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vendredi, 28 juin 2013

ALASSANE OUATTARA: MOI PRESIDENT EN 2015!

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Ça y est à peine descendu de son avion en provenance du Cameroun où il est parti proposer sa fameuse patrouille conjointe pour la surveillance des côtes maritimes des pays du Golf de Guinée, qui, en réalité est le plan français d’occupation des espaces maritimes d’Afrique après avoir occupé l’espace terrestre par le renouvellement des différents accords de défense, les premiers mots de Monsieur Alassane Dramane Ouattara dit ADO (ADO : éternel ADOlescent en politique) sont la présentation de sa candidature pour les élections présidentielles de 2015. En plus, on a droit à son nouveau programme de campagne qui nous dit que ce Monsieur ne pourra pas réaliser pour l’actuelle mandature de 5 ans l’ensemble de ses promesses de la précédente campagne. Monsieur Alassane veut donc réviser son chronogramme 2010-2015 de 5 ans il veut le passer à 10 ans sans nous présenter un état d’avancement des travaux, ni un bilan de mi-parcours. Car d’habitude dans les pays démocratiques, ce sont les Présidents en exercice qui sont les derniers à présenter leur candidature avec le soutien de leur parti et en se basant sur leur bilan.

Parlons du bilan de mi-parcours de Monsieur Alassane Dramane Ouattara :

  • Le 3ème pont : c’est un vieux projet du Président Bédié où tout avait été fait, révisé sous le Président Gbagbo à 60 milliards de FCFA si cela se réalisait sous fond propre et un usage gratuit. Aujourd’hui, attribué à Bouygues dans des conditions financières (coût de démarrage 180 milliards de Francs CFA avec une évolution aléatoire de ce coût). L’état contribue à hauteur de 50 milliards de FCFA et les associés à hauteur de 10 milliards. En réalité le pont sera entièrement construit avec l’apport de l’Etat mais le contribuable ivoirien va devoir payer durant 30 ans près de 1000 milliards gratuitement à OUATTARA  et à ses amis vendeurs de démocratie;
  • Le barrage hydroélectrique de Soubré et l’autoroute de Bassam : deux projets du Président Gbagbo dont l’étude et le tour de table des bailleurs de fonds avaient été faits, une société d’Etat avait même été créée spécialement par le Président GBAGBO pour gérer le projet Autoroute Abidjan-Bassam. il fallait le feu vert du FMI donc de la France pour mobiliser le crédit chinois;
  • Le Deuxième Terminal à conteneurs du port d’Abidjan : où son attribution au consortium Bolloré-Bouygues fait des vagues au sein du gouvernement. Monsieur Jean-Louis Billon, membre de la famille des politiciens qui ne prospèrent qu’en l’absence de démocratie, élu président du conseil général de Hanbol par défaut de démocratie, nous joue maintenant les vierges effarouchées en se drapant d’indignation pour s’étonner de la mauvaise gouvernance du gouvernement auquel il appartient dans l’attribution du marché du 2ème terminal. Monsieur Billon, quand on applaudit au moment où la Françafrique bombarde notre pays, il faut savoir que les bombes ont un prix que les vendeurs de démocratie réclameront tôt ou tard;
  • Le pont de Jacqueville : Projet conçu sous le Président GBAGBO, une société d’Etat avait été créée spécialement pour la gestion de la construction du Pont.
  • L’autoroute du Nord : les travaux étaient en cours d’exécution.
  • La réhabilitation des rues, l’échangeur de la Riviera et l’assainissement : Projets conçus et mises en œuvre par le président GBAGBO à partir de 2009 après le point de décision du processus PPTE.
  • L’hôpital de Gagnoa : Projet négocié et démarré sous le Président GBAGBO.

Donc, à y voir de plus près, hors mis les révisions de prix pour récompenser les vendeurs de démocratie, les projets ci-dessus ne font pas partie du bilan de Monsieur Ouattara.

Alors, dans ce bilan de Monsieur Ouattara qu’est ce qui nous reste ?

  • La réhabilitation des universités : où un mètre carré (1m2) de peinture coûte aussi cher qu’un mètre carré (1m²) de bitume voire plus. Un marché de 110 milliards attribué de gré à gré. Bonjour la bonne gouvernance ;
  • La cherté de la vie : le coût élevé des denrées de première nécessité ;
  • Les conditions désastreuses des unités de santé, le médicament gratuit s’est soldé par l’absence de médicament dans les hopitaux.
  • La libération du cultivateur-squatteur du Mont Péko : j’ai nommé Monsieur Ouédraogo Amadé Rémi dit Ourémi Ex gradé des FRCI, armée de Monsieur Ouattara ;
  • Le RATTRAPAGE : terme utilisé par Monsieur Ouattara lors de l’un de ses nombreux voyages à Paris et mis en exécution. Alors que la Côte d’Ivoire a la capacité de faire travailler tous ses cadres et tous les enfants du pays pour peu que l’on se donne la peine d’y réfléchir sérieusement. Le vivre ensemble s’est soldé par l’exclusion des autres groupes ethniques.
  • Le fait d’arme du règne de Monsieur Ouattara est l’exil intérieur et extérieur, l’emprisonnement, la torture et le massacre comme celui de Nahibly des pro-Gbagbo ou supposés.

Le bilan de OUATTARA se résume donc en la récompense des vendeurs de démocratie, à la destruction de la cohésion sociale et la promotion des médiocres aux postes clés du gouvernement, à l’emprisonnement des cadres du pays, la contrainte à l’exil, le génocide du peuple Wè et leur expropriation économique.

Malgré ce bilan vous voulez que les ivoiriens prolongent une telle politique pour une Côte d’Ivoire sans eux et contre eux.

Au vu de votre bilan, je me demande pour quelles raisons les Ivoiriens vous mettront à la tête de leur pays en 2015. Que cela ne vous déplaise, une fois de plus, vous allez avoir besoin des vendeurs de démocratie. Mais pour combien de fois encore ? Il y aura la fois de trop.

Sous le Président Gbagbo, malgré le coup d’État échoué et transformé en rébellion grâce à la Françafrique, malgré le pays coupé en deux, malgré le simulacres sur les responsabilités du bombardement du camp militaire français de Bouaké, malgré le massacre des Ivoiriens par l’armée française devant l’Hôtel-Ivoire et sur les deux ponts, malgré les innombrables complots, la Côte d’Ivoire tenait debout, ses institutions tenaient debout, les fonctionnaires et l’armée étaient payés sans apport de l’extérieur, tous les partis recevaient leur indemnité comme le décrète la loi, les dettes intérieures et extérieures étaient payées, les chantiers profitaient à toutes les entreprises ivoiriennes et l’argent circulait. Malgré cette rébellion entretenue par la Françafrique, l’Etat était le reflet de la nation ivoirienne, les Ivoiriens se parlaient, riaient ensemble, dansaient ensemble, et mangeaient ensemble.

Sous votre règne, on nous dit que l’argent travaille mais disparaît après. Sous votre règne, la nation ivoirienne a été déchiquetée. Monsieur Ouattara, j’ai l’impression qu’une lumière s’est éteinte au-dessus de notre Pays.

Vous avez déclaré, dans les premiers jours de votre prise de pouvoir par les bombes françaises, que vous alliez incarner Nelson Mandela pour la Côte d’Ivoire afin de réconcilier les enfants de ce pays. De l’Afrique du Sud, vous avez importé le Vuvuzela et vous avez remplacé la réconciliation par le bruit sur la réconciliation.

La réconciliation, qui aurait dû être la colonne vertébrale des actions de votre gouvernement, a été une grosse fumisterie, où dès que la communauté internationale et les ONG se réveillaient un peu, vous les endormissiez aussi sec comme un hypnotiseur avec du Vuvuzela des rencontres sans lendemain avec l’opposition.

Si Monsieur Alassane Ouattara le souhaite, les Ivoiriens l’éliront en 2015 par acclamation.

NON, STOP. Tous ceux qui ont fantasmé en pensant que ce Monsieur allait gérer la Côte d’Ivoire dans une parfaite démocratie sont désabusés. Tous ceux qui rêvaient que ce Monsieur allait verser des milliards de Francs CFA pour faire profiter tous les Ivoiriens ont déchanté. Tous ceux qui… Alors, nous allons tourner la page sans lui, oui en 2015 c’est sans vous Monsieur Ouattara. Nous allons construire une nouvelle Côte d’ivoire apaisée, sans exilés, sans prisonniers politiques, sans tortures, sans massacres impunis, sans justice à deux vitesses. Une Côte d’Ivoire avec un peuple réconcilié. Les Ivoiriens ont trop souffert et ne veulent plus souffrir.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.


Docteur Cheick DIABATE,

Enseignant  Chercheur ,Université de Colorado

USA

COTE D'IVOIRE: UN RESEAU DE CYBERCRIMINELS DEMANTELE

CYBERCRIMINELS IVOIRIENS.jpg


Les enquêteurs de la PLCC ont interpellé ce Vendredi 21 juin 2013, deux (02) membres d'un vaste réseau cybercriminel.

En effet, les délinquants étaient activement recherchés depuis de longs mois par différents services de lutte contre la cybercriminalité à travers le monde.

Faisant suite à une dénonciation du FBI (Federal Bureau of Investigation), les enquêteurs ivoiriens ont procédé à l'interpellation du nommé BAHI FULGENCE à son arrivée à l'aéroport FELIX HOUPHOUET BOIGNY d'Abidjan par le Vol Royal Air Maroc. Le nommé BAHI FULGENCE s'est avéré être un récidiviste qui a déjà écopé d'une peine de 5 ans de prison au Sénégal pour vol de carte de crédit.

L'interrogatoire du nommé BAHI FULGENCE a conduit à l'interpellation de DOUDOU HERMANN, présenté comme le présumé cerveau du réseau criminel.

Le gang s'était spécialisé dans les escroqueries sophistiquées de type phishing, qui est une technique d'arnaque consistant à usurper l'identité d'une entreprise (banque, site de commerce électronique, etc.) en invitant ses clients(internautes) à se connecter en ligne par le biais d'un lien hypertexte. Il leur est demandé de mettre à jour des informations (numéro de carte de crédit, mot de passe, etc.) les concernant sur un site Web factice, copie conforme du site original, en prétextant par exemple une mise à jour du service, une intervention du support technique, etc.

L'originalité du modus operandi de ces délinquants leur a permis d'escroquer pour plus de deux (02) millions de dollars Américains; soit plus de 989.890.000 FCFA.

Il est a noter que le FBI s'est déplacé spécialement à Abidjan le lendemain, Samedi 22 Juin 2013, pour féliciter la DITT/PLCC et son directeur M. Stéphane KONAN qui les a reçu en son bureau sis à Abidjan Immeuble Postel 2001.

Des recherches continuent d'être menées afin d'identifier toutes les ramifications de ce vaste réseau de cybercriminalité, qui s'étendrait dans de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest.

 

Lundi 24 juin 2013.

Une information de la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC).

 

Source: EDUCARRIERE.CI

jeudi, 27 juin 2013

LES MILITAIRES TRAHIS PAR LE GENERAL PHILIPPE MANGOU LUI ECRIVENT

 

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Après son interview, des FDS se sentant trahis par le Général Mangou, lui écrivent une lettre.

 

Les militaires trahis, à monsieur Mangou.

 

Après avoir pris connaissance de l’interview que le Général Mangou a accordée au journal Fraternité Matin N° 14563 du samedi 15 juin 2013, nous, éléments des forces armées nationales de Côte d’Ivoire (FANCI), ayant servi sous ses ordres, ne pouvons rester indifférents face à certains propos tenus par lui dans cette déclaration :

 « Le Président Alassane Ouattara a fait de moi un ambassadeur pour me permettre de vivre cette nouvelle expérience qui est très bonne.

Je voudrais profiter pour lui dire un très grand merci pour cette nomination. Le Président en faisant montre à tous qu’il n’ya vraiment pas de haine dans son cœur qu’il tend la main à tous les enfants de la Côte d’Ivoire sans exclusion, pour que chacun puisse apporter sa pierre au processus.

Tous les ivoiriens doivent savoir que quand nous avons servi un Président avec détermination loyauté et fidélité et qu’un autre est élu par le peuple souverain de Côte d’Ivoire, on se doit de le servir avec la même fidélité loyauté et détermination. Certains ne le comprennent pas. Ils parlent de trahison. Il faut être animé d’esprit Républicain. C’est ce que nous faisons. » 

Notre démarche est de monter à ce Général que lorsqu’on danse avec un aveugle, il faut lui marcher souvent sur les pieds pour qu’il sache qu’il n’est pas seul sur la piste de danse.

Notre analyse se portera d’abord sur la notion d’esprit Républicain qu’il prétend avoir, ensuite sur la trahison dans laquelle il dit ne pas se reconnaitre et enfin sur le fait qu’il dise que Alassane OUATTARA a bon cœur parce qu’il l’a nommé.

Ambassadeur, de quoi s’agit-il ?

1- De l’esprit Républicain

De quel esprit  Républicain parle le GENERAL Mangou ? Etes-vous bien placé pour parler d’esprit Républicain ? Avez-vous mis en pratique la prestation de serment que fait tout officier avant sa remise d’épaulettes ? Nous disons, non. Peut-être que vous l’avez oublié, nous, nous faisons le devoir de vous rappeler que ce serment demande à  tout officier de respecter la constitution, les lois et les institutions de son pays au prix de sa vie.

L’histoire récente de notre pays a montré que vous le GENERAL Mangou vous êtes un officier Général fuyard un officier qui n’est pas DELTA (qui n’est pas digne dans le jargon militaire). Oui nous pesons bien nos mots. Un officier fuyard est un indigne ne peut pas se vanter d’avoir un esprit Républicain.

Mon Général, vous qui êtes allé jusqu’au grade de Général de corps d’armée vous pouvez faire allégeance à un Président élu, proclamé vainqueur par le Conseil Constitutionnel qui a prêté serment et vous dédire après ?

Nous pensons que vous, un GENERAL de corps d’armée de surcroit Chef d’Etat Major, cela aurait été impossible. Mais vous, vous l’avez fait. Pouvez-vous qualifier cet acte d’esprit Républicain ? Nous vous disons, non.  Là, vous avez raté de monter dans le train de l’histoire de notre jeune  nation. Pensez-vous qu’aujourd’hui, un seul officier peut vous prendre pour modèle ? Nous disons non, mon Général.

Votre gallon de Général de corps d’armée ne pourra qu’aller à l’oubliette. Ce gallon a été un gâchis pour la République. Vous êtes considéré aujourd’hui par tous vos frères d’armes comme un GENERAL fuyard, peureux, qui peut prétendre à tout sauf à un esprit Républicain.

2- De la trahison

Mon Général, qu’est ce que vous voulez qu’on comprenne ? Que vous êtes un bon GENERAL ? Mon GENERAL, vous ne l’êtes pas. Vous avez non seulement trahi le peuple de Côte d’Ivoire, mais toutes les institutions de la République et vos frères d’armes.

N’est-ce pas vous qui, voulant répondre à SORO Guillaume, le vendredi 21 janvier 2011, lorsque BLE GOUDE, accompagné par les membres de la galaxie patriotique, était allé dans les locaux de l’Etat Major vous inviter officiellement au stade Champroux, avez dit que SORO GUILLAUME rendra compte à Dieu de ses actes de meurtres et qu’il sache que pour vous et les FDS, « la mort est un gain » ?

N’est-ce pas vous qui avez dit au stade Champroux de Marcory le dimanche 23 janvier 2011, après que vous ayez déjà fait allégeance au Président  LAURENT GBAGBO en décembre 2010 que vous avez des armes de destruction massive et que vous êtes prêts à vous battre contre tous ceux qui vont piétiner la constitution ivoirienne et s’attaquer aux ivoiriens ? L’objectif  de cet appel n’était-il pas de demander aux troupes de rester fidèles au Président élu LAURENT GBAGBO ?

Etait-ce un autre GENERAL Mangou qui avait lancé ces propos au stade Champroux devant des milliers de jeunes ivoiriens ? C’est bien vous, non ! Mais le moment venu de se battre, qu’avez-vous fait ? Vous vous êtes rendu nuitamment au GOLF HOTEL (QG de campagne d’ALASSANE OUATTARA) sans donner de contre ordre aux troupes. Vous avez fui. Comment qualifie-t-on cet acte, mon GENERAL ? Nous vous disons  que c’est ça qu’on appelle la trahison.

Quand vous donnez des ordres aux FDS leur disant de replier tous sur Abidjan pour organiser la défense de la capitale, et qu’avant qu’ils n’arrivent tous à Abidjan vous avez déjà pris la poudre d’escampette fermant tous vos téléphones sans contre ordre, comment pouvez vous qualifier cette attitude ? C’est ça qu’on appelle la trahison, mon GENERAL.

Quand vous appelez les jeunes à s’enrôler dans l’armée à partir de mars 2011, et que vous faites ce recrutement massif et que vous les abandonnez pendant qu’ils sont encore en formation, comment qualifiez-vous cette attitude ? Mon GENERAL, c’est ça la trahison !

Quand au moment du combat pendant que tout le peuple s’attendait à ce que vous vous battiez jusqu’au bout et que ce peuple constate que vous avez fui laissant vos subalternes sur le terrain. Comment qualifiez-vous cette attitude ? C’est la trahison, mon GENERAL.

Tous ces soldats qui sont morts parce qu’ils ont cru en leur Chef d’Etat Major qui les a abandonnés en chemin sans contre ordre n’ont-ils pas été trahis par vous ? Vous serez toujours hanté par le sang de tous ces militaires pour l’éternité.

Mon GENERAL, vous avez trahi vous-même l’armée de Côte d’Ivoire, le peuple de Côte d’Ivoire, les institutions de la République, vos frères d’armes de la Gendarmerie Nationale, de la Police Nationale, de la Douane, des Eaux et Forêts, de la Marine Marchande. Vous avez trahi même vos propres gardes de corps dont le Chef qui se surnommait J.C Côte d’Ivoire, vous cherchait dans toute la Capitale ne sachant pas où vous êtes. Vous n’êtes pas un GENERAL digne.

3- Du bon cœur d’Alassane Ouattara

Venant de vous qu’Alassane OUATTARA a un bon cœur ne nous surprend pas. Cependant, nous vous rappelons qu’il vous a nommé ambassadeur non pas parce qu’il a bon cœur, mais pour le service que vous lui avez rendu en trahissant le peuple de Côte d’Ivoire, les institutions de la République et vos frères d’armes à son profit.

Nous savons que vous, GENERAL Mangou, saviez cela à moins que vous n’ayez pas de conscience.

Sachez que beaucoup de vos frères d’armes sont en  prison, en exil ou traqués par celui qui a un «  bon cœur » pour vous parce qu’il vous a nommé ambassadeur.

Pourquoi tous ces militaires sont-ils en prison, en exil, traqués, alors qu’ils ont servi sous vos ordres pendant que vous, vous êtes nommés ambassadeur ?

Mon général, avant de vous quitter, nous voulons vous faire remarquer que vous n’êtes pas un modèle pour la côte d’Ivoire et pour l’armée ivoirienne. Pourriez-vous regarder un seul instant dans le rétroviseur et vous comparer au général Ouattara Thomas d’Aquin qui fut GENERAL de corps d’armée comme vous ? Nous disons, non ; car vous ne pouvez même pas vous comparer au dernier soldat sur l’éthique militaire à plus forte raison à ce grand GENERAL.

Quand nous, militaires, voyons aujourd’hui la descendance du GENERAL d’Aquin, nous leur vouons un grand respect à cause de la grandeur de leur père. Mais vous, vos descendants seront hués à cause de votre trahison.

Aucun statut ne pourra être érigé en votre honneur dans ce pays comme celle du général d’Aquin connue à l’ENSOA de Bouaké que nous avons tous saluée fièrement lors de notre passage dans cette école ; car au panthéon de l’histoire des généraux traîtres, vous occupez une place de choix.

Rappelez-vous de ce que le GENERAL Dogbo Blé vous a dit au Golf Hôtel pendant qu’on le maltraitait sous vos yeux. Oui, vous êtes un lâche mon GENERAL. Vous ne méritez pas d’être appelé Général, vous êtes le dernier des soldats en Côte d’Ivoire.

Permettez-nous maintenant de vous tutoyer parce que ne méritant plus d’être vouvoyé par un seul soldat de la Côte d’Ivoire digne de ce nom.

Nous, militaires de Côte d’Ivoire (officiers, sous-officiers, militaires de rang) des Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) T’ANATHEMATISONS.

« La malédiction te suivra jusqu’à ta descendance » car l’histoire de la Côte d’Ivoire qui s’écrit à présent retiendra qu’il fut un chef d’Etat Major, général de corps d’armée, du nom de Philippe Mangou qui a trahi son peuple, les institutions de son pays et ses frères d’armes. Qu’il a pris la fuite face à l’agresseur, livrant ses subalternes à la mort. Oui, Philippe Mangou, tu demeures fuyard, un lâche, un traître.

Un conseil : taches désormais de faire attention à tes déclarations si non, tu vas entendre des choses qu’on ne t’a jamais dites en publique te concernant. Et cela est aussi valable pour les amis traîtres comme Detho Letho, Kassaraté Tiapé Edouard, Brindou M’bia qui sont de la même trempe de traître que toi.

Des gens comme toi qui trahissent, doivent éviter de prononcer certains mots dans leurs déclarations. Ils doivent faire profil bas ! Mais au fait, monsieur Mangou, dis-nous, qu’est ce que cela te fait-il de savoir que le président Laurent Gbagbo, ton bienfaiteur est aujourd’hui à La Haye, alors que tu te prévaut du grade de GENERAL de corps d’armée qu’il t’a conféré ?

Que dire aussi de tous ces militaires ayant cru en toi et que tu as trahis ? Simple question de conscience ! A bon entendeur, salut.

  

Tes frères d'armes trahis.


Source: Le blog d'Alain Doh Bi

mercredi, 26 juin 2013

LE FPI EXIGE LA LIBERATION SANS CONDITION DE KOUA JUSTIN POUR CREER UN ENVIRONNEMENT PROPICE A LA REPRISE DES NEGOCIATIONS AVEC LE GOUVERNEMENT OUATTARA


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Secrétariat Général Ordinaire - Communiqué final N°006/2013

   

1- Sur convocation du Secrétaire Général par intérim, Porte-parole du Parti, le Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien (FPI) s’est réuni en session ordinaire, le jeudi 20 juin 2013, de 15h00 à 19h40, à son siège provisoire, sis à Cocody les II Plateaux, 7ème Tranche, sous la présidence effective du Vice-président par Intérim, le camarade Raymond Abouo Ndori, suppléant le Président du Parti en Mission.

2- L’ordre du jour de cette session a porté principalement sur l’examen de la situation sociopolitique.

3- Le Secrétariat Général, a ainsi examiné deux dossiers concernant la situation judiciaire de camarades détenus et un dossier sur la reprise du dialogue direct. Il endosse les conclusions.

4- Sur le premier dossier, celui de la procureure contre Laurent Gbagbo, le Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien a pris acte de ce que le lundi 03 juin 2013, la Chambre Préliminaire I de la CPI a décidé d’ajourner le délibéré de l’audience de confirmation des charges et demander au Bureau de la Procureure de fournir des informations additionnelles sur certains points des accusations ou de mener des enquêtes supplémentaires, notamment sur la structure organisationnelle des associations patriotiques et l’allégation de leur participation au plan commun visant les populations Pro-Ouattara.

5- Le Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien se réjouit que la Chambre Préliminaire I n’ait pas trouvé de preuves à l’encontre du Président Gbagbo, malgré toutes les nombreuses allégations de l’Accusation et le temps accordé pour mener les enquêtes. C’est pourquoi il déplore que la Chambre Préliminaire I n’ait pas pris acte de la faiblesse du dossier des charges en infirmant purement et simplement les accusations du Bureau de la Procureure. 

6- Toutefois, le Secrétariat Général du FPI encourage vivement la CPI à continuer de dire le Droit,  gage d’une justice équitable qui contribue fortement à restaurer sa crédibilité en Côte d’Ivoire et partout dans le monde, en prenant courageusement la décision équitable de la relaxe pure et simple du Président Laurent Gbagbo, comme le lui a demandé le Comité Central du parti le 25 mai 2013.

7- Par ailleurs, le Secrétariat Général réitère les félicitations et les vifs encouragements du FPI à l’Union Africaine (UA) et à l’ensemble des démocrates du monde qui continuent de se mobiliser pour que justice soit faite au Président Laurent Gbagbo, déclaré vainqueur de l’élection présidentielle de novembre 2010 par le Conseil Constitutionnel de la République de Côte d’Ivoire.

8- Sur le deuxième dossier, le Secrétariat Général du FPI a appris avec consternation et exaspération l’enlèvement du camarade Koua Justin, leader de la  Jeunesse du Front Populaire Ivoirien, le Vendredi 07 Juin 2013, à son  Quartier Général, aux environs de 19 heures. Il s’insurge contre le fait que cet enlèvement, opéré par des éléments du Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO, créé pour lutter contre la grande criminalité), s’est fait évidemment en dehors de toutes réglementations républicaines pertinentes. Présenté à un juge d’instruction le lundi 10 Juin 2013, Koua Justin a été inculpé et placé sous mandat de dépôt avec un dossier absolument vide. 

9- Le Secrétariat Général condamne avec la plus grande énergie cette propension du pouvoir actuel à mener les Ivoiriens dans une impasse dictatoriale où la mauvaise gouvernance sécuritaire le dispute à l’état calamiteux des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire.

10- Le Secrétariat Général prend une fois encore à témoin la Communauté Nationale et Internationale sur le fait que cet enlèvement, digne d’un état « hors la loi », vient gonfler le nombre de persécutés politiques en général et particulièrement ceux visant les militants du FPI (parti significatif de l’opposition) au motif farfelu et rébarbatif d’atteinte à la défense nationale et d’offense au Chef de l’Etat. 

11- Le Secrétariat Général rappelle au Gouvernement de Monsieur le Premier Ministre Duncan et aux observateurs de la vie sociopolitique en Côte d’Ivoire que le FPI  est dans un processus de négociation avec le pouvoir actuel et qu’il ne pourra tolérer que ce dernier prenne prétexte de l’infraction d’atteinte à la défense nationale et comble de ridicule, à l’offense au Chef de l’Etat pour faire le lit à des arrestations tous azimuts, à des atteintes à la présomption d’innocence et à la liberté  constitutionnelle d’opinion et de manifestation pacifique.

12- Le Secrétariat Général exige du gouvernement l’arrêt immédiat de toute procédure à l’encontre de  Koua Justin, cadre fonctionnaire de son état et citoyen libre d’opinion et de le libérer prestement.

13- Le Secrétariat Général du FPI demande au Secrétaire Général du Parti de faire valoir ce droit en s’appuyant sur toute action constitutionnelle et réglementaire de la République de  Côte d’Ivoire.

14- Sur le troisième dossier, le Secrétariat Général prend acte de l’invitation du Premier Ministre à la reprise des travaux du dialogue direct. Il tient à rappeler que le FPI a non seulement affiché son désir d’entrer dans le jeu politique, mais il a surtout réaffirmé, dans ce dialogue direct sa ferme volonté de participer aux élections locales de 2013. Malheureusement le pouvoir en a décidé autrement et a organisé ses élections sans le FPI, partie au dialogue.

15- Sans préjuger de l’issue de ce processus auquel il adhère pleinement et qu’il souhaite sincèrement positif pour le peuple de Côte d’Ivoire, le Secrétariat Général considère que ce processus devra se poursuivre  dans un climat d’apaisement général et de respect mutuel des parties au  dialogue.

16- Le Secrétariat Général du FPI attend du Gouvernement qu’il crée sans délai et en toute responsabilité un environnement de dialogue définitivement débarrassé des tares qui le plombent : (i) le climat de terreur savamment entretenu, (ii) les enlèvements, emprisonnements et traques continuelles des militants de l’opposition, (iii) la pratique scandaleuse de la justice des vainqueurs, (iv) et la confiscation inadmissible des médias d’Etat.

17- En tout état de cause, le Secrétariat Général du FPI reste convaincu que la libération immédiate et sans condition de Koua Justin et la mise en œuvre effective des points de convergence obtenus lors de la première partie du dialogue politique créeront sans nul doute un environnement propice à la reprise des négociations en ce qu’ils constituent un gage de bonne foi du pouvoir. Il y va de la reconstitution du tissu social ivoirien en vue d’une réconciliation nationale réelle en Côte d’Ivoire.

 

Fait à Abidjan, le 25 juin 2013

Le Secrétariat Général.

mardi, 25 juin 2013

POURQUOI OUATTARA NE PEUT PAS ARRETER SES CHEFS DE GUERRE


ALASSANE OUATTARA ET SES CHEFS DE GUERRE.jpeg

 

Chers lecteurs, cet article paru dans le quotidien ivoirien "Notre Voie" d'hier, lundi 24 JUIN 2013, est particulièrement intéressant parce que son chapeau peu servir désormais de chute à tous les papiers sur la crise ivoirienne, pour remplacer ce que L'AFP écrit depuis toujours et que nous avons toujours dénoncé. Tous nos articles devraient chaque fois répéter cette vérité politique et historique pour qu'ellle s'incruste bien et pour de bon dans la mémoire collective.

côte d'ivoire,pourquoi ouattara ne peut pas arrêter ses chefs de guerre,jean khalil sella,notre voie n°4450 du 24 juin 2013

 

La guerre postélectorale de 2010, née du refus d’Alassane Ouattara d’accepter le verdict du Conseil constitutionnel déclarant Laurent Gbagbo vainqueur de l’élection présidentielle, a fait officiellement plus de 3.000 morts. Les grandes victimes de ce conflit ayant opposé les forces gouvernementales aux forces rebelles pro-Ouattara sont les partisans du président Gbagbo. Systématiquement visés pour leur coloration politique.


La preuve, plus de 1.000 civils wê ont été massacrés à l’ouest par les forces ayant combattu pour l’actuel chef de l’Etat. Ces pauvres populations sans défense ont été exécutées sous le regard complice de l’Onuci et de la Licorne, simplement parce qu’elles avaient voté pour Laurent Gbagbo. Plus de deux ans après l’installation de M. Ouattara et alors que la communauté internationale demande des comptes aux différents acteurs de cette guerre, les criminels du camp Ouattara courent toujours là où plus de 700 partisans de Gbagbo croupissent dans les prisons pour des chefs d’accusation imaginaires et farfelus. Et pourtant, le chef de l’Etat avait juré, la main sur le cœur, que tous les criminels seront traduits devant la Justice quel que soit le camp auquel ils appartiennent. Alassane Ouattara et son régime s’évertuent, à longueur de journée, à nier l’existence de la Justice des vainqueurs en répondant invariablement à tous ceux qui les tancent sur ce sujet qu’il n’y aura pas d’impunité. Une telle profession de foi devrait logiquement se traduire par l’arrestation des auteurs des crimes crapuleux commis par la rébellion muée en Frci et ses supplétifs. Ne seraient-ce que les principaux responsables connus de l’ex-rébellion armée. Notamment ceux qui ont conduit les opérations à l’ouest, à Yopougon et à Abobo. Ces responsables directs ou indirects du massacre des partisans du président Gbagbo sont bien répertoriés par la Cpi qui attend depuis deux ans la collaboration promise par le régime Ouattara pour faire avancer les dossiers.

Mais la réalité est là qui contraste ouvertement avec le discours propagandiste du régime. Ouattara ne peut pas faire arrêter ses chefs de guerre pour deux raisons fondamentales au moins.

La première réside dans le fait que le sort de ces chefs de guerre est lié à celui de M. Ouattara. L’objectif de la rébellion armée tel que révélé publiquement par un de ses chef, en l’occurrence Koné Zakaria, était d’installer Alassane Ouattara au pouvoir. L’ex-com'zone de Séguéla a même soutenu que le président du Rdr leur donnait de l’argent pour acheter leurs armes.

S’ils sont inquiétés, les chefs de guerre peuvent entraîner l’actuel chef de l’Etat dans leur chute en déclarant simplement aux juges qu’ils étaient sous les ordres de Ouattara et que tous ces crimes ont été commis pour atteindre l’objectif initial. En clair, un éventuel procès de la rébellion peut déboucher sur un procès de tout le régime Ouattara. Il pourrait être également le procès de la France sarkozienne, de l’Onu et de tous ceux qui ont porté à bout de bras la rébellion sanguinaire de septembre 2002.

La deuxième raison pour laquelle Ouattara ne peut pas arrêter ses chefs de guerre est liée au contexte qui réduit considérablement ses marges de manœuvre. Les chefs de la rébellion ont été nommés dans les sphères de commandement de l’armée dont ils sont les vrais maîtres. Par ailleurs, chaque chef de guerre est resté à la tête de ses troupes et règne encore sur sa parcelle de territoire. Aucun responsable de cette armée ne peut oser les arrêter même s’il reçoit l’ordre de la haut. Qu’on se le dise franchement, quel élément, fut-il le plus téméraire, peut prétendre arrêter Chérif Ousmane, Wattao, Losseni ou Zakaria et avec quels hommes? Vouloir arrêter ces chefs de guerre serait mettre en péril la sécurité de l’Etat et la survie du régime. Les criminels du camp Ouattara peuvent continuer de courir en toute impunité.

 

Jean Khalil Sella


In Notre voie N° 4450 du 24 Juin 2013.

KONE KATINAN FAIT DES REVELATIONS SUR LE ROLE DE LA FRANCE ET DE CHRISTINE LAGARDE DANS LA «CRISE DES BANQUES» EN COTE D'IVOIRE

 

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La crise postélectorale de 2010-2011 n’a pas encore fini de révéler ses secrets. Dans un entretien réalisé par Théophile Kouamouo, le fondateur du Nouveau Courrier, dans le cadre du projet Côte d’Ivoire Voices de Nicoletta Fagiolo, Justin Koné Katinan, ministre du Budget dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, dirigé par Gilbert Aké N’Gbo, raconte les méandres de ce qu’on a appelé «la crise des banques». Une crise au cours de laquelle la France et les autres pays de l’UEMOA ont décidé de s’immiscer dans la querelle de légitimité qui opposait Gbagbo, investi par le Conseil constitutionnel, et Ouattara, autoproclamé président au cours d’une cérémonie surréaliste à l’hôtel du Golf, à la suite d’une parodie de proclamation de résultats provisoires de l’élection présidentielle faite à son siège de campagne par un président de la Commission électorale indépendante (CEI), en l’absence des commissaires de ladite Commission. Quelques phrases fortes de son témoignage.



- «Le 23 décembre 2010, des ministres se rencontrent à Bissau, et prennent une décision sous l’instigation de l’Elysée [il s’agit de la «transmission» de l’autorité sur les comptes de la Côte d’Ivoire à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest à Alassane Ouattara, alors retranché à l’hôtel du Golf d’Abidjan, ndlr]. Nous avons toutes les preuves selon lesquelles l’ambassadeur de France en Guinée-Bissau était présent pratiquement dans la salle. Un émissaire de l’Elysée était venu. Les ministres décident de contester la décision du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, et de choisir, eux, celui qui devait être «leur» président de la République. (…) Cela a été une agression inacceptable que l’on ne pouvait pas accepter. C’était illégal. Même la Conférence des chefs d’Etat, organe suprême de la BCEAO, ne pouvait pas prendre une telle décision. (…) Ils prennent une décision selon laquelle désormais ils ne reconnaissent pas la «signature de Gbagbo». (…) L’Etat intervient à travers la direction générale du Trésor qui est la banque de l’Etat qui ouvre un compte à la BCEAO, géré par des fonctionnaires, des agents comptables publics (…) qui ne peuvent pas quitter leur poste s’il n’y a pas eu passation de charges. (…) On s’est dit que c’était un défi intellectuel et technique lancé à la Côte d’Ivoire (…) Le ministre de l’Economie et des Finances a saisi le gouverneur de la BCEAO, qui était notre compatriote, pour lui dire qu’ils n’ont pas compétence pour nous refuser ce droit.»

- «Trois ou quatre chefs d’Etat se sont réunis à Bamako [le 7 janvier 2011] et débarquent notre compatriote dont ils pensaient qu’il était notre complice alors que le pauvre n’avait pas de marge de manœuvre puisque la loi était pour nous. On le débarque et on nomme son adjoint. Nous savions que les choses allaient changer puisque son adjoint était l’homme de Blaise Compaoré. Il fallait que nous réagissions très vite. (…) Nous avons regardé la législation, et l’une des options qui nous étaient données était celle de la réquisition. Parce que nous n’avons pas nationalisé la BCEAO, nous l’avons réquisitionnée. Nous avons réquisitionné le personnel ivoirien de la BCEAO sur la base d’un délai qui date de 1964 et permet à l’Etat en cas de situation difficile de nature à perturber son fonctionnement de réquisitionner les nationaux pour travailler.

- La veille du jour où cette réquisition devait prendre effet, le nouveau gouverneur de la BCEAO a appelé tous les cadres pour leur dire de ne pas venir travailler. Nous sommes passés sur les antennes [de la RTI, ndlr] pour lire la réquisition et appeler au travail. Tenez-vous bien: ce jour-là, plus de 95% du personnel ivoirien est venu travailler – et parfois même d’autres Africains. Les gens pensent que la BCEAO a été forcée. Pas du tout. (…) Nous avons fait une réunion. Nous avons lu la réquisition. Quand nous l’avons lue, la salle a explosé de joie. Je savais que le président Gbagbo avait gagné les élections, mais ce jour m’a donné encore plus de convictions. Nous n’avions pas le droit de reculer parce que ces personnes étaient décidées à travailler.

- L’autre solution que Dakar a trouvé, c’est le système informatique. Tout est centralisé à Dakar. Les succursales nationales sont en relation avec Dakar par des canaux informatiques. Ils ont empêché aux banques d’avoir accès à leurs positions pour fonctionner. (…) Nous avons appelé le personnel et nous leur avons demandé de revenir au système de compensation manuelle.

- J’ai vu la Françafrique de mes yeux! (…) J’ai vu comment nos systèmes financiers restent totalement sous domination de la France, dans l’intérêt exclusif de la France. J’ai vu qu’un seul fonctionnaire en France peut bloquer tout un pays. (…) J’ai vu la Françafrique le jour où Christine Lagarde m’appelle au téléphone.

- Allo, Monsieur le ministre Diby ? 

- C’est de la part de qui ? 

- Ici, le ministre Christine Lagarde.

- Mais ce n’est pas le bureau de Diby. Diby n’est plus ministre.

- Oui, c’était pour lui donner QUELQUES INSTRUCTIONS.

- Vous voulez donner des INSTRUCTIONS au ministre Diby ?

- Oui, nous avons quelque chose à nous dire.

- Monsieur le ministre Diby n’est plus ministre de l’Economie et des Finances. (…) Le ministre de l’Economie et des Finances s’appelle Désiré Dallo. Là vous êtes dans le bureau du ministre chargé du budget. Il s’appelle Koné Katinan. Le ministre Diby n’est plus ministre. Si c’est personnel, vous pouvez l’appeler sur son portable pour lui donner des instructions. 

- Si nous n’avions pas eu les événements du 11 avril et si la BCEAO continuait dans sa logique, le 15 mai 2011 nous avions notre monnaie. Nous n’avions pas le choix, parce que nous aurions été à un certain moment en rupture de coupures d’argent. Parce que notre succursale de la BCEAO est alimentée à partir de Dakar, qui renouvelle les coupures. (…) Le système que la France avait mis en place pour nous asphyxier était d’empêcher la BCEAO de recycler la monnaie, afin que nous soyons en rupture de monnaie fiduciaire.

- La monnaie ivoirienne, contrairement à ce qu’on dit, aurait pu marcher. Je pense que l’une des raisons de la guerre réside dedans. La Côte d’Ivoire aurait eu sa monnaie et cela aurait entrainé toute la sous-région. (…) Quand vous avez 40% de la masse monétaire qui vient d’un pays, vous détenez forcément 40% de l’économie. Ou bien les choses adoptaient cette monnaie ou ils l’auraient utilisée comme devise: elle se serait imposée d’elle-même.

- Le problème que nous aurions eu (mais nous avions déjà trouvé la parade) était que nous anticipions que la France refuse de nous rétrocéder notre position nette dans leur Trésor qui était de 2.000 milliards de FCFA.»


Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 24 juin 2013

JOSEPH TITI DEVOILE LA «LIQUIDATION» DE LA PRESSE DE L'OPPOSITION CONÇUE PAR LE REGIME OUATTARA

 

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Nous avions déjà perçu ce projet de «Liquidation de la presse bleue» se profiler dans la décision du Conseil National de la Presse (CNP) dès son annonce. Mais certains internautes nous avaient trouvés trop alarmiste. Voici que M. Joseph Gnahoua TITI, fondateur du quotidien «Aujourd'hui», vient de nous donner raison en dévoilant le projet lugubre conçu par le régime Ouattara pour faire taire la presse de l’Opposition ivoirienne.

Nous vous livrons l’intégralité de sa déclaration.

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Je m'appelle Joseph Titi Gnahoua. Je suis le fondateur du journal Aujourd'hui qui fait l'objet, depuis le 6 juin jour de son deuxième anniversaire, d'une mesure de suspension pour non conformité avec les articles 46, 47 et 70 de la loi No 2004-643 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse.

J'ai l'habitude des suspensions. Dans notre courte existence, nous avons déjà été suspendus quatre fois dont deux suspensions de deux semaines et deux d'un mois. Pire qu'un acharnement, le CNP n'a jamais eu un autre dessein que de détruire le journal Aujourd'hui. Je vous en expliquerai les raisons tout à l'heure.

S'agissant de la suspension qui nous frappe, elle a été motivée comme suit, je cite la décision No 034 du 06 juin 2013: "que ces obligations sont relatives au dépôt des états financiers de l'entreprise à la direction générale des impôts (DGI), à la déclaration de l'entreprise à l'inspection du travail et des lois sociales, à l'immatriculation de l'ensemble des journalistes professionnels à la CNPS, à la non production des copies des bulletins de salaires des journalistes professionnels... Que selon l'article 26 du code de la CNPS, tout employeur doit produire en fin d'exercice, une déclaration individuelle des salaires annuels (DISA)".

Trois jours plus tard, nous avons produit l'ensemble des documents qui nous étaient demandés et dont je pourrais publier des photocopies en cas de nécessité. Je me croyais donc en règle jusqu'à ce jour du 20 juin où le CNP a refusé de lever ma suspension parce que le rédacteur en chef et le secrétaire de la rédaction dont les cartes de journaliste professionnel n'ont pu être renouvelées, ont tous deux des cartes antérieures à l'année en cours.

Que cela ne soit pas conforme à la loi n'est plus ma préoccupation. En revanche, que pour ce seul motif et malgré tant d'efforts fournis pour régulariser notre situation, le CNP ait décidé de maintenir la suspension qui frappe le journal Aujourd'hui est plutôt révélateur de la répression dont fait l'objet la presse de l'opposition en général.

Car au moment où j'écris ces lignes, l'hebdomadaire satirique Bol'kotch fait l'objet d'une suspension de deux mois de la part du CNP. Qu'avant ces suspensions, le CNP a convoqué les quotidiens Le Temps, Le Nouveau Courrier et Aujourd'hui. Qu'à cette séance, les journalistes des dits quotidiens ont été sommés de justifier devant le conseil pourquoi ils écrivent dans leurs différentes publications qu'Alassane Ouattara est un dictateur, que le président Laurent Gbagbo a été renversé par l'armée française après avoir bombardé sa résidence, que pourquoi ils comparent les prisons du nord à des goulags... Que cette rhétorique relevait non seulement d'une stratégie de manipulation de l'information et qu'au surplus elle justifiait le surchauffe que le CNP percevait dans la vie politique nationale.

Pour ces raisons, le CNP nous interdisait désormais de reprendre les déclarations des partis politiques dans lesquelles ceux-ci faisaient allusion au renversement de Gbagbo par l'armée française ou à tout autre expression faisant croire que l'ancien président avait gagné les élections de 2010.

Qu'en ce qui concerne le journal Aujourd'hui, il fait l'objet d'une surveillance toute particulière du CNP qui l'a déjà suspendu quatre fois, toujours lourdement, et que chaque semaine nous faisons l'objet des menaces du CNP qui nous inonde d'avertissements.

Que ce harcèlement à nul autre pareil dure depuis deux ans,

Que pour ce qui est des dernières mesures, la rédaction du journal Aujourd'hui n'a pas été visitée par le CNP malgré ce qu'il fait croire,

Que le journal qui sort en outre d'une situation pénible où il ne trouvait pas d'imprimeur a dû patienter hors des kiosques pendant cinq mois, cherchait tout de même à trouver une date pour recevoir la délégation du CNP lorsqu'il a été confronté à la fin du moratoire,

Que compte tenu de ce qui précède, le journal qui avait demandé un délai supplémentaire pour régulariser sa situation sans succès, avait cependant réuni certaines conditions. A savoir la preuve de l'immatriculation de l'entreprise à la CNPS, à la production du document montrant que 51% de la rédaction était professionnalisée, sous réserve des deux cartes non mises à jour.

Que pour ces raisons et bien d'autres la rhétorique qui fait croire que les journaux suspendus sont ceux qui demeurent dans l'illégalité est purement mensongère parce qu'Aujourd'hui est bloqué dans son activité uniquement parce que deux de ses journalistes ont des cartes de journaliste de 2012,

Que dans les mêmes conditions des journaux comme Le Nouveau Réveil dont le rédacteur en chef n'avait pas renouvelé sa carte de journaliste professionnel et Le Temps dont le quota de journalistes professionnels n'était pas atteint ont tous les deux bénéficié d'une mise en demeure de deux semaines,

Que le CNP avait affirmé, pour justifier ses sanctions, que les journaux remplissant les 3/4 des obligations avaient été mis en demeure,

Que malgré ce qu'il fait croire, il n'y a aucune raison d'aller à pas pressés à la régularisation, y compris par la manière forte, soi-disant pour mieux protéger les journalistes contre des patrons véreux,

Qu'en définitive, le but du jeu est de mettre la presse bleue sous coupe réglée en la divisant dans un premier temps,

Que par ailleurs la mesure qui consiste à maintenir La Matinale proche du RDR et L'intelligent d'Abidjan pro-RHDP n'a qu'une visée évidente de rendre digeste cette mesure de liquidation de la presse bleue au moment où la perspective d'une libération de Gbagbo fait peur au régime qui veut couper tous les relais qui le propage,

Qu'étant donné que notre droit à la libre expression est menacé dans ce pays où pour exister il nous est commandé de servir de carpettes à M. Alassane Ouattara,

Je voudrais inviter tous nos lecteurs en particulier et l'opinion publique nationale et internationale en général à ne pas se laisser tromper.

D'ailleurs pour lever cet équivoque, j'organiserai, dans les prochains jours, une conférence de presse pour démontrer, preuves à l'appui, que le journal Aujourd'hui est parfaitement en règle. Et que sa suspension ne peut être légalement justifiée par le fait que deux de ses journalistes n'ont pas renouvelé leur carte dont le numéro matricule est par ailleurs le même après chaque renouvellement.

 

Joseph Titi

Fondateur du journal "Aujourd'hui".


Source: Le blog d'Alain Doh Bi

dimanche, 23 juin 2013

REVELATIONS DE LA LETTRE DU CONTINENT: BEDIE A VENDU LE PDCI A OUATTARA

 

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Henri Konan Bédié, un homme politique pitoyable et sans vision, qui a réduit les destinées du PDCI-RDA à la satisfaction égocentrique de ses intérêts familiaux.

 

«Alassane Dramane Ouattara s'appuie sur Henri Konan Bédié pour étouffer toute velléité de candidature d'une personnalité forte sous la bannière du Pdci, à commencer par celle de l'ancien Premier ministre Charles Konan Banny. Les deux hommes auraient ainsi convenu d'unir leurs formations - le Pdci et le Rdr - au plus tard avant la fin de 2014 pour permettre au président sortant de se présenter comme unique candidat ».

Cette révélation, qui fera assurément bouillonner de colère et de rage de nombreux militants du Pdci-Rda, émane de la publication La Lettre du Continent N°661 du 19 juin 2013. Si ce que le confrère parisien dit est exact, c’en est fini pour le parti politique créé en 1946 par Félix Houphouët-Boigny après moult sacrifices et luttes contre l’administration coloniale. Bédié aura ainsi tué l’héritage laissé par Houphouët. En faisant du Pdci, un parti quelconque à la remorque du Rdr.

Le Pdci sera devenu une formation politique sans âme ni ambition qui « étouffe toute velléité de candidature d’une personnalité forte sous la bannière Pdci, à commencer par celle de Charles Konan Banny » face à Alassane Dramane Ouattara afin que celui-ci soit un candidat unique à la présidentielle de 2015. En d’autres termes, selon La Lettre du Continent, Bédié a conclu un deal avec Ouattara pour que le Pdci sorte totalement des radars pour la gestion au premier plan de la Côte d’Ivoire.

Des observateurs avertis ont pensé qu’avec la gestion chaotique du pouvoir par Alassane Dramane Ouattara et les difficultés doublées d’injustices que vit le Fpi, le Pdci avait l’occasion en 2015 de reprendre le pouvoir qu’il a perdu par un coup d’Etat, en décembre 1999. Et jouer le rôle de réconciliateur véritable des Ivoiriens. Cette vision ne semble pas être celle d’Henri Konan Bédié qui a opté de vendre le Pdci au plus offrant, en l’occurrence, Alassane Dramane Ouattara qui entretient, a-t-on appris, Bédié et sa famille. Les intérêts personnels des Bédié ont visiblement triomphé des intérêts du parti légué par Houphouët.

C’est feu Djéni Kobenan, un des fondateurs du Rdr et premier SG de ce parti qui s’en réjouira du fond de sa tombe. Lui qui disait, dans les années 90, que le Rdr est né pour « réduire le Pdci en état de relique au Nord et de vestige au Sud ». Les récentes élections municipales et régionales controversées furent un avant-goût. En 2015, ce sera le clou total. Et Bédié y contribue. Au dire de La Lettre du Continent.


Didier Depry

didierdepri@yahoo.fr


In le quotidien ivoirien "Notre Voie".

samedi, 22 juin 2013

LE MINISTRE TOURE AMARA SANS DETOURS: JUSQU’OU IRA OUATTARA AVEC CETTE DICTATURE DE L’EPEE?


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Le Docteur Touré Amara


Dans une interview exclusive parue à  «le quotidien d’Abidjan» du 10 Juin 2013, le Docteur Touré Amara, médecin, ancien Ministre, membre du secrétariat général du FPI, s’exprime sans détours sur la situation sociopolitique ivoirienne. Tout y passe: politique de rattrapage de Ouattara, la grande fracture sociale dans le pays, les déclarations malheureuses de Mamadou Koulibaly , le rôle de la France dans la crise ivoirienne et les conditions du retour des exilés. Une interview à lire et à partager.


Depuis que vous avez quitté le territoire ivoirien, l'on ne vous a plus entendu. Devrait-on comprendre que l'actualité de votre pays ne vous intéresse plus?

Je voudrais tout d’abord vous dire merci pour l’opportunité que vous m’offrez pour m’adresser à vos lecteurs. Votre question m’amène à me demander si vous appréciez à sa juste valeur l’ampleur de la question de notre exil. Les responsables politiques que nous sommes dépassions le nombre de 200 cadres et chacun ne peut pas se lever et dire n’importe quoi et n’importe quand. Cela n’est pas responsable et c’est pour cela que nous sommes organisés en coordination du FPI en exil pour éviter la cacophonie. Nous sommes une quarantaine de Ministres, on trouve ici des PCA, DG, Directeurs Centraux et cadres supérieurs de différentes qualifications de l’administration ivoirienne. On ne peut pas avoir servi le pays à un tel niveau et dire que nous nous désintéressons de l’évolution de la vie publique chez nous à l’occasion d’un exil forcé malgré les dispositions pertinentes de notre constitution. Tout ce que je dis a été déjà dit et très souvent bien dit avant moi. Nous sommes en train d’écrire une page de l’histoire de notre pays et il ne faut pas laisser les amalgames de certains aventuriers troubler notre lecture. Je voudrais aussi vous rappeler que l’exil fait malheureusement partie de l’histoire des Peuples et des Hommes.

Vous qui avez appartenu au dernier gouvernement du président Gbagbo, que pouvez-vous dire aux Ivoiriens relativement à sa libération? En d'autres termes, Gbagbo sera-t-il libéré après cette vigoureuse sortie de l'Union africaine contre la CPI?

En tant que Ministre du dernier gouvernement du Président Gbagbo, la pire des choses que je lui souhaite est sa libération qui va en même temps LIBERER la Côte d’Ivoire. La sortie de l’Union Africaine (UA) contre la CPI intervient à un moment opportun mais je la trouve timide et pas très engagée. A mon sens, il aurait fallu réfuter ce Machin Raciste créé dans la logique dominatrice de l’Occident pour asservir l’Afrique et perpétrer  l’exploitation coloniale du continent. La précédente déclaration de Mme Zuma D. O. affirmant que la CPI ne fait pas partie de nos Normes Institutionnelles (UA) me sied mieux. Ainsi, l’UA devait demander la libération de tous les prisonniers Africains de cette prison Impérialiste et néo-colonialiste de La Haye. L’UA doit adopter la méthode chinoise qui consiste à se retirer et ne pas reconnaitre toutes ces organisations qui la méprise.

En tant que fils du nord, quels commentaires faites-vous de la politique de rattrapage initié par le régime Ouattara?

C’est une politique catastrophique et inacceptable pour la nation ivoirienne et pour les peuples du nord. En tant que fils du nord et musulman il y a un peu plus d’un an avant la déportation du Président élu Laurent Gbagbo, j’ai interpellé tous les imams et toutes les associations musulmanes du danger lié à ce transfèrement  forcé et illégal du CHEF, du FAMA à La Haye. J’ai rappelé tout ce que le président Gbagbo a fait pour la communauté musulmane et que leur silence n’était pas juste et justifié car le Révérend Evêque Desmond Tutu disait que dans une situation d’injustice si tu choisis d'être neutre, c’est que tu as choisi le camp de l’oppression. Aucun président, depuis Houphouët jusqu’à Laurent Gbagbo en passant par Bédié et Guéi, n’a eu à appliquer une telle orientation ethniciste, tribaliste, régionaliste et religieuse du pouvoir en Côte d’Ivoire. C’est vraiment malheureux et inapproprié pour un pays qui cherche à se réconcilier depuis une décennie. Je me demande pourquoi??? Il est de notoriété que Mr Ouattara ne connait pas la Côte d’Ivoire, son anthropo-sociologie, ses alliances, ses tabous, interdits et totems mais il est entouré des amis de son parti, de ses alliés et tout ce monde le laisse conduire une politique aussi ignoble. Dieu durcit de plus en plus le cœur de Pharaon. Est-ce pour le perdre? Le Pharaon Ivoirien est-il si inaccessible aux paroles des humains que nous sommes? L’histoire bégaie-t-elle? Veut-il reproduire 1963 car Houphouétiste ? Jusqu’où ira-t-il avec cette dictature de l’épée? L’adage ancien nous enseigne les limites de cette politique de l’épée.

Pour tous les cadres conscients du nord sans distinction de parti et de religion et au-delà d’eux tous les peuples du nord, il faudrait réfléchir aux conséquences néfastes de cette politique hasardeuse dite de rattrapage de Ouattara. Il faut avoir en mémoire que toute médaille a deux faces et s’attendre malheureusement au retour du bâton et rester humble et digne. Chez nous les Malinké, on dit: La vie, c’est aujourd’hui et demain et que le soleil d’un roi ne peut briller toute l’éternité. Nous avons à construire une NATION multi-ethnique, multiraciale, multiconfessionnelle et donc nous ne pouvons nous accommoder avec des pratiques archaïques de «rattrapage». La Côte d’Ivoire a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils sans distinction aucune pour un développement harmonieux équitable et durable.

Tout récemment, Mamadou Koulibaly a fait une sortie dans un journal Camerounais où il a déclaré que Gbagbo n'a pas gagné les élections présidentielles de 2010. Vous qui l'avez côtoyé, quelle analyse faites-vous de cette déclaration?

La récente déclaration de Mamadou Koulibaly dans le journal camerounais n’est pas une surprise, elle est dans l’ordre qu’il s’est fixé et qu’il poursuit. Pour essayer de le comprendre, il faut suivre un tout petit peu sa carrière politique fulgurante. Mamadou Koulibaly, un illustre inconnu dans le milieu politique Ivoirien, nous est présenté au niveau du Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien comme un nouveau membre de cette instance de direction du parti par le président Gbagbo. Il a été coopté par le président après le congrès de 1994 et il était le seul membre de la direction non investi par le congrès. A peine 5 ans plus tard, il fait de lui un Ministre de la république dans le gouvernement de Guéi. Un an après, il est élu député de Koumassi sans y mettre le pied. Et par la volonté de Laurent Gbagbo, il est bombardé président de l'Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire.

Enfin, il est nommé 3ème Vice-Président du parti. Mamadou a gravi tous ces echelons sans faire ses classes et le FPI est une école avec sa culture de lutte. Le petit Madou jouit de la confiance absolue et de l’amitié du Président de la république et de la première dame Simone Ehivet Gbagbo. Mais paradoxalement, il n’est pas enthousiaste au travail. Au niveau du parti, il est absent pratiquement à toutes les réunions du secrétariat général, du secrétariat exécutif, du comité central. Au niveau du parlement, Madame la 1ère Vice-Présidente Agoh Marthe a assuré l’intérim tout le temps. Dans sa circonscription électorale, il n’y mettait jamais les pieds. Mamadou est un solitaire instable et ambitieux, disent ses contemporains. Il croit avoir la science infuse à cause de son agrégation en science économique et ne tolère pas la contradiction et il se croit le nombril du monde, il se croit un infaillible. Il affirme de manière péremptoire que Gbagbo n’a pas gagné les élections. Pourquoi n’a-t-il pas gagné les élections présidentielles de 2010? Aucune preuve scientifique pour un agrégé d’Université. Je ne suis pas le juge des élections, dit-il? Mais dans notre pays, il n'y a qu’un seul juge constitutionnel des présidentielles qui s’est prononcé et a déclaré Gbagbo vainqueur. Pourquoi met-il en cause le verdict du juge? Il se réfère a un panel réclamé par le président pour faire un recomptage des voix, pour éclairer les résultats. Ce recomptage des voix a-t-il été fait, oui ou non? C’est seulement ce résultat qui devait s’imposer à lui et non des décisions politiques farfelues. Cette sortie de Mamadou intervient à un moment qui n’est pas fortuit.

Regarder la période après le coup de Sarkozy; c’est lui qui annonce l’arrivée de Paul Yao Ndré pour la 1ère investiture de Ouattara. Ensuite, il tente en vain la caporalisation du FPI pour accompagner Ouattara. Et aujourd’hui, à quelques heures du verdict de l’audience de confirmation des charges, il fait cette sortie de route. Comme quoi, à chaque fois que Ouattara est en difficulté, il court au secours. Mamadou Koulibaly n’est pas le bouc émissaire de qui que ce soit. Depuis longtemps, il cherche à s’imposer comme alternative au président Gbagbo. C’est ce qui explique son comportement à Marcoussis et sa discourtoisie vis-à-vis d’Affi N’guessan, président du FPI. Peu après Marcoussis, son imam attitré, Doumbia et feu son père géniteur organisent des sacrifices et des prières pour qu’il devienne le prochain président de Côte d’Ivoire. Dès lors, le parricide du père Gbagbo a commencé. Comme Britus, il faut tuer le père et prendre la place. Il faut analyser et comprendre les déclarations et les actes posés par Mamadou Koulibaly sous le prisme de cette nouvelle vision à lui. Pourquoi a-t-il un tel comportement? Il semblerait qu’il soit soutenu par les Occidentaux comme alternative à Ouattara. Après avoir bénéficié 11 années durant de privilèges et honneurs du régime FPI, Mamadou ne peut ni vilipender le Président Gbagbo ni accuser le parti pour quelque raison que ce soit car dauphin constitutionnel, il était au cœur de l’appareil de décision et il n’a pas démissionné. Après la chute du régime, il est facile de jeter l’opprobre sur les autres et se présenter comme le leader parfait et infaillible. Si le président Gbagbo est à La Haye, Mamadou doit être dans la cellule voisine.

Si Simone se retrouve a Odienné dans mon village, Mamadou ne doit pas être loin de là. Si Affi et Sangaré sont en prison, Mamadou doit être aussi en prison. Si par la grâce divine, il est dehors, il devrait normalement se sentir dans les liens de la détention, moralement et psychologiquement tout au moins. Il ne faut pas vendre son âme au diable parce qu’on veut devenir quelqu’un. Il ne faut pas trahir son propre pays parce qu’on aspire à faire partie des servants de l’Occident. ALLAH, le très Miséricordieux, l’Omniscient, l’Omnipotent récompense toujours le bienfait et le bienfaiteur, il n’aime pas les ingrats et leur réserve un châtiment ici-bas et dans l’au-delà. Amina!

Quand est-ce que vous envisagez rentrer dans votre pays ?

Cette question est intimement liée à l’évolution de la situation politique et sécuritaire en Côte d'Ivoire. En septembre 2002, mon domicile a été pillé à Bouaké par la rébellion. Ils ont emporté tout ce qui s’y trouvait et cinq véhicules. Ma clinique, l’une des plus grande et moderne de Bouaké, a subi le même sort. Tout a été vandalisé et aujourd’hui, il ne reste que des ruines. Le 30 novembre 2010, avant la proclamation des résultats du second tour des élections présidentielles, je répète: avant la proclamation des résultats, mes deux domiciles d’Odienné sont pillés et vandalisés par les mêmes rebelles et ils sont partis avec deux véhicules. Puis à la suite de la guerre postélectorale, mon domicile d’Abidjan est pillé en partie et est actuellement occupé par un chef rebelle, à la Riviera Synacassci. Trois véhicules ont été emportés. Tous mes comptes bancaires sont gelés. Je dois rentrer pour faire quoi? Comme tous les exilés, nous attendons l’aboutissement heureux et raisonnable des discussions entre le parti et le gouvernement pour revenir assumer notre rôle.

Quel est pour vous l'avenir de la Côte d'Ivoire avec Ouattara?

L’avenir de la Côte d’Ivoire avec Ouattara n’est pas du tout prometteur. C’est du remake. Politiquement, on veut nous ramener au monopartisme avec un parti unique tout-puissant et un chef qui a droit de vie et de mort sur ses sujets. Ce qui est inacceptable dans le contexte ivoirien actuel. Sur le plan économique, il s’agit de nous imposer encore une politique d’austérité comme en 1990-1993, avec la destruction de ce qui reste comme biens publics dans le portefeuille de l’Etat. On ne peut pas devenir un pays émergent en limitant de manière drastique le recrutement des enseignants, des médecins, des infirmiers et des sages-femmes à la Fonction publique. On ne peut pas se développer sans la création d’usines, or aujourd’hui, ce n’est pas le cas dans notre pays. On parle plutôt de licenciement massif et abusif. La politique d’endettement et des PAS ne peut nous conduire bien loin. Il s’agit de nous maintenir dans la politique de dépendance du FMI et de la Banque Mondiale, instruments de domination du capitalisme international. Il nous faut sortir de la philosophie occidentale du développement. Socialement, nous avons un pays divisé entre pro-Gbagbo et pro-Ouattara et entre Musulmans et Chrétiens et la réconciliation ne bouge pas car on refuse d’affronter de manière courageuse les problèmes réels et on joue à un jeu de diversion. Il faut un forum de discussion directe entre le Président Gbagbo et Mr Ouattara pour tout mettre à plat et repartir du bon pied. L'ampleur de la fracture sociale est telle qu’il ne faut pas se leurrer.

Je vais terminer en vous racontant cette histoire réelle vécue à Accra, entre nous, exilés. Un jour, deux amis décident d’aller rendre visite à un autre. Comme par hasard, les deux qui ne sont pas malinké, s’habillent en boubou, portent un bonnet sur la tête et sont tous barbus, comme c’est quelquefois le cas, ici. Ils arrivent chez leur ami et trouvent au salon, son fils de 10 ans. Ils lui demandent où est son père. Le petit hésite à parler et ensuite leur répond que son papa est absent. Ensuite, il s’enfuit dans la chambre de sa tante pour lui dire que les assaillants en boubou sont venus demander après son papa et conseille à sa tante de ne pas dire où se trouve son père. Voilà jusqu’où peut nous amener cette lamentable politique de Ouattara.

Pensez que-vous que la France peut un jour lâcher celui qu'elle a imposé aux Ivoiriens?

L’adage dit que chaque peuple mérite le chef qu’il a. L’histoire de la France devrait plutôt nous inspirer dans la lutte que nous menons pour les libertés, la justice et la démocratie. Votre question nous ramène à la problématique du Maitre et de l’Esclave. Est-il possible que, pour se libérer de ses servitudes, l’Esclave demande au Maitre de l’aider à se libérer? Chaque peuple à son histoire et nous devons assumer la nôtre. Dieu bénisse la Côte d’Ivoire, notre pays!


Propos recueillis par Simplice  Zahoui.


In le quotidien ivoirien "Le Quotidien d'Abidjan".

mercredi, 19 juin 2013

CORRUPTION ET MAUVAISE GOUVERNANCE SOUS OUATTARA: LES AVEUX DE BILLON METTENT LE POUVOIR A NU


JEAN-LOUIS BILLON.jpg


«Il y a un recours aujourd’hui auprès de l’Uemoa, la Justice a été saisie, il faut attendre sa réponse», a confié, samedi dernier, 15 juin 2013, à la presse, le ministre Jean-Louis Billon qui était présent à Libreville (Gabon) avec Alassane Dramane Ouattara, lors de la 2ème édition du forum économique New York Forum Africa. Le ministre ivoirien du Commerce, de l’Artisanat et de la promotion des PME, évoquait ainsi l’attribution du 2ème terminal à conteneurs du Port autonome d’Abidjan au consortium français Bolloré Africa Logistics-APM (Maersk) et Bouygues Travaux publics.

Une concession dont il dénonce la procédure suspecte. Laissant entrevoir clairement des possibilités de corruption, de dessous-de table et de bakchichs entre des personnalités du régime Ouattara et le consortium Bolloré-Bouygues.

Dans l’interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire français «Le Nouvel Observateur» daté du 6 juin dernier, M. Billon affirme même: «Je ne serais pas surpris si demain on me disait qu’il y a eu des problèmes de gouvernance dans l’attribution du deuxième terminal». Une accusation à peine voilée à prendre très au sérieux d’autant qu’elle provient d’un membre du gouvernement Ouattara. Donc d’un sachant de poids. Mais également un homme d’affaires, dont le frère cadet David Billon était candidat à l’acquisition du 2ème terminal à conteneurs à travers la société Movis-Côte d’Ivoire qu’il dirige. C’est d’ailleurs cette entreprise et son partenaire NCT Necotrans qui ont porté plainte, le 26 mai 2013, contre le consortium Bolloré-Bouygues, auprès de la commission de l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa). Cela à travers un courrier référencié Fair Value F017/D0479. Movis-Côte d’Ivoire et NCT Necotrans dénoncent des «pratiques anticoncurrentielles dans le cadre de la concession du 2ème terminal à conteneurs du Port d’Abidjan» ayant profité à Bolloré Africa Logistics-APM (Maersk) et Bouygues Travaux publics. De nombreux scandales…

En attendant que la commission de l’Uemoa ait le courage de trancher dans cette affaire qui indexe la mauvaise gouvernance du régime d’Alassane Ouattara, président en exercice de la Cedeao, et les pratiques qui ont cours dans le microcosme de la Françafrique, il est nécessaire de noter que cette affaire constitue un nouveau scandale sous l’ère Ouattara. Un scandale que visiblement le régime ivoirien actuel a du mal à étouffer. C’est à juste titre qu’aucune réponse plausible n’est venue de la part du camp Ouattara pour confondre Jean-Louis Billon.

Même «l’allié» de Ouattara, le contesté Henri Konan Bédié, a brassé l’air en tentant de sous-estimer la gravité des révélations de Billon. «Tort ou pas tort (il parlait de Jean-Louis Billon, ndlr), je dis simplement que je ne connais pas le dossier en détail. Mais j’ai confiance au gouvernement auquel appartiennent les ministres Pdci, un gouvernement dirigé d’ailleurs, par un Premier ministre Pdci», a-t-il confié à la radio RFI, le mercredi 12 juin dernier. Peut-on accorder du crédit à des propos de soutien d’un ex-chef de l’Etat dont le régime a été épinglé pour avoir détourné 18 milliards fcfa de l’Union européenne? Comme sous Bédié, le Premier ministre Daniel Kablan Duncan renoue, sous Ouattara, avec les scandales de mauvaise gouvernance.

Mais avant son arrivée à la Primature, le gouvernement Ouattara était déjà largement abonné aux scandales financiers et à la mauvaise gouvernance. Fait curieux, les ministres indexés dans ces affaires sales n’ont pas été limogés. Seul Adama Bictogo fut «sacrifié», au dire des sources proches du Rdr. Accusé pour détournement de fonds dans l’affaire des déchets toxiques, l’ex-ministre de l’Intégration africaine a été, contre toute attente, «blanchi» par le procureur de la République de l’époque, Simplice Kouadio Koffi. Quant aux ministres Kandia Camara et Sanogo Mamadou (affaire Celpaid), Anne-Désirée Oulotto (affaire Satarem) et Cissé Bacongo (affaire 110 milliards des Universités publiques), ils sont tous encore membres du gouvernement. Aucune procédure judiciaire n’a été ouverte contre eux pour savoir si les accusations sur leur compte sont fondées ou non. Alassane Ouattara, lui-même, n’en dit pas mot depuis environ deux ans.

La charte, une campagne démagogique

Le silence de Ouattara face à toutes ces affaires confirment l’opinion des observateurs avertis à propos de l’objectif visé à travers l’instauration de la charte d’éthique, le 9 août 2011. En effet, à cette date-là, Alassane Ouattara a fait signer, dans une ambiance de théâtralisation exacerbée, à chacun de ses ministres, une charte d’éthique et de bonne gouvernance déclinée en dix points. «Notre pays a souffert pendant trop longtemps de pratiques illicites qui ont porté atteinte à la crédibilité de notre gouvernement. La corruption, la course effrénée à l’enrichissement illicite, le trafic d’influence, les abus de biens sociaux, le népotisme, le clientélisme, les détournements en tous genres, ont été érigés en mode de gestion», a accusé M. Ouattara qui promettait même une rupture.

Moins d’un an plus tard, on découvrira que la charte et les déclarations mielleuses étaient tout simplement de la propagande sans lendemain visant, en vérité, à plaire à la communauté internationale qui a adoubé Alassane Ouattara après le renversement de Laurent Gbagbo. Aujourd’hui, personne au sein du régime Ouattara ne parle de la fameuse charte d’éthique et de bonne gouvernance. Tout a été jeté aux oubliettes et les pratiques françafricaines faites de clientélisme, de corruption, de mauvaise gouvernance, etc. se sont totalement installées. Et le pays va désespérément à vau-l’eau.

C’est sans doute pour tenter de se désolidariser de cette débâcle que le ministre Billon donne de la voix. D’ailleurs, un de ses proches nous confiait récemment que «Jean-Louis Billon regrette de s’être associé au régime Ouattara».


In le quotidien ivoirien "Notre Voie".


Source: IVOIREBUSINESS.NET

lundi, 17 juin 2013

JOURNEE DE L'INDIGNATION DU LUNDI 17 JUIN, UN VERITABLE FIASCO!

 

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Journée de l'indignation - Soro Alphonse: «Toutes les conditions sécuritaires sont réunies».


Soro Alphonse, député et initiateur de la « journée d’indignation » des victimes de Gbagbo contre la dernière décision de la Cour pénale internationale (Cpi), a confirmé, ce dimanche 16 juin 2013, la tenue de la manifestation prévue ce lundi 17 juin 2013 au Plateau. C’était lors d’une conférence au siège de l’Alliance pour le changement (Apc) à Cocody. Il a en outre, rassuré les Ivoiriens quant à l’aspect sécuritaire autour de cette importante manifestation. «Toutes les conditions sécuritaires sont réunies. Cette manifestation ne ressemblera pas à celle des jeunes Patriotes. Nous avons mené des actions auprès des autorités compétentes pour éviter tout désordre. En plus de cela, nous, victimes, sommes organisées afin de faire barrage aux éventuels infiltrés qui voudraient créer la chienlit. Nous sommes civilisés et tout se passera dans d’excellentes conditions. Les victimes se feront entendre dans le calme », a-t-il dit.


Service communication de l’Apc


Connectionivoirienne.net

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«Nous sommes civilisés et tout se passera dans d’excellentes conditions. Les victimes se feront entendre dans le calme», a dit Soro Alphonse. Et pour cause, les manifestants, 38 au total n’ont pas empêché l’après-midi de se dérouler normalement.

J'ai bien compté, à 13 h 30, lundi 17 juin Abidjan-Plateau. Les victimes alléguées de Gbagbo sont au nombre de 38 personnes s dans leurs tricots honteux.

Reparties en 2 groupes:

- 23 sont assis en face de l'ONI-Plateau, sous le soleil, visiblement des yambros abobolais; 

- Et 15 sont regroupés sous le petit arbre au Feu de CCIA. Ça fait honte!

Le guignol Soro Alphonse, rattrapé de Dramane Ouattara, qui ne connait pas la honte devait comprendrequ'on ne paralyse pas Abidjan avec 38 manifestants.

Dites-lui de venir chercher ses 38 Yambros Abobolais qui sont assis au feu de CCIA Abidjan-Plateau. Tous les passants se moquent d'eux.


Alain Doh Bi

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Selon notre correspondant, un groupuscule de personne s’est retrouvé devant le palais de justice à Abidjan. Suite à l’appel lancé par Alphonse Soro, ces personnes se réclamant être des victimes du président Laurent GBAGBO, était environ une cinquantaine.

Il faut rappeler que le président Laurent GBAGBO, a été déporté a la Haye suite au coup d état perpétré par Alassane Dramane Ouatarra, avec l’aide de la France de Nicolas Sarkozy.
Alphonse Soro avait lancé un appel à mobilisation suite à la déclaration de la chambre préliminaire 1 de la CPI, qui demandait au procureur Bensouda Fatou de fournir encore plus de preuves.

Apres, le fiasco de la mobilisation du jour, nous comprenons aisément que le président Laurent GBAGBO est victime de conspiration, d’affabulation et est une monnaie d’échange face aux intérêts du moment, car son dossier est vide.

Mais si cette non-manifestation due à la très très faible mobilisation traduisait simplement que le bon coupable des crimes post électoraux court toujours et n’a pas encore été arrêté par la justice.


Ainsi donc si ce n’est pas Gbagbo le véritable coupable, qui est-ce?


J’espère que Fatou Bensouda me répondra...


Damana Adia Pickass

Le camouflet: Mobilisation des victimes du "génocidaire" Gbagbo!


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Si tu ne connais pas la honte, regarde le RDR-Rébellion agir!!!

Annoncée à coups de renforts médiatiques, la grande marche des soi-disant victimes de Gbagbo lancée par Soro Alphonse et ses suiveurs a accouché d'une souris.

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Voici les victimes de Gbagbo! Il n'y a pas de quoi conduire quelqu'un à la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Bientôt, la marche des victimes de Dramane Ouattara.

Le monde entier verra où se trouve le camp des victimes de la crise.

Honte au RDR!!!


Joël Curtis

côte d'ivoire,journée de l'indignation lundi 17 juin,soro alphonse,«toutes les conditions sécuritaires sont réunies»,le camouflet: mobilisation des victimes du génocidaire gbagbo!

Retranchez les vendeuses, les passants, les coxers et les Yambros convoyés d'Abobo (J'ai filmé les gbakas déversés les yamboros abobolais http://youtu.be/-V1KLBhHNdA). Dites-moi combien de victimes il y avait à cette honteuse manifestation des victimes alléguées de Gbagbo.

Mais, dès demain la presse pro Ouattara va nous parler des milliers de manifestants. J'ai bien compté à 13H30mn. Il n'avait que 38 malheureux manifestants attendant de rentrer honteusement à chez eux.

Soro Alphonse, le rattrapé ethnique de Ouattara avait prévu une paralysie d'Abidjan, ce 17 juin 2013. Voici la preuve que le régime Ouattara repose sur un groupuscule d'excités criminels de guerre que la France et l'ONU maintiennent au pouvoir dans le sang et la répression en Côte d'Ivoire.

 

Deboutciv

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

dimanche, 16 juin 2013

LE JUBILE DE DIEU POUR L'AFRIQUE - «PUBLIEZ UNE ANNEE DE GRACE» POUR LA COTE D'IVOIRE ET L'AFRIQUE

 

 

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Le samedi 25 mai 2013, l’Union Africaine a célébré l'année du cinquantenaire (Jubilé) de sa naissance, créé le 25 Mai 1963 invitant chaque pays du continent à faire de même. Je me suis souvenue alors de la vision et de  la parole  reçues, lors de mes 50 ans en 2005; le Seigneur m’avait annoncé un Jubilé tel que décrit en Lévitique 25 pour ma vie et pour l’Afrique.

Je voyais "une foule immense d’Africains dans une nuit noire, les bras levés vers Dieu". Puis le Seigneur me dit "Maintenant je me lève et j’apporte le salut à ceux contre qui l’on souffle". Ps 12/6 et « Voici ton peuple ». C'est à ce moment là que j'ai compris une autre parole qu'il m'avait donné en 1992 : "Ecoute ma fille, vois et prête l'oreille; oublie ton peuple et la maison de ton père.."
 
C’est la première fois que le Seigneur liait autant ma vie et aussi fort à ce continent, à ma grande surprise.

Au vu de ce qui précède,  je ne peux m’empêcher de penser que l’Année de Jubilé proclamée par l’Afrique serait reliée au JUBILE de DIEU promis :  «Une année de grâce de l'Éternel, et un jour de vengeance de notre Dieu»  et que par conséquent nous pouvons nous attendre à une puissante manifestation de Dieu sur ce continent,  dont la Côte d’Ivoire est la «porte». 
 
L'esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance ; Pour proclamer l'année de la bienveillance de l'Éternel et le jour de la vengeance de notre Dieu ; pour consoler tous ceux qui sont dans le deuil … Es. 63/1-3.
 
Au moment où j’allais publier ceci,  Lydie et Gilbert, un couple d’intercesseurs qui portent littéralement la Côte d’Ivoire «dans leurs entrailles» (Jér. 31/20)  ont reçu dans le cœur en priant sur cet évènement,  cette  prière prophétique basée sur 1 Samuel 1/15 à 18  et qui va dans le même sens : 
 
"Afrique, en cette année de ton  JUBILE, que par la puissance du St Esprit, le visage de ce continent ne soit plus  jamais le même!"


Déborah

afrique,côte d'ivoire,le glaive tranchant,déborah,"publiez une année de grâce" pour la côte d'ivoire et l'afrique!,le jubilé de dieu pour l'afrique


Côte d’Ivoire, Afrique
Que ton visage ne soit plus jamais le même
 
1 Sam. 1 : 15/18. Anne répondit: Non, mon seigneur, je suis une femme qui souffre en son cœur... mais je répandais mon âme devant l’Eternel... car c'est l'excès de ma douleur et de mon chagrin qui m'a fait parler jusqu'à présent. Eli reprit la parole, et dit: Va en paix, et que le Dieu d'Israël exauce la prière que tu lui as adressée! Elle dit: Que ta servante trouve grâce à tes yeux! Et cette femme s'en alla. Elle mangea, et son visage ne fut plus le même
 
Qu'en cette année du JUBILE, à l'image d’Anne, que désormais le visage de ce continent ne soit plus le même!
 
Côte d'Ivoire, Afrique, désormais que ton visage ne soit plus le même
Que l’Eternel des Armées te couvre du manteau de la délivrance,
Qu'il t'accorde maintenant et aujourd'hui UNE ANNEE DE GRÂCE,
Que ton JUBILE ne soit célébré ni par ta puissance, ni par ta force, ni par tes œuvres,
Que ton JUBILE le soit par la seule puissance du Saint Esprit,
Que s'ouvrent enfin sur toi les écluses des cieux et que se répande sur toi Sa GRÂCE
Afin que désormais ton visage ne soit plus jamais le même.
 
Côte d'Ivoire, Afrique, désormais que ton visage ne soit plus le même
Que ta tristesse se transforme en joie et en allégresse,
Qu’on entende à nouveau le chant de la fiancée et du fiancé,
Que ceux qui semaient en pleurant moissonnent en chantant,
Que les enfants puissent librement jouer dans tes rues, se rendre à l’école,
Que les ouvriers reçoivent leur salaire,
Que les portes d’airain et les verrous de fer soient brisés,
Que les portes des prisons s’ouvrent et les captifs soient libérés,
 
Côte d'Ivoire, Afrique, désormais que ton visage ne soit plus le même
Que les enfants retrouvent leur père et les pères leurs enfants,
Que les orphelins trouvent en l’Eternel un Père et que les veuves soient consolées,
Que la bannière de l’Eternel des Armées soit élevée et demeure sur toi,
Que les danses, instruments et chants retentissent à nouveau,
Que le vêtement de deuil soit transformé en vêtement de louange,
Que la justice, la droiture, l’équité, soient ta devise,
Que les yeux des aveugles voient clairement leur chemin,
Que les oreilles des sourds entendent ta voix leur parler,
 
Côte d'Ivoire, Afrique, désormais que ton visage ne soit plus le même
Que te soit rendu ce que les sauterelles t’ont volé,
Que les terres soient restituées afin d’être cultivées par leur propriétaire légal,
Que celui qui cultive la terre ou qui travaille puisse nourrir sa famille,
Que tu reçoives comme Elisée, une double portion 
afin de bénir en tant que pays choisi
 
 
Côte d'Ivoire, Afrique, en cette année de ton Jubilé 
Que par la puissance du Saint-Esprit 
Ton visage ne soit plus le même


Lydie et Gilbert L.

 

LE COLLECTIF DES VICTIMES DE DUEKOUE EN COLERE: «IL FAUT QUE MME FATOU BENSOUDA ARRETE DE CHOISIR "SES" VICTIMES A ELLE»

 

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Le collectif des victimes de Duékoué interpelle la Cour pénale internationale.



En arguant d’une insuffisance flagrante de preuves contre le Président GBAGBO, la chambre préliminaire 1 de la Cour pénale internationale de La Haye a pris une décision juste et courageuse qui dévoile à la face du monde entier toute la laideur de la méchanceté et de la haine que des hommes peuvent nourrir à l’endroit de leur prochain.

Prenant acte d’une si judicieuse et importante décision, le collectif des victimes de Duékoué voudrait saluer ici la juge de la CPI, son courage et son sens de l’honneur car s’agissant d’honneur, celui de la CPI même est largement entamé dans les consciences et dans les cœurs de l’opinion internationale. Nous voulons saluer ici aussi la détermination et l’expertise de Maître ALTIT, de son équipe et de toutes ces bonnes volontés des quatre coins du monde qui n’ont point ménagé leurs efforts pour qu’on en arrive là, avant la victoire finale. Leur refus de cautionner l’immoralité est, selon notre perception, un vibrant hommage aux grands hommes que sont Abraham LINCOLN, Victor SCHOELCHER, Martin L. KING, Kwame NKRUMAH ou plus près de nous, Nelson MANDELA.

Cela étant dit, à Madame la Procureure de la CPI, nous réitérons notre pressant appel de Duékoué: il faut que Madame Fatou BENSOUDA arrête de choisir «ses» victimes à elle. Le sang des innombrables victimes de la rébellion ivoirienne continue de crier, à n’en point finir, en nos cœurs et en nos consciences.

Dernièrement, nous sommes revenus de Duékoué avec d’autres images d’horreur : à Duékoué, à l’entrée de cette ville (en venant de Daloa), à seulement quelques mètres du poste des Frci et du camp des soldats marocains de l’ONU, gît un charnier (de nombreux ossements sous une bâche), juste derrière un campement d’allogènes (cf. vidéo ci-jointe). Sous un acacia, à deux cents mètres sur la droite de l’usine de cacao COPASAG, vue de face (cf. photo ci-jointe). De quand date un tel charnier? Mars ou Avril 2011, massacre de Nahibly en Juillet 2012 ou exécutions sommaires par des dozo ou des Frci? Attendons le carbone de datation de la CPI pour le savoir, si cette Cour veut bien se décider enfin d’entendre le cri des victimes que nous sommes. Néanmoins, des investigations que nous avons faites, il ressort, à quinze kilomètres à la ronde de ce sinistre charnier qu’en Mars et Avril 2011, beaucoup de personnes d’ethnie guéré qui fuyaient les massacres de Duékoué ont été descendues des véhicules de transport public par les rebelles, emmenées dans les brousses et sont portées disparues à ce jour.

En outre, les ossements sous la bâche sont tellement nombreux, dont certains dispersés par les bêtes sauvages que nous en avons conclu, à la vue de seulement trois crânes humains, que ce sont plus de trois personnes qui ont été froidement exécutées en cet endroit. Des personnes restées à ce jour sans sépulture, dans une totale indifférence d’allogènes vivant près de ce charnier mais aussi au nez et à la barbe des Frci et des soldats marocains qui bien des fois, ont hâtivement joué les croque-morts à Duékoué pour masquer l’ampleur des dégâts humains commis par leurs rebelles d’amis. Notre étonnement et notre indignation s’adressent aussi à ces O.N.G. tellement instrumentalisées, qui ont été informées de l’existence de ce charnier mais se sont tues jusqu’ici sans rien faire d’autre, quand on sait naguère leur activisme et leur nuisance en faveur de la rébellion que refusaient le Président GBAGBO et le peuple ivoirien, depuis 2002.

Oui, Madame la Procureure de la CPI, de grâce, nos appels à vous sont si nombreux que nous nous en trouvons dérangés. Dérangés au point de ne plus vouloir vous laisser dormir. Sinon, nous-mêmes, nous n’aurons pas de repos, tellement nos morts sont nombreux et que refusant toute sorte de vengeance encore moins de résignation, nous attendons toujours que justice soit faite pour tous ceux-là qui sont tombés là où un simple recomptage des voix électorales en Décembre 2010 aurait suffi et bien avant eux, toutes ces nombreuses victimes occasionnées par une rébellion sauvage que la France et l’ONU ont créée, entretenue et protégée pendant au moins dix ans! Et puis, tenez, Madame la Procureure de la CPI, il faut que vous sachiez que ce dernier charnier découvert est bien peu par rapport à tous ces nombreux compatriotes qui ont été exterminés dans les forêts et les brousses de l’ouest ivoirien par les rebelles que vous refusez d’interpeller, mangés qu’ils ont été par les bêtes sauvages et leurs ossements dispersés, n’ayant pas eu la chance, eux, d’avoir été recouverts par une bâche comme c’est ici le cas, dans la vidéo ci-jointe.

Pourtant, c’est bien vous, Fatou BENSOUDA, qui déclariez, en Février dernier sur un ton péremptoire, ceci : «Nous ne sommes pas ici pour savoir qui a gagné les élections de 2010 en Côte d’Ivoire ou qui les a perdues!», comme si cela avait été dicté à la personnalité judiciaire que vous êtes, par on ne sait quel quidam. Or le monde entier vous regarde et s’étonne que vous vous acharniez sur une personnalité que vous accusez d’assassinats contre cent soixante six (166) personnes sur votre total mensonger et inacceptable de trois mille (3000) morts. Quand entendrez-vous les vrais responsables des autres morts dont le nombre réel est honteusement sous-évalué par la communauté internationale qui a attaqué notre pays? Une communauté internationale qui a applaudi quand ici, en Février 2011, l’Union Européenne et l’Organisation Mondiale de la Santé ont occasionné des morts par centaines en décrétant un embargo sur les médicaments à destination de la Côte d’Ivoire et que des banques françaises, par le banditisme colonial, se sont permises de ne pas donner aux travailleurs de ce pays leur propre argent, s’immisçant grossièrement dans le contentieux électoral ivoirien?

Madame la Procureure, les occasions pour réhabiliter la Cour Pénale Internationale existent et elles foisonnent en Côte d’Ivoire : libérez GBAGBO maintenant et venez vite en Côte d’Ivoire, menez des enquêtes dignes de ce nom et réconciliez l’opinion internationale tout vrai démocrate avec votre Cour et ce sera déjà ça de gagné pour tous ces esprits ténébreux qui considèrent nos vies pour moins que rien, sans quoi nous serons toujours fiers, en tant que victimes de la méchanceté des hommes, d’être des humains mais alors profondément déçus et gênés d’être des Africains noirs, comme vous.

En méditant la décision de la juge de la CPI à l’endroit du Président GBAGBO, veuillez bien, Madame la Procureure, faire ce bond qualitatif qu’attendent les démocrates du monde entier pour se réconcilier avec les terminologies lexicales que tous ces néo-impérialistes accordent sous nos yeux aux mots de justice, de paix, de démocratie et de civilisation car leurs faux concepts, plus que jamais, sont les vrais problèmes de l’humanité. Seules de vraies enquêtes de votre part peuvent aider ou contribuer à la restauration de ces principes violés par la pensée et l’action nuisibles des impérialistes qui veulent nous imposer leur vision fâcheuse, dérangeante et décadente du monde.

Tout sauf votre respect, Madame la Procureure, nous vous remercions de votre attention pour cet autre appel à votre endroit.

 

Pour les victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly)

Emmanuel CALEB, le 10 Juin 2013.

vendredi, 14 juin 2013

FRANÇAFRIQUE, LE FEU DANS LA SOUPE!

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François Hollande a reçu mercredi dernier à Paris au siège de l’UNESCO, en présence d’une dizaine de Chefs d’Etat africains, le Prix Félix Houphouët-Boigny, pour sa "contribution considérable à la paix et à la stabilité en Afrique", nous révèle l’agence de presse africaine.

 

Le prix pour la recherche de la paix est un prix ivoirien. Or lors de la cérémonie de remise du prix, certains regards critiques, au vu des photos et reportages de l’événement, ont décelé que les liens unissant naguère Paris et Abidjan s’étaient distendus. Ainsi, la photo souvenir des couples Ouattara et Hollande nous révèle des sourires gentillets ; mais à y regarder de plus près, madame Ouattara n’arbore pas le sourire éclatant de sa séance de pose avec Bill Clinton il y a trois semaines de cela. Ce dernier avait su la réjouir en la louant pour son abnégation et sa générosité (financées, rappelons-le, sur le trésor Ivoirien), et lui avait dit le plus grand bien de son génial économiste de mari. Mais sur la photo souvenir du 5 juin à l’Unesco, Madame Ouattara ne semble partager avec madame Trierweiler aucune affinité, si ce n’est la blondeur commune de leurs cheveux ! Elle, ordinairement tout sucre et béatitude sur les photos de la Présidence, fixe penaudement le sol, visiblement gênée, un peu absente… Ah, si la remise du prix avait eu lieu ne serait-ce que 48h plus tôt, comme elle aurait pu rayonner de bonheur et de confiance ! Fatou Bensouda, procureure à la Cour Pénale Internationale tenait encore les choses bien en main !

L’unique photo de groupe disponible permet de découvrir un Alassane Ouattara venu honorer son mentor français pour la circonstance, avec d’autres présidents africains. Il a fait un long et beau discours, charmeur, enjôleur, comme de coutume quand il est à l’étranger, lui le Président anticonstitutionnel de la république de Côte d’Ivoire et président en exercice de la CEDEAO; lui qui ne cesse de parcourir les océans et les terres à la recherche de fonds pour sauver "son" "cher" pays complètement en ruine, qui prend l’eau de partout et risque de mourir noyé si l’argent qui circule n’arrive pas à se stabiliser et travailler à colmater des brèches de plus en plus profondes.

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Mais les apparences sont sauves : des poches d'un pays mis en banqueroute par ses soins diligents, l’illusionniste en Economie parvient à sortir, de sous le chapeau du "fonds ivoirien au nom de la Côte d’Ivoire d’Houphouët Boigny", une valise de 150 000 Dollars pour honorer le chef d’état français. Sur l’unique photo présentant les huiles africaines autour du roi Hollande, notre Ivoirien d’importation n’est plus assis auprès de son maître ; il a eu son content de caresses et d’os à moëlle ! Il y a maintenant des toutous plus méritants que lui, assis plus près du chef, qui ont à leur tour besoin d’être dressés, à grand renfort de caresses dans le sens du poil : les vassaux du Bénin, du Tchad, du Burkina et de Mauritanie. Ouattara est assis plus loin, à côté du «Protecteur du Prix, l'ancien Président ivoirien, A. H. Konan Bédié» comme le souligne encore l’agence de presse africaine.

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Bédié et son épouse ont eu droit à une photo de famille avec Hollande, flanqué de sa go, beaucoup plus chaleureuse. Autre détail révélateur : le patron du PDCI occupe durant la cérémonie un fauteuil de cuir, alors qu’Alassane, les roitelets, le Roi et la présidente de l’Unesco doivent se contenter du velours, « empire » certes, mais probablement moins confortable. Atmosphère fin de règne, velours rouge et fauteuils en cuir pour les perpétuateurs de la françafrique, et pourtant la galerie de photos de la cérémonie ne présente guère de visages heureux, joyeux… L’ombre du prisonnier de Scheveningen est parvenue à s’infiltrer jusque-là, alourdissant encore cette ambiance poussive et décadente : les économies occidentales sont à bout de souffle, et la paix est célébrée dans une atmosphère de chaos et de guerre partout dans le monde.

«Grâce à la politique d’ouverture, d’accueil et d’hospitalité de Félix Houphouët-Boigny, la Côte d’Ivoire peut légitimement s’enorgueillir d’être devenue les Etats-Unis d’Afrique en miniature, le « pays de la vraie fraternité » comme le proclame l’Abidjanaise, notre hymne national. » dira Ouattara dans son discours. Et le pyromane ADO de poursuivre la flatterie en direction du pompier Hollande, qui vient paraît-il de sauver le Mali, « Vous avez manifestement fait vôtre le proverbe africain qui dit que "si vous n’aidez pas votre voisin à éteindre le feu qui brûle sa case, la vôtre ne sera pas épargnée par les flammes" ».Quelle mascarade !

Le feu, on en parle beaucoup, il est très à la mode ! Il ya eu d’abord la supercherie des images kényanes brandies par la Procureure de la CPI, retirées en catimini, mais reprises il y a quelques jours pour la deuxième fois par « Le Patriote », la voix du régime ivoirien, pour enfoncer une fois de plus le président Gbagbo; Puis Le Patriote, ce torchon littéraire cracheur de feu continue sur sa lancée: voici que notre quotidien incendiaire titrait il y a quelques jours : « Libérer Gbagbo c’est brûler la Côte d’Ivoire ! ». Et aujourd’hui il remet le couvert en affichant sur sa manchette « FPI : ils veulent brûler le pays !» En d’autres termes, il faut que LG reste en prison, que la moitié de la population qui a voté pour lui reste muselée, aux arrêts parce que le "salut" de la Côte d’Ivoire et cette "paix" que tout le monde a chantée à Paris dans les locaux de l’Unesco sont à ce prix ! Il faut que le soi-disant pyromane d'avant le 11 avril donne au vrai pyromane l’occasion de louer le Pompier, encore et encore !

Koua Justin, arbitrairement incarcéré sans même une trace de mandat d’arrêt, a-t-il donc été surpris lors d’un meeting une boîte d'allumettes à la main, pour que ce régime aux abois en vienne à en recourir à de tels arguments ? L'implantation, au cœur des forêts classées de l'ouest ivoirien, de milices étrangères surarmées qui, avec l'aval du gouvernement et sous la supervision des forces françaises d'occupation, déforestent à grande échelle et commercialisent l'ivoire de contrebande, n'illustre-elle pas, parmi tant d'autres dénis de justice, la nature d’un régime  capable de mettre le feu SANS ALLUMETTES et de désertifier la Côte d'Ivoire en la bradant ? Et notre ministre de la communication Affoussiata Bamaba-Lamine qui s’inquiète le 6 juin de la violence verbale chez les jeunes : "Il faut, à travers l’école et les médias inculquer  à cette jeunesse la culture de la paix et de la non-violence", commente-t-elle. N’est-ce pas pathétique ? Les pères et les grands-pères «rattrapés» de cette jeunesse rebelle mais libre jouent aux allumettes à longueur de jour, et il faudrait qu’aux enfants des autres, de ceux qui sont morts, en exil, au cachot, ces jeunes sans emplois, sans argent pour étudier, on inculque encore la paix et la non violence par la terreur ? Comment un régime qui assassine, emprisonne et rançonne les gens, pourrait-il parler de paix et de non-violence ?

Et Alassane Ouattara de terminer ainsi son discours : « Nous réitérons notre ferme volonté de promouvoir, avec le concours de l’UNESCO et de la communauté internationale, la culture de la paix et du développement humain en Afrique et partout dans le monde. » La paix ne se cultive pas avec des semences OGM stériles, -comme celles dont Monsanto et ses acolytes sont en train d’inonder le pays - elle n’est pas le résultat d’un processus d’écrasement et d’anéantissement d’un faible par un plus fort épaulé par la dite "communauté internationale"! Avant de cultiver et de récolter, encore faut-il semer cette paix ! Une réconciliation vraie se bâtit à deux, les yeux dans les yeux, main dans la main, en marchant dans la même direction – ce qu'a toujours désiré le président Gbagbo ! –, mais sans que le charognard françafriconusien ne s’invite par la force dans le paysage! Une fois semé ce germe de paix, le développement de la plante ne peut qu'aller de soi si les bonnes conditions sont réunies : oxygène, lumière, eau. Ce n’est pas en asphyxiant les populations, en les emprisonnant dans de sombres cachots, en les exilant, en les privant de travail, de nourriture et de soins que le développement humain se fera !

Ce n’est pas pour rien que le judaïsme parle du « shelom bait », la paix du foyer (dans le couple) qui rejaillit sur la famille, sur l’entourage, puis, de proche en proche, de cercle en cercle. Et que dire du « développement humain » ? J’ai eu froid dans le dos en lisant cette phrase d’Alassane ou de son scribe français. L’humain est beau, crée à l’image de D.ieu, il peut se développer sainement dans une atmosphère saine où les lois des hommes sont en harmonies avec celles du Créateur, et cela quelque soient nos convictions religieuses. Même ceux qui l’appellent le Grand architecte ne diront pas le contraire ! Malheureusement, « Le prix de la recherche de la paix devient ainsi le prix de recherche de la guerre dans les mains d'une Françafrique à l'agonie. » écrit aujourd’hui le ministre Ahoua Don Mello. Le développement humain ne peut se concrétiser qu’à partir de semences de paix : or la bande à Ouattara, au fil de dix ans de rébellion et de deux années de dictature, n’a cessé de semer des graines de haine gratuite, "rattrapage" aidant.

Au lieu de provoquer incendie sur incendie,  “de brûler jusqu’aux cendres qui nous restent” comme l’écrit Eric Kahé, autre exilé sous le coup d'un mandat d’arrêt international – alors que ses dernières fonctions officielles aux côtés du Président Gbagbo remontent à 2005 ! -, ne faudrait-il pas enfin se résoudre à observer les vents, à entendre les cris des agonisants, à ouvrir les yeux sur le désastre humain, l'économie en ruines, et prendre la mesure du feu qui couve! La couverture jetée pour étouffer toute velléité de révolte n’asphyxiera pas le feu, parce que sous la terre, c’est un volcan qui couve; un volcan ivoirien, africain. “Il y a mieux que la haine, c’est la nation” écrit encore cet ancien ministre de Laurent Gbagbo. Jusques à quand l’endurcissement du petit pharaon au service de la France pourra-t-il se développer sur ce terreau de haine? « La Côte d’Ivoire peut légitimement s’enorgueillir d’être devenue les Etats-Unis d’Afrique en miniature, le « pays de la vraie fraternité » Qui peut, sans frémir, accueillir cette phrase de la bouche de Ouattara ? La Côte d'Ivoire, ce désormais ancien phare économique de l’Afrique de l’Ouest, aujourd'hui supplanté par le Ghana, n'a nullement besoin d'un granguignolesque "Obama" local autoproclamé... Tout ce qui reste à Ouattara, en fait d'"Obama", ce sont des cendres au bas mot fumantes, qui ne devront qu'à de vrais gestes d’apaisement et de réconciliation de ne pas se retransformer en brasier au moindre coup de vent à venir ! Comment les membres d'un gouvernement responsable peuvent-il se comporter en loubards, sans foi ni loi? Comment une nation constituée d’hommes et de femmes, de vieux et de jeunes, de pauvres et de riches, d’instruits et d’analphabètes peut elle se construire quand on ne lui propose que la mort, l’exil, l’expropriation, la prison, le chômage? De quelle fraternité s’agit-il? Celle de quelques pseudo-élus africains, maniant la brosse à reluire pour cirer à domicile les pompes d'un roi de France qui avec son peuple se retrouvera bientôt nu, privé de cette couverture que L'Afrique aura enfin à son tour décidé de tirer à elle ?

« Il serait temps de rendre aux africains ce qu’on leur a pris pour éviter les convulsions à venir »: c’est en ces termes que Jacques Chirac s’exprimait lucidement il y a quelques années. A quoi bon trembler encore et se mettre au garde à vous devant une «françafrique à l’agonie»? Le vent tourne, amis ivoiriens et africains. Osez le respirer, l'entendre et déjà le voir à l'œuvre ! C’est maintenant le moment d’éteindre le feu, d'organiser ensemble cette noria de seaux remplis d'une eau capable, non seulement d'achever l’incendie, mais d’arroser la fragile semence d'une paix garantie sans "ingérence humanitaire" et sans "communauté internationale". Pour qu’elle puisse à présent germer, cette semence, puis très bientôt lever, et permettre l'épanouissement d'une culture harmonieuse, prometteuse d'une moisson de vrais lendemains!


Shlomit Abel, le 12 juin 2013


Source: RESISTANCE COTE D'VOIRE ISRAEL

mercredi, 12 juin 2013

COTE D'IVOIRE: LE CHEF DE LA JEUNESSE PRO-GBAGBO INCULPE DE «COMPLOT»

Côte d'Ivoire,le chef de la jeunesse pro-Gbagbo, inculpé de "complot",koua justin,jfpi,afp


Le responsable de la jeunesse du parti de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, Justin Koua, a été inculpé de "complot" et incarcéré à Abidjan, a-t-on appris mardi auprès de son avocat.

 

Arrêté le 7 juin, le chef de la JFPI, la section jeunesse du Front populaire ivoirien (FPI), a été inculpé lundi notamment "d'offense au chef de l'Etat, d'atteinte à la défense nationale, (. . . ) de complot contre l'autorité, de direction ou participation à une bande armée", a déclaré à l'AFP Me Rodrigue Dadjé.
 
Auparavant interrogé dans les locaux de la Direction de la surveillance du territoire (DST), il a été incarcéré à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca), a-t-il ajouté.
 
Me Dadjé a dénoncé "une violation grave des droits fondamentaux" de son client, affirmant n'avoir pu assister à ses auditions.
 
Connu pour ses discours musclés à l'égard du régime du président Alassane Ouattara, Justin Koua avait été arrêté alors qu'il participait à une réunion au siège de son parti dans la capitale économique ivoirienne. Le FPI a condamné une "arrestation de trop", fustigeant un pouvoir "liberticide".
 
De nombreux anciens responsables ou cadres du régime Gbagbo, tombé à la fin de la crise postélectorale de 2010-2011 ayant fait quelque 3.000 morts, sont en détention, ce qui vaut régulièrement au régime d'être accusé de pratiquer une "justice des vainqueurs".
 
Mais, pour les autorités, des partisans de l'ancien président sont impliqués dans des tentatives de déstabilisation, notamment des attaques meurtrières contre les forces de sécurité survenues principalement au second semestre 2012.


Source: AFP

COTE D'IVOIRE - LE REGIME VEUT DEPORTER KOUA JUSTIN DANS LE NORD

 

KOUA JUSTIN.jpg



La machine dictatoriale et répressive du régime Ouattara continue de s’en prendre à tous ceux qui refusent de se plier à la mascarade du pouvoir. Enlevé par des éléments du Ccdo le vendredi 7 juin 2013 alors qu’il tenait une réunion au Qg du Fpi, Koua Justin a été entendu hier, lundi 10 juin 2013, par le procureur de la République. On lui a signifié à cette occasion, l’objet de son enlèvement.
 
Le régime accuse le Secrétaire national de la Jfpi d’«atteinte à la sûreté de l’Etat». Une accusation générique que le régime attribue sans preuves, à tous les pro-Gbagbo qui sont en prison ou en liberté. Le régime reproche entre autres, à Koua Justin, d’être en contact avec des démobilisés de Bouaké pour dit-on, renverser le pouvoir d’Abidjan. Il lui est aussi reproché de communiquer avec des exilés du Ghana.
 
Voilà entre autres, les accusations qui ont été signifiées à celui qui, depuis quelques semaines, avait entrepris des tournées de sensibilisation pour inviter les militants du Fpi à la mobilisation face à toutes les dérives dictatoriales du régime Ouattara. Des sources proches du dossier soutiennent que le tout nouveau captif de Ouattara serait sur le point d’être déporté dans le goulag de Korhogo. Avec cette autre arrestation, c’est officiellement le 704e prisonnier politique privé de liberté sous l’ère Ouattara.
 
L’objectif est simple. Le régime, en procédant à des arrestations massives des pro-Gbagbo, veut régner par la terreur. Surtout que les nouvelles en provenance de la Cpi lui donnent des insomnies.
 

Paterne Ougueye Yves, in le quotidien ivoirien "Le Temps" du 11 juin 2013.

mardi, 11 juin 2013

APPEL A TOUS LES DEMOCRATES CONTRE LA REPRESSION DU REGIME DE OUATTARA

ALASSANE OUATTARA. UNESCO.jpg


COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS - COMMUNIQUE

Appel à tous les démocrates

Manifestons massivement notre soutien au peuple ivoirien victime de la répression du régime de Ouattara


Cette semaine, en Côte d'Ivoire, une nouvelle arrestation de responsable politique a frappé. Cette fois-ci c'est la jeunesse militante qui est criminalisée.

M. Koua Justin, Secrétaire National par intérim de la JFPI (Jeunesse du Front Populaire Ivoirien), a été arrêté le vendredi 7 juin 2013, en début de soirée. Il se trouvait en réunion au siège provisoire du FPI dont nous rappellerons au passage que les locaux furent pillés et brûlés en août 2012 par les milices ouattaristes.

Selon plusieurs sources, des FRCI («l’armée» créée par Alassane Ouattara) ont envahi les lieux en brandissant des armes, et l’ont emmené de force sans mandat d'arrêt ni motif officiel. Peu de temps auparavant, Koua Justin avait révélé sur Facebook et lors d’une conférence de presse, la traque dont il était victime de la part de l’appareil militaire et policier du régime.

Selon les dernières informations, il se trouverait actuellement aux mains de la DST ivoirienne, enfermé dans un conteneur exposé à la chaleur et à la déshydratation.

A la détention politique, s’ajoute donc une grave mise en danger de son intégrité physique.

Connaissant les méthodes de torture utilisées de manière généralisée par le régime de Ouattara, nous avons toutes les raisons d'être inquiets pour sa vie.


Cet événement intervient :


- Après que la CPI se soit  déclarée dans l’incapacité de confirmer les charges présentées par le Procureur à l’encontre du Président Laurent Gbagbo; ce cinglant désaveu pour le pouvoir d'Abidjan semble accentuer une répression ininterrompue depuis plus de deux ans.

- Au moment où la JFPI, avec Koua Justin, prépare une grande campagne de mobilisation, à travers des tournées "éveil des consciences" dans tout le pays, et où un meeting était prévu dans les jours à venir.

Par ailleurs, Charles Blé Goudé, ex-Ministre de la Jeunesse, détenu lui aussi, a entamé depuis huit jours une grève de la faim pour dénoncer ses conditions inhumaines de détention.

Depuis le 15 mai, une trentaine de personnes proches de l'opposition ou supposées l'être ont été incarcérées à la MACA.

On estime actuellement le nombre des prisonniers politiques à plus de 700 sur le sol ivoirien.

 

CELA NE PEUT PLUS DURER !


Le gouvernement français (pour mémoire le Président François Hollande s'est vu remettre à l'UNESCO le prix Houphouët-Boigny pour la paix) doit sur le champ:


- CONDAMNER publiquement le régime de Ouattara et son mode de gouvernance par la terreur.

- EXIGER LA LIBERATION immédiate de tous les prisonniers politiques, en vertu du caractère universel de l’application des droits de l’homme et des Conventions de Genève.

- OBTENIR PAR LA VOIE DIPLOMATIQUE la libération et le rapatriement sanitaire du franco-ivoirien Michel Gbagbo, détenu depuis le 11 Avril 2011 pour délit de patronyme.


Nous appelons tous les démocrates à intervenir auprès du gouvernement pour qu'il agisse au plus vite et à alerter massivement les organisations des droits de l'homme en leur transmettant le présent communiqué.


COMITE POUR LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

(contact: prisonnierspolitiques.rci@gmail.com)


 LE DIMANCHE 9 JUIN 2013


Pour écrire au Président de la république:

http://www.elysee.fr/ecrire-au-president-de-la-republique/

Pour écrire à Amnesty International France:

http://www.amnesty.fr/Contact/AI-France

ARRESTATION DE KOUA JUSTIN: LE VUVUZELA DES GENOCIDAIRES FACE AU DESARROI!

 

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«Oh rage! Oh désespoir!», disait DON RODRIGUE in le «Cid».


De même que le Cid a pu arrêter l’envahissement de l’Europe par les tout puissants almoravides en 1092, les combattants africains pour la souveraineté ne seront pas vaincus par le désespoir, mais vaincrons par les armes de la vérité sur le mensonge.

De même que la CPI a été instrumentalisée par les plus grands pourvoyeurs de crimes au monde pour devenir la Cour de Punition des Innocents, la lutte contre l’impunité en Côte d’Ivoire a tourné à la lutte contre les innocents avec le fallacieux nouveau prétexte que l’État n’est pas encore reconstitué pour faire face à ses engagements contre l’impunité des vrais criminels.

Paradoxalement, ce même État trouve de la force et des moyens contre les innocents.

La gifle reçue par la Françafrique par les juges de la CPI dernièrement, lancera le rouleau compresseur avec de nouvelles victimes, comme l'arrestation de la voix des sans voix : KOUA Justin !

En effet, le régime OUATTARA, qui a été jugé incompétent par ses parrains face au dossier GBAGBO, malgré la dictée préparée et servie par la résolution de l’ONU présentée par la France qui affirmait avoir vu GBAGBO tirer sur son peuple, est aux abois.

En constituant le maximum de prisonniers, ce régime pense pouvoir arracher sous la torture des témoignages et des aveux contre GBAGBO venant de son propre camp. Cela reste leur unique porte de sortie après l’appui raté de Mamadou Koulibaly qui n'a pas pu donner son propre avis sur les élections présidentielles de 2010 et s'est aligné sur un avis imaginaire du "PANEL" des chefs d'Etat de l’UA, sachant, avec la lucidité qu’on lui connait, que c’est le vaincu des élections qui est le responsable des crimes. C’est le lieu de rappeler que l’UA avait simplement décidé de trouver une solution négociée à la crise face au dilemme que constituait la certification de l’ONU et la décision du Conseil Constitutionnel. Certification qui constitue le premier gros mensonge de l’ONU avant celui sur GBAGBO tirant sur son peuple démenti par sa propre justice. C’est en attendant le représentant de l’UA que, par mépris pour cette institution, la France a attaqué la Côte d’Ivoire en exterminant tous les jeunes mobilisés à la Résidence du Chef de l’Etat.

C’est là où les Ivoiriens attendent BENSOUDA pour ses enquêtes complémentaires ! Chaque famille ayant perdu de vue un fils pendant le massacre de la résidence pense que ce dernier  est en exil. C’est d’ailleurs dans la perspective de ce massacre qu’un appel d’offre avait été lancé par l’ONUCI pour recruter des sociétés de pompes funèbres en prélude au plan de massacre de la résistance patriotique qui a mis en déroute l’armée française en 2004.

Où sont tous ces jeunes ?

On n’espère que BENSOUDA nous donnera la réponse après son enquête !

Chers Africains dignes, aucune preuve criminelle ne justifie la détention de KOUA Justin et des 700 prisonniers sans jugement en Côte d’Ivoire ; comme, il n’en existe point contre Laurent GBAGBO !  Le silence de la fameuse communauté internationale pour la démocratie planétaire contre ces violations graves des droits de l’Homme, est la preuve des motifs inavoués de ce honteux scandale. L’impérialisme français qui combat en Syrie aujourd’hui avec les mêmes  prétextes utilisés pour la version françafricaine de ses guerres, continue sa route pavée de crimes impunis en attendant le «Cid».

Les Ivoiriens ont choisi comme « Cid », l’arme de la vérité face au « VUVUZELA » des agents de l’impérialisme comme BENSOUDA et son clone ivoirien pour la promotion de la lutte contre l’impunité qui s’est muée en lutte pour la punition des innocents.

Cette situation ouvre une page blanche sur l’avenir de l’Afrique et un nouvel ordre mondial qui consacrera la souveraineté du continent.

A l’image des peuples d’Amérique du Sud, si nous, nos chefs d’État dignes et tous les combattants d’un nouvel ordre mondial n’écrivons rien sur cette page par des paroles et des actes pour faire éclater la vérité aux yeux du monde entier, elle sera remplie par des évènements comme la détention sans motif du Président GBAGBO, de 700 pro-GBAGBO et  celle de KOUA Justin !

De même que l’esclavage a commencé en un point du continent et progressivement s’est généralisé, la colonisation a démarré en un point et s’est généralisée.

La recolonisation a commencé en Côte d’Ivoire, puis en Libye et a atterri au Mali. Le combat contre les terroristes qu’ils  forment et surarment pour qu’ils soient les seuls à les freiner, constitue le prétexte idéal de la grande marche vers la recolonisation comme solution de sortie de crise de l’impérialisme. Chaque impérialiste, avec une parfaite solidarité face aux crimes engendrés,  joue son rôle dans son pré-carré avec ses propres terroristes qu’il transporte d’un pays à coloniser vers de nouveaux pays.

Par le passé, les crises de l’impérialisme se résolvaient à visage découvert par des conquêtes  de nouveaux continents. N’ayant plus de continent à coloniser pour sortir de cette crise, il lui reste une seule solution : la recolonisation de l’Afrique, le seul continent sans parole et droit de veto à l’ONU. Pour éviter  de présenter le visage hideux du colonialisme pouvant réveiller les souvenirs affreux, cette recolonisation se réalise sous le masque de l'ONU comme visage politique, le FMI et la Banque Mondiale, les bras financier et économique, la CPI et les soldats de l’ONU, les geôliers pour mater les récalcitrants qui ne veulent pas céder au diktat de l'impérialisme avec la complicité des divers prédateurs dont le réseau françafricain pour le pillage économique et financier  vers les métropoles et les paradis fiscaux.

«Tant que les lions n’auront pas leurs historiens, l’histoire de la chasse sera toujours à la gloire du chasseur» Chinua Achebe, in «Le monde s’effondre». Suivez mon regard sur les récentes glorifications du Chef suprême des armées Françafricaines au nom d’Houphouët-Boigny par les africains !

GBAGBO est vraiment en otage !


DON MELLO Ahoua

Docteur Ingenieur des ponts et chaussées.

ALASSANE OUATTARA OU LE NAUFRAGE DE LA DEMOCRATIE

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La Côte d’Ivoire connait-elle des avancées démocratiques depuis l’installation de M. Alassane Dramane Ouattara au sommet de l’Etat? La question pourrait être embarrassante pour certains soutiens de Ouattara qui affirment, mordicus, que le régime d’Abidjan est le reflet des démocraties occidentales. Le pouvoir lui-même est dans une logique d’entretien de l’image que nous servent ses soutiens. Il s’adonne ainsi à des séances de nettoyage de son image. L’objectif d’un tel travail herculéen est de donner une réalité matérielle au statut de démocrate dont il se prévaut. Cependant, la mayonnaise tarde à prendre d’autant que l’occupant du palais du plateau est saisi de façon atavique par son passage au sein de l’ex-parti unique et sa répression quasi démentielle de la démocratie, le 18 Février 1992. Cela se ressent deux ans après sa prise catastrophique et antidémocratique du pouvoir. En effet, les actes qu’il pose sont en parfait décalage avec les discours tenus aussi bien par ses soutiens que par lui-même. On note tout simplement qu’il a gagné le pari de plonger la démocratie dans les profondeurs abyssales de la lagune ébrié.

Quand Alassane Ouattara était le démocrate raffiné

Le mérite qu’a eu M. Alassane Dramane Ouattara est d’avoir frauduleusement bénéficié du statut de démocrate durant ses années d’opposant. Les grandes capitales occidentales acquises à sa cause, n’ont ménagé aucun effort à lui confectionner un manteau visiblement trop grand pour lui. Le reproche fait aux gouvernants successifs (de Konan Bédié à Laurent Gbagbo) était de vouloir, par des artifices juridiques, empêcher Ouattara le démocrate de gouverner la Côte d’Ivoire. Son passage dans les grandes institutions financières internationales était suffisant pour faire de lui un démocrate. Le titre de démocrate venait ainsi se greffer à ses compétences jamais égalées d’économiste hors pair. La presse occidentale, principalement la presse française, amplifia la fausse image de démocrate. Dès lors, Ouattara était en droit de se considérer comme l’homme modèle qu’il faut à la Côte d’Ivoire, celui qui pouvait par un coup de baguette magique, transformer la Côte d’Ivoire en un pays démocratique. Après s’être considéré comme un martyre, une rébellion armée fut montée par ses hommes et présentée par le chef rebelle Koné Zakaria comme une œuvre faite pour lui. Elle défigura la Côte d’Ivoire avec l’évidente complicité du parti dont Ouattara est le Président : le RDR. Pendant tout le temps qu’a duré la rébellion armée, Ouattara continuait à se faire enrober du titre de démocrate en dépit de son accointance avec les rebelles. Le pouvoir politique français, maître d’œuvre de cette imposture présentait le pouvoir légal attaqué, comme une dictature donnant ainsi aux rebelles pro-Ouattara une certaine légitimité. La crise post-électorale a de plus donné l’occasion de voir le démocrate raffiné montrer son sens élevé pour le respect des règles. Il l’a montré par des pratiques insurrectionnelles jamais expérimentées en Côte d’Ivoire. Il est en définitive parvenu au pouvoir en marchant dans le sang chaud d’innocents ivoiriens et dans les gravats encore fumants des institutions bombardées par ses copains défenseurs de la démocratie. Après donc un matraquage psychologique subi par les ivoiriens, après une traque menée contre le pouvoir de Laurent Gbagbo pour installer Ouattara le démocrate, on était en droit de croire que le pays irait mieux. Mais que constatons-nous aujourd’hui ?

Alassane Ouattara le bourreau de la démocratie

Détachons nos regards du rapport scandaleux que Ouattara a avec les institutions, qui, depuis 2 ans, sont devenues des éléments de son patrimoine. Il dispose de celles-ci comme il veut allant jusqu’à s’arroger le droit de dissoudre le gouvernement pour des questions parlementaires mineures. En marge de la confusion des pouvoirs instaurée en Côte d’Ivoire, Ouattara est passé maître dans l’art d’assassiner les libertés les plus élémentaires reconnues aux citoyens. Parmi celles-ci se trouvent la liberté de pensée et d’expression, les libertés de réunion et de manifestation, l’interdiction des détentions arbitraires etc. Ces droits constitutionnels s’imposent à Ouattara d’autant qu’il est le garant de la Constitution ce qui l’invite à la respecter et la faire respecter. Mais sa volonté de faire main basse sur l’espace politique est telle qu’il n’éprouve aucune gêne à marcher sur la constitution. Pour être le seul propriétaire de l’espace politique, il lui faut museler toutes les organisations capables de braver sa dictature. Et en l’espèce, le Front Populaire Ivoirien (FPI) est le parti politique de l’opposition que Ouattara juge utile d’éteindre. Contre le FPI, il a en effet instauré un système répressif qui ne donne aucune occasion à ce parti de mener en toute tranquillité ses activités. Par exemple, les grandes manifestations publiques du FPI sont systématiquement interdites ou si elles sont « autorisées », les nervis du pouvoir reçoivent mandat d’attaquer à l’arme les militants rassemblés. En procédant ainsi, Ouattara empêche, par la violence, l’expression d’une grande partie de la population ivoirienne. La désolation est encore plus grande quant on s’imagine qu’il a fait arrêter les dirigeants principaux du FPI. En plus de ceux qui croupissent dans les cachots du régime (Affi N’Guessan, Aboudramane Sangaré, Simone Gbagbo, Alphonse Douaty, Akoun Laurent –interdit d’activité politiques-), Koua Justin, Secrétaire national par intérim de la jeunesse du parti de Laurent Gbagbo a été récemment enlevé par les hommes du régime. Torturé, enfermé dans un conteneur à la DST, ce jeune leader a eu le malheur de vouloir éveiller les consciences ivoiriennes sur la dictature de Ouattara. Cette nouvelle victime vient ainsi gonfler le nombre de prisonniers politiques ivoiriens estimés à 671 personnes. Au fur et à mesure qu’il consolide son pouvoir, il fortifie également ses pratiques antidémocratiques. La répression barbare, la persécution des pro-Gbagbo, le refus de discussions franches avec le FPI laissent penser que Ouattara n’a que la violence comme arme de persuasion. On comprend dès lors, pourquoi la Côte d’Ivoire compte, à elle seule, près de 85 000 réfugiés. Ces personnes ont tout simplement fui la violence d’un régime totalement désincarné.

Le naufrage de la démocratie se réalise avec la complicité de Paris, de Washington et des cartels médiatiques mobilisés pour protéger un régime inhumain et détestable. François Hollande qui avait affirmé, la main sur le cœur, que le 06 Mai serait « une terrible nouvelle pour les dictateurs » ne ressent aucun désir de dire à Ouattara qu’il est « infréquentable ». Bien au contraire, Ouattara est devenu un habitué des salons de l’Elysée pendant qu’en Côte d’Ivoire des centaines de citoyens sont arbitrairement détenus ou sommairement abattus. Quant à Barack Obama qui notait que « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, elle a besoin d’institutions fortes », il semble avoir tourné le dos à sa profession de foi. Lentement, Ouattara devient l’homme fort de la Côte d’Ivoire, seul propriétaire des vies et des pensées. Il manie dangereusement la violence qui, on le sait, est une voie sans issue.

L’on note en définitive que le démocrate raffiné descendu du FMI est devenu celui qui a fait couler la démocratie. On pourrait croire que le pouvoir l’a corrompu, mais à la vérité, il n’a jamais été un démocrate. L’image lui a été façonnée par les occidentaux qui voyaient la Côte d’Ivoire comme un butin à prendre. Alassane Ouattara était donc la personne capable de leur offrir ce butin. Aujourd’hui, la dictature est bien installée en Côte d’Ivoire. La répression des voix dissonantes a atteint un seuil intolérable. La Côte d’Ivoire va-t-elle assister indéfiniment à ce naufrage orchestré par Ouattara ? Le temps nous situera.

 

Alain Bouikalo

bouikhalaud10@gmail.com

dimanche, 09 juin 2013

CPI - LA FABRICATION DES PREUVES CONTRE GBAGBO A COMMENCE

 

OUATTARA ET BENSOUDA.jpg

Pour sauver le soldat "Bensouda-Ouattara", la fabrication des preuves contre Gbagbo a commencé.


La décision des juges de la Chambre préliminaire I de la CPI du lundi 3 juin 2013, de renvoyer la procureure à sa copie – illisible – a plus que sonné le régime Ouattara, qui tente le tout pour le tout pour sauver la face. Les officines sont à pied d’oeuvre pour la fabrication de «preuves supplémentaires » qui selon le régime devraient «couler définitivement » Gbagbo.

C’est la peur-panique dans le camp Ouattara. C’est peu de le dire. Ses partisans s’attendaient à tout sauf à un tel scénario dans lequel, les preuves minutieusement emmagasinées par le régime pour le Bureau du procureur, se sont avérées insuffisantes, plutôt insignifiantes au regard des chefs d’accusation. Et depuis, c’est la course à la fabrication de nouvelles preuves. Mais là où deux ans ont produit des «preuves insuffisantes», quelques 2 à 3 mois peuvent-ils «enfanter» des preuves suffisantes ?

Là est la grande interrogation à laquelle tente de répondre le régime Ouattara. L’instrumentalisation des victimes (?) de la crise post-électorale bat son plein. Des victimes qui se sont dit indignées et choquées par la décision de la Cpi. Comme si les victimes étaient une section du RDR, le parti de Ouattara. Le régime a-t-il fait le décompte de victimes pour identifier les siens ? Des victimes, parlons-en ! Il y en a eu depuis septembre 2002, où la rébellion de Guillaume Soro a défiguré la Côte d’Ivoire. Mais, encore les victimes de la récente crise post-électorale. Qui mieux que les victimes du massacre des Wê par les Frci en mars 2011, peuvent se sentir oubliés de la Cpi?

Depuis quelques jours, toutes sortes d’associations de victimes donnent de la voix, pour servir de «preuves vivantes », selon leurs propres termes. Et comme si cela ne suffisait pas, le régime tente – malhonnêtement – de faire croire, par la presse qui lui est proche, qu’il s’agit exclusivement de militants du Rdr tués, à travers l’opération d’exhumation des corps entamée à Yopougon. Par quelle magie les officines du régime Ouattara ont pu deviner que des restes humains exhumés à Yopougon sont des victimes de Gbagbo ? Il faut bien être sorcier pour le savoir n’est-ce pas ? Si la honte pouvait tuer, le Rdr serait bien mort depuis belle lurette.

Au lendemain de la décision de la Cpi, le porte-parole du Rdr, Joël N’guessan, commentant l’actualité a révélé que trouver des preuves supplémentaires étaient chose facile. Faisant allusion à la hiérarchie des ex-Fds à l’époque. On devine aisément que les généraux Philippe Mangou, Edouard Kassaraté, Detho Léto et bien d’autres pourraient bien être mis à rudes épreuves, pour «acculer » Laurent Gbagbo. N’était-ce pas là aussi, les clauses d’un deal secret entre eux et Alassane Ouattara ? En tout cas, la machine à fabriquer les preuves du régime est bien en branle. Comme s’il s’agissait de faire un décompte macabre.


Gérard Koné


Source: CAMEROON VOICE