topblog Ivoire blogs

jeudi, 21 mars 2013

SORO GUILLAUME SOUMIS A LA DICTATURE DU FAUX

 

côte d'ivoire,alain bouikalo juriste-consultant,soro guillaume soumis à la dictature du faux,laurent gbagbo


L’ex-chef de guerre et auteur de « Pourquoi je suis devenu rebelle » semble avoir transformé ses interminables missions parlementaires, en un véritable combat contre Le Président Laurent Gbagbo. Ce combat qu’il mène courageusement, n’a jamais convaincu les observateurs avertis de la scène politique tant il pue le faux. Parachuté, par violation de la Constitution, au sommet du parlement ivoirien (en quête de légitimité) Soro Kigbafori a une fois de plus donné raison à tous ceux qui pensent, à raison, qu’il est soumis à la dictature du faux. Récemment face aux députés congolais, le chef du parlement ivoirien a déçu le monde par des propos qui s’écartent outrageusement de la vérité historique.

Sa théorie de la démocratie, une dictature du faux

Ceux qui découvrent pour la première fois Soro Guillaume risquent de tomber sous le charme du « rapport très intime » qu’il entretien avec la démocratie. Selon lui en effet, « la démocratie économise les vies humaines, émancipe et intègre les dominés, stimule l’inventivité des hommes… » Autrement dit, la démocratie est salvatrice, elle élimine les disparités et libère les énergies créatives. Pour y arriver semble-t-il conclure, il faut une « loi juste incarnée par la constitution démocratique » (Sic). On aurait demandé à chacun d’applaudir des deux mains si ce cours venait de Montesquieu ou d’Abraham Lincoln. Mais venant de Soro Guillaume l’on doit le considérer comme une farce inacceptable. Sa personne et son discours sont antinomiques. Considérons premièrement la loi dont il parle. Il est fait obligation à chaque citoyen de respecter la loi et de façon plus large, de respecter les institutions de son pays. Une telle obligation s’étend bien entendu aux normes frappées de certaines imperfections. Et ces normes n’étant pas des « tentes dressées pour le sommeil » peuvent être modifiées soit par une pression de la classe politique soit par l’action de la société civile. Jamais les lois n’autorisent un citoyen, fut-il le plus frustré ou le plus intelligent, à prendre des armes pour exiger que la constitution soit « démocratique ». Dès lors qu’un citoyen s’autorise cette voie, il ne peut être regardé comme un repère en matière de respect des lois. En cédant à ses pulsions guerrières, Soro Guillaume a montré à tous qu’il accordait peu d’intérêt à la loi et au respect des institutions. Deuxièmement, intéressons-nous à sa fameuse démocratie qui économise les vies. Notons d’emblée qu’il serait faux de croire que seul le gouvernant a l’obligation d’être démocrate. Ceux qui s’opposent à lui et qui comptent exercer le pouvoir, doivent aussi ingérer les valeurs démocratiques. Lorsque Soro parle de la démocratie, il nous renvoie indubitablement à la gouvernance Gbagbo qu’il qualifie de non démocratique. Automatiquement, il trouve une certaine «légitimité » à sa rébellion. Or en sa qualité d’opposant au Président Gbagbo il avait le devoir d’être un démocrate. Malheureusement il ne l’a pas été tout comme il ne fait pas l’effort de l’être aujourd’hui. Partant de ce fait, on peut se demander de savoir qui est-ce qui n’a pas été en mesure de respecter le jeu démocratique. La réponse est claire comme l’eau de roche : Soro Guillaume, au lieu d’« économiser les vies humaines », les a liquidées par carence démocratique. Qui est donc ce super démocrate qui forme une bande armée, tue, égorge, éventre des citoyens innocents, met en coupe réglée une partie du territoire? Un démocrate peut-il déifier ses prouesses par la mise sur le marché d’un ouvrage intitulé « Pourquoi je suis devenu rebelle » ? Un démocrate qui attaque par les armes les institutions de son pays n’en est pas un. Dire le contraire, serait couronner tous les impénitents rebelles téléguidés par les impérialiste et qui pillent impunément l’Afrique.

Sa présentation de la crise postélectorale, une dictature du faux

Le discours de Soro au parlement congolais a aussi porté sur le vainqueur des élections présidentielles de 2010. Laurent Gbagbo serait, à ses yeux, celui qui « n’a pas accepté le verdict des urnes et s’est arrogé, de façon arbitraire et unilatérale, le droit de se soumettre au verdict des urnes ». Faut-il en rire ? Voici un démocrate qui intègre la fraude, la violence, dans ses méthodes de conquête de pouvoir. Comme il le dit si bien,  la «démocratie émerge de la force morale du compromis… ». Si cela est vrai quelle est la morale de la fraude électorale ? Devront-nous codifier la fraude pour le plaisir de ceux qui en font leur moyen d’accession au pouvoir? Comment pourrons-nous expliquer aux générations futures que dans un Etat, la voix des institutions est plus forte que celle d’un individu ? En Côte d’Ivoire, tous savons que lors des élections, le nord a été braqué par les rebelles de Soro Guillaume. La fraude a été telle que le logiciel de l’entreprise Sils, (entreprise chargée du décompte électronique) s’est vu obligé de rejeter des procès verbaux pour non-conformité. Par une extraordinaire opération du saint esprit, le nombre de votants s’est trouvé être supérieur au nombre d’inscrits. D’où les scores soviétiques obtenus par Ouattara dans ces zones. Par ailleurs différentes missions d’observateurs avaient noté des cas graves de violence dans la zone sous contrôle rebelle. Seul le camp Ouattara dit n’avoir pas entendu parler de fraudes au nord. Quoi de plus normal ! Si nous devons considérer que la fraude contribue à la prise du pouvoir, Ouattara a bel et bien gagné les élections. Mais comme cette donne est rejetée et le rôle de l’institution chargée du contentieux électoral est renforcé alors « la victoire » de Ouattara est l’expression de la dictature du faux. Quel est donc ce vainqueur qui fait proclamer ses résultats dans son quartier général (un hôtel), hors délai, par un individu agissant seul, face à des caméras étrangères… ?  Ce coup d’état électoral a déclenché des violences. Pour Soro, « L’ancien Président est le seul responsable et coupable de la crise postélectorale et ses dramatiques conséquences pour les populations ». Il se comporte ainsi comme Fatou Bensouda appelée à charger Laurent Gbagbo et à aussi le considérer comme co-auteur direct et/ou indirect de crimes commis au Kenya. Il y a de la part de Soro, un profond désir de ne point se défaire de la dictature du faux. Comment peut-on logiquement considérer que la partie attaquée lors d’un conflit, est la seule responsable des crimes qui en ont résulté ? A considéré que Soro Guillaume soit dans le vrai, qui serait le responsable des crimes commis par les hommes de Ouattara ? En effet, le rapport de la Commission Nationale d’Enquête estime à 727 personnes, les victimes des hommes de Ouattara. A supposé qu’il se soit défait de la dictature du faux, qui serait le responsable et coupables de tous les fatwas lancés (depuis le golf) contre les institutions? Bref, n’allons pas plus loin pour comprendre que le dogmatisme dont parle Soro est bien cultivé par les défenseurs de Ouattara.

Discours sur la xénophobie, une dictature du faux

Soro guillaume a salué de grands combattants qu’il met en opposition avec le Président Laurent Gbagbo. Par pudeur, il n’a pas osé pousser le pion loin pour dire qu’il ressemble à ceux dont le combat a été salué. Heureusement ! Si Laurent Gbagbo n’est pas Um Nyobé ou Lumumba, selon Soro c’est parce que Gbagbo voulait « expulser de son sol tous les étrangers.. » Gbagbo n’est donc pas un panafricaniste y compris « ces ivoiriens qui ont massacré le burkinabé et le malien.» Premièrement Soro se trompe de cible. A la vérité, le chasseur d’étrangers est bien Ouattara qui a instauré, lorsqu’il était à la primature, une carte de séjour. Soro peut-il nous dire que Ouattara entendait embrasser tous ceux qui ne détenaient pas leurs titres de séjour? Non. Il a fallu Laurent Gbagbo pour supprimer cette carte jugée injuste. En outre, sous Gbagbo, il n’a jamais existé un plan de rapatriement massif des étrangers vers leurs pays. Bien au contraire, la Côte d’Ivoire a tellement été bien accueillante qu’au plus fort de la crise ivoirienne, des étrangers affluaient vers les frontières ivoiriennes. Le seul plan de chasse aux étrangers existait dans les fantasmes des hommes de Ouattara au point où ils ont sollicité les services d’un sulfureux sociologue auteur de « Côte d’Ivoire poudrière identitaire ». Le fameux Benoît Schoer tombé dans l’oubli. Deuxièmement, Soro discrimine entre les victimes. La victime malienne ou burkinabé est-elle plus importante que la dépouille de Phillipe Rémond ou de monsieur tout le monde ? Lorsque Soro parle de « ses » victimes, il ne fait que rendre hommage à tous ces mercenaires maliens et burkinabés qui ont combattu pour Ouattara et dont certains ont intégré l’armée ivoirienne. Que viennent chercher ces burkinabés et maliens dans une crise ivoirienne ? La récente naturalisation massive de milliers de burkinabés répond à cette question essentielle. Ce discours sur la xénophobie, qui sonne totalement faux, vise à créer un désert autour de Gbagbo. Quelle tâche ! Le camp de Soro est dépassé par les soutiens que recueille le Président Gbagbo. Il pense ainsi réussir là où les puissants réseaux françafricains ont échoué. Ce que Soro oublie c’est que la mémoire collective l’a catalogué dans le registre de ceux qui déconstruisent l’Etat.  Et au fur et à mesure qu’il accumule les médailles, il lui parait difficile de s’affranchir de la dictature du faux.

 

Alain Bouikalo, Juriste-consultant

CONTREVERITES SUR LA PRESIDENTIELLE DE NOVEMBRE 2010, ROBERT GBAÏ TAGRO REPOND A GUILLAUME SORO

 

côte d'ivoire,contrevérités sur la présidentielle de novembre 2010,robert gbaÏ tagro répond à guillaume soro,élections présidentielles en côte d'ivoire,crise électorale en côte d'ivoire,alassane ouattara,laurent gbagbo

 

M. le Président de l’Assemblée nationale, voulez-vous qu’on parle des vrais chiffres des résultats de l’élection présidentielle de 2010 en Côte d’Ivoire? Vous avez reçu, le samedi 2 mars 2013, au Palais de l’Assemblée nationale, le Chef de l’Etat du Nigeria, M. Goodluck Jonathan, en visite d’Etat en Côte d’Ivoire. Concernant l’élection présidentielle ivoirienne passée, vous avez déclaré à votre illustre visiteur : «A la demande de votre homologue Alassane Ouattara, encore sous le blocus au Golf, vous m’avez accordé une audience à Abuja, malgré votre calendrier extrêmement chargé du fait de la proximité des élections dans votre pays. A peine avais-je commencé à donner les résultats des urnes que vous m’avez interrompu en ces termes : «M. Soro, je sais qui a gagné les élections en Côte d’Ivoire. Vous n’avez pas à prêcher à un convaincu. En tant que Président du Nigeria, je n’accepterai pas la forfaiture qui a cours chez vous. Pour moi, Alassane Ouattara est le Président démocratiquement élu de la Côte d’Ivoire et cela est non négociable. Avec la C.E.D.E.A.O., nous rétablissons la vérité des urnes». Fin de citation de vos propos (Journal l’Inter du lundi 4 mars 2013).

M. le Président, nous sommes à la fois gêné et peiné de faire cette mise au point sur la réalité des chiffres électoraux de 2010. Gêné et peiné parce que nous ne voulons pas jouer au connaisseur et au justicier qui répond comme une caisse automatique et pour ne pas remuer le couteau dans la plaie encore béante. Mais, comme il vous plaît de le rappeler à chacune de vos occasions officielles et privées, nous nous trouvons dans l’obligation de faire cette mise au point, en toute Neutralité, en toute Impartialité mais dans la Vérité, pour situer avec exactitude, l’opinion publique nationale et internationale.

M. le Président, pour la compréhension des faits, bien que connus vaguement par le monde entier, et avec votre permission, lisons ensemble les dispositions du Code électoral, relatives à l’élection du Président de la République:

Art. 34: «Nul ne peut être admis à voter s’il n’est inscrit sur la liste électorale. Le vote par correspondance, par ordonnance ou par procuration est interdit»

Art. 59: «La Commission chargée des élections procède au recensement général des votes et à la proclamation provisoire des résultats du scrutin, au niveau de la circonscription administrative, en présence des représentants des candidats. Trois exemplaires du procès-verbal accompagnés des pièces justificatives sont transmis à la Commission chargée des élections. Celle-ci procède aux opérations de collecte et à la proclamation provisoire des résultats en présence des représentants des candidats. La Commission chargée des élections communique au Conseil constitutionnel un exemplaire des procès-verbaux accompagnés des pièces justificatives dans les trois (3) jours qui suivent le scrutin. Les autres exemplaires du procès-verbal restent respectivement dans les archives de la Commission électorale de la circonscription administrative, de la Commission nationale chargée des élections et du ministère de l’Intérieur».

Art. 60: «Tout candidat à l’élection présidentielle peut présenter, par requête écrite adressée au Président du Conseil constitutionnel, une réclamation concernant la régularité du scrutin ou de son dépouillement. La requête doit être déposée dans les trois (3) jours qui suivent la clôture du scrutin».

Art. 61: «Le requérant doit annexer à sa requête les pièces produites au soutien de ses moyens. Le Conseil constitutionnel, après examen de la requête, statue dans les sept (7) jours de sa saisine. Toutefois, il peut, sans instruction contradictoire préalable, rejeter les requêtes irrecevables ou ne contenant que des griefs manifestement sans influence sur l’élection contestée ».

Art. 62: «L’examen des réclamations éventuelles est effectué par le Conseil constitutionnel dans les sept (7) jours à compter de la date de réception des procès-verbaux. Art. 63: «Le résultat définitif de l’élection du Président de la République est proclamé, après examen des réclamations éventuelles, par le Conseil constitutionnel et publié selon la procédure d’urgence.»

Art. 64: «Dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d’ensemble, il prononce l’annulation de l’élection. La date du nouveau scrutin est fixée par décret en Conseil des Ministres sur proposition de la Commission chargée des élections. Le scrutin a lieu au plus tard quarante-cinq jours à compter de la date de la décision du Conseil constitutionnel».

Ajoutons, M. le Président, les dispositions de la Constitution relatives à l’élection présidentielle.

Art. 94 (dernier alinéa): «Le Conseil constitutionnel proclame les résultats définitifs des élections présidentielles».

Art. 98: «Les décisions du Conseil constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux Pouvoirs publics, à toute Autorité administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale».

Fin de citation.

Pour le second tour de l’élection présidentielle de 2010, voyant que, après le scrutin, les trois (3) jours impartis à la Commission électorale indépendante (C.E.I.), expiraient, M. Alassane Ouattara, candidat, a écrit la lettre suivante au Président de la C.E.I. : «Abidjan, le 1er décembre 2010. Monsieur Alassane Ouattara candidat à l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Monsieur le Président de la Commission électorale indépendante de la République de Côte d’Ivoire. Objet: Proclamation des résultats provisoires de l’élection du 28 novembre 2010. Monsieur le Président; Il nous revient de façon récurrente que le Candidat de La Majorité Présidentielle (L.M.P.) vous a adressé une requête aux fins d’invalidation du scrutin dans certaines Régions du Nord et du Centre de la Côte d’Ivoire. Or, au regard de la loi, il n’est pas de vos attributions d’invalider le scrutin, autrement nous vous aurions saisi en invalidation du scrutin dans les Régions de l’Agnéby, du Haut-Sassandra, du Moyen-Cavally, des Lagunes pour les motifs ci-après: – Empêchement de vote, violences et voies de fait sur nos représentants et militants, achats de consciences d’électeurs, séquestrations de nos représentants, bourrages d’urnes, menaces de toutes sortes, atteintes à l’intégrité physique, destructions de biens, et toutes sortes de violations graves des Droits de l’Homme, c’est pourquoi nous pensons que la Commission électorale indépendante doit s’atteler aux seules tâches qui sont les siennes, à savoir proclamer, sans délai, les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Nous nous permettons de rappeler que le délai de trois jours imparti à la Commission électorale indépendante expire ce jour, avec comme conséquence le risque de voir la C.E.I. dessaisie, ce qui serait un échec dans la conduite de votre mission. Nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de nos considérations distinguées. Alassane Ouattara». Fin de citation et sans commentaire.

Concernant le délai de trois (3) jours impartis à la C.E.I., voici ce que M. Youssouf Bakayoko, Président de la C.E.I. a dit en réponse aux questions du Journaliste M. Thomas Bahinchi, le mercredi 1er décembre 2010, peu avant minuit:

QUESTION: M. le Président de la C.E.I., toute la Côte d’Ivoire attend les résultats provisoires. Qu’est-ce qui se passe? Nous ne comprenons rien!

REPONSE: «Je voudrais d’abord remercier les Ivoiriens pour leur grande patience. Nous avons, depuis la fin du scrutin, entrepris de faire un travail de «validation » des résultats qui nous parviennent des différentes Régions de la Côte d’Ivoire et bien entendu, des différents bureaux de vote et des différentes Commissions locales. Ce travail se poursuit. Nous n’avons pas encore achevé. Quand nous serons prêts, nous nous tournerons vers la Télévision et les médias, et nous ferons le point de nos délibérations à l’ensemble de la population. Je veux donc leur demander d’être patients, d’être compréhensifs et de nous laisser le temps de travailler en toute sérénité».

QUESTION: Un délai de trois jours vous est imparti, et ce délai s’épuise ce soir à minuit. Il est 23 heures 30 minutes et aucun signe des résultats. Il y a aussi le problème de désaccord au sein de la C.E.I. sur la publication des résultats provisoires. Nous sommes inquiets.

REPONSE: «Vous avez raison de vous inquiéter. Il s’agit de problèmes d’une grande importance. Il n’est pas encore minuit, et nous continuons de travailler. Nous avons travaillé à faire en sorte que la paix revienne au sein de la Commission, et nous continuons de faire ce travail. C’est pourquoi je dis que nous sommes en train de poursuivre nos délibérations qui doivent être acquises par consensus. C’est vrai que hier, il y a eu quelques actes regrettables, mais aujourd’hui, tout semble aller normalement ».

QUESTION: Mais, M. le Président, nous allons vers minuit! Il est minuit moins un quart.

REPONSE: «M. Bahinchi! Il n’est pas encore minuit! Soyez patients. Je viens de vous répondre que nous poursuivons notre travail».

QUESTION: Pourtant, M. le Président, certaines Radios et Télévisions étrangères ont annoncé la victoire de M. Alassane Ouattara. D’où viennent ces résultats?

REPONSE: «M. Bahinchi, nous n’avons communiqué, à l’heure où je vous parle, aucun résultat. Nous n’avons rien dit à qui que ce soit, parce que nous n’avons pas encore achevé notre travail».

Telle a été, M. le Président de l’Assemblée nationale, l’assurance donnée par M. Youssouf Bakayoko, au peuple ivoirien et à tous les Observateurs nationaux et internationaux de ces élections cruciales pour la Côte d’Ivoire, ce mercredi 1er décembre 2010 peu avant minuit. Dans le même souci d’éviter un vide juridique préjudiciable par la forclusion de la C.E.I., le Président du Conseil constitutionnel a écrit au Président de la C.E.I: «Abidjan, le 02 décembre 2010. Le Président du Conseil constitutionnel, à Monsieur le Président de la Commission électorale indépendante (C.E.I.) de Côte d’Ivoire. Abidjan. Objet: Demande de transmission des Documents afférents au deuxième tour de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. Monsieur le Président; Aux termes de l’article 63 nouveau de la Loi N° 2000-514 du 1er août 2000, portant Code électoral, «le résultat définitif de l’élection du Président de la République est proclamé par le Conseil constitutionnel, après examen des réclamations éventuelles et publié selon la procédure d’urgence, dans les sept (7) jours à compter de la réception des Procès-verbaux». L’article 62 précise également que «l’examen des réclamations éventuelles est effectué par le Conseil constitutionnel dans les sept (7) jours à compter de la date de réception des Procès-verbaux». Le délai imparti à la C.E.I. pour la proclamation des résultats provisoires ayant expiré depuis le mercredi 1er décembre 2010 à minuit, je vous saurais gré de bien vouloir nous transmettre les Documents afférents au deuxième tour de l’élection présidentielle, en vue de permettre au Conseil constitutionnel de statuer sur les requêtes à lui soumises. Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de ma franche collaboration. Très haute considération. Le Président, Prof. Paul Yao N’Dré».

Malgré toutes ces précautions pour sauvegarder la primauté du droit, M. Yousouf Bakayoko a proclamé, seul, à l’Hôtel du Golf, M. Alassane Ouattara vainqueur de l’élection présidentielle. Cette déclaration de M. Youssouf Bakayoko à l’Hôtel du Golf, est aussitôt «certifiée» par le Représentant des Nations Unies en Côte d’Ivoire. Nous le citons dans ses grandes lignes: «…4). En ce qui concerne le résultat du premier tour de l’élection présidentielle du 31 octobre 2010, sur la base des cinq critères cadres pour la certification ainsi que sur la base du mandat que m’a confié le Conseil de Sécurité, je l’ai dûment certifié le 12 novembre 2010. 10) Malgré mon appel à la C.E.I. pour qu’elle proclame promptement les résultats provisoires du 28 novembre 2010, la C.E.I. a été incapable de le faire sans retard en raison de divisions internes. Ces divisions internes ont été exacerbées lorsque les Forces de sécurité ivoiriennes ont renforcé leur protection au Siège de la C.E.I. à partir du 30 novembre au matin. Ceci a conduit, à la fin, le Président de la C.E.I., Youssouf Bakayoko, à annoncer les résultats provisoires du second tour dans l’après-midi du 2 décembre 2010 à l’Hôtel Golf. 11). Le Conseil constitutionnel a immédiatement réagi à cette proclamation du Président de la C.E.I. Dans l’après-midi du 2 décembre 2010, le Président du Conseil constitutionnel, M. Yao N’Dré, a déclaré que la proclamation de la C.E.I. était nul et de nul effet, car la C.E.I. a dépassé les limites légales de trois jours qui lui étaient imparties pour donner les résultats provisoires. Le Président du Conseil constitutionnel a ainsi proclamé le 3 décembre 2010. Suivant cette proclamation, le candidat Laurent Gbagbo aurait obtenu 51,45 pour cent et le candidat Alassane Ouattara 48,55 pour cent, avec un taux de participation de 71,28 pour cent. 12). Ainsi, la proclamation des résultats définitifs par le Président du Conseil constitutionnel, avec l’annulation du vote dans neuf départements du Nord, qui donne la victoire au candidat Laurent Gbagbo, peut seulement être interprétée comme une décision ne correspondant pas aux faits. 13). La seule question qui demeure est de savoir si l’ONUCI est tenue de se plier au verdict du Conseil constitutionnel quelles que soient les circonstances. La réponse à cette question devrait tenir compte du fait que le Gouvernement ivoirien a accepté le rôle de certification du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire). Fin de citation.

Aussitôt après la déclaration de M. Choï, la communauté internationale s’est précipitée pour reconnaître M. Alassane Ouattara comme le vainqueur de l’élection, et Laurent Gbagbo, comme celui qui ne veut pas quitter le pouvoir, et le pays commença à prendre feu.

Notre première question, pour aider à comprendre: Pourquoi le Représentant des Nations Unies a-t-il attendu tranquillement douze (12) jours pour «certifier» le 1er tour, alors qu’il s’est précipité pour «certifier» le second juste après la proclamation au Golf par la C.E.I. qu’il qualifie de «provisoire»?

 Nous répondons: Il s’est précipité pour «certifier» le second tour, d’abord pour rester dans la même ligne que le R.H.D.P. qui a dit qu’il ne reconnaitra jamais les résultats proclamés par le Conseil constitutionnel, ensuite parce que c’est la première et la dernière fois que M. Alassane Ouattara est candidat à cette élection à titre exceptionnel. Une fois cette occasion passée, tout sera perdu pour le R.D.R. et M. Alassane Ouattara.

Qu’est-ce que «certifier» cette élection? Voyons quelques lignes de la Résolution N° 1765 du Conseil de Sécurité des Nations Unies relative à la Certification de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire: «Le Conseil de sécurité, rappelant ses Résolutions antérieures, en particulier la Résolution 1739 (2007) et les déclarations de son Président concernant la situation en Côte d’Ivoire, réaffirmant son ferme attachement au respect de la Souveraineté, de l’Indépendance, de l’intégrité territoriale et de l’unité de la Côte d’Ivoire, et rappelant l’importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale, rappelant qu’il a entériné l’Accord signé par le Président Laurent Gbagbo et M. Guillaume Soro à Ouagadougou le 4 mars 2007 (l’Accord politique de Ouagadougou, S/2007/144) et qu’il a soutenu la nomination de M. Guillaume Soro aux fonctions de Premier ministre, décide de mettre un terme au mandat du Haut représentant pour les élections. Décide en conséquence que le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Côte d’Ivoire certifiera que tous les stades du processus électoral fourniront toutes les garanties nécessaires pour la tenue d’élections présidentielle et législative ouvertes, libres, justes et transparentes, conformément aux normes internationales». Fin de citation.

Comme clairement exprimé ci-dessus par les Nations Unies, le rôle de M. Young-Jin Choï, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies en Côte d’Ivoire, n’est pas de proclamer les résultats, ni de dire qui est élu et qui ne l’est pas, mais «de signaler si le processus électoral ivoirien fournit, dans son ensemble, toutes les garanties nécessaires pour la tenue de l’élection du Président de la République dans de bonnes conditions de transparence et de régularité». Ainsi, avec la suppression du poste de Haut représentant des Nations Unies en Côte d’Ivoire pour les élections, le rôle d’organiser les élections et de proclamer les résultats provisoires revenait de droit à la Commission électorale indépendante (C.E.I.), et la proclamation des résultats définitifs au Conseil constitutionnel. Donc l’ONUCI était tenue de se plier au verdict du Conseil constitutionnel.

Voyons maintenant, M. le Président, les raisons de l’annulation des résultats du second tour dans les zones Centre, Nord, Ouest (C.N.O.) par le Conseil constitutionnel.

D’abord la méthode de comptage des voix au second tour. Deux méthodes devaient être simultanément utilisées selon le consensus des parties: Le comptage manuel et le comptage électronique. Le 1er décembre 2010, le Directeur de la Société retenue pour le comptage électronique a écrit au Président de la Commission électorale indépendante (C.E.I.): «… Nous voudrions souligner à votre intention que notre logiciel a rejeté un nombre de Procès-verbaux pour non-conformité d’acceptation au critère de validation électronique (un nombre de votants anormalement supérieur au nombre d’inscrits) estimé à 2 000 P.-v.». Fin de citation.

Avec votre permission, M. le Président, voici les preuves de la fraude dans le Nord.

Preuve n° 1: Région: 014 WORODOUGOU. Centre de coordination O55 SEGUELA. Sous-préfecture 004 MASSALA. Secteur 001 COMMUNAL. Lieu de vote 020 place Kouroukoro. Inscrits: 89. Votants: 92. Bulletins nuls: 0. Laurent Gbagbo 1 voix. Alassane Ouattara: 91 voix.

Preuve n° 2 : Région: 04 DENGUELE. Centre de coordination: 043 MADINANI. Sous-préfecture: 095 SEGUELON. Secteur: 001 COMMUNAL. Lieu de vote: 001 EPP 1 et 2 SEGUELON. Bureau de vote: 01 EPP 1 et 2 SEGUELON. Inscrits: 400. Votants: 428. Bulletins nuls: 01. Exprimés: 427. Gbagbo Laurent: 24 (05,60 %). Alassane Ouattara: 403 (94,15 %).

Lisons maintenant le Procès-verbal de dépouillement le plus scandaleux qui a fait le tour de toutes les Télévisions du monde: «Région de la Vallée du Bandama: Katiola, Bouaké, Béoumi, Dabakala, Sakassou. Alassane Ouattara (chiffre gonflé): 244 471 voix, soit 85, 40 %. Chiffre réel 149 598 voix. Gbagbo Laurent: 41 789 voix, soit 14,60 %. Ont signé ce Procès-verbal de dépouillement: MM. Sangaré Moussa, Président de la Commission électorale régionale, Koné Vamoussa, Vice-président, Kouadio P., Vice-président, N’Guessan Kouakou Gervais, Vice-président, Allali K. Valentin, Vice-président. Fait à Bouaké, le 29 novembre 2010».

Faisons ensemble, M. le Président, le commentaire de ce P-V. de dépouillement des résultats des cinq (5) Départements de la Région de la Vallée du Bandama (Bouaké, Dabakala, Sakassou, Béoumi, Katiola), Procès-verbal établi et signé le 29 novembre 2010, c’est-à dire le lendemain du scrutin. Le jour et la date de l’établissement et de la signature de ce P-V. constituent déjà une fraude en soi qui annule son contenu. Aussi, il est constant que dans aucun pays au monde nul ne peut voter s’il n’est inscrit sur la liste électorale. Pour les cinq (5) Départements en question (Béoumi, Bouaké, Dabakala, Sakassou, Katiola) 5 612 électeurs ont voté sans être inscrits sur la liste électorale. Le Suffrage exprimé est toujours égal au nombre des votants moins les bulletins nuls. Pour Bouaké par exemple, sans entrer dans les détails des autres chiffres qui ne correspondent à rien, donc visiblement truqués, les suffrages exprimés 48 301 (pour votants inscrits) + 2 761 (pour votants non-inscrits) moins 2 662 bulletins nuls, donnent 48 400 et non 159 788.

Les suffrages exprimés doivent toujours être la somme des voix des deux Candidats: 22 845 (pour Laurent Gbagbo) + 42 070 (pour Alassane Ouattara) donnent 64 915 et non 159 788. Le nombre total des votants des cinq (5) Départements, si nous tenons compte des chiffres du P-V qui sont tous truqués, est de 184 167 et non 292 702. Ce chiffre de 292 702 est gonflé en connaissance de cause en vue d’obtenir un taux de participation élevé: Le nombre des votants divisé par le nombre d’inscrits multiplié par 100. Revenons au nombre total des voix attribuées à M. Alassane Ouattara: 244 471 voix sur le P-V en question.

Le vrai nombre des voix de M. Alassane Ouattara, dans les cinq (5) Départements concernés, si nous tenons compte des chiffres du P-V, est de 149 598 voix et non 244 471. Puisque le pourcentage des voix du candidat est obtenu par la division du nombre des voix du candidat par les suffrages exprimés multiplié par 100, il fallait donc gonfler et les suffrages exprimés et le nombre des voix. Ce qui donne 85,40 % des voix à M. Alassane Ouattara, pendant que, par le même procédé, le candidat Laurent Gbagbo est crédité de 14,60 % des voix.

Cette fraude avérée, visible, a poussé, naturellement, le Conseil constitutionnel à invalider le scrutin de sept (7) Départements: Bouaké, Katiola, Dabakala, Korhogo, Ferkéssédougou, Boundiali, Séguéla. Pour comprendre, afin de décider sans parti pris, posons une question de fond qui départage les deux parties L.M.P. et R.H.D.P. en conflit: Si quelqu’un vote, alors qu’il n’est pas inscrit sur la liste électorale, que devons-nous faire de sa voix? Si la C.E.I. attribue à un candidat un nombre élevé de voix qui ne correspondent pas au nombre des suffrages exprimés, que devons-nous faire de ces voix? Devons-nous les prendre en compte? Prendre ces voix en compte, c’est faire élire le Président de la République par la fraude et la tricherie, contre l’avis des Lois et du bon sens. Le bon sens peut-il nous pousser à accepter, M. le Président, l’élection du Président de la République par la fraude, pendant que nous combattons la fraude aux concours d’entrée en classe de 6ème, au B.E.P.C., au Baccalauréat, aux concours d’entrée à l’école de Police, à l’école de la Gendarmerie, aux concours directs et professionnels de la fonction publique et aux concours spéciaux? La réponse est naturellement non!

A ce stade du raisonnement, l’on nous retournera la question suivante: Pourquoi le Conseil constitutionnel n’a-t-il pas invalidé ou annulé l’ensemble du scrutin pour organiser une nouvelle élection? Notre réponse: Le premier alinéa de l’Article 64 du Code électoral que nous avons cité ci-dessus, stipule: «Dans le cas où le Conseil constitutionnel constate des irrégularités graves de nature à entacher la sincérité du scrutin et à en affecter le résultat d’ensemble, il prononce l’annulation de l’élection». L’Article parle de «résultat d’ensemble» du scrutin. Que devrait faire le Conseil constitutionnel si le «résultat d’ensemble» n’est pas affecté par «de graves irrégularités?». Au moment des deux tours du scrutin (31 octobre 2010 et 28 novembre 2010), la Côte d’Ivoire comptait 19 Régions pour 95 Départements. Le Conseil constitutionnel a annulé ou invalidé les résultats de sept (7) Départements: Bouaké, Katiola, Dabakala, Korhogo, Ferkessédougou, Boundiali, Séguéla. Est-il normal et compréhensible d’annuler tout le scrutin des 95 Départements du pays, à cause des résultats frauduleux de sept (7) Départements? Non! Par contre, si c’était l’inverse (87 Départements frauduleux sur 95) ce serait moralement et logiquement acceptable d’annuler tout le scrutin au plan national.

Nous ne défendons pas le Conseil constitutionnel. Ce n’est pas le rôle que nous nous assignons dans cette mise au point. C’est la logique et le respect des dispositions de nos Lois électorales dans lesquels il a proclamé les résultats que nous soutenons. Ainsi, au fur et à mesure que le Conseil constitutionnel invalidait ou annulait les résultats des bureaux de vote où il y a eu la fraude, le nombre des voix de M. Alassane Ouattara s’effritait, se réduisait progressivement jusqu’en deçà ou au-dessous du nombre des voix du candidat Laurent Gbagbo. Ce qui fait du candidat Laurent Gbagbo, le vainqueur automatique et incontestable de cette élection présidentielle de 2010.

Entre les deux candidats, il y a un qui n‘a pas voulu reconnaître que la C.E.I. était forclose au moment où elle proclamait des chiffres à l’Hôtel du Golf et qui n’a pas aussi voulu reconnaître les résultats proclamés, en dernier ressort, par le Conseil constitutionnel. Ce qui a conduit à la guerre civile (affrontement de deux camps armés) avec la participation des Nations Unies et de la France malgré l’appel du Président Laurent Gbagbo au recomptage des voix.

Pour tous les observateurs attentifs des suites de cette élection, le Président Laurent Gbagbo et tous ceux qui sont arrêtés et emprisonnés avec lui sont des prisonniers de guerre, parce qu’arrêtés à la suite de la défaite de son camp par le vainqueur de la guerre. Vous m’accusez, M. le Président, de soulever un autre problème? 

 

Gbaï Tagro Robert,

Président du Parti républicain de Côte d’Ivoire (PRCI)

gbataro@yahoo.fr

 

In le quotidien ivoirien «Notre Voie» N° 4369 des Samedi 16 et Dimanche 17 mars 2013.

mercredi, 20 mars 2013

AMADOU SOUMAHORO «CIMETIERE» (SG DU RDR) MENACE DE MORT LE JOURNALISTE KRA BERNARD DU QUOTIDIEN «L’EXPRESSION»


LE JOURNALISTE KRA BERNARD.jpg

Le journaliste Kra Bernard du quotidien "L'Expression", pro-Ouattara et d'obédience RHDP


Alerte: Le SG du RDR menace un journaliste de mort

 

Salut à tous, à travers ce post, j’aimerais prendre à témoins tous les confrères de la presse nationale et internationale. Je viens de recevoir des menaces de la part du Secrétaire général du Rdr qui a décidé de s’attaquer à ma personne par tous les moyens.

Le contenu du coup de fil qu’il m’a passé ce jour (11 mars 2013, Ndlr) à 17H10 d’une durée de 2 minutes 30 est une menace de mort à peine voilée. Mais je tiens à préciser que Monsieur Amadou Soumahoro se trompe de combat. C’est lui qui est passé de l’opposition au pouvoir. L’Expression, journal pour lequel j’écris n’a pas changé de statut. Nous continuerons de faire des analyses constructives pour la défense des idées républicaines pour la renaissance de la Côte d’Ivoire.

Si pendant la crise nous n’avons pas cédé aux menaces, ce n’est pas aujourd’hui que nous allons faillir à notre devoir, celui de dire la vérité aux Ivoiriens. Toutefois, je tiens à prendre l’opinion nationale et internationale à témoin. A partir de ce jour, Monsieur Amadou Soumahoro pour qui, jusque là, j’ai beaucoup d’estime et de considération, sera tenu pour responsable pour tout ce qui m’arrivera aussi bien dans l’exercice de mes fonctions que dans ma vie de famille.

Je vous livre l’intégralité de son coup de fil.

 

AMADOU SOUMAHORO - SG DU RDR.jpg

Amadou Soumahoro, SG du RDR. Cet homme est un terroriste aux yeux de qui même les proches ne trouvent pas grâce.


«Bonsoir Mr, C’est Monsieur Kra Bernard? Ok, je suis Amadou Soumahoro, secrétaire général par intérim du Rdr. Nous sommes parvenus à la conclusion selon laquelle vous avez décidé de nous mener la guerre. Je ne vous connais pas, mais considérez à partir de cet instant où je vous appelle nous que sommes en guerre et cette guerre se fera au couteau. Vous avez décidé de nous combattre, nous vous combattrons aussi par tous les moyens. Quand on veut se battre avec un adversaire, on le prévient. Vous avez déclaré la guerre au Rdr, le Rdr se défendra par tous les moyens et vous verrez ce que ça va donner. Merci et au revoir».

 

Source: AbidjanPresse

OUATTARA L’ECONOMISTE: UN DANGER POUR NOTRE ECONOMIE

 

ALASSANE OUATTARA.jpg



Cet homme venu du FMI après avoir échoué lamentablement à réhabiliter l’économie des pays africains dont il avait la charge et la supervision, se vante de ses mérites et talents d’expert en économie à qui veut l’entendre. Les militants du RDR se font aussi le relai de la médiocrité d’économiste de leur mentor pour nous pomper l’air. On entend par ci par là « ADO Pissanci » « ADO l’homme providentiel » et j’en passe. La réalité est toute autre. Je vais vous le démontrer malgré mon manque d’expertise en la matière et aussi à l’aide de mes anciens cours d’économie politique.
 
De 1989 à 1993, avec le PAS (Programme d’Ajustement Structurel) et ses mesures démodées, dépassées, sorties des tiroirs du FMI, Ouattara n’a pas pu redresser notre économie. Des sociétés d’état ont été bradées à des francs symboliques, c’est-à-dire sans profit réel pour la Côte D’Ivoire. Des pères de famille ont été licenciés, d’autres ont vu leur salaire à la baisse, des enseignants ont été raccrochés (Deux enseignants de la même fonction, touchant des salaires différents), des taxes inutiles et discriminatoires comme le remplacement des plaques d’immatriculation des véhicules et l’introduction de la carte de séjour, ont tous été des produits économiques de l’expert venu du FMI. Tout ceci et au finish, rien mais des dettes à hauteur de 6900 milliards CFA. C’était son premier échec lamentable au bord de la Lagune Ebrié.
 
Pendant la campagne électorale de 2010, Ouattara se vantait de pouvoir injecter des milliers de milliards de nos francs pour redresser l’économie du pays, qui selon lui est en panne ? Le président Gbagbo lui avait posé la question de savoir comment il procèderait et l’expert répondait qu’il était économiste et que chercher de l’argent était sa spécialité.
 
Depuis avril 2011 jusqu’à nos jours, nous n’avons pas vu de miracles ou des gouttes de cette pluie de milliards. Ces milliards sont l’imagination de Ouattara et ses suiveurs analphabètes. Si c’était de la réalité, les ivoiriens seraient mouillés ou trempés par cette pluie diluvienne. Les ivoiriens attendent toujours l’orage. Pendant ce temps, Ouattara continue de faire des promesses de milliards partout où il passe, et toujours rien. Foyie !
 
La réalité est celle-ci. Ouattara a effectué 57 voyages à travers le monde pour mendier des sous afin de mener à bien ses projets. Cet argent n’est pas l’argent du contribuable ivoirien mais de gros prêts au-dessus des dettes courantes.
Il faut être un piètre économiste pour adopter une politique économique pareille. La Côte D’Ivoire n’est pas le Burkina Faso. Nous sommes suffisamment riche en tout. Que deviennent les revenus de nos richesses si ceux-là ne peuvent servir à développer le pays ? Seul Ouattara peut répondre à cette question.
 
En termes d’emprunts, je vous donne la liste non exhaustive de ce que l’expert économiste a prévu pour nous :

-16.000 milliards pour le compte du PPTE.

-4.000 milliards pour le PND.

-490 milliards pour la Banque Mondiale.

Soit un total de 30.490 milliards FCA.

Un véritable record battu en termes d’emprunt. Jamais égalé ailleurs. Ce n’est pas de l’exploit mais de la stupidité et de l’amateurisme économique. C’est aussi la bêtise humaine que de vouloir emprunter plus que l’état ne peut financièrement supporter. Nous avoisinerons les 40.000 milliards CFA en 25 mois de règne sans partage. En clair, cela fera plus du million par habitant à payer comme dettes. C’est un déluge de dettes quand nous savons que 25% de la population travaille et que le reste vit en dessous du seuil de la pauvreté. Il nous faudra en moyenne 70 ans et plus pour éponger toutes ces dettes-là. Ce de l’inconscience d’agir ainsi, hypothéquant l’avenir de tout un pays. La Côte D’Ivoire sera ruinée en 3 ans malgré ses richesses et sa main d’œuvre. De là à parler de pays émergent en 2020, c’est vivre et nourrir l’utopie.
 
Ouattara compte sur un futur PPTE dans 20 ans et dans l’immédiat l’annulation des dettes coloniales prévues par l’ONU, qui en retour exige une nouvelle loi sur la protection des Homosexuels en Afrique. Ouattara brade tout et ne prévoit rien pour les enfants et les enfants en retour, sont fiers de leur père pour avoir endetté la famille. Il faut être un analphabète pour réagir de la sorte.
 
Cette pluie de milliards n’arrive même pas à régler des problèmes courants des enseignants qui réclament 4 milliards d’arriérés et 50 millions pour les balayeuses. Et pourtant, Ouattara menace les avantages sociaux et salariaux des fonctionnaires et demande sans gêne à ce que les parents d’élèves remboursent les frais de construction sinon de couches de peinture de l’université avec sa surfacturation. Qui est cet économiste qui ne peut même pas gérer des petites crises financières au sein du pays ?
 
Parlons un peu des crimes économiques du gouvernement actuel depuis avril 2011.

-Détournement et surfacturation dans l’Education Nationale (Kandia Camara) et Enseignement Supérieur (Cissé Bacongo).

-Achat d’un Yatch par Issiaka Ouattara dit Wattao.

-Enrichissement illicite de Charles Diby, Ministre des Affaires Etrangères.

-Passation de marche de gré à gré du Ministre de la Salubrité sous la houlette d’Anne Oulotto «Bulldozer ».

-Impunité dont bénéficie Adama Bictogo avec l’affaire des déchets toxiques.

-Prise en charge par l’état des deux loyers de Mabri Toikeuse, Ministre du Plan.

-Séjour de 16 mois d’Adama Toungara à l’Hôtel Pullman à 1 milliard 400 millions – Ministre des Mines et du Pétrole.

Vraiment scandaleux !!!!

Ouattara appelle cela la bonne gouvernance. Il est très mal placé pour nous donner des leçons de bonne gouvernance ou sur des crimes supposés des dignitaires LMP.
 
Des gens qui ne pouvaient même pas s’offrir un plat de garba sont devenus des milliardaires en 23 mois de pouvoir. De quelle immunité jouissent ces personnages-là?

Si l’on veut parler d’homme providentiel, c’est bien le professeur, Premier Ministre Gilbert Aké N’Gbo. Cet homme est titulaire de 3 doctorats en économie et économétrie. Il est le président de l’Université D’Abidjan et Président du CAMES. Il pourrait donner des cours d’économie gratuits à Ouattara pour lui rafraichir la mémoire. Ce savant est accusé de crimes économiques et génocide. Quand, pendant la crise, Ouattara fasait fermer des banques et les ports d’Abidjan et de San Pedro avec l’aide de ses soutiens occidentaux, paralysant l’économie, comment appelle-t-on cela ? Aussi cet argent n’est pas allé dans les poches des ministres mais a plutôt servi à payer les fonctionnaires y compris ceux qui ont voté pour Ouattara. Il n’y a pas eu détournement de deniers publics mais plutôt distribution. Ces ministres ont démontré leur amour et sens élevé pour leur pays, ce qui n’est pas le cas pour certaines personnes. Ils doivent être félicités pour leur exploit et leur génie. Ils ne méritent pas la prison mais des médailles.
 
Les derniers chiffres en provenance de la Banque Mondiale (Soutien financier de Ouattara) sont très catastrophiques et très alarmants. La croissance économique de 8.25% annoncée par les tenants du pouvoir s’avère fausse. La CIA (Soutien de Ouattara) annonce sur son site une croissance négative (-4.7%).
Cela reflète au moins la réalité que les ivoiriens vivent avec la non circulation de l’argent ou encore de l’argent qui travaille ailleurs sauf en Côte D’Ivoire.
Si ces chiffres sont confirmés, notre pays a amorcé la descente en enfer, suivie de la ruine et de la tutelle du FMI. Ce qui serait désastreux pour les ivoiriens. Le comble est que nous avons un « expert en économie » comme Chef d’état, qui est incapable de nous sortir de la crise économique. Son prédécesseur, un historien, a géré le pays sur fond propre, sans emprunter. Il payait les fonctionnaires et souvent leur accordait des avantages. Qui des deux hommes d’état, préférez-vous?
 
Le Ghana est devenu depuis des mois, le moteur économique de la sous-région devant le Nigeria et la Côte D’Ivoire. Les tenants du pouvoir actuel peuvent prendre des leçons sur l’économie de l’autre côté de la frontière, au lieu de traquer les exilés.
 
Si Ouattara est incapable de nous apporter le bonheur, qu’il rende le tablier afin que de nouvelles élections se tiennent dans les plus brefs délais.
 


Nick de Bessou

Juriste, Ex Vice-président Cojep UK

mardi, 19 mars 2013

CCDO ET VIDEOSURVEILLANCE, UNE NOUVELLE PREUVE DE LA PHOTOCOPIE ET DES MENSONGES DU REGIME OUATTARA

 

côte d'ivoire,ccdo et vidéosurveillance,une nouvelle preuve  de la photocopie et des mensonges du régime,la majorité présidentielle gbagbo

 

Cette sélection de coupures de journaux remontant à plusieurs années en arrière atteste, s’il en était encore besoin, que le pouvoir Ouattara fait de la copie, du plagiat et de l’appropriation honteuse. Il n’a même pas l’honnêteté intellectuelle de reconnaître ce que son prédécesseur a initié avant lui; pire, il donne le sentiment d'innover et se targue d’en être l’auteur. Les caméras du CCDO et la vidéosurveillance dans le District d’Abidjan sont l’œuvre de Laurent Gbagbo. Et cela remonte déjà de 2005 à 2010. Soumettez-vous à cette petite revue de littérature et vous comprendrez la bassesse de ceux qui gouvernent, aujourd’hui, cette nation. NB: Les titres et mots en couleur sont des liens. Fernand Dindé.

 

Quand la pègre se blanchit avec des caméras...

Regardez-moi ces menteurs et vendeurs d'illusions, qui font comme s’ils étaient à la base des installations de caméras de surveillance dans le District d'Abidjan!


La Majorité Présidentielle Gbagbo
 

Vidéosurveillance à Abidjan - Gervais Assié Amani (Pdg du Cnvi et de Basic Security): «C’est un outil important pour la relance économique»


Question :

Avez-vous signé une convention avec l`Etat de Côte d`Ivoire pour la mise en place d`un tel projet ?

- Oui, nous avons l`accord du Gouvernement qui est partie prenante du projet. En effet, le 07 mars 2005 s’est tenu un conseil des ministres spécial sécurité/défense au cours duquel il a été décidé d`initier un projet pilote de vidéo surveillance au service des Forces de défense et de sécurité en partenariat avec Basic Security et Arobase Telecom. Cette phase pilote ayant été très concluante, nous sommes donc passés à la phase pilote sur le terrain avec la création du Centre National de Vidéo surveillance et d`Imagerie. (Vous l’aurez compris, c’est sous la présidence de L gbagbo !)

 

Dans Le Repère - 4/7/2009, à relire ici Abidjan.net

District d'Abidjan : 2000 caméras de surveillance pour sécuriser la ville

 

15/10/2009  - Le Temps

Le gouverneur du District d’Abidjan, Amondji Pierre, a décidé de s`attaquer à la question de la sécurité des biens et des personnes dans la capitale économique, en employant les moyens technologiques en la matière.

La situation sociopolitique tant en Côte d`Ivoire que dans certains pays de la sous-région, a favorisé la prolifération des armes dans le pays. Abidjan connaît de ce fait, une recrudescence de la criminalité et de l`insécurité. Face à cette situation, le Gouverneur du District, Amondji Pierre, et son conseil ont décidé d`employer les grands moyens. Avec notamment, l`installation de caméras de surveillance sur tout le territoire du District. Afin d`aider et d`appuyer les forces de défense et de sécurité dans leur lutte quotidienne contre le grand banditisme. Hier donc, en présence du ministre de la Défense, Michel Amani, le District d`Abidjan et la structure en charge de cette opération ont signé un partenariat pour doter la ville d`Abidjan d`une vidéo surveillance pour la sécurité des biens et des personnes. Pour M. Amani Gervais, Pdg de l’entreprise de sécurité commise à cette tâche, c`est une avancée majeure que de doter la ville d`Abidjan de caméras de surveillance.

« Avec l`installation de la vidéo surveillance, il faut aider les gens à s`auto-discipliner. A ne plus jeter les ordures, ni uriner n`importe comment dans les rues. Nous avons plus de 100 véhicules pré-positionnés dans toute la ville », a-t-il dit. A terme, relève-t-il, ce sont 2000 caméras qui seront disposées sur l`ensemble du District. Selon le Gouverneur Djédji Amondji, la sécurité est devenue aujourd`hui, une denrée rare. C`est pourquoi, ils ont décidé de doter Abidjan de cette haute technologie pour la sécurité des populations. Aussi précise-t-il, c`est plus de 2 milliards investis dans ce projet de sécurisation de notre territoire. « Nous allons inonder le territoire de caméras-rapporteurs pour que les populations et leurs biens soient en sécurité », a annoncé Amondji Pierre. Avant d`ajouter que c`est grâce à cette vidéo surveillance que les bandits et autres délinquants pourront être neutralisés. Le ministre de la Défense, Amani N`guessan, a salué le gouverneur qui a compris l`enjeu et le défi à relever en matière de sécurité. Selon lui, désormais, chaque mouvement des ivoiriens sera contrôlé. Et cela, affirme-t-il, va permettre aux forces de l`ordre de mieux intervenir en cas de danger pour les populations. Il a salué le responsable de la société spécialisée en la matière. « C’est un acte de nationalisme que de s’engager aux côtés du District pour la sécurisation des populations et de leurs biens à Abidjan », s’est-il félicité.

Notons que cette opération qui vise à quadriller le District d`Abidjan, avec la vidéo surveillance, va s`étendre sur 3 ans.

 

Frank Toti  -Le temps - (SOUS L. GBAGBO)

 

Abidjan.net

Lutte contre l’insécurité – Hamed Bakayoko : "’On n’a plus besoin de barrages sur les deux ponts"

 

Vendredi 10 avril 2009 - Par L'intelligent d'Abidjan (SOUS L. GBAGBO)

 

Abidjan.net

Sciences et Technologies

Entretien / Amani Assié Gervais, PDG de Basic Security : « La vidéo surveillance est une réponse efficace pour des élections sereines et apaisées » Source : L'Intelligent d'Abidjan Date: mer. 22 sept. 2010 (SOUS L. GBAGBO)

[VOUS RENDREZ COMPTE QUE LES CAMERAS DE SURVEILLANCE ONT ETE DEJA UTILISEES LORS DU CONCERTO]

 

News.Ed carriere.ci

Quand l'Afrique réinvente ses villes - Sécurité: des caméras qui rassurent

 

01/12/2009 à 11h:15 Par Théophile Kouamouo dans Jeune Afrique

La vidéosurveillance à distance est-elle la recette miracle pour endiguer la criminalité et l’incivisme dans les villes? L’Ivoirien Gervais Amani Assié, patron de Basic Security, une entreprise spécialisée dans ce domaine, en est convaincu. Et il a réussi à convaincre l’État ivoirien de le suivre dans la mise en place d’un dispositif de caméras reliées à des centres de contrôle via des réseaux hertziens et de fibre optique.

Basic Security, qui a lancé son produit de vidéosurveillance en mars dernier, collabore déjà avec l’armée ivoirienne pour surveiller les sites stratégiques du pays et, en octobre dernier, a signé un contrat de partenariat avec le district d’Abidjan pour sécuriser les rues, places et lieux publics. L’objectif est d’installer 2000 caméras de surveillance, dont 300 sont déjà en service, notamment au stade Houphouët-Boigny, à l’abattoir de Port-Bouët, sur les sites servant de décharges illicites ainsi qu’au cimetière de Yopougon, pour éviter les enterrements clandestins. (SOUS L. GBAGBO)

[dans l'article de jeune Afrique, on se rend compte que déjà 300 cameras sont en service/en decembre 2009]

 

Jeuneafrique.com

Prévention des affrontements le 31 octobre 2010

 

Interview du Général Mangou le 29 octobre: Mangou et Amani Assié mettent le scrutin sous vidéo surveillance

Le projet de sécurisation du scrutin présidentiel le 31 octobre 2010 par vidéo sur veillance de Basic Security est entré dans sa phase d’exécution hier jeudi 28 octobre 2010 au terme d’une visite du Général Philippe Mangou, chef d’Etat Major des Armées dans des installations de cette entreprise. (TOUJOURS SOUS L. GBAGBO)

 

Ladepechedabidjan

 

Source: La Majorité Présidentielle Gbagbo

L'OUEST IVOIRIEN: L'IMPOSSIBLE PAIX

FRCI DIBOKE.jpeg

FRCI Diboké

Peuple accueillant et chaleureux, le pays Wê est devenu la proie de toutes les convoitises, mais aussi la terre de toutes les violences depuis le coup d’état manqué de 2002, et qui s’est mué en rébellion armée. Combien ont été tués parce qu’ils sont de l’ethnie guéré ? Non pas pour leur soutien au président Laurent Gbagbo uniquement mais parce qu’ils auraient commis le crime de naître sur des terres fertiles et riches, là où tout pousse.

Aussi, si ces populations autochtones ne refusent pas le partage de leur portion de terre cultivable avec ces autres communautés venues d’ailleurs, ces dernières en abuseront et cela avec le soutien de nouveaux seigneurs de guerre en quête de pécules. Alors que la population essayait d’oublier deux années de traumatismes nées de la crise postélectorale de 2010, cette tranquillité va devenir un véritable cauchemar. Après les violences perpétrées dans plusieurs localités de l’ouest en début de semaine et un calme relatif depuis deux jours, il est impensable que cette accalmie perdura pour toujours. En effet, selon des informations en notre possession, l’ouest qui connait en ce moment un semblant d’accalmie pourrait très vite replonger dans la violence. Et ce, en prévision d’une opération de nettoyage de l’ouest par l’armée régulière (FRCI). Toujours selon cette même source, l’état ivoirien qui aurait du mal à déloger les dozos, et autres seigneurs de guerre venus du Burkina faso, prépare dans le plus grand secret un plan commun avec l’Onuci et le Libéria en vue de venir à bout de ces gangs qui pillent, violent et tuent à l’ouest. Mais si le N°1 ivoirien hésite encore à retourner son propre couteau contre lui-même, celui-ci a bien l’intention d’en profiter pour faire un véritable nettoyage surtout contre les éventuels combattants non identifiés engloutis dans les forêts et parcs de la région.

C’est donc averti de ce projet que le commando invisible, selon une source proche des combattants venus de nulle part, projetterait de se faire entendre à nouveau et cela « sous peu ». Auront-ils le souffle nécessaire face à cette armée des FRCI qui pourrait compter sur le soutien de la communauté internationale en cas de difficulté ?

Les populations de l’ouest qui ont déjà payé le plus lourd tribut durant ces guerres successives en Côte d’Ivoire n’en veulent plus et les nouvelles autorités ivoiriennes devraient tout mettre en œuvre pour garantir la quiétude du peuple Wê. La France, l’Onu et la Cour pénale internationale sont avertis.

 

Source: Eventnews tv-17/3/2013

REFUS DE LIBERTE PROVISOIRE AU PRESIDENT GBAGBO - LA CPI DE MAL EN PIS

 

LAURENT GBAGBO.jpg


La première chambre préliminaire de la CPI vient encore de s’illustrer à travers une décision (n°ICC-02/11-01/11) prise le 12 mars 2013 par la juge unique Silvia Femandez de Gurmendi, plus que contestable. Pour refuser une fois de plus la liberté provisoire au Président Laurent Gbagbo, elle s’est fondée sur l’existence d’un réseau de partisans « basés dans des pays voisins, soupçonnés de se livrer à des activités illégales dans le but ultime de reprendre le pouvoir en Côte d’Ivoire » (point 35 de la décision). Cette conviction lui est servie par les informations que le procureur aurait puisées dans le "Rapport de mi-Mandat du Groupe d’experts sur la Côte d’Ivoire du 15 octobre 2012, en application du paragraphe 16 de la résolution 2045 (2012) du Conseil de sécurité ».

La référence à ce rapport des experts est surprenante et choquante à la fois, dans la mesure où la partialité de ce rapport a été remise en cause par différents acteurs de la communauté internationale. Le Gouvernement du Ghana a « désapprouvé fermement le contenu de ce prétendu rapport » en déplorant le fait que « les observations du Groupe (des experts) … n’ont pas été partagées avec le Gouvernement avant la publication hâtive du rapport provisoire ». Le ministre français de la défense a mis en doute certaines affirmations, quant aux sources de financement des activités de déstabilisation et aux liens avec les islamistes du Mali. Des représentants du capitaine Sanogo du Mali (responsable de la junte militaire) ont démenti toute implication dans une quelconque entreprise de déstabilisation. Quant à l’Onuci, elle s’est manifestement démarquée du rapport à travers sa porte-parole Sylvie Van den Wildenberg en précisant que « ce n’est pas un rapport de l’ONU, c’est un rapport d’un groupe d’experts indépendants … Les conclusions de ces rapports ne sont pas des vérités absolues, c’est-à-dire que ces conclusions n’engagent que les experts. Cela veut dire que le Conseil de sécurité ne va pas nécessairement suivre les conclusions de ces experts». Et de fait, le Conseil de sécurité, qui avait sollicité ledit rapport, ne s’y réfère même plus (voir notamment le 31e rapport périodique du Secrétaire général de l’ONU sur l’ONUCI datant du 31 décembre 2012 - S/2012/964).

En dépit de ce concert de désapprobation, comment la juge unique de la CPI peut-elle continuer à s’y référer pour orienter son jugement ? Enfermée dans sa tour d’ivoire, elle n’a certainement pas lu ces réactions de rejet d’un rapport dont la propre méthodologie imposait un recoupement avec certains Etats voisins ou impliqués dans les opérations de maintien de la paix en Côte d’Ivoire. Ce qui n’a pas été fait.

Au-delà de la crédibilité de ce document, c’est la référence persistante à des arguments d’ordre politique dans une décision de justice qui rend perplexe et conduit à s’interroger sur la nature, politique ou criminelle, de l’« affaire le Procureur c. Laurent Gbagbo ». Dans son intervention lors de l’audience de confirmation des charges le 19 février 2013, la procureure de la CPI avait pourtant affirmé qu’il ne s’agissait « pas de déterminer qui a gagné ou perdu les élections » et qu’il n’était « en aucune manière ici question de politique » ? D’où vient alors qu’à chaque fois, dans les décisions de refus de la liberté provisoire notamment, ce sont des arguments d’ordre politique qui sont avancés et qui, à chaque fois, dénotent l’hostilité des juges de la CPI à l’égard de toute reconquête du pouvoir par le Président Gbagbo, grâce à un réseau de partisans ?

En effet, l’impression nette qui se dégage est que le Président Laurent Gbagbo est maintenu en prison pour permettre à son adversaire de diriger la Côte d’Ivoire. En clair, c’est le jour où les juges de la CPI se convaincront que les partisans du Président Laurent Gbagbo ont abandonné toute velléité de reconquête du pouvoir que le Président Gbagbo pourra bénéficier de cette liberté provisoire et, pourquoi pas, d’un abandon des charges contre lui.
L’on est encore plus sidéré lorsqu’on réalise que les motivations des juges s’appuient sur des informations erronées qui ignorent complètement le rôle des différents acteurs dans la crise ivoirienne. En effet, à l’occasion des différentes séances de l’audience de confirmation des charges, Mme le juge n’a-t-elle pas entendu dire que c’est plutôt l’adversaire du Président Laurent Gbagbo qui a préféré la guerre à un simple recomptage des voix proposé par le Président Laurent Gbagbo ? N’a-t-elle pas entendu dire que c’est depuis l’année 1999 que son adversaire recourt aux coups de force pour accéder au pouvoir, y compris contre le Président Gbagbo à partir de septembre 2002, lorsqu’un autre coup d’Etat manqué s’est transformé en rébellion ?

On est d’autant plus scandalisé par la non prise en compte de ces éléments que la juge unique abonde manifestement dans le sens de la procureure qui associe toute prétention au pouvoir du président Gbagbo à la commission de crimes. C’est ainsi que au point 9 de la décision elle note que « le Procureur soutient en outre que, suite à l’audience de confirmation des charges, il semble que M. Gbagbo se considère toujours comme le président légitime de la Côte d’Ivoire. Il s’ensuit, de l’avis du Procureur, que le risque que M. Gbagbo va continuer à commettre des crimes persiste, en prenant également en compte le réseau de partisans à sa disposition ». Manifestement, les ouvrages de Laurent Gbagbo sur la démocratie, son combat pour l’avènement du multipartisme dans son pays, son choix pour une transition pacifique à la démocratie et son attachement à la légalité constitutionnelle n’ont pas eu d’influence sur la juge Gurmendi, qui, droite dans ses bottes, continuent de travestir l’histoire de la Côte d’Ivoire en débitant encore les convictions assénées par Moreno Ocampo.
C’est tout simplement lamentable car, à travers cette décision, la CPI vient de confirmer que, dans ses décisions, elle ne tient compte ni de la personnalité de l’accusé ni du contexte de commission de crime, encore moins des faits réels qu’elle est amenée à juger. Ce qui jette encore une fois le doute sur son impartialité. Quant au sort du Président Gbagbo, il semble déjà scellé par des considérations autres que criminelles.


Kouakou Edmond


Juriste et consultant

lundi, 18 mars 2013

MAMADOU BEN SOUMAHORO: OUATTARA ET SARKOZY COUVRE L'ASSASSINAT DU FRANÇAIS PHILIPPE REMOND

 

PHILIPPE REMOND.jpeg


Un homme est mort. Il était Blanc… Nous sommes Noirs. Après sa mort, il était toujours Blanc. Après sa mort, nous sommes restés Noirs. Cependant, ce que nous avons en commun avec cet homme, c’est notre évidente et incontournable appartenance à l’humanité. Il s’appelait Philipe Rémond et il avait décidé d’offrir à l’Afrique, toutes ses richesses cognitives acquises à la suite d’un dur labeur personnel. Il était Professeur agrégé en Sciences Industrielles. Il avait en Afrique, choisi le Sénégal puis la Côte d’Ivoire, mon pays. A l’intérieur de ce dernier choix, il avait résolument décidé de soutenir la démocratie et la vérité. Ce n’était même pas une question de courage ; c’était tout simplement, pour lui, une question de conviction. Je ne connais pas cet homme. Comme vous le voyez, je regrette de ne l’avoir jamais rencontré. J’ai simplement eu le lointain privilège de l’entendre parler un soir à la télévision nationale de Côte d’ivoire. L’effet qu’il m’a fait était assez étrange. J’étais assailli d’interrogations et d’une peur certaine. Le contexte, bien évidemment, était un facteur aggravant des risques que prenait cet homme. Qu’est ce que ce Blanc vient-il faire dans nos affaires déjà très compliquées et pourquoi ose-t-il asséner des évidences que même nos économistes et nos dirigeants les plus à gauche n’ont jamais transmis à leur jeunesse et à leur peuple comme hypothèse d’école ? Philippe Rémond a osé ce que nous n’avons jamais eu ni le courage ni même l’idée de faire. La démocratie, la monnaie, l’indépendance réelle, les rapports France-Côte d’Ivoire, le pouvoir exorbitant des Blancs en Côte d’Ivoire, la soumission aveugle de nos dirigeants aux diktats de l’Elysée et l’injustice de la mondialisation qui a tout simplement transféré le pouvoir de décision des petits pays au Conseil de sécurité de l’Onu.

Que voit Philipe Rémond quand il débarque en Côte d’Ivoire ? L’enseignant constate que nous sommes sous la tutelle des grandes puissances. Il voit que nous sommes ni plus ni moins que de petits protectorats des grands Etats de l’Occident. Il était Blanc mais il n’a pas accepté cette injustice, ce déni de nos droits élémentaires par la communauté internationale. Mais dans l’énorme fatras de déceptions mêlées de révolte qui l’anime, il découvre en Côte d’Ivoire, un homme dont l’intelligence, les décisions, les attitudes, les choix et l’aptitude à la résistance et au commandement le séduisent. Cet homme là s’appelle Laurent Gbagbo.

Attendez ! Depuis quand le Président d’une « République bananière » a-t-il eu le culot de refuser une invitation à assister au défilé militaire du 14 Juillet sur « la plus belle avenue du monde », les Champs-Elysées ? Depuis quand un Président africain a-t-il le droit d’opposer aux occidentaux le pouvoir de la Constitution de son pays ? Depuis quand un Président nègre nomme-t-il ses ministres sans en référer auparavant au Président de la France ? Depuis quand le Président d’un tout petit pays comme la Côte d’Ivoire peut-il dénoncer l’intrusion du Président des Etats Unis d’Amérique dans les affaires intérieures de son pays en refusant de le prendre au Téléphone ? Cette liste d’interrogations n’est pas exhaustive mais une seule réponse a suffi au Professeur Philipe Rémond : cet homme-là, ce Président-là, il l’a trouvé en Côte d’Ivoire. Et cette réponse lui a été fatale. Il était Blanc, nous sommes Noirs. Pourtant c’est pour nous et pour la vérité qu’il est mort.

Depuis qu’il a été égorgé par les Sofas d’Alassane Dramane Ouattara à Yamoussoukro, tout le monde a décidé de tourner sa tête ailleurs. Que les Ivoiriens qui se prennent pour des « vainqueurs » aujourd’hui piétinent l’âme et le corps de cet éminent professeur d’Université, peut à l’extrême limite se comprendre, puisqu’aussi bien cette mort servait leur cause. Mais, que des enfants dignes de cet pays – peu importe leur bord politique – fassent semblant d’ignorer ce crime barbare perpétré sur la personne d’un homme qui a choisi de servir notre pays, me consterne et me choque. Et c’est l’objet véritable de cette note.

Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa et Alassane Dramane Ouattara sont incontestablement les commanditaires de cette sauvagerie tropicale achevée. Son mobile est politique et géostratégique. L’histoire révèlera un jour les raisons de l’assassinat du Professeur Philipe Rémond. Les exégètes y travaillent. Pour l’heure, ses contemporains ont le devoir impérieux de s’interroger sur le silence assourdissant des classes politiques Françaises : ça va de la droite bicéphale-Ump à la gauche Chaviste et Bolivarienne de Jean-Luc Mélenchon en passant par le parti socialiste qui gère le Pouvoir d’Etat. Je n’ai pas cité les intellectuels parce que Bernard-Henry Levy qui s’est autoproclamé « pape » de leur association virtuelle ne sait plus défendre que la cause de l’interventionnisme brutal et celle de la guerre chez les plus faibles. Le seul et le dernier des justes qui nous appelait tous à l’indignation respectable vient de nous quitter à 95 ans : c’était Stéphane Hessel.

Alors, il n’y a plus personne en France pour s’interroger sur le sort d’un Français qui se fait trucider par des dozos barbares et hirsutes, avec des méthodes d’une époque médiévale, au nom de l’intérêt mesquin et combiné d’un Président Français en l’occurrence Nicolas Sarkozy De Nagy Bocsa et de son « ami » Alassane Dramane Ouattara ? La Présidence de la République de Côte d’Ivoire vaut bien le sacrifice d’un « petit Blanc Français » fût-il Professeur agrégé. Mais Philippe Rémond n’a eu droit ni a une messe ni a une sépulture digne. Son corps traîne dans un fossé creusé à la va-vite dans la brousse de Yamoussoukro. Aucune enquête n’a été ordonnée, ni par le pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara, ni par celui de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa. On ne s’est donné la peine de rechercher ni les assassins, ni les commanditaires directs ou indirects. Personne ne sait même si les parents de l’infortuné professeur ont été informés de la mort de leur fils. Peut-être les a-t-on menacés de représailles s’ils s’agitaient trop ! Ou peut-être les a-t-on payés pour qu’ils se taisent à jamais ! Parce qu’avec Sarkozy tout peut arriver. Nous sommes bien placés pour le savoir. Même après toutes ces questions sur l’attitude scandaleuse de la France, on ne saurait se satisfaire de la discrimination dont souffre le cas Philipe Rémond. Qu’est ce que cet homme a bien pu faire à la France pour mériter une telle punition post-mortem ?

Nicolas Sarkozy a volé personnellement au secours des voyous de l’arche de Zoé au Tchad, puis exigé la libération de Florence Cassez au point de provoquer une rupture des relations diplomatiques avec la République du Mexique. François Hollande, qui arrive sur le tard dans le dossier, agit en faveur de « la belle Florence ». Que dire du combat personnel de Dominique Galouzeau De Villepin pour Ingrid Betancourt. Jacques Chirac a bombardé la moitié de la Côte d’Ivoire pour les neufs soldats Français dont on a réussi à imputer injustement la mort à Laurent Gbagbo. Le même Jacques Chirac a envoyé les forces spéciales Françaises soustraire des mains de la justice Ivoirienne quatre soldats Français, braqueurs de la Banque Centrale de Bouaké, sans informer le chef de l’Etat Ivoirien. Le Premier Ministre Français, François Fillon, s’est personnellement déplacé pour l’affaire Yves Lambelin à Abidjan et on se souvient du grabuge provoqué par la mort du correspondant de RFI, Jean Hélène en Côte d’Ivoire ; l’assassin, un agent de la Police nationale, a été arrêté, jugé et écroué pour 20 ans à la Maison d’Arrêt et de correction d’Abidjan(Maca). L’affaire Guy-André Kieffer, journaliste et accessoirement honorable agent du contre-espionnage Français, a empoisonné pendant plus de 10 ans, la vie politique Ivoirienne. Toutes sortes de juges ont défilé à Abidjan sans pouvoir mettre la disparition de l’espion sur le dos de la famille Gbagbo. Et le combat cessa faute de combattants, pour les raisons que vous savez.

 Le 7 Mars 2013, l’assassinat d’une religieuse à Madagascar a fait « la Une » de nombreux journaux français et suscité la réaction de l’ambassadeur de France à Antananarivo. Il a provoqué l’arrestation de plusieurs présumés coupables. Mais alors, encore une fois, comment expliquer le silence de la France quant au cas du professeur Philippe Remond. Pourquoi a-t-on enterré le dossier avec le défunt ? L’affaire Philippe Rémond est-elle classée « secret défense » et pourquoi ?

J’en suis même arrivé à me demander si Philippe Rémond était bien Français. Ou peut être a-t-il été déchu de sa nationalité Française. J’ai cependant un secret espoir : celui de voir réagir les ONG et les Associations de défense des droits humains. J’ai été singulièrement étonné de ne trouver aucune allusion sur l’affaire Philippe Rémond dans le rapport annuel 2013 d’Amnesty International. Pourtant ce rapport de 100 pages était d’une grande rigueur morale et d’une grande qualité technique et juridique. La cause de la vérité a été bien servie. Mais sur l’assassinat de Philippe Rémond, rien n’est signalé. Même pas l’ouverture d’une enquête !!!

Un vieillard Africain - donc une bibliothèque – m’a dit un jour une chose dont j’ai pu vérifier l’extraordinaire exactitude : « Dans la vie, il y a deux choses qu’on ne peut pas cacher : l’argent et un cadavre. Quoi que vous fassiez, ces deux choses remontent toujours à la surface »… le squelette de Richard III surgît des entrailles de la terre Britannique après cinq siècles et l’argent de Kadhafi éclaboussa le monde après 42 ans. A bon entendeur…

 

Mamadou Ben Soumahoro

Journaliste
Ancien Directeur Général de la Télévision Ivoirienne

Ancien Député à l’assemblée Nationale de Côte d’Ivoire

Président Honoraire de l’URTNA (Union des Radios et télévisons Nationales D’Afrique)

Citoyen d’honneur des villes de Lafayette et de la Nouvelle Orléans aux USA

Commandeur de l’ordre du Rio Branco (Brésil)


Source: ABIDJAN DIRECT.NET

RIRE, RIEN DE TEL POUR COMMENCER LA SEMAINE!

côte d'ivoire,humour,blagues ivoiriennes,blagues 2013,se détendre,rire,blagues sms,blagues sms ivoiriennes,détente,sourire,bonne humeur


Encore quelques blagues SMS ivoiriennes, en circulation depuis quelques mois, pour démarrer la semaine de dur labeur qui s’annonce. Histoire de reprendre du meilleur pied et dans la bonne humeur. Gardez le sourire et excellente semaine à tous!

 

1- Je tiens à informer tous mes frères, sœurs, belle-famille et amis qui m’ont envoyé des vœux de RICHESSE en 2012, qui m’ont souhaité d’avoir beaucoup d’ARGENT, et aussi ceux qui n’ont pas eu l’occasion de le faire, que ça n’a pas marché! Je n’ai pu l’être. Alors, pour 2013, envoyez-moi directement l’argent! J’accepte les cartes bancaires (cartes de crédit), les chèques, les transferts Western Union, Orange Money, MTN Money, même transfert par car, bus, gbaka, woro-woro (taxi-ville) ou main à main.

2- Meeting du Professeur Francis Wodié à Abobo: «Je me présente à ce scrutin pour rédorer le blason éburnéen, nonobstant toutes ces élucubrations visant à proroger la léthargie vindicative de notre patrie à l’agonie». Petit Madou qui a écouté tout ça avec fascination, dit à son ami: «Tchié, Moussa, walaï mogo-là, il a fini avec Anglais quoi!!!».

3- Un soldat FRCI qui écrit son rapport demande à son commandant (ils sont tous commandants, ici): «Chef, au passé simple-là, on dit ’’Je bondis ou je bonda?’’. Le commandant répond: «Verbe BONDRE-là, ça m’a toujours fatigué à l’école, walaï! Mais faut écrire ’’J’ai sauté’’ affaire va finir, ah tchè!».

4- Un gars arrive dans la nuit chez son ami, sans prévénir. Celui-ci lui dit: «Je n’ai plus de place, alors, soit tu dors au salon, soit tu dors avec bébé. Le gars pense et se dit: «Les bébés font pipi, caca et pire, ils pleurent la nuit, donc il choisit le salon. Le matin, à la porte de la douche, il voit une très belle fille, toute pimpante et demande son nom. Elle dit: «Béatrice mais tout le monde m’appelle ’’Bébé’’. Et vous?». Et il répond: «Le roi des idiots!».

5- Le maître demande à Yao: «Quel est le contraire de Koffi va au marché sur son vélo?». Yao répond: «Le vélo revient du marché sur Koffi».

6- Un jour, la mort rend visite à Zébal et lui dit: «Tu es la prochaine victime sur ma liste». Zébal dit: «Assied-toi, je vais te donner à manger». Et la mort accepte. Zébal met une forte dose de somnifères dans la nourriture de la mort. Après avoir mangé, la mort tombe dans un profond sommeil. Très malin, Zébal lui pique son carnet de service et met son nom en toute dernière position de la très longue liste. Quelques temps après, la mort, bien reposée, se réveille et dit, toute contente: «Zébal, comme tu m’as fait bien manger, pour t’arranger, je vais commencer par le dernier». Affaire!

7- Karim est très nul. Ecole coranique: 00/20. Ecole laïque: 00/20. Ses parents décident donc de l’inscrire à l’école catholique pour essayer un autre type d’enseignement. Karim devient très fort en quelques jours et se classe parmi les premiers de la classe à la composition. Ses parents, étonnés et tout à la fois aux anges, lui demandent surexcités comment il est arrivé à ce résultat époustouflant. Il répond: «Ah, papa et maman, vrai vrai-là, là-bas les maîtres ne badinent pas; j’ai vu un jeune cloué sur une croix à l’entrée de l’école. Inch Allah, ils vont pas me faire ça aussi!».

8- Cours de conjugaison. Un maître dit aux élèves: «Hier, j’ai tué un homme». Mettez cette phrase au futur. Digbeu répond: «Demain, tu iras en prison».

9- Un vieux bété passait devant une salle de classe. Il entend le maître demander à Koffi: «1+1?». Koffi répond: «4!». Le vieux secoue la tête et dit: «Vraiment, au temps d’ADO, tout a augmenté quoi!!! 1+1 qui était 2 sous GBAGBO-là, c’est devenu 4 maintenant?». Eh, le vieux! Il est grave quoi! Il voit tout en politique.

10- Ah les termes juridiques…! Les hommes de loi et leurs termes bizzares. Une dame se présente chez un notaire pour l’achat d’une maison. Le notaire dit à son collaborateur: «Ouvrez la chemise de cette dame, examinez son affaire pour voir si les règles ne s’y opposent pas, et faites une décharge afin qu’elle entre en jouissance immédiate».  Tchiééé! Faut pas voir la dame prendre ses jambes à son cou et détaler du bureau.

11- Un mendiant se plaint à son donateur en ces termes: «Mon frère, il y a 2 ans, tu me donnais 1000F. L’an dernier c’était 500F, et cette année 300F. Il faut me dire, c’est dû à quoi? Ou bien je t’ai fait quelque chose?». Le monsieur répond: «Bèh non, simplement qu’il y a 2 ans, j’étais célibataire. Je me suis marié l’an dernier et cette année, ma femme m’a fait un gros bébé». Le mendiant s’offusque: «Ah bon!? Donc c’est mon argent-là tu prends  pour nourrir ta famille?».

12- Un professeur demande à son élève: «Si on te présente un sac d’argent et l’intelligence, que choisiras-tu?». L’élève lui répond: «Je prends le sac d’argent». Il dit à l’élève: «Tu es idiot, toi! Comment laisser l’intelligence pour un sac d’argent?». «Vous choisissez quoi, à ma place?», demande l’élève à son professeur. «L’intelligence, bien sûr!». L’élève lui dit, avec un calme olympien: «C’est normal, chacun choisit ce qui lui manque». Faut par rire hein; le petit est au CHU, actuellement!

13- Sujet de cinématique: Une femme devait traverser un cimetière, la nuit. Elle avait très peur. Soudain, elle aperçoit un homme. Soulagée, elle court le rejoindre. «Tu as peur? « », lui demande l’homme. Elle répond: «Oui!». Et l’homme d’ajouter, en souriant: «C’est normal, moi-même, quand j’étais vivant, j’avais peur des cimétières». Avec une accélération constante de 10 mètre par seconde, calculez la vitesse maximale atteinte par la femme en 2 minutes de sprint.

14- Le comité national de lutte contre l’Harmattan en collaboration avec l’Association des Tueurs de Cabris (ATC) déclare ouverte une grève illimitée contre la SODECI pour non chauffage de l’eau de robinet en période d’Harmattan. Par conséquent, il est formellement interdit de se laver les matins et les soirs jusqu’à nouvel ordre. Fait à Abidjan, le 8 janvier 2013.

15- Test d’amour: Un couple s’étant juré fidélité décide de quitter ce monde imparfait pour aller vivre au Paradis. Ils choisissent de se jeter ensemble du sommet d’une très haute montagne. Une fois le signal donné, la femme saute. Mais l’homme reste en arrière et dit: La vie est trop belle pour que je meure. Au bout d’un moment, la femme déploie un parachute qu’elle  avait discrètement emporté et descend sans problème. L’homme est totalement bluffé. Qui des deux est le vrai traître?

16- Une femme vient voir son amie: «Papitou, pardon, appelle-moi ta maman». Et papitou qui crie à son tour: «Maman, la maman de mon ami qui vole livre en classe-là, la tantie que tu dis qu’elle est vilaine-là, celle que tu dis qu’elle cherche mari des gens-là, tu te rappelles, non? Celle que tu dis son mari ressemble à rat-là, voilààà!!! Elle est là!». Han! Amitié est gâtée!

17- Une belle dame empêche son mari de sortir prendre un pot au maquis et lui achète cinq bières à la maison, pour passer la soirée. A sa quatrième bière, le mari lui tape les fesses en disant: «Hum, c’est quelle nouvelle serveuse-ça; tu descends à quelle heure?». Guin guinnn!!!

18- Un FRCI s’est pendu hier, à Abobo et a laissé ce mot: «J’a aimé se présidan, je me su combattu pou lui dan comando invisib, je me su combattu dan Yopougon joukaaa mon pié a cassé. Epi i vien di fo pa on va fê barrage. Nou on va mangé koi? Mè a notr gran supriz, lui mème il s’en va fè barrage a soubré. Walaï, cè dié ki va payé lui é son fam-là».

19- Papou demande à sa maman: «Maman, papa même il fait quelle classe?». Toute souriante, la mère lui répond: «Papou, ton papa n’est pas un élève, il est banquier». «Ahiii! Pourquoi il a dit à Tonton Joam qu’il va chez sa maîtresse, ce soir?». Voilà affaire!!!

20- Une vieille femme dans la rue à Adjamé voit un voleur se faire tabasser par un groupe de jeunes. Elle s’approche et interpelle le groupe qui ne s’occupe pas d’elle. Le voleur leur dit: «Votre maman vous parle et vous ne l’écoutez même pas!? Quel genre d’éducation avez-vous donc reçue?». Alors le groupe arrête de le tabasser pour écouter la vieille, qui leur dit ceci: «Abidjan ici, quand on attrape un voleur, on ne le frappe oooh, on le brûle». Et le voleur qui se met à crier: «Ne l’écoutez pas, cette vieille, elle est complètement folle. Frappez-moi encore. Frappez-moi très bien!».

21- Lors d’une messe, un fou entre brusquement dans une église avec une kalash en main (fusil kalashnikov). Il demande: «Qui aime JESUS ici là? Il ira le rejoindre tout de suite avec une balle dans la tête». Après un long moment de silence, un fidèle dit: «C’est le curé qui aime JESUS, il est jésuite». Réaction du prêtre, en colère: «C’est ta grand-mère qui aime JESUS, ouais! Depuis tu es ici là, tu ne sais pas que c’est Maman Marie que moi j’ai choisie? Sorcier-là, Satan que tu sois!»

22- Un homme très pauvre dont la famille n’a rien à manger décide d’aller consulter un marabout pour voir clair dans sa situation. Le marabout lui dit: «Mes génies disent d’apporter 5 Kg de riz, 3 Kg de viande, 1 litre d’huile, du sel, oignon, tomate…». Enervé, l’homme réplique, avant de claquer la porte: «Tes génies-là ne veulent pas gaz ou charbon aussi? Tu crois que si j’avais ça là, tu pouvais me voir ici? Tchrrrrr!».

23- Ado, Soro et Wattao en déplacement survolent Abidjan en jet privé. Wattao dit: Je pourrais jeter 1 billet de 10.000F et rendre une personne heureuse. Soro, lui, dit: Moi, je peux jeter 5 billets de 10.000F et rendre cinq personnes heureuses. Alors Ado dit: Je peux jeter 10 billets de 10.000F et rendre 10 personnes heureuses. Le pilote sourit et se dit: Hum, ces trois mecs ne savent pas que je peux les jeter et rendre des millions d’Ivoiriens et d’Africains heureux!

24- Dispute d’une épouse avec sa belle-mère. Belle-mère: Mon fils doit m’obéir parce qu’il a sucé mon sein pendant plus d’un an. Epouse: Il suce les miens maintenant et il n’est pas prêt d’arrêter. Belle-mère: Je l’ai porté pendant neuf mois. Epouse: Il n’avait pas plus de 4 kilos, pourquoi tu te plains? Moi, je le porte pratiquement toutes les nuits et il a plus de 80 kilos maintenant. Belle-mère: Je l’ai nourri de la naissance jusqu’à ce qu’il t’épouse. Epouse: Je le fais maintenant jusqu’à ce que la mort nous sépare. Belle-mère: Il est passé entre mes jambes. Epouse: A cause d’une seule fois seulement-là? Moi, je vais dire quoi, alors? Question: Qui a raison?

25- Il parait que de retour de la CAN 2013, les joueurs de la Côte d’Ivoire ont eu tellement honte qu’ils se sont déguisés pour ne pas être reconnus. Drogba s’est déguisé en moine et est allé se promener au Plateau. Il déambulait tranquillement quand, tout à coup, une vieille dame lui dit: «Ça va, Drogba?». Vexé, il repart changer de déguisement et se retrouve habillé en Emir, avec le regard barré de lunettes fumigènes. La même dame lui dit: «Ça va, Drogba?». Alors il lui demande, ahuri: «Mais comment faites-vous pour me reconnaître???». Réponse de la vieille dame: «T’es fou ou quoi? C’est moi, Yaya Touré!».

 

Excellente semaine à tous!

 

DINDE Fernand AGBO

dimanche, 17 mars 2013

UNIVERSITE FELIX HOUPHOUET-BOIGNY - A LA RECHERCHE D’UNE PRISE ELECTRIQUE QUI FONCTIONNE

 

ALASSANE OUATTARA - REHABILITATION UNIVERSITE DE COCODY.jpg


Véritable parcours du combattant que celui de cet enseignant qui, le lundi 4 mars, a voulu faire une projection « Power Point » de son cours. Dans l’Amphi Léon Robert de l’Université Félix Houphouët-Boigny.

Après plusieurs minutes passées à la recherche d’une prise électrique fonctionnelle qu’il ne trouvera pas dans tout l’Amphi, il a renoncé à sa projection. Du moins dans cet Amphi.

Ses étudiants et lui se déporteront à l’Amphi Anta Diop, salle 6.

Mais là également, ils ne trouveront pas une prise électrique qui fonctionne.

Finalement, c’est à l’Amphi Niangoran Bouah, que l’enseignant et ses étudiants découvriront miraculeusement, une prise électrique en bon état de fonctionnement.

Ouf ! Sauf qu’ils vivront l’enfer dans cet Amphi non climatisé où se trouvent des bancs soutenus par des pavés et un siège d’enseignant totalement délabré.

Combien déjà, le coût de la réhabilitation des Universités?

A.T.

La médaille de « l’Eléphant » décernée au gouvernement

 

Médaille décernée au gouvernement pour ce passage du communiqué du conseil des ministres du 6 mars: «Sur présentation du Ministre, le Conseil a adopté une communication relative à la réhabilitation des universités pour la rentrée universitaire 2012-2013. Le Conseil, tenant compte des difficultés apparues dans le fonctionnement des universités publiques, après le début effectif des enseignements, a instruit le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, ainsi que le Ministre auprès du Premier Ministre, chargé de l’Economie et des Finances en vue de la résolution rapide des problèmes liés au transport des étudiants, à la restauration, aux mobiliers, à l’entretien et à la sécurité».

Et aux prises électriques qui ne fonctionnent pas dans plusieurs amphis?

(L’Université de Cocody n’aurait donc pas, en réalité, été réhabilitée? Que de la poudre aux yeux comme d’accoutumée. A quoi ont donc servi les 175 milliards affectés à la tâche? Vous parlez d’une bonne gouvernance! Vive la «nouvelle Côte d’Ivoire!», Ndlr).


Source: Le bi-hebdomadaire satirique ivoirien « L’Eléphant Déchaîné » N° 135 du vendredi 8 au lundi 11 mars 2013.

samedi, 16 mars 2013

CECOS ET CCDO, L’ORIGINAL ET SA PALE PHOTOCOPIE

côte d'ivoire,cecos et ccdo l’original et sa pale photocopie,wattao nommé commandant adjoint du nouveau ccdo,ccdo les précisions de ouattara «ce n’est pas un cecos-bis»,commissaire youssouf kouyaté commandant du ccdo,wattao son adjoint,le ccdo ou comment recycler les rebelles dans le tissu national

Wattao nommé commandant adjoint du nouveau CCDO!

 

La lutte contre le grand banditisme confiée au bandit Wattao. «Je voudrais rassurer nos concitoyens», nous voilà rassurés par le rebelle en chef devenu Président qui aurait doté cette équipe de choc de 52 véhicules, pour 750 policiers, militaires et gendarmes, en vue d’une capitale aseptisée.

Shlomit

 

Abidjan le 11 Mars 2013 - © koaci.com – Le président ivoirien a à l’occasion de l’inauguration de la salle de commandement de crise du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO) annoncé que cette unité mixte de lutte contre le grand banditisme dans le District d’Abidjan composée de 750 éléments, n’est pas un Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos) bis.

« Je veux préciser qu’il s’agit d’une opération d’urgence ponctuelle ce n’est pas donc la mise en place d’un Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos) bis. Je voudrais rassurer nos concitoyens. Nous tenons à la liberté de mouvement à la tranquillité de nos concitoyens. Il s’agit de faire en sorte que les ivoiriens bien sûr que toutes les populations qui vivent en Côte d’Ivoire soient pleinement dans la sécurité, » a déclaré Alassane Outtara ce lundi à l’issue d’une visite de la salle de commandement de crise logée au ministère de l’Intérieur.

Suite à cette mise au point, le président ivoirien a pris l’engagement de renforcer le dispositif afin de permettre aux 750 agents composés de policiers, de militaires et de gendarmes de bien faire leur travail dans le District d’Abidjan divisé en cinq districts.

« Nous allons renforcer ce dispositif, nous y mettrons monsieur le ministre d’Etat comme vous l’avez souhaité des moyens additionnels, des caméras additionnels, le premier ministre, ministre de l’Economie et des finances m’en a donné l’assurance. Et donc je voudrais dire à toutes les populations qu’elles peuvent être assurées qu’au fil des jours la sécurité à Abidjan sera véritablement renforcée, » a insisté le président ivoirien.

Lors de cette cérémonie inaugurale, le chef de l’Etat ivoirien a officiellement envoyé en mission les 750 éléments du CCDO placés sous le commandement du commissaire Kouyaté Youssouf qui a pour adjoint Issiaka Ouattara dit Wattao.

Alassane Ouattara a par ailleurs précisé que cette unité a vu le jour en vue de mettre fin au banditisme et certains fléaux qui gangrènent la société ivoirienne.  «Vous savez l’année dernière en 2012 nous avons eu des moments de grande insécurité. Que ce soit les tentatives d’infiltration ou bien même de banditisme. En ville le racket, les difficultés des concitoyens avec les barrages anarchiques et maintenant grâce à ce centre nous pourrons faire une surveillance rapprochée de tous les déplacements ici dans le district, » a-t-il expliqué.

Les actions du CCDO ne se limiteront pas à Abidjan. Elles s’étendront progressivement selon le président ivoirien dans l’intérieur du pays.  « C’était un investissement important,» a-t-il conclu.

 

Wassimagnon


Koaci.com

côte d'ivoire,cecos et ccdo l’original et sa pale photocopie,wattao nommé commandant adjoint du nouveau ccdo,ccdo les précisions de ouattara «ce n’est pas un cecos-bis»,commissaire youssouf kouyaté commandant du ccdo,wattao son adjoint,le ccdo ou comment recycler les rebelles dans le tissu national

CCDO - Les précisions de Ouattara: «Ce n’est pas un Cecos-bis»

 

Le gouvernement a mis en place un centre opérationnel pour mieux lutter contre les actes subversifs, le grand banditisme et le racket. Il s’agit du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO) dont le siège est au sein du ministère d’Etat, ministère de l’intérieur et de la sécurité. Ce joyau architectural et technologique a été inauguré le lundi 11 mars 2013 par le Président de la République Alassane Ouattara.

Au terme de la visite qu’il a effectuée dans les locaux de ce centre, visite qui a duré une vingtaine de minutes, le Chef de l’Etat a expliqué qu’il s’agit, pour le gouvernement ivoirien ,à travers la mise en place du CCDO, de mener une lutte farouche contre les actions de déstabilisation que la Côte d’Ivoire a connues en 2012 ainsi que contre le racket et les barrages anarchiques. « Maintenant grâce à ce centre, nous pourrons faire une surveillance rapprochée de tous les déplacements dans le district d’Abidjan. Abidjan a été divisé en cinq districts et nous avons mobilisé 750 policiers, gendarmes et militaires qui auront la responsabilité, sous l’autorité des officiers de la police, de la gendarmerie comme des Frci, de surveiller la ville d’Abidjan et progressivement l’ensemble du territoire national ». La composition de cette nouvelle unité de police, de gendarmes et de militaires selon des observateurs, rappele le Centre de commandement des opérations de sécurité (Cecos) sous l’ex-régime Laurent Gbagbo.

Toutefois le Président Alassane Ouattara rassure : « Je veux préciser qu’il s’agit bien sûr d’une opération d’urgence, ponctuelle. Ce n’est donc pas la mise en place d’un Cecos- bis. Je voudrais rassurer nos concitoyens. Nous tenons à la liberté de mouvement, à la tranquillité de nos concitoyens. Il s’agit donc de faire en sorte que les Ivoiriens et tous ceux qui vivent en Côte d’Ivoire soient pleinement dans la sécurité. Nous allons renforcer ce dispositif. Nous y mettrons, comme le ministre d’Etat a souhaité, des moyens additionnels, des caméras additionnelles. Le Premier ministre, ministre de l’économie et des Finances m’en a donné l’assurance. Je voudrais dire à toutes les populations qu’elles peuvent être rassurées, qu’au fil des jours, la sécurité à Abidjan sera véritablement renforcée. Toutes mes félicitations et je mets en mission les éléments du Centre de Coordination des décisions opérationnelles ». Le Président de la République a également indiqué qu’il y avait urgence à mettre en place le CCDO pour suivre de près le renforcement de la sécurité. « Nous donnerons tous les moyens à ce centre et aux éléments qui sont chargés de la sécurité », a ajouté Alassane Ouattara.

Avant de quitter le ministère de l’Intérieur, le Chef de l’Etat a effectué une visite au bureau du ministre Hamed Bakayoko. Ce dernier a déclaré pour sa part que l’avènement du CCDO obéit au souci du gouvernement d’apporter la sécurité aux Ivoiriens. « Aujourd’hui ce n’est pas avec des couteaux et pistolets qu’on agresse, mais avec des kalachs. Souvent les agresseurs sont des gens qui sont formés, qui ont participé à des combats, et qui sont aguerris. Devant cette nouvelle forme de menace, il fallait une solution nouvelle », a estimé le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. Qui s’est dit convaincu que les Ivoiriens auront « les résultats et surtout la liberté » avec les cinq (5) unités mixtes qui sont dotées de moyens supérieurs pour faire face aux nouvelles menaces.


Touré Abdoulaye

côte d'ivoire,cecos et ccdo l’original et sa pale photocopie,wattao nommé commandant adjoint du nouveau ccdo,ccdo les précisions de ouattara «ce n’est pas un cecos-bis»,commissaire youssouf kouyaté commandant du ccdo,wattao son adjoint,le ccdo ou comment recycler les rebelles dans le tissu national

Commissaire Youssouf Kouyaté commandant du CCDO, Wattao son adjoint

 

La nouvelle unité aura à sa tête le commissaire divisionnaire Youssouf Kouyaté qui sera aidé dans sa tâche par le commandant Issiaka Ouattara dit Wattao. Selon nos informations, le CCDO est composé de cameras qui pourront filmer tous les mouvements à Abidjan sur une distance de 30 km. Les éléments de cette unité disposent d’une soixantaine de véhicules de marque Acmat pour mener leur opération.

Avant de mettre le cap sur le ministère de l’Intérieur, le Président de la République a eu près de 45 minutes d’échange à huis-clos avec les chefs des grands commandements de l’armée, de la gendarmerie et de la police à la salle mosaïque du Palais présidentiel. Une rencontre à laquelle ont pris part le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Hamed Bakayoko et le ministre auprès du Président de la République chargé de la Défense Paul Koffi Koffi.


TAB


In le quotidien ivoirien "L’Intelligent d’Abidjan"


Connectionivoirienne

côte d'ivoire,cecos et ccdo l’original et sa pale photocopie,wattao nommé commandant adjoint du nouveau ccdo,ccdo les précisions de ouattara «ce n’est pas un cecos-bis»,commissaire youssouf kouyaté commandant du ccdo,wattao son adjoint,le ccdo ou comment recycler les rebelles dans le tissu national

Le CCDO ou Comment recycler les rebelles dans le tissu national

 

La création du CCDO par le chef de guerre Dramane Ouattara n'est rien d'autre que la continuité du partage du "gâteau" Ivoire.

Que faire des rebelles si Gbagbo réussissait à conserver le pouvoir en matant la rébellion FRCI de Dramane Ouattara?

La réponse à cette question se trouve dans le jusqu'auboutisme de Sarkozy face à Gbagbo : pour les besoins de la cause de Dramane Ouattara, des milliers de combattants venus de la sous région ont rejoint les rangs des forces nouvelles de Soro guillaume.

Le processus d'incorporation des soldats FN au sein des FDS prévu dans les accords de Ouagadougou ne concernait que 5000 éléments des forces nouvelles.

Avec Dramane Ouattara à la tête de l'autorité ivoirienne, les parrains du complot ivoirien ont toutes les mains libres pour diluer la rébellion dans l'appareil de l'état : avec plus de 80000 combattants, le chef de guerre crée des unités de reclassement pour ses soldats comme des médailles de guerre:

-les FRCI, elles-mêmes (un ramassis de traine-savates venus de la sous région et du nord ivoirien,évadés de prisons,apprentis,soldats FN) tous imposés aux ex-fds comme étant l'armée nouvelle.

-la Gendarmerie nouvelle version Dramane Ouattara

-la Police militaire version Dramane Ouattara

-les milices Dozos, affiliées au ministère de l'intérieur.

-les différents groupements tactiques

Et maintenant le CCDO. Tous ces groupements militaires n'ont enregistré que des rebelles dans leurs rangs. C'est la promotion de la rébellion comme modèle pour la jeunesse.

Qu’est ce qu'il crée de nouveau à part habiller des rebelles dans le costume de l'Etat?

LeCECOS n'est pas diffèrent de ce qu'il annonce à coups de ronflements médiatiques.

Ce n’est que du vent pour cacher au peuple l'objectif réel.

Quand est ce que des structures seront créées pour intégrer des jeunes diplômés ivoiriens qui galèrent toute la journée, plutôt que d'intégrer des rebelles aux yeux et à la barbe des jeunes ivoiriens dans l’appareil de l'état?

 

Joël Curtis

Lu sur la toile :

ADO, hier tu as dénigré et traité le centre de commandement des opérations de sécurité (CECOS) de mauvaise unité de sécurité aujourd'hui tu viens crée le Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles (CCDO) qui n'est qu'une pâle copie du CECOS, vraiment la photocopie ne se différencie pas de l'original.

De plus quand j’entends dire que Wattao sera le responsable en second de cette unité, là je me traîne de rire et présage déjà de ce que sera cette unité qui sera plutôt une unité d'insécurité vu les éléments qui la composent. Vraiment Dramane n'a aucune "solution" pour les Ivoiriens sinon que suivre intégralement le programme du président élu des ivoiriens Laurent GBAGBO.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

vendredi, 15 mars 2013

COMBAT JUDICIAIRE DE LA FAMILLE DE FIRMIN MAHE: QUE PEUT-ON ENCORE ATTENDRE DE LA JUSTICE FRANÇAISE?

 

PROCES AFFAIRE FIRMIN MAHE 2.gif


"Le Grand Débat"  du 06 février 2013, avec Francis LALOUPO.

 

Dans le grand débat aujourd’hui, retour sur l’affaire Firmin MAHE du nom de cet Ivoirien de 30 ans, Firmin MAHE, présumé criminel, assassiné par des soldats français de l’opération Licorne en Côte d’Ivoire. C’était le 13 mai 2005 selon la plainte déposée par l’avocat, maître Fabien NDOUMOU. Firmin MAHE aurait trouvé la mort par asphyxie après avoir été étouffé à l’aide d’un sac plastique posé sur son visage. Cette exécution sommaire a été reconnue par la justice française. Et pour la première fois dans l’histoire judiciaire d’ici… de France… 4 militaires français accusés du meurtre de Firmin MAHE comparaissaient en décembre 2012 devant la Cour d’Assises de PARIS. Verdict : un acquittement et 3 peines de prison avec sursis, un verdict jugé alors scandaleux par les Ivoiriens qui étaient présents dans la salle d’audience. Aujourd’hui l’avocat de la famille de Firmin MAHE poursuit le combat judiciaire. Mais que peut-il, que peut-on attendre encore de la Justice Française ? C’est la question que se pose son avocat que nous allons recevoir dans cette édition.

Invité: Maître Fabien Ndoumou, Avocat de la famille de Firmin Mahé

Débatteur polémiste: Jean-Claude Tchicaya, Sociologue et consultant sur les questions éducatives

 

Le 13 mai 2005, Firmin MAHE, un Ivoirien de 30 ans, présumé criminel était assassiné par des soldats français de l’opération Licorne dans le contexte de la crise politico-militaire de la Côte d’Ivoire. Le 7 décembre dernier, à l’issue du procès de 4 militaires impliqués, la Cour d’Assises de PARIS livrait son verdict : un acquittement et 3 peines de prison avec sursis, et selon la Cour, même si le geste des militaires avait – je cite hein – « gravement porté atteinte aux valeurs de la République, la situation exceptionnelle dans la région ivoirienne où s’est déroulé le drame, était de nature à atténuer leur responsabilité ». Un verdict jugé scandaleux par la famille de Firmin MAHE qui espère toujours obtenir une juste réparation de la part de la Justice française. C’est ce combat que poursuit l’avocat de la famille MAHE, maître Fabien NDOUMOU, maître Fabien NDOUMOU qui est notre invité.

-       Bonsoir Maître

-       Bonsoir Francis LALOUPO

-       Je dois citer votre ouvrage… Vous êtes… Vous prenez le temps d’écrire de temps en temps. Vous n’êtes pas que dans les prétoires. Cet ouvrage : « les missions d’observation des élections », c’est tout un programme j’ose dire, aux éditions l’Harmattan

-       C’est le dernier qui est sorti au mois de décembre 2012.

-       Missions d’observation en Afrique je suppose…

-       Dans le monde, dans le monde.

-       Dans le monde, très bien. On en dira un mot d’ici la fin de l’émission.

-        Alors d’abord il faut rappeler que l’avocate générale avait requis des peines plus élevées hein contre ces militaires français allant de 6 mois avec sursis à 5 ans fermes et le colonel Eric BURGAUD qui  avait transmis l’ordre de tuer MAHE a été condamné finalement à 5 ans avec sursis ; l’adjudant Guy RAUGEL  qui l’a étouffé avec un sac plastique, lui a été condamné à 4 ans avec sursis ; le brigadier chef Joanès SCHNIER qui le maintenait, lui il a été condamné à un an avec sursis. Le brigadier Lyan Riffou  BEN YOUSSOUF lui qui conduisait le véhicule blindé qui transportait donc Firmin MAHE où se sont déroulés les faits a lui été acquitté. Bon, alors comment avez-vous accueilli à l’époque le verdict ?

-        « Bon mais vous savez M. Francis LALOUPO, lorsque vous attendez à des peines fermes et surtout que l’avocate générale avait requis, les peines fermes, et que vous vous retrouvez avec  des peines avec  sursis, il y a quand même un petit pincement. Vous êtes un peu déçu. Mais avec du recul, nous constatons que ce verdic, bien qu’il soit un peu une histoire moins ferme, ce verdic, nous nous trouvons que c’est, que c’est un bon verdic, puisque c’est une jurisprudence…

-        Vous dîtes ça parce que vous ne pouvez pas commenter ou contester les décisions de Justice ?

-        Non M. LALOUPO, vous savez je n’ai pas la langue dans ma poche. Je suis un avocat engagé. Au barreau de PARIS, on le sait. Ce n’est pas parce que je suis devant les micros. Je peux vous dire que même les radios australiennes, les radios Voix de l’Amérique m’ont appelé pour  prendre des nouvelles de ce verdic. Je n’ai pas ma langue dans la poche, mais avec du recul, j’ai constaté, j’ai vu que ce verdict, quelque part, il n’était pas ferme, mais, mais, euh, c’est un verdict, c’est un jugement, euh, c’est un arrêt qui était que les militaires, euh,  méritaient.

-        Oui, est-ce que ce procès des militaires aurait pu se tenir devant une Cour martiale ?

-        La Cour martiale, il n’y a pas, vous savez, cette affaire MAHE, c’est euh, il y a eu une révolution en France, y avait le Tribunal aux Armées, c’est l’affaire MAHE qui a suscité qu’aujourd’hui, euh, le Tribunal militaire n’existe plus. Donc que ce soit la Cour martiale ou bien  la Cour d’Assises de PARIS, je ne trouve pas de différence. Tout jure est-il  que le droit a été dit. L’arrêt a été rendu. La sentence a été prononcée. Et les militaires ont été condamnés. Oui, vous savez, les familles sont venues. En Afrique…

-        … C’est la première fois qu’un tel procès a lieu en France…

-        C’est une jurisprudence. Je suis très content parce que là nous avons une jurisprudence MAHE. MAHE est réhabilité par cette jurisprudence. Donc lorsque les militaires commettront dorénavant des infractions sur les opérations, euh,  le théâtre des opérations, on se référera à la Jurisprudence MAHE. Toute jurisprudence a une révolution. C’est la première jurisprudence. D’ici quelques années, nous allons suivre, nous allons suivre d’autres procès et ces procès peut-être la jurisprudence pourrait évoluer.

-        8’30 Oui, on essaie de comprendre. Le colonel Eric BURGAUD, qui en a été condamné à 5 ans avec sursis, lui-même avait transmis l’ordre de ne pas laisser Firmin MAHE vivant. Alors,  un ordre qu’il aurait reçu, euh, c’est ce qu’on disait du Général Henri PONCET qui commandait à l’époque la force française Licorne en Côte d’Ivoire. Et le Général PONCET, lui il a été mis en examen au début de l’enquête mais a toujours démenti ses propos. Et en 2010 finalement il avait bénéficié d’un non-lieu. Et ce Général PONCET n’était pas présent au procès. Pourtant, il est au cœur de cette affaire du point de vue de sa responsabilité non ?

-        Oui, mais si le Général PONCET était au procès. Si, si, si, le Général PONCET a été cité. Il a témoigné. Je lui ai posé des questions… Il a témoigné mais je lui ai posé des questions. La, les jurés avaient la latitude de pouvoir décider si le Général PONCET devenait un prévenu. Malheureusement cette voie leur était ouverte…

-        Ce n’était pas un prévenu. Il était au procès en tant que témoin ?

-        Oui, il était au procès en tant que témoin comme Alliot Marie. Et comme d’autres je crois : 12 ou 15 généraux qui étaient également présents et plusieurs colonels… Donc, voilà, le Général PONCET, certes il y a eu un non lieu contre lui. J’ai fait appel de ce non lieu pour non dénonciation de crime. Malheureusement, le non lieu, euh la Cour a confirmé le non lieu. Donc voilà.

-        Alors, on s’en souvient que pendant le procès, une certaine Madame Adèle DITO, qui est ancienne adjointe au Maire de BANGOLO, la commune où avait été capturé Firmin MAHE, avait déclaré que – je cite – « que la France devrait décorer les accuser plutôt que de les condamner, parce que selon elle, MAHE avait un groupe qui terrorisait la population ». La famille évidemment avait été très choquée par ces déclarations. Et pour la famille, contrairement à ce qui avait été dit, Firmin MAHE, c’est pas un voyou, un bandit, enfin c’est pas un coupeur de routes. Dites-nous vous qui était exactement Firmin MAHE ?

-        10’21 Oui, je suis très très content, parce que la Cour a reconnu… La Cour a reconnu qu’il n’y avait pas de fait établi, c’est-à-dire des preuves judicaires et des preuves policières établies que Firmin MAHE était, euh, était un brigand de grand chemin. Ca c’était déjà une victoire pour moi, parce que je me battais depuis le premier jour que j’ai pris ce dossier en mains, je me battais pour démontrer que Firmin MAHE n’était pas ce grand bandit.

-        Est-ce que cette présomption n’était  pas de nature, je veux dire, à justifier, à excuser…

-        …Vous allez me faire dire certaines choses ici… Vous savez, j’ai eu en mains un procès, un procès qui me brûlait comme du charbon ardent. Tout était mis en œuvre pour que cette affaire soit étouffée. Et lorsqu’on a tué Firmin MAHE, euh, l’Armée française ne savait pas que la famille pouvait se constituer … Parce qu’auparavant, il y a un jeune qu’on a tiré à bout portant –il était perché sur un manguier- et il a fait éclater un plastique. Un militaire a dégainé et il a tiré : le jeune en est mort. Et là cette affaire est passée sous silence. Et une deuxième affaire, c’est l’affaire Firmin MAHE. La France croyait que cette affaire devait se passer sous l’encre. Heureusement, il y avait la partie civile qui prenait connaissance du dossier et lorsque j’ai pris connaissance, euh, j’ai pris possession du dossier, je mettais mon nez un peu partout. L’affaire ne pouvait plus être étouffée.  Donc, je prends possession du dossier. Il fallait que je me batte pour un avocat. Et l’Armée, lorsque l’Armée a su qu’il y avait un avocat en France, l’Armée a mis tout en œuvre… Je peux même vous dire que même les services secrets militaires étaient organisés pour que l’affaire soit étouffée, pour que l’affaire ne tâche pas la grande muette. Heureusement. Donc je reviens sur cette affaire de DITO. Adèle DITO, c’est elle qui s’était – troisième adjointe au Maire de BANGOLO… Alors Adèle DITO, elle est contactée par… Déjà, il y avait eu des accointances, des accointances avec des militaires… Bon, je vais pas dire que…Y’avait certaines relations intimes, mais quelque part,  y’avait des doutes…

-        Bon mais attention à ce que vous dites hein, parce que des relations intimes…

-        12’38 Je suis libre, je suis libre… Des relations intimes, cela ne veut pas seulement dire qu’il y a des relations sexuelles. Des relations intimes peut-être que vous m’achetez une bière,…Bien sûr Mais quand même, j’ai des photos où on retrouvait des militaires dans la soirée avec Adèle DITO en train de partager des bières, dans les maquis.

-        Elle avait une vie dissolue cette dame ? 67 ans quand même !

-        12’58 Vous savez 67 ans, lorsqu’on est au front tout est possible alors. Et je peux vous dire à l’avance les militaires français,  on leur accusait d’avoir violé les enfants, les petits enfant qui étaient des mineurs. Cette affaire s’est passée sous silence. Donc voilà Adèle DITO qui est réquisitionnée pour dédouaner les militaires et que font les militaires ? Aujourd’hui les «Général » BARREIRA, M. BARREIRA à l’époque il était colonel. M. BARREIRA, c’était le camarade de classe de M. BURGAUD. Ils ont fait l’école SAINT-CYR. Après ils ont fait la formation de l’Ecole supérieur de SAINT-CYR. Et c’est ce général qu’on appelle au secours pour aller essayer de rétablir l’ordre. On l’envoie à MAN pour aller remplacer BURGAUD à l’Ouest de la CI (GTA2). C’était pour aller dédouaner son ami parce que c’était des camarades de classe. Et qu’est-ce qui arrive ? Le général BARREIRA organise et fait signer une pétition, bon, est-ce que c’était une pétition. On s’est retrouvé avec une pétition avec 300 noms. J’avais posé la question à la Cour. Nous avons 300 noms. Lorsque les personnes témoignent, il faut quand même leur pièce d’identité.

-        Cette pétition avec 300 noms… Vous étiez donc un peu seul face à…

-       La pétition, ça c’est des noms qu’on a pris à gauche et à droite. On mettait des noms, je peux dire des faux noms et la pétition a donc été soi-disant remise à l’époque au colonel BARREIRA qui a envoyé cette pétition en France. Et Adèle DITO, c’est elle qui a ramené la pétition et moyennant ce « travail », les militaires ont promis à Adèle DITO de se retrouver en France. Et c’est comme ça que en 2006, Adèle DITO s’est retrouvée en France. Quelques jours après, j’ai vent qu’Adèle DITO est en France. Et heureusement, heureusement, un journal satyrique de la place parvient à entrer en contact avec Adèle DITO et appelle Adèle DITO toute naïve parce qu’elle n’avait pas encore fait une semaine. Elle décroche le téléphone. La journaliste lui pose la question : « Madame comment vous appelez-vous ? » « vous venez d’où ? » « Je viens de la CI et depuis que je suis là, depuis une semaine, je tourne en rond. La France m’a promis… La France m’a dit… La France m’a promis des papiers. Je tourne en rond…

-        16’04« La France m’a promis des papiers ? »

-        Mais bien sûr. Ca a été dit, la phrase : « La France m’a promis des papiers. Là je suis dans ma chambre…

-        Ca s’appelle de la subornation de témoins ça ?

-        Moi je vous explique ce qui a été dit et ce la journaliste m’a rapporté, d’une grande aide. C’est pour cela que je remercie les médias. Dans les pays démocratiques, ça joue un grand rôle. Donc Adèle DITO livre les informations. Elle se ravise : « Mais qui m’appelle ? » Malheureusement, la journaliste a raccroché. Et là j’ai su qu’Adèle DITO était en France et qu’Adèle DITO a été exfiltrée. Elle a été exfiltrée ! Et je vous dis M. Francis LALUPO ce colonel, qui était colonel à l’époque, est aujourd’hui général. Il est venu témoigner. Malheureusement il a utilisé un langage, un jargon qui n’est pas le jargon judiciaire. Il a dit : « oui, j’ai extradé, j’ai fait extrader Adèle DITO parce que sa vie était menacée ». Il n’a pas fait extrader Adèle DITO : il l’a tout simplement exfiltrée ! Pour terminer, peut-être les auditeurs d’Africa N°1 seront intéressés par cette petite, enfin par cette… Enfin pour terminer avec Adèle DITO, à l’audience, vous savez les témoins ne se voient pas. C’est le général BARREIRA qui était venu témoigner. Il a plutôt dit qu’il a extradé Adèle DITO. Et lorsqu’Adèle DITO arrive, elle dit : « oui, je suis partie parce que ma vie était menacée. Je me suis présentée au Consulat de France. J’ai fait toute une journée sous le soleil. Je suis partie, j’ai rencontré le Consul et puis je lui ai expliqué, je lui ai expliqué ma situation. Et le Consul a décidé de me donner le visa pour venir en France, oubliant qu’un jour avant, le général avait déjà dit qu’il l’avait extradée. Donc je lui ai dit, Madame, aujourd’hui , et je lui ai posé une question piège M. Francis LALUPO : « Madame , Adèle DITO »… Elle se tourne et je lui dis : «Vous êtes en France, vous avez quel titre de séjour ? ». Elle me dit : « Non maître, je suis Française ». « Vous êtes Française pour les services rendus à la France. En 4 ans, vous avez une nationalité. »  Voilà !

-     18’14 Cette Adèle DITO qui a déclaré lors du procès « que la France devrait décorer les accusésplutôt que de les condamner ». Jean-Claude CHICAYA, votre commentaire :

-        18’25 Maître NDOUMOU, permettez-moi de partager à moitié votre satisfaction. C’est-à-dire que c’est vrai que la France donc a « accepté » entre guillemets que l’affaire puisse sortir même si vous avez bien dit, bien expliqué sans candeur que ça a été difficile, qu’il y a eu beaucoup de pressions, mais y a quand même eu ce procès. La Justice n’a pas suivi. Euh, est-ce que le verdict peut être satisfaisant ? Est-ce que la famille le ressent comme cela ? En tous cas, ce que j’ai pu lire et voir ne va pas dans ce sens. Peut-être qu’aujourd’hui vous avez d’autres éléments. D’ici, de France, mais aussi d’ailleurs quelle que soit la couleur des personnes qui ont pris connaissance de cette affaire. On est quand même devant un véritable scandale avec des lourdes charges, avec un réquisitoire qui était ferme de la part du Procureur et qui ne pouvait laisser penser à un tel verdict. En quoi, je ne comprends pas en quoi les raisons qui pouvaient donc atténuer la responsabilité des militaires, pour vous se trouvent les éléments probants qui permettent de dire que ces condamnations avec sursis peuvent être satisfaisantes ?

-        19’31 Oui, c’est une très bonne question. Je sais que vous les journalistes vous êtes derrière vos micros. Vous êtes habitués derrière vos micros. Nous sommes dans le cadre pénal. Lorsque nous avons des prévenus, on regarde d’abord leur passé. C’est-à-dire nous avons leurs extraits que nous regardons de plus près. Et n’oubliez-pas, n’oubliez-pas que dans cette affaire, vous avez des protagonistes, vous avez un général d’Armée 5 étoiles. Il est sans activité et les étoiles sont tombées. Vous avez son adjoint le général Malhaussène qui n’est plus général aujourd’hui. Il n’est même pas inscrit à Pôle Emploi. Vous avez BURGAUD un colonel qui avait de l’avenir. Il ne travaille plus aujourd’hui. Il est sans emploi. Vous avez Guy RAUGEL et puis Johan SCHNIER qui ont fait la prison ! Ce sont des gens qui ont fait la prison. N’oublions pas ça !

-        Certes maître, mais y a quand même une personne qui a été tuée ! Qui maintenant ne reviendra plus. Nous sommes dans un pays de droit. Ce procès s’est fait en bonne et due forme. Et comment au regard du droit. Là au regard du droit et pas seulement du point de vue journalistique, comment on peut échapper avec de telles charges à la prison ?

-        20’44 Francis LALOUPO : nous allons ouvrir un autre chapitre du débat. Est-ce que vous vous battez pour obtenir une juste réparation ? Considérant que évidemment que les réparations qui ont été proposées – on va en parler dans quelques instants – ne sont pas suffisantes. Donc vous ne pouvez pas parler de satisfaction totale. Donc, vous êtes, on a l’impression que finalement, voilà…

-        Non la question est légitime… Vous savez, nous sommes en France. C’est en Afrique on considère la condamnation, La prison… Lorsqu’on parle de prison, c’est quoi ? C’est… Une  condamnation pour l’Africain, c’est la prison. En France l’extrait de casier judiciaire joue un grand rôle. Lorsqu’on a un casier judiciaire en tant que militaire, on va encore travailler où ? Partout où vous passez, vous…

-        Donc vous pensez qu’ils ont été punis suffisamment ?

-        Ils ont été sévèrement punis ! Ils ont été sévèrement punis !

-        Prenez votre casque maître NDOUMOU, on va écouter les auditeurs. Ils sont nombreux à appeler. On va commencer… Ben voilà, M. YAO qui a été le plus patient, je crois. M. YAO bonsoir

-        21’37 Bonsoir Monsieur… Bon, moi je crois que cet évènement de Sylvain  MAHE, c’est la même mascarade…

-        … Firmin MAHE, Firmin…

-        Ouais, Firmin MAHE, c’est la même mascarade de justice qui continue aujourd’hui dans notre pays. Mais, vous voyez la France au temps de Monsieur….euh, je veux dire quoi, l’autre Président, l’autre président français- je veux pas dire son nom –ce monsieur là a fait – Voilà M. SARKOZY – je dis son nom parce que vous voulez que je le dise – ce monsieur là a fait vraiment des choses graves chez nous. En protégeant ce genre de rebelles…

-        M. YAO, quand vous dites chez nous, vous parlez de la Côte d’Ivoire ?

-        Oui… qui sont aujourd’hui devenus chez nous des gouvernants de rebelles, comment voulez-vous qu’il y ait une justice dans ce pays ? Et je remercie maître NDOUMOU, il s’appelle maître NDOUMOU oui, je le remercie pour toute cette lutte qu’il est en train de faire en Côte d’Ivoire pour faire justice. Il y a une injustice criante aujourd’hui en Côte d’Ivoire. Et cette injustice criante ça dépend de ce jugement dans l’affaire de monsieur Firmin MAHE. Vous voyez, c’est une injustice ! Comment voulez-vous que les gens remplacent l’argent par l’homme qu’ils ont tué. Ici en France, même quelqu’un qui commet des fautes graves, on le met en prison en le condamnant pendant des années. Mais on ne le tue pas ! Vous voyez tuer son semblable, vous voyez ce que ça veut dire ? Rien ne peut remplacer ça par de l’argent. Comment voulez-vous ? L’espèce humaine ne dit rien à ces militaires. Mais c’est pas normal !

-        Ce n’est pas normal dites-vous, merci M. YAO.

-        En tous cas, l’injustice est criante en CI monsieur… Vous pouvez allez voir. En tous cas les Ivoiriens diront que c’est une dictature qui est en train de s’installer en CI.

-        On comprend très bien Monsieur YAO, On comprend très bien, mais pour recentrer le débat, il s’agit précisément ce soir de la Justice française hein ? Parce que le procès a eu lieu quand même en France. Alors ce qu’on va faire […] et nous passerons ensuite à votre combat actuel qui est donc d’obtenir une juste réparation, notamment financière pour…euh… la famille, en tous cas, notamment le fils de MAHE qui est aujourd’hui âgé de 8 ans. Nous parlerons notamment de toute cette partie civile, parce que vous n’êtes pas seul. Il y a eu d’autres parties civiles qui réclamaient des dommages en tous cas. Vous nous expliquerai comment il peut y avoir cette sorte de compétition entre des parties civiles face à la même Justice, en tous cas celle de France […]

-        25’14 M. BENJAMA Bonsoir

-        Oui bonsoir Africa N°1. Nous vous écoutons. J’ai une question à poser à maître, maître, j’ai oublié son nom…

-        Maitre NDOUMOU

-        … Maitre NDOUMOU… Alors c’est lui qui connaît le système judiciaire. Euh, je pense que pourquoi les militaires, ces prévenus là étaient jugés en France mais pas en CI ?

-        Ah, ça c’est une question très claire, très intéressante. Non mai Attendez, il va vous répondre Maitre NDOUMOU car c’est une question très précise.

-        Ça Monsieur BENJAMA c’est une question  pertinente, euh j’apprécie cette question. Mais sachez que le code de justice militaire prévoyait – le code de justice militaire français – prévoyait que lorsque les exactions sont commises par les militaires sur le théâtre d’opérations, surtout les militaires français, ces militaires sont plutôt jugés en France. Certes, vous évoquez un problème de droit très pertinent si je me réfère un peu aux locutions latines, la règle de « lex rei sitae» c’et-à-dire l’endroit où les faits ont été commis. C’est à cet endroit là que les personnes doivent être jugées. En l’occurrence, ça c’était ce que le code militaire français qui le prévoyait, que les militaires, lorsqu’ils commettent une exaction sur le théâtre de l’opération, ils sont jugés en France, raison pour laquelle ces militaires ont été jugés en France. Mais, j’ouvre une parenthèse, et c’est la question que j’ai posé à ALLIOT-MARIE, vous savez que la France avait signé, avait ratifié le traité de la Convention de la CPI sur les crimes contre l’humanité. J’ai demandé à Mme ALLIOT-MARIE, est-ce que la France s’est anticipée pour traduire les militaires en France, parce que moi, si la France n’avait pas encore ratifié ces traités, si la France ratifiait ces traités 6 mois après, je peux vous dire, et je peux vous garantir M. BENJAMA que je saisissais la CPI parce que ce que les militaires ont fait en CI pour cette affaire MAHE que je connais très bien, ils pouvaient être traduits devant la CPI. Donc quelque part, la France s’est précipitée afin d’éviter que 6 mois après la ratification de ce traité que, euh, que les militaires français puissent être traduits devant la CPI. Merci M. BENJAMA.

-        Oui et c’est la même MAM qui quand les militaires avaient tiré sur des civils pieds nus était venue devant les parlementaires dire qu’ils avaient tiré en situation de légitime défense. Légitime défense dans un pays qui n’est pas le vôtre, je sais pas si moi je vais commettre quelque-chose ici, et que je suis, je sais pas, dissident ivoirien, moi je suis originaire du Ghana hein, je suis résident de Côte d’Ivoire et que je viens et je dis c’est de la légitime défense. Et que je suis militaire…

-        28’40 D’accord, M. BENJAMA, on a compris qu’il y a peut-être d’autres procès qui n’ont pas eu lieu dans cette affaire ivoirienne.

-        Oui, la souveraineté dans chaque pays, je crois qu’elle doit être respectée. Quand on respecte le droit international, mais c’est qu’ils s’arrangent. Bon ils nous racontent tout ce qui les arrangent en fait. Bon enfin, je vous remercie et continuez comme ça.

-        29’06 On vous remercie aussi infiniment, on vous remercie. Alors, il faut qu’on avance là. Il faut dire la suite du jugement en Cour d’Assises. 3 des militaires ont été condamnés le 22 janvier dernier à verser solidairement 30 000€ au fils de la victime qui est âgé de 8 ans. Est-ce que cette somme vous parait suffisante pour dédommager la mort d’un père ?

-        Oui, mais ce n’est pas… J’ai interjeté appel. J’ai interjeté appel parce que la somme que vous avez, ce n’est que les dommages pour préjudice économique. Nous n’avons pas le préjudice moral. Nous n’avons pas les frais d’obsèques. Vous savez le combat que j’ai mené. La famille n’avait pas eu le temps pour produire certains éléments en l’occurrence les devis de l’Hôpital de la morgue de TREICHEVILLE parce que la famille avait des problèmes de visa. La famille avait des problèmes de passeport. J’étais… La famille était venue en catastrophe. Nous n’avons pas pu produire ces éléments.

-        30’02 Ma question maître, je vais vous la poser autrement : à combien vous évaluez la réparation du préjudice aujourd’hui ?

-        Je vais vous dire, le droit français est différent du droit américain. Aux EU, on privilégie la victime. En France tel n’est pas le cas. Je peux vous dire, en France, entre une personne qui est morte et une personne qui est victime, mais qui est amputée, c’est la personne qui est amputée qui est mieux indemnisée. Mais rien… les portes sont encore ouvertes, les portes sont encore ouvertes. Ca ne veut pas dire que c’est définitif.

-        Mais quand même, vous êtes dans une action judiciaire là qui se poursuit ?

-        Je suis dans une action judiciaire…

-        30’38 …Vous réclamez combien ?

-        Je suis dans une action judiciaire. Sachez qu’il y a deux branches dans cette indemnisation. Il y a une partie, c’est-à-dire je vais saisir le Tribunal Administratif…

-        Qui s’est déclaré ?

-        Non, non, je n’ai pas encore saisi le TA. Je vais saisir le TA. Donc ça ce n’est que des militaires. Donc, si la responsabilité de l’Etat est engagée, l’Etat versera les dommages et intérêts.

-        Parce que la Cour s’est déclarée incompétente, alors vous vous tournez vers le TA ?

-        31’11 Effectivement la Cour s’est déclarée incompétente concernant l’Etat, vous savez l’arrêt Bianco. La Cour ne peut jamais juger l’Etat responsable. Donc je me retournerai devant le TA. Les dommages que vous chiffrez et qui seront revus à la hausse concernent les trois militaires parce que c’est des civils. Et nous sommes devant une juridiction judiciaire.

-        Combien réclamez-vous ?

-        L’Africain, ce n’est pas tellement de l’intérêt, ce n’est pas de l’argent, c’est d’abord la personne qu’on a perdue.

-        31’50 Attendez, attendez, attendez, maître, la Cour d’Assises a condamné le 22 janvier dernier 3 militaires à verser 30 000€ au fils de Firmin MAHE qui a 8 ans. Vous contestez donc ce jugement ? Vous vous tournez vers le TA ?

-        Non, non, non. Il y a 2  branches. J’ai fait appel devant le judiciaire. Je fais une autre démarche auprès du TA pour la responsabilité. C’est l’Etat qui doit être condamné. Vous avez les réparations que je vais demander à l’Etat et les réparations que je demande aux militaires.

-        Combien demandez-vous à l’Etat ?

-        Je n’ai pas encore chiffré.

-        Je n’ai même pas encore reçu l’arrêt. Je n’ai pas encore pris connaissance de l’arrêt. J’ai pris connaissance de l’arrêt au greffe. Il faut qu’on me notifie cet arrêt et lorsque j’aurai l’arrêt, je vais saisir le TA. Je vais chiffrer.

-        Parce que nous nous faisons des enquêtes avant de recevoir des invités. Si vous ne dites pas le chiffre, je vais le dire.

-        Un million d’euros ?

-        Je ne sais pas, je ne sais pas. Entre parenthèse, vous savez qu’il y a un militaire américain qui a commis des exactions. Vous savez à combien le militaire américain a été condamné ? Je ne sais pas en dollars, mais j’ai converti en euros et vous savez à combien il a été condamné : 1 500€.

-        Moi j’allais vous demander si un million d’euros était suffisant… Bon enfin, après tout, on peut pas évaluer

-        Même si on donne 100 millions d’euros, la vie d’un homme n’a pas de prix.

-        Alors maître, il n’y a pas que vous qui réclamez des dédommagements à l’Etat français, y a d’autres parties civiles qui ont été déboutées de leurs demandes de dommages et intérêts,

-        Je vois c’est qui

-        la Cour ayant estimé que - je cite – des « liens de parenté que ces parties invoquaient, il n’était nullement démontré que Firmin MAHE subvenait à leurs besoins. » Alors est-ce que la multiplication des parties civiles n’a pas nui aussi à votre demande, ne pourrait pas nuire à votre demande de dédommagement ? Y a une compétition comme ça de demandes vis-à-vis de l’Etat et de la Justice française.

-        Non, mais lorsque l’on se constitue partie civile, vous savez, c’est des jugements. Vous venez voir une affaire. Ca, c’est l’iceberg. L’affaire dure depuis 2005 et je peux vous dire depuis 2005, chaque mois il y avait des audiences. On se constitue partie civile. Dans cette affaire, il ya avait au moins 40 personnes qui se sont constituées parties civiles. Plus de 40 personnes. Vous savez la famille africaine est large. Vous avez les tontons ; vous avez les tatas ; vous avez les gnagnagnas. Ils se sont constitués. Et le Juge d’instruction a statué, a arrêté un certain nombre. Donc le nombre que vous avez, ils ne sont pas en compétition. C’est les gens qui ont été retenus par la Justice française comme étant les ayants-droit de Firmin MAHE.

-        Et vous vous représentez qui finalement alors ?

-        Je représente toutes ces personnes. Ah oui toutes ces personnes.

-        D’accord. Donc y a pas de demandes discordantes ?

-        34’53 Je peux vous dire, la France avait envoyé 10 billets pour les 10 membres. Ah oui, c’était 10 billets d’avion pour que ces personnes puissent voyager.  

-        Mais y a pas de demandes discordantes ?

-        Mais non, mais non, mais non.

-        Alors à qui la Cour a dit « qu’en dépit des liens de parenté… » ?

-        C’est normal, ça c’est ce qu’on appelle le préjudice économique.

-        Vous avez le préjudice économique et vous avez le préjudice moral.

-        Lorsqu’une tante vient déclarer que Firmin MAHE passait souvent lui dire bonjour, et lui servait un repas et que cette tante demande un préjudice économique, on ne peut pas lui allouer ce préjudice économique.

-        Alors là ça devient compliqué…

-        Eh oui et bien voilà ! C’est pour ça je vous dis pour les profanes. Je vous explique, comprenez donc que le préjudice économique qui a été demandé – y a certaines personnes qui ont demandé ce préjudice économique – MAHE ne subvenait pas à leurs besoins, tout au contraire, ce sont ces personnes qui subvenaient aux besoins de Firmin MAHE.

-        On comprend mieux. C’est pour cela qu’on vous a invité.

-        35’50 Jean-Claude TCHICAYA : on peut dire aussi dans cette affaire que la souveraineté de l’Etat Ivoirien a été bafouée. Parce qu’en qualité de quoi les militaires, pour quelles raisons M. Firmin MAHE a pu être arrêté par une armée étrangère dans son propre pays qu’il soit vu - présumé coupable ou non ? En tous cas, il rentre dans un camion militaire d’une armée étrangère. Il en ressort mort. Qu’est-ce que l’Etat ancien et actuel – l’Etat actuel qui doit en tous cas faire régner la Justice souveraine de son pays – en tous cas est-ce qu’il s’est saisi de l’affaire pour que justice soit faite ? Ce n’est pas une attaque contre l’Etat français. Vous pourrez faire – parce que vous faites appel à la morale populaire que ça soit en CI ou en France – la plupart des Ivoiriens et des Français réclament justice.  

-        En fait ce que vous demandez Jean-Claude, c’est est-ce que l’Etat ivoirien s’est porté partie civile ?

-        36’58 Oui, c’est une bonne question Monsieur TCHICAYA. Il faut comprendre. Les faits se sont passés à la bande, c’est-à-dire la zone partagée par les Nations Unies. Donc c’était une bande de 80 kms de large et plusieurs centaines de kilomètres de long. Et là, la souveraineté de l’Etat ivoirien ne prévalait pas sur cette bande.

-        Vous voulez dire qu’on était dans le contexte de la crise ivoirienne ?

-        37’23 M. TCHICAYA Mais en  matière de droit, vous n’ignorez pas qu’à partir du moment où on a les Nations Unies, un pays comme la France et la souveraineté ivoirienne, tout est imbriqué, c’est-à-dire que les trois, même les Nations Unies auraient pu se porter partie civile pour au moins avoir un éclairage sur cette histoire Firmin MAHE. A partir du moment où vous rentrez sur un territoire, soit au nom des Nations Unies, de l’Etat français ou d’un autre Etat, vous n’ignorez pas que vous êtes sous un mandat donc  qui est régi par le droit.

-         37’53 C’est ce que je suis en train de vous expliquer. Comment voulez-vous que cette zone, cette bande était sous la protection des Nations Unies donc les Nations Unies ont fait appel à la France. C’est comme si vous demandez à l’Etat français, quelqu’un qui a été tué à PARIS, vous demandez à l’Etat français, pourquoi vous ne vous constituez pas partie civile parce qu’on a tué votre ressortissant.

-        TCHICAYA Mais imaginez l’armée ivoirienne faire de telles turpitudes en France, l’Etat français, les Nations Unies et l’UE se seraient saisi tout de suite de l’affaire.

-        38’29 Maître NDOUMOU Oui mais si les faits se passent à l’ambassade de Côte d’Ivoire, c’est-à-dire à l’intérieur de l’ambassade de la Côte d’Ivoire, je peux vous dire, ce n’est que l’ambassadeur qui sera responsable parce que l’ambassade, c’est le territoire d’un pays. C’est le cas de la bande, à BANGOLO, c’est-à-dire la bande que les militaires français protégeaient ; cette bande, c’était une bande neutre, c’est-à-dire qui appartenait aux Nations Unies. Ca n’appartenait ni à la CI, ni aux forces rebelles de l’époque.

-        39’31 Messages :

-        Barnabé SEDOUFIO « je pense que la hiérarchie des forces armées françaises tente de se dédouaner d’un crime que je pourrais qualifier dit-il  de crime de guerre et au-delà.  Il s’agit d’une atteinte contre le droit international, humanitaire dans pays supposé en conflit armé» ;

-        Guy Watsé Mamandza : « ce qui me dégoûte, c’est que la totalité du Gvnt ivoirien y compris M. OUATTARA se trouvait à PARIS non pas pour assister au procès de leur compatriote et soutenir la famille mais pour quémander de l’argent à la France. C’est pathétique et pitoyable ».


Lire également: QUAND LA FRANCE S’ACHARNE SUR LA FAMILLE MAHE!


Source: AFRICA 1.COM

jeudi, 14 mars 2013

COTE D'IVOIRE: LA SITUATION EST ENCORE PLUS GRAVE QUE NE LE DIT AMNESTY INTERNATIONAL

 

Oumou Kouyaté, Docteure en anthropologie sociale et ethnologie associée à l'EHESS

 

J’ai lu le rapport d’Amnesty International. La situation sur place est parfois encore plus exécrable que ne l'écrivent les auteurs du rapport. Je suis moi-même originaire du nord du pays, de la même aire ethnique que celle d’Alassane Dramane Ouattara. 

Quand je vois des dozo (qui sont en fait des chasseurs traditionnels) être employés dans le corps des forces de l'ordre sans qu’aucune formation préalable ne leur soit dispensée, je me dis qu'il y a un problème.

Je me fais un devoir de dénoncer ce qui se passe: rattrapage ethnique (je qualifie cela de rattrapage politique), règne des dozos (ils installent des checkpoint partout et terrorisent la population!), violation des droits de l’homme en série par les FRCI... et j’en passe. Le seul fait que ceux qui attaquent la population soient les mêmes que ceux qui font régner l’ordre public montre évidemment que quelque chose ne va pas.

À l'époque nous avions dénoncé à hue et à dia le concept xénophobe de «l'ivoirité» qui excluait de nombreux ressortissants du Nord y compris l'actuel Président. Et de voir ce concept repris au profit de cette même population est un comble dont je me passerais volontiers!

On ne peut plus réellement s'opposer au régime

Amnesty International dénonce depuis longtemps, à travers des rapports poignants, cette impunité dont certains bénéficient - et pourtant il n’y a pas de réel changement à l'horizon. 

Il y a donc un certain nombre de choses à corriger . Mais ce qui me rend encore plus triste, c’est que sous le règne de Laurent Gbagbo, nous avions dénoncé les exactions, les violations massives des droits de l’Homme commises sous son régime (il en a commis lui aussi un certain nombre - il ne faudrait pas non plus faire de lui un ange). À l’époque, pourtant, mon organisation (la CIFDDH), n’avait pas été inquiétée.

Je crains qu’aujourd’hui la même chose ne soit plus du tout possible. Il y a des privations de liberté collectives et individuelles au sein de la société ivoirienne. Impossible désormais d’exprimer quelque opinion contraire à celle du parti au pouvoir même s'il reste quelques irréductibles parmi l'opposition au sein du Lider, du FPI etc.

La société civile gronde en silence

L’un des exemples les plus cinglants de cet état de fait, c’est la grogne sociale qui frappe le pays: nombreux sont ceux qui ont du mal à trouver un repas par jour (un concept appelé mort subite), le pouvoir d’achat est en berne, le chômage est galopant... le marasme économique est partout, criard. 

Saviez-vous que pour une certaine classe sociale en Cote d'Ivoire, se soigner devient le parcours du combattant et qu'à force de désespoir, certains, au sein de cette classe, préfèrent mourir que d'aller dans un centre de soins? Pourtant, silence radio.

La grogne sociale est bâillonnée. Elle est pourtant animée des luttes à la fois plurielles et multi-sectorielles qui traversent la société ivoirienne: d’un côté les luttes professionnelles (absence de revalorisation des salaires, et de redistribution des richesses) et de l’autre le chômage des jeunes. Une gestion opaque du pouvoir, des ressources minières et pétrolifères ivoiriennes avec en sus la nomination de membres de la famille du président à des postes importants.

Il faut bien voir aussi que du côté des étudiants, il y a eu des années blanches sans que l’on se soucie de ceux qui devaient reprendre leurs études à la fin de la guerre civile...Une assise pour l'avenir de l'école ivoirienne s'impose car, depuis, peu de solutions crédibles ont véritablement émergées.

La baisse du pouvoir d’achat se ressent partout: même les fameux maquis d’Abidjan, ces restaurants populaires où l’on mange pour une bouchée de pain, sont devenus un luxe pour une grande partie d’ivoiriens.

Surtout, à ces problèmes économiques et sociaux se surajoute l’ethnicisme, qui existait déjà sous Laurent Gbagbo mais qui s’est exacerbé depuis. Ironie du sort, l’ONUCI, présente en Côte d’Ivoire ferme les yeux sur la situation. Mieux, elle s'est disqualifiée en refusant de porter secours aux ivoiriens dans l'ouest, et en fermant les yeux sur des pogroms...

D’ailleurs la communauté internationale, présente sur place, ne dit rien non plus. Tout juste le FMI distribue-t-il les bons points en disant que bientôt la Côte d’Ivoire aura une croissance à deux chiffres. Tout juste parlent-ils de la «parade incessante» des institutions internationales, de la venue de certains investisseurs (qui parfois dénoncent - et à juste titre - l'insécurité du pays).

Tout cela ne veut rien dire quand on voit comment les gens vivent. Un expression revient d’ailleurs souvent: «L’argent ne circule pas mais il travaille».

La situation pourrait exploser du jour au lendemain

L’attitude de la communauté internationale me sidère totalement. Les gens comprennent-ils que la guerre du Mali est à notre porte? Que l’Islamisme radical pénètre dans notre société et s’y développe à travers des frontières qui au fond sont très poreuses? Qu’une partie de la population ivoirienne est ouverte à un Islam radical? Que se procurer une arme en Côte d’Ivoire est d’une facilité déconcertante?

Dans la société ivoirienne, la volonté de vengeance est criarde! On en entend parler parfois dans le taxi à Abidjan, ou au détour d’une conversation, sur le marché: «untel a subi des discriminations en raison de son ethnie», ou «de ses convictions supposées». Il suffit de tendre l’oreille! On entend aussi des gens affirmer qu'ils ou elles ne se feront pas avoir une seconde fois... La population se prépare donc à la vengeance - il faut prendre conscience de cela.

Une autre chose m’interpelle, étant issue du même moule que celui des intellectuels Français: la prise de parti de ces derniers pour un camp ou pour l’autre. Ils n’ont pas été capables de prendre de la hauteur et de porter une voix crédible.  

Il serait plus sage d’apporter des solutions ou un éclairage, d’essayer d’éteindre le feu au lieu de l’attiser. J’en ai moi-même souffert: des personnes que j’ai côtoyé ont du jour au lendemain tourné leur veste, et se mettaient à m’assurer que j’avais tort...

Ici dans les médias, on donne systématiquement la parole à des gens qui ont certes une certaine connaissance de la Côte d’Ivoire, qui souvent ont fait une thèse dessus, mais qui depuis n’y vont plus et par conséquent font des analyses obsolètes ; La Cote d'Ivoire a des intellectuels capables qui n’attendent qu’à être consultés!

On a deux vérités, deux visions - celle de l’occident et celle des pays émergents - sur la situation, et ce que l'on devrait faire en matière de justice internationale. Un groupe d'intellectuels africains réfléchit de son côté depuis l’année dernière à la création d’une Cour Pénale Africaine.

La société ivoirienne va mal, il faut absolument que les choses changent. La communauté internationale devrait hausser le ton fasse cette véritable censure. Parce qu’en Côte d’Ivoire, il est devenu impossible de parler sans être tout de suite taxé d’être dans un camp ou dans l’autre. Tous subissent cela, quel que soit leur camp. 

Pourquoi cette même communauté internationale n’arrêterait-elle pas, pour commencer, de subventionner les pays qui refusent la démocratie et la pluralité politique? Je pense ici à un accompagnement sain, incitant les dirigeants politiques à des actions plus vertueuses.

 

Source: NEWSRING.FR

Oumou Kouyaté: Alassane Ouattara est à la tête d’un État faible où la pluralité politique est quasi-inexistante

 

On ne sait pas quoi attendre de l’administration actuelle. Ces dernières semaines, le ministère de la défense a annoncé mener une campagne pour lutter contre les dozos - ces combattants déployés au sein des forces nouvelles à l’époque. Il y a eu aussi une campagne anti-cybercriminalité. 

Mais d’un autre côté, on peut aussi avoir une impression de laxisme - que ça ne bouge pas vraiment. Tout dépend encore une fois dans quel camp on se place.

Personnellement je crois qu’il y a des circonstances exceptionnelles qui font que l’administration est affaiblie. Mais il y a tout de même un facteur aggravant: le fait qu’Alassane Ouattara n’ait pas encore abandonné l'habit de président du RDR pour enfin endosser celui du Président de tous les ivoiriens. La Cote d'Ivoire doit rester une et indivisible, et ce quelque soit l’appartenance du président qui la gouverne.

En l'État, la Côte d'Ivoire sera très compliquée à réconcilier

Que dire de la commission mise en place par Ouattara? Elle qui n’est composés de septuagénaires (pour les plus jeunes). Comment peut-elle porter haut les fonds baptismaux de la réconciliation qui reste l’objectif central de ce mandat?

Depuis sa création, je n’ai jamais vu la CDVR assister aux procès de la Haye. On ne l’a jamais vu non plus aller au Ghana, où il y a beaucoup de réfugiés ivoiriens, ni dans les prisons de l’intérieur du pays à Khorogo et à Bouna...

Que penser de Charles Konan Bany qui dirige la CDVR? Il avait été un des fers de lance de la dévaluation du franc CFA en 1994 et a lui-même joué un rôle dans cette crise... La société civile et la CEI doivent se ré-approprier la CDVR, comme cela s’est fait ailleurs.

Car on ne réconciliera pas la Côte d’Ivoire dans ce contexte. Et le procès de la CPI contre Gbagbo, au vu de la manière avec laquelle il est mené, n’arrange rien, car une majorité d’ivoiriens se sentent lésés. Le bilan de la CDVR est nul.

Gbagbo n’est que l’un des responsables, l’une des figures du trio Gbagbo-Ouattara-Bédié qui a mené notre pays là où il est aujourd’hui une crise militaro sociopolitique qui continue de diviser les ivoiriens. Mais il est à la fois un bourreau et une victime.

Et cela m’insupporte qu’un ivoirien soit détenu pour des chefs d’inculpation douteux dans les geôles de n’importe où. C’est pour cela qu’il faut mettre en lumière la responsabilité des deux camps.

La communauté internationale, et plus particulièrement la France, doivent réagir

François Hollande, à travers ses discours «réparateurs» de Dakar et de Kinshassa lors du sommet de la francophonie, parlait de la jeunesse africaine, et du besoin d’un renouveau politique, social et économique.

Je lui demande de prendre acte que la société ivoirienne grogne - un mécontentement que l’on maquille pour éviter à tout prix que tout cela n’explose.

On a muselé la société civile exceptée la frange qui est fidèle au régime. Les forces vives de cette nation se meurent. Elles sont pour certaines parties grossir la diaspora. Il est grand temps qu’on leur ouvre des opportunités pour qu'ils reviennent.

On pourrait par exemple penser à des «assises de la réconciliation» dans un pays africain avec toutes ces forces vives de la nation, et qui serait présidée par Macky Sall, l’actuel président du Sénégal.

Tous semblent vouloir que nous échouions

En désespoir de cause, on en vient à se demander si ceux qui nous gouvernent veulent sincèrement aller à réconciliation. Tout le monde, en effet - communauté internationale incluse - semble vouloir que nous allions droit dans le mur! Et la CDVR semble bien frêle face aux enjeux qui se dessinent.

D’où viennent les armes que se procure si facilement la population? Ne sont-elles pas importées d’Europe et d’autres pays occidentaux?

Les ivoiriens, et plus particulièrement la jeunesse africaine, viennent déjà en Europe par centaines en bravant les océans et les déserts. Mais ce qu’ils veulent, c’est un avenir meilleur que la misère et la précarité le continent africain n’a à leur offrir.

Aussi faudrait-il réviser les accords de coopération, ainsi que les partenariats économiques afin de les équilibrer dans un corpus "gagnant/gagnant".

Il faut aussi que l’Etat soit suffisamment fort pour lutter contre les pirates, un fait nouveau que l’on peut lier à la guerre civile, et à l’effondrement de l’Etat.

Pour tout cela la communauté internationale et plus particulièrement la France doit apporter son aide. On ne peut pas en effet toujours se réfugier «dans son lit douillet» en considérant que rien ne peut nous atteindre: si quelque chose de grave se passe dans un endroit, on finit par en payer le prix surtout dans un monde globalisé.

La France doit donc jouer son rôle, mettre les vraies questions au centre du débat, peser de tout son poids en faveur de la démocratie, des libertés, du développement et de la réconciliation nationale en Cote d'Ivoire.

Je suis convaincue que seule la France peut nous aider à sortir de cette impasse ! Et il est donc grand temps qu’elle écoute la société civile ivoirienne qui elle seule détient la clé d’une vraie réconciliation.

 

Source: NEWSRING.FR

LE DOUX BENIN DU DOUBLE ADO

ADO DR HONORIS CAUSA.jpg


Madame l'ambassadrice de Côte d’Ivoire au Bénin avait convié les exilés et ressortissants ivoiriens sur place afin qu’ils viennent ovationner en foule ADO à l'aéroport de Cotonou, lors de sa visite des 8 et 9 mars 2013. Avec son indémodable épouse blonde au sourire fixe, inaccessible aux rides, et tout le staff présidentiel, comprenant même le distributeur automatique de médailles, j’ai nommé la grande chancelière à qui nous devons d’appeler SEM le président de la Côte d’Ivoire, installé manu militari par son titre plus intime de « Mr le Préfet ».

D'un budget d’organisation, qui s'élevait au départ à près de 2.800.000 fr, la représentation diplomatique Ivoirienne n’aura reçu que 1.200.000 fr pour organiser un accueil digne de ce nom à Mr et madame Ouattara, les généreux bradeurs de la Côte d’Ivoire.

Ainsi, à leur arrivé au Bénin, le couple ADO, a sorti de ses mallettes plusieurs enveloppes contenant des cachets se chiffrant à plusieurs millions :

- 5 millions pour les femmes béninoises – journée de la femme oblige ...–, soit le prix de la maison de campagne –électorale– qu’il avait promise à toutes les familles ivoiriennes !

- 4 Millions pour les étudiants béninois, à titre d'encouragement, millions certainement économisés sur les fonds de bourses non reversés à leurs ayant-droit ivoiriens,

- plus 10 millions pour les universités béninoises, recette provenant probablement d’un petit surplus de pots de peintures excédentaires, non utilisés à l'occasion du rafraîchissement des universités ivoiriennes. L’université de Cotonou, « Abomey Calavi » a été particulièrement chouchoutée : n’est-ce pas elle qui offrira un diplôme de Docteur honoris causa à son mécène ?

Enfin, une très grosse valise de 400 millions a été sortie pour amorcer la construction du nouvel amphithéâtre de l’université de Cotonou qui, déjà nommé, portera désormais le nom du nouveau fils de Gagnoa, le petit Bété d’adoption,  Alassane Dramane du quartier Alésia, cette ville gauloise que personne ne peut plus localiser exactement, mais dont les habitants d’origine, les Mandubiens, s’alliant au royaume de Kong, ont créé bien des siècles plus tard la dynastie des Ouattara, cette élite françafricaine de réputation internationale.

Cette générosité singulière du couple dirigeant mérite d’être soulignée, car après celle dont il a gratifié les étudiants ivoiriens, leurs universités et leurs professeurs, notre Côte d’Ivoire, véritable pays de cocagne, croule maintenant sous le poids de la manne prodiguée par les généreux administrateurs coloniaux : nos amis ivoiriens ne savent plus comment utiliser leurs excédents, à tel point que le professeur Mamadou Coulibaly, comblé, repu, a renoncé à son salaire, craignant une indigestion financière!

Par la suite il y aura encore une enveloppe commune de 4 millions de Fr, octroyée, de concert avec son homologue béninoise Chantal Yayi, par la larmoyante présidente de Child of Africa, « étreinte d’émotion », pour le village béninois SOS enfants d’Abomey Calavi. Nous n’avons pas pu savoir si cet argent provenait directement du trésor ivoirien, ou indirectement, par le biais de cette fondation privée grassement subventionnée sur les deniers de l’état.

Comme vous pouvez le constater, on ne nous parle pas d’enveloppe pour les Ivoiriens habitant au Bénin; comme chacun le sait, ils sont riches, des expatriés de luxe qui se passent bien volontiers du bakchich octroyé par le mécène et sa dame patronnesse. Mais redevenons sérieux : la vérité, c’est que Ouattara et son épouse n’ont rencontré que leurs frères et « chères sœurs » béninois; selon des indiscrétions parvenues jusqu’à nos oreilles, ADO n'a pas voulu recevoir la communauté Ivoirienne, préférant une immersion 100 % béninoise, bien plus gratifiante!

ADO AFFICHE DE CAMPAGNE.jpg

Et pourtant, des Ivoiriens étaient venus, ne serait-ce que pour toucher l’indemnité de déplacement et d’applaudissements, habituellement distribuée lors de chacun de ses voyages, comme nous l’avons constaté à maintes reprises, afin qu’il y ait toujours sur son passage des hordes d’adorateurs qui continueront à s’époumoner et à s’égosiller haut et fort, avec des : « Ado solution !, vive Ado, tu es le meilleur, nous voulons ADO…» revivant en décalage non plus horaire mais biennal, la précédente campagne électorale arrosée de petites enveloppes. Et pour honorer la Journée internationale de la femme, nous dirons encore un grand merci à Dominique, l’éternel féminin dont le sourire et la grâce nous ont permis d’évoquer et de toucher du doigt la Femme ivoirienne de l’année, du mois et du jour.

Bref, au nom de la réconciliation, forts de l’appel lancé plusieurs fois par le passé devant les caméras, – roucoulements émis par Ouattara et son gouvernement à l’intention de la communauté internationale, sourires carnassiers à l'appui, sur fond de grognements, kalaches et machettes, pour inciter les exilés à rentrer –, des Ivoiriens – surtout des femmes, mères de famille, ont convergé vers la capitale, venant parfois de loin, mais sans résultat : beaucoup de fatigue et de temps gaspillés en vain, à courir après le tandem ivoirien, pour constater à l'arrivée que les parents de la nation « Ivoire en vente » avaient cavalièrement annulé le rendez-vous.

ADO PLANT D'ARBRE.jpg

Annulée donc, la rencontre prévue avec les femmes ivoiriennes. Changement de programme. La priorité pour Mme ADO, notre « Mère Courage » françafricaine : encourager les sœurs béninoises et leur faire des cadeaux, afin qu’elles accèdent encore plus nombreuses au microcrédit; les Ivoiriennes en exil, riches par définition, n’avaient pas besoin de ce petit coup de pouce ! Et quand enfin nos mamans ivoiriennes sont arrivées au rendez-vous figurant sur le planning de la virée béninoise présidentielle, pour rencontrer les Dramane, elles se sont entendu dire que le Prési à la nouvelle toque diplômée et son épouse, la spécialiste en Microcrédit pour femmes étrangères, roulaient tranquillement vers l'aéroport, après une mission humanitaire bien remplie. Quelques photos mises en ligne par la présidence nous dévoilent une image champêtre de Ouattara l’agriculteur : après avoir reçu tous les honneurs de l’université pour sa tête pensante, le voilà équipé d’une énorme pelle, creusant et plantant lui-même un arbre, un palmier en terre étrangère, s’enracinant symboliquement du même coup dans une terre hospitalière parce que non-ivoirienne, ce qui chaque fois lui rend le sourire. Dominique a arrosé. Et puis tout ce beau monde a continué le jeu du citadin-agriculteur, en se rendant à Porto-Novo, pour visiter le célèbre Centre Songhaï, cette ferme modèle alliant un projet de développement agro-pastoral intégré à un centre de formation agricole. Gageons que cette visite devrait donner au gouvernement des idées pour recycler durablement tous les amis de la rébellion, encore sur le carreau.

Comme toujours, le couple emblématique ne s’est pas déplacé seul: c’est une véritable ruche laborieuse qui s’est activée autour de lui, car la Côte d’Ivoire studieuse, laborieuse et réconciliée fonctionne en pilotage automatique: l’argent travaille tout seul, et se multiplie à la vitesse des chardons, une fleur en produisant quatre cents la saison d’après.

Mais revenons à nos femmes ivoiriennes: elles ont été humiliées. On nous rapporte que certaines ont pleuré, errant dans la ville à la recherche d’un moyen de transport pour retourner chez elles. Elles sont reparties sans avoir obtenu le dédommagement tant attendu, qui aurait dû être un baume sur leurs plaies de privation et d’exil. Certaines, fatiguées et abattues, sont même rentrées à pied. L’histoire ne nous dit pas si, au terme de ce premier séjour de 48 heures au Bénin, notre sympathique couple présidentiel a pris le chemin du retour avec leur bénédiction. Mais assurément, cette date du 8 Mars ne restera pas gravée dans les mémoires comme la plus belle journée de la femme jamais vécue, mais plutôt comme l’illustration d’un amour définitivement impossible: «je t’aime, moi non plus!»

 

Shlomit Abel, le 13 mars 2013


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

11:50 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Afrique, Bénin, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, bénin, le doux bénin du double ado, shlomit abel | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

QUAND LA FRANCE S’ACHARNE SUR LA FAMILLE MAHE!

 

FIRMIN MAHE.jpg

«Gbagbo, c’est nous ; Mahé, c’est moi, c’est toi…» 


Non contents d’avoir assassiné en toute impunité ou presque (une condamnation avec un sursis intégral vide considérablement la peine de sens !), l’Etat français refuse aujourd’hui d’entendre les cris de désespoir des proches de Firmin MAHE, ce jeune Ivoirien étouffé à l’aide d’un sac poubelle par des soldats de la force Licorne sur ordre de leur hiérarchie le 13 mai 2005. Son frère et son neveu notamment se battent pour obtenir sa réhabilitation ainsi que la restitution de son corps promise depuis 2005 sans cesse reportée depuis, à laquelle rien ne devrait plus s’opposer maintenant que le procès s’est achevé (1).

Le procès pour la vérité et la Justice tant attendu n’a donc  pas eu lieu. Le procès MAHE/LICORNE n’a pas été celui des accusés mais bien plus celui du disparu, une inversion de la victime et du bourreau récurrente dans les relations Nord-Sud afin d’asseoir et de justifier les relations d’asservissement.

Le frère et le neveu de Firmin MAHE n’ont toujours pas reçu la moindre notification des arrêts pas plus celui de la chambre criminelle du  07 décembre 2012 que celui de la chambre civile du 22 janvier 2013. Pire que cela : alors que pour des raisons à la fois sanitaires et politiques, tous deux se trouvent toujours sur le territoire français, leur avocat les a laissés sans aide et sans assistance depuis le 10 décembre dernier, date à laquelle le premier a été hospitalisé en urgence suite à l’évolution défavorable d’une pathologie dont il souffre depuis 2009, grave maladie dont Maître NDOUMOU a d’ailleurs toujours refusé de tenir compte, y compris pendant son séjour en FRANCE. « Quant on a de tels amis, plus besoin d’ennemis » : un adage qui ne ment pas dans le cas d’espèce ! A l’heure où nous écrivons, nous sommes toujours en attente du dessaisissement de Maître NDOUMOU ou de toute autre solution qui permettrait à toutes les parties civiles qui le souhaitent d’exercer les voies de recours qui leur reviennent de droit sans subir les menaces et pressions de Maître NDOUMOU qui se garde bien de parler des 20 000€  qu’il réclame à au moins deux des parties civiles qu’il est supposé défendre ! (2)

Maître NDOUMOU est trop occupé à se mettre en valeur pour se soucier des proches de MAHE. Il passe son temps à vanter ses propres mérites, alors que la seule jurisprudence MAHE dont il ait accouché pour l’instant est d’avoir octroyé un véritable permis de tuer aux soldats de la Licorne et à tous ceux qui agissent sous ses ordres ou sa tutelle, (notamment la force africaine en cours de déploiement au MALI). Pour ce faire, il se débrouille pour écarter les témoins gênants, eût égard à ses relations privilégiées avec une des parties civiles qu’il a érigée en représentante de la famille, au détriment de la mère biologique et représentante légale du fils de Firmin MAHE qui n’a pas pu venir en France avec l’enfant pour le procès nonobstant leurs passeport, visa et billets A/R pris en charge par l’Etat français. Maître NDOUMOU a en effet prétexté que les papiers envoyés par mail en même temps que ceux des 4 autres parties présentes ne lui étaient pas parvenus, sans autre explication. Ainsi il prétend dans le grand débat ci-dessous retranscrit que les parties civiles ont été légitimement déboutées de leur demande d’indemnisation du préjudice économique du fait qu’elles ne dépendaient pas financièrement de Firmin MAHE et que c’était même plutôt ce dernier qui dépendait d’elles. Mais qui était leur avocat ? Qui a demandé l’indemnisation du préjudice économique en leur nom ? Idem pour la demande légitimement rejetée de « frais funéraires » ? Alors que la famille attend depuis plus de 7 ans que le corps de son proche lui soit rendu pour lui donner une sépulture, maître NDOUMOU a gardé l’original du document des autorités ivoiriennes autorisant la famille à retirer le corps depuis fin 2005 en disant que tant que le procès n’aurait pas eu lieu, il ne fallait surtout pas récupérer le corps, que cette demande ne pourrait être formulée qu’une fois les assassins condamnés, ce qui a été fait avec le verdict non suivi d’appel du 07 décembre 2012. Comment vouliez-vous que la Cour accède aux demandes de Maître NDOUMOU en matière de remboursement de frais funéraires alors que la demande de restitution du corps de Firmin MAHE n’a même pas été faite ? Pourquoi n’a-t-il pas pris le soin en 7 ans de procédure de réclamer la facture de la morgue de TREICHVILLE que les parties civiles – qu’il représente j’insiste- n’auraient soi-disant pas eu le temps de récupérer avant de venir en France en cours de procès (3)? Maître NDOUMOU prend des libertés incroyables avec la réalité des faits : il prétend avoir à lui seul fait condamner l’Etat français et renvoie la responsabilité de tous les autres rejets de demandes aux seules parties civiles qui n’auraient pas fait les bonnes demandes justement ! Est-ce à lui ou à ses clients de connaître le droit ? De savoir que quand on invoque un  préjudice économique, il faut être capable de le prouver ? Qu’en tout état de cause, il y a toujours lieu d’invoquer un préjudice moral, ce que Maître NDOUMOU a omis de faire en première instance et que normalement, les choses auraient dû s’arrêter là pour les parties civiles, ces dernières n’étant pas habilitées à introduire de nouvelles demandes en appel. Sauf que à notre plus grande surprise et sans que Maître NDOUMOU n’en fasse état, nous tenons de source sûre -un autre avocat ayant également consulté la décision rendue le 22 janvier 2013 en vue d’exercer un éventuel recours en faveur de 2 des parties civiles- que non seulement  Maître NDOUMOU n’a pas déposé de conclusions écrites (du jamais vu dans une affaire de cette ampleur à notre connaissance !), mais que deux des accusés auraient fait appel (BURGAUD et RAUGEL) de la décision du 22 janvier les condamnant collectivement à payer 30 000€ de dommages et intérêts au seul enfant de Firmin MAHE  au titre de la réparation du préjudice économique subi par ce dernier. Nous qui pensions que toute honte bue, les assassins de Firmin MAHE s’empresseraient de se faire oublier après avoir échappé injustement à la prison, sans jamais avoir manifesté le moindre commencement de remord ou exprimé le moindre regret pour leur acte barbare, nous devons bien admettre que nous sommes restés muets de stupéfaction et d’indignation quand nous avons appris la nouvelle. Ils doivent être sûrs de gagner pour prendre le risque de braquer à nouveau les projecteurs sur l’horreur de leur crime (à moins que cela ne soit là encore un des symptômes évidents de ce « décrochage du sens moral » bien connu des psychiatres militaires et d’ailleurs évoqué à la barre à plusieurs reprises pour expliquer leur geste, comportement bestial sans doute exacerbé par la relative impunité dont ils ont bénéficié dans cette affaire).

En conclusion de l’émission du Grand débat d’Africa N°1 du 06 février intitulée « retour sur l’affaire Firmin MAHE », « Traître » NDOUMOU qui se prétend toujours l’avocat de la famille MAHE  apostrophe les Ivoiriens ainsi : « Il ne faut pas qu’ils pleurnichent. Celui qui disait qu’il ne peut pas rentrer en Côte d’Ivoire. Non la Côte d’Ivoire, c’est quand même un Etat de droit. […] Vous êtes passifs. Vous êtes tellement passifs. Vous allez pleurer à gauche ; vous allez pleurer à droite. Mais engagez-vous ! Engagez-vous et puis les choses marcheront ! »

Je ne suis pas sûre que les femmes exilées du camp d’AVEZEPO du TOGO qui manifestent en ce moment leur souffrance et leur refus de rentrer en Côte d’Ivoire au péril de leur vie apprécient (4), pas plus que les familles des victimes de BANGOLO, DUEKOUE, GUITROZON, BOUAKE, ANONKOUA KOUTE (5),… ou encore les familles des centaines de prisonniers politiques actuellement détenus et torturés par le régime illégitime que la France a installé et maintient au pouvoir en CÔTE D’IVOIRE (6). Que Maître NDOUMOU fasse allégeance à OUATTARA si ça lui plaît, mais qu’il ose exhorter le peuple ivoirien à en faire autant alors que les exactions se poursuivent en  CÔTE D’IVOIRE, cela nous paraît aussi indécent que pétri d’ignorance et d’égocentrisme.

Si nous partageons entièrement son appel à faire confiance aux talents africains et notamment aux avocats du continent, nous préférons nettement mettre à l’honneur Maître BAROAN (7) ou encore Maître HABIBA TOURE qui viennent d’obtenir la désignation d’un juge d’instruction suite à la plainte déposée par Michel GBAGBO contre Guillaume SORO et 10 de ses chefs de guerre pour « enlèvement, séquestration et traitements inhumains » (8) que de relayer la campagne mensongère de Maître NDOUMOU qui s’attribue seul le mérite de la condamnation des soldats de la Licorne - et encore avec sursis - occultant complètement le rôle de la famille dont il s’est autoproclamé l’avocat depuis 2005 (sans que ceux-ci ne le récusent d’ailleurs n’ayant que récemment compris son double jeu). C’est bien la famille de Firmin MAHE qui est à l’origine de la plainte contre la Force Licorne depuis 2005 ainsi qu’en atteste l’article paru dans le Courrier d’Abidjan du jeudi 20 octobre 2005 (9). Alors si l’on prête crédit à Maître NDOUMOU qui se vante d’avoir transpiré et subi de nombreuses pressions dans cette affaire, imaginez ce que la famille et les témoins directs de l’affaire MAHE vivant au pays ont souffert, eux qui ne bénéficient d’aucune protection ?

A tous ceux qui ne voient pas le lien entre l’affaire MAHE et la situation actuelle en CÔTE D’IVOIRE, nous tenons à rappeler que l’assassinat de Firmin MAHE par des soldats de la force LICORNE n’est ni un acte isolé, ni une simple bavure couverte par la hiérarchie militaire et l’Etat français. Ce crime ressortit directement à la politique de la FRANCE qui depuis le coup d’Etat manqué de septembre 2002 a soutenu, financé, armé la rébellion pour installer Alassane Dramane OUATTARA au pouvoir et sécuriser ses filières d’approvisionnement en matières premières essentielles et autres marchés lucratifs (10).

Puisque la Défense des accusés a osé remettre une « pétition » à décharge pour ces derniers, faisant croire aux jurés que 300 habitants de BANGOLO se seraient spontanément levés pour  féliciter les accusés de leur crime. Quand on connait la culture africaine et les modes habituels de contestation, on ne peut que s’étonner de ce document qui n’a même pas pu être interrogé pour soi-disant raisons de sécurité. Nous nous engageons à produire la pétition papier que nous faisons actuellement circuler en vue de la révision du procès MAHE et qui compte déjà près de 300 signatures, sans compter la version électronique que nous mettons en circulation (11). Cette pétition en sa forme manuscrite ou électronique revêt une importance toute particulière dans la mesure où elle vient contrebalancer celle qui a été instrumentalisée par la Défense des condamnés pour tenter de légitimer leur crime. A notre interrogation sur l’absence de civils ivoiriens au procès (puisqu’il parait que la force Licorne fait l’unanimité et aurait évité un RWANDA bis en CÔTE D’IVOIRE d’après les avocats de RAUGEL et BURGAUD), il nous a été répondu que tout BANGOLO était prêt à venir témoigner, mais que ça n’a pas été possible à cause des menaces de mort qu’ils auraient reçus… Etonnant non, alors que c’est Alassane Dramane OUATTARA le principal commanditaire et premier bénéficiaire de la rébellion qui est Président de fait du pays depuis bientôt deux ans et que, si l’on en croit les 8 généraux et 7 colonels qui se sont relayés à la barre, la force LICORNE a permis de pacifier la région et de réconcilier les Ivoiriens entre eux ? Nous vous invitons d’ailleurs à visionner la vidéo d’une artiste engagée native de BANGOLO qui témoigne de la souffrance infligée aux habitants de sa région par les rebelles depuis 2002, rebelles aujourd’hui au pouvoir en CÔTE D’IVOIRE tous promus à des postes de responsabilité en dépit des plaintes pour crimes contre l’humanité qui pèsent contre eux (12).

Pendant le procès, il a été dit à plusieurs reprise que le dilemme de la Force Licorne, c’était que s’ils remettaient les prisonniers aux autorités légales du Sud comme le prévoyaient les accords, ils étaient convaincus de leur libération rapide, mais que s’ils les conduisaient aux autorités rebelles de MAN qui contrôlaient le Nord du pays, ils les exposaient à une mort certaine. Après le procès inique qui a abouti au verdict étrangement clément du 07 décembre 2012, les soldats français chargés du maintien de la Paix  et néanmoins assassins de Firmin MAHE ne nous ont toujours pas expliqué pourquoi ils ont sauvagement tué Firmin MAHE après l’avoir torturé pour le préserver d’une mort certaine s’il tombait entre les mains des rebelles du  Nord auxquels ils avaient finalement décidé de le remettre, le condamnant d’après leur propres aveux à une mort certaine… Concrètement : ils ont reçu l’ordre de tuer Firmin MAHE pour ne pas qu’ils soit tué par les rebelles de MAN ! Allez comprendre… Si vous ne me croyez pas, allez faire un tour sur un blog de soutien au soldat RAUGEL  (13).

Extrait du témoignage anonyme de soutien trouvé justement sur ce blog de soutien à Guy RAUGEL   :

« Alors que faire de F. M. ? Le remettre aux rebelles ? Mais dans ce cas précis, le peloton ne respectait pas les termes du mandat et il est certain qu’il aurait été tué et que la Croix Rouge internationale en aurait été avisée, ce qui aurait certainement provoqué des remous de niveau international. Le donner au sud pour le faire libérer, ou le remettre au nord pour qu’ils le tuent ? Cruel dilemme pour le Commandement ! La situation réclamant un règlement définitif de cette question des coupeurs de routes, l’ordre est tombé et l’adjudant-chef l’a exécuté."»

Nous nous permettons enfin d’interroger Maître NDOUMOU mais aussi le Parquet Général sur leur refus de solliciter la révision du procès qui n’a pas été équitable au regard de l’absence des parties civiles pendant toute la première moitié, la subornation de témoins, notamment Adèle DITO, l’enquête effectuée par des proches des accusés membres du comité de soutien de RAUGEL et de ses compagnons (les photos qui ont été diffusées la première semaine aux jurés au service de  la thèse de Firmin MAHE Présumé coupable  ont été prises par un soldat de la Licorne, ami de RAUGEL et membre de son Comité de soutien), … la négation totale de toute l’histoire de cette zone dite de « confiance » devenue une véritable zone de non droit sous « contrôle » de la Licorne qui n’a pas défendu les civils contre les attaques des rebelles, voire les a couvertes ou mêmes mises en œuvres comme dans le cas d’espèces (14). Ainsi, sur les pratiques des rebelles soutenus par l’Armée française, nous vous renvoyons à cette photo insoutenable (15), mais que nous insistons à verser au dossier. On y voit un homme que certains d’entre vous reconnaîtrez à côté duquel gît un jeune homme décapité. Ce responsable Wé a été  qualifié de « milicien mafieux pro-GBAGBO » par le Général PONCET lors de son témoignage dans l’affaire MAHE/LICORNE pour laquelle il a bénéficié d’un non lieu pour le moins suspect… Il paraît que la FRANCE soutient les démocrates contre les terroristes en CÔTE D’IVOIRE. Chacun appréciera !

 

-----------------------------------------------


Notes:

(1) Contre le permis de tuer accordé à la force Licorne en Côte d’Ivoire:

http://contrepoids-infos.blogspot.fr/search?updated-min=2012-01-01T00:00:00-08:00&updated-max=2013-01-01T00:00:00-08:00&max-results=16

(2) Quelques documents relatifs au litige entre Maître NDOUMOU et deux des parties civiles de l’affaire MAHE

http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2013/03/documents-affaire-mahe.html

(3) Des témoins pourraient manquer au procès des militaires français dans l’affaire Mahé 231112 par le Monde

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/11/23/des-temoins-pourraient-manquer-au-proces-des-militaires-francais-accuses-de-meurtre-en-cote-d-ivoire_1795420_3212.html

France: les parties civiles arrivent au procès des accusés du meurtre de Firmin Mahé

 http://www.rfi.fr/afrique/20121203-france-cote-ivoire-meurtre-ivoirien-firmin-mahe-ndoumou

(4) Lien vers vidéo et article du deuxième jour de grève des femmes du camp de réfugiés ivoiriens d’AVEZEPO au TOGO:  

http://www.dailymotion.com/video/xxvogi_2eme-jour-de-greve-des-femmes-ivoiriennes-refugies-au-togo_news#.UT8OFRyZYVc et 

http://www.africatime.com/ci/nouvelle.asp?no_nouvelle=725035&no_categorie

(5) Lien vers des vidéos sur le massacre  d’Anonkoua Kouté :

http://www.youtube.com/watch?v=uB638UwgGbM ;

http://www.youtube.com/watch?v=o7cO2pl43qk ;

http://nouvelles.abidjantv.net/print_article.php?id=9561-un-an-apres-le-massacre-mene-par-des-hommes-armes-le-village-martyr-d-anonkoua-koute-se-souvient.html

(6) Lien vers un mémorandum en images sur la crise ivoirienne depuis 2002 :

http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2012/12/memorandum-en-images-sur-la-cote-divoire.html

(7) Lien vers l’allocution de Maître BAROAN du deuxième jour de l’audience de la CPI d’infirmation des charges pesant contre Laurent GBAGBO :

http://www.monsaphir.com/k2-comments/actualites/politique-economie/cpi-laurent-gbagbo/item/507-audience-de-confirmation-des-charges-du-pr%C3%A9sident-gbagbo-me-agathe-baroan-les-victimes-de-la-r%C3%A9bellion-crient-leur-douleur.html

(8) Désignation d’un juge d’instruction dans la plainte de Michel GBAGBO contre Guillaume SORO et ses chefs de guerre:

http://www.linfodrome.com/index.php?option=com_content&view=article&id=7679%3Ajustice-me-habiba-toure-avocate-de-michel-gbagbo-que-soro-et-les-com-zones-rendent-compte&catid=8%3Avie-politique&Itemid=110

Rapport des avocats de Michel GBAGBO de juillet 2012

http://soutienetliberte.files.wordpress.com/2013/02/rapport-avocats-michel-gbagbo-juillet-2012.pdf 

(9) Lien vers l’article d’octobre 2005 paru dans le Courrier d’Abidjan:

http://unevingtaine.wordpress.com/category/general/page/50/

(10) Bombardement à BOUAKE de novembre 2004 : les familles des victimes françaises portent plainte contre MAM pour complicité d’assassinat 211112 par LNC

http://nouveaucourrier.net/bombardement-de-novembre-2004-a-bouake-les-familles-des-victimes-francaises-portent-plainte-contre-alliot-marie-pour-complicite-dassassinat/?fb_action_ids=384696461609612&fb_action_types=og.likes&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=246965925417366  

Qui a tué les 9 soldats français à BOUAKE?

http://www.youtube.com/watch?v=A8zrh2ccfVM&feature=share

Côte d’Ivoire: la victoire aux mains nues

http://www.youtube.com/watch?v=f01NfTjJreI&feature=share

(11) Lien vers la Pétition papier pour une révision du procès MAHE

http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2013/03/verite-et-justice-pour-firmin-mahe.html

Lien vers la Pétition électronique pour une révision du procès MAHE

http://www.petitionduweb.com/Petition_verite_et_justice_pour_firmin_mahe-1000128.html

(12) Témoignage poignant de l’artiste engagée Mahély BA native de BANGOLO

http://www.youtube.com/watch?v=uCiabp-7F8Y&feature=youtu.be

(13) Blog de soutien à l’adjudant-chef RAUGEL

http://adjudantchefraugel.over-blog.com/article-2992978.html

(14) Interview de Georges PEILLON dit Georges NEYRAC Consultant en communication de crise et ancien porte-parole de la Force licorne sur Laurent GBAGBO par Nicoletta FAGIOLO LYON avril 2012 auteur de «Ivoire nue- Chroniques d'une Côte d'Ivoire perdue»

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=l1YnmToSr38    

(15) Photo qui témoigne de la sauvagerie des rebelles que la France a installés à la tête de la CÔTE D’IVOIRE

http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2013/03/les-rebelles-que-la-france-installe-la.html

 

Christine COLIN-TIBALA

Contrepoids99@gmail.com

06 10 47 67 17


Lire également: COMBAT JUDICIAIRE DE LA FAMILLE DE FIRMIN MAHE: QUE PEUT-ON ENCORE ATTENDRE DE LA JUSTICE FRANÇAISE?

GROS MALAISE A LA CPI: FATOU BENSOUDA S'EMBALLE - ELLE RECONNAIT QU'UN DE SES TEMOINS A MENTI

 

FATOU BENSOUDA.gif


A peine l’annonce de l’élection d’Uhuru Kenyatta enregistrée, Fatou Bensouda rétropédale et indique qu’elle renonce à poursuivre un de ses co-accusés, notamment en raison de la rétractation d’un témoin de l’Accusation qui reconnaît avoir menti dans sa déposition. La décision de la procureure auprès de la CPI ne sera pas sans conséquences. Explications.


C’est tout de même un petit coup de tonnerre ! Hier, Fatou Bensouda, procureure auprès de la Cour pénale internationale, a annoncé qu’elle abandonnait les charges qui pesaient sur Francis Muthaura, co-accusé du président élu du Kenya, Uhuru Kenyatta. Fatou Bensouda affirme désormais qu’elle ne dispose pas de preuves suffisantes pour pouvoir espérer une condamnation de celui qui était chef du «service public» au moment de la crise postélectorale de 2008.

Et pour cause: le principal témoin de l’Accusation s’est rétracté, affirmant avoir menti dans sa déposition. Peut-être pour se donner de la contenance, Fatou Bensouda s’est empressée de dire que son témoin a changé de version des faits après avoir été corrompu par des personnes se présentant comme des envoyés des accusés. Ce que la Défense de Muthaura a contesté avec véhémence, réfutant toute interférence avec les témoins.

Un tribunal sous influence?

Le moins que l’on puisse dire est que le timing du bureau du procureur est totalement «foireux». Dire que l’on renonce aux charges contre le co-accusé d’Uhuru Kenyatta le premier jour ouvrable après l’annonce de sa victoire au premier tour de l’élection présidentielle kenyane revient naturellement à donner le bâton pour se faire battre. Bien entendu, Bensouda a prétendu que cette renonciation n’aurait aucun impact sur l’accusé Kenyatta. Mais ce n’est qu’un procédé rhétorique auquel elle-même ne croit pas.

La juge Kuniko Ozaki, qui présidait la séance, a bien fait remarquer que la nouvelle donne aura des conséquences «non seulement pour le cas Muthaura , mais aussi d’une certaine manière pour M. Kenyatta». Steven Kay, avocat de Kenyatta, a déjà fait savoir que l’Accusation devait de toute urgence revoir les procédures contre son client, dans la mesure où le témoignage principal incriminant aussi bien Muthaura que son client, était «erroné».

Le dossier kenyan à la CPI semble dans ce contexte bien mal engagé. Et l’on ne peut que s’interroger. Pourquoi avoir attendu la victoire électorale de Kenyatta pour évoquer une rétractation de témoin qui date de plusieurs mois, mais aussi les témoins morts et l’absence de franche coopération de la part de l’Etat kenyan? On ne peut pas s’empêcherde se demander si Bensouda se serait comportée de la même manière au cas où Raila Odinga avait finalement eu les faveurs des électeurs au pays de… Jomo Kenyatta. Malaise!

De plus, on ne peut que s’interroger sur le précédent inauguré par Bensouda.Si le refus de coopérer d’un Etat justifie l’arrêt des poursuites contre un suspect, cela signifie que la CPI se plie sans barguigner à la volonté des gouvernements, y compris les plus contestables. On peut d’ores et déjà se dire que jamais les pro Ouattara ne seront traduits devant la CPI, vu l’absence de volonté politique d’un régime ivoirien qui ne souhaite pas livrer ses tueurs à la justice internationale ! Et l’on attend avec gourmandise le jour où Bensouda «déchirera» son acte d’accusation contre le président soudanais Omar El Béchir, puisqu’il semble évident pour tous que le gouvernement de son pays ne coopérera pas!

Du danger de s’appuyer sur des témoins-clés anonymes, loin des preuves matérielles

Qui est le fameux témoin dont la rétractation a entraîné l’effondrement du «château de cartes» argumentaire du bureau du procureur ? De lui, on ne saura que son numéro de code. Il s’agit du témoin numéro 4. Comme dans le cadre de l’audience de confirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo, l’Accusation a tenté d’établir l’existence d’un «plan commun» sur la base de témoignages de personnes confortablement installées dans l’anonymat.

Le témoin 4 dans l’affaire kenyane avait affirmé avoir participé à des réunions dans le cadre de la «secte Mungiki», qui aurait échafaudé des projets criminels en la présence ou avec la caution de Kenyatta et de Muthaura. Il est absolument stupéfiant que l’Accusation ne se soit fondée que sur ses propos. Au point de tout arrêter parce qu’il a avoué avoir menti.

Et demain?

Les P9, P10, P44…dont le substitut du procureur Eric Mcdonald a lu les témoignages à charge contre le président Gbagbo d’un air sûr de lui en l’absence de toute preuve matérielle et objective – autopsies, expertises, documents probants, etc… – tourneront-ils casaque après avoir justifié, par leurs récits complaisants, l’emprisonnement d’un homme qui a dirigé son pays pendant une décennie et représente un symbole national incontestable ?

Les juges de la Chambre préliminaire I doivent être vigilants et se poser ces questions de bon sens au moment où ils examineront l’échafaudage juridique concocté par un Louis Moreno Ocampo sous influence du régime Ouattara et de la France officielle. Dans une tribune publiée il y a quelques jours, Alain Cappeau, conseiller spécial de Gbagbo, mettait déjà la Cour en garde contre «le spectre de l’erreur judiciaire».

 

Théophile Kouamouo, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier".


SourceIVORIAN.NET

mardi, 12 mars 2013

LETTRE OUVERTE DE NAHIBLY A MADAME FATOU BENSOUDA, PROCUREURE A LA COUR PENALE INTERNATIONALE

 

côte d'ivoire,nahibly inacceptable et révoltant,dékos badaud,le quotidien ivoirien "aujourd'hui",massacre au camp des réfugiés de duékoué


MADAME LA PROCUREURE,


Nous souvenant de vos propos le jour de votre accession au poste que vous occupez, il y a moins d’un an, nous nous permettons, nous, victimes de la loi des vainqueurs d’une guerre voulue et imposée à la Côte d’Ivoire par messieurs CHIRAC et SARKOZY, de vous faire le rappel suivant, dans le strict respect de votre personne et du poste que vous occupez.

Madame la Procureure, suite à votre investiture et prestation de serment il y a presqu’un an, vous avez signifié, devant le monde entier et la presse internationale qui vous interrogeait, votre ferme engagement pour que justice soit rendue à toutes les victimes, de quelque côté où elles se trouvent. Quelques semaines après votre profession de foi, le monde entier a suivi, presqu’en direct, ce qui aujourd’hui se nomme « le massacre de Nahibly », perpétré le 20 Juillet 2012 . Là où nous, victimes de cette cruelle animosité, déplorons des centaines de morts et des dizaines de disparus pour une population d’au moins cinq mille réfugiés, le gouvernement ivoirien, en prince obscur de la censure, a chiffré et « validé » six morts. Les médias, les chancelleries et les organisations de l’Occident (politiques et humanitaires), responsables avérés et  véritables acteurs et bénéficiaires des malheurs et de l’enfer que vivent les ivoiriens, ont, sans gêne aucune, répété le chiffre six (six morts, s’entend) pour respecter on ne sait quel rituel.

Madame la Procureure, cet Occident qui se prévaut d’exporter la civilisation et la démocratie nous choque et nous dégoûte, en tant que victimes obligées par cet Occident, d’être de la chair à canon pour des négriers des temps modernes.

Constater, Madame la Procureure, ce n’est pas injurier :

-huit mois après les tueries dignes d’un terrorisme bestiaire à Nahibly, nous les victimes, nous nous demandons  où sont passés tous ces justiciers et donneurs de leçons de démocratie de l’Occident, quand le monde entier aujourd’hui sait très bien que ce jour-là, à Nahibly, le massacre a eu lieu sous les regards passifs des autorités préfectorales et militaires de la ville de Duékoué et des soldats de l’O.N.U. basés dans cette ville. Oui, Madame la Procureure, la Cour Pénale Internationale s’intéresse-t-elle à ce qui s’est passé à Nahibly, vu que cette tragédie qui rabaisse l’humanité à un rang indiscutable d’imbécilité ou de sauvagerie, a bel et bien eu lieu en pleine crise postélectorale, dans la mesure où toute la paysannerie et la racaille de la sous-région ouest-africaine (dozos et f.r.c.i.) qui ont endeuillé notre beau pays, en vrais hors-la-loi font office de « loi » et que la Côte d’Ivoire est désormais devenue une jungle depuis le 11 Avril 2011 ?

-où sont donc passés radio france internationale, France 24, t.v.5, tous ces médias français , ces consultants occidentaux, « spécialistes » de contrées qu’ils n’ont parfois jamais visitées et leurs juges ou censeurs politiques ainsi que l’O.N.U. qui, dix années durant, avaient vomi une haine injustifiée contre le Président Laurent GBAGBO et tous ceux qui résistaient à leur volonté de nous assujettir ? Sous le pouvoir GBAGBO, ils avaient inventé des charniers qu’ils attribuaient à ce dernier. Ces charniers, ils les ont recherchés en vain, sans pouvoir les dévoiler à la face du monde, pour la simple raison qu’ils n’ont jamais existé. Le monde, aujourd’hui affranchi de leurs montagnes de mensonges, les découvre sous leur vrai visage, leurs bras chargés de charniers dont le nombre augmente chaque jour que Dieu fait, sans aucune réaction appropriée ou indiquée de la part de ces mêmes modèles de démocratie et de civilisation.

-Madame la Procureure, est-il possible que l’horreur de Nahibly, dans les mêmes conditions, se reproduise à Paris ou face à votre résidence hollandaise, sous vos yeux, avec à vos côtés des autorités préfectorales et militaires de Paris ou de Scheveningen, sans que cela n’émeuve pour le moins du monde votre conscience et votre cœur, en tant que simple être humain sans vouloir référer à votre qualité de magistrat et de représentant légal de l’O.N.U., même si c’est à ce titre que nous vous écrivons ? « Les victimes de tous bords, toutes les victimes… »,  disiez- vous après votre prestation de serment ! Malheureusement pour nous, victimes de dix années de massacres orchestrés par la France, nous continuons  de déterrer des corps putréfiés de nos parents des nombreux puits où ils ont été enfouis par les tueurs fous des exportateurs occidentaux de la démocratie, sans qu’il n’y ait le moindre début d’enquête pour en punir les coupables. Le préfet de la ville de Duékoué ainsi que les chefs militaires f.r.c.i. continuent de vaquer tranquillement à leurs taches, parce que le massacre qui a eu lieu à Nahibly est dans « l’ordre normal des choses », c’est-à-dire nous tuer pour nous exproprier de nos terres fertiles, nous terroriser pour nous réduire au silence ? C’est mal connaître les ivoiriens ou les Wê que de s’imaginer que l’on peut les réduire au silence en leur imposant crimes et injustice ou la peur par la violence et la terreur gratuites !

A ce niveau de notre adresse à votre honorable personne, Madame la Procureure, nous voudrions vous apporter (de même qu’à toute autre conscience objective) les précisions suivantes :

-la présente lettre à vous adressée n’a rien à voir les pleurnichements de victimes résignées qui attendent leur mort certaine parce que d’autres en ont décidé ainsi. Cette lettre est pour nous un témoignage relatif à l’histoire vraie de notre pays, un témoignage de vérité à la postérité pour situer, dans ce qui se joue contre notre droit à la vie et contre notre propre volonté, sur le rôle ou alors sur la responsabilité de chaque acteur ou témoin de notre tragédie collective. Un témoignage qui, loin d’être un pamphlet de malédictions à l’endroit des néo- esclavagistes et de leurs obligés qui prétendent nous gouverner, se veut un acte d’affirmation d’une foi inébranlable : le brigand ou le criminel en armes, son maître et leur parrain (ce roi hautain de la servitude par crimes, attentats terroristes et génocides interposés) sont-ils des immortels, quand leur prétendu règne est un reniement total de tout ce qui est vie et liberté ?

-Madame la Procureure, qui, mieux que nous-mêmes, est bien placé pour écrire notre propre histoire ? Ne pensez-vous pas avec nous, Madame la Procureure, que c’est l’obstination dans le mensonge et la force (militaire) aveugle de l’Occident qui sont à l’origine des nombreux génocides où pullulent des esclaves mentaux (le cas de l’Afrique noire) d’une part et d’autre part, des nombreux attentats terroristes là où d’autres humains refusent dans une violence inouïe et dans le sang bien souvent de dizaines ou de centaines d’innocents, cette « sodomie mentale » qui veut les obliger à être tout sauf des humains (le Moyen Orient depuis des décennies, l’Afrique du nord aujourd’hui) ? La civilisation occidentale, tant vantée par ses fils et ses farouches défenseurs, pour nous, victimes africaines, est pire qu’un vampire ou un dragon qui s’est nourri et continue de s’abreuver du sang des nôtres. C’est cela même qui est la vérité et rien, absolument rien jusqu’à preuve du contraire, Madame la Procureure, ne peut détruire une telle affirmation : en 2011, ici, sous nos yeux, pour avoir pris fait et cause non point pour GBAGBO mais pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire, des français ont été assassinés à Yamoussoukro, à Abidjan par des rebelles quand bien d’autres croupissent dans les geôles ivoiriennes sans jugement et sans aucune attention de la part du pouvoir français. Alors, ce vocable « civilisation » revêt-il ici, oui ou non, Madame la Procureure, des relents ou des germes d’escroquerie ou d’arnaque morale, voire de crime contre l’humanité ? Et tous ces milliers d’enfants, de femmes et de jeunes gens, bombardés ici en Avril 2011 par l’aviation française, après ses massacres contre les mêmes ivoiriens en Novembre 2004 devant l’Hôtel Ivoire d’Abidjan, là aussi, c’est un sujet dont vous n’avez certainement pas connaissance, Madame la Procureure, alors, passons sans perdre plus de temps. Au nom de la hiérarchie ou de la catégorisation au royaume des victimes ou bien alors parce qu’un oppresseur (même puissamment armé) n’a jamais tort quand il se rend coupable de terrorisme  vis-à-vis de moins fort que lui ?

-A propos d’escroquerie morale, notre constat à nous, victimes de la guerre de dix ans de la France contre notre pays est le suivant : en fait d’escroquerie morale, il y en a beaucoup eu aussi, lors de la dernière audience du Président GBAGBO à La Haye. Sans vouloir manquer de respect à qui que ce soit, disons que l’impérialisme de l’Occident  et de ses valets doit se plier à la vérité que dans le désormais « village planétaire », la communication et les médias ont pris des années-lumière d’avance sur tous les gros mensonges fabriqués de toutes pièces dans les laboratoires de ceux qui ont pour tout programme d’évolution ou de survie l’extermination de leur prochain pour passer au pillage ses richesses et de ses biens. Nous vous le répétons ici, Madame la Procureure, constater ce n’est point insulter. De ce fait donc, surmontant sans nous en rendre compte notre douleur de victimes encore traumatisées, nous avons ri, au cours de cette audience, concernant « vos » preuves contre le Président GBAGBO. Nous abaissant devant la mémoire de toutes les vraies victimes, nous vous posons la question suivante, Madame la Procureure : à vous qui jamais n’êtes venue en Côte d’Ivoire pour mener des enquêtes pour vous situer sur la réalité même des faits, que valent les témoignages de quelques victimes triées sur le volet de la délation et de la haine (pour preuve, votre fameuse vidéo du Kenya et la présence d’un civil armé d’un lance-roquettes à la marche des femmes d’Abobo où sept de ces femmes auraient trouvé la mort, une marche dite pacifique) contre les dépositions et les preuves massives (audio, photos , vidéos, plaintes et témoignages) des enfants du peuple ivoirien qui, reconnaissons- le si nous sommes de bonne foi, a été attaqué et massacré par plusieurs fois, depuis l’an 2002?

Madame la Procureure, si nous vous disons que nous ne sommes pas de ceux qui disent que vous vous avez été « achetée », que vous êtes « la négresse de service » de l’impérialisme ou de l’O.N.U.à la C.P.I.,  que « vous avez fui l’audience après deux jours », ce n’est point pour vous attendrir ou pour rentrer dans vos bonnes grâces. Non, ce n’est point notre genre de prendre les honteux raccourcis du favoritisme, de la pitié ou de la tricherie car nos pères ou nos ancêtres ne nous ont jamais appris à ramper là où notre honneur et notre dignité sont engagés. C’est pourquoi, Madame la Procureure, plus qu’indignés par la comédie de la communauté internationale qui se moque de nos vies et de nos morts, en toute objectivité, nous vous demandons de bien vouloir ne plus nous servir l’insulte que vous avez lancée à nos consciences de victimes en tout début d’audience quand vous avez dit comme ça : « on n’est pas ici pour dire qui a remporté ou non les élections ». Ou bien alors, rendez tout simplement leur tablier qui se souille chaque jour un peu plus du sang d’ivoiriens innocents (et ce depuis dix ans) à ces corsaires des temps nouveaux qui, contre toute bonne convenance, se sont arrogés le droit ( ?) de mener le monde vers sa perte. Sinon, les charniers et autres fosses communes de nos parents et compatriotes sont légions qui attendent que vous rendiez justice à qui de droit, pour briser la tempête qui vient et qui va dévaster le bal grotesque et satanique qui nous est servi jusqu’à présent. Ceci, dans un contexte où les prisonniers et les vraies victimes de la loi des vainqueurs ont et gardent pour eux, aussi surprenant que cela puisse être, l’assurance, la sérénité, le sourire et la liberté, contrairement à leurs bourreaux et à leurs juges qui semblent souffrir depuis cette audience, du sommeil troublé de la femme de Ponce Pilate.

Madame la Procureure, n’est-ce pas une évidence qu’il est désormais établi que la morale et la justice humaines sont entrées en procès dans votre institution de la C.P.I. depuis une nuit de Novembre 2011 qui a vu la déportation du Président Laurent GBAGBO ? Plus qu’une question, cette interrogation est un défi qu’il nous revient, vous et nous tous, en tant qu’humains, de relever. Car, contrairement à Robert ZIMMERMANN alias Bob DYLAN (le chanteur de folk américain et « roi » du protest-song) qui chantait dans un de ses tubes (Blowing in the wind) : « the answer is blowing in the wind », « la réponse est dans vent qui souffle », nous, victimes de Nahibly et de toute la Côte d’Ivoire profonde qui a été attaquée et massacrée, nous disons que la réponse à toutes nos tribulations (y compris le malaise profond de nos bourreaux et de leurs maîtres) est dans la conscience de chacun, libéré du joug qui l’asservit, afin d’apporter au musée de l’Histoire et de la Civilisation le témoignage de notre combat pour l’honneur, la dignité et la libération des peuples opprimés. S’il vous plaît, Madame la Procureure, ouvrez véritablement les yeux et tendez plus l’oreille en direction de l’Afrique (à travers villes, champs et hameaux) et le macadam des rues des cités occidentales et vous aurez compris que les dirigeants autoproclamés de ce monde sont bien en retard d’un désir exacerbé d’une mutation profonde. 

Merci, Madame la Procureure, d’accorder une attention particulière au présent message et que Dieu, dans Sa miséricorde vous inspire, vous guide et vous garde.


Duékoué, le 12 Mars 2013.  

Pour le Collectif des victimes de Nahibly : Emmanuel CALEB.

dimanche, 10 mars 2013

SOGONA BAMBA: VOLEUSE D'IMAGES ET MANIPULATRICE DE MEDIAS POUR «TUER» GBAGBO

 

SOGONA BAMBA. MANIPULATRICE.jpg


Voleuse et « détourneuse » d’images, adepte dévergondée de la manipulation médiatique au service d’Alassane Dramane Ouattara et de ses maîtres impérialistes. Sogona Bamba est tout cela à la fois. Elle est même plus, puisque tuer politiquement le président Laurent Gbagbo par les moyens les plus perfides fait partie de ses basses œuvres de prédilection.

 
Au plus fort de l’épisode post-électoral de la crise qui déchire la Côte d’Ivoire depuis la tentative de coup d’Etat de septembre 2002, Sogona Bamba occupe le poste stratégique de conseillère en Communication de Ouattara. Elle est donc une pièce de la nébuleuse d’officines tissée par Ouattara et ses maîtres pour manipuler l’opinion dans le dessein de renverser Laurent Gbagbo. 

L’histoire est connue. C’est le 1er avril 2011 que Sogona Bamba se révèle au monde sur le plateau de la chaîne de télévision France 24, au cours de l’émission Débat dont le thème est, ce jour-là, « Côte d’Ivoire. La guerre civile. » Sous les regards complaisants et approbateurs des journalistes de ce média qui a fait du soutien à Alassane Dramane Ouattara une véritable gageure, Sogona Bamba brandit devant les caméras une photographie montrant un homme en flammes. Les commentaires de la conseillère de Ouattara ne laissent aucun doute sur la cible et l’objectif visés par ses commanditaires. « Oui ils [les FRCI - Foces républicaines de Côte d’Ivoire - pro-Ouattara] descendent vers le sud, et je pense que c’est par légitime défense, parce que vous ne pouvez pas avoir un monsieur qui a gouverné un pays, et qui peut accepter de laisser ses partisans brûler des jeunes comme ça ! Vous ne pouvez pas ! Aujourd’hui, on ne peut pas regarder ça. […] Il faut montrer ce que les hommes de Gbagbo ont fait, c’est donc une légitime défense ! » 

Aucune méprise n’est possible sur la cible des officines qui ont mis Sogona Bamba en mission. Il s’agit d’ « un monsieur », Gbagbo, et de ses « hommes ». L’objectif est tout aussi visible. Il est double, au moins. Il s’agit, d’une part, de diaboliser le président Gbagbo en le représentant injustement sous les traits d’un sanguinaire et, d’autre part, de justifier les massacres de masse commis par les forces de Ouattara dans toute la Côte d’Ivoire et particulièrement à l’ouest du pays. En effet, au moment même où Sogona Bamba se livre à son exhibition sur France 24, les sbires de Ouattara - Frci, dozos, milices en tout genre dont celle d’Amadé Ourémi, etc. - se livrent méthodiquement à des massacres de centaines de civils Guérés à Duékoué. La concomitance de l’annonce de Sogona Bamba et des massacres n’est pas fortuite. Elle s’inscrit dans le projet machiavélique d’élimination du président Gbagbo. 

Quelques temps après, la grosse arnaque est découverte. La photographie brandie par Sogona Bamba devant les caméras de France 24 n’a pas été prise en Côte d’Ivoire mais dans un autre pays africain. Le Kenya ou l’Afrique du sud, peu importe. Les faussaires ont même pris soin d’effacer un ou deux agents de forces de l’ordre - selon l’angle de la prise de vue - dont les tenues indiquent qu’ils ne sont pas ivoiriens (Voir photographies ci-dessous) Il y a indéniablement faux et usage de faux. 

Le vol d’une photographie dans l’histoire d’un pays étranger et son intégration pernicieuse dans l’iconographie de la guerre post-électorale en Côte d’Ivoire ne peuvent être l’effet du hasard. Ils sont prémédités et participent d’un plan général de manipulation médiatique concocté par les hommes de main d’Alassane Dramane Ouattara. Le détournement et l’utilisation de cette photographie usurpée ou d’une autre venue d’ailleurs, près de deux ans plus tard, pour étayer les accusations de la Cour pénale internationale (Cpi) contre le président Gbagbo montrent bien qu’il y a préméditation. Ces actes ajoutent même aux circonstances aggravantes de la vacuité de ces accusations. 

La présence de preuves fabriquées de toutes pièces dans le dossier d’accusation du président Gbagbo jette le discrédit sur la Cpi. Le délit de faux et usage de faux ne lui laisse que le choix de la libération du président Gbagbo. Sauf à vouloir prouver que la Cpi peut s’affranchir des normes élémentaires du droit positif. Sauf à admettre, contraint et forcé par ses géniteurs, que le faux peut prospérer et faire foi devant la Cpi pourtant présentée par ses thuriféraires comme le nec plus ultra de la fameuse « justice internationale. » Les commanditaires de la Cpi finiront par convaincre même les plus sceptiques que leur chose est bien au service de l’impérialisme international et que sa mission consiste à flétrir les faibles, par tous les moyens, et à blanchir les puissants, à tout prix. 

L’Histoire a retenu des exemples fameux de manipulations médiatiques. Pour fabriquer les charniers de Timisoara, en Roumanie, en décembre 1989, les manipulateurs ont déterré des morts d’un « cimetière des pauvres » et les ont « offerts complaisamment à la nécrophilie de la télévision. » (Ignacio Ramonet in Le Monde diplomatique, mars 1990). Les images de ces faux charniers ont donné lieu à une virulente campagne qui a couvert les médias de discrédit. Les charniers de Timisoara rappellent celui de Yopougon que beaucoup attribuent aux manipulateurs nécrophiles du Rassemblement des républicains (Rdr) d’Alassane Dramane Ouattara. 

Aujourd’hui, il est indéniablement établi que l’affaire des armes de destruction massive de Saddam Hussein n’était qu’une campagne mensongère orchestrée par les Etats-unis d’Amérique de Georges Bush et leurs alliés. Cette manipulation fait penser aux obus que Ouattara et la Cpi accusent, sans la moindre enquête, le président Gbagbo d’avoir lancé sur un marché de la commune d’Abobo en mars 2011. Des obus si intelligents qu’ils ont su faire le tri entre les Ebriés, les Baoulés, les Bétés, les Abeys, les Guérés, etc., qui se côtoient sur ce marché pour ne tuer que des Dioulas partisans de Ouattara. 

Sogona Bamba a franchi les limites du mensonge avec sa photo volée et truquée. Elle est même allée au-delà de l’imposture. Le titre de députée béni-oui-oui de Tafiré, Badikaha et Niediekaha qui lui a été gracieusement offert comme salaire de la débauche et de la perversion intellectuelle par son gourou Ouattara lui sied à merveille. Circonstance aggravante, Sogona Bamba s’est installée dans une attitude de défiance face à la stigmatisation de son imposture. Effarouchée par la menace de poursuites judiciaires évoquée par un quotidien ivoirien, Sogona Bamba est montée sur ses grands chevaux pour attaquer les « donneurs d’ordres pro-Gbagbo qui sont sûrement derrière cette fronde dérisoire et ridicule » sur « la base d’une puérile et unique photo (sic) », avant de conclure : « J’attends avec bonheur et impatience leur plainte. » (Le Patriote, samedi 02 juin 2012). 

Sogona Bamba n’a rien inventé. La défiance arrogante et naïve est l’une des caractéristiques des marionnettes de l’impérialisme, lorsqu’elles fantasment sur une protection supposée indéfiniment acquise de leurs maîtres. Commères et mégères peuvent nourrir l’illusion d’être des lumières. 

Sogona Bamba ne perd rien pour attendre les poursuites judiciaires qu’elle appelle de tous ses vœux. Le jugement de l’Histoire la jettera dans les poubelles puantes des temps sales. Elle y retrouvera sa photo volée et truquée. 
 

Par Deuxer Céi Angela. L’œil du juste


Source: AFRIK53.COM

samedi, 09 mars 2013

ALTIT - AFFAIRE GBAGBO: «C'EST L'AVENIR DE LA COTE D'IVOIRE QUI EST EN JEU»


MAITRE EMMANUEL ALTIT.JPG

Emmanuel Altit, avocat de Laurent Gbagbo, a exposé sa vision des faits qui se sont déroulés en Côte d'Ivoire.


Emmanuel Altit, avocat du président déchu, revient sur l'audience de confirmation des charges qui s'est déroulée à la Cour pénale internationale. Interview.

 

Laurent Gbagbo, ex-président de Côte d'Ivoire, est soupçonné de crimes contre l'humanité par le procureur de la Cour pénale internationale. Fin février, au moment où l'audience de confirmation des charges se déroule à La Haye, Amnesty International publie un rapport intitulé "Côte d'Ivoire. La loi des vainqueurs". L'ONG pointe du doigt les exactions commises contre des partisans de Laurent Gbagbo. Elle s'inquiète que le bureau du procureur de la CPI n'ait pas encore annoncé "l'ouverture de l'enquête à des événements antérieurs" aux violences post-électorales de 2010. Jusqu'à aujourd'hui, le clan Ouattara n'a pas été inquiété par la justice internationale. La France est intervenue militairement dans la chute de Laurent Gbagbo, tandis que les Nations unies ont endossé tour à tour le rôle de force de maintien de la paix et de négociateur. Emmanuel Altit, avocat de Laurent Gbagbo, revient pour Le Point.fr sur sa ligne de défense. Et décrit une "autre réalité". Entretien.


Le Point.fr : Laurent Gbagbo a été arrêté il y a bientôt deux ans, le 11 avril 2011. Depuis cette date et jusqu'à aujourd'hui, quel a été son parcours ? 

Emmanuel Altit : Laurent Gbagbo a été arrêté dans des conditions terribles, après un assaut donné par les forces françaises et les rebelles. Il y a eu une intervention extrêmement brutale des rebelles. Les personnes qui se trouvaient dans la résidence ont été battues, poignardées, molestées. Laurent Gbagbo a passé deux jours à l'hôtel du Golf, le QG d'Alassane Ouattara. Puis il a été transféré dans le nord de la Côte d'Ivoire le 13 avril à Korhogo, où il est resté jusqu'au 29 novembre 2011. Il était gardé par un chef de guerre, le commandant Fofié, soupçonné de crimes très graves. Il a été arrêté et détenu sans mandat et sans aucun titre judiciaire. Ses droits ont été violés. Nous avons essayé d'aller le voir dès juin 2011, mais nous n'y sommes parvenus qu'en octobre. Au moment où nous l'avons rencontré, Laurent Gbagbo était dans un grand état de fatigue, aggravé par ses conditions de détention. Le 29 novembre 2011 a eu lieu une audience à Korhogo durant laquelle les avocats n'ont pas pu réellement s'exprimer. Leur demande visant à obtenir quelques jours supplémentaires pour préparer la défense a été rejetée. On leur a même affirmé, à l'issue de l'audience le 29 novembre au soir, que Laurent Gbagbo allait réintégrer sa cellule, alors qu'il était déjà dans l'avion pour La Haye. Cet enlèvement, appelons-le comme ça, puisque cela ne répondait à aucune norme juridique applicable, a été décidé quelques jours auparavant, après une réunion à Paris entre Alassane Ouattara et le procureur de la CPI de l'époque, Luis Moreno Ocampo. À partir de son arrivée à La Haye, il a été traité avec décence, mais a mis du temps à récupérer. 

L'audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo, soupçonné de crimes contre l'humanité, a eu lieu à la Cour pénale internationale du 19 au 28 février. Le procureur lui reproche quatre événements qui ont tous eu lieu lors de la période post-électorale, du 16 décembre 2010 au 12 avril 2011. Votre ligne de défense a consisté, dès le début, à revenir sur les événements qui ont eu lieu avant les élections de 2010. Pourquoi ?

Le procureur est particulièrement discret sur tout ce qui s'est passé entre 2002 et 2010. Il a voulu faire porter la responsabilité du conflit sur les seules épaules du président Gbagbo. Avant 2010, il y a eu un certain nombre de coups d'État. À chaque fois, les rebelles venaient du Burkina Faso, parvenaient en Côte d'Ivoire et attaquaient différents endroits, notamment Abidjan. En 2002, après plusieurs échecs, les rebelles mettent la main sur la moitié nord du pays. Ces rebelles ont mis le nord du pays en coupe réglée, pratiquant extorsions à grande échelle, pillages, meurtres, viols, trafics en tout genre (cacao, diamants, or, armes). Les chefs des rebelles sont soupçonnés par de grandes ONG de défense des droits de l'homme de crimes très graves. Voilà la vérité des choses. Il y avait une guerre depuis 2002 et les événements de 2010 en sont la suite logique. Le président Gbagbo n'a cessé de tenter de parvenir à un accord avec les rebelles pour réunifier le pays. En 2003, il les fait entrer au gouvernement et leur confie des ministères importants : Défense, Affaires étrangères, etc. En 2007, il nomme même le chef de la rébellion, Guillaume Soro (désormais président de l'Assemblée nationale, NDLR), Premier ministre. À l'époque, ces tentatives de conciliation lui seront reprochées, certaines personnes craignant que les rebelles jouent un double jeu, qu'ils n'acceptent des postes que pour mieux se saisir du pouvoir.

Vous vous êtes demandé devant la Cour pourquoi des membres du clan Ouattara qui ont commis des exactions ne comparaissent pas, eux aussi, devant la CPI. En faisant cela, ne cherchiez-vous pas à politiser l'affaire ?

Le procureur n'a pas suffisamment précisé le contexte. Il nous appartenait de reconstituer la vérité historique : il y avait une guerre depuis le 19 septembre 2002. Ce qui s'est passé après les élections de 2010, c'est la continuation de cette guerre. Cela change tout. Car, dans cette optique, qui attaque ? Les rebelles. Qui tente de s'emparer du pouvoir ? Les rebelles. Cela donne une clé de compréhension différente. Le procureur, en ne tenant pas compte des faits antérieurs à 2010, donnait à penser que, soudainement, le président Gbagbo avait décidé de refuser le verdict des urnes et de s'attaquer de manière gratuite aux supporteurs de son adversaire. Ce n'est pas la vérité. Il est difficile de reconstituer dans une cour la vérité, mais il est nécessaire de vouloir reconstituer quelque chose qui s'en approche. Si l'on donne à voir une réalité différente, on comprend que le récit du procureur n'est pas forcément le bon. 

L'audience de confirmation des charges s'est achevée le 28 février. Quelle est la suite de cette affaire ?

Nous déposons les écritures de la défense le 28 mars. La Cour aura ensuite soixante jours pour se décider. Il y a quatre possibilités. La première est que les juges estiment que les éléments étayant les accusations du procureur ne sont pas convaincants. Deuxièmement, les juges peuvent confirmer seulement certaines charges et en infirmer d'autres. Ils peuvent également confirmer l'intégralité des charges. Enfin, les juges peuvent demander au procureur des précisions ou un complément d'enquête. Il faut bien comprendre que c'est un dossier important, car c'est l'avenir de la Côte d'Ivoire qui est en jeu.


Propos recueillis par 


Source: LE POINT

BERNARD HOUDIN - GBAGBO: CRIMINEL OU DEMOCRATE?

BERNARD HOUDIN.jpg

1er mars 2013. Bernard Houdin, conseiller spécial et représentant du porte-parole de Gbagbo pour l’Europe et l’Amérique, revient pour Marianne, sur les contre-arguments des avocats de l’ancien président.


Après avoir comparu pendant dix jours devant la Cour pénale internationale de La Haye (CPI), l’ancien président de Côte d'Ivoire devra attendre encore plusieurs semaines pour connaître son sort : la liberté ou un procès. Procès à haut risque, selon son conseiller spécial Bernard Houdin qui conteste ici point par point les charges de crimes contre l’humanité présentées par l’accusation.

 

C’est au plus tard le 28 mai prochain que la Cour pénale internationale (CPI) dira si oui ou non Laurent Gbagbo, 67 ans, président déchu de la Côte d’Ivoire, devra être jugé pour «crimes contre l’humanité».

Pendant dix jours, les magistrats ont tenté de déterminer si les éléments de preuve rassemblés par l’accusation justifiaient la tenue d’un éventuel futur procès. D’après la Gambienne Fatou Bensouda, la procureure de la CPI interrogée par l’hebdomadaire Jeune Afrique, «sans l’implication de Laurent Gbagbo, tous les crimes commis durant la crise post électorale ne l’auraient jamais été.»  Il serait le «coauteur indirect» d’un plan visant à conserver le pouvoir, malgré l’élection (controversée) d’Alassane Ouattara, y compris en recourant aux meurtres et à la violence, laquelle fit près de 3 000 victimes dans les deux camps. «Il élaborait sa stratégie avec un groupe de proches mais il était le principal coordonateur des exactions» estime Fatou Bensouda. Pour Eric McDonald, un de ses magistrats, «les attaques des forces pro-Gbagbo entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011 revêtaient un caractère généralisé et systématique (…) contre des communautés ethniques ou religieuses spécifiques.»  

Au dernier jour de l’audience de confirmation des charges, le 28 février, pour la première fois depuis sa comparution devant la CPI en décembre 2011, Laurent Gbagbo a pris la parole. «Toute ma vie, j’ai lutté pour la démocratie », a expliqué celui qui connut à plusieurs reprises les geôles d’Houphouët-Boigny. « Je n’ai jamais cru que la Côte d’Ivoire allait s’en sortir par la guerre, je n’ai jamais cru çà, j’ai toujours cru qu’on s’en sortirait par la discussion.»

Pourquoi, selon vous, la CPI ne peut renvoyer Laurent Gbagbo en procès? 

Bernard Houdin: D’abord pour des raisons strictement juridiques d’irrecevabilité, comme l’a magistralement démontré à l’ouverture de l’audience, le 19 février, un des avocats du président, le Pr Jacobs, de l’université de Leiden, lequel a d’ailleurs formé plusieurs des juges de la CPI. 

Dans ses nombreux arguments, j’en retiens un. Depuis la prise de pouvoir d’Alassane Ouattara, à plusieurs reprises l’état ivoirien s’est dit parfaitement en mesure d’instruire et juger, avec son propre système. La Côte d’ Ivoire n’est ni la Somalie, ni le Sierra Leone. Pour que la CPI se saisisse, il aurait donc d’abord fallu que Laurent Gbagbo soit jugé dans son propre pays.

Par ailleurs, la notion de coauteur indirect entretient une totale confusion sur les responsabilités supposées du président dans les violences qu’on lui reproche. Et où sont les autres auteurs? 

Sur le fond, la comparution de Laurent Gbagbo devant la CPI est une entreprise politique, en contradiction flagrante avec la déclaration d’indépendance autoproclamée de cette juridiction.  Il ne faut pas oublier que son transfert à La Haye y a été précédé par le déplacement du procureur de la République du nouveau régime (celui d’Alassane Ouattara, ndlr) accompagné… du ministre français de la Justice de l’époque. Cela pose un problème, non?

Entre autres, l’accusation a retenu quatre gros dossiers à charge. Vous les contestez? 

Prenons les un par un. Il y a d’abord la répression, soi disant aveugle, d’une marche, soi disant pacifique, des pro Ouattara sur la RTI, la télévision nationale ivoirienne. Des images des télévisions françaises ont confirmé ce que nous affirmons depuis longtemps : loin d’être pacifique cette marche était infiltrée par des éléments rebelles armés, venus d’Abobo (immense quartier d’Abidjan, réputé favorable à Alassane Ouattara et qui abritait plusieurs groupes rebelles pendant la crise, ndlr) ou de l’hôtel du Golf (le QG  de Ouattara jusqu’à la chute de Gbagbo, ndlr).  Face à la menace, les forces de sécurité ont fait leur travail.

Et la marche des femmes d’Abobo, réprimée dans le sang (sept tuées par balle, ndlr)... Elles aussi étaient infiltrées? 

Parlons-en! On attribue aux forces loyalistes (FDS) la responsabilité de ce drame. Mais un livre («Abobo la guerre » de Leslie Varenne, éditions Mille et Une Nuits),  a démontré, sans qu’il fût  à ce jour jamais contesté ni attaqué, que cette marche a été instrumentalisée par Guillaume Soro (l’actuel Premier ministre d’Alassane Ouattara, ancien chef des rebelles lors du coup d’état de 2002, ndlr) afin de créer des incidents graves et d’en faire porter la responsabilité à Laurent Gbagbo.

Vous savez que la journaliste en question, correspondante de la Tribune de Genève, n’était pas particulièrement pro-Gbagbo et considérait d’ailleurs qu’Alassane Ouattara avait été normalement élu. On ne peut donc lui reprocher un point de vue partisan. A Abobo, elle a travaillé pendant plusieurs mois au contact du fameux Commando Invisible (une des factions rebelles contre laquelle Soro et Ouattara se sont ensuite retournés, tuant son chef Ibrahim Coulibaly dit IB, ndlr), au plus près donc de ce qui se passait réellement.

Son enquête sur cette tuerie est édifiante. Sur la foi des informations venues de l’hôtel du Golf (QG de Ouattara, ndlr) les femmes en question pensaient manifester en toute tranquillité, protégées par le Commando Invisible. Or les hommes d’IB n’étaient au courant de rien et le parcours choisi par le RDR (la formation de Ouattara, ndlr) était loin d’être sans risque. La preuve, puisqu’elles ont croisé des chars des FDS. L’accusation prétend que ce sont eux qui ont tiré sur les femmes mais pourquoi alors ont-elles été touchées dans le dos?

Manip aussi le bombardement du marché de Siaka Koné, toujours à Abobo? 

Ces supposés bombardements ne sont étayés que par des témoignages au demeurant fort contradictoires. Sur place en tout cas on n’a relevé aucun impact, aucun cratère susceptible d’avoir été causé par une bombe!

Le dernier point concerne les violences et exactions perpétrées contre des populations dioulas le 12 avril à Yopougon, fief des partisans de Laurent Gbagbo? 

Une précision d’abord: cette idée que les quartiers à Abidjan seraient racialement et politiquement totalement homogènes ne correspond pas à la réalité. Mais passons. Le 12 avril Laurent Gbagbo est dans l’hélicoptère qui le conduit vers son lieu de détention forcée de Korhogo. Dès sa chute, acquise uniquement grâce à l’intervention de militaires français, les bandes rebelles se sont répandues dans de nombreux quartier d’Abidjan et notamment à Yopougon où elles ont commencé à piller et tuer. Que des individus ou des groupes d’individus se soient constitués en groupe d’auto défense ne fait guère de doute mais rien, absolument rien ne démontre un plan machiavélique de nettoyage ethnique ordonné préalablement à son arrestation par Laurent Gbagbo.

Pour sa première prise de parole depuis sa comparution, Laurent Gbagbo a peu parlé hier (28 février). Il n’avait rien à dire aux juges? 

Le président n’allait pas refaire l’audience et reprendre les arguments de ses avocats… Il a en tout cas témoigné son respect à la Cour en étant constamment présent, à l’inverse de la procureure qui est partie dès le troisième jour. C’est un peu cavalier comme comportement alors que c’est la première fois que la CPI, en tant que tel,  doit se prononcer sur le sort d’un chef d’état africain. Gbagbo a dit ce qu’il avait à dire: de 2002 à 2011 il a toujours fondé son action sur le respect du droit et de la Constitution.

L’accuser d’un plan machiavélique pour rester au pouvoir est absurde! C’est lui qui a crée la commission électorale indépendante, composée essentiellement d’opposants, lui qui a autorisé Ouattara  à se présenter (en dépit de la controverse ancienne sur sa nationalité, ndlr) lui encore qui a imposé le bulletin de vote unique et un équilibre des temps de parole pendant la campagne électorale! Cela en fait un dictateur bien singulier…

Comment voyez-vous la suite… 

La CPI se veut indépendante. Dans ce cas, elle doit dire le droit et rien que le droit et rejeter le storytelling matraqué ad nauseam depuis des mois par certains milieux politiques et relayés par la majorité des médias français. Elle doit libérer Laurent Gbagbo et ouvrir ainsi la voie à la réconciliation nationale dont la Côte d’Ivoire a tant besoin pour préparer son avenir et son développement. Et ce, quelle que soit la position future de Gbagbo dans le pays.

Dans le cas contraire? 

Outre que la Cour foulera aux pieds le droit, on peut craindre des dégâts politiques et humains dont elle sera redevable.

 

Source: MARIANNE.NET