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lundi, 20 mai 2013

Pr MAMADOU KOULIBALY: «LES PERFORMANCES ECONOMIQUES, POLITIQUES ET SOCIALES DE M. OUATTARA SONT LES PLUS MEDIOCRES DE L'HISTOIRE DE LA COTE D'IVOIRE»

 

 

MAMADOU KOULIBALY - AFRIQUE EDUCATION.jpg

 

La Côte d’Ivoire vit l’An II d’Alassane Dramane Ouattara à la tête de l’Etat. Pendant que, du côté du pouvoir, on présente un bilan positif en voyant l’avenir en rose, c’est tout un autre son de cloche qu’on entend dans l’opposition, où plus que l’inquiétude, c’est la colère qui règne. Ancien ministre de l’Economie et des Finances, ancien président de l’Assemblée nationale jusqu’à la chute des « Refondateurs », en 2011, le professeur Mamadou Koulibaly est un intellectuel pur qui ne s’en sort pas mal (pour l’instant) dans le marigot des politiques. Agrégé des sciences économiques, il sait de quoi il parle quand il dit, tout haut, que le chef de l’Etat, ancien directeur général-adjoint du FMI, mène la Côte d’Ivoire vers la catastrophe. C’est vrai que le docteur Alassane Ouattara évite (visiblement), pour le moment, de l’affronter (il y va peut-être de sa renommée acquise auprès des institutions de Bretton Woods), mais jusqu’où, jusqu’à quand ? Président de LIDER, depuis sa démission fracassante du FPI où il était un des vice-présidents avant d’assumer la présidence par intérim du parti, Mamadou Koulibaly se distingue comme un véritable empêcheur de tourner en rond de la politique gouvernementale. Ses critiques sont concrètes, acerbes et scientifiquement démontrées. Voilà pourquoi elles font mal. Dans cette longue interview qu’il accorde à votre bimensuel préféré, il n’est pas plus tendre que l’année dernière où il qualifiait de nulle la politique du chef de l’Etat. A cette allure, les trois ans qui séparent la Côte d’Ivoire de l’élection présidentielle, promettent d’être rudes, car Ouattara qui ne fait plus l’unanimité au sein du RHDP, aurait, logiquement, des gros soucis à se faire.

AFRIQUEDUCATION : L’an passé, à la même période, vous nous aviez accordé une interview sur l’An I d’Alassane Ouattara au pouvoir où vous aviez été très critique sur son bilan. Nous avions même titré : «Sous Ouattara, la Côte d’Ivoire va très très mal». La situation s’est-elle améliorée ou les choses vont de mal en pis ?

Professeur Mamadou Koulibaly : Ouattara n’a tenu ses promesses ni sur l’état de droit, ni sur la réconciliation et encore moins sur une vie meilleure ou sur la sécurité. En effet, deux ans après la fin de la crise postélectorale, la Côte d’Ivoire demeure le théâtre de violations graves des droits humains commises contre les populations civiles. Ces violations se sont d’ailleurs accrues à la suite d’attaques armées contre les commissariats, les camps militaires, etc. Ces violations, dans la plupart des cas, sont le fait de ce que l’on pourrait qualifier de forces répressives de Côte d’Ivoire. En effet, dans une situation où il n’existe plus d’armée digne de ce nom, ce sont les Frci (Armée nationale), dozos (chasseurs traditionnels armés) et autres supplétifs armés qui font la loi. Les Com’Zones, comme le confirme le dernier rapport d’experts indépendants de l’Onu (lire page ??), continuent d’étendre un réseau mafieux et criminel sur tout le territoire comme ils le faisaient dans les zones Cno pillées sous leur contrôle pendant dix ans. A cela se rajoutent la corruption endémique généralisée et les crimes économiques divers, notamment, dans l’octroi des marchés publics, le détournement des deniers publics, la corruption et le trafic d’influence. En ce qui concerne la justice, les vainqueurs de la guerre qui a porté Alassane Ouattara au pouvoir sont toujours épargnés et se vengent de leurs adversaires d’hier. Leurs crimes passés et présents bénéficient d’un label de «normalité». Certains, en l’occurrence, le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, anciennement, premier responsable de la rébellion ivoirienne, les présente comme des actes de légitime défense. Ces crimes restent donc impunis. La justice est loin d’être une réalité dans la Côte d’Ivoire de M. Ouattara. La situation sécuritaire est toujours inquiétante sur l’ensemble du territoire et, essentiellement, dans l’Ouest. La réforme du secteur de la sécurité est juste en phase de lancement, ce qui veut dire que tout stagne dans le désordre et la division au sein même des rangs de l’armée. La défaillance de l’Etat laisse impuni l’accaparement illégal des terres, ce qui augmente le niveau de risque en Côte d’Ivoire.

Enfin, sur le plan social, on voit le coût de la vie augmenter, le pouvoir d’achat se réduit drastiquement et les étudiants vivent le calvaire dans les universités publiques qui, bien que rénovées, ne sont pas fonctionnelles, manquent de professeurs, de moyens, de bibliothèques, de microphones, de climatisation, d’eau. La vie associative y a même été interdite. Les hôpitaux quant à eux sont toujours délabrés et sans moyens. L’administration est prise en otage par les recrutements ethniques qui permettent à de nombreux incompétents d’accéder à des postes qu’ils sont incapables d’assumer. Les habitants de la commune d’Abobo résument, parfaitement, la situation lorsqu’ils disent que « Si c’est cela la solution, Mr Ouattara, rendez-nous notre problème ! ».

A vous entendre, il n’y aura point d’émergence à l’horizon 2020 comme le clame le président de la République.

Pour l’instant, en Côte d’Ivoire, nous ne voyons aucune politique qui puisse permettre d’atteindre l’émergence en 2020, et même si l’on se base sur les chiffres officiels qui annoncent une croissance proche de 10%, des calculs simples ne permettent pas d’espérer l’émergence avant 20 ans. L’émergence en Côte d’Ivoire est seulement un slogan politique, à moins qu’il ne s’agisse de l’émergence de tous ces nouveaux milliardaires proches de Ouattara.

De manière pragmatique, si l’on compare les politiques économiques appliquées en Côte d’Ivoire à celles qui ont conduit les pays nouvellement émergents à la prospérité, on constate un fossé. L’émergence ne se décrète pas dans les discours. Si l’on observe les pays émergents, on voit au moins deux choses. D’abord, pour atteindre l’émergence, ils ont compris la nécessité de muter vers une économie de marché. En effet, après de longues années de politiques publiques hasardeuses menées par des Etats hyper-centralisés, protectionnistes, interventionnistes et marqués par la croyance en l’économie d’endettement et en l’aide publique au développement ; après des décennies perdues de lutte contre la pauvreté organisée et mise en application par des Etats tentaculaires aussi inefficaces que budgétivores, ces pays en sont arrivés au constat que, si la finalité de l’action publique est d’enrichir les populations, de leur permettre d’avoir des emplois et du bonheur, alors l’investissement privé, les apporteurs de capitaux frais, de technologies efficientes et de produits mondialement demandés, étaient bien plus efficaces que les hommes politiques et les Etats qu’ils dirigeaient. Ces économies ont su tirer les leçons des échecs de leurs politiques de développement et se sont alors tournées vers de nouvelles méthodes et connaissances plus propices à une croissance économique enrichissante. Ces pays ont fait le choix de l’économie de marché, qui apporte confiance, propriété privée, liber té des échanges par le «laissez faire, laissez passer», responsabilité, efficacité, solidarité, prospérité individuelle et progrès social. Ces pays ont abandonné l’économie protectionniste, reposant sur la méfiance, pour l’économie de marché et de confiance. Tel a été le premier mouvement. Ensuite, pour attirer les investisseurs et leurs capitaux, ces pays ont procédé à des réformes pour faire émerger des marchés de capitaux qui n’existent pas traditionnellement dans les pays en développement. Ces marchés et l’environnement propice qui va avec, en termes de justice transparente, de sécurité crédible, de système bancaire libre, de monnaie et de politique monétaire stable, ont été instaurés pour attirer les capitaux et les capitalistes qui sont, à l’échelle mondiale, à la recherche d’opportunités, de sécurité et de rentabilité. Ces réformes vont faire émerger effectivement des marchés pour l’investissement direct étranger, des marchés pour les prêts bancaires privés et des marchés pour les placements de portefeuilles d’actions et d’obligations d’entreprises privées et publiques. Ouattara vient du Fmi, mais il ne semble pas d’accord avec toute cette politique. De quelle émergence parle t-il donc ?

Comment le professeur Koulibaly peut-il démontrer que le docteur Ouattara, ancien directeur général adjoint du FMI, fait complètement fausse route ? Certains collaborateurs du chef de l’Etat pensent que vous êtes prétentieux. Ont-ils tort ?

Les collaborateurs du Dr Ouattara devraient s’évertuer à travailler, plutôt que de rester dans la sphère stérile de la politique politicienne qui se limite à des jugements de valeur sur les hommes et autres assassinats de caractères sur leurs adversaires. Il est difficile de connaître les réelles compétences en économie du Dr Ouattara, puisqu’il n’a jamais rien publié lui-même sur ses visions économiques et sociales de l’Afrique. Ce qui est très étonnant pour quelqu’un qui se revendique comme étant de la «crème» de l’élite intellectuelle africaine.

Il ne faut surtout pas faire confiance à tous les chiffres et performances présentés par les services de communication de Ouattara. Il dit qu’en deux ans, il a réduit le taux de pauvreté en Côte d’Ivoire de 50%, il aurait ainsi sorti de pauvreté plus de six millions de personnes, alors que par tout dans le pays, les nouveaux pauvres sont de plus en plus nombreux. Cette pauvreté est totalement indécente comparée au train de vie démesuré des nouveaux riches proches du pouvoir. Ouattara déclare désormais ouvertement son incapacité à redresser l’économie ivoirienne, même dans les trois prochaines années. Il demande donc un mandat supplémentaire pour le faire. Il annonce un taux de croissance de 9,8%, ce qui étonne de nombreux entrepreneurs, car la valeur ajoutée, qui est une composante du calcul du Produit intérieur brut (PIB), n’a pas augmenté pour autant. Il dit qu’il n’est pas capable de créer les 200 000 emplois annuels promis lors de sa campagne mais il annonce, en même temps, avoir créé sur la première année d’exercice, plus d’un million d’emplois. Avec lui, on entend dire que le bilan est globalement positif avec des chiffres irréalistes qui se contredisent totalement, ce qui atteste du caractère complètement mensonger de ses déclarations. Ouattara est cependant le président le plus chanceux que la Côte d’Ivoire ait connu car, à l’écouter, toutes les bourses se délient pour lui. Il n’a aucune contrainte extérieure. Toutes les puissances économiques et politiques sont à son service. Pour tant, ses performances économiques, politiques et sociales sont les plus médiocres de notre histoire. La pauvreté en milieu rural, le chômage en milieu urbain sont là pour démontrer que malgré toutes les aides mises à sa disposition, il n’arrive pas à réaliser son programme du « vivre ensemble » qu’il a d’ailleurs vite abandonné pour s’accrocher à un programme d’investissement public en infrastructures conçu par ses prédécesseurs qu’il juge pour tant incompétents.

Les collaborateurs de Ouattara peuvent me qualifier de prétentieux parce que j’ose faire un bilan objectif, mais n’est-ce pas mon devoir d’opposant ?

Est-il vrai que vous demandez, sans succès pour le moment, un débat télévisé avec le président Alassane Ouattara sur des questions essentiellement économiques ? Quel message voulez-vous solennellement passer au peuple ivoirien en demandant un face à face avec le chef de l’Etat ?

J’ai toujours pensé que le débat public est le cœur d’une démocratie et c’est bien pour cela que nous nous attelons, aussi bien à LIDER qu’au sein d’Audace Institut Afrique, le think tank que je préside, à la formation et la pratique du débat pour créer un nouveau leadership responsable en Afrique. Ceux qui n’osent pas affronter les débats sont souvent ceux qui doutent de leurs politiques ou qui ont trop de choses à se reprocher. Les Ivoiriens n’ont aucun moyen de contrôler l’action du gouvernement et du président de la République. Ils sont soumis à la pensée unique, notamment, à travers la télévision d’Etat dans un environnement médiatique contrôlé. L’Etat qui devrait servir le peuple l’opprime et ne lui offre aucun moyen de contrôle. Les Ivoiriens doivent comprendre que la démocratie, ce n’est pas seulement le fait d’aller voter de temps en temps dans l’insécurité, c’est avant tout, contrôler ceux que l’on a élus pour qu’ils n’abusent pas de leur pouvoir. Le débat permet de demander des comptes aux gouvernants et leur donne aussi l’occasion de rendre compte aux populations au nom desquelles ils gouvernent. Dans notre système, le président de la République ne rend compte à personne. C’est un roi et cela m’est insupportable au nom de la vision que j’ai de la démocratie.

Les élections municipales viennent de se tenir en Côte d’Ivoire. Ont-elles été bien organisées ? Pourquoi LIDER, votre parti politique, n’y a pas pris part alors qu’elles auraient pu permettre sa meilleure implantation sur l’ensemble du territoire ?

LIDER n’a pas pris par t aux élections municipales car le processus électoral n’a pas été organisé de manière consensuelle et que nous n’avions pas les moyens financiers suffisants pour proposer des candidats. Nous déplorons, entre autres, que la liste électorale soit exclusive, au sens où les nouveaux majeurs n’ont pas été pris en compte. Trois millions au moins de jeunes ont été ainsi exclus. La liste actuelle date de 2009 et les jeunes en âge de voter représentent cinq cohortes étalées entre 2009 et 2013. La carte électorale est un instrument politique décrété, unilatéralement, par le président Ouattara et la Commission électorale prétendument indépendante (Cei) mais, effectivement, forclose depuis décembre 2011, est totalement politisée, comporte en son sein, des représentants de l’armée ivoirienne issus de l’ancienne rébellion. Toutes les élections qu’elle a organisées depuis sa mise en place, se sont terminées dans l’imbroglio, la violence, la tricherie. Cela n’est pas sérieux et prouve la volonté autoritaire d’Alassane Dramane Ouattara de tout maîtriser sans encombre, et sur tout, sans opposition. De par les Accords de Pretoria, la Cei devait disparaitre après les élections législatives mais le président l’a maintenue, illégalement, en place pour mieux tripatouiller les résultats électoraux. LIDER contribue au renforcement de la démocratie même dans l’opposition, même sans participer à ces élections.

Comment va la Côte d’Ivoire sur le plan de la sécurité ? Vous avez demandé à l’Onu de se substituer à l’Etat pour résoudre la question de la sécurité. Est-ce raisonnable de votre part ?

L’insécurité reste préoccupante sur l’ensemble du territoire ivoirien et, essentiellement, dans la partie Ouest du pays. Je crois qu’à un moment, il faut être méthodique et réaliste, quand on constate la défaillance de l’Etat. La Côte d’Ivoire est le 11 e pays à avoir l’Etat le plus défaillant au monde, sur 177 pays entrant dans l’évaluation du Failed States Index établi par The Fund for Peace. Quand on voit que la situation sécuritaire stagne, que l’Etat ivoirien est incapable, par exemple, de déloger un seul homme, le terroriste burkinabé, Amadé Ourémi, star du régime Ouattara et membre de l’armée créée par ordonnance par l’actuel chef de l’Etat en mars 2011, qui occupe en toute illégalité, des forêts classées de Côte d’Ivoire depuis l’issue de la crise postélectorale, il faut oser dire les choses. Si l’Etat est incapable d’assurer sa mission régalienne de défense et de sécurité du territoire national et de ses habitants, on ne peut pas abandonner les populations qui y vivent à la merci de criminels et l’ONU aurait une mission impor tante à ce niveau : aider le président Ouattara à retourner à l’état de droit et à recouvrer l’intégrité du territoire ivoirien. Je ne pense pas que ce soit déraisonnable. C’est la situation actuelle qui est déraisonnable : voir un seul homme et ses miliciens FRCI défier l’Etat de Côte d’Ivoire, son armée, son peuple, ses lois, ses institutions. Si l’Etat ne peut pas le faire, pourquoi ne pas solliciter l’Onuci dont la mission première est de protéger les populations civiles de ce pays ? Si cela n’est pas fait, alors, il semble évident que le chef de guerre FRCI, Amadé Ouedraogo Rémi, dit Ouremi est protégé, personnellement, par le président Alassane Dramane Ouattara, et que, toutes les exactions qu’il commet se font avec la bénédiction du chef de l’Etat et la complicité de personnes très haut placées dans la machine de l’Etat et de l’armée.

Quel bilan faites-vous de la Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (Cdvr) installée le 28 septembre 2011 ? A quelles conditions son président peut-il réussir la réconciliation nationale ?

La mission du président de la Cdvr est sur le point de se terminer. Le bilan est, osons le dire, totalement nul. Ce n’est pas, seulement, le jugement de Koulibaly, c’est le jugement unanime. Il serait d’ailleurs intéressant de faire un audit externe des travaux de la structure. Le président de la Cdvr, Charles Konan Banny, semble plus préoccupé par son avenir politique personnel au sein du Pdci que par la mise en place d’une méthodologie ef ficace pour réconcilier les populations de Côte d’Ivoire. Il vient d’ailleurs de laisser entendre ses ambitions pour briguer la présidence de ce par ti au prochain congrès. Ces préoccupations ne me semblent pas compatibles avec la présidence de la Cdvr. En outre, la Cdvr, congénitalement, n’avait pas de grandes chances de réussite puisque Banny est une personnalité politique controversée et qu’en plus, il agit sous l’autorité du chef de l’Etat, qui est un des acteurs principaux de la déstabilisation et de la crise qui minent la Côte d’Ivoire depuis vingt ans maintenant.

Vous êtes l’opposant le plus critique du système politique ivoirien. N’avezvous pas peur d’une balle perdue ou d’une roue de voiture qui crève mystérieusement conduisant votre véhicule à un tonneau ?

Votre question sous-entend que vous avez compris la réalité du régime Ouattara. C’est en effet un régime qui repose sur la violence, l’exclusion, la division, le mensonge, la peur de l’autre, et sur tout, de l’opposant. La vie d’un opposant n’est pas dépourvue de risque en Côte d’Ivoire mais cela n’arrêtera pas notre combat au profit des populations : ce serait faire preuve de lâcheté en tant qu’intellectuel et leader politique.

Vous sembliez approuver certaines actions du premier ministre Jeannot Kouadio-Ahoussou sur le plan du dialogue avec l’opposition notamment. Qu’en est-il de son successeur Daniel Kablan Duncan? Où en est la question du statut de l’opposition ?

Le statut de l’opposition ne semble pas une préoccupation urgente pour l’administration Ouattara. On voit, en effet, que le président de la République est capable de convoquer une session extraordinaire de l’Assemblée nationale pour obtenir l’autorisation de gouverner par ordonnances mais que l’adoption d’un statut de l’opposition traîne au fond des tiroirs, alors même que, c’est le pivot du contrepouvoir indispensable à une démocratie. Les premiers ministres se succèdent mais restent dans la même logique. Ils savent soigner leur communication pour mieux cacher le vide de leur action. En Côte d’Ivoire, malheureusement, la politique est dédiée à la glorification de ceux qui ont le pouvoir. Le dialogue est au point mort en ce moment. Ouattara a eu ses élections, il gouverne par ordonnances alors qu’il a la majorité au parlement où il n’y a pas d’opposition. Pourquoi dialoguerait-il avec l’opposition ? Au sujet de quoi vont-ils dialoguer ? A LIDER, nous sommes, en tout cas, ouverts à la discussion puisque tout est à construire. Mais nous refusons un dialogue de dupes, instrumentalisé à des fins communicationnelles.

Alassane Ouattara est de droite. C’est bien lui qui a envoyé Laurent Gbagbo à la Cpi. C’est encore lui qui maintient nombre de vos anciens camarades du Fpi en prison. Pourtant, il est toujours bien reçu à l’Elysée. Hier sous Nicolas Sarkozy comme aujourd’hui sous le socialiste François Hollande. Etes-vous jaloux que les portes lui soient restées ouvertes sous un président français de gauche ?

Vous pensez qu’Alassane Ouattara est de droite ? Que signifie être de droite ou être de gauche en Côte d’Ivoire, aujourd’hui, comme hier d’ailleurs ? On le dit aussi libéral, et pour tant, il applique une politique très interventionniste, contrôlée et fermée, qui est plus proche d’un modèle communiste que du libéralisme. On en dit beaucoup de choses. Ce qui est certain, c’est qu’il a une politique qui repose sur le patrimonialisme étatique, la politique du ventre, celle de l’intimidation et sur l’aide publique extérieure, ce qui fragilise beaucoup les Ivoiriens qui vont de surendettement politique en surendettement appauvrissant, avec tous les réseaux de corruption qu’il peut y avoir autour de la dette. D’évidence, aucun président français ne peut négliger cette opportunité. Politique et affairisme riment là-bas et ici. Ouattara est un pion important pour la classe politique française, car il permet de maintenir un système de domination et de corruption dont les nouvelles élites ivoiriennes ne veulent plus s’accommoder. Il attend, la main tendue, et nous explique qu’il est génial d’avoir comme seule politique économique d’emprunter de l’argent public. Les Ivoiriens qui commencent à comprendre qu’ils vont devoir rembourser les enveloppes d’aides détournées par les équipes gouvernementales, n’ont plus confiance. D’autant qu’ils ont bien compris que dans ces arrangements, la corruption est énorme. A LIDER, nous souhaitons reformuler les principes de la coopération avec Paris. Nous souhaitons qu’il y ait plus de contacts avec des hommes d’affaires, des investisseurs et avec les sociétés civiles. Nous souhaitons renégocier les accords de coopération monétaire qui ne sont plus du tout adaptés au monde moderne et à la globalisation. Nous souhaitons avoir avec le monde des échanges libres et marchands. Nous ne pensons pas que la vocation d’un pays soit d’être la chasse gardée d’un autre. Nous croyons au partenariat libre et équitable. Que les portes de tous les palais du monde s’ouvrent à Ouattara est une chose. Que Ouattara en profite pour le bien des populations ivoiriennes en est une autre moins évidente. Malgré toutes les générosités que lui offre le monde entier, les populations ivoiriennes attendent toujours de voir les milliards promis d’investissements se concrétiser en une amélioration de leurs conditions de vie.

Est-ce vrai que sur les 175 milliards de francs cfa mis sur la table pour financer la rénovation des universités, il y a eu jusqu’à 133 milliards de francs cfa de surfacturation ?

Les cas de corruption sont multiples et les détournements sur les travaux de l’université ne sont qu’une illustration parmi tant de cas. Le système est pourri. Ouattara est soi disant arrivé au pouvoir pour combattre ce système qui existait déjà, dans une moindre mesure, sous Gbagbo mais, aujourd’hui, la corruption s’est instaurée en mode de gouvernance. Ce qui pourrait faire sourire, si l’on ne parlait pas d’argent public, c’est qu’à l’époque, on qualifiait Gbagbo de dictateur à cause de ces pratiques alors qu’aujourd’hui, on présente Ouattara comme un grand démocrate alors qu’il fait pire. C’est pour dire que la communication peut faire ou défaire les hommes. Pendant ce temps, la pauvreté augmente et les femmes rentrent du marché avec des sachets de plus en plus légers.

Les travaux de restauration des universités ont été sur facturés et il n’y a eu aucune sanction contre le ministre responsable dont Ouattara dit au contraire qu’il est fier. Le détournement par un ministre de Ouattara de l’argent des victimes des déchets toxiques, n’aura débouché sur aucune sanction. Les Com’Zones promus et experts dans les trafics de cacao, café, or, diamants, anacarde, coton et bois qui leur rapportent de dizaines de milliards, ne sont soumis à aucune sanction eux non plus. On soupçonnerait Ouattara d’être complice de ces pratiques qu’on ne s’y tromperait point.

Il n’y a pas longtemps, un communiqué de LIDER reçu à Afrique Education faisait état de l’arnaque du pouvoir qui fait payer jusqu’aux formulaires de demande de bourses d’études à l’étranger. Ce système de faire payer le retrait du formulaire et le dépôt du dossier à concurrence de 5.000 f Cfa, à chaque fois, a-t-il cessé depuis votre coup de gueule ?

Non, la pratique continue et il en est de même pour bien d’autres services de l’administration, mais nous ne perdons pas espoir et continuerons de dénoncer tous les comportements voyous de l’administration Ouattara et de combattre toutes les mesures qui contribuent à précariser les étudiants et les populations dans leur ensemble. Le gouvernement a quand même mis fin, après que nous l’ayons vivement dénoncé, à l’arnaque aux visas qu’il avait mise en place et qui consistait à contraindre les étrangers résidant en Côte d’Ivoire et titulaires d’un permis de séjour en bonne et due forme à s’acquitter d’un visa d’entrée supplémentaire à leur retour de voyage ou de vacances.

LIDER est un parti qui bouge. Mamadou Koulibaly est l’empêcheur de tourner en rond suprême. Vous préparez-vous déjà à être candidat à la présidentielle de 2015 ?

En Côte d’Ivoire, les 20% des Ivoiriens les plus pauvres doivent se partager 5,6% des revenus annuels du pays, pendant que dans le même temps, les 20% des Ivoiriens les plus riches se partagent 47% des revenus annuels du pays. La pauvreté et l’injustice profonde caractérisent la société ivoirienne. Il existe, également, une fracture effective entre ceux qui veulent utiliser l’Etat et la politique pour s’enrichir, quitte à instrumentaliser les populations et leurs ethnies et utiliser la violence à cet effet, et ceux pour qui la réussite passe par l’effort personnel, l’initiative privée et l’esprit d’entreprise. C’est à ces derniers, ainsi qu’à tous ceux qui, dans la société civile, la classe politique, dans les villes et les villages, en Côte d’Ivoire ou à l’étranger, ne veulent plus se laisser abuser par le pouvoir de l’Etat, refusent d’abandonner la Côte d’Ivoire aux mains des politiciens menteurs et manipulateurs, ont été trompés par Ouattara et aspirent à une société plus juste, plus tolérante et plus prospère, que je demande de se remobiliser autour d’un programme de rupture pour la victoire en 2015. Il ne s’agit ni d’un rassemblement sans contenu autour d’un homme dans le style de l’ex-Lmp, ni d’une superposition d’organisations et d’associations politiques dans le style de l’ex-Cnrd. Ces expériences ont été inefficaces pour arrêter Ouattara. La coalition se regrouperait autour d’un programme commun pour la Côte d’Ivoire. Ce programme s’ar ticulerait en deux phases. A cour t terme, la Coalition pour la Rupture s’unirait autour d’un agenda qui consiste à pousser Ouattara à effectuer d’urgence un recensement général de la population, sans mention de l’ethnie ; à adopter un statut pour l’opposition ; à procéder à l’actualisation de la liste électorale, pour y intégrer tous les exclus, notamment, les quelques trois millions de jeunes, qui ont obtenu le droit de vote en atteignant leur majorité depuis 2009 et à qui M. Ouattara refuse, catégoriquement, de donner leurs car tes d’électeur ; et enfin, à former une commission électorale efficace et crédible, au sein de laquelle, l’opposition statutaire sera représentée de façon paritaire. Une fois le pouvoir conquis en 2015, les dynamiques engagées dans la Coalition pour la Rupture en 2015 procéderont à une réforme du foncier rural, qui se ferait, conjointement, avec le désarmement, pour rendre les terres que l’Etat ivoirien s’est accaparé depuis 1960 à leurs propriétaires légitimes, les paysans. Le programme contiendrait la mise en place d’un cadre efficient pour la promotion de la libre entreprise, meilleure arme pour générer la création d’emplois ; une réforme de la justice pour la rendre réellement indépendante et mettre fin à l’impunité, et sur tout, l’on procéderait à la réforme constitutionnelle qui sonnerait le glas de l’hyper présidence pour la remplacer par un régime parlementaire, qui permet de mieux contrôler l’exécutif et de le contraindre à rendre des comptes au peuple. A moyen terme, la rupture avec la monnaie inique qu’est le franc Cfa et l’instauration d’un marché des capitaux en Côte d’Ivoire, seraient, également, sur notre feuille de route. L’un des projets principaux de la Coalition pour la rupture, à long terme, serait la renonciation aux frontières héritées de la période coloniale et la marche vers une fédération d’Etats ouest-africains prélude à une confédération africaine viable. Il me semble, donc, urgent que cette coalition puisse se mettre en place pour stopper la destruction de notre pays par Ouattara.

Votre dernier mot ?

En dernier mot, je souhaiterais interpeller les Ivoiriens pour qu’ils cessent d’être tolérants envers la médiocrité et intolérants face à l’excellence. Ils doivent savoir que les mauvais économistes, les mauvais politiciens, tuent plus que les guerres, tant leur impact affaiblit les populations. Les Ivoiriens doivent, pourtant, garder confiance. La pauvreté n’est pas une fatalité, c’est, simplement, le fruit de mauvaises politiques et de mauvais comportements dans la classe politique au pouvoir. Il faut un véritable éveil des consciences, et j’ai le sentiment que la machine est en marche, tant la classe politique a atteint les limites ultimes de la tolérance que l’on peut lui accorder dans la médiocrité.


Propos recueillis par Jean Paul Tédga.


Source: AFRIQUE EDUCATION.COM

VOICI PAR QUI ET POURQUOI LE MAJOR IBRAHIMA COULIBALY (IB) A ETE TUE

 

IBRAHIM COULIBALY DIT IB.jpg

 

Ce qui sépare le Major IB de son Mentor Alassane Dramane Ouattara dès le départ de la Rébellion, en Décembre 1999 d’abord et en Septembre 2002 ensuite est déjà une simple question de morale politique. 

En Décembre 1999, le père Noel n’était pas celui que l’on croyait, parce qu’un Général de brigade cachait un économiste qui ne voulait pas être taxé de « Putschiste ». Alassane Dramane Ouattara avait alors reproché à Ibrahima Coulibaly, de n’avoir pas abattu Henry Konan Bédié, qu’il a laissé se réfugier à la résidence de l’ambassadeur de France à 20 mètres de la résidence officielle du Chef de l’Etat. Tous ceux qui avaient alors entendu Alassane Dramane Ouattara vociférer  dans sa colère irraisonnée, ont retenu cette phrase assassine qui donnait froid dans le dos : « Pourquoi a-t-il laissé ce connard s’échapper, il fallait absolument l’abattre. Avec tous les milliards qu’il a, il reviendra à coup sûr nous emmerder » Dixit ADO. 

ALASSANE OUATTARA. DRAPEAU IVOIRIEN.jpg

La suite des évènements ne fut pas celle qu’il avait prévue. Et Laurent Gbagbo arriva au pouvoir. Mais ceci est une autre histoire…

En Septembre 2002 la violence nous rend de nouveau visite et la source et l’initiative viennent de la même personne. Alassane Dramane Ouattara possède une ipséité et une unicité  qui font de lui un être vraiment à part. Personne ne peut être comme Alassane Dramane Ouattara et Alassane Dramane Ouattara ne peut être comme personne d’autre, croyez moi. C’est en connaissance de cause que je me suis mis dans une opposition ferme et fermée à tous ses projets et à toutes ses ambitions. Pour tout dire, Alassane Dramane Ouattara ne fonctionne pas comme un être humain, il est véritablement l’associé du Diable, impitoyable et sanguinaire. Il a passé un pacte avec la Mort. Tout ce qu’il touche tombe dans le malheur et la désolation. Est-il nécessaire d’exposer tous les tableaux macabres qui entourent ses actes ? Les chauffeurs de ce pays se sont-ils mis brusquement et volontairement à rater tous les virages en rase campagne et tous les ponts de la ville d’Abidjan depuis que Alassane Dramane Ouattara prétend qu’il est Président ? Récemment encore à Man la Cote d’Ivoire a failli perdre tout son gouvernement dans un accident d’avion ! Même les jeunes boxeurs ne se relèvent plus de leurs KO sur le ring. Dire cela n’est assimilable ni à une diffamation ni à un crime d’aucune sorte. Les faits sont là, sous nos yeux, tous les jours. Du reste, je n’ai pas de qualités divinatoires dans mon patrimoine génétique mais ma connaissance de l’homme Alassane m’a fait dire des choses graves qui avaient été couvertes en son temps par « les bruits et les fureurs » des usurpateurs et des imposteurs. Pour autant, je ne me crois pas autorisé à demander au bon peuple de Côte d’Ivoire de plaider coupable d’angélisme et de Naïveté. Même pas à ceux de ma propre Région qui m’ont reproché et qui continuent de me reprocher d’avoir choisi de soutenir un homme de l’Ouest : Laurent Gbagbo. Ceci n’était qu’une petite digression qui avait pour but de mieux situer le sujet par rapport au caractère dangereux et associable de Alassane Dramane Ouattara.

Ou en étions-nous ? Aux 18 et 19 Septembre 2002.

Alassane fait attaquer la Cote d’Ivoire et la fait couper en deux à la hauteur de Bouaké. Voici venu le deuxième sujet de discorde entre le Major Ibrahima Coulibaly et Alassane Dramane Ouattara. Le fondement du désaccord est économique mais il est surtout moral. Alassane Dramane Ouattara demande à son poulain de spolier les paysans du Nord d’une somme avoisinant les 10 Milliards de F.CFA, au bénéfice d’un homme d’affaires Malien du nom de Sidy Kagnassi, en proposant à IB un bakchich de 500 Millions F.CFA pour son silence.  Le Major IB refuse cette offre et rappelle à son Mentor qu’il n’a pas fait la révolution pour ça. Il n’en fallait pas plus pour que IB se trouve brutalement écarté de la tête de la Rébellion au profit de Soro Guillaume. 

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Ibrahima Coulibaly n’a jamais plus retrouvé sa place de leader de la Rébellion.

Alassane Dramane Ouattara savait pertinemment qu’être Président de la République n’est pas une fonction mais une mission. Mais il n’en avait cure. Il savait depuis longtemps que les occidentaux l’avaient coopté pour assouvir leur triste dessein en Côte d’Ivoire. Ces sponsors savaient de surcroit pouvoir se servir d’Alassane Dramane Ouattara pour nourrir et appliquer le funeste projet d’imposer à notre pays une guerre de basse intensité de type Casamançais ou Colombien, pour s’octroyer parallèlement toutes latitudes et facilités pour piller nos ressources. Pour atteindre leur but, les blancs qui sont méthodiques et qui ne font rien au hasard avaient déjà positionné Dominique Nouvian Folloroux dans le pays. Elle deviendra très vite Madame Ouattara. Le tandem est constitué. A l’université on dirait le binôme.  Mais qui est Madame Ouattara Dominique Nouvian Folloroux ? 

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Elle aussi est exceptionnelle à sa manière mais elle est exceptionnellement négative pour des raisons simples : Elle est de basse extraction et ceci expliquant cela, elle a un lourd complexe d’infériorité à liquider; de préférence sur le dos des autres. Ce n’est pas tout: elle est atteinte d’une gravissime boulimie d’argent, d’or, de pierres précieuses et de pierres patrimoniales. A cela il faut ajouter une envie de pouvoir démesurée, et un désir permanent de proximité avec « les grands de ce monde ». Elle veut faire partie du Gotha, de la Jet-Set, fut-il au prix de milliers de morts. Pour notre malheur elle a choisi la Cote d’Ivoire.

C’est ce couple là, ce duo de maitres-chanteurs qui a fait froidement assassiner le Major Ibrahima Coulibaly au PK-18 à Abobo.

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Le soir même de l’acte criminel, IB sent venir le complot avec quelques un de ses proches, mais il connait les donneurs d’ordres. Il appelle en vain Alassane, se tourne ensuite vers son épouse Dominique qu’il connait bien, pour avoir jadis assuré sa sécurité rapprochée. « Pourquoi ton mari veut il me tuer, qu’est-ce que je lui ai fait ? » Et Dominique de lui répondre « Ne t’en fais pas, je vais arranger ça ». Moins de deux heures après cet échange, un commando lourdement armée mettait fin à la vie du soldat séditieux certes mais adulé par ses hommes et par sa Région. Je puis assurer que l’histoire confirmera ce que vous venez de lire. Ibrahima Coulibaly n’était pas armé, il avait son téléphone portable à l’oreille. Devinez qui était à l’autre bout du fil et qui a entendu les tirs meurtriers. Quelles leçons tirer de la mort de cet homme, qui n’était pas pire que ses assassins. Je ne m’attarderai pas sur ceux qui se sont réjouis de sa mort et qui se  reconnaitront ici, en attendant leur tour. Ce qu’il faut retenir de la mort de cet Ivoirien de souche (il est originaire de Séguéla), c’est moins les raisons objectives et évidentes que je vous ai données, que l’agenda caché du principal meurtrier Alassane Dramane Ouattara. On s’est empressé de me traiter de xénophobe et de vendu,  quand j’ai osé dire il y a quelques années que Alassane Dramane Ouattara n’était pas Ivoirien.  Préparons-nous maintenant à payer le prix de notre aveuglement ou de notre mauvaise foi. Avec son projet de nouveau code de la nationalité, et celui de sa réforme agraire, nous auront compris avant longtemps, qu’Alassane Dramane Ouattara veut nous déposséder des deux choses qui ne sont pas négociables pour les enfants de ce pays.  Et chacun sait qu’il veut le faire au bénéfice de ses frères Mossi dont il a favorisé et précipité l’immigration sauvage en Côte d’Ivoire. Ne nous y trompons pas, Le Nord souffrira plus encore que l’Ouest et le Sud. Tout le monde sait que le bétail électoral clandestin qui a fait son succès au Nord n’est pas reparti au Burkina Faso et qu’il impose aux autochtones Senoufo et Malinké impuissants, une loi des vainqueurs justifiée  par la présence de leur frère de sang Alassane Dramane Ouattara au palais de la Présidence de la République de Côte d’Ivoire. Tout ayant valeur d’exemple, je voudrais maintenant vous expliquer pourquoi j’ai choisi le cas du Major Ibrahima Coulibaly pour démontrer que Alassane n’est pas Ivoirien et qu’il n’a investi ce pays avec brutalité que pour favoriser ses frères de sang Burkinabè. Le Major IB a servi Alassane Dramane Ouattara pendant ses années de braises. Il était un soldat redoutable. Le General Doué Mathias en sait quelque chose. Mais il n’était pas seul sur les champs d’opérations. Dès le départ un bandit de grand chemin, Amadé Ourémi, avait pris possession du Mont Péko.

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Tout le monde le savait. Le Député Déhé Gnahou originaire de cet endroit avait à maintes reprises posé officiellement le problème à l’assemblée Nationale sans succès, parce que le vrai patron de la Rébellion Alassane Dramane Ouattara bloquait toutes les initiatives à ce sujet. Le chef Rebelle Mossi Amadé Ourémi servait et garantissait trop d’intérêts croisés en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso pour se sentir menacé. Il faisait là-bas, sur le Mont Péko, exactement ce qu’il voulait au vu et au su de tous y compris de l’ONUCI. Personne ne pouvait l’affronter militairement et même politiquement. Avant sa dernière visite à l’Ouest, les Ivoiriens, s’ils ne sont pas frappés de cécité, doivent avoir constaté que Alassane Dramane Ouattara  avait invité Blaise  Compaoré à Yamoussoukro. Ce n’était pas pour admirer les crocodiles sacrés qui ont survécu au Vieux. Le centre d’intérêt de cette rencontre était le cas de leur frère Mossi Amadé Ourémi qui règne en maitre absolu sur toutes les richesses de la région du Mont Péko et qui dispose comme il l’entend de la vie des autochtones. Il possède une puissante armée et tout le désordre de l’Ouest part de chez lui. Alasssane le sait, Blaise le sait, Konders le sait donc le monde entier le sait. Alassane Dramane Ouattara a même menacé récemment d’envoyer 6.000 soldats FRCI contre son camp retranché pour ensuite se raviser. Au cours de sa dernière visite à l’Ouest, Alassane Dramane Ouattara a lâché une phrase inquiétante au sujet de Amadé Ourémi quand un journaliste s’est inquiété de sa longévité dans l’Ouest : « Je vais m’en occuper  » avait alors dit Alassane « Le problème sera réglé bientôt ». Compaoré a-t-il donné son accord à Yamoussoukro ? Alassane peut-il mettre fin à cette spoliation sauvage des Ivoiriens de l’Ouest ? Les rumeurs courent, elles courent et chacun sait que Alassane Dramane Ouattara a proposé 10 Milliards de F.CFA à Amadé Ourémi avec la caution de Blaise Compaore pour qu’il abandonne la Foret classée du Mont Péko. Evidemment, personne ne croit vraiment à ce deal mais certains Ivoiriens n’hésitent pas à suggérer qu’il suffit qu’Alassane Dramane Ouattara lui accorde la Nationalité Ivoirienne pour que le tour soit joué !

Le Président Mossi qui gouverne la Cote d’Ivoire pour les Mossi, dispose même du pouvoir de l’article 48 de la constitution pour se passer du « vote des bêtes sauvages » d’une assemblée Nationale qui lui est pourtant totalement acquise. Peut-être n’a-t-il plus aucune confiance en Soro Guillaume.

Cependant, une question demeure, lancinante et accablante pour Alassane Dramane Ouattara : pourquoi lui a-t-il été possible de se débarrasser si facilement du Major IB et pourquoi à contrario est-il si compliqué de chasser Amadé Ourémi des terres de nos frères de l’Ouest, alors qu’ils ont tous les deux troublé la Cote d’Ivoire de la même manière ? Il ne vous a pas échappé que l’un, le Major Ibrahima Coulibaly est Ivoirien, l’autre Amadé Ourémi est Mossi. Mossi comme Alassane Dramane Ouattara. Alassane tue les Ivoiriens sans aucune forme de procès mais s’impose le devoir de protéger ses frères Mossi. C’est la stricte vérité. Soro Guillaume le complice et le compère, devrait en tirer leçon s’il tient à sauver sa peau. 

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Alassane Dramane Ouattara n’est pas bon.

J’ai entendu au cours d’un débat un membre influent de l’inutile CDVR de Charles Banny à court d’arguments, dire que « la plupart des gens sont bons et honnêtes » Je me suis dit en silence : « Alors, mon bonhomme, on n’a pas dû rencontrer les mêmes »

 

Le 15 Mai 2013   

 

MAMADOU BEN SOUMAHORO 

Ancien Député à l’assemblée Nationale de Côte d’Ivoire


Source: Le blog de Claudus

dimanche, 19 mai 2013

AFFAIRE AMADE OUEREMI: PETIT MECHANT LOUP ET GRANDS COCHONS


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Hier l’AFP a, comme il se doit, informé les Français de « l’arrestation du chef de milice » Amadou Ouérémi. Apprécions ensemble les mensonges et travestissements de la vérité contenus dans cette dépêche … Pourquoi « milicien » et non « prisonnier de droit commun » ? Pourquoi a-t-il été « emmené », mais est-il resté néanmoins « accompagné de l’un de ses gardes du corps », ce dernier ne semblant pas être là comme second personnage aux arrêts, mais plutôt comme l’escorte autorisée d’un VIP ?

Pourquoi dit-on d’abord d’Ouérémi et de ses hommes qu’« ils défiaient depuis une dizaine d’années l’autorité de l’Etat »  ̶  c’est-à dire l’autorité de Gbagbo, sous le contrôle du père de la rébellion Ouattara !  ̶,  avant de parler d’une période difficile, dite « crise post-électorale de décembre 2010 à avril 2011 » ? Et que dire de son groupe armé de plusieurs milliers de miliciens « sympathisants », probablement toujours sur le terrain, et volontairement maintenu dans le flou, « quelques centaines d’hommes » d’après la dépêche …. En fait, il n’est plus que « planteur de cacao » : alors pourquoi vit-il dans la forêt ?

Et pourquoi retrouve-t-on toujours les « 3000 morts de la crise post-électorale», chiffre intangible du catéchisme AFP ? Evidemment, Ouérémi n’est qu’un suspect, il est « soupçonné » de vilaines exactions pendant ladite crise post électorale, il est soupçonné d’avoir sa part dans les trois mille morts… Ce ne sont pas les rescapés de Douékoué qui le soupçonnent, - personne n’a jamais daigné se pencher sur leurs statistiques -, mais des ONG étrangères, qui probablement n’y connaissent pas grand-chose…

Enfin la dernière partie de l’article veut nous faire croire que la priorité de Ouattara -et ce depuis qu’il est aux commandes de la Côte d’Ivoire -, « depuis la fin de la crise », a toujours été de « sécuriser l’Ouest »… Pourquoi y a-t-il eu encore le massacre de Nahibly, sous les yeux et avec la probable complicité du préfet Benjamin Effoli, spectateur silencieux et sans état d’âme des rescapés de Duékoué assassinés pour la deuxième fois…

Qui sont « les cultivateurs occupant des aires protégées dans l’Ouest, région riche en cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial. » ? Les cultivateurs sont toujours utiles pour maintenir l’excellence de la Côte d’Ivoire, premier producteur de cacao. Pourquoi les chasser puisque le brave lecteur français qui lit cette dépêche est maintenu dans l’ignorance des convois burkinabés qui sont venus pas centaines remplacer les morts et les rescapés exilés, terrorisés ? Ces derniers, véritables autochtones et cultivateurs de café-cacao croupissent maintenant dans des camps à l’intérieur et à l’extérieur du pays ; mais sont promis depuis quelques jours, grâce à une campagne de communication bien menée, à un retour triomphal dans une Côte d’Ivoire sécurisée, asptisée, réconciliée. Autre clin d’œil au Français ignorant qui ne peut que voir et saluer les gages de bonne conduite donnés par Ouattara.

Les « Trois mille morts » de la crise post-électorale, même s’ils sont officiellement composés de bons et de méchants des deux camps, sont toujours imputables à Celui qui croupit à la Haye : en effet, si le président Gbagbo s’était rangé dès le début à l’acceptation du « verdict » de la commission électorale contrôlée par l’Etranger, s’il avait, dès le début accepté le « verdict des urnes », il n’y aurait pas eu de morts. Voilà le message subliminal laissé à l’Occident. Ouattara incarne l’autorité et le droit qui lutte contre la pègre Ouérémi and Co. Un chef d’état d’une telle stature ne peut être que dans la vérité, puisqu’il lutte contre l’impunité ! Cette « capturation », sans effusion de sang et avec une telle maestria ne peut que nous renvoyer à un Etat aux structures fonctionnant normalement, où les frontières sont sécurisées, et où « les tensions foncières et ethniques » appartiennent d’ores et déjà au passé, puisque ce nouveau bouc émissaire d’une rébellion désormais désavouée, devenu seul loup ravisseur et seul mauvais berger a été mis hors d’état de nuire par « l’Etat de droit » !

Mais nous ne sommes pas dupes : comme il s’est rendu volontairement, de son plein gré, on imagine bien que « l’état de droit » s’est entendu avec lui pour ce qui est des modalités de sa reddition…

La suite du feuilleton nous informera sur les dessous de ce western ivoirien : l’analpha-bête, immigré à la fin des années 90 en Côte d’ivoire comme réparateur de vélos, restera-t-il l’idiot du village qui porte le chapeau de la rébellion ? Ou va-t-il secouer la farine dans laquelle on l’a roulé, pour en éclabousser les criminels en chef, ses commanditaires français et pseudo-ivoiriens, qui pour l’instant roulent encore carrosse en montrant patte blanche ?


Shlomit Abel, 19 mai 2013

Côte d’Ivoire: un chef de milice arrêté dans l’Ouest


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ABIDJAN- Un chef de milice, soupçonné de graves crimes durant la crise postélectorale de 2010-2011 en Côte d’Ivoire, a été arrêté samedi dans une forêt de l’Ouest où il régnait en maître depuis des années, a-t-on appris de source militaire.

 

D’origine burkinabè, Amadé Ouérémi, à la tête du groupe armé qui occupait la forêt du Mont Péko, "a capitulé" face à un détachement des Forces républicaines (FRCI, armée), a déclaré à l’AFP une source au sein de l’état-major."Ses hommes sont en train d’être désarmés", a indiqué cette source.

Après sa reddition, le chef milicien a été emmené "dans le principal camp militaire de Duékoué (la ville la plus proche, ndlr), où il est accompagné de l’un de ses gardes du corps", a affirmé un témoin.

Amadé Ouérémi "a été arrêté sans violence" et devait être transféré à Abidjan, a indiqué la télévision publique RTI.

Depuis jeudi, des gendarmes et des soldats du Bataillon de sécurisation de l’Ouest (BSO) s’étaient déployés aux abords de la forêt.

Dans cette forêt, un domaine théoriquement protégé de l’Ouest, Amadé Ouérémi et ses hommes, généralement estimés à plusieurs centaines d’éléments, défiaient depuis une dizaine d’années l’autorité de l’Etat, en interdisant l’accès et y cultivant notamment le cacao.

Amadé Ouérémi est soupçonné par des ONG internationales d’être impliqué dans les tueries survenues à Duékoué en mars 2011, durant la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui a fait quelque 3.000 morts dans le pays.

Ses troupes avaient été utilisées comme forces supplétives par les ex-rebelles nordistes à qui sont largement imputés ces massacres.

L’ex-rébellion, dont les chefs sont désormais des cadres des FRCI, s’était ralliée au président Alassane Ouattara au début de la crise postélectorale qui l’opposait à l’ancien chef de l’Etat Laurent Gbagbo.

Longtemps occultée, la question de l’occupation par Amadé Ouérémi et ses hommes de la forêt du Mont Péko s’est imposée dans le débat politique depuis la fin de la crise, en raison notamment des engagements du régime Ouattara à sécuriser l’Ouest.

Frontalière du Liberia, cette région, la plus instable du pays du fait de tensions foncières et ethniques, a été en proie à des attaques meurtrières depuis deux ans.

Les autorités se sont engagées ces derniers mois à chasser les hommes en armes ou les cultivateurs occupant des aires protégées dans l’Ouest, région riche en cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial.


str-tmo/ai


AFP, 18 mai 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

samedi, 18 mai 2013

VIOLATION DES DROITS DE L'HOMME EN COTE D'IVOIRE: LES ETATS-UNIS ACCABLENT OUATTARA

 

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C'est un rapport qui fera certainement grand bruit. Et pour cause, il apparaît accablant pour le régime Ouattara alors qu'il est produit par les Etats-Unis, qui passent pour être un «ami» des tenants actuels du pouvoir.

 

Le document, qui fait l'état des lieux des droits de l'homme en Côte d'Ivoire durant l'année 2012, ne passe pas sous silence ce qui ne va pas, deux ans après l'accession de Ouattara au pouvoir. Le rapport dénonce notamment les arrestations arbitraires, les détentions au mépris de tout cadre juridique, auxquelles se sont livrées l'année dernière les forces de sécurité, les « Forces républicaines de Côte d'Ivoire » (Frci) et les dozos (toutes des forces pro-ouattara). « Au cours de l’année il y a eu des cas où des éléments des forces de sécurité ont agi en toute indépendance du contrôle civil », dénoncent les Etats-Unis. Les attaques récurrentes contre le régime ont, selon les auteurs du rapport, favorisé les nombreuses violations des droits de l'homme dont se sont rendues coupables les forces pro-ouattara, les Frci.

«Les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), l’armée du pays, se sont rendues coupables d’exécutions extrajudiciaires, d’actes de torture et de détentions arbitraires », accusent les Etats-Unis.  Reprenant à leur compte, les allégations de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (Onuci), les Américains avancent que « des éléments Frci ont torturé et maltraité des prisonniers et des détenus pour extorquer des aveux ou des informations dans les centres de détention informels ». Outre les Frci, le rapport produit par les Etats-Unis pointent du doigt la Direction de la surveillance du territoire (Dst), accusée de procéder à des détentions arbitraires ; mais aussi les chasseurs traditionnels dozo.

L'IMPUNITE, LA SOURCE DU MAL

Voici ce que le document dit d'eux dans un passage : « Bien qu’originaires du Nord du pays, les Dozos, des chasseurs traditionnels qui assumaient souvent des rôles de sécurité non officiels, se retrouvaient dans tout le pays et étaient impliqués dans des violations des droits humains, notamment des meurtres et des cas de détention arbitraire au cours de l’année ». Ces arrestations et détentions, opérées souvent en toute illégalité, sont, dans bien des cas, motivés par une extorsion de fonds et autres rackets, du moins à en croire les auteurs du rapport.

A ce sujet d'ailleurs, voici ce qu'ils disent : « Les Frci et les Dozos ont été impliqués dans le racket, souvent à des postes de contrôle illégaux partout dans les grandes villes et sur les axes routiers ».Comme pour insister sur cette plaie des forces de sécurité, le rapport renchérit en ces termes : « L’impunité et la corruption étaient endémiques, et les postes de contrôle de sécurité dans tout le pays étaient souvent utilisés pour extorquer de l’argent ». Plus cinglant, le document ajoute : « La détention par les Frci prenait parfois la forme de rafles, ou rafles massives de personnes de quartiers particuliers, soit pour extorquer des pots-de-vin ou pour obtenir des informations ou des aveux. ».

Au dire des Américains, il en va ainsi parce que les autorités n'arrivent pas à lutter contre l'impunité en dépit des déclarations de bonnes intentions. « Le gouvernement a rarement pris des mesures pour poursuivre les responsables qui ont commis des violations, que ce soit dans les services de sécurité ou ailleurs au sein du gouvernement. L’impunité des forces de sécurité, en particulier pour les crimes commis durant la crise postélectorale de 2011, a été un problème », déplore le gouvernement américain. Les Etats-Unis semblent même s'offusquer qu'aucun gros bonnet du régime Ouattara, supposé s'être rendu coupable de violations des droits de l'homme durant la crise post-électorale, n'ait été inquiété jusque-là. Sur la question, ce passage du rapport est fort éloquent:

«Aucune arrestation ou autres actions judiciaires n’ont été engagées contre des personnalités de premier plan proches de l’actuel gouvernement pour des actes commis durant la crise postélectorale, notamment plusieurs personnes qui ont été accusées d’avoir commis de graves violations des droits de l’homme. Dans certains cas, des auteurs présumés de violations des droits humains ont conservé de hauts postes au sein des forces de sécurité». Par ailleurs, le pays de Barack Obama s'insurge contre ce qu'il considère comme le manque d'indépendance de la justice et la corruption qui gangrène l'appareil judiciaire. « La corruption a persisté dans l’appareil judiciaire, qui était inefficace et manquait d’indépendance », accuse le gouvernement américain, qui assène : « L’absence de mises en accusation civiles contre les éléments pro-Ouattara pour les crimes présumés commis durant la crise postélectorale indiquait que les poursuites judiciaires faisaient l’objet d’influence politique. De nombreux rapports faisaient également état de corruption judiciaire, et de pots-de-vin qui ont souvent influencé les décisions de justice ». Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'avec ce rapport, les Américains se posent comme des gardiens des principes démocratiques, au nombre desquels le respect des droits de l'homme.


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

LE FPI REPOND AU GROUPE D'EXPERTS DE L'ONU - DECLARATION

 

côte d'ivoire,groupe d'experts de l'onu,rapport du groupe d'experts de l'onu sur la côte d'ivoire,le fpi répond au groupe d’expert de l’onu,déclaration n°0052013 du fpi,le secrétaire général par intérim & porte-parole du fpi,dr kodjo richard,afrik53.com,eventnews tv


Dans une déclaration pondue ce mercredi 15 mai, le FPI monte au créneau une fois encore et dénonce le parti pris des experts de l’Onu en Côte d’Ivoire. Selon Miaka Ouretto et ses camardes, le dernier Rapport du "groupe d’experts" sur la Côte d’Ivoire, au Conseil de Sécurité de l’ONU serait un pamphlet de campagne électorale au profit d’Alassane Ouattara . Eventnews Tv.

 
Déclaration N°005/2013

Relativement au rapport du groupe d'experts de l'ONU sur la Côte d'Ivoire en date du 12 avril 2013


I. Rappel du contexte politique: Etat des lieux

Depuis les bombardements franco-onusiens qui ont éjecté le président élu Laurent Gbagbo du pouvoir, le 11 avril 2011, pour – nous avait-on répété à l’envi – instaurer la démocratie, le président Alassane Ouattara, au nom de qui et par qui – dixit Koné Zakaria un de ses chefs de guerre – la rébellion a pris le armes, s’est méthodiquement engagé dans une politique de la terre brûlée pour effacer le Front Populaire Ivoirien de la scène politique ivoirienne.

2011:

- Déclenchement d’une gigantesque chasse aux sorcières qui se poursuit encore par des arrestations au quotidien de militants, sympathisants du FPI ou tout citoyen pour toujours la même rengaine "d’atteinte à la sureté de l’Etat". Résultats, 671 prisonniers politiques civils et militaires détenus dans les pires conditions, sans jugement. A eux s’ajoutent les milliers de détenus des prisons clandestines disséminées sur l’ensemble du territoire national ;

- Confiscation des médias publics et des libertés de manifestations réprimées avec constance dans la terreur et le sang ;

- Exclusion du Front Populaire Ivoirien de l’Assemblée Nationale par des élections législatives aussi précipitées qu’injustes et non transparentes ;

2012:

- Organisations ciblées d’attaques du régime et de l’ONUCI par la branche armée du RDR, sous la houlette du chef de la rébellion Guillaume SORO, en désignant automatiquement du doigt le FPI comme responsable, sans la moindre enquête ;

- Rédaction, le 15 Octobre 2012 par les officines du pouvoir Ouattara, d’un rapport prétendument attribué à des experts indépendants de l’ONU où le FPI est accusé d’avoir partie liée avec tous les camps opposés dans la guerre au Mali: Quelle absurdité!

2013:

Tout ce montage grotesque s’effondre. Le château de cartes « Ouattarien » s’écroule et se réduit à rien, face à la pugnacité du Front Populaire Ivoirien à l’international. Le pouvoir Ouattara est de ce fait contraint par ses alliés au dialogue – dont il n’a jamais voulu – avec son opposition significative, le FPI. Premier revers.

Deuxième revers, la quasi-totalité des ONG des droits de l’Homme brocardent le régime Ouattara présenté unanimement comme un état de non droit, caractérisé par des violations massives des droits de l’Homme, et qui est tout sauf une démocratie.

Troisième revers, l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges contre Laurent Gbagbo à la Haye tourne quasiment au drame pour le pouvoir Ouattara avec le laminage par la défense du président Laurent Gbagbo, des actes d’accusations, pour faux et usage de faux.

Du coup, le vrai visage du "messie démocrate" sorti tout droit des cuisses du couple Jupiter FMI / Banque Mondiale, se révèle dans toute sa vérité et nudité : mensonges et incapacité politique notoire. Le demi-dieu de la haute finance internationale, "le wari fatchê" pour parler comme les "ADOrateurs" se révèle bien incapable de faire la politique en Côte d’Ivoire, et donc de diriger ce pays.

Un pays qu’il n’a eu cesse d’attaquer depuis qu’il y a mis le pied en 1989, pour, selon ses propres termes, le rendre ingouvernable, avant de se l’approprier au terme de plus d’une décennie de guerre qu’il a menée tambour battant, avec à la clé des milliers de morts.

Aujourd’hui la Côte d’Ivoire politique est coupée en deux. Le tissu social est déstructuré. La pauvreté et le chômage galopants, la réconciliation au point mort, le front social instable, avec le feu du mécontentement qui couve, l’insécurité rapprochée devenue chronique, la démocratie en panne. Les citoyens étouffent sous l’arbitraire, la répression au quotidien et les discriminations ethno-tribales érigés en système de gouvernance.

C’est à ces problèmes fondamentaux que le chef de l’Etat devait s’attaquer sans délai, hic et nun, ici et maintenant. Tournant le dos à ces impératifs nationaux et déjà en campagne pour les présidentielles de 2015, le président Alassane Ouattara choisit de commanditer un rapport auprès d’un "groupe d’experts" sur la Côte d’Ivoire pour polir son image personnelle en détruisant celles de ses adversaires potentiels en vue d’une gouvernance solitaire et absolue de la Côte d’Ivoire.

II. Le Rapport du "groupe d’experts" sur la Côte d’Ivoire, au Conseil de Sécurité de l’ONU: un pamphlet de campagne électorale au profit d’Alassane Ouattara

2.1 Un rapport de diversion fondé sur de malsains partis pris

Le rapport final, dit du groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire, établi en application du paragraphe 16 de la résolution 2045 (2012) du Conseil de Sécurité, a été publié le 17 avril 2013, et se structure autour de onze chapitres. Ce rapport, parce qu’il biaise à la fois avec la réalité et la vérité, mérite qu’on y prête attention pour que l’opinion nationale et internationale qu’il vise à abuser soit prémunie contre les subterfuges et évidents partis pris qu’il recèle. Qu’on en juge.

Le premier constat que révèle l’examen de ses différents volets, est que ce rapport dont la prétention affichée est de porter sur la Côte d’Ivoire, ne porte nullement sur les vrais problèmes de la Côte d’Ivoire qu’on vient de mettre en évidence. Il ne s’intéresse qu’à l’embargo sur les armes, en rapport avec le contrôle douanier, et les finances que généreraient les trafics d’or et de diamants, sous l’angle principal des menaces de déstabilisation que représentent l’usage des armes contre le régime Ouattara. Ce rapport vise in fine à protéger ce pouvoir.

De ce fait, ce document ne parle que de tous ceux qui peuvent faire ombrage au poulain de l’ONU Alassane Ouattara. C’est-à-dire de ceux qui peuvent s’opposer, ou s’opposent à sa gouvernance jugée satisfaisante par ces experts. Ils affirment avoir « constaté que les autorités ivoiriennes, sous la houlette du président Alassane Ouattara, avec la précision "élu démocratiquement" – comme pour s’en convaincre – ont fait des progrès notables en matière de sécurité, avec l’arrestation des membres du gouvernement Gbagbo qui opéraient depuis le Ghana ». (Paragraphe 3 page 5).

Flagrant délit de parti pris. Pro Gbagbo = insécurité, FRCI/Dozo = sécurité.

Concernant les progrès accomplis en matière de lutte contre l’impunité : le procès du Général Dogbo Blé Brunot, qualifié de procès majeur par ces experts, est à leurs yeux "une avancée non négligeable" (Paragraphe 9 page 6). L’impunité dont jouissent tous les criminels de guerre pro-Ouattara n’est donc pour ces experts, que justice.

Par ailleurs, ce groupe d’experts a "constaté que la réconciliation politique entre les partis ivoiriens était en progrès" (Paragraphe 3 page5). C’est à se demander s’ils parlent de cette même Côte d’Ivoire où nous vivons, et où la réconciliation, de l’avis de tous, est en panne sèche. Ces experts à l’évidence ne voient et ne disent que ce qui peut faire plaisir à leur commanditaire.

Mais il n’y a pas que ces incongruités. Dans le traitement même qu’ils font de la question centrale de leur rapport, l’embargo sur les armes, le déséquilibre des informations est tel que l’on en vient à se demander si ce travail est véritablement l’œuvre d’intellectuels dignes de ce nom, ou de mercenaires de la plume recrutés à la petite semaine, pour accomplir de basses œuvres sans scrupules et état d’âme.

Le chapitre VI du rapport intitulé "Armes" comprend au total cinq volets développés sur douze pages (page 9 à 22), et comporte 74 paragraphes dont 44, soit plus de 60% du texte, consacrés aux violations de l’embargo dont se seraient rendus coupables depuis 2009 le président Laurent Gbagbo et ses partisans après la chute de son régime. Seulement 10 chapitres sur 74 concernent les Forces Nouvelles, soit 12% ; les violations du gouvernement Ouattara sont traitées dans 13 chapitres soit 18% et 7 chapitres aux particuliers, soit 9%.

C’est là le premier aspect de ce déséquilibre que révèle la production linéaire du texte, et qui montre déjà à ce niveau, l’acharnement de ces "experts" sur les pro-Gbagbo.

En poussant un peu plus la réflexion, l’on s’aperçoit très vite que dans leur désir forcené de démontrer que les pro-Gbagbo constituent une espèce politique vénéneuse à exterminer, ils se sont employés avec force détails à décrire, les allées et venues des membres de ce qu’ils ont baptisés "l’aile radicale du mouvement pro-Gbagbo". Pour étayer leurs affirmations péremptoires ils ne s’appuient que sur des formules vagues, passe partout, du genre "selon des sources fiables" sans les identifier, ou "d’après les informations fournies par l’ONUCI, ou celles dont dispose le groupe d’experts".

S’agissant de ses sources d’informations, le chapitre deux du rapport indique relativement à la méthodologie de l’enquête, au paragraphe 10 que "le groupe d’experts a, en priorité, mené des enquêtes de terrain, en Côte d’Ivoire et dans les Etats voisins. Il a également examiné les éléments de preuves fournis par les organisations nationales, régionales et internationales, et entreprises privées". Et pour tenter de montrer sa bonne foi, le groupe d’experts souligne au paragraphe 12 de son rapport ceci " ses conclusions relatives à des Etats, des particuliers et des entreprises, ont été autant que possibles, portées à l’attention des intéressés et qui ont eu la possibilité d’y répondre ".

Deuxième aspect du déséquilibre de l’information, le groupe d’experts avoue avoir contacté toutes les sources possibles d’information, à l’exclusion du Front Populaire Ivoirien, le parti fondé par le président Laurent Gbagbo et qui a inspiré toute sa politique et les actes posés. Pourquoi le Front Populaire Ivoirien en particulier et les pro-Gbagbo sur qui porte l’enquête, ont été à priori considérés comme des sources non fiables par le groupe d’experts?

Toute démarche judiciaire ordinaire exige que tout présumé coupable soit entendu avant d’être condamné s’il y a lieu. Or la constance des rapports prétendument établis par des experts de l’ONU sur la Côte d’Ivoire, est que les pro-Gbagbo sont des coupables à priori, qu’ils évitent soigneusement d’approcher encore moins d’entendre, d’écouter et de comprendre. Là se trouve le parti pris fondamental de l’ONU en Côte d’Ivoire et qui explique que, de forces dites impartiales, l’ONUCI soit devenue et reste encore aujourd’hui, une force belligérante, donc non crédible et ses experts disqualifiés pour parler de la Côte d’Ivoire.

2. 2 De la diabolisation permanente du FPI à celle du rebelle Soro et ses com-zones

De fait, les officines du pouvoir Ouattara, commanditaires et inspiratrices de ce rapport ont désormais fait leur choix dans la guerre larvée de succession à Alassane Ouattara, en optant de brocarder et de vouer aux gémonies Guillaume Soro et ses com-zones des Forces Nouvelles, mis dans le même sac que le FPI, comme des comploteurs.

Voici ce que dit à cet effet le rapport dans son paragraphe 30 page 10 «Au moment de l’attaque du camp militaire d’Akouédo, le 06 août 2012, le groupe d’experts a reçu des informations fiables sur les constats établis entre le commandement militaire de l’aile radicale du mouvement pro-Gbagbo au Ghana et de hauts représentants des ex-Forces Nouvelles, notamment leur ancien Secrétaire Général, Guillaume Soro, actuellement président de l’Assemblée Nationale et son proche conseiller et directeur du protocole, Kamagaté Souleymane, alias "Soul to Soul"».

Voilà le Front Populaire Ivoirien désormais allié des Forces Nouvelles de Guillaume Soro, alors que dans le précédent rapport de l’ONU, ce même parti avait été associé à tous les camps qui s’opposent dans la guerre au Mali, tout cela par la seule volonté des experts commandités par Alassane Ouattara.

Si l’attaque du 6 août 2012 du camp d’Akouédo, qui a servi de déclencheur au pouvoir pour opérer des arrestations massives au sein des pro-Gbagbo à commencer par Laurent Akoun, Secrétaire Général du FPI, a été opérée de concert avec les Forces Nouvelles, le pouvoir Ouattara devrait pouvoir tirer les conséquences de cette nouvelle donne et agir équitablement.

Mais il ne le peut parce que, comme le note aussi ce rapport (paragraphe 4 page 5) de 2011 à 2012, «d’anciens combattants des Forces Nouvelles ont étendu leur influence économique et politique: d’anciens commandants de zone ayant à leur actif un nombre notable de violations du droit international humanitaire, ont rejoint les rangs ordinaires des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Des individus comme Martin Kouakou Fofié (qui est sur le coup de sanction de l’ONU depuis 2006), Ouattara Issiaka (alias "Wattao"), Hervé Touré (alias "Vetcho"), Koné Zakaria et Chérif Ousmane, ont tous été promus à des postes stratégiques de commandement. Ils ont également des contingents sous leurs ordres et d’importantes quantités d’armes (et de matériel connexe) entre leurs mains ; (…) sans pour autant que ceux-ci abandonnent leurs activités économiques prédatrices de seigneurs de guerre, qu’ils ont à présent étendus à l’ensemble du territoire ivoirien (paragraphe 5 page5).

Comment procèdent-ils ? Les rédacteurs du rapport précisent (paragraphe 102 page 23) que « la raison en est l’existence d’un réseau militaro-économique au sein de l’administration, qui profite de la contrebande et d’un système d’imposition parallèle ». Le réseau, souligne le rapport (paragraphe 151 page 29) « a adopté des méthodes de taxation analogues à celles utilisées par "La Centrale", l’ancien organisme responsable du trésor au sein des Forces Nouvelles, bien qu’il opère de manière plus discrète».

«Le réseau (paragraphe 152 page 30) maintient un monopole sur l’utilisation des armes par l’armée nationale. Il entrave la capacité des autres autorités, comme la police, la gendarmerie, les services de douanes et la police maritime et forestière de s’acquitter efficacement de leurs responsabilités».

Pour le fonctionnement de son système de taxation parallèle pour différents types d’activités commerciales, en ce qui concerne l’agriculture (cacao, coton, noix de cajou), le transport, l’or le diamant, «le réseau a fait appel dans toutes les grandes villes du pays à des anciens étudiants de la ville de Bouaké pour gérer ses recettes (Cf. chapitre 7 paragraphe 153 page 30)».

Notons enfin que ce que ce rapport indique bien que ce «réseau n’hésiterait pas à recourir à la force s’il en jugeait le besoin (paragraphe 102 page 23)».

L’enjeu est de taille parce que le paragraphe 103 page 23 précise que «la croissance limitée des taxes et droits sur les marchandises exportées par la Côte d’Ivoire, tient pour partie aux effets de la contrebande. Entre 2011 et 2012, la contrebande de cacao a représenté 153 000 tonnes soit des pertes de 400 millions de dollars environ 25 milliards de francs CFA (paragraphe 112 page 24)».

En d’autres termes, le pouvoir Ouattara à travers ces experts, dénonce l’existence d’un Etat bis en Côte d’Ivoire dirigé par Guillaume Soro et ses com-zones qui sont forts économiquement, militairement et politiquement.

Mais curieusement si sur le chapitre achat des armes et financement des activités, les auteurs du rapport se sont montrés très prolixes s’agissant des pro-Gbagbo avec même des indications sur les origines soudanaise, iranienne, israélienne, chinoise, russe des armes etc. et force détails sur même le calibre des munitions et leur nombre, pour ce qui est de l’armement des Forces Nouvelles, le rapport est quasiment muet. Il se limite à dire que les armes sont venues du Burkina Faso «début 2011 transportées par au moins six camions jusqu’à la zone de Katiola» (paragraphe 70 page 18).

Mais il n’est un secret pour personne que le Burkina Faso, qui n’a pas d’usine d’armement, n’a été qu’une couverture, un lieu de transit d’armes durant toute cette guerre. Alors questions. D’où viennent ces armes? De quels pays? Qui en a assuré le financement? Avec quels moyens?

Et cela avant et depuis le déclenchement de la guerre en septembre 2002. Ce sont là les questions essentielles qui s’attaquent à l’origine de la guerre, et non à ses effets que sont entre autres l’embargo sur les armes.

Le groupe des experts esquivent ces questions dont les réponses risquent d’emporter le commanditaire de ce rapport qui veut se débarrasser d’une rébellion qui l’a porté au pouvoir.

D’ailleurs que peut faire Alassane Ouattara, même devenu aujourd’hui président de la République, contre la contrebande des Forces Nouvelles et leur réseau militaro-économico-politique. Cette contrebande existe depuis 2002, il ne l’a jamais dénoncé, l’ONU non plus. C’est la contrebande en tout genre, cacao, diamant, or, coton qui équilibre le budget du Burkina Faso depuis 2002. Ce pays sahélien est devenu producteur de cacao, mais le rapport n’en parle pas. C’est la contrebande orchestrée par "La Centrale" qui a pris le relais du financement de la guerre dont Alassane Ouattara a profité pour accéder au pouvoir d’Etat. Avec l’existence de cette contrebande dans une Côte d’Ivoire coupée en deux, et que dénonce aujourd’hui Ouattara et ses experts, Laurent Gbagbo a gouverné pendant plus d’une décennie la Côte d’Ivoire avec des budgets sécurisés.

Le président Ouattara est donc très mal placé pour dénoncer la contrebande des Forces Nouvelles par ses experts interposés. C’est un juste retour des choses, l’arroseur arrosé.

De même que peut faire l’ONU contre une rébellion qu’elle a couvée, adoubée et portée au pouvoir. Rien.

Ce rapport des prétendus experts sur la Côte d’Ivoire relève en définitive d’une diversion. Il s’agit de divertir, au sens de distraire, détourner l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les vrais problèmes de la Côte d’Ivoire énoncés plus haut dans l’état des lieux.

Publié curieusement au même moment où Alassane Ouattara annonce sa candidature aux présidentielles de 2015, il constitue un élément de campagne visant à disqualifier dans le même élan celui qui l’a fait roi, Guillaume Soro d’une part, et de l’autre le Front Populaire Ivoirien dont il a si viscéralement peur qu’il s’obstine, dans sa diabolisation devenue une rengaine, à voir le FPI dans des élections auxquelles il n’a pas participé.

A cet effet il est frappant de constater que ce rapport ne fait nullement état du moindre reproche encore moins de la moindre faute commise par Alassane Ouattara durant ces deux ans de gouvernance pourtant désastreux. Il fuit en permanence son peuple, les travailleurs en particulier en se réfugiant dans l’esbroufe pour cacher sa peur. L’esquive et la communication internationale mensongère dont ce rapport en sont une preuve patente.


Fait à Abidjan, le 15 mai 2013


Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard



Source: AFRIK53.COM

vendredi, 17 mai 2013

APRES DEUX ANS DE POUVOIR: LE REGIME OUATTARA BAT LES RECORDS DE DETOURNEMENT DE FONDS PUBLICS

 

REVOLTE A L'UNIVERSITE FHB - OUATTARA ET GUEANT.jpg


Que de scandales financiers ne sont-ils pas dénoncés depuis l’accession au pouvoir le 21 mai 2011, officiellement d’Alassane Ouattara. Il ne se passe plus de jour que les Ivoiriens n’apprennent un scandale enregistré. Sous Ouattara cela est sorti de l’extraordinaire pour devenir un fait banal, au quotidien. Un fait si banal qui est inscrit à l’agenda du régime. Des disparitions de sommes faramineuses à des marchés aux contours ambigus en passant par la polémique autour des scandales financiers, le régime ploie sous le poids des pillages et des détournements. Des actes de mal gouvernance qui ternissent l’image du pays qui, à entendre Ouattara, sera «émergent à l’horizon 2020». La liste des affaires sulfureuses sous Ouattara risque de s’allonger. Des faits qui montrent le vrai visage du Rdr, parti-Etat en Côte d’Ivoire.

Filière cajou: des milliards disparus

Aucun secteur d’activité n’échappe à la furia des nouvelles autorités ivoiriennes. Pourvu que cela rapporte gros, se justifie-t-on dans le langage populaire. La filière Cajou vient de faire le frais des ténors du «Vivre ensemble». Qui sont passés par là. Conséquence : des milliards ont disparu. La presse ne se fait pas priér pour donner un large écho de cette manière de gérer les biens publics. En attendant que les responsabilités soient situées, laissons libre cours à la présomption d’innocence. Cela n’empêche pourtant pas les Ivoiriens de commenter ce qui se passe dans cette filière où les pauvres paysans peinent à joindre les deux bouts. Annoncé à grand renfort médiatique, le prix bord champ n’est pas respecté. Au grand dam des paysans qui ne savent plus à qui se confier. Vu que les gouvernants sont muets devant l’ampleur de la situation. Le prix bord-champ des noix de cajou, faut-il le rappeler, au titre de la campagne 2013, a été fixé par le gouvernement à 200 FCFA le kilogramme, tandis que le prix magasin intérieur à 235 FCFA. Or, dénoncent les paysans, le prix n’est pas respecté. « Les acheteurs s’offrent les produits à 150 FCFA le kg, voire 125 FCFA dans certaines zones. Nous ne sommes pas du tout d’accord » a signifié Kouamé Yao, délégué départemental de l’Intercajou de Nassian, appelant les producteurs à faire la rétention de leurs produits, en attendant qu’ « une solution soit trouvée». Des difficultés auxquelles s’ajoute la disparition de milliards dans ladite filière. Ce sont, indique-t-on dans les colonnes du confrère de Le Nouveau Courrier, du mardi 14 mai 2013, plusieurs milliards (pour une production entre 400 et 500 mille tonnes) qui sont engrangés à travers des prélèvements sur la commercialisation de l’anacarde mais qui ne sont pas reversés à l’Interprofession dont le rôle consiste à gérer la filière au niveau de l’encadrement des producteurs, de la commercialisation interne, et externe de la noix brute. Une information qui en dit long sur la gestion du régime actuel obnubilé par la traque des pro-Gbagbo.

Les 110 milliards engloutis dans du gazon à l’université

A son arrivée au pouvoir le 11 avril 2011, Ouattara a fermé les universités publiques au motif que celles-ci ont subi de lourds dégâts durant la crise postélectorale. En fait, le régime Ouattara a toujours vu les étudiants comme des pro-Gbagbo inconditionnels qui constituaient une menace pour lui. Alors la solution fut de fermer les amphithéâtres le temps de «maîtriser le terrain ». Ce qui fut fait sous le prétexte de réhabilitation. Les travaux étant sous la supervision de son ministre de l’Enseignement supérieur, Cissé Ibrahim Bacongo. Quand l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, rouvre à nouveau ses portes, le 3 septembre 2012, on annonce que 110 milliards de Fcfa ont été dépensés. Mais à quoi a servi cette somme si en fait de réhabilitation, l’on n’a fait que repeindre des bâtiments qui existaient déjà et planter du gazon ?

Les étudiants se retrouvent dans des amphis et salles de Td bondés et surchauffés, sans le matériel didactique approprié. A quoi ont réellement servi les 110 milliards affectés à la réhabilitation de l’université et à qui a-t-il profité ? Les étudiants, en colère, se sont fait entendre. Le ministre Cissé Bacongo a échappé de peu à un lynchage après avoir pris des projectiles au visage. Les raisons évoquées par les étudiants en colère sont d’ordre technique et didactique : absence de micro, de toilettes, d’ouvrages pour les bibliothèques. Cissé Bacongo a sacrifié son Daf dans cette «sale affaire ». Quand lui-même le concerné, la cheville ouvrière, continue de bénéficier du soutien de son mentor. Mais pour combien de temps ? Les évènements de lundi 13 mai doivent interpeller le régime Ouattara de plus en plus ancré dans la mal gouvernance économique. Ce qui ne manque de faire écrire à un confrère ceci : « Aujourd’hui le gouvernement a voulu honorer la Grande Chancelière qui a décoré tant de monde, à commencer par M. le Préfet lors de son investiture, mais là encore, les mensonges et les dissimulations n’ont pu être étouffés, et les étudiants asphyxiés financièrement demandent aujourd’hui des comptes à leurs dirigeants qui vivent dans l’opulence : que sont devenus les 110 milliards de la réhabilitation de l’Université ? Pourquoi y a-t-il des jardins avec jets d’eau mais pas de chasses d’eau et de toilettes ? Où sont passés les crédits pour équiper les amphithéâtres d’une sonorisation et d’un mobilier décent… ? Seule trace des coups de peinture de la réhabilitation : la reconversion des pots de peinture vides en sièges écologiques pour étudiants chanceux… Côte d’Ivoire émergente, Côte d’Ivoire tellement chérie et choyée par notre docteur en économie, qu’il se propose déjà de continuer la distribution des cadeaux lors d’un second mandat. Grâce à la baguette magique du rattrapage, à chaque retour de voyage, il la comble des cadeaux rapportés : promesses, paroles, assurances, certitudes… autant de mots se conjuguant avec des verbes au futur». Sans commentaires dans une Côte d’Ivoire sous Ouattara. Et le confrère de poursuivre de manière prophétique :« Une certitude : le présent est difficile, trop dur pour tous ces Ivoiriens spoliés, emprisonnés, dépouillés, exilés, sans travail » Le vivre ensemble proposé, à l’image de la scène peinte sur le tableau offert à Claude Guéant, se réduit à une belle affiche de propagande. Surtout que d’autres scandales sont annoncés. Dans la construction du 3ème pont, dit Henri Konan Bédié. Qui aurait été surfacturé

Le scandale des 700 millions Fcfa des religieux

Les malversations financières ont gagné la direction générale des Cultes. L’affaire porterait sur la somme de plus de 700 millions de FCFA. L’argent des des hommes de Dieu aurait été détourné par l’ex-Dg, Diaby Aminata Dao, promue aujourd’hui préfet d’Alépé. La lumière n’a jamais été faite sur cette affaire. Mieux, Mme Dao Aminata, « l’intouchable », a été bombardée, en mars 2013, préfet d’Alépé par le régime. Une prime à la malversation. Qui est censé tirer pour le moment le rideau sur les 700 millions de FCFA. A l’instar des sulfureux marchés passés au mépris des règles de l’art dans le cadre du ramassage des ordures, sous Anne-Ouloto. Et l’affaire Celpaid. Des scandales qui se succèdent.

 

Toussaint N’Gotta, in le quotidien ivoirien "Le Temps"


Source: LA DEPECHE D'ABIDJAN

jeudi, 16 mai 2013

KKB: «LE PDCI NE FAIT PAS BON MENAGE AVEC LES ARMES, LE RHDP A VOLE EN ECLAT!»

 

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Kouadio Konan Bertin, KKB, a dit: (…) «Le PDCI ne peut plus porter à bout de bras le Rhdp. Le RDR est loin d’être le 1er parti de Côte d’Ivoire. Le PDCI ne rejette pas l’appel du FPI qui fera l’objet de débat et de réflexion à son congrès en octobre. Le RDR prépare le divorce, s’il n’est pas déjà consommé. La coalition a volé en éclat à cause des velléités hégémoniques du RDR» (…)

«Ce qu’il convient de dire, c’est que depuis 2001, on ne gagne plus les élections en Côte d’Ivoire, si on n’a pas d’armée. Depuis 2001, on ne gagne plus les élections dans ce pays quand on n’a pas une branche armée».

«Ce qui est vrai, c’est qu’en effet depuis 2001, le PDCI n’a plus gagné d’élections. La raison est toute simple et je le dis à nos alliés. J’ai déjà fait le constat. La zone CNO est réservée exclusivement au RDR, la concurrence n’y est pas possible, mais nous le savons tous. Le PDCI est dans la situation où il a grillé sa face et son dos. Il ne peut pas prospérer au Nord, en même temps au Sud, les Ivoiriens du Sud lui reprochent de s’être allié aux rebelles et s’éloignent de nous. Rien que pour ça, parce que pour les Ivoiriens du Sud, notre alliance avec le RDR, c’est l’alliance avec la rébellion et ils ne nous ont jamais pardonné cela».

«Ces dernières élections ont montré que malgré la présence de Gbagbo à la Haye, les élections ont été organisées dans la violence. Faisons en sorte que plus jamais il n’y ait des élections avec violence en Côte d’Ivoire. Pourquoi pensons-nous que chaque fois qu’il doit avoir une élection en Côte d’Ivoire, il faut forcément la violence? Or c’est connu, le PDCI RDA ne fait pas bon ménage avec les armes, avec la violence».


Kouadio Konan Bertin dit KKB

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RHDP: KKB accuse le RDR de «préparer le divorce»


Le Président des jeunes du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-parti unique), Bertin Konan Kouadio, également Député à l’Assemblée nationale ivoirienne a accusé mercredi le Rassemblement des républicains (RDR, le parti présidentiel) de «préparer le divorce» des partis membres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

«Sous nos yeux, le RDR est en train de préparer le divorce», a-t-il accusé lors d’une conférence de presse, prévenant qu'«il y a des femmes qu’on ne divorce pas».

Commentant l’actualité électorale marquée par les élections locales du 21 avril dernier, le Président de la JPDCI, surnommé «KKB», a dénoncé l’hégémonie de son allié, le RDR sur le Nord du pays.

«Le RDR ne joue jamais à la carte de l’alliance dans les régions qui lui sont favorables», a-t-il dit à ce propos, en s’élevant contre la mainmise du parti présidentiel sur le Nord du pays où le PDCI est de moins en moins présent.

La tension est montée d’un cran entre le RDR et son principal allié, le PDCI lors des élections régionales et municipales couplées du 21 avril, boycottées par le camp de Laurent Gbagbo.

Faute de consensus pour des candidatures RHDP dans la plupart des circonscriptions, les houphouëtistes se sont mutuellement accusés de fraudes lors de ce scrutin, marqué en certains endroits par des violences.

«Depuis 2001, on ne peut pas gagner une élection en Côte d’Ivoire, si on n’est pas armé», a regretté «KKB», faisant remarquer que «le PDCI ne fait pas bon ménage avec les armes».

Invitant à des élections sans violence en Côte d’Ivoire, il a rassuré que le PDCI ne va jamais rompre avec sa bonne pratique de la paix.

«Je voudrais dire au RDR qu’on ne traite pas un allié comme il le fait. Nous avons un passé très récent (…) On ne crache pas dans la soupe qu’on a mangé hier», a lancé le Président des jeunes du PDCI.

Ce sont au total 163 requêtes en annulation qui ont été envoyées à la Commission électorale indépendante (CEI) sur 519 têtes de listes pour les municipales. Elles ont été toutes transmises ensuite à la Cour suprême par la CEI.

En attendant ce verdict de la Cour suprême, les résultats de la Commission électorale indépendante (CEI) donnent 65 communes remportées par le RDR contre 49 pour son allié, le PDCI.

Le PDCI, le RDR, l’UDPCI et le MFA sont les quatre partis politiques membres du RHDP.

Le porte-parole du RDR, Joël N’guessan, a annoncé la semaine dernière que «23 indépendants ont formellement rejoint le RDR», permettant au parti présidentiel de totaliser pour le moment «88 maires» sur les 197 communes que compte le pays.

L’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) s’en sort avec 5 communes et 3 pour le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

Au Conseil régional, le RDR remporte ladite élection avec 10 régions, quand le RHDP obtient 9. Les indépendants remportent 6 contre 4 pour le PDCI, suivi de l’UDPCI avec 1. Ces dernières élections locales bouclent le cycle du processus électoral ivoirien.

S’agissant des reformes annoncées sur la nationalité et le code foncier, l’honorable Bertin Konan Kouadio a estimé que «pour l’instant, nous sommes au stade des rumeurs».

«Le PDCI n’agit pas avec les rumeurs», a-t-il poursuivi, en ajoutant dans la foulée que «s’il arrivait que ces rumeurs se confirment, le PDCI donnera sa position». M. Kouadio a en outre rappelé que la loi de 1998 sur le code foncier est l’une des rares lois ayant fait l’unanimité.

Parlant de l’appel du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l’ancien président Laurent Gbagbo pour un rassemblement avec le PDCI, Bertin Konan Kouadio, a indiqué que le congrès de «clarification» de l’ex-parti unique qui se tiendra en octobre prochain y donnera une réponse.


LS/APA, Agence de Presse Africaine


Source: AFRIK53.COM

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Côte d’Ivoire – KKB crache du feu: «Le Pdci a un candidat 2015», «Le Rhdp est mort». Le régime riposte «KKB est devenu fou», «Il est manipulé»!


KKB traité de fou par «Le Patriote», après avoir confirmé la mort du RHDP, et dénoncé la dictature Ouattara.

 

Kouadio Konan Bertin dit KKB, président de la Jpdci et député, a mis le régime Ouattara en branle hier, en annonçant au cours d’une conférence de presse au siège du Pdci à Cocody, la mort du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), et en dénonçant la dérive guerrière et dictatoriale du régime. Et crime de lèse-majesté, KKB a annoncé que son parti avait déjà son candidat pour l’élection présidentielle de 2015, là où les Républicains de Ouattara espéraient encore que le Pdci n’en présente aucun. C’est la raison de l’annonce surprise de la candidature de Ouattara à la présidentielle de 2015, deux ans avant la fin de son mandat, un fait extrêmement rare pour être souligné. D’habitude, les candidats en exercice attendent au dernier moment pour annoncer leur flamme.

C’est aussi le sens des intenses pressions exercées en ce moment sur le président Bédié, président du Pdci, par Alassane Dramane Ouattara, afin que le Pdci renonce à avoir un candidat, et qu’il lui livre comme en 2010, son parti sur un plateau d’or.

Pour le RDR, la sortie de KKB hier, s’apparente à une déclaration de guerre et une grave menace pour la survie du régime. Car sans le Pdci, qui de plus en lorgne vers le FPI depuis l’Appel du 12 avril dernier de Christian Vabé du Rpci-Ac à s’unir pour sauver la Côte d’Ivoire en danger, le régime Ouattara n’est rien. Et à coup sûr, il s’écroulera en 2015 comme un château de cartes. Il faut donc d’urgence diaboliser KKB, le ridiculiser, voire le marginaliser.

Ce matin donc, notre confrère «Le Patriote», journal du régime, fait feu de tout bois contre le président de la Jpdci: «KKB dans tous ses états hier», «Ce petit bonhomme est devenu fou», «C’est une marionnette manipulée par des barons cachés», «C’est pour casser le Rhdp», «C’est un coup d’Etat pour chasser Bédié».

Selon nos informations, KKB n’est pas devenu fou ni même manipulé par qui que ce soit. Il exprime la pensée de la majorité des cadres et militants du Pdci, excédés par tant de frasques et de dérives du régime Ouattara, en qui ils avaient cru. Ces derniers, ayant compris leur grave erreur de s’être alliés au Rdr, et devant les mensonges et l’incapacité de Ouattara à apporter des solutions aux problèmes des Ivoiriens, ont décidé de prendre les choses en main, afin de sauver la Côte d’Ivoire d’un naufrage collectif, et avant qu’il ne soit trop tard.

KKB a juste dit ce que la majorité des ivoiriens pensent désormais, qu’ils soient étudiants, chômeurs, villageois, agriculteurs, réfugiés, cadres, enseignants, et quelles que soient leur appartenance ethnique et leur religion: Alassane Dramane Ouattara est une erreur de casting qu’il faut corriger au plus vite.

 

Eric Lassale


Source: IVOIREBUSINESS.NET

mercredi, 15 mai 2013

JEAN-LUC MELENCHON: «IL EST TEMPS POUR NOTRE PAYS D’EXIGER LA LIBERATION SANS CONDITION DE NOTRE COMPATRIOTE MICHEL GBAGBO»

 

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Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon, Président du Parti de Gauche et Coprésident du Front de Gauche, dénonce vigoureusement l’interventionnisme militaire de la France qui, sous couvert de défense des droits de l’homme, a installé en Côte d’Ivoire le régime dictatorial d’Alassane Ouattara. Une nouvelle fois, il interpelle le Président François Hollande et le Ministre Laurent Fabius afin qu’ils exigent sans délai la libération du franco-ivoirien Michel Gbagbo détenu arbitrairement depuis deux ans. Le site "Soutien et Liberté".

Malheur aux ivoiriens vaincus

 

Le service après-vente des interventions militaires de nos présidents successifs est un devoir qui dépasse les temporalités médiatiques. Quand la guerre a lieu, l’armée transporte les journalistes et les installe dans des points d’observations choisis par elle. Pendant quelques jours les « reporters » filment librement ce qu’il est prévu de les voir filmer et commentent librement en direct « sur place, depuis le terrain » leurs collègues en plateau à Paris qui leur lisent les dépêches de l’armée et du gouvernement. Jusque-là tout va très bien. En effet il ne saurait être question de laisser de tels énergumènes pourrir une guerre avec leurs inévitables otages ou leurs morts mis en exergue chaque jour au journal de vingt heures. Surtout que sur ces plateaux tournent avec suavité deux ou trois experts directement liés à nos Etats-Majors, revues et colloques savants, qui commentent des cartes du meilleur effet. De cette façon tout se déroule, avec une magnifique précision d’horloge, selon le plan prévu. Premier temps on intervient au nom des droits de l’homme comme le prouvent des images « tournées en caméras cachées au péril de notre vie ». Deuxième temps on commente les droits de l’homme bafoués avant notre glorieuse présence vu qu’il n’y a plus rien à montrer en image car les zones de combat sont interdites d’accès. Troisième temps la guerre est finie, les droits de l’homme sont rétablis, la population sort les drapeaux français tout neufs qu’elle cousait en cachette depuis des semaines. Les télés rentrent à la maison, les commentaires s’interrompent car le sujet est vite épuisé (surtout dans le désert où il n’y a vraiment personne). Depuis peu il y a une nouvelle séquence imposée : la visite sur place du président très bon très grand qui vient écumer la joie du peuple libéré. « Merci la France » « Sarkozy ! Sarkozy ! » à Benghazi. « Merci papa Hollande » à Tombouctou. Les sceptiques reçoivent le coup de grâce. Quoi qu’il en soit, quatrième temps, la guerre continue. Peu importe qu’elle continue. Le cirque est parti, le spectacle a lieu ailleurs. Les droits de l’homme retournent donc au présentoir de la bonne conscience, entre la tête de buffle empaillé et le portrait du Dalaï Lama. A partir de cet instant on ne peut revenir sur la scène de ces exploits guerriers qu’avec un masque et des gants, car il s’agira de fouiller dans la charogne.

En Côte d’Ivoire, comme hier au Kosovo, comme à présent en Lybie et très bientôt, c’est certain, au Mali et en Syrie, nos chers alliés politiques « amis des droits de l’homme » que nous sommes venus secourir s’avèrent être « à la longue », c’est-à-dire hors de la quinzaine pendant laquelle les médias montrent quelque chose, d’odieux pourris et parfois même des criminels notoires. Voyez comment les prétendus « combattants de la liberté » du Kosovo trafiquaient les organes des prisonniers serbes qu’ils prélevaient pour les revendre. Motus. Le serbe était le méchant du film. Puis ils menacèrent de mort la présidente du Tribunal Pénal International. Silence : aucun d’entre eux ne sera donc jugé. En Lybie et en Syrie aujourd’hui les « insurgés » combattent un despote avec des méthodes aussi répugnantes que les siennes et parfois même pire. C’est ce que vient de montrer le recours aux armes chimiques par les « rebelles » en Syrie. Etrange : la femme qui le révèle pour l’ONU est celle qui a été menacée déjà pour le Kosovo. Encore elle ! Heureusement, les nord-américains sont là pour révéler qu’ils disposent de preuves solides montrant que le despote a usé de ces armes chimiques. Et patati et patata. La vie, quoi. Je ne crois pas surprendre beaucoup de mes lecteurs en écrivant tout cela. Je les invite pourtant à suivre avec attention ce qui leur est dit sur ces sujets quand ils en entendent parler. Car il nous faut tous tirer parti de chacun de ces épisodes. C’est nécessaire pour améliorer notre compréhension du monde et pour éduquer nos réflexes face à la machine de propagande quand elle se met en mouvement. Sinon comment assumer notre dignité de citoyens ? Nous devons exercer en esprit libre nos pouvoirs de discernement. Il est essentiel, là encore de prendre d’abord conscience du rôle d’illusionnistes (souvent distrayants, j’en conviens) des médias officialistes.

En Côte d’Ivoire, des criminels de toutes sortes, massacreurs de civils, tortureurs de prisonniers civils, bourreurs d’urnes patentés, occupent dorénavant les postes clefs du régime « ami des droits de l’homme » que Nicolas Sarkozy a installé au pouvoir. Un rapport de l’ONU, non commenté aux journaux de 20 heures français pourtant tellement actifs dans le service de vente directe de la belle guerre de Côte d’Ivoire note : « D'anciens commandants de zone ayant à leur actif un nombre notable de violations du droit international humanitaire ont rejoint les rangs ordinaires des Forces Républicaines de Côte d'Ivoire. Des individus comme Martin Kouakou Fofié (qui est sous le coup de sanctions de l'ONU depuis 2006), Ouattara Issiaka (alias ì Wattao), Hervé Touré (alias ì Vetcho ), Koné Zakaria et Chérif Ousmane ont tous été promus à des postes stratégiques de commandement. Ils ont également des contingents sous leurs ordres et d'importantes quantités d'armes (et de matériel connexe) entre leurs mains. » Ces gens sont impliqués dans des crimes dont le récit vous fait dresser les cheveux sur la tête. Qui cela va-t-il empêcher de dormir ici, au pays des droits de l’homme qui n’hésite pas à s’engager militairement pour défendre nos principes ? Personne ! Et sûrement pas François Hollande. Il a confirmé la marionnette présidentielle Alassane Ouattara qui est venue lui faire acte d’allégeance à domicile. J’ai alors demandé si ce noble guerrier se souvenait de notre compatriote Michel Gbagbo détenu dans des conditions infra humaines par les vainqueurs qui l’ont d’abord copieusement tabassé. Michel Gbagbo est citoyen français. Il a été détenu sans jugement ni même inculpation pendant des mois. Puis il a été détenu dans des conditions qui l’ont amené aux portes de la mort. Il ne faisait pas de politique. J’ai interpellé le gouvernement. Personne ne m’a répondu. Il faut quand même dire, sans doute, que s’appeler Gbagbo et être le fils de son père, même si on n’a pas d’activité politique n’est pas bien malin. Fabius qui a eu ses petites entrées auprès de Laurent Gbagbo du temps où il était puissant devrait pouvoir s’en émouvoir. Non. Dans la mesure où l’ennemi est vaincu, les vainqueurs ont tous les droits. Notamment celui de martyriser les vaincus. Bien sûr cela se fait en toute bonne conscience au nom des droits de l’homme qui ont été méprisés par les vaincus, cela va de soi.

« Vae victis » dit l’adage des romains, malheur aux vaincus. Tout est alors permis contre eux. Je ne veux pas gâcher vos rêves avec des cauchemars venus de Côte d’Ivoire. Mais le sort réservé aux six cent soixante dix membres du Front Populaire Ivoirien détenus par les officiels actuels pourraient vous faire très peur. Passons sur celui réservé à madame Simone Gbagbo qui vient d’être enlevée de l’hôpital où il avait bien fallu la conduire. Battue en public sous les yeux des caméras par des soudards, elle est pourtant réclamée par le tribunal pénal international. Sa défense ne sait rien d’elle. Elle est vivante et martyrisée. Qui s’en soucie à Paris parmi ceux qui dînaient avec elle du temps où elle était la « première dame » ? Moi, je n’ai jamais dîné avec les Gbagbo du temps où ils étaient puissants. Ils ne m’ont ni reçu, ni invité. J’étais à la gauche du PS et de l’Internationale socialiste. Mais je sentais le souffre pour eux. Ils recevaient Henri Emmanuelli, et d’autres beaucoup moins à gauche. Au bureau national du PS des gens comme le renégat Eric Besson réclamaient des sanctions contre les Gbagbo sans beaucoup de succès car nombreux étaient ceux qui regardaient la pointe de leurs chaussures. Ils ont fini par applaudir l’intervention militaire de Nicolas Sarkozy. Tous sont devenus muets depuis. Défendre leurs droits humains aujourd’hui ajoute aux croix qu’il me faut porter devant la meute. Mais pourtant je le fais. Quand je vois un « ministre de la justice et des droits de l’homme » refuser l’accès de tout avocat auprès de mon compatriote Michel Gbagbo, je me souviens que lui et son ministère ne seraient rien ni personne sans l’accord de François Hollande. Quand Simone Gbagbo est enlevée de son hôpital à la faveur d’une anesthésie générale et interdite de contact avec ses conseils, je suis juste soulevé de dégoût par la lâcheté de ceux qui autorisent ces exactions à Paris. Et je ne voudrais pas que les ivoiriens croient que « c’est ça la France ». Et je ne voudrais pas qu’ils montrent mon pays du doigt. Exactement comme moi, je ne crois pas que Alassane Ouattara, ce soit la Côte d’Ivoire et je ne montre pas le pays du doigt à cause des bourreaux des milices nordistes.    

Il y a eu des élections municipales il y a trois semaines en Côte d’Ivoire. Evidemment, vu la situation, le Front Populaire Ivoirien et ses alliées ont appelé au boycott. Selon eux, la participation a été de 15%. Le président « élu », Alassane Ouattara dit qu’elle a été de… 30%. Pas de quoi pavoiser ! Mais selon les observateurs internationaux ce serait 20%. Rien qui évoque la joie et la mobilisation d’un pays « libéré ». Cette très faible participation, due au boycott et à la lassitude générale de la population, montre au contraire un pays prostré et abusé. Et dans ce naufrage, le parti d’Alassane Ouattara a subi une sévère débâcle. A peine 20% des nouveaux maires sont issus de ses rangs et ils viennent des régions déjà sous contrôle de ses milices partisanes sécessionnistes sous l’ère légale de Laurent Gbagbo. La moitié des nouveaux maires sont des « indépendants ». 30% environ sont issus du très ancien parti présidentiel des lendemains de la décolonisation, le PDCI ! Sur le terrain de nombreux incidents ont eu lieu entre les deux partis. Là encore pas de trace du « pays libéré », juste une exaspération généralisée et une tension rappelant à tous les conditions politiques qui prévalaient à la veille de l’intervention militaire française.

Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire, a officiellement invité François Hollande à se rendre dans son pays. Peut-être qu’il ira. Je ne sais pas. Mais je sais qu’il est temps pour notre pays d’exiger la libération sans condition de notre compatriote Michel Gbagbo. Juste parce que c’est notre compatriote et que nous ne devons pas accepter que son nom soit un motif de persécution. C’est pourquoi je prends le temps d’écrire ces lignes pour rappeler que le retour à un état de droit qui avait été promis passe nécessairement par le respect des droits attachés à la personne de tous les prisonniers politiques ! Et enfin j’affirme que le renvoi devant les tribunaux des personnes proches de Monsieur Ouattara suspectées d’avoir commis de graves crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire est une urgence centrale dans un contexte où nos armes sont intervenues sous le prétexte de la restauration des droits de l’homme. Je sais très bien que ce n’était pas vraiment le sujet. Mais ce pourrait être une opportunité. Même après coup.

Je ne veux pas finir ce chapitre sans revenir aux questions de couverture médiatique de nos guerres. Tout le monde ne se contente pas d’occuper avec sérieux son rôle de marionnette. Quelques courageux vont pourtant plus loin, sans la laisse ni la gamelle fournie par le service de communication des armées en campagne. Mais le temps qu’ils arrivent là où les choses se passent, le temps qu’ils recoupent leurs informations, bref le temps qu’ils fassent le travail de journaliste, la guerre officielle est finie. Ils n’accèdent donc plus à l’antenne. Ou alors seulement pour le magazine spécialisé qui diffusent leur travail entre deux reportages voyeuristes sur la prostitution aux îles Boudijis et le trafic des escargots en voie de disparition en république centre Afroucha. Ceux-là se font tuer aussi parfois. Leur mort, n’est pas filmée. Mais elle sert de prétexte à d’émouvantes auto-célébrations de la corporation par des hommes et des femmes troncs qui ne quittent jamais leurs studios bien chauffés. Leurs images, leurs lignes sont tout ce qu’il nous reste de la part de vérité qu’ils ont pu capter. Mais comme ce sont des parts de vérité, il faut pour en disposer aller les chercher soi-même. Mais peut-être est-ce un devoir à leur égard aussi.


Jean-Luc Mélenchon


Source: Le blog de Jean-Luc Mélenchon

LA VRAIE HISTOIRE DU TROISIEME PONT D'ABIDJAN, PAR AHOUA DON MELLO

côte d'ivoire,3ème pont d'abidjan,la vraie histoire du troisième pont d'abidjan,ahoua don mello,docteur-ingénieur des ponts et chaussées de paris,ex dg du bnetd 2000-2010,ministre de l’équipement et d’assainissement du gouvernement gil


Le Pont Henri KONAN BEDIE dont la première pierre a été posée à Abidjan le mercredi 7 septembre 2011, à grand renfort de publicité, est un projet initialement connu sous le nom de Pont Riviera-Marcory, dans le cadre « des 12 travaux de l’Eléphant d’Afrique » du régime du Président Bédié déjà en 1996.

En 1996 donc, pour cet important projet, la maîtrise d’œuvre est confiée au Bureau National d’Etudes Techniques et de Développement (BNETD) dirigé à l'époque par THIAM Tidiane. Monsieur THIAM désigne alors son ingénieur, le plus expérimenté de ce secteur, pour la conduite technique du projet.

Compte tenu des difficultés financières que rencontrait l'État de Côte d'Ivoire, une équipe technique entièrement ivoirienne, composée de juristes, d’économistes, d’ingénieurs, d’environnementalistes, de sociologues et de spécialistes de marché, proposa un BOT (Built, Operate and Transfert ; le BOT consiste à attribuer un projet par le biais d'appel d'offres à un opérateur privé qui le finance. Ce dernier se rembourse à travers une concession pour une période déterminée). Le projet est alors confié à un opérateur privé en charge de mobiliser le financement nécessaire à la réalisation du projet, et le remboursement devait par conséquent être assuré par un péage imposé aux automobilistes.

Un appel d’offres est lancé à cet effet et le Groupe BOUYGUES est choisi comme l’opérateur technique et financier du projet. Une convention de concession est signée après plus de deux ans d’études et de négociation. Le coût du projet est négocié à 91.8 milliards de FCFA avec une concession de 30 ans intégrant les frais financiers, les assurances et les différentes marges bénéficiaires.

Pour la réalisation du projet, le Groupe Bouygues crée une société privée de droit ivoirien (SOCOPRIM) conformément à la convention de concession. Le capital de SOCOPRIM est fixé à 28 milliards de FCFA, détenus par le groupe Bouygues (16 milliards de FCFA), l’Etat de Côte d’Ivoire (4.9 milliards de FCFA), la CAA (1.2 milliards de FCFA), le groupe TOTAL (1.25 milliards de FCFA), et le groupe DEG (4.65 milliards de FCFA). Des bailleurs de fonds sont contactés pour mobiliser le reste du financement nécessaire pour couvrir le coût du projet dont la SFI (21 milliards de FCFA), la BAD (18 milliards de FCFA), la CAA (2.8 milliards de FCFA), la BOAD (6 milliards de FCFA), le groupe PROPARCO (10 milliards de FCFA).

Le BNETD propose en outre un échangeur sur le boulevard Giscard d'Estaing pour éviter tout engorgement sur le pont Riviera-Marcory et faciliter ainsi, l’accès au dit boulevard. Coût de l’échangeur : 10 milliards de FCFA financés par l’AFD (4 milliards de FCFA) et la BOAD (6 milliards de FCFA).

L’étude d’impact environnemental et le plan de déplacement et de réinstallation de la population occupant l'emprise du projet (l'emprise est l'emplacement du pont, des voies de raccordement et de l'échangeur) sont évalués à 6 milliards de FCFA entièrement à la charge de l’État de Côte d’Ivoire.

Le projet final comprend donc un pont de 2 fois 3 voies avec un trottoir, une digue, une voie de raccordement au boulevard Giscard d'Estaing, une voie de raccordement au boulevard MITTERAND. Le délai de réalisation est estimé à 24 mois, le début des travaux est fixé à fin décembre 1999.

La mobilisation du financement du projet « Pont Riviera-Marcory » étant bouclée, la mise en œuvre du projet pouvait alors démarrer et démarre justement par le plan de déplacement et de réinstallation des occupants de l’emprise du projet. Ce volet prend fin avant le 24 décembre 1999.

Cette opération de déplacement et de réinstallation qui touche le secteur informel, permet de réinstaller de petits commerçants, de petits artisans et des propriétaires de maquis qui deviennent par une juste compensation des pertes, des petites et moyennes entreprises prospères. Ce qui est différent, aujourd'hui, des destructions massives sans contrepartie du pouvoir actuel qui accroît la pauvreté.

C’est dans l’attente du démarrage effectif des travaux que le coup d’État du 24 décembre 1999, des "jeunes gens" dirigés par le regretté Robert GUEI, a eu lieu.

A la suite de ce coup d’État qui chassa le Président Bédié du pouvoir, les bailleurs de fonds suspendent bien évidemment leur financement. Le projet est ajourné pendant la période de transition.

Après l'élection du Président Laurent GBAGBO, en Novembre 2000, notre modeste personne est nommée à la tête du BNETD. Nous choisissons de reconduire l’équipe projet pour son expérience inestimable et les compétences avérées de ces membres.

Le projet est aussitôt relancé. L’équipe-projet le réévalue en tenant compte de l’inflation. Cette réévaluation a mis en évidence un surcoût de 10 milliards de FCFA qui risquait d’avoir un impact sur le prix du péage et le délai de concession. Pour absorber le surcoût l’équipe projet propose une solution alternative : la construction d’un pont semi-métallique.

La proposition technique validée, elle est aussitôt présentée au Président Laurent GBAGBO qui émet, somme toute, des réserves sur un pont à péage au cœur d’Abidjan ! Il demande néanmoins de reprendre les négociations avec l’opérateur technique et financier BOUYGUES et d’étudier parallèlement une solution sans péage.

Les bailleurs de fonds demandent que les relations entre la Côte d’Ivoire et le FMI soient rétablies avant de donner leur feu vert. Le Ministère de l’Economie et des Finances conduit avec succès le programme intérimaire arrêté avec le FMI. Un programme triennal est conclu en mars 2002. Sa bonne exécution devait conduire à la conclusion du PPTE à la fin du programme. Une mission est prévue pour le 20 septembre 2002 à Washington pour poursuivre les échanges avec le FMI.

C’est alors q’un autre coup d’État en Septembre 2002 est tenté avec comme objectif des conspirateurs d'emmener Alassane Dramane OUATTARA au pouvoir. Le coup d’État manqué se transforme alors en rébellion et suspend une fois de plus le démarrage du Pont Riviera-Marcory. Les bailleurs de fonds suspendent encore évidemment, leur collaboration avec la Côte d’Ivoire.

Après toutes ces péripéties, le Président Laurent GBAGBO demande qu’une solution interne de financement soit trouvée et que le péage soit définitivement écarté.

Le BNETD s’en remet au Ministère de l’Economie et des Finances qui a en charge la recherche de financement. Le Ministère propose donc un compte séquestre à la BNI alimenté par un prélèvement sur le pétrole et un appel public à l’épargne garanti par le compte séquestre.

Un opérateur chinois propose au BNETD une solution technique à 60 milliards de FCFA.

Le BNETD se propose, sur cette base, de négocier avec l’opérateur BOUYGUES soit la transformation du contrat de concession en marché public soit la rupture du contrat et l’évaluation des dommages et intérêts.

Au vu, de la proposition chinoise, la rupture du contrat est avantageuse pour l’État ivoirien. D’une pierre la Côte d’Ivoire peut réaliser deux coups : 1/réaliser un projet moins cher sur fonds propres 2/ éviter le péage en plein cœur d’Abidjan dans un contexte de pauvreté accentuée.

À la faveur du point de décision du processus PPTE avec les bailleurs de fonds obtenu en 2009, le Ministère de l’Economie et des Finances marque son accord pour la mobilisation interne du financement. Cela suppose la réévaluation du projet pour définir le montant à mobiliser, la constitution d’un dossier de consultation des entreprises et la rupture du contrat de concession.

La réévaluation du projet est achevée en 2010. Le gouvernement ivoirien décide de maintenir l’opérateur BOUYGUES sur la construction de l’échangeur du boulevard Giscard d'Estaing et de négocier la rupture du contrat de concession sur le pont. Une avance de démarrage est payée par l’État ivoirien pour la construction de l’échangeur.

Le démarrage des travaux est plusieurs fois reporté avec à chaque fois différents prétextes jusqu’au coup d’État de la France du 11 avril 2011.

Pour écarter l’expertise ivoirienne, ADO fait revenir, SEREY EIFFEL, le dernier Directeur Général français du BNETD (1990-1994) comme conseiller spécial à la Présidence de la République pour les affaires économiques après son passage au GABON où il a dirigé la société écran d’Alassane OUATTARA : l’Institut International pour l’Afrique (IIA). Le projet du Pont Riviera-Marcory est relancé en écartant la solution sans péage du Président Laurent GBAGBO. Alassane OUATTARA reconduit le projet initial réévalué à 125 milliards de FCFA avec à la clé un péage de 700 FCFA par véhicule et par passage, dans un contexte de pauvreté généralisée. La mise à l’écart des solutions du BNETD signe certainement le retour de l’expertise française en Côte d’Ivoire avec pour corollaire le renchérissement des coûts de tous les projets en portefeuille pour lesquels les études ont été déjà bouclées par le BNETD durant les années de crise, sur ressources propres issues du déploiement du BNETD en Afrique. Ces dossiers « prêts à porter » constituent une « banque » de près de 200 projets et ont permis de gagner du temps lors de la mise en œuvre du pont de Jacqueville, de l’autoroute du nord, de la route Boundiali-Tingrela, du transfert de la capitale, de la réhabilitation de l’Hôtel Ivoire et du programme d’urgence dans le cadre du rétablissement des relations avec les bailleurs de fonds en 2009.

Dépouiller le peuple ivoirien pour garantir les intérêts de la France-Afrique, lutter contre la concurrence des pays émergents, le Pont Henri KONAN BEDIE est l’expression de cette nouvelle alliance entre la France et la Côte d’Ivoire et à terme, entre l’Occident et l’Afrique et le retour en force des conseillers occultes français car on n’est mieux servi que par soi-même, dit l’adage. Le mode opératoire de ce pont marque le point de départ de la Solution ADO dans le secteur des Grands Travaux en Côte d’Ivoire et le futur visage français de l’économie ivoirienne avec le financement françafricain occulte de l’Elysée. Nous sommes en plein dans la devise de la France-Afrique : "Ce qui est bon pour la France est obligatoirement bon pour l'Afrique".

Au moment où les Ivoiriens souffrent d'une pauvreté accentuée par l'incapacité du régime de Monsieur Alassane Dramane OUATTARA à payer les salaires, d’une extermination des micro-entreprises, d'un affaiblissement du portefeuille des petites et moyennes entreprises qui accroît chaque jour le nombre de chômeurs et ne parlons pas de l'insécurité chronique. Au moment où les ivoiriens sont soignés gratuitement mais sans médicaments. C'est ce moment que Monsieur Alassane Dramane OUATTARA et le Groupe BOUYGUES choisissent pour construire un pont à péage à 700 F CFA le passage et par voiture, là où le Président GBAGBO propose un projet deux fois moins cher et sans péage. Pour faire avaler la pilule au PDCI, ils ont donné le nom du Président Bédié au pont. Comme par hasard, le déblocage de fonds qui a suivi pour lancer les travaux et toute cette effervescence autour du pont coïncident avec l'approche des élections en France, cela rappelle étrangement toutes ces affaires de France-Afrique avec leurs rétro-commissions.

Les divergences d’approche du développement de la Côte d’Ivoire et la prise en compte stricte des intérêts des Ivoiriens par le Président Laurent GBAGBO sont la cause fondamentale de l’emprisonnement du Président légal et légitime de la République de Côte d’Ivoire par la Françafrique.



Ahoua DON MELLO,


Docteur-Ingénieur des Ponts et Chaussées de Paris,

Ex DG du BNETD 2000-2010,

Ministre de l’équipement et de l’assainissement du gouvernement Gilbert AKE NGBO.

VOIRIE URBAINE, EAU POTABLE, RAMASSAGE DES ORDURES: VOICI LA PREUVE QUE OUATTARA EXECUTE LES PROJETS DE GBAGBO

 

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Le Projet d’urgence d’infrastructures urbaines (PUIUR) a été initié, en 2008, par le gouvernement ivoirien sous le Président Laurent Gbagbo. Il s’agit du fruit d’un partenariat avec la Banque mondiale. Qui a fait un don initial d’un montant de 94 millions de dollars US (environ 47 milliards fcfa hors taxes) à notre pays, en vue d’intervenir sur cinq secteurs sensibles : eau potable, assainissement urbain, déchets solides, voirie urbaine et contrats de villes. Ce projet a été exécuté, à bien des égards, sous le régime Gbagbo, avec l’appui de la Banque mondiale. Parvenu au pouvoir, Alassane Ouattara poursuit l’œuvre de son prédécesseur. Pourtant les supporters du nouveau régime continuent de crier partout que Laurent Gbagbo n’a rien fait. Nous proposons la preuve du contraire.


OBJECTIFS ET COMPOSANTES OBJECTIFS:

• Améliorer la disponibilité et la qualité du service d’alimentation en eau potable

• Accroitre l’accès au réseau d’assainissement des eaux usées et limiter les rejets des effluents dans la lagune d’Abidjan

• Améliorer la collecte, l’évacuation et l’élimination des déchets solides ménagers de la ville d’Abidjan afin de sauvegarder la santé publique et l’environnement

• Améliorer la mobilité urbaine et l’accès aux services de transport ainsi que le réseau routier

• Aborder méthodiquement les problèmes des villes à moyen et long terme et redynamiser les fonctions municipales largement dévolues à l’Etat pendant la période de crise.

COMPOSANTES:

• Alimentation en eau potable

• Assainissement urbain (eaux usées)

• Gestion des déchets solides

• Réhabilitation des voiries urbaines

• Contrats de ville

ACQUIS MAJEURS ALIMENTATION ET RENFORCEMENT DU RESEAU D’EAU POTABLE A ABIDJAN ET BOUAKE:

(i) Réhabilitation et équipement de l’usine Zone Nord à Abidjan ;

(ii) 5 nouveaux forages à grand diamètre réalisés et équipés, 3 anciens forages entièrement équipés et fonctionnels et 1 ancien forage en cours d’équipement ;

(iii) 38 écoles primaires raccordées au réseau d’eau potable et 65 bornes-fontaines en cours d’installation dans les quartiers précaires ;

(iv) Renforcement en cours du réseau d’eau potable de l’île de Petit-Bassam (alimentant les communes de Treichville, Koumassi, Port-Bouet ;

(v) 20.000 branchements sociaux réalisés à Abidjan et à l’intérieur du pays ;

(vi) 58 kilomètres linéaires de réseau d’eau potable et 27 bornes-fontaines réalisés dans 12 quartiers et villages périphériques de Bouaké.

REHABILITATION DES STATIONS D’ASSAINISSEMENT DES EAUX USEES A ABIDJAN:

(i) Acquisition de matériel électromécanique, mécanique et de télégestion de pointe, répondant aux normes internationales de qualité et de sécurité pour la réhabilitation des 04 grandes stations du collecteur principal et des 17 petites stations de quartiers ;

(ii) Travaux de raccordement des quartiers au collecteur principal en cours dans les communes suivantes : Abobo, Adjamé, Cocody, Marcory et Koumassi.

AMELIORATION DE LA GESTION DES DECHETS SOLIDES A ABIDJAN:

(i) 996.000 tonnes d’ordures collectées et mises en décharge pour un montant de 6,13 milliards FCFA hors taxes, sur la période du 13 mars 2009 au 15 avril 2010, dans les 13 communes du District d’Abidjan ;

(ii) 4 coopératives de précollecteurs informels, employant en moyenne 200 personnes, structurées et formalisées en entreprises, et bénéficiant de contrats pour la précollecte, le curage et le balayage payés sur les budgets communaux de Bingerville, Port-Bouet, Songon et Yopougon ;

(iii) Circuits et horaires de collecte identifiés et testés depuis décembre 2009 dans les 13 communes afin de garantir l’enlèvement quotidien des ordures ;

(iv) Plusieurs travaux réalisés à la Décharge d’Akouédo notamment un quai spécial aménagé pour faciliter le pesage des camions de transport d’ordures, un bureau de contrôle pour les agents vérificateurs de l’ANASUR réhabilité et équipé et le site de la décharge équipé en matériel d’éclairage de nuit ;

(v) Un nouveau bâtiment composé de six (06) classes, de deux (02) bureaux d’éducateurs et d’un (01) bloc sanitaire réalisé à 85 % et bientôt équipé au sein de l’Ecole primaire du village d’Akouédo ;

(vi) Trois (03) nouveaux bâtiments abritant les services de médecine, de pédiatrie et de suites de couches avec les infrastructures suivantes : huit (08) bureaux, quatre (04) salles de consultation, cinq (05) salles d’hospitalisation de 24 lits au total, vingt-deux (22) salles d’eau, une (01) salle de garde et une galerie piétonne, entièrement achevés au sein du dispensaire du village d’Akouédo et au stade de la pose d’équipements et

(vii) 10781 doses de vaccins (Tétanos, Méningite A et C, Fièvre jaune, Typhoïde, Hépatite B) administrés aux populations d’Akouédo pour un montant de 28 millions de francs CFA hors taxes.

REHABILITATION DE LA VOIRIE URBAINE:

(i) 389 Kml de signalisation horizontale appliquée (marquage de bandes blanches au sol) ainsi que 716 panneaux posés (signalisation verticale) sur les artères principales du District d’Abidjan, le tout sur un linéaire total de 116 km à Abidjan ;

(ii) 13 km de voies supportant le transport en commun réhabilitées à Abidjan (dans les communes d’Abobo, Adjamé, Koumassi et Yopougon) ;

(iii) Deux (02) nouvelles voies construites à Abidjan : la voie Carrefour Zoo – Carrefour Williamsville, distante de 2,2 km et celle d’André Malraux – Centre de Santé Urbain Riviéra Palmeraie, distante de 2 km;

(iv) Travaux en cours de construction d’un pont de 120 m de long, devant relier les 7ème et 9ème tranches à Cocody, exécutés à 50%, à Abidjan;

(v) Deux (02) voies, d’un linéaire total de 3,6 km, entièrement réhabilitées : la route de Katiola (tronçon Pharmacie Aboussouan-Gare Gesco) et celle du Carrefour SITAB-Pharmacie Château (fin du bitume) à Bouaké.



In Cotedivoiredeveloppement.com


Source: AFRIK53.COM

TRANSFEREMENT A ODIENNE - Me HABIBA TOURE: «CE N'EST PAS VRAI, MME GBAGBO N'A RIEN DEMANDE»


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A propos du transfèrement de sa cliente à Odienné - Me Habiba Touré, avocate de Simone Gbagbo, réagit: «Ce n’est pas vrai, Mme Gbagbo n’a rien demandé»

 

«Ça ne tient pas la route d’affirmer comme l’a fait le ministre de la Justice, Gnénéma Coulibaly, que Mme Simone Gbagbo a demandé à être transférée à Odienné. Ce n’est pas vrai. Elle n’a rien demandé. Les informations crédibles que nous avons reçues sur place à la Polyclinique La Pisam sont formelles. Mme Gbagbo a été l’objet d’un traitement inhumain et dégradant lors de ce transfèrement forcé. Elle n’avait pour seul vêtement que la blouse de malade. Elle était démunie de tout. Or, une blouse de malade est tout sauf un vêtement de voyage car loin d’assurer la couverture de tout le corps. Le transfert de Mme Gbagbo, mère de famille et grand-mère, dans une simple blouse qui n’assure pas le respect de son intimité est parfaitement scandaleux et indigne.

Ma cliente était, par ailleurs, sous anesthésie. Il n’y a pas eu de réveil post-opératoire sous le contrôle des médecins. Son visage a été camouflé, et elle a été sortie de l'Hôpital contre l'avis des médecins, par des hommes en armes qui l’ont transportée vers l’aéroport d’Abidjan». Me Habiba Touré, avocate au barreau de Paris (France) et un des membres du Conseil de Simone Gbagbo, réagissait ainsi hier au téléphone aux propos tenus par le ministre ivoirien de la Justice, Gnénéma Coulibaly, relativement au transfèrement forcé de Mme Gbagbo à Odienné.

En effet, M. Coulibaly a soutenu, dans l’édition du 11 mai 2013 du quotidien Le Patriote, que Simone Gbagbo a été ramenée à Odienné parce qu’elle l’a demandé. «Ce sont des histoires que les gens racontent. C’est archi-faux et c’est de l’intoxication. Simone Gbagbo est venue à Abidjan, à sa propre demande, pour un bilan de santé. Pendant quelques jours, les médecins se sont penchés sur son état de santé. Une fois cela fait, c’est elle-même, satisfaite, qui a demandé à retourner d’où elle est venue. Elle a donc été reconduite à Odienné. Tout simplement», a affirmé le ministre de la Justice du régime Ouattara.

Des propos qui sont totalement aux antipodes de la vérité, précise Me Habiba Touré. Pour qui, l’opération de transfèrement forcé de Mme Gbagbo a été menée de bout en bout par le ministre Gnénéma Coulibaly, le directeur de l’administration pénitentiaire et le commissaire Kouyaté, commandant du CCDO. « Ni le parquet général, ni les juges n’en étaient informés. Encore moins, nous, les avocats de Mme Gbagbo. D’ailleurs, depuis le mercredi 8 mai dernier, jour du transfèrement brutal, nous sommes interdits de visite à Simone et Michel Gbagbo. Un de mes confrères a même été éconduit à la Pisam, mercredi dernier, dans la matinée alors qu’il voulait rencontrer notre cliente. Nous sommes aussi inquiets pour Michel Gbagbo qui pourrait subir la même brutalité que Mme Gbagbo ».

Sur la question de l’interdiction de visites à Simone et Michel Gbagbo, Me Habiba Touré s’est voulue précise : « le directeur de l’administration pénitentiaire l’a clairement dit à mon confrère à Abidjan : c’est le ministre de la Justice qui a donné l’ordre d’interdire toute visite à Simone et Michel Gbagbo. Nous avions pensé au départ qu’il s’agissait d’une interdiction de communiqué. Dans ce cas, l’article 113 du code de procédure pénal ivoirien règle la question puisqu’il dit que cette interdiction n’est pas opposable à l’avocat. Mais on s’est rendu compte que cette interdiction ne repose sur rien de légal ».

Le conseil de Simone et Michel Gbagbo a adressé, depuis mercredi, deux courriers au procureur général sur l’impossibilité pour les avocats de voir leurs clients et le transfèrement forcé de Mme Gbagbo. Jusqu’à ce jour, les avocats n’ont reçu aucune réponse.

« Où se trouve notre cliente ? Est-ce à Odienné ? Que les autorités ivoiriennes nous le disent officiellement. Ce que nous savons, c’est que Mme Gbagbo était à la Pisam où elle devrait subir une fibroscopie. A jeun, elle était sous anesthésie. Et l’anesthésie de ce type dure au minimum 2h. Elle était donc endormie sur son lit d’hôpital quand des hommes en armes lui ont bandé la tête et l’ont conduite dans un véhicule banalisé en direction de l’aéroport. Ce sont les secousses qui l’ont réveillée sans qu'elle ne sache où elle se trouvait.

Complètement affaiblie, elle a du se débattre pour dégager un peu son visage des bandeaux qui le camouflaient. A la Pisam, tout le monde était choqué. Même au GATL à l’aéroport. Elle aurait pu perdre la vie au cours de ce transfèrement forcé. Mme Gbagbo n’a donc pas demandé à être ramenée à Odienné. Puisqu’après la fibroscopie, le dentiste devait venir la consulter ». Arrêtée depuis, le 11 avril 2011, lors du renversement de son époux, Laurent Gbagbo, Mme Simone Gbagbo est prisonnière du régime Ouattara détenue au secret à Odienné, nord-ouest du pays.


Didier Depry, didierdepri@yahoo.fr


Source: AFRIK53.COM

A PROPOS DE VENANCE KONAN ET DE L'ARGENT QUI NE CIRCULE PAS

 

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Il y a des suicides intellectuels qui sont tout aussi spectaculaires que des dégringolades du douzième étage d’un gratte-ciel. Prenons, par exemple, le cas de l’inénarrable Venance Konan, journaliste et patron du quotidien d’Etat ivoirien Fraternité-Matin. Dans un récent éditorial, intitulé « L’argent ne circule plus », ce confrère qui ne cache pas son engagement – tout comme l’auteur de ces lignes – tente de défendre l’indéfendable de la plus piteuse des manières. Et se crucifie lui-même, à vouloir complaire à son employeur du moment, Alassane Ouattara. Au moment même où son collègue Lazare Aka Sayé, jusqu’ici directeur général de la RTI, vient d’être brutalement mis à l’écart malgré les « services rendus »…

Que nous dit l’auteur des Prisonniers de la haine ? Que si l’argent « ne circule plus » en Côte d’Ivoire, c’est parce que le régime Ouattara traque les cybercriminels (« les brouteurs »), qui se cachent désormais, et ne consomment plus. Que les fonctionnaires ne sont plus corrompus et ne « rackettent » plus comme par le passé, et du coup ne font plus tourner les « maquis ». Que les « barons » du café-cacao prévaricateurs ne prévariquent plus… et que c’est leur « argent sale » qui manque aux Ivoiriens, notamment aux jeunes filles qu’ils couvraient de largesses. Finalement, la « sécheresse financière » actuelle serait, si on suit ce raisonnement, une bonne nouvelle…

Des théories diabolisatrices… des lieux communs…

Venance Konan est un habitué de ce type de raccourci intellectuel stupéfiant, et il suffit de relire sa prose depuis plus de quinze ans pour se rendre compte qu’il n’a jamais fait autre chose que de désigner des boucs émissaires et de construire des théories diabolisatrices en se fondant – et en renforçant – un certain nombre de lieux communs vides de sens. Et pourtant… S’il n’y avait que les jeunes filles aux moeurs légères, les tenancières de glô glô et les receleurs des diverses rapines des « corps habillés » qui étaient frappés par la féroce austérité que nous connaissons, la grogne populaire aurait-elle pris l’ampleur qu’elle a pris aujourd’hui, et que le dernier édito du patron de « Frat-Mat » veut contribuer à calmer ?

Hier, Venance Konan attribuait à Gbagbo l’expansion des églises évangéliques en Côte d’Ivoire ou la (timide) progression économique chinoise, des phénomènes qui relèvent plus de la marche du monde que du microcosme ivoirien. Aujourd’hui, il essaie d’expliquer des réalités macroéconomiques avec des méthodes de faits-diversier. Remettons donc de la rationalité là où le grand frère fait de la démagogie. Et posons-nous un certain nombre de questions simples.

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Une vague inédite de licenciements

- Si l’argent ne circule pas, n’est-ce pas AUSSI parce que la féroce prise d’Abidjan par des hordes de FRCI pillant tout ce qu’elles trouvaient devant leur chemin a contribué directement à la destruction de 80 000 emplois, si l’on en croit les chiffres diffusés l’année dernière par l’Union générale des travailleurs de Côte d’Ivoire (UGTCI) ?

- Si l’argent ne circule pas, n’est-ce pas AUSSI parce que la guerre postélectorale déclarée par un Alassane Ouattara ayant utilisé toutes les formes de violence pour s’emparer du pouvoir a occasionné la destruction de 120 000 emplois, selon les chiffres de Jean-Louis Billon, alors président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) ?

- Si l’argent ne circule pas, n’est-ce pas AUSSI parce que de la Présidence aux entreprises parapubliques – notamment à la SOTRA, au Port autonome d’Abidjan et à la RTI -, une vague inédite de licenciements a sévi, souvent suivie de recrutements de profils plus ethniquement et/ou politiquement conformes ?

- Si l’argent ne circule pas, n’est-ce pas AUSSI parce que le non-apurement d’une très grosse partie de la dette intérieure de l’Etat a tué un nombre traumatisant de petites et moyennes entreprises (PME) ?

- Si l’argent ne circule pas, n’est-ce pas AUSSI parce que le gouvernement s’avère incapable d’enrayer la hausse des prix des produits de première nécessité, et se contente de faire avaliser par le FMI des taux d’inflation qui jurent avec la réalité quotidienne ?

Pourquoi « oublier » les rapines des ex-Comzones ?

Venance Konan évoque subrepticement, dans son édito, « le train de vie des barons de la rébellion »… sous Gbagbo. Mais pourquoi ne parle-t-il pas du « réseau militaro-économique » spécialisé à la fois dans le racket et la contrebande de matières premières qui fait perdre à la Côte d’Ivoire 400 millions de dollars, soit 1,6% de son produit intérieur brut (PIB), selon des chiffres fournis aux Experts de l’ONU par le gouvernement qu’il soutient ? Pourtant, l’ « extension du domaine des rapines » des ex-comzones est une des clés permettant d’expliquer le phénomène de non-circulation de l’argent. En effet, hier comme aujourd’hui, le fruit de leurs pillages va directement à l’étranger, notamment au Burkina Faso, où nombre d’entre eux possèdent des biens immobiliers impressionnants. Et si l’argent de Côte d’Ivoire circulait… ailleurs ?

Pourquoi Venance Konan n’invoque-t-il pas les différents scandales de mauvaise gouvernance qui parsèment les deux années du régime Ouattara, notamment le dossier de la surfacturation des travaux de réhabilitation des Universités, dénoncé puis enterré par son « employeur suprême » ?
Venance Konan essaie de justifier la morosité économique par… les grands travaux d’infrastructures ! Mais comment peut-il expliquer que la Côte d’Ivoire soit en chantier sans que le secteur de l’emploi local s’en trouve boosté ?

Venance Konan est un spécialiste de la diabolisation outrancière et il préfère les préjugés grossiers aux réalités froides. Ses méthodes pouvaient fonctionner avec les plus crédules alors qu’il était dans l’opposition. Mais elles sont moins efficaces dès lors qu’il les met au service du pouvoir. Car le pouvoir ne peut se contenter de dénoncer le passé, même en le déformant pour le pire. Il doit relever les défis d’aujourd’hui. Ou admettre son incompétence et en tirer toutes les conséquences.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

AFFAIRE DU TABLEAU OFFERT PAR OUATTARA A GUEANT - L'ARTICLE DE THEOPHILE KOUAMOUO QUI A MIS LE FEU AUX POUDRES

 

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L'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy a "privatisé" la toile de James Houra qu'Alassane Ouattara lui a offerte en novembre 2011. Ce faisant, il a manifestement violé une circulaire gouvernementale qui régit l'utilisation des "cadeaux offerts aux membres du Gouvernement". C'est un signe de l'incroyable confusion qui règne, entre la France et l'Afrique, sur ce qui relève des intérêts privés et des relations d'Etat à Etat.


Les bons connaisseurs de l'art ivoirien l'avaient constaté dès qu'ils avaient vu les images d'illustration de l'affaire Guéant sur les chaînes d'information en continu. Des images qui montraient notamment l'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy devant une toile africaine, dans son tout nouveau - et déjà sulfureux ! - cabinet d'avocats. C'était un tableau de l'Ivoirien James Houra !

Puis, le 7 mai dernier, un article du Monde donnait plus de précisions sur l'histoire de cette peinture. "Au mur blanc, un tableau. Pas l'une de ces deux toiles d'Andries Van Eertvelt vendues 500 000 euros, comme il l'a expliqué pour justifier la trace de cette somme virée sur son compte par un "avocat malaisien". Non, un couple africain naïf et coloré offert par le président de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, à celui qui reste son ami et son complice, y compris au sein de "Guéant avocats". Au pluriel", écrivait Ariane Chemin.

Une recherche rapide sur Internet permet d'avoir une idée des conditions dans lesquelles ce cadeau a été fait à Claude Guéant. C'était au cours d'une visite officielle en début novembre 2011. A cette occasion, celui qui était alors le premier flic de France avait été fait commandeur de l'ordre du mérite ivoirien. Il avait offert 34 voitures de police à l'Etat ivoirien. C'est donc à un ministre français en fonction, au cours d'une visite officielle, que ce cadeau avait été fait. 

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Une circulaire signée des mains de François Fillon...

Or les dispositions hexagonales en la matière sont claires, comme le stipule une circulaire signée par François Fillon le 18 mai 2007, juste après l'élection de Nicolas Sarkozy, donc. "Les cadeaux offerts aux membres du Gouvernement ou à leur conjoint, dans le cadre de l'exercice des fonctions gouvernementales, notamment à l'occasion des visites effectuées à l'étranger ou de la réception en France de personnalités étrangères, sont, pour leurs auteurs, la manifestation de la volonté d'honorer la France. C'est donc à l'Etat qu'ils s'adressent, au-delà de la personne du récipiendaire (...) Il est par conséquent normal qu'ils n'entrent pas dans le patrimoine personnel du ministre ou de sa famille", peut-on lire. La circulaire de Fillon organise de manière minutieuse le mode de gestion de ce type de cadeaux. Le ministre doit faire enregistrer, par le service du mobilier national, le cadeau offert à lui-même ou à son conjoint. Un cadeau qui peut être laissé à la disposition du ministre tant qu'il reste en fonction, mais doit absolument être rendu au service du mobilier national dès qu'il quitte ses fonctions. Comment se fait-il donc que le tableau remis par Ouattara à Guéant se trouve dans son cabinet d'avocats, qui relève, bien entendu, de ses affaires privées ? Il y a là les apparences d'un abus de biens sociaux...

Mépris pour les dispositions légales Au-delà de l'œuvre de James Houra "privatisée" par Guéant, le procédé pourrait bien alimenter la polémique sur le mépris que manifeste l'ex homme-lige de la Sarkozie pour les dispositions légales et réglementaires, y compris lorsqu'elles sont rédigées par lui- même. C'est ainsi qu'après avoir écrit, en 1998, alors qu'il était directeur général de la police nationale (DGPN) une note selon laquelle les frais de police ne devaient pas être transformées en primes, il s'est lui-même payé quelques années plus tard - selon ses déclarations, de toute façon sujettes à caution - en puisant dans ces fonds particuliers.

Plus globalement, le destin du tableau de James Houra est une illustration du "confusionnisme" caractéristique de l'impérialisme français en Afrique. Est-ce à titre d'ami ou de ministre que Guéant a reçu ce cadeau ? Est- ce en tant qu'ami ou chef de l'Etat que Nicolas Sarkozy a engagé la communauté internationale dans la guerre post-électorale qui a installé son obligé au pouvoir, là où un simple recomptage des voix aurait permis de départager Gbagbo et Ouattara ? Si Guéant a reçu le tableau de Houra en tant qu'ami, est-ce à dire qu'il a offert les 32 voitures de police en tant qu'ami, mais tout de même aux frais de l'Etat français ? Est-ce en raison de leurs intérêts croisés que les graves violations des droits de l'Homme du régime d'Abidjan ont été couvertes par Paris pendant trop longtemps, et que Ouattara a été soutenu auprès des institutions de Bretton Woods malgré les signes de mauvaise gouvernance ? Dans un contexte où la presse et l'opinion publique, endoctrinée, ne manifestent en général qu'un sens critique très limité pour ce qui est des engagements de la France en Afrique, qui peut vraiment dire, à Paris, que ce n'est pas au nom des intérêts "amicaux" et non de l'intérêt supérieur de l'Etat, que certaines batailles sont menées au-delà des frontières de l'Hexagone, en Côte d'Ivoire ou en Libye ?


Photo - LNC 795 (11/05/13)   Texte - Théophile Kouamouo


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

AFFAIRE «OUATTARA-BANNY, LE CLASH» - VOICI LE DISCOURS VERITE DE BANNY QUI A TOUT GATE

 

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Affaire «Ouattara-Banny, le clash»: Voici le discours vérité de Banny qui a tout gâté: «J’avais deux ans pour accomplir ma mission. Sans obligation de résultat».


« En lançant ce vendredi 10 Mai, le Programme National de Cohésion Sociale (PNCS) qui aura pour but de panser les plaies d’une décennie de crise et à ramener la cohésion sociale, tout indique qu’Alassane Ouattara aurait signé l’acte de la fin de la Commission Dialogue –Vérité et Réconciliation (CDVR) » peut-on lire sur la toile depuis ce lundi 13 mai. Selon le site internet koaci.net « Le président de cette commission Charles Konan Banny très en verve ces dernières semaines dans les medias, et dont il ne cache plus ses intentions politiques même s’il manque encore le courage de le dire haut, devrait tirer les conséquences de la création du PNCS… Ce programme qui vient marcher sur ses plates bandes parce que étant emmenés au même but que la CDVR et doté d’un budget 7 milliards de FCFA à travers sa dirigeante Mariatou Koné qui annonce que le programme national de cohésion sociale (PNCS) va entreprendre à travers le pays une campagne de sensibilisation, pour aboutir au dialogue entre les ivoiriens ».

Mais qu’en était-il de la mission de la Commission Dialogue-Vérité et Réconciliation?

Pour comprendre les limites de la mission de Charles Konan Banny et ses déboires avec Ouattara, il convient de nous référer à cette dernière sortie de l’ancien Premier Ministre de Laurent Gbagbo (2005-2007). Eventnews Tv qui a suivi la dernière mission du président de la CDVR en Europe (Bordeaux-Paris-Londres) vous propose ici cette mise au point concernant l’objet et le cadre temporel de la CDVR. Elle a été faite dans un chic Hôtel du 1er arrondissement à Paris le 15 avril dernier lors de la cérémonie d’investiture de la plate-forme CDVR-France, en présence de SEM Charles Gomis, ambassadeur de Côte d’Ivoire en France.

« Du point de vu temporel, je vous rappelle que toute mission a un objet, a une feuille de route et toute mission s’inscrit dans un espace temporel. La mission qui a été assignée à la Commission n’a pas échappé à cela » avait introduit Charles Konan Banny avant de préciser :
« Et du point de vu temporel, la mission qui nous été assignée, le temps qui nous a été imparti est de deux ans (…)

Evidemment, l’ordonnance ne nous indique pas, ne nous donne pas une obligation de résultat. Car personne ne peut donner comme obligation de résultat à un homme de réconcilier deux hommes, personne.

Et l’ordonnance du Chef de l’état dit qu’au bout de deux ans, nous devons faire des recommandations, après avoir répondu à un certain nombre de questionnements qui ont jalonné notre histoire : Les crises répétées. Après que nous ayons recherché les solutions aux questions suivantes : Qui a fait quoi ? Je résume. Qui a fait quoi ? Quand ? Et Pourquoi ?

Toutes les crises passées et récentes. Toutes les violations de droits humains que le pays a subies, l’ordonnance nous oblige à établir la liste des victimes, à faire la typologie des violations des droits humains, à obtenir la reconnaissance par les auteurs des crimes commis et à obtenir leur repentance. Obtenir des victimes qu’elles pardonnent et pour cela que les victimes reçoivent réparation. Voici l’essence du travail qui nous ait donné.

Le deuxième volet, c’est qu’à partir de là, nous sommes chargés de faire des recommandations pour fonder la cohésion sociale nouvelle.

Sous entendu, pour que cela ne se répète pas. Nous sommes chargés de faire des recommandations pour une nouvelle démocratie, pour que priment les valeurs, un certain nombre de valeurs sur ce qui est considéré comme nos valeurs.

Nous devons lutter contre le tribalisme, le népotisme, le favoritisme, tout ce qui est de nature à mettre en mal l’harmonie sociale et la cohésion sociale…

C’est un volet important de notre mission. Nous devons faire des recommandations. Et c’est l’ensemble de tout cela, quand nous aurons fait la typologie, quand les auteurs des violations auront eu le courage de reconnaitre, quand les victimes auront peut-être eu eux aussi le courage de pardonner, nous sommes une justice de pardon, alors l’engagement que nous prendrons tous devant la nation, c’est de refonder la Côte d’Ivoire. De récréer une nouvelle Côte d’Ivoire sur les valeurs que nous allons proposer. Voici la mission.

Tout cela au bout de deux ans. Si je compte bien, si je pars du 28 septembre 2011, disons que le 28 septembre 2013, je souhaite que nous puissions rendre notre rapport.

Je ne dirai pas en ce moment là, mission terminée. Je dirai mission accomplie.

C’est différent. Mission accomplie, terminée ou pas, ce n’est pas la question. Car au fond, la réconciliation peut prendre des années et des années, en fonction des comportements nouveaux et que le travail que nous aurons fait aura induit en chacun d’entre nous. C’est au fur et à mesure qu’en ce moment là on pourra dire si les mesures que nous préconisons sont appliquées non seulement par le gouvernement mais par chaque ivoirien, que nous pourrons dire que notre société est réconciliée.

Donc dans six mois, nous devons être en mesure de remettre notre rapport.

Préparons-nous à cela. Préparons-nous à cela. Il appartiendra à celui qui nous a nommé de dire, le rapport est insuffisant, en ce moment là nous dirons voilà ce que nous avons pu faire au bout de deux ans. Peut-être qu’il est insuffisant parce que nous sommes incompétents ? Peut-être qu’il ya d’autres qui auraient pu faire le travail ? Vous voyez, il ne faut pas confisquer les missions(…) Il faut mettre tout le monde à l’aise.

Ainsi dit, que reste-t-il à faire ?

Le travail de la Commission nationale d’enquête ouvre le grand tribunal où les victimes seront face aux bourreaux (…)

Les victimes sont connues. Leur liste est disponible. Certaines victimes connaissent leurs bourreaux. La question est de savoir si ces bourreaux auront le courage de venir devant la nation.

Voilà ce qui reste à faire. Enfin, je vous invite vous de la diaspora à réfléchir sur les causes profondes des crises successives en Côte d’Ivoire. Voilà votre mission à compter d’aujourd’hui jusqu’au 28 septembre 2013 date de remise de notre rapport final au Chef de l’état et donc la fin de notre mission » dixit, Charles Konan Banny.


De Philippe KOUHON/ Eventnews Tv



Source: AFRIK53.COM

mardi, 14 mai 2013

UNIVERSITE FHB: LE MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ECHAPPE A UN LYNCHAGE - LE FILM D’UNE JOURNEE AGITEE


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Tout est parti de la Fac de droit. En effet, après environ une semaine passée sans cours magistraux, faute de sonorisation, le collectif des délégués de cette UFR a décidé d’initier un mouvement de revendications. Pour ce faire, ces leaders ont entendu saisir opportunité du colloque international Dagri Diabaté qui devait réunir un parterre de personnalités à l’amphi A.

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C’est ainsi que dès 8 heures ce lundi, tous les étudiants présents sur la Fac de Droit ont été invités à se rendre à l’esplanade de la présidence de l’université où avaient été disposés les stands devant recevoir les invités de marque. Aux étudiants juristes, se sont joints d’autres venus de la plupart des UFR de l’institution. Ils disaient travailler eux aussi dans des conditions difficiles. « C’est parce que vous avez amphi que vous demandez micro ! Et nous, on va dire quoi ? », a lancé un étudiant inscrit en sociologie.

Pendant plus de quatre heures, les manifestants ont crié leur indignation. « Tout va mal » ; « Départ, ancien est mieux », pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des étudiants. Ni le Doyen de la Fac de Droit, ni le secrétaire général de l’université, ni même le vice-président n’ont réussi à calmer la fureur des étudiants.

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C’est aux environs de midi que le ministre de l’enseignement supérieur, Ibrahima Cissé Bacongo, venu prendre part au colloque, s’est rendu sur les lieux de la manifestation. Mais là, à la grande surprise du premier responsable de l’enseignement supérieur, la colère des manifestants est montée d’un cran. Les injures fusaient de partout. « Bacongo voleur ! Bacongo voleur ! », clamaient les étudiants. Cissé Bacongo qui s’est d’abord réfugié dans les locaux de la présidence de université voulait rejoindre son véhicule lorsqu’il a été intercepté par des manifestants qui lançaient des pierres en sa direction. Le ministre a dû finalement rejoindre au pas de course et sous escorte militaire, la Faculté de Math-Info, où il s’est abrité dans l’une des salles. Mais là encore, tous les bâtiments ayant été encerclés par les revendicateurs, le docteur en droit a dû rester réfugié durant plus de 45 minutes, en dépit des renforts militaires arrivés sur les lieux. C’est après plusieurs manœuvres de dissuasion opérées par les policiers que le ministre a pu être exfiltré, sous des jets de pierres, à bord d’un véhicule 4x4 noir. La voiture est partie en trombe du côté de l’entrée de la Riviera Golf.


Les étudiants promettent de poursuivre le mouvement sur les trois jours que dureront le colloque. Mais il faut s’attendre à ce que des mesures soient prises par les autorités.

 

Source: La page Facebook de Thémis II

3ème PONT HENRI KONAN BEDIE: LE PLUS GROS SCANDALE ECONOMIQUE - «IL FAUT AUDITER LA CONVENTION DE CONCESSION»


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Cérémonie de lancement des travaux du 3ème pont


Le péage, ça existe dans plusieurs pays. Mais pour le cas de la Côte d’Ivoire, c’est une véritable escroquerie. Parce que le contribuable ivoirien, malgré le péage, est engagé sur toute la durée de la concession, c’est-à-dire sur 30 ans. Ceux qui ont signé cette convention, je ne sais pas combien cela leur a rapporté à titre personnel, je n’ai aucune preuve là-dessus, mais ils n’ont pas pensé aux générations futures. Ce pont est complètement dépassé par rapport à ses coûts qui vont continuer d’exploser à la face du gouvernement ivoirien.

Au moment de la signature à Paris, en juin 2012, il coûtait 124 milliards de FCFA. Moins d’un an plus tard, sans les échangeurs, il coûte déjà 180 milliards, pour seulement 1,5 km. Ce sera au final le pont le plus cher au monde, réalisé dans un pays pauvre.

Qu’est-ce qui a provoqué ce renchérissement?

Personne dans les ministères techniques n’est en mesure de répondre à cette question. Personne ne peut, aujourd’hui, vous donner les coûts réels de ce pont. Quand on ajoute à cela, le risque de change d’ici la fin de la concession, les garanties inégalement réparties entre le concédant (l’Etat) et le concessionnaire, tous les coûts d’opportunité, on a une idée claire de l’ampleur de la facture que les Ivoiriens vont payer. Il y a des coûts dans la convention que personne en Côte d’Ivoire n’est en mesure d’expliquer, comme par exemple, le coût de développement, facturé par Bouygues à 19 millions d’euros (environ 12,5 milliards de FCFA), à quoi cela correspond ? Personne en Côte d’Ivoire ne peut l’expliquer.

Malgré tout ça, avant même la signature de la convention, l’Etat de Côte d’Ivoire a commencé à payer. Je n’ai jamais vu ça nulle part. Le taux de rendement de l’exploitation du pont a été calculé sur la base d’un modèle financier que personne n’a compris ici, puisque l’Etat de Côte d’Ivoire n’a pris aucun expert pour se le faire vraiment expliquer. Certaines personnes dans les ministères se donnent des titres d’expert, mais elles ne savent rien du tout…. Tout a été calculé pour que le concessionnaire et les bailleurs de fonds s’enrichissent au maximum pendant 30 ans alors que l’Etat va, en réalité tout supporter en raison des engagements inconsidérés, hors bilan et non budgétisés qu’il a pris.

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Comment fera-t-il pour payer, puisqu’aucun fonds n’a été prévu pour couvrir ces engagements?

Si l’Etat de Côte d’Ivoire fait défaut sur ce « PPP » et ne respecte pas ses engagements, ce sera d’une gravité extrême. Plus personne ne lui prêtera de l’argent. Quelles étaient les intentions réelles du gouvernement ivoirien ? Qu’est-ce qu’il voulait atteindre comme objectif avec ce pont ? Quelles sont les magouilles qui n’ont pas manqué de profiter à des représentants de l’Etat.

Aujourd’hui, le problème le plus grave que soulève la construction de ce pont, c’est la non-maîtrise par l’Etat de Côte d’Ivoire, des coûts d’opportunité. Le prix du pont augmente d’un mois à un autre sans que personne n’y comprenne quoi que ce soit.

Cette affaire est un immense scandale

Il y a eu un tel niveau d’incompétence dans le traitement de ce dossier et une absence totale de volonté d’apprendre de la part des fonctionnaires, que même les bailleurs de fonds qui se fichent bien de ce qui peut arriver au pays, sont stupéfaits. Chacun a pensé à soi-même au lieu de penser aux Ivoiriens, à la Côte d’Ivoire.

Résultat?

Un programme d’appauvrissement sur 30 ans, sous le regard approbateur des bailleurs de fonds. Derrière tous les discours officiels des bailleurs de fonds, des dirigeants ivoiriens, il y a tout un peuple et plusieurs générations futures qui seront égorgés par la construction et l’exploitation de ce pont. Un simple emprunt obligataire sur quelques années aurait permis à l’Etat de Côte d’Ivoire de construire ce pont, sans que l’avenir de générations entières ne soit compromis par ces coûts de construction.

La seule chose qui reste à faire pour sauver la Côte d’Ivoire, c’est d’arrêter tout, de faire un audit complet de cette convention de concession, peu importe son coût.

Si cela n’est pas fait, j’ai peur pour les Ivoiriens… »


Source: CONNECTION IVOIRIENNE


Lire également: Le 3ème pont, une arnaque

MORALE EMERGENTE ET MAQUILLEURS D'ETAT

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La semaine dernière, un contact ivoirien annonçait qu’il venait de retrouver le véhicule volé au professeur Gnamien Messou. À l’époque du vol, le syndicaliste avait communiqué l’immatriculation du véhicule dont on l’avait « soulagé ».

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Ce véhicule avait été dérobé, comme la plupart de ceux qui constituent actuellement le parc automobile du nouveau « pouvoir ivoirien » ; ces nouveaux biens de l’état de Côte d’Ivoire ont été pris à des cadres du gouvernement, des chefs d’entreprises et de simples citoyens ivoiriens, au seul motif de leur nom, de leur ethnie, de leur fonction ; ils se sont trouvés dépouillés, trop heureux d’avoir eu la vie sauve lors de ce que la Communauté internationale a appelé pudiquement « crise post électorale ayant causé la mort de 3000 personnes ».

Ce véhicule tout terrain appartenait à un syndicaliste ivoirien, dont les biens ont été « confisqués » comme ce fut le cas pour la moitié de la population ivoirienne, laquelle, vivant en démocratie, -donc dans la légalité et la légitimité-, avait choisi le « mauvais président », comme on mise sur un mauvais cheval. Ces biens récupérés sont devenus primes, lots de consolation d’une opposition « brimée », qui n’a fait que prendre sa revanche ; ils sont devenus biens personnels des nouveaux dirigeants, ou mis à disposition gratuite des administrations et cadres rattrapés, et aussi propriété des voleurs, petites frappes, délinquants de droit commun, qui ont pris exemple sur leurs « nouveaux maîtres ».

Ici notre véhicule est devenu véhicule de l’armée avec une plaque militaire, transportant selon notre source d’illustres dozos surarmés qui assurent la sécurité des Ivoiriens pour le plus grand bonheur des populations civiles : celles-ci sont rassurées par ce déploiement d’une profusion d’armes et de kalaches à chaque coin de rue, confiées aux mains expertes de chasseurs professionnels qui remplacent à merveille une police et une armée républicaine désarmées …

Petite réflexion de bon sens : comment faire en sorte qu’un véhicule particulier volé devienne un véhicule propriété de l’armée ivoirienne ? Comment obtenir pour ce véhicule volé des papiers officiels en bonne et dûe forme, ainsi qu’une assurance pour le conducteur et ses passagers, et bien sûr une couverture financière pour des tiers pouvant être blessés en cas d’accident ?

Assurément cette question a été longuement mûrie dans le nouvel état de Côte d’Ivoire, et je n’ose même pas imaginer que ce véhicule puisse rouler sans que l’on ait indemnisé son précédent propriétaire en lui faisant comprendre que son véhicule est maintenant dans de très bonnes mains, et contribue au salut et à l’ordre public . Notre Nouvelle Côte d’Ivoire émergente possède maintenant des ministères, une administration et des tribunaux fiables, capables de juger en toute équité chaque délit et larcin des opposants monocolores accusés de génocide, de détournement de biens publics de l’état souverain, de déstabilisation, voire de tentative de coup d’état.  Après des années de non-droit avec un président-dictateur qui en 10 ans a fait moins pour la Côte d’Ivoire que son successeur en quelques mois, nous sommes maintenant assis, spectateurs béats, dans ce train du progrès et d’une qualité de vie retrouvée qui file à toute allure, pour mieux accompagner l’argent qui circule à la même vitesse.

Trêve de plaisanterie : l’explication nous est donnée par un fait divers presque anodin ; s’il n’y avait pas eu mort d’homme, je ne l’aurais peut-être même pas remarqué. La Côte d’Ivoire de Dramane Ouattara est au dessus des lois qui sont là pour protéger les citoyens et contribuer à leur vie et leur épanouissement. Dans un état de non-droit où la loi du plus fort est devenue la règle de base, où se taire et vivre dans la crainte d’une arrestation arbitraire est le quotidien de beaucoup d’Ivoiriens ; où l’on vit chaque jour dans l’angoisse constante de pas savoir ce que sont devenus tous les disparus, -ont-ils été tués, croupissent-ils dans des cachots ?- ; où l’on se bat pour élever des enfants à l’estomac vide, renvoyés des écoles parce que les frais de scolarité ne peuvent plus être payés par les parents… ; où tout nous parle d’un chomage désormais endémique, quoi de plus insupportable que d’apprendre par les bons apôtres du FMI et son ancien commis promu dictateur que l’argent circule, incognito, manne souterraine comparable à l’or du riche sous-sol, que la croissance exponentielle va percer le plafond, dépassant bientôt celle de la Chine ; oui, quoi de plus insupportable, dans un pays où les gens jeunes meurent faute de soins, de médicaments, d’argent, et où les plus âgés ont déjà tiré leur révérence dans l’indifférence totale des nouveaux seigneurs en place.

Dans la Côte d’Ivoire de Dramane, le fait divers évoqué plus haut nous permet d’en comprendre un autre, rapporté il y a quelques jours, et faisant état d’une Mercedes du cortège officiel de Ouattara, roulant à très vive allure pour rattraper le président et son escorte déjà parvenus à Man, et qui a heurté une moto, tuant le conducteur, le pasteurGnonsian Timothée, et blessant grièvement la passagère,madame Beonaho Elietta, tous deux de Bangolo.Le chauffeur de la Mercedes ne s’est pas arrêté pour constater l’accident avec le deux roues, porter secours aux motocyclistes, laisser ses coordonnées pour que les familles éplorées, en deuil, en souci de pouvoir soigner la blessée, puissent être un tant soit peu indemnisées… L’homme de Dieu est mort, sa passagère dans un coma profond, mais les occupants de la voiture, à l’image de leur maître et de ses intérêts, avaient mieux à faire que de s’arrêter…

Encore des gens habitués à se servir des biens d’autrui,volés sur le dos, la sueur et le labeur de ceux qui ont économisé pour les acquérir. Encore des irresponsables, soucieux uniquement d’être à l’heure pour continuer, obséquieux à souhait, à faire des courbettes, à adresser de faux sourires et de vains compliments à ceux qui les engraissent et qui sont déjà arrivés à l’ouest pour une campagne de promesses et de chèques tirés sur le prochain emprunt, engluant un peu plus le peuple ivoirien, d’ores et déjà endetté pour plusieurs générations.

Chaque jour la Côte d’Ivoire s’enfonce un peu plus profondément dans une jungle inhospitalière et guerrière, et ce ne sont pas les belles paroles du rebelle en chef devenu chef d’état, et de son épouse dame patronnesse qui multiplie les aumônes à l’ouest, sans jamais se soucier des pauvres exilés, qui calmerons notre dégoût pour cet état de non droit. S’affichant seulement à l’étranger et avec des auditoires bien ciblés, le représentant de cette démocratie-poubelle qui a fait son irruption sur la scène officielle le 11 avril 2011, après s’être illustré dans des actes terroristes depuis plus de 10 ans, ne fait qu’essayer de gagner du temps… Notre Magellan est encore hors des frontières, au Qatar puis en Belgique, pour glaner des sous, brader ce qui reste à brader, sourire à la communauté internationale…

Quand j’étais enfant, le summum de la perversion pour moi petite française à l’école des droits de l’homme, pendant le cours d’instruction civique, c’était d’apprendre qu’il n’y a pas de plus grand crime que d’imprimer des faux billets et de les mettre en circulation… Avec Ouattara qui payait ses milices étrangères et dozos avec des faux billets, nous avons vite compris à qui nous avions affaire… Le plus scandaleux, c’est que l’état français, qui nous a appris qu’imprimer des faux billets est plus grave que tuer, s’avère en fait être un délinquant et un voleur encore plus monstrueux que sa marionnette ivoiro-burkinabée, puisque c’est lui qui l’a imposée par la la brutalité et la force au peuple aimable et généreux de côte d’Ivoire.

En ce moment il semble que responsables français et ivoiriens, se couvrent mutuellement pour éviter que ne se dévoile le pot aux roses du putsch commandité par la France après les faux résultats des élections présidentielles… Pas un mot sur le Français Michel Gbagbo retenu dans les geôles ivoiriennes… Pas un mot sur le retour en prison de madame Gbagbo, littéralement enlevée à la faveur d’une anesthésie pour un examen de santé : une fibroscopie, probablement exigée ou au moins suggérée par le médecin qui avait pu la voir lors de la mission onusienne enfin déléguée sur place deux ans après son incarcération.

Personne pour relayer ces faits divers de la Côte d’Ivoire « réconciliée », « émergente », avec ses 4,7 millions de diplômés, chômeurs avant leur premier emploi, et ses 7 millions de chômeurs au total, jeunes pour la plupart… Les seuls nouveaux emplois créés sont labellisés « spécial rattrapage », ainsi cette nouvelle commission dont les objectifs se superposent à la CDVR : le PNCS (Programme national de la cohésion sociale), avec à sa tête une dame du Nord, non encore remerciée pour services rendus à la rébellion, madame Mariatou Koné.« Pour ceux qui ont perdu leur logement et des biens, nous allons leur fournir une aide. Ceci est du concret pouvant consolider la cohésion sociale». Dans le cadre de son budget colossal, 7 milliards de FCFA octroyés par le gouvernement et des financements étrangers, cette dame pourra, deux ans après les massacres de Douékoué et Nahibly, proposer une aide que Charles Konan Banny, faute de moyens, n’avait pu concrétiser, sa commission figée à l’image d’un mort-né. Si toutefois les milliards ne disparaissent pas dans les poches percées des rattrapés qui ont besoin d’asseoir leur train de vie par quelques bakchichs… Il est bien sur plus facile de prendre que de donner…

ALASSANE OUATTARA. CADEAU A CLAUDE GUEANT.jpg

Je conclurai cette chronique en revenant sur le cadeau de Ouattara à Claude Guéant qui a terminé dans son cabinet d’avocat d’affaires, alors qu’il aurait dû enrichir le patrimoine français ! Claude Guéant, à l’école ivoirienne émergente où « ce qui est à toi est à moi », à moins que ce ne soit Ouattara à la nouvelle école française des scandales financiers et petites corruptions généralisées… Aucun journaliste ne s’est posé la question de la provenance de ce tableau de James Houra. Cadeau de Ouattara, cadeau de la république payé sur les deniers de l’état qui n’a pas d’argent pour ses chômeurs, mais peintre préféré de Laurent Gbagbo… Alors, pour revenir sur ces biens d’autrui qui ont trouvé amateur chez les amis, parents, collaborateurs, imitateurs de Ouattara, pourquoi ne pas imaginer que ce tableau était un bien personnel du « dictateur » déchu, cadeau n’ayant pas coûté un centime, et généreusement offert par Ouattara à Guéant… Après tout, Ouattara a bien payé ses mercenaires avec de la monnaie de singe…

Mais comme les français ne sont pas des imbéciles, à défaut d’avoir des matières premières, ils ont des idées ; Et Guéant est peut-être plus honnête qu’on ne le croit. Si ce tableau fait partie des biens volés, il n’était pas possible de le montrer au public. Imaginons que cette toile ait été découverte dans une galerie de peinture, reconnue par un ami, un parent du Président Laurent Gbgabo, quelle honte, quel déshonneur !  Il avait peu de chances d’être reconnu dans un cabinet d’avocats d’affaires glauques, style françafrique, dont les clients sont davantage spécialisés en mauvais coups, affaires discrètes à mener, qu’en connaissance de l’art africain…. Ceci, bien sûr, n’est qu’une supposition, je ne comprends même pas qu’elle ait pu germer dans ma tête. C’est l’histoire de la voiture volée devenue véhicule officiel de l’armée qui m’a entraînée sur cette voie du soupçon !

« Ma réputation a toujours été basée sur la véracité des faits et la crédibilité » a dit Ouattara il y a quelques jours, la main sur le cœur… Quant à son épouse, c’est l’intégrité même, elle tient à rappeler qu’elle ne se consacre qu’à la cause des enfants et des femmes défavorisés. Contrairement à son époux, elle ne se déplace jamais à l’étranger pour ses bonnes œuvres, jamais un tour au Ghana, au Togo, pour visiter les enfants ivoiriens en exil. Au Bénin, quand son mari a reçu son doctorat honoris causa, elle a pleuré avec les petits orphelins béninois, mais pas un mot, pas un geste pour les petits exilés ivoiriens…

Aujourd’hui le gouvernement a voulu honorer la Grande Chancelière qui a décoré tant de monde, à commencer par Mr le Préfet lors de son investiture, mais là encore les mensonges et les dissimulations n’ont pu être étouffés, et les étudiants asphyxiés financièrement demandent aujourd’hui des comptes à leurs dirigeants qui vivent dans l’opulence : que sont devenus les 110 milliards de la réhabilitation de l’Université ? Pourquoi y a-t-il des jardins avec jets d’eau mais pas de chasses d’eau et de toilettes ? Où sont passés les crédits pour équiper les amphithéâtres d’une sonorisation et d’un mobilier décent… Seule trace des coups de peinture de la réhabilitation : la reconversion des pots de peinture vides en sièges écologiques pour étudiants chanceux…

Côte d’Ivoire émergeante, Côte d’Ivoire tellement chérie et choyée par notre docteur en économie, qu’il se propose déjà de continuer la distribution des cadeaux lors d’un second mandat. Grâce à la baguette magique du rattrapage, à chaque retour de voyage, il la comble des cadeaux rapportés : promesses, paroles, assurances, certitudes… autant de mots se conjuguant avec des verbes au futur.

Une certitude : le présent est difficile, trop dur pour tous ces Ivoiriens spoliés, emprisonnés, dépouillés, exilés, sans travail ; et le « vivre ensemble » proposé, à l’image de la scène peinte sur le tableau offert à Claude Guéant, se réduit à une belle affiche de propagande pour avenir de plus en plus lointain, de plus en plus inaccessible avec ces apprentis politiciens, nazillons dont la morale ne pourrait même pas s’enseigner à l’école, tellement elle est loin de toute moralité.Combien de temps la Côte d’Ivoire pourra-t-elle encore émerger, garder la tête hors de l’eau avant de se rebeller pour de bon ?

 

Shlomit Abel, 13 mai 2013


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 13 mai 2013

LIDER DRESSE LE BILAN DE L'AN 2 DE OUATTARA

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Mamadou Koulibaly appelle à une coalition pour la rupture afin de donner un carton rouge à Alassane Dramane Ouattara en 2015.
 
 
C’est en lançant un appel pour une Coalition pour la rupture en 2015  que le Pr Mamadou Koulibaly, président de Liberté et Démocratie pour la République (LIDER), a conclu la série de conférences -débats organisées par son parti pour dresser le bilan de la deuxième année d’exercice du pouvoir par  M. Alassane  Dramane Ouattara.
 
Devant un parterre de plus de 300 participants, parmi lesquels se côtoyaient les représentants des ambassades des Etats-Unis, d’Afrique du Sud, du Sénégal, de Palestine, du Nigeria, de la Friedrich Ebert-Stiftung, de la société civile, d’autres partis politiques ainsi que de nombreux militants et sympathisants LIDER venus de toutes les régions du pays, le Pr Mamadou Koulibaly a présenté ses propositions  pour une Côte d’Ivoire meilleure et son projet pour s’assurer que l’actuel chef de l’Etat ne fasse pas plus d’un mandat au pouvoir.  
 
«En Côte d’Ivoire, les 20% des Ivoiriens les plus pauvres doivent se partager 5,6% des revenus annuels du pays, pendant que dans le même temps, les 20% des Ivoiriens les plus riches se partagent 47% des revenus annuels du pays », a relevé M. Koulibaly, stigmatisant la pauvreté et la profonde injustice qui caractérisent la société ivoirienne. Il a également noté la fracture effective qui existe entre ceux qui veulent utiliser l’Etat et la politique pour s’enrichir, quitte à instrumentaliser les populations et utiliser la violence à cet effet, et ceux pour qui la réussite passe par l’effort personnel, l’initiative privée et l’esprit d’entreprise.   
 
C’est à ces derniers, ainsi qu’à tous ceux qui, dans la classe politique, la société civile, dans les villes et les villages, en Côte d’Ivoire ou à l’étranger,  ne veulent  plus se laisser abuser par le pouvoir de l’Etat, refusent d’abandonner la Côte d’Ivoire aux mains des politiciens menteurs et manipulateurs et aspirent à une société plus juste, plus tolérante et plus prospère que LIDER demande de se remobiliser autour d’un programme de rupture pour la victoire en 2015.
 
Ecartant fermement l’éventualité d’un vote électronique à la prochaine élection présidentielle d’octobre 2015 évoquée récemment par le chef de l’Etat, qui semble oublieux des pénuries d’électricité récurrentes dans lesquelles est plongé le pays, le président de Liberté et Démocratie pour la République a énuméré  quelques points de ralliement de la coalition qu’il appelle de ses vœux  et qui n’est pas un rassemblement sans contenu autour d’un homme (comme l’ex-Lmp) ou une superposition désorganisée de partis et associations politiques comme l’ex-Cnrd, mais une initiative visant à réunir tous les Ivoiriens de bonne volonté qui souhaitent construire une Côte d’Ivoire meilleure et apaisée.  
 
A court terme, la Coalition pour la Rupture s’unirait autour d’un agenda qui consiste à pousser Ouattara à effectuer d’urgence un recensement général de la population, sans mention de l’ethnie ; à adopter un statut pour l’opposition ; à procéder à l’actualisation de la liste électorale, pour y intégrer tous les exclus, notamment les quelques trois millions de jeunes, qui ont obtenu le droit de vote en atteignant leur maj orité depuis 2009 et à qui M. Ouattara refuse catégoriquement de donner leurs cartes d’électeur  ; et enfin à former une commission électorale efficace et crédible, au sein de laquelle l’opposition statutaire sera représentée de façon paritaire.   
 
Une fois le pouvoir conquis en 2015, les parties engagées dans la Coalition pour la Rupture en 2015 procéderont à une réforme du foncier rural, qui se ferait conjointement avec le désarmement, pour rendre les terres dont l’Etat ivoirien s’est accaparé depuis 1960 à  leurs propriétaires légitimes, les paysans. Le programme contiendrait la mise en place d’un cadre efficient pour la promotion de la libre entreprise, meilleure arme pour générer de la création d’emplois ; une réforme de la justice pour la rendre réellemen t indépendante et mettre fin à l’impunité, et surtout, la réforme constitutionnelle qui sonnerait le glas de l’hyper présidence pour la remplacer par un régime parlementaire, qui permet de mieux contrôler l’exécutif et de le contraindre à rendre des comptes au peuple. A moyen terme, la rupture avec la monnaie inique qu’est le franc Cfa et l’instauration d’un marché des capitaux en Côte d’Ivoire seraient également sur  sa feuille de route.  
 
L’un des projets principaux de la Coalition pour la rupture, à long  terme, serait la renonciation aux frontières héritées de la période coloniale et la marche vers une fédération d’Etats ouest africains prélude à une confédération africaine viable.    
 
Avant l’intervention du Pr Koulibaly, la Déléguée nationale aux Questions électorales Mme Monique Gbékia, avec son équipe, avait ouvert la journée à 10 heurs en analysant l’état de la Réconciliation, qui
est au point mort en Côte d’Ivoire. Puis ce sont le Délégué national aux Réformes institutionnelles, Mohamed Sylla, et son équipe, qui ont fait le constat de l’absence criante de l’Etat de droit sous Ouattara, avant de céder leurs places au Délégué national au Système monétaire et financier, le Dr Séraphin Prao et à son équipe, qui ont démontré la vacuité des promesses d’émergence et démonté les solutions économiques du Dr Ouattara. La quatrième intervention avait été assurée par le Dr Eblin Fobah, Délégué national aux Questions sociétales, qui, entouré de son équipe, a ausculté la dégradation des conditions de vie des population s depuis l’avènement du régime Ouattara.  
 

Par  LIDER News, le 7 mai 2013.


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dimanche, 12 mai 2013

DECLARATION DE LA COORDINATION FPI EN EXIL RELATIVE AU RAPPORT FINAL DU GROUPE D'EXPERTS DE L’ONU

 

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Le groupe d'experts de l’ONU en charge de la surveillance de l’embargo sur les armes en direction de la Côte d’Ivoire et de l’application des sanctions contre certaines personnalités conformément à la Résolution CS/1572/2004, vient de rendre public son rapport final (S/2013/228, 17 avril 2013). Il est bon de noter que, suite à ce rapport, le Conseil de sécurité a adopté la Résolution 2101/du 25 avril 2013, qui pour l’essentiel se résume aux mesures qui suivent :

- Reconduction de l’embargo sur les armes jusqu’au 30 avril 2014 ;

- Reconduction des mesures individuelles, financières et limitant les voyages jusqu’au 30 avril 2014 ;

- Interdiction de toute importation de diamant en provenance de Côte d’Ivoire jusqu’au 30 avril 2014.

Il en ressort clairement que le Conseil de sécurité n’a pas cru devoir suivre les experts du comité des sanctions dans leurs allégations mensongères contre les proches du Président Laurent Gbagbo en exil au Ghana, presque tous accusés « d’entreprise de déstabilisation » du régime d’Alassane Ouattara.

Contre ce rapport qui ne diffère pas fondamentalement de la copie servie à mi-parcours (S/2012/766, 15 octobre 2012), au regard des intentions cachées, de la méthode de travail ou d’investigation partiale, des informations livrées à la légère, des allégations affirmées mais non démontrées, la Coordination du Front Populaire Ivoirien (FPI) en exil au Ghana, en collaboration avec les personnes citées se contentera d'abord de renvoyer à deux publications y relatives (I), de faire quelques observations (II), avant de  dénoncer (III) une fois de plus un tel rapport partisan.

I- RENVOI  A DES PUBLICATIONS UTILES

Deux documents qui détaillent nos positions peuvent être utilement consultés :

1- La déclaration de la Coordination, suite à la diffusion par RFI le 6 octobre 2012 du rapport de mi-mandat des experts indépendants.

2- L’ouvrage collectif qui a pour titre : « Laurent Gbagbo au centre d’un complot. Le rapport des experts de l’ONU mis à nu », paru en avril 2013, à Paris aux éditions l’Harmattan.

Dans ces textes produits pour dénoncer les mensonges et la manipulation de l’opinion entreprise par lesdits experts, le lecteur découvrira à travers les écrits et analyses, le nouveau mal auquel les démocrates africains souverainistes sont confrontés : la fabrication ex nihilo par de prétendus experts, de complots imaginaires en vue de les neutraliser, par des mandats d’arrêt internationaux, des sanctions décidées par des organes des Nations-Unies, ou de l’Union européenne, etc.

Pour appuyer les remarques générales ci-dessus, l’on fera quelques observations.

II- OBSERVATIONS

Souci d’équilibrisme ou volonté de diversion, les experts reviennent sur les trafics en tous genres et l’accaparement, par la rébellion, d’importantes ressources financières détournées des caisses de l’État, à titre personnel ou au travers de sa centrale financière, qui continue de sévir, malgré la fin de la coupure en deux du pays en avril 2011. Ils écrivent même que le pillage autrefois limité à la zone nord, s’est aujourd’hui impunément étendu à l’ensemble du territoire. Mais cela, tout le monde  le sait, et savait, y compris la communauté internationale, que c’est ainsi et pas autrement, que le pouvoir Ouattara gouvernerait pour permettre à la rébellion de se payer sur le dos de l’État et des citoyens.

De même, les révélations sur les différentes violations manifestes de l’embargo sur les armes, par le pouvoir Ouattara, le Burkina Faso, des entreprises françaises ou non, dûment identifiées, ne sont toujours pas assorties de demandes de sanctions ciblées alors même que c’est l’unique mission des experts : surveiller le respect de l’embargo sur les armes et l’application des sanctions.

En revanche, c’est contre les proches de Laurent Gbagbo exilés au Ghana, que ce rapport final est principalement dirigé. Visiblement, les réactions énergiques des mis en cause à l’occasion de la publication du rapport d’étape, ont quelque peu freiné les ardeurs des experts.  Agissant manifestement pour le compte du ministre de l’intérieur de Ouattara, Hamed Bakayoko, dont ils ont endossé, sans analyse, les arguments habituels, les experts ont continué d’agiter le péril sécuritaire qui serait lié aux velléités déstabilisatrices des exilés proches du Président Gbagbo, au prix de mensonges éhontés. Notamment, ces derniers dont ils disaient qu’ils étaient en rapport avec les djihadistes d’Ansar Dine au Mali, sont à présent en complicité avec Soro Guillaume, le Chef de la rébellion ivoirienne.  Que croire?

Pour le régime Ouattara, la manœuvre poursuit en fait plusieurs objectifs :

-   Continuer d’avoir à disposition des milliers de casques bleus et éviter ainsi de remettre sur pied l’armée nationale de Côte d’Ivoire, désarmée au profit de la rébellion, des mercenaires et des Dozos à sa solde ;

-  Obtenir la levée de l’embargo sur les armes pour réarmer officiellement toutes les factions précitées ;

-  Exhiber le rapport comme fondement « crédible » pour lancer des mandats d’arrêt contre tous les proches du Président Gbagbo (car tous sont cités à un titre ou à un autre) ou des mesures d’interdiction ;

-  Mettre une pression plus forte venant des « Nations Unies » sur le Ghana, pays d’accueil, afin que celui-ci livre sans procédure judiciaire les personnes citées à Alassane Ouattara ;

-  Accabler plus que jamais le Président Laurent Gbagbo, le « bénéficiaire de la prétendue déstabilisation », dont le verdict de l’audience de confirmation des charges est incessamment attendu.

Alors que l’on s’attendait à un rapport final étayé par des preuves et des documents irréfutables concernant les allégations de déstabilisation, qui soit redit en passant n’entrent pas dans le mandat des experts, l’achat, l’importation ou l’exportation d’armes en direction de la Côte d’Ivoire et de traces de décaissements ou de paiements financiers effectués par les financiers « supposés », ce sont les mêmes ragots qui sont servis en lieu et place.

Alors même qu’ils n’ont pas réussi à apporter la preuve d’un quelconque financement par les exilés, les experts, au lieu d’avouer que cette piste d’investigation était infructueuse, sans se soucier d’entretenir une position contradictoire, vont tenter l’argument de la peur : « si les groupes officiant au Ghana et au Libéria ont un soutien financier conséquent, ils peuvent affaiblir le régime… » (rapport paragr. 19). En quoi une telle mention concerne t-elle  la mission de surveillance de l'embargo sur les armes et du régime de sanctions ?

D’autres fois, ce sont des demi-informations qui sont exposées pour tenter d’établir l’existence de plan de déstabilisation contre Ouattara, impliquant la diaspora et des exilés proches de Laurent Gbagbo ; tel le cas d’un e-mail effectivement adressé à un proche du Président Laurent Gbagbo mais dont la réponse n’a cependant pas été divulguée dans le rapport à dessein ; pour ne pas ruiner la thèse du plan de déstabilisation.

Mieux, faute d’arguments et de preuves, justifiant leur incursion dans l’espionnage au profit de Ouattara, les experts estiment que des opérations militaires auraient été menées sur le territoire ivoirien à partir du Ghana sans preuve, et que ces opérations seraient des violations de l’embargo (rapport paragr. 25).

Les experts, écrivent qu’à la suite de différentes arrestations, les exilés, qu’ils considèrent on ne sait à partir de quoi, comme étant l’aile radicale du FPI, se sont réorganisés en cinq (5) factions politico-militaires, auxquelles ils affectent des personnes sans justifications, sans preuves de leur adhésion ou participation à des réunions ou activités desdits groupes dont, au demeurant, l’existence effective n’est pas démontrée. Ces groupes ou factions, fabriqués pour les besoins du rapport n’existent que dans l’imagination d’Hamed Bakayoko qui les  a servis gracieusement au groupe d'experts de l’ONU.

D’ailleurs, il est permis de douter de la crédibilité de la plupart des informations qui constituent la toile de fond de ce rapport. Fournies par les services d’Hamed Bakayoko, elles ont été obtenues sous la torture. Le groupe d’experts sait-il que le ministre Lida Kouassi, extradé du Togo en Côte d'Ivoire, a subi des tortures par décharges électriques afin d'obtenir de lui des aveux ? Le groupe d’experts sait-il dans quel état mental se trouve le commandant Séka Séka, après les sévices qui lui ont été imposés pour obtenir de lui des aveux contre des proches du Président Gbagbo ? Le groupe d’experts s’est-il inquiété des raisons pour lesquelles, en dépit de son insistance, il n’a pu s’entretenir avec le ministre Blé Goudé (rapport, paragr.  286) ? Le groupe d'experts sait-il dans quel état se trouvent le colonel Katé Gnatoa, le commandant Abehi et nombre de personnes  arrêtées  pour tentative de coup d'état?

Des aveux ou autres confessions obtenues sous la torture par les services de Ahmed Bakayoko, voilà le menu que nos experts servent comme preuves de l'implication des proches du Président Gbagbo dans la déstabilisation du régime Ouattara. Mais, c'est le lieu d'exiger du groupe d'experts de présenter le mandat de l'ONU qui lui confie la mission de surveiller la déstabilisation du régime Ouattara, surveillance devenue la partie principale de ses préoccupations et investigations.

Comment accepter des contrevérités évidentes donnant certains des proches du Président Gbagbo, comme ayant participé à des réunions en 2012 au Ghana alors qu'ils n'y ont que transité en Avril 2011 pour d'autres destinations. Ces contrevérités sont en réalité distillées par le groupe d'experts du comité de sanctions pour mieux masquer la couverture des rebelles et de leur mentor qui ont fait l'acquisition d'armes lourdes malgré l'embargo qu'ils sont censés surveiller.

Nos experts ne semblent certainement pas s’émouvoir des conséquences humanitaires  désastreuses de cet armement lourd, pourtant acquis en violation de l’embargo, grâce auquel un génocide à l’ouest ( Duekoué, Nahibly entre autres ) continue d’être perpétré par les troupes rebelles auxquelles Ouattara s’est officiellement rallié en mars 2011 en créant les FRCI.

Pourquoi ce rapport est-il muet sur l’occupation par la force, des forêts de l’ouest, par des hordes de Burkinabés armés de kalachnikovs et d’armes lourdes fournies par Alassane Ouattara et Blaise Compaoré ? Pourquoi les experts de l’ONU n’ont-ils pas jugé utile ou convenable « d’investiguer » sur la provenance de cet armement, en rapport avec la surveillance de l’embargo sur les armes ? Tout simplement parce que ces crimes ainsi que la dotation en armes des rebelles mettent  en cause personnellement M. Ouattara qui a créé les FRCI en Mars 2011 de son QG de l’Hôtel du Golf, leur intimant  l'ordre d'attaquer sur tous les fronts les forces loyalistes et de renverser le Président Gbagbo par les armes.

Nous avons trop bien compris depuis longtemps le jeu et l'objectif de ses experts. Que l'on ait à l'esprit cette question fondamentale : pourquoi lesdits experts n'ont jamais pris la précaution méthodologique élémentaire d'entendre la version de ces proches du Président Gbagbo, mis en cause ?

Le parti-pris de ces experts pour le régime Ouattara et ses alliés et leur harcèlement contre le Président Gbagbo et ses proches sont si choquants, révoltants qu'ils ne peuvent qu'être dénoncés avec force.

III- DENONCIATION DU RAPPORT

Pour les raisons ci-dessus développées, la coordination FPI en exil, tient à nouveau à dénoncer vigoureusement le rapport final des experts du comité des sanctions de l’ONU, en ce qu’il persiste dans un travail toujours méthodologiquement approximatif, partial dans le fond, délibérément orienté contre le Président Laurent Gbagbo et ses proches en exil, et faisant étalage de mensonges en lieu et place de preuves.

La coordination observe que le contenu de ce rapport n’est pas reflété dans la résolution 2101 du Conseil de sécurité et s’en félicite. La coordination du FPI en exil restera cependant vigilante, et se réserve le droit de dénoncer, toute utilisation malveillante de ce rapport dans le but de nuire à ses membres, au Président Laurent Gbagbo ou à ses proches. N'oublions pas que la CPI s'était servie malicieusement du rapport de mi-mandat, pourtant décrié, pour refuser la liberté provisoire au Président Gbagbo.

La coordination voudrait s’adresser aux experts de l’ONU mais également à tous ceux qui souhaitent aider le régime « tortionnaire » d’Alassane Ouattara à s’en sortir, pour leur dire que le salut n’est pas à rechercher dans la manipulation, le mensonge et dans la répression contre tous ceux qui n’épousent pas les vues de leur poulain, mais plutôt dans un État de droit, dans la vraie démocratie et dans une réconciliation sincère.


Fait à Accra le 9 mai 2013.


Pour la coordination FPI en exil

 

Dr. Assoa Adou

Coordonnateur et Porte parole

vendredi, 10 mai 2013

BILAN AN 2 DE OUATTARA PAR LIDER: DES VIOLATIONS REPETEES DE LA LOI ET DES DROITS DE L'HOMME

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• Nouvelle violation du protocole additionnel A/SP1/12/01 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance à travers la modification de la loi électorale.

• Violation de la résolution 2062 de l’ONU qui exigeait que les réformes nécessaires soient faites avant l’organisation des élections locales (réforme de la CEI, refonte de la liste électorale, désarmement etc.).

• Modification de la loi sur l’organisation des collectivités territoriales qui a mis à mal la dynamique de décentralisation.

• Organisation d’élections locales avec une CEI illégale.

• Pleins pouvoirs monarchiques à travers la gouvernance par ordonnance autorisée jusqu’en fin 2013 par un Parlement aux ordres.

• Naturalisation massive en violation de la loi qui prévoit que la naturalisation se fasse au cas par cas.

• Arrestations illégales et détentions dans des prisons et camps clandestins par les FRCI et les dozos.

• Tortures et traitement inhumains allant jusqu’au meurtre de certains détenus.

• Mise en place de cartels mafieux et militaro-économiques par les com’zones.

• Prolifération d’armes de guerre sur tout le territoire.

• Attaques contre les positions des Frci : le rapport du Groupe des experts de l’Onu datant d’avril 2013, en son point 26, met en lumière l’implication de Soro Guillaume dans les attaques du camp d’Akouédo.

• Le processus de désarmement et de réforme du secteur de la sécurité est factice et permet la constitution d’une armée de réserve à la solde du pouvoir.


Source: LIDER.CI

00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |