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jeudi, 01 août 2013

«LA COTE D’IVOIRE VA ETONNER LE MONDE», AVAIT PROMIS OUATTARA - LA RTI A L’HEURE DU RATTRAPAGE ETHNIQUE ET DE LA GESTION CLANIQUE


 

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Ahmadou Bakoyoko, DG de la RTI


Directeur général: Ahmadou Bakoyoko

Directeur de l'information RTI 1 et RTI2: Koné Laciné 

Directeur des chaines Tv et Rti Bouaké : Touré Sanga

Directrice de Radio Côte d'Ivoire : Saly Silué Konaté

Directrice Rti Publicité : Mariama Da Chagas 

Directeur de la Production des Magazines et Fictions de RTI1 : Cissé Mohamed Lamine

Directeur de la future Société de Diffusion de Côte d'Ivoire: Yéo Adama 

Directeur des ressources humaines : Touré Aboubacar

Directeur de la comptabilité : Abou Hogo

Directrice des reportages : Habiba Dembélé-Sahuet

Directeur des programmes: Koné Lanciné

Directeur de la diffusion: Siédou Coulibaly

Directeur de l'information : Traoré Abou 

 

Tous ressortissants du Nord de la Côte d’Ivoire.

Le pays avance ! ! !

mercredi, 31 juillet 2013

GUILLAUME SORO, MEDIATEUR DE L’OIF EN EGYPTE: UNE INSULTE A LA CONSCIENCE HUMAINE

 

côte d'ivoire,Guillaume Soro, médiateur de l’OIF en Egypte,Une insulte à la conscience humaine,Benjamin Koré,le quotidien ivoirien "Notre Voie" du 17 juillet 2013

 

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) a décidé d’envoyer une mission d’information et de contact en Egypte afin d’aider au règlement du conflit politique qui secoue ce pays. Selon le communiqué produit à cet effet, le secrétaire général de l’OIF, le controversé Abdou Diouf, a porté son choix sur Guillaume Soro Kigbafori, ex-chef de la rébellion armée ivoirienne et président du Parlement sous le régime Ouattara, pour conduire cette mission au Caire du 16 au 20 juillet 2013.


Toute initiative visant à éteindre le foyer de tension en Egypte est salutaire. Mais le choix porté sur Soro au nom de l’OIF, l’organisation francophone commune, constitue un véritable scandale. D’autant que Soro a dirigé une rébellion qui a commis de pires atrocités et des membres de cette rébellion continuent de sévir en toute impunité. Par ailleurs, M. Diouf dépêche M. Soro en Egypte alors que la Côte d’Ivoire que ce dernier et ses amis rebelles ont martyrisé depuis septembre 2002 est toujours en lambeaux. Parce que la crise sociopolitique ivoirienne demeure. Elle s’est même accrue depuis la guerre postélectorale. Certes les armes se sont tues, mais la fracture sociale est abyssale et les lendemains sont de plus en plus incertains. Les communautés qui peuplent la Côte d’Ivoire continuent de s’affronter à mort

du fait des animosités entre elles. Récemment dans la région de Bouaflé, Baoulé et Burkinabé se sont affrontés faisant plusieurs morts. Le pays est devenu une bombe à retardement qui peut exploser à tout moment. Insécurité galopante, violations des droits humains, Justice des vainqueurs, réconciliation compromise etc., tout est là pour une déflagration. Il est donc incompréhensible qu’Abdou Diouf dépêche Guillaume Soro Kigbafori

sous d’autres cieux alors que la Côte d’Ivoire, le pays dont Soro est censé être le N°2 du régime en place, est dans la tourmente.  La preuve, le dialogue entre le pouvoir et l’op - position significative est bloqué. Le Fpi, principal parti d’opposition, demande au régime Ouattara la désignation d’un médiateur pour faciliter le dialogue politique. Si Abdou Diouf estime que Guillaume Soro a une âme de médiateur, pourquoi ne lui demande-t-il pas de faciliter le dialogue politique en Côte d’Ivoire ?

Vers la Cpi…

Si Soro est porté au premier plan de la scène politique ivoirienne, c’est parce qu’il a choisi la voie des armes. Il demeure le responsable de l’aile civile de la rébellion armée. En choisissant Soro, Abdou Diouf continue de se révéler comme un soutien de l’ex- rébellion armée en Côte d’Ivoire. On se souvient qu’il était très en verve durant la crise postélectorale ivoirienne en appelant de tous ses vœux d’utiliser la force pour renverser Laurent Gbagbo du pouvoir. On se souvient qu’il avait encouragé Gbagbo à permettre la candidature d’Alassane Ouattara en promettant le désarmement des rebelles. Gbagbo, de bonne foi, l’a fait. En retour, Abdou

Diouf n’a pas exigé des rebelles qu’ils désarment. S’il choisit aujourd’hui Soro pour la mission de l’OIF en Egypte, cela signifie qu’il est dans sa logique de faire chemin avec la rébellion armée qui a déstabilisé la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui que la rébellion est au pouvoir en Côte d’Ivoire, Abdou Diouf tente de donner une carrure internationale à Soro. D’où cette mission égyptienne. Où étaient Abdou Diouf et l’OIF quand un coup d’Etat a emporté Amadou Toumani Touré (ATT) au Mali ? Diouf était à la tête de l’OIF. Alassane Dramane Ouattara à la tête de la Cedeao et Soro était toujours un des dirigeants de la Côte d’Ivoire. Ils étaient tous là, mais ils n’ont pas levé le petit doigt en faveur d’ATT alors que ce dernier a été démocratiquement élu comme Mohamed Morsi en Egypte. Diouf, Ouattara et Soro ont plutôt œuvré à parachever le coup d’Etat en laissant ATT prendre le chemin de l’exil sénégalais parce que c’était la volonté de la France sous Nicolas Sarkozy. La Côte d’Ivoire, le Togo, la Guinée-Conakry et bien d’autres pays francophones sont en crise. Mais l’OIF reste amorphe et aphone. On a tout compris.


Benjamin Koré, in le quotidien ivoirien "Notre Voie" du 17 juillet 2013.

lundi, 29 juillet 2013

MAMADOU KOULIBALY: LA COTE D'IVOIRE, PAYS DES MERVEILLES SOUS OUATTARA

 

côte d'ivoire,mamadou koulibaly,président de lider,la côte d’ivoire pays des merveilles sous ouattara

 

Dans une homélie prononcée le samedi 29 juin 2013 à la cathédrale d’Agboville, Mgr Alexis Touably Youlo, l’évêque du diocèse, qui procédait à l’ordination du docteur en économie Abel Béranger Ndjomon comme prêtre de la «Compagnie de Jésus», nous a expliqué combien il était important pour la paix et la réconciliation en nous-mêmes, dans nos familles, dans nos villages et villes et dans notre pays, que nous nous émerveillions les uns les autres. «Emerveillez-vous !» nous a-t-il dit. Il nous a fait répéter à nos voisins «tu m’émerveilles». Il a conseillé que l’époux devrait en permanence s’émerveiller devant l’épouse et vice versa. Que l’homme du sud, du nord, de l’est, de l’ouest ou du centre devrait s’émerveiller devant son semblable d’ailleurs. Que l’Ivoirien devrait s’émerveiller devant le non Ivoirien. Tous, nous sommes des créatures différentes et nos différences doivent toujours être perçues comme des merveilles. En écoutant l’ecclésiastique, je me suis aperçu que nous pouvons tous nous émerveiller devant le personnel politique ivoirien.

Système D comme Démagogie, Déficit, Dette, Désespoir, Désastre, Discrimination, Détournements

N’est-ce pas que les hommes et les femmes qui font la politique chez nous nous émerveillent continuellement ? Mais de quoi viendrait cet émerveillement politique ? Emerveillons-nous devant ce que Jean-Gilles Malliarakis appelait, il y a dix ans déjà, le système D en parlant, à l’époque, dans un autre contexte et d’un autre pays. Pour cet auteur, le système D qu’il évoquait n’a rien à voir avec la débrouillardise et est «l’aboutissement de l’expression d’une démarche perverse à nos yeux mais parfaitement cohérente dans la réaffirmation de vieux dogmes que certains croyaient abandonnés». Hélas, les gouvernements se suivent et se ressemblent et il y a des raisons de s’émerveiller devant le statu quo dynamique qui permet à quelques politiciens de mener la danse, de nous entrainer dans des tangos infinis, de nous donner le vertige, de nous tourner la tête, de nous tourner en rond, toujours. Emerveillez-vous devant ce système D qui permet à ceux qui gouvernent l’Etat de Côte d’Ivoire de régner. Le système D en question se décline en plusieurs aspects tous liés et auto entretenus. D comme Démagogie, D comme Déficit, D comme Dette, D comme Désespoir, D comme Désastre, D comme Discrimination, D comme Détournement de fonds publics. Emerveillez-vous donc chaque jour de la semaine avec un D.

Lorsqu’il était candidat à la Présidence de la République, le programme du Dr Ouattara était celui du «vivre ensemble». Le semestre qui a suivi son arrivée au pouvoir, il a avoué qu’il ne s’attendait pas à trouver une situation plus catastrophique que celle qu’il avait anticipée. Ses calculs se sont donc révélés faux. Le dépérissement de l’Etat était, dit-il, plus profond. La défaillance de l’Etat était au-delà de ce qu’il avait cru, lui qui a été pourtant représenté au gouvernement par plusieurs ministres – et non des moindres –, qui a partagé le pouvoir depuis le 5 août 2002, date d’entrée de son parti au gouvernement ; lui qui a eu depuis janvier 2003 le statut de président d’Institution ; lui qui a participé à la cogestion du pouvoir et dont les hommes ont contrôlé un Etat parallèle à l’Etat de Côte d’Ivoire appelé à l’époque zone Cno ; lui enfin avoue n’avoir rien compris à ce qui se passait alors. N’y a-t-il pas de quoi s’émerveiller : constater qu’après dix ans de règne, Ouattara avoue ne rien comprendre au pouvoir en Côte d’Ivoire ? Dès le premier semestre, il a abandonné le programme du «vivre ensemble» pour la chasse aux sorcières de ses présumés adversaires et ennemis. Chasse qu’il a conduit jusqu’à ce qu’il se rende compte que la vengeance ne paye pas toujours en termes de stabilité, d’emploi et de croissance.

Il passe, pendant le second semestre, au programme du «rattrapage ethnique», pour constater, en fin de première année, que le chômage ne baisse pas, bien au contraire, il augmente avec le chômage ethnique et le coût de la vie de plus en plus élevée.

A 30 mois de la fin de son mandat, Ouattara a un nouveau programme de gouvernement: être candidat en 2015

Il abandonne ces premières logiques impuissantes pour passer au programme de «l’émergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020», grâce à de vieux programmes de dépenses publiques d’infrastructures de la fin des années 70 qu’il dénomme Pnd (plan national pour le développement). Il fait des campagnes de communication sur la croissance économique qui serait de retour avec des taux de 10%, mais constate que la pauvreté et le coût de la vie augmentent aussi dans des proportions incalculables. Comme les chiffres qui sont utilisés pour évaluer la croissance sont faux, il lui est difficile de dire que ceux utilisés pour évaluer la pauvreté, le chômage et le coût de la vie sont eux aussi faux. A faussaire, faussaire et demi. Une fois de plus, il change, le Pnd est oublié et on s’engage, trente mois avant les élections, avant même qu’il nous dise combien d’habitants il y a en Côte d’Ivoire, avant qu’il ne mette en place une commission électorale sérieuse, avant qu’il ne nous permette de reconstituer la liste électorale, dans son nouveau programme de gouvernement : il sera candidat en 2015, car il ne peut réaliser ses promesses électorales faites entre 1994 et 2010, en seulement 5 ans. Il lui faut un autre mandat et dans les trente mois à venir, tel sera son programme : convaincre les populations qu’il fera en sept ans ce qu’il n’a pas fait en trois ans. Il ira en campagne ici à l’intérieur du pays et aussi à l’extérieur car, à défaut de travailler pour avoir de l’argent, il ira s’endetter pour y arriver.

Devant notre émerveillement le président passe à la vitesse supérieure. Il faut trouver un thème de campagne qui paye, et qui, par le passé a bien payé. «Je vais régler maintenant les questions de nationalité et de foncier».

Juste pour détourner l’attention des populations sur la mauvaise gouvernance et les grandes déceptions, pour remobiliser un électorat qui, par le passé, a été très sensible à son discours identitaire, la candidature annoncée et appuyée par un projet de règlement présenté comme conjoint entre la nationalité et le foncier rural. Quel émerveillement, quand des gens qui nous disaient il y a quelques temps, lors du conclave de Bassam, être définitivement sortis du cadre de Marcoussis, se retrouvent à invoquer les accords de Marcoussis ! Ces accords, conçus pour un gouvernement de réconciliation nationale, avaient pour but de chasser le détenteur du pouvoir de l’époque. Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans le cadre d’un gouvernement de transition ou de réconciliation, du moins c’est ce que nous nous autorisons à penser. Marcoussis a été appliqué selon les désidératas de Ouattara et le dossier semblait clos, lorsqu’il est ressorti de nouveau d’une part pour la nationalité et le foncier et d’autre part pour l’âge limite autorisée par l’article 35 de la constitution pour briguer un mandat de la présidence de la république. Emerveillez-vous !

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Une lecture sélective de Marcoussis qui aboutit à la transformation d’une armée nationale en garde prétorienne privée de Ouattara

Marcoussis demandait le désarmement des rebelles dès la mise en place du gouvernement de réconciliation nationale. Ouattara ne l’a jamais accepté et aujourd’hui, pendant sa tournée dans les Savanes, non seulement il a justifié cette rébellion, mais il a proclamé en plus qu’il en est fier dans une région où plus de deux cents (200) personnes ont été assassinées dans un conteneur par le chef de guerre local, promu par Ouattara alors qu’il est sous sanctions onusiennes. Rien n’a été fait pour le désarmement et les élections se sont déroulées contre l’esprit et la lettre de Marcoussis. Les rebelles, après avoir pillé le nord, mettent maintenant à sac toute la Côte d’Ivoire. Le nord aurait donc oublié les crimes de la rébellion ? Quelle merveille !

Marcoussis voulait le désarmement des forces belligérantes, mais Ouattara, après sa victoire militaire, n’a désarmé que les Forces de défense et de sécurité (Fds) de l’Etat de Côte d’Ivoire. La retraite obligatoire et d’office a été imposée aux agents des Fds qui ne le souhaitaient pas. La retraite sans promotion pour certains qui en avaient atteint l’âge. La promotion à des postes diplomatiques pour d’autres enfin, qu’il aurait fallu maintenir pour la mise en place de la nouvelle armée. Le désarmement version Ouattara : transformer l’armée nationale en sa garde prétorienne privée. Quelle merveille !

Marcoussis voulait que les médias d’Etat ne soient pas caporalisés pour le compte d’un parti et qu’il leur soit donné impartialité et indépendance. Ils sont devenus, depuis Marcoussis, et le restent encore, des instruments de propagande du président de la République et du clan le plus fort du pouvoir en place. Quelle merveille !

On peut s’émerveiller de cette lecture sélective de Marcoussis par le personnel politique ivoirien. D’ailleurs , l’émerveillement ne date pas d’aujourd’hui quand on se souvient des métamorphoses des accords de Marcoussis signés le 24 janvier 2003. Aujourd’hui, en juillet 2013, plus de dix ans après, les accords sont passés par différents avatars. Le 30 juillet 2004, on les a renommés accords d’Accra, puis le 6 juin 2005, ils ont été rebaptisés accords de Pretoria, pour finir le 4 mars 2007 comme l’accord politique de Ouagadougou. Emerveillez-vous donc ! Avatars ? Quelle merveille !

Pillage systématique du sol et du sous-sol par des mafias politiques

Faire un traitement conjoint des questions de la nationalité et du foncier rural revient à se lancer dans une mission impossible, mais qui aura l’effet recherché de réveiller les vieux démons de l’ivoirité, de la xénophobie et de l’exclusion dans une ambiance qui suit l’annonce de la candidature du Dr Ouattara, président de la République en exercice.

Depuis les violences de la crise post électorale, de nombreux Ivoiriens sont rejetés par leur État et sont réfugiés au Libéria, en Guinée, au Mali, au Burkina Faso, au Ghana, au Togo, au Benin et bien plus loin encore. Non content de négliger le phénomène et de se montrer incapable de les rassurer et de les faire revenir, Alassane Dramane Ouattara propose plutôt de régler en urgence de prétendus cas d’apatrides, c’est-à-dire des gens qui vivraient en Côte d’Ivoire depuis l’indépendance de 1960 et qui ne seraient citoyens de nulle part. Alors qu’il interdit la nationalité à de nombreux citoyens ivoiriens en exil, il cherche de putatifs apatrides auxquels il voudrait donner la nationalité. N’y a-t-il pas de quoi s’émerveiller?

Le président Ouattara, face à la déperdition de sa popularité et pour remobiliser ce qui était son électorat traditionnel avant son arrivée au pouvoir, tente de ressortir les démons de la division qui lui avaient été tellement favorables par le passé. Ces démons collectivistes qui entraînent les populations à choisir non plus leurs destinées propres, en tant que citoyens, en tant qu’individus, en tant que personnes humaines, mais à se définir d’abord comme groupes plus ou moins homogènes. Pour Alassane Dramane Ouattara, les habitants de notre pays appartiennent à leurs langues, à leurs ethnies, à leurs tribus, à leurs religions ; ils ne s’appartiennent pas à eux-mêmes. Le démon du repli identitaire qu’il veut attiser est celui qui nous conduit à choisir notre groupe tribal et à nous identifier à ce groupe comme entité homogène autonome. Le résultat est que chacun de nous, les partis politiques en premier, doit définir le groupe qu’il aime et ceux qu’il n’aime pas selon l’humeur du moment, selon les alliances du moment, selon les tactiques politiques du moment. Le gouvernement doit en faire autant et même donner l’exemple. Cet holisme politique, qui instrumentalise l’ethnie, la tribu, la région, la religion en les mettant à la disposition des ambitions politiques, cultive la discrimination collective, oppose les groupes ethniques, nourrit les antagonismes de groupes, les envies, les jalousies, les conflits communautaires. Lorsque vous êtes dans une catégorie peu nombreuse ou peu appréciée par le pouvoir dont la détention donne des forces, vous serez brimé parce que votre seule valeur se trouve dans votre nombre et votre identité collective, tribale. Ce collectivisme définit des catégories importantes et fortes et les impose aux catégories classées comme peu importantes et faibles. Ce système discriminatoire et tribal conduit aux conflits tribaux et ethniques. Faut-il s’en émerveiller ?

Combiner cette approche discriminatoire et les questions foncières, c’est nous éloigner du fond du règlement des questions foncières et, pendant ce temps, mieux organiser le pillage systématique des ressources du sol et du sous-sol par le canal de mafias politiques. Ce constat pousse à espérer que les Ivoiriens prennent conscience des dangers du système D dans la république de Ouattara, et que l’émerveillement béat et fataliste fasse place à l’éveil des consciences et à l’action. Ensemble, nous réussirons.

 

Mamadou Koulibaly

Président de LIDER

dimanche, 28 juillet 2013

COTE D’IVOIRE: DEBAT SUR LA NATIONALITE - DEUXIEME ZERO AU MINISTRE CISSE BACONGO

 

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«La force des muscles n’est pas un critère d’attribution de la nationalité ivoirienne»

 

Allons-nous céder à l’autocensure au motif qu’émettre des réserves sur la naturalisation en masse voulue par le pouvoir et ses thuriféraires, ou la refuser totalement, ferait de nous des xénophobes de la pire espèce ? Non, il n’est pas question de se comporter comme dans une mafia car, ce dont il est question n’est pas l’affaire d’un groupuscule ou de quelques chargés de cours aux arguments souvent en déphasage avec leurs immenses parchemins

Nous avons lu récemment dans la presse, une contribution du Ministre de l’Enseignement Supérieur, M. Cissé Bacongo. Cette contribution selon lui, était une réponse au riche travail fourni par le Professeur Hubert Oulaye. Nous n’allons pas parler au nom du Professeur, qui, nous le pensons,  au moment voulu, rangera dans les placards son étudiant. Nous irons tout simplement chercher dans les débris des injures et  tournures ronflantes, des paragraphes qui ôtent notre éminent Bacongo du chemin du bon sens. Nous irons de questionnement en questionnement pour tenter de cerner la profonde pensée du Ministre, pensées masquées dans des confusions inacceptables.

L’effectivité de la nationalité française selon Bacongo

Selon le Ministre, avant 1960, seule prévalait la nationalité française dans les ex-colonies françaises. Selon lui, la nationalité française était effective. Pour séduire ses suiveurs, il prend en exemple le cas, Houphouët Boigny devenu Député à l’Assemblée Nationale française. Cela est, à ses yeux, suffisant pour parler de l’effectivité de la nationalité française. Nous estimons que l’argument est léger. En effet, Bacongo ne démontre pas que le plus petit paysan de l’époque coloniale avait effectivement la nationalité française. Ce paysan se reconnaissait-il français dans l’âme ? C’est à ce niveau que se situe le caractère purement formel de la nationalité française. Cela est d’autant plus vrai que lors des recrutements organisés dans les ex-colonies françaises pour constituer ce qu’on appelle « les tirailleurs sénégalais », il y a eu de fortes résistances notamment chez les bambaras (Mali). On ne peut logiquement se considérer comme un citoyen Français et s’opposer à l’idée d’aller combattre pour libérer « sa patrie ». On ne peut pas non plus comprendre que les colons tuent des noirs qu’ils disent être français de droit (révolte des bambaras contre l’enrôlement 1915-1916),  les enrôlent de force, alors que les « français blancs » se portent volontaires pour la libération de leur pays. On ne devient pas français parce qu’un édit royal a proclamé que tout les petits nègres « esclavagisés » (!!!) sont des citoyens français, pour que ces derniers sentent vibrer en eux la fibre française. Si le Ministre Bacongo avait bien lu l’arrêt Nottebohm, CIJ 1955, il aurait compris que les noirs cohabitaient certes avec les colons sur le même territoire, mais que les autochtones n’avaient aucun lien socio-affectif avec ces colons. Il y avait une différence de traitement entre les français nègres et les français blancs. Les premiers étant les sujets des seconds. D’où les différentes résistances observées durant la période coloniale.

En définitive, le Ministre à tort de penser que le statut d’«évolué » du Président Houphouët avait contaminé l’ensemble des noirs de l’AOF. Il s’agissait bien d’une nationalité purement formelle pour ne pas parler de présomption de nationalité française.

Qu’est-ce que l’origine selon Bacongo?

Le  Ministre nous offre une définition tirée du Petit Robert, édition 2013. Le petit Robert étale plusieurs acceptions du terme « origine ». On citera par exemple, la souche, la racine, le point de départ etc. Après s’être référé à cette définition, le Ministre nous informe que les groupes ethniques qui peuplent actuellement notre pays, sont venus d’ailleurs. Ils ne sont donc pas originaires de l’actuelle Côte d’Ivoire. Bien.

Cependant, au nombre des groupes ethniques cités, il n’a nullement mentionné les Wolof, les morés, les bambaras, les soussous, les djalonkés. On note à ce niveau qu’il reconnait que, bien qu’originaires d’autres contrées, ces groupes ethniques ne se sont pas installés sur le territoire ivoirien. Pourquoi, alors que la Côte d’Ivoire était un vaste territoire qui recevait des étrangers, ces groupes ont-ils fait le choix de s’installer sur d’autres territoires? Est-ce la délimitation frontalière qui a détruit les liens culturels et linguistiques entre Soussous et bétés ? Wê et Bambaras ? Et pourquoi, les abourés, les abrons, les agnis, les bétés, les gouros, les koyakas, les krous, les lobis, les tangbana et les wê (cités par le Ministre) ne se sont-ils pas sédentarisés dans l’actuelle Guinée ou en Haute Volta ? Pourquoi, alors qu’ils sont venus d’horizons divers, les Sénoufos, les gouros et les Koyakas se retrouvent dans une alliance interethnique ? Bref, Si l’on doit parler d’origine on prendra non seulement en compte la source du peuplement de notre pays, mais aussi et surtout la volonté sans équivoque de ces peuples à vivre ensemble sur un territoire trouvé et qui était selon Bacongo un res nullius. Jusqu’à preuve du contraire, les ressortissants des territoires voisins, qui eux-mêmes ont une autre origine, n’ont pas prouvé leur désir de vivre sur le territoire ivoirien. Nous n’avons pas encore vu un Sérère prendre des armes pour « proclamer son ivoirité et bondir sur sa proie». D’ailleurs qui est-ce qui à autorisé Bacongo à parler d’origine dans un pays où le premier responsable interdit de parler de « nos origines » ? Indiscipline !

En conclusion pour notre Ministre, nous sommes tous venus d’ailleurs et si nous devons donner la nationalité, il faut tenir compte de cette donne, aller chercher au Mali, au Burkina, au Ghana, en Inde, ou au pole nord, des hommes à naturaliser. C’est Dieu qui a créé la terre, a dit Joël N’guessan. On lui répondra sûrement.

Qu’est ce que la nationalité d’origine?

Notre Ministre qui veut offrir des tablettes à chaque étudiant ivoirien, nous apprend que la nationalité d’origine est attribuée souverainement par un Etat selon deux critères pris séparément ou cumulativement. Il s’agit du critère du lieu de naissance ou droit du sol et de celui de la filiation ou droit du sang. Dans son argumentaire, il note que l’Etat ne tient pas compte de l’ethnie pour attribuer la nationalité. Ce qui selon lui, aurait été insinué par le Professeur Oulaye. En fait, le Ministre ne prête pas des mots au professeur Oulaye, mais plutôt fait ressortir ce que lui et ses amis du RDR pensent à tort. En effet, il laisse croire que les ethnies non citées dans sa démonstration sur l’origine, sont exclues par les législateurs, en raison de leur appartenance à un groupe sédentarisé ailleurs qu’en Côte d’Ivoire. Or lui-même cite plus haut, les conditions d’attribution de la nationalité ivoirienne. Dans aucune disposition de code de la nationalité il est fait référence à l’ethnie. A-t-il oublié que la loi est générale et impersonnelle. Quel législateur sérieux écrirait-il qu’il faut être Koyaka ou Mahouka pour bénéficier de la nationalité d’origine ? Quand même M. le Ministre !

 Le Ministre continue pour dire que « l’enfant né de deux étrangers, nationaux guatémaltèques, hongrois, chinois, indiens, italiens, sénégalais ou d’autres pays étrangers qui ont obtenu la nationalité ivoirienne notamment par naturalisation, est ivoirien d’origine. » Mais ici encore, le Ministre fait fausse route. Le Titre II du code de la nationalité est libellé comme suit : De l’attribution de la nationalité à titre de nationalité d’origine. Ce titre met l’accent sur la filiation. Il fait ressortir que pour être un ivoirien d’origine, il faut obligatoirement que la filiation de l’individu concerné, quel que soit son lieu de naissance, soit établie au moins à l’égard d’un parent ivoirien. Le Titre III est libellé comme suit : De l’acquisition de la Nationalité ivoirienne et le grand (I) s’intéresse à la naturalisation. Déjà du point de vue de la présentation des titres, le code distingue les ivoiriens dits d’origine et ceux dits naturalisés. Dans ces deux cas, les conditions d’acquisition de la nationalité diffèrent. Il s’ensuit qu’un individu qui devient ivoirien par naturalisation ne peut être ivoirien d’origine encore moins ses descendants. On ne peut, sans paraitre incohérent, dire qu’on a un père naturalisé et soutenir que son enfant est ivoirien d’origine. Dans ce cas, quel serait l’intérêt de la présentation faite par le législateur ?

 Néanmoins, la classification ne signifie pas une distinction à faire en ce qui concerne les droits et obligations de l’ivoirien, qu’il soit d’origine ou naturalisé. Tous, sont élus aux mêmes avantages. Supposons même que l’interprétation extensive à laquelle s’adonne le Ministre soit retenue, est-ce pour autant que l’imagerie populaire abandonnera le terme « français d’origine ivoirienne, ou américain d’origine Kenyane ? » En effet, le Ministre veut inventer le monde. Quelle est donc cette générosité politicienne qu’il tarde à codifier ? Le jeune Ahizi qui épouse une Bamiléké en France et donne naissance à un bébé, ce bébé est-il français d’origine ? On dira toujours, et le Ministre le sait, qu’il est français d’origine ivoirienne ou Gabonaise. Et puis, si les descendants d’un étranger naturalisé deviennent, selon Bacongo, des ivoiriens d’origine, pourquoi ne laissent-ils pas ceux qu’ils veulent naturaliser automatiquement  demander formellement la naturalisation ? N’est-ce pas une voie royale ? Quand même cher Ministre !

La naturalisation automatique comme une récompense selon Bacongo

Le Ministre qui prétendait faire une démonstration juridique, jette son diplôme de Docteur en Droit, pour verser dans le sentimentalisme, la ruse politique et la démagogie. Lisons-le : « Combien sont-ils, les membres des ethnies et tribus susvisés qui ont donné de leur vie lors des grands travaux structurants de notre pays (chemin de fer, ponts, port, routes, etc.) par rapport aux ressortissants des territoires coloniaux de l’AOF? Combien sont-ils, les membres des ethnies et tribus susvisés qui ont contribué à donner à notre pays l’essor économique qu’il a connu dans l’agriculture, le commerce, le transport, la pêche, l’industrie, la construction, etc. par rapport aux ressortissants des territoires coloniaux de l’AOF ? »

Selon le Ministre, les abourés, les abrons, les agnis, les bétés, les gouros, les koyakas, les krous, les lobis, les tangbana et les wê n’ont pas donné leur vie pour que la Côte d’Ivoire soit l’un des pays phares de l’Afrique de l’Ouest. Dans son entendement la Côte d’Ivoire doit son développement au sacrifice des ressortissants des territoires de l’AOF. Et la rétribution de ce sacrifice demeure « l’ivoirisation » de ces personnes nées pour uniquement développer la Côte d’Ivoire. Laissons de côté le fait qu’il se considère lui-même comme n’ayant servi à rien ou ne servant à rien dans ce pays. Ne devons-nous pas notre vie aux autres ? Attaquons-nous plutôt à l’hérésie selon laquelle il nous faut, ici et maintenant, donner la nationalité à des personnes pour services rendus à la Côte d’Ivoire.

Quel est le texte de la République qui organise un tel acte de générosité ? Le code de nationalité fait-il de la force des muscles, un critère d’attribution de la nationalité ? Pour ce que nous savons la force des muscles ne constitue pas une condition d’attribution de la  nationalité ivoirienne à moins que le Ministre nous fournisse des preuves contraires.

Par ailleurs, il nous est difficile de comprendre que ces personnes dont parle le Ministre aient pu travailler sans qu’ils n’aient perçu un centime. Ils n’ont pas travaillé sur le territoire ivoirien parce que Félix Houphouet Boigny ou Yacé Philippe le voulaient, ils l’ont fait parce qu’ils ont été considérés par les colons comme « une réserve de main-d’œuvre». Ce sont donc les colons français qui les ont engagés sur les chantiers de l’AOF et non l’Etat de Côte d’ivoire qui n’était pas encore juridiquement né. En outre, Les travaux forcés n’étaient pas pilotés par baoulés, les Bétés ou les Wobè. Ils étaient eux-mêmes sous le joug colonial. On ne peut donc pas reprocher aux autorités d’alors d’avoir été ingrates en ne considérant pas les étrangers comme des ivoiriens. Et d’ailleurs comme le dit si bien Bacongo, tout le monde était effectivement français. Donc quel est le problème si le pouvoir central français réquisitionne ses  nationaux ?

De plus, après 1960, la Côte d’Ivoire et la Haute Volta ont signé des conventions organisant les conditions d’engagement et d’emploi des travailleurs voltaïques en Côte d’Ivoire. Par exemple, la convention du 9 Mars 1960 précisait : «  Tout employeur ivoirien désireux de s'assurer les services des travailleurs voltaïques devra adresser une demande écrite à l'Office de Main-d’œuvre de la Côte d'Ivoire indiquant le nombre et la qualification professionnelle des travailleurs qu'il entend engager conformément aux stipulations de la présente convention (...).». Selon l’article 6 : « Les travailleurs pourront être accompagnés de leur famille ou rejoints par elle sous réserve de n'emmener que deux épouses au maximum et que leurs enfants n'aient pas dépassé l'âge de 16 ans » L’article 9 indique : « Les travailleurs voltaïques bénéficieront des mêmes libertés garanties, droits et avantages que les travailleurs nationaux de la République de Côte d'Ivoire... ». En contrepartie, selon l’article 23, le gouvernement voltaïque perçoit la somme de 1500 F par travailleur engagé et 1000 F par femme de travailleur qui l’accompagnera sans contrat de travail. Toutefois, la convention a pris le soin de mentionner à son article 7 que la convention autorise le travailleur à rejoindre son pays d'origine dès la fin de son contrat. Voilà qui est clair.

Reconnaissons néanmoins que certains ont travaillé en dehors du cadre légal tracé par les deux Etats indépendants. Même dans ce cas, ils étaient liés par un contrat écrit ou verbal avec leurs employeurs, notamment dans les plantations. Monsieur le Ministre peut-il nous dire que les tribus dont il est l’avocat, ont travaillé sans contrepartie financière ? Veut-il nous dire que les villages qui ont accueilli à bras ouverts ces tribus ont fait d’elles des esclaves ? Veut-il faire admettre que les ivoiriens sont ingrats ? M. le Ministre, quand même !

Pour terminer, Le Ministre Bacongo a souligné notre volonté à chercher chicane au RDR. Mais pourquoi irions-nous voler au RDR ce qu’il maitrise mieux, l’art des querelles et de la guerre ? Le RDR n’aimerait-il pas la contradiction ? Le PDCI chercherait-il aussi chicane au RDR ? Le citoyen lambda qui dénonce le projet de naturalisation cherche-t-il chicane au RDR. Bref, il s’agit d’un débat qui engage la vie de la nation et n’est l’apanage d’aucun groupe. Nous allons le mener au nom de la Côte d’Ivoire en exposant les arguments qui nous semblent pertinents.

 

Alain Bouikalo, Juriste.

samedi, 27 juillet 2013

COTE D'IVOIRE: QUAND OUATTARA FAIT ASSASSINER SES PRISONNIERS POLITIQUES!

ALASSANE ET DOMINIQUE OUATTARA. INVESTITURE.jpg

Tellement si heureux de notre misère!


L’on ne le dira pas assez que le 11 avril 2011 fut le début de la descente en enfer pour les ivoiriens. Tout gouvernement venu au pouvoir dans des conditions tragiques ou par coup d’état, n’a jamais eu de respect pour la constitution du pays, des institutions, des droits de l’homme et de la vie humaine. La Côte d’Ivoire n’échappe pas à cette règle. La vie humaine ne vaut absolument rien là-bas. On tue, on égorge, on viole, on massacre des ivoiriens comme si l’on avait affaire à des animaux. Le gouvernement et sa gestapo les FRCI ont depuis lors le droit de vie et de mort sur les populations. Les massacres de Duekoué, Guitrozon et Nahibly en 2011 et 2012, les cas isolés d’assassinat des militants et sympathisants LMP et les descentes musclées dans les villages et hameaux, sont devenus des faits banals. Cela n’émeut personne même les âmes les plus sensibles. Le Chef d’état M. Ouattara ne trouve rien à dire, lui le « démocrate », lui qui avait promis aux populations le VIVRE ENSEMBLE, la Réconciliation et la Paix. Deux ans officiellement après sa prise de pouvoir, la situation sécuritaire est devenue intenable et plus qu’alarmante.

Les tenants du pouvoir et l’entourage du Chef d’état, avec sa bénédiction et approbation, menacent à visage découvert l’opposition significative et ses leaders. Les FRCI sont utilisées pour régler les comptes aux récalcitrants de l’opposition. La traque et les enlèvements sans compter les sévices corporels, torture et autres formes d’abus de droit de l’homme, sont devenus avec le temps, les moyens par excellence pour pacifier voire rendre dociles comme des végétaux la majorité des opposants. MM. Joël N’Guessan et Amadou Soumahoro ne perdent aucune occasion pour rappeler aux uns et aux autres qui est le véritable maitre des lieux et comment se comporter désormais dans la nouvelle Côte D’Ivoire sous Ouattara. D’ailleurs, « après Dieu, c’est Ouattara » dixit Amadou Soumahoro. Le décor est ainsi planté. Nous n’avons plus affaire à un état souverain mais plutôt à un royaume divin sur terre. Les lois et règles humaines ne s’appliquent pas ici.

Le gouvernement ivoirien fort de son soutien françafricain gagne en assurance. Il est de plus en plus convaincu qu’il est intouchable et « indéboulonnable ». Aussi comme pour narguer les ivoiriens, La France D’Hollande fait du Président de l’Assemblée Nationale M. Soro Kigbafori Guillaume, un envoyé spécial et médiateur dans la crise égyptienne. Ce « doctoring » ou « image cleaning » est une opération médiatique et politique pour polir l’image du dauphin  constitutionnel, lui le rebelle aux mains ensanglantées et trainant des squelettes dans son armoire. La France n’oublie pas ses poulains pour lui avoir vendu à vil prix les marchés et contrats ivoiriens. Aussi, le passage de dame Fatou Bensouda, Procureure de la CPI, en Côte D’Ivoire du 19 au 21 juillet 2013 n’est pas fortuit. Cette dame de peu d’intégrité morale et professionnelle, y est allée officiellement pour des raisons techniques c’est-à-dire à la recherche de preuves supplémentaires dans l’affaire concernant le Président Gbagbo. Dans les faits, elle y était pour apporter son soutien au gouvernement ivoirien et la ferme promesse qu’ils ne seront jamais inquiétés par la CPI, en tout cas pendant son mandat. Dame Fatou Bensouda n’a jamais fait le déplacement à Abobo, lieu du « massacre » des 7 femmes du RDR. Elle n’a pas non plus rencontré les victimes ou les parents des victimes. Au contraire, elle échangeait des plaisanteries avec les autorités ministérielles et s’offrait des séries photos.

Elle n’a jamais annoncé ses intentions d’ouvrir une enquête ou des procédures judiciaires contre les auteurs de crimes post-électoraux du camp Ouattara. C’est dans  cette veine que les émeutes de la grande prison d’Abidjan, la MACA, essentiellement peuplée par les militants et sympathisants LMP, sont survenues. Il n’est point utile de rappeler ici les faits ou la soit disant tentative d’évasion d’un certain Yacou, ex-FRCI, trafiquant de drogue incarcéré à la MACA, selon la version officielle du gouvernement ivoirien. Le gouvernement ivoirien continue de se fourvoyer afin de justifier un crime planifié. Cependant, le FDRC a des observations pertinentes à faire sur le sujet :

1) En cas de tentative d’évasion, les autorités pénitentiaires prennent les dispositions idoines afin de faire échouer la tentative ou les émeutes. Au besoin, elles isolent après informations de premières mains, le ou les fauteurs de trouble. Ils sont isolés dans une autre partie de la prison ou transférés dans un autre établissement correctionnel plus discret et sécurisé. Telles sont les procédures internationales appliquées dans tous les établissements correctionnels.

2) Si la tentative d’évasion se transforme en émeute et que les gardes pénitentiaires sont débordés, ils font appel aux unités spéciales de la Police et dans le cas d’espèce la CRS ou la BAE et non à l’armée qui est une force de protection territoriale et entrainée pour la guerre et non les émeutes.

3) Quand les éléments de la Police débarquent sur les lieux, ils tentent de circonscrire l’émeute et isolent les fauteurs de trouble afin  de maintenir l’ordre et le calme. Ils font usage de moyens conventionnels (lacrymogènes et armes non létales).

Comme vous le constatez, aucune de ces procédures ne fut appliquée. Les FRCI ont fait leur entrée dans l’enceinte de la prison et des cellules ouvrant le feu à bout portant et de façon indiscriminée sur les prisonniers. Des femmes furent séquestrées et collectivement violées. Le bilan de cette opération est très lourd : 54 morts et de nombreux blessés.

Cependant, le sieur Yacou ne fut jamais inquiété. Nombreux témoins soutiennent l’avoir vu en compagnie de ses frères d’armes échangeant des plaisanteries.

Par conséquent, la version officielle du gouvernement ivoirien ne tient pas du tout la route. Cette énième descente dans cette prison fut l’opportunité rêvée pour le gouvernement d’assassiner les leaders et militants LMP afin d’affaiblir et d’intimider une fois de plus l’opposition, la rendre plus docile et lui retirer toute velléité d’alliance avec le PDCI pour les échéances électorales de 2015.

Le Chef d’état M. Ouattara ne veut pas d’une opposition forte qui pourrait déstabiliser ses chances pour un second mandat. Il doit s’assurer que le FPI reste très loin des élections  à venir. Le FPI est plus que vulnérable avec la plupart de ses leaders en prison, donc entre les mains de M. Ouattara, le Demi-Dieu. Ces prisonniers sont des otages et M. Ouattara a l’intention de les utiliser comme une commodité marchande pour le silence et le refus du FPI de participer aux élections de 2015.

Le Chef d’état ivoirien court dans tous les sens afin  de naturaliser des « apatrides », qui en réalité sont des Burkinabès et des ressortissants de la sous-région qui l’ont aidé à prendre le pouvoir.

L’Assemblée Nationale fut réquisitionnée pour tabler sur le projet de loi portant sur l’apatridie et le foncier rural. Pendant ce temps, les ivoiriens de souche sont massacrés, leurs droits élémentaires abusés, ils sont embastillés, torturés, ils perdent leurs terres et plantations, ils perdent leur boulot, ils ont leurs enfants ou famille en exil, ils ont pour nombreux leurs comptes bancaires gelés et meurent de faim. Tout ceci n’émeut pas le Chef d’état. Il est plutôt préoccupé par le sort de 400.000 apatrides et sa réélection. Drôle de Chef d’état.

Les ivoiriens doivent tirer les leçons du mépris du Chef d’état à leur égard. Ils doivent savoir où réside la loyauté de leur Chef d’état. Seuls ses parents de la sous-région ont priorité. Voilà en substance le message subliminal véhiculé par les autorités ivoiriennes.

Comment comprendre qu’une tentative d’évasion fasse de nombreuses victimes parmi les prisonniers politiques et que le concerné Yacou soit épargné et pas transféré dans une autre prison ? Comment comprendre que pendant le mois de Ramadan, des personnes se réclamant de la religion musulmane puissent massacrer en toute impunité d’autres êtres humains ?

Cette barbarie meurtrière n’est pas l’enseignement coranique selon le Prophète Mahomet. Cependant, comme le dit l’autre, « après Dieu, c’est Ouattara ». En d’autres termes, après Allah viendrait Ouattara et ensuite le Prophète Mahomet. Blasphème ou stupidité mégalomane ?

Les évènements meurtriers du 23 juillet 2013 de la MACA nous confirment dans notre position. Il y a un nouveau Dieu sur terre et son nom est Alassane Dramane Ouattara.

Le Forum pour la Démocratie et la Résolution des Crises (FDRC) :

    • Exige une enquête internationale et indépendante sur les évènements de la MACA afin de situer les responsabilités et punir les responsables.

 

    • Exige l’arrestation dans les plus brefs délais des soldats et commandants des unités opérant lors des émeutes pour meurtres en association ou réunion.

 

    • Exige la démission du Ministre de l’Intérieur M. Hamed Bakayoko, reconnu comme le premier responsable des tueries.

 

    • Exige la démission du Ministre de la Justice et des droits de l’homme M. Bruno Koné pour incompétence notoire et pour refus de protéger les droits constitutionnels des prisonniers.

 

    • Exige du Chef d’état des explications à l’endroit des populations et à l’opposition concernant les victimes et pour la prise en charge des obsèques et dédommagement des familles éplorées.

 

    • Rappelle qu’il est une cellule intellectuelle, scientifique et politique créée le 22 mars 2013 à Londres, Royaume Uni.

 

    • Réitère son attachement au processus de démocratisation en Afrique et en Côte d’Ivoire en particulier.

 

    • Réitère son attachement à la résolution des crises et conflits nés du déficit démocratique.

 

    • Réitère son attachement à la restauration de l’état de droit en Côte d’Ivoire.

 

Fait à Londres, le 24 juillet 2013.

 

Nick De Bessou


Juriste & Anthropologue Politique.
Président du FDRC.

Forum pour la Démocratie et la Résolution des Crises (FDRC).

«QUE M. OUATTARA S'OCCUPE DES CENTAINES DE MILLIERS DE REFUGIES IVOIRIENS A L'ETRANGER PLUTOT QUE D'HYPOTHETIQUES APATRIDES»

 

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Nathalie Yamb, Conseillère exécutive du Président du Prof. Mamadou Koulibaly, a été interrogée par le quotidien Nord-Sud au sujet du débat sur l’apatridie qui divise les partenaires gouvernementaux du Rhdp.


Question : Quelle est la solution, selon vous, pour régler le problème de l’apatridie ?

Nathalie Yamb: Quel problème de l’apatridie ? Qui a un problème d’apatridie ? En tout cas pas la Côte d’Ivoire. Le code de la nationalité règle la question après la succession d’Etats dès 1961. En 1972, le code de la nationalité redonne une opportunité à ceux qui auraient raté l’échéance de 1961 de se mettre à jour. En 2003, Marcoussis règle une fois encore la question. Enfin, l’accord politique de Ouagadougou, à travers le processus d’identification mené par la Sagem, donne la chance à ceux qui ne l’auraient pas déjà fait de se faire enrôler sur simple présentation de leur acte de naissance et d’obtenir ainsi leur carte d’identité ivoirienne. On veut nous faire croire qu’il y a des apatrides d’avant 1961 en Côte d’Ivoire qui auraient raté les opportunités d’utiliser leur droit d’option en 1961, en 1972, en 2003 et en 2007 ? Que le président Ouattara, son parti le Rdr et son partenaire gouvernemental le Pdci arrêtent de nous tourner en bourriques ! Je pense qu’aujourd’hui comme hier, cette discussion est mal à propos. Il y a des centaines de milliers de réfugiés ivoiriens à l’étranger. Ce sont eux qui devraient préoccuper la coalition gouvernementale, plutôt que d’hypothétiques apatrides dont on nous parle depuis 1960. Il est temps de tourner résolument le dos à ces thématiques divisionnistes et aux acteurs et partis politiques qui les utilisent de façon malsaine pour dresser continuellement les populations les unes contre les autres. Il faut que ça cesse et il faut rompre avec cela tout de suite ! A LIDER, nous disons : Que le gouvernement s’occupe des vrais problèmes : nous voulons que les Ivoiriens qui sont contraints à l’exil depuis trop longtemps puissent sans danger rentrer chez eux. Nous voulons que les paysans puissent devenir propriétaires du sol et du sous-sol. Nous voulons que la capacité de nuisance des politiques à travers un pouvoir présidentiel hypertrophié soit limitée. Nous voulons que les habitants de ce pays soient recensés et que les citoyens qui peuvent prétendre au droit de vote soient inscrits sur les listes électorales, afin qu’on mette fin à l’exclusion de millions de jeunes qui ont atteint leur majorité depuis 2009, date de confection de l’actuelle liste électorale, à laquelle les auteurs du chaos ivoirien s’agrippent encore aujourd’hui de toutes leurs forces. Voilà les problèmes qu’il faut régler en urgence.


Nathalie Yamb

Conseillère exécutive du Président de LIDER
Liberté et Démocratie pour la République


Par Danielle Tagro, in le quotidien ivoirien "Nord-Sud" du 27 juillet 2013.


Source: LIDER-CI.ORG

vendredi, 26 juillet 2013

APATRIDIE - MAMADOU KOULIBALY: «IL N'Y A PAS D'APATRIDES EN COTE D'IVOIRE»

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Après avoir accusé le gouvernement de chercher des poux dans le code de la nationalité, Mamadou Koulibaly dénonce l’initiative gouvernementale de faire voter, par le parlement, «un projet de lois autorisant le président de la République à ratifier la convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridies signée le 30 Août 1961 à New York». «Ce débat, il est faux et il vient compliquer une situation précaire, sans que l’on sache quel est le but poursuivi. Il n’y a pas d’apatrides en Côte d’Ivoire», explique l’ancien président du parlement, dans un échange que nous avons eu avec lui. «La convention sur l’apatridie dit qu’il faut faire une demande mais il ne dit pas qu’il faut leur donner des nationalités», ajoute t il.

Pour lui, en effet, on ne peut parler d’apatridie qu’en cas de «succession d’Etats». Ce fut le cas en 1961, quand la Côte d’Ivoire s’est dotée d’un code de la nationalité offrant la latitude aux étrangers résidents d’acquérir la nation alité selon le droit du sol ou de conserver la nationalité de leurs pays d’origine.

En 1972, une révision du code a donné la possibilité à ceux qui n’avaient pas pu saisir la perche, de se rattraper, en acquérant la nationalité ivoirienne. «Les cas de ceux, qui jusque-là, n’avaient pas régularisé leur situation, ont été réglés en 2007, à travers l’identification opérée par la société Sagem et les audiences foraines, qui ont consisté à accorder la citoyenneté ivoirienne sur la base d’un simple extrait d’acte de naissance, la carte d’identité, la carte d’électeur», poursuit Mamadou Koulibaly qui rappelle également que les accords de Linas Marcoussis avaient abouti à la cessation des tracasseries dénoncées contre les étrangers ainsi qu’à la suppression de la carte de séjour controversée. «En réalité, l’Afrique n’est pas concernée par cette convention. Tous les codes que nos pays ont adoptés ne laissent personne comme apatride», insiste t il, indiquant que la question d’apatridie proprement dite, s’est posée en Europe, au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Il rappelle, à cet effet, que diverses conventions ont été concoctées pour résoudre la situation des «peuples dits « errants », tels que les Juifs, les Arméniens, les Romes et autres bosniaques. « Pourquoi vouloir ratifier une convention supplémentaire alors que le gouvernement, lui, cherche à nous détourner des vrais problèmes» ? Fulmine Mamadou Koulibaly. Et d’ailleurs, à l’en croire, la convention sur l’apatridie, même si elle est adoptée, ne sera qu’une convention de plus dans l’ordonnancement des traités non appliqués, tels que les engagements sur la protection de l’enfance ou les chartes des droits de l’homme et du citoyen.


Benoît Hili, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Réveil" du 22 juillet 2013.

jeudi, 25 juillet 2013

MASSACRES PREMEDITES ET CIBLES CONTRE LES REFUGIES AUTOCHTONES WE DE NAHIBLY A DUEKOUE : UN AN DEJA.

 

côte d'ivoire,massacres prémédités et ciblés,contre les réfugiés autochtones wê de nahibly,à duékoué un an déjà,pour le collectif des victimes de duékoué (carrefour & nahibly),emmanuel caleb abidjan le 19 juillet 2013

 

20 Juillet 2013 : cela fait exactement un an, jour pour jour, que les machines et les bêtes à tuer qui ont accompagné dans une violence inouïe un vrai faux démocrate au pouvoir en Côte d’Ivoire, ont massacré des populations autochtones Wê vivant dans une détresse obligée, suite aux bombardements meurtriers contre ces pauvres victimes de messieurs SARKOZY  et BAN KI MOON.

En ce jour de commémoration de la disparition tragique de ces victimes de la barbarie franco-onusienne et de tous ces autres nombreux morts ivoiriens qui sont tombés depuis Septembre 2002 du fait de la rébellion sauvage parrainée par monsieur Jacques CHIRAC et les réseaux mafieux français, nous voudrions, nous, victimes et «cobayes» involontaires des démons d’une civilisation autoproclamée, dire que nous avons encore discuté de l’inhumanité de ceux qui prétendent nous gouverner et de leurs parrains occidentaux.

En effet, un an après des massacres d’au moins deux centaines de nos parents au camp des réfugiés de NAHIBLY  à DUEKOUE  (lire le rapport d’enquête sur google, en tapant «SI NAHIBLY  M’ETAIT CONTE») , l’impunité tant décriée depuis l’an 2000 par les inventeurs et les tenants des concepts macabres de charnier de Yopougon, de Côte d’Ivoire-poudrière identitaire ou encore des escadrons de la mort (mués en 2010 et 2011 en commando invisible, on le sait tous maintenant), l’impunité, disons-nous, n’a jamais été autant célébrée par la communauté internationale et ses pantins locaux qu’elle a installés par une guerre en Côte d’Ivoire.

Oui, ils sont encore là et bien tous là, tous ceux-là qui ont assassiné nos parents et qui continuent de nous narguer en parlant d’une réconciliation, qui, comme on le vit chaque jour, est précédée du fouet ou de la machette du chasseur traditionnel dozo ou de la kalachninov de quidams-voleurs de parcelles de terre, de résidences privées et même de villages entiers. Des autorités préfectorales aux forces marocaines de l’O.N.U.qui ont tous assisté sans réagir à ce massacre (aller toujours dans google pour  visionner cette vidéo de la honte et de la déchéance humaine),  de toute la racaille analphabète f.r.c.i. et dozo à toute la pègre  pro-A.D.O.locale qui les supplée dans leurs forfaitures dignes du moyen-âge, ils sont là, bien tous là et croient aujourd’hui qu’une simple poignée de main (forcée et lassante, d’ailleurs) leur  suffit pour que leurs victimes oublient d’un trait leur cruauté planifiée par eux depuis de longues années. Les assassins sont là, se pavanent à travers villes et champs, en toute  impunité et sous la très haute et indiscutable protection des soldats de lk’O.N.U. Pour preuve, deux mois après le déménagement forcé d’Amadè Ouérémi, ses lieutenenants et ses troupes continuent d’écumer le Mont-Péko, à telle enseigne qu’on est tous de plus en plus confortés dans l’idée objective que la république est bel et bien morte en notre pays, la Côte d’Ivoire, depuis le 11 Avril 2011 ! D’ailleurs, les directeurs de consciences appointés de la suspecte communauté internationale savent-ils que les hommes d’Amadè lui ont déjà trouvé un successur et que les braquages naguère imputés aux jeunes gens d’ethnie Wè se perpétuent en toute impunité ? Et voici que chaque jour, notre pays est de plus en plus surpeuplé par des mercenaires et esclaves de la prospérité à tous les prix, acquise en versant le sang de nos compatriotes, comme le vampirisme qui s’est honteusement illustré la semaine dernière à ANGOVIA, tout près de BOUAFLE. Encore une fois ici, nous voudrions demander à madame LAGARDE Christine, sur son mensonge éhonté à propos de la croissance économique en Côte  d’Ivoire qui nous exaspère, quel développement,  elle et son poulain au pouvoir par ici envisagent-ils,  dans un pays surpeuplé qui ne maîtrise aucunement tous ces flux d’une immigration sauvage, donc non contrôlée ?

Pour en revenir à notre soif et notre besoin réccurent de justice pour tous nos morts, nous, victimes de DUEKOUE, nous voudrions encore une é-nième fois interpeller les obligés dela communauté internationale que sont BAN KI MOON et FATOU BENSOUDA : que veulent-ils au juste démontrer à la face du monde ? Que l’introuvable communauté internationale, pour parler comme monsieur Bernard HOUDIN, a tellement légalisé la rébellion et l’anarchie qu’ils (BAN KI MOON et BENSOUDA) peuvent en faire à leur tête, au risque et au péril des institutions qu’ils incarnent ? L’O.N.U., la France et la prétendue communauté internationale, dans le but de déstabiliser le président GBAGBO en son temps, ont, dans des mensonges diaboliques et éhontés, inventé et vu des morts partout en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui qu’ils en ont vraiment créés à coups de bombes, de kalachnikovs et de massacres prémédités contre des groupes ethniques et/ou politiques ciblés, les voici coincés et bien coincés par leurs propres entreprises diaboliques, au point de nier ou d’ignorer en toute irresponsabilité les atrocités qu’ils ont recommandées, exécutées et fait exécuter ici en Côte d’Ivoire, en lieu et place d’un recomptage des voix électorales. Et comme ça, ils pensent  ou croient se sortir de l’enfer de leurs propres incohérences et monstruosités sans que justice ne soit rendue aux vraies victimes de la rébellion ivoirienne  qu’ils ont diaboliquement soutenue depuis 2002  jusqu’en 2011 pour faire  faussement croire à un contentieux, après une parodie d’élection.

A tous ces vrais auteurs de notre tragédie collective, nous, victimes de DUEKOUE, voudrions rappeler ceci :

-1° : à monsieur François HOLLANDE, cet indiscutable héritier de la françafrique qui s’est précipité pour que des mains ne soient plus coupées et que des femmes ne soient plus forcées à porter  le voile au Mali voisin,  pendant que des femmes enceintes sont éventrées, des bébés décapités et des familles entières sont brûlées vives en Côte d’Ivoire et que monsieur HOLLANDE n’en a cure, il nous plaît de lui dire en toute sérénité que l’arithmétique hypocritement financière de la France officielle tire à sa fin en Côte d’Ivoire, parce qu’en ayant voulu diaboliser et embastiller GBAGBO à LA HAYE, ce sont des millions de GBAGBO que la France a ainsi suscités et créés en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde. L’Histoire dira si nos propos actuels sont gratuits ou erronés car tôt ou tard, il faudra bien que les généraux de l’armée française, experts en génocides planifiés, nous disent , à la face du monde, ce qui les a poussés à bombarder et à massacrer par milliers des civils en Côte d’Ivoire, en Novembre 2004 et en Mars 2011. De même que ces officiers militaires français qui, dans un rituel des plus macabres, se sont lavés les mains - en compagnie de rebelles et de dozo – dans le sang d’un gendarme égorgé par ces derniers à BOUAKE,  en Octobre 2002. Dire ce qui est vrai ou le crier, ce n’est point du tout être arrogant !

-2° : à monsieur OUATTARA, à son gouvernement et à leurs parrains occidentaux, nous, victimes de DUEKOUE, disons aussi qu’il n’y a point de pouvoir qui soit éternel  et que la justice des hommes est bien trop infime devant celle de DIEU, étant entendu qu’aucune créature humaine, à moins d’être imbue d’une hérésie avérée, ne peut prétendre être au-dessus de Celui-là même qui a créé les cieux et la terre ! Quand on colle des chefs d’accusation d’ordre politique à des centaines d’innocentes personnes qu’on emprisonne et qu’on affirme qu’il n’y a pas de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, c’est le comble de la vraie bêtise humaine parce que le bourreau qui bande ses muscles et s’en satisfait n’est rien d’autre qu’un pauvre mortel égaré ! Merci à vous de mépriser la vie de tous les Ivoiriens qui, jamais n’accepteront de se soumettre à vous parce que nous sommes de nombreux patriotes qui ne nous reconnaissons pas en vous. Célébrez le mépris tout autant que l’injustice mais en méditant cette assertion d’Hannah ARENDT (cf. «Du mensonge à la violence», H. ARENDT) : «Le mépris est le plus grand ennemi de l’autorité quand le rire (du peuple) est pour cette autorité la plus grande menace». Or, nous, victimes et patriotes ivoiriens, c’est de plus en plus que nous rions de vos carences criardes et de vos errements à répétition. Du charnier de YOPOUGON en l’an 2000 au massacre de NAHIBLY en Juillet 2012 en passant par MONOKO-ZOHI, GUITROZON et les soixante quatre gendarmes égorgés par vos rebelles  à BOUAKE  en Octobre 2002, c’est patiemment que les Ivoiriens, le monde entier et l’Histoire vous attendent, le temps étant l’autre nom de DIEU, d’après Laurent GBAGBO ! 

-3° : à tous nos compatriotes d’ici et à tous ceux qui vivent en Occident, nous adressons  cet appel : de grâce, il est temps, grand temps que ceux qui font de notre tragédie collective leur fond de commerce auprès des O.N.G. et autres institutions se ressaisissent et arrêtent de se faire du beurre sur le dos de nos morts. Nous les invitons à lutter franchement sans recherche de gain, comme le font tous ces patriotes et ces panafricanistes d’autres pays et d’autres continents. S’approprier des rapports, des contributions ou des images (vidéos) à des fins lucratives est bien trop petit par rapport à l’objectif commun que nous visons : notre libération des chaînes de l’esclavage ! Honte à tous ceux qui se disent Wê ou patriotes ivoiriens et qui souscrivent à la détestable arithmétique des croque-morts car il est écrit qu’au seuil de la morale, de la justice et de la vertu, malheur à quiconque aura abdiqué !

Paix sur les morts de NAHIBLY et sur tous les patriotes ivoiriens qui tombés depuis 2002 !

N.B. : à ceux qui s’acharnent à exhumer des corps à Abidjan, nous rappelons que les squelettes du charnier découvert il y a deux mois à DUEKOUE toujours là où ils sont, non loin du camp des soldats marocains de l’O.N.U. et du barrage des f.r.c.i.,  du côté droit de l’usine COOPASAG, corridor de DALOA.

 

Pour le collectif des victimes de DUEKOUE (Carrefour & Nahibly) : Emmanuel CALEB, Abidjan, le 19 Juillet 2013.

lundi, 22 juillet 2013

APPEL AUX CADRES DU NORD - BAMBA MASSENY: «NOTRE PAYS S'EFFONDRE»

 

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A travers cette adresse, nous voudrions interpeller nos sœurs et frères cadres du Nord de notre pays, la Côte-d’Ivoire, que nous aimons tous et que nous partageons avec nos… frères des autres groupes ethniques.


En effet, pour rappel, il est connu de tous que l’actuel chef de l’Etat, M. Alassane Dramane Ouattara a fait son entrée véritable en politique en 1994. Face à la traque de Bédié et de la justice ivoirienne qui le sommaient de fournir les preuves de sa nationalité ivoirienne, l’homme, au cours d’une conférence à Paris en 1999, prit le dangereux raccourci d’un discours justificatif au caractère ethno-religieux: «On ne veut pas que je sois candidat, parce que je suis musulman et du nord».

Ces propos marquaient une grande première dans le jeu politique ivoirien. Le choc ressenti dans le pays était à la mesure de la dangerosité et du caractère inédit du discours. Depuis lors, malheureusement, cette phrase destructrice a fait son chemin en Côte d’Ivoire.

Au début, les Ivoiriens dans leur ensemble hormis les « initiés », avaient cru qu’il s’agissait juste de propos politique pour rallier à sa cause les nordistes, communauté alors majoritairement militante du PDCI-RDA. D’ailleurs cette vision des choses se concrétisa, car la majorité des militants du RDR est aujourd’hui constituée des ressortissants du Nord de la Côte d’Ivoire. Cette adhésion massive à ce parti, il faut le reconnaitre, se manifesta de manière avérée à l’arrivée du président Laurent Gbagbo au pouvoir,ce à deux niveaux :

D’abord, tout le Nord de manière générale à servi de base à la rébellion qui a endeuillé les Ivoiriens à partir de 2002. Cette rébellion, par son positionnement géographique principal et l’origine de ses principaux leaders donnait à penser à un conflit du Nord majoritairement musulman contre le Sud chrétien, selon le schéma décrit plus haut par M. Alassane Dramane Ouattara.

Les raisons servies par ceux qui ont porté le coup meurtrier à la mère patrie, sont que l’on venait pour restaurer la dignité du peuple du nord longtemps bafouée, en plus de la promesse d’un bien être social. Hélas ! Souvenir pour souvenir, après neuf ans d’occupation anarchique et d’exploitation incontrôlée de cette partie du pays, de Touba à Korhogo, en transitant par Séguéla, Kong, Odienné pour ne citer que ces localités, le constat est très amer : aggravation de la misère, décimation de la population active, exode des jeunes vers le sud, propagation du VIH/SIDA, destruction de l’école avec l’utilisation des enfants comme des combattants, aggravation des conflits éleveurs-planteurs, mévente des produits (coton, anacarde), pauvreté généralisée…

Ensuite, avec les élections de 2010, cette population semble prendre fait et cause pour le candidat du RDR. Cette vision des choses est pourtant loin de la réalité, car la brave population du Nord s’est trouvée prise en otage par les rebelles du MPCI et contrainte par ces derniers, sous les armes, à voter ‘’massivement’’ et même abusivement pour leur mentor, comme en témoignent les scores staliniens réalisés par le leader du RDR dans cette zone.

Après l’installation de M. Ouattara au pouvoir dans les conditions que nous connaissons, les Ivoiriens étaient légitimement en droit d’espérer en une véritable politique de réconciliation, d’union et de reconstruction, au sortir de plus d’une décennie de crise militaro-politique ponctuée par une terrible guerre postélectorale. Que nenni ! Il leur sert à leur grand étonnement une gestion outrancièrement ethno-tribale, conceptualisée et expérimentée sous le vocable de ‘’rattrapage ethnique’’.

En effet, en déclarant au journal français L’EXPRESS, à propos de sa politique de recrutements et de nominations exclusifs de ressortissants du Nord : « Il s’agit d’un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40% de la population, étaient exclues des postes de responsabilité», M. Alassane Dramane Ouattara venait de jeter un autre pavé dans la mare déjà boueuse du microcosme politique ivoirien. Après ‘’l’ivoirité’’ dont il s’est proclamé illustre victime, il venait, à son tour, de créer un concept monstrueux et nocif en Côte d’Ivoire.

En fait, le rattrapage ethnique accrédite la thèse selon laquelle le nord, grâce à Alassane Dramane Ouattara, se «rattrape » des injustices qu’il aurait subi au détriment des autres régions de la Côte d’Ivoire, particulièrement sous le règne du président Laurent Gbagbo.

Les observateurs de la vie politique dans notre pays et au-delà noteront que, c’est bien la première fois qu’un dirigeant africain, à cet ultime niveau de responsabilité, reconnait ouvertement et sereinement, qu’il fait ses nominations sur une base purement tribale et communautaire. Ils noteront également la contre-vérité flagrante qui accuse gratuitement le président Gbagbo de marginaliser les nordistes. Les preuves contraires surabondent, mais nous en ferons l’économie pour l’occasion, de peur de nous éloigner de la quintessence de notre sujet.

En réalité, avec la politique de ‘’rattrapage’’ initiée par l’actuel Chef de l’Etat, la part belle est faite aux ressortissants du ‘’nord’’ dans l’administration centrale comme dans l’armée. Jugeons-en nous-mêmes : le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire, les responsables d’institutions, d’administrations centrales et d’administrations décentralisées, les responsables des sociétés d’Etat sont tous majoritairement d’origine nordiste. L’armée de Côte d’Ivoire (FRCI) ainsi que toute la hiérarchie de cette armée qu’on peut sans risque de se tromper qualifier de tribale, appuyée par les supplétifs ‘’dozos’’ est dominée par les anciens Chefs de guerre, tous pratiquement de la même région.

Est-ce à dire que les nordistes ont la primauté sur les autres populations ivoiriennes ? Sont-ils les seuls dotés de compétences pour gérer ce pays ? Chacun conviendra que non. De feu Félix Houphouët Boigny jusqu’au président Laurent Gbagbo en passant par les présidents Henri Konan Bédié et feu Robert Guéi, la Côte d’Ivoire a été gérée en ne lésant aucune région. « Le nord n’est certainement pas moins développé que toutes les régions de la Côte d’Ivoire. Il suffit de voir les voies d’accès aux zones productrices de cacao, la principale source de devises du pays pour s’en rendre compte. Au sud, à l’Est, à l’Ouest et au Centre, il y a des localités inaccessibles, non électrifiées, sans centre de santé ni école » (Notre Voie n°4460 du 5 juillet 2013 P.2). D’où vient alors la marginalisation des nordistes qui justifierait un ‘’rattrapage’’ ?

La gestion du pouvoir d’Etat à laquelle nous assistons aujourd’hui est loin de bâtir une cohésion entre les filles et les fils de ce pays. Pire, M. Ouattara, avec sa visite débutée le 02 juillet 2013 dans la Région des Savanes affirme sans gêne et je le cite : « le nord n’a pas eu sa part de redistribution nationale (…) donc je suis venu vous dire que j’ai de grandes ambitions pour le district des savanes (…) ».

Au-delà du discours purement électoraliste et populiste à l’endroit des siens, il est malheureux d’observer, de la part d’un chef d’Etat qui dit prôner ‘’le vivre ensemble’’, l’apologie du tribalisme et du régionalisme. Ainsi, du rattrapage ethnique dans les nominations dans l’administration publique et les sociétés d’Etat, monsieur Ouattara vire au rattrapage régional par les investissements massifs annoncés au nord, au détriment des autres régions du pays.

Face à cette situation qui fragilise notre nation depuis plusieurs mois, sœurs et frères cadres du Nord, devons-nous, par notre mutisme cautionner cette politique dite de rattrapage ? Sous le prétexte que cette politique nous profite, allons-nous fermer les yeux sur le danger que court la Côte d’Ivoire avec une ethnocratie qui consiste à ne placer partout rien que des ressortissants du Nord de la Côte d’ Ivoire ? Quelle image renvoyons-nous aux dizaines de milliers d’Ivoiriens licenciés de leurs services pour nécessité de rattrapage ? Et le sort des femmes et des enfants de ces familles livrées à elles-mêmes ? Allons-nous accepter plus longtemps que le nord serve de ‘’Goulags’’ et de camps de tortures pour bon nombre de nos compatriotes non nordistes sous la surveillance d’une armée et d’une milice perçues comme tribales ?


Source: EBURNIENEWS.NET

samedi, 20 juillet 2013

LOI SUR LA NATIONALITE: VOICI LA BOMBE QUE LE PDCI PREPARAIT HIER A L'ASSEMBLEE NATIONALE

 

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La bombe que préparait le PDCI. Ouattara encore mis en difficulté


Les députés du PDCI se sont réunis hier à la maison de leur parti à Cocody pour produire une déclaration relative à l'examen du projet de loi autorisant le président de la République à ratifier la convention de 1961 sur la réduction des cas d'apatridie, signée le 30 août 1961 à New York, et qui devait être examinée hier à l'Assemblée nationale. A la dernière minute, le projet de loi a été retiré. Ci-dessous, l'intégralité de la déclaration des députés PDCI qu'ils devaient lire au Parlement.

 
Madame la Présidente,

Le Groupe parlementaire PDCI a examiné avec beaucoup d'attention le présent projet de loi dont l'adoption permettra certainement à la Côte d'Ivoire de parachever son adhésion à la convention de 1961 et contribuer ainsi à la réduction des cas d'apatridie dans notre Pays. Il n'échappe à personne que l'apatridie, le fait pour un individu de n'être reconnu par aucun État comme son ressortissant par application de sa législation, est une question essentielle qui porte sur un droit fondamental qu'est la nationalité. En effet, la déclaration universelle des droits de l'Homme de 1948 énonce en son article 15 que "tout individu a droit à la nationalité". Aucun individu ne peut donc pouvoir vivre sans aucun lien de rattachement à un pays. Et pourtant, les estimations mondiales font état de plus de 12 millions d'individus concernés par l'apatridie.

Dans notre pays, selon le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), on dénombre au moins 950000 cas d'apatrides résultant de causes diverses comme l'immigration, la méconnaissance de la loi, la succession d'état ou encore la défaillance du système de l'état civil. C'est pourquoi, le Groupe parlementaire PDCI-RDA, profondément attaché au respect des droits de l'Homme, est sensible à la volonté du Gouvernement de réduire et de prévenir les cas d'apatrides dans notre Pays.

Cependant, la voie proposée pour remédier à ces situations regrettables à tous égards, aussi bien pour les individus concernés que pour la Côte d'Ivoire elle-même, ne nous semble pas la meilleure. Les réserves du Groupe parlementaire PDCI-RDA sur le présent projet de loi portent sur la procédure utilisée pour l'adoption de cette loi, les contrariétés fondamentales entre les dispositions de cette convention et le code de la nationalité ivoirienne et enfin sur l'impact que la ratification de ce traité pourrait avoir sur le droit foncier rural.

Sur la procédure, le Groupe parlementaire PDCI-RDA s'étonne qu'un projet de loi aussi important soit soumis à la procédure de la discussion immédiate. Procédure d'urgence, procédure sommaire, la discussion immédiate n'offre pas l'occasion aux députés d'examiner avec toute la sérénité requise les projets de loi. Cette urgence est d'autant plus incompréhensible puisqu'il s'agit en l'espèce d'autoriser le Président de la République à ratifier une convention signée en 1961, c'est-à -dire une convention vieille de plus de cinquante deux ans. Notre étonnement est davantage renforcé par le fait qu'il y a de cela quelques mois, précisément le lundi 4 mars 2013 à Bouaflé, 8133 individus

présentés comme des apatrides ont reçu des mains du Ministre de la Justice, des droits de l'Homme et des Liberté publiques, la citoyenneté ivoirienne. C'est dire que, nonobstant la non-ratification de la convention de 1961, les lois nationales permettent de régler le problème des apatrides.

Où est donc l'urgence?

Sur la contrariété avec certaines dispositions du code de la nationalité, l'intimité entre l'apatridie et la nationalité a amené le Groupe parlementaire PDCI-RDA à examiner ce projet de loi à la lumière des dispositions légales dont notre Pays s'est librement dotées pour régir la Nationalité. Il ressort de cet examen que plusieurs dispositions de la Convention de 1961 sont contraires aux lois ivoiriennes sur la nationalité.

A titre d'illustrations on peut citer :

• L'Article premier, paragraphe 1 de la convention qui dispose notamment

que :

"Tout État contractant accorde sa nationalité à l'individu né sur son territoire et qui, autrement, serait apatride. Cette nationalité sera accordée :

a) De plein droit, à la naissance; ou

b) Sur demande souscrite, suivant les modalités prévues par la législation de

l’État en cause, auprès de l'autorité compétente par l'intéressé ou '-en son nom;

sous réserve des dispositions du paragraphe 2 du présent article, la demande ne peut être rejetée .

Aux termes de cet article, la naissance sur le sol de l’État, autrement dit le droit du sol serait une condition suffisante pour attribuer la nationalité. Or le Législateur ivoirien a opté depuis 1972 pour le droit du sang comme condition

d'attribution de la nationalité ivoirienne. C'est ce qui ressort des dispositions pertinentes de l'article 6 de la Loi nO 72-852 du 21/12/1972 portant code de la nationalité ivoirienne qui énonce que :

" Est Ivoirien :

1- l'enfant légitime ou légitimé, né en Côte d'Ivoire, sauf si ses deux parents sont étrangers;

2- l'enfant né hors mariage, en Côte d'Ivoire, sauf si sa filiation est légalement établie à l'égard de ses deux parents étrangers, ou d'un seul parent, également étranger. "

Ces contrariétés sont observées également en ce qui concerne :

• l'enfant trouvé (article 2) ;

• l'enfant né hors du territoire national (article 4)

• la perte ou la privation de la nationalité (Articles 5, 6, 7, 8 et 9)

Le Groupe parlementaire aurait pu passer sous silence ces divergences, si l'Article 3 du code de la nationalité ivoirienne n'était pas libellé de la manière suivante: " Les dispositions relatives à la nationalité contenues dans les traités internationaux dûment ratifiés et publiés s'appliquent, même si elles sont contraires aux dispositions internes. Ce qui signifie que la ratification de cette convention rendra automatiquement applicables ses dispositions qui sont contraires à la loi ivoirienne sans qu'il soit nécessaire de modifier celle-ci. La nationalité est un élément fondamental de la souveraineté nationale, c'est pourquoi son encadrement juridique ne saurait être aussi facilement rendu caduc par l'effet automatique des traités et autres accords mêmes dûment ratifiés. En notre sens, en insérant cette disposition, nos devanciers ont sans nul doute voulu nous inviter à faire preuve d'une vigilance particulière avant d'autoriser la ratification d'instruments légaux internationaux relatifs à la nationalité.

En ce qui concerne l'implication de cette convention sur le droit foncier rural

Dans notre Pays, propriété terrienne et nationalité sont intimement liées, la loi sur le foncier rural de 1998 expose en effet que seuls les Ivoiriens peuvent

être propriétaires terriens. Il va sans dire que les personnes qui auront acquis la nationalité ivoirienne par l'effet de cette Convention pourront légitimement prétendre à la propriété foncière sur des terres qui n'ont été mises à leur disposition qu'en considération du fait qu'ils n'étaient pas Ivoiriens.

Au regard de tout ce qui précède, et convaincu que les questions de la nationalité et du foncier rural, données comme les causes fondamentales de la crise qu'a connue notre Pays dix années durant, ne peuvent être traitées séparément, le Groupe parlementaire PDCI-RDA propose l'ajournement de l'examen de ce texte à la prochaine session ou à une session extraordinaire. Ce report nous permettra non seulement d'examiner ce texte avec toute la sérénité et la sagesse requises du Législateur, mais aussi de procéder à de larges consultations, pour recueillir les observations des populations dont

nous sommes les mandants, sur ces questions importantes que sont, nous le répétons, la nationalité et le foncier rural.



Fait à Abidjan, le 17 juillet 2013

Le Groupe parlementaire PDCI-RDA


In le quotidien ivoirien "L'INTER"


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Dernière heure: Le projet de loi de ratification de la convention sur l'apatridie retirée

 

Le projet de loi a été retirée de l’ordre du jour. Il a été programmé pour une session extraordinaire. Mais il y a lieu de préciser que ce retrait est dû à l’opposition des députés du PDCI, UDPCI et autres indépendants. Ils étaient tous prêts ce matin à sortir de l’hémicycle. Seul les talibets du RDR étaient partant. C’est hier, après la réunion du RDR que tout a été décidé.  

Il y a un front qui se forme contre le RDR au parlement. La grande partie regrette l’absence du FPI. Vu la tendance, je pense qu’il faut faire du lobbying sinon tout est foutu. les gens du RDR sont des automates. Ils lèvent seulement les mains.


Source: EBURNIENEWS

QUI A TUE FOFIE? DES SOUPÇONS PLANENT, DES LANGUES SE DELIENT


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Le site www.eclairdafrique.com, toujours à la pointe de l’info, a annoncé hier la mort du commandant Fofié Kouakou. Aujourd’hui, il révèle selon des témoignages recueillis, les causes de la mort, de ce combattant très très proche de Guillaume Soro.


FOFIE KOUAKOU,  MAITRE A KORHOGO

FOFIE KOUAKOU était commandant de la zone 10 à  Korhogo. Il fait partie de ces Com-zones qui ont fait parler d’eux. La zone  qu’il commande couvre la région située entre les localités de Pogo, ville à la frontière Ivoiro-Malienne, de Laléraba à la frontière Ivoiro-Burkinabé, de Longo plus au sud de Tarato à l'ouest et de Kafolo à l'est. Les villes de Ouangolo, Ferkessédougou, Diawala, Pogo, M’bengué, Dikodougou, Napié, Sinématiali font notamment partie de cette zone. À Korhogo, le chef rebelle se nomme Fofié Kouakou Martin, ancien caporal de l'armée régulière, devenu « commandant ». Martin Kouakou Fofié, l’un des trois Ivoiriens visés par le gel des avoirs à l’étranger et l’interdiction de voyager décidés par l’ONU, commande la zone 10, administrée depuis Korhogo. C'est un homme d'un charisme indiscutable qui a réalisé des vastes chantiers d'assainissement, de reconstruction d'édifices en ruine et sécurisé les  biens et les personnes vivant dans sa zone. Tous ces travaux sont financés par un « impôt » contraignant et parfois exorbitant prélevé sur les opérateurs économiques de la ville. Il est originaire de Bondoukou. Selon la presse burkinabé, le commandant Fofié disposerait des biens à Ouagadougou comme ces frères d’armes de la rébellion ivoirienne.  Sous sanction de l’Onu, il avait utilisé de faux documents burkinabés pour ouvrir un compte dans une banque Ouagalaise. Ce sont plus  de 66 millions de francs CFA  qu’il gardait dans cette banque en violation des sanctions de l’ONU. Malheureusement, pour lui,  les 66 millions ont disparu des caisses de la banque. Cette nouvelle a tellement marqué le commandant Fofié qu’il a entrepris des recherches pour en savoir plus. Après des recherches, l’homme a été informé que c’est en complicité avec Alassane Dramane Ouattara et Blaise Compaoré qui craignaient les représailles de l’ONU qui la banque a fait disparaitre cette importante somme. Dans tous les cas, il ne pouvait se plaindre à cause de la sanction de l’ONU qui planait sur sa tête. Martin Fofié Kouakou, se serait enrichi de façon illicite et  était dans le viseur de l’ONU.  La disparition de cette manne que le chef de guerre a pu économiser pendant des années, a provoqué en lui, une rancune tenace contre Alassane Ouattara et Blaise Compaoré.  En fait, les chefs de guerre demeurent un véritable problème pour le régime de Ouattara et ses soutiens. Leur intégration dans l’armée est un véritable problème. Les commandants ("com-zone") des Forces nouvelles forment un réseau militaro-économique tirant profit de la contrebande et d'un système de taxation parallèle, selon le rapport au Conseil de sécurité des experts chargés de vérifier l'application de l'embargo sur les armes à destination de la Côte d'Ivoire. Les réseaux politiques et économiques liés aux combattants des ex Forces nouvelles se sont renforcés avec l'intégration dans l'armée ivoirienne d'anciens commandants au lourd passif, affirme un rapport de l’ONU. La nomination à "des postes de commandement stratégiques" de gens comme Martin Kouakou Fofié (déjà sous sanctions de l'ONU), gêne énormément Ouattara. Mais comment se débarrasser de ce combattant gênant?

FOFIE, L’HOMME DE MAIN DE SORO 

Il est vrai que Soro et son mentor ADO marchent aujourd’hui main dans la main. Mais il va sans dire qu’ils visent le même champ politique: le nord.  Alassane veut faire du nord le véritable bastion du RDR.  A côté de lui, Soro qui est inscrit dans une véritable dynamique de quête d’assise politique pour le mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (Mpci) veut conquérir le nord. Sur plan  Soro  avait placé des Com zone qui préparaient le terrain politique pour lui. Le commandant Fofié Kouakou se trouve plus proche de Guillaume Soro puisque Diawala qui est la sous préfecture d’origine de SORO fait partie de la zone 10 qu’il contrôle. Comme on peut le pressentir à l’horizon, il y a une bombe entre Soro et son mentor sur la conquête du nord. Fofié était donc un pion essentiel dans la stratégie de  conquête de la zone 10 pour SORO. Vu l'excellent travail abattu dans la sécurisation de Korhogo, le chef emblématique des mouvements de l'ex-rébellion, Guillaume Soro lui avait même confié la sécurisation des frontières Nord.  Toujours en grande confiance, il a assumé avec brio ces fonctions en préservant intactes l'intégrité de la zone 10 que son « ami »Soro Guillaume veut garder pour lui seul. Les deux hommes étaient très liés. A une question posée à Fofié : « Que pensez-vous de l’action de M. Guillaume Kigbafori Soro au moment où vous étiez ensemble,  pendant ce mouvement armé ? », il a répondu : « Vous savez, il y a le don et il y a le pouvoir. Un pouvoir acheté est un pouvoir éphémère. Mais celui qui a le don, a reçu une chose venue de Dieu. Et quand Dieu donne à quelqu’un le don de commander, je crois que Dieu donne à cette personne la sagesse nécessaire pour encadrer les jeunes. Et c’est ce que j’ai observé en lui, Guillaume  Kigbafori Soro. Il n’a pas acheté son pouvoir, c’est inné. On dit très souvent qu’il y a trois sortes de comportements : le comportement inné, le comportement acquis et le comportement héréditaire. Pour lui, c’est inné. Le sens du commandement est inné en lui. Ce que je voudrais  dire, c’est que je pourrais faire ses éloges pour dire qui il est, mais toute la Côte d’Ivoire, le monde entier sait désormais qui est Soro Kigbafori Guillaume. C’est vrai qu’il est mon patron, mais je dis ce qui est ».  L’objectif visé par Guillaume Soro  n’est pas à portée de main. Il lui sera en effet difficile d’implanter ses hommes sur les terres du Rassemblement des républicains (RDR), premier parti du nord du pays.  Alassane Dramane Ouattara, compte de nombreux partisans chez les com’zone. Certains sont même très proches de lui.  Par exemple, Alassane Dramane Ouattara a assisté au mariage de Chérif Ousmane à Ouagadougou en décembre 2007 et son épouse, Dominique, était témoin de ce mariage. Alors premier ministre de Gbagbo, Chérif Ousmane était farouchement opposé à Soro Guillaume. Il soutenait que le premier ministre de Gbagbo jouait le jeu du président Gbagbo. Soutenu par Alassane, chérif Ousmane et certains « Com-zones » en voulaient terriblement à Soro. Au point même qu’il essuya un attentat le 29 juin 2007.  Beaucoup de sources révèlent que c’étaient les hommes de Chérif Ousmane soutenus par la France et Ouattara qui ont voulu porter le coup fatal à Soro Guillaume. En tout cas, les hommes de Soro  sont dans le viseur des pro-Ouattara.  L’on se souvient de comment IB a été tué à Abidjan.  Ses hommes se sont dispersés et menacent de venger IB qui a été le cerveau de la  rébellion qui a pu apporter Alassane Dramane au pouvoir.

FOFIE AURAIT ETE EMPOISONNE

Ce matin même, nous avons pu joindre un proche De Fofié à Korhogo. « C’est vrai. Il est mort mais nous voulons voir son corps. Le corps de notre commandant ». De quoi est-il vraiment mort ? Selon une source militaire que nous avons contactée à Bouaké, « Fofié  souffrait d’une maladie bizarre qu’il trainait depuis longtemps. Il parlait d’empoisonnement mais moi je ne le croyais pas parce que cet homme était un vrai africain. Il était beaucoup protégé mystiquement…mais la maladie était bizarre. » Empoisonnement ? En tout cas, l’ex commandant rebelle Fofié Kouakou, victime d’un AVC, ne s’est plus remis selon nos sources à Bondoukou où il se soignait entouré de quelques parents. L’homme est beaucoup aimé dans son village.  Depuis hier c’est la consternation à Bondoukou et à Korhogo. La population ne veut pas entendre parler de cette triste disparition.

QUI AURAIT INTERET A EMPOISONNER FOFIE?

FOFIE savait qu’il ne faisait pas toujours l’affaire des politiciens. On lui a maintes fois reproché son attachement à Guillaume Soro. Il était présenté par les ennemis de Soro comme celui là qui lui préparait le chemin. Evidemment, personne en Côte d’Ivoire n’ignore les ambitions de l’actuel président de l’assemblée nationale.  Du coup Korhogo devient  un enjeu politique pour ADO et le président de l’Assemblée nationale, tous les deux ressortissants du nord.

N’est-ce pas à Korhogo que le président Alassane Ouattara a véritablement déclaré sa candidature pour la présidentielle de 2015 au cours de sa récente tournée ?  Un fait a été aussi remarquable à Korhogo : pour l’une des rares fois Soro Guillaume a posé publiquement avec son épouse devant la presse. Ce fait a été interprété de diverses manières : SORO comme un chef d’Etat ! Korhogo est un donc un enjeu pour Soro et Alassane. On comprend alors ceux qui ont intérêt à éliminer Martin FOFIE KOUAKOU, l’homme de main de Soro Kigbafori Guillaume.

 

CHRISTOPHE DESGENS

 

Source: ECLAIR D'AFRIQUE

vendredi, 19 juillet 2013

OUATTARA VEUT FAIRE PASSER EN FORCE A L'ASSEMBLEE NATIONALE LA CONVENTION SUR L'APATRIDIE

 

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Ouattara veut faire passer en force, ce matin, à l'Assemblée nationale, la convention sur l'apatridie, devant servir de socle à l'adoption d'une loi pour introduire le droit de sol en Côte d'Ivoire.

 

Il est bien connu: les conventions et les traités internationaux régulièrement ratifiés ont une force supérieure à celle des lois internes. Lorsqu’un Etat adhère donc à un traité, il se voit automatiquement obligé de mettre ses lois en conformité avec ce traité. Or la Convention sur la réduction des cas d’apatridie que Ouattara va ratifier aujourd’hui par un passage en force, dispose en son article premier que: «Tout Etat contractant accorde sa nationalité à l’individu né sur son territoire et qui, autrement, serait apatride. Cette nationalité sera accordée de plein droit, à la naissance».

Depuis toujours, le RDR plaide pour le droit du sol et ses porte-voix n’ont de cesse de répéter que les étrangers venus des pays limitrophes, nés en Côte d’Ivoire doivent devenir Ivoiriens parce que leur pays d’origine ne les reconnaît plus comme étant ses ressortissants. Profitant donc de ce que ces personnes risquent d’être apatrides, la Côte d’Ivoire pourra donc leur attribuer gracieusement sa nationalité. Et le tour est joué. La France, réputée soucieuse du scrupuleux respect des droits de l’Homme, n’a jamais ratifié cette convention sur la réduction de l’apatridie. En ratifiant cette convention, Ouattara se donne une justification pour introduire le droit du sol dans la législation ivoirienne. Ce choix délibéré est en totale opposition avec les aspirations profondes des Ivoiriens qui ont toujours refusé le droit du sol en Côte d'Ivoire. 

MOBILISONS-NOUS POUR DÉNONCER L'IMPOSTURE!!!

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ORDRE DU JOUR DE L'ASSEMBLEE NATIONALE


Monsieur SORO K. Guillaume, Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Mesdames et Messieurs les Députés se réuniront en séance publique, le Vendredi 19 Juillet 2013 à 10 heures, au Palais de l’Assemblée nationale.

I - Cette séance a pour ordre du jour, la délibération de l’Assemblée nationale sur les projets de loi suivants

1. Projet de loi de finances rectificative portant budget de l’Etat pour la gestion de l’année 2013;

2. Projet de loi portant Code des Postes;

3. Projet de loi portant sûreté et sécurité nucléaire et protection contre les dangers des rayonnements ionisants;

4. Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance, adoptée le 30 Janvier 2007 à Addis-Abeba (ETHIOPIE);

5. Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier le Traité portant révision du Traité relatif à l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique (OHADA), adopté le 17 Octobre 2008 à Québec (CANADA);

6. Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la Charte Africaine de la Statistique, adoptée le 04 Février 2009 à Addis-Abeba (ETHIOPIE);

7. Projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la Charte du Conseil de l’Entente, adoptée le 05 Décembre 2011 à Cotonou (BENIN).

II- Examen selon la procédure de discussion immédiate des projets de loi autorisant le Président de la République à ratifier les Conventions suivantes :


• La Convention du 28 Septembre 1954 relative au statut des apatrides ;

• La Convention du 30 Août 1961 relative à la réduction des cas d’apatridie.

 

NB: Pourquoi la procédure de discussion immédiate pour ces deux conventions ???

 

Annexes


Convention relative au statut des apatrides 1954. PDF

Convention relative au statut des apatrides 1961. PDF

jeudi, 18 juillet 2013

COTE D’IVOIRE: OUATTARA ET LE FONCIER RURAL - ACQUERIR LA TERRE PAR LA NATIONALITE?

 

côte d'ivoire,ouattara et le foncier rural,acquérir la terre par la nationalité?,dr kouakou edmond juriste consultant

 

Ouattara a enfin levé un coin de voile sur la « réforme foncière » qu’il se proposait d’introduire. Elle consiste tout simplement à prolonger de dix ans, le délai accordé pour la constatation des droits coutumiers et de trois ans, celui accordé pour la consolidation des terres concédées, c’est-à-dire à reconduire les mêmes dispositions de l’article 6 qui n’ont pu être appliquées depuis l’adoption de la loi de 1998, à cause de l’instabilité qu’il a créée en Côte d’Ivoire avec le coup d’Etat de 1999, la rébellion de 2002 et la crise postélectorale de 2011.

 

En définitive, en fait de « réforme foncière », il n’y en a pas, puisque, contrairement à son annonce, son  projet de loi, tel qu’il ressort du communiqué du Conseil des ministres du jeudi 13 juin 2013, ne comporte aucune disposition visant à « reprendre ce code foncier et (à) le renforcer ». Il s’agit plutôt d’une adaptation technique visant à rendre applicable la loi relative au domaine foncier rural de 1998 dans son intégralité.

Pourquoi cette reculade après les déclarations tonitruantes de Ouattara à Duékoué et Man ? Est-ce parce que les inquiétudes et le mécontentement populaires qui avaient commencé à enfler, l’en ont dissuadé ? Ou est-ce parce que, sa « réforme foncière» réside ailleurs, en dehors de toute modification de la loi de 1998, mais plutôt dans la mise en œuvre de celle-ci ? Ouattara n’avait-il pas déclaré aussi à Man, que « la question foncière est liée à celle de la nationalité » ?

Observons d’abord cette curiosité qui consiste à mettre l’accent sur un supposé lien entre la nationalité et le foncier. La nationalité, parce qu’elle consacre le lien de rattachement avec un Etat, confère des droits et impose des devoirs. Par exemple, être fonctionnaire et faire son service militaire. La nationalité n’établit donc pas seulement un lien avec le foncier, mais aussi avec bien d’autres domaines de l’activité sociale, en y ouvrant l’accès. Pourquoi alors mettre en exergue le lien entre foncier et nationalité ? Faut-il comprendre que c’est par l’acquisition de la nationalité que Ouattara opèrera sa « réforme foncière » ?

Cette crainte est d’autant plus justifiée que, récemment, Ouattara a multiplié les initiatives en matière de nationalité. Des projets de loi proposent la nationalité par déclaration. Lors de sa dernière tournée dans le nord, il a décidé de supprimer l’intervention du préfet en matière de naturalisation, écartant ainsi l’enquête pour tout demandeur. Pourquoi ?

La cadence imprimée à ces initiatives juridiques, semble les inscrire dans un agenda bien précis. Car, en application des engagements pris par l’Etat ivoirien dans un accord-cadre de coopération signé avec les pays du G8 et certaines multinationales, Ouattara compte faire établir les certificats fonciers  avant l’élection présidentielle d’octobre 2015, plus précisément au plus tard, à la fin du mois de juin 2015.

Alors, question : Peut-on raisonnablement attribuer des certificats fonciers en l’espace de deux ans, alors même que la réconciliation demeure un vœu pieu et que les propriétaires fonciers de l’ouest notamment, sont encore en dehors de leur terroir, pour fait de guerre postélectorale ?

En effet, la crise politico-militaire (2002-2011) a eu des conséquences terribles, particulièrement à l’ouest. Des villages entiers ont été brûlés et rayés de la carte nationale. Plusieurs villages parmi ceux qui restent, ont connu un bouleversement de leur démographie au profit d’immigrés qui s’y sont installés par la force et opérer parfois, un changement de la gouvernance traditionnelle : des immigrés sont devenus chefs de  village quand ils n’imposent pas des pantins parmi les rares autochtones qui sont restés. Les vrais chefs et/ou leurs adjoints sont, soit destitués, soit traqués et assassinés, comme ceux de Bagohouo (village ayant accueilli Amandé Ouérémi), etc. Des propriétaires fonciers ont été exécutés es qualité par des immigrés à qui ceux-là avaient concédé des portions de terre, justement pour s’en approprier. D’autres ont fait l’objet d’une expulsion ou d’une expropriation forcée, après avoir subi les sévices les plus humiliants. D’autres encore plus chanceux, se sont, soit déplacés ailleurs, en Côte d’Ivoire, soit exilés dans des pays frontaliers. Les rares qui sont restés ne peuvent avoir accès à leurs plantations ou à leur forêts qui sont exploitées par les nouveaux occupants, qu’après s’être acquittés d’une rançon. Des individus se sont improvisés propriétaires traditionnels et « vendent » des parcelles de terre. Bref, les droits élémentaires  de la personne humaine (droit à la vie, droit de propriété, droit au travail) sont violés, sous l’œil bienveillant du régime Ouattara. Un journaliste du nouvel observateur avait d’ailleurs révélé que les occupants déclaraient à l’endroit des populations wê : «Nous prendrons vos femmes, vos terres, vos champs et vous mangerez de la boue … On va vous tuer tous, jusqu’au dernier». La réalité de l’exécution « d’un programme génocidaire et d’extermination systématique » du peuple wê ne semble plus faire l’objet d’un doute.

Mais, s’il est vrai que les populations autochtones wê sont concernées au premier chef, à l’ouest, les dans n’échappent pas à cette furie, comme  à Biankouma où, Lamine Rombo dit « Commando », un rebelle originaire du Burkina-Faso, et ses compagnons vivent en seigneurs. Les Baoulés qui ont migré dans la région, subissent parfois les mêmes atrocités. Tués ou chassés de leurs plantations, ils payent des rançons. Au nord, les journaux rendent régulièrement compte des conflits entre  ces « électeurs clandestins » de la présidentielle de 2010, qui y ont pris pied, et les autochtones (sénoufo et autres). Contrairement aux principes traditionnels, ces immigrés veulent se consacrer aux cultures pérennes, refusent de travailler désormais pour leurs hôtes et revendiquent la propriété des terres, parce qu’ils se sentent protégés par les nouvelles autorités. A Séguéla, les populations ont été choquées et intriguées par la démarche curieuse récente du   préfet et comzone Koné Messemba, originaire de la région, visant à délimiter les terres et à recenser les burkinabé qui y résident. A quelles fins ?

Dans un tel contexte, avec quels conseils villageois, Ouattara compte-t-il réaliser l’enquête qui va permettre de constater les droits coutumiers, en application de la loi foncière de 1998 ? Qui sont les sachant qui vont certifier les délimitations entre villages et entre les propriétés ? A quels individus et quels gestionnaires de « groupement informel d’ayants droit dûment identifiés » compte-t-il attribuer les certificats fonciers ?

On le voit bien, la délivrance des certificats fonciers par la mise en œuvre de la loi de 1998 par Ouattara suscite des inquiétudes. Ouattara ne rassure pas quant à sa volonté de respecter les droits de tous les détenteurs de droits fonciers coutumiers et de les protéger. Au contraire, le foncier rural semble lui offrir, encore une fois, l’opportunité de mettre en œuvre sa « politique de rattrapage ». Car, si apparemment, Ouattara veut appliquer la loi relative au domaine foncier rural de 1998, les craintes sont grandes qu’il détourne les droits coutumiers consacrés par les textes, au profit de cette meute armée de mercenaires qui occupe de force, les terres villageoises.

Souvenons-nous que, dans leur adresse à Soro Guillaume en juillet 2012, les Wê de Belgique avaient déjà averti : «La terre de nos ancêtres, donc l’héritage de nos enfants n’a jamais été l’objet de commerce, ne l’est pas maintenant et ne le sera jamais dans le futur. Illusoire donc d’y penser et de poser des actions (de nature) à contraindre le peuple ». « Le peuple Wê peut louer une parcelle de terre à des immigrés, mais ces derniers ne peuvent prétendre être les propriétaires de ces terres louées ». C’est la même réponse que le chef de village de Mbengué, au nord, a faite récemment, en  attirant l’attention sur les conflits qui naissent le plus souvent du fait du non-respect par des personnes étrangères à la région, des principes coutumiers selon lesquels la terre appartient au peuple Sénoufo.

Dans cette atmosphère, les évènements d’Angovia, village baoulé de la région de Bouaflé au centre du pays, viennent rappeler à ceux qui doutaient encore, que ce problème n’est pas seulement wê ou limité à l’ouest, mais plutôt national. Suite au refus des orpailleurs immigrés, de se soumettre à l’autorité villageoise, en payant une banale contribution au développement du village, une rixe a opposé un autochtone à un d’entre eux qui est décédé. La réaction des immigrés a été violente. Nuitamment, armés, ils sont revenus assassiner quatre autochtones et brûler le village. L’éruption d’angovia révèle les risques d’embrasement de la poudrière foncière dans le contexte d’une occupation armée. Elle concentre en elle une bonne partie de la problématique foncière actuelle : un conflit, une opposition entre autochtones et immigrés qui réclament désormais la propriété des terres, assurés d’un appui armé dans cette revendication. 

Une prime au mercenariat ?

En réalité, la question ne peut plus être traitée sous l’angle de la problématique foncière d’avant la rébellion de 2002, et même à travers le prisme étroit du foncier rural. L’occupation armée d’une partie du territoire national par la rébellion, a changé la donne, dans la mesure où elle a favorisé l’exploitation foncière par les forces qui ont combattu aux côtés de Ouattara pour son accession au pouvoir : Forces nouvelles (MPCI, MPIGO ou MJP), FRCI, dozos, mercenaires burkinabè et autres. Utilisé d’abord pour permettre le financement de l’« effort de guerre », le foncier (forestier, agricole, minier etc.) est considéré aujourd’hui comme un « butin de guerre » qui permet de récompenser les combattants à qui les rémunérations promises n’ont jamais été versées. Evidemment, cette « manne foncière » bénéficie à tous ces immigrés qui, attirés par la « ruée organisée sur l’ouest » depuis le début de la rébellion jusqu’à ce jour, contribuent au repeuplement de la zone.

Face à une telle évolution, les solutions envisagées dans le cadre du déguerpissement des aires protégées (Mont péko et forêt niegre), créent des malaises du fait de leur caractère inapproprié. En effet, Ouattara y opère un recensement des occupants illégaux afin de procéder à leur réinstallation. Où ? Dans leur région ou pays d’origine ? De quel droit à réinstallation peut bénéficier un occupant illégal, mercenaire de surcroît ? Ces réinstallations ne vont-elles pas contrarier la mise en œuvre de la loi  foncière de 1998 dans les droits qu’elle ouvre aux propriétaires coutumiers? La conquête du pouvoir par les armes et le mercenariat ouvrent-ils droit à des avantages spécifiques ?

Autant de questions qui conduisent à s’interroger sur compatibilité de la gouvernance de Ouattara, « Président reconnu par la communauté internationale », avec les principes et directives élaborés dans le contexte de la nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire mondiale. Car, en définitive, la vraie « réforme foncière » que le plan secret de Ouattara semble viser, pourrait avoir pour conséquence de faire des attributions de certificats fonciers qui seront assurément contestées demain, et provoqueront des conflits dont on ne peut prévoir les développements futurs. La sécurité et la stabilité en milieu rural semblent hypothéquées pour une longue période, rendant du coup aléatoire la rentabilité de tout investissement. A terme, c’est la sécurité alimentaire et le développement de certaines régions de la Côte d’Ivoire qui semblent compromis dans la mesure où la gouvernance foncière de Ouattara conduit à alimenter des conflits permanents, source d’instabilité.

Qui peut lui souffler que toute initiative foncière en Côte d’Ivoire aujourd’hui passe par trois préalables ?

 1) Le désarmement véritable des dozos, des FRCI et des milices ou mercenaires burkinabè et leur rapatriement dans leur région ou pays d’origine ;

 2) la réconciliation nationale qui consacre le retour sécurisé des déplacés et exilés ;

3) la rétrocession des terres à leurs propriétaires légitimes.

 

Dr Kouakou Edmond

Juriste consultant

dimanche, 14 juillet 2013

AFFAIRE CPI-LAURENT GBAGBO - BERNARD HOUDIN: DU RESPECT DU DROIT

 

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« Le Conseil Constitutionnel doit être respecté, pleinement respecté, entièrement respecté et personne ne peut suspecter, mettre en cause cette institution sans remettre en cause l’ensemble des institutions (…) le Conseil Constitutionnel est une institution de la République qui, par son indépendance, règle des questions qui sont de sa seule autorité « 

François Hollande, le 5 juillet 2013 

« La démocratie c’est aussi (…) le respect des textes et, d’abord, de la plus grande des normes en droit,  la Constitution. Qui ne respecte pas la Constitution n’est pas démocrate (…) le salut, pour les Etats africains, c’est le respect des Constitutions que nous nous donnons et des lois qui en découlent »

Laurent Gbagbo, le 28 février 2013 devant la CPI

En quelques phrases les présidents François Hollande et Laurent Gbagbo ont exprimé une position de respect du Droit tel que fixé par les textes que les démocraties se donnent librement. Quand le Conseil Constitutionnel, dans un Etat démocratique, a pris une décision, elle est sans appel et, comme l’a dit le président Gbagbo à La Haye le 28 février dernier, elle fait tabula rasa de toute décision d’une juridiction inférieure.

Ironie de l’Histoire (ou clin d’œil ?), ces deux déclarations sont liées à des situations, certes très différentes l’une de l’autre, qui ont en commun d’avoir été « provoquées » par l’action d’un seul et même homme, Nicolas Sarkozy !

En effet le président français réagissait à la critique, par l’ancien président, d’une décision du Conseil Constitutionnel français à l’encontre de ses comptes de campagne, critique exacerbée par son retrait théâtral, en tant que membre de droit, du même Conseil.

Dans le cas ivoirien, c’est le refus du président Sarkozy, à l’époque, de reconnaitre la primauté du droit dans un pays étranger, donc souverain, qui a conduit la Côte d’ivoire à la situation actuelle et le président Gbagbo à La Haye.

Dans le respect du droit nous ne commenterons pas la décision française mais nous tenons, hic et nunc, à remercier le président Sarkozy pour sa « constance » à fouler au pied tout ce qui ne va pas dans « son sens de l’Histoire » !

Oui l’Histoire a « un sens », mais pas celui que Nicolas Sarkozy a voulu lui imposer, dans le mensonge, la falsification et la violence d’Etat. Son attaque en règle de l’institution suprême de son pays, aggravée par son statut d’ancien président, est une aubaine pour tous les défenseurs du droit, où qu’ils soient, et, en particulier, pour tous ceux qui, en Côte d’Ivoire et dans le monde entier, se battent depuis le 11 avril 2011 pour faire triompher la Vérité : Laurent Gbagbo avait gagné l’élection présidentielle du 28 novembre 2010.

Le président Hollande ne peut pas s’exprimer ainsi, dans son pays, sans reconnaitre cette même primauté dans un pays indépendant et doté d’institutions démocratiques comme la Côte d’ivoire à l’époque du mandat de Laurent Gbagbo. Rappelons ici les « avancées » démocratiques dues au président Gbagbo :

-imposition du multipartisme, après des années de lutte pacifique ponctuées de période de prison et d’exil,

-loi sur le financement public des partis politiques,

-loi sur le financement et la protection de la liberté de la presse,

-création d’une Commission Electorale Indépendante (qui sera « instrumentalisée » en 2010 sous l’impulsion, en autres, de Nicolas Sarkozy)

- introduction du bulletin unique et des urnes transparentes dans le processus de vote.

De plus, dans toute la période pré et postélectorale, le président Gbagbo s’est strictement soumis aux procédures légales (ayant personnellement vécu cette période auprès de lui je peux en témoigner formellement). Et c’est ainsi que le président Gbagbo a pu dire également le 28 février dernier, à propos des élections que « c’est celui qui ne les a pas gagnées qui a semé les troubles » c'est-à-dire son adversaire, supporté par Nicolas Sarkozy, drapé dans les plis de la « communauté internationale »,  avatar épisodique des dirigeants dits des « grands pays » quand ils veulent mutualiser leurs forfaits.

De plus elle nous offre l’occasion d’en finir, une fois pour toutes, avec le fallacieux prétexte d’un Conseil Constitutionnel « aux ordres » de Gbagbo en 2010. En Côte d’Ivoire, comme en France, le Conseil Constitutionnel est formé de membres (neuf en l’occurrence dans les deux cas) désignés par différentes autorités (président de la république, présidents du parlement).En Côte d’Ivoire le président Gbagbo, qui n’ a jamais gouverné selon des critères familiaux, ethniques ou religieux, a, là comme pour d’autres nominations, fait appel à la compétence, en dehors de tout autre considération. Ainsi le vice-président du Conseil Constitutionnel était l’ancien principal Conseiller d’Henri Konan Bédié pendant son passage à la tête de l’Etat. Enfin le principe «  d’inamovibilité » des juges est un gage, en démocratie, d’indépendance.

A cet égard il faut rappeler que Monsieur Ouattara, dès son « installation », a foulé, comme dans bien d’autres domaines, les règles élémentaires du Conseil Constitutionnel,  en modifiant illégalement sa composition et en désignant un nouveau président, professeur de …Droit Constitutionnel, qui n’a rien trouvé à y redire !

Le 3 juin dernier la Cour Pénale Internationale n’a pas su (ou pu) aller au bout de la logique en libérant le président Gbagbo après avoir constaté la vacuité du dossier de l’accusation.

Aujourd’hui l’actualité nous rappelle, opportunément, que seul le respect des règles librement fixées fonde notre vie politique, économique et sociale, sauf à sombrer dans la dictature. Le ministre ivoirien de l’Intérieur, dont toute l’histoire personnelle est un défi aux règles les plus élémentaires, s’est vanté de préférer « la justice des vainqueurs au cimetière des vaincus ». A lui, et à tous ceux où qu’ils soient, qui se reconnaissent dans cette logorrhée, nous préférons  l’axiome « Dura Lex, sed Lex ».

On ne bafoue pas indéfiniment L’Histoire.

 

Paris le 8 juillet 2013

 

Bernard Houdin

Conseiller Spécial du président Gbagbo

Représentant du Porte-parole pour l’Europe et l’Amérique

samedi, 13 juillet 2013

AFFAIRE «LE FPI DOIT DEMANDER PARDON», DANO DJEDJE: «DEMANDER PARDON A QUI ET POURQUOI?»

 

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Pour aller à la paix et à la réconciliation, on écoute quand même celui qu’on accuse, qu’il donne sa version des faits. Et c’est sur la base de cela qu’on peut savoir qui a tort ou qui a raison. C’est seulement en ce moment que peut intervenir l’acte. Mais pour l’instant, nous ne savons pas ce qu’on reproche au Fpi». Ainsi, s’est exprimé, hier, sur Onuci-Fm, le Sga du Fpi, Dano Djédjé.

L’ancien ministre sous le régime Gbagbo répliquait à la proposition faite à sa formation politique, par le chef de l’État, de demander pardon aux victimes de la crise postélectorale de 2010. «Aujourd’hui, c’est le président lui-même qui demande au Front populaire ivoirien de demander pardon. Je pense que c’est mal poser le problème de réconciliation en Côte d’Ivoire, parce que cela suppose que tout ce que nous avons entrepris comme démarche, notamment, les négociations, la participation aux élections, les exilés et les prisonniers et tout, sur tous ces problèmes-là, la seule condition pour le président, c’est que le Fpi demande pardon aux victimes et aux parents des victimes», a poursuivi Dano Djédjé.

Et de conclure : «Comme il y a eu beaucoup de victimes, qui demande pardon à qui ? Et comment ? Et pourquoi ? Je pense que, de façon globale, si on veut vrai ment régler le problème de la Côte d’Ivoire, c’est ce que nous souhaitons, il faut s’asseoir, et si au cours de ces discussions, on estime qu’un tel ou un tel a eu tort, s’est comporté de telle ou telle façon, en ce moment-là, nous sommes des êtres humains, celui qui aura eu tort demandera pardon».

 

In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Réveil" du 10 juillet 2013.


Benoït HILI

vendredi, 12 juillet 2013

ALASSANE OUATTARA: LE MANTEAU DE DEMOCRATE SUR UNE PEAU DE DICTATEUR

 

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Sous les allures d’un super VRP, Alassane Ouattara sillonne les capitales du monde pour vendre son statut de démocrate. Bien de ses interlocuteurs mordent à l’hameçon. Ils sont tous séduits par ce démocrate à la voix fluette, à la générosité affinée, à l’humanisme insoupçonnable, incapable de faire du mal à une méchante mouche.


 Souvent, Ouattara n’a pas besoin de faire des démonstrations pour convaincre. Avant même qu’il n’ouvre la bouche, ses grands amis éparpillés au sommet des pouvoirs du monde applaudissent le démocrate. D’ailleurs ces messieurs ont bien participé à la confection de cette image de démocrate que promène Ouattara. Qui ne se souvient pas des envolées lyriques d’un certain Gauthier Rybinski, grand affabulateur ? Ce super spécialiste qualifiait Laurent Gbagbo de « dictateur tortionnaire » par opposition à un Ouattara enivré de valeurs démocratiques. Qui a oublié les grands spécialistes des questions africaines dont l’unique mission était de polir l’image d’Alassane Ouattara ? Bien entendu, ces messieurs travaillaient pour le pouvoir politique français. Même en Afrique, nous avons entendu le célèbre écrivain Henry Lopez (Ambassadeur du Congo en France) vanter les mérites démocratiques de Ouattara. Alassane Ouattara est « un grand démocrate qui pense à l’Afrique » disait en substance l’auteur de Tribaliques. Ces discours élogieux qui nous rappellent les chants des griots du manding,  ne pouvaient que renforcer Ouattara dans sa posture. C’est pourquoi, lors de sa récente visite au nord, il n’a pas hésité à avouer : « …Alassane Ouattara est un vrai démocrate».

Mais tous ces éloges demeurent de viles incantations tant qu’on se trouve au niveau de la théorie. La logique voudrait que le statut de démocrate soit conféré à un sujet par les actes que pose ce dernier. C’est en tentant de confronter la théorie à la pratique que surgit le duel entre Ouattara le démocrate et Ouattara le dictateur. On quitte ainsi le jardin des proclamations hypocrites pour se plonger dans une réalité plus effroyable. Ouattara le démocrate se trouve curieusement malmené par Ouattara le dictateur. Face à Ouattara le dictateur, le statut de démocrate prend des soufflets inimaginables. Figurez-vous que ce Ouattara dont on dit qu’il s’abreuve à la source de la démocratie, a dans ses geôles, plus de 700 prisonniers politiques. Plus de deux cent mille exilés et réfugiés politiques. Le nombre donne froid dans le dos. Toutes les victimes de Ouattara ne sont pas dans des lieux de détention conventionnelle et leur arrestations n’obéissent pas aux règles requises en la matière. Elles sont le plus souvent enlevées, torturées, séquestrées, enfermées dans des conteneurs. Mais cela ne pétrifie pas les flagorneurs du pouvoir Ouattara. On note qu’au moment où Ouattara faisait bruire ses compétences démocratiques au nord, à quelques petits kilomètres, des centaines de prisonniers politiques ployaient sous le poids de la maltraitance. Toutefois, pour tenter de vaincre Ouattara le dictateur, le démocrate affirme qu’il n’existe pas en Côte d’Ivoire des prisonniers politiques. Mais curieusement, tous les prisonniers sont accusés d’être des pro-Gbagbo. Or un pro-Gbagbo est lui-même une opinion politique. Le démocrate ne connait pas l’étiage des arguments. Ces prisonniers, selon lui, ont commis le crime de « non reconnaissance de sa victoire ». Vous avez dit nouveau crime du démocrate législateur-juge !

Sous le regard de ces encenseurs, le démocrate Ouattara est obligé de lire le tableau que lui présente le dictateur Ouattara. On peut y lire : assassin des libertés individuelles et collectives, chef absolu des médias publics, protecteurs des criminels du pouvoir, détenteur exclusif des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, promotion d’un Etat tribal, exclusion etc. On cherche en vain sur ce tableau, un seul haut fait susceptible de faire remonter le démocrate. On tente de l’aider en s’essayant à accorder du crédit à sa volonté de dialoguer avec l’opposition significative. Mais hélas, on ne trouve rien d’encourageant. Il a déjà tout plié parce qu’étant blanc comme neige, il considère que seul le pardon du FPI peut réconcilier la Côte d’Ivoire.  Même dans ce cas, il faut que le FPI soit en vie. Or il invite le parti de Laurent Gbagbo à prendre place dans son « train de la paix qui va à vive allure ». Autant dire qu’il veut tuer ce parti car le train étant déjà dans sa folle course, comment le FPI peut-il approcher les rails sans se faire broyer ?

On comprend à ce stade du duel, que Ouattara le démocrate, est bien une peinture qui coule dès la première goutte de pluie. Lorsqu’elle tombe, le vrai Ouattara s’affiche, c’est-à-dire Ouattara le dictateur. Il est serein, stable comme un vieux chêne. On dira même qu’il est un roseau en matière de dictature. Mille fois plié, il se redresse mille et une fois. C’est donc ce Ouattara qui est au pouvoir en Côte d’Ivoire. Les nombreuses campagnes de ponçage de son image sont incapables de produire, à la lumière des actes, un démocrate. Croire en définitive qu’Alassane Ouattara est un démocrate, c’est imposer à notre esprit qu’un manguier peut produire des raisins.

 

Alain Bouikalo, Juriste

jeudi, 11 juillet 2013

VISITE D’ETAT AU NORD DE LA COTE D’IVOIRE: RECUEIL DES PROPOS D'ALASSANE OUATTARA QUI POSENT PROBLEME

 

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Mr Alassane Dramane Ouattara a effectué une visite d’Etat dans le Nord de la Côte d’Ivoire. A l’analyse du fond et de la forme des discours qu’il a tenus dans l’ancien fief de la  rébellion, il est clair que l’argent des contribuables ivoiriens a encore servi pour approfondir le fossé de méfiance et de division entre les populations du nord et le reste des populations ivoiriennes.

On se souvient encore que Ouattara avait promis à la France et à l’ONU ce même argent du contribuable pour régler le contentieux électoral par le bombardement des institutions de la république en lieu et place du recomptage des voix proposé par Laurent Gbagbo. Et la facture continue de creuser les finances publiques ivoiriennes au moment où l’ivoirien ordinaire ploie sous le poids de la misère, celle que « ADO Solution » lui a imposé depuis le 11 Avril 2011.

En effet, si l’objectif principal de l’homme qui pu briser le tissu social ivoirien autrefois envié en Afrique, en mille morceaux, était de renforcer la division et dresser davantage le nord ivoirien contre le reste des régions du pays, eh bien le succès a été total. L’homme est resté égal à lui-même dans sa volonté de déstructurer totalement la nation ivoirienne et créer un autre type d’ivoirien pour construire ce qu’il appelle « les Etats-Unis d’Afrique » en Cote d’Ivoire.

Les cinq jours de sa ballade en terre rebelle ont servi à tenir entre autres 4 types de propos que nous avons recensés pour vous; Les propos dangereux, les propos démagogiques, les propos mensongers et les aveux. Ci-dessous, quelques uns de ces propos suivis de quelques brèves analyses.

I- PROPOS DANGEREUX POUR LA COHESION NATIONALE

  • « Soro Guillaume a fait preuve de courage, il a fait preuve de sacrifice et il s’est battu pour que les populations du nord puissent recouvrer leur dignité par la nationalité» discours de Ouattara à Ferkéssédougou le 07/07/2013

. Ouattara nous dessine deux Côte d’Ivoire, une dite opprimée ou persécutée : le nord et une autre privilégiée : le sud, l’est, le centre et l’ouest. Ce groupe forme un seul bloc. Il se positionne en diviseur. Il a par ailleurs parlé de « la dignité des populations du nord ». Nous pensons que la dignité ne peut être fractionnée. Il existe la dignité du peuple de Côte d’Ivoire. Et même si par erreur on arrivait à croire que la dignité peut être divisée en mille morceaux selon les airs géographiques ou culturels, on n’est pas rassuré que la rébellion armée soit en mesure de restaurer cette dignité perdue. En sa qualité de chef de l’Etat, Ouattara devrait être le rassembleur. Surfer sur des antagonismes crées par lui, est susceptible de rendre impossible l’unité nationale recherchée.

  •  « Est-ce que vous savez que c’est la première fois qu’un musulman arrive à la tête de la Côte d’Ivoire ? » Extrait du  discours de Ouattara à Ferké le 07/07/2013

Il s’agit de propos graves et extrêmement dangereux pour la cohésion nationale. Ouattara laisse croire que depuis 1960, le pouvoir d’Etat a été accaparé par les chrétiens au détriment des musulmans. Ouattara reste fidèle à lui-même dans son combat pour la haine religieuse et la division. En effet en 1999, il avait annoncé depuis Paris : «  On ne veut pas que je sois candidat parce que je suis musulman et du nord ». Cette dérive a exacerbé les tensions qui existaient déjà sur l’échiquier national (opposition entre Bédié et Ouattara). Ouattara sait très bien que la Côte d’Ivoire est un Etat laïque et que la loi est générale et impersonnelle. Elle n’est pas faite pour les chrétiens. Mieux, les législateurs sont aussi bien musulmans que chrétiens.

  • « Il faut que le FPI (…) ait la force de demander pardon aux victimes et aux parents des victimes » Extrait de son discours du 08/07/2013 à Korhogo

En tenant ce discours devant ses partisans ivres de passion, Ouattara leur présentait le FPI comme le bourreau des nordistes. Un tel discours est dangereux dans la mesure où il ligue une partie de la population contre une autre. Ce discours est incompatible avec l’appel à la réconciliation et à la cohésion. En sa qualité de chef de l’Etat, Ouattara n’a aucun honneur à monter un groupe contre un autre. On a la nette impression qu’il applique la politique du « diviser pour mieux régner ». A la vérité, dans la crise ivoirienne déclenchée dans la nuit du 18 au 19 Septembre 2002 à ce jour, qui doit demander pardon à qui ??? Qui ?

II- PROPOS DEMAGOGIQUES

  • « Il a fait preuve de courage, il a fait preuve de sacrifice et il s’est battu pour que les populations du nord puissent recouvrer leur dignité par la nationalité» discours de Ouattara à Ferké le 07/07/2013

Ouattara fait un clin d’œil à la nationalité des populations du nord. La question fondamentale est de savoir si les pouvoirs successifs ont remis en cause la nationalité ivoirienne des populations du nord. C’est de la démagogie pure et dure. Ouattara s’assimile à l’ensemble de la population du nord. Il a été le seul dont la nationalité est été déclarée « douteuse ». La déclaration s’est faite sur le fondement des actes accomplis par Ouattara avant qu’il ne soit nommé par Houphouët Boigny en 1989. D’ailleurs la question de la nationalité est réglée par le code de la nationalité qui est l’œuvre du peuple ivoirien. Donc faire croire aux nordistes qu’ils ont un problème de nationalité que les armes ont réglé est de la démagogie.

III- PROPOS MENSONGERS

  •  « Un Ouattara tient toujours parole.. » Extrait de son discours à Kouto le 4 Juillet 2013

Ouattara est encore loin de tenir certaines de ses paroles. Lors des campagnes électorales de 2010,

  • il avait promis 5 universités en 5 ans. Cela fait trois ans qu’il est au pouvoir, il n’a construit aucune université.
  • Il avait promis la suppression des frais d’inscription dans les écoles primaires et les collèges publics. Trois après, les frais d’inscription n’ont pas été supprimés. Les élèves sont invités à s’inscrire en déboursant la somme de 6000 FCFA pour l’enseignement public et 3000 FCFA pour le privé.
  • Il avait en outre promis aux ivoiriens l’assurance maladie universelle à 1000 FCFA/tête. Trois ans après, les ivoiriens n’ont aucune assurance bien au contraire, ils ont des difficultés à se soigner en raison de la faiblesse du pouvoir d’achat.
  • Il avait également promis 600 milliards aux jeunes ainsi qu’un million d’emploi par an. De plus, il avait donné la garantie à ces derniers qu’il n’y aurait plus de cabines téléphoniques dans les rues.
  • Trois ans après, les promesses sont enfermées dans les tiroirs. Les cabines téléphoniques sortent de terre, le chômage gangrène la société ivoirienne. Il avait en outre promis la fin de l’impunité, Trois ans après, les chefs de guerre sont devenus la colonne de son régime. Ses hommes qui ont massacré les populations de Nahibly ne sont pas menacés par la justice.
  • Il parlait aussi de démocratie, droit de l’homme, Etat de droit. Où en est-on actuellement ? Nous sommes dans une dictature sauvage. La justice est aux ordres, l’assemblée nationale est invitée à limiter son droit d’amendement. Les arrestations arbitraires et les tortures sont un principe inviolable. Le parti d’opposition FPI est décapité. Il ne  peut tenir un meeting sans se faire attaquer par les hommes du pouvoir. Bref,

Ouattara ne tient que les promesses faites pour détruire le peuple.

  •  « Il faut que le FPI (…) ait la force de demander pardon aux victimes et aux parents des victimes » Extrait de son discours du 08/07/2013 à Korhogo.

En invitant le FPI à demander pardon, Ouattara veut  avouer publiquement que ce parti est  auteur des crimes engendrés par la crise post-électorale. Ce qui est faux. Le rapport d’enquête de la Commission d’enquête de Ouattara lui même, grossièrement appelée Commission Nationale d’Enquête (CNE), le document de notification des charges de Fatou Bensouda, n’indiquent pas que le FPI ou ses dirigeants étaient les tueurs des 3000 victimes. Mieux, le fameux rapport de la commission Ouattara estime que 727 personnes ont été tuées par le camp Ouattara. Or le rapport du CICR sur les évènements de Duékoué le 29 Mars 2011, avait estimé à 800 morts, les personnes tuées par le camp Ouattara. Alors, pourquoi Ouattara s’accroche-t-il au pardon du FPI ? Le FPI n’est-il pas aussi victime du RDR ?

En outre, Ouattara est-il fondé à demander au plus petit des ivoiriens ayant subi la rébellion, pendant plus de dix ans , de demander pardon à des victimes ? Si la Côte d’Ivoire a connu la crise post-électorale c’est parce que premièrement il y a eu une rébellion armée et en second lieu, Ouattara a refusé de respecter la décision souveraine du Conseil Constitution. Et les auteurs de la rébellion se comptent tous dans le camp de Ouattara. A ce propos, voici ce que tous les medias doivent retenir de la crise ivoirienne « La guerre postélectorale de 2010, née du refus d’Alassane Ouattara d’accepter le verdict du Conseil constitutionnel déclarant Laurent Gbagbo vainqueur de l’élection présidentielle, a fait officiellement plus de 3.000 morts. Les grandes victimes de ce conflit ayant opposé les forces gouvernementales aux forces rebelles pro-Ouattara sont les partisans du président Gbagbo. Systématiquement visés pour leur coloration politique. »

 Dans la même veine, ceux qui ont déclenché la crise post-électorale se comptent dans le camp Ouattara. C’est Ouattara le candidat malheureux qui a refusé de respecter la décision du conseil constitutionnel, il a refusé le recomptage des voix. Son camp a installé un commando invisible à Abobo, a massacré les populations d’Anonkoi Kouté, et commis divers crimes. Le bombardement des institutions, les exécutions sommaires des partisans de Gbagbo, l’exil et les milliers de réfugiés sont bien le fait de Ouattara et  de ses soutiens. Par humilité, qu’il, demande sincèrement  pardon aux ivoiriens pour les réconcilier.

IV- LES AVEUX

  • « Il a fait preuve de courage, il a fait preuve de sacrifice et il s’est battu pour que les populations du nord puissent recouvrer leur dignité par la nationalité» Discours de Ouattara à Ferké le 07/07/2013

Alassane Ouattara salue la rébellion dirigée par Soro Guillaume. Selon lui, quiconque se rebelle contre les institutions de l’Etat fait preuve d’un « courage exceptionnel ». Son propos prouve non seulement qu’il a toujours soutenu la rébellion, mais également met en lumière le difficile rapport qu’il a avec les lois de la République et la démocratie en tant que système qui proscrit la lutte armée comme moyen d’accession au pouvoir d’Etat. Il avoue donc qu’il n’est pas un démocrate.

  • « Un Ouattara tient toujours parole.. » Extrait de son discours à Kouto le 4 Juillet 2013

Quelques propos de Ouattara :

 « Je frapperai ce pouvoir moribond en temps opportun et il tombera », les mois qui ont suivi, précisément le 24 Décembre 1999, le Président Henri Konan Bédié est renversé par des militaires pro-Ouattara. Et conformément à ses vœux, il rentra en fin d’année en Côte d’Ivoire.

En 2001, il annonce : « Je rendrai le pays ingouvernable ». Sa rébellion armée parvint à divise »r le pays en deux. Rendant impossible une gouvernance cohérente sur l’ensemble du territoire national

En 2002, à Bouaké, Ouattara affirme : «  Il n’y aura plus d’élection sans moi. S’ils veulent qu’on mélange le pays, on va le mélanger » De Septembre 2002 au 11 Avril 2011, la Côte d’Ivoire a été dans le tourment. S’appuyant sur ses rebelles armés, Ouattara a détruit le pays. Dans le cadre des accords devant permettre le règlement de la crise, le Président Laurent Gbagbo se servit de l’article 48 pour faire de Ouattara un candidat exceptionnel. Ouattara participa donc aux élections.

  • « Au nom de ma foi chrétienne, je dis que c’est Alassane Ouattara qui a gagné les élections présidentielles » Extrait du  discours de Ouattara à Ferké le 07/07/2013

Se référer à la foi chrétienne de Soro pour se convaincre d’une « victoire » est une preuve suffisante que Ouattara n’a pas gagné des élections. Il l’avoue de façon implicite. La foi, qu’elle soit chrétienne, musulmane ou animiste n’a jamais été et ne sera jamais le critère de consécration d’une victoire. Seule la loi dit qui est vainqueur ou qui ne l’est pas. Et en l’espèce, cette loi a donné autorité au conseil constitutionnel de juger souverainement, lequel a jugé que le vainqueur est Laurent Gbagbo. La foi n’a aucune place ici. Elle est trop subjective pour être un critère pertinent.

AU TOTAL, ALASSANE OUATTARA EST DANGEREUX ET POSE PROBLEME A LA COTE D’IVOIRE !!!


Sélection et analyse sous la supervision de Yves KOMENAN.

mardi, 09 juillet 2013

LA HAYE - MEIWAY PREND POSITION: «IL FAUT QUE LAURENT GBAGBO SOIT LIBERE» (VIDEO)


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Côte d’Ivoire - Pour Meiway, il faut que Gbagbo soit libéré [vidéo]


Regards sur Gbagbo – Source: Radio Pays-Bas internationale.

En visite à La Haye, siège de la Cour pénale internationale (CPI) et de la prison où se trouve Laurent Gbagbo, Meiway s’exprime.

L’artiste ivoirien s’excuse auprès de ses fans. Il regrette d’en avoir divisé certains pendant la crise en Côte d’Ivoire et espère la libération prochaine de Laurent Gbagbo.



Depuis La Haye - L’artiste Meiway prend position: ‘‘Il faut que Laurent Gbagbo soit libéré’’


L’artiste-chanteur Meiway était récemment à La Haye (au Pays-Bas) dans le cadre du festival Afrique 2013. Il a saisi l’occasion pour appeler, sur les antennes de Radio Pays Bas International, à la libération de Laurent Gbagbo. Monsieur ‘’Zoblazo’’ estime que la réconciliation nationale passe inéluctablement par cette libération.

Pour l’artiste, l’emprisonnement des leaders de l’opposition ne favorise pas la réconciliation tant souhaitée. «C’est clair que pour un Ivoirien qui vient prester à la Haye, il y a toujours un pincement au cœur de savoir que quelque part, on a un frère, un père, un parent qui est interné ici, qui est enfermé ici. Aujourd’hui, tous les interlocuteurs sont en prison. On ne peut pas se réconcilier», déclare-t-il. Avant de renchérir : «On peut penser à la paix, mais pas penser à la réconciliation, ce n’est pas possible tant que Laurent Gbagbo est à La Haye».

Meiway n’a pas manqué de saluer l’ancien président ivoirien et dit espérer de sa sortie prochaine : «Je lui fais un coucou et j’espère qu’il sortira de là très vite». L’artiste insiste qu’il faut libérer Laurent Gbagbo parce que, pour lui, en politique, il n’y a pas un seul exemple. «Que certains payent et que d’autres soient en liberté, c’est injuste. Mais il y a toujours injustice sur terre. J’espère qu’il sortira de là. Il (Ndlr, Laurent Gbagbo), faut qu’il soit libéré un jour. C’est mon avis», persiste Meiway. Qui dit s’exprimer, à la fois, en tant que citoyen ivoirien et leader d’opinion.

L’artiste fait savoir qu’il est détesté par des pro-Gbagbo parce qu’ayant choisi le camp Ouattara pendant la crise postélectorale. Celui que les fans appellent affectueusement le professeur Awolowo explique ce choix : «On a tous des parents qui ont péri. J’ai des oncles et des neveux qui sont morts. Je ne suis pas le seul, dans tous les camps politiques, il y a eu des morts. Il fallait réagir. Au moment où je suis arrivé pour entendre les deux partis, c’est à l’Hôtel de Golf qu’on a accepté de me recevoir. Donc je suis allé. Et quand je suis allé, je devais aller de l’autre côté, on a refusé de me voir. J’ai pris position. C’est un devoir du citoyen».

Toutefois, Meiway n’occulte pas le fait que ce choix soit regretté dans l’avenir parce que, dira-t-il, «l’artiste dans ce cas divise forcement son fan club». Le « génie de Kpalêzo » s’inscrit véritablement dans la réconciliation nationale et présente ses excuses s’il a offensé des compatriotes : « Si j’ai heurté des sensibilités, je m’en excuse. On est dans une période de réconciliation. On est dans une période où il faut penser à la paix ».


R. Dibi, in le quotidien ivoirien "L’Intelligent d’Abidjan".


Source: CONNECTION IVOIRIENNE

CYNISME HALLUCINANT - ALASSANE OUATTARA AU NORD: «LE FPI DOIT DEMANDER PARDON»

 

côte d'ivoire,CYNISME HALLUCINANT - OUATTARA: «LE FPI DOIT DEMANDER PARDON»,Ouattara appelle les pro-Gbagbo à demander "pardon",afp,abidjan.net


Celui qui a défiguré la Côte d'Ivoire pendant plus de 10 années, avec à la clé des milliers de morts, des dizaines de milliers d'exilés et des centaines de prisonniers politiques et militaires, exige de ses victimes de demander pardon. Chapeau, l'artiste, chapeau bas, Machiavel! Bravo, la "nouvelle Côte d'Ivoire", pour cette belle réconciliation nationale! Fernand Dindé.


ABIDJAN - Le président ivoirien Alassane Ouattara a appelé lundi le parti de l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo à "demander pardon" et à "prendre le train de la paix", plus de deux ans après la fin de la crise meurtrière de 2010-2011.

En plein blocage du dialogue avec l’opposition, M. Ouattara a lancé cet appel aux responsables du Front populaire ivoirien (FPI) lors d’un meeting à Korhogo, la grande ville du nord du pays, au terme d’une visite d’une semaine dans cette région, son fief électoral.

"Il faut que le FPI, parti courageux qui a eu la force de contester le parti unique, ait la force - je veux parler de ses dirigeants - de demander pardon. Que ses dirigeants aient la force de demander pardon aux victimes et aux parents des victimes. Ceci est indispensable", a-t-il affirmé dans un discours retransmis sur la télévision publique RTI.

"Le pardon grandit. Les Ivoiriens attendent ce geste d’humilité de la part de certains du FPI pour tourner la page", a poursuivi M. Ouattara.

Il a aussi demandé au FPI d’"entrer dans le processus de paix". "Je leur demande de prendre le train de la paix. Le train de la paix a pris de la vitesse et je souhaite que tout le monde soit à bord. Nous ne voulons plus d’exclusion en Côte d’Ivoire", a-t-il insisté.

Le président Ouattara est arrivé au pouvoir en avril 2011 après une crise postélectorale de quatre mois qui a fait environ 3.000 morts. (...)

Relancé en début d’année, le dialogue entre le gouvernement et le principal parti d’opposition est à nouveau au point mort.

Avant toute reprise des discussions, le FPI exige notamment la libération de Justin Koua, son responsable de la jeunesse incarcéré en juin, et la désignation d’un "comité de médiation" pour les discussions avec le pouvoir.

L’ancien parti présidentiel dénonce régulièrement une "justice des vainqueurs", soulignant que de nombreux cadres du régime déchu sont en prison alors qu’aucun soutien du pouvoir actuel n’a été inquiété pour les graves crimes imputés aux forces pro-Ouattara durant la dernière crise.

 

AFP, le lundi 8 juillet 2013.

 

Source: ABIDJAN.NET

lundi, 08 juillet 2013

GNAMIEN KONAN, MINISTRE IVOIRIEN DE LA FONCTION PUBLIQUE: LE MARIAGE HOMOSEXUEL EST «UNE ABERRATION» QUI MARQUE «LA FIN DU MONDE»

  


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Le mariage homosexuel va marquer «la fin du monde», estime le ministre ivoirien de la Fonction publique Gnamien Konan, qui croit savoir que la «postérité» du monde est assurée par les progénitures issues de deux sexes différents. «Le mariage à consentir pour des personnes de même sexe va marquer la fin du monde», a déclaré Gnamien Konan, lors d’une cérémonie publique, samedi à Brobo (Centre, 420 km d’Abidjan).

 

Pour le ministre ivoirien, le mariage homosexuel est « une aberration » et, en Côte d’Ivoire, « l’instaurer sera rompre avec les valeurs culturelles et morales ». Selon lui, « le monde n’aura de postérité que par les progénitures issues de l’union de l’homme et de la femme (car) deux personnes de même sexe ne pourront jamais procréer, donc doter nos sociétés de postérités ».

« Si nous disons que nous travaillons pour nos progénitures, en quoi devons-nous accepter le mariage de deux personnes de même sexe? », s’est-il interrogé.

Cette première sortie publique d’une autorité ivoirienne sur le mariage homosexuel intervient après le soutien financier de 30 millions de francs CFA (45.000 euros) accordé récemment par l’ambassade de France en Côte d’Ivoire à une ONG ivoirienne pour  » la promotion des droits humains et la lutte contre les discriminations en raison de l’orientation sexuelle ».

L’information diversement appréciée avait fait les grands titres des journaux ivoiriens.

Même s’il existe encore des farouches résistances à l’homosexualité en Côte d’Ivoire, l’acte n’est pas pénalisé dans le pays où il paraît même toléré contrairement à plusieurs pays africains qui le considèrent comme illégal et le punissent de peines de prison.

Près de 40 Etats sur la cinquantaine que compte l’Union africaine (UA) condamnent l’homosexualité.

 

Xinhua


Source: LE NOUVEAU COURRIER