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vendredi, 23 juillet 2010

IL NE FAUT PAS FRAPPER L'IRAN

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PHOTO : AP, JPOST

Une frappe israélienne sur les infrastructures nucléaires iraniennes n'aura pas l'effet escompté. Selon un think-tank britannique, une opération militaire n'empêchera pas Téhéran de se doter d'armes nucléaires, rapportait l'agence de presse Reuters, jeudi.

Pour le Groupe de Recherche Oxford, toute action militaire devrait même être évitée. "Une attaque israélienne déclencherait un conflit prolongé et risque même d'encourager la République islamique à se doter de l'arme nucléaire", précise un rapport du groupe. "Une frappe est également susceptible d'aggraver l'instabilité régionale, dont les conséquences seraient alors imprévisibles sur le plan sécuritaire."

Deux sons de cloche

Le rapport, signé Paul Rogers, professeur à l'université de Bradford, souligne toutefois que les risques d'incursion israélienne sont minces, bien que les capacités militaires de l'Etat hébreu se soient nettement accrues.

Les différentes manières d'affronter la menace iranienne figuraient parmi les sujets abordés entre le Premier ministre Binyamin Netanyahou et le président Barack Obama, au début du mois à Washington. Les positions des deux gouvernements diffèrent quant à leurs perceptions respectives du risque que poserait un Iran nucléaire, ainsi que sur les conséquences d'une éventuelle opération militaire.

Certains analystes estiment que Téhéran serait disposé à conclure un marché si les Etats-Unis acceptaient, de leur côté, de limiter leurs relations diplomatiques avec l'Etat hébreu.

Source: Le Portail Juif Francophone

mercredi, 07 juillet 2010

ISLANDE-GENETIQUE: EXHUMATION DU CORPS DE BOBBY FISCHER POUR TESTS ADN

 

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Bobby Fischer, le meilleur joueur des jeux d'échecs de tous les temps

 

Véritable scène inédite vécue le lundi 5 juillet 2010 au cimetière de l'église islandaise de Laugardaelir, dans le sud de l'Islande, où il a été procédé avec l'aval de la cour suprême, à l'exhumation du corps du champion du monde des jeux d'échecs, Bobby Fischer, quelques trois ans après son décès, le 17 janvier 2008 à l'âge de 64 ans..

Cette action qui s'est faite dans la dignité, selon les autorités islandaises, visait au prévalent d'ADN, afin de vérifier s'il est où non, le père d'une jeune philippine de 9 ans, Jinky Young, dont la maman impute la paternité à la légende des échecs, Bobby Fischer, dont la fortune est estimée à environ deux millions de dollars. Une fortune qui aiguise des appétits de plus d'uns, notamment pour les plus en vue, le gouvernement américain qui crie à des impayés d'impôts, deux de ses neveux américains, et une japonaise qui affirme être son épouse.

Ce citoyen américain d'origine, ayant pris la nationalité Islandaise en 2005, et considéré comme le meilleur joueur des jeux d'échecs de tous les temps. Il a atteint le sommet de sa gloire à l'âge de 29 ans.

Le point d'orgue de sa révélation aux yeux du monde, est intervenu après sa victoire face au champion du monde soviétique Boris Spassky, c'était à Reykjavik, en pleine guerre froide.


Source: www.mazleck.info, juillet 2010

dimanche, 04 juillet 2010

CATASTROPHE DU GOLFE DU MEXIQUE: ON NOUS CACHE UN DESASTRE PLANETAIRE!

 

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Saviez-vous que la catastrophe se situe à l' endroit de la naissance du Gulf Stream ?

Autrement dit ça nous concerne aussi ...

Mais on préfère ne pas en parler aux infos; place au  foot.... !


" Catastrophe abyssale ? "

Chers amis,

Depuis quelques semaines, un évènement, qui à première vue ne semble concerner que les riverains du Golfe du Mexique, nous est signalé.

En effet, le 21 avril, une plateforme de forage et d'exploitation pétrolifère de la compagnie BP a pris feu et a explosé. Un jour après, elle a sombré, provoquant 11 morts et 17 blessés. À partir de ce moment, le puits concerné laisse échapper une grande quantité de pétrole brut qui à ce jour menace surtout les rives des états de la Louisiane, de l'Alabama et de la Floride.

Après les nombreux communiqués de BP et des autorités américaines, on a encore toujours l'impression que cela restera un problème régional mais peu à peu, il s'avère que nous pourrions nous trouver devant un évènement qui deviendrait une catastrophe intercontinentale et qui toucherait à long terme tout le continent européen, modifiant même son climat.

Une enquête sur les causes de l'explosion a été ouverte et le vice-président de la compagnie suisse Transocean Ltd, propriétaire de la plate- forme, a affirmé qu'il y avait " incontestablement de la pression provenant du fond océanique qui s'est accumulée dans la colonne montante de la plate-forme. Les hydrocarbures sous pression, gaz ou pétrole, sont entrés dans la colonne, en sont ressortis et ont explosé", a-t-il ajouté.

En effet, le forage du puits "Deepwater Horizon" semble avoir touché un canal de migration de "pétrole abiotique" à une grande profondeur et sous une pression impressionnante dont la technologie pétrolifère actuelle est incapable d'en dominer les effets.

Comme tout cela se déroule dans la région où le "Gulf Stream" prend ses origines, le drame est de plus en plus probable à moins d'une intervention exceptionnelle.

Pour en savoir plus, prenez le temps d'écouter les deux vidéos très inquiétantes (sous-titrage en français).


Dernière heure: Fuite pétrole Golfe du Mexique: un désastre total.

Partie 1 et partie 2.

L'Aumônier Lindsay Williams qui connaît tout le personnel BP donne des explications hallucinantes et qui expliquent parfaitement la folie qui s'est emparée de BP et des Gardes Côtes pour empêcher les journalistes d'approcher des zones contaminées. Aujourd'hui, il est même formellement interdit de survoler tout le Golfe du Mexique ! Selon cet homme d'église, la pression du puits est telle qu'une seule technologie humaine peut l'arrêter, comme les Russes l'avaient fait sur terre dans les années 50, la bombe nucléaire.

Problème, il n'y a pas que du pétrole qui sort, les gaz les plus toxiques et les plus explosifs qui puissent exister également : sulfure d'hydrogène à très haut niveau, et les vents les transportent sur les côtes. Autorisé : 5 à 10 parties par milliard (ppb). Aujourd'hui, c'est à 1200 ppb. Benzine: 0 à 4 ppb autorisés, aujourd'hui, 3000 ppb. Toutes ces plages sont désormais atteintes et les gens commencent à être malades. Lindsay Williams affirme que les mesures faites ces derniers jours sont à des millions au-dessus des quotas autorisés. Le chlorure de méthylène autorisé à 61 ppb est aujourd'hui entre 3000 et 3400 ppb. J'ai écouté cette interview par téléphone, et si tout ceci est exact, alors c'est la plus grande catastrophe de l'humanité depuis 9000 ans. Ajoutons que Williams a écrit un livre très bien documenté voici 10 ans, et il connaît son affaire.

==> " Le puits du Méga - Désastre No 1 " (vidéo .mpg -- 104 Még)http://www.dietra.ch/dietra-edu/video/events/golf_mex_1.mpg

==> " Le puits du Méga - Désastre No 2 " (vidéo .mpg -- 134 Még)http://www.dietra.ch/dietra-edu/video/events/golf_mex_2.mpg

Pour vous rendre compte de la réalité sur le terrain, des informations scientifiques sur le "pétrole abiotique et des dimensions bibliques possibles, je mets à votre disposition un dossier indispensable ==>

 

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==> " La mer en sang " http://www.dietra.ch/dietra-edu/dossiers/main_html/golfe_...

Les choses se précisent et les éléments pour l'accomplissement de 2 Pierre 3 : 7 - 10 se préparent.


Source: Un ami français.

mercredi, 30 juin 2010

BRUXELLES, VILLE MUSULMANE EN 2030 ?

Mardi 29 juin 2010, par Aldo-Michel MUNGO

Il y a quelques semaines, l'hebdomadaire Le Vif/L'Express titrait en couverture "Bruxelles musulmane en 2030". L'analyse n'exclut pas le scénario d'une capitale européenne devenue musulmane dans à peine 20 ans. Pourquoi ce scénario est-il inquiétant ? Le problème n'est pas religieux, il est politique.

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Manifestation propalestinienne à Bruxelles, le 4 juin dernier. PHOTO : AP, JPOST

Ce qui est en cause, c'est l'islam politique qui veut introduire la charia dans notre société et transformer notre façon de vivre. N'ayons pas peur des mots : l'islam politique est une idéologie d'extrême droite, fascisante, qui instrumentalise la religion pour parvenir au pouvoir et régir la Cité de manière totalitaire. Que se passera-t-il si nous continuons à faire des concessions aux barbus ?

Nous vivrons tout simplement une vaste régression sociale. Nous reviendrons sur plus d'un siècle de conquêtes : l'émancipation de l'individu face au clergé, l'égalité hommes-femmes, la laïcité, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la mixité, le droit à l'enseignement pour tous, le droit au travail, la fin des prescrits religieux, la liberté d'expression et de pensée. En un mot, la fin des dogmes imposés par les clercs.

Que constatons-nous dans certains quartiers de Bruxelles ?

Une atmosphère étouffante, des pressions et des injures visant les femmes qui ne portent pas le voile, l'interdiction de fait des commerces qui ne sont pas halal. C'est-à-dire la disparition de tout commerce vendant de l'alcool, du porc et tout ce qui est "illicite" aux yeux des nouveaux inquisiteurs religieux.

Des écoles où les professeurs ne peuvent plus parler du darwinisme, des croisades ou de la Shoah sans se faire insulter. Des mosquées qui dictent leur volonté à des dirigeants de gauche qui, par électoralisme, ont tourné le dos à la laïcité. Par actions disséminées, les islamistes transforment notre ville et introduisent petit à petit des éléments de la charia pour tenter d'en faire une ville musulmane. Mais il faut oser le dire : la charia est contraire aux valeurs de notre civilisation gréco-chrétienne.

D'ailleurs, la plus haute juridiction du continent, la Cour européenne des droits de l'Homme, a dit pour droit le 31 juillet 2001 que la charia est incompatible avec le régime démocratique.

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Comment sommes-nous arrivés à une telle situation ?

A partir des années 1960, des immigrés musulmans ont été recrutés pour servir les intérêts de l'industrie belge. Mais aucun ouvrier n'a été déporté de force, chacun a été payé et personne n'a été retenu contre son gré en Belgique. Ils ont été accueillis comme l'ont été les immigrés polonais, italiens, espagnols, portugais, et bien d'autres avant eux. Comme l'a été mon père. Comme l'ont été vos pères, mères ou grands-parents.

Car cette terre est depuis toujours une terre d'immigration et nous sommes tous des descendants d'étrangers. Nous avons ensuite permis à ces nouveaux immigrés de faire venir leur famille ; nous leur avons octroyé les droits et les avantages acquis par nos aïeux ; nous avons accordé la nationalité belge à ceux qui la demandaient. Nous avons ouvert nos dispositifs sociaux à des dizaines de milliers de réfugiés ; nous avons régularisé massivement les sans-papiers, nous avons financé la formation des arrivants et l'instruction de leurs enfants.

Pour éviter la concentration des enfants d'immigrés, nous avons même perdu la liberté d'inscrire les nôtres dans l'école de notre choix. Nous l'avons fait avec un esprit universaliste, croyant de bonne foi que ces immigrés musulmans souhaitaient vraiment partager nos valeurs et notre style de vie.

La non-intégration : un droit

Mais il faut bien constater que certains Musulmans radicaux tendent maintenant à revendiquer la non-intégration comme un droit. Quelques associations antiracistes ont réussi à imposer le droit à la différence pour les immigrés musulmans et l'obligation de s'adapter pour le reste de la population.

Les politiciens au pouvoir sont allés jusqu'à entériner le "multiculturalisme", cette idéologie hasardeuse selon laquelle des patrimoines de valeurs complètement différents peuvent former une société cohérente.

Aujourd'hui, la multiculturalité est désormais rebaptisée "interculturalité", un nouveau concept qui signifie essentiellement que toute croyance - aussi ridicule ou ignoble soit-elle - est correcte et acceptable au nom de la diversité. Pour résoudre le bien-vivre ensemble, il faudra davantage que cinq minutes de courage politique. Il faudra faire le choix de la parole vraie, de la rigueur intellectuelle.

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Que faire, me demanderez-vous ? Que proposer face à ce défi ?

Il y a un passage obligé : nous devons faire front devant les atteintes à la neutralité de l'Etat. Nous devons refuser catégoriquement les privilèges qui sont réclamés pour des raisons religieuses, en dérogation à nos lois démocratiques. Car il nous revient le droit de contraindre à respecter notre contrat social quiconque prétend le violer. Le "vivre ensemble" implique un changement radical d'attitude de la part de chacun. D'une part, il faut cesser de voir en étranger tout homme dès lors qu'il n'est pas blanc : le sens de la citoyenneté n'a pas de couleur. Mais il faut être intraitable avec ceux qui escomptent violer les valeurs du contrat social sous prétexte de leur propre origine.

A cet égard, la tolérance n'est pas de mise, et la contrainte est de rigueur. Le mérite de l'Etat moderne est d'avoir aboli les privilèges ; nous ne devons pas tolérer qu'ils soient rétablis, au nom d'un dieu hypothétique.

Nous devons refuser toute concession au communautarisme. Et attention aux soi-disant "accommodements raisonnables" qui ne sont rien d'autre, absolument rien d'autre, que des privilèges religieux, des lois particulières édictées pour quelques-uns. Si nous en admettons le principe, il sera impossible de faire marche arrière ensuite.

Ce sont des revendications qui tendent à instaurer le développement séparé des différentes composantes de notre société. Ceux qui les prônent vont dresser définitivement des murs infranchissables. En effet, si chacun obtient satisfaction sur des particularismes identitaires, que restera-t-il du "vivre-ensemble" ?

Rien. Il restera une société fondée sur le développement séparé. Une société ségrégationniste. Une société fondée sur le principe de l'apartheid. Il faut dire non aux accommodements raisonnables qui sont la porte ouverte à la scission de la société sur des bases uniquement religieuses et qui vont organiser la société dans l'hystérie piétiste du "pur" (le Halal) et de l'"impur" (le Haram).

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La démocratie profite à tous, même aux antidémocrates

Nous ne pouvons nous accommoder de différences religieuses essentiellement revendiquées par des idéologues fondamentalistes et rétrogrades. Car, dans notre société, aucun groupe ne peut se prévaloir de privilèges : tout le monde est sur le même pied. Ces revendications se fondent sur le postulat que plusieurs civilisations peuvent coexister sur le même sol. Cela est faux car cela mène à la guerre civile. Et, c'est évident, seule la position laïque est à même d'assurer la paix civile.

Les seuls "accommodements vraiment raisonnables" sont ceux qui s'imposent aux derniers arrivants, comme l'exige la plus élémentaire courtoisie. Ce que nous proposons à nos concitoyens musulmans, en plus de toute notre assistance, de toute notre solidarité sociale, à côté de tous les avantages qu'il y a à vivre en Belgique, c'est simplement qu'ils s'accommodent de nos institutions, de notre mode de vie et de nos traditions.

Ce que nous leur proposons c'est d'intégrer notre contrat social. Mais nous ne pouvons accepter l'ingérence de considérations religieuses, ni donner une légitimité institutionnelle quelconque à cet effet, et encore moins considérer des financements pour de tels agencements.

Nous devons être intraitables sur la liberté de conscience et d'expression ; sur le pluralisme philosophique ; sur l'égalité des droits entre les individus, hommes et femmes ; sur la neutralité de l'Etat ; sur le respect de toutes les minorités ; sur la soumission au processus démocratique ; sur la soumission aux lois nationales ; et sur le respect des traditions et des usages qui sont les nôtres.

Les valeurs de la démocratie bénéficient à tous, y compris aux ennemis de la démocratie. Ces valeurs sont notre force. Prenons garde à ce qu'elles ne deviennent pas notre faiblesse. Nul n'entend renoncer à l'Etat de droit ; ce serait renoncer à nous-mêmes. Mais si notre droit est impuissant à faire respecter notre mode de vie, changeons-le !

 

Source: JFORUM

15:32 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde, europe, belgique, bruxelles musulmane en 2030, aldo-michel mungo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 27 juin 2010

UNE FLOTTE DE GUERRE AMERICANO-ISRAELIENNE DANS LE GOLFE PERSIQUE

 

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Une armada de 11 navires de guerre américains et d’un vaisseau israélien a traversé le Canal Suez vendredi, le 18 juin en direction de la Mer Rouge et du Golfe persique informations exclusivement de ses sources militaires.

La flotte, la première de cette composition à naviguer sur le Canal Suez, est menée par le transporteur d’Harry Truman USS et son porte avion de 60 chasseurs-bombardiers et 6 000 marins et fusiliers marins.

Les autorités de port égyptiennes ont imposé des mesures de sécurité exceptionnelles pour le passage des navires. Toute la circulation commerciale et civile traversant le Canal Suez a été arrêtée et les forces de sécurité mises en état d’alertes le long des deux rives du canal. Les pêcheurs égyptiens ont été retenus dans leur port ou dans le Lac Amer.

Ce mouvement massif de bateaux avec une forte aviation navale américaine plus un contingent israélien est un nouveau facteur dans les tensions du Moyen-Orient en forte croissance ces des deux semaines dernières, qui semble viser l’Iran.

Source: JFORUM

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lundi, 07 juin 2010

LE CHEF D'ETAT-MAJOR DES ARMEES FRANÇAISES: L'EUROPE EST EN DANGER


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Le patron des armées françaises redoute une « crise sécuritaire » sur le continent.

En matière de défense et de sécurité, l'Europe a « le dos au précipice ». Dans un discours de haute volée prononcé mercredi à l'École militaire à l'occasion du congrès annuel du Conseil économique de la défense (CED), le chef d'état-major des armées (Cema), l'amiral Édouard Guillaud, n'a pas usé de la langue de bois pour rappeler les défis qui attendent l'Europe.

Nouveau concept stratégique

Constat de base : « Les lignes bougent » entre l'Union européenne et les États-Unis. À Washington, la nouvelle Administration a défini une nouvelle stratégie de défense. En Europe, le traité de Lisbonne est entré en vigueur. Enfin, l'Otan est engagée dans l'élaboration d'un nouveau concept stratégique. Dans ce monde de « puissances relatives », au sein duquel l'influence se déplace peu à peu vers l'Asie, alors que des menaces nouvelles, comme la cybercriminalité, sont venues s'ajouter aux menaces traditionnelles et que se développent de nombreuses « zones grises », la relation transatlantique est à une « période charnière ».

Depuis la fin de la guerre froide, les États-Unis ont retiré plus de 80% de leurs forces du Continent européen, qui n'est plus, vu de Washington, comme un « continent prioritaire ». « L'Europe doit tenir compte de cette nouvelle vision américaine. Mais la question qui se pose est de savoir si les Européens vont réussir ou non à s'affirmer comme une puissance militaire », prévient l'amiral Guillaud. La question n'est pas seulement politique, elle est aussi stratégique.

Depuis le sommet de Saint-Malo, en 1998, la défense européenne a fait des progrès. Les opérations « Concordia » en Macédoine, « Artémis » au Congo et « Atalante » dans l'océan Indien sont autant d'étapes franchies. « Quand l'Europe veut, l'Europe peut », constate l'amiral. Mais ces progrès sont insuffisants, et ils ne peuvent masquer les divisions générées par la guerre en Afghanistan. « 27 pays de l'Union européenne peuvent-ils être considérés par les États-Unis comme des partenaires fiables quand ils refusent de partager le fardeau afghan ? », s'interroge le chef d'état-major. Il a aussi des inquiétudes relatives à la transformation de l'Otan. « L'Europe s'y présente en ordre dispersé. C'est un peu le combat des Horaces et des Curiaces », regrette-t-il.

Développer des synergies

La crise financière, une « surprise stratégique », est encore venue assombrir le tableau. Alors que plusieurs pays européens sont en train de raboter leurs budgets de défense, l'amiral Guillaud redoute qu'une « crise sécuritaire » vienne s'ajouter à la crise économique. Avec de lourdes conséquences : une relégation de la défense européenne au « soft power », la tentation d'un repli national, un risque de décrochage technologique et capacitaire... À moyen terme, on risque une « démission de l'Europe », qui deviendrait spectatrice au lieu d'être actrice. Ce n'est pas ce que veulent les États-Unis, qui préfèrent une Europe puissante à une Europe vassale. « Mais nous avons été bercés par les sirènes du court terme », regrette l'amiral Guillaud.

Pour autant, il n'y a pas de fatalité au déclin. Pour remonter la pente, l'Europe doit développer des synergies. « Depuis la fin des années 1980, aucun pays européen n'a les moyens de tout faire tout seul » dans le domaine militaire, rappelle le Cema. L'Europe doit remettre à plat sa stratégie et cesser d'éparpiller ses efforts. Mais il faut pour cela réunir trois volontés : « Celle des armées, qui est acquise. Celle des politiques. Et celle des opinions. »

Source: LE PORTAIL JUIF FRANCOPHONE

13:25 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans France, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde, europe, france, cema français, amiral édouard guillaud, armée, défense, otan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 30 mai 2010

RETOUR DE LA BAD EN COTE D'IVOIRE: DE LA PURE SORCELLERIE!

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L'intrigue du retour de la BAD à son siège d'Abidjan relève, à n'en point douter, de la haute sorcellerie. Sinon, comment comprendre qu'une institution bancaire veuille dicter à un Etat sa façon de fonctionner et en lui opposant des conditions de retour, là où des efforts incommensurables et des sacrifices de toutes sortes ont été fournis pour ramener la paix, en Côte d'Ivoire ? A-t-on un seul instant pensé à délocaliser l'OUA, actuelle UA, d'Addis-Abeba, en Ethiopie, au plus fort même des multiples crises qu'a connu ce pays ? Non ! Pourquoi fait-on deux poids deux mesures, quand il s'agit de mon pays ? Assurément, la Côte d'Ivoire est victime d'un complot ourdi par des intérêts politico-mafieux aux contours encore mal cernés (Françafrique, Franc-maçons, Illuminatis ? DIEU seul sait) ; les mêmes qui ont planifié et financé l'attaque du 19 septembre 2002 et la guerre qui en a suivi dans ce pays paisible! Sinon, comment comprendre cette posture injuste et illogique tenue contre notre pays par Monsieur Donald KABERUKA, président de la BAD ? En vérité, cet homme n'est rien d'autre que la parfaite marionnette des pouvoirs occultes de qui il tient ses ordres. Comme disent les Ivoiriens, « on laisse pour nous à DIEU » !

 

Retour à Abidjan, la BAD veut d’abord des élections, Gbagbo se fâche

Le sortilège n'a pas marché. Les efforts fournis par les autorités ivoiriennes, pour rendre possible et « convenable » la tenue des assemblées annuelles de la banque africaine de développement (BAD) à Abidjan ponctués par l'appel « à revenir à la maison » du chef de l'Etat ivoirien n'ont pas produit l'effet attendu. Avant même la clôture des assemblées annuelles de la banque hier dans la soirée, le président de la BAD, le rwandais Donald Kaberuka, a donné une réponse, feutrée mais limpide à la demande du chef de l'Etat ivoirien. Pour que la BAD « revienne à Abidjan, son siège », il faut organiser les élections. C'est une condition.

« Je mesure l'ampleur des efforts que la nation ivoirienne a déployée pour organiser cette rencontre. Nous sommes reconnaissants. Nous savons que vous attendez avec impatience notre retour. Nous sommes persuadés que le peuple ivoirien trouvera une solution durable et permettra bientôt un terme définitif à la crise qu'il traverse, pour permettre à la Banque de retourner à son siège», a-t-il déclaré. Même le discours émouvant du président du conseil des gouverneurs, par ailleurs, ministre ivoirien du plan et du développement, Paul Antoine est resté sans effets.

De sources proches de l'entourage présidentiel, le chef de l'Etat Laurent Gbagbo a mal accueilli cette réponse officielle qu'il assimilerait à du chantage, lui qui ne veut pas que l'extérieur lui impose une démarche quelconque dans la conduite des affaires internes. Alors qu'Abidjan a tenu toutes ses promesses pour accueillir les délégations, le chef de l'Etat aurait voulu au regard des compromis politiques internes que les gouverneurs de la BAD décident du retour au siège de l'institution. Irrité, le chef de l'Etat a décidé de ne pas pointer à la cérémonie de clôture. Surtout que les bruits ont circulé sur un retour probable de la banque en Côte d'ivoire qu'en 2012

Pour le reste de la cérémonie, le président de la BAD a été reconduit par l'ensemble des gouverneurs pour autre mandat de cinq ans. La BAD a triplé son capital sans que cela influence la configuration actuelle des membres. Un nouveau conseil des gouverneurs présidé par le Portugal a été installé. La 45ème assemblée annuelle de la BAD a pris fin officiellement par une soirée culturelle au palais de la culture de Treichville. Il faut savoir que depuis 2003 la BAD a délocalisé ses activités à Tunis la capitale tunisienne pour raison de sécurité.


Source : KOACI.COM

19:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Monde, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : côte d'ivoire, afrique, koaci.com, bad, donald kaberuka, oua, ua, addis-abeba, éthiopie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

L’ACTEUR AMERICAIN GARY COLEMAN DE LA SERIE TELEVISEE « ARNOLD ET WILLY » EST DECEDE


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L'acteur Gary Coleman lors d'un festival de cinéma à New York le 25 avril 2009.

L'acteur américain de petite taille Gary Coleman, célèbre pour son rôle d'« Arnold » dans la série télévisée « Arnold et Willy », a succombé vendredi dans un hôpital de l'Utah (ouest) à une « hémorragie cérébrale », a annoncé son directeur artistique.

 

L'acteur, âgé de 42 ans, avait été hospitalisé mercredi au « Utah Regional Medical Center » après s'être blessé à la tête lors d'une chute à son domicile, ont rapporté les médias américains.

Un peu plus tôt vendredi, John Alcanter, le directeur artistique de Gary Coleman, avait confirmé à l'« AFP » que l'artiste avait été placé sous assistance respiratoire et qu'il était tombé dans le coma. Il avait qualifié son état de « critique ».

Selon John Alcanter, Gary Coleman est mort peu après 12H00 locales (18H00 GMT), après que la décision a été prise de cesser de le maintenir en vie artificiellement.

« Les appareils qui le maintenaient en vie ont été débranchés. Peu après, il est mort rapidement et paisiblement. Sa femme et d'autres membres de sa famille étaient à ses côtés », a indiqué M. Alcanter dans un communiqué.

« Merci à tous ceux qui ont exprimé leur soutien durant ce moment tragique. Maintenant que Gary est décédé, l'affection et le soutien qui lui ont été témoignés au cours des deux derniers jours nous prouvent qu'il va manquer » à de nombreuses personnes, a-t-il continué.

Gary Coleman, 1m42, qui devait sa petite taille à un accident de santé lorsqu'il était enfant, a joué dans « Arnold et Willy » de 1978 à 1986, puis dans de nombreux feuilletons et publicités.

Le personnage d'« Arnold » était connu pour la phrase devenue culte: « Mais qu'est-ce que tu me racontes là, Willy ? ».

Selon des estimations, Gary Coleman gagnait environ 100.000 dollars par épisode tourné, faisant de lui l'un des acteurs les mieux payés de l'époque.

Mais Gary Coleman a connu des revers financiers et a fait les choux gras de la presse people ces dernières années en raison de ses relations conjugales tumultueuses. Son épouse Shannon Price et lui ont plusieurs fois été arrêtés pour violences conjugales.

« Cela n'a pas toujours été évident, mais (Gary Coleman) s'est toujours souvenu avec émotion de sa carrière d'acteur et a toujours été sensible au soutien de ses admirateurs durant toutes ces années », a poursuivi John Alcanter.

 

GÉNÉRIQUE DU FEUILLETON TÉLÉVISÉ « ARNOLD ET WILLY» :






Source: NERRATI.NET/AMERIQUES-DOSSIER

15:49 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : monde, amérique, usa, nerrati.net, amériques dossier, gary coleman, arnold et willy | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 25 mai 2010

EN PLEIN DANS LE DELIRE: PHILIPPINES, TERRE PROMISE DES TRANSSEXUELS!

 

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Légende photos

Rica Paras, ex-Richard Paras, manager et consultante internationale chez Hewlett-Packard, basé au coeur du centre d'affaires de Manille. Elle est l'image de la transsexuelle épanouie, qui a réussi à percer et à se faire reconnaître dans un milieu masculin (photo de g.). Britney, 25 ans, est danseuse au Club Mwah. Elle revient du Japon, où les transsexuels philippins ont beaucoup de succès (au centre, en ht). Bianca, 19 ans, fait le trottoir dans l'une des rues du quartier rouge de Manille. Elle n'a pas de travail fixe dans les nombreux gogo bars de la rue, mais n'a pas trop de problèmes à trouver des clients, qui s'arrêtent en taxi (en ht à dr.). Le Club Mwah ! Un cabaret très populaire de Manille, où tous les danseurs sont des transsexuels, jeunes et moins jeunes (au centre, en bas). Inez est responsable d'un salon de coiffure du quartier d'affaires de Manille. Quand elle s'habillait encore en homme,« il » était assistant du prêtre de son quartier. Maintenant, elle va toujours à l'église, mais se cache le visage pour ne pas être reconnue (en bas à dr.).


Bien acceptés dans cette société asiatique matriarcale, ils seraient près de 80 000 transgenres à travailler dans le spectacle et dans les innombrables salons de coiffure et de beauté. Avec Bemz Benedito, le « troisième sexe » espérait avoir un élu au Parlement grâce à quelque 600 000 sympathisants. Dans l'attente fébrile du résultat des élections nationales qui ont eu lieu le 10 mai, Paris Match a mené l'enquête.

Sébastien Farcis - Paris Match

Rica Paras est belle. Sa robe bleue à fines rayures épouse ses courbes généreuses et ­finit à mi-cuisses sur des jambes galbées montées sur talons. Elle a les cheveux très longs, châtain foncé, soigneusement lissés. ­Assise sur le rebord de la table de la salle de conférence, elle discute et rit gaiement avec ses ­collègues.

Rica Paras est consultante internationale pour Hewlett-Packard. Agée d'à peine 27 ans et diplômée en mathématiques d'une des plus prestigieuses universités des Philippines, elle a grimpé les échelons en quelques années au sein de cette multinationale installée à ­Manille, dans le Central Business District, le centre d'affaires et de la finance de tout l'archipel asiatique.

«Une femme dans un corps d'homme»

Un magnifique parcours. Surtout si l'on considère que Rica est un homme. Elle est née Richard, et c'est ­encore sous ce nom et ce sexe qu'elle est reconnue à l'état civil. Une femme dans un corps d'homme, dit-elle, à l'instar de tous les transgenres philippins qui se battent pour faire reconnaître leur différence : « Depuis que j'ai conscience de ma personne, j'ai toujours su que j'étais une femme, raconte-t-elle d'une voix douce et ­tirant vers le grave. Quand j'étais petite, à l'école élémentaire, lorsque les gens me demandaient ce que je voulais devenir plus tard, ma première image était celle d'une femme. Mais à cet âge, on ne peut pas insister pour porter des vêtements de filles. Alors j'ai caché cela pour faire plaisir à mes parents, et j'ai ­attendu d'être à l'université, loin de ma famille, pour opérer ma transition. »

Richard a alors commencé à s'habiller ­ostensiblement en femme : jean serré, petits talons et maquillage. C'est à l'âge de 16 ans qu'« il » a commencé à devenir « elle ». Mais Rica devra tout de même attendre d'avoir la vingtaine pour commencer à transformer son corps avec des opérations du nez, des yeux, des ­lèvres et, finalement, des seins. Une chirurgie qui lui a coûté en tout plus de 2 200 euros, payés de sa poche et économisés sur son salaire de 750 euros par mois. Un très bon revenu pour les ­Philippines, où la moyenne tourne autour de 130 euros mensuels.

Mais Rica n'a pas opéré son pénis. « Pas encore », dit-elle. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir un petit copain et de vivre avec lui depuis six ans. « Un homme hétérosexuel, qui aime les femmes, dit-elle simplement. Une relation normale. Nous sommes comme mari et femme. Il n'y a rien de bizarre, d'extraordinaire, de différent. C'est ce message que j'essaie de faire comprendre aux gens. »

«En France, personne n'a jamais deviné que j'étais une transsexuelle»

Rica a ainsi réussi à briser les clichés sur les transsexuels et à se faire intégrer dans un monde de l'entreprise aux règles strictes. Pas seulement aux Philippines, mais aussi dans de nombreux pays européens où elle a réalisé des missions, et particulièrement en France. « J'ai été amenée à réaliser une longue mission pour une entreprise française. Tous les jours, je travaillais avec des Français. Et personne n'a jamais deviné que j'étais une transsexuelle, raconte-t-elle. Dans la rue, j'ai même été draguée par un beau Français, qui m'a invitée au restaurant et m'a fait faire le tour de Paris. C'était charmant ! »

Le secret de cette réussite : « J'ai confiance en moi, en mes capacités professionnelles et je suis à l'aise dans mon corps. Je sais qui je suis, je sais ce que je vaux. Et cela, même les recruteurs, qui sont parfois gênés de découvrir dans leurs papiers que je suis un homme, n'arrivent pas à le nier. Et ils m'engagent ­malgré tout. »

Ces atouts ont fait de Rica une célébrité dans d'autres domaines que le simple conseil en informatique. Elle est devenue une figure du show-biz après treize ­semaines passées dans la version philippine de l'émission de télé-réalité « Big Brother » ! Véritable porte-parole, elle aide la grande communauté de transgenres philippins à s'émanciper et à se faire reconnaître dans une société qui les tolère avec bonne humeur, mais leur nie encore l'accès à des droits élémentaires.

Les institutions et l'Eglise empêchent ces «transgenres» d'être totalement intégrés

Un plafond de verre institutionnel rigide et conservateur empêche ces « transgenres » d'être totalement intégrés dans l'économie marchande, et surtout d'avoir les mêmes droits que n'importe quel citoyen philippin. L'Eglise catholique, qui a une influence politique très forte dans ce pays de 80 millions de fidèles, a toujours empêché ces « anormaux » d'avoir accès à une quelconque reconnaissance officielle.

Au Club Mwah ! chez Violette Yolanda... Nombreux aux Philippines, ils peuplent les salons de coiffure et de beauté qui sont légion dans l'archipel. Dans les cafés-théâtres, leur sens de l'humour et de l'autodérision fait la conquête de tous les Philippins. Les touristes, qui les appellent communément des « ladyboys », viennent les voir en spectacle au Club Mwah ! un grand cabaret de Manille dans un style proche du Moulin-Rouge. Mais au Mwah, toutes les danseuses sont des transsexuelles.

Dans sa loge, Britney, une danseuse de 25 ans, applique son épais maquillage. Dans l'échancrure de son peignoir japonais pointe une ­généreuse poitrine siliconée. Sur son miroir, une photo d'elle en maillot de bain finit de convaincre le visiteur. « Nous, les transsexuels, nous sommes comme une ­famille dans le milieu du divertissement. Il est très ­facile de trouver un job. D'ailleurs, mon frère de 20 ans est aussi transgenre et travaille dans un autre comedy bar de Quezon City, au nord de Manille. »

On compte environ 80 000 coiffeurs et ­esthéticiens aux Philippines, dont la grande majorité est constituée d'hommes habillés, maquillés et coiffés en femmes. Ils prennent souvent des hormones pour faire pousser leur poitrine quand ils ne peuvent pas se permettre le coût d'une transplantation mammaire.

«Nous savons rendre les gens beaux. Nous sommes nés artistes»

Dans une rue passante de Makati, près du quartier d'affaires de la capitale, Inez Dagohoy, 29 ans, un coude gracieusement posé sur son avant-bras, finit sa cigarette devant le salon Violette Yolanda dont elle est la gérante. Sa longue chevelure teintée châtain clair tombe joliment sur des épaules découvertes. « Mon père était barbier, mais il ne savait pas couper les ­cheveux. Alors c'est moi, toute petite, qui le faisait. Nous, les homosexuels et trans, avons un don pour cela : nous savons rendre les gens beaux. Nous sommes nés artistes. Aux Philippines, beaucoup de personnes ne font pas confiance à un homme ou une femme, ils choisissent de se faire coiffer par un trans. »

Le phénomène des transgenres n'est pas unique aux Philippines. Mais son importance sociale et quanti­tative est exceptionnelle. Dans cette société matriar­cale, presque 10 % des ­Philippins veulent changer de sexe. Un sondage, mené par l'Université des Philip­pines en 2002, a révélé que 7,9 % des jeunes Philippins de 15 à 24 ans avaient la volonté de changer de sexe. « Ces personnes peuvent être classées de fait comme transsexuelles car l'intention de changer de sexe est présente, même si elles n'ont pas encore passé le cap de l'opération, commente Eric Manalastas, professeur de psychologie et chercheur en sexologie dans cette université. Le terme "transgenre", lui, est plus géné­rique et n'implique pas obligatoirement l'idée d'un changement de sexe. »

Une société matriarcale où les valeurs féminines sont reconnues

Le transsexualisme est plus fréquent dans le sens homme-femme, car la société philippine est matriarcale. Les femmes y ont un poids souvent plus important que les hommes (la présidente sortante, Gloria ­Arroyo, est au pouvoir depuis neuf ans). Les valeurs ­féminines y sont valorisées : les Philippins sont, par exemple, reconnus de par le monde pour la qualité de leurs services à la personne (domestiques, infirmières...) ainsi que pour leurs talents artistiques (chanteurs, musiciens...).

Pour les chercheurs, cette tolérance des transgenres dans la société philippine n'est pas une surprise.

Le phénomène était encore plus marqué avant la colonisation des Espagnols au XVIe siècle. Des hommes habillés en femmes et vivant comme telles, appelés « babaylans » (dérivé du mot « femme » en tagalog) avaient alors un rôle très important dans la société, relate dans ses recherches Neil Garcia, professeur de littérature à l'Université des Philippines et spécialiste de la culture ­homosexuelle : « Ces "Babaylans" étaient des chamans qui servaient d'intermédiaires entre les mondes visible et invisible, un terrain sur lequel même les chefs locaux n'osaient pas s'aventurer. Ils avaient le pouvoir d'apaiser le courroux des esprits, de prédire le futur, de guérir les infirmes et même de réconcilier les couples et les tribus en conflit. »

Cette situation a radicalement changé après plus de trois siècles de colonisation espagnole, et surtout du fait de l'enracinement du catholicisme dans la société. Aujourd'hui, si les Philippins apprécient les transgenres, les institutions feignent d'ignorer leur existence et imposent de nombreuses discriminations aux membres de ce troisième sexe.

Les Philippines sont en effet le pays catholique le plus peuplé d'Asie, avec près de 90 millions d'habitants, dont plus de 80 % pratiquent de manière fervente. Le clergé, particulièrement conservateur, jouit encore d'un poids politique certain et se bat comme un diable pour empêcher que ces « anormaux » obtiennent une quelconque reconnaissance officielle.

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Sassest la fondatrice d'une organisation de défense des droits des transsexuels. Son parcours a été beaucoup plus difficile. Interdite d'entrer dans une université catholique, elle se bat, soutenue par le parti Ang Ladlad, pour obtenir une loi contre la discrimination des transsexuels. Elle espérait beaucoup de l'élection d'une députée transsexuelle (Photo Romain Rivierre).

Les premiers obstacles et brimades surgissent souvent dans les écoles et lycées, dont beaucoup sont tenus par le clergé. Sass Rogando Sasot, 28 ans, le corps fin habillé d'une robe blanche légère et la frange sévère couvrant son front, se souvient de deux ­expériences « traumatisantes » qu'elle a vécues dans un lycée catholique pour garçons, alors qu'elle essayait d'affirmer son changement d'identité, portant les cheveux longs et un léger maquillage : « J'avais été élu délégué par les étudiants pour représenter ma classe au conseil d'école, raconte-t-elle aujourd'hui. Le directeur a refusé mon élection, il estimait que je donnerais une mauvaise image de la classe. Plus tard, j'ai voulu entrer dans l'université de cette même institution catholique. La direction n'a même pas ­accepté que je passe l'examen d'entrée ! Alors que j'avais fait toute mon éducation chez eux ! »

Une organisation de défense des droits des transsexuels

Sass, l'une des rares rencontrées à avoir opéré son changement de sexe, vient donc de terminer son master, par correspondance, auprès d'une université de Hongkong. Elle a fondé Strap, une organisation de défense des droits des transsexuels qui lutte contre les arrestations arbitraires et les harcèlements de la police, les refoulements à l'entrée des bars. Les discriminations à l'embauche, nombreuses mais cachées, montrent que le formidable exemple de Rica Paras reste l'exception plutôt que la règle. Dès qu'ils cherchent à sortir des rôles de coiffeur, artiste et comique qui leur sont communément attribués, les portes de l'emploi se ferment. Impunément : il n'existe tout simplement pas aux ­Philippines de loi contre la discrimination sexuelle.

La situation commence cependant à évoluer : le 10 mai dernier, Bemz Benedito, 31 ans, une candidate transsexuelle, a, pour la première fois dans l'histoire des Philippines, été autorisée à se présenter comme députée. Même si elle n'a pas été élue, cette candidature est déjà en soi une victoire : sous la pression du clergé catholique, le parti de défense des gays, bi et transsexuels, Ang Ladlad, avait toujours été disqualifié par la Commission des élections.

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Bemz ­Benedito, ­diplômée en sociologie, est la candidate aux élections législatives pour le parti gay et transsexuel Ang Ladlad. Ce parti, qui est aussi un groupe de défense des gays et lesbiennes, a 600 000 membres inscrits et en âge de voter, soit deux fois plus que le nombre nécessaire pour obtenir un siège. Cela n'a malheureusement pas suffi pour que Bemz soit élue le 10 mai dernier (Photo Romain Rivierre) .

En décembre 2009, cette institution avait encore une fois refusé la participation de ce parti, fondant sa résolution sur des citations de la Bible et du Coran, avant que cette décision ne soit cassée par la Cour suprême au nom de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Bemz Benedito avait donc une lourde responsabilité sur les épaules : « Je sais que je n'ai pas le droit d'être faible », avouait avant l'élection la tête de liste d'Ang Ladlad. Elle ne sera pourtant pas la première députée transsexuelle d'Asie. La seule au monde à avoir été élue reste à ce jour une transgenre italienne dans une circonscription de Rome en 2006. Titulaire d'un master en sociologie de la prestigieuse université Ateneo de Manille, Bemz est l'assistante d'une sénatrice. Et a elle-même souffert de flagrantes discriminations à l'embauche : « Je postulais pour un travail qui s'effectue au téléphone ! »

Si elle avait été élue députée, son premier objectif était clair : « Faire passer la loi contre les discriminations sexuelles, qui traîne au Parlement ­depuis une décennie, et celle sur la protection contre le viol, car celui-ci n'est reconnu qu'entre des hommes et femmes biologiques, pas pour les transsexuels ! » Le parti Ang Ladlad a également dans son programme l'intention de faire voter une loi pour autoriser le changement de sexe à l'état civil, ce qui est interdit actuellement. Mais il n'est pas encore question de ­toucher à l'institution sacrée du mariage, un sujet bien trop sensible dans ce pays catholique.

Quant à la France, si le changement d'identité sexuelle est admis, le transsexualisme vient à peine d'être retiré de la liste des maladies mentales par le ministère de la Santé !

Pour la France, informations : trans-en-france-mauvais-genre sur liberation.fr.

 

Source: PARIS MATCH

23:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (39) | Tags : monde, philippines, transsexuels, ladyboys, bemz benedito, parismatch.com | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 19 mai 2010

QUESTNET, UNE ARNAQUE PYRAMIDALE QUI DEBARQUE EN AFRIQUE

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Des clients de QuestNet portent des ChiPendant pour "éloigner les ondes nocives des téléphones portables".


Paul, l'un de nos Observateurs au Burkina Faso, nous alerte sur une société, QuestNet, qui développe un réseau de vente qui lui semble douteux dans son pays. Après enquête, il s'avère que cette société, déjà interdite dans plusieurs pays d'Amérique et d'Asie, tente effectivement d'implanter en Afrique un commerce de type "pyramidal", une vieille arnaque déguisée en système de vente révolutionnaire.

Contributeurs

Paul M.

Notre Observateur explique comment fonctionne le système

Paul M. (pseudonyme) souhaite rester anonyme. Il a été invité par un ami à une conférence organisée par QuestNet dans un hôtel de Koudougou, au Burkina Faso.

Nous étions une centaine dans l'hôtel. Les gens de QuestNet nous ont expliqué que leur société commercialise deux produits. Le Bio Disc d'une part, un filtre qui permettrait "d'énergiser l'eau" et présenté comme un remède miracle. Le ChiPendant d'autre part, un pendentif qui éloignerait les mauvaises ondes (portable, micro-onde, etc.) et qui permettrait d'améliorer sa forme de façon spectaculaire.

On nous a expliqué que revendre ces produits pouvait nous rendre riche. L'achat du premier Bio Disc, ou du premier ChiPendant, est certes très onéreux, 325 000 F CFA (495 euros) mais, selon eux, nous pourrons rentrer rapidement dans nos frais. Car dès que nous recrutons deux personnes pour revendre ces produits, nous gagnons 30 000 F CFA. Ensuite, nous touchons une commission sur chaque nouveau revendeur que nous attirons, mais aussi sur les revendeurs qu'eux même auront recruté. D'après eux, on peut ainsi devenir riche très vite. Ils nous ont d'ailleurs affirmé que 2 000 personnes vendaient déjà leurs produits au Burkina.

Ce type de commerce me semble suspicieux. D'abord parce que leurs produits est tellement cher que des gens autour moi sont obligés de s'endetter pour l'acheter. Ensuite parce que je ne suis pas convaincu de l'efficacité du Bio Disc et du ChiPendant. J'ai fait des recherches sur Internet, personne ne parle de ces produits en France. Or, s'ils étaient si efficaces que ça, est-ce qu'on les vendrait uniquement au Burkina ?"

Paul M.

Décryptage d'une arnaque

Alertée par notre Observateur, l'équipe des Observateurs de France 24 a fait une enquête sur la société QuestNet.

La société QuestNet pratique la vente "pyramidale", un système qui lui permet d'arnaquer les vendeurs de ses produits. Ce système de vente est connu et parfaitement expliqué sur cette page Wikipedia. En résumé, QuestNet fait croire à ses vendeurs qu'ils parviendront à trouver facilement des revendeurs sur lesquels ils toucheront des commissions. Or c'est faux. Le système peut effectivement permettre aux tout premiers vendeurs de gagner un peu d'argent, en profitant de la crédulité de leurs proches. Mais, très vite, le nombre de vendeurs est trop important et il n'y a plus assez d'acheteurs pour écouler les produits QuestNet. L'immense majorité des gens qui achètent très cher le Bio Disc ou le ChiPendant n'ont donc aucune chance de recruter assez de vendeurs pour rentrer dans leur investissement.

Ce système de vente est interdit dans plusieurs pays, notamment en France, au Canada et en Belgique. La société QuestNet profite depuis des années du flou qui existe dans certaines législations nationales pour développer son arnaque. Dès que son activité soulève des suspicions dans un pays, elle en cherche un nouveau où s'implanter.

Interdit en Inde et à Dubaï

L'origine géographique de QuestNet est inconnue, mais nous avons retrouvé de premiers signes de son activité aux États-Unis, où elle vendait, sous le nom de "Gold Quest", des pièces de monnaie de collection aux populations amérindiennes. Depuis le début, son activité est basée sur une arnaque de type pyramidal.

Condamnée aux Etats-Unis (ici une décision de la SEC, le gendarme de la bourse américain, contre GoldQuest), Gold Quest/Quest Nest s'est également implantée dans d'autres pays, adaptant ses produits au marché local, mais appliquant toujours la même méthode de vente. Elle a ainsi été condamnée en Inde, à Dubaï et a attiré l'attention de parlementaires au Cambodge.

Elle a d'abord tenté de commercialiser des sous-verres censés protéger du sida...

La société s'implante aujourd'hui sur le continent africain. Elle a d'abord tenté de commercialiser des sous-verres censés protéger du sida en Ouganda, au Kenya et au Rwanda. Dans ce dernier pays, une enquête lancée par la Banque nationale du Rwanda a toutefois rapidement abouti à l'interdiction de QuestNet, sur décision expresse du ministre des Finances. QuestNet tente aujourd'hui de s'implanter dans d'autres pays du continent, comme la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso.

L'arnaque de QuestNet touche surtout les plus pauvres

Les objets commercialisés par QuestNet sont présentés comme des remèdes miracles, sans bien sûr que leur efficacité soit prouvée scientifiquement. Mais là n'est finalement pas le problème, car c'est le système de vente lui-même qui est frauduleux. L'arnaque de QuestNet touche surtout les plus pauvres, ceux qui rêvent de devenir riche rapidement. L'arnaque participe en outre à la destruction du tissu familial. Car c'est auprès de leur famille et de leurs amis que les vendeurs de QuestNet tentent de recruter des revendeurs. Ils poussent souvent leurs proches à s'endetter et se retrouvent responsables de leurs problèmes financiers lorsque la pyramide s'écroule.

Nul besoin d'ouvrir un bureau

QuestNet dispose d'une méthode très efficace pour se développer dans un nouveau pays. Nul besoin d'ouvrir un bureau. La société commence par organiser une réunion d'informations, le plus souvent dans un hôtel. Elle attire ses premiers vendeurs en leur offrant notamment des tarifs préférentiels. Une fois ces premiers vendeurs recrutés, la viralité du système fait le reste. QuestNet transfère ensuite rapidement ses bénéfices hors du pays, avant que le nombre de vendeurs soit trop important, que la pyramide s'effondre et que le scandale éclate.

La société sait très bien gérer sa communication et utilise le Net pour répondre aux attaques dont elle fait l'objet. Elle met notamment en ligne des blogs et des pages de questions/réponses spécifiques à tous les pays dans lesquels elle s'implante (ici pour la Côte d'Ivoire). Elle dispose également de nombreux sites et blogs très bien référencés dans Google. Ils ressortent parmi les premiers résultats de recherche pour "QuestNet fraud" ou "Qest Net scam". Sur ces pages, QuestNet affirme utiliser un système de vente "à plusieurs étages" tout à fait légal, et non "pyramidal". Dans la plupart des pays où la société s'est implantée, les juges ont vu les choses autrement...

Source: Observateurs France24

16:09 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Monde | Lien permanent | Commentaires (92) | Tags : afrique, burkina faso, observateurs france24, questnet, chi pendant, bio disc | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 27 avril 2010

L’ERE DES ROBOT-JOURNALISTES

 

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A première vue, rien de surprenant. Un compte rendu de sport d'une confondante banalité : "Les efforts remarquables de Joe Mauer n'ont pas suffi à assurer la victoire des Minnesota Twins contre les Texas Rangers lundi dernier au stade d'Arlington. Les Rangers l'ont emporté sur un score de 8 à 5 (...) Quand il maniait la batte, Mauer a été excellent de bout en bout. Il a marqué une fois dans la première manche et deux fois dans la sixième. Du côté des Texans, l'artisan de la victoire est sans conteste Tommy Hunter, qui a remporté avec brio son cinquième match d'affilée..." Un article de sport comme il en existe donc des milliers, publiés dans les pages sport de la presse américaine. Seule différence, mais de taille : il est signé The Machine, préparé et rédigé par un programme d'intelligence artificielle, baptisé Stats Monkey.

Depuis des décennies, dans le monde, des ouvriers découvrent un beau matin qu'ils vont être remplacés par un robot. Si les journalistes se croyaient à l'abri de ce genre de mésaventure, ils avaient tort. Depuis quelques mois, ils peuvent aller à Evanston (Illinois), près de Chicago, pour voir et tester le système qui va peut-être bientôt les suppléer. Il est tapi dans un réseau d'ordinateurs appartenant au laboratoire d'information intelligente (Infolab), installé sur le campus de l'université du Northwestern.

Pour déclencher Stats Monkey, il suffit qu'un humain lui indique quel match il doit couvrir. Une fois lancé, il travaille automatiquement de A à Z. Il commence par télécharger les tableaux chiffrés publiés par les sites Web des ligues de base-ball, et collecte les données brutes : score minute par minute, actions individuelles, stratégies collectives, incidents... Puis il classe cette masse d'informations et reconstruit le déroulé du match en langage informatique. Ensuite, il va puiser son vocabulaire dans une base de données contenant une liste de phrases, d'expressions toutes faites, de figures de style et de mots-clés revenant fréquemment dans la presse sportive. Il va alors rédiger un article, sans fautes de grammaire ni d'orthographe.

Il peut fournir plusieurs versions, rédigées dans un style plus ou moins imagé ("Les Minnesota Twins ont : perdu/reçu une sévère correction/esquinté leurs battes en pure perte...") ou encore deux articles adoptant le point de vue de l'une ou l'autre équipe. Il ira même chercher sur Internet les photos des principaux joueurs. Le tout en deux secondes chrono, qui dit mieux ? Le rêve de tout chef de service : un journaliste rapide, pas cher, sans états d'âme.

Stats Monkey a été imaginé par les professeurs Larry Birnbaum et Kris Hammond, spécialistes d'intelligence artificielle. Puis son développement a été confié à John Templon, 27 ans, diplômé de journalisme, et Nick Allen, 25 ans, informaticien. M. Allen estime que le but est quasiment atteint : "Les articles écrits par The Machine sont très proches des dépêches sportives de l'agence Associated Press, qui sont souvent reprises telles quelles par les journaux."

La première version de la liste de phrases-clés a été réalisée manuellement, mais, à l'avenir, Stats Monkey l'enrichira automatiquement, en décortiquant de gros volumes d'articles écrits par des humains. Il pourra même imiter le style d'écriture de tel ou tel journaliste connu.

Une version commerciale de Stats Monkey sera bientôt accessible en ligne. Kris Hammond vise en priorité les journaux locaux et les sites Web de sport, qui n'ont pas les moyens de payer des pigistes pour écrire les comptes rendus de tous les matches de leur région : "Il y a aux Etats-Unis 160 000 équipes scolaires de base-ball qui n'intéressent pas les journalistes, mais qui passionnent des millions de gens."

Infolab a l'intention d'adapter Stats Monkey à d'autres sports, notamment le football et le basket-ball. Il souhaite également se lancer dans le secteur de la finance et de la Bourse - où, là aussi, les journalistes utilisent massivement un nombre assez limité d'expressions toutes faites. A nouveau, Kris Hammond parle chiffres : "54 000 sociétés américaines sont cotées en Bourse, et chacune d'elles doit publier des données chiffrées, qui intéressent les actionnaires, les employés, les clients... Or, à peine 3 000 d'entre elles sont suivies par la presse économique."

Reste une question épineuse : si l'on met en place un système efficace et bon marché pour couvrir les matches locaux et la vie des PME, pourquoi ne pas étendre peu à peu son usage aux rencontres importantes et aux grosses entreprises ? M. Hammond a une réponse toute faite : "Notre but est juste de fournir aux journalistes des outils qui les débarrasseront des tâches les plus répétitives et les moins intéressantes. Ils dégageront ainsi du temps pour accomplir leurs missions nobles : reportages de terrain, investigations, analyses..."

Au même étage, trois chercheurs mettent au point un système expérimental baptisé News at Seven, qui fabrique des mini-journaux télévisés pour Internet, présentés par Zoe et George, deux personnages de dessin animé. Le spectateur se contente de choisir trois thèmes d'actualité - par exemple politique intérieure, basket-ball et nouveau film -, News at Seven se charge du reste. Il parcourt une série de sites d'informations pour trouver des textes pertinents, qu'il raccourcit. Puis il les envoie vers un logiciel de synthèse vocale, qui crée deux fichiers audio - une voix d'homme, et une de femme. Les textes sont aussitôt dits à l'écran par Zoe et George.

Pour les critiques de films, News at Seven apprend à faire le tri entre les articles élogieux et négatifs, grâce à un dictionnaire de mots-clés. En même temps, il cherche sur Internet des vidéos pouvant illustrer les thèmes choisis, et les insère dans l'émission.

Dès le lancement des projets, les responsables d'Infolab avaient poussé les jeunes chercheurs à aller faire des stages de formation à l'école de journalisme Medill, rattachée à l'université. Nathan Nichols, diplômé d'informatique travaillant sur News at Seven, se souvient qu'au début la collaboration n'était pas idéale : "Des étudiants demandaient à leurs profs : faut-il vraiment aider ces gens à détruire nos futurs emplois ? Et certains profs semblaient assez d'accord avec eux." Pour combler ce fossé, Infolab et Medill ont créé en 2009 un organisme commun d'enseignement et de recherche, le Centre d'innovation en technologie, médias et journalisme, qui va accueillir des étudiants venus des deux écoles et leur apprendre à travailler ensemble.

Yves Eudes

 

Source : LE MONDE

18:10 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : technologie, robot-journaliste, le monde.fr, nouvelle ère technologique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

lundi, 26 avril 2010

L’IMPACT DU MONDE DIGITAL ET D’INTERNET DANS NOTRE VIE (DIGITAL NATION)

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La chaîne américaine PBS a fait un excellent documentaire sur l’impact du monde digital et d’Internet dans notre vie.

Tout d’abord nous remercions TwitJob pour avoir présenté ce sujet ainsi que PixelBoy.

Le sujet est la suite d’un documentaire fait en 2007. La chaîne s’interrogeait à l’époque sur l’impact des nouvelles technologies sur les enfants (“Growing up online”).

Douglas Rushkoff va plus loin en s’interrogeant cette fois sur leur impact sur toutes les couches de la population. Quel est l’impact du monde digital sur nos vies ?

La réponse se fait jour à travers un documentaire d’1h26, et aborde un maximum d’angles différents.

Le documentaire est en anglais et il est passionnant.

Voici quelques réflexions mises en avant :

1/ Point de départ de la réflexion

Une mère de famille se rend compte que dans son foyer, entre son mari qui navigue sur son ordinateur pour son travail, et ses enfants qui utilisent les nouvelles technologies pour faire leurs devoirs ou se divertir, plusieurs “mondes” ou univers se côtoient sous le même toit familial. Ce constat (différents individus avec différents centres d’intérêts) n’est pas une chose nouvelle mais il est ici matérialisé par l’utilisation d’appareils numériques et de programmes en fonction de chacun.

2/ Une activité cérébrale “multitâche”

Les universités du MIT et de Stanford se sont penchées sur le phénomène de l’utilisation quasi continuelle de nouvelles technologies par leurs étudiants. Leur résultat est que les étudiants ont sans cesse une activité “multitâches” (“multitasking activity”). Ils suivent plusieurs applications en même temps, font plusieurs choses en même temps.

Cela nuit-il à leur capacité de concentration ? L’université de Stanford a fait des tests, et apparemment, oui.

Les étudiants pensent plutôt bien réussir cette activité “multitâches”. Cependant les tests montrent le contraire, le fait de ne pas se concentrer sur une chose à la fois, leur fait perdre de l’efficacité.

Un enseignant se demande même si ces étudiants seront capables de penser correctement et clairement (“enable to think well and clearly”)

Les chercheurs se sont également interrogés sur l’impact de vivre vite et toujours en inter-connexion. Ils ont ainsi pu constater que l’impact sur le cerveau est 2/3 fois supérieur lorsqu’on utilise Google que lorsqu’on lit un livre. Cela en raison du processus de décision qui est très fortement stimulé de façon presque permanente.

L’impact des nouvelles technologies est très fort, et l’est d’autant plus dans celui des mondes virtuels des jeux vidéo.

3/ Les jeux vidéo

Douglas Rushkoff part alors en Corée du Sud, ou des milliers de cybercafés existent, et où beaucoup de jeunes viennent s’adonner à leur passe temps favori : le jeu vidéo.

Dans le reportage, on évoque des cas de joueurs qui sont morts pour avoir joué pendant 50h d’affilé en mangeant et buvant peu.

L’addiction au monde digital peut être très forte, elle est vraiment plus puissante avec les jeux vidéo, notamment les jeux “Online”

4/ Le monde digital et l’éducation

Avant de revenir sur la question des jeux vidéo, Douglas Rushkoff nous conduit au sein d’un établissement scolaire défavorisé aux États-Unis.

Celui-ci devait faire face à beaucoup de problèmes aboutissant à des résultats scolaires très médiocres. Pour améliorer ces résultats, cette école a décidé de faire rentrer massivement les nouvelles technologies dans tous les cours, et de faire en sorte que chaque élève ait un ordinateur portable.

Les résultats se sont profondément améliorés. La puissante attractivité des nouvelles technologies a fait son œuvre.

Cependant, là encore, de grandes questions se posent pour savoir si au final ça n’est pas un piège dans lequel on enferme ces jeunes élèves. Le danger est qu’en effet, ils ne soient pas en mesure d’avoir une pensée réellement linéaire en raison de toutes ces sollicitations (programmes, musique, jeux, etc).

Retour avec les étudiants du MIT et de Stanford, qui corroborent ces doutes : ils n’écrivent quasiment plus d’essais mais des paragraphes uniquement. Les sollicitations de leur environnement les empêchent d’écrire de façon longue, continue et, surtout, de façon logique. Ces paragraphes n’étant, souvent, pas logiquement reliés entre eux.

Les étudiants de ces écoles prestigieuses lisent également de moins en moins. Privilégiant les sites qui leur permettront de lire les résumés essentiels dont ils ont besoin.

5/ Les mondes virtuels et les jeux en ligne

Douglas Rushkoff revient ensuite sur la question des jeux vidéo en ligne et sur les mondes virtuels en général.

Il rencontre le fondateur deSecond Life“. Ce dernier lui explique que dès le départ, il souhaitait créer un monde imaginaire dans lequel les utilisateurs pourraient se plonger complétement. Ces utilisateurs ayant la possibilité d’avoir une vie réelle d’un coté et de l’autre une vie virtuelle, avec des possibilités, des opportunités, que la première ne leur offre pas.

Dans le domaine des jeux en ligne, notre reporter s’intéresse alors àWorld of Warcraft“. On découvre des milliers de personnes passionnées, qui se retrouvent lors de grands évènements, et qui se découvrent après avoir joué en ligne pendant des heures ensemble, sans se connaître. La majorité se voient pour la première fois, et viennent de tous les pays du monde. Cela crée des rapprochements et certains même se marient.

Réfléchissant sur ce besoin profondément humain de se rapprocher, de se “connecter” à d’autres, Douglas Rushkoff nous dit que cela nous permet “d’être ensemble, seul sur Internet”. Puis, il se reprend et dit :”plutôt d’être seul, ensemble, sur Internet”

Les mondes virtuels n’intéressent pas que les particuliers. Ils intéressent également les entreprises. Coca Cola et quelques autres ont tenté d’exister et de vendre dans “Second Life”, mais ça n’a pas marché. D’autre comme IBM, ont en revanche trouvé là un moyen pour faire travailler à distance certaines équipes. Ainsi, nous visitons le centre de “travail mobile” de l’entreprise qui était destiné à offrir des locaux à leurs employés itinérants. Le centre est désert désormais. Tout se passe sur “Second Life”.

6/ Le monde digital et l’armée

Le plus inquiétant sur l’impact des nouvelles technologies tient aux développements que peuvent en faire les militaires.

Ainsi, le reportage explore les différentes utilisations que peuvent en faire l’US Army et l’US Air Force. La première les utilise pour aider à soigner les vétérans souffrant de “Stress from post traumatic disorder” (angoisses liées aux expériences traumatiques de combats). Cela permet, en remettant virtuellement ces personnes en situation, de les aider.

La seconde utilise ces technologies pour faire piloter ses drônes à des “pilotes” étant à des milliers de kms du théâtre d’opérations. Des hommes et des femmes, militaires, peuvent depuis les alentours de Las Vegas, être aux commandes d’un appareil (un “Predator” par exemple) en Irak ou en Afghanistan. Ils peuvent effectuer leurs missions et…rentrer le soir à la maison et faire faire leurs devoirs à leurs enfants !

L’US Air Force vient d’ailleurs de recruter sa première promotion de “pilotes” n’ayant aucune compétence en vol. Elle a également fermé 3 centres de formations de pilotage, pour en ouvrir autant destinés à “piloter” ces drônes.

L’US Army a quant à elle ouvert un immense centre de recrutement avec des batteries de jeux vidéo. Tous les enfants peuvent venir, même s’ils ne peuvent pas encore être recrutés…

Les jeux peuvent aussi servir à autre chose, notamment dans certains programmes d’éducation. C’est sur cette note optimiste que Douglas Rushkoff finit son reportage.

7/ Conclusion

Plusieurs personnes concluent le documentaire. Une professeure d’université nous dit que “la technologie n’est ni bonne, ni mauvaise, mais qu’elle est très puissante et compliquée, et qu’un temps d’apprentissage, comme de réflexion, est toujours nécessaire”. Une autre personne nous rappelle “qu’à chaque évolution des technologies, on perd quelque chose et que l’on gagne quelque chose. Mais que cela ne date pas d’hier, et lors du passage du courrier au téléphone, on avait perdu et gagné quelque chose à la fois”.

Douglas Rushkoff, après avoir rappelé dans le reportage, preuve à l’appui avec une interview d’époque, combien il était exalté en 1995 sur les apports possibles des nouvelles technologies et d’Internet, conclut en disant que ce qu’il aimait aussi avec ces technologies c’est qu’on pouvait les éteindre.

Pour nous, ce documentaire est non seulement bien fait mais il a surtout le mérite de poser les bonnes questions.

 Pascal Labouheure

 

Source : RE-SOURCES HUMAINES

mardi, 30 mars 2010

AFRIQUE : SORTIR DE LA DOMINATION NEOCOLONIALE

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 Cinquante ans se sont écoulés depuis la « soi-disant indépendance » des pays « francophones ». Mais l’Afrique n’a jamais été indépendante et n’est pas prête de l’être. Le plus grand génocide humain s’y prépare dans les 20 années à venir. Tous les continents se réorganisent pour nourrir leurs populations. Seule l’Afrique est à la traîne. Les africains sont dépendants jusqu’au trognon, ils importent plus de 80% de ce qui les fait vivre, quand ils le peuvent. Les dirigeants africains ne se sont jamais préoccupés de l’avenir de leurs peuples tout simplement parce qu’ils ne se sentent pas et ne sont pas des leurs.

Bamba Gueye Lindor.

 
Depuis les années 60, les africains patriotes, dignes, qui ont voulu mettre debout leur continent ont tous été liquidés ou chassés de leur pays par l’impérialisme français. De Patrice Lumumba[
1], Djamal Abdel Nasser, en passant par Kwame Nkrumah [2], Amilcar Cabral[3], Nelson Mandela, Houari Boumediène, Ahmed Sékou Touré, et jusqu’à Thomas Sankara. Tous ceux-là furent remplacés par ceux qui ont dilapidé et remis les intérêts de l’Afrique à la France, je cite : Félix Houphouët-Boigny, Léopold Sédar Senghor, Joseph-Désiré Mobutu, Jean-Bedel Bokassa, Omar Bongo (né Albert-Bernard Bongo)… Toute cette bande de s... a trahi le peuple africain. Après la mort d’Houphouët-Boigny, on s’est aperçu que toute l’économie ivoirienne avait été dilapidée par ce vieux nègre complexé. Ces soi-disant responsables qui ont géré l’Afrique sont nés français et morts français, la plupart en France même. Rappelez-vous la mort de Senghor dans le Calvados, humilié et traité comme un moins que rien, après tous les services qu’il a rendu à ses maîtres.

Aujourd’hui on entend partout dans les radios des manifestations organisées pour l’indépendance des pays africains, relayées bien entendu par des nègres, peut-être nés en Afrique mais souvent avec la nationalité française en poche comme leurs pères. Mais oui, il suffit d’être noir pour pouvoir facilement parler d’Afrique. On en est encore à ce niveau et c’est ce qui a perdu l’Afrique. Les africains n’ont pas encore compris qu’on ne juge pas l’humain tout simplement sur sa couleur ou son appartenance ethnique. L’humain est bien plus complexe que cela et les africains, depuis leur existence, ont pourtant été bien servis, s’ils n’ont pas encore intégré la leçon, c’est aux camarades progressistes de notre continent de la leur faire comprendre. Patrice Lumumba a été trahi par Mobutu, Thomas Sankara trahi par Blaise Compaoré à la demande d’Houphouët-Boigny sous les ordres de François Mitterrand. Mais oui, chez nous, très souvent, le couteau qui te tue c’est ton frère qui l’aiguise. De Chaka Zulu à Sylvanus Olympio, abattu devant l’ambassade de France à Lomé, attentat commandité par la bande des Jacques Foccart et Robert Pandreau.

Comme le disait René Char, « l’homme est capable de faire ce qu’il est incapable d’imaginer ». La solution est simple, dirigeants africains : puisque vous êtes incapables d’imaginer, recopiez tout simplement les autres et vous sortirez votre peuple du gouffre. Gérez votre pays et votre continent, comme les autres gèrent leur pays et leur continent.

La situation africaine est plus que préoccupante. L’Afrique est un continent où il n’y a personne, la solidarité africaine n’est pas collective, l’africain lutte individuellement pour son intérêt individuel. S’il réussit, il jette des miettes aux autres, quand et comme il le désire, mais jamais il ne permet à l’autre de se construire, d’être indépendant et libre. Cette situation conjuguée a mené le continent africain là où il se trouve. Et l’humanité peut en témoigner, les trois-quarts des chefs d’Etats et dirigeants africains finissent leurs jours en France. Ils ont leurs maisons en France, leurs comptes bancaires en France, se soignent en France, leurs enfants vont dans les universités de France, alors comment voulez vous qu’avec cet esprit ces gens-là sortent le pays qu’ils gèrent de la misère ? Regardez le cas de M. Diouf, ancien président du Sénégal. Où est-il aujourd’hui ? En tête de l’organisation des pays francophones. C’est indigne et méprisable, ces gens sont sans vergogne.

J’attire aussi votre attention sur un fait qui montre à quel point la république française méprise l’Afrique et les citoyens africains. A la veille des élections présidentielles du Togo, rappelez-vous M. Kofi Yamgnagne avait prétendu rendre sa « nationalité française » pour pouvoir se présenter, la suite, vous la connaissez. Tenez-vous bien, au moment où j’écris ce texte là M. Kofi est revenu en France et je me demande sur quelle base : avec un visa de touriste ? Si tel est le cas il devrait regagner Lomé dans très peu de temps. Dans le cas contraire, il a bien vite obtenu une carte de séjour, et M. Besson, doit alors régulariser tous les sans-papiers  se trouvant aujourd’hui en France. J’ai relu les lois Pasqua, Debré, Chevènement et Sarkozy sur l’immigration, je n’ai en aucun cas rencontré un passage qui permettrait à M. Kofi Yamgnagne, togolais il y a une semaine, arrivé en France il y a moins de 48 heures, d’obtenir une carte de séjour. A moins qu’il n’ait jamais renoncé à sa nationalité française, affaire à suivre…

La situation du continent africain va de mal en pis. La gauche française et l’extrême gauche n’ont jamais été au fond du problème pour contribuer à l’émancipation du peuple africain. Ils n’ont fait qu’assistanat et humanitaire à leur profit.

Naïfs ceux qui  croient la belle « théorie humaniste » que la terre n’a pas de frontière et que les hommes sont tous des frères. Cette « théorie » n’a jamais concrètement vu le jour. Les « droits de l’homme » n’ont jamais existé. Finie l’époque du soutien des pays frères dans les luttes de libération nationale, fini le temps du Che, chacun prêche pour sa paroisse, le nationalisme a gagné. Les belles idées du « marxisme » ne sont qu’une farce. Les 30 dernières années nous ont montré cela dans la pratique. La gauche française a géré les ex-colonies comme l’a fait la droite. Strauss-khan au « FMI », Besson, ministre de l’immigration, … la liste est longue. Imbéciles ceux qui croient à la gauche.

Aux anticapitalistes : pensez-vous que régulariser chaque année 80 000 enfants d’Afrique règlera le problème de là où ils viennent ou celui de là ils arrivent. C’est une position grave, opportuniste et politicienne. Depuis 20 ans vous ne faites que reculez l’échéance de la déchéance des immigrés en premier lieu et du peuple africain en particulier. Le problème de l’immigration se règle à la source. Aidez les africains qui sont prêts à déboulonner ces valets de l’impérialisme français qui déstabilisent tout le continent africain. Quand demain, plus de la moitié du peuple africain crèvera de faim, tout le monde sera responsable. Dans moins de trente ans, l’Europe, l’Amérique, l’Asie arriveront tout juste à subvenir aux besoins vitaux de leur peuple. Pendant ce temps,  l’Afrique compte sur l’aide internationale.

J’ai appris avec grand plaisir que la France s’apprête à enlever son armée du Sénégal pour la ramener un peu plus haut au Gabon. Et oui, « pétrole » oblige, « Total » et « Elf » ont besoin de matière première. Comme vous le savez le coup d’Etat au Niger profite à « Aréva », encore un intérêt français au détriment du peuple africain.

Pour ceux qui l’ignorent tous les militaires gradés en Afrique, ont été formés à St Cyr. Une double nationalité en poche, ils reçoivent les ordres de Paris. Décidément, l’Afrique a du pain sur la planche. Espérons que le départ des soldats français du Sénégal ne nous prépare pas un coup d’Etat militaire. Qu’après la gestion civile désastreuse du pays la France ne joue pas les prolongations en voulant nous imposer en 2012 un gouvernement militaire. Sachant qu’aujourd’hui, le peuple sénégalais a fait le bilan des cinquante premières années de soi-disant indépendance et désire un changement radical pour les intérêts matériels et moraux de son peuple, la France de Sarkozy, nous prépare, elle, une prolongation. Soyons vigilants, c’est notre dernière chance. Le Sénégal, l’Afrique, a un besoin vital de se redresser dans les 5 prochaines années, sinon, nous disparaîtrons. Cette réalité est claire et sentie par tout un chacun. Ne restez pas assis à compter les étoiles et les nuages. N’attendez l’aide de personne. Levez-vous et construisez votre continent dans le calme et la dignité. Sans déraper sur l’extrémisme. C’est encore possible.

Je terminerai ce texte en envoyant un message au-delà, à mes chers papas dont je suis fier, à toi Patrice, Boumediène, Nasser, Nkrumah, Cabral, et à toi mon frère Thomas, depuis votre départ, nous sommes toujours dans la misère humaine et très loin de la sortie du tunnel. Mon vieux Patrice, ce salop de Mobutu qui t’as trahi a fini comme un chien au Maroc, ses serviteurs n’ont même pas voulu le récupérer à la fin pour le soigner. Et à toi Houari, l’Algérie que tu avais construite, dont toute l’Afrique était si fière et sur laquelle elle comptait, à été cassée, détruite par le capitalisme français. Mais je vous rassure, vos enfants et frères se souviennent de vous et continueront votre combat jusqu’à l’heure où ils vous rejoindront. Les peuples du monde vaincront.

Salut aussi à toi Frantz, mon vieux Fanon, l’homme des îles, de la Martinique, tu avais bien vu, toi qui disais que celui qui adore le nègre est aussi malade que celui qui le déteste. Mais oui, on adore son chien. Cher papa, toi, tu avais montré l’exemple. Tu es né sous la domination coloniale et mort algérien, cela résume ta grandeur. Les peuples opprimés se souviendront de toi et que la fraternité dans ce monde ne viendra pas des peuples européens campés sur leur supériorité de pacotille mais bien du réveil des peuples opprimés, de ceux qu’on appelle les damnés de la terre.

NOTE :

[1] Patrice Émery Lumumba né en 1925 à Onalua, Congo belge – assassiné le 17 janvier 1961 au Katanga : Premier ministre de la République démocratique du Congo de juin à septembre 1960.  Patrice Émery Lumumba est considéré au Congo comme le premier « héros national ». Il a été assassiné par la sûreté de l’état belge, puissance coloniale du Congo.

[2] Kwame Nkrumah : né en 1909 à Nkroful, Ghana – mort en 1972 à Bucarest ; Homme politique indépendantiste et pan-africaniste ghanéen qui dirigea le Ghana indépendant en tant que Premier ministre de 1957 à 1960  puis en tant que président de 1960 à 1966. Le 24 février 1966, alors qu’il est en voyage en Chine, Nkrumah est renversé par un coup d’État militaire.

[3] Amílcar Lopes Cabral (1924-1973), Abel Djassi de son pseudonyme, est un homme politique de Guinée-Bissau et des Iles du Cap-Vert. Il est le fondateur du Partido Africano da Independência da Guiné e Cabo Verde, Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert, PAIGC, qui amena à l’indépendance ces deux états colonisés par le Portugal. Amílcar Cabral est assassiné le 20 janvier 1973 à Conakry (Guinée-Conakry), six mois seulement avant l’indépendance de la Guinée-Bissau. Ses assassins sont des membres de son parti, vraisemblablement manipulés par les autorités portugaises et bénéficiant de complicités dans l’État guinéen.

 

Source: AFRIQUE-DOSSIER

mercredi, 24 mars 2010

LE GENIE EN MATHS RUSSE REFUSE UN PRIX D'UN MILLION DE DOLLARS

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Grigori Perelman, un Russe de 44 ans, a décliné la récompense de l'Institut Clay des Mathématiques pour avoir résolu la conjecture de Poincaré. Depuis quatre ans, il vit reclus dans son petit appartement vétuste de Saint-Pétersbourg.

 

Les chiffres, oui, mais pas sur des billets verts. Le russe Grigori Perelman, rendu célèbre pour avoir résolu l'un des problèmes mathématiques les plus difficiles posés au 20e siècle, a fait savoir lundi qu'il refusait d'aller chercher le «Prix du Millénaire» que lui a décerné la semaine dernière l'Institut Clay des Mathématiques un prix qui l'aurait pourtant récompensé d'un million de dollars (750.000 euros). C'est la seconde fois que ce brillant mathématicien, réputé pour être un homme discret, ne vient pas chercher un prix qui lui a été décerné.

Pour Grigori Perelman, tout démarre en 2002. Alors chercheur à l'Institut Steklov de Mathématiques de Saint-Pétersbourg, ce Russe de 44 ans décide de publier ses recherches sur la conjecture de Poincaré sur une plateforme gratuite Internet, destinée aux scientifiques. Cet exercice mathématique, de nombreux chercheurs s'y sont cassé les dents auparavant. Formulée pour la première fois par Henri Poincaré en 1904, il s'agit d'arriver à déterminer si une forme quelconque peut constituer une sphère de trois dimensions.

L'air de rien, Grigori Perelman explique avoir résolu le problème, pourtant considéré par l'Institut Clay comme l'un des «sept problèmes les plus recherchés du millénaire». Rapidement, la nouvelle se propage dans le milieu scientifique et la trouvaille est validée par les plus grands chercheurs. Après avoir travaillé des années dans l'anonymat le plus total, le mathématicien devient une référence dans le milieu.

Il a démissionné de son poste de chercheur

Mais Grigori Perelman n'est pas préparé à cette consécration. En 2005, quelque peu dépassé par la situation, il décide de quitter ses fonctions à l'Institut Steklov où il travaille depuis quinze ans. En 2006, l'Union mathématique internationale (IMU) lui décerne, sans surprise, la prestigieuse médaille Fields, sorte de Prix Nobel de mathématiques décerné tous les quatre ans. Une médaille qu'il n'ira jamais chercher, préférant expliquer aux journalistes - sans leur ouvrir la porte de son appartement - qu'il ne souhaite pas «être exposé comme un animal dans un zoo». «Je ne suis pas un héros de mathématiques, leur lance-t-il alors. Je ne suis même pas un génie, c'est pour cela que je ne veux pas que tout le monde me regarde».

Ainsi, depuis quatre ans, Grigori Perelman vit quasiment reclus dans un petit appartement de Saint-Pétersbourg, en compagnie de sa mère âgée. Selon l'une de ses voisines, qui s'est confiée au Daily Mail, l'homme vivrait dans des conditions plus que rudimentaires : «J'ai été une fois dans son appartement et j'ai été abasourdie. Il y a seulement une table, un tabouret et un lit avec un matelas crasseux cédé par les anciens locataires». D'après ses proches, l'homme aurait cessé toute recherche dans le domaine des mathématiques.

Par Flore Galaud

Source: Le Figaro

lundi, 22 mars 2010

BLANCHISSEZ-MOI TOUS CES NEGRES!

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De Serge Bilé, un de mes amis sur Facebook: "Je voudrais vous raconter l’histoire de cette photo qui figure dans mon nouveau livre "Blanchissez-moi tous ces nègres", qui sort le jeudi 25 mars (2010) en librairie en France et que l’on peut également acquérir sur le net.

C’est une photo qui a été prise en 1908, aux Etats-Unis, chez un vieux médecin de Philadelphie, qui se livrait à des expériences de "bleaching" de nègres. À l’aide de rayons x, il s’attachait, en effet, à blanchir les Noirs, qui se pressaient dans son cabinet et qui étaient prêts, quitte à endurer de graves brûlures, à dépenser des fortunes pour se décolorer, dans l’espoir d’être acceptés dans la société blanche et de ne plus souffrir du racisme.

Un article de l’époque raconte qu’au bout de "la dixième séance d’exposition aux rayons x, le teint très foncé d’Africains pur sang tournait déjà au marron clair. En prolongeant le traitement, le docteur obtenait chez ses patients une teinte olivâtre. Avec certains sujets il aurait même obtenu la matité, qui caractérise le créole de pure race blanche. Enfin, en multipliant les expositions jusqu’à la limite permise par la force du sujet, il serait parvenu à décolorer complètement la peau par plaques, et à substituer au brun foncé une teinte que les témoins définissent par ces mots : un blanc maladif."

Le procédé, si l’on en croit l’article, fit la renommée du vieux docteur. "Sa clinique devenait le point de mire, le suprême espoir de tout nègre (et cette catégorie est nombreuse) ambitieux de se distinguer de ses congénères, en exhibant une pâleur de bonne compagnie".

Si les Noirs se bousculaient ainsi chez les médecins-blanchisseurs et chez les vendeurs de pommade dépigmentante, aux Etats-Unis, en Europe, et même aux Antilles, où le phénomène de blanchiment a démarré, dès 1849, c’est parce que les anciens esclaves avaient intégré l’idée qu’on leur avait tant serinée, au temps de la servitude, à savoir que leur âme et leur peau étaient sales et laides.

Ils avaient, dès lors, fini par idéaliser le Blanc et chercher à lui ressembler, en étant persuadés que la dépigmentation effacerait leur prétendue souillure et leur permettrait de changer de condition et de rang social.

C’est ainsi, aussi étonnant que cela puisse paraitre, qu’a commencé le fléau du blanchiment de la peau, qui touche aujourd’hui des millions de gens, en majorité noire, à travers le monde".

 

 

Source: Facebook Serges Bilé

samedi, 20 mars 2010

SAMIR AMIN: LE SYSTEME MONDIAL EST EN GRANDE PARTIE RESPONSABLE DES ECHECS AFRICAINS

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Samir Amin, 79 ans, n'a rien perdu de sa fougue militante. Tête pensante du Tiers mondisme, proche de certains des pères des indépendances, comme Modibo Keita, auteur d'une cinquantaine d'ouvrages politiques et économiques, il traque le capitalisme et l'impérialisme international sous toutes leurs formes. Interrogé par RFI, il dresse le bilan de 50 ans de relations entre les États africains et le reste du monde.


Faites-vous partie de ces pessimistes qui disent que les cinq décennies de l'indépendance sont cinq décennies perdues ?

Je ne suis pas pessimiste et je ne pense pas que ce sont cinq décennies perdues. Je reste extrêmement critique, extrêmement sévère à l’égard des États africains, des gouvernements, des classes dirigeantes, mais je suis encore plus critique à l’égard du système mondial qui est responsable, en grande partie, des échecs africains. Vous savez la colonisation que l’on vante aujourd’hui a été une catastrophe historique. Au sortir de la colonisation, au Congo belge, il y avait neuf Congolais qui avaient effectué des études supérieures. Après 30 ans du régime de Mobutu, l’un des régimes les plus ignobles qu’on ait eu dans l’histoire, ce chiffre se compte par centaines de mille. Autrement dit, le pire régime africain a fait trois mille, cinq mille fois mieux que la belle colonisation belge. Il faut rappeler ces choses.

Quand vous pointez du doigt le système mondial qui a mené en partie le continent africain là où il est aujourd’hui... que reprochez-vous particulièrement à ce système mondial ?

Au moment des indépendances africaines, l’Afrique était, et reste encore aujourd’hui, le «ventre mou», la partie la plus vulnérable du système mondial. Et une partie vulnérable du système mondial est condamnée par la logique même de ce système à être surexploitée. La surexploitation en Afrique, c’est principalement le pillage des ressources naturelles du continent. C’est-à-dire que l’Afrique est utile pour le système mondial dans la mesure où elle est une source de richesses naturelles assez fabuleuses. L’Afrique utile, c’est l’Afrique sans les Africains. Les peuples africains pour le système mondial sont de trop. Ils ne font pas partie de cette frange des travailleurs, sauf les émigrés bien entendu, que l’on surexploite. Ce qui est intéressant pour l’impérialisme, pour l’appeler par son nom contemporain, ce sont les ressources naturelles de l’Afrique. Et pourquoi l’Afrique est vulnérable ? Parce que précisément, après avoir reconquis son indépendance, les pays africains ne se sont pas engagés suffisamment, pas engagés du tout même, dans la voie d’une industrialisation accélérée. Je dis le contraire de ce que l’on dit généralement : l’industrialisation, c’est pour plus tard. L’Afrique n’est pas mûre pour l’industrialisation.
On disait ça de la Chine il y a cinquante ans. On disait ça de la Corée du Sud. Ce sont précisément les pays qui se sont industrialisés, rentrés dans l’industrialisation, d’une façon décidée, qui sont aujourd’hui les pays émergents. Alors l’Afrique a pris cinquante ans de retard. Dans ces cinquante ans de retard, il y a une part importante de responsabilité des classes dirigeantes. Mais la faiblesse même de ces classes dirigeantes, le fait qu’elles aient accepté de se situer dans le statut d’État client de l’Occident ne réduit pas la responsabilité des pays occidentaux.

Est-ce qu’il n’y a pas aussi le risque de placer systématiquement ces pays en position de victime ? Les dirigeants aujourd’hui sont acteurs sur le continent africain...

Bien sûr qu’ils sont acteurs ! Ce sont les alliés subalternes dans le système mondial, donc ils ont autant de responsabilité que leur patron. Mais leur patron a autant de responsabilité qu’eux. Prenons une question banale, celle de la corruption parce que tout le monde parle de la corruption et c’est vrai une bonne partie des politiciens africains sont corrompus à l’extrême. Mais ceux qui les corrompent ne sont pas moins responsables.

Revenons à l'histoire.1960, année d’indépendance pour de nombreux pays africains. Certains évidemment ont acquis leur indépendance plus tôt, mais l'année 1960 est une année importante pour beaucoup de pays francophones et certains pays anglophones. Où êtes-vous précisément à cette époque-là ?

Je suis précisément en Afrique. J’avais été en Égypte, dans mon pays, entre 1957 et 1960. En septembre 1960, je suis allé à Bamako. Je crois que c’était le jour même de la proclamation de l’indépendance du pays, ou c’était le lendemain. Donc dès le départ, j’avais fait le choix de mettre mes compétences modestes au service du développement de l’Afrique nouvelle, de l’Afrique indépendante.

Comment avez-vous vécu ce jour de l’indépendance ?

Je l’ai vécu avec beaucoup d’enthousiasme et avec beaucoup d’attente. Enfin, ces pays ayant reconquis leur indépendance allaient pouvoir s’engager dans un développement digne de ce nom, c’est-à-dire rapide, à marche forcée, mais également juste, bénéficiant à l’ensemble du peuple, aux classes populaires. J’ai choisi d’aller au Mali pas par hasard. C’est parce que le gouvernement malien, le parti qui s’appelait l’Union soudanaise à l’époque, avait fait des choix radicaux c’est-à-dire un choix d’indépendance, un choix d’indépendance pas rhétorique mais d’indépendance réelle, en se battant sur le terrain pour obtenir la marge de manœuvre la plus large possible et, l’histoire de ce parti en faisait un parti qui était très largement à l’écoute des masses populaires, notamment de la paysannerie. Beaucoup de conditions étaient réunies pour un bon départ. Et le départ n’a pas été mauvais, mais le pays restait extrêmement vulnérable non pas seulement pour des raisons géographiques : un très grand pays à l’époque très peu peuplé (il y avait 4 millions d’habitants à peine), avec des frontières énormes et incontrôlables, sans accès à la mer, donc toute sorte de raisons de vulnérabilité. La dérive est venue rapidement. Dans cette dérive les classes dirigeantes locales ont une responsabilité particulière parce qu’elles s’étaient créé une marge de manœuvre et elles ne l’ont pas utilisée de la meilleure manière. La dérive vers le pouvoir, je ne dirais pas personnel, mais le pouvoir d’une élite et d’une minorité, y compris le pouvoir personnel a été très rapide.

Il y a d’autres pays qui avaient fait un choix : la Guinée ou le Ghana prônaient une certaine indépendance économique notamment vis-à-vis des anciens colonisateurs. Est-ce qu’à l’époque, en observant ces pays, vous perceviez tous les problèmes qui allaient survenir dans les années 70-80 ?

Oui et non. Je n’aurais pas l’outrecuidance de dire que j’avais tout prévu, mais j’ai vu assez rapidement les difficultés et les dérives possibles et qui se sont avérées de véritables dérives, celle du Mali, mais également celle du Ghana. J’ai été au Ghana et le Ghana m’a toujours fait une assez bonne impression c’est-à-dire, en dépit des dérives, une capacité de se ressaisir, ce qui a été le cas, avec des hauts et des bas, bien entendu. La Guinée qui m’a donné dès le départ une impression déplorable, c’est-à-dire l’impression d’un gouvernement et particulièrement d’un président, extrêmement autoritaire, Sékou Touré, qui était un bon politicien au sens où il savait manœuvrer, il savait parfois faire les concessions qu’il fallait ou des choses de ce genre, il savait parfois négocier au plan international, mais il n’avait aucune culture politique, aucune vision des véritables difficultés et des exigences d’un développement. Le minimum pour un développement exige, exigeait et exige toujours, une certaine démocratie pas au sens du blueprint («modèle», en français), de la recette toute faite comme celle du multipartisme et des élections qui seront dans la plupart des cas tout à fait bidons - pas seulement dans les conditions de l’Afrique, également ailleurs, y compris en Europe, puisqu’on peut voter comme on veut en Europe et le résultat est comme si on n’avait pas voté (rires) - mais au sens de la prise en considération de la dimension sociale, c’est-à-dire d’une démocratie associée au progrès social, et non dissocié du progrès social, a fortiori associé à une régression sociale comme c’est le cas à l’heure actuelle quand il y a quelques éléments de démocratie.

Concevez-vous l’échec des politiques qui ont été menées dans ces pays comme un échec des idées que vous avez défendues ou de l’application de ces idées ?

L’argument qui consiste à dire «les idées étaient bonnes mais leur application a été mauvaise» n’est pas mon genre de raisonnement. Si l’application a été mauvaise, c’est que les idées n’étaient pas parfaites. Je ne dirais pas qu’elles étaient mauvaises. On peut penser que les grands principes choisis par un certain nombre de pays africains au lendemain des indépendances étaient des principes corrects, mais ça ne suffit pas. Il faut aller plus loin. Il faut traduire ces principes en sous-principes, je dirais en méthodes d’action et là, on a vu très rapidement les contradictions apparaître.

L'Afrique a-t-elle une place dans la mondialisation... que vous critiquez, par ailleurs ?

L’Afrique doit trouver sa place. Si elle le doit, elle le peut. Mais c’est un peu théorique. Dans le court terme, l’Afrique reste extrêmement vulnérable. Et comme je le disais, dans l’avenir visible, l’Afrique reste pour le monde entier, particulièrement pour les puissances développées du capitalisme, une source de matières premières : que ce soient les hydrocarbures, que ce soit l’uranium, que ce soient les minéraux rares, les métaux rares (ça c’est très important pour l’avenir), ou que ce soient les terres agricoles ouvertes maintenant à l’expansion de l’agri-business occidental, chinois, brésilien et autre, que ce soit demain le soleil et donc l’électricité lorsqu’elle pourra être transférée sur de longues distances, et que ce soit l’eau. Le capital international s'intéresse exclusivement à ces opportunités. Pour le capital international, l’Afrique, les Africains n’existent pas. Le continent africain est un continent géographique plein de ressources. Point. Et c’est contre cette idée que l’Afrique doit s’organiser pour non pas seulement refuser de se soumettre à ce pillage, mais utiliser ces ressources naturelles pour son propre développement.

Après les indépendances, différents chefs d’Etat ont tenté de mettre en place des méthodes de développement dit autocentré ou plus indépendant des anciens colonisateurs : Julius Nyerere en Tanzanie, Kwame Nkrumah au Ghana… Ces modèles ne sont pas parvenus à leurs buts. Aujourd’hui, on est dans cette période du tout capitalisme mondialisé. Que faire en fait ?

Ces moyens et ces politiques ne sont pas parvenus à leurs buts, c’est vrai, Mais les autres non plus. On a vanté beaucoup à l’époque le choix de Houphouët-Boigny et le choix de l’ouverture non régulée et incontrôlée de la Côte d’Ivoire. Et où en est la Côte d’Ivoire aujourd’hui ? Je crois que sa situation est bien pire que celle du Ghana, c’est-à-dire que malgré tout, l’héritage, la partie positive de ce que Nkrumah avait fait, c’est pour cette raison que le Ghana est dans une moins mauvaise situation aujourd’hui qu’un pays voisin et très comparable par ses richesses et par son type d’agriculture, de richesses naturelles, par sa taille, qu’est la Côte d’Ivoire.

Quelle est aujourd’hui la marge de manœuvre des États africains pour trouver une voie médiane ?

Cette marge de manœuvre est en train de renaître précisément par le succès des pays dits émergents : la Chine, l’Inde, le Brésil et d’autres pays moins importants comme la Corée du Sud, ou en Afrique même, l’Afrique du Sud (c’est le seul). Ces pays sont déjà en conflit avec les pays de l’Occident. On l’a vu à l’occasion de la visite d’Obama à Pékin et dans les suites de cette visite. Et ce conflit qui n'est pas seulement un conflit pour l’accès aux ressources naturelles mais aussi pour l’accès au marché, l’accès au financement, va aller en s'aggravant. Ce conflit constitue également une garantie contre la poursuite du projet de contrôle militaire de la planète par les Etats-Unis de contrôle militaire de la planète qui est bien malade maintenant, ne soit pas poursuivi. Même s’il y a beaucoup de bémols à mettre, ces pays émergents comprendront qu’ils ont intérêt à contribuer à la renaissance, à la reconstitution (il n’y a pas de reconstitution en histoire) de quelque chose comme Bandoeng, c’est-à-dire je n’irai pas jusqu’à dire un front commun mais une alliance très large même avec les pays les plus vulnérables, avec les pays du continent africain, de façon à se renforcer collectivement et à imposer un recul des ambitions occidentales et le pillage du continent.

Beaucoup de pays africains se tournent vers la Chine, vers l’Inde, parfois comme si c’était une planche de salut pour sortir de leur situation. N'est-ce pas une erreur ? La solution... ne serait-elle pas plutôt de savoir jouer avec les différents partenaires ?

Jouer avec les partenaires est un jeu dangereux. À l’époque de Bandoeng, bien des pays y compris l’Égypte nassérienne, ont voulu jouer du conflit entre les États-Unis et l’Union soviétique : jouant la carte soviétique de temps en temps, la carte américaine à un autre moment. Ils ont perdu sur les deux tableaux. Je crois qu’aujourd'hui, un pays qui engagerait… une diplomatie, disons, active, qui s’engagerait à jouer une carte chinoise un jour et une carte américaine le lendemain serait également vouée à l’échec. Je crois qu’il faut au contraire travailler à reconstituer cette ligne des 77 (les 77 sont beaucoup plus nombreux aujourd’hui et le groupe des 77 s’appelle « 77 + Chine » aux Nations unies). Les Chinois proposent à beaucoup de pays africains ce que l’Occident ne propose pas: la construction d’une gigantesque infrastructure qui est l'une des conditions d’un développement possible, d’un développement industriel, d’un développement digne de ce nom, qui ne soit pas simplement quelques produits agricoles d’exportation dans des conditions misérables, mais des infrastructures de transport, des chemins de fer, des routes, … Après tout, la seule grande construction de chemins de fer dans l’histoire moderne de l’Afrique après les indépendances a été le Tanzam qui a été fait par les Chinois. Maintenant, il n’est pas impossible hélas que dans la course aux ressources naturelles, les Chinois et les Brésiliens et les autres ne se comportent pas très différemment, d’une façon très différente des Occidentaux.

L'Afrique ne risque-t-elle pas de se retrouver dans la même configuration mais avec des partenaires différents ?

Non, je ne crois pas. Parce que les partenaires sont différents. Le partenaire chinois et le partenaire brésilien ne sont pas dans la situation des États-Unis ou de l‘Europe. D’abord, ils n’ont pas un projet de contrôle militaire de la planète comme les États-Unis. Si les États-Unis ont un projet de contrôle militaire de la planète, hélas l’Europe suit. L’Europe, c’est l’Otan et l’Otan, ce n’est rien d’autre que les alliés subalternes des États-Unis. Ni la Chine, ni l’Inde, ni le Brésil, quelle que soit l’opinion qu’on puisse avoir sur la nature des classes dirigeantes et la nature des choix de développement économique et social de ces pays, ne sont pas dans la même position.

Beaucoup d’observateurs parlent d’une période historique qui serait dans une sorte de seconde indépendance de l'Afrique, notamment pour l’Afrique francophone. Qu’en pensez-vous ?

Ce sont des grands mots. Nous sommes dans une deuxième vague. Elle peut être meilleure ou elle peut être pire que la première - dans l’histoire c’est toujours ouvert –. L’Afrique avait commencé pas si mal en dépit du titre du livre de René Dumont, l’Afrique noire est mal partie. Elle était mal partie sur certains points, sur certains plans, et René Dumont avait raison sur ce point, en ce qui concerne l’agriculture. Mais l’Afrique qui n’était pas tellement mal partie en 1960 s’est enlisée très rapidement et je souhaite que ce qui s’annonce soit une deuxième vague d’indépendance, si on l’appelle ainsi, du continent africain.

Par Christophe Champin


Source : Rfi.fr, Le Blog de Serge Grah

vendredi, 12 mars 2010

LES PHARMACIES PARISIENNES BIENTOT OBLIGEES DE DECROCHER LEUR ENSEIGNE EN FORME DE CROIX?

 

ENSEIGNE PHARMACEUTIQUE.jpg

 

Folie pure ! C'est nouveau ! Le retour des  Sarrazins...! Même la forme de la croix sur les enseignes pharmaceutiques commencent à les déranger!!! Et quoi encore?

 

« Les pharmacies parisiennes bientôt obligées de décrocher leur enseigne en forme de croix ? ». PARIS (Source: NOVOpress).
     
Une association maghrébine parisienne, Paris-Beurs-Cités, a adressé il y a une dizaine de jours une lettre à la mairie de Paris afin de demander que soient « progressivement supprimées des devantures des pharmacies les enseignes en forme de croix ».

 

 La conseillère technique du Cabinet de Bertrand Delanoë en charge des cultes, Ilda Vrospinos, a officiellement répondu que la demande allait être «examinée avec la plus extrême attention ». L'association, qui se présente pourtant comme « non confessionnelle » et entend « regrouper les jeunes Français issus de l'immigration maghrébine afin de les aider à trouver leur place dans une société encore largement discriminatoire » explique sa démarche par le fait que « ce symbole religieux ostentatoire, vestige d'une époque révolue où la religion catholique était omniprésente dans notre pays » est susceptible de «heurter la susceptibilité des croyants non chrétiens, mais aussi des personnes non ou antireligieuses » et « contrevient gravement au principe républicain de laïcité ». « Alors que la crise économique accroît les risques d'affrontements intercommunautaires, ces enseignes à forte connotation religieuse pourraient être ressenties par certains comme une forme de discrimination, voire comme une provocation », poursuit Paris-Beurs-Cités.  

 La demande pourrait bien aboutir si l'on en croit la réponse officielle de Mme Vrospinos, qui affirme dans la lettre qu'elle a adressée à l'association « comprendre pleinement [ses] préoccupations ».

la conseillère indique qu'elle va « soumettre [sa] demande à Bertrand Delanoë qui, n'en doutez pas va l'examiner avec la plus extrême attention ». 

La conseillère technique précise également que le maire de Paris « qui a fait du "vivre ensemble" l'un des fondements de son engagement », « est très attentif à la bonne entente entre communautés » et qu'il est « pleinement conscient du caractère néfaste de certains anachronismes ».

Une dernière phrase lourde de menaces.

Bientôt on ne pourra plus se servir du signe " + ", il faudra peut-être employer simplement le mot "plus".
Sommes-nous devenus fous ???

 

Recommandation personnelle:

A diffuser largement pour faire barrage à cette nouvelle dérive antichrist!!! Fernand Dindé.

00:18 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Foi, France, Monde | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : france, paris, croix, enseignes pharmaceutiques, novopress | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 16 février 2010

ANALYSE DES HERESIES AYANT SUBSISTE DANS L'EGLISE CATHOLIQUE, UNE EGLISE QUI N'EN EST PAS UNE (2)

 

LA BASILIQUE SAINT PIERRE.jpg
Que de scandales sexuels couverts par l'église catholique et le vatican au cours de ces dernières décennies! Le dernier en date qui émeut le monde entier, actuellement: l'abus sexuel de centaines d'enfants par des prêtres pédophiles, restés impunis et protégés par leur hiérarchie, depuis les années 70, en Irlande. Impensable! Le semblant d'indignation manisfesté, en ce moment par le Pape Benoît XVI et le clergé ne convainc personne. Comme le disait un prêtre catholique converti au vrai Evangile, "le vatican est le lieu de perdition le plus sombre qui soit sur la terre". Les enquêtes de Serge Bilé ne révèlent pas autre chose quand il dévoile la prostitution imposée aux religieuses de race noire, au coeur même de Rome.
A la faveur de ce scandale ignominieux, je voudrais attirer l'attention de tous ceux qui cherchent DIEU d'un coeur sincère et qui sont des catholiques pieux que, sur la base de l'Evangile de JESUS-CHRIST, l'église catholique romaine ne peut être considérée comme une Eglise mais plutôt comme une conspiration contre DIEU et sa Parole. A cet effet, je leur recommande, fraternellement, cette brillante et profonde étude du serviteur de DIEU, Jean-Louis Bulté, qui analyse, à la lumière de la Parole vivante de DIEU, les grandes hérésies de "Babylone, la Grande", celle qui a usurpé le titre d'église. "Que celui qui a des oreilles pour comprendre comprenne ce que l'Esprit dit à l'Eglise!" Apocalypse 22.
Un Appel à revenir aux sources du Christianisme
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Très-Saint Père, Vicaire de Christ


Il n’est pas rare d’entendre de part et d’autre parler du « Très-Saint Père » pour désigner le Pape, certainement pour signifier qu’il n’est pas un simple père dans l’Eglise mais le chef, le représentant le plus important de l’Eglise. Accepter une telle appellation paraît bien étrange si l’on considère que Jésus a clairement demandé de n’appeler personne « Père » sur la terre, « car vous n’en avez qu’un, le Père céleste » (Matthieu 23:9).


Quant à la précision « Très-Saint », il y a de quoi être choqué puisque Jésus s’adressant à son Père l’appellera « Père Saint » (Jean 17:11) : le Pape serait-il donc plus saint que Dieu lui-même !!! Cela est bien surprenant !

Faut-il également s’arrêter sur l’expression « Vicaire de Christ » ?

Si le Pape est bien le représentant sur terre de Jésus-Christ il est très étonnant qu’il réside pour la majeure partie de son temps dans une sorte de tour d’ivoire, de château retranché, alors que Jésus sillonnait les routes le plus simplement du monde (et sans papamobile) allant de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient tombés au pouvoir du diable (Actes l0:38).

En vérité le Pape agit et se déplace surtout en tant que représentant de l’Eglise Catholique Romaine dont il est le gardien et le principal promoteur.

 

Le baptême des nouveaux-nés

Selon la doctrine catholique, le sacrement du baptême confère la première grâce sanctifiante qui efface le péché originel, nous fait enfants de Dieu, membres de l’Eglise et héritiers du Paradis. La tradition du baptême des enfants est encore très respectée parmi les français car il offre la garantie que rien ne s’opposera à un mariage et à un enterrement religieux. Pour beaucoup, il faut le dire, le baptême est une coutume, un rite, une formalité qui n’a guère de signification.


Le vrai baptême chrétien comme la Bible l’enseigne, ne concerne que des adultes qui désirent manifester leur appartenance au Christ et leur foi en Lui. Jamais il n’est question dans le Nouveau Testament de baptême d’enfants et cela est bien logique : un bébé n’a aucune conscience d’un quelconque engagement envers Dieu ; un peu d’eau sur sa tête ne saurait faire de lui un chrétien.

Le véritable baptême est un engagement volontaire, une démarche libre et personnelle de suivre Jésus-Christ : « Et l’eunuque dit : Voici de l’eau ; qu’est-ce qui empêche que je ne sois baptisé ? Philippe dit : si tu crois de tout ton cœur, cela est possible. L’eunuque répondit : je crois que Jésus-Christ est le fils de Dieu. Il fit arrêter le char ; Philippe et l’eunuque descendirent tous deux dans l’eau, et Philippe baptisa l’eunuque » (Actes 8:36-38).


Le salut ne dépend pas du baptême mais de la foi du cœur : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé ; car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut » (Romains 10:9,10).

Ici encore la tradition religieuse a relégué la révélation spirituelle et l’ordre divin au second plan, l’annulant au profit de raisonnements.

 

LA LITURGIE DE LA MESSE


Résultat de longs siècles de tradition, l’office de la messe se déroule selon des règles très strictes, très solennelles. Il comprend un grand nombre de gestes, signes de croix, génuflexions, inclinaisons du corps, dont le sens symbolique est très précis. En plusieurs occasions on utilise de l’encens ce qui constitue un curieux emprunt au paganisme romain : brûler de l’encens devant la statue d’un César était une profession de loyalisme envers l’État. Dès le Vème siècle, l’Eglise d’Occident utilise de l’encens pour l’intronisation du pape, adoptant ainsi pour l’évêque de Rome le cérémonial païen de la glorification de l’empereur.

La messe est rythmée par un certain nombre de prières récitées, de formules toutes faites ne laissant aucune place à la spontanéité et à l’expression libre.


Il s’agit d’un rituel très structuré au sein duquel le fidèle est plus spectateur que participant. Les vêtements sacerdotaux, comme l’ensemble des ustensiles, si précieux pour l’officiant, n’ont en réalité aucune valeur particulière. C’est en fait une reproduction des instruments du culte qui était rendu dans le Tabernacle juif puis dans le Temple.


Si vous regardez maintenant ce qui est dit dans la Bible, en particulier dans le livre des Actes qui nous expose clairement de quelle manière s’organisait le culte des premiers chrétiens, vous réaliserez très vite l’importance du contraste : il n’y avait pas de prêtre orchestrant le culte rendu à Dieu avec la plus grande rigueur, mais la participation de chaque chrétien avec ordre et bienséance, dans une grande liberté. Les prières n’étaient pas récitées mais spontanées. Il n’y avait aucune succession de geste rituels destinés à produire et à entretenir le sentiment mystique. Chants, prières, enseignement de la Parole de Dieu, partage du pain et du vin étaient vécus dans la plus grande simplicité mais dans une vraie spiritualité.


L’EUCHARISTIE


C’est au XVIème siècle, au concile de Trente, que la doctrine dite de la « transsubstantiation » a été adoptée officiellement mais c’est au XIIème siècle que des théologiens utilisèrent ce terme technique pour désigner la transformation miraculeuse du pain et du vin en véritable substance du corps et du sang du Christ. A chaque eucharistie interviendrait ce mystère miraculeux de la transsubstantiation dans lequel, à chaque occasion, le Christ s’offrirait à nouveau. Ainsi donc, le sacrifice de l’Agneau divin se trouve renouvelé à chaque office.

Cette théologie de la Sainte-Cène est très différente de celle que la Bible définit : en effet, les chrétiens sont appelés à partager le pain et le vin en mémoire du sacrifice accompli une fois pour toutes par Jésus-Christ. Il s’agit d’une communion spirituelle avec Celui qui donna sa chair et son sang pour le salut du monde, du moins pour le salut de tous ceux qui auraient foi en Lui dans ce monde. Le sacrifice de Jésus n’a d’effet expiatoire pour le pardon des péchés que pour celui dont la foi est authentique. La Sainte-Cène en elle-même n’est pas un acte rédempteur car Jésus-Christ est mort une fois pour toutes pour les péchés dans un sacrifice total, parfait et suffisant. Il suffit de lire le 9ème chapitre de l’Épître aux Hébreux pour y voir apparaître toute la vérité sur la question.


Il est fort surprenant que seul le prêtre ordonné soit en mesure de célébrer l’eucharistie, la transformation du pain et du vin ne pouvant se faire que par son intervention. Outre le fait que la transsubstantiation soit une hérésie pure et simple au regard des déclarations parfaitement claires des écrits néo-testamentaires, il faut préciser que dans l’église primitive, les chrétiens célébraient la Sainte-Cène le plus simplement du monde, dans les maisons, sans la présence indispensable d’un prêtre, puisque Jésus a fait de tous ceux qui croient en Lui des prêtres pour Dieu son Père (Apocalypse 1:5- 6).

Que le prêtre ordonné soit seul en mesure de prendre la coupe est encore une aberration puisque tous ceux qui participent au pain peuvent de la même manière participer au vin (1 Corinthiens 11, versets 23-27).


L’eucharistie est certainement le point central du culte catholique romain et ce n’est donc pas par hasard que le pape Jean-Paul II a tenu à repréciser certains aspects de cette institution lors d’une déclaration datée du 17 avril 2003, rappelant au passage qu’il était impossible de communier avec des protestants, tant leur façon de voir les choses était contraire à la doctrine de Rome. Sur le fond, cette position est logique et pleinement compréhensible. Seulement, ce sont bien sûr toujours les mêmes qui ont raison et les mêmes qui ont tort..., l’église de Rome s’érige en mère protectrice de la Vérité alors qu’en réalité ses dogmes, sacrements et traditions sont en contradiction flagrante avec les révélations données par la simple lecture du Nouveau Testament. Mais sur ce dernier point, Rome a bien sûr trouvé la parade en appelant les fidèles à ne pas interpréter la Bible par eux-mêmes mais à se fier uniquement à l’interprétation donnée par l’Eglise au travers du prêtre.


LES SAINTS


Dans les premiers temps de l’Eglise, le mot était synonyme de « chrétien ». Celui qui avait été baptisé au nom de Jésus-Christ était sanctifié, mis à part. Lorsque le baptême se généralisa après le IVème siècle et devint un rituel religieux propre à introduire un maximum de païens dans l’Eglise, le titre de « chrétien » subit une dévaluation et il ne fut plus possible d’assimiler purement et simplement tout chrétien à un saint. Dès lors, on réserva ce titre aux martyrs puis à tous ceux qui avaient mené une vie particulièrement féconde au sein de l’Eglise et dont les vertus chrétiennes avaient été remarquables. Montrés en exemple, on considéra ces personnes comme ayant un rôle tout particulier devant Dieu et ils devinrent des intermédiaires possibles qu’on pouvait invoquer en fonction des besoins et des situations.

Les saints ou « bienheureux » ont leurs autels, et leurs reliques sont souvent exposées. La liste est longue et augmente sans cesse au risque de ne plus savoir… à quel saint se vouer.


L’hommage rendu aux saints, dont l’importance est à la mesure de leurs icônes présentes dans les églises catholiques, est encore une déviation, une confusion, une hérésie. Le fait de prétendre qu’il est possible de les invoquer pour obtenir une aide quelconque relève d’une sorte de spiritisme déguisé, sévèrement condamné par Dieu (Lévitique 20:6). Le Seigneur seul peut être invoqué ; c’est le témoignage laissé par l’ensemble des Écritures.


LES ICONES


Du grec eikôn, image, représentation, l’icône est un élément très présent dans la piété catholique. C’est ainsi que Jésus se retrouve avec de multiples visages dont la représentation est, bien sûr, tout à fait aléatoire... et que dire de Marie et d’autres personnages dont les peintures sont aussi diverses qu’étranges !

L’icône semble avoir un rôle transcendant : celui de fixer la foi, de mettre en contact plus étroit. Mais la vraie foi n’a nullement besoin d’un support matériel, et une image, quelle qu’elle soit, ne saurait avoir une quelconque influence qui puisse rapprocher de la personne si arbitrairement représentée.


Ce besoin d’images est symptomatique : à défaut d’une communion vivante avec Dieu par Jésus-Christ, il faut s’entourer d’images, comme de statues d’ailleurs, pour « créer » une présence, une atmosphère soi-disant propice à la méditation et la prière.

« Nous marchons par la foi et non par la vue » dira Paul aux Corinthiens (2 Corinthiens 5:7) ce qui rejoint cette parole de Jésus : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jean 20:29).

Dieu, l’Éternel, celui qui est le roi des siècles, immortel, invisible (1 Timothée 1:17) a pourtant clairement défendu de se faire une image taillée ni aucune représentation des choses qui sont en haut dans les cieux (Deutéronome 5:8).

Mais le cœur de l’homme irrégénéré est idolâtre, ce n’est pas nouveau. C’est pourquoi bien des personnes sont particulièrement attachées aux icônes, tout comme elles le sont aux reliques, aux statues, aux apparitions.


LE CHAPELET


L’origine de cet objet mérite quelque attention, tant à lui seul il montre avec quelle facilité l’Eglise de Rome a adopté des objets, des rites et des traditions totalement étrangers à la vraie foi chrétienne telle qu’elle est révélée par les écrits néo-testamentaires. En effet, le chapelet, encore bien présent chez les religieux, provient en fait des religions orientales comme l’attestent nombre de statues d’antiques déesses hindoues. L’Islam l’adopta dès le IXème siècle et aujourd’hui encore, boutiquiers des souks ou princes du pétrole l’égrènent inlassablement entre leurs doigts.


Les chrétiens (catholiques) le découvrirent au temps des croisades et dès le XIIème siècle les Dominicains en firent une dévotion à la vierge Marie. Adopté pour la convenance, il devint à la fois le support de la récitation systématique du « Notre Père » et de « l’Ave Maria », tout en étant le moyen matériel de méditer en les récitant les principaux mystères de la vie de Jésus.

Cet instrument « compte-prières » est une idée païenne. Jésus l’a d’ailleurs clairement dénoncé : « Quand vous priez, ne multipliez pas les paroles comme font les païens qui croient qu’à force de paroles ils seront exaucés » (Matthieu 6:7).

La prière n’est pas récitation machinale mais l’expression de notre cœur envers Dieu. Que de personnes récitent le « Notre Père » sans rien saisir du sens réel de ce qu’ils disent. Il s’agit là d’une nouvelle contradiction des dogmes catholiques avec la Bible.


L’EAU BENITE


A l’entrée de toutes les églises catholiques, on trouve des récipients spéciaux contenant de l’eau ordinaire bénie par le prêtre. Elle aurait de merveilleuses vertus. Aussi le fidèle y trempe-t-il les doigts avant de se signer ; le prêtre en asperge le peuple, les maisons, les cercueils...

Cette pratique est apparue au IVème siècle quand les païens, contraints d’adopter le christianisme comme seule religion officielle, introduisirent l’usage de l’eau lustrale qui était employée au cours des rites de purification dans les religions antiques. Son emploi fut admis peu à peu par les prêtres et c’est au IXème siècle que son utilisation se généralisa vraiment. Ainsi donc, le même principe s’applique encore et encore : soucieux de ne pas contrarier les gens qui entraient en masse dans l’Eglise, les autorités ecclésiales importèrent certaines traditions et coutumes pourtant directement contraires à l’Évangile. Il en est ainsi, comme nous l’avons vu, de l’adoption de l’encens, des icônes, de l’eau bénite mais nous pourrions parler aussi des cierges dont les catholiques font grand emploi.


LES CIERGES


Outre le fait que les bougies petites ou grandes font l’objet de tout un commerce (certaines peuvent servir plusieurs fois), leur utilisation dans un cadre spirituel est vide de sens, sans aucune portée. Tout symbole qui n’a pas été établi par Dieu lui-même est un symbole à portée humaine, émotionnelle, ni plus, ni moins. Offrir des lumières au Père des lumières est une étrange conception de Dieu lui-même. La foi des premiers chrétiens était dépourvue de ce genre d’artifices.


L’EXTRÊME ONCTION


Ce n’est qu’à partir du XIIème siècle qu’on appela ainsi en occident le sacrement des malades. Celui-ci consiste en une onction d’huile sainte (huile d’olive bénie par l’évêque) sur divers endroits du corps du malade, accompagnée à chaque fois de l’invocation : « Que par cette onction sainte le Seigneur te pardonne les fautes que tu as commises ».


Au fil du temps, l’extrême onction a été considérée comme le sacrement des mourants et donc réservé aux seuls malades graves, dans le but d’apaiser leur conscience en leur assurant le pardon des péchés. C’est là encore une dérive regrettable, car qui peut pardonner les péchés si ce n’est Dieu seul ?

Jésus pouvait le faire de par sa nature divine, mais aucun homme ne peut s’attribuer un tel pouvoir. Cette pratique de l’extrême onction est par conséquent un rite inutile qui a la grave conséquence de rassurer faussement des personnes qui devraient se repentir pour obtenir le pardon de leurs péchés.


LES ORDRES RELIGIEUX


Fondés par des hommes qui voulaient vivre leur foi de façon authentique et dépouillée des artifices d’un monde qu’ils jugeaient dépravé, les ordres religieux, qui sont multiples, consacrent hommes et femmes à une vie cloisonnée, une vie d’ascétisme, de prières rituelles et parfois de service à autrui. Quoique nous puissions comprendre les motivations de leurs fondateurs, nous ne sommes pas néanmoins en accord avec la pensée de Jésus qui parle de l’Eglise comme la lumière du monde, le sel de la terre. Il n’est nullement question d’isolement.

Une vie consacrée à la prière ! Quelles prières ? Des prières inspirées par les dogmes mensongers et les fausses traditions instituées par l’Eglise de Rome.


Par conséquent que de prières inutiles que le Seigneur ne saurait agréer. Et pour dire un mot du célibat imposé à tous ceux qui veulent consacrer leur vie, est-il permis de dire que l’apôtre Pierre était marié, ainsi que bien d’autres apôtres, et qu’il n’est pas forcément utile de s’imposer le célibat pour servir Dieu ou le glorifier.

C’est un drame de considérer l’envergure de cette fausse conception qui aboutira à la plus grande des désillusions.


"Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s’y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite point dans des temples faits de main d’homme ; il n’est point servi par des mains humaines, comme s’il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration et toutes choses. Il a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure ; il a voulu qu’ils cherchent le Seigneur, et qu’ils s’efforcent de le trouver en tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous, car en lui nous avons la vie, le mouvement et l’être ; c’est ce qu’on dit aussi quelques uns de vos poètes : De lui nous sommes la race… Ainsi donc, étant la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l’or, à de l’argent ou à de la pierre, sculptés par l’art ou l’industrie de l’homme.

Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts…" (Actes 17/24 à 31).


CONCLUSION


Il nous faudrait écrire un livre entier pour nous arrêter sur bien d’autres aspects du culte catholique romain mais nous pensons avoir établi ici et simplement la preuve que l’Eglise Catholique Romaine s’est construite et s’organise selon un modèle qui n’est pas celui de l’Eglise primitive mais selon le modèle des cultes païens de I’antiquité. Ainsi donc, nombre de pratiques observées par bien des français n’ont strictement rien à voir avec l’enseignement de Jésus-Christ.


Les paroles de Jésus adressées aux religieux sont toujours d’actualité : « Pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition ? » (Matthieu 15:3) ; « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils me rendent un culte en enseignant des doctrines qui ne sont que préceptes humains » (Matthieu 15:8-9).


Il faut bien se rendre à l’évidence : l’hérésie si combattue par l’Eglise de Rome l’a été au nom d’une hérésie encore plus grande.

Pour reprendre une image de Jésus, l’Eglise Catholique Romaine est telle un aveugle conduisant un autre aveugle. Le résultat ? Ils tomberont tous les deux dans une fosse (Matthieu 15:14). Sans même s’en rendre compte, les dignitaires de l’Eglise Catholique ferment aux hommes la porte du Royaume des cieux et ils n’y entrent pas eux-mêmes (Matthieu 23:13). La sincérité de bien des hommes d’Église et leur dévouement ne peuvent occulter un terrible aveuglement aux résultats les plus désastreux puisqu’ils concernent la destinée éternelle des hommes. Ce n’est pas sans raison que Jésus a tenu à préciser qu’il ne suffisait pas de dire « Seigneur, Seigneur » pour entrer dans le Royaume des cieux mais qu’il fallait faire la volonté de Dieu (Matthieu 7:21). Ce n’est pas non plus sans solennité qu’il a avertit qu’il y aurait des pleurs et des grincements de dents dans l’éternité (Matthieu 8:12).


Tout le monde chrétien se réclame de la Bible mais en réalité bien des vérités sont passées sous silence ou sont détournées de leur véritable signification. La Bible est un tout qui est à prendre dans son ensemble et non par bribes. Aimer Jésus ne consiste pas à formuler de beaux discours mais à garder sa parole (Jean 14:23).


Notre but, en diffusant cette brochure à l’échelle nationale, n’est pas de faire la promotion d’une autre Église, mais d’élever la voix, comme d’autres l’ont fait bien avant, pour rompre un silence coupable sur des croyances, pratiques et coutumes totalement étrangers au véritable christianisme.

Que faire alors ? Nous croyons qu’il est grand temps que toutes les âmes sincères qui désirent s’attacher à la vérité plus qu’à leur religion prennent la résolution que la Bible, Parole de Dieu, préconise : « Sortez du milieu d’eux et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un Père et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur Tout-Puissant » (2 Corinthiens 6:17-18).


Que le Seigneur vous affermisse dans la résolution de revenir à la vérité. Jésus-Christ est le chemin, la vérité et la vie et nul ne vient au Père que par lui, proclame l’Évangile. C’est lui qui est le chef suprême de l’Eglise, le grand pasteur qui saura vous conduire personnellement, par son Esprit de vérité, dans toute la vérité. « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous affranchira » (Jean 8:32).


Référence :
Article diffusé par
« Le Sarment ».

 

Il est édité par l’association Le Sarment, BP 604, 74056 Annecy Cedex. Dons et soutien à l’œuvre : CCP n°314340G Grenoble, email : le-sarment@wanadoo.frLe Sarment est un périodique gratuit d’édification spirituelle. Ses colonnes sont ouvertes à tous, pour autant que les écrits soient propres à édifier, dans l’Esprit des Saintes Ecritures. Le Sarment n’est pas le journal d’une église et n’est affilié à aucune dénomination ; c’est une œuvre chrétienne, au service du corps de Christ. Son indépendance est assurée par les dons volontaires qui émanent directement de son lectorat.

ANALYSE DES HERESIES AYANT SUBSISTE DANS L'EGLISE CATHOLIQUE, UNE EGLISE QUI N'EN EST PAS UNE (1)

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Que de scandales sexuels couverts par l'église catholique et le vatican au cours de ces dernières décennies! Le dernier en date qui émeut le monde entier, actuellement: l'abus sexuel de centaines d'enfants par des prêtres pédophiles, restés impunis et protégés par leur hiérarchie, depuis les années 70, en Irlande. Impensable! Le semblant d'indignation manisfesté, en ce moment par le Pape Benoît XVI et le clergé ne convainc personne. Comme le disait un prêtre catholique converti au vrai Evangile, "le vatican est le lieu de perdition le plus sombre qui soit sur la terre". Les enquêtes de Serge Bilé ne révèlent pas autre chose quand il dévoile la prostitution imposée aux religieuses de race noire, au coeur même de Rome.
A la faveur de ce scandale ignominieux, je voudrais attirer l'attention de tous ceux qui cherchent DIEU d'un coeur sincère et qui sont des catholiques pieux que, sur la base de l'Evangile de JESUS-CHRIST, l'église catholique romaine ne peut être considérée comme une Eglise mais plutôt comme une conspiration contre DIEU et sa Parole. A cet effet, je leur recommande, fraternellement, cette brillante et profonde étude du serviteur de DIEU, Jean-Louis Bulté, qui analyse, à la lumière de la Parole vivante de DIEU, les grandes hérésies de "Babylone, la Grande", celle qui a usurpé le titre d'église. "Que celui qui a des oreilles pour comprendre comprenne ce que l'Esprit dit à l'Eglise!" Apocalypse 22.
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Un Appel à revenir aux sources du Christianisme

Vendredi 31 août 2007, par Jean-Louis Bulté

Jésus répondit à Pilate : Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. Pilate lui dit : Qu’est-ce que la vérité ? (évangile de Jean, chapitre 18, versets 37-38

La question de Pilate à Jésus est certainement une des plus essentielles qui soient. Bien sûr, dans un temps où le diktat du relativisme sévit, il semble tout à fait impossible d’attribuer à la vérité un caractère absolu. Chaque religion posséderait une partie de la vérité et puisqu’il serait hasardeux d’essayer d’en définir les mesures respectives, on estime fort logiquement qu’il est inutile de se torturer l’esprit avec ce genre de question métaphysique. Et pourtant, Jésus avait déjà répondu à la question de Pilate. Dans le même évangile de Jean, au chapitre 14 verset 6, nous lisons que Jésus se révèle comme la vérité incarnée. Puis en Jean chapitre 17 verset 17 Jésus définit la Parole de Dieu comme étant la vérité. Deux passages qui témoignent que selon l’Évangile, la vérité n’a rien d’abstrait. Elle s’est matérialisée en chair et en os.

Venons-en maintenant à l’objet de cette étude. Soucieux de rompre avec un silence trop longtemps prolongé sur les grandes hérésies de l’Eglise Catholique Romaine, nous avons voulu confronter les dogmes si protégés de la « Grande Église » avec les déclarations de la Bible, que nous croyons entièrement d’inspiration divine. Tout prouve que bien des Français, qui se réclament encore pour 68 % du catholicisme, sont attachés à un certain nombre de pratiques religieuses — le baptême des enfants par exemple — et se réfèrent facilement à l’enseignement qu’ils ont reçu dans leur enfance sans se poser la question du bien-fondé de ces croyances et pratiques. Pourquoi utiliser le terme d’hérésie qui, il faut l’avouer, pourrait paraître exagéré ? Tout simplement parce que L’Eglise Romaine a pendant des siècles soi-disant fait la chasse aux hérésies ou plus exactement aux hérétiques, et ce, à chaque fois qu’une voix était discordante par rapport aux dogmes et traditions de l’Eglise. Le pauvre Galilée en fit lui-même les frais, lui qui eut la prétention de dire qu’il avait découvert que la terre était ronde et non plate et qu’elle tournait autour du soleil et n’était pas le centre de l’univers. Les autorités ecclésiales du moment le sommèrent d’abandonner ses recherches car elles remettaient directement en question la position officielle de l’Eglise.

Et que dire de tous ces innocents massacrés ou brûlés vifs sous le régime de l’Inquisition, cette institution spécialement créée pour combattre l’hérésie. Est-il utile de revenir sur un passé si douloureux et bien révolu ? Outre le fait que nous croyons fermement qu’il faudra rendre des comptes un jour, ce qui nous importe aujourd’hui c’est d’attirer l’attention sur le fait que bien des vérités déclarées par l’Eglise Catholique ne sont en réalité que mensonge au regard des écrits bibliques qui seuls peuvent servir de référence absolue en matière de foi chrétienne.

Certains réformateurs, du XVIème siècle en particulier, avaient apporté un éclairage considérable sur le système catholique et ses dérives, mais l’écho de leur voix s’est estompé avec les siècles. Nous croyons que seule la vérité proclamée par l’Écriture (la Bible) peut remédier à l’ignorance qui subsiste et attirer à nouveau l’attention de nos concitoyens sur des questions qui ont été reléguées en arrière-plan de leurs préoccupations. La doctrine de l’Eglise Catholique Romaine contient un certain nombre d’erreurs que nous voudrions mettre en évidence le plus clairement possible.

Nous espérons que vous aurez la curiosité de prendre connaissance des pages qui suivent. Notre désir, c’est que vous connaissiez Celui qui est la vérité car de cette connaissance peuvent se produire les plus grandes transformations : « Je sais une chose : c’est que j’étais aveugle et que maintenant je vois… Jésus l’ayant rencontré, il lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ? Il répondit : Et qui est-il Seigneur, afin que je croie en lui ? Tu l’as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c’est lui. Et il dit : Je crois, Seigneur. Et il l’adora. Puis Jésus dit : Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles » (Évangile selon Jean, chapitre 9:25, 35-39).


Que croyez-vous ? Quelles sont vos certitudes ?

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mercredi, 03 février 2010

HOMOSEXUALITÉ : « CHOC DES CULTURES » ENTRE L'OCCIDENT PERMISSIF ET L’AFRIQUE

 

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Après avoir obtenu des droits en occident, ou dans d'autres pays du monde, des « lobbys » « homosexuels » et « transsexuels » souhaiteraient, actuellement, que l'Afrique devienne un terreau d'« immoralité », en évoquant,  des belles phrases : « les droits des homosexuels » ou les « droits des minorités sexuelles ». De quoi se mêlent-ils ?

Par Appolinaire Noël KOULAMA. 


En vertus de quel droit et devoir, que ces lobbys mécréants veulent voir s'installer les mœurs d' « homosexualité » en Afrique, sans chercher à comprendre, que l'« homosexualité » choque le commun des africains et chaque peuple doit vivre débarrassé des valeurs qui ne lui soient pas adaptables.  En France, il est question, actuellement, du débat sur l'identité nationale, ce débat qui a toujours existé depuis le passé avait, en effet, d'autres appellations :

-          Débat sur l'intégration,
-          Débat sur l'Islam,
-          Débat sur les mœurs etc.…  etc.…

On nous a rabattu les oreilles, que les mœurs africaines et les mœurs musulmanes choquent la culture occidentale, et pour aller plus loin, on a même entendu : l'expression « Choc des cultures ». la Suisse a voté, dernièrement, contre les minarets, la France prépare une loi qui interdirait le port de la « Burka » dans les milieux publics et les contrevenantes seraient passibles d'une amande de 10 000 euros.

Pourquoi donc, les occidentaux, s'en mêlent lorsque les Etats africains légifèrent contre l'« homosexualité », qui est une pratique qui heurte à nos sensibilités, à nos valeurs ancestrales, culturelles et de bonnes mœurs ?

Il est indiscutable que l'« homosexualité » choquent les cultures africaines, à la différence de occidentaux, cependant, la polygamie, est autorisée et intégrer dans nos mœurs et coutume, depuis des siècles. Pour me répéter, je dirai qu'en occident les lois donnent des droits aux « homosexuels » et répriment les droits des polygames, la polygamie est une pratique mal perçue dans le droit occidental et elle est en même temps considérée, comme une pratique des immigrés venus de l'Afrique et des pays arabes.  Avons-nous vu des lobbys africains défendre les « droits des polygames ? », le cas échéant, avons-nous vu les Etats africains s'en mêler contre les lois occidentales qui répriment la polygamie ? Non, au contraire, l'Afrique ne veut pas heurter la sensibilité des occidentaux.

L'Afrique mérite aussi son débat sur l'identité africaine, et légiférer pour protéger les africains contre les pratiques qui nous gênent, c'est ce qui est commencé dans certains états africains, et que l'Afrique doit continuer à soutenir.


L'HOMOSEXUALITÉ PARLONS-EN :

Sous la pression des pays occidentaux, au sein de l'« Organisation mondiale de la Santé (OMC) », l'« homosexualité » [1] a été déclassifié, comme maladie mentale, par tous les états du monde signataires de la charte de l'« OMC » en 1992, malheureusement, cette charte a été signée à l'époque par des dictateurs africains, car sans doute réfléchir était moins important que l'intérêt d'être membre de l'« OMC ».

L'histoire nous apprend que des chercheurs on tenté de démontrer que les homosexuels étaient différents des « hétérosexuels » sur le plan physique et anatomique, hélas, jusqu'au jour d'aujourd'hui, ces hypothèses n'on jamais pu être vérifiées. Cette tentative de démonstration consistait à défendre les « homosexuels », en voulant nous faire croire qu'on est né « homosexuel » et on ne le devient pas. Bien que n'ayant jamais été vérifié, posons-nous la question, si les gays sont nés femme, pourquoi sont-ils aussi virils que les mâles hétérosexuels, tant sur le plan physique que sur le plan anatomique ?

Je ne me permettrai jamais de mettre en doute, de l'existence d'un vrai amour lié de l'attirance physique et sexuelle entre les personnes de même sexe, la question est de savoir si la nature avait prévu l'« homosexualité » ? La réponse est non ! En effet, la nature a apporté un certain équilibre sur la planète, l'homme doit procréer pour assurer sa  succession, pour cela il faut 2 personnes de sexes opposés qui mettront au monde au moins 2 enfants, ainsi, les 2, enfants vont succéder au 2 parents. Par conséquent, l'« homosexualité » n'est qu'une pratique purement anti-naturelle.

La psychanalyse explique que l'« homosexualité » vient du déséquilibre mental, dont le symptôme est une construction inconsciente de la personne homosexuelle, par les différents modes de « complexes d'oedipe » chez le jeune garçon et chez la jeune fille. Freud dans ses analyses cliniques avait refusé que l'« homosexualité » est innée, autrement dit on ne naît pas « homosexuel », mais on le devient.

Même tolérée dans les sociétés occidentales, l'« homosexualité » demeure une maladie d'origine du « déséquilibre mental » chez le jeune enfant, dont les conséquences psychiques pouvant aller jusqu'au transsexualisme. La psychanalyse reconnaît la maladie, mais refuse de parler du traitement car ce domaine sort de la psychanalyse.

Que dire donc, de la personne qui a grandit, normalement, sans développer le choix inconscient de « homosexualité » dans sa jeune enfance, et qui le devient beaucoup plus tard, comme les « bisexuels » par exemple. La psychanalyse définit cette « homosexualité » tardive et la « bisexualité » [2], comme une recherche de plaisirs sexuels nouveaux, intenses et variés, nous somme bien dans la « déviance » et la « perversion » sexuelle, comme chez es chimpanzés Bonobo.

Il ressort, donc,  de l'« homosexualité » et de la « zoophilie »: De l'immoralité, de la bestialité, de l'atteinte à la  dignité humaine. Jamais dans l'histoire africaine, un roi avait été « homosexuel », comme le fut déjà à l'époque, le roi Louis XIV en France, nos rois étaient, par contre polygames.


ET L'AFRIQUE DANS TOUT ÇA :

Notre continent possède aussi par ailleurs, les peuples dits selon une convention de l'« ONU » : Peuples autochtones, en exemple les « Massaïs », les « Pygmées », les « Bochimans » etc... Ces peuples qui vivent de la nature, sont encore restés naturels et nous témoignent par conséquent, du caractère naturel de l'homme, patrimoine naturel transmis depuis des millénaires jusqu'à nos jours. Jamais et jamais dans l'histoire passée et récente des peuples autochtones, qu'il y ait eu « écho » d'une quelconque « homosexualité ». Si des cas isolés d'« homosexualité » ont pu exister, sans le moindre écho dans notre histoire, c'est parce qu'ils ont été certainement bannis, et interdits par la morale de nos anciens.

De la même façon, les peuples africains dits plus évolués que les peuples autochtones, on su garder avec raisons, nos valeurs ancestrales, dont l'« hétérosexualité », qui est la seule orientation sexuelle qui permet la procréation,  ainsi une femme africaine qui a du mal à mettre au monde, c'est toute la grande famille qui s'inquiète, mettre au monde en Afrique, valorise à la fois la « féminité » de la femme et la « virilité » de l'homme.

Dans de nombreuses tribus africaines, que ce soit les peuples dits autochtones ou les peuples dit évolués, on y rencontre des danses traditionnelles qui appellent ou qui valorise la procréation. Toute l'éducation africaine en matière sexuelle, est fondée sur l'« hétérosexualité » et la famille.

Malheureusement, l'européen en arrivant en Afrique, n'a pas hésité d'agrémenter ses désirs pervers, moyennant les biens matériels ou les pécunes, pour corrompre les personnes pauvres à ses désirs homosexuels. Vous remarquerez en Afrique, la grande majorité des homosexuels africains pratiquent leur relation essentiellement avec les occidentaux, quelques déroutés africains deviennent des homosexuels et sont soutenus par leurs maîtres « homosexuels » occidentaux, via les « lobbys » « homosexuel ».

L'Afrique du sud a légalisé l'« homosexualité », pour faire plaisir à une partie de sa communauté nationale blanche et « homosexuelle », il s'agit, sans doute de continuer à sceller la paix entre toutes les composantes nationales du pays, en même temps, cette loi est loin d'être acceptée dans la majorité des milieux noirs, tout statut social confondu, ainsi dans tous les milieux noirs, les adolescents violent les lesbiennes, pour les corriger de l'« homosexualité » à l'« hétérosexualité ». En revanche, les pays africains qui luttent contre l'« homosexualité » ont le soutien actif de la quasi-totalité de leur population, qui voient en cette lutte, de sortir sur ce « Choc culturel » et de vivre sainement, comme nous en avons l'habitude.

Si nous référons, plus haut, aux causes de l'« homosexualité », nous pouvons ainsi croire que l'organisation de la structure familiale africaine ne permet pas, facilement, a un jeune qui grandit de développer le déséquilibre mental qui pousse l'individu au choix inconscient de l'« homosexualité ».


CONCLUSION :

Disons le clairement, les origines lointaines de l'« homosexualité » n'ont jamais pu démontré à nos jours, ce qui est prématuré de croire que l'« homosexualité » au niveau mondial vient de l'occident. Si l'on se réfère à la bible, il y a 3 millénaires la relation sexuelle de 2 étrangers de même sexe dans la ville de Sodome provoqua la colère de Dieu qui détruisit la ville de « Sodome » et la ville voisine de « Gomorrhe » (Genèse 19 :5), car en effet, Dieu créa l'Homme pour la Femme. Cependant, en Afrique, c'est par le contact avec l'homme blanc et l'arabe que nous avons découvert l'« homosexualité ».

Il y a fort lieu de croire, que ce type de relation sexuelle n'est que bestialité pure et simple, pourquoi, diable, cette maladie mentale, qui elle même est une caractéristique de la maladie psycho-mentale, au même titre que la « zoophilie », qu'on rencontre facilement en occident, voudrait qu'elle s'abatte dans notre continent. Pourquoi, diable, les africains égarés tentent de suivre l'« homosexualité », alors que celle-ci, est l'émanation du blanc dans le continent, par le biais de la colonisation et du tourisme.

« Un homme mâle qui se fait respecter n'accepte pas de se faire sodomiser, auquel cas il est malade ou un sous-homme ». C'est pourquoi, nous devons au contraire aider les « homosexuels » et le zoophiles » de les sortir respectivement de leur déséquilibre, comme il est fait pour les « pédophiles » (personnes ayant des attirances aux enfants de bas age), en conséquence, Les « homosexuels » (personnes ayant des attirances sexuelles avec les personnes de même sexe) devraient être, aussi, internés pour être soignés.

En parlant des minorités sexuels et en défendant les droits de ces minorités, d'autres minorités sexuelles  bestiales, immorales comme les « zoophiles » sont oubliés.

Chers africains, en laissant faire les « homosexuels », demain les « zoophiles » occidentaux vont défiler, pour la reconnaissance de leur orientation sexuelle, pour mieux étayer cette vision, je vous informe, de nombreux occidentaux considèrent l'animal de compagnie comme une personne à part entière de la famille, nombreux demandent que la sécurité sociale puisse prendre en charge, les traitements des animaux de compagnie.  Une fois ces avantages acquis, pour lesquels, je suis d'accord par ailleurs, mais les malades et les « perversions » psycho-mentales qu'on retrouve en occident, vont y trouver la voie, pour revendiquer la reconnaissance de la « zoophilie » [3].

Les humains n'ont aucun droit d'être anti-naturel (« homosexuels » et « zoophiles »), saisissons-nous chers africains et luttons contre ce fléau de malédiction, qui sont l'« homosexualité », la « zoophilie » et les plages des « nudistes », que l'occident dans sa perversion autorise et que l'Afrique dans sa grande sagesse héritée de ses ancêtres, n'a pas besoin.

Construisons des familles saines dans des sociétés saines.
Que Dieu bénisse l'Afrique.


NOTE :

[1]   L' « homosexualité » est une relation sexuelle entre 2 personnes de sexes différents, elle a été retirée comme une « perversion » ou une « déviance sexuelle », dans le « Manuel de Diagnostique des Troubles Mentaux (DSN) » en 1985, et a été déclassifiée lors du congrès de 1992, par tous les états signataires de la charte de l' « Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ».

[2]   La « bisexualité » est un comportement, à la fois « homosexuel » et « hétérosexuel » définit par la psychanalyse comme des comportement psychiques, dont l'origine est le fondement psychique inconscient de tout être humain à la conquête des désirs sexuels. 

[3]  La « zoophilie » est une relation sexuelle entre 2 espèces différente, je rappelle : depuis 1980, la « zoophilie » n'est plus considérée comme une « perversion » ou une « déviance » sexuelle, dans le « Manuel de Diagnostiques des Troubles Mentaux (DSN) Manuel de références au Etats-Unis », mais une attirance sexuelle d'une personne pour les animaux.

En élaborant les définitions en note [1] et [3], ci-dessus, le « Manuel de Diagnostique des Troubles Mentaux (DSN) Manuel de références au Etats-Unis » est passé outre les recommandations de la psychanalyse qui considèrent l'« homosexualité » et la « zoophilie » ayant pour origine le déséquilibre mental de la personne.