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lundi, 19 novembre 2012

LE SECRETAIRE GENERAL DU PC SYRIEN: «ILS NE POURRONT PAS NOUS VAINCRE!»


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Dr Ammar Bagdache


A paraître dans le prochain numéro d’Initiative Communiste, mensuel du Pôle de Renaissance Communiste en France.


Dans un entretien avec le journaliste cubain Ernesto Gómez Abascal, Ammar Bagdache, secrétaire général du Parti communiste Syrien, explique quelle est sa position par rapport au régime syrien:
 
«C’est un gouvernement patriotique, anti-impérialiste et antisioniste, bien qu’il applique un modèle économique clairement capitaliste. Même si le Parti Baas, qui était et est toujours la force dirigeante du gouvernement, a proclamé le socialisme arabe en Syrie, il n’est pas socialiste au sens marxiste du terme. Cependant, le PCS fait partie du Front Progressiste composé aujourd’hui de dix partis. (…) Nous avons un ministre dans le gouvernement et nous considérons, qu’à ce niveau du parcours, c’est la meilleure option. Nous sommes et nous avons toujours été disposés à améliorer le système. En 2005 nous nous sommes opposés à des changements calqués sur le modèle néolibéral, nous avons la preuve aujourd’hui qu’ils ont été le terreau d’une catégorie marginale que l’opposition armée a su s’attirer. Des erreurs ont été commises, maintenant il faut les corriger.»
 
«Le gouvernement que nous avons en Syrie a une position constructive pour réaliser des changements importants, rappelle Bagdage - ils commençaient à être adoptés mais l’intervention armée étrangère empêche, pour le moment, leur mise en application normale.»
 
Les raisons d'être optimiste
 
«Si le gouvernement actuel venait à être renversé, la seule éventualité serait la prise du pouvoir par les Frères Musulmans, rappelle Bagdache, ce qui constituerait un grand bond en arrière pour un peuple qui, depuis pas mal d’années, bénéficie d’un système laïque moderne, ne connait pas le sectarisme et n’a jamais vécu avec de telles tensions. Mais nous sommes optimistes, même si la lutte dure encore un certain temps, nous sommes certains qu’ils ne pourront pas nous vaincre.»
 
Interrogé sur les chances de victoire des rebelles, le secrétaire général du PCS est catégorique: « Plus le temps passe, plus il est clair qu’ils ne pourront pas nous vaincre. Ils n’ont pu prendre le contrôle d’aucune ville importante, malgré leur plan initial et l’arrivée de milliers de mercenaires extrémistes et salafistes, assistés des services spéciaux US et leurs alliés de l’OTAN qui travaillent depuis la Turquie, pays avec qui nous partageons une longue frontière. Le Qatar et l’Arabie saoudite leur apportent également le soutien économique et militaire. Bien sûr, notre gouvernement est soutenu par la majorité de la population. Les forces armées de la nation et les milices populaires restent unies et en ordre combatif. Malgré la situation compliquée dans laquelle se trouve le pays, les institutions fonctionnent.»


Ginette Hess Skandrani


samedi, 10 novembre 2012

LA CHINE SERA LA PREMIERE PUISSANCE ECONOMIQUE MONDIALE DANS QUATRE ANS, PREDIT L'OCDE


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La mission de l'OCDE, dont le siège est à Paris, est de «de promouvoir les politiques qui amélioreront le bien-être économique et social partout dans le monde».

 

La Chine devrait devenir la première puissance économique du monde dès 2016 et, à plus long terme, la deuxième place devrait être occupée par l'Inde. C'est la conclusion à laquelle est parvenue l'OCDE dans une étude sur la croissance mondiale à l'horizon 2060.

 

Dès 2016, la Chine devrait dépasser les Etats-Unis avec le plus fort PIB mondial et, selon le nouveau modèle de l'OCDE, la Chine aura même dépassé la zone euro dès cette année.

Derrière la Chine se profile l'Inde, qui devrait devenir numéro deux mondial dans une vingtaine d'années, en raison notamment du recul de l'Europe et du Japon, qui connaissent un vieillissement accéléré de la population, et qui seront également supplantés à terme par l'Indonésie et le Brésil.

Bientôt la Chine et l'Inde pèseront davantage, à elles deux, que l'ensemble des économies du G7.

Toutefois, la hiérarchie est bouleversée quant on prend en compte le niveau de vie par habitant. D'ici 2060, chaque Chinois et chaque Indien devrait voir son revenu multiplié par sept. Mais le niveau de vie d'un Chinois, en dépit de ce progrès remarquable, ne représentera encore que 60% du niveau de vie des pays les plus riches. Et, pour un Indien, ce sera seulement 25% du niveau de vie atteint dans les pays les plus avancés qui, dans cette période, auront doublé le revenu par habitant.


Source: RFI

LES DESSOUS DE LA MUTATION DE KONE ZACKARIA ET JAH GAO

 

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Koné Zackaria


Koné Zackaria n'est plus le patron de la Police militaire. Il attend son successeur pour faire la passation des charges et rejoindre son nouveau poste. Ce redoutable chef de guerre, qui a fait parler de lui pendant les heures chaudes de l'ex-rébellion armée des ex-Forces nouvelles (FN), avait été nommé par le président Alassane Ouattara à la tête de la Police militaire, une unité de l'armée dont le rôle était de traquer les éléments indélicats au sein des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI). Plus d'un an après, il a été «remercié» par la hiérarchie militaire, qui l'a affecté en tant que Commandant en second au Bataillon d'artillerie sol-air (Basa) d'Akouédo. Une promotion-sanction, pourrait-on dire. Parce que même si son arrivée à Akouédo s'apparente à une promotion, les conditions de son affectation laissent plus d'un dubitatif, et doivent interpeller les soldats ivoiriens. En effet, la mutation du patron de la Police militaire intervient après la publication d'un rapport d'Amnesty international, très critique contre le gouvernement ivoirien en ce qui concerne les violations des droits de l'Homme. 

Dans ce rapport, le camp génie d'Adjamé, qui abrite la Police militaire, ainsi que plusieurs autres camps militaires, ont été indexés comme des lieux de «détention arbitraire et de torture». Bien que le gouvernement ait tenté de démentir les allégations de l'ONG de défense des droits de l'Homme à travers des réactions du ministre des Droits de l'Homme et des libertés publiques et de son collègue de la Défense, il fallait donner un signal fort à la communauté internationale. Et la hiérarchie militaire a été obligée de se «débarrasser» en douceur de Koné Zackaria, en l'affectant à une fonction où ses actions pourront être canalisées. Idem pour Gaoussou Koné alias Jah Gao, qui dirigeait le Groupement tactique 9 basé à Abobo. Lui aussi a été muté au 1er Bataillon de commandos-parachutistes (BCP) d'Akouédo.

Cet ex-chef de guerre paierait cash son incapacité à maîtriser sa zone, qui a récemment été secouée par des violences suite à une politique d'assainissement de la commune d'Abobo. Que retenir de ces affections aux allures de sanction? Le président Ouattara veut envoyer un message clair à tous ces soldats supposés proches de lui qui se croient tout permis. Car il sait comme le célèbre philosophe Rousseau, que «le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir». Le chef de l’État veut donc dire à tous les chefs des unités de l'Armée qu'il est capable d'aller au-delà, si d'aventure pareille situation se reproduisait. S'il est vrai que la sécurité d'un État est très importante, il est tout aussi vrai que la construction d'un État moderne se base sur le respect des droits humains. Sur cette question, le président de la République ne transige pas, lui qui est conscient du poids que représentent les rapports des ONG internationales de défense de l'Homme dans l'appréciation de la gouvernance d'un État par la communauté internationale.

D'ailleurs, ce sont ces mêmes ONG qui ont défendu ses partisans quand il était encore dans l'opposition. Se liguer contre elles serait se faire hara-kiri, d'autant plus que leurs rapports sont déterminants dans la décision des bailleurs de fonds. C'est d'ailleurs ce qu'a compris le président de l'Assemblée nationale, Guillaume Soro, quand il affirmait en France, le jeudi 1er novembre 2012: «Dans le passé, j'ai été un prisonnier d'opinion défendu par Amnesty. Je ne vais donc pas faire de commentaires spécieux sur son rapport. Il faut que le gouvernement prenne toutes les dispositions pour que les droits de l'Homme soient au cœur de son action». Une invite à tous ceux qui tenteraient de justifier l'injustifiable au lieu d'ouvrir les yeux sur les allégations d'Amnesty international.



Y. Doumbia, in le quotidien ivoirien "L'Inter".
 

Source: La page Facebook de Bermuda Weed

vendredi, 09 novembre 2012

DROITS DE L'HOMME EN COTE D'IVOIRE: LA LETTRE D'AMNESTY A KABLAN DUNCAN

 

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Gaëtan Mootoo, Chercheur Afrique de l'Ouest d'Amnesty International
 
 
Nous vous écrivons à l’occasion de la candidature de votre pays au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, lors de l’élection du 12 novembre 2012. Les États membres des Nations unies doivent, lors de l’élection des membres du Conseil, prendre en considération le concours que chaque candidat a apporté à la cause de la promotion et de la défense des droits humains, ainsi que les contributions volontaires qu’il a annoncées et les engagements qu’il a pris en la matière.
 
Comme vous le savez, une pratique bien établie veut que les candidats présentent des contributions volontaires en matière de droits humains avant les élections au Conseil, de sorte que les États élus soient fermement engagés dans la défense des droits humains. D’après les informations dont dispose Amnesty International, la Côte d’Ivoire ne semble pas avoir présenté de telles contributions volontaires.
 
Nous le regrettons sincèrement et vous exhortons à le faire sans plus tarder, comme nous vous l’avions déjà demandé dans notre lettre datée du 8 octobre 2012.
 
Nous rappelons que, selon la résolution 60/251 de l’Assemblée générale, les membres du Conseil observeront les normes les plus strictes en matière de promotion et de défense des droits humains, et coopéreront pleinement avec le Conseil. Nous saisissons l’occasion de la candidature de la Côte d’Ivoire pour suggérer plusieurs mesures que pourrait prendre votre gouvernement, en exprimant ses engagements électoraux à promouvoir et protéger les droits humains à l’échelle nationale et internationale.
 
Ce faisant, nous nous basons sur les suggestions du Haut-Commissariat aux droits de l’homme concernant la présentation de promesses et d’engagements volontaires à l’égard des droits humains, selon lesquels ces engagements devraient notamment être précis, mesurables et vérifiables.
 
ENGAGEMENTS AU NIVEAU INTERNATIONAL
 
Ratification des instruments internationaux relatifs aux droits humains. Nous saisissons cette occasion pour vous encourager à ratifier le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées ; le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
 
1- A/RES/60/251, § 8.
 
2- A/RES/60/251, § 9.
 
3- Haut-commissariat aux droits de l’homme, Suggested Elements for Voluntary Pledges and Commitments by Candidates for Election to the Human Rights Council, disponible sur http://www2.ohchr.org/english/bodies/hrcouncil/docs/pledges.pdf. culturels; la Convention relative aux droits des personnes handicapées et son protocole facultatif ; et la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.
 
COOPERATION AVEC LES PROCEDURES SPECIALES
 
Nous prenons note du fait que le rapporteur spécial sur les personnes déplacées dans leur propre pays s’est rendu en Côte d’Ivoire en juillet 2012, et nous vous encourageons à mettre en application ses recommandations. Nous vous encourageons aussi à faciliter la visite, dont le principe a été convenu, de la rapporteuse spéciale chargée de la question de la violence contre les femmes, y compris ses causes et ses conséquences ; du rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants; du rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ; du rapporteur spécial sur la situation des défenseurs des droits de l’homme; du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires; et du Groupe de travail sur les détentions arbitraires. Par ailleurs, nous soulignons que le Groupe de travail sur l’utilisation des mercenaires comme moyen de violer les droits de l’homme et d’empêcher l’exercice du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes demande actuellement la permission de se rendre en Côte d’Ivoire, et nous exhortons votre gouvernement à faciliter cette visite sans plus tarder. Nous vous encourageons en outre à adresser une invitation permanente à toutes les procédures spéciales.
 
COOPERATION AVEC LES ORGANES CHARGES DE SURVEILLER L’APPLICATION DES TRAITES
 
Nous vous exhortons à soumettre sans tarder les rapports périodiques qui auraient dû être présentés au Comité des droits de l’homme ; au Comité des droits économiques, sociaux et culturels ; au Comité contre la torture ; au Comité pour l’élimination de la discrimination raciale ; et au Comité des droits de l’enfant. Nous insistons sur le fait que plusieurs rapports initiaux – destinés notamment au Comité des droits de l’homme, au Comité contre la torture et au Comité des droits économiques, sociaux et culturels – auraient dû être soumis il y a plus de 15 ans.
 
En tant qu’État partie aux traités internationaux de défense des droits humains, la Côte d’Ivoire est tenue de coopérer avec les organes de suivi des traités, notamment en présentant ses rapports initiaux et périodiques.
 
La transgression systématique de cette obligation compromet gravement la surveillance efficace de l’application des traités en question et constitue une violation de l’obligation qu’a l’État de coopérer avec les organes de suivi des traités.
 
ENGAGEMENT A L’EGARD DE L’EXAMEN PERIODIQUE UNIVERSEL
 
Lors de votre premier Examen périodique universel (EPU), qui a eu lieu en décembre 2009, vous avez accepté, comme cela vous était recommandé, de lutter contre les arrestations et les placements en détention arbitraires, ainsi que de mettre un terme aux exécutions sommaires et au climat d’impunité entourant de telles pratiques, notamment en adoptant et en mettant en œuvre un plan d’action pour mettre fin à l’impunité et renforcer le système judiciaire. Vous avez en outre accepté, comme cela vous était recommandé, de coopérer avec la société civile et les ONG pour le suivi de l’Examen périodique universel, y compris en élaborant et en mettant en œuvre un plan d’action national.
 
Nous vous exhortons à prendre des mesures pour assurer la mise en œuvre diligente et sans réserve de ces recommandations et à informer régulièrement le Conseil de vos efforts à cet égard.
 
PARTICIPATION AUX DELIBERATIONS DU CONSEIL DES DROITS DE L’HOMME
 
Nous exhortons votre gouvernement à collaborer avec les délégations de toutes les régions pour s’assurer que le Conseil s’attaque aux situations de violations des droits humains, notamment en cas de violations flagrantes et systématiques et d’urgences en la matière, en appliquant le principe de non sélectivité et en évitant le deux poids deux mesures. Nous exhortons aussi votre gouvernement à soutenir les efforts visant à faire en sorte que le Conseil se penche sans différer sur toutes les Rapports du Groupe de travail sur l’Examen périodique universel, Côte d’Ivoire, 4 janvier 2010 (A/HRC/13/9), recommandations 99.54 (Autriche) et 99.57 (Djibouti). 5 A/HRC/13/9, recommandation 99.32 (Gabon).
 
6 A/HRC/13/9, recommandations 99.62 (Canada), 99.70 (Allemagne) et 99.71 (Afrique du Sud). 7 A/HRC/13/9, recommandations 99.97 (Belgique), 99.98 (Autriche), 99.99 (Mexique) et 99.100 (Norvège). Allégations crédibles de représailles ou d’intimidation visant des personnes ou des groupes qui participent ou tentent de participer aux mécanismes de défense des droits humains des Nations unies; qu’il enjoigne au gouvernement concerné de veiller à ce que des enquêtes impartiales et transparentes soient menées promptement sur toutes les allégations de représailles et de demander des comptes aux responsables; et que le Conseil demande au gouvernement concerné de l’informer des mesures prises à cet égard.
 
ENGAGEMENTS AU NIVEAU NATIONAL
 
Nous vous appelons à respecter la promesse faite par le président Alassane Ouattara de lutter contre l’impunité en suspendant immédiatement, en attendant la tenue d’enquêtes, toute personne en situation d’autorité soupçonnée d’avoir commis des violations des droits humains ou des atteintes aux droits humains.
 
Nous vous appelons en outre à exercer un contrôle rigoureux sur les membres des forces de sécurité et des milices parrainées par l’État ; à demander des comptes à tout membre soupçonné de violations des droits humains; et à faire en sorte que les allégations de telles violations fassent promptement l’objet d’investigations exhaustives et impartiales menées par des tribunaux civils de droit commun.
 
Nous vous exhortons par ailleurs à mettre un terme aux arrestations arbitraires et aux placements en détention dans des lieux de détention illégaux, ainsi qu’à juger les personnes inculpées de violations des droits humains en conduisant des procès équitables et publics dans un délai raisonnable.
 
Nous encourageonsvotre gouvernement à prendre des engagements volontaires à l’égard de la défense des droits humains, en commençant par les éléments susmentionnés. Nous encourageons aussi votre gouvernement à informer régulièrement l’Assemblée générale et le Conseil des droits de l’homme des progrès accomplis à cet égard, par voie de déclarations orales ou écrites, par exemple. Nous serions très heureux de recevoir vos observations et vos réponses à propos des points soulevés dans cette lettre. Une copie de cette lettre a été adressée aux missions permanentes de votre pays à Genève et à New York.
 
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

 
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Paule Rigaud
 
Directrice adjointe du Programme Afrique 

Amnesty International
 

 
 

DES FRCI LACHENT OUATTARA - LA LETTRE POIGNANTE A L'ONU: «NOTRE PAYS VA MAL»

 

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A Monsieur le responsable de la division des Droits de l’Homme de l’Onu 

Monsieur, 

Nous soldats Frci exerçant les fonctions d’agents de renseignement à l’état-major, avons l’honneur par votre truchement de porter à la connaissance de l’Onu, de la Communauté internationale, la France, des diplomates, du Nonce apostolique et de tous ceux qui suivent de près l’évolution de la situation sociopolitique, notamment de la dégradation inimaginable des Droits de l’Homme, des exécutions extrajudiciaires, l’épuration ethnique en Côte d’Ivoire sous le régime des tortionnaires, actuels gouvernants aux destinées de la Côte d’Ivoire, ce qui suit: En effet, depuis l’accession au pouvoir d’Alassane Ouattara, sous les pluies des bombes de l’armée française, la Côte d’Ivoire, notre pays va très mal. 

Il ne se passe plus de jour sans que des fils et filles de ce pays subissent des exécutions extrajudiciaires, des arrestations et emprisonnements arbitraires aux seuls motifs qu’ils sont des partisans de Laurent Gbagbo. Ce système de gouvernement par la terreur n’augure pas d’un lendemain meilleur en ce sens qu’il a coutume de générer beaucoup trop de rancoeurs aux conséquences inimaginables. 

Les risques imprévisibles d’un embrasement populaire sont déjà à nos portes. Ce que les tenants du pouvoir actuel ignorent au niveau des forces publiques de l’Etat (Armée nationales, Gendarmerie, Police, Douane et Eaux et Forêt) c’est que les professionnels et autres animateurs de ces secteurs qui n’étaient que constitués de nationaux sont officiellement en train d’être remplacés par des soldats et autres recrues de la sous-région devenus à ce jour l’armée de la Cedeao qui sont, pour la plupart, des analphabètes n’ayant aucune notion du respect des Droits de l’Homme et qui sont parachutés à des postes de responsabilité. 

Il en est de même pour toute l’administration ivoirienne, même au niveau du gouvernement ivoirien où la plupart ne cessent d’étaler leurs insuffisances caractérisées. Plus de 5000 étudiants, nos propres enfants, d’authentiques Ivoiriens, sont exclus de nos universités au profit des enfants des soldats et autres chefs de guerre venus de la sous-région et ayant aidé à l’avènement d’Alassane Ouattara à la magistrature suprême de la Côte d’Ivoire dans l’optique d’un système dit de «rattrapage». 

Des travailleurs ivoiriens sont renvoyés de leurs services, des secteurs d’activités sont détruits sans mesures d’accompagnement, réduisant ainsi l’Ivoirien à sa plus simple expression. Les moins chanceux sont pourchassés, arrêtés et détenus dans des camps de concentration où ils finissent par être exécutés aux vues et aux sus de tous, notamment des soldats de l’Onuci ayant en charge la surveillance et la protection des camps de refugiés où se trouvent entassés, comme des brebis dans une bergerie, des individus qui ne luttent que pour leurs survies. Des gens qui ont pratiquement tout perdu dans leur vie. 

Monsieur le responsable des Droits de l’Homme, l’Ivoirien d’aujourd’hui traverse une véritable crise, voire une misère inimaginable. Il n’arrive plus à se nourrir et à se soigner. Nombreux sont nos enfants, frères, neveux et cousins qui, manifestement, ont arrêté d’aller à l’école faute de moyens, étant donné que tous jours leur situation va en s’aggravant. (…) 

Pour tous ceux qui ne le savent peut-être pas, depuis sa condamnation, la vie du Général Dogbo Blé Brunot est davantage menacée. En ce sens que des dispositions ont été prises pour qu’il soit assassiné. Cela peut être fait par empoisonnement ou par d’autres moyens que seuls les ministres Paul Koffi Koffi, Hamed Bakayoko, le Commissaire du gouvernement Ange Bernard Kessi, le Chef d’état-major général Soumaïla Bakayoko, le Président de l’Assemblée nationale Soro Guillaume et le Premier ministre Ahoussou Kouadio Jeannot détiennent le secret. 

Monsieur le chargé spécial de la division des Droits de l’Homme de l’Onuci, ne soyez surtout pas surpris de ce que notre pays deviendra demain, en aidant à l’installation d’Alassane Ouattara au pouvoir par la manière que vous avez décidé avec la France et les différents diplomates en poste en Côte d’Ivoire. L’objet fondamental de cette note est non seulement de prendre à témoin le monde entier de ce qui se prépare réellement en Côte d’Ivoire, mais aussi et surtout du vilain coup qui se prépare contre les ex-Fds emprisonnés sans raisons valables. 

En effet, suite aux séries d’attaques de nos différentes positions par le commando invisible, attaques qui endeuillent énormément les Frci dont nous faisons partie intégrante en tant qu’officiers et soldats du renseignement de l’état-major général, les gouvernants, sur proposition des ministres Paul Koffi Koffi et Hamed Bakayoko, avec la complicité du chef d’état-major général, du Commissaire du gouvernement et du président l’Assemblée nationale, font planer des menaces sur tous les prisonniers ex-Fds détenus tant à la prison militaire que dans les prisons civiles. C’est dans cette optique que le Commandant Daouda Doumbia, commandant du Bcs, s’emploie nuitamment avec un groupe de soldats équipés d’armement à des heures tardives, à investir la prison militaire en simulant des perquisitions et cela déjà à deux reprises, les 5 et 14 septembre dernier, entre 21 h et 2 h du matin. Un groupe de soldats commis à ces expéditions punitives nous a discrètement approchés pour crier leur ras-le-bol, en dénonçant cette manoeuvre. 

A tout sachant, c’est ici le lieu de dénoncer les pratiques de nos chefs, notamment celles d’Ange Bernard Kessi Kouamé, du chef d’état-major général et du commandant du Bcs, des risques qu’ils font peser sur nos frères d’arme. Sachez que ces ex-Fds embastillés demeurent, après tout, nos frères d’arme que nous ne devons pas abandonner, quel que soit ce qui leur est reproché. 

Sachez également que s’ils continuent arbitrairement de croupir dans les prisons, c’est parce que les gouvernants l’on voulu ainsi, avec la complicité criarde des juges civils et militaires que nous invitons à être suffisamment courageux dans l’accomplissement de leur mission. Car nous sommes au courant du zèle dont ils ne cessent de faire preuve. 

Nous voudrions, par la même occasion, monsieur le représentant spécial de l’Onu, les diplomates et tout sachant dire aux acteurs politiques du Rhdp et à leurs militants que leur souhait de voir exterminer une partie des Ivoiriens est avéré… Nous disons merci à la grande France dont l’objectif principal était d’aider à l’extermination de ceux qui ont choisi de conquérir leur indépendance. 

Aussi, nos remerciements vont à l’endroit du Vatican dont le représentant, le Nonce apostolique, qui exigeait à corps et à cris la tenue des élections présidentielles de 2010 en Côte d’Ivoire, en violation des accords de Ouagadougou, sans le désarmement des rebelles. Le Vatican, de ce point de vue, (…) doit être heureux du rôle prépondérant qu’il a joué dans la destruction de la Côte d’Ivoire avec tout ce que l’on lui connait aujourd’hui comme pays des tortionnaires, des exécutions extrajudiciaires, de l’arbitraire, de toutes les violations des Droits de l’Homme. 

Monsieur le représentant de l’Onu, nous voudrions, pour l’heure, nous arrêter là. Car, des pas d’individus suspectés se faisant entendre derrière notre bureau de réflexion, il s’avère nécessaire de préserver cette contribution pour les lecteurs. Nous vous prions d’agréer, monsieur le responsable de la division des Droits de l’Homme de l’Onuci, l’expression de nos respects. 

Merci.


Un groupe de soldats Frci, in le quotidien ivoirien LG-INFO
 
 
Source: AFRIK53.COM

jeudi, 08 novembre 2012

L’ABOMINABLE IMPOSTURE DU MARIAGE GAY

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Cellule44: "Cet article nous semble intéressant, même si nous ne sommes pas en accord avec tout ce qui est dit, et que son style et sa «forme expressive» nous pose problème. Nous avons jugé utile de le publié malgré tout pour les éclairages  qu’il apporte". Philippe Ehua.

Pour ma part, pour m'inscrire dans la droite ligne de l'actuel débat français sur le mariage pour tous, l'homosexualité et le mariage gay, c'est la pire imbécillité que le monde ait jamais enfantée. Désolé, mais impossible de le dire autrement. En plus, ils veulent adopter des enfants. Renversant! Pour comprendre cette dégénérescence au pas de course du genre humain, projet s'inscrivant dans le programme global pour l'avènement du Nouvel Ordre Mondial, sous la bénédiction et l'instigation de la franc-maçonnerie et de cercles ésotériques tels que les illuminati, lire cet article édifiant: Cliquer ICI. Trêve de commentaire. Bonne lecture et bien à tous! Fernand Dindé.

 

Dans quel monde vit-on? Dans quelle société voulons-nous vivre? Le progrès humain doit-il être automatiquement soumis aux lobbys avant-gardistes? Où ceux-ci veulent-ils nous mener? Bref on est en droit de se poser toute sorte de question existentielle à propos de l’empressement du gouvernement de gôôôche pour nous pondre une loi sur le mariage gay. Est-ce la priorité absolue en ces temps de crise? Cela semble être le cas pour ce gouvernement corrompu.

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Combien sont payés les acteurs pornos pour promouvoir le mariage gay pour le compte du lobby pédophile?

 

Le mariage gay rejeté par toutes les religions.

Pour une fois nous avons un consensus religieux contre « l’effroyable supercherie du mariage gay » selon André23 (Lire ICI), « c’est se mettre en marge de l’Islam » selon Dalil Boubakeur (Lire ICI), ou refuser « la domination d’une minorité imposée à tous » comme le dit, savoureusement (lol), le grand rabbin de France (Lire ICI).

L’homosexualité dans la Bible est plutôt considéré comme un acte déviant car « Un couple implique nécessairement, dans l’esprit biblique, une différenciation sexuelle. » (Lire ICI)

Donc dans notre république qui est tout sauf laïque, la laïcité étant elle-même une religion, le pouvoir religieux rejette le mariage gay.

Qu’en est-il pour la franc-maçonnerie qui est la vraie religion sous-jacente de notre république? Pour elle la fraternité est une expression de l’homosexualité latente qui est en chacun de nous:

Vous leur confierez sans problème un enfant?

On peut donc penser que le mariage gay est une offensive maçonnique contre le pouvoir des religieux visant à détruire dans les esprits l’image de la famille reposant sur le couple parentale ( homme et femme, père et mère) et donc détruire le fondement de la loi naturelle qui nous dit que l’humanité provient d’Adam et Eve. L’une n’allant pas sans l’autre et vice-versa. Il faut préciser que tous les maçons ne partagent pas cette hérésie anti-naturelle bien que le mouvement maçonnique repose largement sur l’homosexualité. Rappelez-vous comment les francs-maçons à l’époque de Jacques Molay ont été accusés de cracher trois fois sur la croix et de pratiquer la sodomie pour justifier de leur éradication…

La franc-maçonnerie est-elle un mouvement homosexuel? L’élite en tout cas pratique des rituels sexuels sataniques mettant en jeu la pédérastie et, pire encore, la pédophilie (Aleister Crowley entre autres).

Ce qui revient à dire que le mariage gay est un outil au service de la destruction du noyau familial naturel qui participe à l’éradication de toutes normes sociales reposant sur la loi naturelle pour les remplacer par de nouvelles normes anti-naturelles justifiant la procréation génétiquement assistée, l’avortement, l’euthanasie,…toute norme amenant à l’eugénisme c’est-à-dire le contrôle totale sur la population mondiale qui est le rêve ultime de cette élite maçonnique mondiale.

Lire: L’eugénisme: l’idéologie de la culture de la mort.

Voilà donc on y est, le mariage gay qui n’est pas une demande des homosexuels, comme le sionisme n’est pas la volonté de l’ensemble des juifs de France, est en fait le fruit d’une élite visant à instaurer l’eugénisme dans les lois de la république. Refuser toute supériorité de la loi naturelle, donc loi divine, pour la remplacer par des lois contrôlant la vie et la mort donc se prendre pour Dieu. Qui doit décider de la vie et mort d’un enfant?

Et puis si on s’enfonce un peu plus dans l’abject on découvre derrière le lobby minuscule qui pousse au mariage gay, le lobby pédophile qui veut pouvoir assumer sa soif de chair fraiche sans susciter le rejet et le dégoût. Vous trouvez normal vous alors que l’adoption est de plus en plus féroce et lente pour les couples hétérosexuels qu’on l’ouvre à des couples homosexuels? Ca ne vous choque pas de voir un enfant élevé par deux hommes sodomites ou deux femmes? Quel impact sur sa propre sexualité? Et ne servira-t-il pas lorsqu’il sera en âge de partenaire sexuel au lobby pédophile qui rejoint le satanisme de réseau et qui se circonscrit à l’oligarchie dominante comme nous le dit avec vigueur et force Alain Soral et à laquelle je souscris sans réserve:

Que devient Stan Maillaud cet ancien gendarme qui enquêtait sur les réseaux pédophiles et qui a disparu. La police française défend-t-elle le lobby pédophile ou le droit des enfants? (Lire ICI)

N’oublions pas que les mêmes qui veulent le mariage gay sont les mêmes qui ont défendu avec véhémence le droit au ministre de la culture Mitterrand à faire du tourisme sexuel auprès de petits garçons en Thaïlande, et sont les mêmes qui ont défendu avec véhémence Polanski qui avait pratiqué la sodomie sur une petite fille de 13 ans.

Nous sommes dirigées par une élite satanique complétement déconnectée des lois naturelles et donc divines des choses. Ils veulent tellement le pouvoir sur nous qu’ils entendent se substituer à Dieu pour devenir des dieux eux-mêmes. Pôvres larves humaines que vous êtes…En attendant ce sont eux qui sont au pouvoir et qui tentent de nous imposer leur vision eugéniste et sataniste du monde. Allons-nous nous soumettre ou allons-nous résister à la décrépitude morale dans laquelle ils veulent nous entrainer? Le mariage gay sera un bon marqueur sociétal de notre capacité de résistance.

Non à l’eugénisme! Non à la pédophilie! Non au satanisme! Non au mariage gay!

Note: A noter que je n’ai rien personnellement contre les homosexuels. Ceux-ci peuvent pratiquer leurs loisirs sexuels comme ils l’entendent mais je refuse que cela se fasse dans la rue ou dans les écoles! La sodomie n’est pas un projet sexuel viable pour l’humanité et la femme est vouée à procréer n’en déplaise au lobby féministe.

Retrouvez toutes les infos engagées dans un flux actualisé ICI.


Source: LE CITOYEN ENGAGE

mercredi, 07 novembre 2012

ELECTIONS AMERICAINES: LE DEMOCRATE BARACK OBAMA REELU PRESIDENT DES USA

 

BARACK ET MICHELE OBAMA.png


Le sujet du baccalauréat en philo me revient à l’esprit: «De deux maux choisir le moindre, est-ce encore choisir?» La retraite n’aura donc pas sonné pour Bloodhillary: Ne dit-on pas qu’on ne change pas une équipe qui gagne…

Shlomit Abel


En remportant plus de la moitié des grands électeurs (270 pour être élu), le démocrate Barack Obama remporte les élections américaines et reste le 44ème Président de ce pays. Notons qu’au moment où toutes les chaînes de télévision attendaient le résultat final, c’est le Président sortant lui-même qui annonça sa victoire sur son compte twitter et de conclure  son message:

«Tout ceci est arrivé grâce à vous, merci».

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Il est bon de souligner toutefois, que le prochain mandat d’Obama risque de connaître des difficultés dans la mesure où la Chambre des Représentants revient sux républicains, les démocrates conservant le Sénat.

A cette situation s’ajoute le vote populaire dont on n’a pas encore tous les résultats, mais qui au regard des projections ne semble pas très favorable au Président élu, ce qui augure déjà d’un problème de légitimité.

 

Edouard Yro Gozz

Sources: CNN, LCI, FRANCE 24, BFM TV (de 22h à 6h30)


Lu sur www.ivoirenewsinfo.net


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

ILS N'ONT RIEN VU

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Coulibaly Gnénéma, ministre ivoirien des Droits de l'Homme


Amnesty International, la FIDH (Fédération internationale des droits de l’Homme), la division des droits de l’Homme de l’Onuci…, auraient-ils menti sur les graves violations des droits de l’Homme dans des camps de tortures dénombrés en Côte d’Ivoire? C’est en tout cas ce que la contre-offensive menée ces derniers temps, par le pouvoir d’Abidjan, porte à croire.

En vue d’annihiler les accusations des violations graves des droits de l’Homme dont il est l’objet de la part de ces organismes, défenseurs des droits Humains, le régime de monsieur Ouattara a dépêché sur le «terrain», un «commando», composé des ministres Koffi Koffi Paul de la Défense, Coulibaly Gnénéma des Droits de l’homme et le Commissaire du gouvernement Ange Kessy.

De retour de leur belle balade, les «trois mousquetaires» de la Ouattarandie, ont – en bons élèves – récité leur leçon: «Personne n’a été torturé». Mieux, ils ont été frappés d’une cécité soudaine: «Nous n’avons rien vu».

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En d’autres circonstances nous aurions cru assister à un spectacle de clowns, tant le scénario monté de toute pièce pour tordre le cou aux faits rapportés par les organismes des droits de l’Homme – à l’issue de minutieuses enquêtes – est hilarant. On croirait rêver. Des détenus qui se sentent au paradis dans leurs «prisons 3 étoiles»: «Tous les détenus rencontrés, disent avoir été bien traités», «Ces personnes (détenus ndlr) étaient dans des conditions agréables», déclare – sans rire – monsieur Gnénéma.

S’il ne s’agissait pas d’êtres humains, c’est-à-dire, d’ivoiriens détenus arbitrairement, torturés à l’électricité, brûlés au plastique fondu, ayant subis des sévices sexuels, déportés en des lieux de détentions non reconnus comme tels, portés disparus, enlevés, rançonnés, exécutés sommairement,… oui, nous aurions ri face à ce cirque honteux et grotesque.

Si les détenus «ne sont ni torturés, ni maltraités», comme le soutiennent ces ministres en mission commandée, alors qui sont ces détenus dont a fait mention Amnesty International et autres ? En fait, de qui, ces «secrétaires» se moque-t-ils en tentant de nier – grossièrement – ce que tout ivoirien sait pertinemment depuis la prise du pouvoir par monsieur Ouattara?

Que les victimes des actes de tortures perpétrés par les tortionnaires du régime aient soudainement disparus, ce n’est pas ce qui apparait le plus blessant pour ces nombreuses victimes et leurs parents. Mais que des hommes – fussent-ils ministres – plus soucieux de regagner leurs voitures climatisées et leurs bureaux cossus, viennent déclarer à la face des ivoiriens et du monde, que les victimes de tortures et de maltraitance n’ont jamais existé, voilà ce qui en rajoute à des douleurs déjà, insupportables. Quel cynisme!

Qui nous dit que ces sites et leurs victimes n’ont pas été «nettoyés» avant la visite dite impromptue de ces ministres et de leurs délégations ? Ont-ils cherchés aux bons endroits?

Comme on peut le constater, ce régime «adopissanciste» cherche visiblement à redorer son blason terne. Il a, pour ce faire choisi la fuite en avant. C’est la parole du gouvernement contre celle des victimes, peut-on retenir à l’issue de la conférence de presse expresse animée par les ministres de Ouattara.

Mais, laissons de côté les allégations de cette conférence-comédie. Et penchons-nous plutôt sur les non-dits d’une sortie mal inspirée.

Qui contrôle qui et qui contrôle quoi?

Ce que les ministres de Ouattara ne disent pas, c’est que ni la police, ni la gendarmerie à qui il échoit premièrement les arrestations, détentions, les gardes à vue, les enquêtes en rapport avec les populations civiles – non militaires – car, dans les déclarations des défenseurs des droits de l’Homme, il s’agit en effet et avant tout de victimes civiles.

Ni la Police, ni la Gendarmerie ne fonctionnent correctement, car souffrant de graves disfonctionnements depuis dix-huit mois de règne ouattarien. Ce sont en effet, les combattants FRCI qui seuls, règnent en maitres sur le terrain, au détriment des policiers et gendarmes désarmés et reniés, dictant leurs lois, selon leur gré.

En effet, depuis dix-huit mois de présence de monsieur Ouattara à la tête du pays, la question de la réforme de l’armée n’a pas encore été résolue. Le désordre au sein des forces de sécurité et de défense y est total. Au point qu’un leader politique s’est écrié: «Nous n’avons pas d’armée en Côte d’Ivoire».

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L’opération de charme

«Nous avons voulu vous prendre à témoin pour que tout le monde sache que ce ne sont pas des paroles en l’air de la part du gouvernement», assène monsieur Gnénéma.

Au-delà des apparences – d’ailleurs trompeuses – l’opération de charme du régime en place, vise d’abord ses propres partisans. Ces derniers, en effet, interprèteraient mal que leur leader ne réagisse pas «vigoureusement» aux accusations de Amnesty International, de la FIDH et autres. Conséquences: à défaut d’un silence coupable, monsieur Ouattara a préféré orchestrer la bouffonnerie à laquelle nous venons d’assister, avec dans les rôles principaux, des ministres de la république, flanqués d’un Commissaire du gouvernement. Ensuite, il y a l’opinion internationale qui commence à découvrir le pot aux roses. A elle, il faut vite envoyer des signaux, de peur de tomber – à ses yeux – en disgrâce totale, même si la comédie est mal ficelée. Et ce, au grand dam des victimes, résignées au silence.

Des victimes qui, devant tant de barbarie, d’injustice, d’impunité…, n’ont malheureusement pas le courage, ni la volonté de s’offrir – comme ce régime autoritaire – une conférence de presse. Même si elles y parvenaient,  elles peuvent être sûres, ces victimes – et elles le savent très bien – que leurs jours seront dès lors, comptés dans cette république nihiliste, chère à monsieur Alassane Ouattara.

Que dire donc quand le bourreau, non satisfait de ses «œuvres» nauséeuses, vous tient toujours le couteau sous la gorge en vous narguant?

Des personnes, des ivoiriens, des proches de Laurent Gbagbo, par centaines, par milliers – peut-être – ont été déportés dans des camps de tortures, pour y être torturés et maltraités. Qui mieux que ces personnes elles-mêmes pourraient en témoigner? Hélas pour elles, messieurs Gnénéma, Koffi et Kessy, n’ont rien vu.

C’est donc, la parole des victimes contre celle de leurs tortionnaires, les tenants actuels du pouvoir. A qui reviendra le dernier mot, sinon à celui qui a le pouvoir et les moyens de se faire entendre?

 

Marc Micael


Source: INFO D'ABIDJAN.NET

LIBYE: LA GRANDE ARNAQUE FRANÇAISE SUR «LE FONDS LIBYEN ET PETROPLUS»


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Comme par hasard, alors que le délai pour déposer des offres expire ce lundi (5 novembre 2012, Ndlr) à 17H00, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a annoncé avoir reçu une lettre du fonds souverain libyen, qui veut «examiner le dossier» de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne et «éventuellement investir» dans ce site proche de Rouen, en liquidation, raffinerie qui emploie 470 salariés.

 

Pour ceux qui doutaient encore, la Libye a été démantelée simplement pour que certains mettent le grappin dessus, notamment les Occidentaux. Les Libyens sont donc le dernier de leurs soucis. Seul Mammon parle, c’est leur Dieu et rien d’autre. Dans un cynisme sans limite, ces gens ont assassiné ou fait assassiné un homme qui, par les fonds souverains libyens, avait mis à l’abri, ses compatriotes pour… 40 ans. Ah, ce dictateur qui pense à son peuple!

A noter que, le tribunal de commerce avait rejeté le 16 octobre dernier, les deux seules offres de reprise qui étaient en lice, déposées respectivement par le consortium chinois Alafandi Petroleum Group (APG), basé à Hong-Kong, et NetOil, dont le siège est à Dubaï. Du coup, seul le fonds libyen reste dans la course. Bizarrement, personne ne s’interroge sur quel fonds libyen. En effet, les fonds d’investissement libyens sont éparses et multiples. La Libye a les plus grandes réserves de pétrole en Afrique avec 42 milliards de barils de pétrole et plus de 1,3 billions de mètres cubes de gaz sous Kadhafi. Ce n’est plus le cas. Or, aujourd’hui, seulement 25% de son territoire sont explorés. La multitude des fonds d’investissement libyens s’appuyaient sur la Jamahiriya National Oil Corporation (NOC). Sur lequel s’appuie Arnaud Montebourg et qui n’a visiblement pas de nom?

On peut noter que ces fonds n’ont pas été trappés alors que c’est le contraire qui était divulgué dans les médias qui avaient accusé l’ex-leader libyen de s’accaparer de toutes les richesses de son pays. Le pot aux roses est donc dévoilé. Le frère Guide Mouammar Kadhafi en mettant en place la Libya Arab Africa Investment Company (LAAICO) ou encore le fonds Libya Africa Portfolio (LAP) ou encore la Oil Libya voyait loin. C’est ainsi que Oil Libya avait racheté le pétrolier anglo-néerlandais Shell. Au Soudan, en Éthiopie et à Djibouti, le groupe public libyen poursuivait son expansion continentale dans l’aval pétrolier (raffinage et distribution). ExxonMobil a chuté de 67% en Afrique. Et au cours de la même période, la présence de Chevron a régressé de 37% et celle de Shell de 20%. Oil Libya, dont le réseau de stations-service a explosé de 596% en cinq ans sur le continent faisait même de l’ombre à Total…

Alors que la Libye est en pleine décrépitude, et à l’approche de cet hiver qui découvre la dette, les sans domicile fixe (SDF), la faim et l’insécurité, elle investit en France? Cherchez l’erreur! Quand nous disions ici même que ce conflit était une guerre de prédation, le seul argument à faire valoir des nazillons qui ont tué la Libye était que nous soutenions un… dictateur. Plus un investissement en Afrique donc. A qui profite ce revirement? Surtout pas aux Africains et encore moins aux Libyens mais bien à l’Occident. Mais où le bât blesse, c’est de voir certains pseudo intellectuels africains s’aligner sur la dialectique morbide et mortifère de l’Occident, ce continent de prédateurs qui a déjà éliminé 21 présidents africains assassinés. Chef «killer»: la France, depuis 1963.

 

Source: Le blog d'Allain Jules

mardi, 06 novembre 2012

OBAMA, PUR PRODUIT DU CAPITALISME ETATSUNIEN NE DEFENDRA JAMAIS LES INTERETS DE L'AFRIQUE


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A l’approche de l’élection présidentielle aux USA, certains africains lancent  des plaidoyers  pour la réélection le 6 novembre prochain du président sortant et candidat à la présidentielle M. Barack Obama. Cette personnalité politique au pouvoir depuis quatre ans, pur produit du capitalisme aurait-il fait du bien à l’Afrique, dont son père Obama du Kenya était originaire? Dans l’affirmatif, quelles seraient ses actions aux conséquences positives sur le processus de paix, de démocratie, de développement économique de l’Afrique? Pourquoi un tel engagement et engouement en faveur du président Obama? Les élections présidentielles dans les pays occidentaux ont-elles permis de sortir l’Afrique de la domination, des pillages de l’exploitation impérialiste ou de mettre un terme aux humiliations récurrentes?


L’attribution du prix Nobel de la Paix à Barak Obama, un blasphème à la mémoire des morts africains.

A l'appui de leur thèse de soutien au président Barack Obama, certains africains évoquent  notamment la prétendue paix mondiale qu’aurait instaurée Obama depuis 4 ans, suite aux multiples guerres déclenchées par ses prédécesseurs, les Présidents Bush (père et fils) dans «le Golfe, en Iran, Irak et en Afghanistan».

Pour notre part, nous avions contesté d'emblée l’immoralité du prix Nobel de la paix attribué au président  Barak Obama le 9 octobre 2009. En effet, c'est  bien sous sa présidence que les guerres de recolonisation  et de balkanisation de l'Afrique ont connu leur  essor actuel. Ces  drames  qui frappent l’Afrique, ne doivent jamais réjouir aucun africain conscient que ce premier président noir de l’histoire des Usa, a été intronisé par le cercle des puissants capitalistes pour servir leurs intérêts présents et futurs au cours de son mandat de quatre ans.

Les puissances impérialistes envoient leurs petits nègres de service exécuter leurs crimes en Afrique et  au moyen orient: Le président Paul Kagamé en RD Congo, l’Ex Secrétaire général de l’Onu Kofi Annan  et  l’Ex Secrétaire d’état américain Colin Powell pour la destruction de l’Irak. Au demeurant, rappelons que l’ancien Secrétaire d’état américain Colin Powell a menti au cours d’une réunion du 5 février 2003 devant le Conseil de sécurité de l’ONU, que l’Irak de Saddam Hussein détenait des armes de destruction massives (ADM) et que les USA frapperaient militairement le pays afin de détruire ces ADM. A cet effet, il avait exhibé ridiculement un tube à essai contenant une poudre de couleur blanche. Depuis l’invasion de l’Irak en mars 2003 par l’armée étatsunienne forte d’environ 200.000  hommes sur le terrain, elle n’a trouvé aucune trace minime soit elle d’ADM que le président Saddam Hussein détiendrait. De plus, la démocratie qu’ils prétendaient instaurée n’est pas au rendez-vous et le pays est toujours secoué par des affrontements et autres attentats faisant chaque jour des centaines de morts.

La diplomatie de mensonges institutionnalisés dans les relations internationales par les puissances impérialistes, ont depuis lors repris le haut du pavé: après l’assassinat du président Saddam Hussein  en 2003, ce fut le tour du Guide Kadhafi le 20 octobre 2011. Quant au président Laurent Gbagbo insoumis aux diktats des impérialistes comme Saddam Hussein et Kadhafi, il fut capturé et déporté par l’armée d’occupation française à la Haye pour y être jugé par la CPI, un tribunal  foncièrement raciste au service des impérialistes, qui est plutôt spécialisé dans le jugement des africains.

Une brève historique des événements tragiques auxquels le Président Obama a été l’un des principaux acteurs pendant ces quatre dernières années, battrait en brèche le faux visage idyllique et pacifique que ce dernier s’attribuerait ou que les crédules lui décerneraient.

1- Le président Obama a soutenu le président français Sarkozy dans sa guerre de recolonisation de la Côte d'Ivoire. Ce dernier a initié et fait adopter la résolution scélérate N°1975 du Conseil de sécurité qui a légitimé les bombardements du palais du président légitime Laurent Gbagbo par l'armée coloniale française. Ces troupes d'occupation ont capturé  puis déporté le président Laurent Gbagbo à La Haye pour y être jugé par la CPI, un tribunal créé et dominé par les impérialistes. Il conviendrait d’insister que ce la CPI s’est de surcroît spécialisée dans le jugement des africains. Ce comportement raciste ne pourrait échapper à aucune personne animée de peu d'esprit d'observateur soit-il, car elle est aveugle et s’oppose à tout jugement des dirigeants des puissances impérialistes, auteurs des crimes contre l'humanité en Irak, en Afghanistan, en Côte d'Ivoire, en Libye, en l'occurrence  les présidents Bush, Sarkozy, Obama, Tony Blair, Cameron. Ces criminels de guerres se pavent en toute quiétude à travers le monde  sans qu'aucun mandat d'arrêt international ne soit lancé contre eux par la CPI. Des millions de victimes ont péris sous les bombes de leurs aviations. Cette forfaiture intellectuelle des impérialistes est insupportable. 

2- Le président Obama a apporté le même soutient au président français Sarkozy et à l'Otan dans la croisade guerrière contre la Libye. Le résultat de cette tragédie est l'assassinat du héros et digne fils d'Afrique, le Guide Mouammar Kadhafi. Plus de 100.000 libyens ont été tués suite à ces bombardements otaniens de 8 mois de la Libye. Ce trophée macabre ne militerait jamais en faveur  d’un soutien africain à sa réélection le 6 novembre prochain.

3- C'est bien sous la présidence d'Obama, que le M 23, mouvement rebelle de la RD Congo (créature du Rwanda), a déclenché sa dernière offensive au Kivu depuis avril 2012 contre la patrie de Patrice Lumumba. Au demeurant, il serait judicieux de rappeler la terrible coïncidence de cette offensive rebelle avec la période où la Secrétaire d’état américain Hillary Clinton était en tournée dans la sous région de l’Afrique orientale. Cette guerre d'occupation du Kivu ou de balkanisation de la RD Congo menée par le Rwanda et l'Ouganda soutenus par les USA, ont permis aux deux pays agresseurs d'échapper à toutes condamnations, et ce malgré le dernier rapport du 26 juin 2012 accablant le Rwanda  pour son agression militaire  caractérisée contre la RD Congo  pour son soutien au M23.

Le comble de ce soutien des USA au Rwanda, a permis d'octroyer à ce pays belliqueux le siège de membre non permanent  pour l'Afrique au Conseil de sécurité en octobre 2012. Une prime attribuée  par Obama au Général-Président Kagamé pour le génocide des congolais. Cela est insupportable!

4- En Afghanistan, la guerre a été déclenchée et entretenue par les présidents Bush. Cependant, Obama qui avait promis  lors de sa première campagne 2008, d’arrêter immédiatement la guerre en rapatriant les troupes étatsuniennes, n’a pas tenu ses engagements. Il a en effet, plutôt renforcé de 30000 soldats les troupes en Afghanistan retirés d’Irak. Les lourdes pertes infligées par les afghans aux troupes d’occupation, ont contraint  le président Obama  qui a promis  de rapatrier tous ses soldats à partir de 2014 du bourbier afghan.

5- Sur le plan économique, la présidence d’Obama n’a pas conduit aux investissements importants pour le développement de l’Afrique comme c’est le cas de la Chine dont les investissements sont en constante progression.

De plus, les multinationales étatsuniennes, qui pillent les richesses minières du Kivu occupé par le Rwanda, chien de garde des Usa, n’ont jamais été empêchées par le président Obama pour leurs activités criminelles en symbiose avec le M23. La guerre de rapine continue à l’Est de la RD Congo avec  comme lourd bilan entre 5 millions et 7 millions de morts depuis 1995. Alors, quelle paix dans le monde aurait instaurée Obama pour pouvoir mériter le prix Nobel de la paix?

De ce qui précède, l’Afrique ne doit rien attendre de positif de la part des dirigeants occidentaux, quelle que soit leur option politique. En effet, ces derniers sont imposés par le système capitaliste à la magistrature suprême. Ils doivent par conséquent continuer à soutenir le mécanisme d’exploitation, de pillages des ressources naturelles et humaines de l’Afrique.

Si certains africains soutiennent Obama dans cette campagne inter capitaliste pour la couleur de sa peau noire, c’est faire preuve d’une myopie politique dangereuse pour l’avenir de  l’Afrique car Obama défend les intérêts des multinationales prédatrices capitalistes.

Ce qui  devrait guider notre choix politique, serait avant tout la réponse à la question suivante: Quels intérêts de classe sociale servira ou sert un homme politique? Evidemment, nous ne soutiendrons jamais la classe des prédateurs capitalistes qui voudrait maintenir pour l’éternité l’asservissement  colonial de l’Afrique.

La crise économique qui frappe les puissances impérialistes depuis 2008, perdure. Afin de maintenir leur niveau de vie et leurs rangs de puissances sur la scène politique internationale, les prédateurs capitalistes se lancent aujourd’hui dans des croisades guerrières de recolonisation de l’Afrique, illustrées  notamment  par  les cas ivoirien et libyen.

Quel africain conscient de ces humiliations et de cette domination impérialiste, infligées à notre continent, continuerait-il à faire l’apologie du système capitaliste, de ses dirigeants politiques formatés pour perpétrer  la servitude coloniale de l’Afrique?

Ces mêmes africains qui font l’apologie de la présidence du candidat Obama et du capitalisme, affirment aussi leur hostilité à l’égard de la coopération Sino-africaine.

A propos de la prétendue «colonisation» de l’Afrique par la Chine, il serait  judicieux de savoir  la genèse de cette expression. En effet, ce sont bien les puissances impérialistes capitalistes, qui depuis la traite négrière à nos jours continuent de dominer le monde, en pillant l’Afrique. Ayant perdu progressivement leur marché exclusif africain  face à la Chine émergeante, ces puissances occidentales se sont lancé dans une campagne de guerre médiatique de dénigrement de la Chine, en stigmatisant sa «colonisation de l’Afrique», de «concurrence déloyale».

Pourquoi ces impérialistes occidentaux  qui se seraient mus subitement en avocats de l’Afrique contre la Chine ne l'ont pas été pendant leur période faste où ils avaient l’exclusivité du marché africain?  Pourquoi n’avaient-ils pas été des mécènes de développement de l’Afrique pendant la période coloniale? Dans l’affirmatif, pourquoi persistent-ils à piller nos ressources naturelles, à imposer militairement  des dictateurs aux peuples grâce aux interventions de leurs armées? Dans ces derniers cas, il conviendrait de citer  les interventions de l’armée française  au Tchad  qui ont permis de sauver le tyran Déby face  aux révoltes des masses populaires et l’expédition coloniale punitive des troupes de l’hexagone  pour introniser Outtara en Côte d’Ivoire...

Selon la doctrine du système capitaliste qui est basée sur la libre entreprise et concurrence, la compétitivité, le profit…, n’est-il pas ridicule pour ces puissances occidentales de lancer une campagne de dénigrement économique contre la Chine alors que ce pays émergeant applique leur propre doctrine commerciale en Afrique? Ne devraient-ils pas au contraire se réjouir que leur doctrine économique a fait un émule de taille alors qu’ils combattaient la doctrine économique du communisme?

L’économie chinoise est compétitive sans  que ce pays ait  colonisé l’Afrique ni piller notre continent. Les Africains ne doivent pas se laisser prendre au piège de cette campagne anti chinoise des puissances occidentales qui voient leurs intérêts menacés par la puissance émergeante chinoise. Nous ne devons pas hurler avec les loups prédateurs qui voudraient maintenir pour l’éternité l’Afrique dans la servitude coloniale occidentale, d’où qu’elle vienne.

Les puissances occidentales s’opposent aux investissements directs chinois en Afrique, cependant, elles les accueillent à bras ouvert.  Voici ce que nous livre l’hebdomadaire français l'Express: «Malgré la détérioration des perspectives économiques dans la zone euro, les investissements directs de la Chine en Europe ont plus que doublé en 2011 pour atteindre 6,7 milliards de dollars» [Cf.L’Express du 05/02/2012]. 

Toujours dans le même journal, les états européens doivent de l’argent à la Chine: [La Chine détiendrait pour plus de 550 milliards de dollars de dette souveraine européenne]    

Les puissances occidentales acceptent de coopérer avec la Chine mais sont par contre foncièrement hostiles que cette dernière fasse la même chose avec l’Afrique. Il appartient à l’Afrique de se débarrasser de la domination coloniale occidentale afin d’amorcer un tournant décisif dans son développement.     

L’Afrique ne doit pas se laisser prendre au piège des colonisateurs d’hier qui s’autoproclament subrepticement « avocats » de la cause africaine pour garantir leurs intérêts. Nous devons choisir librement nos partenaires et leurs investissements conformément à nos intérêts de développement économiques et politiques.

Il appartient donc aux africains de tirer profit de la coopération impulsive de développement avec la Chine.

Nous avons une seule certitude, c’est que la  coopération chinoise en Afrique a permis la réalisation des grandes infrastructures (ponts, Autoroutes, chemins de fer, constructions des établissements scolaires et universitaires, hôpitaux, des usines de productions, des fermes agricoles…). La Chine aide aussi à la formation de quelques 30.0000 cadres africains dans tous les domaines et offre plus de 18.000 bourses d’études aux jeunes africains. [ Le Nouvel Observateur du 25-07-2012]

En guise d’illustration des résultats de la coopération chinoise avec l’Afrique, nous pouvons citer le chemin de fer «Tanzam» entre La Tanzanie et la Zambie, construit en 1970 et long de 1 860 kilomètres. Grâce à la Chine, le Tchad dispose depuis juin 2011 sa première raffinerie de pétrole,  en mars 2012 sa première cimenterie et enfin en 2015 le pays sera désenclavé par sa première ligne de chemin de fer d’une longueur de 1.344 kilomètres …

Combien de ces structures de bases indispensables à l’amorçage du développement des pays africains ont été construites par ces puissances impérialistes occidentales  depuis la traite négrière  à nos jours en passant par la période coloniale? Si ces colonisateurs occidentaux étaient si soucieux du développement de l’Afrique et du bien-être de ses populations, alors  pourquoi n’avaient-ils pas posé les bases élémentaires dans les territoires dominés  pendant des siècles de domination et d’occupation?

En si peu de temps, la Chine qui n’a jamais colonisé l’Afrique a considérablement investi dans des projets concrets, utiles au bien-être des populations et au développement des états africains. En effet, les investissements directs de la Chine (deuxième puissance économique mondiale depuis 2010) en Afrique  ont atteint 30 milliards de dollar  entre 2000 et 2005.

Il appartient aux Africains  de tirer les leçons des affres de la domination des impérialistes occidentaux  depuis la traite négrière à nos jours afin  d’éviter toute nouvelle colonisation d’où qu’elle vienne.

Les investissements chinois dans les infrastructures lourdes sont une véritable opportunité et  fondements  sur lesquels les africains devraient s’appuyer pour impulser un début de développement accéléré de notre continent à l’instar de celui de la Chine. Grâce à la Chine, l’Afrique obtient d’importants  capitaux à des taux très bas, tans dis que les banques occidentales refusent de lui prêter ou l’accordent à des taux très élevés.  Ces liquidités, ont permis aux états africains de réaliser  de nombreux projets. La coopération Afrique-Chine est une coopération « gagnant-gagnant » car la patrie de Mao qui a une croissance économique à deux chiffres a besoin des matières premières de l’Afrique notamment du pétrole et inversement l’Afrique qui a besoins des capitaux pour investir à besoin de la Chine.

Les africains devraient plutôt  profiter de la coopération avec les chinois  en s’appropriant de leur savoir faire  qui a fait ses preuves dans l’accélération inédite du développement de leur pays. Nous devons apprendre à construire, à maîtriser les sciences et technologies que les chinois apportent à l’Afrique afin que notre continent ne soit pas seulement maintenu au rang de consommateur des produits fabriqués ailleurs, mais que l’Afrique soit aussi capable d’exporter les produits « Made in africa ».

Afin de faire face à la mondialisation, il serait indispensable que nous œuvrions pour la création des Etats-Unis d’Afrique (EUA), projet cher au Guide Kadhafi et qui fut aussi l’une des causes de son assassinat par les puissances impérialistes occidentales (France-Usa-Grande Bretagne). Les dirigeants criminels: Sarkozy-Obama-Cameron qui ont lancé la croisade guerrière contre la Libye luttent pour maintenir l’Afrique dans la servitude coloniale occidentale.

Les dirigeants politiques des puissances impérialistes occidentales, issus de la matrice du système capitaliste qui maintient dans la servitude coloniale l’Afrique, ne doivent jamais bénéficier d’un quelconque soutien des africains. En effet, quelle que  soit  leur étiquette politique,  et les alternances  des présidents, notre continent  demeure exploité, pillé et humilié par ces puissances  occidentales.

En conséquence, l'élection présidentielle aux USA, avec l’affrontement des candidats démocrate  Barak Obama et républicain Mitt Romney, sont un non-événement. Le marathon électoral inter-impérialiste n’est autre chose que le choix du meilleur défenseur de l’exploitation capitaliste de l’Afrique pour les quatre années à venir.

 

Le 3 Novembre 2012, ALAC (African-Libyan Action Committees).


Le Secrétaire Général 

 Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum

E-mail: alac.africa@hotmail.com

QUELQUE CHOSE SE PASSE DANS LE CAMP OUATTARA

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J’ai vraiment été surpris par cette Une d’un journal pro-RDR. Tout le monde sait que Amnesty est financée par le milliardaire juif, George Soros, qui est aussi l’ami de Ouattara alors d’où vient-il que l’on accuse un quelconque pays de vouloir nuire à son régime à travers cette organisation?

Il fut un temps, dans ce pays (la Côte d'Ivoire, Ndlr), où les rapports et communiqués de cette organisation étaient présentés comme parole d’évangile pour discréditer le Président Gbagbo.

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La vraie question est: Ouattara a-t-il tenu ses promesses à l’égard de son ami Soros ou bien ce dernier serait-il devenu gourmand au point d’exiger plus que prévu dans leur accord pour déstabiliser la Côte d’Ivoire?

Sinon, ce rapport n’énonce rien que la presse bleue et les résistants ivoiriens n’aient dénoncé depuis plus d’un an maintenant.

Mais c’est vrai que le partage du butin, après un braquage réussi, crée toujours des mécontentements!
 
 

Source: La page Facebook de Steve Beko II

lundi, 05 novembre 2012

LE SENS DU DERNIER COMMUNIQUE DE LA CPI

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Eléments de réponse aux questions que les Ivoiriens se posent après la dernière sortie de l’organisation internationale à vocation juridictionnelle. Dont la Chambre préliminaire s’est prononcé sur la capacité à Gbagbo à participer à la procédure engagée contre lui. Qu’est-ce que cela change ? Quelles sont les futures étapes ? Explications. 


Imbroglio national. Trois jours après l’audience liée au réexamen de la détention du président Gbagbo par la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI), et une semaine après le refus exprimé de la Cour d’appel de «casser» la décision de ladite Chambre préliminaire qui avait rejeté le 13 juillet dernier une première demande de liberté provisoire, l’organisation à vocation juridictionnelle a produit hier un communiqué informant l’opinion publique que «la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé que M. Laurent Gbagbo était apte à participer à la procédure devant la Cour». Elle a également annoncé que «les juges fixeront bientôt une date pour l'audience de confirmation des charges dans cette affaire». 

Elle a par ailleurs annoncé des «ajustements pratiques» qui seront mis en place «afin de permettre à M. Gbagbo de participer à l'audience de confirmation des charges». Des dispositions qui pourront inclure «la tenue d’audiences plus courtes, la mise à disposition d'installations appropriées pour se reposer pendant les pauses, la possibilité pour le suspect de se dispenser de tout ou partie de la procédure, ainsi que de la suivre par liaison vidéo s'il le désirait». A la lecture de ce communiqué, un grand nombre d’Ivoiriens ont eu l’impression d’être dans un profond brouillard. Réponses à quelques questions qu’ils se posent. 

La dernière décision de la CPI signifie t-elle que la demande de liberté provisoire de Gbagbo a encore été rejetée? 

Non. En réalité, les «affaires dans l’affaire» Gbagbo sont nombreuses et se chevauchent. Notamment parce que, très active, la Défense s’introduit dans tous les interstices et utilise tous les moyens à sa disposition pour faire avancer sa cause. En ce qui concerne la question de la demande de mise en liberté provisoire, la Défense a saisi la Chambre préliminaire I qui a rejeté une première demande le 13 juillet dernier. 

Refusant ce verdict, elle a fait appel à la Chambre d’appel qui a suivi la Chambre préliminaire I, même si quelques avancées ont pu être obtenues. La Chambre d’appel a en effet estimé que l’état de santé d’un prévenu pouvait être un critère tendant à accepter une mise en liberté provisoire. Et deux juges de la Chambre d’appel ont rendu des avis «dissidents», en contradiction avec l’opinion majoritaire, ce qui contribue à créer une certaine pression sur la Chambre préliminaire. 

Le dossier est donc reparti à la Chambre préliminaire, qui doit l’examiner de nouveau tous les 120 jours, conformément aux règles de la CPI. Le jugement est mis en délibéré. Ce jugement-là, il n’a pas encore été rendu. 

Sur quel sujet la CPI a-t-elle exactement tranché? 

Dans sa volonté de prouver que le président Laurent Gbagbo a subi des exactions relevant de la torture lors de son incarcération illégale à Korhogo, la Défense a mis sur le tapis la question de son état de santé. Ce qui a amené la CPI à commander des expertises à ce sujet. Dans l’attente du résultat de ces expertises, il était impossible d’engager l’audience de confirmation des charges au regard des juges de la Chambre préliminaire eux-mêmes, qui ont pris très au sérieux les «découvertes» des médecins. Dans son état, Gbagbo pouvait-il participer à son procès ? C’est à cette question que la Cour a répondu hier par l’affirmative. 

Le fait que Gbagbo puisse assister aux audiences est-il une mauvaise nouvelle? 

Non. L’objectif de la Défense n’était pas d’éviter que Gbagbo participe à la procédure. Le premier président de la Deuxième République ivoirienne l’a dit lui-même : il ira jusqu’au bout. Il brûle de dire sa part de vérité, de la confronter aux affirmations du procureur. Il sait qu’il joue sa place dans l’histoire de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique. Il entend faire de ce procès un moment de combat contre la propagande haineuse qui l’a poursuivi durant plus de dix ans, et contre l’histoire officielle que les puissances occidentales qui ont eu sa peau veulent imposer. 

Le combat juridique autour de son état de santé vise avant tout à faire comprendre aux juges – qui ont lu les expertises médicales qui sont formelles – ce qu’il a vécu à Korhogo. Qu’il ait assez récupéré pour pouvoir participer à la procédure est soit une chance soit une grâce – selon que l’on soit croyant ou pas. Mais le fait est qu’il est arrivé à La Haye dans un état trahissant les souffrances qu’il a endurées auprès du régime qui l’a livré à la CPI et se protège lui-même de toute poursuite. 

Cette évaluation sur son état de santé peut - elle avoir un effet sur sa demande de mise en liberté provisoire? 

Oui, mais pas directement. Les juges ont conclu que Gbagbo était certes fatigué et éprouvé, mais qu’il pouvait participer aux audiences. Dans la mesure où, selon la Cour d’appel, l’état de santé d’un prévenu peut avoir des effets sur une décision relative à la mise en liberté provisoire, il est certain que le fait qu’il «récupère» peut être utilisé par l’Accusation qui entendra prouver qu’il n’y a pas le feu en la demeure. Mais tout est question d’évaluation des juges – et bien entendu, la politique n’est jamais loin. 

Le fait que Gbagbo puisse participer aux audiences dans un cadre prenant en compte sa fragilité physique ne signifie pas automatiquement qu’il a les capacités «médicales» de s’évader – ce dont il sera question dans la «querelle» sur la liberté provisoire. Cela ne signifie pas non plus que pour pouvoir le garder en vie et en bonne santé physique et morale, dans le cadre d’une procédure qui s’annonce longue, une liberté provisoire dans un cadre moins hostile n’est pas plus adaptée. Cela dit, la bataille s’annonce serrée. 

Est-on désormais sûr que l’audience de confirmation des charges et le procès auront lieu? 

Non. En tout cas, pas encore. En effet, la Défense a annoncé depuis le 21 août dernier qu’elle interjetait appel contre la décision de la Chambre préliminaire I, intervenue le 15 août dernier, de rejeter sa requête en incompétence de la Cour à juger le président Laurent Gbagbo. Une requête fondamentalement «politique», qui répond plus à une stratégie de dénonciation des «liaisons dangereuses» entre le procureur et le régime Ouattara et à une «mise sous tension» d’une Chambre préliminaire prompte à céder aux préjugés et aux approximations de l’Accusations, qu’à une volonté de «fuir» le débat de fond. La réponse de la Chambre d’appel à la requête de la Défense, ses éventuelles réserves, et les éventuels points de vue dissidents de certains des juges de la Chambre d’appel, sont attendues par la Défense. Qui privilégie la parabole de la montagne. Dans un contexte de forte adversité, elle doit, pas après pas, franchir un véritable Everest de préjugés et de «vérités» prémâchées. 

Le temps qui passe joue-t-il pour ou contre Gbagbo? 

Beaucoup d’Ivoiriens considèrent que ce qu’ils perçoivent comme une «stratégie de l’obstruction» de la Défense «perd du temps» inutilement, et contribue à maintenir Laurent Gbagbo en détention. Mais, en réalité, le temps qui passe permet aussi à Emmanuel Altit et à Agathe Baroan, les avocats qui ont pignon sur rue à La Haye, de se saisir – pour la tailler en pièces – de l’incroyable masse de documents compilés par Louis Moreno-Ocampo contre Gbagbo, au nom de ce que l’on pourrait appeler une «stratégie de l’inondation». Ocampo voulait profiter de l’atmosphère globale de l’époque, où Gbagbo était présenté sans nuances comme «le mauvais» et Ouattara «le bon». Plus le temps passe, plus cette grille de lecture s’affaiblit. Et pour la Défense, c’est toujours ça de pris. 



Théophile Kouamouo, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".
 
 
Source: AFRIK53.COM

FLORENT PARMENTIER (POLITOLOGUE FRANÇAIS): «VOICI POURQUOI LE VERDICT DE LA CPI TARDE A TOMBER»


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Florent Parmentier a percé le secret du silence de la CPI.


Le verdict de l’audience du 30 octobre 2012 à la Haye, continue de se faire attendre, comme un astrophysicien qui fait le pied de grue devant son télescope, pour scruter le passage d’une constellation d’étoiles. Cette attente, qui donne lieu à toutes les supputations et commentaires, n’est pas faite pour apaiser les esprits de tous ceux qui souhaitent que le cas Gbagbo soit traité avec diligence. Estimant que le dossier Gbagbo a été suffisamment bêché, tourné et retourné comme une terre arable, pour que le verdict à rendre soit encore à la traîne et ne soit pas traité avec beaucoup de célérité. Mais Florent Parmentier, spécialiste en Sciences politique, qui croit savoir les raisons profondes de ce repli des juges de la Cpi, affirme que ceux-ci font face plus à d’autres réalités incontournables que ne le pensent beaucoup de chroniqueurs.

Florent Parmentier a percé le secret du silence de la Cpi

Pour s’être introduit dans les méandres juridictionnels et les tractations sur le sort à réserver au célèbre pensionnaire du pénitencier de Scheveningen, l’analyste avance plutôt les relents que redoutent les juges, sur un climat politique déjà délétère, que pourrait entraîner une décision mal goupillée. A l’en croire, des débats contradictoires confondent les juges entre eux, sur la bonne décision à prendre, en plus des raisons sur la popularité et le réseau relationnel de M. Gbagbo, qu’a fait prévaloir la juge Silvia Fernández de Gurmendi, pour rejeter, le 19 juillet 2012, la requête de la Défense demandant une mise en liberté provisoire de son client.

"Le collège des juges est sous la tourmente de la bonne suite à donner, au regard de la pertinence de l’exposé des motifs de la demande de liberté provisoire, faite par la Défense le 30 octobre dernier. Selon nos informations, une majorité des juges redoutent des remous sociopolitiques dans les deux cas de figure. C’est-à-dire que si la liberté est accordée à M. Gbagbo, dans ces circonstances de tensions politico-militaires, cela pourrait sérieusement affecter le régime de M. Ouattara, dans sa légitimité et dans sa marge de manoeuvre. En revanche, si M. Gbagbo est maintenu en détention, au-delà des espérances de mise en liberté exprimées par ses partisans, cela pourrait aussi attiser et cristalliser davantage les appétits déstabilisateurs de ses proches, qui visiblement ne se le cachent aucunement. Cette équation à plusieurs variables met les juges dans une mauvaise posture, quant à la bonne attitude à tenir, face à ce dossier judiciaire épineux, qui engage l’avenir de toute une Nation et même de la réconciliation, tant évoquée dans les milieux politiques ivoiriens", a indiqué le politologue Parmentier, au cours d’un entretien accordé à la Radio Bbc.

Il n’a pas manqué de relever que l’argumentaire de la juge Fernández de Gurmendi, selon lequel, les assurances de M. Gbagbo de "coopérer" et son "respect" vis-à-vis de la Cour de même que son "engagement" à comparaître devant la Chambre à tout moment ne sont pas en soi suffisantes pour accorder une mise en liberté provisoire, n’est que la partie dévoilée d’un casse-tête chinois que constitue le procès du prévenu. Suite auquel, la Cpi elle-même se donnera ou pas, les chances et les moyens de sa propre survie, à défaut d’être tout simplement émoussée. Les juges de la Cpi sont suffisamment imprégnés de la complexité et du caractère ultra sensible du verdict à rendre, qui en la matière, déconseille un faux pas.

 

Marcel Dezogno, in le quotidien ivoirien "LG-Info".

 

SourceEBURNIE NEWS

RECONNAISSANCE DES CRIMES COLONIAUX: LONGUET REPOND PAR UN BRAS D'HONNEUR

 

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Un bras d’honneur sur une chaîne de télévision. C’est par ce geste inélégant que Gérard Longuet, ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy, a réagi, ce mercredi 31 octobre, à la publication d’une dépêche de l’agence AFP reprenant les propos de Mohamed Cherif Abbas, ministre des Moudjahidine, appelant à «une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français». Gérard Longuet, également sénateur UMP (opposition de droite), a réagi sans savoir qu’il était filmé par les caméras de la chaîne Public Sénat à la fin d’une émission.


Gérard Longuet, ancien ministre français de la défense dans le dernier gouvernement du président Sarkozy, était l’invité, hier mardi, de la chaîne de télévision Public Sénat.

L’interview de l’ancien ministre a tourné autour de la demande du gouvernement Algérien d’une reconnaissance franche des crimes du colonialisme français.

Ne pouvant pas exprimer à l’antenne ses sentiments profonds concernant cette question, pensant qu’il n’était plus filmé, Gérard Longuet s’en est allé jusqu’à commettre un geste indigne en faisant le bras d’honneur.

Contacté par une chaîne de télévision française ce mercredi, Gerard Longuet confirme son geste qu’il qualifie de “populaire” et exécuté selon lui “de bon cœur”. Ne regrettant pas ce geste stupide, le sénateur de l’UMP dit ne rien “renier”.

Mardi, dans un entretien à l’agence APS, Mohamed Cherif Abbas a appelé à une reconnaissance franche des crimes coloniaux commis en Algérie. Au «regard des crimes perpétrés par ce colonisateur contre un peuple sans défense et compte tenu de leur impact dans l’esprit même des générations qui n’ont pas vécu cette période, sachant que tout un chacun connaît les affres subies par notre peuple du fait de la torture, des mutilations et de la destruction, les Algériens veulent une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre», a expliqué le ministre des Moudjahidine.

Interrogé par la chaîne BFM TV, il a n’a pas renié son geste, même s’il a avoué regretter «d’avoir été filmé» par les caméras de la chaîne Public Sénat. C’est «un geste populaire», s’est‑il contenté de répondre. Cette réaction intervient après les propos tenus il y a quelques jours par un député proche de Nicolas Sarkzoy. Le 20 octobre, à la fin d’un discours, Christian Estrosi, député‑maire de Nice (sud de la France) a lancé: «Vive l’Algérie française!» M. Estrosi s’exprimait devant des anciens combattants et des harkis de sa ville.

Interrogé par TSA, un haut responsable algérien a déclaré: «Ce geste indigne et outrageant est la marque de fabrique de ce nostalgique de l’Algérie française, mal dégrossi et fascisant. En tant qu’Algériens, fiers et indépendants, nous ne pouvons que le braver et l’accabler de notre mépris. Il ne mérite pas plus. Laissons le donc dans son milieu naturel : le caniveau des voyous de la République».

«Il m’arrive d’être réactif, et j’ai eu ce geste de mauvaise humeur bien connu des Français». Ainsi Gérard Longuet justifie-t-il son bras d’honneur, à la fin de l’émission "Preuves par 3" sur Public Sénat.

L’explication officielle, tant de la chaîne que de l’ancien ministre, est la suivante: le sénateur rebondissait à la publication d’une dépêche AFP, indiquant que l’Algérie demande «une reconnaissance franche des crimes perpétrés à leur encontre par le colonialisme français». A quoi il aurait réagi un peu promptement: «Il n’y a que les gens sans caractère qui ne réagissent jamais».

Joint par L’Express, l’ancien ministre de la Défense a expliqué que «la France n’a pas à avoir honte de sa présence en Algérie pendant la colonisation, en tout cas c’est ma conviction». «Refaire l’histoire, 182 ans plus tard, ne permet pas d’aller de l’avant. Je souhaite une relation apaisée entre la France et l’Algérie, mais cela paraît impossible si à chaque fois que l’on se rencontre, on refait le procès de la colonisation.»

 

 

http://www.tsa-algerie.com/divers/l-ancien-ministre-de-la-de…
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/gerard-longuet-s-…
http://www.algerie1.com/actualite/reconnaissance-des-crimes-…


URL d'origine de cet article sur le site de "LE GRAND SOIR":



dimanche, 04 novembre 2012

LA GUERRE QUI VIENT - DE LA CONTRE-INSURRECTION RURALE A LA CONTRE-INSURRECTION URBAINE

 

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1 - Une nouvelle configuration géostratégique
 
«La guerre est la continuation de la politique par d'autres moyens» (Clausewitz). La technologie la plus sophistiquée constitue la modalité contemporaine de la guerre. Il n'y a pas une essence supra-temporelle de la guerre. Une essence qui échapperait à ses déterminations historiques. La guerre est un phénomène social total qui connaît de profondes métamorphoses. Aujourd'hui on parle même de guerres propres. De frappes chirurgicales. Orwell dirait la paix c'est la guerre et réciproquement.
 
La gauche radicale n'a pas l'habitude de s'intéresser à la politique militaire. Pourtant la guerre est partout. Non seulement sur les champs de bataille. Mais aussi sur les écrans et les consoles de jeux. A tel point qu'on pourrait parler d'un complexe militaro-industriel-ludique. La guerre est devenue un divertissement à part entière. Nos villes s'équipent insidieusement pour la guerre. Une guerre de classe. La mondialisation marchande est une mondialisation armée.
 
Ce que je voudrais montrer c'est qu'une nouvelle stratégie militaire se met en place à l'ombre des états impérialistes. Stratégie qui construit ses propres cibles et délimite un nouvel espace géographique et mental. Pour contrer la baisse  tendancielle du taux de profit, le capital investit massivement dans les  armes de haute technologie. Cette réorientation stratégique de l'impérialisme s'inscrit dans un contexte marqué par:
 
- La fin de la guerre froide.  L'effondrement de l'URSS semble dégager l'horizon pour une l'hégémonie américaine. Une hégémonie aujourd'hui fragilisée. Du même coup, l'ancien ennemi s'évapore (le péril rouge). Il faut reconstruire un  ennemi adaptée à la nouvelle donne géostratégique et incarnant le mal absolu.
 
- L'approfondissement de la crise provoquée par la financiarisation de l'économie. A noter qu'aux Etats-Unis le taux de profit décline dès septembre 2006. C'est à dire bien avant la crise. Il y a conjonction entre une crise économique mondiale et une crise de la domination américaine.
 
- Le développement exponentiel des nouvelles technologies qui permettent de classer, repérer, poursuivre et cibler. Ces nouvelles technologies constituent l'un des vecteurs de la mondialisation libérale.
 
- Le déplacement des conflits des zones rurales vers les zones urbanisées ou semi-urbanisées des grandes métropoles en voie d'expansion. Bref du Vietnam on passe à Bagdad, Kaboul, Gaza. Demain: Téhéran? J'y reviendrai.
 
Depuis 2001, La notion de «guerre illimitée au terrorisme» a pour horizon une guerre civile impitoyable et sans fin. La guerre est à elle-même son propre but. La guerre devient permanente et se fragmente en guerres régionales. Guerres régionales qui mettent en oeuvre des forces non-étatiques. La guerre recourt de plus en plus aux troupes mercenaires. Ces dernières représentaient en 2005, la deuxième force d'occupation en Irak.
 
Si la guerre devient illimitée dans l'espace et dans le temps, l'ennemi n'est plus qu'un monstre insaisissable. Un monstre qu'il faudra finir par exterminer. Aucune paix n'est possible. Le terroriste  échappe à tout statut juridique ou social. Il est un criminel pathologique. Rien ne s'oppose à sa liquidation. La notion de guerre au terrorisme permet d'évacuer toute dimension politique des conflits. La mondialisation libérale suscite d'ailleurs une crise sans précédent du politique. Non pas que l'intervention de l'Etat soit devenue inutile. Etat qui serait réduit à son rôle purement régalien. Au contraire. «La concurrence libre et non faussée» ne peut s'exercer qu'à partir de l'intervention de l'appareil d'Etat. Intervention législative, juridique, policière, militaire. L'économie de marché n'est pas une donnée naturelle mais une construction étatique. Dans le cadre du néolibéralisme, le capital financier s'associe à l'Etat afin d'élaborer de nouvelles règles de fonctionnement.
 
Dans un premier temps je montrerai comment on est passé du rural à l'urbain. Les cibles militaires de l'impérialisme ne sont plus directement situées dans les rizières, les forêts ou les terres arides mais plutôt dans les villes, les banlieues, les ghettos, bidonvilles et favelas. Puis dans un deuxième temps, je montrerai comment la capital financier a structuré un nouvel urbanisme placé en permanence sous contrôle. La guerre robotique met en oeuvre les nouvelles technologies permettant de cibler et de tuer ce nouvel ennemi abrité dans les profondeurs des nouvelles mégalopoles. Enfin, nous verrons justement comment «la stratégie du choc» parfaitement analysée par Naomi Klein permet d'éclairer la nouvelle politique militaire de l'impérialisme.
 
2 - Du rural à l'urbain
 
Les guerres coloniales se déroulent dans un environnement principalement rural (Indochine, Algérie, Vietnam). L'ennemi est un indigène-partisan (Viêt, guérilléro, fellagha) enraciné dans son milieu. Cet ennemi ne se distingue guère du civil. Il est caché au sein d'une population essentiellement rurale. Il se fait à la fois invisible et omniprésent. Durant la guerre d'Algérie, la DGR (Direction Générale du Renseignement) propose de quadriller le territoire algérien. Quadrillage qui consiste à répertorier l'ensemble des habitants, leurs lieux de vie et leurs mouvements pour les surveiller en permanence. L'objectif est de couper la population du maquis. Lors de la bataille d'Alger en 1957, le Dispositif de protection urbaine (DPU) a pour objectif de rationaliser l'emploi de l'armée en ville en mettant en oeuvre un quadrillage de la ville et, plus particulièrement, des quartiers musulmans. Ce dispositif devait éviter le retour en ville du FLN et favoriser la mobilisation en cas de crise. C'est d'ailleurs ce dispositif qui a constitué un des points d'appui du coup d'Etat du 13 mai 1958.
 
Face à la guerre froide, paniquée par la perte de l'Empire et la menace révolutionnaire, une partie de la classe dominante est convaincue de la nécessité du contrôle total de la population. La guerre coloniale devient le laboratoire de ce projet. Le général Allard déclarait en 1956 : «L'étude de la guerre révolutionnaire n'est pas, ne doit pas être l'apanage des seuls militaires, car la guerre révolutionnaire n'est pas dans son essence une guerre militaire de conquête territoriale, mais une lutte idéologique de conquête des esprits, des âmes.» La propagande devient une arme essentielle dans la contre-révolution.
 
Ce qui s'est passé à Paris le 17 octobre 1961 constitue un tournant. La manifestation de la  population musulmane a été gérée comme une véritable émeute armée. La police elle-même était armée. Il y eut planification systématique de la répression. La figure de l'indigène-partisan a été détruite  symboliquement et physiquement. A partir des années 1970, on reconstruit la figure de l'ennemi intérieur sur une base socio-ethnique. Désormais, l'espace urbain sera quadrillé par un dispositif militaro-policier qui va ouvrir la porte au modèle sécuritaire. A partir de 1990, à la suite des révoltes dans les quartiers populaires (Vaulx-en-Velin, Sartrouville, Mantes-la-Jolie et Meaux) les renseignements généraux se reconvertissent dans la surveillance «des subversions cachés dans les cités».
 
La défense opérationnelle du territoire (DOT) planifie la poursuite et l'élimination de l'ennemi intérieur depuis 1962. L'instauration du plan Vigipirate en 1978 accentue le quadrillage et la surveillance du territoire, intensifie les niveaux d'alerte, les patrouilles en armes et la psychose de peur. Il s'agit d'une politique délibérée de mise en condition de l'opinion publique.
 
Le colonel Jean-Louis Dufour, spécialiste de la guerre en milieu urbain écrit en 1992 dans la revue Défense nationale: «Terroriser et démoraliser l'adversaire et donc détruire ses cités sont deux exigences de la guerre totale... la ville est l'objectif majeur des guerres civiles.». Du 25 au 28 février 2008 se tient au Centre national d'entraînement des forces de gendarmerie  un exercice commun gendarmerie-police-pompiers permettant de tester plusieurs opérations de maintien de l'ordre en milieu périurbain sensible. Sont employés: tireurs d'élite et véhicules blindés. Désormais c'est la vie urbaine qui est progressivement placée sous surveillance et militarisée. Ce phénomène va se développer et s'amplifier dans toutes les grandes métropoles américaines et européennes. Il s'agit maintenant de contrôler et de criminaliser les populations des grandes métropoles. Les banlieues françaises sont désormais considérées comme des «colonies intérieures».
 
Les années 1990 constituent un tournant. De 1989 à 2000, 23 émeutes dans le monde ont été déclenchées par la mort d'un jeune. La responsabilité des forces de l'ordre a toujours été engagée. On peut citer la France, les Etats-Unis, la Chine. La mondialisation et la hausse des prix alimentaires sont au coeur des émeutes à Kinshasa en décembre 1990. Les grandes villes de la république du Congo en septembre 1991 et janvier 1993, du Venezuela de mars à juin 1992, du Brésil, etc. sont le théâtre,  d'émeutes de la faim. En novembre 1999, le mouvement altermondialiste affronte les forces de police à Seattle. En 2001, c'est la manifestation contre le G8 à Gênes. Manifestation contre laquelle les forces de l'ordre mettent en place une véritable stratégie militaire. En France, c'est l'embrasement des banlieues de novembre 2005, les émeutes de Cergy, Saint-Dizier, Vitry-le-François et le Champ-de-Mars de Juin  2008, d'Asnières le 14 juillet. Entre 2006 et 2008, l'Etat assiège la ville d'Oaxaca au Mexique. Le port marocain de Sidi Ifni a fait l'objet d'un raid militaire à la suite d'un banal conflit sur l'emploi. La ville de Redeyef dans le sud tunisien, à la merci du monopole des mines de phosphate, a connu des émeutes alternant avec des offensives militaires pendant six mois, de janvier à juin 2008. Silence total des médias. Une nouvelle configuration de la révolte  se met en place. L'intervention des forces de l'ordre se militarise.
 
«Guerre aux frontières, ennemis à l'intérieur. Ennemis aux frontières, guerre à l'intérieur. La confusion des genres qui ouvre à la militarisation de l'action publique et à la déqualification symbolique de pans entiers de la population peut alors se généraliser. C'est exactement la logique qui a été adoptée par la politique du gouvernement français vis-à-vis des banlieues.»  Alain Bertho.

3 - Le nouvel urbanisme
 
L'espace urbain devient progressivement un point de focalisation déterminant de la lutte politique et de la guerre de classes. La ville constitue le lieu de valorisation par excellence du capital financier et symbolique. La financiarisation libérale colonise l'espace urbain. Au centre ville, on cherche à se retrouver entre soi. C'est le phénomène de gentrification combiné au développement des banques, bureaux, commerce de luxe, musées et  quartiers réservés. La mégalopole se construit ainsi par l'exclusion. David Harvey montre comment aux Etats-Unis, en 2007, «quelques deux millions de personnes, principalement des mères célibataires et leur famille, des Afro-Américains vivant dans les grandes villes  et des populations blanches marginalisées,  de la semi-périphérie urbaine, se sont vus saisir leur maison et se sont retrouvés à la rue. C'est ainsi que de nombreux quartiers des centres-villes et que des communautés périurbaines entières ont été dévastées à cause des prêts consentis par les prédateurs des institutions financières». Dans les mégalopoles des pays pauvres et émergents, les agences de développement financées par la banque mondiale bâtissent et protègent des «îlots de cyber-modernité au milieu des besoins urbains non satisfaits et du sous-développement général.» (Mike Davis). La mégalopole monstrueuse devient un lieu de relégation sociale. Elle est perçue comme une obscure menace par les classes dominantes. Désormais, la doctrine de la guerre sans fin renforce la militarisation de la vie urbaine. Les grandes métropoles mondiales organisent les flux financiers, façonnent le territoire et le développement géographique. «Avec leurs marchés boursiers, leurs technopoles, leurs salons de l'armement et leurs laboratoires d'Etat dédiés à la recherche sur de nouvelles armes, ces villes sont les cerveaux du processus actuel de mondialisation dans lequel la militarisation joue un rôle majeur.» (Stephen Graham). Les nouvelles techniques militaires urbaines  favorisent un urbanisme de plus en plus prédateur et permettent de mettre en place des infrastructures hypermodernes dédiées à la financiarisation, à la consommation de luxe et au tourisme. Du même coup, «les forces ennemies» se dissimulent dans l'environnement urbain et les zones industrielles. Il faut domestiquer la ville. Cette domestication passe par la mise en place d'une technologie hypersophistiquée. Ces techniques élaborées dans les laboratoires militaires transforment les armées occidentales en forces contre-insurrectionnelles high-tech. Chaque citoyen est une cible potentielle pouvant être identifiée et surveillée en permanence. Les grandes agglomérations mondiales deviennent potentiellement les principaux champs de bataille.
 
A noter que dans de nombreux pays occidentaux, les zones rurales et périurbaines sont devenues le coeur du militarisme et du patriotisme le plus archaïque. Stephen Graham remarque que les ruraux sont majoritaires au sein de l'armée américaine. Entre 2003 et 2004, 44,3% des soldats morts au combat au cours des opérations en Irak étaient issus des agglomérations de moins de 20 000 habitants. La culture militaire américaine se caractérise par la haine des villes imaginées comme des lieux de décadence. Mutatis mutandis, on peut rapprocher ce phénomène de l'implantation rurale et périurbaine du vote Front National en France. L'isolement géographique, la fragmentation sociale, la dissolution des rapports de solidarité favorisent la construction des réflexes de peur et des crispations identitaires.
 
Le nouvel urbanisme libéral doit tout à la fois valoriser et consolider les grands pôles économiques et financiers tout en contenant dans d'étroites limites les populations considérées comme dangereuses, capables de mobilisation sociales ou de terrorisme infrastructurel. Il faut séparer les grandes villes du nord des multitudes menaçantes situées au-delà des barrières urbaines. Les manifestations, la désobéissance civile, le militantisme syndical sont criminalisés et considérés comme des actes de guerre urbaine nécessitant une réponse militaro-policière adaptée.  D'où la mise en place des projets de guerre high-tech. Une guerre propre et vertueuse!
 
4 - Les villes sous contrôle
 
La puissance militaire doit se déployer aussi dans l'espace urbain. Pour les experts du Pentagone, il faut pouvoir identifier et suivre les «cibles de guerre non conventionnelles», telles que «les individus et les groupes insurgés ou terroristes qui ont la particularité de se mêler à la société».
 
La surveillance et le renseignement se concentrent désormais sur des techniques d'extraction de données, de pistage et de surveillance. La vidéosurveillance se démultiplie. Par exemple, les anglais sont surveillés par près de 2 millions de caméras. En France, les drones surveillent les Cités depuis plusieurs années. La biométrie, l'iriscopie, l'ADN, la reconnaissance de la voix, du visage, de l'odeur et de la démarche permettent de coder et de pister toute personne suspecte ou tout individu qui passera les frontières. Une agence américaine liée à la défense (Darpa) envisage de mettre au point un programme de détecteurs censés rendre les édifices urbains transparents. D'autres branches de la recherche militaire développent de nouveaux radars intégrés à d'énormes dirigeables qui survoleraient en permanence les villes occupées afin de réaliser des collectes massives de données. Des essaims de micro et nano-capteurs pourraient être lâchés dans les villes pour fournir de l'information aux armes automatisées. Des robots tueurs son déjà à l'oeuvre sur les terrains d'opération. En 2006, les premiers robots armés de mitrailleuses et contrôlés à distance ont été utilisés à Bagdad. En 2007, l'armée israélienne annonce que la frontière entre  Israël et Gaza sera la «première frontière automatisée» au monde avec des snipers robotisés.
 
L'armée américaine se concentre désormais sur les techniques de ciblage et de  géo-localisation par satellite. Une guerre appuyée sur les réseaux est envisageable. Cette guerre devient une guerre propre et indolore pour la domination militaire américaine. Bref, on assiste à un tournant high-tech et urbain de la guerre. Les systèmes de surveillance doivent permettre de scruter tous les détails de la vie quotidienne dans les zones urbaines. La première étape est constituée par la surveillance permettant d'alimenter les bases de données. Une deuxième étape est caractérisée par «le développement d'armes terrestres et aériennes robotisées qui, une fois connectées aux systèmes de surveillance et d'identification (…) seront déployées pour (…) détruire sans relâche et de manière automatique.» (Stephen Graham). Les chercheurs de l'armée américaine développent déjà le concept d'insectes robotisés et armés qui reproduiraient le vol des insectes biologiques. On pourrait même envoyer des essaims de micro-robots volants qui pourraient s'attaquer à l'ADN d'un individu et lui injecter des armes biologiques dans le sang. Il est vrai que la mentalité  américaine est fascinée par la littérature science-fictionnelle. Cette fascination est largement exploitée par le complexe militaro-industriel et par l'industrie du divertissement. La guerre robotique est partout. Dans les jeux vidéo, les films et les  romans.
 
Cette préparation à la guerre construit également des simulacres urbains destinés à conditionner et entraîner les futures troupes de l'impérialisme dominant. Une centaine de villes en miniature sont en construction autour du globe. La majeure partie se trouve aux Etats-Unis. D'autres sont situées au Koweït, en Israël, en Angleterre, en Allemagne et à Singapour. Elles simulent les villes arabes et les villes du tiers monde.  Ces villes artificielles mobilisent tous les clichés racistes: orientalisme de pacotille, magma labyrinthique, absence de société civile. Les insurgés sont coiffés de keffiehs et armés de kalachnikovs AK47 et de lance-roquettes. Ces villes ne sont que des théâtres opérationnels aptes seulement à recevoir les marchandises produites par les multinationales. En quelque sorte, ce sont des villes poubelles dépourvues de toute humanité. Il existe un simulacre électronique de Jakarta. Une portion de la ville de vingt kilomètres carrés a été numérisée dans tous ses détails avec une reproduction en trois dimensions. Une ville palestinienne a été reconstituée par des ingénieurs américains dans le désert du Néguev. Des jeux vidéo proposent même une réplique virtuelle de Bagdad. «L'armée américaine considère que jouer aux jeux vidéo est une forme d'entraînement militaire préalable tout à fait efficace.». Les systèmes de contrôle des drones s'inspirent directement des consoles Playstation. D'une certaine façon, la robotisation rend la guerre acceptable et la violence propre. La mort, le sang, la souffrance et les cris s'évaporent au profit du divertissement.
 
L'armée américaine s'inspire directement des pratiques israéliennes. La bande de Gaza est devenue un véritable laboratoire. L'armée israélienne y a expérimenté des nouvelles techniques de contrôle et de guerre anti-insurrectionnelle. Cette guerre s'accompagne du déni total des droits accordés aux populations palestiniennes. Le mur de béton érigé en Cisjordanie sert de modèle aux troupes américaines afin de quadriller les quartiers de Bagdad. Israël se pose en exemple planétaire de l'urbanisme militaire contre-insurrectionnel et devient le quatrième plus gros exportateur d'armes et d'équipement de sécurité au monde. A la suite de la guerre au Liban en 2006, Israël a connu l'une de ses meilleures années au plan économique. La bourse de Tel-Aviv a gagné 30%.
 
Il faut noter que cette hyper-sophistication de la guerre se combine avec une accélération de la tendance à la privatisation. La guerre est sous-traitée. En Irak, les services de santé, les hébergements, l'approvisionnement et le soutien logistique  sont privatisés. Il y a convergence entre le gouvernement américain obsédé par les nouvelles technologies de l'information et les industries de la sécurité. Naomi Klein considère qu'il s'agit de «la définition même du corporatisme: la grande entreprise et le gouvernement tout puissant combinant leurs formidables puissances respectives pour mieux contrôler les citoyens.»
 
5 - Le capitalisme du désastre
 
Cette domination médiatico-sécuritaire relève à la fois d'une machine à commander et d'une machine à produire du spectacle. Machine à commander parce qu'elle exerce un pouvoir réel d'injonction et de contrôle sur les populations. Machine à spectacle parce qu'elle cherche à mettre en scène les menaces pour susciter peur et résignation. En France, les quartiers populaires sont soumis à une surveillance et à une répression expérimentales liées à la mise en place, à l'échelle mondiale, du capitalisme sécuritaire.
 
La guerre qui vient cherche à créer un enfer urbain. C'est à dire à démoderniser, en particulier, les villes et les sociétés du Moyen-Orient. C'est à dire à détruire leurs infrastructures vitales, à rejeter les habitants au-delà du centre ville et à leur dénier tout droit. L'US Air Force proclamait qu'elle bombarderait l'Afghanistan  jusqu'à ce qu'il «retourne à l'âge de pierre». A propos de l'Irak, le sous-secrétaire général des Nations-Unis Martti Ahtisaari, faisant état de sa visite en Irak en mars 1991, déclare: «Presque tous les moyens de subsistance de la vie moderne ont été détruits ou  fragilisés. L'Irak a été relégué, pour encore quelques temps, à l'ère préindustrielle, mais avec tous les handicaps liés à une dépendance postindustrielle reposant sur une utilisation intensive d'énergie et de technologie». La majorité des décès (111 000 personnes) sont attribués aux problèmes de santé de l'après-guerre. L'UNICEF a estimé qu'entre 1991 et 1998, il y avait eu plus de 500 000 morts excédentaires parmi les enfants irakiens de moins de cinq ans.
 
L'ultralibéralisme met à contribution crises et désastres naturels pour imposer partout la loi du marché et la barbarie spéculative. C'est ce que Naomi Klein appelle «le capitalisme du désastre». La guerre en Irak est exemplaire de ce point de vue. Elle accouche d'un «modèle de guerre et de reconstruction privatisée». Ce modèle est exportable dans le monde entier. Toute entreprise liée à la haute technologie (biotechnologie, informatique, télécom) peut facilement se présenter comme dédiée à la sécurité et justifier des mesures draconiennes en termes de ciblage et de surveillance. On peut penser que la guerre sans fin finisse par éradiquer la démocratie elle-même. Rien ne peut rester extérieur à la guerre totale. 
 
Mais la guerre robotisée se heurte à ses propres limites. La crise de l'hégémonie américaine est accentuée par les échecs en Irak et en Afghanistan. Les effets dramatiques de la crise économique amplifient la menace de déstabilisation intérieur. Un ancien officier de l'armée de terre notait en 2008: «L'extension massive de la violence à l'intérieur des Etats-Unis contraindrait l'appareil de défense à réorienter ses priorités en urgence afin de défendre l'ordre intérieur fondamental et la sécurité humaine». L'espace urbain virtuel,  numérisé par les laboratoires militaires, ignore la dimension humaine. Il  néglige l'homme dans sa dignité, dans sa capacité de résistance et de solidarité. Il ne prend pas en compte l'opinion publique internationale. De New-York à Athènes et de Madrid au Caire, la vieille Taupe poursuit son travail: Hic Rhodus, hic salta !...


Claude Luchetta, Septembre 2012.


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samedi, 03 novembre 2012

MME DLAMINI ZUMA CHOQUEE PAR LA GESTION DE JEAN PING: 97% DES PROGRAMMES DE L'UA FINANCES PAR DES FONDS OCCIDENTAUX

 

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Dlamini-Zuma choquée par la gestion de Jean Ping: Elle découvre que 97% des programmes de l’Union Africaine sont financés par les fonds occidentaux. C’est inacceptable.

 

La présidente de l’Union africaine (UA) tenait un banquet dans son pays, elle a dit à quel point elle a été choquée d'apprendre que les bailleurs de fonds occidentaux financent la quasi-totalité des programmes de l'organisme continental. 

"Aucun esprit libéré ne peut penser que son programme de développement soit financés entièrement par les bailleurs de fonds étrangers", dixit Dlamini-Zuma, lors d'un Business Unity, banquet organisé en son honneur, le week-end dernier. 
 
"Plus de 97% des programmes de l'UA sont financés par les bailleurs de fonds occidentaux. Nous devons être plus autonomes. Nos gouvernements doivent mettre de l'argent dans l'UA", dit-elle. C'est un investissement à long terme. 
 
Elle a dit que les bailleurs de fonds ont même payé la facture pour les institutions africaines pour élaborer un programme stratégique du continent, une tâche fondamentale dans ce qui a été appelé "le siècle de l'Afrique". 

La flambée de la valeur des ressources minérales dans la dernière décennie a donné à l'Afrique une occasion sans précédent de façonner son propre avenir, selon madame Zuma.


Source: La page Facebook de Rose Josée

LE NOBEL DE LA PAIX: DE LA TRAGICOMEDIE AU COMIQUE TROUPIER

 

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Le comité d’Oslo qui, à grand renfort de publicité médiatique, décerne régulièrement des prix Nobel de la paix, nous avait jusqu’ici habitué à des réconciliations douteuses: entre Palestine et Israël (Yasser Arafat et Itzhak Rabin), entre Afrique du Sud blanche, raciste, et les Noirs opprimés (De Klerk et Mandela), voire entre l’Amérique guerrière et le rêve de l’Obamania. Ce furent autant de leurres destinés à lustrer l’image de l’Occident de ses turpitudes.

En 2009, la médaille à peine attribuée à Obama, l’homme de la paix à peine élu s’empressa d’augmenter le budget des forces armées US, d’accroître la présence militaire en Afghanistan. Cette palinodie guerrière ne suffisant pas à assurer ses pas dans ceux de son prédécesseur fut suivie d’une honteuse rétractation de sa promesse de fermeture du bagne de Guantanamo. Certes, les opérations d’externalisation de la torture et les humiliations barbares cessèrent suite à d’encombrantes révélations. Mais le soutien au régime corrompu de Karzaï persiste, sans pour autant que soient réduits à néant les talibans et encore moins la production et le trafic de drogue qui caractérisent ce narco-Etat. Il ne restait plus au champion de la paix qu’à innover : et ce fut le recours aux assassinats ciblés par drones interposés et «l’audacieuse» opération d’élimination de Ben Laden au Pakistan dont le cadavre fut jeté en pâture aux requins. Tout ça pour apparaître plus déterminé que Bush dans la lutte contre le terrorisme que la vaillante Amérique avait contribué à produire ! Ce lauréat du prix Nobel, auteur de cette piteuse tragicomédie brandissait l’impuissance de la bannière étoilée à imposer son hégémonie. Les retraits d’Irak et d’Afghanistan sont désormais perçus comme autant de défaites, tout comme ses volte-face vis-à-vis de la reconnaissance de l’Etat palestinien, ou sa tentative de se réconcilier avec les peuples arabes, au Caire, aux côtés de Moubarak avant qu’il ne soit déchu. Le tigre impérial meurtri dans son orgueil, affaibli par la crise de 2007-2008 qui n’en finit pas de produire ses métastases, peut encore compter sur l’Arabie Saoudite, les pétromonarchies, l’OTAN et, pourquoi pas, sur un homme comme Mitt Romney, ce représentant de l’oligarchie financière et spéculative, pour conférer une nouvelle jeunesse au complexe militaro-industriel.

Alors, comme pour se rattraper de s’être si complètement fourvoyé, le comité d’Oslo décida de changer de registre ; de la tragicomédie, il passa, apparemment sans risques, au comique troupier. L’Europe !! L’Europe !! se sont exclamés ses «illustres» membres. En fait, l’affaire ne fut pas aussi simple qu’il n’y paraît. Elle vaut d’être contée par le menu. Nos moqueries sardoniques s’en trouveront mieux affutées.

Le comité Nobel si prestigieux ne comprend que cinq membres, tous Norvégiens, désignés qu’ils sont par les partis représentés au Parlement d’Oslo. Donc, son Président, Jagland, ancien 1er Ministre travailliste, fervent néolibéral, se livra, pour faire admettre son idée lumineuse, à une petite manœuvre politicienne digne de sa renommée. Il profita de l’absence pour maladie de Mme Valle, l’eurosceptique du parti socialiste de gauche pour la remplacer par l’europhile évêque d’Oslo. L’unanimité ainsi requise, le prix fut attribué sans couac à l’Europe. Comme aurait pu le dire royalement Ségolène, ce fut là acte de «bravitude» certaine contre l’avis du peuple norvégien qui, par deux fois, en 1972 et en 1994, refusa son adhésion à cette Union Européenne encensée, d’autant que dans un dernier sondage, 80% des Norvégiens s’y disent toujours et encore opposés. Ce geste d’attribution fut d’autant plus bravache qu’au moment même de son expression, Mme Merkel, en Grèce, recevait huées et vilipendes pour être  la représentante la plus honnie de la Troïka. Mais la cure d’austérité imposée comme une nécessité valait bien ce baume au cœur à la chancelière pour rappeler aux peuples insolents le mythe de la communauté de valeurs fondée sur la paix que tous les pays de l’Union sont censés partager.

Toutefois, le comique de l’affaire prit vite un ton grandguignolesque lorsque les membres du comité s’avisèrent de savoir à qui, nommément, ils devaient attribuer ce noble prix. Terrible dilemme ! Surtout que, sitôt connue cette décision, les prétendants se mirent à s’écharper : Barroso, Président de la Commission Européenne voulut s’imposer, Van Rompuy, Président du Conseil Européen s’en effaroucha et Schulz, Président du Parlement Européen fit valoir sa légitimité démocratique. Cette rixe symbolique faisait mauvais genre, elle devait cesser. Restaient néanmoins des questions cruciales à régler : qui récupèrera la médaille ? Qui empochera le 930 000 euros de ce prix ? Qui aura l’honneur de prononcer le discours de remerciement et d’investiture d’homme de la paix ? Pour trouver une issue à cette honorable échauffourée, sans avoir de réponse à ces questions fondamentales, deux scénarii furent envisagés pour sortir de ce choc des ego, avant qu’une sage décision ne s’impose…

- Première solution : ce seront 27 enfants issus de chacun des pays membres qui recevront le prix. Le consensus fut de courte durée, les cris d’orfraie reprirent de plus belle et presque tous d’ironiser sur le caractère infantile qu’allait prendre cette cérémonie renvoyant au caractère boutonneux d’une Europe en crise d’adolescence.

- Une deuxième solution surgit alors : remettre le prix aux pères du projet européen encore en vie, aux vieillards Delors et Kohl. C’est plus que gênant, dirent les plus respectueux, nous allons apparaître comme en panne de grands dirigeants au vu des figures tutélaires, pire, impuissants et nostalgiques. 

- Enfin, pour en sortir, le rusé Van Rompuy sortit de son chapeau la solution de pacification ; lui seul apparemment avait entendu la grogne des chefs d’Etat qui pointait contre ces eurocrates qui n’étaient rien sans eux. Et de s’écrier : tous ensemble ! tous ensemble, nous et tous les chefs d’Etat et de gouvernement, ce sera une occasion festive pour tous. Sitôt connue sa proposition, Merkel dit ja et Hollande voui et les autres suivirent ; encore fallait-il trouver une date qui convienne à tous. Après de longs croisements des agendas respectifs, ce serait le 10 décembre… ouf ! Enfin les membres du prix Nobel rassérénés de sortir de ce pétrin allaient pouvoir, en toute sérénité, lancer les invitations qui restent exclusivement de leur ressort !

En tout état de cause, malgré le bruit médiatique encensant les « 60 ans de prospérité et de paix depuis 1952 », d’autres sarcasmes et pitreries restent à venir. Et sur le drap blanc restent les taches indélébiles des guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie, la guerre de Yougoslavie sous la bannière de l’OTAN/US, les guerres d’Irak, d’Afghanistan, les interventions en Afrique, les dictateurs corrompus soutenus sans faille, les coups d’Etat facilités, les guerres alimentées par les marchands d’armes… Et derrière l’image ripolinée de l’Europe accueillante, l’image hideuse de l’Europe forteresse, celle des camps externalisés en Libye et au Maroc pour contenir tous ces migrants dont plus de 17 000, depuis 1992, ont déjà péri sur terre comme en mer pour avoir tenté de faire valoir leur « droit de s’installer où ils le souhaitent » comme le proclame la charte des Nations Unies. Et puis, comment oublier après le tapis rouge déployé pour les dictateurs, les rodomontades guerrières en Libye, les brevets de bonne gouvernance attribués à Ben Ali et pas seulement par le libidineux DSK (!), et le renforcement de l’importation de produits israéliens encourageant délibérément la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens ? Comment «immaculer» le faciès anonyme et technocratique de cette Europe antidémocratique, amnésier cette réalité des pays mis en concurrence sociale et fiscale, ces Etats endettés au profit des marchés s’empressant de renflouer banquiers et spéculateurs, recourant à l’austérité et aux ajustements structurels et s’enfonçant dans la récession. Et cette unité européenne se délitant avec la montée des extrêmes droites qu’elle suscite en Grèce, Hongrie, Autriche, Hollande… et les fractures territoriales et visées autonomistes qu’elle favorise en Catalogne, au Pays basque, en Belgique, en Ecosse…

Il fallait bien un prix Nobel de la paix lancé comme une bouée de sauvetage pour cette Europe enlisée, ce colifichet, pour tenter de masquer la réalité de la guerre sociale menée contre les classes ouvrières et populaires. Face aux auteurs de ce mauvais comique troupier l’on souhaiterait que les peuples leur fassent sentir les coups de quelques ruades sociales, bien ajustées, pour au moins rabaisser la morgue de toutes ces élites autoproclamées. Pour l’heure, ces faits relatés, à peine interprétés, pour mieux en faire ressortir la nauséeuse insignifiance sous forme ironique, n’ont d’autres visées que celles consistant au réveil d’énergies trop assoupies par la lourde sauce hollandaise socio-libérale qu’ils ingurgitent.

 

Gérard Deneux, le 27 octobre 2012  

 

Source: Les amis de l'émancipation sociale

vendredi, 02 novembre 2012

COTE D'IVOIRE: LES ETATS-UNIS D'ACCORD AVEC LE DERNIER RAPPORT D'AMNESTY INTERNATIONAL


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Philipp Carter et Jeannot Ahoussou, ce mercredi, à la primature


Le dernier rapport d'Amnesty international dépeignant la situation des droits de l'homme en Côte d'Ivoire ne surprend pas les Etats-Unis d'Amérique. Philipp Carter III l'a signifié ce mercredi à la presse au sortir d'une rencontre avec le chef du gouvernement ivoirien, Jeannot Kouadio-Ahoussou. 

"Généralement sur les défis des droits de l'homme en Côte d'Ivoire, je suis d'accord avec les remarques faites par Amnesty international," a déclaré l'Ambassadeur des Etats-Unis en Côte d'Ivoire. Dans son commentaire, le diplomate américain a indiqué qu'il a pris acte de la réponse du gouvernement qui selon lui est constructive et positive par rapport au dernier rapport. "Le gouvernement a des soucis par rapport au rapport d'Amnesty international," a insisté l'Ambassadeur Philipp Carter III.

Revenant sur les raisons de sa visite chez le premier ministre ivoirien, l'Ambassadeur américain précise. "Nous avons parlé avec le premier ministre des questions économiques et commerciales. Comment aider le gouvernement ivoirien dans les défis actuels pour une meilleur croissance économique et encourager les investissements et les activités commerciales."

Les Etats-Unis soutiennent le processus de sortie de crise. Ils prennent l'engagement d'aider la Côte d'Ivoire dans l'organisation des élections à venir. "Nous sommes prêts à aider la Côte d'Ivoire dans la reforme de certaines institutions, notamment la CEI. Nous allons également nous engager dans les travaux de l'Assemblée nationale," a-t-il conclu. 

Wassimagnon


Source: KOACI.COM

jeudi, 01 novembre 2012

AL-QAIDA AU MAGHREB (AQMI) APPARTIENT AUX SERVICES SECRETS FRANÇAIS

 

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Un article du site ALTER INFO paru l'année dernière (2011), absolument édifiant et d'une actualité toujours aussi criante!


Al-Qaïda au Maghreb, c’est le nouveau nom du GSPC, qui était lui-même le nouveau nom du GIA. Il y a des preuves comme quoi ce groupe, originellement localisé en Algérie, est manipulé par les services secrets français. Tout ce que fait Al-Qaïda au Maghreb est par conséquent commandité par l’État français!
 
Lire les articles suivants : 

GIA - 1995 - le Gouvernement français et la DST savaient où les bombes allaient être posées: 

http://mai68.org/ag/926.htm 

12 avril 2007 - ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES - Les attentats en Algérie peuvent-ils favoriser Sarko? 

http://mai68.org/ag/1132.htm 

11 avril 2007 - ATTENTATS D’ALGER - Les journalistes ont trouvé le coupable en une demi-heure! 

http://mai68.org/ag/1131.htm 

Les dessous de l’affaire des moines de Tibéhirine: 

http://mai68.org/spip/spip.php?article335 

Sachez aussi une chose essentielle pour bien comprendre: l’Algérie, c’est encore et toujours la France!: 
 
Une visite de ce site (MAOL) vous en convaincra: 

http://www.anp.org 
PROPAGANDE ET MANIPULATIONS - FRANCE.png
Il est très important de parcourir en détail le site du MAOL, le site du "Mouvement Algérien des Officiers Libres", qui dénonce à peu près toutes les manipulations du terrorisme en Algérie: 

http://www.anp.org/frenindex/frentree.html 
 
Lire en particulier cette page qui dénonce que les généraux qui gouvernent actuellement l’Algérie sont d’«anciens» harkis au service de la France: 

http://www.anp.org/etatdediscorde/cancerdz.htm 
 
OU bien lire ce texte beaucoup plus court et très explicite: Le serment des membres du MAOL (Mouvement Algérien des Officiers Libres): 

http://www.anp.org/frenindex/altragedyfr1.htm 
 
Extrait: 

«L’Armée Nationale Populaire a de tout temps été le symbole de l’honneur et du sacrifice, mais l’avènement d’officiers supérieures (ex-officiers de l’armée française ou relatifs) à ses commandes, nous a reconduit plus de quarante ans en arrière. Les pendules sont à l’heure de l’occupation.« Pour toutes ces raisons et pour suivre l’exemple de nos frères officiers et sous-officiers lâchement exécutés dès les premières heures de la guerre civile par d’autres membres de l’Armée Nationale Populaire sous les commandes de Mariane, nous combattrons ces nouveaux harkis et leurs alliés jusqu’à la dernière goutte de notre sang.» 
 
Maintenant, regardez les vidéos suivantes: 
 
 
 
Cliquer sur l’image pour voir cette vidéo de 2 minutes. 
Extrait d’un 19-20 de France 3 en février 2007 

  
 
Cliquer sur l’image pour voir cette vidéo de 13 minutes. 
Extrait d’une émission de Canal + en mars 2007 
 

 http://mai68.org/spip/spip.php?article1372 


Source: ALTER INFO.NET

mercredi, 31 octobre 2012

LIBERTE PROVISOIRE DE GBAGBO: REPORT DU DELIBERE DU HUIS CLOS DE LA CPI A UNE DATE ULTERIEURE

 

côte d'ivoire,liberté provisoire de gbagbo,report du délibéré du huis clos de la cpi à une date ultérieure,docteur sylla mamadou phd,cpi,audience publique du 30 octobre 2012,délibéré huis clos cpi,laurent gbagbo


"Le délibéré du huis clos (de l'audience relative au réexamen de la demande de mise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo) est reporté à une date ultérieure par la CPI. On peut dire que la libération du président Laurent Gbagbo devient une réalité. Thanks et que le Seigneur nous garde pour la suite du combat qui devient de plus en plus intéressant en Côte d'Ivoire."

Dr Sylla Mamadou, ph.D


Source: La page Facebook de Sylla Mamadou