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samedi, 29 décembre 2012

LE CARTEL DE LA RESERVE FEDERALE: LES HUIT FAMILLES (PARTIE 2)

 

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Les francs-maçons et la maison Rothschild - Par Dean Henderson
 

En 1789, Alexandre Hamilton devint le premier secrétaire au trésor (NdT : ministre des Finances) des États-Unis d’Amérique. Hamilton était un des nombreux pères fondateurs franc-maçons. Il avait des relations étroites avec la famille Rothschild, qui était propriétaire de la Banque d’Angleterre et était le leader du mouvement franc-maçon européen.
 
Georges Washington, Benjamin Franklin, John Jay, Ethan Allen, Samuel Adams, Patrick Henry, John Brown, et Roger Sherman étaient tous franc-maçons. Roger Livingston aida Sherman et Franklin a écrire la déclaration d’indépendance des États-Unis. Il donna à George Washington ses vœux de prises de fonction alors qu’il était le grand maître de la grande loge maçonnique de New York. Washington lui-même était le grand maître de la loge de Virginie. Des généraux de la Révolution américaine, 33 étaient des franc-maçons.
 
Ceci était très symbolique puisque les maçons du 33ème degré deviennent Illuminés [1]. Les pères fondateurs populistes emmenés par John Adams, Thomas Jefferson, James Madison et Thomas Paine, dont aucun n’était franc-maçon, voulaient couper complètement les ponts avec la couronne britannique, mais furent subjugués par la faction maçonnique emmenée par Washington, Hamilton et le grand maître de la loge St Andrews de Boston, le général Joseph Warren, qui voulurent « défier le parlement, mais rester loyal à la couronne ». La loge St Andrews était au cœur de la franc-maçonnerie du Nouveau Monde et commença à distribuer des degrés de chevaliers du temple en 1769 [2].
 
Toutes les loges maçonniques américaines sont jusqu’à aujourd’hui garanties par la couronne britannique, qu’elles servent en tant que centre de renseignement global et de réseau de contre-révolution et de subversion. Leur initiative la plus récente est le programme maçonnique d’identification infantile (NdT : CHIP, pour Child Identification Program). D’après Wikipédia, les programmes CHIP donnent l’opportunité aux parents de créer gratuitement un kit de matériaux d’identification de leur enfant. Ce kit contient une carte avec les empreintes digitales, une description physique, une vidéo, un DVD de l’enfant, une impression dentaire et un échantillon d’ADN.
 
Le premier congrès continental se rassembla à Philadelphie en 1774 sous la présidence de Peyton Randolph, qui succéda à Washington comme grand maître de la loge de Virginie. Le second congrès eut lieu en 1775 sous la présidence du franc-maçon John Hancock. Le frère de Peyton, William, lui succéda comme grand maître de la loge et devint le chef de file des supporteurs de la centralisation et du fédéralisme à la première convention de 1787. Le fédéralisme qui est au cœur de la constitution américaine est identique au fédéralisme exprimé dans la constitution franc-maçonne Anderson de 1723. William Randolph devint le premier ministre de la Justice de la nation et secrétaire d’État de Georges Washington.
 
Sa famille retourna en Angleterre, loyale à la couronne. John Marshall, le premier juge de la Cour suprême de la nation, était aussi un franc-maçon [3].
 
Quand Benjamin Franklin voyagea en France pour trouver un financement pour les révolutionnaires américains, tous ses meetings eurent lieu dans les banques Rothschild. Il passa des contrats d’armement avec un franc-maçon allemand, le baron Von Steuben. Ses comités de correspondance opéraient au travers des couloirs de communication maçonniques et étaient en parallèle d’un réseau d’espionnage britannique.
 
En 1776, Franklin devint le de facto ambassadeur en France. En 1779, il devint le grand maître de la loge française des Neuf Sœurs, à laquelle appartenaient John Paul Jones et Voltaire. Franklin était aussi un membre de la plus secrète loge royale des commandeurs du temple ouest de Carcassonne, dont un des membres était Frederick Prince de Galles. Tandis qu’il prêchait la tempérance aux États-Unis, il s’encanaillait allègrement avec ses frères de loge en Europe. Franklin servit de 1750 à 1775 comme receveur général, un rôle souvent relégué aux espions britanniques [4].
 
Avec le financement de Rothschild, Alexandre Hamilton fonda deux banques à New York, dont la banque de New York [5]. Il mourut dans un duel au pistolet avec Aaron Burr, qui fonda la banque de Manhattan avec l’aide financière de Kuhn Loeb. Hamilton incarnait le dédain que les huit familles vouaient au commun des gens en disant : « Toutes les communautés se divisent entre le peu et le nombreux. Les premiers sont les riches et les bien-nés, les autres la masse du peuple… Les gens sont turbulents et changent sans cesse ; ils ne peuvent bien juger que très rarement. Il faut donc donner à la première classe une part distinctive et permanente du pouvoir. Ils équilibreront le manque de stabilité de la seconde classe [6]. »
 
Hamilton ne fut que le premier d’une série de huit familles inféodées à devenir secrétaire au Trésor. Plus récemment, le secrétaire au Trésor de Kennedy était Douglas Dillon, venant de la famille Dillon Read (maintenant partie de UBS Warburg). Les secrétaires de Nixon David Kennedy et William Simon provenaient respectivement de la banque continentale de l’Illinois (maintenant sous contrôle de la Bank of America) et Salomon Frères (aujourd’hui partie de Citigroup). Le secrétaire au trésor de Carter Michaël Blumenthal venait de Goldman Sachs ; celui de Ronald Reagan, Donald Regan, venait de Merill Lynch (maintenant Bank of America) ; celui de Bush père Nicholas Brady venait de Dillon Read (UBS Warburg) ; les deux secrétaires au trésor de Clinton et de Bush fils, respectivement Robert Rubin et Henry Paulson, venaient de Goldman Sachs ; Tim Geithner sous Obama venait de Kissinger Associates et fut président de la Banque fédérale de New York.
 
Thomas Jefferson a toujours défendu l’idée que les États-Unis devaient avoir une banque centrale publique de telle sorte que les monarques européens et les aristocrates ne puissent pas utiliser l’impression de la monnaie pour contrôler les affaires de la nation. Jefferson, de manière visionnaire, déclara : « Un pays qui attend de rester ignorant et libre, attend ce qui n’a jamais existé et n’existera jamais. Il n’y a pas un roi sur cent qui, s’il le pouvait, ne suivrait pas l’exemple des pharaons en prenant d’abord tout l’argent du peuple, puis toutes les terres pour faire du peuple et de ses enfants ses serviteurs à tout jamais… Les établissements banquiers sont plus dangereux que les armées ennemies. Ils ont déjà levé une aristocratie de l’argent. »
 
Jefferson observa la prise de contrôle des États-Unis par la conspiration euro-bancaire. Il déclara : « Des actes de tyrannie simple peuvent être attribués à la conjoncture du moment, mais une série d’oppressions a débuté à un moment précis et de manière inaltérable au cours des changement de ministères et qui prouve de manière trop évidente le plan systémique de nous réduire tous en esclavage [7]. »
 
Mais les arguments de Hamilton sponsorisés par Rothschild en faveur d’une banque centrale états-unienne privée l’emportèrent. En 1791, la Banque des États-Unis (que nous nommerons dorénavant ici BEU, NdT) fut fondée, avec les Rothschild pour actionnaires principaux. La charte de la banque devait expirer en 1811. L’opinion publique souhaitait révoquer la carte et la remplacer par une banque centrale publique de type jeffersonien. Le débat fut repoussé alors que la nation fut plongée par les banquiers européens dans la guerre de 1812. Dans un climat de peur et de détresse économique, la charte de la BEU fut renouvelée jusqu’en 1816.
 
Old Hickory, Honest Abe & Camelot
 
En 1828, Andrew Jackson se présenta à la présidence des États-Unis. Tout au long de sa campagne électorale, il fustigea les banquiers internationaux qui contrôlaient la BEU. Jackson râlait : « Vous êtes un nid de vipères. J’ai l’intention de vous exposer et par dieu éternel, je vais vous extirper de là. Si le peuple comprenait le niveau d’injustice amené par notre système bancaire, il y aurait une révolution avant demain matin. »
 
Jackson gagna les élections et révoqua la charte de la BEU.
 
« L’acte de la charte semble être basé sur l’idée erronée que les actionnaires actuels de la banque ont un droit prescriptif sur non seulement les faveurs du gouvernement, mais aussi sur ses récompenses.. Pour leur profit, l’acte exclut le peuple américain de la compétition à l’achat de ce monopole. Les actionnaires actuels et ceux qui héritent de leurs droits en tant que successeurs, établissent un ordre privilégié, habillé de grande puissance politique et jouissent d’immense avantages pécuniaires de par leur connexion avec le gouvernement.
 
N’y aurait-il pas péril en la demeure si par les vertus d’un tel acte légal qui concentre l’influence dans les mains d’un directoire auto-élu, dont les intérêts s’identifient à ceux d’actionnaires étrangers. N’y aurait-il pas sujet à trembler pour l’indépendance de notre pays en guerre… pour contrôler notre monnaie, recevoir nos budgets publics et retenir l’indépendance de milliers de nos citoyens ; ceci serait plus dangereux et plus formidable que la puissance militaire et navale de l’ennemi. Il est regrettable que les riches et puissants plient trop souvent pour leur seul profit les actes du gouvernement… Pour rendre les riches plus riches et plus puissants. Beaucoup de nos riches citoyens ne sont pas satisfaits de la protection égalitaire et des bénéfices égaux, ils nous ont en revanche induit à les rendre plus riches par actes du congrès. J’ai rempli mon devoir envers mon pays [8]. »
 
Le populisme prévalut et Jackson fut ré-élu. En 1835, il fut la cible d’une tentative d’assassinat. Le tireur était un certain Richard Lawrence qui confessa qu’il « était en contact avec des puissances en Europe [9] ».
 
En 1836, Jackson refusa toujours de renouveler la charte de la BEU. Sous son mandat, la dette nationale états-unienne revint à zéro pour la première et dernière fois de l’histoire de notre nation. Ceci rendit furieux les banquiers internationaux, qui dérivent une grosse partie de leurs revenus du repaiement des intérêts de la dette des nations. Le président de la BEU Nicholas Biddle coupa le robinet des fonds au gouvernement états-uniens en 1842, plongeant le pays dans une dépression économique. Biddle était un agent de la banque de Paris Jacob Rothschild [10]. De plus, la guerre avec le Mexique fut également déclenchée contre Jackson. Quelques années plus tard, la guerre civile fut déclenchée, avec les banquiers de Londres finançant le Nord et les banquiers de France finançant le Sud.
 
La famille Lehman fit une fortune en passant des armes au sud et du coton au nord. En 1861, les États-Unis étaient de nouveau endettés de 100 millions de dollars. Le nouveau président Abraham Lincoln se joua lui aussi des banquiers européens en faisant imprimer les fameux Lincoln Greenbacks pour payer les factures de l’armée du Nord.
 
Le journal des Rothschild Times of London écrivit :
 
« Si cette politique malicieuse qui a son origine dans la république d’Amérique du nord, devait devenir à la longue une réalité fixe, alors ce gouvernement pourra fournir sa propre monnaie sans coût. Il paiera ses dettes et sera sans dette. Il aura tout l’argent nécessaire pour subvenir à son commerce. Il deviendra prospère au-delà de tout ce qui a été vu jusqu’ici dans l’histoire des gouvernements civilisés du monde. Le savoir-faire et la richesse de tous les pays ira en Amérique du Nord. Ce gouvernement doit être détruit ou il va détruire toutes les monarchies de la planète [11]. »
 
Le pamphlet périodique des euro-banquiers Hazard Circular fut dénoncé par les populistes en colère. Le périodique déclarait :
 
« La grande dette que les capitalistes vont créer est faite de la dette générée par la guerre et doit être utilisée pour contrôler la valeur de la monnaie. Pour ce faire, des bons du trésor doivent être imprimés et utilisés comme base bancaire. Nous attendons maintenant le secrétaire au trésor Salmon chase qui doit faire cette recommandation. Cela ne permettra pas de faire circuler les greenbacks comme monnaie, car nous ne pouvons pas contrôler cela. Nous contrôlons les bons du trésor et à travers eux le système bancaire. »
 
La loi sur la banque nationale de 1863 réinstaura la banque privée centrale américaine et des bons de guerre de Chase furent émis. Lincoln fut ré-élu l’année suivante, jurant de répudier cette loi après avoir pris ses fonctions en 1865. Avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit, Lincoln fut assassiné au théâtre Ford par John Wilkes Booth. Booth avait des connexions importantes avec les banquiers internationaux. Sa petite fille écrivit un livre, Cet acte fou, qui décrit dans le détail les relations de Booth et ses contacts avec « de mystérieux européens » juste avant l’assassinat de Lincoln.
 
Après avoir tiré sur Lincoln, Booth fut aidé par des membres d’une société secrète connue sous le nom de Chevaliers du Cercle doré (CCD). Cette société avait d’étroites relations avec la société française des saisons, qui produisit Karl Marx. Les CCD ont fomenté beaucoup de la tension qui causa la guerre civile, et le président Lincoln avait ciblé particulièrement ce groupe. Booth était membre des CCD et était connecté par le truchement du secrétaire d’État de la confédération Judah Benjamin à la maison des Rothschild. Benjamin s’enfuit en Angleterre après la guerre civile [12].
 
Près d’un siècle après l’assassinat de Lincoln pour avoir fait imprimer les greenbacks, le président John F. Kennedy se trouva lui aussi sous les feux des huit familles.
 
Kennedy avait annoncé une « descente » sur les paradis fiscaux et proposa une augmentation des impôts pour les grandes compagnies minières et pétrolières. Il supportait l’élimination des vides juridiques qui permettaient l’évasion fiscale des super-riches. Ses politiques économiques furent publiquement attaquées par le magazine Fortune, le Wall Street Journal et à la fois David et Nelson Rockefeller. Même le propre secrétaire au Trésor de Kennedy Douglas Dillon, qui venait de la banque d’affaires Dillon Read (UBS Warburg) s’opposa aux propositions de Kennedy [13].
 
Image illustrative de l'article Réserve fédérale des États-Unis
 
Le destin de Kennedy fut scellé en juin 1963, quand il autorisa l’impression par son département du Trésor de la somme de 4 milliards de dollars dans une tentative de contre-balancer le taux d’intérêt usurier pratiqué par la clique des banquiers internationaux en contrôle de la banque privée de la Réserve fédérale. La femme de Lee Harvey Oswald, qui fut abattu par Jack Ruby, lui-même abattu, dit à l’écrivain A. J. Weberman en 1994 : « La réponse à l’assassinat de Kennedy est à chercher avec la banque fédérale. Ne sous-estimez pas ceci. Il est faux de blâmer l’assassinat sur Angleton et la CIA seulement. Ils ne sont qu’un doigt de la même main. Les gens qui fournissent l’argent sont au dessus de la CIA [14]. » Par le zèle du nouveau président Lyndon Johnson, qui de suite hypertrophia la guerre du Vietnam, les États-Unis s’enfoncèrent bien plus dans la dette. Ses citoyens furent terrorisés à garder le silence. S’ils peuvent tuer le président, ils peuvent tuer n’importe qui.
 
La maison Rothschild
 
La maison hollandaise des Orange fonda la Banque d’Amsterdam, première banque centrale de l’histoire mondiale, en 1609. Le prince William d’Orange se maria dans la maison anglaise des Windsor, prenant pour épouse Marie, la fille du roi James II. La confrérie de l’ordre d’Orange, qui a fomenté récemment la violence protestante en Irlande du Nord, mit William III sur le trône d’Angleterre d’où il régna sur à la fois l’Angleterre et la Hollande. En 1694, William III fit alliance avec l’aristocratie britannique pour lancer officiellement la Banque d’Angleterre. La vieille dame de la rue du Chas d’aiguille, comme est connue la Banque d’Angleterre, est entourée de murs de 9 mètre de haut. Trois étages en dessous est stocké la réserve d’or la plus importante au monde [15].
 
Les Rothschild et leurs partenaires consanguinement dégénérés des huit familles prirent le contrôle graduel de la banque d’Angleterre. L’établissement quotidien de la valeur de l’or à Londres s’effectua à la banque N. M. Rothschild jusqu’en 2004. Comme l’assistant gouverneur de la banque d’Angleterre Georges Blunden le fit remarquer : « La peur est ce qui rend la puissance de la banque si acceptable. La banque est capable d’exercer son influence quand les gens sont dépendants de nous et ont peur de perdre leurs privilèges, ou quand ils ont peur [16]. »
 
Mayer Amschel Rothschild vendit les mercenaires allemands hessiens du gouvernement britannique pour combattre contre les révolutionnaires américains, envoyant les dividendes à son frère Nathan à Londres, où la banque Nathan and Meyer Rothschild & fils (NdT : connue sous le vocable N. M. Rothschild) était établie. Mayer était un élève sérieux de Cabala et commença sa fortune avec de l’argent soutiré d’un administrateur royal de William IX opérant dans la région du Hesse-Kassel, et franc-maçon notoire.
 
Barings, contrôlée par Rothschild, domina le commerce de l’opium chinois et des esclaves africains. Il finança l’achat de la Louisiane (NdT : à Napoléon). Quand plusieurs états refusèrent de payer leurs dettes, Barings soudoya Daniel Webster pour faire des discours prônant le repaiement des dettes. Les États tinrent leur ligne de refus, et en 1842, la maison Rothschild coupa le robinet d’argent plongeant les États-unis dans une dépression. Il a souvent été dit que la fortune des Rothschild dépendait de la banqueroute des nations. Mayer Amschel Rothschild déclara : « Je ne m’intéresse pas de savoir qui contrôle les affaires d’une nation, aussi loin que je puisse contrôler sa monnaie. »
 
La guerre ne fut pas néfaste à la fortune familiale non plus. La maison des Rothschild finança la guerre de Prusse, la guerre de Crimée et la tentative britannique de saisir le canal de Suez aux Français. Nathan Rothschild fit un gros pari financier sur Napoléon à la bataille de Waterloo, tout en finançant également la campagne péninsulaire du duc de Wellington contre ce même Napoléon. Les deux guerres aux États-Unis contre le Mexique et la guerre civile, furent de véritables mines d’or pour la famille.
 
Une biographie de la famille Rothschild mentionne une réunion à Londres où un « syndicat banquier international » décida de monter le Nord contre le Sud des États-Unis comme partie intégrante de la stratégie du « diviser pour mieux régner ». Le chancelier allemand Otto Von Bismark dit : « La division des Etats-Unis en des fédérations de force égale fut décidée bien avant la guerre civile. Les banquiers craignaient que les États-Unis dérangent leur domination financière du monde. La voix des Rothschild prévalut. » Le biographe de la famille Derek Wilson dit que la famille était le banquier officiel européen pour le gouvernement états-unien et un grand supporteur de la BEU [17].
 
Un autre biographe Neill Fergusson nota un «vide substantiel et non expliqué» dans la correspondance des Rothschild entre 1854 et 1860. Il a dit que toutes les copies des lettres émanant des Rothschild de Londres pendant la période de la guerre civile américaine «furent détruites sur ordre de partenaires successifs [18]».
 
Des troupes françaises et britanniques avaient encerclé les États-Unis au faîte de la guerre civile. Les britanniques envoyèrent 11 000 soldats au Canada, contrôlé par la couronne britannique et qui protégeait les agents confédérés. Napoléon III de France installa un membre de la famille autrichienne des Habsbourg, l’archiduc Maximilien, comme empereur marionnette du Mexique, où les troupes françaises se massèrent à la frontière avec le Texas. Seule l’envoi et le déploiement à la 25ème heure de deux navires de guerre russes par le Tsar Alexandre II allié des États-Unis en 1863, empêcha une re-colonisation des États-Unis [19].
 
La même année le Chicago Tribune écrivit : « Belmont (Auguste Belmont était un agent des Rothschild et avait une course de chevaux de la triple couronne nommée après lui) et les Rothschild… qui ont acheté les bons de guerre confédérés… »
 
Salomon Rothschild dit de Lincoln mort : « Il rejette toute forme de compromis. Il a l’apparence d’un paysan et ne peut raconter que des histoires de bars. » Le baron Jacob Rothschild était tout aussi flatteur à l’égard des citoyens américains, il commenta un jour au ministre états-unien envoyé en Belgique Henry Sanford à propos du plus d’un demi million de citoyens américains qui moururent lors de la guerre civile : « Quand votre patient est désespérément malade, vous essayez des mesures désespérées, y compris les saignées. » Salomon et Jacob ne faisaient que continuer une tradition familiale. Quelques générations auparavant Mayer Amschel Rothschild avait dit à propos de sa stratégie d’investissement : « Lorsque les rues de Paris sont inondées de sang… J’achète [20]. »
 
Les fils de Mayer Rothschild étaient connus sous le nom des cinq de Francfort.
 
Le plus vieux, Amschel, s’occupa de la banque de Francfort avec son père, tandis que Nathan géra les affaires de Londres. Le plus jeune, Jacob, fut envoyé à Paris, tandis que Salomon dirigea la branche de Vienne et Karl celle de Naples. L’écrivain Frederick Morton estime que dès 1850, les Rothschild pesaient 10 milliards de dollars [21]. Quelques chercheurs pensent que leur fortune aujourd’hui s’élèverait à plus de cent mille milliards de dollars.
 
Les Warburg, Kuhn Loeb, Goldman Sachs, Schiff, Rothschild, se sont mariés entre eux et forment une heureuse famille bancaire. La famille Warburg qui contrôle la Deutsche Bank et la BNP se lia avec les Rothschild en 1814 à Hambourg, tandis que la puissante Jacob Schiff des Kuhn Loeb partagea ses quartiers avec les Rothschild dès 1785.
 
Schiff immigra aux États-Unis en 1865. Il joignit ses forces à Abraham Kuhn et maria la fille de Salomon Loeb. Loeb et Kuhn épousèrent les sœurs de l’un et de l’autre ; ainsi fut scellée la dynastie Kuhn-Loeb. Felix Warburg se maria avec la fille de Jacob Schiff. Deux filles Goldman marièrent deux fils de la famille Sachs, créant ainsi Goldman Sachs. En 1806, Nathan Rothschild maria la plus âgée des filles de Levi Barent Cohen, un financier de renom à Londres [22]. Ainsi Abby Joseph Cohen de Merill Lynch et le secrétaire à la Défense de Clinton William Cohen, sont des descendants probables des Rothschild.
 
Aujourd’hui, les Rothschild sont à la tête d’une empire financier extensif, qui implique des parts importantes dans la plupart des banques centrales mondiales. Le clan d’Edmond de Rothschild possède la Banque Privée SA à Lugano en Suisse et la banque Rothschild AG de Zürich.
 
La famille de Jacob Lord Rothschild possède la puissante Rothschild Italia De Milan. Ils sont les membres fondateurs du club très exclusif des Îles à dix mille milliards de dollars, qui contrôle les géants industriels tels la Royal Dutch Shell, les industries chimiques impériales, la banque Lloyds de Londres, Unilever, Barclays, Lonrho, Rio Tinto Zinc, BHP Billiton et la branche DeBeers anglo-américain. Le club domine la distribution mondiale de pétrole, d’or, de diamants et de bien d’autres matières premières vitales [23].
 
Le Club des Îles pourvoie au capital du Quantum Fund NV de George Soros, qui fit des gains substantiels en 1988-99 après l’effondrement des monnaies en Thaïlande, Indonésie et Russie. Soros fut un actionnaire principal de la compagnie pétrolière de Georges W. Bush Harken Engergy. Le Club des Îles est dirigé par les Rothschild et inclut la reine Elisabeth II d’Angleterre et d’autres aristocrates européens et membres de familles royales [24].
 
L’entité dépositaire du plus de richesses pour les Rotshschild aujourd’hui est peut-être la Rothschild Continuation Holdings AG, une holding bancaire secrète, basée en Suisse. Vers la fin des années 1990, les tenants de l’empire global Rothschild étaient les barons Guy et Elie de Rothschild en France et Lord Jacob et Sir Evelyn Rothschild en Grande-Bretagne [25].
 
Evelyn était le président de la revue The Economist et un directeur de DeBeers et IBM GB.
 
Jacob fut derrière la campagne d’Arnold Schwarzenegger pour les élections de gouverneur de Californie. Il prit contrôle des parts de Khodorkovsky avec Yukos Oil juste avant que le gouvernement russe ne l’arrête. En 2010, Jacob rejoignit Ruppert Murdoch dans un partenariat d’extraction pétrolier en Israël par Genie Energy, une compagnie subsidiaire de IDT Corporation [26].
 
Quelques mois plus tard, Sarah Palin s’aloua les services de l’ex-PDG de IDT comme chef de personnel [27].
 
Sarah Palin est-elle le choix de Rothschild pour 2012 [28] ?
 
 
 
(Fin de la deuxième partie)
 
Source originale (en anglais) : globalresearch.ca.
 
 
Pour aller plus loin avec Kontre Kulture :
 
 
"Les Secrets de la Réserve fédérale" d’Eustace Mullins


Notes

[1] The Temple & the Lodge. Michael Bagent & Richard Leigh, Arcade Publishing, New York, 1989, p. 259.
 
[2] Ibid., p. 219.
 
[3] Ibid., p. 253.
 
[4] Ibid. p. 233.
 
[5] The Robot’s Rebellion : The Story of the Spiritual Renaissance, David Icke, Gateway Books, Bath, UK, 1994, p. 156.
 
[6] Democracy for the Few, Michael Parenti, St. Martin’s Press, New York, 1977, p. 51.
 
[7] Fourth Reich of the Rich, Des Griffin, Emissary Publications, Pasadena, CA, 1978, p. 171.
 
[8] Ibid., p. 173.
 
[9] Rule by Secrecy : The Hidden History that Connects the Trilateral Commission, the Freemasons and the Great Pyramids, Jim Marrs, HarperCollins Publishers, New York, 2000, p. 68.
 
[10] The Secrets of the Federal Reserve, Eustace Mullins. Bankers Research Institute, Staunton, VA, 1983, p. 179.
 
[11] The Secrets of the Federal Reserve, Eustace Mullins, Bankers Research Institute, Staunton, VA, 1983, p. 179.
 
[12] Marrs, p. 212.
 
[13] Idid., p. 139.
 
[14] Ibid., p. 141.
 
[15] Icke, The Robot’s Rebellion, p. 114.
 
[16] Ibid., p. 181.
 
[17] Rothschild : The Wealth and Power of a Dynasty, Derek Wilson, Charles Schribner’s Sons, New York, 1988, p. 178.
 
[18] The House of Rothschild, Niall Ferguson, Viking Press, New York, 1998, p. 28.
 
[19] Marrs, p. 215.
 
[20] Ibid.
 
[21] “What You Didn’t Know about Taxes and the Crown”, Mark Owen, Paranoia, #41, spring 2006, p. 66.
 
[22] Marrs, p. 63.
 
[23] « The Coming Fall of the House of Windsor », The New Federalist, 1994.
 
[24] « The Secret Financial Network Behind “Wizard” George Soros », William Engdahl, Executive Intelligence Review, 11-1-96.
 
[25] Marrs, p. 86.
 
[26] « Murdoch, Rothschild Invest in Israeli Oil Shale », Jerusalem Post, November 22, 2010.
 
[27] « Sarah Palin hires chief of staff for PAC », Huffington Post, February 2011.
 
[28] Cet article fut publié en juin 2011, ndlr.

mercredi, 26 décembre 2012

LE CARTEL DE LA RESERVE FEDERALE: LES HUIT FAMILLES (PARTIE 1)

 

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Par Dean Henderson

 
Les quatre cavaliers [1] du système bancaire américain (Bank of America, JP Morgan Chase, Citigroup and Wells Fargo) possèdent les quatre cavaliers du pétrole (Exxon Mobil, Royal Dutch/Shell, BP Amoco et Chevron Texaco) en tandem avec Deutsche Bank, la BNP, Barclays et d’autres anciens pontes [2] européens de l’argent. Mais leur monopole sur l’économie globale ne s’arrête pas aux limites des champs pétroliers.
 
D’après les déclarations d’entreprise 10K enregistrées avec la SEC (NdT : la commission des cotations boursières, le «shérif» de Wall Street, ou ce qui devrait l’être), les quatre cavaliers de la banque sont parmi les 10 actionnaires majeurs de pratiquement toutes les entreprises figurant dans le gotha du Fortune 500 [3].
 
Alors qui sont donc les actionnaires de ces banques centralisant l’argent ? Cette information est gardée de manière plus ferme. Mes demandes aux agences régulatrices bancaires concernant la question de savoir qui possède les actions des « top 25 » compagnies américaines tenant les actions des banques ont initialement reçu un status couvert par le Freedom of Information Act (NDT : loi sur la liberté de l’information, qui aux États-Unis prévoit d’empêcher le secret de l’information), avant d’être finalement refusées sous couvert de raisons de « sécurité nationale ». Ceci est très ironique, sachant que bon nombre d’actionnaires résident en Europe.
 
Un des monument de la richesse de l’oligarchie globale qui possède ces compagnies de holding bancaire est la US Trust Corporation, fondée en 1853 et maintenant propriété de Bank of America. Un des récents directeurs de l’US Trust Corporation et administrateur honoraire était Walter Rothschild. D’autres directeurs furent Daniel Davison de JP Morgan Chase, Richard Tucker d’Exxon Mobil, Daniel Roberts de Citigroup et Marshall Schwartz de Morgan Stanley [4].
 
J.W. McCalister, un membre éminent de l’industrie du pétrole avec des entrées dans la maison des Saouds, écrivit dans le Grim Reaper qu’il a obtenu des informations de banquiers saoudiens, qui citaient le fait que 80 % de la banque fédérale de New York, de loin la plus puissante branche de la Réserve fédérale, étaient détenus par juste huit familles, dont quatre résident aux États-Unis. Ce sont les familles Goldman Sachs, Rockefeller, Lehman et Kuhn-Loeb de New York, les Rothschild de Paris et de Londres, les Warburg de Hambourg, les Lazard de Paris et les Israël Moses Seifs de Rome.
 
CPA Thomas D. Schauf confirme les dires de McCallister, ajoutant que dix banques contrôlent les douze branches de la Réserve fédérale. Il nomme N. M Rothschild de Londres, Rotshschild Bank de Berlin, la banque Warburg de Hambourg, la banque Warburg d’Amsterdam, Lehman Brothers de New York, Lazard Frères de Paris, la banque Kuhn-Loeb de New York, la banque Israel Moses Seif de Rome, Goldman Sachs de New York et la banque JP Morgan Chase de New York. Schauf cite également William Rockefeller, Paul Warburg, Jacob Schiff et James Stillman comme étant les individus qui ont le plus d’actions à tire individuel dans la Réserve fédérale [5]. Les Schiffs sont étroitement liés à Kuhn-Loeb, les Stillmans de Citigroup, qui se marrièrent dans le clan Rockefeller au début du siècle.
 
Eustace Mullins arriva aux même conclusions dans son livre Les Secrets de la réserve fédérale, dans lequel il montre des diagrammes connectant la Fed et ses banques membres avec les familles Rothschild, Warburg, Rockefeller et autres [6]. Le contrôle exercé par ces familles sur l’économie globale ne peut pas être exagéré et est couvert volontairement du sceau du secret. Leur bras médiatique est prompt à discréditer toute information exposant ce cartel de banques privées comme étant une « théorie du complot ». Pourtant, les faits demeurent.
 
La maison Morgan
 
La banque de la Réserve fédérale est née en 1913, l’année où mourut J. Pierpont Morgan et où la fondation Rockefeller fut créée. La maison Morgan présidait la finance américaine depuis le coin de Wall Street et Broad, agissant déjà en quasi Banque centrale américaine depuis 1838, quand Georges Peabody la fonda à Londres.
 
Peabody était un partenaire d’affaires des Rothschild. En 1952, l’enquêteur sur le Fed Eustace Mulins émit la supposition que les Morgan n’étaient de fait que les agents de Rothschild. Mullins écrivit que les Rothschilds « préféraient opérer de manière anonyme aux États-Unis derrière la façade de la JP Morgan and co [7] ». L’écrivain Gabriel Kolko écrivit : « Les activités des Morgan en 1895-96 de vente des bons du trésor-or américains en Europe étaient basées sur une alliance avec la maison Rothschild [8]. »
 
La pieuvre financière Morgan enroula rapidement ses tentacules autour du monde. Morgan Grenfell opérait depuis Londres. Morgan & Cie depuis Paris. Les cousins Lambert des Rothschild montèrent Drexel & Cie à Philadelphie.
 
La maison des Morgan étaient impliquée avec les Astors, DuPonts, Guggenheims, Vanderbilts et les Rockefellers. Elle finança le lancement de AT&T, de General Motors, General Electric et DuPont. Tout comme les banques de Londres Rothschild et Barings, Morgan devint partie prenante dans la structure de bon nombre de pays.
 
Dès 1890, la maison Morgan prêtait à la banque centrale d’Égypte, finançait les chemins de fer russes, renflouait les obligations du gouvernement provincial du Brésil et finançait des travaux publics argentins. Une récession économique en 1893 renforça la puissance financière de Morgan. Cette année là, Morgan sauva les États-Unis d’une panique bancaire, formant un groupement pour remonter les réserves fédérales avec un envoi d’une valeur de 62 millions de dollars d’or des Rothschild [9].
 
Morgan fut la force motrice derrière l’expansion occidentale des États-Unis, finançant et contrôlant les chemins de fer qui avançaient vers l’Ouest. En 1879 les chemins de fer centraux de New York, financés par Cornelius Vanderbilt-Morgan donnèrent des prix préférentiels à John D. Rockefeller pour son monopole pétrolier de la Standard Oil, scellant ainsi la relation Rockefeller/Morgan.
 
La maison Morgan alors tombe sous le contrôle familial Rothschild et Rockefeller. Un titre du New York Herald clame : « Les géants du chemin de fer forment un trust gigantesque. » J. Pierpont Morgan, qui déclara un jour « la compétition est un pêché », se réjouissait maintenant : « Pensez un peu que tout le trafic ferroviaire en compétition à l’ouest de St Louis est placé sous le contrôle d’une trentaine d’hommes [10]. » Morgan et le banquier de Kuhn, Loeb Edward Harriman obtenaient un monopole sur les chemins de fer, tandis que les dynasties banquières Lehman, Goldman Sachs et Lazard rejoignaient les Rockefeller pour contrôler la base industrielle états-unienne [11].
 
En 1903, les huit familles établirent le Banker’s Trust. Benjamin Strong du même organisme fut le premier gouverneur de la Banque de réserve fédérale de New York. La création de la Réserve fédérale en 1913 fusionna la puissance des huit familles à la puissance militaire et diplomatique du gouvernement américain. Si leurs prêts internationaux n’étaient pas repayés, les oligarques pouvaient maintenant déployer les fusiliers marins américains (NdT : traduction la plus proche pour « US Marines ») pour collecter les dettes. Morgan, Chase et Citibank formèrent une alliance internationale syndiquée de prêteurs sur gages.
 
La maison Morgan était dans les petits papiers de la maison Windsor britannique et de la maison italienne de Savoie. Les Kuhn-Loeb, Warburg, Lehman, Lazards, Israël Moses Seif et Goldman Sachs étaient également très proches des maisons royales européennes. Dès 1895, Morgan contrôlait le flot d’or qui entrait et sortait des États-Unis. La première vague des fusions américaines étaient dans sa prime enfance et était promue par les banquiers. En 1897, il y eut 69 fusions d’entreprises industrielles. En 1899, il y en eut 1 200. En 1904, John Moody, le fondateur de Moody’s Investor Services, dit qu’il était alors impossible de séparer les intérêts des Rockefeller et des Morgan [12].
 
La méfiance du public envers l’alliance se propagea. Beaucoup les considéraient comme des traitres à travailler avec le vieux système financier européen. La Standard Oil de Rockefeller, les aciers américains de Andrew Carnegie et les chemins de fer de Edward Harriman étaient tous financés par le banquier Jacob Schiff de Kuhn-Loeb, qui lui travaillait en relations étroites avec les Rothschild d’Europe.
 
Plusieurs États de l’ouest des États-Unis bannirent les banquiers. Le populiste William Jennings Bryan fut trois fois le candidat présidentiel démocrate de 1896 à 1908. Le thème central de sa campagne anti-impérialiste fut de dire aux citoyens que les États-Unis étaient en train de tomber dans le piège de « l’esclavage financier au capital britannique ». Teddy Roosevelt battit Bryan en 1908, mais fut forcé à la suite de ce feu de brousse anti-impérialiste de faire passer le décret antitrust. Il s’attaqua ensuite au trust de la la Standard Oil.
 
En 1912 eurent lieu les auditions Pujo, qui s’occupèrent des concentrations de pouvoir à Wall Street. La même année, Mme Harriman vendit ses parts substantielles de la banque du New York Guaranty Trust à JP Morgan, créant ainsi Morgan Guaranty Trust. Le juge Louis Brandeis convainquit le président Woodrow Wilson de terminer les situations d’inter-relations de comités directeurs. La loi anti-trust Clayton fut passée en 1914.
 
Jack Morgan, le fils et successeur de J. Piermont, répliqua en demandant aux clients de Morgan Remington et Winchester d’augmenter la production d’armement. Il décida que les États-Unis devaient entrer dans la Première Guerre mondiale. Pressé par la fondation Carnegie et d’autres instances de l’oligarchie, Wilson céda. Comme Charles Tansill écrivit dans L’Amérique s’en va en guerre : « Même bien avant que la poudre ne parle, la firme française des frères Rothschild câbla à Morgan and co à New York, suggérant le flottement d’un prêt de 100 millions de dollars, dont une partie substantielle serait laissée aux États-Unis pour payer les dépenses françaises pour des achats de produits américains. »
 
La maison Morgan finança la moitié de l’effort de guerre américain, tout en recevant des commissions pour avoir introduit des sous-traitants comme General Electric, DuPont, les aciers Américain, Kennecott et ASARCO. Tous étaient des clients de Morgan. Morgan finança également la guerre des Boers britannique en Afrique du Sud et la guerre franco-prussienne. La conférence de la Paix de Paris en 1919 fut présidée par Morgan, qui mena les efforts de reconstruction à la fois de l’Allemagne et des alliés [13].
 
Dans les années 1930, le populisme refit surface après que Goldman Sachs, Lehman et autres banques eurent profité du crash de 1929 [14]. Le président du comité bancaire du parlement américain Luois McFadden (démocrate-New York) dit de la grande dépression : « Ce ne fut pas un accident. Ce fut planifié… Les banquiers internationaux pensèrent à créer une situation de désespoir afin de pouvoir en émerger comme nos dirigeants absolus. »
 
Le sénateur Gerald Nye (démocrate-Dakota du Nord) présida une enquête sur les munitions en 1936. Nye conclua que la maison Morgan précipita les États-Unis dans la Première Guerre mondiale pour protéger des emprunts et pour créer un essor de l’industrie de l’armement. Nye produisit plus tard un document dont le titre était « La Prochaine Guerre », qui se référait cyniquement au « truc de le vielle déesse démocratie », par lequel le Japon pourrait-être dupé dans une seconde guerre mondiale. En 1937, le secrétaire à l’Intérieur Harold Ickes, mit en garde contre « l’influence des soixante familles américaines ». L’historien Ferdinand Lundberg, plus tard, écrivit un livre ayant le même titre. Le juge de la cour suprême de justice William O. Douglas décria « l’influence de Morgan… la plus pernicieuse dans la finance et l’industrie aujourd’hui ».
 
Jack Morgan répondit en rapprochant les États-Unis de la Seconde Guerre mondiale. Morgan avait des relations très étroites avec les familles Iwasaki et Dan, les clans les plus riches du Japon, qui possédaient Mitsubishi et Mitsui respectivement, depuis que ces deux compagnies émergèrent des shogunats du XVIIème siècle. Quand le Japon envahit la Manchourie et massacra les paysans de Nankin, Morgan minimisa l’incident. Morgan avait aussi d’étroites relations avec le fasciste italien Benito Mussolini, tandis que le nazi allemand Dr. Hjalmer Schacht était la liaison entre la banque Morgan et l’Allemagne durant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, les représentants de Morgan rentrèrent Schacht à la Bank for International Settlements (BIS) à Bâle en Suisse [15].
 
Image illustrative de l'article Réserve fédérale des États-Unis
 
La maison Rockefeller
 
La BIS est la banque la plus puissante du monde, une banque centrale globale pour les huit familles qui contrôlent les banques centrales de presque toutes les nations occidentales et des pays en voie de développement. Le premier président de la BIS fut le banquier de Rockefeller, Gates McGarrah, un officiel de la Chase Manhattan Bank et de la Réserve fédérale. McGarrah était le grand-père de l’ex-directeur de la CIA Richard Helms. Les Rockefeller, tout comme les Morgan, avaient des relations très étroites avec Londres. David Icke écrit dans Les Enfants de la matrice que les Rockefeller et les Morgan n’étaient que des « prête-noms » pour les Rothschild [16].
 
La BIS est une propriété de la Réserve fédérale, de la Banque d’Angleterre, de la Banque d’Italie, de la Banque du Canada, de la Banque de Suisse, de la Banque de Hollande, de la Banque fédérale allemande et de la Banque de France..
 
L’historien Carroll Quigley écrivit dans son épique livre Tragédie et espoir que la BIS faisait partie d’un plan, celui de « créer un système mondial de contrôle financier dans des mains privées et capable de dominer le système politique de chaque pays et l’économie du monde dans son entièreté… un contrôle s’exerçant de manière féodale par les banques centrales du monde agissant de concert à travers des accords secrets ». Le gouvernement américain avait une méfiance historique à l’égard de la BIS, et fit pression sans succès pour qu’elle soit abandonnée en 1945 à la conférence de Bretton-Woods. Au contraire, la puissance des huit familles fut exacerbée avec la création par la conférence de Bretton-Woods du FMI et de la Banque mondiale. Le Banque fédérale américaine ne prit des parts à la BIS qu’en septembre 1994 [17].
 
La BIS détient au moins 10 % des fonds de réserve d’au moins 80 banques centrales au monde, du FMI et autres institutions multilatérales. Elle sert d’agent financier pour les accords internationaux, collecte les informations sur l’économie globale et sert de prêteur ou de dernier rempart pour éviter un effondrement financier global général. La BIS fait la promotion d’un agenda de fascisme monopolistique capitaliste. Elle donna un prêt de soudure à la Hongrie dans les années 1990 pour assurer la privatisation de l’économie de ce pays. Elle servit de canal de financement d’Adolf Hitler par les huit familles, emmenées par Henry Schroeder des Warburgs et la banque Mendelsohn d’Amsterdam. Un certain nombre de chercheurs supposent que la BIS est en fait le centre du blanchiment d’argent du trafic de drogue global [18].
 
Ce n’est pas une coïncidence si la BIS a son QG en Suisse, la cache financière préférée pour la richesse de l’aristocratie globale et quartier général de la loge franc-maçonne P2 italienne Alpina et Nazi International. D’autres institutions contrôlées par les huit familles : le Forum économique mondial (Davos, NdT), la Conférence monétaire internationale et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
 
Bretton Woods fut une aubaine pour les huit familles. Le FMI et la banque mondiale étaient centrales à ce « nouvel ordre mondial ». En 1944, les premiers bons de la Banque mondiale furent amenés par Morgan Stanley et la First Boston. La famille française Lazard devint plus impliquée dans les intérêts de la maison Morgan. Lazard Frères, la banque d’investissement la plus importante de France, est la propriété de Lazard et des familles David-Weill, vieille tradition bancaire de Gênes représentée par Michelle Davive. Un directeur récent et PDG de Citigroup fut Sanford Weill.
 
En 1968, Morgan Guaranty lança Euro-Clear, une banque basée à Bruxelles spécialisée dans le système de négoce des sécurités Eurodollar. Ce fut la première aventure automatique. Certains appelèrent Euro-Clear « la bête ». Bruxelles sert de QG pour la nouvelle Banque centrale européenne (BCE) et pour l’OTAN. En 1973, les officiels de Morgan se rencontrèrent secrètement aux Bermudes pour opérer la résurrection illégale de la vieille maison Morgan, 20 ans avant que la loi Glass-Steagal fut abandonnée. Morgan et les Rockefeller donnèrent l’apport financier de départ pour Merrill Lynch, la propulsant dans le top 5 des banques d’investissement américaines. Merrill Lynch est maintenant une partie de Bank of America.
 
John D. Rockefeller utilisa sa richesse du pétrole pour acquérir Equitable Trust, qui avait absorbé plusieurs grandes banques et entreprises dans les années 1920. La grande dépression de 1929 aida Rockefeller à consolider sa puissance. Sa banque Chase, fusionna avec la banque de Manhattan de Kuhn-Loeb pour former la banque Chase Manhattan, cimentant ainsi une relation familiale de longue durée. Les Kuhn-Loeb avaient financé, avec les Rothschild, la quête de Rockefeller pour devenir le roi du pétrole. La banque National City Bank de Cleveland donna des fonds à John D. Rockefeller, dont il avait besoin pour s’embarquer dans le monopole de l’industrie pétrolière américaine. La banque fut identifiée dans une enquête du Congrès comme étant une des trois banques des Rothschild aux États-Unis dans les années 1870, quand John D. créa pour la première fois la Standard Oil dans l’État de l’Ohio [19].
 
Un des associés de Rockefeller dans la Standard Oil était Edward Harkness, dont la famille fut amenée à contrôler Chemical Bank. Un autre fut James Stillman, dont la famille contrôlait Manufacturers Hanover Trust. Les deux banques ont fusionné sous l’ombrelle de JP Morgan Chase. Deux des filles Stillman marièrent deux des fils de William Rockefeller. Les deux familles contrôlent également une grosse part de Citigroup [20].
 
Dans les affaires des assurances, les Rockefellers contrôlent Metropolitan Life, Equitable Life, Prudential and New York Life. Les banques de Rockefeller contrôlent 25 % de tous les biens des 50 plus grandes banques commerciales des États-Unis et 30% de tous les biens des 50 plus grosses compagnies d’assurance aux États-Unis [21]. Les compagnies d’assurance, la première aux États-Unis fut créée par les franc-maçons, jouent un rôle important dans la donne de l’argent de la drogue aux Bermudes.
 
Les entreprises sous contrôle des Rockefeller incluent Exxon Mobil, Chevron Texaco, BP Amoco, Marathon Oil, Freeport McMoran, Quaker Oats, ASARCO, United, Delta, Northwest, ITT, International Harvester, Xerox, Boeing, Westinghouse, Hewlett-Packard, Honeywell, International Paper, Pfizer, Mororola, Monsanto, Union Carbide et General Foods.
 
La fondation Rockefeller a des liens très étroits avec les fondations Carnegie et Ford. D’autres aventures philanthropiques de la famille incluent le fond des frères Rockefeller, Rockefeller Institute for Medical Research, General Foundation Board, Rockefeller University et l’université de Chicago, qui vomit régulièrement un flot continue d’économistes d’extrême droite, apologistes du capital international, incluant Milton Friedman.
 
La famille possède le 30 Rockefeller Plaza, où l’arbre de Noël national est allumé chaque année, et le Centre Rockefeller. David Rockefeller a contribué à la construction des tours du WTC. La maison de famille des Rockefeller est un complexe dans la partie bourgeoise de New York appelée Pocantico Hills. Ils possèdent également un duplex de 32 pièces sur la 5ème avenue à Manhattan, un manoir à Washington DC, le ranch Monte Sacro au Venezuela, des plantations de café en Équateur, plusieurs fermes au Brésil, une grande propriété à Seal Harbor, dans le Maine, et des stations balnéaires dans les Caraïbes, Hawaïï et à Porto Rico [22].
 
Les familles Dulles et Rockefeller sont cousines. Allen Dulles créa la CIA, assista les nazis, couvrit l’assassinat de Kennedy de la commission Warren et fit une alliance avec la confrérie des Frères musulmans pour créer des assassins conditionnés [23].
 
Son frère John Foster Dulles, fut président des trusts bidon de la Goldman Sachs avant l’effondrement de la bourse en 1929 et aida son frère à renverser des gouvernements au Guatemala et en Iran. Tous deux étaient membres de la société secrète Skull & Bones, du Conseil en relations étrangères (CFR) et franc-maçons au 33ème degré [24].
 
Les Rockefeller contribuèrent à former le club de Rome et son agenda de dépopulation, dans leur propriété familale de Bellagio en Italie. Leur propriété de Pocantico Hills donna naissance à la commission Trilatérale. La famille est une pourvoyeuse de fonds importante pour le mouvement eugéniste, qui accoucha d’Hitler, du clonage humain et de la forme courante d’obsession génétique sur l’ADN qui court dans les cercles scientifiques américains.
 
John Rockefeller Junior fut à la tête du conseil de la population jusqu’à sa mort [25]. Son fils du même nom est un sénateur élu pour la Virginie de l’Ouest. Son frère Winthrop Rockefeller fut lieutenant gouverneur d’Arkansas et demeure l’homme le plus puissant de cet état. Dans une interview avec le magazine Playboy en Octobre 1975, le Vice-président Nelson Rockefeller, qui était aussi gouverneur de l’État de New York, articula les vues globalistes et arrogantes de sa famille de cette façon : « Je crois absolument dans une planification mondiale totale de l’économie, des affaires sociales, de la politique, de l’armée… »
 
Mais de tous les frères Rockefeller, c’est le fondateur de la commission Trilatérale et président de la banque Chase Manhattan, David, qui propulsa l’agenda fasciste de la famille sur la scène globale. Il défendit le shah d’Iran, le régime d’apartheid d’Afrique du Sud, et la junte militaire de Pinochet au Chili. Il fut le plus grand financier du CFR, de la commission Trilatérale et (pendant la guerre du Vietnam) du Comité pour une paix effective et durable en Asie, une aventure affairiste pour ceux qui faisaient leur argent et vivaient du conflit.
 
Nixon lui proposa d’être son secrétaire au Trésor (ministre des Finances, NdT), mais Rockefeller déclina l’offre, sachant que sa puissance était bien supérieure en étant à la tête de la banque Chase Manhattan. L’écrivain Gary Allen écrivit dans son livre Le Dossier Rockefeller en 1973 : « David Rockefeller a rencontré 27 chefs d’état, incluant les dirigerants de la Chine et de l’URSS. »
 
En 1975, après Le coup de la Nugan Hand Bank et de la CIA contre le premier ministre australien Gough Whitlam, son successeur nommé par la couronne britannique se dépêcha d’aller aux Etats-Unis où il rencontra Gerald Ford après avoir rencontré David Rockefeller [26].
 
Lire la deuxième partie de l’article
 
Source originale (en anglais) : globalresearch.ca.
 
Pour approfondir, avec Kontre Kulture :
 
 
"Les Secrets de la Réserve fédérale" d’Eustace Mullins


Source: resistance71.wordpress.com
 

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Notes

[1] L’expression « quatre cavaliers » fait référence aux « Quatre Cavaliers de l’Apocalypse » (voir Wikipédia).
 
(Ndlr E&R)
 
[2] En anglais : « behemoth ».
 
Béhémoth
 
Pluriel du mot qui désigne, en hébreu biblique, les animaux domestiques (« bétail » dans le récit de la Création, Gen., i, 24). Dans le livre de Job (xl, 15), Béhémoth prend l’allure d’un pluriel intensif et mythique : il désigne la Bête par excellence, la force animale que Dieu le créateur peut seul maîtriser, mais dont la domestication échappe à l’homme. Béhémoth semble évoquer l’hippopotame, animal qui, selon les bas-reliefs égyptiens, s’avançait jadis jusqu’en Basse-Égypte.
 
Comme monstre mythique, Béhémoth, joint à Léviathan, est d’origine babylonienne : tous deux représentent les deux monstres primordiaux du chaos, Tiamat et Kingu de la mythologie babylonienne.
 
On retrouve Béhémoth dans la littérature apocalyptique juive, au seuil de l’ère chrétienne. À partir de l’Énoch éthiopien (lx, 7-9), il a des qualités distinctes de celles de Léviathan ; celui-ci conserve les caractéristiques de monstre aquatique qu’il avait déjà, Béhémoth prend celles, qu’il n’avait pas à l’origine, d’un monstre terrestre. Dans Baruch syriaque (xxix, 4), il est dit que les deux êtres, apparus au cinquième jour de la Création, seront servis en nourriture aux justes au grand banquet messianique. La même idée se retrouve dans le IVe Livre d’Esdras (vi, 47).

(Ndlr E&R)
 
[3] 10K Filings of Fortune 500 Corporations to SEC. 3-91.
 
[4] 10K Filing of US Trust Corporation to SEC. 6-28-95.
 
[5] « The Federal Reserve “Fed Up” ». Thomas Schauf, 1-02
 
[6] The Secrets of the Federal Reserve, Eustace Mullins, Bankers Research Institute, Staunton, VA, 1983, p.179.
 
[7] Ibid., p. 53.
 
[8] The Triumph of Conservatism, Gabriel Kolko, MacMillan and Company New York, 1963, p. 142.
 
[9] Rule by Secrecy : The Hidden History that Connects the Trilateral Commission, the Freemasons and the Great Pyramids, Jim Marrs, HarperCollins Publishers, New York, 2000, p. 57.
 
[10] The House of Morgan, Ron Chernow, Atlantic Monthly Press, New York, 1990.
 
[11] Marrs, p. 57.
 
[12] Democracy for the Few, Michael Parenti, St. Martin’s Press, New York, 1977, p. 178.
 
[13] Ron Chernow.
 
[14] The Great Crash of 1929, John Kenneth Galbraith Houghton, Mifflin Company, Boston, 1979. p. 148.
 
[15] Ron Chernow.
 
[16] Children of the Matrix, David Icke, Bridge of Love, Scottsdale, AZ, 2000.
 
[17] The Confidence Game : How Un-Elected Central Bankers are Governing the Changed World Economy, Steven Solomon, Simon & Schuster, New York, 1995, p. 112.
 
[18] Marrs, p. 180.
 
[19] Ibid. p. 45.
 
[20] The Money Lenders : The People and Politics of the World Banking Crisis, Anthony Sampson, Penguin Books, New York, 1981.
 
[21] The Rockefeller File, Gary Allen, ’76 Press, Seal Beach, CA, 1977.
 
[22] Ibid.
 
[23] Dope Inc. : The Book That Drove Kissinger Crazy, Editors of Executive Intelligence Review, Washington, DC, 1992.
 
[24] Marrs.
 
[25] The Rockefeller Syndrome, Ferdinand Lundberg, Lyle Stuart Inc. Secaucus, NJ, 1975, p. 296.
 
[26] Marrs, p. 53.
 
 

lundi, 24 décembre 2012

LE MARIAGE HOMOSEXUEL ET LA GAUCHE DE GAUCHE

 

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Il m'a vraiment plu, ce texte de Denise Mendez. D'un bon sens, d'une limpidité, d'une lucidité, d'une logique, d'un réalisme, d'une beauté morale indéniables, fascinants. Bonne lecture! Fernand Dindé.


On présente le mariage homosexuel, dit mariage pour tous, comme un progrès de civilisation et, en toute logique, la gauche de gauche toujours à l’avant-garde des droits humains se lance dans sa promotion et abandonne à la droite toute critique et réflexion anthropologique sur le sujet.  Ainsi le projet législatif du gouvernement serait-il une avancée dans l’égalité du droit à fonder une famille, indépendamment de la différence biologique entre sexe  masculin et sexe  féminin ; le projet  rejette donc la distinction entregenre masculin et genre féminin (1) qui était jusqu’ici au centre de la fondation de la famille et au cœur de la filiation. 

Cette initiative législative  prévoit donc la modification de plusieurs articles du code civil sur la filiation, effaçant en particulier les termes «père et mère» pour les remplacer par «parent-1 et parent-2». Selon ses promoteurs, elle est le reflet d’une évolution de la société dans un sens démocratique. Cette initiative  suppose l’assentiment général des homosexuels qui tous seraient censés aspirer à fonder une famille selon la manière traditionnelle, surmontant  les limitations imposées par la biologie, au moyen de modifications du droit et du recours aux nouvelles techniques de reproduction des mammifères. On peut douter de cette unanimité des homosexuels, et on peut également douter  de l’assentiment d’une opinion publique consultée  par des sondages qui se réfèrent au terme mariage et omettent les questions  de filiation. 

L’argument massue des promoteurs du projet est la référence empirique, il prend appui sur un état de fait, à savoir l’existence de milliers de personnes homosexuelles vivant actuellement en couple (pacsées ou non) et élevant des enfants adoptés ou obtenus par PMA (environ 40 000 enfants). Selon l’INED, en France, il y aurait  6 % d’homosexuels et  parmi eux, 1% seraient  engagés dans une forme de mariage. 

La gauche pensant se situer à l’avant-garde des revendications progressistes, néglige volontiers l’opinion des homosexuels qui restent  étrangers à l’idée de mariage traditionnel. 

On sait que, à travers l’histoire, les homosexuels, les plus originaux, les plus sincères, les plus créatifs ont toujours refusé les modes de vie  ordinaires fondés sur la famille; ils ont privilégié des formes de vie autonomes, indépendantes. Il est curieux de voir que la gauche ignore ces homosexuels-là, elle privilégie ceux qui constituent dans le monde occidental un lobby puissant qui fonde son succès sur une interprétation biaisée des droits humains et du principe de non discrimination. 

En somme, on s’apprête à modifier le code civil qui concerne 65 millions de personnes pour satisfaire la demande de quelques centaines de milliers (600 000 environ). On établit ainsi le droit de la minorité à imposer ses vues à la majorité la plus large (le gouvernement refusant un référendum). On sait que dans l’histoire, il arrive que les minorités soient à l’avant-garde du progrès de tous et donc agissent pour le bien de tous. Qu’en est-il en l’occurrence? Ces homosexuels partisans du mariage ordinaire sont-ils une avant-garde de la civilisation ou bien sont-ils plutôt des passéistes qui rêvent de vivre comme les hétérosexuels les plus traditionnels, ceux qui choisissent la cérémonie de mariage religieux, robes blanches et couronnes de jasmin. Voici une question qu’on aimerait voir poser par la gauche, justement à une époque où les couples hétérosexuels refusent de se marier alors même qu’ils  fondent des familles très stables. 

QUELS SONT LES ARGUMENTS QUI FONDENT LE PROJET DE MARIAGE POUR TOUS? 

Les homosexuels revendiquent le droit à un mariage civil du même  type que celui des hétérosexuels au nom de l’égalité des  droits, parmi lesquels le droit au mariage. Il y a en l’espèce une interprétation biaisée du droit: la confusion entre l’égalité des droits et le droit à l’égalité au nom de la non-discrimination entre les individus. La discrimination consiste à ne pas accorder les mêmes droits dans des conditions similaires. Or il est clair que, vis-à-vis de la procréation, les couples homosexuels ne sont pas dans la même condition que les couples  hétérosexuels, puisqu’ils ne peuvent pas procréer; on n’a jamais vu un enfant naître de l’accouplement de 2 hommes ou de 2 femmes. La revendication des homosexuels du droit à  fonder une famille selon le même régime juridique que les hétérosexuels, n’a aucun fondement anthropologique, elle n’a qu’un fondement idéologique. Si les homosexuels n’avaient recherché que la protection de leur type spécifique de famille, ils auraient trouvé suffisamment de garanties dans le PACS, lequel protège l’avenir du compagnon ou la compagne et des enfants adoptés en cas de séparation ou mort. Aussi, peut-on douter de l’intention qui sous-tend cette recherche d’égalité dans le mariage. Il est probable que ces homosexuels poursuivent un autre objectif ou d’autres objectifs. 

Il semble plutôt que ces homosexuels soient engagés dans une guerre idéologique autour de la question du genre. Cette guerre a été initiée dans les universités des États-Unis, par les Gender studies  et les Queer studies (2): études ayant  pour objet de démontrer que le genre  masculin/féminin n’existe pas  au niveau  de la nature.  Selon  leurs conclusions, on ne naît pas garçon ou fille, on le devient; le genre est une création sociale et, de plus, transitoire. On peut en changer, c'est pourquoi  on revendique la variabilité du genre au cours de la vie: le «transgenre». 

La revendication du mariage homosexuel obéit donc à une logique: la déconnexion du mariage et du genre, déconnexion du mariage et de la procréation et surtout la déconnexion du mariage et de la filiation. Par le mariage tel que prévu dans le nouveau code civil, la filiation n’est plus liée au genre masculin/féminin, au sens traditionnel, elle est liée à la volonté des partenaires appartenant au même genre dans l'acception nouvelle. La notion de  père et mère résultait d’un engendrement par un homme et une femme.  Désormais, il n’y a  plus besoin, l’engendrement  étant impossible, on passe outre; on crée une filiation sans  engendrement, c’est pourquoi le code civil doit supprimer les mots père et mère et les remplacer par «parent 1 et parent 2».  Plus question de filiation liée à la transmission biologique, plus question pour l’enfant de connaître son origine, ses ancêtres, sa lignée. Il a  des parents  ex nihilo  qui l’élèvent avec amour; l’histoire s’arrête là. Quant aux hétérosexuels, ils doivent se plier à la nouvelle loi. 

Ainsi, puisque les homosexuels ne peuvent pas avoir le statut  biologique de père et mère, ils exigent  que les hétérosexuels ne se désignent plus comme père et mère; afin de garantir l’égalité de statut dans le mariage pour tous. Ceci ressemble à une guerre contre l’hétérosexualité ou contre les hétérosexuels. Mais apparemment, les hétérosexuels de gauche acceptent de recevoir des coups, au nom de la modernité... 

HYPOTHESES EN MANIERE DE CONCLUSION PROVISOIRE 

1- On pourrait retenir l’hypothèse des couples d’homosexuels qui veulent banaliser totalement leur appartenance sociale, et pour l’inscrire dans la normalité, passer par le mariage commun et la famille commune. Un tel désir de normalité chez les homosexuels est insolite et ressemble à une trahison du vécu homosexuel dans l’histoire. Confirmant cette  normalisation, la  psychanalyste Caroline Thompson remarque, dans Le Monde Idées du 8 novembre 2012, qu'il arrive souvent que les couples homosexuels reproduisent les modèles de couples hétérosexuels, l’un des membres des couples hommes adoptant, dans les tâches domestiques, un rôle traditionnel féminin, tandis que l’autre adopterait le rôle du «macho». Il en est de même dans les couples de femmes homosexuelles, dont l’une serait  plus «machora» que l’autre. Pourquoi ce mimétisme, ce désir de ressembler aux couples hétérosexuels? On devine qu’un grand nombre de questions pourraient être posées par des anthropologues, psychologues et sociologues; ce questionnement semble un tabou chez les gens de gauche.  

En tout cas on peut se demander quelle est dans cette affaire l’avancée sociale, le progrès de civilisation qui vaille l’engagement de la gauche. 

2- On pourrait retenir l’hypothèse d’une avant-garde homosexuelle qui veut renverser le mariage traditionnel fondé sur le genre masculin/féminin et sur la filiation biologique. Il s’agirait alors d’une position subversive, révolutionnaire, dirigée contre les hétérosexuels et le système patriarcal; une position qui anticipe sur les futures transformations de la biologie, et l’artificialisation de la procréation.  En revendiquant un seul et même mariage pour tous, abolissant le statut de père et mère, les homosexuels voudraient ouvrir la société à un avenir où la procréation serait le fruit des nouvelles technologies; où les êtres humains arriveraient  sur terre ex nihilo.

Peut-on voir dans cette attitude une avancée sociale, un progrès de civilisation qui justifie l’engagement de la gauche  dans l’effacement de la filiation? 

A moins que le projet de «mariage pour tous» ne soit qu’un grand dérivatif  face au désastre politique: le progrès sociétal à la place du progrès social. La musique du «mariage pour tous» recouvre le cri des victimes de la régression des droits sociaux. Mais alors, pourquoi la gauche de gauche se fait-elle complice de cette mystification? 

 

Denise Mendez 

Novembre 2012

 

(1) Au sens traditionnel de l'expression avant que les thèses de la littérature étasunienne ne soient reprises plus largement.

(2) Pour gender, ou dans la traduction française approximative de genre, il s'agirait d'une dimension d'abord, voire exclusivement, sociale, alors que «sexe» vise à définir une donnée, ou un ensemble de données physiologiques.

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Sur le même sujet, lire :

http://agora.qc.ca/documents/le_mariage_homosexuel_est_il_soluble_dans_lecologie

 

Source: Le blog "UNE PLACE POUR TOUS!"

dimanche, 23 décembre 2012

SANDY HOOK: LA PAGE FACEBOOK DEDIEE A L'INSTITUTRICE A ETE CREEE 4 JOURS AVANT LE DRAME

 

UNE DU JOURNAL TIME - VICTORIA SOTO.jpg

 

Dans le drame de Sandy Hook, chaque jour des preuves accablantes désignent une fraude manifeste.

On a eu droit à des références cinématographiques dans le dernier Batman, puis on s'est rendu compte que la page Facebook dédiée à la collecte de fonds pour l'une des victimes a été créée avant même l'annonce de sa mort. Il y a eu le scandale du père qui s'esclaffait devant les caméras avant de faire mine de pleurer, et la joyeuse réception en habits de fêtes en compagnie du président Obama.

Tous ces éléments avaient éveillé la suspicion des observateurs mais désormais la preuve est établie que l'affaire de la fusillade de Newtown est sans conteste un false flag programmé à l'avance.

En effet, on vient de se rendre compte que la page Facebook dédiée à l'institutrice victime des tueurs a été crée le 10 Décembre soit 4 jours avant la date de la fusillade!

Evidement, les responsables de cette opération ont pris soin de corriger leur erreur (Facebook complice?) et c'est en consultant le cache Google de la pageque l'on pourra vérifier qu'elle a bien été crée le 10/12.

PAGE FACEBOOK RIP VICTORIA SOTO - CAPTURE D'ECRAN.jpg

Story telling versus Vérité

On peut en conclure que le compte rendu que les médias ont fait de ce drame n'est que du story telling.

Ainsi l'institutrice passe pour une héroïne qui s'est sacrifiée en sauvant la vie de quelques élèves, ce qui lui apporte la sympathie du public. Même chose pour le père épleuré mais digne, de la petite Emilie.

De cette manière, toute contestation de la version officielle sera vouée à se heurter à un mur d'hostilité.

C'est la même technique utilisée lors du story telling du 11 septembre, par exemple avec l'histoire des passagers du vol 93 qui se sont révoltés contre les pirates de l'air.

Un nouveau 11 septembre 

Depuis le 11 septembre, une partie du public a admis le fait que jusqu'aux plus hauts niveaux du gouvernement, un réseau de gens sans scrupules étaient prêts à sacrifier des vies innocentes pour faire avancer leur agenda. Les récentes tueries d'Aurora et de Sandy Hook s'inscrivent dans cette continuité.

Grâce à la complicité des médias, ces sacrifices humains serviront des objectifs politiques.

Le droit de posséder des armes qu'octroie la constitution américaine est d'ores et déja dans le collimateur.

Des groupes de gens comme les survivalistes, les "preppers" voire même les conspirationnistes le seront également dans un proche avenir.

Par le biais de l'instrumentalisation des émotions qu'elles génèrent, les tueries comme celles de Sandy Hook et d'Aurora sont les nouveaux "11 septembre" dont a besoin l'élite mondialiste pour abolir le peu de libertés civiles qui reste au peuple.


Source: Les Chroniques de Rorschach

samedi, 22 décembre 2012

LETTRE OUVERTE DES VICTIMES DE NAHIBLY A MONSIEUR KONAN BANNY, PRESIDENT DE LA COMMISSION DIALOGUE, VERITE ET RECONCILIATION DE COTE D’IVOIRE

 

 

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Monsieur le président,


Permettez- nous, nous, victimes de la guerre de dix ans imposée à notre pays par les forces du mal, de vous adresser ce message par une voie peu ordinaire. Par les temps qui courent en notre pays, la Côte d’Ivoire, vous n’êtes pas sans savoir que la liberté d’opinion (quand bien même elle est franche ou sincère) et l’appartenance ethnique sont des délits réprimés dans le sang avec le régime au pouvoir depuis le 11 Avril 2011.

D’entrée, nous voudrions vous exprimer toute notre disponibilité à coopérer avec le réconciliateur national que vous êtes et en même temps vous soumettre nos inquiétudes et nos propositions. Si d’aventure un quelconque propos irrévérencieux ou malveillant se révélait dans notre adresse à votre honorable personne, croyez-nous, nous le regretterions sincèrement. Seulement, vous voudriez bien comprendre que pour des traumatisés de guerre comme nous le sommes ici à l’Ouest du pays, il peut arriver parfois que l’expression même de la franchise s’apparente à de l’arrogance. Or à quoi cela nous servirait-il d’être arrogants vis-à-vis de la haute personnalité que vous êtes? D’autant plus que ni l’amertume, ni la colère , la grande détresse et/ou l’arrogance de même que le désir fou de vengeance exprimés de façon irresponsable à l’encontre d’autrui ne pourront ressusciter ces milliers de parents et de biens que nous avons perdus et que nous perdons encore à ce jour, dans un pays où la loi a disparu et est remplacée par les machettes et les kalachnikovs d’étrangers venus de la sous-région ouest-africaine et qui nous imposent de mourir en silence afin de nous déshériter même de notre terre natale.

Monsieur le président, malgré l’indescriptible souffrance dont nous sommes l’objet en tant que des réfugiés sur les terres de nos ancêtres, nous voudrions vous rassurer de ce que nous gardons encore intact le sens de la lucidité et du discernement. C’est pourquoi, loin de vouloir de vous appâter par une démarche qui force la pitié ou le moindre sentiment pathétique, nous avons voulu, nous, réfugiés de Nahibly et victimes de la guerre de dix ans contre notre pays, vous faire cette adresse. C’est ainsi que debout, comme des fils d’hommes qui n’ont jamais baissé la tête parce que n’ayant rien à se reprocher, nous voudrions, avec toute la politesse due à votre rang mais avec toute la franchise face à laquelle nous ne saurions nous dérober, nous voudrions, disons-nous, vous adresser ce message.

DE NOTRE DISPONIBILITE                                                  

S’il est vrai que cela fait plus d’un an que vous avez été nommé pour conduire la commission de dialogue, de vérité et de réconciliation après ces longues années d’une guerre qui a totalement défiguré le pays et créé de graves fractures sociales, nous, victimes de guerre et réfugiés sur notre propre sol, nous gardons l’espoir dans la sérénité et croyons qu’un de ces jours enfin, vous allez vous décider à prendre le taureau de la réconciliation nationale par les cornes. Nous croyons fermement ce que nous disons parce que quinze mois perdus par une commission de réconciliation (somme toute inoffensive car sans armes de guerre), c’est bien moins que les dix ans d’une rébellion sauvage qui nous a carrément ramenés aux temps anciens, en ce début de vingt et unième siècle. En outre, quinze mois, c’est juste une petite goutte de temps dans l’océan de la vie d’une nation.

NOS INQUIETUDES

Monsieur le président de la commission pour la  réconciliation, souffrez aussi que pour les réfugiés et déshérités que nous sommes, nous vous fassions part de nos inquiétudes, lesquelles inquiétudes sont:

-1° : dans ce chaos total que nous vivons, pour les réfugiés sur notre propre sol que nous sommes, s’il est vrai que l’avènement de la rébellion en Côte d’Ivoire est une triste et honteuse réalité  pour les humains que nous sommes, pour nous réfugiés, toutes les raisons évoquées pour cautionner cette rébellion sont fallacieuses et donc ne tiennent pas debout. Pour la simple raison que ceux qui criaient à la misère, à l’exclusion et au génocide contre nos compatriotes musulmans du nord du pays, au tristement célèbre  charnier de Yopougon à Abidjan, depuis l’an 2000, sont ceux-là qui sont aujourd’hui au pouvoir en Côte d’Ivoire, grâce à une intervention militaire française que personne, à moins d’être descendu d’une autre planète, ne peut nier. Ils sont au pouvoir et non seulement la misère grandit vertigineusement au nord de notre pays, l’exclusion, le génocide et l’expropriation de tout bien par la force et la violence gratuite, ils l’appliquent aux ivoiriens de la partie Sud du pays même quand ils sont musulmans et refusent de les suivre dans leurs dérives. Quant au charnier de Yopougon, ils semblent l’avoir rangé aux oubliettes, alors qu’il était bel et bien une des raisons majeures de leur insurrection. Le développement tant souhaité de la partie septentrionale du pays, à les voir agir dans le désordre (un constat n’est pas une insulte), ce n’est pas demain qu’ils vont en amorcer les chantiers. Alors, monsieur le président de la commission pour la réconciliation nationale, question: que s’est-il vraiment passé? Qu’est-ce qui a vraiment suscité toute cette furie digne de bestiaires enragés et cette barbarie pour que nous en soyons-là aujourd’hui ? Oui, honorable président, pourquoi un tel déchaînement qui a fait couler tant de sang innocent ? Nous voulons juste en savoir la vraie raison. Pour en revenir à l’exclusion dont ils ont prétexté, monsieur le président, nous nous connaissons tellement dans ce pays qu’il suffit de rappeler que le mot « cafri » qui indexe tout non musulman est une de leurs créations et que ce mot (« cafri »), certains d’entre nous l’ont entendu depuis longtemps, bien avant même que ce pays n’accède à l’indépendance en 1960. Mais pour un simple mot (« cafri ») qui dérange sérieusement parce qu’il invite systématiquement à l’exclusion, jamais un ivoirien non musulman n’a pris de fusil contre son frère musulman tout en criant à l’exclusion. Ensuite, monsieur le président de la commission pour notre réconciliation, sortez de chez vous et parcourez un peu le pays pour vous rendre compte du fait qu’elles sont innombrables, les sœurs et les filles des «cafri» que nous sommes qui ont fait des enfants avec des musulmans quand inversement, leurs sœurs et leurs filles à eux, dans leur grande majorité, sont mises en demeure de nous éviter: c’est une vérité que sur le terrain de l’exclusion, ceux qui crient à l’exclusion sont eux-mêmes  des  pratiquants de l’exclusion au premier plan. Il suffit pour cela d’essayer seulement de calculer, dans la mesure du possible, les rapports de la mixité des couples conjugaux dans ce pays pour se rendre compte qu’elles ne sont pas nombreuses, nos sœurs musulmanes qui ont choisi de partager leur vie avec un non musulman.  Ici encore, leur façon de faire ne nous a jamais  poussé à prendre des fusils contre eux pour obliger leurs sœurs ou leurs filles à nous épouser. L’exclusion? Monsieur le président, c’est chaque jour que les peuples hospitaliers de l’Ouest de la Côte d’Ivoire la vivent sans broncher: depuis des décennies que d’autres ivoiriens, des «baoulé» surtout, en quête de terres cultivables, arrivent sur nos terres et vivent en réclusion entre eux, sur la base de l’appartenance ethnique ou régionale, dans des hameaux ou des campements, en dehors même de la communauté ethnique ou régionale qui les a reçus quand ils venaient juste d’arriver en terre étrangère. Malgré toutes les distorsions et les dérives dans le comportement (les hôtes qui ont prospéré dans l’agriculture répètent sans gêne - oh, ingratitude quand tu nous tiens! - que ceux dont ils exploitent les terres sont des paresseux), personne de chez nous n’a pris des armes pour se venger de comportements et de paroles qui nuisent et nuiront toujours plus à ceux qui les profèrent en toute inconscience. Avant eux, le président HOUPHOUËT en avait fait autant: «mes compatriotes originaires de l’ouest  - le groupe ethnique Krou - sont des abonnés à la fête», «la terre appartient à celui qui la met en valeur», «je préfère l’injustice au désordre» sont des propos qui résonnent encore dans les tympans de bien d’ivoiriens de bonne foi. Il y a eu aussi le président BEDIE qui, en Décembre 1997 à Fengolo, suite au meurtrier conflit foncier d’alors, a dit à l’endroit des populations autochtones Wê: «arrêtez d’être des jaloux et d’empêcher ceux qui maîtrisent le travail de la terre de s’adonner librement à leurs activités». Ce jour-là, le président BEDIE a été applaudi mais jamais le peuple Wê n’a pris des armes de guerre pour exprimer son indignation à la face du monde… Rappelons qu’en Août 1997, le conflit  meurtrier de Fengolo est parti du fait qu’un jeune guéré, parti se plaindre à un planteur baoulé qui avait fait tuer tous ses porcs parce qu’ayant détruit une de ses pépinières ou ses buttes d’igname (?), est mort à l’hôpital de Duékoué, suite à des coups et blessures à la tête (à l’aide de bâton ou de pilon entre autres) volontairement donnés par des paysans baoulé. Le médecin émérite de l’hôpital de Duékoué (feu Dr KOFFI) avait alors fait ce constat qu’il a par la suite changé en «décès suite à une méningite aigüe». Pour toutes ces incongruités et injustices criardes, jamais les populations d’ethnie guéré n’ont pris  des armes pour se rendre justice. En outre, monsieur le président, il y a même eu plus grave que tout ça en ce pays,  et jamais personne n’a songé à venger ses nombreux morts dans le sang: si l’on veut parler de génocide, il y en avait déjà eu dans ce pays nôtre. Souvenons-nous du Sanwi et du Guébié ainsi que de la grande manipulation des chiffres sur le nombre des victimes tombées en ces temps-là. Quarante et cinquante ans après ces tueries du Sanwi et du Guébié, quel bon ivoirien, digne de ce nom, a osé s’aventurer dans une sauvagerie meurtrière comme nous le démontrent chaque jour les Dozos et les FRCI, au nez et à la barbe de la communauté internationale qui, avant de le faire chuter, s’empressait de faire des procès médiatisés à Laurent GBAGBO, sur la base de faits diaboliquement fondés dans leur propre imagination tels que les escadrons de la mort, les disparitions de journalistes, les crimes et les charniers parce que n’existant même pas du tout dans la réalité? Monsieur le président, après un si long rappel qui frise la digression, pour en revenir à nos inquiétudes, il faut dire que nous ne comprenons toujours pas et nous nous posons encore la question de savoir pourquoi en est-on arrivé là, à une telle effusion de sang, pour les humains que nous sommes? Pourquoi tant et tant de sang a coulé et coule encore toujours en Côte d’Ivoire quand on sait que les rebelles, le RHDP, la France et la communauté internationale nous répétaient chaque jour que le problème de ce pays était Laurent GBAGBO?

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Le camp de réfugiés de Nahibly, après le passage des Dozos, des FRCI et des jeunes malinkés pro-Ouattara


-2° : S’il est vrai et humainement possible que l’on peut manger seul, rire ou pleurer, danser, marcher ou vivre seul, par contre, il est impossible ou insensé d’initier un dialogue tout seul. Voici bientôt deux ans que des justiciers sont au pouvoir par la force des armes et passent leur temps à jeter d’innocentes personnes en prison quand ils ne les exterminent pas en masses, comme ce fut le cas de centaines de nos parents il y a juste cinq mois dans l’enfer de Nahibly (à Duékoué). Les exilés ivoiriens se comptent par milliers hors du pays, les camps de détention et de torture sont légions en Côte d’Ivoire. Quel dialogue possible peut-il être initié dans de pareilles conditions? Si seulement vous saviez, monsieur le président de la commission pour la réconciliation nationale, combien de fois nous sommes moqués et nargués au quotidien, ici à Duékoué, par les tueurs Dozos et FRCI qui ont tué nos parents sans qu’il n’y ait un début d’enquête à ce jour… Président, c’est une situation qui appelle une autre question de notre part: à quand véritablement le début des travaux de la commission de réconciliation que vous dirigez, vu et su que chaque jour que le bon Dieu fait, les exactions et les tueries s’aggravent dans une continuité affolante et l’impunité avec? Honnêtement, même s’il est vrai que notre douleur de victimes d’une barbarie sans nom nous torture de plus en plus chaque jour, il nous est humainement indécent ou insensé de souhaiter l’avènement d’une apocalypse qui nous emporte tous, ces bourreaux et nous victimes, parce que nous souhaitons  que notre supplice collectif prenne rapidement fin. Par ailleurs, toujours au chapitre de nos inquiétudes, monsieur le président de la commission pour la réconciliation, il urge pour nous de vous citer un autre remarquable et donc non négligeable pour toute conscience qui se respecte: d’Houphouët à Ouattara en passant par Bédié et Guéi, Gbagbo est bien le seul qui n’a jamais fait emprisonner journalistes, syndicalistes, militaires et hommes politiques. Malheureusement, c’est lui, Gbagbo, qui est extradé à La Haye, humilié, calomnié ou volontairement sali à la face du monde. Or s’il est bien une qualité qu’il faut reconnaître à ce digne fils d’Afrique, c’est bien son refus catégorique de souscrire à l’esclavage mental et sa volonté inébranlable de bâtir une société de justice sociale, de paix et de progrès. La réconciliation peut-elle véritablement s’amorcer si Gbagbo est et continue de rester en prison, lui qui fait tant bouger le monde entier aujourd’hui alors même que la communauté internationale qui l’a combattu croyait l’avoir définitivement vaincu? Quelle réconciliation, monsieur le président, peut-elle être possible sans Gbagbo, le premier ivoirien dont la pensée politique fédère et mobilise, au-delà même de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique, des consciences et d’inestimables énergies humaines en ce moment même dans le monde?

-3° : Tout sauf votre respect, monsieur le président de la commission pour la réconciliation nationale, nous serions des hypocrites ou des personnes de mauvaise foi si, pour votre propre gouverne, nous gardons seulement pour nous ce que nous entendons sur votre compte de la part de ceux dont le jeu favori est de servir la violence gratuite ou la mort à leur prochain. Dans un contexte de réconciliation qui nous concerne et nous interpelle tous, ces tueurs sans foi ni loi disent à qui veut les entendre que le poste que vous occupez est juste un poste de nomination. En d’autres termes, vous avez été nommé pour n’être que nommé tout simplement. Nommé pour ne même pas (pouvoir) agir. Là-dessus, ils soutiennent leur propos en affirmant que ce poste vous a été octroyé comme une part du butin qu’ils ont obtenu en guerriers et en «sauveurs» de la Côte d’Ivoire. Ils ajoutent que les pontes de votre parti politique (le PDCI), pour vous neutraliser, ont vivement souhaité votre nomination à ce poste pour vous occuper et vous empêcher de travailler à votre positionnement au sein même du PDCI. Ils vont même plus loin en disant que si vous n’avez pas ouvertement pris les armes comme eux l’ont fait contre la Côte d’Ivoire, vous êtes quand même un des leurs et qu’ils ne vous lâcheront jamais quelque soit votre volonté de vous séparer d’eux. Ici aussi, les raisons qu’ils évoquent nous rendent perplexes et encore plus dubitatifs sur votre capacité et votre réelle détermination à mener à bon port la barque de la réconciliation. En effet, il n’y a qu’à écouter les FRCI et autres courtisans du pouvoir en place pour s’entendre dire qu’avec vous, monsieur le président, tout est bien calé (par eux) pour vous voir vous éterniser dans l’inaction: ces justiciers d’une autre époque soutiennent, sourire en coin, que des casses (par la rébellion) des succursales de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) dont vous étiez alors le gouverneur en 2003 - crimes économiques jusqu’ici impunis - au scandale des déchets toxiques du navire Probo Koala qui a fait des milliers de victimes à Abidjan quand vous étiez premier ministre, en passant par la tentative de suspension de la Constitution ivoirienne à votre profit toujours quand vous étiez le premier des ministres en ce pays, ils vous ont avec eux, embarqués que vous êtes dans la même galère et jamais ils ne vous donneront l’occasion ou le temps de les quitter, sinon… Vrai ou faux, monsieur le président de la commission pour la réconciliation nationale, habitués que nous sommes aux prophéties de malheur de telles personnes qui ont toujours exécuté leurs funestes projets après les avoir longuement annoncés (par exemple la rumeur d’attaque du camp des réfugiés de Nahibly à Duékoué a d’abord couru pendant de longs mois), nous avons simplement jugé utile de partager ces informations avec vous. Quitte à vous de nous éclairer, monsieur le président, en nous disant, à nous réfugiés , de ce que vous pensez de telles affirmations qui ont été entendues dans des foyers et dans la rue, après votre dernier passage à Duékoué. Ce dernier point de nos inquiétudes les renforcent tellement que nous vous saurons gré de nous aider à les dissiper, parce que nous souhaitons chaque jour une réconciliation sincère et juste pour chasser enfin tous ces affreux traumatismes moraux qui nous hantent et nous rongent alors que la justice tarde à se faire pour nous apaiser. Or, monsieur le président de la commission chargée de nous réconcilier, notre pays sort d’une guerre que l’on lui a imposée et tout, pour le moment, se passe comme si rien du tout n’avait eu lieu et que tout a toujours été normal. Combien de temps encore celà va-t-il durer?

NOS PROPOSITIONS

Monsieur le président de la commission pour la réconciliation, il nous plaît ici de vous faire quelques propositions si tant est qu’un de ces jours, Dieu aidant, votre tâche de grand réconciliateur démarre véritablement. Au risque d’être traités de rêveurs ou de prétentieux par les loups locaux ou ceux de la communauté internationale toujours prompte à mettre les pieds dans «notre» plat, nous osons, de notre «trou» de réfugiés et de victimes de guerre qui ont tout perdu sauf - Dieu merci - la dignité et l’espérance de vivre un jour dans un pays véritablement souverain, nous osons, disons-nous, vous glisser ces quelques propositions. La situation actuelle de notre pays déchiré et défiguré n’a pas dépendu que de nous les ivoiriens seulement. Ayons ensemble le courage et la mémoire de nous souvenir qu’ils sont nombreux de l’extérieur à avoir allumé, attisé et animé  les foyers de tension dans notre cher et beau pays. Nous citerons pêle-mêle:

-1° : Monsieur Abdoulaye WADE, ex-président du Sénégal. C’est lui, le premier qui, en Octobre 2000, s’est permis de dire sur les antennes de Radio France international « qu’un noir africain était mieux traité en France qu’un burkinabé en Côte d’Ivoire ». Et on connait tous la suite engendrée par de tels propos.

-2° : Monsieur Benoît SCHAUER. Ce sociologue belge (?) d’une autre époque est à la base de la réalisation du film «Côte d’Ivoire, poudrière identitaire»,  en 2001. Un film dans lequel il a vu des charniers essentiellement composés des ivoiriens du nord et musulmans, une thèse qu’il aura du mal à authentifier aujourd’hui en Côte d’Ivoire avec tout ce qui s’y est passé et s’y passe encore et dont les preuves pullulent partout.

-3° : Monsieur Blaise COMPAORE. Il est de notoriété que l’actuel président du Burkina Faso a bel et bien logé, nourri, blanchi et formé la rébellion qui a impunément tué des personnalités, des civils, des militaires ivoiriens depuis 2002 jusqu’à ce jour, après avoir contribué à porter monsieur Alassane OUATTARA au pouvoir par la force des armes. Ce sont des soldats de son pays qui, par la force des armes, aident à l’installation actuelle de ses compatriotes dans nos villages et plantations, ici à l’Ouest du pays.

-4° : Messieurs Jacques CHIRAC,  Nicolas SARKOZY, Dominique de VILLEPIN, Michèle ALLIOT-MARIE, Pierre MAZEAUD, Bernard KOUCHNER, Ban KI-MOON, J. CHOÏ  pour leurs nuisibles et irruptions répétées dans le quotidien des ivoiriens que nous sommes, pendant plus de dix ans sans oublier les forces militaires françaises et onusiennes. Toutes ces personnalités ont sur la conscience la mort de plusieurs milliers d’ivoiriens sur la conscience, depuis le début de la guerre en 2002 à ce jour.

–5° : Monsieur Jean PING, ancien secrétaire de l’Union Africaine pour qu’il dise lui aussi sa part de vérité sur ce qu’il savait de la situation de notre pays et du rôle précis qu’il lui revenait de jouer dans notre tragédie. Bref, monsieur le président de la commission pour la réconciliation nationale, voici, c’est bien une liste non-exhaustive qu’il vous plaira d’allonger.

On ne peut pas, pour le résoudre, discuter d’un conflit sans la présence de toutes les parties qui ont participé de façon effective à ce conflit: nous avons tous en mémoire le jeu trouble et dilatoire de la SAGEM, cette société française chargée de l’identification qui, à dessein, a fait de beaucoup d’entre nous des sans papiers, les rôles obscurs et criminels à la fois de messieurs Beugré  Mambé et Youssouf Bakayoko, respectivement ancien et actuel président de la commission électorale.

La réconciliation est-elle possible sans vérité et sans justice? Nous croyons et disons tout de suite non. Pour que puisse démarrer le processus de la réconciliation nationale, les tueurs et les bourreaux ne peuvent et ne doivent pas être les juges des milliers de personnes emprisonnées à travers tout le pays, sans aucune raison légalement valable. A la réconciliation par la force, nous vous invitons, monsieur le président, à dire courageusement non. Non, non et non parce que voici cinq mois que le drame de Nahibly a eu lieu et aucune personne, parmi les brigands et les autorités administratives et militaires de Duékoué n’a été inquiété. L’ONU, dont des soldats étaient affectés à la surveillance du camp de Nahibly, se débine et se ridiculise comme ce fût le cas en Mars et Avril 2011, en Janvier 2011, fin Mai 2005, toujours à Duékoué. Pour toutes ces tristes dates, monsieur le président de la commission pour la réconciliation, nous vous informons que le motif majeur, pour «casser» et pour tuer des autochtones d’ethnie guéré, a de tout temps été le même: «un ou une dioula vient de mourir, suite à un braquage de la part de jeunes gens d’ethnie guéré». Comme si le délit ou le meurtre portait essentiellement la marque d’un groupe ethnique qu’on attaque et décime quand l’on veut, toujours sans enquête préalable pour essayer de mettre aux arrêts les vrais coupables. Résultat, la répétition de ce diabolique scénario a fait des milliers de morts et des enquêtes sans suite à ce jour. Le massacre de Nahibly, monsieur le président de la commission de réconciliation, a été perpétré suite à un affrontement meurtrier entre gangsters qui réclamaient depuis des semaines leur part de butin à leur chef (Koné, celui qui est mort). Pour un bandit de grand chemin qui est tué par ses complices, on évoque un braquage puis on va massacrer des centaines d’innocents dans un camp de réfugiés, au nez et à la barbe de l’ONUCI et aucune enquête pour situer les responsabilités. Dans une pareille atmosphère, on parle de réconciliation et de paix. Mais alors quelle bonne paix sans justice, monsieur le président?      

NOTRE CONCLUSION

Monsieur le président, ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire ces douze dernières années est monstrueux, cruel et remet en question notre raison d’humains, tellement les limites du grotesque et de la sauvagerie humaine ont été franchies, comme si nous vivions à l’heure de la pierre taillée. Or, comble de la décadence même, ce sont des autorités, des institutions et des médias de pays dits civilisés avec comme tête de file la France de messieurs CHIRAC et SARKOZY - les preuves parlantes et crédibles contre eux, leurs soldats et leurs rebelles  sont innombrables et en nos mains - qui ont créé, soutenu et même organisé toutes ces sataniques orgies des FRCI et des Dozos, dont certains se sont abreuvés du sang innocent de nos parents dont de nombreux enfants. Le dire ou le rappeler, pour nous victimes et rescapés de Nahibly, ce n’est point s’opposer à la réconciliation nationale. Monsieur le président, le dire ou le rappeler, pour nous, est une façon légitime de demander que justice soit faite, au nom de la mémoire de nos parents disparus, pour que leurs âmes reposent en paix et que nos propres âmes puissent être apaisées en nous. Notre préoccupation majeure, devant votre volonté de nous amener à la réconciliation, président, se résume en un mot: «justice». C’est ce seul vocable qui peut véritablement nous apporter cette paix que nous souhaitons de tous nos vœux. Voici, monsieur le président de la commission pour la réconciliation nationale, l’essence de notre pensée que nous avons voulu vous livrer ce matin, depuis les rivages du Guémon, à Duékoué.

Nos respectueuses salutations, monsieur le président.

 

Pour le collectif des victimes et rescapés de Nahibly, Duékoué,


Emmanuel CALEB, le 22 Décembre 2012.

vendredi, 21 décembre 2012

JOYEUSE FIN DU MONDE A VOUS!

CHRIST ARCHE DE NOE POUR LE 21EME SIECLE.jpg

 

Ce jour, vendredi 21 décembre 2012, est censé survenir la fin du monde, selon une prophétie Maya (actuel Mexique). Je ne peux donc que vous en souhaiter une bien heureuse et joyeuse!

Des amis à qui je l'ai souhaité, ce matin, m'ont répondu:

- "Désolé, je voulais t'appeler mais il n'y a pas de réseau ici au paradis".

- "Merci! Nous sommes au paradis".

- "Merci et rendez-vous au paradis!"

Franchement, j'en étais mort de rire ! ! ! Que je me suis marré!

Pour parler plus sérieusement, selon la Bible, la Parole de DIEU, la fin du monde ne peut advenir sans et avant l'enlèvement de l'Eglise de JESUS-CHRIST composée de tous les chrétiens nés de nouveau (des millions d'hommes, femmes et enfants. 1 Thessalonissiens 4: 18), sans l'avènement de l'Antichrist, appelé aussi la Bête (Apocalypse 13), une autorité publique qui doit règner sur la terre entière et en prendre le contrôle total sous la direction de Lucifer, Prince des ténèbres, et sans la guerre d'Harmaguédon (Apocalypse 14: 14 à 20), qui devrait être la 3ème guerre mondiale et voir le presqu'anéantissement d'Israël. Suite à cette attaque d'Israël par les nations de la terre en une coalition unique, un secours miraculeux venu des cieux, en la personne de JESUS-CHRIST, délivrera ce qui restera d'Israël, dans un déchaînement sans précédent de forces de la nature et de prodiges de terreur.

Après cela, un règne de 1000 ans de paix terrestre suivra, le MILLENIUM (Apocalypse 20), Satan étant lié et jeté dans un puits profond pour ne plus séduire les nations, avant que n'éclate une dernière et effroyable guerre entre les puissances des cieux et les forces des ténèbres relachées pour un temps, à la fin du Millénium.

C'est seulement après TOUS ces évènements que surviendra LA FIN DU MONDE et le jugement de tous les hommes incrédules et sans DIEU, devant le grand Trône Blanc. La vraie fin du monde! Alors patience, nous en avons encore pour un peu plus d'un millénaire. Mais d'ici au début de ce millénaire, il arrivera à la terre, notre planète, des cataclysmes dont aucun film de fiction ne peut ébaucher le centième. Ce seront les jugements de DIEU contre un ennemi, la Bête, et contre une terre dépravée et sans morale, annoncés par l'Apôtre Jean, dans le livre de l'Apocalypse.

 

Joyeuse fin du monde à tous!

 

DINDE Fernand AGBO

mercredi, 19 décembre 2012

LA TUERIE DU CONNECTICUT SERAIT-ELLE UN COUP MONTE?

 

ECOLE DE SANDY HOOK A NEWTOWN - CONNECTICUT.jpg


C'est ce qu'il est permis de se demander au vu de l'écart considérable entre la version officielle, et les faits rapportés par certains observateurs. Beaucoup de questions viennent à l'esprit, et il est peu probable qu'on ait des réponses convaincantes de la part des autorités. 

Version officielle 

Elle est disponible dans l'ensemble des médias alignés. 

Vendredi 14 décembre, vers 9h30, un tueur fou débarque avec trois armes dans une école lambda, à Newtown dans le Connecticut, et tire sur tout ce qui bouge. 20 enfants sont morts, ainsi que sept adultes dont la mère du tueur assassinée dans la maison familiale, et le tueur lui-même. Au total, 29 morts. 

Parmi les six adultes, la directrice, Dawn Hochsprung, et la psychologue de l'école de Sandy Hook. Chaque corps a pris entre 3 et 11 balles. 

Le tueur est désigné quelques heures après comme étant Adam LANZA, 20 ans, habitant de Newtown. Un «jeune homme timide», nous dit-on, qui s'habillait tout en noir. Son frère Ryan, qui ne lui parlait plus depuis 3 ans quand il a déménagé avec sa mère dans le Connecticut, le dit «autiste». D'ailleurs, sa mère avait tout fait pour qu'il n'aille plus à l'école, alors que c'était un très bon étudiant... 

Les parents d'Adam ont divorcé quelques années plus tôt, et officiellement la mère d'Adam n'avait plus à travailler, grâce à une confortable pension alimentaire. 

Il a commencé par tuer sa mère Nancy, probablement dans son sommeil, puis a pris sa voiture, est allé massacrer 26 autres personnes, avant de se suicider. 

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Questions: 

Pourquoi le frère d'Adam, Ryan LANZA, a-t-il été arrêté immédiatement après le drame, avant même qu'on n'ait identifié le tueur? 

Et pourquoi a-t-on d'abord parlé de Ryan Lanza comme étant le tueur? (même si l'article d'ABC News a été promptement retiré) 

Et pourquoi a-t-il été arrêté sur le lieu de la tuerie alors qu'il vivait dans le New Jersey et qu'il était censé ne plus parler à son frère? 

Pourquoi a-t-on dit que la directrice de l'école avait ouvert l'établissement au tueur, en déverrouillant le système de sécurité? 

Que penser du fait que la mère d'Adam Lanza, Nancy, soit une «survivaliste» qui était en train de se préparer au chaos économique? Logiquement, elle était obsédée par les armes et appris à son fils à tirer. 

Comment a fait Dawn Hochsprung pour trouver le temps d'appeler le magazine The Bee et signaler qu'un homme masqué était entré dans l'école avec un fusil et commençait à tirer? Et pourquoi a-t-elle appelé ce média avant d'allumer l'alarme? 

Pourquoi n'y a-t-il aucun témoin vivant qui atteste que le tueur était bien Adam Lanza? 

Qui a déposé les armes qui ont servi à tuer certaines victimes dans la voiture de Lanza, où elles ont été retrouvées (comme un fusil, par exemple)? 

Qu'en est-il des affirmations selon lesquelles Nancy Lanza était analyste à la CIA, travaillant pour la Defense Research Projects Agency (DARPA) et pour le Department of Homeland Security? Or, la DARPA travaille spécifiquement sur des jeux vidéos de simulation destinés au contrôle mental et à mener des opérations psychologiques... Elle enverrait aussi des messages subliminaux via Facebook... 

Pourquoi Nancy Lanza a-t-elle critiqué son fils peu avant le massacre, disant qu'elle l'avait «perdu», qu'il «empirait»? 

Pourquoi le réseau téléphonique ne marchait-il pas dans l'école ce jour-là? 

Pourquoi a-t-on parlé de deux tireurs au tout début? C'est en tout cas ce qui a été dit par les premiers témoins, et répété par la police dans les premières heures. 

Pourquoi Adam Lanza portait un masque si c'était pour finir par se suicider d'une balle en pleine tête? 

Affaire à suivre.

 

Donde Vamos, lundi 17 décembre 2012.

 

Commentaire: découvrez l'analyse de Joe Quinn dans ce nouveau focus: Massacre de Newtown: deux tireurs? Regardez la tuerie d'Aurora

 

Source: SOTT.NET

dimanche, 16 décembre 2012

CONDOLEEZZA RICE: ASSAD CONTRARIE NOS PROJETS ET L’IRAN EST LE KARL MARX D’AUJOURD’HUI!

 

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Dans son édition du Lundi 25/11/2012, le quotidien turc Yeniçag [2] reprend certains passages d’un article de Mme Condoleezza Rice, ancienne Secrétaire d’État des États-Unis de 2005 à 2009, publié la veille par le Washington Post et tournant autour du « Projet du Grand Moyen-Orient et de la question kurde ». Le quotidien turc souligne les points suivants :

1. Mme Rice, instigatrice des plus acharnées de l’invasion de l’Irak sous l’administration de George W. Bush, parle des étapes, passée, actuelle et future du projet du Grand Moyen-Orient, initié il y a 90 ans, mais revisité et élargi par une nouvelle planification en 2003, étant elle-même l’un des principaux acteurs de ce projet revu et corrigé.

2. Selon Mme Rice, la partition du Moyen-Orient, programmée étape par étape, est sur le point d’être achevée sauf pour la Turquie, en raison du problème kurde. La « guerre interne » en Syrie pourrait bien être le dernier acte de son Histoire telle que nous la connaissons, s’il n’y avait ce problème à Ankara.

3. Lors du lancement de ce projet qualifié de « stupide » par l’ex président égyptien, Mme Rice avait déclaré en 2003 que  la carte du Moyen-Orient devra changer du Maghreb jusqu’au golfe Persique  et concernera 22 pays, dont la Turquie.

Et les analystes turcs de conclure que ce projet étatsunien se fonde sur plusieurs scénarios, dont :

1. La mise sous contrôle US de 73%  du pétrole mondial.

2. L’imposition d’un nouvel ordre géographique islamique compatible avec les intérêts occidentaux, allant de l’Afrique du Nord jusqu’au golfe de Bassora.

3. La partition de la Turquie.

4. La création d’un nouvel État kurde pour protéger les intérêts américains et israéliens dans la région.


JP News, le 27 novembre 2012

  

CARTE MOYEN-ORIENT NOUVEAU.jpg

 

Au risque de propager les mensonges de Mme Rice, voici ce qu’elle a écrit [3] en soulignant, quant à nous, qu’elle ose suggérer que les Syriens sont en manque d’identité nationale et qu’ils font face à une guerre civile, non à une guerre étrangère maquillée en ingérence humanitaire : 

La « guerre civile en Syrie » [4] pourrait bien être le dernier acte de l’histoire de la désintégration du Moyen-Orient tel que nous le connaissons. La possibilité de maintenir ensemble toute cette région et de la reconstruire sur des bases plus solides de tolérance, de liberté, et par la suite, de stabilité démocratique nous file entre les doigts !!!

L’Egypte et l’Iran ont depuis toujours de fortes identités nationales, ainsi que la Turquie, mis à part le problème des Kurdes dont Ankara se méfie et qui restent en  grande partie non assimilés et tentés par l’espoir d’une indépendance nationale. Chacun des autres États importants de la région est de construction récente, créé par les Britanniques et les Français qui ont dessiné des frontières linéaires, souvent sans tenir compte des différences ethniques et confessionnelles [sic !]. Le résultat en est : [suivent les statistiques exhaustives des chiites et sunnites de chaque État…].

Et puis, il ya la Syrie: un « conglomérat » de sunnites, chiites, kurdes et d’autres, gouverné par la minorité alaouite [Leitmotiv de circonstances, en remarquant que les chrétiens ne sont reconnus par Mme Rice qu’au Liban, les druzes ne sont même pas cités... Le Projet des néoconservateurs sans frontières a dû subir de nouvelles modifications depuis la dernière visite de Monseigneur Raï à M. Sarkozy] [5].

Mais, comme le désir de liberté s’est propagé de Tunis au Caire puis à Damas, les gouvernements autoritaires ont perdu de leur emprise et, maintenant, le danger est que « les États artificiels » pourraient voler en éclats…Le conflit en Syrie pousse l’Irak et d’autres pays jusqu’au point de rupture [Ah !?]. Le « désengagement américain » fait que les politiciens irakiens sont tentés, pour leur survie, de se rapprocher d’alliés sectaires. Si le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki ne peut pas compter sur les Américains, il ne prendra pas de risques avec Téhéran !

La grande erreur de cette dernière année a été de définir le conflit avec le régime de Bachar al-Assad comme un problème humanitaire [Adieu les bons sentiments !]. Le régime de Damas a été brutal, et de nombreuses personnes innocentes ont été massacrées. Mais ce n’était pas un « replay » de la Libye. Il y a beaucoup plus en jeu [Nous y voilà !]. Comme la Syrie s’effondre, les sunnites, les chiites et les Kurdes sont entraînés dans un réseau régional d’allégeances sectaires. Karl Marx [ !?] a appelé les travailleurs du monde entier à s’unir au-delà des frontières nationales. Il leur a dit qu’ils avaient plus en commun, entre eux, qu’avec les classes dirigeantes qui les opprimaient au nom du nationalisme. Marx a exhorté les travailleurs à se débarrasser de la « fausse conscience » de l’identité nationale.

Aujourd’hui Karl Marx est  l’Iran ! [Le Bouquet ! Des communistes !]. Il envisage d’étendre son influence parmi les chiites en les unissant sous la bannière théocratique de Téhéran, détruisant ainsi l’intégrité du Bahreïn, de l’Arabie Saoudite, de l’Irak et du Liban. L’Iran utilise en sous mains des groupes terroristes, le Hezbollah et les milices chiites dans le sud de l’Irak. La Syrie en est donc le pivot et le pont dans le Moyen-Orient arabe. Téhéran ne cache plus que ses forces de sécurité travaillent en Syrie pour soutenir Assad. Dans ce contexte, la course de Téhéran vers l’arme nucléaire est un problème non seulement pour Israël, mais pour la région dans son ensemble [Souplesse remarquable du raisonnement et de la rhétorique ! Et ce n’est pas fini !]

En réponse, l’Arabie Saoudite, le Qatar et d’autres pouvoirs voisins arment et soutiennent des factions sunnites [Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?]. Les Turcs sont entraînés dans le conflit, désespérément apeurés que les Kurdes, qui sont en train de rompre avec la Syrie, ne poussent leurs frères en Turquie à faire de même [Mme Rice doit vivre dans un monde parallèle totalement inversé par rapport au nôtre !] Les frappes de missiles et de mortiers sont de plus en plus fréquentes sur les frontières d’Israël et de la Turquie. Ankara a crié à l’aide et en a appelé à l’OTAN le mois dernier ; ce qui aurait dû retenir notre attention [Pourtant, nous l’avons tous entendue !]

Mais où sont les États-Unis ? L’Amérique a passé des mois à essayer d’obtenir l’accord des Russes et des Chinois sur des résolutions dans le cadre d’une ONU impuissante à « mettre fin à l’effusion de sang », pour que Moscou abandonne Assad et que et Pékin s’inquiète du chaos au Moyen-Orient. [Mais que deviendrait le noble mensonge du chaos constructeur si la Syrie résiste ?] [6]. Vladimir Poutine n’est pas un homme sentimental. Mais s’il croit qu’Assad peut survivre, il ne fera rien pour lui nuire.

Ces derniers jours, la France, la Grande-Bretagne et la Turquie ont comblé « le vide diplomatique » [Plutôt le vide médiatique, non ?] en reconnaissant une opposition nouvellement formée et largement représentative de tous les Syriens [Mascarade éhontée et traitrise criminelle]. Les Etats-Unis devraient suivre leur exemple, passer au crible et armer le groupe unifié avec des armes défensives, à la condition que ce dernier poursuive une approche inclusive post-Assad. Les Etats-Unis et leurs alliés devraient également envisager d’établir une zone d’exclusion aérienne pour protéger les innocents [Comme en Lybie ?]. Le poids et l’influence de l’Amérique sont nécessaires. Laisser cela à des puissances régionales, dont les intérêts ne sont pas identiques aux nôtres [À bon entendeur, salut !], ne fera qu’exacerber le sectarisme grandissant.

Certes, il ya des risques. Après plus d’une année d’un conflit brutal, les éléments les plus extrémistes de l’opposition – y compris al-Qaïda – ont été renforcés. Les guerres civiles ont cette tendance à renforcer les pires éléments. Le renversement d’Assad pourrait, en effet, amener ces groupes dangereux au pouvoir.

Mais l’effondrement du système étatique au Moyen-Orient est un risque encore plus grave. L’Iran gagnerait, nos alliés perdraient, et pendant des décennies la misère et la violence dans cette région feront que le chaos d’aujourd’hui serait regardé comme banal ! [La Syrie n’a jamais été un État de misère et la violence des invasions étrangères, depuis la nuit des temps, n’est un secret pour personne, sauf pour les ignares et les mal intentionnés].

La guerre au  Moyen-Orient n’est pas en recul. Elle va crescendo. Nos élections sont terminées. Maintenant, l’Amérique doit agir!


The Washington post, le 24 novembre 2012

 

Article originaux: 


[1] Article de JP news

هذه خارطة الشرق الأوسط الجديد التي رسمتها كونداليزا رايس

http://www.jpnews-sy.com/ar/news.php?id=48792

[2] Article  du quotidien turc « Yeniçag »

http://www.yg.yenicaggazetesi.com.tr/habergoster.php?haber=76044

[3] Article du « Washington Post » par Condoleezza Rice

Syria is central to holding together the Mideast

http://www.washingtonpost.com/opinions/condoleezza-rice-syria-is-central-to-holding-together-the-middle-east/2012/11/23/200e583e-2ebf-11e2-89d4-040c9330702a_story.html

[4] Les grandes puissances veulent la guerre civile en Syrie mais ne parviennent pas à l’imposer

http://www.mondialisation.ca/les-grandes-puissances-veulent-la-guerre-civile-en-syrie-mais-ne-parviennent-pas-l-imposer/28132

[5] Le Président Sarkozy au Patriarche maronite : « Que les chrétiens de Syrie et du Liban émigrent pour l’Europe, ils n’ont plus leur place au Proche Orient »

http://www.silviacattori.net/article2394.html

[6] Syrie : Dernier rempart face au chaos ?

http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=28555

Articles traduits par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/c-rice-assad-contrarie-nos-projets-et-liran-est-le-karl-marx-daujourdhui/5313384

 

Source: TSIMOKA GASIKARA

mardi, 11 décembre 2012

ECONOMIE D'ENDETTEMENT ET EMERGENCE: MODE D'EMPLOI

 

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Par Mamadou Koulibaly - LIDER - 11 décembre 2012


EN ARRIVANT à Paris pour la rencontre avec le groupe consultatif sur la mobilisation des ressources pour le financement de son plan de développement, le président Ouattara, le libéral, avait un programme d’investissement sur quatre ans (2012 / 2013 / 2014 / 2015).

Ce plan appelé Plan national de développement (Pnd) devrait lui coûter un peu plus de 11.000 milliards de francs CFA, à décaisser d’ici fin 2015 au moment des élections présidentielles.

Le Dr Ouattara est allé à Paris avec un chapelet de projets de dépenses à faire, et comme c’est la période festive, il a trouvé sur place un arbre de Noël et des Pères Noël qui lui ont promis le financement complet de son plan et même plus, semble-t-il.

Selon le premier ministre, la Banque Mondiale a pris l’engagement ferme de participer pour environ 500 milliards de francs CFA, de même pour la BAD et la Banque Islamique de Développement. Ces trois agences à elles seules couvrent 1.500 milliards de francs CFA. Les organisations du système des Nations Unies et les autres amis de la Côte d’Ivoire compléteront, aux dires de M. Kablan-Duncan.

Aucun problème en vue, donc, pour le gouvernement, dont 12 membres au moins avaient effectué le déplacement à cette cérémonie de la planification de l’aide publique au développement. Et le premier ministre de conclure: «Rien qu’avec les trois premières banques, nous couvrons les besoins». Ainsi, la Côte d’Ivoire sera émergente à l’horizon 2020, par la magie de l’aide et de la dette publiques.

Soit nous avons mal entendu le premier ministre, soit nous ne savons pas lire le contenu du Pnd. Mais 1.500 milliards de promesses pour un besoin exprimé de 11.000 milliards font à peine 13,6%. Et on dit que les besoins sont comblés ?

Il faut se rappeler que sur l’année 2012, le plan de Ouattara prévoyait un financement d’investissement à hauteur de 1.500 milliards environ et qu’il avait, à l’époque où le gouvernement était à l'hôtel du Golf, obtenu sans problème la promesse de financements et que par la suite, non seulement le gouvernement n’a pas pu mobiliser les ressources internes programmées, mais les promesses des financements extérieures sont restées lettres mortes du fait de la mauvaise gouvernance qui caractérise le régime de Ouattara.

Au-delà du caractère illusoire de ces plans de développement, nous restons admiratifs devant l’héroïsme de Ouattara qui a obtenu le Ppte sans en remplir les conditions, qui se fera financer son plan sans avoir une stratégie claire de développement et d’endettement, et qui vit depuis deux ans bientôt dans une ambiance de promotion de la violence, de l’insécurité et de l’impunité, érigées en mode de gouvernement. Tout cela avec les encouragements d’une communauté internationale qui ferme les yeux sur la corruption et les avatars de mauvaise gouvernance dont le plus grand est l’impunité.

Quel dommage et que de regrets pour les quelques 20.000 morts des crises ivoiriennes. Ils seront morts pour rien… Heureusement que les vivants seront émergents à l’horizon 2020 avec l’aide publique au développement. La grande invention du Dr Ouattara sera pour nous une expérience toute particulière, car jusqu’à présent, aucun pays émergent n'est jamais passé par la case Ppte. Aucun pays émergent ne l’a été sans marchés de capitaux émergents, sans technologies émergentes, sans produits émergents. 

Avec Ouattara, la Côte d’Ivoire sera émergente avec des marchés traditionnels, des produits traditionnels, des technologies traditionnelles et même une armée composée de chasseurs traditionnels. Bravo Docteur! Après les ordonnances illégales, vive l’émergence illusoire. Et dire qu’ils veulent qu’on y croit!

 
 
Mamadou KOULIBALY
 
Président de LIDER


Source: LIDER-CI.ORG

lundi, 10 décembre 2012

LETTRE OUVERTE A TOUS LES CROYANTS SE RECLAMANT «FILS DU DIEU D’ABRAHAM»

 

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Frères et sœurs, Abraham est le Père des trois religions dites ‘révélées’ que sont, dans l’ordre chronologique, le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam. Chacune de ces religions se donnent des guides ou pasteurs : Rabbin pour les juifs, Pasteur (Prêtre, Evêque, Bishop), pour les chrétiens, et Imam pour les musulmans. Je ne suis ni rabbin, ni prêtre (encore moins évêque), ni pasteur, ni imam. Je ne suis donc pas une autorité religieuse. Ne possédant pas cette qualité, je n’ai aucune compétence (habilitation) à m’adresser aux croyants d’une religion, encore moins à tous les croyants se réclamant fils d’Abraham.

Cependant, je suis chrétien, baptisé et confirmé catholique. A ce titre, et à ce titre seul, je suis frère de tous les croyants en un Dieu unique, le Dieu d’Abraham. C’est donc en ma qualité de frère des croyants, et en cette qualité seule, que j’ose m’adresser à mes frères et sœurs, descendants et descendantes d’Abraham.

Frères et sœurs, la Parole de Dieu nous enseigne, en la Création, que Dieu créa l’homme et la femme. Dieu-Le-Créateur Tout-Puissant n’a pas créé l’HOMME. Il a créé l’homme et la femme, ‘‘male’’ et femelle’’ il les créa («Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa; male et femelle il les créa», Genèse, 1, verset 27). Dieu, l’Omniscient et l’Omnipotent, a créé le genre, en Adam (Adama) et Eve (Awa). Et Dieu a confié à Adam-Adama et à Eve-Awa la lourde charge de peupler la terre par la non moins lourde mais combien exaltante responsabilité de la procréation («Dieu les bénit et Dieu leur dit : ‘‘Soyez féconds et prolifiques, remplissez la terre et dominez-la.’’ Genèse, 1, verset 28). En tant que procréateurs de l’humanité, l’homme et la femme sont, tous les deux et ensemble, conjointement, les continuateurs de l’œuvre de Dieu. En cela aussi, l’homme et la femme sont à l’image de Dieu.

Frères et sœurs, il est vrai que, à travers nos pratiques religieuses, nous avons des divergences quant à la manière de plaire à Dieu, notre Créateur. Mais, j’estime, pour ma part, que nos divergences ne doivent pas nous faire renoncer à (ou nous détourner de) notre responsabilité de croyants descendants d’Abraham.

Frères et sœurs, juifs, chrétiens ou musulmans, nous savons que l’impudicité ne date pas de maintenant. Et nos religions, toutes, condamnent cette impudicité, suivant en cela le Dieu d’Abraham auquel elles conduisent. Descendants d’Abraham, nous devons nous souvenir des villes de Sodome et de Gomorrhe, détruites par le soufre et le feu de Dieu (Genèse, 19, 23 à 25), et surtout des raisons de la destruction de ces villes. Oui, seul le neveu d’Abraham, Loth, le fils de Harặn, a été épargné de la destruction de Sodome (Genèse, 19, verset 29), ainsi que ses filles. Et rappelons-nous que de Sodome, nous avons tiré les termes ‘sodomie’, ‘sodomiser’, ‘sodomisation’.

Dans l’Evangile selon Saint Matthieu (chap. 10, verset 15), Jésus, le Fils de Dieu, le Messie, pour les chrétiens, prévient : «Je vous le dis, en vérité : le jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins rigoureusement que cette ville-là».

Frères et sœurs dans le Dieu d’Abraham, par les nouvelles dispositions de la loi sur le mariage, notre pays se prépare à devenir le ‘Capharnaüm’, ‘cette ville-là’ dont parle Jésus. En effet, cette loi, qui parle des époux sans les nommer ‘la femme et l’homme’, prépare, sans le dire et l’avouer, donc sans le dévoiler, la Côte d’Ivoire, notre pays, à créer ‘Capharnaüm’, à légaliser le mariage homosexuel, non pas parce que les Ivoiriennes et les ivoiriens le veulent ainsi, mais parce que la communauté internationale l’exige. C’est ce qu’a dit, à l’assemblée générale de l’Union africaine (Ua) de Jean Ping, le Coréen Ban Ki-Moon, ci-devant secrétaire Général de l’Organisation des nations unies (Onu), en exigeant des Etats africains la reconnaissance des droits des homosexuels. C’était en janvier 2011, au moment où ce fonctionnaire de la communauté internationale, soutenant l’actuel chef de l’Etat ivoirien, avait déclaré que recompter les voix, pour savoir qui a gagné l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, serait une injustice.

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Et il revient à tous, aujourd’hui, que c’est ce nouveau deal que cette fameuse communauté internationale signera avec les nouveaux chefs d’Etat africains qui veulent être élus ou réélus ‘président’ de leur pays : «Nous vous aiderons à conquérir ou à garder le pouvoir d’Etat dans votre pays si vous nous promettez de reconnaître les droits des homosexuels au mariage et à l’adoption des enfants. Voulez-vous que nous vous aidions pour votre développement? Eh bien, reconnaissez les droits des homosexuels» Voilà le pacte diabolique! Mais diantre! Les enfants de qui vont-ils adoptés, ces homosexuels qui refusent d’en avoir?

Frères et sœurs en Dieu d’Abraham, quelle sera notre responsabilité, la responsabilité de tous les croyants et de chacun des croyants? Elle sera lourde si nous ne dénonçons pas ce qui se prépare, si nous ne nous opposons pas à ce qui vient. Nous serons tous comptables, au moins en tant que co-auteurs indirects, si nous laissons faire les choses. Mais si nous dénonçons ce qui se prépare et que nous nous y opposons, nous pouvons espérer sauver notre pays de la situation de Sodome et Gomorrhe, la destruction. Et si nous n’y parvenons pas malgré tous nos efforts, alors nous serons de nombreux ‘Loth’, et nous trouverons grâce aux yeux de notre Dieu («Voici, ton serviteur a trouvé grâce à tes yeux et tu as usé envers moi d’une grande amitié en me conservant la vie», Genèse, 19, verset 19). Notre Dieu nous épargnera.

Frères et sœurs en Dieu, en vous informant, je fais ma part du chemin. Que chacun, dans son lieu de culte où il va rencontrer son Dieu (synagogue, église, temple, mosquée), ou quand il rencontre un homme créé à l’image de Dieu, fasse sa part du chemin pour sauver notre pays. Loth a parlé aux habitants de Sodome; il a parlé aux fiancés de ses deux filles. Personne ne l’a écouté. Mais Loth a été épargné par le Dieu d’Abraham. Se taire devant l’ignominie, c’est cautionner cette ignominie. Et cela équivaut à pratiquer cette ignominie.

Frères et sœurs, juifs, chrétiens, musulmans, nous devons refuser ce marché satanique que l’occident nous propose. Nous devons refuser ce ‘‘développement’’, leur ‘‘développement’’, leur ‘‘évolution’’. L’occident n’a pas le droit de nous imposer son type de société. L’Afrique n’a pas le devoir de vivre comme l’occident. Il est vrai que l’occident a apporté à l’Afrique la bonne nouvelle du Fils du Dieu d’Abraham. Mais, si l’occident a choisi d’être la nouvelle Sodome, nous n’avons pas le devoir de le suivre dans sa perdition.

Frères et sœurs en Dieu, surtout, ne disons pas, quand viendra, demain, l’heure du jugement, que nous ne savions pas. L’ignorance n’est pas une excuse, comme le reconnaît d’ailleurs la loi des hommes (Nul n’est censé ignorer la loi). Et cette loi des hommes est d’inspiration divine, puisque, en Luc (16, versets 19-31), nous sommes prévenus, dans la parabole du riche et du pauvre Lazare, que nous avons nos prophètes (guides religieux et intellectuels) pour nous enseigner, nous informer.

Mais l’intellectuel africain qui cachera l’information à son peuple aura refusé, ipso facto, d’entrer dans l’histoire, comme celui dont Sarkozy a parlé, au Sénégal, le 26 juillet 2007, en ces termes : «L’homme (en fait, l’intellectuel) africain n’est pas assez entré dans l’histoire… L’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable, où tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin.». Cet intellectuel-là, l’Afrique l’oubliera.

Et le guide des croyants en Dieu qui faillit à sa mission de ‘‘Berger’’, le pays de Sodome et de Gomorrhe «sera traité moins rigoureusement que» lui, prévient le Christ-Jésus.

Mais je prie le Dieu d’Abraham que je me trompe sur toutes ces prévisions annoncées pour la Côte d’Ivoire et les pays africains. Et j’en serais le premier heureux.

 

QUE DIEU NOUS GARDE ET NOUS ACCORDE LA CONNAISSANCE.

 

Fraternellement en Dieu,

Un de vos frères


NEA Kipré

Enseignant d’Université

dimanche, 09 décembre 2012

LE SCANDALE DE LA CONSPIRATION SEXUELLE DE L'ONU: POURQUOI OUATTARA A POUSSE DANS LE DOS LA COTE D'IVOIRE A VOTER CETTE LOI

 

 

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"Vous voulez qu'on vous aide? Changez d'abord vos lois!"

 

Voici un mini-documentaire qui dévoile les dessous de l'empressement du gouvernement Ouattara à voter un nouveau "Code de la famille", qui annonce d'autres aménagements, notamment l'autorisation du mariage des personnes de même sexe. Ce "progrès" se fera dans le droit fil du "Sexual Rights Agenda", un programme de l'ONU pour forcer les pays "sous-développés" à modifier les lois afin de les rendre favorables aux minorités LGBT (Lesbian, Gay, Bisexual and Transgendered people). La contrepartie de cette "modernité": un peu d'aide au développement (réduction de la dette coloniale, éligibilité à certains programmes, etc).



Que DIEU garde la Côte d'Ivoire!

vendredi, 07 décembre 2012

MENACES DE LA CPI: CE QUI FAIT PEUR AUX AVOCATS DE OUATTARA, SELON JEUNE AFRIQUE

 

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L’information est donnée par l’hebdomadaire Jeune Afrique, au détour d’un dossier de huit pages mi-admiratif mi-désapprobateur consacré à Simone Gbagbo, une «femme puissante» en qui «il y a du Winnie Mandela», un «roc» qui aurait «contribué à précipiter la chute du régime».

Lors de la formation de son dernier gouvernement, Alassane Ouattara a tenté de donner des gages à Guillaume Soro. «En confiant les clés de la Justice à Gnénéma Coulibaly, un ancien des Forces nouvelles (FN), Alassane Ouattara a visiblement voulu rassurer Soro», indique l’hebdo. Qui fait tout de même remarquer que «la position du pouvoir d’Abidjan est difficile à tenir». «S’il n’exécute pas le mandat, il devra contester sa recevabilité.

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L’avocat principal de Laurent Gbagbo, le Français Emmanuel Altit, n’attend que cela pour invoquer l’irrecevabilité du mandat contre son client et dénoncer le «deux poids deux mesures». Pour sortir de ce casse-tête, les avocats de l’Etat ivoirien, Mes Jean-Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard, sont sollicités. Ils ont tenu une réunion à Paris le 26 novembre, multiplié les contacts et rédigé des notes destinées au président Ouattara et au ministre de la Justice», écrit Jeune Afrique. Qui pense savoir que dans un premier temps, «les autorités ivoiriennes cherchent à gagner du temps». 

Le temps de voir la requête en irrecevabilité déposée auprès de la Chambre d’appel par Me Altit rejetée et de voir l’audience de confirmation des charges commencée pour s’assurer que «le cas Gbagbo» est verrouillé avant de «saboter» le reste de la procédure? Peut-être. Le temps de «prendre par surprise» Soro et ses hommes, ou au moins quelques-uns d’entre eux? Peut-être aussi. En tout cas, à La Haye, on grogne. «Alassane Ouattara nous a demandé d’enquêter sur les crimes postélectoraux. (…) Ce n’est pas une justice à la carte dans laquelle on pioche ce qui nous arrange (…). 


Philippe Brou

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

jeudi, 06 décembre 2012

LE HIDEUX VISAGE DU FMI, DE LA BANQUE MONDIALE ET DES AUTRES

 

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Il y a 2 manières de conquérir et d’asservir une nation, l’une est par l’épée, l’autre par la dette (John Adams, ancien président des Etats-Unis). Le FMI et la Banque Mondiale (BM) sont exactement des outils de la seconde méthode que l’occident a adoptée pour s’accaparer les ressources des pays de ce qu’ils appellent le tiers-monde et de l’Afrique en particulier. La dette est l’arme, les intérêts, la munition et l’assassin économique le nouveau soldat. Ce n’est pas moi qui le dis. C’est en substance ce que dit John Perkins, ancien employé contractuel de la Banque Mondiale, auteur de Confessions d’un assassin économique, un livre à grand succès (que je conseille à tous les responsables africains). Ne vous laissez donc plus impressionner par ces «experts» venus de Washington ou de Paris, envoyés de ces institutions financières internationales, portant des costumes bien coupés, ayant des apparences vertueuses et utilisant les mots savants tels que plans d’ajustement structurel. Tout cet artifice fait simplement partie du mécanisme mis en place pour cacher le pillage qu’ils commettent.

A L’ORIGINE DE L’ESCLAVAGE ECONOMIQUE ET FINANCIER

 C’est la force qui a toujours déterminé les rapports entre nations. Le reste n’est que maquillage. La guerre, les coups d’Etat, les sanctions économiques, l’occupation militaire sont le langage qu’ont toujours parlé les nations dans leur désir de sécurité, de bien-être, de puissance, d’enrichissement, d’agrandissement de leur territoire et de sécurisation des ressources de survie. Les choses n’ont pas changé. Elles sont simplement plus sophistiquées.

Lorsque que les pays occidentaux ont conquis par la colonisation les terres nouvelles, ils ont à dessein détruit les structures économiques, culturelles et mentales des sociétés traditionnelles. Ils ont remplacé la vie collective de ces sociétés par l’individualisme occidental. A travers des lois foncières, les colons ont détaché les populations de la terre qui est le moyen de survie et leur ont imposé l’économie du marché qui a fait d’eux des esclaves du capitalisme.

Au moment des indépendances, les puissances occidentales de l’époque ont transféré la dette des temps coloniaux aux nouveaux pays en même temps qu’ils les entrainaient dans un nouveau système financier dont les acteurs étaient maintenant le FMI, la BM et autres bailleurs de fonds.  Si les nouveaux pays ont eu un semblant d’indépendance politique, ils avaient au pied une boule de fer économique et financier qui allait les empêcher de prendre un envol économique. Selon Susan Georges, une activiste et écrivain, l’Afrique subsaharienne paye 25.000 dollars par minute d’intérêts sur la dette à ses créanciers du Nord. Ce sont, selon elle, les pays du Sud qui financent en réalité les pays du Nord à raison d’un flux financier annuel de 200 milliards de dollars du Sud vers le Nord (1). Les pays du Sud payent 13 dollars sur 1 dollar reçu des pays du Nord. Pourquoi en serait-il autrement? Après tout, ces pays occidentaux ont besoin de nos ressources naturelles pour leur prospérité et même la survie de leur mode de vie. Et tous les moyens pour les contrôler sont utilisés.

Le FMI et la BM sont simplement des institutions de domination du capitalisme occidental comme le sont les organisations des droits de l’homme tels que Amnesty International (contrôle moral), d’aide au développement (truffés d’espions), les organes d’assistance aux élections (National Démocratique Institution, une création de la CIA dont le rôle est de donner la caution a des élections frauduleuses), la Cour Pénale Internationale (le bras séculier), de communication sociale (Facebook et Twitter, d’autres créations de la CIA faits pour la collecte d’informations sur les gens).

Le Président du FMI est par un accord tacite passé entre européens et américains, un européen et celui de la Banque Mondiale, un américain, nommé par le Président des Etats-Unis. Les présidents du FMI et de la Banque Mondiale, sans officiellement être des haut-fonctionnaires de l’administration de leurs pays, se comportent comme tels. Les organismes qu’ils dirigent brillent d’ailleurs par leurs prises de position pro-occidentales dans les crises internationales. C’est ainsi que pendant la crise ivoirienne la Banque Mondiale avait fermé ses bureaux à Abidjan et suspendu tous ses contacts avec le gouvernement Gbagbo que la France avec le soutien des autres pays occidentaux voulait renverser. L’accession d’Alassane Ouattara au pouvoir va replonger la Côte d’Ivoire dans les bras de ces institutions dont le président Gbagbo voulait s’éloigner.

LE PIEGE AUX NATIONS

Selon John Perkins, l’assassin économique, qui est économiste de formation travaille en général pour une compagnie-écran ou contractuelle de ces institutions financières pour qu’en cas de problèmes, aucun lien ne puisse être établi entre l’individu, les institutions financières et les gouvernements des pays occidentaux qui tirent les ficelles à l’arrière-plan. On commence par identifier un pays riche en ressources naturelles ou occupant une position géographique stratégique. Le rôle de l’assassin économique est de négocier pour le pays-cible des crédits auprès de la Banque Mondiale, du FMI, du Club de Paris ou de la Banque Africaine de Développement qui malgré son nom et la couleur noire de son président est une organisation à capitaux essentiellement occidentaux. Cet assassin économique que les médias appellent «expert» le fait comme une faveur qu’il accorde aux dirigeants de ces pays demandeurs de crédits.

Le FMI et la Banque Mondiale savent d’avance que le gouvernement auquel le crédit va être octroyé est corrompu et c’est même cela l’une des raisons pour lesquels on le choisit. En mettant autant de biens dans les mains d’individus à l’intégrité fragile, ces institutions donnent l’opportunité à ces dirigeants et à leurs proches de s’enrichir. Et ce vol ne cause pas de grands remous tant que ces chefs d’Etat jouent le jeu, malgré d’occasionnelles et timides exhortations à la bonne gouvernance.

Les critiques que ces pays font aux pays africains sur la bonne gestion et la bonne gouvernance ne sont que de la poudre aux yeux. Ces critiques sont faites pour garder ces apparences de bienveillance car les pays occidentaux préfèrent les dictateurs et des politiciens compromis à qui ils peuvent faire du chantage à des hommes intègres n’offrant pas de levier de pression sur eux. Sinon, pourquoi Lumumba, Sankara, Pascal Lissouba seraient-ils tombés au profit de Mobutu, Compaoré et Sassou Nguesso qui ont chacun fait plusieurs décennies au pouvoir? En fait les puissances occidentales favorisent l’accession au pouvoir d’individus qui ont une faiblesse qui peut être l’orgueil, les plaisirs de la chair ou un amour pour les biens matériels. Le Programme Millénaire pour le Développement n’est  autre encore que de la poudre aux yeux pour faire croire aux populations africaines qu’on se soucie d’elles.

L’argent qu’on prête n’est en général pas remis en liquide ou alors pas en totalité au gouvernement qui emprunte. Il est transféré sous forme de grands projets d’infrastructures tels que la construction de centrales électriques, de routes, des voies de chemins de fer, de parcs industriels, de ports, réalisés par des compagnies occidentales. Ces infrastructures ne profitent pas au petit peuple, ne changent pas la condition matérielle de ces nations et n’ont pas un grand impact sur l’économie des pays. Elles bénéficient aux compagnies étrangères pour le transport, la transformation ou l’évacuation des ressources naturelles exploitées.

Ces grands experts consciemment négligent d’intégrer le fait que le développement ne peut être accompli sans au préalable avoir développé le potentiel humain que les gens ont en eux et avoir changé leur façon de penser qui seuls sont capables de créer une dynamique interne génératrice de prospérité. L’argent et les investissements ne servent pas à grand-chose tant que la majorité de la population qui vit dans les campagnes n’a pas été pas impliquée à part entière dans le processus de développement. Tant qu’elle continue à passivement espérer une solution qui viendrait d’ailleurs sans avoir été amenée à prendre en main son propre développement, les choses ne changeront pas vraiment.

Pourquoi nos gouvernements tombent dans ces pièges? C’est parce qu’ils font confiance à ces experts économiques  venus de pays dits développés. Après tout, se disent nos dirigeants, si ces individus ont pu développer leurs pays, ils doivent bien savoir ce qu’il y a à faire pour développer le leur, ignorant que ces institutions financières sont des entités prédatrices. Il faut aussi ajouter que le fait que certains dirigeants africains n’aient pas vécu en occident représente un handicap pour eux dans la compréhension et l’analyse des attitudes et de la nature parfois sinistre de leurs interlocuteurs, toujours dissimulée derrière un sourire radieux, une exquise politesse et un discours sophistiqué.

Précisons tout de même qu’il est cependant possible pour un gouvernement sérieux, éclairé et astucieux de tirer profit de ces crédits pour initier un veritable processus de développement. Mais pareil gouvernement devra pleinement intégrer la diaspora dans sa gestion de sa politique de développement. La diaspora a une compétence lui permettant d’insuffler l’excellence dans la gestion du pays, d’assister les dirigeants de leurs pays dans leurs interactions avec les entités extérieures en même temps que son expérience lui donne la capacité de faire sans aucun complexe compétition à tous les niveaux avec les autres acteurs de ce monde devenu un village planétaire. Je ne vois d’ailleurs pas comment un pays africain pourrait émerger sans mettre à contribution autant de compétences. Ce sont leurs nationaux formés dans des universités occidentales qui ont aidé la Chine et l’Inde à prendre leur envol.

Et lorsque comme prévu, le pays emprunteur n’arrive pas à payer la dette, parce que les théories économiques ont des bases frauduleuses, on passe à la capture du poisson comme l’on verra plus tard.

LORSQUE VOUS REFUSEZ DE MORDRE A L’HAMEÇON

Lorsque vous refusez de vous laisser corrompre comme l’ancien président du Panama Omar Torrijos l’a fait, on envoie les chacals c’est à dire des assassins s’occuper de vous. Torrijos avait dit à John Perkins qui voulait l’attirer à ce jeu que l’enrichissement personnel ne l’intéressait pas. Ce qu’il voulait c’était le bien de son peuple et il savait bien qu’en refusant de jouer le jeu, il serait sur la liste des gens à éliminer. Effectivement, quelque temps plus tard il est mort dans un accident d’hélicoptère qui avait la signature de la CIA, selon John Perkins.

Le scénario  de neutralisation des leaders varie en fonction des pays. Parfois c’est un coup d’Etat tel le renversement de Thomas Sankara au Burkina Faso, ou la création d’un mouvement armé contre le gouvernement «rebelle» du président Aristide de Haïti. On peut aussi vous fabriquer de toutes pièces une opposition nationale qu’on aide par des financements à prendre le pouvoir (Libye) ou un mouvement rebelle qui vous tient dans les rangs comme au Tchad. Le message dans ce dernier cas c’est que si vous ne vous soumettez pas aux règles du jeu, on aide ces rebelles à prendre le pouvoir (en leur procurant de l’armement et de l’argent toujours par réseaux interposés). Les nouveaux dirigeants mis au pouvoir par l’occident restent très souvent malléables, sachant qu’il pourrait leur arriver ce qui est arrivé à leurs prédécesseurs. Parfois, c’est simplement l’assassin économique qui de façon subtile profère cette menace. Il ya toujours dans un pays de nombreux prétendants au pouvoir, prêts à vendre leur âme à ces pays pour accéder au trône.

On assassine rarement ces leaders en utilisant des agents des pays occidentaux qui en général tirent les ficelles à partir des ambassades, véritables centres de commandement. On utilise très souvent des locaux pour donner l’impression que ce sont vos propres concitoyens qui vous font tomber. C’est ce qui s’est passé en Cote d’Ivoire avec le président Laurent Gbagbo qui bien qu’il n’ait pas tenu de propos anti-français et qu’il ait continué à leur octroyer des contrats montrait une volonté d’émancipation que les pays occidentaux n’aimaient pas. Le président Biya est probablement aussi sur la liste de la France et des Etats-Unis des leaders à neutraliser parce que bien qu’ayant préservé les intérêts occidentaux dans son pays, il est en train de réduire la pression de la tenaille française sur l’économie du Cameroun en octroyant de vastes marchés à la Chine avec laquelle il est en train d’établir une relation de partenariat stratégique. Ils aimeraient le faire le faire succéder par un politicien beaucoup plus francophile et pro-occidental. Il semble qu’au soir de sa carrière politique le président Biya ait décidé, comme pour laisser un héritage politique, de jouer cette carte mortelle.

Tous les leaders ne se font heureusement pas tuer. Il y a des présidents comme Castro du Cuba ou Hugo Chavez du Venezuela qui ont survécu à une tentative de renversement. Ce qu’on reproche à ce dernier c’est simplement d’avoir donné accès aux populations indigènes et autres pauvres de son pays à la richesse du pays (le pétrole) que se partageait l’élite du pays avec les compagnies américaines. Il avait, en effet, remis au peuple vénézuélien le contrôle des richesses  de son sol en nationalisant de nombreuses compagnies. Il a utilisé cette richesse pour réaliser de vastes projets de constructions d’habitations, de centres de santé, d’écoles, de financement de PME pour pauvres et démunis.

Si vous arrivez à ne pas vous faire assassiner, on procède à une simple invasion comme en Iraq sous le couvert des Nations Unies. Saddam Hussein après avoir été leur outil, avait refusé selon John Perkins le deal offert par les américains aux Saoudiens: celui de la pérennité au pouvoir contre le pétrole à bon prix. Il avait en outre eu l’outrecuidance de vouloir faire ses transactions en Euros, mettant ainsi en danger la domination du dollar comme monnaie réserve (la même raison pour laquelle on a fait tomber Dominique Strauss-Khan par cette affaire de faux-viol). Le Colonel Kadhafi quant à lui avait mis 30 milliards de dollars de côté pour la création du Fonds Monétaire Africain (avec en fond la mise en place des Etats-Unis d’Afrique) représentait aussi un danger pour l’existence du franc CFA et la domination de la France et des pays occidentaux sur l’Afrique.

Susan Lindauer, agent de la CIA travaillant sous couverture comme employée aux Nations Unies, a révélé au cours d’une interview qu’à la veille de la deuxième guerre du golfe, la CIA avait offert un plan de paix à l’Iraq que Saddam Hussein avait accepté pour éviter la guerre, donc la possibilité d’un renversement. La CIA avait demandé et obtenu en échange de la paix un traitement de faveur pour les sociétés américaines dans les contrats iraquiens dans le domaine de la communication, la santé, des équipements d’hôpitaux, du transport. La CIA avait aussi obtenu de l’Iraq qu’elle achète un million de véhicules américains par année pendant dix ans et un traitement de faveur dans les contrats de pétrole. L’Iraq avait même offert de donner aux compagnies américaines les contrats de pétrole de la société russe, Lukhoil. Tout ceci n’a pas été suffisant pour satisfaire la cupidité des américains selon les propres termes de Mme Lindauer http://www.brasschecktv.com/page/20819.html

Lorsqu’ils envahissent un territoire comme en Iraq ou qu’ils le bombardent comme en Yougoslavie et en Libye, ils détruisent à dessein les infrastructures pour forcer les nouveaux dirigeants à refinancer la reconstruction à travers les crédits du FMI et de la Banque Mondiale. Ces contrats de reconstruction sont octroyés par le nouveau gouvernement pro-occidental aux compagnies des pays ayant contribué à la «libération et à l’établissement de la démocratie».

Est-ce le directeur du FMI ou président de la Banque Mondiale qui ordonne les actions hostiles et assassinats? Probablement pas. Ils font partie d’un vaste système dans lequel ils jouent une partition. Une fois, leur rôle terminé ou lorsqu’ils échouent, les autres départements du système, en occurrence les services secrets, les médias entrent dans la danse pour jouer leur part.

J’en profite pour dire que l’assassinat des leaders nationalistes du tiers-monde est une pratique courante chez la CIA et les services secrets occidentaux. Certains leaders africains sont obligés de jouer le jeu malgré eux parce qu’ils ont peur de se faire descendre. Selon François-Xavier Vershave, feu le président Houphouët-Boigny avait des élans nationalistes mais s’était rangé lorsqu’il a vu comment les autres nationalistes africains se faisaient assassiner par la France (2).

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lundi, 03 décembre 2012

AVIS A L'ONU, A LA CPI ET A TOUTES LES ONG DE DEFENSE DES DROITS DE L'HOMME: NAHIBLY, UN MASSACRE PLANIFIE ET TOUT A FAIT OFFICIEL - VIDEO


 

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Le vendredi 21 juillet 2012, une expédition punitive était organisée contre les déplacés du camp de Nahibly, à Duékoué, sous le prétexte fallacieux du meurtre de deux malinké par des miliciens réfugiés dans ledit camp. Un vrai carnage!  La version officielle parle, elle, de cache d'armes sur le site pour justifier la dérive meurtrière orchestrée, du fait de l'exaspération, par les jeunes malinké, encadrés par les Dozos et les FRCI.

De tout ceci, en réalité, il n'en est rien. Une seule raison est en fait à l'origine de ce massacre sans nom: la belle image policée d'Alassane Ouattara écornée par l'existence de camps de réfugiés dans le département de Duékoué, révélant au monde qu'il n'était ni le démocrate adulé ni le réconciliateur annoncé. Il fallait les faire disparaître. Vaille que vaille et coûte que coûte.

Après plusieurs avertissements et menaces de Ouattara et des autorités administratives de Duékoué restés sans lendemain (parce que les déplacés n'avaient ni où aller ni que manger, leurs maisons ayant été détruites et leurs plantations confisquées par les nouveaux colons de la région, pendant la crise postélectorale), l'option du déguerpissement forcé entre en phase d'exécution brutale. Bilan officiel de l'expédition: 11 morts. Bilan ONUCI: 8 morts. Bilan effectif recoupé par les cadres de la région, les chefs traditionnels et les chefs de familles: 234 morts et des dizaines de disparus.
 
Hypocritement, les autorités ont essayé de s'émouvoir devant le drame. En pure perte. Les Ivoiriens ont vite compris le complot: l'hécatombe est l'oeuvre du nouveau pouvoir ivoirien. A ce sujet, des dizaines de photos ont circulé sur le Net, l'attestant. Mais aujourd'hui, grâce à un partisan de Ouattara, Kader Diakité, certainement habité par le remords et révolté par le mensonge, une vidéo, prouvant indiscutablement que le massacre de Nahibly a été planifié et froidement exécuté, existe.
 
Ce massacre s'est passé, comme chacun peut le voir dans ces images, sur la supervision du Préfet de Duékoué d'alors, Monsieur Effoli Benjamin, et de tout le corps préfectoral de la région, mais aussi et surtout, en présence des soldats de l'ONUCI, chargés de la sécurisation du site et donc de la protection de ces déplacés. Que personne ne feigne désormais de chercher les coupables de ce carnage. Ils sont connus. Nous attendons leur traduction devant la Cour pénale internationale pour crime contre l'humanité et complicité de crime contre l'humanité.
 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

 
 
DINDE Fernand AGBO


Voici la preuve que l'attaque de Nahibly a été bien planifiée: le corps préfectoral (de la région de DUEKOUE, Ndlr) au grand complet, des casques bleus en spectateurs qui assistent aux massacres des déplacés qui mettent le nez dehors, fuyant la mort et le feu. Imaginez donc à l'arrière du site. DIEU, rien que DIEU!
 
 

 

En présence du préfet de la région du Guémon (Duékoué, le Préfet Effoli Benjamin, Ndlr), qui sait beaucoup sur l'attaque du camp de Nahibly, et ses collaborateurs (Secrétaire général de préfecture, Préfet de département, Sous-préfets, gendarmes...), découvrez comment les réfugiés sous la protection des casques bleus de l'Onuci ont été massacrés...
 

vendredi, 30 novembre 2012

LA COTE D’IVOIRE FACE AU NOUVEL ORDRE MONDIAL

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Monsieur le Directeur de publication.

Je ne vous déclinerai pas mon identité, juste un pseudo et vous savez pourquoi. Mais le plus important est ce qui va suivre.

Les Africains, particulièrement les Ivoiriens puis les Libyens ignorent le fond de leurs malheurs. Oui ce qu’ils subissent ne date pas de maintenant comme vous vous en doutez.

Ceux qui ont tiré et continuent encore de tirer les ficelles des crises et guerre en Afrique et ailleurs ont tout planifié en attendant le faux pas des leaders comme Laurent Gbagbo et Mouammar Kadhafi. Nous allons ensemble survoler le cas libyen mais aller en profondeur sur le cas ivoirien. La communauté de la haute finance (dirigée et contrôlée par les hommes gris/les illuminatis) dont je faisais partie a une règle simple l’argent et encore gagner de l’argent…

Concernant le plan des illuminatis (dont font parties le CFR, la Commission trilatérale, le mouvement Skrull & Bones, les francs-maçons, la rose croix, ect...) le choix qui s'est porté dans les années 1970 sur Allassane Ouattara depuis qu’il était étudiant en Pennsylvanie aux Etats-Unis avait pour but de remplacer Félix Houphouët Boigny lorsque celui-ci serait vieillissant ou mourant. Nous avons à travers François Mitterrand poussé la création du multipartisme dans l’Afrique francophone. Objectif préparé 18 ans plus tôt, afin de remodeler l’espace politique africain. Nos experts ont déduit que l’application du multipartisme nous permettrait de remplacer la vieille garde politique par une nouvelle.

Pour y arriver il fallait faire chuter les cours mondiaux du cacao et autres matières premières. Ceci pour créer une crise économique et provoquer la colère populaire, pour finalement aboutir au pluralisme d’opinions qui fragiliserait les présidents d’alors qui étaient adulés et respectés comme Houphouët-Boigny. La haute finance n’a pas d’état d’âme. Notre système couvrait les dérapages et crimes de ce dernier (Houphouët-Boigny) tant qu’il nous était utile et en bonne santé. Mais ce dernier ayant découvert trop tard la manoeuvre, a tout fait pour ne pas permettre à Alassane Ouattara d’être au pouvoir. Il a modifié la constitution afin de permettre à Henri Konan Bédié de venir aux affaires bien qu’il soi mal aimé de la population qui voyait en lui un héritier dynastique. Cette situation d’antipathie d’une bonne partie du peuple nous donnait le temps de préparer la chute de Bédié qui s’est avéré un homme faible. Il nous fallait tout simplement jouer sur la fibre ethnique et religieuse pour placer Ouattara au pouvoir quelque soit celui qui était en face.

Créer subtilement le Rdr et en faire un parti ethnique avec des militants que nous savions pour la plupart peu instruits ou analphabètes a été d’une aisance modèle, car plus faciles à manipuler. Nous y reviendrons plus loin. Ouattara étant présenté comme victime par nos médias (Cfi, Tv5, Rfi…), il devint facile de manipuler les militaires ivoiriens du nord tel Ibrahim Coulibaly dit «IB», Issiaka Ouattara, Oumar Diarrassouba etc. Objectif: saisir une situation et créer un mouvement de révolte, placer un homme lige pour une transition et aboutir à une élection truquée comme plus tard en novembre 2010.

Bédié entre-temps tombé le 24 Décembre 1999, le Général Guéï est placé provisoirement à la tête du pays mais plus tard, ce denier retournera sa veste. Deux tentatives de coup d’état contre lui échouent, puis, Laurent Gbagbo vient aux affaires suite à une élection controversée. Nous avons été surpris par la réaction populaire qui a permis de rendre à Gbagbo sa victoire. L’arrivée au pouvoir de cet homme (Gbagbo) que nous avons par l’entremise de Ouattara tenté de supprimer en 1992 lors de la marche de l’opposition du 18 Février de ladite année a fait trembler la HAUTE FINANCE SATANIQUE comprenant LE CLUB DE PARIS, LE FMI, LA BANQUE MONDIALE, LE CLUB DE ROME etc... Le plan pour l’éliminer fut secrètement mis au point en attendant une occasion dorée qui s’est présentée lors de cette marche (18 février 1992). Mais l’humanisme des gendarmes d’alors a gêné la mise à mort de l’homme.

Certes, nous voulions une opposition contre le pouvoir Houphouët afin de l’affaiblir puis le remplacer, mais nous ne voulions pas d’une opposition puissante comme le Fpi avec un leader aussi charismatique qu’incontrôlable comme Gbagbo. Un tel homme au pouvoir suite aux élections de 2000 n’arrangeait pas les affaires des banquiers et les chocolatiers internationaux guidés par les hommes gris (illuminatis). Laurent Gbagbo, un homme qui n’est pas esclave de l’argent et du luxe démesuré est un poison pour ceux qui l’ont finalement eu le 11 Avril 2011. Gbagbo arrive au pouvoir et découvre que le pays dont il tient les rênes n’est pas réellement indépendant, mais pire, les richesses du pays appartiennent à la France qui les gère pour les intérêts de la communauté internationale dirigée par les illuminatis.

Il décide alors de tout remettre à plat concernant les relations entre son pays et la France.

Tout l’argent de corruption à lui offert par les pontes du pouvoir financier français est directement versé dans les caisses du trésor ivoirien. Car disait-il, c’est l’argent des ivoiriens. Crime de lèse-majesté pour les financiers occidentaux, car on ne refuse pas impunément les offrandes de gens qui ont toujours procédé ainsi pour avoir la mainmise sur les dirigeants et les richesses des pays du sud. Non seulement l’élection de Gbagbo nous a surpris, mais il commet le crime d’être incorruptible. Il fallait s’en débarrasser le plus vite possible. Janvier 2001, première tentative qui échoue par précipitation. Septembre 2002 fût préparé au Burkina Faso avec l’appui de Blaise Compaoré, franc-maçon de catégorie esclave, franc-maçon soumis qui respecte les règles criminelles de la cause. Entrainements intensifs des militaires exilés ivoiriens qui échoueront miraculeusement le 19 septembre. Mais tout est réorganisé pour partitionner le pays puis le conquérir petit à petit afin d’affaiblir le pouvoir Gbagbo insoumis, panafricaniste et nationaliste. Mais les combats sont meurtriers malgré le faible équipement des militaires loyalistes. Une ruse est parallèlement organisée pour neutraliser Gbagbo.

1- Mise sur pied par la DGSE française d’un commando afin d’assassiner des personnalités plus ou moins importantes (le comédien Camara dit «H», le Docteur Dacoury, frère du rebelle Dacoury Tabley, Guy André Keiffer etc…) pour faire accuser Gbagbo avec des supposés escadrons de la mort fabriqués de toute pièce par les services secrets français.

2- Les accords de Marcoussis pour le dépouiller de son pouvoir gênant. Là encore, Gbagbo se montre habile politicien et déjoue tous les pièges qui lui sont tendus.

L’armée ivoirienne qui se rééquipe ne rassure pas les intérêts occidentaux car les soldats loyalistes commencent à surmonter leur peur et sont prêts à broyer du rebelle afin de libérer le pays. Voyant la supériorité militaire loyaliste se forger et gagner du terrain, un traité de paix est provoqué et signé pour stopper la belligérance.

Comment stopper les achats d’armes que Gbagbo opérait, telle devenait l’objectif à court terme pour les illuminatis.

Nos experts composés de la DGSE française, de la CIA américaine et du Mi5 britannique en liaison avec les services secrets burkinabé, maliens et sénégalais se mettent au travail pour trouver une solution afin de verrouiller militairement l’armée loyaliste appelée FDS-CI.

La première trouvaille est une marche organisée par l’opposition en Mars 2004. Le but était de pousser Gbagbo à massacrer le maximum de «civils» (infiltrés pour l’occasion, de rebelles) et permettre ainsi à l’Onu (qui est l’arme diplomatique des illuminatis) de sortir une résolution d’embargo sur la Côte d’Ivoire. Mais pour y parvenir, une commission d’enquête fût dépêchée afin de produire un faux rapport qui allait justifier l’embargo. Une fois de plus, Gbagbo sent le piège et produit un contre rapport juridique qui bat en brèche les arguments de la commission de l’Onu. Quel est cet homme qui réussi à bousiller un plan bien pensé et aussi couteux que cette marche où nous avons bien manipulé les partis d’opposition avec leurs chefs cupides avides de pouvoir?

Dans la colère certains services secrets proposèrent l’élimination physique de Gbagbo.

Mais ce projet fût abandonné pour raison de guerre civile qui n’arrangeait pas nos affaires.

Avec un monsieur comme Blé Goudé à la tête d’une forte jeunesse nourrie à la sève nationaliste, sans oublier les militaires loyaux, il ne fallait pas prendre de risques.

L’occasion rêvée s’est présentée lors de la tentative de libérer le territoire avec «l’opération César», où une agression de l’armée Fds-ci a été simulée pour détruire les aéronefs loyalistes et procéder à un coup de force pour renverser Gbagbo. Là encore, échec et mat, qui s’est achevé par le massacre de nombreux civils par l’armée française. Cap a alors été mis sur la fin du mandat de Gbagbo en 2005.

Mais entre temps, vu les manoeuvres du médiateur Sud Africain Thabo Mbéki qui étaient dangereuses pour nous, il fallait le court-circuiter.

Tous les moyens médiatiques furent déployés afin de demander la démission de Gbagbo et permettre la mise sur pied d’une transition. Vous vous en souvenez n’est-ce-pas?

J’en ris encore aujourd’hui car c’était grotesque.

Mais il fallait quand même essayer. Cette manoeuvre ayant échouée, l’objectif fut d’attaquer à nouveau Gbagbo à travers l’union africaine corrompue, en imposant un nouveau 1er ministre en la personne de Konan Banny.

Le choix de Banny s’est joué sous la pression d’Olusegun Obasanjo l’ancien président nigérian qui est aussi franc-maçon.

Banny nous paraissait plus pugnace qu’un Seydou Diarra faiblard et aphone. Mais le choix de Banny en décembre 2005 n’avait rien de promotionnel. Nous savions que la population baoulé (qui commençait dangereusement à succomber au charme Gbagbo) en grande partie nostalgique du temps Pdci houphouétiste allait croire à un retour aux affaires du parti. Leur haine allait se consolider contre Gbagbo pour la suite de notre plan.

Banny allait croire en l’appui du Rdr de Ouattara pour faire chuter Gbagbo vu que le Groupe de Travail International (GTI-arme diplomatique) à été mis en place pour la cause. Objectifs: dissoudre l’assemblée nationale, contrôler l’armée, museler les patriotes de Blé Goudé et organiser des élections avec un ficher électoral tronquée sur base d’audiences foraines faussées. Là encore Gbagbo s’en sort avec maestria avec l’appui des jeunes patriotes guidés par Blé Goudé et Eugène Djué. Mais nous avions marqué un point important dans cette défaite. La haine des militants Pdci baoulé pour Gbagbo a ressurgit et s’est consolidée grâce à «la cause» Konan Banny. Cela nous servira pour la suite, car la manipulation est notre jeu favori. La DGSE française au service des Illuminatis organise l’introduction des déchets toxiques dans le but de créer l’émoi et la colère populaire. Le choc subit par l’opinion suite aux effets néfastes des déchets toxiques avait commencé à faire son effet mais une nouvelle fois, Gbagbo prend le dessus car il avait compris la manoeuvre diabolique française.

Pour reprendre la main afin d’effacer l’épisode GTI-Banny-dechets toxiques, Gbagbo initie l’accord politique de Ouagadougou. Nous étions sonnés mais pas vaincus. Il nous fallait «récupérer» l’accord de Ouagadougou car notre pion Blaise Compaoré en était le parrain. Il lui fallait profiter de la confiance de Gbagbo pour vider cet accord de son contenu. En sujet obéissant, il rendait compte à ses maitres après chaque décision importante. Mais il ne fallait pas aboutir au désarmement.

Une fois la circulation des biens et des personnes démarrée, les armes étaient facilement transportables pour les disséminer à travers toute la partie sud du pays. Cela enclenché notre objectif a été de distraire l’opinion. Il fallait faire du bruit concernant l’enrôlement, le listing électoral et exiger la date des élections étant donné que l’opposition a eu la mainmise sur la CEI (Commission Electorale Indépendante) suite à l’accord de Prétoria. Mandat a été donné aux rebelles de récuser ensuite la médiation de Thabo Mbéki. Mais entre temps ce dernier a été poussé afin de permettre la candidature de tous et l’introduction d’un nombre important d’opposants dans la Commission Electorale Indépendante s’il voulait la paix en Côte d’Ivoire. Pour ne pas entacher la crédibilité de sa mission. Il nous fallait avoir le contrôle de la CEI. Pourquoi? Je vous explique les raison: les services secrets on diligenté une enquête secrète pour jauger la popularité des principaux candidats. Résultat: 65.90% en faveur de Gbagbo, 20.08% pour Bédié et 14.02% pour Ouattara. Constatant ce résultat effrayant, Il fallait passer à la vitesse supérieure, c'est-à-dire confier l’enrôlement à un service technique étranger, verrouiller la CEI et procéder à des enrôlements tronqués.

Remarquez que dans les zones qui semblaient favorables à Gbagbo, les centres d’enrôlement ont été mal disposés afin de décourager ceux qui en étaient éloignés alors que les centres sont plus proches des populations du nord majoritairement Rdr. Ordre a été donné pour que les étrangers Cedeao viennent gonfler le nombre d’enrôlés car les votants réels ivoiriens du nord n’étaient pas aussi nombreux comme souhaité. Quand au projet de société de Ouattara pour les élections, il ne fallait pas se casser la tête. Gbagbo avait déjà réfléchi et fait tout le travail à notre place. Il a suffit de changer quelques éléments de son projet pour en faire un semblant de différence. Ce qui fait de celui de Ouattara, une pâle copie du programme de Gbagbo, génialement pensé. Avec une flottille de militants fanatiques et peu avertis, cela passa comme lettre à la poste.

Enfin, lors du cinquantenaire célébré à Yamoussoukro, Gbagbo annonce la date définitive des élections. C’est le top départ pour la grande manoeuvre d’intimidation et de corruption des chefs militaires afin de déstructurer l’armée Fds-ci.

Des hauts gradés tombent comme des fruits mûrs dans la besace. Mais fait inattendu! Beaucoup d’officiers dont le Colonel Major Konan Boniface et le regretté Capitaine Kouadio Timothée, mort à Tiébissou lors des combats du 30 mars 2011 sont approchés, mais résistent fermement. Les milliards de francs CFA proposés ne les ébranlent pas. Ils disent être des hommes d’honneur et que cet honneur n’est pas à vendre. Un choc pour nous! Des militaires négro-africains, qui logiquement doivent s’abaisser à la bêtise ethnique, refusent l’argent, demeurent intègres et nationalistes, tout le contraire du Capitaine Allah Kouassi Léon. Décidément on aura tout vu en Côte d’Ivoire!

Les votes du 1er tour se déroulent et les craintes des dirigeants financiers occidentaux se confirment: Gbagbo est le plus populaire des candidats malgré les manipulations que nous avions opérées, mais pire, Bédié est 2ème avant Ouattara. Ça nous ne pouvions l’accepter et les résultats on été inversés en faveur de Ouattara. Bédié qui demeure un homme faible et poltron se laisse faire. Tous ses biens sont bloqués sans oublier tous les documents qui démontrent ses malversations économiques passées qui lui sont brandis. Bédié soutient alors Ouattara qu’il croyait rouler dans la farine afin que ce dernier amène ses votants en sa faveur au second tour. Il fût pris à son propre piège. C’est la même méthode qui sera appliquée pour le choix des candidats aux prochaines législatives. Vendre et rendre le Pdci inoffensif, ce qui arrange la situation des maitres occidentaux de Ouattara. Au second tour, malgré les appels de Bédié à voter pour Ouattara, le taux de participation est faible. Il fallût gonfler le nombre de votants par rapport aux listings dans les régions du nord non désarmées. Les hommes de Gbagbo à la CEI bien qu’en faible nombre, demeurent extrêmement vigilants.

Les trois (3) jours requis pour annoncer les résultats provisoires sont passés sans proclamation de résultats.

Il fallait opérer un passage en force. Tâche qu’accomplissent les ambassadeurs français et américain.

Une fois annoncés les résultats sur France 24, le reste, nous nous en occupions par médias et ONU interposés.

Gbagbo ne se laisse pas faire pour autant malgré le fracas médiatique des chaînes de télévision et de radios occidentales. Il applique la loi dans toute sa rigueur mais que pouvait-il devant une telle force?

Vu que nous avions réussi à mettre le doute dans l’esprit des populations. Il fallait le présenter comme le mauvais perdant, le dictateur… et ça nos médias s’en sont donné à coeur joie. Mais cet homme ne nous laisse toujours pas tranquille et se met à éveiller les consciences des masses africaines avec des émissions et des débats télévisées transmis à outrance sans oublier une diplomatie qui tournait à plein régime. Les chefs d’état africains sont menacés par les pays occidentaux tenus par les illuminatis. Les vieilles dettes de beaucoup de pays africains, en passe d’être annulées ne le seront plus s’ils n’obéissent pas aux ordres, c'est-à-dire faire tomber Gbagbo par l’Union Africaine, un organisme corrompu, mendiant et squelettique. Il a même été proposé par le président Sarkozy, lors d’une session de l’UA, un droit de véto à l’Onu pour les africains. Du pur baratin pour naïfs.

Entre temps, pendant les tractations diplomatiques avec la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Union Européenne et l’Onu depuis Janvier, les forces militaires venues du Sénégal, du Burkina-Faso et du Nigeria commencent à débarquer dans le nord de la Côte d’Ivoire avec armes et logistique.

Officiellement et diplomatiquement, l’option militaire est rejetée, mais officieusement tout est en place.

L’Onu permet la mise en service d’hélicoptères russes de type Mi 24, officiellement pour défendre les civils mais en vérité, ces engins meurtriers sont destinés à ouvrir le passage sur les différents fronts militaires aux combattants rebelles de Ouattara appuyés par les soldats Cedeao.

Lorsque les services secrets conduits par la DGSE française font leur rapport pour dire que tout est OK, les hostilités militaires rentrent alors dans leur phase active après le constat des avancées du commando invisible d’Ibrahim Coulibaly dit IB appuyé par l’armée française et l’Onuci à Abobo, commune favorable à Ouattara. Les différents fronts militaires sont mis en branle. La résistance des Fds-ci est farouche, surtout dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Les miliciens associés aux Fds donnent du fil à retordre aux forces Cedeao rompues au combat terrestre. Mais chaque fois, les Mi 24 de l’Onuci sont intervenus pour dégager les obstacles. Curieusement, la suite s’est facilitée avec le recul des militaires restés loyaux à Gbagbo. Car pour nous, la guerre devait durer au moins six (6) mois. Ces longs combats allaient nous permettre de massacrer la communauté chrétienne en masse afin d’atteindre une quantité de sang à faire couler pour cause rituelle satanique illuminati.

Le retrait des Fds-Ci a empêché ce carnage parce que la visibilité du terrain allait dévoiler ce génocide religieux. Les intenses prières chrétiennes ont un rôle néfaste contre les illuminatis qui sont, eux, adorateurs de Lucifer. Ce plan a été déjoué on ne sait comment. Mais il fallait continuer sur Abidjan où les Fds se sont regroupés pour engager la bataille ultime. L’entrée à Abidjan des Frci, appuyés par la force licorne et l’Onuci s’est soldée par un échec cuisant avec la perte d’au moins 80% des forces rebelles-Cedeao sans oublier des soldats Onuci et Licorne morts au combat. Ce fut un véritable massacre de la part des Fds-Ci qui ont subitement pris le dessus malgré le commando invisible d’Ibrahim Coulibaly. Nicolas Sarkozy est sommé par les banquiers occidentaux de passer à la vitesse supérieure. C’est alors que tous les hélicoptères sont déployés contre les militaires ivoiriens.

C’est le pilonnage tous azimuts pour affaiblir les positions des Fds-ci conduites par les vaillants chefs militaires que sont le Colonel Major Konan Boniface, Le Général Dogbo Blé, feu le Colonel Major Gohourou, le Commandant Abéhi et bien d’autres qui contrairement à beaucoup de gradés des Fds-ci, ne se sont pas vendus aux forces occultes qui sont les maitres de la Banque mondiale et du Fmi, mandants d’Alassane Ouattara. Mais vu les corps des jeunes, massacrés par les hélicoptères français autour de la résidence du Chef de l’Etat Laurent Gbagbo, vu que l’armée française a détruit quasiment toutes les armes de pointe des soldats ivoiriens, Laurent Gbagbo décide de se livrer en demandant d’abord aux soldats d’arrêter de combattre et de se mettre en sécurité car dit-il, c’est lui que la communauté internationale veut. Malgré eux, le coeur meurtri, les combattants Fds-ci se retirent et vont se mettre en sécurité où ils peuvent. Le 11 Avril, un autre miracle se produit. Laurent Gbagbo qui devait être tué selon le plan, s’en sort vivant et est fait prisonnier. La communauté internationale est malheureuse mais fait dire à travers ses médias tels France 24 (qui comme les autres médias occidentaux, ont une mission de bourrage de crânes à travers le mensonge savamment distillé aux populations) que Laurent Gbagbo doit être bien traité. Leur peur est que Gbagbo devienne un héros vivant. Ce qui est bien le cas aujourd’hui.

Un petit pays comme la Côte d’Ivoire qui tient tête à tout un système (la haute finance internationale), qui a poussé la communauté internationale à la faute en l’obligeant à faire la guerre au vu et au su de tous. Cela a permis aux jeunesses africaines de comprendre définitivement qu’on les a prises pour des idiotes depuis toujours et que leurs pays ne sont pas véritablement indépendants comme on tente de le faire croire avec des fêtes d’indépendance célébrées chaque année.

La communauté internationale se sent affaiblie car Laurent Gbagbo l’a poussée à se dévoiler en plein jour alors que par le passé tout était déguisé et les peuples manipulés n’y voyaient que du feu. Quand j’ai vu cet homme de plus près à l’Hôtel du Golf suite à son arrestation, quand j’ai lu dans sons regard si profond, certes rempli de déception, je n’y ai pas aperçu de signe de défaite, de peur ni de faiblesse.

Oui, assurément c’est un grand homme, incorruptible et par-dessus tout, un génie de la politique jamais vu en Afrique depuis un certain Patrice Lumumba. Quand son regard à croisé le mien alors que les badauds fanatiques d’Alassane Ouattara le couvraient d’injures de toutes sortes, j’ai compris que le combat que mène cet homme n’est pas terminé même s’il mourrait ce jour où il fut arrêté.

Gbagbo n’a pas été tué physiquement, mais la communauté internationale voulait se rattraper autrement. La trouvaille, c’est la Cour pénale internationale (Cpi) qui doit servir à abattre l’homme définitivement. Le procureur Ocampo a reçu pour cette tâche, 1.000.000$ versés par les services de l’ombre de la communauté internationale sur un compte offshore aux Bélizes qui est un paradis fiscal pour le blanchiment d’argent. Gbagbo en prison au Nord, le régime Ouattara demeure fébrile et ne rassure pas du tout car l’image du leader charismatique écroué gauchement, continue d’avoir un impact sur les populations africaines. Son transfèrement précipité à la Cpi avait pour objectif d’abattre moralement ses soutiens militants et pousser les partis politiques qui lui sont proches à abandonner la course aux législatives.

Mais, coup de théâtre, sa première comparution à la Cpi s’avère un poignard dans le ventre de la communauté internationale qui comprend alors tardivement qu’elle a affaire à un homme d’une dimension à nul autre pareil. Un individu, qui a été maltraité, humilié et détenu dans des conditions inhumaines, réapparaît à la face du monde, requinqué, plus combatif que jamais avec comme cerise sur le gâteau, une intervention magistrale qui a fait l’effet d’une bombe. Dans toute l’Afrique, l’espoir des jeunes africains refait surface et se décuple. C’est les débats pleins d’ardeur qui reprennent leur droit dans les quartiers des capitales africaines. En face, la communauté internationale se sent ridicule face à un seul homme qui incarne l’espoir politique de tout un continent avide de liberté et de démocratie sans influences extérieures. Elle se sent coupable de n’avoir pas assassiné ce Gbagbo qui les a poussés à révéler au grand jour toutes leurs combines.

Côté Côte d’Ivoire, les nouvelles consignes françaises sont les suivantes: étouffer la presse «bleue», proche de Gbagbo par tous les moyens afin de l’empêcher de faire un travail de communication efficiente et redonner de l’espoir aux ivoiriens, l’empêcher d’assurer son travail d’éveils des consciences pour maintenir la flamme patriotique.

Manoeuvres rondement menées à coup de sanctions du Conseil national de la presse (CNP) dont c’est la mission principale sous l'oeil bienveillant du ministère de l’intérieur qui est suivi à son tour de très près par les services secrets français. Ceci avec des arguments fallacieux basés sur l’esprit d’une pseudo réconciliation et la «paix».

Au niveau international la consigne claire est d’étirer le procès de Gbagbo en longueur à la Cpi avec de multiple reports afin d’émousser l’espoir des jeunesses patriotiques africaines. La remplaçante du procureur Ocampo, le futur procureur Fatou Bensouda de race noire, a été approchée avec le double du gain (2.000.000 $) de son prédécesseur pour finir le travail d’accusation. Le choix d’un procureur de race noire est stratégique afin de ne pas donner au procès, la couleur raciste que tout le monde africain critiquait sous l’ère Ocampo. Sur le terrain ivoirien, l’organisation des législatives a pour objectif de déposséder les ivoiriens de leurs terres, permettre une recolonisation très moderne de la Côte d’Ivoire par la France au profit de la communauté internationale. C’est cela le plan.

Mais la crédibilité de ce scrutin est très largement affaiblie car l’appel lancé par le parti de Gbagbo provoque la non participation des ivoiriens au vote du Dimanche 11 Décembre 2011. Il faut alors truquer les résultats et donner un chiffre de taux de participation erroné. En vérité, le réel taux de participation est de 16% et non 36% qui sont purement mensongers. Encore une victoire à l’actif de Laurent Gbagbo. Oui assurément, Gbagbo n’est pas comparable à Alassane Ouattara qui est fabriqué et tenu en laisse par la France et les puissances étrangères. Cet homme, Gbagbo, s’est fait lui-même sans appui extérieur. Il croit en l’Afrique alors que Ouattara aide à piller la Côte d’Ivoire avec des gros contrats offert à des entreprises burkinabè comme par exemple le marché de 25 milliards pour la réfection du quartier d’Abobo donné à une entreprise du pays de Blaise Compaoré. Les plus gros marchés sont réservés aux entreprises françaises pour le compte de ses maîtres de la communauté internationale. Mais rien n’est tard puisqu’un esprit nouveau est né depuis l’an 2000 et n’est pas près de s’éteindre. Un homme appelé Laurent Gbagbo, que je n’aime pas (ce n’est pas obligatoire), c’est vrai, mais que je respecte, a pensé un projet de société révolutionnaire qui à terme devait faire de la Côte d’Ivoire et de la sous-région une puissance économique et industrielle avec sa propre technologie tenue et conduite par les africains eux-mêmes. Il a contribué à la mise sur pied du premier satellite africain RASCOM, qui du coup rendait l’Afrique autonome au niveau Télécommunication et informations.

Sa politique de transformation des matières premières allait enrichir et rendre puissants économiquement les paysans qui allaient se voir doter de moyens techniques de dernières générations.

Il avait pour objectif, le montage d’abord de véhicules de transport avec pour finalité d’en construire localement avec les ingénieurs sortis de l’INP-HB. Et plus encore, il a entamé une ingénieuse politique de désendettement (PPTE) de son pays pour finalement aboutir à une autonomie basée sur les propres ressources ivoiriennes. Ce désendettement avait pour objectif de mettre à l’abri du besoin la majeure partie des travailleurs ivoiriens en augmentant drastiquement tous les salaires d’au moins 65%, en plus de mettre tous les moyens économiques à un niveau où la jeunesse pouvait comprendre qu’il ne faut pas mettre ses espoirs dans l’immigration massive en Occident. C’est l’un de ses plans secrets que nous avons découvert. Ça, la communauté internationale ne pouvait l’admettre. Pour mettre fin à cette vision, ses propres frères, égoïstes, avides de richesses faciles, de postes politiques honorifiques, afin de jouir de la vie se sont vendus au diable et l’on renié.

Mais comme je l’ai dis précédemment, cet homme digne de respect appelé Laurent Gbagbo, a suffisamment enseigné et nourri politiquement les jeunesses ivoirienne et africaine pour continuer le combat car je vous informe que la communauté internationale, au-delà de toute fanfaronnade, a beaucoup de faiblesses. Je sais de quoi je parle et je ne dis pas n’importe quoi. Quand à Alassane Ouattara, tous les documents compromettants le concernant ont été archivés pour le faire chanter le moment venu. Au-delà de tout ce que je viens de vous démontrer, je vous suggère d’exploiter votre intelligence à fond dans la combativité et vous verrez que ces hommes politiques qui sont guidés par les dirigeants de la haute finance qui conduisent la communauté internationale ne sont que des hommes comme vous. Ils ne sont pas plus intelligents que vous comme le croient bêtement beaucoup d’africains adeptes de la paresse, de la mendicité et de la fatalité. Je suis de race blanche certes, mais il est stupide de croire qu’on est plus intelligent que les autres races. Les chinois nous ont prouvé le contraire.

C’est votre tour aujourd’hui. Gbagbo vous a montré le chemin et libre choix à vous de finir le travail ou l’abandonner par faiblesse, négligence et paresse. Humblement, je vous soutiens et je vous encourage à bien vous organiser pour que la vérité éclate à la Cpi et que Gbagbo ne soit pas assassiné scientifiquement comme sait si bien le faire la communauté internationale.

Au-delà de ça, comme Martin Luther King, une main africaine risque d’être payée pour faire le sale boulot d’élimination physique. Priez beaucoup mais agissez aussi beaucoup avec intelligence, ardeur et sans répit malgré les difficultés et épreuves jusqu’à l’obtention de résultats probants. Mais si vous priez beaucoup et agissez moins, alors vos prières s’avèreront inutiles. Car la prière sert à vaincre ce qui est invisible et c’est les actes qui obtiennent physiquement ce qui est obtenu dans le spirituel. C’est simplement ce que font les illuminatis dont je faisais partie. Ils adorent Lucifer et agissent de même dans le réel pour des résultats concrets.

Prières et actions intelligentes sans émotions pour une victoire certaine, voici le secret.

 

Par un ILLUMINATI repenti.

 

SourceLA COTE D'IVOIRE FACE AU NOUVEL ORDRE MONDIAL

mercredi, 28 novembre 2012

FEMMES DU MALI, DISONS «NON» A LA GUERRE PAR PROCURATION

 

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" Le poisson se trompe s’il croit que le pêcheur est venu pour le nourrir "
Karamoko Bamba (Mouvement Nko)
 
"Nous ne voulons plus qu’on ignore que, sous nos foulards colorés, nous ne dissimulons pas seulement, d’un  geste rapide, les serpents indomptés de nos noires ou blanches chevelures tressées, serrées, mais des idées."
 
" L’Afrique mutilée "
Aminata TRAORÉ et Nathalie M’DELA-MOUNIER
Editions Taama 2012
 
 
Introduction

De la situation dramatique du Mali, il ressort une réalité terrible qui se vérifie dans d’autres pays en conflit : l’instrumentalisation des violences faites aux femmes pour justifier l’ingérence et les guerres de convoitise des richesses de leurs pays. Les femmes africaines doivent le savoir et le faire savoir.

Autant l’amputation du Mali des deux tiers de son territoire et l’imposition de la charia aux populations des régions occupées sont humainement inacceptables, autant l’instrumentalisation de cette situation, dont le sort réservé aux femmes, est moralement indéfendable et politiquement intolérable.

Nous avons, de ce fait, nous femmes du Mali, un rôle historique à jouer, ici et maintenant, dans la défense de nos droits humains contre trois formes de fondamentalisme: le religieux à travers l’islam radical; l’économique à travers le tout marché; le politique à travers la démocratie formelle, corrompue et corruptrice.

Nous invitons toutes celles et tous ceux qui, dans notre pays, en Afrique et ailleurs, se sentent concernés par notre libération de ces fondamentalismes à joindre leurs voix aux nôtres pour dire "Non" à la guerre par procuration qui se profile à l’horizon. Les arguments suivants justifient ce refus.

1 Le déni de démocratie

La demande de déploiement de troupes africaines au nord du Mali, transmise par la Communauté des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union Africaine (UA) aux Nations Unies, repose sur un diagnostic délibérément biaisé et illégitime. Il n'est fondé sur aucune concertation nationale digne de ce nom, ni au sommet, ni à la base. Ce diagnostic exclut par ailleurs la lourde responsabilité morale et politique des nations, celles qui ont violé la résolution 1973 du Conseil de Sécurité en transformant la protection de la ville libyenne de Ben Ghazi en mandat de renverser le régime de Mouammar Kadhafi et de le tuer. La coalition des séparatistes du mouvement national de libération de l'Azawad (MLNA), de Al Kaeda au Maghreb Islamique (AQMI) et de ses alliés qui a vaincu une armée malienne démotivée et désorganisée doit également cette victoire militaire aux arsenaux issus du conflit libyen.

Le même Conseil de Sécurité va-t-il approuver, dans les jours à venir le plan d’intervention militaire  que les Chefs d’Etat africains ont approuvé en prétendant corriger ainsi les conséquences d’une guerre injuste par une guerre tout aussi injuste?

Marginalisée et humiliée dans la gestion de la crise "libyenne", l'Union Africaine peut-elle, doit-elle se lancer dans cette aventure au Mali sans méditer les enseignements de la chute du régime de Mouammar Kadhafi?

Où est la cohérence dans la conduite des affaires du continent par les dirigeants africains, dont la plupart s’était opposé en vain à l’intervention de l’OTAN en Libye, lorsqu'ils s’accordent sur la nécessité d'un déploiement de forces militaires au Mali, aux conséquences incalculables.

2 L’extrême vulnérabilité des femmes dans les zones en conflit

L'international Crisis Group prévient, à juste titre, que « Dans le contexte actuel, une offensive de l’armée malienne appuyée par des forces de la CEDEAO et/ou d’autres forces a toutes les chances de provoquer davantage de victimes civiles au Nord, d’aggraver l’insécurité et les conditions économiques et sociales dans l’ensemble du pays, de radicaliser les communautés ethniques, de favoriser l’expression violente de tous les groupes extrémistes et, enfin, d’entraîner l’ensemble de la région dans un conflit multiforme sans ligne de front dans le Sahara ». (« Le Mali : Éviter l’escalade » International Crisis Group - http://www.crisisgroup.org/fr- 18 juillet 2012).

Ces conséquences revêtent une gravité particulière pour les femmes. Leur vulnérabilité qui est sur toutes les lèvres, devrait être présente dans tous les esprits lors des prises de décisions, et dissuasive quand la guerre peut être évitée. Elle peut l'être. Elle doit l’être, au Mali.

Rappelons que les cas de viols que nous déplorons dans les zones occupées du Nord de notre pays risquent de se multiplier avec le déploiement de plusieurs milliers de soldats. A ce risque, il faut ajouter celui d’une prostitution plus ou moins déguisée qui se développe généralement dans les zones de grande précarité et par conséquent les risques de propagation du VIH/SIDA. Le  plan d’intervention militaire sur lequel le Conseil de Sécurité va se pencher prévoit-il des moyens de mettre réellement les femmes et les fillettes du Mali à l’abri de ce type de situation désastreuse?

Rappelons également que sur l'ensemble du territoire les sanctions économiques imposées par la communauté internationale au peuple malien au nom du retour à un ordre constitutionnel discrédité affectent considérablement les groupes vulnérables. Les femmes du fait de la division sexuelle des tâches sont confrontées au niveau domestique à l'énorme difficulté d'approvisionnement des familles en eau, nourriture, énergie domestique, médicaments. Cette lutte quotidienne et interminable pour la survie est déjà en soi une guerre. Dans ces circonstances de précarité et de vulnérabilité des populations, et des femmes en particulier, l'option militaire en préparation est un remède qui à toutes les chances d'être pire que le mal alors qu’une alternative pacifique, émanant de la société malienne, civile, politique et militaire, sera constructive.

3 Des incohérences de la communauté internationale

Chacun des puissants représentants  de la « communauté internationale »  ainsi que  la CEDEAO et l’Union Africaine ont prononcé des mots à propos de nos maudits maux de femmes en situation de conflit.

A tout seigneur tout honneur,  le Président français, François Hollande, qui joue le rôle de chef de file dans la défense de l’option militaire, a souligné la souffrance des femmes « premières victimes des violences des guerres » (Kinshasa - Quatorzième sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie).
                    
Et pourtant, il a déclaré le 26 septembre 2012, à New York, lors de la réunion spéciale sur le Sahel, en marge de l'Assemblée Générale des Nations Unies ce qui suit : "Je sais qu'il peut y avoir une tentation de mener des négociations. Négocier avec des groupes terroristes? Il ne peut en être question. Toute perte de temps, tout processus qui s'éterniserait ne pourrait faire que le jeu des terroristes".             

Pourquoi la France qui retire ses soldats de l’Afghanistan estime-t-elle que le Mali et la CEDEAO doivent engager leurs troupes au sol, dans le cadre de la lutte contre le même terrorisme? "Il faut savoir terminer une guerre", semblent dire les Présidents américains et français. « La guerre d’Afghanistan s’est prolongée au-delà de la mission initiale. Elle attise la rébellion autant qu’elle permet de la combattre. Il est temps de mettre fin en bon ordre à cette intervention et j’en prends ici l’engagement. » déclara le candidat François Hollande, dans son discours d’investiture à l’élection présidentielle.

La Secrétaire d’Etat américaine aux affaires étrangères, Hillary Clinton dont l’escale du 29 octobre 2012, à Alger, avait en partie pour objet de convaincre le Président Abdelaziz Bouteflika de rejoindre le camp de la guerre, s'était adressée aux Chefs d’Etat africains réunis à Addis-Abeba en ces termes: «En République Démocratique du Congo, la poursuite des actes de violences contre les femmes et les filles et les activités des groupes armés dans la région orientale du pays, sont pour nous une source constante de préoccupation. L’Union Africaine et les Nations Unies ne doivent épargner aucun effort en vue d’aider la RDC à réagir à ces crises sécuritaires incessantes».

L’initiative du secrétaire des Nations Unies, Ban Ki-Moon, intitulée « Unis pour mettre fin à la violence contre les femmes », lancée le 25 janvier 2008, accorde une attention particulière aux femmes de l’Afrique de l’Ouest. C'était avant les guerres en Côte d'Ivoire et en Libye qui ont largement compromis la réalisation des objectifs assignés à cette initiative. Nous comprenons sa réserve quant au déploiement militaire et espérons qu'il ne soutiendra pas le plan d'intervention des Chefs d'États de la CEDEAO. La guerre, rappelons-le, est une violence extrême contre les populations civiles, dont les femmes. Elle ne peut que nous éloigner des objectifs visés par cette initiative. 

Pourquoi les puissants de ce monde qui se préoccupent tant du sort des femmes africaines ne nous disent pas la vérité sur les enjeux miniers, pétroliers et géostratégiques des guerres.

La présidente de la commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, pour sa part, souligne que "Il est crucial que les femmes contribuent à, et s’impliquent activement dans, la recherche d’une solution au conflit. Leurs voix doivent être entendues dans les efforts visant à promouvoir et à consolider la démocratie dans leur pays. A cette fin, vous pouvez, sans aucun doute, compter sur le soutien de l`Union Africaine, ainsi que sur mon engagement personnel. » (Réunion du groupe de soutien et de suivi de la situation au Mali - 19 novembre 2012).

La nomination pour la première fois d'une femme à ce poste pourrait être un facteur véritable d'émancipation politique pour les femmes et donc de libération du Continent, si Nkosazana Dlamini-Zuma accepte d'élargir la base du débat sur les femmes africaines en y intégrant les enjeux globaux qui nous sont dissimulées.

4 Notre triste statut d’otages

Le Mali est un pays à la fois agressé, humilié et pris en otage par des acteurs politiques et institutionnels qui n'ont aucun compte à nous rendre, à commencer par la CEDEAO. L'une des traductions de cette réalité est l'énorme pression exercée sur ce qui reste de l'État malien. Le Président par intérim, Dioncounda Traoré, est le premier des otages maliens. S’il a cru devoir rappeler, le 19 octobre 2012, lors de la réunion du groupe de soutien et de suivi de la situation de notre pays, qu’il n’est pas un Président pris en otage, c’est précisément parce qu’il l’est. Sinon il n’aurait pas répété à trois reprises, le 21 septembre 2012, la veille de l’anniversaire de l’indépendance de notre pays qu’il privilégie le dialogue et la concertation, et demandé aux Nations Unies, trois jours plus tard, une intervention militaire internationale immédiate. « J’ai conscience d’être le président d’un pays en guerre mais le premier choix est le dialogue et la négociation. Le deuxième choix est le dialogue et la négociation et », insiste-t-il « le troisième choix demeure le dialogue et la négociation.  Nous ferons la guerre si nous n’avons pas d’autre choix… », a-t-il déclaré dans son discours à la nation avant de changer d’avis.

Au-delà du président intérimaire, nous sommes tous des otages prisonniers d'un système économique et politique inégalitaire et injuste qui excelle dans l'art de briser les résistances à coup de chantage au financement. La suppression de l'aide extérieur se traduit cette année 2012 par un manque à gagner de 429 Milliards de francs CFA. La quasi totalité des investissements publics sont suspendus. La fermeture de nombreuses entreprises a occasionnée licenciements et chômage technique pour des dizaines de milliers de travailleurs alors que les prix des denrées alimentaires continuent de flamber. Les pertes les plus importantes sont enregistrées dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics. Le tourisme, l'artisanat, l'hôtellerie et la restauration, qui subissaient depuis 2008 les conséquences de l'inscription du Mali sur la liste des pays à risques, sont gravement affectés alors qu'ils constituaient des sources de revenus substantiels pour les régions aujourd'hui occupées, notamment celle de Tombouctou.

Référence est faite au statut d'otage non point pour dédramatiser l'épreuve insupportable des otages européens et de leurs familles mais pour rappeler l’égale gravité de la situation de tous les êtres humains piégés dans des systèmes dont ils ne sont pas personnellement responsables. La question est toutefois de savoir comment agir de telle sorte que notre pays retrouve son intégrité territoriale et la paix, et que les six Français détenus par AQMI retrouvent leurs familles sains et saufs, sans que ces libérations n’ouvrent la voie à une intervention militaire qui mettrait en péril la vie des centaines de milliers d'habitants du Nord Mali qui sont autant d'otages.

5 La guerre par procuration

Le choix de la guerre se nourrit d'une connaissance insuffisante des véritables enjeux. Jacques Attali donne à ceux qui veulent s’en saisir, une clef de lecture qui prouve s'il en était besoin que l'intervention militaire envisagée est une guerre par procuration. Selon lui, la France doit agir « … parce que cette région (le Sahel) peut devenir une base arrière de formation de terroristes et de kamikazes qui viendront s’attaquer aux intérêts occidentaux un peu partout dans la région ; et même, par de multiples moyens de passage, en Europe. Ils ne sont encore que quelques centaines ; si rien n’est fait, ils seront bientôt plusieurs milliers, venus du Pakistan, d’Indonésie et d’Amérique Latine. Et les gisements d’uranium du Niger, essentiels à la France, ne sont pas loin. » (Blog Attali. 28 mai 2012.)

La distribution des rôles entre la France, la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Europe et l’ONU est clarifiée. La CEDEAO, dont de nombreux Maliens et Africains ne comprenaient pas jusqu’ici le jeu trouble est en mission au Mali. Selon Jacques Attali, l’organisation sous régionale devait agir « pour redonner aux autorités civiles les moyens de décider, sans peur, de rétablir la sécurité, de restructurer l’appareil militaire et de faire redémarrer l’activité économique ; au Nord, pour mettre fin à cette sécession, il faudra une action militaire sur le terrain, avec un appui logistique à distance, des moyens d’observation, des drones et une capacité d’encadrement stratégique.
Qui peut faire tout cela ? Evidemment pas le gouvernement malien tout seul, qui n’a ni armes, ni autorité. Pas non plus la CEDEAO qui n’a pas les moyens militaires suffisants pour assurer l’ensemble de l’action nécessaire et qui ne peut même pas espérer en recevoir la demande du gouvernement malien, sous influence de forces incertaines. Pas non plus l’Union Africaine, en tout cas pas seule. Alors qui ? l’ONU ? l’OTAN ? La question va se poser très vite. Elle est, à présent, posée. Là encore, l’Europe devrait évidemment être unie et se mettre en situation de décider et d’agir. Elle ne l’est pas. Or, si les médiations actuelles échouent, il sera bientôt nécessaire de réfléchir à mettre en place une coalition du type de celle qui a fonctionné en Afghanistan. Avant qu’un équivalent du 11 septembre 2001 ne vienne l’imposer »(Le Blog de Jacques Attali : le 28 mai 2012).

Tout est donc clair. La guerre envisagée au Mali s'inscrirait dans le prolongement de celle de l'Afghanistan, d'où la France et les États-Unis se retirent progressivement après onze années de combats et de lourdes pertes en hommes, en matériel et finance. Le Sahel étant la zone d'influence de la France, celle-ci prend la direction des affaires concernant le Mali et sous-traite la violence militaire à la CEDEAO. Ce transfert fait politiquement correct pour ne pas être accusé de colonialisme et d'impérialisme, mais aussi pour réduire le coût de la guerre et ne pas enregistrer d'autres pertes en vies humaines. Les opinions publiques occidentales tolèrent de moins en moins que leurs ressortissants meurent dans la défense de « nos » causes. Ainsi, au même titre que les tirailleurs sénégalais, les troupes africaines sont appelées à prêter main forte à la France.

6 La mondialisation des maux et des réseaux

Le radicalisme religieux n'a pas besoin, dans un tel contexte, du nord du Mali pour se répandre en Afrique de l’Ouest et dans le monde. L’économie mondialisée sur la base de l’injustice et des inégalités est une machine à broyer les économies locales, les sociétés et les cultures qui lui offrent le terreau nécessaire.

De la mer rouge à l’Atlantique, de l’Afghanistan au Nigeria, de Toulouse, où Mohamed Merah a agi et a été abattu, à Tombouctou, les enjeux sont à la fois idéologiques, civilisationnels, identitaires, mais aussi économiques, politiques et géostratégiques. Les acteurs et les forces en présence sont à peu près les mêmes, avec des variantes locales à manipuler telle que la rébellion touareg au Mali.

Par ailleurs, Afghans, Pakistanais, Algériens et autres prêcheurs ne sont pas de nouveaux venus au Mali. Ils ont fait leur apparition dans les mosquées, à partir de la décennie 90, au moment où les conséquences sociales et humaines dramatiques des Programmes d’Ajustement Structurel (PAS) sur l’emploi, le revenu et le lien social commençaient à se faire sentir.

7 La perspective « badenya » comme alternative à la guerre                      

Des femmes maliennes et africaines bien imprégnées des enjeux et des rouages mortifères de la mondialisation néolibérale n’en cautionnent pas les guerres. Aux valeurs guerrières et prédatrices de l’ordre économique dominant, nous opposons des valeurs pacifistes, qui nous réconcilient les uns avec les autres, ainsi qu’avec le reste du monde. Badenya, (enfants de la mère) est l’une de ces valeurs que nous nous devons, femmes du Mali, de cultiver d'avantage et d’opposer à la valeur masculine fadenya (les enfants du père) qui dans sa version ultralibérale autorise la course effrénée et fratricide au profit, au point de brader des entreprises publiques rentables, de céder des terres agricoles aux dominants et d'accepter la partition du territoire national.

Profondément ancré dans la perspective badenya, notre refus de la guerre plonge ses racines dans une conception de la procréation selon laquelle mettre un enfant au monde est déjà une manière de monter au front (musokele)Et trop nombreuses sont celles qui parmi nous périssent en enfantant. Nous bataillons jour après jour contre la faim, la pauvreté, la maladie, pour que chaque enfant grandisse, travaille, s’assume et assume sa part de responsabilité.

Aussi, en chaque soldat, comme en chaque rebelle et en chaque nouveau converti au djihadisme qui vont s'affronter en cas de guerre, chacune de nous reconnaît un frère, un fils, un neveu, un cousin.

Hier, ils étaient en quête d’un statut social à travers l'emploi, le revenu ou alors un visa. Ce fut souvent en vain… A présent, ils ont entre leurs mains tremblantes des armes de guerre.

La lucidité et la maturité politique devront être nos armes dans ce monde sans foi ni loi. Il n'y a aucune raison que le Mali s'engage sur un terrain où la France et les États-Unis d'Amérique reculent, en dépit de la puissance de feu de l'OTAN.

A l’économie de la guerre, nous femmes du Mali, opposons l’économie de la vie en faisant de la transition en cours une occasion historique de relever le triple défi du savoir, de la citoyenneté et du dialogue. Les évolutions en cours sur le terrain, dont la volonté de négociation d’Ansar Dine et du MNLA, la modification constante des rapports de force ainsi que des stratégies et des interactions entre les différents groupes présents, doivent être examinées avec l'attention nécessaire de manière, non seulement à éviter une guerre potentiellement tragique mais aussi à écarter les écueils des accords passés.

Les concertations nationales envisagées depuis des mois doivent se tenir enfin, permettant à la société malienne dans son ensemble de se retrouver et de définir elle-même les bases et les conditions d’une solution concertée (et non imposée) au conflit présent. Nous, femmes du Mali, y contribuerons pleinement, comme demain nous contribuerons à la refondation de la démocratie dans notre pays selon des valeurs de société et de culture qui nous sont familières.

Il s'agit, en somme, de crédibiliser, de renforcer la  capacité d'analyse, d'anticipation et de proposition de la société malienne, civile, politique et militaire.

Nous demandons à toutes celles et à tous ceux qui partagent notre approche d'interpeller immédiatement les principaux acteurs de la communauté internationale, par écrit ou sous toutes autres formes d’expression, en plaidant pour que le Conseil de Sécurité n'adopte pas une résolution autorisant le déploiement de milliers de soldats au Mali.
 

Signataires: Aminata D. TRAORE ; SISSOKO Safi  SY ; SANOGO Sylvie KONE ; IMBO Mama SY ; Kadiatou TOURE ;  TRAORE Sélikèné SIDIBE (Vieux) ;  DICKO Rokia SACKO ; Ténin  DIAKITE ;  DOUMBIA Fanta DIALLO ;  KONE Mamou TOURE ;  TRAORE Sarata SANOGO ;  TRAORE Penda DIALLO ; DIABATE Kadiatou KOUYATE ; Aminata BOCOUM ; Oumou KODIO ;  Assatou KAREMBE ; Awa KOÏTA ; Aminata DOUMBIA ; Fatoumata COULIBALY ; Badji BOIRE ; Awa TOURE ; Bintou KONE ; Fatoumata MARIKO ; Mariam KONE ; Minata DIARRA ; Oumou KEITA ; Kadiatou DIALLO ; Kankou KONE ; Rokia NIARE ; Kadia DJIRE ; Ada NANTOUMA ; Awa COULIBALY ; Soungoura DOUMBIA ; Fanta KANTE ; Safiatou COULIBALY ; Djaba TANGARA ; KONE Mama DIARRA ; Ismaël DIABATE ; Karamoko BAMBA; Doumbi FAKOLY; Coumba SOUKO ;  Clarisse SOH-MOUBE ; Nathalie M’DELA-MOUNIER.

mardi, 27 novembre 2012

POURQUOI MME SIMONE EHIVET GBAGBO NE SERA PAS VENDUE A LA CPI COMME CE FUT LE CAS DE SON EPOUX, LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO

 

 

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Pour comprendre les raisons, nous avons contacté le stratégiste, Luc Banemeck. 


AfrohistoramaNews : Vous avez envoyé un e-mail à notre rédaction pour nous dire que vous pensez que Madame Simone E. Gbagbo ne sera pas livrée à La CPI? Quelles sont les raisons qui vous permettent de l’affirmer? 

Luc Banemeck : Je ne l’affirme pas, je ne suis pas dans le secret des «satans», je procède par analyse géostratégique. En 2012, un événement majeur a eu lieu sur le continent et c’est ce dernier qui me permet d’y croire et non l’affirmer. 
 
AfrohistoramaNews : Quel est cet événement? 

Luc Banemeck : Le départ du françafricain Jean Ping de la présidence de la commission de l’Union Africaine et l’arrivée de Madame Dlamini Zuma qui a des idées progressistes et panafricanistes [LIRE LA DECLARATION DE MADAME ZUMA]. 
 
AfrohistoramaNews : Pourquoi beaucoup d’Africains n’ont pas pris la mesure de ce changement? 
 
Luc Banemeck : Parce que les Africains sont servis quotidiennement par l’intoxication médiatique des medias occidentaux et leurs auxiliaires africains. 

Aujourd’hui avec cette affaire de madame Gbagbo, Je crois que l’on assistera à un affrontement entre deux africaines. 
 
La Procureur d’origine gambienne Mme Bensouda complètement acquise aux intérêts de l’Occident en Afrique, et la présidente de la commission de l’Union Africaine d’origine Sud-africaine (Azanienne) Mme Dlamini Zuma acquise aux intérêts de l’Afrique. 
 
Madame Dlamani Zuma dans une intervention, nous dit clairement que dans les textes constitutifs de l’Union Africaine il n’est inscrit nulle part qu’on doit livrer les Africains à la CPI. 

Ce qui veut dire en d’autres termes, d’une part que les Africains qui y sont, ont été illégalement livrés et y sont illégalement détenus. Surtout sous sa présidence, elle n’approuvera pas de tels actes qu’elle considère anti africaines. 
 
Le droit n’a pas été respecté. Maintenant que je suis présidente de l’U.A, il le sera. 

AfrohistoramaNews : Et si les représentants occidentaux de la Côte d’ivoire passaient outre les textes de l’Union Africaine comme ils l’ont fait par le passé, qu’adviendra-t-il?côte d'ivoire,POURQUOI MME SIMONEéHIVET GBAGBO NE SERA PAS VENDU A LA CPI,LE CAS gbagbo, LE PRéSIDENT LAURENT GBAGBO
Luc Banemeck

Luc Banemeck : Si Mr Jean Ping a perdu les élections face à madame Zuma, il faut tenir compte de l’avis des présidents françafricains, ses suppos naturels qui n’ont pas apprécié sa gestion de la guerre en Côte d’Ivoire et en Libye. Justement parce qu’ils pas officieusement accepté la livraison du président Gbagbo. 

Je crois que les représentants de l’occident en Côte d’Ivoire, ne sont pas aussi bêtes que certains pourraient le croire. Avant d’engager une telle épreuve de force, ils devront s’assurer d’un soutient absolu de leurs mentors, qui ne souhaitent pas pour aujourd’hui engager une épreuve de force avec madame Zuma et indirectement avec l’Afrique du sud. La realpolitik imposerait donc des arguties du genre, la justice ivoirienne est indépendante et compétente. 

Souvenez-vous des déclarations du président Laurent Gbagbo avant le coup d’état qui l’avait évincé du pouvoir en 2011. 
 
«Lorsqu’on est dans une réunion de l’Union Africaine, on a souvent l’impression d’être dans les couloirs de l’Union Européenne où l’on rencontre des tas d’espions venu défendre les intérêts de l’Europe. C’était sous Jean Ping un Françafricain». 
 
Or Que dit madame Dlamani Zuma lors d’un banquet en son honneur il y a quelques mois? 

Elle dit ceci: «Je ne comprends pas comment des africains ont accepté le financement extérieur de l’institution unitaire sur des postes stratégiques engageant l’avenir du continent» [LIRE]. 
 
Vous pouvez donc comprendre que madame Dlamini Zuma ne veut pas être une marionnette aux mains de qui que ce soit. 
 
Si les représentants de l’union occidentale en Côte d’Ivoire passent outre sa mise en garde, ils engageront un conflit avec elle, donc indirectement avec la commission de l’Union Africaine. 

C’est la raison pour laquelle, les occidentaux veulent agir avec la CEDEAO plutôt que l’Union Africaine. Or la CEDEAO ne peut pas être au-dessus de l’Union. 

Madame Zuma saura faire valoir le droit au moment opportun. J’en suis sûr. Il y va de sa crédibilité et de la crédibilisation de l’institution et de son pays membre des BRICS. 
 
A suivre… 
 
 
 
Interview réalisé par Jean Ayi.


Source: AFRIK53.COM

CPI: LE CAS SIMONE GBAGBO, UNE PATATE CHAUDE ENTRE LES MAINS DE OUATTARA

 

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Un mandat d'arrêt bien encombrant que celui émis par la Cour pénale internationale (Cpi) contre Simone Gbagbo et rendu public, jeudi 22 novembre dernier.

 
Alassane Ouattara aurait bien aimé se passer de la publication de ce mandat d'arrêt, qui, à bien y voir, lui causera plus de soucis qu'il n'y paraît. Déjà un signe troublant: la «résurrection» de ce mandat d'arrêt en ce moment, alors qu'il a été émis depuis le 12 février 2012. Pourquoi sort-on maintenant du tiroir ce document qui y dormait depuis près de neuf mois? 

De toute évidence, cela n'est pas fortuit. En rendant public ce mandat d'arrêt gardé confidentiel plusieurs mois durant, la Cpi traduit sans aucun doute son agacement devant le jeu trouble des autorités ivoiriennes. Sinon, comment expliquer qu'elle choisisse de prendre l'opinion à témoin, maintenant, de ce mandat d'arrêt? 

A la vérité, le Bureau du procureur avait consenti à mettre en veilleuse ce mandat d'arrêt contre Simone Gbagbo, à la demande des autorités ivoiriennes, pour donner une chance à la réconciliation mais aussi et surtout laisser à Alassane Ouattara le soin de trouver une solution à la situation de ses proches qui sont dans le viseur de la Cpi. Il se murmurait en effet que l'épouse de Laurent Gbagbo et d'autres personnalités proches du régime Ouattara figurent sur une short liste de personnes contre lesquelles la Cpi se préparait à lancer un mandat d'arrêt. Or, plusieurs mois sont passés sans que le gouvernement ivoirien ne donne des signaux rassurants à Fatou Bensouda s'agissant du sort réservé aux pro-Ouattara, notamment les militaires régulièrement épinglés dans les rapports d'Ong internationales. 

Aucun des partisans du chef de l'Etat n'a été en effet inquiété par la justice nationale. Toute chose qui a dû amener la Cpi à se dire que les autorités ivoiriennes ne consentiront sans doute pas à livrer à la justice internationale, ceux de leurs partisans soupçonnés de crimes de sang pendant la crise post-électorale. C'est donc lasse d'attendre ces signaux qui ne viennent pas que Fatou Bensouda a balancé l'information. Au grand dam d'Abidjan, qui se trouve du coup sous pression. 

Que faire? Faut-il consentir à transférer Simone Gbagbo à La Haye comme ce fut le cas de son époux, ou la juger sur le territoire ivoirien? Ouattara peut-il s'opposer au transfèrement de l'ex-première dame à la Cpi? Il faut le dire tout net, l'opinion publique ne comprendrait pas son refus, maintenant que le mandat d'arrêt contre Simone est rendu public. D'autant que les autorités ivoiriennes ont toujours expliqué que le transfèrement de Laurent Gbagbo répond au souci de lui faire bénéficier d'un procès équitable. Pourquoi lui bénéficierait d'un procès équitable et non Simone? 

Autrement dit, au nom de la même logique, Ouattara devrait également transférer l'épouse de Gbagbo à La Haye. Or, à l'évidence, il ne semble pas très chaud, d'où le trésor d'effort déployé pour «mettre le pied» sur ce mandat depuis son émission en février 2012. Preuve que le cas Simone Gbagbo donne des soucis au chef de l'Etat. C'est assurément une patate chaude entre ses mains. Livrer l'ex-première dame à la Cpi, c'est assurément ouvrir la boîte de pandore ; c'est ouvrir la voie au transfèrement des pro-Ouattara qui seraient dans le viseur de cette institution. 

«Nous présenterons d'autres requêtes aux fins de la délivrance de nouveaux mandats d'arrêt lorsque nous aurons recueilli suffisamment d'éléments de preuve pour étayer les allégations en cause», a en effet fait savoir le Bureau du procureur après l'annonce du mandat d'arrêt contre Simone Gbagbo. C'est dire que d'autres pensionnaires de la prison de Scheveningen pourraient suivre l'épouse de Laurent Gbagbo, une fois que le verrou aura sauté. 

Conscient de la gravité des conséquences qui pourraient en découler, Ouattara doit être bien embêté depuis que le mandat d'arrêt contre Simone a été porté sur la place publique. Il est, pour ainsi dire, sur des braises. Réussira-t-il à se débarrasser de cet encombrant dossier sans trop de casse ? On attend de voir. 



Assane Niada, in le quotidien ivoirien "L'Inter".

lundi, 26 novembre 2012

LAURENT GBAGBO, DEMOCRATE AVANT FILLON ET COPE

 

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"Je les regarde seulement! C'est DIEU qui fait mon palabre"


Souvenons-nous: il y a deux ans, la demande de Laurent Gbagbo de recompter les voix des élections ivoiriennes avait été considérée par la France, l'O.N.U et "l'opinion publique internationale" comme un crime contre la démocratie. Le palais présidentiel ivoirien fut alors bombardé par l'armée française avec la bénédiction de l'O.N.U. Laurent Gbagbo en fut délogé et livré à l'armée de son adversaire qui l'a aussitôt remis à la Cour Pénale Internationale (C.P.I) à La Haye.

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Aujourd'hui, l'U.M.P. de Sarkozy et les nombreux journalistes qui nous faisaient croire que l'ancien président ivoirien se cramponnait à son siège découvrent qu'il n'y a aucune honte à recompter les bulletins d'un scrutin serré et contesté. Lors de cette première élection interne à l'U.M.P., 30% des votes étaient frauduleux (25% de fautes mineures et 5% de fautes graves). A vous d'imaginer l'ampleur des fraudes lors des élections présidentielles. Heureusement, jusqu'à présent l'écart entre l'élu et le perdant a été suffisamment large pour nous épargner le spectacle proposé par l'U.M.P.


Rendons donc justice à Laurent Gbagbo en demandant sa libération. Ne laissons pas condamner un homme qui a eu tort d'avoir eu raison avant les autres.


Source: Les pages politiques de Raphaël (Adjobi)

BIENTOT L'INAUGURATION DU «BOULEVARD DES INVESTISSEURS»


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Ouattara en cette fin  Novembre 2012, a pour la seconde fois convoqué les ambassadeurs pour leur faire le bilan de son règne; à entendre son discours de 45 minutes, nous sommes en présence d’un être d’exception, l’homme de l’année 2012: un homme comme lui devrait figurer à toutes les entrées du Livre des Records: meilleur président, meilleur économiste, meilleur recruteur d’investisseurs, meilleur réconciliateur… A ce rythme, nul doute qu’il marche vers le prochain Nobel de la paix où  de l’économie, voire même le cumul des deux?

Concernant le bilan économique, les chiffres du commerce, de l’import-export, je n’ai malheureusement trouvé aucun chiffre, si ce ne sont les prévisions du FMI et de Bretton woods, dont la dernière actualisation de juin 2012 permet à Ouattara de continuer de nous parler de l’excellent développement de la Côte d’Ivoire, en route vers une croissance à deux chiffres en 2014, bien que le chômage ait été estimé à plus de 60% de la population.

Malgré ses envolées lyriques, - entre temps bien sûr, la situation préoccupante en Côte d'Ivoire n’a pas évolué vers un mieux -, les droits de l’Homme continuent d’être bafoués sans gêne aucune par Ouattara dont l’épouse ne cesse de d’afficher sa lutte contre le travail des enfants dans les plantations de café-cacao; Charles Banny a jeté l’éponge avec sa Commission de Réconciliation dont le sigle CDVR rappelle plus les Cadavres qui jonchent les 19 mois de «vivre ensemble» imposé par la Communauté internationale en installant Ouattara aux commandes d’une Côte d’Ivoire ingouvernable selon ses propres mots… Le PPTE n’a en rien amélioré la vie courante des ivoiriens, la grève des enseignants est généralisée, du primaire à l’université, et contaminera certainement d’autres secteurs d’activité, les puits dans l’Ouest régurgitent leurs morts, assassinés par les champions de la nouvelle démocratie, quelques ONG soufflent le chaud et le froid, dénonçant les exactions du régime mais recommandant la déportation de Simone Gbagbo à La Haye… Cependant Ouattara court toujours après ses investisseurs, peut-être tapis dans l’ombre, et leurs quelques éventuelles retombées financières, qui ne seraient  pas encore tombées avec la pluie de l’arrière saison, la météo lui ayant jusqu’ici joué des tours!

«C'est en VRP que le chef de l'Etat a rencontré, ce vendredi 23 Novembre 2012, l’ensemble du Corps diplomatique accrédité en Côte d’Ivoire. (…) Reste désormais à savoir si le message "commercial" du président engendrera l'écho souhaité», nous rapporte lucide, le cite Koaci.com, qui a bien deviné le manège du technocrate.

Quelques promesses d’embauche sans lendemain sont jetées en pâture: il faut absolument que la Communication de Ouattara et sa nouvelle équipe produise du bruit à défaut de fruits… pour continuer coûte que coûte dans l’illusion de la croissance, du bien être et de la réconciliation qui non seulement n’est pas en marche mais galope, puis s’emballe, prenant le mors aux dents…

A quatre semaines de Noël, voici l’Avent, de “adventus“, arrivée, avènement; mais Ouattara à l’école de Kandia Camara, qu’il a reconduite sans sourcilier, fait semblant de croire au Père Noël, ce qui permettra à la croissance, -probablement négative de 2012-, de se transformer comme par magie en 8,6% pour notre année qui se termine, 9% pour 2013, et un  taux de croissance à 2 chiffres maintenu en 2014… Nous sommes habitués aux promesses sans lendemains de ladite Solution, celui dont beaucoup se demandent maintenant si son diplôme d’économiste n’a pas été un faux ou un cadeau que sa mère aurait trouvé au fond d’un paquet de lessive Bonux, la lessive aux 500 cadeaux, qui lave si Blanc, que même les taches de sang disparaissent - ni vu ni connu -, et que même le pâle François Hollande qui se défend d’appartenir à la françafrique, vient de ratifier les accords de défense couleur de sang, signés entre Sarkozy et Ouattara!

A l’issue du discours de Ouattara, quelques ambassadeurs se sont exprimés, trouvant très flatteur et prometteur ce qui leur avait été offert, sans bien sûr rentrer dans les détails; je retiendrais les propos très intelligents d’Essy Amara, ancien ministre des affaires étrangères sous Houphouët Boigny, reconverti en ”consultant” de Ouattara: «Je suis très heureux pour cette rencontre  parce que ça bonifie le corps diplomatique, les ambassadeurs sont accrédités auprès du Président de la République et ce genre d’exercice  les met en valeur; ça je crois que c’est une très bonne chose par ce que en réalité le développement repose sur la crédibilité, or la crédibilité, c’est la diplomatie».

Lorsque les lumières de Noël apparaîtront, - ce Noël certainement encore plus rutilant que le dernier: où Abidjan brillera de mille feux, alors que les ivoiriens lutteront encore et encore avec les coupures de courant, les coupures d’eau et les coupeurs de tête -, quelques ambassadeurs seront là pour relayer le discours lénifiant de la Côte d’Ivoire au travail, où les investisseurs se bousculent au portillon; peut-être même auront-ils droit à un intéressement lié à leur engagement à ses côtés, car Ouattara nous a appris que tout se vend, tout se brade dans cette nouvelle Côte d’Ivoire; et  pour augmenter sa puissance de Com, que ne ferait-il pas dans l’urgence, voire l’étranglement dans lequel il se trouve, assiégé de toutes parts de démarches et de discours accusateurs, pour s’en sortir en recrutant pour sa cause perdue des diplomates flattés, mis en valeur et élevés au rang d’ambassadeurs de l’investissement et de la bonne marche des affaires en Côte d’Ivoire. Mais ce qu’il oublie , c’est que ces paroles d’ambassadeurs n’ont aucune valeur, leur présence et leurs discours ne sont là que pour animer une scène, un décors, pour flatter, enrober d’esthétique, enjoliver, sucrer un café froid ou coller des jantes de sport à une «France au revoir». En effet, à quoi sert un starter, si le carburant  manque dans le moteur?

Comme si la diplomatie allait devenir la nouvelle Solution à la carence d’investisseurs, la carence d’emplois, l’absence de réconciliation effective sur le terrain, les arrestations tous azimuts... Comme si les applaudissements des diplomates allaient couvrir les cris étouffés des morts, des souffrants, des torturés, des exilés, des grévistes, de tous les laissés pour compte, comme si des acteurs, figurants de la cause Ivoire, version Ouattara,  allaient à eux seuls créer le miracle de la résurrection d’une Côte d’Ivoire dynamisée, réconciliée, où l’investissement, les emplois, la bonne gestion, la droiture dans les affaires publiques seraient de retour, avec un président qui ferait l’unanimité de “son” peuple!

Sa visite prévue dans le Zanzan à partir de mardi, débutée avec les cadeaux de Dame Dominique envoyés aux populations, donne déjà de voir et d’entendre que ceux qui ont tout fait pour qu’il accède au pouvoir, sont déçus de leur mentor, très déçus... Les applaudissements de ses amis diplomates étrangers vont-ils suffire à suppléer aux gémissements et récriminations de ses électeurs ivoiriens désillusionnés?

Ouattara ou l’art de poser des premières pierres, d’inaugurer, de rebaptiser des édifices repeints, de s’engouffrer dans des boulevards de bavardages qui se terminent en impasses… Mais pour combien de temps encore?


Shlomit Abel


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL