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jeudi, 10 janvier 2013

LA COTE D'IVOIRE SOUS OUATTARA - NATHALIE YAMB: «UN ETAT MALFAITEUR ET MALFAISANT»

 

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«Si M. Ouattara est si sûr de son plan, qu’il en débatte avec le Pr Koulibaly en direct à la télévision»

 

Nathalie Yamb, conseillère exécutive à LIDER (Liberté et Démocratie pour la République) s’est ouverte à l’Intelligent d'Abidjan. Dans cet entretien, elle fait le tour de l’actualité socio-politique en Côte d’Ivoire.

 

Le début d’année a été sombre pour la Côte d’Ivoire. Vos commentaires sur la bousculade du 1er janvier?

Nathalie YAMB : A LIDER, nous sommes profondément choqués par ce qui s’est passé et toute notre compassion va aux familles des victimes et aux rescapés de cette tragédie, qui n’avait pas lieu d’être. Les morts du 1er janvier sont dus à l’inconscience du gouvernement. Je me serai attendue à une démission collective de celui-ci. Mais non ! L’on dissout le gouvernement quand le parlement tente de faire son travail, mais on le maintient en place quand il se rend responsable de la mort d’une soixantaine d’enfants. Les conséquences des conclusions de l’enquête préliminaire du Parquet sont pourtant limpides. La rue mal éclairée est de la responsabilité du District dirigé par M. Beugré Mambé, donc des pouvoirs publics, donc de l’Etat. Le constat du nombre insuffisant de forces de sécurité accuse directement le ministère en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, donc l’Etat. La chaussée était rétrécie du fait de troncs d’arbres qui l’encombraient et de la clôture d’un chantier qui empiétait sur la voie publique. Le propriétaire de cet immeuble en construction qui s’approprie l’espace public comme s’il était sien, serait Guillaume Soro, ci-devant président de l’Assemblée, qui est donc co-responsable de l’homicide involontaire de toutes les personnes qui ont perdu la vie dans cette bousculade. L’Etat est ainsi non seulement malfaiteur, mais également malfaisant. Il fait mal, il fait ce qui est mal, il fait du mal. Avec cette débauche de milliards dépensés pour les feux d’artifices meurtriers et l’escroquerie des Koras, le gouvernement a montré ce qu’il sait faire de mieux : faire du spectacle et se donner en spectacle. Alors que la seule chose que les populations attendent est qu’on mette enfin en place les politiques promises qui réconcilient et sortent de la pauvreté. Au lieu de cela, le régime les jette dans la mort et les affame.

Le Président de la République a pourtant dressé un bilan satisfaisant de l’action de son gouvernement pour l’année 2012 à l’occasion de ses vœux de fin d’année.

NY : Ce message ne peut, d’évidence, s’être adressé aux populations ivoiriennes. Elles connaissent trop la réalité qui les frappe. Trois jours après ces vœux d’artifice, le gaz et l’essence ont augmenté sans préavis, sans campagne d’information et surtout, sans raison. Et quelles augmentations !! 11% pour la bonbonne de 6 kg, 30% pour celle de 12,5 kg et 106% pour celle de 28 kg. Depuis 2011, ce gouvernement est constant dans sa nuisance envers le portefeuille et le bien-être des Ivoiriens. Après les denrées de première nécessité, comme le riz, l’huile, le savon, le pain, les tomates, les oignons, c’est maintenant au tour du gaz et de l’essence, avant l’électricité puis les transports. On ne peut pas augmenter l’essence sans que cela n’induise une augmentation des prix du transport et un nouvel accroissement des prix des denrées de première nécessité. Pendant ce temps, on nous parle de croissance et d’émergence. L’on apprend que les autorités disent que la subvention du super sans plomb coûtait 40 milliards de FCFA par an à l’Etat et les arriérés des pouvoirs publics relatifs au gaz domestique s’élevaient à 25 milliards. Mais ces 65 milliards ne représentent absolument rien pour nos nouveaux gouvernants milliardaires.

Le Président a affirmé que même si l’argent ne circule pas, l’argent travaille.

NY : Il travaille où ? Il travaille pour qui ? C’est un pillage sans précédent qui a lieu, et les Ivoiriens sauront s’en souvenir et y mettre fin en élisant un nouveau président en 2015. Un président qui saura libérer le marché de l’entreprise créateur d’emplois. Un président qui saura faire cesser les monopoles spoliateurs filés de gré-à-gré. Un président qui saura réconcilier les Ivoiriens. Un président qui sera exemplaire et rigoureux. Un président qui sanctionnera ceux qui pillent les fonds publics. Un président qui interdira à tous les hauts fonctionnaires, d’aller se faire soigner à l’étranger pendant que le peuple se meurt dans des structures médicales de 6ème zone. Un président qui rendra la terre à ses propriétaires légitimes, les paysans, au lieu de la garder par devers lui dans le giron de l’Etat. Un président qui rendra sa souveraineté monétaire à la Côte d’Ivoire, tout en l’ouvrant sur le monde. Un président qui limitera lui-même ses pouvoirs pour se mettre au service du peuple et non pour le dominer. Un président qui inspirera la confiance. Un président qui admettra que ce n’est pas l’argent qui travaille, mais les hommes. Un président qui n’aura pas besoin de faire de la prestidigitation communicationnelle parce que l’argent circulera, et que tout le monde le verra et le ressentira, pas seulement une poignée de privilégiés proches du pouvoir.

Que pensez-vous de la situation sécuritaire en ce début d’année 2013 ?

NY : C’est une immense catastrophe. La place d’une armée en temps de paix se trouve dans les casernes et non dans les contrôles de police sur l’ensemble du pays. Le contrôle du territoire par les Frci dix-huit mois après leur l’accession au pouvoir prouve deux choses: soit nous sommes en état de guerre permanent, soit les Frci, bien qu’ayant le pouvoir, ont échoué à sécuriser les populations et les terrorisent au quotidien. Il est évident que les Frci sont là pour faire la guerre. En général, ce sont elles qui attaquent les populations civiles. Et les quelques fois où elles ont-elles-mêmes été attaquées, il s’agissait aussi bien de règlements de compte internes que d’offensives contre elles. Les Frci, depuis leur institution comme armée du Rdr mise à la disposition de Ouattara pour gouverner, se montrent totalement réfractaires à la République. Ce n’est pas étonnant compte tenu du fait qu’elles sont, quoi qu’on fasse, les rejetons des Fafn et les avatars du Mpci. Ce sont des forces rebelles qui haïssent profondément la République, qu’elles ont combattu depuis 2002. Elles constituent désormais les Factions Répressives de Côte d’Ivoire à la solde du régime pour pérenniser la dictature qui prévaut depuis le 6 mai 2011.

Le président de votre parti, le Pr. Mamadou Koulibaly, a suggéré que la réforme de la sécurité soit confiée à l’Onu. Une telle proposition est-elle réaliste ?

NY : Non seulement elle est réaliste, mais c’est la seule option possible et elle doit être réalisée dans les plus brefs délais. Le désordre de l’armée ivoirienne remonte à la décision d’Houphouët-Boigny de nommer le colonel Guéi à la tête de l’Etat-major, l’imposant ainsi comme supérieur hiérarchique à des militaires plus capés et plus haut gardés que lui. Des généraux se sont alors retrouvés sous les ordres d’un colonel! C’est à partir de ce jour-là, lorsque les principes de l’ancienneté et de la hiérarchie ont été bafoués par Houphouët, que des soldats se sont dits que plus rien ne les empêchaient d’inverser la chaine de commandement, fut-ce en faisant des coups d’Etat. Et depuis, aucun de ceux qui se sont succédé à la tête de l’Etat n’a eu le courage d’engager les réformes nécessaires. Pourtant, le gouvernement dispose de toutes les données utiles pour diagnostiquer le mal et y remédier une fois pour toutes. Gbagbo déjà n’avait pas osé prendre le problème à bras le corps. Quant à Ouattara, il est parfaitement incapable d’y apporter une solution, d’autant plus que ce n’est qu’à travers cette milice qui tient lieu d’armée régulière qu’il peut asseoir sa tyrannie. Je parle de milice, parce qu’elle est constituée de jeunes paysans, gardiens de troupeaux, mécaniciens, employés de maison, élèves, désœuvrés qui ont été armés pour exécuter des missions militaires et de police sans la moindre formation. A LIDER, nous disons qu’il faut une réforme profonde du secteur sécuritaire. Il faut des écoles militaires dignes de ce nom, il faut ré-inculquer les valeurs du respect et de la République à nos soldats, il faut procéder au désarmement de tous ces miliciens enrôlés par les hommes politiques pour défendre leurs fauteuils, qui ne savent que tuer mais pas combattre. Au point où nous en sommes arrivés, il serait judicieux que le secteur de la sécurité soit momentanément retiré des prérogatives du ministre de la Défense-Président de la République, dont l’incapacité notoire à gérer ce dossier sensible n’est plus à démontrer depuis deux ans qu’il est au pouvoir. Si le mandat de l’Onuci est bien la protection des populations civiles, alors il faut qu’elle nous reconstruise sans tarder une armée républicaine.

Mais cela ne signifie-t-il pas une perte de souveraineté ?

NY : Mais de quelle perte de souveraineté parlez-vous ? Nous vivons dans un pays où les ministres ont tellement peu confiance en leur propre politique sécuritaire qu’ils ont planqué leurs familles à l’étranger. Nous vivons dans un pays à propos duquel toutes les organisations humanitaires internationales relèvent la violence d’Etat, les actes de torture et les exactions quotidiennes commises par les Frci. Soyons sérieux. Si on veut parler de souveraineté, alors libérons-nous du franc cfa, libérons-nous de la dette. Mais là, il s’agit de notre sécurité à tous, pas seulement celle du clan au pouvoir. Comme les casques bleus ne peuvent pas être partout sur le territoire, la meilleure solution, celle qui fait le plus de sens, c’est de leur confier la réforme du secteur. Ils extirperont ceux qui n’ont rien à y faire, mettront de l’ordre dans le fouillis qui y règne depuis des décennies, remettront sur pied une armée républicaine, constituée de soldats qui seront formés pour sécuriser les frontières et non tuer les populations civiles ; de policiers et de gendarmes qui assureront la sécurité publique des biens et des personnes, avec les équipements nécessaires pour cela. Quand ils auront fini, la confiance reviendra peut-être entre l’armée et la population, et l’on pourra alors aller à des élections réellement sécurisées.

Justement, parlant des élections, votre parti refuse d’y prendre part et a claqué la porte du CPD. Que signifie ce coup d’éclat ?

NY : Cette réunion n’avait pas d’autre but que de bluffer les partenaires étrangers du régime, en l’occurrence à l’occasion du gasoil de la directrice générale du Fmi à Abidjan, relativement à ses capacités d’instaurer des pratiques démocratiques. On convoque les opposants pour faire risette sur une photo de famille à l’intention de la communauté internationale alors que le reste du temps, on les violente, on les brime, on les ignore, on les persécute, on tente de les éliminer! A LIDER, nous refusons de nous laisser instrumentaliser à cet effet par le gouvernement. Ce qui est ressortit de la rencontre confirme la mascarade et la vacuité de cette réunion. J’ai entendu le Premier ministre dire que le gouvernement avait proposé un financement aux partis politiques pour aller aux élections. Certains s’en contenteront peut-être et sont pleinement satisfaits de servir de faire-valoir du gouvernement tant que cela leur rapporte quelques sous, mais ce n’est pas le cas de LIDER. Nous ne voulons pas l’aumône de la part du gouvernement ! Nous voulons un statut formel pour l’opposition politique en Côte d’Ivoire et, comme l’a dit le Pr Koulibaly sur les ondes de Rfi hier matin, c’est en tant que membre de l’opposition statutaire que nous reprendrons notre place à la table du CPD, pour discuter des questions électorales, sécuritaires, judiciaires, des réformes du foncier, du recensement de la population etc. Que monsieur Kablan Duncan ne se trompe pas. Nous ne demandons pas la charité du gouvernement pour aller aux élections : nous voulons un financement permanent et non conditionné pour mener nos activités politiques en bénéficiant de la couverture des médias d’Etat, en toute indépendance et en toute sécurité, qu’on soit en période électorale ou non ! Nous attendons du gouvernement qu’il respecte ses engagements et ses interlocuteurs au sein du Cadre permanent du dialogue.

LIDER est-il le seul parti d’opposition en Côte d’Ivoire ?

NY : L’opposition - je parle de la vraie opposition, pas celle que le pouvoir s’est choisie - est encore un peu désorganisée, ce qui n’est pas étonnant quand on considère son manque de statut et que l’on voit la brutalité et l’état de non droit qui sévissent en Côte d’Ivoire depuis deux ans. On frappe, on torture, on menace, on arrête, on intimide, on pille, on tue… C’est avec le sang des opposants que l’on installe la tyrannie. Mais d’ici 2015, elle aura le temps de s’homogénéiser pour mettre un terme à cela en s’unissant, je l’espère, autour des principes fondamentaux consensuels que sont la reconquête de notre liberté, la culture de la démocratie et le respect de la République et du peuple souverain. A LIDER, nous pensons que le rôle de l’opposition est de veiller à ce que les dirigeants n’abusent pas de leur pouvoir pour opprimer les populations. L’opposition doit créer un pont vers la société civile pour éviter l’isolement des uns et des autres et limiter ainsi les dérives des élus pro-gouvernementaux. L’opposition doit aussi s’atteler à l’éveil pédagogique des citoyens en ce qui concerne la vie politique, économique et sociale. Nous pensons qu’il ne faut pas seulement critiquer les actes du régime en place, mais également proposer des alternatives. Il y a des chantiers importants que l’opposition doit prendre à bras le corps dans l’intérêt des populations et de la réconciliation : la question sécuritaire, la réforme du foncier rural, le reformatage de la CEI qui est forclose depuis janvier 2012, l’actualisation de la liste électorale. C’est quand même scandaleux de voir que des gens qui ont pris des armes et causé la mort et la désespérance de milliers de personnes pendant près d’une décennie, soit disant pour permettre à toutes les populations d’accéder à leurs papiers d’identité et au droit de vote, décident, une fois au pouvoir, d’exclure des millions d’Ivoiriens des listes électorales !!! Cela met à nu le mensonge permanent dans lequel la rébellion et ses financiers se vautrent depuis 2002.

Qu’est-ce que LIDER va faire en 2013 ?

NY : Cette année est pour nous celle du terrain. Nous allons continuer l’installation du parti, notamment à l’intérieur du pays. Nous allons être à l’écoute des soucis, des peurs, des rêves des citoyens. Nous allons parler aux populations partout en Côte d’Ivoire, leur expliquer notre vision, notre programme, les consoler, leur redonner espoir et courage pour refuser la tyrannie qui tente par tous les moyens de s’imposer à nous. Et nous allons continuer de mettre l’accent sur la formation de nos militants, pour qu’enfin émerge une nouvelle classe politique dotée de convictions idéologiques solides, qui sache débattre sans se battre, qui argumente sans insulter, qui défende ses idées sans violence ou belligérance, qui critique fermement mais avec courtoisie, qui réalise ce qu’elle promet, et qui dépasse les clivages ethniques, tribaux, régionaux ou religieux pour proposer des solutions innovantes et de bons sens pour lutter contre le seul vrai ennemi que nous ayons : la pauvreté.

Vous êtes la Conseillère exécutive du président de LIDER, et vos détracteurs vous dénient le droit de vous prononcer sur la vie politique nationale parce que vous auriez des passeports non ivoiriens. Que leur répondez-vous ?

NY : J’en rigole. Ce n’est pas à ceux que vous appelez mes « détracteurs » de décider sur quels sujets je peux m’exprimer ou pas. LIDER est un parti politique ouvert à tous, Ivoiriens et non Ivoiriens. Nos statuts stipulent d’ailleurs notre vocation panafricaine et je saisis l’occasion qui m’est offerte ici pour appeler tous ceux qui sont intéressés par notre programme et nos idées à nous rejoindre, quelle que soit leur nationalité. Et puis, vous savez, si on disait à tous ceux qui ne sont pas Ivoiriens de ne pas s’impliquer dans la vie politique en Côte d’Ivoire, on passerait du stade de la forêt à celui de la steppe, ne serait-ce que dans l’entourage du chef de l’Etat et des membres du gouvernement.

Est-il exact que vous avez fait l’objet de tentative d’intimidation et de rappel à l’ordre lors de votre précédente sortie dans les colonnes de l’IA ?

NY : Oui. Mais, les intimidations, tout comme les mystérieux accidents de voiture, ne nous ont jamais fait reculer. Bien au contraire, les brimades, les menaces, les intrigues, les tentatives de chantage et d’asphyxie financière décuplent notre énergie et renforcent notre détermination.

A travers des interventions, le Pr. Mamadou Koulibaly et le Dr Prao Séraphin, ont démonté le plan national de développement du Président Ouattara, pourtant présenté comme le parchemin pour l’émergence. LIDER ne fait-il pas preuve de mauvaise foi en s’attaquant ainsi à la politique économique du chef de l’Etat ?

NY : Non. Prétendre qu’on va atteindre des taux de croissance en hausse de 13% alors que les populations se sont appauvries de façon drastique, le coût de la vie a explosé, n’est pas la vérité. Mais c’est très simple. S’il est si sûr de son plan, que le Président Alassane Ouattara accepte d’en débattre avec le Pr. Koulibaly en direct à la télévision nationale et puis les Ivoiriens jugeront sur pièce. Et si jamais il n’a pas le temps, qu’il envoie le ministre de l’Economie ou le ministre du Plan ou même les deux. Le régime Ouattara n’affirme-t-il pas qu’il est démocratique? En démocratie, on débat avec son opposition, on ne la censure pas, on ne la violente pas. Si le gouvernement ne craint pas la contradiction, qu’il ordonne à la RTI de faire son travail et organise ce face-à-face ! Nous sommes prêts. Messieurs Ouattara, Kablan Duncan et Mabri Toikeusse le sont-ils ?

 

Interview réalisée par Charles Kouassi - L’Intelligent d’Abidjan - 9 janvier 2013.


Source: LIDER-CI.ORG

REVENDICATIONS SALARIALES: POURQUOI LE FRONT SOCIAL VA BIENTOT S'EMBRASER

 

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Il y a véritablement de quoi s’inquiéter pour les jours avenirs en Côte d’Ivoire. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ces jours s’annoncent difficiles.

Au lieu de résoudre de façon responsable les problèmes des travailleurs, le gouvernement a choisi la fuite en avant en donnant dans des promesses aussi fallacieuses les unes que les autres. Aujourd’hui, le régime est rattrapé par le temps. Et pris à son propre piège.

En plus d’avoir du mépris pour les légitimes revendications salariales des fonctionnaires et agents de l’État, l’équipe de Ouattara travaille à appauvrir davantage le peuple. La preuve, le mercredi 2 janvier dernier, contre toute attente, il a fait augmenter le prix du super sans plomb à la pompe qui passe de 774 à 792 Fcfa. Une hausse de 18 Fcfa que le consommateur devra gérer. Comme si cela ne suffisait pas, le coût de la bouteille de gaz butane a connu elle aussi une hausse vertigineuse. La B6 est à 2000 Fcfa au lieu de 1500 Fcfa. La B12 est passé de 4500 à 5500 Fcfa et la B18 à 18200 au lieu de 9500 Fcfa. Inutile de dire que ces prix ne sont pas respectés sur le terrain. Le service de contrôle du ministère du Commerce étant inexistant. Après l’effet de surprise, les responsables des associations de consommateurs projettent de prendre leurs responsabilités afin, disent-ils, de ramener le gouvernement à l’ordre. «Nous n’allons plus accepter la politique de la démagogie et des fausses promesses». Dixit Marius Comoé président de la fédération active des consommateurs de Côte d’Ivoire (Fac-ci).

En d’autres termes, les jours à venirs sont décisifs pour mettre fin à cette politique antisociale qui n’a que trop duré. Le personnel de santé, fatigué d’attendre les hypothétiques solutions de Ouattara, seraen grève du 4 au 8 février prochain. Prière ne pas tomber malade durant les 5 jours que va durer cet arrêt de travail. La Coordination des enseignants du second degré n’a que faire des promesses. Ce matin, elle dépose la craie pour une semaine sans cours. L’Inter syndical du secteur éducation formation (Isef) et la Coordination nationale des enseignants et chercheurs (Cnec) restent en embuscade. Selon les informations dont nous disposons, très bientôt ces deux puissants syndicats du secondaire et du supérieur se feront bruyamment entendre.

Les fournisseurs de l’Etat ne veulent pas être en marge du vent de «révolte» qui semble gagner l’ensemble des corps de métier dans notre pays. Ils réclament à tue-tête à l’Etat, le payement de leurs nombreuses factures. Et menacent eux aussi de prendre la rue.

Comme on peut le constater, les feux sont au rouge vif. Le gouvernement a cru se sortir d’affaire en 2012 en faisant des promesses qui, aujourd’hui, le rattrapent.

Les Ivoiriens ne sont pas dupes. Ils aspirent tous au mieux être et n’attendent plus se laisser berner.

A cet effet, ils disent être prêts à user de tous les moyens légaux pour avoir gain de cause dans leurs revendications salariales.

Cela passe par des grèves et des manifestations annoncées. Hier lundi 7 janvier, les élèves infirmiers et sages femmes de l’institut de formation sanitaire (infas) ont ouvert le bal en effectuant un sit-in au ministère de la Fonction publique pour exiger un numéro matricule avant toute affectation. Pour avoir été floués sur les deux précédentes années, ils restent vigilents.

 

Paterne Ougueye Yves

 

Source: Le quotidien ivoirien "Le Temps" N° 2796 du 8 Janvier 2013.

mercredi, 09 janvier 2013

LIBERTES PROVISOIRES: DROIT OU INSTRUMENT DE CHANTAGE POLITICO-JUDICIAIRE?

 

AKE NGBO ET DESIRE DALLO.jpg


Si la liberté, la dignité, l’honneur, en tout cas la vie des femmes et des hommes, ayant pour la plupart servi l’Etat  de Côte d’Ivoire à des niveaux très élevés, ne s’y jouaient pas, on en aurait tout simplement été  amusés. Franchement.

Car, force est de constater en effet que Alassane Dramane OUATTARA qui présente une allergie sévère aux règles de la démocratie universelle depuis son irruption à la tête de la Côte d’Ivoire, ne manque pas de suite dans les idées, surtout, quant à sa détermination à faire plier l’échine à la formation politique  dont il a cru devoir déporter le géniteur à la Haye.

C’est à cette fin que M. Dramane OUATTARA ne se prive pas de faire «bon usage» de la situation carcérale de toutes les personnalités proches du Président Laurent GBAGBO à lui livrées, pieds et mains liés, par les forces françaises et onusiennes à partir du 11 avril 2011.

Il est, en effet, de notoriété publique que pour Ouattara et ses parrains, l’obtention, de gré ou de force, de l’accompagnement de sa gouvernance par le Front Populaire ivoirien, ne saurait s’analyser autrement que comme une légitimation, et surtout, la  reconnaissance de son pouvoir tant recherchée auprès de ce parti dont le candidat a pourtant été déclaré vainqueur de la dernière élection présidentielle par le Conseil Constitutionnel.

Aussi le spectre des mises en liberté provisoire sur mesure est-il devenu saisonnier, et, a fini, à l’approche de chaque élection politique, par habituer les observateur à un véritable chantage, via justice ivoirienne.

Pour ceux qui seraient encore tentés de penser à des affirmations politiciennes ou à un procès d’intention à l’encontre de M. Dramane Ouattara, le rappel  de ce qui s’est passé, dans la perspective de l’élection législative du 11 décembre 2011, à  la Chambre d’accusation de la Cour d’Appel d’Abidjan qui a servi de théâtre à un  scenario à la limite du tragi-comique, ne serait-il pas assez édifiant?

En effet, saisie par les avocats des prisonniers de Ouattara, des recours en annulation de la plupart des procédures manifestement irrégulières diligentées par les magistrats d’instruction, cette chambre spéciale de la Cour d’Appel d’Abidjan, excipait d’un discutable défaut de qualité des appelants, pour rejeter, en la forme, les recours pourtant régulièrement formalisés.

Toutefois, elle examinait  favorablement les requêtes aux fins de mise en liberté provisoire, présentées concomitamment, et rendait publique sa décision en faveur de seulement  huit (08) personnes. Mais alors que toutes les parties appelantes résignées à leur sort s’étaient retirées du Palais de justice, quelque chose d’inédit dans l’administration universelle de la justice se produisit sous OUATTARA.

En effet, au travers d’un matraquage médiatique orchestré par les mêmes medias de service que sont RFI, France 24 et autres I.Télé, toute la planète apprendra, très tard dans la nuit, que le nombre des heureux bénéficiaires de cette liberté provisoire venait finalement de passer, comme par enchantement, de  huit (08) à  vingt (20).

Les légalistes et autres puristes des règles de l’art n’y aperçurent  que du feu. Le camp des heureux bénéficiaires qui n’exigeait que la rétrocession de la liberté abusivement confisquée, ne pouvant bouder la denrée rare, même offerte au moyen d’un fonctionnement  atypique de la justice de son pays, s’en accommoda.

Après cette séquence, les avocats des nombreux prisonniers de Ouattara maintenus en détention, n’ont eu cesse, conformément à la loi, d’inonder les différents cabinets d’instruction  concernés, de nouvelles requêtes aux fins de  mise en liberté provisoire.

Malheureusement, depuis le dernier scenario, et en dépit des voix concordantes en provenance d’horizons divers réclamant, au nom de la vérité, de la justice, de la réconciliation et d’une paix durable,  la libération de toutes les personnes injustement incarcérées, la justice de Ouattara est restée de marbre. Il a fallu l’imminence de la tenue des élections municipales et régionales, avec les bruissements assourdissants de la recherche des moyens de nature à y faire participer le Front Populaire ivoirien, pour qu’on apprenne encore que la justice ivoirienne s’apprêterait à réexaminer la question de la liberté provisoire des prisonniers politiques.

Finalement, le résultat est connu. Il porte  en substance un message suffisamment clair de la part de Monsieur Ouattara à l’endroit du Front Populaire ivoirien, du genre: «Ne vous y trompez point. Ce n’est pas une question de droit. Tant que vous ne vous serez pas décidé à m’accompagner sans conditions, vos leaders périront en prison…». Sinon, comment, par exemple, justifier raisonnablement et surtout par le droit, la nécessité du maintien en détention des autres membres du dernier gouvernement du Président Laurent GBAGBO lorsque, par une alchimie dont la justice de Ouattara seule détient le secret, le chef dudit Gouvernement, coordonnateur de l’activité gouvernementale, est l’un des derniers heureux lauréats de cette liberté version Ouattara?

Si ce n’est essentiellement sur la base d’un tri minutieux sur fond de piètres calculs et autre règlement de compte politiciens, lequel des ivoiriens sérieux Ouattara et les siens parviendront-ils à abuser que c’est le droit qui maintiendrait encore en prison ceux qui s’y sont retrouvés pour le crime d’avoir , pour certains, cru en la survivance des acquis démocratiques après l’irruption de Ouattara, en se prononçant, en tant que leader politique, sur la situation de leur pays depuis l’Hôtel Pergola, et pour d’autres, d’être tout simplement fils de leur père, se trouvant à ses côtés au mauvais moment?

En dépit de ces vacances qu’ils s’octroient délibérément avec le droit et la raison, passés maîtres dans l’art de la propagande et du travestissement de la vérité,  Monsieur Alassane Dramane OUATTARA et son camp parcourent la planète pour y faire accroire à la Communauté internationale, toute ouïe, que la détention arbitraire des proches du Président Laurent GBAGBO ne relèverait que du  pur droit, d’autant que  le  pays serait «redevenu» un Etat de droit, un Etat démocratique ou la démarcation entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, serait nette.

Mais la justice  se présentant comme la clef de voûte de tout l’édifice social, il est intolérable que son espace serve de théâtre à un tel commerce politicien. C’est pourquoi, il importe de mettre en lumière le rôle du magistrat d’Instruction avant tout autre développement sur l’intérêt de la détention préventive,  sur les obligations du bénéficiaire de la liberté provisoire et l’absence de nécessité du maintien en détention de tous ceux qui le sont présentement à des fins bassement  politiciennes.

I-  ROLE DU JUGE D’INSTRUCTION

Aux termes des dispositions de l’article 79 de la loi n° 60-366 du 11 novembre 1960 portant code de procédure pénale, le Juge d’instruction procède à tous les actes d’information qu’il juge utiles à la manifestation de la vérité. Il résulte de ce qui précède que l’objectif de l’information se résume exclusivement en la recherche de la vérité. Cela veut donc dire que le Juge d’instruction instruit à charge et à décharge. Il en va donc que dans la recherche de la vérité, le Juge d’instruction doit agir avec célérité et minutie à l’effet de faire éclater la vérité, laquelle vérité, comme relevé ci-dessus, peut être à la charge ou  à la décharge de l’inculpé.

Malheureusement, dans le cas des prisonniers politiques du régime OUATTARA, il y a d’abord une chose qui frappe : une lenteur délibérée dans l’accomplissement des actes d’information. En effet, c’est un fait avéré qu’alors que certains d’entre eux n’ont vu les magistrats d’instruction que deux fois, et ce,  à des intervalles qui en disent long sur la volonté manifeste de les retenir en otage, d’autres n’ont été entendus qu’une seule fois, tandis qu’une autre catégorie ne l’a jamais été. Accusés tous mécaniquement de crimes divers, à part ces quelques actes d’instruction, on n’a eu écho que de la formalisation d’une ordonnance aux fins d’expertise psychiatrique  à l’encontre de certains.

En tout état de cause, si l’information ne concourt qu’à l’éclatement de la vérité, en l’espèce, l’on est franchement tenté de se demander: quelle information pour quelle vérité que les juges d’instruction, tous citoyens ivoiriens, ne sachent que trop sur les circonstances et le caractère purement politicien des crimes imputés mécaniquement à toutes les personnes détenues? La vérité que rechercheraient ces magistrats au travers de cette information devra-t-elle établir la fausseté des faits prétendument délictueux reprochés à certains, lesquels faits délictueux trouvent essentiellement leurs éléments constitutifs dans la foi que ces inculpés ont placée en une décision de la juridiction suprême chargée de l’élection Présidentielle  de leur pays (Conseil Constitutionnel),  en prenant part à un gouvernement mis en place par le candidat déclaré vainqueur par cette juridiction?

Cette recherche de vérité  à l’encontre des autres inculpés devra-t-elle permettre de démontrer que tous les crimes divers à eux imputés ne trouvent pas leur vrai fondement dans leur soutien aux institutions de la République subséquemment à une décision de justice (Conseil Constitutionnel)?

C’est au regard de ces réalités qu’il n’est d’aucun intérêt que l’instruction ouverte, et qui, au demeurant, n’était point nécessaire pour des faits connus de tous, serve honteusement d’instrument judiciaire de privation gratuite de leur liberté à des rivaux politiques.

II- LA LIBERTE COMME LA REGLE

Conformément aux dispositions pertinentes de l’article 137 de la loi portant code de procédure pénale modifiée par la loi n° 96-673 du 29 août 1996, «La liberté est de droit, la détention préventive, une mesure exceptionnelle…» Il suit de cela qu’un inculpé ne peut préventivement être privé de sa liberté que dans l’intérêt  exclusif de la seule manifestation de la vérité. Or, il a été rappelé ci-dessus que  nul n’est besoin d’être grand clerc en droit pour cerner la vérité des circonstances des faits délictueux reprochés à un seul camp à l’issue d’un contentieux électoral. Dès lors, si ce n’était dans le seul intérêt d’un commerce politicien comme il en a été rapporté les preuves probantes plus haut, en quoi la règle devrait-elle être regardée comme l’exception à l’effet de justifier une longue et inutile détention préventive?

Dans tous les cas, si ce n’est pour des motivations purement politiciennes, ces détentions préventives prolongées indéfiniment, ne sauraient se justifier tant la personnalité des inculpés et les obligations qui pèsent sur tout bénéficiaire d’une liberté provisoire en suppriment la nécessité.

III- LES OBLIGATIONS PESANT SUR LE MIS EN LIBERTE PROVISOIRE

Aux termes des dispositions combinées des articles 140, 144 et 145 du code de procédure pénale «En toute matière, la mise en liberté provisoire peut être ordonnée d’office par le Juge d’Instruction après avis conforme du Procureur de la République, à la charge pour l’inculpé de prendre l’engagement de se présenter à tous les actes de la procédure aussitôt qu’il en sera requis et de tenir informé le magistrat instructeur de tous ses déplacements. Préalablement à la mise en liberté, avec ou sans caution, le demandeur doit, par acte reçu au greffe de la maison d’arrêt, élire domicile, s’il est inculpé, dans le lieu ou se poursuit l’information et, s’il est prévenu ou accusé, dans celui ou siège la juridiction saisie du fond de l’affaire. Avis de cette déclaration est donné par le chef de cet établissement à l’autorité compétente. Après la mise en liberté provisoire si l’inculpé invité à comparaître ne se présente pas ou si des circonstances nouvelles ou graves rendent sa détention nécessaire, le Juge d’Instruction peut décerner un nouveau mandat. La liberté peut, dans tous les cas ou elle n’est pas de droit, être subordonnée à l’obligation de fournir un cautionnement. Ce cautionnement garantit la représentation de l’inculpé à tous les actes de la procédure et pour l’exécution du jugement».

Comme on le voit, la mise en liberté provisoire est assortie d’une kyrielle d’obligations à la charge du bénéficiaire. La plus significative est le souci de voir le bénéficiaire répondre, ultérieurement à sa mise en liberté provisoire, aux convocations du juge d’Instruction. Dès lors, et au regard de la qualité de toutes ces personnalités maintenues en détention dans des conditions déshumanisantes, peut-on sérieusement faire admettre qu’elles prendront la fuite, une fois libérées? Combien de bénéficiaires de cette précieuse liberté provisoire à la carte ont-ils déjà pris la fuite depuis leur libération? Même le journaliste Hermann ABOA qui est le seul à ce jour des mis en liberté provisoire à quitter le pays, n’a-t-il pas cru devoir en référer d’abord au juge d’Instruction avant son voyage en France? Quel est donc le  véritable danger que comporterait toute rétrocession de leur liberté à tous ces responsables politiques et administratifs en dehors des objectifs bassement politiciens?

C’est en cela que les ivoiriens et autres observateurs avisés de la vie politique ivoirienne continuent d’espérer que, mieux que des mises en liberté provisoire à la carte, et, sur fond de commerce politicien, Monsieur Alassane Dramane OuATTARA, au nom de la vérité, de l’équité et d’une paix durable, devra impérativement emprunter les voies juridiques et politiques savamment tracées par son prédécesseur dans l’application d’une solution  durable à cette même crise débutée dans la nuit du 19 septembre 2002, sauf à se gargariser que ne se trouvant pas sous la pesanteur d’une sale rébellion armée comme le Président Laurent GBAGBO, il préférerait rejeter systématiquement ces voies judicieuses trouvées en place.


Ladji Fofana, Juriste

mardi, 08 janvier 2013

DES TROUS SANS CHANTIERS - AUTOROUTE DU NORD, LA MORT EN LIBRE CIRCULATION



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Ces trous impressionnants sont dans le bitume de l'autoroute du nord. J'ai fait ces photos le 2 janvier 2013 de retour du village. Le 26 décembre 2012, l'un de ces trous avait provoqué un grave accident et revenant encore du village, j'étais tombé avec mon chauffeur sur le véhicule accidenté (un véhicule de type 4X4), entré dans les broussailles.

Abord se trouvaient des personnes grièvement blessées. Le vendredi 4 janvier 2013, j'ai publié quelques-unes de ces photos dans mon journal sous le titre "Autoroute du Nord, la mort en libre circulation". En interpellant le ministère des infrastructures économiques sur le danger qu'il y a à laisser prospérer de tels trous sur une voie expresse sur laquelle les automobilistes roulent à des vitesses très stupéfiantes.

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Cette interpellation a provoqué une réaction indignée du ministère qui m'a invité à aller voir le tronçon qui mène à Gagnoa et qui serait pire que ce qui est visible sur l'Autoroute. J'en ai pris acte et promis d'aller voir la route qui mène à Gagnoa quand j'aurai le temps.

Là, je viens d'apprendre grâce à un contact travaillant à la SOAD (AUTOROUTE) que l'un de ces trous a tué aujourd'hui deux femmes à bord de leur voiture à 800 mètres d'Elibou dans le sens NZIANOUAN-ABIDJAN. Le trou en question, c'est le trou N°1. J'en ai compté 26 de ce genre dans le sens N'Zianouan-Abidjan et près d'une trentaine dans le sens Abidjan-Nzianouan.

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En attendant que les autorités réagissent pour boucher ces trous qui s'agrandissent chaque jour depuis des mois, je voudrais vous conseiller, si vous quittez Abidjan par l'Autoroute du Nord, de ne jamais rouler à plus de 90 Km/h si vous êtes sur la droite. C'est pareil si vous rentrez sur Abidjan.

Le danger est en ce moment permanent sur l'Autoroute et je crains que dans les jours à venir, un car de transport public n'étale ses passagers sur le bitume... Pour que, comme d'habitude, les autorités expriment leur compassion aux parents des morts, promettent des enquêtes aux résultats à mille lieux de la vérité...


Source: La page Facebook du Directeur de publication du journal satirique ivoirien "L'Eléphant déchaîné", Tiémoko Antoine Assalé

lundi, 07 janvier 2013

CONVULSIONS POST-DEMOCRATIQUES EN AFRIQUE ET DEFIS D’INTEGRATION DANS L’HISTOIRE: L’AFRIQUE A-T-ELLE UNE CHANCE? REFLEXION ET CONTRIBUTION CHRETIENNES

 

 

CARTE DE L'AFRIQUE.jpg

 

A l’entame d’une esquisse de réponses à la problématique ci-devant manifeste, il me paraît opportun de faire une sorte de prolégomènes pour bien faire comprendre l’esprit et la finalité de notre aventure, a posteriori prosélyte, sur le terrain de la pensée scientifique: je suis africain d’origine, panafricaniste de conviction et contrairement aux thèses afro pessimistes, j’ai une foi en l’avenir de la terre de Cham, une foi en son originalité culturelle et de son apport décomplexé à la civilisation de l’universel, en ses énormes potentialités naturelles et humaines. Et du fait de ses attributs de berceau de l’humanité et de l’écriture, en sa vocation ontologique de civilisation de référence. En dépit de la lecture malheureusement récurrente que nous offre la trame d’un continent faite de guerres, de famines, de "pathologies tropicales" et autres réalités morbides qui semblent en être son apanage et sa particularité congénitale. Ma présente contribution se veut une perspective heuristique à travers un regard croisé à la fois de ma modeste formation intellectuelle et de ma foi chrétienne sur la dynamique de l’histoire des sociétés africaines en tant qu’entité à la fois politique et sociale confrontée aux défis démocratiques, aux défis de la mondialisation et aux défis d’une identité de soi et de prospérité des peuples. Ma contribution se veut aussi, à titre personnel, comme l’occasion d’opérer une sorte de catharsis: parler, dit-on libère. Et je veux, en parlant des maux de mon continent et des perspectives de son émergence, extérioriser et sublimer toute la charge de frustration consécutive au regard sur ses dérives. Je veux partager ma conviction que l’Afrique est encore anonyme parce que l’Afrique manque de leadership. Et cette déficience ne peut s’expliquer que par l’absence du divin dans l’action politique. A terme, j’espère susciter un débat, celui de l’intelligentsia chrétienne africaine, restée à mon avis trop amorphe, trop laconique et trop à la périphérie sur les questions nationale et continentale. Un débat que je souhaite contradictoire, tant il est vrai, comme le dit Bachelard que la science, donc la quête de la vérité, évolue par contradictions surmontées.

1. De la nécessité de la pensée chrétienne

Peut être que pour les fondamentalistes et autres obédiences orthodoxes chrétiens, ma démarche pourra peut-être provoquer une levée de boucliers car il n’est pas coutumier, surtout en Afrique, dans un environnement qui se veut stricto spirituel et réservé, qu’émerge la pensée chrétienne. Le concept en lui-même, pourrait a priori poser problème et il nous faut en expurger certains barbelés terminologiques pour ne pas paraître hérétique et susciter inutilement des soupçons sur notre foi: en effet, comment saisir une symbiose dynamique à travers des schèmes intellectuels entre la pensée (humaine) et ce qui fait l’essence même de la vie chrétienne c’est-à-dire la foi, qui plus est, en un être transcendantal ?Je ne ferai pas appel pour me défendre à d’autres penseurs chrétiens qui ont bien avant moi engagé cette voie : Saint Augustin, Erasme, Blaise Pascale dont le livre Pensées reste un classique et une œuvre de référence ; Emmanuel Kant, le philosophe à la morale pure dont la fameuse « Agis toujours de telle sorte que la maxime de ton action puisse être érigée en loi universelle de la nature » est devenue proverbiale, Kierkegaard… Je ferai tout simplement référence à la Référence, c’est-à-dire la Bible. J’aime parfois titiller des frères dans la foi en leur disant que toute la Bible est sacrée et utile (2 Timothée 3 :16): Dieu a inspiré le décalogue pour nous signifier qu’Il est Dieu de lois et de préceptes; les livres prophétiques pour nous dire qu’il est le Dieu d’avertissements et de révélations ; les évangiles pour nous présenter Jésus, les épîtres pour donner une assise à notre foi…mais il a aussi inspiré Proverbes et Ecclésiaste, véritables traités de sagesse divine et d’invite à la réflexion!

 La gloire de Dieu, c’est de cacher les choses, la gloire des rois c’est de sonder les choses  Pr 25: 2

Au jour du bonheur sois heureux et au jour du malheur, réfléchis : Dieu a fait l’un comme l’autre afin que l’homme ne découvre en rien ce qui sera après luiEcclésiaste 7: 14

La pensée chrétienne se veut donc une alchimie cognitive entre les données empiriques et dynamiques de l’Histoire et le logos de l’Essence même de l’Histoire. Elle est non seulement nécessaire mais elle est même une injonction divine à honorer. Car la voix de l’Eglise et de son intelligentsia me paraît trop aphone devant les problèmes contemporains: les questions liées à l’environnement, à l’homosexualité, aux questions bioéthiques comme l’euthanasie…

2. Regards diachroniques et critiques du parcours démocratique en Afrique

Les luttes anti coloniales sur le continent africain ainsi que le développement du mouvement anti esclavagiste en Europe ont contribué à donner naissance dans les années 1960 aux soleils des indépendances (Kourouma, 1968) dans la plupart des pays africains au sud du Sahara. Deux réalités  politique et économique semblent avoir marqué cette période: l’émergence et la consolidation du parti unique et paradoxalement, naturellement ou de façon coercitive, l’état de relative stabilité et même de prospérité des peuples. Jusque dans les années 1980, la Côte d’Ivoire par exemple qui a connu pendant plus de trois décennies le règne d’Houphouët-Boigny, était citée comme pays de grande propsérité et de paix. Cependant, les facteurs cumulés de pression démographique, d’accroissement du taux d’instruction des masses qui peu à peu s’occidentalisent et de crise économique conjoncturelle vont progressivement fragiliser le système Père-Etat. Conséquemment, à la faveur du vent de l’est qui a soufflé sur le continent dans les années 1990 et sous l’impulsion du discours de la Baule, les libertés individuelles et collectives vont être consolidées et légitimées. C’est la naissance et la consécration de la démocratie. Depuis Platon dans l’antiquité jusqu’à Montesquieu à l’époque moderne, les idéologues et autres laudateurs de ce mode de gouvernance l’ont défini comme le cratos entre les mains du demos, autrement dit, le pouvoir entre les mains du peuple. Vox populi étant vox dei, c’est le peuple dans ce système qui décide de son autodétermination en se donnant des leaders à qui il confie par procuration son pouvoir. Progressivement donc, les Etats vont s’ouvrir à ce nouveau modèle de gouvernement. Mais en ouvrant une nouvelle ère dans la dialectique superstructure-masses populaires et en mettant fin aux règnes autocratiques, le système démocratique va aussi ouvrir la boîte de Pandore: révolutions de palais, coups d’Etats sanglants, assassinats extra judiciaires, rebellions, exacerbation du sentiment identitaire et instrumentalisation de l’arithmétique ethnique, presse embastillée…vont jalonner le parcours mortuaire de la démocratie. Ainsi donc la démocratie qui devait permettre aux peuples africains de faire un bon en avant va se présenter comme leur souffre-douleur. 

 Et le bilan à mi-parcours qu’on aurait pu en faire est celui que l’un des maîtres de ce système, en l’occurrence le président Nicolas Sarkozy a bien pu faire à Dakar en 2007 en disant de façon quasi péremptoire, «  le drame de l’Afrique c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire… », renchérissant ce que pensait des années avant lui Jacques Chirac  « l’Afrique n’est pas assez mûre pour la démocratie ». Le pavé était jeté dans la marre. Le tollé général qu’a suscité cette critique au sein du collège des intellectuels africains, manifestement écorchés au vif, semble bien avoir confirmé ce que Senghor disait « la raison est hellène et l’émotion est nègre.. » (Senghor,1939)

Et comme pour laver l’affront, on a vite fait d’exhumer nos héros des temps épiques, de chanter leurs faits d’armes, de policer nos traditions et nos valeurs et les présenter au monde occidental comme on le ferait pour des œuvres d’arts dans des galléries ; de retrouver la vigueur et la jeunesse de notre négritude, comme si nos murs qu’on voulait montrer si épais n’étaient pas lézardés…Je fais partie des africains qui se sont sentis blessés, infantilisés, moqués par cette diatribe sarkozienne façon néo colonialiste. Mais une fois l’écume de l’ego évaporé, je me suis rendu compte qu’on a trop vite fait de se laisser enivrer par l’opium de l’orgueil au détriment de l’humilité et de la sagesse. Le tigre n’a pas besoin de crier sa "tigritude" pour autant qu’on le reconnaît et qu’il se reconnaît lui-même comme tel ! Car en effet, la sagesse veut qu’on considère non pas les flagorneries d’un ami mais les considérations fussent-elles blessantes, objectives et réelles d’un "ennemi". Car dans le fond, à l’orée du troisième millénaire,  quel est le bilan démocratique de l’Afrique? Quel est l’impact global de la civilisation négro africaine sur la civilisation universelle? Au rendez-vous mondial du donner et du recevoir, excepté l’offre de la logique du "demander" qu’on a érigé en vertu, du spectacle de gens qui meurent de faim et de pauvreté sur un sol riche, du spectre de la guerre endémique, de règles démocratiques qu’on ne sait qu’opportunément exploiter, qu’est-ce que l’Afrique a à donner? Cette préoccupation me semble primordiale!

Il n’ya pas meilleure allégorie que celle du mythe de Sisyphe pour décrire l’aventure démocratique africaine vingt ans après son entrée sur le continent : tout comme ce personnage de la cosmogonie grecque poussant inlassablement vers le sommet d’une montagne un rocher qui inéluctablement roule vers la vallée avant même que le héros n’atteigne son but, l’Afrique semble embourbée dans un perpétuel recommencement (à l’exception quand même de certains pays, malheureusement trop peu nombreux comme le Sénégal et le Ghana qui se démarquent).  

A mon avis, trois facteurs sont de véritables boulets aux pieds de l’Afrique dans son odyssée démocratique. D’abord comme tout produit ou tout projet extérieur qu’on tente d’imposer à une société exotique, il ya toujours forcément des phénomènes réactionnaires. L’Afrique souffre de son malaise d’être dans des bottes qui ne sont pas siennes. Il ne s’agit pas ici d’ergoter sur l’universalité des principes et règles démocratiques, il s’agit de débattre de leur contextualisation. On a voulu imposer un modus operandi sans tenir compte des pesanteurs culturelles, du multilinguisme et autres ténuités de la sociologie des peuples. Or il faut le reconnaître, l’homme africain aujourd’hui encore pense, agit et se détermine d’abord par son origine clanique que par une conscience nationale. Deuxième problème et non des moindres, la fébrilité de nos institutions. L’union africaine par exemple, jusqu’à l’élection récente de Mme Zuma, a depuis sa création paru une coquille vide, un simple parloir, incapable d’opérer en son sein une réelle unité et incapable d’une diplomatie offensive dans des dossiers comme celui de la Lybie où ses objections et ses réticences devant l’interventionnisme occidental ont été royalement ignorés ; or tout comme l’a affirmé le Président Obama lors de sa visite au Ghana en Juillet 2009, l’Afrique ne peut affermir ses acquis démocratiques que par des institutions fortes ; et troisièmement, le problème de ceux qui incarnent nos institutions étatique, régionale et continentale. Véritables épigones de Machiavel, certains leaders africains, s’ils ne s’accaparent pas le destin collectif des peuples pour le manufacturer en destin individuel se bornent à devenir des bras séculiers de puissances et autres multinationales uniquement soucieuses de l’exploitation de nos ressources. L’Histoire devient alors une dynamique sans fin de luttes des classes au sens marxiste du terme : la classe incarnée par des oligarques sans scrupules et celle de "prolétaires Robin-des-bois" qui, parvenus au pouvoir, se laisse phagocyter par la Realpolitik.                       

3. De la nécessité du divin comme modèle de l’action politique

On me rétorquera sûrement qu’il faudra inscrire l’enracinement de la démocratie en Afrique et par ricochet la prospérité des peuples dans la durée. Soit. Mais, il ya une autre alternative à court terme : on l’a vu, la fébrilité de nos institutions et l’affairisme de ceux qui les incarnent handicapent la marche de la démocratie. Il faut donc de nouveaux acteurs, imprégnés du modèle divin pour donner à l’action politique l’action morale qui déterminera sa finalité en faveur des peuples. Des gens qui ont le sens du devoir et non de l’avoir.  Dieu est la source de l’existence des hommes, Il est la sagesse par excellence de qui provient l’inspiration de la conduite politique. L’originalité de la prospérité des peuples africains procèdera de leur rapprochement ainsi que de leurs leaders de Dieu. La démocratie offre peut-être les conditions consensuelles minimales de l’exercice du pouvoir mais seul Dieu nous donne l’amour du prochain qui fait qu’on ne peut aller jusqu’aux armes pour tuer et s’installer au pouvoir. Dans un monde de plus en plus violent et cerné de toutes parts par le terrorisme et la poussée du fondamentalisme religieux, Jésus-Christ à travers Sa Parole offre l’alternative d’un modèle de société pacifié et un modèle de gouvernance par l’exemple. En effet le leadership de Jésus reste une référence et une école politique pour la classe dirigeante africaine car son action publique en faveur des hommes commence et se termine dans l’Amour. Alors que le vocabulaire humain fait du plus grand le chef, le vocabulaire divin en fait le serviteur de tous (Mathieu 23 :11).  Au milieu de ses disciples, Jésus administre par l’exemple car Il est exempt de récriminations, de fausseté et de favoritisme. Il ne concentre pas le pouvoir et ses dons à Lui seul mais il les délègue à des disciples partageant avec Lui la vision du salut ultime des hommes. Il n’est pas le chef, il est l’ami ; il n’est pas préoccupé par son sort mais par celui des autres. Il n’est pas une vision de l’esprit, Il est Vivant et n’attend que l’Afrique et ses leaders se tournent vers Lui. Il ya un chemin pour l’Afrique vers la stabilité et la prospérité. Ce chemin est en Christ. L’Afrique parce que dernière me paraît de ce point de vue plus disposée à écouter Dieu, à se laisser imprégner de Lui, à se laisser métamorphoser  par Lui et à être Son phare dans le concert des nations. Pourvu que Afrique tu écoutes ce que te dit Dieu « voici je me tiens à la porte et je frappe, si tu entends ma Voix Afrique et que tu ouvres j’entrerai chez toi.. » Apocalypse 3 :20 et encore « Oh si tu étais attentif à Mes commandements, Ton bien-être serait comme un fleuve et ton bonheur comme les flots de la mer » Esaïe 48 :18.


Hervé Coulibaly


Chrétien et Serviteur de Jésus-Christ

DEA Sociologie Economique du Développement

Doctorant en Sociologie

vendredi, 04 janvier 2013

INCROYABLE MAIS VRAI: CHRIS BROWN, RIHANNA, LES KORAS, HAMED BAKAYOKO, ALASSANE OUATTARA ET LE DRAME DU PLATEAU!

 

 

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Tout commence lorsque le promoteur des Koras, Monsieur Ernest Adjovi contacte l’entourage de Chris Brown pour un double concert à Abidjan dans le cadre de la célébration de la musique africaine. L’évènement est financé à hauteur de 1 milliard de francs   CFA par le gouvernement ivoirien et le cachet du jeune loup de la musique américaine s’élève à 500 millions de nos francs pour ces deux spectacles : la prestation au stade Félix Houphouët Boigny et à la cérémonie de la remise des Koras à l’hôtel Ivoire.

L’anniversaire de Ouattara et son cadeau

Les koras coïncident cette année avec l’anniversaire du chef du régime ivoirien Alassane Ouattara qui serait né le 1er Janvier à Dimbokro. Hamed Bakayoko, son ministre de l’intérieur en délicatesse avec son patron depuis quelques semaines à cause du don de 12 millions à des policiers qui avaient abattu des braqueurs présumés (ce don avait en effet soulevé un grand tolet dans l’opinion nationale et international – le célèbre magazine panafricain Jeune Afrique y avait consacré un article retentissant) y voit un moyen de se faire pardonner sa bourde sachant son mentor très attiré par ce genre de mondanité.

Contact est donc pris avec l’artiste afin de programmer une soirée privée. Mais en plus de Chris Brown, Hamed Bakayoko souhaite la présence de Rihanna, la petite amie à l’artiste qui est aussi mondialement connu pour ses chansons à succès. Le deal est conclu: Chris Brown sera présent à l’anniversaire d’Alassane Ouattara avec sa petite amie Rihanna pour un cachet de 10 millions de dollars – nous n’inventons rien en ce qui concerne le montant et cela est vérifiable sur ce site internet américain qui relaie l’information à propos du concert privé:

(http://hollywoodlife.com/2012/12/31/chris-brown-rihanna-new-years-eve-concert-africa/)

Même s’il ne précise pas le client pour lequel il a convié 800 invités prestigieux à la très select station balnéaire d’Assinie, située à 80 km d’Abidjan.

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Le fiasco des Koras, l’anniversaire du Chef et le drame du Plateau

La cérémonie des Kora organisée en terre ivoirienne est un vrai fiasco. Le gouvernement ivoirien qui a fortement politisé cet événement culturel en le vendant comme un moyen de ‘’repositionner la Cote d’Ivoire’’ à l’international n’a que ses yeux pour pleurer. Les ivoiriens, comme s’il s’étaient passé le mot boycottent l’événement non seulement à cause du prix exorbitant des tickets d’entrée mais aussi parce qu’ils estiment que ce n’est pas la réponse adéquate aux problèmes quotidiens qui les assaillent. Les artistes africains tels que Patience Dabany venus pour l’événement retournent chez eux sans y avoir participé dénonçant le report de la date dû au retard de Chris Brown. Le stade Félix Houphouët Boigny malgré la gratuité décrétée tard dans la soirée pour faire le plein reste désespérément vide. La salle de l’hôtel ivoire est clairsemé et pire des humiliations, Chris Brown n’y met pas les pieds. Cela n’entache cependant pas la détermination du ‘’milliardaire africain’’ qui tient à faire plaisir à son chef comme à l’époque féodale.

C’est donc dans la gaité que Alassane Ouattara et ses invités passent la nuit du 31 décembre 2012 entre les mélodies de Chris Brown et les déhanchés sexy de Rihanna tandis que les ivoiriens sont invités à un feu d’artifice géant dans la commune du Plateau par le district d’Abidjan. Obnubilé par la réussite de la fête du chef de l’état, Hamed Bakayoko, le ministre de l’intérieur ‘’oubliera’’ de prendre les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité des nombreux ivoiriens qui ont fait le déplacement cette nuit là.

Et le drame se produit…

Conséquence de la légèreté du ministre de l’intérieur, les ivoiriens sont assommés le matin du 1er janvier en apprenant que 60 personnes ont péri dans une ‘’bousculade’’ lors des feux d’artifice du Plateau qui ont aussi entrainés 200 blessés. C’est la désolation au sein de la population qui s’explique difficilement le peu de sérieux que le régime Ouattara accorde à leur sécurité. Pendant ce temps, aucune sanction n’est prise au sommet de l’état. Bien au contraire le régime promet deux feux d’artifice pour l’année prochaine avec peut être Madona à l’anniversaire du Grand Chef. Pendant que les ivoiriens pleurent leurs morts, et constatent l’augmentation du prix du carburant et du gaz butane, Chris Brown quitte Abidjan avec sa belle Rihanna à bord d’un jet privé affrété par le ‘’milliardaire africain’’ sous le coup de 13h GMT avec ses 10 millions de dollars.

 

Sur la page Facebook Jacques Roger Show

 

Source: Le blog de Steve Beko

DEUX BLOGUEURS IVOIRIENS BRIEVEMENT INTERPELLES PAR LA POLICE, SUITE AU DRAME DU 31 DECEMBRE

 

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Les blogueurs ivoiriens Cyriac Gbogou et Mohamed Diaby

 

Les réseaux sociaux ont été très utilisés pendant et après le drame survécu à Abidjan dans la nuit du 31 décembre. Deux blogueurs ont été convoqués par la police criminelle, ce vendredi 4 janvier au matin, pour examiner leur rôle dans l'animation de ces réseaux. Mohamed Diaby et Cyriac Gbogou sont interrogés en ce moment pour « interférence dans le fonctionnement de l’administration et dans l’information », expliquent-ils. Ils ont été relâchés en fin de matinée.

(Mis à jour à 13h25)

3844 followers pour Mohamed Diaby, patron d’une agence web ivoirienne et «entrepreneur social». 2338 pour Cyriac Gbogou, «community manager». Ce sont ces deux comptes Twitter que les deux jeunes hommes ont utilisés, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, pour informer les Abidjanais sur le drame qui se déroulait sous leurs yeux.

C’est aujourd’hui ce que l’administration ivoirienne semble leur reprocher et en tous cas ce qui leur a été signifié au moment de leur arrestation pour « interférence dans le fonctionnement de l’administration et dans l’information », ce vendredi 4 janvier au matin. La police les relâchés en fin de matinée.

Avec quelques autres blogueurs, Mohamed Diaby et Cyriac Gbogou s’étaient rendus, dans la matinée du 1er janvier, à la morgue de Treichville, où étaient amenées les personnes décédées suite à la bousculade survenue dans les alentours du stade Houphouët-Boigny après le feu d'artifice du Nouvel an. Avec l’aide des familles présentes, ils ont recensé les disparus, ayant pour tout matériel un ordinateur et une clé Internet. Des informations aussitôt redirigées vers les réseaux sociaux, à l’aide du hashtag #drameplateau. Très suivi, ce dernier permettra de transmettre les informations sur les blessés et de se tenir au courant de l’évolution de la situation.

Un parent de disparu lance un appel :

La communauté web de la capitale s'est alors mobilisée pour venir en aide aux victimes. «Nous avons l'habitude de réagir face à ces situations, nous l'avions déjà fait lors de la crise post-électorale (de décembre 2010 à mai 2011, et qui a fait 3 000 morts, ndlr), explique Mariam Diaby, une des membres actives de cette communauté. Douze heures après le drame, il n'y avait pas de réactions au niveau du gouvernement, leur numéro vert ne fonctionnait pas. On ne pouvait pas rester sans rien faire.»

En contactant un opérateur téléphonique, l'équipe d'une dizaine d'internautes a ainsi obtenu un numéro pour que les familles puissent se renseigner. Le bouche à oreille, la diffusion sur les radios et Internet a permis de rendre visible ce numéro.

(la Pisam étant une clinique privée à Abidjan)

Les blogueurs mettent également en place un site Internet, assistance225.com, où l'on trouve la liste des blessés de la bousculade, celle des disparus et un espace où signaler les proches manquants.

«Nous coordonnions avec les centres de santé, aidions à canaliser les flux des blessés qui arrivaient dans les hôpitaux et étions aux côtés de la cellule psychologique mise en place au CHU de Treichville», nous a expliqué Mohamed Diaby, un des plus actifs sur Twitter, hier avant son arrestation.

En possession de toutes ces informations, les blogueurs se rendaient régulièrement à la radio Jam pour diffuser les derniers bilans des blessés et des disparus.

Pendant les jours qui ont suivi, les Ivoiriens ont salué la réactivité de la communauté web sur les réseaux sociaux et en ont profité pour critiquer le manque de réactivité de l’État.

Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances précises du drame, et les conclusions devraient être rendues publiques prochainement. Le bilan s'élève aujourd'hui à 63 morts et des centaines de blessés.


Aurélie Fontaine, à Abidjan, avec Élise Colette (@elizco)


Source: JEUNE AFRIQUE.COM

jeudi, 03 janvier 2013

VOEUX DU NOUVEL AN 2013: OUATTARA COMPLETEMENT COUPE DE LA REALITE DES IVOIRIENS

 

ALASSANE OUATTARA - MESSAGE A LA NATION 6 AOUT 2012.JPG

«L’argent ne circule pas mais l’argent travaille!». Les Ivoiriens peuvent donc avoir faim, c'est pas grave.


Les vœux de fin d'année sont généralement l'occasion de bilan bien souvent cloisonné entre volonté de promotion et d'autosatisfaction. Alassane Ouattara n'a pas manqué à la tradition du discours politique litanique avec son degré de généralité d'usage. Ce lundi soir en ouverture du journal de 20h del'unique média audiovisuel autorisé que compte le pays, le message du président ivoirien était proposé aux téléspectateurs ivoiriens par ailleurs trompés par un présentateur peu scrupuleux tentant de faire passer un enregistrement à la lecture "promptée" pour un "en direct" du palais présidentiel avec son lot de "tout est fin prêt du côté du palais" en guise de lancement. Sans un caprice de magnéto, on aurait pu y croire.

Garder espoir en des lendemains meilleurs avec un pays dont il vante le potentiel tel fut, non en substance, la ligne martelée d'Alassane Ouattara du mue en véritable marteau piqueur du désir de croissance et de justice pour tous. Effectivement comme il l'eut à dire, tel un aveu, sur cet élément essentiel, il reste, au constat, encore beaucoup de chemin à parcourir. Sur ce point comme sur d'autres, le gouvernement, à en croire le président, serait à la tache.

Sans justice, pas de croissance et sans croissance pas d'emploi. Sans être plus explicite, Alasane Ouattara a révélé que les conclusions d'une enquête commandée par l'Etat sur le chômage indiquaient une baisse de ce dernier. En attendant qu'elles soient rendues publique, Alassane Ouattara a, comme avec un sentiment d'agacement, indiqué que l'expression "l'argent ne circule pas" sonnait comme un faux air d'incompréhension. Selon ce dernier, si l'argent ne circule pas, "l'argent travaille" pour reprendre son expression. Cette dernière est la métaphore des chantiers lancés qui ont fait la fierté et bercé l'activité des servies de presses des autorités relayés à nos rédactions l'année durant. Ils vous sont donc familiers, réfection des universités, eau à Man et Bonoua, 1900 km de routes "reprofilées", dialyse prise en charge pour 2000 fcfa, électricité à Bouna, 125 milliards pour le fonds d'urgence 2013...

En somme, un Alassane Ouattara égal à lui même, économiste, vendeur d'espoir avec ses composantes habituelles, justice, bonne gouvernance, travail et la nouvelle en date, contexte oblige, réconciliation. Il n'oubliera pas de saluer son constat d'amélioration du climat des affaires, de réexprimer son émerveillement face au succès du PND, du "jamais vu" selon ses termes, de tout mettre en œuvre pour "préparer les conditions de la relance" tout en indiquant que la bataille du repositionnement du pays a été gagné "ensemble" et en réaffirmant que le taux de croissance du pays "sera", emploi du futur de circonstance, 'le plus important du continent'. Plein de promesses et de bonnes perspectives que lui même, au constat, mesure, et ce sans nul doute à son grand dam, la non perceptibilité pour l'heure des populations en attente de lendemain meilleur dans cette Côte d'Ivoire peinte comme "en chantier".

S'il n'eut pas un mot sur l’ouverture du paysage audiovisuel, pourtant promesse éléctorale et gage de démocratie, Alassane Ouattara rassembleur a estimé, sur le plan politique local, que les récentes libérations provisoires accordées aux prisonniers politique pro-Gbagbo, dont il a tenu à saluer la décision de justice en ce sens après deux ans de détention de ces derniers et ce sans jugement, contribue à, selon ses propos "renouer avec le dialogue" même s'il en reste encore de nombreux autres en prison, parmi les plus célèbres, Michel et Simone Gbagbo et Affi Nguessan.


Toujours sur le plan local, Alassane Ouattara a feins d'anticiper un conflit social a venir sur le brulant dossier des revalorisation des salaires des fonctionnaires, là encore selon lui pour "plus de justice". Pour se faire fut annoncé un "dialogue permanent de toutes les catégories sociales" pour tenter d'éviter ce qui pourrait peut être ressembler au pire, les grèves et la paralysie du pays.

A également été annoncé une volonté agricole d'autosuffisance alimentaire sur la culture du riz avec une augmentation de la production locale par ailleurs source d'emplois selon Alassane Ouattara.

Sur le plan sécuritaire, les attaques qui secouent le pays sont, selon le président qui les condamne, l’œuvre d'individus qui tentent de "saboter le processus de réconciliation" tout en mentionnant avec vigueur que cet objectif ne peut aboutir.

Notons par ailleurs que sur la plan international, l'également président de la Cedeao a émis un message de relation sous régionale fraternelle tout en saluant sur le seul dossier évoqué, la résolution de l'onu impulsée par la France, votée au conseil de sécurité et qui prévoit une intervention militaire au nord, islamiquement occupé.

Après ses vœux de bonheur pour 2013, Ouattara à fini avec un "que Dieu Bénisse la Côte d'Ivoire" qui irritera les défenseurs de la république laïque de Côte d'Ivoire.

Si pour Alassane Ouattara l'espoir doit l'emporter sur l'incertitude, force est de constater que c'est un président conscient que les effets de sa politique ne soient pas tout le temps perceptibles dans le quotidien des ivoiriens qui a tenté de d'inverser la tendance au pessimisme qui pourrait commencer à habiter certain...

Après le président place désormais à nous autre, modeste journalistes de koaci.com de vous souhaiter une très bonne et belle année 2013 .


Amy

 

Ivoiriennes, Ivoiriens,

Mes chers compatriotes

Chers amis de la Côte d’Ivoire,

 

En cette veille de nouvel an, j’ai décidé de m’adresser à chacun et à chacune de vous, pour certes sacrifier à une tradition mais aussi pour vous rendre compte de l’Etat de notre chère Côte d’Ivoire, dont vous m’avez confié les destinées.

Avant tout, je voudrais vous présenter mes meilleurs vœux pour l’année 2013. Le plus cher de tous ces vœux étant que chaque Ivoirien, chaque Ivoirienne, bénéficie d’un climat de paix et de bien-être.

Je me suis personnellement engagé à donner un autre visage à la Côte d’Ivoire. Je m’y emploierai chaque jour et je voudrais donc vous en donner l’assurance.

Mes chers compatriotes, chers frères, chères sœurs,

La fin d'année est une période particulière, où se mêlent à la fois, satisfaction, incertitudes et espoir.C’est aussi et surtout une période propice aux bilans.

Cette année, l’espoir l’emporte très largement sur l’incertitude car notre pays se porte mieux. Il suffit pour en juger, de regarder le chemin parcouru aux plans de la consolidation de nos institutions, de la situation économique et sécuritaire ainsi que du point de vue de la cohésion nationale.

Nous avons renouvelé notre Assemblée Nationale qui s’est mise au travail. Dans quelques semaines, les élections communales et régionales viendront parachever le cycle électoral. Dans le courant du premier trimestre, le Conseil Economique et Social sera mis en place.

Au plan économique, l’année qui vient de s’écouler a été celle d'une grande bataille pour assurer la stabilité macroéconomique et préparer les conditions de la relance. Notre pays a renoué avec les institutions financières internationales dans d’excellentes conditions.

Mes chers compatriotes,

Cette bataille de repositionnement de notre pays, nous l’avons gagnée ensemble. A présent, nous amorçons le redressement économique, grâce à vos efforts et ceux de tous nos partenaires, avec en tête la France et les autres pays amis ainsi que les grandes institutions internationales, qui soutiennent sans réserve notre stratégie.

Avec un taux de croissance qui sera parmi les plus élevés du continent et même du monde, notre économie est en pleine mutation et se diversifie. Le secteur des services a désormais une importance plus grande ; il en est de même pour celui des mines, avec l’intensification de la production aurifère ou encore le démarrage des travaux du minerai de fer du Mont Klahoyo.

Cependant, l’agriculture demeure l'épine dorsale. Les revenus dans le monde rural ont augmenté, grâce à la hausse des prix d’achat du café, du cacao, du coton, de l’anacarde et bien d’autres cultures. La récente réforme de la filière café-cacao a permis de garantir aux producteurs, un prix d’achat bord champ de 60% du prix international. Ainsi, le kilogramme du cacao est acheté aujourd’hui à 725 FCFA contre 650 FCFA au cours de la campagne précédente et celui du café à 620 FCFA contre 518 FCFA l’année dernière.

Par ailleurs, la Côte d'Ivoire vient d'abriter la première grande réunion mondiale sur le cacao, qui a ainsi consacré son rang de premier producteur mondial et son influence dans le futur.

Nous avons conscience cependant que cette perspective heureuse ne doit pas se traduire par un abandon de l'agriculture vivrière. Durant l'année écoulée, l'adoption du Programme National d’Investissement Agricole a tracé les grandes étapes vers l'autosuffisance dans ce domaine. Un accent particulier sera mis sur les cultures vivrières, notamment le riz, avec l’augmentation de la production nationale. Cela est à notre portée et nous permettra d’assurer la sécurité alimentaire, tout en réduisant le coût des denrées alimentaires et en créant des milliers d'emplois durables.

Mes chers compatriotes,

Chers frères, chères sœurs,

La Côte d’Ivoire est au travail. Notre pays est aujourd'hui un vaste chantier: routes, autoroutes, ponts, hôpitaux, écoles, infrastructures diverses voient le jour et sont visibles de tous. Demain, ils seront au service de chacun d’entre nous.

Et pourtant, j’entends dire que « l’argent ne circule pas ! » ; sachez cependant que l’argent travaille. Et c’est grâce à cet argent qui est au travail, que chaque jour, la construction d’un pont progresse, qu’un grand axe routier voit le jour, que pour la première fois depuis notre indépendance, une ville comme Doropo, dans le Zanzan, a de l’eau courante, que nous venons d’ouvrir la vanne qui alimentera toute la ville de Man en eau potable, que Bouna a de l’électricité 24h/24. C’est encore grâce à cet argent qui travaille que 1900 kilomètres de routes ont été reprofilées, que des milliers d’enfants, avec des kits scolaires gratuits, étudient sur des bancs neufs, que nos universités ont été entièrement rénovées et équipées de technologies de pointe, aux standards internationaux, que les dialysés sont désormais pris en charge avec moins de 2000 FCFA, qu’un fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire a été mis en place pour le financement de microcrédits pour nos sœurs et nos filles, que nos villes sont plus propres car débarrassées des dépôts d’ordures sauvages…

Nous poursuivrons nos efforts d’amélioration des services publics dans les secteurs de l’eau, de l’électricité, de l’éducation, des routes, etc avec notamment le renforcement du Programme Présidentiel d’Urgence qui passera à 125 milliards de F CFA en 2013. 

La santé, sera la priorité des priorités en 2013, avec notamment la mise en œuvre effective de l’Assurance Maladie, le renforcement des capacités du personnel médical et paramédical, la construction et la réhabilitation de 450 établissements sanitaires, dotés de plateaux techniques plus efficaces et plus performants.

En matière de logements, 2013 verra aussi l’intensification de la réalisation de logements sociaux et économiques. L’objectif pour les trois prochaines années est de réaliser 50 000 logements à Abidjan et 10 000 logements à l’intérieur du pays.

En matière d’éducation, la construction de nouvelles universités viendra renforcer les 6 sites universitaires que nous avons déjà réhabilités.

Mes chers compatriotes, chers frères, chères sœurs,

Pour la réalisation de tous ces projets, je me suis engagé à mobiliser les ressources nécessaires au développement de notre pays. A cet égard, la récente réunion des partenaires internationaux autour de notre Programme National de Développement (PND 2012-2015) en est la parfaite illustration. Les résultats, en termes d’engagements, ont été au-delà de toutes les prévisions. Cela démontre une fois de plus la bonne image de la Côte d’Ivoire et la confiance qui est faite à notre pays.

Je sais parfaitement que les effets bénéfiques de tous ces efforts ne sont pas encore pleinement perceptibles sur votre quotidien. Mais nous sommes confiants.

C’est pourquoi, notre principal objectif demeure la création de plus de richesse et de plus d’emplois, notamment pour les jeunes.

La richesse ainsi créée devra être redistribuée de manière équitable. J’ai instruit le Gouvernement de proposer, pour 2013, une revalorisation de la grille des salaires de la Fonction Publique, pour plus de justice et d’équité.

Par conséquent, il est important que les revendications catégorielles ne prennent pas le pas sur la vision d’avenir. Le gouvernement va instaurer un dialogue permanent avec toutes les catégories sociales.Chacun doit être à la tâche en ayant à cœur de participer à l’expansion sociale et économique de notre pays. 

En plus de l’amélioration des revenus, il nous faut par ailleurs atténuer de façon significative les effets de la vie chère. Le gouvernement en a fait une priorité. Grâce à nos efforts en matière fiscale et réglementaire, nous avons pu contenir l’inflation.

La lutte contre la pauvreté est un véritable défi. De graves inégalités ont pratiquement déstructuré des pans entiers de notre société durant la décennie écoulée. Le potentiel que recèle notre pays nous permettra de réduire la pauvreté de moitié en 2015. Cette ambition s'inscrit au cœur de notre politique de développement.

Nous suivons avec une attention particulière la question de l’emploi. L’enquête qui vient de s’achever sur la situation de l’emploi dans notre pays indique une nette réduction du taux de chômage tant dans le milieu rural que dans le milieu urbain. Cela traduit le dynamisme retrouvé de tous les secteurs de l’activité économique, qui va se poursuivre au cours des prochains mois, grâce notamment à une amélioration du climat des affaires, plus favorable aux investisseurs.

Dans un tel environnement, je ne peux que condamner les quelques tentatives de déstabilisation perpétrées ces derniers mois. En réalité, ces attaques dont l’objectif est de troubler la quiétude de nos concitoyens ne peuvent aboutir.

C’est pourquoi, nous continuerons de combattre ces actes subversifs, destinés malheureusement àsaboter le processus de réconciliation.

Nous sommes garants de la sécurité de tous les Ivoiriens et de toutes populations vivant en Côte d’Ivoire. Pour ce faire, nous avons engagé des moyens financiers et logistiques significatifs à travers les ministères en charge de la sécurité.

La mise en place du Conseil National de Sécurité, que je préside chaque semaine, permet déjà une bonne coordination des actions en la matière. L’objectif étant un net recul de la criminalité, quelles qu'en soient les formes, grâce à une meilleure maîtrise de la situation sécuritaire.

Mes chers compatriotes, chers frères, chères sœurs,

Je voudrais en cette fin d’année vous réaffirmer notre volonté de renforcer la cohésion nationale. Il est de notre responsabilité de rassembler tous les ivoiriens, sans distinction, sur les bases de justice et d’équité. 

Je sais que nos compatriotes aspirent à la paix et à la réconciliation. En tant que Président de tous les Ivoiriens, je continuerai de multiplier les initiatives visant à rassembler tous les fils et toutes les filles de notre pays et de favoriser toutes les actions en faveur de la concorde nationale.

Cette recherche de cohésion ne peut se faire au détriment de la justice et de la lutte contre l’impunité. La modernisation de notre système judiciaire, bien que primordial, se déroule à un rythme qui n’est pas encore totalement satisfaisant, en raison du contexte de crise qui a prévalu ces dernières années. Je voudrais à cet égard me réjouir de la liberté provisoire récemment accordée aux personnalités proches de l’ancien régime. Cet acte de justice devrait contribuer à renouer avec le dialogue auquel nos compatriotes sont tant attachés.

Je peux vous dire que nous sommes sur la bonne voie. Nous faisons le pari d’une justice équitable, au service des concitoyens, qui contribuera à renforcer l’Etat de droit. C’est un engagement fort que nous avons affirmé en octobre dernier, à Yamoussoukro, lors de la 52ème session de la Conférence Africaine des droits de l’Homme et des Peuples, que notre pays a eu l’honneur d’abriter.

La récente ratification du traité de Rome traduit également notre volonté affichée de lutter contre l’impunité.

Mes chers compatriotes, chers amis de la Côte d’Ivoire,

Au plan diplomatique, nos relations, notamment avec nos voisins vont au-delà de la simple coopération pour atteindre une dimension fraternelle. Tout en étant pleinement mobilisés autour de la situation intérieure, nous restons attentifs à tout ce qui touche notre sous-région. La Côte d’Ivoire qui assure la Présidence de la CEDEAO est au cœur de la recherche de la paix et de la prospérité auxquelles aspirent nos populations.

J’ai indiqué, à l’occasion de mon adresse au Corps Diplomatique le 22 novembre dernier, les orientations de notre diplomatie dans la recherche de solutions aux conflits qui pourraient affecter notre espace communautaire, en particulier la dramatique situation au nord Mali.

A cet égard, je salue la dernière résolution adoptée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies pour une intervention au Mali.

Mes chers compatriotes,

La Côte d’Ivoire nouvelle se dessine sous nos yeux. Nous disposons de nombreux atouts pour la bâtir plus rapidement, et sur un socle très solide.

La réussite de la Côte d’Ivoire nouvelle doit se mesurer non seulement à travers nos succès économiques et diplomatiques, mais aussi dans une meilleure répartition des efforts et des résultats.

La bonne gouvernance doit guider toutes nos décisions. C'est le lieu de réitérer la nécessité de combattre la corruption, dont les racines sont hélas anciennes dans notre société. Je puis vous assurer à nouveau que le gouvernement est déterminé à tout mettre en œuvre pour endiguer ce phénomène.

Mes chers Compatriotes chers frères, chères sœurs, chers amis de la Côte d’Ivoire,

L’année qui finit a été une année généreuse pour notre pays, qui a su se relever après des années de crise. Mais les prochaines années sont plus prometteuses encore. Elles offrent en effet des possibilités comme rarement la Côte d’Ivoire n’en a connues.

L’ensemble des mesures que nous avons déjà prises et celles en cours porteront leurs fruits dès l’année 2013; et chaque ivoirien pourra en sentir les effets sur son quotidien.

Rien ne doit compromettre ces belles perspectives. Je ne doute pas de la volonté de la très grande majorité d’entre vous de contribuer à réaliser ces promesses qui sont à notre portée. J'invite donc chacun au travail ainsi qu’à la paix et à la cohésion autour de ce qui nous unit tous: notre chère Cote d'Ivoire.

Bonne année 2013 à toutes et à tous !

Que Dieu bénisse notre chère Côte d’Ivoire.


Source: KOACI.COM

VŒUX DU NOUVEL AN DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO AUX JOURNALISTES IVOIRIENS

 

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A l’occasion de la nouvelle année, le président Laurent Gbagbo voudrait souhaiter du fond du cœur, à   toutes les femmes et à tous les hommes de média, quelque soit leur bord politique et leur obédience religieuse, une très bonne et heureuse année 2013. Il prie Dieu afin qu’il vous accorde ainsi qu’à vos familles, une exceptionnelle année nourrie de ses bienfaits.

Tout en vous exprimant sa grande considération et sa sympathie dans vos tâches quotidiennes d’informer et d’éduquer notre peuple, le président Laurent Gbagbo voudrait saisir l’occasion de ce début d’année pour vous encourager à accomplir avec fierté et abnégation votre travail, ô combien noble, exaltant mais difficile.

Comme, vous le savez, la presse est le miroir de la démocratie dans un pays moderne. Elle existe pour dénoncer les travers de nos sociétés et pour promouvoir l’homme et ses droits.

C’est pourquoi, il vous exhorte, pour mériter le respect de nos compatriotes, à travailler en toute indépendance d’esprit, selon vos intimes convictions et la déontologie du métier mais dans le respect des lois en vigueur dans notre pays pour donner une bonne lecture des faits et méfaits qui auront cours dans notre pays.

C’est à cette fin que vous pourrez aider à la construction de notre pays qui ambitionne de devenir un Etat moderne, libre, démocratique et souverain.

Bonne et heureuse année à toutes et à tous!

 

Pour le Président Laurent Gbagbo


Son porte-parole et son représentant

Le ministre Justin KONE KATINAN

mercredi, 02 janvier 2013

CONDOLEANCES DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO A LA NATION

 

côte d'ivoire,porte-parole et représentant de laurent gbagbo, le ministre justin koné katinan,VoeUX DU NOUVEL AN DU PRéSIDENT LAURENT GBAGBO AUX JOURNALISTES IVOIRIENS

 

C’est avec consternation que le Président Laurent Gbagbo a appris la triste nouvelle, par suite d’une bousculade à Abidjan-Plateau, qui a entrainé la mort collective de plusieurs dizaines de nos compatriotes et des centaines de blessés de retour d’une cérémonie de feux d’artifice qui a marqué l’avènement de la nouvelle année 2013.

Aussi, m’a-t-il prestement instruit d’exprimer en son nom, ses condoléances et sa compassion aux familles et à toute la nation endeuillées et souhaiter un prompt rétablissement des blessés dont nombreux sont dans une situation critique.

En ces moments douloureux et de grande tristesse, tout en s’inclinant profondément sur les dépouilles mortelles de nos compatriotes disparus, il reste solidaire des familles en deuil, dans leurs pleurs comme dans leurs prières.

Regrettant que c’est la deuxième année consécutive, à la même période, que notre pays vit de tels douloureux événements qui marquent si profondément la conscience des Ivoiriens et de la communauté humaine, le Président Laurent Gbagbo prie Dieu pour qu’il épargne, à l’avenir, notre nation de tels drames.


Pour le Président Laurent Gbagbo


Son porte-parole et son représentant

Le ministre Justin KONE KATINAN

mardi, 01 janvier 2013

LES VŒUX DU NOUVEL AN 2013 DE MADAME ET MONSIEUR DINDE: BONNE ET HEUREUSE ANNEE!


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A l'occasion de la célébration de l'avènement de la nouvelle année de grâce 2013, nous prions que DIEU, notre Seigneur et notre Créateur, vous accorde, à vous personnellement, à votre maison, à votre famille et à tous ceux qui vous sont chers, une PLEINE MESURE de Sa grâce dans tous les domaines et dimensions de votre vie.


Qu'Il vous donne une SANTE particulièrement robuste, une PAIX inaltérable, le SALUT de vos âmes et le SUCCES dans toutes vos entreprises de vie!

 

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Que selon Son amour intarissable, Il accorde à la Côte d'Ivoire et à l'Afrique la libération du joug de l'asservissement colonial, de la mesquinerie et de la malveillance internationales, de l'oppression des cercles et nébuleuses occultes ultralibérales.


Qu'Il nous délivre de la perfidie démoniaque des riches et des puissants qui détruisent ce monde, qu'Il brise leur pouvoir et anéantisse leur emprise sur nos vies et les destinées de nos nations déchirées par les guerres, les coups d'Etat, la maladie et la pauvreté, qu'Il nous fasse échapper au filet de l'oiseleur et au rets assassin des dominateurs sadiques.

 


Bonne et Heureuse Année 2013!

 

Madame et Monsieur DINDE Fernand AGBO

1er JANVIER 2013: LES FEUX D'ARTIFICE DE OUATTARA FONT ENTRE 150 ET 200 MORTS AU PLATEAU

 

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Avec le nouveau régime ivoirien, nous sommes désormais habitués aux drames nationaux et aux hécatombes. Depuis les plus de 10.000 morts de la crise ivoirienne, les 51 noyés de la SOTRA en 2011 sous le Pont Félix Houphouët-Boigny en pleine semaine de la Fête de l'indépendance, les militaires noyés de 2012 au même endroit, les accidents de la circulation boucheries de plusieurs dizaines de morts depuis bientôt deux ans, les deux centaines de morts de l'attaque du camp des réfugiés de Nahibly à Duékoué et les dizaines d'autres des expéditions punitives des FRCI contre les pro-Gbagbo, le pouvoir Ouattara s'est définitivement mis sous le sceau et la bannière de la mort, avec cette séance de feux d'artifice qui s'achève dans le sang et la douleur pour les familles ivoiriennes.

Encore un sacrifice humain? C'est désormais le lot quotidien des Ivoiriens.

Oh DIEU, délivre la Côte d'Ivoire!

 

Nathalie Yamb

Feux d'artifices de Ouattara pour blaguer les gens au Plateau, au lieu de créer de l'emploi et baisser le coût de la vie: 150 à 200 morts selon les sources médicales, 60 morts selon le gouvernement. Plus de 200 blessés. Abidjan ville de lumière? Encore des morts, en majorité des enfants. Yako aux familles endeuillées.

lundi, 31 décembre 2012

LETTRE DE FIN D’ANNEE A MONSIEUR ALASSANE DRAMANE OUATTARA

 

ALASSANE OUATTARA - MESSAGE A LA NATION 6 AOUT 2012.JPG

 
 
Monsieur Alassane Dramane Ouattara,
 
 
Par la présente, je viens vous parler comme votre entourage et vos associés ne l’ont jamais fait et ne le feront certainement pas, par manque de patriotisme, voire par manque de nationalisme vrai, par peur et parce qu’ils veulent ‘manger’.

Par le passé, j’avais pensé que vous alliez vous ressaisir dans votre envie féroce d’assassiner tous ceux qui ne pensent pas comme vous.  Mais, avec les événements, j’ai compris que vous ne méritez pas de bénéfice du doute.
 
D’ABORD, L’HONNETETE INTELLECTUELLE M’OBLIGE A RECONNAITRE «VOTRE CONSTANCE DANS LA DESTRUCTION», VOIRE «VOTRE CAPACITE DE NUISANCE».

Tout de suite, rappelons quelques faits qui exposent votre état psychique d’assoiffé de sang et de pouvoiriste  incomparable.
 
Premier ministre du mouton (du moins du bélier de Yamoussoukro), vous avez mis les Ivoiriens à la rue à travers les P.A.S (Programmes  d’Ajustement Structurel que je définis comme suit : Programmes d’Appauvrissement Structuré), reçus depuis les Institutions de Bretton Wood.  Vous avez, en ce temps-là, et avec vos amis, « vendu et racheté » plusieurs compagnies qui appartenaient à l’état au « nom » de la privatisation.  La célèbre loi « anti-casseur » était aussi l’une de vos potions magiques qui devaient maintenir la Côte d’Ivoire sous votre contrôle.  Il y a eu des centaines de prisonniers en 1992.  La carte de séjour, encore une de vos trouvailles pour soi-disant « renflouer les caisses de l’état » (votre mot).
 
A la mort du bélier qui vous a « importé et imposé » aux Ivoiriens, sans aucune cure, vous aviez tenté un coup d’état constitutionnel.  Votre échec fut la conséquence de la vigilance de votre allié d’aujourd’hui,  Konan Bédié (adepte de « l’éléphant blanc ») qui, à son tour, avait demandé aux Ivoiriens de se mettre à sa « disposition » comme dans un sérail. 
 
Vous avez également crié, sur tous les toits, que vous détruirez la Côte d’Ivoire si… Et, vous y êtes arrivé.  Or, sous d’autres cieux, avec ces propos, vous auriez été arrêté et condamné pour une longue période au moins, si ce n’est pas la condamnation capitale.
 
Depuis votre première venue dans le champ du microcosme politique ivoirien, le « BIEN-ÊTRE » de l’Ivoirien ne vous a jamais préoccupé.  A travers la carte de séjour, vous avez lézardé le mur de la cohésion qui existait entre les Ivoiriens et les Africains résidant en Côte d’Ivoire.  Avec votre rattrapage ethnique, vous ne trompez qu’une frange de la population pour servir vos maîtres basés à Paris, à New York…
Pensez-vous faire du bien aux ressortissants du nord ivoirien avec votre politique d’exclusion et tous les abus devenus moyens de gouvernance ? 
 
Encore en arrière, vous disiez que l’on refusait votre candidature parce que vous êtes un musulman et les adeptes de la fameuse « charte du nord » ont applaudi, crié à gorge déployée et dansé avec joie, sans comprendre le sort, le mauvais sort que vous leur réserviez.  Car, vous ne serez pas là éternellement pour pourvoir à leur sécurité ou à leur protection individuelle et tribalique. 

Avez-vous idée de la haine que vous avez inoculée en chaque enfant, en chaque femme, en chaque homme qui a perdu ses parents sous les coups de machette et autres armes de vos assassins importés du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Nigeria et des savanes ivoiriennes ? 
 
Pensez-vous que c’est en se mettant à genoux devant les cameramen que votre majordome, j’allais dire votre bouffon, Konan Banny, va ré-con-ci-lier les Ivoiriens dont vous abusez l’hospitalité? Erreur !
 
Croyez-vous que c’est la mise en liberté provisoire de quelques prisonniers politiques qui va cicatriser la profonde plaie que vous avez créée? Erreur!

ENSUITE, JE VOUS DEMANDE DE VOUS REVEILLER DES MAINTENANT.

Sachez qu’il y’a des dires ou des proverbes qu’il ne faut pas négliger.  Par exemple : « Qui tue par l’épée, mourra par l’épée ».  Les exemples historiques à ce niveau sont légions et je n’ai pas l’intention de les ressasser. Question de temps et d’espace.
 
Avec vous, la Côte d’Ivoire a connu une rébellion très sanglante.  Les enlèvements, les tortures de tous les genres et les exécutions extra-judiciaires continuent malgré votre « victoire » taillée sur mesure par la France, l’Amérique d’Obama et leurs alliés.  Vos assassins prennent tout aux autochtones.  Les propriétaires terriens deviennent étrangers chez eux. Les Mossi, les Maliens, les Nigériens et les Nigérians deviennent des chefs des villages et des cantons.  Malgré tout cela, vous êtes entre deux avions chaque semaine, parce que vous ne pouvez pas et ne pourrez pas gouverner.
 
Vous n’obtiendrez pas le titre de roi que vous recherchez avec toute votre névrose et votre ego torturé par certains manques que vous n’arrivez pas à satisfaire.  La reconnaissance que vous courez après vous échappe chaque jour et votre état de santé se détériore davantage. 
 
Retournez là d’où vous êtes venu pour endeuiller la Côte d’Ivoire, partez et ne revenez plus jamais.  Ceci est la seule et dernière issue qui vous reste si vous voulez bien vivre vos derniers jours.
 
Enfin, pour ne point augmenter vos soucis à travers mes lignes, je serai très court dans mes propositions :
 
SIMPLEMENT, RENDEZ LE TABLIER DES MAINTENANT! 

La tyrannie ne taira jamais l’ardeur des Ivoiriens.  Vous pensez connaître les Ivoiriens ?  Non ! Vous ne connaissez que ceux qui ne vivent que pour manger et donc qui vous vendent leur honneur, leurs êtres, leurs familles et leurs terres pour des promesses que vous ne tenez pas.  Car, « les pluies de milliards » promises hier, refusent de tomber.  C’est la sécheresse du côté de ceux qui chantaient « ADO solutions ».
 
LA COTE D’IVOIRE NE VA PAS CONTINUER DE MARCHER AU RYTHME DE VOTRE ETAT MALADIF!

Il est certes vrai que les rêves constituent ce qui transforme le monde, mais vous devez savoir qu’ils ne sont pas tous réalisables et ce n’est pas tout rêveur qui devient un grand bâtisseur.
 


SYLVAIN DE BOGOU,
(Écrivain, Journaliste & Analyste des R.I). Livre à paraître bientôt : « Afrique et Défis ».
 

dimanche, 30 décembre 2012

GBAGBO EN PRISON (44,17%), PLUS CELEBRE QUE OUATTARA (15,07%), DANS UN SONDAGE ABIDJAN.NET!

 

SONDAGE 2012 ABIDJAN.NET.jpg

 

Sur leur propre site abidjan.net, qui est logiquement plus visité par eux que par les pro-Gbagbo, pour faire un cadeau de fin d'année à leur mentor, ils ont organisé un SONDAGE de l'Homme ou la Femme de l'année 2012: 

http://www.abidjan.net/sondage/poll_results.asp?ID=184.

Au début ils avaient inscrit Laurent Gbagbo (La Haye [comme fonction]) et Alassane Ouattara (Président). Et parce qu'il serait incompréhensible pour les milliers de visiteurs du site de constater que celui qui se trouve à La Haye est plus aimé et avec près de 44,17% d'intentions de vote (à l'heure actuelle) loin devant les 15,07% de leur président, ils ont donc vite fait de rectifier pour écrire "Laurent Gbagbo (Ex-Président)".

Vers la fin du sondage, ce sera indiqué: LAURENT GBAGBO (fonction PRESIDENT DE LA REP. DE CIV) et DRAMANE OUATTARA (fonction MYTHOMANE, IMPOSTEUR, GENOCIDAIRE).

Il ne reste plus qu'aux propriétaires du site à falsifier les chiffres et un Youssouf Bakayoko pour inverser les résultats. N'IMPORTE QUOI!

Pour ceux qui voudraient parler au Président de la République de Côte d'Ivoire, Laurent GBAGBO:

Téléphone: +31 70 515 8080

Ou envoyer une carte de vœux:

ICC
Quartier pénitentiaire
Boîte postale 19519
2500 CM La Haye

Pays-Bas


Source: FACEBOOK

samedi, 29 décembre 2012

PRISONNIERS DE OUATTARA: AMNISTIE, GRACE OU NON-LIEU?

 

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Dans ses récentes sorties publiques, évoquant la situation en Côte d’Ivoire après la tragédie du 11 avril 2011, M. Alassane OUATTARA n’a eu cesse de proclamer qu’il n’existe aucun prisonnier politique dans ses geôles. M. OUATTARA n’a cependant pas fait mystère sur ses bonnes dispositions à manifester sa mansuétude  dans une mesure de grâce à l’égard des pro-Gbagbo détenus.

Mais avant d’en arriver au rappel des différentes mesures prises en faveur des acteurs de cette crise qui prend ses racines dans la rébellion survenue dans la nuit du 19 septembre 2002, il importe de cerner la portée des effets de la grâce et de l’amnistie auxquelles on recourt usuellement dans les crises de l’ampleur de celle en cours en Côte d’Ivoire.

Aux termes des dispositions de l’article 108 du code pénal ivoirien, l’amnistie «éteint l’action publique. Elle efface toutes les condamnations prononcées et met fin à toute peine et mesure de sûreté à l’exception de l’internement dans une maison de santé et de la confiscation, mesure de police. L’amnistie n’est pas applicable aux frais si la condamnation est définitive. Elle n’entraîne:

–Ni la restitution des amendes et frais payés, ni celle des confiscations déjà exécutées;

–Ni la réintégration dans les fonctions ou emplois publics, grades, offices publics ou ministériels. Elle n’ouvre pas droit à reconstitution de carrière;

– Ni la restitution des décorations, ni la réintégration dans les ordres nationaux.

L’amnistie ne fait pas obstacle aux demandes en révision tendant à établir l’innocence de l’amnistié.   Elle est sans effet sur l’action civile ainsi que sur l’action et les peines.

Qu’en est-il des effets de la grâce agitée ces derniers jours par OUATTARA et son camp?

Conformément aux dispositions de l’article 134 du code pénal ivoirien «La grâce accordée par décret du Président de la République est la dispense, totale ou partielle, définitive ou conditionnelle d’exécution d’une peine ou mesure de sûreté devenue définitive, à l’exception de l’internement dans une maison de santé et de la confiscation spéciale. Le décret de grâce peut commuer toute peine  en une peine moins élevée dans l’échelle légale des peines. Sauf dérogation expresse du décret de Grâce:

– La commutation de la peine de mort entraîne pour le condamné application de plein droit de toutes les conséquences légales attachées aux peines privatives de liberté perpétuelle;

– La commutation d’une peine perpétuelle, qu’elle soit originellement prononcée ou qu’elle résulte d’une condamnation antérieure de la peine de mort entraîne de plein droit cinq ans d’interdiction de séjour et prend effet au jour du décret de grâce. La solidarité est rémissible par voie de grâce».

Il ressort du rappel des dispositions légales qui précèdent  que s’il peut être admis que la grâce s’analyse en une solution parmi tant d’autres à l’issue d’un conflit, on ne saurait perdre de vue que par sa portée, elle n’a nullement vocation à neutraliser les infractions réelles ou supposées commises par tous les acteurs du conflit.

La grâce, dans ses effets, ne se limite qu’au seul recouvrement de leur liberté par les personnes  qui en ont été privées par des décisions devenues définitives. La grâce a donc une portée limitée.

C’est pourquoi depuis l’éclatement de la crise ivoirienne, corollaire de la rébellion armée déclenchée le 19 septembre 2002, les preuves abondent que  le Gouvernement du Président Laurent Gbagbo d’un côté, et le camp rebelle composé du Mouvement Patriotique de Côte d’Ivoire de SORO Kigbafori Guillaume, ses démembrements et les partis membres du RHDP, de l’autre, ont privilégié l’amnistie  parmi les solutions possibles.

Ainsi, si l’Accord de Lomé I, conclu le 1er novembre 2002,  prescrivait la libération, sans condition, des détenus civils et militaires dans le cadre des hostilités débutées le 19 septembre 2002, celui de Marcoussis réalisé, lui, quelques mois plus tard, plus précisément le 24 janvier 2003, mettait en relief la nécessité d’amnistier tout simplement les faits délictueux susceptibles d’être imputés aux différents acteurs du conflit. Il importe d’indiquer que cette dernière mesure s’étendait aux exilés militaires.

En exécution des obligations enserrées dans cet Accord de Marcoussis, une première loi n°2003-309 portant amnistie était prise le 8 août 2003.

Mais, eu égard au champ d’application de l’Amnistie balisée par les dispositions de l’article 108 du code pénal transcrites plus haut,  les parties, mues par le souci de faciliter le pardon et la réconciliation nationale et de restaurer la cohésion sociale et la solidarité entre les Ivoiriens, convenaient d'étendre la portée de cette première loi d'amnistie à la réintégration de plein droit dans les fonctions ou emplois publics, grades, offices publics ou ministériels, la restitution de carrière au profit des membres de la rébellion.

Bien mieux encore, ayant estimé que ces premières mesures dérogatoires n’avaient pas permis l’atteinte  des objectifs de réconciliation, de restauration de la cohésion sociale et de la solidarité, l’Accord de Ouagadougou, conclu le 4 avril 2007 à l’issue du Dialogue Direct, prescrivait d’autres mesures dérogatoires. Ainsi, les parties au Dialogue Direct convenaient d’étendre encore la portée de la loi d’amnistie de 2003.

C’est donc en conséquence des obligations contenues dans cet Accord de Ouagadougou que l’Ordonnance n° 2007- 457 du 12 avril 2007 portant amnistie était prise par le Président Laurent GBAGBO.

En plus de sa fonction traditionnelle d’extinction des infractions commises dans le cadre des hostilités, les mesures dérogatoires figurant dans cette loi d’amnistie mettaient l’accent, entre autres, sur les exigences de la réconciliation et de l’obligation de solidarité nationale qui imposent le devoir à l’Etat de procéder à la réparation des dommages causés par les infractions amnistiées. Ces mêmes mesures dérogatoires prescrivaient la restitution de carrière des éléments de la rébellion présents en Côte d’Ivoire et en exil, avec paiement et rappel de leurs soldes.

Il s’infère  donc des mesures qui précèdent que l’Etat étant celui qui jouit des prérogatives régaliennes, d’une part, et sur qui pèse, à titre principal, le fardeau de la réalisation de la réconciliation, d’autre part, il ne peut  se permettre de faire l’économie de toute mesure propre à  permettre la réalisation de ladite réconciliation surtout lorsque la loi lui en trace les sillons.

C’est fort de cette réalité, et comme on le constate, que depuis l’éclatement de cette crise dans la nuit du 19 septembre 2002, la volonté d’aller résolument à la paix a été moult fois traduite dans les différents Accords et les mesures dérogatoires contenues dans les différents textes d’amnistie formalisées par le pouvoir du Président Laurent GBAGBO dans le seul intérêt de la paix et de la réconciliation.

Or, nul ne peut sérieusement soutenir que la crise ivoirienne actuelle est détachable de la rébellion armée déclenchée le 19 septembre 2002.

C’est en cela que l’observateur avisé relève que dès lors que des mesures dérogatoires ont déjà  été expérimentées dans la gestion de cette même crise, il n’y a absolument rien à inventer dans la quête de solution durable. Un tel état des lieux devrait donc inciter à l’économie de manœuvres de diversion  consistant à agiter des mesures qui rompent avec la pratique, et,  dont les effets ne sauraient garantir une quiétude à leurs destinataires, et donc insusceptibles de faire advenir une vraie réconciliation et paix.

Pour  montrer la pertinence de ce développement, et surtout, mettre en exergue le contraste entre la grâce et l’amnistie,  il apparaît nécessaire de retenir quelques illustrations.

1-LES EFFETS D’UNE AMNISTIE SUR LA SITUATION DE L’HONORABLE AKOUN LAURENT

Condamné à une peine privative de liberté de six mois ferme assortie d’une peine d’amende et des peines complémentaires (interdiction de paraître dans certains lieux pendant plusieurs années à l’exception de son lieu de naissance et déchéance des droits civiques), l’honorable  Laurent AKOUN recouvrerait automatiquement la jouissance, non seulement de sa liberté, mais aussi et surtout, de l’entièreté des droits civiques dont la décision de justice le prive. Subséquemment, l’amende greffée à la peine d’emprisonnement subira le même sort. Il ne paiera pas cette amende qui lui a été infligée à l’exception des frais de procédure qui, dans le cadre de la procédure de flagrant délit suivie contre lui, n’excède guère mille francs (1.000F) CFA. Bien mieux encore, quoi que cette décision qui le condamne survive dans l’ordonnancement juridique,  les condamnations effacées par la mesure d’amnistie ne peuvent être inscrites au casier judiciaire de l’honorable AKOUN Laurent.

En des termes plus simples, cela voudrait dire que s’il  était demandé plus tard  à l’honorable AKOUN Laurent de justifier, par exemple, à l’occasion de la constitution d’un dossier de candidature à un poste  politique  ou administratif (décoration et autres actes civils…), de ses antécédents judiciaires  en fournissant son casier judiciaire, le bulletin numéro 3, qui lui serait délivré à l’occasion, ne porterait aucune mention des condamnations amnistiées. Comme on le voit, la mesure d’amnistie réintègre le bénéficiaire dans sa virginité pénale.

Mais qu’en serait-il du cas du Général DOGBO Blé Bruno  et des autres personnalités inculpées en cas d’administration d’une amnistie?

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2-LES EFFETS D’UNE AMNISTIE SUR LA SITUATION DU GENERAL DOGBO BLE BRUNO

Il importe de rappeler qu’au terme d’un procès dont les débats n’ont pu établir, sans équivoque, l’implication du Général DOGBO Blé Bruno dans le meurtre du Colonel Dosso, les exigences d’une obligation de résultat qui pèsent naturellement sur une «justice des vainqueurs», ont essentiellement déterminé la Cour d’assises à entrer en voie de condamnation contre lui.

Ainsi, a-t-il été arbitrairement condamné à une peine privative de liberté de 15 années, assortie d’une peine d’amende et d’une rétrogradation.

C’est le lieu de relever que les dispositions de l’article 108 du code pénal  portant amnistie ont exhaustivement énuméré les cas d’exclusion.

Il s’en infère qu’aucune infraction n’est exclue, en dehors des usages qui, dans bien des cas, ont limité les effets de l’amnistie en ce qui concerne les crimes.

C’est pourquoi, et comme abondamment rappelé plus haut, les parties, à l’occasion de cette crise, sont toujours parvenues, au moyen des pouvoirs dérogatoires, à intégrer toutes les situations  dans le champ d’application de l’amnistie à l’effet d’atteindre les objectifs de réconciliation et d’une vraie paix.

Si donc, le pouvoir se refusait  à recourir à des mesures dérogatoires au profit du général DOGBO Blé dans le cadre d’une amnistie, tant en ce qui concerne sa liberté que son grade, l’exigence de la vérité  commanderait que la justice ivoirienne baptisée à raison, «justice des vainqueurs», pour s’être négativement illustrée lors de cette  crise historique, devra impérativement s’obliger à redorer son blason. Car, quel est cet ivoirien lucide qui n’a pas été bouleversé par ce terrible qualificatif de «sauveurs» que Monsieur le Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan avait cru devoir attribuer à des criminels notoires,  dans l’unique but de les absoudre des pires  crimes dont ils se sont rendus responsable depuis la nuit du 19 septembre 2002 à ce jour? Qui ne se souvient encore de l’issue de cette audience théâtrale de la Chambre d’accusation qui, après s’être solennellement prononcée en faveur de la mise en liberté provisoire de 8 personnes et rejeté systématiquement les autres recours, en la présence constante de toutes les parties dont les conseils des appelants, leva son audience et se retira, mais, au beau milieu de la nuit, et hors la présence de toutes les parties concernées, porta, visiblement à la demande pressante du pouvoir en place, le nombre des «heureux bénéficiaires» de cette «précieuse» liberté provisoire à la carte, à 20 personnes? Quel est cet observateur avisé qui est parvenu à s’expliquer aisément, la suite favorable accordée, dans le tintamarre de la grâce agitée par le camp Ouattara, aux demandes de mise en liberté provisoire à 8 personnes, il y a quelques jours, et le curieux rejet  de celles d’une pléthore encore maintenue dans les goulags du nord, alors surtout que le crime commun «contre l’humanité» reproché à ces suppliciés, n’est autre que leur seule appartenance au  dernier gouvernement du Président Laurent GBAGBO après sa réélection, pour certains, et le soutien à la légalité constitutionnelle, pour d’autres? Ce constat ahurissant sur son fonctionnement pyromane à l’aune de cette crise historique n’incline-t-il pas à  exiger  de cette justice  la recherche de la vérité et surtout, l’intérêt national?

Un tel exercice, dans le cas du général DOGBO Blé, passe nécessairement par un réexamen  juste et impartial de la décision contestable  qui le frappe injustement. Car, il est de notoriété publique qu’au terme des débats, le procès du Général DOGBO Blé n’est pas parvenu à étayer l’implication, sans équivoque, de ce dernier dans l’assassinat du Colonel DOSSO. Tous les observateurs sont unanimes pour reconnaître que la Cour s’est délibérément refusée, pour des motivations qui échappent manifestement à la raison du droit, à lui faire bénéficier de l’épaisse couche de flou qui couvre sa responsabilité personnelle dans le meurtre du Colonel DOSSO.

Aussi, dans l’intérêt de la vérité  et de la paix, la Chambre judiciaire doit-elle s’obliger à renvoyer purement et simplement le Général DOGBO Blé des fins des poursuites.

3-LES EFFETS D’UNE AMNISTIE SUR LA SITUATION DES AUTRES PERSONNALITES INCULPEES

C’est un secret de polichinelle qu’alors que le monde entier connait parfaitement les vrais assassins en Côte d’Ivoire  depuis la nuit du 19 septembre 2002, les personnalités proches du Président Gbagbo, arrêtées avec la complicité et l’assistance déterminantes de la Licorne et de l’ONUCI à partir du 11 avril 2011, ont été par la suite toutes mécaniquement inculpées pour crime de sang et placées en détention.

Il a été  cependant démontré plus haut qu’il est possible d’étendre les effets d’une amnistie à toutes les infractions par dérogation aux dispositions légales.

Mais si d’aventure Ouattara s’y refusait, il ne resterait que les solutions appropriées par voie judiciaire.

En effet, étant incontestable que toutes ces personnes ont été arbitrairement inculpées pour des faits qualifiés de crimes par une «justice des vainqueurs», la quête de vérité et d’une vraie réconciliation impose une seule mesure appropriée qui n’est autre que la prise d’ordonnances de non-lieu. Une telle décision permettra d’atteindre les objectifs  visant à rétrocéder leur liberté aux personnes abusivement inculpées  et détenues. Subséquemment, c’est à bon droit  qu’une telle décision soustraira les intéressés de l’épée de Damoclès qui pèserait injustement et inutilement sur leur tête dans le cas d’une grâce et autres mises en liberté provisoire sur mesure qu’on enregistre à présent à compte-gouttes.

En dépit de ces seules voies salvatrices, comme on l’observe ces derniers temps, des prêches en faveur d’une mesure de grâce  ne cessent d’inonder le paysage politique ivoirien.

Alors quels sont les objectifs  réels visés par les adeptes d’une telle mesure?

4-LES EFFETS D’UNE GRACE PRESIDENTIELLE SUR LA SITUATION DE L’HONORABLE AKOUN LAURENT ET DU GENERAL DOGBO BLE BRUNO

La portée des effets de la grâce a été exhaustivement rappelée plus haut.

Il  en résulte que si c’était cette option que M. OUATTARA préférait à celle expérimentée depuis le déclenchement de cette crise, la situation se présenterait autrement.

En effet, le bénéfice de la grâce suppose la satisfaction des conditions.

C’est le lieu de rappeler que ne bénéficie de la grâce que tout condamné dont la décision est devenue définitive. Cela veut dire que si l’honorable AKOUN Laurent avait fait appel de la décision du tribunal ou si le Général DOGBO Blé Bruno s’était pourvu en cassation (saisine de la Cour Suprême contre la décision de la Cour d’Assises), les deux  ne peuvent être accessibles aux effets d’une mesure de grâce qu’autant qu’ils eussent acté un désistement.

Autrement, tant que les juridictions supérieures saisies n’auraient pas vidé leur saisine, les condamnés  demeureraient en détention nonobstant l’existence de la mesure de grâce.

Ainsi, en dehors du recouvrement de cette liberté «conditionnée», les effets de la grâce sont impuissants face à l’amende et aux peines complémentaires, c’est-à-dire, malgré une liberté obtenue à des conditions, l’honorable AKOUN Laurent exécutera la peine d’amende à laquelle il avait été condamné. En plus, il tombera encore sous le coup de la loi s’il se présentait à d’autres endroits du territoire en dehors de son lieu de naissance comme le lui a prescrit la décision de justice. Au final, toutes ces condamnations seront inscrites au casier judiciaire, de sorte que le jour où il devra fournir un dossier exigeant la production du bulletin numéro 3, toutes ces condamnations graciées y seront révélées, et le destinataire en tirera bien évidemment les conséquences de droit.

Il en sera de même  pour le Général DOGBO Blé qu’on n’appellerait plus «Général» au risque de tomber sous le coup du délit de «violation d’une décision de Justice» pour se retrouver soi-même en prison pour avoir tout simplement utilisé une formule de politesse.

5-LES EFFETS D’UNE GRACE PRESIDENTIELLE SUR LA SITUATION DES AUTRES PERSONNALITES  INCULPEES ET DETENUES

Il est constant que l’ensemble des personnes en détention après le 11 avril 2011 ont été systématiquement inculpées de crime de sang. Il en va donc que ces personnes ne sont même pas encore jugées pour, le cas échéant, exercer des recours.

Dès lors, et à l’aune des développements qui précèdent, n’apparaît-il pas surabondant de relever que ces personnes ne sauraient bénéficier d’une mesure de grâce qui ne concerne que les condamnés dont les décisions sont devenues définitives. C’est en cela que des décisions courageuses, empreintes de justice s’imposent, non seulement en faveur de la réconciliation vraie mais surtout de la vérité.

Au total, il s’infère des analyses qui précèdent que si par extraordinaire, M. Dramane OUATTARA  méconnaissait les mesures salvatrices ci-dessus étayées, au détriment de la vérité, d’une vraie paix et de la  réconciliation, en optant  pour la grâce qu’il  agite ces derniers jours,  il n’en émergerait pas moins sa ferme volonté à poursuivre la répression judiciaire, avec pour but final, l’anéantissement d’une opposition politique  significative dont tous les acteurs majeurs seraient ainsi privés de leurs droits civils et civiques. Ce qui conforterait les observateurs de la scène politique ivoirienne que M. Ouattara Dramane a une conception singulière de la démocratie qui exclut toute opposition significative. Comment penser autrement quand on sait qu’il a lutté dans les accords passés pour une amnistie et une libération des siens et qu’aujourd’hui, il préconise plutôt seulement une grâce pour les autres?

 

Ladji Fofana, Juriste

vendredi, 28 décembre 2012

COTE D'IVOIRE: LES GENDARMES AYANT SECURISE L'ARRIVEE D’AKE NGBO ET SES CAMARADES RECEMMENT LIBERES ONT ETE MIS AUX ARRETS


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Dramane Ouattara reproche aux gendarmes qui ont sécurisé l'arrivée du Professeur Aké NGbo et ses camarades récemment libérés d’avoir exécuté "une mission non-recommandée et non-autorisée". Ces gendarmes ont donc été jetés en prison. Cette information a été publiée par le quotidien "LG Infos" dans sa livraison N°323 du mercredi 26 décembre 2012, page4.

Le quotidien a pris le soin de mener ses investigations dans le camp de gendarmerie d’Agban ciblé par le régime Dramane Ouattara, à travers une vague d’arrestation. Des gendarmes ont ouvertement témoigné de la traque organisée par le régime contre ce corps depuis plusieurs jours.

Un officier n’a pas caché sa colère : «On nous taxe de pro-Gbagbo, surtout nous qui avons servi sous le Commandant Abehi, en particulier ceux qui sont en poste à la caserne de Yopougon. Je vais dire quelque chose de grave. On a même reproché aux gendarmes qui ont sécurisé l’arrivée du Professeur Aké NGbo et ses camarades récemment libérés, le fait d’avoir exécuté une mission non-recommandé et non-autorisée. Ceux qui ont été commis à cette tâche sont actuellement aux arrêts», a témoigné un gendarme résidant du camp d’Agban au quotidien "LG Infos".

Comment peut-on prétendre que des gendarmes qui obéissent à des ordres, ont exécuté une mission "non-recommandée et non-autorisée". Il est évident qu'ils ont été commis à cette tâche pour les piéger, en vue de les emprisonner.

«On veut faire croire que les gendarmes ont organisé une attaque contre un camp qu’ils habitent eux-mêmes. Non, c’est trop grossier», a déploré un autre gendarme d’Agban aux reporters de "LG Infos".

La presse rapporte des arrestations massives de gendarmes et de leurs proches, depuis 5 jours. On dénombre plus de 80 arrestations dans le cadre de cette affaire.

Jusqu’ici, personne ne peut expliquer la haine viscérale que Dramane Ouattara voue aux gendarmes ivoiriens. N’est-ce pas là le signe annonciateur du démantèlement de la gendarmerie par le régime Dramane Ouattara? Affaire à suivre!

 

Source: FACEBOOK

jeudi, 27 décembre 2012

COTE D'IVOIRE: DOUMBIA MAJOR APPELLE A UN COUP D'ETAT CONTRE ALASSANE OUATTARA

 

DOUMBIA MAJOR 2.jpg


"Pour Doumbia Major, ex porte-parole de IB, il faut enlever Ouattara par un coup d'Etat". Qui l'eut cru? Chien mange donc chien?


«Sur le plan politique, je pense que lorsqu'un régime vire vers des pratiques antidémocratiques il faut le renverser, et je continue de le penser. Je ne suis pas de ceux qui pensent qu'une fois élu un régime doit faire ce qu'il veut, y compris s'adonner à des violations de droits humains, à des pillages de ressources collectives et de deniers publics, qu’on doit le laisser pratiquer l'injustice, les abus de pouvoir etc... Et que, pendant que les dirigeants du régime s'adonnent à ce type de pratiques antidémocratiques le peuple doit attendre passivement la fin du mandat pour espérer un hypothétique changement de gouvernants.

Comme aux USA, où il est prévu une procédure «d'impeachment», le peuple doit se réserver la possibilité d'empêcher un régime d'aller au terme de son mandat si celui-ci trahit le peuple. C'est pourquoi je ne regrette aucun renversement violent d'un régime qui vire à la dictature.

Quand les révolutions surviennent, elles se passent pendant que certaines personnes qui les désapprouvent se trouvent tranquillement à leurs domiciles, mais ce n'est pas leur passivité ou leur désapprobation qui empêchent la révolution d'avoir lieu!

Autant l'humeur et le sentiment de désapprobation du mouton n'a pas d'influence sur l'organisation de la fête de la Tabaski, autant les sentiments de désapprobation de quelques pseudo-pacifistes et de quelques partisans d'un régime, ne peuvent empêcher la survenue d'une révolution, quand un régime vire à la dictature.

Ce qui empêche la survenue d'une révolution ce ne sont pas les cris et les larmes de crocodiles de quelques partisans d'un régime qui vivent du luxe que leur procure un système dictatorial qui se nourrit d'injustice et d'inégalité ; ce qui empêche la survenue d'une dictature c'est le comportement démocratique des dirigeants!» Doumbia Major.

Oui ! Vous ne rêvez point! Ces mots sont de Doumbia Major qui se dit exilé politique depuis près de dix ans. Depuis près de quatre mois, le cerveau politique de l’aile de feu le sergent major IB, donne de plus en plus de la voix. Pour, lui, l’Afrique doit aller de coup d’Etat en coup d’Etat. Pour lui, seule Ibrahim Coulibaly dit IB méritait de gouverner ce pays. On l’aura bien comprit, les attaques en Côte d’Ivoire ne sont pas le seul fait des partisans de Gbagbo mais aussi et surtout de certains militaires qui ont combattus aux cotés de ce dernier jusqu’à sa mort. L’administration Ouattara se trouve donc confrontée à deux entités qui conjuguent bien le fait que l’ennemi de mon ennemi soit mon ami. En clair une coalition entre les deux camps n’est pas à exclure dans la mesure où Doumbia Major disait il y a peu: «l’exilé n’a pas d’état d’âme, il peut s’allier à n’importe qui, pourvu que ce dernier lui promettre de mettre fin à son exil».

Qui vivra verra!

 

Jean Pierre Assa, in Lementor.net

Le 26 décembre 2012 par Autre presse


Source: IVOIREBUSINESS.NET

mardi, 25 décembre 2012

LE QUOTIDIEN D'ABIDJAN: «DIEU SE REVELE A UN VIEUX MUSULMAN AU NORD»

 

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Bamba lancina, un vieillard de 85 ans, a fait des révélations sur la situation ivoirienne, la semaine dernière avant de rendre l’âme. Le vieux musulman du village de Gbêlo dans la sous-préfecture de Ouaninou, a confié à son entourage que Dieu va frapper dans les milieux religieux et politique. L’un de ses fils a joint la rédaction pour livrer la quintessence de ce message prophétique.


«Je suis…, fils de Bamba Lancina. Mon père qui avait reçu la révélation concernant l’arrestation de Laurent Gbagbo en son temps n’a pas voulu trop ébruiter ce message. Lui-même nous a demandé de publier cette dernière révélation. Il y a quelques jours qu’il nous a confié que Dieu est revenu encore lui parler de la situation de la Côte d’Ivoire. Le vieux a été inhumé, le samedi 1er Septembre, à Gbêlo. Avant de mourir, il nous a dit qu’il y aura beaucoup de morts parmi les serviteurs de Dieu. De nombreux prêtres, des imams, et des pasteurs des églises évangéliques qui ne font pas la volonté de Dieu. Dieu délivrera la Côte d’Ivoire par une grande colère contre le diable et ses suppôts.

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Abordant le phénomène de la statue de la vierge Marie, Dieu lui a dit que c’est l’incarnation de l’esprit démoniaque et d’idolâtrie, et l’esprit de mort. Voyant la colère de Dieu contre les prêtres, cette idole a manifesté leur humiliation à travers ses pleurs. Dieu a décidé d’établir deux grands serviteurs de Dieu qui ont sa sainte crainte à la tête de la nation. Il s’agit d’un prophète et d’une prophétesse. Ce prophète fera comme Moïse l’a fait avec le peuple d’Israël. Le christianisme va gagner toute la Côte d’Ivoire.

Mais les fausses églises seront fermées. L’un des prophètes viendra d’Israël. La constitution sera modifiée. Enfin, Dieu a dit que la seule condition pour que Gbagbo sorte de la prison est une repentance sincère. Il veut l’utiliser mais avant, celui-ci doit confesser ses transgressions et péchés. Sinon, aucun être humain ne pourra rien faire pour lui».

 

Source: Le quotidien ivoirien "Le Quotidien d'Abidjan" N° 703 du Mardi 04 Septembre 2012.

lundi, 24 décembre 2012

JUSTICE IVOIRIENNE: AKE N'GBO ET 7 DETENUS PRO-GBAGBO LIBERES

 

AKE NGBO ET DESIRE DALLO.jpg

Le Premier ministre Aké Ngbo et le ministre Désiré Dallo (Economie  et finances) à leur sortie de prison.



La justice ivoirienne a décidé hier jeudi 20 décembre 2012, d'accorder la liberté provisoire à huit (8) prisonniers politiques proches de l'ancien président, Laurent Gbagbo.

 

Il s'agit de l'ex-Premier ministre Gilbert-Marie Aké N'gbo, de l'ex-ministre de l'Economie et des finances, Noël Désiré Dallo, de Mme Adjobi née Christine Adjoua Nébout, ex-ministre de la Lutte contre le SIDA, du Journaliste Norbert Gnahoua Zibrabi, du syndicaliste Mahan Gahé, du chef de parti politique Jean-Jacques Béchio, du chef de milices, Mao Gloféi et de l'aide de camp de l'ancien président, le chef d'escadron Djua Kouassi. 

Selon un communiqué du ministère de la Justice, des droits de l'homme et des libertés publiques, lu au journal télévisé de 20h de la chaîne nationale (RTI 1), cette décision fait suite à des demandes de mise en liberté provisoire qui ont été jugées recevables par les juges en charge du dossier. Ces prisonniers mis en liberté avaient été conduits dans des prisons dans le Nord du pays, après la chute de Laurent Gbagbo en 2011. 

Après avoir passé près de deux (2) ans en prison, ces pontes du Front populaire ivoirien (FPI, le principal parti d'opposition) et de l'ancien régime peuvent respirer l'air frais de la liberté, même si elle n'est que provisoire. En tout cas, c'est une bonne nouvelle pour eux et pour les Ivoiriens qui sont engagés dans un processus de réconciliation nationale. Cette libération constitue en effet, un signe de décrispation de la situation sociopolitique tendue en Côte d’Ivoire. 

Selon certaines indiscrétions, la justice ivoirienne pourrait procéder à la mise en liberté provisoire d'autres prisonniers, avant la fin de l'année. 

Il s’agit de : 

1- N’GBO AKE Gilbert Marie 
2- DALLO Désiré Noël Laurent 
3- ADJOBI Née NEBOUT Aya C. Rosalie 
4- GNAHOUA Zabrabi Norbert 
5- MAHAN Gahé Basile 
6- BECHIO Jean Jacques 
7- MAO Glofiéhi 
8- Commandant DUA Kouassi 


Hervé Kpodion, in le quotidien ivoirien «L'Inter» du jeudi 20 décembre 2012.


 

ARRIVEE A ABIDJAN DES DETENUS PRO-GBAGBO MIS EN LIBERTE PROVISOIRE

 

Les détenus pro-Gbagbo mis en liberté provisoire le jeudi par le gouvernement ivoirien sont arrivés samedi en fin de matinée à Abidjan où ils ont été accueillis dans un grand hôtel de Cocody, le quartier des ambassadeurs. 

Sur les huit libérés, seulement quatre sont arrivée à l'hôtel Ivoire en provenance du Nord où ils étaient incarcérés depuis la chute de Laurent Gbagbo en avril 2011. 

Le Pr Aké N'Gbo ex-premier ministre de Laurent Gbagbo, l'ex-ministre de l'économie et des finances de Laurent Gbagbo pendant la crise postélectorale, Désiré Dallo, le syndicaliste Mahan Gahé et Gnahoua Zibrabi sont les quatre personnes arrivées à Abidjan. 

S'exprimant au nom de ses camarades, le Pr Aké N'gbo a remercié les autorités ivoiriennes notamment le président Alassane Ouattara pour ce geste d'apaisement. 

Les quatre autres ex détenus proches de Gbagbo, à savoir le chef milicien du grand Ouest Maho Glofiéhi, l'ex-ministre de la santé de la lutte contre le SIDA Christine Adjobi, le Commandant Doua Kouassi et l'ancien ministre de la fonction publique Jean Jacques Béchio, explique-t-on sont déjà sur place à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. 

Ils étaient pour certains incarcérés à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA) et pour d'autres dans des cliniques pour y subir des soins. 

Plusieurs proches de Laurent Gbagbo ont été mis aux arrêts au lendemain de son arrestation le 11 avril 2011 (...) 

Laurent Gbagbo est lui-même détenu à la Haye où la Cour pénale internationale entend organiser le 19 février prochain l'audience de confirmation des charges contre lui. Il est soupçonné de crime contre l'humanité de façon indirecte. 

Simone Ehivet Gbagbo à Odienné dans le Nord Ouest, Pascal Affi N'guessan et Michel Gbagbo à Bouna dans le Nord Est et d'autres cadres du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de M. Gbagbo, restent pour l'instant en prison. 

Le président Alassane Ouattara avait annoncé fin novembre lors de sa tournée dans l'Est de la Côte d'Ivoire des mesures pour le bon déroulement de la réconciliation en Côte d'Ivoire. 

Cette mise en liberté provisoire intervient au moment un tribunal ghanéen a reporté au 17 janvier prochain, l'examen de la demande d'extradition de Justin Koné Katinan, le porte-parole en exil de l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. 

M. Koné Katinan était pendant la crise postélectorale, le ministre du budget de Laurent Gbagbo. Il est recherché par les nouvelles autorités ivoiriennes pour crimes économiques. 

Source: APA (Agence de Presse Africaine)

MENACE DE GREVE ILLIMITEE - KANDIA CAMARA AUX ENSEIGNANTS: «LES PERTURBATEURS SERONT ARRETES, JETES EN PRISON ET RADIES…»

 

 

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Kandia Calamité: "Les perturbateurs seront jetés en prison et radiés", "L'école sera fermée pour une année..." 

 

Camara est intraitable face aux grévistes: "Le Ministre de l’Intérieur a donné des instructions aux préfets, d’arrêter tous les perturbateurs et de les faire mettre en prison". 



En marge des Conseils de gouvernement et des ministres qui se sont tenus les mardi 18 et mercredi 19 décembre 2012, à Yamoussoukro, la ministre de l’Education nationale et de l’Enseignement technique, a échangé avec les différents responsables de l’école venus de Bongouanou, Dimbokro, Bouaflé et Yamoussoukro. La rencontre avec Kandia Camara était axée sur la situation qui prévaut en ce moment au niveau de l’école ivoirienne. Au Lycée Mamie Adjoua où la rencontre a eu lieu, c’est d’un ton ferme que la patronne de l’école ivoirienne s’est adressée à ses collaborateurs. Après les avoir écoutés, madame le ministre a laissé des instructions fermes: «Ce que nous avons interdit à nos élèves, ce sont aujourd’hui des éducateurs qui le font. Nous ne pouvons accepter cela. Nous sommes déterminés à résoudre les problèmes des enseignants à condition que le droit à l’éducation des enfants soit garanti. 

Et c’est pour cette raison que je m’en vais vous dire ceci: Vous êtes les premiers responsables de nos structures. Et le Directeur régional doit tout mettre en œuvre pour que l’école fonctionne dans sa direction régionale. A-t-elle exigé avant d’ajouter ceci: «Je suis outrée qu’un chef d’établissement m’appelle, appelle le cabinet pour dire que des enseignants sont allés d’école en école pour déloger les gens. Quelles dispositions a prises le chef d’établissement pour que cela ne soit pas. J’ai eu à le dire, je veux des responsables qui ont de l’autorité. Si vous n’avez pas d’autorité, il sera très difficile d’accomplir notre mission et d’atteindre nos résultats. J’ai besoin des responsables qui sont des leaders. Car cela comptera désormais dans les nominations. Il faut arrêter d’être une majorité silencieuse. 

Comment trois individus peuvent-ils venir et déloger toute une école? Je vous pose la question». A-t-elle interrogé. Concernant les enseignants perturbateurs, Kandia Camara est intraitable: «Le Ministre de l’Intérieur a donné des instructions aux préfets, d’arrêter tous les perturbateurs et de les faire mettre en prison en attendant que le conseil de discipline statue sur leur cas. Nous allons radier tous ceux qui ne veulent pas travailler. Car si demain, on a de bons Ivoiriens, ce sera grâce aux enseignants mais si nous avons de mauvais Ivoiriens, c’est aussi à cause des enseignants».

C’est pourquoi, elle prône la fermeté: «Je voudrais vous demander plus de vigilance et plus de rigueur. Et en même temps, vous demander beaucoup de fermeté. Celui qui ne veut pas travailler, vous nous envoyez son nom et nous saurons ce qu’il faut faire». Joignant sa voix à celle de Kandia Camara, le ministre d’Etat, Dosso Moussa, a appelé les enseignants à un peu plus de patience afin que les différentes revendications trouvent solution au fur et à mesure comme le propose le gouvernement. 

 

Jean-Paul Loukou, in le quotidien ivoirien «Le Nouveau Réveil» du jeudi 20 décembre 2012.