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mercredi, 14 décembre 2011

LES VRAIES RAISONS DE L'ASSASSINAT DU GUIDE LIBYEN MOUAMMAR KADHAFI



 

Le projet RASCOM 1 pour la couverture satellitaire de toute l'Afrique et le Fonds Monétaire Africain (42 milliards de dollar contre 25 milliards de dollar pour le grand FMI) devant booster le développement de notre continent, sont à la base de l'assassinat lâche du Guide libyen par l'OTAN et les puissances occidentales. Vidéo.


Que DIEU délivre l'Afrique!

LES AVOCATS DE LAURENT GBAGBO ECRIVENT A LA CPI

 

 

Les avocats du président Laurent Gbagbo, Me Lucie Bourthoumieux, Me Roland Dumas, Me Jacques Vergès et Me Marcel Ceccaldi écrivent à la CPI pour exiger la prise en compte de la période 2002-2011 pour la conduite des enquêtes de crimes contre l'humanité et crimes de guerre en Côte d'Ivoire demandées par Alassane Ouattara.


Bientôt, la trappe se refermera sur son concepteur!


DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

mardi, 13 décembre 2011

MARE NOSTRUM: LE LAC DE L'OTAN

 

L’OTAN veut faire de la Méditerranée une mer intérieure semblable à la « Mare Nostrum » des romains. L’OTAN est le bras armé des Etats Unis, les autres alliés ne sont que des faire-valoir, la Grande Bretagne et la France en sont les serviteurs les plus zélés. On a vu comment ils ont rapidement reconnu le gouvernement fantoche libyen équipé et formé par leurs soins et comment actuellement ils tentent la même chose en Syrie.

Le détroit d’Ormuz est un passage crucial pour le pétrole exporté vers l’Asie, 16 millions de barils par jour. Et Bab el-Mandeb, entre la Corne de l’Afrique et le Moyen-Orient est le lien stratégique entre la Méditerranée et l’Océan Indien, avec un débit de 4 millions de barils par jour.

Couper l’accès de la méditerranée à la Russie et compliquer les approvisionnements de la Chine en pétrole sont les priorités de Washington. Et pour établir un contrôle de la frontière méridionale de la Russie, il faut déstabiliser la Syrie, afin d’y implanter un gouvernement ami. Pour la Russie, l’intervention occidentale en Syrie est totalement inacceptable. La seule base navale russe en Méditerranée orientale est le port syrien de Tartous. En outre, le complexe militaro-industriel russe perdait l’approvisionnement de ses clients syriens et de ses alliés, ainsi que tous accès au marché méditerranéen. Les navires russes seraient obligés de faire de grands détours pour échapper au contrôle américain.

La Russie sait que si le modèle libyen est reproduit en Syrie, la Méditerranée deviendra le lac OTAN. Maintenant que Kadhafi est hors d’état de nuire, il était un des rares à s’opposer à l’expansion de l’AFRICOM (U.S. Africa Command), les seuls pays encore récalcitrants dans la région sont : le Liban, l’Érythrée, le Soudan et l’Iran. Moscou sait aussi que le Grand Moyen-Orient de conception US va de la Mauritanie au Kazakhstan.

L’OTAN continue d’étendre ses frontières aux portes de la Russie, quiconque regarde une carte comprend immédiatement le but du développement des bases américaines et de l’OTAN, l’encerclement de la Russie et de l’Iran, et le projet de couper les routes de la Chine. L’expansion de la défense antimissile en Europe de l’Est et en Turquie en est une nouvelle preuve.

Jusqu’où ira le jusqu’au boutisme occidental, toujours plus loin dans la fuite en avant, dans la folie de tout contrôler. Déjà le pentagone a vu d’un mauvais œil la naissance du BRICS (Brésil-Russie-Inde-Chine-Afrique du Sud), mais il est surtout agacé par l’Organisation de Coopération de Shanghai élargie (OCS), qui devient un bloc économique, mais aussi militaire.

L’Amérique du Sud, après des siècles de domination américaine, est en train de s’émanciper, mais Chavez n’est pas dupe, et il rapatrie l’or et les avoirs de son pays qui sont dans les banques européennes et américaines, car il sait que tôt ou tard, l’Empire frappera. L’ingérence permanente des puissances occidentales dans les affaires des autres pays est une menace pour la paix. On crée des terroristes, des menaces, des dictateurs sanguinaires, bref des épouvantails. On oublie trop facilement qu’au Moyen Orient le seul pays qui a développé des bombes atomiques sans aucun contrôle et qui bafoue tous les jours les droits de l’homme, c’est Israël. Et le seul pays qui a testé ses bombes atomiques grandeur nature sur des populations civiles, c’est le pays de la démocratie et de la liberté : les Etats-Unis d’Amérique !

 

Robert Gil


Article original sur Conscience Citoyenne Responsable

http://2ccr.unblog.fr/2011/12/12/mare-nostrum-le-lac-de-l...


Source: AGORA VOX

lundi, 12 décembre 2011

PARTICIPATION AUX LEGISLATIVES : LE REGIME OUATTARA SE PREPARE A PUBLIER DE FAUX CHIFFRES (FPI EN EXIL)

 


ASSOA ADOU.jpg

Le 11 décembre 2011, les électeurs ivoiriens ont été appelés aux urnes pour les élections législatives de 2011. Le Front Populaire Ivoirien avait appelé au boycott de ces élections pour, protester contre le coup d'état de la France du 11 avril 2011 ayant installé au pouvoir le vaincu du deuxième tour des élections présidentielles, protester contre la déportation à la CPI du Président Légitime et légal de la Côte d'Ivoire et enfin pour dénoncer l'inexistence de conditions politiques, sécuritaires et techniques minimales pour la tenue d'une élection transparente, inclusive, consensuelle et véritablement démocratique en Côte d'Ivoire.

Au soir de ces élections, nous faisons le constat suivant :

1. Le taux de participation dans les différents bureaux de vote varie entre 5 et 20%.

2. Contre toute attente, la proclamation des résultats est suspendue et reportée.

3. Le pouvoir OUATTARA tente de minimiser sa défaite par anticipation en cherchant à atteindre le taux de participation des élections législatives de 2000.

4. Le mot d'ordre du boycott pacifique lancé par le FPI a été largement suivi par les ivoiriens et la presse étrangère s'en est fait l'écho tout au long de la journée électorale.

5. L'appel lancé par M. OUATTARA, toujours Président du RDR, parti en compétition, en dehors de la campagne électorale, le jour même des élections, appel manifestement illégal, est resté sans effet.

Pour rappel :

En 2000, le taux de participation aux élections présidentielles était de 37.4%. L'appel au boycott des élections législatives en 2000 par le RDR a eu peu d'effet sur le taux de participation qui a légèrement baissé d'environ 4 points, passant de 37.4% aux élections présidentielles à 33.1% aux élections législatives.

En 2010, le taux de participation aux élections présidentielles inclusives était de 81.1%. Si ces élections législatives avaient été acceptées par les ivoiriens, le taux de participation aurait certainement baissé dans les proportions similaires qu'en 2000, soit de 4 points et serait autour de 77% .

 

Au vu du constat et du rappel, nous pouvons tirer les conclusions suivantes :

1. Le vrai vainqueur des élections présidentielles et législatives est le Président Laurent GBAGBO, son parti et ses alliés.

2. M. Alassane OUATTARA vient de subir une défaite cuisante aux législatives confirmant sa défaite aux élections présidentielles.

3. La suspension de la proclamation des résultats permettra assurément de transformer cette défaite  dans les urnes, en victoire pour la presse et l'opinion internationale en faisant annoncer de faux chiffres proches du taux de participation des législatives de 2000 par le même Youssouf BAKAYOKO et s'assurer de la certification de l'ONUCI, comme aux élections présidentielles de 2010.

 

Nous tenons à féliciter vivement la direction du FPI et ses alliés du CNRD, les militants et le peuple de Côte d'Ivoire qui viennent de désavouer pacifiquement et de manière très claire, le coup d'état de la France et le pouvoir ethno génocidaire qui sévit en Côte d'Ivoire depuis le 11 avril 2011.

Nous invitons les militants à rester mobilisés pour restaurer nécessairement la démocratie et l'Etat de droit dans notre pays.

Nous demandons la libération immédiate de Laurent Gbagbo, Président légitime et légal de la Côte d'Ivoire, et de tous les prisonniers politiques, pour une réconciliation inclusive autour de la démocratie et de l'Etat de droit.


Dr Assoa Adou

Président et porte parole de la coordination du Fpi en exil.

 

Source: NOUVEAU COURRIER.INFO

LEGISLATIVES IVOIRIENNES 2011: LE DESERT ELECTORAL

 

BUREAU DE VOTE BOUAKE.jpg
Bureau de vote cherche électeurs à Bouaké. Impensable!

Ci-dessous, les dépêches de l'Agence ivoirienne de presse - pro-Ouattara, on ne nous accusera donc pas de traitement partisan -, témoins du désert électoral NATIONAL des législatives (jusque même dans les zones favorables au RDR et au PDCI) organisées par Alassane Ouattara (100% de représentants à la CEI, qui n'est donc plus du tout indépendante !). Le monde entier sait désormais où se trouve la majorité et qui a gagné la présidentielle de 2010 !

 

Législatives 2011 : Vote au compte-gouttes à Odienné

Date : 11/12/2011 | 14:07 - AIP

A l'exception des lieux de vote du Centre social et du Hall d'information où il y a eu une relative affluence, le scrutin à Odienné se fait au compte-gouttes, dans le calme et la sérénité, a constaté l'AIP en faisant le tour de certains lieux de vote. Une heure après l'ouverture du vote qui s'est faite entre 7h et 7 h 30, les bureaux n'avaient enregistré qu'une dizaine de votes, selon les agents électoraux interrogés. L'on explique cette faible affluence de la première heure par le froid assez rude de l'harmattan qui a dû maintenir les électeurs à la maison. Dimanche étant également le jour du marché hebdomadaire d'Odienné, les électeurs, notamment les femmes sont attelés à s'approvisionner en vivres pour la semaine.


Législatives 2011 : Taux de participation très faible à Issia

Date : 11/12/2011 | 19:27 - AIP

Les législatives dans le département d'Issia, auxquelles s'affrontent quatre listes sur 13 enregistrées au niveau de la commission électrale indépendante(Cei), à mi-journée, laissaient entrevoir un taux de participation assez faible, notamment en zone rurale. Dans les bureaux de vote de l'école municipale, l'on a enregistré, à cette mi-journée, 25 votants pour 700 inscrits et 89 votants pour 384 dans les deux premiers bureaux de vote. Idem en campagne. En effet, sur quatre villages visités, Ouandia, Korékipra, Pézoan, Mimia, l'on a dénombré 44 votants pour 2600 inscrits. Cette faible participation, explique-t-on, serait la résultante d'une vaste campagne effectuée par une certaine classe politique en faveur de l'abstention.


Scrutin timide à Korhogo, les électeurs se font désirer

Date : 11/12/2011 | 19:19 - AIP

Les populations ont voté leurs députés, ce dimanche, à Korhogo, dans le calme, avec une faible affluence devant les bureaux de vote, constat fait notamment aux groupes scolaires Gbon Coulibaly, Ouezzin Coulibaly, et au niveau des établissements Jean Delafosse, Nanguin et Nanlo Bamba.Leurs présidents des bureaux de vote ont fait remarquer de façon unanime qu'aucune file d'attente ne s'est constituée devant les différents bureaux de vote, depuis le début du scrutin, confirmant le taux de participation estimé à moins de 30% aux environs de 14H00 GMT. «Il y a une faible affluence, les électeurs viennent à compte- goutte », ont déclaré des agents électoraux qui attendaient patiemment les électeurs, qui se font désirer.


Scrutin législatif: Les bureaux de vote se ferment, la faible affluence confirmée à San Pedro

Date : 11/12/2011 | 19:17 - AIP

Les bureaux de vote pour les élections législatives ont fermé leurs portes, ce dimanche, à 18H précises, la faible affluence constatée, à la mi-journée, se confirmait à la fermeture du scrutin, avant le décompte des voix et la proclamation des résultats. Au lieu de vote Claire Ange, au quartier Lac, sur 304 inscrits sur les listings du bureau de vote (BV) n°2, seulement 41 se sont déplacés pour exprimer leur devoir de citoyen. Selon le président de ce bureau de vote, Félicien Krégbé Deza, sur les 41 votants, il y a eu 37 suffrages exprimés pour quatre bulletins nuls. Quatre candidats, du PDCI, de l'UDPCI, du RDR et un indépendant, briguent les deux postes de député à San Pedro commune.


Elections législatives /San-Pédro: Les lieux de vote demeurent désespérément vides à la mi-journée

Date : 11/12/2011 | 14:14 - AIP

Les lieux de vote pour le scrutin législatif demeurent désespérément vides, ce dimanche, à la mi-journée, à San Pedro, les bureaux de vote attendant indéfiniment les électeurs sans que ceux-ci ne s'y précipitent .La moyenne générale de votants dans chaque bureau de vote oscillerait, à la mi-journée, entre 20 et 40 votants, selon que l'on se trouve dans les quartiers résidentiels Lac et Cité ou au populeux quartier de Bardot ou encore au quartier JB, à la périphérie de la ville portuaire.Dans les lieux de vote Claire Ange au Lac et Poro à la Cité, les électeurs ne semblent pas se bousculer pour aller exprimer leur vote, aucune file d'attente n'était visible. Tableau à n'en pas réjouir, cela était inimaginable lors de la présidentielle passée.


Scrutin législatif : les bureaux de vote ouverts à 7h à San Pedro sans affluence

Date : 11/12/2011 | 10:07 - AIP

L'opération de vote pour les élections législative a effectivement débuté, dimanche, dans les différents bureaux de vote de la commune de San Pedro à 7h, mais contrairement à la présidentielle, l'affluence n'était pas encore au rendez-vous. "La moyenne de votants oscille autour de quatre électeurs", a déclaré, M. Christophe Dago superviseur du lieu de vote, Claire Ange, Dago, avec ses trois bureaux de vote qui ont ouvert à 7h précises comme le stipulent les textes, a-t-il ajouté. Selon lui, cette situation pourrait s'expliquer par le fait que c'est dimanche et que les gens se sont rendus dans les différents lieux de culte d'abord, avant de venir accomplir leur devoir de vote.


Côte d'Ivoire/législatives : la société civile peine à se déployer sur le terrain faute de moyens

Date : 11/12/2011 | 10:05 - Xinhua

Le président de la Coalition de la société civile pour la paix et le développement démocratique de Côte d'Ivoire (COSOPCI) Wodjo Fini Traoré a indiqué vendredi soir à Abidjan que la société civile ivoirienne a de la peine à se déployer sur le terrain relativement à l'observation du scrutin législatif faute de moyens. Selon M. Traoré qui intervenait lors d'une rencontre avec le Représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU en Côte d'Ivoire Albert Koenders, l'insuffisance des ressources financières ne permet pas aux acteurs nationaux de la société civile d'envoyer un nombre conséquent de représentants dans les nombreux bureaux et lieux de vote durant ce scrutin "important".


Manifestation de soutien à Laurent Gbagbo devant la CPI à La Haye

Date : 11/12/2011 | 09:58 - AFP

Plusieurs centaines de partisans (là où il y en avait des milliers, Ndlr) de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l'humanité commis lors des violences post-électorales fin 2010-début 2011, étaient rassemblés samedi devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, a constaté une journaliste de l'AFP."Nous sommes ici pour manifester notre soutien au président Gbagbo", a déclaré à l'AFP Seri Zokou, l'un des organisateurs du rassemblement, avocat à Bruxelles et membre de l'équipe de défense de l'ex-chef d'Etat.Les manifestants, venus principalement de France, étaient rassemblés autour d'un podium installé dans la rue longeant la CPI où la circulation avait été coupée par la police néerlandaise.

SORTIE TRES CAUSTIQUE DE CALIXTHE BEYALA AU SUJET DU TRANSFEREMENT DE LAURENT GBAGBO A LA HAYE



CALIXTHE BEYALA 2.jpg

Aïe, aïe, aïe!!! Elle n'y est pas allée du dos de la cuillère! Très caustique, trop caustique mais pas du tout faux.

 

Mais qui donc conseille si mal Ouattara ? Quel imbécile, quel idiot, quel sot lui a demandé d'envoyer Laurent Gbagbo à la CPI ?

L'autre nom de l'erreur est l'aveuglement provoqué par la haine ; oui la haine qui nous fait faire n'importe quoi d'insensé, n'importe quoi de fou, de débile, de stupide. Oui du grand n'importe quoi qui fait sourire les fous eux-mêmes.

C'est ainsi que l'on peut qualifier Ouattara aujourd'hui, sans l'ombre d'un doute. Un insensé. Un malade mental. Un déglingué de la cervelle, car il faut cumuler toutes ces tares pour avoir un comportement tel que celui de cet homme qui veut conduire la destinée du peuple ivoirien.

En voulant se débarrasser de LG, en s'acharnant à le faire oublier, à le bannir, Ouattara a cru qu'en l'envoyant devant la CPI, cet acte le libèrerait de son rival politique et peut-être le grandirait, mais aux yeux de qui ? Pensait-il que ce faisant, les Ivoiriens l'aimeraient ? Que le monde entier l'applaudirait ?

Tout au contraire ! Que c'est cocasse ! Que c'est drôle si ce n'était point si triste ! Ouattara est devenu la risée de l'univers. Il est sans nul doute, l'homme politique le plus stupide que terre humaine ait connu ! Quelle imbécillité que de donner une telle visibilité à son adversaire ? Quelle ânerie que de lui offrir sur un plateau d'argent une telle tribune.

Eh, oui !

Voila LG en Emile ZOLA accusant à juste titre la France ! Voilà LG en grand dénonciateur des manigances mortifères de la France Afrique ! Voila LG en justiticant hurlant aux vents les meurtres de Ouattara et tout le monde l'écoute... et tous reconnaissent qu'il a raison... Il y a de quoi avoir honte. Oui, il y a de quoi avoir honte pour ses adversaires.

Eh oui !

Voilà LG en grand défenseur du continent Africain, tout debout seul devant une horde de sauvages, d'hommes malhonnêtes, d'esclavagistes ! Et l'Ivoirien accuse au nom de la Côte d'Ivoire, sa CI natale et aimée ! Et l'Ivoirien accuse au nom de l'Afrique spoliée ! Il Accuse au nom des peuples d'Afrique piétinés et écrasés ! Oui, LG accuse au nom du passé, du présent est de l'avenir.

Je ne voulais pas de cette injustice dont il a été victime... Mais aujourd'hui, force est de constater qu'il est de ces hommes faits pour l'Histoire et dont leur propre destin ne leur appartienne pas, que Laurent Gbagbo bâtit l'Histoire, qu'il fait l'avenir sans l'avoir voulu, car il en est ainsi de certains d'entre nous qui, malgré eux, sont des agneaux sacrificiels pour que le devenir des peuples change... et peut-être s'améliore.

Je puis affirmer que dans un futur proche, le nom de Laurent Gbagbo s'affichera sur les frontons des écoles, des gymnases, des salles de classes... Que ce nom de l'histoire africaine sera le nom des rues, des avenues, des bâtisses prestigieuses du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest du Continent Africain. Quant au nom de Ouattara, il fera sursauter les futurs générations d'horreurs, soulèvera des hoquets nauséeux. Quelle idée stupide ! Oui, mais il n'y avait rien de bon à attendre d'un humain qui a appelé des étrangers à tuer son peuple, des milliers d'Ivoiriens pour s'emparer du pouvoir.

 

Calixte Beyala, écrivaine franco-camerounaise.

dimanche, 11 décembre 2011

APRES SON TRANSFEREMENT A LA CPI, GBAGBO: SA NOUVELLE VIE A LA HAYE - VOICI LE DOCUMENT QUI CLARIFIE TOUT

 

UNE N° 4058 L'INTER.jpg

L'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo s'est adapté à son nouvel environnement carcéral. Transféré à la Cour Pénale Internationale (CPI) le 30 novembre dernier, il n'a pas mis assez de temps pour se familiariser au mode de vie de la prison hollandaise de Scheveningen, le centre pénitentiaire situé dans les faubourgs de La Haye qui héberge les détenus de la CPI, du TPIY (Tribunal Pénal International pour la Yougoslavie) et du TSSL (Tribunal Spécial pour la Sierra-Leone). Passé le «choc» émotionnel de ce voyage-éclair en Hollande, comme l'a expliqué son avocat Maître Emmanuel Altit, Laurent Gbagbo réapprend à vivre une vie «normale».

En effet, lors de sa première audition par les juges de la Cour, lors de l'audience de comparution qui s'est déroulée le lundi 05 décembre dernier, le prisonnier le plus célèbre de toute l'histoire de la Côte d'Ivoire a révélé lui-même qu'il était satisfait des conditions de détention à La Haye. Comparativement à son assignation à résidence à Korhogo, où il s'est plaint de n'avoir «pas vu le soleil» assez souvent ; et aussi de ne pas pouvoir se promener dans la cour de «sa villa» ou de faire des exercices physiques.


Au pénitencier de Scheveningen, Laurent Gbagbo dispose d'espace pour se mouvoir et d'installations pour entretenir sa forme physique, morale, intellectuelle et spirituelle. Selon une note interne de la CPI intitulée «Comprendre la Cour Pénale Internationale», l'emploi du temps quotidien du quartier pénitentiaire permet à l'ancien chef de l'État ivoirien d'effectuer une promenade dans la cour de l'établissement (en plein air avec vue sur le ciel), de faire des exercices, de participer à des activités manuelles, de s'adonner à des activités sportives et de loisirs, etc. La prison dispose en effet en son sein, d'un court de tennis, d'un terrain de basket-ball et d'une salle de jeu baby-foot.


Laurent Gbagbo bénéficie également d'un suivi médical régulier, comme il l'a fait savoir déjà à sa première audience. Il a été soumis dès son arrivée à La Haye à des examens médicaux complets, et des soins de santé appropriés lui sont administrés pour calmer ses arthrites et ses douleurs articulaires et musculaires, notamment à l'épaule et aux poignets. En outre, Laurent Gbagbo loge dans une cellule individuelle de 10 mètres carrés équipée de chauffage (pour faire face au froid de l'hiver) et d'appareil pour le conditionnement de l'air (en temps de chaleur, par exemple en été). L'ex-numéro un ivoirien dort dans un lit monoplace en fer, et sa «chambre» dispose d'une salle d'eau (douche et toilette), d'un lavabo, d'une petite cuisine pour confectionner ses repas personnels - s'il ne veut pas manger la nourriture servie par l'établissement. Dans ce cas, il peut lui être affecté à sa demande, les services d'un cuisinier.


Télé, ordi, bibliothèque... et droit de visite !


La cellule individuelle de l'ex-chef de l'État dispose également de meubles de rangement, d'une chaise et d'une table de travail sur laquelle est posé un ordinateur multimédia. Selon ses communicants en Europe, Gbagbo a même droit à Internet, et ses sympathisants piaffent déjà d'impatience de le voir sur Facebook ! Cet équipement informatique personnalisé est la propriété «privée» du président Laurent Gbagbo, afin de lui permettre de travailler sur son dossier. Il a même droit à des cours d'informatique accélérés s'il le souhaite. Son ordinateur est connecté à un ordinateur spécifique de la Cour auquel seul son conseil, en l'occurrence son avocat Me Emmanuel Altit (il est pour l'instant l'un des seuls avocats de Gbagbo inscrit au Barreau de la CPI) peut accéder. Son conseil juridique peut ainsi lui communiquer ou transférer des informations liées à l'affaire, et l'ancien chef de l'État ivoirien peut faire ses observations et commentaires avant de les retourner à son ou ses avocat(s). Mais ce qui «réjouit» le plus Laurent Gbagbo en ce moment, c'est la bibliothèque de la prison.


De sources proches de ses conseils juridiques, l'ancien chef de l'État ivoirien passe le maximum de son temps dans la salle de lecture, où il peut compulser les journaux, magazines et livres rangés sur les étagères. Gbagbo a même déjà passé commande auprès de ses avocats, de livres qu'il souhaiterait lire... Toujours à la bibliothèque, il peut regarder la télé et s'informer sur la marche du monde, voire de son pays la Côte d'Ivoire. A La Haye, Laurent Gbagbo n'est pas «orphelin» comme il l'a été pendant les huit (08) mois de détention à Korhogo. Où il n'avait comme seul «compagnon» de résidence, que son médecin personnel, Dr Blé Christophe ; et de temps à autre, des visites de ses avocats. Depuis qu'il est arrivé au centre pénitentiaire de Scheveningen, l'ancien chef de l'État ivoirien a déjà reçu à quatre reprises, la visite de son conseil juridique attitré. Me Emmanuel Altit l'a rencontré pour la première fois au lendemain de son arrivée à la CPI, le jeudi 1er décembre. Ensuite le samedi 03 décembre pour préparer l'audience du lundi 5 décembre, puis dans la matinée de ce lundi, avant sa comparution devant les juges, et le lendemain de cette audition, c'est-à-dire le mardi 06 décembre. Gbagbo a aussi droit à la visite hebdomadaire d'un ministre de culte ou d'un conseiller spirituel.

Sur la liste de ses visiteurs, hormis ses avocats qui ont un droit de visite quasi-quotidienne, l'ancien chef de l'État ivoirien peut aussi recevoir des membres de sa famille biologique, les représentants de l'ambassade de la Côte d'Ivoire au Pays-Bas ou tous ses compatriotes qui en font la demande (dans les deux derniers cas cités, leurs requêtes sont soumises à un examen très minutieux du Greffe de la Cour). Déjà, sa fille Marie-Antoinette Singleton qui vit aux États-Unis d'Amérique est la première de ses enfants à avoir contacté, par le biais de son avocat, la CPI à l'effet d'aller rendre visite à son père. De bonne source, la procédure est très bien engagée, et la jeune dame qui n'a pas vu son ex-président de père depuis plus de deux ans, pourrait étreindre Laurent Gbagbo dans les prochains jours et semaines, à La Haye. Selon les premières informations en notre possession sur le séjour de Gbagbo à la CPI, l'ex-chef de l'État qui était un couche-tard quand il était en fonction, a radicalement changé ses habitudes. Laurent Gbagbo se met au lit vers 22H30 après sa méditation du soir, et se lève très tôt, à 5H du matin, nous dit-on, pour faire une introspection et effectuer sa première prière du jour.

Anassé Anassé

 

Source: L'INTER

«POUTINE ET RUSSIE UNIE SONT ALLES TROP LOIN» - SARKOZY, SORS LES MIRAGES, LES BOMBARDEMENTS PEUVENT COMMENCER!


Entre 50 000 et 80 000 personnes ont défilé dans la capitale samedi, pour contester les résultats des législatives, après une semaine de manifestations inédites.

Entre 50 000 et 80 000 personnes ont défilé dans la capitale samedi, pour contester les résultats des législatives, après une semaine de manifestations inédites. AP/Mikhial Metzel


C'est le point d'orgue d'une semaine de manifestations en Russie. Mobilisés contre le résultat des législatives du 4 décembre, remportées par le parti "Russie unie" mais entachées de fraudes, des dizaines de milliers d'opposants au premier ministre Vladimir Poutine se sont rassemblés, samedi 10 décembre, à Moscou et en province.


>> Lire l'éclairage de notre correspondante : "Le régime russe a des raisons de s'inquiéter"

Malgré les intimidations du gouvernement (les débordements seront réprimés "par tous les moyens légitimes" a prévenu jeudi Vladimir Poutine), des dizaines de milliers de personnes se sont réunis à Moscou, pour dénoncer les résultats du scrutin. La police, citée par l'agence de presse Ria Novosti, a évalué le nombre des manifestants à 25 000. L'opposition, elle, avance des chiffres allant de 50 000 à 80 000 personnes. L'estimation semble plausible : la place Bolotnaïa, dans le centre de Moscou, où pouvaient se rassembler 30 000 personnes selon les autorités, était pleine au point que la foule débordait largement sur les ponts enjambant la Moskova, les quais et les esplanades adjacents.

"NOUS SOMMES LE PEUPLE !"

D'après Alexandre Billette, un des correspondants du Monde sur place, nombreux, parmi les protestataires, descendaient dans la rue pour la première fois. C'était le cas d'Igor Stepouchkine, un juriste de trente ans, venu manifester "pour que le Kremlin laisse l'opposition exister". "Pas question d'appeler à la révolution, a-t-il expliqué, mais Poutine et 'Russie Unie' sont allés trop loin dans la fraude et le monopole du pouvoir."

Dans la foule, des milliers de jeunes alertés via Facebook et vKontakte (réseau social très populaire en Russie) côtoyaient des personnes plus âgées.

Dans la foule, des milliers de jeunes alertés via Facebook et vKontakte (réseau social très populaire en Russie) côtoyaient des personnes plus âgées. AP/Mikhial Metzel


"Rendons au pays les élections !", "Exigeons un nouveau comptage des voix !", "La Russie sans Poutine !", pouvait-on lire sur les banderoles. A la tribune, se sont succédés des représentants de l'opposition, un mélange disparate allant de l'extrême gauche aux libéraux en passant par le mouvement nationaliste "Les Russes". "Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev ont fait une découverte très désagréable pour eux aujourd'hui. La Russie a un peuple", a déclaré Sergueï Mitrokhine, chef du parti libéral d'opposition Iabloko. "Nous sommes le peuple !", lui a répondu la foule.

Une lettre du blogueur Alexeï Navalny, condamné à quinze jours de prison après avoir manifesté le 5 décembre, a été également lu par les organisateurs du mouvement.

>> Lire : L'encombrante popularité du blogueur Alexei Navalny

Dans la foule, des milliers de jeunes alertés via Facebook et vKontakte (réseau social très populaire en Russie) côtoyaient des personnes plus âgées. Du jamais vu depuis la manifestation de 2001 contre le rachat par Gazprom de la chaîne de télévision privée NTV, symbole de la liberté d'expression des années 1990. A l'époque, 20 000 personnes s'étaient rassemblées place Pouchkine.

>> Lire : Contestation en Russie : le systême" se fissure

LE CENTRE VILLE DE MOSCOU BOUCLE

Le centre de la capitale était quadrillée par une concentration sans précédent de forces de l'ordre, avec des centaines de camions de policiers anti-émeutes et de fourgons cellulaires, de part et d'autre du Kremlin, aux accès de la Place Rouge, près du siège du FSB (ex-KGB) sur la place de la Loubianka, jusqu'à la Place Pouchkine et sur un pont franchissant la Moskova. Un hélicoptère survolait également le centre-ville à basse altitude.

Le centre de la capitale était cadrillée par une concentration sans précédent de forces de l'ordre.

Le centre de la capitale était cadrillée par une concentration sans précédent de forces de l'ordre. AFP/ANGREY SMIRNOV


Manifestants et forces de l'ordre se sont néanmoins fait face pacifiquement. "L'événement 'Pour des élections justes' s'est déroulé sans excès", notait pour sa part le site de la chaîne officielle d'information en continu Rossia 24, qui a ouvert l'édition de 19 heures de son journal sur le mouvement de protestation. Les jours précédent, l'antenne s'était abstenue d'évoquer les rassemblements de l'opposition.

À Saint-Pétersbourg, la police a évalué à 10 000 le nombre des protestataires, rassemblés en début d'après-midi, sur la place Pionnierskaïa dans le centre de l'ex-capitale impériale. Plus tôt dans la journée, des manifestations s'étaient également tenues dans les villes de l'Extrême-Orient du pays. "Annulez les résultats des élections!" et "Les falsificateurs en prison !", réclamaient environ 500 manifestants à Vladivostok, le port russe de la côte Pacifique, à sept fuseaux horaires de Moscou.

A Khabarovsk, une autre ville importante de la région, 400 personnes ont manifesté et environ 50 personnes ont été interpellées, selon un responsable du parti communiste. Des défilés, rassemblant entre des centaines et des milliers de personnes, ont également été signalées notamment à Blagovechtchensk, Tchita, Tomsk, Barnaoul, Orenbouret, Kemerovo et Oulan-Oudé (villes de Sibérie), de même qu'à Tcheliabinsk dans l'Oural.

Le meeting de l'opposition russe à Vladivostok, le 10 décembre.

Le meeting de l'opposition russe à Vladivostok, le 10 décembre. REUTERS/YURI MALTSEV


Pendant ce temps, le Journal officiel russe publiait, samedi, les résultats officiels des élections, confirmant la victoire du parti au pouvoir Russie unie avec 49,32 % des voix et une majorité absolue de 238 mandats sur 450 à la Douma (chambre basse).

>> Écouter la retrospective de notre correspondante : "En Russie, le face-à-face de l'opposition et du système Poutine"


Source: LE MONDE

vendredi, 09 décembre 2011

L'AGENCE CHINOISE DAGONG DEGRADE LA DETTE SOUVERAINE DE LA FRANCE – DES BANQUES NATIONALES PREPARERAIENT L’APRES-EURO


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LA DETTE SOUVERAINE DE LA FRANCE DEGRADEE PAR L'AGENCE CHINOISE DAGONG


L'agence de notation chinoise Dagong a annoncé jeudi qu'elle abaissait la note de la dette souveraine de la France de AA- à A+, en raison de la faiblesse de la croissance et d'un endettement public de plus en plus élevé. « En raison de problèmes structurels sur le plan intérieur, l'économie française fait preuve d'une moindre vitalité et sa compétitivité internationale continue à se dégrader. A moyen terme, la croissance restera faible », estime l'agence de notation chinoise, qui clame son indépendance vis-à-vis du gouvernement.

Agence de notation créée en 1994 au moment de la restructuration des entreprises d'Etat chinoises, Dagong Global Credit Rating s'est lancée ces dernières années dans l'évaluation des dettes souveraines, estimant que Moody's, Fitch et Standard & Poor's font la part trop belle à des critères comme la privatisation et la libéralisation des marchés au détriment de la capacité d'un pays à créer de la valeur.

Dagong se démarque aussi des grandes agences de notation internationales, telle l'américaine Standard & Poor's, qui a menacé la France de voir sa note AAA être abaissée de « deux crans ». La compétitivité déclinante de la France est illustrée par la réduction de sa part dans les exportations mondiales, y compris dans les hautes technologies, « l'augmentation progressive de son déficit des comptes courants, une croissance économique lente et un niveau élevé du chômage », selon Dagong.

L'agence chinoise voit trois raisons à ce déclin : « les salaires augmentent plus vite que la productivité », « des impôts élevés et des avantages sociaux nombreux réduisent les performances du marché du travail », et « le vieillissement manifeste de la population restreint le potentiel de croissance économique ». Sur le plan budgétaire, « les mesures d'austérité existantes ne permettront pas d'atteindre l'objectif » d'un retour à l'équilibre des finances publiques en 2016, estime Dagong.

Mais, « si des mesures d'austérité additionnelles sont prises, la croissance intérieure sera encore plus faible, et le risque de grèves et d'agitation sociale de grande ampleur provoquées par le chômage s'aggravera ».

Dagong relève enfin que « le secteur bancaire français est devenu plus vulnérable » et « qu'avec le ralentissement économique de la zone euro dans son ensemble et de la France en particulier, la qualité des actifs bancaires va souffrir ».


Source: LE MONDE


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DES BANQUES NATIONALES PREPARERAIENT L'APRES-EURO


Par Mathilde Golla, in Le Figaro


Selon un article du Wall Street Journal, la banque d'Irlande plancherait sur la possibilité de battre de nouveau sa propre monnaie.

Impensable il y a encore deux mois, des pays européens échafauderaient des plans en cas d'éclatement de la zone euro, croit savoir le Wall Street Journal. Des banques nationales plancheraient notamment sur la possibilité de ressusciter leurs anciennes monnaies nationales, qu'elles n'impriment plus depuis le lancement de l'euro en janvier 2002.

Au moins une des dix-sept banques nationales de la zone euro, la Banque d'Irlande, réfléchirait à la possibilité d'imprimer ses propres billets et relancer ainsi sa propre monnaie, précise le quotidien américain. Et selon certaines rumeurs, la Banque de Grèce frapperait secrètement des drachmes, la monnaie officielle grecque avant l'adoption de l'euro. Un porte-parole de la Banque a toutefois démenti ces bruits.

Parallèlement, de nombreuses banques centrales hors de la zone euro prépareraient des mesures défensives en cas de disparition de la monnaie européenne. Notamment, la Banque de Suisse réfléchirait à la possibilité de remplacer la monnaie unique, actuellement utilisée comme monnaie de référence pour le franc suisse, par une autre devise ou un panier de devises. Au Monténégro, dont la monnaie officielle est l'euro bien que le pays n'appartienne pas à la zone euro, des responsables politiques envisagent «un vaste panel de possibilités allant de l'utilisation d'une autre monnaie officielle au lancement de leur propre monnaie». Toutefois, la banque centrale du Monténégro n'est pas autorisée à frapper sa monnaie. De même, la Bosnie ou la Lettonie dont les monnaies sont indexées sur l'euro réfléchiraient également à de possibles devises remplaçantes.

Mais, pour l'heure, les scénarios évoqués par le journal américain restent au conditionnel. L'issue du sommet européen qui se tient ce soir et demain pourrait être décisif pour la survie de l'euro et l'anticipation de nouveaux scenarii pariant sur une fin de la monnaie unique.

 

Source: LE FIGARO

 

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PREDIRE LA FIN DE L'EURO N'EST PLUS INCONCEVABLE

 

Claire Gatinois, in Le Monde.


Personne n'ose y croire, mais tous s'y préparent. L'éclatement de la zone euro « façon puzzle », sa scission en deux parties, l'une au Nord, l'autre au Sud ou l'exclusion d'une poignée de ses membres font partie des scénarios d'économie-fiction que les experts n'hésitent plus à modéliser. Un exercice particulièrement délicat sans toutefois être inconcevable.

Les économistes d'UBS à Londres convoquent ainsi l'histoire, rappelant que « quatre unions monétaires (comparables à la zone euro) de taille et de sophistication diverses ont été brisées au cours du siècle passé. Précisément à la suite de terribles conséquences économiques, sociales et politiques ». Et ces derniers de mentionner l'abandon de la couronne de l'empire austro-hongrois en 1919, la fermeture de l'union monétaire aux Etats-Unis en 1932-1933, après que la Réserve fédérale de Chicago eut refusé de prêter de l'argent à celle de New York ou encore l'éclatement de l'ex-Union soviétique en 1992-1993 et la scission entre la République tchèque et la Slovaquie en 1993. L'on peut encore ajouter à la liste la suppression de l'ancrage du peso argentin au dollar en janvier 2002, après la cessation de paiement du pays.

Mais quelle que soit la pertinence de la référence, les experts sont unanimes : une désagrégation de la zone euro serait synonyme de chaos. « Un désastre absolu », résument les équipes d'UBS.

Du plus sombre au moins noir, les scénarios évoquent les faillites en chaîne, les scènes de panique d'épargnants courant au guichet de leur banque à l'image des bank run américains de la crise de 1929, suivie de la banqueroute desdits établissements. Le tout dans un contexte d'appauvrissement général et de récession plus ou moins profonde selon la robustesse des pays. Bref, une catastrophe que l'on ne peut toutefois pas « balayer d'un revers de la main », reconnaît Jean Pisani-Ferry, du cercle de réflexion bruxellois Bruegel.

Comment en arriver là ? Il faudrait un faisceau d'éléments négatifs. Que les dirigeants politiques en Europe tergiversent trop longtemps à résoudre la crise, que la Banque centrale européenne, lassée d'aider les pays financièrement indisciplinés cesse de les soutenir, et que la dette de l'Italie fasse l'objet de violentes attaques spéculatives, par exemple, estime Sylvain Broyer, économiste chez Natixis. A ses yeux, si les taux à dix ans des emprunts italiens se maintiennent à 9 %, la situation serait vite intenable pour le pays, incapable d'éponger davantage que les intérêts de sa dette de 1 900 milliards d'euros.

Ensuite ? C'est le saut dans l'inconnu. Mais l'on peut imaginer que chaque pays retrouve sa devise antérieure, lire, deutsche mark, franc... En théorie, cela signifierait que les grands pays d'Europe du Sud dévaluent leur monnaie de 30 % à 40 % pour redevenir compétitifs face aux pays du Nord, calcule Sylvain Broyer. L'idée étant de réduire le prix des biens exportés et de renchérir celui des importations.

Mais pour les ménages, le sacrifice est immédiat. Leur pouvoir d'achat est amputé : les salaires étant de facto réduits de 30 % à 40 % tandis que les biens importés continuent de circuler. Les épargnants d'Europe du Sud et d'ailleurs voient, de leur côté, leur patrimoine fondre. Pour donner une idée de l'ampleur du cataclysme, Jean Pisani-Ferry rappelle dans son ouvrage Le Réveil des démons. La Crise de l'euro et comment nous en sortir (Fayard, 228 p., 15 euros) qu'à fin 2010, les résidents français (ménages, entreprises et banques) avaient au total 2 000 milliards d'euros placés dans le reste de la zone euro...

Les débiteurs peuvent mieux s'en dépêtrer à condition que leur dette ne soit libellée dans une monnaie plus forte que celle de leur revenu. Auquel cas, ils se retrouvent pris en ciseaux avec, à la clé, de possibles faillites personnelles, industrielles et financières.

L'Allemagne sera peut-être moins pénalisée que d'autres mais verrait disparaître en un clin d'oeil les efforts de compétitivité menés ces dix dernières années. Et l'Etat devra renflouer les banques ruinées par la dépréciation de leurs avoirs investis hors du territoire.

Pour Sylvain Broyer, toute l'Europe traverserait ainsi une récession marquée (de l'ordre de - 3 % du PIB) pendant au moins trois ans, qui affectera aussi les Etats-Unis et le Royaume-Uni deux années durant.

Mais il ne s'agit que de théorie. Comment mesurer la panique qui s'ensuivrait ? Comment endiguer l'inévitable fuite des capitaux de ces pays ? Or un tel phénomène assécherait les économies et accentuerait les désordres monétaires amplifiant les effets d'appauvrissement.

Jean Pisani-Ferry rappelle ainsi que l'Argentine avait fixé la parité de son taux de change à 1,4 peso pour 1 dollar en janvier 2002. Six mois plus tard, la monnaie avait perdu les trois quarts de sa valeur...

 


Source: LE MONDE

POURQUOI GBAGBO REVIENDRA DE LA CPI

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Laurent Gbagbo devant la juge argentine, Sylvia Fernandez de Gurmendi, à sa première comparution devant la Cour pénale internationale. Un spectacle qui laisse interdit, incrédule. Tant le surréalisme révolte et la conspiration donne à vomir. Sentiments contradictoires, ambivalents, empreints à la fois de la joie de revoir, pour la première fois depuis sept mois, le « Woody » national, de tristesse, de recueillement, parfois de colère et finalement de soulagement et d'espoir. Après la valse des émotions, l'analyse froide. Tout bien considéré, c'est la meilleure chose que nous puissions espérer.

En effet, l'on ne pouvait qu'être habité de cette conviction intime à la vue d'un Laurent Gbagbo, certes amaigri et quelque peu diminué physiquement, mais qui a gardé la pugnacité légendaire que nous lui connaissions, ici, sur les bords de la Lagune Ebrié, depuis qu'il est en politique.

D'entrée de jeu, il annonce les couleurs en chargeant clairement et sans équivoque aucune la France et Alassane Ouattara. Ce qui laisse à tous une idée de ce que pourrait être la suite de ce transfèrement illégal, parti d'une arrestation illégale, suivie d'une déportation illégale, aggravée d'une détention illégale et couronnée d'une séance de jugement « volée » par le juge de l'application des peines, à Korhogo, ayant débouché sur un transfert inique et inqualifiable. Un véritable cas d'école qu'il faudra étudier dans les facultés de droit !

D'aucuns pourraient dire : « On ne revient jamais de la CPI. Gbagbo est fini ». Ce qui explique justement la joie - véritable énigme, il faut l'avouer - des militants du RHDP (pas tous, d'ailleurs), nostalgiques d'une époque antique, celle des esclavagistes et des colons qui cassent du noir et qui pillent impunément une Afrique riche et généreuse, malheureusement trop couarde et peu solidaire. Mais ils pourraient bien vite ravaler leur joie. Parce qu'en réalité, les choses ne font que commencer et ceux qui pensent avoir joué une belle carte pourraient bientôt se mordre le doigt jusqu'à l'os.

Nous en voulons pour preuve un certain nombre d'indices révélateurs. D'abord, cette déclaration sur TV5 Monde de l'avocat tunisien, Me Faouzzi Kamel Hamdaoui : « Le Président Gbagbo sera le premier homme politique à être acquitté par la CPI. Nous disposons d'un arsenal de preuves qui n'épargne personne tant en France qu'à travers le monde. En droit pénal, on appelle ces preuves PNRA. Je ne vois pas comment ce tribunal peut rendre un verdict autre que la relaxe du président Laurent Gbagbo, avant l'été 2012, dès la première audience. J'ai souhaité ce transfert; il était tant attendu. Le moment a sonné pour tous ceux qui ont soif de justice dans le monde. Des images et des écrits seront portés à leur connaissance pour (connaître) ce complot international ».

Nous le voyons, rien n'est gagné d'avance pour le camp Sarkozy-Ouattara. Ils ont peut-être réussi le tour de force - c'est le lieu de le dire ! - de déporter un autre africain à La Haye, au mépris de toutes les règles de droit, occasionnant ainsi un grave vice de procédure dans le transfèrement de l'ex-président ivoirien, mais celui-ci va immanquablement leur rester en travers de la gorge. Véritable animal politique au moral d'acier, ils ont véritablement à craindre Laurent Gbagbo. Non seulement pour sa combativité hors pair, mais aussi et surtout pour la mobilisation exceptionnelle et inédite que cette injustice criante à lui faite a engendrée chez tous les africains panafricanistes et chez tous les citoyens du monde, épris de justice et de vérité. Ce procès est donc sorti du domaine privé et personnel de Laurent Gbagbo pour se déporter sur la place publique et dans la cause commune, ralliant toutes les aspirations souverainistes, indépendantistes africaines et capitalisant les frustrations des peuples brimés et opprimés du continent noir, surtout après la « guerre humanitaire et démocratique » de Libye, menée par l'OTAN, qui a vu l'assassinat lâche du Guide libyen nationaliste et panafricaniste invétéré, Mouammar Kadhafi, et le coup d'Etat français en Côte d'Ivoire, dénoncé par le président Laurent Gbagbo à sa première comparution. En voulant mettre sous l'éteignoir un africain indocile, qui refuse de se plier au diktat de l'Occident et de la Françafrique, le trio infernal Sarkozy-Ouattara-Ocampo n'aura finalement réussi qu'à en faire une icône internationale, à l'image du célèbre prisonnier de l'Apartheid, Nelson Mandela.

Tous les ivoiriens et africains amoureux de la justice devraient s'en convaincre : il n'y a que de la mort et du séjour des morts que l'on ne revient pas. La CPI n'est justement et heureusement ni l'une ni l'autre. Il faut donc garder espoir et conserver un esprit incisif, combatif, à l'image de l'ex-président ivoirien. C'est désormais une affaire de procédures, d'argumentaires et de confrontation de preuves. En la matière, les avocats de Laurent Gbagbo sont plus qu'armés. Sûrement mieux outillés que l'adversaire. Si le Droit existe sur cette petite planète bleue, sur cette terre des hommes, alors aucun doute n'est permis : Laurent Gbagbo reviendra sur les bords de la Lagune Ebrié, en homme libre et blanchi. Ce sont même ses adversaires qui ont, au contraire, tout à craindre. Eux qui vont certainement prendre sa place dans les cellules des couloirs sinistres de la CPI, à Rotterdam.

Au chapitre des indices révélateurs de la conspiration politique contre l'ancien chef d'Etat ivoirien, il faut relever l'extrême rapidité de l'enquête menée en Côte d'Ivoire par le procureur Luis Moreno-Ocampo. Tant et si bien qu'elle est apparue invisible ! Comme le rapportait Le Nouveau Courrier, la semaine dernière, Christian Chartier, directeur du centre d'observation de la justice internationale, ancien porte-parole du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), qu'on ne peut pas précisément accuser d'être un pro-Gbagbo, s'est indigné récemment sur RFI, la radio internationale française : « Ocampo aurait voulu faire en sorte que l'on  comprenne que la justice internationale peut être instrumentalisée à des fins politiques qu'il n'aurait pas pu mieux faire... Cette enquête est d'une rapidité suspecte (commencée seulement le 3 octobre et bouclée en novembre. Un véritable record !) ».

Il a donc tout logiquement, en connaisseur de ce type de dossier, qualifié le mandat d'arrêt qui en est sorti « d'un vague extrêmement inquiétant ». Et pour cause : « Dans le mandat d'arrêt, on parle de violences contre des communautés ethniques et religieuses spécifiques sans pour autant les désigner. Il y a quand même des choses troublantes dans cette affaire et que je trouve extrêmement inquiétantes pour la CPI », a-t-il relevé. En clair, des charges contre Laurent Gbagbo mal qualifiées et dénotant d'un manque de professionnalisme déconcertant de la part d'un juriste du rang de l'argentin que seules ne peuvent expliquer que la mauvaise foi et l'imposture.

Les chefs d'accusation ont été, certes, faciles à formuler pour le Procureur Luis Moreno-Ocampo, mais une toute autre chose est de parvenir à les étayer. C'est là que les avocats du Président Gbagbo attendent de pied ferme ce procureur au service des grandes puissances, qui foulent au pied la justice pour satisfaire aux desiderata de « petits copains ».

Pire, Ocampo n'a pris l'attache ni de la division des droits de l'homme de l'ONUCI (incontournable dans le cas de figure) ni des magistrats envoyés en mission par la CPI (sa propre structure) sur le dossier ivoirien. Il s'est plutôt appuyé sur les investigations biaisées, maladroites, non professionnelles et forcément partisanes de la « Coalition pour la CPI » d'Ali Ouattara, en réalité un démembrement du RDR, le parti d'Alassane Ouattara. Quel crédit peut-on alors accorder à une telle association, si tant est qu'elle peut mener des investigations judiciaires, et à un tel homme de droit ?

Ces incongruités d'une rare énormité n'empêchent pas le procureur Ocampo de se fendre, dans un mandat d'arrêt loufoque, de chefs d'accusation tout aussi carnavalesques : « Au vu des éléments de preuve (quelles preuves ?), la Chambre conclut qu'il y a des motifs raisonnables de croire qu'au lendemain des élections présidentielles en Côte d'Ivoire, les forces pro-Gbagbo ont attaqué la population civile à Abidjan et dans l'Ouest du pays, à partir du 28 novembre 2010. Elles ont pris pour cible des civils qu'elles pensaient être des partisans d'Alassane Ouattara, et les attaques étaient souvent dirigées contre des communautés ethniques ou religieuses spécifiques (encore une fois, lesquelles ?) ». Or, il est clair pour tous que c'est le « Commando invisible » d'Ibrahim Coulibaly alias IB, partisan et chef de guerre d'Alassane Ouattara, et Soro Guillaume, depuis l'Hôtel du Golfe, qui ont commencé les hostilités et notamment les tueries à Abobo, après le deuxième tour de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. Qu'en est-il de leur citation ou de leur assignation devant la CPI ? Mutisme absolu !

Pour notre part, il n'y a rien à craindre pour le Président Laurent Gbagbo, même si la CPI est internationalement reconnue pour être particulièrement lente. Monsieur Christian Chartier le relève justement : « La CPI existe depuis dix ans et n'a pas rendu à ce jour un seul jugement ne serait-ce qu'en première instance ». Qu'à cela ne tienne, les meneurs de la lutte pour la libération de Laurent Gbagbo et pour le triomphe de la vérité et de la justice devront s'armer de courage et de détermination pour le faire relaxer, avec des preuves inattaquables qui vont renverser la vapeur. Bientôt, la peur va changer de camp. Pour se transporter dans celui d'un Nicolas Sarkozy empêtré dans l'écheveau de la crise financière européenne, à la remorque de l'Allemagne de la Chancelière Angela Merkel pour un salut problématique et d'un Alassane Ouattara qui devra redouter comme la peste que la défense de Laurent Gbagbo parvienne à fournir toutes les preuves de la guerre qu'il a livré à Laurent Gbagbo depuis le 19 septembre 2002 et qui a été couronnée, en 2011, par le massacre d'un milliers d'Ivoiriens à Duékoué. Et nous verrons bien qui sera gardé à la CPI pour le reste de ses jours.

Vu la maladresse avec laquelle Ouattara gouverne la Côte d'Ivoire et mène la réconciliation nationale, un changement du rapport de force n'est plus à exclure en Côte d'Ivoire. Et même en France où Nicolas Sarkozy est bien loin d'être assuré d'une victoire à la présidentielle de 2012. Cette inversion des polarités pourrait radicalement changer toutes les donnes et nous offrir un théâtre international et un décor national des plus inattendus. Face le Souverain que la vérité sur le dossier ivoirien éclate à la face du monde.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

 

In le quotidien ivoirien «Le Nouveau Courrier» N° 386 du jeudi 8 décembre 2011.

jeudi, 08 décembre 2011

MAITRE EMMANUEL ALTIT, AVOCAT DE GBAGBO: «VOICI LES BATAILLES JUDICIAIRES A VENIR»

 

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Dans cette interview exclusive accordée au Nouveau Courrier, Maître Emmanuel Altit explique les batailles judiciaires à venir, évoque l'aide que peuvent apporter les Ivoiriens, annonce qu'il va faire une demande de liberté provisoire pour son client. Et raconte un homme qui a souffert, qui est physiquement éprouvé mais intellectuellement combatif.


L'opinion ivoirienne est surprise de la durée qu'il y a entre la première et la deuxième audience du procès du président Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale. Quelle est la justification technique d'un tel délai ? Pourquoi ne l'avez-vous pas contesté ?

Non. Loin de là ! C'est excellent pour nous parce que ça nous donne du temps. Comprenez bien que le procureur est en train de constituer un dossier et mène des enquêtes depuis extrêmement longtemps, et nous avons besoin, nous aussi, de temps. Par conséquent, plus la durée entre l'audience de première comparution, celle d'aujourd'hui, qui est en quelque sorte le coup d'envoi de la partie et l'audience de la confirmation des charges, qui est le moment où seront discutées les accusations, est longue, plus nous avons l'occasion de mener des enquêtes et de constituer notre propre dossier de manière à faire reculer ensuite le procureur.

Maintenant, est-ce que ce n'est pas une période trop longue durant laquelle le président va rester ici à La Haye ? Ma réponse est que cela n'a rien à voir. Nous pouvons demander, et nous allons demander sa liberté provisoire bientôt ! Il n'y a pas de lien direct entre la date de l'audience de confirmation des charges et notre demande de mise en liberté.

Quel est le statut du président Gbagbo ? Est-il inculpé ?

Non, il n'est pas inculpé. Il n'y a même pas d'accusation au sens strict du terme. Le procureur mène l'enquête en Côte d'Ivoire. Il a considéré que certains pouvaient, de son point de vue de procureur, être soupçonnés d'avoir eu un rôle. Pour les raisons que vous connaissez, il a décidé d'accuser le président Gbagbo. Pour se faire, il a demandé à la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale de l'autoriser à délivrer un mandat d'arrêt contre le président Gbagbo. Maintenant, pour plaider ce mandat d'arrêt, il a pu donner à la Chambre préliminaire des éléments. Mais ces éléments n'ont pas de valeur autre que celle de la parole d'un procureur. Ce ne sont que des allégations, ce ne sont pas des accusations. Il n'y aura des accusations que lors de l'audience de confirmation des charges. Le procureur déposera un acte d'accusation que nous discuterons et que nous essaierons de réduire à néant. En fonction de la manière dont seront discutées les accusations, peut-être qu'il n'en restera plus rien. Jusque-là il n'y a ni accusation, encore moins inculpation. Nous ne sommes pas dans une procédure où le juge peut inculper. Mais dans ce cas de figure, ce sont des parties qui font le procès. Il y a l'avocat de l'accusation - le terme est plus exact que procureur - et l'avocat de la défense. Ce sont ces parties qui font le procès, les juges prenant acte et vérifiant que les formes sont respectées.

Le président Gbagbo est donc dans une forme de détention provisoire. Mais en général, dans les droits nationaux, la mise en détention provisoire n'est pas aussi longue...

C'est pour cette raison que nous allons demander sa mise en liberté provisoire bien avant juin 2012.

Le procureur prétend que le fait qu'il soit en liberté peut entraver la justice...

Le procureur dit ce qu'il a envie de dire. Moi je dirai autre chose, et les juges décideront.

On a la vague impression que vous n'aurez pas accès au dossier avant juin 2012...

Non. Ce n'est pas comme cela que ça se passe. Le procureur a obligation légale de nous transmettre tous les éléments en sa possession le plus vite possible.

Dès demain, alors ?

Oui, dès demain, absolument. S'il ne le fait pas, nous utiliserons cette éventuelle erreur contre lui.

Est-ce qu'il pourra mettre de nouveaux éléments dans son dossier?

Oui, il continuera de mener son enquête, je mènerai la mienne. Et lors de l'audience de confirmation des charges, on confrontera. Pour l'instant, nous n'avons pas beaucoup d'enquêteurs à notre disposition pour des questions de moyens. Nous espérons en avoir plus à l'avenir. L'accusation en a beaucoup plus que moi. En plus des enquêteurs officiels, ils disposent de moyens dont je ne dispose pas. Notamment l'aide des autorités ivoiriennes et des grandes puissances.

Avez-vous besoin d'aide ? Est-ce que des citoyens ivoiriens peuvent participer ? Avez-vous des besoins ?

Oui, nous avons des besoins très importants. Notamment financiers, pour payer les gens qui travaillent. Les citoyens ivoiriens peuvent donner, et sont bienvenus. C'est une question de justice. Il s'agit de dire quelle est et quelle a été la réalité de la situation en Côte d'Ivoire.

Vous avez eu le président Gbagbo. Vous l'avez eu longuement. Il a expliqué qu'il n'a pas été très bien traité. Les Ivoiriens sont inquiets pour sa santé.

Je peux les rassurer. Depuis son arrivée à La Haye, il est suivi médicalement, nourri de manière tout à fait correcte, et ses conditions de détention sont acceptables. Il est vrai que pendant sept mois, il a été traité d'une manière qui ne correspond pas à la manière dont doit être traité un président, ou un ancien président. Nous pensons qu'il va pouvoir récupérer. Je peux vous rassurer et rassurer les Ivoiriens . Intellectuellement, il est toujours le même. C'est un homme qui s'est toujours battu et qui va une fois de plus se battre pour faire prévaloir la vérité.

Est-ce qu'il peut s'informer, regarder la télévision, aller sur Internet?

Oui, il peut regarder la télévision. Pour Internet, je ne peux pas vous le dire.


Propos recueillis par Théophile Kouamouo


Source: NOUVEAU COURRIER.INFO


DETENUS ARBITRAIREMENT PAR ALASSANE DRAMANE OUATTARA: LES TROIS JOURNALISTES DE NOTRE VOIE LIBERES

 

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Accusés d'abord par le parquet d'Abidjan d'offense à Alassane Dramane Ouattara, puis d'incitation au vol, pillage et de destruction de bien publics, Lawa Souanga alias César Etou, Didier Dépry et Boga Dago Joachim alias Boga Sivori, respectivement Directeur de publication, rédacteur en chef et Chef de service politique au quotidien Notre voie ont été libérés hier mardi 6 décembre. Ce, à l'issue de l'audience qui a lieu au Palais du tribunal d'Abidjan.

Les deux charges retenues contre eux, ont été requalifiées de délits de presse par le même parquet. Qui, apparemment a trouvé finalement ce dossier vide de toute substance. Une occasion pour la défense de dire que ces différentes requalifications des charges cachent quelque chose d'étrange. C'est pourquoi, elle a conclu que ses clients ont été retenus pendant 13 bons jours à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca) pour rien.

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En effet, c'est suite à deux articles que ces confrères ont été arrêtés. Le premier article écrit de Boga Sivori, piqué dans la lettre du continent est intitulé «Pendant que les Ivoiriens meurent de faim, Ouattara s'offre 40 Mercédès au gouvernement». Le second papier écrit par Didier Dépry porte sur «la dévaluation prochaine du Fcfa». Ce sont ces deux écrits qui ont valu l'arrestation des confrères sur instruction du Procureur de la République, Simplice Koffi Kouadio.

En tout cas, après le verdict, les parents, amis et autres confrères des journalistes ont éclaté de joie. Pour eux, c'est une première victoire que vient de remporter la presse libre en Côte d'Ivoire sous le pouvoir d'Alassane Dramane Ouattara.


Joseph Atoumgbré


Source: LE TEMPS

mercredi, 07 décembre 2011

CPI: GBAGBO CREVE L'ECRAN A LA HAYE

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Un peu moins de trente minutes, c'est le temps qu'a duré hier, la comparution initiale du président Laurent Gbagbo devant les juges de la cour pénale internationale (CPI), à la Haye. Une sortie fort attendue en Côte d'Ivoire et dans bien d'autres contrées de la planète où l'on s'intéresse à ce procès qualifié déjà, par certains observateurs, de « procès du siècle » ou encore de l'ultime confrontation entre les souverainistes Africains et des tenants de l'ordre colonial ancien.

Devant les caméras des grandes chaînes de télévision mondiales, comme voulu par le président Laurent Gbagbo lui-même, parce que dit-il, « je n'ai rien à cacher », ce dernier est apparu serein et décontracté devant la Cour. Habillé dans un impeccable costume bleu-nuit qui lui allait comme un gant, avec une éclatante chemise blanche et une cravate bleu-ciel bien nouée, le champion de l'ex-majorité présidentielle ivoirienne a présenté hier, un visuel aux antipodes de l'image du déporté détenu dans des conditions exécrables à Korhogo et débarqué à la Haye avec en tout et pour tout bagage, le pantalon-chemise qu'il portait le jour de son transfèrement, comme il l'a expliqué lui-même à la barre, devant les des juges totalement médusés.

A l'image de la présidente Silvia Fernandez de Gourmandie, qui dirigeait hier les débats préliminaires et qui avait du mal à cacher sa grande émotion, pendant et après l'exposé liminaire du président Laurent Gbagbo. Si l'homme est apparu quelque peu amaigri, et a fait cas de certains bobos nés des conditions de détention décrites plus haut, il n'a en revanche rien perdu de sa verve, de son latin et de sa légendaire bonne humeur. Sans haine et sans rancune, mais digne dans l'épreuve, le mentor du FPI et des résistants ivoiriens a donné le ton de ce que seront les débats à la Haye, dans les prochains mois. A savoir, faire toute la lumière sur la crise postélectorale ivoirienne. Avec notamment, le rôle joué par les autorités françaises, le président Nicolas Sarkozy en tête.

Un militantisme massif en faveur de la manifestation de la vérité et une détermination à toute épreuve qui ont rempli de bonheur ses partisans aussi bien en Côte d'Ivoire qu'au-delà des frontières nationales. A Abidjan comme à l'intérieur du pays, la vie s'est pratiquement arrêtée hier à 13 heures GMT, poussant un peu plus dans l'anonymat la campagne pour les législatives prévues pour le dimanche prochain. Les rues se sont vidées et les bureaux désertés peu avant l'heure H. La préoccupation de tous était de se retrouver devant un poste téléviseur pour suivre en direct la première audition du président Laurent Gbagbo.

Visiblement, personne ne voulait se  faire conter l'évènement, comme la jeune Habiba, scotchée devant le petit écran et qui a fait cramer la nourriture de la maisonnée de maman Katia. Heureusement pour elle, la cause de cette faute professionnelle était Laurent Gbagbo. Une cause largement suffisante pour que sa patronne passe par pertes et profits la méprise de la jeune servante.

D'ailleurs la maîtresse des lieux, à l'autorité si d'ordinaire cassante, était hier, particulièrement dans un bel état d'esprit, surtout après avoir revu huit mois après, les images rassurantes de son champion, Koudou Laurent Gbagbo. Ceux qui comme maman Katia ont suivi l'audience ont noté au passage, la mine pleine de gêne du procureur de la CPI, Louis Moreno Ocampo tout au long du temps de parole de l'ex-N°1 ivoirien.

De l'avis de la plupart des observateurs, Laurent Gbagbo a, d'entrée, crevé l'écran en faisant une belle prestation depuis le pénitencier de la Haye. Un brillant exercice que les communicants de Ouattara auront du mal à discréditer et à effacer dans l'esprit de tous ceux qui ont écouté, hier, le fils de Zêpê Koudou Paul.


Yves de Séry, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 113 du mardi 6 décembre 2011.


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PREMIERE COMPARUTION DE LAURENT GBAGBO A LA HAYE: SERENITE, EMOTION ET HONTE SUR LE PLATEAU DE LA CPI


Parade spectaculaire que celle qui a été donnée de voir au monde entier de voir hier, lundi O5 décembre 2011, dans la salle d'audience de la chambre préliminaire de la Cour pénale internationale. A l'affiche, la première comparution de Laurent Gbagbo, ex-Chef d'Etat de la République de Côte d'Ivoire devant les juges de la CPI. Comme il fallait s'y attendre, cette première comparution d'un ancien Chef d'Etat ivoirien a, d'évidence, cristallisé toutes les énergies psychologiques des Africains, notamment ceux issus de l'Afrique digne. Et qui n'ont pas voulu se laisser compter l'évènement du siècle.

L'audience elle-même débute à 13H,  heure locale, avec l'entrée en scène de Mme Silvia Fernandez de Gurmendi, présidente du tribunal à la Cour, qui va dans un premier temps, demander à Laurent Gbagbo de se présenter à l'auditoire et, ensuite va l'interroger pour savoir s'il avait été informé des charges qui sont retenues contre lui, les conditions de sa remise à la CPI, puis celles de sa détention à la Haye et enfin, celles de son transfèrement dans ce quartier pénitentiaire de la cour pénale internationale.

En réalité, ces différentes questions, comme si Laurent Gbagbo s'y attendait, lui ont servi d'occasion pour surprendre le monde entier. Avec la maitrise du verbe et la sérénité légendaire qui le caractérise en pareille situation, Koudou Gbagbo Laurent, a servi la vérité à Silvia Fernandez de Gurmendi. La juge qui croyait ainsi se trouver en face d'un vulgaire criminel ivoirien, s'est très tôt ravisée. En face d'elle, était donc Laurent Gbagbo. L'homme qui, dans un speech magistral pour une si petite audience, se laissait découvrir avec admiration. Visage rayonnant, regard impérial et en coin, un sourire de malabar, le prisonnier du couple Sarko-Ouattara a averti. « Nous irons bien jusqu'au bout. » Une phrase qui situe sur la longueur du périple juridico-politique que va connaitre cette affaire à la Haye.

A toutes les questions qui lui ont été posées, des réponses ont été données. Sans rancune, ni haine. Même si, a-t-il précisé, il subit ce qu'il n'a jamais été capable de servir à ses adversaires. Et quand la présidente du Tribunal lui demande s'il parlait correctement le français, Laurent Gbagbo répondra par l'affirmative tout en précisant son sentiment de regret. « Oui, je ne parle que le français, malheureusement ». L'Argentine, Silvia Fernandez de Gurmendi qui, sans s'en rendre compte, s'est laissée embourbée psychologiquement par l'explication de Laurent Gbagbo n'en finissait pas d'acquiescer. Si ce n'est pas par la bouche qu'elle marquait son étonnement, c'est par les bras ou, quelque fois, par le regard. A vrai dire, elle a été surprise par les conditions de détention, du reste illégales, auxquelles Gbagbo était confronté. Toutefois, elle ne s'éloignait pas du dossier.

A l'inverse, le procureur de la cour pénale internationale, Luis Ocampo n'en pouvait pas d'assister longtemps à cette audience. La raison, personne ne l'ignore, les révélations de Laurent Gbagbo sur son transfèrement à la Haye, la mascarade bien orchestrée par lui, la justice ivoirienne et le régime d'Abidjan mettaient à nue le visage hideux de l'homme. Luis Ocampo est resté tête baissée. Les doigts entrelacés et les pieds dansant au rythme de la gène. Tout au long de l'audience, et surtout pendant l'explication à tonalité pathétique de Laurent Gbagbo relative à sa détention et son transfèrement humiliants à la Haye, Luis Ocampo qui a fait la pluie et le beau temps lors de son bref séjour en terre ivoirienne est subitement devenu petit, non seulement dans le regard, mais aussi petit dans ses souliers.

Rappelons que Laurent Gbagbo a été arrêté par la CPI pour sa responsabilité pour crime contre l'humanité en tant que coauteur indirect de meurtres, de viols et de violences sexuelles, d'autres actes de persécution et d'autres actes inhumains. Pour Gbagbo, avec ce procès, il est prêt à aller  jusqu'au bout.


Simplice Zahui, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 113 du mardi 6 décembre 2011.

OPERATION «JE NE VOTE PAS LE 11 DECEMBRE»

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Ce dimanche 11 décembre, le collège électoral ivoirien est convoqué aux premières élections de l'ère Ouattra: Les législatives 2011. Avec le président Laurent Gbagbo renversé par la France et déporté en prison loin de son pays, des milliers de nos compatriotes en exil, des autorités, cadres et militaires ivoiriens injustement détenus dans les goulags du Nord par Alassane Ouattara, une CEI entièrement de coloration RHDP, un découpage électoral frauduleux et proprement scandaleux (juste un petit exemple: 6 sièges pour Yopougon, la plus grande commune de Côte d'Ivoire, la deuxième circonscription la plus peuplée du pays après Abobo, et 10 sièges pour Korhogo valant à peine la moitié de son poids électoral), une insécurité prononcée, avec des FRCI - constamment coupables d'exactions et de crimes - dans tous nos villages et villes, et une intolérance politique à l'égard des partis issus de La majorité présidentielle et particulièrement du FPI, le parti de Laurent Gbagbo, dont les meetings sont persécutés et dispersés, avec à la solde des blessés par balles et par armes blanches.

Aujourd'hui, ils ont besoin de toi pour les accompagner dans leur forfaiture et légitimer un régime installé par la force des armes, par une coalition internationale menée par Nicolas Sarkozy. En homme digne, en femme responsable, en citoyen libre, dis "NON" à cette imposture.

Ce dimanche 11 décembre donc, reste chez toi et prie pour la Côte d'Ivoire, pour tous les Ivoiriens qui souffrent, pour la survenue d'une paix véritable et pour le Président Laurent Gbagbo.

Je ne donnerai pas ma voix à la dictature et à cette escroquerie morale. Je ne voterai pas même un indépendant se réclamant de Gbagbo ou du CNRD. Fais-en de même! Prouve, par le recours citoyen à l'abstention massive, que tu représentes la majorité et que tu ne peux cautionner la prise en otage de ton pays, la Côte d'Ivoire, par un régime qui prend ses ordres à l'Elysée.

 

Dis NON à l’imposture !


Passe le message.


 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

mardi, 06 décembre 2011

GBAGBO A LA CPI: JERRY RAWLINGS POUR UNE JUSTICE AFRICAINE CONTRE L'INJUSTICE INTERNATIONALE



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"J'ai appris avec consternation l'information selon laquelle le président ivoirien renversé Gbagbo a été transféré à la Cour pénale internationale (CPI), le mardi 29 novembre suite à un réquisitoire rapide, en contradiction avec les codes et procédures pertinentes et avec un mépris total pour les exigences de la paix en Côte d'Ivoire.

Ce transfert a suivi une procédure si expéditive qu'elle pouvait être légitimement décrite comme un enlèvement. Mes soupçons se sont accrus lorsque j'ai constaté que le procureur, qui affirme cibler six personnes en Côte d'Ivoire, insiste indûment sur Gbagbo, celui qui est le moins susceptible de s'échapper puisqu'il est déjà en détention. Cet empressement à inculper et à transférer Gbagbo, qui n'a pourtant pas fui lors du bombardement de son palais, comme un criminel de droit commun, défie la logique et la quête de la véritable réconciliation et d'une paix durable en Côte d'Ivoire. Après cinquante ans d'indépendance, l'Afrique devrait avoir l'expertise nécessaire pour rendre la justice qu'elle doit à ses propres citoyens et faire disparaître la justice d'importation.

Quel est ce type de poursuites qui se précipite pour traduire en justice la victime d'une attaque, et qui se montre si indulgente envers l'auteur de cette attaque ?

Personne ne cherche à échapper à la justice. Mais quand la justice baigne dans une mer d'humiliation et d'abus, régie par la haine de personnes qui s'autoproclament justes avec leur logique intenable, il est bon que la conscience humaine s'élève contre eux et pour le bien de tous. Nous ne resterons pas silencieux à ce sujet. Nous ne devons pas rester silencieux à ce sujet dans la mesure où nous sommes partie prenante de ce drame humain."


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

lundi, 05 décembre 2011

UN MOT POUR LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO!

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Quel sentiment avez-vous éprouvé en revoyant, ce jour, le président Laurent Gbagbo, à sa première comparution devant la Cour pénale internationale ? Certainement une marée de sentiments contradictoires ou émus. Exprimez-les à travers un mot de soutien ou d'amour, ou une parole quelconque en sa faveur ou à l'adresse des Ivoiriens. Nous les réunirons pour qu'elles lui soient envoyées à La Haye, pour lui dire que nous ne l'avons pas oublié, que nous attendons le triomphe de la vérité et son retour prochain parmi nous. A vos claviers ! Exprimez vos opinions, exprimez vos émotions !


«Cet après midi du lundi 05 décembre 2001, il a été possible pour des milliers d'ivoiriens et d'africains de voir et d'entendre le président  Laurent GBAGBO après sept mois de captivité dans les goulags du Nord de la Côte d'Ivoire.

L'émotion était au rendez-vous. A l'annonce de la retransmission de son procès en direct, les rues d'Abidjan se sont vidées. Personne ne voulait se faire narrer l'évènement. Les coups de fils aux parents et amis les invitant à suivre la retransmission se succédaient.

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Cette anecdote illustre bien l'ambiance de ce jour : Dans un magasin à Treichville, un monsieur venu faire ses achats reçoit un coup de fil ; soudain il se met à gesticuler et à presque hurler : « Mon frère, pardon, allumez votre télé vite, le président GBAGBO passe sur France 24 ». Stupeur dans le magasin ! Mais le gérant s'exécute. Dès que l'image apparaît, le magasin est immédiatement pris d'assaut. Je suis sûre que France 24 a fait son meilleur score d'audience en ce jour.

Qu'importe, tous nous étions heureux de revoir ce digne fils d'Afrique. Quelle joie !!! ».

Vous venez ainsi de lire la réaction spontanée de ma sœur et amie Nina. Vous avez certainement éprouvé ou vécu quelque chose, comme elle. Faites-le nous savoir et encouragez votre entourage, vos proches, vos connaissances à s'exprimer également, ici. Un bouquet d'amour d'Afrique et du monde entier à envoyer à Laurent Gbagbo !

Bien à tous.



 


 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

UN GBAGBO AMAIGRI, DIMINUE MAIS OFFENSIF CONTRE LA FRANCE ET OUATTARA


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La première audience du président ivoirien renversé Laurent Gbagbo s'est achevée vers 14 heures 30 locales (13 heures 30 GMT) devant la troisième Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale de La Haye. Vêtu d'un costume noir, d'une chemise blanche et d'une cravate bleu nuit, rasé de près, Laurent Gbagbo est apparu publiquement, pour la première fois depuis le 11 avril 2011, amaigri, visiblement fatigué, diminué au point de vue de sa santé comme il a eu à le dire lui-même, mais pugnace et offensif. En dépit du fait que l'audience ne consistait qu'en une présentation des charges et en une vérification de son identité.

Interrogé par la juge Silvia Fernandez de Gurmendi sur ses conditions de transfert et de détention, il a rappelé les conditions de son arrestation le 11 avril 2011, insistant sur le fait que "ce sont les Français qui ont fait le travail", le remettant aux forces d'Alassane Ouattara, "qui n'étaient pas encore des forces régulières". Laurent Gbagbo a rappelé l'assassinat de Désiré Tagro, les tortures auxquelles ont été soumises son fils Michel et son médecin particulier Christophe Blé "qui se trouve toujours à Korhogo".

Le président Gbagbo a aussi révélé aux juges les conditions de sa détention à Korhogo. "Je ne voyais pas le soleil. Je ne savais ce qui se passait dans le ciel que quand il pleuvait sur le toit. (...) L'enfermement sans pouvoir marcher, sans pouvoir voir le ciel, sans pouvoir sortir... ont fait que j'ai des nouvelles pathologies en plus de celles que j'avais déjà", a-t-il dit. Il a également expliqué qu'il a été transféré à La Haye suite à une audience "volée" avec le juge ivoirien d'application des peines, camouflée sous d'autres motifs, sans que ses avocats ni lui n'aient été préparés à la remise d'un mandat d'arrêt.

Le président Gbagbo s'est dit prêt à "aller jusqu'au bout" de son procès, et dit attendre les "preuves" de ceux qui l'accusent, qu'il confrontera avec sa vérité à lui. La prochaine étape de ce procès, l'audience de confirmation des charges, aura lieu le 18 juin 2012, donc après le départ du procureur Louis Moreno-Ocampo. "Il s'agit d'une audience publique au cours de laquelle la Chambre préliminaire de la CPI décide de confirmer ou non, partiellement ou dans leur totalité, les charges retenues par le Procureur à l'encontre du suspect et de renvoyer l'affaire, le cas échéant, en jugement devant la Chambre de première instance."


Source: NOUVEAU COURRIER.INFO

 

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GBAGBO CHARGE LA FRANCE DEVANT LA COUR PENALE INTERNATIONALE


L'audience de comparution initiale de Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien soupçonné de crimes contre l'humanité, s'est ouverte ce lundi après-midi devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye.

 

Laurent Gbagbo, écroué à La Haye, est soupçonné d'être « coauteur indirect » de crimes contre l'humanité lors des violences post-électorales de 2010-2011 commis par ses forces entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011. Son refus de céder le pouvoir à son rival et actuel président Alassane Ouattara avait plongé le pays dans une crise meurtrière qui avait fait 3 000 morts.

« La présence du président Laurent Gbagbo dans le box des accusés est manifestement une erreur judiciaire, une tromperie », s'est élevé son conseiller Toussaint Alain, lors d'une conférence de presse tenue avant l'ouverture du procès. « Nous dénonçons le parti pris d'une procédure insensée, prétendument judiciaire, qui a conduit au transfèrement illégal et à l'incarcération tout aussi illégale du président Gbagbo, victime expiatoire d'une justice politique », a-t-il déclaré.

« J'ai été arrêté sous les bombes françaises »

« J'ai été arrêté le 11 avril 2011 sous les bombes françaises », a déclaré Laurent Gbagbo en début d'audience. « C'est l'armée française qui a fait le travail. » Interrogé par la présidente Silvia Fernandez de Gurmendi sur ses conditions de détention, l'ancien président ivoirien a assuré que celles-ci étaient « correctes ». Mais a ajouté : « Ce sont les conditions de mon arrestation qui le sont moins. Une cinquantaine de chars français encerclaient la résidence - présidentielle, ndlr - pendant que les hélicoptères bombardaient. »

L'audience de confirmation des charges débutera quant à elle le 18 juin, ont annoncé les juges de la CPI.


Source: OUEST-FRANCE.COM

LA VERITE SUR LES MEDIAS OCCIDENTAUX

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Si je vous disais que le journal Le Messager ou Dikalo (journaux camerounais) faisaient un meilleur travail d'information que le Figaro ou le Washington Post, vous ne me croiriez pas j'en suis sûr. Apres tout, ces 2 organes de presse ne sont-ils nommes parmi les meilleurs du monde ?

Ne sont-ils pas imprimés dans des sociétés démocratiques et sophistiquées ou la justice est amplement pratiquée,  la constitution strictement respectée et la presse libre? N'ont-ils pas plus de moyens, plus d'équipement que leurs pairs africains? Leurs journalistes n'ont-ils pas reçu une très bonne formation et ne sont-ils pas possesseurs d'une plus grande indépendance d'esprit ? C'est ce que je croyais moi aussi jusqu'à ce que je comprenne un certain nombre de choses.

Cet article n'est pas une comparaison entre les médias occidentaux et africains. Il a simplement pour but  de révéler la logique qui gouverne les médias occidentaux et révéler les secrets qui se cachent derrière ces apparences de professionnalisme.

Faux concepts

Imaginez un instant que vous soyez très riche et très influent et qu'en même temps vous fassiez de mauvaises choses comme par exemple tromper votre épouse. Evidemment c'est une chose que vous n'aimeriez pas que vos enfants sachent car cela vous ferait perdre leur respect et même votre place de chef de famille. Alors pour vous assurer que cela n'arrive pas, vous utiliserez votre influence et argent pour contrôler les organes d'information de votre maison et garder l'information secrète.

Et pour justifier vos sorties nocturnes, ces organes d'information de la famille donneraient d'autres raisons telles que des réunions de travail tardives, diner avec d'autres partenaires, tout cela évidemment  pour le bien de la famille. C'est un peu la logique des organes de presse de ces jours-ci.

Il y a un certain nombre de faux concepts qui soutiennent la compréhension que certains africains ont des médias occidentaux :

Les médias veulent informer le public de  ce qui se passe ? Faux :

Ceux qui dirigent les nations ne veulent pas que les populations sachent ce qui se passe réellement. La réalité des événements est si choquante que l'américain, l'allemand ou le français moyen n'en croirait pas ses oreilles. Faire connaitre la vérité ferait tomber des gouvernements et envoyer en prison un nombre élevé d'acteurs politiques. Vous ne pensez bien pas qu'on dira aux américains que les Etats-Unis vont en guerre en Iraq pour du pétrole et pour prendre pied dans une région ou elle pourrait alors déstabiliser des ennemis comme l'Iran.

On ne dira pas aux français que la France  ne s'opposait pas à  l'intervention américaine pour des raisons morales mais pour protéger ses propres investissements en Iraq. On ne dira pas aux français que leur pays a quelque chose à voir avec les événements qui ont abouti a la mort de Thomas Sankara et a la destitution de Pascal Lissouba. Ne vous y trompez pas, les peuples occidentaux sont aussi victimes des individus qui contrôlent le monde que les sont les peuples d'autres nations. Leurs médias sont aussi manipulateurs que les médias d'Etat en Afrique. Les occidentaux sont même plus manipulés que les africains le sont car ils vivent encore dans l'illusion que leurs pays sont libres et démocratiques. Malheureusement beaucoup de gens prennent pour vérité ce que la presse dit au lieu de s'en méfier.

La presse occidentale est plus libre ? Faux :

Aucun grand groupe de presse n'est vraiment libre. En occident comme en Afrique, les journaux sont sujets aux contraintes financières et à la pression politique. La presse occidentale fortement dépendante de la publicité est soumise à la dictature des groupes financiers. Certains des propriétaires d'organes de média sont amis d'acteurs politiques et influencent souvent la gestion de l'information que font leurs médias.

Bernard Arnault par exemple, propriétaire de La Tribune est un ami de Nicolas Sarkozy (qui est par ailleurs ami de beaucoup de capitaines d'industrie propriétaires de presse) dont il a été témoin du défunt mariage. Rupert Murdoch propriétaire du Wall Street Journal (dont le groupe a récemment été implique dans un grand scandale en Grande Bretagne) est un supporter politique de l'ancien président américain Georges W. Bush.

Il y a des articles que les journaux africains sortent sur leurs leaders que la presse occidentale ne peut dévoiler. Dan Rather de CBS avait fait une émission qui mettait en doute certains détails de la vie du président Georges W. Bush  et il a été licencié. Plus récemment encore, Rick Sanchez un grand journaliste de CNN a été licencié car il a fait allusion au cours d'un de ses shows que la plupart des médias américains sont aux mains des juifs. A cause de ce fait, presqu'aucun grand journal du monde occidental ne dira rien de préjudiciable contre Israël.

La presse occidentale a un esprit indépendant ? Faux :

Les journaux privés travaillent pour les intérêts de leurs propriétaires qui sont souvent des groupes financiers ayant des intérêts dans d'autres secteurs de l'économie. C'est ainsi que la chaine de télévision NBC appartient a General Electric qui est par ailleurs un fabricant de moteurs d'hélicoptères de combat. La presse publique est paradoxalement même un peu plus crédible car dépendante des fonds publics et souvent sous le contrôle indirect des députés ou sénateurs.

Même comme cela, RFI, BBC ou LA VOIX DE L'AMERIQUE organes de propagande publics n'iront malgré les apparences jamais contre les intérêts stratégiques de la France, de l'Angleterre ou des Etats-Unis d'Amérique. Ils sont financés par le budget d'Etat et ne peuvent mordre la main qui les nourrit. Ces réseaux sont installés pour défendre les intérêts de ces nations Des journalistes américains tels que Dan Rather de CBN ont d'ailleurs dit pendant la guerre d'Irak que lorsque leur pays est en guerre, ils n'ont aucune honte à le supporter.

Le Figaro ne donnera pas une information qui puisse être préjudiciable au groupe Dassault (auquel il appartient) qui construit les avions de combat Rafale. « Vincent Bolloré, venu aux médias relativement récemment, a une vision toute personnelle de l'indépendance de ses rédactions, qui lui sont très utiles pour promouvoir ses intérêts en Afrique » selon Rue 89, un web site francophone. Pensez-vous toujours que les journalistes pris en sandwich entre les exigences financières et la pression politique puissent écrire ceux qu'ils aimeraient écrire ?

Même si ces organes de presse donnent souvent des informations partiellement vraies, elles mentent aux gens dans le
« comment » et le « pourquoi ». Le principe sous-jacent c'est qu'un peuple informe et éduqué est difficile à diriger. Les gens qui essayent de contrôler de ce monde ne veulent pas plus que les français, les allemands ou les américains soient informés que les gouvernements africains  ne veulent que les maliens, les sénégalais, burkinabés ou les togolais soient informés.

Certains journaux sont brimés : Al-Jazzera a été pendant longtemps  interdit d'émission aux Etats-Unis parce qu'on lui reprochait de présenter l'Amérique sous un mauvais jour. Voilà ce que ce groupe de presse a répondu en substance : Nous présentons les faits tels qu'ils sont, sous une perspective parfois différente de celle des médias américains : Les médias américains présentent les missiles à leur décollage et nous les présentons à leur atterrissage. Mais ce groupe de presse qui appartient au gouvernement du Qatar, allié des Etats-Unis a perdu sa crédibilité depuis qu'il s'est transformé en un organe de propagande des intérêts de son gouvernement.

Pensez à ceci : la plupart des gens n'assisteront pas en direct aux événements qui se déroulent dans le monde. Nous serons pour la plupart de temps informés à travers la presse. C'est parce qu'ils savent que qui contrôle l'information contrôle les esprits et les opinions des gens que la plupart des pays occidentaux créent des réseaux de radios a travers le monde entier. Et cela leur réussit bien vu le nombre élevé de personnes, y compris de responsables politiques africains qui s'y informent.

Ce n'est pas par hasard que lorsque l'Otan ou un pays occidental en guerre, il commence d'abord par détruire la radio et la télévision de ce pays. On comprend ainsi pourquoi la France tenait tant à détruire la RTI (Radio Télévision Ivoirienne) pendant les derniers évènements de Cote d'Ivoire. Non seulement la RTI permettait de combattre la machine de propagande déclenchée par les medias français, mais elle montrait aussi des documentaires qui révélaient les activités mafieuses de la Françafrique et de la France en Afrique. En passant, ces mêmes documentaires sont montrés dans les médias français qui diffusent en France mais ne l'ont jamais été par France 24 par exemple qui dessert la région africaine. L'une des raisons pour laquelle Sarkozy en veut tant a Laurent Gbagbo c'est d'avoir exposé aux yeux du public ignorant la véritable politique de la France en Afrique. Comme vous le voyez, les dirigeants occidentaux ne veulent pas que vous sachiez la vérité.

Le mensonge est le même partout. La presse n'est libre nulle part et n'a aucune intention pour la plupart d'informer le peuple. Elle fait son travail sans passion comme certains pasteurs font leur ministère sans conviction, juste comme un gagne-pain. La différence entre les medias occidentaux et africains d'Etat est que les premiers sont plus sophistiques dans le mensonge. La preuve c'est que vous leur faites plus confiance que les journaux de vos propres pays.


Organisation des médias en occident

Il y a 3 genres de médias :

1.    Les medias privés qui sont les plus contrôlés

Ils sont pour la plupart aux mains de groupes financiers. Comme nous l'avons dit ces groupes financiers ont des activités dans d'autres secteurs de l'économie que les groupes médiatiques qu'ils possèdent sont supposes protéger.

Ils appartiennent à des conglomérats : Par exemple, 6 grands groupes financiers aux Etats-Unis contrôlent plus de 90% des medias. La multiplicité des noms et la diversité géographique cache souvent ce contrôle et cette concentration de la presse dans les mains de quelques puissants individus. Un seul groupe peut contrôler des centaines de stations radio, des dizaines de journaux écrits et de chaînes de télévision. Les 6 groupes qui contrôlent l'essentiel de la presse aux Etats-Unis sont :

*    General Electric: qui contrôle NBC, MSNBC, the History Channel, the Biography Channel. Ils contrôlent aussi Universal Pictures une maison de production de films. 

*    Walt Disney:
contrôle ABC, ESPN. ABC a 226 stations affiliées qui atteignent 99% des domiciles américains.

*    News Corp.:
est propriétaire de Fox Channel, the Wall Street Journal, National Geographic. Possède aussi la maison de production de films 20th Century Fox et 120 chaines de télévision a travers le monde. Cette compagnie appartient a Murdoch qui été récemment au centre d'un scandale médiatique en Angleterre.

*    Time Warner: est propriétaire de CNN, HBO, TBS. Il contrôle aussi Warner Bros, New Line Cinema, Castle Rock  qui sont toutes des maisons de production de films.

*    Viacom:
est propriétaire de MTV, Simon and Schuster Publishing house, une maison de publication de livres et près de 130 stations radios

*    CBS:
contrôle  CBS  et près de 130 stations radio.

La chaîne la plus regardée de France -et d'Europe-, TF1, appartient à Bouygues, groupe de BTP qui signe quotidiennement des contrats avec la puissance publique. Arnaud Lagardère, important actionnaire du groupe aéronautique EADS, contrôle l'empire qui porte son nom et donc Europe 1, Paris Match, le Journal du Dimanche, 25% du Parisien-Aujourd'hui, 17% du Monde, et la moitié du plus grand circuit de distribution de journaux, les NMPP

General Electric fabrique et fait l'entretien des moteurs d'hélicoptères de combat, des chars Abrams, d'avions de combat F-16. Vous comprenez bien que la guerre comme celle d'Iraq fait son affaire et que NBC fera beaucoup d'efforts pour faire accepter à l'opinion que Saddam Hussein est un dictateur qui devait partir.

Ces groupes industriels contrôlent aussi des maisons d'édition célèbres telles que Simon and Schuster Publishing house, ce qui étend leur contrôle sur la publication des livres. Tout ceci pose un  grand problème d'indépendance de l'information.

Vous avez vu récemment avec quel zèle des organes de presse tels que France 24, CNN, Al-Jazzera, BBC ont appuyé par la désinformation et le mensonge la guerre de l'Otan contre la Libye.

Le monde du cinéma n'échappe pas à leur contrôle comme vous l'avez constaté. Il y a peu de films qui sortent de façon innocente. Il y a quelques années, l'ennemi préféré des films était les Soviétiques. Aujourd'hui, ce sont les arabes. Vous pouvez en imaginer la raison.

MEDIAS OCCIDENTAUX.gif

L'information ne vient pas toujours de source indépendante : Il y a des journaux de province ou de taille moyenne qui ne peuvent pas envoyer des correspondants a certains coins du globe faute de moyens financiers. Alors ils achètent l'information auprès de grandes agences de presse telles que l'agence France Presse (AFP) ou Associated Press (AP) ou l'agence Reuters qui sont de puissants groupes de presse aux mains de l'Etat (AFP) ou d'individus privés. Ainsi les gens vivant en province en France ou dans l'Alabama aux Etats-Unis ou ceux lisant Yahoo sur le net vont avoir la même information sans avoir le moyen de vérifier sa crédibilité par d'autres sources. Même de grands journaux comme Le Monde ou le New York Times ne peuvent avoir des correspondants partout. Ils utilisent aussi très souvent ces agences de presse pour certains articles.

Lorsqu'un organe de presse n'appartient pas directement à une compagnie, il en dépend pour des frais de publicité. Les sources de revenus les plus importantes de ces journaux ne viennent de l'achat des journaux par les lecteurs. Elles proviennent des spots publicitaires pour lesquels les compagnies donnent de l'argent aux medias. L'un de moyens les plus efficaces de faire pression sur un organe médiatique est de menacer d'annuler les contrats publicitaires avec lui. Une annulation pareille signifie une baisse de revenus, le licenciement des journalistes et du personnel d'appui, la perte de maison, de voiture, de l'assurance maladie (dans des pays comme les Etats-Unis) et de tous les autres avantages de l'emploi pour les journalistes licenciés. En bref la fin de presque tout. Et cela personne ne le veut.

Qu'est ce qui se passerait si un journaliste prenait la liberté de publier un article qui raconte la vérité ? Pour commencer son éditeur ne laissera pas passer cet article. S'ils le faisaient ils seraient 2 à perdre leurs emplois.  Les journalistes connaissent bien ces règles et jouent simplement le jeu pour survivre.

La presse privée qui représente environ 70% du total des medias dans les pays occidentaux est en fin de compte contrôlée par les riches. C'est ce qui explique qu'une minorité soit capable de diriger sans problèmes la masse.
Certains de ces medias appartiennent en totalité ou sont contrôles par des services de renseignements à travers des contributions. Ces services de renseignements les utilisent pour des opérations ponctuelles de manipulation de l'opinion et d'intoxication d'une cible précise.

2.    Les medias publics sont curieusement plus crédibles que la presse privée

Ils sont plus importants en France qu'aux Etats-Unis. Dans les 2 pays, ils sont sous le contrôle direct des autorités politiques. Leurs chefs sont très souvent nommes en fonction de leur connaissance du jeu de l'information et du rôle que les dirigeants attendent de la presse. On n'y nomme pas des gens réputés pour leur indépendance d'esprit.

Curieusement c'est dans ces médias dans les pays comme les Etats-Unis  que l'on retrouve parfois des informations de bonne qualité. Ils ne subissent pas la dictature stricte des financements prives. N'ayant pas autant d'argent que leurs confrères du domaine privé, ils n'offrent pas autant d'amusement (distractions) dont les gens raffolent et sont de toute façon pas très regardes aux Etats-Unis.

3.    Les médias indépendants sont les plus fiables.

C'est a cause du constant accablant du contrôle de la presse par des groupes industriels prives que certains medias indépendants ont émergé. Ils ont investi le domaine de la télévision, de  la radio, de la presse écrite et surtout de l'Internet. Ces medias qu'on appelle encore la presse citoyenne sont entretenus par d'anciens journalistes qui se sont lasses de jouer le jeu de la désinformation. Je suspecte même que certaines de leurs informations et articles viennent de journalistes de la presse privée qui ne peuvent simplement pas faire publier leurs articles dans leurs journaux.

Les médias indépendants échappent à la dictature de groupes financiers et à la pression politique. Ils n'utilisent pas de spots publicitaires et dépendent parfois de leurs audiences pour subvenir à leurs besoins financiers. Ils sont ainsi libres dans leur gestion de l'information. Lorsqu'ils sont télévisuels ou radiophoniques, ils dépendent des contributions volontaires des auditeurs. Parfois ces auditeurs doivent s'abonner pour accéder à l'information. Sur le net ils sont presque toujours gratuits.

Leurs invités sont aussi des gens bien informés, souvent d'anciens hauts responsables de l'Etat révoltés par le mensonge qui disent les choses sans les maquiller. Ils donnent en général la version cachée des événements, le pour, le comment et le pourquoi. C'est dans ces médias qu'on retrouve souvent la vérité crue, celle qu'on cache aux enfants, je veux dire au public.

Toute une industrie de l'information s'est créée dans l'Internet. Il y a la télévision, la presse écrite et même des radios. L'organisation y est plus facile. Vous n'avez pas besoin de vendre une idée à aucun groupe de presse ou de demander des autorisations. Vous créez simplement un web site et commencez à diffuser des informations. Il y a des centaines de groupes de ce genre sur tous les sujets imaginables : finances, religion, politique et dans toutes les langues etc....

Stratégies de mensonge

Il y a un certain nombre de techniques que les médias occidentaux font pour maintenir une certaine crédibilité et continuer la supercherie:

1. Ils se comportent d'abord comme s'ils disaient la vérité, c'est-à-dire qu'ils vous mentent froidement en vous regardant dans les yeux. Ils invitent des « experts » et d'autres professionnels qui viennent renforcer votre impression. Pensez-vous vraiment qu'un ancien ministre, président ou député vous dira les choses qu'on ne veut pas que vous sachiez ? Ils font partie de ce système de tromperie. On les fait venir parce qu'on sait qu'ils ont une crédibilité a vos yeux. Ces gens-la n'ont aucune intention de vous dire la vérité. C'est d'ailleurs pourquoi un de mes amis me disait que ce n'était pas la peine de lire leurs biographies car elles ne contiennent aucune information importante.

2.
Ils évitent les gros mensonges. Ils font attention a ne pas dire les choses facilement vérifiables ou a omettre des choses que d'autres journaux pourraient publier. J'ai souvent lu sur le net des articles sur des sujets importants, bien de jours avant que les grands journaux de la presse écrite en parlent. Et lorsqu'ils en parlent l'information est souvent diluée.

3.
Ils font un mélange de la vérité et du mensonge. La part de vérité a pour but de donner de la crédibilité au mensonge qu'ils professent. Le mensonge est la véritable substance de leur travail. Utilisons une métaphore pour bien illustrer cet aspect. Supposons que vous ayiez été attrapé en infidélité par le mari de votre concubine et qu'un bagarre s'en soit suivie. Si les medias vous sont favorables, ils diront qu'il y a eu bagarre dans la nuit (ce qui est vrai). La bagarre a eu lieu entre votre voisin et vous (qui reste vrai). Puis on dira que c'est lui qui vous a agresse (ce qui serait vrai aussi). Mais on ne parlera pas d'adultère et on prétendra dira qu'il a agresse a cause d'une dispute de terrain (ce qui pourrait être vrai mais cette raison est utilisée pour cacher le véritable délit).

Pour crédibiliser cette thèse on ajoutera que vous êtes un monsieur respectable dans la communauté, un père de famille, diacre à l'église locale (ce qui pourrait être vrai). On ajoutera que vous êtes un bienfaiteur qui contribue aux œuvres sociales (ce qui est vrai). De votre voisin on dira qu'il est alcoolique avec un passé de violent et des retards dans le paiement de son loyer. Personne ne lui donnera la parole sauf pour lui demander si c'est vrai qu'il a un passe de violent, qu'il a déjà été arrêté pour consommation d'alcool etc.... Ceux qui ne vous connaissent pas de façon intime croiront à cette version des faits parce qu'ils partent de l'assomption que LES MEDIAS DISENT LA VERITE. Ce genre de scénario se produit tout le temps dans les médias.

4. Ils détruisent l'image d'un individu gênant : Lorsqu'on veut éliminer un leader populaire par exemple on utilise d'abord les médias pour le « tuer » dans le cœur des gens. Les médias vont le peindre utilisant des apparences et en faisant une analyse tronquée des événements. Les médias jouent avec les émotions des gens dont ils savent qu'elles contrôlent leur comportement et leurs décisions. On peut dire par exemple qu'il a une maîtresse, qu'il a des fonds et des maisons à l'étranger ou qu'il brutalise ses enfants. Dès que ce leader a perdu l'estime de ses admirateurs alors on l'élimine physiquement sans aucun problème, en utilisant l'un des siens pour mieux protéger les commanditaires. On commence presque toujours par les médias lorsqu'on veut initier une action contre un individu.

5.
Ils peuvent créer une fausse image positive : De la même façon que les médias sont capables de peindre en vilain un homme intègre, ils sont aussi capables de fabriquer une image positive d'un homme aux actions sinistres. Il se dit que c'est son contrôle sur la presse italienne qui permet a Silvio Berlusconi un homme soupçonné de contacts avec la mafia, de transactions financières douteuses et de relations sexuelles avec des mineures de rester premier ministre d'Italie.

6.
On distrait les gens de choses sérieuses : L'homme aime le jeu et la fantaisie. Pour l'occuper, on lui donne toutes ces émissions qui tournent autour du sexe, des relations amoureuses, le sport, la musique, les scandales de célébrités etc... Ces émissions ont leur place car on ne peut pas toujours regarder des émissions de politique. Leur nombre est cependant si élevé qu'on peut voir clairement une volonté de distraire les gens. Il y a par exemple des protestations en ce moment aux Etats-Unis contre Wall Street pour son rôle dans la crise financières mondiale mais des medias comme CNN passent beaucoup plus de leur temps a montrer les témoignages des copines du médecin impliqué dans la mort de Michael Jackson

7.
Ils présentent des informations négatives sur l'Afrique : Ce n'est pas par hasard que l'on ne voit que des images négatives de l'Afrique dans les médias occidentaux. Les occidentaux le font en partie pour entretenir un complexe de supériorité sur le noir. L'autre  raison c'est de présenter L'Afrique comme un continent permanemment en proie à la famine, a la guerre, aux calamites naturelles.

Cette image permet aux puissances occidentales de cacher leurs interventions et leur présence sous la charte d'actes humanitaires. Et comment répond l'Afrique à cette offensive ? Elle passe le temps à faire rêver son peuple sur l'occident, a montrer les jeux de télévisions et émissions importes. Elle fait auprès de son propre peuple la propagande de l'occident. Il n ya pas un seul africain qui n'ait été surpris de découvrir une réalité différente lorsqu'ils sont arrives en France, en Allemagne ou au Canada. Comment un peuple peut-il se libérer s'il continue de tirer son information de l'oppresseur ?

8.
Ils peuvent être utilisés pour faire pressions sur un leader politique : Lorsqu'un chef d'Etat africain défend les intérêts de la France par exemple, les journaux français pour la majorité ne diront pas de mauvaises choses sur lui. Un journal un peu rebelle appartenant a la mouvance de l'opposition pourrait écrire quelque chose d'embêtant mais ce sont des articles qui ne font pas souvent beaucoup de mal. En général, les medias valident ses élections frauduleuses, se taisent sur ses prisonniers politiques et lui accordent des interviews amicales Mais lorsqu'il essaye d'affirmer son indépendance, on commence à voir subitement apparaître dans ces journaux des histoires sur des comptes bancaires, des maisons et des affaires qu'il aurait a l'étranger. Tout aussi brusquement 

9.
Ils posent des questions difficiles aux « ennemis » : Faites simplement attention au genre de questions qu'on pose à Fidel Castro ou a Ahmadinejad. Certains journalistes sont souvent à la limite, impolis. Lorsqu'ils invitent ces leaders c'est essentiellement pour leur poser des questions sur des allégations de corruption, despotisme, d'abus de droits de l'homme, accusations de terrorisme etc.... Il n'y a rien de mal à poser ce genre de questions mais lorsque l'essentiel de la conversation met l'invité sur la défensive, ça devient suspect. A ces adversaires on ne pose pas de questions sur le développement ou les actions sociales qu'ils mènent.  Considérez un peu le genre de questions qu'Euronews a posé à Gbagbo.

-  L'Union européenne conteste votre légitimité. Votre adversaire Alassane Ouattara forme un gouvernement, nomme des ambassadeurs qui sont reconnus. Vos opposants disent que vous n'êtes pas un démocrate, que vous êtes un dictateur. Laurent Gbagbo seriez-vous prêt à sacrifier des Ivoiriens pour légitimer votre vision de la démocratie ?

- Vous ne quitterez pas le pouvoir ?

- Si dans les rues des violences sont commises, si des exactions sont commises de part et d'autre, quitterez-vous le pouvoir ? Si vous aviez fait attention, vous auriez  remarque d'ailleurs l'agressivité des journalistes français vis-à-vis du camp Gbagbo. C'est d'ailleurs la même attitude  vis à vis de Laurent Gbagbo qu'on a retrouve dans la quasi-totalité de la presse occidentale, solidarité avec la France oblige. Un jour le président Erythréen Issayas Afeworki avait carrément demande à Ris Khan de Al Jazzera si c'était la CIA ou le département d'Etat américain qui lui avait donné la liste de ses questions. Je sais, Al Jazzera n'est typiquement pas un média occidental mais il appartient a un gouvernement allié aux occidentaux.

Comment obtenir la bonne information

1. Etablissez une base de données. J'entends par base de données un ensemble de valeurs ou d'intérêts qui identifient un individu ou une entité. Vous avez une base de données consciente ou non de tous les gens qui sont autour de vous. Vous connaissez qui paye ses dettes, qui ment souvent, celui qui aime la calomnie, etc..... Vous savez où sont les intérêts de la France, quels sont les rapports des Etats-Unis avec le gouvernement Chavez, que les pays du monde occidental sont solidaires, à quels ordres mystiques appartient tel ou tel leader. Une bonne source d'information pour établir cette base de données est les livres et les documentaires.

2.
Considérez la source d'information avec attention : si c'est un média d'Etat ou un média privé qui dépend de la publicité faites très attention. Jeune Afrique par exemple qui a fait la promotion de beaucoup de régimes africains a perdu la capacité de rester objectif et n'est plus crédible. Gardez à l'esprit que la plupart des journaux veulent faire de la désinformation. Si un leader est détesté par «  la communauté internationale » mais est populaire dans son pays, c'est un leader défend les intérêts  contre de grandes entités financières. Faites donc attention a tout ce que vous lirez sur lui. Allez sur Google ou YouTube écouter vous-même ses discours au lieu de prendre pour vérité ce que les autres disent de lui.

3.
Comparez l'information que vous avez à votre banque de données. Réfléchissez par rapport à ce qui est logique, ce qui fait un sens. Si la presse américaine dit quelque chose sur Cuba, il faudra le prendre avec des pincettes. Retenez que la presse française protégera les intérêts de la France en Afrique et ailleurs. Voyez où sont les intérêts des parties en jeu. Qui y gagne de l'argent ?

4.
Vérifier cette information dans la presse alternative. Aller sur le net et regardez quelle analyse ces web sites font de cette information. Aller sur Google et tapez  quelque chose comme : « la vérité sur... » et vous y mettez le titre du sujet qui vous intéresse.

Rendons justice aux médias occidentaux. Il y a des journalistes même dans ces grands groupes privés qui prennent souvent le risque d'écrire des articles de bonne qualité. Ces journaux font aussi de l'excellent travail en termes de qualité d'expression, de présentation et d'élocution. De la même façon, il y a des journaux privés africains qui se sont laissés corrompre par la recherche du gain facile, se sont ainsi prostitués et sont devenus de véritables feuilles de choux.


In Cameroonvoice.com


Source : ABIDJAN DIRECT.NET

LA DEFERLANTE PORNOGRAPHIQUE ET SES CONSEQUENCES

 

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Affiche porno-logo


Avec L'«OEuvre chrétienne» de la Cité vivante, «Oser en parler» est l'une des rares associations à lutter contre le fléau de la «pornographie». Son fondateur, Philippe Auzenet, développait il y a peu cette question dans La «Lettre de Famille et Liberté» : «Personne ou presque ne réagit contre les dangers d'une telle marée noire, car elle s'étend sans faire de bruit». Favorisée par la «révolution de Mai 68», l'industrie pornographique est devenue omniprésente jusqu'à tout envahir (magazines, chaînes de télévision, sites internet, supports vidéo...) sans réaction politique proportionnée.

Une industrie qui a notamment sa « vitrine légale » dans les kiosques ou les rayons des magasins. Avec des filières du vice plus souterraines - comme la drogue et la prostitution -, la « pornographie (classique ou homophile et pédophile) » entretient aussi un commerce très juteux qui spécule sur le péché et la perversité sexuelle sans peur de s'attaquer aux plus jeunes, de les appâter et de les exploiter ignoblement. Quelques statistiques déjà anciennes étaient données dans l'émission de télévision « Le sexe dans tous ses états » du 18 février 2010 sur « TF1 » : 266 sites pornos s'ouvrent chaque jour dans le monde ; 80 % des ados ont déjà visionné des films pornos (dont un enfant de 10 ans sur trois) ; 372 millions de pages pornographiques sont vues chaque jour dans le monde ; 750 000 pédophiles sont connectés en permanence sur internet auquel ont accès trois foyers sur quatre, 74 % des 11-18 ans y passant trois heures par jour...

Les jeunes font ainsi de plus en plus leur « éducation » sexuelle par le biais des images pornos, et ce, de plus en plus tôt : des cas sont signalés dès l'âge de 6-7 ans. Les agressions sexuelles entre mineurs, comme les « tournantes », sont en très grande augmentation. Car le danger principal de cette exposition fréquente à la pornographie est un comportement violent, un passage à l'acte agressif et pervers, c'est-à-dire à la délinquance sexuelle. Lorsqu'un enfant visionne de la pornographie, les troubles occasionnés peuvent être similaires à ceux des abus sexuels : « Perte du sentiment d'exister, de l'estime de soi, ambivalence, mort intérieure »... C'est ainsi qu'une nouvelle « population à risque » est apparue : celle des « dépendants sexuels », victimes d'une addiction tenace, comme celles à l'alcool, au tabac ou à la drogue. C'est une véritable « pathologie » surnommée quelquefois « sexolisme », qui mène à des dysfonctionnements de tous ordres, à un état d'asservissement, souvent à cause d'un déficit et d'un trouble psychologique et affectif.

Après des heures et des années de pornographie, cela peut mener « au viol, à la récidive, aux meurtres en série, aux mauvais traitements infligés aux enfants et à l'impuissance ». Les faits divers en sont pleins. L'accroc au sexe est pourtant un malade qu'ignorent aujourd'hui la morale et la santé publiques contrairement à d'autres addictions. Philippe Auzenet cite Judith Reisman qui parle d'« érotoxine » : la « pornographie » agit sur le cerveau comme une drogue. Selon elle, les images et les films pornographiques n'affectent pas le centre de la parole, mais « une zone cérébrale viscérale, non langagière située dans l'hémisphère droit » du cerveau. « L'humanité est déséquilibrée à l'endroit du sexe et la santé véritable ne lui est permise que dans la sainteté », disait Chesterton. « S'il appartient à la morale personnelle et aux familles de proposer d'abord cette santé difficile, il appartient au devoir politique de les y aider en veillant fermement au bien commun, c'est-à-dire en refrénant la luxure et les mauvaises moeurs, en les obligeant au moins à se dissimuler. Ce que ne fait plus le gouvernement par idéologie soixante-huitarde... ».

CONSEQUENCE: LE PASSAGE A L'ACTE

La vérification par les faits est malheureusement des plus faciles à faire. Nos colonnes de journaux sont remplies de soi-disants « faits divers » qui sont en fait des crimes sexuels dont la recrudescence inquiétante est caractéristique de cette décennie « porno » :

En juillet 1993, la « Cour d'Assises du Val-d'Oise » acquittait Sandrine, 22 ans, coupable du meurtre de son père qui lui avait fait subir pendant huit ans des violences sexuelles. Au départ, « elle avait évoqué des "drôles de regards" de son père, et s'était plainte du goût de celui-ci pour les revues et cassettes pornographiques ». En 1993, en Grande-Bretagne deux enfants meurtriers d'un petit garçon « traumatisent » par leur geste monstrueux l'opinion internationale. Leur Juge, Michaël Morland, a souligné la logique démente dans laquelle les a placés « le fait d'avoir été exposés à des films vidéos violents » (...) « Le père de Jon avait loué, au cours de l'année précédant le meurtre une soixantaine de vidéos à caractère violent ou pornographique ».

Lorsque dans l'Ile de la Réunion, la chaîne « Télé-Free-Dom » diffusa régulièrement des films classés « X », certains médecins établirent « un rapport » de cause à effet entre le nombre des films pornographiques diffusés par « Télé-Free-Dom » et « l'augmentation des "viols incestueux" dans les familles les plus pauvres de l'île ». En Bretagne, une fillette de 14 ans a été violée maintes fois par un groupe de 11 garçons, dont 8 mineurs, qui se sont acharnés sur elle pendant deux mois en la menaçant de mort si elle les dénonçait. « Ces garçons n'étaient pas des jeunes à l'abandon. Plusieurs d'entre eux appartenaient à des familles solides. Comment expliquer qu'ils aient pu, jour après jour, agresser la pauvre petite (...) ? Tout simplement, tout horriblement, parce que certains d'entre eux avaient des cassettes vidéo qu'ils passaient et repassaient ».

Le meurtrier américain Ted Bundy, exécuté en 1989 pour l'assassinat de 28 jeunes filles, décrivait peu de temps avant de passer sur la chaise électrique « la spirale fatale dans laquelle il s'est trouvé entraîné (...). Ce qui selon son témoignage explique sa métamorphose graduelle en monstre sadique n'est autre que l'accès précoce au matériel pornographique. (...) « Je pense souhaitable d'expliquer comment ce genre de littérature contribue à modeler les comportements violents tels que ceux dont je me suis rendu coupable. La "pornographie" violente, dit-il, est comme l'alcool ou la drogue une sorte de dépendance et, comme toute forme de dépendance, elle réclame un matériel qui est toujours plus explicite.... Vous recherchez quelque chose qui vous donne une plus grande sensation d'excitation, jusqu'à ce que vous atteigniez le point où vous vous demandez si le faire dans la pratique n'est pas la prochaine étape après l'avoir lu ou l'avoir vu ». L'on pourrait malheureusement multiplier les exemples à l'infini tant ils sont devenus monnaie courante.

CONSEQUENCE: L'ACCOUTUMANCE

Mais dans ce passage à l'acte suggéré par les représentations pornographiques, il y a en outre un phénomène de surenchère qui provient d'une rapide accoutumance aux excitations émotionnelles ainsi visuellement provoquées :

Phénomène d'accoutumance décrit, entre autres, par le neuro-biologiste Jean-Didier Vincent, président de l'« Institut Alfred Fessard », auteur de « Casanova » aux éditions « Odile Jacob » : « Le cerveau fonctionne toujours avec des boucles de rétroaction : tout système excitateur met en jeu un système inhibiteur qui le freine. Et vice versa. Si une drogue amplifie le système excitateur, le processus inverse se renforce également. Ce mécanisme est à l'origine de l'accoutumance, car la rétroaction est également stimulée. Il faut, chaque nouvelle fois, absorber une quantité de drogue plus importante pour obtenir le même effet ». Phénomène d'accoutumance à tout agent excitateur, valable pour la drogue, pour l'alcool et... pour les images pornographiques. Traduction et vérification neuro-biologique du dicton populaire qui veut que « plus l'on boit, plus l'on a soif ». En raison même de cette accoutumance, l'on assiste donc à une constante surenchère à la fois dans la recherche du « plaisir sexuel » et dans la nature des excitants.



Cordialement,


Appolinaire Noël KOULAMA.

MME ODILE BIYIDI REAGIT AU TRANSFEREMENT DU PRESIDENT GBAGBO A LA HAYE


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Odile Tobner Epouse Biyidi Awala, veuve d'Alexandre Biyidi Awala alias Mongo Béti, agrégé de lettres et auteur africain.

Ex-présidente et actuelle vice-présidente de Survie France, ayant succédé à François-Xavier Verschave, mort en juin 2005.

 

Lynx.info : Dans une de nos interviews, vous dites qu'Alassane Ouattara avait encore besoin de ses seigneurs de guerre. Après le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI, a-t-il encore besoin d'eux ?

Mme Odile Biyidi : Alassane Ouattara a, plus que jamais, besoin d'eux, pour maîtriser la population de Côte d'Ivoire, choquée par ce transfèrement.

Lynx.info : Vous avez une explication sur l'acharnement de la France et de Ouattara  qui a conduit au transfèrement de Laurent Gbagbo à la Haye ?

Gbagbo a commis le crime capital. Arriver au pouvoir sans l'aval de la France, qui n'a eu de cesse de se débarrasser de lui.

Lynx.info : Ce qu'on a refusé à Laurent Gbagbo concernant les droits de l'homme et le respect des journalistes, Ouattara le fait sans être inquiété. Comment vous l'expliquez ?

Il suffit d'être soutenu par la France pour jouir d'une totale impunité. Les exemples abondent : Déby, Sassou Nguesso, Biya peuvent assassiner leurs conciyoyens sans que rien ne se passe.

Lynx.info : Pour vous le transfèrement de Laurent Gbagbo à la CPI va réconcilier les Ivoiriens comme le dit Ouattara et ses proches ?

C'est évidemment le contraire qui va se passer. Une partie de la population va se sentir humiliée. Et même je pense que des Ivoiriens pas spécialement pro-Gbagbo vont être scandalisés de cette procédure. La situation en Côte d'Ivoire est très mauvaise. Ouattara pense qu'en éloignant Gbagbo il peut éviter des mouvements populaires demandant sa libération.

Lynx.info : Comment expliquez-vous qu'aucun proche de Ouattara ne soit inquiété par le TPI ?

L'impunité est toujours acquise aux protégés de la France et des puissances occidentales. C'est un véritable encouragement au crime.

Lynx.info : Le cas Guillaume Soro ne fait-il pas du TPI un tribunal partial ?

La partialité du TPI, à travers son procureur Ocampo, n'est plus, hélas, à démontrer. Les Massacres de SORO, depuis "le 19 septembre 2002" (les 60 Gendarmes et pour certains avec toutes leurs familles à Bouaké en Octobre 2002, Guitrozon, Petit Duékoué, etc, etc) à aujourd'hui, passant par "l'assassinat" de son complice IB, patron "du commando invisible", en Mars 2011 sont établis, sont dans les rues, sur films. OCAMPO semble les "éviter"...On Verra bien!!

Lynx.info : Pour l'avocat  français, Jacques Verges, tous les inculpés à la CPI sont noirs. Finalement, il est plus facile aux Occidentaux de s'imposer en Afrique ?

Les Occidentaux dominent les organisations internationales (ONU, TPI). Celles-ci ne s'attaquent donc pas à leurs crimes. Les autres grandes puissances, Chine, Russie, tiennent en respect ces organisations, qui n'osent pas s'attaquer à elles. Il ne reste que les pays africains assujettis pour subir cette loi.

Lynx.info : Peut-on assister, avec le transfèrement de Laurent Gbagbo au TPI, à un recul de la démocratie en Côte d'Ivoire ?

La démocratie n'a pas encore commencé en Côte d'Ivoire. Elle ne peut pas reculer. Ce qui a régné ce sont les différents despotismes (?? GBAGBO "un despote"??? Aucun Ivoirien NE PEUT ACCEPTER NI CROIRE A CELA, Mme Biyidi, aucun!! Là vient le grand problème de dits "Intellectuels" Africains!!), le dernier, celui d'Alassane Ouattara, étant le pire et le plus sanglant.

Lynx.info : Finalement, la gauche comme la droite française sont unanimes au transfèrement de Laurent Gbagbo. Etait-il le pire que l'Afrique ait comme dictateur ?

Il y a gauche et gauche. Le PCF vient de publier un communiqué très sévère sur ce transfèrement. Le PS n'a jamais eu, en politique africaine, de position différente de celle de la droite, satisfaisant aux même intérêts, avec le même mépris pour les populations africaines. On verra ce que l'avenir leur réserve, "ces socialistes", quant les Africains se réveilleront!!

Lynx.info : Pourquoi les socialistes en France en voulaient tant à Laurent Gbagbo ?

Certains socialistes, comme Hollande, après Mitterrand, ont toujours soutenu l'impérialisme français avant toute chose. C'est sous Mitterrand qu'un des plus grand leader d'Afrique francophone, Thomas Sankara, a été assassiné. Le "Rwanda" (1.000.000 de morts..!!), c'était l'époque Mitterand (avec les Juppé et Sarkozy, "déjà").

Lynx.info : Quelles leçons peuvent tirer les ivoiriens et africains avec la guerre en Côte d'Ivoire pour une question électorale et le transfèrement d'un président élu à la CPI ?

Les Africains ne peuvent que constater l'instrumentalisation des organisations internationales censées faire régner la paix et la justice au service de tout ce qui les opprime et pour contrer toute ambition d'indépendance.

Lynx.info : Je vous remercie.


Interview réalisée par Camus Ali de Lynx.info, le 30 novembre 2011.


Source:TOGO FORUM.COM