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jeudi, 07 juillet 2011

L'HOMME A LA CRAIE EST DE RETOUR!

Cet homme continue de surprendre le monde avec ses dessins faits à la craie sur les trottoirs, et ce, en 3D. C'est hallucinant, le talent artistique qu'il possède et qui nous fait dépasser nos imaginations visuelles!


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N’oubliez pas: ces images sont dessinées à plat sur le sol!

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Tout simplement époustouflant ! ! !

mercredi, 15 juin 2011

DSK: LE SCENARIO DU COMPLOT!

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Depuis longtemps déjà, le Président Français redoutait une candidature de Dominique Strauss-Kahn aux présidentielles de 2012.

Il avait peur de ne pas « faire le poids » par rapport au Directeur Général du FMI comme cela a été le cas lors d'une ancienne confrontation :



Les choses se sont accélérées dès le début avril 2011 avec la possible candidature de DSK aux présidentielles 2012.

Un grand péril, au vu des sondages, mais également au vu des sommes colossales que DSK pourrait investir en propagande, grâce à la fortune d'Anne Sinclair.

Comment mettre son rival KO ?

Très simplement en l'attaquant par sa grande faiblesse (pour ne pas dire sa tare) :

sa passion irraisonnée pour les femmes et le sexe !

Il fallait marquer un grand coup, non pas sur le territoire Français, trop complaisant en ces affaires de moeurs, mais bien sur le territoire Américain beaucoup plus répressif en la matière, surtout s'il y a dans l'acte, une quelconque violence...


En grand secret, le Président convoqua la DCRG (Direction Centrale des Renseignements Généraux), afin de mettre sur pied une opération, certes risquée, mais qui mettrait définitivement DSK hors course si elle venait à réussir.

D'emblée, la scène coulait de source : l'hôtel Sofitel de New York où Strauss Kahn avait ses habitudes.

Parmi ses habitudes, et lorsqu'il venait seul, il y a avait parfois appel discret à une call girl, bien que cela ne rencontrait pas les plus secrets de ses fantasmes.

Il fallait trouver autre chose.

Contact secret fut pris avec la direction de l'hôtel.

Il se trouve qu'y travaillait de temps en temps et en tant que femme de chambre, une certaine Ophelia Famotidina, 32 ans, guinéenne, à la plastique parfaite.

Elle n'avait jamais été affectée aux suites VIP du 28ème étage, et donc n'était pas drillée aux règles du jeu en vigueur.

Une fille sans histoires, polie, mais certainement pas corruptible.

Il n'y avait plus qu'à tendre la souricière et attendre le bon moment.

Coup de théatre : le 11 mai 2011, DSK téléphone au Sofitel pour réserver une suite au 28ème étage : la suite 2806 lui fut réservée, pour une seule nuit.

Il précisa qu'il viendrait seul et devrait partir le lendemain vers 12h30...

Dominique Strauss Kahn arriva en taxi en fin de soirée.

Comme d'habitude, on lui demanda s'il voulait « un petit extra ».

Il répondit : Pourquoi pas, mais demain fin de matinée, ce soir, je suis trop fatigué.

Le lendemain matin, la direction l'appela en lui annonçant qu'une nouvelle et jeune femme de chambre, pas du tout farouche... le rejoindrait en fin de matinée, ajoutant : « à vous de faire le reste... »

La pauvre Ophelia Famotidina n'était pas du tout informée de ce qui l'attendait.

11h45 : l'employé du « room service » est envoyé en éclaireur, pour débarrasser  le petit déjeuner, ayant soin de laisser la porte de la suite entr'ouverte.

DSK était sous la douche, sa valise pas encore bouclée, des vêtements traînant sur le sofa...

11h47 : Ophelia Famotidina arrive avec son chariot, voit la porte ouverte :

Le « room service » lui dit : entre, il n'est pas là !

11h52 : DSK sort de sa douche, nu comme un vers, et croyant Ophelia bonne à prendre, lui saute dessus sans méfiance...

Celle-ci repousse ses avances, ce qui a le don d'exciter DSK, croyant naïvement que cela « fait partie du jeu »...

12h15 : La Femme de chambre, ayant subi, à juste titre, des sévices sexuels graves, quitte la suite et, affolée, va se plaindre à son supérieur hiérarchique.

12h25 : Dominique Strauss Kahn, qui n'a pas encore retrouvé tous ses esprits, mais pressé de retrouver sa fille dans un restaurant proche, boucle sa valise (en oubliant des vêtements et un de ses portables) règle sa note et part, sans précipitation.

13h25 : La direction du Sofitel appelle la police, qui arrive dans les 10 minutes.

14h15 : DSK, qui s'est rendu compte du manque de l'un de ses portables, appelle le Sofitel, depuis le taxi qui l'emmène à l'aéroport.

On lui répond que des vérifications allaient être faites, en lui demandant de rappeler un peu plus tard...

14h35 : DSK rappelle le Sofitel: on a retrouvé le portable.

Il demande qu'il lui soit apporté à l'aéroport.

14h40 : La Police New-yorkaise appelle l'aéroport, fait bloquer l'avion d'Air France à destination de Paris... et vient cueillir « le coupable » sur place...

Et la descente en enfer est enclenchée, inexorablement !!!


ATTENTION: ceci n'est qu'un scénario purement imaginaire !!!


Dans un tel cas, Ophelia n'aurait été qu'une sorte de chèvre de Mr Seguin, offerte aux appétits sexuels insatiables de Mr Strauss-Kahn...

C'est bien malheureux pour cet homme pourtant doué, à cette exception près, d'une intelligence exceptionnelle !


A voir (cliquer ICI) : un mail adressé par un certain Mel Cooper au Directeur du Sofitel New York



Source: VEILLE CITOYENNE LIBRE

jeudi, 26 mai 2011

LES SOUS-MARINS QUE CACHENT LES WIKIBRUITS

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Par Bernard Desgagné

Les histoires de sous-marins et les opérations psychologiques dont j'ai donné un exemple frappant dans mon article précédent, sur la crise des prétendus sous-marins soviétiques en Suède, en 1981 et 1982, n'appartiennent pas qu'à l'époque de la rivalité entre les États-Unis et l'URSS. Les wikibruits font partie des opérations psychologiques, eux aussi. Ils nous cachent des bruits de bottes quelque part. Comme c'est presque toujours le cas, les suivistes médiatiques ne font preuve d'aucun esprit critique et se montrent friands des potins potentiellement générateurs de bonnes cotes d'écoute.

Les journalistes ont le regard fixé là où leurs patrons les envoient, alors que des évènements majeurs se produisent parallèlement à leurs romans-savons. Ils n'accordent qu'une importance secondaire à ces évènements, quand ils ne les déforment pas ou ne les ignorent pas totalement. Comme nous n'avons pas envie de demeurer prisonniers de l'univers fantaisiste auquel les médias de la ploutocratie veulent confiner nos esprits, jetons un coup d'oeil du côté de la Corée, car il s'y est passé récemment des choses inquiétantes, mais largement occultées, qui expliquent peut-être qu'on veuille tant que le public s'intéresse à Julian Assange, en guise de dérivatif. Mais d'abord, un peu d'histoire.

La guerre de Corée

Le 25 juin 1950 débute la sanglante guerre de Corée, qui fera trois-millions de morts, dont 516 soldats canadiens. Le Sud prétend qu'il est envahi par le Nord, mais le Nord prétend exactement l'inverse. Le Nord n'a aucune raison d'attaquer, mais le dirigeant du Sud, Syngman Rhee, est très impopulaire et a toutes les raisons de vouloir se servir d'une guerre avec l'appui des États-Unis pour rester au pouvoir.

Les États-Unis et leurs laquais n'ont jamais fourni la moindre preuve que le Nord avait attaqué le Sud et ainsi déclenché la guerre. En fait, nous avons aujourd'hui de très bonnes raisons de douter de la version étasunienne de l'histoire, puisque, depuis 1945, les États-Unis ont systématiquement menti pour justifier chacune de leurs guerres et de leurs opérations militaires, d'Hiroshima à l'Irak, en passant par le Vietnam.

En 1950, la Chine entre en guerre, elle aussi, non pas pour conquérir la Corée, mais plutôt parce que les centrales hydroélectriques coréennes alimentant la Mandchourie sont attaquées. Les États-Unis et leurs laquais ont souvent prétendu que la Chine voulait conquérir la Corée, mais, encore une fois, n'en ont jamais eu la moindre preuve. À l'inverse, il y a de très bonnes raisons de croire que la volonté d'attaquer l'autre venait des États-Unis, plus précisément du coeur du commandement étasunien, où s'activait le fanatique MacArthur, avec ses bombes nucléaires. C'est lui qui voulait attaquer la Chine au départ, et non l'inverse. La guerre de Corée fut en somme une guerre impérialiste d'agression étasunienne.

À la fin de la guerre, la Corée est séparée en deux États, l'un communiste et l'autre, inféodé à l'Empire. Depuis ce temps, la tension persiste, et la Corée du Nord fait l'objet d'une campagne constante de diffamation dans les médias occidentaux. Récemment, ces tensions se sont accrues, dans le cadre de la politique d'encerclement et d'agression indirecte de la Chine pratiquée par les États-Unis. N'oublions pas que sont les États-Unis qui envoient leurs soldats aux portes de la Chine, et non l'inverse, toujours en invoquant le besoin d'installer ou de protéger la supposée démocratie dans un pays, c'est-à-dire, en réalité, le besoin, pour la ploutocratie, de s'enrichir sans limites et de devenir propriétaire du régime.

La lutte de l'Empire en déclin contre la Chine

Les États-Unis ne veulent pas évidemment d'une guerre ouverte avec la Chine, qui est devenue l'usine du monde et dont ils ont besoin. Une telle guerre serait de toute manière sans issue. Ils cherchent plutôt à contenir la sphère d'influence de la Chine et à conserver leurs bons clients, acheteurs de monnaie de singe et d'avions d'attaque Lockheed-Martin. Si les États-Unis n'arrivaient plus à imposer leur dollar pour l'achat du pétrole dans le monde, ils seraient rapidement acculés au pied du mur par leurs créanciers, compte tenu de leur énorme dette publique et de leur déficit commercial. Ils perdraient beaucoup de plumes et s'appauvriraient considérablement. Compte tenu des habitudes de consommation des Étasuniens et des inégalités scandaleuses qui minent de plus en plus leur confiance en leurs dirigeants, de graves troubles internes se produiraient vraisemblablement et pourraient entrainer la dislocation du pays, dont les divers composants, du Texas au Vermont, en passant par la Pennsylvanie, sont passablement disparates.

Mais la Chine est devenue une puissance de plus en plus indomptable pour les États-Unis. Il n'y a qu'à voir comment Shangaï a complètement déclassé Manhattan par ses réalisations architecturales et son aménagement. La Chine est un immense chantier, alors que l'Empire est déjà très avancé sur la pente du déclin. Que faire ? En fait, les États-Unis ne savent pas du tout quoi faire. Pris de panique, ils se comportent de façon complètement erratique et, puisque leurs usines ne peuvent plus concurrencer celles des Chinois depuis longtemps, ils ont fait de la guerre leur principale industrie. C'est une industrie mafieuse, qui se nourrit non seulement des deniers publics étasuniens, mais aussi de ceux des pays qui acceptent de payer le parrain « pour la protection » et de participer à ses montages bellicistes. Mieux vaut payer et sacrifier quelques soldats que se faire casser la gueule soi-même. En tant que membre de la fédération canadienne, le Québec est rançonné par cette mafia, à laquelle Ottawa verse des milliards de dollars chaque année pour ne pas vexer le parrain et pour préserver supposément des emplois.

C'est dans ce contexte de déclin de l'Empire et d'ascension de l'Asie que les États-Unis ont convaincu les dirigeants sud-coréens d'asticoter la Corée du Nord et la Chine au moyen de prétendus exercices militaires près de leurs frontières. En entretenant la peur de la Corée du Nord, ils s'assurent de maintenir au pouvoir, en Corée du Sud et au Japon, des dirigeants de droite, qui leur obéissent au doigt et à l'oeil. En même temps, ils se livrent à des opérations psychologiques en Occident pour y rallier le public et justifier la guerre éventuelle. L'inoffensive Corée du Nord n'est manifestement qu'un autre épouvantail. Comment en être sur ? Comment savoir que Pyongyang n'est pas le dangereux régime qu'on prétend, dirigé par un fou prêt à se servir de son arsenal nucléaire ? Comment savoir qui dit vrai ?

Demandons-nous plutôt comment il est possible de croire des gens qui mentent sans arrêt depuis 1945. Pourquoi faudrait-il croire l'Empire, cette fois ? Voilà la vraie question. Voilà la question que ne semblent pas se poser certains médias, en particulier Radio-Canada, qui se sert de l'argent de nos impôts pour nous retransmettre machinalement les communiqués du Pentagone.

La corvette Cheonan et le sous-marin nucléaire

S'il y a eu, autour de l'an 2000, une amorce de réconciliation entre les deux Corées, les relations se sont considérablement refroidies depuis quelques années, et le prix Nobel Obama ne semble pas y avoir changé grand-chose, au contraire. Le 26 mars 2010, alors qu'a lieu dans la mer Jaune un exercice naval conjoint des États-Unis et de la Corée du Sud, un bâtiment de guerre sud-coréen, la corvette Cheonan, explose et coule à environ 2 kilomètres au sud de l'ile de Baengnyeong (environ 5 000 habitants), qui appartient à la Corée du Sud, mais qui se trouve à 20 kilomètres seulement de la Corée du Nord. L'armée sud-coréenne affirme n'avoir détecté aucun navire de guerre nord-coréen dans les parages. La Corée du Nord, elle, nie toute implication.

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La section avant de la corvette Cheonan, rapportée sur une barge après son repêchage


À la mi-avril, les deux sections de l'épave sont remontées à la surface, et une enquête a lieu. Les experts constatent qu'une forte explosion externe à proximité de la corvette a causé son sectionnement. Effectivement, le navire est complètement coupé en deux, plutôt que d'avoir un trou dans la coque, comme le ferait normalement une torpille. Par ailleurs, il est peu probable qu'un sous-marin nord-coréen ait pu s'approcher de la corvette sans être détecté, puisque la corvette elle-même était spécialisée dans la lutte anti-sous-marine.

Puis, coup de théâtre, le 20 mai, une supposée commission d'enquête internationale, composée essentiellement d'Étasuniens et de laquais des États-Unis (Corée du Sud, Australie, Royaume-Uni et Suède) déclare aux médias que c'est une torpille nord-coréenne qui a coulé le Cheonan. C'est le déchainement médiatique, et le président sud-coréen, Lee Myung-bak, annonce des représailles. À l'approche des élections régionales du 2 juin, cette affaire est pour lui et son parti une véritable aubaine puisqu'ils préconisent la ligne dure envers Pyongyang.

La Corée du Nord décide de rompre ses relations avec la Corée du Sud et met fin à un accord de prévention des conflits maritimes. La question est portée à l'attention du Conseil de sécurité de l'ONU. Encore une fois, les médias se comportent généralement en suivistes, notamment Radio-Canada, qui fait figure de véritable antenne de propagande du Pentagone. Malgré les contradictions et la mise en scène grossière, où des militaires de l'Empire déguisés en commission d'enquête internationale présentent comme preuve un morceau de torpille portant un numéro de série écrit au crayon-feutre, les journalistes gobent tout. Ils semblent avoir perdu tout sens critique. Du reste, en ont-ils déjà eu un ?

Mais le pire, dans tout cela, c'est que pratiquement personne ne s'aperçoit, malgré les reportages diffusés au début par la télévision sud-coréenne KBS, qu'un autre navire a coulé en même temps près de la corvette Cheonan. Il s'agit vraisemblablement d'un sous-marin nucléaire étasunien, ayant à son bord des missiles à tête nucléaire. La bouée indiquant l'emplacement de l'épave se trouve à quelques centaines de mètres des falaises de l'ile de Baengnyeong et non à plus de deux kilomètres, où ont sombré les deux parties de l'épave de la corvette.

C'est le branlebas de combat. Les militaires étasuniens n'ont pas l'intention de laisser des têtes nucléaires au fond de l'eau sans en connaitre l'état, ni de permettre aux médias de diffuser cette information. Comme ils commandent dans les faits le gouvernement et l'armée sud-coréens, ils n'ont pas de difficulté à obtenir et la censure, et la participation forcée des plongeurs de l'armée sud-coréenne pour localiser et inspecter l'épave subito presto. Des plongeurs coréens bien entrainés, qui ne sont pas du genre à subir normalement de bêtes accidents de décompression, sont obligés de se jeter au fond de l'océan dans des conditions dangereuses, sans attendre les compartiments hyperbares. Les plongeurs perdent connaissance les uns après les autres. Certains officiers de l'unité des plongeurs diront que « les plongeurs étasuniens ont refusé de faire le travail, car le danger était trop grand ». L'un des plongeurs coréens meurt. Il s'agit de Han Joo-ho, qui aura des funérailles de héros national. La cérémonie commémorative n'a pas lieu près de l'une des deux bouées marquant l'emplacement des deux sections de la corvette, mais près de la troisième bouée, où se trouve l'épave du sous-marin.

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Des recherches sont effectuées à partir d'un bâtiment de guerre sud-coréen, à l'emplacement de la troisième bouée, où se trouve l'épave du sous-marin nucléaire étasunien, c'est-à-dire à quelques centaines de mètres des falaises de l'ile de Baengnyeong.


Mais que faisait donc le sous-marin nucléaire étasunien à cet endroit ? Comment a-t-il été coulé ? Participait-il à l'exercice naval ? Mais non, il avait vraisemblablement une mission beaucoup plus cruciale, dont l'équipage de la corvette Cheonan n'était pas au courant. Les eaux près des falaises au sud de l'ile de Baengnyeong sont profondes et constituent l'endroit idéal pour cacher un sous-marin nucléaire, qui peut rester sous l'eau pendant un mois sans faire surface. À cet endroit, il était indétectable pour la Corée du Nord. Mais surtout, cette ile est la partie de la Corée du Sud située la plus près de Pyongyang, soit à environ 170 km. Les salopards de l'Empire se préparaient à frapper, comme à leur habitude, en prétextant une quelconque urgence ou une quelconque provocation. Comme au bon vieux temps de la chasse aux sorcières communistes et de MacArthur.

Et comme au temps de l'invasion de l'Irak, les frappes supposément chirurgicales des paranos de Washington pour détruire des armes de destruction massive imaginaires auraient fait des milliers de morts et de blessés parmi les civils. Peut-être même des dizaines, voire des centaines de milliers de victimes puisqu'il se serait agi de bombes nucléaires. Une sorte de reprise préventive d'Hiroshima, pour « sauver des vies ».

Malheureusement ou heureusement, selon le point de vue, il est arrivé ce qui finit par arriver quand on joue avec le feu, à l'instar des sous-mariniers insolents qui jouaient à cachecache avec la marine suédoise en 1982 et qui ont fini par frapper une mine. Sauf qu'ils ont été encore moins chanceux et qu'au lieu d'une mine, ils ont frappé une corvette qui leur a balancé une pluie de grenades sous-marines sur la tête. Est-ce l'explosion du sous-marin qui a causé la perte de la corvette ou un tir quasiment simultané ? Difficile à dire. Mais les généraux des deux pays alliés n'ont pas dû en être très heureux. Revenus de leur profond malaise, le 20 mai, ils auront décidé de récupérer l'accident pour relancer les opérations psychologiques contre la Corée du Nord.

Un sous-marin chinois lance un missile devant Hollywood

Évidemment, les Chinois et les Coréens du Nord ont appris ce qui s'était passé. Les Chinois, fidèles à leur habitude, ont fait preuve de beaucoup de réserve. Mais ils préparaient la riposte. Elle est venue quelques mois plus tard, en pleine visite de Barack Obama, qui faisait la tournée de ses clients d'Asie, du 4 au 14 novembre. Le matin du 10 novembre, l'empereur a dû se lever de bien mauvais poil et perdre pour un bout de temps l'envie de jouer au basket en apprenant que, la veille, le 9 novembre, au coucher du soleil, les Chinois lui avaient fait un petit coucou ! spectaculaire à quelques encablures de Hollywood, où sont fabriqués tant de navets faisant partie intégrante des opérations psychologiques du Pentagone.

Figurez-vous que la Chine est allée lancer un missile balistique intercontinental à partir d'un sous-marin, à une soixantaine de kilomètres au large de Los Angeles. Les Chinois ont déjoué tout le système de détection anti-sous-marin étasunien dans le Pacifique Nord et ont surpris le Pentagone, dont les laveurs de cerveau professionnels se sont mis à bégayer et à raconter n'importe quoi, allant même jusqu'à prétendre que le spectacle hallucinant visible en pleine heure de pointe par toute la population de la ville était un avion, un jouet ou une illusion d'optique ! Le lancement a été diffusé pratiquement en direct par la station de télévision KCBS. Heureusement pour les Étasuniens, le missile, qui aurait pu, dans d'autres circonstances frapper et raser Los Angeles en moins de deux minutes, est parti vers la Chine et ne transportait pas d'ogive nucléaire.

L'avertissement chinois est sévère. Il constitue la réplique directe à la présence du sous-marin nucléaire étasunien au sud de l'ile de Baengnyeong, en mars 2010. Les États-Unis sont profondément humiliés, eux qui n'ont pas l'habitude d'être menacés si près de leur territoire et qui doivent maintenant s'apercevoir que les Chinois ont les moyens de leur faire énormément mal. Le message des Chinois est sans équivoque : « Remballez votre attirail de GI avec lequel vous jouez à la guerre dans la mer Jaune et allez vous bombarder vous-mêmes si ça vous chante. Vous répandez la guerre et la terreur aux quatre coins de la planète depuis 65 ans et vous allez finir par gouter à votre propre médecine si vous insistez pour nous provoquer.

Comme on s'y attendait, et pour la énième fois, Radio-Canada n'a rien dit de toute cette histoire. Trop occupée avec Wikileaks et d'autres singeries du genre. La propagande a repris de plus belle lorsque, le 23 novembre, des obus nord-coréens ont frappé l'ile de Yeonpyeong après une provocation de la Corée du Sud. Radio-Canada n'a pas donné la version des faits de la Corée du Nord. Seulement celle de la Corée du Sud et de leurs maitres désinformateurs étasuniens. Quelle bande de menteurs ! Falardeau les appelait Radio-Cadenas, et ce n'est pas pour rien. Ils nous gardent dans la prison de l'ignorance avec nos impôts.

D'autres exercices militaires ont eu lieu après le bombardement de l'ile de Yeonpyeong. Actuellement, la mise en scène se poursuit. Un ballet diplomatique est en cours. Les Chinois vont peut-être chercher à donner une porte de sortie aux États-Unis, qui pourront dire que leurs amis chinois ont fait entendre raison aux dictateurs nord-coréens. Mais il y a l'affaire du prix Nobel de la paix décerné à Liu Xiaobo, une nouvelle provocation manifeste. Xiaobo est un criminel de droit commun, et non un prisonnier politique. Les Chinois sont loin d'être isolés. Ils ont avec eux les Russes et beaucoup de mauvais clients de l'Empire, notamment l'Iran, l'Irak et l'Afghanistan. La situation reste très tendue.

Pendant ce temps, Radio-Canada et les autres journaleux à gages de Desmarais jouent à Wikileaks et traquent les petits escrocs provinciaux. Jamais la démocratie véritable ne sera possible dans de pareilles conditions, où le peuple est systématiquement trompé et tenu dans l'ignorance des parties qui se jouent à Washington ou à Ottawa et qui ont une incidence déterminante sur son avenir. Le peuple abreuvé de commissions Bouchard-Taylor ou Bastarache protestera à gauche ou à droite en élisant le PQ ou l'ADQ, puis en revenant au PLQ, mais il continuera de ne pas voir les enjeux fondamentaux, le premier étant qu'il n'est pas du tout maitre de son destin. Obsédé par les fripouilles amateurs, il ne s'aperçoit pas des vices systémiques qui rongent la société en toute légalité. Réaliser l'indépendance du Québec et nationaliser l'information pour la confier à des agences indépendantes financées directement par les contribuables et relevant de l'Assemblée nationale seraient sans doute les meilleurs choix à faire à moyen terme pour commencer à changer chez nous ce monde de pourris et de menteurs.


Épilogue

Sans avoir étudié dans les moindres détails le phénomène Wikileaks, j'ai fait au début de la présente série deux constats qui me paraissent difficilement contestables : 1) La vague récente de divulgations de Wikileaks concorde avec la politique étrangère des États-Unis et d'Israël ; 2) Wikileaks a une énorme résonance médiatique qui est loin d'être typique des « médias alternatifs ». Des révélations beaucoup plus graves et parfaitement vérifiables n'ont jamais été reprises par les grands médias, du moins pas avec un tel battage.

Ces deux constats ont alimenté grandement ma suspicion, et je ne suis pas le seul. Michel Chossudovsky, lui, a poussé l'enquête plus loin et il arrive à des conclusions qui renforcent mes deux constats. Si vous lisez l'anglais, je vous suggère de prendre connaissance de l'article qu'il a publié le 13 décembre 2010 dans son site Web, GlobalResearch.ca/Mondialisation.ca. L'article s'intitule « Who is behind Wikileaks ». Il sera peut-être traduit en français bientôt. Si c'est le cas, j'ajouterai un lien ici même.


Source: VIGILE.NET

dimanche, 15 mai 2011

PRESIDENTIELLE FRANÇAISE 2012: L'AGENT DE LA CIA, NICOLAS SARKOZY, S'OFFRE LA TETE DE DOMINIQUE STRAUSS-KHAN



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L'on a encore en mémoire les méthodes peu catholiques utilisées par Nicolas Sarkozy, selon les révélations de Wikileaks qui a publié une biographie peu enviable de l'agent de la CIA qu'est le Président français, pour éjecter de la course à la présidentielle 2007 ses rivaux les plus sérieux, dont notamment Dominique de Villepin avec l'affaire Clearstream, montée de toutes pièces par les agents secrets américains pour porter leur poulain à la tête de l'Etat français, comme cela a été le cas en Côte d'Ivoire avec Alassane Ouattara. L'axe du mal Washington-Paris est en ce moment en état de grâce et en plein printemps avec les révolutions arabes en Tunisie, en Egypte, en Libye, en Syrie, au Barhein et au Yémen, les crises interminables d'Afghanistan et d'Irak, la crise ivoirienne, l'affaire Strauss-Khan et les dossiers d'Al Qaeda dans le monde et au Maghreb islamique. Que DIEU garde l'humanité contre le Nouvel Ordre Mondial!


PLUTOT EN RIRE QU'EN PLEURER!


Affaire Strauss-Kahn : « La bombe a été actionnée à distance », selon le Lieutenant Colombo.


Le Président du FMI a été arrêté par la police à New-York au moment où son avion s'apprêtait à décoller vers la  France. Strauss-Kahn est accusé d'agression sexuelle sur la personne de « Miss Monde», pardon, une femme de ménage. Vraiment, c'est n'importe quoi !

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Lieutenant Colombo : «La bombe » de la chambre de l'Hôtel Sofitel situé sur la 44ème Rue Ouest de Manhattan a été actionnée à distance».


Le scénario dont le Président du FMI a fait l'objet est digne d'un film érotique. La scène : Strauss-Kahn qui était sous la douche, aurait aperçu une splendide jeune femme en train de ranger son lit. M. Strauss-Kahn quitta brusquement la douche nu avant de plonger directement sur la «bombe». Au diable le Sida, il n'a même pas eu le temps de mettre un préservatif. La femme résista sur le lit chose qui a fait enrager M. Strauss-Kahn. Elle est traînée de force dans la salle de bain et agressée une deuxième fois. Le directeur du FMI aurait même forcé la femme à lui faire une fellation, tout en tentant de la déshabiller. La jolie et courageuse jeune femme a réussie à s'enfuir après avoir été blessée par le «méchant» Strauss-Kahn. Quelle horreur ?

L'alerte est donnée, la police New-yorkaise a fait appel au Lieutenant Colombo, pour élucider cette affaire. Peter-Falk a réussi non seulement à identifier le coupable mais à le localiser, en un laps de temps. «C'est lui, j'étais sûr. M. Strauss-Kahn est un récidiviste, il a déjà fait ça, avec une fonctionnaire du FMI», a déclaré M. Colombo à la presse internationale. Les aiguilleurs du ciel ont été alertés avec instruction de suspendre l'ensemble des vols vers la France. Strauss-Kahn s'est rendu à la police sans résistance et fut débarqué de son avion. Accusé de tentative de viol, agression, séquestration et de tentative de fuite, M. Strauss-Kahn ne sera certainement libre qu'après 2012. Tenant un cigare, Colombo a expliqué à sa femme que «La bombe » de la chambre de l'Hôtel Sofitel situé sur la 44ème Rue Ouest de Manhattan a été «actionnée à distance».


Source: LE NOUVEL OBSERVATEUR

mardi, 03 mai 2011

MORT DE BEN LADEN: LE POINT D'ORGUE DU MENSONGE INTERNATIONAL ET DE LA COMEDIE MONDIALE

 

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Ben Laden tué dans une opération commando militaire américaine au Pakistan, avant-hier dimanche 1er mai 2011 : jamais nous n'avons entendu d'information plus saugrenue en dix ans, après celle de l'attaque américano-américaine des deux tours jumelles du World Trade Center, une autre foutaise planétaire.

Pour ceux qui ont fait un peu d'investigation, il est de notoriété que Ben Laden est un « monstre » fabriqué par les Etats-Unis contre l'ex-URSS dans la guerre d'Afghanistan et que son image a, par la suite, servi d'épouvantail pour justifier les pires opérations militaires américaines dans le monde (Irak, Pakistan, Afghanistan, Guantanamo) ainsi que la chasse à l'arabe et à l'islamiste (au demeurant made in USA) la plus ignoble, et pour faire passer des lois liberticides - les pires qu'aient jamais connu les USA, dont le Patriot Act  2 - qui font aujourd'hui de l'état américain, sous des apparences de démocratie et de liberté, le premier état policier du monde.

Comment le peuple américain peut-il alors célébrer une mort factice et s'en féliciter ? C'est à croire que les américains soient devenus une nation abrutie par la manipulation médiatique sauvage à la merci de laquelle elle est méthodiquement soumise depuis de très, très longues décennies.

Et que dire de la France qui embouche la trompette de la solidarité malfaisante pour saluer la mort d'un homme qui « a commis des crimes contre l'humanité et qui est le principal responsable de la mort de plus de 3.000 personnes », elle qui en a causé celle de plus de 5.000 en Côte d'Ivoire, dans l'impunité la plus totale ? Qu'elle est tout simplement gouvernée par un bien triste exécutif, opérant désormais ouvertement en agent de la CIA et totalement à la solde de l'Amérique.

La villa où vivait prétendument Ben Laden ne ressemble guère à une maison habitée depuis  dix ans. Même les villageois analphabètes de la localité sont formels : « Ben Laden n'est pas mort à cet endroit, c'est encore une autre propagande américaine ». Qui plus est, la villa en question est voisine d'un camp militaire. Et en dix ans, personne n'a rien su ! De qui se moque-t-on ? Et pourquoi a-t-on immergé la dépouille du « terroriste » en haute mer, sous le fallacieux prétexte de respecter nous ne savons quel rite musulman ? Franchement, ces américains nous prennent pour des demeurés mentaux !

En tout cas, une chose est au moins sûre, les Yankees ne savaient plus comment continuer à entretenir le mythe Ben Laden, mort en réalité depuis 2001 d'une insuffisance rénale, sans paraître plus ridicules qu'ils ne le sont déjà. Ils tournent, certes, la page Laden, mais le mythe Al Qaïda entre désormais en lice et va rebondir de la pire des façons, dans les tous prochains jours, mois et années. La France s'y prépare déjà qui met en route un plan d'hyper sécurité (c'est le moins qu'on puisse dire) annoncé par le Premier Ministre François Fillon, rendant hommage au défunt Patrick Roy, le socialiste du nord, et aux soldats français tombés dans la lutte contre le terrorisme dans le monde et pour la démocratie, oubliant avec habileté le demi millier de soldats français qui ont péri dans le coup d'état le plus long de l'histoire, en Côte d'Ivoire, contre le Président Laurent Gbagbo.

Barack Obama, assurément, vient de jouer son pocker gagnant pour les élections présidentielles de 2012. Sacrée  Amérique!

Il ne faut plus chercher très loin le nouvel axe du mal dans le monde : il passe par Washington et Paris. Que DIEU garde l'Humanité !



DINDE Fernand AGBO

 

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CONSPIRATIONNISME - «20 MINUTES» PASSE EN REVUE LES THESES DE CEUX QUI NE VEULENT PAS CROIRE A LA FIN DU LEADER D'AL-QAIDA...


Oussama ben Laden est mort. C'est ce qu'a annoncé Barack Obama dimanche soir. Cependant, comme pour les attentats du 11-Septembre, les adeptes de la théorie du complot ont d'ores et déjà commencé à remettre en doute la véracité de cette information, ainsi que de tous les éléments s'y rapportant.

Selon la «version officielle», Ben Laden a été tué par un commando des Navy Seals à Abbottabad, au Pakistan, puis son corps a été héliporté vers le porte-avions américain USS Carl Vinson, qui croisait en mer d'Arabie. Après son identification ADN, le corps a été inhumé en mer, car les États-Unis n'ont pu trouver un pays acceptant une inhumation sur son sol dans les vingt-quatre heures, comme le veut la tradition musulmane, mais aussi pour éviter que sa tombe ne devienne un lieu de pèlerinage pour ses admirateurs.

L'absence de transparence autour de cette opération et de ses suites soulève en effet plusieurs questions que n'ont pas manqué de souligner les internautes sur les forums, et qu'ont parodiées certains sites d'informations: pourquoi des Navy Seals surentraînés ont-ils tué et pas seulement neutralisé Ben Laden? Pourquoi n'a-t-on pas vu d'images de son cadavre à la télévision ou en photo? Pourquoi ses funérailles ont eu lieu si vite? Pourquoi les Américains ont-ils jeté le corps à la mer? Passage en revue des théories les plus répandues sur le Net.

Ben Laden est toujours en vie et au secret

Selon les conspirationnistes, Ben Laden était un bien trop gros poisson pour que les Américains le tuent. Les Navy Seals l'ont donc récupéré vivant, et les services secrets américains ont fait croire à sa mort pour l'interroger en toute quiétude, sans s'embarrasser du droit international et pouvoir obtenir toutes les  informations en sa possession. Une thèse confortée par l'absence de photographie et l'escamotage du corps, mais qui risque aussi de prendre plus d'ampleur dans les prochains jours: des câbles diffusés par WikiLeaks révèlent que des forces américaines se trouvaient dans l'académie militaire d'Abbottabad en octobre 2008, à seulement quelques centaines de mètres de la résidence d'Oussama ben Laden.

Ben Laden était mort depuis longtemps, son décès a été maquillé et instrumentalisé

Pour beaucoup de théoriciens du complot, Ben Laden est décédé de mort naturelle depuis longtemps. Certains estiment qu'il est mort entre 2003 et 2007: le chef d'Al-Qaida était déjà malade en 2001 et devait être dialysé régulièrement. Ils ajoutent que, sur les vidéos, il n'apparaît plus après 2007, et la voix sur les messages ultérieursest radicalement différente de celle du fondateur d'Al-Qaida.

D'autres ajoutent que, en tant qu'homme de la CIA, Ben Laden était protégé et pris en charge par cette dernière jusqu'à son dernier soupir. L'administration américaine a donc maquillé le décès en assassinat, et choisi la date du 1er mai 2011 du fait de la prochaine élection présidentielle américaine, ou pour pouvoir se désengager d'Afghanistan et d'Irak «dans l'honneur».

Ce n'est pas Ben Laden qui a été tué

Si les Américains se sont débarrassés si vite du corps ­-en pleine mer- et n'ont pas diffusé de photo de Ben Laden mort, c'est parce que ce n'était pas lui. Les internautes estiment qu'il y a sans doute eu une bavure, et que les Seals ont tué la mauvaise personne. Cependant, vu la force de frappe déployée, l'administration américaine n'a pas pu dissimuler le fait qu'il y avait eu une opération dans la maison d'Abbottabad, et a donc dû réagir rapidement. Les internautes soulignent d'ailleurs que la crainte que la tombe de Ben Laden ne devienne un lieu de recueillement est infondée, puisque le pèlerinage sur les sépultures n'est pas une tradition du salafisme et du wahabbisme. Le leader d'Al-Qaida serait donc toujours en cavale.

Toutes ces théories auraient poussé Barack Obama à décider ce mardi de diffuser une seule et unique photo de la dépouille de l'ex-leader d'Al-Qaida. Une photo qui ne manquera pas de mener les adeptes du conspirationnisme à poser d'autres questions et à élaborer d'autres théories.


Bérénice Dubuc


Source: 20 MINUTES.FR

jeudi, 31 mars 2011

MOHAMED BOUAZIZI, LE VISAGE DE LA REVOLUTION

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S'efforçant de comprendre les bouleversements historiques du même type [que les déclins de l'Empire romain et du Christianisme], Hegel a cru pouvoir affirmer que toutes les grandes transformations sociales et politiques brutales sont préparées pas des transformations lentes et secrètes[1].  

Sa mère, Manoubia, a les yeux bleus noyés dans une mer de tristesse profonde. L'œil ne nage pas, même s'il est lacrymal. Elle s'interroge encore, mélancolique. Son regard est un pont qui mène à la formule définitive que Rilke a conçu, pour toute mère éplorée : Marie, qui mieux que toi connaît la nostalgie ? Une mère ravagée, parce que son fils s'est immolé. Le feu, comme la mer ou le vent, emporte tout. Y compris le fruit d'une maternité. Comment cela se peut-il, interroge encore les yeux de Manoubia ? Car les yeux également pensent. Rien, en effet, dans la tradition locale tunisienne ne renvoie à pareille coutume. Du moins le croit-on. Et la religion dominante le prohibe[2]. Mais l'immolation par le feu, qui prend corps en dehors de la tradition laïque tunisienne et de la religion musulmane, est-elle pour autant dénuée de toute signification publique et religieuse ? Pourtant, immoler veut dire tuer en sacrifice à une divinité. Et s'immoler signifie faire le sacrifice de sa vie. À Sidi Bouzid, le 17 décembre 2010, à quel dieu inconnu l'immolation devant le gouvernorat était-elle destinée ?    

Il s'appelait Tarek « Mohamed » Bouazizi, alias Besbouss ou Basbouss. Les surnoms disent beaucoup[3]. Au plan étymologique, ce surnom hypocoristique signifie « celui qui est à croquer de baisers »[4]. Un jeune homme gentil, seul soutien de famille, qui s'immole, un régime réputé « solide » et « dur » tombe, comme un vieux déchet, et se consume dans la fuite d'un clan. Alors, comment un petit acte, un geste peu banal il est vrai, conduit-il à une conséquence majeure ? Selon le vieux principe de causalité et de la mécanique (propagation) des forces, toute conséquence est entièrement contenue dans sa cause. Une lumière, dit Hegel, ne perd rien à en allumer une autre[5]. Ainsi, comment comprendre qu'une petite cause à Sidi Bouzid produise de si grands effets, à Tunis, puis dans le monde arabe, si cette cause-là n'est pas elle-même grande ? Ce bouleversement « sidi-bouzidien » qui a eu lieu, paradoxal en apparence, ne l'est plus dès lors qu'est admise l'hypothèse que le sacrifice-de-soi de Besbouss a consumé les fondements même du régime benaliste, qui, pour reprendre le mot de Mably, n'étaient que de la boue, des pierres usées et des bois pourris[6]. Comme nous le verrons, les explications ontologiques priment sur les explications politiques (monopartisme de fait, trucage électoral), sociologiques (mouvement social, révolte juvénile), économiques (corruption, captation des produits de la croissance, pauvreté) ou de transferts électroniques (révolution Facebook). Comment rendre intelligible le geste de Tarek « Mohamed » Bouazizi et tout le bouleversement qui en est résulté ? Hegel, philosophe de l'histoire vivante, s'est intéressé à ce type de phénomène particulier dont la portée réelle dépasse l'intention initiale de leurs auteurs. Et lorsque les résultats d'une action individuelle échappent à son auteur et revêtent une signification historique, Hegel parle de destin. Il a illustré sa conception à l'aide de maints exemples (César, Néron, etc.) et, entre autres faits, celui célèbre des voleurs de Marseille. Ceux-ci, cupides et portés à maximiser leurs profits, voulurent faire fortune avec des balles de soie infestées par la peste et provenant du Levant, qui furent donc bradées. Ils ne mesurèrent pas les conséquences éventuelles de leurs actes. En les acquérant à vil prix pour le revendre à Toulon, ils ont involontairement contaminés leurs propres familles et leurs concitoyens, en introduisant et en propageant l'une des plus graves épidémies que la France a connues. Jacques D'Hondt, rappelant la source bibliographique de Hegel, La relation de la peste dont la ville de Toulon fut affligée en 1721 de Jean d'Antrechaux, a fort savamment commenté cette approche[7]. C'est cela le destin hégélien, plus profond que la « péripétie » aristotélicienne.  C'est ce qui est advenu avec Besbouss. En effet, son sacrifice-par-le-feu, acte isolé et individuel, a revêtu une signification et une portée si générales, qu'il a occasionné la chute d'un régime et, par contaminations successives, l'ébranlement et l'effondrement d'un monde. Pourquoi ?

Sidi Bouzid[8], le lieu de l'événement, est une charmante cité de 1073 hectares située à 265 kms en dessous de Tunis, au cœur de la Tunisie. La ville, créée par le décret 58-290 du 04 novembre 1958, est enclavée et bâtie dans une cuvette entourée de montagnes. Ville éponyme, elle tire son nom du saint Sidi Ali Ben Bouzid (disciple du grand mystique Abou Median Al Andaloussi) inhumé dans un mausolée blanc. Cette commune est le chef-lieu du gouvernorat du même nom. Elle compte à présent plus de 42.000 âmes et, outre de nombreuses infrastructures et de grands établissements, dispose d'un beau palais municipal, dont le site internet met en exergue la qualité de la Relation avec le citoyen. L'internaute, qui y navigue, pourrait être séduit par cette publicité, s'il n'était pas averti du geste public de Besbouss qui signale la nature réelle des rapports entre administration locale et administrés.

Sidi Bouzid occupe le 44ème rang dans le classement des 264 municipalités tunisiennes établi par l'Institut national de la statistique[9]. La ville, à vocation régionale, est un grand centre de production et de commercialisation agricoles (arbres fruitiers, céréales, amande, asperges, produits maraîchers), et le premier producteur de légumes du pays. Bassin laitier, elle est réputée pour ses tomates séchées et sa production d'agneau qui bénéficie d'une Appellation d'Origine Contrôlée (AOC). Cette économie, à forte dominante agricole, organise un secteur industriel en essor (textile, habillement, cuir, chaussure, etc.).

Le 30 janvier 1943 eut lieu, dans cet ancien protectorat français, une célèbre bataille opposant les Alliés et les divisons blindées nazies.

Après la localisation et la présentation, l'événement. Sidi Bouzid, 17 novembre 2010. Un jeune vendeur ambulant de produits agricoles, connu, se voit confisquer ses modestes et uniques instruments de travail, une charrette et une balance, par des agents zélés de la police municipale. Motif : absence d'autorisation de commercer. Petite infraction. En réalité, un abus de pouvoir visant à obtenir des compléments de revenus. Brimades et corruption. Une fois de plus. Aucune indulgence. Une fois de trop. C'est la énième fois. La relation avec le citoyen tant vantée par la municipalité ne fonctionne pas. La municipalité est construite et fonctionne sur le modèle de l'État benaliste. Le citoyen n'a de reconnaissance, que lorsqu'il est soumis à l'arbitraire du pouvoir central ou local. Au fond, le pouvoir local, c'est le pouvoir central même. Il n'y a pas de différence, d'espace où l'on respire. La substance publique est la même, à Tunis ou Sidi Bouzid, dans toute la Tunisie. Le régime est « solide » et « dur ». L'identité entre la partie (municipalité) et le tout (l'État), cette identité-là, disons-nous, est complète. Les institutions publiques sont fusionnelles, à tel point qu'elles ont littéralement incorporé les entreprises privées. Toute l'Europe libérale soutient ce grave amalgame (contraire à ses principes économiques) et ce mépris des libertés individuelles, pour deux motifs essentiels, économique et laïque : les performances macro-économiques et la sévérité contre l'islamisme. Tout ce dispositif « technique » (au sens que Heidegger prête à ce mot) autorise de larges connivences européennes et américaines, consolide les compromissions internationales, cautionne et renforce le despotisme local. Les agents territoriaux (de la municipalité) qui saisissent et rançonnent les administrés ne sont pas des irresponsables. Ils agissent pour défendre ce monde-là érigé en système. Leurs petits profits ne sont que la déclinaison, l'atomisation des grands profits qui ont lieu en hauts-lieux. Leur arbitraire n'est que la mise en œuvre, au plan local, de l'absolutisme et des caprices au sommet de l'État. Sur simple décision, ils confisquent, s'emparent. Un clan, une minorité tient le tout. Le droit ne fonde pas le système, c'est l'arbitraire qui le régule. En vérité, c'est contre ce système-là que se dresse « celui qui est à croquer de baisers ». Et, ce 17 décembre 2010, Besbouss parcourt, à pieds, tout le système, en d'incessants va-et-vient entre son domicile, la mairie et le gouvernorat. Comme un tambour, son sang frappe ses tempes. Il avait déjà l'habitude de marcher, pour vendre. À présent, il marche autrement et pour un autre motif : récupérer ses outils de production. C'est l'être social qui détermine la conscience, avait dit un philosophe. Besbouss ne subit déjà plus le système, puisqu'il a décidé d'en faire le tour, de le cerner. Les Grecs anciens ont très tôt compris que « cerner », « critiquer » et « cribler » participent de la même racine lexicale et renvoient à la même réalité. Une anecdote significative. En 1992, invité par Jacques D'Hondt à prononcer une communication sur Hegel et l'Afrique[10] à Tunis, nous avons écouté l'éminent Jean Toussaint Dessanti rappeler aux intellectuels tunisiens le lien intime et étroit entre ces trois mots. L'esprit critique (synthèse), dira-t-il, cerne (parcourt, encercle, pénètre) et crible (vise, sépare et dissout) toute réalité. Mohamed Bouazizi n'est pas philosophe, mais il accomplit mieux que les penseurs l'essence critique de la philosophie. Il arrive en mairie. Nul ne l'entend. Au reste, comment aurait-il pu l'être ? Les oreilles compromises n'écoutent jamais. Il se rend alors au Gouvernorat, à plusieurs reprises. De même, aucun accueil. Il est dans une caverne[11], un prisonnier exceptionnel, pas comme les autres. Il en sort, le soleil frappe de clarté. Le face à face est total. D'un côté, un individu riche d'une forte et juste colère, qui oublie tout, y compris sa famille. Sa subjectivité est à son maximum d'intensité. Il a conscience du face à face. De l'autre, tout l'État, faible de son arbitraire, non-conscient, certain de sa solide objectivité. Rilke dit à dessein : le destin, c'est faire face, toujours faire face, rien d'autre que cela. L'inversion du monde a déjà eu lieu dans ce face à face. La conscience est du côté du sujet, tandis que l'inconscience est du côté des institutions. Ce 17 décembre 2010, Besbouss leur « fait face », comme il a « toujours fait face », pour sa famille en devenant le soutien unique, par les maigres bénéfices tirés de son petit commerce. Nul ne lui connaît de fiancée qui eut pu le pondérer. Il ne fera « rien d'autre que cela », faire face, après l'arbitraire gifle, l'humiliante réponse de Faïda Hamdi, agente territoriale, en réponse à ses petites doléances. Il n'y pas d'échappatoire. Doit-il vivre ainsi ? Et, en définitive, qu'est-ce que ce-vivre-ainsi, quand précarité, arbitraire et humiliation sont les seuls constituants de l'existence ? Si l'humain est dans ce-vivre-ainsi, c'est que l'homme n'est plus « rien », le nihilisme est à son comble, l'État lui-même n'assure plus sa mission première. Un bidon d'essence, une allumette, il se sacrifie par le feu devant le Gouvernorat. Où était Mourad Ben Jalloul, le gouverneur ? Comble de l'ignominie, ce ne sont même pas les représentants de l'État qui tentent d'arrêter son immolation, mais des anonymes, des concitoyens présents sur les lieux[12].

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Jusqu'ici, ni l'infortunée Faïda Hamdi qui porta la gifle fatidique, ni le maire de Sidi Bouzid, Osmane Al-Tifi, et moins encore le président de la République, Zine El-Abidine Ben Ali, n'auront compris le sens et la signification du geste de Mohamed Bouazizi, même s'ils en ont mesuré la gravité. La photo officielle de la visite que le Chef de l'État a rendu au grand brûlé, à l'hôpital de Ben Arous, où lui étaient prodigués les soins, est à cet égard frappante. Le président et le corps médical, qui organise la visite, paraissent être dans un état d'incompréhension, littéralement devant un cas de figure dont ils ne comprennent pas du tout la raison. S'immoler pour une charrette, une balance, trois cageots de légumes et de fruits confisqués ? D'autant, qu'ils semblent, en effet, ne pas avoir présent à l'esprit un exemple antérieur d'immolation susceptible de leur fournir un début d'explication. Leurs visages, stupéfaits et interrogatifs, laissent transparaître une évidente crise de connaissance. La vue du grand brûlé, au corps totalement recouvert de bandes, semblable à une momie, ajoutait à l'effarement. Comment un tel geste est-il possible, semblent-ils tous penser ? Au reste, ni les explications sociologisantes (revendications sociales et catégorielles), ni même les motifs psychologisants (ras le bol) ou les mœurs locales (déshonneur dû à la gifle d'une femme) rapportés par Christophe Ayad[13], qui venaient juste un mois après les éloges économiques faits par Dominique Strauss-Kahn[14], directeur général du FMI, ne suffisent à rendre rationnel ce geste inouï. Comment donc l'expliquer ? L'état d'esprit de Besbouss n'est pas courant. Il n'a pas craqué, au sens où on le dit souvent de personnes excédées par une situation. Son état d'esprit, qui repose sur l'attention volontaire, concentration maximale de la conscience, et qui, de tous les états affectifs complexes, est le plus élevé, est la saisie directe des tensions ultimes des limites d'une époque fixée dans sa phase terminale. L'insupportable ne dépend pas tant de la nature d'un fait ou d'une situation, que de la conscience qui n'en accepte plus le poids. C'est le propre et le trait des époques de transition historique. Pour s'en convaincre, rappelons les paroles engagées d'une Coladeira en vogue en Guinée-Bissau et au Cap Vert, au temps de la lutte armée de libération, qui expose l'insupportable : Si c'est pour ainsi vivre / Mourir tout le temps [à petit feu] / Mourir alors une fois [pour toutes] / Luttant pour la vie, contre la famine et le chômage / L'injustice et la misère / Contre l'exploitation, contre le colonialisme / Oh peuple, [de vivre ainsi] cela n'est pas une vie ![15] Mais, pourquoi l'immolation et non pas la lutte armée ou l'engagement syndical, pour dénoncer les injustices et les exactions du régime benaliste ?  

« Immoler », nous l'avons dit, signifie tuer en sacrifice à une divinité. Les rituels qui accompagnent toute immolation sont connus. Et « s'immoler » veut dire faire le sacrifice de sa vie. Ainsi, dans la mesure même où le fait de « s'immoler » intègre l'« immolation », nous pouvons demander en direction de quel dieu caché ou oublié il opère ? Précisons que, dans l'acte de « s'immoler », le sujet fait de sa propre subjectivité l'objet même du sacrifice. Le sujet devient, ainsi, à soi-même, son propre et unique objet. Le sacrificateur et le sacrifié sont une seule et même chose : le premier est identique au second. Si à présent nous daignons supposer l'existence d'un dieu oublié ou caché en Tunisie, vient au jour la question suivante : le 17 décembre 2010, alors que le soleil est à son maximum, à quel dieu inconnu était destinée l'immolation de Besbouss, par le feu, devant le Gouvernorat de Sidi Bouzid, édifice de l'autorité centrale, du régime benaliste ? Bien évidemment, ce dieu n'est pas celui du Coran ou de quelqu'autre religion monothéiste. Le dieu caché dont il s'agit ici est Moloch, l'une des anciennes divinités de Carthage qui y a été importée par les Phéniciens, au moment où ils fondèrent cette colonie d'Afrique. Les politologues, les journalistes, les sociologues qui ont tenté d'expliquer l'acte de Tarek « Mohamed » Bouazizi, n'ont pas perçu ce trait culturel enfoui dans l'histoire ancienne de la Tunisie et profondément replié dans l'inconscient collectif des Tunisiens. Ils ont oublié cette religion oubliée. Gustave Flaubert est le dernier qui a mentionné ce qu'elle fut, dans son célèbre roman Salammbô[16] sur « la guerre des mercenaires ». L'écrivain français y décrit, en termes poignants, le rituel de sacrifice des enfants au dieu Moloch, par une immolation stupéfiante d'horreur dans une fournaise ardente. Bien mal lui en a pris. En effet, redoutable critique littéraire de son époque, Sainte-Beuve n'a pas ménagé ses critiques à l'adresse de Flaubert qui aurait, selon lui, déformé les faits dans un tableau accablant contre les Carthaginois[17]. C'est que, sur cette question, Flaubert s'inscrivait dans la tradition romaine de dénigrement de Carthage, sa grande rivale. Si l'on en croit les auteurs Romains, soupçonnables de partialité, écrit Serge Jodra, on immolait à ce dieu des enfants vivants, le plus souvent en les faisant brûler sur l'autel[18]. Flaubert accepta donc l'idée du rite de sacrifices d'enfants au dieu Moloch et, avec la force de ses images, décrivit comment les parents offraient, dans un assourdissant vacarme de tambours, leurs enfants à Moloch, jetés vivant dans une fournaise faite dans le ventre de la gigantesque statue du dieu. Son récit est vivant, impressionnant même. Aussi la polémique fut-elle vive entre Sainte-Beuve et lui. Leurs échanges épistolaires sur ce point constituent un chef d'œuvre de critique littéraire. En tous les cas, quel que soit le degré de réalité du culte carthaginois au dieu Moloch, il a bien existé une antique tradition d'immolation par le feu en Tunisie (ainsi qu'en Phénicie et en Israël) que la plupart ont aujourd'hui oubliée. Or, c'est elle que Besbouss a spontanément réactivée. On comprend dès lors mieux pourquoi son immolation n'a eu qu'une portée tunisienne, et que partout ailleurs dans le monde arabe où elle a été répétée, elle n'ait pas produit les résultats escomptés. Car le fait est unique et propre à la Tunisie, et nullement exportable en milieu arabe. Ainsi, en s'immolant par le feu, le jeune Tarek « Mohamed » Bouazizi a-t-il opéré au réveil subit, brutal et mécanique d'une fort vieille « structure endormie », oubliée, et jusque-là profondément enfouie dans l'inconscient collectif tunisien, qui prend racine dans l'antique religion phénicienne dont le culte se répandit à Carthage, colonie phénicienne.

Ce qui a fait la force locale du suicide de Besbouss, c'est précisément que son acte était in-compréhensible à ses compatriotes de toutes les classes sociales. De la stupéfaction des personnes qui se trouvaient devant le Gouvernorat à la visite du président Ben Ali, on peut retracer les étapes de cet étonnement qui perdure encore. Au final, sa dé-cision de s'immoler introduira une diremption (rupture, séparation) qui brisa d'un coup le vieil édifice de l'État post-bourguibien. Le mouvement social politico-syndical qui suivra ne fera qu'en dévoiler et récolter les débris. Ainsi, dans le reste du monde arabe (Algérie, Maroc, etc.), ce n'est pas l'immolation par le feu, non exportable, qui servit de modèle, mais le mouvement social tunisien justement né et dynamisé par le geste de Besbouss. Si l'immolation est non pertinente en dehors de la Tunisie, le modèle d'écroulement auquel il donnera lieu fera école. Pour être clair, ce ne sont pas les événements sociaux de 2008 qui ont déterminé le geste de Tarek « Mohamed » Bouazizi, mais c'est l'immolation par le feu de ce dernier qui a réenclenché et orienté ce mouvement social qui manquait d'orientation et auquel manquait encore l'occasion, jusqu'à la chute du régime et de l'État post-bourguibien.

Hegel n'eut pas tort de rappeler, comme le dit J. D'Hondt dans notre épigramme, que les grands bouleversements sont toujours préparés par des transformations lentes et secrètes. Tarek « Mohamed » Bouazizi, petit vendeur ambulant de produits agricoles, a été le levain de la pâte, celle du changement. Personne ne l'avait vu la pétrir, ni Faïda Hamdi, ni Osmane Al-Tifi ou Mourad Ben Jalloul. Et jusque-là, pas même Leïla Trabelsi ou Zine El-Abidine Ben Ali. Quand, comme dans le rituel au dieu des Phéniciens, il mit son corps au four, son immolation subite - qui ne pouvait pas être anodine - ébranla tout un monde.  

Manoubia, non pas Lalla Manoubia[19], mais bien Manoubia Bouazizi, disons-nous, apprenez à connaître, comme Marie, la nostalgie, le nostos-algos. Et, par la Sodade ou le Souvenir, surmontez la douleur. Mais à toute mère dont le fils améliore le sort du monde par le sacrifice de soi, un sens est donné à sa maternité.

Manoubia, cette lettre est ma brève méditation sur Besbouss. Car, entre Carthage et les Hespérides, il existe un chemin de héros.  

 

Dr Pierre Franklin Tavares

Mobile : +33 (0) 6-87-34-21-22

Courriel : tavarespf@hotmail.com



[1] Jacques D'Hondt, Hegel secret, Recherches sur les sources cachées de la pensée de Hegel, PUF, Paris, 1968, p. 198.

[2] Le Coran, et spécialement la Sunnah (vie de Mahomet), interdit et condamne le suicide, comme infraction à la vie définie don et prêt provisoire de Dieu.   

[3] Jean-Louis Beaucarnot, Les prénoms et leurs secrets, éditions Denoël, Paris 1990.

[4] Wikipédia, Mohamed Bouazizi.

[5] Hegel, Platon, in Leçons sur l'histoire de la philosophie, tome 3, La philosophie grecque, Vrin, Paris, p. 456.

[6] Gabriel Bonnet de Mably, Des droits et des devoirs du citoyen, librairie Marcel Didier, Paris, 1972, p. 36.

[7] J. D'Hondt, Les voleurs de Marseille, in Op. Cit., p. 185 - 191. 

[8] Sidi Bouzid, site de la ville : http://www.commune-sidibouzid.gov.tn/fr/index.htm

[9] Les données sont celles du recensement de 2004.

[10] P. F. Tavares, La conception de l'Afrique de Hegel comme critique, 23ème Congrès International des Sociétés de Philosophie de Langue Française, Tunis, septembre 1991. Communication publiée dans Économie en crise, Chemins critiques, revue haïtiano-caribéenne, Vol. 2, n° 2, septembre 1991, p. p. 153 - 161.

[11] Allusion est faite ici au mythe de la caverne dont parle Platon.

[12] Christophe Ayad, Sidi Bouzid, l'étincelle, Libération, 5 février 2011.

[13] C. Ayad, Ibid.  

[14] D. Strauss-Kahn, 18 novembre2010, à Carthage : « La Tunisie est un bon exemple à suivre ».  « L'économie tunisienne va bien, malgré la crise ».  http://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/quand-dsk-faisait-l-eloge-de-ben-28969

[15] Nhô Balta, Chant de lutte, Bissau, 1974.

[16] Gustave Flaubert, Salammbô, Gallimard, Paris, 1970.

[17] C.- A. Sainte-Beuve, Salammbô, Nouveaux Lundis, Calman Lévy, t. IV, Lundi 8 décembre 1862, p. p. 31 - 51 ; suite de l'analyse, Lundi 15 décembre 1862, p. p. 52 - 72 ; suite et fin, Lundi 22 décembre 1862, p. p. 73 - 95, Paris, 1885.

[18] Serge Jodra, Moloch, http://www.cosmovisions.com/$Moloch.htm

[19] Horizons, Musulmanes célèbres - Lalla Manoubia : La sainte de Tunis, fin du XIIème - 1257, mis en ligne le 29 août 2010, http://www.horizons-dz.com/culte/13266.html  

19:41 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Cap-Vert, Informations diverses | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : afrique, tunisie, le visage de la révolution en tunisie, mohamed bouazizi | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 24 mars 2011

FACE CACHEE: LA TECHNIQUE DU COUP D'ETAT COLORE


DRAPEAU AMERICAIN.jpg

Par John Laughland (*)

 

La technique des coups d'État colorés trouve son origine dans une abondante littérature du début du XXe siècle. Elle a été mise en application avec succès par les néo-conservateurs états-uniens pour « changer les régimes » de plusieurs États post-soviétiques. Elle a par contre échoué dans des univers culturels différents (Venezuela, Liban, Iran). John Laughland, qui couvrit certaines de ces opérations pour le Guardian, revient sur ce phénomène.

Au cours de ces dernières années, une série de « révolutions » ont éclaté en différents endroits du monde.

Géorgie

En novembre 2003, le président Edouard Chevardnadze a été renversé à la suite de manifestations et d'allégations d'élections truquées.

Ukraine

En novembre 2004, des manifestations - la « Révolution orange » - commencèrent au moment où des accusations similaires d'élections truquées étaient formulées. Il en résulta que le pays perdit son ancien rôle géopolitique de pont entre l'Est et l'Ouest et fut poussé vers une adhésion à l'OTAN et à l'UE. Étant donné que la Rus de Kiev fut le premier État russe et que l'Ukraine s'est maintenant tournée contre la Russie, il s'agit là d'un événement historique. Mais, comme le disait George Bush, « vous êtes soit avec nous soit contre nous ». Bien que l'Ukraine ait envoyé des troupes en Irak, elle était manifestement considérée comme trop amie de Moscou.

Liban

Peu après que les États-Unis et l'ONU aient déclaré que les troupes syriennes devaient se retirer du Liban et suite à l'assassinat de Rafik Hariri, les manifestations de Beyrouth ont été présentées comme la « Révolution du Cèdre ». Une énorme contre-manifestation du Hezbollah, le plus important parti pro-syrien, fut passée sous silence alors que la télévision montrait sans fin la foule anti-syrienne. Exemple particulièrement énorme de mauvaise foi orwellienne, la BBC expliqua aux téléspectateurs que « le Hezbollah, le plus grand parti politique du Liban, est jusqu'ici la seule voix dissidente qui souhaite que les Syriens restent au Liban ». Comment la majorité populaire peut-elle être une « voix dissidente » ? [1]

Kirghizistan

Après les « révolutions géorgienne et ukrainienne, nombreux sont ceux qui prédisaient que la vague de « révolutions » allait s'étendre aux anciens États soviétiques d'Asie centrale. Et c'est ce qui arriva. Les commentateurs semblaient divisés sur la question de savoir quelle couleur attribuer au soulèvement de Bichkek : révolution « citron » ou « tulipe » ? Ils n'ont pas pu se décider. Mais ils étaient tous d'accord sur un point : ces révolutions sont cool, même quand elles sont violentes. Le président du pays, Askar Akaïev, fut renversé le 24 mars 2005 et les contestataires prirent d'assaut le palais présidentiel et le mirent à sac.

Ouzbékistan

Lorsque des rebelles armés s'emparèrent des bâtiments gouvernementaux, libérèrent des prisonniers et prirent des otages dans la nuit du 12 au 13 mai dans la ville ouzbek d'Andijan (située dans la vallée de Ferghana où les troubles avaient également commencé au Kirghizistan voisin), la police et l'armée encerclèrent les rebelles et il en résulta une impasse de longue durée. On entreprit des négociations avec les rebelles qui ne cessèrent d'augmenter leurs revendications. Quand les forces gouvernementales les attaquèrent, les combats firent quelque 160 morts dont 30 parmi les forces de la police et de l'armée. Pourtant les médias occidentaux présentèrent immédiatement ces affrontements violents de manière déformée, prétendant que les forces gouvernementales avaient ouvert le feu sur des contestataires non armés, sur « le peuple ».

Ce mythe sans cesse répété de la révolte populaire contre un gouvernement dictatorial est populaire à gauche comme à droite de l'éventail politique. Autrefois, le mythe de la révolution était manifestement réservé à la gauche, mais lorsque le putsch violent eut lieu au Kirghizistan, le Times s'enthousiasma à propos des scènes de Bichkek qui lui rappelaient les films d'Eisenstein sur la révolution bolchévique ; le Daily Telegraph exalta le « pouvoir pris par le peuple » et le Financial Times eut recours à une métaphore maoïste bien connue lorsqu'il vanta la « longue marche du Kirghizistan vers la liberté ».

Une des idées clés à la base de ce mythe est manifestement que le « peuple » est derrière les événements et que ces derniers sont spontanés. En réalité, bien sûr, ce sont des opérations très organisées, souvent mises en scène pour les médias et habituellement créés et contrôlés par les réseaux transnationaux d'« ONG » qui sont des instruments du pouvoir occidental.

La littérature sur les coups d'État

Le mythe de la révolution populaire spontanée perd de sa prégnance en raison de l'ample littérature sur les coups d'État et les principales tactiques utilisées pour les provoquer. C'est bien entendu Lénine qui a développé la structure organisationnelle vouée au renversement d'un régime que nous connaissons maintenant sous le nom de parti politique. Il différait de Marx en ce qu'il ne pensait pas que le changement historique était le résultat de forces anonymes inéluctables. Il pensait qu'il fallait le provoquer.

Mais ce fut probablement Curzio Malaparte qui le premier, dans Technique du coup d'État, donna une forme célèbre à ces idées [2]. Publié en 1931, ce livre présente le changement de régime comme une technique. Malaparte était en désaccord avec ceux qui pensaient que les changements de régime étaient spontanés. Il commence son livre en rapportant une discussion entre des diplomates à Varsovie au printemps 1920 : La Pologne a été envahie par l'armée rouge de Trotski (la Pologne avait elle-même envahi l'Union soviétique, prenant Kiev en avril 1920) et les bolcheviques étaient aux portes de Varsovie. La discussion avait lieu entre le ministre de Grande-Bretagne, Sir Horace Rumbold, le Nonce papal, Monseigneur Ambrogio Damiano Achille Ratti (lequel fut élu pape deux ans plus tard sous le nom de Pie XI). L'Anglais disait que la situation politique intérieure de la Pologne était si chaotique qu'une révolution était inévitable et que le corps diplomatique devait fuir la capitale et se rendre à Poznan. Le Nonce n'était pas d'accord, insistant sur le fait qu'une révolution était tout aussi possible dans un pays civilisé comme l'Angleterre, la Hollande ou la Suisse que dans un pays en état d'anarchie. Naturellement, l'Anglais était choqué à l'idée qu'une révolution pût éclater en Angleterre. « Jamais ! » s'exclama-t-il. Les faits lui ont donné tort car il n'y eut aucune révolution en Pologne et cela, selon Malaparte parce que les forces révolutionnaires n'étaient pas suffisamment bien organisées.

Cette anecdote permet à Malaparte d'aborder les différences entre Lénine et Trotski, deux praticiens du coup d'État. Il montre que le futur pape avait raison et qu'il était faux de dire que certaines conditions sont nécessaires pour qu'il y ait révolution. Pour Malaparte, comme pour Trotski, on peut provoquer un changement de régime dans n'importe quel pays, y compris dans les démocraties stables d'Europe occidentale à condition qu'il y ait un groupe d'hommes suffisamment déterminés à l'effectuer.

Fabriquer le consentement

Cela nous amène à d'autres textes relatifs à la manipulation médiatique. Malaparte lui-même n'aborde pas cet aspect mais celui-ci est a) très important et b) constitue un élément de la technique utilisée pour les changements de régime aujourd'hui. À vrai dire, le contrôle des médias durant un changement de régime est si important qu'une des caractéristiques de ces révolutions est la création d'une réalité virtuelle. Le contrôle de cette réalité est lui-même un instrument du pouvoir, si bien que lors des coups d'États classiques des républiques bananières, la première chose dont s'emparent les révolutionnaires est la radio.

Les gens éprouvent une forte répugnance à accepter l'idée que les événements politiques, aujourd'hui, sont délibérément manipulés. Cette répugnance est elle-même un produit de l'idéologie de l'ère de l'information qui flatte la vanité des gens et les incite à croire qu'ils ont accès à une somme considérable d'informations. En fait, l'apparente diversité de l'information médiatique moderne cache une extrême pauvreté de sources originales, de même qu'une rue entière de restaurants sur un rivage grec peut cacher la réalité d'une seule cuisine à l'arrière. Les informations sur les événements importants proviennent souvent d'une source unique, souvent une agence de presse et même des diffuseurs d'informations comme la BBC se contentent de recycler les informations reçues de ces agences tout en les présentant comme étant les leurs. Les correspondants de la BBC sont souvent dans leurs chambres d'hôtel lorsqu'ils envoient leurs dépêches, lisant souvent pour le studio de Londres l'information que leur ont transmise leur collègues en Angleterre, qui les ont à leur tour reçues des agences de presse. Un second facteur expliquant la répugnance à croire à la manipulation des médias est lié au sentiment d'omniscience que notre époque de mass média aime flatter : critiquer les informations de la presse, c'est dire aux gens qu'ils sont crédules et ce message n'est pas agréable à recevoir.

La manipulation médiatique a plusieurs aspects. L'un des plus importants est l'iconographie politique. C'est un instrument très important utilisé pour défendre la légitimité des régimes qui ont pris le pouvoir par la révolution. Il suffit de penser à des événements emblématiques comme la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, l'assaut du Palais d'Hiver pendant la révolution d'octobre 1917 ou la marche de Mussolini sur Rome en 1922 pour se rendre compte que certains événements peuvent être élevés au rang de sources presque éternelles de légitimité.

Cependant, l'importance de l'imagerie politique va bien au-delà de l'invention d'un emblème pour chaque révolution. Elle implique un contrôle beaucoup plus rigoureux des médias et généralement ce contrôle doit être exercé sur une longue période, pas seulement au moment du changement de régime. Il est vraiment essentiel que la ligne du parti soit répétée ad nauseam. Un aspect de la culture médiatique d'aujourd'hui que de nombreux dissidents dénoncent à la légère est que les opinions dissidentes peuvent être exprimées et publiées, mais c'est précisément parce que, n'étant que des gouttes d'eau dans l'océan, elles ne représentent jamais une menace pour la marée propagandiste.

Willy Münzenberg

Un des maîtres modernes du contrôle des médias fut le communiste allemand avec qui Goebbels apprit son métier, Willy Münzenberg. Il n'est pas seulement l'inventeur de la manipulation mais aussi le premier à avoir mis au point l'art de créer un réseau de journalistes formateurs de l'opinion qui propagèrent des idées correspondant aux besoins du Parti communiste allemand et à l'Union soviétique. Il fit fortune en édifiant un vaste empire médiatique.

Il était très impliqué dans le projet communiste dès le début. Il appartenait aux proches de Lénine à Zurich et en 1917, il accompagna le futur chef de la révolution bolchévique de la gare centrale de Zurich à la gare de Finlande à Saint-Pétersbourg dans un train plombé, avec l'aide des autorités impériales allemandes. Lénine demanda à Münzenberg de combattre la publicité épouvantable suscitée par le fait qu'en 1921, 25 millions de paysans de la région de la Volga commencèrent à souffrir de la famine qui frappait l'État soviétique nouvellement créé. Münzenberg, qui était alors rentré à Berlin où il fut plus tard élu député communiste au Reichstag, fut chargé de créer une œuvre de bienfaisance ouvrière factice, le Foreign Committee for the Organisation of Worker Relief for the Hungry in Soviet Russia dont le but était de faire croire que les secours humanitaires provenaient d'autres sources que de la Herbert Hoover's American Relief Administration. Lénine craignait non seulement que Hoover utilise son projet humanitaire pour envoyer des espions en URSS (ce qu'il fit) mais également - chose peut-être plus importante - que le premier État communiste au monde ne souffre fatalement de la publicité négative due au fait que l'Amérique capitaliste lui venait en aide à quelques années de la Révolution.

Après s'être fait la main en « vendant » la mort de millions de personnes causée par les bolcheviques, Münzenberg se tourna vers des activités de propagande plus générales. Il édifia un vaste empire médiatique connu sous le nom de Trust Münzenberg qui possédait deux quotidiens de masse en Allemagne, un hebdomadaire de masse et avait des intérêts dans d'autres publications dans le monde. Il s'illustra particulièrement en mobilisant l'opinion mondiale contre l'Amérique lors du procès de Sacco et Vanzetti (deux immigrés italiens anarchistes condamnés à mort pour meurtre dans le Massachusetts en 1921) et pour contrebalancer l'idée propagée par les nazis selon laquelle l'incendie du Reichstag en 1933, était l'œuvre d'un complot communiste. Rappelons que les nazis prirent prétexte de cet incendie pour procéder à des arrestations et à des exécutions en masse de communistes. (On pense maintenant que le feu a en réalité été mis à titre individuel par l'homme qui fut arrêté dans le bâtiment à l'époque, le pyromane Martinus van der Lubbe). Münzenberg réussit à convaincre une partie importante de l'opinion d'un mensonge opposé à celui des nazis, c'est-à-dire que ceux-ci avaient mis le feu eux-mêmes afin d'avoir un prétexte pour se débarrasser de leurs principaux adversaires.

Le fait le plus significatif pour notre époque est que Münzenberg comprit combien il est important d'influencer les faiseurs d'opinion. Il avait essentiellement pour cible les intellectuels, partant de l'idée qu'ils étaient faciles à influencer en raison de leur grande vanité. Il avait notamment des contacts avec un grand nombre de personnalités littéraires des années 1930. Il en encouragea beaucoup à soutenir les Républicains lors de la guerre civile espagnole et d'en faire une cause célèbre de l'anti-fascisme communiste. La tactique de Münzenberg revêt une grande importance dans la manipulation de l'opinion en faveur du Nouvel ordre mondial aujourd'hui. Plus que jamais, des « experts » apparaissent sur nos petits écrans pour nous expliquer les événements et ils sont toujours des véhicules de la ligne officielle du parti. On les contrôle de différentes manières, généralement avec de l'argent ou par la flatterie.

Psychologie de la manipulation de l'opinion

Il existe une série d'ouvrages qui mettent le doigt sur un aspect un peu différent de la technique spécifique mise au point par Münzenberg. Il concerne la manière d'amener les gens à agir collectivement en recourant à des stimuli psychologiques. Peut-être que le premier théoricien important en fut le neveu de Freud, Edward Bernays, qui écrivait dans son ouvrage Propaganda, paru en 1928, qu'il était tout à fait naturel et justifié que les gouvernements façonnent l'opinion publique à des fins politiques [3]. Le premier chapitre porte le titre révélateur suivant : « Organiser le chaos ». Pour Bernays, la manipulation consciente et intelligente des opinions et des habitudes des masses est un élément important des sociétés démocratiques. Ceux qui manipulent les mécanismes cachés de la société constituent un gouvernement invisible qui représente le vrai pouvoir. Nous sommes dirigés, nos esprits sont façonnés, nos goûts formés, nos idées suggérées essentiellement par des hommes dont nous n'avons jamais entendu parler. C'est la conséquence logique de la manière dont notre société démocratique est organisée. Un grand nombre d'êtres humains doivent coopérer afin de vivre ensemble dans une société qui fonctionne bien. Dans presque tous les actes de notre vie quotidienne, qu'il s'agisse de la sphère politique, des affaires, de nos comportements sociaux ou de nos conceptions éthiques, nous sommes dominés par un nombre relativement réduit de personnes qui connaissent les processus mentaux et les caractéristiques sociales des masses. Ce sont elles qui contrôlent l'opinion.

Pour Bernays, très souvent les membres du gouvernement invisible ne savent même pas qui en sont les autres membres. La propagande est le seul moyen d'empêcher l'opinion publique de sombrer dans le chaos. Bernays continua de travailler sur le sujet après la guerre et a publié, en 1947, The Engineering of Consent [4], titre auquel Edward Herman et Noam Chomsky faisaient allusion lorsqu'ils publièrent leur ouvrage majeur La fabrique du consentement en 1988 [5]. Le rapport avec Freud est important parce que, comme nous allons le voir, la psychologie est un outil capital pour influencer l'opinion publique. Selon deux des auteurs ayant collaboré à La fabrique du consentement, Doris E. Fleischmann et Howard Walden Cutler écrivent que chaque chef politique doit faire appel à des émotions humaines de base afin de manipuler l'opinion. L'instinct de conservation, l'ambition, l'orgueil, la faim, l'amour de la famille et des enfants, le patriotisme, l'esprit d'imitation, le désir de commander, le goût du jeu ainsi que d'autres besoins sont les matières brutes psychologiques que chaque leader doit prendre en compte dans ses efforts pour gagner l'opinion publique à ses idées. Pour préserver leur confiance en eux, la plupart des gens ont besoin d'être certains que tout ce qu'ils croient est vrai.

C'est ce que Münzenberg avait bien compris : le besoin fondamental des hommes de croire ce qu'ils veulent croire. Thomas Mann faisait allusion à ce phénomène quand il attribua l'ascension d'Hitler au désir collectif du peuple allemand de croire à un « conte de fées » dissimulant la laide réalité.

À ce sujet, d'autres ouvrages méritant d'être mentionnés concernent moins la propagande électronique moderne que la psychologie des foules. Les classiques, ici, sont Psychologie des foules de Gustave Le Bon (1895) [6], Masse et puissance d'Elias Canetti (1960) [7] et Le viol des foules par la propagande politique de Serge Tchakhotine (1939) [8]. Tous ces livres font abondamment appel à la psychologie et à l'anthropologie. Il y a également le magnifique ouvrage de l'anthropologue René Girard dont les écrits sur la logique de l'imitation (mimesis) et sur les actions violentes collectives sont d'excellents outils pour comprendre pourquoi l'opinion publique peut si facilement être amenée à soutenir la guerre et d'autres formes de violence politique.

Technique de formation de l'opinion

Après la guerre, un grand nombre des techniques mises au point par le communiste Münzenberg furent adoptées par les États-uniens, comme le montre magnifiquement l'excellent ouvrage de Frances Stonor Saunders Qui mène la danse ? La CIA et la Guerre froide culturelle [9]. Saunders explique de manière extrêmement détaillée comment, au début de la Guerre froide, les États-uniens et les Britanniques commencèrent une importante opération clandestine destinée à financer des intellectuels anti-communistes [10]. L'élément fondamental est qu'ils concentrèrent leur attention sur des personnalités de gauche, surtout des trotskistes qui n'avaient cessé de soutenir l'Union soviétique qu'en 1939 lorsque Staline signa le Pacte de non-agression avec Hitler et qui avaient souvent travaillé auparavant pour Münzenberg. Un grand nombre de ces personnes qui se situaient au point de jonction entre le communisme et la CIA au début de la Guerre froide sont devenus des néo-conservateurs de premier plan, en particulier Irving Kristol, James Burnham, Sidney Hook et Lionel Trilling [11].

Les origines gauchistes, voire trotskistes, du néo-conservatisme sont connues, bien que je continue d'être surpris par de nouveaux détails que je découvre, par exemple que Lionel et Diana Trilling ont été mariés par un rabbin qui considérait Felix Dzerjinski, fondateur de la police secrète bolchévique (ancêtre du KGB) et pendant communiste de Himmler, comme un modèle d'héroïsme. Ces origines gauchistes entretiennent un rapport particulier avec les opérations clandestines évoquées par Saunders car l'objectif de la CIA était précisément d'influencer les opposants de gauche au communisme, c'est-à-dire les trotskistes. L'idée de la CIA était simplement que les anti-communistes de droite n'avaient pas besoin d'être influencés et encore moins d'être payés. Saunders cite Michael Warner lorsqu'elle écrit que pour la CIA, la stratégie consistant à soutenir la gauche anticommuniste allait devenir le fondement théorique des opérations politiques de la CIA contre le communisme pendant les deux décennies suivantes.

La stratégie était décrite dans The Vital Center : The Politics of Freedom d'Arthur Schlesinger (1949) [12], ouvrage qui constitue une des pierres angulaires de ce qui devint plus tard le mouvement néoconservateur. Saunders écrit que l'objectif consistant à soutenir des groupes gauchistes n'était ni de détruire ni de dominer ces groupes mais plutôt de maintenir une discrète proximité et de diriger leur pensée, de leur procurer un moyen de se défouler et, à la limite, de s'opposer à leurs actions au cas où ils deviendraient trop « radicaux ». Les manières dont cette influence de gauche fut ressentie furent nombreuses et variées. Les États-Unis étaient décidés à donner d'eux-mêmes une image progressiste, en contraste avec l'Union soviétique « réactionnaire ». Autrement dit, ils voulaient faire exactement ce que faisaient les Soviétiques. En musique, par exemple, Nicolas Nabokov (le cousin de l'auteur de Lolita) était l'un des principaux agents du Congrès pour la liberté de la Culture. En 1954, la CIA finança un festival de musique à Rome au cours duquel l'amour « autoritaire » de Staline pour des compositeurs comme Rimski-Korsakov et Tchaïkovski fut « contré » par de la musique moderne non orthodoxe inspirée du dodécaphonisme de Schoenberg. Pour Nabokov, promouvoir une musique qui abolissait manifestement les hiérarchies naturelles, c'était délivrer un message politique clair. Un autre progressiste, le peintre Jackson Pollock, ancien communiste, fut également soutenu par la CIA. Ses barbouillages étaient censés représenter l'idéologie américaine de la « liberté » opposée à l'autoritarisme de la peinture du réalisme socialiste. (Cette alliance avec les communistes a précédé la Guerre froide : le fresquiste communiste mexicain Diego Rivera fut parrainé par Abby Aldrich Rockefeller mais leur collaboration prit fin subitement lorsque Rivera refusa de retirer un portrait de Lénine d'une scène de foule peinte sur les murs du Rockefeller Center en 1933.)

Ce mélange entre la culture et la politique fut encouragé explicitement par un organisme de la CIA qui avait un nom très orwellien, le Bureau de stratégie psychologique. En 1956, il parraina une tournée européenne du Metropolitan Opera dont l'objectif politique était d'encourager le multiculturalisme. Son organisateur, Junkie Fleischmann, déclara : « Nous, aux États-Unis, nous sommes un melting-pot et par là nous prouvons que les peuples peuvent s'entendre indépendamment des races, des couleurs de peau ou des confessions. En utilisant le terme de « melting-pot » ou toute autre expression accrocheuse, nous pourrions présenter le Met comme un exemple de la manière dont les Européens immigrés peuvent s'entendre aux États-Unis et suggérer que, par conséquent, une espèce de fédération européenne est tout à fait possible. »

Soit dit en passant, c'est exactement l'argument utilisé notamment par Ben Wattenberg qui, dans son ouvrage The First Universal Nation, soutient que les États-Unis possèdent un droit particulier à l'hégémonie mondiale parce qu'elle réunit toutes les nations et races de la planète. La même idée a été exprimée par Newt Gingrich et d'autres néoconservateurs.

Parmi les autres sujets mis en avant, certains sont au centre de la pensée néoconservatrice d'aujourd'hui. Le premier d'entre eux est la croyance authentiquement libérale à l'universalisme moral et politique. Elle a été au centre de la philosophie de la politique étrangère de George W. Bush. À de nombreuses occasions, il a déclaré que les valeurs politiques sont les mêmes dans le monde entier et il a utilisé cette affirmation pour justifier l'intervention militaire en faveur de la « démocratie ». Au début des années 1950, Raymond Allen, directeur du PSB (le Bureau de stratégie psychologique fut rapidement désigné uniquement par ses initiales, sans doute afin de cacher son vrai nom) était déjà parvenu à la conclusion suivante : « Les principes et idéaux contenus dans la Déclaration d'indépendance et la Constitution sont destinés à être exportés et constituent le patrimoine des hommes partout dans le monde. Nous devrions nous adresser aux besoins fondamentaux de l'humanité qui, je crois, sont les mêmes pour l'agriculteur du Texas que pour celui du Pendjab. »

Certes, il serait faux d'attribuer la propagation des idées uniquement à la manipulation clandestine. Elles s'inscrivent dans de vastes courants culturels dont les causes sont multiples. Mais il ne fait pas de doute que la domination de ces idées peut être considérablement facilitée par des opérations clandestines, en particulier parce que les gens des sociétés d'information de masse sont étonnamment influençables. Non seulement, ils croient ce qu'ils lisent dans les journaux mais ils s'imaginent qu'ils sont arrivés aux conclusions par eux-mêmes. Par conséquent, l'astuce pour manipuler l'opinion publique consiste à appliquer ce qui a été théorisé par Bernays, mis en place par Münzenberg et élevé au rang d'un grand art par la CIA. Selon l'agent de la CIA Donald Jameson, en ce qui concerne les attitudes que l'Agence désirait susciter par ses activités, il est évident qu'elle voulait produire des gens qui étaient intimement persuadés que tout ce que faisait le gouvernement était juste.

Autrement dit, ce que la CIA et d'autres agences ont fait pendant cette période fut d'adopter la stratégie que nous associons au marxiste italien Antonio Gramsci qui affirmait que l'« hégémonie culturelle » était essentielle pour la révolution socialiste.

Désinformation

Enfin, il existe une quantité énorme de textes sur la technique de désinformation. J'ai déjà mentionné le fait important, formulé à l'origine par Tchakhotine, que le rôle des journalistes et des médias est fondamental pour s'assurer que la propagande est constante. Il écrit que la propagande ne saurait s'interrompre, formulant ainsi une des règles fondamentales de la désinformation moderne qui est que le message doit être répété très souvent pour passer. Avant tout, Tchakhotine dit que les campagnes de propagande doivent être dirigées de manière centralisée et très organisée, ce qui est devenu la norme à l'ère de la « communication » politique moderne. Les membres travaillistes du Parlement britannique, par exemple, ne peuvent pas parler aux médias sans l'autorisation du Director for Communications du 10, Downing Street.

Sefton Delmer était à la fois un praticien et un théoricien de la black propaganda (désinformation). Il créa une fausse station de radio qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, diffusait de la Grande-Bretagne vers l'Allemagne et répandit le mythe qu'il y avait de bons Allemands patriotes qui s'opposaient à Hitler. On maintint le mythe qu'il s'agissait en réalité d'une station allemande clandestine et on la fit émettre sur des fréquences proches de celles des stations officielles. Ce genre de « black propaganda » fait maintenant partie de l'arsenal de la « communication » gouvernementale états-unienne. Le New York Times a révélé que le gouvernement faisait des bulletins d'informations favorables à sa politique qui étaient ensuite diffusés sur les chaînes ordinaires et présentés comme s'ils émanaient de ces chaînes.

Il y a de nombreux autres auteurs qui ont écrit sur le sujet et j'ai parlé de certains d'entre eux dans ma chronique All News Is Lies mais peut-être que l'ouvrage qui correspond le mieux au débat actuel est celui de Roger Mucchielli, La Subversion, publié en français en 1971 et qui montre que la désinformation, autrefois tactique auxiliaire pendant la guerre, est devenue une tactique principale [13]. Selon lui, la stratégie s'est développée au point que l'objectif est maintenant de conquérir un pays sans même l'attaquer physiquement, en particulier en recourant à des agents d'influence à l'intérieur. C'est essentiellement l'idée proposée et discutée par Robert Kaplan dans son essai publié dans The Atlantic Monthly en juillet/août 2003 et intitulé « Supremacy by Stealth » [14]. Un des plus sinistres théoriciens du Nouvel ordre mondial et de l'Empire américain, Robert Kaplan, défend explicitement l'utilisation illégale et immorale de la force pour permettre aux États-Unis de contrôler le monde entier. Son essai concerne le recours aux opérations secrètes, à la force des armes, aux coups tordus, à la désinformation, aux influences clandestines, à la formation de l'opinion, voire aux assassinats politiques, tous moyens relevant d'une « éthique païenne » et destinés à assurer la domination US.

Un autre point à souligner à propos de Mucchielli est qu'il fut un des premiers théoriciens du recours à de fausses ONG ou « organisations de façade » pour provoquer un changement politique interne dans un autre pays. Comme Malaparte et Trotski, Mucchielli avait compris que ce n'étaient pas des circonstances « objectives » qui faisaient le succès ou l'échec d'une révolution mais la perception de ces circonstances créée par la désinformation. Il avait également compris que les révolutions historiques, qui se présentaient invariablement comme le produit de mouvements de masse, étaient en réalité l'œuvre d'un tout petit nombre de conspirateurs très bien organisés. Comme Trotski, Mucchielli insistait sur le fait que la majorité silencieuse devait être absolument exclue du mécanisme de changement politique, précisément parce que les coups d'État sont l'œuvre d'un petit nombre de personnes et non de la masse.

L'opinion est le « forum » où l'on pratique la subversion et Mucchielli montre les différentes manières d'utiliser les mass médias pour créer une psychose collective. Selon lui, les facteurs psychologiques sont extrêmement importants à cet égard, particulièrement dans la poursuite de stratégies importantes comme la démoralisation d'une société. L'adversaire doit être amené à perdre confiance dans le bien-fondé de sa cause et tous les efforts doivent être tentés pour le convaincre que son adversaire est invincible.

Rôle des militaires

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mercredi, 23 mars 2011

COTE D'IVOIRE, UNE CRISE POUR LA CREATION D'UN BLOC CONTINENTAL AFRICAIN

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Le « gentil » Ouattara, va  t-il triompher du « méchant » Gbagbo ? Ouattara, alias ADO pour les intimes, est un pote de DSK au FMI, mais serait aussi lié à la CIA. Beaucoup de sigles en 3 lettres non ? Derrière l'habituel catéchisme des médias, on retrouve tous les ingrédients du Mondialisme le plus carnassier. Dernier gibier dans la ligne de mire : la Côte d'Ivoire. Une nation africaine forte, possédant d'immenses ressources naturelles, qui est priée de laisser sa place à la construction d'un Bloc Africain unifié, pour le plus grand bonheur des marchés, multinationales et autres vampires apatrides.

Conte de Noël Ivoirien

Difficile d'échapper au nouveau matraquage qui agite la médiacratie française en ce moment sur la Côte d'Ivoire. Comme d'habitude avec nos journalistes, la situation est simple et se découpe entre les gentils emmenés par le très gentil Alassane Ouattara, contre les méchants, avec à leurs têtes, le très méchant Laurent Gbagbo qui s'accroche au pouvoir comme une sangsue à sa proie. Les « défenseurs de la démocratie occidentaux », Naboléon en tête, sont bien sûr là pour que la liberté l'emporte. Cette belle histoire, vous la connaissez, on nous l'a assez servie comme « conte de Noël » entre deux diatribes contre la neige qui empêche nos bons français de « consommer » leurs vacances dans des contrées exotiques et pas chères. Une unanimité qui ne souffre d'aucune nuance. Au passage, nous pouvons admirer et tirer notre chapeau à l'ensemble de la presse française qui se distingue encore une fois par sa profonde inutilité et malhonnêteté. Ont-ils une seule fois donné la parole au camp adverse ? Donner la parole aux Ivoiriens ? Les envoyés spéciaux sont-ils sortis de l'Hôtel de luxe dans lequel campe le camp de Ouattara ?

Bref, avant même de commencer à se renseigner, un esprit habitué aux fourberies du Système aura déjà ressenti la puanteur de la manipulation à grande échelle qui s'exhale des dossiers médiatiques servis aux français sur ce sujet. Nos médias sont sûrement trop occupés à relayer benoîtement les gesticulations du nain de l'Elysée, lui-même dernier wagon de la locomotive Américaine en matière de politique étrangère.

Donc Gbagbo est le « mal » incarné en Afrique, accusé de fraudes électorales, et ne veut pas quitter le pouvoir, ce serait le Roi « illégitime », qui empêche le bon ADO de mener les réformes réclamée par cette fameuse « Communauté Internationale ». D'abord fraude, il y a eu des deux côtés, l'une est elle plus grave que l'autre ? Gbagbo serait illégitime ? Plus qu'un Moubarak régulièrement élu avec 95 % des voix et dont le régime ne tient que par perfusion de dollars US. Bien sûr, Moubarak n'a pas son pareil pour maintenir la bande de gaza hermétiquement close, et son musellement des Frères Musulmans arrange tout le monde Washington à Tel-Aviv en passant par Paris.... Bref, Gbagbo est un « dictateur » qui ne sert plus à rien, qu'il est temps de remplacer par quelqu'un de plus « attentif » aux intérêts  « internationaux ». Plusieurs forces travaillent de manière souterraine dans ce conflit. Des « forces » que nous ne connaissons que trop bien et qui travaillent inlassablement au même but : la construction de  cinq blocs continentaux unifiés, appelés à devenir le squelette du futur gouvernement mondial qu'ils appellent de leurs vœux.

La « FrancMacAfrique »

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Bien sûr, nous venons vite aux intérêts économiques en Afrique et ils sont énormes, suscitant les appétits et la convoitise de toutes les organisations supranationales qui se repaissent des cadavres des Nations. Ainsi la Franc Maçonnerie, véritable appellation de la Françafrique et dont on retrouve les traces de tabliers mal lavés dans cette crise ivoirienne. Certains africains, voir le site ivoirebusiness.com, parlent de guerre maçonnique contre la Côte d'Ivoire : « Au plan africain, les ennemis les plus acharnés du régime de Laurent Gbagbo sont des francs-maçons très actifs. » (...) Certains analystes pensent qu'il est exagéré de penser que les francs-maçons sont les ennemis objectifs de la Côte d'Ivoire républicaine. Pour eux, le fait principal est qu'après la disparition des réseaux Foccart et l'atonie des réseaux Pasqua, le « club » le plus efficace utilisé par la « Françafrique » est celui de la « maçonnerie ». Ainsi, il n'est pas inutile de noter l'imbrication historique entre les services secrets français et les « frères de lumière » : deux patrons du « Grand Orient », ces dernières années, ont été des hommes du renseignement : Michel Baroin et Philippe Guglielmi. En Côte d'Ivoire aussi, des francs-maçons ont souvent été des « honorables correspondants »...

Comme on le voit l'activité des Frères .: en Afrique est pour le moins visible et puissante, les réseaux français qui ont perpétués le pillage des ressources dans un contexte de Post-colonisation sont les intérêts financiers, servis par les relais maçonniques. Evidemment, on ne peut passer sous silence les intérêts de Bolloré en Côte d'Ivoire, ami proche de Sarkozy, voir à ce propos cet entretien très instructif de Philippe Evanno (chercheur à la Sorbonne, directeur de l'Institut de Prospective Africaine). Celui-ci va plus loin : « Philippe Evanno souligne que cette affaire traduit «une opposition entre l'ONU et une nation. Plus généralement, on peut se demander si nous ne sommes pas en train d'assister à un renversement de situation concernant la gestion des dossiers africains et leur domination actuelle par les organisations internationales contrôlées par les États-Unis». En réalité, «cette crise a eu pour mérite de manifester au grand jour le fait que les organisations africaines étaient sous contrôle américain ».

ADO, l'homme lige des élites internationalistes

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Ce système de domination s'appuie sur des réseaux, la Franc Maçonnerie, les multinationales, les organisations non gouvernementales, les organisations supranationales et sur des pions que l'on couvre de titres ronflants qui permettent d'infuser ce sentiment d'unanimité partout. Alassane Ouattara est l'homme de la situation, depuis ses débuts de jeune économiste au FMI dont il a gravit les échelons jusqu'a devenir directeur adjoint de l'institution, en passant par un poste de ministre et celui de Gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), ADO a vraiment le profil Mondialiste type. A ce titre, il pratique le copinage, les intrigues et les « petits arrangements entre amis » comme un précepte quasi « religieux ». Son épouse Dominique Ouattara, juive séfarade de Constantine (Algérie) est fidèle aux « valeurs » de son mari. Cette « femme fatale » n'a cessé d'agir dans l'ombre des chefs d'Etat africains, allant de manigances en combines financières pour se hisser, ainsi que son mari, jusque dans les plus hautes sphères du pouvoir. Ce qui permet à ce même bloggeur ivoirien de conclure après avoir décrit les nombreux « business » de Madame : « Le cumul des activités très rémunératrice d'ADO et l'empilement de « pompes à fric » de Dominique supposent des moyens de réintégration « légale » sur des comptes en banques des fortunes ainsi dégagées. Il faut donc couvrir cela sous une apparence inattaquable. C'est donc l'humanitaire qui devient la priorité. Tout d'abord, à partir 1980, elle effectue des missions « humanitaires » en Côte d'Ivoire. Les flux financiers prenant de l'ampleur, elle décide, en 1998, de créer la fondation Children of Africa. Quoi de plus imparable ? Qui croirait que les enfants d'Afrique sont la couverture d'un gigantesque système de prédation et de transferts de fonds. Cosa Nostra en a rêvé, Dominique Ouattara l'a fait ! »

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Un couple modèle avec de bonnes relations dans les cercles de pouvoir et notoirement lié à la CIA, si l'on en croit Jean-François Probst, l'ancien bras droit de Jacques Chirac, qui est un éminent spécialiste de l'Afrique : « il est évident que depuis longtemps la CIA téléguide avec quelques longues cornes, et assez facilement semble-t-il, le couple Alassane et Dominique Ouattara ».

On retombe toujours sur les péchés mignons des mondialistes : les ONG, les organisations supranationales, les « think thank », CIA,  l'humanitaire... Jamais les voies de l'Enfer n'avaient été aussi bien pavées de toutes leurs bonnes intentions.

Il serait injuste de clôturer ce chapitre sur ADO, sans le citer dans le texte. A l'instar de ses amis, il pratique l'Open Conspiracy et a déjà livré ses intentions et ses objectifs dans des discours. Il est à ce titre utile de remonter un petit peu en arrière lorsque le jeune Ouattara faisait l'espoir de ses maîtres au FMI. Ainsi, ce discours tiré du site du FMI est éloquent à plus d'un titre sur ce qu'il se passe vraiment en Afrique et dont la Côte d'Ivoire n'est que la terrible illustration :

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L'Intégration Régionale en Afrique: Une Étape Importante vers l'Intégration Mondiale

Allocution de M. Alassane D. Ouattara
Directeur Général Adjoint du Fonds Monétaire International
à la 1ère Conférence des Ministres de l'Économie
et des Finances de la Francophonie

Monaco, le 14 avril 1999

 

Le discours n'est qu'un recyclage africain des poncifs mondialistes : « l'Afrique n'échappera pas à la Mondialisation, il ne faut pas essayer de s'y soustraire » ... « les pays en voie de développement n'ont pas vraiment le choix ... ils devront s'intégrer aux marchés internationaux s'ils veulent réussir... » On peut noter aussi l'exaltation du modèle de l'Union Européenne comme voie à suivre ses « succès depuis les années 50 sont une preuve des avantages de l'intégration régionale ». On retrouve aussi ce discours récurrent des mondialistes, à savoir que de toute façon nous n'avons pas le choix, il y a une seule solution et ce sont eux qui nous la proposent et de toute façon nous l'imposeront !

C'est le mécanisme bien connu de mise en place du Nouvel Ordre Mondial par la création de Blocs Continentaux Unifiés. Les références à ce sujet ne manquent pas : Pierre Hillard, Aldous Huxley.... Ainsi que Robert Muller : » Une Union mondiale pourrait être construite comme une superstructure et un système commun de politiques des cinq continents. On pourrait concevoir cinq Unions continentales: l'Union européenne, union Américaine, union Africaine, union Asiatique et une  Union Australienne. »

Vers l'Union Africaine et vers le Nouvel Ordre Mondial

Une fois que les mondialistes auront eu la peau de Gbagbo, ils vont pouvoir installer leur domination d'une manière plus efficace. Une grande Nation comme la Côte d'Ivoire, doit être mise à genoux pour laisser place à l'Union Africaine, calquée sur le modèle de l'UERSS. Les calendriers étant décidément bien fait le Fonds Monétaire Africain sera sur les rails en 2011 avec un budget de 42.68 milliards de dollars. Le but serait de faciliter l'intégration effective et prévisible des économies africaines à travers notamment l'harmonisation des politiques économiques et financières, l'élimination progressive des taux de change différents et des entraves à la production et au commerce, ainsi que l'octroi de ressources financières nécessaires pour assurer la stabilité des fondements macroéconomiques des États parties.

On touche donc là la vraie signification de toute cette mascarade, de cette « croisade » médiatique et politique contre le « mal ». Selon Philippe Evanno« Aujourd'hui, c'est la place et la domination des États-Unis sur le continent africain qui sont en jeu. le bouclage de cette domination se joue sur la présidentielle ivoirienne, puisque c'est sur cette présidentielle que l'on joue l'annulation pure et simple de la souveraineté des Etats africains». Une perte de souveraineté des Etats pour l'accélération des plans de « fusion/acquisition » des Continents par les internationalistes. Peut être, aussi que les immenses richesses naturelles de Côte d'Ivoire (pétrole, cacao, bois, café, ressources minières...) les rendent aussi impatients?  Surtout dans un contexte de rivalité avec les chinois, bien décidés eux aussi à profiter des richesses de l'Afrique.

En tout cas, le grand mouvement est lancé...

Les derniers bastions de souverainetés nationales sont en train de tomber, le Nouvel Ordre Mondial est en marche, et comme il nous l'avait promis, Sarkozy nous y entraîne sans que rien ne semble pouvoir les arrêter. Ici comme ailleurs, les derniers Etats souverains doivent faire allégeance au futur pouvoir mondial, ceux qui refusent sont les « méchants », l'histoire retiendra surtout qu'ils furent les pions usés d'un pouvoir supranational qui n'a pas d'amis, mais qui n'a que des esclaves. Cela ne vous rappelle personne ?


 

Source : INFOGUERILLA

mardi, 08 mars 2011

L'HISTOIRE DE LA PRESENCE ECONOMIQUE FORTE D'ISRAEL EN COTE D'IVOIRE

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Histoire de Famille. « C'est Laurent Gbagbo qui a ouvert grandement les portes de l'économie ivoirienne aux intérêts israélien », lance un patron d'Abidjan. Si les premiers pas des relations diplomatiques et économiques entre les deux pays remontent au temps de Félix Houphouët-Boigny, c'est bien sous l'impulsion de l'actuel chef de l'Etat que le phénomène a pris une tout autre dimension. C'est au cours de la crise politico-militaire en 2002 que Laurent Gbagbo s'est rapproché des milieux d'affaires israéliens, qui lui ont délivré des conseils en matière de renseignement et fourni de l'armement. Signe de ces relations très tissées par temps de crise. Le président imposera aux forces de police ivoirienne, dès son arrivée au pouvoir, de s'équiper d'armes automatiques Uzzi. Et lorsqu'il endosse les habits de chef de l'Etat, Laurent Gbagbo fait appel à des lobbyistes juifs liés aux Evangélistes sionistes de Côte d'Ivoire pour restaurer l'image du pays sur la scène internationale, mais surtout « vendre » et crédibiliser la personnalité de l'hôte du palais présidentiel auprès de ses partenaires internationaux, plus que méfiants à son égard à cette époque. Le pasteur attitré du président, Moïse Koré, est ainsi très lié aux intérêts d'affaires israéliens et joue les go-between (entremetteurs).

Aujourd'hui, toutes les entreprises israéliennes qui posent un pied en Côte d'Ivoire sont chaperonnées par le président de la république lui-même ou par ses proches au sein du Fpi, la partie présidentielle. Très pieuse, comme son mari, et étroitement liée aux églises évangélistes du pays, Simone Gbagbo est sans doute l'une des personnalités les plus actives pour servir de tête de pont aux intérêts des entreprises de l'Etat hébreu. « Simone Gbagbo connait toutes les rues de Tel-Aviv et de Jérusalem comme sa poche », plaisante un habitué du palais d'Israël, sa culture et son business. Toutefois, quelques nuages assombrissent actuellement les relations entre les deux pays. Le gouvernement Netanyahou s'agace du renforcement des relations entre la Côte d'Ivoire et l'Iran, ainsi, que le silence de Laurent Gbagbo face aux déclarations haineuses du président Mahmoud Ahmadinejad à l'encontre de l'Etat hébreu. Fin de la lune de miel.

Offensive économique sur le continent

Au cours de sa tournée africaine, démarrée début septembre, et qui a mené pendant près d'une semaine le vice-premier ministre et ministre israélien des affaires étrangères en Ethiopie, au Kenya, au Ghana, au Nigéria et en Ouganda, Avigdor Lieberman a fait une importante escale à Abuja, au Nigéria. Lors de cette étape, il s'est entretenu avec Mohammed Ibn Chambas, le président de la commission de la communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), et les deux hommes ont signé un protocole d'accord. « Il doit contribuer à mettre en place un cadre de coopération et une plate-forme pour le dialogue entre la Cedeao et Israël ainsi que pour promouvoir l'assistance économique et technique entre les deux parties », a précisé, à la suite de la rencontre, un communiqué de la Cedeao. De son côté, Avigdor Lieberman, à la tête d'une vingtaine de chefs d'entreprises, a indiqué que cette tournée entrait dans le cadre de son projet « de tracer une nouvelle voie » pour la diplomatie israélienne. Il est loin le temps où, dans les années 1960, la coopération entre Israël et l'Afrique se résumait à la mise à disposition par l'Etat hébreu d'ingénieur agronomes et hydrauliques. De 430 millions de dollars en 1990, les échanges commerciaux entre le continent et Israël ont dépassé les 2 milliards de dollars en 2008. Télécommunications, Internet, industrie, agriculture, métaux précieux et, bien entendu, sécurité et dispositifs de sécurité et de surveillance, sont les domaines de prédilection des entreprises de l'Etat hébreu sur le sol africain, de la RD Congo (Dan Gertler Investment, BSGR...) au Nigéria, en passant par la Côte d'Ivoire ou le Burkina, un pays où Alvarion, le leader mondial de la technologie Internet sans fil wimax, installe depuis cet été un réseau Internet haut débit. Mais c'est en Afrique du Sud que la présence israélienne est aujourd'hui encore la plus forte avec environ 800 entreprises installées (sécurité, énergie, matière précieuses, hydraulique, télécoms...) et des échanges qui ont explosé de 500% depuis la fin de l'apartheid. Mais au rythme de l'offensive économique israélienne dans l'ouest et dans le centre du continent, l'implantation des entreprises de l'Etat hébreu est en passe de se rééquilibrer.



In Jeune Afrique
N°2549 du 15 au 21Novembre 2008

 

Source: JSS NEWS

dimanche, 20 février 2011

LA DEMOCRATIE PRISE EN OTAGE: COMMENT GEORGES SOROS FINANCERAIT LA DESTABILISATION DE LA COTE D'IVOIRE



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Georges Soros, juif américain d'origine hongroise, misothrope et chantre de la globalisation comme de la mondialisation.

 

Le conflit post-électoral de Côte d'Ivoire dépasse largement le microcosme politique ivoirien. On connaît les amitiés internationales d'Alassane Dramane Ouattara (ADO) dont Dominique Strauss Khan (DSK), Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa et tout le gratin politique français. Il ne faudrait cependant pas oublier un nom très peu évoqué dans le dossier ivoirien : Le juif américain George Soros [*].


Selon « La Lettre du Continent » du 25 novembre 2010 relatif au financement de la campagne d'ado , ADO, qui se prépare à cette échéance depuis quinze ans, a pu compter sur sa fortune personnelle accumulée depuis plus de deux décennies. En outre, le milliardaire américain George Soros aurait mis à sa disposition un « Grumman 4 », rebaptisé « RHDP Solutions ».

Mais George Soros a donné bien plus qu'un jet privé à Ouattara. Pour savoir quels sont les objectifs de George Soros - multimilliardaire né en Hongrie en 1930, chantre de la « globalisation », de la « mondialisation » dont la fortune est issue de manœuvres spéculatives - Pour en savoir, il faut lire cet excellent article de Léandra Bernstein (cliquer sur)  « LA GUERRE SECRÈTE DU MISANTHROPE GEORGE SOROS À TRAVERS LE MONDE. » dont les premiers paragraphes sont édifiants :

Pour George Soros dans « The Deficiencies of Global Capitalism, in On Globalization, 2002 » : « La démocratie et la société ouverte ne peuvent être imposées que de l'extérieur, parce que le principe de souveraineté fait obstacle à l'ingérence extérieure. (...) Certes, il est difficile de s'ingérer dans les affaires intérieures de pays souverains, mais il est important de reconnaître le problème ».

Depuis fort longtemps, l'action et l'argent de George Soros sont devenus des instruments pour démanteler la souveraineté nationale des Etats, en remplissant les caisses d'organisations « philanthropiques » ou « droitdelhommistes ». Nous examinons brièvement ici un des aspects de cette opération.

Au moment de la première enquête au pénal intentée contre lui pour manipulation des cours boursiers en 1979, George Soros lança le « Open Society Fund », destiné à « ouvrir des sociétés fermées ». Aujourd'hui, il est actif dans 29 pays. Affirmant que « les Etats ont des intérêts, mais pas de principes », Soros explique qu'« une société ouverte idéale supprimerait les intérêts nationaux spécifiques, tandis qu'une structure politique et financière internationale prendrait la responsabilité de la défense du bien des gens ». Ceci explique son admiration sans limites pour les « Nations Unies (surtout le Conseil de sécurité) », l'« OMC » et la « Banque mondiale », et sa collaboration avec eux.

Dans ce but, Soros dote ses organisations philanthropiques de liquidités financières, qui « achètent » ensuite d'importants secteurs de la population, qui se déchaîne à son tour pour faire tomber tout gouvernement qui essaie de maintenir une « société fermée ». « Si une nation souhaite contrôler ses propres ressources naturelles, c'est une société fermée. Si une nation souhaite développer son économie et sa force de travail à l'aide de tarifs douaniers et de régulations, c'est une société fermée. Toute nation qui rejette la mondialisation (c'est-à-dire l'impérialisme du libre-échange) est condamnée au même titre » et fera l'objet d'attaques de la part des organisations de Soros et de son organisation secrète.

Parmi les organisations de renseignement de style britannique sous la supervision de Soros, on trouve l'« Open Society Institute (OSI) », « Human Rights Watch », la « Fondation Soros », et l'« Initiative relative à la transparence des industries extractives ».

En 2002, Soros reconnut avoir déboursé plus de 2,1 milliards de dollars en cinq ans dans ces entreprises philanthropiques. Il écrit à leur propos : « Elles travaillent avec le gouvernement lorsqu'elles le peuvent et indépendamment du gouvernement lorsqu'elles ne le peuvent pas ; parfois elles sont carrément dans l'opposition. Lorsque les fondations peuvent coopérer avec le gouvernement, elles peuvent être plus efficaces ; lorsqu'elles ne le peuvent pas, leur travail est d'autant plus nécessaire et apprécié, car elles offrent une source de financement alternative pour la société civile. En règle générale, pire est le gouvernement, mieux est la fondation car elle jouit de l'engagement et du soutien de la société civile ».

George Soros a versé 100 millions de dollar à « Human Rights Watch » depuis 10 ans pour s'attacher les services de cette « ONG », dont les enquêtes  sur la Côte d'Ivoire ont un eu un impact médiatique crucial dans l'œuvre de diabolisation du président Gbagbo, permettant à Ouattara de recruter ses « rebelles » grâce à la propagande des charniers de « Human Rights Watch ».

La dernière manœuvre de George Soros est la sordide attaque contre les producteurs de cacao ivoiriens par le groupe de « lobbying Avaaz », intimement lié à George Soros selon le ministre canadien John Baird. George Soros n'a pas jeté son dévolu que sur la Côte d'Ivoire, mais sur de nombreux autres pays africains qu'il déstabilise afin de les laisser aux griffes des spéculateurs anglo-saxons.

ADO n'est pas le seul homme politique redevable à George Soros, qui a aussi financé la campagne de Barack Obama !


NOTE :

[*]  Soros, né György Schwartz, est le fils de l'écrivain espérantiste Tivadar Soros (alias Teodoro Ŝvarc) dont l'œuvre Maskerado ĉirkaŭ la morto écrite originalement en espéranto et qui relate ses expériences pendant l'occupation nazie à Budapest a été traduite dans plusieurs langues (anglais, russe, allemand, hongrois et turc). Cependant George et son frère Paul ne semblent pas être des « Locuteurs natifs de l'espéranto », leur activité dans le domaine est en tous cas inexistante.

George Soros est un financier milliardaire américain, né le 12 août 1930 à Budapest (Hongrie), où il vécut jusqu'en 1946, date à laquelle il fuit l'occupation soviétique en se rendant à un congrès d'espéranto. Il est devenu célèbre pour ses activités de spéculation sur les devises et ses activités de philanthropie et il est à l'origine des hedge funds apparus dans les années 1970. Il est actuellement président de « Soros Fund Management » et de l'« Open Society Institute ».

Soros émigra au Royaume-Uni en 1947 où il entreprit des études d'économie à la « London School of Economics ». Il se rendit ensuite aux États-Unis en 1956 pour, selon ses dires, gagner assez d'argent à « Wall Street » pour devenir écrivain et philosophe. Il travailla à la Bourse de New York en tant que trader et créa son propre fonds d'investissement : le « Soros Fund Management ».



Source : NERRATI.NET

lundi, 07 février 2011

REVELATIONS DU PASTEUR KONE MALACHIE SUR LA COTE D'IVOIRE

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Chers lecteurs, je vous donne ici, le lien des révélations reçues par le Pasteur KONE Malachie sur la Côte d'Ivoire ou plus exactement sur la crise ivoirienne et son dénouement miraculeux. Je ne m'y prononce pas. Prière, les écouter et vous en faire une idée propre.


Cliquer sur le lien ci-dessous pour télécharger le fichier audio du témoignage du prédicateur ivoirien:


http://afrobox.net/audio/118/revelation-du-pasteur-kone-m...


Que DIEU vous bénisse et que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

USAGE DE MOYENS MILITAIRES HI-TECH EN COTE D'IVOIRE: GUERRE PSYCHOLOGIQUE, INTOXICATION OU REALITE?



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Voici ce sur quoi Ouattara compte

Notre boite de courrier électronique ne désemplit pas de messages indiquant la présence de forces spéciales françaises, d'éléments du COS français (opérations spéciales), etc. Nous savons que l'armée ivoirienne prend des dispositions pour contrer toute attaque. L'analyse faite des forces en présence et la détermination des FDS-CI qui veulent laver l'affront à eux fait par quelques "lacrous" alors aidés par la France,  indiquent que le risque de déflagration généralisée qui pourrait même toucher le Burkina  Faso est trop grand et serait à l'avantage du Président Gbagbo. Tel que nous connaissons Ouattara, nous avons cherché à comprendre sa "trop grande" assurance et le fondement de ses dernières sorties menaçantes. Pour qui le connait, son comportement est un bon indicateur. Il agit toujours comme "l'aveugle qui a son pied sur la pierre". La question était alors de savoir quelle est cette "pierre" qui le rassure tant? Ecartant l'option  trop risquée pour eux de l'offensive militaire de terrain, il ne reste plus que des actions commandos ciblées. Recherches faites, nous évoquons ici des possibilités :

L'emploi de soporifiques

Cette option est peu coûteuse et moins voyante. Elle consisterait à endormir les soldats sur des sites ciblés à l'aide de gaz soporifiques contenus dans des cannettes (canisters) lancées  à partir de drones ou de fusils lanceurs silencieux ou non détonants.  Il ne leur restera plus qu'à cueillir nos soldats endormis et passer ou agir suivant le site de l'opération. La faisabilité est grande et réaliste, même si elle pourrait être gênée par des vents non favorables. Nos soldats aux points névralgiques devraient être équipés de masques à gaz. Et puis notre armée de l'air devrait être vigilante dans la surveillance de notre espace aérien. Interdire tout aéronef non civil et se doter des moyens de "tomber" tout drone.

L'Impulsion électromagnétique (IEM)

Un peu plus chère mais plus efficace et non soumise aux aléa météorologiques, cette option n'est pas à écarter. L'on sait de source interne que du matériel d'émission radio (ondes hertziennes) a été livré au Golf Hôtel. Certains pensent à la mise en place d'une télé. Mais nous pensons que c'est une fausse piste. La mise en place de la radio RHDP est un leurre pour faire penser à la mise sur pied d'une télé dont l'utilité n'est pas évidente actuellement. Ce matériel est destiné à la mise sur pied d'un émetteur d'IEM. Et si Ouattara est menaçant actuellement, c'est parce qu'il a été "brieffé" sur l'efficacité de la méthode quasi chirurgicale et des assurances lui ont été données quant aux délais de mise en œuvre qui n'excèderaient pas fin Janvier.

Les IEM ont pour effets de neutraliser tout matériel électronique ou mécanique à commande électronique (char, lance missile, émetteur radio-télé, etc). Elles ont aussi pour effet d'étourdir tout être vivant dans leur rayon d'action. La résidence du Président n'est pas loin du Golf. La parade est la mise en place de cages de faraday. Le département de Physique (électronique, électrotechnique, physique atmosphérique, etc) de notre Université doit être mis à contribution, pour appuyer notre armée qui dispose aussi en son sein d'ingénieurs hautement qualifiés. Il existe aussi des solutions toutes faites, tel le PR4G, appareil radio de quatrième génération, réalisé par Thomson (société française) que nous ne pourrons pas acquérir, ou du moins qu'ils se refuseront de nous vendre. Le rayon d'action des IEM peut être élargi en s'appuyant sur les relais de téléphonie cellulaire.

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Son emploi se décline aussi en arme embarquée sur un véhicule roulant (pick-up ou Jeep) avec le Pulsed Energy Projectile développé par des firmes comme ATK. Dans une telle configuration, l'appareil permet de viser une foule aussi bien qu'un individu, et de contrôler l'ampleur des dommages qu'on cause à la cible. Avec une portée de 2 km, il est efficace contre des adversaires embusqués, puisqu'il suffit de l'orienter dans leur direction et non pas de les viser exactement.

Nous pensons qu'ils ont usé de beaucoup de leurres pour détourner notre attention de ces options qu'ils ont arrêté depuis longtemps. Nous en voulons pour preuves :

  • Le choix du site du Golf Hôtel pour sa proximité avec la résidence du Président et des installation de l'ATCI à Anoumabo,
  • les équipements radios convoyés sur ce site depuis longtemps.
  • la mise en place de la radio du RHDP pour des tests (brouillage de la RTI)
  • Sachant que la population pourrait intervenir, ils se sont dotés de camions à canon à eau pour contenir toute émeute
  • les conteneurs d'armes et d'équipements saisis au port, etc ...sont de véritables leurres (ils sont trop intelligents pour commettre de telles "gaffes". Ils ont le port de Dakar et des transalls pour la liaison)

Ces informations sont à prendre au sérieux d'autant que ces grandes puissances disposent ici d'un théâtre de tests en grandeur réelle, qu'elles n'hésiteront pas un seul instant à exploiter.


Source: AU COEUR DES ELECTEURS-CI.NET

vendredi, 21 janvier 2011

L'ARGENT PEUT-IL RESOUDRE LES PROBLEMES DE DEVELOPPEMENT DE L'AFRIQUE ?

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PAS DU TOUT. Le problème en Afrique n'a jamais été le manque d'argent, mais plutôt l'incapacité à exploiter l'esprit africain. Imaginez un cultivateur de bananes dans un village rural d'Afrique avec un toit qui fuit et qui coûterait 100 $ à réparer. Si quelqu'un achetait pour 100 $ de ses bananes, l'agriculteur aurait le pouvoir et le choix de déterminer si le toit qui fuit est sa priorité de dépense. D'un autre côté, si on lui donnait 100 $ à titre de subvention ou de prêt pour réparer le toit, son choix serait limité à ce que le donateur voit comme une priorité. Sur 960 millions d'Africains dans 53 Etats, il y a les innovateurs et les entrepreneurs qui, s'ils sont récompensés par le marché, se pencheront sur les défis auxquels fait face le continent.

Si l'argent était la clé pour résoudre les problèmes, les banques enverraient des agents dans les rues pour fournir de l'argent aux personnes dans le besoin. Mais les banques n'offrent de l'argent qu'à des personnes qui ont réussi à traduire leurs problèmes en opportunités. Une aide britannique de 7 millions de $ à 228 éleveurs de Samburu au Kenya en 2002 ne les a pas empêché de se transformer en pauvres en 2007. L'argent en soi est neutre. Des montants importants d'argent considérés comme du capital ont conduit les stratèges (qui dépeignent l'Afrique comme prise au piège dans un cycle de pauvreté) à plaider en faveur de flux massifs de capitaux comme le seul moyen de sortir de la pauvreté. Au contraire, voir l'argent comme une valorisation, une création, un effet résultant de l'échange entre différentes parties, offre une occasion de traduire les problèmes africains en opportunités.

Comme Lord Peter Bauer l'a très bien fait remarquer : « l'argent est le résultat de la réussite économique et non pas une condition préalable.» Comment les Africains peuvent-ils s'engager dans des activités qui mèneront à la réussite économique? La clé est de transformer la mentalité des 50% de la population africaine de moins de 20 ans afin qu'ils se focalisent sur la conversion des problèmes de l'Afrique en opportunités. En Afrique aujourd'hui, il y a des occasions d'affaires pour nourrir 200 millions de personnes sous-alimentées, tuer des milliards de moustiques provoquant le paludisme qui menacent la vie d'environ 500 millions de personnes, et développer les infrastructures.

L'Afrique a un capital énorme sous forme de ressources naturelles qui comprennent le pétrole, l'énergie hydroélectrique, les diamants, l'uranium, l'or, le cobalt, 70% du coltan mondial et 34% de sa cassitérite. Le coltan et la cassitérite sont stratégiques dans la production de téléphones cellulaires, d'ordinateurs portables et autres produits électroniques. Si les Africains employaient le pouvoir de la raison, l'industrie mondiale des téléphones portables, qui débite 25 téléphones cellulaires par seconde, fournirait une énorme source de revenus aux pays respectifs; élargissant ainsi leurs choix possibles.

Mettre l'accent sur l'esprit humain africain comme capital permettra de traduire les ressources en richesses, contribuant ainsi à résoudre les problèmes de l'Afrique. L'utilité et la valeur de l'argent ne seront générées que par des réponses rationnelles aux défis qui interpellent le continent à travers l'échange de produits et de services au niveau du village, au niveau national, continental et international.

James Shikwati est le fondateur et directeur du Inter Region Economic Network et chef de la direction de la revue The African Executive business magazine.

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C'EST CE QUE JE PENSAIS... mais plus maintenant. Il y a cette maxime éculée qui dit : Si vous détenez un marteau dans la main, tout problème ressemble à un clou. Qu'advient-il alors, quand tout ce que nous tenons dans nos mains est un carnet de chèques ? L'approche «chéquier» du développement suggère que les nations pauvres ne peuvent pas développer les compétences nécessaires pour résoudre leurs propres problèmes. Il y a, cependant, une exception notable.

Le président du Rwanda, Paul Kagamé, m'a appelé à son bureau pour l'aider à renforcer les capacités du secteur privé et améliorer la compétitivité des exportations. Je l'ai informé que la somme d'argent et le temps qu'il avait budgétisés ne permettraient pas de réaliser à la fois mon travail et d'assurer la formation des Rwandais. Il me raconta l'histoire : quand il eut enfin accumulé assez d'argent pour régler les arriérés de salaire de ses troupes qui se battaient pour mettre fin au génocide, il leur  demanda si, à la place, il pouvait utiliser l'argent pour acheter des hélicoptères afin de mettre fin à la guerre plus rapidement. Pas un seul soldat ne s'y opposa.

Le Président Kagamé acheta les hélicoptères à des pays, à la condition qu'ils fournissent également des pilotes. Il a ensuite persuadé les pilotes d'effectuer des missions en territoire ennemi, et, en même temps, de former les Rwandais au pilotage. Sa tactique, dans un pays sans routes et aux milles collines, abrégea la guerre, et sauva des vies.

Chaque nation a besoin d'argent pour moderniser et améliorer la vie de ses citoyens, et c'est d'ailleurs positif quand une nation riche aide une nation pauvre après une catastrophe naturelle, ou pour répondre à un besoin humain fondamental. Mais, trop souvent, quand une nation aide une autre, cela est basé sur une injection massive de capital financier soumise à un changement des politiques monétaire, commerciale, d'investissement, budgétaire, sectorielle et salariale. Il s'agit souvent de bons conseils non dépourvus de compromission. La nation riche devient décisionnaire alors que la responsabilité de l'avenir d'une nation doit toujours rester entre les mains des citoyens de cette nation, et non celles de conseillers étrangers, et certainement pas celles de créanciers et de bailleurs de fonds.

Cette approche «chéquier» du développement confond compassion et générosité avec une sur-responsabilité pour les êtres humains. Explicitement ou implicitement, le donneur leur dit comment faire fonctionner leur pays, et ce processus, sans le vouloir, peut priver les citoyens des pays émergents de leur bien les plus précieux - la dignité et l'autonomie.

Le Rwanda reçoit peu d'aide étrangère. Les dirigeants de la Banque mondiale m'avaient présenté, avec plusieurs autres experts, au Président Kagamé et avaient promis de payer le coût de notre travail, mais ils avaient besoin de deux ans pour réaliser le programme, et le Rwanda ne pouvait pas attendre deux ans. Le Président Kagamé comprenait que la pauvreté détruisait les pierres angulaires de la société de son pays : la tolérance, la confiance, les aspirations et l'espoir. Il décida de payer nos salaires à partir du produit de son programme de privatisation, mais il a exigé que l'on commençât immédiatement, et que nous le remboursions, si nous ne faisons pas ce à quoi nous nous étions engagés. Il requit en outre : « Je veux que vous soyez comme ceux qui pilotaient les avions et formaient les Rwandais». J'ai demandé: «Voulez-vous que je vous aide à tuer l'ennemi, aussi?» Il a répondu : «Je veux que vous m'aidiez à tuer la pauvreté.»

Le Rwanda n'a pas d'argent, mais c'est une nation qui souhaite s'émanciper du fatalisme rampant souvent favorisé (mais de manière non intentionnelle) par des personnes dites bienveillantes. Son leadership a eu le courage de contester les hypothèses sous-jacentes de l'aide internationale, et cela a conduit à une croissance de près de 20% par an des salaires de subsistance dans ses principaux secteurs d'exportation. La responsabilité de son propre avenir repose entièrement sur les épaules des hommes et des femmes de son pays. Pas un seul Rwandais n'objecte.

Michael Fairbanks est le co-fondateur de la OTF Group, et le SEVEN FUND, qui accorde des bourses pour les solutions d'entreprise à la pauvreté.

**************************************

NON. En fait, après cinquante ans de tentatives et 600 milliards de dollars d'aide, avec une hausse presque nulle du niveau de vie en Afrique, je peux défendre la réponse «non» de manière assez ferme. Les avocats de l'aide parlent des solutions peu coûteuses comme les sels de réhydratation orale à 10-cents qui permettraient de sauver un bébé mourant de maladies diarrhéiques, le médicament contre le paludisme à 12-cents qui sauve quelqu'un atteint du paludisme ou les moustiquaires à 5 $ qui les empêchent de contracter le paludisme en premier lieu. Pourtant, malgré l'afflux de l'argent de l'aide, deux millions de bébés sont encore morts de maladies diarrhéiques en 2009, plus d'un million sont encore morts du paludisme, et la plupart des victimes potentielles du paludisme ne dorment toujours pas sous des moustiquaires.

De toute évidence, l'argent seul ne résout pas les problèmes. Ce qu'il faut au contraire, ce sont des entrepreneurs dans les domaines économiques, social et politique qui soient responsables, par exemple, de s'assurer que les médicaments arrivent aux victimes, plutôt que des slogans magnifiques pour des solutions administratives qui ne sont que des véhicules publicitaires servant à augmenter encore plus l'argent levé pour des bureaucraties de l'aide inefficaces. Les entrepreneurs seraient responsables des résultats, contrairement aux bureaucrates de l'aide et aux politiciens des pays riches qui font des promesses dont personne ne les tient pour responsables.

Quant à faciliter le développement en Afrique, la libre entreprise est le véhicule qui a fait ses preuves pour échapper à la pauvreté partout ailleurs (voir la Chine et l'Inde plus récemment) et il est tout simplement condescendant de prétendre que cela ne fonctionnera pas en Afrique. L'espoir de l'Afrique vient davantage de quelqu'un qui, comme l'homme d'affaires Alieu Conteh, a lancé avec grand succès en plein chaos de la guerre civile, une entreprise de téléphones cellulaires en République démocratique du Congo, que de célébrités défendant l'aide comme Bono. Les Africains sont loin d'être condamnés à demeurer les pupilles impuissantes de riches donateurs : les libertés économiques et politiques du cru permettront aux Africains eux-mêmes de résoudre leurs propres problèmes.

William Easterly est professeur d'économie à l'Université de New York, conjointement avec Africa House, et co-directeur de l'Institut de recherches pour le développement à NYU. Il est également membre non-résident du Center for Global Development à Washington, DC.



A Templeton conversation, in templeton.org / French translation from unmondelibre.org



Source: SAOTI, Le Blog de Mahalia Nteby

vendredi, 31 décembre 2010

LES VŒUX DU NOUVEL AN 2011 DE MONSIEUR ET MADAME DINDE


CAFOP YAKRO. M. ET Mme DINDE 1.jpg

A la faveur du Nouvel An 2011, il nous est particulièrement agréable, notre maisonnée et nous-mêmes, de vous présenter nos vœux sincères de Santé, de Paix, d'Amour, de Prospérité, de Succès, de Réussite et de Longévité pour chacun de vous ainsi que pour chacune de vos familles.

Que la paix et la grâce de DIEU vous soient accordées avec abondance !

Que cette nouvelle année vous apporte un bonheur inestimable et soit pour vous l'occasion de rencontrer personnellement le Sauveur de vos âmes, JESUS-CHRIST, Roi des Rois et Seigneur des Seigneurs, Salut pour l'humanité.  « Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » Actes 4 : 12.

Que l'ETERNEL vous annonce l'allégresse et la joie et que les os qu'il a brisés au cours de l'année 2010  se réjouissent en cette année 2011. Qu'il détourne le regard de vos péchés et efface toutes vos iniquités. Qu'il créé en vous un cœur pur et renouvelle en vous un esprit bien disposé qui cherche profondément Sa face (Psaumes 51 : 10-12).

Qu'en 2011 son secours vous remplisse d'allégresse et que vous vous réjouissiez de sa protection puissante (Psaume 21 : 2). Recommandez-vous à l'ETERNEL et aimez-le ; il vous sauvera et vous délivrera au jour de la détresse (Psaume 22 : 9).

En cette année nouvelle, quand même vous marcheriez dans la vallée de l'ombre de la mort, que vous n'ayiez rien à craindre car il sera avec vous. Sa houlette et son bâton vous rassureront (Psaume 23 : 4).

Votre salut dans les heures difficiles sera dans la tranquillité et le repos sur Sa personne et votre force, dans le calme et la confiance en Son nom (Esaïe 30 : 15). Que des eaux jaillissent dans votre désert et des ruisseaux dans votre solitude. Que DIEU rende réels vos projets et vos espérances et qu'ils ne vous apparaissent plus comme un mirage dans une terre désolé et aride. Qu'il fraie pour vous un chemin là où il n'y a plus d'issue (Esaïe 35 : 6-8).

Découvrez et croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur JESUS-CHRIST. A lui soit la gloire, maintenant et pour l'éternité, amen ! (2 Pierre 3 : 18).

Que Sa paix vienne sur la Côte d'Ivoire, paix des cœurs et des esprits, et non celle qui est selon les hommes. Justice, salut, liberté et prospérité pour l'Afrique !


 

SOYEZ TOUS RICHEMENT BENIS !

BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2011 !



 

Monsieur et Madame DINDE

vendredi, 24 décembre 2010

JOYEUX NOËL A TOUS!

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Joyeux Noël à tous et que la grâce de DIEU soit sur chacun de vous ainsi que sur chacune de vos familles!

Soyez bénis!

21:33 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Informations diverses, Voeux de Nouvel An | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : joyeux noël, voeux de noël, fêtes de fin d'année 2010, noël 2010 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 13 décembre 2010

SAMUEL T. COHEN L'INVENTEUR DE LA BOMBE A NEUTRONS EST MORT


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L'inventeur de la bombe à neutrons, l'américain Samuel T. Cohen, est décédé à 89 ans après avoir défendu jusqu'à ses derniers jours cet engin qui avait la particularité de tuer les hommes sans endommager les bâtiments et le matériel, a rapporté jeudi la presse.

Contrairement aux bombes thermonucléaires qui pulvérisent les infrastructures, la bombe à neutrons projette des particules qui s'attaquent uniquement aux cellules vivantes et éliminent rapidement toute vie sans provoquer de dégats matériels. Les présidents John F. Kennedy, Lyndon Johnson et Jimmy Carter avaient rejeté l'emploi d'une telle bombe, ses détracteurs jugeant qu'elle augmentait les possibilités d'un conflit nucléaire.

Au début des années 80, le président Ronald Reagan avait, lui, donné son feu vert à sa construction en avançant qu'une telle arme permettrait de repousser une invasion de l'Europe par des blindés soviétiques sans détruire les villes.

Les bombes construites furent ensuite démantelées, ce qui n'empêcha pas son inventeur de continuer à présenter la bombe à neutrons comme "l'arme la plus saine et la plus morale jamais construite". "C'est la seule arme nucléaire de l'histoire qui a un sens dans une guerre. Quand la guerre est finie, le monde est toujours intact", avait-il encore dit au New York Times peu avant sa mort.

Selon le New York Times et le Los Angeles Times, Samuel T. Cohen est mort dimanche (5 décembre 2010) à son domicile à Los Angeles. Des membres de sa famille contactés par l'AFP se sont refusés dans l'immédiat à commenter son décès.


Source: JFORUM

WIKILEAKS : L'ARABIE SAOUDITE A COMPLOTE CONTRE LE HEZBOLLAH


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L'Arabie Saoudite a proposé de mettre sur pied une force chargée de combattre les militants du Hezbollah au Liban avec l'aide des Etats-Unis, de l'ONU et de l'Otan, selon une note diplomatique diffusée par WikiLeaks mardi.

Au cours d'une réunion en mai 2008 avec un diplomate américain en Irak David Satterfield, le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal a indiqué qu'une "réponse sécuritaire" au "défi militaire" posé à Beyrouth par les militants soutenus par l'Iran était nécessaire. Le prince saoudien disait craindre qu'une victoire du Hezbollah face au gouvernement libanais dirigé à l'époque par le Premier ministre Fouad Siniora, ne mène à une prise en main du pays par l'Iran. Selon lui, une "force arabe" aurait pu servir à maintenir l'ordre autour de Beyrouth, l'armée libanaise étant "trop fragile pour supporter davantage de pression", selon les notes diplomatiques émanant de l'ambassade américaine à Ryad.

La force en question devait être soutenue par la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) et les Etats-Unis et l'Otan devaient fournir un soutien logistique, ainsi qu'un soutien naval et aérien, selon la note. La création d'une telle force aurait sans doute suscité des inquiétudes à Washington, les troupes américaines ayant quitté le Liban depuis un attentat-suicide contre un camp de Marines qui avait fait 300 morts à Beyrouth en 1983.

Lors de la réunion au cours de laquelle ce plan a été évoqué, Saoud al-Fayçal a affirmé que "sur tous les front régionaux sur lesquels l'Iran avance, la bataille au Liban pour garantir la paix est la plus facile à gagner". Il a indiqué à M. Satterfield que Fouad Siniora soutenait fermement le projet et que seules la Jordanie, l'Egypte et la Ligue arabe étaient au courant.

De précédents câbles diplomatiques américains publiés par WikiLeaks ont montré que l'Arabie Saoudite était obsédée par le danger nucléaire iranien et redoutait également les visées hégémoniques de Téhéran dans la région. Une autre note publiée mardi montre que l'armée saoudienne a fait usage l'an dernier d'"une force très disproportionnée" lors d'une campagne perçue comme étant "d'une longueur gênante" contre des guérillas. "Des bombardements aériens jour et nuit et des tirs d'artillerie ont été les principaux instruments de ce qui est de plus en plus perçu par l'armée saoudienne comme une campagne d'une longueur gênante", dit la note émanant de l'ambassade américaine à Ryad.

L'opération de trois mois contre les guérillas Huthi peu armées dans les zones frontalières avec le Yémen étaient également perçues comme "mal planifiées et exécutées" et ont "engendré un nombre plus élevé qu'attendu de victimes saoudiennes". "Néanmoins, le conflit a été présenté comme une lutte héroïque et couronnée de succès pour protéger la souveraineté saoudienne", indique le câble diplomatique américain, daté de décembre 2009.

En août 2009, le Yémen avait lancé une offensive contre les rebelles Huthi et ceux-ci ont ensuite affronté les forces saoudiennes jusqu'à l'instauration d'une trêve en février.


Source: LE PORTAIL JUIF FRANCOPHONE

QUAND LES ETATS-UNIS RECRUTAIENT D'ANCIENS NAZIS


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De nouvelles révélations soulignent l'indulgence dont les Etats-Unis ont fait preuve, après la guerre, vis-à-vis d'ex-agents du IIIe Reich. Ils n'ont pas été les seuls.

Otto von Bolschwing est mort sous le soleil de Sacramento (Californie), le 9 mars 1982. Il avait 72 ans et plusieurs vies derrière lui. Dans la première, ce rejeton de la noblesse allemande, membre des services de renseignement de la SS - l'ossature nazie du IIIe Reich - a exercé ses talents d'agent secret en Palestine. Devenu aide de camp du responsable des Affaires juives, Adolf Eichmann, il s'est attelé avec zèle à l'élaboration du programme d'extermination des juifs d'Europe.

Après la guerre, le capitaine von Bolschwing a rejoint les rangs de la CIA, sous le nom de code de "Grossbahn". En récompense de ses loyaux services, ses nouveaux maîtres lui ont offert une deuxième vie aux Etats-Unis, où l'ancien SS s'est taillé une belle carrière dans l'industrie. Jusqu'à devenir, en 1969, président de l'entreprise californienne de high-tech TCI.

Dix ans plus tard, la justice l'a rattrapé. L'Office of Special Investigations (OSI), créé au sein du ministère de la Justice pour débusquer les anciens nazis installés chez l'oncle Sam, a exhumé son dossier. Et découvert que la CIA avait fermé les yeux sur les antécédents vert-de-gris de son protégé. Déchu de sa nationalité américaine, von Bolschwing a échappé à l'extradition pour cause de santé chancelante.

Cette histoire édifiante figure dans un rapport de 600 pages, dévoilé à la mi-novembre par le quotidien The New York Times, qui dresse le bilan de l'OSI, de ses succès, de ses tâtonnements et de ses échecs. Le document révèle surtout l'ampleur des manoeuvres et des manipulations orchestrées par les autorités et les services de renseignement américains afin de permettre à d'anciens nazis, scientifiques de haut vol ou dignitaires du régime, de trouver refuge aux Etats-Unis. Et de mettre leurs compétences au service de leurs hôtes.

Même Israël

Une "collaboration du gouvernement avec les persécuteurs", dixit le rapport - dont les Etats-Unis n'ont pas eu l'apanage. "Même Israël a recruté d'anciens SS, souligne l'historien israélien Tom Segev. A commencer par Walter Rauff, l'inventeur des chambres à gaz mobiles, et le lieutenant-colonel Otto Skorzeny, champion des opérations commandos, qui a libéré Mussolini en 1943."

Skorzeny avait mis une condition à sa collaboration avec les services de renseignement de l'Etat juif : que Simon Wiesenthal, le chasseur de nazis, biffe son nom de la liste des criminels de guerre les plus recherchés. "Wiesenthal a dit non, rapporte Segev, qui vient de publier Simon Wiesenthal, l'homme qui refusait d'oublier (Editions Liana Levi). Et Skorzeny a tout de même travaillé pour Israël."

Des décennies plus tard, le sujet reste sensible. Tellement sensible que le département américain de la Justice a tenu sous le boisseau pendant quatre ans le rapport consacré à l'OSI...

Des diplomates très compromis

Un autre rapport a secoué l'Allemagne, à la fin d'octobre. Commandé voilà cinq ans par l'ex-ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer, celui-là devait faire la lumière sur le rôle de la diplomatie sous le IIIe Reich. Le résultat est accablant. Les 6000 membres du corps diplomatique ont "presque tous" participé aux persécutions contre les juifs et à leur extermination.

Pis : la mainmise des tenants de l'idéologie hitlérienne n'a pas disparu après la guerre. En 1952, 49 des 75 directions du ministère étaient entre les mains d'ex-agents nazis. Quant à la "cellule de protection juridique", elle a fourni des renseignements à des criminels de guerre en fuite. Comme à Klaus Barbie, le "Boucher de Lyon", condamné en 1987 pour crimes contre l'humanité.


Par Anne Vidalie

Publié le 05/12/2010 in EXPRESS.fr

vendredi, 10 décembre 2010

WIKILEAKS : LA STRATEGIE ELECTORALE DE GBAGBO SELON WASHINGTON

 

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La note de Wikileaks qui dévoile les préjugés ethniques des diplomates américains à Abidjan, invalidés par la carte électorale ivoirienne. Lol ! Théo.

 

À l'été 2009, l'ambassade des États-Unis à Abidjan livrait sa vision de la stratégie de Laurent Gbagbo pour l'élection présidentielle ivoirienne dans un télégramme publié par WikiLeaks, le 9 novembre. Une analyse qui éclaire la défaite, constatée dans les urnes, du président sortant.

Comment Laurent Gbagbo peut-il espérer remporter la présidentielle ? Cette question, qui hantait le président ivoirien depuis 2005, fait l'objet d'une communication entre l'ambassade des États-Unis à Abidjan et Washington, le 2 juillet 2009.

Dans un télégramme intitulé « Les élections en Côte d'Ivoire : le mythe et la réalité », l'ambassadrice américaine en Côte d'Ivoire d'alors, Wanda Nesbitt, fait le point sur la situation électorale et détaille la stratégie de Laurent Gbagbo pour arriver à ses fins.

Tentative d'alliance avec Ouattara

« Le FPI [Front populaire ivoirien, parti présidentiel, NDLR], arrive invariablement à la troisième place [probablement en terme d'effectifs, NDLR] » et « est toujours associé à un groupe ethnique minoritaire [les bétés] » , assure-t-elle. « Pour gagner une élection présidentielle, le FPI a besoin de s'allier avec l'un des deux plus grands partis » :  le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, d'Henri Konan Bédié) ou le Rassemblement des républicains (RDR, d'Alassane Ouattara).

Problème : ces deux partis sont restés « remarquablement unis » contre Laurent Gbagbo au sein du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, la coalition d'opposition), note-t-elle.

Du coup, selon « des sources fiables» de l'ambassade, Laurent Gbagbo essaie, « au moins depuis 2007 » de passer un accord avec Alassane Ouattara, le président du RDR « mais n'a pas réussi ». Une semaine avant l'envoi du télégramme, la diplomate a reçu une nouvelle confirmation de l'échec de cette tentative d'accord.

Diviser le PDCI

Conséquence : Laurent Gbagbo s'emploie alors à diviser le PDCI. Il aurait aidé à « financer et soutenir l'ancien Premier ministre Charles [Konan] Banny dans sa tentative pour remplacer l'ancien président vieillissant Henri Konan Bédié » à la tête du parti, assure-t-elle.

Nouvel échec pour Laurent Gbagbo ? Pas tout à fait, suggère l'ambassadeur. « Que Banny y parvienne ou non n'est pas important du point de vue du FPI, juge-t-elle, du moment que les luttes internes incitent un certain pourcentage des électeurs du PDCI à aller ailleurs. »

Finalement, le report des voix du PDCI vers Alassane Ouattara au second tour s'est révélé plutôt bon. Assez, en tout cas, pour que celui-ci obtienne la majorité, le 28 novembre dernier, selon les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI) certifiés par l'ONU.

D'après le télégramme, un duel entre Gbagbo et Ouattara était envisagé et même souhaité par le camp présidentiel dès l'été 2009, malgré ce que laissaient entendre ses slogans lors du premier tour. « Gbagbo a récemment dit à une bonne source qu'il voulait affronter Alassane Ouattara au second tour [personne n'attend un vainqueur au premier] parce qu'il [Gbagbo] croit que les groupes ethniques qui supportent traditionnellement le PDCI voteront pour le FPI plutôt que pour le leader du RDR qui a des liens avec la rébellion. »

« Être sûr de gagner »

Concernant la date de la présidentielle, alors prévue pour le 29 novembre 2009.

« Les observateurs familiers du dossier ne croient pas que le président Gbagbo (qui se délecte du rôle de Grand Chef) prendra le risque de perdre le prestige et la célébrité » de l'hôte du cinquantenaire de l'indépendance ivoirienne (7 août 2010). Cela reporte donc le scrutin à la deuxième moitié de l'année 2010.

Cependant, « rester au pouvoir sans un nouveau mandat deviendra plus difficile à justifier après 2010 » même si « les bénéfices financiers du statu quo sont bien sûr une considération primordiale, pas seulement pour le FPI mais [aussi] pour des individus comme le Premier ministre Soro »,  juge-t-elle.

Plus largement, croit-elle savoir, « il n'y aura pas d'élection à moins que le président Gbagbo ne soit sûr de gagner - et il n'est pour l'instant pas sûr de son issue ». Ici réside, sans doute, l'une des clés de l'attitude du président sortant depuis la tenue du scrutin.


Source: JEUNE AFRIQUE

jeudi, 09 décembre 2010

LE VETO RUSSE REVELE L'AMPLEUR DE LA CONSPIRATION CONTRE LA COTE D'IVOIRE


ONU. CONSEIL DE SECURITE.jpg

1- La CEDEAO, l'AFP et la Presse Française préparent l'opinion à l'embrasement de la Côte d' Ivoire.


LUNDI 6 - MARDI 7 DECEMBRE 2010 :

1)      En moins de 48h, l'AFP produit 5 dépêches autour d'un seul et même évènement. La CEDEAO, instrumentalisée par la France de Nicolas Sarkozy à travers le Sénégal, le Burkina et le Nigeria, remet en cause les résultats proclamés par le Conseil Constitutionnel en faveur de Laurent Gbagbo et accentue la pression pour qu'il quitte le pouvoir.

2)      Les dépêches de l'AFP servent de support au lynchage médiatique orchestré dans la quasi-totalité de la presse française.


Dernières dépêches


- Gbagbo forme un gouvernement de combat, la CEDEAO lui demande de céder - AFP - 8/12/2010

http://news.abidjan.net/h/382599.html

-La CEDEAO au chevet d'une Côte d'Ivoire en pleine crise politique - AFP - 7/12/2010 http://news.abidjan.net/h/382580.html

-Gbagbo forme un gouvernement de combat, la CEDEAO lui demande de céder - AFP - 7/12/201

http://news.abidjan.net/h/382565.html

-La CEDEAO demande à Gbagbo de « rendre le pouvoir sans délai » - AFP - 7/12/2010

http://news.abidjan.net/h/382564.html

-La CEDEAO demande à Gbagbo de « céder le pouvoir » - AFP - 7/12/2010 http://news.abidjan.net/h/382561.html


2- L'Amérique de BARAK OBAMA entre en scène au Conseil de Sécurité de l'ONU et se heurte à la fermeté de la Russie.


1)       Se basant sur le communiqué de la CEDEAO, le gouvernement OBAMA, à travers son Ambassadeur Suzan Rice met la pression sur le Conseil de Sécurité de l'ONU pour produire une résolution contre Laurent Gbagbo. La Russie bloque le projet et est accusée par Suzan Rice de « pinailler ».

2)      Côte d'Ivoire: Pas de déclaration du Conseil de Sécurité, la Russie bloque le projet.

http://news.abidjan.net/h/382600.html

3)      A Abidjan, la presse locale Pro et Anti-Gbagbo annonce la guerre planifiée par la France, cachée sous le manteau de l'ONU. Toute la journée de ce mardi 7, malgré la suspension de ses fréquences, la Radio de l'ONU en Côte d'Ivoire va s'arranger pour diffuser en boucle un appel d'Alassane Dramane Ouattara, invitant ses militants à se tenir prêts à occuper les rues jusqu'au départ de Laurent Gbagbo. La Radio de l'ONU en Côte d'Ivoire a également utilisé les fréquences d'AL BAYAN pour diffuser son message. La date de ce mercredi 8 décembre 2010 a même été avancée.

4)      A Abidjan les barbouzes infiltrés, les colonnes dormantes de la rébellion pré-positionnées attendent juste le signal pour attaquer.

5)      A Korhogo, Bouaké et dans l'Ouest montagneux, les hordes de mercenaires venues de l'étranger et tapies au sein des forces onusiennes attendent le signal pour passer à l'offensive. Mais le « Go ! » attendu du Conseil de Sécurité ne viendra pas. A cause de la Russie qui pinaille. « Je ne sais pas pourquoi la Russie pinaille », Suzan Rice, Ambassadeur US à l'ONU.

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NICOLAS SARKOZY, FRANC-MAÇON ET ILLUMINATI, EST CELUI QUI ATTAQUE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE


http://www.google.ci/images?q=sarkozy+illuminati&biw=...

Sarkozy qui attaque la Côte d'Ivoire, le nouveau parrain de la rébellion, appartient à l'ordre satanique des Illuminatis.

http://www.dailymotion.com/video/x3zhjf_sarkozy-bourre-au...

Sarkozy qui attaque la Côte d'Ivoire, le nouveau parrain de la rébellion, sous un autre jour.

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Dans son pays, « la grande France », tout comme en Côte d'Ivoire, « les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours ».

Dans son pays, « la grande France », tout comme en Côte d'Ivoire, c'est le Conseil Constitutionnel qui proclame les résultats définitifs des élections.

Dans son pays, « la grande France », tout comme en Côte d'Ivoire, le président du Conseil Constitutionnel est nommé par le Président de la république, qui en général ne choisit ni un ennemi ni un adversaire politique.

Question : pourquoi cet homme veut-il mettre le feu à notre pays ?

BILLET 1 DOLLAR.jpg

BARAK OBAMA QUI LE SOUTIENT EST AUSSI UN ILLUMINATI


http://www.google.ci/images?hl=fr&biw=1048&bih=61...=

BARAK OBAMA ILLUMINATI.jpg

Le signe distinctif des Illuminatis (observer la position des doigts) est le signe de la Chouette Noire. Un emblème de Lucifer et du Nouvel Ordre des Siècles (Novos Ordo Seclorum; voir inscription sur la pyramide). C'est ce nouvel ordre qui contrôle les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, une bonne partie des pays occidentaux, ainsi que les Nations Unies, et qui attaque la Côte d'Ivoire à travers Alassane Dramane Ouattara, un des leurs, qu'ils parrainent. Ce qui explique le soutien massif, aveugle et incompréhensible qu'ils lui apportent envers et contre toute légalité.

http://www.senclip.net/video/Illuminati-New-world-Order



Une correspondance particulière


NB : Le complot contre la Côte d'Ivoire est donc une conspiration de la Franc-maçonnerie et de l'Ordre des Illuminatis. Pourquoi ? C'est un mystère complet. Même si nous en devinons quelques explications d'ordre spirituel et économique. Cette guerre qui va être menée à la Côte d'Ivoire dans un proche avenir par la France et l'ONUCI a une dimension spirituelle insoupçonnée. Ivoiriennes et Ivoiriens, la seule véritable façon de les vaincre (et nous les vaincrons !), c'est la repentance sincère, le jeûne et la prière.


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !