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lundi, 09 mai 2011

IL Y A A BOIRE ET A MANGER DANS LA CRISE IVOIRIENNE: SABINE CESSOU, C'EST UNE AFFAIRE DE SOUS!

 

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L'argent n'a pas d'odeur mais Abidjan sent l'hydrogène


Quelle n'a pas été notre surprise de découvrir hier qu'une interview de Marie Antoinette Singleton, fille de Laurent Gbagbo, et parue dans Slate Afrique, avait été menée... par Sabine Cessou elle même... !!!

Pour reprendre la formule d'un ami « l'argent n'a pas d'odeur mais Abidjan sent l'hydrogène ».

Voilà donc que la collaboratrice de Thomas Hofnung, pilier de la désinformation sur la crise ivoirienne au sein de la presse Rotschild

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et qui nous a habitués à une information partie prenante et donneuse de leçon, du dezingage des intellectuels

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à l'hagiographie du « nouvel  ambassadeur » élégant et parfumé qui a un enfant « avec une bété »

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en passant par la compassion pour le courageux Venance Konan  qui « sait que son téléphone est sur écoute, mais  n'a pas changé de numéro »

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décroche subitement le sien pour joindre un membre éminent du « clan gbagbo ».

Sabine Cessou aurait elle réfléchi à la lecture de son confrère François Leclerc?

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ou encore à l'écoute de jean Ziegler ?

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et opérerait-elle le début d'un mea culpa ?

Rien n'est moins sûr !

Celle qui a écrit, entre autres, cet article:

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et a vanté à longueur de colonnes la « résistance à Abobo » produisait, sans doute un peu obligée au lendemain de la capture du PR ce papier:

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dans lequel on trouve cette perle:

« Comment faire la différence, aujourd'hui, entre les vrais appels au secours lancés depuis la Côte d'Ivoire, et la propagande assenée pendant des mois par les médias aux ordres de Gbagbo? Le ratissage à grande échelle en cours en Côte d'Ivoire est le corollaire de la chute de Gbagbo: inévitable, mais aussi extrêmement risqué, pour l'avenir politique d'Alassane Ouattara ».

Sacrée Sabine ! Elle peut continuer à parler de propagande alors que toute la presse non ouattariste est interdite, et justifier une épuration arbitraire en s'inquiétant uniquement de ses conséquences politiques tout en courant  juste après derrière le scoop. Quelle santé !

Fort heureusement pour elle, Marie Antoinette Singleton n'a pas été « ratissée » aux Etats-Unis après le kidnapping de son père, ce qui permet à Sabine de mettre un peu de beurre dans les épinards.

Si vous croisez Marie Antoinette, qui force le respect, s'il vous plait, expliquez-lui la ligne de Sabine Cessou sur la crise ivoirienne et indiquez-lui ce blog: on lui donnera avec grand plaisir le nom des rares journalistes français respectables.


Saper Aude

 

Source : INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT

QUAND L'UNIVERSITE DEVIENT UNE CIBLE MILITAIRE POUR LE TRIO LICORNE-ONUCI-FRCI D'ALASSANE DRAMANE OUATTARA

 


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Résidence universitaire bombardée et pillée, à Abidjan.

 

Dans sa mission occulte d'installation d'un Gouverneur de Province à la tête de la Côte d'Ivoire, le trio Licorne-Onuci-Rebelles d'Alassane Dramane Ouattara, commandité depuis Paris par Sarkozy, n'a pas épargné les structures universitaires et les étudiants ivoiriens.
La stratégie du trio Licorne-Onuci-Rebelles d'Alassane Dramane Ouattara est méthodiquement réglée et coordonnée : d'abord, la Licorne et l'ONUCI bombardent les sites avec leurs MI-24 et PUMA ; ensuite ils transportent et déversent les rebelles sur lesdits sites ; enfin, les rebelles d'Alassane Dramane Ouattara entrent en scène pour piller, saccager, violer, torturer, tuer...

 

Les deux universités publiques, que sont l'Université d'Abidjan-Cocody et l'Université d'Abobo-Adjamé, sont hors d'état de fonctionnement. La première a été pillée et saccagée et la seconde, pillée et en partie détruite. Les seize résidences universitaires du District d'Abidjan ont été toutes littéralement pillées et mises à sac. Un certain nombre de chambres de ces cités sont occupées par les rebelles d'Alassane Dramane Ouattara.

Pour apporter des précisions, l'on peut citer quelques exemples:

- l'université d'Abobo-Adjamé a été en partie détruite en même temps que l'Hôpital Militaire d'Abidjan (HMA), située non loin de celle-ci, suite aux premiers bombardements des hélicoptères de combat de la Licorne et de l'Onuci ;

- les Résidences universitaires d'Abobo (I et II), de Williamsville et des 220 logements ont été violemment attaquées par les rebelles d'Alassane Dramane Ouattara, sous le regard bienveillant de la Licorne et de l'ONUCI, qui les encadraient par le survol de leurs hélicoptères : armés de gourdins, de machettes et de kalachnikovs, ils ont sauvagement pris à partie les étudiants desdites cités ;

- l'université d'Abidjan-Cocody a été le théâtre de violents affrontements : du lundi 4 avril au lundi 11 avril 2011, elle a servi de base arrière aux bombardements de la Résidence du Président de la République. Les rebelles, transportés sur place ont ensuite pillé et saccagé la Présidence de l'Université, la Scolarité, la Comptabilité de même que certaines facultés, dont celles des Sciences Juridiques et des Sciences Economiques et de Gestion: ordinateurs et coffres-forts emportés, livres et divers autres documents administratifs et financiers éparpillés et irrécupérables ;

- le Centre Régional des Œuvres Universitaires d'Abidjan (CROU-A) et l'Ecole Normale Supérieure (ENS), tous deux situés au sein de l'Université d'Abidjan-Cocody, n'ont pas échappé à la furie des rebelles pilleurs. Ils y ont respectivement emporté l'argent des bourses des étudiants et le matériel informatique ;

- les Résidences universitaires du Campus de Cocody et de la Riviéra II ont été attaquées à l'arme lourde, obligeant les étudiants à se réfugier au sein du Centre Hospitalier Universitaire de Cocody et dans les églises et écoles environnantes (notamment la Paroisse Saint Albert Le Grand, la Maison des Etudiants protestant (MAPE) et le Cours Supérieur Protestant de Cocody (CSP). Tout un pallier d'un bâtiment de la Cité de la Riviéra II a été calciné par les tirs de missiles d'un hélicoptère de combat de la Licorne ;

- les résidences universitaires de Port-Bouët (I, II et III) ont été, dans les mêmes conditions que précédemment, décoiffées puis incendiées par la main criminelle des rebelles d'Alassane Dramane Ouattara avec la complicité de la Licorne et de l'ONUCI ;

- l'ensemble des résidences universitaires a été prise d'assaut par les rebelles pilleurs, à peine entamé l'ultimatum de 72 heures donné aux étudiants pour libérer les cités.

Le Gouverneur Alassane Dramane Ouattara annonçait, le mardi 19 avril 2011, sur TCI, sa chaîne gracieusement offerte par l'Ambassadeur de France, que les étudiants avaient 72 heures à partir du mercredi 20 avril pour quitter les résidences universitaires. Cependant, dès le jeudi 21 avril à 15 heures, alors même que le délai n'était pas expiré, les rebelles se livrèrent à leur sale besogne, le pillage des chambres des étudiants : télévisions, frigos, ordinateurs, matelas, bouteilles de gaz, ustensiles de cuisines et même les vêtements ont constitué leur butin de guerre.

Il n'est pas inutile de relever que dès le lundi 18 avril 2011, les rebelles, munis de bulldozers, avaient entamé la destruction de tous les magasins et petits commerces des étudiants situés au sein des cités, voire des commerces de particuliers voisins aux cités universitaires, sans leur avoir permis d'en récupérer le contenu ;

- Les résidences universitaires, pour celles qui ont subi le moins de dégâts, notamment celles du campus de Cocody, hébergent désormais les rebelles d'Alassane Dramane Ouattara, tout particulièrement ses dozos.

Les étudiants ivoiriens payent un lourd tribut et sont constamment en proie à la folie meurtrière des rebelles d'Alassane Dramane Ouattara :

- de nombreux étudiants ont été tués lors des bombardements de la résidence du Président de la République par la Licorne et l'ONUCI;

- les étudiantes et étudiants présents sur les cités au débarquement des rebelles ont été, pour les premières, violées et pour les seconds, molestés et tués de sang froid, sous prétexte de leur appartenance à la FESCI;

- des milliers d'étudiants rejoignent leurs parents en zone rurale, suite à la fermeture des universités et des résidences universitaires. L'on assiste à un exode massif de la population estudiantine vers les villages ;

- beaucoup d'autres sont condamnés à errer dans les rues d'Abidjan, car n'ayant aucune famille ou ami susceptible de les accueillir. Ils ne peuvent non plus rejoindre leurs parents, faute de moyens ou parce que ces derniers ont eux aussi fui leurs villes et villages pour des destinations inconnues. Et, là encore, ils s'exposent à tout moment au danger d'être appréhendé ;

- tous, les jeunes hommes en particulier, sont pourchassés : les rebelles assiègent les domiciles à la recherche d'étudiants qu'ils considèrent de fait comme des miliciens du Président Gbagbo; ces derniers sont arrêtés à des barrages, dans les rues, exécutés sur place ou conduits à des destinations inconnues ;

- des milliers d'étudiants sont contraints à l'exil pour d'une part préserver leur vie et d'autre part poursuivre leurs études. Mais, hélas, pour la plupart, ils ne pourront s'inscrire dans aucune université, car leurs diplômes et autres documents ont été détruits.

L'université ivoirienne est en danger si ce n'est déjà le chaos. Une réouverture imminente des universités publiques est sinon une utopie à tout le moins une œuvre difficilement réalisable. Les administrations sont en ruine, tous les fichiers et bases de données étant détruits.
Il s'ensuit qu'il est désormais impossible de vérifier la qualité encore moins le niveau d'études de toute personne qui prétendrait être étudiant.

Tout semble avoir été savamment orchestré pour l'épuration de la race estudiantine.
Au moins, avons-nous le » privilège » de connaître le titre de la nouvelle matière qui sera introduite dans les facultés des universités africaines aux prochaines rentrées académiques: « Le Droit de la Force » !!!


Le Patriote Ivoirien


Source: ABIDJAN 360

dimanche, 08 mai 2011

MISSION DES « ELDERS » A KORHOGO: TOUT SUR LE HUIS-CLOS DE LA RENCONTRE AVEC GBAGBO - CE QUI N'A JAMAIS ETE REVELE



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C'est une source diplomatique qui livre les secrets du huis-clos entre Laurent Gbagbo et les « Elders » (anciens). Elle revient dans les détails sur cette rencontre tenue, lundi 2 mai 2011, à Korhogo. Cette source rapporte que Kofi Annan, Desmond Tutu et Mary Robinson -membres des « Elders »- ont demandé deux choses à l'ex-président ivoirien pendant l'entretien de 45 minutes qu'ils ont eu avec lui. Ils ont voulu d'abord qu'il reconnaisse la victoire d'Alassane Ouattara et qu'il appelle ses partisans à déposer des armes. Les « Elders » l'ont ensuite exhorté à s'impliquer de façon active dans le processus de paix pour « une gouvernance tranquille » dans le pays. Avant de répondre à ces « requêtes », le chef de l'Etat déchu a cherché à savoir son statut juridique. Pour lui, il est détenu sans motif d'inculpation. Plus encore, M. Gbagbo a soutenu qu'avec son statut, s'il doit être jugé, cela ne peut se faire que devant la Haute cour de justice et non devant un tribunal de droit commun.

Pour ce qui est des préoccupations de ses « hôtes », il a dit qu'il ne pouvait pas demander à des personnes qu'il ne connaît pas de déposer les armes. L'ancien numéro 1 ivoirien a expliqué à ses visiteurs qu'il a exigé aux Forces de défense et de sécurité (Fds) de cesser tout acte de guerre depuis le 8 avril 2011. Ce qu'ils ont fait, a-t-il souligné, ajoutant qu'il n'est pas un chef de guerre pour appeler à un quelconque dépôt des armes de miliciens et autres mercenaires. Laurent Gbagbo a rappelé que Philippe Mangou, le chef d'état-major des armées, qui était sous son autorité, avait demandé, en son temps, un cessez-le-feu avec la force Licorne et l'Onuci (Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire, Ndlr). Il a fait savoir que les Fds ont fait allégeance à Alassane Ouattara. Il a dit aux « Elders » de voir le général des corps d'armée, Philippe Mangou pour qu'il parle à ceux qui continuent de se battre si tant est qu'ils sont identifiés comme des éléments des Fds.

Les conditions de Gbagbo

Mary Robinson a fait quasiment la même révélation, mardi 3 mai 2011, sur les antennes de Radio France internationale (Rfi). A la question du confrère de savoir si M. Gbagbo n'a pas voulu « appeler ses supporters à déposer les armes », l'ancienne présidente d'Irlande a confié: « Non, il n'a pas voulu faire ça (...). Il a dit qu'il ne voulait pas faire quelque chose d'artificiel, mais il voulait qu'il y ait la paix et la prospérité... ».

Relativement à la reconnaissance de la victoire de M. Ouattara, l'ex-homme fort d'Abidjan s'est dit persuadé que sa déclaration ne changera rien. « Que je reconnaisse ou pas la victoire de quelqu'un, ce n'est pas ce qui va donner la paix à la Côte d'Ivoire. Depuis 2006, je disais que je voulais la paix. Ce qui passait forcement par le désarmement. Les autres, y compris Annan assis ici, demandaient les élections. Quand Annan disait que ce sont les élections qui allaient ramener la paix dans le pays, j'avais dit non et vous voyez maintenant pourquoi je disais cela. Mais mieux, le problème de reconnaissance ne se pose pas dans notre pays vu qu'il y a des institutions qui sont là pour ça... », a déclaré Laurent Gbagbo, selon notre source diplomatique. Qui précise que, finalement, Desmond Tutu a pris la parole, invitant M. Gbagbo, « en tant que nationaliste et chrétien », de tout de même parler à ses partisans.

L'archevêque sud-africain a affirmé qu'il sait que Laurent Gbagbo souffre de voir la Côte d'Ivoire dans cette situation. L'ancien président ivoirien a donné son accord, mais a posé des conditions. Il a souhaité la libération de tous les prisonniers, que la chasse à l'homme cesse et que la partie civile de la crise post-électorale commence. Le candidat de La majorité présidentielle (Lmp) à la dernière présidentielle a estimé que les armes ne règlent jamais les conflits. Il a fait remarquer que malgré « les bombes françaises », les médiateurs viennent le voir pour négocier une sortie de crise pacifique.

Les « Elders » ont dit avoir pris bonne note de ses préoccupations. Les deux parties ont promis de se revoir ou de se téléphoner.
Le Garde des Sceaux, ministre d'Etat, ministre de la Justice, Me Ahoussou Kouadio Jeannot était du voyage. Outre la question de l'audition de Laurent Gbagbo dont il a parlé dans la presse, Me Ahoussou Kouadio Jeannot lui a demandé si son séjour se passait bien et si les journaux, surtout ceux de la presse internationale, arrivent fréquemment.
Pour le reste, notre source a rapporté que l'ex-locataire du Palais présidentiel ivoirien -comme l'ont souligné les « Elders »- est apparu souriant, détendu et avait bonne mine.



In le quotidien ivoirien Soir Info du vendredi 6 mai 2011


Source : IVORIAN.NET

CRISE IVOIRIENNE: LA CPI, UN COUTEAU A DOUBLE TRANCHANT


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La Cour pénale internationale (Cpi) veut ouvrir une enquête sur les crimes commis tout au long de la crise post-électorale. Le Procureur Luis Moreno-Ocampo a annoncé mardi 3 mai dernier, que ses services entendaient adresser une demande à la Chambre préliminaire en vue de l'autoriser à ouvrir une enquête sur des « massacres commis de façon systématique et généralisée ». Les crimes et autres violations graves des droits de l'homme perpétrés suite au contentieux électoral pourraient donc faire l'objet d'une procédure judiciaire à l'échelle internationale. La saisine de la Cpi répond au vœu des nouvelles autorités ivoiriennes de faire la lumière sur tous les crimes et violations des droits de l'homme commis depuis l'éclatement de la crise post-électorale.

Le nouveau chef de l'Etat, Alassane Ouattara, s'était en effet engagé à porter tous les massacres, notamment ceux perpétrés à Duékoué, devant la Cpi. Le mercredi 13 avril, il avait déclaré au cours d'une conférence de presse : « Ces massacres sont inadmissibles, indignes (...) Je suis révolté (...) Je ferai tout pour que ces condamnations soient un exemple, non seulement pour les Ivoiriens, mais aussi pour l'Afrique et le monde entier ».

Avant lui, le Conseil de sécurité de l'Onu invitait pratiquement la Cpi à se pencher sur les crimes commis en Côte d'Ivoire. Dans la résolution 1975 adoptée le 30 mars, le Conseil a en effet estimé que « la Cour pénale internationale peut, en se fondant sur le paragraphe 3 de l'article 12 du Statut de Rome, décider de sa compétence concernant la situation en Côte d'Ivoire », vu que « les attaques qui se perpètrent actuellement en Côte d'Ivoire contre la population civile pourraient constituer des crimes contre l'humanité et que leurs auteurs doivent être tenus pour responsables au regard du droit international... ». Et cela, eu égard au fait que la crise en Côte d'Ivoire est traitée sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies parce que, selon l'Onu, la situation dans le pays menace la paix et la sécurité internationales. Bien que la Côte d'Ivoire n'ait pas ratifié le Traité de Rome, le Conseil de sécurité semble donc avoir décidé de mettre en mouvement la Cpi pour connaître des allégations de crimes de guerre et crimes contre l'humanité qui y auraient été commis.


Le retour du bâton


Recourir à la Cpi dans le cas de la Côte d'Ivoire, n'est-ce pas ouvrir la boîte de Pandore ? La solution Cpi apparaît en effet comme un couteau à double tranchant. A l'évidence, en appelant de tous leurs vœux le recours à ce tribunal international, les nouvelles autorités ivoiriennes et même l'Onu y voient une chicotte pour fouetter Laurent Gbagbo et tous ces affidés accusés d'avoir fait perpétrer des crimes durant toute la crise post-électorale.

Dans le camp Ouattara, on nourrit l'intention de poursuivre devant cette juridiction internationale, l'ancien chef de l'Etat, certains de ses farouches partisans voire des officiers de l'armée, dont la responsabilité aura été établie dans les tueries et violations graves des droits de l'homme commises durant la crise post-électorale. A l'hôtel du Golf, on ne cache pas la volonté de faire payer aux responsables et bras séculiers de l'ancien régime les crimes qu'ils sont censés avoir commis. Des responsables militaires aux jeunes patriotes en passant par les pontes de l'ex-parti au pouvoir voire des journalistes accusés d'avoir préparé les esprits à commettre des exactions, tous sont dans le viseur des nouvelles autorités. « En tout état de cause, le gouvernement tient à rassurer, une fois de plus, les populations que la justice poursuivra son cours et qu'aucun crime ne restera impuni. », a prévenu le gouvernement au sortir d'un conseil le mardi 3 mai dernier.

Mais le camp Ouattara pourrait bien, lui aussi, subir l'effet boomerang du recours à la Cpi. Tous ceux qui rêvent d'une justice sélective pourraient bien être déçus par le procureur Moreno-Ocampo. A moins d'avoir reçu pour instruction de ne s'intéresser qu'aux crimes et forfaits perpétrés par le camp des vaincus, le juge argentin serait amené à plancher sur tous les crimes, d'où qu'ils viennent. Au plus fort de la crise post-électorale, le procureur de la Cpi avait du reste mis en garde toutes parties impliquées dans les affrontements post-électoraux, qu'il frappera sans discrimination. « S'ils commencent à tuer des gens, alors c'est un crime et nous engagerons des poursuites contre eux (...) Nous n'avons choisi aucun camp dans cette affaire. Quiconque se rend coupable de cela, quel que soit son bord, sera poursuivi », avait-il prévenu en décembre 2010 dans une interview sur France 24.

Quand les massacres de Duékoué ont été portés à la connaissance de l'opinion internationale, le même Moreno-Ocampo a de nouveau donné de la voix. Son bureau, avait-il soutenu, était « extrêmement préoccupé par la détérioration de la situation en Côte d'Ivoire et notamment par les meurtres qui auraient été perpétrés dans l'ouest du pays (allusion aux massacres de Duékoué, ndlr) d'après les renseignements qui lui ont été récemment communiqués ». Or, des organisations internationales des droits de l'homme avaient accusé les forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci), combattant pour le compte du président Alassane Ouattara, d'être en partie responsables de ces tueries. C'est dire que l'épée de la Cpi peut planer également sur la tête de certaines têtes fortes du camp Ouattara. Le procureur Moreno-Ocampo pourrait en effet être tenté de fouiller dans les placards pour en ressortir les cadavres que des partisans de Ouattara y auraient cachés. Il pourrait notamment faire la lumière sur les massacres de Duékoué, la mort de Désiré Tagro et du sergent-chef IB.



Assane NIADA

 

Source: Quotidien ivoirien L'INTER

samedi, 07 mai 2011

REVENIR A LA RAISON

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Nous ne partageons pas cet avis, qui nous ramène 50 ans en arrière dans la lutte pour la libération de notre pays du joug colonial français. On y récrimine presque contre l'Accord Politique de Ouagadougou négocié pour donner un peu de paix aux Ivoiriens en ignorant les circonstances et les blocages inextricables qui l'ont précédé. Aurait-on préféré en lieu et place une guerre totale qui aurait défiguré la Côte d'Ivoire? Le président Gbagbo ne trouvait pas cela judicieux, et il avait raison.

Ces paroles seraient vraies et donneraient de l'espérance si on avait en face des démocrates et des personnes soucieuses des libertés, des quidams qui ne soient pas parrainés par la plus génocidaire et la plus colonialiste des puissances modernes - en l'occurence la France -, des individus aux paroles de qui ont pouvait se fier, et si concomittament, parlant de pardon et de réconciliation, les nouveaux locataires du palais présidentiel ne continuaient pas à tuer, à piller et à faire la chasse à l'homme. Ces faits, nous les vivons chaque jour. On ne peut nous assurer qu'en faisant profil bas, le contraire se produirait! Comme par enchantement. Faisons gaffe à la séduction, à la méprise et à la crédulité! Il fallait au moins les laisser assumer leur coup d'Etat jusqu'au bout, sans les y aider!

Mais pour donner une chance à la diversité de vues et d'opinions, je vous donne l'occasion, chers lecteurs, d'entendre un autre son de cloche. Au nom de la Côte d'Ivoire.

 

«Libérez Gbagbo !», «On veut Gbagbo!», «Pas de négociations sans Gbagbo!», «C'est Gbagbo le président !», «Yao N'Dré est un traitre !».

Que d'injonctions péremptoires et d'accusations virulentes sont entendues et lues ci et là depuis la capture de Laurent Gbagbo par l'armée française, sa remise aux troupes de Ouattara et sa séquestration illégale à Korhogo. Et l'arrêt rendu hier par le Conseil constitutionnel, qui proclame Alassane Dramane Ouattara président de la république de Côte d'Ivoire, n'est pas venu calmer l'intense vague de révolte qui anime les partisans de Laurent Gbagbo, qu'ils soient Ivoiriens ou pas, loin de là !


Mais si l'émotion suscitée par les événements auxquels la Côte d'Ivoire est confrontée depuis plusieurs mois est compréhensible, il faut cependant savoir, à un moment donné, raison garder.


Ceux qui s'époumonent en récriminations et incantations, niant une situation certes douloureuse, mais bel et bien réelle, servent-ils vraiment la cause qu'ils défendent ? Laurent Gbagbo n'a plus l'effectivité du pouvoir en Côte d'Ivoire depuis le 11 avril 2011. Il ne reviendra pas au pouvoir, ni dans les jours, ni dans les semaines, ni dans les mois à venir. Refuser d'accepter cette réalité n'est pas faire preuve de loyauté envers le prisonnier de Korhogo, mais contribue plutôt à compliquer ses conditions de détention et ses perspectives de libération.


Une stratégie ne peut être viable et avoir du succès que si elle prend en compte sans concession tous les paramètres contextuels : les forces, les faiblesses, les opportunités et les dangers. Il est donc vital que les partisans d'une Côte d'Ivoire digne et debout reformatent au plus vite leur logiciel de fonctionnement en tenant compte de quelques réalités, dont notamment celle-ci : Laurent Gbagbo, bien que vainqueur du scrutin de novembre 2010, n'est plus le président de la Côte d'Ivoire. Pour arriver à ce résultat, la France, aidée par la quasi totalité de la communauté internationale, a fait la guerre à la Côte d'Ivoire. La bataille militaire a été perdue par l'Etat ivoirien. Des défaites ont aussi été enregistrées sur le plan médiatique, diplomatique, stratégique, politique.


L'arrêt rendu par le Conseil constitutionnel hier, comme la déclaration du FPI signée par son vice-président Mamadou Koulibaly ou l'appel à déposer les armes lancé par Eugene Djué aux résistants pro Gbagbo sont très loin d'être des preuves de traîtrise. Par ailleurs, c'est n'est pas la première fois que deux individus prêtent serment pour l'exercice de la magistrature suprême devant une cour constitutionnelle en l'espace d'un court laps de temps. Un précédent existe tout près, en Côte d'Ivoire même : en 2000, le général Guéi, proclamé vainqueur, a prêté serment devant la chambre constitutionnelle de la Cour suprême, présidée par Tia Koné. Quelques heures plus tard, c'est devant la même institution et le même Tia Koné que Laurent Gbagbo prêtait lui aussi serment, après que sa victoire dans les urnes lui ait été rendue par la rue.


A candidature exceptionnelle, présidence exceptionnelle


En quoi la proclamation et la reconnaissance de la présidence factuelle de Ouattara sont-elles donc soudain si méprisables ? Est-ce pire que d'avoir signé  les accords de Kleber/Marcoussis qui ont fait entrer les rebelles au gouvernement ? Est-ce plus grave que d'avoir accepté la candidature exceptionnelle de Ouattara, alors que l'inéligibilité de ce dernier avait été constatée et motivée par un arrêt légendaire de la Cour suprême en 2000 et que les décisions de la Cour suprême sont réputées irrévocables ? Est-ce plus inacceptable que de n'avoir pas exigé le départ de l'armée française et ni poursuivi l'Etat français devant les juridictions internationales suite aux événements sanglants de novembre 2004, dans un contexte favorable comme jamais, où l'Hexagone avait perdu les batailles diplomatique et médiatique ? Est-ce plus répulsif que d'avoir imposé un assassin comme Guillaume Soro comme Premier ministre, lui donnant non seulement un pouvoir auquel lui-même n'aspirait plus depuis la mise en déroute de ses troupes par l'opération Dignité conduite, faut-il le rappeler, par le Général Philippe Mangou, aujourd'hui soupçonné des pires turpitudes par certains pro Gbagbo, mais le présentant en plus comme le «meilleur premier ministre » que la Côte d'Ivoire ait eu depuis l'accession de Gbagbo au pouvoir ? Est-ce plus odieux que d'avoir accepté d'aller aux élections sans désarmement préalable des rebelles, en violation flagrante des dispositions de l'Accord politique de Ouagadougou, pourtant déjà difficile à accepter en l'état, ce qui a permis aux rebelles de se rendre coupables de toutes les exactions possibles et imaginables afin d'aboutir aux fraudes massives enregistrées dans les zones sous leur contrôle lors du scrutin présidentiel de novembre 2010 ? Et pourtant, qui peut nier les idéaux nationalistes à la base du combat de Laurent Gbagbo lorsqu'il se lança en politique il y a maintenant 40 ans ?

Au regard de ce qui précède, la proclamation d'hier ou la prestation de serment de ce jour ne relèvent pas plus d'Ubu que l'ensemble de la situation dans laquelle la Côte d'Ivoire est maintenue depuis 9 ans. Les actes récemment posés par les personnalités au patriotisme au-dessus de tout soupçon que sont, entre autres, les membres et le président du Conseil constitutionnel, le président de l'Assemblée nationale, le secrétaire général du Front populaire ivoirien sont donc loin d'être constitutifs de trahison ou d'allégeance. Ils procèdent d'une analyse pragmatique de la situation, de la nécessité d'accepter de payer le prix des erreurs colossales et des choix désastreux faits ces dernières années, de l'obligation de se réorganiser autrement et de la volonté d'apaisement nécessaire à la réinstauration d'un Etat de Droit pour faire place au chaos, à la barbarie et à la terreur qui sont devenus le quotidien des Ivoiriens depuis le putsch militaire franco-onusien qui a imposé au forceps Ouattara à la tête de l'Etat.


Les représentants du FPI à l'étranger qui ne représentent qu'eux-mêmes tant qu'ils font fi de la discipline du parti ou les conseillers autoproclamés ou non de l'ex-président de la république seraient donc bien inspirés de se taire ou d'avoir des prises de paroles plus utiles. Ce n'est pas ceux qui crient le plus fort qui en font le plus pour la libération de Laurent Gbagbo et de toutes les personnes détenues de façon illégale et dans des conditions souvent inhumaines à travers le pays. Que dire du commandant de la garde républicaine, de l'aide de camp du président, de ses gardes du corps qui sont entassés à 23 dans une cellule de 9 mètres carrés sans fenêtre et sans toilettes au camp militaire de Korhogo, par des températures suffocantes ? Sont-ils seulement encore en vie ou ont-ils déjà succombé au cholera ou à la typhoïde, compte tenu de leurs conditions de détention ? Ne méritent-ils pas eux aussi d'être au centre de l'attention de ceux qui se démènent pour le retour de la sécurité et de la normalité dans la vie des Ivoiriens ou ce privilège est-il uniquement dévolu à Gbagbo?


Continuer la lutte sous une autre forme


Laurent Gbagbo n'est plus le président en exercice des Ivoiriens. Cependant, malgré le fait qu'il ne soit plus au pouvoir, il n'en demeure pas moins un des personnages clé de l'avenir de la Côte d'Ivoire. Le processus de réconciliation ne saurait aboutir sans son rétablissement rapide dans les droits et prérogatives les plus élémentaires qui lui sont dévolus. Ouattara et toutes les parties prenantes à la crise ivoirienne en sont naturellement bien conscients. En tant qu'ancien président, Gbagbo a le droit de vivre paisiblement et en toute sécurité en Côte d'Ivoire et de jouir de tous les avantages liés à son statut, toutes choses dont ses bourreaux d'aujourd'hui (Ouattara et Bédié) ont par ailleurs largement bénéficiés grâce au grand sens démocratique pratiqué par l'homme de Mama lorsqu'il était aux commandes du pays.

Il sera intéressant de voir si les «vaincus du 11 avril» sauront surmonter leurs incompréhensions, désabusement, tentations de positionnement personnel et inutiles guerres de leadership, et faire preuve de suffisamment de maturité pour se rassembler en rangs serrés derrière ceux qui ont eu le courage de prendre des décisions parfois difficiles et impopulaires pour mieux préserver l'intérêt général de tous les Ivoiriens et les quelques acquis d'un long et fastidieux combat d'émancipation. De la rapidité avec laquelle ils intégreront cela, ainsi que de leur capacité à focaliser leur passion sur leur seul et vrai adversaire : la France et son pion local Alassane Dramane Ouattara, dépend l'avenir de la lutte nationaliste de libération et la mise en échec de la recolonisation de l'Afrique entreprise avec violence par l'Occident.

 

 

Elias Koré, le 6 mai 2011


Source : SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

 

jeudi, 05 mai 2011

LETTRE OUVERTE DU SENATEUR INHOFE A HILLARY CLINTON: «LAURENT GBAGBO EST EN FAIT LE VAINQUEUR DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE»




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Par James M. Inhofe, Sénateur des États-Unis d'Amérique (Républicain).


 

Chère Madame la Secrétaire d'État,


Je vous écris à nouveau au sujet de mes sérieuses préoccupations sur le déroulement du second tour de scrutin pour l'élection présidentielle qui s'est déroulée en Côte d'Ivoire le 28 novembre 2010. Je vous écris pour vous informer qu'une nouvelle élection présidentielle devrait avoir lieu en Côte d'Ivoire. C'est la seule façon d'empêcher de nouvelles effusions de sang, arrêter une nouvelle guerre civile et assurer une élection véritablement libre et équitable.

Comme je l'ai dit dans ma lettre du 9 Février 2011, la Commission électorale indépendante (CEI) de la Côte d'Ivoire a annoncé les résultats du dépouillement du scrutin présidentiel et a déclaré Alassane Ouattara gagnant. En vertu de la Constitution de la Côte d 'Ivoire, cependant, c'est le Conseil constitutionnel de Côte d'Ivoire et non la Commission électorale, qui certifie et déclare le vainqueur de l'élection présidentielle.

En outre, la Commission électorale a annoncé le vote final presque 16 heures après l'heure prescrite par la Constitution pour signaler de tels résultats. Cette phase des élections la plus importante n'a pas été effectuée conformément à la constitution de ce pays.

Un deuxième aspect troublant de ce deuxième tour de scrutin est les allégations crédibles de fraudes électorales massives - pour un montant de plusieurs centaines de milliers de voix dans le décompte du nord de la Côte d'Ivoire. J'ai reçu des preuves de ces allégations et vous l'a envoyé dans ma lettre précédente, mais n'ont pas encore reçu de réponse.

Les éléments de preuves inclus permettent d'évaluer le nombre de circonscriptions où, lors du premier tour de scrutin, le Président Laurent Gbagbo a reçu plusieurs milliers de votes, mais au second tour, il n'aurait reçu aucune voix. Je trouve très troublant cet élément de preuve évidente de fraude à grande échelle.

Depuis les 57 jours écoulés depuis ma dernière lettre, j'ai parlé avec de nombreux fonctionnaires sur le terrain lors de l'élection présidentielle de l'an dernier. Cela inclut les dirigeants africains que j'ai rencontrés au cours de ma visite dans cette région le mois dernier. J'ai aussi obtenu de nouvelles preuves de fraude électorale massive dans les mains des rebelles au nord, précisément, une preuve (ci-jointe) est une copie d'un document officiel retourné par une région à la Commission électorale. Il montre que Ouattara devait recevoir un total de 149.599 voix à partir de cinq villes du Nord. Mais, lorsque le total est déclaré officiellement dans la colonne quantité, (colonne "Totaux") Ouattara reçoit 244 .471 soit une différence de 94,873 votes !

J'ai été un voyageur assidu en Afrique lors des 15 dernières années. J'ai visité la Côte d'Ivoire neuf fois, la dernière étant en Juin 2010. Je suis probablement la personne la mieux renseignée sur l'Afrique au Sénat des États-Unis. De tous les éléments que j'ai maintenant réunis, je suis convaincu qu'il est mathématiquement impossible pour le président Gbagbo d'avoir perdu l'élection de plusieurs centaines de milliers de voix. Et si un montant de fraude similaire existe dans les quatre autres régions du nord aux mains des rebelles, Laurent Gbagbo est en fait le vainqueur de l'élection présidentielle.

Les centaines de milliers de bulletins potentiellement frauduleux, combinées avec la méthode inconstitutionnelle par laquelle les votes ont été dépouillés et annoncés par la Commission Électorale Indépendante, m'amènent à conclure que l'élection n'était pas libre et équitable. Je conclus également que de nouvelles élections présidentielles devraient se tenir sous peine de sanctions internationales avec une supervision pour assurer une élection libre et équitable.

Je suis conscient que ma position est différente de celle de l'administration Obama qui a reconnu Alassane Ouattara comme le gagnant. Je demande, cependant, que vous changiez votre position à la lumière des témoignages que j'ai fournis, et que vous appeliez à de nouvelles élections. Un tel changement ne serait pas considéré comme incohérent, mais comme une relecture plus rationnelle à la lumière de nouvelles preuves présentées. Il serait également cohérent avec notre engagement américain de principe voulant que la démocratie fonctionne mieux quand elle travaille pour tous et non pour quelques-uns.

Je recommande que la nouvelle élection soit supervisée par des organisations reconnues au niveau international comme l'Union africaine ou l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Je voudrais aussi suggérer que des organisations électorales U.S. expérimentées puissent s'impliquer, comme l'International Republican Institute, le National Democratic Institute et la Fondation internationale pour les systèmes électoraux.

Je suis convaincu que seule une nouvelle élection par le peuple de Côte d'Ivoire mettra fin à l'effusion de sang, pourra empêcher une autre guerre civile et garantir des élections libres et équitables.



James M. Inhofe, Sénateur des États-Unis d'Amérique

 

In POLITIQUE ACTU.COM


Source : Sénat américain - Inhofe Senate


Traduction : DECAPACTU.COM

DERRIERE L'ORDRE «DEMOCRATIQUE», L'ORDRE DE BATAILLE DE L'IMPERIALISME

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Par Mohamed Bouhamidi, le 05 mai 2011

La toute proche célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse nous rappelle combien la bataille médiatique a été et reste décisive dans la guerre menée à la Libye. Elle a annihilé la plus puissante des armes anti-guerre : les opinions publiques. Cette arme des citoyens mobilisés pour entraver quelque  peu les démarches guerrières et agressives a été totalement absente. Ces mobilisations des citoyens du monde entier n'avaient pas empêché les attaques les plus terribles comme l'invasion de l'Irak, son million de morts et deux millions de réfugiés et déplacés, ni l'opération «plomb durci», ni le démembrement de la Serbie. Mais elles avaient quand même puissamment pesé pour que restent une mémoire de l'agression et une condamnation morale de l'agresseur. G. W. Bush ne peut plus se déplacer aussi facilement qu'il le voudrait.

Tony Blair, qui appelle aujourd'hui à attaquer l'Iran, ne peut, non plus, tout à fait cacher son véritable visage même s'il a réussi, dès 2004, à entraîner Kadhafi dans une série de concessions en faveur des politiques ultralibérales et, entre autres, à mettre l'argent de la Libye dans différents placements dont les fameux fonds souverains. Le gel de ses avoirs évalués entre deux cent et trois cent milliards de dollars constitue l'un des plus grands hold-up de l'histoire de l'humanité. Si l'on tient compte de l'engagement des «révoltés» de Benghazi de remettre toutes les richesses du pays entre les mains des coalisés, ce hold-up se situe à la hauteur du vol de l'or des Incas, des richesses de l'Inde et de la Chine, de la terre des Amérindiens et des Palestiniens, etc. Un de ces pillages dignes de la dépossession du Congo et du Rwanda.

S'ils s'en souviennent, les Algériens peuvent mesurer où nous aurait menés la campagne formidable des «experts» consultés par les titres ultralibéraux qui voulaient à tout prix mettre les réserves financières de l'Algérie dans des fonds souverains destinés à acheter des actifs à l'étranger. Quel zèle de ceux qui se voyaient déjà installés dans de grandes capitales étrangères à jouer les capitalistes modernes avec l'argent de l'Algérie et au nom d'une nouvelle idéologie qui se gausse de l'idée de nation ! De cette idée de nation et de la nation concrète qui leur aurait donné l'argent chèrement payé par la guerre de libération et par la bataille de la nationalisation du pétrole qui a arraché l'argent aux multinationales et à leurs fondés de pouvoir. Les mêmes qui, en Libye, avaient mené les grandes réformes financières et mis cet argent au service des banques étrangères mènent aujourd'hui la rébellion contre l'Etat qui a refusé de les suivre au-delà d'une certaine ligne rouge qui s'appelle la souveraineté nationale.

Il n'y a rien d'étonnant dans cette alliance militaire et dans la subversion contre-révolutionnaire entre les ultralibéraux libyens et les puissances étrangères. Elle ne représente que la conséquence tragique, mais logique de leur alliance de fond : l'alliance politique pour arracher les richesses du pays libyen au peuple libyen comme le feront les ultralibéraux dans d'autres pays, contre leurs peuples et contre leurs Etats. Cette question des réserves de changes et le placement des excédents posent bien d'autres questions dont celle de la dilapidation forcée des ressources dès lors qu'elles génèrent des revenus par trop supérieurs aux besoins du pays. Et ce n'est pas qu'un aspect technique. Les besoins énergétiques des puissances de l'empire fixent les niveaux de production et les politiques de ces puissances à l'endroit d'une énergie vitale pour leur vie quotidienne. Et si les autorités algériennes, sous le coup de la pression médiatique et politique, aussi bien locale qu'étrangère, avaient placé notre argent dans des fonds souverains pour permettre à quelques-uns de jouer au poker d'une spéculation financière, dont ils n'ont qu'une maîtrise scolaire ? Notre argent aurait été gelé au moindre conflit avec des puissances qui nous cherchent visiblement querelle et nous créent sans arrêt des motifs de friction,  des injonctions à laisser marcher la fantomatique CNCD aux interpellations sur les mercenaires algériens en Libye, en passant par des commentaires sur les réformes discutées dans notre pays qui ressemblent beaucoup à des doigts menaçants qui montrent la bonne direction.

Vous aviez oublié cet épisode de la campagne pour la création de fonds souverains algériens ? L'immense majorité des gens a oublié. Et c'est comme cela que fonctionne la désactivation de l'expérience. La crise financière de 2008 est venue ensuite faire oublier cet assaut de «bons conseils» : pourquoi laissez-vous votre argent dormir ? Avec les faillites qui se multiplient en Europe vous pouvez faire de bonnes affaires ? Est-ce que les usines qui font faillite sont une bonne affaire si elles travaillent dans les mêmes créneaux que les ateliers chinois et à quoi cela sert d'acheter des manufactures puisque toutes les entreprises stratégiques restent fermées aux investisseurs arabes, à commencer par la gestion des ports et aéroports et il est inutile même de penser à l'avionique ? Les plus grands noms de l'économie mondiale avaient déjà largement critiqué les fonds de pensions et mis en doute la réalité des perspectives des fonds souverains.

En fait, ces grands noms commençaient à émettre des questions de plus en plus distantes des diktats théoriques ultralibéraux,  mais pouvaient-ils ébranler les convictions religieuses de nos «experts» qui en sont restés aux théories des Chicago boys ? Le choc et la stupeur médiatiques avaient largement pour but de nous cacher les vraies raisons de la guerre. Beaucoup d'articles remarquables ont en fait le tour ou presque. Les auteurs de ces articles ont mis au jour les motifs inavouables. Le premier d'entre eux reste la confrontation à distance entre la Chine, d'un côté, et les USA et l'Europe, de l'autre. En 2008, les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont dépassé les cent milliards de dollars. A la même date, les échanges USA-Afrique ont atteint les quatre vingt millions de dollars. Sur ce terrain, la Chine a battu les USA et elle surpasse l'Europe. Le volume des échanges ne suffit pas à estimer ces échanges. La Chine a gagné du terrain sur le terrain pétrolier et minier, y compris l'uranium sur un continent dont elle était absente. En Libye même, elle avait réussi une remarquable percée et les investissements en cours et en gestation frôlaient les cinquante milliards de dollars, dont la plus grosse partie allait à l'énergie. Plusieurs spécialistes répètent à l'envi, et à la suite du rapport public de la CIA, que les USA ne possèdent plus qu'une arme décisive, après avoir perdu celle des nanotechnologies, dans leur confrontation avec la Chine et maintenant avec les Brics : leur suprématie militaire pour freiner l'accès indépendant de la Chine aux sources du pétrole.

La guerre faite à la Libye est une guerre contre la présence chinoise en Libye, en particulier, et en Afrique, en général. Mais, c'est surtout une guerre qui se concentre sur la bande sahélienne qui recèle les plus importantes réserves de pétrole jamais connues. C'est une guerre que la Chine ne peut mener aujourd'hui et pour laquelle elle préfère différer sa réponse en proposant des solutions intermédiaires, y compris le principe de payer une dîme aux USA par l'achat de bons du Trésor américain (et passer des commandes qui assurent l'emploi américain) pour alléger le poids des déficits et de la dette, alors que tout le monde sait qu'il s'agit de bons et de placements non remboursables et non rapatriables. Demander le rapatriement des fonds ou le rebroussement de cet argent équivaut à un casus belli dans les conditions de la crise financière actuelle. Et cette tendance au non-remboursement devient générale et non négociable. C'est le comportement du fort à l'endroit du faible, le comportement du loup, le sens de l'honneur en moins.

Quand le remplaçant de Blair - c'était Brown ? - a fait sa tournée du Golfe pendant la crise de 2008, il a réclamé sans sourciller le placement en Angleterre de l'argent des pétromonarchies, c'était sans espoir de retour. Et c'est dans le même esprit que l'Angleterre a vanté les taux d'intérêt de sa City à l'Algérie. Ni les Etats-Unis ni les grandes puissances européennes n'ont le temps de tergiverser face aux menaces de la crise et de leur déclin. C'est maintenant qu'ils doivent profiter de leur suprématie militaire pour ralentir la Chine et  l'ensemble des pays émergents dans le sillage de la Chine. Les prévisions donnent la Chine première puissance économique mondiale dans cinq ans. C'est dire l'urgence. Obama doit accélérer l'intervention des USA partout dans le monde où il faudra freiner les Brics en répartissant mieux la charge des opérations militaires sur l'ensemble de ces alliés. Il a sommé Berlusconi d'entrer dans la danse meurtrière, et c'est un signe très fort qu'Obama brûle les vaisseaux de ses alliés qui seraient tentés par des solutions négociées. Pour eux, ce doit être la victoire ou rien quel qu'en soit le coût, car la bataille n'est pas celle des traîtres de Benghazi - comment appelez-vous quelqu'un qui gérait la maison et qui en donne les clés  à un agresseur même s'il a de sérieuses rancunes à l'égard du chef du moment ? -, mais celle de l'empire contre l'ensemble des Brics, Chine en tête. La détermination euro-américaine à aller jusqu'au bout  de la guerre libyenne a déterminé les Brics à réagir et à condamner les dépassements de l'Otan, ce qui est un signal qu'ils n'éviteront pas éternellement la confrontation.

Peu de gens ont relevé un fait capital dans cette affaire libyenne : Obama a justifié l'attaque de la Libye en parlant de réaction à une menace contre les valeurs de l'Amérique. Il ne parle plus d'un danger physique, de menaces terroristes, de morts, etc. Il ne parle plus d'un nouvel Pearl Harbour, ni de la menace communiste. Il parle de valeurs et tout le monde sait ce que sont les valeurs de l'Amérique : la liberté d'entreprendre et la libre circulation des capitaux. Rappelez-vous comment se définissait l'Amérique face à l'URSS : le monde libre. Les mots liberté et démocratie dans le vocabulaire américain veulent dire capitalisme. Le contraire s'appelle de toute évidence dictature et les cibles s'appelleront désormais les dictateurs. Cette justification d'Obama annonçait au monde et à ceux qui savent lire ce genre de message qu'il n'est pas question que les USA laissent se développer un autre modèle que la libre circulation des marchandises et des capitaux, et que le monde entier doit se plier au leadership américain. Poutine a immédiatement répondu en Norvège et en Suède, les Brics aussi, et il semble bien que la Chine soit en train d'indiquer dans  son langage la ligne que les USA seraient avisés de ne pas franchir. Il n'y a rien de surprenant dans cette démarche. Obama avait formulé la critique du complexe militaro-industriel à l'endroit de Bush. Les alliés de l'Amérique doivent prendre le poids du fardeau sous contrôle américain, mais ils doivent le faire et Berlusconi vient de le comprendre.

Pour les gogos que nous sommes, cette directive américaine sur le fardeau français de la guerre nous est enveloppée dans l'emballage de Bernard-Henri Lévy. La mise en scène a bien marché et les commentaires savants ou vulgaires insistent pour nous faire croire sur le mode de la dérision, de la colère ou de l'envie au rôle du philosophe qui se vend comme les savonnettes. C'est alors que ce système capitaliste financiarisé et en crise profonde est en crise qu'en Algérie, les ultralibéraux profitent de son agressivité pour nous convaincre qu'il est le seul viable. Pour qu'il vienne investir - mais pourquoi diable le ferait-il en Algérie quand il est incapable de le faire chez lui ? - il lui faut de la visibilité sur trente ans. Autrement dit, donnez-lui les clés de la maison. Existe-t-il meilleure visibilité pour lui que celle qu'il peut se donner en toute liberté sur notre sol ?

Le discours d'Obama sur la Libye est une déclaration de guerre à toute l'humanité. Le nouvel ennemi de l'Amérique ne peut plus être le terrorisme islamiste  trop limité à une région géographique, et qui a déjà largement joué son rôle en justifiant l'occupation de l'Irak dont 85% des revenus aujourd'hui vont aux USA, l'occupation de l'Afghanistan aux quasis frontières de la Chine et en justifiant l'Africom qui remodèlera les frontières issues de la libération de l'Afrique. Avec la définition du nouveau danger, il fallait organiser les cérémonies de la mort symbolique de l'ancien danger, Oussama Ben Laden. Les nouveaux visages de l'ennemi s'appelleront utilement Chavez, Moralès, Kadhafi et peut-être aussi Bouteflika. Le nouvel ennemi de l'Amérique, ce sont tous les pays d'Amérique latine, d'Asie, d'Afrique qui oseront, à l'instar de l'Algérie depuis 2008, s'écarter du strict, mais alors du strict modèle néolibéral. Kadhafi a été le grain de sable qui les a empêchés d'embrayer immédiatement sur l'Algérie. La résistance du peuple libyen est une résistance au nom de toute l'humanité et Kadhafi entre dans cette métamorphose des saints par laquelle il expie ses erreurs pour renaître sous l'aspect du héros national. Sarkozy connaît-il l'existence d'un certain Vercingétorix ? Nous rappellerons nous, Algériens, l'existence des Massinissa et des Ben Boulaïd ?


Mohamed  Bouhamidi

 

Source : LA TRIBUNE ONLINE

mercredi, 04 mai 2011

THABO MBEKI: QU’EST-CE QUE LE MONDE S’EST TROMPE EN COTE D’IVOIRE!

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Une contribution de l'ancien président Sud-africain, M. Thabo Mbeki, parue dans le magazine Foreign Policy en date du 29 avril 2011, fait état de l'échec des Nation Unies dans la crise ivoirienne et encourage les Africains à prendre en main la résolution de leurs propres conflits.


Le second tour des élections présidentielles du 28 novembre 2010 en Côte d'Ivoire montés les uns contre deux autres de longue date des opposants politiques, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Pour cette raison d'une importance stratégique, il était inévitable que ce concours électoral décide de l'avenir à long terme du pays. Toutes les personnes concernées devraient avoir sondé très au sérieux la question critique: Est-ce que les élections de 2010 ont crée les conditions permettant d'établir la base d'un meilleur avenir possible pour le peuple ivoirien ?


Ce qui n'a pas été fait

La communauté internationale a insisté pour que la Côte d'Ivoire mettre fin à la crise et organise des élections démocratiques, même si les conditions n'étaient pas réunies pour mener de telles élections. Bien qu'ils savaient que cette proposition était fondamentalement mauvaise, les Ivoiriens ne pouvaient pas résister à la pression internationale à la tenue des élections.

Cependant, la réalité objective est que les élections présidentielles ivoiriennes n'auraient pas dû avoir lieu au moment où elles se sont tenues. Il était parfaitement prévisible qu'elles ne feraient que renforcer le conflit, même si il a été suggéré qu'elles y mettraient fin.

La rébellion de 2002 en Côte d'Ivoire a divisé le pays en deux parties, avec le nord contrôlé par les rebelles des Forces Nouvelles, qui a soutenu Alassane Ouattara, et le sud aux mains du gouvernement dirigé par Laurent Gbagbo. Depuis lors, la Côte d'Ivoire a eu deux gouvernements, deux administrations, deux armées, et deux leaders «nationaux» .

Toutes élections tenues dans ces circonstances enracinent inévitablement les divisions et les animosités représentées et aggravées par la rébellion de 2002.

Les défauts structurels qui se trouvaient à la base de la rébellion de 2002 comprennent des questions inflammables telles que les tensions trans-nationales qui touchent en particulier la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso, les antagonismes ethniques et religieux en Côte d'Ivoire, le partage du pouvoir politique, et l'accès au pouvoir et aux opportunités socio-économiques.

À cet égard, la communauté internationale a assidûment supprimé une juste appréciation des diverses allégations explosives qui, à tort ou à raison, ont informé et continueront d'informer l'opinion de la population partisane de Gbagbo dans le sud de la Côte d'Ivoire - ainsi qu' une grande partie de l'Afrique francophone !

A savoir que Ouattara est un étranger né au Burkina Faso, qui, avec le Président Blaise Compaoré du Burkina Faso, a été responsable de la rébellion de 2002, que son accession au pouvoir se traduirait par la prise de contrôle du pays en particulier par des étrangers burkinabé, et que, historiquement, Jusqu'ici, il a été prêt à faire avancer les intérêts français en Côte d'Ivoire.

Prenant en compte tout cela, l'Union africaine a compris qu'une solution durable à la crise ivoirienne nécessitait un accord négocié entre les deux factions belligérantes, portant sur les questions interdépendantes de la démocratie, la paix, la réconciliation et l'unité nationales.

Après de longues négociations à partir de 2002, les Ivoiriens ont convenu que l'élection présidentielle ne se tiendrait pas avant que des conditions diverses aient été remplies. Il s'agissait notamment de la réunification du pays, la restauration de l'administration nationale à toutes les parties du territoire ivoirien, et le désarmement des rebelles et de toutes les milices et leur intégration dans le mécanisme de sécurité nationale, ceci au moins deux mois avant la tenue des élections présidentielles. Malgré le fait que rien de tout cela n'ait été honoré, les élections présidentielles ont été autorisées.

En fin de compte, Ouattara a été installé comme président de la Côte d'Ivoire. Gbagbo, et son épouse Simone, ont fini comme des prisonniers humiliés. Beaucoup d'Ivoiriens sont morts et ont été déplacés, de nombreuses infrastructures ont été détruites, et les animosités historiques ont été exacerbées à cette fin.


Beaucoup de choses ont été radicalement faussées tout le long de la route jusqu'à ce résultat.

Les accords portant sur ce qui aurait dû être fait pour créer les conditions d'élections libres et équitables ont été volontairement et dédaigneusement ignorés. Le Conseil constitutionnel ivoirien (CC) est le seul organisme habilité par la Constitution à déterminer le vainqueur dans une élection présidentielle et à installer le président, avec la Commission électorale independante (CEI), chargée de transmettre les résultats provisoires au CC. Toutefois, ceux-là mêmes qui insistent sur le caractère sacré du droit fondamental à toute pratique démocratique, ont choisi de façon illégale de reconnaître le résultat provisoire annoncé par un président de la CEI tout seul, comme le résultat authentique de l'élection présidentielle.

Comme prévu par la loi, Gbagbo a contesté la régularité des élections dans certaines parties du pays, surtout dans le nord. Le CC, à tort ou à raison, a accepté la majorité des plaintes déposées par Gbagbo, a identifié d'autres irrégularités , a annulé les votes dans certains districts, et a déclaré Gbagbo vainqueur. Le président de la CEI n'a pas pris ces prétendues irrégularités en compte et a décidé que Ouattara avait gagné.

L'envoyé de l'ONU, le Secrétaire général Ban Ki-moon, et son collègues sud-coréen, RSSG Young-jin Choi, ont également déterminé que Ouattara avait gagné, mais sur la base de moins de voix que celles annoncées par la CEI, après avoir déterminé que certaines des plaintes déposées par Gbagbo étaient légitimes. En termes de suffrages exprimés pour les deux candidats, la CEI, le CC, et le représentant spécial de l'ONU ont fait trois mesures différentes.

Gbagbo a proposé que pour résoudre cette question, qui porte sur l'importante question de la volonté du peuple ivoirien, une commission internationale devrait être établie pour vérifier les résultats des élections, avec la condition préalable importante que lui et Ouattara doivent accepter la décision de la commission.

Cette proposition a été rejetée par la communauté internationale - en dépit du fait qu'elle aurait réglé le contentieux électoral, sans recourir à la guerre, et malgré le fait que certains observateurs électoraux aient émis des doutes quant à l'équité des élections, en particulier dans le nord de la Côte d'Ivoire.

Par exemple, rapportant aux élections dans le Nord, la mission d'observation électorale de l'Union africaine dirigée par Joseph Kokou Kofigoh, ancien Premier ministre du Togo, indépendant de la société civile Société Civile Africaine pour la Démocratie et l'assistance électorale dirigée par Seynabou Indieguene de Sénégal, et la coordination des experts électoraux en Afrique (CAEE) du Cameroun, Sénégal, Bénin, Mali, Maroc, Gabon, Togo et dirigée par Jean-Marie Ongjibangte du Cameroun, tous ont sonné l'alarme au sujet des élections dans le Nord.

Par exemple, le CAEE a déclaré: «Après le partage d'informations avec d'autres observateurs électoraux nationaux et internationaux, nous vous informons que le second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire a eu lieu au milieu des problèmes majeurs dans différentes régions du Nord ...

" Ces problèmes étaient le vol des urnes, l'arrestation des représentants des candidats, le vote multiple, le refus d'admettre des observateurs internationaux pour assister aux comptages des bulletins de vote, et l'assassinat des représentants des candidats. A cet effet, nous déclarons que le second tour de scrutin n'a pas été libres, justes et transparentes dans ces localités (nord). "

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Pour sa part, à ce jour, la mission d'observation électorale de la CEDEAO n'a pas publié son rapport sur le deuxième tour de l'élection présidentielle! Pourquoi ?

Il est clair que la Commission internationale indépendante proposée par Laurent Gbagbo aurait pu être établie et habilitée à prendre une décision définitive et contraignante sur ce qui s'était passé. Le temps nous dira pourquoi cela n'a pas été fait!

En outre, le Représentant spécial de l'ONU a pris la décision extraordinaire de dépasser son mandat en déclarant qui avait remporté l'élection présidentielle, contrairement à ses attributions comme indiqué par le Conseil de sécurité. Cette décision a positionné la Mission des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) en tant que partisan dans le conflit ivoirien, plutôt qu'artisan de la paix neutre, à égale distance des parties belligérantes.

A partir de cet instant, l'ONUCI n'avait pas d'autre choix que de travailler activement pour l'installation de Ouattara en tant que président du pays et la suppression de Gbagbo. En fin de compte, cela s'est matérialisé dans l'utilisation flagrante de ses capacités militaires pour ouvrir la voie aux Forces nouvelles afin de vaincre les forces pro- Gbagbo et la capture Gbagbo, sous le prétexte sans vergogne de pour protéger les civils.

Bien que dans l'obligation de respecter son mandat de maintien de la paix, qui consistait à maintenir les forces belligérantes à part, l'ONUCI n'a rien fait pour arrêter avancée des Forces Nouvelles parties du nord au sud, et jusqu'à Abidjan. Ni l'ONUCI , ni les forces françaises Licorne, tel que mandaté par les Nations Unies,n'ont agit pour protéger les civils dans la région de Duékoué, où, évidemment, la plus forte concentration d'assassinat de civils a eu lieu! Cela rappelle l'incapacité de l'Organisation des Nations Unies à mettre fin au plus catastrophique assassinat et abus de civils dans l'est de la République démocratique du Congo!


Les points de la réalité ivoirienne ont un certain nombre de conclusions irréfutables.

Les conditions convenues pour la tenue d'élections démocratiques en Côte d'Ivoire n'ont pas été créés. Malgré les fortes allégations de fraudes électorales, la communauté internationale a décidé de ne mener aucune vérification du processus et des résultats annoncés. Cela a laissé sans réponse la question d'une importance vitale à savoir qui a gagné les élections, et les responsabilités de Ouattara dans les fraudes commises.

L'Organisation des Nations Unies a décidé d'abandonner sa neutralité en tant que conciliateur et décidé d'être un belligérant partisan dans le conflit ivoirien.

La France a utilisé sa place privilégiée au sein du Conseil de sécurité afin de se positionner pour jouer un rôle important dans la détermination de l'avenir de la Côte d'Ivoire, son ancienne colonie dans laquelle, entre autres, elle a d'importants intérêts économiques. Elle a rejoint l'Organisation des Nations Unies pour veiller à ce que Ouattara emerge en tant que vainqueur dans le conflit ivoirien.

Cette initiative répond à des intérêts nationaux de la France, conformément à ses politiques Françafriques , qui visent à perpétuer une relation particulière avec ses anciennes colonies africaines. Cela est conforme aux observations faites par l'ancien président français François Mitterrand, quand il dit: «Sans l'Afrique, la France n'aurait pas d'histoire au 21e siècle», ce que l'ancien ministre des Affaires étrangères français Jacques Godfrain a confirmé quand il a dit: "Un petit pays [France ], avec une petite quantité de force, nous pouvons déplacer une planète à cause [de nos] ... relations avec 15 ou 20 pays d'Afrique ... "

L'UA n'est pas non plus sans reproche, car elle n'a pas su s'affirmer pour convaincre tout le monde à travailler pour parvenir à la réconciliation entre les Ivoiriens, et donc à une paix durable. Malheureusement, les résultats qui ont été réalisés en Côte d'Ivoire consacrent un conflit endémique dans ce pays. Ceci parce qu'elle a placé entre les mains exclusives de la rébellion de 2002 le droit de déterminer de l'avenir du pays, là où la situation objective exigeait et exige encore que les peuples de Côte d'Ivoire s' engagent les uns les autres comme égaux afin de déterminer leur destinée commune.

Au cours de la décennie durant laquelle il a servi comme président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo n'avait aucune possibilité d'agir de son propre chef pour réunifier le pays et réaliser la réconciliation entre ses diverses populations, malgré l'existence d'accords négociés à cet égard. Comme il sert en tant que président du pays, Ouattara ne réussira pas à réaliser ces objectifs, en agissant de son propre chef, en dehors du contexte d'un accord honnête avec les sections de la population ivoirienne représentée par Gbagbo.

Ce qui devait arriver avait été prévu par l'ambassadeur des États-Unis d'alors en Côte d'Ivoire, Wanda L. Nesbitt. En Juillet 2009, elle en informait le gouvernement des États-Unis:

"Il semble maintenant que l'accord de Ouaga IV, [le quatrième accord de l'accord politique de Ouagadougou, qui prescrit que le désarmement doit précéder les élections], est fondamentalement un accord entre Blaise Compaoré [Président du Burkina Faso] et Laurent Gbagbo à partager le contrôle du nord jusqu'à après l'élection présidentielle, en dépit du fait que le texte appelle les Forces Nouvelles à rendre le contrôle du nord au gouvernement et à achever le désarmement complet deux mois avant les élections ...

"Mais les 5.000 soldats des Forces Nouvelles qui doivent être « désarmés », et regroupés dans des casernes dans quatre grandes villes dans le nord et l'ouest jusqu'à ce qu'une nouvelle armée nationale soit créée, représentent une capacité militaire sérieuse que les FAFN [Forces Nouvelles] ont l'intention de garder bien formés et en réserve jusqu'à la fin de l'élection. La remise du pouvoir administratif des FAFN aux autorités civiles du gouvernement était un pré-requis pour les élections , mais, comme les voyageurs vers le nord (y compris le personnel des ambassades) confirment: les FAFN conservent de facto le contrôle de la région en particulier quand il s'agit de finances. "

L'incapacité à résoudre les "pré-requis aux les élections" prédéterminent leurs résultats. Les rebelles au «contrôle» du Nord, cité par l'Ambassadeur Nesbitt, déterminait par le résultat de l'élection présidentielle de 2010. De même, c'était les "capacités militaires" de la rébellion, dont l'Ambassadeur Nesbitt faisait mention, qui ont été utilisées pour s'assurer que Ouattara devienne président de la Côte d'Ivoire.

Il n'est pas étonnant qu'au plus fort de la crise post-électorale, Laurent Gbagbo criait: j'ai été trahi!

À la fin de tout cela, il y a de nombreuses victimes.

L'une d'entre elles est l'Union africaine. Les événements tragiques en Côte d'Ivoire ont confirmé la marginalisation de l'union dans sa capacité à résoudre les défis les plus importants d'Afrique.

Au lieu de cela, l'UA a affirmé la capacité des grandes puissances à intervenir pour résoudre ses problèmes à l'aide de leurs capacités différentes pour légitimer leurs actions en persuadant l'Organisation des Nations Unies d'autoriser leurs interventions égoïstes.

L'ONU a gravement compromis son acceptabilité comme une force neutre dans la résolution des conflits internes, comme celui en Côte d'Ivoire. Il sera désormais difficile pour l'Organisation des Nations Unies de convaincre l'Afrique et le reste du monde en développement que ce n'est pas un simple instrument entre les mains des grandes puissances du monde. Cela a confirmé l'urgence de la nécessité de restructurer l'organisation, basée sur l'idée que dans sa structure actuelle les Nations Unies n'a pas la capacité d'agir en tant que représentant véritablement démocratique de ses Etats membres.

Ainsi, de diverses manières, les événements en Côte d'Ivoire pourraient servir à un moment déterminant en termes de l'urgente nécessité de restructurer le système des relations internationales. Ils ont mis en évidence la réalité de l'équilibre et l'abus de pouvoir dans la période post-électorale, et mis fin à la fiction que les grandes puissances respectent la primauté du droit dans la conduite des relations internationales, même telle que défini par la Charte des Nations Unies, et que, en tant que démocrates, ils respectent les opinions des peuples du monde.

Nous ne pouvons qu'espérer que Laurent et Simone Gbagbo et le peuple ivoirien ne continuent pas à souffrir, victimes maltraitées et humiliées d'un système mondial qui, dans son intérêt, tout en criant haut et fort les droits universels de l'homme, ne cherche qu'à perpétuer la domination du plus grand nombre par quelques-uns qui disposent du pouvoir politique, économique, militaire et médiatique prépondérante.

Vues les procédures perverses et toxiques qui ont frappé la Côte d'Ivoire, on peut se poser la question d'urgence: Combien de violations flagrantes du pouvoir l'Afrique et le reste des pays en développement devront expérimenter avant que la vision d'un système démocratique de la gouvernance mondiale soit réalisée ?



Par Thabo Mbeki


Pour retrouver cet article dans son contexte original, cliquer sur:

 

FOREIGN POLICY.COM

mardi, 03 mai 2011

MORT DE BEN LADEN: LE POINT D'ORGUE DU MENSONGE INTERNATIONAL ET DE LA COMEDIE MONDIALE

 

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Ben Laden tué dans une opération commando militaire américaine au Pakistan, avant-hier dimanche 1er mai 2011 : jamais nous n'avons entendu d'information plus saugrenue en dix ans, après celle de l'attaque américano-américaine des deux tours jumelles du World Trade Center, une autre foutaise planétaire.

Pour ceux qui ont fait un peu d'investigation, il est de notoriété que Ben Laden est un « monstre » fabriqué par les Etats-Unis contre l'ex-URSS dans la guerre d'Afghanistan et que son image a, par la suite, servi d'épouvantail pour justifier les pires opérations militaires américaines dans le monde (Irak, Pakistan, Afghanistan, Guantanamo) ainsi que la chasse à l'arabe et à l'islamiste (au demeurant made in USA) la plus ignoble, et pour faire passer des lois liberticides - les pires qu'aient jamais connu les USA, dont le Patriot Act  2 - qui font aujourd'hui de l'état américain, sous des apparences de démocratie et de liberté, le premier état policier du monde.

Comment le peuple américain peut-il alors célébrer une mort factice et s'en féliciter ? C'est à croire que les américains soient devenus une nation abrutie par la manipulation médiatique sauvage à la merci de laquelle elle est méthodiquement soumise depuis de très, très longues décennies.

Et que dire de la France qui embouche la trompette de la solidarité malfaisante pour saluer la mort d'un homme qui « a commis des crimes contre l'humanité et qui est le principal responsable de la mort de plus de 3.000 personnes », elle qui en a causé celle de plus de 5.000 en Côte d'Ivoire, dans l'impunité la plus totale ? Qu'elle est tout simplement gouvernée par un bien triste exécutif, opérant désormais ouvertement en agent de la CIA et totalement à la solde de l'Amérique.

La villa où vivait prétendument Ben Laden ne ressemble guère à une maison habitée depuis  dix ans. Même les villageois analphabètes de la localité sont formels : « Ben Laden n'est pas mort à cet endroit, c'est encore une autre propagande américaine ». Qui plus est, la villa en question est voisine d'un camp militaire. Et en dix ans, personne n'a rien su ! De qui se moque-t-on ? Et pourquoi a-t-on immergé la dépouille du « terroriste » en haute mer, sous le fallacieux prétexte de respecter nous ne savons quel rite musulman ? Franchement, ces américains nous prennent pour des demeurés mentaux !

En tout cas, une chose est au moins sûre, les Yankees ne savaient plus comment continuer à entretenir le mythe Ben Laden, mort en réalité depuis 2001 d'une insuffisance rénale, sans paraître plus ridicules qu'ils ne le sont déjà. Ils tournent, certes, la page Laden, mais le mythe Al Qaïda entre désormais en lice et va rebondir de la pire des façons, dans les tous prochains jours, mois et années. La France s'y prépare déjà qui met en route un plan d'hyper sécurité (c'est le moins qu'on puisse dire) annoncé par le Premier Ministre François Fillon, rendant hommage au défunt Patrick Roy, le socialiste du nord, et aux soldats français tombés dans la lutte contre le terrorisme dans le monde et pour la démocratie, oubliant avec habileté le demi millier de soldats français qui ont péri dans le coup d'état le plus long de l'histoire, en Côte d'Ivoire, contre le Président Laurent Gbagbo.

Barack Obama, assurément, vient de jouer son pocker gagnant pour les élections présidentielles de 2012. Sacrée  Amérique!

Il ne faut plus chercher très loin le nouvel axe du mal dans le monde : il passe par Washington et Paris. Que DIEU garde l'Humanité !



DINDE Fernand AGBO

 

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CONSPIRATIONNISME - «20 MINUTES» PASSE EN REVUE LES THESES DE CEUX QUI NE VEULENT PAS CROIRE A LA FIN DU LEADER D'AL-QAIDA...


Oussama ben Laden est mort. C'est ce qu'a annoncé Barack Obama dimanche soir. Cependant, comme pour les attentats du 11-Septembre, les adeptes de la théorie du complot ont d'ores et déjà commencé à remettre en doute la véracité de cette information, ainsi que de tous les éléments s'y rapportant.

Selon la «version officielle», Ben Laden a été tué par un commando des Navy Seals à Abbottabad, au Pakistan, puis son corps a été héliporté vers le porte-avions américain USS Carl Vinson, qui croisait en mer d'Arabie. Après son identification ADN, le corps a été inhumé en mer, car les États-Unis n'ont pu trouver un pays acceptant une inhumation sur son sol dans les vingt-quatre heures, comme le veut la tradition musulmane, mais aussi pour éviter que sa tombe ne devienne un lieu de pèlerinage pour ses admirateurs.

L'absence de transparence autour de cette opération et de ses suites soulève en effet plusieurs questions que n'ont pas manqué de souligner les internautes sur les forums, et qu'ont parodiées certains sites d'informations: pourquoi des Navy Seals surentraînés ont-ils tué et pas seulement neutralisé Ben Laden? Pourquoi n'a-t-on pas vu d'images de son cadavre à la télévision ou en photo? Pourquoi ses funérailles ont eu lieu si vite? Pourquoi les Américains ont-ils jeté le corps à la mer? Passage en revue des théories les plus répandues sur le Net.

Ben Laden est toujours en vie et au secret

Selon les conspirationnistes, Ben Laden était un bien trop gros poisson pour que les Américains le tuent. Les Navy Seals l'ont donc récupéré vivant, et les services secrets américains ont fait croire à sa mort pour l'interroger en toute quiétude, sans s'embarrasser du droit international et pouvoir obtenir toutes les  informations en sa possession. Une thèse confortée par l'absence de photographie et l'escamotage du corps, mais qui risque aussi de prendre plus d'ampleur dans les prochains jours: des câbles diffusés par WikiLeaks révèlent que des forces américaines se trouvaient dans l'académie militaire d'Abbottabad en octobre 2008, à seulement quelques centaines de mètres de la résidence d'Oussama ben Laden.

Ben Laden était mort depuis longtemps, son décès a été maquillé et instrumentalisé

Pour beaucoup de théoriciens du complot, Ben Laden est décédé de mort naturelle depuis longtemps. Certains estiment qu'il est mort entre 2003 et 2007: le chef d'Al-Qaida était déjà malade en 2001 et devait être dialysé régulièrement. Ils ajoutent que, sur les vidéos, il n'apparaît plus après 2007, et la voix sur les messages ultérieursest radicalement différente de celle du fondateur d'Al-Qaida.

D'autres ajoutent que, en tant qu'homme de la CIA, Ben Laden était protégé et pris en charge par cette dernière jusqu'à son dernier soupir. L'administration américaine a donc maquillé le décès en assassinat, et choisi la date du 1er mai 2011 du fait de la prochaine élection présidentielle américaine, ou pour pouvoir se désengager d'Afghanistan et d'Irak «dans l'honneur».

Ce n'est pas Ben Laden qui a été tué

Si les Américains se sont débarrassés si vite du corps ­-en pleine mer- et n'ont pas diffusé de photo de Ben Laden mort, c'est parce que ce n'était pas lui. Les internautes estiment qu'il y a sans doute eu une bavure, et que les Seals ont tué la mauvaise personne. Cependant, vu la force de frappe déployée, l'administration américaine n'a pas pu dissimuler le fait qu'il y avait eu une opération dans la maison d'Abbottabad, et a donc dû réagir rapidement. Les internautes soulignent d'ailleurs que la crainte que la tombe de Ben Laden ne devienne un lieu de recueillement est infondée, puisque le pèlerinage sur les sépultures n'est pas une tradition du salafisme et du wahabbisme. Le leader d'Al-Qaida serait donc toujours en cavale.

Toutes ces théories auraient poussé Barack Obama à décider ce mardi de diffuser une seule et unique photo de la dépouille de l'ex-leader d'Al-Qaida. Une photo qui ne manquera pas de mener les adeptes du conspirationnisme à poser d'autres questions et à élaborer d'autres théories.


Bérénice Dubuc


Source: 20 MINUTES.FR

jeudi, 28 avril 2011

DESINFORMATION SUR LA CRISE EN COTE D'IVOIRE: LA TYRANNIE ET SES MENSONGES


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« L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit. » - Gandhi

 

Le calvaire que le grand capital assoiffé de pétrole et de profits fait vivre au peuple ivoirien est une immense injustice qui est d'autant plus intolérable qu'elle se produit dans l'indifférence d'une grande partie de mes compatriotes québécois. Depuis bientôt cinq mois, malgré toute ma bonne volonté et mes efforts personnels pour sensibiliser en particulier la classe politique et les médias, j'observe impuissant les Ivoiriens, admirables résistants, se battre seuls contre l'argent des maitres du monde et les fusils de leurs valets. Je pleure et je me réveille la nuit en les entendant gémir, appeler à l'aide.

Une multitude de blogues, de pages Facebook, de canaux Twitter et de sites Web ivoiriens et africains sont parcourus de cris d'indignation et de hurlements de douleur qu'efface sans peine le vacarme assourdissant de la machine de guerre occidentale. À peine audibles, les lamentations des victimes de Duékoué, de Gagnoa, de San Pedro, d'Abidjan et du reste de la Côte d'Ivoire se perdent dans les abysses cybernétiques, tandis que les vampires qui boivent goulument le sang des Africains perpètrent tranquillement leurs crimes sous un déluge de média-mensonges. Avez-vous remarqué le silence de Radio-Canada depuis que l'affaire est prétendument réglée ? Avez-vous remarqué comme cette bande de journalistes à gages se tient coite depuis l'enlèvement de Laurent Gbagbo par les Français, qui l'ont remis à de sombres brutes pour qu'il soit humilié et séquestré avec sa femme, Simone ?

Pourtant, les rebelles poursuivent leurs massacres, jouissent de l'impunité et se tuent même entre eux, ce qui est très embarrassant pour Radio-Canada, qui nous présentait Alassane Ouattara comme le grand démocrate désigné comme vainqueur par la « communauté internationale ». Les élections fédérales tombant à point nommé, Radio-Canada a donc changé de sujet. Elle se désintéresse du conflit au moment où il vient de faire des milliers de morts. Quel contraste avec ce qui s'est passé entre décembre et mars ! Radio-Canada nous avait alors habitués aux quelques centaines de morts des statistiques plus ou moins fictives de l'ONU pour accabler Laurent Gbabo de tous les maux.

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Dans la première photo ci-dessus, des civils sont utilisés comme bouclier humain par les rebelles de Ouattara. Dans la seconde, l'un des civils servant de bouclier est tué lors d'un échange de tirs.

Le chaos et la terreur engendrés par l'ONU et la France, qui disaient vouloir protéger les civils, règnent partout sur le territoire ivoirien. Il y aurait deux-millions de déplacés. Les gens se terrent dans les plantations ou dans leur maison, en ville. Ils manquent de nourriture. Les voyous drogués et sans âme recrutés par Ouattara tuent, pillent, violent et saccagent. Les cadavres jonchent les rues. L'ONUCI, force des Nations Unies en Côte d'Ivoire, tire avec ses canons sur les civils de la vaste commune de Yopougon, en plein coeur d'Abidjan. Les jeunes hommes sans arme sont systématiquement « arrêtés », sous prétexte que ce sont des miliciens. S'ils résistent, ils sont tués. Les casques bleus restent sagement dans leur caserne, à Duékoué, pendant qu'à trois kilomètres de leur camp, des dozos sanguinaires massacrent plus de huit-cents civils innocents en deux jours, dans les cris d'horreur. Mais, soudainement, Radio-Canada a des choses plus importantes à nous dire que de nous parler de la tragédie provoquée par la soi-disant « communauté internationale », tout comme Radio-Canada occulte constamment le rôle machiavélique de la soi-disant « communauté internationale » dans le drame haïtien.

Je veux aujourd'hui que mes compatriotes québécois prennent conscience d'un scandale abominable et de la nature diabolique de ceux qui en sont la cause. Pétrole de l'ile d'Anticosti ou pétrole du golfe de Guinée, gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent ou cacao ivoirien : même avidité et même mépris pour l'humanité. Je n'aurai de repos que lorsque les Québécois descendront dans la rue avec l'Afrique et les autres peuples meurtris pour réclamer la justice. Je n'aurai de repos que lorsque chaque peuple s'apercevra qu'il n'est pas seul et cessera de croire ce que les menteurs au service de la ploutocratie racontent à propos des autres peuples. Ivoiriens, Haïtiens, Serbes, Congolais, Afghans, Irakiens, Palestiens, Cubains, Français, Étasuniens et Québécois doivent cesser de se voir les uns les autres à travers le filtre des grands médias et doivent se parler directement. Quand la maison du voisin brule, on peut bien faire semblant que le problème ne nous concerne pas, mais un jour viendra peut-être où ce sera la nôtre qui sera en feu. Il n'y a d'avenir pour l'humanité que dans la solidarité.

De la naïveté à la complicité

Si la désinformation est responsable de l'apathie du citoyen lambda, comment se fait-il tout de même que les plus politisés d'entre nous se laissent endormir de la sorte ? Les fabrications mensongères qu'on essaie de nous implanter dans le cerveau sont d'une grossièreté qui saute aux yeux. Et nous nous sommes fait faire le coup des dizaines de fois avant, à chaque guerre ou opération impériale de supposé « maintien de la paix ». Comment pouvons-nous être dupes des mêmes mensonges ? Comment pouvons-nous croire que la propagande se conjugue uniquement au passé, dans les manuels d'histoire ? Comment nous, les Québécois, pouvons-nous nous imaginer qu'il n'y a de désinformation que lorsque nous en sommes les victimes ? Nous dénonçons le Quebec bashing ou la dissimulation des reculs du français, mais en même temps, nous croyons sans discernement ce que les médias nous racontent au sujet des guerres impériales.

À entendre parler beaucoup de gens supposément intelligents, Obama, Sarkozy, Harper et leurs pions menteurs onusiens, qui tiennent la « communauté internationale » en laisse, éprouveraient soudainement une grande passion pour la démocratie en Afrique. Du Gabon à la Tunisie en passant par le Rwanda, ils entretiennent depuis belle lurette des relations tout à fait cordiales avec des dictateurs qui tantôt « s'accrochent au pouvoir » depuis des décennies, tantôt commettent des massacres à grande échelle. On sait bien pourquoi de telles amitiés sont cultivées : les ressources naturelles et les profits. Pour quelle autre raison a-t-on déjà fait la guerre ? Nommez-moi un seul cas où des troupes occidentales ont défendu des principes moraux par grandeur d'âme. Un seul cas où nos soldats se sont battus pour la justice et la paix. Un seul cas où l'on n'a pas menti systématiquement au peuple qui fournit la chair à canon pour justifier la guerre. Il n'y en a aucun. Qu'à cela ne tienne, partout autour de moi, des Québécois sont disposés à croire qu'en Côte d'Ivoire, la machine à larguer des bombes s'est mutée en douce fée venue apporter la démocratie d'un coup de canon à étoiles.

Incommensurable est la souffrance humaine causée par les faux justiciers qui ont toujours un vilain à mater quelque part et qui réussissent à garder leur image de bons grâce à leur emprise totale sur les médias. Les vilains sont souvent en Afrique, mais pas seulement là. Songez aux centaines de milliers de morts et de blessés et au million de réfugiés de l'Irak : fallait casser la gueule au vilain Saddam. Songez à l'Afghanistan martyrisé depuis 2001, où la corruption et le trafic de drogue règnent. Quel progrès ! Quelle belle œuvre humanitaire ! Fallait casser la gueule à Ben Laden. Il y a toujours des gueules à casser quelque part. Surtout là où se trouvent de mauvais clients. Et ce cassage de gueules laisse dans son sillage des drames qui perdurent.

En 1999, l'OTAN largue des milliers de tonnes de bombes sur la Yougoslavie pendant 78 jours. Alors qu'on nous vante la guerre propre, avec des frappes chirurgicales, des hôpitaux et des écoles sont touchés, comme ce sera le cas en Irak, quatre ans plus tard. Mais ces drames sont occultés à Radio-Canada et ailleurs, comme toujours. Le complexe pétrochimique de la ville de Pancevo est détruit par les frappes, causant fuites toxiques et contamination. Aujourd'hui, les hôpitaux de Pancevo sont remplis de cancéreux. Les invalides sont légion. Les enfants souffrent d'asthme. Les cimetières se remplissent de gens morts à quarante ou cinquante ans.

L'OTAN disait que les bombardements avaient pour but d'éviter une catastrophe humanitaire au Kosovo. Fallait une fois de plus casser la gueule d'un vilain : Milosevic. Or, les habitants de Pancevo se demandent encore aujourd'hui quel rapport il y avait entre cet objectif et les usines de leur ville. En fait, comme toujours, la démocratie et la protection des faibles n'étaient pour rien dans l'œuvre destructrice des maitres du monde. Il s'agissait de porter au pouvoir un faux mouvement indépendantiste constitué par la pègre kosovare d'Hashim Thaçi, qui faisait dans le trafic d'organes et qui règne aujourd'hui sur la traite des blanches en Europe. Il s'agissait aussi d'établir une base de l'OTAN au Kosovo, berceau de la Serbie. Voilà pourquoi on a agressé les Serbes, on les a tués en invoquant de faux charniers et on a dépecé leur pays.

Combien de fois encore avalerons-nous toutes les couleuvres que les médias aux ordres nous apprêtent chaque jour ? Combien de tragédies provoquées par les gardiens autoproclamés de la paix devront avoir lieu pour que l'on cesse de faire comme si les Radio-Canada de ce monde n'avaient pas pour fonction de relayer des mensonges et de nous mettre des idées dans la tête ? Il y a un moment où la naïveté, la paresse intellectuelle et le je-m'en-foutisme deviennent de la complicité.

La réalité masquée par les médias occidentaux en Côte d'Ivoire

Les raisonnements tenus par les médias occidentaux, au sujet de la crise actuelle en Côte d'Ivoire, tiennent purement et simplement du délire mythomane. Les journalistes aux ordres font gober des balivernes à leur public en répétant de fallacieux mantras, en accréditant les propos des terroristes et des assassins, en véhiculant les mensonges des humanitaires à gages et en reléguant au second plan certaines vérités fondamentales.

Dès le début de la crise postélectorale, Laurent Gbagbo a demandé simplement qu'un comité international recompte les voix pour régler le contentieux, qui s'apparente à beaucoup de situations rencontrées dans d'autres pays, y compris aux États-Unis à l'élection présidentielle de 2000. Alassane Ouattara a rétorqué qu'il ne fallait pas recompter les voix, que Laurent Gbagbo devait partir et que, s'il refusait de s'en aller, il fallait l'extirper militairement de son fauteuil. Donc, celui que Sarkozy appelle un dictateur a demandé une médiation impartiale, tandis que celui qui serait le vrai démocrate, « reconnu par la communauté internationale », a répondu qu'il fallait faire la guerre civile, sachant très bien que l'extirpation ne se réaliserait qu'au prix d'un grand nombre de vies humaines et ne pourrait pas être une opération « chirurgicale ».

Les appels à la guerre de Ouattara n'ont rien d'étonnant lorsqu'on sait que lui et ses parrains français à la solde du grand capital ont entrepris de déloger Gbagbo par la force dès septembre 2002, dans une tentative de coup d'État qui a été suivie de la guerre civile sanglante dont nous venons de voir le dernier épisode tragique et dont le bilan s'élève aujourd'hui probablement à près de vingt-mille morts et des dizaines de milliers de blessés. Les rebelles qui ont attaqué la Côte d'Ivoire et commencé la guerre civile ont toujours agi pour le compte d'Alassane Ouattara et se sont comportés de manière sanguinaire, capturant des policiers chez eux, les torturant et les exécutant sur la place publique, tantôt par balle, tantôt en les transformant en torches humaines, tantôt par d'autres procédés.

Le chaos et la terreur engendrés par l'ONU et la France, qui disaient vouloir protéger les civils, règnent partout sur le territoire ivoirien. Il y aurait deux-millions de déplacés. Les gens se terrent dans les plantations ou dans leur maison, en ville. Ils manquent de nourriture. Les voyous drogués et sans âme recrutés par Ouattara tuent, pillent, violent et saccagent. Les cadavres jonchent les rues. L'ONUCI, force des Nations Unies en Côte d'Ivoire, tire avec ses canons sur les civils de la vaste commune de Yopougon, en plein coeur d'Abidjan. Les jeunes hommes sans arme sont systématiquement « arrêtés », sous prétexte que ce sont des miliciens. S'ils résistent, ils sont tués. Les casques bleus restent sagement dans leur caserne, à Duékoué, pendant qu'à trois kilomètres de leur camp, des dozos sanguinaires massacrent plus de huit-cents civils innocents en deux jours, dans les cris d'horreur. Mais, soudainement, Radio-Canada a des choses plus importantes à nous dire que de nous parler de la tragédie provoquée par la soi-disant « communauté internationale », tout comme Radio-Canada occulte constamment le rôle machiavélique de la soi-disant « communauté internationale » dans le drame haïtien.

Je veux aujourd'hui que mes compatriotes québécois prennent conscience d'un scandale abominable et de la nature diabolique de ceux qui en sont la cause. Pétrole de l'ile d'Anticosti ou pétrole du golfe de Guinée, gaz de schiste de la vallée du Saint-Laurent ou cacao ivoirien : même avidité et même mépris pour l'humanité. Je n'aurai de repos que lorsque les Québécois descendront dans la rue avec l'Afrique et les autres peuples meurtris pour réclamer la justice. Je n'aurai de repos que lorsque chaque peuple s'apercevra qu'il n'est pas seul et cessera de croire ce que les menteurs au service de la ploutocratie racontent à propos des autres peuples. Ivoiriens, Haïtiens, Serbes, Congolais, Afghans, Irakiens, Palestiens, Cubains, Français, Étasuniens et Québécois doivent cesser de se voir les uns les autres à travers le filtre des grands médias et doivent se parler directement. Quand la maison du voisin brule, on peut bien faire semblant que le problème ne nous concerne pas, mais un jour viendra peut-être où ce sera la nôtre qui sera en feu. Il n'y a d'avenir pour l'humanité que dans la solidarité.

De la naïveté à la complicité

Si la désinformation est responsable de l'apathie du citoyen lambda, comment se fait-il tout de même que les plus politisés d'entre nous se laissent endormir de la sorte ? Les fabrications mensongères qu'on essaie de nous implanter dans le cerveau sont d'une grossièreté qui saute aux yeux. Et nous nous sommes fait faire le coup des dizaines de fois avant, à chaque guerre ou opération impériale de supposé « maintien de la paix ». Comment pouvons-nous être dupes des mêmes mensonges ? Comment pouvons-nous croire que la propagande se conjugue uniquement au passé, dans les manuels d'histoire ? Comment nous, les Québécois, pouvons-nous nous imaginer qu'il n'y a de désinformation que lorsque nous en sommes les victimes ? Nous dénonçons le Quebec bashing ou la dissimulation des reculs du français, mais en même temps, nous croyons sans discernement ce que les médias nous racontent au sujet des guerres impériales.

À entendre parler beaucoup de gens supposément intelligents, Obama, Sarkozy, Harper et leurs pions menteurs onusiens, qui tiennent la « communauté internationale » en laisse, éprouveraient soudainement une grande passion pour la démocratie en Afrique. Du Gabon à la Tunisie en passant par le Rwanda, ils entretiennent depuis belle lurette des relations tout à fait cordiales avec des dictateurs qui tantôt « s'accrochent au pouvoir » depuis des décennies, tantôt commettent des massacres à grande échelle. On sait bien pourquoi de telles amitiés sont cultivées : les ressources naturelles et les profits. Pour quelle autre raison a-t-on déjà fait la guerre ? Nommez-moi un seul cas où des troupes occidentales ont défendu des principes moraux par grandeur d'âme. Un seul cas où nos soldats se sont battus pour la justice et la paix. Un seul cas où l'on n'a pas menti systématiquement au peuple qui fournit la chair à canon pour justifier la guerre. Il n'y en a aucun. Qu'à cela ne tienne, partout autour de moi, des Québécois sont disposés à croire qu'en Côte d'Ivoire, la machine à larguer des bombes s'est mutée en douce fée venue apporter la démocratie d'un coup de canon à étoiles.

Incommensurable est la souffrance humaine causée par les faux justiciers qui ont toujours un vilain à mater quelque part et qui réussissent à garder leur image de bons grâce à leur emprise totale sur les médias. Les vilains sont souvent en Afrique, mais pas seulement là. Songez aux centaines de milliers de morts et de blessés et au million de réfugiés de l'Irak : fallait casser la gueule au vilain Saddam. Songez à l'Afghanistan martyrisé depuis 2001, où la corruption et le trafic de drogue règnent. Quel progrès ! Quelle belle œuvre humanitaire ! Fallait casser la gueule à Ben Laden. Il y a toujours des gueules à casser quelque part. Surtout là où se trouvent de mauvais clients. Et ce cassage de gueules laisse dans son sillage des drames qui perdurent.

En 1999, l'OTAN largue des milliers de tonnes de bombes sur la Yougoslavie pendant 78 jours. Alors qu'on nous vante la guerre propre, avec des frappes chirurgicales, des hôpitaux et des écoles sont touchés, comme ce sera le cas en Irak, quatre ans plus tard. Mais ces drames sont occultés à Radio-Canada et ailleurs, comme toujours. Le complexe pétrochimique de la ville de Pancevo est détruit par les frappes, causant fuites toxiques et contamination. Aujourd'hui, les hôpitaux de Pancevo sont remplis de cancéreux. Les invalides sont légion. Les enfants souffrent d'asthme. Les cimetières se remplissent de gens morts à quarante ou cinquante ans.

L'OTAN disait que les bombardements avaient pour but d'éviter une catastrophe humanitaire au Kosovo. Fallait une fois de plus casser la gueule d'un vilain : Milosevic. Or, les habitants de Pancevo se demandent encore aujourd'hui quel rapport il y avait entre cet objectif et les usines de leur ville. En fait, comme toujours, la démocratie et la protection des faibles n'étaient pour rien dans l'œuvre destructrice des maitres du monde. Il s'agissait de porter au pouvoir un faux mouvement indépendantiste constitué par la pègre kosovare d'Hashim Thaçi, qui faisait dans le trafic d'organes et qui règne aujourd'hui sur la traite des blanches en Europe. Il s'agissait aussi d'établir une base de l'OTAN au Kosovo, berceau de la Serbie. Voilà pourquoi on a agressé les Serbes, on les a tués en invoquant de faux charniers et on a dépecé leur pays.

Combien de fois encore avalerons-nous toutes les couleuvres que les médias aux ordres nous apprêtent chaque jour ? Combien de tragédies provoquées par les gardiens autoproclamés de la paix devront avoir lieu pour que l'on cesse de faire comme si les Radio-Canada de ce monde n'avaient pas pour fonction de relayer des mensonges et de nous mettre des idées dans la tête ? Il y a un moment où la naïveté, la paresse intellectuelle et le je-m'en-foutisme deviennent de la complicité.

La réalité masquée par les médias occidentaux en Côte d'Ivoire

Les raisonnements tenus par les médias occidentaux, au sujet de la crise actuelle en Côte d'Ivoire, tiennent purement et simplement du délire mythomane. Les journalistes aux ordres font gober des balivernes à leur public en répétant de fallacieux mantras, en accréditant les propos des terroristes et des assassins, en véhiculant les mensonges des humanitaires à gages et en reléguant au second plan certaines vérités fondamentales.

Dès le début de la crise postélectorale, Laurent Gbagbo a demandé simplement qu'un comité international recompte les voix pour régler le contentieux, qui s'apparente à beaucoup de situations rencontrées dans d'autres pays, y compris aux États-Unis à l'élection présidentielle de 2000. Alassane Ouattara a rétorqué qu'il ne fallait pas recompter les voix, que Laurent Gbagbo devait partir et que, s'il refusait de s'en aller, il fallait l'extirper militairement de son fauteuil. Donc, celui que Sarkozy appelle un dictateur a demandé une médiation impartiale, tandis que celui qui serait le vrai démocrate, « reconnu par la communauté internationale », a répondu qu'il fallait faire la guerre civile, sachant très bien que l'extirpation ne se réaliserait qu'au prix d'un grand nombre de vies humaines et ne pourrait pas être une opération « chirurgicale ».

Les appels à la guerre de Ouattara n'ont rien d'étonnant lorsqu'on sait que lui et ses parrains français à la solde du grand capital ont entrepris de déloger Gbagbo par la force dès septembre 2002, dans une tentative de coup d'État qui a été suivie de la guerre civile sanglante dont nous venons de voir le dernier épisode tragique et dont le bilan s'élève aujourd'hui probablement à près de vingt-mille morts et des dizaines de milliers de blessés. Les rebelles qui ont attaqué la Côte d'Ivoire et commencé la guerre civile ont toujours agi pour le compte d'Alassane Ouattara et se sont comportés de manière sanguinaire, capturant des policiers chez eux, les torturant et les exécutant sur la place publique, tantôt par balle, tantôt en les transformant en torches humaines, tantôt par d'autres procédés.


 

 

Bernard Desgagné


Source : VIGILE.NET

mercredi, 27 avril 2011

UN SENATEUR AMERICAIN REVELE: IL Y A EU DES FRAUDES MASSIVES EN COTE D'IVOIRE!

 

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Le sénateur républicain James Inhofe


Malgré le fait que la France ait organisé le coup d'Etat en Côte d'Ivoire avec l'aide des américains, il existe des politiciens honnêtes et sincères. Bien davantage aux Etats-Unis qu'en France d'ailleurs. D'ailleurs, seul un sénateur américain a eu le courage d'interpeler publiquement la Secrétaire d'Etat Clinton sur la question...

Pour le Sénateur républicain James Inhofe, pas de doute, l'ONU se trompe. Selon les éléments en sa possession, des fraudes massives ont en effet été constatées dans le Nord de la Côte d'Ivoire lors du second tour de l'élection. Le sénateur demande donc au Département d'Etat américain de revoir sa position à la lueur de faits établis.

Extrait du passage relatif aux fraudes électorales :
Verbatim du Sénateur Inhofe : « J'ai reçu de nombreuses preuves convaincantes qu'il y a eu des fraudes électorales massives dans le Nord du pays sous contrôle des rebelles. Il y a eu des bulletins de votes volés...J'en ai référé deux fois au Secrétaire d'État Hillary Clinton. Par une fraude avérée, Ouattara aurait bénéficié de 94 873 voix, sur une liste électorale d'une seule des cinq régions du Nord sous son contrôle. Et si l'on multiplie ce chiffre par quatre, on est proche de la marge de voix qui lui a donné la victoire contre M. Gbagbo, c'est-à-dire 400.000.
Donc si des fraudes comparables ont eu lieu dans toutes les régions du Nord de la Côte d'Ivoire, Gbagbo est le président légitimement élu dans ces élections du 28 Novembre.

Mais si cela est trop compliqué, on peut apprécier la situation autrement :
Dans ces 5 régions, j'ai attiré l'attention, dans mon courrier au Secrétaire d'État, sur le fait que Gbagbo avait obtenu des milliers de voix dans ce que nous appellerions les primaires; et néanmoins, lors du vote final, le candidat Gbagbo a obtenu Zéro voix dans certains cantons. C'est là une impossibilité statistique : vous ne pouvez pas n'obtenir aucune voix, particulièrement si vous en aviez déjà obtenu quelques milliers auparavant ! J'ai écrit au Secrétaire Clinton pour qu'elle soutienne l'établissement de nouvelles élections, mais ma demande n'a pas été traitée avec l'attention souhaitée.

Mais avec les dernières nouvelles indiquant que Ouattara a tué un millier de personnes dans la région de Duékoué (rapport en français sur les viols et les tueries), j'espère que les USA reconsidéreront leur position et appelleront à la tenue d'un nouveau scrutin. »


 

Le 26 avril 2011, par IvoireBusiness.net


Rédigé par JSS, April 21st, 2011 and filed under Afrique, Divers


 

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RECOLONISATION: LA FRANCE DANS LE BOURBIER IVOIRIEN


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L'ambassadeur français Jean-Marc Simon


La crise ivoirienne ressemble à celle de l'Irak. La seule différence c'est que les acteurs ne sont pas les mêmes. En Irak, ce sont les Américains. Ils ont pensé qu'en enlevant Saddam Hussein, tout allait

se passer comme sur des roulettes. La vie allait reprendre comme si de rien n'était. Malheureusement, c'est le contraire qui s'est produit. Plus de dix ans que le pays est dans une situation d'instabilité. Aucune lueur d'espoir ne pointe à l'horizon. C'est l'incertitude. L'avenir est en pointillé. Jusqu'à ce jour, les Américains n'ont pu ramener la paix. Il ne se passe pas de jour sans qu'il n'y ait des attentats. Le pays est devenu un far-west. Il n'y a aucune loi. On ne peut pas dénombrer jusqu'à ce jour, les soldats américains tués.

Les Français ont le même comportement en Côte d'Ivoire. Après leur coup d'Etat, l'Hexagone a du mal à faire asseoir le pouvoir de son poulain, Alassane Ouattara. Au fur et à mesure que les jours passent, la situation s'enlise. Pas de lisibilité. L'armée française ne maîtrise rien sur le terrain. Elle ne fait que perdre des soldats. Les informations font état de ce que cette armée a perdu plus de 400 hommes dans les affrontements. Sarkozy et ses amis de l'Elysée pensaient que tout allait être facile pour eux. Ils sont confrontés à la réalité du terrain. Ils mordent la poussière face aux jeunes qui font la résistance. Il se raconte que l'armée de Sarkozy a dû abandonner trois chars dans les combats à Yopougon.

En tout cas, la France a tout calculé sauf la côte de popularité du Président Laurent Gbagbo à Abidjan. Il pèse plus de 64% de voix à Abidjan. C'est une donnée non négligeable qui fausse les calculs de la France. On se rappelle qu'en septembre 2002, lors de la tentative de coup d'Etat qui s'est muée en rébellion, Tuo Fozié avait dit qu'il n'avait pas compté avec la mobilisation populaire des Ivoiriens.


 

Le 26 avril 2011, in Le Temps


Enise Kamagaté

 

Source: IVOIREBUSINESS.NET

Pr GORGUI DIENG - COTE D'IVOIRE: OUATTARA A L'EPREUVE DE LA LEGALITE CONSTITUTIONNELLE



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Tout observateur averti doit se rendre compte que Ouattara, le président ivoirien 'reconnu par la communauté internationale' (une première dans les relations internationales, car jusqu'à récemment, c'étaient les Etats qui étaient reconnus par l'Onu!) est dans une situation très peu enviable. Son ami Sarkozy, président de la France néocolonialiste, qui ne défend que ses propres intérêts électoralistes et ceux économiques et stratégiques de son pays malgré les discours sur le devoir humanitaire, a bombardé et capturé comme un gorille le président élu par le peuple ivoirien et investi par le Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire. Pour ensuite l'installer, lui le 'policé', dans le fauteuil de Président de Côte d'Ivoire. De Gouverneur de la nouvelle colonie française de Côte d'Ivoire, pour bon nombre d'Africains outrés par les méthodes condescendantes de l'Onu et de Sarkozy. Mais comme le dit si bien l'adage wolof : 'il est plus facile de voler un tambour que de trouver un endroit propice pour le battre'. L'euphorie de la victoire a fait long feu. Se dresse subitement, comme une montagne infranchissable, la difficulté de l'exercice du pouvoir acquis anticonstitutionnellement.

Ouattara sait qu'il a été reconnu et imposé aux Ivoiriens par la 'Communauté internationale' qui a été roulée dans la farine par la France. Gbagbo mis dans un trou, il se rend compte maintenant qu'il doit administrer des Ivoiriens et non la 'Communauté internationale'. Pour cela, il a besoin de légalité constitutionnelle que seul le Conseil Constitutionnel de son pays peut lui conférer ! Dure réalité ! Et techniquement, il est dans une terrible impasse dans la mesure où le monsieur n'est, au meilleur des cas, que le 'président élu' par la 'Communauté internationale', et non le 'président officiel' de Côte d'Ivoire. Légalement, c'est Mamadou Koulibaly, le Président de l'Assemblée Nationale, qui doit assurer l'intérim de Gbagbo, empêché par la France de poursuivre son mandat ! D'ailleurs le Conseil Constitutionnel a constaté la vacance du pouvoir depuis le 16 avril ! Par conséquent, tous les actes que Ouattara pose, toutes les décisions qu'il prend (emprisonnement des Gbagbo et mise en résidence surveillée des dignitaires du FPI, entre autres) sont illégaux et arbitraires et rappellent ceux des putschistes au lendemain de leur Coup d'Etat ! Ses souteneurs le savent bien, c'est pourquoi ils exigeaient de Gbagbo une renonciation du pouvoir qu'ils n'obtiendront jamais malgré les bombes et les humiliations... Il leur a tenu tête, même après son arrestation !

Après avoir usé de la force armée et arraché le pouvoir au Président précédemment investi par le Conseil Constitutionnel, Ouattara se voit maintenant obligé de recourir au Président de ladite institution qui l'a déjà déclaré battu. Pour pouvoir gérer le pays en toute légalité... Comme si le ridicule ne tuait pas ! Supplier Paul Yao Ndré, qui s'était réfugié à Accra (c'est cela la réalité !) de rentrer dare-dare à Abidjan pour procéder à son investiture, après celle de Gbagbo effectuée par le même personnage, nous paraît relever de la fiction romanesque. Yao Ndré doit alors retourner sa veste et le déclarer, lui, nouveau vainqueur et l'installer dans ses fonctions de Président de Côte d'Ivoire devant un parterre d'invités de marque venus, à n'en pas douter, des quatre coins du globe! Avec certainement le tombeur de Gbagbo, Sarko, aux premières loges ! Soyons sérieux ! Pour un même match, il ne saurait y avoir deux vainqueurs déclarés et intronisés champions par le même arbitre ! Si cela se passait, ce serait décidément l'événement politique le plus cocasse du siècle commençant. Et l'Afrique toucherait les bas-fonds du ridicule...

Pourquoi Ouattara n'a-t-il pas demandé à l'Onu et à la 'Communauté Internationale' qui l'ont 'reconnu' comme 'président légitime' d'accepter qu'il prête serment devant Choi ou Ban Ki-Moon ? A Abidjan ou à New York... Il sait que dans tous les pays la Cour Suprême ou le Conseil Constitutionnel est l'unique instance qui donne la victoire électorale et la légalité. Sans appel... En admettant cela, l'ami de Sarkozy et de Carter III doit admettre aussi que Laurent Gbagbo, qui a été déclaré élu par le Conseil Constitutionnel dont il accepte les prérogatives - parce qu'il l'implore de l'investir -, est, jusqu'à preuve du contraire, le président 'légal' de Côte d'Ivoire. Aujourd'hui évincé du pouvoir par la force, ce dernier est victime d'un Coup d'Etat ! Aucun constitutionnaliste ne peut dire le contraire !

En demandant au Président du Conseil Constitutionnel de l'investir, Ouattara cherche à faire d'une pierre deux gros coups. D'abord, obtenir la légalité qui lui fait défaut ; ensuite, prouver au monde entier que Yao Ndré a été manipulé par Gbagbo. Mais, nous osons croire que le concerné est suffisamment intelligent pour savoir qu'il saisit là le bon bout qu'on lui a tendu sans peut-être le savoir. En lieu et place de l'investiture attendue par Ouattara, la France et l'Onu, Paul Yao Ndré doit saisir cette aubaine pour apporter les preuves qui ont motivé l'annulation du vote dans sept départements du Nord et l'élection de Gbagbo. Il a l'occasion idéale de prouver qu'il avait agi en technicien du droit et non en partisan du président sortant.

En faisant cela, le Professeur titulaire de Droit constitutionnel prouvera son impartialité dans cette affaire et sauvera l'honneur de l'université africaine et confondra ses détracteurs. Et Gbagbo et les siens auront plus de chance de se tirer d'affaire... Mais si le professeur ne détient aucune preuve, ou en détient mais cède aux pressions et aux promesses et procède à l'investiture de Ouattara, il devra savoir qu'il sera tenu pour responsable numéro un de tous les maux dont souffre la Côte d'Ivoire depuis la proclamation des résultats de novembre 2010 : tueries, massacres, enlèvements, déplacements des populations, exacerbation de la haine intercommunautaire, non-paiement des salaires depuis deux mois, dislocation de l'Armée, de la Police et de la Gendarmerie, dysfonctionnement de l'Etat, effondrement de l'économie...

Une autre option s'offre à Paul Yao Ndré. Le jour de la prestation de serment, il peut dire tout tranquillement : 'Monsieur Alassane Dramane Ouattara, vous avez pris le pouvoir par la force armée, avec le soutien décisif de la France ; la CEDEAO, l'Union Africaine, l'Onu et la 'Communauté internationale' vous ont reconnu et me demandent de vous installer dans les fonctions de président de la République de Côte d'Ivoire. Je le fais sans état d'âme... Pour les raisons que vous savez... Gbagbo n'est plus président ! C'est vous le nouveau président ! Vive la Côte d'Ivoire ! Vive la France !'

 

 

Pr. Gorgui Dieng


Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal

mardi, 26 avril 2011

HOTEL DU GOLF: L'EX-GOUVERNEUR DAKOURY TABLEY TABASSE A MORT PAR LES HOMMES DE OUATTARA



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Ces images que nous venons de recevoir de l'ex-gouverneur de la BCEAO, M. Philippe-Henry Dakoury-Tabley achèvent de convaincre même les plus sceptiques de la barbarie du régime Ouattara.

Cet homme qui a volontairement démissionné de la BCEAO sous la pression de la France, qu'a-t-il fait pour mériter un tel sort? Pour tous ceux qui connaissent le brillant passé de cet éminent économiste, ils savent qu'il n'a jamais été un homme politique qui aurait fait du tort même à une mouche.

Pourquoi alors ce traitement inhumain envers sa personne?

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On le comprend aisément, la seule et unique raison, c'est qu'il est un proche du président Gbagbo. Dans l'Etat de droit d'Alassane Ouattara, c'est un crime.

Cette scène qui choque le bon sens se déroule à l'Hôtel du Golf, QG du camp Ouattara protégé par l'Onuci et les soldats de la force française « Licorne ». Il venait d'être capturé avec le président Gbagbo dans sa résidence, à Cocody, par les soldats français de la « Licorne » et remis aux rebelles. Nous sommes le 11 Avril 2011.

Avec de tels agissements, la réconciliation version Ouattara a de beaux jours devant elle.


 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE



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LES MERCENAIRES ENGAGES PAR OUATTARA NE SONT PAS CONTENTS: LA RAISON



Les mercenaires d'Alassane Ouattara ne sont pas contents de lui. Alors, pas du tout. Ils menacent de tout « gâter » à Abidjan.

La raison de leur mécontentement n'est rien d'autre que le paiement de leur solde.

Dans le contrat signé entre ces derniers et le putschiste, chaque mercenaire devra percevoir la somme de 5 millions de Fcfa. Leur mission étant terminée, Alassane refuse de respecter sa part du contrat. Les mercenaires soutiennent que tant qu'ils n'auront pas perçu leur dû, ils ne quitteront pas les rues. Mieux ils vont lui faire sa peau.

Ainsi, malgré son appel à quitter les rues et à rentrer dans les casernes, ses combattants les occupent toujours. Ils obligent la population à se cotiser pour assurer leurs pitances quotidiennes.

Ceux qui s'y refusent voient leurs domiciles pillés le lendemain.

Le pillage des domiciles, des commerces, des banques et des magasins, voici un moyen qu'ils ont aussi trouvé pour se faire payer. Et cela se passe actuellement en toute impunité. La population civile est livrée à elle-même.

Ce n'est pas la première fois que le pion de la France se comporte avec les mercenaires dont il loue les services. En effet, en octobre 2000, pour la constitution du charnier de Yopougon, il a demandé les services d'un chauffeur malien du nom de Mory Kamagaté. Ce dernier devait ramasser les corps qui jonchaient les rues, après le refus du Général Robert Guéi de quitter le pouvoir, pour les mettre non loin de la prison civile de Yopougon. Le travail terminé, il a été payé en monnaie de singe. Il a perçu 5 millions de Fcfa en faux billets de banque. Avant d'être ramené dans son Mali natal.


 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE


 

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DE VIOLENTS COMBATS A L'ARME LOURDE SIGNALES A YOPOUGON

 

 

Des combats d'une rare violence et à l'arme lourde sont signalés ce lundi en milieu d'après-midi dans le quartier populaire de Yopougon. Plusieurs habitants restés terrés chez eux ont confirmé avoir entendus de fortes détonations dans les zones suivantes: Maroc, annanerai, carrefour sorbonne, quartier millionnaire et quartier de Sicogi dans les environs de la mairie.


Cette fois-ci les forces pro-ouattara aidées des soldats de la licorne ont décidé d'attaquer en même temps par toutes les entrées de cette commune.

Les combattants restés fidèles au président Gbagbo opposent actuellement à ces forces coalisées une résistance farouche. Les forces pro-ouattara sont mises en difficultés.

On nous signale de nombreux corps se soldats rebelles qui jonchent actuellement les rues de cette commune resistante et quelques engins de la force licorne tombés aux mains des combattants pro-Gbagbo.

Il est 21H GMT (ce lundi 25 avril 2011), les combats continuent dans la commune de Yopougon.

Ces combats surprennent plus d'uns d'autant plus que dimanche les négociations entre belligérants semblaient aboutir vers un retour au calme. IB avait quant à lui manqué à une rencontre annoncé avec Soro Guillaume.

Dans un communiqué provenant de ses services, il avait aussitôt appelé les hommes de son « rival » à déserter.  Alassane Ouattara avait exigé vendredi le retour en caserne de toutes les forces en présence et souhaité la reprise par la police et la gendarmerie des opérations de sécurité.

La situation sécuritaire en Côte d'Ivoire reste délétère même après la capture du président Laurent Gbagbo par l'armée française "Licorne".



Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

dimanche, 24 avril 2011

LAURENT GBAGBO CAPTURE PAR L'ARMEE FRANÇAISE, LIVRE AUX FRCI ET ILLEGALEMENT MAINTENU PRISONNIER A KORHOGO



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Laurent Gbagbo dans l'hélico de l'ONUCI le transportant à Korhogo
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Laurent Gbagbo descendant de l'hélico de l'ONUCI, à son arrivée à Korhogo
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Laurent Gbagbo accueilli sur le tarmac par le Com-Zone de Korhogo, Fofié Kouakou, et les chefs militaires de l'ONUCI
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Laurent Gbagbo escorté jusqu'au command-car qui doit le conduire à sa résidence surveillée

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Des nouvelles du président et de ses collaborateurs



Toussaint Alain dans son allocution, ce jour (samedi 23 avril 2011) à la manifestation, Place de la Bastille à Paris, a dit:


Le président (Laurent Gbagbo) va bien, il ne peut pas parler longtemps au téléphone car son temps de communication est limité.
Il est à Korhogo (nord-est), la Première Dame est à Odienné (dans le nord-ouest).
Le président était au courant de la marche, il a donc appelé pour faire dire aux Ivoiriens qu'il les aime et les remercie (pour les actions qu'ils mènent), ainsi que tous les africains.
Il nous informe qu'il n'a toujours pas signé le document reconnaissant Ouattara comme vainqueur de l'élection présidentielle.
Ce qui a fait dire à Alain Toussaint que l'investiture que Ouattara annonce en grandes pompes n'en est pas une.
Le président a aussi ajouté qu'il est en train d'écrire ses mémoires sur la crise ivoirienne, mais il n'a pas confiance aux rebelles qui sont capables de les saisir, donc il écrit plus dans sa tête.
Enfin, le président a dit qu'il travaillait aussi sur le plan diplomatique avec quelques pays amis et que c'est loin d'être fini.



Les collaborateurs du Président Laurent Gbagbo détenus à la Prison de KATIOLA:


1- Le Directeur du protocole : KONE Boubacar

2- Le Chef de Cabinet : KUYO Téa Narcisse

3-Le Ministre Jean-Jacques BECHIO

4-La Ministre Géneviève BRO GREBE

5-L'Inspecteur Général d'Etat : Aboudramane SANGARE



Les collaborateurs du Président Laurent Gbagbo détenus à la Compagnie Territoriale De KORHOGO (CTK), sous le commandement du Com-zone Fofié Kouakou:

1- Le Général de Brigade DOGBO BLE Bruno
2- Le Médecin-Colonel DALEBA René
3- Le Commissaire Principal de police MONNET Denis
4- Le Chef de Bataillon DUA Kouassi Norbert
5- Le Commissaire de Police GUEDE Zakali
6- Le Capitaine-Major de Police KOBLI Rémi
7- Sous-lieutenant ZAKRO Hervé
8- L'Adjudant GOSSE Matthieu
9- L'Adjudant ZOKOU Bi Traguié
10- L'Adjudant KOUAME Kouakou
11- Le Maréchal Des Logis (MDL) Chef GNALOKO Jonas
12- Monsieur ADON Eustache
13- Monsieur LOBA Amos
14- Le Sergent-chef FAITAI Kouakou Jean-Henry
15- Monsieur DELI Kié
16- Le MDL SOPI Grah
17- Le MDL KENE K. Laurent
18- Le MDL TCHIKA Fabrice
19- Le Sergent NIAMKE Ekolan
20- Monsieur BAHI Patrice (Sécurité rapprochée)
21- Monsieur DJEKOURI Aimé
22- Monsieur ZEZA Kaka Jean-Louis
23- Monsieur YODE Ozy



Source : Nicole Meley (Facebook)


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AFP, le 23 avril 2011 - Côte d'Ivoire: Simone Gbagbo en résidence surveillée dans le nord-ouest (Odienné)


Simone Gbagbo, épouse du président ivoirien déchu Laurent Gbagbo, retenue depuis le 11 avril au QG du chef de l'Etat Alassane Ouattara à Abidjan, a été placée en résidence surveillée dans le nord-ouest du pays, a indiqué samedi le ministre de la Justice.

Mme Gbagbo "est partie à Odienné, en résidence surveillée, hier (vendredi), très tôt le matin", a déclaré à l'AFP Jeannot Ahoussou Kouadio.
L'ancienne "dame de fer" et pasionaria du régime défait avait été arrêtée avec son mari et une centaine d'autres personnes à la résidence présidentielle à Abidjan, après une offensive des forces du nouveau chef d'Etat Alassane Ouattara, appuyées par la force française Licorne et l'ONU.

L'ex-couple présidentiel a dans un premier temps été retenu au Golf Hotel, QG de M. Ouattara.
M. Gbagbo a été transféré le 13 avril dans le nord du pays, fief de son rival. Selon des sources concordantes, il se trouve dans une résidence présidentielle dans la grande ville de Korhogo, sous la garde des forces pro-Ouattara et de l'ONU.
Mme Gbagbo, autant respectée pour son parcours dans l'opposition que crainte pour son rôle de "présidente" à poigne, a été souvent accusée d'être liée aux "escadrons de la mort" contre les partisans du camp adverse.

Des enfants et des employés arrêtés le 11 avril avec les Gbagbo ont été libérés du Golf Hotel la semaine dernière.
Vendredi soir, le chef du parti de M. Gbagbo, le Front populaire ivoirien, Pascal Affi N'Guessan, qui était en résidence surveillée dans un autre hôtel d'Abidjan, a été transféré au Golf après avoir accordé une interview à des médias.

M. N'Guessan était depuis la semaine dernière à l'hôtel de La nouvelle pergola avec d'autres personnalités du camp du président déchu qui s'y trouvent toujours, sous la protection des Forces républicaines de M. Ouattara, et de Casques bleus de la mission onusienne Onuci.
La chute de Laurent Gbagbo est intervenue à l'issue de plus de quatre mois d'une crise née de la présidentielle du 28 novembre 2010, et de dix jours de guerre dans la capitale économique.

Le président Ouattara, après son investiture qu'il prévoit dans la deuxième quinzaine de mai, doit former un gouvernement d'union comportant notamment des représentants de l'ancien pouvoir.
Son gouvernement, tout en prônant la réconciliation, a annoncé qu'il allait demander des enquêtes sur les "crimes" présumés du régime dé
fait.

Source: AFP

mercredi, 20 avril 2011

QUAND LA NOTION DE POPULATION CIVILE «CHANGE» SELON LE BON VOULOIR DE LA FRANCE ET DE LA COMMUNAUTE DITE INTERNATIONALE

 

 

Un char français de l'opération Licorne à Abidjan en Côte d'ivoire.

 

En Côte d'Ivoire comme en Libye, la France a justifié son intervention en disant vouloir protéger la population civile. Pour cela elle a usé de son réseau d'influence à l'« ONU » pour que cette organisation ponde des résolutions lui permettant d'attaquer ces pays. Cette raison tient-elle ou que se passe-t-il réellement sur le terrain ?


En Côte d'Ivoire, le président Gbagbo a fait face à une guérilla urbaine dans la commune d'Abobo qui se faisait appeler «Commando invisible». Ces rebelles d'un autre temps, venus du nord, attaquaient les « FDS » qu'ils égorgeaient et tuaient. Quand l'armée a commencé à se défendre, les chaines françaises, outils de propagande de la « françafrique » et de la « communauté dite internationale », ont crié sur tous les toits que le président Gbagbo s'attaquait aux « populations civiles ». Cela a suffi pour que le Secrétaire général de l'« ONU » ordonne de bombarder toutes les poudrières de notre armée afin d'éviter l'utilisation d'armes lourdes contre les civils.

En Libye, Kadhafi faisait aussi face à une rébellion lourdement armée et montée de toute pièce par les occidentaux utilisant des armes lourdes et des avions de chasse. Lorsqu'il a décidé de se défendre, il a été aussi accusé d'utiliser des armes lourdes contre les civils. Par le même schéma, une « résolution onusienne » a autorisé la France et les pays de l'« OTAN » à s'attaquer à ce pays souverain.

Aujourd'hui (mercredi 20 avril 2011 et même depuis hier mardi, ndlr), à Yopougon, pour déloger les « patriotes armés » qui refusent de se soumettre au pouvoir Ouattara, la « Licorne » et l'« ONUCI » bombardent la commune et les résidences à l'aide d'armes lourdes et d'hélicoptères (Nouveau Quartier, Toits-Rouges, Millionnaire, Selmer, Wassakara, Mossikro, Bel-air, pilonnés sans discernement, ndlr). Plusieurs maisons ont été détruites, des morts et des blessés sont signalés. Toute cette boucherie orchestrée par la France n'émeut personne. De même en Libye, les bombes de l'« OTAN » font plus de victimes parmi les populations civiles que parmi les forces de Kadhafi.

Quand Gbagbo utilisait les « FDS » pour mettre de l'ordre à Abidjan, cela voulait dire selon la « communauté dite internationale », qu'il s'en prenait aux « populations civiles », mais lorsque les « FRCI », l'« ONUCI » et la « Licorne » mettent de l'ordre à Yopougon avec des armes lourdes, cela veut dire, de la même « communauté dite internationale », qu'ils ne s'en prennent pas aux « populations civiles » (mais aux "miliciens de Gbagbo", ndlr). C'est à croire que la notion de « population civile » change selon le bon vouloir de la France car en Côte d'Ivoire comme en Libye, les bombardements de la France ont fait plus de victimes civiles que militaires.

 

Source: NERRATI.NET

L'HIVER COLONIAL

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Après une semaine de bombardements sur Abidjan et le massacre de milliers de civils, l'État français a capturé Laurent Gbagbo. L'objectif est immuable : contrôler ce pays pétrolier par l'imposition d'une pseudo-démocratie acquise à la spoliation de son riche sous-sol au profit de l'Occident. Se cachant derrière des Nations-Unies à la solde des USA, le shérif français a revalidé un vieux concept nord-américain : la démocratie s'impose de l'extérieur. A coups de trucages électoraux, de propagande médiatique et de missiles dernier cri ! Par ses crimes de guerre en Afrique, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l'Histoire. Comme une puissance coloniale névrosée qui s'accroche «à son rang», en écrasant dans le sang toute velléité d'indépendance...



Il y a presque un an, la Belgique et la France commémoraient le cinquantenaire des «indépendances» africaines. Le géant Congo-Kinshasa était officiellement à la fête chez les Belges ; 17 pays d'Afrique du Nord et de l'Ouest, chez les Français. En ce triste jubilé, l'omission politique des-vérités-qui-dérangent étaient bien sur de rigueur. Suivie des habituels mensonges servis au dessert : «Il y a en Afrique toutes les formes de gouvernement. La France n'a pas pour vocation de s'ingérer dans les affaires locales ; elle travaille avec les gouvernements reconnus (...) La relation entre la France et l'Afrique ne serait jamais banale, mais elle est en train de devenir normale»... Tenus en février dernier par l'ex-ministre UMP Jacques Toubon, ces propos confirment l'ampleur de la déconnexion du personnel politique françafricain. Des mots ubuesques émis tandis que la crise électorale ivoirienne battait son plein, que l'État français - lourdement impliqué dans la partition de ce pays d'Afrique de l'Ouest depuis 2002 - réaffirmait son soutien à Alassane Ouattara et que Sarkozy jouait, sur la scène européenne, le barde des sanctions économiques contre Laurent Gbagbo. En termes de «vocation à ne pas s'ingérer», on allait voir pire et beaucoup plus sanglant.

Cadrage médiatique mensonger

Après trois mois d'intox et d'omissions diverses martelées par les médias-aux-ordres, l'ennemi des espoirs démocratiques africains lançait ouvertement son pays dans une guerre contre la Côte d'Ivoire. Finies les ruses, manœuvres et cachotteries de couloirs : l'agent franco-américain Ouattara risquait de perdre la partie. Comme tous ses prédécesseurs dès qu'il s'agit d'Afrique, Sarkozy s'est également assis sur les prérogatives de son gouvernement et celles des députés de l'Assemblée Nationale.

Premier acte : réarmer et conseiller la rébellion du nord pro-Ouattara afin qu'elle attaque la capitale économique Abidjan. Objectif : renverser par les armes Laurent Gbagbo, président reconnu par le Conseil constitutionnel. La plus haute juridiction ivoirienne inlassablement dépeinte comme un «collectif sous influence» par quelques puissances «démocratiques» d'Occident, autoproclamées «Communauté internationale». Contrastant avec les médias menteurs payés pour minimiser ou absoudre le rôle colonial de la France, l'indépendant Canard enchaîné lâchait le 6 avril : «Selon plusieurs témoignages d'officiers supérieurs au «Canard», la France a appuyé la conquête du sud du pays par les forces de Ouattara. L'un d'eux, proche de l'Élysée, se félicite de 'notre efficacité dans l'organisation de la descente sur Abidjan'. Il est vrai qu'en moins de quatre jours les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ont parcouru, sans grande résistance, la moitié du pays. Un autre galonné, membre des services de renseignement, confie : 'On a fourni des conseils tactiques aux FRCI', mais aussi 'des munitions et des Famas' (fusils d'assaut)».

Deuxième acte : les forces française Licorne - dont l'une des spécialités est de tirer sur des civils désarmés - enchaînait avec le bombardement continu de sites stratégiques d'Abidjan dont la résidence présidentielle. A proximité de laquelle s'était rassemble un millier de civils. Bilan provisoire : plus de 2500 morts (civils et militaires) dans la seule nuit du 4 au 5 avril. Un chiffre qui n'est toujours pas mentionné, repris ou contesté par les médias français. Si «les combats font rage», il semble «surhumain» d'établir une estimation du nombre de victimes dues aux bombardements français... A cette nouvelle boucherie made in France s'ajoute celle de Duékoué, commise par la rébellion pro-Ouattara (réarmée par la France). Près d'un millier de victimes abattues ou découpées à la machette. Sans compter le nombre indéterminé de cadavres dans les zones occupées par les rebelles et la force Licorne ; le pillage des banques et du cacao ivoiriens par la force Licorne, etc.

Troisième acte : l'arrestation de Laurent et Simone Gbagbo. Les bombardements préalables ont permis de perforer le bunker présidentiel. Une trentaine de chars encerclent ensuite la résidence présidentielle pendant que trois hélicoptères assurent la couverture aérienne de l'opération. La garde présidentielle décide de se rendre. Les forces spéciales de Sarkozy défoncent le portail de la résidence, arrêtent Gbagbo et le livrent aux rebelles pro-Ouattara. Histoire de tenter d'accréditer une énième mascarade de «non-ingérence française»...

En s'éloignant des charlatans de «l'intervention humanitaire» et autres «protecteurs des populations civiles», une double question s'impose. Pourquoi cette agression coloniale et pour défendre quels intérêts ? Cette interrogation cruciale bénéficiera-t-elle enfin d'une saine confrontation d'arguments dans les médias occidentaux ?

Les démocrates à temps partiel

Suite à la proclamation des résultats électoraux définitifs par le Conseil constitutionnel ivoirien, le récit médiatique européen de la crise africaine a soulevé une débauche de «complexité». «Alassane Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale» est empêché d'exercer ses fonctions par le «président sortant Laurent Gbagbo qui s'accroche au pouvoir». Le «bon» démocrate du FMI contre le «mauvais» tyran d'Abidjan. Cette habituelle diabolisation justifiant l'impérialisme guerrier contredit le discours selon lequel la Côte d'Ivoire demeure un pays souverain et ses Institutions, légitimes. Tout le problème est là. Ajouté au péché originel de toutes les parties d'avoir entériné un processus électoral bancal sans désarmement préalable de la rébellion nordiste. Pour autant, même dans ces funestes conditions, les deux candidats à la présidence ivoirienne ne se sont pas soumis au suffrage d'une pseudo-communauté internationale, mais bien à celui des Ivoiriens et de leur Institutions...

Lorsque le Conseil constitutionnel n'a pas reconnu Alassane Ouattara comme président, en démocrate cohérent, le candidat malheureux devait se retirer. Son parrain Sarkozy, qui avait lui-même souligné le rôle décisif du Conseil constitutionnel, aurait du, en démocrate cohérent, reconnaître la victoire de Laurent Gbagbo. Enfin, l'ONUCI ne pouvait faillir à son devoir d'impartialité au bénéfice d'Alassane Ouattarra. Mais dès qu'il s'agit de contrôler les richesses de la Côte d'Ivoire, tout ce «beau monde» n'est plus démocrate et retrouve ses pulsions coloniales. Donnant libre cours aux coups tordus, à la propagande et à l'agression militaire d'un pays membre des Nations-Unies. Peu importe qu'en 2000, aux États-Unis, une crise électorale quasiment similaire a conduit la Cour suprême américaine à trancher en faveur de Georges W. Bush. Le candidat malheureux, Al Gore, comme le reste de la planète, se sont incliné. Par souci démocratique pour le premier et parce qu'aucun pays - encore moins l'ONU ! - n'envisagerait de s'ingérer dans les affaires intérieures de la première puissance militaire mondiale.

La crise ivoirienne et l'historique résistance de Laurent Gbagbo ont rendu limpide la détermination criminelle de ce colonialisme prédateur occidental en Afrique. Au-delà des discours et des fêtes hypocrites aux pseudo-indépendances, chacun a pu constater que les règles de souveraineté démocratique sont réservées aux seuls pays occidentaux, riches et surarmés. Et les USA d'Obama veillent au statut quo ! Avec le développement des bases militaires de l'Africom, tandis que les armées françaises se chargeront de bombarder les chefs d'États africains aux velléités d'indépendance.

Des évidences à ce point omniprésentes sur le net que deux médias traditionnels français, LCI et BFM, ont fini par interroger certains analystes et politiques contredisant l'étouffante propagande. Tel l'africaniste Michel Galy qui déclare sur LCI : «Alassane Ouattara est lié depuis 2002 à cette rébellion qui a pris les deux tiers pays et qui instaure un système de racket, de violences continues. Oui, il s'agit d'un régime de la terreur qui prouve, à mon sens, que les élections n'y sont pas valables». En soulignant l'incontestable fraude électorale massive commise au nord, Galy torpille la propagande médiatique décrivant un président injustement floué d'une «victoire démocratique» par un «dictateur qui s'accroche au pouvoir».

L'émancipation ou l'asservissement

Sur le «rôle ambigu de la France» dans l'arrestation de Laurent Gbagbo, l'ex-délégué à l'Afrique du PS, Guy Labertit tord aussi le cou aux complaisances journalistiques : «Il n'y a hélas aucune ambiguïté : ce sont les rafales des hélicoptères Licorne qui ont mis à mal le portail de la résidence et ce sont des chars français qui sont entrés dans la Résidence. Le général qui a remis son arme, en signe de réédition, l'a remis à un Français de la force Licorne. Donc, il n'y a aucune ambiguïté : ce sont bien les éléments de la Force Licorne qui sont allés chercher M. Gbagbo pour le remettre aux force de M. Ouattara».

Et le socialiste français d'offrir une lecture chronologique longtemps absente d'antenne concernant le «tyran» Gbagbo : «Depuis que M. Gbagbo a été élu en 2000, il n'a cessé d'être déstabilisé. Il faut savoir que ceux qui l'emportent aujourd'hui sont ceux qui ont organisé le coup d'État en 2002 et je crois que ceux qui ont pris les armes sont ceux qui ont eu besoin de la France pour aller chercher M. Gbagbo. J'ajoute que si Laurent Gbagbo n'a pas bougé depuis le mois de décembre, c'est parce que ces élections ont été truquées au nord (du pays) et il a raison de dire qu'il n'a pas perdu ces élections. Mais ça, c'est l'Histoire qui le montrera».

Hormis un éternel catalogue d'injonctions pénalisantes ou des bombes sur la gueule en cas d'opposition, que peut encore attendre l'Afrique des puissances occidentales (France, UE, USA et ONU) ? Après le hold-up électoral ivoirien; après ces milliers de civils bombardés et ces nettoyages ethniques encouragés; après l'humiliante arrestation des époux Gbagbo faisant le tour du monde. Images qui - pour tout africain indépendamment de ses convictions - présente d'horribles similitudes avec celles de l'arrestation de Patrice Lumumba au Congo, il y a un demi-siècle... Héritière peu repentante de la Traite négrière, actrice d'un interminable colonialisme, assumé ou masqué, la France de Sarkozy est définitivement entrée dans l'Histoire. Et poursuit avec morgue ses mystifications et ses massacres rentables afin de conserver la rente de pillage de son «pré carré».

Le retour «décomplexé» de l'impérialisme français, avec son maître nord-américain en embuscade, place les Ivoiriens et les populations d'Afrique face à un devoir de lucidité. Avec pour horizon, une seule alternative au regard de siècles d'Histoire. L'émancipation par tous les moyens nécessaires ou la perpétuation d'un asservissement modernisé ? Pour celles et ceux qui aspirent à l'accession d'une indépendance démocratique, garante d'un développement et d'une prospérité économiques, il n'y a plus 36 échappatoires ! Mais un seul chemin. Sur lequel se scande un mot d'ordre révolutionnaire forgé par le peuple tunisien : «Sarkozy, Obama, Ouattara, dégagez d'Afrique !».

 

Olivier Mukuna in michelcollon.info, le 12 avril 2011

Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

samedi, 16 avril 2011

TOUTES LES LARMES DE MON CORPS POUR MA COTE D'IVOIRE (2)

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Par quel exploit parle-t-on de pardon et de réconciliation et continue-t-on à commettre ces actes-là dans mon pays: assassinats, chasse à l'homme et exécutions sommaires? Où est le droit à la différence d'ethnie et de parti, où est la liberté d'opinion? De quelle réconciliation s'agit-il? On ne se réconcilie qu'avec son adversaire ou sa partie adverse. Comment s'y prend-on alors quand cette partie adverse est totalement anéantie comme cela est en train de se produire en Côte d'Ivoire, dans une folie meurtrière incontrôlable, dans le silence le plus absolu, les connivences les plus incompréhensibles et la célébration coupable de ceux qui, hier encore, se faisaient les champions de la démocratie, des droits humains, de la liberté d'expression et du droit à la différence, en Côte d'Ivoire et dans le monde - sur leurs chaines mondiales et dans leur presse - devenus aujourd'hui subitement aveugles, sourds et aphones? Vous avez dit dénonciations à double vitesse et humanité à géométrie variable?

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Abidjan - Militaire ivoirien désarmé, prêt à être égorgé selon la pratique de mise chez les FRCI, pro-Ouattara
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FRCI trônant fièrement dans le salon présidentiel à la Résidence de Cocody-Ambassades, où les forces spéciales françaises leur ont livré le président, sa famille et tous ses collaborateurs
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Presque tous les militaires présents à la résidence de SEM. Laurent Gbagbo ont été abattus de sang-froid par les rebelles. Pourtant, tous avaient retiré les munitions de leurs armes et les ont remises aux soldats français de la Licorne venus capturer le Président de la République.
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Tous les parents, collaborateurs et amis du couple présidentiel ont été faits prisonniers et sérieusement bastonnés par les FRCI
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Kuyo Téa Narcisse, en sous-vêtement, est le chef de cabinet du Président de la République. Il a été sérieusement bastonné, de même que le commissaire Monnet de la garde rapprochée du Président Laurent Gbagbo, ensanglanté sur la photo. A côté de lui, à sa gauche en pantalon noir, le ministre de la justice Yanon Yapo. En dehors d'un coup d'Etat, peut-on ainsi traiter les cadres et autorités d'une République?
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Le général Dogbo Blé, commandant de la Garde Républicaine, trahi et livré aux FRCI par les forces françaises
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Voici le tunnel par lequel les marsouins et légionnaires français sont passés pour avoir accès au domicile du président ivoirien. Ce tunnel a été construit par Félix Houphouët-Boigny et relie la Résidence présidentielle ivoirienne à l'ambassade de France. Il avait été fermé par SEM. Laurent Gbagbo mais a été dynamité par les artificiers français, le 11 avril 2011. Les forces spéciales françaises ont pu ainsi aisément entrer dans la Résidence présidentielle et capturer le chef de l'Etat ivoirien qu'ils ont ensuite livré aux forces pro-Ouattara.
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L'ex-ministre d'Houphouët-Boigny, ex-ambassadeur de la Côte d'Ivoire à l'ONU, transfuge du RDR et président de parti politique proche de Gbagbo, Jean-Jacques Béchio, lynché à l'Hotel du Golf
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Dans le hall de l'Hôtel du Golf, les soldats pro-Ouattara se défoulent sur les prisonniers, comme ils l'ont fait, au même endroit, sur Monsieur Jean-Jacques Béchio
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Le monsieur en sang est le commissaire Monnet. C'est le neveu du ministre Léon Emmanuel Monnet. Il faisait partie de la garde rapprochée du président Laurent Gbagbo et on est sans nouvelle de lui depuis.
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Désiré Tagro, ex-ministre de l'Intérieur de Gbagbo et Secrétaire Général de la Présidence, défiguré par un tir à bout portant d'un soldat pro-Ouattara qui lui a visé la bouche. Il décèdera des suites de ses blessures
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Des civils sans défense tués de sang-froid, malgré la reddition de la maisonnée
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Camps de concentration des forces pro-Ouattara, des mouroirs en plein coeur d'Abidjan: Des hommes sont détenus dans des stations d'essence depuis bientôt 10 jours. Parmi eux de nombreux adolescents.
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Les pro-Gbagbo persécutés jusqu'à leur domicile. Vive la réconciliation!
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Exécution de civils à Abidjan par les FRCI, les forces pro-Ouattara. Comment va-t-on à la réconciliation avec ça! On dit une chose devant les caméras et on fait tout autre chose dans les rues de nos villes. Vive la pensée unique et vive la Côte d'Ivoire nouvelle, recolonisée et asservie!
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Avant de clore mon propos, je ne peux manquer de poser cette question qui me taraude l'esprit depuis quelques jours: Où est donc le Président Henri Konan Bédié? Pourquoi la presse française ne lui a-t-elle pas encore tendu le moindre micro (puisqu'il s'était retiré en France), lui sous la coupe de qui Alassane Ouattara a promis gouverner. En tant que deuxième personnage du régime ADO (si ce n'est le premier!), son silence et son absence sont plus que troublants! Est-il encore vivant? L'avenir nous le dira. En attendant, le PDCI-RDA gagnerait à demander sérieusement de ses nouvelles. A bon entendeur,... salut!
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Que DIEU aie pitié de la Côte d'Ivoire et la bénisse!
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Source photos: FACEBOOK

lundi, 11 avril 2011

COTE D'IVOIRE: LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO A ETE KIDNAPPE A SA RESIDENCE DE COCODY PAR LA FORCE FRANÇAISE LICORNE

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De source proche du palais et des forces spéciales loyalistes, qui ont opposé une résistance héroïque aux forces spéciales françaises, le Président Laurent Gbagbo a été arrêté lundi à sa Résidence de Cocody-les-Ambassades, par les forces spéciales françaises Licorne.

Une trentaine de chars français lourdement armés, appuyés depuis 24 heures par au moins 6 hélicoptères français PUMA, ont participé à son arrestation. C'est un miracle qu'il soit encore vivant, car l'objectif visé était son assassinat.

La rébellion n'a à aucun moment participé à l'arrestation du Président Gbagbo, qui a été la seule affaire des forces françaises Licorne.

Du matériel spécial, spécialement convoyé de France ce week-end, aurait perforé son bunker.
Pour éviter un bain de sang, le Président Gbagbo a préféré se rendre à la force Licorne.

L'histoire retiendra qu'il se sera battu seul, aux yeux de tous, sans que personne ne lève le petit doigt, contre le monde entier notamment la France, l'UE, les USA, l'UA, l'ONU.
La rébellion des Forces nouvelles d'Alassane Ouattara n'a été en réalité que l'arbre qui voulait cacher la forêt.

 

Christian Vabé

Source : IVOIREBUSINESS.NET

LA LICORNE LARGUE LES CADAVRES DE LEGIONNAIRES ET REBELLES EN HAUTE MER

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Une catastrophe écologico-environnementale est en cours sur le littoral abidjanais. Plusieurs corps en décomposition dûment reconnus comme étant ceux de soldats Licorne ou rebelles sont rejetés par la mer. Pareil scénario est observé sur les bretelles lagunaires divisant le district d'Abidjan. Quelle en est l'origine ?

De sources proches de l'ONU, la future remplaçante de M. Young Jin Choi en Côte d'Ivoire aurait, au sortir d'un entretien avec M. Ban Ki-Moon et ce, en prélude à sa prise de fonction en Côte d'Ivoire prévue le lundi 11 avril prochain, exigé que des consignes soient données à Licorne et à l'ONUCI, afin de débarrasser Abidjan de toutes les saletés et autres cadavres en putréfaction avancée qui en jonchent les artères.

Depuis avant-hier, cette information, par circulaire interposée, à été donnée aux forces impartiales. Licorne, surtout, en a saisi l'opportunité pour nettoyer ses placards. Ce n'est un secret pour personne en Côte d'Ivoire, depuis le déclenchement des combats qui émaillent cette crise postélectorale, Licorne et l'ONUCI qui s'y sont invités ont perdu beaucoup d'éléments. Côté Licorne, on parle d'au moins de 100 soldats de race blanche sans compter plusieurs dizaines de légionnaires tués comme des mouches sur les théâtres d'opération (Bataille d'Abobo, Guiglo, Daloa puis enfin Abidjan).

Une crise très vite étouffée avait opposée, il y a quelques semaines, l'ONUCI à Licorne au sujet de 37 corps sans vie de soldats Licorne qui avaient combattu aux côtés des troupes de l'organisation onusienne. Incapable de justifier à Paris la mort de ses soldats, Licorne avait plaidé pour leur conservation à la morgue du siège de l'ONUCI à l'ex-Hôtel Sébroko, en attendant des jours bien meilleurs. C'est désormais chose faite. Avec cette décision, Licorne trouve-là l'occasion de régler en partie son problème. Depuis avant-hier nuit, jusque toute la mi-journée ce samedi 9 avril 2011, les ballets d'hélicoptères sur le front maritime ont été des plus incessants.

On ne sait trop pour quelle raison, mais ces aéronefs ont passé tout le temps a largué en très haute mer des objets supposés être des corps humains que des témoins, y compris les pêcheurs traditionnels des villages maritimes ainsi qu'un reporter de Rue225.com ou ael225.net, ont pu constater. Tous étaient en droit de croire que ces actions étaient de banales opérations de nettoyage de ces aéronefs.

Seulement, plusieurs corps humains (de race blanche ou métis avec des tatouages, et d'autres bardés d'amulettes) en putréfaction pour les uns et repoussés par la mer ont échoué sur les différentes berges. Berges du périmètre portuaires, plages du tronçon Abidjan-Bassam, abords de l'île Boulay, tout y passe. Une catastrophe écologico-environnementale guette Abidjan, qui ne s'est pas encore débarrassée en intérieur de la multitude de cadavres encore dans les rues que les populations enjambent chaque jour.

 

Source : Rue225.com

 

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L'opinion française commence à se poser des questions sur Ouattara et ses manoeuvres meurtrières

 

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Depuis quelques jours des voix discordantes se font entendre dans les médias français. Elles sont surtout de plus en plus nombreuses. Hier matin, c'est le conseiller spécial de Jean-Louis Borloo, Dominique Paillé, qui s'est clairement posé la question de la pertinence du soutien français à Ouattara. Touché personnellement par les forfaitures des rebelles de Ouattara, il s'est insurgé contre la violence inouïe de leurs actes.

Le 4 avril, c'était l'avocat Me Ceccaldi qui décortiquait le rapport qu'avait rendu le 20 mai 2010 Monsieur Choi à l'Onu. On y lit ainsi qu'il reconnaît que les forces rebelles n'étaient pas désarmées au moment des élections, qu'elles détenaient les administrations, et contrôlaient les postes frontières, entre autres... On comprend aisément que des élections ne pouvaient pas se passer normalement dans un tel contexte.

Il y a quelques jours, on vous annonçait 1.237 morts à Duékoué. Les organisations humanitaires viennent de reconnaître l'exactitude de ce chiffre. Cet épisode de la guerre en Côte d'ivoire a bouleversé l'opinion publique, et les voix se font plus fortes pour demander plus d'impartialité dans le traitement de l'information, et plus d'esprit critique quand il s'agit de parler de Ouattara. Le soutien inconditionnel que montre la France à cet homme se fissure sérieusement... Et les médias hésitent beaucoup moins avant d'écorner l'image de saint que les dirigeants français veulent donner Ouattara. Comment va-t-il se sortir de cette situation intenable ?

Les exactions inadmissibles dont se rendent responsables ses hommes en armes l'isolent des Ivoiriens qui en sont victimes, et l'isolent également de son soutien le plus précieux, la France. Celle-ci est obligée de se mettre en retrait pour ne pas être discréditée aux yeux du monde devant autant d'injustice flagrante. Ouattara est de plus en plus isolé, et la France de plus en plus gênée devant cette vérité qui petit-à-petit se fait jour... Comment Ouattara pourra-t-il gouverner avec un passif si lourd ? Pourra-t-il même gouverner un jour ? La grandeur d'un homme se mesure aussi quelquefois à sa capacité à reconnaître ses torts et refuser d'aller dans le mur.

 

Source : Ivoire Politique

 

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Selon Ahoua Don Mello, porte-parole du gouvernement:

«L'attaque de la résidence du Président Gbagbo dimanche soir par Licorne est une tentative d'assassinat!»

 

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La résidence et le palais présidentiels ont été bombardés dimanche soir par au moins cinq hélicoptères français de la force Licorne, a constaté un journaliste d'IvoireBusiness.

La base navale de Locodjro a aussi reçu des tirs de missiles des hélicoptères français.
Plusieurs morts sont à déplorer même si aucun bilan n'est pour l'heure disponible.
De source confidentielle, la vie du Président Gbagbo n'est absolument pas en danger.
L'acteur et comédien Sidjiri Bakaba, directeur du palais de la culture aurait été blessé dans les bombardements, alors qu'il filmait l'attaque.

La résidence du Président Laurent Gbagbo a été partiellement détruite par ces tirs de missiles. Un pan entier de la résidence se serait effondré.

Mais le bunker de la résidence n'a pas été perforé par les tirs de missiles, selon des sources.
Le porte-parole du gouvernement a déclaré sur la chaîne française BFM TV qu'il s'agissait d'une tentative d'assassinat du Président Gbagbo, dénoncée par lui depuis longtemps, mais toujours maquillée par des prétextes différents.

Les forces loyalistes sont en état d'alerte maximale et sont prêtes à défendre la vie du Président Gbagbo et la République de Côte d'Ivoire au péril de leurs vies.


Patrice Lecomte

Source: LVDPG

vendredi, 08 avril 2011

DELUGE DE FEU ET DE MENSONGE DE LA FRANCE ET DE L'ONUCI CONTRE LA COTE D'IVOIRE

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Côte d'Ivoire: Enfin, des négociations politiques ?

 

48 heures que la RTI (télévision d'Etat ivoirien) est aphone. L'armée Française (Licorne) coalisée avec les casques bleus de l'Onuci, a décidé de faire taire à jamais la seule voix publique, officielle de la Côte d'Ivoire et de l'Etat. Par des bombardements intenses (obus) sur le siège à Cocody, de la Radio Télévision Ivoirienne. Dès lors, s'est mise en branle, la machine de désinformation et d'intoxication de média Français : France 24, Rfi, Tv5, etc. On a parlé de l'exil du ministre des Affaires étrangères, Alcide Djédjé, à l'ambassade de France en Côte d'Ivoire. On a parlé de la présence d'Alcide Djédjé à l'ambassade de France pour négocier l'exil du Président Gbagbo en Mauritanie. On a aussi annoncé de Gbagbo, qu'il serait en train de négocier son exil futur en Italie, on parle de sa reddition...

A la vérité, rien de tout cela. Le chef de l'Etat Ivoirien est bel et bien en place. En sa résidence de Cocody qu'un certain Aly Coulibaly, pro Ouattara, soit disant ambassadeur de Côte d'Ivoire en France, déclarait sous occupation des rebelles de Ouattara. Lesquels rebelles seraient repartis de la Résidence parce que Gbagbo n'y serait pas. Gros quand même à avaler ! Mais cela donne un aperçu de la guerre de communication côté alliés de Alassane Ouattara. A Côté de ses rumeurs, des faits: L'armée Française Licorne, ouvrant et couvrant l'avancée des mercenaires de Ouattara qui sur le théâtre des opérations militaires, s'en prennent sans sourciller aux civils dans les communes ou quartier du district d'Abidjan (poche de résistance patriotique) où ces terroristes sont déversés après avoir été transportés par les hélicoptères Français et de l'Onuci. Bilan, de nombreux civils tués. Des corps ça et là de mercenaires transportés le plus souvent dans des espaces géographique et sociologique qu'ils ne maîtrisent pas, ne connaissent pas. Destruction des poudrières d'Akouédo, d'Agban, de la Marine, de la garde présidentielle, etc. Par des Obus et autres tirs de mortiers de l'armée Française sur toutes les bases militaires des forces de Défense et de Sécurité à Abidjan et sur les sites stratégiques dont la résidence du chef de l'Etat à Cocody, le Palais présidentiel au Plateau. Des morts et des blessés graves parmi les civils. Face à cette escalade, le Président Laurent Gbagbo dont l'armée vient d'obtenir de l'Onuci un cessez-le feu , ne demande qu'une chose : le dialogue. Il a depuis longtemps accepté et reconnu le haut représentant de l'Union Africaine, le cap verdien chargé d'engager les négociations entre les deux candidats à la présidentielle de novembre. Alors que Ouattara et ses chiens de guerre ont toujours dit non, au médiateur de l'UA. Estimant que seule la guerre pourra chasser Gbagbo du pouvoir. Mais jusque-là, on en est loin.

Pour le chef de l'Etat, il a joint hier au téléphone le président Obian N'guema de la Guinée équatoriale, ci devant, président de l'UA. Son entourage est formel : Il est hors de question qu'il démissionne. Hors de question qu'il reconnaisse comme le lui demande Paris, de reconnaître Ouattara comme Président e la République. De toute façon, il n'appartient pas au Président Gbagbo de reconnaître son adversaire comme vainqueur de la présidentielle de novembre dernier alors que le Conseil Constitutionnel Ivoirien a déjà installé le vainqueur dans le fauteuil présidentiel (palais du plateau). La nuit du mardi au mercredi a été plus calme que d'habitude. Les tirs à l'arme lourde se sont fait peu entendre. En dehors de quelques rafales dans la commune de Yopougon par exemple, protégée par les populations organisées en comités d'auto défense. Va-t-on finalement vers des négociations entre belligérants après l'accalmie suite au cessez-le-feu ? Le camp Ouattara qui n'a pas la capacité militaire de remporter la guerre face aux Fds, diminués par les attaques de l'armée française(Licorne) acceptera-t-elle le cessez-le-feu qui au juste apparaît pour lui comme une bouffée d'oxygène, vu que l'assaut final qu'il a lancé, n'a pas ébranlé les troupes fidèles au chef de l'Etat Laurent Gbagbo ?

La Russie, la chine et le Vatican, continuent d'appeler la France et son armée, d'entrer en caserne et d'arrêter toute agression. Cette France qui vient de perdre au moins deux de ses hélicoptères depuis son entrée en guerre en Côte d'ivoire, sera-t-elle gagner par la sagesse ? Sarkozy et son ministre Juppé mettront-ils fin à la politique de la canonnière que leur reproche quelques médias français ?Afin de se retirer du bourbier ivoirien et permettre aux seuls protagonistes ivoiriens de résoudre le contentieux post électoral par des voies pacifiques ? L'Onuci est aussi invitée à ne plus être le cheval de Troie des forces rebelles pros Ouattara, mais de jouer le rôle qui est le sien, sur papier : La protection des populations en Côte d'Ivoire (populations civiles, militaires, politique, etc). Ce qu'elle semble avoir acceptée, par la voix de Hamadoum Touré (Onuci). La France du belliqueux président Nicolas Sarkozy, arrêtera-t-il son entêtement à faire souffrir le peuple ivoirien déjà sous embargo de médicaments et sous embargo financier ?Le fauteuil présidentiel ivoirien dans lequel la France tient à installer forcément son candidat Ouattara, à la présidentielle Ivoirienne, justifie-t-il tant de morts et de souffrance ? Qui pourra arrêter Sarkozy dans sa folie meurtrière en Côte d'Ivoire ? Même l'Assemblée Nationale Française qui adopte la posture de l'Autruche, n'y parvient pas. Alors ?!

 

Source: GBAGBO.CI

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Côte d'Ivoire: L'Angola considère Gbagbo comme «Président élu»

 

L'Angola considère toujours Laurent Gbagbo comme le "président élu" de Côte d'Ivoire, malgré les efforts pour lui faire céder le pouvoir à Alassane Ouattara, candidat malheureux au second tour de l'élection présidentielle de novembre 2010, a déclaré mercredi le porte-parole du ministère angolais des Affaires étrangères.

"(...) Nous pensons aussi que la Côte d'Ivoire devrait créer un gouvernement d'union nationale puisque Laurent Gbagbo a été élu constitutionnellement", a déclaré José-Maria Fernandes à la presse.

Mercredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a également critiqué les bombardements aériens des forces françaises et onusiennes. "L'Angola souhaite une sortie pacifique de cette crise sur la base du dialogue. L'Angola ne va pas entrer en Côte d'Ivoire comme l'ont fait les Français", a-t-il dit.

"Nous pensons que se sont les Ivoiriens eux-mêmes qui doivent trouver une solution et les Français doivent cesser de se mettre entre les deux" camps, a-t-il ajouté.

Les réactions dans le monde se multiplient contre les bombardements aériens des forces françaises en Côte d'Ivoire. La Russie a exigé l'évaluation de la légitimité des bombardements effectués par les forces françaises et onusiennes en Côte d'Ivoire.

Le président de l'Union africaine, Teodoro Obiang Nguema, a dénoncé mardi le recours à la force par l'Onu et la France. La ministre sud africaine des Affaires étrangères Maite Nkoana-Mashabane, dont le pays siège actuellement au Conseil de sécurité de l'ONU,  avait déclaré le même jour lors d'un point de presse à Pretoria, l'opposition de son pays aux bombardements aériens des forces françaises et onusiennes sur la Côte d'Ivoire.

A Paris, le Parti Communiste, le Nouveau Parti Anti-capitaliste (NPA) et Lutte ouvrière par un communiqué ont mardi exigé le retrait   « immédiat » de  Côte d'Ivoire des  troupes françaises.

La veille, le sénateur américain Jim Inhofe (R-Okla.), membre éminent de la commission sénatoriale des services armés (SASC) et du comité chargés des relations étrangères du Sénat (SFR), a indiqué que l'opposant ivoirien Alassane Ouattara  était « illégitime pour diriger la Côte d'Ivoire », estimant que   « les récents rapports des massacres perpétrés par les forces de Ouattara » constituent des « preuves supplémentaires » qui doivent emmener  les États-Unis à « changer leur position » dans la crise ivoirienne .

 

Source: DIRECTSCOOP.NET