topblog Ivoire blogs

vendredi, 10 mai 2013

BILAN AN 2 DE OUATTARA PAR LIDER: DES VIOLATIONS REPETEES DE LA LOI ET DES DROITS DE L'HOMME

LOGO LIDER.jpg



• Nouvelle violation du protocole additionnel A/SP1/12/01 de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance à travers la modification de la loi électorale.

• Violation de la résolution 2062 de l’ONU qui exigeait que les réformes nécessaires soient faites avant l’organisation des élections locales (réforme de la CEI, refonte de la liste électorale, désarmement etc.).

• Modification de la loi sur l’organisation des collectivités territoriales qui a mis à mal la dynamique de décentralisation.

• Organisation d’élections locales avec une CEI illégale.

• Pleins pouvoirs monarchiques à travers la gouvernance par ordonnance autorisée jusqu’en fin 2013 par un Parlement aux ordres.

• Naturalisation massive en violation de la loi qui prévoit que la naturalisation se fasse au cas par cas.

• Arrestations illégales et détentions dans des prisons et camps clandestins par les FRCI et les dozos.

• Tortures et traitement inhumains allant jusqu’au meurtre de certains détenus.

• Mise en place de cartels mafieux et militaro-économiques par les com’zones.

• Prolifération d’armes de guerre sur tout le territoire.

• Attaques contre les positions des Frci : le rapport du Groupe des experts de l’Onu datant d’avril 2013, en son point 26, met en lumière l’implication de Soro Guillaume dans les attaques du camp d’Akouédo.

• Le processus de désarmement et de réforme du secteur de la sécurité est factice et permet la constitution d’une armée de réserve à la solde du pouvoir.


Source: LIDER.CI

00:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

jeudi, 09 mai 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE DU FPI RELATIVEMENT A L'ENLEVEMENT SOUS ANESTHESIE DE MME SIMONE EHIVET GBAGBO

côte d'ivoire,communiqué de presse n°0022013 du fpi,relativement à l'enlèvement sous anesthésie de mme simone ehivet,mme gbagbo vers une destination inconnue,le secrétaire général par intérim & porte-parole du fpi,dr kodjo richard

Communiqué de Presse N° 002/2013


Relativement à l'enlèvement sous anesthésie de Mme Simone Ehivet GBAGBO vers une destination inconnue.


Le mardi 30 avril 2013, à la surprise générale, la Direction du FPI a appris - par voie de presse - le transfert de Mme Simone Ehivet GBAGBO de sa « résidence surveillée » d'Odienné à la clinique ‘La Pisam’ d'Abidjan pour un bilan de santé.

Alors que tout portait à croire que les règles judiciaires en la matière avaient été respectées, c'est avec stupéfaction que la Direction du FPI s'est entendu dire que ce transfèrement n'a obéi à aucune disposition légale.

Ce jour, mercredi 8 mai 2013, la direction du FPI - en alerte sur ce cas précis depuis 4 jours - vient d'être informé par son Conseil que "….Mme Simone Ehivet GBAGBO, la 2ème Vice-présidente du FPI et épouse du Président Laurent GBAGBO a été emmenée sous anesthésie vers une destination inconnue par des hommes en armes, sans aucun document officiel approprié..."

Selon l’avocat de la Première Dame, "...l'appareil judiciaire légal lui-même n'a aucune idée de la destination de Mme Gbagbo..."

Devant cet état de fait, qui relève tout simplement du mépris du régime Ouattara pour l’Opposition et pour les droits humains des Ivoiriens,

La Direction du FPI dénonce avec force ces agissements d’une autre époque et élève les plus vives protestations contre ces méthodes de gestion du pouvoir d’Etat.

Le FPI - qui n'a eu de cesse de fustiger la dictature et la justice des vainqueurs instaurées en Côte d'Ivoire depuis le 11 avril 2011 - constate que :

- sous le régime Ouattara, le pays s'enfonce inexorablement dans l'état de non-droit

- tout cela se fait sous les yeux indifférents d'une communauté internationale qui s'est donnée le "droit d'ingérence" quand le peuple de Côte d'Ivoire a choisi son président le 28 novembre 2010.

Le FPI tient le Président Alassane Ouattara pour responsable de tout ce qui  adviendra.

Le Front Populaire Ivoirien  demande donc avec insistance à la France et à l'ONU de convaincre le régime Ouattara de rompre avec la dictature. Car, la coupe est presque pleine. Il ne faut pas qu'elle déborde. Tous, nous y avons intérêt.

 

Fait à Abidjan, le 8 mai 2013

 

Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

Dr KODJO Richard

L’AFFAIRE MAHE(1), PAS ENCORE ASSEZ «ETOUFFE(E)»?

côte d'ivoire,affaire firmin mahé,christine colin tibala,l’affaire mahé(1) pas encore assez «étouffé(e)»?

Le général Poncet, qui a donné l'ordre d'étouffer Firmin Mahé


Madame La Garde des Sceaux, Madame la Bâtonnière de PARIS, Mesdames et Messieurs  les  magistrats, avocats et autres serviteurs de la loi,

A vous tous qui vous êtes engagés à servir la Justice, nous adressons la présente supplique…

Nous revenons vers vous (2) pour vous interpeller sur la situation de Jacques Koulaï DAHOU le frère aîné de Firmin MAHE (même mère, même père) et de Basile Lépohé GNINION, neveu de la victime (3). Pour  des raisons évidentes mais malheureusement contraires à l’éthique et à l’image de la France à long terme, le Parquet général a décidé de ne pas faire appel et nous le regrettons tant il est vrai que « Le véritable courage consiste à dénoncer les crimes commis par son propre camp et non ceux commis par l'adversaire!» Bertrand Russel.

Même si Firmin MAHE était réellement le coupeur de routes qui a été fabriqué a posteriori pour justifier son extermination sauvage, l’honneur de la Justice que vous servez a été sali par tout ce que nous dénonçons sans aucune réaction ni soutien depuis de longues années. Mais Firmin MAHE n’était en rien un criminel et la plupart d’entre vous le savent pertinemment. L’honneur d’une Armée, d’un pays ne saurait se laver en dissimulant une bavure et/ou des ordres illégaux sous le mensonge et l’apologie du crime que l’on prétend combattre !

Votre refus d’interjeter appel d’un verdict injuste nous a profondément choqués, sauf à admettre que la raison d’Etat l’emporte sur le devoir de Vérité ou encore que la loi du plus fort doive toujours primer (4). Ce permis de tuer accordé à la Licorne est en effet une véritable incitation à la récidive entre les mains de soldats dépositaires de l’autorité publique engagés dans de délicates et infructueuses missions de maintien de la paix alors qu’ils bafouent en permanence l’impartialité à laquelle ils sont pourtant tenus.

A Georges PEILLON qui a témoigné de la véritable nature des rebelles que la France a choisi d’installer au pouvoir en Côte d’Ivoire, nous témoignons tout notre respect pour son objectivité et son courage (5).

A ceux qui ont permis à cette affaire MAHE d’éclater, nous voudrions dire merci, notamment au soldat LEVASKY, même si nous savons aujourd’hui que la dénonciation de ses camarades n’a rien à voir avec la recherche de la vérité ou encore le soulagement de sa conscience, mais bien plus avec des rivalités  internes à l’Armée.

A ceux qui ont été témoins de cet assassinat sordide et ont essayé, sinon de l’empêcher, au moins de le dénoncer mais en ont été dissuadés par les « fausses preuves » des prétendues victimes de Firmin MAHE, nous disons qu’il n’est jamais trop tard pour réparer une injustice et se mettre en accord avec sa conscience. Si vous ne le faites pas pour MAHE et ses proches, faites le pour vous, pour l’Armée à laquelle vous appartenez et qui ne sort pas grandie de cette affaire.

Pour continuer notre propos, nous allons nous employer à présenter nos arguments sous le prisme de la situation dramatique de ce par quoi nous commençâmes : Jacques, le frère aîné de Firmin MAHE, risque de mourir en France dans un silence assourdissant si rien n’est fait pour lui trouver un hébergement correct en attendant l’instruction de sa demande d’asile par l’OFPRA. Il est aujourd’hui en convalescence après plusieurs mois d’hospitalisation. Notre demande d’hébergement en CADA (Centre d’Accueil pour Demandeurs d’Asile) se heurte maintenant à sa trop grande vulnérabilité après s’être au contraire confrontée à son insuffisante légitimité. Autrement dit, il y a quelques mois, il n’était pas assez vulnérable pour bénéficier d’un accueil en CADA et aujourd’hui, il le serait trop au point que les services sociaux préfèrent le renvoyer d’emblée à la rue et au SAMU social plutôt que  d’étudier une éventuelle admission en CADA sur présentation d’un certificat médical d’aptitude : administration kafkaïenne quand tu nous tiens ! Sauf qu’un des 4 pneumologues qui en a eu la charge nous a clairement indiqué que de nouvelles expositions au froid, à la pluie, à la précarité et sans possibilité de le mettre sous oxygène risquaient de lui être fatales à très court terme. A peine plus alarmiste que votre serviteure, il a poursuivi en s’excusant de son cynisme : « si on voulait le faire disparaître sans trace, on ne s’y prendrait pas autrement ». Jacques est donc gravement malade, demandeur d’asile non pris en charge au titre de l’ATA (Allocation Temporaire d’Attente) faute de pouvoir se présenter physiquement au RDV obligatoire de Pôle Emploi à qui a été confiée – assez bizarrement il est vrai – la gestion nationale des Demandeurs d’Asile français pourtant interdits de travail pendant l’instruction de leur dossier. Aucun droit ni à la CMU, ni à une quelconque aide ou indemnité ne lui a été ouvert jusqu’à présent en dépit de nos nombreuses démarches en ce sens. Quand il sortira dans quelques semaines de l’Hôpital où il est en rééducation, il est pour l’instant prévu qu’il retourne à la rue qui risque de lui être fatale à très brève échéance ! Les assistantes sociales en charge de son dossier n’envisagent aucune autre solution d’hébergement compatible avec son état de santé pour le moment, nous renvoyant aux pléthores de demandes d’hébergement non satisfaites. Des ordres supérieurs surprenants et contradictoires sont mêmes déjà tombés pour écourter une prise en charge dans un foyer d’hébergement d’urgence sur PARIS, preuve à l’appui (6).

côte d'ivoire,affaire firmin mahé,christine colin tibala,l’affaire mahé(1) pas encore assez «étouffé(e)»?

Firmin Mahé

Pourtant Jacques et Basile sont  arrivés en FRANCE dans le cadre du procès MAHE/LICORNE. Leur passeport et visa ont été délivrés pour leur permettre d’assister au procès, d’exiger la réhabilitation ainsi que la restitution du corps de leur proche. Ils sont arrivés tardivement le 30 novembre 2012 en tant que partie civile alors que le procès avait déjà commencé depuis le 27 novembre. A noter d’ailleurs qu’alors que Maître NDOUMOU-avocat autoproclamé de la famille- avait laissé entendre par presse interposée que l’absence des parties civiles à la première semaine du procès d’Assises  résultait des entraves posées par l’Etat français et l’Etat ivoirien, nous tenons de source sûre – proche de la Procureure Annie Grenier- que Maître NDOUMOU a attendu le dernier moment avant de réserver les billets pour 7 des 10 parties civiles retenues –billets aller/retour payés par l’Etat français- sachant que seules 3 d’entre elles sont finalement venues en sus d’une parente éloignée. Les parties civiles étaient en effet au nombre de 16 au départ ; elles ont été ramenées à 14, puis à 10, enfin à 7 en termes de billets d’avion pour finalement n’être que 3 à participer à la moitié seulement du procès d’Assises. Maître NDOUMOU n’a jamais réussi à justifier que les autres parties civiles n’aient pu venir (dont les deux sœurs et le  fils de Firmin MAHE, ainsi que la mère de ce dernier), prétendant ne pas avoir reçu les documents nécessaires pourtant transmis en même temps et par le même mode que ceux des 4 autres présents. Avec Edith et Madeleine, ils n’ont dès lors pas pu démentir les allégations de crimes supposés pesant sur Firmin. Maître NDOUMOU, qui s’était pourtant engagé à réhabiliter Firmin MAHE et à laver l’honneur de la famille (7), a d’ailleurs  brillé par son effacement pendant toute cette première semaine du procès. Ainsi des photos de prétendues victimes de Firmin MAHE prises par un soldat de la Licorne membre du Comité de soutien de RAUGEL ont été présentées dans l’irrespect le plus total de deux grands principes du droit français : la présomption d’innocence (celle de Firmin MAHE) et le droit à un procès équitable. Comment la Justice française peut-elle en effet accepter de produire des photos à charge contre la victime prises par un soldat ami et collègue de RAUGEL sachant que ces photos ont largement pesé sur les jurés pour atténuer la sanction (8)? La présomption d’innocence ne protégeant que les vivants, les « chiens de garde » du système françafricain (9) ont vite fait de coller un maximum de crimes sur le dos de la victime pour tenter de légitimer son assassinat. Au passage, les fameuses photos évoquées à de nombreuses reprises en 2005/2006 où on  verrait la victime à moitié nu subir les tortures des soldats de la LICORNE ont disparu du procès (10). Firmin MAHE a ainsi  été transformée en coupable post mortem selon  le procédé bien connu de l’inversion de la victime et du bourreau.

Mais pour que ce tour de passe-passe fonctionne, il fallait à tout prix minimiser la présence et l’intervention des parties civiles, ce qui a été habilement orchestré. L’avocat corrompu fait semblant de déplorer le retard des quelques parties civiles qu’il a consenti à faire venir pour donner le change. Quand aux quelques membres de la famille qui sont présents, ils n’ont droit qu’à un repas par jour, sont interdits de conférence de presse et devaient normalement repartir à peine le verdict prononcé (soit le lundi 10 décembre 2013 au matin) sans aucun accès ni au jugement ni à la suite des débats portant sur l’indemnisation des victimes. Tous ceux qui ont croisé Jacques se rendant à pied de métro Cité au Palais de Justice pour la durée restante du procès ont pu se rendre compte de son état de santé précaire pour ne pas dire plus ! Il respirait mal, se tenait à la rampe et devait faire des pauses de presque une minute à chaque marche. Quand vous demandiez ce qui n’allait pas et si on pouvait l’aider, ses compagnons répondaient qu’il fallait lui laisser le temps, qu’il sortait de convalescence et que ça allait aller. Sauf que l’avenir prouvera la gravité de sa maladie ! Il n’y a que Maître NDOUMOU pour continuer à prétendre qu’il fait du cinéma jusqu’à ce mardi 16 avril 2013 devant le représentant du Bâtonnier devant lequel il avait attrait Jacques et Basile (11).  A noter la troublante coïncidence qui veut que la convocation de Jacques et Basile en réclamations d’honoraires ait lieu quelques jours à peine après leur réclamation mettant en cause le non respect de ses obligations professionnelles par Maître NDOUMOU devant le même Bâtonnier qui a bien été enregistrée par leur service déontologie le 07 mars 2013 mais n’a donné lieu à aucune suite. A leur réclamation devant l’ordre des avocats en sa formation disciplinaire pour non respect de ses obligations professionnelles par Maître NDOUMOU (12)  a donc répondu une réclamation dilatoire de Maître NDOUMOU portant sur des honoraires indus puisque la question avait été tranchée par la signature d’une convention d’honoraires à 35% à l’occasion de la seule et unique rencontre avec Maître NDOUMOU en 2006, convention d’honoraires dont il se garde bien de parler… Et pour cause : cela reviendrait à le priver du droit de réclamer les sommes rédhibitoires, injustes et dilatoires dont il fait état en sus du forfait modique obligatoirement prévu par une convention de ce type sous peine de nullité. A noter enfin le retournement pour le moins circonspect de Maître NDOUMOU qui après s’être fait le chantre du panafricanisme pendant de nombreuses années revendiquant la condamnation de l’Etat français, la justesse du combat de Laurent GBAGBO et sa désignation par la famille, prétend aujourd’hui avoir été mandaté par l’Etat français et invoque le secret-défense lorsqu’on lui demande de fournir des preuves de sa désignation.

côte d'ivoire,affaire firmin mahé,christine colin tibala,l’affaire mahé(1) pas encore assez «étouffé(e)»?

Les proches et parents de Firmin Mahé, le 4 décembre 2012 au palais de justice

Lire la suite

AFFAIRE FIRMIN MAHE: INTERVIEW DE BASILE LEPOHE GNINION DU 24 AVRIL 2013

côte d'ivoire,l'affaire firmin mahé,christine colin tibala,l’affaire mahé,affaire firmin mahé,interview de basile lépohé gninion du 24 avril 2013

Firmin Mahé, étouffé par l'armé française


Basile, qui es-tu par rapport à Firmin?

-       Je suis le neveu de Firmin MAHE qui était le « petit frère » de mon papa. Le père de Firmin était le frère même père même mère de mon grand-père côté papa.

Vous dites «MAHIE» au lieu de «MAHE»?

-       Oui, MAHE, c’est une abréviation. En Guéré, on parle d’ethnie Wê, MAHIE veut dire : «  tu vas voir les conséquences de ce que tu me fais ».

Pourquoi n’as-tu pas le même nom que lui ?

-       Chez nous, on prend le nom de la personne de la famille qui était cher. En fait nos aïeux le voient en rêve et nous l’attribuent. Quant au surnom, on nous le donne au baptême en même temps que le prénom. « Lépohé » pour moi, ça veut dire : « est-ce que tu as contribué à ma souffrance ? » En d’autres termes, qui es-tu pour prétendre venir t’asseoir là au milieu des autres alors que tu n’as pas sué pour avoir ta part ?

Que penses-tu du procès et du verdict ?

-       J’ai été peiné par notre absence, par le fait que nous soyons venus qu’à 5 jours de la fin du procès. Nous on pensait que comme on avait un avocat choisi par la France qui était inscrit au barreau de PARIS, nous serions bien défendus. Il nous avait dit que tout était prêt, que nous serions hébergés par la France, que l’hôtel était déjà réservé. Les personnes clefs, notamment les sœurs de Firmin, son fils et la mère de ce dernier n’étaient pas là…

Sais-tu que le 26 novembre 2012, soit la veille de l’ouverture du procès, NDOUMOU a dit que c’était à cause de l’Etat ivoirien qui ne voulait pas délivrer les passeports et de l’Etat français qui refusait de délivrer les visas que la famille n’était pas là ?

-       Oui je l’ai appris. Et je pense que c’est faux parce qu’il ne peut pas dire une chose et son contraire. Il avait dit que les billets d’avion et les frais d’hébergement étaient pris en charge par l’Etat français et qu’il ne fallait pas trop en demander à ce dernier.  Ce qui nous a mis en retard, c’est le fait qu’on nous demandait de payer les frais de passeport et que c’était trop cher pour nous.

Quand avez-vous su que vous étiez convoqué au procès ?

-       J’ai su cela à la mi-novembre.

Et les autres parties civiles ?

-       Au même moment… On savait que le procès allait avoir lieu mais on ne savait pas exactement quand.

Qui devait venir en France ?

-       Jacques, ses trois sœurs (même mère même père), Gaël le fils de Firmin et Sylvie sa mère et son tuteur légal. Si l’enfant avait été au procès, cela n’allait pas se passer comme cela. Au départ, ce que NDOUMOU disait nous rassurait tellement qu’on n’avait pas idée de mettre en cause sa parole. Nous on était éplorés. On ne pensait pas à l’argent, ni à ce que l’on pouvait obtenir. Nous on voyait la légalité. C’était la Justice qui allait triompher. Alors je viens en France et je tombe dans des épines.  Ce que je pensais, ce n’est pas ce que j’ai vu au procès. Pour des criminels qui ont tué mon oncle, on nous montre des photos que je ne reconnais même pas. On les condamne avec du sursis. Vous avez tué en Côte d’Ivoire  alors que vous êtes  venus là-bas pour rétablir la Justice.

Certains disent que vous êtes là justement pour l’argent et que vous en voulez à NDOUMOU…

-         …Ceux qui disent cela, c’est pour saper le moral des gens. Quand Jean HELENE a été assassiné en Côte d’Ivoire, l’Etat ivoirien a été condamné à verser 137 millions de francs CFA à sa famille (NDLR : soit un peu plus de 200 000€). Personne n’a trouvé ça anormal. Pourquoi est-ce que ça serait choquant que notre famille touche des dommages et intérêts pour le préjudice subi ?

Notre affaire avec Maître NDOUMOU, ça ne date pas des jugements, du procès et de tout ce qui en découle. Ca remonte au départ pour venir en France. Il savait que nous n’avions pas les moyens pour venir en France, notamment pour faire les passeports, mais il nous a laissés sans aide et sans solution pour les payer à quelques jours du procès. Il savait également que Jacques mon oncle était malade. Depuis 2009, on l’appelait pour lui dire que ça n’allait pas et qu’il devait nous aider à soigner Jacques, mais il nous disait qu’il n’avait pas les moyens, vous voyez.

Maître NDOUMOU est votre avocat. Pourquoi pensez-vous que c’était à lui de vous aider à prendre en charge les soins de Jacques ?

-       Parce quand il est arrivé en Côte d’Ivoire en février 2006, il nous a accordé une audition à la Tour A (NDLR : où se trouve le Tribunal militaire). Il n’a cessé de répéter qu’il était venu pour défendre notre frère MAHE, pour que les insanités qui ont été dites sur lui soient dénoncées et qu’il allait rétablir la vérité.

Vous ne répondez pas à ma question précise… Pourquoi vous attendiez-vous à ce que Maître NDOUMOU prenne en charge certains frais concernant le reste de la famille ?

-         Quand il est arrivé, on l’a invité à la maison. Là, il nous a dit qu’il pouvait prendre le dossier, mais qu’il fallait qu’on signe un papier, que s’il gagnait le procès, il allait prendre 20% de ce qui nous reviendrait. Quelques heures après, j’étais déjà parti et ils m’ont rappelé pour que je revienne aux 3 Rouges (NDLR : quartier de YOPOUGON). A mon retour, la famille était unanime pour signer la convention à 35%. En effet, NDOUMOU leur avait expliqué que si on signait à 35%, cela inclurait des aides éventuelles en cas de nécessité, de maladie pour tout le monde ainsi que de l’argent pour subvenir directement aux besoins de l’enfant de Firmin qui venait d’avoir 2 ans. Il était un peu malade et n’était pas encore déparasité.

Maître NDOUMOU a-t-il respecté ses engagements ?

-         Un centime, il n’a jamais envoyé pour quelqu’un jusqu’à présent.

Finalement, qui a signé ce document ?

-         Jacques, Madeleine, Pacôme,… Quelqu’un a même signé à la place des 3 sœurs de Jacques côté maman qui étaient au village (à DALOA et à BANGOLO). Il y avait environ 14 personnes qui ont signé.

Qui a ce document aujourd’hui ?

-         NDOUMOU a l’original.

Est-ce qu’il y a des copies ?

-         A ma connaissance seule une parente éloignée que NDOUMOU a érigée en représentante de la famille possède une copie du document.

Vous parlez d’un document très important  qui engage Maître NDOUMOU, mais pourquoi n’avez-vous  pas dénoncé son attitude avant le procès ?

-         En 2006 quand il venait, c’était au temps de Laurent GBAGBO. A cette époque, il nous rassurait.  Puis après quand il est rentré en France, nous partions à la Tour A et nous l’appelions, mais il raccrochait ou il ne donnait pas suite. J’ai commencé à perdre confiance parce qu’il n’est pas honnête. J’étais le porte-parole de la famille et nous avions peur que si on le dessaisissait depuis la Côte d’Ivoire, le procès allait avoir lieu sans nous. Il valait mieux être là au procès pour pouvoir dire ce qu’on pense et apporter la part de vérité de la famille.

En 7 ans, vous avez vu Maître NDOUMOU combien de fois ?

-         On l’a vu une fois seulement !

Avez-vous reçu des écrits de sa part ? Avant le procès, il y a eu la libération de RAUGEL et SCHNIER, le non lieu de PONCET, le renvoi aux Assises… Etiez-vous informés de tout cela ?

-         Pas par Maître NDOUMOU, mais par les journaux : Le Courrier d’Abidjan, L’Intelligent d’Abidjan, Jeune Afrique, Le Monde,…

Aujourd’hui, qu’attendez-vous de la Justice française ?

-         La Justice française a tendance à étouffer le dossier. Nous constatons une Justice vraiment « serpentine ». Je ne comprends pas comment des tueurs peuvent être condamnés à du sursis pendant que des rebelles qui ont éventré des femmes enceintes, tué des vieillards qui ne pouvaient pas se sauver eux sont nourris, blanchis, logés et occupent des postes administratifs. Ils nous font croire qu’il fallait tuer MAHE pour ramener la paix dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire et aujourd’hui c’est le pire qui se passe en Côte d’Ivoire. Je suis venu du pays depuis à peine 5 mois, et bien avant que je n’arrive, j’ai pu constater que la liberté d’expression n’existe plus. Les droits de l’Homme ne sont plus respectés. L’impunité est partout. Les opposants sont arrêtés, torturés et parfois assassinés dans des camps de concentration.

Aujourd’hui le procès est fini et vous êtes toujours en FRANCE. Quelle est votre situation ?

-         Nous…

Nous ?

-         Jacques (NDLR : Jacques est le frère aîné de Firmin MAHE, même père, même mère) et moi sommes là en tant que parties civiles. Le procès est fini ? Non il est toujours en cours !

Quel est votre statut ?

C’est NDOUMOU qui voulait nous faire partir de force. Depuis le 10 décembre dernier, il ne nous a même pas fait savoir ce qui allait se passer après le procès et il a refusé de réagir au verdict. Il nie  que nos vies sont menacées suite à ce dernier. Il dit que d’autres parties civiles ont assisté au procès, qu’elles sont reparties en Côte d’Ivoire et que ça se passe bien pour elles. Sauf que ces autres parties civiles ne sont pas connues en Côte d’Ivoire, et quel lien ont-elles vraiment avec MAHE ? Il ne faut pas confondre la constipation et la grossesse. Ce n’est pas la même chose. Aujourd’hui, le problème que nous vivons est lié à la situation de BANGOLO et à l’affaire MAHE. Les personnes dont NDOUMOU parlent ont décidé d’enterrer le dossier alors que nous sommes en France pour exiger que la vérité soit faite sur la mort de Firmin MAHE. C’est ce combat qui nous met en danger et que beaucoup de personnes veulent faire taire. Et si justement il n’est rien arrivé à 2 des parties civiles qui sont rentrées au pays, c’est aussi parce que nous sommes ici à dénoncer les pressions que nos parents subissent au pays.

Mais au village à BANGOLO, personne ne vous attend ?

-         En Côte d’Ivoire, ce sont les enlèvements et les disparitions tous les jours. Les rebelles nous ont arrachés à nos terres et à nos plantations. Ils les occupent aujourd’hui. Des analphabètes dirigent le pays. C’est un problème foncier. On a des problèmes avec certains immigrés qui sont venus de la sous-région et qui ont profité de la crise postélectorale pour occuper nos terres.

Quel est votre statut aujourd’hui ?

-         Nous sommes demandeurs d’asile.

Pensez-vous que l’OFPRA va vous accorder l’asile ?

-         Malgré ce qu’ils ont fait à mon oncle ou plutôt à cause de ce qu’ils ont fait à mon oncle, la France nous doit réparation,  sans compter les massacres qui se poursuivent… Les autorités françaises doivent nous accorder l’asile en attendant que la paix revienne en Côte d’Ivoire et tant que nos vies sont menacées.

Un dernier mot pour conclure ?

-         « C’est de la manière dont tu t’arrêtes devant le tailleur qu’il prend ta mesure ». NDOUMOU prétend aujourd’hui avoir été mandaté par l’Etat français tout en continuant à affirmer que nous l’avons désigné comme avocat en 2005. Son attitude, sa façon de traiter notre dossier, sera déterminante de la façon dont il sera traité demain par ses confrères, ses clients, l’opinion publique… Il paraît même qu’il veut devenir bâtonnier et il n’est même pas capable de fournir les pièces nécessaires au Bâtonnier devant lequel  il nous a fait convoquer pour nous réclamer 20 000€ d’honoraires (rires) ! De la même façon, il a réclamé un préjudice économique en dommages et intérêts (sans suite puisque MAHE ne nous versait aucun revenu) alors qu’il n’a même pas demandé de préjudice moral. Mais vraiment ce qui nous a le plus choqué, c’est qu’il a réclamé des frais funéraires sans même apporter la moindre facture de la morgue de TREICHVILLE alors qu’il est le seul à être en possession du document original permettant de retirer le corps de notre parent pour que nous puissions enfin l’enterrer (en effet, il nous a fait croire pendant plus de 7 ans que l’on ne pourrait demander la restitution du corps qu’après le procès et la condamnation des assassins. Aujourd’hui, il dit que c’est compliqué et qu’il faudrait encore au moins 3 ans. Sauf que nous tenons de source judiciaire qu’il n’a même pas demandé la restitution du corps !)

Mais en attendant, c’est vous qui êtes déboutés de toutes vos demandes et qui devez supporter de voir les assassins de votre oncle en liberté qui continuent d’insulter sa mémoire ou bien ?

-         Nous n’avons rien à nous reprocher… C’est celui qui a le crédit de « qu’est-ce qu’il y a » qui prête oreille quand on parle de « qu’est-ce qu’il y a ». On voit NDOUMOU s’agiter, nous menacer et revendiquer d’avoir été mandaté par l’Etat français tout en maintenant  avoir été désigné la famille dès 2005. Il est même allé jusqu’à évoquer des documents classés secret défense pour justifier de n’être en mesure de produire aucun document sur l’origine de sa désignation ainsi que sur ses honoraires, hormis une cinquantaine de cartes téléphoniques dont il réclame le remboursement prétendant que c’est avec ces cartes qu’il nous appelait pendant toutes ces années où il a fait semblant d’être à nos côtés. Nous sommes sereins. La France est un pays des Droits de  l’Homme. Un jour, la vérité rattrapera le mensonge et Justice sera rendue à notre frère et à notre famille sur ce qui s’est réellement passé… Au-delà de l’affaire Firmin MAHE, c’est toute notre région qui réclame Justice car il n’y aura pas de paix tant que les actes de la rébellion qui ont abouti à la situation où nous sommes seront couverts par les autorités ivoiriennes, mais aussi par l’Etat français qui les soutient.

TRANSFEREMENT A ODIENNE DE SIMONE GBAGBO: RECIT D'UNE SOIREE MOUVEMENTEE

 

côte d'ivoire,simone gbagbo,pisam,frci,docteur banam

Comment le Docteur Banam de la Pisam a drogué sa patiente pour favoriser son transfèrement indigne.


Transférée en urgence d’Odienné où elle est enfermée depuis avril 2011 afin de recevoir des soins à la Polyclinique Sainte Anne-Marie (Pisam), il y a quelques jours de cela, Simone Gbagbo a été reconduite manu militari dans le nord du pays, dans la soirée du 08 mai. Récit d’une soirée mouvementée…

 

Le soleil se couche sur la capitale abidjanaise lorsque des éléments des forces républicaines de Côte d’Ivoire font irruption dans la chambre de l’ex présidente du groupe parlementaire Fpi afin de lui indiquer qu’ils doivent sur le champ la ramener à Odienné d’où elle était venue pour des soins.

Simone Gbagbo qui se trouve en compagnie de sa sœur, une visite autorisée par le procureur de la république, demande à voir le document juridique de son transfert signé par le procureur général. Les soldats qui disent agir sur ordre direct du ministre de la justice ne l’entendent pas de cette oreille et tentent de l’amener de force. C’est à ce moment qu’apparait le docteur,  Prof BANA Abdoulaye (retenez bien ce nom) de l’hôpital qui propose un plan machiavélique aux hommes commis à la sale besogne.
Il leur explique en effet que sa patiente doit descendre dans quelques temps pour subir une fibroscopie alors étant donné qu’elle s’oppose, il leur propose d’attendre qu’il l’endorme afin de leur faciliter la tache. C’est exactement ce qui sera fait. C’est une Simone Gbagbo totalement groggy qui sera embarquée à bord d’une ambulance alors qu’elle porte encore sa tenue de l’hôpital et que tous ses effets personnels sont abandonnés dans la chambre qu’elle occupait.

Dans la soirée, elle est accueillie par le maire d’Odienné à sa descente de l’avion qui feint de s’offusquer de la tenue totalement inappropriée pour une personnalité du rang de Simone Gbagbo qui est retenue prisonnière dans sa localité.

Qu’est ce qui justifie un tel traitement envers celle qui durant dix aura honoré Dominique Ouattara à chaque occasion ? Seul le régime Ouattara est à même de répondre à cette question.

Rappelons que Michel Gbagbo qui séjourne lui aussi dans cet hôpital a été  interdit de visite aussi bien pour sa famille que pour ses avocats.

 

Source: Le blog de Steve Beko

WIKILEAKS REVELE LES DESSOUS DE LA CRISE IVOIRIENNE

Nom de code: PLUS D. L’association Wikileaks dirigée par Julian Assange, et qui s’est spécialisée dans la mise à la disposition du public de câbles diplomatiques classés confidentiels et/ou secret défense, a encore frappé. Hier, elle a mis en ligne une bibliothèque publique de la diplomatie américaine (Public Library of US Diplomacy). Qui permet d’avoir accès à 1,7 millions de documents secrets qui, pour certains, éclairent l’histoire récente d’un jour nouveau. Certains d’entre eux avaient déjà été « balancés » en 2010, mais étaient perdus dans le cafouillage incroyable créé par la profusion des données. Cette fois-ci, grâce à un efficace moteur de recherches, l’accessibilité est améliorée et des documents intéressants surgissent. Sur la crise ivoirienne en particulier, un certain nombre de câbles diplomatiques se révèlent très intéressants à lire.


En 2001, les ingérences de Charles Taylor en Côte d’Ivoire inquiétaient déjà Gbagbo et le Nigeria

côte d'ivoire,le nouveau courrier,théophile kouamouo,wikileaks révèle les dessous de la crise ivoirienne

Dans un câble daté du 28 août 2001, l’ambassadeur américain au Nigeria Howard F. Jeter faisait état, entre autres sujets, des inquiétudes d’un de ses principaux interlocuteurs, le «lieutenant-général» Aliyu Mohammed Gusau, qui était alors un des patrons des services de renseignement du pays alors dirigé par Olusegun Obasanjo. Selon Aliyu Mohammed, une des préoccupations de son pays concernant le leader libérien Charles Taylor était son « immixtion » en Côte d’Ivoire. « L’ambassadeur Jeter, après avoir noté que Taylor est un manipulateur, a demandé à Mohammed comment le Nigeria entendait émousser les efforts de Taylor et du général Guei », indique le câble. A la suite de cette interrogation, l’officiel nigérian a indiqué au diplomate américain que son pays était en contact avec Gbagbo à ce sujet, à qui il avait demandé d’en parler aux Français – des Français qui avaient, selon le câble, de la « sympathie » pour Taylor. L’officiel nigérian avait également confié au diplomate américain son désir de voir Alpha Oumar Konaré, alors président du Mali et de la CEDEAO, de mettre clairement en garde le numéro un libérien d’alors. L’avenir montrera que la France et Konaré ne décourageront pas Taylor, mais iront jusqu’à le « protéger » en faisant semblant de ne pas voir sa main derrière le MPIGO et le MJP, métastases de la rébellion du MPCI à la frontière libérienne. Pire : Charles Taylor sera un des invités d’honneur à la conférence de Paris Kléber destinée à faire entériner le « déshabillage » de Gbagbo après les accords de Linas-Marcoussis.

Robert Guei et Djibril Bassolé, « cerveaux » de la rébellion du 19 septembre 2002 ?

côte d'ivoire,le nouveau courrier,théophile kouamouo,wikileaks révèle les dessous de la crise ivoirienne

Un câble diplomatique daté du 10 octobre 2002 raconte une conversation entre l’ambassadeur américain au Nigeria Howard F. Jeter et un ancien ministre des Affaires étrangères nigérian, Baba Gana Kingibe. Devenu consultant par la suite, Kingibe ne cachait pas avoir travaillé pour le gouvernement ivoirien, et avoir eu des relations avec l’ex-ministre de l’Intérieur Emile Boga Doudou, grâce à une relation commune, un homme d’affaires désigné par le prénom « François ». Il pourrait bien s’agir du golden boy François Bakou.

Bien informé, Kingibe a alimenté le diplomate américain en informations « qui ne sont pas contradictoires avec ce que nous savons des événements d’avant la tentative du coup d’Etat ». L’ancien officiel nigérian a en tout cas expliqué que Robert Guei et Djibril Bassolé, alors ministre de l’Intérieur burkinabé, s’étaient rencontrés à Ouagadougou pour mettre en place un plan visant à renverser le président Gbagbo. Mais un ancien subordonné de Guei (on reconnait assez facilement Balla Keita) avait fait savoir qu’il ne voulait pas participer au complot. Pour cette raison, il a été « rapidement éliminé ». Mais avant sa mort, Gbagbo est mis au courant de ce qui se tramait contre lui. Du coup, il envoie son ministre de l’Intérieur Emile Boga Doudou discuter les yeux dans les yeux à Paris avec son homologue… Djibril Bassolé ! La réunion se passe bien. Et Boga rentre à Abidjan le 18 septembre pour être au pays alors que Gbagbo s’en va à Rome. Quand il se rend compte dans la nuit du 18 au 19 qu’un coup d’Etat se déroule et qu’il est directement ciblé, il saute sa clôture et va chercher refuge chez un expatrié français. C’est de chez cet expatrié qu’il appelle « François » où il raconte sa mort en direct : « François, ils entrent. Ils m’abattent ! »

Lors de sa conversation avec le diplomate américain, Kingibe évoque ce qu’il considère comme la stratégie internationale de Compaoré – son analyse s’avèrera juste. Selon lui, la tentative de réhabilitation de Compaoré, qui passé par une rupture apparente avec Taylor, est un « subterfuge ». De son point de vue, le Compaoré de 2002 n’est pas fatigué des « pitreries » de Taylor, mais est fatigué de jouer les seconds rôles et est prêt lui-même à s’engager dans des entreprises de déstabilisation dont il est le maître d’œuvre. « Si c’est vrai, cela signifie qu’il représentera un aussi grand danger pour la stabilité sous-régionale que son ancien ami de Monrovia », note le câble.

Ibn Chambas et Nana Akufo-Addo, deux anti-Gbagbo notoires

côte d'ivoire,le nouveau courrier,théophile kouamouo,wikileaks révèle les dessous de la crise ivoirienne

Les câbles de Wikileaks nous permettent de cerner les positionnements réels des différents acteurs diplomatiques qui ont « travaillé » sur la crise ivoirienne. Par exemple, derrière ses sourires de premier communiant, le Ghanéen Mohamed Ibn Chambas, alors secrétaire exécutif de la CEDEAO, a contribué à « noircir » au maximum l’image de Gbagbo. Dans un câble daté du 11 octobre 2002, l’ambassadeur des Etats-Unis au Nigeria, Howard F. Jeter, raconte une conversation avec Ibn Chambas. Au cours de laquelle il explique que l’obstacle à un cessez-le-feu rapide entre le gouvernement ivoiriens et les rebelles, c’est… Gbagbo ! Les rebelles, selon Ibn Chambas, sont «disciplinés et relativement flexibles». Ils nient toute intention de renverser le régime (sic !) Ibn Chambas affirme sans ciller qu’il n’a vu aucune preuve de l’ingérence des Burkinabés. Gbagbo, de son côté, est « têtu » et « réticent », selon le diplomate ghanéen.

Le ministère des Affaires étrangères ghanéen de l’époque, qui sera par la suite deux fois candidat malheureux à la magistrature suprême dans son pays, a également beaucoup œuvré pour « gâter le nom » de Gbagbo. Un câble daté du 3 juin 2004 permet de se rendre compte qu’il a profité du fait qu’un sommet de la CEDEAO qui devait se tenir à Abuja, au Nigeria, a finalement été annulé, parce que Gbagbo avait décidé d’aller à des réunions à New York pour casser violemment du sucre sur le dos de Gbagbo. « Nous nous demandons si Gbagbo s’amuse avec nous », lance-t-il lors d’une rencontre avec l’ambassadrice Mary C. Yates. Lorsqu’elle lui répond en disant que le chef de l’Etat ivoirien avait peut-être pris des rendez-vous au siège de l’ONU, Akufo Addo n’en démord pas. « Kofi Annan est au courant de cette rencontre et veut Gbagbo ici [à Abuja] », dit-il. Avant d’expliquer que les accords de Linas-Marcoussis ne doivent absolument pas être « revus » ou « renégociés », que « Gbagbo doit trouver un arrangement avec Soro, Bédié ou Ouattara » et qu’il n’y a « pas d’autre option ». « Alors que nous laissons à nos collègues le soin d’expliquer les véritables motifs pour lesquels Gbagbo a refusé d’assister à la réunion d’Abuja, Akufo-Addo a défendu une vision plein d’antipathie sur ce qui lui semble être les explications peu convaincantes de Gbagbo », peut-on lire dans le câble de l’ambassadrice Mary C. Yates.

Ce background permet, avec le recul, d’expliquer les rumeurs selon lesquelles Alassane Ouattara a financé la campagne d’Akufo Addo lors de la dernière présidentielle. Mais aussi de comprendre la portée des violentes diatribes de ce dernier s’adressant à John Dramani Mahama en disant : « Nous ne voulons pas d’un Laurent Gbagbo au Ghana ».

 Obasanjo, Kufuor et la France en Côte d’Ivoire : un rapport compliqué

côte d'ivoire,le nouveau courrier,théophile kouamouo,wikileaks révèle les dessous de la crise ivoirienne

Au fil des « câbles » de Wikileaks, l’on se rend compte que si la position « naturelle » des présidents nigérian et ghanéen de l’époque, Olusegun Obasanjo et John Kufuor, était plus « équilibrée » que celles de leurs homologues francophones d’Afrique de l’Ouest, elle était aussi frileuse et influencée par un certain nombre de lieux communs. Un câble du 26 septembre 2002 indique déjà le « balancement » du Nigeria. Aliyu Mohammed, un des patrons du renseignement nigérian, informe les Etats-Unis que le Nigeria a envoyé des Alphajets à Gbagbo dans le cadre d’un arrangement bilatéral – ce qui est une forme de soutien – mais s’inquiète du « harcèlement » des partis et des figures de l’opposition, notamment Ouattara et Bédié. Obasanjo se plaint aux Américains de l’initiative française de reprendre les choses en main en interrompant les discussions de Lomé, et accuse Abdoulaye Wade d’avoir orchestré l’opération en raison de sa rivalité avec Gnassingbé Eyadéma. « Ils peuvent organiser le sommet, mais je n’y irai pas, le Nigeria ne sera pas représenté », indique Obasanjo au téléphone à l’ambassadeur américain. Quand les accords sont entérinés, il indique qu’il ne les endosse pas « de gaieté de cœur » et qu’ils « déshabillent Gbagbo », mais que le Nigeria ne peut pas être « plus saint que le pape ». Si les Ivoiriens acceptent Marcoussis, le Nigeria ne peut que les appuyer, dit-il en substance.

Un câble du 12 novembre 2004 raconte une réunion entre l’ambassadeur des Etats-Unis au Ghana et le président John Kufuor. Juste après la quasi-guerre ivoirienne qui a commencé avec le « bombardement » supposé de la base-vie française de Bouaké en pleine « opération Dignité ».  Kufuor explique que la « tuerie » des neuf soldats français est un « prétexte » qui permet à l’Hexagone d’engager des actions pour protéger « leurs concitoyens » et leur « business ». « Mais Kufuor n’avait pas une posture critique vis-à-vis des Français », indique le câble. A la même occasion, Kufuor considère que l’analyse – dont on ne sait pas qui la véhicule – selon laquelle Gbagbo serait devenu président après avoir été qu’un leader d’opposition de second ordre relève de l’intox. Cela dit, il estime que Gbagbo doit faire des concessions, cesser d’utiliser le Parlement comme « prétexte » pour ne pas appliquer les accords d’Accra III. Il finit par faire une proposition assez surprenante : il suggère que Gbagbo, Ouattara et Bédié, en raison de leur caractère clivant, soient écartés des élections à venir et qu’ils cèdent la place à la jeune génération.

Les Français acharnés contre Gbagbo

côte d'ivoire,le nouveau courrier,théophile kouamouo,wikileaks révèle les dessous de la crise ivoirienne

Si les câbles que l’on peut consulter dans le cadre du projet « PLUS D » donnent à voir une administration américaine quelque peu circonspecte, plus ou moins équilibrée dans ses jugements, et une diplomatie française violemment anti-Gbagbo. La palme de la virulence revient à Michel de Bonnecorse, conseiller Afrique de Jacques Chirac. Dans l’un des câbles de Wikileaks, datant du 30 mars 2006, il affirme à un de ses interlocuteurs américains que « de plus en plus » de dirigeants africains estiment qu’il n’y aura aucune solution en Côte d’Ivoire tant que Gbagbo restera au pouvoir. Il demande aux Américains de s’impliquer dans le cadre du Groupe de travail international (GTI) pour soutenir Charles Konan Banny – qui apparaît véritablement comme le « chouchou » de la Chiraquie au fil des câbles. Au point de demander que les Casques bleus de l’ONU prennent le contrôle militaire de la RTI afin d’empêcher que les « foules » pro-Gbagbo s’en saisissent pour diffuser leur «propagande » en cas de troubles. Un câble du 9 décembre 2005 indique que Michel de Bonnecorse veut que la Constitution ivoirienne soit modifiée… par le Conseil de sécurité de l’ONU. Selon un câble du 9 février 2006, Michel de Bonnecorse décrit Gbagbo comme un « fasciste », qui « commande seulement une minorité de la population », qui utilise une « propagande de rues », des voyous armés et une propagande ciblée. Nathalie Delapalme, qui développe pourtant des vues anti-Gbagbo devant les diplomates américains, a été totalement mise à l’écart par le clan Chirac, dès lors qu’il est devenu évident qu’elle était « trop confortable avec Gbagbo et sa coterie », explique un officiel français aux Américains.

Quand la France de Sarkozy jugeait « ridicule » le désarmement des rebelles

La lecture des câbles publiés par Wikileaks permet d’entrevoir une certaine prise de distance passionnelle de Paris sur le dossier ivoirien avec le début du processus de Ouagadougou et le départ du pouvoir de Jacques Chirac. Mais la profonde acrimonie de la France envers Gbagbo demeure, sous Nicolas Sarkozy. Selon un câble daté du 4 septembre 2009, le conseiller Afrique de Sarkozy, Romain Serman, prétend, alors qu’une avocate de Gbagbo plaide pour que la France aide à désarmer la France, qu’il ne s’agit que d’une manière de gagner du temps, et que Gbagbo a conclu qu’il ne pouvait pas gagner les élections et veut « épuiser » ses rivaux Bédié et Ouattara. L’exigence du désarmement des rebelles, pourtant notifiée depuis les accords de Linas-Marcoussis, est « ridicule » selon l’administration Sarkozy. Le conseiller de Sarkozy va jusqu’à prétendre, devant les Américains, que Gbagbo veut organiser un faux coup d’Etat contre lui – selon des sources libériennes non clairement nommées, stipule le câble américain. Au final, la Côte d’Ivoire va aller à la présidentielle de 2010 sans désarmement, selon le vœu des Français. Et le « traquenard électoral », selon l’expression de Charles Blé Goudé, se refermera sur Gbagbo.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mercredi, 08 mai 2013

ALERTE - SIMONE GBAGBO PORTEE DISPARUE: COMMUNIQUE DE PRESSE DE SON AVOCAT

 

côte d'ivoire,simone éhivet gbagbo malade et hospitalisée,habiba touré avocat à la cour,alerte - simone gbagbo portée disparue,communiqué de presse de son avocat

COMMUNIQUE DE PRESSE - Paris, le 8 mai 2013


Les autorités ivoiriennes maintiennent et accentuent le cap de la violation des droits de la défense, et des droits de l’Homme.

En effet, le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme aurait donné l’ordre d’interdire à quiconque y compris aux avocats de pouvoir visiter Madame Simone EHIVET GBAGBO et Monsieur Michel GBAGBO.

C’est ainsi que malgré l’autorisation de visite permanente obtenue, les avocats n’ont pu visiter leurs clients ce jour.

Plus grave, nous apprenons de sources officieuses, que les autorités ivoiriennes auraient profité de l’anesthésie générale dont faisait l’objet Madame Simone EHIVET GBAGBO, dans le cadre des soins qui lui étaient prodigués à l’Hôpital, pour la transférer contre son gré et manu militari vers une direction inconnue à ce jour par ses Conseils.

Ce transfert a été effectué dans la précipitation, sans que les avocats n’aient été informés, et sans que Madame Simone EHIVET GBAGBO n’ait pu prendre ses effets personnels.

Etant observé que nous craignons bien évidemment que le même procédé soit employé à l’égard de Monsieur Michel GBAGBO dont la visite nous est désormais refusée.

Tout cela constitue de graves violations aux droits attachés à la personne humaine, et surprenant de la part des autorités ivoiriennes dont le Gouvernement est doté d’un Ministère de la Justice et des Droits de l’Homme!

Les autorités ivoiriennes démontrent ainsi que le retour à un Etat de droit n’est toujours pas une réalité en Côte d’Ivoire, et encore moins à l’ordre du jour.


Maître Habiba TOURE

Avocat à la Cour

Avocat de Simone EHIVET GBAGBO et de Michel GBAGBO

GBAGBO A BEL ET BIEN APPLIQUE L'ASPECT «NATIONALITE» DES ACCORDS DE MARCOUSSIS

 

côte d'ivoire,alassane ouattara,laurent gbagbo,accords de linas-marcoussis,gbagbo a bel et bien appliqué l'aspect "nationalité" des accords


Alassane Dramane Ouattara prétend que l'aspect "nationalité" de l'accord de Linas-Marcoussis n'a pas été appliqué. C'est un mensonge. Le Président Gbagbo a signé la décision N° 2005-04/PR du 15 juillet 2005, portant dispositions spéciales en matière de naturalisation pour ouvrir la voie de la nationalité ivoirienne aux étrangers de longue durée. Voici l'intégralité de la décision:


Le Président de la République,

Vu la loi n° 2000-513 du 1er août 2000 portant Constitution de la République de Côte d'Ivoire, notamment en son article 48 ;

Vu le Règlement de l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire ;

Vu la loi n° 2001-303 du 5 juin 2001 déterminant l'organisation et le fonctionnement du Conseil Constitutionnel ;

Vu les avis du Président de l'Assemblée Nationale et du Président du Conseil Constitutionnel ;

Vu la loi n° 61-415 du 14 Décembre 1961 portant code de la nationalité ivoirienne, telle que modifiée par la loi n° 72-852 du 21 Décembre 1972 et la loi n°2004-662 du 17 décembre 2004 ;

Vu la loi n°2004-663 du 17 décem-bre2004 ;

Vu le message à la nation du Président de la République en date du 26 avril 2005 ;

DECIDE :

CHAPITRE PREMIER :
DISPOSITIONS GENERALES

ARTICLE PREMIER

La présente décision institue des dispositions spéciales et exceptionnelles en matière de naturalisation.

Les conditions générales de naturalisation sont requises chaque fois qu'elles ne sont pas exclues par la présente décision.

CHAPITRE II :
DE LA DETERMINATION DES BENEFICIAIRES

Article 2

Sont concernées par la présente décision :
- les anciens bénéficiaires des articles 17 à 23 de la loi n°61-415 du 14 décembre 1961 portant Code de la nationalité ivoirienne modifiée par la loi n° 72-852 du 21 décembre 1972 et la loi n°2004-662 du 17 décembre 2004, n'ayant pas exercé leur droit d'option dans les délais prescrits ;
- les personnes résidant en Côte d'Ivoire avant le 7 août 1960 et n'ayant pas exercé leur droit d'option dans les délais prescrits.

CHAPITRE III :
DE LA PROCEDURE DE NATURALISATION

Article 3

Les personnes indiquées à l'article 2 ci-dessus et désireuses d'acquérir la nationalité ivoirienne, doivent se faire identifier auprès de l'administration selon les modalités ci-après :
- la demande motivée de naturalisation, sur papier ordinaire, mentionnant la nationalité d'origine à laquelle il est renoncé, doit être adressée au Président de la République, accompagnée de deux photos d'identité, de la copie intégrale de l'extrait d'acte de naissance ou du jugement supplétif, des documents pouvant justifier de sa résidence en Côte d'Ivoire, ceux attestant des qualités et titres requis, ainsi que d'un extrait de casier judiciaire ;
- ces documents doivent être complétés par un procès-verbal d'enquête, administrative établi dans le village ou la ville de résidence par devant les autorités traditionnelles ;
- les personnes ne pouvant justifier d'aucun titre écrit ne sont pas éligibles ; de même que les personnes ayant commis des crimes ou délits contre l'autorité de l'Etat ;
- les services compétents pour l'instruction, disposent d'un délai de trois mois pour mettre le dossier en état d'être réglé par le Président de la République par voie de décret.

Article 4

Les décrets de naturalisation sont signés par le Président de la République.

Article 5

Une copie du décret de naturalisation est adressée au Ministère de la Justice pour classement.

En cas de rejet de la demande de naturalisation par le Président de la République, notification de la décision est faite à l'intéressé et le dossier est transmis au Ministère de la Justice pour archivage.

Article 6

Les personnes naturalisées en application de la présente décision restent soumises aux incapacités prévues par l'article 43 de la loi portant Code de la nationalité.

Article 7

Les dispositions de la présente décision sont applicables pour une période de douze (12) mois dès son entrée en vigueur.

Article 8

Un décret pris en Conseil des Ministres précisera les modalités d'application de la présente décision.

Article 9

La présente décision déroge à toute disposition antérieure contraire.

Article 10

Le Ministre d'État, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice est chargé de l'exécution de la présente décision.

Article 11

La présente décision, qui prend effet à la date de sa signature, sera publiée selon la procédure d'urgence ainsi qu'au Journal Officiel de la République de Côte d'Ivoire.


Fait à Abidjan, le 15 juillet 2005


LAURENT GBAGBO

Voir la décision sur Refword

 

Source: Le blog d'Alain Doh Bi

mardi, 07 mai 2013

APPEL AU RECOMPTAGE DES VOIX A KOUMASSI: OUATTARA TANCE BACONGO EN CONSEIL DES MINISTRES

 

INVESTITURE CISSE BACONGO 1.JPG

Elections municipales - Investiture de Cissé Bacongo à Koumassi

 

Sale quart d’heure que celui vécu par Cissé Bacongo en conseil des ministres, mercredi.


Le candidat RDR aux élections municipales à Koumassi a subi les foudres d’Alassane Ouattara. Le chef de l’Etat, selon une source bien introduite, n’a pas décoléré contre son ministre de l’Enseignement supérieur, qui a appelé, au cours d’une conférence de presse qu’il a animée, deux jours après le vote, au recomptage des voix pour déterminer qui d’entre lui et le maire Raymond N’Dohi a remporté les suffrages des électeurs.

L’attitude de Bacongo a fait un grand bruit à Koumassi au sein de la population qui n’a pas manqué de s’interroger sur son appel pour le moins curieux. « Depuis quand recompte-t-on les voix en Côte d’Ivoire » ? ont-ils posé la question, se référant au fait qu’Alassane Ouattara, son mentor, avait rejeté cette solution proposée par le président Gbagbo, pour résoudre la crise postélectorale. On se souvient même que Young Jin Choi, l’ancien patron de l’Onuci à l’époque des faits, avait affirmé que «recompter les voix serait une terrible injustice » à l’encontre d’Alassane Ouattara.

INVESTITURE CISSE BACONGO 2.JPG

Elections municipales - Investiture de Cissé Bacongo à Koumassi


D’où vient alors que ce qui a été rejeté, véhémentement, dans les cercles du RDR, il y a seulement quelque deux années, soit ce à quoi fait appel l’un des caciques de cette formation politique, pour dénouer la crise postmunicipale à Koumassi ? La pilule a été amère dans la bouche de l’actuel chef de l’Etat. Il a alors demandé à Bacongo pourquoi il n’a pas dit à la population qu’il allait choisir la justice comme voie de recours pour le règlement du contentieux qui l’oppose à son adversaire.

Or, ici, également, c’est la Chambre administrative de la Cour suprême qui est chargé de connaître du contentieux électoral. Cette juridiction, juge des élections, est celle qui est habilitée à valider ou à invalider le vote. Qui connait la récente histoire de la Côte d’Ivoire ne peut pas ne pas être surpris que le chef de l’Etat Alassane Ouattara demande à l’un des siens de choisir la justice comme ultime voie de recours. Lui-même a contesté la décision du Conseil constitutionnel, qui a proclamé le président Gbagbo vainqueur de la dernière élection présidentielle. Et l’on sait ce que ce refus a entraîné comme conséquences.

Dans un cas comme dans l’autre, ni Cissé Bacongo ni Alassane Ouattara ne sont fondés à demander, pour le premier, le recomptage des voix ; pour le second, la saisine de la Chambre administrative pour le règlement de la crise postmunicipale à Koumassi. Ils sont tous deux rattrapés par l’histoire. Et disqualifiés. Leur discours pseudo-légaliste d’aujourd’hui sonne non seulement faux, mais est surtout en contradiction flagrante avec leur attitude en 2011. Ils ont appelé à la guerre pour résoudre un simple contentieux électoral. Cela les poursuivra pour l’éternité.


Source: RUMEURS D'ABIDJAN.NET

SITUATION ECONOMIQUE DE LA COTE D’IVOIRE: LA MAUVAISE GOUVERNANCE MISE A NUE!


http://news.abidjan.net/photos/photos/fpi-0009.jpg


Abidjan. Le Front populaire ivoirien (FPI, opposition) a organisé samedi à Abidjan un atelier de réflexion, à l’occasion de la fête de la liberté, un atelier de réflexion sur le thème "Les enjeux de la reprise de l’endettement de la Côte d’Ivoire par la gouvernance Ouattara". Ceci à l’ex-Qg de campagne du président Laurent Gbagbo.

Il s'est décliné en 4 sous-thèmes que sont ''Le diagnostic de la crise d’endettement de la Côte d’Ivoire'', "La gestion du programme PPTE sous la gouvernance du président Laurent Gbagbo'', ''Endettement optimal et menaces de surendettement par la gouvernance Ouattara'', et enfin ''Le Front Populaire Ivoirien pour une alternative de gestion des finances publiques''. « Au moment où les forces armées internationales et les mercenaires renversaient le président Laurent Gbagbo, la dette de la Côte d'Ivoire était de 4.000 milliards de francs CFA.

A combien s’élève la dette de la Côte d’Ivoire, aujourd’hui, 24 mois après l’installation du régime actuel?», s'est interrogé le président du comité d'organisation de la ''Fête de la liberté 2013'',  Ettien Amoikon Henri, soutenant quele pouvoir PDCI, avec ses gouvernements successifs, dont ceux dirigés par Alassane Ouattara de 1990 à 1993, et Daniel Kablan de 1993 à 1999, avait endetté le pays de plus de 6700 milliards de francs CFA. «On note, en effet que, sous la gouvernance Ouattara, la Côte d’Ivoire a bénéficié d’un allègement sans précédent de 32% de sa dette publique extérieure au titre de l’IPPTE (5748 milliards en 2010, 3862 milliards en 2012).

Pour les panélistes, l’endettement n’est pas "une fatalité", mais "une politique économique" qu’un "Etat peut accepter comme refuser". Or l’ex-parti au pouvoir prévient : « la Côte d’Ivoire est menacée d’une nouvelle crise de surendettement ».

Il s'est décliné en 4 sous-thèmes que sont ''Le diagnostic de la crise d’endettement de la Côte d’Ivoire'', "La gestion du programme PPTE sous la gouvernance du président Laurent Gbagbo'', ''Endettement optimal et menaces de surendettement par la gouvernance Ouattara'', et enfin ''Le Front Populaire Ivoirien pour une alternative de gestion des finances publiques''. « Au moment où les forces armées internationales et les mercenaires renversaient le président Laurent Gbagbo, la dette de la Côte d'Ivoire était de 4.000 milliards de francs CFA.

A combien s’élève la dette de la Côte d’Ivoire, aujourd’hui, 24 mois après l’installation du régime actuel?», s'est interrogé le président du comité d'organisation de la ''Fête de la liberté 2013'',  Ettien Amoikon Henri, soutenant quele pouvoir PDCI, avec ses gouvernements successifs, dont ceux dirigés par Alassane Ouattara de 1990 à 1993, et Daniel Kablan de 1993 à 1999, avait endetté le pays de plus de 6700 milliards de francs CFA. «On note, en effet que, sous la gouvernance Ouattara, la Côte d’Ivoire a bénéficié d’un allègement sans précédent de 32% de sa dette publique extérieure au titre de l’IPPTE (5748 milliards en 2010, 3862 milliards en 2012).

Quatre panélistes en effet ont partagé leurs analyses respectives de la situation économique en passant au crible la gestion actuelle de la Côte d’Ivoire.  Blaise Djégba Kottro, ex-maire de Fresco succédant à Maurice Lorougnon, journaliste, a déploré l’ « endettement massif », et le risque de « surendettement ». Sa communication répond, a-t-il indiqué d’emblée, à la préoccupation suivante : « Sous la gouvernance Ouattara, la Côte d’Ivoire a bénéficié d’un important allègement de la dette qui n’est pas de son fait mais qui est du fait des créanciers de la Côte d’Ivoire ». Parti donc sur la base de presque zéro endettement, le gouvernement devrait engager une « politique prudente » de la dette. Que non, constate le conférencier, qui dit observer « une course effrénée » à l’emprunt. « Mais, ce que nous observons, c’est une sorte de course effrénée vers une reprise de l’endettement ; un endettement massif», a-t-il critiqué.

Il a concédé cependant que l’emprunt à l’extérieur est un outil de financement. Aussi a-t-il expliqué que cela se justifie quand les capacités financières (épar­gne intérieure) d’un Etat sont faibles ou insuffisantes pour financer les investissements. De ce point de vue, « la dette se rembourse » et l’emprunt, a-t-il fait observer, oblige le débiteur à rembourser. Vu que celui qui donne est celui qui ordonne, en fixant les conditions, les taux et les délais de remboursement, le frontiste s’est interrogé de savoir si la Côte d’Ivoire est à même d’honorer ses créances. En effet, va-t-il clarifier, le pays engagé dans une relance économique, après une crise postélectorale qui l’a éprouvé, peut-il faire face à ses créanciers en temps opportun?

«Il faut se préoccuper des conditions dans lesquelles on contracte la dette, de telle sorte à être capable de rembourser», a-t-il argumenté, soutenant qu’il y a un risque à « sacrifier les générations de demain ». Celles d’hier, l’ont été par les générations antérieures, a accusé Blaise Djégba pour qui une « crise de surendettement peut survenir ». Avant lui, Maurice Lorougnon a présenté la gestion de la dette extérieure par le régime de la ‘’Refondation‘’. Il a expliqué que les argentiers d’alors sont parvenus à alléger la dette par la mise en œuvre d’une politique de remboursement. Ils ont ainsi remboursé les 18 milliards de l’Union européenne, une dette héritée du régime Bédié.

Puis, a-t-il poursuivi, ils se sont attaqués à l’acquisition du point d’achèvement Ppte. Sur les treize points des conditions d’acquisition du système d’effacement de la dette extérieure, huit ont été mis à profit par le régime Gba­gbo, a-t-il noté. Il ne restait plus que les cinq au­tres à parfaire, quand la ‘’Refondation‘’ est tombée, regrettera Maurice Lorougnon. Ces cinq points ont été accordés par « dérogation » à l’actuelle gouvernance, selon son analyse. « Le point d’achèvement ramène la Côte d’Ivoire dans le giron glacial de l’endettement », va-t-il s’inquiéter. 



Autres Presses

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

lundi, 06 mai 2013

UNIVERSITE DE BOUAKE: IVOIRIENS, VOICI A QUOI ONT SERVI VOS 175 MILLIARDS!

 

côte d'ivoire,université de bouaké,ivoiriens voici à quoi ont servi vos 175 milliards!

 

La réhabilitation des universités de Côte d'Ivoire a coûté au contribuable ivoirien, la coquette et rondelette somme de 175 milliards (et non 110 milliards comme pudiquement annoncé). Nous devions avoir les universités les plus belles et les plus opérationnelles qui soient, à l'heure qu'il est. Au lieu de quoi, voici ce que nous offre Ouattara (assisté de Cissé Bacongo, ministre de l'Enseignement supérieur, véritable maître d'oeuvre des travaux de réhabilitation annoncés comme achevés, avec son complice Sidi Kagnassi), sa "bonne gouvernance" et "son éthique gouvernementale". Témoignage authentique d'un étudiant de Bouaké. Bonne lecture! Fernand Dindé.

 

Un correspondant de l'université de Bouaké m'écrit ce qui suit par mail:


«En fait, on n’a même pas la possibilité de faire cours au campus. Du lundi au vendredi, on fait nos TD dans un collège. Et les samedis et dimanches, on fait les cours magistraux au campus. Même nos compositions ne se font pas au campus.

Quant aux professeurs, la majorité est régulière au cours même si certains cours sont faits sans TD, comme en Phonétique ou encore en Synthèse et en Writing Skills. On a composé sans avoir terminé les cours.

Nous avons une matière appelée Listening Comprehension. On écoute un document audio, à la suite duquel on nous donne des exercices sur ce qui est dit. Pour cela, on a besoin de bons appareils de sonorisation (ou de labos langues, Ndlr). Contre toute attente, on nous envoie un poste de radio qui fonctionne avec 3 piles. Et dans ces conditions, on ne peut rien entendre.

En plus, il n'y a pas de bus pour nous faciliter les déplacements.

Nous n'avons pas de bibliothèque (un luxe, dans ces conditions-là !, Ndlr).

Jusqu'ici, les logements ne sont pas encore livrés».

 

Vive la "nouvelle Côte d'Ivoire"!

 

Avec la collaboration de Al Hosseine Gbané, également étudiant.

NOUVELLES PEU RELUISANTES DU CAMP D'AVEPOZO ET DES REFUGIES IVOIRIENS AU TOGO

 

côte d'ivoire,togo,nouvelles peu reluisantes du camp d'avépozo,nouvelles des réfugiés ivoiriens au togo


D'une amie blogueuse:

Voici ce que m’écrit, aujourd'hui, mon contact sur le camp d'Avépozo. On voit vraiment l'action des ténèbres pour attiser la haine contre les Ivoiriens en détresse.


Note 1:

"Les togolais, en ville, sont tous très remontés contre les Ivoiriens, ils sont très en colère. Leurs propos sont racistes et pleins de haine. Ils disent: "Partez de chez nous, allez chez vous..."

Alassane Ouattara et les autorités togolaises, avec en plus les responsables de HCR, ont réussi leur coup de monter la population contre les Ivoiriens dans leur radio locale.

Ils en parlent avec des Ivoiriens achetés à leur cause et qui travaillent pour détruire tout ce que les femmes avaient réussi à faire, par le mensonge. 

Ils en ont même parlé sur BBC; c'est une minorité d'hommes et de femmes ivoiriens à la solde d'Alassane, au milieu de nous. Ils parlent contre la majorité dans les radios et mentent.

Voici leurs noms. Il y a parmi eux des repris de justice en Côte d'Ivoire: Sahouli Théophile, Gbahou, Valentin, Gahé, Gba Amos, Phégnon, Dago. Les autorités togolaises et ivoiriennes travaillent avec eux et plusieurs autres. 

L'environnement (le climat) est tendu entre la population et les Ivoiriens qu'on traite de tous les noms, le camp des réfugiés est laissé à l’abandon et les réfugiés sont livrés à eux-mêmes".

---------------------------------

Note 2:

"Elevons une barrière de feu, notre intercession pour eux.
 
Pour ceux qui voudraient envoyer des dons, car il y a un manque de tout, eau, nourriture, ils seront remis à notre contact, pour aider les familles chrétiennes, vous pouvez contacter l'association Eleutherie en écrivant à:
 
eleutherie@gmail.com ou le glaivetranchant@gmail.com
 
Nous vous enverrons un RIB.
 
Chèques à l'ordre d'Eleutherie à envoyer à:
 
Association Eleuthérie 11, rue Dumont 88560, St Maurice-sur-Moselle (spécifier pour Jonathan)".

 

Que DIEU relève et bénisse la Côte d'Ivoire!

DEPUIS L'EXIL, DAMANA PICKASS: «IL FAUT UN GOUVERNEMENT DE TRANSITION»

 

DAMANA PICKASS.jpg


Dans cette interview réalisée via le net, il y a quelques jours, Damana Adia Pickass, un des leaders de la jeunesse pro-Gbagbo en exil au Ghana, réagit aux accusations portées contre lui par le récent rapport d’experts de l’Onu sur la Côte d’Ivoire. Il parle aussi d’autres sujets d’actualité tels que les élections locales, l’appel du Fpi au Pdci et l’annonce de la candidature d’Alassane Ouattara à la présidentielle de 2015.


Notre Voie : Comment se porte le mouvement des patriotes ivoiriens que vous dirigez en exil ?

Damana Adia Pickass : Le mouvement des patriotes ivoiriens en exil, l’ensemble des structures et au-delà, la communauté ivoirienne en exil, se portent bien. Nous avons maintenant développé un reflexe de survie d’exilés. Quant à notre retour au pays, le jour, l’heure, l’année qu’il plaira au Seigneur de le permettre, nous rentrerons, retrouver notre chère patrie, la Cote d’Ivoire. Tout n’est pas rose, mais tout va, en général, très bien. Oui, tout va bien, Dieu est merveilleux (rires).

N.V : Charles Blé Goudé, Jean-Yves Dibopieu et le Commandant de Gendarmerie, Abéhi, constituent les exilés politiques qui ont été récemment extradés vers Abidjan de façon cavalière dans une procédure opaque. Comment avez-vous vécu de tout cela ?

D.A.P : C’est une situation déplorable que nous continuons de regretter car les exilés bénéficient de la protection organisée et prévue par la législation internationale. Toutefois, nous n’avons aucune raison de douter de la bonne foi des autorités ghanéennes qui nous hébergent et nous protègent depuis le début de notre arrivée sur leur sol.

N.V : Quel est aujourd’hui le climat au sein des exilés politiques au Ghana et ailleurs ?

D.A.P : Le climat, l’ambiance, les rapports sont très bons. Ils ne font que se raffermir. Nous formons une vraie communauté familiale.

N.V: Le régime Ouattara soutient à travers la sous-région ouest africaine que les exilés politiques pro-Gbagbo installés au Ghana veulent le déstabiliser. Est-ce vrai ?

D.A.P : Tout se passe dans ces accusations comme si le régime de M. Alassane Dramane Ouattara, après tout le mal qu’il nous fait subir notamment les assassinats, emprisonnements, tortures, confiscation de biens, gel des avoirs, expulsion de notre pays etc., ne veut pas voir les pro-Gbagbo rescapés de cette barbarie vivre ou survivre dans une relative paix. Sur la base de montages grotesques, M. Ouattara tente, par tous les moyens, de diaboliser les pro-Gbagbo, les accusant sans aucune preuve sérieuse afin de les livrer, pieds et mains liés, à la justice internationale. Certaines fois, c’est à des réunions imaginaires qu’on nous accuse d’avoir participé. D’autres fois, ce sont des attaques ou des transports de sommes d’argent tout aussi surréalistes. Tout ceci sous l’œil complaisant de l’Onu qui se prête à cette comédie de mauvais goût du régime Ouattara. Même si l’Onu, dans la crise ivoirienne, a choisi son camp, il faut que dans son parti pris, elle y mette la manière et du sérieux, ne serait-ce que pour sauver les apparences. Les pro-Gbagbo en exil n’ont ni la volonté ni les moyens de déstabiliser le régime Ouattara.

N.V : Dans un rapport de l’Onu rendu public, le dimanche 28 avril 2013, des experts mandatés reprennent à leur profit cette accusation du régime Ouattara. Le rapport vous indexe nommément d’avoir été le pourvoyeur de fonds qui auraient servi à financer l’attaque menée, le 8 juin 2012, près de Para Sao, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. Une attaque dans laquelle 7 casques bleus nigériens et 26 civils ivoiriens ont été tués, précise le rapport de l’Onu. Que répondez-vous à ces graves accusations ?

D.A.P : Le régime Ouattara au bénéfice de qui ce rapport a été pourtant fait fut le premier à le charger et à le rejeter pour son manque de sérieux et son absence de preuves. Vous avez pu suivre cette position du gouvernement Ouattara à travers la réaction du ministre de la Justice et des Droits de l’homme (Gnénéma Mamadou Coulibaly, ndlr) qui a fustigé la légèreté avec laquelle les accusations ont été portées. Que dire de plus, après ce désaveux cinglant du régime Ouattara, lui-même? Sinon lui emboiter le pas pour réfuter catégoriquement toutes ces accusations infondées portées sur des bases toutes aussi légères. Hier, un rapport de ces experts de l’Onu nous accusait d’être en intelligence avec les islamistes d’Ansar Dine pour déstabiliser le régime Ouattara. Hier encore, c’était le capitaine Sanogo du Mali avec qui nous aurions été convaincus de collusion déstabilisatrice du régime Ouattara. Aujourd’hui, c’est l’attaque des casques bleus du contingent nigérien de l’Onuci dont la mort a été rendue possible par des fonds que nous aurions convoyés. Demain, ce sera certainement un bombardement aérien mené depuis le Burkina Faso avec des drones malgaches. Tout ceci pue la conspiration, le complot et cela ne fait pas sérieux de la part de prétendus experts qui sont, en fait, des mercenaires à la solde du régime Ouattara. Des indiscrétions crédibles nous font savoir que leur champ d’investigation ne va pas au-delà de l’enceinte du ministère de l’Intérieur. L’enquête concernant les pro-Gbagbo commence au ministère de l’intérieur et se termine au ministère de l’intérieur avec en prime de grosses sommes d’argent et le tour est joué. Le rapport est bouclé. Le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, est souvent manipulé par de petits fantaisistes affamés ou par des réseaux d’information qui font beaucoup plus de l’incantation pour assurer une pitance quotidienne de plus en plus incertaine. Ce travail n’est pas professionnel et objectif, c’est un torchon. Devant cette calomnie permanente, nous sommes en train de nous organiser pour commettre des avocats en vue d’attaquer devant les juridictions compétentes, les auteurs désormais connus de ce grossier mensonge.

N.V : Le 21 avril dernier, se sont tenues des élections municipales et régionales en Côte d’Ivoire marquées par un très fort taux d’abstention des populations et émaillées de graves violences. Comment de l’exil, avez-vous interprété cette situation ?

D.A.P : Cette violence provient en majorité du Rdr. Ce comportement est tributaire de la méthode de prise de pouvoir d’Etat par Alassane Dramane Ouattara. Pour les gens du Rdr, être quelqu’un au plan local, suppose suivre l’exemple de leur mentor. En effet, M. Ouattara n’est-il pas chef de l’Etat alors qu’il a perdu les élections présidentielles de 2010 ? Alors dans cette logique du « qui perd gagne » chacun au plan local doit montrer ses muscles pour être désigné vainqueur. Désormais, les vrais électeurs en Côte d’ivoire, ce sont la kalachnikov, les lances roquettes, les obus etc. Par ailleurs, il y a la défaite du SG du Rdr, Amadou Soumahoro, qui n’est pas banale. Amadou Soumahoro incarne l’aile la plus brutale et inhumaine du Rdr. Celle qui divise au lieu de rassembler, celle qui crée et exacerbe la haine au lieu de la résoudre, celle qui est opposée à tout compromis politique. Ne se promène-t-il pas fièrement à Abidjan auréolé du pseudonyme effrayant de « cimetière » ?

C’est ce Rdr-là que les militants du Rdr, en particulier, et les populations du Nord, en général, ont voulu rejeter par la défaite d’Amadou « cimetière ». Les Ivoiriens, dans leur majorité, ont besoin d’un nouveau Rdr, plus humain, plus conciliateur, enclin aux solutions négociées et aux compromis. Puisse la défaite d’Amadou « cimetière » permettre l’éclosion de ce nouveau Rdr. Le dernier enseignement, ce sont les Frci. Ce conglomérat de soudeurs, jardiniers, mécaniciens, chauffeurs, apprentis-Gbakas etc.…abusivement appelés « Force Républicaine de Côte d’Ivoire » et leurs auxiliaires dozos sont, en réalité, une milice du Rdr. Des officiers supérieurs de cette armée particulière ont publiquement fait campagne et donc violé le principe sacro saint de la neutralité de l’armée qui fait d’elle « la grande muette ». Les Frci ont, de ce fait, influencé les élections locales au profit d’un camp contre un autre. Et si à des endroits, ils ont eu un peu de réserve, c’est uniquement parce que c’est entre eux, membres du Rhdp. L’attitude des Frci est fondamentale pour l’avenir. Ainsi donc les municipales et les régionales mettent fin au processus électorale le plus calamiteux que la Côte d’ivoire ait connu et qui consacre la république des « illégitimes », un chef d’Etat illégitime, une assemblée nationale illégitime, des maires illégitimes, des présidents des régions illégitimes. Et le grand taux d’abstention sorti de ces dernières élections, comme celui des législatives passées, n’est que le reflet du rejet de Ouattara et de son régime par le peuple ivoirien.

N.V : La Commission électorale indépendante (Cei) dirigée par Youssouf Bakayoko que vous connaissez bien pour avoir été un membre du bureau central de cette structure, soutient qu’au contraire, ces élections locales ont connu un taux de participation avoisinant les 60%. Une estimation en déphasage avec le constat fait par tous les observateurs nationaux et internationaux. Cette réaction de la Cei vous a-t-elle surpris ?

DAP : 7-Nooonn ! Plus rien ne me surprendra de M. Youssouf Bakayoko. Ce monsieur est un réel danger pour la démocratie en Côte d’Ivoire. En effet, s’il a pu en 2010, imaginer des chiffres pour en faire des résultats provisoires des élections présidentielles, s’il a pu s’enfuir jusqu’au QG de campagne de M. Ouattara et y donner hors délai de prétendus résultats des présidentielles, ce n’est pas faire passer le taux de participation d’environ 15% à 60% qui serait compliqué pour lui. C’est vraiment un détail à côté des prouesses frauduleuses qu’il a déjà à son palmarès.

N.V : Quelle Cei pensez-vous nécessaire pour 2015 afin d’éviter les désastres électoraux de 2010, 2011 et 2013 ?

D.A.P : Vous avez raison de poser cette question, car il faut dès à présent renouveler l’architecture institutionnelle et juridique pour des élections crédibles et fiables en 2015. Ces aménagements en profondeur ne peuvent se faire que dans une approche démocratique et consensuelle entre le pouvoir et son opposition significative. Sur ces questions hautement importantes qui engagent la vie de la nation, le pouvoir doit comprendre qu’il ne peut et doit décider seul. Nulle part ailleurs l’organe chargé des élections n’est la résultante d’une décision unilatérale du pouvoir. C’est inadmissible et ce ne sera plus admis.

Il nous faudra une Cei libérée des pesanteurs des partis politiques qui pourraient y être certes mais en qualité d’observateurs afin de vérifier la fiabilité des opérations électorales. Cela éviterait de déporter au sein de la commission électorale, les contradictions politiques. La Commission doit, en outre, bénéficier d’une sécurité financière pendant et après sa mission, pour ses membres. Ainsi que d’un régime juridique expressément aménagé à cet effet. Cette Commission ne peut être crédible et digne de confiance que si elle émane d’un gouvernement qui lui-même aura subi des modifications notables aussi bien dans sa nature, sa composition que dans ses missions. C’est pourquoi, au vu du processus électoral qui vient de s’achever et considérant les tensions permanentes dans le pays, nous en appelons vivement à la mise en place d’un gouvernement de transition pour préparer les élections capitales de 2015. Ce gouvernement serait représentatif de l’ensemble des opinions politiques et de la société civile. La Côte d’Ivoire a des problèmes dont la solution ne peut attendre 2015. C’est maintenant qu’il faut agir pour 2015 afin d’éviter que 2015 soit un 2010 aggravé. Le gouvernement de transition est une approche sage, raisonnable pour contenter au minimum toutes les parties entre un Ouattara qui n’a pas gagné les élections et nous qui avons été spolié, de notre victoire.

N.V : Mais justement Alassane Dramane Ouattara a annoncé sa candidature pour la présidentielle de 2015. Quel commentaire vous inspire cette annonce ?

D.A.P : J’avoue que M. Ouattara est un personnage assez atypique. Alors que de façon courante, c’est le chef de l’Etat en exercice, parce qu’au travail et très occupé, qui est le dernier à annoncer sa candidature, en Côte d’Ivoire à un peu plus de 2 ans des échéances électorales de 2015, la première personne à annoncer sa candidature n’est pas un opposant mais celui qui est au pouvoir. Pourquoi cette annonce prématurée ? A qui s’adresse-t-elle ? Le chef de l’Etat s’adresse-t-il à Soro Guillaume, son dauphin constitutionnel, qui se donne de plus en plus une carapace présidentielle, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, et dont, bon nombre d’élus Rdr et indépendants se réclament de plus en plus ouvertement ?

Cette annonce de candidature ne concerne-t-elle pas aussi l’allié Pdci dont les velléités d’indépendance se font de plus en plus menaçantes ?

Cette annonce pourrait aussi bien s’adresser aux soutiens extérieurs d’Alassane Dramane Ouattara qui commencent à faire l’unanimité sur son incompétence et qui attendent toujours le retour sur les investissements qu’ils ont consentis pour son installation au pouvoir. Ouattara veut sans doute leur dire : « Soyez patients et soutenez-moi toujours, surtout en 2015 et je serai plus diligent envers vous ». En tout état de cause, cette annonce renferme des énigmes qu’il faut à tout prix déceler.

N.V : Le Fpi et tous les pro-Gbagbo auront-ils un candidat en 2015, selon vous ?

D.A.P : 2015, c’est dans deux ans, toute annonce maintenant serait prématurée.

N.V : Comment jugez-vous l’appel au sursaut patriotique lancé par le Fpi au Pdci-Rda pour sauver la Côte d’Ivoire qui est à la croisée des chemins ?

D.A.P : Cet appel au sursaut patriotique du Fpi est partagé par des cadres du Pdci et non des moindres. Cet appel doit non seulement être adoubé par les militants de ces deux partis politiques, mais au-delà, par tous les Ivoiriens soucieux de sauver la Côte d’Ivoire du naufrage dans lequel Ouattara et le Rdr l’ont mise. C’est donc la Côte d’Ivoire qui appelle le Fpi, le Pdci et voire même l’aile modérée du Rdr et les autres partis du Rhdp. Laissons de côté les égos, les récriminations personnelles et entendons ce cri du cœur de la Côte d’Ivoire. Nous avons suffisamment pris la mesure de la situation et le péril réel qui nous guette tous. A moins que nous soyons des imbéciles, des chiens, nous devons changer notre manière de nous asseoir.

Interview réalisée par Didier Depry in "Notre Voie".

didierdepri@yahoo.fr


dimanche, 05 mai 2013

OUATTARA TROMPE LES POPULATIONS A L'OUEST: LES VRAIES RAISONS D'UNE VISITE PRECIPITEE

 

ALASSANE OUATTARA A MAN.jpg

 

On s’interrogeait sur l’opportunité de cette 2ème visite d’Etat d’Alassane Ouattara dans l’Ouest du pays après celle qu’il y a effectuée en 2012 et dont les nombreuses promesses faites aux populations sont toujours sans suite. Il a fallu le ministre Albert Mabri Toikeusse, président du comité d’organisation de ce 2ème périple visiblement précipitée, pour lâcher le secret. Il l’a fait hier à Danané, en langue Yacouba, face à ses parents rassemblés au stade de la ville pour accueillir Alassane Ouattara. « Est-ce-que vous êtes prêts à accepter tout ce que le président Ouattara vous demandera ? », lance Mabri Toikeusse au public rassemblé pour le meeting de clôture de la tournée de l’actuel chef de l’Etat dans l’Ouest du pays. « Oui ! », réagit instantanément le public. « Même le vote ? », poursuit le ministre d’Etat du gouvernement Ouattara. « Oui ! », répond le public. « Même le vote à 100 % ? », questionne à nouveau Mabri Toikeusse toujours en langue Yacouba. « Oui ! », répond encore le public. Et le président de l’Udpci de conclure : « merci pour le Oui du mariage anticipé ! ».

Les choses sont ainsi claires, M. Ouattara était donc en pré-campagne, dans l’Ouest du pays, pour la présidentielle de 2015. Les propos tenus par Alassane Dramane Ouattara à son arrivée à Man, le mercredi 1er mai dernier, du genre : « (…) nous avons fait des promesses dont certaines ont été réalisées. Je viens vérifier les progrès, m’assurer que ce que nous avons dit a été effectivement bien accompli. Je veux dire aux populations que je tiens beaucoup au développement de cette région qui a tant souffert. C’est pourquoi je reviens pour la deuxième fois avec Mme Ouattara », ne sont rien d’autres qu’un prétexte pour tenter d’amadouer les populations de l’Ouest. Qui, à la vérité, soutiennent que M. Ouattara ne leur sert que des promesses, toujours des promesses. D’ailleurs, il est resté le même, hier, en réactivant ses promesses déjà faites au peuple Dan. Tant à Zuan-Hounien qui l’a accueilli pendant la matinée qu’à Danané. Il a fait un black out total sur les graves problèmes soulevés par les populations. Notamment la question épineuse du foncier et de l’expropriation des terres, ainsi que celle du retour des exilés au Ghana et au Libéria.

Le pays Yacouba a été donc édifié hier sur les vraies motivations de la visite d’Etat inattendu qu’effectue depuis le 1er mai 2013, Alassane Dramane Ouattara dans la région du Tonkpi.

 

Félix Téha Dessrait, envoyé spécial à l’Ouest.

 

Le 4 Mai 2013, in le quotidien ivoirien "Notre Voie".


Source: LA DEPECHE D'ABIDJAN

VISITE DE DRAMANE A L’OUEST: LA POPULATION RESTE CHEZ ELLE, ECHEC TOTAL

 

ALASSANE OUATTARA.png


Man, le 1er mai 2013 © koaci.com.

Ses détracteurs s’en réjouirent autant qu’ils commenteront à tout va et dans tous les sens. A quelques heures de l’arrivée du chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara dans le Tonkpi, KOACI.COM a constaté sur place à Man dans la nuit d’hier que la mobilisation des populations n’est pas de mise comme annoncée par les élus de la région.

Faisant référence à la première visite du président dans cette région, KOACI.COM a remarqué dans la nuit d’hier que l’ambiance qui a prévalue dans les endroits animés de la ville de Man, notamment les maquis de la rue princesse n’était pas celle des grands jours.

Ces endroits étaient moins bourrés d’hommes que lors de la première visite de Ouattara dans la ville. Les couches tard sont rentrés plutôt que prévu a constaté KOACI.COM à certains endroits.

A partir de minuit, malgré le jour févier de ce mercredi premier mai, les maquis étaient pour la plus part vides au 3/4.

Un fait a cependant attiré notre attention, les forces de l’ordre déployées en grand nombre dans le Tonkpi s’y sont illustrées. Elles étaient présentes à des heures indues dans des maquis s’empiffrant d’alcool au moment de notre passage.

Pour se faire distinguer, certains éléments des forces de l’ordre étaient vêtus de T. Shorts noirs estampés CRS2.

Par ailleurs, KOACI.COM a enfin constaté que des murs des clôtures de certains édifices recevaient de nouvelles couches de peinture à son arrivée dans la ville à 21 heures, comme c’était le cas à la résidence du préfet où le président recevra les populations de la ville.


Wassimagnon, envoyé spécial de KOACI.COM dans le Tonkpi


Le titre est de la rédaction.


Source: IVOIRE NEWS INFO.NET

samedi, 04 mai 2013

HOMMAGE A SIMONE GBAGBO

côte d'ivoire,hommage à simone gbagbo,n. coulibaly,simone gbagbo

 

Il est peu probable que nous nous rencontrions un jour, vu le fait que nous évoluions dans des sphères totalement différentes, ou que vous ayez – vu votre incarcération dans ce que certains appellent un de nos «goulags ivoiriens» – l'occasion de lire cette note mais je tenais tout de même à la  publier.

Chère Simone,

Permettez-moi d'utiliser votre prénom, sans que je ne sache vraiment pourquoi, vous ne quittez pas mes pensées depuis un bon moment. A part prier pour vous, la seconde option aurait été de vous envoyer une carte, une lettre, ou même un petit mot d'encouragement. Mais malheureusement et contrairement à votre mari, cette possibilité ne nous est pas donnée dans votre cas. Il ne me restait alors que cette dernière solution. M'adresser à vous par la voie publique, tout en sachant la probabilité pour vous de lire ces écrits très faible. Mais qu'importe... Peut-être qu´ils vous parviendront tout de même, qui sait?

Chère Simone,

Je me souviens encore de cette interview sur TV5, il y a quelque années - à l´époque je regardais encore cette chaîne - peu après la publication de votre livre «Paroles d'honneurs». Vous aviez demandé à la France d'alors, celle de Jacques Chirac, de «savoir raison garder». Malheureusement pour la Côte d'Ivoire et pour les Ivoiriens en général, les intérêts financiers ont été de tout temps plus importants que la raison. Les «grands» de ce monde ne s'embarrassent même plus de scrupules et agissent véritablement sans vergogne. Ils n'hésitent même plus au grand jour, à faire régner la loi du plus fort. Dans le passé ils prenaient au moins la peine d'habiller leurs différentes interventions du manteau «humanitaire» ou d'excuses plus ou moins plausibles. Aujourd´hui, ils s'en passent hélas et bien souvent  allègrement.

Mais je ne m'en prendrai pas à eux aujourd'hui car ce ne sont pas eux qui font le «sale boulot» mais nos propres frères. Je me demande parfois s'ils - je veux parler du pouvoir actuel et des Ivoiriens qui l'ont aidé à s'installer sous les bombes françaises et dans le sang de leurs frères - sont satisfaits du résultat final. Ce résultat qui se résume à une Côte d'Ivoire devenue méconnaissable, déchirée et exsangue. Mais cela leur importe peu, sans doute.

Mais à eux non plus, je ne voudrais pas consacrer plus de lignes aujourd´hui, car c'est à vous que je voudrais m'adresser; à vous et à vos compagnons de lutte mais aussi d'infortune. 

Chère Simone,

Je me souviens encore de ces photos de vous à Odienné, qui est malheureusement mon lieu de naissance, même si je n'en suis pas originaire, où l'on vous voyait si amaigrie, mais tout de même avec un sourire si radieux! Comme pour dire à vos tortionaires «directs» - et lointains, dans les palais d'Abidjan - qu´ils pouvaient vous brimer et vous malmener physiquement, mais que moralement et spirituellement ils n'auraient pas le dessus sur vous. Depuis que nous connaissons les conditions d'incarcération de votre mari Laurent Gbagbo, il n'est pas difficile de se faire une idée de ce que vous vivez tous. Michel, Aboudramane Sangaré, Affi N'Guessan, Genéviève Bro Grébé, Charles Blé Goudé (pour ne citer que ceux-là) et tous ces autres prisonniers politiques anonymes, en savent quelque chose. L'on a peu de nouvelles de vous et peu de blogs et de sites parlent de vous. J'espère que cela est dû au fait qu'ils n'aient  rien de nouveau à signaler, plutôt qu'au fait qu'ils vous aient oubliée...

Merci à vous tous de porter haut pour nous, assis dans nos salons douillets, le flambeau de cette lutte, qui est, à n'en pas douter, la lutte pour notre «indépendance véritable».

Celle qui nous permettra de choisir ceux que nous voulons comme chefs d'Etat.

Celle qui nous permettra de fixer nos dates d'élections sans que quelqu'un d'autre soit «intraitable» à propos de la date qu'il nous aura fixée. J'espère de tout coeur et je souhaite qu'elle aboutisse. C'est vrai qu'il est facile pour moi de vous encourager à lutter tout en demeurant en liberté, mais sachez que nous ne vous avons pas oubliée, et que nous ne ne sommes pas près de le faire. Tout comme nous n'oublions pas tous ces anonymes qui croupissent dans les geôles dramaniennes.

A tous je dirai: Ne les laissez pas avoir le dessus sur vous, tenez-bon et Allez Jusqu'Au Bout!

Que Dieu vous bénisse, Simone!

 

Une de vos «petites» soeurs ivoirienne admirant votre combat.

 

N. Coulibaly

 

NB: Je viens de lire, ce matin (vendredi 3 Mai), que vous aviez été transférée pour des soins à Abidjan. Quand j'écrivais ce texte, il y a trois jours, j'étais loin de me douter que vous alliez si mal. Que le Seigneur vous garde!

jeudi, 02 mai 2013

COTE D'IVOIRE ET VENEZUELA: DEFIS COMMUNS

GBAGBO ET CHAVEZ.jpg


En ce mois d’avril, il y a deux dates importantes dans l’histoire de deux pays: la Côte d’Ivoire et le Venezuela. Le 11 avril, le peuple ivoirien commémore le jour tristement célèbre où les forces armées d’une puissance étrangère ont renversé Laurent Gbagbo, chef d’État légitime d’un pays indépendant et souverain.

 

Le 14 avril, le peuple vénézuélien choisira un nouveau président, après la mort tragique, il y a à peine un mois du Commandante Hugo Chavez. Certains diront : deux pays différents, deux continents différents. Et pourtant la Côte d’Ivoire et le Venezuela ont bon nombre de similitudes et de défis en communs.

Nous nous souvenons des images d’avril 2011 en République de Côte d’Ivoire. Des images tristes, honteuses, nous donnant l’impression de revenir aux jours les plus sombres du colonialisme, lorsque le puissant écrase et humilie le plus faible en lui imposant sa volonté. Sauf que le néocolonialisme a signé son arrêt de mort ce jour-là. Car depuis cet instant la résistance n’a perdu de son intensité. Bien au contraire : elle ne cesse de grandir et s’organise très efficacement. En Côte d’Ivoire, dans d’autres pays du continent africain et au sein de la diaspora en exil, les actions ciblées ne manquent pas. Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder les nombreuses images des manifestations aux quatre coins du monde en soutien à Laurent Gbagbo. D’ailleurs pas seulement au sein des Ivoiriens, mais également parmi tous les Africains, comme l’a si bien montré la manifestation d’envergure organisée aujourd’hui au Cameroun. Depuis le fameux 11 avril 2011, l’histoire de la Côte d’Ivoire et de toute l’Afrique a pris un tournant, et ce tournant a marqué définitivement la lutte pour la véritable indépendance et la souveraineté, ainsi que le combat pour la justice et la vérité. Le défi principal aujourd’hui de la Côte d’Ivoire est de voir Laurent Gbagbo libéré. Seule cette libération pourra assurer une véritable réconciliation nationale. La CPI devra d’ailleurs se prononcer d’ici peu sur cette libération.

D’ici quelques jours, le 14 avril, la République bolivarienne du Venezuela choisira son nouveau président suite au décès d’Hugo Chavez. Deux candidats sont en lice : Nicolas Maduro, partisan et successeur du président Chavez et Henrique Capriles, libéral pro-occidental, soutenu et financé activement par les USA. Le choix est assez simple : maintien de la souveraineté et de la justice sociale ou perte de l’indépendance au profit de forces extérieures et du pouvoir oligarchique. Quels parallèles avec la Côte d’Ivoire ? Chavez et Gbagbo se ressemblent sur beaucoup de points : justice sociale, défense de l’indépendance et de la souveraineté de leurs pays, priorité aux intérêts nationaux et non celles des puissances étrangères et des multinationales occidentales. Qu’en est-il des deux autres protagonistes ? Nous avons Ouattara, le « président » installé par l’armée française dans le cas ivoirien et Capriles au Venezuela pour une mainmise des USA sur le Venezuela… Étrange ressemblance également : tous deux néolibéraux, « défenseurs » ardents des privatisations massives et partisans de la baisse des programmes sociaux. Et bien sûr, aussi bien Ouattara (cadre du FMI) que Capriles (oligarque) sont des « alliés » inconditionnels des puissances occidentales. Bien que le mot « allié » ne soit pas tout à fait approprié, car il ne s’agit pas d’une relation d’égal à égal, mais plutôt du serviteur avec ses maîtres.

Le monde a beaucoup changé, en particulier depuis les dix dernières années. La Russie, humiliée dans les années 1990, a retrouvé pleinement son statut de grande puissance et continue de s’imposer à tous les niveaux et sur tous les fronts. L’Amérique latine, région ayant vécu trop longtemps sous le contrôle quasi-direct d’un pays et en particulier d’une organisation (dont le nom est CIA) est aujourd’hui dans sa grande majorité un exemple et une source d’inspiration pour le reste du monde. Le Venezuela en est un des acteurs clés. L’Afrique, continent martyr et pourtant tellement riche, aussi bien en ressources naturelles qu’humaines, ne peut toujours pas savourer pleinement sa souveraineté. D’ailleurs, a-t-elle eu dans son ensemble et dans son histoire récente la possibilité de profiter véritablement de son indépendance, ne serait-ce que brièvement ? A quelques exceptions près, la réponse est négative. En Côte d’Ivoire, à l’image des grandes personnalités africaines et mondiales, comme Patrice Lumumba, Nelson Mandela, et des autres grandes figures politiques africaines, Laurent Gbagbo a décidé d’en finir avec un système mafieux et criminel et a lancé ouvertement un défi aux néocolonialistes. Ces néocolonialistes ont répondu avec la plus grande violence qui soit afin de le faire chuter et ont installé un pantin au pouvoir par la force de leurs armes. Mais malgré tout l’arsenal armé et médiatique de ces puissances néocoloniales, elles n’ont non seulement pas réussi à détruire, ou du moins atténuer les aspirations de liberté des Africains, mais au contraire n’ont fait que confirmer la nécessité absolue d’en finir avec ce système mafieux et criminel une bonne fois pour toute.

Nous souhaitons à ces pays de réussir à gagner définitivement leur souveraineté. Cette souveraineté sera la clé pour profiter pleinement de leurs ressources et de leur potentiel. Dans le cas vénézuélien, reste également à souhaiter que quel que soit le résultat, il sera respecté par les forces extérieures, et avant tout étasunienne. Souhaitons également qu’Henrique Capriles ne copie pas son homologue Alassane Dramane Ouattara en appelant des forces armées étrangères pour bombarder son propre pays sous prétexte qu’il est « le bon candidat ».




Source: RADIO LA VOIX DE LA RUSSIE

mardi, 30 avril 2013

ALASSANE OUATTARA EST-IL VRAIMENT CAPABLE DE GOUVERNER LA COTE D'IVOIRE?

 

MAMADOU BEN SOUMAHORO.JPG

 

Le 21ème jour du mois d’Avril de l’an de grâce 2013, le bon pays de Côte d’Ivoire a connu un non-évènement dont la banalité le disputait à la nullité. Alassane Ouattara y organisait des élections qu’il prétendait rendre démocratiques, transparentes, sincères et équitables. Connaissant les faits de guerre du renégat, on était tenté de dire… Ah bon???

 

C’était mal connaitre cet escobar de Ouattara qui n’a jamais cessé de patauger dans la fange de l’usurpation et du mensonge. A partir du moment où le FPI, le grand parti majoritaire du Président Laurent Gbagbo n’a pas été autorisé à participer à ces consultations électorales, écarté comme il l’a été par des manœuvres bassement politiciennes liées au non respect d’un minimum de garanties exigées par l’opposition, le RDR, parti provisoirement au pouvoir, devait en principe se trouver sans adversaire. Le PDCI RDA qui compte réellement pour si peu dans la coalition gouvernementale Ouattariste, n’était pas attendu comme ‘’foudre de guerre’’ contre son partenaire occasionnel, sectaire et tribaliste du Nord. En fait d’élections couplées, nous nous sommes trouvés devant une plaisanterie de mauvais goût. Aucune personne sensée ne peut perdre son temps à analyser ce qui aux yeux de tous, urbi et orbi, apparait désormais comme un bide total. Ooh honte!

Comment pouvez-vous m’expliquer que le parti au pouvoir n’ait pas réussi à faire élire dans son fief personnel et dans sa seigneurie tribale de SEGUELA son secrétaire général, l’inénarrable Amadou Soumahoro au poste insignifiant de conseiller municipal?

côte d'ivoire,alassane ouattara est-il vraiment capable de gouverner la côte d,mamadou ben soumahoro,mamadou ben soumahoro journaliste,ancien directeur général de la télévision ivoirienne,ancien député à l’assemblée nationale de côte d’ivoire,président honoraire de l’urtna (union des radios et télévisons),citoyen d’honneur des villes de lafayette et de la nouvelle orlé,commandeur de l’ordre du rio branco (brésil)

Ce n’est pourtant pas la seule preuve que le RDR, ses responsables et son Président Alassane Ouattara sont vomis par l’ensemble du peuple de Côte d’Ivoire qui a choisi, comme un énorme défi à Alassane Ouattara, de voter pour des hommes nouveaux qui se sont présentés hors de ce parti gangrené et corrompu qui montre chaque jour son incapacité à gouverner la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens, les vrais. Trois ministres en activité ou presque ont été battus à plate couture dans des circonscriptions où ils étaient déjà députés. Leurs circonscriptions ont frôlé la guerre civile dont ils ont ensuite refusé d’endosser les initiatives malfaisantes.

1- Par ailleurs, un nouveau sport est né dans le Cavally et dans l’Ouest déjà meurtri, dont le tenant du titre est hélas une dame qui n’a rien ménagé pour exposer son manque d’éducation à l’égard d’un aîné hautement respectable, fut- il, par le fait du hasard, l’adversaire d’un jour. Mais je me suis laissé dire que la campagne du Cavally ne se faisait pas en 4*4 mais en bulldozers et autres Caterpillars.

côte d'ivoire,alassane ouattara est-il vraiment capable de gouverner la côte d,mamadou ben soumahoro,mamadou ben soumahoro journaliste,ancien directeur général de la télévision ivoirienne,ancien député à l’assemblée nationale de côte d’ivoire,président honoraire de l’urtna (union des radios et télévisons),citoyen d’honneur des villes de lafayette et de la nouvelle orlé,commandeur de l’ordre du rio branco (brésil)

Cependant David a battu Goliath parce que ce n’était pas une question de surcharge pondérale mais une simple question d’intelligence et de popularité. Bravo Mr le Président Dagobert Banzio! La Côte d’Ivoire tout entière attendait que vous fermiez une fois pour toutes le clapet à cette parvenue de Anne Désirée Ouloto qui prétend avoir un Doctorat en droit alors même qu’elle n’a jamais obtenu le Baccalauréat et qui ressemble beaucoup trop à ses patrons Alassane et Dominique.

2- KOUMASSI: Alors là il s’agissait d’une toute autre affaire. Un ministre boulimique qui s’est imposé à ces adversaires à coups de revolver pour s’accaparer le poste de Député à l’Assemblée Nationale, a conçu l’idée qu’il lui fallait aussi et à n’importe quel prix conquérir le poste de Maire de la même circonscription. Allez savoir ce qui peut motiver l’appétit pantagruélique et désordonné d’un tel personnage.

côte d'ivoire,alassane ouattara est-il vraiment capable de gouverner la côte d,mamadou ben soumahoro,mamadou ben soumahoro journaliste,ancien directeur général de la télévision ivoirienne,ancien député à l’assemblée nationale de côte d’ivoire,président honoraire de l’urtna (union des radios et télévisons),citoyen d’honneur des villes de lafayette et de la nouvelle orlé,commandeur de l’ordre du rio branco (brésil)

Peut être est-ce parce que Monsieur Ibrahim Cissé Bacongo, avant sa brutale accession aux postes de ministre sous Laurent Gbagbo puis sous Alassane Ouattara, était tout simplement un SDF (Sans Domicile Fixe) surpris par son succès politique aussi subit qu’inexplicable. Koumassi est passé à côté d’une grave crise armée uniquement à cause de la folle ambition d’un Ibrahim Cissé Bacongo qui ne voit plus de limite à son ascension depuis qu’avec ses complices Adama Bictogo et Sidy Kagnassi il s’est approprié une partie substantielle des 100 milliards de Franc CFA qui devait servir à la rénovation de l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody. Ne lui posez surtout pas cette question là parce que le peuple conscient mais impuissant vous répondra que son patron Alassane Dramane Ouattara fait la même chose à la tête de l’Etat par le moyen désormais légal d’une Ordonnance. Quand je me suis interrogé sur le comportement post électoral de Bacongo à Koumassi, un enfant qui passait par là m’a tout simplement donné une réponse d’enfant: «Mais papa, son patron Alassane Ouattara a bombardé la Cote d’Ivoire pour être Président ; le Ministre Cissé Bacongo peut lui au moins se permettre de bombarder un petit quartier d’Abidjan». Simple question de logique. Oui Monsieur Cissé Bacongo, vous pouvez ! En attendant, chapeau à Monsieur N’Dohi Raymond.

3- D’autres personnalités du régime ont été battues qui, même au RDR, ne représentent que le menu fretin. Exemple: Mr Adama Bictogo qui avoue publiquement avoir spolié des victimes des déchets toxiques du Probo Koala à hauteur de 600 millions de FCFA et qui se pavane librement dans la République, narguant l’opinion nationale et internationale sans compter les juges qui, paraît-il ont peur de le convoquer pour lui demander des comptes. Comme ce n’est pas suffisant pour cet escroc patenté, il ose se présenter à la mairie d’Agboville pour gérer les biens de la paisible population de la commune.

côte d'ivoire,alassane ouattara est-il vraiment capable de gouverner la côte d,mamadou ben soumahoro,mamadou ben soumahoro journaliste,ancien directeur général de la télévision ivoirienne,ancien député à l’assemblée nationale de côte d’ivoire,président honoraire de l’urtna (union des radios et télévisons),citoyen d’honneur des villes de lafayette et de la nouvelle orlé,commandeur de l’ordre du rio branco (brésil)

Les enfants de l’Agnéby lui ont dit son fait et l’affaire est désormais close. Il aurait été mieux inspiré de se présenter à Ouahigouya, à Kaya ou à Koudougou en Haute Volta. Mon Dieu, que ces gens sont mal conseillés!

4- Dans le menu fretin, il y a aussi Mr Ibrahima Fanny, l’un des parrains de la rébellion des 18 et 19 Septembre 2002.

côte d'ivoire,alassane ouattara est-il vraiment capable de gouverner la côte d,mamadou ben soumahoro,mamadou ben soumahoro journaliste,ancien directeur général de la télévision ivoirienne,ancien député à l’assemblée nationale de côte d’ivoire,président honoraire de l’urtna (union des radios et télévisons),citoyen d’honneur des villes de lafayette et de la nouvelle orlé,commandeur de l’ordre du rio branco (brésil)

Il a été le tout premier homme de paille d’Alassane Ouattara à avoir accueilli des milliers de dozos auxquels il a donné le gîte et le couvert à Bouaké pour mieux organiser la partition du pays. Mais comme l’histoire nous l’enseigne, « les révolutions finissent toujours par manger leurs propres enfants ». Fanny Ibrahima s’est retrouvé très vite exclu de l’organisation de Soro qui ne lui a laissé que le choix de se réfugier à l’hôtel du Golf en bon précurseur de ce qui allait suivre, pour notre malheur. Au cours de la coupure de notre pays en deux, la frontière Sud de la Haute Volta a été portée à Djébonoua. Tout le monde a compris qu’il fallait en tirer des conséquences politiques sauf Ibrahima Fanny. N’ayant rien compris aujourd’hui encore, il s’est présenté face au fils mossi du premier Maire Djibo Sounkalo pour être de nouveau Maire à Bouaké. Seul Ibrahima Fanny pouvait réussir un exploit aussi bête.

5- Autre menu fretin aux petits pieds, le Professeur de médecine aurabais Ibrahim Séga Sangaré.

côte d'ivoire,alassane ouattara est-il vraiment capable de gouverner la côte d,mamadou ben soumahoro,mamadou ben soumahoro journaliste,ancien directeur général de la télévision ivoirienne,ancien député à l’assemblée nationale de côte d’ivoire,président honoraire de l’urtna (union des radios et télévisons),citoyen d’honneur des villes de lafayette et de la nouvelle orlé,commandeur de l’ordre du rio branco (brésil)

Qui, grand dieu, a pu faire croire à ce docteur à la noix qu’il pouvait être Maire d’une Cité Ivoirienne comme Attécoubé, exactement au moment où le dernier de ses frères, Jean Marie Sangaré, déposait les statuts de son propre parti politique en vue des élections présidentielles qui se préparent au Mali ? Comment peut-on à ce point renier sa Mère Patrie au moment où elle a besoin de vous ? La nationalité Ivoirienne du Professeur Séga Sangaré a à peine commencé à prendre la patine du temps qu’il s’est imaginé pouvoir ester au nom de la Cité conçue, construite et promue par N’Koumo Mobio. Comme ça! Au fond, pourquoi pas ? Il a vu faire son démiurge Alassane Ouattara. «La Côte d’Ivoire là c’est doux dèh!». Mais bon, la plaisanterie est terminée. Le grand Mali attend ses enfants. Ou sont les Sangaré? 

6- Le plus étonnant et le plus incompréhensible acte de ces soi-disant élections couplées est passé inaperçu pour le grand public et même pour le RDR lui-même.

côte d'ivoire,alassane ouattara est-il vraiment capable de gouverner la côte d,mamadou ben soumahoro,mamadou ben soumahoro journaliste,ancien directeur général de la télévision ivoirienne,ancien député à l’assemblée nationale de côte d’ivoire,président honoraire de l’urtna (union des radios et télévisons),citoyen d’honneur des villes de lafayette et de la nouvelle orlé,commandeur de l’ordre du rio branco (brésil)

Un personnage fantasque, farfelu et hurluberlu du nom de Adama Diomandé, a été choisi il y a quelques années par Alassane Ouattara pour être son représentant et celui du RDR en Europe mais surtout en France. Pour se faire remarquer et pour se positionner auprès de son demi-dieu ADO, Adama Diomandé s’est véritablement surpassé. De Bruxelles à Berlin, de Londres à Rome et Madrid il a été de toutes les fêtes RDR et manifestations de soutien à ADO. Il était au four et au moulin. A Nantes et à Paris où il a organisé des commandos de « petits Dioula » dont le rôle était d’agresser physiquement tout ce qui pouvait ressembler à un pro Gbagbo à la sortie du métro et sur les grands boulevards. Se prenant lui-même pour un grand intellectuel, il s’est octroyé le rôle de débatteur sur tous les plateaux de télévisions et studios de radios de France et de Navarre. Qui n’a pas vu au moins une fois cette âme en peine divaguer ça et là et nulle part pour promouvoir son demi-dieu ADO ? Mais surtout qui n’a jamais vu Adama Diomandé agresser l’Ambassade de son propre pays à Paris à la tête de petits voyous illettrés organisés et payés pour ce sale boulot. Adama Diomandé était prêt à tuer et à se faire tuer pour Alassane Ouattara. Mais il n’avait pas compris deux choses : 1- que Alassane Ouattara ne vaut rien, 2- que lui-même Adama Diomandé est un nul. Voici donc un homme qui sacrifie tout à son combat pour faire de Ouattara un Président et une fois le but atteint, il n’obtient même pas un poste de vigile à l’entrée de l’Ambassade de Côte d’Ivoire 102 Avenue Raymond Poincaré, 75016 Paris. Ingratitude quand tu nous tiens!

Dépité par cette attitude de son chef, Adama Diomandé décide de prendre un poste en Côte d’Ivoire par ses propres moyens. Il choisit un trou perdu dans la campagne Eburnéenne du nom de Zikisso et demande l’investiture du RDR pour les municipales. Refus catégorique de Mr Amadou Soumahoro qui n’avait pourtant pas de candidat pour Zikisso. Adama Diomandé qui vient quand même de Paris se jette dans la bataille comme candidat indépendant, avec une logistique capable de conquérir la mairie de New York (affiches de 12 mètres carrés, club de soutien venu de Paris, etc.) Mais Adama Diomandé est battu par un autre candidat indépendant. Il y avait 4 candidats à Zikisso et environ 1200 voix à se partager. Adama Diomandé s’est classé dernier avec environ 200 voix.Cerise sur le gâteau, il était soutenu par un autre farfelu hirsute du RDR du nom de Gnizako, demi -lettré et pourfendeur rémunéré de Laurent Gbagbo.

Cette histoire qui demande à être complétée par des révélations que nous retenons pour l’instant, méritait d’être contée parce qu’elle est révélatrice de l’état d’esprit de Alassane Ouattara vis-à-vis de ses ouailles et de ses serveurs de thé. Adama Diomandé yaaako !

 

Mamadou Ben Soumahoro


Journaliste

Ancien Directeur Général de la Télévision Ivoirienne

Ancien Député à l’assemblée Nationale de Côte d’Ivoire

Président Honoraire de l’URTNA (Union des Radios et Télévisons Nationales d’Afrique)

Citoyen d’honneur des villes de Lafayette et de la Nouvelle Orléans aux USA

Commandeur de l’ordre du Rio Branco (Brésil).


Illustration photo: Claudus Kouadio

ELECTIONS LOCALES EN COTE D'IVOIRE: ECHEC CUISANT DU REGIME D'ALASSANE OUATTARA


DRAPEAU IVOIRIEN.jpg


Alors que le Front Populaire Ivoirien (FPI), parti de Laurent Gbagbo a boycotté les élections régionales et municipales,les qualifiant de «farce électorale» et ayant invité les Ivoiriens à en faire de même, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’effectivement l’appel a été largement suivi.

 

Le scrutin du 21 avril a non seulement prouvé, une fois de plus, que la Côte d’Ivoire reste plus que jamais divisée, mais il confirme également le fait que la très grande majorité des Ivoiriens est tout simplement lassée des mensonges du régime et des violences qui se poursuivent dans le pays. Selon de nombreux spécialistes, notamment occidentaux, la réconciliation nationale est véritablement « en panne ». Malgré cela, Alassane Ouattara compte se présenter de nouveau à l’élection présidentielle de 2015. Dans un entretien à l’hebdomadaireJeune Afrique, dont il est un des actionnaires, l’homme avoue son incapacité à réaliser le redressement du pays, qu’il avait pourtant promis et sur lequel il avait insisté à maintes reprises : « A priori je ne pense pas qu’il soit possible de redresser la Côte d’Ivoire comme je le voudrais dans les trois ans à venir ». Répondant à la question sur la présidentielle de 2015, Ouattara annonce sans fard : « Oui, vraisemblablement, je serais amené à solliciter un deuxième mandat».

D’autre part, une nette fracture se dessine au sein de l’alliance au pouvoir composée principalement du Rassemblement des républicains (RDR), le parti libéral d’Alassane Ouattara, et du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), de l’ex-chef d’État Henri Konan Bédié. Ces tensions sont notamment dues au fait que le PDCI de Bédié, ancien parti unique, vit mal son statut de second dans cette « union » où les divergences entre le RDR et le PDCI se font de plus en plus sentir. Des observateurs parient même que cette fameuse coalition du Rassemblement des « houphouëtistes » pour la démocratie et la paix (RHDP), réunissant justement le RDR et le PDCI, ne survivra pas bien longtemps. Par ailleurs, ce vote a été entaché de nombreuses fraudes et disputes postélectorales, qui n’ont pas tardé à se transformer en incidents violents, y compris avec usage d’armes à feu, dans plusieurs communes, principalement à Abidjan. Une source occidentale dans la capitale économique a affirmé que « malgré la victoire de son parti, Ouattara sort fragilisé de ces élections car il a perdu une belle occasion de montrer qu’on pouvait organiser un scrutin crédible et transparent sans contestations. » Une « victoire » obtenue pour rappel, lors d’un scrutin largement ignoré par le parti de Laurent Gbagbo, le FPI, aujourd'hui principale formation de l'opposition, ainsi que par l’écrasante majorité de la population ivoirienne.

Justement, en parlant du taux de participation, selon la Commission électorale indépendante, il se situerait autour de 30 %, entre 13 et 15 % selon le FPI, qui cite une source proche du ministère de l’Intérieur. Même en retenant le chiffre le plus optimiste pour le régime d’Ouattara, il s’agit d’une confirmation claire d’un boycott massif de ces élections. Compte tenu de ces réalités peu radieuses, le président Ouattara a du souci à se faire. Aucune avancée notable n’a été faite pour une vraie réconciliation nationale, destinée à tous les Ivoiriens, notamment les membres de l’opposition, qu’ils soient en Côte d’Ivoire ou en exil. Un fait majeur : la mobilisation des partisans de Laurent Gbagbo, qui continuent de réclamer ardemment la libération de leur président, incarcéré depuis le 30 novembre 2011 dans les geôles de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye (Pays-Bas), se fait sentir à tous les niveaux.

Enfin, les soutiens étrangers de Ouattara, en premier lieu la France mais également les États-Unis, devraient rapidement faire évoluer leurs approches dans la crise ivoirienne qui semble perdurer et dont l’issue est pour le moment encore bien incertaine. A noter que François Hollande recevait son ami et acolyte, le président Ouattara le mois d’avril dernier à l’Élysée. A l’issue de cette rencontre, le chef d’Etat français a « encouragé les autorités ivoiriennes à poursuivre les réformes engagées dans le domaine de la sécurité, de la réconciliation et du dialogue politique», selon le communiqué de la présidence française. Pourtant, ni la France, ni les autres soutiens occidentaux de Ouattara ne font réellement pression sur un régime ouvertement liberticide et sérieusement fragilisé. Les gouvernements occidentaux ne pourront pas longtemps ignorer le fait que la résistance ivoirienne est désormais mieux organisée et déterminée, aussi bien à l’intérieur de la Côte d’Ivoire qu’au-delà de ses frontières.




1er MAI 2013: OUATTARA FUIT ENCORE LES TRAVAILLEURS

 

UNE DU QUOTIDIEN LE TEMPS N°2889.jpg


La fête du 1er Mai restera décidément un cauchemar pour Ouattara qui n’aura sans doute jamais le courage de regarder les travailleurs en face. En effet, que pourra-t-il bien leur dire? Qu’il est incapable de régler leurs problèmes? Que son régime n’est pas en mesure de tenir ses nombreuses promesses et les engagements de son gouvernement en dépit de l’atteinte du Point d’achèvement de l’initiative Ppte? Le dictateur ne veut certainement pas vivre l’humiliation d’avoir à balbutier et bégayer devant les travailleurs à qui, il ne saura quoi dire. Sinon que de reconnaitre son incompétence. Aussi Ouattara, après s’être adroitement esquivé le 1er mai 2012, en improvisant à dessein un voyage en France, a encore choisi d’éviter les travailleurs de Côte d’Ivoire en se débarrassant d’eux par la même manœuvre. Il préfère les confier à un Premier ministre sans réel pouvoir. En effet, le mardi 1er Mai 2012, un an après l’arrestation du Président Laurent Gbagbo que les travailleurs et les masses ouvrières de tous les secteurs d’activités regrettent aujourd’hui, Ouattara, prend la poudre d’escampette, laissant les travailleurs de Côte d’Ivoire à un Ahoussou Jeannot Kouadio dépassé par l’ampleur de la tâche.

Des Premier ministres dépassés par l’ampleur de la tâche

Révolté par cette fuite en avant, les centrales syndicales (Ugtci, Fesaci, Dignité et Force ouvrière) refusèrent d’aller perdre leur temps au palais dans une cérémonie qui n’avait plus de sens, du moment que le dictateur avait pris la clé des champs. «Pour éviter la douche froide qui lui était réservée par les syndicats», soupçonne-t-on. Ahoussou Jeannot Kouadio dû donc vivre seul ce désaveu cinglant des travailleurs. «Aucun leader des centrales syndicales en Côte d’ivoire ne s’est senti concerné par le 1er Mai de Ouattara. C’est la célébration des licenciements et du chômage», avaient-ils répliqué. Pour rappeler à Ouattara les vagues de licenciements collectifs, la politique de «rattrape ethnique» dans l’Administration et les entreprises publiques, la hausse du taux du chômage, la flambée du prix des denrées et services, la pauvreté croissante… Zadi Sességnon, le secrétaire général de la Centrale syndicale Force ouvrière (F.O), n’avait pas, nous l’avons écrit, effectué le déplacement du palais, pour commémorer le 1er Mai 2012. Il n’y était pas invité.

De toutes les façons, il ne s’y serait certainement pas rendu. Ses camarades et lui s’étaient plutôt retrouver au siège de la F.O au Plateau, pour un point de presse, ce mardi 1er mai 2012. Pour saluer la mémoire des travailleurs et leurs familles tombées sous les balles lors de la crise postélectorale. Avant de dénoncer la pauvreté organisée que vivent les Ivoiriens. «Nous ne nous sentons pas concernés par ce 1er mai», avait-il dit. Pour marquer son indignation quant au mépris que le régime actuel observe vis-à vis des travailleurs dont les préoccupations sont aujourd’hui royalement ignorées par Ouattara. Le Sg de Force ouvrière avait rappelé: «Les cascades de licenciements à la Sotra, à la Présidence de la République, à la Rti, à l’Agefop, au Port… ainsi que dans le privé, les mauvais aspects de la réforme du système de retraite qui touchent à la Cgrae, aux cotisations à la Cnps et l’inadaptation des lois du travail, la reprise en main de la Mugef-ci par l’Etat alors qu’elle n’était pas en faillite, par l’Etat. L’urgence de préserver les acquis des travailleurs ivoiriens et de se pencher sur les revendications, tout en réglant les problèmes du chômage, des licenciements en masse et de la cherté de la vie». Hélas, pour la commémoration de la fête du travail, le mercredi 1er mai de cette année 2013, le tyran ne changera pas sa façon de fuir les problèmes des travailleurs.

Cette fois, c’est son nouveau Premier ministre, le docile Kablan Duncan, qui va servir de valet du roi dans ce jeu. Le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 24 avril 2013, a déjà annoncé que Ouattara va encore se défiler. «La cérémonie officielle du 1er mai 2013 sera organisée dans les jardins de la Primature à Abidjan, sous la Présidence de Monsieur le Premier ministre, Chef du Gouvernement. Sont invités à cette cérémonie, outre les travailleurs des cinq centrales syndicales identifiées, les Présidents des Institutions de la République, les membres du Gouvernement, les partenaires au développement, les représentants des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale, les responsables des Administrations publiques etc. A cette occasion, Monsieur le Premier ministre délivrera le message du Gouvernement aux partenaires sociaux». Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’on ne serait pas surpris que «les partenaires sociaux», pour ce qui concerne les travailleurs, après avoir décliné l’invitation d’Ahoussou Jeannot en 2012, donnent la même suite à Kablan Duncan, dans deux jours.

Une mise en scène, pour amuser la galerie, dans «les jardins de la Primature»

On comprendrait qu’ils ne veuillent pas s’associer à une mise en scène grotesque organisée, pour amuser la galerie, dans «les jardins de la Primature à Abidjan par un pouvoir qui méprise les travailleurs et les jette à la rue depuis sont installation. Dans un contexte où de nombreuses entreprises ont été contraintes de mettre la clé sous le paillasson, en raison de la crise économique à laquelle Ouattara s’avère incapable de trouver les solutions promises. Les travailleurs de Côte d’Ivoire vont-ils boycotter cette année encore la cérémonie officielle du 1er Mai, pour exprimer leur mécontentement à Ouattara? Ce ne sont en tout cas pas les sujets de discorde qui manquent. De nombreux problèmes en suspend qui peuvent s’abattre à tout moment sur la tête de Ouattara : les ponctions illégales sur les salaires des enseignants grévistes, les revendications salariales du personnel de santé, la question de la revalorisation salariale et des avancements indiciaires des fonctionnaires et agents de l’Etat, la question des redevances et les salaires non payés des agents qui asphyxient les formations et établissements de santé communautaires (Escom-Fsucom) …. Entre autres dossiers urticants. Qui pourraient relancer, si ce rendez-vous du 1er Mai 2013 était manqué, la fronde sociale qui risque de s’engager dans les jours à venir. On le voit, Ouattara qui joue avec l’avenir de la Côte d’Ivoire, fuit les travailleurs. Peut-être se payera-t-il encore un séjour doré à Paris où dans une autre capitale occidentale, avec l’argent du contribuable ivoirien, l’argent des travailleurs a qui, il n’accorde aucun égard. Après avoir vendu illusions sur illusions.



K. Kouassi Maurice, in le quotidien ivoirien "Le Temps" du lundi 29 avril 2013.