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mercredi, 09 mai 2012

UNE AUTRE AFRIQUE EST POSSIBLE!

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Et maintenant ? Passée l'illusion lyrique du soir de la victoire, il devient urgent de réévaluer l'impact de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement de gauche à Paris sur les relations internationales, particulièrement africaines. Même si l’Afrique, et singulièrement la Cote d'ivoire, n'a pas été citée durant la campagne et durant les débats entre les deux principaux candidats.

Trois écueils me semblent à éviter: celui d'une évaluation de la situation franco-africaine en soi - alors que la politique étrangère est toute d’interdépendance. Celui d'un optimisme excessif - quand l'histoire d'une persistance de la Françafrique à travers les régimes pourrait désespérer les adeptes de l'incantation du changement, maintenant et partout ! Mais aussi celui d'un afropessimisme exagéré, car rien ne sera pire que la présidence précédente, et que de nouveaux acteurs peuvent forcer le destin de l'Afrique.

UNE NOUVELLE POLITIQUE ETRANGERE FRANÇAISE ...

Moins atlantiste, plus progressiste ? Plus européenne, moins africaine ? Plus démocrate, moins françafricaine ? Sans doute, mais encore ?

Un premier constat : celui d'un désengagement progressif, lent et chaotique de l'Afrique - au profit des intérêts européens, d'autant qu'un François Hollande, contrairement à Ségolène Royal n'a pas de passé ni de tropisme africain - non plus que de passif ou de volonté interventionniste, comme son prédécesseur. Et ce désengagement peut être une chance.

En effet, le désengagement en question s'inscrit en principe dans une opposition au courant « néoconservateur » et interventionniste, tant américain que français, qui prétend imposer « la démocratie par les bombes », si ce n'est procéder à des « guerres humanitaires » - en Irak, en Libye, en Côte d'Ivoire, et peut être bientôt en Iran.

Mais que ce soit sur le plan militaire, économique (par exemple la suppression du franc CFA), la diplomatie d'un pays européen se réoriente lentement : le retrait d'Afghanistan, le renouveau d'une relation équilibrée entre Israël et le monde arabe, la redéfinition d'une politique envers les pays du Sud prennent du temps, des années sans doute.

De la retenue, de la neutralité, voire du retrait: voilà ce qu'on peut raisonnablement espérer, sans trop d'illusion, d'un pouvoir socialiste à Paris. Ce que Jospin avait maladroitement baptisé « ni ingérence, ni indifférence », et qui lui avait permis, à la chute de Bédié, de s'opposer à Jacques Chirac – alors que ce dernier aurait voulu - déjà !, faire intervenir pour le pire le 43ème BIMA. Ce qui n'est pas rien. Qui ne voit ce qu'un retrait ou une neutralisation de la Force Licorne permettrait comme évolution à Abidjan ?

... OU UNE FRANÇAFRIQUE REPEINTE EN ROSE ?

Pour autant, l’expérience mitterandienne rappelle, hélas, qu'attendre des socialistes un bouleversement dans les rapports avec l'Afrique participe plus des promesses électorales que des réalités. En 1984, trois ans après la prise de pouvoir de la gauche, l'africaniste Bayard dénonçait « la politique africaine de François Mitterrand » : pour le « noyau dur » francophone africain, les réseaux « à la Foccard » et les liens de sujétion s’étaient maintenus.

Les affaires continuent, certes - et sous Laurent Gbagbo les intérêts des grands groupes français comme Bouygues et Bolloré ont été maintenus, et les structures de dépendance persistent, ou au mieux évoluent lentement. C'est aussi qu'ils sont portés par des hommes : des liaisons sulfureuses existent autour de Hollande;ainsi l'avocat Jean Pierre Mignard et ses fructueux contacts africains ; ou Maître Jean-Paul Benoît, défenseur de Ouattara. La « commission Afrique » du PS est tenue par la droite du Parti, notamment un certain Melonio, employé de son état à l' « Agence française de développement », grande institution progressiste comme on le sait... L'ancien premier ministre Laurent Fabius (ami personnel d'ADO autant que Strauss Kahn) s'il était nommé aux Affaires étrangères terminerait de dresser un tableau très sombre des dérives potentielles des socialistes à venir.

Car nous ne nous y trompons pas : au delà des anecdotes et des individus, c'est une dérive constante, à certains moments de notre histoire, des socialistes les plus droitiers vers le néocolonialisme, voire la répression armée. Le nom de Guy Mollet est attaché à cette politique paradoxale, qui peut tenir un discours progressiste, voire marxisant, et mener une répression féroce comme ce dernier l'a fait en Algérie.

Déjà Laurent Fabius n'a t-il pas fait un voyage exploratoire au Gabon ? Est ce par hasard - et je parle d’expérience, jusqu’à en prendre congé ! - que la « commission Afrique » du PS se refuse à nommer dictature une dictature et à faire une analyse politique des régimes francophones africains ?

DES ALLIANCES TRANSNATIONALES POUR LE CHANGEMENT

Alors, que faire ? Quoi d’autre que de combattre ces forces de l'ombre et de passer des alliances, définition même du politique. Partant des recherches novatrices de Marc Augé, anthropologue des alladian ivoiriens, j'ai proposé une « politologie des mondes contemporains » qui replace les enjeux nationaux ou de relations internationales dans un aller et retour constant entre l'ici et le là bas, entre l'Afrique et l’Europe, la Côte d'Ivoire et la France pour l'exemple.

Oui, il y a des internationalistes et des démocrates français opposés aux réseaux Foccard et à un retour impérial dans la terreur et les massacres, au Sud du Sahara, - comme en avril 2011 à Abidjan, mais aussi dans les 47 interventions armées françaises depuis 1960, sous des prétextes divers et variés !

Non, François Hollande ne sera pas seul à décider : lui aussi, dans la perspective des législatives, doit passer des alliances et prendre des engagements : avec la gauche du PS comme Benoît Hamon. Avec le Front de gauche et Jean-Luc Melenchon, qui ont soutenu la résistance ivoirienne, appelé à la libération des déportés politiques des geôles nordistes et à la dissolution des milices tribales FRCI, condamné l'intervention de la Licorne et de l'ONUCI et l'arrestation par les Forces spéciales françaises du président Laurent Gbagbo.

Et tout cela, après un an, va sortir dans les grands médias français, et devant l'opinion publique africaine : cette vérité politique que l'on nous a trop caché va être révélée - maintenant que les dossiers vont être découverts par le nouveau pouvoir et que l'ancien président ne sera plus là pour travestir les réalités de la guerre franco-ivoirienne.

Quant au pouvoir ivoirien, ce n'est pas par hasard si son éminent représentant nomadise entre hôpital et résidence, entre Mougins et Paris, entre XVIème arrondissement et Élysée. Cette fébrilité n'indique pas seulement une panique certaine devant l’alternance à Paris, ne signifie pas seulement que sa sécurité est plus assurée dans la capitale française que parmi ses compatriotes abidjannais, ni que ses affinités sont plus occidentales qu’africaines.

Car on peut caractériser la relation sarko-outtariste comme un pouvoir hybride, transcontinental, un pouvoir double. Non pas « en double », comme aiment le dire les africains se référant à la sorcellerie (quoique à décrypter les massacres d'avril, on se demande de quel exorcisme relèvent leurs auteurs - faute de justice), mais duel, caractérisé par « l'assimilation réciproque des élites », pour repolitiser une formule politologique à succès.

C'est une des premières choses que la gauche doit faire cesser : un général français à la présidence ivoirienne, un Serey Eiffel grand maître de la coopération, une force Licorne en pleine régression coloniale. Tout cela est aussi dangereux qu'anachronique et devra s’arrêter au plus vite.

Au delà, les démocrates africains et occidentaux demanderont des comptes au pouvoir socialiste pour que soient retirés au plus vite les corps expéditionnaires franco-onusiens, que soient jugés les crimes de guerre de quelque bord ou nationalité qu'en soient leurs auteurs.

Que les élections ne soient plus sous tutelle et la « continuation de la guerre par d'autres moyens » - et que des négociations s'engagent sérieusement avec l'opposition, le retour de Laurent Gbagbo et des formes d'union nationale que les intéressés définiront eux mêmes. Que les fauteurs de guerre, comme l'actuel responsable du Burkina, soient arrêtés dans leur déstabilisation de l'Afrique de l'Ouest - si son propre peuple ne se charge pas de l'alternance à Ouagadougou.

En Mai 1981, nous nous souvenons que François Mitterrand n'avait qu'un mot à dire pour encourager les oppositions démocratiques et que tombent les partis uniques et les dictatures africaines : il ne l'a pas dit, et tout a continué.

En Mai 2012, François Hollande n'a qu'un mot à dire, et il n'est pas sûr qu'il le dise. Et ce n'est pas grave : c'est nous tous qui le dirons, au nom des révolutions africaines encore à venir.

 

Michel Galy

 

Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

 

Source: Le blog de Delugio

dimanche, 06 mai 2012

CHARLES ONANA: «LA PLACE DE COMPAORE EST AVEC CHARLES TAYLOR A LA CPI»

 

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Le journaliste d’investigation franco-camerounais, auteur de ce qui est en passe d’être un best-seller «Côte d’Ivoire, le coup d’Etat», Charles Onana, continue d’expliquer à travers les grandes capitales européennes et africaines, les  motivations réelles de l’acharnement de la France et ses «suppôts» africains contre le président Gbagbo. Et qui a conduit à une longue crise de dix ans, s’étant achevé avec l’arrestation de ce dernier. C’est devant de nombreux Ivoiriens et africains de Bruxelles que le journaliste d’investigation a fait des révélations. Selon lui, le président Laurent Gbagbo a été un vrai héros qui avait en face de lui une pléiade d’ennemis masqués et/ou à visages découvert. «Le président Gbagbo a été héroïque. Je ne sais pas comment il a pu tenir face à ce qui lui est arrivé pendant toutes ces années. Je mettrais au défi les dirigeants africains actuels de vivre le quart de ce que le président Gbagbo a vécu. Je crois que la plupart auraient vendu l’intégralité de leurs pays», a fait savoir le journaliste. Il va falloir que les Africains assument leurs responsabilités, interpelle-t-il, tout en prédisant que «tous ceux qui ont laissé faire ce qui est arrivé en Côte d'Ivoire vont le payer cher, parce qu'on a légalisé les rébellions». 

Expliquant l’acharnement des pouvoirs français contre le président Laurent Gbagbo, Onana dira qu’ils l’ont considéré comme quelqu’un qui n’était pas digne d’être président de la République de Côte d’Ivoire, puisqu’il échappait vraisemblablement au contrôle des différents réseaux français  «Contrairement à ses prédécesseurs, le président Gbagbo n'a jamais remis la liste de ses ministres pour appréciation ou validation à l'Elysée ou au Quai d'Orsay. Gbagbo n'est pas arrivé au pouvoir grâce aux réseaux français. Il ne pouvait donc pas être validé parce qu'il échappait à leur contrôle. Ils ont considéré Gbagbo comme indigne de gouverner la Côte d'Ivoire», explique le conférencier. 

Sur les agissements du président Blaise Compaoré dans la crise ivoirienne, le journaliste franco-camerounais n’est guère surpris. Puisque selon lui, malgré la signature de l’accord de Ouaga sous son auspice, Blaise Compaoré avait un agenda secret qui n’était autre que de faire tomber Gbagbo. «Blaise Compaoré a fait semblant d’être partisan de la paix, alors qu’il était un farouche opposant, déterminé à faire renverser le président Laurent Gbagbo», explique-t-il. Sur les relations de ce dernier avec l’ex-président libérien, Charles Taylor, le conférencier le dit tout net : «Blaise Compaoré devrait être à la CPI avec Charles Taylor». «Blaise Compaoré a travaillé avec M. Taylor. Il a participé à une série de choses plus ou moins litigieuses, douteuses, en matière de (trafic) diamants, de transport d’armes et de minutions. Et qui ont servi dans les guerres en Sierra-Leone et au Libéria. Je ne comprends pas pourquoi ce monsieur Blaise – Compaoré, ndlr – n’est pas aux côtés de Charles Taylor à la Cpi», détaille Charles Onana. 

Parvenu au pouvoir depuis le 11 avril 2011, fait savoir Charles Onana, Alassane Ouattara est devenu le fossoyeur de l’héritage d’Houphouët-Boigny dont il se réclame curieusement. Il met à nu l’incapacité de Ouattara à diriger la Côte d’Ivoire et pense que la France a déjà envisagé que Soro remplace Ouattara. C’est pourquoi, explique-t-il, avec le soutien et la caution de Paris, Soro a occupé la Primature, puis aujourd’hui la présidence de l’Assemblée nationale et la France a aussi pu faire éviter son transfèrement à la Cpi. 


Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 30 avril 2012

LE PLAN SECRET DES ILLUMINATI

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Svali est une ancienne "programmeuse mentale", rescapée des Illuminati, dont nous avons déjà publié plusieurs articles. L'article suivant résume de manière courte et précise le plan d'ensemble des Illuminati, destiné à mettre en place leur "Nouvel Ordre Mondial".
 
Il est important que nous comprenions bien la philosophie des Illuminati, et pour quelle raison ils pratiquent la programmation mentale des êtres humains. Tous les groupes ont des objectifs, et les Illuminati ne font pas exception. Faire de l'argent ne représente pas leur objectif ultime. Ce n'est qu'un moyen pour atteindre leur but. Leur but est de prendre le pouvoir au niveau mondial. Les Illuminati ont donc conçu un plan qui s'inspire des anciens plans quinquennaux ou décennaux soviétiques. Les Illuminati ont mis toute leur foi dans ces plans, qu'ils enseignent à tous leurs membres.
 
Qu'ils réussissent ou pas, ceci est une autre question. Mais je vais vous révéler le contenu général de ce plan, à tous les niveaux des Illuminati. Tout plan comporte des étapes intermédiaires, avant d'atteindre l'objectif final. Chaque région des Etats-Unis a donc été dotée de "centres nerveux", qui constituent des bases d'exercice du pouvoir des Illuminati, au niveau régional. C'est ainsi que les Etats-Unis ont été divisés en sept grandes régions géographiques. Dans chaque région, il existe certaines localités disposant de bases militaires et de centres spéciaux, situés dans des endroits isolés ou difficiles d'accès, ou sur de vastes terrains privés.
 
Ces bases sont utilisées périodiquement pour enseigner et former les générations d'Illuminati aux techniques militaires, aux techniques de combat rapproché, aux méthodes de contrôle des mouvements de foule, à l'usage des armes, et à tout ce qui touche à la guerre de manière générale. Pour quelle raison ? Parce que les Illuminati croient que tous les gouvernements du monde, y compris le gouvernement américain, vont finir par s'effondrer. Il s'agira d'effondrements planifiés, qui se produiront d'une manière bien précise.
 
Les Illuminati ont prévu tout d'abord un effondrement des marchés financiers. Par comparaison, la Grande Dépression ressemblera à une partie de plaisir ! Cet effondrement résultera des manoeuvres conjointes des grandes banques et des institutions financières du monde entier, qui manipuleront les marchés boursiers et les taux de change. La plupart des gens se trouveront endettés envers le gouvernement fédéral. Le gouvernement exigera un remboursement immédiat de toutes les dettes. La plupart des débiteurs seront dans l'incapacité de payer, et feront faillite. Cela causera une panique financière qui se produira simultanément dans le monde entier. Les Illuminati sont fermement persuadés qu'ils peuvent contrôler les gens par la finance.
 
L'étape suivante sera la prise de contrôle par l'armée et les forces de sécurité, région par région, lorsque le gouvernement aura décrété l'état d'urgence et la loi martiale. Les gens seront paniqués, l'anarchie s'installera dans la plupart des villes, et le gouvernement justifiera son action par la nécessité de maîtriser les mouvements de panique dans la population. Les dirigeants militaires qui appartiennent aux Illuminati, et tous ceux qui leur obéissent, auront recours aux armes et aux techniques de contrôle et de manipulation des foules pour aboutir à leurs objectifs. C'est pour cela que de nombreux survivants âgés de moins de 36 ans, qui ont réussi à échapper aux Illuminati, ont témoigné qu'ils avaient subi une programmation de type militaire.

Il y aura des gens qui ne font pas partie des Illuminati, ni de leurs sympathisants, qui entreront dans la résistance. Les Illuminati le savent et s'y attendent. Ils se préparent dès à présent à cette éventualité. C'est pour cela qu'ils sont formés au combat rapproché et à la manipulation des foules. Ils sont prêts, en cas de nécessité, à ouvrir le feu sur ces foules. Les Illuminati s'entraînent à être prêts à toutes les réactions possibles à leur tentative de prise de pouvoir. De très nombreux programmés mentaux seront appelés à réaliser des tâches précises, au moyen de codes spéciaux. Ces codes sont conçus pour faire obéir tous les esclaves des Illuminati aux moindres ordres de leurs maîtres, et pour annihiler toute tentative de désobéissance.
 
De nouvelles bases militaires seront construites dans chaque grande localité. Certaines existent déjà, mais sous un déguisement. Au cours des prochaines années, on les verra apparaître au grand jour. Il y aura dans chaque localité une base d'action régionale, et des responsables auxquels tous devront rendre compte. La hiérarchie de ces responsables correspondra exactement à la hiérarchie occulte actuelle.
 
Il y a environ cinq ans, quand j'ai quitté les Illuminati, il y avait à peu près 1 % de toute la population des Etats-Unis qui appartenait aux Illuminati ou qui dépendait d'eux, y compris tous les programmés mentaux, directement utilisables. Ce chiffre peut paraître faible à certains. Mais imaginez l'effet que peuvent produire plus de 2.500.000 personnes parfaitement entraînées à l'emploi des armes et des techniques psychologiques, liés à des groupes paramilitaires, et puissamment armés.
 
Tous ces gens sont absolument consacrés à leur cause. C'est pour cela que les Illuminati sont fermement persuadés qu'ils pourront aisément contrôler les 99 % restants de la population, composée de citoyens peu ou mal entraînés, et armés comme des "chasseurs du dimanche". Même les troupes régulières locales ne feront pas le poids devant les forces des Illuminati, dirigées par des chefs très compétents. Ils comptent aussi sur l'élément de surprise, qui les aidera lors de leur prise de pouvoir. En outre, de nombreux chefs des Illuminati ont été, ou sont toujours, de hauts responsables de l'armée, qui ont une excellente connaissance de l'état des défenses locales, et des moyens de les circonvenir.
 
Après la prise de pouvoir des militaires, la population se verra offrir le choix d'adhérer à la cause des Illuminati, ou de la rejeter. Dans ce cas, les opposants seront confrontés à des peines diverses, à l'emprisonnement, ou même à la mort. Les Illuminati sont persuadés qu'ils sont "nés pour gouverner", car ils se jugent plus intelligents et plus "éclairés" que les autres. Ils sont très arrogants, et considèrent la population en général comme des "brebis sans intelligence", qui se laisseront facilement conduire par des chefs à poigne et compétents, pourvu qu'on leur accorde l'aide financière dont ils ont besoin en temps de crise, et qu'on leur fasse sentir la rigueur du châtiment réservé aux rebelles. Il ne faut jamais minimiser l'absence totale de scrupules des Illuminati, ni leur caractère impitoyable et leur capacité à atteindre leurs objectifs.
 
Les dirigeants financiers des Illuminati, comme les Rothschild, les Van der Bilt, les Rockefeller, les Carnegie, ou les Mellon, par exemple, se mettront en avant, et offriront de "sauver" une économie mondiale à l'agonie. On mettra en place un nouveau système d'échanges monétaires, fondé sur un système monétaire mondial, avec des bases au Caire et à Bruxelles. Ainsi seront réalisés le système économique mondial et le Nouvel Ordre Mondial tant désirés par les Illuminati.
 
Le plan des Illuminati comprend bien d'autres dispositions, mais je vous en ai décrit l'essentiel. C'est pour la mise en oeuvre de ce plan que tous les Illuminati travaillent et qu'ils sont formés. Ils sont prêts à donner leur vie pour leur cause, afin d'enseigner leurs doctrines à la nouvelle génération. Ils croient que leurs enfants sont leur héritage. On m'avait raconté que ce serait la génération de mes enfants qui assisterait à leur prise de pouvoir, à un certain moment du 21e siècle. Actuellement, les Illuminati mettent silencieusement en oeuvre leur plan, en s'infiltrant systématiquement :
 
- Dans les médias.
- Dans le système bancaire.
- Dans le système éducatif.
- Dans le gouvernement, que ce soit au niveau local ou au niveau fédéral.
- Dans le système scientifique.
- Dans toutes les églises.
 
Cela fait plusieurs siècles que les Illuminati s'efforcent de s'infiltrer dans tous ces domaines. Ils ne le font pas en avouant clairement leurs motivations réelles ! Ils ne s'introduisent pas dans une banque, par exemple, en disant : "Salut ! Je viens prendre le contrôle de votre banque pour le compte des Illuminati !" Ils investissent progressivement de plus en plus d'argent dans cette banque, pour en contrôler une majorité d'actions. Ils ne parlent jamais publiquement de leur plan ni de leurs activités secrètes. Souvent, d'ailleurs, comme ils sont eux-mêmes programmés mentaux, ils sont amnésiques pour tout ce qui concerne ces activités. Ils ont souvent l'apparence d'hommes d'affaires respectables, affichant leurs convictions "chrétiennes".
 
Les Illuminati attachent une très grande importance à l'image qu'ils donnent dans la société. Ils font tout pour maintenir une façade "normale" et respectable. Ils ont horreur d'être dévoilés. Voici quelles étaient les personnalités qui siégeaient au conseil local des Illuminati dont j'étais membre : le responsable local de la Fédération des PME, le PDG d'une entreprise locale travaillant pour le Ministère de la Défense, le Directeur d'une école chrétienne, l'un des adjoints au maire de la ville, un journaliste, une infirmière, un médecin, un psychologue, un colonel de l'Armée de Terre, un haut responsable de la Marine. Tous, à une exception près, fréquentaient régulièrement une église le dimanche, et étaient très respectés dans toute la ville. Aucun d'entre eux n'avait une réputation douteuse. Tous étaient au-dessus de tout soupçon.
 
Si vous aviez rencontré l'une de ces personnes, vous auriez sans doute aussitôt apprécié son intelligence, son ouverture d'esprit, son charme et son charisme. C'est leur meilleure "couverture". La plupart des gens pensent que les gens "mauvais" ont une mauvaise apparence, soit dans leur physique, soit dans leur comportement. Ils y sont incités par la propagande des médias, qui présentent les "méchants" sous des traits souvent hideux. Tous les Illuminati que j'ai personnellement connus étaient des gens aimables et charmants dans leur vie de tous les jours.
 
Leur seul problème était d'avoir parfois un comportement bizarre, comme peuvent l'avoir des alcooliques. Si les Illuminati sont parfaitement indétectables, c'est en raison de la dissociation de leur personnalité, artificiellement provoquée par des expériences traumatiques. Beaucoup d'Illuminati, si ce n'est la plupart d'entre eux, sont complètement inconscients de la vie horrible qu'ils mènent au cours de la nuit.
 
Il existe d'autres groupes qui ne font pas directement partie des Illuminati, mais qui sont en relation avec eux. Les Illuminati ne sont pas le seul groupe qui pratique l'ésotérisme, ou qui adore des démons et des dieux antiques. Les Illuminati encouragent les divisions. "Diviser pour régner" est l'un de leurs principes essentiels. Ils ne s'inquiètent pas de l'existence de ces autres groupes. Au contraire, ils les accueillent souvent dans leur zone d'influence, si cela est possible. Cela se produit de plus en plus souvent depuis quelques années, à mesure que les Illuminati "vendent" leur organisation et leurs principes, qui sont considérés comme les meilleurs par toutes les sociétés secrètes. En échange de ce "perfectionnement technique", les Illuminati exigent la soumission des autres groupes occultes. Ils leur envoient leurs meilleurs formateurs, qui dépendent de leurs conseils locaux et régionaux.
 
Dans le domaine politique, les Illuminati sont infiltrés dans tous les principaux partis. L'une de leurs maximes préférées est : "L'ordre sort du chaos". L'anarchie est une discipline pour eux. C'est pour cela qu'ils envoient des armes et des fonds à tous les protagonistes des principaux conflits, en particulier lors des deux dernières guerres mondiales. Ils croient que l'Histoire est un jeu, comme une partie d'échecs. Pour eux, les plus forts doivent émerger des conflits, des épreuves et des combats. Je ne partage plus cette philosophie, mais je la partageais autrefois, de tout mon coeur. A mesure que la vraie nature et les objectifs des Illuminati sont dévoilés, j'espère que les citoyens "ordinaires" se réveilleront, et s'organiseront pour lutter contre ceux qui se préparent à capturer un monde qui ne se doute de rien.
 
 
Par Svali.
 
L'original peut être consulté en anglais à l'adresse suivante :
 
 

dimanche, 29 avril 2012

INCARCERE A LA COUR PENALE INTERNATIONALE: GBAGBO VA FAIRE UNE DEMANDE DE MISE EN LIBERTE

 

côte d'ivoire

 

Du nouveau du côté de La Haye. On en sait un peu plus sur la stratégie de défense du président Gbagbo qui comparaitra le 18 juin prochain devant le tribunal de la Cour pénale internationale (CPI) pour l’audience de confirmation de charges. Selon nos informations, ce sera avant le 18 juin prochain.

Incarcéré à la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, dans le cadre de la procédure ouverte contre lui par le procureur de la Cour pénale internationale – Louis Moreno-Ocampo, qui sera bientôt remplacé par son adjointe Fatou Bensouda –, le président Laurent Gbagbo va faire une demande de mise en liberté provisoire avant l’échéance de la très attendue audience de confirmation des charges. «C’est un homme qui a subi des traitements assimilables à de la torture à Korhogo, il a été maltraité au-delà de l’imaginable. L’ONU le savait, la France le savait, les Etats-Unis le savaient, et la CPI le sait. Cette institution doit montrer qu’elle n’approuve pas ces traitements qui l’ont profondément affaibli aux points de vue physique et psychologique,  et elle doit créer les conditions optimales pour lui permettre de récupérer. La procédure est longue, et c’est dans l’intérêt de la CPI de maintenir en forme le président – qui n’est pas encore accusé encore moins reconnu coupable», explique un membre de sa «task-force» juridique.

Cette demande de mise en liberté provisoire sera-t-elle acceptée par les juges ? Difficile à dire. D’une certaine manière, le contexte général – justice des vainqueurs, refus du régime Ouattara de livrer ses hommes et manœuvres partisanes d’Ocampo – joue en faveur de Gbagbo. Lui accorder la liberté provisoire recrédibiliserait quelque peu sur le continent une institution considérée par beaucoup comme un bagne uniquement réservé aux Africains «récalcitrants». Cela dit, les facteurs politiques sont prédominants dans ce type de dossier. La France et les Etats-Unis, qui ont surinvesti sur leur allié Ouattara et connaissent sa fragilité, voudront sans doute éviter de donner une victoire psychologique à son opposition. Même si Laurent Gbagbo est loin d’être un chef de guerre, et que c’est bel et bien sa présence à La Haye qui peut hystériser ses partisans et entraver le processus de paix. 

Quel pays accepterait d’accueillir le fondateur du FPI ? L’on se souvient que, par exemple, la CPI a accordé une mise en liberté provisoire au Congolais Jean-Pierre Bemba en 2009 avant de se rebiffer en appel, en mettant notamment en avant la difficulté à trouver un pays d’accueil – les pays pressentis s’étant rebiffés et la République démocratique du Congo ayant refusé de le recevoir. On peut penser que Gbagbo conserve tout de même quelques solidarités à l’étranger, contrairement à Bemba… Mais son habileté politique, sa prise de parole qui peut faire mal et son aura auprès des Africains le rendent tout de même dangereux pour la «coopérative des puissants», au-delà de la personne d’Alassane Ouattara. 
 
Comment le bureau du procureur de la CPI veut «coincer» Gbagbo

Par ailleurs, on en sait un peu plus sur la stratégie du duo Ocampo-Bensouda pour «coincer» le «réprouvé de Scheveningen». Partis avec la certitude que le dossier Gbagbo serait un dossier facile, bercés de fausses assurances sur les «preuves en béton» de la France et de Ouattara, ils se rendent progressivement compte qu’ils peuvent perdre leur procès. Ils axent toute leur stratégie sur leurs complicités douteuses avec le régime Ouattara. Il est question de faire parler les «ralliés» au nouveau régime, qui «vendront» leur ancien bienfaiteur contre quelques témoignages orientés – et pourquoi pas imaginaires… Il est également question de faire «craquer», par l’arme de la torture, un général ou du moins un officier supérieur en vue lors des années Gbagbo, et aujourd’hui traité dans les pires conditions dans un des mouroirs du régime, comme celui de Korhogo, tenu par Fofié Kouakou, considéré comme un criminel contre l’humanité par l’ONU – qui l’a soumis à des sanctions pour cette raison. Habilement «retourné», rassuré par un «deal» sur une peine d’emprisonnement «light» puis transféré à La Haye, un tel pion viendrait établir une relation directe entre Gbagbo et les exactions qu’on lui imputerait, en jouant «le témoin-clé qui a tout vu et tout entendu».

Un problème demeure : réussiront-ils à retourner un officier supérieur «pro-Gbagbo» par l’arme de la torture ? Sera-t-il «fiable» jusqu’au bout ? Craquerait-il en face du «chef» calomnié par ses soins ? Plus profondément, le choix d’Alassane Ouattara de ne pas envoyer le moindre sous-fifre de son camp à La Haye, et du coup de ne plus transférer aucun Ivoirien, brouille la stratégie du bureau du procureur. Qui, pour la première fois, n’a plus les mêmes intérêts que les actuels maîtres d’Abidjan.
 

Philippe Brou


vendredi, 27 avril 2012

L’OTAN, AVEC LES USA EN TETE, PREPARE LE TERRAIN POUR UNE GUERRE CONTRE LA SYRIE

DEMOCRATIE A L'ARME LOURDE.jpg

PressTv- Un analyste américain dit que les Etats-Unis ont dépêché des escadrons de la mort en Syrie qui se sont constitués en gangs armés pour attaquer des groupes de population avant que Washington n’envahisse la Syrie.


« Ces escadrons de la mort sont la principale cause des problèmes en Syrie » a déclaré l’auteur et historien Webster Griffin Tarpley dans un interview avec Press TV. Il a ajouté que chaque fois que les Etats-Unis veulent envahir un pays, ils commencent par envoyer des escadrons de la mort pour attaquer des groupes de population. Tarpley a expliqué que Washington avait envoyé des escadrons de la mort en Irak en 2006 et 2007 parce que la situation était intenable et avait instigué une guerre civile dans le seul but de maintenir sa présence dans la région.


 

Il a ajouté que les escadrons de la mort envoyés en Syrie avaient été recrutés dans plusieurs parties du monde. « La Syrie faisait partie du même plan (de “pacification” ndt) que l’Irak et donc ce qu’ils ont fait en Irak établissait un schéma qu’ils n’avaient plus qu’à reproduire ailleurs » selon l’analyste. Pour Tarpley, la situation actuelle en Syrie est le signe que l’OTAN cherche à « intervenir militairement » dans le pays. ”Les puissances de l’OTAN essaient de déclencher une guerre civile à partir de l’extérieur”, selon lui. La Syrie connaît des troubles depuis la mi-mars 2011 et beaucoup de gens, y compris des membres des forces de sécurité, ont été tués dans la tourmente. L’Occident et l’opposition syrienne accusent le gouvernement de tuer les opposants.

Mais Damas accuse « les hors la loi, les saboteurs et les groupes terroristes armés » d’être responsables de l’agitation qui, affirme Damas, est orchestrée de l’étranger.

 

Source: ELECTION 2012

mardi, 24 avril 2012

LEANDRE SAHIRI - MON TEMOIGNAGE: A BERNARD ZADI ZAOUROU

ZADI ZAOUROU.gif

Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Tu resteras toujours et à jamais
Dans mon cœur
Et dans d’autres cœurs
Sûrement
Pour ton enseignement et ton engagement
Pour ton esthétique et ton éthique
Pour ton audace et la force de tes idées
Pour ton sens de la concordance et de la justice
Pour ton combat contre l’ignorance et l’injustice
Ton combat au nombre des grands hommes et femmes de ce monde
Qui luttent au quotidien
Pour promouvoir la culture et le savoir
Pour défendre les droits fondamentaux des personnes humaines.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Toi dont une part vit en moi
Par ton enseignement
Parce que j’ai été l’un de tes élèves
Parce que j’ai beaucoup appris de toi
Parce que j’ai appris
Parce que nous avons appris
A ton école
A nous comporter en citoyens dignes
A nous élever au-dessus de toutes abjections et de toutes exiguïtés
A nous comporter en êtres pensants et intelligents.

ZADI ZAOUROU 2.jpg

Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Même si
Sur la base de quelques dissensions
Je ne te voyais plus très souvent
Sois assuré
Cher Maître
Que je t’ai beaucoup aimé
Que je ressens de manière très forte
Ta disparition.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Je n’ai  pu
Me trouvant à l’étranger
Me joindre
A ta famille
A tes amis
A tes collègues
A mes condisciples…
Pour te rendre un hommage mérité
Pour t’accompagner à ta dernière demeure.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Tout au long de ma vie et de ma carrière
Surtout aux moments les plus difficiles
Je me ressouviendrai presque toujours
De tes conseils
De tes mots
De ta vision
D’écrivain et de précepteur
En qui j’ai puisé inspiration et vocation.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Lorsqu’on me demande de citer des noms
Des noms de ceux qui ont influencé et façonné ma personnalité
Ton nom
Très cher maître
Est toujours
Sur mes lèvres
Cité parmi les premiers.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Ainsi donc, tu nous as quittés
Mais, tu resteras
Dans ma mémoire
Dans la mémoire des miens
Car, je leur ai souvent parlé de toi
De l’être vraiment exceptionnel que tu demeureras
A mes yeux
Et qui
Aujourd’hui
A tous ceux qui ont eu le privilège de te côtoyer
Manque.
 
Adieu Maître !

 
Léandre Sahiri

lundi, 23 avril 2012

LA MANIPULATION DES MASSES SELON NOAM CHOMSKY

NOAM CHOMSKY.jpeg

Noam Chomsky est est un linguiste et philosophe américain devenu Professeur émérite du Massachussetts Institute of Technology (MIT) où il enseigna toute sa carrière durant. Une carrière qu'il consacra aussi à étudier les comportements, les codes linguistiques et la communication verbale. Il a joué un rôle important dans ce qu'il est désormais convenu de nommer la Révolution Cognitive qui, à la fin des années cinquante, structura la compréhension des mécanismes de la pensée humaine.

Volontiers anarchiste, à 81 ans Noam Chomsky, qui imagina la grammaire générative et transformationelle reste une référence en matière de comportement humain. Fin septembre 2010, Chomsky a édité une liste qui regroupe les dix stratégies de manipulations des masses car il ne fait aucun doute, selon lui, que les masses sont manipulées par ceux qui dirigent le monde, que ce soient les financiers, les politiciens ou les médias. L'agence de presse internationale Pressenza, connue pour ses prises de positions pacifiques, vient de rendre publique la Liste de Chomsky (1).

Pour établir cette liste, Noam Chomsky se base sur le fossé qui s'est creusé entre les connaissances publiques et les connaissances de ce qu'il appelle "l'élite dirigeante", un fossé qui permet désormais à cette élite de mieux connaitre l'individu lambda que celui-ci ne se connait luimême... Cette forme de métaconnaissance facilite, toujours selon Chomsky, le contrôle des individus...

Nous vous proposons de passer en revue ces dix stratégies de manipulation des masses.

A chacun de faire son commentaire.

1° La stratégie de la distraction : élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. «Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux» Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles» (1979).

2° Créer des problèmes, puis offrir des solutions : cette méthode est aussi appelée «problème- réaction-solution». On crée d’abord un problème, une «situation» prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.

3° La stratégie de la dégradation : pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en «dégradé», sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.

4° La stratégie du différé : une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme «douloureuse mais nécessaire», en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que «tout ira mieux demain» et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.

5° S’adresser au public comme à des enfants en bas-âge : la plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant.

Pourquoi ? «Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles».

6° Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexion : faire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…

7° Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtise : faire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. «La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures». Extrait de «Armes silencieuses pour guerres tranquilles».

8° Encourager le public à se complaire dans la médiocrité : encourager le public à trouver «cool» le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…

9° Remplacer la révolte par la culpabilité : faire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution !

10° Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmes (comme conséquence des 9 précédentes).

 

Olivier Moch


(1) Les dix stratégies de manipulations des masses, par Noam Chomsky, in Pressenza, 21 septembre 2010.
(2) Le temps passé devant la télé à augmenté en 2009, par Frédéric Bianchi, on lsa.fr, 18 mars 2010.
(3) La pub en chiffres, on L'Internaute, novembre 2005.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

00:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique, Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : monde, noam chomsky, la manipulation des masses, olivier moch, syti.net | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 21 avril 2012

ROMPRE LE SILENCE SUR LE MASSACRE DE DUEKOUE

DUEKOUE. MASSACRES.jpg

Le massacre de Duékoué, devenu symbole de la tragédie et de l’épuration ethnico-politique a commencé en 2002 et se poursuit aujourd’hui dans toute la Côte d’Ivoire. Le peuple wê vit depuis une décennie les moments les plus dramatiques de son Histoire, celui de la destruction, de l’extermination, de l'exil et de l’expropriation. Les villages et quartiers wê ont été massivement pillés et incendiés lors des épouvantables massacres de 2002, 2003, 2005 et 2011. 

Des milliers d’autochtones wê sont donc réfugiés au Liberia (160.000 personnes selon l'ONU), traqués dans les forêts ou terrés dans des camps improvisés autour d'institutions chrétiennes (missions catholiques ou protestantes). Ceux qui s'étaient réfugiés dans des bâtiments publics en sont chassés par les autorités de fait et ont dû improviser des habitations de fortune sans aucune aide des ONG ou du pouvoir en place. 

Dans la seule zone de peuplement wê, le bilan de ces crimes depuis novembre 2002 serait de plus de 10 000 morts et disparus, des milliers de blessés, des milliers d'habitations détruites ainsi que presque tous les lieux sacrés du pays qui constituent l'âme et les symboles du peuple wê (les Kwi et les Glaé). L'Ouest ivoirien a été envahi par une coalition de rebelles armés. Avec le retour à une situation de ni paix/ni guerre à la mi-2003, suite aux accords signés, des forces armées onusiennes (ONUCI) et française (Licorne) ont été positionnées dans plusieurs villes de l'Ouest ivoirien, notamment à Duékoué. Elles n'ont cependant pas empêché le massacre de Guitrozon en 2005, au cours duquel 107 villageois Wê de deux villages voisins de Duékoué ont été assassinés pendant leur sommeil.

Ces mêmes forces internationales dites de paix n'ont pas non plus empêché les Dozos (chasseurs traditionnels venus du Nord ivoirien) de brûler le quartier "Guéré" de Duékoué, tuant une trentaine de personnes en janvier 2011 et provoquant la fuite de 20 000 Wê vers la Mission Catholique de la ville. 

Les populations wê s'étaient rassemblées autour des missions catholique et protestante de Duékoué (30.000 à 40.000 personnes) en avril 2011 ou avaient gagné d'autres régions de Côte d'Ivoire. 

Selon une enquête d'Amnesty International, 60 à 75 % des Wê n'étaient toujours pas rentrés chez eux en septembre 2011 (date dudit rapport). L'ONU, qui ne s'est jamais préoccupée du cas des réfugiés se soucie toujours très peu de compter ceux qui ont fui les exactions des rebelles aujourd’hui rebaptisées FRCI (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire). La Communauté internationale coalisée derrière la France et le Conseil de sécurité des Nations Unies s'efforce surtout de minimiser leur nombre en les encourageant à rentrer dans les ruines de leurs maisons tout en diminuant les allocations de nourriture des récalcitrants. De son côté, le gouvernement menace régulièrement de fermer les camps qui les abritent. 

D’après de nombreux témoignages qui se recoupent, ceux qui rentrent sont confrontés à des occupants qui leur interdisent l'accès à leurs plantations. Parler de cette épuration ethnique peut valoir des représailles au nom de la lutte contre la xénophobie et l'incitation à la haine. De nombreux crimes sont commis par les différentes forces armées supposées veiller à l’ordre public (Dozos, FRCI, "faux-FRCI", etc. suscitant un climat d'insécurité généralisée). Parfois, ils s'en prennent même aux membres de leur propre groupe ethnique, suscitant alors des soulèvements populaires (événements de Vavoua fin 2011). 

Pour en revenir au massacre de Duékoué devenue ville martyre, un an après le rôle de la Communauté internationale reste très controversé, de même que plus largement son rôle dans la crise ivoirienne. 

Les enquêteurs de la Cour pénale internationale (CPI) se sont rendus sur place tout récemment avec un drone et des sondes archéologiques pour tenter de retrouver les corps des victimes. Après avoir mis en œuvre leur matériel sophistiqué en présence des médias, leur porte-parole a déclaré lors d'une conférence de presse le 14 mars 2012 : 

«Nous avons trouvé trois aires géographiques localisées dans le ‘’quartier Carrefour’’ où on pourrait avoir des charniers possibles, des charniers probables et des charniers quasi-certains». Pourtant, ces charniers étaient parfaitement identifiés par les organisations internationales puisque l'inhumation des corps y a été effectuée par le bataillon marocain des forces de l'ONU avec la Croix-Rouge locale : «Ces corps ont été enterrés dans trois fosses communes localisées au quartier Carrefour. (Rapport ONU du 10 mai 2011)».

 A ce jour, aucun des suspects incriminés pour ce massacre ne semble avoir été désarmé, interrogé ou inquiété. Amnesty international s'en étonné d’ailleurs car Amédé Ouéremi, ressortissant du Burkina Faso a été accusé par l'ONU (rapport du 10 mai 2011) d'être le chef des Dozos qui auraient commis le massacre du quartier Carrefour. Il commande toujours ses Dozos. Les autres chefs des FRCI qui ont pris Duékoué, Losseni Fofana et Eddy Medy (rapport HRW), ont été promus dans l'Armée et continuent de faire régner la terreur parmi les populations autochtones Wê.

Dans le contexte du conflit post-électoral ivoirien, il était évident que la mission de protection des civils par les Casques Bleus et la Licorne aurait dû s'exercer à Duékoué où les tensions inter-ethniques étaient déjà à leur paroxysme. 

Lorsque les Frci ont pris la ville d’assaut, les centaines de soldats des forces internationales d’interposition présents se sont contentés d'observer les exécutions avec un hélicoptère sans même signaler quoi que ce soit aux médias, interdisant même l’accès de leurs casernes aux populations civiles venues implorer leur protection. Il a fallu que la Croix-Rouge se départisse de sa réserve habituelle pour que le massacre soit connu du grand public. 

Mieux encore, l'ONU a tenté d'en minimiser l'ampleur en annonçant un nombre de tués inférieur au nombre de corps enterrés conjointement par ses hommes et la Croix-Rouge, avant de réviser ce chiffre à la hausse quand le coup de feu médiatique a cessé. Il faut bien reconnaitre que le peuple wê n'est qu'une victime collatérale du conflit entre les factions ethnico-politiques de la classe politique ivoirienne. Utilisé comme chair à canon et victimes emblématiques, les Wê ont payé un lourd tribut à cette crise. 

Or, il est impossible de faire son deuil sans la reconnaissance du statut de victime. Mais pourquoi donc la quasi-totalité des médias occidentaux, africains, des ONG et des organisations nationales ou internationales ont-ils passé sous silence le calvaire de ce petit peuple à la légendaire hospitalité ? 

Pourtant, la réconciliation – préalable indissociable du retour à la paix – suppose donc que les coupables de tous ces crimes qui ont endeuillé et continuent d’endeuiller la Côte d’Ivoire soient poursuivis, jugés et condamnés. 

L’impunité est le pire gage de l’appropriation et de la conservation du pouvoir par la force. J’en veux pour preuve l’abominable assassinat de François Gboblemon enlevé sous les yeux terrorisés de sa famille à Guéhiebly (circonscription de Duékoué) dans la nuit du 18 au 19 mars 2012. Les photos insoutenables qui m’ont été transmises de ce meurtre sont édifiantes du degré d’inhumanité atteint par cette justice des vainqueurs. 

A l’heure où nous sommes, aucune enquête digne de ce nom ni aucune mise en examen des responsables pourtant connus de ces massacres n’a eu lieu, contrairement à ce qui avait été promis par le nouveau régime. 

Or la plupart des médias et des responsables tant nationaux qu’internationaux savent que de la réconciliation des populations de Duékoué et du pays wê dépend la réconciliation nationale toute entière. «Un peuple qui oublie son histoire se condamne à la revivre de nouveau», disait Churchill.  

En attendant cette véritable réconciliation que nous appelons de toutes nos forces, nous lançons un cri du cœur pour venir en aide à nos frères et sœurs qui souffrent au pays, tout particulièrement aux milliers d’orphelins livrés à toutes sortes de maux (prostitution juvénile, drogue, viol, famine, malnutrition,…). 

 

Martine Keï Vaho

Présidente de ARDEFE 

(Association des ressortissants de Duékoué en France et en Europe)


Source: LE NOUVEAU COURRIER

LES GRAVES REVELATIONS DU PROPHETE DALI CLAUDE SUR LA COTE D'IVOIRE EN VERSION TEXTE

 

COTE D'IVOIRE. ARMOIRIES.jpg

Cujema : Frères et sœurs, depuis le 17 Février 2005, le prophète DALI CLAUDE a parlé de la crise ivoirienne quant à sa fin et est revenu deux ans plus tard sur les antennes de la radio (ivoirienne) Fréquence 2 pour nous livrer le message de Dieu à l’émission « Mythes et Mystères ». Mais beaucoup d’ivoiriens ont exprimé le désir de l’avoir en texte pour prendre le temps de bien lire et faire lire à des proches. Je pense que c’est chose faite par la grâce de Dieu. Le Seigneur nous a donné la force et le temps pour retranscrire ces messages terribles mais glorieux à la fin, pour que nous sachions ce qui nous attend. Bonne lecture dans le nom de Jésus-Christ, celui qui est vivant et qui règne aux siècles des siècles.

AMEN!

 

L’EMISSION (Jeudi 9 mars 2006).


1- JULIETTE ANZIAN : Alors prophète DALI CLAUDE, vous êtes prophète d’une église ou bien simplement prophète, parce qu’aujourd’hui on commence à faire la différence. Il y a des prophètes qui gèrent des églises, il y a des prophètes qui n’ont pas d’église qui simplement prophétisent, qui disent ce qui va arriver. Vous vous situez dans quelle vague?

2- DALI CLAUDE : Oui, par la grâce de Dieu avant que je n’exerce dans le prophétisme, j’ai été pasteur pendant 13 ans dans une église de la place (Eglise Protestante Baptiste Œuvres et Missions Internationales, Ndlr). Bien avant que le Seigneur me donne ces messages de prophétie, il m’a donc fait retirer pendant deux à trois ans et depuis lors, je reçois des révélations pour les communiquer à toute la Côte d’Ivoire et je n’ai pas d’église sauf depuis quelques temps, j’ai une cellule où je prie à la maison.

3- JULIETTE : Et aujourd’hui, ça fait trois ans si mes souvenirs sont bons, ça fait trois ans que vous êtes passé à la radio pour vraiment dire des choses graves, graves et vous m’avez dit pendant qu’on préparait cette émission quand je vous ai vu, ah Juliette, le temps est arrivé pour que je parle. Pourquoi avoir mis tout ce temps avant de réagir et de venir nous dire des choses qui vont certainement nous faire peur.

4- DALI CLAUDE : Oui, pour mémoire, il faut dire que ce fut le 17 Février 2005 que j’étais venu ici pour la première fois et c’est ce que vous avez entendu. Maintenant depuis lors, le Seigneur pendant presque deux ans que je ne parle plus dans les rues, il m’a demandé de me taire et maintenant de revenir parce que le temps est presqu’arrivé…

5- JULIETTE : …Est presque… ou est arrivé ?

6- DALI CLAUDE : Est arrivé!

7- JULIETTE : Le temps est arrivé, pour tout ce que vous avez dit là, ah bon ?! Et ça va se faire vraiment ?

8- DALI CLAUDE : Oui, ça va se faire.

9- JULIETTE : D’accord, donc notre thème aujourd’hui, c’est la solution à la crise ivoirienne, à la lumière des révélations de Jésus. Qu’est-ce que cela veut dire d’abord?

10- DALI CLAUDE : Ça veut dire que par rapport à cette crise ivoirienne, Dieu qui est Dieu, a son mot à dire. Et c’est à la lumière des révélations, des prophéties, des visions, qu’il nous a données, qu’il a donc jeté les bases de solution aux problèmes de cette crise ivoirienne.

11- JULIETTE : Oui alors, des pasteurs sont passés, à la radio, à la télé. Partout dans les églises aussi, même des imams, des hommes de Dieu je veux dire tout court; il y a eu des intellectuels qui sont intervenus, des hommes de la société civile, les artistes ; même les politiciens, et aujourd’hui on a l’impression qu’on tâtonne, on n’avance pas, qu’est-ce qui se passe ? Selon vous? Quelle est la voix de Dieu? Qu’est-ce-que Dieu veut nous dire?

12- DALI CLAUDE : Dieu est merveilleux, il est souverain et il ne fait rien au hasard. Nous voudrons dire tout de go aux uns et aux autres, que le Dieu qui a créé le ciel et la terre, ne fait jamais rien au hasard. Au temps de Noé, il a envoyé Noé et il lui a donné une mission, celle de construire l’Arche. Pour ce qui concerne le cas de la Côte d’Ivoire, bien de prophètes ont parlé. Mais nous, nous savons de quoi nous parlons. Et ce que vous entendez, c’est ce qui s’accomplira à la lettre pour la Côte d’Ivoire.

13- JULIETTE : Et qu’est-ce qui va se passer ?

14- DALI CLAUDE : Ce qui va se passer, c’est que des choses à la fois glorieuses, je pourrai donc dire hyper-glorieuses, mais qui seront précédées d'évènements hyper-dramatiques, attendent la Côte d’Ivoire. Mais de quoi s’agit-il ? C’est que la Côte d’Ivoire fait l’objet du choix de l’Eternel pour diriger le plus grand réveil jamais connu, un réveil sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

15- JULIETTE : Réveil quoi ? Spirituel ?

16- DALI CLAUDE : Oui, je voulais parler de réveil spirituel. Maintenant, on pourrait se demander qu’est-ce que c’est que le réveil spirituel ?

Le réveil, c’est quand Dieu lui-même prend le contrôle de toutes choses en main dans la vie d’un homme ou d’une nation, détruisant avec force tout ce qui est du pouvoir de l’Ennemi, en vue d’établir son règne sans partage et ce dans tous les domaines. Quand on parle de réveil, outre ce que vous venez d’entendre, c’est aussi les miracles, les guérisons en masse, la conversion en masse. Nous voudrions dire aux uns et autres que l’humanité est presqu'à son terme, et Dieu est en train de préparer son Eglise, ceux qui le craignent réellement, véritablement, pour l’enlèvement. Donc il faut une évangélisation tous azimuts dont la Côte d’Ivoire sera le porte-flambeau pour engranger suffisamment de personnes pour préparer l’enlèvement; vous avez bien entendu, l’enlèvement, parce que Dieu ne cache rien du tout.

17- JULIETTE : L’enlèvement, on va en parler tout à l’heure. Pourquoi ? C’est la question que je pose à la plupart de mes invités. Pourquoi le choix de la Côte d’Ivoire ? Je n’ai pas encore bien perçu ce choix-là. Pourquoi le choix de la Côte d’Ivoire ?

18- DALI CLAUDE : Comme je l’avais dit Il y a quelques années, à vous JULIETTE ANZIAN et aussi à toute la Côte d’Ivoire, le choix de Dieu ne souffre d’aucune pression. Il est fait, le choix, simplement parce qu’il (Dieu) choisit. Nous pourrons expliquer de manière plus agrandie pour dire que Israël avait été choisi en son temps pour diriger les nations et faire connaître la Parole de Dieu aux nations. Mais lorsque Jésus-Christ est venu et qu’il a été tué, voici bientôt deux milles ans, l’évangile s’est ouvert aux nations. Alors donc Dieu se choisit une nation dans les nations, notamment la Côte d’Ivoire, pour éclairer les nations en vue de préparer l’enlèvement.

19- JULIETTE : Maintenant, dans le choix de la Côte d’Ivoire, on parle de nettoyage. Avant de parler de ce nettoyage, prophète, les hommes en général pensent que, quand ça vient de Dieu, c’est parfait, c’est bon, il n’y a pas de morts, il n’y a pas de souffrance, il n’y a pas de problèmes. Alors quand vous dites - on parle de nettoyage - le choix de Dieu pour la Côte d’Ivoire mais dans ce choix-là, il faut d’abord nettoyer; quand vous parlez de nettoyage, vous parlez de quoi ? Qu’est-ce qu’on peut entendre par nettoyage ?

20- DALI CLAUDE : C’est une très bonne question et nous voudrions parler le plus simplement possible, le plus clairement possible, pour que les uns et les autres comprennent. Oui, il y aura un nettoyage. On a coutume de penser au balayage et autres, mais cette fois-ci, le nettoyage qui sera utilisé, c’est la guerre.

21- JULIETTE : La guerre, la guerre même? Et ça va se passer comment?

22- DALI CLAUDE : La guerre, G - U - E - 2R - E, ce sera une terrible guerre. C’est par la guerre que Dieu va opérer le nettoyage parce qu’il ne viendra pas pour pouvoir mettre dans son rang ceux qui ne voudrons pas se soumettre à la Seigneurie du Christ et comme il y a beaucoup qui ne voudrons pas se soumettre à l’Eternel, ils mourront. Peut-être par la suite nous allons parler des personnes que le Seigneur va utiliser pour faire ce nettoyage, mais comme le dirait les gens pour le livre «la guerre de Troie», nous dirons pour la guerre de la Côte d’Ivoire, elle aura bel et bien lieu et elle sera terrible.

23- JULIETTE : Mais je vous ai demandé, les gens disent souvent, Dieu va faire que ça va aller, il n’y aura pas de guerre, Dieu va tout faire pour qu’on ne meurt pas. Qu’est-ce que vous répondez à tous ces gens-là ? Est-ce qu’on comprend bien la Parole de Dieu ?

24- DALI CLAUDE : Oui, ce qu’ils disent, ils n’ont pas tort, mais dans Romains 11. 22, il est dit: "Considère la bonté et la sévérité de Dieu". Dieu est bon mais il est juste. Nous voudrions dire à ces personnes qui le disent, ils n’ont pas tort, mais ils ont une mauvaise approche de la Parole de Dieu ; car dans le livre de 2 Chroniques 7 qu’ils aiment souvent citer, mais qu’ils enlèvent du contexte. Je voudrais donc dire (que dans) 2 Chroniques chapitre 7. 11-22, Dieu dit : Si mon peuple sur lequel est invoqué mon nom cherche ma face s’humilie, et se détourne de ses mauvaises voies, alors moi aussi je l’exaucerai. Mais pour le cas de la Côte d’Ivoire, depuis lors, on cherche à prier mais on ne se repent pas sincèrement. Les maux, les vices et les péchés ne font que s’accroitre, alors c’est un peu comme de l’hypocrisie, ils sont en train de singer, Dieu est obligé de frapper.

25- JULIETTE : Mais pourquoi ? Est-ce que Dieu ne peut pas procéder autrement ? Au lieu de frapper, au lieu d’amener la souffrance, la mort, la désolation, on ne peut pas faire autre chose ? Passer par un autre chemin?

26- DALI CLAUDE : Oui, le problème des hommes et particulièrement celui de la Côte d’Ivoire c’est que les gens veulent que Dieu se soumette à leur volonté mais ils ne veulent pas se soumettre à la volonté de Dieu. Quel est l’enfant qui ne voudrait pas accepter la correction de son papa et qui voudrait que son papa accepte ses caprices ? Il doit s’aligner, au quel cas le papa va le châtier, va le corriger, c’est le cas de Dieu. Il est appelé aussi un bon Dieu mais il est aussi appelé l’Eternel des armées. Et quiconque parle de l’Eternel des armées, parle à la fois des armes, de stratégie de guerre, mais parle en même temps de victoires et de défaites vis-à-vis de quiconque va s’opposer à l’Eternel. Donc les gens, s’ils se soumettaient un temps soit peu à la volonté de Dieu, Dieu n’utiliserait pas les moyens forts. Dans le livre de 1 Samuel 15. 22, il est écrit : "L’obéissance vaut mieux que les sacrifices", mais dès lors qu’on ne veut pas obéir à Dieu, Dieu est obligé de monter sur ses grands chevaux pour frapper. Ce sera le cas de la Côte d’Ivoire.

27- JULIETTE : D’accord, il y en a aussi qui disent qu’on va prier, on va jeuner et ça va passer.

28- DALI CLAUDE : Pour le cas de la Côte d’Ivoire, la période de jeûnes et de prières est passée. Parce que quoi qu’on fasse, monter descendre, je le dis aisément à la limite de la présomption, de l’orgueil, de la fierté, car nous sommes sûr de ce dont nous parlons; monter descendre, cette crise se terminera par une terrible guerre et elle sera plus forte que la guerre du Rwanda. Dieu m’a dit ceci qu’il va ouvrir une fenêtre de l’Apocalypse sur la Côte d’Ivoire. La guerre qui va se passer ici, c’est une guerre qui, du point de vue rendement macabre, sera plus lugubre et sera plus mauvaise que celles de la première et de la deuxième guerre mondiales, en comptant sur le domaine statistique, parce que la première guerre, ça a duré 4 ans, la deuxième, ça a duré 5 ans et ça a fait des millions de morts. A supposer pour la Côte d’Ivoire, si la guerre a lieu en une semaine ou en deux semaines et qu’on va trouver au moins au moins 5 à 11 millions de morts, comprenez très bien que ça sera plus macabre et plus meurtrier que la première et la deuxième guerre mondiales.

29- JULIETTE : Vous dites des choses très graves et ça fait peur et c’est grave ce que vous dites!

30- DALI CLAUDE : Oui, JULIETTE ANZIAN, et toute la Côte d’Ivoire qui m’écoutez, ça fait peur mais à la lettre, c’est ce qui va se passer, car Dieu ne ment pas.

31- JULIETTE : Qu’est-ce qu’on a fait de si mal ?

32- DALI CLAUDE : Oui, les Ivoiriens ne veulent pas se repentir, ils ne veulent pas laisser le péché, mais pire, je pourrais dire mieux, c’est que la Côte d’Ivoire a été choisie. Et lorsqu’on veut faire un champ de café ou de cacao, la nuit sur sa couche, on réfléchit à son patrimoine forestier et la partie qu’on a choisi, les arbres ne seront pas debout là-bas. Les arbres vont tomber parce qu’on veut planter le café ou le cacao. Comme Dieu a choisi la Côte d’Ivoire, il va faire tomber les arbres, nettoyer balayer et semer car on ne peut pas mettre de la nourriture dans une assiette sale, donc il va nettoyer d’abord avant d’accorder cette hyper et grande bénédiction à la Côte d’Ivoire.

33- JULIETTE : Mais si… Justement par rapport à la grande bénédiction que la Côte d’Ivoire aura, si tout le monde meurt, qui va bénéficier ? Qui va en profiter ?

34- DALI CLAUDE : Tout le monde ne mourra pas comme je ne cesse de le dire. En Israël, quand de telles choses ce sont continuellement passées, il y a toujours eu un petit reste, le reste de ceux qui croient effectivement en Jésus-Christ. Donc ceux qui vont se confesser, se repentir et donner leur vie à Jésus-Christ, à savoir demander pardon à Dieu et se convertir à Jésus. Je dis bien à Jésus-Christ, c’est ceux-là qui seront préservés. Qu’ils soient peu ou pas, peu importe. Seulement que Dieu regarde à ceux qui se seront soumis à lui.

35- JULIETTE : Est-ce qu’aujourd’hui, on a encore l’occasion de se repentir, de demander pardon pour que les choses aillent pour chacun de nous, peut-être, ou bien pour tout le monde, de façon collective.

36- DALI CLAUDE : C’est vraiment une très bonne question. Oui, il y a encore le temps, mais de le faire avant qu’il ne soit trop tard ; et je souhaiterais que pour chacun, ce soit maintenant parce que du jour au lendemain on peut mourir. Il est mieux de se réconcilier avec Dieu maintenant, car ce n’est pas en pleine guerre qu’on serait en train de le faire. Et ça viendra subitement, ça viendra subitement et ça sera très fort. Ça va embraser tout le pays. Aucun mètre-carré de la Côte d’Ivoire ne va échapper. Campement, hameaux, villes et villages. Quartier, maison, sera systématiquement pris.

37- JULIETTE : Et qu’est-ce qui va provoquer…… qui va faire ça ? C’est vrai qu’on dit c’est Dieu. Mais Dieu ne descend pas pour le faire. Qui sont ceux qui vont….. enfin est-ce qu’on peut savoir ?

38- DALI CLAUDE : Pas de problème. Selon les révélations, les prophéties que nous avons reçues, nous mettons n’importe qui au défi quant à l’accomplissement de ces prophéties; c’est ce qui va se passer. Dieu m’a dit et ce n’est pas une seule fois, c’est plusieurs fois, qu’il a mandaté la France….. il a mandaté la France pour que la France accomplisse le jugement sur la Côte d’Ivoire.

39- JULIETTE : Pourquoi la France ?

40- DALI CLAUDE : Pourquoi la France, bon ! C’est son choix, c’est tout. Voilà, de la même manière qu’il a choisi en son temps Babylone de Nébucadnetsar pour châtier Israël impénitent, c’est de la même façon qu’il a choisi la France pour châtier la Côte d’Ivoire. Et quiconque s’opposera à la France sera en train de s’opposer à Dieu, parce que la France fera office de verge de l’Eternel.

41- JULIETTE : Quand vous parlez de quiconque s’opposera à la France, si par exemple aujourd’hui comme on l’a déjà vu en 2004, l’association (la galaxie, Ndlr) des patriotes qui vont s’opposer, par exemple, parce que pour eux leur pays est en train d’être pris. Est-ce que c’est de ça que vous parlez?

42- DALI CLAUDE : Oui, en Novembre 2004 avec précision, avec ce qui s’est passé à l’Hôtel Ivoire, sans compter les frappes ciblées sur Bouaké et autres, Korhogo. La riposte française a été fatale. En si peu de temps les aéronefs ivoiriens ont disparu. C’était déjà un signal très fort pour dire que la France a mandat divin pour accomplir le châtiment sur la Côte d’Ivoire.

43- JULIETTE : On ne doit même pas s’opposer, on ne doit pas agir, réagir ?

44- DALI CLAUDE : Si la Côte d’Ivoire utilise les moyens militaires pour pouvoir résoudre le problème de la crise en s’attaquant aux Français, ils seront vaincus… ils seront vaincus.

45- JULIETTE : Vous dites aussi que… justement cette crise a des causes essentiellement spirituelles et non politiques.

46- DALI CLAUDE : Oui, cette crise a des causes essentiellement spirituelles.

47- JULIETTE : Expliquez-vous !

48- DALI CLAUDE : Je m’explique. Les hommes de Dieu de la génération finissante, à savoir ces grands hommes de Dieu qui sont donc dans ce pays qui porte le nom de Serviteurs de Dieu, mais en réalité qui ont pactisé avec le diable. Et ce n’est donc pas étonnant qu'en son temps, Béhanzin ait parlé de certaines personnes qui sont venus le voir. J’affirme de manière péremptoire que c’est vrai, selon ce que Dieu m’a dit, et je peux - mais je m’en garde - citer le nom de certains grands hommes ou de soi-disant grands hommes de Dieu de ce pays qui ont pactisé avec le diable; je les connais, Dieu ne cesse de me les montrer.

49- JULIETTE : Donc vous dites que Béhanzin a eu raison?

50- DALI CLAUDE : Béhanzin a eu raison car les hommes de Dieu ont pactisé avec le diable.

51- JULIETTE : D’accord, on continue, et qu’est-ce qui va se passer alors ?

52- DALI CLAUDE : Et à eux la mission avait été donnée de diriger ce réveil, ils se sont détournés et ils sont allés chercher la puissance chez le diable, chez les marabouts, chez les charlatans, chez les féticheurs. C’est fort de cela que Dieu a bien voulu faire descendre sa colère sur le pays. Donc la raison fondamentale, elle est avant tout foncièrement spirituelle avant d’être politique.

53- JULIETTE : Alors Dieu sait que… si c’est les hommes de Dieu, il les connaît, pourquoi c’est tout le peuple qui doit payer pour des gens qui ont commis le péché ou bien la faute ?

54- DALI CLAUDE : C’est vraiment une très bonne question. Les hommes de Dieu sont comme la lanterne, sont comme les sentinelles d’une nation ou sont comme les chauffeurs d’un véhicule. Alors, si les sentinelles n’ont pas vu le danger venir, il va s’en dire que ceux qui sont dans le véhicule, qui sont donc les ivoiriens, vont aussi tomber avec le chauffeur, c’est le cas.

55- JULIETTE : Je reviens maintenant à la question…. Vous avez parlé de la France, j’ai l’envie de dire que vous avez accusé la France. Elle peut porter plainte contre vous pour dire que vous l’avez accusée de vouloir faire du mal à la Côte d’Ivoire. Ce que je veux savoir est : Comment elle va procéder ?

56- DALI CLAUDE : Quant à ce qui est d’accuser la France et qu’elle pourrait porter plainte, je suis responsable de ce que je déclare car je parle de la part de l’Eternel. Et si la France n’a pas été créée par Dieu, c’est alors qu’en voulant s’opposer à ce qui vient d’être dit, elle verra « qui a mis l’eau dans coco » (comme disent les Ivoiriens, Ndlr), car si elle veut dénier cela, elle verra par la suite qu’elle sera obligée, qu’elle le veuille oui ou non, d’agir conformément à la volonté de l’Eternel.

Voici donc comment ça va se passer. Certainement que la Côte d’Ivoire voudrait peut être engager la guerre en voulant donc avoir une autonomie de son pays, se libérer totalement. Donc si elle le faisait, la France va intervenir de manière frontale avec son armement. Ça sera une guerre totale, elle sera à la fois navale, terrestre et aérienne.

57- JULIETTE : Avec les bombes et tout ça ?

58- DALI CLAUDE : Avec les bombes, vous savez que la France est une superpuissance. Elle ne va pas aller de main morte. Selon les prophéties, les visions, les révélations que nous avons eues, nous avons vu l’aviation française agir, les chars d’assaut agir. Nous avons aussi vu, n’est-ce pas, les bateaux de guerre agir. Et la France, aujourd’hui, ne peut pas dire qu’elle ne pourra pas faire cela. C’est une vision et elle s’accomplira car Dieu dans le livre de Nombre 23 verset 19 n’est pas un homme pour mentir. Tout cela parce que la Côte d’Ivoire ne veut pas se repentir. Elle marche dans l’orgueil et elle est dans une corruption sans nom. Dieu va frapper, et cela, du planton jusqu’au sommet de l’Etat; Dieu va frapper. Je parle de la part de l’Eternel. Ce que les uns et les autres doivent savoir, c’est que lorsque Dieu établit un Serviteur de Dieu, le Serviteur de Dieu est établi sur tout ce qu’il entend. Je fais mon travail et je suis conscient de ce que je suis en train de dire et j’endosse l’entière responsabilité parce que Dieu m’envoie pour avertir toute la nation ivoirienne afin de se repentir pour ne pas qu’elle périsse. Mais si elle ne se repent pas et qu'elle veut marcher dans son orgueil et aller selon sa propre volonté régler cette crise, la Côte d’Ivoire et ceux qui ne voudront pas se soumettre passeront, ils mourront physiquement mais également aussi éternellement, pour passer leur éternité en enfer.

59- JULIETTE : D’accord, donc la France va…. En fait, moi je veux encore savoir hein… C’est vrai, vous dites que si on ne se soumet pas par rapport à la spiritualité bien sûr, si on ne se soumet pas à Dieu, Dieu va frapper et sévèrement, de façon sanglante. Je… sais pas, c’est nous qui allons... aller taper la France au point de la provoquer pour pouvoir nous tuer ou bien….. ça… va se passer comment ?

60- DALI CLAUDE : Je ne saurais dire exactement comment ça va se passer, je ne fais que dire ce que Dieu m’a dit.

Certainement que peut-être la Côte d’Ivoire voudra se libérer comme j’ai dit tout à l’heure et alors la France va riposter. Mais là, Dieu ne me l’a pas dit, je ne peux pas inventer. Ce que je sais, c’est que de manière frontale, il y aura une guerre entre la Côte d’Ivoire et la France qui, d’ailleurs, va travailler sur le couvert de l’ONU.

61- JULIETTE : L’ONU, donc avec la caution de l’ONU, la France va nous frapper?

62- DALI CLAUDE : Avec la force Licorne, comme vous le savez.

63- JULIETTE : Ceux qui sont là encore-là ?

64- DALI CLAUDE : Oui, mais dans un premier temps, la France, la France va avoir la victoire et va positionner les rebelles. Mais par la suite, l’armée céleste avec les anges va intervenir pour libérer magistralement la Côte d’Ivoire.

65- JULIETTE : Mais puisque tout le monde est mort !

66- DALI CLAUDE : Non tout le monde ne sera pas mort, je ne cesse de vous le dire.

67- JULIETTE : C’est… c’est…. On dit des millions de morts !

68- DALI CLAUDE : Oui, il y aura des millions de morts, il y aura des millions de morts. Celui qui en doute, je vais déjà prématurément donner mon contact pour dire que je sais de quoi je parle.

69- JULETTE : Ça sera à la fin de l’émission, à la fin on va donner le numéro. Mais pour vous, vous dites qu’à partir de ce moment-là, quand la France va vraiment frapper, qu’on sera dans le désarroi, Dieu va envoyer son armée céleste, n’est-ce pas, qui va……. Ça va se passer comment ?

L’armée céleste de Dieu, est-ce que tout le monde pourra voir cette armée? Comment ça va se passer?

70- DALI CLAUDE : Les anges ont cette capacité d’être invisibles. Ils peuvent aussi se rendre visibles, à dessein. Mais cette armée a continuellement été souvent utilisée dans les grandes guerres pour libérer la nation que Dieu supporte, que Dieu soutient. Parce que je ne cesse de dire, Dieu aime la Côte d’Ivoire. Ce n’est pas qu’il n’aime pas, mais il y a des individus dans cette nation ou des personnes dans cette nation qui n’ont pas envie de se rallier à la cause du Christ, c’est pour ceux-là que la guerre viendra et ils mourront parce qu’ils auront refusé de se soumettre à Dieu. Dans Psaumes 24, 1er verset, il est écrit : "A l’Éternel la terre et ce qu’elle renferme, le monde et ceux qui l’habitent!". Il n’a jamais été dit : A aucun homme politique la terre; mieux, un pays, ça appartient à Dieu. On doit donc se soumettre à la volonté de Dieu. Quiconque ne se soumet pas à la volonté de Dieu est considéré comme un rebelle et il va donc trouver Dieu en face de lui. Nous demandons donc aux uns et aux autres de se confesser, s’il vous plait, de se repentir, de demander pardon à Dieu, et donner leur vie à Christ car le jugement dont nous parlons est imminent. Deux ans après que je me sois retiré des lieux publics, Dieu m’a demandé de revenir pour dire aux Ivoiriens que le jugement est imminent. Il va frapper et très, très, très, très, très-très fort!

71- JULIETTE : Oui, ça… donc… C’est sans appel hein?

72- DALI CLAUDE : C’est sans appel et c’est fort possible que la France utilise des armes non conventionnelles.

73- JULIETTE : Qui veut dire ?

74- DALI CLAUDE : Qui veut dire l’armement chimique. Ils vont aussi utiliser des armes qu’ils n’ont encore jamais essayées.

75- JULIETTE : Pourquoi, la Côte d’Ivoire va résister ? Va être forte aussi ou bien ?

76- DALI CLAUDE : Oui, oui, oui, la Côte d’Ivoire va résister, oui. Bon nombre qui n’ont pas encore compris et qui penseraient que ce serait une guerre de délivrance du néocolonialisme, donc beaucoup voudront s’engager dedans, à savoir les patriotes, les étudiants, les politiciens, et les différentes ethnies et autres. Ils vont vouloir s’engager. Alors la France ne va pas aller de main morte, elle sera sans pitié. J’en veux pour preuve les évènements qui se sont passés en Novembre 2004, voilà ! Mais je voulais aussi dire que cette guerre aura un élan de guerre civilo-militaire à consonance politique, religieux, ethnique, militaire, sous-régionale, entendez par là, Ivoiriens contre étrangers, ce serait un méli-mélo. L’ennemi et l’adversaire ne viendront pas de loin ou ça ne sera pas entre rebelles et loyalistes. Ce sera entre le voisin d’à coté et soi-même. Les autres viendront demander: Quelle est ton ethnie ? Tu es de quelle religion ? Tu es de quel parti politique ? Si ça ne l’arrange pas, il va terminer celui qui est en face de lui. Ce sera très… très fort. Ne m’en voulez pas, je ne fais que dire ce que le Seigneur ne cesse de me dire. Toutes les nuits, il ne cesse de me parler. Et c’est ce qui va se passer. Je vous avertis, s’il vous plait, par amour.

77- JULIETTE : D’accord, et vous dites aussi que ce sera le jugement de Dieu!

78- DALI CLAUDE : Oui, ce sera le jugement de Dieu.

79- JULIETTE : Et c’est ça hein ! Vraiment, il n’y a rien à faire ?

80- DALI CLAUDE : Il n’y a rien à faire, ce sera un jugement irrévocable. Vous lisez le livre de Amos chapitre 1, dedans, vous allez trouver à chaque fois où Dieu dit que le jugement sera irrévocable. Vous lisez le livre de Jérémie 14. 11 à 16, Dieu dit: Que ce peuple-là jeûne, prie ou s’humilie ou pas, je vais frapper. Voilà ! Vous lirez aussi le livre d’Ezéchiel, tout le chapitre 9, où Dieu parle aussi du jugement. Ce qui va se passer, ce sera terrible, ce sera apocalyptique.

81- JULIETTE : Vous avez aussi dit que la France va utiliser les rebelles. C’est ça ?

82- DALI CLAUDE : Oui, vous savez que dans un premier temps, ce n’est un secret pour personne, les rebelles qui sont venus avaient pour parrain la France. J’en ai pour preuve sur les journaux, il est écrit que le QG des rebelles était le Quai d’Orsay et c’était une parole du président et c’est écrit sur les journaux, ce n’est un secret pour personne.

N’ayant pas donc réussi eux-mêmes, ils vont donc venir, mais comme le pays ne leur appartient pas, lorsqu’ils vont combattre, qu’ils vont gagner, parce que dans un premier temps ils vont gagner, ils vont positionner les rebelles au pouvoir. Et Dieu va cautionner cela, parce que les rebelles viendront avec une telle colère et une telle haine que sans pitié, ils vont aller tuer tous ceux qui ne voudront pas se soumettre à la Seigneurie de Jésus-Christ, parce que nous ne cessons de le dire. Dieu a pris ce pays, il veut prendre ce pays comme modèle. Après la crise, la Côte d’Ivoire, je le dis de manière péremptoire, ne sera plus un pays laïc. La Côte d’Ivoire sera un pays missionnaire. Si vous ne croyez pas, cessez d’être des perroquets et de chanter l’hymne national dont un des vers dit ceci : Notre devoir sera d’être un modèle non pas de corruption ni de "mapouka serré" mais un modèle de l’espérance promise à l’humanité. Qu’est-ce à dire ?

L’avenir de la Côte d’Ivoire est hyper-glorieux et c’est Dieu qui va prendre ce pays en main pour faire de ce pays un pays théocratique, comme ce fut le cas au temps du règne de David, et c’est la Bible qui va servir donc de Constitution à la Côte d’Ivoire, qui sera dirigée par des hommes craignant Dieu. C’est ce qui va se passer, je le dis et je m’engage entièrement à cela, c’est ce qui va se passer. Dieu ne ment pas.

83- JULIETTE : D’accord, et donc après, vous dites que la Côte d’Ivoire, dans les perspectives, la Côte d’Ivoire va connaître, n’est-ce pas, un essor glorieux, mais il faut passer par ce petit… problème….

84- DALI CLAUDE : Oui, il faut passer par le désert; le peuple d’Israël en partance pour Canaan, venant d’Egypte, est passé par le désert. Mais après, ils sont devenus un pays très florissant et fort. Ce sera le cas de la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire sera une plaque incontournable sur le plan spirituel, mais vous savez que si spirituellement une personne est avancée, économiquement, financièrement, socialement et autres, alors la personne est, comme le dirait l’autre, "est devant". Donc la gloire qui attend la Côte d’Ivoire, elle est une grande gloire; même le sous-sol ivoirien, le seigneur va permettre qu’on puisse découvrir encore de l’or, du diamant, du pétrole en quantité, juste pour avoir suffisamment de l’argent pour faire l’évangélisation internationale et mondiale. La Côte d’Ivoire est le porte-flambeau de l’Evangile dans le monde entier. Ce qui attend la Côte d’Ivoire, ce sont des choses glorieuses. L’humanité tout entière va envier la Côte d’Ivoire, c’est pourquoi je prie ceux qui sont en Côte d’Ivoire et les ivoiriens de se repentir pour bénéficier de ces heures glorieuses qui arrivent. Ceux qui ne se repentiront pas, ils mourront. D’aucuns me diront: Pasteur ou prophète, tu exagères, je voudrais dire….

85- JULIETTE : Oui, j’allais le dire, vous exagérez quand même! C’est tellement sombre que même le survivant, il ne va même pas en profiter!

86- DALI CLAUDE : Je n’exagère pas et comme je n’ai cessé de le dire, s’il n’y a pas eu assez de morts, ça fera au moins 5 millions de morts voire 11 millions de morts…

87- JULIETTE : Mais nous sommes combien ?

88- DALI CLAUDE : Je n’exagère pas; voici ce que la Bible dit dans Matthieu 24 verset 6, voici les signes qui annonceront mon retour. Premier signe, c’est la guerre, ce n’est pas la paix. Donc ces fossoyeurs de l’Evangile, soi-disant serviteurs de Dieu, prophètes, pasteurs et autres, qu’ils cessent d’amuser la galerie. Qu’ils annoncent le retour du Christ qui marche avec le fait d’annoncer les cataclysmes, les guerres et autres. Jésus a dit dans le livre de Matthieu 24. 37 à 44: "Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous".

Je voudrais dire aux uns et aux autres, les démographes disent qu’au temps de Noé, il y avait environ un milliard de personnes. S’il vous plait, tout le milliard est mort, c’est seulement huit (8) personnes qui ont été sauvées : Noé, sa femme et ses six enfants.

89- JULIETTE : Vous parliez aussi du peuple juif, l’exemple du peuple juif qui a traversé l’eau pour arriver à Canaan, qui a traversé le désert et tout, alors que là-bas, les écrits saints disent que ça a duré 40 ans ou 400 ans, je sais plus…

90- DALI CLAUDE : Ils ont fait 40 ans dans le désert.

91- JULIETTE : 40 ans, est-ce que c’est ce que nous, on va faire ? On va faire 40 ans aussi ?

92- DALI CLAUDE : Ooooh, la raison qui a fait qu’ils ont duré 40 ans dans le désert, c’était leur incrédulité. Non, nous, on ne durera pas 40 ans dans le désert, ça va pas durer.

93- JULIETTE : Ça ne va pas durer, cette crise aussi ne va pas durer ?

94- DALI CLAUDE : Cette crise ne va pas durer, ce sera une guerre-éclair.

95- JULIETTE : Eclair, quand vous dites éclair, vous l’estimez à combien de temps, par exemple ?

96- DALI CLAUDE : Dieu ne m’a pas dit le temps et donc le temps lui appartient, selon Daniel 2. 19 à 22…

97- JULIETTE : Mais quand vous dites déjà éclair… c’est quelque chose qui est rapide.

98- DALI CLAUDE : Bon, ça sera rapide mais je ne peux dire en combien de semaines ou en combien de mois.

99- JULIETTE : D’accord, maintenant les perspectives. Vous dites que ça sera un moment glorieux après tout ça. Dites-nous un peu, ces perspectives-là, comment ça va se faire ? Vous avez parlé du pétrole, le sous-sol sera très riche, il y aura beaucoup d’argent, la Côte d’Ivoire sera enviée, essayez de nous expliquer.

100- DALI CLAUDE : Une reconstruction aussi très moderne; la Côte d’Ivoire aussi… ça sera une plaque tournante des choses spirituelles, ce sera aussi comme un lieu de pèlerinage. Dieu va susciter des grands hommes de Dieu qu’il a appelés les para-commando spirituels suicides qui vont aller par le monde entier annoncer l’Evangile de Dieu. Ces personnes seront dotées et nanties d’une onction jamais expérimentée. Ce que Moise a eu à faire, ce que Paul a eu à faire, ce que des éminents Serviteurs de Dieu ont eu à faire, ceux que le Seigneur va utiliser très bientôt à partir de la Côte d’Ivoire, ça va dépasser pour ces personnes que je viens de citer.

101- JULIETTE : Ce sera quand même des Ivoiriens ?

102- DALI CLAUDE : Ce sera des Ivoiriens et je veux citer un verset de Jean 14 verset 12 où Jésus a eu à dire : "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père". En réalité, nous tendons vers la fin des temps et l’enlèvement n’est pas pour… (longtemps).

103- JULIETTE : C’est quoi, l’enlèvement ?

104- DALI CLAUDE : L’enlèvement, c’est quand Christ… selon la Bible, vers la fin des temps, viendra pour enlever les vrais croyants, comme ce fut le cas au temps du déluge. Avant le déluge, Dieu a pris ceux qui ont cru en lui. Donc avant qu’il y ait ce que la Bible appelle, selon Apocalypse, la guerre de l’Armagueddon, si vous voulez la dernière guerre mondiale, on pourrait dire la troisième et dernière guerre mondiale, avant cela, alors Dieu va venir enlever son Eglise. Et l’Eglise est composée des vrais croyants qui ont donné leur vie à Jésus-Christ et non pas de lieux ou de dénominations.

105- JULIETTE : A vous écouter, on a l’impression que beaucoup de gens ont déçu surtout… vous êtes un homme de Dieu. Beaucoup d’hommes de Dieu, comme vous dites, ceux qui étaient chargés de propager la lanterne ont dévié, ont déçu, qu’est-ce que vous voulez dire ?

106- DALI CLAUDE : Oui… mais ce n’est un secret pour personne. Voilà, pourquoi : Rien qu’à écouter leurs prêches, ils mettent l’accent sur la prospérité, tu vas voyager, tu vas prospérer, tu vas te marier, tu vas faire ceci, tu vas faire cela, et ils parlent aussi de paix. Mais tout ça, c’est faux. La Bible déclare que les choses, selon le livre de 2 Timothée 3 à partir du premier verset, iront de mal en pire jusqu’à ce que le Seigneur revienne. Qu’ils aient le courage de prêcher l’Evangile pur qui dit de donner sa vie à Jésus et d’annoncer le retour du Christ, mais comme ils veulent pactiser avec les politiciens, comme ils veulent plaire… prendre de leur argent, ils ne veulent pas annoncer l’évangile pur. Nous voudrions dire aux uns et aux autres que ce que Dieu nous a dit, c'est que l’Eglise, ici en Côte d’Ivoire, et partout dans le monde, est à 95% apostate, donc sur 100 chrétiens, on peut trouver 3, 4, voire 5 donc…

107- JULIETTE : Disons les vrais chrétiens hein ?

108- DALI CLAUDE : Les vrais chrétiens, il n’y en a pas beaucoup, il n’y en a pas beaucoup.

109- JULIETTE : Vous avez dit aussi, il y a deux ans, trois ans, quand on vous a reçu que…Vous avez dit: Juliette, il faut photographier le Plateau, il faut filmer les immeubles, parce qu’il n’y en aura plus. Vous affirmez encore ce que vous avez dit, il y a trois ou quatre ans ?

110- DALI CLAUDE : Je le réitère tout de go, l’aviation française, je le dis une fois de plus, je le répète encore une seconde fois, je mets n’importe qui au défi de cette révélation, elle va s’accomplir. Pas que je souhaite le mal de la Côte d’Ivoire, mais puisque les ivoiriens ne veulent pas se repentir. Donc l’aviation française va travailler et elle va détruire systématiquement le Plateau. Mais ils vont nous rendre service parce qu’après, on va exploiter le pétrole…ah oui, on va exploiter le pétrole et on aura une autre capitale, bien construite.

111- JULIETTE : Et, bon, c’est peut-être la dernière question. Vous avez dit aussi qu’après tout ceci, Dieu va faire venir son armée céleste et elle va bombarder aussi… je ne sais pas si c’est bombarder ou… en tout cas, vaincre la France, qui va devenir notre "David contre Goliath", c’est bien ça ? Est-ce que vous pouvez réitérer ce que vous avez dit ?

112- DALI CLAUDE : Pas de problème; ce qui devait nous réjouir et nous amener à nous repentir parce que Dieu nous aime et il envoie l’armée céleste pour nous défendre. Donc la France, cinquième puissance militaire du monde, selon ce que nous savons, sera face à une armée invisible mais puissante, l’Armée de Dieu; elle ne pourra pas tenir.

113- JULIETTE : Vous avez dit une poignée d’armée, un petit groupe !

114- DALI CLAUDE : Non, non pas une poignée, une grande puissance, voilà… puissante armée céleste devant laquelle la France ne pourra pas tenir, je dis bien la France ne pourra pas tenir.

115- JULIETTE : On pourra les voir physiquement ?

116- DALI CLAUDE : On peut les voir comme on ne peut pas les voir, mais ils seront très peu ceux de la Licorne qui vont retourner en Europe.

117- JULIETTE : Oui, oui…

118- DALI CLAUDE : La plupart, ils vont tous mourir ici, c’est du jamais vu. Et c’est là que l’humanité tout entière va dire: Mais un pays qui a été déjà défait militairement par une grande puissance, comment se fait-il qu’il ressurgit pour pouvoir vaincre cette puissance, et la gloire, selon le livre d’Esaïe 42 verset 8, reviendra non pas à la Côte d’Ivoire, non à aucun individu, ni à aucun général d’armée qui soit un stratège fin, mais ça reviendra au seul général d’armée qui est Dieu, Jésus-Christ, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, le Prince de la paix, l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier, celui qui était, qui est et qui vient, car c’est à lui qu’appartiennent toutes choses et c’est pour lui que sont toutes choses.

118- JULIETTE : D’accord, prophète DALI CLAUDE, avant de donner vos contacts, est-ce que quand même il y a des recommandations, j’espère que vous allez pouvoir le faire.

119- DALI CLAUDE : Oui, j’ai un profond amour pour mon pays, c’est pourquoi la recommandation que je voudrais faire à chacun d’entre nous, qu’on soit Ivoirien ou pas mais pourvu qu’on soit sur la terre d’Eburnie, c’est de demander aux uns et autres de se confesser, de se repentir, de demander pardon à Dieu pour leurs péchés et donner leur vie à Jésus-Christ, non pas à une religion, et ils seront épargnés. Voici la recommandation que je voulais faire. Et cela concerne aussi bien celui qui est au bas de la société jusqu’à ceux qui sont "en haut de en haut" (comme disent les Ivoiriens, Ndlr). Et je le dis aussi même à ceux qui portent le titre de pasteur, de prophète, de chrétien, qu’ils n’ont qu’à faire un examen de conscience car la Bible déclare que le jugement…

120- JULIETTE : Oui, allons doucement, lentement.

121- DALI CLAUDE : Que le jugement commencera par la maison de Dieu. Je voudrais dire à cet effet, que bien des églises qui ont été construites à coût de milliards seront littéralement bombardées par l’aviation française. Je demande aux uns et aux autres de se confesser, de se repentir, de demander pardon à Dieu et de donner leur vie à Jésus-Christ car l’avenir qui attend la Côte d’Ivoire est un avenir hyper, hyper, hyper, hyper-glorieux. Ce que Dieu ne cesse de me faire voir et même pendant que je suis en train de parler et ce que je vois actuellement (rires), c’est merveilleux et c’est glorieux!

122- JULIETTE : Mais il faut passer par le tunnel de feu d’abord.

123- DALI CLAUDE : Il faut passer par le feu et ça sera terrible, jamais une guerre ne sera aussi meurtrière que celle qui va se passer, ici, en Côte d’Ivoire. Et elle aura bel et bien lieu.

124- JULIETTE : Merci, prophète DALI CLAUDE, vous êtes prophète et vous dites que vous n’avez aucune église, vous priez simplement en cellule et vous êtes Ivoirien, Ivoirien de père et de mère.

125- DALI CLAUDE : Oui, je suis ivoirien, je suis Bété.

JULIETTE : Bété ?

126- DALI CLAUDE : De Gagnoa.

127- JULIETTE : Bété de Gagnoa, ah d’accord !

On va prendre vos contacts. Vous répondez à quel numéro?

128- DALI CLAUDE : Voilà mon contact, mais avant cela je voulais dire que je suis marié et père de six enfants, et j’ai des enfants qui sont au supérieur, donc je suis responsable de ce que je dis. Alors mon contact, c’est 05 - 63 - 87 - 92.

129- JULIETTE : Je vais reprendre pour vous: 05 - 63 - 87 - 92. Merci beaucoup, merci! Il a dit, mesdames et messieurs, il a dit, il est responsable, il est père de famille, il est marié, il parle au nom de Dieu et il prend toutes ses responsabilités parce que c’est Dieu qui l’a mandaté pour nous livrer ce message terrible. Merci beaucoup.


NB : Lisez et faites lire, même dans les villages reculés, les campements, les hameaux.

Retranscrit par Cujema et corrigé par Fernand Dindé.


Source: Cujema.unblog.fr

vendredi, 20 avril 2012

OFFICIEL: BLYTHE MASTERS VA RACHETER TOUTES LES MATIERES PREMIERES AGRICOLES DE LA PLANETE

 

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Du 10 au 14 avril 2012. Pour que Blythe Masters daigne apparaître sur CNBC dans une interview "one to one", c'est qu'il y a le feu dans la maison. En effet, la JP Morgan s'est fait sérieusement allumer dans le FT à propos de la faillite de la Lehman Brothers, puis de la MF Global: "JP Morgan's practices bring scrutiny (article de Tom Braithwaite, Telis Demos et Tracy Alloway à New York)". Le lendemain, bing!, Blythe (qui hait la presse) décide soudain de parler de ses affaires à l'occasion de son don de 5 millions à l'Université de Denver pour que celle-ci dispose d'un département/chaire de... matières premières! Lire ici le Denver Post. Cela ne suffisait pas d'enseigner les conneries de Friedman... ""No academic program matches what the J.P. Morgan Center for Commodities will provide," said Don Elliman, University of Colorado Denver chancellor. "J.P. Morgan will partner with the CU Denver Business School to create that vital intersection for commodities education and the industry"". Des centaines d'étudiants à venir donc, et qui sauront comment tout acheter aux paysans avant que leurs produits n'arrivent dans votre assiette pour le compte de la Morgan et de la GS...

C'est donc bien officiel (mais vous le saviez déjà si vous avez lu BM), les banques ont plein pouvoir pour tout racheter et manipuler les prix à leur guise et Blythe sera officiellement à leur tête... Elle a déjà gagné presque 3 milliards sur les différences de prix achat et revente + coms... Pendant ce temps, bien sûr, les politiques regardent ailleurs. NOUS SOMMES EN 1788.

Elle a aussi expliqué que c'était tout à fait normal pour la JP Morgan d'avoir des positions sur l'argent métal, et qu'elle ne faisait rien de mal (question que Bob Pisani lui avait posé autrement lors de sa première interview pour le compte de la SIFMA) puisque tout était fait pour ses clients... (merci au Capitaine pour la version french). Lisez bien ce qu'elle dit à propos des positions monstrueuses sur les métaux précieux de la JPM:

That there's been a tremendous amount of speculation particularly in the blogosphere about this topic.
I think the challenge is that the speculation represents a misunderstanding as the nature of our business.
As i mentioned earlier, our business is a client-driven business where we execute on behalf of clients to achieve their financial and risk management objectives.
The challenge is that commentators don't see all of that activity simultaneously.
So just to give you a simple example, we store significant amounts of commodities, for example, silver, on behalf of customers we operate vaults in new york city, in singapore and in london. and often when customers have that metal stored in our facilities, they hedge it on a forward basis through jpmorgan who in turn hedges itself in the commodity markets.
If you see only the hedges and our activity in the futures market, but you aren't aware of the underlying client position that we're hedging, then it would suggest inaccurately that we're running a large directional position.
In fact that's not the case at all.
We have offsetting positions. we have no stake in whether prices rise or decline. rather we're running a flat or relatively match book.

Et si c'est au nom de ses clients... Il se trouve que son premier client est justement la Fed qui peut respirer grâce à elle tant que les cours de l'or et argent restent assez bas pour ne pas effrayer tous les papy et mamies de la planète qui ont des assurance-vie en papier... Non la JP Morgan ne trafique pas les cours.... elle l'a redit hier... La seule vraie info donnée est que le pouvoir et la pression ont metamorphosé Blythe Masters qui est devenue presque méconnaissable. Dégager 3 milliards, ça laisse des traces et des rides. Mettez plein écran. PS: Elle a réussi à placer sa phrase favorite qui est "le Diable est dans les détails"...


 

Source: Le blog de Pierre Jovanovic

Blog de l'Apocalypse Financière
Analyse et Revue de Presse Internationale

mercredi, 18 avril 2012

LES RAISONS FRANÇAISES DE LA DESTABILISATION DU MALI

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La France se prépare à déstabiliser le Mali. Et pour cause ? Il y en a trois qui relèvent principalement des raisons classiques : les intérêts «français» et «individuels».

Des intérêts français, la découverte du pétrole au Mali en est le déclencheur des hostilités.

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Bamako, 12 mai 2002, aussitôt élu président de la République avec 64,35% des voix au deuxième tour, Amadou Toumani Touré (ATT pour les intimes) fait un rêve, celui de faire du Mali un pays producteur du pétrole. Mais le rêve ne dit pas que l’or noir est un or du diable, qui insère son producteur au rang de la malédiction où d’autres anciennes colonies françaises comme le Congo Brazzaville, le Gabon… sont depuis, tenus en laisse par Paris. Le Mali peut toujours jouer le jeu de la démocratie en organisant des élections crédibles et en assurant des alternances dans la paix tant qu’une goutte de pétrole ne coule pas encore du bassin de Taoudéni dans le nord du pays. Taoudéni ? C’est à la fois une cuvette dont le dépôt centre atteint plus de 5000 m d’épaisseur et une superficie d’environ 1.500.000 km², soit le plus vaste bassin sédimentaire on-shore d’Afrique occidentale, qui s’étend hors du Mali au Niger, en Mauritanie, au Burkina Faso et en Algérie. Cette précision est d’une importante capitale à noter pour la suite de l’analyse.

Il est de bon augure pour ATT de créer, dès 2004, l’Autorité pour la promotion de la Recherche Pétrolière au Mali (AUREP). Des conventions de partage de production et de concession pour 29 blocs répartis sur cinq bassins sédimentaires sont signées entre le gouvernement malien (9 blocs) et les sociétés de recherche pétrolière pour les 20 autres blocs.

Parmi ces sociétés, il y a la compagnie italienne d’hydrocarbure ENI (50%), l’australienne Baraka Petroleum (25%) et l’Algérienne SIPEX (25%), dont les opérations de sondages sismiques des blocs 1, 2, 3, 4 et 9 sont assurées par l’Entreprise Nationale Algérienne de Géophysique (ENAGEO), une filiale de SONATRACH qui est la première des douze sociétés pétrolières d’Afrique. Sans oublier l’apport de 46 milliards de FCFA par PetroPlus Angola, destinés à la promotion de la recherche pétrolière, à l’exploitation, au transport, au raffinage des hydrocarbures liquides et gazeux, et à la formation du personnel technique malien.

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Très bien tout cela ! Sauf que dans l’Eden du pétrole d’un pays tenu en laisse par la France, citer ou ne pas citer le nom de Total/Elf est synonyme de consommation d’un fruit qui rend ivre et provoque de grands changements aux consommateurs. Car, présent ou non auprès d’eux, Total/Elf est un serpent toujours présent dans l’Eden du pétrole et dont on ne peut qu’être pénétré de son influence. L’ivraie s’introduit parmi le bon grain ; d’où le péché originel qui expose d’ores et déjà, pour de nombreuses décennies, des générations maliennes entières à en payer le prix.

Deuxième raison de la déstabilisation amorcée du Mali, l’influence géostratégique de la France sur l’Afrique néocoloniale. Sans pétrole, les Maliens sont aujourd’hui fort différents de ce que, hélas, ils deviendront dans un proche avenir. Leur paisible existence n’est pas le fait de la pauvreté du pays qui les épargnerait du vampirisme de l’ancien colonisateur. Un ancien colonisateur qui, pour poursuivre le pillage de ses anciennes colonies, a toujours utilisé le principe de « diviser pour mieux régner ». Le Mali n’est pas en effet ce pays que l’on présente comme dépourvu des matières premières censées susciter la convoitise des requins occidentaux. Ce n’est pas rien que d’être, comme le Mali, le troisième producteur d’or d’Afrique derrière l’Afrique du sud et le Ghana. Son bétail, son coton, son fer, voire son arachide sont autant de produits d’exportation à forte demande mondiale.

Avec le pétrole, les Maliens recevront bientôt un devenir formel et temporel. Tout ce qui en eux de spirituel actuellement se muera en chair, matière, instrumentalité et réceptivité… exactement comme au Congo Brazzaville ! Larmes et sang couleront bientôt dans la miséricorde d’une France, elle aussi en larmes de crocodile, qui se dira totalement effondrée par la pitié pour ce peuple africain dont elle n’aurait toujours voulu que du bien mais qui aurait préféré vivre dans des souffrances volontaires. Cette pauvre France qui sera encore obligée d’intervenir au Mali comme elle l’a fait en Côte d’Ivoire et en Libye où le peuple savoure désormais le fruit de la démocratie comme jamais il n’en était aussi savoureux dans aucune autre grande démocratie du monde.

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Comme en Côte d’Ivoire ou en Libye, le principe de « diviser pour mieux régner » est parfaitement sous orbite au Mali. Objectif : commencer par diviser le Mali en zones nord et sud avec, au milieu des deux zones, des armées étrangères d’interposition (genre Licorne, Casques blancs, Casques bleus…) qui, au nom de la réunification du pays, les occuperont progressivement pour s’y implanter quasi-définitivement, le temps que la France installe durablement ses larbins et s’assure de la mainmise de l’or noir annoncé afin de procéder au pillage avec autant de cruauté que d’avidité. Ficelle de la scission tirée dans la clandestinité depuis Paris et bien d’autres capitales occidentales, les rebelles se sont déjà constitués dans le nord du Mali en un mouvement tribal appelé Azawad. Équipés par les maîtres occidentaux d’une quantité impressionnante d’armes, de munitions et autres matériels de guerre en provenance d’Europe et de la Libye, ils ont lancé les attaques contre les garnisons militaires de la région et occupe actuellement toute la partie nord du pays. Pour affiner la stratégie de la déstabilisation du Mali, le Quai d’Orsay peut sans gêne recevoir à visage ouvert les membres voilés de cette rébellion d’autant que toute forme d’aide qui leur est due ne peut que relever du bon sens, le prétexte étant tout trouvé : le combat contre Al-Qaïda au Maghreb islamique.

La troisième raison de la déstabilisation du Mali par la France, enfin, relève de la mesquinerie d’un homme : Nicolas Sarkozy. De Dominique de Villepin à Mouammar Kadhafi en passant par Laurent Gbagbo, chacun d’eux (du moins pour les survivants) a souvenir que Sarko n’oublie ni ne rate quiconque l’aurait éclaboussé sur le chemin de ses abus du pouvoir au point de réduire en affaire personnelle toute affaire d’État qui oserait contrarier sa vision des choses. Mieux que tout citoyen malien, Nicolas Sarkozy savait parfaitement qu’Amadou Toumani Touré était à un mois de sa retraite politique et ne se présenterait plus à l’élection présidentielle annoncée pour fin avril 2012. Malgré tout, le laisser partir sans l’humilier passerait Sarko pour vaincu ; d’où le putsch qui n’aura eu ni sens ni fondement. En incitant une partie de l’armée malienne à destituer un président en fin de mandat, Sarko a voulu tout simplement se faire plaisir, montrer qu’il reste le chef et pousser ses obligés (CEDEAO, larbins des palais, etc.) à s’occuper, à se rendre indispensables et à finir par décliner leur impuissance pour les obliger à faire appel à l’éternel sauveur, la France.

Parvenue à ses fins, la France dirait qu’elle n’aurait rien fait en soi qui ne fût un ordre venu des Africains eux-mêmes ou de l’ONU. Vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, ATT aura ainsi payé un temps ses doutes dans la manière d’instaurer la démocratie en Côte d’Ivoire et son opposition à l’assassinat de Kadhafi par Nicolas Sarkozy, au nom de la démocratie alors qu’en réalité, les raisons de la haine sont strictement personnelles. ATT humilié, le putsch n’a plus de raison d’être ; les abrutis à l’ordre et au service du maître n’ont plus qu’à rétablir les institutions déclarées caduques il y a seulement quelques semaines et rentrer dans les casernes pour attendre, disciplinés, que l’armée véritable débarque de Paris pour venir tracer les limites de la division du Mali.

En entendant que les larbins d’Abidjan et de Ouagadougou, courroie de transmission via la CEDEAO, transmettent l’ordre venu de l’Élysée pour annexer le Mali au concert des nations non plus de la démocratie initiée par ATT mais de celle de la Françafrique, si chère aux valeurs de la République française. Et ce, pour de longs siècles encore, tant que la « mère patrie » trouvera sur le sol africain des répondants qui sont toujours prêts à passer pour de braves soldats… en fait de piètres serviteurs.


Calixte Baniafouna

 

Source: MWINDA.ORG

mardi, 17 avril 2012

COPE ET L'UMP CAUTIONNENT-ILS LES APPELS AU MEURTRE DU RDR AVEC QUI ILS PACTISENT?

 

JEAN-FRANÇOIS COPE.jpg

L'UMP, parti de Nicolas Sarkozy, actuellement dirigé par Jean-François Copé a signé samedi 14 avril à Paris un accord de partenariat avec le Rassemblement des républicains (RDR) d'Alassane Ouattara. Cette signature est intervenue dans le cadre d'une manifestation intitulée "La France avec les printemps africains", en présence de divers représentants et personnalités, comme Mahmoud Saleh, représentant le nouveau président sénégalais Macky Sall, les anciens Premiers ministres guinéens Cellou Dallein Diallo, Sydia Touré et Lansana Kouyaté ...

De quels printemps africains est-il question ici? Du coup d'État, certes printanier, réalisé en Côte d'Ivoire par la France afin d'y installer le futur président de la Cédéao Ouattara le 11 avril 2011 ? Des réélections dans des fauteuils (parfois presque roulants) de toutes les vieilles barbes de la Françafrique à part Wade (Déby, Compaoré, Sassou)? Du récent coup d'État au Mali ? De celui, encore plus récent, en Guinée Bissau?

Les printemps africains, c'est-quoi-c'est-où-c'est-quand-c'est comment (comment)?

Comment le président Guinéen Alpha Condé (tenu pour un chanteur de reggae par Alexandre Adler) doit-il interpréter l'invitation faite à son principal opposant Dallein Diallo?

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Jean-François Copé, l'homme qui ignorait le sens de l'expression "conflit d'intérêts", a paraphé cet accord "de coopération et d'amitié" avec son homologue ivoirien, Amadou Soumahoro et déclaré "Les putschs militaires n'ont plus d'avenir" Au lendemain de la Guinée Bissau et quelques mois seulement après la tentative par balles sur le palais du même Alpha Condé à Conakry, la formule n'était-elle pas superfétatoire ? Au regard du rôle, une fois encore, pénible attribué à la France dans la crise malienne, était-il judicieux d'assurer : "L'échec très rapide du putsch lamentable au Mali ne fait que renforcer ma conviction. Ce type d'opération est condamné par avance" ? Pour JFC, "la nouvelle politique africaine de la France, c'est Nicolas Sarkozy qui la conduit" alors que "la Françafrique, celle de 'Papa m'a dit', c'est celle du PS et de son candidat", François Hollande. Amen.

Il est un point sur lequel aucun journaliste présent n'a manifestement songé à questionner l'ami Copé, ce sont les propos, les menaces même, proférées régulièrement, et encore il y a quelques jours par M.Soumahoro à l'encontre du parti de Laurent Gbagbo : « Désormais, nous allons demander à nos militants de se mettre en ordre de bataille pour mater tous les militants du Fpi qui s’attaqueront au Président Alassane (Dramane Ouattara). Nous n’allons plus accepter les arrogances du Fpi. Oui, nous allons les mater. Ils oublient que tous ceux qui se sont attaqués à Alassane se trouvent au cimetière. »

Lorsque la polémique éclatera, Soumahoro reculera en prétextant avoir en fait voulu parler de "cimetière politique". Avant de se lancer dans une nouvelle furieuse diatribe contre les journalistes cette fois... À une semaine du premier tour de la présidentielle française, quoi de plus rassurant : le Secrétaire général de l'UMP signe un partenariat avec un homme qui menace de mort les opposants politiques et se moque du tiers comme du quart de la liberté de la presse ! 

Photo - dr   Texte - J.O.


PS : On murmure aussi ici et là que cette manifestation n'aurait en fait eu pour fonction que de contrer médiatiquement le Congrès du Mouvement des Africains de France, initié par Calixthe Beyala le même jour... cela expliquerait peut-être l'étonnante présence au milieu des Ouattaristes d'un ancien très bien vu sous Gbagbo, l'actuel Délégué interministériel à l'égalité des chances pour les Français de l'Outre-mer, Claudy Siar...


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

lundi, 16 avril 2012

PREMIER CONGRES DU MOUVEMENT DES AFRICAINS-FRANÇAIS: LE DISCOURS INTEGRAL DE CALIXTHE BEYALA

 

CALIXTHE BEYALA 4.jpg

Chers amis,

Merci d’être venus aussi nombreux, d’être venus quelquefois de si loin, d’Allemagne ou de Dakar, de l’Italie ou de Ouagadougou pour assister à ce premier Congrès extraordinaire du Mouvement des Africain-français.

Etre Africain-français, c’est clamer son attachement à la France, c’est  l’aimer et la chérir, mais aussi d’avoir une passion pour l’Afrique, pour sa culture et se soucier de son avenir. 

Etre Africain-Français c’est se reconnaître dans des valeurs de paix universelle, d’égalité universelle et de fraternité universelle

Etre Africain-français,  c’est réaffirmer son attachement aux valeurs de la République.

Etre Africain-français c’est être fiers d’être français, tout aussi fiers de puiser ses racines dans l’Afrique Ancestrale, cette Afrique berceau de l’humanité et de la civilisation, mais qui en ce troisième millénaire a décidé de sortir de son berceau.

Etre Africain-français, c’est se réclamer aussi bien des Lumières que de l’Africain Wilhem AMO, d’APULEE DE MADAURE que de Condorcet.

Etre Africain-français c’est être fiers d’avoir pour ancêtre le berbère Saint-Augustin d’Hippone un des pères fondateurs de l’église, que d’Olympe de Gouge, la révolutionnaire qui a combattu l’esclavage  et rédigé la déclaration universelle des droits de la femme et de la citoyenne.

Etre Africain-français c’est être cette double combinaison, d’Occident et d’Afrique dont l’un ne saurait se prévaloir sur l’autre.

Etre Africain-français, c’est accepter son métissage culturel, ethnique et géographique qui est un atout pour la France 

Etre Africain-français c’est contribuer à la civilisation française dans sa vocation universaliste.

Chers amis, Honorables invités, 

Etre Africain-français n’est pas une question de couleur de peau étant donné que l’Afrique est le continent de toutes les couleurs, de toutes les nuances … Etre Africain-français est avant tout une vision, une manière de concevoir l’humanité comme un tout indissociable au-delà des différences culturelles, ethniques ou religieuses,

Etre Africain-français est un art de vivre.

Etre Africain-français, c’est faire partie sans nul doute du dernier carré des Républicains porteurs des idéaux de Liberté, d’Egalité et de Fraternité

C’est pourquoi chers amis,

Les Africain-français ont le privilège aujourd’hui, dans ce lieu mythique en cette date du 14 avril de l’année 2012 d’annoncer l’abrogation du décret Royal du 5 avril et 9 août 1777 interdisant aux Noirs, mulâtres et autres hommes de couleur, l’entrée sur le territoire Français et les mariages interraciaux.

Etre Africain-Français, c’est proclamer l’abrogation de ce décret Royal, avec effet immédiat, d’autant qu’il est censé être toujours en vigueur. 

Etre Africain-français, c’est s’interroger  sur ce curieux oubli qui donne une légitimité aux partis de l’extrême droite française dont les programmes portent en eux la gangrène du racisme, les nécroses du rejet de l’Autre et dont les discours nauséabonds se résument à faire de l’immigration-intégration, un couple indissociable, responsable des tous les malheurs de la France, responsable de l’insécurité, du chômage et de la déliquescence de notre identité française.   

Qu’ils sont ridicules ces partis xénophobes qui se donnent tant de mal  pour exprimer de telles inepties, de telles stupidités !

Chers amis, Honorables invités, mes frères et sœurs, 

Nous, Africain-français tenons à dire à ces politiques xénophobes et racistes qu’ils sont indignes de représenter notre si belle République car elle est  fondée sur des principes humanistes.

Nous leur disons d’une seule et même voix  que, la générosité, l’altruisme, la bonté, l’hospitalité sont les socles de la République française !

Nous leur disons avec virulence que la haine,  l’égoïsme et l’individualisme qu’ils prônent sont contraires à notre tradition judéo-chrétienne. 

Nous leurs disons que nous ne nous tairons plus face à leurs diatribes ignobles, à leurs libelles infâmes, à leurs palabres hideuses.

Nous affirmons d’une seule et même voix, à ceux qui préconisent la haine et le rejet,  nous crions à Marine Le Pen,  que pour nous Africain-français donner à boire à celui qui a soif est pour nous un besoin et non une obligation, que donner à manger à celui qui a faim est pour nous une nécessité, qu’offrir un coin de feu pour se réchauffer à celui qui a froid est pour nous une aspiration aussi forte que celle de vivre. Car générosité et hospitalité fondent notre identité africaine et chrétienne. Nous  soignerons le malade et l’indigent tel que l’exigent les préceptes que nous épousons. Nous nous battrons pour que notre cher pays la France et nos HLM demeurent des lieux d’accueil pour tous  les nécessiteux sans distinction de race, de couleur ou de religion !

Parce que donner nous enrichit, parce que donner nous donne sens, parce que donner nous distingue de l’animal car cet acte fait de nous des hommes

Nous affirmons cela avec d’autant plus de force que les valeurs d’égalité et de fraternité si chères à notre République, vont chaque jour en s’effilochant. 

Nous mettons en garde, les partis politiques Républicains tentés de reprendre à leur compte ce discours honteux pour des raisons électoralistes, ceux-là qui quelques mois encore nous proposaient un misérable débat sur l’identité nationale, un débat somme toute passionnant, mais étriqué et douteux dans sa formulation. 

Nous affirmons qu’une identité est comme une planète, en perpétuelle mouvement… ce qui fait toute sa beauté, toute sa richesse, toute sa magnificence n’en déplaise aux tenants d’une identité française figée qui serait exclusivement  d’extraction européenne et judéo-chrétienne.

Nous sommes convaincus que,  l’identité géographique des peuples  est plus importante que l’identité raciale. 

Nous sommes convaincus que les hommes appartiennent plus à leur époque et à leur espace géographique qu’à leur origine ethnique. 

Ce constat établi, nous appelons - d’une seule et même voix tous les partis -politiques à travailler ardemment au renforcement de la cohésion sociale, mise à mal depuis cinq ans par moult discours et propositions clivant 

Honorables invités, chers amis,

Plaider la cause d’un peuple devant une nation à laquelle il est censé appartenir voilà qui n’est pas aisé ; ceci est d’autant plus difficile que ce peuple a depuis des siècles accepté par la force ou par facilité les épithètes les plus saugrenues qu’on lui accole ; Il arrive quelquefois qu’il utilise lui-même  certaines épithètes qui le disqualifient en tant qu’être social, en tant que entité culturelle ayant une pensée, une capacité d’analyse et finalement en tant que personne physique ayant des droits et des devoirs.

La dernière trouvaille en date pour désigner les Africain-français est le mot « diversité. » Et nul n’argue que s’il existe bel et bien une diversité dans la faune et la flore, il n’existe qu’une seule race humaine, celle des hommes.

Pourtant, personne ne s’étonne d’entendre d’éminents politiques ou intellectuels hautement instruits, de grands journalistes et d’importants économistes qualifier les africain-français de « diversité » Et sans esprit de polémique, nous invitons le lecteur à se référer au Petit Larousse qui propose d’autres mots de la même famille, dont il ne serait point vain d’en faire un rapprochement avec « diversité » à savoir, divergent, divers, diversifier …. Jusqu’à divertissement !

L’utilisation du mot « diversité » à l’égard de l’Africain-français est-elle une manière de le considérer comme une quantité négligeable au sein de la Nation ? Est-ce une tournure linguistique pour lui signifier qu’en tant que « diversité » il n’est pas une nécessité absolue ? Est-ce un contournement pour lui notifier qu’il n’est pas essentiel au fonctionnement d’une économie, d’une administration et encore moins de la politique exclusivement réservée à une certaine élite ? Le « divers » n’est pas le centre de préoccupation d’une société ; il est son accessoire, sa périphérie… Et l’on peut s’en passer sans que n’intervienne un bouleversement dans l’établi.

Chers amis, honorables, nous ne sommes pas une diversité, nous sommes des Africain-français.

Des Français se définissant comme des Africain-français représentent près de 20 % de la population nationale.

Pourtant, aucun Africain-français ne dirige une entreprise du CAC 40, aucun  Africain-français n’occupe un haut poste de responsabilité dans les instances politiques.  Le taux de chômage dans cette frange particulière des Français y est de 40 % alors que sur le plan national il oscille autour de 10 %. Comment s’en étonner si nous sommes considérés comme une diversité ?

Cette absence des Africain-français dans les sphères politiques, économiques et culturelles est liée à l’incapacité des dirigeants de cette cinquième République à veiller à l’application de notre constitution qui stipule que l’on ne saurait discriminer un citoyen en fonction de sa couleur, de ses origines, de sa croyance religieuse ou de son sexe…

Et le Mouvement des Africain-français s’est créé  pour obliger la République à revenir à ses fondamentaux, à respecter ses principes, tous ses principes sans exception. 

En ce sens, le Mouvement des Africain-français usera de tous les moyens légaux dont il dispose pour obtenir gain de cause.

Honorables invités, Chers amis,

Nous sommes aujourd’hui réunis pour dire notre malaise face à de telles injustices, pour exiger notre part du gâteau Républicain. Nous exigeons que sortent de nos rangs des députés, des ministres, d’imminents industriels et d’hommes et femmes de culture et nous disons d’une seule et même voix : assez de l’exclusion ! Assez des discriminations ! Assez de ces formes d’occultations subtiles mais réelles d’une grande frange de la population française. 

Africain-français : D’une seule et même voix nous disons

Que Nous sommes des métis et non des métèques.

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Premier congrès du Mouvement des Africains-Français (MAF)

D’une seule et même voix nous exigeons que des mesures d’urgence soient prises afin que le mot égalité devienne une réalité pour chaque homme, chaque femme ! Nous exigeons une égalité de fond et non seulement de forme comme c’est encore le cas jusqu’à ce jour.

Parce que nous en avons assez de voir nos CV rejetés à cause de la consonance ou de la couleur de notre peau; parce que nous en avons assez de n’avoir point accès à un logement  décent du fait de nos origines…. 

Chers amis, Honorables invités, ces discriminations dont nous sommes victimes ne s’expriment pas seulement sur le territoire national, mais également à l’extérieur. C’est ainsi que nous constatons avec tristesse, que le sort d’un Africain-français emprisonné dans les geôles des pays étrangers n’intéresse personne, fût-il innocent. Michel Gbagbo, un Africain-français innocent emprisonné depuis plus d’un an en Côte d’Ivoire en est la parfaite illustration alors qu’au même moment, l’Etat déploie des moyens colossaux pour libérer nos compatriotes emprisonnés en Amérique Latine.

Nous disons, ça suffit ! Assez ! Assez !

Africain-français !!!!!!

D’une seule et même voix, nous appelons au respect les tenants du discours universaliste qui n’ont cesse de dénoncer toute manifestation de nos revendications, toute tentative de regroupement des populations africain-françaises en nous accusant de communautaristes.

D’une seule et même voix nous les enjoignons de nous accepter dans notre totalité.

D’une seule et même voix, nous leurs signifions que nous connaissons leur manœuvre qui ont pour but de nous acculer au silence, alors que dans le même temps nous avons observé de leur part une acceptation sans aucune forme de procès, de l’expression des cultures d’extractions européennes alors même qu’elles se définissent comme une communauté. 

Leurs tentatives d’occultation de notre présence explique sans doute pourquoi, la population africain-française n’a pas donné lieu à des études scientifiques approfondies susceptibles d’en cerner les contours démographiques, les aspirations, les attentes, les pensées, les parcours socioprofessionnels, le niveau de vie, le taux de chômage, les maladies spécifiques dont elle souffre etc.… Pourtant on se rend compte que dans le même temps, ces experts sont à même de produire des statistiques des jeunes Africain-français emprisonnés dans les geôles de la République ou leur taux d’échec scolaire.

Chers amis, honorables invités, nous dénonçons ces travers, cette manière différentielle de nous traiter non dans un esprit de polémique, mais de rapprochement.

Nous sommes intimement convaincus que les mots, la connaissance, l’éthique et la pensée peuvent conquérir le chaos, venir à bout de l’ignorance et transformer le mépris d’hier en admiration d’aujourd’hui.

Chers amis, Honorables invités, avez-vous comme nous constatez oh, combien est absente la politique étrangère de la France dans les débats de ces présidentielles ? 

 Existe-t-il réellement une politique Africaine de la France ? 

A cette question, la réponse est non. Il n’existe aucune lisibilité, aucune ligne directrice de la politique de la France en Afrique. Celle-ci varie en fonction des intérêts de petits groupes et autres obscures officines.

Politiques et médias nous ont justifié  les interventions armées de l’année 2011 sur le continent noir par le souci de nos dirigeants occidentaux d’instaurer la démocratie dans les pays africains. 

Nous rétorquons que la démocratie n’est pas un produit exportable. Il appartient à chaque peuple de construire la sienne en fonction de son histoire et de son évolution.

Nous disons que notre si belle République a tant d’atouts, qu’elle n’a pas besoin de mener des croisades çà et là pour s’imposer dans un univers mondialisé. Nous ne saurons soutenir ces guerres de conquête et de recolonisation d’un nouveau genre.

Nous exigeons le retrait rapide de nos soldats de plusieurs pays, parmi lesquels l’Afghanistan, la Côte d’Ivoire, la RCA, le Tchad et le Gabon.

Au Mouvement des Africain-français, nous aimons la paix, la fraternité, la solidarité et la justice. Nous disons qu’avec les pays émergeants, la France se doit d’entretenir des relations de partenariat et de respect mutuel.

Chers amis, Honorables invités, les pays d’Afrique, notre continent d’origine n’est pas seulement victime des guerres meurtrières menées contre ses populations pour la captation de ses matières premières. Il est également de nouvelles formes des pressions juridiques spécifiquement conçues.

C’est ainsi que la dernière trouvaille des dirigeants du Nord pour mieux soumettre les gouvernements du Sud à travers des ONG complices est la notion de « Biens Mal acquis ».

Nous constatons :

A – Que les pays concernés par la question des « biens mal acquis » sont les pays pétroliers du Golfe de Guinée, de la Guinée Equatoriale au Cameroun, du Gabon en passant par le Congo.  Quid des Emirats ? Quid du Qatar ? Quid de la Russie ? Pourquoi les dirigeants de ces pays ne sont pas eux aussi mis au banc des accusés alors qu’ils achètent palaces et yachts de luxe en France ? S’agirait-il de faire chanter les dirigeants Africains pour les rendre encore plus dociles ? S’agirait-il de fragiliser ces Etats pour ensuite justifier des interventions militaires comme en Côte d’Ivoire ou en Libye ? 

Où sont donc passés les milliards soit disant volés par Mobutu ? Qu’en est-il de la fortune Libyenne ? Quant à ceux de la Côte d’Ivoire, nous savons aujourd’hui que Laurent Gbagbo est indigent et que la Cour Pénale Internationale est obligée de payer ses avocats.

Chers amis, Honorables invités, 

Nous venons de  nommer la Cour Pénale Internationale.

Il est curieux de constater que la plupart des puissances occidentales qui ne reconnaissent pas la compétence de cette cour pour juger leurs propres ressortissants, sont les mêmes qui exigent à cors et à cris que les Africains y soient envoyés pour y être jugés et ceci pour des crimes commis en Afrique contre les Africains. Il est temps de dénoncer cette fumisterie au nom des droits universels de l’homme.

L’existence de la Cour Pénale Internationale est pour chaque Africain descendant une humiliation. Elle nous rappelle les périodes sombres de l’esclavage lorsqu’on expédiait les résistants Noirs mourir loin de la chaleur de leur terre natale, loin de leur soleil. Il en avait été ainsi de Toussaint Louverture, de Jean-Jacques Dessalines,  de Boukman Duty,  de Makandal pour ne citer que ceux-là, paix à leur âme !

Nous ne préjugeons pas de l’innocence ou de la culpabilité de ceux qui sont enfermés dans cette prison pour nègre. Nous demandons pour eux un traitement humain, à savoir celui d’être jugés dans leur pays, sur la terre de leurs ancêtres et par les leurs. 

Ceci explique pourquoi, le Mouvement des Africain-français demande la fermeture de la cours pénale Internationale, cette prison qui porte en elle les germes de l’esclavage et de la colonisation, cette prison qui ressemble étrangement en un purgatoire pour Africain récalcitrant, ce goulag pour peuple dominé.

Nous, au Mouvement des Africain-français déclarons, que dorénavant nous serons l’interface entre la France et l’Afrique parce que nous sommes les héritiers naturels de l’Afrique en Occident, parce que nous sommes les mieux fondés à défendre les intérêts des peuples d’Afrique.

Chers amis, Honorables Invités,

Nous ne saurons conclure ce congrès sans vous parler des objectifs à court long et moyen terme de notre Mouvement.

Le Mouvement des Africain-français, n’est pas  un mouvement de contestation, mais de construction et de responsabilisation. 

Oui, les Africain-français ont décidé en se réunissant, en formant un tout indissociable, de prendre leur responsabilité devant les hommes et devant la République.

Oui, nous voulons exister au sein de la République par nous-mêmes et non sous forme d’assistanat. Nous n’accepterons jamais une subvention sous une forme ou sous une autre. Nous tenons à rester autonomes, à financer nous-mêmes nos différentes activités et nos différents projets.  

Etre au MAF, c’est être une femme ambitieuse,  c’est être un homme extrêmement courageux.

Au Mouvement des Africain-français, nous suscitons les ambitions et nous les accompagnons. Nous voulons des postes et nous allons les conquérir afin d’apporter notre contribution à la construction Républicaine.

En matière économique, grâce au nombre de nos adhérents qui nous l’espérons atteindront 1 000 000 de personnes en une année, voire au plus tard  dans deux ans, nous générerons de l’argent. Nous serons alors en mesure de prêter des fonds à nos entrepreneurs afin qu’ils puissent créer des entreprises et des emplois, améliorant ainsi la condition sociale des Français.

Et nous y arriverons. 

Sur le plan culturel, le MAF a pour projet la création des MAISONS DES CULTURES AFRICAIN-FRANCAISES. Et ce, grâce aux cotisations, à la bonne de volonté de chaque adhérent et aux divers dons. Nous ne tendrons plus jamais la main, car la main qui donne est au dessus de celle qui reçoit. 

Dans les 10 prochaines années, nous envisageons d’acheter un bien immeuble à Paris, Lille, Marseille, Lyon et Bordeaux.

Ces lieux seront des endroits d’éducation de nos jeunes, de lecture, d’apprentissage des langues africaines, de prise en charge de ceux qui ont été déscolarisés, un lieu de formation à une véritable citoyenneté. 

Oui, nous y réussirons, nous le ferons, ensemble, main dans la main, comme un seul homme !

En matière politique… fort de l’engouement que suscite notre Mouvement, fort de l’approbation et du crédit que lui porte chaque Africain-français dans l’hexagone, à travers l’Afrique, l’Europe et même l’Amérique, le Mouvement des Africain-français sera dans un futur très proche, le premier Mouvement politique de France. Il compte peser lourdement sur les prochaines échéances électorales en France.

Pour les élections régionales, municipales ou législatives, nous voterons au coup par coup, selon l’esprit des candidats à partir des accords préétablis avec les différents candidats au-delà des partis.

Il n’est pas question pour le MAF de nous contenter du saupoudrage habituel où l’on nous jette çà et là, sur des listes électorales quelques Noirs, quelques arabes sans que l’on sache d’où ils viennent, où ils vont, ce, juste pour capter nos voix. Aussi, les seuls qui feront parti des listes et pour lesquels nous voterons seront d’abord et avant tout des membres du MAF. Les Africain-français sont d’abord du MAF avant d’être au PS, à l’UMP ou au Parti communiste. Le MAF vote pour le MAF.

Le MAF est d’abord le MAF car il contient en son sein tous les ingrédients pour bâtir une vie meilleure, une société de paix et de respect telle que l’ont imaginé les grands humanistes, les grands hommes de paix et les grands universalistes. 

Au cas où nous n’aurions pas d’accord avec les partis classiques, fort de notre mobilisation en France, nous présenterons nos propres candidats aux diverses élections.

Parce que nous en avons assez de souffrir.

Parce que nous en avons assez d’être méprisés.

Parce que nous en avons assez d’être exclus. Nous nous inclurons dans la République avec l’amour qui nous caractérise, avec le sens d’équité et de justice que nous ont légué nos ancêtres Africains et Français.

Dimanche 22 avril,  les Africain-français voteront d’une seule et même voix lors des Présidentielles pour le candidat de gauche ou de droite, qui répondra de manière claire aux doléances des Africain-français et prendra des engagements ferme avec le MAF

Et en ce sens, notre candidat est François Hollande.

Nous tenons à remercier tous les africain-français pour leur forte mobilisation, pour leur sens aigu des responsabilités dans l’organisation de cette rencontre exceptionnelle. Chacun de nous, chacun de vous à donner le meilleur de lui-même pour que plus jamais, il ne soit dit que nous n’existons pas, que nous ne savons pas faire foule

Merci à tous et que la Mobilisation Continue ! Vive les Africain-français. Vive la France !

 

Calixthe Beyala


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

LE CADEAU EMPOISSONNE DE SARKOZY A HOLLANDE: UN COUP D'ETAT FINANCIER EN FRANCE A PARTIR DU 16 AVRIL

 

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Un véritable coup d'Etat financier va se jouer en France à partir du 16 avril. En effet, le président Nicolas Sarkozy via l'AMF (Autorité des Marchés Financiers) va permettre d'ouvrir sur l'Eurex, le marché des dérivés, un contrat à terme sur les emprunts d'Etat français, l'autorisation des ventes à découverts. 

Ce mécanisme purement spéculatif appelé en anglais «short selling» ou «shorting» consiste à vendre un titre dont on anticipe la baisse. Le vendeur s'engage à fournir à un certain prix à une certaine date, en faisant le pari que le titre va baisser entre temps … Et oui mes amis, l'AMF a mis fin à l'interdiction des ventes à découvert sur les titres émis par 10 grandes banques et sociétés d'assurance côtés sur le marché parisien (AXA, BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole…). Qu'est-ce que cela veut-il bien dire? 

Cette pratique est parfaitement légale mais peu encadrée et risquée. En effet, les actions les plus fragiles deviennent particulièrement vulnérables ainsi que les places financières. En plus simple: les spéculateurs du monde entier pourront vendre simplement de la dette française et ce, à coût bas avec un effet de levier de 20 pour les bons du trésor. Oui, avec 50 000 euros investit en cash, il sera possible de vendre à découvert 1 million d'euros d'emprunts d'Etat français en bons du trésor… Depuis la disparition du MATIF (Marché à terme des Instruments Financiers), il y a 13 ans, il n'était plus aussi facile de spéculer contre la France.

Ce n'est pas tout, mes amis… La vente à découvert peut être également un emprunt. En effet, l'acheteur emprunte un titre uniquement en échange de la promesse de le rendre un peu plus tard au moment de la liquidation. L'acheteur va pouvoir le vendre, avec pour objectif que le cours baisse et qu'il puisse alors le racheter moins cher avant de le rendre à son prêteur. Lorsque la vente a découvert est gagée sur un emprunt de titre, elle peut, en outre, être reportée.

La vente à découvert peut également s'effectuer "à nu". C'est à dire que l'acheteur n'emprunte rien et qu'il se contente de vendre à terme des titres qu'il ne possède pas. Il parie sur la baisse du cours de ce titre afin d'acheter à moins cher que ce qu'il a promis de vendre. Pratiquée massivement, cette technique provoque la baisse des cours que souhaitent les vendeurs.

Comble du cynisme calculateur, des ordinateurs peuvent en « trading automatique » jouer sur des écarts très courts dans le temps et ce à large échelle. Un programme informatique spécifique pour pratiquer la vente et le rachat très rapide de titres dès qu'il s'oriente à la baisse. A grande échelle, cela présente le risque d'amplifier les baisses en déformant les cours.

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Ce mécanisme est très dangereux pour les Etats, les entreprises et les investisseurs. Le vendeur n'est pas obligé d'avoir l'argent pour ce qu'il compte vendre. Tout cela est rendu possible contre le paiement d'une CRD (Commission de Règlement Différé). Cela permettra de ne payer que 5 à 20 jours plus tard, à condition que les titres soient éligibles au SRD (Service du Règlement Différé), ce qui est le cas des grandes capitalisations boursières. Bien entendu, cela n'est pas réservé à Mr et Mme Tout-le-monde qui n'ont pas un centime de côté. Ils ont déjà bien du mal à ce que leur banque leur accorde un découvert autorisé ou se font refuser des chèques pour 20 euros...

Les vendeurs à découverts sont accusés depuis de nombreuses années d'être à l'origine des crises financières majeures. L'Agence Reuters, Bear Sterns, Lehman Brothers ont accusé de nombreux entrepreneurs « manipulateurs » de répandre de fausses rumeurs après avoir vendu à découvert les actions de leurs entreprises avant que ces dernières ne fassent faillite ou ne soient reprise par un concurrent. Un tel parallèle peut également tout à fait se faire au niveau des Etats et plus particulièrement ici, au niveau de la France, avec tout ce qui va de son lot de rumeurs et de manipulations d'un niveau bien plus considérable que celui des entrepreneurs indélicats. Cela ne sera possible en fait qu'avec la complicité complémentaire de nombreux politiques, médias, analystes et grands comptes ...

Monsieur le président des français, Monsieur Nicolas Sarkozy, mais que faites-vous à la France-là? Qu'est-ce que c'est que ces basses manœuvres financières qui livrent tous les français, oui du dernier-né au vieillard qui se meurt, à la vindicte financière? C'est cela votre amour de la France?

Autoriser cela à 6 jours du premier tour de l'élection présidentielle revient à organiser un attentat financier sur la France. C'est vraiment indigne d'un président et son gouvernement.

Honte à vous et ceux qui comptent profiter de cela pour mieux asservir le peuple français. Médias, faites votre travail.

A la vue de ce qui se passe en Grèce, en Espagne, en France et partout ailleurs dans le monde, il se pose la question de la nécessité absolue de la création d'un Tribunal International des Crimes et Génocides Financiers et Economiques. Oui, il faut pouvoir réprimer toutes ces exactions comptables et financières qui sont réalisées en toute impunité en un simple clic et un éventuel coup de téléphone par les traders et autres larbins technologiques de nos politiques et banskters. Leurs implications ont directement des répercussions sur la vie de tous les jours de millions de personnes. La mascarade de la crise doit être mise à jour.

Diffusez cette information mes amis car le 16 avril 2012, c'est presque demain. L'AMF peut interdire cela. Le temps presse mes amis…

Non, la finance ne gagnera pas, nous n'y sommes pas asservis. Français de droite, de gauche, tous ensemble contre ce pillage, cette "chronique d'une mort annoncée"...

AAA, on vous rigole au nez, vous ne nous faites plus peur, nous nous informons et nous organisons…

Révolution Citoyenne, mes amis, afin de mettre l'Humain d'abord.

RESISTANCE !!!

 

Plume Citoyenne

UNE ARME FATALE CONTRE LA DETTE FRANÇAISE

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“Quel hasard ! Quelle coïncidence. 13 ans après la disparition du MATIF, le Marché à Terme des Instruments Financiers, une semaine avant les élections françaises, tous les spéculateurs du monde entier pourront facilement vendre à découvert de la dette française. Facilement. A coûts bas. Et avec un effet de levier maximum. Non, bien sûr, la “Finance” ne se prépare pas à la guerre contre François 2.

A partir du 16 avril, tout le monde pourra spéculer contre la dette française

C’est une annonce qui est passée relativement inaperçue. Le 16 avril, soit, quelle coïncidence, une semaine avant le premier tour des élections françaises, le marché des dérivés, l’Eurex, va ouvrir un contrat à terme sur les emprunts d’Etat français. Qu’est-ce que cela veut dire ? Très simplement. Jusqu’à présent, si vous vouliez spéculer contre la dette française, vous n’aviez que deux moyens : acheter des CDS, ces fameux contrats d’assurance contre la faillite, ou vendre à découvert des emprunts d’état français, deux moyens destinés aux grandes institutions financières et aux gros fonds spéculatifs et qui nécessitaient de gros moyens.

Avec l’ouverture de ce contrat, ce sera plus facile

Tout le monde ou presque pourra acheter ou vendre à découvert des emprunts d’Etat français. Facilement. Et en plus avec un effet de levier de 20. C’est-à-dire qu’avec 50,000 euros seulement vous pourrez vendre à découvert 1 million d’euros d’emprunts d’Etat français. C’est l’arme idéale pour attaquer la France. Cela fait plus de 13 ans qu’avec la disparition du MATIF, le Marché à Terme des Instruments Financiers, on ne pouvait plus spéculer contre la France aussi facilement.

On va dire que c’est une simple coïncidence. Que c’est un hasard si quelques jours avant les élections françaises, les spéculateurs du monde entier se dotent d’une arme fatale, bon marché, et à fort effet de levier pour s’attaquer à la dette française. Il n’y a pas de complot. Rassurez-vous. Dormez tranquilles. Il ne se passera rien….”

 

Marc Fiorentino, éditorial du 23 mars 2012.


Source: Olivier Demeulenaere – Regards sur l'économie

L'actualité économique et financière analysée sans concession ni langue de bois.

AFRIQUE - MALI: LA CONSPIRATION SE POURSUIT

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Richard (Attias) coeur d'or noir au secours de l'Afrique

 

Dans un récent article que l'on croirait tout droit sorti de la plume du puissant ex-mari de sa femme actuelle, Cécilia, l'homme d'affaires Richard Attias – publiciste et organisateur, entre autres, du “forum économique de Davos” depuis 1994 : c'est tout dire…–, nous brosse le portrait idyllique d'une Afrique à l'en croire bien près d'atteindre son PMP – Point de Maturité Politique – à l'aune des critères de la jet set des maîtres du monde. A l'origine de ce satisfecit : le succès de l'arbitrage mené par la CEDEAO, ayant abouti au désistement du capitaine Sanogo en faveur du président de l'assemblée nationale Dioncounda Traoré, dont le retour providentiel avait été curieusement “prophétisé” par le ministre français de la coopération Henri de Raincourt, lors d'une interview dans le cadre de l'émission “internationales” de TV5monde-Rfi-Le Monde, le dimanche 25 mars 2012.

Commençant par une allusion émue au pauvre “Amadou Toumani Touré (ATT), qui était pourtant un exemple démocratique dans la région” – alors que, ce n'est un secret pour personne, les gouvernants français n'avaient pardonné à ce dernier ni ses sympathies pour le Président Gbagbo et sa modération lors de la crise ivoirienne, ni son refus d'installer une base militaire française à Sévaré –, Monsieur Richard Attias feint de s'émerveiller devant la “médiation ferme et efficace qui a permis, pour la première fois en Afrique, de faire plier (par le dialogue et des menaces de mesures de rétorsion), la junte qui avait pris le pouvoir à Bamako”, avant d'évoquer en termes judicieusement réprobateurs – sur l'air de “vous voyez, je n'ai rien à voir avec ces gens-là”– “le silence assourdissant du ministère des affaires étrangères français” à l'occasion de cette crise.

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Cecilia Sarkozy et Richard Attias

Il fait ainsi mine de croire à la fois que la France n'a rien à voir avec les bouleversements subis par le Mali, et que les initiatives de la CEDEAO échappent au contrôle de la France. Une France, pourtant, – la “leur”, celle des copains fortunés de son actuel Président, celle de BHL et de Monsieur Attias – dont nul n'ignore qu'au travers de son ignoble guerre du pétrole en Lybie, elle a sciemment et puissamment contribué à armer la rébellion touareg, et, par delà, les extrémistes musulmans d'Aqmi; une CEDEAO plus que jamais soumise aux “diktats” de l'Élysée, depuis qu'elle s'est vu imposer pour président un sous-préfet “ivoirien” qui est aujourd'hui à Nicolas Sarkozy ce que Philippe Pétain était au chancelier du Reich...

Monsieur Attias fait également mine de croire que le premier enjeu de la crise malienne résidait dans le coup d'État d'une “junte” dont il s'avère aujourd'hui qu'elle n'était qu'un leurre destiné à servir les intérêts stratégiques de la rébellion nordiste, en éliminant tout risque d'un éventuel échec dans sa prise de contrôle de la moitié du pays (régions pétrolifères incluses). En effet, tout le monde l'a compris, les pressions exercées par la France – par CEDEAO interposée – n'ont fait que porter le coup de grâce à toute velléité de résistance nationale à l'irruption d'une catastrophe annoncée, non seulement prévisible, mais ardemment souhaitée par les vautours que l'on sait.

Fidèle à la rhétorique du vœu pieu, – sédatif de prédilection d'une opinion internationale sous influence –, Monsieur Attias ne manque pas de nous servir l'impeccable couplet soulignant la nécessité de “restaurer la souveraineté nationale dans le nord du pays”, préoccupation soi-disant partagée par l'Europe et les États-Unis, deux entités prédatrices qui, de fait, unissent et multiplient actuellement leurs efforts pour accélérer le démantèlement par étapes de tous les états africains.

Tout cela ne serait évidemment rien si Monsieur Attias avait oublié de prononcer le mot magique : la “menace” liée à l'émergence d'Aqmi. Comme si les quelques otages occidentaux – évoqués à point nommé par ce chantre de la Cause confraternelle – pesaient plus lourd que les 100 000 morts de la récente tuerie occidentale en Libye, les 20 000 morts de la rébellion dirigée depuis plus de dix ans par le burkinabé Ouattara contre l'intégrité et la souveraineté de la Côte d'Ivoire, et les d'ores et déjà innombrables viols et assassinats objectivement commandités par les autorités Françaises – ces grandes pourvoyeuses de violence guerrière – au Nord-Mali, sans parler des millions de morts d'Irak et d'Afghanistan.

Mais Monsieur Richard Attias ne s'en tient pas là. En comparant la “crise politique” malienne, née du renversement d'ATT par le capitaine Sanogo, et celle selon lui “imposée” à la Côte d'Ivoire par SEM le Président Gbagbo, Monsieur Attias réussit un double tour de force :

- mettre sur le même plan l'incontestable légitimité d'un président élu et officiellement reconnu par la plus haute juridiction d'un État souverain – confronté aux menées d'un putschiste soutenu par une “communauté internationale” prise en otage par la France et les États-Unis –, et l'anti-constitutionnalité foncière du coup d'État de Bamako;

- noyer au passage l'énorme poisson des criantes similitudes entre la rébellion Ouattaro-sorienne et la rébellion touarego-aqmienne, la seconde inscrivant son programme de déstabilisation, de purification ethnique et de destruction “sur commande” dans le sillage de la première.

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Nicolas Sarkozy et Richard Attias

Et que dire du vibrant plaidoyer auquel se livre Monsieur Attias en faveur d'une plus grande implication de l'Europe et des États-Unis dans la lutte des Africains contre le “terrorisme” – un terrorisme dont chacun sait que toutes les ficelles de démagogie manipulatrice sont depuis longtemps déjà tirées depuis Paris, Londres ou Washington, trois capitales d'un Empire qui fonde sa stratégie de prise de contrôle planétaire sur l'utilisation parfaitement cynique de ce commode épouvantail – ? Nul doute que des millions d'Africains sauront retrouver, dans ce “morceau de bravoure” d'hypocrite ironie, l'écho de leur pire cauchemar : celui de l'assassin protecteur, paternaliste en diable et humanitaire à souhait, dégoulinant de compassion feinte pour les quelques rescapés d'entre la masse anonyme de ses victimes.

En formulant le souhait que les États-Unis et l'Europe – entendez la France, exécutrice des basses besognes de l'Empire dans cette région du monde – “s'associent à la démarche” d'une Afrique “officielle”– désormais capable d'après lui “de se réunir pour faire face à des enjeux globaux”, Monsieur Attias demande en somme aux colonisateurs esclavagistes d'avant-hier, mués entre hier et aujourd'hui en tueurs et montreurs de sanglantes marionnettes – ces chefs d'état à la solde des maîtres, grassement rétribués en pourcentage sur les richesses volées à leurs propres peuples –, d'accroître la pression sur les Africains jusqu'à leur voler leur âme, celle au fond de laquelle résonne cette vérité fort simple : la première des menaces – bien réelle celle-là – à laquelle doivent faire face les peuples d'Afrique – une Afrique méthodiquement mise à sac par les mêmes prédateurs, et cela sans interruption depuis trois siècles et demi –, c'est précisément celle que font peser sur son avenir et sa simple survie ces “parrains” occidentaux prêts à tout pour entraîner dans la spirale infernale de leurs conquêtes mortifères des populations entières scientifiquement condamnées à disparaître.

Heureusement, et nous ne pouvons que l'en remercier, Monsieur Attias contribue à trahir les projets inavouables de ses frères de pouvoir. Au moment où il évoque “l’émergence d’Aqmi" et "ses liens avec les indépendantistes Touaregs”, Monsieur Attias lève un pan du voile sur ce qui aurait dû rester secret : contrairement à la version relayée par les médias des marchands d'armes – celle d'une rébellion Touareg malencontreusement débordée par les extrémistes d'Al-Qaïda –, nous apprenons par sa plume que les deux ne forment qu'un seul et même “ennemi” : celui précisément dont la France a tout fait, depuis un an, pour favoriser la victoire, avant que ne vienne le moment de le brandir dans sa version “croque-mitaine-prêt-à-dévorer-nos-démocraties”.

Sous les dehors irréprochables d'un discours lénifiant, Monsieur Attias cache mal son jeu de représentant de commerce des terroristes en col blanc d'un Occident pillard assoiffé d'or noir ou jaune, de café et de cacao, de bois précieux et de métaux rares, comme du sang de tous ceux qui s'opposent à la réalisation de ses projets de domination sans partage de l'Afrique, cet immense coffre-fort de ressources naturelles. Souffrez, Monsieur Attias, que de cet “accompagnement” évoqué dans le titre de votre article, une immense majorité d'Africains, dès longtemps abreuvés des crimes de vos pairs, ne veuillent surtout pas. Car si l'effroyable cortège d'exactions, de mensonges, et les fleuves de sang qui ont précédé le début de cette ère nouvelle appelée de vos vœux caractérisent pour vous le temps de l'“absence” des occidentaux de la scène africaine, que pourrait représenter pour l'Afrique l'avènement d'un tel accompagnement, sinon la garantie à terme de son anéantissement pur et simple ?

Mais rassurez-vous : L'Afrique ne pourra plus longtemps faire l'économie d'une confrontation ouverte avec ses maîtres d'hier, grands sorciers d'aujourd'hui. L'Afrique ne se relèvera qu'au prix d'une union sans retour, passant par l'expulsion des chasseurs de sa chair; l'Afrique debout, c'est celle qui sera parvenue à interdire jusqu'au dernier d'entre ces arrogants l'accès à ses terres sacrées, terres depuis trop longtemps profanées, violées et piétinées. Alors, les cœurs de ses milliers de peuples et de langues battront à l'unisson de ses inépuisables ressources, sous le signe désormais inaltérable des promesses de DIEU pour elle.



Eliahou Abel


Jérusalem, le 15 avril 2012, 23 Nissan 5772.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

dimanche, 15 avril 2012

CAMP OUATTARA: DUR, DUR, LE METIER DE MENTEUR!

côte d'ivoire,le débat sur france 24,bernard houdin,leslie varenne,antoine glaser,adama diomandé le représentant de ouattara,vanessa burggraf,débat de france 24 sur le 11 avril 2011,"côte d'ivoire 1 an après: réconciliation quelle réconciliation?,claudus kouadio

"Le Débat" de France 24 sur le 11 Avril 2011: Adama Diomandé et le difficile métier de "menteur".

"Côte d'Ivoire, 1 an après: Réconciliation, quelle réconciliation?"

Bernard Houdin, Leslie Varenne, Antoine Glaser et encore Adama Diomandé (Le Représentant du RDR et des rebelles FRCI) sur France 24, pour l'anniversaire du tristement célèbre 11 Avril 2011.


Le représentant de Ouattara prend l'eau de toutes parts, balbutie et cafouille face à la vérité des faits. Dur, dur, le métier de menteur! Lentement mais très sûrement, la vérité est en train de se mettre en place et de confiner le mensonge dans ses derniers retranchements. C'est en cela que nous attendons avec impatience l'audience de confirmation des charges du 18 Juin 2012, à La Haye. Qui vivra verra!

 


11/04/2012 "LE DEBAT" PARTIE 1 par France 24


Dimanche 15 avril 2012: Les services de veille français à la solde d'Alassane Ouattara viennent de faire retirer les vidéos de cette émission de DAILYMOTION. Preuve que nous venons de marquer un excellent point. Le combat est multiforme! On ira jusqu'au bout!


Lundi 16 avril 2012: Après avoir été vertement chargés et incriminés sur la toile, ils viennent à nouveau de rétablir les vidéos.
Soit dit en passant, ces vidéos ne sont même pas encore disponibles sur le site internet de FRANCE 24.
C'est tout dire!!!



11/04/2012 "LE DEBAT" PARTIE 2 par France 24


Source: Le blog de Claudus

samedi, 14 avril 2012

RESISTANCE A LA RESIDENCE DE COCODY, ARRESTATION DE GBAGBO, SEJOUR AU GOLF: CE QUI N'A JAMAIS ETE DIT

 

RESIDENCE DE GBAGBO EN FEU.jpg

 

Mystères et questionnements. Les derniers jours passés par le président Laurent Gbagbo dans sa Résidence présidentielle de Cocody encerclée par des troupes pro-Ouattara incapables de venir à bout de la résistance de quelques centaines de loyalistes mais surtout par l’armée française dont les bombardements ont fini par incendier quasi-totalement l’édifice, continuent d’alimenter rumeurs, fantasmes et interrogations. Parce que de nombreux acteurs de ces moments terribles sont aujourd’hui embastillés, donc privés de leur droit à la parole et de toute possibilité de raconter.

Mais également parce que ces jours de feu et de sang témoignent de la vraie nature des relations entre la France et ses ex-colonies plus de cinquante ans après les indépendances formelles. A l’occasion de ce triste anniversaire, Le Nouveau Courrier révèle quelques-uns des secrets de cette période peu ordinaire.

 La force mentale et les interrogations de Laurent Gbagbo 

«Tant qu’il était là, nous n’avions pas peur. Jusqu’à ce qu’on vienne le prendre, le président Gbagbo était égal à lui-même. Avec son même sens de l’humour. C’est vrai qu’il était sérieux, mais détendu.

Jusqu’à la fin, il a cherché à comprendre l’acharnement toujours plus grandissant de la France. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a envoyé Alcide Djédjé à l’ambassade de France pour savoir pourquoi la France nous bombarde parce qu’il n’était pas en guerre contre la France», raconte une des personnes qui l’ont accompagné jusqu’au bout.
 
Ces snipers français qui ont commis des homicides en toute connaissance de cause

Bien entendu, Louis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale (CPI) et Fatou Bensouda, qui va bientôt le remplacer, n’ouvriront jamais d’enquête sur l’armée d’un des principaux Etats bailleurs de fonds de leur institution. Mais des témoignages concordants attestent de la présence de snipers français dans le périmètre de la Résidence de Cocody, plus particulièrement sur le toit de la Résidence de France, où s’est trouvé par moments l’ambassadeur Jean-Marc Simon. Ce sont ces snipers qui ont tué le colonel-major Hilaire Babri Gohourou, ex-porte parole des FDS à la grande entrée de la Résidence présidentielle, qui donne sur l’ambassade de France. Bloqué par de jeunes militaires accusant les généraux et les hauts gradés qui leur sont proches d’avoir «trahi», Babri, qui se trouve en dehors de toute position de belligérance, reçoit une balle dans la cuisse gauche. Puis une deuxième dans le dos. Il décède de ses blessures à l’infirmerie. A quoi répondaient ces crimes crapuleux de militaires français absolument pas mandatés pour faire directement la guerre, surtout à des personnes ne combattant pas? Bien entendu, tout cela relevait d’une bataille psychologique totale, et avait pour objectif de créer une psychose et empêcher l’afflux toujours plus grandissant de militaires à la Résidence, où un commandement cohérent se réorganisait après le lâchage d’une hiérarchie militaire travaillée au corps pendant des mois, souvent directement par des ambassadeurs accrédités à Abidjan.

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Simone Gbagbo ne contrôlait pas tout dans le «bunker», loin de là…

Pendant le siège de la Résidence de Cocody et même après, la Première Dame Simone Ehivet Gbagbo a été décrite par certains médias comme une sorte de Messaline mystique et hystérique régnant impitoyablement sur la Résidence et radicalisant un époux sous influence. On peut aujourd’hui dire qu’il s’agissait de fausses informations, maintenant que des ex-pensionnaires de ce que l’on a appelé le «bunker» peuvent parler sous couvert d’anonymat. «C’est vraiment n’importe quoi. Simone était en retrait. Elle passait tout son temps dans la prière. C’est seulement le soir qu’elle rejoignait son époux. C’est le ministre Désiré Tagro qui était vraiment opérationnel. Il faisait le gros du boulot. Quand chacun finissait ce qu’il avait à faire, on rendait compte au chef. Qui décidait seul, sous le regard d’Aboudrahmane Sangaré et non de Simone. C’est clair qu’elle pouvait donner son avis, mais elle ne validait rien. Elle n’avait pas le rôle qu’on lui prête. Les gens racontent n’importe quoi», nous révèle un témoin.
 
La ministre Christine Adjobi confondue avec Simone Gbagbo

Une double ration de coups. Parce que son visage en sang a souvent été pris pour celui de Simone Gbagbo au Golf Hôtel, la ministre Christine Nebout Adjobi a été particulièrement malmenée. Malmenée par ceux qui la reconnaissaient, quasiment déchiquetée par ceux qui la prenaient pour Simone, elle a été battue au point d’être laissée pour morte. Comme Simone, ses cheveux ont été arrachés, ses vêtements ont été enlevés et déchirés. Elle a été poignardée d’un coup de couteau avec lequel ses bourreaux ont sectionné une de ses cuisses. Mais c’est aussi la confusion avec Simone qui l’a sauvée.

C’est parce qu’un FRCI l’a prise pour Simone devant un militaire de la force Licorne que ce dernier a arrêté la voiture qui la menait à Anyama pour être éliminée selon toute évidence. Devant les réticences du soldat pro-Ouattara, le Français a prononcé des mots très clairs, le renvoyant à son statut de supplétif. «Ici, l’autorité, c’est nous», a-t-il dit.
 
Un Casque bleu au moins parmi les tortionnaires du Golf

Les photos et les vidéos diffusées depuis un an ont très clairement établi que les Casques bleus de l’ONUCI, présents de manière massive, ont oublié leur fameuse «responsabilité de protéger» les civils pro-Gbagbo (dont Simone et Michel Gbagbo) contre la furia des FRCI et de leurs auxiliaires civils pro-Ouattara à l’hôtel du Golf. Mais un témoignage troublant nous est parvenu. Un Casque bleu au moins (au profil «asiatique») a prêté main forte aux bourreaux de cette journée atroce du 11 avril. Comment en avoir le cœur net? En ouvrant une Commission d’enquête, ce que l’ONU ne fera pas.
 
L’hypothèse d’une transition avec Mangou ou Koulibaly

Désespérés par l’incapacité des FRCI à prendre le contrôle d’Abidjan malgré l’aide multiforme reçue de la part de l’armée française et de l’ONUCI et inquiets du manque de coopération des Chinois et des Russes au Conseil de sécurité (avant leur assouplissement), certains «réseaux» parisiens au sommet ont évoqué, alors que la Résidence était assiégée, une sortie de crise «par le haut» qui verrait le président Gbagbo abandonner le pouvoir au profit soit de Mamadou Koulibaly, alors dans les bonnes grâces des patriotes, soit de Philippe Mangou. L’hypothèse a été vite abandonnée au profit d’un schéma maximaliste mais l’évolution de la situation en Côte d’Ivoire lui donne du piquant a posteriori.
 
Le dévouement émouvant de la garde rapprochée de Gbagbo

Dans sa prison de La Haye, Laurent Gbagbo se remémore sans doute les trahisons d’un certain nombre de généraux croulant sous les honneurs et les privilèges. Mais il sait aussi l’héroïsme d’un certain nombre de «corps habillés» ivoiriens. Au moment où il devait finalement être pris, son aide de camp, Dua Kouassi Norbert, s’est couché sur lui, pour prendre l’éventuelle balle lui étant destinée.

Tandis que des membres de sa garde rapprochée dont l’adjudant Zokoubi et les lieutenants Kobly Rémi et Guédé Zagahi se sont levés pour dresser un ultime bouclier humain autour de leur chef. Fidèles jusqu’au bout, même face à la mort.
 
 
Philippe Brou


jeudi, 12 avril 2012

EN CONTACT DIRECT AVEC LA RESIDENCE BOMBARDEE – GUY LABERTIT RACONTE SON 11 AVRIL

 

GUY LABERTIT - RESIDENCE PRESIDENTIELLE BOMBARDEE.gif

Un an après le «grand choc», Guy Labertit, ancien responsable Afrique du Parti socialiste français et ami de longue date du président Laurent Gbagbo, raconte comment il a vécu les heures douloureuses qui ont conduit à la victoire militaire sanglante d'un Alassane Ouattara et de ses troupes soutenues à la fois par les bombes et les chars de l'armée française. Et il évalue le chemin parcouru en un an, sans oublier d'éventrer le mythe indécent du «retour à la démocratie» en Côte d'Ivoire.

 

Le 11 avril 2011 est une journée que vous avez vécue bien évidemment très douloureusement, et en prise directe avec les événements. Vous avez progressivement senti venir l'inéluctable...

J'étais en contact avec des amis très proches qui se trouvaient à la Résidence et qui m'appelaient, notamment pour me faire entendre les bombardements qui avaient commencé sur Abidjan durant la nuit du 4 au 5 avril. Plus les jours passaient, et plus l'étau se resserrait sur la Résidence du président. J'ai eu quelques contacts avec le directeur du protocole d'Etat, Koné Boubacar, le 5 avril, et avec un ami très proche, que j'ai plusieurs fois eu au téléphone, notamment le 11 au matin. Il était sept heures à Abidjan. Selon ce que je savais qui s'était passé dans la nuit, et après les bombardements que j'avais ressenti à travers le téléphone, je lui dis : «Je pense que la Résidence est en partie détruite.» Il me répond : «Ce n'est pas en partie, elle est totalement détruite. Cela brûle même. Moi-même, je n'ai plus d'habit. Je suis en treillis.» Cela a été mon dernier contact avec la Résidence le 11 avril au matin. Peu avant 15 heures en France, les médias ont annoncé l'arrestation du président Gbagbo, de son épouse Simone et de la plupart des gens qui étaient à la Résidence. Je dois dire que j'ai eu un moment d'incrédulité. Je redoutais terriblement - ce qui allait être le cas - l'humiliation dont a été en particulier victime Simone Gbagbo. Ce qui montrait bien que ceux qu'on appelait les chantres de la démocratie ont eu un comportement quasi-animal ce jour-là. En humiliant de cette façon la présidente du groupe parlementaire du FPI. Et en la présentant comme un trophée.

Très rapidement, la nouvelle s'est confirmée. J'ai eu beaucoup de contacts avec les médias qui me téléphonaient, sachant ma relation très ancienne avec le président Gbagbo.  J'ai fait beaucoup d'interviews au téléphone (I-Télé, BFM, Africa 24, TV5, France Info...) Le soir, j'ai été sur un plateau d'I-Télé.

Est-ce qu'on peut dire que le 11 avril, les médias français vous ont ouvert des portes qui vous étaient fermées dans la mesure où tout était terminé et que tout ce que vous auriez pu dire ne pouvait pas changer l'ordre des choses ?

Je dois reconnaître que pendant les jours qui ont précédé, les radios comme RTL, Europe 1, France Inter et France Info m'ont interviewé. Mais je dois dire qu'il y avait des personnes interviewées qui passaient en boucle. Nous, on passait une fois, et puis c'était terminé.

Certains médias comme RFI et France 24 m'ont interviewé à plusieurs reprises et décommandé au dernier moment. Le 10 avril, je devais être l'invité du journal de 13 heures et on m'a annoncé à 11 heures que c'était annulé. Je pense qu'il devait y avoir des pressions, des formes d'autocensure de ces médias à diffuser des points de vue marquant une condamnation de la politique de la France. C'était ça aussi l'enjeu. Et à gauche, nous étions quand même très peu nombreux à condamner cette politique. Il y avait quelques parlementaires comme Henri Emmanuelli et François Loncle. Il y avait aussi des dirigeants du Parti communiste, et moi-même longtemps responsable du Parti socialiste. Et on ne peut pas dire que nos points de vue ont été ignorés, mais c'était une sorte de léger contrepoint au tsunami médiatique diabolisant Laurent Gbagbo et laissant apparaître Alassane Ouattara et Guillaume Soro comme les chantres de la démocratie.

D'ailleurs, pendant toute l'année qui a suivi, le gouvernement et le président français n'ont cessé de dire que la démocratie avait été restaurée en Côte d'Ivoire. Je crois que pour ceux qui analysent la situation aujourd'hui, on se rend compte que l'opposition est terriblement muselée, que la plupart de ses leaders sont soit en prison soit en exil. D'ailleurs, l'opposition n'a pas participé aux élections législatives. Il y a une forme de retour au parti unique ! Mais on parle très peu de cette situation en France, en Europe, puisqu'on veut rester attacher à cette image fausse de la démocratie instaurée en Côte d'Ivoire avec le départ de Laurent Gbagbo.

Ce n'est pas le moindre paradoxe, puisque c'est précisément Laurent Gbagbo qui a été l'acteur-symbole de l'avènement du pluralisme politique en Côte d'Ivoire et qui a réellement essayé jusqu'au bout de maintenir ce processus. Je me souviens d'ailleurs qu'entre les deux tours, les médias avaient des mots bien doux pour ce fameux débat qui a opposé Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara et qui était une sorte de première en Afrique.

Vous avez, quelques jours avant le 11 avril, dit que Laurent Gbagbo n'en sortirait pas vivant. Des propos qui ont inquiété à la fois ses adversaires et ses partisans. Dans quel état d'esprit étiez-vous quand vous teniez ces propos ?

Je dois dire aujourd'hui que des très proches de Laurent Gbagbo m'ont dit alors qu'ils partaient à la Résidence soutenir ce qui allait être un siège : «On ne peut pas faire moins qu'Allende» [le président socialiste du Chili qui a trouvé la mort le 11 septembre 1973 dans sa résidence assiégée par les troupes de Augusto Pinochet, soutenu par les Occidentaux, et qui allait se révéler comme un impitoyable tyran, ndlr]. Je peux dire aujourd'hui que c'est certainement cela qui m'a fait dire qu'il se pourrait que Laurent Gbagbo ne sorte pas vivant de la Résidence. Quand j'ai tenu ces propos, j'ai eu des coups de fil de gens qui n'ont pas compris, et ont dit que je racontais n'importe quoi. D'autres ont pris peur et ont dit : «Il ne faut pas faire de Laurent Gbagbo un martyr.» A partir de ce moment-là, à un très haut niveau politique en France, on a commencé à entendre un discours selon lequel il fallait absolument sauvegarder la vie de Laurent Gbagbo. Lui-même dans ses dernières interviews a dit qu'il aimait la vie, et qu'il ne tenait pas à mourir martyr. Je me souviens que quand j'ai connu Laurent Gbagbo lors de son exil, il m'avait dit : «Guy, tu sais, en Europe, on aime bien la gauche martyre.» Il faisait allusion au Chili. «Moi, je n'ai pas cette vision de la gauche. Je veux moi une gauche qui prend le pouvoir, qui transforme, qui vit».

Mes propos ont été diversement interprétés, mais au fond, ils ont fait prendre conscience que par rapport à l'histoire de la Côte d'Ivoire, faire de Gbagbo un martyr desservirait complètement les puissances occidentales qui avaient voulu le diaboliser.

Le temps est passé. De longs mois sans contact avec un Laurent Gbagbo coupé du monde à Korhogo. Quand vous le revoyez pour la première fois à son procès puis dans sa prison, est-ce que vous vous dites «on a évité le pire, il est tout de même vivant». Qu'est-ce qu'on peut ressentir quand on rencontre son ami qu'on n'imaginait plus revoir en vie ?

Votre question est très forte. J'ai parlé pour la première fois à Laurent Gbagbo le 31 mars 2011. Et je lui ai reparlé le 19 janvier de l'année suivante. Je dois dire que je craignais terriblement l'humiliation. Et c'est cette humiliation qu'on lui fait vivre en le conduisant devant cette Cour pénale internationale (CPI) dont j'ai dit qu'elle ne disait pas le droit puisqu'un an après, on voit bien que lui seul est jugé devant cette juridiction. Lui-même m'a dit en janvier : «Mon épouse et mon fils sont des otages. Celui qu'on veut détruire, c'est moi.» Je crois que cette analyse est très juste puisqu'on voit bien que le procureur Louis Moreno-Ocampo et son adjointe Fatou Bensouda se heurtent visiblement à certaines résistances des autorités ivoiriennes pour d'autres transferts.

Aujourd'hui, Laurent Gbagbo est vivant. Il a dit, devant la CPI le 5 décembre, «nous irons jusqu'au bout». L'enjeu des futures audiences, ce n'est pas seulement le sort de Laurent Gbagbo, c'est la crédibilité de l'institution. Je voudrais faire une remarque : je ne peux pas prendre au sérieux une Cour pénale internationale dont l'autorité n'est même pas reconnue par la première puissance du monde, les Etats-Unis. D'ailleurs, la Côte d'Ivoire n'avait pas ratifié le traité de Rome instituant cette institution.

Avec le recul d'un an, la mouvance politique que Laurent Gbagbo représente a-t-elle remonté la colline ou est-elle descendue dans les profondeurs ?

Pour répondre à cette question, il faut intégrer une perspective historique. Elu en 2000, Laurent Gbagbo n'a en fait gouverné que pendant dix-huit mois. Il portait un projet social-démocrate, et il s'est attaqué à trois dimensions : l'éducation en la rendant libre et gratuite dans le primaire pour ce qui est des écoles publiques, la santé en faisant voter la loi sur l'assurance maladie universelle, qui n'a malheureusement pas pu être appliquée mais qui a été votée, et la modernisation de l'Etat, avec des élections départementales réussies en juillet 2002.

Il avait donc fait beaucoup de choses en dix-huit mois et je dois dire que le coup d'Etat qui va échouer en septembre 2002 et qui va entraîner une partition du pays et cette crise dont on n'est toujours pas sorti est réalisé alors même que Laurent Gbagbo a mis en place un gouvernement où siègent toutes les forces politiques représentatives, notamment le RDR d'Alassane Ouattara. Contrairement à ce que l'on dit, Laurent Gbagbo chef d'Etat se veut rassembleur, alors qu'on l'a présenté comme un homme qui excluait. Aujourd'hui, un an après, celui qu'on présentait comme un exclu, est en train d'exclure. Il a tenu lui-même des propos assez extravagants sur le «rattrapage». Même s'il nie aujourd'hui ces propos, le constat est évident au regard des nominations et même de la représentation de l'Etat à son plus haut niveau - le président, le président de l'Assemblée nationale, la première vice-présidente de l'Assemblée nationale sont tous du Nord. Plus que jamais, on a une déconstruction de la Nation. Ce qui a été très grave dans la politique de la France, c'est que n'admettant pas que Laurent Gbagbo gouverne avec son projet, elle a tout fait pour l'exclure du champ politique alors même que lui tentait de bâtir une Nation autour d'un Etat moderne.

Les interventions extérieures ont brisé cet élan et fait revenir la Côte d'Ivoire en arrière.

Aujourd'hui, c'est la «justice des vainqueurs» et un peu «la revanche du Nord» qui sont à l'œuvre en Côte d'Ivoire. Avec ce qui se passe au Mali en ce moment, on voit que les Nations en construction sont aujourd'hui mises en danger par les politiques conduites par les puissances occidentales. Ce qui se passe aujourd'hui au Mali est la conséquence de la politique de l'OTAN, de la France, de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis en Libye. En Libye même, l'Etat est déliquescent. Il y a de nouveau l'émergence très forte au plan politique de ce qu'on appelle les «tribus». Et l'une des conséquences va être de déstabiliser le Sahel avec des remises en cause du processus de construction des Nations. Je crois que c'est ce qu'on vit en Côte d'Ivoire aujourd'hui. Il faudra un peu plus de recul historique pour s'en apercevoir.

Assez piteusement, les nouvelles autorités ivoiriennes cassent cette politique de réforme de Laurent Gbagbo. La communalisation a été remise en cause. L'assurance maladie universelle est remplacée par des ersatz de politique sociale. On voit que ce que l'on a présenté comme une restauration de la démocratie en Côte d'Ivoire est totalement faux. Mais le Front populaire ivoirien (FPI) incarne une véritable opposition, notamment à travers son dernier meeting de Yopougon qui a été très sévèrement réprimé. On sent qu'il incarne encore non seulement une forme de résistance, bien que la quasi-totalité de ses leaders sont soit en prison soit en exil mais aussi que se dessinera peu à peu la reconquête du pouvoir. D'autant que le sort de Laurent Gbagbo n'est pas encore réglé. Et l'on sent que malgré toute son ardeur à appliquer la volonté de la France et des puissances occidentales, le procureur de la CPI s'est mis dans un mauvais pas, au point de risquer aujourd'hui de remettre en cause la crédibilité de son institution.

 

Propos recueillis par Théophile Kouamouo.


Source : LE NOUVEAU COURRIER

NUCLEAIRE, PETROLE, EUROPE, GUERRES COLONIALES : REFLEXION SUR UNE LOGIQUE POLITIQUE



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Alors que les débats font rage autour de l'élection du Président de la République Française, certains sujets parmi les plus importants sont évités, ou traités d'une telle manière (par leur dispersion entre plusieurs domaines) qu'ils sont artificiellement relégués en arrière-plan, voire oubliés.

Je voudrais au contraire éclairer les liens entre différents sujets pour expliquer une prise de position cohérente face à ces enjeux majeurs.

Je partirai de la base du problème, technique, pour remonter au plus haut, sur le type de société à développer et des moyens d'assurer sa défense. En bref, il s'agit de l'examen global des programmes des candidats.

I- La sécurité nucléaire

Elle fait l'objet d'un grand débat. Ou plutôt d'une grande peur, surtout après Fukushima. La sécurité nucléaire est fondée sur plusieurs principes, et en particulier :

- Les enceintes de confinements, pour le réacteur et les piscines de stockage

- Les sytèmes de contrôle et de refroidissement, pour le réacteur et les piscines

- La formation, l'instruction, les statuts et la responsabilité des personnels, à tous les niveaux. Ceci nécessite donc :

- L'instruction générale de la population, qui permette de fournir les personnels compétents et à chacun de comprendre les problèmes.

- La volonté politique et les moyens nécessaires à cette sécurité.

Concernant les enceintes, nos centrales en comptent 3 :
- Le barreau du combustible

- La cuve du réacteur et la tuyauterie du circuit primaire du caloporteur (eau)

- Le bâtiment du réacteur. Remarquons :

- Les réacteurs à sels fondus prônés par certains, réacteurs qui utilisent un sel du combustible comme caloporteur, manquent par définition de première enceinte

- Les réacteurs dont le refroidissement de la cuve est assuré, même partiellement, par l'air de l'atmosphère, nécessitent l'absence (projet Rubbia) ou la réduction drastique (systèmes AP1000 en construction de Westinghouse) de la troisième enceinte. Dans ce dernier exemple, un dôme en acier de 5cm d'épaisseur et de 40 mètres de diamètre remplace les dômes en béton armé de 2 mètres d'épaisseur des réacteurs modernes.

- Les réacteurs de Tchernobyl et de Fukushima manquaient de cette troisième enceinte : les bâtiments avaient un toit plat.

- En revanche, celui de Three Miles Island avait un dôme de béton qui a contenu les gaz radioactifs. Le coeur a aussi fondu dans les 2 autres accidents, mais il n'y eu pas de rejets, et ceci grâce à la 3ème enceinte. Les piscines de refroidissement sont aussi contenues dans un bâtiment en béton dans les réacteurs modernes (les PWR en France).

Des calculs relativement simples permettent de comprendre les enjeux, en évaluant les coûts respectifs d'un surplus éventuel de sécurité et de décisions de fermeture.

Le coût de l'indispensable troisième enceinte peut être estimée en fonction du volume de béton nécessaire : Prenons un bâtiment de 40 mètres de diamètre (2R), et de 60 mètres de haut (h+r), sa surface de mur de béton est de l'ordre de : 2∏r2+ 2∏rh+∏r2 (coupole, cylindre inférieur, base) soit ∏(3r2+2rh) = environ 9000 mètres carrés. 2 mètre d'épaisseur nécessitent 18000 m³ de béton armé en tout, dont environ 16000 pour les murs verticaux (cylindre et coupole). Une enceinte pour la piscine nécessite 4000 m³ environ. Le doublement de cette enceinte de confinement, si on exige cette nouvelle mesure représente encore 20000 mètres cubes de béton armé.

En comptant 10000 euro par mètre cube de béton (de luxe) ..., la dépense s'élèverait à 200 millions d'euros par réacteur.

Il faut aussi noter que le premier réacteur de grande puissance (400 MégaWatts électrique) installé en France (Chooz) le fut sous une colline, et qu'il fut démantelé, décontaminé, à tel point que sa caverne sert aujourd'hui de site expérimental pour des détecteurs bas bruits de neutrinos.

Les réparations ont un coût, également, évaluable ainsi : Les enceintes primaires sont essentiellement constituées par la cuve et le générateur de vapeur, chacune correspondant à 330 tonnes d'acier. Le changement d'un générateur de vapeur, élément le plus sensible, selon le même calcul, coûte au maximum 100 millions par générateur (30 000 euros la tonne, comme une voiture haut de gamme ?), indispensable seulement en cas de détection de problème.

Les éléments de contrôle et de refroidissement représentent des sommes inférieures, (diesel d'appoint sécurisé, doublement des circuits) mais qui permettent un surplus de sécurité.

Notons qu'à Tchernobyl, les systèmes d'alimentation électrique de secours (diesel) avaient délibérément été mis hors circuit pour faire une « expérience » de démarrage du coeur sans source électrique de secours !!

Notons qu'à Fukushima, Tepco avait refusé de construire la centrale à la hauteur suffisante pour être à l'abri du Tsunami historique. On avait de plus arasé la colline, pour éviter le surcoût des pompes d'eau de mer, et refusé de placer les diesels de secours à une hauteur suffisante. On avait aussi refusé d'acheter les robots nécessaires aux opérations en zones irradiées. Mais Tepco d'avant Fukushima, propriété d'actionnaires privés et non japonais en grande partie, avait une rentabilité de près de 2 chiffres, loin de l'ancienne EDF nationalisée qui avait moins de 3% de rentabilité.

Maintenant, mettons face à face les coûts (inférieurs à un milliards d'euros au maximum) de la consolidation ou de la construction d'une centrale avec ceux de la fermeture du réacteur (Fessenheim). Un réacteur de 1 Gigawatts produit chaque année environ 8 milliards de Kilowattheures. A 10 centimes le Kwh, c'est environ 0,8 milliards d'euros de perdus pour EDF, donc l'Etat, donc la nation. Donc, 1,6 milliards pour cette centrale à deux réacteurs.

Refuser ou arréter la construction d'un réacteur de 1500 Gigawatts (EPR), c'est donc 1,2 milliards d'euros à compenser par réacteur. Même si l'investissement est grand (6 milliards d'euros), il est compensé en 5 ans. C'est la raison pour laquelle les grandes multinationales et oligarques veulent la privatisation de l'électricité.

Par quoi sera remplacée cette éventuelle source d'énergie ? Par des importations de gaz, de pétrole, ou d'électricité, cette dernière produite en grande partie par le charbon allemand. Les éoliennes ne fonctionnent qu'un quart du temps, et il faut stocker l'électricité. Il en faut des milliers, si elles fonctionnent, pour compenser les 2 réacteurs. L'essentiel pour la France sera en pétrole et en gaz : la quantité importée sera de 0.125 kg pour chaque kwh thermique produit par pétrole, ou son équivalent en gaz, et donc de 0.375 kg d'équivalent pétrole pour chaque kwh électrique produit.

Soit pour un réacteur de 1 gigawat, 3 milliards de kg, 3 millions de tonnes de pétrole, et 6 millions de tonnes de pétrole (ou équivalent gaz) importé en plus pour la centrale. A 100 dollars le barril , environ 500 euros la tonne, cela fait 3 milliards d'importation supplémentaires, de dettes, avec le chômage et les déficits sociaux associés.

En un an, les investissements de sur-sécurité seraient de toute façon largement compensés, si la population l'exige. Ils ne devraient pas peser sur la balance des paiements (sauf si on s'amuse à faire construire à l'étranger des pièces maitresses comme les générateurs de vapeur)

En revanche, nous pouvons aussi comptabiliser les dangers du pétrole et du gaz même s'ils sont plus « dilués » dans le temps. Les catastrophes écologiques (pollution de l'air, effet de serre, destruction des paysages, marées noires, raffineries en feu, explosions type AZF) se succèdent, mais ne concernent à chaque fois qu'une aire réduite (et encore...).

Que dire de l'embrasement des coûts de la conquête des zones pétrolières ou gazières... Les guerres pour le pétrole sont couvertes par des motifs « nobles » : luttes contre les dictatures, contre la non-prolifération, etc, et reçoivent l'appui d'organisation se prétendant écologistes, pacifistes, tiers-mondistes, voire communistes !!! Ces guerres entrainent des dégâts considérables, dans l'environnement, dans les populations, dans les sociétés qu'elles renvoient au moyen-âge !!! Celle de Libye afait au moins 50000 morts, déstabilisé toute la région, lancé des milliers de personnes sur les routes de l'exode, détruit toute notre politique arabe et africaine. Sans compter que les armes modernes répandent aussi de la radioactivité (U238) et des produits toxiques sur des régions étendues.

Le coût relativement bas du pétrole est assuré par le maintien de l'aliénation religieuse et de dictatures féroces dans la plus grande partie du monde musulman ; Des crimes gravissimes sont commis en regard du droit français et international : par exemple l ' « intervention » du capitaine Barril en novembre 1979 en Arabie Saoudite qui « gaza des milliers de civils, la plupart innocents » dans les sous-sols du sanctuaire de la Mecque (selon l'émission de LCP du 8 janvier 2011).

Les deux catastrophes nucléaires majeures des 30 dernières années, Tchernobyl et Fukushima, sont dues simultanément à des défauts de conceptions, des erreurs majeures des opérateurs, et dans Fukushima des « économies de bouts de chandelles », dues à la rapacité des actionnaires et à la non résistance, la non acceptation de la critique, dans la société japonaise.

J'ai entendu des « experts », lors de la conférence « Global 2001 », nous expliquer pourquoi l'assurance des centrales nucléaires était un marché des plus juteux. En prenant un accident de type Tchernobyl (ou Fukushima aujourd'hui) tous les 30 ans, en divisant par le nombre de réacteurs et d'années, et en en prenant son prix maximal, on obtient une somme tout à fait « raisonnable », et dégageant donc un profit énorme. Par exemple Fukushima : si un million d'habitants ont perdu 1 million d'euros chacun (biens santé, chômage), chiffre largement surévalué, on obtient 1000 milliards d'euro, et sur 400 réacteurs en 25 ans (pour simplifier) cela ferait 10000 années de fonctionnement, soit 100 millions par an, ce qui représente 12,5 % du coût de l'électricité vendue...

En réalité, les chiffres sont 4 à 10 fois plus faibles. Dans une certaine mesure, pour ces assureurs, Fukushima « maintient l'existence du marché » (sic) De la même manière, le secrétaire aux transports de Reagan proclamait qu'il n'était point nécessaire de faire une agence de sécurité civile pour l'aviation puisque les compagnies dont les avions tomberont feront faillite et disparaitront « naturellement », en oubliant justement la perversion de l'assurance. C'est le contraire de ce genre de raisonnement qui doit être appliqué : déceler les problèmes éventuels, et les résoudre, même si cela coûte cher. Dans l'optique d'économie civique, (ne pas dépenser plus que nécessaire et que possible, c'est une contrainte) certes, mais pas dans celle du privé (maximalisation du profit, c'est un objectif)

II- Pourquoi maintenir notre système de production d'électricité nucléaire ?

Commençons par souligner les objectifs et les conséquences d'un système fondé sur le pétrole :

1) Le pétrole permet avions, voitures, camions. Il détruit donc le rail et le fluvial. Ces deux moyens de transports, pour les passagers et les marchandises, permettent leur diffusion à l'intérieur de villes concentrées, au contraire de l'avion qui nécessite des installations loin du centre. Le camion, le bus et la voiture permettent de répartir la population sur le territoire sans aucune concentration, évitant l'existence d'un centre (agora, forum) qui mélange les « communautés » et les classes sociales.

2) La dépendance au pétrole permet de s'assurer de la fidélité d'un peuple à la « communauté internationale » représentée aujourd'hui et chez nous par l'UE, l'OTAN, l'OCDE, le FMI, l'OMC, essentiellement. Le pays qui ne se soumet pas aux injonctions voit rapidement son économie étranglée, son système social, d'éducation, de défense, menacé. Le pétrole est le « sang » de la société capitaliste. Il suffit de le restreindre ou de le couper pour mettre une nation par terre. C'est selon le rapport Kissinger 1974, toute une « pollution causée par le gaspillage de la société de consommation pour assouvir son addiction au pétrole ».

Cette addiction est d'ailleurs, selon la même source, dans les deux sens, celui de la consommation, et celui de la production : ainsi des pays producteurs, dont les ressources en devises sont uniquement dues aux hydrocarbures, sont aussi totalement dépendants de leurs importations pour nombre de biens et services indispensables : URSS hier, Iran aujourd'hui, pays arabes depuis la seconde guerre mondiale. L'addiction au pétrole est maintenue, si besoin est, par des coalitions impérialistes dont l'Otan est le squelette. Cette addiction fait accepter cette mise en danger de la sécurité par ces guerres d'agression qui se retourneront un jour contre leurs auteurs. Il faut donc sortir au maximum de cette addiction.

3) Enfin, cette politique pétrolière engendre un déséquilibre des rouages d'une société jusqu'à permettre et imposer de faire l'économie de la formation massive de la population, formation scientifique, technique, juridique, géographique . Cette instruction massive de la population est un danger mortel pour le capitalisme et l'impérialisme, car elle nécessite l'esprit critique, elle propage le scepticisme et favorise l'organisation des travailleurs et des citoyens dans des institutions syndicales , politiques, associatives, qui sont des outils de résistance, de frein à l'exploitation et aux aventures guerrières.

III- Quels sont les points dangereux ou incohérents dans les programmes de la campagne actuelle ?

- En premier lieu, proposer des « référendums sur le nucléaire », alors que l'on refuse des référendums sur les traités européens, et que l'on fait tout pour détruire les bases de l'instruction publique, est une charlatannerie démagogique. Essayez d'interroger les gens dans la rue sur la définition de la puissance, de l'énergie, du becquerel, du sievert, etc...

Il faut au moins demander par référendum le retour des services publics, et en première priorité EDF, dans le secteur uniquement public. Il est normal qu'il y ait une « contrainte » budgétaire, mais il est criminel qu'il y ait un « objectif » de profit. Or l'installation de la « concurrence non faussée » et de la « liberté de circulation des capitaux » a pour conséquence de rendre les gros actionnaires, et eux seuls libres d'imposer leurs volontés aux autres acteurs de l'économie (car salariés et petits consommateurs ou épargnants n'ont en réalité aucun choix de faire jouer réellement la concurrence).

- Il faut redéfinir la politique étrangère et de défense, sortir de l'OTAN, en particulier de sa structure militaire intégrée, sortir de l'Europe, particulièrement dans les points précis (services publics, concurrence, Europe de la défense...) qui mettent en péril notre sécurité, énergétique et militaire.

Il faut sortir de la logique coloniale. L'armée doit redevenir nationale par ses missions (défendre le territoire et les intérêts du pays) et non servir les USA, l'OTAN et les oligarchies européennes.

Il faut revenir à une armée de conscription : service militaire court (3 mois) et pour tous (la technologie moderne impliquant de nombreuses tâches très variées), suivies de périodes courtes (1 à 2 semaines) durant 10 à 20 ans, permettant l'existence d'une grande réserve. Il faut passer des accords d'approvisionnement à long terme, et avec les états, donc renationaliser l'industrie pétrolière et gazière.

Aucune guerre ne doit pas pouvoir être déclenchée sans déclaration explicite, sans accord du parlement dans un très court laps de temps (3 jours), et le contingent doit y participer sans exemption, pour que ceux qui votent la guerre soit sûrs du soutien populaire et qu'ils sachent que leurs propres enfants devront aussi y aller.

Il faut aussi alerter nos concitoyens : deux groupes de nations, regroupées dans deux grandes coalitions militaires et politiques, se disputent les ressources de la terre : OTAN + Nations capitalistes asiatiques et OSC, Organisation de coopération de Shangai. Autour, les puissances émergentes (Inde, Pakistan, Brésil Afrique du Sud, ...) n'ont pas fait leur choix.

Les ressources convoitées sont en Arctique, en Asie, en Afrique, en Amérique, partout. La tension monte en permanence, si on écoute attentivement les uns et les autres, si on regarde les « petites guerres » et les grandes manoeuvres, économiques, politiques et militaires.

La France peut rester et doit neutre, c'est son intérêt et elle en a les moyens, agricoles, militaires, stratégiques. Il est clair qu'on essaye de nous entrainer dans une politique qui n'est pas notre intérêt, politique consistant à briser et démanteler à terme la Russie et la Chine.

Aujourd'hui par guerres et agitations à la périphérie, demain sans doute plus brutalement. C'est la conséquence de la décadence tout azimut, intellectuelle, industrielle, politique, de ces nations qui s'intitulent « occidentales » et se prétendent la « communauté internationale », excluant les autres en réalité (BRICS, OCS...)

La politique traditionnelle de la France, même si elle acceptait cette « solidarité occidentale », refusait que cette solidarité entraine une « complicité » dans les crimes et prédations. Du moins elle se présentait ainsi, comme indépendante. Cette politique est abandonnée au profit d'une politique de complicité, voire d'avant-garde dans le crime (Syrie, Libye). Elle nous entrainera, si elle est poursuivie, dans les pires catastrophes. La politique actuelle (sous les auspices ou non de l'union européenne, et qui risque fort d'être poursuivie voire amplifiée après nos élections) pousse au crime les nations occidentales (et par ricochet les autres) au lieu de chercher à pacifier le monde en essayant de réduire le risque, réel et croissant, de conflit mondial.

En l'occurrence, nous devons tout faire pour être le plus indépendant possible de ces produits stratégiques dont l'embargo, la maitrise par l'une des grandes puissances a conduit à tant de conflits. Et les deux principaux postes de dépendance sont l'alimentation et l'énergie. Cette autre France que l'officielle d'aujourd'hui peut contribuer à désarmorcer, à démanteler, la bombe à retardement qui se construit.

- Il faut reconstruire relancer les capacités industrielles, énergétiques, culturelles, et intellectuelles, scientifiques et techniques, dans notre pays. Et en particulier dans le nucléaire et l'espace.

Les réformes et économies faites au niveau de l'enseignement sont extrêmement dangereuses. Elles s'appuient sur des traités (Vatican, Lisbonne) qu'il faudra suspendre, car ils impliquent privatisation et démantèlement de notre système éducatif.

En conclusion je dirai que l'expérience française, c'est que la partie non révolutionnaire (les girondins, les saint simoniens...), non marxiste (socialistes, radicaux, pacifistes, écologistes) de la gauche en France a laissé des souvenirs catastrophiques, et particulièrement en politique extérieure :

- guerres coloniales (au cours des XIX et XX èmes siècles)

- guerres extérieures mal préparées, mal enclenchées, mal conduites

- exploitation des peuples soumis (vote en faveur de l'esclavage par les girondins, travail forcé dans les colonies, refus de la citoyenneté aux habitants des colonies, rejet de la proposition de loi Blum Violette...)

- suivisme des puissances dominantes anglo-saxonnes dans leur politique impériale depuis 100 ans, en les dépassant souvent : combats anti URSS après la première guerre mondiale, lâchage de la République espagnole, guerre de Suez en 1956, suivisme en Yougoslavie, en Irak, en Afghanistan, en Lybie. Mise à genoux économiquement des nations africaines sous Mitterrand par application du consensus de Washington et des directives du FMI et de la banque Mondiale. Poursuite de cette politique en Amérique centrale et en Europe de l'Est, et aujourd'hui du Sud.

Ces politiques sont masquées, de nos jours, sous les termes « politique d'ingérence humanitaire », « politique écologique de la décroissance », »soutien aux nouvelles démocraties », etc Malheureusement c'est cette seule gauche, face à une droite fanatique ou cynique, qui semble exister dans notre pays. Même le PC ne semble garder de communiste que le nom tant il se rosit et se bruxellise.

Le choix, c'est donc Charybde ou Sylla. C'est sans doute la conséquence que les élections aujourd'hui ne sont que le reflet des passions, des égos, des intérêts privés, car derrière elles ne se meuvent que les forces de l'argent. Celui des oligarchies (lisez la République des mallettes et suivez le feuilleton Bettencourt), des églises (que donne l'Eglise en compensation des accords du Vatican, ou plus simplement, du vote unanime à Paris pour leur donner le site des bernardins ?), des multinationales (regardez le financement de Terra Nova), des états étrangers (que donne le Qatar à ceux qui le visitent ?)

Les militants, en dehors même de ceux qui attendent un poste, un logement ou un contrat, (confert l'article du Monde Diplomatique sur le sujet) ne sont là que pour rendre le spectacle crédible (lire Propaganda de Bernays).


*Jacques Maillard est l'un des responsables du Comité Valmy


Jacques Maillard, Mars 2012

Mis en ligne 5 avril 2012


Source: COMITE VALMY

00:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Europe, France, Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : france, nucléaire, pétrole, europe, guerres coloniales, réflexion sur une logique politique, jacques maillard | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |