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samedi, 11 février 2012

SYRIE: VERS UNE LIBERATION TOTALE DE HOMS PAR L'ARMEE SYRIENNE, CAP SUR ALEP


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Depuis que la Russie et la Chine ont sifflé magistralement la fin de la récréation pour les prédateurs and co, convaincus benoîtement que le monde leur appartient et qu'ils peuvent faire de lui ce qu'ils veulent, c'est l'hallali. Malgré le décompte macabre des morts fait par des médias "mainstream" dépassés par les évènements et s'appuyant honteusement sur l'hypothétique Observatoire syrien des droits des terroristes décliné en droit de l'homme, l'heure est grave.

Pas de quartiers pour les terroristes. De nombreux quartiers de Homs sont en train de retrouver peu à peu le calme. Les terroristes ont été chassés, après leurs exactions cachées par l'Occident. Pour preuve, incapable de s'asseoir à une table de négociations, ils préfèrent tuer. C'est ainsi qu'aujourd'hui, A Alep, la capitale économique du pays située dans le nord, deux explosions émanant des terroristes ont soufflé le bâtiment de la sécurité militaire et un siège des forces de l'ordre. Bien sûr, les médias qui considèrent ces renégats comme étant des démocrates, refusent de se déjuger, malgré les faits. De nombreux civils et des militaires ont été ainsi assassinés. On parle de 25 morts. Attribuez ça aussi à Bachar al-Assad bande de zozos !

A Homs, on peut noter encore quelques poches de résistances, après 6 jours de chasse aux terroristes estampillés démocrates par qui vous savez mais, l'essentiel est en train d'être fait. Le nègre de maison Barack Obama parle de "bain de sang", sans toutefois mentionner que c'est du fait des terroristes qu'il soutient sans vergogne.  Ces quartiers qui veulent résister en prenant en otage les habitants sont Inchaat qui, selon nos informations est en ce moment encerclé, et Baba Amr, où, il y a une plus grande concentration des traîtres à leur nation. Ce ne sont pas les populations des quartiers libérés de Homs qui démentiront (vidéo).

Selon un haut responsable de l'armée, dans une semaine maximum, tout sera terminé, et les terroristes éradiqués. D'ailleurs il y a urgence, pour que la paix revienne. Un Gouvernement responsable, doit protéger ses citoyens, ce que le régime Assad fait en ce moment, malgré la désinformation. Alors, d'entendre le chef de la diplomatie turque crier avec les loups et déclarant qu'il faut que la communauté internationale agisse alors qu'ils (les Turcs) ont été incapables de protéger leurs concitoyens lors de l'épisode Marvi Marmara pour la flotille pour Gaza, c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité.

La chasse se poursuit, et, on peut comprendre la panique dans les chancelleries occidentales. Après Obama, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a dénoncé un «massacre quotidien» et son homologue britannique William Hague appelait M. Assad à quitter «immédiatement» le pouvoir. Qui sont-ils pour exiger le départ d'un chef d'Etat étranger ? Pourquoi ne le font-ils pas à l'encontre de la Chine ou de la Russie ces poules mouillées qui ne s'en prennent qu'aux faibles ? Toujours est-il que, de nombreux terroristes, déserteurs de l'armée ont été arrêtés (vidéo) ces derniers jours, d'où le baroud d'honneur de la lâcheté de ce matin à Alep.




Source: Le blog d'Allain Jules

HAITI, MEMBRE DE L'UNION AFRICAINE?

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La nouvelle est quasiment passée inaperçue. Jusque-là simple « observateur », Haïti, la première République noire de l'Histoire, est devenu, début février à Addis-Abeba, « membre associé à part entière » de l'Union Africaine (UA).

Inédit dans l'histoire de l'Organisation panafricaine! Cette décision, la première de ce type concernant un pays de la Diaspora, sera officialisée lors du prochain sommet de l'UA prévu en juin/juillet à Lilongwe, capitale du Malawi. Sans doute en présence du président Haïtien, Michel Martelly, dont on annonce, cette année, le premier périple africain. (Par Francis Kpatindé).

Mais sans attendre, les chefs d'Etat réunis à Addis-Abeba ont chaleureusement salué, et on les comprend, le retour d'Haïti au sein de la grande famille africaine, rappelant les efforts diplomatiques consentis à partir de 1945 par ce pays pour l'avènement d'Etats africains libres, ses dénonciations de l'invasion de l'Ethiopie par l'Italie mussolinienne, ses prises de position progressistes contre la guerre d'Algérie, le soutien à l'indépendance de la Libye et l'assistance au Rassemblement démocratique africain, cette grande formation politique panafricaine qui accompagna nombre de pays du continent vers la souveraineté internationale.

Haïti s'intéresse à l'Afrique ? C'est dans l'ordre des choses. Tous ceux qui, comme moi, ont vécu dans ce beau pays n'en sont pas surpris. Ce tiers d'île en apnée depuis plus de deux siècles est, après tout, le plus « africain » des Etats d'Amérique du Sud et des Caraïbes. Haïti, comme nombre d'Etats africains, est, de façon récurrente, en proie à l'instabilité et à la violence, alors que l'écrasante majorité de ses enfants croupit dans une misère sans nom. Indépendant le 1er janvier 1804, peu après les Etats-Unis d'Amérique (1776), mais bien avant la Colombie (1810, l'Argentine (1816), le Brésil (1822) et le Canada (1867), Haïti est à la traîne de tout, sauf de la littérature, de la poésie, de la peinture, de la musique, autrement dit, ce qui fait « l'âme » d'un peuple.


Lu sur TSIMOKI GASIKARA


Source: IRIB WORLD SERVICE

LA SYRIE ET LES GERMES D'UNE GUERRE MONDIALE


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Le veto sino-russe à la résolution de l'ONU ouvrant la voie à une intervention en Syrie a provoqué une réaction furieuse des États-Unis et de leurs alliés impérialistes.

Susan Rice, ambassadrice américaine auprès des Nations Unies et représentante influente des va-t-en-guerre des « droits de l'homme » qui exigent l'acceptation universelle des manigances de l'impérialisme américain, a qualifié la décision des émissaires du veto de « honteuse et écoeurante » et dit d'un ton menaçant que c'était « une décision qu'ils [la Russie et la Chine] viendront à regretter ».

La secrétaire d'État, Hillary Clinton, a qualifié le vote de « farce » qui a « castré » l'ONU.

La France, ne voulant pas être en reste dans la poursuite d'objectifs impérialistes dans un pays sur lequel elle a exercé une tutelle coloniale pendant un quart de siècle, a réagi avec la même attitude belligérante. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a déclaré que le double veto était une « sorte de tache morale » sur les Nations unies et le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a décrit la Russie et la Chine comme des pays qui « méritent des coups de pied au cul. »

On n'avait entendu aucune inquiétude de ce genre sur une « neutralisation » de l'ONU ou des « taches morales » lorsque la délégation américaine avait à maintes reprises émis des vetos aux résolutions dénonçant l'agression par son principal allié dans la région, Israël, au moment où celui-ci menait des guerres contre des populations sans défense au Liban, à Gaza et en Cisjordanie, coûtant la vie à des milliers de civils.

La moralité et les droits de l'homme n'ont rien à voir avec cela. L'indignation émanant de Washington et des capitales de l'Europe de l'Ouest porte sur le fait que Moscou et Beijing refusent de s'aligner derrière la stratégie de l'impérialisme américain visant à réorganiser le monde selon ses propres intérêts et ceux de l'élite financière.

Les soi-disant « principes » sous-jacents à l'initiative américaine - à savoir que les principales puissances impérialistes ont le droit d'intervenir et de renverser les gouvernements des anciens pays coloniaux qu'ils jugent coupables de violer les droits de l'homme - sont en contradiction totale avec le droit international. Comme pour tout le reste, l'aristocratie financière américaine établit les règles du jeu au fur et à mesure qu'elle avance.

Le raisonnement des gouvernements russe et chinois est assez clair. Ils voient les États-Unis se présenter une fois de plus en champions de la démocratie et des droits de l'homme alors qu'ils mènent une campagne d'agression incessante visant à transformer l'Iran et la Syrie, tous deux des partenaires commerciaux et stratégiques clé de Moscou et de Beijing, en États coloniaux fantoches de l'impérialisme américain.

L'enjeu pour la Russie est la perte de l'unique allié qui lui reste dans le monde arabe, ainsi que des contrats d'armement s'élevant à plusieurs milliards de dollars, l'accès de sa marine à son unique port sur la Méditerranée et des dizaines d'autres milliards de dollars en investissement. La Chine a des intérêts similaires, bien que moindres, en Syrie. Les deux pays reconnaissent toutefois que la Syrie a été ciblée pour un changement de régime dans le cadre d'une campagne plus large visant à renverser le gouvernement d'Iran, fournisseur clé d'énergie de la Chine, et à placer sous hégémonie américaine la totalité de la région riche en pétrole et stratégiquement cruciale qui s'étend du golfe Persique à la mer Caspienne.

Le modus operandi de la poursuite de ces objectifs impérialistes n'est désormais que par trop familier. Un régime ciblé est dénoncé à l'aide d'allégations hypocrites de violation des droits de l'homme, puis les États-Unis et leurs alliés promeuvent la guerre civile dans le pays pour ensuite utiliser l'inévitable répression comme prétexte à une intervention.

Ce fut la recette utilisée avec succès en Libye, soi-disant pour protéger la population civile, après l'abstention de la Russie et de la Chine qui n'avaient pas exercé leur droit de veto à une résolution autorisant la mise en place d'une « zone d'exclusion aérienne ». Cette résolution avait ensuite servi de caution pseudo-juridique à une guerre d'agression coloniale des États-Unis et de l'OTAN, impliquant le bombardement incessant de la Libye. Des forces spéciales et des agents secrets avaient mené les prétendus rebelles au renversement et finalement à l'assassinat de Mouammar Kadhafi.

Les sentiments de défense des « droits de l'homme » exprimés par Obama, Clinton, Rice et les autres ont la même sincérité que la réaction d'indignation d'Adolf Hitler face aux prétendus crimes commis par la Tchécoslovaquie à l'égard des Allemands des Sudètes.

Et pourtant, ces sentiments assument une fonction politique cruciale. La croisade en faveur des droits de l'homme est le moyen par lequel toute une couche sociale de membres jadis de gauche et libéraux des sections les plus aisées de la classe moyenne, une base clé du Parti démocrate, a abandonné l'attitude anti-guerre qu'elle avait adoptée sous le gouvernement Bush et s'est largement intégrée dans la course à la guerre impérialiste sous Obama.

L'animatrice du magazine d'information de la chaîne MSNBC, Rachel Maddow, est caractéristique de cette couche. On l'a vue mardi matin dans l'émission de télévision « Today » diffusée sur NBC où elle a déclaré que « le monde entier » s'est rangé contre l'Iran et que « tout le monde s'attend à ce qu'Israël prenne l'initiative » de l'attaque contre le programme nucléaire du pays.

Le « monde entier » est, pour Maddow et ses pairs, représenté par les gouvernements capitalistes des États-Unis et de l'Europe occidentale et exclut sans doute la Russie, la Chine et l'Inde, qui englobent près de la moitié de la population de la planète, sans mentionner les centaines de millions de travailleurs de par le monde qui sont opposés à une nouvelle guerre encore plus meurtrière au Moyen-Orient.

De plus en plus, tant le langage que la pratique de la politique internationale, employés par les États-Unis et leurs alliés, reprennent les méthodes qui ont caractérisé les périodes précédant 1914 et 1939. Dans la situation d'une crise capitaliste mondiale qui dure, l'humanité une fois de plus est confrontée à la menace d'une guerre mondiale.

 

Bill Van Auken


Articles de Bill Van Auken publiés par Mondialisation.ca


Article original, WSWS, paru le 8 février 2012.


Source: MONDIALISATION.CA

vendredi, 10 février 2012

INTERVIEW AVEC AHMED MANAÏ, OBSERVATEUR DE LA LIGUE ARABE EN SYRIE


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Etant l'un des 166 observateurs envoyés par la Ligue arabe en Syrie, on a interviewé Ahmed Manaï, ancien expert international auprès de l'ONU, militant en faveur d'une démocratisation de la Tunisie et auteur de «Supplice Tunisien - Le jardin secret du général Ben Ali».


Nawaat: Quelle était votre réaction, en tant que membre tunisien des observateurs envoyés par la Ligue arabe, face au véto sino-russe au projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie ?

A.M: Une immense satisfaction pour le peuple syrien et la Syrie, leur présent et leur avenir. Le véto sino-russe a sauvé un pays, berceau de la civilisation humaine et arabe, de la destruction totale à laquelle le destinaient d'autres arabes et que les puissances de la guerre s'apprêtaient à lui faire subir. Avec ce véto la Syrie ne connaîtra pas, je l'espère, le sort de l'Irak si proche avec son million de morts, ses 3 millions d'orphelins, ses deux millions de veuves, ses quatre millions de réfugiés et sa société déstructurée. Il ne connaîtra pas non plus le sort incertain de la Libye déstructurée et désarticulée.

Nawaat: Vous avez écrit sur votre page facebook que la décision du "renvoi de l'ambassadeur syrien" de la Tunisie émane non pas du Président Marzouki mais de Rached Ghannouchi, chef du parti islamiste Ennahdha et du Qatar, d'où est-ce que vous détenez cette information ?

A.M: Je rappelle d'abord qu'il n'y a pas d'ambassadeur de Syrie à Tunis depuis plus d'un an, mais juste un vice chargé d'affaires. On n'a pas besoin de puiser ce genre d'information à une autre source que celle de M.Ghannouchi lui-même. Il suffit de revenir à ses déclarations et rappeler, par exemple, celle qu'il a faite en novembre 2011, je crois, dans laquelle il a « décidé « que la Tunisie allait renvoyer l'ambassadeur syrien.. Il avait déclaré plus tard, « qu'il allait remettre les ambassades du Yémen et de la Syrie aux opposants des deux pays » ignorant sans doute la convention de Genève qui régit les relations diplomatiques et consulaires.

Il n'était alors que le chef d'un parti politique ayant gagné les élections.

Heureusement que le gouvernement de l'époque avait tempéré son zèle. Maintenant il est tout et décide de tout, toujours sans autre qualité que celle de président d'un parti chef de file de la majorité à l'assemblée nationale constituante. Pourquoi le Qatar ? Parce que ce pays, sous-traitant des basses besognes, qui pilote « l'initiative arabe » avait enjoint à tous les pays sous sa tutelle, d'accompagner la réunion du Conseil de sécurité du 04/ 02, par une action concertée de rupture avec la Syrie. Ils ont tout prévu sauf le double véto. Il a donné aussi des consignes à certains médias pour chauffer un peu plus l'ambiance. Le CNT syrien pour sa part a recommandé aux siens de procéder à l'occupation des ambassades syriennes partout dans le monde et à ses militants et ses groupes armés de se distinguer par des actions d'envergure. Cependant je ne vous cache que j'ai des amis à la ligue qui m'ont confirmé certaines choses, entre autres l'alignement inconditionnel de la délégation tunisienne à la ligue arabe sur le Qatar.

D'autre part, tout cela est en droite ligne de la stratégie concertée entre les « frères » et leurs alliés arabes, turcs et occidentaux.

Nawaat: Que pensez-vous, de la décision même de "renvoi d'un ambassadeur" ?

A.M: Je rappelle que la Tunisie a envoyé une délégation officielle qui a participé à la rédaction du rapport de la mission arabe en Syrie. Si les décideurs tunisiens avaient consulté les membres de cette délégation sur la situation en Syrie, ils leur auraient conseillé sûrement autre chose. Je ne sais pas d'ailleurs si ces décideurs avaient connaissance de cette mission qui comprend des ambassadeurs, de hauts fonctionnaires et des officiers supérieurs. Alors qu'est ce que j'en pense ? C'est une décision irréfléchie, prise par des amateurs de la diplomatie et des relations internationales, inconscients du tort qu'ils font aux intérêts et à l'image d'un pays qui s'est longtemps distingué par sa diplomatie sage et équilibrée, ou alors, une décision dictée par plus forts qu'eux !

Curieusement aucune des puissances qui s'apprêtaient il y a quelques semaines à lancer leur aviation sur la Syrie, n'a eu recours à la rupture des leurs relations avec la Syrie.

Nawaat : Quels sont les différents agents (On a parlé de l'Iran, de Hezb Allah, Irakiens ...) impliqués aux événements qui se déroulent en Syrie depuis mars 2011 ? Pouvez-vous nous éclaircir plus les acteurs svp ?

A.M: L'Iran et le Hezbollah sont des alliés stratégiques des syriens. Les irakiens par contre, étaient en mauvais termes avec eux, quoique actuellement on assiste à leur rapprochement. Seraient-ils impliqués dans les évènements en Syrie ? Je ne crois pas que les syriens auraient besoin de l'aide de quiconque pour gérer la situation intérieure de leur pays. De nombreux médias ont parlé de combattants du Hezbollah et des Pasdaran iraniens qui seraient engagés dans la répression des manifestants. C'est tout simplement de la propagande. Mais il est certain qu'ils coopèrent à plein au niveau du renseignement, par exemple. Il y a d'autres pays impliqués à fond dans la crise syrienne : ce sont les pays du golfe avec à leur tête le Qatar, puis la Turquie et l'ensemble des pays de l'OTAN. Certains d'entre eux accueillent les groupes armés sur leur sol, d'autres les financent, d'autres encore les entraînent et certains autres leur assurent la couverture médiatique.

Il y a d'autres acteurs de taille, tels que les Russes et les Chinois, mais comme on l'a vu lors du dernier vote du Conseil de Sécurité, leur rôle est surtout de soutien.

Mais il y a aussi, en plus de ces Etats, des mouvances politiques très influentes, telle que les frères musulmans et les Salafistes.

Nawaat: Que pensez-vous de la couverture médiatique en Syrie? Qu'en est-il de la censure?

A.M: Il y a une couverture médiatique étrangère sur la Syrie et une autre en Syrie.

L'une des questions inscrite dans le protocole et à laquelle devrait répondre la mission des observateurs concerne les médias et leurs conditions de travail. Le rapport final y a répondu ainsi :

« Vérification des agréments accordés par le gouvernement syrien aux médias arabes et internationaux, et enquête sur les possibilités offertes à ces médias de se déplacer librement dans toutes les régions de la Syrie..

41 - Le gouvernement syrien, par la voix de son ministre de l'information, a confirmé avoir accordé l'agrément à 147 divers médias arabes et étrangers depuis le début de décembre 2011 et jusqu'au 15/01/2012. 112 divers médias étrangers nouveaux ont visité le territoire syrien en plus des 90 médias déjà présents sur le territoire syrien qui disposent de correspondants permanents.

42 - La Mission a suivi cette question et a observé la présence de 36 médias arabes et étrangers et un certain nombre de journalistes dans un certain nombre de villes syriennes. Elle a reçu quelques plaintes qui indiquent que le gouvernement syrien a accordé des autorisations pour certains médias d'opérer en Syrie pour une durée n'excédant pas 4 jours considérés comme durée insuffisante de leur point de vue, en plus de ne pas permettre leur déplacement à l'intérieur du pays à moins d'indiquer au préalable leur destination et de demander une autre certification pour se rendre à certaines zones sensibles. Le gouvernement syrien se dit prêt à accorder aux médias des mandats de 10 jours renouvelables.

43 - Des rapports et des déclarations de certains secteurs de la Mission montrent l'existence de restrictions gouvernementales sur le déplacement des médias dans les secteurs de l'opposition, incitant ces journalistes à se déplacer, dans de nombreux cas, derrière le déplacement de la mission, pour exercer leurs fonctions.

44 - La ville de Homs a été le témoin de l'assassinat d'un journaliste français travaillant pour France 2, et de la blessure d'un journaliste de nationalité belge. Sur ces deux cas, le gouvernement et l'opposition ont échangé les accusations sur la responsabilité de chacun dans ces incidents et ils ont publié, chacun, des déclarations condamnant la partie adverse. Le gouvernement syrien a constitué une commission gouvernementale d'enquête sur l'incident pour déterminer ses causes. Il faudrait noter que les rapports de la Mission de la Ligue arabe à Homs indiquent que le journaliste français a été tué à la suite des tirs de mortier par l'opposition.

Quant au rôle des médias internationaux, il suffit pour y répondre, qu'il y a une soixantaine de chaînes télévisées, dans tous les pays, qui débitent en permanence et dans toutes les langues, un flot de mensonges et de propagande éhontée sur la situation en Syrie.

Nawaat: Revenons au "véto": Il y a de cela un an, La Russie et la Chine, avec l'Allemagne, le Brésil, et Inde se sont abstenus vis-à-vis de la résolution 1973 autorisant le recours à la force contre le régime de Kadhafi en Libye. Comment expliquez-vous l'usage de ce véto cette fois-ci pour le cas de la Syrie ?

A.M: La résolution 1973 sur la Libye, votée en principe pour assurer la protection des populations civiles a été détournée par les pays de l'OTAN. Le résultat de la guerre de l'OTAN contre la Libye, encore très peu connu du grand public, a été catastrophique. La Russie et la Chine, n'avaient pas fait usage de leur droit de Véto, estimant sans doute que la résolution serait exécutée à la lettre. Il y aussi que la Libye, même avec sa production pétrolière de près de 4% de la production mondiale, n'a pas le même poids stratégique que la Syrie dont la production pétrolière est presque négligeable. Le double Veto sino-russe, a empêché que le verrou syrien ne se brise, et que ces deux pays ne deviennent les prochaines cibles de l'occident. Il est donc avant tout l'affirmation de la fin d'un monde dominée par les USA et du retour à un monde binaire. Il y a une autre raison qu'a expliqué le chef de la diplomatie russe, c'est qu'il y avait une clause secrète dans cette résolution qui autorise le recours à l'intervention armée.

Nawaat: Les Russes et la Chine ont intérêt à maintenir Bashar Al Assad à la tête du régime syrien, notamment pour des raisons purement économiques qui serait entravées en cas d'embargo sur les armes: Selon le think tank russe Cast, la Syrie a acheté 700 millions de dollars d'armes à la Russie en 2010, soit 7% des ventes russes du secteur... Pourquoi la communauté internationale ainsi que les médias internationaux semblent offusqués par le véto sino-russe déjà annoncé par l'ambassadeur de Russie à l'Onu, Vitali Tchourkine le 4 octobre 2011 puis ce jeudi 2 février 2012 ?

A.M: Les Etats n'ont pas de sentiments mais des intérêts. Certes les Russes et les Chinois ont de nombreux intérêts économiques, commerciaux et stratégiques avec la Syrie. Les ventes d'armes n'en constituent qu'une partie infime.

Nawaat: Le massacre à Homs, tuant plus de 200 vies, le plus meurtrier depuis le début des événements vous semble-il suspect ? Ce massacre est signé et ses auteurs se moquent de notre intelligence. Est-il possible de croire un instant, qu'un gouvernement, quel qu'il soit, puisse commettre un tel massacre le jour même où son affaire est portée devant Conseil de sécurité ?

A.M: En fait, il s'agit d'un coup monté dans le cadre d'une stratégie globale et concertée où sont intervenus les « militants syriens » à l'étranger pour occuper les ambassades et les consulats syriens», l'appel au renvoi des ambassadeurs syriens dans les pays arabes et bien sûr ce massacre de Homs.

Alors ce massacre : tous ceux qui ont suivi les télévisions ce jour là ont vu des photos de très nombreuses victimes. La plupart de ces victimes avaient les mains liées derrière le dos et certaines avaient le visage au sol. Les metteurs en scène nous ont expliqué que c'étaient les victimes des bombardements des bâtiments et des habitations par les blindés et même par l'aviation syrienne. Curieusement ces victimes ne portaient pas de blessures ni même aucune trace de l'effondrement de leurs maisons et habitations. Chacun peut en tirer les conclusions qu'il veut. En tout cas tout au long de la journée du 4 février, de citoyens syriens ont témoigné qu'ils avaient reconnu parmi ces victimes, des proches et des voisins enlevés depuis une semaine et même des mois.

Chacun peut en tirer les conclusions qu'il veut.

Nawaat: En réaction à ce véto et suite au massacre à Homs qui a eu beaucoup d'échos sur la scène internationale, Susan Rice, l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, a déclaré que les dirigeants russes et chinois auront sur les mains toute effusion de sang supplémentaire. Que pensez-vous de cette recrudescence de tension et les jeux d'intérêts entre la Chine et la Russie d'un côté face aux USA, à la France et au Royaume Uni de l'autre côté, tous membres permanents du conseil de sécurité ?

A.M: La meilleure réponse faite à Susan Rice, est venue de l'ambassadeur syrien aux Nations unies, qui lui a rappelé les 60 Vétos des USA pour faire avorter les résolutions condamnant Israël. Mais il y a dans la déclaration de Rice une menace à peine voilée, parce que le sang risque de couler en Syrie. La coalition anti-Syrienne va continuer dans son entreprise de déstabilisation de la Syrie et envisage de recourir prochainement à l'assemblée des Nations Unies pour s'offrir un droit d'intervenir militairement.

Globalement nous vivons un retour de la guerre froide avec cette fois-ci une Russie et une Chine plus puissantes, assurées du soutien d'un certain nombre de pays émergents, avec en face un occident en crise et même en déclin.

Nawaat: Le 8 janvier dernier, des navires de guerre russes ont accosté à la base navale russe située au port de Tartous en Syrie, chose déjà prévue depuis août 2010... Avec ce véto, serions-nous dans une phase catastrophe de préparation à une guerre dont les alliés semblent de plus en plus définis ?

A.M: Après la guerre d'occupation de l'Irak, puis le retrait honteux des troupes américaines, il est difficile de croire que les américains puissent s'engager de nouveau dans une guerre impliquant une présence de leurs troupes au sol. C'est ainsi qu'ils ont choisi, dans le cas libyen, de faire intervenir l'aviation de l'OTAN et de leur apporter un soutien au final. Ce scénario n'est pas valable dans le cas Syrien parce que la Syrie est une puissance relativement importante et qu'elle a des alliés très puissants. C'est pourquoi, la coalition anti syrienne a choisi de faire imploser le pays de l'intérieur en créant, finançant, entraînant et armant des foyers de rébellion.

Sommes-nous à la veille d'une guerre ? S'il y a une guerre, elle ne sera pas confinée aux frontières du Moyen-Orient, tout le monde en est convaincu même les plus fous et tous ceux qui en dressent les plans!

Nawaat: En continuant à collaborer et avec le régime syrien et avec l'opposition syrienne divisée, la ligue arabe semble croire à une possible 'solution politique' à la crise syrienne, afin le Président Bashar Al-Assad délègue ses prérogatives au Vice-président pour former, dans les deux mois, un gouvernement d'union nationale qui conduirait le pays vers des élections libres. Le véto sino-russe bloque cette résolution, quel genre de pression se préparerait à votre avis pour mettre à genoux Bashar Al Assad ?

A.M: La Ligue arabe est entièrement discréditée en enterrant le rapport de sa propre mission d'observateurs et par son recours au Conseil de sécurité. Elle a laissé échapper l'occasion unique de participer au règlement de l'affaire syrienne. Tout ce qu'elle peut proposer dans l'avenir sera sans valeur.

Maintenant c'est le tour de la Russie de jouer le rôle principal mais aussi à la direction syrienne appelée à accélérer et à concrétiser les réformes.

Nawaat: A votre avis, quel serait le véritable poids du CNS (pro intervention militaire) et du Comité national de coordination pour le changement démocratique (contre une intervention et dont on entend rarement parler dans les médias internationaux) ?

A.M: Le CNS n'a pas une bonne réputation en Syrie justement parce qu'il appelle à l'intervention armée. Les syriens ont une vieille tradition de patriotisme et une haute histoire de résistance à la domination étrangère. Par contre, à l'étranger, il est le chouchou des médias et le partenaire favori des hommes politiques, qui le soutiennent et le financent.

D'ailleurs le CNS n'a pas de représentants à l'intérieur du pays et une de ses composantes, les kurdes, vient de le quitter.

C'est différent dans le cas du Comité de Coordination, parce que ses représentants sont presque tous des militants de l'intérieur du pays, et n'ont qu'un porte parole à l'étranger, Haytham Manna. Il est tout à fait normal qu'on ne parle pas de ce Comité dans les médias de la propagande et de la désinformation qui soutiennent l'intervention.

Nawaat: Comment estimez-vous les actions entreprises par les déserteurs de l'armée régulière syrienne ? Disposez-vous de preuves qui prouvent que l'armée syrienne libre (ASL) commet des actes de barbarie ?

A.M: Le rapport de la mission des observateurs arabes signale l'existence de l'ASL et d'autres groupes armés qui attaquent les forces gouvernementales, procèdent aux enlèvements de civils qui ne sont libérés que contre paiement de rançon, de meurtres, de sabotage des installations pétrolières, de bâtiments civils, des trains et voies ferrées....

Nawaat: Dernière question : peut-on être pour ou contre le régime de Bashar Al Assad et du Président syrien en lui-même ?

A.M: Ceux qui croient que le départ d'un président résoudrait tous les problèmes du pays, sont tout simplement des idiots. Nous n'avons pas réussi à tirer les leçons des exemples tunisien, égyptien et yéménite et convenir que les lendemains de dictature sont souvent plus difficiles à gérer que la dictature elle-même, parce que les oppositions n'ont pas encore appris à gouverner !

 

Lu sur ABDALLAH KALLEL.COM

 

Source: NAWAAT.ORG

jeudi, 09 février 2012

LES EPREUVES DE FORCE ENTRE LES ETATS-UNIS ET LA RUSSIE SERONT PLUS ACHARNEES SUR LE PROBLEME SYRIEN



CONSEIL DE SECURITE.JPG

Le fait que la Russie et la Chine ont mis le 4 février leur veto à un projet de résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la situation syrienne constitue un revers sévère pour la stratégie américaine sur le Moyen-Orient, et entrave en même temps des dispositions stratégiques américaines sur l'Iran. Sur ce projet de résolution, la Russie persiste toujours dans sa position dure, créant ainsi une situation de contrainte mutuelle au Conseil de Sécurité.

Le contenu du projet de résolution du Conseil de Sécurité a été avancé au nom des pays arabes, mais en réalité, il a été élaboré et conduit par les Etats-Unis. Donc, la lutte diplomatique acharnée apparue au sein du Conseil de Sécurité est, en effet, un duel entre les Etats-Unis et la Russie. Dans ce processus, les Etats-Unis ont attiré 13 pays membres du Conseil de Sécurité, tandis que la Russie n'a obtenu que le soutien chinois. Mais, la Russie a réussi à recourir à la force de dissuasion de son veto, de manière à occuper toujours une forte position.

Tout d'abord, la Russie a forcé, avant le vote officiel, les Etats-Unis à faire de grandes concession pour qu'ils acceptent d'annuler, dans le texte, deux contenus clés à savoir la demande du départ du président syrien Bachar el-Assad et la mise en oeuvre de l'embargo sur des armes contre la Syrie. Ensuite, à la dernière minute avant le vote, la Russie a demandé soudainement à modifier davantage le contenu du projet de résolution. Elle a demandé à effacer les mots selon lesquels les soldats de l'armée gouvernementale syrienne doivent se retirer de tous les villes et bourgs pour retourner dans leurs casernes. Surpris par cela, les Etats-Unis ne voulaient plus faire de concessions. Résultat : les Etats-Unis sont tombés dans le piège tendu par la Russie et celle-ci a profité de cette occasion pour mettre le veto.

Ce duel diplomatique au sein du Conseil de Sécurité s'est terminé par la victoire russe, mais, cette situation est temporaire. Les Etats-Unis ne s'avouent pas vaincus, il y aura encore des épreuves de force plus acharnées entre les Etats-Unis et la Russie. Elles se manifesteront principalement dans ces domaines :

Premièrement, l'opposition du veto par la Russie au projet de résolution de l'Occident signifique que la Russie a pris l'initiative de prendre la responsabilité de résoudre le problème syrien. En d'autres termes, la Russie doit assurer que le pouvoir de Bachar el-Assad ne sera pas renversé, et aider la Syrie à en finir avec la guerre civile et à rétablir la paix. Mais, les Etats-Unis et d'autres pays occidentaux ne sont pas contents de la réussite facile de la Russie, et ils entreprendraient de plus grandes perturbations y compris l'armement de l'opposition syrienne et le renforcement du blocus économique et de l'isolement diplomatique contre la Syrie.

Deuxièmement, le gouvernement de Bachar el-Assad pourrait-il continuer longtemps? ça reste pour le moment une grande question. Même que si les troubles internes sont apaisés et que le régime est maintenu, les pays occidentaux n'abandonneront pas leur objectif de le pousser à quitter le pouvoir. Cela fera porter à la Russie pour longtemps le fardeau de la protection de Bachar el-Assad. Cependant, protéger ce dernier signifie évidemment que la Russie continue à s'opposer aux pays occidentaux.

Troisièmement, les élections présidentielles russes auront lieu et les pays occidentaux estiment qu'elles leur donneront prise. A part qu'ils noirciront et isoleront la Russie, les Etats-Unis inciteront et utiliseront la force de l'opposition russe pour troubler la situation politique des élections présidentielles russes en vue de plonger la Russie dans des troubles. On peut prévoir que la Rusie serait attaquée par l'Occident sur le problème syrien et sur ses propres affaires intérieures.


Source: CRI ONLINE

lundi, 06 février 2012

L’IMPACT DE LA PERTE DU TRIPLE A DE LA FRANCE SUR LES PAYS DE LA ZONE FRANC


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Le 13 janvier 2012, la France a vu son triple A voler en éclat. Qualifiée d’électrochoc par certains et de catastrophique par les autres, la perte du triple A suscite des commentaires en Afrique et principalement dans les pays africain de la zone franc (PAZF). Le présent article se propose de revenir sur cette perte du triple A de la France sous le regard africain.

1.    Une présentation sommaire des agences de notation


Une agence de notation désigne généralement une agence de notation financière et ne doit pas être confondue avec une  agence de notation sociale et environnementale. Une agence de notation désigne  une entreprise ou une institution chargée de la  notation financière des collectivités (Etats etc.) ou des entreprises selon certains critères définis par une réglementation ou par les acteurs du marché. La notation apparaît aux  Etats-Unis où se développe le marché financier aux  19e siècles. La  panique bancaire de 1837 fait ressentir le besoin d'évaluer la solvabilité des entreprises. En 1841,  à New-York naît The mercantile Agency, première société d'analyse financière de crédit.

Le développement des chemins de fer américain développe ce secteur : les importants investissements des compagnies ferroviaires nécessitent l'appel au  marché obligataire  auprès du grand public et des investisseurs institutionnels. John Moody crée en 1909 la Moody’s  qui vend ses études statistiques sur l'activité des compagnies ferroviaires.

Dans la foulée sont créées The Poor's Publishing Company (1916), The Standard Statistic Company (1922),  Fitch(1924, spécialisée dans la notation du secteur bancaire et communal), Duff & Phelps Corporation (1932, spécialisée dans la notation du secteur des compagnies d’électricité). La  grande dépression a conduit, dans les années  1970  à revisiter le métier des agences qui notent plus sévèrement et n'analysent plus simplement les créances à long terme (obligations) mais aussi à court terme (billet de trésorerie). Avec la mondialisation,  les deux principales agences américaines  Standard & Poor’s et Moody’s développent leurs services sur le marché international. Parallèlement se créent des agences nationales (la première en France en 1986 est l'ADEF, Agence d'évaluation financière) qui ne travaillent qu'à l'échelon local.

Les crises financières et bancaires à répétition ont fini par donner à ces agences, des pouvoirs absolus même si parfois leur diagnostic est mauvais.

Retenons simplement que ces agences de notation financière sont spécialisées dans ce que l'on nomme en anglais le « rating ». Elles se chargent d'évaluer le risque de solvabilité des emprunteurs. Les emprunteurs, dans ce cas précis, peuvent être des entreprises privées ou publiques, des Etats, des collectivités locales comme les départements ou les régions, des communes.

Le rôle des agences de rating est de mesurer précisément le risque de non remboursement des dettes que présente l'emprunteur, on parle aussi de la « qualité de la signature ».

Quels sont donc les systèmes de notation de ces agences ?

Chaque agence de notation financière possède son propre système de notation. Schématiquement, les notes s'établissent de A à D avec des échelons intermédiaires. Ainsi, la meilleure note est AAA, c'est notamment celle des pays industrialisés (Etats-Unis, Allemagne, France etc.). Ensuite on trouve AA puis A chez Standard and Poor's, ou Aa, A, etc. chez Moody's.

On trouve également des notations intermédiaires : en effet, les notes peuvent être affublées d'un "+" ou "-" ou encore d'un "1" ou "2", etc. Ainsi on retrouvera des notations du type AA+, A-, Aa2, etc. Cela permet des classifications plus fines des différents emprunteurs.

Ces différentes notations peuvent être scindées en deux grandes familles : la catégorie "Investissement" ou "High Grade" contenant les notes comprises de AAA à BBB, la catégorie dite "spéculative" pour les notes inférieures.

Il faut également souligner que la notation est assortie d'une orientation à moyen terme permettant de situer un peu mieux la tendance à venir pour la qualité de l'émetteur. Dans certaines situations, on parle de "mise sous surveillance". En effet, les étapes les plus importantes de la vie des sociétés (acquisitions, fusions, investissements très importants...) sont susceptibles de modifier fortement leur physionomie.

2.    Les conséquences de la perte du triple A pour la France


Pour aborder la question portant sur les conséquences de la perte du triple A en France, il semble nécessaire de présenter avant l’impact de la notation des agences de notation.

Pour une entreprise  qui cherche à se financer, la notation obtenue sera déterminante pour les conditions de l'opération. Que ce soit par financement bancaire ou par émission d'obligations sur le marché, plus la note sera élevée et plus l'entreprise trouvera des fonds bon marché à des taux d'intérêt faibles.

A l'inverse, une mauvaise note signifiera un taux d'intérêt plus élevé et des difficultés pour mettre sur pied un financement. La différence de niveaux entre les taux d'intérêt constituera la prime de risque.

Le problème devient notamment important pour les Etats ou les sociétés situées dans la catégorie "spéculative". Les investisseurs institutionnels, principaux pourvoyeurs de fonds du marché, ne prennent pas de risques et n'investissent pas sur ce type de valeurs. Boucler une émission obligataire pour une telle société devient dès lors difficile.

La note n'est pas figée et évolue tout au long de la vie des obligations par exemple. Une révision de la note à la baisse peut faire baisser le cours du titre visé. De même, un changement d'évaluation à la hausse peut faire monter le cours. Les investisseurs sont très attentifs aux modifications de notes ou aux mises sous surveillance des titres.

Enfin, il est important de souligner que les notations attribuées ne sont en aucun lieu des recommandations d'achat ou de vente de titres, il s'agit uniquement de l'estimation du risque de solvabilité à un instant donné et mesuré de manière statistique.

Concernant la France, la perte du triple A  a deux  types de conséquences pour le pays : les conséquences politiques et les conséquences économiques et financières.

Sur le plan politique, l’annonce du vendredi 13 janvier, sonne comme une gifle pour Nicolas Sarkozy. En effet, le président Sarkozy a tellement fait du maintien du triple A français un marqueur politique, que sa perte lui revient comme un boomerang.  Depuis trois ans, le chef de l'Etat fondait son action économique sur le maintien du triple A. Il en avait fait une affaire personnelle, un test de son volontarisme. Une réforme des retraites, deux plans de rigueurs en l'espace de quelques semaines, des hausses d'impôts ciblées puis généralisées, tous ces sacrifices étaient justifiés au nom du maintien du triple A, accordé à la France depuis qu'elle est notée (en 1975) et qu'elle n'a jamais perdu depuis.  Dans le combat de rivalité qu’il a engagé entre la France et l’Allemagne, le coup est d'autant plus dur que l'Allemagne conserve la note maximum, consacrant ainsi le décrochage de la France par rapport à son principal partenaire. Le président Sarkozy est tout simplement « KAO débout ».

Le président et candidat du MoDem, François Bayrou, a ainsi estimé que cette dégradation signait l'échec de la stratégie de Nicolas Sarkozy - en substance, "avec moi on garde le triple A avec les autres on le perd."

Pour François Hollande «  Ce n’est pas la France qui est dégradée mais la politique de Nicolas Sarkozy ».
Il est fréquent d’entendre que le président Sarkozy a commis une triple erreur.

Premièrement, une erreur de méthode. La méthode qui consiste à multiplier les annonces pour occuper le terrain de la réforme et du «courage»  a perdu le président Sarkozy. Car celles-ci peuvent donner, au contraire, l’image de «l’agitation» que Nicolas Sarkozy fustige par ailleurs; accréditer l’idée d’une parole forte suivie d’une action faible; et surtout s’annuler.

Deuxièmement, une autre erreur  a consisté à encourager Claude Guéant dans sa chasse aux voix lepénistes, au motif que, là, seraient les vraies questions posées par les vrais gens. Or, c’est quasiment une ligne directe d’approvisionnements du vote Le Pen qui a été construite; et l’offensive de Nadine Morano contre Marine Le Pen vient bien tard.

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vendredi, 03 février 2012

DEUX MOIS APRES LE TRANSFEREMENT DE GBAGBO, LES REVALATIONS D'UN AVOCAT


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Maître Ciré Clédor Ly, du barreau de Dakar, est l'un des avocats constitués pour la défense des intérêts du président Gbagbo et de ses proches emprisonnés au nord du pays le lendemain du 11 avril 2011. Il lève un coin du voile sur les tractations politico-judiciaires auxquelles il a assisté à Korhogo qui ont marqué les heures précédant le transfèrement du président Gbagbo à La Haye.

 

"Saisie par le Président Laurent Gbagbo et sa famille de requêtes dirigées contre l'Etat de Côte d'Ivoire et SEM Alassane Ouattara, la Cour de Justice de la Cedeao avait délocalisé toutes ses audiences du mois de novembre 2011 à Porto Novo, conformément à son Règlement de Procédure. En raison de la visite du Pape Benoît XVI au Bénin, les procédures initialement programmées le 18 novembre furent reportées au mardi 22 novembre 2011. Advenue cette date, la Cour, rendant sa décision sur le siège, ordonna la jonction des procédures déclarées urgentes avant de décider du renvoi au 19 décembre 2011 pour les plaidoiries des avocats constitués. Il est à signaler que l'avocat conseil de SEM Alassane Ouattara était cependant rentré de toute urgence en Côte d'Ivoire, sans attendre les débats.

La suite des évènements permettra de comprendre qu'en réalité, l'Etat de Côte d'Ivoire craignait d'entendre la Cour ordonner la libération du Président Laurent Gbagbo et sa famille, détenus illégalement depuis la prise du pouvoir par le nouveau régime. Il fallait d'urgence planifier le transfèrement du président à la Cour pénale internationale, pour mettre ainsi le monde entier devant le fait accompli. La Cour de justice de la Cedeao n'aurait aucun moyen, ni aucune base juridique pour empêcher le fait accompli qui avait un autre fondement juridique que celui sur lequel elle était saisie.

C'est ainsi que le 23 novembre 2011, les avocats du Président Laurent Gbagbo furent convoqués pour un interrogatoire au fond sur la procédure d'inculpation inédite de vol à main armée pour un chef d'Etat. L'on fera remarquer à cet effet que la procédure ainsi engagée violait les droits de la défense de Laurent Gbagbo car, en sa qualité de Président de la République pour certains, d'ancien Chef d'Etat et membre de droit du Conseil constitutionnel pour d'autres, ce dernier ne peut légalement faire l'objet d'une inculpation, d'un interrogatoire ou même un jugement par un magistrat, radicalement incompétent rationae personae.

Le 25 novembre 2011, par ordonnance N°42/11 rendue par Monsieur Kanga Penond Yao Mathurin, premier président de la Cour d'appel d'Abidjan, la Chambre d'accusation d'Abidjan sera autorisée à «se transporter et siéger au lieu de détention de monsieur Gbagbo Laurent et autres».

Korhogo fut ainsi investi par toute la Cour d'appel d'Abidjan, les avocats s'interrogeant sur cette présence massive et insolite de Hauts Magistrats, ignorant tout de l'Ordonnance précitée, mais soupçonnant que quelque chose se tramait.

Et alors que «l'interrogatoire» au fond du Président Laurent Gbagbo devait commencer le lundi 28 novembre 2011 à 09 heures devant le Tribunal de Première Instance de Korhogo, il ne débutera que le soir vers 16 heures, des membres des Nations Unies devant rendre visite au détenu pour s'enquérir de sa situation et vérifier les conditions de sa détention, selon les explications servies aux Avocats.

Le Président était assisté par cinq (05) avocats, le Sénégalais Ciré Clédor Ly qui rentrait de l'audience de Porto Novo, ainsi que quatre (04) avocats ivoiriens : Agathe Baroan Dioumency, Dako Zahui Toussaint, Dohora Blédé et Félix Bobré.

Etant donné l'heure tardive, l'interrogatoire au fond n'a pu être mené à terme pour des raisons sécuritaires et fut reporté au lendemain 29 novembre 2011. Mais avant que celui-ci ne débuta, le procureur général près la Cour d'appel d'Abidjan informa les avocats de son intention d'enrôler séance tenante la demande de transfèrement du Président Laurent Gbagbo formulée par la Cour pénale internationale. Pris de court par cette nouvelle pour le moins inattendue, les Conseils n'ont pu bénéficier que d'une seule et unique heure pour se préparer et ce, contrairement à la Loi ivoirienne qui organise les droits de la défense et prévoit un délai suffisant de préparation des avocats avant leur comparution et plaidoirie devant la Chambre d'accusation, quel que soit le motif de la saisine.

Le mandat d'arrêt fut alors notifié sur le champ par le Procureur de la République près le Tribunal de 1ère Instance d'Abidjan, Monsieur Koffi Kouadio Simplice, lequel procéda immédiatement à la vérification d'identité et à «l'arrestation» du Président. Ce dernier fut informé des incriminations qui lui sont imputées ainsi que de ses droits prévus par l'article 55 du statut de Rome.

Il convient de souligner que l'arrestation d'un Président de la République ou d'un ancien président de la République, lequel est membre de droit du Conseil constitutionnel, ne peut se faire que sur autorisation de la Commission d'instruction près la Haute Cour de Justice, le Procureur de la République n'étant nullement habilité à opérer une telle démarche, aux termes de la Constitution ivoirienne du 23 août 2000 et de la Loi n° 2005-201 du 16 juin 2005 portant statut d'ancien Président de la République, d'ancien Chef ou Président d'institution nationale et d'anciens membres du gouvernement.

Naturellement, les cinq (05) avocats présents et confirmés par le Président Laurent Gbagbo n'eurent d'autre choix que de plaider, la Chambre d'accusation ayant catégoriquement refusé tout renvoi, n'accordant à la défense que quinze (15) minutes pour consulter le dossier avant les plaidoiries.

A l'examen, il est apparu que l'Accord de coopération entre la Cour pénale internationale et l'Etat de Côte d'Ivoire ne figurait pas dans le dossier. Les avocats n'avaient donc pas pu prendre connaissance dudit Accord, ce qui constitue une violation inadmissible des droits de la défense. La Chambre d'Accusation donnera finalement un avis favorable au transfèrement du Président à la Cour pénale internationale, rejetant à l'occasion et toujours sur le siège la demande de liberté provisoire présentée par les conseils du Président.

Toutes les recommandations prévues par le Statut de Rome et qui garantissent les droits de la défense étaient royalement ignorées. Après le retrait de la Chambre, le Procureur Général près la Cour d'Appel d'Abidjan, Monsieur Ibrahima Fofana, demanda au Président de décharger la notification de l'Avis qui venait d'être rendu sur le transfèrement. Les Avocats s'y opposèrent, exigeant de voir la décision, laquelle n'était naturellement pas disponible. C'est ainsi que le Président Laurent Gbagbo, dépité par cette mascarade judiciaire, trancha en ces termes : «Maîtres, laissez-moi signer...Tout cela est politique».

L'Homme était visiblement exténué, déçu et dégoûté de tout cela. La maxime selon laquelle «la plus éloquente des plaidoiries se brise immanquablement sur le récif d'un dossier partisan» venait d'être encore confirmée. Les Avocats n'auront finalement que quelques petites minutes pour parler au Président, les conditions sécuritaires donnant tous les prétextes pour arracher la proie à ses défenseurs impuissants et sans arme. Ils ne furent même pas informés de l'immédiateté du transfèrement, et c'est ainsi que celui qui présidait aux destinées d'une grande nation, la Côte d'Ivoire, avait été embarqué sans même avoir eu la possibilité de s'armer de sa paire de lunettes.

L'Homme était emporté dans le noir, le droit élémentaire d'écarquiller les yeux pour essayer de percer l'obscurité lui étant refusé. Nous sommes incontestablement à la croisée du droit national et du droit international, à l'intersection des illégalités et de l'Arbitraire."


Par Maître Ciré Clédor Ly, Avocat au barreau de Dakar, membre du collectif des avocats du président Gbagbo.

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

L'ADMINISTRATION US MANŒUVRE A L'ONU POUR IMPOSER UN MANDAT INTERNATIONAL ILLEGITIME A LA SYRIE



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Une analyse d'Amin Hoteit, expert en stratégie militaire.

Que peut attendre l'administration US du Conseil de Sécurité alors qu'elle en connaît toutes les ficelles ?

31 janvier 2012

La question se pose parce que toutes les données disponibles indiquent sans équivoques que le Conseil de sécurité ne déléguera pas les États-Unis pour mener la guerre contre la Syrie comme il l'a fait pour l'Afghanistan et, en aucune manière, ne déléguera qui que ce soit pour y intervenir militairement, ou y imposer des zones d'exclusion aérienne à l'instar de ce qui s'est passé pour l'Irak et la Libye, ou encore y établir des zones tampons et des couloirs humanitaires...

Ceci parce que la Russie, soutenue par la Chine, a déclaré clairement que son veto sera opposé à toute résolution internationale qui rééditerait les expériences du passé ; telle celle vécue récemment par la Libye, qui a conduit ce pays à sa destruction et vers l'inconnu, après assassinat de plus de 130.000 personnes par l'OTAN, directement ou indirectement. Cela à la faveur d'une intervention censée installer une zone d'exclusion aérienne, mais qui a fini par outrepasser le mandat du Conseil de sécurité pour aboutir à une attaque aérienne écrasante suivie de l'éradication du régime en place.

L'administration US sait parfaitement que les déclarations des Russes ne sont pas de simples manœuvres et que, du point de vue de ces derniers, la question syrienne ne saurait souffrir d'aucun faux semblant, parce qu'elle est directement liée aux intérêts mêmes de la Russie et se trouve en relation organique avec sa sécurité nationale. Autrement dit, la Russie ne peut se permettre de négocier ou de se plier à des logiques d'échange et de transactions. Malgré cela, les États-Unis insistent et continuent de frapper à la porte du Conseil de sécurité en utilisant des partenaires arabes et occidentaux, avec l'espoir d'obtenir quelque chose contre la Syrie.

En sciences stratégiques, il est un principe accepté par tous : « C'est à celui qui possède le pouvoir ou l'opportunité, de ne cesser de les mettre à profit pour atteindre son objectif ». En pratique, ceux qui possèdent cet atout établissent leurs plans avec l'idée que, si jamais un plan échoue, un autre plan le remplacera, aussi longtemps qu'ils n'ont pas perdu leurs capacités.

Ce qui nous amène au comportement des États-Unis et aux résultats observés suite aux interventions occidentales en Syrie. Or celle-ci résiste depuis près d'une année et a fait capoter tous les plans successifs conçus pour la conduire à sa perte. Des plans qui sont passés des soi-disant « manifestations pacifiques », aux tentatives de «  division de l'armée », et aux manœuvres de découpage de son territoire par des zones échappant à l'autorité de l'État dans le but de propager une terreur à grande échelle, pour finalement être obligé de reconnaître l'existence d'une opposition militaire organisée, armée et financée par l'étranger !

Par sa résistance déterminée, la Syrie a déjoué ces plans, l'un après l'autre, mais les forces d'agression n'ont pas perdu toutes leurs capacités de nuisance. Elles possèdent toujours l'appui des médias, l'argent, les moyens de pression économique, la possibilité de recruter et d'armer des mercenaires et des terroristes, et elles jettent le tout dans leur bataille animée par la vengeance.

Face à tout cela la Syrie résiste, forte de l'intime conviction que son peuple, son armée et son gouvernement sont suffisamment armés et immunisés contre la défaite. Elle a décidé de rétablir la sécurité des zones déstabilisées par les terroristes et a commencé à le faire, maintenant qu'une occasion historique lui a été donnée par le rapport des observateurs arabes qui ont été témoins du terrorisme et des crimes perpétrés contre l'État et les citoyens. Des observateurs qui ont certifié que des médias ennemis, diffusant à partir de certains satellites, sont fondamentalement responsables d'attiser l'agression et la subversion en Syrie.

Aujourd'hui, l'administration US réalise qu'elle a perdu sur le terrain syrien et qu'elle n'a plus de cartes pour en modifier les réalités militaires ou politiques. En même temps, elle sait que capituler devant la défaite est impossible en cette année électorale critique pour son chef qui se prépare à la course présidentielle pour renouveler son mandat. En effet, la capitulation de l'administration US serait catastrophique pour les bénéfices acquis suite à son déploiement tant en Tunisie qu'en Egypte et en Libye ; elle aurait des conséquences stratégiques désastreuses sur la scène internationale car elle rétablirait la Russie qui, avec ses alliés, serait un adversaire puissant du système occidental sous leadership des USA.

Oui, l'administration US est aujourd'hui face à un dilemme. Elle ne peut pas s'en sortir par une victoire en Syrie et, en même temps, elle ne peut pas déclarer son échec. C'est pour toutes ces raisons qu'elle rechercherait actuellement une solution honorable qui ne compterait pas pour une défaite. Elle consisterait à reporter le dossier à un moment plus propice pour rebattre les cartes et faire pencher la balance à son avantage. D'où, apparemment, ses tentatives pour renouveler l'expérience libanaise consécutive à la résolution 1559 [1] ; résolution qui a mis le Liban sous tutelle internationale et surveillance d'un proviseur, dossier indéfiniment ouvert sur la table du Conseil de sécurité, autorisant son ingérence quotidienne sous couvert du mensonge de la légitimité internationale ...

L'administration US veut donc pour la Syrie une résolution semblable à la résolution 1559 afin de lui imposer un mandat international, confisquer son droit d'élire son président, confisquer son droit aux relations internationales, en plus de confisquer son droit de posséder une puissance défensive. Elle espère réussir dans cette entreprise qu'elle pourra promouvoir comme une opération réussie de soustraction de la Syrie à l'axe de la résistance et du refus, comme en 2005, lorsqu'elle a soustrait le Liban à son environnement et à ses relations avec la Syrie pour en faire un pays hostile.

En 2004, les USA avaient réussi à faire adopter la résolution 1559 à la majorité de 9 voix [minimum requis pour l'adoption d'une résolution au Conseil de sécurité] dans un environnement stratégique international qui leur était favorable. À l'époque les USA affichaient leur fierté pour avoir occupé l'Irak, se vantaient d'être en route pour contrôler complètement l'Afghanistan, et avaient étendu leur pouvoir sur les pays du Golfe. Aucun des États membres ne pouvait leur faire face et les contredire pour n'importe quelles considérations subjectives ou internationales. Aujourd'hui tout a changé, et le Conseil de sécurité est soumis à un nouvel équilibre qui empêche les USA de le contrôler, ce qui signifie qu'adopter une résolution à minima est désormais presque impossible.

De plus, malgré l'adoption de la résolution 1559, les USA n'ont pas pu réussir à en faire grand chose d'un point de vue effectif au Liban. Le général Émile Lahoud est resté à la présidence jusqu'à la dernière minute de son mandat. La résistance visée par la résolution 1559 est toujours armée, et continue à nourrir sa force qui a vaincu Israël en 2006 ; elle n'accorde aucune importance aux initiateurs de la résolution et se moque des comptes-rendus de son proviseur. Quant au retrait de l'armée syrienne du Liban, il n'a pas eu lieu en application du 3ème décret de la résolution ; mais a été le résultat d'une décision stratégique majeure prise par la direction syrienne elle-même, dans l'intérêt de la sécurité nationale de la Syrie, suite aux nouvelles donnes sécuritaires surgies sur la scène libanaise.

Tout ce qui précède montre que l'administration US a échoué malgré ses pratiques meurtrières et terroristes et qu'elle sera, cette fois, impuissante au Conseil de sécurité malgré son instrumentalisation creuse de la Ligue, de ceux qui se prétendent arabes et qui se sont empressés de suspendre la mission de leurs observateurs en Syrie, pour empêcher la divulgation de leurs témoignages prouvant le caractère éminemment terroriste de la soi-disant « opposition syrienne », et aussi pour faire pression sur la Russie. Les circonstances ont changé et le monde entre dans une nouvelle ère de relations internationales où les USA n'ont plus l'exclusivité du leadership et du pouvoir. Par ailleurs, la Russie sait parfaitement qu'elle est visée à travers la Syrie et qu'elle se doit de se défendre.

Ce qui signifie que la Syrie ne subira pas une nouvelle résolution 1559 et qu'elle ne sera pas acculée à la soumission comme cela a été le cas au Liban, car le nouvel équilibre des forces peut la protéger d'un tel malheur. Il n'en demeure pas moins qu'elle doit s'attaquer au fléau terroriste pour l'éradiquer, ce qu'elle semble en train de réaliser. Dès lors, l'administration US ne pourra que se plier devant l'évidence ; et ses [alliés] Arabes et leur Ligue ne pourront plus nuire, maintenant qu'ils ont utilisé leur dernière cartouche en ramenant le dossier syrien devant un Conseil de sécurité qui ne répondra pas à leurs attentes.

Amin Hoteit


thawra.alwehda.gov.sy, 30 janvier 2012

________________________________________


Amin Hoteit est libanais, analyste politique, expert en stratégie militaire, et Général de brigade à la retraite.
Article proposé et traduit de l'arabe par Mouna Alno-Nakhal (Biologiste) pour silviacattori.net

Texte original en arabe :

http://thawra.alwehda.gov.sy/_View_news2.asp ?FileName=65779514320120130010248


Source: SILVIA CATTORI.NET

jeudi, 02 février 2012

LIVRE: LE NOUVEL ORDRE IVOIRIEN

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Jean-David N'Da

Collection IREA (Institut de recherche et d'études africaines)


Ce qui se joue en Côte d'Ivoire dépasse le cadre de l'opposition Gbagbo/Ouattara et se pose en des termes simples : faut-il entrer dans l'Histoire par la petite porte dakaroise de Nicolas Sarkozy, en renouvelant le type de relations postcoloniales promises par le nouvel ordre mondial ? Ou bien, faut-il pénétrer l'Histoire moderne du XXIè siècle, par la grande baie vitrée de l'autodétermination audacieuse, tous risques inclus ? Seize essais incisifs confrontent l'argumentation, en parcourant les grands axes idéologiques, sociopolitiques, économiques, médiatiques, culturels et même religieux, qui ont favorisé l'arrivée brutale, en Côte d'Ivoire, de ce bouleversement sociétal longuement annoncé et méticuleusement planifié. Avec ce nouvel ordre ivoirien, la Côte d'Ivoire (et par extension, l'Afrique) est désormais face à son destin.


ISBN : 978-2-296-55847-2

  • 150 pages - Prix éditeur : 15,5 €.


Voir la fiche de ce livre

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À moins de quarante ans, Jean-David N'Da a déjà travaillé en tant que communicateur, financier et lobbyiste pour des organismes internationaux, organisations patronales et entreprises privées américaines et ivoiriennes. Il est entrepreneur (président-directeur général de l'agence de communication multimédia SKIY Solutions Communicationnelles), consultant, critique littéraire, activiste, écrivain et fondateur du think tank indépendant Pensées Noires.

Sommaire


- Se défaire du mea culpa révisionniste
- La presse ivoirienne au banc des accusés
- La guerre de la foi : du problème musulman chrétien en Côte d'Ivoire
- Ces phénomènes auxquels les Ivoiriens croient
- Le piège d'une réconciliation factice
- La responsabilité apolitique citoyenne
- Koulibaly : épouser l'alternative
- Dialogue et opinion salvatrice
- Politiques de déguerpissement
- Pauvreté et responsabilités individuelles
- Libérer Laurent Gbagbo : entre vouloir, pouvoir et devoir
- CPI : le temps d'un jugement
- L'indépendance morale : un préalable pour l'Afrique francophone
- Du mépris papal en Afrique noire
- La mesure de l'indignation
- L'Afrique que le monde veut ordonner


Source: L'HARMATTAN

mardi, 31 janvier 2012

LE CARDINAL CHRISTIAN TUMI DE DOUALA: «TOUS LES EVEQUES DE COTE D'IVOIRE QUE J'AI CONSULTES ONT CONFIRME LA VICTOIRE DE LAURENT GBAGBO»



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Le cardinal Christian Tumi, archevêque émérite de Douala, ce matin (lundi 30 janvier 2012), sur RFI :

«Je ne suis pas d'accord avec ce que la France et l'ONU ont fait en Côte d'Ivoire. J'ai posé une question à un évêque là-bas: ''Qui a gagné les élections chez vous?''. Il m'a dit sans hésitations: ''C'est Gbagbo!''. Maintenant, il est à La Haye. C'est pénible pour l'Afrique ».

«Après consultations avec certains évêques de la Côte d'Ivoire, tous ont confirmé la victoire du PRESIDENT LAURENT GBAGBO mais ne je comprends pas pourquoi, ils sont muets quand ils doivent l'affirmer en Côte d'ivoire. Est-ce des hommes de Dieu ou ont-ils peur de le dire, de peur d'être massacrés ? ».


Par : Steve Beko

lundi, 30 janvier 2012

L'INSECURITE MENACE LA LUNE DE MIEL ADO-SORO


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Malgré la nette victoire de son parti aux législatives du 11 décembre (127 sièges sur 254, auxquels s'ajoutent 35 indépendants), Alassane Ouattara demeure obnubilé par la question sécuritaire. Neuf mois après sa victoire sur Laurent Gbagbo, la Côte d'Ivoire n'est toujours pas pacifiée, tandis que l'Etat de droit, porté comme un étendard par le nouveau régime, demeure abstrait pour un grand nombre d'ivoiriens. Inquiété par les comportements des anciens com-zones, davantage concernés par les berlines de luxe que par l'uniforme, ADO n'hésite plus à contourner son premier ministre Guillaume Soro - sécurocrate du pays ayant montré sa capacité toute relative à maintenir l'ordre -, au risque d'assombrir la lune de miel entre les deux hommes. Analyse.

Agacements

Les incidents de décembre ayant opposé les Forces républicaines de Cote d'ivoire (FRCI), composées majoritairement d'éléments des ex-Forces nouvelles (FN), a des populations locales à Vavoua (Centre-ouest) et à Sikensi, au nord d'Abidjan, ont lézardé la relation jusqu'ici bienveillante à la tête de I'exécutif ivoirien. Le 23 décembre, sans avertir son Premier ministre, également détenteur du portefeuille de la défense, le chef de l'Etat a nommé Zacharia Koné - sans doute l'ex-chef de guerre le moins proche de Guillaume Soro - à la tête de la nouvelle police militaire. Cette unité spéciale est chargée de neutraliser les éléments indisciplinés des forces armées. Autre signe d'agacement à l'égard de son Premier ministre, le président Ouattara a ordonné, dans la foulée, au Directeur général du Trésor public, Adama Koné, de bloquer un décaissement d'un milliard de Francs CFA destiné à la primature. Cette somme représente la dernière tranche du budget de souveraineté pour l'année 2011.

Quel avenir pour Soro?

Alors que les ex-FN font la pluie et le beau temps en divers points du pays et "gèrent" certains quartiers d'Abidjan, comme ils l'ont fait durant dix ans dans le Nord, ce contexte pousse ADO à ne pas reconduire Soro à son poste lors du remaniement censé suivre les législatives. "Je ne suis plus convaincu de pouvoir le maintenir", confie-t-il a ses plus proches collaborateurs depuis sa résidence privée de Cocody. Le ministre des Affaires étrangères, Daniel Kablan-Duncan, ou celui de la Justice, Jeannot Ahoussou, attendent déjà leur tour. .. La nomination d'un nouveau chef de gouvernement bute cependant sur le scénario consistant à envoyer Guillaume Soro à la présidence de l'Assemblée nationale. Agé de 39 ans, l'ancien leader de la FESCI, nouvellement élu député de sa ville natale de Ferkessedougou (Nord), ne peut encore prétendre à cette fonction pour laquelle l'âge minimum est fixé à 40 ans. Au final, il pourrait donc être reconduit, mais temporairement, tandis que l'actuel secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, voire Tiémoko Yadé, membre du bureau politique du Rassemblement des républicains (RDR), sont pressentis pour décrocher le perchoir.

Neutraliser les frères d'armes

Désormais critiqué au sein du RDR, Guillaume Soro est, par ailleurs, toujours sous la pression des ONG anglo-saxonnes demandant sa comparution devant la Cour pénale internationale (CPI), au même titre que Laurent Gbagbo. Les Etats-Unis et la France divergent fondamentalement sur la question. Si Washington milite pour une comparution à titre de témoin, Paris s'y oppose, jugeant les effets dangereux pour le président Ouattara. Pour rassurer et marquer ses distances avec ses anciens frères d'armes, Soro a réitéré son engagement à collaborer avec la juridiction internationale lors de son déplacement aux Nations Unies à New York, mi-décembre, où il assistait à la conférence des pays membres du traité de Rome instituant la CPI. Devant la nouvelle procureure, la Gambienne Fatou Bensouda, il s'est même dit disposé à ne plus soutenir ses compagnons, et non des moindres : le patron du Groupe de sécurité présidentielle (GSPR), Chérif Ousmane; le commandant des forces spéciales, Losséni Fofana; ainsi qu'Issiaka Ouattara, alias « Wattao », commandant de la Garde républicaine.



Paris, le 5 janvier 2012

Source : La Lettre du Continent N° 626.

dimanche, 29 janvier 2012

UNE REVELATION VENUE DU CAMEROUN POUR LA COTE D'IVOIRE


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Cette nouvelle révélation sur la Côte d'Ivoire et les acteurs de la crise ivoirienne (états et individus) m'a été transmise, il y a bientôt une semaine de cela, dans ma boîte e-mail par un internaute (peut-être son auteur?), sous un nom d'emprunt, dans le souci de garder son anonymat. Il ne fait pas bon, en ce moment, être un livreur de révélations (attaques verbales, agressions physiques, suspensions ecclésiales, mandat d'arrêt international). Dans tous les cas, le message fait actuellement le tour du Net. Pour que mes lecteurs ne soient pas les seuls à ne pas en avoir connaissance, je me suis décidé, après beaucoup d'hésitations, à le publier sur ce blog. Tout juste pour information. Il appartient à chacun de s'en faire une opinion. Bonne lecture!

 

A SON EXCELLENCE MONSIEUR LAURENT GBAGBO: « VOICI LA REVELATION DU SEIGNEUR JESUS-CHRIST POUR VOUS »

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Le Seigneur m'a révélé que votre régime allait être renversé par un coup d'état militaire au cours duquel vous serriez blessé. A la suite de ce coup, vous devriez être transférez à la CPI où vous devriez mourir. De tels malheurs devraient vous arriver parce que vous vous êtes détourné de la voie de l'ETERNEL DIEU. Mais seulement votre repentance sincère et votre mise en œuvre de la volonté de JESUS-CHRIST vous blanchiraient de tous les chefs d'accusation dont vous êtes l'objet. Cela aurait pour conséquence votre retour triomphal en Côte d'Ivoire pour finir votre mandat.

Votre histoire, Président Gbagbo, est semblable à celle d'un homme que l'ETERNEL DIEU a élevé dans la gloire et qui par la suite a été rempli d'orgueil et croyait avoir tout fait par sa propre force. Il avait oublié son origine et refusait de s'humilier devant le DIEU TOUT-PUISSANT créateur des cieux et de la terre. Aussi l'ETERNEL a-t-il brisé son orgueil, tel le cas de l'histoire de Nébucadnetsar, roi de Babylone, que je vous conseille de lire (voir Daniel 4 :1-37).

Tous ces malheurs vous ont atteint, Mr le Président Gbagbo, afin que vous sachiez que le règne des rois appartient à DIEU et qu'il le donne à qui il veut. L'humilité précède la gloire et l'orgueil précède la chute. L'ETERNEL DIEU fait grâce aux humbles mais il résiste aux orgueilleux.

En son temps, lorsque j'ai reçu cette révélation, plusieurs fois j'ai cherché à vous rencontrer pour vous faire part de cela mais hélas mes efforts sont restés vains ; car personne n'écoutait «les petites églises ou les petits hommes de DIEU».

Aujourd'hui que la prophétie s'est accompli et que, abandonné de tous vous, êtes plus facile à joindre, voici ce que dit l'ETERNEL DIEU : Maintenant que son Excellence Laurent Gbagbo s'est humilié et a confié son sort à l'ETERNEL DIEU par le jeûne et la repentance, voici la parole de DIEU d'abord pour lui, ensuite pour ses ennemis.

JACOB ISRAEL prononce son oracle : Parole du fils de l'homme des quatre vents des cieux de celui qui a l'œil ouvert, de celui qui entend les paroles de DIEU, de celui qui voit la vision du TOUT-PUISSANT, de celui qui connait les desseins du Très-Haut, et qui se prosterne devant le seul vrai DIEU, le Seigneur JESUS-CHRIST : le Président Laurent Gbagbo sera blanchi de toutes les charges qui pèsent contre lui. Il reviendra de la CPI dans la gloire, sur le trône de la Côte d'Ivoire, et sera honoré par l'ETERNEL DIEU.

Le Président Laurent Gbagbo reviendra au pouvoir pour un seul mandat présidentiel après quoi il se retirera pour se reposer. Ainsi, il rentrera dans l'histoire des grands hommes politiques et restera gravé dans la mémoire de la génération présente et future, des fils et filles de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique. L'on parlera du Président Laurent Gbagbo avec respect et il sera une référence de paix dans le monde entier. La paix reviendra en Côte d'Ivoire et la Côte d'Ivoire sera la tête de toutes les nations d'Afrique. Toute l'Afrique sera libérée et même les puissantes nations se prosterneront devant ce petit pays choisi par Dieu. Tout le monde entier verra que la GLOIRE de DIEU est sur la Côte d'Ivoire et saura que ce pays est béni de l'ETERNEL DIEU.

En ce qui concerne vos ennemis, ceux de la Côte d'Ivoire et partant ceux de l'ETERNEL DIEU, voici la réplique de l'ETERNEL : La France entière saura la vérité sur les actions réelles de la Françafrique de Nicolas Sarkozy en Afrique et surtout en Côte d'Ivoire, elle aura tellement honte de lui qu'elle va le lui faire payer par tous les moyens ; dans le même temps, toute l'Afrique criera son ras-le-bol et ainsi la France perdra la majorité de ses colonies Africaines.

La France subira toute cette débâcle parce qu'elle a osé s'attaquer aux peuples et oints de Dieu. Nicolas Sarkozy perdra les élections en France au profit de François Hollande que l'ETERNEL suscitera pour punir Sarkozy en le poursuivant en justice pour détournement de fonds de l'état Français.

Il sera aussi jugé pour crime contre l'humanité pour les guerres qu'il a provoquées en Afrique. Au finish, la colère de DIEU contre Sarkozy sera tellement forte à travers François Hollande que Sarkozy va se retrouver enfermé à la CPI à la place du Président Gbagbo. La famille du Président Gbagbo a été huée et lynchée, il en sera de même pour la Famille de Sarkozy par les français du fait de l'humiliation de lèse-majesté qu'il leur a fait subir en ternissant l'image de la France aux yeux du monde entier.

Quant à Barack Obama, la colère de l'ETERNEL DIEU sur lui sera tellement forte qu'il fera la honte de la peau noire ; contraignant ainsi ses parents à le renier (Barack mourra à la suite d'une grave maladie mentale ou se suicidera à moins qu'il se repente). Les USA seront frappés de grêles de feu qui descendront du ciel ; ce feu consumera une grande partie de leur principale ville. Il en sera ainsi parce qu'ils aiment faire descendre le feu du ciel pour bombarder les autres nations faibles pour mieux les piller mais aussi parce qu'ils ont encouragé la France à bombarder la Côte d'Ivoire, pays béni de DIEU.

L'ETERNEL permettra toutes ces choses et pire encore, afin que tout le monde entier sache qu'il y a un DIEU, JESUS-CHRIST, Tout-puissant, qui délivre un faible d'un plus puissant que lui. Les USA verront une de leurs principales bases militaires et la Maison Blanche frappées par DIEU, en réponse au bombardement de la résidence du Président Gbagbo et des bases militaires ivoiriennes; selon qu'il est écrit dans Daniel 8 :10-12 : « Elle (la corne qui est l'Amérique) s'éleva jusqu'à l'armée des cieux, elle fit tomber à terre une partie de cette armée et des étoiles, et elle les foula.

Elle s'éleva jusqu'au chef de l'armée, lui enleva le sacrifice perpétuel, et renversa le lieu de son sanctuaire. L'armée fut livrée avec le sacrifice perpétuel, à cause du péché ; la corne jeta la vérité par terre, et réussit dans ses entreprises ». L'évidence est nette car les deux témoins du diable des derniers temps sont Obama et Sarkozy ; leur notoriété est sans pareil aux yeux du monde car mandatés par Lucifer lui-même, cela est illustré dans Apocalypse 13 :11-18.

Mais il est écrit que les ténèbres ne règneront pas toujours, car toute chose a une fin. Aussi DIEU frappera-t-il la Maison Blanche et le Pentagone, de sorte que les USA ne soient plus une puissance mondiale qui terrorise les petites nations par la guerre et l'injustice en se prenant pour les maîtres de la terre. Ainsi, toutes les nations de la terre sauront que c'est JESUS-CHRIST seul qui est DIEU et que c'est à lui qu'appartiennent le monde, le règne, la justice et le jugement.

JESUS s'est choisi un pays, la Côte d'Ivoire, avec lequel il s'est fait un nom grand, puissant et redoutable et partant, les Africains, pour exercer le jugement sur toutes les nations du monde. Selon qu'il est écrit dans le Psaume 46 :6-12 : « DIEU est au milieu d'elle ; elle n'est point ébranlée ; DIEU la secourt dès l'aube du matin ».

Des nations s'agitent, des royaumes s'ébranlent ; il fait entendre sa voix : La terre se fond d'épouvante. L'ETERNEL des Armées est avec nous. Le DIEU de Jacob est pour nous une haute retraite. Venez contempler les œuvres de l'ETERNEL, les ravages qu'il a opérés sur la terre ! C'est lui qui a fait cesser les combats jusqu'au bout de la terre ; il a brisé l'arc, et il a rompu la lance, il a consumé par le feu les chars de guerre. Arrêtez et sachez que je suis DIEU : Je domine sur les nations, je domine sur la terre. L'ETERNEL des armées est avec nous, le DIEU de Jacob est pour nous une haute retraite ».

L'ETERNEL, dans Apocalypse 18 :5-10 comparent la France et les USA à Babylone ; je cite : « car ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et DIEU s'est souvenu de ses iniquités. Payez-la comme elle a payé, et rendez-lui au double selon ses œuvres. Dans la coupe où elle a versé, versé lui au double. Autant elle s'est glorifiée et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil. Parce qu'elle dit dans son cœur : Je suis assise en reine, je ne suis point veuve, je ne verrai point le deuil ! A cause de cela, en un même jour, ses fléaux arriveront, la mort, le deuil et la famine, et elle sera consumée par le feu. Car il est puissant, le Seigneur DIEU qui l'a jugée.

Et tous les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l'impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront à cause d'elle, quand ils verront la fumée de son embrasement. Se tenant éloignés dans la crainte de son tourment, ils diront : Malheur ! Malheur ! La grande ville, Babylone, la ville puissante ! En une seule heure est venu ton jugement ! ». C'est ainsi qu'il jugera les USA dont l'emblème est la statue de la liberté de la prostitution ; l'ETERNEL détruira cette statue et son pouvoir maléfique.

La France connaîtra le même sort par la destruction de sa Tour Eiffel qui symbolise sa puissance spirituel et son autorité en référence à la Tour de Babel, et le peuple Français sera dispersé dans différentes nations, suite à la famine qu'il connaîtra et bien d'autres malheurs comme elle la fait pour le peuple Ivoirien ; selon qu'il est écrit dans Genèse 11 :1-9 : « Toute la terre avait une seule langue et les même mots. Comme ils étaient partis de l'orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Schinear, et ils y habitèrent. Ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! Faisons des briques, et cuisons-les au feu.

Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment. Ils dirent encore : Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. L'ETERNEL descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l'ETERNEL dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous un même langage, et c'est là ce qu'ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté. Allons descendons, et là, confondons leur langue, afin qu'ils n'entendent plus la langue, les uns des autres. Et l'ETERNEL les dispersa loin de là sur la face de toute la terre ; et ils cessèrent de bâtirent la ville. C'est pourquoi on l'appela du nom de Babel, car c'est là que l'ETERNEL confondit le langage de toute la terre, et c'est là que l'ETERNEL les dispersa sur la face de toute la terre ».

Le profond désir du Président Abdoulaye Wade de voir la Côte d'Ivoire détruite par la guerre et son Président Gbagbo tué, sera lui-même son propre châtiment. L'ETERNEL DIEU endurcira le cœur de Wade afin qu'il se présente coûte que coûte aux élections présidentielles de 2012. Cet entêtement soulèvera le peuple Sénégalais et même une grande partie de l'armée se mutinera et entraînera une rébellion générale.

Le Président Wade connaîtra la mort au cours de ces évènements. Dieu suscitera un nouveau Président, celui des « pauvres » pour mieux diriger le Sénégal dans la justice et l'équité. Ce Président se nomme Youssour N'dour, qui a trouvé grâce aux yeux de l'ETERNEL suite à ses bonnes actions envers les pauvres et les démunis. La France, dans sa logique malsaine de la Françafrique, cherchera à contrôler le règne du Président Youssour N'dour. Mais ce sera en vain car le Président Youssour N'dour privilégiera les intérêts des Sénégalais selon que l'ETERNEL parle de lui : « Cet homme (le Président N'dour) ne vient pas au pouvoir comme un affamé, mais comme un ange qui a un cœur bon de libéralité et qui depuis toujours a eu de la compassion pour son prochain, toujours près à aider tant qu'il le peut ».

Quant au Burkina Faso, il connaîtra une rébellion très violente et très sanglante, de sorte que toutes les bâtisses qui ont été faites à partir des richesses piller en Côte d'Ivoire seront totalement détruites. Le Président Blaise Compaoré ira en exil où il mourra très pauvre comme l'ex-Président de la RDC, Mobutu, car ses biens et comptes bancaires seront confisqués.

La Côte d'Ivoire ne sera pas en reste de ces évènements tragiques. Un vent très violent, cent fois supérieur à celui que nous avons connu durant les évènements de l'année 2011 soufflera sur elle. Le 43ème BIMA sera assiégé et détruit. Le Président Alassane Ouattara sera trahi par les dix « com-zones » et lynché par le peuple dont il a beaucoup fait couler le sang; il connaîtra le même sort que l'ex-Président du Libéria Samuel Doe. Dominique Ouattara subira les mêmes souffrances atroces qu'a subies Mme Simone Gbagbo. Soro Guillaume se retrouvera à la CPI où il mourra. Les faux hommes de DIEU seront également châtiés de mort à moins qu'ils se repentent.

L'ETERNEL DIEU exhorte le peuple Ivoirien à beaucoup prier, car il a déjà excité l'esprit des rois de médis pour exercer sa colère ; selon qu'il est écrit dans Apocalypse 6 :15-16 : « Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochets des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau ». Les Ivoirien doivent faire une repentance sincère et abandonner leurs mauvaises voies et toutes sortes d'idolâtrie (fétichisme, maraboutage, occultisme, astrologie, etc.). La Côte d'Ivoire entière doit prier le seul vrai DIEU qui est JESUS-CHRIST DE NAZARETH car ce vent violent soufflera en cette année 2012.

Voici, Excellence Monsieur le Président Gbagbo, le Peuple Ivoirien, l'Eglise de DIEU et tous ceux qui désirent connaître les événements à venir, ces quelques mots que le SEIGNEUR JESUS-CHRIST m'inspire pour vous.

Que le SEIGNEUR DIEU, Créateur, JESUS-CHRIST qui change les temps et les circonstances, qui établit et renverse les rois, vous bénisse et accomplisse ses paroles en leur temps ! Amen !

 

Prophète Jacob Israël


Fait à Douala, le 03 décembre 2011.

mercredi, 25 janvier 2012

L’ANCIEN CHEF DE L’ETAT SUD-AFRICAIN, THABO MBEKI, LORS D’UNE CONFERENCE A L’UNIVERSITE DE MAKERERE: «NON AU NOUVEL IMPERIALISME!»



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L'ancien chef de l'Etat sud-africain a profité d'une conférence à l'université de Makerere (Ouganda) pour dénoncer une fois de plus les interventions brutales des Occidentaux en Afrique. Destinées selon lui à capter le pétrole et les ressources naturelles du continent. Il a appelé à renforcer l'Union africaine et à rendre audible la voix de l'Afrique dans le monde.



Les anciens chefs d'Etat africains se réclamant du progressisme et du nationalisme africain seront-ils les nécessaires éclaireurs du continent face à la guerre sournoise que l'Occident et ses alliés locaux opposent désormais aux peuples ? En tout cas, après le Ghanéen Jerry Rawlings devant le Parlement panafricain à Addis Abeba, le Sud-Africain Thabo Mbeki a dénoncé, devant un parterre d'étudiants dans la célèbre université ougandaise de Makerere, les expéditions occidentales de 2011 en Côte d'Ivoire et en Libye. Et appelé les Africains à des initiatives destinées à contrer le « nouvel impérialisme ».

«Nous avons maintenant vu ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire et en Libye au cours de cette dernière année, dans les deux cas pour permettre à des pays non-africains, officiellement mandatés par le Conseil de sécurité de l'ONU, et indépendamment de l'opinion africaine, de renverser par la force des gouvernements établis et pour instaurer par la force et donc un changement de régime, dans l'intérêt des puissances occidentales. Il y a deux décennies, une grande partie de l'Afrique aurait caractérisé ces pays interventionnistes occidentaux comme des puissances impérialistes, dans le sens plein du terme.

Pourtant, quand ils sont intervenus en Côte d'Ivoire et en Libye, ils ont cherché à justifier leurs actes en affirmant qu'ils ont agi comme ils le faisaient pour faire avancer nos intérêts en tant qu'Africains, prétendant être plus déterminés à protéger nos intérêts de manière désintéressée que nous-mêmes. Vraisemblablement pour atteindre ce noble objectif, ils ont même réussi à imposer la fiction selon laquelle la Libye n'était pas un pays africain, mais simplement un pays arabe, dont le sort devait être décidé sur la base de ce que la Ligue des États arabes avait dit, et jamais sur la base de ce que l'Union africaine avait décidé !»

«Ces pouvoirs sont intervenus violemment sur notre continent, affirmant qu'ils ont agi par bonté de coeur, avec l'objectif de nous apporter, à nous les Africains, les dons de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la paix et même de la vie pour ces millions d'Africains qui auraient été massacrés par les gouvernements africains concernés. C'est ainsi qu'un miracle s'est produit : nos maîtres du temps de la colonisation, les impérialistes, sont réapparus sur notre continent comme les meilleurs amis des peuples africains !»


Thabo Mbeki a levé le voile sur les véritables motivations des interventions musclées des Occidentaux en Libye et en Côte d'Ivoire en s'appuyant sur un livre publié en 2007 par le Conseil américain aux Relations extérieures (CFR) intitulé «Au delà de l'humanitaire : une approche stratégique de l'Afrique». Un livre qui affirmait notamment : que les Etats-Unis dépendaient de plus en plus du pétrole brut africain pour combler ses propres besoins énergétiques ; qu'il était impossible de compter sur un approvisionnement continu en pétrole africain sans faire attention à la gouvernance et à la stabilité à long terme, ce qui signifie très clairement qu'il fallait intervenir sur les différentes scènes politiques ; qu'il y avait désormais une forte concurrence pour accéder au pétrole et aux autres ressources naturelles de l'Afrique, provenant notamment de la Chine ; que la Chine devenait un concurrent formidable à la fois sur le plan de l'influence et des contrats lucratifs sur le continent. Thabo Mbeki a affirmé que les Occidentaux avaient trahi l'esprit du NEPAD en mettant en place le plan du G8 pour l'Afrique et en imposant les Accords de partenariats économiques (APE), qu'il a qualifiés d'inégaux et qui visaient un objectif : « continuer d'organiser les relations entre l'Afrique et le « monde post-moderne » à l'avantage de ce dernier ».

Prononçant l'expression « nouvel impérialisme », Thabo Mbeki a appelé à « la défense de notre indépendance » à travers un renforcement de l'Union africaine. Il faut s'assurer que la voix de l'Afrique, « soit à la fois entendue et considérée avec sérieux, en particulier quand cela concerne ses propres affaires ». Mbeki a aussi appelé au renforcement des relations entre l'Afrique et les pays de ce qu'on appelait, hier, le Tiers-Monde. Et demandé aux forces engagées dans la transformation progressive de l'Afrique, à se mobiliser plus que jamais.


Traduit par Benjamin Silué. In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".


Source: CAMEROON VOICE

mardi, 24 janvier 2012

UNE INTERPELLATION POIGNANTE, UN APPEL A LA RETENUE ET A LA REFLEXION, A L'ADRESSE DES MILITANTS ET PARTISANS DU RHDP



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Lu sur Abidjan.net (publié par Jean Kouadio, sur sa page Facebook).


Michaël Bah - Meilleur commentateur


Quand je lis les commentaires des militants ou sympathisants RDR et PDCI, je ne suis pas étonné de la forme de votre prise de position mais je suis par contre surpris, effrayé et dégoûté du fond de vos pensées; il est aisé de comprendre que vous adopterez toujours la position de ceux qui croient accomplir une vengeance que les autres « auraient » mérité. Avec tout ce que vous dites, on pourrait penser que ce qui s'est passé, hier (samedi 21 janvier 2012) à Yopougon, est normal et se répétera chaque fois que le FPI organisera un meeting.

Certains parmi vous ont un niveau académique suffisamment bon pour éviter des commentaires qui mettront encore plus d'huile sur le feu, mais puisque vous êtes RDR et PDCI, vous vous bornez à ne pas voir les menaces qu'un tel comportement fait peser sur les citoyens et résidents de ce pays. Il y en a parmi vous qui écrivent: « C'est montage », d'autres disent : « On vous a loupé », d'autres écrivent: « Un meeting où on lance des provocations, des injures en sachant bien que le quartier Wassakara n'est pas bien loin, où l'on sait bien que la majorité des personnes là-bas sont RHDP », certaines femmes disent : « Ils vous ont raté »; un autre, content de sa nouvelle force de Dieu-géant-surhumain-invincible, dit fièrement : « C'est du civil contre civil, nous on ne vous ratera pas », ou encore « Ce sont des rats ».

Apparemment, c'est toujours vous qu'on provoque, c'est toujours vous qui êtes frustrés, c'est toujours vous qui cherchez la paix, c'est toujours vous qui êtes victimes de la xénophobie, c'est toujours vous que les autres jalousent... Aujourd'hui, quelques ivoiriens mais aussi des burkinabés (surtout), des maliens, des sénégalais, des guinéens, prennent des armes et agressent impunément des ivoiriens. Tout ce que je vous souhaite donc est que ce pouvoir dure, dure, dure, dure et dure; qu'Alassane Ouatttara ne perde jamais son poste, que les FRCI demeurent toujours un rassemblement de familles nordistes, que l'ONUCI soit toujours à vos petits soins, que la Licorne protège éternellement votre mentor, que votre sadisme soit indéfiniment masqué par les médias internationaux et qu'une rébellion 100% Ivoirienne ne survienne pas. Priez votre Dieu (apparemment, on n'a pas le même Dieu car vous dites aussi que c'est vous les croyants, et les autres sont les infidèles) pour que la situation ne s'inverse pas car, à ce moment, j'espère que vous aurez suffisamment de courage pour faire face à ceux qui se dresseront contre vous. Hier, vous vous plaigniez, souvent à tort souvent à raison, d'une certaine répression (souvent à tort souvent à raison) que vous subissiez de la part des militaires ivoiriens (et pas des civils). Aujourd'hui vous vous sentez tout-puissants et vous n'avez même pas un mot d'indignation pour ces actes d'insurrection commis par des « civils armés » envers d'autres civils.

VOUS PENSEZ QUE SI LES IVOIRIENS MILITANTS ET SYMPATHISANTS LMP DECIDENT DE PRENDRE DES ARMES ET DE REPONDRE VIOLEMMENT A VOS ACTES, VOUS POURREZ CONTINUER DE VIVRE EN COTE D'IVOIRE? VOUS QUI VIVEZ A ABIDJAN, POUVEZ-VOUS TENIR SI ABIDJAN (MAJORITAIREMENT PRO-GBAGBO) VEUT VOUS FAIRE LA PEAU?

Vous oubliez que vous n'êtes pas les plus nombreux, vous n'êtes pas les plus musclés, vous n'êtes pas les plus vaillants, vous vivez dans un pays où il y a 61 ethnies et vous n'êtes issus que de l'une d'entre elles (car majoritairement Dioula pour les nationaux) et ressortissants de la CEDEAO.

Si les militants LMP s'arment aussi de machettes et de gourdins pour aller à des meetings et que vous les attaquez, vous imaginez bien le résultat ! Continuez comme ça, faites grandir cette colère de jour en jour, continuez à magnifier la haine, ça vous va si bien, continuez ainsi; c'est bien. Sachez juste que ne pas vouloir se battre ne signifie pas qu'on est pas fort, fuir ne signifie pas qu'on a peur, pleurer ne signifie pas qu'on est faible.

Continuez à poussez les Ivoiriens à la violence (vous le faites bien d'ailleurs, vous êtes sur la bonne voie), vous serez des victimes d'un système que vous aurez vous-mêmes créé, vous connaîtrez le mot EFFROI !


Michaël Bah, sur Abidjan.net.

lundi, 23 janvier 2012

LIBYE - LE RETOUR PETARADANT DE LA RESISTANCE VERTE A BANI WALID


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Moustafa Abdel Jalil menacé par ses propres renégats.

 

"Kadhafi c'est fini !"

C'est le cri de ralliement depuis des lustres des ennemis de la Libye et de l'Afrique, comme si la mort de Mouammar Kadhafi pouvait changer, à terme, la vraie aspiration des Libyens, la donne sociétale de la Jamahiriya. Avec une facilité déconcertante, certains nigauds, puisqu'ils ne suivent que les médias "mainstream" n'ont pas hésité à dire de nous que nous étions des mythomanes quand nous disions que tout allait mal, puisque "leurs" médias n'en parlaient pas.

Avec la bénédiction des soi disant grandes démocraties, la Libye s'enfonce. Alors que le projet de loi électorale scélérate indique que, "quiconque ayant des liens avec Mouammar Kadhafi ou le précédent gouvernement souverain libyen sera interdit de se présenter aux élections", une démocratie d'exclusion" comme nous l'avons toujours dit, tout va mal. Hier c'était à Benghazi, où renégats se faisaient face, on a appris ce matin que la résistance avait causé le chaos au sein des félons du CNT, traîtres à leur propre pays, à Bani Walid.

Selon les informations que nous venons de recueillir et contrairement aux affirmations de l'AFP, ce sont plutôt 11 renégats qui sont tombés ce matin et non 4, après une attaque fulgurante de l'armée de libération de la Jamahiriya. La base des renégats est encerclée et, le bilan des combats devrait apporter ce soir des informations catastrophiques pour le CNT. Avec plus de 30 blessés graves, et ceux qui priaient les pro-Kadhafi de leur laisser la vie sauve en échange de les rallier contre le CNT, nul ne sait où va la Libye.


Source: ALLAIN JULES

19:55 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Libye, Monde, Monde arabe | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : afrique, libye, la résistance verte, le cnt, bani walid | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 20 janvier 2012

UN NOIR VENDREDI 13: LA FRANCE ET NICOLAS SARKOZY «DEGRADES»


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Le vendredi 13 janvier 2012 est venu en rajouter à toutes les superstitions fantaisistes sur cette date « singulière ». Un authentique vendredi noir qui a vu la dégradation en cascade de plus de la moitié des pays européens membres de la zone euro (9 sur 17), victimes d'une gouvernance européenne non concluante qui plonge une bonne partie de l'Europe dans l'incertitude et les lendemains improbables. Oui, le couperet, après plusieurs mois de tergiversations et de circonlocutions, est tombé, dru : La France a perdu son triple A, avec une perspective négative, et bien d'autres pays ont été dégradés. Mais pas l'Allemagne qui conserve une perspective stable. « Une double claque pour le gouvernement français », comme dit le journal français Le Figaro.

L'agence de notation américaine Standard & Poor's (S&P) qui a infligé cette sanction à l'Europe portait ainsi un regard des plus sévères sur les institutions et les dirigeants européens qui, au terme de multiples sommets de dernière chance, ne sont finalement pas parvenus à apporter des solutions suffisantes à la crise de la dette qui frappe de plein fouet la zone euro.


Le plus grand grief de l'agence de notation contre les européens, c'est le fait de fonder leurs réformes et mesures de sortie de crise financière sur la seule et unique austérité budgétaire, contre productive et non compétitive. L'Europe, en ne donnant pas ainsi de garantie de croissance et de compétitivité aux marchés financiers, devient peu sûre et tombe tout logiquement sous le coup d'une décision implacable qui dégrade sa compétitivité.


Elle épingle, en outre, l'insuffisance des ressources constituant les fonds de secours de la zone euro, et - pour bien faire les choses -, dégrade aussi d'un cran le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), véritable fonds de soutien - si ce n'est de salut - européen, trois jours seulement après avoir dégradé les pays européens (le lundi 16 janvier 2012) et après que l'Allemagne ait marqué sa volonté de ne pas le renflouer, rendant inévitable la nouvelle sanction de Standard & Poor's.


Cette notation de l'agence américaine est un véritable camouflet, un revers cinglant, pour Nicolas Sarkozy qui avait toujours présenté ce triple A comme un « trésor national » et qui confiait en coulisse : « Si on perd le triple A, je suis mort », « il faut qu'on garde, coûte que coûte, le triple A ». François Fillon, le Premier ministre français, était même péremptoire : « La perte du triple A, c'est la ruine de la France ». Eh bien, c'est fait ! Le socialiste François Hollande ne fait pas la fine bouche : « C'est une politique qui a été dégradée, pas la France ». Pour Dominique de Villepin, c'est « l'échec d'un quinquennat, l'échec d'un choix, le choix d'ouvrir les vannes de la dépense ». Le parti de Nicolas Sarkozy, l'UMP, relativise l'information qu'elle affirme ne pas être une catastrophe et rebondit sur le maintien du triple A de la France par les agences de notation Moody's et Fitch Ratings qui constituent avec S&P (la plus ancienne et la plus influente sur les marchés financiers de la planète), une oligopole devenue incontournable, depuis une vingtaine d'années, pour les investisseurs du monde entier. Moody's et Fitch maintiennent, certes, le triple A de la France mais, à la vérité, elles la tiennent (la France) à l'œil pour les prochains mois et il ne faut pas se faire d'illusions, elles dégraderont bel et bien la dette souveraine française, tout comme S&P. C'est juste une question de temps. Tout simplement parce que la France ne dispose d'aucun mécanisme pour rebondir avant plusieurs années. Elle n'offre aucune garantie de croissance, en ce moment. Sa seule matière première : l'austérité, la rigueur, la cure d'amaigrissement drastique. Pas précisément faites pour relancer l'économie. Vous parlez d'un cercle vicieux !


En réalité, la France et singulièrement Nicolas Sarkozy, sont victimes d'une longue tradition de gouvernance nationale chaotique et de gestion internationale apocalyptique. D'une part, depuis 32 ans, tous les budgets de la France sont en déficit. Le dernier en équilibre se trouvait être sous Valéry Giscard d'Estaing. En clair, cela remonte à une petite éternité. D'autre part, l'on se souvient encore des récentes croisées de ce pays, en Afrique, qui ont fait des milliers de morts en Côte d'Ivoire et en Libye, ainsi que des destructions immenses, innommables qui, au final, n'ont fait tomber aucune véritable dividende dans l'escarcelle d'un Hexagone en faillite, qui s'agrippe avec le désespoir d'un damné pour ne pas descendre dans les profondeurs abyssales, quitte à déglinguer au passage des Etats tranquilles, souverains et qui ne demandent qu'à décider, sans intrusion ni ingérence, de leur propre histoire. Elle fait, actuellement, la cour à la Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi, avec la visite remarquée du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé. Il faut d'ores et déjà craindre pour la Birmanie, dans les mois à venir. Car la « communauté internationale » a choisi son candidat.

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La France doit redevenir humble, réaliste et conséquente envers elle-même : on ne mène pas grand train de vie quand on est paumé. Pour parler trivialement. C'est le bon sens même ! Nous le disons une fois de plus : la France doit revoir ses prétentions à la baisse, seule voie de sortie. Et de salut. Et transformer son modèle économique, non compétitif, ainsi que son modèle de société, trop coûteux, en socle de stabilité et de croissance.  Pourquoi un Etat qui est loin d'avoir les performances d'une Allemagne bonne élève, première puissance économique d'Europe, possédant une armée modeste, sans base militaire à l'extérieur et résolument au travail, prétendrait-il entretenir plus de 10 bases militaires en dehors de son territoire et se payer le rythme de vie qui est le sien, en ce moment ? Avec quelles ressources les ferait-il fonctionner et avec quoi maintiendrait-il son modèle de société actuel quand l'économie nationale part en vrille ?

La France ne peut continuer à vivre au-dessus de ses moyens au point d'arrimer le simple fonctionnement de l'Etat à un endettement excessif. Point des comptes : 1700 milliards d'euro de dette à la fin du troisième trimestre 2011. Plus de 85% du PIB. Phénoménal. Déprimant. Pour autant, elle dispose encore de trois voies possibles pour éponger cette lourde créance : une forte inflation (spoliation des épargnants ; ce qui n'est pas souhaitable), une forte croissance, ou une hausse significative des recettes publiques. La France ne peut envisager aucune d'elle. A tout le moins, pour l'heure. Elle n'en a pas les moyens.

Pour ne pas avoir voulu se soumettre à cette règle élémentaire d'économie, le pays de Nicolas Sarkozy s'est offert, avec sa bénédiction, « poings et pieds liés aux marchés financiers », comme le dit si bien Monsieur Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche. Cette dégradation d'un cran de la dette souveraine française, avec perspective négative, n'est en réalité que le premier maillon d'une chaîne déclinante qui verra la descente aux enfers de la deuxième économie d'Europe. Une déchéance bien amorcée pour la décennie. Pour la simple et bonne raison que Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs ont pris toutes les décisions et instauré toutes les réformes sauf la seule qui vaille : cesser de vivre de l'économie de prédation et des guerres démocratico-humanitaires - qui ne sont rien d'autre en réalité qu'impérialistes et ne représentent pas la vraie richesse du pays - et se mettre résolument au travail comme l'Allemagne. Mais pour y arriver, il faut une bonne dose d'humilité que n'a pas la France.

L'Allemagne pour rappel, dans l'optique d'atteindre une industrialisation et une force de production suffisantes pour booster son économie, ainsi que son développement, et se mettre au large, avait adopté une réforme baptisée en allemand « Feuille de patate » : c'est-à-dire serrer la ceinture, vivre selon ses moyens, quitte à manger de la patate et des feuilles de patates. Or, Pierre Lellouche, Secrétaire d'Etat français chargé du Commerce extérieur, sur le plateau de l'émission « Mots Croisés » de France 2, ce lundi 16 janvier 2012, l'a dit sans détours, bien qu'étant membre du gouvernement d'un pays au bord du précipice : « La France n'ira tout de même pas jusqu'à manger des feuilles de patates ! ». Très révélateur de l'état d'esprit d'un peuple imbu et suffisant (tous les français ne le sont pas, heureusement), peu disposé au sacrifice. Surtout quand ce sont les plus faibles qui doivent payer, pendant que le CAC 40 distribue des milliards d'euro de dividendes, profits dont le montant s'élève à 12 fois ses charges fiscales réelles payées à l'Etat français, selon Monsieur Jérôme Cahuzac, Président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale, Chargé du pôle budget et fiscalité dans l'équipe de campagne de François Hollande.

Espérons que « la grande France » trouve les solutions idoines à son mal, un mal profond qui risque de l'emporter, irrémédiablement. « ADO Solutions », qui a juré la main sur le cœur avoir une réponse à chacun de nos problèmes, pourrait même lui prêter main forte s'il parvient à se sortir des sables mouvants ivoiriens dans lesquels il est lui-même empêtré, depuis bientôt dix mois, nous donnant le net sentiment de naviguer à vue et de conduire le navire Ivoire dans les rochers, à l'image du commandant Francesco Schettino du bateau de croisière Costa Concordia, échoué vendredi dernier (13 janvier !), aux larges de l'île de Giglio (Ouest de l'Italie).

Compétitivité et mise en ordre des finances publiques - et nous ajouterions volontiers « mise à plat de l'ego surdimensionné de la France » - paraissent être les seules issues objectives qui s'offrent à un Nicolas Sarkozy, groggy, qui ne peut pas plus mal commencer sa campagne présidentielle 2012. Au-delà des euphémismes de rigueur pour ne pas perdre son aplomb. En attendant, les Ivoiriens pleurent, dans la plus grande indifférence du gouvernement ivoirien, le décès du ministre d'Etat Paul-Antoine Bohoun Bouabré, le père du « budget sécurisé » et du « budget de sauvegarde » qui nous ont donné de grandes fiertés, nous épargnant de nous inscrire dans la mendicité internationale, option résolument affichée du nouveau régime d'Abidjan. Le jour se lève toujours.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !



In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 420 du jeudi 19 janvier 2012.

SIDIKI BAKABA, COMEDIEN ET REALISATEUR: «DANS LE BUNKER DE GBAGBO, J'AI ECHAPPE A LA MORT»

 

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Le comédien ivoirien Sidiki Bakaba, 62 ans, est un miraculé. Il a vu la mort de près, de très près même. Le 11 avril 2011, jour de la chute et de la capture de Gbagbo, des soldats pro-Ouattara ont voulu l'exécuter. Il a été sauvé de justesse par des militaires français qui passaient par là. La veille, le 10 avril, un obus tiré à partir d'un hélicoptère français de la Licorne a failli le réduire en bouillie. Au Festival du film de Tanger où nous l'avons rencontré, l'ancien directeur du Palais de la Culture d'Abidjan nous a livré un récit poignant de l'odyssée qui a failli lui coûter la vie. Nous vous livrons, tel quel, le témoignage d'un homme qui revendique toujours une amitié de 40 ans avec Laurent Gbagbo.


« Le 10 avril 2011, veille de la capture de Gbagbo, je filmais avec ma caméra. Ma maison est dans la même rue que celle de la résidence où le président s'était retranché avec ses proches, dans un bunker. Autour de moi, ça n'arrêtait pas de tirer. Il y avait plus de 300 militaires et des blindés dans les environs. J'étais bloqué chez moi. Des soldats pro-Gbagbo me disaient : «Vieux père, nous nous battons pour libérer l'Afrique ! Ils semblaient enthousiastes. Ils m'ont même mis dans leur blindé et j'ai pu filmer les rues désertées de Cocody. Plus tard, ils sont revenus me dire : "Vieux père, ça commence à se gâter ; il faut partir, car si les Frci (Forces républicaines de la Côte d'Ivoire) te trouvent, ici, ils vont t'arroser de balles d'autant plus qu'il y a des mercenaires parmi eux". Fuir, mais pour aller où ? Le quartier était encerclé et il n'y avait plus d'issue. Et puis je ne fais pas de politique moi ! J'ai juste la malchance, si on peut appeler cela une malchance, d'avoir croisé sur mon chemin, il y a 40 ans, un certain Laurent  Gbagbo avec qui j'ai partagé des moments d'exil à Paris et qui est devenu président, plus tard.

Pendant le conflit, j'ai filmé des exactions de part et d'autre et c'est dommage que ma caméra et toutes mes cassettes soient détruites par les soldats de Ouattara. Est-ce que le fait de témoigner, c'est prendre partie ? Ces images à jamais perdues auraient bien éclairé l'opinion, aujourd'hui que Gbagbo est devant la juridiction internationale. Le 10 avril 2011, j'étais devant la résidence. J'avais décidé d'aller voir le président pour lui demander de tout laisser tomber, de partir pendant qu'il est encore temps, car cela n'en valait plus la peine.

Des cadavres autour de moi

En filmant avec ma caméra, j'ai, subitement, vu un hélicoptère français qui volait à basse altitude et qui faisait du surplace. Comme saisi d'une intuition, je me suis dit : "Tiens, et s'il prenait ma caméra pour une arme ?". Sans hésiter, j'ai sauté à plat ventre dans le poste de garde de la résidence. J'ai, ensuite, entendu le bruit assourdissant d'un obus qui passe au dessus de ma tête. Le souffle de l'explosion m'a soulevé à presque un mètre du sol. En bon musulman, j'ai imploré Dieu à trois reprises. Quand j'ai retrouvé mes esprits, j'ai vu de nombreux cadavres autour de moi, des corps démantelés, des têtes et des membres partout. Parmi les morts, de jeunes soldats qui, quelques secondes plus tôt, me disaient d'entrer à l'intérieur de la résidence. C'était horrible ! J'essaie de marcher, mais ma jambe gauche est sérieusement touchée par des éclats d'obus. Alors, j'ai sautillé jusqu'à l'infirmerie remplie de blessés. Les médecins veulent me faire monter au balcon où se trouvait une autre installation médicale, mais je me suis ravisé. Heureusement, car, quelques minutes plus tard, un autre obus français a réduit en poussière cet endroit, tuant le personnel soignant et tous les blessés qui s'y trouvaient.

J'ai rampé jusqu'à l'intérieur du bâtiment principal où, sans anesthésie, des infirmiers m'ont lacéré la jambe avec des rasoirs pour extraire de mon corps les 40 éclats d'obus. Mais, je ne sentais aucune douleur, j'étais dans une semi-inconscience. Je me disais que c'était la fin, que j'allais mourir, mais je tenais à ce que mon cadavre soit intact, afin que mon épouse qui vit à Paris puisse le récupérer et m'enterrer dignement. Puis, le service de presse de la Présidence m'a filmé et a mis les photos sur Internet. C'est à partir de ce moment que tout le monde a su que j'étais sérieusement blessé.

Dans la résidence, c'était l'apocalypse. Certains criaient, d'autres pleuraient ou priaient. Moi, j'étais plongé dans une semi-conscience et j'avais comme l'impression de vivre un cauchemar. L'ancien ministre de l'Intérieur, Désiré Tagro, secrétaire général de la Présidence, assis à côté de moi, me réconfortait. Plus tard, quand Gbagbo m'a vu, il s'est écrié : "Mais pourquoi ils lui ont fait ça ?". Il disait qu'on ne doit pas toucher à un artiste, à un symbole. Plus tard, Tagro a été affreusement tué, après qu'une balle lui ait arraché la mâchoire et défiguré le visage.

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Manipulation des médias occidentaux

Ce que j'ai vu, ce jour-là, est horrible : des hommes, des femmes et des enfants dont les restes étaient éparpillés un peu partout. C'était vraiment de la sauvagerie et aucun être humain, même s'il a commis des crimes, ne mérite d'être traité ainsi. Il y a eu une grande manipulation de la part des médias occidentaux dans cette crise ivoirienne qui n'a pas encore révélé tous ses secrets. La nuit du 10 au 11 avril, les bombardements d'hélicoptères et les tirs des chars continuaient à s'abattre sur la résidence. Le bunker tremblait de partout.

Durant toute la nuit, j'étais comme mort, inconscient, plongé dans un rêve qui refusait de s'achever. Au petit matin du 11 avril (jour de l'arrestation de Gbagbo, Ndr), entre des moments de conscience et de coma, je me suis retrouvé debout, les mains en l'air, quelque part, avec d'autres blessés. Je croyais que j'étais dans la forêt, mais j'étais à quelques centaines de mètres du Golf Hôtel où le désormais ex-président, son épouse et ses proches étaient conduits. Nous étions trop mal en point pour être emmenés au Golf où les caméras du monde entier risquaient de nous filmer.

J'étais adossé à un mur, les bras en l'air, comme devant un peloton d'exécution. Au fond de moi, je me demandais : mais pourquoi je suis encore vivant ? Devant moi, trois soldats, avec des bonnets africains surmontés de plumes, qui ressemblent à des chasseurs dozos. Des gens du Nord comme moi le Malinké, petit-fils de Cheikh Fantamady Aïdara (de par ma mère), qu'ils veulent tuer. L'un de ces "bilakoros (non circoncis, Ndr) me dit : "Sidki Bakaba, tu es fidèle, toi. Fidèle jusqu'au bout. J'aime les gens fidèles". En le regardant, c'est comme si j'étais devant un miroir qui me renvoyait ma propre image. Le deuxième me lance : donne-moi ta montre. Il me l'arrache ainsi que ma chaîne et mon bracelet en argent. Je me disais, au fond de moi : mais c'est fou ça, tu ne peux pas bombarder une résidence présidentielle, il y a quelques heures et puis voler une montre à un blessé ! J'avais de la compassion pour ces gens-là. J'étais presque nu, je n'avais plus que mon slip et tout ce qu'ils m'ont laissé, c'est ce chapelet (il nous le montre) que j'ai hérité de ma maman dont le décès m'avait trouvé au Japon.

L'un des soldats qui semblait être le chef de la bande compose un numéro sur son téléphone portable et je l'entends dire : nous avons capturé Bakaba. Je me disais que, puisque son interlocuteur semble me connaître, j'allais être sauvé. C'est en ce moment que l'un des bilakoros s'avance vers moi d'un air menaçant et me donne un violent coup de crosse de sa kalachnikov sur la tête. Un liquide m'envahit le visage, du sang mélangé à ma sueur. Il me donne un autre coup de crosse sur mon œil qui est resté fermé pendant une dizaine de jours. Sans aucune pitié, il m'enfonce un couteau dans l'épaule gauche. Son chef lui crie enfin : "Mais, arrête, qu'est-ce qu'il t'a fait ?". Derrière moi, les autres prisonniers avec qui j'étais pleuraient, criaient. Ce qui a ébranlé mes bourreaux, c'est mon calme olympien, malgré mes souffrances. Cela les a sans doute désarçonnés.

«Honte d'appartenir à la race des Africains»

Mais, il était dit que je n'allais pas mourir, ce jour-là. Comme par hasard, des militaires français passent dans les parages avec leur char. J'étais avec Paul Madys, un chanteur proche de Gbagbo dont la sœur a été tuée dans sa maison. L'un des soldats français, sentant sans doute qu'on allait nous exécuter, a voulu nous emmener avec lui, mais il tenait, d'abord, à informer ses collègues. Paul Madys leur dit : "Si vous nous laissez là, ils vont nous tuer. Emmenez Sidiki avec vous et laissez-moi ici, je préfère mourir et le sauver, même si j'ai 20 ans de moins que lui". Cette phrase m'a ébranlé, car ce jeune homme n'est pas du Nord, n'est pas malinké comme moi, pourtant, il a voulu se sacrifier pour ma survie. Finalement, les militaires français nous ont tous embarqués dans leur char et nous ont conduits à l'hôpital de Cocody. Dans le char, pour la première fois, depuis presque deux jours, je sens enfin une fraîcheur m'envahir. A l'hôpital, les médecins et tout le personnel soignant se sont occupés de moi et m'ont mis à la chambre 13. Le médecin-chef m'a dit : "Il vaut mieux qu'on te déclare mort, sinon ils vont venir t'achever". La rumeur de ma mort s'est propagée un peu partout et c'est peut-être ça qui m'a sauvé la vie. Heureusement, car de ma chambre située à l'étage, j'entendais des rafales de mitraillettes. Le médecin m'a confié que ce sont des militaires pro-Ouattara qui venaient achever des jeunes qui étaient internés aux urgences.

De Paris, mon épouse Ayala (de nationalité française, Ndr) a contacté par téléphone le gardien de notre maison, désormais occupée par des soldats qui ont détruit tout mon matériel audiovisuel, mes archives accumulées durant des décennies, ma salle de montage, mes cassettes. Et c'est par chance que notre gardien a pu récupérer mon passeport français, miraculeusement sauvé des pillages. Après des efforts multiples, elle a saisi la cellule de crise du Quai d'Orsay, le nouvel ambassadeur de la Côte d'Ivoire à Paris, Aly Coulibaly (un jeune que j'ai vu grandir) qui, à son tour, a contacté le ministre ivoirien de la Justice, Jeannot Kouadio Ahoussou. Je suis, finalement, rapatrié en France, après de nombreux jours passés au Chu de Cocody. Le médecin français qui m'a consulté à mon arrivée m'a dit que si j'étais resté 24 h de plus à Abidjan, j'allais mourir, tellement mon corps était empoisonné par les balles et les blessures.

C'est en France que j'ai appris l'arrestation de Gbagbo. Aujourd'hui, je dois ma vie aux médecins de Cocody, mais surtout à ces jeunes soldats français que je ne connais même pas. J'ai passé une dizaine de jours en rééducation dans une structure à l'Ile de Ré, en France, et c'est un miracle si je suis là à Tanger en train de vous raconter tout ça, avec tout mon corps intact, même si, parfois, j'ai des pertes de mémoire. C'est, peut-être, le chapelet de ma mère qui m'a sauvé. Je me suis soigné avec le peu d'argent que j'avais, car mes comptes ont été bloqués, comme ces 400 autres personnes proches de Gbagbo dont des journalistes qui avaient un salaire d'à peine 100 mille francs Cfa. »

 

Source: LE SOLEIL.SN

LA COMMISSION DIALOGUE, VERITE ET RECONCILIATION EST MAL PARTIE


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La Côte d’Ivoire sort d’une décennie de crise qui s’est soldée par une violente guerre avec un cortège de désolations innombrables. Certes, les blessures sont encore profondes mais il est impératif de tenter de recoller les morceaux. Pour ce faire, le chef de l'Etat, Alassane Ouattara, a signé le 13 juillet 2011, l’Ordonnance n° 2011-167 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la  Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) chargée de panser les plaies des Ivoiriens meurtris et de refaire de la Côte d’Ivoire cette oasis de paix si attrayante où il faisait bon vivre. Cependant, tout porte à croire que cette institution aux ambitions nobles aura du mal à atteindre l’objectif qui lui a été assigné.

Une composition incohérente

La composition de la CDVR est loin de faire l’unanimité. En effet, on ne peut être « juge » et partie or, il est de notoriété publique que Charles Konan Banny, Président de ladite commission, est une figure influente du RHDP union politique intégrant le RDR, parti au pouvoir. Ceci crée déjà la méfiance dans le camp adverse et freine la confiance sur laquelle devrait reposer l’action de réconcilier. Il aurait été plus judicieux de confier la direction de cette commission à une personnalité neutre dans le paysage politique ivoirien ou au moins de lui adjoindre une personnalité du clan adverse.

L’autre fait intriguant est que, hormis son Président, cette commission ne soit constituée que de membres de la société civile ivoirienne, avec des représentants issus des milieux traditionnels, religieux, mais aussi des différentes zones géographiques du pays.  Il apparait clairement que la classe politique n’y est pas représentée.

Ce procédé porte à croire que la Côte d’Ivoire sort d’une Guerre Civile essentiellement religieuse et ethnique. Alors qu’il n’en est rien. Le vrai problème réside dans les querelles politiques consécutives à la mort de Félix Houphouët Boigny, le premier président ivoirien. Sa succession a été un fiasco qui a entrainé le pays dans une succession de crises du fait de la haine viscérale que se vouaient les acteurs politiques de l’époque. La crise ivoirienne est donc purement politique. Dans ce contexte, il est difficile de résoudre la crise politique en n’impliquant que les victimes, c'est-à-dire la société civile en faisant fi des véritables belligérants qui sont en réalité les acteurs politiques? Ce faisant, la CDVR risque dans sa mission de déplacer le problème ou simplement le survoler sans oser le résoudre réellement.

La banalisation du transfèrement de l’ex-chef d’Etat

Le transfèrement de l’ex-chef de l’Etat ivoirien n’est pas fait non plus pour favoriser la réconciliation. En effet, le second tour de l’élection présidentielle de 2010 a montré la bipolarisation de la classe politique ivoirienne. Cet état de fait nous montre que l’ex-président Laurent GBAGBO est, à n’en point douter, le leader d’une grande frange de la population (45% des suffrages lors du second tour des élections générales de 2010 selon la Commission électorale indépendante (CEI)). Après le transfèrement de ce dernier à la Cour pénale Internationale (CPI), l’on attendait de la CDVR un plaidoyer pour sa non inculpation devant cette cour internationale ce qui aurait pu atténuer les tensions toujours vives qui  existent dans le pays. Contre toute attente, la CDVR a banalisé ce  transfèrement  lors d’un communiqué officiel datant du 08 décembre 2011, avançant comme raison que sa mission n’était pas de juger, ni de condamner ou d’amnistier mais d'amener tous les Ivoiriens, sans exclusive, à identifier les causes de leurs dissensions et mettre en lumière tous les cas de violation de droits de l’homme, et tout mettre en œuvre pour éviter que nous ne retombions dans les mêmes errements. Comment dialoguer quand on sait qu’un acteur clé de la crise, en l’occurrence le Président Gbagbo, est entre les mains de la justice internationale ? Sans toutefois s’opposer à ce que justice soit faite, la CDVR aurait dû plaider auprès du gouvernement ivoirien pour que celui-ci fasse preuve d’une humilité qui aurait pu être salvatrice. Ne dit-on pas que la paix n’a pas de prix ? De plus, voir que seul le président Gbagbo est transféré à la Haye donne le sentiment d’une justice de vainqueurs qui rappelle le cas des généraux d’Adolf Hitler à Nuremberg.

La justice des vainqueurs

Cette justice des vainqueurs se remarque au quotidien et pourtant la CDVR n’a mené aucune action concrète auprès du gouvernement pour un dégel des relations entre lui et le clan adverse. Cette situation ne fait qu’accentuer la méfiance qui existe déjà entre les différentes parties à la crise. Tous les acteurs de cette crise ont une responsabilité car les exactions sont partagées. Il serait donc mieux que tous bénéficient d’une amnistie à défaut de mettre en place une justice impartiale. Dans le cas contraire, la cohésion sociale ne sera jamais réellement reconstruite d’autant que les exactions des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) continuent et restent impunies. Les souffrances banalisées dans l’oubli associées à une tolérance excessive envers les amis du pouvoir entretiennent le fossé et un sentiment d’injustice flagrant.

Pour guérir un mal, il faut le traiter à la racine ainsi, la CDVR devrait mettre tout en œuvre pour éviter les pièges du Forum de réconciliation national de 2001 qui, ayant esquivé les problèmes de fond, a débouché sur la rébellion de 2002.
La CDVR gagnerait alors à faire le bon diagnostic pour trouver le remède adéquat afin que les Ivoiriens puissent se retrouver sans haine ni rancune. Il y va de notre survie à tous ; il y va la pérennité de la Côte d’Ivoire.


Par Aquilas YAO, étudiant libéral ivoirien (ELI) au sein d'Audace Institut Afrique.


Source: AUDACE AFRIQUE.NET

jeudi, 19 janvier 2012

JERRY RAWLINGS HAUSSE A NOUVEAU LE TON: «GBAGBO A LA HAYE? UNE HUMILIATION POUR L’AFRIQUE!»



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Tout feu tout flamme. Ancien président ghanéen et Haut représentant de l'Union africaine pour la Somalie, Jerry Rawlings a tenu, à l'occasion d'un discours prononcé lors de la sixième session ordinaire du Parlement panafricain, lundi dernier à Addis-Abeba (Ethiopie), à dénoncer l'incapacité du continent à prévenir les excès sponsorisés par certains membres de la communauté internationale, notamment en Libye et en Côte d'Ivoire. Il s'est une fois de plus insurgé contre le transfèrement du président Laurent Gbagbo à La Haye. Larges extraits de son discours.

L'Afrique n'a pas réussi à empêcher les excès en Libye et en Côte d'Ivoire...

«L'Afrique a au cours des douze derniers mois connu des bouleversements politiques considérables. Et l'action ou l'inaction de l'Union africaine et de ses divers organes ont amené certains à remettre en question l'avenir de cette institution créée avec les plus nobles intentions. De la Tunisie à travers l'Egypte à la Libye et même en Côte d'Ivoire, il y avait des mouvements politiques de nature différente qui remettaient en question la capacité de l'institution à engendrer l'unité africaine, la paix et le développement. Bien que la majorité d'entre nous ont été ravis de la volonté des peuples à prendre leur destin en main, nous avons été pris de court par l'échec du continent à empêcher les excès dans des pays comme la Libye et la Côte d'Ivoire. Notre déroute collective doit être corrigée de toute urgence et avec détermination afin que le sang et le labeur de ceux qui ont sacrifié leur vie à rechercher le changement ne soient pas gaspillés».

Gbagbo à La Haye ? C'est humiliant...

«Il est tout simplement humiliant qu'en ce 21ème siècle, notre continent conduise certains de ses dirigeants à La Haye comme on conduit l'agneau à l'abattoir, alors que nous sommes censés avoir la capacité de rendre notre propre justice. Nous devons laisser La Haye à ceux qui ne peuvent pas contrôler leur destinée. Si les Libyens étaient justifiés à renverser le régime de Kadhafi dans leur quête de liberté et de justice, alors pourquoi ne peuvent-ils pas rendre leur propre justice?

Si les Ivoiriens sont vraiment en quête de paix et de réconciliation, dans le cadre d'un processus convenu par les deux factions de Ouattara et Gbagbo, pourquoi alors envoyer à la CPI un ancien dirigeant qui, en dépit de ses défauts, a accompli son devoir envers son pays ?»

Dire non à «une nouvelle forme de colonialisme»

«Nous avons et avons eu des dirigeants défaillants mais nous avons assez de dirigeants bons et progressistes, qui ne peuvent réussir que si des institutions comme le Parlement panafricain et les parlements nationaux leur montrent la voie et leur accordent leur soutien.

Le temps est venu de cesser d'être des observateurs, et de devenir de véritables acteurs dans les dynamiques de changement du continent. Le danger est devant nous. Nous ne devons pas permettre à une nouvelle forme de colonialisme d'engloutir notre continent et de nous transformer en marionnettes de la communauté internationale. Conjuguons nos efforts en prenant une position ferme contre cette menace imminente.»

Les immigrants africains victimes de trafics d'organes en Egypte...

«Nous devrions être particulièrement préoccupés par la situation en Egypte où la douleur et l'agonie que le peuple a endurées à la place Tahrir et dans d'autres villes se répète quelques mois après. Il est évident que la machine très oppressante que la révolution cherchait à supplanter a de nouveau émergé et sous le prétexte de la sécurité nationale, les Egyptiens ordinaires sont de nouveau confrontés à des assauts et des brutalités rappellent ce qui s'est passé en janvier et février de l'année dernière (...). Pendant combien de temps allons-nous être des observateurs silencieux ? Et pourtant, les révolutions menées par des populations désarmées civiles en Tunisie et en Egypte avaient donné au monde l'espoir que la liberté et la justice allaient enfin triompher. (...) Il y a quelques mois, le projet Freedom CNN a publié un exposé sur l'enlèvement cruel et l'extraction des organes vitaux des immigrants illégaux qui tentent de passer à travers l'Egypte en Israël. Les passeurs bédouins auraient arraché des parties de leurs corps alors que les immigrants étaient encore vivants. Les immigrants sont réduits en esclavage, torturés et ceux qui ne peuvent pas se permettre de payer des sommes énormes à ces contrebandiers font face à la sanction ultime d'une mort déshumanisante à travers le prélèvement d'organes ! Et l'Afrique est muette ?»


Traduit par Benjamin Silué


Source: LE NOUVEAU COURRIER

ENQUETE - PROSTITUTION EN LIGNE: QUAND L'INDUSTRIE DU SEXE SEVIT SUR INTERNET


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Une prostituée de rue

L’une des découvertes les plus fascinantes du millénaire reste, l’Internet, à partir duquel le monde n’est plus qu’un village planétaire. Pourtant, ce qui a suscité autrefois autant d’espoir à sa création, est en passe de devenir un couteau à double tranchant dans son utilisation. Via Internet, on gruge, on arnaque, on vole et on se «vend». 

Présentation

Moyen de communication par excellence, l’Internet sert aussi à se faire des amis (es). Ainsi, des sites ont été conçus dans ce sens pour faciliter les rencontres entre individus. A cet effet, des sites de tout genre existent pour les célibataires, les gays, les lesbiennes, etc…Si certains sont gratuits d’autres cependant, sont payants. Entre autres sites, nous pouvons citer, ‘’Easyflirt’’ qui est un site de rencontre avec chat et webcam. ‘’Easyflirt’’ revendique 27 millions de célibataires qui lui font confiance pour rencontrer le grand amour. ‘’Meetic’’, est le site de rencontre classé n°1 en Europe avec le plus de célibataires inscrits, où il y a plus de chances de faire une belle rencontre’’, lit-on sur le site. C’est un site de rencontres 100% gratuit. ‘’Badoo.com’’, ‘’123love.com’’ et ‘’Babel.com’’ qui sont aussi des sites de rencontres, permettent de dialoguer avec des célibataires près de chez vous. C'est gratuit et sans abonnement. Il existe plusieurs sites de rencontres cependant sur Internet, pour le bonheur de leurs adeptes. 

Manifestations

« J’ai besoin d’argent, aidez-moi », « recherche homme pour relation sérieuse », « toi, homme de 40-50 ans, je te fais la totale à trente mille francs CFA. Je fais tout, sans discussion », « bonsoir, je me nomme coup de coeur, j’ai des amies femmes d’affaires qui payent de cinquante à cent mille francs et plus après rapports protégés et discrets. Veuillez me contacter pour une réservation au numéro suivant (…) », « vous me donnez cinq mille et on fait ça chez moi à domicile ». Ce sont les phrases qu’on lit sur les profils des abonnés ou visiteurs des sites de rencontres sur le net. Les motivations d’un site de rencontres à un autre sont diversifiées. Certains y vont pour des opportunités d’affaires, d’autres pour se faire des amis (es), mais la grande majorité y va pour assouvir un quelconque désir sexuel ou pour satisfaire sa libido. Les femmes et les hommes sont tous logés à la même enseigne. Vous vous inscrivez sur un site de rencontres avec un pseudo ou votre propre nom- c’est selon- puis ensuite, vous avez la possibilité d’échanger avec des milliers d’individus. Pour la plupart du temps, il n’y a aucun sujet tabou. Au bout de quelques minutes, vous vous en sortez avec des numéros de vos correspondants virtuels. Si vous poussez l’accès un peu plus loin, vous avez la possibilité le même soir, de coucher cette dernière dans votre lit. Parce que quand certaines feignent de faire les saintes nitouches, d’autres par contre ouvrent de prime à bord, les hostilités. Plus besoin de se faire prier, car l’adage le dit, « les oiseaux de même plumage volent ensemble». 

Tout le monde s’y adonne…

Après la destruction de certains sites reconnus pour être des nids de promotion de la prostitution ou des lupanars dans le district d’Abidjan, les jeunes filles déscolarisées ou non ont recours à la toile. De la prostitution de quartier, elles sont passées à une autre forme de prostitution de luxe : la prostitution sur Internet. Elles n’hésitent plus à mettre le grappin sur des hommes férus de sensation forte et adeptes de lubricité. Il est souvent loisible de voir des femmes de plus de 40 ans se connecter pour rechercher une partenaire plus ou moins jeune pour des rapports sexuels à trois ou quatre. Sur les différents sites de rencontres, les relations contre nature se répandent comme des champignons au grand dam de la morale. Normal, sur Internet, on affectionne la démesure et sans restriction. Des homosexuels ou lesbiennes ou encore des bisexuels font de ces espaces-rencontres sur Internet leurs choux gras. Sur Internet, il n’y a pas d’âge et tout le monde est à la recherche d’émotions et de plaisir. La plupart des filles qui s’adonnent à cette activité viennent de Yopougon, Riviera Palmeraie, Marcory, Koumassi, Zone 4 et Port-Bouët.


Réalisée par Patrick Krou, in le quotidien ivoirien "L'Intelligent d'Abidjan".


Source: ABIDJAN DIRECT.NET