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mardi, 25 septembre 2012

LIBERTE SOUS CAUTION ACCORDEE A KONE KATINAN: UN TEMOIN OCULAIRE RACONTE


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Leader de la galaxie patriotique ivoirienne en exil, Idriss Ouattara se fait un devoir d'assister à toutes les audiences dans le cadre du procès de Justin Koné Katinan, porte-parole du président Laurent Gbagbo dont le régime d'Alassane Ouattara n'a de cesse de demander l'extradition. Il raconte l'audience d'aujourd'hui, et explique dans quelles conditions le ministre du Budget du gouvernement Aké N'Gbo a obtenu la mise en liberté sous caution du juge ghanéen Aboagye Tandoh.


"Dès l'entame du procès, le juge a demandé à l'accusation de fournir enfin les preuves contre Katinan Koné. A la surprise géneralé, celle-ci répond qu'elle n'est pas prête parce qu'elle n'a toujours pas pu traduire les documents. Le magistrat réagit en dénonçant la lenteur de la traduction qui bloque le procès. "Comment peut-on accuser quelqu'un depuis un mois sans être en mesure de fournir les preuves?", s'étonne le juge. Il passe aussitôt la parole à l'avocat de Katinan [Maître Patrick Sogbodjor, ndlr] qui, lui, estime qu'en vérité, l'accusation n'a pas de preuves contre son client et demande en conséquence sa libération. Le juge redonne la parole à l'accusation pour qu'elle dise exactement quand elle pourra finir la traduction des documents de sorte à ne pas dire une fois de plus qu'elle n'est pas prête. L'accusation avance le 11 octobre comme date raisonnable pour elle. Le juge maintient cette date comme celle de la prochaine séance tout en mettant en garde l'accusation pour la dernière fois. Il fait aussi droit a la demande de liberté sous caution demandée par l'avocat de Katinan. Le juge accède a la requête et fixe la caution à 50 000 Ghana Cedis (environ 20 000 euros, environ 13 millions de FCFA) pour laquelle quelqu'un devra simplement se porter garant. Katinan doit, une fois par mois jusqu'à la fin du procès, se présenter dans les locaux du Bureau of National Investigation (équivalent local de la DST).

Remarque: le procès n'a duré que trente minutes. Petite anecdote : le juge ghanéen, à notre surprise, se débrouille bien en français et a même beaucoup taquiné Katinan. Qui doit rejoindre son domicile en début d'après-midi après les formalités administratives. Merci Dieu pour le triomphe de la vérité."


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

lundi, 24 septembre 2012

GHANA - LE MINISTRE DE LA DEFENSE RECADRE LE DERAPAGE DE PAUL KOFFI KOFFI

 

LARRY GBEVLO-LARTEY ET PAUL KOFFI KOFFI.jpg

Paul Koffi Koffi recadré par le Lt Colonel Larry Gbevlo-Lartey   

 

Dans une interview accordée à Daily Graphic à Accra, le Lieutenant Colonel Larry Gbevlo-Lartey, le Coordinateur de la Sécurité Nationale ghanéenne a déclaré quel’attaque survenue la semaine dernière au poste frontalier de Noé en Côte d'Ivoire est purement une affaire interne à la Côte d’Ivoire et que le Ghana n’a pas sa main dans cette histoire.

Cette réaction de Gbevlo-Lartey est une réponse au dérapage, vendredi dernier, de Paul Koffi Koffi, le ministre ivoirien délégué à la Défense, qui en parlant de l’origine des assaillants ayant menés l’attaque à Noé a indiqué, par précipitation et sur aucune base fiable de renseignement comme constaté sur le terrain, que les assaillants étaient des « éléments armés en provenance du Ghana».

Après les événements survenus au poste frontalier de Noé et la réaction du ministre ivoirien Paul Koffi Koffi, c’est au tour du Ghana par la voix de son Chef chargé de la Sécurité Nationale de se faire entendre.En rejetant en bloc les accusations ivoiriennes, le Lieutenant Colonel Gbevlo- Lartey a réfuté toute implication du Ghana dans les affrontements armés qui ont eu lieu le vendredi dernier à Noé.

En rappelant l’engagement du Ghana dans le monde comme l’Etat pionnier de l'unité africaine qui cherche à se conformer scrupuleusement à tous les lois et protocoles internationaux lesquels obligent le pays à respecter la souveraineté des autres nations et à ne pas se mêler des affaires internes de ses voisins, le Chef de la Sécurité Nationale a réaffirmé que le gouvernement ghanéen ne permettra pas quelqu'un ou un groupe de personnes utilise tout ou une partie de son territoire pour déstabiliser un pays, en particulier la Côte d'Ivoire. Il a par ailleurs démenti les propos des médias qui ont prétendu que les incidents en questions se soient produits à la frontière ivoiro-ghanéenne.  

Revenant sur la déclaration du ministre ivoirien Paul Koffi Koffi, le Chef de la Sécurité ghanéenne a déclaré que « son affirmation est une déclaration hâtive de jugement qui est sans aucun support convaincant ». Pour amener le ministre ivoirien à justifier son accusation, la partie ghanéenne lui demande de prouver que « le Ghana a une main dans ce qui est purement une affaire interne en Côte d'Ivoire ». Pour plus de lumière sur cette affaire, le Lieutenant Colonel Gbevlo-Lartey a mis la Cote d’Ivoire au défi et en lui demandant d’apporter la « preuve de l'implication du Ghana » dans les attaques de Noé.

Lors de sa visite à Abidjan en ce début septembre, le Président ghanéen John Mahama a assuré son homologue ivoirien que le Ghana ne sera pas une base arrière pour ceux qui tentent de déstabiliser la Côte d'Ivoire.

C’est dans ce contexte d’accusation et de démenti de par et d’autre que va s’ouvrir ce 25 septembre 2012 devant la justice ghanéenne à Accra le procès pour lequel les autorités ivoiriennes réclament l’extradition de Koné Katinan vers la Côte d’Ivoire pour répondre des présumés crimes économiques commis durant la crise postélectorale de 2010.

Rappelons comme nous vous l'avons annoncé sur KOACI.COM dans les reportages effectués à Noé, que les assaillants venaient du nord de Noé, non loin d'Agnibelekro et le Ghana et la Côte d'Ivoire travaille de concert dans la traque de ceux qui ont pris la fuite.

Rappelons aussi, qu'au delà du fait qu'Alassane Ouattara soit le ministre de la défense et que Koffi Koffi soit complètement étranger à la chose militaire, que la fermeture de la frontière avec le Ghana s'est décidée après que les autorités ghanéennes aient donné leur accord.

Paul Koffi Koffi, à l'image d'autre proches de Guillaume Soro, tel Alain Lobognon, qui se sont étrangement empressés sur les réseaux sociaux (twitter) d’accuser le Ghana, n'en est pas à son premier dérapage et ce, au grand dam de la hiérarchie militaire ivoirienne et de la classe politique qui accusent une fois de plus le coup tant les relations entre les deux pays n'ont jamais été aussi bonnes. Espérons que ce recadrage servira d'exemple compte tenu de la dynamique de coopération active entre les deux pays aux cultures proches au regard de la majorité Akan présente en Côte d'Ivoire.

Pour finir, nous vous informons qu'un accord entre la Côte d'Ivoire et le Ghana vient d'être trouvé pour la réouverture partielle de la frontière à Noé. L'accord vise l'entrée et la sortie des piétons uniquement.

 

Mensah


Source: KOACI.COM

lundi, 03 septembre 2012

DEUX MOIS APRES LA SORTIE TELE D'HAMED BAKAYOKO - LA PRESSE GHANEENNE REVELE LE FIN MOT D'UN FAUX COMPLOT

 


UNE JOURNAL GHANEEN - THE INSIDE.jpg

 

Après la sortie surmédiatisée du «superflic», le ministre de l’intérieur, Hamed Bakayoko, le 12 juin dernier, sur les antennes de la RTI, annonçant un coup d’Etat déjoué avec des preuves filmées à l’appui, beaucoup d’Ivoiriens avaient pris avec des pincettes les aveux qu’on dit avoir été «arrachés» au ministre Lida Kouassi et au Colonel Katé Gnatoa.

Deux mois après la sortie télé du ministre de l’intérieur, consécutivement à l’extradition spectaculaire du ministre Lida Kouassi du Togo vers la Côte d’Ivoire, la vérité a fini par éclater au grand jour, et ce depuis la capitale ghanéenne. Où le cerveau de ce qui s’avère une grotesque arnaque (le fameux coup d’Etat déjoué) servie aux Ivoiriens, un certain Chicata ou Tsikata, a été mis aux arrêts il y a quelques jours par les agents du Bureau of national investigation (BNI), l’équivalent de la DST en Côte d’Ivoire. C’est la presse locale qui s’en fait l’écho. Notamment le journal «The Insight» qui en fait sa grande Une : «Arrested / Agent of Ivorian security in BNI hands» (Arrêté/ Un agent de la sûreté ivoirienne entre les mains du BNI).

Selon l’article, le dénommé Tsikata (Chicata), de nationalité ghanéenne,  a avoué avoir travaillé pour les services de sécurité de Côte d'Ivoire. Après avoir été arrêté par  le Bureau national des investigations (BNI). «Le Ghanéen répondant au nom de Tsikata a réussi à convaincre ses employeurs au sein des services de sécurité ivoiriens qu’il était un officier de l'armée ghanéenne à la retraite avec une très grande influence au Ghana. Il a également établi des contacts avec des partisans de l’ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, qui sont actuellement en exil au Ghana. Avec ces contacts, M. Tsikata aurait séduit les services de sécurité ivoiriens avec des histoires inventées sur la participation du Ghana pour tenter de renverser le gouvernement ivoirien.

Il aurait également fourni de fausses informations sur les opérations de sécurité en Côte d’Ivoire aux loyalistes de Gbagbo au Ghana. Certaines sources bien placées disent que le but des activités de M. Tsikata était de saper les très bonnes relations existant entre le Ghana et la Côte d'Ivoire. Il travaillait avec les services ivoiriens dans un schéma de provoquer le rapatriement (l’extradition) des exilés ivoiriens. La BNI l’a remis entre les mains de la Justice», peut-on lire dans le journal The Insight du vendredi 31 août au dimanche 2 septembre 2012, numéro 1417. On comprend mieux toute la machination qui  a suivi, et pourquoi au finish, le ministre Moïse Lida Kouassi n’est poursuivi que pour de prétendus «crimes économiques».
 


Frank Toti


jeudi, 30 août 2012

AVANT L'AUDIENCE DE VENDREDI A ACCRA, L'AVOCATE DE KONE KATINAN DIT TOUT

 

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Me Lucie Bourthoumieux, l’un des avocats du ministre Koné Katinan dans l’affaire (elle collabore par exemple avec le juriste ghanéen Patrick Sogbodjor), a bien voulu accorder un entretien au Nouveau Courrier dans lequel elle explique la procédure en cours, en particulier la dernière initiative de la Défense qui a choisi d’invoquer la notion d’habeas corpus, chère au système juridique anglo-saxon, pour obtenir la mise en liberté du porte-parole du président Gbagbo. Elle s’exprime également sur ce qu’elle perçoit comme la volonté manifeste des autorités ghanéennes de ne se fier qu’aux textes et loi en vigueur dans le pays et sur la scène internationale, en dépit des pressions politiciennes. En filigrane, l’on comprend que l’enjeu pourrait bien être une forme de jurisprudence qui clora, dans un sens ou dans un autre, le débat engagé, avec force tambours et trompettes, par le régime ivoirien. 

Vous invoquez l'habeas corpus dans le cadre de l’affaire Katinan Koné. A quoi répond cette démarche juridique?

Le sens de cette démarche est simple. L’Etat ghanéen doit venir se prononcer devant la justice sur les raisons de ce qu’on peut appeler la privation de liberté, ou alors de la mise en sécurité de M. Koné Katinan. La Cour nous a donné raison en désignant un juge qui a convoqué l’Etat et fixé une date d’audience relativement rapprochée, c’est à dire vendredi prochain. De façon à ce que l’Etat vienne s’expliquer sur le fait que notre client, M. Koné Katinan, soit mis en sécurité depuis vendredi dernier, et pendant plus de 48 heures. Je pense que l’Etat ghanéen viendra expliquer qu’il a procédé ainsi parce que le gouvernement Ouattara avait demandé que Koné Katinan soit extradé. 

A partir de là, on demandera au juge de se prononcer sur la légalité de cette demande d’extradition. Dans la mesure où premièrement, il n’y a pas du tout de convention d’extradition entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. Deuxièmement, M. Katinan Koné bénéficie du statut de réfugié politique. Et à ce titre, il est couvert par la Constitution ghanéenne de 1992 qui est contre toute extradition d’un réfugié vers son pays d’origine ou décrit comme tel pour des motifs politiques. Et même les textes de la Cedeao interdisent toute extradition pour des raisons politiques d’un ressortissant de la Cedeao vers son pays d’origine ou un pays tiers.

A quoi doit-on s’attendre lors de l’audience de vendredi? Y aura-t-il un débat de fond sur l’affaire même?

Des questions peuvent toujours conduire à un débat de fond. A la suite des explications de l’Etat. Qui viendra donner les raisons pour lesquelles le ministre Koné Katinan est retenu depuis vendredi dans ses locaux. Et à partir de ces raisons-là, le juge pourra décider si l’Etat a le droit de retenir pendant plus de 48 heures un réfugié politique ou en tout cas un résident étranger, sachant que ce dernier a toutes les pièces justificatives de son statut. 

Par rapport à tous les éléments à votre disposition, êtes-vous confiante quant à l’issue de la procédure?

En tout cas, nous sommes confiants et nous avons confiance en la justice ghanéenne, dans la mesure où nous avons pu constater depuis quelques jours que nous négocions ce dossier en rapport avec toutes les autorités politiques et judiciaires, que toutes les autorités ont à cœur de se soumettre à la loi de leur pays quelques soient les pressions subies. 

Sommes-nous dans la même configuration que l’affaire du ministre Lida Kouassi extradé au forceps du Togo en juin dernier?

On est dans la même situation de demande d’extradition de personnalités ivoiriennes, mais vous voyez que le modus operandi est complètement différent. Vous avez vu qu’au Togo le ministre Lida Kouassi a été extradé avec une autorisation administrative, donc purement politique. Mais, dans le cas de Koné Katinan, l’Etat ghanéen a souhaité étudier le dossier au regard de la loi. Ça, c’est une différence de taille !


Réalisée par Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

REVELATION SUR LE CAS KATINAN: CORRUPTION, TERRORISME ET GANGSTERISME

 

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Avant les obsèques du président ghanéen Atta Mills, Ouattara avait remis au directeur de la DST ghanéenne (via Hamed Bakayoko son ministre de l'intérieur), une importante somme d'argent avec une liste de certaines personnalités ivoiriennes, afin que celui-ci procède au kidnapping et à l'extradition en Côte d'Ivoire de ces personnalités. L'arrestation et extradition manquée du ministre Koné Katinan était le premier du genre. 

L'investigation au sein de la DST ghanéenne a donc permis aux autorités ghanéennes de découvrir le plan frauduleux. La suite, on la connait tous: le directeur de la DST et ses collègues complices ont été démis immédiatement de leur fonction. 

Dévoilé, Ouattara ne va pas démordre pour autant dans sa volonté de ramener Katinan en Côte Ivoire. Car, il fit intervenir l'ambassadeur de France au Ghana. Mais face aux explications de l'avocat du ministre Katinan, le diplomate français s'est toute suite retiré. 

L'UEMOA, NOUVELLE SOLUTION POUR L'EXTRADITION?

Au dernière nouvelle, après l'échec de l'extradition du ministre Katinan, grâce à la loi ghanéenne sur la protection des réfugiés, ouattara a choisi l'option Uemoa. En effet, selon les proches du pouvoir Ouattara, l'Uemoa serait entrain de mettre en place une commission rogatoire pour obtenir l'extradition du ministre Katinan. Selon ces derniers, la Commission Bancaire de l'UEMOA avait diligentée une enquête (?) pendant la crise post-électorale qui établit clairement l'implication directe du ministre Katinan dans l'appropriation illégale de ressources au sein du siége national de la BCEAO à Abidjan.

Selon ces pro-ouattara, cela apportera du crédit à l'accusation de crimes économiques formulée par le pouvoir Ouattara. Toujours, selon eux, si cette commission rogatoire se confirme, les juges ghanéens pourraient difficilement s'opposer à l'extradition du ministre Katinan, puisque la loi ghanéenne sur la protection des réfugiés ne s'applique pas quand un réfugié commet des crimes non-politiques dans son pays d'origine avant d'entrer sur le territoire ghanéen. Cependant, ces pro-Ouattara, précisent qu'une telle procédure peut durer plusieurs semaines...

OBJECTIFS REELS DE OUATTARA

L'affaire de l'extradition du ministre Koné Katinan a révélé au monde entier la vraie nature de Ouattara et son régime: corruption, terrorisme, gangstérisme, dictature... Du mandant d'arrêt pour déstabilisation de pays, on est passé en 48h, après l'échec de l'extradition du ministre Katinan, à un nouveau mandat d'arrêt pour crime économique. 

Le régime Ouattara agit comme un gang mafieux. L'objectif de ce dernier est d'éradiquer définitivement l'opposition significative ivoirienne (le FPI, parti du Président Gbagbo), et de réduire en silence toutes les personnalités ivoiriennes susceptibles d'avoir en leur possession des preuves qui accablent Ouattara et son pouvoir.

Les plans morbides de ouattara sont désormais dévoilés. Et son acharnement contre le peuple ivoirien va le perdre indubitablement. 


Source: Facebook Ma Patrie

mercredi, 29 août 2012

AFFAIRE KATINAN KONE: LA «BATAILLE DE KIRINA» JURIDIQUE A COMMENCE!

 

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Les autorités ghanéennes ont décidé de jouer à fond la carte du droit dans l’affaire Katinan Koné, là où certains, le régime Ouattara notamment, avaient tout misé sur un passage en force politique. Dans un communiqué publié le dimanche le Ghana avait subtilement fait glisser l’affaire sur le terrain juridico-judiciaire, en entamant une procédure judiciaire, comme les textes l’exigent. Du coup, l’arrangement juridico-politique souhaité par Abidjan tombe à l’eau et laisse place à une véritable bataille juridico-judiciaire. Qui va connaitre son épilogue d’ici peu. Le ministre Katinan Koné part avec un léger avantage du fait de son statut de réfugié politique et de la constitution ghanéenne qui plaide en sa faveur en ses articles 14 et 21. L’affaire intervenant en pleines vacances judiciaires au Ghana, le temps pourrait également jouer en sa faveur, en lui permettant de se préparer et de mettre en place sa stratégie de défense. 

Initialement, l’affaire devrait être présentée hier lundi 27 août 2012 devant le tribunal de première instance d’Accra, avant d’être reportée. Tractations souterraines, intrigue judiciaire, complexité avérée du dossier ? En tout cas les avocats du ministre Katinan,  Me Lucie Bourthoumieux du Barreau de Paris et Me Patrick Sogdjibor du barreau du Ghana entendent utiliser tous les instruments juridiques en leur possession pour faire échec à un projet d’extradition de leur client. Hier, Patrick Sogdjibor est d’ailleurs sorti du bois, et a évoqué une possible action en justice pour obtenir une mise en liberté rapide de son client. «Nous attendons des autorités ghanéennes qu’elles respectent le droit à la liberté de notre client, et qu’elles respectent le fait qu'il est un réfugié inscrit ici, qui n'a commis aucun crime ; et qu’elles le libèrent immédiatement et sans condition pour qu’il retrouve sa liberté individuelle et son confort», a-t-il indiqué à la radio Joy FM. Une telle procédure peut-elle prospérer ? Oui, selon le Dr Vladimir Antwi-Danso, chercheur senior au Centre Legon pour les Affaires Internationales et Diplomatiques, qui a affirmé que M. Katinan a le droit de saisir le tribunal au sujet de cette affaire.

Le gouvernement ghanéen desserre l’étau des pressions…

Ce qui apparaissait comme une «simple» parenthèse semble s’être métamorphosé en une véritable bataille judiciaire qui s’annonce épique et rude. Et qui peut s’étendre sur plusieurs jours voire plusieurs semaines. Et il n’est pas exclu à l’analyse des informations en notre disposition que la  Haute cour de justice ghanéenne se saisisse du dossier au regard de la qualité du «prévenu» et du caractère à la fois complexe et délicat de l’affaire. Choisir de placer la bataille sur le terrain juridique permet en tout cas au gouvernement ghanéen de tenir à distance les différents lobbies qui s’activent autour de lui.

D’abord, le régime Ouattara, qui ne cesse de le harceler et devra se soumettre au droit et arrêter son activisme et ses menaces voilées. Mais également, les soutiens internationaux du ministre Justin Koné Katinan, notamment ses ex-hôtes sud-africains mais aussi l’ancien président John Jerry Rawlings, figure incontournable du NDC, parti du président John Dramani Mahama, qui serait bien contrarié d’aller à la bataille électorale de cette fin d’année en étant éventuellement handicapé par les conflits que peuvent susciter l’affaire Katinan au sein de sa formation politique.

Une bataille de Kirina juridique

Dans les camps de réfugiés, parmi les cadres en exil et au sein des milieux favorables à l’opposition en Côte d’Ivoire, la bataille juridique FPI-RDR qui s’est déclenchée au Ghana s’apparente à une véritable bataille de Kirina, du nom de celle, épique et à la vie à la mort, qui a opposé les troupes de Soundjata Kéita et de Soumahoro Kanté.  En effet, la jurisprudence qui s’écrira sera déterminante pour la sécurité des militants en exil, donc pour la pérennité d’un combat politique dont les figures principales en Côte d’Ivoire sont aujourd’hui embastillées pour un oui ou pour un non par ceux qui ont juré d’imposer un parti unique de fait en «éradiquant» toute forme de contestation.

 

Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 28 août 2012

TENTATIVE D'EXTRADITION MENEE PAR LE REGIME OUATTARA - LES DESSOUS DE LA DERNIERE AFFAIRE KONE KATINAN

 

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Le ministre Justin Katinan Koné


Deux mois et demi après le «mensonge d’Etat» sur la fausse arrestation du ministre Koné Katinan au Cameroun, le régime a ravivé le «dossier», cette fois-ci en ventilant dans ses canaux locaux, le samedi 25 août 2012, une information relative à l’arrestation et à l’extradition imminente du porte-parole du président Laurent Gbagbo du territoire ghanéen vers la Côte d’Ivoire. Par la suite, le week-end a été riche en annonces et en démentis, en coups tordus et en opérations de manip' plus ou moins réussies. Que s’est-il passé exactement? Tout par d’un déplacement en Afrique du Sud du ministre Justin Katinan Koné, porte-parole du président Laurent Gbagbo, invité par l’ex-président sud-africain Thabo Mbeki à Johannesburg pour prendre part aux travaux de l’African Forum, plateforme regroupant notamment d’anciens chefs d’Etat africains. C’est en compagnie de Me Lucie Bourthoumieux, une des avocates de Gbagbo, que Katinan séjournera du dimanche 19 au vendredi 24 août dernier en Afrique du Sud. 

A la fin de son séjour fort enrichissant, au vu de la densité et de la qualité des personnalités rencontrées, le ministre du Budget du Gouvernement Aké N’Gbo et l’avocate Me Lucie Bourthoumieux regagnent la capitale ghanéenne d’où ils sont partis. C’est par un vol régulier de la South African Airways qu’ils atterriront à l’aéroport international Kotoka d’Accra. Après les formalités d’usage, c’est à leur sortie de l’aéroport, qu’ils seront apostrophés par des agents de la police ghanéenne. Et pour cause: une short-list de personnalités ivoiriennes en exil a été transmise par les autorités ivoiriennes. Justin Koné Katinan figure sur la fameuse short-list. Très clairement, le régime Ouattara l’accuse d’être impliqué dans les récentes attaques armées contre des cibles militaires en Côte d’Ivoire. En procédant ainsi, il espère faire prospérer sa demande d’extradition auprès d’un pays qui s’est toujours refusé à lui livrer ses opposants politiques. 

C’est donc en raison de ces accusations fallacieuses que Koné Katinan sera interpellé par les services de l’immigration et gardé depuis lors dans les locaux du Bureau of national investigation (BNI), l’équivalent de la Direction de la surveillance du territoire (DST) ivoirienne. Et avant même que les autorités ghanéennes ne communiquent sur l’affaire, c’est curieusement Abidjan qui a ventilé l’information de l’arrestation du ministre Katinan et de son «imminente extradition» dans la journée du samedi dernier. 
 
La Constitution ghanéenne, le rempart de Katinan
 
Une extradition qui n’est jusque-là pas encore intervenue. Parce que contrairement au Togo, le Ghana est pointilleux sur le respect des lois et des procédures. Et dans le cas de l’affaire Katinan, les autorités ghanéennes butent principalement sur les dispositions de la Constitution ghanéenne de 1992, qui sont assez strictes concernant tout ce qui est relatif à l’extradition et au non refoulement. De plus l’ex-ministre du Budget du gouvernement Aké N’Gbo bénéficie du statut de réfugié reconnu par les autorités ghanéennes et le HCR. On se souvient que c’est à la veille de la visite de Ouattara à Accra, le 6 octobre dernier, que le Parlement ghanéen avait voté à l’unanimité une disposition reconnaissant le droit d’asile et favorisant le statut de refugié aux dizaines de milliers d’Ivoiriens qui avaient trouvé refuge dans ce pays voisin. 

Si le Ghana a confirmé l’interpellation de Katinan Koné qui revenait du pays de Nelson Mandela, son extradition est loin d’être acquise. Selon les informations en notre disposition, cette «garde à vue» prolongée est en réalité une mesure sécuritaire prise par les autorités ghanéennes à l’endroit de celui qui porte la voix du président Laurent Gbagbo. Devant la tournure et la sur-médiatisation de cette affaire, les autorités ont jugé bon de mettre à l’abri le concerné. Qui a pu rencontrer des membres de sa famille dans la soirée de samedi dernier. 
 
Une action longtemps préparée par le régime Ouattara
 
Selon nos sources, des informations à la précision troublante sur l’arrestation d’un «gros poisson» parmi les exilés politiques au Ghana circulaient depuis quelques temps. Les autorités ivoiriennes, notamment le ministre des Affaires étrangères, au cours de sa conférence de presse du lundi 20 août dernier, avaient annoncé l’accélération des procédures avec le Ghana sur les extraditions. De son côté, le ministre de l’Intérieur avait subtilement laissé entendre au cours d’une rencontre que le Ghana était disposé à collaborer. C’est pour cette raison qu’Abidjan a été la première capitale à ventiler l’information sur l’arrestation de Katinan. Avant d’annoncer le samedi matin avoir dépêché des juges (et des éléments de la DST) à Accra pour obtenir son extradition. Cette délégation a-t-elle réellement quitté Abidjan? En tout cas, les autorités ghanéennes ne confirmeront pas la venue d’une délégation ivoirienne pour négocier l’extradition du porte-parole de Laurent Gbagbo. Alors s’agissait-il d’un coup de bluff médiatique destiné à faire pression sur Accra? Une chose est sûre : le régime d’Abidjan est prêt à tout pour obtenir la «tête» de Katinan sur un plateau d’argent. Celui dont l’arrestation et l’extradition ont été plusieurs fois annoncées y compris par Ouattara lui-même. 
 
Dlamini-Zuma, Mbeki et Rawlings suivent le dossier
 
Le Ghana va-t-il céder à la pression «ouattaresque»? Pas si sûr. Surtout que c’est volontairement que les autorités ghanéennes ont «construit» un mur juridique en béton armé qui protège les exilés politiques. De plus, Katinan et ses camarades jouissent du regard protecteur de l’ex-président John Jerry Rawlings qui ne ménage aucun effort quand il s’agit des pro-Gbagbo. Selon les informations en notre possession, ce dernier est au fait de cette affaire et ne tient pas à ce que son pays «vende» des frères ivoiriens. Plus loin d’Accra, le dossier est très suivi par les autorités sud-africaines. Notamment, la présidente de la Commission de l’UA, Mme Nkozasana Dlamini-Zuma, et l’ex-président Thabo Mbeki qui ont eu des entretiens avec le ministre Katinan Koné lors de son récent séjour à Johannesburg. 

De leur côté, les proches de Katinan Koné sont confiants et assurent qu’il ne sera pas extradé et recouvrera la liberté assez rapidement. Pour l’heure, l’affaire reste entre les mains de John Dramani Mahama, le successeur constitutionnel de John Atta Mills.
 
 

Frank Toti et Marc K. Blanchard



lundi, 27 août 2012

UNE MILITANTE DU RDR ACCUSE HAMED BAKAYOKO DE CORRUPTION DANS L'AFFAIRE KONE KATINAN

 

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Lu sur le mur Facebook de Massandjé Koné, une amie RDR (posté par elle).


Voici les faits et jugez en vous-mêmes. Je suis dégoutée par cette manière de diriger la nation ivoirienne. A l’issue de son voyage en Afrique du Sud sur invitation de l'ANC, Koné Katinan est arrivé à l’aéroport international d’Accra-Kotoka par un vol régulier de la compagnie aérienne South African Airways.

C’est à sa sortie de l’aéroport, après toutes les formalités usuelles et dans l’attente de son chauffeur, que Koné Katinan a été interpellé par des policiers dont on découvrira par la suite qu’ils sont d'Interpol Ghana. Ces derniers, notoirement dans un deal avec quelques membres de notre gouvernement (Hambak, en particulier), à l’insu des autorités ghanéennes, ont voulu remettre Katinan dans l’avion pour le livrer à Abidjan, comme ce fut le cas du Commandant Anselme Séka Yapo, depuis l’aéroport de Lomé.

L’avocate Lucie Bourthoumieux, qui avait fait le voyage avec Katinan, s’y est opposée de manière très ferme et a clairement indiqué aux policiers que la destination finale de son client était Accra et non Abidjan. C’est sur ces discussions que l’affaire atterrit à la police de l’immigration de l’aéroport et ensuite au BNI (Bureau National d’Investigation), DST ghanéenne.

Là-bas, tout le monde est surpris par ce qui apparait visiblement comme un enlèvement organisé par le pouvoir ivoirien, avec la complicité manifeste de certains policiers du Ghana. On parle même d’une affaire de gros sous. Actuellement où je vous parle, ces policiers viennent d'être relevés de leur fonction. Katinan est en résidence surveillée, le temps que le Président Dramani rentre de son voyage.

Voici l'histoire très humiliante que nous vivons depuis hier. Au passage, je crois, avec mon expérience, que nous nous trompons de cible, notre ennemi est dans notre propre maison. Ce n'est pas le FPI!

 

Sur la page Facebook de Ma Patrie.

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

dimanche, 26 août 2012

AFFAIRE KATINAN: L'IRRITATION DU GHANA ET DU MONDE ENTIER FACE A OUATTARA

 

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En refusant de livrer KATINAN ce samedi, le Ghana ouvre une relative tolérance vis-à-vis de ses exilés Ivoiriens, mais exprime surtout une option politique soutenue par ses populations, des Ghanéens de plus en plus hostiles à la politique du gouvernement Ouattara. C’est la marque d’une réelle réserve face à l’attitude du gouvernement Ouattara, relativement à la réconciliation nationale et au sort reservé au Front Populaire Ivoirien [FPI]. Le Ghana bénéficie dans cette rébellion contre Ouattara du soutien de l’Afrique du Sud et de plus en plus de pays africains. Même la France et les USA se sentent désormais poussées à prendre des distances d’avec ADO, si le dialogue républicain direct ne prend pas forme.

Katinan Koné qui était contesté, jalousé, redevient un héros dans le camp Gbagbo !

Le FPI, et c’est son plein droit, trouve dans cette résistance internationale contre Ouattara, un ferment de mobilisation fournit par le pouvoir Ouattara lui-même. Désormais, la communauté internationale devient impatiente et pourrait manifester publiquement une mauvaise volonté, si le pouvoir Ouattara maintient la ligne intransigeante actuelle face à l’opposition FPI et l’opposition ivoirienne en genéral.

Dans cette situation, le PDCI semble fuir ses responsabilités. Oubliant qu’il est comptable aussi bien des échecs que des succès, Bédié ne réagit que lorsque Ouattara le consulte. Ce que ce dernier fait de moins en moins. Quand on l’interpelle, le président du PDCI s’en remet à Ahoussou [premier ministre sans réels pouvoirs], lorsqu’il [Bédié] ne lève pas les bras au ciel en disant: « Alassane voulait être président, qu’il montre ce dont il est capable. » Le Ghana et le monde entier savent tout ça, et sont décidés à empêcher Alassane Ouattara de n’en faire qu’à sa tête avec cette justice vindicative, sans aucune sanction pour les abus et criminels de son propre clan politico-militaire mono-ethnique.

Plus de 16 mois après le 11 avril 2011, seuls les pro-Gbagbo sont victimes des poursuites de Ouattara. Ce qui n’est plus acceptable pour les Ivoiriens dans leur écrasante majorité, ni pour les Ghanéens, ni pour les Africains, encore moins pour l’ONU et l’Union européenne.

Alassane Ouattara le sait désormais.

On peut affirmer, ce samedi soir, que l’entêtement de Ouattara dans le dossier Katinan, sonne les débuts de son isolement diplomatique.


 

La rédaction de Connectionivoirienne.net

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

 

 

 

 

 

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Côte d'Ivoire: Arrestation de Katinan Koné au Ghana, ce qui s'est réellement passé

 

Contrairement à ce que les médias à la solde du régime Ouattara veulaient faire croire, le ministre Justin Katinan Koné a été brièvement interpellé en compagnie d'une avocate du président Gbagbo lors d'un contrôle de police aux frontières au Ghana à l'aéroport de Takoradi alors qu'il revenait d'Afrique du Sud ce vendredi soir..

Malgré l'insistance, la demande et la pression du camp Ouattara et ses soutiens extérieurs, pour sa livraison en vue d'une extradition vers la Côte d'Ivoire, les autorités ghanéennes se sont refusées à livrer le ministre ivoirien délégué au budget du dernier gouvernement du président Laurent Gbagbo qui a, selon nos sources sur place, quitté tranquillement son lieu d’interpellation pour se rendre dans une villa de la banlieue d'Accra.

Selon nos informations, les autorités ghanéennes auraient rappelé la loi en vigueur en matière d'extradition sur leur sol aux "envoyés" spéciaux de Alassane Ouattara qui sans nul doute guettaient son arrivée.

En tout cas, Il est en ce moment à son domicile au moment ou nous écrivons ces lignes.

Le camp Ouattara va-t-il s'avouer vaincu dans cette affaire....?

Nous vous tiendrons informés s'il y a un quelconque changement.


 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

mardi, 07 août 2012

COMMUNIQUE DU FPI SUITE AUX ACCUSATIONS DU MINISTRE HAMED BAKAYOKO

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Le Front Populaire Ivoirien condamne avec la dernière énergie les attaques meurtrières qui ont eu pour cibles des camps militaires.

Le Front Populaire Ivoirien réitère son attachement à la transition pacifique à la démocratie et ne peut que regretter l'effusion de sang consécutive aux attaques susmentionnées.

Le Front Populaire Ivoirien préconise l'ouverture d'enquêtes impartiales permettant de situer les responsabilités quant à ces attaques.

Le Front Populaire Ivoirien s'insurge devant les accusations infondées formulées par le Ministre de l'intérieur, Hamed Bakayoko qui a imputé, sur les ondes d'une radio (RFI, Ndlr), ces attaques meurtrières au FPI et à de prétendus "miliciens pro-Gbagbo" (venus du Ghana, Ndlr).

C'est le lieu de rappeler au pouvoir d'Abidjan, que son partenaire au sein du RHDP à savoir le PDCI d'Henri Konan Bédié a annoncé ces dernières semaines dans sa presse (le Nouveau Réveil) qu'une attaque se préparerait et viserait la ville d'Abengourou. Par ailleurs, toujours ces dernières semaines, le député PDCI Konan Kouadio Bertin alias KKB, s'est montré extrêmement virulent à l'égard des tenants du pouvoir. Le Front Populaire Ivoirien invite en conséquence le Ministre de l'intérieur à bien regarder dans son entourage politique proche à qui pourrait profiter de telles attaques.

Par ailleurs, le Front Populaire Ivoirien attire l'attention du ministre sur le suivi d'heure en heure de ces attaques et les commentaires quasi-instantanés du Président de l'Assemblée Nationale qui s'en sont suivis.

Le Front Populaire Ivoirien réaffirme son attachement à la légalité constitutionnelle et aux méthodes démocratiques dans l'exercice de la fonction politique. Il ne se reconnait absolument pas dans les allégations fallacieuses d'Hamed Bakayoko qui se grandirait à laisser les services d'enquête faire leurs investigations avant de tirer quelque conclusion expéditive.


Source: ACC-COTE D'IVOIRE

mercredi, 01 août 2012

LE DERNIER MOT DES EXILES IVOIRIENS AU PRESIDENT JOHN EVANS ATTA MILLS

 

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Excellence, Président  Professeur John Evans ATTA MILLS, je voudrais, au nom de tous les ivoiriens et ivoiriennes, enfants, jeunes et vieux, exilés dans votre pays et dans la sous-région, vous dire tout simplement merci. Merci, parce que nous étions pourchassés et vous nous avez sauvés. Nous étions sans logis et vous nous avez logés. Nous avions faim et vous nous avez donné à manger. Nous avions soif et vous nous avez donné à boire… En faisant tout cela, vous avez grandement honoré le SEIGNEUR, notre DIEU, qui vous rappelle à lui.     

Excellence, permettez que je rappelle ce que vous nous avez dit lors de notre première rencontre, à propos de la crise ivoirienne: «Au cours des réunoins avec mes pairs, j’étais isolé parce je demandais qu’il n’y ait pas de guerre en Côte d’Ivoire, car la guerre ne résoudra aucun probleme»… Oui,  Excellence, on voit bien aujourd’hui que la guerre n’a rien résolu en Côte d’Ivoire et vous aviez raison.              

Excellence, que le SEIGNEUR,  dans sa bonté infinie, vous couvre de sa grâce et vous mette à sa droite, parce que vous avez été sur la terre des hommes, un homme bien.

 

 Dr ASSOA ADOU

 Président et porte-parole de la coordination FPI en exil

jeudi, 26 juillet 2012

GHANA: JOHN ATTA-MILLS, UN PRESIDENT PANAFRICANISTE ET PRAGMATIQUE

 

JOHN ATTA MILLS 2.jpg


Décédé brutalement et mystérieusement mardi 24 juillet, le président ghanéen John Atta-Mills était arrivé au pouvoir de justesse en 2009, après un scrutin tendu et deux tentatives infructueuses. Ce portrait signé Christophe Boisbouvier et publié dans Jeune Afrique n° 2505 (du 11 au 17 Janvier 2009) retrace l'ascension d'un homme d'État réputé pour son intégrité.

Article publié le 12/01/2009 : "La revanche de John Atta-Mills".

Après avoir concédé à deux reprises la victoire à John Kufuor, l’ancien vice-président de Jerry Rawlings a cette fois fait preuve de pugnacité. Le nouveau chef de l’État doit maintenant prouver qu’il est capable de s’affranchir de son mentor.

La photo était belle. Côte à côte, le 7 janvier 2009 sur la place de l’Indépendance à Accra, le sortant John Kufuor, le nouvel élu John Atta-Mills et un Jerry Rawlings tout sourires, visiblement ravi de revenir sur le devant de la scène par procuration. Vêtu d’un kente – le tissu traditionnel ghanéen – assorti d’une chemise traditionnelle elle aussi, le nouveau maître du Ghana a prêté serment sur la Bible. Une vraie cérémonie consensuelle… Puis tout à coup, le « gentil Atta-Mills » a décoché un trait : « Lors des élections, la démocratie a été mise à l’épreuve, mais finalement la volonté du peuple a prévalu. » La petite phrase en dit long sur l’âpreté du combat.

De fait, jusqu’à la dernière minute, le Nouveau Parti patriotique (NPP) a tout fait pour garder le pouvoir. Campagne à l’américaine, pressions sur la commission électorale… Les partisans de Nana Akufo-Addo ont parié sur la répétition du scénario de 2004 : un scrutin très disputé et, au final, un Atta-Mills qui concède la défaite pour ne pas provoquer d’affrontements. Le NPP était tellement sûr de sa victoire qu’il avait déjà fait venir de France des caisses de champagne…

Jusqu’à la dernière minute, le Nouveau Parti patriotique (NPP) a tout fait pour garder le pouvoir.

Mais cette fois-ci, Atta-Mills s’est rebellé. Après le premier tour du 7 décembre, il a fait savoir à son adversaire que, si d’aventure il tentait de s’autoproclamer président, ce serait l’épreuve de force, y compris dans la rue. Au lendemain du second tour du 28 décembre, le Congrès national démocratique (NDC) d’Atta-Mills a même lâché publiquement qu’il ne serait plus en mesure de contrôler ses militants si jamais… Pour gagner, le « prof » à la voix douce a dû sortir les griffes.

Un homme de loi

John Atta-Mills, 64 ans, c’est d’abord un lawyer, comme disent les anglophones. Un homme de loi. Contrairement à la légende, il n’est pas issu d’une famille pauvre. Né à Tarkwa, dans l’ouest du pays, le jeune Atta-Mills a été poussé dans ses études par un père enseignant. Docteur en droit à Londres, il a occupé une chaire à l’université d’Accra pendant vingt-cinq ans. D’où son surnom de « prof ». « Une fois, se souvient un de ses étudiants, il m’a donné l’argent pour que je puisse aller aux obsèques de mon père. »

Au fil des ans, et surtout après son passage à la Direction des impôts, John Atta-Mills s’est forgé la réputation d’un homme d’une honnêteté scrupuleuse. C’est sans doute pour cela que le capitaine Rawlings l’a choisi comme vice-président en 1996. C’est aussi pour cette raison que ses adversaires, faute de trouver un dossier compromettant à son sujet, ont lancé des rumeurs sur son état de santé. Il y a un an, ils ont évoqué une hospitalisation pour maladie grave. Démenti formel de l’intéressé. Il a juste subi une opération de la cataracte à un œil. Cette fameuse honnêteté n’est pas une légende. Confidence de son frère, Cadman Atta-Mills : « Un jour de 1996, John a reçu à la maison la visite d’un homme d’affaires qui voulait le féliciter pour son élection à la vice-présidence. Quand il est reparti, il a laissé une enveloppe sur la table basse. Sur le coup, John n’y a pas fait attention. Puis il l’a vue. Dedans, il y avait 40 000 deutsche Mark. Tout de suite, il s’est affolé. Il a appelé son visiteur en lui disant : “Vous avez oublié votre argent.” Celui-ci lui a répondu que c’était pour payer ses dettes de campagne. Alors John lui a rétorqué : “Mais c’est de la corruption que vous êtes en train de faire !” et lui a fait remettre son enveloppe. Quand l’anecdote a été rapportée à Jerry Rawlings, celui-ci a dit bravo. » Qui sait si cette visite n’avait pas été montée par Rawlings lui-même pour tester son nouveau colistier ?

Père tranquille

Dans son action politique, Atta-Mills a trois modèles : Nelson Mandela, Julius Nyerere – parce qu’il était « intègre et nationaliste » –, et Kwame Nkrumah.

Autre facette du personnage : le père tranquille. Marié à une éducatrice, Ernestina Naadu Mills, et père d’un garçon de 19 ans, John Atta-Mills va à l’office tous les dimanches et adore le sport. Il a même été sélectionné une fois dans l’équipe nationale de hockey sur gazon. Comme tous ses compatriotes, Atta-Mills aime le foot. Un temps, il était au comité directeur des Hearts of Oak, l’un des deux grands clubs du pays. Le nouveau maître du Ghana est aussi un supporteur acharné du Manchester United. Depuis ses études à Londres, l’homme a adopté un style très british. Mais pour la table, ses goûts le portent vers la cuisine française. Pas fou, Atta-Mills.

Il est un autre aspect du personnage qui est moins connu. C’est son idéalisme. Dans son action politique, Atta-Mills a trois modèles : Nelson Mandela, Julius Nyerere – parce qu’il était « intègre et nationaliste » –, et Kwame Nkrumah. Évidemment, à Accra, il est de bon ton de se réclamer du père de la nation, mais Atta-Mills a fait un peu plus. Dans sa jeunesse, il a étudié au fameux Institut idéologique de Winneba, fondé par Nkrumah à l’époque du socialisme scientifique. En bon disciple, il croit au panafricanisme… et aux États-Unis d’Afrique. « Mais attention, précise l’un de ses conseillers, il veut y aller doucement. »

John Atta-Mills n’a pas le charisme d’un Nkrumah ou d’un Rawlings. De son propre aveu, il est incapable d’électriser une foule. Du coup, ses adversaires disent qu’il est trop « tendre » pour la fonction. « En Afrique, il faut être costaud pour gouverner. » Réalité ou apparence ? Quand les gisements pétroliers récemment découverts entreront en exploitation, en 2010, on verra si l’homme qui a fait campagne contre la corruption sera capable de tenir à distance les prédateurs. « Vous savez, il n’a pas l’air comme ça, dit son frère Cadman, mais il a un sacré caractère. Et quand il a décidé quelque chose, il ne bouge plus. » Atta-Mills dur comme du bois ? En français, Hearts of Oak signifie « Cœurs de chêne ».


Source: JEUNE AFRIQUE

samedi, 31 mars 2012

IL AVAIT INCRIMINE DES PROCHES DE OUATTARA DANS L'AFFAIRE KIEFFER - ILS ONT TUE «GORGE PROFONDE»!


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«Gorge Profonde» (surnommé ainsi par Le Nouveau Courrier pour des raisons de sécurité), celui qui avait fait «ressusciter» l'affaire Kieffer par ses révélations, de son vrai nom Adama Koné, est mort hier au Ghana. Où il avait trouvé refuge, suite aux graves menaces qui pesaient sur sa vie. Les conditions de son décès portent à croire qu'il s'agit d'un acte criminel.

''Gorge Profonde'' avait trouvé refuge au Ghana voisin, suites aux nombreuses menaces qu'il a reçues, après ses révélations sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. Même dans ce pays, il n'était pas en sécurité, parce que selon ses dires, il sentait que ses mouvements étaient suivis. C'est au camp de réfugié Ivoiriens de Elubo qu'il s'était établi vers fin janvier, en attendant de partir pour une autre destination. Et ce, après avoir échappé à un assassinat, alors qu'il avait rendez-vous avec le juge Patrick Ramaël qui avait effectué le déplacement d'Abidjan suite aux informations échangées avec lui.

Adama Koné alias «Gorge Profonde» menait une vie tranquille dans ce camp, et préparait avec des avocats des éléments de preuves devant être reversées à la défense du président Laurent Gbagbo. Dans la nuit du mardi au mercredi dernier, après une causerie avec ses amis de fortune dans le camp, comme chaque soir, «Gorge profonde» regagne sa tente. Entre 2 heures et 3 heures du matin, c'est par des cris stridents qu'il alerte la communauté des réfugiés ivoiriens. Un incendie venait ainsi de se déclencher dans sa tente, alors qu'il dormait. Sérieusement brûlé, et Elubo ne disposant pas de centre de santé, Adama Koné sera transféré à Ekwé, une petite localité ghanéenne. Malheureusement, là-bas, il n'y a pas d'équipements adéquats pour les premiers soins. Le personnel médical va demander que le brûlé soit évacué sur Takoradi, à près de 200 Km de Ekwé. C'est à l'hôpital régional de Takoradi que «Gorge profonde» sera interné. Après 24 heures, les médecins vont suggérer une autre évacuation du grand brûlé, cette fois sur la capitale, Accra. Malheureusement, «GP» n'aura pas la chance d'être évacué sur Accra. Dans la nuit du mercredi à jeudi en effet, aux environs de 5h du matin, les médecins constateront qu'il a rendu l'âme. L'une de ses dernières volontés, sur son lit d'hôpital, était de voir sa sœur et son épouse (à Abidjan) à son chevet.

Quelques jours avant l'acte criminel qui devrait lui coûter la vie, comme s'il sentait la fin de son combat, «Gorge Profonde» ne cessait de répéter son admiration pour le combat de Laurent Gbagbo, un homme qu'il avait combattu, alors qu'il était encore en 2002-2003 dans la rébellion. Mais une chose le peinait le plus, selon les confidences d'un de ses proches, c'était la trahison d'un homme, Jean-Yves Garnault. Qui pourtant l'avait bien mis en confiance, avant de le trahir et le livrer aux tueurs. Avec la complicité d'un confrère, qui dans une de ses parutions, livrait en pâture Adama Koné, photo en manchette et le titre Wanted. Le defunt avait accusé des membres des cercles très proches de Ouattara d'être les instigateurs de l'assassinat du journaliste franco-canadien Guy André Kieffer. Jean-Yves Garnault, ami de Guy-André Kieffer et homme clé dans cette affaire, ne s'était pas gêné pour dire qu'il n'en avait rien à cirer de ce qui pouvait arriver à «Gorge profonde» après l'avoir livré aux tueurs, en faisant publier sa photo. Adama Koné décède en emportant certainement avec lui des secrets.


Gérard Koné


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mercredi, 28 mars 2012

DIFFICILE ASCENSION DU SOMMET DE LA CEDEAO A ABIDJAN


SOMMET CEDEAO A ABIDJAN SUR LE MALI 1.JPG

Je viens de lire les discours d'introduction et de conclusion de Ouattara, Président non élu de la Côte d' Ivoire, plébiscité au rang de Président de la CEDEAO ! « Qui peut le plus, peut le moins » !

Suite et fin donc, de cette rencontre inutile, relayée en détails par la presse aux ordres, et qui donne à Ouattara des paroles pour la Communauté Internationale, des paroles « fortes », mais qui en dehors de cet évènement déjà boudé par les chefs d'état invités - 6 présents sur les 15 convoqués - va rester dans les annales comme le sommet-« coup d'épée dans l'eau » ! En effet, comment un Ouattara incapable de faire advenir en Côte d'Ivoire le calme, l'apaisement et la réconciliation, peut-il donner au Mali l'impulsion bénéfique nécessaire, d'autant plus que prôner un retour à la démocratie et l'application des règles constitutionnelles, ferait sourire, si la situation en Côte d'Ivoire n'était pas aussi tragique, dramatiquement absurde ! Alors que tout à été bafoué là-bas, Ouattara nous parle depuis Abidjan, et appelle de ses vœux la démocratie et le retour au dialogue de toutes les factions, au Mali ! C'est exactement le contraire qu'il applique en Côte d'ivoire !

Mais voilà, Ouattara ne fait que lire un texte que les conseillers en communication blancs lui ont soumis, et alors peu importe que maintenant noir devienne blanc, ou l'inverse ! L'essentiel est que Ouattara joue bien son rôle de potiche dans la CEDEAO, comme il le fait en Côte d'Ivoire et que les intérêts blancs soient protégés !

SOMMET CEDEAO A ABIDJAN SUR LE MALI 2.JPG

« Des millions d'Africains et le monde entier nous regardent et fondent en nous l'espoir d'une sortie de crise décisive et porteuse d'espérance » Là encore, c'est la mégalomanie du manipulateur de la potiche, ou de la marionnette qui parle ! En fait, ce dernier est dévoilé ! Même si les français ne comprennent pas grand-chose à ce qui se passe en Afrique, - et on les a dissuadés de s'y intéresser -, ils réalisent bien que le véritable homme fort de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique se trouve à La Haye et qu'il va nous servir le 18 juin prochain, un discours  moins lénifiant que celui du Jocond, l'homme à l'éternel sourire « Cheese » « Tout va bien mais je ne parle qu'en présence de l'hélico-protecteur au dessus de ma tête, et de mon escorte mobile blindée ! »

« Nous ne pouvons nous permettre d'hésiter au risque de laisser ce pays, qui s'est doté d'instruments démocratiques précieux depuis plus de deux décennies, sortir de l'histoire à reculons », dit encore le clone de l'Elysée, reprenant  le thème de l'Africain qui n'est pas encore entré dans l'histoire, en 2007, à Dakar, lorsque Sarkozy l'africain se déguisait en gentil loup pour mieux entrer dans la bergerie ! Maintenant cinq ans ont passé, l'Afrique est rentrée dans l'histoire de la recolonisation forcée, « La stabilité est le gage du développement de nos pays qui n'ont que trop souffert de situations anachroniques et anti-démocratiques. » Entendez : il nous faut pour le Mali un carcan préfectoral calqué sur celui de la Côte d'Ivoire, afin que la France puisse l'immobiliser, et telle une sangsue la sucer, la vider, jusqu'à l'agonie ! Si Atta Mills président du Ghana, ne semble pas d'accord avec la résolution prise par la CEDEAO, puisqu'il est rentré chez lui sans avoir signé l'acte de la conférence,  les autres présidents-fantoches, Compaoré en tête, suivi de Yayi, Sirleaf, Mahamane, et GoodLuck, eux, ont répondu « présent » à l'appel du Kapo Ouattara, à croire que le vampire France les a déjà entièrement et définitivement vidés de leur sang. Tout ce beau monde est en effet persuadé de jouer un rôle important dans l'histoire africaine, alors qu'ils ne sont que de simples figurants, pour préparer l'entrée en scène de la Bête immonde occidentale, qui au nom de ses valeurs humanitaires perverties, ne sème que la division, le chaos et la mort sur son passage.


Shlomit Abel


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE

mardi, 27 mars 2012

POUR FAIRE FERMER LES GENANTS CAMPS DE LA SOUS-REGION, OUATTARA ASPHYXIE LES REFUGIES IVOIRIENS



CAMP DE REFUGIES IVOIRIENS D'AMPAIN.jpg
Image du camp de réfugiés ivoiriens d'Ampain (Ghana)


Le régime Ouattara n'a pas renoncé à son obsession de ramener de gré ou de force en Côte d'Ivoire les réfugiés ivoiriens, pour se donner bonne presse aux yeux de la communauté internationale. Et pour cela, tous les moyens sont mis en œuvre pour obtenir la fermeture des camps de réfugiés dans les pays de la sous-région.

 

Les Ivoiriens dans les camps de réfugiés, dans les pays de la sous-région, ont des raisons de craindre pour les mois à venir. Leurs conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles. Vraisemblablement, pensent-ils, le régime Ouattara fait pression sur le Hcr pour rendre plus que difficile leur quotidien, afin qu'ils soient contraints à rentrer au pays, malgré une situation sécuritaire des plus délétères et la poursuite du programme de gouvernement « chasse aux pro-Gbagbo ». Les réfugiés ivoiriens dans les camps d'Ampain et d'Elubo ont commencé à subir les effets de la volonté manifeste du régime Ouattara de voir fermer ces camps de réfugiés.

Depuis mercredi 20 mars dernier, la ration alimentaire a été nettement réduite. « De 12,5 kg de riz mensuels par individu déjà insuffisant, nous sommes passés à 9 kg par mois. Et cela nous a été signifié ce matin même (mercredi dernier, ndlr) par une note affichée au tableau. Il en sera autant pour l'huile, le haricot, le sel, la poudre de soja qui en sont les éléments constitutifs, nous a-t-on dit », a révélé Alexis Zouga, un réfugié ivoirien au camp d'Ampain que nous avons joint. En affamant les pauvres réfugiés déjà trop fragiles et traumatisés, le régime Ouattara, avec le soutien du Hcr, veut obliger les Ivoiriens à retourner en Côte d'Ivoire.

Le plus grave, c'est que, explique les réfugiés ivoiriens, depuis presque deux semaines, les médicaments ne sont plus gratuits. « Lorsque vous vous rendez au centre de santé du camp, on vous délivre désormais une ordonnance. Donc vous êtes obligés, si vous avez quelques moyens, d'acheter vos médicaments dans les pharmacies en ville », a fait savoir Michel, un jeune réfugié ivoirien. « Si l'objectif de ces nouvelles mesures est de nous faire retourner de force au pays, alors mieux vaut mourir en exil que de s'offrir à Alassane Ouattara », ont fait savoir certains. Et cette nouvelle donne n'est pas spécifique aux camps de réfugiés ivoiriens du Ghana, mais concerne tous les camps de réfugiés ivoiriens de l'Afrique de l'Ouest. Selon Alexis Zouga, il se murmure que les camps pourraient être fermés au mois de juillet.

Du côté du Hcr, la réduction de la ration alimentaire et de biens d'autres services est due aux ressources financières qui s'amenuisent, affirme-t-on. Ce qui contraint l'agence spécialisée des Nations unies à prendre des mesures pérennes. Faux ! rétorquent les réfugiés. Selon eux, c'est une volonté manifeste de la communauté internationale de répondre favorablement à la requête du régime Ouattara de voir les camps de réfugiés ivoiriens disparaître. Sinon comment comprendre que les réfugiés Libériens ont pu bénéficier du soutien du Hcr durant plus d'une décennie et que le même Hcr soit essoufflé en moins d'une année seulement dans le cas de l'aide apportée à leurs «homologues» ivoiriens ?


Franck Toti, in "Le Nouveau Courrier".


Source: GRI-GRI INTERNATIONAL

mardi, 28 février 2012

RUMEURS DE COUP D'ETAT: OUATTARA PREPARE UNE PURGE AU SEIN DE L'ARMEE

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« Chers parents, comme je suis votre fils, je vous dois la vérité. Je n'aime pas l'injustice et je ne pose jamais d'actes sans preuves. Des gens ici tentent de s'organiser pour déstabiliser les institutions. Quand j'ai été informé, j'ai infiltré le réseau avec des gens. Ceux-ci ont suivi de bout en bout l'opération. Quatre jours avant le coup, j'ai fait arrêter tous les comploteurs. Il y avait d'anciens militaires, des marins et des gendarmes ». Tel est le point fait par Koné Zakaria aux populations de Bonoua après un séjour de plusieurs jours dans la cité. Et quand on sait les raisons inavouées de cette battue dans la ville natale de l'ex-première dame, on peut facilement affirmer que la mission assignée au commandant de la police militaire, a porté ses fruits. Selon le service de communication de la police militaire, il y a eu l'arrestation de plusieurs personnes par le patron de la police militaire dirigée par le «commandant» Koné Zakaria,  accompagné pour la circonstance, de ses hommes. Plusieurs personnes innocentes donc  illégitimement soupçonnées par  l'actuel pouvoir  de vouloir le déstabiliser, sont, sans motif valable, détenus dans les geôles de la police militaire.

Pour  parvenir à ce résultat bien apprécié par ses mandants, il a fallu aux sécurocrates du pouvoir, créer les raisons de la mission de cette police militaire à Bonoua. C'est d'ailleurs cette manipulation de certains collaborateurs de la royauté, qui entretiendraient d'excellents rapports avec  la présidence, qui explique le contenu de leur discours, lequel avait d'ailleurs tout l'air d'une plainte. On s'entendra dire par exemple que le patron de la police militaire a été ''convoqué'' pour non seulement, s'expliquer sur les récentes arrestations opérées dans la cité, mais aussi, pour situer les causes des différents cas de viols, de vols et autres assassinats constatés ces derniers temps dans la ''paisible'' cité. «A Bonoua, nous sommes inquiets. Depuis quelque temps, il y a des viols, vols, enlèvements et assassinats dans cette cité jadis paisible. Nous ne comprenons plus que Bonoua, réputée pour être une ville calme et paisible, baigne aujourd'hui dans l'insécurité. Face à une telle situation, nous avons jugé bon de convoquer notre fils (Koné Zakaria) pour l'entendre ».


Le poisson ayant mordu à l'hameçon, il ne restait plus qu'à  Koné Zakaria qui tenait entre ses mains toutes les cartes pour lancer sa machine de la grande purge au sein de l'Armée nationale, d'agir. Très remonté,  l'homme va lancer des piques  aux parents de Bonoua  avant d'annoncer des actions de grandes envergures indispensables au maintien de la sécurité dans le  pays. « Parlez à vos enfants parce que mon souhait n'est pas d'arrêter des innocents, mais des auteurs des exactions. Je le fais pour  que chaque Ivoirien soit en paix. Je vous demande de donner des conseils aux jeunes. Il faut que la paix revienne définitivement pour que le développement soit possible ».


Le commandant de la police militaire a soutenu avoir arrêté des personnes aux intentions inavouées. « J'ai arrêté un groupe de personnes (militaires) en pleine réunion. Qui préparait une attaque sur la ville de Bonoua et d'autres localités ». Et d'ajouter qu'il est  informé que ces personnes viennent du Ghana, notamment des marins en complicité avec des jeunes de Bonoua  pour perpétrer ces attaques. Il faut souligner que  ce n'est pas seulement à Bonoua que Koné Zakaria a procédé aux arrestations. A Abidjan comme à l'intérieur du pays, le patron de la police militaire a arrêté des civils et des gendarmes soupçonnés de vouloir porter un coup au pouvoir de Ouattara.  Au dire du commandant, Bonoua est devenu le lieu privilégié des exilés d'Accra, des militaires pro-Gbagbo qui y ont installé de nombreuses caches d'armes. Ce n'est pas la première fois que Koné Zakaria fait de telles incursions dans des cités sur délations, le patron de la police militaire s'est déjà rendu dans plusieurs localités de la Côte d'Ivoire à la recherche de militaires, policiers, gendarmes et marins supposés pro-Gbagbo.  A Dabou, Sikensi, Gagnoa, Azaguié, Agboville et Bouaké,  l'ancien Com'zone de Vavoua et Séguéla, a affirmé avoir déniché des soldats qui seraient encore loyaux à l'ancien chef d'Etat en pleine réunion pour préparer un coup d'Etat en Côte d'Ivoire.



Simplice Zahui, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 156 du mardi 28 février 2012.

jeudi, 23 février 2012

DECES EN CASCADE EN EXIL DES PRO-GBAGBO POUR CAUSE DE GEL DES AVOIRS: L'UNION EUROPEENNE DESAVOUE OUATTARA

 

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Le vendredi 17 février, les ivoiriens ont été surpris par l'annonce de la mort subite à Accra de Jean-Baptiste Diagou Gomont, maire de la commune Cocody. Cet autre décès en exil intervient quelques semaines après ceux de l'ancien ministre d'Etat Bohoun Bouabré et du maire de Facobly, Gnan Raymond, et dont les causes directes sont liées à la mesure injuste, illégale et arbitraire du gel des comptes bancaires des cadres du front populaire ivoirien.

Les trois personnalités avaient en commun d'avoir été les directeurs de la campagne électorale pour Laurent Gbagbo dans leur localité de naissance respective. Elles ont été contraintes à l'exil pour des questions sécuritaires; leurs domiciles et leurs entreprises saccagés mais aussi leurs comptes bancaires gelés par le procureur de la république ivoirien, agissant sur instruction du gouvernement de monsieur Alassane Ouattara.

Après le récent décès de l'ancien ministre d'Etat Bohoun Bouabré pour cause d'insuffisance de revenu pour la satisfaction de ses besoins primaires, lié au gel de ses avoirs bancaires en Côte d'Ivoire, voici qu'intervient dans les conditions similaires, la mort en exil d'un autre cadre du régime de Laurent Gbagbo qui, du fait des mesures de gel de ses comptes, n'avait pu effectuer à des périodes régulières, les différents bilans de santé que nécessitait sont état physique.

Pour bien comprendre le lien direct des décès constatés avec la mesure arbitraire du gel de leurs comptes bancaires, il est bon de savoir que pour minimiser les coûts, tous les cadres de l'ancien parti au pouvoir en Côte d'Ivoire et qui se retrouvent aujourd'hui en exil, ne vont consulter un médecin spécialiste que lorsqu'ils ressentent une alerte, alors que leur état physique lié à l'âge nécessite des contrôle préventifs réguliers.

Face à ses morts en cascade des anciens collaborateurs de Laurent Gbagbo, l'Union Européenne qui, dans le but d'accentuer la pression contre le régime de l'intéressé avait pris des mesures de gel des comptes contre 70 personnalités qui lui étaient proches notamment sa famille politique et nucléaire, son gouvernement, le conseil constitutionnel, des officiers généraux et des chefs d'entreprises tend aujourd'hui à se démarquer nettement de cette tragédie.

La décision de gel des comptes des proches du président Laurent Gbagbo est régulièrement visitée par les instances compétentes de Bruxelles si bien qu'à la date d'aujourd'hui, il a été procédé à la libération des comptes de certains membres de la famille de l'ancien président, de tous les membres de l'ancien conseil constitutionnel, de certains officiers généraux de l'armée, de toutes les entreprises d'Etat et de certains chefs d'entreprises privées et publics. En outre, la décision de restriction des comptes prise pour une année civile qui frappait les personnalités de l'ancien régime ivoirien a expiré officiellement depuis le 14 janvier 2012 et n'a pas été reconduite par l'instance compétente à savoir le parlement européen. Aussi, l'examen des dossiers pour la main levée des comptes de tous les membres du gouvernement dirigé par l'universitaire Aké N'gbo et les autres personnalités  proches de Laurent Gbagbo a  commencé depuis le début du mois de février 2012 et se poursuit dans le cadre des procédures internes à l'Union Européenne.

En attendant le terme de l'examen de ces dossiers prévue avant la fin du mois de mars 2012, l'on a pu observer sur le site officiel de l'Union Européenne, la publication de l'article 215  de son traité de fonctionnement et surtout, la décision n°  656-PESC qui  prévoyait  en son article 2, l'adoption de mesures restrictives à l'encontre des personnes en Côte d'Ivoire qui font obstruction au processus électoral. Ainsi sont gelés « les fonds et ressources économiques appartenant à, en possession de, détenus ou contrôlés par les personnes physiques ou morales, entités ou organismes proches de Laurent Gbagbo dont la liste est jointe en annexe ».

La décision de l'Union Européenne  laissait une lucarne à chaque état membre dans l'application des dites mesures, de respecter les droits de l'Homme afin de permettre aux personnes concernées de continuer à satisfaire leurs besoins primaires.

L'article 3 de la décision de l'Union Européenne indique que « par dérogation à l'article 2, les autorités compétentes des états membres peuvent autoriser le déblocage ou la mise à disposition de certains fonds ou ressources gelées, aux conditions qu'elles jugent appropriées après avoir établi que ces fonds ou ressources sont nécessaires pour régler les dépenses ordinaires, notamment pour payer des vivres, des loyers ou mensualités des prêts hypothécaires, des médicaments ou frais médicaux, des impôts, des primes d'assurances et pour assurer des rémunérations de services d'utilité publique. Il est aussi autorisé une dérogation destinée aux règlements d'honoraires d'un montant  raisonnable et au remboursement des dépenses engagées pour assurer les services de juristes ».

Les dérogations de l'Union Européenne tendent à maintenir en vie, les personnes concernées par les mesures de restrictions des comptes bancaires. Elles se démarquent totalement des objectifs du gouvernement de monsieur Ouattara pour qui la mise en application de la mesure du gel des avoirs des proches de Laurent Gbagbo comme l'avait révélé le chef rebelle Morou Ouattara est de leur assurer une mort lente. Sinon, comment interpréter le fait que les personnes concernées par les mesures de gel de leurs comptes bancaires depuis dix mois, qui n'ont plus de travail, ni de salaire, ne puissent pas bénéficier de leurs épargnes pour se nourrir, se soigner et se vêtir  et dire que la cause de leur mort, quand elle survient, n'est pas liée à la mesure injuste qui les frappe?

Les morts en cascade observées depuis le début de l'année 2012 parmi les personnalités en exil proches de Laurent Gbagbo et les membres anonymes de leurs familles ne sont pas liées à la  fatalité. Ces décès sont véritablement  les conséquences irréversibles de la mesure illégale, injuste et arbitraire sans aucune dérogation de gel des comptes bancaires de personnes cinquantenaires qui sont en général de grands malades de diabète, d'hypertension artérielle et les effets collatéraux des ces deux maladies qui nécessitent une surveillance régulières des organes vitaux qui sont le cœur et les reins et qui sont les causes des décès successifs de Gnan Raymond, Bohoun Bouabré et de Diagou Gomont.


Une correspondance de Philippe Traoré.

mercredi, 22 février 2012

NON SEULEMENT ILS VIVENT EN EXIL, PIS ILS Y MEURENT, ET POURTANT QUE DIT NOTRE CONSTITUTION?

 

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Le Ministre d'Etat, Paul-Antoine Bohoun Bouabré, décédé en Israël

 

ILS MEURENT EN EXIL ET POURTANT...

Nous avons oublié qu'en août 2000, nous avons profondément modifié notre loi fondamentale tant les occasions de sa violation ne se comptent plus. Permettez que je rappelle à notre souvenir quelques articles de cette Constitution qui ne vous diront certainement plus rien. Il n'y a désormais plus de gouvernement pour s'y référer de temps en temps et nous donner le sentiment d'être un peuple, une nation.

L'Article 2, alinéa 1, 3 et 4 du chapitre I du titre I relatif aux libertés et aux droits stipule : « 1- La personne humaine est sacrée. 3- Les droits de la personne humaine sont inviolables. Les autorités publiques ont l'obligation d'en assurer le respect, la protection et la promotion. 4- Toute sanction tendant à la privation de la vie humaine est interdite ».

Vous souvenez-vous de la dernière fois où l'actuel chef d'Etat s'est soucié du caractère sacré de la vie humaine en Côte d'ivoire?

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Le Maire de Facobly, Gnan Raymond, décédé au Bénin


L'Article 5 du même chapitre dit ceci : « La famille constitue la cellule de base de la société. L'État assure sa protection ». Dans le dernier licenciement des 1.200 cadres de la SOTRA, au minimum 5 couples ont été mis à la rue.

A l'article 10 alinéa 2 nous avons cette formule qui nous montre peut être la justesse de la politique de rattrapage : « Toute propagande ayant pour but ou pour effet de faire prévaloir un groupe social sur un autre, ou d'encourager la haine raciale ou religieuse est interdite ».

Les deux derniers alinéas de l'article 22 du même chapitre nous enseignent que l'Etat de droit a fait place à un Etat d'exception depuis le 11 avril 2011 : « 1- Nul ne peut être arbitrairement détenu. 2- Tout prévenu est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d'une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense ». Il n'est certainement pas le plus protecteur de nos libertés, mais il est certainement l'article de notre constitution dont la violation est la plus pernicieuse actuellement.

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Le Maire de Cocody, Gomont Diagou, décédé au Ghana


L'alinéa 1 de l'article 12 dit : « Aucun Ivoirien ne peut être contraint à l'exil ». Non seulement ils vivent en exil, pis ils y meurent. Même par tous les euphémismes, on ne dira pas dans une totale indifférence du pouvoir public ivoirien. Fait comme des rats, les pro-Gbagbo sont tous victimes d'un plan diabolique d'extermination. Contraints à l'exil avec leurs comptes gelés, Dramane Ouattara sait qu'ils n'ont aucune chance d'échapper à la mort ainsi programmée.

Joseph Marat

 

Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL


Source: Le blog de Joseph Marat

samedi, 18 février 2012

LE MAIRE DE COCODY, GOMONT DIAGOU, EST MORT EN EXIL


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Le maire de Cocody, Monsieur Gomont Diagou, qui vivait en exil au Ghana depuis le kidnapping du président Laurent Gbagbo, a rendu l'âme ce matin à Accra. Il est décédé ce vendredi 17 février 2012 d'une crise cardiaque dans une clinique à Accra (Ghana). C'est un grand malheur qui vient encore de frapper la grande famille de La Majorité Présidentielle.

La dépouille mortelle du maire Gomon Diagou vient d'être accompagnée à la morgue de l'hôpital militaire Thirty Seven à Accra, la capitale ghanéenne. Son épouse et ses deux filles étaient soutenues par les ministres Koné Katinan et Kadet Bertin, Monsieur Hervé Siaba, conseiller du Président Gbagbo, de Monsieur Thierry Bouikalo-Bi, ex-Directeur Général de l'imprimerie nationale et de Monsieur Konaté Navigué, Président de la jeunesse du FPI.


Steve Beko


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

OPERATION «REFUGIES MAIS SCOLARISES»


Enfants ivoiriens réfugiés = enfants scolarisés... par legrigriinternational

 

A l'appel de l'association Halte au Génocide - Mémoire et Justice, organisation d'une collecte de fournitures scolaires, destinées aux enfants ivoiriens réfugiés mais scolarisés dans les camps du Ghana, du Togo, du Libéria... mais aussi, chez eux, en Côte d'Ivoire, où on estime à 500.000 le nombre de déplacés dans l'incapacité de réintégrer leur logement...


Source: INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT et DAILYMOTION