le lieu de sa mort?

Au regard de toute cette intrigue, on pourrait en toute objectivité se demander si le Président Omar Bongo est vraiment décédé aujourd'hui, lundi 8 juin 2009, à 14h30, et pas plusieurs jours avant. Des raisons politiques et même politiciennes pourraient être à la base de la confusion la plus complète qui a prévalu toute cette matinée sur les médias internationaux, sur le sujet.

Une colonne de la Françafrique s'en est allée. Le peuple gabonais pourra t-il faire le bon qualitatif attendu par tous les fils de l'Afrique digne et mettre, enfin, le Gabon sur le vrai chemin du développement et de la démocratie, plutot que de sombrer dans la plus primaire des monarchies? C'est l'occasion ou jamais! Mais attendons de voir!

Malgré tout, nous partageons la douleur du peuple gabonais et lui présentons toutes nos condoléances! Que DIEU soutienne, fortifie et console le peuple frère gabonais!

DINDE Fernand AGBO

 

Le gouvernement gabonais dément le décès d'Omar Bongo.

Source REUTERS: (Ce lundi matin, 8 juin 2009)  Le porte-parole du gouvernement gabonais a démenti, ce lundi, le décès du président Omar Bongo, affirmant qu'il s'apprêtait à rentrer au pays après un séjour dans une clinique espagnole.

"J'apporte dès maintenant un démenti formel total", a déclaré Raphaël N'Toutoume sur France Info. "Aux dernières nouvelles ça allait très bien, il devait même quitter la clinique. Nous nous préparons à recevoir le chef de l'Etat. on n'est pas encore fixé sur la date de son retour."

Le site internet du magazine Le Point (www.lepoint.fr) a annoncé dimanche soir le décès du président gabonais, à l'âge de 73 ans, citant une source proche de son entourage.

Le gouvernement français et son avocat ont déclaré ne disposer d'aucune information.

Emmanuel Jarry et Clément Guillou, édité par Yves Clarisse.

 

20:12 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Gabon | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : mort omar bongo, gabon, france 24 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 21 mai 2009

GABON : LE PRESIDENT OMAR BONGO EST DANS UN ETAT SERIEUX ENTRE LA VIE ET LA MORT

Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, 73 ans dont 41 au pouvoir, prend «quelques jours de repos en Espagne» où il «fait un bilan de santé complet», a affirmé jeudi la présidence gabonaise.

Photographe : Abdelhak Senna AFP/Archives :: Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, le 18 mars 2009 à Rabat


OMAR BONGO EN «BILAN DE SANTÉ» SUIT DES «SOINS APPROPRIÉS».

Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, le 18 mars 2009 à Rabat. Il «suit des soins appropriés» pour «reprendre au plus vite ses activités», est-il ajouté dans un communiqué.

Le président Bongo «qui a subi un choc d'une très forte intensité émotionnelle à la suite du décès prématuré de sa jeune épouse au terme d'une longue maladie, a décidé de prendre quelques jours de repos en Espagne» , selon un communiqué de la présidence gabonaise reçu par l'AFP.

«Le président de la République séjourne actuellement à l'hôpital Quiron de Barcelone, structure médicale de grande renommée internationale pour y faire un bilan de santé et y suivre des soins appropriés afin d'être au mieux de sa forme pour regagner le Gabon et reprendre au plus vite ses activités», est-il ajouté dans ce texte envoyé depuis Barcelone.

Le texte précise que «le président n'a subi aucune intervention chirurgicale» et que le «chef de l'État est naturellement au fait des questions les plus impératives».

«Comme tout être humain, fut-il chef d'État, tout homme peut être affecté temporairement par des épreuves personnelles comme toute personne a droit à de légitimes périodes de repos, ce que le président Omar Bongo Ondimba s'est peu octroyé dans l'exercice de ses fonctions», selon le texte.

«Malgré l'acharnement médiatique, aujourd'hui particulièrement indécent et savamment entretenu pour semer le trouble dans l'esprit du peuple gabonais à des fins déstabilisatrices, la Présidence de la République rappelle que le Gabon est un État de droit doté d'institutions qui assurent la continuité du fonctionnement du pays», souligne le communiqué.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a confirmé jeudi au cours d'un voyage à Sarajevo que le doyen des chefs d'États africains était soigné en Espagne.

OMAR BONGO EST ATTEINT D'UNE TUMEUR CANCÉREUSE GRAVE DE L'INTESTIN

Il a été hospitalisé il y a une dizaine de jours pour un cancer de l'intestin, a indiqué à Madrid une source bien informée ayant requis l'anonymat.

Le journal catalan La Vanguardia a assuré dans son édition en ligne que M. Bongo souffrait d'une «Grave tumeur», citant M. Moratinos qui aurait indiqué à un de ses journalistes qu'il allait «Très très mal»

Selon la source interrogée par l'AFP, le chef de l'État gabonais aurait subi une hémorragie pendant son transfert par avion en Espagne. Il est accompagné de membres de son entourage, dont sa fille, Pascaline Bongo, directrice de son cabinet.

Sources : AFP et AFRICDOSSIER


NOTE DE LA REDACTION AFRICDOSSIER (NDLR) :

Officiellement, le Président Omar Bongo avait cessé ces activités pour faire le deuil de sa femme, mais votre blog « Africdossier » vous informait d'un éventuel secret qui annonçait une maladie grave, voici la mise en garde de notre rédaction du 09 mai 2009, à propos du secret et de la constitution gabonaise :

Selon le communiqué lu mercredi soir (06 mai 2009) par la Radio-Télévision Gabonaise (Chaîne publique) le gouvernement gabonais informait le peuple que le président Omar Bongo Ondimba avait décidé « la suspension momentanée de ses activités », officiellement pour se reposer et faire le deuil de son épouse Edith Lucie, dont « le décès l'a, profondément marqué ».

Curieusement, le repos du président gabonais, qui s'inscrit dans la tradition gabonaise du veuvage, coïncide avec l'état de santé du président au plus mal, jusqu'à quitter expressément le Gabon pour se rendre d'urgence en Suisse.

Nous rappelons fortement ici, le « Secret » des clans gabonais et congolais et le manque de transparence publique pendant toute la grande épreuve de la maladie de Edith Lucie Bongo (épouse du président gabonais et fille du président congolais), et il revient à chacun de juger, si la suspension momentanée des activités de Mollah Omar Bongo correspond au deuil ou au traitement de sa maladie. L'avenir, encore, proche nous le dira.

Selon la constitution gabonaise, « en cas de vacances de la présidence de la république, pour quelque cause que ce soit, ou d'empêchement définitif de son titulaire constaté ou en cas de décès, le président du Sénat, devient le président intérimaire de la république et doit organiser une élection présidentielle au plus dans les 45 jours.

Mais entendu sur ce point, le porte parole du gouvernent a fait comprendre, que le pouvoir n'était pas vacant, le repos du président gabonais n'empêche au chef de l'état de rester président et de veiller aux affaires courantes. Pas étonnant, de la part d'un régime qui se veut président à vie, même agonisant par une grave maladie.

En attendant, « Africdossier » vous informera de l'évolution de la situation de l'état de maladie du président gabonais et de son repos.

23:06 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Gabon | Lien permanent | Commentaires (28) | Tags : état de santé bongo, maladie omar bongo, gabon, bilan de santé en espagne | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 10 janvier 2009

QU'EST-CE QUI SE TRAME EN COTE D'IVOIRE?

ARMEE FRANçAISE 2.jpg

Cet article, publié hier sur le site RDPG.ORG et que je vous propose de lire, est titré: "Qu'est ce qui se trame au Gabon? La France y envoie 300 commandos parachutistes, en renfort". La Côte d'Ivoire y est citée, relativement à un possible positionnement de troupes françaises au Gabon, en vue d'une éventuelle opération, en Eburnie. Au-delà, bien entendu, des interrogations que ce détachement militaire pose au peuple gabonais.
En tout état de cause, la question que je me pose, en tant qu'ivoirien (pour avoir assisté à toutes les postures et impostures de la France, en Côte d'Ivoire, et ayant écho d'âpres préparatifs en cours, visant à profiter de la situation de pourrissement social et politique, dans notre pays, ainsi que du retard important accusé par le processus électoral), est: "Qu'est-ce qui se trame en Côte d'Ivoire? La France envoie indirectement 300 commandos parachutistes en renfort, au Gabon".



Alors qu'un détachement de 300 parachutistes du régiment de l'Ariège dont le colonel Frédéric Blachon, chef de corps du 1er régiment de chasseurs parachutistes, est encore pour deux mois au Tchad, qu'un groupe de commandos parachutistes d'une dizaine d'hommes est quant à lui toujours en Afghanistan, le 1er RCP envoie, par voie aérienne entre le 8 et le 25 janvier, 300 autres militaires au Gabon pour une mission de quatre mois.


Depuis la signature en 1960 des accords de défense entre le Gabon et la France, cette dernière déploie un dispositif d'environ 1000 militaires dans ce pays d'Afrique.

La mission principale de ce détachement est d'assurer la sécurité, en cas de menace, des 12 000 ressortissants français vivant au Gabon.

Forces prépositionnées, les troupes françaises au Gabon constituent également un réservoir pour les opérations menées dans les autres pays d'Afrique comme entre autres le Tchad ou encore la Côte d'Ivoire.

Enfin, les troupes françaises poursuivent, sur un terrain qui n'a rien de commun avec le profil ariégeois, leur entraînement tout particulièrement en coopération avec l'armée gabonaise.

La mission hors métropole: l'aboutissement d'un entraînement long et difficile.

Officiers, sous-officiers et militaires du rang, les 300 parachutistes issus de la 1ère compagnie du capitaine Cyril Mitnik et de la 3ème compagnie du capitaine Stéphan Cognon ont enchaîné exercice sur exercice afin d'être prêts à accomplir leur mission et à représenter à l'étranger les parachutistes français dont ils seront les ambassadeurs, s'il le faut, d'une diplomatie opérationnelle.

Depuis que le régiment est professionnalisé, la plupart de ses militaires a déjà participé à de nombreuses missions hors métropole.

Officier issu de l'école militaire interarmes, le capitaine Mitnik, commandant la compagnie dont la devise est «Du ciel au Combat» n'en est pas à sa première expérience puisqu'il a déjà servi en Côte d'Ivoire, en Bosnie, au Gabon et au Tchad.

Quant au jeune Saint-Cyrien, le capitaine Cognon, commandant la 3ème compagnie, avec pour devise «Je veux, Je peux», outre un stage en Israël, il a connu à deux reprises le théâtre de la Côte d'Ivoire ainsi que celui du Gabon où il a d'ailleurs participé à l'accueil de ressortissants évacués du Tchad.

Comme à chaque départ, le réseau soutien aux familles s'active.

Certes, le régiment de l'Ariège dispose d'une cellule d'aide aux familles qui répond sans délai aux sollicitations de celui ou celle dont le conjoint est en mission extérieure.

«Mais, c'est surtout le réseau épouses, amis, voisins, qui est le plus souvent et spontanément activé» confirme le caporal-chef Xavier Masdeu, lavelanétien d'origine, installé près de Pamiers avec son épouse et ses trois enfants.

«Durant mes missions au Tchad, Guyane, Côte d'Ivoire, Gabon et Afghanistan, ma famille a toujours trouvé un soutien sans faille» ajoute Xavier.

Quant au sergent Gérald Macquart, «chti» il ne se fait aucun souci depuis que sa famille au grand complet a fait le grand voyage Nord-Sud pour s'installer définitivement dans la région de Foix.

Tous vont partir sereins pour vivre une nouvelle mission exaltante durant quatre mois sans interruption dans un cadre opérationnel incomparable.

Source : ariegeNews.com

15:43 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, France, Gabon | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : commandos parachutistes, gabon, accords de défense | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 08 janvier 2009

FRANCE-GABON: L'AVOCAT THIERRY LEVY INTERDIT DE MONTER DANS UN AVION POUR LIBREVILLE

Me THIERRY LEVY.jpg
Libération.fr.
Défenseur de Gabonais qui ont été écroués pour «propagande» contre le régime d'Omar Bongo, il lui a été signifié que son visa avait été annulé.


«Sans précédent», selon l’avocat William Bourdon, qui pourtant en a vu d’autres. Ce matin, son confrère, Me Thierry Lévy, défenseur des Gabonais écroués la veille pour «propagande», a été «empêché» en fin de matinée par la police aux frontières (PAF) à Roissy de prendre un avion pour Libreville. Me Lévy était en salle d’embarquement quand les policiers sont venus lui signifier que son visa de quatre jours avait été annulé in extremis par les autorités gabonaises «pour raisons de sécurité».

En réalité, l’affaire dite des «biens mal acquis» est en train de prendre des proportions inattendues. Le 2 décembre dernier, l’association anti-corruption Transparency international et un ressortissant gabonais, Gregory Ngbwa Mintsa, déposaient une plainte à Paris visant les présidents gabonais, congolais et équato-guinéen sur l’acquisition de biens immobiliers en France. La famille Bongo posséderait ainsi 39 propriétés en France, notamment à Paris.

Un militant demande des comptes sur la gestion financière du Gabon

Une première plainte avait auparavant été classée sans suite par la justice française. Mais, cette fois, la constitution de partie civile, grâce à l’implication d’un citoyen gabonais, pourrait entraîner la désignation d’un juge d’instruction par la justice française.

Très inquiètes, les autorités de Libreville ont alors décidé de réagir sans ménagement. Fin décembre, le plaignant Gregory Ngbwa Mintsa (défendu par Me Bourdon), deux activistes de la société civile et deux journalistes étaient arrêtés et placés en garde à vue. Quatre d’entre eux ont été incarcérés hier pour «propagande» en vue de déstabiliser le régime.

On leur reproche d’avoir eu en main une lettre ouverte au président gabonais Omar Bongo, publiée en décembre par Bruno Ben Moubamba, responsable en Europe du réseau d’ONG gabonaises «Acteurs libres de la société civile». Ce dernier y demande notamment «des comptes sur la gestion financière du pays depuis 40 ans».

Une affaire qui risque de gêner considérablement Paris

Toute cette affaire risque de gêner considérablement Paris, déjà en délicatesse avec plusieurs pays africains suite à des enquêtes judiciaires ouvertes en France (Angola, Djibouti, etc.). Omar Bongo, au pouvoir depuis 1967 à Libreville - un record en Afrique - est en effet l’un des meilleurs alliés de la France sur le continent.

Le «doyen», comme il aime à se faire appeler, connaît toutes les arcanes du pouvoir en France, et se plaît à rappeler qu’il est devenu chef de l’Etat lorsque de Gaulle était à l’Elysée. Et le président Bongo n’hésite pas à évoquer les largesses dont il fait profiter ses amis à Paris, de gauche comme de droite. Le 6 mai 2007, il fut le premier dirigeant étranger à féliciter Nicolas Sarkozy de vive voix pour son élection. Deux mois plus tard, ce dernier se rendait à Libreville pour son premier déplacement sur le continent.

21:03 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Gabon | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : me thierry lévy, biens mal acquis, omar bongo, gregory ngbwa mintsa | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 17 juin 2008

L'HOMMAGE D'UN AFRICANISTE A LA RESISTANCE IVOIRIENNE

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Bruno Vécarte, universitaire franco-gabonais (Sciences Politiques - Paris), africaniste et polémiste invétéré rend, dans ce papier, un hommage franchement remarquable à la Résistance ivoirienne. Lu pour vous.


La France et Bongo n’ont pas honte !



Les images de réussite des émirats pétroliers du golfe persique nous montrent à quel point nous sommes damnés. « Damnés de la terre » comme l’avait décrit Frantz Fanon de son vivant.

Ces images flamboyantes témoignent de la Richesse, de la Grâce et de cette Liberté que n'ont malheureusement pas tous ces conducteurs d’hommes qui ne sont pas pénétrés par la lumière divine, et qui rament à vue dans le noir de leur inconscience.

Depuis 1967, Bongo accepte de garantir les sales besognes des français sur notre sol ; lesquels français pillent, volent et transfèrent chez eux les richesses d'un pauvre petit peuple d’à peine 1 million d’habitants, qu'ils savent désarmé et pacifique.

C'est la honte.

C’est la honte pour la France !

C’est la honte pour ce pays qui s’est hissé sur le toit du monde en exploitant des peuples plus faibles que lui.

La France n'a donc pas honte !

Elle n’a donc pas honte de se prévaloir de ce titre de Xieme puissante économique et militaire du monde, sachant pertinemment que cette économie tient en grande partie du pillage des pays d’Afrique, pillage que cet arsenal militaire permet justement de garantir.

C’est une honte !

C’est une honte pour la France et tous les dirigeants qui se sont succédé à sa tête, qui n’ont eu de cesse d'exploiter ainsi, depuis plus de 200 ans, des pauvres et petits peuples qui matériellement sont démunis.

La France profite de notre innocence et de notre candeur pour voler et piller nos richesses ; des richesses qu'elle reverse par la suite pour le profit de sa population, laissant les nôtres crever de faim et de maladie.

C'est une honte !

Le peuple français doit savoir que leur pays est une honte !

Les petits français doivent savoir que leur économie tient du vol et du pillage des matières premières des peuples africains.

C’est une honte !

Au Tchad, au Congo, au Cameroun, au Gabon, en Angola, en Centrafrique, en Guinée, au Sénégal, au Soudan, en Mauritanie, au Togo ou à Djibouti, la France a stationné ses barbouzes pour assassiner tous ceux qui voudraient dénoncer ses pillages, qu'elle perpétuent au vu et au su de tous.

La France a placé de force et en permanence sur nos territoires, une fraction de son armée, pour empêcher les peuples noirs africains, ces pauvres nègres, de crier "au voleur", de manifester leur désapprobation de ce pillage multiséculaire, qui n’en finit pas, et qui dépérit chaque jour un peu plus notre race.

Elle s'est organisée depuis longtemps pour empêcher les noirs africains de vivre libres, riches et instruits comme elle le fait pour ses ressortissants.

C'est une Honte, pour un pays qui croit être grand, alors qu'il ne doit sa grandeur et son soit disant rayonnement international, que sur le vol des matières premières des pays les plus faibles, et sur le dos et le sang de malheureux peuples noirs désarmés, vis-à-vis desquels elle n'a de cesse de brandir l'artillerie lourde pour garantir les hold-up qu’il opère sans état d’âme dans le continent noir.

De de Gaulle à Sarkozy, la France n’a voté que des voleurs comme présidents, qui ont assassinés nos nationalistes et qui les ont remplacé par des illettrés, des pions qu’ils peuvent manipuler à dessein, au mépris des peuples indigènes africains, mourant de soif et de faim, alors que leurs pays sont gorgés d’eau et de nourriture en abondance.

C’est une honte !

C’est une honte pour nos propres frères NOIRS, GABONAIS et AFRICAINS, qui n’ont pas d’âmes, et qui œuvrent tels des zombis à l’holocauste de leurs propres semblables !

C’est une honte pour Omar Bongo, pour tous les membres du gouvernement, et pour tous ces fonctionnaires gabonais, qui font semblant de travailler alors que depuis plus de 50 ans, le pays est aux mains des blancs qui sucent jusqu’à la lie la sève de notre patrimoine national !

A quoi sert d’aller travailler dans une administration, sachant que le meilleur fruit de ce travail ne te reviendra pas ?

A quoi servent aux fonctionnaires gabonais de se rendre tous les jours au travail, alors que depuis 50 ans le pays est embourbé parce que les principaux capitaux sont envoyés par les français chez eux en France.

Seuls les gabonais peuvent libérer le Gabon et donner aux gabonais les mêmes chances d’émancipation et de développement que ce que ce pays octroi à ses ressortissants.

Si 100.000 gabonais se mettent dans la rue pour demander à la France de cesser de piller enfin nos richesses, je ne crois pas que le 6eme Bima, que ce pays a stationné dans notre territoire pour protéger son pillage, pourra nous assassiner tous devant les caméras du monde entier.

La Côte d’Ivoire est aujourd’hui libre parce que les Ivoiriens en ont décidé ainsi.

Ils ont décidé de dire STOP à la France et à sa force de protection du pillage « Licorne ». Devant les caméras du monde entier, les canons de la force pro-pillage « Licorne » n’ont eu d’autre choix que de cesser le feu.

Si nous voulons libérer notre pays et vivre riches et heureux comme les autres, et telles que le prévoient nos richesses naturelles, nous devons suivre l’exemple de la Côte d’Ivoire et de son valeureux peuple ivoirien.



Bruno Vécarte

13:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, France, Gabon | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 20 avril 2008

LES PROBLEMES VERITABLES DU GABON SONT D’ORDRE GABONAIS

6f4b370e6ff8075a95ab121efc8e0c76.jpgRegard d'un homme politique significatif du Gabon sur son pays et son peuple. Siméon Francis EKOGA. Lu pour vous.

Moi je pense que le sous développement économique est de moindre importance que
le sous développement mental et idéologique. Les problèmes véritables voire
incontestables du Gabon sont d’ordre gabonais, et je le dis souvent à des
compatriotes au cours d’échanges que nous avons.

Nous parlons toujours de la « Françafrique », moi j’en parle aussi presque tout
le temps. Sachons le, les vrais ennemis du Gabon ce sont les gabonais eux-mêmes
: insoucieux, inconscients, paresseux, dilapidateurs, détrousseurs, détourneurs,
menteurs, peureux, inconstants, traîtres …

Et certains gabonais, proches du régime, ne se gênent pas de soustraire aux
caisses publics, les fortunes appartenant au peuple , au lieu de contribuer à
la prospérité et au développement du pays, ils travaillent toujours à la
destruction des acquis des gabonais.

• Est-ce la « Françafrique » qui a empêché à des ministres de la santé, des
travaux publics et de l’éducation nationale par exemple, de confondre à leur
argent de poche, les budgets pour construire des hôpitaux, des routes, et des
écoles… ?
• Est-ce la « Françafrique » qui interdit aux gabonais de s’associer, et de
s’organiser, afin d’exercer un droit reconnu par la constitution gabonaise ;
revendiquer pacifiquement pour l’amélioration de leurs conditions de vie et
refuser l’arbitraire ?
• Est-ce la « Françafrique » qui demande aux fonctionnaires gabonais d’arriver à
11 heures à leurs bureaux, au lieu de 8 heures, pour rentrer chez eux à 12
heures, et ne pas y revenir l’après midi ?
• Est-ce la « Françafrique » qui pousse certains compatriotes à déserter leurs
lieux de travail dès le 25 du mois, quand ils touchent leur salaire, pour ne
réapparaître que vers le 05 du mois prochain, quand tout a été dilapidé ?
• Est-ce la « Françafrique » qui impose aux dirigeants gabonais de ne pas
redistribuer les bénéfices issus de la forte exportation de nos richesses (bois
divers, pétrole, fer, manganèse, uranium, or…) pour entretenir une cour de
flagorneurs, un harem, des parcs automobiles constitués de toutes les dernières
grandes marques… ?
• Est-ce la « Françafrique » qui instaure des ministères « claniques » où du
planton, en passant par la secrétaire, jusqu’aux hauts fonctionnaires, on ne
trouve que des membres de la famille, celles des ministres ?

Vous constaterez que l’administration et la classe politique gabonaises sont
aujourd’hui en état avancé de déliquescence. Elles sont ramollies par :
l’ethnisme, le clientélisme, l’affairisme, la corruption, et la politisation
outrancière …qui ont gangrené les pouvoirs publics. Le mot « SANCTION » a
disparu du vocabulaire administratif et judiciaire gabonais. Il y a un terme
qui fait recette : « IMPUNITE »

Nous au RDPG, avions fait le choix de servir les gabonais, abreuvés par les
organes de presse au service du régime du grand timonier.

Pour cela, nous avons permis à nos compatriotes d’accéder à des informations qui
ne sont pas orientées, mais issues de sources indépendantes et sérieuses, sur
notre site Internet (http://www.rdpg.org) , réactualisé en continu (24h/24).

Nous avons également créé un forum de discussions et d’échanges, dénommé AGORA
(agora@rdpg.org ) sans faire l’aumône auprès de qui que ce soit. Nous avons là
marqué notre indépendance politique et idéologique par rapport au régime de
Libreville, ville « déchue » de sa signification.

Au Gabon, il n’est pas bon de refuser de vivre dans la manipulation,
l’esclavagisme politique, moral et mental… Et quand on s’engage dans
l’indépendance à exercer souverainement tous les attributs de sa liberté, il
faut que ce choix apparaisse comme négatif. Voilà pourquoi, on pourra lire des
articles contre le RDPG et Siméon J Francis EKOGA, depuis des années, pour les
noircir…Des contrevérités ont été dites ça et la… Des exemples ? Quelqu’un
comme moi qui ne boit pas une seule goutte d’alcool, est constamment traité
d’ivrogne, de pilier de comptoir… par des félons, au service de la « démagogie
gabonaise » qui ont pu faire croire à un moment donné qu’ils défendaient la
cause des compatriotes spoliés par le régime autocrate de Libreville. Ils ont
expédié des emails à la communauté, ou ont écrit sur des blogs ou des sites
internet. Un coup EKOGA serait millionnaire ou milliardaire par de l’argent que
lui aurait remis le président Bongo et les mêmes reviendront une autres fois
dire que ce dernier vivrait en France de larcins, d’expédients… et autres «
mensonges ».

A cet effet, nous préférons de loin la lutte des idées, cela nous sert. Personne
n’a le monopole de la vérité et la contradiction politique est une essence de
dynamisation de la vie dans un pays, mais pas la trahison, le mensonge...la
confusion, pas se faire vendre et manger à tous les râteliers : c’est la
forfaiture et l’indignité.

Le psychologue et psychiatre français, Boris Cyrulnik a dit : « le
machiavélisme serait inhérent à la politique, mais, le mouvement de la vie
implique à un stade ou à un autre (…) de dépasser ses maîtres, de
perdre ses amis. Les grandes religions et les grands mythes ne nous disent pas
autre chose: qu'il s'agisse de Judas, d'Iago ou de Ganedon, le traître se tient
en embuscade, dans l'ombre du héros, comme un double négatif, la part de
noirceur propre à la nature humaine....Pour trahir vous devez d'abord
appartenir. Le traître, le vrai, est celui qui fait semblant de vous aimer pour
vous voler quelque chose, qui vous séduit pour profiter de votre force (...)
pour vous nuire... »

Chers frères, vous qui avez choisi de servir le « diable » et son mensonge, nous
vous demandons vraiment de voir l’avenir et de revenir à la vérité. Vous ne
pouvez pas construire l’avenir en vous enfermant dans la confusion et nous
vous disons solennellement que le premier ennemi de la démocratie que nous
appelons de tous nos vœux, est la confusion.

Restituer la vérité est aujourd'hui un devoir et même une nécessité absolue pour
tout gabonais. Si nous voulons toujours donner une valeur historique à ce que
nous disons, faisons ou souhaitons pour notre pays le Gabon; chérissons la
vérité, défendons la vérité.

Nous au RDPG, avons fait le choix de ne dire que la vérité, de conscientiser le
peuple gabonais, sachant que cela n’est pas du goût de tous, encore moins de
ceux qui l’ont toujours bâillonné, enchaîné, instrumentalisé, animalisé…

Que Dieu bénisse le Gabon et tous ses habitants.



Siméon J Francis EKOGA

Président du Rassemblement Démocratique du Peuple Gabonais (RDPG)
Courriels : simekoga@rdpg.org et simeon.ekoga@rdpg.org
Site web : http://www.rdpg.org

21:35 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Gabon | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 08 avril 2008

LE SATANISME: L'AUTRE CANCER DU GABON

Le satanisme : l'autre cancer du Gabon (Bruno Vécarte)



Albert Bernard Bongo n'a pas seulement ruiné le Gabon économiquement, il l'a aussi détruit et totalement dépouillé spirituellement, en y introduisant et en institutionnalisant le fétichisme, le charlatanisme et le satanisme, dans tous les secteurs de gestion et par toutes sortes de rituels, incantations et autres sacrifices humains dont lui et sa bande, Mboumbou Miyakou (alias le serpent), Zacharie Myboto (le boa de Mounana), Pendy Bouyiki (l'éléphant), Ngoyo Moussavou (le gouroux), etc. sont tous aujourd'hui passés "grands maîtres".



Les nombreuses loges maçonniques qui pullulent à Libreville, Franceville et Port-Gentil, faces modernes des temples de Ndjobi traditionnels, où sont sacralisés tous ses rites diaboliques, ont depuis longtemps remplacé les universités et les salons de réflexion, qui étaient jusqu'à un passé récent les officines par excellence au travers desquels se recrutaient les jeunes et brillantes pousses que l'on destinait à la relève politique du pays comme il se fait dans toutes les démocraties du monde.



La tristement célèbre JCE (Jeune Chambre Economique), où se rencontrent tous les jeunes loups gabonais en mal de promotion rapide, est justement l'une des caisses de résonnance où tous ces barons du pouvoir orchestrent et expérimentent, à l'échelle humaine, leurs lugubres expériences sataniques.



L'une des "victoires" de ces serviteurs du diable est justement d'avoir réussi à inoculer dans la mentalité de ces jeunes désœuvrés, pour la plupart partenaires intimes de leurs pratiques contre-nature (pédophilie, satanisme, franc-maçonnerie, etc.), cette fameuse phrase qui fait désormais ravage à Libreville et dont les adeptes sont de plus en plus nombreux : "Mieux vaut mourir jeune et riche, que vieux et pauvre". Une triste analogie à la bonne vieille pratique païenne de Satan, qui consiste à vendre son âme et sa jeunesse contre quelques biens matériels dont le bénéfice et la jouissance sont limités dans le temps.



C'est Bongo qui a institué toutes ces pratiques dès sa prise de pouvoir en 1967, comme l'avait décrit longuement Pierre Péan dans son livre "Affaire Africaine", je cite :



"Juste après sa nomination, chaque ministre est amené à Bongoville, le village natal du président gabonais, pour s'initier au ndjobi et boire l'eau avec laquelle ce dernier se serait lavé les pieds (...)".



Terrible !



Ce qui est tragique dans ce pêché mortel que nous font porter tels Adam et Eve ces frères perdus, c'est l'ampleur qu'à pris cette sorte de baptême-rituel diabolique.



Pour régner sur leurs sujets à leur tour, que ce soit dans leur ministère de tutelle, dans leur province, ville ou canton, chaque ministre se met à concocter aussi sa batterie de pratiques d'assimilation. Car le but, vous l'aurez compris, reste bien évidemment de « fidéliser » le subalterne. Pour Bongo, il est question de fidéliser chaque ministre à sa gestion calamiteuse et diabolique du pays, afin que ce dernier, l'eau des pieds de Bongo dans son ventre, ne puisse plus avoir ni la conscience, ni la clairvoyance, ni même la capacité de contredire quoi que ce soit dans tout ce qui se fera au niveau de la gestion par son maître du pays. Et pour le ministre, il est question d'endoctriner son équipe ministérielle d'abord (directeur de cabinet, secrétaire, chauffeur…) ainsi que ses concitoyens de région, sur le caractère quasi-messianique de sa nomination par le grand camarade, lui le simple fils de la région, à la tête de cet important ministère. Les membres de son cabinet et les populations de sa région le lui rendront par une fidélisation des postes pour les uns, et par des ovations à bâtons rompus lors de chaque passage du grand camarade, au cours d'une nième fanfaronnade républicaine.



C'est par exemple dans le monopole de ce leadership que les deux frères ennemis du "grand Nord", Emmanuelle Ondo Métogo et René Ndémézo'o Obiang se sont griffonnés de nombreuses années durant ; lutte qui a fini par tourner finalement à l'avantage du dernier, Ondo Métogo ayant été éjecté du gouvernement après avoir « osé » murmurer se présenter contre son maître en 2012 !



Au vu de tout cela donc, il reste très peu probable que les nombreux cadavres mutilés, jonchant les caniveaux, les plages et les poubelles de Libreville, ainsi que tous les cris de détresse des familles endeuillées et les nombreux appels de l'Association gabonaise de lutte contre les crimes rituels (ALCR) ne trouvent guère d'écho, car le régime gabonais et en premier lieu duquel Omar Bongo, ne saurait scier la branche sur laquelle leur pouvoir diabolique est assis : l'approvisionnement continu en sang humain à Satan et à ses démons, en contrepartie d'une disposition totale et sans contrôle des richesses du pays, doublée d'une longévité à toute épreuve. Les âmes des malheureux mutilés servant à rallonger la vie du tyran gabonais.





Bruno Vécarte

Sciences Po - Paris

11:53 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Gabon | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 24 mars 2008

INCIDENCE IVOIRIENNE D'UNE PALABRE GABONAISE. OUVRIR L'OEIL.

Vendredi 07 Mars 2008


3A TELESUD : BENQUET, KABORE, LOUEMBE, Pascaline BONGO devant des juges français !


Fin février. Libreville bruisse d'un feu allumé par un procureur pompier qui se veut pyromane. Son crime avoir chargé à l'aveuglette sur un homme d'affaires, Felix BONGO, pour une étrange histoire de Fourgons blindés vendus au trésor Public Gabonais. Nul délit à l'horizon. A l'horizon, aucun acte judiciaire ne peut justifier que l'on mette à sac les maisons des membres de la famille BONGO. Luttes de clans. Il ne fait de doute que dans la famille la grande famille BONGO et ses multiples ramifications, intrigues, détestation, affairisme et prise en otage du million de Gabonais on a déterré la hache de guerre. Comme si le patriarche impuissant, dévoré par la santé de sa femme en convalescence au Maroc, était déjà enterré. On doit se partager le trône ou ce qu'il en reste. Toutefois cette affaire aura le chic d'éclairer les gabonais qui croulent sous la pauvreté de l'utilisation des ressources financières de leur pays, sans aucun véritable contrôle.

Acteur majeur de ce jeu de caisses, Blaise LOUEMBE KOUYA, l'homme de Koulamoutou, gardien du temple, pour ne pas dire du Trésor Public Gabonais. Véritable cauchemar des institutions de Bretton Woods. Modèle de gaspillage des fonds publics, l'affaire dite des fourgons va révéler que le TPG agit à sa guise et celle de ses commanditaires. En toute impunité. On jongle avec des milliards. Sans aucun contrôle ni le respect de la moindre procédure du code des marchés public, pourtant exhibé sur un site internet du Ministère des finances de la dite République du Gabon. Blaise LOUEMBE KOUYA, surnommé par ses laudateurs « Ya Blaise », travaillant sous les ordres de pascaline Bongo Ondimba, la protection de son collègue du trésor, jeff Bongo fils adoptif du Président et du ministre des finances, Paul Toungui, Mari de Pascaline n'oublie pas au passage de se préserver pour les temps durs futurs. Dans le registre des propriétés en France on peut découvrir ses luxueuses possesions française. Comme tout Gabonais qui se respecte. Une maison luxueuse à Levallois, banlieue chic de la région Parisienne, demeure sur la Côte d'Azur du côté de Nice. Pourquoi va-t-il s'en priver. Il a de qui tenir.

Un récent article du Journal français le Monde, sur les fortunes diverses des chefs d'Etat africains en France mettait en valeur le patrimoine de Omar Bongo Ondimba. Un modèle du genre. Appuyé par un documentaire de France 2, début mars en plein journal de 13H, ce déballage finira par convaincre tout le monde de la mise en place de la « Rupture » chère à Nicolas Sarkozy. Le Gabon, le Gabon des « rapetout » n'est plus en terrain conquit en France. Pour s'en convaincre, il suffira de lire l'épais rapport (900 pages) de police au terme de 18 mois d'enquête qui finira par démonter toute la mécanique de fluidité des liquides quittant la Trésorerie du Gabon, pour s'éparpiller au coin des plus exotiques destinations mondiales.

« Pascaline BONGO et son clan de nouveau devant la justice Française »

Si couvert par une immunité certaines, certains des acteurs de ce vaste flux vertigineux n'ont rien à craindre, il existe certaines maladresses qui peuvent mal se terminer. Et le cas le plus significatif est la chaîne de télévision 3A TELESUD. Au travers d'un jeu de noms, d'articles révélant la crise – AFRIK.COM, le GRIGRI, Jeune Afrique, les Africains de France, maillon médias du réseau le plus visible des pourfendeurs de la Françafrique, on découvre avec délectation que c'est un clan qui va bientôt se retrouver devant les fourches de la justice française. A nouveau.

Si en janvier, Pascaline BONGO ONDIMBA, Directrice de cabinet de son éternel père a versé de chaudes larmes sur le bitume parisien, suite à la comparution et la condamnation d'un de ses fils ( dont le père est Jean Ping actuel président de l'Union Africaine), cette fois ci elle va devoir usé de toute sa puissante influence pour se sortir des griffes judiciaires dans lequel semble l'envoyer à son insu un de ses porteurs : en l'occurrence ERIC AMAR BENQUET.

Tout commence en novembre 2006. 3A TELESUD, tant bien que mal a fini par résister à la fureur du vent qui veut qu'aucun projet de chaîne de télévision panafricaine ne puisse survivre. Drivé par trois jeunes africains talentueux, mais démuni de soutien financier, la chaîne de télévision est devenu sous leur direction en moins d'une décennie une référence du monde Afro. Une véritable fierté. Visible sur quatre continents, si à l'antenne son manque de moyens est visible, il est évident que la détermination et le professionnalisme de l'équipe fait des merveilles. Toutefois il faut des moyens. Encore plus. Surtout qu'en interne des financiers, anciens soutiens des fondateurs, sentant la mayonnaise prendre ont décidé de glaner immédiatement leur retour sur investissement. Zizanie,méli mélo, opportunités. Si le cher Omar BONGO ONDIMBA, jamais revenu de l'échec de téléafrica, chaîne qui devait être la vitrine de l'Afrique mais a fini par couler au gré des nominations des membres de la famille et des dépenses les plus folles (plus de 40 millions de dollars en une décennie), a toujours souhaité apporter son écot à ce succès africain, certains flairent la faille. Et vont la jouer fine.

On trouve un porteur de parts. La société est en France. Ca tombe bien, il vit au Gabon et est de nationalité Française. ERIC AMAR BENQUET, puisqu'il s'agit de lui. En une décennie au Gabon, l'ancien délinquant, colleur d'affiche sans avenir chez JC DECAUX en France est monté en grade. Il est devenu l'homme à tout faire de Blaise LOUEMBE. Sa société KORUM SERVICE, dont la surface à Libreville ne dépasse point les 150m² est devenu la plate forme d'impression favorite du TPG. Toutes les campagnes électorales depuis 2004 au Gabon se font dans ce réseau. Le colleur est un blanchisseur à l'international. C'est lui qui se présente à 3A TELESUD comme un homme d'affaires, riche et prospère. Il veut investir. Banco. Novembre 2006, le voici porteur des 51% des parts de la société, mais ce que les fondateurs qui ignorent avoir fait rentrer un loup dans la bergerie ignorent, il n'est point là pour travailler avec eux, mais les éjecter afin de récupérer la totalité de la société au profit de ses commanditaires.


ALABA FALL, le procureur du Gabon va-t-il interroger Eric Amar BENQUET ? On en doute !

Si Eric Benquet, s'asseoit sur les multiples accords de rétrocession des parts qu'ils signent avec les fondateurs, il ne va par contre pas lésiner sur les moyens pour mettre progressivement au gré de différents actes ses partenaires dits historiques. Trahison, coups bas, fausses promesses. L'enjeu de la chaîne, de son existence st secondaire. Se doute t-il que ce conflit ira aussi loin ? Pas sur. Il porte l'assurance de la protection de ses commanditaires, dont il ne se prive de chanter les louanges au gré de ses sorties parisiennes. C'est ce bavardage monstre qui mettra les oreilles indiscrètes des renseignements généraux, les fameux RG sur sa piste. Il est épié, surveillé, décortiqué à son insu. A cet effet dans le rapport de police sur les supposés transit de fonds du Trésor Public gabonais, il dispose d'un chapitre bien fourni.

Qu'y découvre t-on ? En deux ans plus de 2,5 milliards de Francs du Trésor Public Gabonais ont transité sur le compte personnel de ERIC AMAR BENQUET, sis à la BGFI à Libreville. Un compte personnel qui n'a d'autres rentrées que les ressources du Trésor Public. Des exemples :
En date du 27 octobre 2006, le trésor public vire sur le compte N° 00012841401-45, appartenant à Eric Amar BENQUET, la somme de 327 978 500 (CFA), le 31 octobre 2006, Monsieur Benquet vire la somme de 327 978 500 FCA (Virt Etranger 04100- ref : TRF 000 525) Transfert dans le compte de Wiam 3A TELESUD. Une simple conversion démontre que le montant en millions de francs CFA équivaut à exactement 500.000 euros. Soit le montant injecté ce jour pour une prise de participation majoritaire de 51% de 3A TELESUD. Suivont d'autres virement du trésor public sur le compte de M. BENQUET et le même manège de transfert à Paris : 21 novembre 2006 : 144.310.549 FCA ; 16. mai 2007, 65 595 500. Un compte qui a chaque virement du Trésor Public, destine les fonds en un transfert vers la France, sur le compte de WIAM. Destination les comptes de la société WIAM ouvert auprès d'une banque obscure, la CBIP, filiale de la sénégalaise CBAO. BENQUET en profitant dans ce flux pour soutirer quelques millions de francs CFA et régler des factures personnelles. Un spécialiste du droit admet « Benquet ne justifie d'aucunes immuntés, il est sous le coup de plusieurs articles de la loi. Si le procureur de la République du gabon se permet de l'écouter , il fonce tout droit en prison. A moins de produire de faux documents ». Seul hic, le conflit avec les fondateurs historiques de la chaîne va dégénérer.

En voulant prendre le contrôle de la chaîne par tous les moyens, le Franco-Gabonais va multiplier les maladresses. Après s'être nommé gérant début 2007, il démissionne quelques mois plus tard pour faire appel à Jean Philippe KABORE. Fils de la Numéro 2 du RDR, Henriette Diabaté, de père Burkinabé, impliqué dans une tentative de putsch contre Laurent Gbagbo, au chômage depuis des années, il cherche à rebondir. Après des séjours infructueux à Libreville et une vague poste de consultants dans une société, il est à l'ombre. Mais dispose d'un atout dans sa manche. Sa femme LINDA, est une amie d'enfance de Pascaline BONGO ONDIMBA. Vas-y pour le poste de gérant.

Sa mission : dézinguer tous les fondateurs. En trois mois ce sera chose faite, mais à quels prix. 3A TELESUD est en perdition éditoriale totale. De plus en 2008, la chaîne va devoir affronter une série de procès qui ne vont pas arranger les choses. Deux sociétés réclament avec certitude plus de 600.000 euros à 3A TELESUD. Les deux fondateurs anciens cadres salariés, Pierre Bedou et Sylvie Deboisfleury, licenciés sans le moindre respect de la procédure du code de travail ont engagé une procédure devant les tribunaux. Aux Etats-Unis, il se murmure que lassé des plaintes des téléspectateurs sur la la dégradation subite des programmes de la chaîne et sa qualité éditoriale, le bouquet Dish Network a choisi de retirer prochainement l'offre de son bouquet. Et par ailleurs le partenaire américain, va remettre la licence de diffusion en jeu tandis que l'un des fondateurs résidant aux Etats-Unis a décidé d'attaquer la chaîne devant les tribunaux pour des motifs fondés.

Mais le plus dangereux est à venir. Lors de la dernière assemblée générale de la société le 30 novembre 2007, ERIC BENQUET avec la complicité des gérants de la structure avait trouvé un moyen pour se débarrasser des 24% des actions dont disposaient encore les fondateurs de la société. Un passage en force qui a mal viré. Car en montant une opération coup d'accordéon en se persuadant que les fondateurs historiques n'avaient pas les moyens de souscrire, c'est un scénario cauchemardesque qui a fait surface. Non seulement les historiques ont posé une rondelette somme en cash sur la table, mais pire, l'investisseur Gabonais n'a jamais pu souscrire car ne disposant pas de cash.

Faux en écriture, usage de faux, tout est bon pour éliminer les fondateurs historiques !

Pour ne pas se retrouver éjecter de la société, ERIC AMAR BANQUET, n'a eu d'autres choix que de réaliser des actes en marge de la loi. Bilan tout ce beau monde se retrouve devant la justice française suite à une plainte très argumentée déposée par Mme Deboisfleury. ERIC AMAR BENQUET est incapable de justifier la provenance des ses fonds ou le ce qui le lie au Trésor Public. Ce qui fait dire à un spécialiste « M. BENQUET est français, complice de détournements de fonds publics, de recels, de blanchiments, il met tout son circuit en danger. Et quand les juges français vont le cuisiner il n'aura d'autres choix que de balancer les commanditaires ». Blaise LOUEMBE et Pascaline BONGO ONDIMBA sont dans le viseur, car il semble exister des documents écrits et des enregistrements sonores assez compromettants qui témoignent de leur rôle dans cette affaire. LOUEMBE et PASCALINE BONGO ONDIMBA, dont le Mari Paul TOUNGUI est le ministre des finances du Gabon, affirmant ainsi que Eric Benquet n'est que leur porteur de parts et qu'ils sont les réels actionnaires de la chaîne de télévision. Et pour financer cette acquisition ils n'ont rien trouvé de plus judicieux que de puiser directement dans les caisses du Trésor Public Gabonais. Seul hic : WIAM-3A TELESUD est une société de droit français. Par les temps actuels, les juges français sont très chatouilleux.

La justice française ne va pas épargner les Gabonais !

Pire, lors de la dernière assemblée du 22 février, sur la base des documents que nous avons pu consulter, ERIC AMAR BENQUET avec l'assentiment des gérants s'est attribué des parts d'un autre actionnaire, sans respecter la notion de droit préférentiel de souscription. Un spécialiste de droit que nous avons consulté avec les documents est formel « le premier juge français qui tombe sur cette affaire, va faire annuler la procédure de l'augmentation de capital immédiatement. C'est du jamais vu. Et au vu des documents que je vois cette société est en manque de cash. Ils ont procédé ainsi pour utiliser les fonds que les fondateurs ont placé dans le cadre de l'augmentation de Capital. Les gérants de cette société sont exposés dangereusement à des poursuites judiciaires ».D'autant que l'un deux, Jean Luc Beis, dans une déclaration d'origine des fonds de son actionnaire auprès de la banque CBIP début 2007 avait déclaré « Je ne connais pas l'origine des fonds de M. BENQUET. Il semble être le paravent de certains hommes politiques du GABON. Je ne pense pas que ses ressources et la nature de son activité lui permette de disposer de plus des 2 millions d'euros qu'il a injecté dans la société ». Eloquent. La banque avait envisagé un moment la fermeture du compte de cette société à Paris avant de se raviser. Plus dix poursuites judiciaires fondés, des risques d'un déballage nauséabond. « La justice française est lente à se mettre en route. Mais avec la plainte des fondateurs, je doute fort de l'avenir des Gabonais dans cette société » prédit notre spécialiste. La seule réussite audiovisuelle panafricaine de ses dix dernières années, ne méritait pas une telle fin !

Jean Philippe KABORE à Abidjan pour sauver sa tête !

Il arrive. En ce mois de Mars Abidjan est sa seule planche de salut. Il y arrive pour sauver sa tête une nouvelle fois après y avoir défrayé la chronique par le passé. Précédé par les caméras de Cissé Himaj, Le gérant de la chaîne de télévision 3A TELESUD, Jean Philippe Kaboré n'a d'autres choix que de ramener des contrats publicitaires pour sauver sa tête au sein de l'entreprise. Alors les publi-reportages sur la Côte d'Ivoire sur TeleBongo International, nouveau surnom de 3A TELESUD. Devant les portes closes de La présidence, malgré son bal de séduction, Kaboré approche de la présidentielle oblige a ravivé le réseau RDR. Les ministres, et amis PDG proche de la mouvance vont apporter leur contribution à cette campagne masquée qui ne dit pas son nom. Présidentielle à l'horizon, on cajole les médias. Mais avec Kaboré, on ne vante pas les mérites de la côte d'Ivoire plurielle, mais bien d'un clan qui a son idée en tête et se trouve en position de force dans un média panafricain de référence.





Kaboré doit son poste à sa femme LINDA amie d'enfance de Pascaline BONGO !


Début Mars. Dans une rue de Montreuil en région Parisienne, de jeunes voleurs attaquent une belle voiture portant une plaque diplomatique issue du parc automobile de l'Ambassade de Côte d'Ivoire à Paris. Des semaines qu'ils ont sans doute repérés cette voiture qui se gare toujours dans cet environ….A des milliers de kilomètres de l'ambassade ivoirienne avec à son bord un chauffeur bien connu : Jean Philippe Kaboré, fils de henriette Diabaté, Gérant (directeur général de la chaîne de télévision, 3A TELESUD), dont le siège est à Montreuil.

Novembre 2007, l'homme qui est depuis des mois au chômage trouve un poste de prédilection. Gérant de la société 3A TELESUD. En clair une sorte de Directeur Général. Ca fait des années qu'il rêve de ce poste. D'être réhabilité à la lumière d'un travail après des galères diverses. Jean Philippe Kaboré, est le fils d'Henriette Diabaté, la numéro 2 du RDR. Dans les sombres années de braises de la Côte d'Ivoire il a joué aux apprentis sorciers en plongeant dans les affres de la violence physique. Emprisonnée, il vivra sa libération en exil. D'abord du côté de Libreville, base arrière de son parrain Alassane Ouatarra. Sous la protection de BONGO, l'homme s'occupera d'abord du site internet du président avant de partir, fort de nombreuses inimitiés. Il bourlinguera du côté du BURKINA, avant de se retrouver par la grâce de Omar BONGO Ondimba en France qui lui obtiendra une carte de résident et sans doute la nationalité française.

Depuis KABORE végète. ET voilà que LINDA sa femme, amie d'enfance de Pascaline Bongo Ondimba, lui parle de cette télévision que sa copine vient d'acquérir via un porteur de part, Eric Amar Benquet. Banco. Les deuxc hommes vont faire route commune. Kabore a une mission, il doit liquider des fondateurs historiques devenus frondeurs. Il promet monts et merveilles. Un carnet d'adresse fournie. Une réconciliation haute en couleurs avec Laurent Gbagbo. De sa nomination à la tête de 3A TELESUD, avec un salaire de plus de 6000 euros mensuels, il fait de la signature d'un méga contrat de publireportage avec la côte d'Ivoire un acquis. Mais rien ne vient à l'horizon. Il sera plus heureux dans sa seconde mission avec toute la brutalité qui sied a son parcours : liquider les fondateurs de la chaîne. Exit Mme Deboisfleury, et Pierre Bedou. Son staff pour diriger une chaîne panafricaine : des Européens et des arabes.

KABORE, panique à bord. Ce contrat ou c'est la fin !

Sa mission : prendre le contrôle de l'antenne de 3A TELESUD, trop favorable selon lui et plusieurs de ses soutiens à la Présidence actuelle Ivoirienne. Exit Joel ETTIEN, dont les émissions sont rangées aux rayons souvenirs et disparaissent de la grille sans que l'animateur-producteur n'ai eu la courtoisie d'être prévenu. En guise d'explications à des interlocuteurs qui s'en étonnent, Jean Philippe Kabore à une parade « Joel Ettien est en vacances » Drôles de vacances prolongées depuis des mois qui interdisent même toute rediffusion.

Plongé dans une crise passée avec Joel Ettien, ayant eu pour conséquence la fin de leur collaboration sur l'émission Label Ivoire, Cisse Himaj revient en grâce, via KABORE. Lassé de se heurter au camp présidentiel qui maîtrise ses accointances avec Ouattara et se méfie de ce lui que certains qualifient de bonimenteur patenté, Kaboré et Cissé vont se tourner vers la primature. Objectif : convaincre certains dirigeants de financer sous le couvert certaines activités et certaines personnes dans le but de l'aider à sauver sa tête à 3A TELESUD. Le Port Autonome d'Abidjan est sollicité. GOSSIO a t-il donné son accord ? Des ministres RDR vont apporter les contributions de leurs ministères et la primature sa modeste contribution. Kaboré doit désormais faire le grand écart. Valoriser le RDR (dont il est membre) et son protecteur Alassane Ouatarra dont le financier reste éternellement Omar BONGO Ondimba), amadouer Laurent Gbagbo afin de lui faire baisser sa garde suspicieuse et trouver des moyens pour faire vivre 3A TELESUD, dont les multiples procédures judiciaires entre les fondateurs spoliées et le partenaire gabonais ont rendu trop visibles les sources de financement de cette chaîne par le biais des caisses du trésor public gabonais. Gageure.


Par l'association AFRICAINS DE FRANCE.

22:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Gabon, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |