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mercredi, 19 septembre 2012

FILM ANTI-ISLAM: LE COUP D'ETAT DE ROMNEY CONTRE OBAMA?

 

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Le film blasphématoire  «Innocence of Islam» dont la projection a embrasé à raison le monde de l’Islam va au-delà d’un simple acte islamophobe. Il y a là du complot bien mijoté, du dessin bien prémédité et tout porte à croire que les républicains y sont pour quelque chose. 11 ans après le 11 septembre, le monde assiste à un nouveau coup républicain qui survient, étrange hasard, au lendemain de l’anniversaire des attentats contre les tours jumelles.

Le scénario est écrit en plusieurs actes.

Acte I: Obama et la guerre contre l’Iran

Il n’est certes pas question de rendre hommage au président Obama dont la politique de quatre n’a été qu’une suite de promesses non tenue, de violences maintenue, de guerre et de crimes de guerre. Obama est le président qui a durci les sanctions contre l’Iran, a refusé tout compromis avec ce pays sous l’auspice turco-brésilienne, a intensifié les  raids aux drones US en Asie, en Afrique. Mais Obama n’a pas accepté d’entrer en guerre contre la RII, une guerre à tous point de vue imprévisible et dont l’issue est plus qu’incertaine. Si L’actuel locataire de la Maison Blanche a refusé de céder à l’appel des sirènes bellicistes; à sortir armes et munition contre l’Iran, c’est parce qu’il sait que ses chances de succès dans une entreprise aussi périlleuse que la guerre contre l’Iran sont infinitésimales. Obama est un rationaliste.

Mais dans le camp d’en face, Mitt Romney, le mormon républicain a prouvé à plus d’une reprise que la politique à ses yeux ne relève que de la passion. Aucun rationalisme ne frôle ce millionnaire aventuriste dont l’argent «sale» a servi depuis le début de la campagne électorale à séduire l’Amérique conservatrice raciste et xénophobe. N’oublions pas que le premier déplacement de Romney l’a conduit en Israël, et  en Amérique c’est cela qui fait la différence. Les liens entre Netanyahu et Obama n’ont jamais été cordiaux. Sur l’Iran les dissensions sont dorénavant si profondes que le président US refuse de rencontrer le premier ministre d’Israël. Et que dire de l’AIPAC qui appelle désormais très clairement les Américains à voter Romney.

Acte II: un coup d’état hollywoodien

La convention démocrate n’a pas seulement consacré la candidature du président sortant à sa propre succession mais a aussi servi à  booster Obama dans les sondages qui lui donnent à présent quatre points d’avance sur son rival républicain. Il fallait donc qu’une riposte républicaine se mette sur place et de toute urgence: la riposte devait être spectaculaire comme les attentats du 11 septembre pour pouvoir miner l’avancée d’Obama d’une part et de le fragiliser de l’autre.

Cinq millions de dollars auront suffi pour peaufiner la riposte: un film dont la première est projeté dans une salle vide. Les dialogues des acteurs sont doublés en arabe et le réalisateur et ses collègues savent bien où mettre quoi pour susciter la colère des musulmans.  Ce réalisateur est pour le reste occulté du regard du public et personne ne sait rien ni de son parcours ni de sa biographie.

Acte III: Libye, Etat inexistant

Aucun pays ne saurait mieux que la Libye servir de décor à ce scénario satanique. Un pays carrément ruiné, inexistant, où personne ne gouverne et où l’Etat n’est plus que l’ombre de lui-même. Pour Romney et son équipe, il n’était pas très difficile de trouver des relais locaux en Libye et de d’acheter des gardiens du consulat US à Benghazi, foyer de la «révolution anti-Kadhafi» et qui accueillent en ce moment des centaines d’occidentaux. Les témoignages venant de la Libye confirment d’ailleurs cette version des faits: les Libyens disent ne pas avoir eu l’intention de pénétrer le bâtiment, de tuer l’ambassadeur et ses collègues. Ils ne cherchaient, comme en Egypte, qu'à prendre d’assaut le drapeau et à le brûler. «Ce sont les Américains qui nous ont tiré dessus en premier», aurait dit l’un des manifestants. Le prophète n’a pas besoin que les innocents meurent pour protéger sa sacralité.

Que ce soit les salafistes extrémistes ou les agents républicains, l’assassin de Chris Stevens a grandement rendu service à Romney

Acte IV: Coup d’état républicain

Dans les premières heures suivants la mort de l’ambassadeur Stevens, un premier mort de ce genre depuis trente ans, Obama et sa secrétaire d’état n’ont pu souffler tant fut grand le choc subi. Ils ont affirmé de concert vouloir arrêter les criminels et dit ne pas approuver l’offense contre la religion musulmane.

Réaction immédiate de Romney: «Obama n’a pas à s’excuser puisqu’un américain vient d’être tué». Le discours qui plait fort à l’Américain lambda, qui a à l’esprit les images des attentats du 11 septembre, d’ailleurs récemment célébré en toute sobriété.  A ceci s’ajoute ces centaines de milliers d’autres images qui montrent  les drapeaux américains brûlés, les «musulmans en furie», criant «mort à l’Amérique», et le corps profané de Chris Stevens qui est sorti on ne sait comment du consulat US,  et passé entre les mains de ses présumés assassins.

La presse occidentale parle déjà de la victoire de Romney: «le coup ressemble à celui de la prise d’otages en Iran, affaire qui a couté à Carter son fauteuil présidentiel», titre La Republica.

Acte V: PNAC (Project for a New American Century)

Si Romney arrive au pouvoir, «le projet pour l’Amérique du siècle nouveau» pourra se concrétiser. La guerre avec l’Iran aura lieu, tout comme celle qui a ruiné l’Irak et l’Afghanistan. Israël lui, mènera ses frappes contre les sites nucléaires iraniens sans avoir à se heurter à la résistance et les réserves de Washington….. D’ores et déjà, deux navires de guerre US sont en route pour la Libye et la force spéciale américaine y débarque pour, dit-elle, protéger les diplomates américains…… et Romney rit dans son coin !!!


Davoud Abbasi

 

SourceABIDJAN DIRECT.NET

samedi, 08 septembre 2012

L’INITIATIVE PPTE: ENTRE ILLUSION ET ARNAQUE

 

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Dans les années 1980, les crises financières liées à l’impossibilité pour un nombre croissant d’Etats d’assurer le remboursement de leur dette se sont multipliées. Alors qu’au départ, les pays riches considèrent qu’il s’agit d’évènements ponctuels liés à une mauvaise gouvernance dans ces pays, à partir du sommet du G7 de Toronto de 1988, la dette est reconnue comme un problème structurel. Les États riches tentent alors d’organiser des rééchelonnements et quelques mesures d’allégements bien maigres pour les nombreux pays qui accumulent des arriérés de paiement et doivent rencontrer leurs créanciers de plus en plus souvent pour obtenir des délais de paiement. Ces mesures vont à chaque fois s’avérer insuffisantes et inadaptées, si bien que le problème de la dette demeure entier.

Même les quelques annonces fort médiatisées d’annulations qui ont eu lieu depuis 1990 sont bien décevantes. Des allégements ont été réservés aux alliés stratégiques des États-Unis ou des quatre autres grandes puissances (Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne). En 1996, face à l’ampleur prise par la crise de la dette, les grands argentiers du monde conçoivent une nouvelle initiative d’allégement, encore en vigueur, très médiatisée et non dénuée d’arrière-pensées : c’est l’initiative PPTE (Pays pauvres très endettés, en anglais HIPC pour Heavily Indebted Poor Countries).

L’initiative PPTE, lancée au sommet du G7 de Lyon en 1996 et renforcée à celui de Cologne en septembre 1999, est censée alléger la dette des pays pauvres et très endettés. Mais elle est mal née : elle ne résout rien. Elle ne concerne qu’un petit nombre de pays très pauvres (42 pays seulement, représentant 11% de la population des pays en développement) et son but se limite à rendre leur dette extérieure soutenable. Le FMI et la Banque mondiale essaient d’alléger la dette juste ce qu’il faut pour mettre fin aux arriérés et aux demandes de restructurations. Pas plus ! On verra qu’ils ne vont même pas y parvenir. Mais surtout ils profitent de cette initiative qui semble généreuse pour imposer un renforcement de l’ajustement structurel et de nouveaux prêts. Malgré une apparence de changement, la logique demeure.

Le mécanisme officiel

Pour bénéficier d’un allégement de dette dans le cadre de l’initiative PPTE, les étapes sont nombreuses et exigeantes, et nécessitent un temps démesurément long.

Tout d’abord, les pays susceptibles d’y prétendre doivent, selon le FMI, « avoir un degré d’endettement intolérable » et « établir des antécédents positifs dans la mise en œuvre de réformes et de bonnes politiques économiques au moyen de programmes appuyés par le FMI et la Banque mondiale ». Il s’agit d’un véritable parcours du combattant. Le pays concerné par cette initiative doit d’abord signer un accord avec le FMI afin de mener pendant une période de trois ans une politique économique approuvée par Washington. Cette politique s’appuie sur la rédaction d’un Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). Ce document, assez long à rédiger, est intérimaire dans un premier temps. Il présente la situation économique du pays et doit préciser dans le détail la liste des privatisations, les mesures de dérégulation économique permettant de générer des ressources pour le remboursement de la dette d’une part, et comment d’autre part les fonds résultant de l’allégement seront utilisés, notamment pour lutter contre la pauvreté. On voit la contradiction. Officiellement, le DSRP doit être rédigé « selon un vaste processus participatif », en collaboration avec la société civile locale.

À l’issue de cette période de trois ans, le FMI et la Banque mondiale cherchent à savoir si la politique suivie par ce pays est suffisante pour lui permettre de rembourser sa dette. Le critère retenu pour déterminer une éventuelle insoutenabilité de la dette est le rapport entre la valeur actuelle de sa dette et le montant annuel de ses exportations. Si ce ratio est supérieur à 150 %, la dette est estimée insoutenable |1|. Dans ce cas, ce pays atteint le point de décision et est déclaré admissible à l’initiative PPTE.

Il bénéficie alors de premiers allégements (dits « intermédiaires »), portant uniquement sur le service de la dette pour la période couverte par l’accord avec le FMI.

Un pays ayant atteint favorablement le point de décision doit alors poursuivre l’application des politiques agréées par le FMI et rédiger un DSRP définitif. La durée de cette période varie entre un et trois ans, elle est déterminée par la rédaction du DSRP et la mise en œuvre satisfaisante des réformes-clés convenues avec le FMI. Ces réformes-clés correspondent en fait à un renforcement de l’ajustement structurel des années 1980 et 1990.

Puis arrive le point d’achèvement. Le pays bénéficie alors d’une annulation du stock de sa dette bilatérale selon les termes de Cologne : officiellement, 90% du stock de sa dette non-APD pré-date butoir, que l’on a bien souvent du mal à voir dans la pratique. Le poids du remboursement de la part multilatérale de sa dette est allégé, sans recourir à une annulation véritable, de façon à permettre au pays de revenir à une dette globale soutenable selon les critères du FMI.

À propos des prétendus allégements de la part multilatérale, un fonds appelé fonds fiduciaire PPTE (en anglais trust fund) a été créé. Il est géré par l’AID, une branche de la Banque mondiale. Les pays riches et les institutions multilatérales sont incités à contribuer à ce fonds. Les sommes récoltées sont placées sur les marchés financiers, contribuant ainsi au gonflement de la bulle spéculative. Les bénéfices perçus sont destinés à financer les allégements : les institutions multilatérales, qui ont décidé de ne rien annuler même si elles en ont les moyens, piochent dedans pour se rembourser. Ainsi, que le remboursement provienne du trust fund ou des PED (pays en développement), rien ne change pour le FMI et la Banque mondiale. Parler d’annulation dans ces conditions est un abus de langage, volontaire pour servir leur image de marque. Ne nous y trompons pas : il n’y a pas d’annulation de dette multilatérale.

Au total, les PPTE sont au nombre de 42, dont 34 pays d’Afrique subsaharienne (dont Madagascar), auxquels il convient d’ajouter 4 pays d’Amérique latine (le Honduras, le Nicaragua, la Bolivie, le Guyana), 3 pays d’Asie (le Laos, le Vietnam et Myanmar) et le Yémen. Mais ils ne seront pas tous bénéficiaires d’allégements. En effet, le Laos ne demande pas à profiter de cette initiative, parce que ses dirigeants jugent qu’elle apporte plus d’inconvénients que d’avantages. De plus, 4 pays sont arrivés au point de décision et ont eu une réponse négative : l’Angola, le Kenya, le Vietnam et le Yémen. Leur endettement est jugé soutenable, même si par exemple l’Angola, ravagé par 25 ans de guerre civile entretenue par les multinationales pétrolières, a dû affronter en 2002 une famine sans précédent sur son territoire... Enfin, les prévisions indiquent que trois autres pays ne sont pas en mesure de bénéficier de l’initiative (à cause d’un état de guerre ou d’un manque de coopération avec les pays riches) : le Liberia, le Soudan et la Somalie, ainsi sanctionnés parce qu’ils ne sont pas politiquement corrects. L’initiative PPTE concerne donc au mieux 34 pays.

Voilà pour l’aspect officiel. Mais on ne peut en rester là : tout cela mérite un bilan et de multiples observations pour comprendre ce qui se trame en coulisses.

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Les résultats de l’initiative PPTE

En novembre 2003, 27 pays avaient atteint le point de décision, et huit d’entre eux avaient atteint le point d’achèvement : l’Ouganda, la Bolivie, le Mozambique, la Tanzanie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Mali et le Bénin.

Selon le FMI, qui fait dans la propagande, l’économie pour ces 27 pays atteint 40 milliards de dollars, sans préciser qu’ils en profiteront souvent par une réduction des remboursements sur plusieurs dizaines d’années, pendant lesquelles d’ailleurs la dette aura eu mille occasions de se reconstituer...

En ce qui concerne le fonds fiduciaire PPTE, le total des fonds promis par les États riches atteint 2 sur remboursements accordées par les institutions multilatérales. En règle générale, le FMI et la Banque mondiale sont très peu loquaces sur le contenu actuel de ce fonds et sur sa possibilité de financer effectivement tous les allégements promis. Mais ils admettent en coulisse que si les gouvernements ne tiennent pas leurs promesse, 6 milliards de dollars. Les contributions versées depuis 1996 s’élèvent pour l’instant à environ 1,6 milliards de dollars (une misère !). Le FMI y a contribué par la vente d’une partie de son stock d’or (pour 800 millions de dollars). Comme nous l’avons dit, ces sommes serviront à financer les remises, ils ne le pourront pas non plus.

Les limites de l’initiative PPTE

Primo, il ne s’agit pas de libérer le développement des PPTE, mais modestement de rendre leur dette soutenable. La différence est de taille : on va annuler juste ce qu’il faut pour faire payer les PED au maximum de leurs possibilités. En fait, on annule essentiellement les créances impayables. L’initiative PPTE est avant tout destinée à garantir la pérennité des remboursements et à dissimuler le renforcement de l’ajustement structurel sous une apparence de générosité. En 2001, soit cinq ans après le début de l’initiative, les 42 PPTE ont transféré des sommes colossales au Nord : le transfert net sur la dette a été négatif pour eux d’environ 320 millions de dollars.

Deuzio, outre la faiblesse des montants concernés, l’insuffisance de l’initiative PPTE porte aussi sur le nombre de pays bénéficiaires : il faut être très pauvre et très endetté pour pouvoir prétendre à de tels allégements. Ainsi le Nigeria est très endetté, mais comme il s’agit d’un pays producteur de pétrole, il n’est pas jugé assez pauvre. Haïti, un des pays les plus pauvres de la planète, n’est pas jugé assez endetté pour être éligible. Et les pays où vivent la plupart des pauvres de la planète ne sont pas concernés : la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Brésil, l’Argentine, le Mexique, les Philippines, le Pakistan, etc. Comment espérer sortir de l’impasse financière actuelle où sont plongés tous les PED avec une telle initiative ? Et même pour les PPTE, les accords passés dissimulent de nouveaux prêts, qui vont faire repartir à la hausse le stock de la dette. La mécanique infernale est toujours enclenchée…

Surtout que les prévisions du FMI et de l’AID pour les pays endettés se sont révélées bien trop optimistes, c’est reconnu désormais au sein même de ces institutions. Les allégements, calculés sur une situation économique quasi-paradisiaque, sont donc insuffisants à un point tel que la dette de certains pays ne parviendra même pas à devenir soutenable à la fin de l’initiative. Le comble !

Même si toute réduction est théoriquement la bienvenue, c’est cher payer la mainmise totale du FMI sur l’économie de ces pays. Car le DSRP, qui doit être approuvé par le FMI, ne résiste pas à l’analyse : il est l’héritier des fameux plans d’ajustement structurel des 20 dernières années. Seul le nom a changé : « Stratégie de réduction da pauvreté », c’est beau, ça sonne social, mais c’est de l’ajustement structurel ! Un PAS revu, et même pas corrigé, sinon par quelques projets de lutte contre la pauvreté ciblés et souvent incompatibles avec les objectifs de croissance fixés. A tel point que le Laos a refusé d’y participer...

Le DSRP doit officiellement être rédigé en concertation avec la société civile. Dans la pratique, ce point relève souvent de la manipulation. Certaines organisations non-gouvernementales (ONG) du Sud sont inscrites parfois à leur insu aux différents ateliers conduisant à la rédaction du document. Elles sont souvent prévenues fort tard des réunions, ou reçoivent les documents au dernier moment. Elles ont rarement le temps de préparer efficacement les rencontres avec les représentants du gouvernement et des différents organismes qui ont de toute façon la majorité pour décider. Les ONG à l’extérieur de la capitale ne sont pas associées en général, on a même vu un ministre demander aux ONG de signer ce bon document qu’est le DSRP et de ne pas montrer de désaccord devant des étrangers pour ne pas nuire à la crédibilité du pays... Ainsi, au Burkina Faso, la participation de la société civile s’est limitée à une réunion de 90 minutes avec les « donateurs ». Certains gouvernements vont jusqu’à créer leur propre ONG pour faciliter les convergences avec la société civile. Processus participatif ? Poudre aux yeux...

Par ailleurs, les critères sélectionnés pour mesurer la soutenabilité de la dette ont deux particularités.

 Ils sont discutables : comment décider qu’un pays va ou non pouvoir bénéficier d’allégements pour réduire la pauvreté chez lui en étudiant juste un ratio ? 149 %, ah ! dommage, vous vous débrouillerez tout seul, mais on compatit...

 Ils sont complexes, sans doute à souhait, pour en discuter entre experts seulement, et pour que l’étroitesse de l’initiative ne saute pas aux yeux. Pas de chance pour eux, des militants d’associations comme le CADTM, qui dispose d’un réseau international, n’hésitent pas à mettre le nez dedans pour les dénoncer avec force. La CNUCED ou la Commission des droits de l’homme de l’ONU publient également des rapports très critiques sur cette initiative.

Le premier pays bénéficiaire a été l’Ouganda, allié des États-Unis dans la région des Grands Lacs, le levier géopolitique est dès lors bien clair. Les quelques sommes qui ont été libérées pour la vitrine sociale de l’initiative PPTE (à savoir la réduction de la pauvreté, par ailleurs décuplée par les autres mesures-clés) ont servi à l’Ouganda pour la gratuité de l’école primaire. Les taux de scolarisation ont bondi, mais la chute du cours du café, dont l’Ouganda est fortement dépendante, ont privé le pays de ressources équivalentes à celles libérées par l’initiative PPTE. Retour à la case départ donc…

Au niveau bilatéral, la question de l’additionnalité des sommes dégagées est cruciale. Il serait fâcheux que ces sommes soient prélevées sur d’autres aides octroyées aux PED. Pour le moment, il est permis d’être inquiet ! Le cas de la France est assez éclairant. Elle a mis en place le procédé de refinancement par don, via des contrats de désendettement-développement (C2D) : le PPTE rembourse ses échéances à la France qui reverse très vite la même somme sur une ligne spéciale à la banque centrale de ce pays. L’utilisation des sommes ainsi dégagées est décidée conjointement par le gouvernement du pays et l’ambassadeur de France, ce qui place une partie du budget de ce PPTE sous tutelle française ! Mais surtout, la somme reversée par la France est comptabilisée comme aide publique au développement, alors que cette APD n’a toujours pas été augmentée en conséquence. Donc cette non-annulation (car le lien n’est pas coupé entre créancier et débiteur) se fait au détriment de projets qui devaient être financés par l’APD. Si ce n’est pas de l’arnaque, cela y ressemble...

En fait, l’initiative PPTE sert avant tout à renforcer et à relégitimer les politiques d’ajustement structurel imposées par la Banque mondiale et le FMI. Le message délivré est en quelque sorte le suivant : « Si vous faites la politique que nous préconisons, vous n’aurez plus un endettement insoutenable. Mieux, nous vous prêterons de l’argent afin que vous puissiez mener les politiques que nous recommandons. » C’est un nouvel instrument de domination très habile, qui permet aux institutions de Bretton-Woods de se dégager de toute responsabilité dans la montée de l’endettement et de mettre de leur côté les gouvernements du Sud.

Voilà pourquoi de nombreux citoyens, surtout au Sud, pensent que l’initiative PPTE fait partie du problème, pas de la solution...

 

Notes

|1| Pour être complets, signalons que certains pays très pauvres sont particulièrement ouverts et ont un montant annuel d’exportations élevé. Malgré un surendettement important, leur dette pourrait être considérée comme soutenable selon le critère choisi. Pour élargir l’initiative à ces pays, on a ajouté un autre critère : pour les pays ayant un rapport exportations/PIB supérieur à 30 % et un rapport recettes budgétaires/PIB supérieur à 15 % (pour s’assurer que le niveau de recettes mobilisées est satisfaisant), le critère choisi pour l’insoutenabilité de la dette est un ratio valeur actuelle de la dette sur recettes budgétaires supérieur à 250 %. C’est ce critère qui a permis de déclarer éligibles à l’initiative PPTE des pays comme la Côte d’Ivoire ou le Guyana.

 

Article publié sur le site malgache : www.gazetynety.org.

 

Damien Millet, le 2 décembre 2003.

vendredi, 31 août 2012

RIPOSTE - LES OBSERVATEURS DE FRANCE 24 ET LEURS CHOIX PARTICULIERS

 

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C’est l’histoire d’une série de vidéos en ligne qui ont fait le buzz avant de susciter la polémique. Au commencement, il y a un mystérieux compte Youtube d’où ont été postées, il y a «un mois», des images révoltantes de soldats FRCI soumettant quasiment tout un village à des traitements inhumains et dégradants à «Alépé», nous signale le «posteur». Ces images ont mis quelques semaines à être récupérées par les «facebookers» et certains blogueurs de ce qu’on pourrait appeler la «gbagbosphère». En l’absence d’explications claires de la personne – «Richard Geremy», certainement un pseudonyme – qui les a publiées, les supputations sont allées bon train. Certains internautes ont daté ces images de juin 2012.

C’est alors que France 24, à travers son émission «Les Observateurs», entre en scène et enquête. Ses conclusions ? Les images datent de mai 2011 et non de juin 2012 et décrivent néanmoins des sévices réels. Comme l’explique l’équipe des Observateurs, aidée par la journaliste Péguy Bruguière. «France 24 a pu contacter un témoin oculaire de la scène, qui a accepté de témoigner sous couvert d’anonymat. Il nous affirme que les faits se sont déroulés à Domolon, un petit village de la région d’Alépé, en mai 2011, soit quelques semaines après la chute de Laurent Gbagbo, l’ancien président. Il explique que, ce jour-là, les FRCI étaient venues venger d’autres soldats qui s’étaient fait "lapider" par un groupe de jeunes de la ville une semaine auparavant (sur la 3e vidéo, on entend à plusieurs reprises les soldats parler de "lapidation de FRCI"). Après avoir pillé plusieurs maisons du village, les FRCI ont alors regroupé les jeunes sur la place et les ont soumis à des actes humiliants. En entendant les tirs, le curé d’Alépé, qui se trouvait à Dabré, un village mitoyen, a accouru en soutane pour tenter de ramener le calme (à plusieurs reprises, on voit un homme en soutane blanche sur les images). Il est parvenu à convaincre le commandant "barbu" visible sur la 3e vidéo de libérer les jeunes, expliquant que ceux qui avaient agressé les FRCI la semaine précédente ont fui le village. Après plusieurs heures, les soldats ont fini par partir, laissant la population "traumatisée", selon notre témoin.»

Il y a tout de même un hic. L’angle fort que France 24 choisit de mettre en valeur, c’est le «retour de la cyber-manipulation», qui serait bien entendu le fait des vilains pro-Gbagbo. C’est un angle discutable et dangereux. 

Discutable parce que rien ne prouve que le fait que les images aient été datées de juin 2012 par certains internautes n’est pas tout simplement lié à une erreur de bonne foi qui s’est diffusée en ligne. Rien ne prouve même que celui qui a mis les vidéos en ligne est celui qui les a filmées. On a souvent l’impression qu’elles ont été prises par un FRCI, puis volées d’une manière ou d’une autre par celui qui les a anonymement dévoilées à la face du monde. 

L’angle de France 24 est dangereux parce qu’en insistant lourdement sur le fait que ces exactions se sont produites il y a plus d’un an, on sous-entend subtilement que les choses se sont arrangées depuis, ce qui n’est absolument pas vrai, comme l’indiquent de nombreux témoignages sur la pratique de la torture qui persiste, et que dénonce même la très officielle Commission nationale des droits de l’homme de Côte d’Ivoire.

Au final, l’angle de France 24 trahit la gêne de la «grande presse» française. Elle a soutenu à fond Alassane Ouattara qui se révèle à la pratique un chef autoritaire dont la troupe criminalisée viole au quotidien les droits de l’homme. Il faut donc pinailler, créer le flou, parler d’autre chose… continuer à bas bruit la diabolisation de l’adversaire commun. Le grand méchant Gbagbo et ses satanés patriotes des rues et des réseaux sociaux.

 

Benjamin Silué


Source: LE NOUVEAU COURRIER

jeudi, 30 août 2012

REVELATION SUR LE CAS KATINAN: CORRUPTION, TERRORISME ET GANGSTERISME

 

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Avant les obsèques du président ghanéen Atta Mills, Ouattara avait remis au directeur de la DST ghanéenne (via Hamed Bakayoko son ministre de l'intérieur), une importante somme d'argent avec une liste de certaines personnalités ivoiriennes, afin que celui-ci procède au kidnapping et à l'extradition en Côte d'Ivoire de ces personnalités. L'arrestation et extradition manquée du ministre Koné Katinan était le premier du genre. 

L'investigation au sein de la DST ghanéenne a donc permis aux autorités ghanéennes de découvrir le plan frauduleux. La suite, on la connait tous: le directeur de la DST et ses collègues complices ont été démis immédiatement de leur fonction. 

Dévoilé, Ouattara ne va pas démordre pour autant dans sa volonté de ramener Katinan en Côte Ivoire. Car, il fit intervenir l'ambassadeur de France au Ghana. Mais face aux explications de l'avocat du ministre Katinan, le diplomate français s'est toute suite retiré. 

L'UEMOA, NOUVELLE SOLUTION POUR L'EXTRADITION?

Au dernière nouvelle, après l'échec de l'extradition du ministre Katinan, grâce à la loi ghanéenne sur la protection des réfugiés, ouattara a choisi l'option Uemoa. En effet, selon les proches du pouvoir Ouattara, l'Uemoa serait entrain de mettre en place une commission rogatoire pour obtenir l'extradition du ministre Katinan. Selon ces derniers, la Commission Bancaire de l'UEMOA avait diligentée une enquête (?) pendant la crise post-électorale qui établit clairement l'implication directe du ministre Katinan dans l'appropriation illégale de ressources au sein du siége national de la BCEAO à Abidjan.

Selon ces pro-ouattara, cela apportera du crédit à l'accusation de crimes économiques formulée par le pouvoir Ouattara. Toujours, selon eux, si cette commission rogatoire se confirme, les juges ghanéens pourraient difficilement s'opposer à l'extradition du ministre Katinan, puisque la loi ghanéenne sur la protection des réfugiés ne s'applique pas quand un réfugié commet des crimes non-politiques dans son pays d'origine avant d'entrer sur le territoire ghanéen. Cependant, ces pro-Ouattara, précisent qu'une telle procédure peut durer plusieurs semaines...

OBJECTIFS REELS DE OUATTARA

L'affaire de l'extradition du ministre Koné Katinan a révélé au monde entier la vraie nature de Ouattara et son régime: corruption, terrorisme, gangstérisme, dictature... Du mandant d'arrêt pour déstabilisation de pays, on est passé en 48h, après l'échec de l'extradition du ministre Katinan, à un nouveau mandat d'arrêt pour crime économique. 

Le régime Ouattara agit comme un gang mafieux. L'objectif de ce dernier est d'éradiquer définitivement l'opposition significative ivoirienne (le FPI, parti du Président Gbagbo), et de réduire en silence toutes les personnalités ivoiriennes susceptibles d'avoir en leur possession des preuves qui accablent Ouattara et son pouvoir.

Les plans morbides de ouattara sont désormais dévoilés. Et son acharnement contre le peuple ivoirien va le perdre indubitablement. 


Source: Facebook Ma Patrie

mercredi, 29 août 2012

GERMAIN SEHOUE: «LES CRIMES COMMIS EN COTE D'IVOIRE NE SONT PAS LE FAIT DU CAMP GBAGBO»

 

 

GERMAIN SEHOUE.jpg

 

Paru aux éditions L’Harmattan, le livre de l'écrivain, Germain Séhoué, « Le commandant invisible raconte la bataille d’Abidjan » soulève des réactions qui fusent de toutes parts. Pour en savoir davantage, nous avons rencontré l’auteur. Il dit tout sans faux fuyants au cours de cet entretien. 


Vous venez d'écrire un livre portant sur la bataille d’Abidjan. Peut-on savoir les motivations? 

Je suis journaliste, mais avant tout écrivain. Et lorsque j’ai observé la crise ivoirienne, la rébellion et ses caprices, les complots, les mensonges, la méchanceté des hommes et de la communauté internationale, les morts inutiles, les calomnies, la façon dont Laurent Gbagbo a été honni et trimbalé à la Cpi, mon cœur a saigné et je me suis dit : il faut percer un mystère ! Car ce que les gens ont besoin de savoir aujourd’hui, c’est qui a fait quoi dans ces crimes ? On accuse tout le monde ou plutôt, on pointe du doigt le camp Gbagbo. Mais en vérité, qui a fait quoi ? C’est la question centrale ! Pendant la guerre, chacun était dans sa maison ou caché quelque part, sans savoir ce qui s’est réellement passé dehors, derrière les écrans de fumée des bombes. Et la providence m’a permis d’être remarqué par un sachant. Un de ceux qui menaient des actions et exactions et prenaient une part active à la guerre, Séméfia Sékou alias Colonel Sékouba, commandant du théâtre des opérations du fameux Commando invisible. Donc ma motivation, c’est de contribuer à faire éclater la vérité et à libérer Laurent Gbagbo, comme tous mes confrères le font chacun à sa manière, parce que sa place n’est pas à la Cour pénale internationale(Cpi). Certes, Gbagbo a ses défauts, mais il ne mérite pas la Cpi. 

Comment s'est fait le choix de votre acteur principal ? 

« Le Commandant invisible raconte la bataille d’Abidjan », n’étant pas un roman, une œuvre de fiction, mais le récit d’une succession de faits de guerre, un témoignage, c’est la qualité du sachant qui a déterminé son choix. D’ailleurs, ce n’est pas moi qui l’ai choisi, mais c’est lui qui m’a choisi pour des raisons qui lui sont propres, alors que je ne le connaissais même pas. Je l’ai accepté parce que c’est une bibliothèque sur la rébellion ivoirienne. C’est un acteur conforté et repenti. J’ai compris que j’avais une mission auprès de lui et je ne devais pas négliger cette mission si vraiment j’aimais mon pays. C’est la mission que j’ai accomplie en publiant le livre. 

A vous lire, il semble que la mort de Yves Lamblin, du colonel Dosso, Philippe Rémond n'est pas un fait anodin imputable au camp Gbagbo comme on nous laisse croire. Sur quoi fondez-vous votre confiance pour affirmer de telles révélations? 

Je fonde ma confiance sur la qualité du Commandant invisible ; il a été le commandant du théâtre des opérations du Commando invisible. Et il ne suffit pas de le déclarer, quand il relate comment il a opéré, vous ne pouvez que le prendre au sérieux. Je compte aussi sur la cohérence de ses propos, sur son courage à avouer ses propres crimes et son engagement à faire éclater la vérité sur cette crise. Je fonde ma confiance sur sa connaissance du sujet. C’est un sachant lucide. 

Après la sortie du livre, quelles sont les réactions que vous avez reçues des deux camps, Gbagbo et Ouattara ? 

Du côté des pro-Gbagbo et des patriotes de tous bords, c’est l’explosion de joie, une vague d’espoir quant au sort de leur leader en prison à La Haye. Et ce sont eux qui font la promotion du livre ; c’est comme si j’ai trouvé ce qu’ils recherchaient depuis. Donc le livre a été bien accueilli et le moins que je puisse dire, c’est que la demande est forte. Du côté de Ouattara, c’est le calme, le silence, à part quelques grognons qu’il faut comprendre. Mais même parmi les pro-Ouattara, beaucoup ont lu déjà le livre et d’autres cherchent à le lire. Parce qu’autour de Ouattara, il y a des gens à qui nos écrits font énormément du bien, des gens qui nous lisent, nous bénissent mais qui sont là-bas pour préserver leurs privilèges sociaux. Et même le chef de l’Etat, je le considère comme mon cousin et je lui ai expliqué dans un de mes billets, que j’ai publié ce livre pour participer à la construction de la démocratie et non pour le provoquer. Et je crois qu’il m’a compris. 

Ne craignez vous pas pour votre vie en abordant un sujet aussi sensible ? 

Si, je crains pour ma vie. Mais la crainte pour ma vie ne peut me détourner de la construction de l’histoire de mon pays à laquelle tout écrivain est appelé en ces temps particuliers que la postérité aura besoin de bien comprendre. Dans tous les cas, le chef de l’Etat Ouattara sait où je suis. Il a tous les services de renseignements avec lui. Il est convaincu que je suis un journaliste opposant radical contre sa politique depuis 1992, et si je suis là, en train d’exercer librement, avec quand même quelques « tacles » du Cnp (Conseil national de la presse, ndlr), c’est parce qu’il ne me veut pas de mal. Il dit vouloir bâtir un grand pays, or un grand pays a besoin de tous ses enfants, les partisans et les opposants, les écrivains laudateurs comme les écrivains pourfendeurs. C’est la diversité qui donne le génie d’une nation. Je ne suis pas d’accord avec lui, mais ce n’est pas pour autant qu’il va encourager le cousin Soumahoro à me précipiter au cimetière. Ça ne serait pas fraternel de sa part de me faire ça. Lui-même sait qu’au cimetière, il n’y a pas de démocratie, il n’y fait pas bon vivre. Mais dans tous les cas, ma sécurité est entre les mains du chef de l’Etat. C’est mon cousin ! Parce que dans ce que j’ai écrit, il y a beaucoup d’Ivoiriens qui y ont trouvé leur joie. Or, lui cherche à rendre les Ivoiriens heureux. Je suis donc à féliciter par le Grand Cousin et non à confier aux croque-morts. 

Qui est en réalité ce commandant invisible? 

Le Commandant invisible est Séméfia Sékou alias Colonel Sékouba, un proche de feu Ibrahim Coulibaly, qui fut le commandant du théâtre des opérations du fameux Commando invisible à Abobo. Le Commando invisible n’était pas une vue de l’esprit comme tentent de le faire croire ceux qui veulent délibérément travestir l’histoire de la Côte d’Ivoire. Nous avons travaillé lorsqu’il était prisonnier à la Maca. Je n’ai jamais vu son visage. Mais il a eu la chance de s’évader de la prison avant la sortie du livre. Il n’est plus en Côte d’Ivoire, mais ce que j’ai appris, c’est que sa tête est mise à prix par le pouvoir désormais éclairé par le livre, il serait également recherché pour «être abattu » par l’Onuci, l’Ecomog, la Cedeao et l’Union africaine, de sorte qu’il n’arrive pas à la Cpi où il a promis faire un déballage sur la crise ivoirienne.

Où l'avez-vous rencontré le « Commandant invisible » et à quel moment de la bataille d'Abidjan ? 

Je ne l’ai pas rencontré au cours de la bataille d’Abidjan, puisque, moi-même, à ce moment là, je m’étais mis en lieu sûr comme ceux qui le pouvaient. Mais je suis croyant et j’ai compris que c’était écrit quelque part que je devais travailler avec lui. Une nuit, il m’a envoyé sur mon téléphone portable un message (sms) me disant qu’il avait une révélation à faire et qu’il était à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). Et qu’il fallait que j’y aille pour le rencontrer. J’ai cru que c’était ces mêmes plaisantins qui fatiguaient les journalistes. Mais il a insisté. Mais à cause de mes problèmes de santé, je ne pouvais me rendre là-bas au risque de rester débout pendant longtemps. Alors, j’ai transféré ses sms précis, qui ne laissent indifférent, à un collègue. Ce collègue n’a pas réagi. Je les ai ensuite transférés à un autre, que j’ai même encouragé à y aller. Il a pris peur et m’a répondu que cela pouvait être un piège du régime pour nous arrêter. J’ai donc proposé au prisonnier de travailler dans un premier temps à partir du téléphone, ensuite je me rendrais à la Maca pour le voir. C’est ainsi que nous avons commencé. Pour le reste, c’est un secret professionnel. 

Pourquoi le choix de ce titre et pas un autre ? 

Je me suis dit que le Commando invisible qui a sévi à Abobo, était dirigé par un Commandant, chef du théâtre des opérations qui ne pouvait-être lui-même qu’invisible, si l’on veut rester dans leur terminologie. Et c’est son caractère « invisible » qui peut être excitant pour le public, même si ses révélations sont plus captivantes. Alors j’ai fait la composition avec son récit de la bataille d’Abidjan. Parce que c’est ce que les gens ont besoin de savoir. Pendant la guerre, chacun était dans sa maison où caché quelque part sans savoir ce qui s’est réellement passé. Or celui qui menait des actions et prenait une part active à la guerre, est bien placé pour un témoignage conforté. C’était le cas de Séméfia Sékou alias Colonel Sékouba. 

Le livre est sorti à quelques jours de la première date prévue pour le procès le 18 juin de Laurent Gbagbo, est-une coïncidence ou le fait du hasard ? 

Non, pas de hasard concernant ce livre. Le Commandant invisible n’est pas le premier tapuscrit que j’ai déposé à L’Harmattan ces derniers temps. Il y a avant lui La dérive de l’ambassadeur, en réédition, un texte prêt à l’impression. Mais c’est le caractère du « Commandant invisible » qui l’a fait passer avant les autres. C’est un livre qui a une mission urgente : contribuer par son contenu sans complaisance, à prouver l’innocence de Laurent Gbagbo et à sa libération. L’Harmattan a donc bousculé son programme de fabrication, d’impression pour sortir le Commandant invisible juste avant le procès prévu le 18 juin 2012 afin qu’il pèse dans la balance. Il a été positionné pour servir de co-avocat ou « supplétif » à la défense du Président Gbagbo. Vous avez dû constater les demandes de report du procès faites par les avocats pour mieux ficeler la défense à la lumières des nouveaux éléments et aussi pour protéger les témoins dont on ne parlait pas au départ. 

Selon vous qui a donc tué Yves Lamblin et ses collaborateurs ? 

La réponse à votre question se trouve dans le livre, dans le récit du « Commandant invisible ». Et je pense que les familles de ces personnalités, ainsi que celle du colonel Dosso Adama sont maintenant situées et devraient m’être renaissantes d’avoir été gratuitement leur détective privé, sauf si elles ont plus à gagner qu’on retienne que ces crimes sont du camp Gbagbo. On ne sait jamais, dire que c’est Gbagbo le criminel, serait aujourd’hui un bon fonds de commerce. Et concernant particulièrement la mort du colonel Dosso Adama, le chef de l’Etat même devait me féliciter, parce que, apparemment, puisque le « Commandant invisible » a avoué avoir fait exterminer tous les compagnons du colonel Dosso Adama avant de le faire abattre ce jour-là, il n’y a eu aucun témoin pour savoir ce qui s’était réellement passé. Et donc Ouattara et son camp pouvaient soupçonner à loisir le camp Gbagbo qui était en conflit avec lui, sans penser au règlement de compte du Commando invisible. Il a donc fallu ce livre pour que Ouattara soit éclairé sur ce sujet et se rende compte que sa propre épouse l’a même échappé belle à cette occasion. Donc j’ai rendu service, à mon niveau, à mon Cousin. 

Que vous voulez-vous qu'on retienne de la lecture de ce livre ? 

Ce livre ne vient pas mettre en valeur l’auteur, mais il apporte à l’histoire de la Côte d’Ivoire une lumière d’une qualité particulière pour l’ensemble des Ivoiriens. Qu’ils soient pro-Gbagbo ou pro-Ouattara, il permet à tous de découvrir des choses comme ils n’en avaient jamais imaginé. L’information et la connaissance ne tuent pas. C’est vrai, des gens peuvent être surpris, abasourdis, déçus ou retournés, mais c’est cela aussi le charme de la démocratie. Que ceux qui ont l’antithèse de ces révélations, écrivent leurs livres, les Ivoiriens vont comparer. Et c’est la Côte d’Ivoire qui va gagner. 



Entretien réalisé par Odette Latey in le quotidien ivoirien "Le Temps". 

lohboris@yahoo.fr 


 

SYRIE: VLADIMIR POUTINE SONNE LE TOCSIN ET LA FIN DE LA RECREATION

 

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Derrière les plis de l’actualité, les non-dits, l’escroquerie intellectuelle et médiatique, la ruse et le mensonge, de cet impérialisme meurtrier, accompagné toujours d’un discours humanitaire, qui est en train de vouloir rééditer ses exploits passés, il faut dire non. Mais, derrière cette façade triturée du bien se cache en fait, le bruit et la fureur. Le refus permanent de tendre la main, le diktat, la violence et le perpétuel logos morbide et mortifère.

Il n’est pas utile de revenir ici sur les exploits de prêcheurs de haine qui s’habillent d’oripeaux élogieux pour semer la misère, la détresse et la mort. Comment un Américain peut-il, aujourd’hui, parler d’humanitaire avec les exploits de son pays à Hiroshima et Nagazaki (Japon), au Vietnam, en Irak ou en Afghanistan, pour ne citer que ceux-là ? Avec un tel parcours jonché de macchabées, il serait plus intelligent de se taire sur le dossier syrien et rechercher la paix au lieu d’attiser les tensions en mettant de l’huile sur le feu.

Dans son dernier démiurge, qu’il veut sain et moral, le président russe Vladimir Poutine dit, « stop ». Au mensonge, à la falsification, au diktat, à la haine. Pour ceux qui doutent encore du complot ourdi par de nombreux pays contre la Syrie, la Russie propose un plan de sortie de crise que ceux qui aiment véritablement la Syrie ne peuvent refuser. Le Gouvernement syrien lui-même se dit prêt à discuter “sans conditions”. Or dans le bruit et la fureur occidentale, on n’entend que le sempiternel refrain maladif « Assad doit partir ».

A défaut de se prendre pour Nostradamus pour savoir que ce départ de Bachar Al-Assad est la solution à tout, pour qui se prennent ceux qui l’exigent ? Dieu ? De quel droit, nous souhaitons le savoir, Barack Obama, François Hollande, David Cameron, les Turcs et les « démocraties » du Golfe disposent-ils pour exiger un changement dans un pays souverain tiers ? Faut-il changer le droit international pour les beaux yeux de ces hommes et ces femmes ? Ce serait inique, quoique, la Libye a été le laboratoire, la zone d’expérimentation, de la raison du plus fort qui échappe à tout contrôle.

Furieux et désabusés après cet épisode qui a vu des personnes, sous prétexte de protéger des civils, sont allés détruire un pays, la Chine et la Russie refusent désormais de se faire à nouveau entuber. La Libye qui était l’un des pays les plus sûrs d’Afrique et le plus riche, est aujourd’hui à la remorque. Plus dangereux et vivant désormais de l’aide internationale. Hier, le ministre de l’Intérieur a déposé le stylo, pour s’opposer à ceux qui refusent de déposer les armes. Ici, désormais, ce sont les bandes armées qui font la loi, d’où, les élections et l’instauration d’une démocratie d’exclusion en sont le résultat. Faut-il parler du Mali ? Visiblement, les Occidentaux préfèrent avoir la même situation en Syrie.

Poutine est conscient que la bête immonde rôde et ne laissera pas un seul espace, une seule erreur, pour passer à l’acte. Il réitère son soutien à la Syrie, expliquant le sens des 3 vétos russes, que semble ne pas vouloir admettre les ennemis de la Syrie. Une façon simple, et avec grande conviction, de dire à ceux qui sont en train de déstabiliser la Syrie que leurs actions unilatérales sont vouées à l’échec…

Dans le texte, s’adressant à ceux qui ne veulent pas entendre raison sur la situation et la position russe, il a dit ceci :

« Il faut que tout le monde prenne en considération sans sous-évaluer cette équation de la réaction russe qui peut aller plus loin que l’on n’imagine. L’utilisation du droit de veto à trois fois consécutives au Conseil de sécurité est, en définitive, un message clair pour tous.”

C’est dit !

 

Source: ALLAIN JULES

mardi, 28 août 2012

TENTATIVE D'EXTRADITION MENEE PAR LE REGIME OUATTARA - LES DESSOUS DE LA DERNIERE AFFAIRE KONE KATINAN

 

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Le ministre Justin Katinan Koné


Deux mois et demi après le «mensonge d’Etat» sur la fausse arrestation du ministre Koné Katinan au Cameroun, le régime a ravivé le «dossier», cette fois-ci en ventilant dans ses canaux locaux, le samedi 25 août 2012, une information relative à l’arrestation et à l’extradition imminente du porte-parole du président Laurent Gbagbo du territoire ghanéen vers la Côte d’Ivoire. Par la suite, le week-end a été riche en annonces et en démentis, en coups tordus et en opérations de manip' plus ou moins réussies. Que s’est-il passé exactement? Tout par d’un déplacement en Afrique du Sud du ministre Justin Katinan Koné, porte-parole du président Laurent Gbagbo, invité par l’ex-président sud-africain Thabo Mbeki à Johannesburg pour prendre part aux travaux de l’African Forum, plateforme regroupant notamment d’anciens chefs d’Etat africains. C’est en compagnie de Me Lucie Bourthoumieux, une des avocates de Gbagbo, que Katinan séjournera du dimanche 19 au vendredi 24 août dernier en Afrique du Sud. 

A la fin de son séjour fort enrichissant, au vu de la densité et de la qualité des personnalités rencontrées, le ministre du Budget du Gouvernement Aké N’Gbo et l’avocate Me Lucie Bourthoumieux regagnent la capitale ghanéenne d’où ils sont partis. C’est par un vol régulier de la South African Airways qu’ils atterriront à l’aéroport international Kotoka d’Accra. Après les formalités d’usage, c’est à leur sortie de l’aéroport, qu’ils seront apostrophés par des agents de la police ghanéenne. Et pour cause: une short-list de personnalités ivoiriennes en exil a été transmise par les autorités ivoiriennes. Justin Koné Katinan figure sur la fameuse short-list. Très clairement, le régime Ouattara l’accuse d’être impliqué dans les récentes attaques armées contre des cibles militaires en Côte d’Ivoire. En procédant ainsi, il espère faire prospérer sa demande d’extradition auprès d’un pays qui s’est toujours refusé à lui livrer ses opposants politiques. 

C’est donc en raison de ces accusations fallacieuses que Koné Katinan sera interpellé par les services de l’immigration et gardé depuis lors dans les locaux du Bureau of national investigation (BNI), l’équivalent de la Direction de la surveillance du territoire (DST) ivoirienne. Et avant même que les autorités ghanéennes ne communiquent sur l’affaire, c’est curieusement Abidjan qui a ventilé l’information de l’arrestation du ministre Katinan et de son «imminente extradition» dans la journée du samedi dernier. 
 
La Constitution ghanéenne, le rempart de Katinan
 
Une extradition qui n’est jusque-là pas encore intervenue. Parce que contrairement au Togo, le Ghana est pointilleux sur le respect des lois et des procédures. Et dans le cas de l’affaire Katinan, les autorités ghanéennes butent principalement sur les dispositions de la Constitution ghanéenne de 1992, qui sont assez strictes concernant tout ce qui est relatif à l’extradition et au non refoulement. De plus l’ex-ministre du Budget du gouvernement Aké N’Gbo bénéficie du statut de réfugié reconnu par les autorités ghanéennes et le HCR. On se souvient que c’est à la veille de la visite de Ouattara à Accra, le 6 octobre dernier, que le Parlement ghanéen avait voté à l’unanimité une disposition reconnaissant le droit d’asile et favorisant le statut de refugié aux dizaines de milliers d’Ivoiriens qui avaient trouvé refuge dans ce pays voisin. 

Si le Ghana a confirmé l’interpellation de Katinan Koné qui revenait du pays de Nelson Mandela, son extradition est loin d’être acquise. Selon les informations en notre disposition, cette «garde à vue» prolongée est en réalité une mesure sécuritaire prise par les autorités ghanéennes à l’endroit de celui qui porte la voix du président Laurent Gbagbo. Devant la tournure et la sur-médiatisation de cette affaire, les autorités ont jugé bon de mettre à l’abri le concerné. Qui a pu rencontrer des membres de sa famille dans la soirée de samedi dernier. 
 
Une action longtemps préparée par le régime Ouattara
 
Selon nos sources, des informations à la précision troublante sur l’arrestation d’un «gros poisson» parmi les exilés politiques au Ghana circulaient depuis quelques temps. Les autorités ivoiriennes, notamment le ministre des Affaires étrangères, au cours de sa conférence de presse du lundi 20 août dernier, avaient annoncé l’accélération des procédures avec le Ghana sur les extraditions. De son côté, le ministre de l’Intérieur avait subtilement laissé entendre au cours d’une rencontre que le Ghana était disposé à collaborer. C’est pour cette raison qu’Abidjan a été la première capitale à ventiler l’information sur l’arrestation de Katinan. Avant d’annoncer le samedi matin avoir dépêché des juges (et des éléments de la DST) à Accra pour obtenir son extradition. Cette délégation a-t-elle réellement quitté Abidjan? En tout cas, les autorités ghanéennes ne confirmeront pas la venue d’une délégation ivoirienne pour négocier l’extradition du porte-parole de Laurent Gbagbo. Alors s’agissait-il d’un coup de bluff médiatique destiné à faire pression sur Accra? Une chose est sûre : le régime d’Abidjan est prêt à tout pour obtenir la «tête» de Katinan sur un plateau d’argent. Celui dont l’arrestation et l’extradition ont été plusieurs fois annoncées y compris par Ouattara lui-même. 
 
Dlamini-Zuma, Mbeki et Rawlings suivent le dossier
 
Le Ghana va-t-il céder à la pression «ouattaresque»? Pas si sûr. Surtout que c’est volontairement que les autorités ghanéennes ont «construit» un mur juridique en béton armé qui protège les exilés politiques. De plus, Katinan et ses camarades jouissent du regard protecteur de l’ex-président John Jerry Rawlings qui ne ménage aucun effort quand il s’agit des pro-Gbagbo. Selon les informations en notre possession, ce dernier est au fait de cette affaire et ne tient pas à ce que son pays «vende» des frères ivoiriens. Plus loin d’Accra, le dossier est très suivi par les autorités sud-africaines. Notamment, la présidente de la Commission de l’UA, Mme Nkozasana Dlamini-Zuma, et l’ex-président Thabo Mbeki qui ont eu des entretiens avec le ministre Katinan Koné lors de son récent séjour à Johannesburg. 

De leur côté, les proches de Katinan Koné sont confiants et assurent qu’il ne sera pas extradé et recouvrera la liberté assez rapidement. Pour l’heure, l’affaire reste entre les mains de John Dramani Mahama, le successeur constitutionnel de John Atta Mills.
 
 

Frank Toti et Marc K. Blanchard



lundi, 27 août 2012

UNE MILITANTE DU RDR ACCUSE HAMED BAKAYOKO DE CORRUPTION DANS L'AFFAIRE KONE KATINAN

 

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Lu sur le mur Facebook de Massandjé Koné, une amie RDR (posté par elle).


Voici les faits et jugez en vous-mêmes. Je suis dégoutée par cette manière de diriger la nation ivoirienne. A l’issue de son voyage en Afrique du Sud sur invitation de l'ANC, Koné Katinan est arrivé à l’aéroport international d’Accra-Kotoka par un vol régulier de la compagnie aérienne South African Airways.

C’est à sa sortie de l’aéroport, après toutes les formalités usuelles et dans l’attente de son chauffeur, que Koné Katinan a été interpellé par des policiers dont on découvrira par la suite qu’ils sont d'Interpol Ghana. Ces derniers, notoirement dans un deal avec quelques membres de notre gouvernement (Hambak, en particulier), à l’insu des autorités ghanéennes, ont voulu remettre Katinan dans l’avion pour le livrer à Abidjan, comme ce fut le cas du Commandant Anselme Séka Yapo, depuis l’aéroport de Lomé.

L’avocate Lucie Bourthoumieux, qui avait fait le voyage avec Katinan, s’y est opposée de manière très ferme et a clairement indiqué aux policiers que la destination finale de son client était Accra et non Abidjan. C’est sur ces discussions que l’affaire atterrit à la police de l’immigration de l’aéroport et ensuite au BNI (Bureau National d’Investigation), DST ghanéenne.

Là-bas, tout le monde est surpris par ce qui apparait visiblement comme un enlèvement organisé par le pouvoir ivoirien, avec la complicité manifeste de certains policiers du Ghana. On parle même d’une affaire de gros sous. Actuellement où je vous parle, ces policiers viennent d'être relevés de leur fonction. Katinan est en résidence surveillée, le temps que le Président Dramani rentre de son voyage.

Voici l'histoire très humiliante que nous vivons depuis hier. Au passage, je crois, avec mon expérience, que nous nous trompons de cible, notre ennemi est dans notre propre maison. Ce n'est pas le FPI!

 

Sur la page Facebook de Ma Patrie.

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

dimanche, 26 août 2012

L'IMPOSTURE DU PREMIER HOMME SUR LA LUNE

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L'équipage d'Apollo 11 en mai 1969: Neil Armstrong (à gauche), Michael Collins (au centre) et Edwin «Buzz» Aldrin (à droite) HANDOUT / REUTERS

 

La mort de l'astronaute américain Neil Armstrong, présumé premier homme à avoir marché sur la lune, nous donne l'occasion de dénoncer une nouvelle fois les manipulations médiatiques et les conspirations américaines, à l'image des attentats du 11 septembre 2001. Aucun homme n'a jamais marché sur cette lune. Preuve à l'appui dans cette vidéo que nous vous recommandons fortement. Comment un mensonge aussi odieux, une supercherie aussi énorme, a pu prospérer aussi longtemps?

 

 


Appréciez l'ampleur du complot et de l'escroquerie morale à travers les réactions ci-dessous. Ainsi va ce monde de ténèbres épaisses! 


 

Mort de Neil Armstrong: «Un homme qui nous a appris l'énorme pouvoir d'un seul petit pas»

 

 

Réactions - Sa famille, Barack Obama ou encore Buzz Aldrin font l'éloge de l'astronaute américain, décédé à l'âge de 82 ans...

 

Si Neil Armstrong n'a jamais voulu qu'on lui colle l'étiquette de «héros», il aura bien du mal à y échapper, d'autant plus après son décès survenu ce samedi à l'âge de 82 ans. 

>> Notre diaporama de 50 ans de conquête spatiale est à voir par ici

Comme l'a indiqué sa famille dans le communiqué annonçant sa disparition, Neil Armstrong a toujours considéré qu'il n'avait fait «que son travail». «Il a servi fièrement son pays, en tant que pilote de chasse et astronaute», indique-t-elle, ajoutant que le natif de l'Ohio était resté un passionné de l'aviation et de l'exploration spatiale toute sa vie. Pour sa famille, Neil Armstrong reste «un exemple pour les jeunes qui, à travers le monde, travaillent dur pour réaliser leurs rêves, avec le souhait d'explorer et de repousser les limites, ainsi que de servir de manière désintéressée une cause beaucoup plus grande qu'eux-mêmes». 

L'un «des plus grands héros américains»

Afin d'honorer la modestie qui collait à la peau de Neil Armstrong, sa famille souhaite ainsi que chacun lui rende hommage ainsi: «La prochaine fois que vous marchez dehors par une nuit claire et que vous voyez la Lune qui vous sourit, pensez à Neil Armstrong et faites-lui un clin d'oeil.»

Le président américain, Barack Obama, n'a cependant pas pu se contenter d'une sobre réaction. Pour lui, Neil Armstrong est «un homme qui nous a appris le pouvoir énorme d'un seul petit pas». L'ancien astronaute «faisait partie des plus grands héros américains, pas seulement de son temps, mais de tous les temps», a-t-il ajouté ce samedi dans un communiqué. «Quand lui et son équipage ont décollé à bord d'Apollo 11 en 1969, ils portaient en eux les aspirations d'une nation toute entière. Ils ont voulu montrer au monde que l'esprit américain peut voir au-delà de ce qui paraît inimaginable, qu'avec assez de conduite et d'ingéniosité, tout est possible», indique encore Barack Obama.

« La Lune a perdu son premier fils terrien»

La mort de Neil Armstrong réunit évidemment toutes les tendances politiques américaines, même en pleine campagne électorale. «Neil Armstrong prend place aujourd'hui au panthéon des héros. Avec un incommensurable courage et un amour sans borne pour son pays, il a marché là où aucun homme n'avait marché auparavant. La Lune a perdu son premier fils terrien», a souligné Mitt Romney, candidat républicain à l'élection présidentielle.«J'ai rencontré et discuté avec Neil Armstrong il y a à peine quelques semaines, sa passion pour l'espace, la science et la découverte et son dévouement à l'Amérique m'inspireront durant ma vie», a-t-il poursuivi.

«Un vrai héros est retourné vers les cieux où il a déjà volé une fois», a déclaré le républicain John Boehner, président de la Chambre des représentants. «Neil Armstrong a inspiré des générations de garçons et de filles à travers le monde, non seulement par son exploit monumental, mais par l'humilité et la grâce qu'il a porté en lui jusqu'à la fin. L'Ohio a perdu l'un de ses fils les plus fiers. L'humanité a gagné une légende», a-t-il ajouté dans un communiqué. 

«Mon ami Neil a fait un petit pas, mais un pas de géant qui a changé le monde»

Buzz Aldrin, son fidèle compagnon d'équipage sur Apollo 11, lui a également rendu un hommage émouvant ce samedi, évoquant sa grande «tristesse» d'avoir perdu un partenaire, mais aussi un ami. «Quand je regarde la Lune, cela me rappelle ce moment, il y a plus de quarante ans, lorsque j'ai réalisé que même si nous avions été plus loin de la Terre que personne auparavant, nous n'étions pas seuls», a-t-il indiqué. Pour l'ancien astronaute, Neil Armstrong était «un vrai héros américain et le meilleur pilote» qu'il n'ait jamais connu. «Mon ami Neil a fait un petit pas, mais un pas de géant qui a changé le monde et restera à jamais comme un moment important de l'histoire de l'humanité», ajoute-t-il.  «Il était le meilleur et il va terriblement me manquer», a ajouté Michael Collins, lui aussi membre de la mission Apollo 11.

Buzz Aldrin avait l'espoir que lui, Neil Armstrong et Mike Collins, puissent se réunir en 2019, pour célébrer les 50 ans du premier pas sur la Lune. «Malheureusement, cela ne se fera pas. Neil sera certainement parmi nous avec son esprit», conclut-il.

 

Corentin Chauvel


Source: 20 MINUTES

AFFAIRE KATINAN: L'IRRITATION DU GHANA ET DU MONDE ENTIER FACE A OUATTARA

 

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En refusant de livrer KATINAN ce samedi, le Ghana ouvre une relative tolérance vis-à-vis de ses exilés Ivoiriens, mais exprime surtout une option politique soutenue par ses populations, des Ghanéens de plus en plus hostiles à la politique du gouvernement Ouattara. C’est la marque d’une réelle réserve face à l’attitude du gouvernement Ouattara, relativement à la réconciliation nationale et au sort reservé au Front Populaire Ivoirien [FPI]. Le Ghana bénéficie dans cette rébellion contre Ouattara du soutien de l’Afrique du Sud et de plus en plus de pays africains. Même la France et les USA se sentent désormais poussées à prendre des distances d’avec ADO, si le dialogue républicain direct ne prend pas forme.

Katinan Koné qui était contesté, jalousé, redevient un héros dans le camp Gbagbo !

Le FPI, et c’est son plein droit, trouve dans cette résistance internationale contre Ouattara, un ferment de mobilisation fournit par le pouvoir Ouattara lui-même. Désormais, la communauté internationale devient impatiente et pourrait manifester publiquement une mauvaise volonté, si le pouvoir Ouattara maintient la ligne intransigeante actuelle face à l’opposition FPI et l’opposition ivoirienne en genéral.

Dans cette situation, le PDCI semble fuir ses responsabilités. Oubliant qu’il est comptable aussi bien des échecs que des succès, Bédié ne réagit que lorsque Ouattara le consulte. Ce que ce dernier fait de moins en moins. Quand on l’interpelle, le président du PDCI s’en remet à Ahoussou [premier ministre sans réels pouvoirs], lorsqu’il [Bédié] ne lève pas les bras au ciel en disant: « Alassane voulait être président, qu’il montre ce dont il est capable. » Le Ghana et le monde entier savent tout ça, et sont décidés à empêcher Alassane Ouattara de n’en faire qu’à sa tête avec cette justice vindicative, sans aucune sanction pour les abus et criminels de son propre clan politico-militaire mono-ethnique.

Plus de 16 mois après le 11 avril 2011, seuls les pro-Gbagbo sont victimes des poursuites de Ouattara. Ce qui n’est plus acceptable pour les Ivoiriens dans leur écrasante majorité, ni pour les Ghanéens, ni pour les Africains, encore moins pour l’ONU et l’Union européenne.

Alassane Ouattara le sait désormais.

On peut affirmer, ce samedi soir, que l’entêtement de Ouattara dans le dossier Katinan, sonne les débuts de son isolement diplomatique.


 

La rédaction de Connectionivoirienne.net

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

 

 

 

 

 

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Côte d'Ivoire: Arrestation de Katinan Koné au Ghana, ce qui s'est réellement passé

 

Contrairement à ce que les médias à la solde du régime Ouattara veulaient faire croire, le ministre Justin Katinan Koné a été brièvement interpellé en compagnie d'une avocate du président Gbagbo lors d'un contrôle de police aux frontières au Ghana à l'aéroport de Takoradi alors qu'il revenait d'Afrique du Sud ce vendredi soir..

Malgré l'insistance, la demande et la pression du camp Ouattara et ses soutiens extérieurs, pour sa livraison en vue d'une extradition vers la Côte d'Ivoire, les autorités ghanéennes se sont refusées à livrer le ministre ivoirien délégué au budget du dernier gouvernement du président Laurent Gbagbo qui a, selon nos sources sur place, quitté tranquillement son lieu d’interpellation pour se rendre dans une villa de la banlieue d'Accra.

Selon nos informations, les autorités ghanéennes auraient rappelé la loi en vigueur en matière d'extradition sur leur sol aux "envoyés" spéciaux de Alassane Ouattara qui sans nul doute guettaient son arrivée.

En tout cas, Il est en ce moment à son domicile au moment ou nous écrivons ces lignes.

Le camp Ouattara va-t-il s'avouer vaincu dans cette affaire....?

Nous vous tiendrons informés s'il y a un quelconque changement.


 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

vendredi, 24 août 2012

J'ACCUSE OUATTARA (THEOPHILE KOUAMOUO)

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Dans la courte liste des livres qui tentent de nous faire comprendre à la fois les pans obscurs du conflit ivoirien et la responsabilité d'Alassane Ouattara, ce dernier essai de Théophile Kouamouo est assurément le plus audacieux et celui qui s'adresse au grand public et non point à des spécialistes de la chose politique. Sur un ton franc et admirablement clair, l'auteur suit non seulement la ligne chronologique des événements et des discours qui les ont préparés puis nourris mais aussi la savante construction des propos qui, çà et là, ont tenté de "blanchir" Ouattara et souiller Laurent Gbagbo, dernier adversaire devenu son ennemi. 

L'indignation de Théophile Kouamouo devant la justice des vainqueurs est d'autant plus grande qu'ayant fait du traitement de l'information sur la Côte d'Ivoire sa spécialité, il a été très attentif aux propos partiaux de certains de ses confrères français et aux malignités avec lesquelles certaines organisations non gouvernementales, - comme Human Rights Watch - fabriquent de toutes pièces des faux pour discréditer ou disculper selon leur bon vouloir. Conscient du caractère ouvertement accusateur de son ouvrage, en bon tacticien, l'auteur remonte dans le passé jusqu'aux premiers signes annonciateurs du cataclysme ivoirien. Et là, que découvre-t-on ? Non pas "l'ivoirité" - la prétendue cause de tous les maux des Ivoiriens - mais bien la "charte du Nord" qui lui est antérieure et qui avait clairement dans ses lignes choisi Alassane Ouattara comme son étendard alors qu'aucune élection présidentielle n'était annoncée. Jamais la "Charte du Nord", ce "brûlot ethnocentriste datant de 1991", n'a été replacée avec autant de justesse dans l'histoire du conflit ivoirien pour en montrer les racines locales. Cette démarche fait apparaître de façon éclatante que, dès le départ, Alassane Ouattara avait choisi la voie tribale pour conquérir le pouvoir. 

De toute évidence, c'est dans le chapitre intitulé "MPCI = RDR" que l'auteur fait éclater son talent d'enquêteur didacticien. Prenant sans cesse le lecteur à témoin, il le tient par la main, l'interroge, lui explique les liens existants entre tel discours et telle action qui le suit, puis le conduit logiquement à l'implacable conclusion. Il démontre ainsi l'implication de nombreuses personnalités issus du Nord dans toutes les actions conduites par les forces rebelles contre la Côte d'Ivoire. Le lecteur ne peut alors que se poser la question de savoir si le mutisme des personnalités nordistes qui n'ont pas suivi Ben Soumahoro et Balla Keïta dans leur refus de ce contrat tribal n'était pas un mutisme complice. N'oublions pas qu'ils ne se sont désolidarisés de manière collective et officielle de la rébellion qu'après les élections et le verdict du Conseil Constitutionnel. Jamais auparavant ils n'avaient démenti de la même manière les rebelles qui disaient s'exprimer au nom de tous les Nordistes ! Jamais ils n'avaient jugé offensant et dangereux l'attitude des leaders de leur bord qui, souvent, dans leur fief, abandonnant tout à coup le discours officiel en langue française, s'exprimaient en langue locale pour annoncer le projet de reconquête du pouvoir! 

Après la démonstration que la guerre ivoirienne était programmée intérieurement et extérieurement, Théophile Kouamouo s'attache, dans les derniers chapitres de cet ouvrage, à nous faire comprendre pourquoi malgré tous les crimes commis - (les gendarmes de Bouaké - les massacres de Petit-Douékoué et de Guitrozon - le massacre d'Anonkoua kouté - les massacres dans l'Ouest et à Douékoué - Les violences à l'hôtel du Golf) - et reconnus parAmnesty International et l'Agence Reuters, Alassane Ouattara ne sera jamais jugé par la justice internationale. Il ne le sera pas parce que "dans sa structure, [cette institution] est fondamentalement plus un instrument politique aux mains de ses bailleurs de fonds qu'une véritable institution judiciaire telle que conçue par les grandes démocraties" ; et aussi parce que "par une transitivité presque parfaite, (...) Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et un certain nombre de dignitaires onusiens, sont aussi coupables"de ces crimes contre l'humanité. Le livre montre d'ailleurs comment, sur place, le représentant de l'ONU a travaillé pour garantir à Ouattara une parfaite impunité. 

Théophile Kouamouo nous montre donc qu'en prêtant attention aux propos des uns et des autres, les événements qui ont marqué le conflit ivoirien font indiscutablement d'Alassane Ouattara le grand bénéficiaire de tous les crimes des mouvements rebelles. La démarche analytique dont il fait preuve ici rend ce conflit compréhensible par tous : Africains, Européens, Ivoiriens. La richesse de la documentation et cette manière d'interpeller constamment le lecteur font de l'auteur un excellent juge d'instruction, conscient que son rôle est de s'attacher à tous les actes utiles à la manifestation de la vérité. Une vérité qui condamne Alassane Ouattara et qui est désormais à la portée de tous !


Raphaël ADJOBI               


Titre : J'accuse Ouattara, 114 pages

Auteur : Théophile Kouamouo

Editeur : Le Gri-Gri International, mai 2012 (10 euros)


Source: Lectures, Analyses et Réflexions de Raphaël

mercredi, 22 août 2012

JEUNE AFRIQUE DENONCE LES DERIVES DE SORO GUILLAUME


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Capture d'écran du blog de Guillaume Soro. © Capture d'écran



Une fois n'est pas coutume. Jeune Afrique, habituellement soutien quasi-inconditionnel d'Alassane Ouattara et de son régime, a dénoncé, à travers son site internet, les derniers appels à "éradiquer" le FPI, assimilé à une "organisation terroriste", diffusé sur le blog de Guillaume Soro, qui se pose désormais en véritable média de la haine. DEBOUTCIV.


 

 

 

Côte d'Ivoire: Un post du blog de Guillaume Soro appelle à "éradiquer" le FPI, qualifié d'"organisation terroriste" 



"On aurait pu attendre moins "clivant" de la part du président de l’Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, pays à la recherche d'une réconciliation qui semble toujours hors de portée. Sur son blog personnel relayé par les réseaux sociaux, l’ancien Premier ministre Guillaume Soro a publié, mardi 21 août, un article intitulé "Le FPI : une organisation terroriste ivoirienne à éradiquer", signé par un de ses conseillers spéciaux. L’ancien parti de Laurent Gbagbo y est comparé à Al-Qaïda ou encore au Mujao.

 

Le 4 juillet 2012, Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale, déclarait : « La réconciliation nationale fait son chemin en Côte d’Ivoire ». Il semble cependant que, dans son esprit, les efforts d'apaisement soient désormais bien loin. Alors que le pays est secoué par des violences, dont les auteurs ne sont pas encore clairement identifiés, les propos belliqueux reviennent au pas de charge. Jusqu’au plus haut sommet de l’État.

De fait, Guillaume Soro a relayé sur son blog personnel, mardi 21 août, les écrits d’un de ses conseillers les plus proches, Félicien Sékongo, ancien porte-parole des Forces Nouvelles (ex-rebéllion). L’article, intitulé « Le FPI : une organisation terroriste à éradiquer », n'est rien de moins qu'un tract incendiaire à l’encontre du Front populaire ivoirien (FPI), l’ancien parti de Laurent Gbagbo, accusé - sans preuves - d'être derrière les récentes attaques contre les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI).

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"Au nom de l'humanité"

« Aqmi, Al Qaïda, Mujao... Ces organisations ont des ramifications qui prennent des appellations diverses en fonction du continent, du pays où elles sont implantées. En Côte d'Ivoire, le pendant de ces organisations est sans nul doute le FPI », explique le texte, qui trônait fièrement, mardi après-midi, en Une du blog de Guillaume Soro.

Et d’expliquer « par a + b » que « l’essence politique du FPI, c’est la banalisation de la mort, la désacralisation de la vie humaine. Ses adeptes ont appris et accepté qu'un être humain mort est comme un chien enragé qu’on tue, et pis et que cela devait même être source de réjouissance. » Avant de conclure : « C'est le lieu donc d'appeler à l'union sacrée pour éradiquer, une fois pour toutes, le fléau FPI. Cela, au nom de l'humanité. » Rien que cela.

La Côte d’Ivoire avait-elle besoin d’un nouvel appel à la violence ? Surtout émanant du second personnage de l’État ? Les Ivoiriens jugeront.

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Source: JEUNE AFRIQUE

lundi, 20 août 2012

LE GROUPE DE PRESSE CYCLONE (PROCHE DE GBAGBO) INCENDIE, APRES L'ATTAQUE DU SIEGE DU FPI

 

côte d'ivoire,le siège d'un groupe de presse pro-gbagbo incendié,le siège du quotidien "le temps" incendié

Les locaux du groupe éditant le journal ivoirien "Le Temps" incendiés

(Photo - LMP via Facebook).


A force d'indexer et d'incriminer officiellement le FPI et les pro-Gbagbo, relativement aux attaques que subissent les FRCI depuis deux semaines de la part d'un commando non identifié, le régime Ouattara a réussi le tour de force de les livrer en pâture et de faire d'eux les cibles de prédilection des militants du RDR qui n'hésitent plus à s'attaquer aux symboles du parti de l'ex-Président ivoirien, notamment au groupe de presse "Cyclone" qui édite le quotidien "Le Temps" et au siège du FPI. Voici où conduit le manque de sagesse et de tact dans la gestion des affaires d'Etat. Le mal est fait, rien ne sert plus de se dérober. Il faut maintenant assumer et même craindre une escalade plus folle encore. Les coupables des attaques contre les FRCI étant déjà trouvés, avant la moindre enquête. Bonne lecture!


Côte d'Ivoire: Le siège d'un groupe de presse pro-Gbagbo incendié


(AfriSCOOP ) — Les locaux du groupe éditant le journal ivoirien "Le Temps", proche du Front populaire ivoirien (FPI), ont été cambriolés et incendiés par des inconnus dans la nuit de samedi à dimanche à Abidjan, quelques heures après des actes de vandalisme contre le siège du parti de Laurent Gbagbo, rapportent des médias.


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Siège du groupe Cyclone incendié


« Six (6) individus lourdement armés ont ligoté le vigile commis à la surveillance du groupe de presse, aux environs de 23H00, après avoir escaladé la clôture qui ceinture le bâtiment. Ils ont ensuite emporté le matériel informatique avant de mettre le feu à la rédaction et aux bureaux de la direction », indique la direction du groupe Cyclone, société éditrice des quotidiens "Le Temps" et "LG Infos" (proches de l’opposition) et du journal people "Prestige Magazine".

L’attaque des locaux du groupe Cyclone survient après l’expédition menée samedi à Abidjan, au siège du parti de M. Gbagbo, par des inconnus armés qui ont fait trois blessés légers. Le FPI a mis en cause des partisans du chef de l’Etat Alassane Ouattara. Les assaillants «sont des pro-Ouattara, on les connaît, il y en a que nous avons reconnus», a déclaré le secrétaire général du parti, Laurent Akoun. «Mensonges», a répliqué le Rassemblement des républicains (RDR), le parti présidentiel.


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Devanture du siège du FPI attaqué


Par ailleurs, l’ex-ministre Alphonse Douati, secrétaire général adjoint du FPI, a été interpellé à son domicile, samedi soir, par la Direction de la surveillance du territoire (DST), pour des raisons non encore élucidées.

Depuis le 6 août, une série de raids meurtriers de groupes armés non identifiés est dirigée contre les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, armée composée majoritairement des forces ex-rebelles ayant combattu pour l’accession de l’actuel président Alassane Ouattara au pouvoir en avril 2011) à Abidjan et dans des localités du pays.

Les ministres Hamed Bakayoko de l’Intérieur et Paul Koffi Koffi délégué à la Défense ont formellement accusé les partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo d’être les auteurs de ces attaques, ce que nie le FPI. (Avec APA).

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

samedi, 18 août 2012

LE CHANGEMENT, EST-CE VRAIMENT MAINTENANT?

 

LAURENT FABIUS 2.jpg


«Le régime de Bachar Al-Assad doit être ABATTU (sic!), et rapidement», dixit le Ministre français des Affaires Etrangères, Laurent Fabius, il y a de cela quelques jours. Quelle impertinence! «Le changement, c’est maintenant!», «Le changement, c’est maintenant»! Où est-il, ce fameux changement?

La France ne changera jamais, croyez-moi. Digne fille de la franc-maçonnerie la plus ténébreuse, elle est et restera toujours impérialiste, criminelle et sanguinaire comme la dépeint d’ailleurs son hymne national, «La Marseillaise», authentique chant de guerre, digne des Croisées et des pires heures de l’Inquisition romaine.


Ainsi va notre monde!

20:43 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Europe, France, Monde, Monde arabe, Syrie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : france, monde, le changement, est-ce vraiment maintenant, laurent fabius, syrie, bachar al-assad | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 17 août 2012

LE REGIME OUATTARA DANS LA TOURMENTE, DABOU ET JACQUEVILLE TOMBENT, LES SOLDATS FRANÇAIS A LA RESCOUSSE…

 

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Comme le montre la vidéo ci-dessous, la force française stationnée en Côte d’ivoire a décidé de venir en aide au régime Ouattara qui a du mal à faire face à un mécontentement généralisé au sein de sa propre armée. Ce « commando » non encore formellement identifié qui semble être aguerri à la technique du sabotage et du harcèlement militaire, technique que le camp Ouattara a appris à ses combattants au plus fort de la crise postélectorale, est bel et bien constitué d’éléments appartenant aux Frci (Forces pro-ouattara). 


 

Ce commando qui s’est signalé aujourd’hui dans deux villes proches d’Abidjan (Dabou et Jacqueville), se serait emparé de la base militaire de la ville de Dabou, et après l'avoir vidé de ses armes et munitions, aurait attaqué la prison et le poste de police de la même ville, avant de se diriger vers Jacqueville où d'autres affrontements tout aussi violents l'ont opposé aux FRCI.

Selon le député de Dabou, tous les pensionnaires de la prison, au nombre de 150, se sont tous évadés.

Dans les deux cas, à Dabou et à Jacqueville, l'on dénombrerait de dizaines de morts coté FRCI. Les renforts envoyés depuis les villes voisines n'auraient pas réussi à faire face au commando non identifié, d'où sans doute l'intervention dans les prochaines heures de la force française LICORNE.

Comme on peut le constater, malgré toutes les bonnes promesses de non ingérence, récemment renouvelées par Laurent Fabius, l'armée française a décidé une fois de plus de voler au secours d'Alassane Ouattara dont les troupes sont en difficulté face à un commando non identifié qui a déjà causé des dizaines de morts dans ses rangs. La guerre a donc officiellement repris en Cote d'Ivoire.

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

jeudi, 16 août 2012

MALI: LE MINISTRE MALIEN DE LA DEFENSE RECADRE LA CEDEAO ET SES CHEFS D'ETAT

  

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L’intervention du ministre malien de la défense Yamoussa Camara (ici avec le colonel major de l’école de maintien de la paix, Alioune Blondé), devant les chefs d’état-major de la Cedeao, a tout d’un discours à inscrire dans les annales du patriotisme Malien! Aux chefs d’état-major représentant l’organisation sous régionale et leurs chefs d’état respectifs, il a tenu un langage de vérité sur un style et un ton à faire baisser la tête de honte à bien de dirigeants de l’organisation!

Sur la question des dérives «impérialistes», il n’a pas manqué, évoquant le problème de la force en attente de la Cedeao, de l’offre d’aide des voisins,  de remarques  allusives bien emmenées: «Nous l’acceptons de bon coeur tout en vous demandant de ne pas chercher à vous substituer, ni aux forces de défense et de sécurité du Mali, ni au peuple malien dont vous mesurez la sensibilité… Il s’agit de problèmes existentiels de la nation malienne! Tout ce que vous poserez comme actes, au Mali, sera retenu par l’histoire, en bien et en mal, comme jurisprudence à travers l’espace de la Cedeao!»

Voilà qui,  de manière générale, remet en lumière les nombreuses critiques portant sur la tendance des chefs d’états de la Cedeao à agir avec le Mali comme on le ferait d’un incapable, ou d’un territoire sous tutelle. Le colonel Camara a  parlé comme les ex-éléments de la junte l’ont toujours fait. Son propos emprunte aux accents de celui du président intérimaire à son retour de Paris. «Je fais entièrement confiance aux services de sécurité maliens, ils sont plus que compétents pour assurer la sécurité du Président de la république et celle des institutions de la République».

Le message ici est sans équivoque, et si le ministre de la défense se voit contraint de s’exprimer de la sorte, avec un ton incriminateur, c’est justement en raison du manque de modestie, d’humilité, de tact, de nombre d’intervenants étrangers dans la crise, qui ont pris l’habitude de se comporter en terre malienne comme en pays conquis! Ne venez pas au Mali pour faire aux maliens ce que vous n’aimeriez pas que l’on fasse à vos pays et ressortissants respectifs! C’est, en substance, ce conseil qui a été donné, sur un air moralisateur, par le ministre en ces termes: «Agissez, je ne puis résister à la tentation de le dire, comme vous aimeriez que l’on vous traite dans des circonstances similaires».

A l’écoute de ce discours de consensus, pour ainsi dire, sans rentrer dans ses petits souliers, la Cedeao devrait au moins se racheter une autre conduite, une attitude plus digne envers le Mali et les maliens.

Elle devrait parler moins doctement au sujet de ce pays fier, abandonner son  ton comminatoire, ses ultimatums qui ressemblent toujours plus à de vulgaires punitions et qui ont le don d’irriter même les non maliens. Cette fixation insensée,  sur la necessité de venir sécuriser les institutions au sud, doit être remisée, rangée au placard pour de bon.

Il convient de laisser de côté l’appellation de la mission de la cedeao au Mali, «Micema», et de lui en préférer une autre qui intègre le nécessaire élargissement à l’Union africaine, aux Nations unies.

De cette force d’intervention au Mali. La facilitation de Blaise Compaoré doit être également revue et quelque peu corrigée. Placée sous mandat des Nations unies et ramenée, à l’appui a un dialogue inter-malien pour préparer les conditions d’une meilleure relance démocratique au sortir de la guerre de libération. Et…, cela semble pourtant une évidence, cette facilitation doit être également basée à Bamako même.

Quoiqu’il en soit, cette déclaration choc du colonel sera-t-elle entendu à sa juste tonalité? Certains en doutent qui jugent,  au regard des bruits qui courent autour d’un coup de force de la Cedeao au Mali,  que les patrons de l’organisation, prenant la mouche, optent  pour la correction! D’autres estiment plus sagement, et il faut les y encourager, que la voix du Mali doit être entendue et que les chefs de la Cedeao, ne pouvant pas aimer plus le Mali que les maliens eux-mêmes, doivent éviter d’en rajouter à la crise en rentrant à leur tour dans une crise avec le Mali.

Alors croisons les doigts en souhaitant une pluie de raison sur nos décideurs.

 

Victory Toussaint


Source: SAN FINNA

15:03 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Mali, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, mali, mali le ministre malien de la défense recadre la cedeao et ses c, micema, ua, cedeao, onu | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

OUEST IVOIRIEN: LE HARCELEMENT CONTRE LES FRCI CONTINUE A LA FRONTIERE LIBERIENNE


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Une nouvelle attaque contre les FRCI s'est produite à la frontière libérienne, dans la nuit de lundi à mardi. Il s'agit de la deuxième dans la même région ouest de la Côte d'Ivoire en moins de 24 heures.

Les attaques contre les forces républicaines se succèdent dans l’extrême ouest ivoirien. Apres l’assaut contre le poste frontalier de Pehekambly, le 13 août, des hommes armés ont attaqué dans la nuit de lundi à mardi la position des FRCI au niveau du village de Bakoubly, également situé à la frontière entre le Liberia et la Côte d'Ivoire.

Selon plusieurs témoignages, l’attaque a fait un blessé parmi les éléments des FRCI présents, dont plusieurs se sont repliés au Libéria voisin. « La recrudescence des attaques ressemble a une stratégie de harcèlement contre les forces républicaines pour leur saper le moral. Mais, nous tiendrons bon et repousserons tous les assaillants », confie à Jeune Afrique un chef militaire de la région.

Manque de d'armement

Des sources onusiennes sur place confirment l’attaque en précisant que la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) n’est pas d’appuyer les FRCI contre les assaillants. « Nous n’allons pas engager le combat. Notre mandat est différent de celui des Casques bleus en RDC. Ici, nous sommes là pour protéger les civils », explique-t-on. Depuis les attaques des derniers jours, montrant la vulnérabilité des soldats de l’armée nationale, les critiques fusent dans le pays contre l’immobilisme des Casques bleus. Quant aux soldats des FRCI, ils réclament davantage d'armes et de munitions pour faire face à la force de feu ennemie.

 

Baudelaire Mieu, à Abidjan

 

Source: JEUNE AFRIQUE

mercredi, 15 août 2012

DANS LE CADRE D'UN DEBAT SUR RFI - MAITRE ALTIT «SMASHE» L'AVOCAT DE OUATTARA

 

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L’avocat principal du président Laurent Gbagbo a, dans le cadre d’un débat organisé par RFI, dominé les échanges face à un avocat de Ouattara pleurnichard et sur la défensive. Et à un Florent Geel, Monsieur Afrique de la FIDH, gêné dans une défense qui se veut subtile d’une certaine vision du «deux poids deux mesures» dans le traitement judiciaire de la question ivoirienne. Hier, Radio France Internationale a diffusé, dans le cadre de l’émission «Le débat africain», un échange entre Maître Emmanuel Altit, avocat principal du président Laurent Gbagbo dans le cadre de la procédure ouverte contre lui à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, et Maître Jean-Pierre Mignard, homme d’influence françafricain encarté au Parti socialiste français et avocat d’Alassane Ouattara. C’est Jean-Pierre Mignard qui était à la manœuvre, avec son collègue Jean-Paul Benoît, pour traduire le président Gbagbo à la CPI alors que l’actuel maître d’Abidjan était reclus à l’hôtel du Golf. Florent Geel, le responsable Afrique de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme – très controversé – était également de la partie. Maître Altit a été particulièrement offensif, face à un Maître Mignard en retrait et à un Florent Geel – qui a par le passé mouillé son maillot pour sortir d’affaire le camp Ouattara – gêné.

Tortures infligées à Gbagbo : «Les médecins ont conclu qu’il y avait eu torture»

La question du report de l’audience de confirmation des charges qui devait avoir lieu ce lundi a bien entendu été au cœur des débats. L’avocat principal de Laurent Gbagbo a tenu à faire une précision importante. «Ce n’est pas la Défense qui a demandé le report de l’audience de confirmation des charges qui était prévue pour le 13 août. C’est le juge qui, compte tenu des éléments qui lui étaient transmis, a considéré que c’était indispensable – et vous pouvez imaginer la force de ce qu’elle était en train de lire, parce que vous pouvez imaginer aussi les pressions qui s’exercent sur tout un chacun dans cette affaire. Donc ce n’est pas à la légère qu’elle a décidé d’elle-même de reporter l’audience de confirmation des charges. Elle l’a fait en se basant sur des expertises», a-t-il expliqué. «Ce que nous souhaitions, c’était que soit évalué son état de santé et par conséquent son degré de fatigue. Les conséquences en d’autres termes de cette détention qu’il a subie, détention arbitraire je vous le rappelle, pendant huit mois dans des conditions particulièrement difficiles et pénibles à Korhogo. Les médecins ont conclu qu’il y avait eu des mauvais traitements et des tortures. Le report de l’audience de confirmation des charges qui était prévue le 13 août nous permettra d’essayer d’éclairer les responsabilités, obligera le procureur près de la CPI à s’expliquer, et forcera les juges à prendre une position sur ces tortures et ces mauvais traitements. De ce point de vue-là, c’est une avancée essentielle de la procédure», a-t-il poursuivi.

La défense inconsistante de l’avocat de Ouattara

Extrêmement embêté par cette question des mauvais traitements et des tortures qui jette une lumière crue sur la véritable nature du régime de son client, Maître Mignard a tenté de faire de l’esprit. Et a fait assaut d’adjectifs qualificatifs… «Je suis un peu dubitatif (…) Ces indications me semblent opportunistes (…)Accusations aussi loufoques que graves…  Allégations étranges», a-t-il marmonné. Me Altit l’a renvoyé aux quatre expertises médicales indépendantes qui confirment ses propos. «Il ne s’agit donc pas de savoir si Maître Mignard et moi-même nous considérons ceci ou cela. Ce n’est pas la question. Il s’agit de savoir ce que les experts ont écrit. Quel est leur constat ? Et quelles sont leurs conclusions ? Ce n’est pas une question d’interprétation, c’est une question de faits. Les faits sont maintenant décrits», a-t-il rétorqué.

Les propos ahurissants de Florent Geel

Soucieux à la fois de préserver son boulot, donc sa crédibilité, et ses amitiés ouattaristes, Florent Geel  – l’homme qui avait promis un rapport démontant celui d’Amnesty International sur Duékoué et qui ne l’a jamais publié –, a d’abord reconnu du bout des lèvres un certain nombre de choses. «Son incarcération à Korhogo n’était certainement pas été une partie de plaisir. Nous-mêmes on a demandé à pouvoir le visiter, cela ne nous a pas été accordé», a-t-il dit, s’agissant de Laurent Gbagbo. Puis il a pris un exemple totalement hors de propos pour jeter le doute sur la réalité des mauvais traitements qui lui ont été infligés. En convoquant le grand méchant leader serbe Slobodan Milosevic. «On a vu Milosevic qui arguait de problèmes de santé alors que lui-même prenait, semble-t-il, une contre-médication qui a provoqué sa mort et on se demande même s’il n’y a pas eu une espèce de suicide volontaire ou involontaire». Incroyable ! Premièrement, les deux situations ne sont pas comparables.

Le président Gbagbo ne se plaint pas d’une situation de santé qui s’aggrave à La Haye mais bel et bien de séquelles de ce qu’il a vécu à Korhogo. Deuxièmement, on ne peut pas, juste en faisant un parallèle malvenu, sans aucune autre forme d’indication qu’une référence historique douteuse, faire planer l’ombre du discrédit sur un homme déjà emprisonné.

En développant sa théorie sur la disproportion des procédures telles qu’elles sont menées actuellement en Côte d’Ivoire et à la CPI, Florent Geel a lui-même trahi son biais partisan. «En tant que responsable in fine de la chaîne de commandement, soit [Gbagbo] les a ordonnées – ce sera à l’accusation de le démontrer – soit il ne les a pas condamnées (…) La justice ivoirienne a inculpé 140 proches de Laurent Gbagbo. Aucun FRCI. Alors que des crimes ont été commis aussi par des FRCI», a-t-il dit. Mais pourquoi le «responsable de la chaîne de commandement» d’un camp doit-il être jugé, tandis que seuls des responsables militaires, donc des exécutants, doivent-ils être jugés dès lors qu’ils sont de l’autre camp ? Si l’on ne considère pas l’innocence a priori de personnes comme Alassane Ouattara et Guillaume Soro comme un dogme religieux, un tel raisonnement ne tient absolument pas la route.

Korhogo : la complicité des Nations unies

Dans son intervention, Maître Altit a fait quelques confidences qui démontrent que l’ONUCI s’est prêtée volontairement à plusieurs reprises à une sorte de mise en scène qui ne l’honore pas. «Je suis moi-même allé à Korhogo à plusieurs reprises (…) Je peux vous assurer qu’il [Gbagbo] n’était pas sous la surveillance des contingents des Nations Unies, qu’il était sous la surveillance des hommes du commandant Fofié (…) Lorsqu’il y avait des visiteurs étrangers, des officiels (…), les hommes du commandant Fofié appelaient les membres du contingent des Nations Unies qui étaient présents, qui se trouvaient stationnés à proximité, pour qu’ils l’escortent, et eux-mêmes le suivant de près. Cela donnait aux visiteurs étrangers l’impression qu’il était surveillé uniquement par des Casques bleus.» La responsabilité morale de l’ONU ne pourra pas objectivement être éludée quand la question des mauvais traitements infligés au président Gbagbo sera examinée par la CPI.

«La demande de mise en liberté n’est pas tranchée»

Au micro de RFI, l’avocat principal du président Laurent Gbagbo a levé un pan du voile sur une réalité méconnue. Il est encore possible que son client ait, au final, le droit de bénéficier de la liberté conditionnelle en attendant son procès. «La demande de mise en liberté est pendante. Il y a discussion extrêmement consistante sur cette question qui n’est pas tranchée, loin de là. Et qui ne sera pas tranchée avant un certain temps, loin de là, croyez-moi, et nous verrons dans quelques mois si nous avons échoué à convaincre la cour ou pas», a-t-il confié, sûr de lui et énigmatique. Il a également révélé que la question de la compétence de la CPI pour juger Gbagbo est «pendante». Elle n’a pas été tranchée.

Les mensonges de l’avocat de Ouattara

Acculé, l’avocat de l’actuel chef de l’Etat ivoirien a pris quelques libertés avec la vérité, et a été très rapidement repris par Maître Altit. Il a évoqué «le statut de Rome auquel la Côte d’Ivoire avait adhéré depuis une déclaration de 2003». Or tout juriste moyen sait qu’une simple déclaration ne fait pas d’un pays un Etat-partie au statut de Rome. Mais une déclaration peut, tout au plus, permettre la saisine de la CPI sur une question précise et dans un délai déterminé. De manière assez grossière, Maître Mignard a également prétendu que Gbagbo a refusé «de reconnaître une situation politique qui avait été actée sur le plan constitutionnel comme étant défavorable au président Gbagbo et favorable au président Ouattara». Ce qui est totalement faux dans la mesure où le Conseil constitutionnel a bel et bien déclaré Gbagbo vainqueur et Ouattara vaincu. La preuve est que Ouattara n’a été constitutionnellement oint, au forceps, qu’en mai 2011…

Essayant d’anoblir l’acharnement judiciaire tous azimuts de son client, Maître Mignard s’est lancé dans une démonstration douteuse. «Ce que je voudrais, c’est que vous insistiez quand même sur un choix qui est unique, qui est à l’honneur de la République de Côte d’Ivoire. C’est celui d’avoir décidé que dans une affaire aussi grave, et où les passions étaient aussi importantes, les exactions aussi nombreuses, et elles ont pu effectivement être commises de part et d’autre, que c’était à une juridiction pénale internationale qu’il revenait de juger, précisément pour qu’il y ait un procès équitable». Une telle thèse est impossible à soutenir aujourd’hui lorsque l’on sait qu’une fois que son rival a été transféré à la CPI, Ouattara s’est dédit et milite désormais pour que les autres personnes mises en cause soient jugées en Côte d’Ivoire. Si l’on considère que la justice internationale est plus crédible que la justice nationale pour juger son adversaire, on doit considérer qu’elle est naturellement plus crédible pour juger des alliés qui vous ont hissé sur le fauteuil présidentiel… Maître Altit lui a naturellement répondu :

«Le premier fait est que le Conseil constitutionnel, seul habilité pour le faire, a proclamé le président Gbagbo élu. Ensuite, il y a eu un désaccord. Jusqu’à preuve du contraire, les résultats n’ont jamais été examinés. Il n’y a pas eu de chiffres donnés ou avalisés officiellement».

L’optimisme de Maître Altit

Sur RFI, l’avocat principal du président Gbagbo n’a pas caché son optimisme – même s’il faut se garder de tout triomphalisme. «Nous avons en effet obtenu un certain nombre de succès (…) Je crois même que l’on peut dire que nous avons désormais changé le rapport de forces. Nous avons pris la main, imprimé le rythme, donné les cartes et le procureur est désormais sur la défensive. Nous avons forcé la Cour à reconnaître que les accusations des nouvelles autorités ivoiriennes portant sur le fait que le président Gbagbo et ses proches auraient détourné des sommes, disposeraient de fonds illimités sont des accusations dénuées de tout fondement et ne reposent sur rien», a-t-il estimé.


Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

DECLARATION DE LIDER A L'OCCASION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA JEUNESSE

  

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Depuis 1999, le 12 août a été choisi pour célébrer la journée internationale de la jeunesse à travers le monde. L'Assemblée générale des Nations Unies qui est à l'origine de cette initiative a répertorié dix domaines d'action prioritaires pour les jeunes: l'éducation, l'emploi, la malnutrition et la pauvreté, la santé, l'environnement, la toxicomanie, la délinquance juvénile, les loisirs, les petites filles et jeunes femmes et la pleine et entière participation des jeunes à la vie de la société et à la prise de décisions. Le thème retenu pour l'année 2012 est: «Construire un monde meilleur en association avec les jeunes». Ce thème est un appel mondial à l’action pour nouer et développer des partenariats avec et pour la jeunesse.

LIDER saisit l'occasion de cette Journée pour dresser un bilan de la situation de la jeunesse en Côte d'Ivoire. Force est de constater que bien que le gouvernement Ouattara comprenne en son sein un ministère de la promotion de la jeunesse et du service civique, celle-ci est très alarmante. En effet, l'analyse des domaines prioritaires fait ressortir ce qui suit:


  • Le service civique demeure virtuel. Depuis le déclenchement de la rébellion et des conflits armés qui ont suivi la crise post électorale, il y a environ 100.000 jeunes qui attendent d'être désarmés après avoir été utilisés par les parties belligérantes pour conquérir ou conserver le pouvoir. Ces jeunes ont été écartés lors du partage du butin et abandonnés sur le bord de la route par leurs donneurs d'ordre respectifs, qui ont tous fui avec constance leurs responsabilités. L'Etat s'est jusqu'à présent montré totalement incapable de procéder à la réinsertion de cette jeunesse instrumentalisée à mauvais escient et à la mise en place d'un service civique pourtant prévu par l'Accord politique de Ouagadougou.
 
  • Au niveau de l’éducation, en lieu et place de la "meilleure accessibilité des jeunes aux structures d'éducation et de formations qualifiantes" promise par M. Ouattara dans son programme de gouvernement, il a plutôt été donné de constater qu'après avoir fermé les universités pendant deux années consécutives, le gouvernement vient de procéder à l'augmentation drastique des frais d'inscription à l'université publique, qui passent de 6.000 fcfa à 30.000 fcfa pour une licence. Ce faisant, le président de la République rompt non seulement une énième promesse électorale, celle de la gratuité des frais d'inscription pour tous les étudiants n'ayant pas redoublé, mais en plus il encourage l’accroissement du taux de déscolarisation. Le lycée Sport et Études de Bouaké, dans la construction duquel M. Ouattara promettait d'investir 5 milliards de fcfa dès l'entame de son mandat, demeure également une chimère, tout comme le sont les réhabilitations et constructions d'équipements sportifs qui devaient contribuer à l'essor de la jeunesse ivoirienne. Plutôt que d'investir dans les équipements pédagogiques universitaires de pointe comme de première nécessité, le gouvernement, persistant dans ses pratiques de mauvaise gouvernance, s'est attelé à abattre et rebâtir les clôtures récentes existantes des universités d'Abobo et de Cocody, en surfacturant  scandaleusement les chantiers à des fins d'enrichissement illicite.
 
  • Au niveau du marché du travail, une aggravation du taux de chômage a pu être  constatée, au lieu des 200.000 nouveaux emplois annuels promis par le candidat Ouattara. Il n'y a eu aucune retombée visible pour la jeunesse des marchés passés de gré à gré, en toute opacité, par le gouvernement. La politique entrepreneuriale tant vantée par l'Exécutif se révèle être une coquille vide. La politique de rattrapage ethnique prônée par le président de la République interdit un accès équitable à l'emploi public à tout un pan de la jeunesse de notre pays.
 
  • L'explosion du coût de la vie qui frappe les Ivoiriens dans leur ensemble depuis l'arrivée au pouvoir de M. Ouattara a accru la précarité des conditions de vie des populations et de la jeunesse en particulier. En sus d'avoir du mal à vivre convenablement, les jeunes de notre pays voient leur avenir durablement hypothéqué par la désastreuse politique de surendettemment pratiquée par le gouvernement, qui, au lieu d'investir comme promis "80 milliards de FCFA de lignes de crédit à taux réduit adaptées aux financements des projets portés par les jeunes et 90 milliards de FCFA pour les appuis aux associations et aux actions diverses en faveur des jeunes", préfère les condamner à rembourser des sommes astronomiques contractées sans leur accord et dont l'utilisation sans contrôle ne leur aura pas bénéficié de quelque manière que ce soit.
 
  • Au niveau de la santé: aucune vraie politique sanitaire n’a été mise en vigueur pour réduire les différents déficits que nous avons, et la Côte d'Ivoire demeure malheureusement un pays où la mortalité infantile du fait de la malnutrition est des plus élevées.
 

De ce qui précède, nous concluons avec regret que le gouvernement est plus préoccupé par la production d'effets d'annonce que par la mise en place d'une politique efficace de promotion de la jeunesse. Laissée à elle-même, oubliée, négligée, spoliée, désœuvrée, frustrée, celle-ci est de facto poussée à des actes désespérés pour vivre et survivre.

LIDER condamne avec vigueur l'instrumentalisation de la jeunesse par la classe politique à des fins violentes et belliqueuses.

Nous rappelons que la place et la valeur de la jeunesse doivent être reconnues en posant des actes concrets. À ce propos, LIDER est fier de faire confiance aux jeunes et de compter plusieurs d'entre eux au sein de la direction du parti, dont le plus jeune membre est agé de 25 ans.

LIDER estime que, dans un monde où la compétition entre les économies s'amplifie et où les populations les moins éduquées sont marginalisées et soumises aux risques de l'autoritarisme, l’enseignement ne doit plus être un moyen de domination des élites sur les populations, mais un outil de développement personnel et d’épanouissement à la disposition de tous. Chaque enfant en Côte d’Ivoire doit pouvoir bénéficier d'une éducation de qualité de la maternelle jusqu'aux plus hauts niveaux de l'enseignement supérieur.

LIDER propose une refonte du système éducatif qui passe par des réformes de fond comme la formation bilingue dès l'école maternelle afin de mieux outiller la jeunesse ivoirienne pour saisir les opportunités offertes par la mondialisation et en engageant dès l'école primaire des partenariats avec le monde de l’entreprise, pour sortir de la logique du fonctionnariat étatique et mieux répondre  à la demande du marché de l'emploi. La formation continue doit progresser pour permettre au monde du travail d’avoir toujours à disposition du personnel qualifié adapté à un environnement concurrentiel en constante évolution.

LIDER soutient que la solution à la problématique du chômage ne se trouve pas dans de vagues promesses de création d'emplois au sein d'une administration étatique déjà surdimensionnée ou en poussant la jeunesse vers l'informel, mais dans la libération du talent de nos jeunes par la promotion de la culture d'entreprenariat et la simplification des procédures et des coûts de création d'entreprise. L’entreprise privée, et non l’Etat, doit devenir la principale pourvoyeuse d’emplois. Il y a par exemple des milliers de jeunes médecins qualifiés qui sont aujourd'hui au chômage ou qui exercent dans la clandestinité, quand ils ne sont pas contraints à se recycler comme vendeurs de recharges téléphoniques, alors qu'il serait aisé de les sortir de l'informel en libéralisant le domaine de la santé et en simplifiant la fiscalité.

À cet effet, LIDER projette de soutenir l’entreprise privée fragile dans les deux premières années qui suivent sa création et propose un taux d’imposition unique proportionnel et non progressif, applicable à tous, simple pour les entreprises et plus rentable pour l’Etat, sachant que le contribuable n’a plus à fuir la complexité d’un système fiscal alambiqué.

Partout dans le monde, la pauvreté recule lorsque la liberté économique augmente. Les populations doivent être libérées du poids de leur Etat pour entreprendre. L’enrichissement personnel ne doit plus être l’exclusivité des élites politiques, pour lesquelles il apparaît d'ailleurs bien souvent illicite. À l'occasion de la Journée internationale de la Jeunesse 2012, nous demandons aux jeunes de Côte d'Ivoire de ne pas perdre espoir et les rassurons que LIDER travaille à promouvoir l’excellence, le mérite et la responsabilité au sein de la jeunesse et à augmenter leurs chances de réussite par la création d'un cadre institutionnel permettant de rétablir les possibilités de concurrence dans le monde des affaires, car c’est la compétition qui est à la base du dynamisme et de la performance pour le bien-être des populations.

 

Fait à Abidjan, le 12 août 2012


Pour la Direction du Parti


Mamadou Cissé

Délégué national à l'Emploi et à la Jeunesse


Source: Liberté et Démocratie pour la République (LIDER)

LES PRO-GBAGBO DENONCENT UNE JUSTICE DE VAINQUEURS

 

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Les proches de Laurent Gbagbo dénoncent une justice à deux vitesses à la veille du débat devant la Cour pénale internationale (CPI) sur l'état de santé de l'ancien président ivoirien.

L'audience de confirmation des charges visant Laurent Gbagbo, qui devait avoir lieu le 13 août, a été reportée à une date ultérieure pour permettre une évaluation médicale de son aptitude à comparaître.

L'ancien président, qui a été remis à la CPI en novembre dernier, est soupçonné de crimes contre l'humanité qui auraient été commis au cours des quatre mois de guerre civile qui ont conduit à sa chute en avril 2011.

En outre, 176 membres du camp Gbagbo ont été mis en examen pour les violences post-électorales commises à partir de novembre 2010. Mais aucun partisan de l'actuel président, Alassane Ouattara, n'a été arrêté, a relevé le Haut commissariat de l'Onu pour les droits de l'homme fin juillet.

"C'est une justice des vainqueurs. Les juges d'Alassane Ouattara ne poursuivent que les pro-Gbagbo. Ouattara n'a pas le même sens de la justice et de l'équité", dit à Reuters Toussaint Alain, l'ancien conseiller de Laurent Gbagbo.

"Il est dans une dynamique de vengeance et non de réconciliation. Il se complaît dans l'impunité des ex-combattants qui l'ont soutenu durant la guerre. Ils continuent de commettre des massacres. Pourquoi la CPI ne met-elle pas Ouattara devant ses responsabilités ?", ajoute-t-il.

Des ressortissants franco-ivoiriens originaires de Duékoué, réunis au sein de l'association Ardefe, demandent à la France de saisir la CPI pour qu'elle enquête sur les crimes qui continuent à être commis dans l'ouest de la Côte d'Ivoire.

Le 29 mars 2011, un millier de personnes ont été tuées à Duékoué lors d'un assaut mené par les forces pro-Ouattara, selon l'Onuci, la mission des Nations unies sur place.

PLAINTE POUR CRIMES DE GUERRE

Le 20 juillet dernier, l'attaque d'un camp de réfugiés Wê du quartier Niably, situé à l'entrée de Duékoué, par 300 jeunes appuyés par les mêmes forces a fait au moins 13 morts.

Une plainte pour crimes de guerre a été déposée fin juillet à Paris contre Alassane Ouattara et l'ex-Premier ministre Guillaume Soro, élu à la présidence du nouveau Parlement.

"Notre but est de faire en sorte que les massacres s'arrêtent et que la France saisisse la CPI pour enquêter sur les crimes commis par les deux bords. Si la justice est hémiplégique, le pays ne pourra pas se reconstruire", avait déclaré Basile Besnard, avocat de l'Ardefe, lors d'une conférence de presse.

La Commission nationale d'enquête (CNE) sur les violences post-électorales en Côte d'Ivoire a remis le 8 août son rapport à Alassane Ouattara.

Le rapport, qui fait état de 3.248 morts, attribue la majorité des tueries aux fidèles de Laurent Gbabgo mais point aussi du doigt les crimes des pro-Ouattara.

Les forces acquises à l'ancien président sont désignées comme responsables de la mort de 1.452 personnes dont 1.009 sommairement exécutées. Les Forces républicaines (FRCI), combattant alors pour Alassane Ouattara, sont accusées, de leur côté, d'avoir provoqué la mort de 727 personnes.

Sur France 24, Pascal Turlan, conseiller du procureur de la CPI, a récemment rejeté les accusations d'une justice à deux vitesses, affirmant que "parmi les allégations de crimes, certains incombent au camp Gbagbo, d'autres au camp Ouattara".

Il a expliqué que la CPI avait décidé de procéder par étapes successives pour ses enquêtes, se penchant d'abord sur le camp Gbagbo, avant d'enquêter sur les crimes perpétrés par les forces pro-Ouattara.

Toussaint Alain reproche également à François Hollande de suivre la ligne fixée par son prédécesseur Nicolas Sarkozy en soutenant aveuglément le camp Ouattara.

"La collusion entre les autorités françaises et le gouvernement d'Alassane Ouattara doit cesser. Toute aide à ce régime doit être conditionnée au respect des droits de l'homme. François Hollande a promis le changement, cela doit aussi concerner sa politique internationale, notamment avec la Côte d'Ivoire", dit-il.

 

Gérard Bon, Reuters

 

Edité par Yves Clarisse