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vendredi, 24 février 2012

SOUTIEN AUX PEUPLES EN LUTTE: AU SENEGAL COMME AILLEURS, LA FRANCE DOIT CESSER SON AIDE AU «MAINTIEN DE L'ORDRE»


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Manifestant sénégalais anti-wade brutalisé par la police

 

ATTAC France tient à exprimer sa solidarité à l'égard du large mouvement populaire au Sénégal. Par sa résistance et la constance de sa mobilisation, le peuple sénégalais montre qu'il ne se laissera pas confisquer sa souveraineté par la mascarade électorale que tente d'imposer Abdoulaye Wade.

Plus largement, cela démontre, si besoin était, que l'exaspération face à des pouvoirs illégitimes et l'aspiration à une véritable démocratie dépassent les pays du Maghreb et du Machrek, et s'expriment indépendamment de l'agenda politique des grandes puissances occidentales. Alors que celles-ci prétendent exporter la démocratie par la guerre en Côte d'Ivoire ou en Libye, leur attitude face au hold-up électoral du Président Wade dira si elles continuent de fermer les yeux tant que le régime est un allié de leurs intérêts économiques.

La France est particulièrement concernée par ce qui se passe au Sénégal, comme partout en Afrique francophone, puisque dans le cadre de sa coopération militaire et policière, scellée par un accord en cours de renégociation, elle contribue à équiper et former les unités qui répriment actuellement les manifestations. À l'occasion de la semaine anti-coloniale et d'une campagne présidentielle dont ces questions sont absentes, il est urgent de le dire et de le répéter : Paris doit rompre toute coopération militaire avec des régimes illégitimes, et cesser toute présence et intervention militaire extérieure en dehors de mandats d'une ONU réformée, qui ne sera plus instrumentalisée par les grandes puissances.

Celles-ci doivent maintenant se positionner publiquement : reconnaîtront-elles la "victoire" de Wade dans de telles conditions?

Comme lors de la tenue du forum social mondial à Dakar (février 2011), la solidarité entre les peuples doit l'emporter.

Attac France


Paris, le 24 février 2012.

vendredi, 10 février 2012

EDITO: ÇA SUFFIT, M. JUPPE!

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Tous ceux qui aiment ce pays, qui le savent fragile dans son projet de nation, qui ne veulent pas du fossé Nord-Sud ou des dérives ethniques à la base de bien des hécatombes en Afrique ne peuvent vouloir que d'une chose : la paix au Nord Mali, la paix tout de suite et la paix via le dialogue.

C'est d'ailleurs un des acquis majeurs des échanges qui mobilisent actuellement la classe politique malienne. C'était plus facile pour elle par démagogie, de préconiser la solution militaire mais elle s'en est gardée. Car pour beaucoup d'entre nous, l'autorité réside dans l'usage de la force et rarement dans le compromis qui rend celle-ci inutile. Beaucoup d'entre nous voteraient aujourd'hui l'indépendance de l'Azawad juste pour souhaiter bon débarras à ce que nous appelons l'irrédentisme touareg. Beaucoup d'entre nous pousseront à la guerre sans chercher à explorer davantage les issues pour le dialogue, et totalement ignorants des réalités et des pièges du terrain. Non, le salut n'est pas dans la guerre.

Il est dans la négociation et négocier avec son peuple n'est pas de la faiblesse. Nous sommes de ce camp quant à nous et nous y resterons. Mais rien n'est au-dessus de notre pays et sous ce regard-là, nous trouvons déplorable, voire méprisant le cheminement par lequel Alain Juppé exige le cessez-le feu. Un ministre respectueux de l'orgueil des peuples n'a pas à constater les exploits d'une rébellion.

Or il l'a fait. Et du coup, on est bien en situation de penser que ce qu'il demande, dès lors, peut être perçu comme la capitulation d'un Etat dont les citoyens se croient stigmatisés par la France.  Par sa déclaration qu'il doit rectifier, Juppé n'accélère pas la paix que nous appelons de nos vœux. Au contraire, il l'éloigne. Or M. Juppé a trop de classe pour se reconnaître dans la France du discours de Dakar ou celle bien plus récente de la supériorité de certaines cultures sur d'autres.

Adam Thiam


Source: MALI WEB.NET

jeudi, 02 février 2012

SENEGAL: LA FRANCE ENJOINT WADE DE CEDER SA PLACE


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Alain Juppé dit regretter que « certaines sensibilités ne soient pas représentées » pour l'élection présidentielle sénégalaise.

 

La France a fait savoir au Sénégal qu'elle souhaitait qu'il y ait un renouvellement de génération à la tête de l'Etat sénégalais, lors de la présidentielle de février, a déclaré mercredi 1er février le chef de la diplomatie française, assurant que "le message a été entendu à Dakar".

Alain Juppé, devant les députés français, a précisé le contenu du message que Paris a adressé aux autorités sénégalaises dans la perspective de l'organisation de l'élection présidentielle du 26 février. "Nous avons regretté que certaines sensibilités ne soient pas représentées. Nous avons même souhaité que le passage de générations soit organisé. Je préfère vous dire que le message a été entendu à Dakar (...) et enfin nous avons, bien sûr, appelé à la retenue et à l'absence de toute violence".

Refus du "diktat" de l'étranger

Mercredi, le ministre sénégalais des Affaires étrangères Madické Niang a affirmé n'avoir reçu "aucune notification des positions prises par certains pays amis" par la voie diplomatique normale mais "seulement dans la presse". Il a ajouté que le Sénégal n'avait "de leçon de démocratie à recevoir de personne" et n'accepterait "pas de diktat" de l'étranger, après des déclarations de responsables américains et français.

Lundi, le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, avait déjà regretté que "toutes les sensibilités politiques ne puissent être représentées" à la présidentielle sénégalaise, après la publication par le Conseil constitutionnel des candidatures, rejetant celle du chanteur Youssou Ndour et confirmant celle du président sortant, Abdoulaye Wade, âgé de 85 ans.

Bernard Valero n'avait cependant pas ajouté que Paris souhaitait "un passage de générations", comme l'a affirmé, mercredi, Alain Juppé.


Source: LE NOUVEL OBSERVATEUR

dimanche, 29 janvier 2012

UNE REVELATION VENUE DU CAMEROUN POUR LA COTE D'IVOIRE


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Cette nouvelle révélation sur la Côte d'Ivoire et les acteurs de la crise ivoirienne (états et individus) m'a été transmise, il y a bientôt une semaine de cela, dans ma boîte e-mail par un internaute (peut-être son auteur?), sous un nom d'emprunt, dans le souci de garder son anonymat. Il ne fait pas bon, en ce moment, être un livreur de révélations (attaques verbales, agressions physiques, suspensions ecclésiales, mandat d'arrêt international). Dans tous les cas, le message fait actuellement le tour du Net. Pour que mes lecteurs ne soient pas les seuls à ne pas en avoir connaissance, je me suis décidé, après beaucoup d'hésitations, à le publier sur ce blog. Tout juste pour information. Il appartient à chacun de s'en faire une opinion. Bonne lecture!

 

A SON EXCELLENCE MONSIEUR LAURENT GBAGBO: « VOICI LA REVELATION DU SEIGNEUR JESUS-CHRIST POUR VOUS »

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Le Seigneur m'a révélé que votre régime allait être renversé par un coup d'état militaire au cours duquel vous serriez blessé. A la suite de ce coup, vous devriez être transférez à la CPI où vous devriez mourir. De tels malheurs devraient vous arriver parce que vous vous êtes détourné de la voie de l'ETERNEL DIEU. Mais seulement votre repentance sincère et votre mise en œuvre de la volonté de JESUS-CHRIST vous blanchiraient de tous les chefs d'accusation dont vous êtes l'objet. Cela aurait pour conséquence votre retour triomphal en Côte d'Ivoire pour finir votre mandat.

Votre histoire, Président Gbagbo, est semblable à celle d'un homme que l'ETERNEL DIEU a élevé dans la gloire et qui par la suite a été rempli d'orgueil et croyait avoir tout fait par sa propre force. Il avait oublié son origine et refusait de s'humilier devant le DIEU TOUT-PUISSANT créateur des cieux et de la terre. Aussi l'ETERNEL a-t-il brisé son orgueil, tel le cas de l'histoire de Nébucadnetsar, roi de Babylone, que je vous conseille de lire (voir Daniel 4 :1-37).

Tous ces malheurs vous ont atteint, Mr le Président Gbagbo, afin que vous sachiez que le règne des rois appartient à DIEU et qu'il le donne à qui il veut. L'humilité précède la gloire et l'orgueil précède la chute. L'ETERNEL DIEU fait grâce aux humbles mais il résiste aux orgueilleux.

En son temps, lorsque j'ai reçu cette révélation, plusieurs fois j'ai cherché à vous rencontrer pour vous faire part de cela mais hélas mes efforts sont restés vains ; car personne n'écoutait «les petites églises ou les petits hommes de DIEU».

Aujourd'hui que la prophétie s'est accompli et que, abandonné de tous vous, êtes plus facile à joindre, voici ce que dit l'ETERNEL DIEU : Maintenant que son Excellence Laurent Gbagbo s'est humilié et a confié son sort à l'ETERNEL DIEU par le jeûne et la repentance, voici la parole de DIEU d'abord pour lui, ensuite pour ses ennemis.

JACOB ISRAEL prononce son oracle : Parole du fils de l'homme des quatre vents des cieux de celui qui a l'œil ouvert, de celui qui entend les paroles de DIEU, de celui qui voit la vision du TOUT-PUISSANT, de celui qui connait les desseins du Très-Haut, et qui se prosterne devant le seul vrai DIEU, le Seigneur JESUS-CHRIST : le Président Laurent Gbagbo sera blanchi de toutes les charges qui pèsent contre lui. Il reviendra de la CPI dans la gloire, sur le trône de la Côte d'Ivoire, et sera honoré par l'ETERNEL DIEU.

Le Président Laurent Gbagbo reviendra au pouvoir pour un seul mandat présidentiel après quoi il se retirera pour se reposer. Ainsi, il rentrera dans l'histoire des grands hommes politiques et restera gravé dans la mémoire de la génération présente et future, des fils et filles de la Côte d'Ivoire et de l'Afrique. L'on parlera du Président Laurent Gbagbo avec respect et il sera une référence de paix dans le monde entier. La paix reviendra en Côte d'Ivoire et la Côte d'Ivoire sera la tête de toutes les nations d'Afrique. Toute l'Afrique sera libérée et même les puissantes nations se prosterneront devant ce petit pays choisi par Dieu. Tout le monde entier verra que la GLOIRE de DIEU est sur la Côte d'Ivoire et saura que ce pays est béni de l'ETERNEL DIEU.

En ce qui concerne vos ennemis, ceux de la Côte d'Ivoire et partant ceux de l'ETERNEL DIEU, voici la réplique de l'ETERNEL : La France entière saura la vérité sur les actions réelles de la Françafrique de Nicolas Sarkozy en Afrique et surtout en Côte d'Ivoire, elle aura tellement honte de lui qu'elle va le lui faire payer par tous les moyens ; dans le même temps, toute l'Afrique criera son ras-le-bol et ainsi la France perdra la majorité de ses colonies Africaines.

La France subira toute cette débâcle parce qu'elle a osé s'attaquer aux peuples et oints de Dieu. Nicolas Sarkozy perdra les élections en France au profit de François Hollande que l'ETERNEL suscitera pour punir Sarkozy en le poursuivant en justice pour détournement de fonds de l'état Français.

Il sera aussi jugé pour crime contre l'humanité pour les guerres qu'il a provoquées en Afrique. Au finish, la colère de DIEU contre Sarkozy sera tellement forte à travers François Hollande que Sarkozy va se retrouver enfermé à la CPI à la place du Président Gbagbo. La famille du Président Gbagbo a été huée et lynchée, il en sera de même pour la Famille de Sarkozy par les français du fait de l'humiliation de lèse-majesté qu'il leur a fait subir en ternissant l'image de la France aux yeux du monde entier.

Quant à Barack Obama, la colère de l'ETERNEL DIEU sur lui sera tellement forte qu'il fera la honte de la peau noire ; contraignant ainsi ses parents à le renier (Barack mourra à la suite d'une grave maladie mentale ou se suicidera à moins qu'il se repente). Les USA seront frappés de grêles de feu qui descendront du ciel ; ce feu consumera une grande partie de leur principale ville. Il en sera ainsi parce qu'ils aiment faire descendre le feu du ciel pour bombarder les autres nations faibles pour mieux les piller mais aussi parce qu'ils ont encouragé la France à bombarder la Côte d'Ivoire, pays béni de DIEU.

L'ETERNEL permettra toutes ces choses et pire encore, afin que tout le monde entier sache qu'il y a un DIEU, JESUS-CHRIST, Tout-puissant, qui délivre un faible d'un plus puissant que lui. Les USA verront une de leurs principales bases militaires et la Maison Blanche frappées par DIEU, en réponse au bombardement de la résidence du Président Gbagbo et des bases militaires ivoiriennes; selon qu'il est écrit dans Daniel 8 :10-12 : « Elle (la corne qui est l'Amérique) s'éleva jusqu'à l'armée des cieux, elle fit tomber à terre une partie de cette armée et des étoiles, et elle les foula.

Elle s'éleva jusqu'au chef de l'armée, lui enleva le sacrifice perpétuel, et renversa le lieu de son sanctuaire. L'armée fut livrée avec le sacrifice perpétuel, à cause du péché ; la corne jeta la vérité par terre, et réussit dans ses entreprises ». L'évidence est nette car les deux témoins du diable des derniers temps sont Obama et Sarkozy ; leur notoriété est sans pareil aux yeux du monde car mandatés par Lucifer lui-même, cela est illustré dans Apocalypse 13 :11-18.

Mais il est écrit que les ténèbres ne règneront pas toujours, car toute chose a une fin. Aussi DIEU frappera-t-il la Maison Blanche et le Pentagone, de sorte que les USA ne soient plus une puissance mondiale qui terrorise les petites nations par la guerre et l'injustice en se prenant pour les maîtres de la terre. Ainsi, toutes les nations de la terre sauront que c'est JESUS-CHRIST seul qui est DIEU et que c'est à lui qu'appartiennent le monde, le règne, la justice et le jugement.

JESUS s'est choisi un pays, la Côte d'Ivoire, avec lequel il s'est fait un nom grand, puissant et redoutable et partant, les Africains, pour exercer le jugement sur toutes les nations du monde. Selon qu'il est écrit dans le Psaume 46 :6-12 : « DIEU est au milieu d'elle ; elle n'est point ébranlée ; DIEU la secourt dès l'aube du matin ».

Des nations s'agitent, des royaumes s'ébranlent ; il fait entendre sa voix : La terre se fond d'épouvante. L'ETERNEL des Armées est avec nous. Le DIEU de Jacob est pour nous une haute retraite. Venez contempler les œuvres de l'ETERNEL, les ravages qu'il a opérés sur la terre ! C'est lui qui a fait cesser les combats jusqu'au bout de la terre ; il a brisé l'arc, et il a rompu la lance, il a consumé par le feu les chars de guerre. Arrêtez et sachez que je suis DIEU : Je domine sur les nations, je domine sur la terre. L'ETERNEL des armées est avec nous, le DIEU de Jacob est pour nous une haute retraite ».

L'ETERNEL, dans Apocalypse 18 :5-10 comparent la France et les USA à Babylone ; je cite : « car ses péchés se sont accumulés jusqu'au ciel, et DIEU s'est souvenu de ses iniquités. Payez-la comme elle a payé, et rendez-lui au double selon ses œuvres. Dans la coupe où elle a versé, versé lui au double. Autant elle s'est glorifiée et plongée dans le luxe, autant donnez-lui de tourment et de deuil. Parce qu'elle dit dans son cœur : Je suis assise en reine, je ne suis point veuve, je ne verrai point le deuil ! A cause de cela, en un même jour, ses fléaux arriveront, la mort, le deuil et la famine, et elle sera consumée par le feu. Car il est puissant, le Seigneur DIEU qui l'a jugée.

Et tous les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l'impudicité et au luxe, pleureront et se lamenteront à cause d'elle, quand ils verront la fumée de son embrasement. Se tenant éloignés dans la crainte de son tourment, ils diront : Malheur ! Malheur ! La grande ville, Babylone, la ville puissante ! En une seule heure est venu ton jugement ! ». C'est ainsi qu'il jugera les USA dont l'emblème est la statue de la liberté de la prostitution ; l'ETERNEL détruira cette statue et son pouvoir maléfique.

La France connaîtra le même sort par la destruction de sa Tour Eiffel qui symbolise sa puissance spirituel et son autorité en référence à la Tour de Babel, et le peuple Français sera dispersé dans différentes nations, suite à la famine qu'il connaîtra et bien d'autres malheurs comme elle la fait pour le peuple Ivoirien ; selon qu'il est écrit dans Genèse 11 :1-9 : « Toute la terre avait une seule langue et les même mots. Comme ils étaient partis de l'orient, ils trouvèrent une plaine au pays de Schinear, et ils y habitèrent. Ils se dirent l'un à l'autre : Allons ! Faisons des briques, et cuisons-les au feu.

Et la brique leur servit de pierre, et le bitume leur servit de ciment. Ils dirent encore : Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel, et faisons-nous un nom, afin que nous ne soyons pas dispersés sur la face de toute la terre. L'ETERNEL descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils des hommes. Et l'ETERNEL dit : Voici, ils forment un seul peuple et ont tous un même langage, et c'est là ce qu'ils ont entrepris ; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté. Allons descendons, et là, confondons leur langue, afin qu'ils n'entendent plus la langue, les uns des autres. Et l'ETERNEL les dispersa loin de là sur la face de toute la terre ; et ils cessèrent de bâtirent la ville. C'est pourquoi on l'appela du nom de Babel, car c'est là que l'ETERNEL confondit le langage de toute la terre, et c'est là que l'ETERNEL les dispersa sur la face de toute la terre ».

Le profond désir du Président Abdoulaye Wade de voir la Côte d'Ivoire détruite par la guerre et son Président Gbagbo tué, sera lui-même son propre châtiment. L'ETERNEL DIEU endurcira le cœur de Wade afin qu'il se présente coûte que coûte aux élections présidentielles de 2012. Cet entêtement soulèvera le peuple Sénégalais et même une grande partie de l'armée se mutinera et entraînera une rébellion générale.

Le Président Wade connaîtra la mort au cours de ces évènements. Dieu suscitera un nouveau Président, celui des « pauvres » pour mieux diriger le Sénégal dans la justice et l'équité. Ce Président se nomme Youssour N'dour, qui a trouvé grâce aux yeux de l'ETERNEL suite à ses bonnes actions envers les pauvres et les démunis. La France, dans sa logique malsaine de la Françafrique, cherchera à contrôler le règne du Président Youssour N'dour. Mais ce sera en vain car le Président Youssour N'dour privilégiera les intérêts des Sénégalais selon que l'ETERNEL parle de lui : « Cet homme (le Président N'dour) ne vient pas au pouvoir comme un affamé, mais comme un ange qui a un cœur bon de libéralité et qui depuis toujours a eu de la compassion pour son prochain, toujours près à aider tant qu'il le peut ».

Quant au Burkina Faso, il connaîtra une rébellion très violente et très sanglante, de sorte que toutes les bâtisses qui ont été faites à partir des richesses piller en Côte d'Ivoire seront totalement détruites. Le Président Blaise Compaoré ira en exil où il mourra très pauvre comme l'ex-Président de la RDC, Mobutu, car ses biens et comptes bancaires seront confisqués.

La Côte d'Ivoire ne sera pas en reste de ces évènements tragiques. Un vent très violent, cent fois supérieur à celui que nous avons connu durant les évènements de l'année 2011 soufflera sur elle. Le 43ème BIMA sera assiégé et détruit. Le Président Alassane Ouattara sera trahi par les dix « com-zones » et lynché par le peuple dont il a beaucoup fait couler le sang; il connaîtra le même sort que l'ex-Président du Libéria Samuel Doe. Dominique Ouattara subira les mêmes souffrances atroces qu'a subies Mme Simone Gbagbo. Soro Guillaume se retrouvera à la CPI où il mourra. Les faux hommes de DIEU seront également châtiés de mort à moins qu'ils se repentent.

L'ETERNEL DIEU exhorte le peuple Ivoirien à beaucoup prier, car il a déjà excité l'esprit des rois de médis pour exercer sa colère ; selon qu'il est écrit dans Apocalypse 6 :15-16 : « Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochets des montagnes. Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau ». Les Ivoirien doivent faire une repentance sincère et abandonner leurs mauvaises voies et toutes sortes d'idolâtrie (fétichisme, maraboutage, occultisme, astrologie, etc.). La Côte d'Ivoire entière doit prier le seul vrai DIEU qui est JESUS-CHRIST DE NAZARETH car ce vent violent soufflera en cette année 2012.

Voici, Excellence Monsieur le Président Gbagbo, le Peuple Ivoirien, l'Eglise de DIEU et tous ceux qui désirent connaître les événements à venir, ces quelques mots que le SEIGNEUR JESUS-CHRIST m'inspire pour vous.

Que le SEIGNEUR DIEU, Créateur, JESUS-CHRIST qui change les temps et les circonstances, qui établit et renverse les rois, vous bénisse et accomplisse ses paroles en leur temps ! Amen !

 

Prophète Jacob Israël


Fait à Douala, le 03 décembre 2011.

SENEGAL - ABDOULAYE WADE OU L'ARCHETYPE DE L'INCONSISTANCE AFRICAINE


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C'est simplement scandaleux ! Abdoulaye Wade, le président sénégalais sortant, va donc concourir, le 26 février prochain, à 85 ans déclaré, à l'élection présidentielle. Au delà du fait qu'une loi ne serait rétroactive, la question de l'âge du "Pape du Sopi" se pose avec acuité. Ne peut-il pas s'inspirer de Léopold Sédar Senghor ? Ce dernier, premier président sénégalais (1960-1980), avait volontairement quitté ses fonctions, à 74 ans, simplement pour se reposer.

Les Africains, à toutes les échelles, pas seulement au niveau de leurs élites, prennent la retraite comme une sanction. C'est ainsi qu'on voit ce grabataire faire du forcing. Mais pourquoi papy fait-il ainsi de la résistance alors qu'il pouvait lancer un poulain de son parti ? Ses partisans que j'ai rencontré me disent qu'en 10 ans à la tête du Sénégal, il a fait mieux que Senghor et Diouf réunis, comme si c'était le débat.

Pire, manipulant à son compte la Conseil constitutionnel, selon Seneweb, l'homme s'apprêterait à faire invalider à leur tour, les candidatures "de Macky Sall, d'Idrissa Seck et de Cheikh Tidiane Gadio, tous des fils putatifs du leader du PDS (parti de Wade, Ndrl) et reniés finalement. Quant à Youssou Ndour qui a déposé un recours, il a annoncé avoir 100 000 signatures alors que le Conseil constitutionnel lui reproche d'avoir fourni une liste de 12.936 électeurs appuyant sa candidature dont seuls 8.911 ont pu être identifiés et leurs signatures validées.

Avec la même condescendance habituelle, le Département d'Etat américain, par la voix de son ambassadeur à Dakar au Sénégal, demande aux Sénégalais de respecter la décision du Conseil constitutionnel. Wade se fout royalement des Sénégalais et ne pense qu'à sa petite personne. Quand on sait que ce clown était allé pérorer à Benghazi pour demander le départ de Kadhafi alors que la Libye était agressée, il est étonnant que lui, s'accroche au pouvoir avec le silence assourdissant de la soi-disant "communauté internationale". Il avait enfin promis, de ne pas se représenter. Cet homme a tué la démocratie sénégalaise !


Source: ALLAIN JULES

samedi, 28 janvier 2012

ALASSANE OUATTARA ET ABDOULAYE WADE FONT LA HONTE DE L'AFRIQUE


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Afrique, mon Afrique, où vas-tu ?

 

Côte d'Ivoire - Tant que les Africains accepteront de se faire marcher sur les pieds, rien ne changera. Vraiment rien. J'ai été choqué de voir le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, être reçu en France, à l'aéroport d'Orly, pour sa visite... officielle, être accueilli par le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant. Comment peut-on envoyer un ministre recevoir un président ?

Le premier-ministre français François Fillon n'a pas daigné, lui aussi, se déplacer. Que vaut un chef d'Etat africain ? Le mépris que les pays occidentaux ont vis à vis de leurs homologues africains, devrais-je dire sous-préfets africains, est abyssal. La France a organisée une pseudo parade aux Invalides à l'honneur de son hôte ivoirien. Fastueux, avec escorte de la Garde républicaine à cheval et à moto, ce n'était que moquerie.

Comment l'Afrique est méprisée et maltraitée par la France ? Le président ivoirien vient de montrer l'illustration. Mais, il y a pire. Comment un chef d'Etat africain peut-il se déplacer en allant sur une chaîne de télévision ? Non, vous ne rêvez pas, Alassane Dramane Ouattara s'est rendu en début d'après-midi à LCI au lieu que la chaîne aille à lui. Ridicule.

Sénégal - Le Conseil constitutionnel a accepté 14 candidatures dont celle d'Abdoulaye Wade à l'élection présidentielle du 26 février à l'issue d'une longue séance de délibération. Il faut savoir que le même conseil n'accepte dans ses textes que deux candidatures alors que Wade court pour un 3e mandat. A gerber. Après l'annonce, hier soir, vendredi, de nombreux incidents ont eu lieu. Nous en saurons un peu plus dans la journée.

Craignant la popularité de l'artiste Youssou Ndour, le Conseil constitutionnel sénégalais a déclaré sa candidature irrecevable, sans toutefois précisé dans son arrêté, ce qui motivait sa décision. Elle est belle la démocratie sénégalaise, avec Wade aux commandes. Quelle honte ! Youssou Ndour ne fait pas seul les frais de cet arrêté scélérat. Ceux qui l'accompagne dans son malheur sont: Kéba Keinde et Abdourahmane Sarr.

Bien sûr, puisque Abdoulaye Wade est l'ami de Sarkozy, ou plutôt son laquais, vous n'entendrez ici chez nous en France, aucune voix s'élever contre ce viol du peuple sénégalais perpétré par cet homme qui a détruit la belle démocratie sénégalaise. Il ne reste qu'à l'opposition sénégalaise d'avoir un candidat unique sinon, ça va encore être la bérézina.


Source: ALLAIN JULES

vendredi, 06 janvier 2012

COTE D'IVOIRE: LE SENTIMENT DU STATU QUO AD VITAM


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A l'occasion du Nouvel An 2012, Alassane Ouattara a sacrifié au rituel institutionnel et adressé les vœux traditionnels du chef de l'Etat aux Ivoiriens. Nous laissant le sentiment que dans ce pays, les messages enjoliveurs continueront à jamais de prendre le pas sur la réalité et qu'il faudrait peut-être désespérer, pour de bon, de voir nos nouvelles autorités gouverner autrement la Côte d'Ivoire et conduire notre peuple à une vraie réconciliation.

Nous aurions bien voulu partager son optimisme pour la « Côte d'Ivoire de demain », qu'il annonce comme un « pays rayonnant, ouvert sur le monde » mais la réalité totalement décalée qu'il ne semble pas prendre en compte dans son discours lénifiant sur une Côte d'Ivoire que seuls lui et son entourage voient comme pleine du « bonheur d'être ensemble », célébrant « la paix et l'espoir retrouvés » quand la misère, la pauvreté, le chômage galopant et la déchirure sociologique rongent la nation, ne nous y autorise guère.

Après son adresse à la nation à la faveur du 51ème anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, c'est la deuxième fois qu'Alassane Ouattara nous sidère par sa vision scandaleusement décalée de la situation en Côte d'Ivoire. Nous comprenons qu'en tant que chef de l'Etat, il veuille donner de l'espoir à ses concitoyens par un discours rassurant mais il ne s'agit pas, pour y parvenir, d'escamoter la réalité et de lustrer plus que de nature le quotidien désastreux des ivoiriens, échappant ainsi à une autocritique indispensable, à une peinture honnête du vécu de nos compatriotes et à un devoir de vérité. Nous donnant clairement le sentiment d'avoir affaire à deux Côte d'Ivoire bien distinctes : celle reluisante et enviable des discours d'Alassane Ouattara et l'autre des Ivoiriens plongés dans le désastre, aux cœurs horriblement mortifiés par les crimes, massacres et pillages des FRCI et des milices pro-Ouattara que sont les Dozos.

De sorte qu'avancer que « nos familles ont retrouvé la sérénité » est une contrevérité. Parce que l'Ouest de la Côte d'Ivoire ne fait pas partie de ce pays que dépeint ainsi le chef de l'Etat. Il n'évoque pas même en une phrase le drame épouvantable de cette partie de notre territoire nationale. De quelle Côte d'Ivoire parle donc Alassane Ouattara, honnêtement ? De quelle Côte d'Ivoire est-il question, quand il affirme que « chaque ivoirien peut vaquer tranquillement à ses occupations, en dépit de quelques dérapages de certains éléments des FRCI » ? « Quelques dérapages », dit-il ? Vit-il vraiment avec nous, sur le territoire ivoirien ? Parce que tous ceux qui vivent sur cette terre d'Eburnie savent que depuis les évènements d'Avril 2011, les FRCI n'ont jamais cessé de faire la Une des quotidiens ivoiriens, tant leurs exactions sont récurrentes et destructrices. Des dizaines voire des centaines de vies humaines ont été ainsi fauchées par leurs armes. Dans l'impunité la plus totale.

Mais tant qu'il s'agissait des pro-Gbagbo, il n'y avait guère de quoi ameuter la terre. Dès que 5 de ses partisans ont été occis à Vavoua, la machine sécuritaire ouattarandienne s'est mise en branle : « Nous avons pris des mesures énergiques à cet égard, notamment la création d'une police militaire, pour y remédier ». Ainsi donc il y aurait deux catégories d'Ivoiriens : ceux qui peuvent subir toutes sortes de maltraitances sans que personne n'en soit ému et ceux auxquels il ne faut absolument pas toucher.

Au titre de ces mesures énergiques, « partout dans le pays, les policiers et les gendarmes sont redéployés, pour veiller à la sécurité des personnes et des biens.  Près de 10.000 hommes ont été désarmés. Nous mettons tout en œuvre pour assurer leur réinsertion économique et sociale.». Mais la précision de taille à apporter, c'est que ces policiers et gendarmes, accusés - pour l'essentiel du peloton - d'être des pro-Gbagbo, opèrent sans la moindre arme et que les 10.000 hommes désarmés en question le sont sur un total de 27.000 supplétifs et FRCI au statut hybride et encore très mal défini qui occupent toute la Côte d'Ivoire, dont bon nombre se sont reconvertis aux braquages et attaques à main armées, écumant Abidjan et les villes de Côte d'Ivoire. De quelle sécurité des personnes et des biens parle-t-on donc ?

Dans bien de villes de l'intérieur du pays, commissariats et tribunaux sont encore inopérants, huit mois après la saga des FRCI. La situation sécuritaire dans notre pays est si préoccupante que même l'ambassade de France, soutien indéfectible de Ouattara, exige des ressortissants français la plus grande vigilance et une prudence de tous les instants ; des consignes fermes ont été, à cet effet, éditées à leur attention sur le site Internet de l'institution. Les Etats-Unis, eux-mêmes classent la Côte d'ivoire, aujourd'hui, parmi les pays à risque pour ne pas dire les plus dangereux de la planète. C'est au point où le Canada a tout bonnement délocalisé sa représentation diplomatique au Sénégal. Plus personne ne fait confiance à la Côte d'Ivoire quand à sa capacité à protéger les populations ivoiriennes, les étrangers et leurs biens. Comme on peut le voir, La France, les Etats-Unis et le Canada ne parlent pas de la même Côte d'ivoire qu'un Alassane Ouattara contemplatif et en pleine extase.

Quant à la salubrité qui couvre le gouvernement Ouattara de fierté au point qu'il puisse dire dans une adresse de fin d'année : « Des moyens considérables sont mis en place pour améliorer la salubrité dans nos villes ainsi que l'hygiène et le cadre de vie de nos populations (même s'il est de notoriété que les balayeuses de nos rues ne sont pas payées et que ces projets avaient été déjà bouclés par Gbagbo, en collaboration avec la Banque mondiale)», elle n'a en fait cours qu'à Abidjan et, dans une moindre mesure, à Yamoussoukro. L'intérieur du pays croule sous les ordures et l'anarchie, occasionnant, actuellement, une endémie de fièvre typhoïde et des épidémies de choléra dans plusieurs villes de Côte d'Ivoire. Et même la fameuse « Opération pays propre » à Abidjan, n'a été menée que pour les indispensables besoins médiatiques du nouveau pouvoir. La preuve, à ce jour, l'opération a connu un coup d'arrêt inexplicable, au regard de la détermination de départ, et de vastes quartiers connus pour leur insalubrité légendaire et gérés par des municipalités à dominance RDR (le parti de Ouattara) n'ont pas été le moindre du monde effleurés. C'est le cas des quartiers des communes d'Abobo, d'Adjamé et d'Attécoubé. Or, s'il y a des espaces urbains à assainir de toute urgence, ce sont bien ces communes-là. Que nenni ! Elles ont été royalement ignorées. Allez-y comprendre quelque chose.

Côté santé, « d'énormes efforts sont fournis pour que les soins de santé des Ivoiriens les plus défavorisés soient gratuits, sur toute l'étendue du territoire national ». Une autre affirmation en décalage avec la réalité : officiellement, les consultations, les analyses médicales et les médicaments sont gratuits. Mais les pharmacies de nos hôpitaux et centres de santé sont désespérément vides et les réactifs chimiques des laboratoires inexistants, le plus clair du temps. Les salles d'hospitalisation et les cabinets des praticiens sont crasseux. Les techniciens de surface, comme il est convenu de les appeler, ne travaillent plus ; ils ne sont plus payés par les hôpitaux du fait de la gratuité des consultations qui les privent de précieuses ressources de fonctionnement auxquelles l'Etat ne peut faire face. Spectacle irréel que celui de nos hôpitaux, aujourd'hui, surtout en cette période de vents secs et de poussière de l'Harmattan.

Sur le crève-cœur de nos universités publiques fermées pour deux années, livrant nos étudiants à la rue, le chef de l'Etat ne s'embarrasse pas de se justifier : « Les universités sont en train d'être réhabilitées à cause de l'état de dégradation avancé des infrastructures. Ces travaux de réhabilitation sont indispensables pour donner aux étudiants et aux enseignants, un meilleur environnement ». Combien d'universités africaines peuvent-elles se prévaloir d'avoir les infrastructures de nos écoles supérieures et universités ? Sont-elles pour autant fermées ? Point du tout. Au demeurant, une réhabilitation peut-elle justifier qu'on ferme des universités pour deux années de suite ? On comprendrait pour quelques mois. Mais deux années ? C'est impensable. Cette décision échappe à toute logique. A moins qu'elle ait pour objectif de cacher au monde, sous des dehors de réfection et tapie derrière le souci de remise à neuf, l'ampleur de la destruction et du pillage des FRCI, en avril 2011, sur nos universités publiques.

Le chef de l'Etat clame également, à notre grande surprise : « La confiance des partenaires extérieurs a été restaurée. Les investisseurs reviennent, chaque jour plus nombreux et plus motivés ». Et pourtant un banquier en poste à Abidjan est catégorique : « Personne ne peut s'amuser, en ce moment, à venir investir dans notre pays. Le racket et le braquage y sont un frein. Les autorités gouvernementales ont peur des hommes armés. Puisqu'elles leur doivent leur pouvoir. C'est l'économie du pays qui en prend un coup. C'est dommage pour la Côte d'Ivoire. On aurait pu éviter cette situation. Si on ne réagit pas le plus rapidement, on va droit dans le mur ». Il n'y a aucune garantie sécuritaire en Côte d'Ivoire. Pire, les armes de guerre sont en libre circulation, sur toute l'étendue du territoire. Alassane Ouattara n'aurait-il pas la situation réelle de son pays ? Pas si sûr ! Il fait de la diversion pour espérer séduire les investisseurs, l'opinion internationale et ses partenaires politiques occidentaux. Les croit-il assez naïfs pour être à ce point dupes ou espèrent-ils mettre de la poudre aux yeux des Ivoiriens ? Peu de chance qu'ils s'y prennent et que lui-même y parvienne.

Nous avons été encore plus stupéfaits de l'entendre plastronner : « A l'occasion de ce scrutin, vous avez exprimé, une fois de plus votre attachement à la démocratie et réaffirmé votre volonté de doter notre pays d'institutions fortes et légitimes ». « 2011 a ainsi consacré la victoire de la démocratie dans notre pays ». Il importe de rappeler que le nouveau découpage électoral ayant servi aux législatives a été conduit dans la plus totale illégalité. Le chef de l'Etat a pris par devers lui un décret pour relever le nombre des députés sans avoir mené aucun recensement national, sans avoir associé l'Assemblée nationale, et a procédé tout seul à l'affectation des nouveaux sièges. La CEI, sensé être indépendante, est entièrement à coloration RHDP, la formation politique qui l'a investi au second tour de la présidentielle. Des fraudes massives et de graves irrégularités ont été enregistrées lors du scrutin législatif du 11 décembre 2011 et laissent de nombreuses plaintes pendantes sur la table du Conseil constitutionnel, portées par des alliés contre d'autres alliés du RHDP. Comment comprendre une telle aberration ? Il est, en outre, resté sourd aux revendications de l'opposition menée par le FPI-CNRD pour un dialogue républicain devant conduire à la participation de tous les partis politiques du pays. Résultat : l'opposition a été marginalisée. A dessein, dirions-nous, histoire d'accaparer la majorité des sièges du parlement, dans un désormais célèbre « désert électoral ». Le Conseil constitutionnel - renouvelé anticonstitutionnellement - la CEI et ce nouveau parlement ne peuvent pas très exactement être considérés comme des « institutions fortes et légitimes », à moins que nous soyions tous frappés de cécité dans ce pays.

Le chef de l'Etat, pour finir, espère « une Côte d'Ivoire rassemblée » et « un ivoirien nouveau, plus respectueux des valeurs de la République ». Faut-il le croire quand la chasse à l'homme est toujours à l'ordre du jour contre les pro-Gbagbo en exil ou en prison et quand lui-même foule allègrement au pied notre Constitution pour laquelle il a prêté serment ? Un gouffre bien visible entre un discours enjoliveur et une réalité implacable. On ne peut tromper les Ivoiriens. Alassane Ouattara doit revoir sa copie s'il veut réussir à réconcilier les ivoiriens et leur redonner espoir. Les esquives ne servent à rien.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 408 du jeudi 5 décembre 2012.

mercredi, 04 janvier 2012

FACE A L'INSECURITE GALOPANTE: L'AMBASSADE DU CANADA DELOCALISEE AU SENEGAL


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«Il faut que Laurent Gbagbo quitte le pouvoir pour qu’Alassane Ouattara puisse s’installer. Et cela va apporter la sécurité, la stabilité et la paix en Côte d’Ivoire». C’était le message de Barack Obama et de Nicolas Sarkozy aux premières heures de la crise post électorale. Huit mois après son arrivée au pouvoir, dans les conditions obscures que tout le monde sait, la réalité est autre chose.

L’insécurité est galopante. La stabilité du pays est dans l’impasse. Face à cette situation, des pays faisant partie des soutiens extérieurs d’Alassane Ouattara ont décidé de prendre des mesures. Afin de mettre leurs ressortissants à l’abri. Ainsi, les autorités canadiennes, dans un communiqué lu jeudi 29 décembre 2011, sur les antennes de la télévision ivoirienne, ont décidé de délocaliser leur ambassade d’Abidjan à Dakar.

Tous ceux qui voudraient aller dans ce pays doivent se déplacer dans la capitale sénégalaise pour se faire établir un visa. Bien avant, ce sont les Etats-Unis qui déconseillaient la Côte d’Ivoire à leurs ressortissants. Et leur message est clair : «L’ambassade américaine à Abidjan et le département d’Etat continuent de suivre, de très près, la situation en Côte d’Ivoire. L'ambassade des Etats-Unis conseille aux citoyens américains voulant se rendre en Côte d’Ivoire, d’être très vigilants. Car des risques de troubles sociaux, d’instabilité politique, de violence et de violation des droits de l’homme sont présents dans le pays. Les citoyens américains demeurant en Côte d’Ivoire sont invités à rester informés à travers les médias, des événements locaux. Et demeurer attentifs à leur environnement.

L’incertitude politique et l’imprévisibilité du conflit recommandent une extrême prudence aux citoyens américains en Côte d’Ivoire ». Le secrétariat d’Etat américain ne dit pas le contraire. Il soutient : « Les capacités de l'ambassade des Etats-Unis à offrir les services consulaires et assister les ressortissants américains au-delà d’Abidjan sont très limitées. De nombreuses zones de la Côte d’Ivoire sont difficiles d’accès. Et se rendre dans ces zones est hasardeux. En dehors des principales villes, les infrastructures sont pauvres. L’assistance médicale limitée et il existe peu d’opportunités pour les touristes.

LES INVESTISSEURS EXTERIEURS DANS LA DANSE

Les investisseurs extérieurs de leur côté, selon des informations en notre possession, n’entendent pas venir maintenant en Côte d’Ivoire. Ils estiment qu’il n’y a aucune garantie sécuritaire. En plus, les armes circulent partout sur le territoire national. Dans ces conditions, aucun investisseur n’est dupe pour jeter ses fonds dans un pays dont l’avenir est incertain. La preuve, depuis huit mois, le gouvernement cherche des investisseurs. « Quelqu’un ne peut s’amuser en ce moment à venir investir dans notre pays. Le racket et le braquage sont un frein. Les autorités gouvernementales ont peur des hommes armés. Puisqu’elles leur doivent leur pouvoir », fait remarquer J.T, un banquier. Et de poursuivre : «C’est l’économie du pays qui prend un coup. C’est dommage pour la Côte d’Ivoire. On aurait pu éviter cette situation. Si on ne réagit pas le plus rapidement, on va droit dans le mur.

UN CAMOUFLET POUR OUATTARA

A la lumière de ce qui précède, on peut dire que c’est un camouflet pour le régime d’Alassane Ouattara qui n’a que ses yeux pour pleurer. Ces décisions sonnent comme un coup de poignard. Les nouveaux tenants du pouvoir ne s’attendaient pas à une telle position des autorités américaines et canadiennes.

Puisque les Etats-Unis et le Canada font partie des pays qui ont été très actifs à ses côtés pendant la crise post électorale. La pilule est amère. Il faut l’avaler. Le régime d’Alassane Ouattara ne peut que s’en prendre à lui-même. Dans la mesure où en huit mois de gestion du pouvoir, il a montré ses limites en matière de sécurisation des biens et des personnes sur l’ensemble du pays. Il ne se passe pas de jour sans qu’il y ait affrontement entre population et les soldats d’Alassane Ouattara, qui se solde par des morts et des destructions de biens et matériels. Le racket, le vol et le braquage sont le lot quotidien des populations. Tout se passe sous les yeux de « docteur solution ». Même son appel demandant à ses soldats de retourner dans les casernes est resté lettre morte. Puisque les Frci n’ont pas bougé. Montrant son incapacité à maîtriser l’armée.

Ce qui fait dire à des observateurs qu’il n’est pas l’homme qu’il faut pour sauver la Côte d’Ivoire. Certains de ses anciens soutiens extérieurs sont également déçus. Ils ont du remord. Ce n’est que le début des déboires du régime Ouattara. Les pays n’ont pas d’amis. Mais des intérêts à défendre. Il faut dire que le très faible taux de participation aux législatives du 11 décembre dernier n’ont fait que l’enfoncer. Puisque tout le monde a vu le poids réel d’Alassane Ouattara. Il se raconte que certains pays s’apprêtent à taper du poing sur la table. En tout cas, attendons de voir.


Yacouba Gbané

yacou06336510@yahoo.fr


In le quotidien ivoirien "Le Temps" du 3 janvier 2012.


Source: INFO D'ABIDJAN

samedi, 19 novembre 2011

LIBRE OPINION: «L'OCCIDENT NE SE FOUT PAS DE LA DEMOCRATIE, IL LA DETESTE»



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Lisez-moi ce papier. Un trésor d'informations, une mine de lucidité et de vérité. Tout simplement excellent! Du camerounais Atangana Mebah Dorien.

 

Les occidentaux se foutent en réalité de la démocratie et des droits de l'homme. Si vous n'êtes pas encore arrivés à cette conclusion, c'est que les beaux discours sur la démocratie, embellis par les séminaires sur les droits de l'homme et le financement de la formation des moniteurs d'élections par la France ou l'Union européenne entretiennent encore la confusion et l'illusion dans votre esprit.

A cela s'ajoute l'aide au développement qui est claironnée dans les médias occidentaux, imprimée dans notre subconscient par les images télévisées des dons de matériel médical en présence de l'ambassadeur de France ou d'Allemagne. Vous devez penser que les pays dits démocratiques nous veulent du bien et qu'ils aimeraient que nous atteignions leur niveau de développement et de confort. Ne critiquent-ils pas certaines dictatures et des chefs d'Etat ayant mis long au pouvoir ? Ne demandent-ils et ne s'alignent-ils d'ailleurs pas avec les peuples pour obtenir leur départ comme en Egypte et en Tunisie ? Ne demandent-ils pas des élections libres et transparentes et ne blâment-ils pas les leaders qui ne semblent pas respecter la volonté de leurs peuples ? Après tout, ce sont même ces pays qui envoient des observateurs pour garantir la régularité des scrutins.

Ils critiquent même aussi souvent les coups d'Etat qui sont presque toujours commis par un chef militaire ou un groupe de rebelles qui se révoltent contre la politique économique irresponsable du leader qu'ils viennent de renverser.

Les organismes internationaux censés garantir les droits de l'homme tels qu'Amnesty International ou le Tribunal Pénal International chargé de juger ceux qui commettent des crimes contre les peuples ajoutent à cette confusion. Pourquoi créeraient et financeraient-ils ces organismes s'ils n'avaient pas à cœur le bien des masses, devez-vous vous demander ? Pourtant la réalité est toute autre.

Attitudes peu démocratiques

Les pays dits démocratiques ne sont pas consistants dans leur demande d'élections transparentes. Ils ferment les yeux sur les exactions des dictatures alliées et les aident même dans leur fraude électorale comme la France le fait au Tchad, Burkina Faso, Gabon et dans bien d'autres pays d'Afrique francophone. L'ancien chef des services secrets français au Gabon, l'ancien Mr Afrique du président Chirac et l'ancien ambassadeur de France au Gabon affirmaient d'ailleurs qu'Ali Bongo avait perdu les élections et que les chiffres qu'on lui a attribués appartenaient en réalité à son opposant principal Mba Obame (Regarder le documentaire intitulé "Françafrique : 50 ans sous le Sceau du Secret").

Certaines dictatures sont non seulement tolérées mais ont aussi été installées après renversement de leaders démocratiquement élus. A ce propos, que les méthodes indirectes utilisées dans le renversement de certains leaders ou la main invisible des commanditaires ne vous trompent pas. Les pays démocratiques participent à ces événements très peu démocratiques. Ce sont les pays occidentaux qui ont fait assassiner Lumumba, le premier leader du Zaïre. Il est dit que les puissances occidentales en voulaient tellement à Patrice Lumumba de leur avoir tenu tête que près de 4 services de renseignements (France, Etats-Unis, Belgique et Angleterre) avaient mis des équipes de tueurs à ses trousses (Lire "The Assassination Business" de Richard Belfield) .

Il est important de signaler que Patrice Lumumba a été assassiné en présence des troupes de l'ONU. Ce sont les Etats-Unis qui ont initié les 2 coups d'Etat contre Jean-Bertrand Aristide à Haïti en utilisant, dans le 2ème coup, des trafiquants de drogue entrainés par la CIA en République dominicaine; Hugo Chavez du Venezuela, Salvatore Allende du Chili ou Mossadegh d'Iran étaient des leaders politiques démocratiquement élus qui ont connu des coups d'Etat organisés avec le soutien actif de la CIA. C'est la France qui, à travers ELF, a fait renverser Lissouba au Congo-Brazzaville et a réinstallé Sassou Nguesso au pouvoir. C'est finalement avec la complicité de la « communauté internationale » et l'aide des troupes françaises et des Nations Unies que Laurent Gbagbo (vainqueur réel des élections ivoiriennes) a été renversé par la violence par Alassane Ouattara.

Le dénominateur commun de ces leaders est le choix courageux qu'ils ont fait de défendre les intérêts de leurs nations et leur désir de sortir leurs peuples de la pauvreté, actions qui les ont souvent mis en conflit avec les intérêts économiques des pays développés et de leurs grands groupes financiers installés à travers le monde.

Mais ce n'est pas ce que CNN, France 24, RFI, BBC ou la Voix de l'Amérique diront aux français, allemands, anglais ou américains. Ils leur diront qu'un chef d'Etat impopulaire, à la politique économique controversée, a été renversé par l'armée (Chavez, Allende), des rebelles (Lissouba, Aristide). Dans le cas de Laurent Gbagbo, ils ont simplement dit qu'il est un chef d'Etat qui a perdu des élections et qui ne veut pas quitter le pouvoir (un de plus en Afrique, ont dû penser les occidentaux).

A l'inverse, ceux qui ont protégé les intérêts des pays occidentaux sont restés au pouvoir pendant des décennies. Mobutu, Moubarak, Eyadema ou Bongo en sont des exemples. Ces 2 derniers ont d'ailleurs été remplacés par leurs fils sans que les défenseurs de l'alternance démocratique ne crient à une confiscation du pouvoir. Blaise Compaoré, Idriss Deby, Obiang Nguema Mbazogo et d'autres encore sont toujours au pouvoir après des décennies et viennent d'ailleurs de gagner de nouveaux mandats sans qu'aucun pays occidental ne trouve à redire. Et ces chefs d'Etat ne sont pas exactement des modèles de démocratie. Moubarak et Zine El-Abidine ont d'ailleurs été renversés parce que la pression populaire était forte. Pour les pays occidentaux, il valait mieux aider à faire tomber ces dictateurs fragilisés qui les ont pourtant servi, pour rester au bon côté de l'histoire et garder des apparences démocratiques. Ils ne poussent pas dehors des dictateurs alliés dont les régimes sont encore forts. Au même moment où l'Otan accusait Kadhafi d'être un dictateur, il donnait sa bénédiction au roi du Bahreïn pour réprimer dans le sang, avec l'aide de 1000 soldats saoudiens, les revendications de son peuple.

De la poudre aux yeux

La démocratie importe peu comme vous le constatez. Ce qui est important, ce sont les intérêts économiques et financiers dont la protection exige le contrôle des ressources naturelles des pays-clients. Tant que vous servez ces intérêts, vous restez au pouvoir. Vous les mettez en danger, alors on utilise cet artifice appellé démocratie pour vous faire tomber.

Que dire de la protection des droits de l'homme, de l'aide au développement ou du Tribunal Pénal International (TPI) ? Ce ne sont que d'autres artifices mis en place pour créer l'illusion : Celle d'un occident bienveillant fonctionnant sur la base de fortes valeurs morales. Tout le système de contrôle des pays faibles est basé sur cette apparence de bonté, sur une illusion de bienveillance. Si cette illusion était enlevée, tout le système s'écroulerait. Il est plus aisé de contrôler un peuple endormi qui croit en votre bonté qu'un peuple bouillonnant de colère face à son exploitation et à son impuissance. L'une des raisons pour lesquelles la France en voulait tant à Laurent Gbagbo est qu'il avait exposé le système d'exploitation de la France en Afrique à travers les émissions de la Radio Télévision Ivoirienne sur la Françafrique. En cela seulement, c'est Laurent Gbagbo qui a gagné. Ces émissions ont contribué à ouvrir les yeux des populations au Cameroun ou le sentiment anti-français est palpable. Vous pouvez imaginer que sous Ouattara, ce genre d'émissions ne sera pas montré à la RTI.

Savez-vous qu'une infime partie de l'aide au développement que la France fait aux pays africains parvient aux pays destinataires ? Une bonne partie de cette aide est retournée en France dans des valises pleines d'argent liquide pour le financement des partis politiques. Le Tribunal Pénal International tout comme l'Onu est simplement un outil utilisé dans les mains des puissances occidentales pour exercer leur prédation sur les pays faibles. Vous avez vu le rôle que le TPI a joué dans les crises Ivoirienne et Libyenne ? Il s'est précipité à ouvrir une enquête sur Laurent Gbagbo, Kadhafi et ses enfants pour violation des droits de l'homme et crimes contre l'humanité juste pour leur mettre la pression.

A l'inverse, le roi du Bahreïn qui a réprimé dans le sang les revendications de son peuple, Alassane Ouattara ou Guillaume Soro dont les soldats ont commis des exactions n'ont subi aucune inquiétude, jusqu'à présent. C'est cette attitude qui a amené Jean Ping, le président de l'Union Africaine à accuser le TPI de faire de la politique et un autre président africain à le qualifier de blague. Le TPI est une vraie farce. En passant, la plupart des individus inculpés par le TPI sont Africains.

Les organisations des droits de l'homme tels qu'Amnesty International, bien que créées avec des motifs nobles, ont été récupérées par des Etats et groupes d'intérêt qui les financent. Elles ont une caution morale très importante pour qu'on les laisse sans contrôle. Amnesty International serait contrôlé d'ailleurs par le MI-5, le service de renseignement britannique. Human Rights Watch, une autre organisation des droits de l'homme, serait financée par Georges Soros, un milliardaire soi-disant philanthrope. Ces 2 organisations ne critiquent pas les atteintes aux droits de l'homme faites pendant les guerres initiées sous le couvert des Nations Unies par la France, les Etats-Unis ou l'Angleterre. Lorsqu'ils condamnent certaines actions de leurs pays maitres, c'est avec beaucoup de timidité et juste pour garder une certaine crédibilité. Par contre, ils feront des rapports annuels sur les pays « ennemis » de l'occident.

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Au plus fort de la crise libyenne, les fils de Mouammar Kadhafi ont suggéré qu'on procède à une élection pour voir qui le peuple choisirait comme leader mais l'Otan a refusé, sachant que Kadhafi était populaire (à plus de 80%) dans son pays et qu'il gagnerait haut la main pareil test. La démocratie n'exigeait-elle pas qu'on laisse le peuple décider ? Cette solution n'a même pas reçu l'attention de la « communauté internationale » parce qu'il fallait abattre ce leader qui avait osé défier l'ordre international.

Les séminaires sur les droits de l'homme, le financement et l'aide à certains journaux privés africains, les critiques contre certaines dictatures ne sont que de la poudre aux yeux. Ils font partie de l'arsenal psychologique qui entretient l'illusion de la bienveillance occidentale.

J'espère que vous ne croyez plus les présidents français lorsqu'ils prétendent défendre l'Afrique au G-20, le groupe des 20 pays les plus industrialisés du monde, alors que ce sont eux qui, à travers le franc CFA, maintiennent l'Afrique sous oppression monétaire (http://www.africamaat.com/Video-Le-Franc-CFA-et-les-comptes).

Voyez-vous, on ne peut être voleur et honnête en même temps. On est l'un ou l'autre. On ne peut faire assassiner des gens et prétendre défendre les droits de l'homme. On ne peut provoquer des guerres qui détruisent et prétendre accorder de la valeur à la vie humaine. On ne peut faciliter et donner de la caution à la fraude dans un pays et prétendre être un démocrate dans un autre. On ne peut utiliser la banque mondiale et le FMI pour détruire les économies des pays du tiers-monde et prétendre aider au développement (http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoafIPvt.html). On est bon ou on ne l'est pas. Et si ces pays démocratiques nous voulaient du bien, pourquoi éliminent-ils nos leaders tels Sankara, Lumumba ou Kadhafi qui nous aimaient ?

L'occident ne se fout pas de la démocratie. Il la déteste

On le sait, contrairement aux apparences et aux déclarations bienveillantes, les leaders occidentaux ne veulent pas de démocratie, ni de progrès en Afrique. Ils aimeraient que les choses restent comme elles sont, sans toutefois tomber dans le chaos car celui-ci perturbe la bonne marche des affaires. Ils ne veulent pas non plus que les pays du tiers-monde se développent car le développement de l'Afrique les ferait sortir de leur contrôle et de leur joug.

Démocratie suppose répartition du pouvoir entre institutions indépendantes, élections transparentes, presse libre et bavarde, commission d'enquêtes parlementaires, réflexion indépendante, débats publics, etc.... Il est plus facile de contrôler un leader corrompu qui a entre ses mains la totalité du pouvoir que de contrôler un président ou premier ministre qui partage le pouvoir avec les députés, les magistrats de la cour suprême et tous les hauts responsables qui joueraient un rôle-clé dans la marche d'une nation démocratique. Des élections libres présentent le risque de mettre au pouvoir des leaders nationalistes et libres d'esprit que les occidentaux ne contrôlent pas.

La démocratie permettrait à la presse de révéler les magouilles qui se font sous la table et peut très sérieusement interférer avec l'informel dont bénéficient les compagnies occidentales opérant en Afrique. Par exemple, une presse libre et bien informée révélerait aux africains tous les accords commerciaux abusifs que la France a imposé aux pays africains tels que le Niger où elle a la priorité sur l'exploitation de l'uranium. C'est la France qui fixe le prix auquel elle achète cet uranium que le Niger ne peut d'ailleurs pas vendre à aucun autre pays. Cette presse dénoncerait l'exploitation off-shore qu'ELF fait du pétrole congolais sans que le gouvernement congolais n'ait une idée des quantités prélevées. (Regarder le documentaire intitulé "Les Milliards d'ELF").

Une presse libre montrerait les émissions de la Françafrique qui sont diffusées en France mais interdites sur les chaînes africaines. Les juges seraient ainsi libres de faire juger sans pression politique toute compagnie française ou américaine ayant commis des exactions sur le sol africain ou ayant procédé par corruption pour obtenir des contrats. Les députés pourraient débattre de projets de lois et revoir tous les accords que les pays africains ont signé avec la France. Le peuple serait partie prenante du jeu et demanderait une redistribution des richesses qui pour le moment bénéficient en majorité aux compagnies occidentales.

Tout ceci m'amène à affirmer que même si un leader véritablement démocrate et intègre arrivait au pouvoir dans un pays africain, les puissances occidentales essaieraient de l'éliminer. Leurs leaders étrangers ne vont pas se croiser les mains, l'applaudir pour les changements positifs (du moins, pas sincèrement) et le laisser faire. Ils ne vont pas se contenter de le regarder travailler. Ils vont essayer de l'éliminer, pour des raisons déjà évoquées. En plus de ces intérêts nationaux, ils ont aussi des motifs personnels. Les familles Mitterrand, Charles Pasqua et Giscard d'Estaing auraient des intérêts privés au Cameroun, Gabon, Centrafrique, Tchad, Congo. Sur le plan moins personnel, un dirigeant démocrate refusera de procéder aux financements occultes de partis politiques et des ordres mystiques européens. Nous savons que ce financement joue une très importante part dans le fonctionnement de ces entités et certains leaders africains leur verseraient des dizaines et même des centaines de millions de francs CFA, à titre de contribution.

En plus de ces intérêts, il y a la notion de prestige qui est en jeu. Aux yeux des pays puissants, il serait inacceptable qu'un dirigeant d'un petit pays sous tutelle change les règles du jeu telles qu'elles existent depuis la colonisation et force la main à une grande puissance. C'est un affront qu'on ne saurait accepter, ceci est d'autant plus dangereux qu'il pourrait faire des émules. C'est l'une des raisons pour lesquelles le Président Thomas Sankara était un danger pour l'ordre établi français. Il était très admiré et était devenu très populaire auprès des jeunesses et corps d'officiers africains. Les maîtres occidentaux avaient peur que d'autres gens ne veuillent suivre son exemple. Bien qu'il ait été assassiné par celui qu'il croyait être son ami, ce sont la Côte d'Ivoire d'Houphouët-Boigny et la France qui en étaient les commanditaires.

Pourquoi les chefs d'Etats africains ne dénoncent-ils pas cet ordre outrageux des choses ? D'abord parce qu'ils sont eux-mêmes compromis par des abus et violations d'ordre divers. Ils font partie de ce système global de jouissance matérielle, pour la plupart. Ensuite, ces chefs d'Etat seraient embarrassés d'exposer leur impuissance, leur rang subalterne et leur servilité vis-à-vis de leurs maîtres. Quel chef de famille pourrait rentrer, le soir, à la maison et dire avec fierté à sa femme et à ses enfants qu'il a dû remettre une partie de son salaire au voisin parce qu'il avait peur que celui-ci ne le bastonne ? Ces chefs paraissent forts et invincibles aux yeux de leurs peuples et un aveu d'impuissance heurterait leur fierté. Pourtant, la mise en place d'un véritable système démocratique est la seule voie de sortie de ce système d'oppression car elle permettrait de battre les pays dits démocratiques au jeu de la démocratie. Elle permettrait de désarmer les prédateurs, de mettre les règles du jeu du côté du pays en question et d'impliquer dans le jeu la seule composante vraiment capable de protéger un leader : le peuple.

Même chez eux, la démocratie n'existe pas vraiment

Ne vous y trompez pas, même dans les pays occidentaux, la démocratie n'existe pas vraiment. Les dirigeants de ces pays sont sélectionnés à partir de 2 partis politiques uniquement dont aucun ne représente parfois un bon choix. Selon les pays, il s'agit de la gauche et de la droite, des républicains ou des démocrates, libéraux ou conservateurs. Cette organisation ne laisse pas de chances à une tierce personne de compétir. Un ancien agent de la CIA racontait dans une vidéo comment il avait été envoyé pour intimider Ross Pérot, un candidat indépendant qui voulait compétir contre Bush I en 1992, en lui demandant de retirer sa candidature. Il l'a menacé de s'en prendre à sa fille et Ross Pérot a obtempéré. Incroyable, n'est ce pas ? C'est pourtant ce qui s'est passé. Ross Pérot qui commençait à devenir populaire menaçait le règne des 2 partis politiques, par la création d'une alternative pour le peuple.

Les candidats finalement sélectionnés à l'issue des primaires viennent presque tous du même moule. Il est presqu'impossible pour un personnage ayant des idées révolutionnaires qui inconfortent l'establishment d'arriver à ce niveau. Ils ne peuvent changer la politique préétablie par leurs partis et dans une large mesure, l'establishment. Les leaders élus ne peuvent pas de façon significative affecter la politique extérieure de leurs pays et, dans une certaine mesure, même pas la politique intérieure. Ils sont en réalité des têtes visibles de groupes d'intérêt que sont les partis politiques. Ceux qui essaient de changer les choses se font éliminer comme Kennedy, sont poussés à l'échec comme Jimmy Carter ou alors sont intimidés comme Barack Obama qui renonce à mettre en application son programme social. Ces candidats sont, en général, issus de mêmes écoles, fréquentent les mêmes clubs sociaux et appartiennent même souvent aux mêmes sociétés secrètes. Ce dernier détail a une grande valeur lorsque l'on sait que l'Allegiance aux sectes dépasse même souvent leur loyauté vis-à-vis de leurs pays. Le monde occidental est simplement une dictature de l'élite sur les masses ouvrières.

Ces pays démocratiques ont aussi des fraudes électorales, moins visibles et plus sophistiquées que les pays africains. Georges W. Bush ne doit sa première élection de l'an 2000 contre Al Gore (qui avait gagné le vote populaire) qu'à la décision de la Cour suprême de refuser le recomptage des votes en Floride où son frère était gouverneur. Il faut signaler que Georges W. Bush avait des partisans à la Cour suprême, ce juge dont le fils faisait partie de l'équipe de campagne de Georges Bush. Peut-on vraiment parler de démocratie quand le candidat que la plupart des électeurs ont voté perd les élections par le jeu des grands électeurs.

Dans le documentaire intitule "Hacking Democracy", un individu affirme que Kerry avait la preuve que Georges Bush avait perdu l'élection de 2004 mais avait choisi de ne pas en parler. Il faut signaler que Bush et Kerry font partie de la même secte appellée "Skulls and Bones" traduits par "Cranes et Os". Dans son excellent article, Michael Parenti (http://www.michaelparenti.org/stolenelections.html) dit que des irrégularités ont été commises en 2000 contre les minorités ethniques et des personnes démunies qui votent en général démocrate (parti d'Al Gore). 36 000 personnes n'ont pu voter parce que leurs noms n'ont pas été inscrits dans les listes électorales par le secrétaire d'Etat de l'Etat de Floride, Kathleen Harris. Celle-ci a supervisé les élections de l'Etat de Floride de par sa fonction alors qu'elle était aussi un membre actif du comité de campagne de Georges Bush, dans l'Etat de Floride. D'autres électeurs ont été refoulés par une accusation mensongère d'être d'anciens repris de justice. Dans beaucoup de bureaux de vote dans des régions favorables aux démocrates, les autorités ont fermé tôt les bureaux, empêchant les gens alignés dehors de voter.

Plus récemment en Grèce, Georges Papandreou a renoncé à l'idée du referendum sur le sauvetage des banques grecques sous la pression de ses pairs européens qui savaient que s'il était consulté, le peuple grec allait rejeter ces mesures qui le mettent pratiquement en captivité. N'est-ce pas la démocratie, le choix du peuple ?

En conclusion, la démocratie n'existe vraiment pas. L'occident utilise cet artifice dans la guerre qu'elle mène contre l'Afrique. Les crises ivoirienne et libyenne n'ont été que l'expression visible et violente de cette guerre. Cependant, ce n'est pas une guerre que nous gagnerons par la violence. L'Afrique gagnera cette guerre en retrouvant sa dignité, son self-esteem, l'amour de l'un pour l'autre, sous la direction de leaders nationalistes utilisant la sagesse et l'astuce.

Au-delà de ces considérations bassement matérielles, il y a un élément humain qui explique le comportement des gens vis-à-vis des autres. Nous avons tous en nous, en tant qu'êtres humains, ce désir de contrôler et de nous enrichir aux dépends des autres et de leur bien-être supérieur. C'est pour cela que toutes ces sociétés secrètes et clubs élitistes naissent et prospèrent, à travers le monde. Leur but est de contourner la démocratie, de remettre et de garder le pouvoir entre les mains de quelques privilégiés.


Atangana Mebah Dorien, citoyen libre.

dimanche, 14 août 2011

SENEGAL: LETTRE OUVERTE A NICOLAS SARKOZY


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Monsieur le Président Sarkozy : Que vient faire votre gouvernement au Sénégal ?


Monsieur le Président, vous venez d'envoyer au Sénégal le Général Saint Quentin, « présumé génocidaire au Rwanda », que la France refuse de présenter devant le « Tribunal Pénal International sur le Rwanda (TPIR) » qui l'a convoqué à plusieurs reprises pour l'entendre sur les faits graves qui lui sont reprochés dans le « Rapport » de l'« ONU » sur le Rwanda.

Le Général Saint Quentin vient, dans notre pays, pour prendre le Commandement de ce qui reste, au Sénégal, des troupes françaises, rebaptisées « Eléments Français au Sénégal (EFS) ».

Vous comprenez dès lors, Monsieur le Président, qu'il soit légitime de vous interroger sur les raisons d'un tel choix, dans un contexte pré électoral au Sénégal, marqué par la « stratégie de chaos » de Wade, qui veut à tout prix imposer sa candidature inconstitutionnelle pour un 3ème mandat, en vue de mettre en œuvre son plan de dévolution monarchique du pouvoir à son fils. Du reste, il se dit que vous avez, jusqu'à récemment, soutenu ce projet et même tenté de le « vendre » à Obama, de la manière que l'on sait ...

Toujours est-il, que l' envoi de ce Général « présumé génocidaire », à Dakar, fait suite à la demande de votre Ambassadeur à Dakar, qu'il a adressée à l'opposition, de « permettre à Wade de briguer un 3 ème mandat », en violation flagrante de notre « Constitution », et de la déclaration fracassante de votre Ministre, chargé de la Coopération, soutenant que « c'est au peuple Sénégalais de résoudre cette question de candidature » !

Cette attitude de votre Gouvernement sur la question du 3ème mandat de Wade, disqualifie d'office le « Conseil Constitutionnel » du Sénégal, qui vient pourtant d'achever une mission de concertation avec son homologue français à Paris.

L'on devrait donc s'attendre, en suivant votre logique, à ce que le « Conseil Constitutionnel » du Sénégal se « déclare incompétent », pour permettre au peuple sénégalais de trancher la question !

Or, notre Peuple ne la trancherait que dans la « Rue », précisément parce qu'il serait ridicule d'organiser un référendum sur la question, à sept mois des élections présidentielles auxquelles Wade veut se présenter.

Encore une fois, ce qui précède autorise à se demander si le Gouvernement français a déjà pris faits et cause pour la « stratégie de chaos » de Wade de conservation du pouvoir, même si vous semblez, personnellement, ne plus soutenir son projet de succession monarchique au profit de son fils biologique.

C'est donc à cette confrontation majeure avec le peuple, à laquelle Wade se prépare, même s'il déclarait récemment, par pure démagogie, qu'il se conformerait aux décisions du « Conseil Constitutionnel » que les Autorités Françaises attendent qu'il se déclare « incompétent ».

Cependant, tout en demandant, par pur esprit de propagande, à l'opposition, de s'en remettre au « Conseil Constitutionnel », Abdoulaye Wade peaufine en même temps sa « stratégie de chaos » et mobilise publiquement des nervis pour se préparer à imposer sa candidature dans la «Rue», le cas échéant.

En envoyant un Général « présumé génocidaire » à Dakar, dans un tel contexte, vous émettez un signal fort et sans équivoque de votre soutien à cette stratégie de Wade !

Ainsi, les conditions vont donc être réunies, pour rééditer au Sénégal, la tragédie du peuple de Côte d'Ivoire.

En effet, nous ne pouvons jamais oublier que la crise en Côte d'Ivoire a eu pour origine la question de « l'inconstitutionnalité de la candidature de Ouattara » que Bédié, appuyé par la France sous Chirac, avait fait adopter par référendum à son peuple.

Le caractère ouvertement « ethniciste » et réactionnaire de cette « Constitution », n'avait pas empêché la France, sans hésitation aucune, d'appuyer Bédié pour lui permettre d'écarter Ouattara, plongeant ainsi ce peuple dans une décennie de tragédie innommable.

Aujourd'hui, et vous le savez bien, l'inconstitutionnalité de la candidature de Wade à un 3ème mandat résulte de considérations fondamentalement démocratiques, inscrites dans la « Constitution » de notre pays, en phase avec l'évolution du monde moderne vers le progrès du genre humain.

Paradoxalement, la France dont le Gouvernement mène une guerre contre la Lybie au nom de la « Démocratie », de la « Liberté » et de l'« Etat de Droit », soutient Wade dans son refus de se conformer à cette « Constitution », et semble s'inscrire, ouvertement, dans sa stratégie pour imposer sa candidature au peuple dans la « Rue » !

Ainsi, les risques d' « Ivoirisation » du Sénégal sont énormes, et ne peuvent, par conséquent, être conjurés que par une puissante campagne d'information sur ce drame qui se trame contre notre peuple.

Nous sommes décidés de faire porter cette campagne, dans le pays et dans la Diaspora, par un vaste rassemblement de toutes les « Forces Vives » de notre « Nation » qui sont prêtes à faire face à la forfaiture que prépare Wade.

C'est d'ailleurs de cette manière que l'on a pu obliger votre Gouvernement, le 23 Juin 2011, à prendre acte de la volonté du peuple Sénégalais qui, ce jour là, dans la « Rue », avait rejeté, sans ambigüité, le projet de Wade de transmission monarchique du pouvoir à son fils biologique.

C'est dans cette perspective que nous exigeons le départ immédiat du Sénégal, de ce Général « présumé génocidaire », et la fin de toutes vos immixtions dans les affaires politiques intérieures de notre pays.

Car, ce n'est pas à la France de décider du choix de qui va gouverner demain le Sénégal, mais bien notre peuple dans le respect strict des dispositions de la « Constitution » qu'il s'est donnée.

Cinquante ans après les Indépendances africaines, les Patriotes, Démocrates et Républicains sénégalais ne sauraient plus tolérer de voir leur pays réduit en succursale ou filiale des Entreprises Françaises du « CAC 40 ». Pas plus qu'ils ne peuvent plus accepter que les dirigeants de leur Etat soient choisis par des officines au service du Gouvernement Français.

Plus vite vous et votre Gouvernement comprendrez ce tournant historique dans les relations entre nos Etats, davantage sera mutuellement bénéfique et fraternelle la coopération entre nos deux pays et nos deux peuples.

C'est dans la paix et la stabilité qu'une telle coopération se construit, et non dans le chaos et dans la tragédie, comme en atteste éloquemment la Côte d'Ivoire, après plus d'une décennie de guerre civile dans laquelle, la France était partie prenante du début jusqu'à son épilogue tragique récent.

Dans le même temps, nous attirons l'attention du « Conseil de Sécurité » de l'« ONU », des Autorités de l'« Union Européenne », et de l'« Union Africaine », sur la responsabilité pleine et entière de votre Gouvernement, dans la tragédie que Wade est en train de planifier contre le peuple Sénégalais, et que vous et vos services, êtes activement et publiquement en train d'appuyer.

Du fait de leur responsabilité dans le maintien de la paix et de la sécurité des peuples dans le monde, ces Institutions sont interpelées, pour éviter que le Sénégal ne plonge dans l'horreur, avant qu'elles ne soient contraintes à agir en «sapeurs pompiers» pour mettre notre peuple sous tutelle, sous prétexte de sauver des vies.

Elles doivent peser de tout leur poids, dès maintenant, pour empêcher le Gouvernement de la France de parrainer une nouvelle tragédie au Sénégal, après celles de la Côte d'Ivoire et de la Lybie.

C'est cela aussi que nous attendons des authentiques amis français du Sénégal, qui sont soucieux des récents développements de votre politique envers notre pays, et qui tiennent à bâtir avec nous, de solides relations de coopération entre nos peuples, dans le cadre de nos valeurs partagées d'« indépendance nationale », de « liberté », d'« égalité », de « démocratie » et de « fraternité ».

Le Sénégal ne saurait être ni la Côte d'Ivoire, encore moins la Lybie.

Votre Gouvernement ne devrait jamais l'oublier et devrait, dès maintenant, en tirer toutes les conséquences avant qu'il ne soit trop tard.


«PARTI DE L'INDEPENDANCE ET DU TRAVAIL (PIT-SENEGAL)»

Le Secrétariat du «Comité Central»


Ibra Yali


Fait à Dakar le 9 Août 2011.

lundi, 01 août 2011

LA FRANCE N'A PLUS LA COTE EN AFRIQUE

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Violemment dénoncée dans la presse, de plus en plus vilipendée par la société civile, la cote de la France est en chute libre en Afrique. Retour sur un phénomène qui a véritablement commencé au début des années 90 et qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Roland Désiré Aba’a est un jeune fonctionnaire gabonais. Il est membre du Conseil économique et social (CES). Le 14 juillet, il a entamé à Libreville, la capitale, une grève de la faim sur la place publique, pour dénoncer la mainmise de la France sur son pays:

«Si la perte de ma vie peut contribuer à démontrer aux yeux du monde que le Gabon est confisqué par la France, je descendrais heureux dans ma tombe.»

Le 14 juillet est une date symbolique: c’est la fête nationale française.

Plus précisément, Roland Désiré Aba’a formule trois exigences pour solder les «préjudices causés à son pays par la France»: l’annulation totale de la dette extérieure du Gabon vis-à-vis de Paris, le démantèlement de toutes les bases militaires françaises au Gabon, et la renégociation des accords qui lient les deux pays. Soutenu par des ONG locales, son combat commence à émouvoir un nombre croissant de ses concitoyens.

Un fait inédit au Gabon

Sans en exagérer la portée, cette mise en cause spectaculaire de la France au Gabon est un fait inédit. Le pays fait en effet partie du club fermé des meilleurs amis de la France en Afrique. Jusqu’à son décès en juin 2009, Omar Bongo Ondimba qui l’a dirigé pendant quatre décennies était considéré comme le bras droit de Paris, après le décès en 1993 de Félix Houphouët-Boigny, le premier président de la Côte d’Ivoire.

Tumba Alfred Shango Lokoho, originaire de République démocratique du Congo enseigne l’histoire des civilisations et la géopolitique africaines à l’université Sorbonne Nouvelle, à Paris. Pour lui, c’est le signe que l’élection présidentielle controversée d’août 2009 reste encore en travers de la gorge de beaucoup de Gabonais.

Avec un peu plus de 42% des suffrages, Ali Bongo, ostensiblement soutenu par Robert Bourgi, l’un des conseillers occultes du président français Nicolas Sarkozy, avait été déclaré vainqueur. Succédant ainsi à son père Omar Bongo Ondimba à la tête de ce petit «émirat pétrolier» d’Afrique centrale.

«Le monde a changé. On le voit bien avec ce que l’on appelle le printemps arabe. C’est une question de génération. Aujourd’hui, les jeunes sont informés par la télévision, Internet et les téléphones portables. Ils connaissent davantage le monde et aspirent à voir évoluer les sociétés dans lesquelles ils vivent», explique Philippe Hugon, spécialiste de l’Afrique et directeur de recherches à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris).

Le sentiment antifrançais ne se cache plus

Le Gabon vient ainsi à son tour grossir les rangs des pays africains où un sentiment antifrançais va crescendo. Et qui transparaît de plus en plus au travers d’éditoriaux au vitriol de la presse africaine. Celle-ci saisit la moindre occasion pour tirer à boulets rouges sur le «pays des droits de l’homme». Après la chute de Laurent Gbagbo, les journaux qui le soutenaient s’étaient déchaînés contre la France, qu’ils ont accusée d’avoir chassé leur champion du pouvoir et installé à sa place Alassane Ouattara. Ils ne sont plus seuls à vouer Paris aux gémonies.

«Après avoir participé au défilé militaire du 14 juillet, aux côtés de Nicolas Sarkozy, François Fillon s’est envolé pour une tournée en Afrique. S’agissant de la Côte d’Ivoire, cette visite prend l’allure d’un service après-vente», a persiflé le journal burkinabè l’Observateur Paalga dans sa livraison du 15 juillet dernier.

Et d’enfoncer le clou: «Après Abidjan, cap sur Libreville, un autre pion important du pré carré français. A défaut du fou pressé, pardon, du sous-préfet [Nicolas Sarkozy, ndlr], c’est Fillon le garde-cercle qui fait le tour des pâturages les plus luxuriants de son domaine.»

La Nouvelle Tribune, un quotidien béninois n’était pas en reste:

«Mensonges politiques. Mensonges diplomatiques. C’est ce qu’il s’est empressé au lendemain de la célébration de la fête nationale française de venir servir aux Africains. Pourtant, à l’exception du Ghana, par les destinations qu’il a choisies pour sa tournée africaine, le Premier ministre français a laissé entrevoir la contradiction entre ses discours et ses actes».

Du 14 au 17 juillet, le chef du gouvernement français s’est rendu en Côte d’Ivoire, au Gabon et au Ghana.

La France enchaîne les maladresses

Au début des années 90, après la chute du mur de Berlin, un vent de démocratie venu de l’Europe de l’Est avait déferlé sur l’Afrique subsaharienne. Une occasion saisie par l’intelligentsia africaine pour fustiger la Françafrique, cette relation complexe et ambiguë faite de raison d’Etat, de lobbies et de réseaux politico-affairistes entre la France et ses ex-colonies africaines. Et qui s’est souvent traduite par le soutien de Paris à des régimes peu recommandables et à la légitimité discutable.

Le reste des populations africaines a emboîté le pas à ses élites au début des années 2000, lors des crises au Togo et en Côte d’Ivoire. Mais jamais la mise en cause de Paris n’a été aussi forte et spectaculaire qu’aujourd’hui.

Le paradoxe, c’est que cette dégradation sans précédent se produit avec le président Nicolas Sarkozy, qui avait promis d’en finir avec la Françafrique. De fait, il a esquissé une timide réforme des accords de défense et de coopération militaires tant décriés entre Paris et ses alliés africains, histoire de les rendre «plus transparents et plus modernes».

Le problème, c’est qu’il a commis quelques bévues qui ont totalement annihilé ces petits pas dans la bonne direction. La plus spectaculaire aura été le discours qu’il a prononcé le 26 juillet 2007 à l’université Cheikh Anta Diop à Dakar (Sénégal) dans lequel il a affirmé que «le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire».

«Une véritable catastrophe, qui prouve d’ailleurs une totale méconnaissance de l’Afrique de sa part. D’autant qu’il l’a prononcé devant des historiens sénégalais qui comptent parmi les meilleurs en Afrique et dans le monde. L’intervention militaire de la France en Libye sans que la diplomatie française se soit concertée avec l’Union africaine a été une maladresse de plus», indique Philippe Hugon.

Autre impair grossier de la part du locataire de l’Elysée, la poignée de main entre Karim Wade, le fils du chef de l’Etat sénégalais et le président américain Barack Obama lors du sommet du G8, le 27 mai dernier à Deauville, dont il a été l’initiateur. En Afrique en général et au Sénégal en particulier, elle a été perçue comme une preuve supplémentaire de la préparation d’une «succession dynastique» avec la complicité active de l’ancienne puissance colonisatrice.

«Les Africains entretiennent avec la France une relation d’amour-haine empreinte d’une certaine schizophrénie, tempère Tumba Alfred Shango Lokoho.

Dans le fond, ils ne la détestent pas vraiment. Avec elle, ils se comportent en amoureux très exigeants. Ils veulent qu’elle soit parfaite et ne lui pardonnent pas la moindre incartade. Quand elle prend ses distances, ils le lui reprochent. Et quand elle s’intéresse d’un peu trop près à leurs affaires, ils s’en émeuvent», analyse-t-il.

Une relation amour-haine

Depuis leur indépendance en 1960, les liens entre Paris et ses anciennes colonies sont en effet très complexes. La France n’est jamais tout à fait partie du continent noir. L’idée du général de Gaulle était simple: donner l’indépendance aux Africains puisqu’ils la réclamaient, tout en continuant à contrôler les matières premières dont regorge leur continent. Une politique poursuivie sans état d’âme par ses différents successeurs.

«Pendant très longtemps, Paris s’est très fortement engagée en Afrique, par le biais d’accords bilatéraux, dans toute une série d’opérations très importantes y compris militaires, pour défendre son pré carré.

Elle dépensait sans compter dans la mesure où il s’agissait d’octroyer des aides à des entreprises françaises. D’autant qu’elle était sûre de bénéficier d’un retour sur investissement à travers les bénéfices engrangés par ces dernières», a confié en avril 2010 au magazine panafricain Continental Jean-Pierre Dozon, anthropologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et spécialiste de l’Afrique.

Lorsqu’il a été élu pour la première fois président de la République, le socialiste François Mitterrand avait promis de mettre fin à cet héritage encombrant de plus en plus dénoncé par nombre d’Africains. Une promesse qui n’a pas fait long feu. Pire, c’est même sous son mandat que la France a connu l’une des pages les plus noires de son histoire en Afrique, lorsqu’elle a apporté, entre 1990 et 1994 au Rwanda, son soutien au régime hutu qui allait planifier et mettre en œuvre le génocide.

«La France a commis et commet encore des erreurs en Afrique. Mais attention à ne pas en faire le bouc émissaire de tous nos problèmes, nos insuffisances et nos malheurs», estime Tumba Alfred Shango Lokoho.

 

Valentin Hodonou


Source: IVORIAN.NET

lundi, 18 juillet 2011

LE TOUT DERNIER KONE MALACHIE SUR LA FIN DE LA CRISE IVOIRIENNE


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Je n'y mets personnellement pas le coeur mais pour satisfaire la curiosité et le besoin d'information de mes milliers de lecteurs, je poste ici "le dernier Malachie Koné" pour permettre à chacun d'apprécier et d'en juger. Bien à tous! Fernand Dindé.


Nouvelle lettre ouverte du Pasteur Koné Malachie aux Ivoiriens.

Nous avons reçu à notre rédaction une nouvelle prophétie du sieur Koné Malachie que nous avons décidé de partager avec vous. Veuillez noter que Cameroonvoice ne partage pas forcément les éléments de la réflexion ci-dessous mais accepte par choix éditorial de les mettre à votre disposition afin que chacun puisse y apporter son jugement. Maintenant, lisez cette prophétie et jugez-en par vous-mêmes.... Bonne lecture. Sévérin Toche.


La date précise de la guerre des 6 jours et de celle de l'intervention divine spectaculaire, mettant ainsi fin totalement à notre crise. Que toutes les bonnes volontés usent de leurs relations ou de leur influence, pour que ce message passe dans tous les journaux de la place.

Très chers frères et sœurs, ivoiriens et ivoiriennes

Fasse Dieu, Celui que je sers de tout mon cœur, que vous soyez soutenus dans toutes ces épreuves difficiles, auxquelles nous sommes tous confrontés, depuis un certain temps.

Je vous avais promis que j'entrerais en présence du Seigneur, pour en ressortir très certainement avec des nouvelles fraîches du Ciel, concernant la fin exacte de cette crise, qui n'aura que trop duré. Eh bien, gloire soit rendue à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur, qui m'a fait la pure grâce de pénétrer dans "le secret des dieux." Ecoutez donc à présent, les paroles du Seigneur :

"Moi le Seigneur, J'éprouverai très durement cette nation, et de fond en comble, j'y remuerai tous les hommes en treillis, sens dessus-dessous. Je ferai passer sur ce pays, un grand vent de destruction et j'y anéantirai tous ses exterminateurs. Moi l'Eternel, j'ai fait passer en revue mon armée qui doit combattre et qui est déjà positionnée sur le terrain; elle sera d'un œil sans pitié."

J'entendis alors une autre voix, comme du milieu de la forêt, et qui disait : "Cachez ici, tous les vrais serviteurs de l'Eternel et tous ses enfants qui se reconnaissent vraiment de lui, jusqu'à ce que la colère divine soit totalement épuisée sur ces fils de la rébellion". Puis j'entendis encore une autre voix, mais cette fois, comme du milieu d'un océan, et qui proclamait une sorte de verdict individuel.

A monsieur Alassane Dramane Ouattara

"Je mettrai ma boucle à ta mâchoire et mon mors sur ton canal buccal. Je t'entraînerai sur des chemins inconnus et je te ferai passer à l'oubliette, jusqu'à ce que tu disparaisses dans le mystère."

A monsieur Abdoulaye Wade

"Je te conduirai sur des voies ridicules et je te livrerai à un sarcasme public. Je t'abandonnerai sur un espace plein de ténèbres, où tu ne pourras plus jamais distinguer ta droite de ta gauche."

A monsieur Blaise Compaoré

"Je te ferai connaitre une autre dimension de désert, et j'enfouirai ton nez dans du sable mouvant. Je te précipiterai dans un lieu secret, et là, je te soumettrai à une corvée, tellement rude, que tu ne pourras même plus faire la différence entre la nuit et le jour."

A monsieur Sarkozy

"Toi, j'effacerai ton nom de dessous les cieux et je te transformerai en un souvenir très amer, pour chaque citoyen de ta nation. Je déverserai sur toi une odeur de pourriture et je te rendrai semblable au néant, dès maintenant et à jamais."

A tous les rebelles convertis en FRCI

"J'avais dit qu'avec un peu de patience, le rebelle abandonnerait peut-être sa mauvaise vie et se convertirait à moi de tout son cœur. Je pardonnerais alors ses péchés et je ne me souviendrais plus jamais de l'ensemble de ses iniquités. Mais le rebelle n'est point revenu à moi et l'homme d'iniquité n'a point abandonné ses mauvaises habitudes. Il n'a point recherché mes faveurs et ne s'est même pas soucié de se réconcilier avec son Créateur. Maintenant, j'en appellerai à toute ma fureur, et je ferai allusion à toute ma sainte colère. J'épuiserai sur ces méchants, toute l'ardeur de ma vengeance et toute l'énergie de mon courroux. Nul d'entre eux n'échappera, pas même un seul."

A la Côte d'Ivoire toute entière

"Ton bonheur est près de naître, mais il te faudra encore assez de force pour l'accouchement. Tu seras encore éprouvée comme par les douleurs de l'enfantement, mais après ces choses, je te glorifierai pour toujours et à jamais."

A monsieur "point, point, point"

Une voix crie dans le désert: "Le temps de ta servitude est fini et la période de ta corvée, totalement achevée. Maintenant, lève les yeux autour et regarde, comment je traiterai rudement tous tes adversaires."

Très chers frères et sœurs, ivoiriens et ivoiriennes,

Je vous donne à présent, la période précise des 6 jours de guerre et la date exacte de l'intervention divine spectaculaire, depuis longtemps annoncée. Sachez donc, que tout cela débutera pendant les vacances, dans la première semaine du mois d'Août, entre le premier jour et le deuxième (Lundi 1er ou Mardi 2), et s'achèvera à la fin de la même semaine (Samedi 6 ou Dimanche 7).

Que donc tous ceux qui adorent le Seul Vrai Dieu se mettent maintenant en prière pour une protection spéciale et divine, car la catastrophe sera rude, difficile et très pénible pendant les six jours, pour tous ceux qui ne sont pas en Christ Jésus.

Comme je l'avais d'ailleurs déjà annoncé dans une lettre précédente, adressée à monsieur Sarkozy le président français, nous vivrons 6 jours de véritable enfer, mais le 7ème jour à minuit, l'Eternel Dieu inversera la tendance, sans l'effort d'aucune main humaine. Et puisque tous ces ennemis de la Côte d'Ivoire tiennent tant à savoir réellement qui est vraiment cet Eternel des armées, et de quoi peut-il être réellement capable, alors, ils le verront. Ils le verront:

  • LUI, le RESSUSCITÉ GLORIEUX aux siècles des siècles,
  • LUI, L'INCONTESTABLE JÉSUS depuis l'aube des temps,
  • LUI, le DIEU DES CHRÉTIENS de génération en génération.

OUI, ils le verront, ils le verront dans toute sa réalité, et ils ne se remettront plus jamais de la frayeur que leur causera la personne du PLUS PUISSANT DES SIÈCLES.

Informez les différents responsables des communes d'Abobo, de Yopougon, de Koumassi, et surtout de celle du Plateau, de beaucoup prier, afin que quelque chose au moins reste de leurs communes respectives, après ces différents mouvements.

Que les habitants de Daloa, de Gagnoa, de Lakota, de Divo, de Tiassalé, de Dabou et ceux de Bassam, implorent l'Eternel pour sa grâce et pour ses compassions envers eux.


Nota bene

J'ai appris à Grand-Lahou par mes voisins, alors que je revenais de San-Pedro, d'une mission classée top-secret, qu'un journal de la place, aurait titré à sa Une, une soi-disant repentance de ma part, avec des paroles de regrets, attribuées à ma personne.

Frères, ne vous laissez pas berner. Personne n'est jamais venu me voir à Grand-Lahou, encore moins, jusqu'au lieu où je me trouve. Et sachez-le très bien, je ne me repentirai jamais de la vérité. Même s'il faille que je périsse pour la cause du Seigneur, alors, je périrai.

Votre jeune frère, le Pasteur Malachie, l'esclave de Jésus et le défenseur des droits divins.


Source: CAMEROON VOICE

mardi, 12 juillet 2011

LEÇON DE LULA DA SILVA AUX DIRIGEANTS AFRICAINS: «CESSEZ DE BAISSER VOTRE PANTALON DEVANT LES OCCIDENTAUX»

 

LULA - EX PRESIDENT BRESILIEN.jpg

L'ex-président brésilien Luis Ignacio Lula da Silva au 17ème sommet de l'«Union Africaine» à Malabo en Guinée Equatoriale le 30 juin 2011, en train de faire une leçon de morale politique aux dirigeants africains.


Suivant l'exemple de l'«Amérique Latine», l'Afrique devrait décider de prendre sa vraie indépendance qui est aux mains des occidentaux, Le «continent africain» qui est riche de gisement minéral et de terre fertile, aurait en effet toutes le potentialités pour devenir le première puissance économique planétaire, mais elle est encore opprimée sous la coupole coloniale des grandes puissances de la terre.


Lula a invité les chef d'État à ouvrir les yeux sur ce qui se passe en Afrique ces derniers mois, en Libye et en Côte d'Ivoire : l'interférence de la France et des Etats-unis constitue un sérieux danger pour la « souveraineté Africaine » et pour les futures générations.

Durant l'« assemblée générale » sur le rôle des jeunes africains, une session détachée de la réunion avec pour thème la crise libyenne, Lula a accusé les chefs d'états africains d'être avides, assoiffés de pouvoir, de trahir leurs propres pays et surtout d'être des servants de l'occident qui saccage le continent noir et décime sa souveraineté. La devise de ces chefs d'états étant : « Chacun pour soi, Dieu pour tous », elle ne portera pas loin l'Afrique. Il faut le sens de la responsabilité, de l'humilité, de la dignité et de l'unité pour bien gouverner ! Critiquant le fait que des leaders africains qui soient arrivés au pouvoir par un coup d'état ou pour le vouloir des puissances occidentales, il a ensuite critiqué et dénoncé le monopole de 5 pays du monde. Ajoutant que : l'« Union Africaine » compte 1,4 milliard d'habitants, l'« Amérique Latine » 400 millions d'habitants et que c'est inconcevable que les USA, la France, la Chine, la Russie et la Grande Bretagne dictent la loi au « Conseil de sécurité de l'ONU » !!!! Surtout que la « crise économique mondiale » provient des Etats-unis.

Et il a déploré le fait que l'« Union Africaine » soit financée seulement par 5 pays africains, le reste des ressources provenant des dons occidentaux. Par conséquent, pour cela, l'« UA » ne peut pas privilégier les intérêts de l'Afrique et avoir un poids au niveau international. C'est cette même « UA » qui légitime les coups d'états, les rebellions ou actions illégales pour l'obtention du pouvoir en Afrique, ignorant la volonté du peuple et la finalité des élections.

Beaucoup de chefs d'états présents avaient la tête basse, à qui il a réitéré l'« invasion française » dans le continent noir. La France nourrit et arme les rebelles dans les pays qui ont cessé d'être leurs colonies. Avec des interférences dans les affaires internes des autres pays africains. C'est clairement la référence au cas de la Côte d'Ivoire, où Paris, avec l'utilisation de la force, a enlevé le président Gbagbo pour mettre à son poste Ouattara.

Et si pour la Côte d'Ivoire rien n'a été fait pour arrêter le coup d'Etat, l'« Union Africaine » peut demander le « cessez-le-feu » immédiat en Libye. En soutien, s'est ajouté le président Jacob Zuma, un des chefs opposants qui tient tête à l'occident, disant qu'ils n'ont pas le droit d'assassiner Kadhafi.

Un silence d'ombre dans la salle de l'« UA » où les présidents qui sont les talons de l'occident étaient nombreux, en l'occurrence Abdoulaye Wade du Sénégal, qui a séjourné à Benghazi pour reconnaître le gouvernement des rebelles, Blaise Campaoré du Burkina Faso, qui a soutenu la rébellion de Ouattara en Côte d'Ivoire contre Gbagbo, Yoweri Museveni de l'Uganda qui combat les « Al Shabaab » en Somalie, Paul Kagame du Rwanda qui saccage pour le compte de l'occident et puis Sassou N'Guesso du Congo Brazzaville, Idriss Deby du Tchad, Paul Biya du Cameroun, Faure Gnassingbé du Togo, Ali Ondimba Bongo du Gabon et le dernier recruté qui s'est ajouté à la dépendance des puissances de l'oppression, Alassane Dramane Ouattara de la Côte d'Ivoire !

Ce sont les paroles de l'ex-président brésilien Lula da Silva, qui était la semaine dernière en Guinée équatoriale pour la réunion des chefs d'états africains.


Texte en italien, traduit en français par Kouamé Célestin N'Brah


Lien du journal officiel italien: RINASCITA

 

Source: NERRATI.NET

dimanche, 03 juillet 2011

ADO SOLUTION, J’AI DES PROBLEMES POUR VOUS!




 

La chronique de Hassane Magued

La Solution. C’est votre nouveau nom. Vous respirez les solutions. Vous mangez les solutions. Vous vivez de solutions. Vous êtes la Solution. Alors, je pense que je frappe à la bonne porte en vous sollicitant. Moi, j’ai plutôt des problèmes. De nombreux problème en divers gabarit et doses. Avec vous, c’est une question de dose. Votre spécialité nous y oblige. Pour un professionnel des solutions sans solution, il faut des problèmes surdosés. Cependant aujourd’hui, je veux commencer avec vous par un petit problème. Il est certes bien dosé à l’Ivoirienne, mais il demeure un tout petit problème pour vous.

Toutefois, avant de commencer cet Article 21ème de la Révolution Permanente, j’aimerais que vous et moi vidions un petit malentendu que certains Ivoiriens ont pu entretenir dans la Presse proche de vous. J’ai cru lire, à moins que je ne trompe, que plusieurs chefs d’Etat se bousculeraient pour vous rencontrer en Guinée Equatoriale, au 17ème sommet des chefs d’Etat de l’UA (Union Africaine) tenu à Malabo où grâce à quelques coups de canons français, vous vous trouviez être celui qui représenta le peuple de Côte d’Ivoire.

Sur la question, je vais être direct et rapide. Je vous y ai vu. Vous étiez assis derrière au fin fond de la salle, exactement à l’avant dernière rangée en bout de sièges, à côté du délégué du Burundi avec dans votre dos, celui de la Mauritanie. Les chefs d’Etat de l’UA étaient eux, assis sur les rangées de devant. De vous à moi, quelqu’un que des éminentes personnalités d’Afrique se bousculeraient pour rencontrer ne s’assoit pas là où les organisateurs vous ont laissé tout triste. Pour être honnête, vous avez compris lors de ce sommet, tout le bien que les autres participants pensent de vous et la considération qu’ils ont pour vous. Votre place occupée en dit très long. C’est pourquoi, je vous ai demandé en toute amitié d’arrêter de demander de l’argent à n’importe qui, n’importe comment et n’importe où. Sinon, le monde entier finira par vous traiter n’importe comment. Il y a quelque temps, c’est une de vos inconditionnelles, Henriette Diabaté qui vous traitait officiellement de “Préfet”. Aujourd’hui, c’est au tour des organisateurs du sommet de l’UA de vous installer au fond, dans la rangée des chefs venant des petits pays. Bientôt, on vous installera à la place des vigiles quand il y aura des réunions officielles. Le monde est petit et les gens se parlent. Alors, arrêtez de tirer la Côte d’Ivoire vers le bas. Je vous en prie.

Cette mise au point faite, je reviens sur le sujet qui nous met face à face ce matin. Avez-vous besoin de problèmes ? Ou bien vous en avez déjà assez, Monsieur ADO Solution?

J’ai lu des articles parus dans vos organes de presse et j’ai compris que vous avez besoin de problèmes complémentaires. Alors, pour faire bien les choses, j’ai voulu vérifier avec vous si la cagnotte à problèmes était vide ou déjà pleine. Bien entendu, je me mettrai en colère contre vous, si vous me répondez que vous avez suffisamment de problèmes déjà. Vous êtes ADO Solution et je pense que vous vivez de problèmes compliqués. Alors, essayons de voir ensemble, quelques uns des problèmes qui se posent à vous afin que je puisse les compléter. Et après moi, des bonnes volontés suivront. Je l’espère.

Cela dit, j’ai noté que votre premier problème en Côte d’Ivoire, actuellement, c’est le problème d’argent. Sur ce point, je vous ai dit de laisser tomber. Vous n’en aurez pas. Et comme vous ne savez pas comment produire de l’argent, je vous ai recommandé de laisser les fils du pays s’en charger après la Révolution qui vous soulagera de vos angoisses têtues et intraitables. Alors passons à autre chose.

Un de vos problèmes coriaces, c’est votre milice armée baptisée FRCI. Pour gérer leur situation, il vous faut à la fois de l’argent, des infrastructures militaires ou civiles et surtout de l’audace. Ces gars ne vous comprennent plus. Ils ne se reconnaissent plus en vous. Vous leur aviez promis les salaires et les maisons des FDS (Forces de Défense et de Sécurité). Pour preuve, il y a deux semaines, ils ont essayé d’emménager dans des locaux occupés par la Gendarmerie dans un sous-quartier de Yopougon. Ils ont été mitraillés intensément par les Gendarmes. Ils sont retournés avec plusieurs plombs dans le corps. Plus grave, la plupart d’entre eux continuent de dormir à même le sol, sur leurs vieux treillis. Ils continuent d’utiliser les mêmes serviettes déchirées, de porter les mêmes culottes perforées, de garder les mêmes débardeurs raccommodés. Ils ont faim et ils mendient eux aussi. Vous le savez mieux que moi-même. Un homme armé qui a faim, à qui vous devez de l’argent, du confort et un statut, peut à tout moment vous trouer la peau. Mais vous êtes ADO Solution, donc je n’ai pas peur pour vous. Sauf que les promesses, quand elles tardent à se réaliser, ceux à qui vous devez leur réalisation peuvent faire de vous une victime innocente, surtout quand ils sont des éléments notoirement incontrôlés comme vos hommes en armes. Alors, wait and see.

Un tout petit problème pour lequel vous vous moquerez de moi très certainement, le pays hanté que vous avez décidé de diriger contre vents et marrées. Eh oui! Pour ceux qui ne le savent pas, la Côte d’Ivoire est un pays hanté, non pas par un fantôme, mais par un homme vivant. On le voit partout. Eveillé comme endormi. On le voit roder. Son ombre plane sur tout. On parle de lui partout. On lui attribue tout. On veut qu’il paie pour tout. Et finalement, il est devenu un cauchemar pour vous. Vous l’avez déjà mis en prison. Mais vous voulez le mettre beaucoup plus en prison. Vous voulez le mettre en prison à la fois en Côte d’Ivoire et dans une prison de la communauté dite internationale. Comme cela est humainement impossible, je ne peux que compter sur votre don d’avoir des solutions pour y arriver. A moins que vous le mettiez en prison en Côte d’Ivoire et que vous mettiez ses photos et portraits en prison ailleurs. On ne sait jamais, avec ADO Solution, tout est possible. Mais quoi que vous fassiez, ce pays restera hanté par Laurent GBAGBO qui s’est déjà immortalisé par ses choix panafricanistes et son combat anticolonialiste. Ne perdez pas votre temps. Laurent GBAGBO rythmera toujours votre vie en Côte d’Ivoire et ailleurs dans le monde. Vous-mêmes l’avez remarqué à Malabo. Pour jouer l’intéressant, vous avez été obligé de photocopier le projet de GBAGBO Laurent demandant la mise en place d’un fonds africain, sans même citer l’auteur de ce projet. C’est votre plus belle qualité. Vous savez être le père de la réussite des autres.

Et cet autre problème gravissime. Un homme normal en serait altéré. Mais vous êtes ADO Solution.

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Le problème, c’est que tout se gâte, tout se détruit, tout devient cher, tout devient invivable, tout devient compliqué : règlement de comptes dans les entreprises, licenciements abusifs de cadres pro-GBAGBO, gèle des avoirs des pro-GABGBO, mise en examen des officiers qui ont liquidé les 317 légionnaires français et débarrassé le plancher lorsque vos analphabètes en armes ont débarqué à Abidjan croyant que la trahison des officiers supérieurs avait créé un boulevard pour eux. Tout ça crée tellement d’incertitudes quant à vos chances de vous en sortir vivant, que j’en ai des céphalées à votre place. Mais vous êtes comme une bactérie. Vous prospérez en environnement malsain, en environnement problématique. Alors, je croise les doigts pour vous et j’attends de voir la fin de tout ça.

Les problèmes, il y en a un peu trop à mon avis. Mais vous êtes ADO Solution. Je vous interdis de penser comme moi. Cela dit, voici mon cocktail maison de problèmes pour vous. J’ai noté pour vous que personne ne vous aime et personne n’a besoin de vous en Côte d’Ivoire, en tout cas, depuis que les Ivoiriens ont commencé à mieux vous connaître. Alors je vous soumets ce problème tout simple mais très bien dosé.

La Côte d’Ivoire est en train de perdre tous ses fondamentaux. Il faut mettre en urgence fin à la débâcle. Libérez Laurent GBAGBO. Proposez l’organisation de nouvelles élections dans six mois. Mettez-vous à l’écart et laissez les Ivoiriens se mesurer entre eux. Et après, faites vous inviter à la réconciliation nationale que la nouvelle autorité qui sortira de ces élections organisera. C’est le petit problème que j’aimerais vous soumettre ce matin.
La solution la plus simple à ma préoccupation serait que vous refusiez d’accéder à ma requête. Mais vous n’aimez pas les choses simples. Donc je sais que vous allez l’accueillir favorablement. Néanmoins ADO Solution reste imprévisible. Vous pourriez prendre l’option la plus inattendue de ma part, c’est-à-dire, le refus. Au fait, je sais que vous vous croyez malin et que vous refuseriez, ne serait-ce que par pur bon sens. Chez les Illuminati, le pouvoir ne se prend pas pour être rendu. Je le sais.

Mais j’aimerais attirer votre attention sur ce que vous risquez en n’accédant pas à ma requête. Des personnes pourraient décider de vous mettre devant des solutions et non devant des problèmes comme je le fais. Et comme vous avez été formé pour ne trouver que des solutions, je sais que vous ne saurez pas inventer des problèmes nouveaux qui correspondront à toutes les solutions qui seront mises devant vous. Vous serez emportez par ces solutions avant d’avoir le temps de les examiner. Rien ne pourra vous aider à y échapper. Une Révolution comme celle que je vois venir est un condensé de solutions qui vous laissera perplexe. Mon cher ADO Solution, réfléchissez par deux fois avant de décréter votre Solution à ma requête. Je reviendrai vers vous. Si entre temps, les solutions révolutionnaires ne vous ont pas emporté.

A très bientôt.


Hassane Magued


In La Révolution Permanente N° 0021/07/11


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SENEGAL : DES MERCENAIRES DEBARQUENT A DAKAR (PRESSE)


Environ 150 mercenaires recrutés par des responsables proche du président de la République du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, ont débarqué mardi nuit à Dakar, rapporte le journal sénégalais « Le Quotidien ».

Selon des informations recoupées par « Le Quotidien », ces mercenaires qui seraient d’origine nigériane et ghanéenne auraient pour mission d’« infiltrer les prochaines manifestations pour, par la suite, aiguillonner les manifestants vers les domiciles de leaders d’opposition, de journalistes, d’entreprises de presse ». Certains parmi les sources contactées précisent que « ceux qui sont à la base de tout cela n’excluent pas des kidnappings dans ces moments-là, si toutes les conditions sont réunies ».

Selon la même source, lors des différentes réunions qui se sont tenues au palais de la République, des membres du parti au pouvoir et leurs alliés ont martelé qu’il faut savoir rendre coup pour coup, n’ayant pas digéré l’humiliation subie suite aux différentes manifestations de ces derniers jours.

Par ailleurs, le président d’honneur du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), Amath Dansokho, a révélé mercredi sur les ondes de la Radio Futur media (RFM) que « des gens sont recrutés hier (mardi, ndlr) dans la salle de commission de l’Assemblée nationale pour attaquer les maisons des dirigeants de l’opposition ». « Je mets en garde Abdoulaye Wade et Bennoo le tient pour responsable de tout ce qui va se passer après avoir ouvertement déclaré qu’ils vont faire œil pour œil dent pour dent », a-t-il ajouté.

Le Sénégal est plongé dans une grave crise socio-politique, née de la création par le chef de l’Etat Abdoulaye Wade d’un poste de vice-président taillé sur mesure pour son fils Karim, selon ses détracteurs. La contestation, dont l’allure fait de plus en plus songer au printemps arabe, a lieu dans plusieurs villes du pays.

Depuis le 23 juin 2011, plusieurs bâtiments publics et des domiciles de responsables du régime ont été incendiés. La police et la gendarmerie étant débordées, le gouvernement a eu recours à l’armée pour mettre fin aux émeutes.


In Le Quotidien/RFM

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FRANCE: SIX MOIS DE PRISON AVEC SURSIS POUR HERMANN FUSTER L’AGRESSEUR DE SARKOZY


L’homme qui a agrippé le président hier lors de sa visite dans le Lot-et-Garonne est donc sorti libre du tribunal.

Hermann Fuster, l’homme d’une trentaine d’années qui a violemment agrippé le président de la République Nicolas Sarkozy jeudi à Brax (Lot-et-Garonne) a été condamné à six mois de prison avec sursis, vendredi 1 juillet après-midi, en comparution immédiate par le tribunal d’Agen.

Il est donc sorti libre du tribunal, le visage fermé, et s’est engouffré dans une voiture avec sa mère, sans faire de déclaration.

La condamnation a été assortie de 3 ans de mise à l’épreuve, d’une obligation de soins en milieu hospitalier et d’un stage de citoyenneté de 2 jours.

Le procureur avait requis neuf mois de prison, dont six avec sursis. Pascal Prache avait également requis un mandat de dépôt ainsi qu’une obligation de soins et un stage de citoyenneté de deux jours à l’encontre du prévenu.

Un “tabou brisé”

“En vous en prenant au président de la République, c’est un tabou qui a été brisé, celui de l’intégrité physique de celui qui est la clé de voûte des institutions”, a lancé Pascal Prache dans son réquisitoire d’une vingtaine de minutes, ajoutant: “La base de la démocratie, c’est le respect et l’absence de violence physique, c’est un enjeu démocratique que vous avez mis en péril”.

Le prévenu avait assuré avoir plutôt voulu pousser “un coup de gueule” que “mettre un poing dans la gueule” du président, allusion à plusieurs SMS envoyés à son ex-épouse juste avant son geste, et mentionnant son intention de donner un coup à Nicolas Sarkozy. Hermann Fuster a expliqué qu’il fallait lire ces SMS avec humour.

Son avocat Me Laurent Bruneau avait estimé que son client “fait partie de ceux qui s’indignent”, et que son geste signifiait “y’en a marre”.

Hermann Fuster, employé municipal au Conservatoire de musique et de danse d’Agen, est apparu dans le box habillé de noir, avec des motifs de style gothique à base de têtes de morts sur son tee-shirt, et les cheveux ramenés en long catogan.

3 ans de prison encourus

Il était jugé pour “violences sur personne dépositaire de l’autorité publique” n’ayant pas entraîné d’incapacité, des faits passibles de 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende. Il avait passé la nuit en garde à vue dans les locaux de la Section de recherches (SR) de la gendarmerie d’Agen.

Il avait été immédiatement maîtrisé par des officiers de sécurité et Nicolas Sarkozy n’a pas porté plainte. C’est la première fois depuis son accession à l’Elysée que celui-ci était ainsi pris à partie physiquement.

Aux termes de l’article 222-13 du code pénal, Hermann Fuster encourait trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.



In Le Nouvel Observateur


Source des articles : IVORIAN.NET

vendredi, 24 juin 2011

EMEUTES A DAKAR CONTRE LA TENTATION MONARCHIQUE DE WADE

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Dans la capitale sénégalaise, les manifestants ont obtenu le retrait d'un projet de loi qui modifiait le mode de scrutin. Reportage.


(De Dakar) Plusieurs blessés, des jets de pierre, des tirs de grenades lacrymogènes, des canons à eau, bastonnades et voitures brûlées... La situation a tourné à l'émeute, jeudi dans le centre-ville de Dakar, lors de manifestations contre un projet de loi perçu par l'opposition comme préparant une succession « monarchique » au pouvoir du président Abdoulaye Wade. Ce dernier a entendu le message, et a annoncé jeudi soir le retrait pur et simple de son projet.

Crainte d'une « dévolution monarchique du pouvoir ».

Jeudi, l'Assemblée nationale, dont les membres sont à 88% membres du PDS, le parti au pouvoir, examinait le projet de loi du président Wade, qui institue en particulier l'élection au suffrage universel d'un président et d'un vice-président, un « ticket » qui remplace la désignation du seul président.

Le projet de loi prévoyait :

« En cas de démission, d'empêchement définitif ou de décès en cours de mandat, le président de la République est remplacé par le vice-président ».

Une décision qui a suscité la polémique alors qu'opposition et société civile craignent depuis des mois une « dévolution monarchique du pouvoir » d'Abdoulaye Wade, 85 ans, au profit de son fils Karim, 42 ans, actuellement à la tête de pas moins de quatre ministères.

Une autre disposition prévoyait l'instauration d'un « quart bloquant » : un ticket était déclaré élu s'il réunissait au moins 25% des suffrages exprimés. Opposition et société civile considèrent qu'il s'agit ni plus ni moins d'une suppression du second tour.

Coup de théâtre jeudi soir, puisque la réforme du mode de scrutin a été retirée. La prochaine élection présidentielle sénégalaise, en 2012, se fera donc sous l'ancien système, comparable au modèle français.

Il reste désormais à voir si ce recul du président Wade suffira à apaiser le climat particulièrement tendu.

La « préoccupation » des Etats-Unis

Mercredi soir, l'ambassade des Etats-Unis à Dakar avait exprimé sa préoccupation face à ce projet de loi qui menace de plonger le Sénégal, l'un des pays-clés de l'Afrique de l'Ouest, dans une période de profonde instabilité. Les affrontements avaient commencé la veille dans la capitale sénégalaise, avec l'apparition de pancartes inspirées par la révolution tunisienne : « Wade dégage ! » (Voir la vidéo)

Plusieurs personnes ont été blessées dans les nouveaux affrontements de jeudi. Parmi les blessés, selon l'AFP, figure Alioune Tine, président de la Rencontre africaine des droits de l'homme, à la pointe de la contestation contre le projet de réforme constitutionnelle.

Alioune Tine se trouvait en compagnie de l'ancien ministre des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio lorsqu'il a été attaqué par des présumés « hommes de main » d'un responsable du parti présidentiel.

Les émeutiers s'en sont notamment pris à l'hôtel des députés, qui se trouve à Dakar Plateau, à coté du marché Sandaga, qui a été incendié. (Voir la vidéo)


Source : RUE89

14:17 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Sénégal | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sénégal, émeutes à dakar, tentative monarchique d'abdoulaye wade | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

samedi, 04 juin 2011

COTE D'IVOIRE: «149 PERSONNES PROCHES DE GBAGBO TUEES PAR LES COMBATTANTS D'ALASSANE DEPUIS SON INSTALLATION» (HRW)

 

LA CHASSE AUX PRO-GBAGBO.jpg

Au moins 149 partisans  du Président ivoirien Laurent Gbagbo ont été tués par les combattants d'Alassane Ouattara depuis son installation au pouvoir  mi-avril par la coalition ONUCI-Licorne-FRCI, a affirmé jeudi l'organisation Human Rights Watch.

Plusieurs personnalités ainsi que les populations civiles jugées proches du Président Gbagbo, font l'objet de représailles malgré les nombreux appels à la retenue des organisations internationales.

A Yopougon, considéré comme un bastion du Président Gbagbo., des familles entières ont été exterminées. Selon le quotidien ivoirien « L'Inter », l'on assiste à une « chasse aux sorcières » des sympathisants du Président déchu par la coalition Licorne-ONUCI-combattants pro-Ouattara.

Une vague de violences dirigées principalement contre ses proches s'était abattue suite à la capture le 11 avril du Président ivoirien investi selon les lois constitutionnelles du pays. Des centaines de personnes avaient été arrêtés « arbitrairement » puis déportées dans des camps au nord du pays.

Plusieurs centaines d'autres sont portées disparues. De nombreux témoignages rapportent des massacres et exécutions sur indication. A l'ouest, toutes les organisations internationales présentes sur le terrain s'accordent sur l'existence « de massacres d'envergure dirigés contre les ressortissants Guéré proches  de Laurent Gbagbo et commises par les forces d'Alassane Ouattara»


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COTE D'IVOIRE : APRES AMNESTY ET HUMAN RIGHT, L'ONU DOS AU MUR


La Commission d'enquête de l'ONU chargée de conduire les investigations sur les violations des droits de l'homme en Côte d'Ivoire depuis le 28 novembre 2010 (date du second tour de la présidentielle) rendra jeudi son rapport au Conseil de sécurité, a appris DirectScoop.

Selon certaines indiscrétions, ce rapport pourrait citer nommément « des responsables présumés de haut rang, et apporter les premiers éléments de preuves pour une éventuelle procédure devant la justice internationale. » Un pas qu'ont déjà franchi les organisations internationales de droit de l'homme.

Dans son rapport rendu public le 2 juin, Human Right Watch parle d' « exécutions extra-judiciaires » auxquelles auraient participé de façon active les chefs de guerre, Chérif Ousmane et Ousmane Coulibaly.

Amnesty Internationale, quant à elle, a estimé dans son rapport du 27 mai qu'à partir du moment où « les liens de subordination entre les forces armées des Forces nouvelles et Alassane Ouattara ont été définitivement éclaircis [par décret présidentiel pris le 17 mars et créant les FRCI, nouvelle armée sensée réunir la rébellion des Forces Nouvelles et les Forces de Défense et de Sécurité] », celui-ci devrait assumer « la responsabilité de tous les actes commis ou tolérés par ces forces armées ».

La Commission dirigée par le thaïlandais Vitit Muntabhorn assisté de la béninoise Reine Alapini Gansou et du soudanais Souleïmane Bado, a conduit ses recherches sur le terrain, pendant un mois, voyageant à travers le pays à la rencontre des victimes ou autres survivants des massacres.

Elle avait pour mandat  de mener une « investigation sur les faits et les allégations de violations des droits de l'hommes commis en Côte d'Ivoire suite à l'élection présidentielle du 28 novembre 2010 dans le but d'identifier les responsables de crimes graves et de les traduire en justice».


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BURKINA FASO : LES FORCES SPECIALES DE COMPAORE INTERVIENNENT CONTRE DES MILITAIRES MUTINS


BOBO DIOULASSO - Des éléments de la sécurité du président burkinabè Blaise Compaoré sont intervenus vendredi matin à Bobo Dioulasso (sud-ouest), contre les militaires mutins, a constaté un correspondant de DirectScoop.

Selon des habitants, des hommes du Régiment de sécurité parésidentielle (RSP), qui avaient rejoint la ville dans la soirée, sont passés à l'action aux environs de 10 heures.

Ils « ont pratiquement encerclé le camp, ils occupent toutes les voies qui mènent au camp et sont entrés pour chercher les militaires qui y sont », a déclaré un résident.

« J'ai vu des éléments du RSP qui tiraient en l'air en allant vers le camp. On a vraiment peur », a ajouté un autre.

Des « tirs d'arme lourde » retentissaient vers le gouvernorat et l'hôpital, non loin du camp Ouezzin Coulibaly où sont basés les mutins, selon un témoin.

C'est la première fois, depuis le début de la grogne des militaires en mars, que le Blaise Compaoré emploie la manière forte pour mater l'une des protestations des militaires, généralement motivées par des revendications financières.

Le Burkina Faso est en proie depuis le mois de février à une crise sociale généralisée. Amorcée par les élèves et étudiants suite au décès dans des conditions non encore élucidées de l'élève Justin Zongo, elle a fini par gagner toutes les autres couches jusqu'aux militaires de la garde prétorienne.

Cette crise avait conduit fin avril à la nomination d'un nouveau gouvernement dans lequel le porte-feuille revenait au Président Compaoré et dirigé par Luc-Adolphe Tiao en remplacement de Tertius Zongo.

Arrivée au pouvoir suite à un coup d'état sanglant qui emportera le père de la révolution en 1987, Thomas Sankara, Blaise Compaoré s'est fait réélire, dans un contexte électoral controversé, pour la 4ème fois. L'opposition exige son départ.


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SENEGAL : «WADE DOIT QUITTER LE POUVOIR AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD» (LEADER D'OPPOSITION)


DAKAR - Le leader du Rassemblement des travailleurs africains / Sénégal (Rta-S), Momar Samb, a reclamé samedi, dans un communiqué, le départ de Wade pour permettre au Sénégal d'avoir une stabilité.

« Il faut tourner le dos définitivement à l'illusion selon laquelle Wade peut entendre la douleur du peuple » a-t-il laissé entendre.
Pour Momar Samb, Abdoulaye Wade entend, au prix de la violence et du meurtre, dérouler son plan machiavélique pour se maintenir au pouvoir contre la volonté populaire.

« Abdoulaye Wade prépare pour la Présidentielle de 2012 un hold-up électoral » mentionne le communiqué.
Momar Samb et ses camarades ont demandé immédiatement le retrait des décrets de redécoupage administratif des collectivités locales.



Source: DIRECTSCOOP.NET

vendredi, 13 mai 2011

COTE D'IVOIRE: DE NOUVELLES TUERIES EN PERSPECTIVE...


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Le voyage de Ouattara étonne même ses plus fervents supporters. Tandis qu'il annonce 3 jours de deuil en hommage à tous les morts de la crise post-électorale, il annonce une tournée de remerciements au Sénégal et au Burkina ! Non seulement il ne se sent nullement concerné par son deuil national, ce qui n'est guère étonnant puisqu'un assassin ne porte généralement pas le deuil de ses victimes, mais cette visite de courtoisie de Ouattara ressemble bien à une de ses fuites à l'étranger dont il est coutumier. Ainsi ConnectionIvoirienne, journal en ligne pro-Ouattara hébergé aux pays-bas, se permet-il d'écrire:

Disons le tout net, le bon sens a du mal à comprendre la simultanéité de ces deux événements. Voici un président dont le pays est « couché à plat-ventre » pour reprendre ce terme familier à notre ainé Serge-Nicolas Nzi, un pays pillé, épuisé, déstructuré, sans police, sans gendarmerie, sans armées réelles, truffé de seigneurs de guerre mais aussi de combattants étrangers Burkinabé, Maliens et Libériens entre autres. Un pays qui compte et continue de compter ses morts. Un pays dont la capitale économique est soumise au desiderata des seigneurs de guerre. Un pays qui regorge de près d'un million d'habitants déplacés ou refugiés suite à la grave crise armée née du refus de l'ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale, le 28 novembre 2010 dernier. En clair, les tâches urgentes pour un président élu dans un régime présidentiel aussi fort que celui de la 2èmeRépublique de Côte-d'Ivoire, ne manquent pas. « Ce voyage, c'est de la comédie et de la foutaise ! », nous confiait un collègue ce matin, depuis Londres. « Il n'y a aucune sincérité là-dedans frère, ce sont des larmes de crocodiles »


Dans le même temps, l'ambassade de France en Côte d'Ivoire enverrait des SMS à ses ressortissants pour leur demander d'observer un couvre-feu jusqu'au 18 Mai. Que craint donc Jean-Marc Simon ? La force Licorne se déploie au plateau, de nouveaux légionnaires français se déploieraient dans l'Ouest. Que signifient toutes ces manœuvres ?

On apprend aussi
dans la presse que Soro serait le véritable homme fort du pays, et Ouattara ne pourrait pas s'en débarrasser pour nommer un autre premier ministre choisi par Sarkozy.

Enfin,
les milices FRCI massacreraient actuellement la population à Soubré ! Après être sortis de Yopougon, les résistants ont défait les milices FRCI à Grand Lahou, avant de mener des combats victorieux à Soubré. En représailles, les milices FRCI armées et convoyées par la force française licorne, s'en prennent donc aux populations autochtones. Une chose est certaine, Ouattara a tout intérêt à bien sécuriser Yamoussoukro pour son sacre du 21 mai, plus que jamais menacé.

Il faut donc s'attendre à de grandes manœuvres militaires dans les prochains jours, ce qui explique la fuite de Ouattara, et qui pourraient se terminer par un règlement de comptes programmé dans le camp FRCI. En effet, les massacres de Grand Lahou pourraient bien être reproduits dans tout le pays, conformément à la logique génocidaire du programme Ouattara, par les milices FRCI. Pendant ce temps, l'armée française pourrait traquer et éliminer les résistants. Enfin, l'armée française aurait le beau rôle d'éliminer les FRCI accusés de génocide, jusqu'à Guillaume Soro qui subirait le même sort que son ennemi IB. Alors Ouattara pourrait rentrer de voyage pour son investiture à la tête de la République de la Communauté Internationale.


Source : CRISE IVOIRIENNE LIVE JOURNAL

jeudi, 12 mai 2011

UN SITE PRO-OUATTARA: «QUE VA FAIRE ALASSANE OUATTARA AU SENEGAL EN PLEIN DEUIL NATIONAL?»



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Par Connectionivoirienne.net | La Rédaction


« Sur invitation du Président de la République du Sénégal, Son Excellence Maitre Abdoulaye WADE, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA effectuera une visite d'amitié et de travail à Dakar, du jeudi 12 au vendredi 13 mai 2011. Fait à Abidjan, le 11 mai 2011". Voici le communiqué officiel sur ce voyage, reçu hier de la présidence ivoirienne.

« Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d'Ivoire, invite les ivoiriens et les populations vivant en Côte d'Ivoire, à observer un deuil national de trois (03) jours, en hommage à tous les morts de la crise post électorale, les 12, 13 et 14 mai 2011, sur toute l'étendue du territoire, avec mise en berne du drapeau national » lit-on ce jeudi 12 mai dans un autre communiqué de la Présidence de la République.

Disons le tout net, le bon sens a du mal à comprendre la simultanéité de ces deux événements. Voici un président dont le pays est « couché à plat-ventre » pour reprendre ce terme familier à notre ainé Serge-Nicolas Nzi, un pays pillé, épuisé, déstructuré, sans police, sans gendarmerie, sans armées réelles, truffé de seigneurs de guerre mais aussi de combattants étrangers Burkinabé, Maliens et Libériens entre autres. Un pays qui compte et continue de compter ses morts. Un pays dont la capitale économique est soumise au desiderata des seigneurs de guerre. Un pays qui regorge de près d'un million d'habitants déplacés ou refugiés, suite à la grave crise armée née du refus de l'ex-président Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite électorale, le 28 novembre 2010 dernier. En clair, les tâches urgentes pour un président élu dans un régime présidentiel aussi fort que celui de la 2ème République de Côte-d'Ivoire, ne manquent pas. « Ce voyage, c'est de la comédie et de la foutaise! », nous confiait un collègue ce matin, depuis Londres. « Il n'y a aucune sincérité là-dedans frère, ce sont des larmes de crocodiles ».

Après avoir chassé Gbagbo, le mauvais perdant, en grande partie grâce aux bombardements des forces françaises et onusiennes, Alassane Ouattara pour sa véritable première sortie des salons très feutrés d'Abidjan, « profite » du deuil national pour se rendre au Sénégal, officiellement sur invitation du président sénégalais, Abdoulaye Wade. Quel sens peut donner le citoyen lambda à ce voyage qui coïncide avec un deuil national ? Mépris pour son propre peuple ? Manque de compassion ? Le chef de l'État ivoirien Ouattara ne pouvait-il pas se rendre à Dakar après la période de deuil national que lui-même vient de décréter ? La sagesse n'aurait-elle pas voulu que ce soit le président Wade qui se rende en Côte-d'Ivoire en soutien à ce pays frère meurtri ? Pourquoi s'absenter du territoire national pendant que la Nation entière rend hommage à ses fils et filles de tous bords politiques, à jamais disparus ? Ce voyage, selon plusieurs observateurs et simples citoyens, n'est aucunement opportun vu son timing mais aussi vu les urgences auxquelles les populations ivoiriennes sont actuellement confrontées.

Petites questions avant de terminer. Combien de milliards coûtera la fastueuse investiture (Ndlr, après avoir déjà prêté serment) prévue pour le 21 mai prochain, à Yamoussoukro ? Les Ivoiriennes et Ivoiriens auront-ils un droit de regard sur la note finale que « leur » petit millier d'invités (VIP) leur coûtera ?



Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

mercredi, 11 mai 2011

COTE D'IVOIRE: INVESTITURE D'ALASSANE OUATTARA – LE 21 MAI MENACE


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Le 11 mai 2011, par Le Temps


La date du 21 mai 2011, prévue pour l'investiture du Président de la communauté internationale en Côte d'Ivoire, le Dr Alassane Ouattara, est sous le coup d'une menace. En effet, selon des informations en provenance de l'intérieur du pays, des attaques sont annoncées dans les jours à venir, hypothéquant ainsi la grande messe voulue par le camp Ouattara à Yamoussoukro. Déjà des sources bien introduites annoncent la crainte de certains invités de marque à y effectuer le déplacement, vu l'atmosphère devenue de plus en plus sensible.

Des localités comme Sassandra, Gueyo et notamment Soubré, seraient occupées par les Libériens. Ces derniers qui avaient observé un repli stratégique il y a une semaine, ont décidé selon ces mêmes sources, de revenir à la charge. Ainsi, ils se seraient déjà emparé des principales villes côtières et du Sud Ouest du pays, en attendant l'ouverture d'autres fronts. Une information qui jette un froid dans le camp Ouattara s'apprêtant à célébrer sa frauduleuse victoire à la présidentielle. Ainsi, même protégés par l'armée française, Ouattara et ses hommes n'ont pas encore la maîtrise de la situation en dépit de ce qui se raconte.


Odette Latté


Source: IVOIREBUSINESS.NET

 

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ABSENCE D'HENRI KONAN BEDIE A LA PRESTATION DE SERMENT D'ADO: VOICI LES VRAIES RAISONS


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Le 11 mai 2011, par Le Temps


Le président du Pdci et ancien chef de l'Etat de Côte d'Ivoire Henri Konan Bédié, a brillé par son absence à la cérémonie officielle de prestation de serment du nouveau Président de la République Alassane Ouattara, le 6 mai 2011. Pour la presse pro-Ouattara, il s'agit d'un contretemps, puisque Henri Konan Bédié célébrait ce jour-là ses 77 ans. En réalité, cette sortie de la presse pro Ouattara n'est qu'un prétexte pour cacher la vérité aux Ivoiriens. Car en réalité, depuis la disparition d'Ib, le torchon brûle entre Henri Konan Bédié et Ado. Le premier reprochant au second sa propension à vite ôter la vie à des personnalités, et le second acceptant difficilement ces reproches, les qualifiant d'ailleurs de défiance à son autorité. Aussi, depuis lors, rien ne va-t-il plus entre les deux grandes têtes de pont du Rhdp.

Conséquence : Henri Konan Bédié s'est retiré dans sa ville natale, Daoukro. C'est de là-bas que N'Zuéba aurait décidé de boycotter la cérémonie de prestation de serment d'Ado. Vu cette absence très remarquée et critiquée au sein du Rhdp, Ouattara a commis un groupe d'émissaires auprès de N'Zuéba pour lui demander d'être présent le 21 mai prochain à Yamoussoukro, quitte à laver le linge sale en famille plus tard. Toutefois, il convient de noter que l'exécution d'Ib a ouvert des plaies au sein du Rhdp qui ne se cicatriseront pas de sitôt malgré la réconciliation nationale annoncée à grande pompe. De plus en plus, l'on évoque le problème du Cema des forces armées de la rébellion, Soumaïla Bakayoko. Ce dernier serait lui aussi en froid avec ses amis d'hier. Des sources l'annoncent même en résidence surveillée. Une thèse beaucoup plus plausible sur son absence aussi à la prestation de serment du 6 mai dernier. Soumaïla Bakayoko est effacé des décisions militaires depuis l'offensive de la rébellion qui a emporté le régime de Laurent Gbagbo.


Odette Latté


Source : IVORIAN.NET


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SENEGAL: ALASSANE OUATTARA, PRESIDENT DE COTE D'IVOIRE RESIDANT A DAKAR, EN VISITE OFFICIELLE A SON LIEU DE RESIDENCE

 

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En effet il faut le savoir, Alassane Ouattara, Président de Côte d'Ivoire qu'il est, ne résiderait pas à Abidjan pour des raisons de sécurité car il ne fait confiance à personne.

Ni à son armée les FRCI, ni aux FDS du général Philippe Mangou. De source proche de l'hôtel du Golf, il dormirait tous les soirs à Dakar. C'est de là que tous les matins, il prendrait un vol spécial pour venir présider la Côte d'Ivoire, à l'hôtel du Golf et maintenant au palais présidentiel, depuis son investiture par Paul Yao N'dré.

Quand la présidence sénégalaise dans un communiqué lu à l'antenne de la télévision publique RTS, annonce que "Le nouveau président de la République de Côte d'Ivoire, Son Excellence le président Alassane Dramane Ouattara, effectuera une visite d'amitié au Sénégal le jeudi 12 mai 2011 à partir de 16H00 (heures locale et GMT)", c'est dans l'ordre des choses.

Alassane Ouattara effectuera donc jeudi une "visite d'amitié" à Dakar, son premier voyage à l'étranger depuis sa prestation de serment le 6 mai, a annoncé mardi soir la
présidence sénégalaise, le qualifiant d'"ami" du pays.

Ce n'est pas un hasard, comme on le voit, si Alassane Ouattara a tenu à réserver sa première sortie après sa prestation de serment au Sénégal. En plus de la couchette et des raisons officielles « des relations traditionnelles qui ont toujours existé entre le peuple ivoirien et le peuple sénégalais", Ouattara doit beaucoup à Wade qui a été l'un des bras séculiers de la France dans son putsch sanglant contre le Président Gbagbo.
On se souvient qu'entre les deux tours de la présidentielle, Ouattara avait effectué une visite éclair à Dakar pour prendre les conseils de Wade et quelques milliards de Fcfa.
Cela avait crée un incident diplomatique entre Dakar et Abidjan, Gbagbo n'hésitant pas à rappeler son ambassadeur à Dakar pour consultation.

La chute de Laurent Gbagbo "est une très bonne chose", avait réagi le président Wade dans un entretien avec le journal français Le Figaro publié le 13 avril.

"A l'avenir, aucun chef d'Etat africain ne pourra plus s'aviser de refuser le verdict des urnes. Si l'on avait accepté le maintien de Laurent Gbagbo au pouvoir, ce n'était plus la peine d'organiser des élections en Afrique", avait-il dit.

Nul doute que les deux hommes auront énormément de choses à se dire, s'ils ne se le disent déjà, car Alassane Ouattara, Président de Côte d'Ivoire qu'il est, travaille le jour à Abidjan mais passe toutes ses nuits à Dakar.


Nous y reviendrons.



Christian Vabé


Source : IVOIREBUSINESS.NET

mercredi, 27 avril 2011

Pr GORGUI DIENG - COTE D'IVOIRE: OUATTARA A L'EPREUVE DE LA LEGALITE CONSTITUTIONNELLE



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Tout observateur averti doit se rendre compte que Ouattara, le président ivoirien 'reconnu par la communauté internationale' (une première dans les relations internationales, car jusqu'à récemment, c'étaient les Etats qui étaient reconnus par l'Onu!) est dans une situation très peu enviable. Son ami Sarkozy, président de la France néocolonialiste, qui ne défend que ses propres intérêts électoralistes et ceux économiques et stratégiques de son pays malgré les discours sur le devoir humanitaire, a bombardé et capturé comme un gorille le président élu par le peuple ivoirien et investi par le Conseil Constitutionnel de Côte d'Ivoire. Pour ensuite l'installer, lui le 'policé', dans le fauteuil de Président de Côte d'Ivoire. De Gouverneur de la nouvelle colonie française de Côte d'Ivoire, pour bon nombre d'Africains outrés par les méthodes condescendantes de l'Onu et de Sarkozy. Mais comme le dit si bien l'adage wolof : 'il est plus facile de voler un tambour que de trouver un endroit propice pour le battre'. L'euphorie de la victoire a fait long feu. Se dresse subitement, comme une montagne infranchissable, la difficulté de l'exercice du pouvoir acquis anticonstitutionnellement.

Ouattara sait qu'il a été reconnu et imposé aux Ivoiriens par la 'Communauté internationale' qui a été roulée dans la farine par la France. Gbagbo mis dans un trou, il se rend compte maintenant qu'il doit administrer des Ivoiriens et non la 'Communauté internationale'. Pour cela, il a besoin de légalité constitutionnelle que seul le Conseil Constitutionnel de son pays peut lui conférer ! Dure réalité ! Et techniquement, il est dans une terrible impasse dans la mesure où le monsieur n'est, au meilleur des cas, que le 'président élu' par la 'Communauté internationale', et non le 'président officiel' de Côte d'Ivoire. Légalement, c'est Mamadou Koulibaly, le Président de l'Assemblée Nationale, qui doit assurer l'intérim de Gbagbo, empêché par la France de poursuivre son mandat ! D'ailleurs le Conseil Constitutionnel a constaté la vacance du pouvoir depuis le 16 avril ! Par conséquent, tous les actes que Ouattara pose, toutes les décisions qu'il prend (emprisonnement des Gbagbo et mise en résidence surveillée des dignitaires du FPI, entre autres) sont illégaux et arbitraires et rappellent ceux des putschistes au lendemain de leur Coup d'Etat ! Ses souteneurs le savent bien, c'est pourquoi ils exigeaient de Gbagbo une renonciation du pouvoir qu'ils n'obtiendront jamais malgré les bombes et les humiliations... Il leur a tenu tête, même après son arrestation !

Après avoir usé de la force armée et arraché le pouvoir au Président précédemment investi par le Conseil Constitutionnel, Ouattara se voit maintenant obligé de recourir au Président de ladite institution qui l'a déjà déclaré battu. Pour pouvoir gérer le pays en toute légalité... Comme si le ridicule ne tuait pas ! Supplier Paul Yao Ndré, qui s'était réfugié à Accra (c'est cela la réalité !) de rentrer dare-dare à Abidjan pour procéder à son investiture, après celle de Gbagbo effectuée par le même personnage, nous paraît relever de la fiction romanesque. Yao Ndré doit alors retourner sa veste et le déclarer, lui, nouveau vainqueur et l'installer dans ses fonctions de Président de Côte d'Ivoire devant un parterre d'invités de marque venus, à n'en pas douter, des quatre coins du globe! Avec certainement le tombeur de Gbagbo, Sarko, aux premières loges ! Soyons sérieux ! Pour un même match, il ne saurait y avoir deux vainqueurs déclarés et intronisés champions par le même arbitre ! Si cela se passait, ce serait décidément l'événement politique le plus cocasse du siècle commençant. Et l'Afrique toucherait les bas-fonds du ridicule...

Pourquoi Ouattara n'a-t-il pas demandé à l'Onu et à la 'Communauté Internationale' qui l'ont 'reconnu' comme 'président légitime' d'accepter qu'il prête serment devant Choi ou Ban Ki-Moon ? A Abidjan ou à New York... Il sait que dans tous les pays la Cour Suprême ou le Conseil Constitutionnel est l'unique instance qui donne la victoire électorale et la légalité. Sans appel... En admettant cela, l'ami de Sarkozy et de Carter III doit admettre aussi que Laurent Gbagbo, qui a été déclaré élu par le Conseil Constitutionnel dont il accepte les prérogatives - parce qu'il l'implore de l'investir -, est, jusqu'à preuve du contraire, le président 'légal' de Côte d'Ivoire. Aujourd'hui évincé du pouvoir par la force, ce dernier est victime d'un Coup d'Etat ! Aucun constitutionnaliste ne peut dire le contraire !

En demandant au Président du Conseil Constitutionnel de l'investir, Ouattara cherche à faire d'une pierre deux gros coups. D'abord, obtenir la légalité qui lui fait défaut ; ensuite, prouver au monde entier que Yao Ndré a été manipulé par Gbagbo. Mais, nous osons croire que le concerné est suffisamment intelligent pour savoir qu'il saisit là le bon bout qu'on lui a tendu sans peut-être le savoir. En lieu et place de l'investiture attendue par Ouattara, la France et l'Onu, Paul Yao Ndré doit saisir cette aubaine pour apporter les preuves qui ont motivé l'annulation du vote dans sept départements du Nord et l'élection de Gbagbo. Il a l'occasion idéale de prouver qu'il avait agi en technicien du droit et non en partisan du président sortant.

En faisant cela, le Professeur titulaire de Droit constitutionnel prouvera son impartialité dans cette affaire et sauvera l'honneur de l'université africaine et confondra ses détracteurs. Et Gbagbo et les siens auront plus de chance de se tirer d'affaire... Mais si le professeur ne détient aucune preuve, ou en détient mais cède aux pressions et aux promesses et procède à l'investiture de Ouattara, il devra savoir qu'il sera tenu pour responsable numéro un de tous les maux dont souffre la Côte d'Ivoire depuis la proclamation des résultats de novembre 2010 : tueries, massacres, enlèvements, déplacements des populations, exacerbation de la haine intercommunautaire, non-paiement des salaires depuis deux mois, dislocation de l'Armée, de la Police et de la Gendarmerie, dysfonctionnement de l'Etat, effondrement de l'économie...

Une autre option s'offre à Paul Yao Ndré. Le jour de la prestation de serment, il peut dire tout tranquillement : 'Monsieur Alassane Dramane Ouattara, vous avez pris le pouvoir par la force armée, avec le soutien décisif de la France ; la CEDEAO, l'Union Africaine, l'Onu et la 'Communauté internationale' vous ont reconnu et me demandent de vous installer dans les fonctions de président de la République de Côte d'Ivoire. Je le fais sans état d'âme... Pour les raisons que vous savez... Gbagbo n'est plus président ! C'est vous le nouveau président ! Vive la Côte d'Ivoire ! Vive la France !'

 

 

Pr. Gorgui Dieng


Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal