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jeudi, 11 avril 2013

11 AVRIL 2011–11 AVRIL 2013: DEUX ANS APRES LE COUP D'ETAT DE LA FRANCE EN COTE D’IVOIRE

 

SOLDATS FRANçAIS AVEC UN SYMBOLE DE L'ETAT IVOIRIEN.jpg

 
"J'ai été arrêté sous les bombes françaises. Le 11 avril, une cinquantaine de chars français encerclaient ma résidence pendant que les hélicoptères bombardaient. C'est l'armée française qui a fait le travail et elle m'a remis aux forces d'Alassane Ouattara, qui n'étaient pas encore les forces régulières." (Extrait de l’intervention de Laurent GBAGBO du 05 décembre 2011 devant la CPI)
 
« Nous avons besoin de la démocratie...La démocratie, c’est le respect des textes. Qui ne respecte pas le Constitution, n’est pas démocrate. C’est parce que j’ai respecté la Constitution que je suis ici. Je compte sur vous parce que je souhaite que tous les Africains qui me soutiennent et qui sont tout le temps ici devant la Cour, devant la prison, qui sont dans leurs pays en train de manifester, en train de marcher, tous ces africains-là comprennent que le salut pour les Etats africains, c’est le respect des Constitutions que nous nous donnons et des lois qui en découlent. » (Extrait de l’intervention de Laurent GBAGBO du 28 février 2013 devant la CPI)
 
 
Liste non exhaustive des manifestations multipolaires et multiformes prévues dans le cadre de cette douloureuse commémoration :

Sur PARIS :
Pendant que le Président Hollande reçoit OUATTARA à l'Elysée après avoir reçu NGUESSO, BONGO, COMPAORE, DEBY,... contrairement à ses promesse de rupture avec la Françafrique (France-à-fric !), nous manifesterons devant l'Assemblée Nationale pour rappeler les Députés à leur devoir de contrôle de l'activité gouvernementale surtout en matière de politique étrantère car ne l'oublions pas, la France agit au nom du peuple français, donc en votre nom. Car n'oublions pas : "Qui est neutre dans une injustice prend le parti de l'oppresseur". Desmond TUTU
 



11 avril 2011 - 11 avril 2013, cela fait deux ans que la France a réussi son coup d'Etat en arrêtant et en déportant le Président légitime Laurent GBAGBO. En ce triste 11 avril indignons-nous et protestons devant l'Assemblée Nationale (L12) contre cette énième violation de notre souveraineté par la France. Une motion sera à nouveau déposée.

RDV Place Edouard Herriot de 14h30 à 19h



http://3.bp.blogspot.com/-w7B-0yGFdNM/UWVITWmr7tI/AAAAAAAABnc/vTdbuR_SzTw/s1600/marche+europ%C3%A9enne+13+avril+2013.png

Et à 19h30 tous à la Bastille avec nos bougies !
Contacts : 06 69 49 40 06 / 06 68 38 21 03 / 07 78 19 49 99
 
 
GRANDE MARCHE EUROPEENNE DE LA DIASPORA AFRICAINE
POUR LA LIBERATION du Président Laurent GBAGBO

Du 19 au 28 février dernier, la CPI (Cour Pénale Internationale) ouvrait le dossier concernant le Président Laurent GBAGBO en audience de confirmation des charges. La CPI donnera son verdict dans un délai de 60 jours à compter du 28 mars 2013.

« Nous avons besoin de la démocratie... La démocratie, c’est le respect des textes. Qui ne respecte pas la Constitution n’est pas démocrate. » Extrait de l'intervention du Président Laurent GBAGBO du jeudi 28 février 2013 devant la CPI.
 
Voici bientôt deux ans que Laurent GBAGBO se trouve à la Haye, deux ans que l’Etat de droit a cessé d’être en Côte d’Ivoire, deux ans que la  Constitution ivoirienne est constamment piétinée…  Et pourtant nous sommes debout… Et pourtant nous marchons et nous allons continuer de marcher pour dénoncer cette injustice.
 
Nous, organisations et mouvements associatifs, syndicaux et politiques de la diaspora, avons décidé d’organiser une grande marche européenne unitaire le samedi 13 avril 2013 à Paris pour demander la libération immédiate et sans condition du Président Laurent GBAGBO et des autres prisonniers politiques injustement incarcérés en Côte d’Ivoire.
 
Nous appelons donc toute la Diaspora africaine en Europe, les démocrates de tous les continents, toutes les personnes éprises de paix, de liberté et de justice à cette grande marche européenne le samedi 13 avril 2013 de  12h à 20 h 30.
 
Lieu de rassemblement : place de Clichy (métro lignes 2 et 13)                                                        
 
Lieu d’arrivée de la marche : place de Stalingrad (métro lignes 5 et 7)
 
Contacts : 00336 02 50 18 14 / 00336 66 71 43 15 / euromarche13avril2013@yahoo.fr

Vive l’Afrique libre et indépendante pour que vive une Côte d’Ivoire juste et paisible !
 
Le comité d’organisation

A LA HAYE :
 
 
En COTE D’IVOIRE :

LUNDI 8 AVRIL 2013

 
 
 
Mme Agoh Marthe et le C.N.R.D convoquent une grande journée de mobilisation le 12 avril 2013.

 
Question: Le Vendredi 12 Avril 2013, le C.N.R.D organise une journée de rassemblement pour le Résistance Démocratique ; Pourquoi une telle journée ?

Mme Agoh Marthe: Le CNRD organise cette journée principalement pour deux raisons : d’abord pour exorciser la mémoire collective par rapport aux évènements dramatiques du 11 Avril 2011.

Ensuite, pour réaffirmer notre rêve pour la démocratie vraie en Côte d’Ivoire, car nous croyons, comme le Président Laurent Gbagbo, que c’est la « seule voie de salut » pour le peuple de Côte d’Ivoire dans sa diversité ethnique et culturelle.
 
Q.: Pouvez-vous nous dire un peu comment cela va se passer

Mme Agoh Marthe: Il s’agit avant tout d’une fête populaire avec des chants, des danses, des sketchs…ponctués de messages sur la démocratie.

Aussi souhaitons-nous que nos compatriotes épris de Justice, de Vérité, de Paix, rêvant d’ « une patrie de la vraie fraternité », viennent nombreux à cette journée pour communier avec le Chantre de la Démocratie qu’est Laurent Gbagbo. C’est pourquoi nous invitons particulièrement chansonniers et autres humoristes.
 
Q.: Nous constatons que le C.N.R.D rêve encore de Démocratie, malgré ce qui s’est passé en Avril 2011… 

Mme Agoh Marthe: Il convient de souligner que ce qui s’est passé dans notre pays en Avril 2011 n’a rien avoir avec la Démocratie. 

En démocratie, on se réfère toujours au peuple, donc aux institutions qui l’incarnent. Or, comme l’a dit le Président Laurent GBAGBO lors de sa première comparution devant les Juges de la CPI, « c’est l’armée française qui a fait le travail ». Le peuple souverain de Côte d’Ivoire a confié sa défense exclusivement aux forces de défense et de sécurité nationales dans les conditions déterminées par la Loi (Article 24 de la Constitution), et non à l’armée française.
 
Q.: Voulez-vous dire qu’aucune force étrangère ne doit intervenir en Côte d’Ivoire ?

Mme Agoh Marthe: En principe, non.
 
Q.: Mais alors, expliquez-nous la présence des forces militaires françaises et Onusiennes sur le territoire de la République de Côte d’Ivoire.

Mme Agoh Marthe: La présence des forces militaires françaises résulte d’accords de défense pour soutenir l’Armée ivoirienne en cas d’agression extérieure du territoire national. Ce n’est donc pas pour intervenir dans le contentieux électoral contre un des candidats, et de surcroît contre l’Armée Nationale.
 
Quant aux forces Onusiennes, elles-mêmes ne se nomment-t-elles pas «forces impartiales d’interposition»? Elles sont donc là pour s’interposer et non pour prendre partie pour un camp. Or, ce n’est pas ce que nous avons constaté.
 
Il est donc clair que ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire durant la crise post-électorale n’a rien à voir avec les règles et les principes de la Démocratie. C’est simplement la loi du plus fort qui s’est imposée au peuple et à l’Etat de Côte d’Ivoire représenté à l’époque par le Président Laurent Gbagbo.
Précisons en passant que la Démocratie n’est pas un régime politique inconnu de l’Afrique traditionnelle; ici en Côte d’Ivoire, il y a des peuples qui pratiquent la gouvernance démocratique. 
 
Q.: Revenons donc au rêve de Démocratie du C.N.R.D.
 
Mme Agoh Marthe: Ok, Pour le C.N.R.D, la Démocratie bien assimilée et bien pratiquée est le moyen le plus sûr d’éviter les conflits sociaux dans la Nation.
 
En effet, la Démocratie signifie que le pouvoir appartient au peuple ; et cela suppose que la majorité des personnes vivant sur un territoire donné sont d’accord pour se soumettre aux lois et institutions communes, lesquelles prévoient tous les mécanismes de règlement des conflits.
 
Q.: C’est donc pour éviter les conflits, notamment les guerres civiles que vous tenez tant à la Démocratie?

Mme Agoh Marthe: Écoutez! Qui peut être heureux dans les remous, les conflits, la guerre? Non seulement la Paix est nécessaire pour la quiétude de tous, mais sans la Paix, il n’y a pas de développement. Regardez la Côte d’Ivoire aujourd’hui, la misère économique est telle qu’on ne parle plus de «panier de la ménagère» qui se vide, mais de «sachet de la ménagère», à cause de la situation conflictuelle qui perdure. 
 
Ainsi, outre la recherche de la Paix, le système démocratique offre la meilleure voie d’accès au progrès, à la prospérité pour tous. En effet, en Démocratie, la liberté et l’égalité de tous en Droit confèrent au peuple les moyens de décider des orientations de la politique de développement, à travers le libre choix de ses gouvernants, et de contrôler l’exercice du Pouvoir par la liberté d’expression.
 
C’est pourquoi nous exhortons les peuples d’Afrique à refuser de légitimer les dirigeants imposés de l’extérieur par les armes.
 
Q.: Un dernier mot ?

Mme Agoh Marthe: En guise de conclusion, permettez que nous citions un passage du livre de Monsieur Laurent Gbagbo intitulé ‘ Côte d’Ivoire – Bâtir la Paix sur la Démocratie et la Prospérité ‘(page 11) : «Ce que nous avions cru impensable s’est donc produit. Il y a eu la guerre en Côte d’Ivoire. Il y a eu des morts, des vies brisées, des déplacés de guerre et des réfugiés. Nous avons constaté qu’avec la guerre, nous étions tous menacés dans les mêmes droits élémentaires. Quelles que soient nos appartenances régionales, religieuses ou politiques, quelles que soient nos positions sur la guerre elle-même, nous avons frôlé une catastrophe collective. Notre pays, la Côte d’Ivoire, a failli sombrer dans le chaos. Mais les peuples entrent en action quand l’histoire l’exige. Les peuples se mobilisent toujours pour sauver les nations du péril. Le peuple ivoirien s’est dressé pour opposer au mauvais destin une même volonté résolue. Il a refusé la régression et nous sommes restés debout.»
 
C’est pourquoi, aujourd’hui plus qu’hier, le Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (dernière création de Laurent Gbagbo) invite les Ivoiriens et les Ivoiriennes à la Journée de Rassemblement pour la Résistance Démocratique du Vendredi 12 Avril 2013 !
 
En ITALIE :


    


Aux ETATS-UNIS :
Grande Manif des organisations et personnalités Américaines contre Ouattara, au siège de Cargill
 

 

 
J'ai le grand plaisir de vous informer que le Cri Panafricain-USA compte protester contre le géant de l’agro-alimentaire American, Cargill qui est la première compagnie américaine impliquée dans l’exportation du cacao ivoirien, première source de revenue du régime Ouattara. Je suis particulièrement convaincu que pour faire tomber le régime Ouattara sans un seul coup de fusil, il nous faut mettre pression sur les compagnies qui font business avec Ouattara.
 
Sur ma proposition, ANSWER Coalition a accepté d’ajouter le siège de Cargill à Washington DC au trajet de la grande marche contre la présence des drones Américains dans le monde, qui aura lieu le 13 Avril 2013 à la Maison Blanche à Washington DC.
 
Devant donc le siège de Cargill, toutes ces organisations américaines vont protester contre le régime Ouattara et le soutien du gouvernement Américain et des multinationales Américaines a ce régime sanguinaires et génocidaire qui tyrannisent les ivoiriens.
 
Chers patriotes ivoiriens des USA, je fais tout pour attirer les activités et organisations américaines a soutenir notre lutte, mais seul je suis impuissant si vous ne faite pas l’effort de sacrifier de votre temps ce Samedi 13 Avril 2013 qui est proche de la date du 11 Avril, jour que notre pays a été arrache a notre peuple par la France, les USA, et ces multinationales comme Cargill et cela a travers leur valet Ouattara Alassane de Sindou Burkina Faso.
 
Patriotes Ivoiriens des USA, rendez vous donc devant la Maison Blanche et ensuite devant le siège de Cargill, a 1030 15th St, Washington, DC ce Samedi 13 Avril 2013. Voila la liste des organisations et personnalités Américaines qui seront a la marche et avec nous devant le siège de Cargill pour protester contre Alassane Ouattara et demander que les USA cessent de le supporter:
 
Ramsey Clark, ancien Ministre de la Justice des USA (U.S. attorney general),
Cynthia McKinney, ex- membre du Congrès Américain,
Akbar Muhammad, Représentant International de la Nation of Islam;
Veterans for Peace( Organisation d’anciens soldats Américains devenus pacifistes)
Colonel Ann Wright ( Ex-colonel de l’armée Américaine; CODEPINK( Organisation féministe et pacifiste Américaine);
CAIR (Council on American-Islamic Relations); Jared Ball, ( Animateur Radio de la chaine WPFW (Pacifica);
Révérend Graylan Hagler, Pasteur de l’église Plymouth Congregational United Church of Christ;
Imam Mahdi Bray et son organisation Freedom Coalition;
Mara Verheyden-Hilliard, Directrice-générale de Partnership for Civil Justice Fund;
Zaki Baruti de l’organisation noire-americaine Universal African Peoples Organization;
L’organisation des Iranien-Americains, American-Iranian Friendship Committee (AIFC);
Peta Lindsay, responsable du Parti , Party for Socialism and Liberation;
Le mouvement Haiti Liberté;
L’organisation estudiantine de l’Université d’Howard University, la plus grande Université Noire des USA, (Political Education and Action Committee-Howard University);
Les organisations estudiantines de Temple University ,a Philadelphie, Students for Justice in Palestine-Temple U., et Conflict Free Campus Initiative–Temple U. Et bien d’autres que je n’ai pas mentionné.
 

Pour info, contactez Patriote Gnawa au 202 696 3353

ADRESSE DU PORTE-PAROLE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO A L’OCCASION DE LA COMMEMORATION DU 11 AVRIL


 

côte d'ivoire,adresse du porte-parole du prÉsident laurent gbagbo À l’occasion,ple président laurent gbagbo,le ministre kone katinan justin,son porte-parole


Ivoiriennes, ivoiriens, chers habitants de la Côte d’Ivoire.

 

Le 11 avril 2011, en dehors de toute règle de droit et de bienséance, l’armée d’une Puissance étrangère, a attaqué avec une violence inédite, la résidence officielle et le Palais présidentiel de la République de Côte d’Ivoire pour en déloger le Président de la République en exercice. Cette attaque de l’armée française, alors que notre pays n’avait ni déclaré la guerre à la France, ni reçu d’elle une déclaration de guerre, soulève encore de nombreuses interrogations deux ans après. Elle pose surtout la question fondamentale de la nature des rapports que notre pays, et au-delà, notre Continent entend entretenir avec les anciennes puissances colonisatrices, dans un monde totalement intégré grâce à la formidable et exceptionnelle avancée technologique en matière de communication.

De quelque angle sous lequel l’on voudrait donner une réponse à cette interrogation fondamentale pour l’Afrique, une constante s’en dégage. La nature des relations entre l’Afrique et le reste du monde, notamment, ses anciennes puissances colonisatrices seront ce que les Africains eux-mêmes en décideront. Il n’y a aucune fatalité qui puisse justifier la place méprisante de notre continent dans le concert des nations. Seul un engagement sincère, total et persévérant  de chacun de nous dans la recherche du meilleur, d’abord pour nos peuples, ensuite pour le reste de l’humanité, peut donner à notre continent une meilleure place dans la construction du monde.

C’est la grande leçon que le Président Laurent GBAGBO a magistralement donnée au monde entier, mais surtout à l’Afrique lors de sa brève, mais dense intervention devant les Juges de la CPI. Le Président Laurent GBAGBO a donné et continue de donner  avec certains de ses amis et compagnons de lutte, dont certains sont soit en prison, soit en exil, quand ils n’ont pas été tués, l’essentiel de leur vie pour la démocratie, seul facteur de promotion de la liberté pour nos peuples.

Homme de dialogue, et pacifiste avéré, il ne peut comprendre que notre pays, la Côte d’Ivoire ne puisse se donner les moyens de sortir par un dialogue constructif et inclusif de la logique de l’affrontement qui continue d’en fragiliser la cohésion sociale. Qu’est ce qui est plus facile à faire pour notre pays entre la logique de l’affrontement qui nous conduit droit vers une explosion sociale, et l’ouverture d’un vrai dialogue, qui favorise le rassemblement.

Deux ans après le renversement du Président Laurent GBAGBO, l’écart est toujours grands entre les rapports de complaisance qui sortent des officines de ceux qui ont participé au dépérissement de notre nation, et la réalité vivante de nos compatriotes. Nul ne peut prétendre aimer notre pays plus que nous-mêmes. L’insécurité, la pauvreté, la cherté de la vie, l’exacerbation des clivages ethniques, les violations répétées des droits de l’Homme dans notre pays concernent au premier chef nos populations. C’est à elles que notre conscience doit rendre compte.

Mais comment peut-on espérer rendre heureuses ces populations lorsque non seulement on les prive de leurs choix politiques, mais pire, on maintient une large part d’entre elle sous le joug de la répression permanente.

 Ils sont encore nombreux nos compatriotes, civils et militaires qui sont soit en prison, soit en exil. La Justice ne promeut la paix que lorsqu’elle revêt avec fermeté le manteau de l’impartialité. Lorsqu’elle s’en dévêtit,  elle compromet alors la paix. Il y a donc une certaine corrélation entre la conscience collective de la nation et celle de la Justice. Le sentiment d’une justice orientée dans un seul sens en Côte d’Ivoire expose notre pays à des risques graves.

Que du temps inutilement perdu deux ans durant. L’extraordinaire mobilisation nationale et internationale autour du Président Laurent GBAGBO, indique en même temps, le chemin de la réconciliation en Côte d’Ivoire. Il n’y en a pas plusieurs, mais un seul. La libération du Président Laurent GBAGBO et de tous les autres prisonniers, ainsi que le retour des exilés et leur implication effective dans le débat politique en Côte d’Ivoire, restent des prérequis d’une vraie réconciliation. Le chemin emprunté depuis deux ans nous ramène toujours au point de départ. Efforçons-nous  donc de passer par l’unique chemin qui reste, même s’il est rendu étroit par nos craintes et nos orgueils. Nous devons nous mobiliser pour élargir ce chemin.

C’est pourquoi, au nom du Président Laurent GBAGBO, je voudrais féliciter toutes les personnes, en Côte d’Ivoire, en Afrique et ailleurs dans le monde, qui se mobilisent lui apporter leur soutien. Leur persévérance portera à coup sûr des fruits.  Que le souvenir de nos compatriotes encore en prison et dans les camps de réfugiés, au nom du combat pour la liberté et la démocratie ôte en chacun de nous la tentation de l’abandon. C’est dans la persévérance que nous transformerons la date du 11 avril en une victoire éclatante pour nous-mêmes, et ouvrir ainsi une grande espérance pour tous ceux qui se battent pour la liberté et la démocratie.

Mais il reste évident que notre persévérance risque d’être vaine, si elle ne s’inscrit pas dans une discipline rigoureuse. Je reste convaincu que, c’est dans la discipline, regroupés autour du Front populaire ivoirien (FPI) que nous trouverons à la fois l’inspiration et les armes de notre victoire. A ce propos, je saisis la présente opportunité pour saluer les efforts qui se déploient par-ci et par-là, pour donner une cohésion plus forte à toutes les initiatives. Les récentes assises qui ont regroupé plusieurs personnes à Paris pour donner un contenu cohérent à notre combat sont des initiatives heureuses qui méritent d’être encouragées. J’en félicite au nom du Président Laurent GBAGBO les initiateurs.

Même enfermé, le Président Laurent GBAGBO continue de nous donner le chemin de la lutte sans relâche. Il nous rappelle que les convictions sont plus fortes que les émotions. C’est en taisant nos émotions que nous donnerons une opportunité à nos convictions de transformer nos peines du 11 avril 2011, en une grande joie dans un futur dont la proximité ne dépend que de nous.  

 

Que Dieu vous bénisse!


P/ Le Président Laurent GBAGBO

Le Ministre KONE Katinan Justin

Son Porte-parole.

vendredi, 05 avril 2013

LA JUSTICE DES VAINQUEURS DE OUATTARA A NOUVEAU EPINGLEE PAR HUMAN RIGHTS WATCH

 

ALASSANE OUATTARA - FETE DE LA TABASKY.JPG


Human Rights Watch presse Ouattara d'établir une justice impartiale

 

Par RFI. Presque deux ans après la fin d'une crise postélectorale qui a fait officiellement 3 000 morts, l'organisation américaine Human Rights Watch épingle le pouvoir d’Alassane Ouattara pour partialité dans un rapport de 82 pages publié aujourd’hui, jeudi 4 avril 2013. Le rapport est intitulé «Transformer les discours en réalité: l’heure de réclamer des comptes pour les crimes internationaux graves perpétrés en Côte d’Ivoire». 


«Plus d’impunités en Côte d’Ivoire, tous les responsables de crimes seront poursuivis quelque soit leur couleur, leur choix politique ou leur grade militaire». Human Rights Watch salue ces déclarations du président Alassane Ouattara depuis l’arrestation de Laurent Gbagbo, il y a presque 2 ans. Des déclarations répétées régulièrement depuis son investiture en mai 2011.
Malheureusement, on voit peu de signes concrets de cette justice impartiale qui a été promise. Pour Phlippe Bolopian, représentant de HRW auprès des Nations-Unis, «la justice des vainqueurs ne permettra pas la réconciliation, elle ne permettra pas de rassurer les personnes appartenant ou étant sympathiques au clan Gbagbo. Il est temps de tourner cette page sombre de l’histoire de la Côte d’Ivoire et ça ne pourra se faire qu’au prix d’une justice vraiment impartiale et pas d’une justice de vainqueurs.»
Les chiffres parlent d’eux-mêmes, 150 personnes dans le clan Gbagbo poursuivies, 0 dans le camp Ouattara. Il est temps de changer cette équation.
«HRW exhorte la communauté internationale à peser de tout son poids sur les autorités ivoiriennes, pour qu’elles traduisent leurs paroles en actes». 

Pour l’ONG américaine, les partenaires de la Côté d’Ivoire dans l’Union européenne, la France et les Etats-Unis devraient accroître leur pression diplomatique et établir un lien entre leur soutien financier et les efforts de justice impartiale. 

Côte d’ivoire: Des promesses de justice impartiale non tenue 

(Abidjan) – Le gouvernement ivoirien n’a pas encore honoré sa promesse de réclamer des comptes de manière impartiale pour les crimes internationaux graves perpétrés lors de la crise post-électorale de 2010-2011, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Les autorités ivoiriennes devraient renforcer leur soutien aux juges et aux procureurs qui traitent ces affaires afin que justice puisse finalement être rendue aux victimes des deux camps. 

Le rapport de 82 pages, intitulé « Transformer les discours en réalité : L’heure de réclamer des comptes pour les crimes internationaux graves perpétrés en Côte d’Ivoire », analyse les efforts inégaux déployés par la Côte d’Ivoire pour réclamer des comptes aux responsables des crimes internationaux graves commis dans la foulée du scrutin présidentiel de novembre 2010. Depuis son investiture en mai 2011, le Président Alassane Ouattara a déclaré à plusieurs reprises qu’il s’engageait à traduire en justice tous les responsables, indépendamment de leur affiliation politique ou de leur grade militaire. Or, même si les procureurs ont inculpé plus de 150 personnes pour des crimes perpétrés au cours des violences post-électorales, aucun des inculpés ne provient des forces pro-Ouattara. 

« Le soutien exprimé par le Président Ouattara en faveur d’une justice impartiale sonne creux s’il n’est pas assorti de mesures plus concrètes visant à rendre justice aux victimes des crimes commis par les forces pro-gouvernementales », a souligné Param-Preet Singh, juriste senior au programme de Justice internationale de Human Rights Watch. « Si la Côte d’Ivoire veut rompre avec son dangereux héritage qui permet aux personnes proches du gouvernement d’être à l’abri de la justice, il faut qu’elle engage des poursuites crédibles à l’encontre des responsables de crimes appartenant aux deux camps impliqués dans le conflit post-électoral. » 

Les partenaires internationaux de la Côte d’Ivoire—dont l’Union européenne, les Nations Unies, la France et les États-Unis—devraient également accroître leurs pressions diplomatiques et leur soutien financier aux efforts de justice impartiale, a noté Human Rights Watch. 

Le rapport est basé sur des travaux de recherche réalisés à Abidjan en septembre 2012 ainsi que sur des entretiens de suivi avec des responsables gouvernementaux, des juristes, des membres de la société civile, des représentants de l’ONU, des diplomates et des responsables d’organismes bailleurs de fonds. 

Les résultats du scrutin présidentiel de novembre 2010, reconnus internationalement, avaient donné Ouattara vainqueur, mais Laurent Gbagbo, son rival, avait refusé de quitter la présidence. Une crise de cinq mois s’en était ensuivie, au cours de laquelle au moins 3 000 personnes avaient été tuées et 150 femmes violées, souvent dans le cadre d’attaques perpétrées en fonction de critères politiques, ethniques et religieux. En novembre 2011, Gbagbo avait été transféré à La Haye en vertu d’un mandat d’arrêt délivré par la Cour pénale internationale (CPI). Il y demeure en détention dans l’attente d’une décision établissant s’il existe suffisamment d’éléments de preuve pour intenter un procès contre lui pour quatre chefs de crimes contre l’humanité. 

Les affaires liées à des crimes internationaux graves peuvent se révéler sensibles, mais l’absence de justice risque d’entraîner de lourdes conséquences. L’impunité chronique qui prévaut alimente les épisodes répétés de violence dont la Côte d’Ivoire est le théâtre depuis dix ans, les civils en payant le prix le plus élevé, a déploréHuman Rights Watch. 

En juin 2011, le Président Ouattara a créé la Commission nationale d’enquête, la Cellule spéciale d’enquête, ainsi que la Commission dialogue, vérité et réconciliation en réponse aux exactions commises lors de la crise post-électorale. En août 2012, la Commission nationale d’enquête a publié un résumé de son rapport, lequel confirme d’une part que des crimes graves ont été perpétrés à la fois par les forces pro-Gbagbo et pro-Ouattara et recommande d’autre part la traduction en justice des responsables de ces actes. Ces résultats font écho aux constatations d’une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU et aux rapports d’associations de défense des droits humains. 

Human Rights Watch a appelé la Cellule spéciale d’enquête, chargée de mener des enquêtes judiciaires sur les crimes post-électoraux, à utiliser le rapport de la Commission nationale d’enquête pour réaliser un « exercice de cartographie ». Cet exercice consisterait essentiellement à fournir un panorama détaillé des crimes commis par région durant la crise, identifiant des personnes suspectes si cela s’avère possible. Cela aiderait la cellule à élaborer une stratégie pour la sélection des affaires devant faire l’objet d’enquêtes et de poursuites, ce qu’elle n’a pas encore fait. 

Les parties non confidentielles de tout « exercice de cartographie » et de toute stratégie en matière de poursuites devraient être partagées avec le public afin de contribuer à instaurer la confiance en la capacité de la Cellule nationale d’enquête d’exécuter son mandat en toute indépendance et impartialité. La cellule a probablement besoin d’effectifs supplémentaires si elle veut parvenir à mener des poursuites impartiales visant les auteurs de crimes internationaux graves, a fait remarquer Human Rights Watch. 

Human Rights Watcha constaté que de nombreuses personnes accusées de crimes post-électoraux se trouvaient en détention préventive depuis près de deux ans, en violation de leur droit internationalement reconnu à un procès équitable, en partie à cause du besoin de procéder à des réformes juridiques attendues de longue date. Le gouvernement devrait accélérer ses efforts de réforme du Code de procédure pénale afin que les accusés déjà en détention puissent sans tarder faire l’objet d’un procès et bénéficient du droit d’interjeter appel. L’accès à un avocat devrait également être rendu obligatoire à un stade plus précoce de la procédure, ainsi que l’assistance judiciaire pour les accusés qui ne peuvent se payer un avocat. 

Les États parties à la CPI, l’UE et les Nations Unies, notamment, ont de plus en plus souvent exprimé leur engagement à promouvoir la traduction en justice des auteurs de crimes internationaux devant des tribunaux nationaux afin que la complémentarité—principe en vertu duquel la CPI n’intervient que lorsque les tribunaux nationaux n’ont pas la volonté ou sont dans l’incapacité de mener à bien des poursuites—devienne réalité. Le rapport de Human Rights Watch met toutefois en avant des éléments démontrant que les principaux partenaires de la Côte d’Ivoire n’ont déployé que des efforts limités en ce sens. 

Les partenaires internationaux de la Côte d’Ivoire devraient tirer les enseignements des erreurs commises au lendemain du conflit armé qui avait touché le pays en 2002-2003, a relevé Human Rights Watch. À la suite de ce précédent conflit, les partenaires internationaux du pays ont gardé le silence alors que la justice se voyait reléguée au second plan et que l’impunité s’enracinait plus profondément, contribuant à poser les jalons de la crise post-électorale dévastatrice de 2010 et 2011. 

« L’absence de réformes majeures visant à fournir le soutien nécessaire pour les enquêtes et les poursuites freine les progrès en matière de lutte contre l’impunité pour les crimes internationaux graves perpétrés en Côte d’Ivoire », a expliqué Param-Preet Singh. « Les partenaires internationaux de la Côte d’Ivoire devraient travailler aux côtés du gouvernement pour fournir une assistance là où elle s’avère nécessaire, et user de leur influence diplomatique pour renforcer le message selon lequel l’impunité n’est pas une solution envisageable. » 

Le gouvernement ivoirien et les bailleurs de fonds internationaux devraient également coopérer pour soutenir l’indépendance des juges et des procureurs, ainsi que pour assurer la protection et la sécurité des témoins, des juges, des procureurs et des avocats de la défense travaillant sur des affaires de crimes internationaux graves. Ceci est d’une importance capitale pour garantir l’exercice d’une justice équitable et impartiale pour les principaux crimes commis dans un passé récent, et pour renforcer l’ensemble du système judiciaire ivoirien afin qu’il puisse opérer efficacement et équitablement à l’avenir, a indiqué Human Rights Watch. 

À la suite des requêtes introduites par les gouvernements Gbagbo et Ouattara afin qu’une enquête soit menée sur les violences en Côte d’Ivoire, la CPI a ouvert une enquête en octobre 2011. La cour est compétente pour juger les crimes perpétrés dans le pays à partir du 19 septembre 2002. À ce jour, elle n’a délivré publiquement que deux mandats d’arrêt, à l’encontre de Laurent Gbagbo et de son épouse Simone, tous deux accusés de crimes contre l’humanité. Se basant sur des entretiens effectués avec de nombreux militants de la société civile ivoirienne, le rapport de Human Rights Watch conclut que l’approche à sens unique adoptée par la CPI a légitimé la mise en œuvre de la même approche par les autorités judiciaires ivoiriennes et porté atteinte à l’image en Côte d’Ivoire de la CPI en tant qu’institution impartiale. 

La Côte d’Ivoire a ratifié en février 2013 le Statut de Rome, le traité qui a institué la CPI, devenant le 122e État partie à la cour. 

Simone Gbagbo se trouve toujours en détention préventive en Côte d’Ivoire, où elle a été inculpée de génocide, entre autres crimes. Le gouvernement ivoirien devrait honorer l’obligation qui lui incombe de remettre Simone Gbagbo à la CPI, une alternative étant de contester la recevabilité de son affaire devant la CPI parce qu’elle comparaît en justice au niveau national pour des crimes de même nature. 

«La CPI devrait rapidement enquêter sur les crimes commis par des individus appartenant au camp Ouattara et, sur la base des éléments de preuve, demander que des mandats d’arrêt soient délivrés», a conclu Param-Preet Singh. «Ceci se révèle indispensable pour rétablir la légitimité de la CPI en Côte d’Ivoire et faire pression sur les autorités ivoiriennes afin qu’elles produisent des résultats crédibles et impartiaux.»
 
 

Source: AFRIK53.COM

jeudi, 04 avril 2013

SATISFECIT FLATTEUR AU GOUVERNEMENT OUATTARA - UNE ECONOMISTE ECRIT A CHRISTINE LAGARDE

 

CHRISTINE LAGARDE.jpg


Dotée d’une solide formation économique, notre lectrice Laurie Tipper conteste les vérités (?) du Fonds monétaire international (FMI), qui veut convaincre à toute force les Ivoiriens que son ancien «commis» Alassane Ouattara fait un travail merveilleux dans la meilleure des Côte d’Ivoire possibles.

 

Je suis interloquée par les déclarations de Michel Lazare faites le 28 mars 2013: «La Côte d’Ivoire a réalisé une croissance de 9, 8% en 2012, des performances qui planchent au-delà des prévisions du Fonds monétaire internationale (FMI) (8,6%), « pour la première fois depuis 30 ans, la Côte d’Ivoire a régularisé sa dette extérieure», «la Côte d’Ivoire ne souffre de problème de seuil d’endettement. Avec des appuis financiers extérieurs  conséquents, le taux d’investissement public dépassera les 7% du PIB».

(Source: http://www.imf.org/external/french/np/sec/pr/2013/pr1397f.htm).

Ces  déclarations me font penser à une jonglerie sensorielle et mentale qui, modifiant les perspectives intellectuelles, suspend l’intervention de la logique et impose un état de vertige, car la vérité évidente et banale à laquelle nous assistons, que dis-je que nous subissons, c’est une flambée généralisée des prix des denrées alimentaires et des produits de première nécessité sur les marchés. Mieux l’eau, le courant, le gaz, l’essence ont connu le même sort. Sans compter les montants excessifs imposés aux étudiants en majorité issus de familles défavorisées, qui ont dû abandonner leurs études, faute de moyens, pour preuve le nombre décroissant d’inscrits dans les universités en Côte d’Ivoire. Je ne m’étalerai même pas sur les énormes difficultés pour  simplement survivre au quotidien aujourd’hui en Côte d’Ivoire, ne serait-ce qu’avoir de l’eau, relève du parcours du combattant. 

En économie, on ne décrète pas la croissance ou son absence: on la constate chiffres à l’appui. Le taux de croissance de la Côte d’Ivoire pour les années 2009 à 2011 étaient respectivement de 4.2%, 2.6%, et de -5.8%. Multiplication des petits pains ou cour des miracles? La Côte d’Ivoire serait donc passée d’un taux de croissance de -5.8% en 2011 à + 9.8% en 2012. Je ne pense pas me tromper en affirmant que les objectifs du FMI sont: transparence, disponibilité de l’information, définition des codes de bonne conduite, dépassement de l’esprit et de la culture du cloisonnement, diffusion de messages clairs et cohérents  pour éviter que les pays ne se mettent en situation de crise. Le principal objectif du PIB (Produit Intérieur Brut) est de mesurer l’activité économique, il est reste pas moins la mesure la valeur de la production d’un pays (sa richesse) et est avant tout l’agrégat de la comptabilité nationale d’un pays, il n’y a donc rien à dissimuler  aux citoyens.

Par conséquence, j’ose espérer qu’il n’y a aucun obstacle pour répondre aux 4 points ci-dessous listés et surtout pour rendre publicles méthodologies d’approche du calcul du PIB ivoirien pour l’année 2012 ainsi que toutes les valeurs associées à ce calcul et bien sûr toutes valeurs afférentes au taux de croissance 2012.

1. La méthodologie que votre institution a utilisé pour le calcul du PIB 2012 en Côte d’Ivoire.

Calcul du PIB par une approche production ou Calcul du PIB par approche revenu ou Calcul du PIB par approche demande?

2. La mesure prise par votre institution pour mesurer ce taux : par glissement annuel ou trimestriellement?

3. Suite aux déclarationsde Michel Lazare: « pour la première fois depuis 30 ans, la Côte d’Ivoire a régularisé sa dette extérieure », dans ma lettre ouverte que je vous ai adressée le 09/01/2013, le stock résiduel de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire après tous les allègements (PPTE, IADM et C2D) s’établissait à 2 322,8 milliards. Le FMI peut-il élaborer les propos tenus et donc confirmer le paiement intégral de la dette extérieure de la Côte d’Ivoire incluant les dettes suivantes: FMI, Club de Paris, Club de Londres, EURO bond 2032, Japon, USA, etc…?

4. Suite aux déclarations de Michel Lazare, le FMI peut-il élaborer les propos tenus « la Côte d’Ivoire ne souffre de problème de seuil d’endettement », d’accord mais quel est ce seuil d’endettement?

Je reste confiante que malgré votre charge de travail, je n’ai pas de doute qu’un de vos conseillers prendra le temps de répondre aux 4 points cités ci-dessus, je ne souhaiterais pas donner raison à Mme Eva Joly qui le 2 juillet 2011 disait de vous Madame Christine Lagarde « C’est une ultralibérale et je crains que ses arbitrages ne soient pas en faveur des peuples mais du libre accès aux ressources pour des multinationales qu’elle a passé sa vie à conseiller ».  Sans réponse à mes questions je me verrais dans l’obligation de prendre en compte les propos tenus par Peter Doyle – démissionnaire du FMI -et donc m’insurger contre  «l’incompétence», «les manquements» de votre institution,  ou encore convenir que le FMI est soumis au dogme local et au donneur d’ordre politique. Les pays africains ne sont pas tenus au dogme du marché néo-libéral et à l’application de règles immuables ignorant les spécificités de chaque pays. L’Afrique en général et la Côte d’Ivoire en particulier n’ont pas besoin de quitus et d’une bénédiction du FMI, mais plutôt d’une transparence qui évitera la dilapidation des ressources et qui relèvera le taux de misère galopant et le manque de perspectives des peuples africains dus aux joueurs d’échecs et à l’entretien de l’illusion perpétrée par les oligarques qui tiennent nos pays.

Comme le disait Keynes: «L’inévitable n’arrive jamais, c’est l’inattendu qui se produit».


Laurie Tipper, Economiste


NB : la titraille est de la rédaction


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N.B. pour mes lecteurs:

a) Le taux de croissance est égal à (valeur du PIB (année n) – valeur du PIB(année-1)/valeur du PIB(année-1)*100)

b) Calcul du PIB par une approche production

PIB = « somme de toutes les valeurs ajoutées » qui ont été créées par les agents économiques du pays. Ce total regroupe donc la somme des valeurs ajoutées, la TVA et les taxes perçues sur l’importation et l’exportation. Ce calcul met en valeur les mutations dans les différents secteurs et services. Ce sont les comptes de résultat fournis par les entreprises, et les administrations publiques.

c) Calcul du PIB par approche revenu

PIB = somme de tous les revenus : « rémunération des salariés, profits bruts des entreprises et des entrepreneurs individuels ». Cette méthode souligne les évolutions des comportements en termes de consommation. Elle permet aussi « d’apprécier le poids de l’investissement dans les dépenses des entreprises, leur nature… »

d) Calcul du PIB par approche demande

PIB = addition des « achats des usagers finaux, les ménages (…), les entreprises » à laquelle on ajoute ou l’on enlève « les variations de stocks ». En d’autres termes, on évalue ici « l’équilibre entre salaires et profits ».

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 02 avril 2013

BRICS: «PLUS QUESTION DE RECOURS A LA FORCE CONTRE UN ETAT SOUVERAIN»

 

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Mauvaise nouvelle? Certainement pour certains.

Le BRICS, qui se réunit dès demain en Afrique du Sud, veut s’affirmer collectivement pour peser davantage sur la marche du monde. D’ores et déjà Russes et Chinois se sont rencontrés pour accorder leurs discours relativement offensifs : les deux dirigeants, Vladimir Poutine et Xi Jinping, ont, chacun à leur tour, averti qu’ils ne tolèreront « plus de recours à la force contre la souveraineté des pays », selon les mots du chef du Kremlin. « Nous devons respecter le droit de chaque pays à choisir en toute indépendance sa voie et nous devons nous opposer aux ingérences dans les affaires intérieures des autres Etats », a approuvé Xi Jinping. 

Vladimir Poutine souhaite démontrer que le collectif BRICS peut désormais peser de tout son poids sur la marche du monde : « Le PIB des pays du BRICS, mesuré selon la parité du pouvoir d'achat, en monnaies nationales, atteint 27 %, et cette part est en train d’augmenter», a-t-il déclaré, jurant que ce groupe ne revendiquera jamais qu’un système mondial plus juste et plus équilibré : « Les membres des pays BRICS sont favorables à la création d'un système plus équilibré et plus équitable des relations économiques internationales. (…) la preuve : c’est la décision consolidée de renflouer les fonds du FMI de 75 milliards de dollars ».

Mais au-delà des considérations géopolitiques et philanthropiques, c’est surtout le système financier qui sera sur la table du 25 au 27 mars à Durban. Et là, il s’agit, pour M. Poutine, de passer à l’action : « Nous proposons à nos partenaires de transformer les BRICS, forum de dialogue qui coordonne les positions sur un nombre limité de questions, en un mécanisme d'interaction stratégique, permettant de travailler ensemble pour trouver des solutions à des questions clés de la politique mondiale », a annoncé Vladimir Poutine. Il s’agira de lancer la Banque de développement des BRICS, première pierre de la construction d’une alternative au système FMI-Banque mondiale qui gère le monde depuis 60 ans. La création d’une agence de notation commune sera également au menu des discussions. De même qu’un forum économique sur le modèle de Davos, qui permettra aux grands acteurs politiques et économiques des BRICS de se concerter pour mieux construire ensemble le bonheur des peuples. 

Même si l’Afrique du Sud semble tentée de rejoindre les positions sino-russes, il n’est pas certain que le Brésil ou l’Inde soient vraiment disposés à participer aussi activement à ce qui ressemble tout de même à un plan d’action pour devenir calife à la place du calife.


Source: FACEBOOK

dimanche, 31 mars 2013

JOYEUSE FETE DE PAQUE, BONNE FETE DE LA RESURRECTION!

 

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Le plus grand acte d'amour en direction de l'Humanité!


MORT POUR MOI 2.JPG


Que la gloire de la résurrection de JESUS-CHRIST rayonne sur vos vies et familles respectives et vous apporte la lumière de la vie!

 

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Bonne fête de PAQUE!


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Que DIEU vous bénisse tous, richement!

 

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DINDE Fernand AGBO

vendredi, 29 mars 2013

PETITION POUR LA FERMETURE DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE

 

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Voici une institution dite « internationale » qui se charge de mettre au pas ou de ramener dans les rangs tous les dirigeants africains qui veulent servir de façon loyale leur pays, c’est-à-dire défendre leur population et la protéger de toutes les convoitises et des agressions extérieures.

C’est le cas de la Côte d’Ivoire avec le transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Haye au mépris des procédures que la C.P.I s’est elle-même données, puisque le pays n’avait  pas ratifié la convention de Rome au moment de son arrestation et de son transfèrement. C’est une fois à la Haye que le parlement ivoirien va ratifier après coup cette convention pour légaliser une situation de forfaiture et comme on dit  «le ridicule ne tue pas », ils ne se sont pas rendu compte qu’en matière pénale les principes de la non rétroactivité et de l’individualisation de la peine sont  les règles, article 8 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Ce qui signifie que d’une part,  la procureure doit prouver que c’est le Président Laurent Gbagbo qui a lui-même commis les crimes qu’on lui reproche et d’autre part,  la ratification au forceps du parlement ivoirien ne change en rien la procédure illégale en cours actuellement à la C.P.I dans le cas qui concerne le Président Laurent Gbagbo. La C.P.I aurait été une juridiction d’équité et de droit que la procédure dirigée contre le Président Laurent Gbagbo aurait été annulée pour vice de forme et manque de preuves  dès la première comparution sans attendre la tragicomédie d’une audience de confirmation où d’infirmation de charges pendant une semaine.

Jean Pierre Bemba est jugé à huit clos alors que son procès doit être public, les charges retenues contre lui sont sans fondement parce que la cour elle-même les a requalifiées en reportant la séance à deux mois pour mieux peaufiner un habillage juridique.

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La cour pénale internationale est une juridiction qui n'est pas équitable et qui ne respecte pas ses propres procédures. Par conséquent il convient de signer cette pétition pour dissoudre la CPI afin de créer une vraie justice internationale qui prenne en compte tous les crimes et génocides commis sur les cinq continents.

 

Thibeaud OBOU
Président d'AFRICAINS DU MONDE

www.africainsdumonde.com


Pour signer la pétition, cliquer sur: PETITION24.NET

NOUVEAU COUP DE THEATRE SUR L'EURO-TITANIC: LA FINLANDE PREFERE EN SORTIR QUE PAYER LES DETTES DES AUTRES

 

 

JPEG - 582.7 koMme Jutta Urpilainen (37 ans), ministre finlandaise des finances


La Finlande annonce officiellement qu’elle préfère sortir de l’euro plutôt que de payer les dettes des autres

 

NOUVEAU COUP DE THEATRE SUR L'EURO-TITANIC !
Le bobard de "l'Apocalypse en cas de sortie de l'euro" s'effondre.


Par une déclaration fracassante - qui sera probablement cachée elle aussi à nos compatriotes par les médias à la botte des "euro-fascistes" -, la ministre finlandaise des Finances en personne, Mme Jutta Urpilainen, vient d'annoncer ce matin, dans le quotidien financier Kauppalehti, que:

«La Finlande ne s'accrochera pas à l'euro à n'importe quel prix et nous sommes prêts à tous les scénarios, y compris à abandonner la monnaie commune européenne».

Et elle enfonce le clou :

«La responsabilité collective pour les dettes (...) et les risques d'autres pays n'est pas ce à quoi nous devons nous préparer. Nous sommes constructifs et nous voulons résoudre la crise, mais pas à n'importe quelles conditions».

La Finlande, qui est l'un des derniers pays de la zone euro à bénéficier d'une note de crédit triple A, entend se battre pour la conserver.
 

A LA DIFFERENCE DU GOUVERNEMENT FRANÇAIS, LE GOUVERNEMENT FINLANDAIS DEFEND LES INTERETS DU PEUPLE FINLANDAIS FACE AU DELIRE EUROPEISTE

Ce n'est à vrai dire pas tout à fait nouveau de constater que le gouvernement finlandais a à cœur de défendre les intérêts... du peuple qui l'a élu!

Vu de France, cela paraît incroyable, non?

Ce petit pays de 6 millions d'habitants ne possède guère de richesses naturelles, à part des milliers de km² de toundra et de lacs. Et le peuple finlandais ne voit pas pour quelles raisons il devrait se saigner aux quatre veines pour aller rembourser les dettes d'autres pays, dont le patrimoine national est bien plus important que le sien.

1°) L'obtention de gages de la Grèce pour s'assurer que le peuple finlandais ne serait pas spolié

Ainsi, le gouvernement d'Helsinki avait déjà exigé, et obtenu, lors du deuxième plan d'aide à la Grèce l'an dernier, de conclure un accord bilatéral avec Athènes lui garantissant de récupérer les sommes avancées.

Comment? Eh bien tout simplement en prenant ce que tous les banquiers exigent eux-mêmes lorsqu'ils prêtent de grosses sommes d'argent et qu'ils appellent une «sûreté réelle»: c'est-à-dire une hypothèque sur un bien immobilier, un nantissement sur des créances ou un fonds de commerce, etc. Bref: un gage sur un actif réel, qui permet d'être sûr d'être remboursé si l'emprunteur fait défaut.

On remarquera que le gouvernement français, en refusant de faire la même demande d'obtention de gages que le gouvernement finlandais, a donc accepté le principe que ce soit les contribuables français qui soient les dindons de la farce si la Grèce faisait défaut. Ce qui sera d'ailleurs le cas avec plus de 90% de probabilité.

2°) La demande identique formulée par la Finlande à l'Espagne et à l'Italie au dernier sommet européen

Même si les médias français ont, là aussi, organisé l'omerta, le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a mis les pieds dans le plat la semaine dernière, en demandant que l'Espagne et l'Italie émettent des «obligations sécurisées» plutôt que de demander aux autres peuples de payer à leur place.

Le Premier ministre finlandais savait particulièrement bien de quoi il parlait puisqu'il est lui-même ancien ministre des finances.

Et sa proposition obéissait à la même logique que celle que j'ai déjà décrite: pourquoi un peuple dont le patrimoine national est si modeste devrait-il payer les dettes de l'Italie, qui est un pays qui croule sous les richesses, notamment patrimoniales et artistiques?

Pour bien comprendre la position d'Helsinki, il suffit d'imaginer un château, dont le châtelain, ayant perdu des sommes colossales au casino, demanderait au gardien de les rembourser à sa place, car il préfère quant à lui conserver ses tableaux de maîtres...

La Finlande est dans la situation du gardien: elles est d'accord pour prêter de l'argent au châtelain, mais à la condition que ces sommes soient gagées par le tableau de Titien ou de Claude Lorrain que celui-ci possède.

Bien entendu (et cela n'a pas été non plus porté à la connaissance des Français), le président du Conseil italien Mario Monti (et "Goldman Sachs boy") a refusé immédiatement cette proposition finlandaise: le châtelain italien compte bien faire payer le gardien et garder ses œuvres d'art pour lui.

Est-il besoin de le préciser? Notre "socialiste" François Hollande a volé au secours.... du châtelain.

Lien à voir: ROMANDIE.COM

3°) La Finlande a annoncé qu'elle bloquera l'utilisation étendue du futur MES, qui avait été présentée comme un changement et un triomphe des "pays du sud" dernier sommet européen

Le Premier ministre finlandais a annoncé, voici quatre jours (le 2 juillet 2012), que la Finlande empêchera le Mécanisme européen de stabilité (MES) d'acheter des obligations sur le marché secondaire, ce qui bloquera la mesure très hypothétique annoncée comme un triomphe lors du dernier sommet européen.

Car une telle décision requiert l'unanimité des membres de la zone euro, ce qui ne sera pas le cas.

Rendant compte du sommet de Bruxelles la semaine dernière, le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen a en effet lancé cette bombe au Parlement d'Helsinki (sans que les grands médias français, là encore, n'en parlent à nos compatriotes):

«À l'avenir, l'unanimité est nécessaire pour décider de tels achats et il semble que cette unanimité ne soit pas possible en raison de l'opposition néerlandaise et finlandaise».

Un porte-parole du chef du gouvernement finlandais, Pasi Rajala, a ensuite précisé à l'AFP qu'Helsinki considérait que «faire des achats sur le marché secondaire n'avait aucun sens».

Lien à voir: ROMANDIE.COM

 

JPEG - 57.9 ko

Jyrki Katainen (40 ans)
 

4°) L'obtention de gages de l'Espagne pour s'assurer que le peuple finlandais ne serait pas spolié

Enfin, hier 5 juillet 2012, la Finlande a annoncé l'ouverture prochaine de négociations bilatérales avec l'Espagne pour l'obtention du même type de garanties qu'avec la Grèce en échange de sa participation au plan de sauvetage des banques ibériques.

Là encore, le gouvernement finlandais protège les intérêts du peuple finlandais, à la différence du gouvernement français, qui, se refusant de faire la même demande d'obtention de gages auprès de Madrid, accepte donc le principe que les contribuables payent des dizaines de milliards d'euros pour sauver les banques espagnoles !
 

LA MINISTRE FINLANDAISE DES FINANCES EST LA PRESIDENTE DU SDP, QUI EST UN PARTI FRERE DU PARTI SOCIALISTE FRANÇAIS PUISQU'ILS APPARTIENNENT TOUS DEUX AU PSE (PARTI SOCIALISTE EUROPEEN)

Cette déclaration de la ministre finlandaise des finances est d'autant plus embarrassante pour nos médias à la botte que cette femme politique intègre ne rentre pas dans les clichés de la propagande des euro-fascistes qui terrorisent les peuples par l'intimidation constante et par la diabolisation de toute idée de sortir de l'UE et de l'euro.

Mme Jutta Urpilainen, qui est une jeune ministre (37 ans), à peine plus jeune que le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen (40 ans), n'est en effet :

- ni une "populiste",
- ni une "souverainiste",
- ni une folle,
- ni une raciste,
- ni une xénophobe,
- ni une antisémite,
- ni une nostalgique du IIIe Reich,
- ni une personnalité d'extrême-droite,
- etc.

Non. C'est la présidente du Parti social-démocrate de Finlande (SDP).

Lequel est membre du "Parti socialiste européen (PSE)", parti politique au Parlement européen regroupant les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes d'Europe, et notamment le Parti socialiste français. (Son groupe politique est le deuxième en taille au Parlement européen après les élections de 2004 et de 2009).

Par solidarité "socialiste" et parce qu'ils appartiennent au même parti européen PSE, le gouvernement socialiste français va-t-il approuver les déclarations de Mme Jutta Urpilainen ou la traîner dans la boue?

Plus sûrement les instructions vont-elles être données pour organiser le verrouillage médiatique sur cette déclaration, afin que les Français soient tenus comme toujours dans l'ignorance de ce qui se passe.
 

CONCLUSION: UN GRAND PAS DE PLUS VERS LA DESINTEGRATION DE LA MONNAIE EUROPEENNE

La déclaration fracassante de la ministre finlandaise des Finances constitue un événement historique car c'est la toute première fois qu'un ministre des finances en exercice de la zone euro :

- annonce que son pays envisage de sortir de l'euro,
- et révèle que la sortie de l'euro est synonyme de sauvetage et non pas d'Apocalypse.

Ainsi, peu à peu, la vérité finit par s'imposer : ce sont les analyses de l'UPR, constamment identiques depuis la création de notre mouvement il y a 5 ans et 3 mois, qui sont les bonnes.

Tous nos adhérents peuvent ainsi se réjouir de constater qu'en dépit de tous les obstacles qui nous sont opposés par les européistes, les événements vont conduire de plus en plus, et inexorablement, notre mouvement sur le devant de la scène.


François ASSELINEAU

Site Internet : http://www.u-p-r.fr/
Facebook : http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau
Twitter : https://twitter.com/# !/UPR_Asselineau
Blog : http://www.francoisasselineau.fr
 


Source: AGORAVOX

jeudi, 28 mars 2013

LIBYE: CE SONT LES REBELLES QUI BOMBARDAIENT, PAS KHADAFI

MI-35.jpg


Hélicoptères d'assaut MI-35 avec mitrailleuses et paniers de roquettes, avions de chasse Mig-23, voilà le genre d'arsenal avec lequel les rebelles libyens ont mené à bien leur « révolution démocratique ». Alors qu'il est désormais établi que Kadhafi n'a pas bombardé sa population, force est de constater que les rebelles ne se sont pas privés, de leur côté, de bafouer la « no-fly zone » imposée par l'ONU. Pire, ils ont reçu pour cela le soutien et la bénédiction de l'OTAN... Un « deux poids, deux mesures » qui en dit long sur nos soi-disant « guerres humanitaires ».

 

Six mille morts. Ce chiffre a fait le tour de médias. A l'époque, tous assuraient que Kadhafi avait fait bombarder la population libyenne, descendue pacifiquement dans la rue pour contester le pouvoir du dictateur en place depuis quarante ans. L'information était pour le moins peu fiable puisqu'elle ne provenait que d'un seul homme, un certain Ali Zeidan, porte-parole autoproclamé de la Ligue Libyenne des Droits de l'Homme et membre éminent de l'opposition. Aujourd'hui, Ali Zeidan occupe la fonction de Premier ministre libyen. Au sein du nouveau gouvernement, personne ne semble lui reprocher d'avoir provoqué, par ses mensonges, les bombardements de l'OTAN qui ont mené au renversement de Kadhafi.

Pourtant, Ali Zeidan n'a pas fait dans la dentelle. Loin des 6000 morts annoncés, on estime désormais que le nombre de victimes s'élevait en fait à environ 300 avant les bombardements de l'OTAN. Ces chiffres proviennent des rapports d'organisations respectables telles qu'Amnesty InternationaleHuman Rights Watch et la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme. Ils constituent les seuls chiffres documentés que l'on ait et concordent avec ceux avancés par le gouvernement libyen au moment du conflit. Un nombre de morts particulièrement révélateur de l'hypocrisie des pays occidentaux puisqu'il est près de trois fois inférieur à celui des victimes de Moubarak en Egypte à la même époque. Une répression dont nos médias se gardèrent bien de révéler l'ampleur, et pour cause : du temps de Moubarak, l'Egypte était l'un des meilleurs alliés de l'Occident au Proche-Orient. La Libye de Kadhafi, en revanche, dérangeait par sa trop grande indépendance. Tout prétexte était donc le bienvenu pour justifier un changement de régime.

Quant au fait que Kadhafi aurait « bombardé » la population libyenne, on sait désormais qu'il s'agit là aussi d'un médiamensonge. «  En dépit des informations transmises par certains médias, il n'a jamais été démontré que des avions ou des hélicoptères aient tiré sur les manifestants à Tripoli », assure Human Rights Watch. Par contre, les rebelles ont fait de leur côté usage d'avions de chasse et d'hélicoptères. En effet, à en croire un article du Figaro paru en septembre 2011, ils avaient à leur disposition dès le 14 mars – c'est-à-dire avant l'entrée en guerre de l'OTAN – des avions de chasse Mig-23 et au moins deux hélicoptères d'assaut MI-35. Ces derniers, surnommés « tanks volants » ou « Terminator », sont équipés de quatre mitrailleuses à l'avant et de paniers de roquettes sous les ailes. D'après Le Figaro, ils évoquent « la destruction et la mort  ». Les rebelles étaient donc lourdement armés, contrairement à ce que l'on dit généralement. Ils violaient en outre allègrement la résolution 1973 de l'ONU. Pire, ils le faisaient avec le consentement et la complicité de l'OTAN.

Aussi ne faut-il pas s'étonner si la Russie et la Chine se montrent aujourd'hui réticentes à l'idée de signer une quelconque résolution condamnant trop fermement la répression en Syrie. Ces deux pays savent bien que, en Occident, on hésitera pas une seconde à détourner le sens d'une telle résolution pour servir ses propres intérêts et, éventuellement, déclencher une nouvelle guerre. Une guerre qui, comme en Libye, risquerait fort de semer le chaos dans le pays voire d'embraser toute la région. « Deux ans après la révolution, la Libye n'a jamais fait aussi peur à ses voisins », écrivait récemment le journal Jeune Afrique. Un scénario qu'il est légitime de vouloir éviter pour le Moyen-Orient.


Simon de Beer

 

SourceMICHEL COLLON.INFO

00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Egypte, Europe, France, Libye, Monde, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : libye, michelcollon.info, rebelles libyens, mouammar kadhafi, otan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 25 mars 2013

IL ETAIT UNE FOIS LE MALI: DIGNE, INDEPENDANT, SOUVERAIN ET RESPECTE!

 

FRONT NOUVEAU CITOYEN.jpg


Capitaine Sanogo, en ces douze (12) mois d’occupation du centre de l’actualité nationale, avez-vous la satisfaction ou le sentiment d’avoir "redressé la démocratie" et "restauré l’État" au Mali, comme semblait le projeter votre regroupement de militaires: Comité National pour le Redressement de la Démocratie et la Restauration de l’État (CNRDRE)? 

Saluons ces épaisses ténèbres qui happent désormais le soleil d’un Mali s’étant surestimé grand, d’une grandeur héritée, vendue aux enchères aux moins-disant et pire-offrant! 

La nécessité actuelle du renouvellement qualitatif du personnel politique du Mali est impérieuse et indiscutable. 

De "jeunes" prétendants, encore adolescents en mars 1991 pour quelques-uns parmi eux, arguant de leur âge pour conférer légitimation à leurs justifications d’être désignés incessamment à la tête de l’État persistent à se démarquer. 

Mais de qui, de quoi entendent-ils se démarquer en général? 

Jeunesse du Mali, maintenant, toi aussi, tu sais et dois t’assumer!

 
Il était une fois le Mali : digne, indépendant, souverain et respecté! 
  

Mars de tous les possibles : des utopies révolutionnaires aux barbaries suicidaires!  


 
  • Journée des attentes et des allusions : 8 mars!
  
Les sacrifices des femmes du Mali mériteraient bien que la Journée des Droits des Femmes (populairement désignée Journée de la Femme par banalisation), au-delà de sa symbolique, soit le départ vers un véritable tremplin de solidarité pour de nouvelles espérances au féminin et au pluriel. 
  
Un bref rappel historique permettrait de comprendre que dans les années d’après-guerre, la question de la femme malienne (soudanaise à l’époque) ne se dissociait pas des problématiques globales de la lutte pour l’indépendance. 
  
Les luttes des femmes se confondaient alors avec les luttes politiques et syndicales, pour l’égalité des droits et le respect de la dignité humaine. 
Mesdames Aoua KÉÏTA et Thira DIARRA, deux femmes de cette époque aux destinées comparables, ont en commun l’anticolonialisme, l’engagement et la détermination dans la lutte d’émancipation des peuples, le sacrifice de leur vie privée et familiale. 
Elles subirent beaucoup de brimades de la part des autorités coloniales à cause de leurs engagements sans faille ! 
  
Le Mali des années d’indépendance est une société fortement traditionnelle, portée par des valeurs anciennes très peu islamisées pour ce qui concerne"la place de la femme"
  
C’était surtout le Mali révolutionnaire du "tout est possible", fondé sur les principes du socialisme et le profond désir de liberté, de justice, d’égalité de tous les citoyens maliens d’une part et, d’autre part, de tous les compatriotes d’Afrique dans le cadre des États-Unis d’Afrique. 
  
La femme malienne des années 60 se projetait comme une citoyenne consciencieuse et ouverte, une panafricaine et tiers-mondiste, une militante soutenant toutes les luttes d’émancipation des peuples dominés et de toutes les minorités méprisées de ce monde. 
  
L’enjeu que constituaient la femme malienne et sa place dans la société a été circonscrit à travers l’élaboration d’un premier « Code Malien du mariage et de la tutelle » en 1962, consacrant les droits nouveaux de la femme et de la jeune fille au Mali indépendant et optimiste. 
  
Ce fut un outil indispensable, à ce jour encore inégalé dans de nombreux pays, pour la question du genre et sa prise en compte comme facteur incontournable de la paix et du développement. 
  
Malheureusement, le coup-d’État militaire du 19 novembre 1968 vient sonner le glas de cette politique d’émancipation de la femme malienne et transformer la "majorité minoritaire" en bien de consommation pour les détourneurs des deniers publics durant les décennies qui suivront. 
  
La période dite démocratique, pleine de promesses à ses débuts, le 26 mars 1991, a fini de soumettre la femme malienne aux forces obscurantistes et rétrogrades, en adoptant, le 30 décembre 2011, un « Code de la famille » qui sanctionne toutes les inégalités entre les conjoints, entre les héritiers et les héritières et en introduisant une égalité de valeur entre le mariage civil et le mariage religieux. Ce fut le plus magnifique cadeau de fin d’année du pouvoir aux abois ! 
  
Le débat sur la réforme du code de famille a été fortement basé sur l’ordre familial musulman traditionnel, voire arabe, pour satisfaire les revendications des activistes musulmans. 
  
Malgré la saisine du Président de la République par les trois principales ONG du pays engagées dans la lutte pour le respect des droits des femmes et des enfants, l’invitant à ne pas ratifier cette dernière version, ce nouveau code a été ratifié le 21 janvier suivant. 
  
Pour les organisations musulmanes, comme le Haut conseil islamique du Mali, c'est une victoire, tandis que pour beaucoup d'ONG, cette nouvelle version du code est discriminatoire à l'égard des femmes. 
  
Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme), déclare que « (…) avec la promulgation de ce texte, le Mali a perdu une opportunité de progresser vers le respect des droits des femmes. La FIDH, aux côtés d’organisations maliennes et de tout le continent, n’a cessé d’appeler à l’adoption d’un Code protecteur pour les droits des femmes, conformément aux obligations internationales du Mali, et à alerter des conséquences néfastes d’une révision à la baisse de ce texte. Nous déplorons la promulgation de ce texte discriminatoire ! » 
  
L’Arabie saoudite et le Qatar en sont satisfaits et apaisés, les "intellos-politiciens" abonnés aux râteliers occidentaux et moyen-orientaux peuvent désormais conserver leurs dotations habituelles! 
  
Ce nouveau code de la famille consacre la réduction de la place de la femme au Mali et la prééminence des religieux d’obédience musulmane. 
  
C’est un remarquable recul qui, quelques mois plus tard, connaîtra son expression la plus tragique à travers la lapidation à mort de parents d’enfants mineurs au nom de la charia, les viols collectifs des femmes et jeunes filles, le déplacement de milliers de femmes et de leurs enfants mineurs, l’enrôlement des enfants soldats, la destruction des infrastructures de soins et santé, de culture et de loisirs. 
  
Ce fut la fin de la laïcité dans les deux tiers (2/3) du Mali, avec de sérieuses menaces sur le tiers (1/3) dit libre ! 
  
  • Du bain de boue révolutionnaire du 26 mars 1991 à la fausse couche du 22 mars 2012 !
  
En faisant chaque fois le bilan du 26 Mars 1991, il ressort que ses deux slogans majeurs ("Nous ne voulons plus de l’ancien, mais du neuf" et"Laver proprement") ont été, depuis toujours, détournés de leurs exigences révolutionnaires et vidés de leur substances : certes, "on fit du neuf",mais avec du vieux, puis on fit semblant de "laver proprement", mais l’eau étant déjà trop souillée, le linge sale du Mali devint encore plus crasseux ! 
  
Or, il est universellement connu et admis que "les mêmes causes, dans les mêmes conditions,  produisent toujours les mêmes effets !" 
  
Depuis quelques décennies, les postures condamnables et l’amoralité s’observent aussi bien dans des partis politiques que dans les organisations de la société civile, ayant déjà trop saigné à blanc le pays ; ils se reconnaîtront ! 
  
Fort heureusement, d’autres acteurs, à la probité et la moralité desquels il faut rendre hommage, s’ingénient à préserver l’idéal et la flamme, à vouloir sauver l’honneur et la vertu. Qu’ils et elles en  soient remerciés ! 
Modestes, ils se reconnaitront sans qu’il soit ici besoin de les citer ! 
  
Advint le 22 mars 2012 et se profila le visage d’un illustre inconnu : le capitaine Amadou Haya Sanogo, à la tête d’un groupe de soldats se réclamant des forces armées de défense et de sécurité du Mali. 
  
La suite n’est un secret pour personne ! 
  
Cette mutinerie flasque, à l’allure d’une grande vadrouille,  est l’archétype du symptôme du mal congénital de "la démocratie malienne" et le "prodigue" ou "monstrueux" capitaine Sanogo, n’en déplaise à ses supporters ou à ses détracteurs, n’en est que l’instrument ! 
  
Capitaine, en ces douze (12) mois d’occupation du centre de l’actualité nationale, avez-vous la satisfaction ou le sentiment d’avoir"redressé la démocratie" et "restauré l’État" au Mali, comme semblait le projeter votre regroupement de militaires : Comité National pour le Redressement de la Démocratie et la Restauration de l’État (CNRDRE) ? 
  
  • De Mars à Mars : une marche à reculons sous une pluie de grêlons !
  
Le Mali ne pourra faire l’économie d’une nécessaire et impérieuse réorganisation de l’État, de ses institutions et de ses services, dont l’Armée (Lire :http://www.fncdumali.com/Mali-la-guerre-_a24.html 
  
Il y a donc un (1) an, jour pour jour, la Coordination du FNC a adressé au Capitaine Amadou Haya Sanogo une lettre ouverte, suite au coup-d’état du 21 mars 2012, pour un prompt retour à l’ordre constitutionnel normal au Mali : 
  
« Monsieur le Capitaine, 
  
En ce jour anniversaire de la victoire de la « Révolution populaire du 26 Mars 1991 », journée de souvenir et de recueillement, le FNCsalue la mémoire des martyrs – héros anonymes et légendes disparus, qui ont donné leur vie pour l’avènement de leur idéal : Un Mali démocratique et d’espérance. 
  
Aux acteurs encore vivants, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes, qui, avec courage et abnégation, quotidiennement se battent pour la préservation des acquis du « 26 Mars 1991 », nous adressons nos fraternels compliments et les assurons de notre perpétuelle gratitude. 
  
Ce 21èmeanniversaire du "26 Mars 1991" est particulier en ce qu’il jouxte des échéances électorales (avril et mai), dont la tenue reste menacée par une guerre confessionnelle fanatique déguisée en mouvement de revendication de liberté, importée et imposée au Mali et à ses populations. 
  
Aux victimes et à leurs proches, aux milliers de déplacés et à leurs familles, aux frères et sœurs Touaregs et Arabes exilés pour se mettre à l’abri de ceux qui sèment la mort et la haine au nom de leur groupe ethnique, à toutes et tous, le FNC témoigne de sa profonde compassion en leur adressant ses bénédictions. 
  
À ce péril de la partition de notre pays sur la fissure de l’unité nationale, des hommes se réclamant des forces armées de défense et de sécurité que vous dirigez ont, à moins de quarante (40) jours du 1er tour de l’élection présidentielle, confisqué le pouvoir en déposant le président élu. 
  
Nous, Maliennes et Maliens de l’extérieur, en particulier de la France, patriotes, acteurs du "26 Mars 1991", militant(e)s et membres duFNC, condamnons avec fermeté votre coup de force que vous justifiez par la nécessité « … de prendre [vos] responsabilités [pour mettre]fin au régime incompétent et désavoué de Monsieur Amadou Toumani TOURÉ … » 
  
Le FNC est profondément conscient de la situation d’ensemble de notre pays et du fonctionnement de ses institutions. 
  
C’est pour cette raison que, depuis le 26 août dernier, nous donnons l’alerte à travers "l’Appel du 26 Août" (dont copie), et par le biais de plus de six cents (600) correspondances nominatives adressées, dans l’ordre, à l’Ambassade du Mali à Paris, à l’Assemblée Nationale du Mali (dont copie), aux organisations de la Société civile, aux Représentants des religions musulmane, catholique et protestante, aux Syndicats, aux Forces Armées et de Sécurité (dont copie), aux Institutions de la République, aux Autorités indépendantes ayant rang d’Institutions, aux 125 partis politiques enregistrés au ministère de l’administration territoriale et des collectivités locales (dont copie), au Premier Ministre – Madame CISSÉ Mariam Kaïdama SIDIBÉ  (dont copie), au Président de la République – Son Excellence Amadou Toumani TOURÉ (dont copie), à l’Union Africaine (dont copie), à la Communauté Économique et Douanière des États de l’Afrique de l’Ouest, à l’Union Européenne, à l’Organisation des Nations Unies (dont copie), au Pape Benoît XVI (dont copie), au Mouvement National de Libération de l’Azawad (dont copie), aux Chancelleries accréditées au Mali (dont copie) ;  autant de correspondances restées à ce jour sans suite ! 
  
Le FNC a publié des dizaines de communiqués, rencontré l’Ambassadeur du Mali à Paris, le Ministre de la Réforme de l’État, sans réussir à les convaincre de l’absolue nécessité d’abandonner le projet de référendum constitutionnel pour résoudre les préoccupations du Peuple Malien, faire face aux impératifs des élections générales de 2012 et de la démocratie au Mali. 
  
Aujourd’hui, le FNC  prend acte de la prise du pouvoir par les Forces Armées de Défense et de Sécurité. 
  
À cet effet, nous exigeons 
  1. le retour à l’ordre constitutionnel normal en levant la suspension de la Constitution acquise des hautes luttes du mouvement démocratique ;
  2. la formation d’un gouvernement d’union nationale, composé de l’ensemble des forces vives de la Nation sur des bases claires ;
  3. la préservation de l’intégrité territoriale et de l’unité nationales ;
  4. la restauration de l’État et de son Autorité ;
  5. le règlement définitif de la guerre dans le nord de notre pacifique et hospitalier pays ;
  6. la création des conditions effectives de préparation et d’organisation des élections générales ;
  7. la restitution des pouvoirs au Président démocratiquement élu et au parlement issu véritablement du Peuple.
  
Nous vous saurions infiniment gré d’accorder à notre appel toute l’attention qu’il mérite, de le prendre en compte, afin de pas exposer notre pays à des aventures aussi dangereuses qu’aux conséquences incertaines. 
  
Veuillez croire, Monsieur le Capitaine, en l’expression, de notre plein et indéfectible attachement au Mali libre et pacifié, démocratique et souverain, Un et Indivisible. 
  
  
PS : pièces jointes (L’"Appel du 26 Août" ; Lettre ouverte à l’Assemblée Nationale du Mali ; Lettre ouverte aux Forces Armées et de Sécurité CGEMA ; Lettre ouverte aux 125 partis politiques enregistrés au MATCL ; Lettre ouverte au Premier Ministre ; Lettre ouverte au Président de la République ; Lettre ouverte à l’Union Africaine ; Lettre ouverte à l’ONU ; Lettre ouverte au Pape Benoît XVI ; Lettre ouverte au MNLA ; Lettre ouverte aux Chancelleries accréditées au Mali. » 
  
Aujourd’hui, date anniversaire de la victoire révolutionnaire du Peuple laborieux, il n’est nul besoin d’être un spécialiste pour constater et se questionner : "Il n’y a d’issue que pour celui qui sait où il va. Le Mali, sait-il où il va ?" 
  
Merci à la France d’être revenue au Mali, 52 ans après la proclamation d’indépendance du Soudan français ! (Lire :http://www.fncdumali.com/22-septembre-1960-22-septembre-2012-le-Mali-a-52-ans_a25.html
  
Dès le mois de novembre dernier, deux mois avant les frappes françaises, le FNC interrogeait et répondait à la question : Dans quelles conditions, la guerre de libération sera-t-elle déclenchée, pour la victoire de la paix ?  (Lire : http://www.fncdumali.com/Mali-la-guerre-_a24.html ) : 
  
« (…) Cette guerre devra se faire pour l’indivisibilité et la souveraineté du Mali, au nom de l’unité et la diversité des populations maliennes. 
Cette guerre se fera dans le sang et les pleurs du peuple, pacifique et hospitalier. Elle devra immanquablement viser à faire renaître la vie et le bonheur, la paix et l’espérance sur notre si belle terre de soleil et de générosité ! 
Cette guerre, avec l’appui des "amis du Mali" ne se fera pas seulement pour les "beaux-yeux" du pays. Elle se fera surtout pour les colossales richesses naturelles et la parfaite situation géostratégique du Sahara malien. 
Cette guerre, les Forces armées de défense et de sécurité du Mali devront savoir la gagner pour Un PeupleUn ButUne Foi en Une Afrique Unie et Digne. Pour se réconcilier avec le Peuple lésé et brimé ! 
Et les partenaires et alliés du Mali, au nom de quel idéal voudront-ils la gagner, cette guerre ? 
(…) 
Aujourd’hui, la transition doit s’auréoler de transparence et de justice, d’éducation et de droits, de devoirs et de sanctions pour baliser les perspectives. 
Qu’elle en devienne une transition exemplaire, exempte de passe-droits ordinaires et de privilèges coutumiers, de connivences contre-nature et silences coupables. 
Les décennies de connivences intéressées au sommet de l’État mériteraient, avant tout, que l’on clarifie le rapport du pouvoir tricéphale de Bamako et que l’on précise "très sérieusement" les charges régaliennes de chaque entité : le Président par intérim, le Premier ministre de "pleins pouvoirs", le Président du comité militaire de suivi des réformes des forces de défense et de sécurité. 
Est-il possible d’engager et gagner la guerre proche, sécuriser et pacifier le territoire sans un commandement suprême incontesté au sommet de l’État et à la tête des Forces armées de défense et de sécurité ? 
Comment s’assurer au préalable de la validité et de l’efficience de ce "Commandant en chef" ? 

"La guerre est une chose trop grave pour être confiée à des militaires !"[1] et "la Paix est une chose trop grave pour être confiée à des politiques !"[2] 

En la circonstance, disons raisonnablement que : " la politique est une affaire trop indispensable pour être confiée à des opportunistes ! " 
(…) 
Le nouveau pacte républicain est l’engagement solennel de tout(e) malien(e) de défendre l’inviolabilité de l’unité nationale, l’indivisibilité du territoire national, la non-recevabilité de quelque velléité d’autonomie ethnico-identitaire au bénéfice exclusif d’une tribu et au détriment de toutes les autres composantes démographiques non communautaires du Mali. » 
  
Allons, enfants de la patrie, saluer aujourd’hui la débâcle militaire de Konna et l’interdiction faite à l’Armée nationale de franchir "les frontières" de Kidal ! 
  
Saluons ces épaisses ténèbres qui happent désormais le soleil d’un Mali s’étant surestimé grand, d’une grandeur héritée, vendue aux enchères auxmoins-disant et pire-offrant ! 
  
Maintenant, allons gaillardement nous rasseoir sur la Constitution souveraine de 1992, en crachant notamment sur son préambule et ses articles 25 à 28, pendant que nos concitoyens exilés et déplacés de guerre trimballent leurs angoisses d’un refuge à un autre. 
  
Peuple laborieux recherche dirigeants résolus, honnêtes et humbles ! 
  
La nécessité actuelle du renouvellement qualitatif du personnel politique du Mali est impérieuse et indiscutable. 
  
Les dirigeants du Mali  durant 23 années, qui ont été inculpés pour assassinats et crimes économiques, ont été jugés : ils ont payé ! 
  
Ceux qui, à leur suite, ont pillé les caisses de l’État, torpillé le trésor public, démobilisé la conscience nationale et exilé l’espérance, doivent répondre en ces jours de leurs actes commis depuis le 26 mars 1991 ou dès le 22 mars 2012. 
  
Le personnel politique qui a coulé la Conscience du Malien, miné son Honneur et bradé sa Dignité, est le même qui fait rôder autour des urnes des poches remplies de faux bulletins de vote, distribuant les sommes volées aux projets d’éducation et de santé, cet argent prélevé sur le corps agonisant de ce Grand Peuple d’Afrique en résistance ! 
Ces immortels, que ni le ridicule ni le déshonneur ne peuvent tuer, se pavanent  et se vantent de leurs prouesses de pillage des deniers publics. 
Orgueilleux et prétentieux, ils tiennent à rester aux affaires car, pérorent-ils,   « Nous sommes nés pour être devant. Nous dirigerons les Maliens et nos enfants dirigeront les enfants de ceux que nous avons dirigés au Mali ! » 

Le Peuple du Mali doit rebondir et, à travers sa Justice, exiger de leurs monopolisateurs le remboursement des 1.300.000.000 de francs CFA (un milliard et trois cent millions FCFA) débloqués chaque année pour l’équipement et la formation de l’Armée, mais détournés durant près de 20 ans. Le remboursement des sommes détournées doit s’obtenir des criminels au col blanc par la saisie de leurs "propriétés" (biens immobiliers, fermes agropastorales, équipements et bien roulants,  et toutes autres valeurs possédées à titre privé) 
  
Finalement, au Mali, "les hommes de Moussa" (déchus par la révolution populaire de Mars 1991) semblent aujourd’hui plus dignes de confiance et mieux enclins à relever les défis sous lesquels ploie le pays à bout de souffle ! 
  
Pourtant, de "jeunes" prétendants, encore adolescents en mars 1991 pour quelques-uns parmi eux, arguant de leur âge pour conférer légitimation à leurs justifications d’être désignés incessamment à la tête de l’État persistent à se démarquer. 
  
Mais de qui, de quoi entendent-ils se démarquer en général ? 
  
« Il faut un changement générationnel et c’est notre tour ! », martèlent-ils, en omettant de dire qu’ils ont été majoritairement sécrétés et nourris, formés et engraissés à l’école des vieux roublards dont ils étaient, pour la plupart, les chargés des besognes de l’ère démocratique. 
  
« Quelle vigoureuse et vertueuse jeunesse que celle-ci, née dans les milieux de magouille d’État et nourrie aux seules  plus-values des spéculations foncières, des détournements de deniers publics et des trafics d’influence ! 
  
Bruyante jeunesse, lisse et incolore, courageuse et combative à l’apparence seulement, déployée selon les besoins comme "chargé de mission" dans un département ministériel ou responsable du "club de soutien" d’un candidat recommandé suivant l’épaisseur de son portefeuille ou le clinquant de ses extravagances ! » (Lire : http://www.fncdumali.com/Mali-Chronique-d-un-desastre-annonce_a22.html
  
Jeunesse du Mali, maintenant, toi aussi, tu sais et dois t’assumer ! 
  
Le FNC aura prévenu ! 
  
« (…) Que les futurs prétendants aux charges de Chef d'État donnent au Peuple davantage de preuves de leur probité plutôt que des déclarations creuses de "défense de l'intérêt supérieur du pays." 

Qu’ils s’engagent, préférablement par acte authentique, qu'ils ne permettront plus, sous peine de poursuites judiciaires, à aucun réseau familial ou système partisan de s'installer au cœur de nos institutions pour les affaiblir et les ruiner. 
  
Tous les candidats aux charges suprêmes devront jurer et signer que leurs épouses et maîtresses ne s’adonneront pas aux trafics d'influence (entrisme et intercession, immixtion entre l’appareil d’État et ses partenaires) 
  
Des dispositions encore plus sévères devront être prises pour la désignation du personnel diplomatique et consulaire, la réorganisation et la gestion de toutes les chancelleries, hauts lieux du désordre, des pires trafics et détournements inimaginables pour le commun de nos concitoyens. 
  
Il devra en être de même pour les candidats aux suffrages de proximités (conseillers municipaux, régionaux, nationaux, députés) 
  
Des textes clairs, adaptés et traduits dans les langues nationales, doivent redéfinir les prérogatives et limites des élus, souligner les critères moraux stricts et qualifier d’infractions pénales graves l’achat de voix et de conscience lors des campagnes et des votes. Les sanctions doivent être fermes et médiatisées lors de leurs applications. » (Lire : http://www.fncdumali.com/Mali-la-guerre-_a24.html ) 
  
"Homo maliensis" (l’Homme malien) - un être d’honneur et de dignité à toute épreuve : une espèce en voie de disparition ! 
  
Malgré leurs énormes difficultés quotidiennes, les Maliens et Maliennes ne sont pas regardants des divers indices de développement humains (IDH) et autres classements des organismes internationaux qui les stigmatisent perpétuellement. 
  
Ils préfèrent plutôt migrer pour tenter de pallier les incalculables carences de leur État du fait des incuries de leurs dirigeants. 
  
Aussi, le Malien n’a pas d’ennemi naturel ; son seul et véritable ennemi c’est le manque d’éducation, la faiblesse des infrastructures de santé et de développement. 
  
C’est ainsi que nous sommes des millions, binationaux et sans-papiers originaires du Mali, à travers le monde, à galérer, pour collecter et envoyer de quoi aider à survivre décemment dans notre pays continental. 
Nous faisons toujours plus que toutes ces coopérations qui, malgré nos efforts, imposent à nos populations des règles inhumaines et dégradantes, qu’elles n’oseraient même pas penser pour leurs propres peuples ! 
  
Les millions d’émigrants maliens, à la seule sueur de leur front, s’attèlent, sans armes ni haine, à la réalisation de toutes sortes de missions dévolues habituellement à l'état ! 
  
Dans leur pays, les Maliens et les Maliennes bravent ordinairement leur quotidien en vivant avec l’insouciance d’un Peuple qui se démerde tout seul, zigzagant entre les caprices d’un climat pas toujours clément et les destins que le bon dieu distribue à sa guise !   
  
Ici, la nature et le ciel, dans leurs fantaisies, vont jusqu’à vouloir soumettre ce Peuple aux épreuves des criquets, de la sécheresse et, encore pire, du terrorisme de prétendus coreligionnaires ! 
  
Soudain, contraint de devoir se justifier et montrer patte blanche, le Peuple innocent titube : "je suis de telle ethnie, de telle communauté, de telle entité, venant de tel ancêtre, vivant telles misères de la part de telles autres communautés." 
  
Et les décomptes froids et télécommandés se mettent à l’œuvre : combien y a-t-il de ceci ou de cela à l’Assemblée nationale, au gouvernement, à l’école, dans la rue, au fond de la mer méditerranée, dans les sables du Sahara, sur les routes des aventures, etc. ? 
  
Le Mali était pourtant un grand Peuple panafricain et tiers-mondiste, ouvert, profondément ancré dans son Histoire séculaire et dans son espérance d’un avenir africain radieux, ayant toujours cru en la nécessité de création des États-Unis d’Afrique, d’où les tentatives de fédérer avec le Sénégal,  puis avec la Guinée-Conakry et le Ghana, sans succès ! 
  
Alors, que chaque citoyen et citoyenne en lutte pour la justice, que chaque pays, chaque peuple engagé dans le combat pour la paix authentique, fasse son examen de conscience en ce qui concerne "les crises au Mali" ! 
  
Les entremetteurs qui s’entendent si parfaitement avec les membres MNLA (Mutuelle des Narcotrafiquants et Lampistes de l’Adrar), devenus fréquentables du jour au lendemain, savent ce qui les unit à ce groupuscule : les rapines et la trahison, la fourberie et les mensonges,  le népotisme et la cocaïne ! 
  
Nous ne leur permettrons pas de réaliser leurs desseins sur notre dos et avec notre sueur ! 
  
Notre Mali, auquel d’aucuns tiennent à imposer des élections générales, pendant que plus de six cent mille (600.000) de ses citoyens sont déplacés de force, doit renaître de son histoire, de ses ruines et de ses larmes. 
  
Les inquiétudes du FNC au sujet du devenir du Mali demeurent donc entières, tout comme ses attentes d’une résurrection après tant d’épreuves. 
  
Les maliens doivent réfléchir sur eux-mêmes et sur leur désir de se prendre en main, très vite pour éviter que leur pays, du fait de la montée en puissance de la Communauté Internationale (la France en tête) dans la résolution de la crise, ne se retrouve mis sous tutelle et que sa souveraineté n’échappe au Peuple et à ses dignes représentants. 

Il va falloir s’organiser et réorganiser ses besoins (Lire : http://www.fncdumali.com/Mali-le-52eme-et-le-plus-amer-anniversaire-de-l-Armee-nationale-_a38.html

Il va falloir définir son modèle de société, y mettre un contenu crédible, éduquer pour un avenir conforme aux besoins du citoyen ordinaire et aux nécessités incontournables d’un État moderne. 
  
Les religions doivent rester dans les lieux de leur culte, pour que l’éducation demeure le domaine de l’État ! 
  
C’est le temps de régler définitivement la question épineuse et ténébreuse de la relation entre les politiciens et les dirigeants religieux d’une part, et, d’autre part, entre les groupes religieux et le collectif buissonnier dit classe politique, pour que le pays ne sombre pas cette fois-ci dans un chaos irréversible : les "intégristes au sud", vaste clan d’affairistes cruels aux intérêts divers connexes,  y travaillent déjà depuis longtemps, bien trop longtemps ! 

Les Maliens et les Maliennes, tous ensemble, doivent irrémédiablement renvoyer les religions dans leurs lieux de culte, de façon implacable et systématique avec, dans les meilleurs des cas, une voix consultative pour les questions touchant aux faits de religion. 

Le 1er signal fort, marqueur de ce renouveau laïc, sera le vote d’un Code de la famille libéré du joug des fanatiques : il faut que l’État s’assume ou qu’il disparaisse, tôt ou tard ! 

N’est-ce pas le comble de l’immoralité là, où on est légitiment et socialement en droit de n’exiger que la morale et la vertu, quand de prétendus guides religieux poussent le zèle à enseigner aux populations : « Ne nous prenez pas à la mesure de nos actes. Nous les chefs de la religion, ne sommes pas bons ; ne faites pas les choses comme nous, écoutez plutôt ce que nous vous disons de Dieu et de ses émissaires ! » ? 

Maliens et Maliennes, vous ne vivrez désormais que la liberté que vous aurez méritée, choisie et conquise de vos mains, que vous aurez réfléchie avec votre cerveau immergé ou nimbé de votre Histoire, que vous aurez défendue avec votre sang et votre ferveur, que vous aurez renforcée de vos peines et de votre constance ! 
  
Maintenant, osons et votons ! 
  
Votons, puisque les partenaires de notre pays exigent que les Maliens votent en juillet ; qu’il soit fait suivant leur volonté. Comme toujours ! 
  
Ce coup-ci, ils promettent des milliards de nos francs qui n’attendraient que le "nouveau président" pour être débloqués ! 
  
C’est pourquoi divers personnages se préparent à prétendre à la magistrature suprême du Mali. 
  
Leur point commun : ils n’ont pas d’avis sur le sujet, ou, du moins ils prennent grand soin de ne pas l’émettre, empressés qu’ils sont de venir s’attabler ! 
  
Il faut, crie-t-on un peu partout, en finir avec la transition-cochon, quels qu’en soient les prix et les conditions ! 
  
Toutes les conditions seront réunies pour que des élections acceptables aient lieu en juillet 2013, aux dires des partenaires du Mali ; mais au fait qu’en savent-ils ? 
  
Nos partenaires, suivant leurs outils et attentes, peuvent même nous contraindre à des élections dans deux semaines, en disséminant où ils voudront des"observateurs" ayant pour mission d’attester de la bonne tenue relative et acceptable du scrutin ! 
  
Que les Maliens votent ou pas, qu’ils le fassent à 1% ou 99%, les "observateurs" de nos partenaires attesteront de la validité du scrutin si jamais il se tenait. 
  
Avec un peu de "chance" (et par hasard) la Cour constitutionnelle abondera dans leur sens, sinon ce sera la guerre civile version "suivez notre regard !" 
  
Le prince ainsi nommé par les "observateurs" de nos partenaires sera légal et gouvernera au nom de nos partenaires et, au mieux, élu de 1 à 99 % de Maliens ! 
  
L’heureux nommé, avec ses certitudes et ses réseaux, incommodera le Peuple et prendra en otage son devenir. 
  
Qu’en sera-t-il de sa légitimité pour le Peuple meurtri, martyrisé, exilé et déplacé de guerre? 
  
Allons voter pour celui qui ne mérite ni les honneurs ni les charges de la direction du Mali. 
  
Allons voter pour celui qui conserve encore ses deux mains pour voler et qui garde toujours sa grosse tête pour nous narguer ! 

Alors là, Peuple, tu ne pourras plus dire que tu ne savais pas ! 

Tu n’auras plus jamais droit aux larmes de crocodiles dans lesquelles l’honneur et la dignité de nos populations ont été noyées ! 
  
Allons voter pour des débâcles encore plus méritées et retentissantes ; nous donnerons l’occasion aux disséminateurs du capitalisme mondial de venir tester leurs nouvel arsenal sur les survivants ! 
  
Allons voter, quand bien-même la dernière liste électorale est très problématique du fait de la légèreté et de l’inconscience qui ont entouré les plus récentes opérations de révision des listes électorales d’octobre 2011 à janvier 2012. Pour le moins qu’on puisse dire, ce fut le cas dans la "juridiction de Paris" comprenant la France et le Portugal, de laquelle nous relevons ! 
  
Les peuples ont, paraît-il, les dirigeants qu’ils méritent ! 
  
Et l’infernal cycle se remet en place, recommence, se poursuit ! 
  
À la fin de son mandat, devant toutes ses légèretés et les excentricités de ses proches, face à nos mécontentements et notre amertume, le prince repu osera la tragique ritournelle de nos dirigeants : « Seul Dieu est parfait. J’ai fait ce que j’ai pu et toute action humaine étant imparfaite et perfectible, je m’en remets à l’Histoire qui jugera ! » 
  
Ainsi, conformément à l’habituelle prévision démoniaque, une fois son forfait accompli, le "régnant sorti" gavera le Peuple de formules relevées en émotions, se prémunira d’un sauf conduit vers un exil doré, loin de nos manques et lamentations. 
  
Le Peuple, celui-là même qui trime et qui ne méritait pas un tel dirigeant, applaudit encore en reconnaissant la relative vérité des flopées de lapalissade. 
  
Votons, puisque nos partenaires nous le commandent ! 

 



[1] Georges Benjamin CLEMENCEAU, Homme d’État. 

[2] Jean-Claude VENNEKENS, Historien.


Source: FNC DU MALI

dimanche, 24 mars 2013

SHERYL SANDBERG, PATRONNE DE FACEBOOK ET SUPERWOMAN FEMINISTE

 

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Connaissez-vous Sheryl Sanberg? Cette ancienne de Google est la toute puissante numéro 2 de Facebook.

Sheryl Sandberg a publié un manuel de la féministe moderne qui a pour volonté de réussir efficacement l’alliance entre vie professionnelle et vie familiale. N’est ce pas tout ce que nous recherchons en tant qu’ayana?

Sheryl Sandberg lance sa révolution féministe: "Lean In" (Bougez-vous) armée de cette conviction profonde : "Je crois que le monde serait meilleur si la moitié de nos entreprises et des pays étaient dirigés par des femmes et la moitié de nos foyers par des hommes".

Ce premier livre de la directrice d'exploitation de Facebook, publié lundi dernier (11 mars 2013) aux Etats-Unis et présenté par les médias américains comme un manifeste féministe moderne, exhorte les femmes à "se bouger" afin de gérer avec aisance leurs vies professionnelles et familiales.

«Lean In» s'adresse aux femmes de tous les âges, comme l’explique la talentueuse et rigoureuse femme d'affaires de 43 ans sur son site LeanIn.org, qu'elle a lancé mercredi dernier, quelques jours avant son livre.

Riche et mère de deux enfants, diplômée de Harvard, Sheryl Sandberg est devenue l’idole des Américaines qui rêvent d'allier carrière brillante et vie familiale accomplie. Après un passage au ministère de l'Économie, Sheryl Sandberg a été économiste à la Banque mondiale, puis a été embauchée chez Google avant de devenir la directrice d'exploitation de Facebook.

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 "Un geste révolutionnaire"

Dans son bouquin, elle soutient que "les femmes mettent elles-mêmes un frein à leur carrière pour préserver leur vie de famille, même lorsqu'elles n'ont pas encore d'enfant". Elle les invite  "à croire en leurs rêves" et à dépasser, avec l'aide des hommes, l'ordre social actuel dicté par la hiérarchisation des sexes.

Selon l’analyse de Lori Mackenzie, directrice adjointe d'un institut de l'Université de Stanford spécialisé dans les rapports homme-femme, "la question de l'égalité des sexes est au point mort depuis les années 90. Mettre ce sujet sur la place publique est un acte révolutionnaire. Elle ne dit pas que l'équilibre entre le travail et la famille est facile à atteindre", poursuit la sociologue. "Elle dit bougeons-nous, mettons-nous-y ensemble".

Sur son site LeanIn.org, Sheryl Sandberg, cette passionnée des réseaux sociaux, sensibilise les femmes à poster leur expérience. Parmi elles, on retrouve la présentatrice vedette Oprah Winfrey, l'actrice Reese Witherspoon ou encore l'ancienne Première dame, Laura Bush."Ces témoignages dressent un tableau des épreuves et des obstacles que nous rencontrons toutes", explique la femme d'affaires sur son site. "Elles nous permettent de voir qu'il est payant de croire en nous-même et de tendre vers des objectifs".

Toujours sur son site LeanIn.org, elle propose aussi des cercles de rencontres où les femmes peuvent se retrouver régulièrement pour partager leurs idées et suivre des cours gratuits sur la négociation en entreprise, le langage corporel ou encore l'animation d'équipe.

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Ses détracteurs lui rétorquent déjà qu'il est aisé pour une femme riche et puissante" de bien combiner vie professionnelle et vie personnelle. » Car selon ces mêmes détracteurs, "les femmes ne veulent plus qu'on se concentre sur les changements qu'elles doivent apporter à leur conduite mais plutôt sur un changement profond de la société. C'est là dessus que le débat va avoir lieu".

Notez chères ayana qu’il est courant aux Etats-Unis de voir des femmes se mettre en retrait, parfois parce qu'elles ont une famille. Et c’est pareil en Afrique.

Alors que pensez-vous du message global issu du livre du numéro 2 de Facebook?

Bey


Source: AYANA WEBZINE

vendredi, 22 mars 2013

LES PROBLEMES POSES A L’AFRIQUE ET L’HUMANITE PAR LA CARNAVALISATION DE GBAGBO VIA LA PLOUTOCRATIE TOTALITAIRE OCCIDENTALE (PTO)


 

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Excellent article, engagé (c’est peu dire) et éveilleur de conscience, de l’illustre intellectuel camerounais Batouri Ngoffi. C’est exactement ce que nous attendons des intellectuels africains: être de vrais chevaliers de la liberté pour l’Afrique et non les piètres sous-fiffres de l’Occident travestis en panafricanistes qui s’offrent piteusement à nos regards médusés. Il faut absolument prendre le temps de le lire! Fernand Dindé.

 

Le Jeudi 28 février 2013 s’est clos, à La Haye aux Pays Bas, l’audience d’infirmation ou de confirmation de charges contre le Président de la République de Côte d’Ivoire, Laurent GBAGBO. Petite précision importante: quand je parle de la République de Côte d’Ivoire, il s’agit de cette Nation humaine, Insoumise et fière de défendre sa Liberté, sa Dignité et son Humanité bafouées, humiliées et violées par la Ploutocratie Totalitaire Occidentale (PTO) depuis le 19 septembre 2002.

J’ai suivi avec un très grand intérêt cette mise en scène anthropophagique où l’Inquisition représentée par la terminologie « le procureur » a montré l’imposture éthique et morale de l’organisation dont il est un valet. L’organisation en question n’est pas la CPI. Cette dernière, depuis le « procès » de Nuremberg, s’est révélée être, dans les faits et la réalité, un instrument de domination comme une arme à feu est l’instrument dont se sert toute crapule pour délester sa victime de tous ses biens. L’objectif de la violence envers autrui est le vol. Cette mise en scène pose des questionnements de type philosophique et politique qui ne peuvent manquer d’interpeller l’Intelligence et la Conscience universelle. Mon propos va donc porter sur une brève analyse de ceux-ci.

Mais avant de présenter ces questions philosophiques que je me propose d’analyser, permettez-moi de revenir sur la notion d’Inquisition utilisée pour qualifier la CPI.

Qu’est-ce que l’Inquisition? Existe-il une filiation entre l’inquisiteur et le « procureur » de la CPI?

La Cour de Prédation et d’Injustice que la propagande totalitaire vend comme une organisation au service du droit est en réalité une organisation criminogène. Elle est congénitalement incapable de dire et de garantir le droit et la justice internationaux, de même que l’Onu dont elle en est une émanation, n’a jamais milité pour et ne peut garantir (ce droit et cette justice internationaux, Ndlr). Qu’il soit clair: il n’existe pas à ce jour, une Institution de forge impérialiste qui défende et promeuve la Justice et le respect du Droit dans le monde. Tant que l’impérialisme existera, il ne peut y avoir droit et justice. L’ONU et tout ce qui est appelé institution internationale sont des promoteurs et défenseurs de l’ordre désordonné impérialiste. Il ne peut en être autrement car derrière toute création existe un objectif politique: dans le cas de l’ONU et de la CPI, l’objectif est de garantir un ordre injuste qui assurerait l’hégémonie politique, économique, culturelle, philosophique et sociale de la ploutocratie totalitaire occidentale sur les peuples.

Créée à partir de 1191, l’Inquisition, cette institution prescripteur de la « Vérité », a, connu plusieurs formes qui ont eu toutes en commun pour ambition de détruire physiquement toute source de production du sens qui avait le courage et la puissance mentale de démystifier le dogme. Dogme s’entend au sens de toute expression qui a le courage d’aller dans le sens contraire des intérêts des faibles du moment. Est faible, toute organisation, structure, entité ou État qui postule que son être au monde n’est possible qu’avec la souffrance des autres. Ses seules armes sont: mensonges, violence, agression et utilisation des armes de destruction massive (médias, cinéma, littérature, science, armes létales et non létales) pour imposer la misère et l’obscurantisme à ses nationaux et aux autres nations. On est donc dans l’erreur quand on utilise des superlatifs forts, puissants pour les qualifier.

Existe-t-il une filiation entre le procureur de la CPI et l’inquisiteur de l’Inquisition? Personne ne peut contester que la cabale inquisitoriale contre Laurent GBAGBO, Homme devenu Vérité et Dignité, n’est autre chose que la lutte entre Obscurantisme et la Vérité. Toute la procédure, jusqu’aux « débats » obéit point par point, aux différentes étapes de la procédure inquisitoriale. Avec la carnavalisation de GBAGBO, le monde entier s’est très vite rendu compte que la justice ploutocratique totalitaire occidentale est dans la diffamation, des supputations et non dans la présentation des faits. L’expression « affaire procureur contre Laurent GBAGBO » est en réalité le procès de la PTO représentée par la France colonialiste contre GBAGBO.

Quelle est la mission géostratégique de la CPI dans le monde? Quel est son rôle dans la carnavalisation orchestrée du président de la république de Côte d’Ivoire Laurent GBAGBO?

Je ne vais pas revenir sur une analyse détaillée de la mission géostratégique de cette organisation qui n’est que le bras armé de la PTO. La PTO veut faire croire aux crédules de bonne foi que c’est le président GBAGBO qui serait responsable des massacres que l’armée française et l’ONU commettent en Côte d’Ivoire depuis le 24 décembre 1999. Ce faisant, ces entités cannibalistes  veulent réécrire l’Histoire en cachant leurs crimes. Ici, on est dans l’inversion des valeurs. La victime devient le bourreau et le bourreau, la victime.

Ces petites précisions étant évacuées, passons à l’objet de notre réflexion.

Quels problèmes philosophiques, éthiques et politiques la carnavalisation de GBAGBO par la PTO met-elle en lumière? Cette carnavalisation pose le problème philosophique et éthique de la distorsion inversion des valeurs, de l’érection du vice en vertu.  Le problème philosophique du droit, du droit international et celui de la justice en tant qu’instrument d’humanisation. C’est aussi le problème philosophique du Mal et du Mensonge. Il met aussi en lumière la question de la liberté (lisible à travers la misère intellectuelle et psychologique des politiques et lettrés africains formatés par l’idéologie ploutocratique totalitaire). C’est, d’un point de vue philosophique,  pour le mouvement de libération de l’Afrique et pour tous ceux qui croient en l’humanité, le problème du procès de la morale immorale qui structure le libéralisme économique occidental.

Au point de vue politique, c’est la question du rôle social des médias ploutocratiques dans le processus d’aliénation mentale et politique des peuples et du rôle politique des médias autoproclamés africains qui se revendiquent de la Résistance à l’ordre totalitaire ploutocratique. C’est la question du rôle et de la mission politiques et philosophiques des lettrés africains. Se pose aussi la question de l’autodéfense intellectuelle que nous allons étudier à travers le langage que les médias et les Résistances africains utilisent dans la lutte contre le totalitarisme du marché. Pour finir, je présenterai les conclusions que l’Afrique doit tirer si elle veut sortir de l’exclusion où la PTO la maintient depuis plus de six siècles. 

A- Les occidentaux n’aiment pas le droit international

Dans une interview accordée au B.I. Infos n° 185 de mars 2013, le journaliste Jean-Loup Izambert, revenant sur le contenu de son dernier livre publié aux éditions 20 Cœurs, Crimes sans châtiment. «Les noires complicités de la France», où il cite le grand intellectuel camerounais Pougala, et qui dit des ploutocrates totalitaires occidentaux:

«Qu’ils déclenchent des conflits en bafouant la souveraineté des peuples, en piétinant la Charte des Nations unies, ses résolutions comme les conventions internationales. [Que] les guerres ouvertes contre la Libye puis contre la République arabe syrienne font suite à celles déjà enclenchées dans des conditions similaires contre l’Afghanistan, l’Irak, la République fédérative de Yougoslavie et plusieurs pays d’Afrique dont la Côte-d’Ivoire ou le Mali.

[Que] Elles (les guerres en question) témoignent de la volonté des dirigeants des mêmes pays occidentaux – USA, Angleterre et France en principal – de passer outre le droit international pour piller les richesses des peuples, contrôler les grands axes de communication qu’ils jalonnent et y installer des régimes militaro-financiers. [Qu’]Ils bénéficient dans ces nouvelles guerres coloniales du soutien peu flatteur des dictatures pétro-religieuses du golfe Persique et de l’intervention du Fonds monétaire international.

[Que] L’embargo contre la République islamique d’Iran afin d’empêcher son développement et d’y provoquer des troubles en est un autre exemple. [Que] Ces crimes sont prémédités, planifiés, discutés entre princes et sont le fait des mêmes États, tous membres de l’OTAN.»

Le slogan «les droits de l’homme» n’est en réalité qu’une imposture dont se servent les nazis occidentaux pour voler, piller et massacrer les peuples qui refusent de se laisser spolier. C’est qui a été observé depuis décembre 1993 en Côte d’Ivoire.

B- La CPI peut-elle être une instance de justice?

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Pour répondre à cette question, j’invite les uns et les autres à se poser la question de savoir pourquoi les plus grands criminels (Bush père et fils, Obama, Blair, Sarkozy, Hollande, Ban Ki moon, Netanyaou, Pinochet, Chirac, Cameron, Ocampo, Koffi Annan) n’ont jamais été inquiétés depuis la création de ce monstre. Moreno Ocampo (je recommande de lire le livre-enquête que lui a consacré Charles Onana), ex inquisiteur, n’a-t-il pas reconnu implicitement, lors d’une interview à la chaîne impérialiste qatarie «Al jazeera» que la Cpi était une organisation chargée de garantir l’hégémonie de la PTO?

Pour être plus précis, de quel problème philosophique et politique la Cpi serait-elle la solution? Il s’agirait, selon la propagande totalitaire, d’un dispositif chargé de défendre le droit international et de garantir la paix. Sauf que, le totalitarisme a une conception très curieuse du droit international qui se réduit à une licence d’exterminer donnée aux banques, assurances et autres cartels financiers et mafieux de s’accaparer ce que bon lui semble où il le veut et quand il le veut. Lorsqu’on regarde l’historiographie de cet instrument du maintien de l’ordre injuste, on est frappé de constater qu’il a toujours été le fait des faibles. Est faible toute organisation qui utilise tous les moyens pour empêcher son «adversaire» de se préparer pour lui faire face.   

Comme l’a dit le président GBAGBO, dans sa magistrale leçon sur la Vérité, la démocratie et le droit du 28 février devant la cour, «en suivant les débats», tous ceux qui ont une science de l’historiographie de l’occupation de la Côte d’Ivoire par la France se sont «trouvé tellement éloignés de la Côte d’ivoire». 

En écoutant l’égrainage du DCC (Document de Confirmation de Charges), on se pose la question de savoir de quoi doit se nourrir la Justice?

Tel est le sens de la question que GBAGBO posa à la conscience des «juges». Si on veut dire la Justice comme le prétend la Cpi, pourquoi, pas une seule fois, les faits n’ont été convoqués par la « procureure »pour assoir son narratif?

Pourquoi, ne serait-ce que «pour fluidifier son raisonnement», ni la «procureure», ni la «représentante légale des victimes», ni les «juges» n’ont posé de question  au président GBAGBO afin d’obtenir «des informations» qu’ils auraient pu vérifier par la suite? Par ce non respect du b a bas de toute procédure judiciaire, la Cpi a convaincu ceux qui croyaient encore naïvement à la propagande qu’elle n’est nullement une cour de justice; mais bien un instrument au service du Mal. Autrement dit, comment expliquer que pas qu’une seule fois, dans le DCC, il n’est été question de la seule question qui vaille et que le président GBAGBO a rappelé aux «juges»: qui a gagné les élections présidentielles de 2010 en République de Côte d’Ivoire? Comment la «justice moderne» peut-elle vouloir juger des conséquences sans se préoccuper des causes de celles-ci? Seule la recherche de la réponse à cette question aurait suffit à situer les responsabilités.

Non, on ne peut juger de quelque chose sans en connaître les causes. C’est comme si on demandait à un médecin de soigner une maladie en ignorant les causes de celle-ci. Juger signifie évaluer, émettre un jugement de valeur sur quelque chose. 

Sur la question de la légitimité du jugement, Me ALTIT a répondu clairement qu’un jugement n’est légitime que si on prend le réel dans son ensemble. Porter des jugements sur des parties inexistantes d’un puzzle, n’est nullement parler du puzzle ni même le juger. La partie inexistante ne peut rendre compte d’un ensemble ayant réellement existé. C’est à cette castration intellectuelle, à cette imposture éthique et psychologique que la PTO veut soumettre le monde. Comme on le voit, on est dans l’érection de l’Injustice en justice. C’est la raison pour laquelle je l’appelle Cour ploutocratique de l’Injustice.

Dans sa lutte contre la Résistance [dont GBAGBO, est une figure de proue] la PTO, à travers son instrument la CPI, promeut l’Injustice en luttant de toute sa violence et sa férocité contre la Justice.

C- La CPI ou la caution morale du totalitarisme?

Que donne à voir l’expression «affaire procureur contre Laurent GBAGBO»? En suivant au jour le jour l’audience qui a commencé depuis le 19 février 2013, on se rend compte qu’au-delà de la question de la Justice, se pose la question philosophique du Mal.

Le monde entier a pu constater que l’acte d’accusation était un tissu de mensonges que la défense a pulvérisé dans les règles de l’art. Mentir est intentionnel. Quand on ment, déforme les faits, raconte une histoire qui n’a rien à voir avec le réel ou les faits, on ne fait pas autre chose que banaliser le Mal.

N’en déplaise aux afrocollabos (individus qui, en se revendiquant de l’Afrique, travaillent pour son aliénation par le PTO), en Côte d’Ivoire, il y a, d’un côté le camp du Bien qui est le peuple de Côte d’ivoire que représente GBAGBO et le Mal qui est la France (et le cercle des cannibales), l’Onu et ses démembrements que représente le Burkinabé Dramane.

Dans une précédente réflexion, j’avais qualifié ce figurant de Pétain. En vérité, n’étant pas ivoirien, on ne peut que se risquer de le qualifier d’Alberto Fijumori (Japonais que la PTO plaça à la tête du Pérou et qui lorsqu’il commit des massacres et fut poursuivit par la justice péruvienne, il alla se réfugier chez lui au Japon).

Cette scène de cannibalisme qui se joue depuis novembre 2011 pose la question de la légitimité philosophique et politique du colonialisme que la propagande appelle «droit d’ingérence». 

Au nom de quel principe, de quelle valeur, des entités qui massacrent, mutilent, violent, font des domicides ou génocides depuis des siècles se donnent-elles la liberté d’aller massacrer dans un pays souverain comme la Côte d’ivoire, la Libye, l’Iraq, la Syrie, le Mali?

Le «droit d’ingérence humanitaire» n’est pas autre chose que le totalitarisme. Le totalitarisme n’est pas ce qu’on a voulu faire dire à la philosophe Hannah Arendt. C’est une organisation de la vie humaine reposant sur la pensée unique et un système d’aliénation et d’embrigadement des peuples et des consciences. La pensée unique ici est la thèse selon «tu dois suivre une seule voie qui est la mienne et à condition que ce soit toujours moi qui te domine». Voilà ce que je nomme la pensée unique. Le totalitarisme se veut intemporel, ahistorique et trans-humain.

C’est parce que GBAGBO est nationaliste et fondamentalement humain que la PTO veut le briser. En réalité, c’est la lutte Etat-nation contre ce que le philosophe Herbert Marcuse appelait le «capitalisme des monopoles», du pillage et des massacres qui se joue dans la déportation du président ivoirien. On comprend, au regard de tout ce qui précède que la Cpi n’est que la caution morale du totalitarisme.   

D- le mensonge est-il consubstantiel au totalitarisme à la CPI?

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Le président GBAGBO posait aux juges la question de savoir «pourquoi dans la justice moderne, il y a des camps retranchés?» Et il renchérissait en demandant à ses bourreaux de ne pas lui attribuer des parents qu’il n’a pas. Cette remarque fut la preuve qu’il est conscient que c’est l’inconscient africanophobe des euro-américains composants la «cour» qui structure ce cannibalisme dont il est le «trophée» provisoire.

L’observation la plus importante qu’il fit était le constat que si la «cour» avait voulu vraiment dire le droit et la justice, elle aurait, ne serait-ce que «pour fluidifier le raisonnement», fait appel à lui pour avoir des «informations» qu’elle pourrait vérifier par la suite.

La prestidigitation de l’inquisiteur et de l’Inquisition a confirmé tout ce que l’Afrique pense de cette organisation. D’ailleurs, mise à mal, la potiche Bensouda a fui en rase campagne.

Ainsi, le raisonnement est simple. Au-delà de la carnavalisation du président GBAGBO par la PTO, la vraie question philosophique que soulève l’existence de la Cpi ou des autres  «tribunaux internationaux» qui l’ont précédée est celle de sa légitimité. Qui crée ces structurent et les finance? Toute organisation est au service exclusif de son créateur-financeur. L’être même de la Cpi est mensonge et imposture. Crime et justice sont incompatibles.  Le mensonge ne peut se nourrir que du mensonge. La Cpi étant mensonge, ce dernier ne peut que lui être consubstantiel.

E- Le larbin vit-il? 

Avec l’agression-occupation de la Côte d’Ivoire par la France colonialiste, j’ai découvert comment et pourquoi des individus étaient des individus et non des hommes. 

J’ai vu et lu des individus qui chantaient et se présentaient comme des militants anticolonialistes et qui postulaient à qui voulait les entendre qu’en toute circonstance, il faut se référer à la raison. Je les ai vus proclamer qu’il faut enterrer la françafrique, ils ont vilipendé et honni de bouche l’impérialisme. Mais ils ont accouru pour soutenir le colonialisme en Côte d’Ivoire. Ce faisant, ils ont nié leur profession de foi publique. Des contempteurs occidentaux des gouvernants africains se sont retrouvés alliés à eux quand il fallait justifier les positions sociale et économique qu’ils occupent. Ils ont renoncé à penser pour aller dans le sens du vent de l’impérialisme, ont renié leurs parents pour satisfaire les dessous de la ceinture. Ils ont appelé et justifié les massacres d’hommes et de femmes pour un verre de bière.

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Avec l’agression-occupation de la Côte d’Ivoire, la France livre à la vindicte populaire africaine tous ses agents africains. Elle a permis aux jeunes générations africaines de voir quel est le rôle exact des lettrés africains qui travaillent pour elle et contre l’Afrique. Au Cameroun, nous avons vu à quoi servent Achille Mbembè, Shanda Tomnè (Ce dernier essaie de faire oublier qu’il a participé au «coup d’état» contre GBAGBO et à l’agression-occupation de la Côte d’Ivoire) et autres organes de presse tels que Voxafrica et son larbin de service Jules Ndomché, au Bénin, on a vu a quoi sert Hountondji, au Congo Brazza, on eu Mabanckou, de l’autre côté de Kinshasa, on a vu Elykia Mbokolo, au Sénégal, on a vu Boubakar Boris Diop et tous les autres que je ne vais pas citer ici. J’ai voulu savoir ce que tout ce monde avait en commun. Toute leur propagande est faite par la France. Autrement dit, ils doivent tout à la France.   

F- La morale immorale du totalitarisme ploutocratique

La morale peut-elle être immorale? Voilà la question que m’a posée ma fille quand elle m’a entendu utiliser le concept de morale immorale. De quoi s’agit-il en réalité? Comment une morale peut-elle être immorale? La PTO a-t-elle une morale? Quelle est sa nature?

La morale est un ensemble de règles, de façons de faire et d’être dans une société et qui a pour but ultime de permettre à l’individu de s’humaniser; c’est-à-dire de devenir Homme. On ne naît pas Homme; on le devient.

Une morale peut-elle être immorale? Une morale immorale, c’est exactement toute la manière d’être au monde de la ploutocratie totalitaire occidentale. Une morale immorale est ce qu’on peut appeler une imposture. C’est-à-dire le fait de professer en public quelque chose et de faire son opposé dans la vie avec les autres. C’est désigner les opprimés par le terme de terroristes alors que  soi-même on pratique le terrorisme. Oui, la ploutocratie totalitaire a une morale qui est immorale.

G- Rôle politique et mission sociale des médias

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Quels sont le rôle politique et la mission sociale des médias ploutocratiques dans le processus d’aliénation mentale et politique des peuples?

La fabrication du consentement. De la propagande médiatique en démocratie, écrit par les grands intellectuels Noam Chomsky et Edward Herman en 1988 situe sur le rôle et la mission sociale des médias dans une société où il n’est plus facile d’utiliser la violence physique pour se faire obéir: fabriquer le consentement.

Il ressort de cette étude qu’il y a ce que dénonce Pougala: contrôle et rétention des informations qui, si elles étaient connues du grand public, les choses ne passeraient pas comme cela se passe actuellement. Pour réussir son coup d’État et l’occupation de la Côte d’Ivoire, les médias français, tous détenus par les hommes qui s’enrichissent avec l’argent public français avaient engagé contre la Côte d’Ivoire et le président GBAGBO, une campagne de dénigrement et de délégitimation afin de donner comme une sorte de caution morale à une action nazie et de la pire immoralité: massacrer des Ivoiriens pour voler et continuer le pillage du pays.

Quel est le rôle politique des médias nationalistes dans la lutte contre l’impérialisme? Voilà la petite question que j’ai posée aux hommes et femmes des médias qui se revendiquent de l’Afrique? Je continue de poser la même question: en tant qu’Africain qui dit travailler pour l’Afrique et les Africains et non contre l’Afrique et les Africains, quels est son rôle politique et sa mission dans la lutte contre le système qui ensanglante le continent depuis plus de six siècles? Qu’est-ce que lutter contre l’impérialisme? Peut-on lutter contre un système complexe en utilisant sans critique toutes les catégories terminologiques utilisé par le système pour assoire sa domination culturelle?

En clair, peut-on utiliser le vocabulaire de l’obscurantisme pour le combattre? La guerre idéologique et linguistique précède la guerre militaire. Tant que les médias africains ne prendront pas ce problème à bras le corps, leur combat est vain. Aujourd’hui, quand on parcourt les médias africains qui se réclament de  la Résistance, on est stupéfait du manque de distance de ceux-ci, par rapport au vocabulaire idéologique de la France. Aucun travail n’est effectué sur les concepts qui sont repris de façon naïve.

H- Les lettrés africains et l’Afrique

Quelles sont les responsabilités des lettrés au sein des sociétés sous domination coloniale? Quelles sont les responsabilités des lettrés au sein des sociétés prétendues «libres et ouvertes» comme les chiens de garde occidentaux aiment désigner la société dans laquelle ils vivent?

Est-il légitime de parler de morale quand on défend les crimes monstrueux que son gouvernement commet sur d’autres peuples?

La responsabilité d'un lettré est  de s'efforcer de révéler la vérité sur des sujets humainement significatifs à un public capable de s'en saisir.

Sur la première question, je vous renvoie à un précédent article que j’avais commis sur le sujet.

La quasi-totalité des lettrés africains sont des larbins. Qu’est-ce qu’un larbin? C’est un individu malade psychologique et qui prend systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Cette pathologie diminue ses capacités d’analyse et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.  Le larbin africain prend systématiquement la défense des impérialistes contre l’Afrique. Quand il parle de l’Afrique, c’est pour la dénigrer et appeler à sa colonisation. Quand vous entrez chez lui, il parle la langue héritée de ses parents avec sa femme et parle une des langues occidentales à ses enfants.

Quelles conclusions pour l’afrique?

Tant que nous n’étudierons pas les moyens et les outils utilisés pour nous asservir, la PTO s’en donnera à cœur joie.

La jeunesse africaine doit faire terriblement attention à tous ces lettrés africains encensés par les Occidentaux.

Tant que les journalistes se revendiquant de l’Afrique ne prendront pas à bras le corps la question des mots idéologiques de l’impérialisme qu’ils reprennent à leur compte, ils perdureront l’asservissement de l’Afrique.

La jeunesse africaine restée sur le continent doit se méfier des Africains partis étudier en Occident. Ils sont très souvent des agents d’influence de la domination occidentale sur le continent. Il ne faut développer aucun complexe vis-à-vis d’eux. Ce sont des larbins qui s’ignorent parfois. Les études en Occident ont pour but géostratégique de fabriquer des larbins et laquais qui devront continuer à perpétuer la domination de la ploutocratie totalitaire occidentale sur l’Afrique. Plus de 90% d’auteurs occidentaux sont des agents au service d’un ordre injuste et tous ceux qui les lisent devront douter de façon systématique de tous ce qu’ils lisent et entendent. Cette méfiance devra être aussi de rigueur avec les afrocollabos qui sont très nombreux.

 

Le 16 mars 2013, Batouri Ngoffi

Ancien vendeur d’arachide au marché New Déido à Douala

Bangoffi05@gmail.com

 

Source: CAMEROON VOICE

mercredi, 20 mars 2013

OUATTARA L’ECONOMISTE: UN DANGER POUR NOTRE ECONOMIE

 

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Cet homme venu du FMI après avoir échoué lamentablement à réhabiliter l’économie des pays africains dont il avait la charge et la supervision, se vante de ses mérites et talents d’expert en économie à qui veut l’entendre. Les militants du RDR se font aussi le relai de la médiocrité d’économiste de leur mentor pour nous pomper l’air. On entend par ci par là « ADO Pissanci » « ADO l’homme providentiel » et j’en passe. La réalité est toute autre. Je vais vous le démontrer malgré mon manque d’expertise en la matière et aussi à l’aide de mes anciens cours d’économie politique.
 
De 1989 à 1993, avec le PAS (Programme d’Ajustement Structurel) et ses mesures démodées, dépassées, sorties des tiroirs du FMI, Ouattara n’a pas pu redresser notre économie. Des sociétés d’état ont été bradées à des francs symboliques, c’est-à-dire sans profit réel pour la Côte D’Ivoire. Des pères de famille ont été licenciés, d’autres ont vu leur salaire à la baisse, des enseignants ont été raccrochés (Deux enseignants de la même fonction, touchant des salaires différents), des taxes inutiles et discriminatoires comme le remplacement des plaques d’immatriculation des véhicules et l’introduction de la carte de séjour, ont tous été des produits économiques de l’expert venu du FMI. Tout ceci et au finish, rien mais des dettes à hauteur de 6900 milliards CFA. C’était son premier échec lamentable au bord de la Lagune Ebrié.
 
Pendant la campagne électorale de 2010, Ouattara se vantait de pouvoir injecter des milliers de milliards de nos francs pour redresser l’économie du pays, qui selon lui est en panne ? Le président Gbagbo lui avait posé la question de savoir comment il procèderait et l’expert répondait qu’il était économiste et que chercher de l’argent était sa spécialité.
 
Depuis avril 2011 jusqu’à nos jours, nous n’avons pas vu de miracles ou des gouttes de cette pluie de milliards. Ces milliards sont l’imagination de Ouattara et ses suiveurs analphabètes. Si c’était de la réalité, les ivoiriens seraient mouillés ou trempés par cette pluie diluvienne. Les ivoiriens attendent toujours l’orage. Pendant ce temps, Ouattara continue de faire des promesses de milliards partout où il passe, et toujours rien. Foyie !
 
La réalité est celle-ci. Ouattara a effectué 57 voyages à travers le monde pour mendier des sous afin de mener à bien ses projets. Cet argent n’est pas l’argent du contribuable ivoirien mais de gros prêts au-dessus des dettes courantes.
Il faut être un piètre économiste pour adopter une politique économique pareille. La Côte D’Ivoire n’est pas le Burkina Faso. Nous sommes suffisamment riche en tout. Que deviennent les revenus de nos richesses si ceux-là ne peuvent servir à développer le pays ? Seul Ouattara peut répondre à cette question.
 
En termes d’emprunts, je vous donne la liste non exhaustive de ce que l’expert économiste a prévu pour nous :

-16.000 milliards pour le compte du PPTE.

-4.000 milliards pour le PND.

-490 milliards pour la Banque Mondiale.

Soit un total de 30.490 milliards FCA.

Un véritable record battu en termes d’emprunt. Jamais égalé ailleurs. Ce n’est pas de l’exploit mais de la stupidité et de l’amateurisme économique. C’est aussi la bêtise humaine que de vouloir emprunter plus que l’état ne peut financièrement supporter. Nous avoisinerons les 40.000 milliards CFA en 25 mois de règne sans partage. En clair, cela fera plus du million par habitant à payer comme dettes. C’est un déluge de dettes quand nous savons que 25% de la population travaille et que le reste vit en dessous du seuil de la pauvreté. Il nous faudra en moyenne 70 ans et plus pour éponger toutes ces dettes-là. Ce de l’inconscience d’agir ainsi, hypothéquant l’avenir de tout un pays. La Côte D’Ivoire sera ruinée en 3 ans malgré ses richesses et sa main d’œuvre. De là à parler de pays émergent en 2020, c’est vivre et nourrir l’utopie.
 
Ouattara compte sur un futur PPTE dans 20 ans et dans l’immédiat l’annulation des dettes coloniales prévues par l’ONU, qui en retour exige une nouvelle loi sur la protection des Homosexuels en Afrique. Ouattara brade tout et ne prévoit rien pour les enfants et les enfants en retour, sont fiers de leur père pour avoir endetté la famille. Il faut être un analphabète pour réagir de la sorte.
 
Cette pluie de milliards n’arrive même pas à régler des problèmes courants des enseignants qui réclament 4 milliards d’arriérés et 50 millions pour les balayeuses. Et pourtant, Ouattara menace les avantages sociaux et salariaux des fonctionnaires et demande sans gêne à ce que les parents d’élèves remboursent les frais de construction sinon de couches de peinture de l’université avec sa surfacturation. Qui est cet économiste qui ne peut même pas gérer des petites crises financières au sein du pays ?
 
Parlons un peu des crimes économiques du gouvernement actuel depuis avril 2011.

-Détournement et surfacturation dans l’Education Nationale (Kandia Camara) et Enseignement Supérieur (Cissé Bacongo).

-Achat d’un Yatch par Issiaka Ouattara dit Wattao.

-Enrichissement illicite de Charles Diby, Ministre des Affaires Etrangères.

-Passation de marche de gré à gré du Ministre de la Salubrité sous la houlette d’Anne Oulotto «Bulldozer ».

-Impunité dont bénéficie Adama Bictogo avec l’affaire des déchets toxiques.

-Prise en charge par l’état des deux loyers de Mabri Toikeuse, Ministre du Plan.

-Séjour de 16 mois d’Adama Toungara à l’Hôtel Pullman à 1 milliard 400 millions – Ministre des Mines et du Pétrole.

Vraiment scandaleux !!!!

Ouattara appelle cela la bonne gouvernance. Il est très mal placé pour nous donner des leçons de bonne gouvernance ou sur des crimes supposés des dignitaires LMP.
 
Des gens qui ne pouvaient même pas s’offrir un plat de garba sont devenus des milliardaires en 23 mois de pouvoir. De quelle immunité jouissent ces personnages-là?

Si l’on veut parler d’homme providentiel, c’est bien le professeur, Premier Ministre Gilbert Aké N’Gbo. Cet homme est titulaire de 3 doctorats en économie et économétrie. Il est le président de l’Université D’Abidjan et Président du CAMES. Il pourrait donner des cours d’économie gratuits à Ouattara pour lui rafraichir la mémoire. Ce savant est accusé de crimes économiques et génocide. Quand, pendant la crise, Ouattara fasait fermer des banques et les ports d’Abidjan et de San Pedro avec l’aide de ses soutiens occidentaux, paralysant l’économie, comment appelle-t-on cela ? Aussi cet argent n’est pas allé dans les poches des ministres mais a plutôt servi à payer les fonctionnaires y compris ceux qui ont voté pour Ouattara. Il n’y a pas eu détournement de deniers publics mais plutôt distribution. Ces ministres ont démontré leur amour et sens élevé pour leur pays, ce qui n’est pas le cas pour certaines personnes. Ils doivent être félicités pour leur exploit et leur génie. Ils ne méritent pas la prison mais des médailles.
 
Les derniers chiffres en provenance de la Banque Mondiale (Soutien financier de Ouattara) sont très catastrophiques et très alarmants. La croissance économique de 8.25% annoncée par les tenants du pouvoir s’avère fausse. La CIA (Soutien de Ouattara) annonce sur son site une croissance négative (-4.7%).
Cela reflète au moins la réalité que les ivoiriens vivent avec la non circulation de l’argent ou encore de l’argent qui travaille ailleurs sauf en Côte D’Ivoire.
Si ces chiffres sont confirmés, notre pays a amorcé la descente en enfer, suivie de la ruine et de la tutelle du FMI. Ce qui serait désastreux pour les ivoiriens. Le comble est que nous avons un « expert en économie » comme Chef d’état, qui est incapable de nous sortir de la crise économique. Son prédécesseur, un historien, a géré le pays sur fond propre, sans emprunter. Il payait les fonctionnaires et souvent leur accordait des avantages. Qui des deux hommes d’état, préférez-vous?
 
Le Ghana est devenu depuis des mois, le moteur économique de la sous-région devant le Nigeria et la Côte D’Ivoire. Les tenants du pouvoir actuel peuvent prendre des leçons sur l’économie de l’autre côté de la frontière, au lieu de traquer les exilés.
 
Si Ouattara est incapable de nous apporter le bonheur, qu’il rende le tablier afin que de nouvelles élections se tiennent dans les plus brefs délais.
 


Nick de Bessou

Juriste, Ex Vice-président Cojep UK

mardi, 19 mars 2013

REFUS DE LIBERTE PROVISOIRE AU PRESIDENT GBAGBO - LA CPI DE MAL EN PIS

 

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La première chambre préliminaire de la CPI vient encore de s’illustrer à travers une décision (n°ICC-02/11-01/11) prise le 12 mars 2013 par la juge unique Silvia Femandez de Gurmendi, plus que contestable. Pour refuser une fois de plus la liberté provisoire au Président Laurent Gbagbo, elle s’est fondée sur l’existence d’un réseau de partisans « basés dans des pays voisins, soupçonnés de se livrer à des activités illégales dans le but ultime de reprendre le pouvoir en Côte d’Ivoire » (point 35 de la décision). Cette conviction lui est servie par les informations que le procureur aurait puisées dans le "Rapport de mi-Mandat du Groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire du 15 octobre 2012, en application du paragraphe 16 de la résolution 2045 (2012) du Conseil de sécurité ».

La référence à ce rapport des experts est surprenante et choquante à la fois, dans la mesure où la partialité de ce rapport a été remise en cause par différents acteurs de la communauté internationale. Le Gouvernement du Ghana a « désapprouvé fermement le contenu de ce prétendu rapport » en déplorant le fait que « les observations du Groupe (des experts) … n’ont pas été partagées avec le Gouvernement avant la publication hâtive du rapport provisoire ». Le ministre français de la défense a mis en doute certaines affirmations, quant aux sources de financement des activités de déstabilisation et aux liens avec les islamistes du Mali. Des représentants du capitaine Sanogo du Mali (responsable de la junte militaire) ont démenti toute implication dans une quelconque entreprise de déstabilisation. Quant à l’Onuci, elle s’est manifestement démarquée du rapport à travers sa porte-parole Sylvie Van den Wildenberg en précisant que « ce n’est pas un rapport de l’ONU, c’est un rapport d’un groupe d’experts indépendants … Les conclusions de ces rapports ne sont pas des vérités absolues, c’est-à-dire que ces conclusions n’engagent que les experts. Cela veut dire que le Conseil de sécurité ne va pas nécessairement suivre les conclusions de ces experts». Et de fait, le Conseil de sécurité, qui avait sollicité ledit rapport, ne s’y réfère même plus (voir notamment le 31e rapport périodique du Secrétaire général de l’ONU sur l’ONUCI datant du 31 décembre 2012 - S/2012/964).

En dépit de ce concert de désapprobation, comment la juge unique de la CPI peut-elle continuer à s’y référer pour orienter son jugement ? Enfermée dans sa tour d’ivoire, elle n’a certainement pas lu ces réactions de rejet d’un rapport dont la propre méthodologie imposait un recoupement avec certains Etats voisins ou impliqués dans les opérations de maintien de la paix en Côte d’Ivoire. Ce qui n’a pas été fait.

Au-delà de la crédibilité de ce document, c’est la référence persistante à des arguments d’ordre politique dans une décision de justice qui rend perplexe et conduit à s’interroger sur la nature, politique ou criminelle, de l’« affaire le Procureur c. Laurent Gbagbo ». Dans son intervention lors de l’audience de confirmation des charges le 19 février 2013, la procureure de la CPI avait pourtant affirmé qu’il ne s’agissait « pas de déterminer qui a gagné ou perdu les élections » et qu’il n’était « en aucune manière ici question de politique » ? D’où vient alors qu’à chaque fois, dans les décisions de refus de la liberté provisoire notamment, ce sont des arguments d’ordre politique qui sont avancés et qui, à chaque fois, dénotent l’hostilité des juges de la CPI à l’égard de toute reconquête du pouvoir par le Président Gbagbo, grâce à un réseau de partisans ?

En effet, l’impression nette qui se dégage est que le Président Laurent Gbagbo est maintenu en prison pour permettre à son adversaire de diriger la Côte d’Ivoire. En clair, c’est le jour où les juges de la CPI se convaincront que les partisans du Président Laurent Gbagbo ont abandonné toute velléité de reconquête du pouvoir que le Président Gbagbo pourra bénéficier de cette liberté provisoire et, pourquoi pas, d’un abandon des charges contre lui.
L’on est encore plus sidéré lorsqu’on réalise que les motivations des juges s’appuient sur des informations erronées qui ignorent complètement le rôle des différents acteurs dans la crise ivoirienne. En effet, à l’occasion des différentes séances de l’audience de confirmation des charges, Mme le juge n’a-t-elle pas entendu dire que c’est plutôt l’adversaire du Président Laurent Gbagbo qui a préféré la guerre à un simple recomptage des voix proposé par le Président Laurent Gbagbo ? N’a-t-elle pas entendu dire que c’est depuis l’année 1999 que son adversaire recourt aux coups de force pour accéder au pouvoir, y compris contre le Président Gbagbo à partir de septembre 2002, lorsqu’un autre coup d’Etat manqué s’est transformé en rébellion ?

On est d’autant plus scandalisé par la non prise en compte de ces éléments que la juge unique abonde manifestement dans le sens de la procureure qui associe toute prétention au pouvoir du président Gbagbo à la commission de crimes. C’est ainsi que au point 9 de la décision elle note que « le Procureur soutient en outre que, suite à l’audience de confirmation des charges, il semble que M. Gbagbo se considère toujours comme le président légitime de la Côte d’Ivoire. Il s’ensuit, de l’avis du Procureur, que le risque que M. Gbagbo va continuer à commettre des crimes persiste, en prenant également en compte le réseau de partisans à sa disposition ». Manifestement, les ouvrages de Laurent Gbagbo sur la démocratie, son combat pour l’avènement du multipartisme dans son pays, son choix pour une transition pacifique à la démocratie et son attachement à la légalité constitutionnelle n’ont pas eu d’influence sur la juge Gurmendi, qui, droite dans ses bottes, continuent de travestir l’histoire de la Côte d’Ivoire en débitant encore les convictions assénées par Moreno Ocampo.
C’est tout simplement lamentable car, à travers cette décision, la CPI vient de confirmer que, dans ses décisions, elle ne tient compte ni de la personnalité de l’accusé ni du contexte de commission de crime, encore moins des faits réels qu’elle est amenée à juger. Ce qui jette encore une fois le doute sur son impartialité. Quant au sort du Président Gbagbo, il semble déjà scellé par des considérations autres que criminelles.


Kouakou Edmond


Juriste et consultant

jeudi, 14 mars 2013

GROS MALAISE A LA CPI: FATOU BENSOUDA S'EMBALLE - ELLE RECONNAIT QU'UN DE SES TEMOINS A MENTI

 

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A peine l’annonce de l’élection d’Uhuru Kenyatta enregistrée, Fatou Bensouda rétropédale et indique qu’elle renonce à poursuivre un de ses co-accusés, notamment en raison de la rétractation d’un témoin de l’Accusation qui reconnaît avoir menti dans sa déposition. La décision de la procureure auprès de la CPI ne sera pas sans conséquences. Explications.


C’est tout de même un petit coup de tonnerre ! Hier, Fatou Bensouda, procureure auprès de la Cour pénale internationale, a annoncé qu’elle abandonnait les charges qui pesaient sur Francis Muthaura, co-accusé du président élu du Kenya, Uhuru Kenyatta. Fatou Bensouda affirme désormais qu’elle ne dispose pas de preuves suffisantes pour pouvoir espérer une condamnation de celui qui était chef du «service public» au moment de la crise postélectorale de 2008.

Et pour cause: le principal témoin de l’Accusation s’est rétracté, affirmant avoir menti dans sa déposition. Peut-être pour se donner de la contenance, Fatou Bensouda s’est empressée de dire que son témoin a changé de version des faits après avoir été corrompu par des personnes se présentant comme des envoyés des accusés. Ce que la Défense de Muthaura a contesté avec véhémence, réfutant toute interférence avec les témoins.

Un tribunal sous influence?

Le moins que l’on puisse dire est que le timing du bureau du procureur est totalement «foireux». Dire que l’on renonce aux charges contre le co-accusé d’Uhuru Kenyatta le premier jour ouvrable après l’annonce de sa victoire au premier tour de l’élection présidentielle kenyane revient naturellement à donner le bâton pour se faire battre. Bien entendu, Bensouda a prétendu que cette renonciation n’aurait aucun impact sur l’accusé Kenyatta. Mais ce n’est qu’un procédé rhétorique auquel elle-même ne croit pas.

La juge Kuniko Ozaki, qui présidait la séance, a bien fait remarquer que la nouvelle donne aura des conséquences «non seulement pour le cas Muthaura , mais aussi d’une certaine manière pour M. Kenyatta». Steven Kay, avocat de Kenyatta, a déjà fait savoir que l’Accusation devait de toute urgence revoir les procédures contre son client, dans la mesure où le témoignage principal incriminant aussi bien Muthaura que son client, était «erroné».

Le dossier kenyan à la CPI semble dans ce contexte bien mal engagé. Et l’on ne peut que s’interroger. Pourquoi avoir attendu la victoire électorale de Kenyatta pour évoquer une rétractation de témoin qui date de plusieurs mois, mais aussi les témoins morts et l’absence de franche coopération de la part de l’Etat kenyan? On ne peut pas s’empêcherde se demander si Bensouda se serait comportée de la même manière au cas où Raila Odinga avait finalement eu les faveurs des électeurs au pays de… Jomo Kenyatta. Malaise!

De plus, on ne peut que s’interroger sur le précédent inauguré par Bensouda.Si le refus de coopérer d’un Etat justifie l’arrêt des poursuites contre un suspect, cela signifie que la CPI se plie sans barguigner à la volonté des gouvernements, y compris les plus contestables. On peut d’ores et déjà se dire que jamais les pro Ouattara ne seront traduits devant la CPI, vu l’absence de volonté politique d’un régime ivoirien qui ne souhaite pas livrer ses tueurs à la justice internationale ! Et l’on attend avec gourmandise le jour où Bensouda «déchirera» son acte d’accusation contre le président soudanais Omar El Béchir, puisqu’il semble évident pour tous que le gouvernement de son pays ne coopérera pas!

Du danger de s’appuyer sur des témoins-clés anonymes, loin des preuves matérielles

Qui est le fameux témoin dont la rétractation a entraîné l’effondrement du «château de cartes» argumentaire du bureau du procureur ? De lui, on ne saura que son numéro de code. Il s’agit du témoin numéro 4. Comme dans le cadre de l’audience de confirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo, l’Accusation a tenté d’établir l’existence d’un «plan commun» sur la base de témoignages de personnes confortablement installées dans l’anonymat.

Le témoin 4 dans l’affaire kenyane avait affirmé avoir participé à des réunions dans le cadre de la «secte Mungiki», qui aurait échafaudé des projets criminels en la présence ou avec la caution de Kenyatta et de Muthaura. Il est absolument stupéfiant que l’Accusation ne se soit fondée que sur ses propos. Au point de tout arrêter parce qu’il a avoué avoir menti.

Et demain?

Les P9, P10, P44…dont le substitut du procureur Eric Mcdonald a lu les témoignages à charge contre le président Gbagbo d’un air sûr de lui en l’absence de toute preuve matérielle et objective – autopsies, expertises, documents probants, etc… – tourneront-ils casaque après avoir justifié, par leurs récits complaisants, l’emprisonnement d’un homme qui a dirigé son pays pendant une décennie et représente un symbole national incontestable ?

Les juges de la Chambre préliminaire I doivent être vigilants et se poser ces questions de bon sens au moment où ils examineront l’échafaudage juridique concocté par un Louis Moreno Ocampo sous influence du régime Ouattara et de la France officielle. Dans une tribune publiée il y a quelques jours, Alain Cappeau, conseiller spécial de Gbagbo, mettait déjà la Cour en garde contre «le spectre de l’erreur judiciaire».

 

Théophile Kouamouo, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".


SourceIVORIAN.NET

mercredi, 13 mars 2013

LES 7 PECHES D'HUGO CHAVEZ (EXTRAITS)

monde,les 7 peches d'hugo chavez (extraits)


Pourquoi les Etats-Unis s’opposent-ils à Chavez ? Pour le pétrole, on s’en doute. C’est tout ? Les guerres du pétrole, ils sont habitués à les gagner. Mais au Venezuela, on leur tient tête. Ici, on dit qu’il est possible d’employer l’argent du pétrole de façon intelligente et utile. Pas comme à Dubaï où on construit des hôtels à vingt mille euros la nuit au milieu d’un monde arabe sous-développé. Pas comme au Nigeria où la faim tue alors que ce pays est un des plus gros exportateurs mondiaux. Au Venezuela, un homme affirme qu’il est possible de résister aux multinationales et de vaincre la pauvreté. On l’accuse de tous les péchés : ‘populiste’, ‘dictateur’, ‘antisémite’... Mais que se passe-t-il sur le terrain ? Quels sont ses véritables péchés?


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mardi, 12 mars 2013

LETTRE OUVERTE DE NAHIBLY A MADAME FATOU BENSOUDA, PROCUREURE A LA COUR PENALE INTERNATIONALE

 

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MADAME LA PROCUREURE,


Nous souvenant de vos propos le jour de votre accession au poste que vous occupez, il y a moins d’un an, nous nous permettons, nous, victimes de la loi des vainqueurs d’une guerre voulue et imposée à la Côte d’Ivoire par messieurs CHIRAC et SARKOZY, de vous faire le rappel suivant, dans le strict respect de votre personne et du poste que vous occupez.

Madame la Procureure, suite à votre investiture et prestation de serment il y a presqu’un an, vous avez signifié, devant le monde entier et la presse internationale qui vous interrogeait, votre ferme engagement pour que justice soit rendue à toutes les victimes, de quelque côté où elles se trouvent. Quelques semaines après votre profession de foi, le monde entier a suivi, presqu’en direct, ce qui aujourd’hui se nomme « le massacre de Nahibly », perpétré le 20 Juillet 2012 . Là où nous, victimes de cette cruelle animosité, déplorons des centaines de morts et des dizaines de disparus pour une population d’au moins cinq mille réfugiés, le gouvernement ivoirien, en prince obscur de la censure, a chiffré et « validé » six morts. Les médias, les chancelleries et les organisations de l’Occident (politiques et humanitaires), responsables avérés et  véritables acteurs et bénéficiaires des malheurs et de l’enfer que vivent les ivoiriens, ont, sans gêne aucune, répété le chiffre six (six morts, s’entend) pour respecter on ne sait quel rituel.

Madame la Procureure, cet Occident qui se prévaut d’exporter la civilisation et la démocratie nous choque et nous dégoûte, en tant que victimes obligées par cet Occident, d’être de la chair à canon pour des négriers des temps modernes.

Constater, Madame la Procureure, ce n’est pas injurier :

-huit mois après les tueries dignes d’un terrorisme bestiaire à Nahibly, nous les victimes, nous nous demandons  où sont passés tous ces justiciers et donneurs de leçons de démocratie de l’Occident, quand le monde entier aujourd’hui sait très bien que ce jour-là, à Nahibly, le massacre a eu lieu sous les regards passifs des autorités préfectorales et militaires de la ville de Duékoué et des soldats de l’O.N.U. basés dans cette ville. Oui, Madame la Procureure, la Cour Pénale Internationale s’intéresse-t-elle à ce qui s’est passé à Nahibly, vu que cette tragédie qui rabaisse l’humanité à un rang indiscutable d’imbécilité ou de sauvagerie, a bel et bien eu lieu en pleine crise postélectorale, dans la mesure où toute la paysannerie et la racaille de la sous-région ouest-africaine (dozos et f.r.c.i.) qui ont endeuillé notre beau pays, en vrais hors-la-loi font office de « loi » et que la Côte d’Ivoire est désormais devenue une jungle depuis le 11 Avril 2011 ?

-où sont donc passés radio france internationale, France 24, t.v.5, tous ces médias français , ces consultants occidentaux, « spécialistes » de contrées qu’ils n’ont parfois jamais visitées et leurs juges ou censeurs politiques ainsi que l’O.N.U. qui, dix années durant, avaient vomi une haine injustifiée contre le Président Laurent GBAGBO et tous ceux qui résistaient à leur volonté de nous assujettir ? Sous le pouvoir GBAGBO, ils avaient inventé des charniers qu’ils attribuaient à ce dernier. Ces charniers, ils les ont recherchés en vain, sans pouvoir les dévoiler à la face du monde, pour la simple raison qu’ils n’ont jamais existé. Le monde, aujourd’hui affranchi de leurs montagnes de mensonges, les découvre sous leur vrai visage, leurs bras chargés de charniers dont le nombre augmente chaque jour que Dieu fait, sans aucune réaction appropriée ou indiquée de la part de ces mêmes modèles de démocratie et de civilisation.

-Madame la Procureure, est-il possible que l’horreur de Nahibly, dans les mêmes conditions, se reproduise à Paris ou face à votre résidence hollandaise, sous vos yeux, avec à vos côtés des autorités préfectorales et militaires de Paris ou de Scheveningen, sans que cela n’émeuve pour le moins du monde votre conscience et votre cœur, en tant que simple être humain sans vouloir référer à votre qualité de magistrat et de représentant légal de l’O.N.U., même si c’est à ce titre que nous vous écrivons ? « Les victimes de tous bords, toutes les victimes… »,  disiez- vous après votre prestation de serment ! Malheureusement pour nous, victimes de dix années de massacres orchestrés par la France, nous continuons  de déterrer des corps putréfiés de nos parents des nombreux puits où ils ont été enfouis par les tueurs fous des exportateurs occidentaux de la démocratie, sans qu’il n’y ait le moindre début d’enquête pour en punir les coupables. Le préfet de la ville de Duékoué ainsi que les chefs militaires f.r.c.i. continuent de vaquer tranquillement à leurs taches, parce que le massacre qui a eu lieu à Nahibly est dans « l’ordre normal des choses », c’est-à-dire nous tuer pour nous exproprier de nos terres fertiles, nous terroriser pour nous réduire au silence ? C’est mal connaître les ivoiriens ou les Wê que de s’imaginer que l’on peut les réduire au silence en leur imposant crimes et injustice ou la peur par la violence et la terreur gratuites !

A ce niveau de notre adresse à votre honorable personne, Madame la Procureure, nous voudrions vous apporter (de même qu’à toute autre conscience objective) les précisions suivantes :

-la présente lettre à vous adressée n’a rien à voir les pleurnichements de victimes résignées qui attendent leur mort certaine parce que d’autres en ont décidé ainsi. Cette lettre est pour nous un témoignage relatif à l’histoire vraie de notre pays, un témoignage de vérité à la postérité pour situer, dans ce qui se joue contre notre droit à la vie et contre notre propre volonté, sur le rôle ou alors sur la responsabilité de chaque acteur ou témoin de notre tragédie collective. Un témoignage qui, loin d’être un pamphlet de malédictions à l’endroit des néo- esclavagistes et de leurs obligés qui prétendent nous gouverner, se veut un acte d’affirmation d’une foi inébranlable : le brigand ou le criminel en armes, son maître et leur parrain (ce roi hautain de la servitude par crimes, attentats terroristes et génocides interposés) sont-ils des immortels, quand leur prétendu règne est un reniement total de tout ce qui est vie et liberté ?

-Madame la Procureure, qui, mieux que nous-mêmes, est bien placé pour écrire notre propre histoire ? Ne pensez-vous pas avec nous, Madame la Procureure, que c’est l’obstination dans le mensonge et la force (militaire) aveugle de l’Occident qui sont à l’origine des nombreux génocides où pullulent des esclaves mentaux (le cas de l’Afrique noire) d’une part et d’autre part, des nombreux attentats terroristes là où d’autres humains refusent dans une violence inouïe et dans le sang bien souvent de dizaines ou de centaines d’innocents, cette « sodomie mentale » qui veut les obliger à être tout sauf des humains (le Moyen Orient depuis des décennies, l’Afrique du nord aujourd’hui) ? La civilisation occidentale, tant vantée par ses fils et ses farouches défenseurs, pour nous, victimes africaines, est pire qu’un vampire ou un dragon qui s’est nourri et continue de s’abreuver du sang des nôtres. C’est cela même qui est la vérité et rien, absolument rien jusqu’à preuve du contraire, Madame la Procureure, ne peut détruire une telle affirmation : en 2011, ici, sous nos yeux, pour avoir pris fait et cause non point pour GBAGBO mais pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire, des français ont été assassinés à Yamoussoukro, à Abidjan par des rebelles quand bien d’autres croupissent dans les geôles ivoiriennes sans jugement et sans aucune attention de la part du pouvoir français. Alors, ce vocable « civilisation » revêt-il ici, oui ou non, Madame la Procureure, des relents ou des germes d’escroquerie ou d’arnaque morale, voire de crime contre l’humanité ? Et tous ces milliers d’enfants, de femmes et de jeunes gens, bombardés ici en Avril 2011 par l’aviation française, après ses massacres contre les mêmes ivoiriens en Novembre 2004 devant l’Hôtel Ivoire d’Abidjan, là aussi, c’est un sujet dont vous n’avez certainement pas connaissance, Madame la Procureure, alors, passons sans perdre plus de temps. Au nom de la hiérarchie ou de la catégorisation au royaume des victimes ou bien alors parce qu’un oppresseur (même puissamment armé) n’a jamais tort quand il se rend coupable de terrorisme  vis-à-vis de moins fort que lui ?

-A propos d’escroquerie morale, notre constat à nous, victimes de la guerre de dix ans de la France contre notre pays est le suivant : en fait d’escroquerie morale, il y en a beaucoup eu aussi, lors de la dernière audience du Président GBAGBO à La Haye. Sans vouloir manquer de respect à qui que ce soit, disons que l’impérialisme de l’Occident  et de ses valets doit se plier à la vérité que dans le désormais « village planétaire », la communication et les médias ont pris des années-lumière d’avance sur tous les gros mensonges fabriqués de toutes pièces dans les laboratoires de ceux qui ont pour tout programme d’évolution ou de survie l’extermination de leur prochain pour passer au pillage ses richesses et de ses biens. Nous vous le répétons ici, Madame la Procureure, constater ce n’est point insulter. De ce fait donc, surmontant sans nous en rendre compte notre douleur de victimes encore traumatisées, nous avons ri, au cours de cette audience, concernant « vos » preuves contre le Président GBAGBO. Nous abaissant devant la mémoire de toutes les vraies victimes, nous vous posons la question suivante, Madame la Procureure : à vous qui jamais n’êtes venue en Côte d’Ivoire pour mener des enquêtes pour vous situer sur la réalité même des faits, que valent les témoignages de quelques victimes triées sur le volet de la délation et de la haine (pour preuve, votre fameuse vidéo du Kenya et la présence d’un civil armé d’un lance-roquettes à la marche des femmes d’Abobo où sept de ces femmes auraient trouvé la mort, une marche dite pacifique) contre les dépositions et les preuves massives (audio, photos , vidéos, plaintes et témoignages) des enfants du peuple ivoirien qui, reconnaissons- le si nous sommes de bonne foi, a été attaqué et massacré par plusieurs fois, depuis l’an 2002?

Madame la Procureure, si nous vous disons que nous ne sommes pas de ceux qui disent que vous vous avez été « achetée », que vous êtes « la négresse de service » de l’impérialisme ou de l’O.N.U.à la C.P.I.,  que « vous avez fui l’audience après deux jours », ce n’est point pour vous attendrir ou pour rentrer dans vos bonnes grâces. Non, ce n’est point notre genre de prendre les honteux raccourcis du favoritisme, de la pitié ou de la tricherie car nos pères ou nos ancêtres ne nous ont jamais appris à ramper là où notre honneur et notre dignité sont engagés. C’est pourquoi, Madame la Procureure, plus qu’indignés par la comédie de la communauté internationale qui se moque de nos vies et de nos morts, en toute objectivité, nous vous demandons de bien vouloir ne plus nous servir l’insulte que vous avez lancée à nos consciences de victimes en tout début d’audience quand vous avez dit comme ça : « on n’est pas ici pour dire qui a remporté ou non les élections ». Ou bien alors, rendez tout simplement leur tablier qui se souille chaque jour un peu plus du sang d’ivoiriens innocents (et ce depuis dix ans) à ces corsaires des temps nouveaux qui, contre toute bonne convenance, se sont arrogés le droit ( ?) de mener le monde vers sa perte. Sinon, les charniers et autres fosses communes de nos parents et compatriotes sont légions qui attendent que vous rendiez justice à qui de droit, pour briser la tempête qui vient et qui va dévaster le bal grotesque et satanique qui nous est servi jusqu’à présent. Ceci, dans un contexte où les prisonniers et les vraies victimes de la loi des vainqueurs ont et gardent pour eux, aussi surprenant que cela puisse être, l’assurance, la sérénité, le sourire et la liberté, contrairement à leurs bourreaux et à leurs juges qui semblent souffrir depuis cette audience, du sommeil troublé de la femme de Ponce Pilate.

Madame la Procureure, n’est-ce pas une évidence qu’il est désormais établi que la morale et la justice humaines sont entrées en procès dans votre institution de la C.P.I. depuis une nuit de Novembre 2011 qui a vu la déportation du Président Laurent GBAGBO ? Plus qu’une question, cette interrogation est un défi qu’il nous revient, vous et nous tous, en tant qu’humains, de relever. Car, contrairement à Robert ZIMMERMANN alias Bob DYLAN (le chanteur de folk américain et « roi » du protest-song) qui chantait dans un de ses tubes (Blowing in the wind) : « the answer is blowing in the wind », « la réponse est dans vent qui souffle », nous, victimes de Nahibly et de toute la Côte d’Ivoire profonde qui a été attaquée et massacrée, nous disons que la réponse à toutes nos tribulations (y compris le malaise profond de nos bourreaux et de leurs maîtres) est dans la conscience de chacun, libéré du joug qui l’asservit, afin d’apporter au musée de l’Histoire et de la Civilisation le témoignage de notre combat pour l’honneur, la dignité et la libération des peuples opprimés. S’il vous plaît, Madame la Procureure, ouvrez véritablement les yeux et tendez plus l’oreille en direction de l’Afrique (à travers villes, champs et hameaux) et le macadam des rues des cités occidentales et vous aurez compris que les dirigeants autoproclamés de ce monde sont bien en retard d’un désir exacerbé d’une mutation profonde. 

Merci, Madame la Procureure, d’accorder une attention particulière au présent message et que Dieu, dans Sa miséricorde vous inspire, vous guide et vous garde.


Duékoué, le 12 Mars 2013.  

Pour le Collectif des victimes de Nahibly : Emmanuel CALEB.

LE SAVIEZ-VOUS? QUELQUES FAITS REVELATEURS A PROPOS DE LA GUERRE AU MALI


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L’intervention au Mali a prétendument lieu dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Mais il y a plus. Les rebelles ont été entraînés par les États-Unis et le sous-sol malien, de toute évidence, contient autre chose que du sable et du sel. À l’arrière-plan, la Chine apparaît également dans le collimateur.

 

Le sous-sol

Officiellement, l’intervention française au Mali visait à arrêter la progression des terroristes djihadistes et n’avait rien à voir avec les matières premières du pays. Mais savez-vous que, dans le sous-sol, on trouve de très nombreux minéraux, entre autres du calcaire, de la kaolinite, du cuivre, des phosphates, de la bauxite et de l’or. Ensuite, il s’avère qu’il y a aussi du pétrole, du gaz naturel et de l’uranium.

La France produit 76 % de son électricité au moyen de centrales nucléaires, donc à partir de l’uranium. Savez-vous qu’au moins 30 % de cet uranium est importé du Niger, un pays voisin du Mali ?

Entraînés par les États-Unis

L’intervention française visait l’alliance des rebelles djihadistes et touareg. Mais saviez-vous qu’une partie de ces Touareg sont des militaires déserteurs de l’armée régulière malienne, qui ont été entraînés par les États-Unis ? Les soldats français qui se battent contre des rebelles drillés par les États-Unis ? Bienvenue en Absurdistan !

Mais ces Touareg ne sont pas les seuls à avoir été entraînés par le Pentagone. En mars 2012, un coup d’État a eu lieu, au Mali. Le responsable du coup d’État a été formé aux États-Unis. Dans les deux pays voisins du Mali, la Mauritanie et le Niger, la même chose s’est produite ces huit dernières années. Au Tchad, un autre pays du Sahel, des militaires également formés par les États-Unis ont vu leur tentative de coup d’État avortée. La France y a pris l’armée sous sa protection. Bienvenue encore une fois.

Un étrange concours de circonstances

Après le coup d’État au Mali, l’an dernier, trois événements se sont produits : 1. Le pays a été complètement mis à sec, ce qui l’a totalement affaibli. 2. Les rebelles dans le Nord ont été armés et financés à partir de l’étranger et on ne leur a en aucun cas mis des bâtons dans les roues. 3. Les Français ont stationné des troupes en stand-by afin d’intervenir militairement. Étrange combinaison, n’est-il pas ?

1. Les membres de la Communauté économique des États de l’Afrique occidentale (ECOWAS), qui est contrôlée par la France et par les États-Unis, ont fermé leurs frontières avec le Mali, qui n’a pas d’accès à la mer. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont suspendu leur aide. De leur côté, les États-Unis ont réduit de moitié leur soutien financier au pays. C’est ainsi que le pays est devenu une proie facile pour les rebelles.

2. Et les rebelles ont donc eu de nouveau le vent en poupe. Les rebelles islamistes ont pu compter sur le soutien financier du Qatar. L’année précédente, cet État du Golfe avait déjà accordé un très gros soutien financier et militaire aux rebelles islamistes qui se battaient contre Kadhafi et il fait aujourd’hui de même en Syrie.

Les rebelles islamistes ont également pu compter sur un important soutien militaire de la part de leurs homologues en Libye. Dans ce dernier pays, il n’y a pour ainsi dire pas d’autorité centrale et les islamistes peuvent faire ce qu’ils veulent. Ainsi, actuellement, ce sont eux qui contrôlent les check-points dans les villes de Benghazi et de Derna. C’est ainsi que les preneurs d’otages de l’entreprise algérienne de gaz naturel ont également pu compter sur un soutien logistique en provenance de la Libye. Le ministre tunisien des Affaires étrangères décrit la Libye comme un « lieu de refuge pour les sections nord-africaines d’Al-Qaeda ».

Mais les choses vont bien plus loin que le soutien en provenance de la Libye. Les rebelles islamistes du Mali ont conclu une nouvelle alliance avec le Libyan Islamic Fighting Group (LIFG – Groupe de combat islamiste libyen). C’est ce groupe qui, avec le soutien de commandos spécialisés de France et de Grande-Bretagne et d’unités d’élite de Jordanie et du Qatar, a chassé Kadhafi du pouvoir en 2011.

Soit dit en passant, Belhadj est le chef du LIFG et il serait (prétend-on) un ancien dirigeant d’Al-Qaeda. Savez-vous qu’il a été impliqué dans les attentats à la bombe de Madrid, en 2004, mais que, malgré cela, juste avant la rébellion en Libye, lui et sa milice ont encore reçu des entraînements des unités spéciales des États-Unis ? Saviez-vous aussi qu’après la chute de Kadhafi, l’homme est devenu gouverneur militaire de Tripoli et a envoyé des centaines de djihadistes libyens en Syrie afin de combattre contre Assad ?

Les rebelles djihadistes du Mali avaient conclu une alliance temporaire avec les Touareg. Un grand nombre de ces rebelles touareg avaient travaillé au service de Kadhafi. Pendant et après l’insurrection libyenne, il se sont rendus, lourdement armés, dans le Nord du Mali. Le gouvernement du Mali soupçonnait la France et l’Otan d’avoir conclu un marché avec les Touareg : s’ils renonçaient à soutenir Kadhafi, ils pourraient en échange s’occuper de leur propre cause dans le Nord du Mali. Quoi qu’il en soit, quand, début février 2012, les Touareg ont gagné beaucoup de terrain dans le Nord du pays, Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, a exigé un cessez-le-feu immédiat et un « traitement approfondi de la question targuie ».

3. Depuis avril 2012, les rebelles djihadistes et touareg avaient conquis le contrôlé du Nord du Mali. Les États-Unis et la France n’y étaient absolument pas préparés. Dans l’attente d’une intervention par des troupes africaines, les deux pays ont entretenu des unités spéciales sur place. Pour la France, il s’agissait de deux régiments, d’hélicoptères, de chasseurs à réaction et d’avions de transport militaires. Ce sont ces deux régiments qui, en quelques heures, ont lancé une contre-offensive.

La Chine

On sait que, ces dix dernières années, la Chine a considérablement renforcé sa présence en Afrique et que ceci n’est pas sans provoquer une grande nervosité. Peuvent en témoigner les propos de Pierre Moscovi, le ministre français des Finances : « Il est évident que la Chine est de plus en plus présente en Afrique. Les entreprises françaises qui le peuvent doivent passer à l’offensive. Elles doivent être présentes sur le terrain. Elles doivent se battre. »

Puisque les moyens économiques font défaut, ne faut-il pas jouer la carte militaire, dans ce cas ? En novembre 2006, la Chine organisait un sommet exceptionnel sur la collaboration économique et auquel au moins 45 chefs d’État africains étaient présents. Saviez-vous qu’un mois plus tard, précisément, Bush approuvait la création d’Africom ? Africom est le haut commandement militaire des États-Unis pour le continent africain (avec avions, navires, troupes, etc.) ? Nous l’avons vu à l’œuvre pour la première fois en Libye et, aujourd’hui, au Mali.

Saviez-vous que les États-Unis ont des bases ou installations militaires permanentes dans dix pays d’Afrique au moins ? La France, elle, a six bases militaires sur le continent. Saviez-vous aussi que l’armée américaine organise régulièrement des exercices militaires avec au moins 17 pays africains et qu’elle forme en outre des militaires dans 34 des 54 pays africains ?

Amel Boubekeur, chercheuse au prestigieux Brookings Institute, affirme qu’avec son intervention au Mali, le président français entend résoudre la situation urgente sur place, restaurer l’équilibre régional et « contrer l’influence croissante d’autres acteurs dans la région, comme la Chine ».

Le Financial Times tire une conclusion similaire à propos des États-Unis : « La militarisation de la politique américaine après le 11 septembre est controversée depuis longtemps parce que, dans la région, elle est considérée comme une tentative des États-Unis de renforcer leur contrôle des matières premières et de contrer le rôle commercial sans cesse croissant de la Chine. »

Citation de la semaine :

«Tirons les leçons de la décennie de guerres perdues en Afghanistan, en Irak et en Libye. Ces guerres n’ont nulle part mis en place un État fort et démocratique. Au lieu de cela, elles favorisent le séparatisme, les États voyous et la loi de fer des milices armées.

Nulle part, ces guerres n’ont été en mesure de venir à bout des terroristes qui essaiment dans la région. Au lieu de cela, elles légitiment les plus radicaux d’entre eux.

Jamais ces guerres n’ont apporté la paix dans la région. Au contraire, avec l’intervention occidentale, chacun peut se soustraire à ses responsabilités. Plus grave encore, ces guerres provoquent une réaction en chaîne. Chaque intervention crée les conditions de la suivante. Elles sont une composante d’une seule et même guerre qui s’étend de l’Irak à la Libye et la Syrie, de la Libye au Mali, et qui inonde le Sahara d’armes de contrebande. Nous devons y mettre un terme.

Au Mali, aucune condition n’est présente en vue d’un succès.»

 

Dominique de Villepin, ancien ministre français de l’Intérieur et des Affaires étrangères.



Sources:

« The interests behind France's intervention in Mali  » (Les intérêts derrière l’intervention française au Mali)

F. William Engdahl, « The War in Mali and AFRICOM’s Agenda : Target China » (La guerre au Mali et l’agenda d’AFRICOM/ Cibler la Chine)

Adam Elliott-Cooper, « Blood for Uranium : France’s Mali intervention has little to do with terrorism » (Du sang pour l’uranium : L’intervention française au Mali n’a pas grand-chose à voir avec le terrorisme)

Yun Sun, « How China Views France’s Intervention in Mali : An Analysis » (Comment la Chine voit l’intervention française au Mali : Une analyse)

 

Traduit par Jean-Marie Flémal pour Investig’Action.

 

In dewereldmorgen.be


Source: MICHEL COLLON.INFO

lundi, 11 mars 2013

LES FRANÇAIS SONT DES VEAUX

STALINE-HITLER.jpg

VOUS ALLEZ EN LIRE DES CHOSES ! ! !


Les français sont des veaux... pour la république façade de la secte nommée franc-maçonnerie... et ils ne sont plus chez eux... en France...



Cette belle pensée sur un peuple - les français sont des veaux - vient d'un type qui s'est vite barré de France... pour simplement aller gueuler derrière un micro en buvant du thé... au chaud... juste gueuler... contre un gouvernement légal... en temps de guerre... ça vous résume le genre du type...

CITATION DU GENERAL DE GAULLE.jpg


Lire la suite en cliquant: ICI

00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique, Europe, France, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, monde, les français sont des veaux, barruel.com, françois-xavier obrador | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 09 mars 2013

ALTIT - AFFAIRE GBAGBO: «C'EST L'AVENIR DE LA COTE D'IVOIRE QUI EST EN JEU»


MAITRE EMMANUEL ALTIT.JPG

Emmanuel Altit, avocat de Laurent Gbagbo, a exposé sa vision des faits qui se sont déroulés en Côte d'Ivoire.


Emmanuel Altit, avocat du président déchu, revient sur l'audience de confirmation des charges qui s'est déroulée à la Cour pénale internationale. Interview.

 

Laurent Gbagbo, ex-président de Côte d'Ivoire, est soupçonné de crimes contre l'humanité par le procureur de la Cour pénale internationale. Fin février, au moment où l'audience de confirmation des charges se déroule à La Haye, Amnesty International publie un rapport intitulé "Côte d'Ivoire. La loi des vainqueurs". L'ONG pointe du doigt les exactions commises contre des partisans de Laurent Gbagbo. Elle s'inquiète que le bureau du procureur de la CPI n'ait pas encore annoncé "l'ouverture de l'enquête à des événements antérieurs" aux violences post-électorales de 2010. Jusqu'à aujourd'hui, le clan Ouattara n'a pas été inquiété par la justice internationale. La France est intervenue militairement dans la chute de Laurent Gbagbo, tandis que les Nations unies ont endossé tour à tour le rôle de force de maintien de la paix et de négociateur. Emmanuel Altit, avocat de Laurent Gbagbo, revient pour Le Point.fr sur sa ligne de défense. Et décrit une "autre réalité". Entretien.


Le Point.fr : Laurent Gbagbo a été arrêté il y a bientôt deux ans, le 11 avril 2011. Depuis cette date et jusqu'à aujourd'hui, quel a été son parcours ? 

Emmanuel Altit : Laurent Gbagbo a été arrêté dans des conditions terribles, après un assaut donné par les forces françaises et les rebelles. Il y a eu une intervention extrêmement brutale des rebelles. Les personnes qui se trouvaient dans la résidence ont été battues, poignardées, molestées. Laurent Gbagbo a passé deux jours à l'hôtel du Golf, le QG d'Alassane Ouattara. Puis il a été transféré dans le nord de la Côte d'Ivoire le 13 avril à Korhogo, où il est resté jusqu'au 29 novembre 2011. Il était gardé par un chef de guerre, le commandant Fofié, soupçonné de crimes très graves. Il a été arrêté et détenu sans mandat et sans aucun titre judiciaire. Ses droits ont été violés. Nous avons essayé d'aller le voir dès juin 2011, mais nous n'y sommes parvenus qu'en octobre. Au moment où nous l'avons rencontré, Laurent Gbagbo était dans un grand état de fatigue, aggravé par ses conditions de détention. Le 29 novembre 2011 a eu lieu une audience à Korhogo durant laquelle les avocats n'ont pas pu réellement s'exprimer. Leur demande visant à obtenir quelques jours supplémentaires pour préparer la défense a été rejetée. On leur a même affirmé, à l'issue de l'audience le 29 novembre au soir, que Laurent Gbagbo allait réintégrer sa cellule, alors qu'il était déjà dans l'avion pour La Haye. Cet enlèvement, appelons-le comme ça, puisque cela ne répondait à aucune norme juridique applicable, a été décidé quelques jours auparavant, après une réunion à Paris entre Alassane Ouattara et le procureur de la CPI de l'époque, Luis Moreno Ocampo. À partir de son arrivée à La Haye, il a été traité avec décence, mais a mis du temps à récupérer. 

L'audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l'humanité, a eu lieu à la Cour pénale internationale du 19 au 28 février. Le procureur lui reproche quatre événements qui ont tous eu lieu lors de la période post-électorale, du 16 décembre 2010 au 12 avril 2011. Votre ligne de défense a consisté, dès le début, à revenir sur les événements qui ont eu lieu avant les élections de 2010. Pourquoi ?

Le procureur est particulièrement discret sur tout ce qui s'est passé entre 2002 et 2010. Il a voulu faire porter la responsabilité du conflit sur les seules épaules du président Gbagbo. Avant 2010, il y a eu un certain nombre de coups d'État. À chaque fois, les rebelles venaient du Burkina Faso, parvenaient en Côte d'Ivoire et attaquaient différents endroits, notamment Abidjan. En 2002, après plusieurs échecs, les rebelles mettent la main sur la moitié nord du pays. Ces rebelles ont mis le nord du pays en coupe réglée, pratiquant extorsions à grande échelle, pillages, meurtres, viols, trafics en tout genre (cacao, diamants, or, armes). Les chefs des rebelles sont soupçonnés par de grandes ONG de défense des droits de l'homme de crimes très graves. Voilà la vérité des choses. Il y avait une guerre depuis 2002 et les événements de 2010 en sont la suite logique. Le président Gbagbo n'a cessé de tenter de parvenir à un accord avec les rebelles pour réunifier le pays. En 2003, il les fait entrer au gouvernement et leur confie des ministères importants : Défense, Affaires étrangères, etc. En 2007, il nomme même le chef de la rébellion, Guillaume Soro (désormais président de l'Assemblée nationale, NDLR), Premier ministre. À l'époque, ces tentatives de conciliation lui seront reprochées, certaines personnes craignant que les rebelles jouent un double jeu, qu'ils n'acceptent des postes que pour mieux se saisir du pouvoir.

Vous vous êtes demandé devant la Cour pourquoi des membres du clan Ouattara qui ont commis des exactions ne comparaissent pas, eux aussi, devant la CPI. En faisant cela, ne cherchiez-vous pas à politiser l'affaire ?

Le procureur n'a pas suffisamment précisé le contexte. Il nous appartenait de reconstituer la vérité historique : il y avait une guerre depuis le 19 septembre 2002. Ce qui s'est passé après les élections de 2010, c'est la continuation de cette guerre. Cela change tout. Car, dans cette optique, qui attaque ? Les rebelles. Qui tente de s'emparer du pouvoir ? Les rebelles. Cela donne une clé de compréhension différente. Le procureur, en ne tenant pas compte des faits antérieurs à 2010, donnait à penser que, soudainement, le président Gbagbo avait décidé de refuser le verdict des urnes et de s'attaquer de manière gratuite aux supporteurs de son adversaire. Ce n'est pas la vérité. Il est difficile de reconstituer dans une cour la vérité, mais il est nécessaire de vouloir reconstituer quelque chose qui s'en approche. Si l'on donne à voir une réalité différente, on comprend que le récit du procureur n'est pas forcément le bon. 

L'audience de confirmation des charges s'est achevée le 28 février. Quelle est la suite de cette affaire ?

Nous déposons les écritures de la défense le 28 mars. La Cour aura ensuite soixante jours pour se décider. Il y a quatre possibilités. La première est que les juges estiment que les éléments étayant les accusations du procureur ne sont pas convaincants. Deuxièmement, les juges peuvent confirmer seulement certaines charges et en infirmer d'autres. Ils peuvent également confirmer l'intégralité des charges. Enfin, les juges peuvent demander au procureur des précisions ou un complément d'enquête. Il faut bien comprendre que c'est un dossier important, car c'est l'avenir de la Côte d'Ivoire qui est en jeu.


Propos recueillis par 


Source: LE POINT