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jeudi, 30 décembre 2010

COTE D'IVOIRE: DES INTELLECTUELS CONTRE LE RECOURS A LA FORCE


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Une trentaine d'intellectuels, surtout français et africains, ont appelé mercredi dans une lettre ouverte à "enrayer la menace de guerre" qui pèse sur la Côte d'Ivoire, rejetant toute intervention armée dans ce pays en crise, un mois après l'élection présidentielle.
Ces intellectuels, parmi lesquels le sociologue suisse Jean Ziegler, le politologue français Michel Galy, l'écrivain d'origine camerounaise Calixthe.


Une trentaine d'intellectuels, surtout français et africains, ont appelé mercredi dans une lettre ouverte à "enrayer la menace de guerre" qui pèse sur la Côte d'Ivoire, rejetant toute intervention armée dans ce pays en crise, un mois après l'élection présidentielle.
Ces intellectuels, parmi lesquels le sociologue suisse Jean Ziegler, le politologue français Michel Galy, l'écrivain d'origine camerounaise Calixthe Beyala et l'auteur malienne Aminata Dramane Traoré, se déclarent "profondément convaincus qu'une intervention militaire en Côte d'Ivoire serait de nature à aggraver une situation qui est suffisamment tragique, et plongera à coup sûr le pays et la sous-région dans la tourmente".
Le texte est aussi signé par l'un des plus proches soutiens de Laurent Gbagbo en France, Guy Labertit, ancien délégué pour l'Afrique du PS.
"Les signataires de la présente lettre ouverte en appellent aux opinions publiques de toutes les nations et aux gouvernements de tous les pays épris de démocratie, de paix et de liberté, afin d'enrayer la menace de guerre qui plane sur ce pays", poursuivent-ils.
"L'histoire de l'Afrique de l'Ouest et de la Côte d'Ivoire montre qu'une telle intervention à Abidjan se traduirait par une résistance civile et des actions sanglantes devant une armée d'occupation; puis certainement des massacres urbains entre Ivoiriens et/ou entre Ivoiriens et étrangers", mettent en garde les signataires, qui appellent à une "solution pacifique".


Source: Le Blog de KKJ

dimanche, 26 décembre 2010

DE L'USAGE DIPLOMATIQUE DES VRAIS ET FAUX GENOCIDES

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Un bel édito du Nouveau Courrier du 22 décembre 2010 que je vous invite à parcourir. Bonne lecture!


C'est un mediaplanning qui fait froid dans le dos. A peine le gouvernement ivoirien a-t-il demandé le départ des forces onusiennes de son territoire que nous faisons face à une avalanche d'informations (à prendre avec de grosses pincettes) sur des « enlèvements », des « violations massives des droits de l'homme », voire des « marquages » de maisons dont les hôtes, d'une certaine ethnie, devraient être tués dans le cadre d'un remake du Rwanda.

L'idée est la suivante : il faut absolument montrer que le départ des forces internationales entraînerait des massacres épouvantables, voire un génocide. Dans le cas d'espèce, en dépit des diverses incitations médiatiques (notamment de la séditieuse ONUCI FM, dont le contenu sera bientôt étudié par des chercheurs) et de cette dyarchie artificiellement créée pour faire bouillir la marmite des haines locales, les Ivoiriens ne s'entretuent pas encore pour de sombres passions tribales. Il n'empêche : on peut les aider de diverses manières, y compris en allumant la mèche, à travers des provocations bien senties et des artifices diaboliques.

La mauvaise foi médiatique n'ayant pas de limite, on tronquera par exemple les propos de Jacqueline Oble ou de Charles Blé Goudé, qui mettent en garde contre un plan machiavélique préparé par l'ONUCI pour se légitimer à travers des massacres provoqués. On les présentera comme des sombres individus qui menacent la « communauté internationale » d'un génocide.

Ces passions macabres s'expliquent. Face au principe sacro-saint édicté par le droit international - la non-intervention dans les affaires intérieures des Etats -, un concept fait son bout de chemin : le droit d'ingérence. Il ne peut s'exercer, estiment ses défenseurs, qu'en cas de crimes contre l'humanité face auxquels brandir l'argument de la souveraineté de la Nation serait une non-assistance à peuple en danger. Qui peut s'opposer à un tel concept plein de bon sens et de compassion ? C'est au nom du droit d'ingérence que le mandat global des Casques bleus, qui était subordonné à leur impartialité face aux forces en présence, au consentement des parties en conflit et à la limitation de l'usage de la force à des fins de légitime défense, a été élargi à l'utilisation des armes dans le cas où les populations civiles sont en danger. C'est dans la même logique que l'Acte constitutif de l'Union africaine permet de mettre entre parenthèses la souveraineté d'un pays en cas de génocide, notamment.

Les meilleures intentions du monde sont toujours perverties. Le « plus jamais ça » poussé par l'Afrique après le cauchemar rwandais, devient désormais un fonds de commerce pour les services secrets et les impérialistes de tout poil, qui utilisent désormais (et de manière très cynique) l'éventualité du sang versé comme une variable d'intervention. Pour pouvoir s'imposer aux peuples du Sud, il est plus que jamais utile de faire pleurer dans les chaumières, quitte à fabriquer de toutes pièces une réalité médiatique manichéenne. Après la République virtuelle du Golf, il est question d'accoucher d'un génocide virtuel.

Un retour à un passé récent permet de mieux comprendre ce qui se passe actuellement. Quand, après le coup d'Etat avorté du 19 septembre 2002, il fallait faire avaler à l'opinion l'idée de l'invasion de la Côte d'Ivoire par des forces internationales et la nécessité d'une interposition équivalant à une partition de fait, de nombreux éditorialistes en France ont théorisé - déjà ! - sur le spectre du Rwanda. Puis la thématique a disparu aussi vite qu'elle était apparue : l'objectif était atteint.

Un peu plus loin dans l'Histoire, l'on se souvient aisément que la presse française, pour légitimer la rébellion pétrolière que De Gaulle et ses alliés africains menait contre le Nigeria dans la région du Biafra, a utilisé la même technique. Maurice Robert, responsable des services secrets français à l'époque, l'a confessé dans un livre-entretien.  « Ce que tout le monde ne sait pas, c'est que le terme de "génocide" appliqué à cette affaire du Biafra a été lancé par les services. Nous voulions un mot choc pour sensibiliser l'opinion. Nous aurions pu retenir celui de massacre, ou d'écrasement, mais génocide nous a paru plus ''parlant''. Nous avons communiqué à la presse des renseignement précis sur les pertes biafraises et avons fait en sorte qu'elle reprenne rapidement l'expression ''génocide''. Le Monde a été le premier, les autres ont suivi. » En 1982, pour pouvoir légitimer leur combat contre les sandinistes au Nicaragua, l'Amérique de Ronald Reagan a crié au génocide. Face à l'absence d'éléments de preuve, elle a diffusé dans la presse une photo témoignant d'un « massacre d'Indiens Miskitos », une ethnie locale. Or il s'agissait d'un cliché pris bien avant l'arrivée au pouvoir des sandinistes... lors d'un tremblement de terre. De nombreux intellectuels de gauche - comme le gouvernement sandiniste du Nicaragua - tombèrent dans le panneau et jouèrent, à l'époque, le rôle «d'idiots utiles » au service de l'impérialisme le plus réactionnaire. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil...


Source: Le Blog de Théophile Kouamouo

jeudi, 23 décembre 2010

APPEL DE DOUALA POUR LA COTE D'IVOIRE

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Alors que la réélection de Laurent Gbagbo donne lieu à une ingérence belliqueuse inacceptable de la communauté dite internationale (France, USA, Union Européenne et Nations Unies et leurs négriers sur le continent noir), des intellectuels camerounais et africains, soucieux de l'indépendance et de la souveraineté des états africains, lancent un appel à la solidarité avec ceux qui luttent pour ces objectifs en ce moment en Côte d'Ivoire et s'opposent à la recolonisation de l'Afrique par les Occidentaux.

En 2002, la Côte d'Ivoire a été victime d'une tentative de coup d'Etat qui s'est transformée en une rébellion armée dans le nord du pays.

La tentative de coup d'Etat a causé la mort d'environ 10 000 civils.

Après plusieurs résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies restées sans effets, exigeant notamment le désarmement des rebelles, le chef de l'Etat, Président de la République de Côte d'Ivoire, Laurent GBAGBO, a engagé le « Dialogue direct » en 2007 en vue de mettre fin à la crise politico-militaire que connaît le pays depuis 2002.

A cet effet, l'Etat Ivoirien a organisé et supporté seul les dépenses liées aux élections « les plus chères du monde » (120 milliards de francs CFA versés à la société française Sagem), qui ont abouti à l'annonce illégale et clandestine des résultats provisoires au quartier général de campagne d'un des candidats à l'élection par Youssouf Bakayoko président de la commission Electorale Indépendante, organe administratif et à la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel, conformément à la constitution de la République souveraine de Côte d'Ivoire.

Convaincus que l'on ne peut construire  la paix et la démocratie sans le respect des Institutions d'un Etat et conscients que le développement durable des pays Africains passe nécessairement par la paix,

Les intellectuels Africains, respectueux :

-de la charte des Nations Unies, qui pose son article 2.1, 2.2 et 2.4 le respect de la souveraineté et des institutions de chaque Etat Membre ;

-de l'Acte Constitutif de l'Union Africaine, qui pose le respect des institutions souveraines en son article 3 (b) et le refus de la prise de pouvoir par les armes en son article 4 (p) ;

-de la Constitution et des Institutions dont le Peuple Ivoirien s'est librement doté,

Soutiennent les Institutions de la République Ivoirienne et le Peuple Ivoirien qui lutte pour le respect de sa souveraineté et

Lancent un appel ferme au secrétaire General des Nations Unies Ban Ki Moon ainsi qu'au Président Sarkozy, exigeant de ces derniers qu'ils agissent conformément aux règles qui gouvernent les Nations Unies, à savoir le respect de la souveraineté des Etats qui la composent et par conséquent le respect des Institutions de l'Etat de Côte d'Ivoire.

Le seule crime que Laurent Gbagbo a commis est d'avoir osé s'opposer à la scandaleuse tentative de recolonisation de la Côte d'Ivoire. Nous exhortons tous les Africains, malgré nos différentes options idéologiques, à s'opposer fermement et résolument à cette honteuse tentative de révassalisation de la Côte d'Ivoire.

Notre continent, l'Afrique ne peut pas, ne doit pas négocier sa souveraineté et sa liberté, c'est pourquoi nous avons décidé aux noms des  pères fondateurs de nos indépendances de refuser les ingérences qui corrompent l'avenir de nos nations et de nos peuples. En toute souveraineté, nous intellectuels d'Afrique, nous nous engageons à refuser que le concept de Communauté Internationale et les Nations Unies soient le creuset de la fin de l'Histoire.

Douala, le 20 Décembre 2010



Signataires :

Hervé-Emmanuel N'Kom
Mr le Bâtonnier Charles Tchoungang
Henriette Ekwe
Anicet Ekane
Maître Célestin Kengoum
Dr Samuel Mack Kit
Maître Michel Etia
Abanda Kpama
Bikidik Paul Géremie
Emmanuel Mbiga
Dongmo Fils Valentin
Manga Guillaume
Faustin Bekolo
Oscar Batamack
Pr Takam
Michaut Moussala
Nathalie Yamb
Suzanne Kala-Lobé

Pour la République du Congo

Daniel NKOUTA
Antoine BAKABADIO
Ernest MILANDOU
Solange NKODIA
Emmanuel TATY-TATY
Sylvestre NKOUKA dia MASSAMBA
Honoré NDOUNIAMA
Jean Claude MISIDIMBAMBAZI
Edouard ITOUA EKABA
Etienne MFOUTOU
Denis Charles OBONGUI
Christian ETOKA
Elie MILANDOU
Denise BOUETOUMOUSSA
Mireille ELENGA
Jean OSSOMBI
Benoît Jean de Dieu ONGOUELE
Christine POATY
Chérise Claudia MPASSI
Fulbert KOUYANGAMA
Félicienne MOKEMIABEKA
André ETOKABEKA
Jeanne Marie GANGIA
Pauline MOUKOKO
Adrienne PANGOU
Pierrette NDION

A l'International :

Dondo Alain Yaka
Munsa Nzinga Kandombe
Jean-Paul Vanhoove
Biidou Nguimatsa Zelezeck
Gnahoua Ambroise
Komandant Simi OL
Lambert Okundji Lutula
Me Bernard Takoré


Si vous voulez signer cet appel, mettez « OUI » en commentaire avec votre nom complet ou envoyez un mail à : appeldedouala@gmail.com


Source: SAOTI, le Blog de Mahalia Nteby

mercredi, 22 décembre 2010

LE COUPLE OUATTARA PROCHE DE LA CIA ? : LES REVELATIONS EXPLOSIVES DE JEAN-FRANÇOIS PROBST



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In Le Nouveau Courrier N°160 du 22 Décembre 2010 © kernews.fr


Jean-François Probst, l'ancien bras droit de Jacques Chirac, est un éminent spécialiste de l'Afrique. Après une carrière politique extrêmement riche (il a notamment été conseiller de Jérôme Monod au RPR, secrétaire général du groupe RPR au Sénat, conseiller d'Alain Juppé et directeur de la communication de la Mairie de Paris pour Jean Tibéri), il est aujourd'hui consultant international en communication et conseille des chefs d'entreprise, des politiques et des chefs d'État africains. Il était l'invité de Yannick Urrien mardi 21 décembre à 8h10 sur Kernews.


Nous publions quelques extraits de l'entretien avec Jean-François Probst. Ce script ne constitue pas l'intégralité de l'entretien sonore : compte tenu de la longueur de l'entretien, nous avons du trier, de notre point de vue, les citations les plus marquantes de M. Probst.

Kernews : Pour quelles raisons le gaulliste que vous êtes estime-t-il que nos compatriotes, particulièrement ceux qui sont attachés aux souverainetés nationales, doivent s'intéresser aux événements de Côte d'Ivoire qui, selon vous, marqueront l'histoire de l'Afrique ?

Jean-François Probst : Pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui, il faut se reporter à la fin de la IVème République. Les socialistes n'arrivaient pas se dépêtrer des affaires coloniales et c'est là que le général De Gaulle a joué un coup majeur, pour l'intérêt supérieur de la France et des Africains : il a octroyé par référendum à chaque pays la possibilité de devenir indépendant et souverain. La base de l'indépendance nationale lorsque l'on est gaulliste, c'est le 18 juin 1940. C'est le refus de l'occupant, c'est le refus de la collaboration avec l'ennemi, c'est la capacité, malgré la difficulté, à résister. En Côte d'Ivoire, la flamme d'une résistance générale, contre les colonisateurs, les anciens colonisateurs ou les nouveaux colonisateurs que sont les États-Unis, la Chine ou l'Inde, cela existe. Dans le monde entier, des centaines de milliers de jeunes gens s'informent et voient bien qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas. Ce qui ne fonctionne pas, c'est un point très cher à la doctrine du général De Gaulle : l'organisation des Nations Unies, «le machin» comme l'appelait le général. C'est une organisation qui n'a pas lieu de s'ingérer dans les affaires intérieures d'un pays pour régler ou annoncer les choses à sa manière. Dans ce qui se passe, la responsabilité de l'ONU est patente. Les Nations Unies ne font pas respecter leurs résolutions de manière générale, que ce soit en Israël, en Iran ou au Kosovo après les trafics d'organes... En Côte d'Ivoire, les Nations Unies n'ont pas fait leur travail pour organiser une élection dans un pays qui a connu une dizaine d'années de crise. Monsieur Gbagbo a été élu en 2000. Il n'est pas arrivé du ciel, il n'est pas seulement un homme un peu socialiste soutenu par les socialistes français. C'est un Ivoirien qui a souffert dans le passé en tant qu'opposant et c'est d'ailleurs Monsieur Ouattara qui l'avait mis en prison quand il était premier ministre de Monsieur Houphouët-Boigny. Pour revenir à ce qui nous préoccupe, les Nations Unies auraient dû organiser des élections incontestables. Or, ce qui vient de se passer montre que rien n'était prêt : les listes électorales n'étaient ni faites ni à faire, on a vu 20 000 électeurs supplémentaires par rapport aux inscrits dans le nord où Ouattara et Soro ont été des rebelles à l'élection... Il y a eu des fraudes, tricheries et truandages... Le délégué des Nations Unies en Côte d'Ivoire, Monsieur Choi, a, à mon avis, une technique coréenne qui n'a rien à voir avec la démocratie moderne. S'il souhaite par la suite qu'il y ait deux Côte d'Ivoire, comme il y a deux Corée depuis 70 ans, c'est son affaire... Mais en Afrique, on est en Afrique, on n'est pas en Asie ! Il y a 15 000 Français en Côte d'Ivoire et ils ne doivent pas subir les effets de la carence, de l'incompétence de l'ONU dans l'organisation d'élections. On voit bien qu'il y a eu beaucoup de fraudes. On me dit qu'il y en a eu des deux côtés. Probablement, mais je vois les cinq régions dans lesquelles certains bureaux de vote sont quasiment à 95% pour Monsieur Ouattara... Il y a eu des empêchements de voter, des violences, des viols et on m'a même raconté que dans certains villages, les amis de Messieurs Ouattara et Soro y allaient à l'arme pour intimider les gens et même parfois les tuer. Les Nations Unies ne peuvent pas fermer les yeux sur de telles affaires. Monsieur Choi n'a pas fait son travail dans le nord... Est-ce que cela exonère pour autant le président Gbagbo et son équipe de tous les défauts ? Sûrement pas, mais ce n'est pas à nous, gens de l'extérieur et prétendument de la communauté internationale, de nous ingérer dans les affaires de la Côte d'Ivoire... La Côte d'Ivoire n'est pas un pays qui est appelé à vivre en guerre civile. C'est un pays que je connais depuis 1969, c'est un pays gaulliste et houphouëtiste dans son cœur et dans ses tripes, c'est un pays uni et rassemblé avec de nombreuses ethnies et des étrangers. Et voilà que les Nations Unies, au lieu d'installer et de préserver la paix, viennent de sécréter la guerre. Je dis que Monsieur Ban Ki-Moon et Monsieur Choi vont avoir très mauvaise conscience et du sang sur les mains.

Pourquoi l'ONU a-t-elle fermé les yeux sur les fraudes dans le nord et pourquoi soutient-on Monsieur Ouattara à Washington en lui attribuant cette victoire ?

Avant de parler des États-Unis, de Monsieur Obama, de Washington et de la CIA, finissons de parler des Nations Unies et de leur rôle. Je crois qu'il y a beaucoup de soldats dans les chars marqués UN. Il y a beaucoup de fonctionnaires et de bureaucrates et, d'après des témoins sur le terrain, on n'a pas vu beaucoup d'observateurs dans les bureaux de vote des cinq régions du nord où il y a eu toutes ces fraudes. Là où l'ONU a encore un rôle encore plus critiquable, c'est que le président de cette fameuse commission électorale indépendante - qui, en réalité, n'avait d'indépendante que le nom - Monsieur Bakayoko, à peine avait-il quelques résultats partiels, s'est enfui à l'Hôtel du Golf... Tout cela est une farce ! Les Nations Unies couvrent cette ouattaresque pantalonnade et c'est très grave ! Cela s'apparente à un vol et un cambriolage de voix d'Ivoiriens par Monsieur Ouattara, malheureusement téléguidé par l'extérieur...

Vous avez évoqué la CIA...

De mon point de vue, et du point de vue de certains observateurs avertis et connaissant bien les affaires ivoiriennes, il est évident que depuis longtemps la CIA téléguide avec quelques longues cornes, et assez facilement semble-t-il, le couple Alassane et Dominique Ouattara... Les rebelles du nord sont manipulés de l'extérieur, et pas seulement par l'islam avec Al Qaïda, des islamistes du nord de l'Afrique qui voudraient bien pousser jusqu'au sud. Tout cela est un imbroglio dans lequel les États-Unis nagent comme d'habitude à contre-courant. Ils ont engendré beaucoup de guerres et beaucoup de conflits civils, avec de nombreux morts dans de nombreux pays où il y a du diamant, de l'uranium, de l'or, du pétrole et d'autres richesses... Tout le monde fait la danse du ventre autour de la Côte d'Ivoire, mais les États-Unis, avec leurs manières lourdingues et obamesques, un peu comme Bush le faisait en Irak, arrivent à entraîner derrière eux des petits satellites ou des vassaux. Malheureusement pour mon beau pays de France, que le général De Gaulle avait fait sortir du commandement intégré de l'OTAN, le président Sarkozy a réintégré l'OTAN. Le président Sarkozy est à la traîne des États-Unis et la France est un wagon de queue de la grosse locomotive américaine... Les USA voudraient le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, la Guinée, le Mali, le Niger et cette Haute-Volta, devenue Burkinabè, qui veut percer vers le sud jusqu'à Yamoussokro pour, disent-ils, transformer la basilique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro en mosquée. Obama, comme Sarkozy, c'est un peu une marionnette entre les mains du complexe militaro-industriel américain et des grandes multinationales de l'agroalimentaire qui font ces barres chocolatées qui rendent obèses tous les enfants du monde. Cette action américaine me fait retourner un peu en arrière, au moment de la mort du président Houphouët-Boigny. La France avait déjà cette espèce de difficulté à être ensemble de façon gaullienne pour reconnaître les bienfaits et les défauts de la politique d'Houphouët. Mais Houphouët a dû gérer un pays après l'indépendance, il a commis sûrement des erreurs. Il a sûrement commis celle de mettre dans le même marigot Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, qu'il a nommé premier ministre pendant que sa femme, Dominique, jouait un rôle semble-t-il bizarre à Abidjan et à Yamoussoukro. À la mort d'Houphouët, dans l'avion qui emmenait les autorités, Chirac ne parlait quasiment plus à Balladur... Messmer l'Africain représentait un peu l'autrefois. Il était difficile pour ces gens-là de se parler, même pour Mitterrand qui était carrément attaché aux années 40-50, pour ne pas dire à Vichy puisqu'il y avait carrément reçu la francisque... Le seul en France, socialiste d'ailleurs, qui avait une vision de l'avenir, c'était Gaston Defferre. Aujourd'hui, le président Sarkozy n'a aucune compétence dans le domaine de l'Afrique. Il l'a d'ailleurs démontré par deux stupides discours : celui de Dakar, qui était à la fois raciste et précolonial, et celui de Pretoria, que je viens de relire, dans lequel il annonçait que la France retirait toutes ses bases et tous ses militaires... Aujourd'hui, ce qu'il reste à faire à Monsieur Alain Juppé et à Madame Alliot-Marie, c'est conseiller au président Sarkozy de tenir son engagement : retirer les troupes françaises et pas à cause des élections cafouilleuses de Côte d'Ivoire, mais parce que nous allons vers un monde nouveau, vers la communauté de destin de 53 pays d'Afrique : 1 milliard d'habitants et pas seulement le petit Gabon, dont ne s'occupent que les Balkany, les Bourgi ou les Guéant... Nicolas Sarkozy pourra de façon grossière et indécente s'agiter, vociférer, s'ingérer dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire, mais il n'aura que des réponses cinglantes des Ivoiriens qui lui répondront que la Côte d'Ivoire n'est pas une sous-préfecture française. Donc, de grâce, que les Américains, que la France de Monsieur Sarkozy, que l'Europe de Messieurs Baroso et Van Rompuy, se calment et s'abstiennent de commentaires vasouilleux et menaçants... Pendant ce temps, Monsieur Netanyahou n'a que faire des recommandations des Nations Unies et Monsieur Ahmadinejad s'assoit sur les recommandations des Nations Unies et de Monsieur Obama...


Sommes-nous en train de vivre un cas de manipulation médiatique mondiale comme ce fut le cas avec l'Irak ?

Incontestablement. Il y a intoxication des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs sur la situation qui prévaut à Abidjan et en Côte d'Ivoire. Bien sûr, il y a la responsabilité des journalistes, dont certains ne connaissent rien à la réalité ivoirienne : c'est le cas de Monsieur Jean-Michel Apathie qui s'est fait moucher par un artiste africain... Mon cher Yannick Urrien, je suis né en 1949, j'ai travaillé dans la politique, et des manipulations, il y en a eu plus d'une... D'abord, il y a un grand nombre de monopoles de journaux qui sont tenus par des marchands de canons, des marchands d'avions, des marchands de caleçons ou de béton... Mais c'est aussi vieux que le monde, la manipulation, l'intoxication, c'est aussi vieux que la politique étrangère... Mais cela n'a jamais été aussi accéléré qu'aujourd'hui, parce qu'il y a les médias et surtout Internet, avec les révélations de Wikileaks qui sont tout-à-fait extraordinaires ! Donc, on peut mentir à la population mondiale une fois, comme disait Abraham Lincoln, mais on ne peut pas mentir à tout le monde tout le temps. Par conséquent, les États-Unis, qui sont un géant aux pieds d'argile, feraient mieux de réfléchir plusieurs fois avant d'installer la guerre dans des endroits où ils finiront, comme partout, par être rejetés... Ce qui se passe en Côte d'Ivoire, ce n'est pas seulement de l'intoxication et de la désinformation, ce n'est pas simplement l'instrumentalisation d'un gars comme Ouattara pour mettre le pied dans la porte des richesses. La nouvelle guerre qui se tient maintenant dans tous les coins du monde, c'est celle entre les États-Unis d'Amérique et la République populaire de Chine. L'Afrique de l'Ouest sera l'eldorado des vingt prochaines années dans le monde et, si nous ne comprenons pas que nous avons le devoir, même cynique, d'un rapport Nord-Sud intelligent, il vaut mieux que nous allions nous coucher et la France deviendra un espèce de vaste musée où l'on viendra voir les statues de cire de Monsieur Sarkozy, de Madame Dati ou de Monsieur Delanoë au musée Grévin... Il faut aussi que les journalistes, comme Monsieur Elkabbach, arrêtent de prendre les élites africaines pour des petits «négros Banania»... Cela dépasse l'entendement ! Je viens de réécouter l'interview par Monsieur Elkabbach de Monsieur Pierre Kipré, brillant ambassadeur de la République de Côte d'Ivoire en France, et je me demande s'il ne serait pas temps que les Duhamel, Apathie et Elkabbach aillent directement à la maison des vieux artistes de Ris-Orangis ! On sent l'incompétence, l'arrogance et presque l'injure. Cela rejoint ce que pensent de nombreux Français de Nicolas Sarkozy. Ce garçon a trop tété le biberon de Charles Pasqua et il est le roi de la rodomontade. La politique étrangère, cela nécessite du calme, de la hauteur de vue et de la discussion. Je recommande aussi à nos reporters de France Info et d'ailleurs, d'arrêter de camper dans des halls d'hôtel et de lire des papiers qui leur sont confiés par je ne sais qui à l'ambassade de France ou par d'autres officines... Je suis très peiné pour mon pays, parce que l'on disait la France fille aînée de l'église et la Côte d'Ivoire petite sœur de la France. Les Ivoiriens et nous, nous étions faits pour nous aimer et nous entendre. À Abidjan, il y a quelque chose d'un peu marseillais et en France il y a quelque chose de très ivoirien, ce goût de l'indépendance, de la liberté de la souveraineté et de la rébellion. Ne négligeons pas le fait que 60% des Ivoiriens ont moins de 20 ans. Ne négligeons pas que, comme les gaullistes de la Résistance, ils ont envie de s'opposer aux colonisateurs et au totalitarisme... Seulement, les Chinois ont une diplomatie un peu plus intelligente que la nôtre... Actuellement, ce n'est pas difficile, parce que des crétins gèrent notre approche française de l'Afrique... L'ONU n'a pas été capable de préparer et de contrôler convenablement ces élections et je les entends dire, dans le camp Ouattara de l'Hôtel du Golf, que le Conseil constitutionnel est à la solde du président Gbagbo. Mais ils sont injurieux ! Est-ce que Monsieur Louis Joxe était à la solde de De Gaulle ? Est-ce que Monsieur Roger Frey était à la solde de Pompidou ? Est-ce que Monsieur Roland Dumas était à la solde de Mitterrand ? Est-ce que Monsieur Jean-Louis Debré était à la solde de Chirac ou à la solde du président Sarkozy ? Les journalistes, prétendus spécialistes de l'Afrique, qui essaient de faire passer Gbagbo pour Mugabe se trompent : je crois que Gbagbo est plus proche de Mandela que de Mugabe.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

ASSASSINAT DE LAURENT GBAGBO : UN COMMANDO DE 26 SNIPERS A ABIDJAN DEPUIS HIER



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In Le Nouveau Courrier N°160 du 22 Décembre 2010 Gilles Naismon


Le président français, après avoir donné un ultimatum de 72h (qui n'a eu aucun effet) à Laurent Gbagbo pour quitter le pouvoir, veut passer à l'action militaire, en éliminant le président ivoirien.

Nos sources au Burkina Faso et dans l'Hexagone, notamment à Paris, sont formelles et confirment aisément cette information sur laquelle travaillent les fins limiers ivoiriens. 26 snipers de l'armée française, des hommes de couleur, ont pu rallier Abidjan via Ouagadougou et Bouaké avec l'appui de l'Opération des Nations-Unies en Côte d'Ivoire (Onuci), qui les a habillés dans ses uniformes. Encagoulés sous le couvert de «soldats de la paix», ces tireurs d'élite se sont vus confier la tâche d'exécuter un certains nombre de personnalités du pouvoir parmi lesquelles figure en première place l'actuel président de la République Laurent Gbagbo. Les 26 tireurs d'élite, qui ont transité par Ouagadougou, ont pu prendre des instructions auprès du général Emmanuel Beth, ancien commandant de l'opération Licorne et actuel ambassadeur de la France au Burkina Faso. La nomination de celui-ci à ce poste était perçue comme un positionnement stratégique dans la poursuite de déstabilisation d'Abidjan, au cas où Ouattara perdrait les élections présidentielles à la régulière.

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Le gouvernement américain cité dans le convoyage de mercenaires allemands

Le gouvernement américain, vu que son numéro un s'est impliqué fortement dans l'opération « tout sauf Gbagbo », est également très actif dans cette opération «tout sauf Gbagbo ». Ainsi, l'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique a sollicité et obtenu une autorisation de survol et d'escale à l'aéroport Félix Houphouët-Boigny accordée sous le N°1353/PR/EMP. Il s'agissait d'un appareil de type GULF STREAM N°186/PA ou N°184 PA ou SUBS exploité par la compagnie Phénix Air avec pour commandant de bord, le commandant Brian Edminster qui devait atterrir comme prévu à l'aéroport Félix Houphouët-Boigny. Au grand étonnement des autorités légales du pays, l'appareil descend à Bouaké, fief des rebelles, via Alger, la capitale algérienne. Un commando de mercenaires composé d'une douzaine d'allemands a été débarqué. En réalité, l'autorisation d'escale et de survol demandée par les Américains pour enquête à leur ambassade d'Abidjan, suite à une roquette qui l'aurait touchée jeudi dernier, n'était qu'un prétexte pour brouiller les pistes et avoir accès à l'un des aéroports ivoiriens.

Une délégation de Ouattara a séjourné au Burkina pour boucler l'opération

Dans la nuit du 19 au 20 décembre dernier, le président du Rdr, Alassane Ouattara a envoyé une délégation auprès du président burkinabé pour solliciter, selon des sources crédibles, un «soutien logistique, matériel et humain». Ce soutien vise à engager une épreuve de force visant à mettre à la tête de la Côte d'Ivoire Alassane Ouattara. Le président Blaise Compaoré, à qui la demande a été adressée, a confié le dossier au colonel Diendiéré Gilbert, son chef d'état-major particulier. La délégation d'ADO et le colonel Diendieré ont eu une séance de travail à cet effet le 20 décembre à Ouagadougou.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 21 décembre 2010

LA DESOCCIDENTALISATION DU MONDE

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In Le Nouveau Courrier N°158 du 20 Décembre 2010 par Silvie Kouamé


On peut choisir de regarder la crise ivoirienne à travers les lunettes déformantes de la majorité des médias internationaux, qui ont choisi de raconter une histoire simpliste et manichéenne. En gros, il s'agit d'un pays où un roi nègre s'accroche au pouvoir. Alors qu'il a perdu des élections transparentes et validées par une «communauté internationale» forcément honnête, vertueuse et mue par sa mission civilisatrice et «démocratisante». Non violent, porteur d'espoir, son adversaire a appelé «le peuple» à descendre pacifiquement dans la rue, mais la soldatesque aux ordres du président sortant a sévi. Depuis, les puissances occidentales essaient de faire prévaloir les valeurs universelles...


Cette belle fable ne résiste ni à la réalité ivoirienne, bien plus complexe, ni à la froide logique de la diplomatie internationale. Le processus qui a amené l'Occident à imposer la thèse «Ouattara vainqueur» n'est ni légal ni légitime. Ce n'est pas la Commission électorale indépendante (CEI) qui a diffusé des résultats provisoires en sa faveur ; mais seulement son président, membre du RHDP, au sein du QG de campagne de Ouattara. Les fraudes dont le camp Gbagbo parle, et qu'on tente de rendre inaudibles par un tintamarre de «certifications » d'organisations internationales et d'ONG toutes abreuvées à la même source, sont avérées. Elles se voient sur des milliers de procès-verbaux irréguliers qui, dans un dialogue contradictoire, ne pourraient pas être rejetées d'un simple revers de la main agacé. Elles ont eu lieu dans une partie de la Côte d'Ivoire vivant sous la férule moyenâgeuse de seigneurs de la guerre voués à ADO, le champion d'une cause qu'ils considèrent comme celle du Nord.

La « démocratie médiatique », nouvelles arme d'intervention de l'Occident

Ceux qui s'intéressent à l'actualité internationale de manière continue ne croiront jamais que Paris et Washington se battent à Abidjan pour le triomphe d'un quelconque absolu démocratique.

Les exemples sont nombreux qui tendent à prouver que les pays occidentaux ont une compréhension sélective et manipulatoire de la démocratie, qui ne tient que dans la mesure où elle concourt à leurs intérêts. Ainsi, quand les Palestiniens choisissent de voter pour le Hamas, parti islamiste honni par les puissances riches, ils sont punis.

Les «élus du peuple» ne sont pas reconnus par la «communauté internationale», qui refuse de s'asseoir à la même table qu'eux. Quand Hugo Chavez (Venezuela) ou Mahmoud Ahmadinejad (Iran) sont déclarés vainqueurs des élections chez eux, les arbitres des élégances démocratiques occidentaux, relayés par des médias puissants, crient à la fraude et mettent leurs canaux et outils à la disposition des opposants - qu'ils aient, dans le fond, raison ou non. En revanche, les puissances occidentales ont fermé les yeux sur les récentes fraudes électorales au Gabon, malgré les preuves qu'elles détiennent (cf. les révélations du documentaire de Patrick Benquet sur la Françafrique). Elles sanctifient les pétromonarchies du Golfe et les passations de pouvoir héréditaires en Françafrique, comme elles ont installé des dictateurs à la place de progressistes par le passé au Chili (pour Pinochet contre Allende) ou en République démocratique du Congo (Mobutu pour contrer Lumumba). Rien de nouveau sous le soleil...

La «démocratie médiatique» instrumentalise au-delà du raisonnable les droits de l'homme et les organisations qui les défendent - pour les assécher et les délégitimer, à terme, auprès d'une grande partie de l'opinion publique mondiale, qui n'est pas dupe. Financées à grands frais par des fondations et des Etats qui ont des intérêts à défendre, les grandes ONG de défense des droits de l'homme trient les morts, pour extraire des décombres ceux qui vont dans le sens de leur démonstration. La Cour pénale internationale (CPI) devient un épouvantail destiné uniquement à causer des frayeurs aux Africains. Arnaud Montebourg a déjà demandé que Gbagbo soit traîné devant la CPI pour des violences déclenchées par Ouattara et qui ont fait 50 morts. Qui poursuivra Bush ou Obama devant la CPI pour les milliers de civils tués en Irak ou en Afghanistan ? Qui poursuivra les rebelles ivoiriens pour les 5000 morts de la guerre civile qu'ils ont lancée? Qui poursuivra Chirac pour les meurtres d'Ivoiriens devant l'Hôtel Ivoire ? Silence... ces morts-là ne sont pas du bon côté. Celui des alliés de l'Occident.

Une nouvelle guerre froide de nature économique ?

Un des phénomènes intéressants à observer au point de vue diplomatique est la convergence de vues frappante et mise en évidence entre la France, soutenue par l'Union européenne, et les Etats-Unis sur le dossier ivoirien. C'est un phénomène nouveau : lors des derniers épisodes de notre crise qui ne veut pas mourir, les Etats-Unis regardaient la France s'embourber dans son «petit Irak» de façon goguenarde et se moquaient en douce de son allié infidèle. L'administration Bush avait même empêché bruyamment la France de «suspendre» le Parlement ivoirien en 2006, durant la période de gloire des proconsuls du Groupe de travail international (GTI).

De l'eau a coulé sous les ponts. Aux Etats-Unis, les conservateurs qui avaient une dent contre la France sont partis, laissant la place aux démocrates, bien disposés en faveur de l'ONU et de la «cogestion de l'impérialisme». Ils n'ont de toute façon pas le choix : affaiblie sur les fronts ouverts imprudemment, Washington a besoin de son allié français, qui soutient l'effort de guerre en Afghanistan. En France, Sarkozy l'atlantiste a succédé à Chirac le gaulliste, et procède à des échanges de bons procédés avec l'oncle Sam.

Mais il y a plus important : les Occidentaux, tous les Occidentaux, se sentent affaiblis. Ils n'ont plus le monopole de la technologie, leur population est vieillissante et endettée, et ils voient les Asiatiques et les pays émergents, plus économes, partir avec plus de moyens à la conquête des matières premières stratégiques de l'Afrique. Il faut se mettre ensemble pour barrer la route aux Chinois ! Les «fuites» de télégrammes diplomatiques orchestrées par Wikileaks tombent à point nommé pour mieux comprendre la donne ivoirienne. «Les Français accueillent favorablement l'extension de la présence américaine en Afrique comme moyen de contrebalancer l'expansion régionale de la Chine», peut-on lire sur une note. La nouvelle politique française «peut donner aux Etats-Unis des occasions d'étendre leur influence en Afrique sans rencontrer de résistance», note un télégramme. La France est désormais considérée comme «un de nos plus puissants alliés en Afrique», ajoute un mémo de l'ambassade américaine à Paris, destiné à Hillary Clinton. Paris faisait le gendarme en Afrique hier contre le péril communiste. Désormais, ses forces armées aident à la préservation des intérêts de l'Occident. Le temps de la concurrence d'après la chute du mur de Berlin, qui s'est exprimée avec férocité au Rwanda (Kagame avec les Américains, Habyarimana avec les Français) est passé. La nouvelle guerre froide qui oppose la vieille aristocratie aux puissances émergentes en Afrique est aujourd'hui d'abord et avant tout économique. Mais à militariser la planète, d'Irak en RDC en passant par la Côte d'Ivoire, l'Occident s'épuise, perd la bataille des cœurs et des esprits ; pendant que ses adversaires ne font que du business et gagnent du terrain chaque jour, surfant sur le rejet de l'arrogance d'une coterie internationale hypocrite et donneuse de leçons. La désoccidentalisation du monde, prophétisée par l'essayiste français Hakim El Karoui, a commencé.


 

Source : LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 20 décembre 2010

GENERAL ROMEO DALLAIRE (FORCE ONU-RWANDA): J'AI SERRE LA MAIN DU DIABLE


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L'ONU n'a aucun sens des Droits Humains dont elle se prévaut pour se maintenir en Côte d'Ivoire, envers et contre la volonté du peuple ivoirien, se déclinant désormais dans notre pays non plus comme une force de paix (qu'elle n'a jamais été nulle part) mais comme une force d'occupation. Il en est de même pour la force française Licorne. La France qui a été occupée pendant la Seconde Guerre Mondiale par les armées nazi d'Adolf Hitler sait très précisément le sentiment qu'on peut éprouver dans ce cas de figure. Ces deux armées d'occupation seront donc traitées comme telles, désormais, en Côte d'Ivoire. A bon entendeur..., salut!

Ci-dessous, le résumé du film-témoignage du Général Roméo Dallaire, chef des troupes onusiennes au Rwanda, en 1994 pendant le génocide; une oeuvre cinématographique majeure, sortie le 28 septembre 2007 au Canada, sa terre natale.

Kigali, printemps 1994. Commandant en chef des casques bleus de l'ONU, le général Roméo Dallaire pressent la menace d'un conflit ethnique. L'écrasement de l'avion du président rwandais, le 6 avril, déclenche le massacre organisé par la majorité hutu contre la minorité tutsi, après qu'un siècle de colonialisme eut défavorisé la première au bénéfice de la seconde. Mal armé et sans pouvoirs, Dallaire tente de convaincre le conseil de sécurité de l'ONU d'envoyer des hommes pour l'aider à mettre en échec le Hutu Power, gouvernement intérimaire qui supervise le génocide. Mais les instructions qu'il reçoit sont formelles: interdiction d'ouvrir le feu sur les assassins, et, quelques jours plus tard, ordre de retirer les troupes de Kigali. Au péril de sa vie et de celle de ses hommes qui refusent de partir, Dallaire désobéit.


Source: CINOCHE.COM

Voir la bande-annonce (cliquer): ICI

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Roy Dupuis sera le Général Dallaire

Par Karl Filion

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© Alliance Atlantis Vivafilm

Roy Dupuis

Les Films Séville ont annoncé hier par voie de communiqué que Roy Dupuis avait été choisi pour incarner à l'écran le général Roméo Dallaire, auteur du livre J'ai serré la main du diable.

J'ai serré la main du diable raconte l'histoire d'un soldat canadien partagé entre son devoir et sa conscience. En 1994, les Nations Unies ont dépêché le général Roméo Dallaire au Rwanda afin mettre en application un difficile processus de paix. Le jour même où est hissé le drapeau des Nations Unies, six petites filles sont massacrées, geste qui semble avoir été posé par les forces rebelles. Le chaos s'ensuit. Impuissant devant le spectacle de cette descente aux enfers, l'armée le rappelle au pays. Ne pouvant se résigner à quitter le Rwanda et laisser ce peuple à lui-même, il désobéit. Il assiste au départ des troupes belges et de ses troupes les mieux équipées. Promettant une histoire quotidienne aux journalistes qui acceptent de rester, le lieutenant-général Dallaire tente d'attirer l'attention de la communauté internationale afin qu'elle réagisse. Plus de 800 000 Rwandais ont perdu la vie aux termes de ce génocide. Le général Dallaire a réussi à sauver près de 30 000 personnes.

Dupuis a récemment fait partie de la distribution de Maurice Richard.

Roger Spottiswoode (Ripley Under Ground, Tomorrow Never Dies) assure la réalisation du film, dont le tournage débutera en juin à Kigali.

Une conférence de presse aura lieu vendredi en présence du réalisateur et de l'acteur principal pour confirmer le tout.

 

Source: CINOCHE.COM

vendredi, 17 décembre 2010

LES IMAGES DES MEDIAS INTERNATIONAUX TEMOIGNENT : SUR LE TERRAIN, L'ONUCI SE CONFOND AVEC LES REBELLES


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In Le Nouveau Courrier N°157 du 17 Décembre 2010 par Benjamin Silué

La collusion Onuci-RHDP-rébellion était un secret de polichinelle. Les médias français en ont été témoins hier.

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Troublant reportage hier soir sur la chaîne de télévision française Canal +, qui montrait les combats de l'hôtel du Golf, opposant Forces de défense et de sécurité ivoiriennes et rebelles des Forces nouvelles, du côté des seconds, dont la base est l'hôtel du Golf. Pour le voir sur le web, tapez l'adresse suivante :

http://bit.ly/fpe6oi

Premièrement, les images nous montrent que les rebelles disposent d'armes lourdes stockées à l'hôtel du Golf. Sachant qu'historiquement, cet hôtel abritait des membres du gouvernement placés sous la protection des Casques bleus, et non un régiment armé d'une force cantonnée dans le Centre, le Nord et l'Ouest, l'on se pose une question : comment ces armes et ces munitions de guerre sont-elles arrivées à l'hôtel du Golf ? L'ONUCI escortant en permanence les locataires politiques de cet hôtel, elle devra forcément s'expliquer sur la manière dont ces armes de guerre sont arrivées dans cet endroit que les « soldats de la paix» avaient vocation à «sanctuariser». L'ONUCI aurait voulu installer la guerre civile à Abidjan qu'elle ne s'y serait pas prise autrement.

Objectivement, elle a créé une base avancée de la rébellion dans la capitale économique. L'Histoire - car on écrit toujours l'Histoire, souvent désastreuse, des opérations de l'ONU - le retiendra.

De plus, l'on voit des images de combats où les soldats de la rébellion de Guillaume Soro se confondent avec les Casques bleus. Les deux groupes d'hommes en arme portent des brassards bleus. Les deux groupes d'hommes portent des armes de guerre et sont en posture de guerre. La collusion est manifeste ! Et l'on se demande ce qui se serait passé si, en visant un rebelle des Forces nouvelles, l'armée ivoirienne avait tué un soldat onusien...

La situation créée par Choi et ses hommes, qui poussent les Casques bleus à venir en appui logistique à une force belligérante, est en contradiction avec les attributions des soldats de la paix de l'ONU. Les Casques bleus ne peuvent intervenir que pour surveiller l'application d'un cessez-le-feu, désarmer et démobiliser les combattants, protéger les populations civiles, faire du maintien de l'ordre, former une police locale, et déminer. Le mandat spécifique de l'ONUCI, qui reste dans les limites des résolutions sur la Côte d'Ivoire, ne l'autorise pas non plus à jouer aux supplétifs d'une force combattante. ONUCI-FM, qui s'est transformée en appendice du RHDP, viole de la même manière ses attributions, consistant «à faire comprendre le processus de paix» aux Ivoiriens, mais aussi à «encourager le dialogue inter-ivoirien, l'échange et la tolérance». Le moins que l'on puisse dire est que l'on en est bien loin.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mercredi, 15 décembre 2010

ALCIDE DJEDJE: LES DESSOUS D'UNE MANIPULATION MEDIATIQUE MONDIALE

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C'est le premier entretien que vient d'accorder Son Excellence Alcide Djédjé, ministre des Affaires étrangères de la République de Côte d'Ivoire, à un média français après les récentes élections présidentielles en Côte d'Ivoire. Il dénonce l'ingérence des Nations Unies, pilotées par la France et les Etats-Unis, dans la gestion d'un Etat souverain. Cet entretien exclusif a été diffusé lundi 13 décembre sur la radio Kernews. Nous en publions ci-dessous le texte avec quelques modifications liées à la retranscription d'un entretien oral en langage écrit. Compte tenu du caractère sensible de cette affaire, nous insistons sur le fait que seul l'enregistrement sonore reflète précisément les propos et le ton de Son Excellence Alcide Djédjé. Ce diplomate de formation qui a fait ses études en France, à Sciences Po, a notamment été représentant permanent de la Cote d'Ivoire à l'ONU. Homme de confiance du président Laurent Gbagbo, il a été nommé ministre des Affaires étrangères.


Télécharger l'interview en format audio Mp3:

http://dl.free.fr/mnn64cQxA

 

Kernews : Que se passe-t-il en Côte d'Ivoire ? Pourquoi pensez-vous que Paris et Washington ont pris parti à ce point sur cette question de politique intérieure ivoirienne ? Pour vous, est-ce une ingérence dans les affaires intérieures d'un pays souverain ?

Alcide Djédjé : Oui, il s'agit d'une ingérence grave dans les affaires intérieures de la Côte d'Ivoire de la part de la France et des États-Unis. Cette ingérence s'est faite d'abord au Conseil de sécurité à New York, puisque le représentant des services extérieurs des Nations Unies a reçu des fortes pressions pour que le président de la Commission électorale indépendante, qui normalement siège de façon collégiale et par consensus, soit amené dans les locaux de l'ONUCI à Abidjan pour proclamer les résultats. Monsieur Choi a refusé et il m'a appelé à cet effet. C'est ainsi que le président de la Commission électorale indépendante, Monsieur Youssouf Bakayoko, a été amené à l'Hôtel du Golf, le QG de campagne de Monsieur Ouattara, devant la presse étrangère, dont France 24, pour proclamer de faux résultats. Au vu de ces résultats, on constate que le taux de participation passe de 70% à 81% : nous avons donc constaté que plus de 630 000 voix on été rajouté après la fermeture des bureaux de vote. Voilà ce qui se passe en Côte d'Ivoire et cela a été fait par la France et les États-Unis... L'ambassadeur de France et l'ambassadeur des États-Unis en Côte d'Ivoire sont très actifs et, la veille, le président Sarkozy avait envoyé un courrier au président de la Commission électorale indépendante pour lui demander de proclamer les résultats sur le champ. J'étais moi-même en face de militaires Français qui, à 22h40 le soir, tentaient de remettre le courrier au président de la Commission électorale indépendante. Cela nous a été signalé par les militaires ivoiriens. Je me suis rendu sur les lieux moi-même et j'ai appelé l'ambassadeur de France qui a demandé aux militaires de retourner au camp Licorne, ils semblaient très embarrassés. Ce sont ces instructions du président Sarkozy qui ont été exécutées le lendemain. Ensuite, le président Sarkozy, et aujourd'hui le président Wade, ont appelé le président Jonathan Goodluck pour orienter la décision de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest). Plus grave encore, l'ambassadeur américain à Abidjan, que j'ai reçu en mon bureau, connaissait la veille la position que l'Union africaine allait prendre. Donc, il s'agit non seulement d'une ingérence dans les affaires intérieures, mais d'une manipulation des institutions telles que la CEDEAO et l'Union Africaine pour que Alassane Ouattara soit déclaré président. Malheureusement pour eux, Monsieur Ouattara n'a aucune prise sur la réalité du terrain ici en Côte d'Ivoire. Donc, nous avons formé notre gouvernement parce que le président Gbagbo a été élu président de la République comme suite aux réclamations faites et aux décisions du Conseil Constitutionnel qui l'a proclamé vainqueur. Voilà comment les choses se présentent aujourd'hui à Abidjan.

Excellence, vous nous avez rappelé cet état de fait : c'est-à-dire cette différence de voix, l'écart entre la participation et le nombre de voix proclamé au moment de l'élection, avec près de 630 000 bulletins de vote en plus. En France, on disait ironiquement il y a quelques décennies, à l'époque où il y avait des bourrages d'urnes dans certaines banlieues, que l'on faisait voter les morts... Nous n'en sommes pas très loin, finalement...

Oui, bien sûr, on voit bien que tout a été orchestré parce qu'ils voulaient absolument qu'il y ait cette proclamation illégale, hors délai, de la Commission électorale indépendante. Pendant que les trente autres membres de la Commission centrale attendaient au siège de la CEI, Monsieur Bakayoko a été kidnappé par l'ambassadeur de France et des États-Unis, encadré par des gendarmes des Forces nouvelles et l'ONU, pour aller proclamer des résultats et, plus grave, au QG de campagne de l'un des candidats. Ceci, sur une télévision française... Je ne comprends pas cet empressement et nous voyons aujourd'hui que c'était vraiment grossier. Cela apparaît comme quelque chose de surréaliste et une ingérence trop grossière, trop flagrante... J'ai dit à l'ambassadeur des États-Unis qu'il n'était pas subtil dans sa manière de faire. On peut avoir des préférences, mais il faut agir de façon subtile et responsable. On ne peut pas montrer de cette façon, faire comprendre que nos institutions sont inutiles, cinquante ans après notre indépendance, montrer que le Conseil Constitutionnel est inutile. Pourtant, toutes nos institutions sont calquées sur des institutions similaires en France et aux États-Unis. La validation par la Cour suprême des États-Unis de la première élection du président Bush participe à cette réalité. Personne d'autre, aucun autre Etat, n'a contesté la validation par la Cour suprême des États-Unis de l'élection de Monsieur Bush. En France, il y a eu des invalidations qui concernent Madame Ségolène Royal, je n'ai pas d'éléments précis là-dessus, mais le Conseil Constitutionnel joue ce rôle en France. Pourquoi, en Côte d'Ivoire, ce serait un représentant du secrétaire général des Nations Unies qui jouerait ce rôle ? Simplement, on pense qu'il faut toujours flouer notre souveraineté, on pense qu'il faut toujours nous écraser et cela, nous ne pouvons pas l'accepter. Nous avons formé notre gouvernement. Peut-être que l'on viendra nous écraser, nous chasser tous de Côte d'Ivoire, faire de la purification, pour qu'il y ait une Côte d'Ivoire conforme à la façon de penser de Monsieur Sarkozy et des autorités américaines. Nous restons sur notre position, nous sommes dans le droit, et nous ne pouvons pas accepter qu'un pays souverain membre des Nations Unies soit traité de la sorte par un fonctionnaire des États-Unis sur injonction de deux capitales, Paris et Washington.


Les médias occidentaux nous expliquent qu'il y a une pression de la communauté internationale contre Laurent Gbagbo et son équipe. Que signifie la communauté internationale ? On a vu que la Russie a une position légèrement divergente, que la Chine ne partage pas cette position, ainsi que beaucoup d'autres pays. Cela signifie-t-il qu'il y aurait une communauté internationale médiatique, celle qui donne le la dans les médias internationaux, celle qui forge l'opinion publique mondiale et que seule cette communauté internationale médiatique compterait ?


Vous avez raison. Dans cette affaire, la Russie a pris position très clairement. D'abord, il n'y a pas eu à New York de déclaration présidentielle, comme le souhaitait Susan Rice qui préside en ce moment le Conseil de sécurité pour les États-Unis. Il y a eu un communiqué de presse, qui n'a pas la même valeur... Et même le contenu de ce communiqué de presse a été discuté pendant plusieurs jours, ce qui est très rare, pour que finalement, suite à la manipulation qui a été faite par le président français à la réunion de la CEDEAO, la Russie, par principe, tout en n'étant pas d'accord sur le fond et en maintenant sa position sur la souveraineté de la Côte d'Ivoire - en disant que ce n'était pas le mandat des Nations Unies de scinder des comptes et de proclamer des résultats dans une élection présidentielle dans un Etat souverain - la Russie a laissé publier ce communiqué. Nous avons rencontré le représentant russe après et cela ne veut pas dire qu'elle était d'accord sur le fond. La Chine, également, a eu une attitude très claire. Le gouvernement chinois a fait un communiqué pour dire qu'il fallait laisser prévaloir le droit, respecter les institutions et aller au dialogue politique. C'est la teneur du communiqué de la Chine. Vous avez raison de dire que la Chine, la Russie, et même l'Afrique du Sud, car il y a une position qui n'était pas similaire à celle de la CEDEAO, ni à celle de l'Union Africaine... et également l'Angola, la Libye et la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) sont très clairs là-dessus. Simplement, ce qui fait la différence, comme vous le dites, c'est le battage médiatique : c'est-à-dire, par médias interposés, faire croire que le président Gbagbo est isolé. Le « coup » a été fait, mais ils ne sont pas allés jusqu'au bout parce qu'ils s'attendaient à ce qu'à la proclamation des résultats provisoires, de façon illégale et rocambolesque, sur le terrain, la population sorte, dise que Laurent Gbagbo a perdu et demande son départ. Tout est resté calme parce que le président de la République a la Côte d'Ivoire pour lui et la Côte d'Ivoire avec lui. Il a l'armée, il a la police, il a la gendarmerie et la population de Côte d'Ivoire. C'est la réalité du terrain. Malgré les médias, il n'est pas facile de prendre un pays, sinon par la force. Tout ce qui leur reste à faire, c'est venir envahir la Côte d'Ivoire et installer Ouattara. Même après l'avoir fait, ils ne seront même pas sûrs que Monsieur Ouattara puisse gouverner. Donc, vous avez raison d'affirmer qu'il y a une espèce de campagne médiatique très forte orchestrée par deux capitales principalement, Paris et Washington, certains autres faisant du suivisme opportuniste.

Vous avez évoqué certains Etats, j'ajoute que le nonce apostolique a rencontré le président Gbagbo en l'appelant ainsi : cela signifie-t-il que le Vatican reconnaisse aussi le président Gbagbo ?


Oui. Bien qu'il n'ait pas encore fait de déclaration, le Vatican est très réservé sur ce qui se passe. Il y a des pays qui sont réservés et qui jouent leur rôle habituel de neutralité, tels que la Suisse. Ce que je veux vous dire - faites la différence entre le président Gbagbo et les puissances qui veulent imposer Monsieur Ouattara - c'est que nous voulons construire la paix en Côte d'Ivoire et eux veulent imposer quelqu'un au pouvoir en vue d'en profiter, étant donné qu'ils font partie de certains réseaux, des réseaux d'intérêts. Ils veulent intervenir dans les affaires de la Côte d'Ivoire, ils veulent mettre sous tutelle la Côte d'Ivoire pour pouvoir mieux saisir et exploiter nos richesses. C'est la différence entre eux et nous. Pour eux, peu importe le nombre de morts qui pourraient sortir d'un conflit tel qu'ils l'attisent actuellement. Ils sont devenus des déstabilisateurs et ils ne sont plus des faiseurs de paix. Ils utilisent les Nations Unies pour déstabiliser la Côte d'Ivoire. Ce qui se passe est très grave. Les Nations Unies sont en train de déstabiliser un pays alors que le rôle des Nations Unies, sa charte, c'est d'être un faiseur de paix. C'est très, très grave.

Cela pose le problème de la gouvernance mondiale. Voilà des pays membres permanents du Conseil de sécurité à qui incombe une très lourde responsabilité pour ramener la paix dans le monde et, au contraire, ces pays utilisent les Nations Unies à leur profit pour des raisons d'intérêts. Peu importe pour eux ce qui peut se passer après. On voit bien que l'on nous a forcés à aller à des élections sans désarmement du Nord ! Pouvez-vous imaginer que l'on puisse organiser des élections dans une partie de la Côte d'Ivoire avec des rebelles armes au poing ? C'est ce qui s'est passé. En mars dernier, dans mon discours aux Nations Unies, j'étais ambassadeur à New York, moi-même et Monsieur Choi à l'époque avions demandé qu'il y ait réunification avant les élections. La France et les États-Unis nous ont dit non et nous ont demandé d'aller aux élections dans ces conditions. Je leur ai dit que pour eux les élections constituaient un dogme, alors que nous recherchons la paix et non pas des élections pour des élections. Aujourd'hui, nous avons le résultat : il y a eu élection et le pays est bloqué. C'est un échec pour la France et les États-Unis. Et la France et les États-Unis sont responsables de la situation actuelle en Côte d'Ivoire et du blocage actuel en Côte d'Ivoire. Ils n'ont pas la capacité de gérer correctement le monde. Il y a un problème de gouvernance qui se pose pour les puissances membres du Conseil de sécurité, notamment la France et les États-Unis, et qui entraîne des parties du monde dans l'impasse actuellement. Il est bien beau de parler de bonne gouvernance, mais la gouvernance mondiale est ingérable aujourd'hui. La France n'a pas de politique africaine actuellement. Elle procède par petits coups comme en Côte d'Ivoire, en utilisant certains réseaux, c'est bien dommage.

Deux réflexions s'imposent de la conversation que nous venons d'avoir. D'abord, on a tenté d'organiser des élections dans un Etat souverain, alors qu'une partie du territoire de cet État souverain était encore contrôlée par des milices armées...

Oui.

Deuxième point, celui de la gouvernance mondiale, ce qui m'amène à une question plus personnelle : ce problème avait été soulevé au moment de la guerre en Irak, or finalement rien n'a été fait depuis sept ans...


Vous avez raison, rien n'a été fait depuis sept ans. Cela coïncide même avec le début de la crise ivoirienne qui a commencé en 2002. Vous vous souviendrez qu'au départ, les Nations Unies étaient chargées de régler le problème en Côte d'Ivoire et, au lieu de chercher à ramener la paix en Côte d'Ivoire, la France, après l'accord de Marcoussis, a fait endosser cet accord de Marcoussis par les Nations Unies et a toujours tenté de faire partir le président Gbagbo, au lieu de régler le problème de la paix et de la réconciliation en Côte d'Ivoire. Après, nous avons eu la signature de l'accord de Ouagadougou (APO). Nous avions espéré avoir, avec cette prise en main par les ivoiriens eux-mêmes et avec l'aide du président Compaoré, des élections après la réunification. C'est ce qui était prévu dans l'accord politique de Ouagadougou : les élections devaient avoir lieu deux mois après le désarmement et la réunification. Mais les Nations Unies, par l'intermédiaire de la France et des États-Unis, ont fait des pressions en disant que le président Gbagbo ne veut pas aller aux élections et qu'il est possible de faire les élections maintenant, etc... Comme à New York, c'est la France qui a l'initiative du projet de résolution sur la Côte d'Ivoire. Bien que récusés par le président Gbagbo, ils ont continué et imposé que les élections aient lieu même avant le désarmement au nord et avant la réunification. Voilà, en manipulant les Nations Unies, la CEDAO et l'Union africaine ont abouti à un échec total sur le cas de la Côte d'Ivoire et cela pose le problème de la gouvernance mondiale. Il n'y a pas d'objectif, il n'y a pas d'idéal de paix, mais il n'y a que les réseaux d'intérêts qui comptent et cela aboutit à ce que l'on voit aujourd'hui en Côte d'Ivoire, c'est-à-dire un pays bloqué par la faute des États-Unis et de la France. Ils méprisent les institutions dont la Côte d'Ivoire s'est dotée et qu'elle a calquées sur des institutions similaires en France et aux États-Unis, et qui ont déjà statué dans des cas précis, comme l'élection de Monsieur Bush face à Monsieur Al Gore, pour laquelle personne n'a rien eu à redire dans le monde puisqu'il s'agissait d'une question de souveraineté. Mais lorsqu'il s'agit de la Côte d'Ivoire, puisque c'est un petit pays, peut-être pensent-ils que le président Gbagbo n'est pas de leur réseau ? Peut-être pensent-ils qu'il faut le faire partir et bafouer d'une façon grossière les grands principes qui régissent le monde, c'est-à-dire la souveraineté des Etats et les grands principes qui disent que les peuples doivent disposer d'eux-mêmes ? Il est complètement scandaleux que le président Sarkozy, les ambassadeurs de France et des États-Unis, interviennent d'une façon aussi peu subtile, aussi peu fine, dans les institutions d'un pays souverain. À l'heure où je vous parle, l'ambassadeur des États-Unis cherche directement à rencontrer le directeur général de la télévision (RTI) et d'autres directeurs généraux. Il ne passe plus par les canaux traditionnels diplomatiques, c'est-à-dire les ministres concernés ou le ministre des Affaires étrangères. Il agit comme sur un territoire qui n'a pas de maître et nous sommes en pleine recolonisation, cinquante ans après l'indépendance.

Dans un territoire qui a un maître, en d'autres temps, on appellerait cela un acte de guerre...


Oui, c'est un acte de guerre. Étant donné que nous n'avons pas d'outrage, il y a certaines choses qui sont tolérées... pour l'instant.

Pour avoir des clefs de compréhension sur ce qui pourrait, peut-être, se passer dans quelques jours : on lit sur Internet certains messages expliquant que vos opposants pourraient envoyer des bataillons d'enfants au premier rang avec, derrière, les forces rebelles armées, pour éventuellement créer la pagaille dans Abidjan et forcer l'armée à réagir devant les caméras de télévision pour montrer à l'opinion publique mondiale que l'armée du président Gbagbo s'attaque à des enfants... Que pensez-vous de cela ?

Nous sommes sur le terrain, je ne crois pas qu'ils puissent en arriver là. S'ils en arrivaient là, vous êtes là pour juger, cette affaire fait déjà le tour du monde. Vouloir mettre les enfants en tête pour ensuite accuser l'armée ivoirienne, qu'ils en prennent la responsabilité. De notre côté, nous ferons tout pour qu'ils n'en arrivent pas là. Ce ne sont pas des méthodes classiques de lutte pour le pouvoir.

Enfin, Paul Collier, professeur à l'université d'Oxford, souligne que l'Occident estime que son modèle de démocratie peut être dupliqué dans d'autres territoires qui n'ont pas toujours la même culture ou la même problématique de population. Or, il considère que l'on continue de se tromper. Cette crise ne révèle-t-elle pas ce problème ?

Oui, on aurait même pu l'accepter et nous l'acceptons en tant que tel. Mais quand on fonctionne au gré de ses intérêts, on bafoue ce modèle occidental. L'exemple de la Côte d'Ivoire est clair et net. Il y a des institutions, la Commission électorale siège de façon collégiale et par consensus, mais ceux qui prônent le modèle démocratique se mettent hors la loi quand le fonctionnement des institutions ne les arrange plus. Ils emmènent le président de la Commission électorale indépendante dans le QG de campagne d'un des candidats. C'est incroyable ! C'est la première fois au monde que cela arrive ! Ensuite, on conteste l'arbitrage du Conseil Constitutionnel, alors que dans leur propre démocratie c'est ce qui s'est fait. Même en acceptant leur modèle, ils agissent au gré de leurs intérêts. Finalement, ils n'ont pas d'idéal et de modèle. L'opinion publique est très forte dans leur pays et ils sont donc obligés de respecter le modèle démocratique dans leur pays. Mais dans les pays les plus faibles, je crois que leur modèle est finalement la dictature. C'est pourquoi je pose le problème de la gouvernance mondiale qui est complètement à la dérive aujourd'hui, par la faute des États-Unis et de la France, dans le cas de la Côte d'Ivoire.



Propos recueillis par Yannick Urrien.

 

Source: KERNEWS.FR

lundi, 13 décembre 2010

SAMUEL T. COHEN L'INVENTEUR DE LA BOMBE A NEUTRONS EST MORT


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L'inventeur de la bombe à neutrons, l'américain Samuel T. Cohen, est décédé à 89 ans après avoir défendu jusqu'à ses derniers jours cet engin qui avait la particularité de tuer les hommes sans endommager les bâtiments et le matériel, a rapporté jeudi la presse.

Contrairement aux bombes thermonucléaires qui pulvérisent les infrastructures, la bombe à neutrons projette des particules qui s'attaquent uniquement aux cellules vivantes et éliminent rapidement toute vie sans provoquer de dégats matériels. Les présidents John F. Kennedy, Lyndon Johnson et Jimmy Carter avaient rejeté l'emploi d'une telle bombe, ses détracteurs jugeant qu'elle augmentait les possibilités d'un conflit nucléaire.

Au début des années 80, le président Ronald Reagan avait, lui, donné son feu vert à sa construction en avançant qu'une telle arme permettrait de repousser une invasion de l'Europe par des blindés soviétiques sans détruire les villes.

Les bombes construites furent ensuite démantelées, ce qui n'empêcha pas son inventeur de continuer à présenter la bombe à neutrons comme "l'arme la plus saine et la plus morale jamais construite". "C'est la seule arme nucléaire de l'histoire qui a un sens dans une guerre. Quand la guerre est finie, le monde est toujours intact", avait-il encore dit au New York Times peu avant sa mort.

Selon le New York Times et le Los Angeles Times, Samuel T. Cohen est mort dimanche (5 décembre 2010) à son domicile à Los Angeles. Des membres de sa famille contactés par l'AFP se sont refusés dans l'immédiat à commenter son décès.


Source: JFORUM

WIKILEAKS : L'ARABIE SAOUDITE A COMPLOTE CONTRE LE HEZBOLLAH


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L'Arabie Saoudite a proposé de mettre sur pied une force chargée de combattre les militants du Hezbollah au Liban avec l'aide des Etats-Unis, de l'ONU et de l'Otan, selon une note diplomatique diffusée par WikiLeaks mardi.

Au cours d'une réunion en mai 2008 avec un diplomate américain en Irak David Satterfield, le ministre saoudien des Affaires étrangères Saoud al-Fayçal a indiqué qu'une "réponse sécuritaire" au "défi militaire" posé à Beyrouth par les militants soutenus par l'Iran était nécessaire. Le prince saoudien disait craindre qu'une victoire du Hezbollah face au gouvernement libanais dirigé à l'époque par le Premier ministre Fouad Siniora, ne mène à une prise en main du pays par l'Iran. Selon lui, une "force arabe" aurait pu servir à maintenir l'ordre autour de Beyrouth, l'armée libanaise étant "trop fragile pour supporter davantage de pression", selon les notes diplomatiques émanant de l'ambassade américaine à Ryad.

La force en question devait être soutenue par la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul) et les Etats-Unis et l'Otan devaient fournir un soutien logistique, ainsi qu'un soutien naval et aérien, selon la note. La création d'une telle force aurait sans doute suscité des inquiétudes à Washington, les troupes américaines ayant quitté le Liban depuis un attentat-suicide contre un camp de Marines qui avait fait 300 morts à Beyrouth en 1983.

Lors de la réunion au cours de laquelle ce plan a été évoqué, Saoud al-Fayçal a affirmé que "sur tous les front régionaux sur lesquels l'Iran avance, la bataille au Liban pour garantir la paix est la plus facile à gagner". Il a indiqué à M. Satterfield que Fouad Siniora soutenait fermement le projet et que seules la Jordanie, l'Egypte et la Ligue arabe étaient au courant.

De précédents câbles diplomatiques américains publiés par WikiLeaks ont montré que l'Arabie Saoudite était obsédée par le danger nucléaire iranien et redoutait également les visées hégémoniques de Téhéran dans la région. Une autre note publiée mardi montre que l'armée saoudienne a fait usage l'an dernier d'"une force très disproportionnée" lors d'une campagne perçue comme étant "d'une longueur gênante" contre des guérillas. "Des bombardements aériens jour et nuit et des tirs d'artillerie ont été les principaux instruments de ce qui est de plus en plus perçu par l'armée saoudienne comme une campagne d'une longueur gênante", dit la note émanant de l'ambassade américaine à Ryad.

L'opération de trois mois contre les guérillas Huthi peu armées dans les zones frontalières avec le Yémen étaient également perçues comme "mal planifiées et exécutées" et ont "engendré un nombre plus élevé qu'attendu de victimes saoudiennes". "Néanmoins, le conflit a été présenté comme une lutte héroïque et couronnée de succès pour protéger la souveraineté saoudienne", indique le câble diplomatique américain, daté de décembre 2009.

En août 2009, le Yémen avait lancé une offensive contre les rebelles Huthi et ceux-ci ont ensuite affronté les forces saoudiennes jusqu'à l'instauration d'une trêve en février.


Source: LE PORTAIL JUIF FRANCOPHONE

QUAND LES ETATS-UNIS RECRUTAIENT D'ANCIENS NAZIS


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De nouvelles révélations soulignent l'indulgence dont les Etats-Unis ont fait preuve, après la guerre, vis-à-vis d'ex-agents du IIIe Reich. Ils n'ont pas été les seuls.

Otto von Bolschwing est mort sous le soleil de Sacramento (Californie), le 9 mars 1982. Il avait 72 ans et plusieurs vies derrière lui. Dans la première, ce rejeton de la noblesse allemande, membre des services de renseignement de la SS - l'ossature nazie du IIIe Reich - a exercé ses talents d'agent secret en Palestine. Devenu aide de camp du responsable des Affaires juives, Adolf Eichmann, il s'est attelé avec zèle à l'élaboration du programme d'extermination des juifs d'Europe.

Après la guerre, le capitaine von Bolschwing a rejoint les rangs de la CIA, sous le nom de code de "Grossbahn". En récompense de ses loyaux services, ses nouveaux maîtres lui ont offert une deuxième vie aux Etats-Unis, où l'ancien SS s'est taillé une belle carrière dans l'industrie. Jusqu'à devenir, en 1969, président de l'entreprise californienne de high-tech TCI.

Dix ans plus tard, la justice l'a rattrapé. L'Office of Special Investigations (OSI), créé au sein du ministère de la Justice pour débusquer les anciens nazis installés chez l'oncle Sam, a exhumé son dossier. Et découvert que la CIA avait fermé les yeux sur les antécédents vert-de-gris de son protégé. Déchu de sa nationalité américaine, von Bolschwing a échappé à l'extradition pour cause de santé chancelante.

Cette histoire édifiante figure dans un rapport de 600 pages, dévoilé à la mi-novembre par le quotidien The New York Times, qui dresse le bilan de l'OSI, de ses succès, de ses tâtonnements et de ses échecs. Le document révèle surtout l'ampleur des manoeuvres et des manipulations orchestrées par les autorités et les services de renseignement américains afin de permettre à d'anciens nazis, scientifiques de haut vol ou dignitaires du régime, de trouver refuge aux Etats-Unis. Et de mettre leurs compétences au service de leurs hôtes.

Même Israël

Une "collaboration du gouvernement avec les persécuteurs", dixit le rapport - dont les Etats-Unis n'ont pas eu l'apanage. "Même Israël a recruté d'anciens SS, souligne l'historien israélien Tom Segev. A commencer par Walter Rauff, l'inventeur des chambres à gaz mobiles, et le lieutenant-colonel Otto Skorzeny, champion des opérations commandos, qui a libéré Mussolini en 1943."

Skorzeny avait mis une condition à sa collaboration avec les services de renseignement de l'Etat juif : que Simon Wiesenthal, le chasseur de nazis, biffe son nom de la liste des criminels de guerre les plus recherchés. "Wiesenthal a dit non, rapporte Segev, qui vient de publier Simon Wiesenthal, l'homme qui refusait d'oublier (Editions Liana Levi). Et Skorzeny a tout de même travaillé pour Israël."

Des décennies plus tard, le sujet reste sensible. Tellement sensible que le département américain de la Justice a tenu sous le boisseau pendant quatre ans le rapport consacré à l'OSI...

Des diplomates très compromis

Un autre rapport a secoué l'Allemagne, à la fin d'octobre. Commandé voilà cinq ans par l'ex-ministre des Affaires étrangères Joschka Fischer, celui-là devait faire la lumière sur le rôle de la diplomatie sous le IIIe Reich. Le résultat est accablant. Les 6000 membres du corps diplomatique ont "presque tous" participé aux persécutions contre les juifs et à leur extermination.

Pis : la mainmise des tenants de l'idéologie hitlérienne n'a pas disparu après la guerre. En 1952, 49 des 75 directions du ministère étaient entre les mains d'ex-agents nazis. Quant à la "cellule de protection juridique", elle a fourni des renseignements à des criminels de guerre en fuite. Comme à Klaus Barbie, le "Boucher de Lyon", condamné en 1987 pour crimes contre l'humanité.


Par Anne Vidalie

Publié le 05/12/2010 in EXPRESS.fr

samedi, 11 décembre 2010

"FRANÇAFRIQUE, LA RAISON D’ETAT", POUR MIEUX COMPRENDRE LA CRISE IVOIRIENNE

 

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Documentaire. Réalisé par Patrick Benquet. Scénario de Patrick Benquet. Produit par Compagnies des Phares et Balises. Avec la participation de France Télévisions. Conseiller historique : Antoine Glaser.

Film documentaire diffusé ce jeudi 9 décembre, à 23h10, sur France 2. Première partie : La Raison d'Etat.

 

Pendant plus d'un an, Patrick Benquet a enquêté avec l'aide précieuse d'Antoine Glaser, spécialiste unanimement reconnu dans ce domaine. Il montre dans ce film qu'à travers les présidences successives qu'avaient connues la France, de droite et de gauche, les bouleversements mondiaux entraînés par la chute du mur du Berlin et la mondialisation, il existe une étonnante cohérence dans la politique française à l'égard de ses anciennes colonies.

Que tous les grands événements africains dont les français gardaient le souvenir, le Biafra, les diamants de Giscard, l'action du mercenaire Bob Denard, les coups d'États à répétition, les assassinats politiques, l'affaire Elf et ses valises de billets, le licenciement de Jean-Marie Bockel..., étaient reliés par une logique implacable : la mise en œuvre d'une politique occulte dont la motivation principale était l'approvisionnement énergétique de la France, en particulier en pétrole.


Françafrique révèle un monde secret où, en dehors de tout contrôle parlementaire ou gouvernemental, tous les coups sont permis pour maintenir au pouvoir des chefs d'État africains dévoués à la France. Un monde ou des sommes d'argent colossales irriguent clandestinement des réseaux d'enrichissement personnel et de financements de partis politiques. Le film donne la parole aux hommes de l'ombre, chefs des services secrets français, hommes de main au service de la République, baroudeurs du continent noir et à des acteurs historiques français qui ne s'étaient jamais exprimés : "Messieurs Afrique" de l'Élysée, ambassadeurs, ministre de la coopération, etc. Avec, par ordre d'apparition :


Maurice Delaunay : Formé à la Coloniale, l'École Nationale de la France d'Outre-mer, Maurice Delaunay fut le prototype de ces serviteurs de l'État qui ont géré l'empire africain sans état d'âme, justifiant les opérations illégales au nom de la " raison d'État ". Se définissant lui-même comme un homme de Foccart, il fut en charge de la grande répression des indépendantistes au Cameroun à la fin des années 50.


Ambassadeur au Gabon à deux reprises, il organisa la montée au pouvoir d'Omar Bongo. Il géra depuis Libreville l'intervention française au Biafra. Il dirigea et protégea le mercenaire Bob Denard en particulier pour les opérations de déstabilisation au Bénin. Il fut le témoin des mouvements de fonds clandestins entre l'Afrique et les responsables français.


Maurice Robert : En tant que responsable du secteur Afrique, il fut l'homme de main de Jacques Foccart au sein du SDECE, les services secrets français. De l'intervention de la France au Biafra à la déstabilisation de la Guinée ou du Bénin en passant par la mise au pouvoir de Bongo, il fut l'exécuteur en chef de la politique secrète de la France en Afrique. Débarqué des services secrets français, il fut immédiatement embauché dans les services de renseignements chez Elf et finira par être nommé ambassadeur au Gabon à la demande exprès d'Omar Bongo avant de terminer sa carrière de nouveau chez Elf.


André Lewin : Ambassadeur de France en Guinée de 1975 à 1979, il est la mémoire de la violente rupture entre le Général de Gaulle et Ahmed Sékou Touré et des tentatives de déstabilisation de ce pays par les services secrets français.


Bob Maloubier : Ancien responsable du service Action des services secrets français, c'est lui qui organisa, à la demande de Jacques Foccart, la garde présidentielle du président gabonais Léon M'Ba, victime d'une tentative de coup d'État en 1964. Il fut ensuite embauché par la compagnie Elf au Nigéria.


Jacques Pigot : Jacques Pigot a fait partie de ces hauts fonctionnaires que la France nomma pour encadrer les nouveaux présidents africains. Il passa 50 ans dans l'entourage direct du premier président gabonais Léon M'ba puis d'Omar Bongo.


Jacques Thiebaut : Pilote d'avion, baroudeur au Gabon, il participa au ravitaillement en armes du Biafra en guerre contre le Nigéria, sous les ordres de Maurice Delaunay afin de renverser le pouvoir en place puis de placer à la tête du Nigéria le rebelle Odjuku, dont le premier fils fut adopté par Omar Bongo.


Martin Kirsch : Il fut le "Monsieur Afrique" de Valéry Giscard d'Estaing de 1980 à 1981. Symbole de la continuité de la politique africaine, sa nomination avait été recommandée par Jacques Foccart.


Albin Chalandon : PDG d'Elf de 1977 à 1983, il conforta le rôle du Gabon comme premier fournisseur de pétrole de la France et entreprit de fructueuses négociations avec le Congo-Brazzaville, pourtant dirigé par le procommuniste Denis Sassou Nguesso. Il distribua généreusement les enveloppes pour le financement des campagnes électorales de tous les grands partis politiques aussi bien de droite que de gauche.


Jacques Salles : Chef des services secrets français au Zaïre puis au Gabon, il eut à connaître de la décision française de renverser le président Bokassa. En poste à Libreville, il fut le témoin privilégié des manipulations électorales et des prodigalités financières corruptrices du président Bongo.


Jean-Pierre Cot : Vingt deux ans avant Jean-Marie Bockel, Jean-Pierre Cot connaîtra la même mésaventure. Nommé en mai 1981 ministre de la Coopération par François Mitterrand, il prônait la transparence dans les relations avec l'Afrique et la fin des réseaux secrets. Il sera démissionné au bout de 20 mois et remplacé par Christian Nucci.


Pierre Marion : Directeur de la DGSE de 1981 à 1982, il échoua dans sa tentative de nettoyer les services secrets français de l'influence des réseaux Foccart et des hommes de Elf. Désavoué par le président Mitterrand qui l'avait nommé, il démissionna.


Jean-Christophe Mitterrand : "Monsieur Afrique" de son père à l'Élysée, de 1986 à 1992, il hérita du surnom de "Papa m'a dit" auprès des chefs d'État africains.


Loïk Le Floch-Prigent : Président-directeur général d'Elf, du 28 juin 1989 au 3 août 1993, il fut l'instrument consentant du président François Mitterrand qui poursuivit la pratique des financements occultes des partis politiques par l'argent secret du pétrole. Dans le scandale de l'affaire Elf, il fut la victime collatérale de la tentative balladurienne de prise du pouvoir présidentiel. Au nom de la raison d'État, il justifia les pratiques occultes de la compagnie pétrolière et en particulier le financement par Elf des guerres civiles au Congo Brazzaville et en Angola dans le cadre de la stratégie pétrolière de sa compagnie.


Eva Joly : Juge d'instruction de l'affaire Elf, elle démonta les mécanismes de la corruption et des financements occultes générés par l'argent du pétrole.


Robert Bourgi : Avocat d'affaires, conseiller personnel de plusieurs présidents du continent noir, il travailla dans l'ombre des relations franco-africaines d'abord pour Jacques Chirac et Dominique de Villepin puis pour Nicolas Sarkozy qu'il initia aux réseaux africains. Se définissant lui-même comme le fils spirituel de Jacques Foccart, il est considéré aujourd'hui comme l'homme de plus influent des réseaux françafricains.


Michel de Bonnecorse : Ambassadeur dans plusieurs pays africains, il fut le conseiller aux affaires africaines de Jacques Chirac de 2002 à 2007. Pourfendeur des réseaux il assista à leur remontée en puissance après l'élection de Nicolas Sarkozy.


Dominique Pin Adjoint de l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire de 2002 à 2005, il fut ensuite directeur d'Areva au Niger.


François Stifani : Il est le Grand-maître de la Grande Loge nationale de France (GLNF) qui procéda à l'intronisation d'Ali Bongo, fils d'Omar Bongo, comme Grand-maître de la Grande Loge gabonaise.


Et en archives, dans la première partie de ce grand film documentaire, apparaissent successivement : le Général de Gaulle, Pierre Guillaumat, Jacques Foccart, Ahmed Sékou Touré, Pierre Mesmer, Ahmadou Ahidjo, Félix Mounier, William Bechtel, Léon M'ba, Omar Bongo, le Colonel Benjamin Adekunlé, Valéry Giscard d'Estaing, René Journiac, Mathieu Kérékou, Bob Denard, Denis Sassou Nguesso, Jean-Bedel Bokassa, David Dacko, François Mitterrand, Guy Penne, Pascal Lissouba, Eduardo Dos Santos, Edouard Balladur, Philippe Jaffré, Roland Dumas, Bernard Kouchner, Laurent Gbagbo, Vincent Bolloré, Francis Bouygues, Félix Houphouët-Boigny, Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin, Jean-Marie Bockel, Alain Joyandet , Mamadou Tandja et Ali Bongo.



Sources : France 2, Décembre 2010 et AFRIK53

jeudi, 09 décembre 2010

LE VETO RUSSE REVELE L'AMPLEUR DE LA CONSPIRATION CONTRE LA COTE D'IVOIRE


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1- La CEDEAO, l'AFP et la Presse Française préparent l'opinion à l'embrasement de la Côte d' Ivoire.


LUNDI 6 - MARDI 7 DECEMBRE 2010 :

1)      En moins de 48h, l'AFP produit 5 dépêches autour d'un seul et même évènement. La CEDEAO, instrumentalisée par la France de Nicolas Sarkozy à travers le Sénégal, le Burkina et le Nigeria, remet en cause les résultats proclamés par le Conseil Constitutionnel en faveur de Laurent Gbagbo et accentue la pression pour qu'il quitte le pouvoir.

2)      Les dépêches de l'AFP servent de support au lynchage médiatique orchestré dans la quasi-totalité de la presse française.


Dernières dépêches


- Gbagbo forme un gouvernement de combat, la CEDEAO lui demande de céder - AFP - 8/12/2010

http://news.abidjan.net/h/382599.html

-La CEDEAO au chevet d'une Côte d'Ivoire en pleine crise politique - AFP - 7/12/2010 http://news.abidjan.net/h/382580.html

-Gbagbo forme un gouvernement de combat, la CEDEAO lui demande de céder - AFP - 7/12/201

http://news.abidjan.net/h/382565.html

-La CEDEAO demande à Gbagbo de « rendre le pouvoir sans délai » - AFP - 7/12/2010

http://news.abidjan.net/h/382564.html

-La CEDEAO demande à Gbagbo de « céder le pouvoir » - AFP - 7/12/2010 http://news.abidjan.net/h/382561.html


2- L'Amérique de BARAK OBAMA entre en scène au Conseil de Sécurité de l'ONU et se heurte à la fermeté de la Russie.


1)       Se basant sur le communiqué de la CEDEAO, le gouvernement OBAMA, à travers son Ambassadeur Suzan Rice met la pression sur le Conseil de Sécurité de l'ONU pour produire une résolution contre Laurent Gbagbo. La Russie bloque le projet et est accusée par Suzan Rice de « pinailler ».

2)      Côte d'Ivoire: Pas de déclaration du Conseil de Sécurité, la Russie bloque le projet.

http://news.abidjan.net/h/382600.html

3)      A Abidjan, la presse locale Pro et Anti-Gbagbo annonce la guerre planifiée par la France, cachée sous le manteau de l'ONU. Toute la journée de ce mardi 7, malgré la suspension de ses fréquences, la Radio de l'ONU en Côte d'Ivoire va s'arranger pour diffuser en boucle un appel d'Alassane Dramane Ouattara, invitant ses militants à se tenir prêts à occuper les rues jusqu'au départ de Laurent Gbagbo. La Radio de l'ONU en Côte d'Ivoire a également utilisé les fréquences d'AL BAYAN pour diffuser son message. La date de ce mercredi 8 décembre 2010 a même été avancée.

4)      A Abidjan les barbouzes infiltrés, les colonnes dormantes de la rébellion pré-positionnées attendent juste le signal pour attaquer.

5)      A Korhogo, Bouaké et dans l'Ouest montagneux, les hordes de mercenaires venues de l'étranger et tapies au sein des forces onusiennes attendent le signal pour passer à l'offensive. Mais le « Go ! » attendu du Conseil de Sécurité ne viendra pas. A cause de la Russie qui pinaille. « Je ne sais pas pourquoi la Russie pinaille », Suzan Rice, Ambassadeur US à l'ONU.

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NICOLAS SARKOZY, FRANC-MAÇON ET ILLUMINATI, EST CELUI QUI ATTAQUE LA REPUBLIQUE DE COTE D'IVOIRE


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Sarkozy qui attaque la Côte d'Ivoire, le nouveau parrain de la rébellion, appartient à l'ordre satanique des Illuminatis.

http://www.dailymotion.com/video/x3zhjf_sarkozy-bourre-au...

Sarkozy qui attaque la Côte d'Ivoire, le nouveau parrain de la rébellion, sous un autre jour.

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Dans son pays, « la grande France », tout comme en Côte d'Ivoire, « les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours ».

Dans son pays, « la grande France », tout comme en Côte d'Ivoire, c'est le Conseil Constitutionnel qui proclame les résultats définitifs des élections.

Dans son pays, « la grande France », tout comme en Côte d'Ivoire, le président du Conseil Constitutionnel est nommé par le Président de la république, qui en général ne choisit ni un ennemi ni un adversaire politique.

Question : pourquoi cet homme veut-il mettre le feu à notre pays ?

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BARAK OBAMA QUI LE SOUTIENT EST AUSSI UN ILLUMINATI


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Le signe distinctif des Illuminatis (observer la position des doigts) est le signe de la Chouette Noire. Un emblème de Lucifer et du Nouvel Ordre des Siècles (Novos Ordo Seclorum; voir inscription sur la pyramide). C'est ce nouvel ordre qui contrôle les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, une bonne partie des pays occidentaux, ainsi que les Nations Unies, et qui attaque la Côte d'Ivoire à travers Alassane Dramane Ouattara, un des leurs, qu'ils parrainent. Ce qui explique le soutien massif, aveugle et incompréhensible qu'ils lui apportent envers et contre toute légalité.

http://www.senclip.net/video/Illuminati-New-world-Order



Une correspondance particulière


NB : Le complot contre la Côte d'Ivoire est donc une conspiration de la Franc-maçonnerie et de l'Ordre des Illuminatis. Pourquoi ? C'est un mystère complet. Même si nous en devinons quelques explications d'ordre spirituel et économique. Cette guerre qui va être menée à la Côte d'Ivoire dans un proche avenir par la France et l'ONUCI a une dimension spirituelle insoupçonnée. Ivoiriennes et Ivoiriens, la seule véritable façon de les vaincre (et nous les vaincrons !), c'est la repentance sincère, le jeûne et la prière.


Que DIEU garde et bénisse la Côte d'Ivoire !

mercredi, 08 décembre 2010

CHRISTIAN PREDA : "DES OBSERVATEURS DE L'UE ONT REÇU DES MENACES DE MORT"


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Dans une interview exclusive à jeuneafrique.com, le chef de la mission des observateurs de l'Union européenne, Christian Preda, évoque les points de tension entre son institution et la Commission électorale indépendante (CEI), dont il a dénoncé « l'opacité » et les « obstructions » à plusieurs reprises depuis le premier tour de l'élection présidentielle.

Jeuneafrique.com : Y a-t-il eu une différence fondamentale entre la préparation du premier tour et celle du second ?

Christian Preda : Bien sûr. Il y a d'abord une différence étonnante dans la campagne. Le ton s'est durci, du moins jusqu'au débat télévisé entre les deux candidats. Il y a eu des confrontations dans les rues qu'on n'avait pas vues lors du premier tour. En ce qui concerne notre observation, il y a aussi un changement. Nos observateurs se sont vu refuser l'accès aux stages de formation des membres des bureaux de vote. Nous n'avons pas eu de garantie quant à la publication de procès-verbaux de dépouillement dans chaque bureau de vote. Il n'y a pas une procédure bien établie qui est mise en place et cela nous préoccupe. Par ailleurs, nous avons malheureusement enregistré un incident très regrettable dans la région très stratégique de Yamoussoukro. Nos observateurs ont reçu des menaces de mort, ce qui nous a poussés à les extraire de là-bas.

Est-ce qu'on peut dire qu'il y a de vrais conflits de fond entre les observateurs de l'Union européenne et la Commission électorale indépendante (CEI) ?

C'est surprenant, parce que nous avons un accord de coopération avec cette institution. C'est sur la base de cet accord que sous sommes en droit de suivre toutes les étapes. Quand nous voyons qu'ici ou là, nos observateurs sont empêchés de travailler et quand la Commission invoque leur supposée « arrogance », nous sommes un peu inquiets.

Vous avez dénoncé, lors du premier tour, la lenteur dans la proclamation des résultats. Comment l'analysez-vous, avec le recul ?

L'une des causes de ces retards est le manque de procédure clairement définie. Pour le second tour, une circulaire a été rédigée. Elle gère de manière très claire le traitement des procès-verbaux, des bureaux de vote au niveau national, en passant par les commissions électorales locales, départementales et régionales. Elle gère également le traitement et le suivi des bulletins ainsi que la gestion des résultats. C'est ce qui manquait au premier tour.

L'atmosphère qui entoure le second tour est tendue. Comment éviter la catastrophe ?

L'attitude responsable des candidats lors du débat télévisé est un signe encourageant. J'espère qu'elle prévaudra à tous les niveaux. Il suffit pour cela qu'au-delà de l'expression du vote, les institutions fassent leur travail et que les candidats acceptent avec dignité le verdict des urnes, sans jouer le jeu de la défiance envers ces institutions.


Source: JEUNE AFRIQUE

lundi, 06 décembre 2010

LES REVELATIONS DE WIKILEAKS PROFITENT A ISRAËL


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Le ministre turc de l'Intérieur Besir Atalay a estimé jeudi qu'Israël semblait avoir "tiré profit" de l'impact des documents diplomatiques américains publiés par le site internet Wikileaks. "Il faut analyser pourquoi cela s'est produit, qui l'a fait et pourquoi, qui en a tiré profit et qui en a été la victime", a affirmé M. Atalay en réponse à la question d'un journaliste sur les bénéficiaires des fuites organisées par Wikileaks.

"Il nous semble que le pays qui (...) n'est pas beaucoup mentionné, en particulier au Proche Orient, ou que ce développement semble favoriser est Israël (...) C'est comme cela que je le perçois, quand je regarde le contexte, qui profite et qui est victime", a-t-il déclaré.

Le ministère des Affaires étrangères a mis en place une équipe pour analyser l'incident, a ajouté le ministre. Un cadre du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) au pouvoir a avait déjà pointé du doigt Israël mercredi. "Il faut voir quel pays est satisfait (des fuites). Israël est extrêmement satisfait", a déclaré le vice-président de l'AKP Hüseyin Celik, cité par l'agence de presse Anatolie.

Les relations entre la Turquie et Israël, autrefois alliés stratégiques, connaissent de vives tensions depuis l'offensive israélienne menée fin 2008/2009 contre la bande de Gaza contrôlée par le mouvement islamiste Hamas. Elles se sont encore détériorées après l'assaut donné par l'armée israélienne contre une flottille d'aide humanitaire à destination de Gaza, qui s'est soldé par la mort de neuf Turcs le 31 mai.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé lundi "qu'Israël n'avait subi aucun dommage" après la publication des câbles diplomatiques.


Source: LE PORTAIL JUIF FRANCOPHONE

COTE D'IVOIRE: BAN KI MOON, UN BON Y-VOIT-RIEN


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Dès que vous parlez d'élections en Afrique, les esprits les plus clairvoyants des civilisations occidentales échappent difficilement à l'idéologie et aux préjugés sectaires. Mais le plus grave, c'est que les journalistes ou politiques européens véhiculent une certaine idée de la pratique du droit, qui, ma foi, est toute contraire à l'idéologie de progrès chez les Africains. Un cas d'école vient de surgir : La Côte-d'Ivoire.

L'illusoire démocratie

Si les uns et les autres veulent galvauder l'histoire du peuple africain en matière d'organisation de la cité, de sa structuration, de son fonctionnement, alors il convient pour comprendre l'histoire de chaque peuple, de faire un bond dans sa société antique, celle qui est à l' originede la pensée cognitive structurée. Ceux qui tendent à donner des leçons au peuple ivoirien se sont-ils plongés, un tant soit peu, dans l'histoire et l'historicité du problème politico-ethnique ? Aujourd'hui, les voix s'élèvent pour fustiger une certaine manière de se conduire dans la démocratie en Afrique. Pourquoi le cas de la Côte-d'Ivoire suscite tant de convoitises et de hantises ?

Les puissances occidentales, à travers leurs lobbies, tendent à propager une absence de codification du Droit dans l'Afrique néocoloniale. Et pourtant, nul n'ignore que l'organisation des élections ivoiriennes est le résultat d'un large consensus et repose sur un code propre à tous les peuples : la Constitution ! C'est à dessein, parce que c'est un vieux combat historique qui s'agite depuis l'aube des temps, que l'on s'acharne à ne pas reconnaître aux Africains un droit à leur histoire, un droit à leur civilisation, un droit à leur culture, un droit à leurs libres élections, sans être sujets aux jugements et aux procès.

Pourquoi toutes ces voix qui s'élèvent aujourd'hui contre Gbagbo ne se sont-elles pas faites entendre sous d'autres cieux, en mal avec la démocratie ? Pourquoi les médias français ne se sont-ils pas faits l'écho de toutes les exactions dont sont victimes les Africains au quotidien ? Pourquoi ce secrétaire de l'Onu n'a -t-il pas condamné des victoires réellement truquées en Afrique ? Pourquoi lui est-il difficile d'admettre que dans toute démocratie, seul un organe de droit, à savoir le Conseil constitutionnel, peut valider ou invalider les résultats d'élections ? Pourrait-il admettre qu'il y a eu un délai de forclusion, et que selon la Constitution ivoirienne, passé le délai, seul cet organe institutionnel était habilité à publier les résultats ? Durant deux jours, où était passé le président de la CEI -commission électorale indépendante- avec les procès verbaux ? Tout cet angélisme de la communauté internationale qui se réveille sur le tard, fait simplement honte et nous réduit, peuples africains, en simple mendiants du droit d'exister.

Laurent Gbagbo n'est-il pas à l'image d'un certain Willem Amo, philosophe de la Gold Coast (actuel Ghana) qui fut banni par ses pairs européens pour avoir dit être le précurseur de la pensée historique africaine ? Oui, Alassane Ouattara a une épouse blanche, de surcroît une française. Cette simple contingence l'amnistie-t-il de tout précédent en Côte-d'Ivoire ? Ce qu'elle tend à oublier, cette communauté internationale, c'est que, sous d'autres cieux, Alassane Ouattara ferait l'objet d'un mandat d'arrêt, pour incitation à la haine raciale et tribale. Ces pacifistes de la nouvelle aube n'ont pas condamné, à une certaine période, ce qui s'est passé en Côte-d'Ivoire : un pouvoir légitime et légal qui s'est fait attaquer par les armes. Certains auteurs de ces forfaits jouissent d'ailleurs bonnement de l'asile politique dans certaines capitales occidentales.

Le combat du peuple ivoirien est celui de tout un continent, d'une civilisation jetée aux orties. Tout comme les Noirs portent tous les maux de la terre, il en a été de même en ce qui a concerné l'émergence de la pensée africaine ; on n'a pas reconnu aux philosophes et penseurs noirs la paternité d'être les précurseurs de la modernité et de la société évolutionniste. Hegel en son temps écrivait : « l'esprit égyptien s'est révélé comme enclos dans les caractères particuliers, comme amené en ceux-ci bestialement, mais aussi s'y mouvant dans une agitation sans fin».

Quand bien même, on ne serait pas passionné d'histoire, il nous revient, par rapport à la marginalisation tous azimuts de l'Afrique dans la civilité moderne, que si elle l'est aujourd'hui, ce n'est pas faute d'avoir pensé autrefois. C'est simplement parce qu'on veut confiner les Africains dans la pensée unique. Cette pensée unique s'établit dans une forme d'establishment normatif : médias, armes, argent...

Nul ne saurait être aveugle devant les Institutions qui régissent la Côte-d'Ivoire: Code électoral, Constitution etc. Si l'Onu décide aujourd'hui de faire preuve de bon sens, qu'elle déloge donc tous les dictateurs qui se sont emparés du pouvoir en Afrique! Que l'Onu aille dans tous les paradis fiscaux dénicher les biens mal acquis! Alors, nous croirons que ce « machin», comme l'appelait De Gaulle, sert bien à quelque chose.

Laissez les africains écrire leur histoire

Dans le domaine des droits humains, des libertés, dont le monde entier célèbrera la déclaration universelle ces jours, l'imposture et l'hibernation ne sont pas moins dévastatrices. Parce que pour la plupart des intellectuels, critiques et politiques occidentaux, être africain est synonyme de "primitif", vu que l'expression des libertés fondamentales, chez les Noirs d'Afrique, se manifeste par la violence et la brutalité. Si la violence semble traduire l'expression d'une accession à l'indépendance, toutes les parties belligérantes sont alors au même niveau. Puisque face à la violence des peuples insurgés, la réponse s'est faite par la violence.

Vivre, prouver qu'on a des droits suppose, dans cet unilatéralisme mondial, s'affirmer derrière un masque occidental. Que veut dire aujourd'hui pour un Occidental démocratie ou droits humains ? C'est l'affirmation aux peuples primitifs d'Afrique, la marque à suivre, le modèle unique, vers la norme suprême du beau, le modèle européen : l'illusion démocratique !

Une attention jetée sur la manière dont sont traités les problèmes des droits tant civiques que politiques en Afrique démontre, à n'en plus douter, que le modèle importé de liberté est celui que l'Afrique doit impérativement chanter, y compris avec ses intellectuels.

Ce qui, fort malheureusement, était la chasse gardée de l'intelligentsia dans notre société , à savoir les libertés, est aujourd'hui un champ de ruines ; parce que les détenteurs des savoirs, qui croyaient être les héritiers naturels du monde politique, sont passés à côtés de leur mission : celle de donner une orientation concertée. Il ne s'agit pas dans le cas espèce, de faire de Gbagbo un saint ou de penser que seule la dimension morale suffit à faire d'un homme politique,un véritable gardien des droits humains. Il s'agit plutôt, à mon avis, de redonner à la pensée politique, une physionomie humaine.

La classe politique africaine moderne dénonce, et cela est d'actualité, cette manière de vouloir penser le monde et de penser à la place du monde. Il faut qu'un droit, s'il est valable, soit le même pour tous: le respect des Institutions par la communauté internationale. Il n'appartient plus aux Africains, après tant d'années d'impostures et de falsification de l'histoire des libertés, de rester sous le joug de l'exploitation mercantiliste et dévotionnelle.



Aimé Mathurin Moussy in Agoravox le 4 décembre 2010

mercredi, 01 décembre 2010

WIKILEAKS ET ISRAËL : LE DOSSIER

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WikiLeaks : Israël s'en tire "à bon compte"

Un haut responsable israélien a estimé aujourd'hui qu'Israël "s'en tire à très bon compte" après avoir craint de sérieux embarras du fait des révélations des documents diplomatiques américains par le site WikiLeaks.

"Nous nous en tirons à très bon compte", a déclaré un haut responsable gouvernemental qui a requis l'anonymat en réaction aux publications faites jusqu'à présent par le site, sans préjuger ce qui pourrait être la suite.

Ces révélations "démontrent qu'Israël n'a pas un double langage et dit en privé ce qu'il dit en public" concernant la nécessité d'agir contre la menace d'un armement nucléaire iranien, a-t-il précisé. "Il s'avère que tout le Moyen-Orient est terrifié par la perspective d'un Iran nucléaire. Les pays arabes poussent les Etats Unis à une action militaire de manière bien plus effrénée qu'Israël", a-t-il estimé.

Les Etats-Unis ont été très fortement incités à la fermeté à l'égard de l'Iran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme nucléaire, à la fois par Israël et les pays du Golfe, le roi d'Arabie saoudite soutenant même l'option militaire, selon les documents de WikiLeaks.

Israël a cherché l'appui de l'Egypte et du Fatah pour son offensive à Gaza (WikiLeaks)

Israël a tenté d'obtenir l'appui de l'Egypte et du mouvement Fatah du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à son opération contre la bande de Gaza sous contrôle du Hamas à la fin 2008, selon des documents de WikiLeaks, publiés dans la presse israélienne lundi.

Le ministre de la Défense israélien Ehud Barak a informé une délégation du Congrès en 2009 qu'Israël avait été en contact avec l'Egypte et l'Autorité palestinienne avant le lancement de l'offensive "Plomb durci", selon un câble diplomatique de l'ambassade des Etat Unis à Tel-Aviv, cité par le site.

"Barak a expliqué (à la délégation) que le gouvernement israélien avait eu des consultations avec l'Egypte et le Fatah, leur demandant s'ils sont prêts à prendre le contrôle de la bande de Gaza après que le Hamas aura été défait", indique le câble.

"Barak a reçu une réponse négative, ce qui n'a rien pour surprendre", est-il précisé dans ce texte.

Le câble fait par ailleurs mention de la poursuite du "dialogue" entre Israël d'une part, l'Egypte et le Fatah de l'autre au cours de l'opération.

Le mouvement Hamas, vainqueur aux élections législatives palestiniennes de janvier 2006, a pris le pouvoir dans la bande de Gaza lors d'un coup de force en juin 2007 délogeant les forces loyales au Fatah du président Mahmoud Abbas après une semaine d'affrontements meurtriers.

La bande de Gaza a été un an et demi plus tard la cible d'une offensive dévastatrice de l'armée israélienne (décembre 2008/janvier 2009), qui a fait 1.400 morts palestiniens, selon des sources médicales palestiniennes, et treize morts israéliens.

Wikileaks : les Etats-Unis ont empêché Israël d'attaquer l'Iran

Quand le roi Abdallah d'Arabie saoudite demande une frappe contre Téhéran et quand l'Autorité palestinienne refuse finalement de prendre le pouvoir à Gaza que lui propose les Israéliens avant l'offensive « plomb durci ».

 

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Barack Obama a prévenu le gouvernement israélien que certaines informations contenues dans les 251.287 télégrammes diplomatiques du Département d'Etat et des ambassades américaines rendues publiques par Wikileaks risquaient de perturber les relations israélo-américaines. En fait, les informations en question sont plus embarrassantes pour Washington que pour Jérusalem.

Il y a bien sûr l'anecdotique. Nicolas Sarkozy est surnommé « l'empereur sans vêtement ». Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est traité « d'Hitler » et le comportement du chef de l'Etat afghan, Hamid Karzai, est « dicté par la paranoïa ». Pour ce qui est de la diffusion des documents diplomatiques adressés depuis l'ambassade américaine de Tel-Aviv à l'administration Obama, elle met en évidence les divergences dans la perception du problème iranien. Nos articles sur Slate.fr, fondés sur des informations confidentielles, avaient fait état des pressions qu'Israël maintenait sur les Etats-Unis pour les persuader de la nécessité d'une frappe préventive contre les installations nucléaires de Téhéran et des pressions américaines en retour pour empêcher ces frappe. Nous avions mis en avant les évaluations du ministre de la Défense Ehud Barak, faites en 2009, sur l'existence d'une fenêtre de tir dans les 18 mois ainsi que sa réflexion : « Le destin du monde repose sur l'arrêt du programme iranien. »

Les documents publiés révèlent la teneur du câble envoyé par l'Ambassade des Etats-Unis sur l'année 2010 qui est, selon elle, l'année critique pour faire face à la menace nucléaire de la République islamique. Une véritable leçon de science politique leur a été donné par Ehud Barak. Le ministre de la Défense a conseillé une attitude ferme à l'égard de la Corée du Nord car toute faiblesse face à Kim Jong-il sera considérée comme un encouragement par des Iraniens qui ne manqueront pas de considérer les américains des « tigres de papier », termes intégralement repris par les diplomates américains dans leur câble.

Le site WikiLeaks dévoile aussi l'intervention du général Amos Yadlin, chef des renseignements militaires, qui a prévenu les américains « qu'Israël ne peut sous-estimer l'Iran parce qu'il n'est pas question de subir une surprise égale à celle du 11 septembre 2001 ». Il dévoile les techniques et l'armement américain que que voulait utiliser Israël lors de son intervention militaire. Tsahal avait songé à utiliser 24 bombes avec pénétrateur BLU-113 et 24 bombes dotées d'un pénétrateur BLU-109 à guidage laser GBU-109 pour causer des dégâts significatifs aux trois principaux centres nucléaires iraniens Natanz, Arak et Ispahan. Le secrétaire d'Etat américain à la défense Robert Gates s'oppose, selon ces documents, à toute frappe israélienne qui n'aurait pour conséquence selon lui que de retarder le programme iranien de quelques mois. Israël a par ailleurs reçu une injonction de cesser « toute allégation selon laquelle le gouvernement américain aidait Israël à se préparer à une attaque contre l'Iran ».

Les documents relatent les minutes de la réunion à Jérusalem, le 1er décembre 2009, entre Amos Gilad, directeur des affaires politico-militaires au ministère israélien de la défense, et Ellen Tauscher, sous-secrétaire d'Etat américaine qui précise la scène : « Gilad dit qu'il n'est pas certain que l'Iran ait décidé de fabriquer une arme nucléaire, mais que l'Iran est déterminé à avoir l'option d'en construire une. La diplomatie du président Barak Obama avec l'Iran est une bonne idée mais il est bien clair que cela ne marchera pas ».

Selon les documents WikiLeaks, l'ambassade de Tel-Aviv a aussi communiqué ses entretiens avec le chef du Mossad, Meir Dagan, le plus pessimiste des dirigeants israéliens sur le problème iranien mais qui acceptait malgré tout le principe de sanctions et d'opérations clandestines pour déstabiliser l'Iran. Dagan a déclaré qu'Israël et les Etats-Unis pourraient « changer le régime au pouvoir en Iran en suggérant l'exploitation des points faibles du pays tels que le chômage et les taux d'inflation élevés, ainsi que et l'opposition des citoyens iraniens à une implication croissante de leur gouvernement auprès du Hamas palestinien ». Meir Dagan souligne à plusieurs reprises que l'Iran laisse croire à la possibilité de négociations pour gagner du temps afin d'obtenir, en 2010-2011, la capacité technologique de fabriquer une arme nucléaire.

Les documents font aussi état de l'attitude russe sur le dossier iranien qui, selon un télégramme américain daté de novembre 2009, représente un « mystère ». Les Israéliens n'ont pourtant pas ménagé leurs efforts, grâce à Avigdor Lieberman, pour rallier la Russie à la diplomatie occidentale sur l'Iran. Les tractations viennent d'être mises à nu. Lors de son entretien avec Ellen Tauscher, Amos Gilad « a expliqué que Moscou avait demandé des livraisons de drones israéliens sophistiqués en échange de l'annulation de la vente des S-300 (missiles anti-aérien) à Téhéran ». Le diplomate israélien avait ajouté que « les Russes reconnaissaient leur retard technologique sur les drones, et qu'ils sont prêts à payer un milliard de dollars pour la technologie israélienne sur ces appareils. Il a répété qu'Israël ne fournirait pas sa technologie la plus récente, expliquant qu'elle se retrouverait probablement entre les mains des Chinois ».

Enfin, le site rapporte la teneur d'un câble de l'ancien ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, Adel al-Jubeir, rappelant les « exhortations fréquentes du roi aux États-Unis pour attaquer l'Iran et mettre ainsi un terme à son programme d'armes nucléaires. Il vous demande de couper la tête du serpent ».

La « faiblesse » de l'Autorité palestinienne

La révélation de documents israélo-américains ne concerne pas uniquement l'Iran. L'ambassade américaine fait ainsi état de discussions entre Israël et l'Autorité palestinienne pour coordonner une action commune contre Gaza comme le souhaitait l'ancien homme fort de Gaza, Mohammed Dahlan, qui piaffe d'impatience pour en découdre avec le Hamas. Il est établi que ni l'Autorité palestinienne et ni l'Egypte n'ont finalement pas voulu se « mouiller » pour reprendre le contrôle de la bande de Gaza.

A à l'occasion d'une réunion en juin 2009 avec une délégation du Congrès américain, le ministre de la Défense Ehud Barak avait affirmé que le gouvernement israélien « avait consulté l'Egypte et le Fatah avant l'opération Plomb durci pour leur demander s'ils étaient prêts à assumer le contrôle de Gaza une fois le Hamas vaincu ». Nous avions évoqué dans plusieurs articles la collusion entre Israël, l'Autorité palestinienne et l'Egypte pour une action commune contre le Hamas. Mais les documents publiés par WikiLeaks représentent les preuves tangibles d'un tel arrangement. Dans ce même document, Ehud Barak soulignait que « l'Autorité palestinienne était faible et manquait de confiance en elle ».

De nouveaux documents vont évidemment faire surface qui laissent assez sereins les dirigeants israéliens. Ils estiment qu'ils ont toujours fait preuve de transparence quand il ne s'agissait pas de fuites volontaires. Jérusalem considère même que Wikileaks met en évidence la position ambiguë et hésitante de Barack Obama par rapport aux agissements dangereux de la Corée du nord et de l'Iran.

Jacques Benillouche

WIKILEAKS : révélations sur le MOYEN-ORIENT

Les révélations du site Wikileaks ont déclenché une véritable tempête et de nombreux pays craignent d'être directement visés par les informations qui sont divulguées par les médias. Aux Etats-Unis et dans un certain nombre d'autres Etats, on attendait avec anxiété la publication, dimanche soir, de nouveaux dossiers, parmi plus de trois millions de documents. Il s'agit notamment de courriers envoyés par des ambassades américaines à travers le monde au cours de ces dernières années.

Parmi les nombreuses citations figurant dans ces documents, on peut mentionner les déclarations du président égyptien sur le Premier ministre Binyamin Netanyahou. Il aurait confié qu'il le considérait comme un homme élégant et raffiné mais aurait ajouté qu'il ne tenait jamais ses promesses. Netanyahou aurait pris connaissance personnellement de ces critiques.

Aux Etats-Unis, la Maison Blanche a publié les premières réactions du président qui a bien entendu dénoncé avec vigueur ces « fuites ». Barack Obama aurait déclaré : « J'approuve la diplomatie ouverte et responsable mais cette opération est tout à fait contraire à ces principes et je la considère comme irresponsable et dangereuse ». Il a ajouté : « A partir de documents volés, le site met en danger non seulement les droits de l'homme mais également la vie et le travail de nombreuses personnes qui travaillent dans ce domaine ».

Parmi les innombrables informations révélées au large public, on peut relever par exemple celle qui indique que 2010 était considérée par les experts comme une année décisive pour le dossier iranien. En juin 2009, le ministre de la Défense Ehoud Barak aurait déclaré à une délégation de congressistes américains en visite en Israël qu'il ne restait au monde que six à dix-huit mois pour empêcher Téhéran de se procurer l'arme nucléaire.

On apprend aussi qu'Israël aurait tenté d'encourager une révolution en Iran. Et puis, on découvre que certains pays arabes auraient fait pression sur les Etats-Unis pour que ceux-ci attaquent l'Iran : le roi Abdallah d'Arabie Saoudite, par exemple, aurait demandé aux Américains à plusieurs reprises de lancer une offensive contre l'Iran afin de mettre un terme à son programme nucléaire. Il aurait dit qu'il fallait « couper la tête du serpent » lors d'une rencontre avec le général américain David Petraeus en avril 2008.

Mais le souverain saoudien ne serait pas le seul chef d'Etat arabe à avoir privilégié cette solution : le même appel aurait été lancé depuis la Jordanie et le Bahreïn dont les dirigeants auraient eux aussi envisagé l'option militaire. Quant au Prince héritier de l'émirat d'Abu Dhabi, Mohammed bin Zayed, il aurait confié à ses interlocuteurs américains qu'il craignait qu'Ahmadinejad ne conduise la région à la guerre. Il aurait ajouté qu'il ne lui faisait aucune confiance, et qu'il était trop jeune et trop agressif.


Source: LE PORTAIL JUIF FRANCOPHONE

13:21 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique, Informations diverses, Israël, Monde, Technologie, Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : monde, israël, wikileaks, états-unis d'amérique, iran | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 23 novembre 2010

AFFAIRE KARACHI : L’EXECUTIF FRANÇAIS RATTRAPE PAR SES PRATIQUES MAFIEUSES

 

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Affaire Karachi: les derniers rebondissements

L'affaire Karachi a connu de nouveaux rebondissements ces derniers jours. LEXPRESS.fr résume les épisodes précédents pour éviter que vous soyez lâchés.


Pour tout comprendre sur l'affaire Karachi, consultez cet article ainsi que celui-ci.

Lorsque l'ancien ministre de la Défense Charles Millon dévoile, le jeudi 18 novembre, avoir eu connaissance de l'existence de rétrocommissions dans le cadre de l'affaire Karachi, le dossier prend une nouvelle tournure. Surtout lorsqu'il explique avoir reçu l'ordre du président Chirac de mettre fin aux commissions potentiellement à l'origine de versements occultes.

Dès lors, c'est tout l'entourage politique de l'ancien président de la République qui se trouve dans le collimateur du juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke, en charge du volet financier du dossier.

Villepin prend les devants et attaque Sarkozy

A peine mis en cause, l'ancien Premier ministre, et secrétaire général de l'Elysée à l'époque des faits, sort de son silence et répond favorablement à l'"invitation" du juge Van Ruymbeke. Sur TF1, il corrobore les déclarations de Charles Millon, à savoir l'existence de possibles rétrocommissions frauduleuses en marge du contrat franco-pakistanais. "Il y avait des commissions qui revenaient vers la France vers des personnalités politiques ou non politiques qui, elles, étaient totalement illégales", affirme-t-il alors. Ce dernier ajoute dans la foulée que le président Chirac a bel et bien demandé en 1995 de mettre fin aux "contrats qui pouvaient donner lieu à des rétro-commissions".

A travers ces déclarations, Villepin met implicitement en cause la responsabilité de l'ancien gouvernement Balladur et notamment celle de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget et porte-parole de la campagne présidentielle de 1995 du dernier Premier ministre de François Mitterrand.

Nicolas Sarkozy réplique aussitôt

Depuis le sommet de l'Otan à Lisbonne, le chef de l'Etat ne tarde pas à réagir. Dénonçant "une polémique qui n'a pas lieu d'être", il assure que l'Etat communiquera tous les documents sur ce dossier "en temps et heure". De son côté, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, répond au meilleur ennemi du président, condamnant "ceux qui n'ont d'autre préoccupation que d'impliquer le chef de l'Etat, par une succession d'insinuations, dans une affaire qui ne le concerne en rien".

Depuis, Dominique de villepin a quelque peu édulcoré son propos. Tout en réaffirmant ce dimanche sur TV5 Monde l'intervention du président Chirac s'agissant de l'arrêt du versement des commissions, il a toutefois nuancé ses accusations en précisant qu'il n'y avait "pas de preuve formelle de rétrocommissions" vers la France. Mais son audition aura bel et bien lieu, dans la semaine. Me Metzner, son avocat, l'a confirmé ce lundi.

Juppé sollicité à son tour

Le 18 novembre, Alain Juppé ne figurait pas dans la liste des potentiels auditionnés. Mais ce dimanche, les familles des victimes, représentés par l'avocat Me Morice, ont signifié leur souhait de voir l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac interrogé par le juge Van Ruymbeke.

En tant que chef du gouvernement, Alain Juppé ne pouvait ignorer, dans l'hypothèse de l'existence de rétrocommissions illicites, l'ordre présidentiel de stopper ces commissions. Selon l'avocat de la partie civile, Alain Juppé pourrait également faire la lumière sur une autre révélation de Charles Millon. Celui-ci avait en effet précisé à Renaud Van Ruymbeke que des membres du cabinet de son prédécesseur, François Léotard, avaient été soumis à des écoutes téléphoniques.

Fillon refuse la perquisition des locaux de la DGSE

Le contenu de ces écoutes, ainsi que d'autres preuves potentielles, ne seront justement pas dévoilés dans l'immédiat. Ce lundi après-midi, François Fillon a fait savoir qu'il ne pouvait pour l'heure autoriser la perquisition des locaux de la DGSE, et donc faire suite à la demande en ce sens du juge Van Ruymbeke, déposée le 18 novembre.

Le Premier ministre invoque son incompétence décisionnelle pour justifier cette décision. "La déclassification temporaire de tout ou partie des locaux de la DGSE (...) ne peut recueillir mon accord", a-t-il expliqué. En outre, le chef du gouvernement invoque l'avis défavorable émis par le président de la Commission consultative du secret de la défense nationale" (CCSDN).

Pour en savoir plus sur les raisons juridiques de ce refus, cliquez ici.

Une nouvelle mission parlementaire sera-t-elle ouverte?

Cette hypothèse est envisageable. Jean-François Copé a ce lundi évoqué la possibilité de réouvrir une nouvelle enquête parlementaire, à défaut de réouvrir la précédente, close en mai.

Bernard Cazeneuve, le rapporteur PS de la première mission parlementaire, qui avait déjà exprimé ce souhait en octobre,y est toujours très favorable. Jean-Marc Ayrault, patron des députés PS, a ainsi exhorté le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, d'accéder à cette demande.


Source: LEXPRESS.FR

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vendredi, 05 novembre 2010

10 BONNES RAISONS DE NE PAS SE MARIER : YAHOO INCITE A VIVRE DANS LE PECHE



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Cette image a été capturée depuis le site de « Yahoo ».


Votre copine vous traîne tous les ans au salon du mariage ? Vos parents vous demandent sans cesse « alors, c'est pour quand ? » La concierge veut savoir si vous ferez des enfants hors mariage ? Voici quelques arguments à leur mettre sous le nez, qui prouvent que le no-mariage, c'est l'avenir du couple ... (Article lu sur Yahoo).


1. ÇA COÛTE TRÈS CHER !

Entre le traiteur, le photographe, la salle, le feu d'artifice (soyons fous !), le prix d'un mariage moyen est difficile à évaluer, mais va vite atteindre un nombre à 4 chiffres... Ne préférez-vous pas garder cette somme pour un achat immobilier, ou une croisière aux Caraïbes ?


2. C'EST OUT !

Les couples mariés-et-fiers-de-l'être, ce n'est plus à la mode ! Trop plan-plan, les femmes du troisième millénaire ne sont plus des épouses suiveuses, elles s'assument, s'autofinancent, s'autogèrent, donc « s'auto-nomment »... Regardez les couples phares des années 2000 : Angelina Jolie et Brad Pitt, Vanessa Paradis et Johnny Depp, Charlotte Gainsbourg et Yvan Attal ... Pas besoin d'être passés devant le maire pour s'aimer !


3. C'EST STRESSANT !

Seule une personne étant elle-même passée devant M. le maire peut comprendre l'état de stress qui anime les futurs mariés (enfin, surtout la mariée...). Oui, choisir entre vert d'eau et vert émeraude mérite une réflexion d'une semaine, avec liste des pour et contre à la clé. Oui, mettre tonton Jacques à coté de Marie-Odile peut friser l'incident diplomatique. Au final, beaucoup de stress, de prises de tête avec son chéri pour des détails qui n'en valaient pas la peine. Si vous côtoyez une future mariée, glissez le classeur-démo des nappes sous le canapé et faites-lui une tisane, elle en a besoin...


4. C'EST INFANTILISANT !

Les repas entre parents et beaux parents tous les dimanches sous prétexte que « notre merveilleux fils épouse votre si charmante fille » et surtout que « vu qu'on paie, on peut quand même donner notre avis » sont à proscrire. Si vous dormez dans votre ancienne chambre de jeune fille, et le fiancé dans la chambre d'amis, ne vous étonnez pas de votre baisse de libido. De plus, votre image de jeune avocate indépendante et brillante en prend un coup quand maman vous beurre les tartines au réveil... Un conseil simple : Si on veut se marier, c'est qu'on est grand. Donc si on est grand, on assume et on paie tout seul, sans papa-maman.


5. TOUT ÇA POUR UNE JOURNÉE...

« Je me marie en 2018, tu es libre ? ». J'exagère à peine : la plupart des couples compte un voir deux ans entre la demande officielle, le moment où ils se disent « Banco, tu es la femme de ma vie ! » et le fameux « oui, je le veux » avec échange des alliances. Sachant que cette journée, vous n'en profiterez pas un instant (cf. points 3,4,5 et 7). 365 jours, voir 730 pour les moins pressés, où vous auriez pu, au lieu de courir après le DJ-photographe du siècle, apprendre le chinois, avoir une promotion, ou... rencontrer un mec mieux !


6. ÇA COUPE LA LIBIDO !

Les essayages chacun de son côté, le stress, les heures de démarches, les discussions stériles à négocier le plan de table, vous n'avez plus d'énergie. Et certainement pas pour un petit câlin coquin le soir. A ce rythme-là, vous ne saurez même plus comment faire l'amour le soir de la nuit de noces (ou vous serez tellement épuisés que vous la passerez à ronfler) !


7. QUOI QU'ON FASSE CA N'IRA PAS !

Sous prétexte que papa et maman ont mis la main au porte-monnaie (cf. point 4...), ils critiquent tout. Eux, mais aussi tata Jeannine qui ne digère pas les crevettes, votre cousine de 14 ans qui râle d'être à la table des enfants, les collègues de votre mari qui n'aime pas la musique du DJ... Devant vous, tout le monde vous trouve sublime, mais vous avez entendu quelqu'un dire que la robe vous boudinait ! C'est comme ça, vous êtes censés avoir donné le meilleur de vous-mêmes (cf. points 3 et 5), ce n'est pas drôle de pointer les réussites ! Les gens aiment bien cancaner, pointer les choses bancales, c'est le syndrome langue de vipère, qui se répand vite dans les mariages !


8. ÇA FAIT GROSSIR !

Le vrai ennemi de la mariée, ce n'est pas la belle-mère ou la collègue sexy du fiancé, mais le test du traiteur... pour choisir la pièce montée, il faut goûter toutes les crèmes pâtissières et choux possibles. Il faut également tester les amuses bouches du vin d'honneur, les viandes en sauce, les vins, les fromages, ... Autant commander une robe deux tailles au-dessus !


9. LE CHOIX D'UN TÉMOIN EST PROBLÉMATIQUE

Oui, il y a Sophie, votre amie d'enfance à qui vous aviez juré qu'elle serait témoin quand vous aviez 11 ans. Mais Nadia, votre collègue qui vous a hébergé lors de votre première dispute avec Chéri n'a-t-elle pas aussi gagné son droit à être témoin ? Et votre sœur cadette - qui en plus vous a présenté votre futur époux ? Du coup, votre sœur aînée devrait aussi l'être pour ne pas faire de jalouses. Mais Stefen, votre ami garçon qui vous a aidée à séduire Chéri, Claudia votre cousine qui elle, vous avait choisi comme témoin et Karen, votre boss, sont aussi persuadés que vous allez les choisir... Un truc à se fâcher avec tout le monde, cette histoire de témoins.


10. ÇA VA SE TERMINER EN DIVORCE...

Voici des statistiques qui ne vont pas plaire aux futurs mariés : un mariage sur trois se termine par un divorce, un sur deux à Paris ! « Oui, mais pas nous ! » Va vous répondre le jeune couple en se regardant comme des jambons les mains entrelacées... N'empêche, regardez bien autour de vous : vous avez participé à trois mariages cet été ? Dans quelques années, ce ne sera peut-être plus Julie et Nicolas, mais JulieMax, Julie et Mathilde, ou Julie-la-célibataire, etc.



NOTE :


Tiens,Tenez, donc !

« Yahoo » n'en est pas à son coup d'essai afin de détruire les « valeurs familiales ». Voici un autre article du genre concernant les 10 bonnes raisons d'embaucher une « maman solo ( comprendre une femme divorcée ou pire une femme ayant eu des relations hors mariage) ». Cet article est une incitation à la discrimination envers les femmes mariées.

D'ailleurs On retrouve la perle suivante : « Laure Adler et Stefann Boldmann insiste d'ailleurs sur ce point : les femmes célibataires sont plus créatives que les femmes en couple ». Mais bien sûr Laure Adler et Stefann Boldmann n'effectuent absolument pas un travail de sape des valeurs morales pour le compte d'un lobby-qui-n'existe-pas.

L'autre jour c'était : « dix bonnes raisons de ne pas avoir d'enfants »
Aujourd'hui : « dix bonnes raisons de ne pas se marier »
Demain : « dix bonnes raisons pour devenir homosexuel »
Après : « dix bonnes raisons pour devenir zoophile »
Ensuite : « dix bonnes raisons pour devenir cannibales »
Enfin : « dix bonnes raisons de se suicider »

Moi : « une bonne raison de ne pas regarder yahoo.com »

« Yahoo » pue l'« insanité » !

Que les « homos » écoutent leurs maitres a penser via « Yahoo » et ne ce marient pas alors. Ah zut le mariage pour les « homos » et la débauche pour les tièdes.



Cordialement,
Appolinaire Noël KOULAMA

05:47 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde, Web | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : monde, mariage, yahoo, dégénérescence morale, disparition des valeurs traditionnelles, non-mariage, divorce, célibat | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |