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jeudi, 28 janvier 2010

PIE XII: LE PAPE QUI AVAIT PEUR DU NOIR BIENTOT BEATIFIE

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Pour une surprise c’en est une ! Le pape Benoit XVI a donc, contre toute attente, signé samedi dernier le décret sur les "vertus héroïques" de Pie XII, ultime étape avant la béatification de ce dernier. Une surprise car son prédécesseur reste contesté pour son silence pendant la Shoah, mais aussi pour ses préjugés racistes comme l’a révélé le livre de Serge Bilé et Audifac Ignace, « Et si Dieu n’aimait pas les Noirs : Enquête sur le racisme aujourd’hui au Vatican ».

Des préjugés qu’il manifeste notamment le 26 janvier 1944, deux mois après le début de la campagne d’Italie. Alors que les armées américaines, françaises et britanniques, font route vers Rome, le pape Pie XII dépêche son Secrétaire d’Etat, le cardinal Luigi Maglione, auprès de l’ambassadeur de Grande Bretagne, près le Saint-Siège, sir Francis Godolphin d’Arcy Osborne, pour lui présenter une étonnante requête.

Sir d’Arcy Osborne transmet aussitôt, par télégramme, la demande du Saint-Père au commandement des forces alliées : « Le pape espère qu’il n’y aura pas de soldats de couleur au sein des troupes alliées qui seront déployées à Rome après la libération ».

Et le diplomate d’ajouter cette précision grinçante, qui montre à quel point il a été, lui-même, estomaqué par cette exigence : Maglione « s’est empressé de souligner que le Saint-Siège ne fixe pas de limite dans le degré des couleurs, mais espère que sa demande sera prise en compte ».

Quand arrive le télégramme, l’Etat major allié est à la fois surpris et embarrassé, d’autant que la requête du souverain pontife vise, non seulement les soldats afro antillais et noirs-américains, mais aussi algériens et marocains, c'est-à-dire une grosse partie des troupes engagées dans la reconquête de la ville éternelle, alors aux mains des nazis. Mais très vite, la décision est prise de ne rien changer au programme, au grand dam du Saint-Père.

Consigné dans les archives du Foreign Office, le télégramme de sir d’Arcy Osborne a longtemps été ignoré, avant d’être exhumé récemment, suscitant des débats publics en Italie et aux Etats-Unis. En mars 2000, dans la célèbre émission Sixty Minutes, le père Gumpel, « postulateur » (avocat à charge et décharge) du dossier de béatification de Pie XII, prend sans retenue la défense de Pie XII et justifie sa requête par le fait qu’il avait été informé de nombreux cas de viols commis par des G.I.’s afro-américains sur des femmes italiennes.

Sept ans plus tard, lorsque la presse transalpine fait état, à son tour, du télégramme de sir d’Arcy Osborne, le quotidien conservateur Il Giornale vole au secours du pape, en expliquant également que Pie XII n’était pas raciste, mais qu’il n’avait fait, en la circonstance, qu’appliquer le sacro-saint principe de précaution.

Et de rappeler, qu’avant de devenir pape, Eugenio Pacelli fut nonce apostolique en Allemagne, où l’on prêta quantité de vols, de viols, et de meurtres aux « coloniaux » de l’armée française, durant l’occupation de la Rhénanie, après la Première Guerre mondiale. Pie XII voulait donc, en agissant ainsi, éviter que ces mêmes faits ne se reproduisent, à grande échelle, sur le sol italien.

Les arguments des défenseurs de Pie XII seraient recevables, tant ces crimes sont inacceptables, s’il n’y avait cette évidence. Les « soldats de couleur » n’ont pas été les seuls à perpétrer des atrocités – d’ailleurs largement exagérées à des fins de propagande – pendant la Seconde Guerre mondiale. Leurs frères d’armes blancs en ont fait de même. Alors, pourquoi, de la part surtout d’un pape, diaboliser les uns et absoudre les autres ?

Quand il était nonce apostolique en Allemagne, Eugenio Pacelli, le futur Pie XII, s’était déjà distingué, en s’associant à la campagne internationale de dénigrement, orchestrée par les nazis, contre les soldats noirs de l’armée française, stationnés dans leur pays, qu’ils accusaient de répandre la syphilis.

Une opération, là encore, de pure propagande, sans véritable fondement, mais qui exprimait, en réalité, la rage de l’opinion allemande de voir des « sous hommes » fréquenter des femmes aryennes, et des « bâtards » naître de ces unions « indignes et contre nature ».

La ligue féminine de Rhénanie dénoncera, pour sa part, l’ouverture, par l’Etat-major français, de maisons closes, où des filles sont outrageusement souillées par des « indigènes ». Un affront pour les femmes blanches, fussent-elles des prostituées, livrées ainsi à la bestialité des soldats noirs !

Eugenio Pacelli appuie leur protestation et l’adresse au Vatican dans le flot de rapports qu’il envoie régulièrement pour supplier Pie XI, le pape d’alors, d’agir au plus vite, afin de sensibiliser le monde à cette « honte noire », et d’obtenir des autorités parisiennes « le retrait des troupes françaises de couleur ».

C’est le même scénario qui se reproduit à la libération de Rome, en juin 1944. Les soldats noirs qui, malgré la requête de Pie XII, occupent la capitale italienne, font, eux aussi, l’objet de protestations de l’ancien cardinal devenu pontife. Non pas pour avoir prétendument violé de pauvres femmes italiennes ou allemandes sans défense, mais parce qu’ils fréquentent assidument un… bordel, situé au 186 via Babuino.

Pie XII, qui trouve la chose « offensante pour la morale », obtient la fermeture de l’établissement, mais ne trouve, en revanche, rien à redire sur les activités des autres maisons closes, assiégées par les soldats italiens, américains et européens.

Est-ce pour se racheter ? Quelques mois après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Pie XII fustige le racisme… américain, allant même jusqu’à relever de ses fonctions un prêtre d’une paroisse d’Indianapolis, coupable d’avoir déclaré publiquement qu’« aucun Noir ne pourrait jamais atteindre la sainteté ». Trop tard !

Serge Bilé et Audifac Ignace

Source: Le Blog de Serge Grah

mercredi, 13 janvier 2010

DESAFFECTION DES FEMMES POUR LES DESSOUS: EFFET DE MODE OU PURE PERVERSITE?

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Un certain phénomène prend, en ce moment, de l'ampleur dans nos sociétés: la désaffection des femmes pour les dessous. Après avoir opté, un temps, pour les strings dévastateurs, elles renoncent de plus en plus, aujourd'hui, à en porter. Tout bonnement. Les jupons, n'en parlons même pas. Pas alors étonnant de les voir dans des Jeans taille basse qui dégagent (au meilleur des cas) le nombril et laissent entrevoir le haut du pubis nu, les fesses dénudées, avec des tatouages sur la partie supérieure ou dans des pantalons et robes moulants qui dessinent parfaitement leurs fessiers ou leurs entrejambes, galbés, sans dessous aucun. Cette pratique nudiste est courante dans les milieux dits "glamour". Si bien que des stars internationales comme Beyonce Knowles, Britney Spears, Jennifer Lopez, Kate Moss, Katie Jordan Price, Lindsay Lohan, Paris Hilton, Victoria Silvstedt et bien d'autres encore, ont été prises en photo, en descente de voiture (exemple de la deuxième image; nous avons choisi la moins choquante), dans des postures dégradantes, où leur attribut féminin se dévoile dans tout son cru. Franchement déprimant! Malheureusement, comme toujours, nos soeurs africaines et, singulièrement, ivoiriennes, se sont entichées de la désolante pratique et s'y distinguent fort négativement. La situation (similaire) au Gabon a interpellé Dave Moubele Pendy, qui nous en parle, dans cet article: Le dégout des gabonaises face au slip.


De plus en plus de femmes adoptent un nouveau mode vestimentaire qui suscite curiosité auprès de nombreuses personnes en tête desquelles la gente masculine. Le non port du slip chez la femme est un véritable phénomène de société qui prend chez la jeune fille ainsi que la femme en générale une proportion très inquiétante. Une récente enquête menée auprès d'un échantillonnage de femmes issues de plusieurs catégories de notre société assure qu'être nu est mieux que d'être vêtu d'un slip. D'autres en revanche décrient le phénomène.

Jeanne : Esthéticienne.

Pour ma part, je trouve que porter le slip aujourd'hui est un « casse-feeling ». Moi, quand j'ai un rendez-vous galant et sachant que j'ai en tête que ma rencontre se soldera par une partie de jambe en l'air, je m'habille sans mettre le slip parce que cela pourrait constituer un élément de ralentissement de l'acte.

Constance : Etudiante en 2ème Année de Sociologie.

Je trouve absurde de voir mes sœurs s'adonner à un tel comportement. De plus, nous assistons à une perte de valeur de la dignité féminine africaine parlant de la considération de la femme en générale et de la Gabonaise de manière singulière. Comment peut-on justifier une telle attitude ? C'est regrettable ! Où va la femme ? Cela ne s'explique pas. Vivement que ce phénomène soit dénoncé mais également que des mesures fortes soient prises afin de décourager des comportements pareils.


Antoinette : Fille de joie (Prostituée).

Chez moi, le slip est inscrit aux abonnés absents. Voici neuf (9) ans aujourd'hui que je n'en mets pas sauf quand j'ai mes menstruations. Le slip me dégoûte et je trouve ça encombrant au moment de passer à l'acte sexuel. Je trouve embêtant de l'ôter surtout quand je suis excitée.

Adélaïde T. : Pharmacienne.

Le port du slip me créait des démangeaisons entre les cuisses. J'aime être nue. Cela me procure plusieurs avantages, notamment ceux liés à l'acte que vous connaissez. Il y a moins de perte de temps mais aussi pour les raisons que j'ai évoquées auparavant.

Henriette : Secrétaire de Direction.

Le slip tel que beaucoup se l'imaginent, je ne le porte que lors de mes règles. Par contre, je suis une accros du string qui me met très à l'aise quant je le porte. J'avoue que j'aime dormir toute nue et cela est très confortable. Le slip est un linge que je souhaite voir évoluer mais qui reste quand même important aux yeux des femmes. Libres à elles d'en faire le choix. Je suis « string-girls » et non « slip-women ».

Maman Hortense, Sexagénaire : Commerçante de divers.

Je suis dépassée par vous les jeunes d'aujourd'hui. Dans quel monde a-t-on vu une femme qui se balade sans slip ? La dernière fois, j'ai été scandalisée par ma petite fille qui avait porté un pantalon qu'elle appelle taille basse ; mais elle a porté ce dernier sans dessous. Ce n'est pas normal !

Célestine M. : Femme de ménage.

A mon époque, ce genre de phénomène n'existait pas. Nous étions toutes instruites sur la nécessité de préserver notre dignité. Je ne sais pas jusqu'où nos filles d'aujourd'hui veulent aller ?


Dave MOUBELE PENDY

jeudi, 07 janvier 2010

POURQUOI LE TIERS-MONDE NE SE DÉVELOPPE PAS ?

Samedi, 25 Juillet 2009



Dans son livre « A Farewell to Alms » [ou « Adieu l'aumône »], l’économiste Gregory Clark examine les conditions nécessaires pour qu’un pays accède au développement économique. Après avoir étudié la transformation des mentalités en Angleterre entre le 13e et le 19e siècle, Clark énumère quatre critères qui, selon lui, doivent être réunis avant qu’une économie ne commence son ascension : travailler dur, penser au lendemain, maîtriser les savoirs de base (lire/écrire/compter), et régler les différends autrement que par la violence.  Selon G. Clark, les pays du « Tiers-monde » ne se développent pas car leurs populations ne sont pas prêtes. Par François Desouche.

 

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Livre de Gregory Clark : A farewell to Alms qui veut dire: Adieu l'aumône

Le développement économique est un phénomène récent à l’échelle de l’humanité. De la Préhistoire au 19e siècle, c’est l’ensemble de la planète qui reste dans un état de sous-développement. Longévité, taille moyenne de la population (indicateur de santé), revenu réel par habitant… : les chiffres sont à peu près les mêmes en 10 000 av. J.-C. et en l’an 1800 de notre ère. Coté nutrition par exemple, l’Anglais moyen consommait 2 322 calories par jour en 1790 (les plus pauvres devaient même se contenter de 1 508 calories/j). Par comparaison, les tribus de chasseurs-cueilleurs consommaient 2 300 calories par jour, voire plus ; et leur régime était bien plus varié. « L’homme primitif était bien nourri par rapport à l’une des sociétés les plus riches du monde en 1800 », écrit l’auteur.

La raison de cette stagnation est bien appréhendée : jusqu’en 1800, tout progrès technologique s’est traduit non par une « augmentation du niveau de vie » mais par un « accroissement du nombre d’habitants ».

Tout change à partir du 19e siècle. Le niveau de vie moyen commence à croître à un rythme prodigieux, jusqu’à aujourd’hui. Pourquoi ? Pour Gregory Clark, la réponse se trouve dans les archives médiévales qu’il étudie depuis vingt ans. »

Selon lui, « l’Angleterre du 13e siècle n’était pas prête pour le développement économique en raison de quatre handicaps, partagés par tous les peuples » :

1.      une vie tournée vers le présent et l’incapacité à  consentir des sacrifices immédiats pour un mieux-être ultérieur ;

2.      une maîtrise très approximative du calcul, de la lecture et de l’écriture. Et une volonté insuffisante de développer ces compétences ;

3.      la résolution des conflits par la violence physique plutôt que par la négociation ;

4.      une quantité de travail insuffisante.

Il est, selon l’auteur, impossible qu’une population présentant ces caractéristiques puisse engendrer les progrès technologiques rapides et continus nécessaires au développement économique. En 1800, en revanche, les Anglais travaillent 60 heures par semaine, pensent à l’avenir, savent suffisamment bien lire, écrire et compter, et commettent peu de crimes. Une population ayant ces qualités est alors en mesure d’inventer la Révolution Industrielle, ou au moins d’en copier les meilleures idées avec succès.

Que s’est-il passé entre 1200 à 1800 pour que s’opère ce changement radical en Angleterre ?

Gregory Clark apporte une réponse fort simple.

En 1200, seule une fraction de la population possède les quatre qualités évoquées précédemment : ceux qui se sont enrichis. Exemples : le poissonnier qui a plus de clients que son concurrent, le cordonnier qui vend ses chaussures plus cher mais parce qu’elles sont de meilleure qualité, le paysan qui produit plus de blé. Cette fraction de la population a « plus d’enfants » ayant survécu jusqu’à l’âge adulte que les autres (avoir des enfants est coûteux : nourriture, soins, éducation… Seuls les plus riches peuvent subvenir aux besoins d’une famille nombreuse).

Léguant à leurs enfants leurs valeurs et leurs traits de caractère, les familles porteuses de valeurs positives se sont multipliées, répandant ces valeurs au travers de la société. A l’inverse, celles qui en étaient dépourvues ont progressivement disparu. « La population de l’Angleterre moderne descend principalement des classes socio-économiques supérieures du Moyen Âge, » conclut Gregory Clark. « Être économe, prudent, travailleur et négocier sont devenus les valeurs de communautés qui auparavant étaient dépensières, impulsives, violentes et paresseuses. »

Il a donc fallu 600 ans  pour que les traits de caractère nécessaires au développement économique du pays se répandent peu à peu, et en 1800, l’Angleterre était prête pour la Révolution Industrielle. D’autres zones géographiques étaient dans cette configuration : la France et le reste de l’Europe, les colonies européennes (Etats-Unis, Canada, Australie, etc.), l’Asie du Nord-Est (Japon, Corée du Sud, Taiwan, etc.).

Les autres pays ne l’étaient pas. Ces pays-là sont aujourd’hui appelés « pays sous-développés » ou «Tiers-monde ». C’est de ces pays que proviennent la majorité des immigrés qui s’installent en France.

Pouvons-nous les aider à se développer ?

Gregory Clark répond par la négative.

Nous pouvons leur montrer nos innovations, mais ils ne les utilisent pas aussi bien que nous. Et Clark soutient qu’il n’y a rien à faire pour accélérer leur développement. Contrairement à ce que croient la Banque Mondiale ou le Fonds Monétaire International, il ne s’agit pas d’un problème de capitaux, d’encadrement, d’institutions, d’éducation, d’infrastructures ou de techniques. Si tel était le cas, ces déficiences pourraient être comblées avec suffisamment de temps et de générosité. Le vrai problème, selon Clark est d’une nature beaucoup plus profonde. C’est ce qu’il appelle pudiquement : « la qualité des travailleurs ».

Cette conclusion est d’autant plus significative que Gregory Clark n’est pas un marginal. C’est au contraire un chercheur réputé. A Farewell to Alms est un best-seller qui a reçu un accueil très favorable dans les milieux intellectuels, du New York Times au prix Nobel d’économie 2001 George Akerlof. Ses données sont inattaquables. La publication de ce livre, en 2007, a suffi pour propulser son auteur au rang de superstar de l’économie, en l’espace de quelques mois.

Gregory Clark conclut par ce jugement sévère : « L’Histoire démontre, comme nous l’avons vu encore et encore dans ce livre, que l’Occident n’a aucun modèle de développement économique à offrir aux pays du monde qui sont encore pauvres. Il n’y a pas de remède économique simple qui garantira la croissance, et même des interventions économiques complexes n’offrent pas de chance claire de guérison pour les sociétés atteintes de pauvreté. Même les dons directs destinés à les assister ont prouvé qu’ils étaient inefficaces pour stimuler la croissance. »

Auteur de l’article : François Desouche

Source : http://nerrati.net/afrique-dossier

16:22 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Livre, Monde | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : a farewell to alms, gregory clark, adieu l'aumône, afrique-dossier, nerrati.net, f.desouche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 24 décembre 2009

L’ACTIVISME NAUSEABOND DE LA FRANCE CONTRE LA GUINEE

 

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Quelle célérité de la part de ceux qui s'arrogent le droit d'être appelés la « Communauté Internationale » pour traduire les autorités guinéennes devant le Tribunal Pénale International ! : La France, appuyée en cela par les Etats-Unis !

En effet, après deux rapports au pas de course de Human Rights Watch et de la commission d'enquête ad hoc de l'ONU pour les tueries du stade de Conakry, avant même que l'ensemble des membres du Conseil de Sécurité n'en reçoive copie et que le document ne soit traduit et remis à tous les ambassadeurs près l'ONU, la France demande voire exige, depuis hier (mercredi 23 décembre 2009) que les autorités guinéennes soient traduites, « très rapidement (sic !) » devant les instances judiciaires internationales. Pour cela, elle réclame la saisine immédiate du TPI (le tribunal des perdants, des pauvres et des faibles).

En vue d'empêcher, dit-elle, le Capitaine Moussa Dadis Camara (atteint par balle à la tête par son aide de camp Toumba Diakité, au cours d'une tentative d'assassinat manquée et hospitalisé au Maroc), de revenir prendre les rênes de la Guinée. Elle compte ainsi parvenir à circonscrire le risque d'éclatement d'une guerre civile au pays de Sékou Touré (vraiment ?).

Diantre, dans quel monde sommes-nous ? Un pays planificateur de tueries et de coups d'Etat à la pelle, en Afrique, est-il fondé à donner des leçons au monde et à exiger quoi que ce soit ?

On se souvient encore de l'implication clairement démontrée de la France dans le génocide Rwandais (même si elle s'obstine à tout nier en bloc et à se refuser à toute repentance ou excuse) et dans les crises à répétition sur le continent noir avec leur cortège de morts, notamment en Côte d'Ivoire, au Niger, à Madagascar, au Togo, au Tchad, au Gabon, en Centrafrique, au Congo Brazzaville et même au Ghana (coup d'Etat manqué contre John Kufuor). Et la liste n'est pas exhaustive, loin s'en faut !

Les 6, 7, 8 et 9 novembre 2004, en Côte d'Ivoire, la France, à travers sa Force Licorne a tiré avec du gros plomb contre des Ivoiriens aux mains nues qui manifestaient contre un coup d'Etat en cours et la prise en otage de leur pays.

87 femmes, hommes et jeunes (dont un enfant de 11 ans, à Port-Bouët, devant le 43 ème BIMA) ont ainsi trouvé la mort, dans des conditions particulièrement atroces, sans compter les milliers de blessés dont certains portent des séquelles et des handicaps à vie.

A-t-on entendu un pépiement de la part de qui que ce soit dans le monde ou ne serait-ce qu'une parole de compassion pour le pauvre peuple de Côte d'Ivoire meurtri et bafoué sur sa propre terre ? Non !

A-t-on même entendu les africains ? Non ! Ils s'étaient tous terrés dans une incompréhensible couardise, dans l'inconséquence générale et un manque criant de solidarité ! Ils ont même voté la mise sous embargo de la Côte d'Ivoire par l'ONU, assortie de sanctions individuelles qui demeurent jusqu'à ce jour, dans l'illogisme le plus complet et l'incongruité la plus totale. Grâce à la France.

Et bien que des preuves à profusion existent contre la France dans cette tuerie innommable, la Côte d'Ivoire n'a jamais vu passer, par ici, même l'ombre de Human Rights Watch (les Ivoiriens ne sont peut-être pas des humains, sait-on jamais !) et d'une quelconque commission d'enquête ad hoc de l'ONU.

Voici révélée toute la laideur de notre monde et des prétendus organisations et pays de liberté et des Droits de l'Homme. Et il y a bien pire ! Je vous en fais l'économie.

Alors, qu'aujourd'hui, cette France-là demande justice et réclame le TPI pour les autres, là où une bibliothèque n'arriverait pas à contenir le récit de tous ses crimes en Afrique et dans le monde, c'est véritablement le monde à l'envers !

Même si la junte au pouvoir en Guinée est indéfendable, cet activisme nauséabond de la France choque fortement ma morale et suscite, chez moi, étonnement et interrogations.

Je crois qu'il faut plutôt voir derrière ce zèle surréaliste, non pas de l'amour pour le peuple guinéen, de la solidarité ou un quelconque désir de justice, mais la volonté d'une nation impérialiste de se positionner durablement dans un pays qui s'est affranchi de sa tutelle, aux temps des indépendances, qui lui a toujours échappé et à qui elle l'a durement fait  payer.

Les africains devrait, eux-mêmes, prendre en main le dossier guinéen et aider ce digne peuple frère à se relever de cinquante années de misère profonde. Parce que je continue à croire en l'Afrique et à penser que le peuple noir n'est pas frappé de l'atavisme de la médiocrité morale et de la misère intellectuelle.

Africains, ne croyons surtout pas que la France, par toutes ces gesticulations, ait l'intention de nous donner les preuves de son amour. Elle n'a que des intérêts et n'est mue que par eux. Et si nous consentons à lui donner le coup de pouce complice pour dépecer la junte (malheureusement) au pouvoir en Guinée et embrigader ce pays frère, alors il faudra désespérer de l'Afrique. De fait, que chacun s'attende à connaître son tour et à ne bénéficier d'aucune solidarité.

Des militaires et des civils ont pris le pouvoir, en Afrique, par des coups d'Etat, avec la bénédiction de la « Communauté Internationale ». Pour ne citer que deux exemples, on se souvient encore du voyage du Général François Bozizé, en France en 2003, et de son retour en Centrafrique suivi du renversement du régime en place, celui du civil Ange-Félix Patassé, démocratiquement élu de surcroît.

Il y a le cas plus récent du séjour d'une semaine d'Ange Rajoelina, un DJ insurrectionniste notoire d'Antananarivo, à l'ambassade de France à Madagascar, officiellement pour raison de sécurité. Dès qu'il en sort, coup d'Etat retentissant contre Marc Ravalomanana, Président de la République malgache.

Dans les deux cas, les tergiversations de la « Communauté Internationale » pour condamner ces dérives ont été hallucinantes. Au final, elle s'est contentée d'en prendre simplement acte.

D'où vient-il donc qu'en Guinée, on veuille nous faire croire au Père Noël (même si nous sommes en Décembre. Tout de même) ?

Dans le dossier guinéen, il n'est question que d'intérêts et de profits ; rien d'autres. Qu'on ne vienne donc pas nous dire des contes de fées.

Je tiens à l'affirmer tout net pour éviter toute équivoque : Ce n'est pas de la sauvegarde ou de la préservation du pouvoir de Dadis Camara dont je me préoccupe autant mais plutôt du peuple guinéen frère, de sa paix, de son intérêt supérieur et de son bonheur souverain. Une crise guinéenne gérée maladroitement et dans la précipitation en coûtera plus à ces frères qu'un recours judicieux à la sagesse et à la mesure.

La solution qui, pour moi, s'impose en Guinée, à la suite de toutes les observations que j'ai faites de la situation, c'est de permettre aux Africains et au peuple guinéen de résoudre, eux-mêmes, cette crise. Il faut multiplier les initiatives et les médiations entre les parties en présence, en Guinée. De la concertation persévérante et obstinée et des professions de bonne foi des guinéens sortiront des solutions et des dispositions salutaires pour ce peuple frère. Pour une fois, prouvons que nous sommes intelligents, en Afrique (après, bien sûr, la leçon du dialogue direct ivoirien).

C'est bien le passage en force auquel la France est en train de nous conditionner et nous conduire qui, plutôt, provoquera le chaos redouté. Car, il ne faudrait jamais l'oublier, ce sont des militaires aguerris qui sont au pouvoir. Ils ne seront certainement pas prêts à se laisser tondre la laine sur le dos et ça, il faudra le comprendre. Aucun recours à la force et aux intrigues mafieuses impérialistes ne peut aboutir. Ne provoquons pas chez les putschistes un raidissement irréversible, un basculement dans le totalitarisme et la décision de se maintenir au pouvoir, vaille que vaille, pour se mettre à l'abri des poursuites judiciaires. Au meilleur des cas, ce à quoi de tels procédés conduiront, c'est à la recolonisation de la Guinée, par l'arrivée aux commandes du pays de personnalités que celle qui s'agite, aujourd'hui, s'arrangera (comme toujours) à imposer. Il faudra alors craindre le bradage des immenses ressources minières de la Guinée aux entreprises impérialistes françaises qui rechignent à la concurrence et qui affectionnent les prébendes et les contrats léonins (Areva au Niger, Total au Gabon, au Tchad et au Congo Brazzaville, Bolloré en Côte d'Ivoire et au Sénégal, etc.).

Je recommande donc à mes frères africains la prudence, la patience et la compréhension pour conduire le dossier guinéen à bon port. De sorte que nous en sortions tous gagnants. Nous n'avons pas besoin d'un embrasement général de la sous-région ouest africaine. En tout cas, pas la Côte d'Ivoire !

 

Que DIEU bénisse l'Afrique !

 

DINDE Fernand AGBO

17:44 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Guinée, Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : afrique, guinée, dadis camara, tribunal pénal international, onu, human rights wath, activisme nauséabond | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 17 décembre 2009

L'INITIATIVE PPTE N'EST PAS UN PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT

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L’Afrique reste de loin le continent où les prescriptions des institutions financières prospèrent.

En effet, les africains ont la manie de croire que leur salut viendra des occidentaux comme s’ils étaient amnésiques de leur passé. Après l’échec des programmes d’ajustement structurels, les institutions financières internationales récidivent avec ce qui ressemble bien à une humiliation des pays du tiers-monde : l’initiative PPTE [1]. Cette énième stratégie des institutions financières internationales, pour mettre les économies sous-développées sous tutelle, trouve des supporteurs en Afrique. Très récemment (le 4 décembre), en Côte d’Ivoire,  le Réseau des jeunes cadres pour la victoire de Gbagbo, a organisé une conférence animée par les spécialistes du ministère de l’Economie et des Finances, sur le thème : « L’initiative PPTE dans le bilan du Président Laurent Gbagbo, quelles retombées pour la Côte d’Ivoire ? ».

Les experts de la « refondation » ont applaudi des deux mains, l’admission de leur pays à l’initiative PPTE. Et pourtant il n’y a pas de quoi pavoiser car aucun pays ne s’est développé avec les programmes d’ajustement structurels. C’est le but de notre présent article qui s’articulera autour de quatre points. Primo, il sera question de situer l’origine premier de la dette, secundo, montrer comment les tentatives de réduction ont abouti à l’initiative PPTE, tertio, démontrer qu’elle  n’est pas un programme de développement puis quarto, exhorter les pays en développement à compter sur eux-mêmes dans une logique de développement autocentré.

RÔLE DE L’AIDE DANS SA CONCEPTION PREMIERE

Il s’agit ici de définir brièvement le rôle de l’aide dans l’histoire, afin de débarrasser définitivement les africains de l’idée que l’aide est destinée à leur développement.  

Dans le passé, les pays qui ne parvenaient pas à générer une épargne intérieure suffisante pour financer leur essor économique ont recherché des fonds auprès d’autres pays. Les Etats-Unis ont fait appel à l’épargne étrangère, en particulier pendant la période antérieure à la guerre de sécession, de 1835 à 1860. De la même manière, la Russie a eu besoin de fonds extérieurs pour assurer son développement dans les trois décennies qui ont précédé la première guerre mondiale et la révolution communiste. L’aide étrangère, telle qu’on la conçoit aujourd’hui, est l’émanation de la phase qui a suivi la seconde guerre mondiale. Son origine remonte au plan Marshall, dont l’application a amené les Etats-Unis à transférer 17 milliards de dollars en quatre ans à l’Europe, soit l’équivalent d’environ 1,5% du PNB américain, pour la reconstruction de l’Europe. Les deux décennies qui ont suivi la seconde guerre mondiale ont vu les colonies européennes, notamment en Asie et en Afrique, émerger en nations indépendantes. Encouragés par la réussite du concours apporté par le plan Marshall, les Etats-Unis ont pris la tête de la politique d’aide aux pays en gestation en leur fournissant, sous forme d’aide étrangère, le même élément « le capital ». Les motivations qui fondaient les programmes d’aide américaine dans l’après guerre étaient complexe et allaient de l’égoïsme à la générosité. De 1946 à 1952, l’Europe menacée par le communisme reçoit l’essentiel de l’aide (25 milliards de dollars sur 37), l’Afrique reçoit 0,02 milliards de dollars, l’Amérique Latine 0,86, l’Inde 0,29, 2,2 pour le Japon, 0,7 à la Corée , 1,2 à la Formose … Il s’agissait pour les américains de «  contenir le communisme » autour du périmètre du bloc soviétique, tout en essayant d’assurer l’accès des Etats-Unis aux matières premières dont leur industrie avait besoin. On estimait en outre que le développement favoriserait à la fois la sécurité et les intérêts économiques, en réduisant l’instabilité et en associant les nouvelles nations à l’ordre du monde capitaliste. C’est à la suite des américains que les pays européens et en particulier la France et le Royaume-Uni apportent leur appui à leurs anciennes colonies.

DE LA REDUCTION DE LA DETTE A L’INITIATIVE PPTE

Après des années de laxisme au niveau des prêts aux Etats, le début des années 80 connaitra un tournant décisif puisque les bénéficiaires vont se déclarer incapables d’honorer le remboursement de leurs dettes. En effet, le monde de la finance a été secoué le 13 août 1982 lorsque le Mexique, l'un des pays débiteurs importants des banques a annoncé son intention de ne plus respecter les échéances de remboursement de sa dette extérieure. Et pourtant, ce pays  ne présentait aucun  risque de défaut de paiement, selon les observateurs avisés de l’époque. En  quatre mois, une trentaine de pays en développement vont suivre l'exemple du Mexique, plongeant ainsi le monde entier dans une crise d’une nouveauté historique : celle qui touche les Etats. L’endettement devient une hémorragie qu’il faut arrêter le plus vite possible. C’est dans cet ordre que naissent les divers plans.

L’initiative BAKER intervenue en 1985 peut s’inscrire dans cette logique puisqu’elle propose pour les 15 pays lourdement endettés un rééchelonnement pluriannuel de la dette accompagné d’un flux de nouveaux prêts. Force est de constater que le rééchelonnement n’a pas empêché  l’hémorragie car les arriérés se sont cumulés. Dès lors, les réflexions se sont tournées vers la réduction de la dette. Ces efforts de réduction ou d’aménagement de la dette sont légions. Il y a eu :

-L’accord de Toronto (1988) : d’autre l’appelle aussi accord Mitterrand. Cet accord n’est ni plus ni moins qu’un plan de réduction de la dette publique des pays dits à revenu faible.

-Le plan Brandy (1989) : le plan Brandy, du fait qu’il est utopique de croire à un remboursement intégral de la dette, c’est pourquoi il est nécessaire de convaincre les banques commerciales de la nécessité d’un allégement de la dette. C’est ainsi qu’ensemble, pays débiteurs, institutions financières internationales, banques commerciales et Etats créanciers définissent les modalités de réduction de la dette et de l’octroi de nouveaux prêts.
-Le plan de Trinidad (1990) : cette initiative était destinée à renforcer l’accord de Toronto en élargissant le nombre de pays bénéficiaires de la réduction et en offrant un allégement plus substantiel de la dette des pays les plus pauvres.

-L’accord de Naples (1994) : cette initiative est généreuse et contraignante à la fois ; elle offre une possibilité de réduction de deux tiers de la dette des pauvres démunis qui acceptent de mettre en œuvre des programmes de reformes économiques.

Ces réformes ne révolutionnent rien du tout. La communauté financière internationale a reconnu en 1996 que la situation d'endettement extérieur d'un certain nombre de pays très pauvres, la plupart situés en Afrique, était devenue extrêmement difficile et avait un impact négatif sur leurs perspectives de développement.

L’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (initiative PPTE) a été lancée au Sommet du G7 de Lyon en 1996 et renforcée au Sommet de Cologne en 1999. Elle définit un cadre global dans lequel les créanciers multilatéraux (Banque mondiale, Fonds monétaire international) et bilatéraux (pays créanciers) procèdent de manière coordonnée à des allégements de dette en faveur des pays pauvres très endettés qui appliquent des programmes d’ajustement et de réformes appuyés par le FMI et la Banque mondiale. Elle a pour objectif de rétablir la solvabilité de ces pays et de réduire la pauvreté. L'initiative pays pauvres très endettés (PPTE, HIPC Heavily Indebted Poor Countries en anglais),  vise  en réalité à assister les pays les plus pauvres du monde en rendant leurs dettes internationales « soutenables ».   Selon le FMI, la soutenabilité est « une situation dans laquelle un pays a la capacité de satisfaire à ses obligations présentes et futures concernant le service de la dette, sans qu’un changement important dans sa balance de paiement soit nécessaire ».

L’INITIATIVE PPTE N’EST PAS UN PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT

L’initiative PPTE n’est pas un programme de développement mais une déprogrammation du développement. Les pays en développement et singulièrement ceux d’Afrique ne doivent point avoir la mémoire courte. Les programmes d’ajustement structurel (PAS) ont été un levier très puissant au développement du sous-développement dans ces pays. Les conséquences des PAS ont ému jusqu’au-delà des pays en développement pour révolter le prix Nobel Joseph Stiglitz. Il suffit de lire les premières pages de son livre « la grande désillusion », pour s’en convaincre. Il écrit : « j’écris ce livre parce que j’ai directement constaté, quand j’étais à la banque mondiale, l’impact dévastateur que peut avoir la mondialisation sur les pays en développement, et d’abord sur leurs populations pauvres ».  Le FMI lie ses crédits à des conditions, dans le cadre d’un plan censé corriger les problèmes qui ont causé la crise. D’abord, pour être éligible à l’initiative PPTE, le pays doit être très pauvre, avoir son ratio dette/exportations supérieur à 150%, et le pays demandeur doit produire un Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP). Il est demandé, l’application effective par les pays bénéficiaires pendant au moins trois ans d’un programme d’ajustement structurel. Une fois ce premier terme échu (décision point), les créanciers décident d’accorder ou non le programme de réduction de la dette. Mais cette réduction devient effective dans sa globalité qu’après trois autres années probatoires, durant lesquelles les résultats économiques s’affichent comme satisfaisants (completion point). Dans les milieux financiers, on dit souvent que le pays doit successivement passer les étapes dites de Période préliminaire, de Point de décision, de Période intérimaire, de Point d'achèvement. Toutes ces périodes successives sont en réalité des  périodes où le FMI voudrait voir ses ordres exécutés. Mais étant donné l’ampleur  des « conditions », les pays qui acceptent l’aide du FMI, lui abandonnent de fait une grande partie de leur souveraineté économique. Les experts du FMI mettent souvent en avant la nouveauté qu’est le Document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP). Ce serait une innovation du FMI puisque le DSRP lie  directement les allègements de dette à la lutte contre la pauvreté. C’est un document rédigé par le pays débiteur, qui présente les politiques et les programmes macro-économiques et sociaux qui constitueront leur stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté.  Les occidentaux, pour jouer aux « shérifs » crient aux « indiens » à tout vent. Le FMI demande la réduction d’effectifs dans des secteurs stratégiques comme l’éducation et la santé. Or, il est impossible d’amorcer un véritable développement sans des progrès considérables dans ces deux secteurs. Pourtant, le FMI et les institutions financières internationales exigent que les pays n’excèdent pas 35% de leurs ressources financières pour leur masse salariale.

L’initiative PPTE est semblable à un malade sous « assistance respiratoire », qui une fois sorti de cet état est placé à nouveau « sous perfusion ». Du coup, le malade n’est toujours pas libre. Cette initiative  permet juste à la trésorerie exsangue d’un Etat de souffler pendant un certain temps.  Pour son développement, il faudra pour tout pays, des politiques économiques axées sur les investissements productifs, l’industrialisation, la réduction du chômage, pour parler véritablement de développement.

LES AFRICAINS DOIVENT COMPTER SUR EUX-MÊMES POUR LEUR DEVELOPPEMENT

Le Premier ministre grec Georges Papandréou a exclu le 11 décembre 2009, de recourir à des prêts du Fonds monétaire international et rejeté tout risque de faillite imminent pour son pays en dépit de  la grave crise financière qu'il traverse. Cette hypothèse a été évoquée par certains économistes au moment où l'augmentation de la dette et du déficit budgétaire grecs suscitent des inquiétudes croissantes en Europe. Les grecs veulent compter sur eux-mêmes car c’est ainsi qu’on devient un grand pays, un grand continent. Georges Papandréou entend notamment lutter contre l'évasion fiscale et réformer un système hospitalier très corrompu. "Nous reconnaissons qu'il s'agit avant tout de notre problème. La corruption n'a rien à voir avec la crise financière, c'est notre responsabilité". Si les pays africains veulent compter dans le concert des nations, il leur faudra tourner le dos à cette mendicité internationale dont seuls les pays africains ont le secret.  L’initiative PPTE est avant tout destinée à garantir la pérennité des remboursements et à dissimuler le renforcement de l’ajustement structurel sous une apparence de générosité. Il est vrai que l’endettement des pays africains est immoral car la responsabilité morale des créanciers est nette dans le cas des prêts de la guerre froide. Lorsque le FMI et la Banque mondiale prêtaient de l’argent à Mobutu, le tristement célèbre président du Zaïre, ils savaient que ces fonds, pour l’essentiel, ne servaient pas à aider les pauvres zaïrois. On payait ce despote pour qu’il maintienne son pays fermement allié sur l’Occident. C’est donc dire que les aides de ces institutions financières internationales ont d’autres objectifs que le développement des pays en développement. Il leur revient d’échafauder des programmes de développement et des politiques économiques clairs pour sortir leur pays du sous-développement.  Que faire des pays dits pauvres dans ce cas ?

La question est irritante mais débouche sur une réponse toute simple : tant que les pays en développement n’auront pas une croissance endogène, et ne seront pas débarrassés de toutes emprises extérieures, l’annulation de la dette ne sera jamais un médicament aux maux dont souffrent les pays pauvres mais un alicament. 

 

Dieu bénisse l’Afrique !

Séraphin PRAO
Docteur en économie monétaire
Spécialiste des Pays Africains de la Zone Franc
Président du MLAN
www.mlan.fr
contact@mlan.fr


[1] Pays Pauvres Très Endettés

mardi, 24 novembre 2009

L'IMPOSTURE DU VACCIN DE LA GRIPPE A (H1N1) DEVOILEE

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Le vaccin de la grippe A (H1N1) est une imposture. Le pot-aux-roses a été dévoilée sur la chaîne française « La Locale », dans son émission de 23 heures, le 25 Octobre 2009. Une affaire rocambolesque, une arnaque mondiale, une insulte à notre intelligence!

Intervenants sur « La Locale » : Christian Cotten (Journaliste), Dr Vercoutere (Médecin), Jean-Frédéric (Citoyen)
Intervenants sur « France 24 » : Jennifer Knock (Spécialiste Santé à France24), Marc Girard (Médecin)

Voici le lien de l'émission qui dévoile tout. Cliquer sur: VIDEO. Et que triomphe la vérité!

14:36 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : imposture grippe a h1n1, chaîne "la locale" | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

vendredi, 30 octobre 2009

NOUVEL ORDRE MONDIAL: LA FACE CACHEE DU G20!

Chers tous, je soumets à votre lecture cet excellent article lu sur Top Chrétien, qui ne manquera pas de polariser votre attention et vous faire réfléchir au vrai sens des crises qui frappent notre monde.

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«Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde toujours le doigt»

Dans sa sévérité quelque peu cinglante, ce proverbe chinois résume pourtant bien le déroulement du G20 qui vient de se tenir à Londres et dont on nous annonce qu’un second round aura lieu aux Etats-Unis en septembre prochain. Alors que la conférence de Bretton-Woods de juillet 1944 avait pour enjeu principal la refondation d’un système monétaire international, le G20 de 2009 ambitionne d’aller beaucoup plus loin…

Jean Philippe Wagner, Parti Républicain Chrétien.

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lundi, 28 septembre 2009

ARNAQUE PAR INTERNET: LA "MAFIA" DE LA CYBERCRIMINALITE EN COTE D'IVOIRE


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Se faire passer pour une femme pour gruger les Blancs, ou tout simplement monter un réseau en complicité avec des jeunes femmes pour atteindre le même résultat. Voilà la nouvelle trouvaille des Ivoiriens, qui bénéficient, pour ce travail, de la couverture de certains agents des forces de l’ordre et de certains points de transfert et de retrait d’argent. Zoom sur cette activité illégale qui discrédite la Côte d’Ivoire.

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jeudi, 24 septembre 2009

GRIPPE A H1N1: LE PLUS GRAND CRIME DE L'HISTOIRE DE L'HUMANITE SERAIT EN MARCHE!


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Une affaire à vous couper le souffle, éventrée par Jane Burgermeister, journaliste d'investigation scientifique autrichienne! Totalement renversante mais à prendre avec la plus grande prudence. Je vous propose de vous en faire une idée propre, après la lecture intégrale du dossier ci-dessous, en fichier joint, et dont voici un résumé:


Jane Burgermeister a récemment déposé une plainte contre l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), l'ONU, Barack Obama (Président des Etat-Unis), David de Rothschild (banquier), David Rockefeller (banquier), George Soros (banquier), Werner Faymann (Chancelier d'Autriche), entre autres, les accusant de vouloir commettre un génocide de masse.

Cette plainte fait suite à une autre procédure judiciaire que la journaliste avait intentée en avril 2009 contre les sociétés pharmaceutiques Baxter et Avir Green Hills Technology, qu'elle juge responsable d'avoir produit un vaccin contre la grippe aviaire, pour délibérément provoquer une pandémie et s'enrichir par la même occasion.

Jane Burgermeister présente les preuves d'actes de bioterrorisme dans lesquels ces personnes et organismes précités sont impliqués. Elle les accuse de faire partie d'un syndicat international d'entreprises criminelles qui a mis au point, fabriqué, stocké et utilisé des armes biologiques en vue d'éliminer la population des États-Unis et celle d'autres pays, à des fins de gains politiques et financiers.

Utilisant la «grippe porcine» comme prétexte, elle les accuse d'avoir planifié le meurtre de masse de la population américaine par le biais de la vaccination forcée. Elle a les preuves que ces vaccins seront volontairement contaminés pour provoquer à dessein des maladies mortelles.

Ces exactions s'inscrivent en violation directe de la Loi antiterroriste concernant l'emploi d'armes biotechnologiques. Elles constituent des actes de terrorisme et de haute trahison.

 

Pour accéder au dossier complet de l'affaire, cliquer sur: Le plus grand crime de l'histoire de l'humanité.pdf

19:57 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jane burgermeister, oms, grippe a h1n1, le plus grand crime de l'histoire de l'humanité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

KADHAFI: UN "WOODY" A PARLE A L'ONU

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A la faveur de la 64ème Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies, le Colonel Muhammar Kadhafi a fait une entrée on ne peut plus tonitruante. Même si je n'ai pas toujours porté cet homme dans ma plus haute estime, hier, j'ai été vraiment heureux d'écouter son laïus kilométrique (durée totale: 1h 20mn, là où il ne devait parler que 15mn). Pour une fois. Certes, il a tiré de façon un peu décousue, dans tous les sens et sur tout le monde, mais il a dit haut et succintement ce que toutes les populations des pays pauvres et du Tiers-Monde ont toujours pensé bas de l'Occident et de l'ONU, une organisation qualifiée - à juste titre! - depuis longtemps de "machin" par le Général De Gaulle.

Un "machin" qui ne sert que la cause des plus forts et qui laisse impunis les pires criminels de l'histoire des hommes. Un "machin" à réformer au plus tôt! Comme pris dans les transes d'une catharsis médiumnique, Kadhafi s'est longuement exprimé au nom de tous les peuples brimés, exploités et écrasés par les plus puissants, jetant même à la face du monde la Charte de l'ONU. Se faisant, du coup, le champion des plus faibles et rédorant d'une certaine façon, l'image de président voyou et terroriste que lui a toujours collé l'Occident, sans jamais se remettre lui-même (l'Occident) en cause.

Un homme a parlé. Avec toutes les maladresses et imperfections d'une diatribe longtemps contenue, certes. Mais un homme a quand même parlé! Au nom de l'Afrique! Au nom des pauvres! Au nom du Tiers-Monde! Salut, le "woody" (l'authentique garçon, en Bété, ethnie ivoirienne)!

Dans la même veine, le journaliste ivoirien Kévin Doumy a fait une brève analyse du speech historique, qui rencontre notre total assentiment et que je vous propose de lire, ci-dessous. Un speech épicé qui a valu à Kadhafi d'être traité de tous les noms d'oiseaux par les journalistes de tous les pays impérialistes. Le contraire m'aurait stupéfait. Que DIEU bénisse l'Afrique!

DINDE Fernand AGBO

 

Kévin Boumy: "Historique entrée de classe pour le guide libyen, après une quarantaine d'années purgées dans l'isolement. Historique dans le fond même si ce discours se heurte aux intérêts et privilèges toujours croissants des Nations dites puissantes. Sur le pupitre onusien, le "roi des rois traditionnels d"Afrique" a simplement dit ce que tous les chefs d'Etat africains pensent et penseront peut-être toujours bas. le Colonel a touché la question du dédommagement de l'Afrique; ce continent qui des siècles durant a subi et subit encore des aventurismes de toutes sortes. Il a exigé une compensation financière, n'en déplaise aux bourreaux toujours orgueilleux. Avec force, le guide a reclamé un siège pour l'Afrique au très fermé conseil de sécurité. Cette intervention historique nous invite à ne plus fourrer la langue dans le ventre, car dans ce monde qui met au centre de ses priorités la question sécuritaire, l'Afrique ne doit pas toujours se soumettre aux décisions "prêtes à porter" des grandes puissances.
Avant de prendre le temps de procéder au décrytage complet de ce discours immense, voici exposée la saveur de nos prochains retour sur le sujet".

Source: Le Blog de Kévin Boumy

17:30 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : kadhafi, onu, conseil de sécurité, impérialisme, 64ème assemblée générale | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 10 septembre 2009

TRAHIE ET VENDUE PAR DES PROXENETES

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Le vice, les déviations sexuelles, l’oubli des valeurs humaines, les règles sociales tronquées ont aujourd’hui conduit une partie de l’humanité au bord d’un gouffre dont les miasmes donnent la nausée. En atteste le témoignage de cette jeune fille burkinabè, tombée dans le plus vieux métier du monde, la prostitution. Vendue et revendue au gré des caprices de ses maîtres successifs, son amère expérience se veut une invite à la réflexion et à la prise de conscience.

Rasmata est une jeune fille de 20 ans. Sa scolarité ne s’était pas révélée fructueuse, en fille pas totalement idiote, elle réalise que son corps peut lui apporter, et plus vite d’ailleurs, ce que son cerveau n’a pu lui procurer. Très vite, devient-elle un point d’attraction.

Les hommes qui lui tournent autour mettent fort bien en exergue sa beauté. L’oncle chez lequel elle habite ferme les yeux sur les sorties de la nièce sous le couvert de cours du soir. Surtout que la jeune fille ne manque pas de lui renflouer le portefeuille. Puis vint le jour où Rasmata se laisse draguer un soir, près d’un hôtel, par un homme séduisant qui se fait appeler Franki. Un jeune européen de 38 ans.

Visiblement fortuné puisque dépensant sans compter, il l’invite dans une boîte de nuit et lui offre plusieurs verres avant de la raccompagner chez elle au volant d’une somptueuse Mercedes. Quelques jours plus tard, le même homme l’invite à dîner dans le restaurant le plus chic de la ville. Gentil, prévenant, il s’inquiète de la situation de sa nouvelle amie. Surgit alors la proposition : mariage et départ en Europe.

Pour Rasmata, cette occasion est à saisir sans hésitation. Le renard de la fable de La Fontaine nous enseigne que "tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute". Si Rasmata avait connu cette fable, peut-être se serait-elle méfiée. Mais elle est éblouie. Elle ne retient que la promesse d’une vie facile, et peut-être d’un mariage qui la sortirait de la misère. Elle accepte avec enthousiasme.

DECOLLAGE 2.jpgDans l’avion qui transporte le couple, les commentaires vont bon train. Rasmata est dans les nuages. Le long exposé de son "époux" est, pour elle, parole d’évangile. L’homme avait longuement parlé de leur nouvel appartement, leurs trois voitures, leurs amis, son poste de directeur général de la plus grosse entreprise de son père qui n’a mis au monde qu’un enfant : lui Franki...

L’avion atterrit sur le sol français, "l’épouse" ne se fait plus de doute. Enfin l’Europe ! enfin le paradis, avait-elle ponctué. Mais l’heure de vérité n’allait pas tarder à sonner.

Rasmata logée, le nouveau "mari" disparut pour, dit-il, chercher des provisions nécessaires en attendant le retour du personnel de maison en congé pour un mois. Mais à midi, Franki ne donne pas signe de vie. Cinq heures après, toujours rien. A vingt heures enfin, il apparaît avec deux hommes aux mines patibulaires. Mais le "mari" auparavant sympathique et séduisant, s’est métamorphosé. Son vocabulaire s’est déplacé. L’homme est subitement devenu agressif.

La jeune "femme" ne reconnaît plus son "époux". A ses amis, il lance, en désignant Rasmata ; voilà le bétail ! Le bétail. C’est ainsi que les proxénètes appellent entre eux les filles ! Rasmata comprend qu’elle est tombée dans un piège. Mais il est trop tard. Elle est jetée sans ménagement à l’arrière d’une Mercedes qui s’éloigne à vive allure.

Après vingt minutes de course, la voiture s’arrête. A peine descendue, la jeune Burkinabè se rebelle. Elle supplie son geôlier de la laisser partir. Elle pleure, hurle, se débat, peine perdue. On la traîne dans une sorte de baraque meublée. Enchaînée aux barreaux d’un lit, ballonnée, elle est d’abord fouettée, puis violée toute la nuit et de toutes les manières. Au petit matin, brisée, Rasmata est prête à accepter tout ce qu’on exige d’elle. Et elle ne proteste pas quand entre dans la baraque son premier client. Puis un autre... Il s’agit de manœuvres, en majorité des immigrés qui travaillent sur les chantiers voisins.

Combien sont-ils ce jour-là à se succéder sur son corps ? Elle ne le sait plus. Plusieurs dizaines, en tout cas. A la fin de cette journée d’abattage, Rasmata est conduite dans une cabane où elle retrouve d’autres filles. Toutes ont été recrutées de la même manière, et qui sont à la merci de leurs tortionnaires.

Rasmata reprend la dure loi du camp. A la moindre rébellion, les coups pleuvent. Mais les punitions peuvent aller beaucoup plus loin. On lui raconte comment une jeune ukrainienne a été découpée vivante à la tronçonneuse, comment une autre, une Ivoirienne est morte dans d’affreuses souffrances...

En quelques semaines, Rasmata est dressée comme disent les proxénètes. C’est-à-dire qu’elle est prête à tout pour satisfaire le moindre caprice d’un client, sans jamais discuter. On a fait d’elle une esclave docile. On peut la mettre sur le trottoir. Les proxénètes la revendent à un autre clan.

Elle est conduite d’une région à une autre, vendue et revendue jusqu’au jour où elle est achetée par deux frères. Ils l’installent dans un petit hôtel. Et le cauchemar continue. Mais un jour, les deux frères sont arrêtés par la police. Rasmata est alors découverte. Sa déposition suffit à la justice pour mettre ses tortionnaires en examen pour "proxénétisme aggravé" et les envoyer en prison. Lorsque l’affaire prend fin, la jeune fille est renvoyée dans son pays d’origine, le Burkina Faso.

CARTE BURKINA FASO.gifDepuis, pour Rasmata le calvaire a pris fin. Mais dans quel état ? Psychologiquement, elle est traumatisée. Voir l’Europe et mourir. Quel cercle de feu ? Aussi dans de sinistres camps situés dans plusieurs régions du monde, d’autres filles sont certainement en train d’être dressées. Le hic, c’est que les filles qui intègrent ce milieu ont très difficilement la chance de s’en sortir.

Rasmata et les autres n’ont pas compris à temps que le proxénétisme a plusieurs visages : visages d’amoureux, d’aventuriers, de responsables de grandes entreprises... Rasmata a été une victime, mais constitue en même temps une leçon pour toutes les filles crédules, surtout d’Afrique.

Au terme de ses confidences, Rasmata a coulé ses premières larmes et fermement invité les jeunes filles à prendre leurs gardes. Car tout proxénète vit aux dépens de la femme qui l’écoute !

Kibsa KARIM

L’Hebdo

19:17 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : proxénétisme, prostitution, porno, rasmata jeune fille burkinabé | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

dimanche, 23 août 2009

LE VATICAN DEBAT DE LA RECONNAISSANCE DES ENFANTS DE PRETRES

Les enfants de prêtres confirmés? Par Cathérine COROLLER.

Le père Jacques Nieuviarts, directeur du pèlerinage national de Lourdes (celui du 15 août) n’était pas au courant. Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes, en avait vaguement entendu parler à la radio. Comme le père José Marie de Antonio, responsable de la pastorale des migrants pour les Hautes-Pyrénées. Officiellement du moins, la possible reconnaissance par le Vatican des enfants de prêtres, révélée le 2 août par le quotidien italien la Stampa - et démentie le lendemain par le porte-parole du pape -, était un non-sujet pour les ecclésiastiques présents à Lourdes, le week-end dernier.
Selon ce journal, Claudio Hummes, préfet de la congrégation pour le clergé, aurait organisé plusieurs réunions sur le dossier explosif des enfants de prêtres. Objectif : éviter que l’existence des tests ADN ne suscite une multitude d’actions en reconnaissance de paternité devant les tribunaux, avec les dégâts que cela entraînerait pour les finances et l’image de l’Eglise. Le contre-feu imaginé par le Vatican, selon la Stampa, serait une sorte de contrat civil garantissant les droits sociaux de la mère et de l’enfant. Celui-ci pourrait hériter des biens personnels de son père, et ce dernier lui transmettre son nom, ce qu’il lui est difficile de faire aujourd’hui, sauf à quitter son ministère.

«Innocents».Les pères Nieuviarts et de Antonio ne sont pas contre une telle évolution. «Ces enfants sont innocents», déclare le premier. Le second fait écho : «Ça n’est pas de leur faute.»Le père de Antonio est un vieux monsieur. Pourtant, la règle des Eglises catholiques de rite oriental, qui ordonnent des hommes mariés, le laisse rêveur : «Quand je vois des prêtres libanais maronites pères de famille, je me dis parfois que, si j’avais fait mes études au Liban, j’aurais pu me marier moi aussi.»
Dans l’absolu, Jacques Perrier n’est pas non plus contre la reconnaissance des enfants de prêtres. «Il y a peut-être quelque chose à faire.»Mais pour lui, c’est un microproblème. «Il y a sûrement des cas, mais peut-être moins qu’on l’imagine. On n’a pas encore vu un collectif de 500 compagnes de prêtres se manifester. Dans les trois diocèses où je suis passé, j’ai eu connaissance d’un seul cas. Et ce prêtre a quitté l’Eglise pour se marier.»«Les évêques répètent toujours les mêmes arguments», rétorque Jean Combe, ancien prêtre, membre de Plein Jour, association de soutien aux compagnes de prêtres en lutte pour l’abolition de la règle du célibat dans l’Eglise catholique. Si on ne dispose d’aucun chiffre pour la France, il y aurait 3 000 enfants de prêtres en Allemagne, selon l’hebdomadaire catholique britannique The Tablet.
Du côté des principaux intéressés, enfants, compagnes de prêtres et prêtres défroqués, les réactions oscillent entre espoir et amertume. Marc Bradfer, fils de prêtre, est persuadé que Rome est condamné à aller de l’avant : «Les tests ADN sont irréfutables et l’Eglise va être contrainte de clarifier sa situation pour ne pas être mise au pied du mur par des jugements et des scandales.» «C’est vrai qu’il y a des descendants de prêtres qui pourraient se manifester, et que le Vatican craint des scandales dans le genre de ce qui s’est passé aux Etats-Unis» avec les affaires de pédophilie, analyse également Bernard Corbineau, membre de la Fédération européenne des prêtres mariés. Pour autant, lui ne croit pas à une évolution rapide du Vatican : «Je suis très sceptique.»

Fric.La reconnaissance des enfants de prêtres changerait-elle radicalement leur situation ? «D’abord ça n’est pas fait, le Vatican se tâte, observe Dominique Venturini, présidente de Plein Jour. Ensuite, la raison pour laquelle Benoît XVI envisage cette évolution n’est ni humaine ni humanitaire, c’est pour des questions de fric, pour que les enfants ne réclament pas l’héritage de leur père.» Enfin, relève-t-elle, «qu’est-ce qu’on fait des femmes, dans l’histoire ? Rien. Elles n’existent pas. Ce que l’on voudrait, c’est la reconnaissance du couple». Pour Marc Bradfer, en revanche, la reconnaissance de l’enfant porte celle de sa mère : «Il n’y a pas d’enfant sans femme. Reconnaître les fruits, c’est reconnaître les arbres qui les ont fait mûrir et naître.»
Lui aussi fils d’ecclésiastique, Jean-François Jaudon souhaiterait que l’Eglise aille plus loin. «Ce qui me semblerait important serait que le Vatican autorise les prêtres à vivre leur vie d’homme comme ils l’entendent, en les autorisant à se marier et à fonder une famille au même titre que les religions musulmane ou juive.» Pour Bernard Corbineau, «il faudrait enfin que l’Eglise reconnaisse que l’homme peut servir religieusement dans le mariage comme dans le célibat». Car «ce n’est pas la chasteté qui fait le prêtre, ni le célibat, c’est son engagement».
 
Source: Libération.

20:18 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : vatican, descendants d'ecclésiastiques, enfants de prêtres catholiques | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 12 août 2009

JESSE JACKSON VIENT "BEATIFIER" BLE GOUDE


obama-jackson533.jpgLu sur le blog de Richman Mvouama. Assez intéressant!

C’est un très grand coup que vient de réussir celui que les jeunes patriotes appellent Général Blé Goudé. Lui que l’ONU traite comme un ennemi de la paix, obtient, à une de ses manifestations, la présence d’un afro-américain de renom, un des soutiens du président Obama des USA. Les USA sont, cependant, 1er contributeur de l’ONU. Même s’il prétend n’avoir aucun parti pris en Cote d’Ivoire, il est au moins sûr que sa présence va béatifier Blé Goudé et remettre en question certains jugements sur sa personne.

Stratégiquement, on devrait élever au maximum le potentiel de Jesse Jackson et en faire un lien avec le président Gbagbo, pour alimenter le mythe. Qui est fou ! En tout cas, on a beau le critiquer, mais dans cette affaire, je tire mon chapeau à Blé Goudé!

17:12 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Etats-Unis d'Amérique, Monde, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jesse jackson, blé goudé, cojep, onu, usa | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE PRESIDENT BARACK OBAMA DANS TOUTE SA SIMPLICITE

Bonjour à tous! Qui a dit que la simplicité tuait pour que les grands hommes de ce monde s'en défassent? Vous pouvez voir, ici, le président américain, dans toute sa simplicité. Sans en mourir pour autant! La simplicité et l'humilité ne coûtent rien. Du tout! Elles grandissent, bien au contraire! Appréciez.

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13:57 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Etats-Unis d'Amérique, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barack obama, simplicité, président américain, humilité | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

LE DISCOURS DE BARACK OBAMA A ACCRA FACE AUX REALITES

                                                         

Lu sur SAOTI.OVER-BLOG.COM: Le 11 juillet dernier, le président américain était à Accra. Le choix du Ghana par Barack Obama pour s’adresser à l’Afrique noire est significatif et encourageant pour toutes les forces qui œuvrent afin que les peuples aient le droit de se doter des dirigeants à leur convenance. Symboliquement, ce choix est un réconfort pour des raisons historiques et actuelles.

Ghana, fort symbole historique et actuel

A l’heure actuelle, en Afrique, le Ghana fait partie de ces rarissimes endroits où les règles démocratiques ont un sens. Ce pays, après de forts moments de turbulence, a fini par intégrer la culture de l’alternance démocratie dans ses mœurs sous la clairvoyance de John Jerry Rawlings. Depuis le départ de celui-ci d’Osu Castel, ex-présidence du Ghana, le pays a connu deux alternances et des élections législatives et locales paisibles. Le Ghana, c’est aussi une société civile organisée, extrêmement bien renseignée et qui utilise à merveille les médias pour sensibiliser les populations sur différents sujets. La liberté d’expression est un outil essentiel dont les Ghanéens se servent pour donner leur opinion, critiquer et formuler des requêtes en direction des élus du sommet à la base. S’il est vrai que la pauvreté est encore immense au Ghana surtout dans les milieux ruraux où les conditions de vie sont particulièrement drastiques, il est tout de même évident que des efforts sont faits pour que le plus petit des villages dispose des infrastructures de base à savoir : des toilettes publiques, l’électricité, des écoles et de l’eau potable, toute chose inconnue particulièrement dans la quasi-totalité des pays dits francophones où les tyrans cleptomanes sévissent avec la bénédiction française. Aucune de ces batailles n’est totalement gagnée – le délestage et les coupures d’eau sont fréquents au Ghana - mais par une forte participation citoyenne doublée d’une vigilance redoutable, la construction de l’Etat-nation répondant aux besoins de ses citoyens est en cours au Ghana. Se servir de ce pays comme estrade pour parler aux Africains ne peut qu’encourager les Ghanéens et tous ceux qui ailleurs en Afrique se battent pour que le minimum démocratique soit une réalité continentale.

Barack Obama a sans doute touché la sensibilité historique de nombre d’Africains en allant au Ghana, ex-Goald Coast, premier pays d’Afrique noire à obtenir son «indépendance» après d’épiques luttes face à l’Angleterre impitoyable. La répression anglaise a été terrible mais le 06 mars 1957, le Ghana nouveau naquit. Ce territoire est celui de Kwame Nkrumah, un des plus grands penseurs politiques africains de tous les temps. Nkrumah, panafricaniste bon teint, futurologue à la limite avait compris très tôt que l’Afrique est condamnée au « servage » si elle reste cloitrée dans les frontières érigées par l’impérialisme en 1885 à Berlin. Pour cette raison, Nkrumah qui a connu les Dubois, Padmore, Peter Abrahams, goûté aux affres de la sous-humanisation des Noirs en vendant du poisson à Harlem alors qu’il était un érudit et sorti Lumumba de son isolement, n’a ménagé aucun effort pour prêcher la renaissance de l’Afrique en allant au plus vite vers la constitution d’un gouvernement continental. Nkrumah n’a pas été seulement un théoricien politique. Il a agit quand il le fallait : en 1953 et 1958 Nkrumah organise les 6e et 7e conférences panafricaines respectivement à Kumasi et à Accra. Cette dernière fut également la première conférence des États Indépendants d’Afrique. Il est le premier à soutenir en 1958 la Guinée indépendante d’Ahmed Sékou Touré avec un prêt de dix millions de livres sterling. En mars 1963, il participe activement à la rédaction de la charte de l’Organisation de l’unité africaine. Son idée de la création d’un gouvernement africain fut rejetée par ses pairs corédacteurs de la charte. Aujourd’hui, pourtant, cette idée est d’une brûlante actualité.

En plus de tout ceci le Ghana conserve un lieu de douleur particulier pour Michelle Obama, descendante d’esclaves : le fort de Cape Coast. Portant les marques indélébiles des horreurs de la plus grande déportation de l’humanité, ce lieu est le transit de millions d’Africains capturés sur la côte ouest africaine et en Afrique centrale, enchaînés, frappés et convoyés dans les cales de navires pour les Amériques. Ce fort garde toujours intact les cachots où étaient détenus les esclaves et la "porte du non retour", que traversaient ceux-ci avant de monter dans les bateaux en attente. Parler à l’Afrique noire à partir de ce pays a donc une signification historique et symbolique forte.

Un déplacement qui n’ignore pas l’économie et la diplomatie

On ne peut pas limiter le voyage du président américain à ces seules considérations. Des aspects économiques et diplomatiques doivent être pris en compte. En 2008 les échanges commerciaux des USA avec l’Afrique ont atteint 140 milliards de dollars. La même année, les USA ont tiré un excédent de 600 millions de dollars de leur interactivité avec le Ghana. 15% des importations pétrolières américaines provenant de l’Afrique de l’ouest, on peut comprendre la démarche de Barack Obama surtout que le Ghana, important producteur de l’or et de cacao rentre dans le rang des exportateurs de pétrole en 2010. Quand on sait la rudesse du combat entre la Chine et les USA pour l’accès aux sources énergétiques dont le pétrole, on peut en déduire qu’Obama n’a pas manqué de discuter de cette question avec son homologue ghanéen.

Quant aux entreprises américaines, elles sont actives au Ghana. Pour preuve, Microsoft a conclu mi-juillet 2009 avec le ministère de l’éducation un partenariat pour «développer un logiciel pour soutenir l’enseignement et l’apprentissage dans toutes les écoles dans le pays».

Diplomatiquement, Obama, depuis son élection, a entrepris un travail de déminage et d’embellissement de l’image des Etats-Unis particulièrement détestés sous George Bush pour sa violence. L’accomplissement de cette œuvre passe aussi par le choix des pays visités et le contenu des discours tenus ici et là.

Le fond du discours

Quant au fond du discours d’Accra, s’il y a des choses positives à retenir, à fructifier et même à implémenter sur le terrain, il y a des omissions, des contre-vérités et même des certitudes à rappeler ou à dénoncer.

Lorsque le président américain parle de santé à développer, du lien intrinsèque entre démocratie, respect des droits de l’homme et développement, des opportunités à saisir, de la nécessité d’une Afrique en paix, on doit le féliciter. Lorsqu’il dénonce les satrapes truqueurs d’élections qui triturent ensuite les constitutions pour mourir au pouvoir et passer le relai à leurs progénitures, lorsqu’il tambourine sur l’enrichissement personnel des dirigeants publics et privés, tous ceux qui dénoncent ces pratiques souvent dans un anonymat médiatique se sentent réconforter. Ou quand il appelle la jeunesse africaine à l’action, quand il loue les progrès démocratiques au Ghana et lorsqu’il pourfend une société où la règle de droit est étouffée au profit de la loi du plus fort, il y a de quoi se sentir encouragé. Mais le discours d’Obama doit être critiqué sur d’autres points.


Il revient aux Africains de décider de l’avenir de l’Afrique

Qui peut contester une pareille déclaration ? Personne. C’est une évidence et aucun Etat, aucun continent voire aucune structure familiale ne peut progresser s’il reste sous tutelle ou si « ses » choix et décisions sont le fait des autres, des étrangers. Mais la réalité de l’Afrique n’est pas celle-là. Et Obama le sait certainement. D’ailleurs, il a lui-même reconnu qu’il s’agit là d’un «principe», c’est-à-dire d’une théorie, d’un axiome. Cette règle est fausse - en tout cas pour le moment - et n’est donc pas valable pour l’Afrique et toute démonstration qui se fait à partir d’elle passe nécessairement à côté des réalités concrètes. Car, depuis les sanglantes invasions islamiques du VIIè siècle en passant par les assauts meurtriers européens à partir du XVè siècle suivis de la colonisation et de la décolonisation, le peuple noir n’a jamais eu la possibilité de décider des orientations politiques, économiques, religieuses et sociales qui lui conviennent. Cela fait au minimum 14 siècles que l’Afrique n’a jamais été le fait des Africains.

En partant de ce principe erroné, c’est donc en toute logique que le président étatsunien imputera la responsabilité de la stagnation africaine aux forces endogènes. Obama, même s’il se dit conscient du passé tragique de l’Afrique ne semble pas prendre la mesure des blessures assumées du bout des lèvres voire pas du tout assumées et jamais soignées de l’Afrique. Plus grave, Obama parle au passé comme si de nos jours toutes les agressions, les pillages et les spoliations avaient cessé sur le sol africain. Il affirmera même que l’Occident à la recherche de matières premières aborde l’Afrique avec «condescendance». Cette affirmation est tout au moins faible si elle n’est tout simplement fausse. Ce n’est pas de la condescendance qui constitue le problème même si celle-ci fait partie des traitements infligés au peuple noir. Le véritable outil utilisé pour arracher les biens du sol africain c’est le crime accompagné de violences, du viol et du mépris. Comme quoi, il n’y a pas que la gouvernance qui ruine l’Afrique. Le fond de l’affaire est que les dirigeants légitimes et en adéquation avec leur peuple sont rares. La quasi-totalité de ceux qui régentent actuellement l’Afrique sont des agents de l’étranger s’opposant de facto au peuple qu’ils répriment avec les soins des forces militaires stationnées sur le continent.

Les Etats-Unis eux-mêmes restent un acteur important de la démolition de l’Afrique. Obama semble ignorer ce truisme. Il semble même effacer tous les crimes commis par les USA qui ont piloté des coalitions du crime via la CIA pour exécuter tous les dignes fils africains qui avaient voulu émanciper leur continent. Personnellement Obama n’est responsable en rien mais le principe de la continuité de l’Etat en démocratie – et les USA sont considérés comme une démocratie - impose que les actions des prédécesseurs soient assumées par les dirigeants successeurs. C’est au demeurant au nom de ce principe que des pays Occidentaux se font le devoir d’assumer certains crimes commis par leurs ancêtres à l’égard de certains peuples. Apparemment, cela ne compte pas pour le peuple noir à qui on peut pourtant au nom de ce même principe refiler en douce les dettes odieuses contractées par les administrations coloniales et les tyrans imposés. Les assassinats des patriotes africains dont les plus emblématiques Lumumba, Olympio, Um Nyobè, Moumié, Sankara, Biko et de bien d’autres encore, les renversements de régimes et l’érection d’autres, l’appui apporté au gouvernement raciste sud-africain dans sa tentative d’éradiquer les autochtones, le soutien apporté à Eyadema Gnassingbe, Mobutu, Bongo, Deby, Sassou, les généraux au Nigeria, Amin Dada, Bokassa, Biya…..par le biais de la DGSE française et de l’Intelligence Service britannique sous la houlette de la CIA, hier sous le fallacieux prétexte de «la guerre froide» et aujourd’hui sous le concept brumeux et cynique de la « défense de nos intérêts » ne seront pas assumés. Le peuple noir doit juste se contenter de la parole d’honneur selon laquelle les Etats Unis soutiendront désormais les gouvernements démocratiques et ensuite circuler puisqu’il n’y a rien à voir.

Compte tenu de tout ceci, le principe selon lequel les Africains qui décident de l’avenir de l’Afrique est actuellement un leurre. C’est virtuel. C’est un mensonge d’Etat. A la limite, Obama pouvait, à la suite d’un diagnostic qui pointe à la fois les responsabilité s étrangères et les complicités locales, dire qu’à partir de maintenant, l’Occident doit laisser les Africains décider de l’avenir de leur continent. Comme il n’a pas du mal à faire l’économie de cette démarche de vérité, il faut le dire à sa place.

L’économie zimbabwéenne plombée par le seul fait des Zimbabwéens voire de Mugabe

Clamer avec une telle tranquillité que« l’Occident n’est pas responsable de la destruction de l’économie Zimbabwéenne au cours des dix dernières années », c’est faire preuve de simplisme ou de mauvaise foi. Même si la responsabilité de Mugabe et de son gouvernement est établie, il faut néanmoins réintroduire une notion de complexité dans la situation récente du Zimbabwe. L’économie zimbabwéenne a commencé par dégringoler à partir de la réforme agraire unilatérale entreprise par Mugabe suite au non respect des accords de Lancaster House. Sinon avant cet acte « abominable » Mugabe était un ami et un démocrate. Les violations des droits de l’homme au Zimbabwe étaient tues et l’opposition ne bénéficiait pas du tintamarre médiatique international. C’est une constance dans les relations internationales qu’on ne s’en prend pas aux pays amis fussent-ils dirigés par des tyrans. Ce qui est important, c’est que ceux-ci garantissent les intérêts de ses soutiens. Les tyrans dociles sont donc protégés contre leur peuple. C’est ainsi que d’autres pions africains coulant en toute quiétude l’économie de leur pays ne seront jamais matraqués ni médiatiquement ni politiquement par les puissances néo-impérialistes dont les Etats-Unis. Au mieux, ils seront soutenus sur tous les plans, au pire ils bénéficieront d’un silence complice.

La Corée du Sud avance, l’Afrique décline

L’Afrique est riche en matières premières. Ce «malheur» conduit des pays occidentaux à se faire des guerres pour avoir la possession exclusive de ses terres. Cette concurrence s’est accrue avec l’entrée en scène des pays émergents notamment la Chine et l’Inde. La Corée du sud, elle n’a pas la chance d’avoir «le malheur africain». Ce qui lui a relativement épargné des ennuis.

En réalité, la Corée a réalisé son succès économique en bénéficiant des dons d’une valeur de 3,1 milliards de dollars des USA pour lesquels ce pays est militairement stratégique face au bloc communiste. Pendant plus d’une quinzaine d’années, la Corée du Sud a échappé au traquenard de l’endettement sur la période de 1945-1961. De plus, lorsqu’à partir des années 70 la Corée a commencé par admettre des investissements directs étrangers, elle l’a fait avec précaution et restrictions énormes. Ce pays n’a pas collaboré avec le secteur privé étranger à n’importe quel prix. Il a conditionné fortement les investissements au transfert de technologie tout en passant au crible le matériel transféré pour vérifier s’il n’était pas obsolète ou si les redevances facturées n’étaient pas excessives. La Corée n’a pas sabordé les bases de son développent en laissant sous l’étouffoir des entreprises étrangères son industrie locale. Elle n’a donc pas agi sous la contrainte des institutions de Bretton Woods qui ont systématiquement imposé, en revanche, l’ouverture complète des marchés africains sous la supervision des pays du G8 chapeauté par les USA. Aucun Etat n’a pu se développer en démantelant ses propres bases. Or c’est ce que les « bailleurs de fonds » imposent à l’Afrique. Les USA, les Etats européens et les dragons asiatiques ont tout réglementé, contrôlé, protégé durant toute la phase préliminaire de leur développement, et continuent de recourir aux mêmes pratiques autant que nécessaire. Or, c’est ce que les « bailleurs de fonds » imposent à l’Afrique. La réponse africaine à ces injonctions aurait été un refus clair et net. Mais qui pour le faire ? Les valets et autres pions ? Peine perdue : cela ne fait pas partie de leur ordre de mission. En forçant l’Afrique à agir à contre-courant, le FMI, l’OMC et la Banque Mondiale ainsi que leurs marionnettistes, l’inscrivent dans une logique de tutelle permanente et donc la condamne à une régression économique sans bornes que seul le peuple noir doit arrêter.

Bonne gouvernance comme conditionnalité de l’aide

Le discours de Barack Obama postule aussi pour la conditionnalité de l’aide. Pour lui, celle-ci doit est subordonnée à la bonne gouvernance : une sorte de répétition du discours de la Baule. Certes Obama n’est pas Mitterrand et on peut, peut-être, attendre encore un peu pour juger de la crédibilité de cette « promesse ». Rappelons utilement que l’aide dans sa forme actuelle est une mascarade et une stratégie pour mieux appauvrir l’Afrique pour ainsi asservir davantage ses populations. Cette aide dont une bonne partie finance le salaire des coopérants, des humanitaires et autres assistants locaux, cette aide qui sert à l’achat d’armes pour tuer les Africains, cette aide détournée vers des comptes secrets dans les paradis fiscaux par les préfets locaux qui saupoudrent au passage les innombrables intermédiaires ou négociants, cette aide liée, cette aide qui se transforme en dette perpétuelle remboursable par les populations n’est pas une aide. Cette aide là, le peuple noir n’en veut pas et n’en veut plus. Surtout pas sous la régence des tyrans pions. Quant à la bonne gouvernance, cette notion n’a plus de sens. Elle a été dévoyée par les institutions internationales notamment le FMI, la banque mondiale et l’OMC pour qui la bonne gouvernance c’est multiplier les coups de ciseaux sur les dépenses sociales pour rembourser les services de la dette, ouvrir les marchés, se lancer dans la compétition d’une fiscalité nulle voire négative et garantir un environnement socio-juridique sans entraves à la réalisation maximale du profit par l’investissement étranger. A moins qu’Obama réinvente la bonne gouvernance et l’impose aux mercenaires des institutions en question.

Aucune entreprise ne veut investir dans un pays ou le gouvernement et les autorités sont corrompus

En affirmant péremptoirement qu’aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l’autorité portuaire est corrompu, Obama semble ignorer le fonctionnement de l’économie néolibérale dans laquelle les pays africains sont plongés. En effet, depuis les années 80, c’est le libéralisme sans foi ni loi ne prospérant que dans des cadres anomiques qui guide les économies africaines. Et pour capter les Investissements directs étrangers (IDE), l’Etat ne doit exister que pour établir des lois éliminant les impôts, pour manœuvrer l’appareil répressif en direction des syndicats et les gouvernants quant eux, ils doivent être des coursiers des investisseurs répondant avec célérité voire zèle à toutes leurs injonctions au risque de voir les capitaux vider les lieux. Barack Obama se trompe peut-être de système à Accra. Oublie-t-il aussi que ce système avec ses pratiques entre autres opaques et de corruption a conduit le monde entier dans une crise aux conséquences dramatiques ? Contrairement à ce qu’il énonce, les entreprises investisseurs aiment bel et bien les gouvernements corrompus et facilement corruptibles qui peuvent livrer des marchés sans passer par des voies légales d’appels d’offres et de contrôle parlementaire. Ce n’est pour rein d’ailleurs que les investissements qui rapportent le plus aux économies occidentales soient ceux qui opèrent le plus à l’étranger. Que dire des bénéfices des compagnies pétrolières, minières et de l’industrie d’armements dont les pratiques puant la corruption facilitent les transactions par le truchement des commissions, des retro-commissions occultes et de «graissage du moteur» ? Les entreprises dont parle Obama en l’occurrence les transnationales, outres ces pratiques financières, œuvrent inlassablement pour que les gouvernants soient des carriéristes capables de négocier directement avec elles et contourner ainsi toutes les législations sociales, environnementales et fiscales. Dans le cas contraire, ces entreprises n’investissent pas.

Prenant justement le cas du chef de l’autorité portuaire cité par Obama, que dire par exemple des pratiques mafieuses de Bolloré en complicité avec les autorités portuaires et les pouvoirs publics au Togo, au Cameroun et ailleurs en Afrique ?

Il est question du viol permanent de l’Afrique

Le discours d’Accra est certes salutaire sur beaucoup de points. Mais, il passe la brosse sur d’autres problèmes qui sont directement liés aux relations que l’Occident d’une façon générale, entretient avec l’Afrique. Et ces relations ne se conjuguent pas au passé comme tente à le faire admettre Barack Obama. Il n’est pas seulement question de «la carte coloniale …qui a …contribué à susciter des conflits», même pas «du passé tragique qui hante parfois cette partie du monde» ou encore moins de «condescendance de l’Occident en quête de ressources». Il s’agit de crimes sans auteurs et qui de ce fait, continuent, de viol quotidien du peuple noir, des actes de pillage, d’écrasement total des cultures africaines. Il est aussi question d’une économie extravertie condamnée à fournir aux autres des matières premières et de l’énergie comme aux temps des déportations esclavagistes. Il s’agit de la dette odieuse que le peuple noir est condamné à payer. Il s’agit du maintien contre la volonté du peuple noir des pions et des vassaux abusivement appelés gouvernants qui agissent en réalité pour la perpétuation de l’entreprise coloniale.

Que les cultures africaines, comme d’autres d’ailleurs, comportent des zones d’ombres, c’est une vérité. Et merci à tous ceux qui peuvent nous les rappeler car par les temps qui courent, des rappels amicaux ne sont pas inutiles. Mais, les «amis» doivent assumer eux-aussi leur part de responsabilité . Et comme le peuple noir ne peut attendre ces reconnaissances avant de résoudre ses problèmes, il ne lui reste qu’à continuer le combat qu’il mène depuis la nuit des temps pour l’édification des Etats réels, viables, soustraits des griffes du franc CFA, de la dette odieuse et de l’aide et capables de répondre à ses besoins tout en le protégeant durablement.

Peut-être faut-il faut revenir aux propos de Barack Obama pour conclure ce texte : «Mais ces choses ne pourront se faire que si vous saisissez la responsabilité de votre avenir. Ce ne sera pas facile. Cela exigera du temps et des efforts. Il y aura des souffrances et des revers…. Cependant, le progrès ne viendra de nulle part ailleurs, il doit découler des décisions que vous prendrez, des actions que vous engagerez et de l’espoir que vous porterez dans votre cœur

Rodriguez in AgoraVox, le 19 juillet 2009

13:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Etats-Unis d'Amérique, Ghana, Monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : barack obama, discours du ghana, obama à accra | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 05 août 2009

ATTENTION AUX RENCONTRES SUR INTERNET !

PHOTO CYBERCAFE CHINE.jpg

C'est long et triste comme témoignage. Mais il faudra le lire jusqu'au bout, s’il vous plaît ! Et, SURTOUT, le faire passer ! En circulation, en ce moment, sur le Net. Impossible d'en vérifier la source mais très proche, par sa grande vraisemblance, à des centaines de témoignages de nos soeurs africaines qui se sont faites tromper sur Internet par des individus sans foi ni loi, qui leur ont promis monts et merveilles et qui, au final, ont fait d'elles des bêtes sexuelles.

"Parlez-en autour de vous à tous ceux et toutes celles qui croient que leurs correspondant(e)s sur les sites de tchat sont les clés de leur bonheur! Ceci est une histoire assez triste, dur à lire pour les femmes mais vraiment importante; surtout pour nos soeurs, en Afrique...

Ce témoignage est d'une Nigériane de 26 ans qui n'a plus espoir de vie. Lolita: "Mon calvaire a commencé à Lagos, je suis tombée sur une annonce sur Internet où un homme d'affaires cherchait des filles désirant se marier, pour son agence matrimoniale. Il y avait des photos : des cas de mariage réussis. J'ai aussi répondu à des annonces dans des magazines qu'on trouve un peu partout maintenant. C'est allé très vite. Le monsieur m'a contactée et nous communiquions par Internet. Il m'a proposé des choses qu'aucune femme ne peut refuser. Le rêve quoi !

En moins de trois mois, j'avais tout le nécessaire pour partir pour Londres. Il m'avait donné des noms de personnes à voir et tout s'est passé sans problème.. Il fallait juste que j'aille à Cotonou (ville du BENIN) chercher un petit colis pour lui.. J'ai été très surprise de voir que le colis en question, c'était trois petits garçons entre huit et douze ans. Leurs passeports étaient prêts, les visas aussi. Tout était ok. Je suis allée voir un monsieur que les gens appelaient "sorcier" qui m'a donné des instructions. Notre voyage passait par le Ghana et là-bas, quelqu'un d'autre devait nous remettre des passeports du Libéria, et c'est avec ces nouveaux passeports que nous sommes partis pour Londres. Ils nous permettraient d'obtenir plus rapidement le statut de réfugiés à destination. Nous sommes partis après trois jours dans un bidonville d'Accra où nous devions nous cacher, pour éviter la jalousie de ceux qui n'avaient pas notre chance....

Le plus jeune des garçons est tétanisé par la peur : il pleure beaucoup, il tremble et ne dit pas un mot, seul refuge, mes bras qu'il quittera juste pour que j'aille aux toilettes ou me laver...Des enfants sans défense. A l'aéroport, mon fiancé m'attendait ainsi que celui qui devait récupérer les enfants. La séparation fut pénible. Il a fallu beaucoup de force pour détacher le plus jeune garçon de moi, je n'ai d'ailleurs plus vu ou eu des nouvelles de ces enfants. J'ai suivi cet homme dont je ne savais rien sinon qu'il se faisait appeler "BRYAN". A peine arrivée chez lui, le cauchemar a commencé. D'abord, il fallait faire plus ample connaissance. J'ai voulu résister pour lui expliquer que j'avais besoin d'un peu de temps, que ce n'était pas facile de se donner ainsi à quelqu'un qu'on connaît à peine. Mais la fermeté avec laquelle il m'a attrapée m'a fait céder immédiatement. Mes premières heures sur le sol anglais furent des heures de viol sur le tapis d'un salon. Je ne devais rien dire. Il se reposait, buvait du whisky et recommençait des choses douloureuses et dégoûtantes dont j'ignorais l'existence...

J'ai cru que j'allais mourir. J'étais obligée de faire ce qu'il voulait, je ne connaissais que lui, et il avait pris mes papiers. Après avoir abusé de moi, il m'a demandé de visionner des cassettes où on voyait des filles avec des animaux et il m'a dit de bien regarder ce que font les filles. Car je devrais en faire autant. Ma venue lui avait coûté beaucoup d'argent que je devais rembourser. Et aussi, comme il est gentil, il va nous trouver des marchés, des tournages et nous partagerons l'argent à parts égales. Il m'a dit qu'il me donnerait quelque chose pour me donner le courage car il m'en faudrait, mais au bout, il y a de l'argent. Beaucoup d'argent. Le petit truc pour me donner du courage, c'est de la drogue. C'est ainsi que, trois semaines après mon arrivée sur le sol anglais, je suis devenue actrice de films X avec les animaux entre Amsterdam, Berlin, Paris et Londres, ma résidence.

Des femmes et des animaux. Une à deux fois par semaine, j'allais dans des studios de tournage ou chez des particuliers tourner ces cochonneries. Parfois le maître du ou des chiens nous rejoignait et ça donnait une scène qui donne la nausée. Le chien et son maître en même temps, avec l'épouse qui regarde ce cirque, amusée, en sirotant un cocktail. Je me droguais et buvais un coup avant. Car je n'aurais pas pu le faire sans planer. Ces animaux en moi, leur bave, leurs poils, leur mauvaise haleine, les coups de griffes et la violence due aux encouragements des maîtres dont les ordres peuvent faire passer le rythme des animaux de mou à violent. Et vous en dessous, vous encaissez ces coups. Je pleurais, je criais, les yeux fermés, je priais encore ce Bon Dieu de me prendre. Qu'est ce que j'étais en train de faire ?

Ma pauvre mère en mourrait si seulement elle le savait. Pour éviter qu'elle se pose des questions, je lui envoyais de l'argent et des photos soigneusement mises en scène par BRYAN... Le pire des moments était quand il fallait faire des caresses buccales à ces animaux... Ne pouvant pas leur mettre des préservatifs, les rapports étaient sans protection et le monsieur disait que je ne risquais rien car Dieu avait bien fait les choses. Il était impossible qu'une fécondation ait lieu. Pendant des années, je n'ai fait que ça : des milliers de litres de déjections animales dans mon estomac Mon corps est tellement sale qu'aucun enfant ne peut se développer dedans. Un jour pour agrémenter les tournages, la femme du maître des chiens est allée chercher des chiots de quelques jours qu'elle a mis à mes seins. C'était très douloureux car ils tiraient de toutes leurs forces car rien ne sortait.

Les professionnels revendent ces cassettes par milliers dans le monde et les particuliers se les repassent à domicile entre soirées avec des amis pervers autour d'une bouffe. Ma famille vit bien et moi je vis avec le sida. Je dois avouer que j'ai eu beaucoup d'argent. J'ai construit chez moi et ma famille vit bien. Je paie la scolarité des plus jeunes et je suis respectée et adulée. Ma famille est fière de moi, car elle ignore tout. Par gourmandise, j'ai augmenté les cadences de tournage, cela a aussi augmenté mes revenus, mais aussi les doses de drogue et l'alcool... Pendant les périodes mortes, il me prêtait à un ami dans le Sud de la France, car pendant l'été, dans certains bateaux au bord de la mer, avec l'arrivée de célébrités, il y a un grand marché de prostituées et de la drogue. Il y a des orgies des nuits entières et ça rapporte gros. Ça permet de changer d'activités et de se faire de l'argent toute l'année. C'est peut-être là-bas que j'ai contracté le virus du sida, mais n'étant pas surveillée de façon régulière, la maladie a été découverte trop tard, j'ai été abandonnée sur la plage de Saint-Tropez. Bryan a disparu et changé d'adresse.

C'est une prostituée polonaise qui m'a aidée mais comme elle ne pouvait plus assumer mes doses de drogue, en plus de tout ce qu'elle faisait pour moi, elle m'a présentée à une fille africaine dans le métier qui m'a parlé de cette association qui s'occupe des femmes africaines atteintes de sida.... Ma maladie est en phase terminale, je n'aurai pas trente ans, mon corps est recouvert de boutons infectés, je suis droguée, anorexique, alcoolique. Et il m'arrive encore de faire des passes, mais je fais attention aux clients qui ne savent rien de ma situation. Je ne les mets pas en danger, c'est pour me payer mes doses de drogue et l'alcool.... Je prends ces cochonneries pour accélérer ma fin. Les images me torturent et c'est un poison qui me tue à petit feu. C'est la pire des morts... Qu'est ce que je regrette d'être venue dans ce monde. Chez moi, je serais saine, épouse et mère... "

Je vous en prie, faites passer ce message à vos sœurs afin qu'elles ne se retrouvent pas dans la même situation (ainsi qu'à vos frères!!!!). Que Dieu nous garde. C'est odieux ! Mais je vous le transfère, car c'est nécessaire !"

mardi, 28 juillet 2009

CANNIBALISME INSOUTENABLE!

Une séance de dépeçage d'un asiatique par des mangeurs d'hommes, en pleine jubilation. Ces photos circulent, en ce moment, sur Internet et vous laissent pantois, incrédule, interloqué, pétrifié, en état de choc! Comment est-ce possible que des êtres humains puissent en arriver à une telle horreur? Une autre preuve de la déchéance absolue de la race humaine, qui vient s'ajouter à la démence sexuelle, à la pédérastie, au lesbianisme, à la pédophilie, à la transsexualité et à la zoophilie. J'espère, tout simplement, que ce soit une mauvaise blague. Les images sont franchement insoutenables et nauséeuses. Ames sensibles, s'abstenir!!!

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20:45 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Monde | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : mangeurs d'hommes, cannibalisme, horreur | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 14 juillet 2009

LE DISCOURS D'OBAMA AU GHANA - TRANSCRIPTION MAISON BLANCHE

 

OBAMA ET SA FAMILLE.jpg

Barack Obama a fait un discours historique, au Ghana (contrairement à Sarkozy, au Sénégal). Je vous le propose, ici, in extenso, dans une transcription en français de la Maison blanche.


La Maison-Blanche
Bureau du secrétaire de presse
Le 11 juillet 2009

DISCOURS DU PRÉSIDENT AU PARLEMENT GHANÉEN

Palais international des congrès.

Accra (Ghana)


Le président : (Son d'une trompette.) Ça me plaît ! Merci, merci. Je pense que notre Congrès a besoin d'une de ces trompettes. J'aime bien le son, cela me rappelle Louis Armstrong.

Bon après-midi à tous. C'est un grand honneur pour moi d'être à Accra et de parler aux représentants du peuple ghanéen. Je suis très reconnaissant de l'accueil que j'ai reçu, tout comme le sont Michelle, Malia et Sasha Obama. L'histoire ghanéenne est riche, les liens entre nos deux pays sont forts, et je suis fier que ce soit ma première visite en Afrique subsaharienne en qualité de président des États-Unis d'Amérique.

Je voudrais remercier la présidente et tous les membres de la Chambre des représentants de nous accueillir aujourd'hui. Je voudrais remercier le président Mills pour ses qualités extraordinaires de direction. Aux anciens présidents - Jerry Rawlings, l'ancien président Kufuor - au vice-président, au président de la Cour suprême, je vous remercie tous pour votre hospitalité extraordinaire et pour les merveilleuses institutions que vous avez bâties au Ghana.

Je vous parle à la fin d'un long voyage. Je l'ai commencé en Russie par une réunion au sommet entre deux grandes puissances. Je me suis rendu en Italie pour la réunion des grandes puissances économiques du monde. Et me voici, enfin, au Ghana, pour une simple raison : le XXIe siècle sera influencé par ce qui se passera non seulement à Rome ou à Moscou ou à Washington, mais aussi à Accra.

C'est la simple vérité d'une époque où nos connexions font disparaître les frontières entre les peuples. Votre prospérité peut accroître la prospérité des États-Unis. Votre santé et votre sécurité peuvent contribuer à la santé et à la sécurité du monde. Et la force de votre démocratie peut contribuer à la progression des droits de l'homme pour tous les peuples.

Je ne considère donc pas les pays et les peuples d'Afrique comme un monde à part ; je considère l'Afrique comme une partie fondamentale de notre monde interconnecté, comme un partenaire des États-Unis en faveur de l'avenir que nous souhaitons pour tous nos enfants. Ce partenariat doit se fonder sur la responsabilité mutuelle et sur le respect mutuel : c'est ce dont je tiens à vous parler aujourd'hui.

Nous devons partir du principe qu'il revient aux Africains de décider de l'avenir de l'Afrique.

Je dis cela en étant pleinement conscient du passé tragique qui hante parfois cette partie du monde. Après tout, j'ai du sang africain dans les veines, et l'histoire de ma famille englobe aussi bien les tragédies que les triomphes de l'histoire de l'Afrique dans son ensemble.

Certains d'entre vous savent que mon grand-père était cuisinier chez des Britanniques au Kénya, et bien qu'il fût un ancien respecté dans son village, ses employeurs l'ont appelé « boy » pendant la plus grande partie de sa vie. Il était à la périphérie des luttes en faveur de la libération du Kénya, mais il a quand même été incarcéré brièvement pendant la période de répression. Durant sa vie, le colonialisme n'était pas simplement la création de frontières artificielles ou de termes de l'échange inéquitables ; c'était quelque chose que l'on éprouvait dans sa vie personnelle jour après jour, année après année.

Mon père a grandi dans un tout petit village où il gardait des chèvres, à une distance impossible des universités américaines où il irait faire des études. Il est devenu adulte à un moment de promesse extraordinaire pour l'Afrique. Les luttes de la génération de son propre père ont donné naissance à de nouveaux États, en commençant ici au Ghana. Les Africains s'éduquaient et s'affirmaient d'une nouvelle façon. L'histoire était en marche.

Toutefois, malgré les progrès obtenus - et il y a eu des progrès considérables dans certaines parties de l'Afrique - nous savons aussi que cette promesse est encore loin de se réaliser. Des pays tels que le Kénya, dont le revenu par habitant était supérieur à celui de la Corée du Sud lorsque je suis né, ont été fortement distancés. Les maladies et les conflits ont ravagé plusieurs régions du continent africain.

Dans de nombreux pays, l'espoir de la génération de mon père a cédé la place au cynisme, voire au désespoir. Certes, il est facile de pointer du doigt et de rejeter la responsabilité de ces problèmes sur d'autres. Il est vrai qu'une carte coloniale qui n'avait guère de sens a contribué à susciter des conflits, et l'Occident a souvent traité avec l'Afrique avec condescendance, à la quête de ressources plutôt qu'en partenaire. Cependant, l'Occident n'est pas responsable de la destruction de l'économie zimbabwéenne au cours des dix dernières années, ni des guerres où des enfants sont enrôlés comme soldats. Durant la vie de mon père, ce sont en partie le tribalisme et le népotisme dans un Kénya indépendant qui, pendant longtemps, ont fait dérailler sa carrière, et nous savons que cette forme de corruption est toujours un fait quotidien de la vie d'un trop grand nombre de personnes.

Or, nous savons que ce n'est pas là toute l'histoire. Ici au Ghana, vous nous montrez un aspect de l'Afrique qui est trop souvent négligé par un monde qui ne voit que les tragédies ou la nécessité d'une aide charitable. Le peuple ghanéen a travaillé dur pour consolider la démocratie, au moyen de passages pacifiques répétés du pouvoir, même à la suite d'élections très serrées. Et à cet égard, je voudrais dire que la minorité mérite tout autant de louanges que la majorité. Grâce à une meilleure gouvernance et au rôle de la société civile naissante, l'économie ghanéenne a enregistré un taux de croissance impressionnant.

Ce progrès ne possède sans doute pas l'aspect dramatique des luttes de libération du XXe siècle, mais que personne ne s'y trompe : il sera, en fin de compte, plus significatif. Car de même qu'il est important de se soustraire au contrôle d'une autre nation, il est encore plus important de se forger sa propre nation.

C'est pourquoi je suis convaincu que la période actuelle est tout aussi prometteuse pour le Ghana et pour l'Afrique que celle pendant laquelle mon père est devenu adulte et que de nouveaux États sont apparus. C'est une nouvelle période de grande promesse. Seulement cette fois-ci, nous avons appris que ce ne seront pas de grandes personnalités telles que Nkrumah et Kenyatta qui décideront du destin de l'Afrique. Ce sera vous, les hommes et les femmes du Parlement ghanéen et le peuple que vous représentez. Ce seront les jeunes, débordant de talent, d'énergie et d'espoir, qui pourront revendiquer l'avenir que tant de personnes des générations précédentes n'ont jamais réalisé.

Maintenant, pour réaliser cette promesse, nous devons tout d'abord reconnaître une vérité fondamentale à laquelle vous avez donné vie au Ghana, à savoir que le développement dépend de la bonne gouvernance. C'est l'ingrédient qui fait défaut dans beaucoup trop de pays depuis bien trop longtemps. C'est le changement qui peut déverrouiller les potentialités de l'Afrique. Enfin, c'est une responsabilité dont seuls les Africains peuvent s'acquitter.

Quant aux États-Unis et au reste de l'Occident, notre engagement ne doit pas se mesurer uniquement à l'aune des dollars que nous dépensons. Je me suis engagé à augmenter fortement notre aide à l'étranger, ce qui correspond à l'intérêt de l'Afrique et à celui des États-Unis. Toutefois, le véritable signe de réussite n'est pas de savoir si nous sommes une source d'aide perpétuelle qui aide les gens à survivre tant bien que mal, mais si nous sommes des partenaires dans la création des capacités nécessaires pour un changement transformateur.

Cette responsabilité mutuelle doit être le fondement de notre partenariat. Aujourd'hui, je parlerai tout particulièrement de quatre domaines qui sont essentiels pour l'avenir de l'Afrique et de tous les pays en développement : la démocratie, les possibilités économiques, la santé et le règlement pacifique des conflits.

Premièrement, nous devons soutenir les démocraties puissantes et durables.

Comme je l'ai dit au Caire, chaque nation façonne la démocratie à sa manière, conformément à ses traditions. Mais l'histoire prononce un verdict clair : les gouvernements qui respectent la volonté de leur peuple, qui gouvernent par le consentement et non par la coercition, sont plus prospères, plus stables et plus florissants que ceux qui ne le font pas.

Il ne s'agit pas seulement d'organiser des élections - il faut voir ce qui se passe entre les scrutins. La répression revêt de nombreuses formes et trop de pays, même ceux qui tiennent des élections, sont en proie à des problèmes qui condamnent leur peuple à la pauvreté. Aucun pays ne peut créer de richesse si ses dirigeants exploitent l'économie pour s'enrichir personnellement, ou si des policiers peuvent être achetés par des trafiquants de drogue. Aucune entreprise ne veut investir dans un pays où le gouvernement se taille au départ une part de 20 %, ou dans lequel le chef de l'autorité portuaire est corrompu. Personne ne veut vivre dans une société où la règle de droit cède la place à la loi du plus fort et à la corruption. Ce n'est pas de la démocratie, c'est de la tyrannie, même si de temps en temps on y sème une élection ça et là, et il est temps que ce style de gouvernement disparaisse.

En ce XXIe siècle, des institutions capables, fiables et transparentes sont la clé du succès - des parlements puissants et des forces de police honnêtes ; des juges et des journalistes indépendants ; un secteur privé et une société civile florissants, ainsi qu'une presse indépendante. Tels sont les éléments qui donnent vie à la démocratie, parce que c'est ce qui compte dans la vie quotidienne des gens.

Les Ghanéens ont à maintes reprises préféré le droit constitutionnel à l'autocratie, et ont fait preuve d'un esprit démocratique qui permet à leur énergie de se manifester. Nous le voyons dans les dirigeants qui acceptent la défaite gracieusement - le fait que les concurrents du président Mills se tenaient là à ses côtés lorsque je suis descendu de l'avion en dit long sur le Ghana - et dans les vainqueurs qui résistent aux appels à l'exercice de leur pouvoir contre l'opposition de manière injuste. Nous voyons cet esprit se manifester dans les journalistes courageux comme Anas Aremeyaw Anas, qui a risqué sa vie pour relater la vérité. Nous le voyons dans des policiers comme Patience Quaye, qui a contribué à faire traduire en justice le premier trafiquant d'êtres humains au Ghana. Nous le voyons dans les jeunes qui s'élèvent contre le népotisme et qui participent à la vie politique.

Dans toute l'Afrique, nous avons vu de multiples exemples de gens qui prennent leur destinée en main et qui opèrent des changements à partir de la base. Nous l'avons vu au Kénya, où la société civile et le secteur privé se sont unis pour aider à stopper la violence postélectorale. Nous l'avons vu en Afrique du Sud, où plus des trois quarts des citoyens ont voté dans la dernière élection, la quatrième depuis la fin de l'apartheid. Nous l'avons vu au Zimbabwé, où le Réseau de soutien au vote a bravé la brutale répression pour faire valoir le principe selon lequel le droit de vote d'un citoyen est sacré.

Alors ne vous y trompez pas : l'histoire est du côté de ces courageux Africains, et non dans le camp de ceux qui se servent de coups d'État ou qui modifient les constitutions pour rester au pouvoir. L'Afrique n'a pas besoin d'hommes forts, mais de fortes institutions.

L'Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à aucune autre nation. La vérité essentielle de la démocratie est que chaque nation détermine elle-même son destin. Ce que fera l'Amérique, en revanche, ce sera d'accroître son aide aux personnes et aux institutions responsables, en mettant l'accent sur l'appui à la bonne gouvernance : aux parlements, qui maîtrisent les abus de pouvoir et s'assurent que les voix de l'opposition peuvent s'exprimer ; à la règle de droit, qui garantit l'égalité de tous devant la justice ; à la participation civile, afin que les jeunes soient actifs dans la vie politique ; et à des solutions concrètes à la corruption telles que l'expertise comptable, l'automatisation des services, le renforcement des lignes d'appel d'urgence, la protection de ceux qui dénoncent les abus afin de promouvoir la transparence, et la responsabilité.

Et cette aide, nous la fournissons. J'ai demandé à mon gouvernement d'accorder davantage d'attention à la corruption dans notre rapport sur les droits de l'homme. Tous les gens devraient avoir le droit de démarrer une entreprise ou d'obtenir une éducation sans avoir à verser de pots-de-vin. Nous avons le devoir de soutenir ceux qui agissent de façon responsable et d'isoler ceux qui ne le font pas, et c'est exactement ce que fera l'Amérique.

Cela nous conduit directement à notre deuxième domaine de coopération - le soutien à un développement qui offre des débouchés aux gens.

Avec une meilleure gouvernance, je ne doute pas que l'Afrique tiendra sa promesse de créer une plus vaste base pour la prospérité. Témoin en est le succès extraordinaire d'Africains dans mon propre pays d'Amérique. Ils se portent très bien. Ils ont donc le talent et ils possèdent l'esprit d'entreprise - la question est de savoir comment s'assurer qu'ils réussissent ici dans leur pays d'origine. Ce continent est riche en ressources naturelles. Et que ce soient des chefs d'entreprises spécialisées dans la téléphonie portable ou des petits agriculteurs, les Africains ont montré leur capacité et leur volonté de créer leurs propres possibilités. Mais il faut également rompre avec de vieilles habitudes. La dépendance vis-à-vis des matières premières - ou d'un seul produit d'exportation - a tendance à concentrer la richesse au sein d'une minorité, laissant la majorité vulnérable à la récession.

Au Ghana, par exemple, le pétrole crée de magnifiques possibilités, et vous vous êtes préparés à ces nouveaux revenus de façon responsable. Mais comme le savent de nombreux Ghanéens, le pétrole ne peut pas simplement remplacer le cacao. De la Corée du Sud à Singapour, l'histoire montre que les pays réussissent lorsqu'ils investissent dans la société et dans leur infrastructure ; lorsqu'ils multiplient les industries d'exportation, se dotent d'une main-d'œuvre qualifiée et font de la place aux petites et moyennes entreprises créatrices d'emplois.

Alors que les Africains se rapprochent de cette promesse, l'Amérique va leur tendre la main de façon plus responsable. En réduisant les sommes qui vont aux consultants occidentaux et au gouvernement, nous voulons mettre plus de ressources entre les mains de ceux qui en ont besoin, tout en apprenant aux gens à faire plus pour eux-mêmes. C'est pourquoi notre initiative de 3,5 milliards de dollars en faveur de la sécurité alimentaire est axée sur de nouvelles méthodes et technologies agricoles, et non pas sur la simple expédition de biens et services américains vers l'Afrique. L'aide n'est pas une fin en soi. L'objectif de l'aide à l'étranger doit être de créer les conditions dans lesquelles elle ne sera plus nécessaire. Non seulement je veux voir les Ghanéens autosuffisants sur le plan alimentaire, je veux vous voir exporter des produits alimentaires à d'autres pays et gagner de l'argent. Cela, vous le pouvez.

Certes, l'Amérique peut faire plus pour promouvoir le commerce et les investissements. Les pays riches doivent réellement ouvrir leurs portes aux biens et services de l'Afrique d'une manière significative. Ce sera d'ailleurs un des engagements de mon gouvernement. Et là où il y a une bonne gouvernance, nous pouvons étendre la prospérité par le truchement de partenariats entre les secteurs public et privé qui investiront dans l'amélioration des routes et des réseaux électriques ; de programmes de formation qui apprendront aux gens comment développer leur entreprise ; et de services financiers non seulement pour les villes mais pour les régions pauvres et les zones rurales. Cela aussi dans notre propre intérêt - parce que si les gens se sortent de la pauvreté et que de la richesse se crée en Afrique, il s'ensuit que de nouveaux marchés s'ouvriront pour nos propres produits. Tout le monde y gagne.

Un secteur qui représente à la fois un danger indéniable et une promesse extraordinaire est celui de l'énergie. L'Afrique émet moins de gaz à effet de serre que toute autre région du monde, mais elle est la plus menacée par le changement climatique. Une planète qui se réchauffe propagera les maladies, réduira les ressources en eau, épuisera les récoltes, et créera les conditions favorables à plus de famine et plus de conflits. Nous avons tous - en particulier le monde développé - le devoir de ralentir ces tendances, en réduisant les effets du changement climatique et en changeant la façon dont nous utilisons l'énergie. Mais nous pouvons également coopérer avec les Africains pour transformer cette crise en occasion de progrès.

Ensemble, nous pouvons coopérer en faveur de notre planète et de la prospérité, et aider les pays à accroître leur accès à l'énergie tout en sautant, en contournant les phases les plus polluantes du développement. Pensez-y : dans l'ensemble de l'Afrique, il existe de l'énergie éolienne et solaire en abondance, ainsi que de l'énergie géothermique et des biocarburants. De la vallée du Rift aux déserts de l'Afrique du Nord ; de la côte de l'Afrique de l'Ouest aux récoltes de l'Afrique du Sud - les dons inépuisables que procure la nature à l'Afrique peuvent lui permettre de créer sa propre énergie et d'exporter de l'énergie propre et rentable à l'étranger.

Il ne s'agit pas seulement de chiffres de croissance sur un bilan comptable. Il s'agit de savoir si un jeune doté d'une éducation peut trouver un emploi qui lui permettra de nourrir sa famille ; si un agriculteur peut amener ses produits au marché ; ou si un homme d'affaires armé d'une bonne idée peut démarrer une entreprise. Il s'agit de la dignité du travail. Il s'agit d'une chance que doivent pouvoir saisir les Africains au XXIe siècle.

De même que la gouvernance est une condition essentielle du progrès économique, elle revêt également une importance cruciale dans le troisième domaine que je voudrais à présent aborder, l'amélioration de la santé publique.

Ces dernières années, des progrès énormes ont été accomplis dans certaines parties de l'Afrique. Les gens sont beaucoup plus nombreux à vivre avec le VIH/sida de manière productive et à obtenir les médicaments qu'il leur faut. Je viens de visiter une merveilleuse clinique, un hôpital spécialisé dans la santé maternelle. Mais trop d'Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. Lorsque des enfants meurent d'une piqûre de moustique et que des mères succombent lors d'un accouchement, nous savons qu'il reste des progrès à faire.

Or du fait des incitations, souvent fournies par les pays donateurs, beaucoup de médecins et d'infirmiers africains s'en vont à l'étranger, ou travaillent à des programmes qui luttent contre une maladie unique. Cette situation crée des lacunes en matière de soins primaires et de prévention de base. Par ailleurs, il appartient à tout un chacun de faire sa part. Il faut faire des choix responsables de nature à prévenir la propagation de la maladie et à promouvoir la santé publique dans la collectivité et dans le pays.

Ainsi, d'un bout à l'autre de l'Afrique, nous voyons des exemples de gens qui s'attaquent à ces problèmes. Au Nigéria, des chrétiens et des musulmans ont mis en place un programme interconfessionnel de lutte contre le paludisme qui est un modèle de coopération. Ici au Ghana et dans toute l'Afrique, nous observons des idées novatrices visant à combler les lacunes du système de santé, par exemple des initiatives d'échanges d'informations médicales par Internet qui permettent à des médecins exerçant dans de grandes villes d'aider ceux des petites agglomérations.

Les États-Unis appuieront ces efforts dans le cadre d'une stratégie de santé exhaustive et mondiale. Car au XXIe siècle, nous sommes appelés à agir selon notre conscience mais aussi dans notre intérêt commun. Lorsqu'un enfant meurt à Accra d'une maladie évitable, cela nous diminue partout. Lorsque dans un coin quelconque du monde on néglige de s'attaquer à une maladie, nous savons qu'elle peut se propager à travers les océans et d'un continent à l'autre.

C'est pourquoi mon gouvernement s'est engagé à consacrer 63 milliards de dollars à relever ces défis - 63 milliards de dollars. En nous fondant sur les solides efforts du président Bush, nous poursuivrons la lutte contre le VIH/sida. Nous ne cesserons de chercher à enrayer la mortalité due au paludisme et à la tuberculose et nous travaillerons à éradiquer la polio. Il ne s'agit d'ailleurs pas de s'attaquer aux maladies isolément : nous investirons dans des systèmes de santé publique à même de prévenir la maladie et de promouvoir le bien-être, en mettant l'accent sur la santé maternelle et infantile.

En même temps que nous unissons nos efforts en faveur d'une meilleure santé, nous devons également stopper la destruction causée non pas par la maladie, mais par les êtres humains. C'est pourquoi le dernier domaine que je vais aborder se rapporte aux conflits.

Soyons bien clairs : l'Afrique ne correspond pas à la caricature grossière d'un continent perpétuellement en guerre. Mais si l'on est honnête, pour beaucoup trop d'Africains, le conflit fait partie de la vie ; il est aussi constant que le soleil. On se bat pour des territoires et on se bat pour des ressources. Et il est toujours trop facile à des individus sans conscience d'entraîner des communautés entières dans des guerres entre religions et entre tribus.

Tous ces conflits pèsent sur l'Afrique comme un véritable boulet. Nous sommes tous répartis selon nos identités diverses, de tribu et d'ethnie, de religion et de nationalité. Mais se définir par son opposition à une personne d'une autre tribu, ou qui vénère un prophète différent, cela n'a aucune place au XXIe siècle. La diversité de l'Afrique devrait être source de force et non facteur de division. Nous sommes tous enfants de Dieu. Nous partageons tous des aspirations communes : vivre dans la paix et dans la sécurité ; avoir accès à l'éducation et à la possibilité de réussir ; aimer notre famille, notre communauté et notre foi. Voilà notre humanité commune.

C'est la raison pour laquelle nous devons nous élever contre l'inhumanité parmi nous. Il n'est jamais justifiable - jamais justifiable - de cibler des innocents au nom d'une idéologie. C'est un arrêt de mort, pour toute société, que de forcer des enfants à tuer dans une guerre. C'est une marque suprême de criminalité et de lâcheté que de condamner des femmes à l'ignominie continuelle et systémique du viol. Nous devons rendre témoignage de la valeur de chaque enfant au Darfour et de la dignité de chaque femme au Congo. Aucune religion, aucune culture ne doit excuser les atrocités qui leur sont infligées. Nous devons tous rechercher la paix et la sécurité nécessaires au progrès.

On voit d'ailleurs des Africains se mobiliser pour cet avenir. Ici aussi, au Ghana, nous vous voyons contribuer à montrer la voie. Soyez fiers, Ghanéens, de vos contributions au maintien de la paix au Congo, au Libéria ou encore au Liban, ainsi que de votre résistance au fléau du trafic de stupéfiants. Nous nous félicitons des mesures que prennent des organisations telles que l'Union africaine et la CEDEAO en vue de mieux régler les conflits, de maintenir la paix et de soutenir ceux qui sont dans le besoin. Et nous encourageons la vision d'un cadre sécuritaire régional puissant, capable de mobiliser une force efficace et transnationale lorsque cela s'avère nécessaire.

Il incombe aux États-Unis de travailler avec vous en tant que partenaire à promouvoir cette vision, non seulement par des paroles mais aussi par des appuis qui renforcent les capacités de l'Afrique. Lorsqu'il y a génocide au Darfour ou des terroristes en Somalie, ce ne sont pas simplement des problèmes africains : ce sont des défis mondiaux à la sécurité, exigeant une riposte mondiale.

C'est pourquoi nous sommes prêts à agir en partenariat, tant par la diplomatie que par l'assistance technique et l'appui logistique, et que nous soutiendrons les efforts visant à contraindre les criminels de guerre à rendre des comptes. En outre, je tiens à le dire clairement : notre Commandement pour l'Afrique ne vise pas à prendre pied sur le continent, mais à relever ces défis communs afin de renforcer la sécurité des États-Unis, de l'Afrique et du reste du monde.

À Moscou, j'ai parlé de la nécessité d'un système international où les droits universels des êtres humains soient respectés et où les violations de ces droits soient combattues. Ceci doit inclure un engagement à soutenir ceux qui règlent les conflits pacifiquement, à sanctionner et à arrêter ceux qui ne le font pas, et à aider ceux qui ont souffert. Mais en fin de compte, ce seront des démocraties dynamiques telles que le Botswana et le Ghana qui diminueront les causes de conflit et élargiront les frontières de la paix et de la prospérité.

Comme je l'ai déjà dit, l'avenir de l'Afrique appartient aux Africains. Les peuples d'Afrique sont prêts à revendiquer cet avenir. Dans mon pays, les Afro-Américains - dont un grand nombre d'immigrés récents - réussissent dans tous les secteurs de la société. Cela, nous l'avons accompli en dépit d'un passé difficile et nous avons puisé notre force dans notre héritage africain. Avec de puissantes institutions et une ferme volonté, je sais que les Africains peuvent réaliser leurs rêves à Nairobi et à Lagos, à Kigali et à Kinshasa, à Harare et ici-même à Accra.

Vous savez, il y a cinquante-deux ans, les yeux du monde étaient rivés sur le Ghana. Et un jeune prédicateur du nom de Martin Luther King est venu ici, à Accra, pour voir amener les couleurs de l'Union Jack et hisser le drapeau du Ghana. Cet événement précédait la Marche sur Washington et l'aboutissement du mouvement des droits civiques dans mon pays. On a demandé à Martin Luther King quel sentiment lui avait inspiré la vue de la naissance d'une nation, et il a répondu : « Cela renforce ma conviction que la justice finit toujours par triompher. »

Aujourd'hui, ce triomphe doit être, une fois de plus, renouvelé, et c'est vous qui le devrez le faire. Ici, je m'adresse particulièrement aux jeunes, à travers toute l'Afrique et ici-même au Ghana. Dans des endroits comme le Ghana, vous représentez plus de la moitié de la population.

Et voici ce que vous devez savoir : le monde sera ce que vous en ferez. Vous avez le pouvoir de responsabiliser vos dirigeants et de bâtir des institutions qui servent le peuple. Vous pouvez servir vos communautés et mettre votre énergie et votre savoir à contribution pour créer de nouvelles richesses ainsi que de nouvelles connexions avec le monde. Vous pouvez conquérir la maladie, mettre fin aux conflits et réaliser le changement à partir de la base. Vous pouvez faire tout cela. Oui, vous le pouvez. Car en ce moment précis, l'histoire est en marche.

Mais ces choses ne pourront se faire que si vous saisissez la responsabilité de votre avenir. Ce ne sera pas facile. Cela exigera du temps et des efforts. Il y aura des souffrances et des revers. Mais je puis vous promettre ceci : l'Amérique vous accompagnera tout le long du chemin, en tant que partenaire ; en tant qu'amie. Cependant, le progrès ne viendra de nulle part ailleurs, il doit découler des décisions que vous prendrez, des actions que vous engagerez et de l'espoir que vous porterez dans votre cœur.

Ghana, la liberté est votre héritage. À présent, c'est à vous que revient la responsabilité de bâtir sur cette fondation de liberté. Si vous le faites, nous pourrons, bien des années plus tard, nous remémorer des lieux comme Accra et nous dire que c'est à ce moment-là que la promesse s'est réalisée, que la prospérité s'est forgée, que la douleur a été surmontée et qu'une nouvelle ère de progrès a débuté. Ce moment peut être celui où nous verrons, une fois de plus, triompher la justice. Oui, nous le pouvons. Merci beaucoup. Que Dieu vous bénisse. Je vous remercie.

Source:http://www.whitehouse.gov/blog/A-New-Moment-of-Promise-in...

14:56 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Etats-Unis d'Amérique, Ghana, Monde | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : discours obama au ghana, transcription maison blanche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mercredi, 01 juillet 2009

UN PUISSANT ANESTHESIQUE AURAIT CAUSE LA MORT DE MICHAEL JACKSON

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Le Propofol permet aux chirurgiens d'opérer sans risquer que le patient se réveille et hurle en voyant un bistouri découper son corps.
Toutefois, ce puissant anesthésique a des effets secondaires : l'un d'eux est l'arrêt cardiaque.

C'est ce produit médical qui aurait été trouvé chez Michael Jackson, d'après le site TMZ qui a révélé la mort de Bambi en exclu mondiale.

Visiblement, le chanteur était un fin connaisseur en matière de médicaments, qu'il consommait apparemment comme des bonbons. Une de ses anciennes infirmières, Cherilyn Lee, a déclaré que Jackson avait tenté de se procurer récemment du Diprivan, qui est le nom générique du Propofol. Si cette dernière a refusé de lui en fournir, elle assure qu'il parvenait toujours à s'en procurer.

La cause de la mort d'un des plus grands artistes de la musique contemporaine se trouve peut-être dans ce flacon ...

P.L.N

Source: VOICI de Prisma Presse sur YAHOO ACTUALITES.

vendredi, 26 juin 2009

LES EXACTIONS DE TOTAL AU PLAN SOCIAL, POLITIQUE ET ECONOMIQUE


 Bénéfice et historique de Elf-Total

Total affichait, par exemple en 2006, un bénéfice record de 12 milliards d’euros, grâce à. l’exploitation des ressources de différents pays tels le Congo Brazzaville, l’Angola ou le Gabon. C’est en 2007 la 5e entreprise privée mondiale dans le secteur pétrolier, après Exxon Mobil, Chevron Texaco, Shell et BP (British Petroleum). Total a racheté Elf-Aquitaine le 22 mars 2000 pour former TotalFinaElf, rebaptisée Total S.A. en 2003.

 Manque de transparence et iniquité des revenus de l’exploitation

En 1991, le gouvernement Milongo et les membres de la Conférence Nationale Citoyenne tentent de conserver le pouvoir face au dictateur Sassou Nguesso, qu’ils ont momentanément déchu de son poste de président. Cependant, la faillite du pays les contraints à mendier une aide financière. Le cabinet Arthur Andersen, chargé de l’audit pétrolier par la Conférence Nationale Citoyenne y renonce, car les compagnies pétrolières (Elf en particulier) refusent l’accès aux éléments comptables et aux données financières, trop compromettantes pour ces entreprises (Aubert, 1999).

La Conférence Nationale Citoyenne et le gouvernement Milongo avaient pour mandat "la renégociation des accords avec les deux compagnies pétrolières exploitantes (Elf et Agip)" (LDC, 29.08.1991) [1] , qui sous-payaient le pétrole du pays. Mais, du fait de l’opacité des comptes, du refus de la transparence de la part des ETN et des anciennes dettes qui les étranglent, ils n’ont pu parvenir à négocier des redevances qui soient équitables. L’amnistie a donc été déclarée concernant certaines pratiques des pétroliers en matière de détournements, de corruption, de criminalité françafricaine. Grâce à leur puissance financière et politique, ces ETN sont donc parvenues à exploiter de manière iniquitable et souvent illégale, le pétrole du Congo-B, un bien public national, qui appartient à une population déshéritée.

Si la situation économique de l’Etat tchadien a connu un important manque à gagner, une partie du pétrole a permis à Exxon de s’octroyer de fabuleux bénéfices. Ils sont évalués à 15 milliards de dollars en 2001 pour l’ensemble de sa production mondiale et sont dix fois plus élevés que le PNB de 1,4 milliards de dollars du Tchad (Ngodi, 2005) [2]. En effet, la production du pétrole en Afrique à l’actif des entreprises transnationales du pétrole permet d’engranger d’énormes profits, souvent au détriment du pays et surtout de la population. A ce sujet, l’exemple d’Elf Total, une autre entreprise du pétrole, au Congo est fort instructif.

Le président Lissouba a bradé à Elf les parts que l’Etat du Congo-Brazzaville détenait dans Elf Congo. Le prix officiel de la vente était de 270 millions de francs mais les estimations de la valeur réelle de ces parts sont de 4 à 16 fois supérieures ! (LDC, 1997, 1998) [3].

M. Martial Cozette, directeur du CFIE (Centre d’informations sur les entreprises), a indiqué que "s’agissant de l’exploitation par Elf des gisements au Congo, la Banque mondiale avait fait remarquer dans les années 1990-1991 que le rendement de l’exploitation pétrolière y était l’un des plus bas du monde et a suggéré des audits. Le gouvernement de transition a fait appel au cabinet Arthur Andersen pour faire un audit mais celui-ci n’a pu mener à bien cette mission car Elf Congo et Agip Congo ne le lui ont pas donné accès aux pièces et aux informations" (Aubert, 1999).

 Corrompre un chef de l’Etat pour sous-payer les biens publics

Loik Le Floch Prigent, le PDG d’Elf affirme que son entreprise " a donné une forte rétribution à l’Etat congolais" pour obtenir les concessions pétrolières face aux Américains (LDC, 16.09.1992) [4].

Loik Le Floch Prigent, l’ex-PDG d’Elf, confirme les déclarations d’André Tarallo (le Monsieur Afrique d’Elf) qui “a évoqué devant la Juge Eva Joly, le fait que, sur chaque baril de pétrole, une commission de 1,40 à 4,20 francs était prélevée pour les chefs d’Etat africains” (Prigent, 2001, 60).

Durant ce même procès, Philippe Hustache, directeur financier (1985-1994) de la compagnie Elf, s’expliquait à propos de deux virements à Christine Deviers Joncours de 14 et 45 millions de francs, via la filiale suisse d’Elf Rivunion. Il déclarait “nous faisons chaque année plusieurs dizaines d’opérations de ce type (...) 350 commissions” (Libération, 15/3/2001)... A 30 millions de Frs en moyenne, cela représente 10 milliards, soit 175 affaires Dumas“.

De plus, le ministre des finances d’un pays producteur de pétrole peut placer l’argent de la rente pétrolière dans des banques spécialisées, où des intérêts sont rapportés sans reversion à l’Etat. Dans le cas de Elf, cela passait par la Fiba. En 1992 la CIBC et Elf ont versé au Cameroun 180 millions de dollars pour un crédit gagé sur du pétrole futur. Cependant, il s’est évadé via les Iles Vierges, la Suisse et le Liechtenstein. L’opération avait été garantie par Elf (Verschave, 2001 : 73) [5]. Le peuple camerounais n’a donc rien reçu.

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19:48 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, France, Monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : total, totalfinaelf, françafrique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |