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lundi, 28 janvier 2013

MALI ET GUERRES DE LA FRANCE DANS LE MONDE - DEBAT SUR FRANCE 3: MICHEL COLLON MASSACRE HENRI GUAINO

 


 

Le courage de la vérité et la force des arguments. Voici les armes du journaliste d'investigation Michel Collon qui ont littéralement sonné Henri Guaino, le député UMP des Yvelines, venu sur un plateau télé pour justifier l'injustifiable et cautionner le crime international, au nom de la "démocratie" et de la "protection des civils", en masquant le vrai motif de tous ces massacres et invasions subis par nos nations: les intérêts de l'Hexagone et ceux de petits copains des différents régimes français.

Il faut mettre un terme urgent aux dérives de la "bannière ensanglantée", par la dénonciation sans faiblesse, le refus de collaboration et une véritable révolution contre l'impérialisme local et mondial de cet Etat en déconfiture morale, économique et sociale avancée.

 

Que DIEU nous y aide, peuples dignes!

L'ISLAMISME EST-IL L'ENNEMI PRINCIPAL AU SAHEL? ANALYSE DE SAMIR AMIN

      

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Texte de Samir Amin diffusé par le M’PEP avec l’autorisation de l’auteur. Economiste franco-égyptien, Samir Amin est directeur du Forum du Tiers-Monde.

 

Je suis de ceux qui condamnent par principe toute intervention militaire des puissances occidentales dans les pays du Sud, ces interventions étant par nature soumises aux exigences du déploiement du contrôle de la Planète par le capital des monopoles dominant le système.

L’intervention française au Mali est-elle l’exception à la règle ? Oui et non. C’est la raison pour laquelle j’appelle à la soutenir, sans néanmoins penser le moins du monde qu’elle apportera la réponse qu’il faut à la dégradation continue des conditions politiques, sociales et économiques non seulement du Mali mais de l’ensemble des pays de la région, laquelle est elle-même le produit des politiques de déploiement du capitalisme des monopoles de la triade impérialiste (États-Unis, Europe, Japon), toujours en œuvre, comme elle est à l’origine de l’implantation de l’Islam politique dans la région.

I.- L’Islam politique réactionnaire, ennemi des peuples concernés et allié majeur des stratégies de la triade impérialiste [1]

L’Islam politique – au-delà de la variété apparente de ses expressions – n’est pas un « mouvement de renaissance de la foi religieuse » (que celle-ci plaise ou non), mais une force politique archi-réactionnaire qui condamne les peuples qui sont les victimes éventuelles de l’exercice de son pouvoir, à la régression sur tous les plans, les rendant par là même incapables de répondre positivement aux défis auxquels ils sont confrontés. Ce pouvoir ne constitue pas un frein à la poursuite du processus de dégradation et de paupérisation en cours depuis trois décennies. Au contraire il en accentue le mouvement, dont il se nourrit lui-même.

Telle est la raison fondamentale pour laquelle les puissances de la triade – telles qu’elles sont et demeurent – y voient un allié stratégique. Le soutien systématique apporté par ces puissances à l’Islam politique réactionnaire a été et demeure l’une des raisons majeures des « succès » qu’il a enregistrés : les Talibans d’Afghanistan, le FIS en Algérie, les « Islamistes » en Somalie et au Soudan, ceux de Turquie, d’Egypte, de Tunisie et d’ailleurs ont tous bénéficié de ce soutien à un moment décisif pour leur saisie du pouvoir local. Aucune des composantes dites modérés de l’Islam politique ne s’est jamais dissociée véritablement des auteurs d’actes terroristes de leurs composantes dites « salafistes ». Ils ont tous bénéficié et continuent à bénéficier de « l’exil » dans les pays du Golfe, lorsque nécessaire. En Libye hier, en Syrie encore aujourd’hui ils continuent à être soutenus par ces mêmes puissances de la triade. En même temps les exactions et les crimes qu’ils commettent sont parfaitement intégrés dans le discours d’accompagnement de la stratégie fondée sur leur soutien : ils permettent de donner de la crédibilité à la thèse d’une « guerre des civilisations » qui facilite le ralliement « consensuel » des peuples de la triade au projet global du capital des monopoles. Les deux discours – la démocratie et la guerre au terrorisme – se complètent mutuellement dans cette stratégie.

Il faut une bonne dose de naïveté pour croire que l’Islam politique de certains – qualifié à ce titre de « modéré » – serait soluble dans la démocratie. Il y a certes partage des tâches entre ceux-ci et les « salafistes » qui les déborderaient dit-on avec une fausse naïveté par leurs excès fanatiques, criminels, voire terroristes. Mais leur projet est commun – une théocratie archaïque par définition aux antipodes de la démocratie même minimale.

II.- Le Sahélistan, un projet au service de quels intérêts ?

De Gaulle avait caressé le projet d’un « Grand Sahara français ». Mais la ténacité du Front de libération national (FLN) algérien et la radicalisation du Mali de l’Union Soudanaise de Modibo Keita ont fait échouer le projet, définitivement à partir de 1962-1963. S’il y a peut être quelques nostalgiques du projet à Paris, je ne crois pas qu’ils soient en mesure de convaincre des politiciens dotés d’une intelligence normale de la possibilité de le ressusciter.

En fait le projet de Sahélistan n’est pas celui de la France – même si Sarkozy s’y était rallié. Il est celui de la nébuleuse constituée par l’Islam politique en question et bénéficie du regard éventuellement favorable des États-Unis et dans leur sillage de leurs lieutenants dans l’Union européenne (qui n’existe pas) – la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

Le Sahélistan « islamique » permettrait la création d’un grand Etat couvrant une bonne partie du Sahara malien, mauritanien, nigérien et algérien doté de ressources minérales importantes : uranium, pétrole et gaz. Ces ressources ne seraient pas ouvertes principalement à la France, mais en premier lieu aux puissances dominantes de la triade. Ce « royaume », à l’image de ce qu’est l’Arabie Saoudite et les Emirats du Golfe, pourrait aisément « acheter » le soutien de sa population clairsemée, et ses émirs transformer en fortunes personnelles fabuleuses la fraction de la rente qui leur serait laissée. Le Golfe reste, pour les puissances de la triade, le modèle du meilleur allié/serviteur utile, en dépit du caractère farouchement archaïque et esclavagiste de sa gestion sociale – je dirai grâce à ce caractère. Les pouvoirs en place dans le Sahélistan s’abstiendraient de poursuivre des actions de terrorisme sur leur territoire, sans pour autant s’interdire de les soutenir éventuellement ailleurs.

La France, qui était parvenue à sauvegarder du projet du « Grand Sahara » le contrôle du Niger et de son uranium, n’occuperait plus qu’une place secondaire dans le Sahélistan [2].

Il revient à F. Hollande – et c’est tout à son honneur – de l’avoir compris et refusé. On ne devrait pas s’étonner de voir que l’intervention qu’il a décidé ait été immédiatement soutenue par Alger et quelques autres pays pourtant non classés par Paris comme des « amis ». Le pouvoir algérien a démontré sa parfaite lucidité : il sait que l’objectif du Sahélistan vise également le Sud algérien et pas seulement le Nord du Mali [3]. On ne devrait pas davantage s’étonner que les « alliés de la France » – les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, sans parler de l’Arabie Saoudite et du Qatar – sont en réalité hostiles à cette intervention, qu’ils n’ont accepté du bout des lèvres que parce qu’ils ont été mis devant le fait accompli – la décision de F. Hollande. Mais ils ne seraient pas mécontents de voire l’opération s’enliser et échouer. Cela redonnerait de la vigueur à la reprise du projet du Sahélistan.

III.- Gagner la guerre du Sahara

Je suis donc de ceux qui souhaitent et espèrent que la guerre du Sahara sera gagnée, ces Islamistes éradiqués dans la région (Mali et Algérie en particulier), le Mali restauré dans ses frontières. Cette victoire est la condition nécessaire incontournable, mais est loin d’être la condition suffisante, pour une reconstruction ultérieure de l’Etat et de la société du Mali.

Cette guerre sera longue, coûteuse et pénible et son issue reste incertaine. La victoire exige que soient réunies certaines conditions. Il faudrait en effet non seulement que les forces armées françaises n’abandonnent pas le terrain avant la victoire, mais encore qu’une armée malienne digne de ce nom soit reconstituée rapidement. Car il faut savoir que l’intervention militaire des autres pays africains ne pourra pas constituer l’élément décisif de la victoire.

La reconstruction de l’armée malienne relève du tout à fait faisable. Le Mali de Modibo était parvenu à construire une force armée compétente et dévouée à la nation, suffisante pour dissuader les agresseurs comme le sont les Islamistes d’AQMI aujourd’hui. Cette force armée a été systématiquement détruite par la dictature de Moussa Traoré et n’a pas été reconstruite par ses successeurs. Mais le peuple malien ayant pleine conscience que son pays a le devoir d’être armé, la reconstruction de son armée bénéficie d’un terrain favorable. L’obstacle est financier : recruter des milliers de soldats et les équiper n’est pas à la portée des moyens actuels du pays, et ni les Etats africains, ni l’ONU ne consentiront à pallier cette misère. La France doit comprendre que le seul moyen qui permettra la victoire l’oblige à le faire. L’enlisement et la défaite ne seraient pas seulement une catastrophe pour les peuples africains, elles seraient tout autant pour la France. La victoire constituerait un moyen important de restauration de la place de la France dans le concert des nations, au-delà même de l’Europe.

Il n’y a pas grand chose à attendre des pays de la CEDEAO. Les gardes prétoriennes de la plupart de ces pays n’ont d’armée que le nom. Certes le Nigeria dispose de forces nombreuses et équipées, malheureusement peu disciplinées pour le moins qu’on puisse dire ; et beaucoup de ses officiers supérieurs ne poursuivent pas d’autre objectif que le pillage des régions où elles interviennent. Le Sénégal dispose également d’une force militaire compétente et de surcroît disciplinée, mais petite, à l’échelle du pays. Plus loin en Afrique, l’Angola et l’Afrique du Sud pourraient apporter des appuis efficaces ; mais leur éloignement géographique, et peut être d’autres considérations, font courir le risque qu’ils n’en voient pas l’intérêt.

Un engagement de la France ferme, déterminé et pour toute la durée nécessaire implique que la diplomatie de Paris comprenne qu’il lui faut prendre des distances à l’égard de ses co-équipiers de l’OTAN et de l’Europe. Cette partie est loin d’être gagnée et rien n’indique pour le moment que le gouvernement de F. Hollande soit capable de l’oser.

IV.- Gagner la bataille diplomatique

Le conflit visible entre les objectifs honorables de l’intervention française au Mali et la poursuite de la ligne diplomatique actuelle de Paris deviendra rapidement intolérable. La France ne peut pas combattre les « Islamistes » à Tombouctou et les soutenir à Alep !

La diplomatie française, accrochée à l’OTAN et à l’Union européenne, partage la responsabilité de ses alliés dans les succès de l’Islam politique réactionnaire. Elle en a fournit la preuve éclatante dans l’aventure libyenne dont le seul résultat a été (et cela était prévisible et certainement voulu, au moins par Washington) non pas de libérer le peuple libyen de Kadhafi (un pitre plus qu’un dictateur) mais de détruire la Libye, devenue terre d’opération de seigneurs de guerre, directement à l’origine du renforcement d’AQMI au Mali.

Car l’hydre de l’Islam politique réactionnaire recrute autant dans les milieux du grand banditisme que chez les fous de Dieu. Au-delà du « djihad », leurs émirs – qui s’autoproclament les défenseurs intransigeants de la foi – s’enrichissent du trafic de la drogue (les Talibans, l’AQMI), des armes (les seigneurs de guerre libyens), de la prostitution (les Kosovars).

Or la diplomatie française jusqu’à ce jour soutient les mêmes, en Syrie par exemple. Les médias français donnent crédit aux communiqués du prétendu Observatoire Syrien des Droits de l’Homme, une officine connue pour être celle des Frères Musulmans, fondée par Ryad El Maleh, soutenue par la CIA et les services britanniques. Autant faire crédit aux communiqués d’Ansar Eddine ! La France tolère que la soit disant « Coalition Nationale des Forces de l’Opposition et de la Révolution » soit présidée par le Cheikh Ahmad El Khatib choisi par Washington, Frère Musulman et auteur de l’incendie du quartier de Douma à Damas.

Je serais surpris (mais la surprise serait agréable) que F. Hollande ose renverser la table, comme De Gaulle l’avait fait (sortir de l’OTAN, pratiquer en Europe la politique de la chaise vide). On ne lui demande pas d’en faire autant, mais seulement d’infléchir ses relations diplomatiques dans le sens exigé par la poursuite de l’action au Mali, de comprendre que la France compte plus d’adversaires dans le camp de ses « alliés » que dans celui de ses « ennemis » ! Cela ne serait pas la première fois qu’il en serait ainsi lorsque deux camps s’affrontent sur le terrain diplomatique.

V.- Reconstruire le Mali

La reconstruction du Mali ne peut être que l’œuvre des Maliens. Encore serait-il souhaitable qu’on les y aide plutôt que d’ériger des barrières qui rendent impossible cette reconstruction.

Les ambitions « coloniales » françaises – faire du Mali un État client à l’image de quelques autres dans la région – ne sont peut être pas absentes chez certains des responsables de la politique malienne de Paris. La Françafrique a toujours ses porte-parole. Mais elles ne constituent pas un danger réel, encore moins majeur. Un Mali reconstruit saura aussi affirmer – ou réaffirmer – rapidement son indépendance. Par contre un Mali saccagé par l’Islam politique réactionnaire serait incapable avant longtemps de conquérir une place honorable sur l’échiquier régional et mondial. Comme la Somalie il risquerait d’être effacé de la liste des Etats souverains dignes de ce nom.

Le Mali avait, à l’époque de Modibo, fait des avancées en direction du progrès économique et social comme de son affirmation indépendante et de l’unité de ses composantes ethniques.

L’Union Soudanaise était parvenue à unifier dans une même nation les Bambara du Sud, les pêcheurs bozo, les paysans songhaï et les Bella de la vallée du Niger de Mopti à Ansongo (on oublie aujourd’hui que la majorité des habitants du Nord Mali n’est pas constituée par les Touaregs), et même fait accepter aux Touaregs l’affranchissement de leurs serfs Bella. Il reste que faute de moyens – et de volonté après la chute de Modibo – les gouvernements de Bamako ont par la suite sacrifié les projets de développement du Nord. Certaines revendications des Touaregs sont de ce fait parfaitement légitimes. Alger qui préconise de distinguer dans la rébellion les Touaregs (désormais marginalisés), avec lesquels il faut discuter, des Djihadistes venus d’ailleurs – souvent parfaitement racistes à l’égard des « Noirs » –, fait preuve de lucidité à cet endroit.

Les limites des réalisations du Mali de Modibo, mais aussi l’hostilité des puissances occidentales (et de la France en particulier), sont à l’origine de la dérive du projet et finalement du succès de l’odieux coup d’état de Moussa Traoré (soutenu jusqu’au bout par Paris) dont la dictature porte la responsabilité de la décomposition de la société malienne, de sa paupérisation et de son impuissance. Le puissant mouvement de révolte du peuple malien parvenu, au prix de dizaines de milliers de victimes, à renverser la dictature, avait nourri de grands espoirs de renaissance du pays. Ces espoirs ont été déçus. Pourquoi ?

Le peuple malien bénéficie depuis la chute de Moussa Traoré de libertés démocratiques sans pareilles. Néanmoins cela ne semble avoir servi à rien : des centaines de partis fantômes sans programme, des parlementaires élus impotents, la corruption généralisée. Des analystes dont l’esprit n’est toujours pas libéré des préjugés racistes s’empressent de conclure que ce peuple (comme les Africains en général) n’est pas mûr pour la démocratie ! On feint d’ignorer que la victoire des luttes du peuple malien a coïncidé avec l’offensive « néolibérale » qui a imposé à ce pays fragilisé à l’extrême un modèle de lumpen-développement préconisé par la Banque mondiale et soutenu par l’Europe et la France, générateur de régression sociale et économique et de paupérisation sans limites.

Ce sont ces politiques qui portent la responsabilité majeure de l’échec de la démocratie, décrédibilisée. Cette involution a créé ici comme ailleurs un terrain favorable à la montée de l’influence de l’Islam politique réactionnaire (financé par le Golfe) non seulement dans le Nord capturé par la suite par l’AQMI mais également à Bamako.

La décrépitude de l’Etat malien qui en a résulté est à l’origine de la crise qui a conduit à la destitution du Président Amani Toumani Touré (réfugié depuis au Sénégal), au coup d’État irréfléchi de Sanogho puis à la mise sous tutelle du Mali par la « nomination » d’un Président « provisoire » – dit de transition – par la CEDEAO, dont la présidence est exercée par le Président ivoirien A. Ouattara qui n’a jamais été qu’un fonctionnaire du FMI et du Ministère français de la coopération.
C’est ce Président, dont la légitimité est aux yeux des Maliens proche de zéro, qui a fait appel à l’intervention française. Ce fait affaiblit considérablement la force de l’argument de Paris bien que diplomatiquement impeccable : que Paris a répondu à l’appel du Chef d’Etat « légitime » d’un pays ami. Mais alors en quoi l’appel du chef de l’Etat Syrien – incontestablement non moins légitime – au soutien de l’Iran et de la Russie est-elle « inacceptable » ? Il appartient à Paris de corriger le tir et de revoir son langage.

Mais surtout la reconstruction du Mali passe désormais par le rejet pur et simple des « solutions » libérales qui sont à l’origine de tous ses problèmes. Or sur ce point fondamental les concepts de Paris demeurent ceux qui ont cours à Washington, Londres et Berlin. Les concepts « d’aide au développement » de Paris ne sortent pas des litanies libérales dominantes [4]. Rien d’autre. La France, même si elle gagnait la bataille du Sahara – ce que je souhaite – reste mal placée pour contribuer à la reconstruction du Mali. L’échec, certain, permettrait alors aux faux amis de la France de prendre leur revanche.

 

Envoyé par le M'PEP, Le 23 janvier 2013.

 

Source: REVEIL COMMUNISTE

 

MALI - UNE EXPERTE CHINOISE MET LA FRANCE EN GARDE

 

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Une experte chinoise met la France en garde contre la légitimation d'un "nouvel interventionnisme" en Afrique

 

A l’heure de l’intervention militaire française, au Mali, qui fait maintenant l’objet d’une intense couverture médiatique, il faut se méfier de la légitimation d’un «nouvel interventionnisme», en Afrique, avertit He Wenping, experte chinoise, sur les questions africaines, à l’Académie chinoise des Sciences sociales.



Le 18 janvier, Mme He a publié un article intitulé «Il faut se méfier de la légitimation du nouvel interventionnisme, en Afrique», dans le quotidien chinois, "Global Times", dans lequel elle met en lumière des risques liés à l’intervention française, dont le principal porte sur la légitimation de l’ingérence extérieure, en Afrique.

L’intervention française a été déclenchée, après que des groupes islamistes armés eurent pris le contrôle de la ville de Konna, verrou stratégique entre le Nord et le Sud du Mali. L’appui de l’armée française a fait, rapidement, évoluer la situation militaire, en faveur de l’armée malienne, qui a repris, successivement, les villes de Konna et de Diabali. Selon des reportages, à Bamako et à Konna, la population malienne s’est ruée sur l’achat de drapeaux français et s’est félicitée de la victoire de l’armée, en brandissant des drapeaux tricolores.

Malgré un soutien unanime de la communauté internationale, l’intervention de la France, ancien «gendarme de l’Afrique», ne manque pas de susciter des interrogations. «L’intervention française pourrait-elle ouvrir la porte à la légitimation d’un nouvel interventionnisme en Afrique?», s’interroge Mme He, dans son article.

Bénéficiant de l’approbation de l’ONU, l’intervention de la France à la demande du président malien semble justifiée, d’autant plus que le Président Hollande a martelé que l’intervention française n’avait «pas d’autre but que la lutte contre le terrorisme».

Cependant, il est essentiel de déterminer le statut des groupes rebelles actifs, dans le Nord du Mali. «Pour le moment, il n’est pas juste de qualifier les groupes armés de purement terroristes», et compte tenu de la légitimité insuffisante du gouvernement malien actuel, qui est issu d’un coup d’Etat, «en ce qui concerne la crise, au Mali, il s’agit plutôt d’un conflit entre différents groupes politiques que d’une lutte contre le terrorisme», analyse la spécialiste.

Mme He a, également, examiné la situation, d’un point de vue historique. Sur le continent africain, au lieu de tracer des frontières naturelles, la plupart des pays ont hérité de frontières délimitées, par leurs anciens colonisateurs, qui avaient divisé le continent, en fonction de leurs intérêts et leurs rapports de forces.«Résultat, au sein des populations africaines, la reconnaissance de l’ethnie et de la religion compte plus que celle de la souveraineté ou de la nation. Ce qui peut amener le continent à entrouvrir une porte à l’ingérence extérieure».

En ce qui concerne sa diplomatie, en Afrique, la France, ancienne puissance coloniale, sur le continent, accorde la priorité au maintien de ses intérêts, dans les pays africains francophones. C’est dans cette optique que M. Hollande, qui n’avait pas montré, jusque-là, un intérêt marqué, pour l’Afrique, a changé de cap et décidé de déployer des forces armées, au Mali.

«Nous ne défendons qu’une cause, l’intégrité du Mali, et nous n’avons qu’un adversaire, le terrorisme», a répété le président français. Néanmoins, face à la demande du président centrafricain, lui aussi, confronté à l’attaque de rebelles, le gouvernement français a choisi de garder ses distances (et même dans le cas de la Côte d'Ivoire attaquée par la rébellion d'Alassane Ouattara, en 2002!, Ndlr). «Ce qui alimente les rumeurs, selon lesquelles la France, le gendarme, pratique le deux poids deux mesures, dans les affaires africaines», a fait observer Mme He.

Par ailleurs, le déploiement des forces armées, au Mali, aura pour effet d’alourdir les dépenses de l’Etat et pèsera sur une économie française affaiblie. «C’est pour cela que des médias, à travers le monde, ont signalé que le Mali risque de devenir un Afghanistan, pour la France», a indiqué Mme He, avant de faire part d’une autre inquiétude : l’intervention française permettra-t-elle d’apporter une stabilité, à long terme, au Mali? Une question à laquelle il est, pour l’instant, impossible de répondre.

 

Source: FRENCH.PEOPLEDAILY

GUERRE AU MALI: L'INCROYABLE NAIVETE AFRICAINE ET LA DIABOLIQUE RUSE FRANÇAISE

 

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Certains Maliens et Africains croient mordicus que c’est pour leurs beaux yeux que la France s’est décidée, enfin, à intervenir au Mali. Que nenni. D’ailleurs, urbi et orbi, elle (la France) s’appuie sur la fameuse «demande du président malien», ultime syncrétisme hypocrite et magistralement mené pour duper encore une fois les Africains. Ah, ces grands enfants ! Ces derniers ne se posant jamais la question du pourquoi maintenant, ils resteront toujours «derrière comme les fesses» comme le dirait l’autre. Pourquoi la France n’est pas intervenue tout de suite après la prise de la première ville nord-malienne par la vermine wahhabo-salafo-qatarie? Où était la France quand les djihadistes détruisaient, à plusieurs reprises, d’anciens mausolées de saints musulmans tout en se livrant à des exactions multiples (lapidations, amputations)?
 
Et pourtant, dans la même logorrhée morbide et mortifère, la France avait trompé le monde entier pour une intervention en Libye à la… «demande des Libyens». Comme toujours, pour éviter un massacre, alors que les troupes du frère Guide Mouammar Kadhafi avaient simplement demandé aux populations de Benghazi de désarmer. Une vérité véhiculée très minoritairement et que la presse «mainstream», faisant partie de l’opération nazie qui a tué plus de 80 000 Libyens, ne fait jamais état. Chacun sait comment la résolution onusienne 1973 adoptée à dix voix sur quinze et autorisant le recours à la force contre le régime de Kadhafi avait été triturée…Passons. 

Aussi bizarre que ça puisse paraître, personne ne s’est posé la question de savoir pourquoi tout le monde avait laissé la situation pourrir au Mali. Aussi bizarre que ça puisse paraître, personne dans les instances onusiennes ne songeaient même à poursuivre juridiquement les affreux terroristes qui détruisaient en toute impunité les mausolées soufis, patrimoine mondial de l’UNESCO, et qui coupaient bras et pieds ou lapidaient les « déviants ». Aussi bizarre que ça puisse paraître, pourquoi personne ne met l’accent sur le largage de la France en Libye des armes de ces hommes, accusés avec la mauvaise foi habituelle d’avoir pillé l’arsenal de Mouammar Kadhafi? Pourquoi le Qatar souhaite une médiation et la Libye, la Tunisie et l’Égypte ne veulent pas de cette intervention? Cherchez l’erreur.

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Mais, comme par hasard, subitement, les organisations non-gouvernementale (ONG) se réveillent et accusent déjà l’armée malienne d’exactions. Fichtre. Et pendant ce temps-là, la France, elle, mènerait une guerre chirurgicale à nulle autre pareille. Personne ne parle de la destruction de toutes les «essenceries» (pompes à essence) - comme le dirait Léopold-Sédar Senghor l’ex académicien -, et des bâtisses monumentales, soupçonnées d’être des refuges pour islamistes. C’est ainsi qu’on a appris que le palais de Mouammar Kadhafi a été détruit à Tombouctou. Qui peut vraiment croire à cette fable-là? Pourquoi personne n’ose parler des Touaregs, de leurs revendications, de leurs aspirations légitimes?

Et pendant ce temps-là, à New York, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon salue ce qu’il nomme l’intervention «courageuse» de la France au Mali. Néanmoins, il a aussi dit ses craintes concernant l’impact de l’opération sur les civils et les droits de l’homme. Diantre. Enfin. Mais, du côté africain, on s’appuie essentiellement sur une opération qui est utile, mise sur pied pour bouter hors des frontières maliennes les effroyables terroristes. Et bien sûr, tout le monde s’accorde à dire que l’opération est utile, qu’il faut par tous les moyens «détruire» dixit François Hollande himself, ces renégats pourtant alliés et idiots utiles de l’Occident.

Faisons simple. Alors que l’intervention française fait l’unanimité chez les nigauds, la France se battant au Mali officiellement contre le… TERRORISME (le soutenant en Syrie) mais, officieusement, pour protéger ses intérêts ou plus prosaïquement pour une symphonie à deux mesures, celle de Total le pétrolier, et de Areva l’extracteur d’uranium, les autorités françaises nous prennent pour des gobes-mouches. Sans cet uranium du Niger, nous vivrons, ici en France, avec des lampes tempêtes pour s’éclairer… Or, les Français, dans leur grande majorité sont convaincus que ce sont eux qui aident l’Afrique, dans cette configuration, le Niger, pays…pauvre. Comme le diraient mes amis Ivoiriens, «c’est ça qui est la vérité!». Le reste n’est que verbiage vaseux, mensonge, arnaque et propagande…
 

Allain Jules



vendredi, 25 janvier 2013

L'INVASION DU MALI: UNE OPERATION POUR LA RECOLONISATION DE L'AFRIQUE


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Depuis le 11 janvier 2013 une intervention méthodique de l'impérialisme occidental se déroule dans une autre partie de l'Afrique. Cette fois-ci, à nouveau en utilisant le Conseil de Sécurité de l’ONU trompé. La conquête du Soudan a été réalisée en séparant la petite partie sud riche en pétrole du reste pauvre du pays. Le contrôle des régions pétrolières du Nigeria a été décidé par  la Cour internationale de Justice (1). Celui de la Libye et de la Côte d'Ivoire a été assuré par une intervention militaire directe sur la base des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Les méthodes différent mais l'objectif est le même - la recolonisation de l'Afrique, la conquête de ses ressources naturelles et de ses  marchés et l’arrêt de sa coopération avec la République populaire de Chine.

Lors de l'intervention au Mali, la communauté impérialiste, dans son entreprise de justification des  interventions visant à  contrôler l'opinion publique mondiale, s’efforce d'éviter toutes les erreurs  commises dans les agressions contre d'autres pays d'Asie et d’Afrique .La guerre de l'information qui accompagne les campagnes de guerre de l’impérialisme lui a permis d’asseoir l’idée  que l'impérialisme s’est levé pour défendre la souveraineté et l'intégrité territoriale du Mali. Ce n’est pas du tout ça. Il existe toute une série de facteurs qui confirment  que cette intervention ne diffère pas des précédentes.
 
Les groupes terroristes dans le nord du Mali ne sont  pas nés  ces deux dernières années. Ils ont été crées au su et au vu des services secrets des  puissances impérialistes et avec leur soutien, des  décennies durant.

La situation n’est devenue explosive que lors de l'intervention contre la Libye, et surtout après son achèvement et le renversement de Mouammar Kadhafi. Les armes ne sont pas parvenues au Nord du Mali, par hasard. Il existe de nombreuses preuves que les transferts d’armes ont  été effectués avec  l'aide de la France.
 
L'analyse de l’évolution des événements en 2012 suggère que l'ensemble du processus a été  une action parfaitement préparée, axée sur l'acceptation par l'opinion publique de l'«inévitabilité d'une intervention militaire."
 
Ce fut d'abord le vol soigneusement préparé puis exécuté des armes libyennes et leur livraison aux tribus touaregs dans le but ensuite de les pousser à commencer les actions militaires. Cependant les  Touareg se sont vite rendu compte qu'ils ont été manipulés et ont commencé à se distancer progressivement de l'indépendance précédemment déclarée.

Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad (NHOA) a déclaré que «la Déclaration d'Indépendance de l’Azawad était simplement une tentative pour susciter l'intérêt de la communauté internationale sur le sort de la population dans le nord du pays" et a exprimé sa volonté d'agir. Après, les forces d’Al Qaida et ses organisations "AQMI" (Al-Qaïda Maghreb islamique) et "MUJAO"  (Mouvement pour l'Unité et le Jihad en Afrique de l'Ouest), ont attaqué le MNL Azawad c’est une   véritable provocation des organisateurs. Par ailleurs, même l'organisation islamiste Ansar Dine (Défenseurs de la Foi) avait  annoncé sa volonté d'agir.
 
Lors de la réunion à Ouagadougou, au Burkina Faso, Ansar Dine a abandonné "la violence, l'extrémisme et le terrorisme", et s'est engagé à lutter contre la violence aux frontières. (2) Cet engagement a été qualifié de trahison par les deux groupes islamistes Aqmi et Mujao qui ont    commencé à le combattre. En Novembre 2012, Aqmi et le Mujao ont engagé des combats contre le MNLA. À la fin du mois de Novembre, les forces de Ansar Dine  sont entrées dans la bataille contre le Mujao au sud-ouest de Tombouctou. Je mentionne cette description détaillée afin qu’on puisse  comprendre la complexité de l’organisation de la stratégie  des services secrets occidentaux, dont le but était de déstabiliser le Mali et de créer des prétextes pour une intervention armée.

Les médias occidentaux s’efforcent  maintenant d’imposer à l'opinion publique l'idée que les groupes terroristes sont concentrés dans le nord du Mali, pour rejoindre les formations armées (3), ce qui est vrai,  s'est jointe à eux, même la tristement célèbre "Boko Haram", nigeriane, mais ils  évitent de  dévoiler la nature  de ce regain de combats, utilisés comme  prétextes  pour une intervention militaire.
 
Selon le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés,  plus d'un demi-million de réfugiés ont quitté l’espace des combats. La catastrophe humanitaire a frappé non seulement le Mali, mais aussi les pays voisins. En c’est précisément ce qui était visé et qui devait être atteint. Pour souligner plus fortement  l'effet, des mosquées ont été détruites à Tombouctou et dans d'autres centres historiques du Sahara. Tout s'est déroulé dans un seul but: choquer la communauté internationale et  obtenir un soutien pour une intervention militaire.
 
Après le coup d'état,  rapidement a commencé à  se propager l'idée d'une intervention militaire. Les représentants du nouveau gouvernement ont  demandé l’intervention militaire des  Nations Unies  et ont déposé une plainte auprès du Tribunal pénal international. Pendant ce temps, au niveau de la direction du Mali, des conflits se manifestaient au sujet de la conception de l’intervention militaire. 
 
S’opposaient  propositions d’aide de l’Occident   et  missions purement militaires des Etats africains. En particulier, ces conflits sont devenus la cause de l'échec de la tentative de coup d'Etat d'Avril  puis celle de Décembre dernier , lorsque l'armée a renversé le Premier ministre Cheikh Modibo Diarra. Ce n'est pas un hasard si le Conseil de sécurité a fermement condamné "l'ingérence continue  de l'armée et de la sécurité dans les activités du gouvernement malien de transition et a souligné qu'il était prêt à imposer des sanctions contre ceux qui troublent l'ordre constitutionnel.
 
Tout particulièrement, dans ce contexte, il est nécessaire d'évaluer le coup d'Etat au Mali de Mars 2012. A l’époque, quelques jours avant les élections présidentielles, le président Amadou Toumani Touré, connu sous le sigle ATT était renversé. L'absurdité de ce coup d'Etat est  que ATT n'était pas candidat pour un autre mandat,  mais il était un adversaire de l'intervention militaire de l'Occident.

Le Conseil de sécurité ne s’est pas dressé contre les terroristes islamistes d'Al-Qaïda, mais contre l'armée et  la sécurité du Mali.
 
A la fin, le  20 décembre 2012, le conseil de sécurit é  des Nations unies a adopté la résolution  2085, qui a approuvé l'intervention militaire au Mali. La Résolution a autorisé l’envoi d’une  mission militaire- Mission d'appui international au Mali, dirigée par des Africains qui sera composée de 5.000 membres de l'armée malienne et de  3.000 membres  des Etats de l'Organisation des Nations Unies.
 
La  conception de l’opération a été développée par le Gouvernement du Mali et les partenaires et  a été approuvée par l'Union africaine et la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest).
 
Qui sont les partenaires au Mali? Etats-Unis, la France, l'Allemagne, le Canada, l'Algérie, la Mauritanie et le Niger.
 
Début Janvier a été marquée par une démarche apparemment "illogique"  d'Al-Qaïda, dont les forces ont commencé à marcher sur le  Sud et  ont occupé le 7 janvier  la ville de Kona. Kona se trouve exactement sur ​​la frontière entre le nord et le sud du Mali. Cela marque le début d’un engagement contre une région où il vit la plupart de la population du Mali. Si cette opération devait avoir pour le leadership d'Al-Qaïda un sens, elle aurait du se réaliser à l’adoption de la résolution 2085, par exemple, après une série de réunions à Bamako ou à un autre moment approprié pour l’AQMI. Or, les opérations offensives ont commencé immédiatement après l’adoption de la  résolution de l'ONU autorisant une action militaire. Cela confirme qu’il s’agit d’une provocation préméditée qui devait précipiter  l'envoi immédiat de troupes. Dès le soir du 10 janvier Dionkunda Traoré qui exerce les fonctions de Président du Mali, proclamait la mobilisation et l'état d'urgence et dès le 11 janvier, les troupes françaises débarquaient au Mali. Les médias occidentaux ont essayé de camoufler cette démarche en  mettant en exergue la participation des armées du Sénégal et du Niger, dont les troupes ont également débarqué, mais celui qui joue le rôle de premier plan est tout à fait évident, indépendamment du fait que c’était déjà clair le jour de l'adoption de la Résolution 2085, quand le ministre des Affaires étrangères du Mali a remercié tous les membres du Conseil de sécurité et en particulier les représentants de la France.
 
Cependant que  la décision de la CEDEAO d’engager immédiatement  les opérations de la  mission n’a été rendue publique qu'après l'annonce que la mission militaire française a déjà commencé  les opérations  au Mali. Les Français ont donc commencé l’intervention militaire quand les troupes des Etats africains n'étaient  pas physiquement présentes au Mali.

Une  excellente opération d'information
 
"L'intervention militaire internationale au Mali" n'a qu'un seul défaut - il manque une explication compréhensible cohérente de l’activité  d'Al-Qaïda – Aqmi dans  les  pays du Maghreb islamique. Les  Médias  imposent les affirmations  quant aux tentatives d'Al-Qaïda  de  déployer ses forces dans le nord du Mali et d’y créer une  base permanente. Il est connu depuis longtemps qu'Al-Qaïda  y était implantée  durant toute la dernière  décennie et  tout le dispositif mondial de  lutte contre le terrorisme a laissé ce groupe terroriste inaperçu (au moment où tous les satellites militaires du monde  sont en mesure d'enregistrer un objet au sol  de dimensions plus petites qu’un  pistolet). Le fait qu’Aqmi n’a  commencé ses opérations  que maintenant, confirme qu'il s'agit d'une provocation planifiée qui devait être utilisée  pour une intervention militaire immédiate au Mali.
 
Le début de l'année 2013 est ainsi marqué par une nouvelles opération spéciale pour la   recolonisation de l'Afrique. Ses principaux acteurs sont les Etats-Unis et la France qui  tentent par  la force militaire brute d’empêcher l'expansion économique de la République populaire de Chine.  Le Mali, comme la plupart des pays africains, fait partie des pays riches en matières premières le riche et sa puissance politique et militaire est négligeable.)

Mais il est nécessaire de reconnaitre que l'impérialisme s’est, cette fois-ci, épargné les erreurs commises dans la guerre de l'information lors de l'intervention en Libye et en  Côte d'Ivoire en arguant qu'il s'agissait d'une intervention préventive pour prévenir les catastrophes humanitaires et  promouvoir la liberté et les droits de l'homme. Aujourd'hui, il est difficile que quelqu’un s'oppose à l’affirmation que l'opération militaire des forces des Nations Unies est inévitable.
 
Le pays a été confronté à un choix difficile: les islamistes ou l'impérialisme? L’intervention  internationale le Mali va la  payer avec  sa souveraineté et ses colossales ressources naturelles. Selon les dires du «socialiste» F. Hollande, les  troupes resteront au Mali aussi longtemps que nécessaire.
 
Ce n’est pas par hasard que  le président renversé Amadou Toumani Touré, disait que: ". Paris est plus dangereux que Tombouctou".

L'Afrique a toujours été et demeure un polygone d'expérimentation  des  scénarios militaires et politiques les plus divers. C’est pour cela que , non seulement l'Afrique, mais aussi la Russie devraient accorder une attention  au scénarios de mise en œuvre  réussi (jusqu’à maintenant) de l'intervention militaire dans un  pays dans lequel avait été, auparavant, artificiellement paralysé le pouvoir politique dans le but de le  "libérer des islamistes."Compte tenu des efforts de l'Occident visant à discréditer les dirigeants actuels de la Russie et de soutenir la construction de groupes terroristes islamistes opérant dans le Caucase du Nord et la région de la Volga, il  est nécessaire d'accorder une attention particulière à cette démarche.
 
 
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(1) http://www.icj-cij.org/docket/files/94/7453.pdf.
 
(2)  Rapport du Secrétaire général sur la situation au Mali. Document des Nations Unies S/2012/894.
 
(3) Procès-verbal du Conseil de sécurité de l'ONU du 5/12/2012. Document des Nations Unies S/PV.6879, page 2.
 

Auteur: Alexander MEZYAEV (Mězjajev)


LA CHASSE AU DEAL

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Attention aux contrefaçons!

En ce moment circule un article signé commandant Zanti. «Attention, un complot se prépare contre la Révolution et la Côte d’Ivoire – acte 2».

Par le passé j’ai déjà relayé des écrits signés de ce nom, mais aujourd’hui j’ai des doutes quand à l’analyse suivante que nous trouvons sous sa plume : Gbagbo aurait accepté un deal en échange de sa libération. Suivent dans ce deal les noms de Blé Goudé et  Miaka Oretto. Ayant échangé plusieurs fois avec des personnes ayant bien connu le président, cela va totalement à l’encontre de l’image que nous avons de lui. Pourquoi cèderait-il maintenant alors qu’il a tenu bon depuis si longtemps. Que la France essaie de le corrompre, c’est certainement acquis ; qu’il ait commis des erreurs par le passé, par excès de confiance, car il ne croyait pas que l’Occident irait si loin dans le mensonge, la traitrise, le comportement pirate et dévoyé, c’est évident aussi. Mais plus que jamais, aujourd’hui, le président Gbagbo doit montrer au monde entier que ses valeurs ne sont pas celles de la France et par ricochet celles des collabos ivoiriens et pseudo ivoiriens. Aujourd’hui plus que jamais son obstination est payante, il a mis et met tout le monde dans l’embarras, CPI, gouvernement français, ONU. Au lieu de décourager les Ivoiriens, son comportement ferme et confiant a redonné courage aux militants et aux patriotes.

Or en ce jour ce courrier signé commandant Zanti, qui reprend le ton et les accents d’un Hassane Magued, sonne faux comme une contrefaçon pour semer le trouble et démobiliser… Bien sûr les gens attendent depuis longtemps, ils sont fatigués et découragés, n’en peuvent plus… Et il y a ceux qui se lassent et s’habituent à ce discours, « même Gbagbo est en train de flancher »… Les gens qui relaient ces nouvelles pessimistes ne sont certainement pas des intimes du président ; et ceux que nous connaissons et qui ont bien connu le président Gbagbo ne le reconnaissent pas dans ce deal Alors, j’aurais envie d’écrire que ce texte n’est là que pour nous embrouiller, diviser les patriotes qui le sont déjà suffisamment en ce moment ; les infiltrés sont une réalité, les patriotes héros de la 25ème heure également, ne nous laissons pas gagner par le défaitisme, et pensons à nos enfants, si notre génération doit se sacrifier, qu’eux au moins soient les bénéficiaires de cette vraie libération à laquelle nous aspirons tous.

Nos blogs sont lus et récupérés par le camp adverse, et même ce Zanti a pu se faire usurper son identité par une campagne de com féroce de l’adversaire! Disons-nous bien que si Gbagbo flanche, nous nous écroulons avec lui, et ce n’est pas le moment… La compromission n’est pas une victoire, c’est le prétexte pour les loups de s’engouffrer dans le troupeau, effaroucher les brebis pour mieux les manipuler. Il sera difficile d’avoir pire que Ouattara, mais une Côte d’Ivoire préfectorale même avec un autre préfet encore aux ordres de la France et des lobbys financiers étrangers, ne connaitra jamais la liberté et l’épanouissement et tout simplement ne vivra jamais du fruit de son travail et de ses ressources. Notre foi, notre détermination, notre confiance inébranlable en celui qui a crée le monde, et les hommes libres et égaux ne nous invite pas ce soir à capituler, mais au contraire à reprendre courage avant cette dernière montée, ce raidillon face à un vide vertigineux et à poser des actes  imples et clairs, qui se démarquent de ceux de l’ennemi : notre rapport à l’argent, à la corruptibilité, au pouvoir…

La victoire ne viendra pas grâce à X ou Y célèbres ou auto proclamés, elle viendra du peuple humble et petit qui marche avec son Dieu, crie son ras-le-bol sans se chercher un veau d’or un leader qui a su crier et gesticuler plus fort, en écrasant au passage un autre moins doué dans la communication… dans ce désintéressement chacun recevra ce qui lui revient… si nous pensons que le Dieu d'Abraham d’Isaac et de Jacob peut en oublier en route, et qu’ils veuillent le Lui rappeler, ils se font tout simplement plus grands que Lui… et tout le processus de rédemption prendra du retard, une fois de plus…

Moïse était bègue, avait un casier judiciaire, était peu convaincu, mais il a accepté de se laisser conduire, et les gesticulations du Pharaon, le Ouattara de l’époque, ne l’ont point impressionné une fois qu’il était en route, parce que bien épaulé par son frère. Ne commençons pas à douter du Président Gbagbo et de sa pugnacité, continuons sur ses traces, pour ne pas gagner une semi liberté ou un semi esclavage… Notre libération doit être pleine et entière, si notre Dieu est un Dieu d’esclaves, ce n’est pas le nôtre, le nôtre c’est celui qui porte La Côte d’Ivoire comme un père porte son enfant, le fait passer certes sur une route longue et éprouvante, mais sans jamais lui lâcher la main, jusqu’à ce que la route soit libre!

 

Shlomit Abel, 24 janvier 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 24 janvier 2013

2013 - VŒUX DE NAHIBLY

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 ONUCI, complice de génocide et médecin après la mort.

 

Toi qui t’es toujours prévalu de l’amour de ton prochain,

Toi qui as accordé couvert, gîte et parcelle de terre à l’étranger,

Toi qui, en récompense de tout ce que tu as donné, as reçu des chapes de plomb, de fer et de feu,

*

Très bonne année 2013 à toi et que ton vœu le plus cher soit exaucé!

*

Que tu sois de Sakassou ou de Bouaké, de Monoko-Zohi, de Touba, de Ferké, de Bouna, d’Anonkoua-Kouté, de Bonoua, d’Agboville, de Yopougon, de Duékoué, de partout ailleurs en Côte d’Ivoire,

*

Que tu sois chrétien, animiste, musulman ou de toute autre croyance religieuse,

Quelque soit ton supplice, ton humiliation, ta souffrance, ta douleur et ta tristesse,

Que cette année 2013 te procure à nouveau la joie de vivre et le bonheur!

*

La joie de vivre et le bonheur, tu les auras forcément en partage,

Car à l’imposture du néo-colon français, tu as dit non et à son esprit de servitude, tu as su résister.

*

La joie de vivre et le bonheur, tu ne peux que les avoir abondamment en partage,

Car par ta vaillance et ta résistance qu’ils avaient sous-estimées,

Tu as dévoilé à la face du monde entier l’hypocrisie et la cruauté inhumaine des corsaires des temps nouveaux.

*

Du temps de l’esclavage à nos jours en passant par l’époque de la colonisation, ils n’ont pas changé.

*

Aux flibustiers des mers, aux faux prêtres ou missionnaires et autres corps expéditionnaires d’hier,

*

Ils ont substitué leurs médias, leurs armées et des diplomates malhonnêtes,

Tout le cocktail parfait pour planifier et réaliser des génocides sur ton continent.

*

Ta cause, frère, sœur, est si juste et ton combat si noble,

Que malgré tes larmes de sang et tes meurtrissures,

La joie de vivre et le bonheur seront ton partage

Parce que tu sais qu’aucune puissance aussi grande soit-elle,

Ne peut venir à bout d’un peuple déterminé

Et qui se bat pour sa liberté!

*

Un début de preuve à toutes ces affirmations,

C’est qu’en ton pays, la Côte d’Ivoire,

Armées française et onusienne se sont honteusement déculottées,

En prenant part à des massacres dont les vidéos parcourent le monde,

Mettant ainsi à nu la vraie moralité de ces impérialistes-donneurs de leçons,

Qui prétendent instaurer la démocratie en s’alliant à des brigands locaux ou régionaux.

*

A toi, frère, sœur, qui refuse de souscrire à l’esclavage mental

Imposé par ceux qui, refusant la royauté chez eux, ont décapité leur roi,

A toi, frère, sœur, qui dit non à la servitude et à tout esprit de nuisance

Sans jamais baisser la tête devant ces confréries du crime et du pillage,

Malgré l’ampleur de leurs crimes et génocides contre ton peuple.

*

A toi, frère, sœur, qui a définitivement compris qu’on t’a fait la guerre

Pour la richesse de tes terres et non pour des fausses élections,

A toi, frère, sœur, qui a aussi pardonné la bêtise de tes frères africains,

Toujours prêts aux massacres des leurs pour le bonheur du maître pirate blanc,

*

A toi, frère, sœur, nous disons donc «TRES BONNE ANNEE 2013»  depuis les décombres et les brousses de NAHIBLY à DUEKOUE !!!

 

Pour le collectif des victimes, Emmanuel CALEB, le 21 Janvier 2013.

NAHIBLY ECRIT A NOUVEAU A Mr KONAN BANNY, PRESIDENT DE LA COMMISSION DIALOGUE, VERITE ET RECONCILIATION (CDVR)

 

 

CHARLES KONAN BANNY.jpg


Monsieur le président,


En ce jour du 21 Janvier 2013, nous, collectif des victimes de guerre de DUEKOUE (CARREFOUR et NAHIBLY), nous nous empressons de vous écrire ceci :

-1° : 29 Mars 2011 et 20 Juillet 2012, cela fait respectivement vingt deux mois (2 années presque) et six mois que les massacres en vies humaines par les troupes de la C.E.D.E.A.O. , de l’O.N.U., des F.R.C.I. et des DOZO  ont eu lieu au quartier CARREFOUR et au camp NAHIBLY des réfugiés autochtones de DUEKOUE. A ce jour, suite à des enquêtes fantaisistes pour ne pas dire légères, aucun criminel n’a été arrêté pour être présenté à la justice nationale ou internationale quand, toujours à DUEKOUE, les exactions, les meurtres crapuleux continuent d’être la marque du savoir-faire ( ?) des forces dites républicaines, venues « sauver » ce pays nôtre en Avril 2011. Rappelons qu’il n’y a pas longtemps, en Octobre dernier, c’est encore à DUEKOUE qu’un gendarme a fait arrêter un chasseur traditionnel dit dozo, d’origine guinéenne, qui se rendait à un rendez-vous rituel de sa confrérie avec dans ses bagages de la chair et des ossements humains, fumés ou rôtis.

-2° : le 1er Janvier 2013 (il n’y a pas encore un mois), un drame a fait plusieurs dizaines de morts au quartier Plateau d’ABIDJAN. En moins d’une semaine, les enquêtes relatives à ce drame ont été bouclées et des sanctions diverses prises à l’encontre de certains responsables. Nous notons qu’à la différence de ce qui s’est passé et continue de se passer à DUEKOUE et dans le grand ouest ivoirien, le grand malheur survenu au Plateau d’ABIDJAN est un accident involontaire et non prémédité, contrairement aux crimes de masses et génocides que nous, populations Wê, nous subissons à grande échelle en ce pays depuis dix ans au moins. Sans désespérer de ce que la vérité sur notre tragédie collective soit un jour crachée à la face du monde par la commission que vous présidez, nous nous étonnons – tout en vous le notifiant, monsieur le président de la C.D.V.R.- du comportement judiciaire d’un régime dit démocratique que la communauté internationale nous a imposé à coups de bombes. Un régime qui catégorise ou hiérarchise la mort et la douleur des victimes, selon leur ethnie ou leur région.

-3° : récemment, monsieur le président de la C.D.V.R., vous avez  procédé à l’installation des commissions régionales de l’institution que vous présidez, ce qui est une très bonne chose. Seulement, voyez- vous, président, le passage en revue des personnes-ressources que vous avez nommées, s’agissant de notre région, nous choque et nous oblige à vous interpeller. En effet, des deux généraux que vous avez nommés en plus du doyen OULAÏ Tiabas, si nous n’avons rien à reprocher au Général DEON, par contre nous en avons gros sur le cœur quand contre toute attente, vous choisissez le Général DOUE, notre parent à nous. Ce choix, honorable président de la C.D.V.R., a fait dire au plus jeune du collectif que nous formons, tout sauf votre respect, que « le président BANNY, à mon avis, nous confond avec des billets de banque qu’on peut manipuler à souhait, vu qu’il est banquier de formation. Or, c’est bien parce que nous ne sommes pas manipulables et refusons de l’être que l’impérialisme prédateur nous fait massacrer par nos propres frères dont DOUE Mathias. Si le président BANNY ne sait pas  que DOUE Mathias est aussi à la base de nos malheurs depuis Septembre 2002, alors il est tout excusé ». En clair, monsieur le président de la C.D.V.R., le général DOUE Mathias, au-delà même du groupe ethnique Wê, est aussi comptable, en sa qualité de chef d’Etat major des armées de 2000 à 2004, de tout ce qui est arrivé comme malheur au digne peuple de Côte d’Ivoire, par exemple la fusillade des barbouzes français contre les jeunes patriotes ivoiriens aux mains nues, en Novembre 2004 devant l’Hôtel IVOIRE à ABIDJAN-COCODY et les bombardements des hélicoptères du général français PONCET contre des enfants de ce pays, en pleine nuit, sur le pont HOUPHOUET-BOIGNY , toujours en Novembre 2004. Tous ces rappels, honorable président, pour vous dire qu’il y a problème quant à la nomination du général DOUE Mathias par vous. Ce général, dont le village paternel avait disparu de la cartographie du fait de la rébellion sauvage du M.P.C.I., du M.J.P. et du M.P.I.G.O.(cf. 2ème fichier ci-joint) en 2002, alors qu’il était encore chef d’Etat major, n’avait en son temps rien trouvé de mieux que d’accuser de tous les péchés celui-là même qui l’avait fait roi, un peu à la manière traîtresse du « petit gros » qui lui, ne dort plus que d’un œil, dans la mesure où tôt ou tard, la justice des hommes ou de DIEU s’abattra sur lui. En un mot comme en cent, nous récusons, monsieur le président de la C.D.V.R., la nomination par vous du général DOUE. En tant que sachant relativement aux événements survenus dans notre pays ces vingt dernières années, le général DOUE doit dire à la justice (pourquoi pas internationale, puisque c’est la nouvelle tendance pour les « démocrates » des temps nouveaux) sa part de vérité, par respect pour l’opinion et pour l’humanité.   Rappelez-vous, monsieur le président de la C.D.V.R., du degré d’indignation avec lequel nous avions éconduit ce général des sites de réfugiés que nous étions, en Août 2011, à la Mission Catholique de DUEKOUE ainsi qu’à NAHIBLY dont le simple accès lui avait été refusé par ses propres parents, sous les regards gênés des soldats marocains de l’O.N.U.C.I.. Chez nous, l’honneur et la dignité ne se monnaient pas : nous vous aurons averti donc, du fond de notre cœur.

-4° : madame TOURE Flanizara, ci-devant député de DUEKOUE , celle-là qui s’est rendue coupable de crimes contre l’humanité en Janvier 2011 en invitant des nordistes et la rébellion à exterminer les Wê et à brûler leurs domiciles (cf. 3ème fichier ci-joint, intitulé « passage du cyclone flanizara ») , continue, en toute impunité, de proférer des propos incendiaires et railleurs à l’endroit de ses victimes, libre qu’elle est pour l’instant de ses mouvements de pyromane et de génocidaire attitrée. Pour rappel, GUITROZON, PETIT DUEKOUE en 2005, DUEKOUE et CARREFOUR en Janvier et Mars 2011, NAHIBLY en Juillet 2011 présentent des similitudes dans le mode de cruauté et de boucherie humaine.  Un proverbe de chez nous dit : « on ne crache pas dans la soupe dont on se nourrit ». Malheureusement, c’est le contraire qu’est en train de faire cette dame, experte dans l’injure et dans la violence gratuites à l’endroit des victimes que nous sommes. Par anticipation, nous vous en informons, monsieur le président de la C.D.V.R., pour qu’au moment des grands déballages sous votre autorité, cette dame puisse nous montrer de quel village exactement du nord de notre si beau pays elle est la native. En attendant, contre elle et tous les criminels de son acabit qui rôdent par ici à DUEKOUE, dans nos villages et dans nos forêts, nous gardons notre calme, avant le jour du grand jugement, nous disant que nul ici-bas n’est immortel. Informez-vous sur les dérives et les dérapages de cette sulfureuse dame qui a déjà fait en Janvier 2011 des dizaines de morts  à DUEKOUE, s’il vous plaît, monsieur le président de la C.D.V.R., pour vous convaincre du degré de l’instinct bestiaire de citoyens criminels qui abondent encore et encore dans le quotidien des ivoiriens.

-5° : il nous revient depuis un certain temps, monsieur le président de la C.D.V.R., que des individus étrangers puissamment armés (des militaires ?) parcourent nos forêts ici à l’ouest et recensent leurs compatriotes installés par la force, par la rébellion ou par tout autre moyen. Le but d’une telle opération, selon ceux d’entre eux qui ont décidé de faire preuve de gratitude et de reconnaissance envers leurs tuteurs Wê, c’est de rendre tous ces étrangers entrés frauduleusement dans ce pays à la faveur de la rébellion et sa sale guerre, des propriétaires terriens. Là-dessus, nous vous interpellons aussi, honorable président de la C.D.V.R. : sous nos yeux à tous, les ingrédients de conflits à venir sont en train de prospérer, avec la complicité de la communauté internationale qui veut toujours plus de cacao, plus de pétrole et toujours plus d’uranium quand bien sûr, beaucoup de sang innocent a coulé. De grâce, il nous faut comprendre ici et maintenant que la démographie de notre pays, à la faveur de cette longue guerre de dix ans contre notre pays, été fortement changée et nous les Wê, sauf erreur, sommes partis pour être un jour des apatrides, version « kurdes ivoiriens », vu que déjà, chez nous-mêmes, nous vivons en réfugiés et privés de justice. Pour l’instant, nous prions et gardons foi en ce que lors des travaux de votre commission, le monde entier fera avec nous tous, la (re)lecture des fameux accords dits de Marcoussis de Janvier 2003, cet affreux cocktail de reniement de soi que messieurs CHIRAC,  DE VILLEPIN et  MAZEAUD  ont voulu imposer au peuple de COTE D’IVOIRE en le taxant (ô forfaiture, quand tu nous tiens !) de xénophobe, malgré ses plus de trente pour cent (30%) d’étrangers en ce temps-là déjà. Oui, monsieur le président de la C.D.V.R., dans ce pays nôtre, qui est qui, qui a droit de porter des armes ou non, qui a droit de résidence, qui a droit de voix au chapitre et qui n’y a pas droit ? A combien s’élève désormais le nombre des habitants de notre pays dont l’émergence serait  pour 2020 au plus tard ? A combien se chiffre, par ces temps d’invasion sauvage et d’expropriation foncière et immobilière par la force des armes, le rapport ivoiriens/étrangers et hors-la-loi puissamment armés? Le disant, nous pensons surtout à l’O.N.U.C.I. dont la radio fait beaucoup de bruit en parlant de paix mais dont les troupes armées s’enfuient ou restent inactives quand on nous massacre et que la justice reste aveugle et muette : GUITROZON et PETIT-DUEKOUE en 2005, DUEKOUE en Janvier 2011, DUEKOUE-CARREFOUR en Mars 2011 et NAHIBLY en Juillet 2012 sont donc autant d’exemples qui démontrent le mensonge et la cruauté de ceux qui prétendent vouloir nous donner des leçons à travers leurs médias et autres institutions internationales formatés pour la déstabilisation des pays à piller !

-6° : malgré les affres de la guerre que nous continuons de subir et malgré le passage du cyclone « flanizara » début Janvier 2011 sur la quasi-totalité des maisons des autochtones Wê que nous sommes, à nous qui n’avons plus d’abri ou de demeure parce que victimes de la cruauté de ceux que nous avons accueilli à bras ouverts, c’est à nous que les services du cadastre et des impôts de DUEKOUE ont l’indécence d’adresser des courriers pour un soi-disant paiement des frais d’impôt foncier. Une autre preuve que malgré ce qui s’est passé en ce pays, aucun effort ou aucune mesure n’a été prise pour faire le point ou l’inventaire approximatif (à défaut d’être exact) des dégâts et des pertes en vies humaines et en biens divers. Tant pis pour les pertes et pour les morts, semble nous dire la république par cet acte de tentative de recouvrement des impôts. La république elle-même serait-elle sans cœur tant le sang de ses filles et de ses fils a été versé pour en être là, c’est-à-dire à se préoccuper de prébendes qu’elle compte recueillir vaille que vaille sur ou dans des habitats et autres domiciles fantômes désormais broussailleux parce qu’il y a longtemps que ces habitations ont été incendiées, détruites et parfois rasées par la seule volonté du « cyclone flanizara » de Janvier 2011 ? Au risque de nous répéter, un bref aperçu du second fichier « flanizara » peut situer les sceptiques ou les incrédules de bonne ou de mauvaise foi (car il en existe même un peu trop) de se faire une idée proche de la réalité. Monsieur le président de la C.D.V.R. ,veuillez bien, nous vous en prions, faire un clin d’œil au service de la Direction Générale des Impôts (D.G.I.) en faveur des victimes sinistrées de guerre que nous sommes : il serait insensé, voire inhumain que nous payions la moindre des finances pour juste des décombres amassés sur un terrain nu ou broussailleux, témoignant de ce que la violence humaine(les preuves des désastres et des tueries en notre possession sont innombrables) poussée par une haine aveugle a décimé des vies humaines et détruit (le plus souvent par incendie) des habitations à partir d’un (dé)raisonnement purement rebelle, c’est-à-dire sans base fiable parce que tout simplement ethno-religieux mais alors et surtout ingrat : il faut être nécessairement fou au préalable pour se jeter à bras (et pensée) raccourcis sur son hôte et bienfaiteur d’hier pour lui ôter la vie et brûler tout ce qui lui appartient.

-7° : pour donner une forme et une assise à leur rébellion en 2002, ceux qui ont agressé la COTE d’IVOIRE ont parlé d’exclusion, de xénophobie et d’injustice quand dans le même temps, ils étaient confortablement installés dans des « …bougou », des « …dougou » et des « …kro » bien loin de leur zone d’origine, partout ailleurs (chez les taxés de xénophobes). Sachez, monsieur le président de la C.D.V.R., qu’au moment où nous vous écrivons, la prolifération par la force des armes des «…dougou » et des « …kro » continue et piétinant nos coutumes et nos traditions, les tenants de tels agissements ne sont plus loin de nous imposer leur chefferie, leurs us et coutumes mais alors avec quel degré de mépris ! D’ici la tenue effective des travaux de la commission que vous présidez, vous recevrez, monsieur le président de la C.D.V.R., la proportion ou le nombre exact des bourgs et villages qui auront pu être créés (puisqu’il n’en existe pas encore à ce jour) par d’autres ethnies dans le centre et dans le nord de la CÖTE d’IVOIRE ! Par ailleurs, quand bien même les élections municipales et régionales ont été reportées sine die, une brève consultation des listes de candidats nous donne un aperçu de la  culture « démocratiquement » ethno-religieuse de tous ceux qui n’acceptant jamais la candidature d’un ivoirien allochtone chez eux, sont prompts et sans gêne aucune à être candidats par la force des machettes, des kalachnikovs et des roquettes ailleurs. Pire, par les temps de « libéralisme » qui prévalent en ce pays, ils sont de plus en plus nombreux (depuis plus de dix ans) à s’immiscer dans le débat sociopolitique ivoirien, au point de vouloir nous donner des leçons sur les comportements (grosse injure) que nous, ivoiriens qui les avons reçus chez nous, devrions avoir. Le débat sur la réconciliation quand il aura lieu ne saurait occulter ces différents aspects qui dénotent d’une grande décadence morale et civique chez bien de nos frères, méchants ou aveuglément cruels avec leurs frères africains mais dociles et serviables comme des bêtes domestiques face aux injonctions même malséantes du maître blanc (« oui missié, si wou plaît missié,…).  

Par amour pour notre prochain et pour notre cher et si beau pays, la COTE D’IVOIRE , nous, victimes de CARREFOUR, de NAHIBLY et de tout DUEKOUE, nous avons pardonné, tout pardonné, monsieur le président mais alors grande sera notre désaffection si la Vérité sans être dite au grand jour, lors de la tenue des travaux de votre commission, venait à être bafouée, à travers des paroles malhonnêtes (qui n’engageront que leurs auteurs) et des médias (français surtout) qui visiblement affichent leur tendance impérialiste qui piétine toute morale humaine. Tant pis pour les vampires des temps nouveaux qui font fi du bon sens et ne savent vivre que de l’effusion de notre sang. C’est leur problème s’ils n’ont pas en eux la crainte de DIEU, Celui à qui tout reste possible quand l’humain, charnel et vaniteux, a fini d’afficher ses limites de pauvre mortel.                          

A vous, honorable président de la C.D.V.R., nous l’avons dit et le répétons sans menace aucune : la nomination par vous du général DOUE, nous vous le disons tout net, fera échouer lamentablement tous vos efforts pour une réconciliation sincère dans notre région. Pour la simple raison que la désapprobation du peuple est aussi la désapprobation de DIEU : en tant qu’acteur de tout ce que ce pays a vécu ces quinze ou vingt dernières années, le général DOUE n’est pas la personne indiquée qu’il faut pour nous réconcilier à DUEKOUE et à l’ouest de la COTE D’IVOIRE. Non, nous ne voulons pas de cet homme et de sa sagesse pour tout ce que tout bon patriote ivoirien sait de ce curieux général et chef d’Etat major des armées dont les intrigues reviennent en ce moment à la surface de notre mémoire de victimes meurtries et oubliées par la justice, qu’elle soit nationale ou internationale. Nous vous prions, honorable président, de lui épargner d’autres humiliations que la foule ou la population (en fait ses propres parents) de chez nous pourraient lui infliger, par colère ou par indignation parce qu’à notre avis, ce qu’il a subi à la Mission Catholique de DUEKOUE et à NAHIBLY en Août 2011 est bien trop fort à supporter pour une conscience humaine qui ne s’ignore pas.    

En attendant que justice soit rendue pour nos milliers de morts,  que nous ayons à nouveau un domicile d’habitation digne de ce nom et que nos terres, celles que nos pères nous ont laissées en héritage, nous reviennent de plein droit, veuillez agréer, honorable président de la C.D.V.R., l’expression de nos déférentes salutations.

 

Duékoué, le 21 Janvier 2013.

Pour le Collectif des victimes, Emmanuel CALEB.


DOCUMENTS ANNEXES (zip)

mardi, 22 janvier 2013

AL-QAIDA SERT D'ECRAN DE FUMEE A LA RECOLONISATION DE L'AFRIQUE DU NORD PAR L'OTAN


 

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Traduction : Info-Palestine.eu - al-Mukhtar 

De plus en plus de pays occidentaux s'impliquent directement ou indirectement dans le conflit au Mali, et les interrogations sont de plus en plus nombreuses sur leurs motivations. Le journaliste Neil Clark explique ici à RT, que l'intervention a «uniquement des raisons économiques».


Photo: Combattants de l’organisation Ansar al-Din - Combattue au Mali, armée et financée en Libye puis aujourd’hui en Syrie, la mouvance islamique radicale est dans tous les cas instrumentalisée pour le plus grand profit de l’Occident - Photo : Anne Look

Plusieurs pays occidentaux ont déjà proposé leur aide à la France, laquelle va renforcer sa force militaire jusqu'à 2500 soldats la semaine prochaine. 

Le Royaume-Uni fournit une assistance logistique aérienne, tandis que les États-Unis fournissent des systèmes de surveillance et une aide dans le renseignement. 

Washington a également annoncé qu'il allait fournir des avions de transport pour les troupes françaises et qu'il était envisagé d'envoyer des avions ravitailleurs pour les avions de combat français. 

Le Canada soutient également l'intervention militaire en cours en envoyant un avion de transport. Le pays fournit également une contribution indirecte par des formations au contre-terrorisme dans le Niger voisin. 

L'Italie est prête à fournir un soutien logistique pour les opérations aériennes, mais elle ne rejoindra pas les troupes françaises sur le terrain. Le ministre italien de la défense, Giampaolo Di Paola, a déclaré au Sénat ce mercredi que l'offre de l'Italie était uniquement limitée à des opérations aériennes. 

Le journaliste du Guardian, Neil Clark a déclaré à RT qu'il était persuadé que des raisons économiques étaient derrière chaque aventure militaire occidentale de ces 30 dernières années - et le Mali n'était pas une exception. 

RT : Le Royaume-Uni soutient cette campagne militaire française au Mali avec des fournitures en armement et plusieurs otages britanniques ont été tués en Algérie. Jusqu'à quel point pensez-vous que le public britannique et les politiciens sont prêt à s'engager ? 

Neil Clark : Je pense que le public est très préoccupé, parce que ce qui s'est passé ici, c'est que David Cameron, qui a passé la majeure partie de l'année dernière à encourager les rebelles islamistes en Syrie, a maintenant adopté la ligne selon laquelle les rebelles islamistes au Mali sont le plus grand danger pour le reste du monde et que nous devons intervenir, malgré les conséquences prévisibles pour la Grande-Bretagne. Et je pense que c'est une politique tout à fait erronée. Malheureusement, l'élite politique en Grande-Bretagne semblent être toute entière derrière la politique de Cameron, ce qui est très inquiétant. Mais je pense que le public est très préoccupé par ce qui se passe. 

RT : Qu'en est-il pour le Royaume-Uni ? Qu'est-ce qui pousse Londres à soutenir la France? 

NC : C'est très intéressant, parce que si on repense à 2011, c'était des gens comme David Cameron et William Hague qui étaient ceux qui criaient le plus fort et qui étaient les plus agressifs pour déposer le colonel Kadhafi. Et maintenant, les mêmes personnes, Cameron et Hague, disent que nous devons nous impliquer au Mali pour y réprimer les groupes d'al-Qaïda. Et il y a donc une contradiction réelle ici, une véritable hypocrisie. Pourquoi la lutte contre Al-Qaïda en Afrique serait la tâche la plus urgente ? Pourquoi devons-nous jouer un rôle actif dans la chute de dirigeants ? Et qu'est-ce qu'il y a derrière tout cela pour la Grande-Bretagne ? Je pense que ce qui se passe, c'est que cette menace d'al-Qaïda est utilisée comme un écran de fumée pour la recolonisation de l'Afrique du Nord par les forces de l'OTAN, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis. 

RT : Pensez-vous que c'est pour cela qu'ils ne tiennent pas compte de la montée en puissance d'Al-Qaïda en Syrie ? 

NC : Tout à fait ! Parce que, bien sûr, l'un des plus grands mythes dans les relations internationales, c'est que les puissances occidentales étaient comme un seul homme contre al-Qaïda toutes ces 20-30 dernières années. Ce n'est pas vrai. Elles utilisent la menace d'al-Qaïda, dans certaines circonstances pour envahir certains pays comme l'Afghanistan. Mais ailleurs, elles peuvent effectivement soutenir al-Qaïda pour renverser des régimes laïques, comme en Syrie et en Libye. Ça prend des allures de monstre de Frankenstein, et bien sûr, tout remonte à l'Afghanistan dans les années 1980, quand al-Qaïda et des groupes islamistes radicaux ont été utilisés par l'Occident pour aider à chasser l'Armée rouge. Et cela fait partie de la politique. 

RT : Jusqu'où l'implication britannique en Afrique du Nord pourrait-elle aller - et quelle réaction pourrait-il y avoir ? 

NC : Je pense que nous allons nous enfoncer de plus en plus, parce que la semaine dernière, David Cameron nous a dit que nous ne pouvions pas laisser les islamistes prendre le pouvoir au Mali. Bien qu'il ait contredit ces commentaires quelques jours plus tard, en disant que ça n'avait pas vraiment d'importance si les islamistes prenaient le pouvoir au Mali... Donc, j'ai vraiment peur. Je veux dire que les néo-conservateurs n'ont pas obtenu leur guerre contre la Syrie, mais que maintenant il semble que nous avons tous à appuyer cette intervention contre le Mali. 

RT : L'Afrique a beaucoup de ressources naturelles inexploitées. Quels pays semblent plus intéressés à gagner et peut-être à élargir leurs intérêts là-bas ? Et comment ces intérêts peuvent-ils se percuter ? 

NC : Très probablement, car je pense bien évidemment que selon le point de vue de M. Hollande - l'économie est en très mauvais état en France - il espère qu'une intervention réussie au Mali augmenterait sa popularité à l'intérieur. C'est aussi la question de l'uranium et de la façon dont la France a besoin d'uranium. Et le Mali est un grand producteur d'uranium. Il y a des ressources là-bas. Donc, je pense que la France - c'est très clair - a des raisons économiques. Et je pense que des raisons économiques sont derrière chaque intervention occidentale de ces 30 dernières années. 

Si nous regardons en arrière - les attaques contre la Yougoslavie, contre la Syrie, la guerre en Libye - tout cela était habillé comme des interventions humanitaires. Mais il n'en était rien. Ce sont des interventions économiques. Et l'Occident veut les ressources, l'Occident veut prendre le contrôle des ressources dans cette région. Et je pense que l'OTAN va s'installer en Afrique du Nord. Je pense que c'est clairement de cela dont il est question La menace d'al-Qaïda est instrumentalisée de telle sorte que l'OTAN, après son départ d'Afghanistan, ira se déployer en Afrique du Nord.


Source: SOTT.NET

lundi, 21 janvier 2013

TINGUENTOURINE ET LES MYTHOLOGUES

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Jusqu'à plus informé, le groupe armé, qui s'est attaqué à la base de Tinguentourine, ne vient pas du Mali et n'est pas une projection du Mujao ou de Ançar Eddine, pour autant que ces deux formations soient capables de se déployer de la sorte. Ce groupe venu de Libye, selon les autorités algériennes, est composite dans la nationalité de ses membres, comme il est d'usage depuis l'internationalisation de la guérilla islamiste. L'attaque en elle-même n'est pas la première du genre et l'Algérie, elle, était probable et faisait partie des risques encourus par toutes les installations vitales ou stratégique du pays, encore en butte à une guérilla islamiste qui conserve un niveau de nuisance assez important. Il n'y a donc aucune raison particulière de conclure à une extension de la crise malienne, même si le commando a fait référence au survol du territoire algérien par l'armée de l'air française, certainement pour se poser en justicier. Mais, dans les médias français, beaucoup de couplets déclamés sur le sujet se félicitent de voir le pays rejoindre le champ de bataille.  

Pierre Vermeren, professeur d'histoire du Maghreb contemporain à La Sorbonne, du haut de ses connaissances et de son autorité intellectuelle, se risque à dire que «la prise d'otages d'In Amenas est un échec majeur pour Alger, qui voit la guerre au Mali s'implanter sur son territoire, et sa prudente politique avec les groupes armés du Sahel remise en question». Il résume de façon magistrale tout ce qu'on peut lire sur ce qui est appelé, sans hésitation, la «fin de l'isolement» de la France. «Maintenant qu'elle a du sang sur les mains, l'Algérie ne pourra plus jouer double jeu comme avant», écrit le Républicain lorrain.

L'Algérie va envoyer son armée rejoindre celles de la Françafrique à chasser les rebelles maliens. Quel retournement de l'histoire, ce serait ! Mais attention, il faut du temps pour cela, nous dit-on. En écho des voix bien de chez nous, dans des journaux connus pour leur cordiales relations avec la «communauté internationale», elles aussi convaincues que l'Algérie doit obéir à l'appel des «Grands», pensent que notre armée à besoin de se préparer à la «projection» de ses troupes hors du territoire. La chose étant entendue par ailleurs que le pays s'insère désormais dans le Sahel, cet ensemble chaotique qui a besoin d'une prise en main, en termes de sécurité, d'ordre et d'administration. Le seul problème reste que les faits sont loin d'être conformes à la mythologie que l'on  tente d'implémenter, fut-elle accréditée par le formidable arsenal médiatique. On sait que le pouvoir algérien a fait un certain nombre de concessions, mais il n'en est pas arrivé à se soumettre à ce qui correspondrait à l'abandon pur et simple du principe même d'indépendance nationale. Il faut retenir, quand même, qu'il y a une volonté affichée de lier la prise d'otages de Tinguentourine à la guerre menée par la France au Mali, l'objectif étant de convaincre les Algériens de sortir de la réserve qu'ils observent jusqu'ici et de les amener à inscrire le pays dans la liste normalisée des Etats africains et nord-africains, afin de finaliser la mise en coupe réglée de la région.


Ahmed Halfaoui


Source: LES DEBATS.COM

jeudi, 17 janvier 2013

FRANCE - L’ETAT GUERRIER

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Une intervention militaire française en chasse une autre: Côte d'ivoire, puis Libye, puis Mali, sans parler de la volonté appuyée d'intervenir en Syrie. Les troupes françaises ont à peine commencé à quitter l'Afghanistan qu'elles interviennent de nouveau au Mali.


La France apparaît ainsi, actuellement,  comme le pays  le plus agressif de la planète. Même les USA paraissent, en comparaison, plus réservés, dans le rôle de gendarme. Et  s'il y a une distribution des tâches dans ce rôle, on peut dire  que la France fait preuve dans le sien  d'un zèle particulier.

C'est inquiétant. Car cet Etat  par deux fois, en Libye et maintenant au Mali, est venu, avec ses armées, aux  frontières de l'Algérie et des pays du Maghreb. Chaque Algérien, chaque Nord-Africain, ressent cette inquiétude, celle d'avoir en face, de l'autre côté de la méditerranée, un Etat guerrier.

François Hollande est célébré en France comme "un chef de guerre". Sur tous les médias français, journaux, radios, télés, on proclame qu'il "est vraiment devenu président de la république maintenant qu'il a déclenché une guerre".  Comme le président Bush après la guerre contre l'Irak, et comme le président Obama, sacré "chef de guerre" après avoir fait tuer Ben Laden, ou comme le président Sarkozy après l'attaque contre la Libye. Non pas Président de la république respecté parce qu'il a réglé des problèmes économiques, des problèmes sociaux, parce qu'il est un homme de paix, mais parce qu'il a déclenché une guerre.

On reste songeur devant une telle vision, devant cette culture belliqueuse, devant "cette civilisation" qui nous ramène aux temps où les Consuls et Césars ne  devenaient légitimes et populaires, à Rome,   qu'au retour d'une expédition victorieuse, à l'époque où les rois ne le devenaient  réellement qu'après avoir conquis de nouveaux territoires, et où ils demandaient à leurs vassaux d'envoyer des contingents pour la guerre, comme l'injonction en est faite aujourd'hui par la France au Tchad, au Niger, au Sénégal, au Togo, au Bénin, à la Côte d'Ivoire, et à d'autres pays africains.

C'est l'union sacrée autour du nouveau "chef de guerre", François Hollande. C'est, de la gauche jusqu' à l'extrême droite française, l'unanimité de la classe politique française pour l'intervention militaire. Un tel unanimisme,  une démocratie aussi verrouillée, a des allures de  totalitarisme. Les socialistes français retrouvent leurs premiers amours, et les parfums  enivrants du chauvinisme de gauche et des expéditions vers des lieux aux noms exotiques: Tombouctou, Gao, le Sahara. Beaucoup d'intellectuels français les suivent. Comme cela avait été le cas pour la Libye, ils sont pris d'excitation guerrière, d'émotion et de fierté patriotiques devant le spectacle des avions "Rafale" qui décollent et celui du déploiement martial de leurs forces armées. De joie, l'un d'eux s'écrie: " Pour tous ceux qui parlaient de décadence française,  c'est la preuve que nous sommes toujours un grand pays car nous sommes capables d'intervenir."(Nicolas Domenach, Chaîne ITélé, émission "ça se dispute", 12 janvier2013). La communauté malienne en France se voit soudain entourée de sollicitude. Elle en est  étonnée et même gênée. Pourvu que ça dure. Les médias français découvrent avec tendresse que la ville française de Montreuil est, après Bamako, la seconde ville malienne par sa population originaire de ce pays.  Le parti français, le "Front National", juge cette intervention légitime, d'autant plus « qu'elle concerne, dit-il,  un pays francophone ». Les émigrés maliens ne sont plus donc, pour le moment, des " émigrés qui envahissent la France et viennent manger le pain des français". On pressent déjà des tentatives pour opposer Arabes et Africains dans l'immigration française, Afrique du Nord et Afrique noire, mais ce sera difficile tant la solidarité maghrebo-africaine est grande.

Bref, peu de voix se font entendre, en France,  pour  dénoncer l'intervention militaire, ou alors elles sont difficilement audibles. Aujourd'hui, pour l'instant, le principal reproche  fait au Président  François Hollande par le leader du Front de gauche, J.F. Mélenchon, ainsi que par les représentants du parti communiste français et de la gauche écologique c'est de…ne pas avoir convoqué le parlement avant d'avoir décidé de la guerre. A quoi le gouvernement français répond superbement qu'il n'en avait pas le temps et qu'il "fallait agir vite".

Cet argument, "qu'il fallait agir vite"  est trop souvent répété, assené, sur tous les médias français pour ne pas en devenir suspect. Il rappelle, le même, utilisé pour la Libye, lorsqu'on criait qu'il fallait vite intervenir à Benghazi, pour éviter un massacre. On sait comment cette justification s'est avérée mensongère et d'où est finalement venu  le massacre. Il semble, en réalité, que l'armée malienne avaient lancé des opérations sur la route menant à la ville de Mobti et en direction de la ville de Douentza, dés la journée de Lundi 7 Janvier (cf. le Quotidien d'Oran, 9 janvier 2013, p 6). Ces opérations, organisées en coordination avec le commandement français, avaient pour but, selon des experts occidentaux, de faire sortir les colonnes de pick-up des groupes rebelles de leurs bases et des villes afin de les bombarder en rase campagne et de permettre ainsi à l'aviation française d'intervenir. La version officielle française vise donc à justifier la précipitation de l'intervention française et à en  cacher les véritables raisons. Affaire donc à suivre, tant la gestion de ces interventions militaires par le mensonge est devenue coutumière.

La légitimation

Il est remarquable de voir comment chaque intervention militaire s'entoure d'un discours de légitimation. Chaque fois qu'elle a eu lieu, l'intervention militaire a été proclamée légitime, qu'il s'agisse de défendre un pouvoir contre des groupes armés rebelles comme c'est le cas au Mali, ou, au contraire,  de soutenir des groupes armés rebelles contre un pouvoir comme cela a été le cas en Libye ou c'est le cas en Syrie. Le droit d'ingérence n'est en fait que le droit du plus fort. Il ne s'embarrasse pas de cohérence. Mais  en aucun cas, les puissances occidentales qui  s'en réclament et interviennent, ne mettront leur influence, pourtant grande, au service d'une solution politique, pacifique. L'intervention est toujours violente et elle laisse toujours le pays dévasté, exsangue, meurtri  physiquement et moralement, fragile pour longtemps.

Dans le registre de la légitimation, il y a aussi l'argumentaire de la "menace terroriste islamiste".  Depuis que le Président Bush a trouvé et désigné  ainsi le nouvel ennemi global de l'Occident,  l'argument sert " à toutes les sauces", y compris d'ailleurs à des alliances avec ceux désignés auparavant comme "terroristes" lorsque la "realpolitik"  l'exige. La référence à la "menace terroriste" offre l'avantage à la fois de n'avoir rien à justifier et de donner une justification à n'importe quoi. Le président de la République française, François Hollande, et son ministre des affaires étrangères n'ont cessé de répéter, de marteler, qu'il s'agissait, au Mali, de lutter contre " des groupes terroristes criminels". On aura remarqué le pléonasme. Il a pour fonction d'accroître la tension. C'est ainsi qu'un amalgame est fait entre les différents groupes armés "rebelles", et que se trouvent obscurcies les véritables raisons de la crise malienne, et du même coup celles véritables de l'intervention française. Elles sont, ici comme ailleurs, à  chercher, banalement hélas, dans le pillage des richesses de la région et dans le maintien de l'influence nécessaire à cet effet.

L’Histoire se répète sur le continent africain..Entre l’an 397 et 398, Gildon,  prince Amazigh, se révolta contre la domination romaine et s'allia avec  les rebelles donatistes et circoncellions. Il arrêta les exportations de blé d'Afrique du Nord  vers Rome. Celle-ci utilisa contre lui, le fameux poète romain Claudien (un media de l'époque) qui mobilisa, à travers notamment un long poème propagandiste, l'opinion romaine, et déclencha la peur dans l'Empire en  faisant croire à la population qu'elle allait connaître la famine. Les méthodes sont les mêmes. Seule la technologie a changé.

La "menace terroriste islamiste" est brandie, comme à la plus belle époque du Président Bush junior. Le thème est repris en boucle par tous les hommes politiques et les médias français ce qui permet, collatéralement, de différer, au nom de "l'union sacrée", les échéances de la grave crise économique, sociale et morale actuelle de la société française ou d'y faire diversion.

Mais le thème comporte néanmoins un inconvénient, puisque, depuis, il y a eu le Président Obama et sa nouvelle stratégie envers le monde arabe et musulman, qui consiste à ne plus se contenter de brandir l'épouvantail de l'islamisme. Là se trouve une contradiction et une gêne, qu'on perçoit chez bien des  commentateurs français  lorsqu'il s'agit de passer du discours sur "le printemps arabe" et de la prise en compte de l'Islam politique à celui de la "menace islamiste".

Dans le registre de la légitimation de l'intervention au Mali, il faut parler, enfin, de la référence à la décision du Conseil de sécurité de l'ONU à ce sujet. Les responsables français s'enveloppent dans celle-ci  comme si la France ne faisait que se mettre,  par altruisme,  au service du droit international. Mais c'est précisément la France qui a  fait le siège du Conseil de sécurité pour obtenir une résolution autorisant l'intervention au Mali. Encore que cette intervention prévoyait d'abord de s'efforcer de trouver une solution politique aussi bien aux revendications légitimes des Touaregs du Nord Mali, qu'à la question de la légitimité du pouvoir politique malien,  mise à mal par le coup d'Etat récent. Et à ce propos, d'ailleurs, quelle  légitimité peut bien avoir un pouvoir qui ne peut se maintenir que par une intervention armée étrangère, laquelle, par ricochet, révèle d'ailleurs, par là même, sa propre illégitimité. Là est la faiblesse originelle de cette intervention militaire française. On peut s’attendre à la voir se révéler de plus en plus au fur et à mesure du développement de la situation.

 

Djamel LABIDI

 

Source:  Le Quotidien d'Oran du Jeudi 17 Janvier 2013

mercredi, 16 janvier 2013

LE POUVOIR FRANC-MAÇON IVOIRIEN ET L'USAGE DES SYMBOLES MYSTIQUES

 

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Comme pour narguer Dieu, les chrétiens et tous les ivoiriens d’une part; et d’autre part flouer les ignorants, mais aussi pour montrer qu’ils sont les maitres actuels du pays, les adorateurs et disciples de Lucifer au pouvoir en Côte d'Ivoire ont érigé depuis un mois un autel à Baal, au rond-point de la commune d’Abobo.

Cet autel à la forme d’une maisonnette représente une loge maçonnique, il est carré voire cubique, et est situé à Abobo, vers la Mairie. Haut d’environ 5 mètres, il a 5 m sur chaque côté et à 2 entrées opposées.

Cliquez, s'il vous plait, sur les différents liens et vous verrez vous même l’abomination:

1. Ici, vous voyez la représentation de Baphomet, le dieu des francs-maçons et des illuminatis:

BAPHOMET.jpg

Baphomet

2. Et là vous voyez d’un coté, à la gauche, l’autel satanique (en pleine luminosité, la nuit) dressé par Alassane Dramane Ouattara, à Abobo. Puis comparez avec la tête de Baphomet; regardez bien:

SYMBOLISATION DE BAPHOMET A ABOBO.jpg

Symbolisation de Baphomet à Abobo

Au milieu de l’autel, vous avez pu remarquer une croix maçonnique, incrustée dans un cercle (vert) qui représente un serpent qui se mord la queue, le tout surmonté par l'oeil illuminati:

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Pin's maçonnique - Croix templière émaillée rouge sur fond blanc

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Le serpent se mordant la queue et l'oeil illuminati, symboles maçonniques

 

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L'oeil illuminati (Visible aussi sur le dollar américain, ci-dessous. Novus Ordo Seclorum: Le Nouvel Ordre des Siècles ou Nouvel Ordre Mondial)

 

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Source: Michel S.

LE PRCF CONDAMNE L'INTERVENTION DE L'IMPERIALISME FRANÇAIS AU MALI

 

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L’intervention d’un impérialisme en Afrique ou partout dans le monde n’est jamais une initiative positive.

C’est au peuple malien et rien qu’à lui de forger son destin et d’imposer sa souveraineté contre l’action de groupes fondamentalistes qui se sont armés grâce à l’intervention de Sarkozy en Libye. Si Hollande voulait réellement aider le Mali, il commencerait par mettre fin au pillage du Mali par les monopoles capitalistes français.

Dans un rapport des forces désastreux, le gouvernement malien a lui-même requis « l’aide » de la France. Mais rien de bon pour un peuple ne peut sortir à moyen ou à long terme de l’intervention militaire des impérialismes, ni au Mali, ni en Syrie, ni en Iran. Au demeurant, comment Hollande et la fausse gauche peuvent-ils à la fois intervenir contre les affreux djihadistes au Mali alors qu’en Syrie, il faudrait se réjouir des avancées sur le terrain des troupes liées à Al Qaida et soutenues militairement par la France officielle? Que l’on commence donc par ne pas déstabiliser les peuples souverains au lieu de leur «venir en aide» une fois qu’on a créé la panique chez eux ! En l’occurrence, l’impérialisme français est un pompier pyromane!

Comme Irak ou ailleurs ces guerres n’apportent aucune solution et ne font qu’ajouter du malheur aux pays concernés.

Que dirions nous si un pays, mécontent du pouvoir français ou anglais ou si des troubles éclataient dans notre pays, intervenait militairement chez nous, même s’il est appelé par le gouvernement légal – ce gouvernement légal que les impérialistes ont tout fait pour déstabiliser à Damas ou à Kaboul à l’époque où, très légalement, le pouvoir populaire avait requis l’aide de l’URSS en prenant appui sur des traités internationaux parfaitement valides ? En fait c’est un rapport de forces favorable aux impérialistes qui autorise ces interventions dont le seul but est la préservation des intérêts des grandes sociétés capitalistes.

Les groupes terroristes que le gouvernement de François Hollande prétend combattre sont le résultat de l’intervention en Libye et les mêmes groupes que les pouvoirs UMP et PS, avec le soutien du FN qui montre sa nature impérialiste, soutiennent en Syrie contre l’indépendance de ce pays.

Répétons-le ce sont les peuples qui doivent régler leurs problèmes SANS intervention militaire étrangère.

Comme le disait Karl Liebknecht: "L'ennemi principal est dans ton propre pays!".



COMMISSION INTERNATIONALE DU PRCF

PRCF (Pôle de Renaissance Communiste en France)



mardi, 15 janvier 2013

ASSOCIATION SURVIE: «LA FRANCE INTERVIENT AU MALI ET REAFFIRME SON ROLE DE GENDARME EN AFRIQUE»

 

 

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Opération "Serval" de la France au Mali. La France marque son territoire au Sahel (NB: Le serval est un animal dont la caractéristique est d'uriner jusqu’à 30 fois pour marquer son territoire). Ci-dessous, le communiqué de presse de l'association française "Survie". Eloquent de lucidité. Bonne lecture!

Communiqué, le 14 janvier 2013


C’est finalement le 10 janvier 2013 que la France est entrée en guerre au Mali. La communication du gouvernement français, reprise sans questionnement par les principaux médias, tend aujourd’hui à légitimer par tous les moyens et tous les arguments cette nouvelle intervention militaire française sur le sol africain et son rôle de "gendarme de l’Afrique".

Pour Survie, association qui dénonce depuis longtemps l’ingérence et la domination de la France envers ses anciennes colonies africaines, il est important de rappeler quelques éléments de contexte et d’analyse critique sur cette intervention française, sans minimiser l’ampleur de la crise que connait le Mali.

La menace que font peser ces groupes armés sur la population et l’intégrité du Mali est indéniable. Leurs exactions sont connues et ont provoqué la fuite de centaines de milliers de personnes. Après le calvaire vécu par les populations dans le Nord, le soulagement des Maliens en ce moment est compréhensible. Si l’intervention française semble effectivement avoir mis un coup d’arrêt à l’offensive vers le sud du pays de mouvements armés qui se revendiquent d’un islam radical, il existe cependant d’autres motifs, militaires et politiques, à l’opération Serval rendant la conduite française des opérations critiquable.

Le camouflage multilatéral d’une opération française

Cette intervention ne s’inscrit pas dans le cadre des résolutions de l’ONU. Des mois de négociations ont permis de faire voter trois résolutions du Conseil de Sécurité, ouvrant la voie à une intervention internationale sous responsabilité africaine et pouvant faire usage de la force, mais officiellement sans implication directe des militaires français. En informant simplement le Conseil de Sécurité sur le fait que son intervention urgente "s’inscrit dans le cadre de la légalité internationale" eu égard aux dispositions de la Charte de l’ONU, elle a finalement pu justifier une décision bilatérale. Ce changement majeur, qui met ses « partenaires » devant le fait accompli, est complaisamment occulté afin de laisser à nouveau croire que la France met en œuvre une volonté multilatérale actée au sein de l’ONU. Il est donc nécessaire qu’elle respecte au plus vite les résolutions de l’ONU.

Une fois de plus, la France joue le rôle de gendarme de l’Afrique, en appuyant sa stratégie sur ses relations bilatérales avec des "régimes amis" africains, sur la présence permanente de son armée dans la région et sur sa capacité de projection de forces. Ainsi, les hélicoptères utilisés pour stopper l’offensive adverse sont ceux des forces spéciales françaises de l’opération Sabre, présentes au Burkina Faso voisin (et en Mauritanie) depuis deux ans et renforcées au mois de septembre. C’est surtout le dispositif Epervier, en place au Tchad depuis 1986 alors qu’il était supposé provisoire, qui est mobilisé. À travers l’opération baptisée Serval, ce sont donc les liens que Paris entretient avec des régimes totalement infréquentables, ceux d’Idriss Déby et de Blaise Compaoré, qui se trouvent une nouvelle fois renforcés. Le rôle phare de la France est reconnu par la plupart de ses partenaires occidentaux qui lui emboitent le pas timidement dans cette intervention (Royaume-Uni, Etats-Unis, Allemagne) sans pour autant engager de troupes combattantes, tandis que d’autres restent en retrait.

Une intervention directe décidée dans l’ombre

Ce scénario rentre dans la logique développée par le nouvel exécutif français, prônant l’intervention militaire comme un "préalable" à la restauration de la paix dans le pays (également en proie à une crise institutionnelle grave). Ces derniers mois, la France n’avait en rien contribué à l’émergence d’une solution collective discutée par l’ensemble des Maliens et de nature à favoriser un consensus politique, préalable à une réorganisation rapide des forces de sécurité. Aujourd’hui, la présence de soldats français jusque dans Bamako - sous couvert de protection des ressortissants - représente une pression importante sur les autorités maliennes en état de grande faiblesse.

L’option d’une intervention directe et rapide des forces françaises était déjà prévue, au vu de la rapidité de mise en œuvre, et ce bien avant que l’offensive ne se rapproche de Sévaré-Mopti. L’aval du Parlement n’est pas nécessaire à l’Élysée pour déclencher une opération extérieure, ce qui marque l’insuffisance de la modification constitutionnelle de juillet 2008 relative au contrôle parlementaire des opérations extérieures. De rares réactions critiques dans la classe politique soulignent cette absence de concertation. La nature préméditée de cette intervention armée aurait indiscutablement dû susciter une prise de décision parlementaire.

Dans l’immédiat, l’opération Serval a déjà basculé dans une phase offensive et semble devoir se prolonger dans la durée. Cette logique occulte délibérément les risques pour la population malienne et les Etats de la région, de même que les perspectives politiques et la période post-conflit. Le bilan accablant des récents antécédents français en Afrique montre pourtant que ces risques sont bien réels. Les interventions de 2011 en Côte d’Ivoire et en Libye ont en effet débouché sur des situations internes explosives, passées sous silence.

En conclusion, la crise malienne et cette nouvelle intervention militaire française en Afrique révèlent l’échec de 50 années de "coopération" avec l’Afrique : armées incapables de protéger leurs populations, chefs d’Etat médiateurs de crises eux-mêmes putschistes, accords de défense et bases militaires qui ont perpétué le rôle de gendarme de l’Afrique que la France s’est historiquement octroyé. On ne peut que constater l’incapacité des institutions africaines et multilatérales à organiser la moindre opération de sécurisation dans la région sans avoir recours au poids lourd français, qui a tout fait pour se rendre incontournable. Ces événements appellent une fois de plus à une remise en cause de l’ensemble du cadre des relations franco-africaines.


Contact presse:

danyel.dubreuil@survie.org

Association Survie

107, Boulevard de Magenta

75010 Paris

Tél : 01 44 61 03 25

lundi, 14 janvier 2013

MALI: LES MENSONGES DE LA PROPAGANDE DE GUERRE FRANÇAISE

 

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Cocorico ! La France aura bien eu sa «tempête de désert».

Hollande a pris la «courageuse» décision d’envoyer les hélicoptères Gazelle des forces spéciales de l’armée de terre, des Mirage 2000D et des Rafale contre les colonnes des djihadistes qui menacent la sécurité de l’Europe.


Dans cette guerre, la France n’a pas besoin de justification supplémentaire, il suffit qu’elle ressasse la propagande rôdée désormais au fil des dernières guerres de l’Empire, elle intervient pour sauver le peuple malien et pour les droits de l’Homme. Les intérêts de la France, au premier rang desquels le contrôle des mines d’uranium du Niger voisin, ne viendraient qu’en second lieu. Comme d’habitude, les médias de l’hexagone ont rivalisé dans le rôle qui leur est dévolu : la fabrication de mensonges éhontés en vue de justifier une guerre de rapine et de domination néo-coloniale. Retour sur les mensonges les plus grotesques.

Premier mensonge. Les apparences diplomatiques sont sauves. Le président français a justifié sa décision d’intervenir au Mali en prétextant l’appel à l’aide du gouvernement malien. En effet, le président intérimaire malien, Dioncounda traoré, a lancé un appel au secours à la France pour stopper l’avancée des rebelles d’Ansar Dine qui avaient pris le contrôle de la ville stratégique de Konna. Mais ce que le gouvernement et les médias français ont oublié de rappeler c’est que ce président malien ne dispose d’aucune légitimité pour appeler à l’intervention militaire d’une puissance étrangère sur le sol malien.

Il s’agit d’un président intérimaire désigné en concertation avec l’Union africaine et les Etats de l’Afrique de l’ouest pour retourner au plus vite à l’ordre constitutionnel après le coup d’Etat du capitaine Amadou Sanogo et en vue de préparer des élections. Aussi bien le commandement de l’armée malienne que de larges secteurs de la société civile et politique malienne, même s’ils sont attachés au recouvrement par leur pays de son intégrité territoriale et à son unité nationale, s’opposent légitimement à l’intervention étrangère dans des conditions qui n’assurent pas au Mali le contrôle des opérations et de la suite des évènements.

Second mensonge. Le gouvernement français justifie son opération Serval par le souci de contrer les rebelles d’Ansar Dine qui ont lancé la semaine dernière une offensive contre des localités situées au centre du pays en direction du sud. Ce faisant, le gouvernement français tente de donner à cette opération un caractère défensif. Rien n’est plus faux. Depuis que le Nord du mali a échappé au contrôle du gouvernement central de Bamako pour tomber entre les mains du mouvement Ansar Dine et des autres mouvements djihadistes, on le sait, la France n’a pas cessé d’appeler à la guerre en poussant en avant les Etats de la CEDEAO pour donner un semblant de légitimité africaine à cette guerre néocoloniale.

Après avoir réussi à torpiller les efforts de médiation du gouvernement algérien en vue de trouver une solution politique à la crise et à arracher une résolution du conseil de sécurité de l’Onu autorisant le déploiement d’une force africaine mais dans le cadre d’un plan de résolution politique globale de la crise, la France a continué en coulisses à pousser le gouvernement malien et les autres gouvernements de l’Afrique de l’Ouest à vider cette résolution onusienne de son contenu et à se préparer à la guerre.

De son côté, l’Algérie a réussi récemment à amener les deux principaux protagonistes du mouvement national touareg Ansar Dine et le MNLA à trouver un accord en vue de négocier une solution politique avec le gouvernement de Bamako. Des délégations de ce mouvement ont rencontré le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso à Ouagadougou. Mais sous la pression française, le gouvernement malien a ignoré ces bons offices et a continué en secret à préparer l’offensive armée qui était planifiée entre l’été et l’automne 2013 comme en témoigne le recrutement tous azimuts et l’entraînement de mercenaires de tous les coins d’Afrique, étant entendu que les 3.000 hommes de la CEDEAO n’allaient pas suffire à déloger les mouvements touareg de leurs positions. Le mouvement Ansar Dine n’avait plus d’autre choix que d’attendre que l’adversaire se prépare à son aise et qu’il se fasse écraser ou alors d’anticiper sur l’action de ses adversaires et lancer une offensive militaire pour rappeler à Bamako son existence et le forcer à négocier sérieusement.

La France a compris l’enjeu et a dû changer son plan initial. Au lieu d’attendre encore quelques mois le temps de préparer ses supplétifs africains pour la sale besogne, elle a dû intervenir directement. En apparence, Ansar Dine et ses alliés d’Aqmi et du Mujao ont mal calculé leur coup en provoquant cette intervention française prématurée qui pourrait leur coûter cher. Mais d’un autre côté, les masques sont tombés. La France est intervenue directement dans un conflit dont il n’est pas sûr qu’elle s’en sorte sans perdre beaucoup de plumes.

Troisième mensonge. Le gouvernement français prétend qu’il mène cette guerre contre les djihadistes qui contrôlent le nord du Mali et menacent désormais le territoire de la France et de l’Europe. En reprenant cet argument officiel, les médias français usent d’un mensonge grossier. D’abord, ils sont bien culottés de servir pareil argument à leurs téléspectateurs La France qui n’a pas hésité à armer et soutenir les djihadistes en Libye et qui n’hésite pas aujourd’hui à soutenir les djihadistes en Syrie se découvre subitement une âme laïque et démocratique au Mali ! La laïcité ici n’est qu’un cache-sexe servant à cacher de sordides desseins stratégiques et économiques.

Le mouvement Ansar Dine est avant tout un mouvement de libération touarègue. Ses membres fondateurs et ses cadres, à commencer par leur leader Iyad Agh Ghali, proviennent tous du mouvement de libération touareg qui a lutté les armes à la main durant les années 80 contre le gouvernement central de Bamako et qui ont déposé les armes dans le cadre des Accords d’Alger, en 1991.

Que ce mouvement ait connu par la suite une évolution idéologique fondamentaliste est une chose que seul une islamophobie aveugle pourrait confondre avec le djihadisme terroriste dans lequel excellent des groupes comme Aqmi et le Mujao. Justifier une guerre au Mali au nom de la lutte contre le fondamentalisme d’Ansar Dine c’est comme si l’Etat italien justifiait dans les années 70 et 80 une mise hors-la loi du parti communiste italien sous prétexte que les groupes terroristes des Brigades rouges et de Prima Linea usaient de la même rhétorique marxiste-léniniste !

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Quatrième mensonge. La propagande française met l’accent sur le fait qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre Ansar Dine et les autres groupes djihadistes. La preuve c’est que Ansar Dine a gardé des contacts avec ces mouvements. Ansar Dine se défend en disant qu’il n’a rien à voir avec ces mouvements mais comme ils sont sur le même terrain, il est normal qu’il ait des contacts avec eux.

D’ailleurs, les services français entretiennent des contacts officiels sous la couverture du Quai d’Orsay avec ces groupes comme vient de le dévoiler un des chefs d’Aqmi, au Mali, Abdelhamid Abou Zeid et ce, dans le but de libérer les otages français contre des rançons qui se sont avérées ces dernières années un mode bien commode de financer ces groupes terroristes dans leurs actions contre l’adversaire inavoué de la France dans la région : l’Algérie. Pire, rien n’interdit de penser que les services français regardent avec une certaine complaisance le jeu que certains protagonistes régionaux jouent avec les narco-terroristes du Mujao pour affaiblir l’encombrant voisin algérien…

Parmi les arguments servis pour justifier la soi-disant collusion d’Ansar Dine avec les groupes terroristes, la propagande française relayée malheureusement par certains médias algériens, il y a le fait qu’Ansar Dine refuse de combattre Aqmi et le Mujao en avançant que ce n’est pas son rôle à lui de les combattre, en tout cas pas avant la résolution du conflit avec Bamako et le retour de la paix et de la stabilité dans la région. Et dans ce cas, les djihadistes étrangers seront bien obligés de quitter le territoire malien de gré ou de force. Comme le rappelle à juste tire un porte-parole d’Ansar Dine, pourquoi les gouvernements occidentaux qui mettent aujourd’hui la pression son mouvement pour combattre Aqmi n’ont pas usé des mêmes pressions sur le régime du président malien déchu Amadou Toumani Touré dont la collusion avec les groupes narco-terroristes était avérée?

Que le programme et l’interprétation rigoriste de la Charia islamique d’Ansar Dine posent problème, sans doute. Mais ce sera une affaire interne à la société touarègue et malienne et ce n’est en tout cas pas l’affaire de la France et des gouvernements africains à sa botte. Si l’application de la Charia devait constituer un objet de casus belli, la France devrait entrer sans tarder en guerre contre les pétromonarchies du Golfe et bientôt contre les pays arabes dont la nouvelle constitution devrait s’inspirer explicitement de la Charia : Egypte, Tunisie, Libye et bientôt Syrie!

Non content de semer la confusion au sein de l’opinion publique et d’essayer de diaboliser coûte que coûte Ansar Dine parce qu’il ne s’inscrit pas dans leur stratégie néo-coloniale, les services français cherchent à faire diversion via les sites franco-israéliens amis qui font passer Ansar Dine pour une création tantôt saoudienne tantôt qatarie, en laissant aux sites makhzéniens le loisir de vendre la thèse éculée qui voit dans le DRS algérien le nouveau démiurge de la géopolitique sahélo-saharienne.

Cinquième mensonge. Le gouvernement français a monté toute sa campagne diplomatique en direction de l’union africaine, l’union européenne et l’Onu en vue de justifier une guerre au Mali au nom de la défense de l’intégrité et de l’unité territoriale du Mali menacée par la déclaration d’indépendance unilatérale de l’Azawad proclamée par le MNLA. C’est peut-être le plus gros mensonge de cette guerre tant il est archi-connu que la France a toujours tenté de manipuler les mouvements séparatistes touarègues au Mali et au Niger pour faire chanter les gouvernements de Bamako et Niamey en vue de les amener à accepter ses conditions de « coopération » néocoloniales.

Il ne faut pas oublier que le mouvement séparatiste appelé MNLA a été créé dans la précipitation par Mohamed Ag Najem qui commandait un millier de mercenaires touarègues maliens au service du régime de Kadhafi et qui a été retourné par les services français quelques semaines avant la chute de Tripoli. Ag Najem aurait-il accepté de trahir Kadhafi et de retourner au Mali s’il n’avait pas eu les assurances de Paris pour pouvoir rentrer chez lui avec armes et bagages remplis d’or et de dollars pour jouer le nouveau rôle qui lui a été dévolu?

C’est quand le MNLA a été chassé de ses positions conquises au nord par les combattants d’Ansar Dine et des autres groupes djihadistes que le gouvernement français a changé de fusil d’épaule et s’est mis à défendre hypocritement la thèse de l’intégrité territoriale du Mali. En fait, la diplomatie française est en train de réchauffer un vieux plan colonialiste visant à diviser l’Afrique et les Africains pour mieux régner.

Elle agite notamment l’épouvantail de l’islamisme pour faire passer la manipulation sordide des élites et des populations bambara au sud contre les tribus berbères et maures du nord qu’elle juge moins dociles et plus enclines à s’allier avec les nouveaux régimes qui sont en train d’émerger en Afrique du nord à la faveur des mouvements de contestation que les officines impérialistes cherchent à instrumentaliser et à dévoyer mais en vain. L’opposition entre populations musulmanes et populations chrétiennes et/ou animistes est en train de devenir un nouveau cheval de bataille idéologique impérial en Afrique comme l’illustre à merveille le laboratoire soudanais appelé à servir de modèle pour toute la région.

Sixième mensonge. Les médias français ont abreuvé les téléspectateurs d’images et de reportages bidon montrant des citoyens maliens dans la capitale qui applaudissent l’intervention française. Bien-sûr, il se trouvera toujours des Maliens qui se rappellent l’esclavage d’avant-hier des esclavagistes touarègues et maures et oublient l’esclavage moderne d’hier et d’aujourd’hui des colons et des capitalistes français mais la majorité des Maliens ne sont pas dupes du jeu de la France. Les médias français montrent ce qu’ils veulent montrer et s’imposent le silence sur les manifestations des patriotes maliens, réunis au sein de la COPAM (coordination des organisations patriotiques du Mali) qui ont appelé au lendemain de l’intervention française au départ du président malien qui n’a aucune légitimité démocratique.

Septième mensonge. Au lendemain de l’intervention française, les médias reprennent les communiqués triomphalistes du ministère français de la défense. Une centaine de djihadistes auraient été éliminés et leur avance vers le sud aurait été stoppée. Les pertes françaises sont minimisées. La perte d’un hélicoptère Gazelle a été attribuée au début à un crash. Mais voilà que les nouvelles moins rassurantes commencent à tomber. Ce n’est pas un hélicoptère mais deux qui ont été abattus dès le premier jour de l’opération. Le pilote d’un hélicoptère Gazelle, le lieutenant a été mortellement touché.

Mais le fait qui témoigne de la grossièreté des mensonges de guerre français est qu’on apprend au troisième jour de l’opération Serval que l’offensive des combattants d’Ansar Dine n’est pas totalement stoppée alors qu’on nous a assuré la veille qu’elle a été stoppée. Pire, le gouvernement français vient de renforcer son dispositif d’intervention militaire de manière spectaculaire et inquiétante comme s’il s’agissait d’une guerre contre une armée conventionnelle. A en croire le site spécialisé dans les questions militaires « Mer et marine » les forces françaises engagées actuellement au Mali proviennent du dispositif Epervier basé au Tchad et qui ne comprend pas moins que six Mirage 2000D, deux Mirage F1 CR, trois C135, un C130 Hercule et un C160 Transall. Et aux dernières nouvelles, on apprend l’engagement des Rafale ! La facture risque d’être très salée pour un Hollande qui cherchait à faire des économies mais surtout pour le peuple fra,çais appelé à se serrer encore plus la ceinture pour contribuer à cette guerre coloniale!

Mais comme un malheur n’arrive jamais seul. On apprend en même temps que l’opération d’un commando de la DGSE en vue de libérer un des leurs détenu par les miliciens du groupe Chabab en Somalie s’est soldée par un fiasco. L’otage aurait été tué et deux membres du commando de la DGSE éliminés. La propagande française voudrait faire croire que le commando de la DGSE a éliminé 17 djihadistes mais n’arrive pas à expliquer comment ils n’ont même pas pu récupérer les corps de leurs camarades tués. Les djihadistes somaliens ont même déclaré qu’ils détiennent un membre du commando français blessé mais vivant ! Ces déboires risquent d’annoncer d’autres conséquences beaucoup plus dramatiques pour les populations civiles du Nord Mali et pour la vie des otages français eux-mêmes. Au lieu d’assurer sa sécurité et celle de ses ressortissants, la France est bien partie pour vivre quelques aventures que ne lui envieraient pas ses alliés de l’Otan qui lui ont promis jusqu’ici bien timidement leur soutien logistique. Tout cela pour l’uranium du Niger et les milliards de bénéfices d’AREVA et de SUEZ et leurs banquiers!

 

Mohamed Tahar Bensaada


Source: IRAN FRENCH RADIO

samedi, 12 janvier 2013

DECLARATION DU FPI RELATIVEMENT A LA GOUVERNANCE OUATTARA

 

côte d'ivoire,declaration du fpi relativement à la gouvernance ouattara,le secrétaire général par intérim & porte-parole,dr kodjo richard

Introduction

 

L’élection présidentielle ivoirienne, organisée en Octobre 2 000, a vu la victoire éclatante du candidat Laurent GBAGBO qui a trouvé le pays dans un état de déliquescence à tous points de vue.

En effet, sur le  plan  économique et financier, la Côte d’Ivoire était abandonnée par la communauté financière internationale, suite à de nombreux scandales dont les dirigeants du PDCI d’alors  s’étaient rendus coupables. Sur le plan socio-politique, des opposants au régime précédant et certains responsables d’organisations de la société civile étaient emprisonnés, et d’autres, contraints à l’exil. Parmi les opposants en exil, il y avait le président du Rassemblement des Républicains (RDR),  qui s’appelait à ce moment-là, Monsieur Alassane Dramane OUATTARA. Enfin, sur le plan social, les couches socio professionnelles, dans la quête de leur mieux-être, étaient en ébullition. Il s’agit notamment des enseignants avec des salaires à double vitesse ; des travailleurs de la CARENA en voie de licenciement et sans le paiement de leurs droits…

Dès son accession à la magistrature suprême de l’Etat de Côte d’Ivoire, Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République, s’est approprié tous les dossiers cruciaux dont il avait connaissance. Il œuvra à y apporter une solution définitive afin que notre pays retrouve la paix durable et la cohésion sociale. C’est dans cette optique qu’il a organisé un Forum de réconciliation nationale, du 09 octobre 2001 au 23 janvier 2002. Pour la réussite de ce forum conformément à la constitution - qui interdit l’exil de tout citoyen ivoirien - il a fait rentrer au pays tous les acteurs principaux des différentes formations politiques. Il mettait ainsi fin à l’exil de M. OUATTARA, qui était sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé contre lui par Monsieur Henri KONAN BEDIE, alors Président de la République.

Avec la rigueur et la clairvoyance dans la gestion des affaires publiques qu’on lui reconnaît, très rapidement, le président de la République Laurent GBAGBO a permis à la Côte d’Ivoire de renouer avec les bailleurs de fonds internationaux. Après seulement dix huit (18) mois d’exercice du pouvoir dans des conditions extrêmement difficiles, il a réussi à inscrire la Côte-d’Ivoire sur la voie du développement, de la cohésion sociale et de la normalisation. On peut noter entre autres, la révision à la hausse des salaires de la plupart des agents de l’Etat, la réforme des statuts existants et la création de nouveaux statuts (statut du corps préfectoral, du corps diplomatique), la mise en œuvre des réformes dans les filières agricoles, la dépénalisation des délits de presse, l’élargissement de la décentralisation, avec la communalisation totale et la création des Conseils Généraux, le lancement de l’Assurance Maladie Universelle et du processus de démocratisation des services d’Education et de Santé.

Ces succès éclatants et inattendus provoquèrent le désarroi  parmi les puissances d’argent et d’autres oligarchies néo-libérales : Laurent GBAGBO n’était pas attendu parce qu’il n’était pas leur homme.

C’est pourquoi son régime fit l’objet de plusieurs tentatives de coups d’Etat dont celle du 19 septembre 2002, qui s’est muée en rébellion armée. Ainsi qu’on sait, le pays a été scindé en deux (02) parties. La partie Nord, occupée par la rébellion et la partie Sud sous contrôle du gouvernement légal et légitime.

Durant les neuf (09) ans qu’a duré la crise politico-militaire, le Président de la République Laurent GBAGBO a, contre vents et marées, maintenu la Côte d’Ivoire dans la bonne gouvernance, tant aux niveaux économique, financier, social qu’à celui des droits de l’homme et des libertés publiques, individuelles et collectives. Pendant tout son mandat et s’agissant du respect des droits et libertés, le Président de la République Laurent GBAGBO n’a jamais utilisé la prison et la justice pour se venger de ses adversaires politiques.

A l’inverse de cette philosophie éthiquement correcte et moralement saine, force est de constater que depuis le 11 Avril 2011, date à laquelle les forces internationales coalisées (l’armée française de Nicolas SARKOZY et les forces Onusiennes) ont installé M. OUATTARA à la magistrature suprême de notre pays, la Côte d’Ivoire va à vau-l’eau. Au-delà de l’apologie faite par les thuriféraires du régime dans une partie de la presse nationale et leurs relais internationaux, les actes de mauvaise gouvernance sous le régime OUATTARA sont visibles, palpables, dans plusieurs domaines.

Cette situation chaotique - dans laquelle le régime OUATTARA a plongé le pays - interpelle le Front Populaire Ivoirien, à plus d’un titre: d’abord, en sa qualité du plus grand parti politique au regard des résultats du 1er tour de la présidentielle du 31 octobre 2010 ; ensuite parce que c’est le Front Populaire Ivoirien qui a payé le plus lourd tribut au coup d’Etat perpétré par la communauté internationale contre le régime du Président Laurent GBAGBO; et enfin,  parce que  le Front Populaire Ivoirien incarne l’espoir de la majorité des Ivoiriens.

C’est ce qui motive la présente déclaration, par laquelle le Front Populaire Ivoirien relève, analyse et donne sa position sur quelques faits d’actualité de la gouvernance sous le régime OUATTARA:

I-L’instauration d’un pouvoir ethnocentriste à visée hégémonique

Lors de sa visite d’Etat effectuée en France du 25 au 28 janvier 2012 et répondant à une question de Vincent HUGUEUX du journal L’Express, relative à la promotion des cadres du Nord de la Côte d’Ivoire, sa région d’origine, Monsieur OUATTARA a fait la déclaration surprenante suivante:

«Il s’agit d’un simple rattrapage [ethnique]. Sous GBAGBO, les communautés du Nord, soit 40% de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S’agissant des hauts cadres de l’armée, j’ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces Nouvelles [armée de la rébellion du Nord] qui voulaient tous les postes. Et j’ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu’au niveau de commandement : le numéro 1 issu des Forces Nouvelles, flanqué d’un numéro 2, venu de l’ancienne armée régulière. Tous grades confondus, il y a 12 % de nordistes dans la Police, 15 % dans la Gendarmerie et 40% environ dans l’armée…. Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher».

Cette politique de rattrapage ethnique que revendique solennellement Monsieur OUATTARA lui-même, mais qu’il a tenté de nier par la suite, a été saluée par Alex Souleymane BAMBA, porte-parole du SG par Intérim du RDR (in L’Inter numéro 2596 du 21 mars 2012) qui estime que l’exclusion des nordistes remonte à la décennie 1960, sinon beaucoup plus loin. Il faut savoir que cette épuration ethnique est un système total qui a des conséquences désastreuses sur l’ensemble des institutions de la République, ainsi que sur la cohésion sociale : l’Armée, la Fonction Publique, la Justice, l’Education Nationale, l’Economie, le pluralisme politique, la citoyenneté, la souveraineté nationale, la valeur de la Vie humaine etc...

II-La violation des droits de l’Homme et des libertés  

Depuis l’avènement de M. OUATTARA à la magistrature suprême, la Côte d’Ivoire est devenue un Etat de non droit. M. OUATTARA ne se contente plus de fouler aux pieds la loi fondamentale de la République de Côte d’Ivoire, en contraignant à l’exil  de nombreux citoyens ivoiriens. Dans cette même logique et en violation de la Constitution, M. Ouattara a enlevé et déporté à La Haye, le Président Laurent Gbagbo. Sous sa gouvernance, la protection des personnes et des biens est de fait confiée à des personnes sans compétence institutionnelle telles que les chasseurs traditionnels appelés « Dozos »  et des hommes en treillis non régulièrement intégrés dans l’armée. La persécution des populations ivoiriennes en général et des militants et sympathisants du Front Populaire Ivoirien en particulier, se traduit par des exactions, des exécutions sommaires, des arrestations, des emprisonnements, des tortures. A l’heure actuelle, il y a plus de 500 prisonniers politiques, civils et militaires qui croupissent dans les prisons du régime Ouattara. D’autres sont détenus dans des habitations et lieux privés transformés en camp de torture. C’est le lieu de rappeler l’acharnement du pouvoir contre l’opposition en général et le FPI en particulier ; acharnement qui se traduit par la répression systématique des manifestations publiques. Pour mémoire, on peut noter les attaques sanglantes des meetings du FPI à Koumassi, Yopougon, Port-Bouët, Bonoua, et plus récemment des manifestations de la jeunesse du FPI qui ont été interdites. En outre, il faut rappeler la caporalisation par le régime des médias publics où la parole est systématiquement refusée au FPI. C’est l’occasion de rappeler aussi la mainmise du pouvoir OUATTARA sur l’appareil judiciaire. La justice des vainqueurs  devient ainsi la règle de fonctionnement de la justice ivoirienne sous ce pouvoir.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) dénonce avec vigueur le musellement de la presse et des journalistes ainsi que  le blocage de la liberté d’expression par l’usage abusif du Conseil National de la Presse (CNP) qui étouffe toute opinion contraire à celle du régime Ouattara.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) condamne cette dérive totalitaire et appelle le pouvoir OUATTARA à se ressaisir et à revenir à l’Etat de droit en mettant fin à des pratiques contraires aux principes de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

III-L'insécurité généralisée sous le régime Ouattara

Depuis le 11 Avril 2011, date de l’achèvement du coup d’Etat fomenté par  les forces franco-onusiennes contre le régime du Président Laurent GBAGBO et matérialisé par l’arrestation de ce dernier, la Côte d’Ivoire est plongée dans une insécurité totale et  galopante. Les forces rebelles (forces pro-Ouattara) composées de soldats de tout acabit venus de la sous région, de mercenaires et de ressortissants du nord ont été transformées, par décret, le 17 mars 2011, en Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Il ne se passe pas de jour sans qu’il n’y ait d’affrontements entre ces forces-pro-ouattara elles-mêmes d’une part, entre ces forces et  les populations d’autre part.

Ces affrontements se soldent toujours par des pertes en vies humaines et des destructions de biens. Le régime OUATTARA a montré son incapacité à procéder au désarmement de certains de ces soldats qui n’ont pas été intégrés dans les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Ceux-ci se livrent alors à des braquages, à des attaques d’institutions financières et de domiciles privés. Après avoir détruit certains biens privés et emporté d’autres, ces forces pro-OUATTARA confisquent et exploitent, toujours illégalement et sous le regard complice des autorités ivoiriennes, des plantations de nombreux citoyens ainsi que des habitations et autres lieux privés. A titre d’exemple, la place de la liberté à Yopougon appartenant au FPI, les domiciles du président du parti AFFI N’GUESSAN, du Président par intérim Miaka Ourétto, des camarades Marcel GOSSIO, Léon Monnet, tous membres du Comité Central du FPI, Kabran APPIAH, Président du Mouvement Alternative Citoyenne, etc. Le Front Populaire Ivoirien retient que,  après presque deux (02)  ans d’exercice de pouvoir, M. Alassane OUATTARA a montré son incapacité à assurer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national. Partout en Côte d’Ivoire, dans les villes, villages, campements, hameaux, personne n’est en sécurité. Les attaques à mains armées, les tueries, le racket, les braquages, les enlèvements sont désormais le lot quotidien des populations ivoiriennes;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) condamne toutes ces violences et exécutions extrajudiciaires – y compris les 737 exécutions révélées par la CNE – dont se rendent coupables les nouvelles autorités ivoiriennes;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) exige non seulement que les nouvelles autorités désarment les supplétifs des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) et tous les autres individus non autorisés à porter les armes conformément à la Résolution 2062 du Conseil de sécurité , mais aussi leur retrait total de toutes les localités du pays ainsi que  l’ encasernement des FRCI;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) exige par ailleurs, le désarmement, sans délais, de tous les dozos et leur retour dans leur région et pays respectifs.

IV-Le Génocide du peuple Wê

Depuis l’intrusion brutale de M. OUATTARA sur la scène ivoirienne, notre pays vit une tragédie sans fin marquée par des massacres de populations dont la plus odieuse a eu lieu, le Vendredi, 20 Juillet 2012, à Duékoué, dans le camp des réfugiés du village de Nahibly.

En effet, des éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ont attaqué le camp des réfugiés de Nahibly dans la  sous-préfecture de Duékoué. Des sources officielles faisaient état de (06) morts, alors que des cadres et ressortissants de la région avançaient des chiffres allant au-delà de deux cent (200) morts et de plusieurs disparus. Quelques jours plus tard, des fosses communes ont été découvertes. L’enquête diligentée à l’effet de faire éclater la vérité et de situer les responsabilités, tarde à livrer ses conclusions.

Face à la monstruosité d’une telle situation:

- Le Front Populaire Ivoirien (FPI) s’étonne et s’indigne de la lenteur et du laxisme du pouvoir OUATTARA dans la conduite de cette enquête;

- Le Front Populaire Ivoirien  (FPI) dénonce le mutisme coupable de la communauté internationale sur une tragédie qui a tous les traits d’un crime contre l’humanité;

- Le Front Populaire Ivoirien (FPI) condamne la démarche de deux poids, deux mesures de la justice ivoirienne face à ce drame sans précédant dans l’histoire de notre pays;

- Le Front Populaire Ivoirien (FPI) demande aux puissances internationales (Etats-Unis, France, Union Européenne) de faire preuve de courage en critiquant ouvertement et en prenant position contre les dérives autoritaires d’un régime qu’ils ont mis en place, certes, mais qui s’éloigne de jour en jour du minimum démocratique exigible, la raison du plus sage devant primer sur la raison du plus fort.

V-La mauvaise gestion du monde du travail

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) note que depuis l’arrivée de M. OUATTARA à la tête de la Côte d’Ivoire avec l’aide de la communauté internationale, son régime procède à des licenciements et renvois abusifs et massifs des travailleurs tant dans l’administration publique que dans le secteur parapublic, au nom de sa politique de rattrapage ethnique. Le régime OUATTARA, empêtré dans une dynamique de vengeance aveugle, fait fi à la fois des textes régissant le monde du travail et du principe sacro-saint de la continuité de l’Etat. Le pouvoir OUATTARA remet ainsi en cause les acquis sociaux obtenus par certaines corporations professionnelles sous la gouvernance du Président Laurent GBAGBO. C’est le cas, par exemple, des personnels des secteurs de l’Education/Formation et de la Santé. Dans ces secteurs, le régime OUATTARA montre son incapacité notoire à résoudre les problèmes sociaux et matériels des agents. Ceci explique pourquoi,  face aux revendications  des étudiants, des enseignants et du corps médical, le régime OUATTARA affiche le mépris, utilise la violence, adopte une attitude de diversion, de fuite en avant et dit des contre-vérités. Il masque désespérément son incompétence et son incapacité.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) trouve juste et légitime la lutte des forces sociales ivoiriennes dans toutes leurs composantes et exprime sa solidarité et son soutien à tous les travailleurs en lutte pour l’amélioration de leurs conditions de travail  et de vie;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) soutient les professionnels de la santé dans leurs revendications;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) soutient également les enseignants qui exigent du pouvoir OUATTARA l’application effective du décret «N° 2009-208 du 29 Juin 2009 portant fixation des échelles de traitement des fonctionnaires enseignants des emplois du secteur Education/Formation».

VI-Le surendettement de la Côte d’Ivoire sous le régime Ouattara

La Côte d’Ivoire sous le régime OUATTARA connaît un niveau d’endettement  jamais égalé dans son histoire économique. En effet, selon la célèbre banque CIA WORLD FACTBOOK, la dette extérieure de la Côte d’Ivoire a été ramenée sous le régime GBAGBO à 5 670 Milliards de FCFA à la fin de l’année 2010. Et voilà qu’après seulement Vingt (20) mois d’exercice du pouvoir d’Etat, soit moins de deux ans après,  la comptabilité partielle établie par des  économistes  nationaux et internationaux fait état de dix mille milliards de F CFA (10.000.000.000 F CFA) de dettes contractées par M.OUATTARA. Cela est l’illustration d’une tendance au surendettement du pays.

 Sur la place publique, le régime OUATTARA fait du tapage médiatique chaque fois  qu’on lui accorde un prêt, en considérant cela comme une performance. La réalité est que le surendettement d’un pays est la manifestation patente de l’échec de sa politique économique.  Car il nous rend dépendants vis-à-vis de l’extérieur. La nouvelle politique d’endettement de M. OUATTARA qui, aux dires des nouvelles autorités, fait « tomber des pluies de milliards » sur notre pays, n’a malheureusement aucun impact sur les populations ivoiriennes. Tout gouvernement responsable, sérieux et soucieux de l’avenir des générations futures, mène toujours une politique économique qui consiste à s’endetter le moins possible. C’est bien cette politique, mue par la volonté de désendettement d’une Côte d’Ivoire surendettée, qu’avait choisie le Président Laurent GBAGBO  à travers les concepts de « Budget Sécurisé », de « budget normalisé », fondés prioritairement sur la mobilisation des ressources internes. Cette politique a permis de ramener la dette de la Côte d’Ivoire à des proportions raisonnables et d’atteindre aujourd’hui le point d’achèvement de l’initiative des pays pauvres très endettés (PPTE).

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) dénonce cette politique de surendettement aveugle ainsi que le manque de transparence dans la gestion des emprunts et des ressources naturelles;

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) interpelle le régime OUATTARA afin qu’il mette en œuvre une politique sociale responsable au profit des populations ivoiriennes, au regard des souffrances qu’elles endurent.

VII-Les scandales à répétition sous le régime Ouattara

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) constate que depuis que M. OUATTARA est parvenu au pouvoir grâce à la communauté internationale, les scandales de diverses natures se multiplient au sommet de l’Etat et au sein du gouvernement. La presse nationale et même internationale s’en fait régulièrement l’écho. Il s’agit notamment des cas suivants:

* Anne OULOTTO, ministre de la Salubrité Publique d’alors, avec l’attribution de marchés de plusieurs milliards de F CFA, passés de gré à gré;

* Kandia CAMARA, ministre de l’Education Nationale, coupable de délits d’initiés à travers la société CELPAID pour l’inscription en ligne des élèves, laquelle entreprise  appartient à Mamadou SANOGO, ministre de la Construction, de l’urbanisme et de l’Assainissement;

* CISSE Bacongo, ministre de l’Enseignement Supérieur, avec des surfacturations s’élevant à environ Cent Dix (110) Milliards de F CFA dans le cadre des travaux de réhabilitation des universités publiques du pays, dont l’effectivité laisse à désirer, après  deux (02) ans de fermeture équivalant à deux (02) années blanches;

* Le dernier scandale en date et connu concerne Adama TOUNGARA, ministre des mines, du pétrole et de l’énergie. Ce dernier, depuis sa nomination, a habité seize (16) mois durant, un hôtel de la place dont la facture mensuelle s’élevait à quatre vingt onze millions (91 000 000) de F CFA, soit un montant total de un milliard quatre cent cinquante six millions (1 456 000 000) de F CFA, au détriment du contribuable ivoirien.

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) relève que face à toutes ces dérives, M. OUATTARA est resté de marbre;

Le Front Populaire Ivoirien constate que sous le régime OUATTARA, l’on assiste à un printemps d’affairistes au sommet de l’Etat. Et pourtant, il y a eu une grande propagande autour de la signature d’un  code de bonne conduite des membres du gouvernement sous la présidence de M. OUATTARA. Lequel  code de conduite devrait logiquement contraindre M. Hamed BAKAYOKO  Ministre d’Etat, Ministre de l’intérieur, à la démission après le drame de la nuit du 31 Décembre 2012, qui a occasionné la mort de 63 de nos concitoyens et plusieurs dizaines de blessés. Et ce, sans qu’aucune force n’ait besoin de réclamer cette démission qui relève du bon sens et de l’éthique républicaine. Ce, d’autant plus que les premiers résultats de l’enquête tels que  donnés par le procureur de la République, mettent en cause les services  relevant du  ministre de l’Intérieur dont la responsabilité administrative est ainsi établie.

C’est pourquoi, Le Front Populaire Ivoirien, fondé dans sa démarche, réitère son exigence de démission de M. Hamed BAKAYOKO.

Le Front Populaire Ivoirien exige, en outre, que l’enquête aille jusqu’à son terme de façon crédible et impartiale et que des sanctions soient prises contre tous les coupables.

Dans ce climat de morosité, alors que les Ivoiriens n’ont pas encore séché leurs larmes pour la disparition des 63 personnes tuées dans la bousculade de la Sainte Sylvestre de 2012, le régime OUATTARA, sans scrupule aucun et presqu’en catimini, procède à l’augmentation des prix du carburant, notamment  l’essence super dont le prix du litre est passé à 792F et celui du gaz butane à 5200F contre 4000F.Si ces faits ne sont pas constitutifs d’un mépris pour le peuple de Côte d’Ivoire, le régime OUATTARA devrait dire à quoi ils ressemblent dans un contexte ou les Ivoiriens ne savent plus ou donner de la tête face à la cherté incommensurable de la vie.

Tels sont exposés quelques faits, parmi tant d’autres, pour illustrer la mauvaise gouvernance du régime OUATTARA. A l’heure actuelle, cette mauvaise gouvernance du pouvoir OUATTARA finit de convaincre tout observateur de la vacuité de tout ce qui a été dit pour imposer M. OUATTARA à la tête de notre pays. La Côte d’Ivoire  et son peuple sont face à la triste réalité. Le pays est en difficulté à cause de la mauvaise gouvernance de M. OUATTARA. La Côte d’Ivoire  est en train de s’effondrer par la faute d’une politique hégémonique planifiée: recul de l’Etat de droit suite à la mise en place d’une armée mono-ethnique, sanguinaire et génocidaire; confiscation des libertés citoyennes et démocratiques ; retour du parti unique et de la pensée unique, affairisme et scandales à répétition avec pour conséquences le surendettement de l’Etat; instrumentalisation dangereuse de l’appareil judicaire au profit d’un clan ou d’une coalition au pouvoir, voilà la tragédie que traverse la Côte d’Ivoire depuis avril 2011.

Conclusion

Face à cette situation désastreuse dans laquelle le régime OUATTARA a plongé le pays en toute impunité, le Front Populaire Ivoirien demande au peuple de Côte d’Ivoire de ne pas perdre espoir, parce que le Front Populaire Ivoirien reste toujours une alternative crédible.

En effet, en comparant les faits et tendances, l’observateur neutre peut apprécier à sa juste valeur, la capacité politique du Front Populaire Ivoirien, qui n’a rien à voir avec la capacité de nuisance du Rassemblement des Républicains (parti de Monsieur Alassane OUATTARA), de ses alliés et de ses parrains. C’est qu’en dix huit (18) mois, (octobre 2000 - septembre 2002), le Président Laurent GBAGBO a fait rêver les Ivoiriennes et Ivoiriens avec sa politique de décentralisation, de démocratisation des services sociaux, de  gestion généreuse du multiculturalisme… A l’inverse, en vingt (20) mois de gestion de l’Etat, le régime OUATTARA a déstructuré autant le tissu socio-politique que l’économie du pays: la Côte d’Ivoire est devenue une marchandise aux mains d’un clan et de ses partenaires du «dedans» et du «dehors».

 

Fait à Abidjan, le 10 janvier 2013.

 

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard

INTERVENTION MILITAIRE FRANÇAISE AU MALI: QUI PAYE LA FACTURE?

 

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Lors d'une très courte intervention télévisée, depuis l'Elysée, François Hollande a confirmé l'intervention militaire française au Mali, contre les groupes terroristes au nord du pays. "Les forces armées françaises ont apporté cet après-midi leur soutien" à l'armée malienne, a-t-il annoncé. "Cette opération durera le temps nécessaire", a ajouté le chef de l'Etat, qui a assuré que l'intervention se faisait dans le cadre de la "légalité internationale". 

Le JDD.fr

La France tout comme les puissances impérialistes ne s'engagent jamais dans une guerre sans avoir la réponse à cette question: "Qui paye la facture?". C'est en cherchant la réponse à cette interrogation que nous sommes tombé sur cet article de  SÉKOU COULIBALY LE GUIDO, via maliweb.

En le lisant, vous comprendrez que la précipitation avec laquelle François Hollande a engagé l'armée française au Mali, "sans en consulter ni le parlement, ni le Gouvernement", s'explique nettement. La facture sera payée par les ressources pétrolières, gazières et uranumières du Mali.


Alain Doh Bi

Source: Le blog d'Alain Doh Bi

 

VOICI LES VRAIES RAISON DE LA GUERRE AU MALI.


Découverte du pétrole au Mali : Le premier forage en mars 2010



Selon certains responsables de l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP), les travaux d’exploration du pétrole dans le nord de notre pays se poursuivent normalement et incitent à l’optimisme. En effet, après les opérations d’acquisition sismique qui ont duré plusieurs mois, maintenant, place à la logistique et à la constitution de la base et du site aéroportuaire. Ces travaux permettront de faire un premier forage susceptible de découvrir du pétrole ou du gaz.

Dans les mois à venir, la recherche du pétrole dans le septentrion de notre pays connaîtra une étape décisive. « Les travaux jusqu’ici effectués sont promoteurs et on est vraiment optimiste, quant à la découverte du pétrole ou du gaz », a laissé entendre, il y a quelques jours, un haut responsable de l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP).

A titre de rappel, c’est en 2008, tout jute, que les travaux de recherche pétrolière dans le nord de notre pays ont pris un nouvel élan. Malgré certaines mauvaises langues et la situation in sécuritaire, les travaux se sont normalement déroulés suscitant diverses interprétations au sein de l’opinion nationale et internationale.

En effet, l’Entreprise nationale italienne d’hydrocarbures (ENI) campée à Assedrème, une localité située à 570 Km au nord de Tombouctou (6è région administrative du Mali), avait reçu le vendredi 22 février 2008, la visite de Hamed Sow, à l’époque, ministre des mines, de l’énergie et de l’eau. C’était une première, d’un haut responsable malien qui a été suivie, quelques mois plus tard, de celle de son successeur Mamadou Igor Diarra.

Les opérations d’alors consistaient à faire des sondages sismiques des blocs 1, 2, 3, 4 et 9 attribués dans le bassin de Taoudéni à l’Entreprise nationale algérienne de géophysique (ENAGEO), une des filiales de la SONATRACH, première des douze sociétés pétrolières d’Afrique. Ces blocs appartenaient au consortium constitué d’ENI 50%, Baraka petroleum 25% et SIPEX 25%. Cependant, après les travaux d’acquisition sismique de plusieurs milliers de kilomètres ayant coûté à peu près 35 millions de dollars, le conglomérat s’est éclaté. De nos jours, les blocs 1, 2, 3, 4 et 9 appartiennent aux sociétés ENI avec 66,67% des actions et 33,33% à SIPEX.

Avant dernière étape

Initialement prévu pour juin 2009, le premier forage sera fait, plaise à Dieu, en mars 2010. C’est cette exploration du bloc 4 qui permettra aux nombreux spécialistes de découvrir le pétrole ou le gaz. Vu ses potentialités, il est même possible qu’elle aboutisse à la trouvaille des deux. En tout cas, les précédents travaux ont mis fin aux conjectures scientifiques. A noter qu’un seul forage coûte environ 30 millions de dollars soit 15 milliards Cfa pour une profondeur variant entre 1500 et 1800 mètres.

Ainsi, après cette étape, on procédera à l’installation de la plate forme, de la canalisation et des pipelines en vue d’évacuer le pétrole malien par l’Algérie. Le choix du pays du président Abdoul Aziz Bouteflika au détriment de la Mauritanie, se justifierait par le fait qu’il dispose de la compétence et des infrastructures adéquates en matière de la recherche, de l’exploitation et du transport de l’or noir.

« Le forage nous permettra de déterminer les champs pétroliers et le volume d’hydrocarbures. C’est une opération que nous appelons les trois ‘’D’’ ou les trois dimensions : hauteur, longueur et largeur », a expliqué Idrissa Djibrila Maïga, chef du service géologie pétrolière à l’Autorité pour la promotion de la recherche pétrolière au Mali (AUREP). Mandaté par sa structure, M. Maïga a suivi sur le terrain les travaux effectués par les différentes sociétés de recherche pétrolière. A ce titre, il est, en quelque sorte, l’œil et l’oreille du gouvernement malien auprès des sociétés.

Conscients de l’importance et de la sensibilité de leurs missions, le directeur général de l’AUREP Mamadou Simpara et son personnel adressent, chaque semaine, au ministre de tutelle, un rapport détaillant l’état d’exécution des travaux. Ce même rapport, semble-t-il, est communiqué à la présidence de la République et à la primature. Ces derniers remercient tous les acteurs dont l’implication a permis de parvenir à ces résultats probants.

Par ailleurs, dans le bassin de Nara, la joint-venture Afex global et Glenore a déjà terminé ses levés géophysiques aéroportés. Bientôt, elle entamera ses opérations d’acquisition sismique devant prendre fin en 2010. D’autres sociétés sont en train d’évoluer positivement en respectant leurs engagements contractuels. Et, aujourd’hui, sur 28 blocs 15 ont été attribués à 12 sociétés et 13 sont libres.

Par ailleurs, à signaler que hormis l’effectif de l’armée assurant la sécurité du personnel et des installations, beaucoup de maliens et algériens sont employés par les sociétés. Le climat varie entre 8° degré en saison froide contre 47° en saison chaude. Cependant, à plein temps, un docteur veille à la santé des travailleurs grâce à une infirmerie équipée des moyens. Il y a aussi une pharmacie bien approvisionnée en médicaments. Une ambulance tout terrain équipée assure l’intervention en milieu désertique. Bref, toutes les dispositions sont prises pour parer au pire des cas.

La zone de Taoudéni, autrefois, réputée à cause de son ancien bagne où beaucoup de maliens y ont laissé la peau, devient de plus en plus un haut lieu de développement du Mali grâce aux travaux de recherche pétrolière. En février 2008, soit au tout début des opérations de recherche, l’Entreprise nationale algérienne de géophysique (ENAGEO) a installé un forage à grand diamètre à Foum Elba, un hameau situé à 25 Km du site abritant sa base. Cet ouvrage représente tout, pour les habitants et le cheptel.

 

Sékou Coulibaly Le Guido, le 22 décembre 2009.


Source: MALIWEB

vendredi, 11 janvier 2013

MESSAGE DE FIN D’ANNEE 2012 DE M. OUATTARA - DISCOURS ADRESSE A LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE, PAS AUX IVOIRIENS

 

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«L’espoir l’emporte très largement sur les incertitudes car notre pays se porte mieux. Il suffit pour en juger de regarder le chemin parcouru aux plans de la consolidation de nos institutions, de la situation  économique et sécuritaire ainsi que du point de vue de la cohésion nationale»

La lecture de ce bilan dressé par M. OUATTARA  ne fait que confirmer qu’il ne s’adressait pas aux ivoiriens mais à ceux qui l’ont élu Président: la communauté internationale.

Pour M. OUATTARA, la consolidation de nos institutions se mesure par:

«Nous avons renouvelé notre Assemblée Nationale qui s’est mise au travail»

Le rattrapage prôné par le nouveau pouvoir a donc permis une «consolidation des institutions» par exclusion de l’opposition de l’assemblée nationale avec un taux de participation réel de 15%. La consolidation des institutions se réalise donc par l’exclusion de la population ivoirienne et de l’opposition.

«Avec un taux de croissance qui sera parmi les plus élevés au monde, notre économie est en pleine mutation et se diversifie… Les revenus dans le monde rural ont augmenté grâce à la hausse des prix d’achat du café, du cacao, du coton, de l’anacarde et bien d’autres cultures… Le kilo du cacao est acheté aujourd’hui à 725 FCFA contre 650 au cours de la campagne précédente»

Pour les ivoiriens qui sont chassés de leur plantation et qui vendaient leur cacao à 1.000 FCFA au moins le kilo sous le régime GBAGBO, un tel bilan ne les concerne pas ; mais pour les mercenaires recrutés pour les besoins de la cause et qui ont installé, à  l’ouest, quatre armées étrangères dans la boucle du cacao pour s’approprier les plantations de cacao des ivoiriens, ce bilan a peut être un sens, ayant occupé les plantations  en guise de rémunération et de butin de guerre.

«La Côte d’Ivoire est au travail, notre pays est aujourd’hui un vaste chantier : routes, ponts, hôpitaux, écoles, infrastructures diverses voient le jour et sont visibles de tous et pourtant j’entends dire que l’argent ne circule pas!»

La Côte d’Ivoire est peut être au travail mais sans les ivoiriens qui sont dans des camps de refugiés et périodiquement visités par des chasseurs traditionnels les jours de fête, ou dans des camps de torture disséminés à travers le pays, ou en exil. Ceux qui restent sont les spectateurs des contrats de gré à gré distribuées pour récompenser les parrains de la guerre contre la Côte d’Ivoire et les camions qui transportent des travailleurs mercenaires qui affluent du pays d’origine de la rébellion qui a attaqué la Côte d’Ivoire.

La  croissance annoncée comme l’une des plus fortes d’Afrique et même du monde se réalise sans les opérateurs économiques et les travailleurs ivoiriens. M. le président de la communauté internationale, voici les raisons de l’absence de circulation de l’argent entre les mains des ivoiriens qui vous écoutent médusés lorsque vous leur dites:

«Que l’enquête qui vient de s’achever sur la situation de l’emploi dans notre pays indique une nette réduction du taux de chômage»

Pendant que la chambre de commerce et les centrales syndicales annoncent entre 80 000 et 120 000 emplois détruits depuis 2011.

Ils sont encore plus surpris lorsque vous leur promettez d’améliorer leur salaire alors qu’ils constatent des salaires impayés de plus de 4 mois pour certains, des indemnités de correction des enseignants et des indemnités de logement impayés.

Ils sont encore plus étourdis lorsque vous parlez d’assurance maladie pour des hommes qui n’ont ni droit au travail, ni droit à la liberté, ni droit de vivre dans leur propre pays.

Lorsqu’ils vous entendent dire que la sécurité s’améliore, ils éclatent de rire dans leur tombe pour certains, pour d’autres au fond des prisons et des camps de tortures et pour tous, la menace permanente d’un chasseur dozo, cherchant du gibier humain.

Lorsque vous faites le constat d’une amélioration de la cohésion sociale dans la justice des vainqueurs, ils se demandent si vous ne faites l’effort de vous convaincre de l’inverse de ce que vous pensez réellement.

Ils savent une seule chose : toutes vos promesses et réalisations s’adressent à ceux qui vous ont porté au pouvoir et ne les concernent pas car vos infrastructures de route, d’eau, d’électricité  ne leur sont pas accessibles puisque privés de pays, de liberté, de sécurité et de revenus.

 

Dr Cheick DIABATE,

 Enseignant -Chercheur, Université du Colorado, USA

dimanche, 06 janvier 2013

UNE RADIO RUSSE JUGE LA CPI: «A QUAND UNE NOUVELLE COUR PENALE INTERNATIONALE?»

 

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© Flickr.com/ekenitr/cc-by-nc

           
Cette question est récurrente depuis déjà un certain temps... Il est alarmant de voir la manière d’agir de la «Cour pénale internationale» (CPI), censée représenter la justice dans un monde où bien souvent les droits fondamentaux ne sont pas respectés, quand ils ne sont pas carrément violés.
 
 
Pourtant, au fil des ans, rien ne change. Au contraire, tout ne fait qu’empirer. Si l’on observe les différents procès mis en scène par la CPI, on ne peut que mettre en doute l’objectivité de cette institution et les valeurs qu’elle défend. La nationalité des détenus est un exemple éloquent de la partialité de la CPI. Selon ses juges, les seuls criminels du monde sont des Serbes et des Africains. Et leurs crimes? Souvent, ils sont accusés d’avoir défendu avec trop de «zèle» leurs propres peuples et d’avoir refusé de se soumettre aux puissances traditionnelles.
 
Le cas du président Ivoirien déchu, Laurent Gbagbo, en est une démonstration flagrante. Laurent Gbagbo est emprisonné à la CPI, pendant que les vrais criminels, responsables de massacres de milliers de civils non seulement se promènent librement, mais sont reçus en amis par les gouvernements occidentaux. Rejeter toute domination et revendiquer sa souveraineté est un crime suffisamment grave pour se retrouver un jour devant la CPI. Car la CPI ne reconnaît pas la souveraineté nationale des États (ou plutôt de certains États). C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles la Chine est ouvertement hostile à la CPI. La Russie a quant à elle exprimé maintes fois ses inquiétudes quant à l’objectivité de ce tribunal.
 
Au-delà des apparences, que représente véritablement la Cour pénale internationale? Un tribunal aux ordres des puissances occidentales, rien de plus. En témoigne la vidéo d’une récente «conférence» à laquelle participaient MM. McCain et Bernard-Henri Lévy. Cette conférence traitait notamment de la nécessité d’une intervention militaire en Syrie et de la position dominante des Etats-Unis dans la région. BHL affirmait qu’une intervention militaire en Syrie était aujourd’hui plus indispensable que l’opération libyenne. Le «brave guerrier» McCain insistait sur le leadership américain «réclamé désespérément par toute la région du Moyen-Orient». Tout cela rappellerait un sketch joué par deux clowns, si derrière des dizaines de milliers de vies n’étaient pas en jeu. McCain et BHL font penser à deux parasites dont la soif de sang n’est jamais étanchée. Bush, McCain, Netanyahou, Cameron, Sarkozy et leur ami philosophe BHL sont-ils supérieurs aux autres? Sont-ils réellement des élus comme ils le pensent? Le temps n’est-il pas venu de juger tous ces criminels et leurs acolytes? La question est plus que pertinente.
 
Il est grand temps de remettre les choses en ordre. Tant que la «justice» mondiale sera rendue par cette clique, il ne faut pas espérer la paix. Les parasites buveurs de sang humain ne peuvent continuer éternellement de faire ce que bon leur semble, assurés qu’ils n’auront jamais de comptes à rendre. C’est pourquoi la création s’impose d’une nouvelle Cour pénale internationale. Plusieurs personnalités politiques du monde entier, y compris en Russie, ont déjà exprimé leur soutien à cette idée. Certes rien n’est facile. Et les obstacles si nombreux, comme le disait un ami. Mais avec de la volonté, ils peuvent être surmontés. A plus forte raison si un groupe de pays parvient à mettre en œuvre ce projet. Cela réglerait-il tous les problèmes de notre monde? Peut-être pas immédiatement. Mais cela y contribuerait grandement et confirmerait définitivement qu’un monde multipolaire a bel et bien émergé.
 
 
Mikhail Gamandiy-Egorov, Rédaction en ligne de Radio La Voix de la Russie, Moscou, le 14 décembre 2012.



mardi, 01 janvier 2013

LES VŒUX DU NOUVEL AN 2013 DE MADAME ET MONSIEUR DINDE: BONNE ET HEUREUSE ANNEE!


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A l'occasion de la célébration de l'avènement de la nouvelle année de grâce 2013, nous prions que DIEU, notre Seigneur et notre Créateur, vous accorde, à vous personnellement, à votre maison, à votre famille et à tous ceux qui vous sont chers, une PLEINE MESURE de Sa grâce dans tous les domaines et dimensions de votre vie.


Qu'Il vous donne une SANTE particulièrement robuste, une PAIX inaltérable, le SALUT de vos âmes et le SUCCES dans toutes vos entreprises de vie!

 

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Que selon Son amour intarissable, Il accorde à la Côte d'Ivoire et à l'Afrique la libération du joug de l'asservissement colonial, de la mesquinerie et de la malveillance internationales, de l'oppression des cercles et nébuleuses occultes ultralibérales.


Qu'Il nous délivre de la perfidie démoniaque des riches et des puissants qui détruisent ce monde, qu'Il brise leur pouvoir et anéantisse leur emprise sur nos vies et les destinées de nos nations déchirées par les guerres, les coups d'Etat, la maladie et la pauvreté, qu'Il nous fasse échapper au filet de l'oiseleur et au rets assassin des dominateurs sadiques.

 


Bonne et Heureuse Année 2013!

 

Madame et Monsieur DINDE Fernand AGBO