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jeudi, 23 août 2012

SACCAGE DU QG DU FPI, ARRESTATIONS - DECLARATION LIMINAIRE DE LAURENT AKOUN

 

LAURENT AKOUN.png

 

Au nom du FPI et de son Secrétariat Exécutif, j’ai honneur à vous accueillir ici dans le cadre de cette conférence de presse que le parti a décidé d’organiser ce jour-même, suite au pillage du siège et à l’agression des membres du personnel administratif ainsi qu’au kidnapping de plusieurs responsables du FPI dont le Docteur Alphonse Douati.

Comme vous l’avez appris, l’heure est grave et votre présence effective constitue pour le FPI une marque de sympathie et de compassion. C’est pourquoi Mesdames, Messieurs, chers camarades, je m’empresse d’exprimer à tous et à toutes la reconnaissance du FPI qui ne se sent pas seul dans cette épreuve qui prolonge une liste déjà incommensurable d’exactions et d’arrestations. Je pense, à titre de rappel, aux violences et traitements inhumains qui ont emporté nos camarades Désiré Tagro, Tapé Gozé, Gnan Raymond, Dadi Badi, Bohoun Bouabré, Diagou Gomont Jean-Baptiste, Innocent Apiéni Brou, Koné Dramane, etc. ; je pense, également, à tous les illustres anonymes, ces martyrs de la lutte pour la souveraineté et la dignité de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.

Je salue très sincèrement la présence des responsables des différentes plateformes et des partenaires du CNRD.

Je salue tout naturellement la grande famille des journalistes et autres communicateurs qui ne ménagent aucun effort pour échanger avec nous, chaque fois que nous décidons de les prendre à témoin sur les dérives totalitaires que le régime Ouattara impose au Peuple ivoirien en général, plus particulièrement au FPI depuis le renversement du président Laurent Gbagbo.

La présente intervention liminaire s’articule autour de trois (3) points : d’abord j’exposerai les faits tels qu’ils se sont produits ici même et à la DST ; ensuite je pointerai du doigt leurs auteurs ; enfin, en troisième lieu, je mettrai en lumière l’attaque barbare de notre siège le samedi dernier en la rattachant à une série de violences. Cette atmosphère de terreur, selon le FPI, plonge ses racines dans l’idéologie et la psychologie de ce régime dont nous pensons que les décideurs internationaux réussiront à contrecarrer la dangerosité, au nom de la justice et de la démocratie.

Les faits

Le samedi 18 août en fin de matinée, la direction du parti a été alertée par le personnel administratif indiquant que le siège venait d’être attaqué par une vingtaine de gens armés de pistolets, de gourdins et de machettes. Ils ont fait irruption dans ce QG menaçant de mort et frappant les occupants des lieux. Ceux de nos agents présents mais qui ont pu se cacher affirment que les bureaux du Président du FPI et du Secrétaire Général étaient la cible privilégiée des agresseurs. C’est en effet en ces lieux qu’ils ont opéré, emportant une forte somme d’argent ainsi que du matériel informatique. Ils ont par ailleurs saccagé les sanitaires et mis le feu à la voiture d’un camarade. Voilà pour ce qui est des dégâts les moins importants. Voyons pour ce qui est des préjudices corporels.

Sous ce rapport, disons que le FPI a encore beaucoup perdu même si, pour l’instant, le bilan n’est que provisoire. Parmi nos camarades présents sur les lieux, il y avait deux jeunes femmes originaires du Nord de notre pays. Elles ont été particulièrement prises à parti, sévèrement tabassées, comme s’il était écrit quelque part que les citoyens originaires du Nord n’ont pas le droit de militer au FPI. Les bastonnades ont fait deux (2) blessés dont la Croix rouge et l’ONUCI peuvent témoigner.

Plus grave, les agresseurs ont enlevé un membre de la JFPI. Il s’agit du camarade Dessékou Pamphile emmené vers une destination à ce jour inconnue. Ayant appris la nouvelle depuis Agboville où elle effectuait une mission, la Direction du FPI s’est rendue sur les lieux, ici-même à 19 h, pour constater les faits. Et à notre grande surprise, Mme Douati nous apprendra, à 21 h, que son époux venait d’être interpellé et conduit à la DST, sans mandat d’arrêt. C’est alors que le FPI a requis l’assistance de Me Dako, un de ses avocats ; mais sans succès, la DST ayant opposé une fin de non recevoir à notre démarche, en violation de l’article 22 de la Constitution qui assure que « nul ne peut être arbitrairement détenu. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité ait été établie à la suite d’une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense ».

Par ailleurs, nous apprenions que Mlle Désirée Douati, la fille de notre camarade n’est toujours pas sortie de la DST. Elle s’était en effet rendue là-bas pour voir son père, mais on est sans nouvelle d’elle depuis. Et c’est pourquoi le FPI a demandé instamment à l’ONUCI d’entrer en contact avec la DST afin que Désirée Douati soit remise en liberté.

Au total, les faits d’agression et de kidnapping se résument comme suit : une détention arbitraire à la DST, cinq disparitions vers des destinations inconnues, deux (2) blessés, deux (2) ordinateurs emportés ; le saccage de bureaux et sanitaires, le vol de 2 000 000 FCFA et l’incendie d’un véhicule. Voilà les faits et venons-en à la question du ou des auteurs de ces actes barbares qui font penser à l’attaque contre notre meeting, le 21 janvier 2012 à Yopougon.  

Les responsables de ces attaques et enlèvements.

La famille FPI est fille de la réflexion méthodique et de l’action qui heurte le moins possible le bon sens, je veux dire la doxa et la conscience collective. C’est pourquoi le FPI ne dit jamais à la face du monde « on va vous tuer et il n’y aura rien » ou encore « on s’en fout ». Notre parti n’agit jamais dans la précipitation et le désordre qui caractérisent le gouvernement RDR que nous tenons pour responsable des attaques du samedi 18 août ainsi que de l’enlèvement de ses membres. Nous disons cela pour plusieurs raisons.

En effet, le FPI est le principal parti de l’Opposition si l’on s’en tient au score que M. Choï lui a attribué à l’issue du deuxième tour du scrutin présidentiel. Comme tel, il a le devoir de critiquer les actions du pouvoir en place et ce conformément à la Constitution. Or, pour le gouvernement Ouattara, pour le RDR qui se confond avec le gouvernement, critiquer ce pouvoir, s’est s’attaquer à la personne de M. Ouattara. Et l’on nous a mis en garde publiquement que procéder ainsi, c’est risquer la guillotine et le cimetière. Celui qui tient ces propos n’est autre que le Ministre Amadou Soumahoro, Secrétaire Général du RDR par intérim et Conseiller du Chef de l’Etat qui continue de présider  aux destinées de son parti. A preuve, M. Amadou Soumahoro a proféré très clairement ces menaces de mort le 21 mars 2012 en ces termes : « nous assumons la responsabilité de l’insécurité dont les militants du FPI parlent (…). Désormais, nous allons demander à nos militants de se mettre en ordre de bataille pour mater tous les militants du FPI qui s’attaquent au président Alassane. Nous n’allons plus accepter les arrogances du FPI. Oui, nous allons les mater. Ils oublient que tous ceux qui se sont attaqués à Alassane se trouvent au cimetière. S’ils nous attaquent [nous critiquent], nous allons répliquer du tic au tac. Le RDR est né dans le feu, il a grandi dans la flamme et il est arrivé au pouvoir dans la boue » In Le Temps N°2576 du 21 mars 2012, p.3.

C’est sur la base de cette déclaration d’un autre âge que le FPI a compris, de façon rétrospective, l’attaque perpétrée contre son meeting du 21 janvier 2012 et bien d’autres manifestations. On se souvient à la suite des attaques des commissariats et des camps militaires dans le District d’Abidjan, survenues depuis le 4 août 2012, que le ministre de l’Intérieur, M. Hamed Bakayoko avait directement accusé le FPI d’être l’auteur de ces attaques. A quoi pouvait-on s’attendre de la part des militants RDR, déjà suffisamment mis en ordre de bataille ? On ne pouvait s’attendre qu’à des mesures de représailles contre le FPI, l’éternel bouc-émissaire de l’Etat-RDR. Je dis et répète : c’est le gouvernement Ouattara qui est le commanditaire des violences du samedi 18 août ; c’est lui qui est responsable de la disparition des deux jeunes de la JFPI, tout comme c’est lui qui détient illégalement le Dr Alphonse Douati à la DST ; c’est lui qui a enlevé Mlle Désirée Douati. Le gouvernement a procédé ainsi pour plusieurs raisons que je m’en vais exposer à présent.

Exposé des facteurs explicatifs du harcèlement du régime Ouattara contre l’Opposition, plus particulièrement le FPI. 

Le premier facteur est d’ordre historique et idéologique. Des trois (3) partis qui se sont disputé le pouvoir à l’occasion du deuxième tour du scrutin de 2010, le RDR est la formation politique qui, de par les circonstances de sa naissance, est la moins transethnique et qui a le moins intégré les idéaux et valeurs démocratiques à sa vision et son programme d’action. C’est qu’il a malheureusement pour point oméga la fibre ethnique, exploitant les oppositions tribales chaque fois qu’il est à bout d’arguments. On se souvient que M. Alassane Ouattara alors en proie à des problèmes de nationalité et sous mandat d’arrêt international avait fait le rappel des troupes nordistes en déclarant à la grande stupéfaction du PDCI et de l’opinion nationale ceci : « c’est parce que je suis musulman et du Nord qu’on veut m’empêcher d’être candidat à la présidentielle ». La suite est bien connue : en tapant sur la corde sensible de l’ethnie, de la religion et de la région, le président du RDR avait rallié tout le Nord à sa cause et dressé les défenseurs internationaux des droits des minorités ethniques contre le régime PDCI. Voilà comment et sur quelle base le RDR est né. Ce n’est pas le cas du PDCI-RDA encore moins du FPI. En effet, le PDCI-RDA est né du refus de la domination et de l’assujettissement de l’Africain. Le FPI pour sa part est né en s’opposant au système du parti unique, c’est-à-dire en luttant contre les inégalités, toutes les inégalités. Le caractère ethnocentriste du RDR est désormais incontestable dans la mesure où le 25 janvier 2012 à Paris, et répondant à une question du journaliste Vincent Hugueux de L’Express, relative à la promotion des cadres du Nord, sa région d’origine, M. Alassane Dramane Ouattara avoue : « Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S'agissant des hauts cadres de l'armée, j'ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces Nouvelles [FN, ancienne rébellion nordiste], qui voulaient tous les postes. Et j'ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu'au niveau de commandement : le n°1 issu des FN, flanqué d'un n°2 venu de l'ancienne armée régulière. Tous grades confondus, il y a 12 % de Nordistes dans la police, 15 % dans la gendarmerie et 40 % environ dans l'armée... Sur ce terrain-là, on ne peut rien me reprocher ».

N’ayant donc jamais compté sur la force des idées comme facteur de rassemblement transethnique, le RDR est aujourd’hui incapable d’exercer un pouvoir d’Etat qui fonctionne sur la base de règles et principes sans rapport avec l’ethnie et la religion. Le terrain de la lutte institutionnelle n’est pas le sien. C’est pourquoi celui qui l’oblige à s’y aventurer devient son pire ennemi. Le FPI est le pire ennemi du RDR parce que le terrain de prédilection de Laurent Gbagbo est l’arène politique qui exclut la violence physique.

Lorsque le FPI déclare qu’il va revenir au pouvoir bientôt, ce n’est donc pas par la force des armes comme le font les rébellions africaines, mais par sa propre capacité politique qui n’est pas à confondre avec une certaine capacité de nuisance qui est le propre des partis politiques moins nantis, c’est-à-dire handicapés par les considérations « ethnicistes » et/ou régionalistes. En tout cas, si les conditions institutionnelles de nouvelles élections sont réunies, autrement dit, si le gouvernement prévoit aujourd’hui des élections sans les compagnies dozo, sans une CEI monocolore, sans un découpage scandaleusement favorable au Nord, le FPI est sûr de battre le RDR à plate couture. Essayons et on verra ! Mais le RDR ne prendra jamais ce "risque", convaincu qu’en dehors de la violence, il n’est plus rien. Exactement comme le poisson hors de l’eau. Mais pourquoi, nous FPI, nous sommes si sereins. Parce qu’en vérité, comme disent les Galiets"y a rien en face".

C’est parce que le modèle totalitaire qui nous est imposé depuis le 11 avril, ne convient pas à notre contexte en ce début de 21ème siècle, que les soutiens extérieurs du pouvoir actuel sont en train d’ouvrir les yeux pour voir de plus près les tendances de ce régime. Je dirais plutôt pour constater les contre-performances paradoxales de l’Etat-RDR. Je dirais qu’il y a même eu un malentendu entre ces soutiens extérieurs et leur poulain. J’entends par là le fait que pour M. Alassane Ouattara (qui est précédé d’une réputation surfaite de grand technocrate), le développement, c’est la croissance à deux (2) chiffres. C’est pourquoi il pense que d’ici 2020, la Côte d’Ivoire deviendra un pays émergent. Pour que cela soit, la Côte d’Ivoire vient d’obtenir le PPTE. Or, le développement, selon la nouvelle perspective qu’en indiquent les Institutions internationales, est une totalité dialectique qui repose sur quatre (4) piliers porteurs : le pilier économique ; le pilier politique, donc l’enracinement de la démocratie ; le pilier social et le pilier culturel ou intellectuel. Alors que l’émergence selon les décideurs internationaux passe par ces variables, M. Alassane Ouattara estime, quant à lui, qu’il peut réaliser l’émergence en ignorant les trois autres dimensions incontournables. Vu le risque énorme qu’il prenait en faisant fi des exigences de la démocratie et de l’émergence économique, les amis d’Alassane Ouattara ont prodigué des sages conseils au cours des quinze derniers mois. En voici quelques uns :

Dans le domaine de la sécurité

- «Organiser à compter du début du mois de septembre 2011, le retrait des Forces Nouvelles d’Abidjan».

- « Appeler à nouveau au retour des militaires qui sont encore en exil avec des garanties de sécurité et de respect de leurs droits, y compris la présomption d’innocence ».

- « Respecter à la lettre les dispositions de l’Accord politique de Ouagadougou (APO), notamment en ce qui concerne le nombre d’éléments de l’ex-rébellion qui doivent rejoindre les nouvelles forces de défense et de sécurité » ;

- « Mettre en place une procédure de sélection individuelle des militaires, policiers et gendarmes candidats à la future armée réunifiée afin d’en exclure les éléments impliqués dans les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire ».

Dans le domaine de la réconciliation et de la justice

- « Demander au Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) d’élargir le champ d’investigation d’une enquête éventuelle pour crime de guerre et crime contre l’humanité commis depuis septembre 2002 ».

- « Ne pas se servir des procédures judiciaires pour démanteler le Front Populaire Ivoirien (FPI) ».

- « Veiller à ce que des enquêtes soient ouvertes sur les éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) soupçonnés de crimes graves, notamment ceux dont les noms figurent dans l’annexe confidentielle du rapport de la Commission d’enquête internationale indépendante des Nations Unies sur la Côte d’Ivoire ».

Dans le domaine politique

- « Résister à la tentation d’affaiblir encore davantage le parti de l’ancien Président Gbagbo (…) et créer les conditions de sérénité indispensable pour leur permettre de se préparer pour les élections législatives » ;

- « Organiser les législatives avant la fin de l’année 2011 sur la base d’un accord conclu entre les partis politiques sur les modalités de ces élections, notamment sur la composition de la Commission Electorale Indépendante (CEI), le fichier électoral et le rôle des Nations Unies ».

Dans le domaine socio-économique

- « Apporter un soutien urgent aux personnes déplacées, notamment celles qui le sont dans l’Ouest du pays ; constituer à cette fin un fonds pour l’aide au retour afin d’éviter la fixation durable de ces populations victimes des violences postélectorales dans des camps de déplacés et de faire le lit de nouveaux conflits fonciers dans cette région ».

- «Faire coïncider à chaque fois que cela est possible, les choix économiques avec les choix politiques en faveur de la réconciliation pendant l’actuelle phase de stabilisation».

- « Démanteler les mécanismes de contrôle économique dans la zone CNO [Centre Nord Ouest] (…)».

Ces conseils, M. Ouattara ne veut pas en entendre parler. Mais il est prêt à exhiber le FPI, le bouc-émissaire facile qui lui permet de justifier l’échec prévisible de son régime. 


Conclusion

Le climat d’insécurité et de terreur installé en Côte d’Ivoire depuis le renversement de Laurent Gbagbo, et qui sert de béquille au régime Ouattara, connaît un regain d’intensité suite aux attaques des commissariats de police et des camps militaires dans le District d’Abidjan et la région des Lagunes en général, survenues depuis le 4 août 2012.

Les agressions subies le samedi 18 août par le FPI et qui se sont soldées par l’enlèvement de quatre (4) de ces militants dont le Dr Douati Alphonse, sont le fait du gouvernement engageant des mesures de représailles contre un parti faussement accusé depuis fort longtemps d’être à la base des déboires et atermoiements  d’un régime qui veut une Côte d’Ivoire nouvelle sans passer par les conditions prescrites aussi bien par la science politique que par la communauté internationale. Les accusations portées tous azimuts qui appellent des mesures de représailles contre le FPI sont un raccourci facile que l’Etat-RDR doit éviter. C’est pourquoi le FPI en appelle au sens de l’équité, de la justice et de la paix de toutes les forces diplomatiques et politiques, afin qu’elles arrêtent la machine de répression dirigée contre le Peuple Ivoirien, notamment les pro-Gbagbo perçus et traités comme les pires ennemis d’un régime qui fait davantage preuve de sa capacité de nuisance, et surtout de son incompétence politique.

Déférés devant le tribunal d’Abidjan, le camarade Douati et les autres ont été inculpés, placés sous mandat de dépôt et conduits, hier en fin d’après midi, à la Maison d’Arrêt et deCorrection d’Abidjan.

Mesdames, Messieurs, les journalistes, le FPI, au regard de ce qui précède :

1- Exige la libération immédiate et sans conditions de son Secrétaire Général Adjoint Douati Alphonse, et de ses militantes et militants enlevés depuis au moins un (1) mois et dont il est sans nouvelles ;

2- Invite le gouvernement à arrêter la vague de violences qui est servie aux populations  en ouvrant des discussions franches avec l’opposition en général et le FPI en particulier, afin de reconstruire la Côte d’Ivoire sur des bases légales et durables.

Je vous remercie.


Fait à Abidjan, le 22 août 2012


Le Secrétaire Général & Porte-parole

Akoun Laurent


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

mercredi, 22 août 2012

JEUNE AFRIQUE DENONCE LES DERIVES DE SORO GUILLAUME


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Capture d'écran du blog de Guillaume Soro. © Capture d'écran



Une fois n'est pas coutume. Jeune Afrique, habituellement soutien quasi-inconditionnel d'Alassane Ouattara et de son régime, a dénoncé, à travers son site internet, les derniers appels à "éradiquer" le FPI, assimilé à une "organisation terroriste", diffusé sur le blog de Guillaume Soro, qui se pose désormais en véritable média de la haine. DEBOUTCIV.


 

 

 

Côte d'Ivoire: Un post du blog de Guillaume Soro appelle à "éradiquer" le FPI, qualifié d'"organisation terroriste" 



"On aurait pu attendre moins "clivant" de la part du président de l’Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, pays à la recherche d'une réconciliation qui semble toujours hors de portée. Sur son blog personnel relayé par les réseaux sociaux, l’ancien Premier ministre Guillaume Soro a publié, mardi 21 août, un article intitulé "Le FPI : une organisation terroriste ivoirienne à éradiquer", signé par un de ses conseillers spéciaux. L’ancien parti de Laurent Gbagbo y est comparé à Al-Qaïda ou encore au Mujao.

 

Le 4 juillet 2012, Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale, déclarait : « La réconciliation nationale fait son chemin en Côte d’Ivoire ». Il semble cependant que, dans son esprit, les efforts d'apaisement soient désormais bien loin. Alors que le pays est secoué par des violences, dont les auteurs ne sont pas encore clairement identifiés, les propos belliqueux reviennent au pas de charge. Jusqu’au plus haut sommet de l’État.

De fait, Guillaume Soro a relayé sur son blog personnel, mardi 21 août, les écrits d’un de ses conseillers les plus proches, Félicien Sékongo, ancien porte-parole des Forces Nouvelles (ex-rebéllion). L’article, intitulé « Le FPI : une organisation terroriste à éradiquer », n'est rien de moins qu'un tract incendiaire à l’encontre du Front populaire ivoirien (FPI), l’ancien parti de Laurent Gbagbo, accusé - sans preuves - d'être derrière les récentes attaques contre les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI).

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"Au nom de l'humanité"

« Aqmi, Al Qaïda, Mujao... Ces organisations ont des ramifications qui prennent des appellations diverses en fonction du continent, du pays où elles sont implantées. En Côte d'Ivoire, le pendant de ces organisations est sans nul doute le FPI », explique le texte, qui trônait fièrement, mardi après-midi, en Une du blog de Guillaume Soro.

Et d’expliquer « par a + b » que « l’essence politique du FPI, c’est la banalisation de la mort, la désacralisation de la vie humaine. Ses adeptes ont appris et accepté qu'un être humain mort est comme un chien enragé qu’on tue, et pis et que cela devait même être source de réjouissance. » Avant de conclure : « C'est le lieu donc d'appeler à l'union sacrée pour éradiquer, une fois pour toutes, le fléau FPI. Cela, au nom de l'humanité. » Rien que cela.

La Côte d’Ivoire avait-elle besoin d’un nouvel appel à la violence ? Surtout émanant du second personnage de l’État ? Les Ivoiriens jugeront.

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Source: JEUNE AFRIQUE

SORO GUILLAUME EN PLEINE DERIVE GENOCIDAIRE APPELLE A ERADIQUER LE FPI

 

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Dissimulé sous un pseudonyme (Félicien Sékongo, un de ses conseillers spéciaux), Soro Guillaume appelle à la haine contre le FPI et à son éradication de la scène politique ivoirienne, sur son blog, dans un impressionnant cocktail de contre-vérités et de révisionnisme (affaires Guy-André Kieffer, Yves Lamblin, Sept femmes d'Abobo, Mère d'Alassane Ouattara, Escadrons de la mort, sans qu'aucune enquête n'ait confirmé quoi que ce soit). Une prime au meurtre. Il assume désormais tous les crimes et mauvais traitements infligés aux militants du parti de l'ex-Président ivoirien, Laurent Gbagbo, injustement détenu à La Haye depuis novembre 2011, tandis que les auteurs de crimes contre l'humanité avérés se la coulent douce sur les bords de la Lagune Ebrié et sont promus aux plus hautes fonctions civiles et militaires en Côte d'Ivoire. Voici comment on parvient aux dérives génocidaires (tous leurs germes se retrouvent dans l'incroyable concentré de haine que constitue ce petit texte), dans la plus totale impunité, dans un pays de non droit où règne la terreur et l'injustice la plus criante. Appréciez! Bonne lecture.



 

 

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Le FPI: une organisation terroriste ivoirienne à éradiquer


Au centre de la quête humaine, se trouve le désir de s'offrir un monde meilleur, un monde dépourvu de violence, un monde où l'homme redevient la valeur suprême, un monde où la vie humaine est sacrée.


Il apparait alors responsable que tous, à travers le monde, sans distinction de race, de religion, de philosophie et au-delà des appartenances idéologiques, politiques, culturelles s'unissent pour combattre les organisations qui font de la violence et le non-respect de la vie humaine, le socle de leur pensée et de leur action.

Ces organisations sont connues et s'appellent aqmi, al-qaïda, gspc, mujao... Ces organisations ont des ramifications qui prennent des appellations diverses en fonction du continent, du pays où elles sont implantées. 

En Côte d'Ivoire, le pendant de ces organisations est sans nul doute le FPI.  Dire cela, ce n’est ni de l’outrance ni de l’exagération mais bel et bien le constat d'une similitude d'action entre cette organisation politique et lesdites organisations criminelles. Trop d'éléments l'attestent. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à observer les actions de ses membres depuis la crise post-électorale en Côte d'Ivoire. Agissements dont cette organisation nous avait déjà donnés d'observer les prémices dès 2000.

En effet, pendant la crise post-électorale, le FPI a bâti des groupes civilo-militaires et inculqué à ceux-ci  l'éducation de la mise à mort systématique de toute personne qui ne partagent pas ses idéaux ou épouse sa vision du monde. Souvenons-nous des escadrons de la mort dont les victimes se comptaient dans un seul camp, un seul parti, une seule région, un seul groupe ethnique… Cette orgie meurtrière s’est étendue sans pitié à tous ceux qui étaient considérés par eux comme impurs, souillant leur territoire et qui, de ce fait, devaient être éradiqués sans autre forme de procès.

L’essence politique du FPI c’est la banalisation de la mort, la désacralisation de la vie humaine. Ses adeptes ont appris et accepté qu'un être humain mort est comme un chien enragé qu’on tue, et pis, que cela devait même être source de réjouissance. 

Les milices du FPI, on l’a vu lors de la crise post-électorale ont perdu cette culture africaine qui fait que l'Africain a une crainte révérencielle du cadavre et redoute par conséquent de donner la mort. On les a vus, en public, faire du feu avec de vieux pneus et des cartons, y jeter des hommes vivants, chanter et danser autour pendant que ces hommes et femmes, se consumaient dans d’horribles cris de détresse. Que dire de cela si ce n'est le FPI a prôné et mis en œuvre la forme la plus extrémiste de la culture du meurtre.

Souvenez-vous : Yves Lamblin, le PDG de Sifca torturé, assassiné, découpé à la machette et dont les morceaux ont été jetés aux poissons dans la lagune ébrié.

Souvenez-vous de Guy André Kieffer, arrêté, torturé au sein même du palais présidentiel, tué et dissous dans de l’acide.

Les sept femmes d’Abobo qu’on a froidement arrosées à la mitrailleuse lourde, une mitrailleuse destinée à percer le blindage des chars!

Souvenez-vous de la mère d’Alassane Ouattara dont le corps, à peine enterré, a été déterré pour être brûlé. Il s’en est fallu de peu qu’ils réussissent cela.

Maintenant, ils agissent juste pour assassiner et s'en vantent par la suite.

Bref! Au vu de tout ceci, les Ivoiriens doivent s'organiser sans exclusive pour contrer cette organisation. Il appartient aux autorités ivoiriennes d'engager une lutte sans merci contre ces adeptes de ce fondamentalisme politique nocif et nihiliste. 

A l'instar des pays à travers le monde qui ont sur leur territoire ce type d'organisation, l'Etat ivoirien doit se donner les moyens de combattre avec détermination et abnégation le FPI. 

Nous n'avons plus à faire avec un parti politique ordinaire. Le FPI est une organisation terroriste et cela, nos autorités doivent s'en convaincre.

C'est le lieu donc d'appeler à l'union sacrée pour éradiquer, une fois pour toutes, le fléau FPI. Cela, au nom de l'humanité.
 

Félicien Sékongo.

 

Source: Le blog de Soro Guillaume
 

LE PAYS SOMBRE DANS LA VIOLENCE - OUATTARA POURSUIT SES VACANCES EN FRANCE

 

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La date du retour au «pays natal» du chef de l’Etat, Alassane Ouattara, n’est toujours pas officielle, à en croire son ministre des Affaires étrangères, Sem Daniel Kablan Duncan, qui animait une conférence de presse hier lundi 20 août 2012, à son cabinet au Plateau. Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Sem Daniel Kablan Duncan était face à la presse, hier lundi 20 août 2012, dans l’après-midi, pour faire le point des activités diplomatiques au cours de la période de janvier à août 2012.

Après avoir égrené le chapelet des voyages et réunions à l’extérieur effectué par le chef de l’Etat, ponctués d’intenses moments d’activités, le chef de la diplomatie ivoirienne, a fait savoir que ce dernier a «pris un bon repos mérité» en France. «Il (Alassane Ouattara, ndlr) a pris quelques jours de congés.

Il viendra bientôt ici en Côte d’Ivoire, probablement à la fin du mois», a laissé entendre Daniel Kablan Duncan. Visiblement, malgré le contexte de violence armée et physique qui s’intensifie depuis plusieurs jours, le chef de l’Etat poursuit tranquillement sa villégiature à Mougins, où il  possède une résidence. 

Il profite ainsi de ses vacances «méritées», loin des bruits de kalaches et autres grincements de dents des populations.  Sur la série d’attaques perpétrées récemment contre des cibles militaires, le ministre des Affaires étrangères a réitéré l’appel du gouvernement. «L’objectif du gouvernement est de tendre la main à nos frères qui ont pris les armes…, s’asseoir et discuter autour d’une table des problèmes de la Côte d’Ivoire», a déclaré le ministre Kablan Duncan. Qui n’a pas manqué de révéler que le gouvernement s’emploie à remédier à ces attaques. Avec la livraison dans les jours à venir de matériels militaires. «Ces attaques sont les derniers soubresauts de quelques gens qui n’ont pas encore compris que la période de l’affrontement est passée et qu’il est maintenant question de reconstruire la Côte d’Ivoire. Il y a quelques rêveurs qui pensent qu’ils peuvent freiner la dynamique du développement de notre pays, mais ils sont heureusement une minorité», tente de rassurer les Ivoiriens, Daniel Kablan Duncan. 


Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mardi, 21 août 2012

LE CAMP FRCI DE LA BAE DE YOPOUGON, LA FOIRE AU RACKET ET A L'HUMILIATION

 

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La Côte-d’Ivoire est-elle devenue une République bananière? Vraiment, tout porte à le croire. 
 
Ce pays autrefois adulé et respecté par le monde entier se meurt sous Alassane OUATTARA. Ce qui nous a été donné de voir au camp FRCI à la BAE de Yopougon situé non loin du CHU de Yopougon est désolant et ahurissant. Informés de ce que les jeunes gens raflés dans les différentes communes d’Abidjan par les FRCI s’y trouvent, nous nous sommes rendus sur les lieux pour en savoir davantage.
 
A l’entrée du camp, nous sommes accueillis par une horde de soi-disant soldats s’exprimant dans un français approximatif. Ils sont plutôt à l’aise dans la langue Dioula. 

Nous déclinons notre identité en faisant savoir que nous sommes des parents à la recherche de leurs enfants portés disparus. Aussitôt, des démarcheurs, des hommes en armes se portent volontiers de nous accompagner auprès d’un chef qui peut résoudre le problème pour lequel nous sommes là. Ils se disputent les clients qui viennent à la recherche d’une marchandise (leurs enfants) comme si on se trouvait dans un vrai marché. Ces rabatteurs vous font savoir qu’en retour ils attendent un billet de franc CFA une fois votre problème résolu. Nous nous sommes attachés les services d’un soldat du nom de K.T qui nous sert de guide. Nous voici embarqués dans l’univers d’un monde à part. Heureusement, nous avions des enfants à retirer des liens des FRCI. 

Arrivés sur la place du marché, nous apercevons les raflés assis à même le sol surveillés par des hommes en tenue militaire armes aux points. Notre guide nous fait entrer dans un bureau pour entamer la procédure de libération de nos enfants. Le responsable des FRCI chargé de cette tâche nous accueille sur un ton martial et nous jette à la figure que le montant à payer est de 25000f.CFA. Nous précisons que le montant à payer est fixé selon la tête du client. 

C’est à vous de négocier pour trouver un terrain d’entente. Notre talent de négociateur nous a amenés à débourser la somme de 1000f et nous avons remis la somme de 1000f à notre guide qui visiblement était heureux. Ce fait vécu m’a remémoré l’époque de l’esclavage où les opérateurs économiques européens et américains venaient marchander pour acheter des esclaves. Dans cette Côte d’Ivoire sous OUATTARA, l’indécence est à son comble. 

A dire vrai, à l’intérieur de ce camp, on se croirait dans une autre république tant l’anarchie et la cacophonie étaient au rendez-vous. C’est une véritable foire organisée par les soldats de la rébellion de 2002 qui sont aujourd’hui une milice de OUATTARA pour extorquer de l’argent aux honnêtes citoyens.
 
Ils agissent en toute impunité et n’ont aucune considération pour tous ceux qui ne sont pas FRCI de ce camp. Voilà des gens qui disent être venus pour réparer une injustice et qui se comportent comme de véritables fossoyeurs de l’économie ivoirienne. 

Vu ces scènes inadmissibles constatées, nous invitons les chantres des droits de l’homme et la communauté internationale à faire une incursion dans ce milieu impur et infesté de brigands pour se rendre compte à quel point le pays va à-vau-l’eau. 
 
Par la même occasion, le ministre de l’intérieur Hamed BAKAYOKO, qui a mené une enquête orientée suite aux différentes attaques contre les FRCI et qui s’apprête à culpabiliser les responsables du FPI afin de dissoudre ce parti très populaire, devrait plutôt s’attaquer à ce kyste de voyou que de s’en prendre à un parti politique organisé, structuré qui participe à la vie démocratique de ce pays. 

La Côte d’Ivoire ne mérite pas d’être gérée par des anarchistes de cet acabit. Nous préférons la soi-disant injustice de GBAGBO qu’au désordre organisé de OUATTARA. Toute blague mise à part, la vie est devenue très chère et insupportable.’’ ADO solution’’ n’y peut rien. Nous demandons à la France qui a placé OUATTARA, cet imposteur à la tête de ce pays et qui croyait profiter de lui de tirer les conséquences de son acte. Nous sommes tous embarqués dans ce navire qui vogue sur des flots tumultueux et qui risque de chavirer. Par conséquent, nous demandons aux personnes éprises de paix et de démocratie d’user de leur influence pour mettre fin à ce régime totalitaire. Les ivoiriens n’iront pas pleurer sur la pierre tombale du régime OUATTARA. 
 
 

Gilbert KOIME 
 
gilbertkouame@yahoo.fr 


Source: AFRIK53

FACE AUX ATTAQUES DE GROUPES ARMES, LE RDR INSTALLE UN GOUVERNEMENT OCCULTE


SORO GUILLAUME - CHEF DES ARMEES.png

Imbroglio total entre l'exécutif et le législatif: Soro Guillaume, chef des armées. Vous parlez d'une république! 

 

Les récentes et sporadiques attaques d’un commando mystérieux contre les Frci ont quelque peu désarçonné le régime Ouattara qui ne sait véritablement pas comment ramener la sérénité dans ses rangs. Et n’a eu d’autres choix que de remettre subrepticement dans le jeu de l’exécutif, l’actuel président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafori Soro, qui a reçu les responsables militaires lundi et mardi dernier. Face aux attaques multiples de groupes armés, le régime Ouattara a fait le rappel des troupes en sen sein. Avec la remise en selle de l’ex-Premier ministre, Guillaume Soro, qui semble avoir pris les devants pour colmater les brèches et éviter que le navire Ouattara ne prenne l’eau de toutes parts. On  se souvient de la rencontre quasi-inattendue entre les frères ennemis du système Ouattara – Hamed Bakayoko et Guillaume Soro –,  aux lendemains de l’attaque du camp Akouédo.

Au moment où le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, savoure ses vacances en France, après un détour de quarante-huit heures en Arabie Saoudite, alors que les choses devraient reposer sur le Premier ministre, Ahoussou Jeannot, qui devrait être épaulé par les ministres Hamed Bakayoko de l’Intérieur et Paul Koffi Koffi, délégué à la Défense, c’est curieusement Guillaume Soro qui revient sur le devant de la scène. Et enchaîne les rencontres avec les responsables militaires depuis lundi dernier. Soro dont le C.V témoigne de son «expérience» en violence armée, est donc celui-là même qui semble être chargé de redresser la barre – sécuritaire – pour le régime. 

Le spectre d’un gouvernement Rdr occulte, pour faire face à une probable crise, se dessine nettement. Le président du Parlement sous Ouattara, prend – progressivement – les commandes de l’armée (ou du moins de son armée). Lundi dernier, il a échangé avec les commandants Chérif Ousmane et Losseni Fofana dit Loss. Mardi, c’était au tour du fraîchement «quatre étoiles», le Général Soumaïla Bakayoko, du contre-amiral Djakaridja Konaté de la Marine nationale, du Colonel-major Koné Adama du GATL, du Colonel Gaoussou Soumahoro et du commandant Coulibaly Amadou, d’être reçus l’un après l’autre par Guillaume Soro.
 
A leur suite, des ex-chefs de guerre ont aussi échangé, ce même jour, sur la situation militaire avec l’ex-patron des Forces nouvelles. Il s’agit notamment des commandants Ousmane Coulibaly dit Ben Laden, Gaoussou Koné dit Jah-Gao, Dramane Traoré et Messamba Koné. On notera surtout le caractère ouvertement mono-ethnique de ces réunions au sommet…
 
Officiellement et selon le blog de Guillaume Soro lui-même, «cette série de rencontres  a pour objectif de permettre à Guillaume Kigbafori Soro de non seulement s’enquérir des dernières évolutions, mais aussi et surtout d’examiner ensemble la situation  sécuritaire afin de trouver des solutions durables et définitives». De quelle situation sécuritaire veut s’enquérir le prédécesseur de Ahoussou Jeannot à la Primature ? Puisque durant l’attaque du camp d’Akouédo, le récit personnel de Soro sur son compte Twitter (un réseau social sur internet) révèle qu’il était l’un des tout premiers informés. Et quand on lit entre les lignes, Soro avoue presqu’il pilotait les opérations de «sécurisation». Et si ces consultations tous azimuts des responsables de l’armée renseignaient l’opinion sur le fait que Guillaume Soro se met dans des habits de chef de l’Etat, en l’absence d’Alassane Ouattara ? L’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire ne s’y est pas trompé, puisque c’est au cours d’une rencontre avec Soro qu’il a évoqué la délicate question de la réforme de l’armée.
 


Frank Toti


COMMISSIONS ET ENQUETES: LA FALSIFICATION DES FAITS COMPROMET LA RECONCILIATION


côte d'ivoire,LA FALSIFICATION DES FAITS COMPROMET LA RéCONCILIATION


Proposé par Dr. Prao Yao Séraphin, Délégué National au Système Monétaire et Financier à LIDER

 

La Côte d’Ivoire traverse une zone de turbulence très longue et le «Commandant de Bord» ne sait pas comment en sortir. Et pourtant il suffit de manier avec dextérité le « bateau ivoire ». Les lèvres du Porte-parole adjoint de l’ONUCI , Kenneth Blackman, semblent faire des propositions : « L’avenir de la Côte d’Ivoire dépendra aussi de la manière dont sera géré le secteur de la justice, qui doit être équitable ». Cette intervention du Porte-parole adjoint de l’ONUCI appelle quelques commentaires. Soit l’organisation onusienne désavoue leur protégé ou qu’elle lui indique la vraie voie de la réconciliation. La deuxième hypothèse nous paraît crédible.

En effet, sans une justice équitable, la Côte d’Ivoire ne connaîtra pas de sitôt la paix et la stabilité politique.

Les faits pourtant confirment la volonté du Président Alassane OUATTARA de continuer dans le déni de justice. Les conclusions de la Commission Nationale d’Enquête (CNE) ne semblent pas refléter la vérité des faits. Au lieu de contribuer à la manifestation de la vérité, cette commission vient compromettre la réconciliation tant les faits sont tronqués.

Le présent article a pour ambition de rappeler aux nouvelles autorités l’urgence d’aller à une réconciliation vraie.

Cette réflexion s’articule autour de deux axes: le premier montre les limites des conclusions de la CNE et le deuxième indique une voie pour la réconciliation et la stabilité de la Côte d’Ivoire.



I. LES ZONES D’OMBRES DE LA COMMISSION NATIONALE D’ENQUÊTE (CNE)

La Présidente de la Commission nationale d’enquête, Mme Paulette BADJO, a rendu son «Rapport sur les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire survenues dans la période du 31 octobre 2010 au 15 mai 2011». Pour rappel, la crise post-électorale opposait deux camps : le camp OUATTARA et le camp GBAGBO. En quelques mots, voici les conclusions de Mme BADJO Paulette: "Les forces armées pro-Gbagbo sont responsables de la mort de 1.452 personnes (dont 1.009 exécutions sommaires), tandis que les Forces républicaines (FRCI) de M. Ouattara ont causé la mort de 727 personnes (dont 545 exécutions sommaires)". La commission a aussi mis en cause les forces non conventionnelles qui ont combattu, comme les miliciens pro-Gbagbo ou les chasseurs traditionnels “dozo” qui, selon de nombreux témoignages, ont agi aux côtés des FRCI et ont tué 200 personnes d`après la CNE.” Avec ces chiffres, il est aisé de faire des analyses simples et objectives.

Disons-le tout net: le rapport présente de nombreuses limites.

Premièrement, le rapport ne dit rien sur l’identité ni le statut des victimes. Certains commentateurs de la vie politique en Côte d’Ivoire ont toujours soutenu que la crise ivoirienne était ethnique voire même religieuse. Notre sentiment est que le problème ivoirien se situe du côté des politiques. En précisant l’identité et le statut des victimes, le rapport allait permettre d’avancer sur le sujet.

Deuxièmement, il y a eu un bug dans les calculettes de la CNE car les chiffres de 727 et 1.452 posent problème. La CNE a certainement oublié de noter les massacres du Duékoué. En effet, selon un rapport d’Amnesty International (2001, p.52), citant le Comité international de la Croix-Rouge, « au moins 800 personnes » avaient été tuées, le 29 mars, lors de « violences intercommunautaires » . Les exactions ne se sont pas limitées à cette petite ville. Dans toute la région, l’arrivée des FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire) dans les villages a été marquée par des exactions, des exécutions sommaires et des viols ciblés ethniquement. Les familles ayant pu justifier de leur identité baoulé (ethnie de centre) et les maisons des Dioulas (originaire du Nord) ont été épargnées, poursuit le rapport. Mais pour Amnesty International, ces faits n’occultent en rien la responsabilité du camp Gbagbo, qui s’est lui aussi livré à des exactions sur l’axe Duékoué-Guiglo-Bloléquin. Des violences ont aussi été commises contre des Malinkés, notamment à Bloléquin.

Pourquoi la CNE ne fait pas cas des morts de Duékoué alors que plusieurs organisations non-gouvernementales (ONG) en parlent? Et pourtant, comme le dit Jean-Christophe Grangé « lorsque des éléments, des détails, même anodins, reviennent régulièrement dans une enquête, il faut toujours les retenir, parce qu’ils dissimulent à coup sûr une signification profonde » .

Toujours, selon l’organisation, lors de la conquête d’Abidjan et dans les semaines qui ont suivi, les FRCI, créées par le Président Alassane OUATTARA le 8 mars 2011, ont commis des violations graves des droits humains ciblant les partisans avérés ou supposés de Laurent Gbagbo.

L’attaque menée le 11 avril 2011 contre la résidence de Laurent Gbagbo à Abidjan a ainsi donné lieu à des violations des droits humains perpétrées à l’encontre de certains partisans proches du président sortant, y compris des membres de son gouvernement.

Pour Amnesty International, le 28 mars 2011, les FRCI, soutenues par des forces supplétives composées notamment de Dozos, ont lancé une offensive générale dans l’Ouest du pays et ont conquis, en trois jours, la quasi-totalité du pays qui était encore aux mains des partisans de Laurent Gbagbo.

« Dans les jours qui ont suivi, les deux parties au conflit ont commis des violations graves du droit international humanitaire, y compris des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité (à la page 44 du rapport). Dès la matinée du 29 mars 2011, les FRCI accompagnées par les Dozos ont totalement pris le contrôle de Duékoué et, dans les heures et les jours qui ont suivi, des centaines de personnes appartenant à l’ethnie Guéré ont été assassinés de manière délibérée et systématique, à Duékoué et dans certains villages environnants, uniquement en raison de leur appartenance ethnique (à la page 45 du rapport) ».

Troisièmement, le rapport ne précise pas explicitement les responsabilités des uns et des autres. Le Président Alassane OUATTARA s’est empressé de livrer l’ex-Président Laurent GBAGBO à la Cour pénale internationale. Pour lui, l’ex-Président était le chef des Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Ici encore le rapport 2001 d’Amnesty International permet de faire la lumière.

« Jusqu’à la proclamation par Alassane Ouattara de la création des FRCI le 8 mars 2011, les FAFN étaient formellement sous le commandement de Guillaume SORO, Secrétaire général des Forces nouvelles. En réalité, les commandants de ce groupe d’opposition armé étaient tout puissants dans leurs zones et les populations n’avaient aucune voie de recours, en raison d’une absence totale de système judiciaire et de tout mécanisme assurant l’obligation de rendre des comptes. Jusqu’à la proclamation par Alassane Ouattara de la création des FRCI, le 8 mars 2011, la chaîne de commandement entre le nouveau président ivoirien et ce groupe d’opposition armé n’était pas clairement établie. Cependant, les relations entre les FAFN et Alassane Ouattara se sont officiellement resserrées à l’approche de l’élection présidentielle de novembre 2010 et, avant même la proclamation des résultats de cette élection, des éléments armés des FAFN ont assuré la protection d’Alassane Ouattara et de son gouvernement à l’Hôtel du Golf à Abidjan et ce, jusqu’à l’arrestation de Laurent Gbagbo (à la page 48 du rapport).

Selon Amnesty International, le Président Alassane OUATTARA est responsable des actes commis par les Forces Nouvelles: « Les liens de subordination entre les FAFN et Alassane Ouattara ont été définitivement éclaircis lorsque le nouveau président ivoirien a intégré les FAFN dans les FRCI. Ce faisant, le président Ouattara assumait la responsabilité de tous les actes commis ou tolérés par ces forces armées, suite à leur intégration au sein des FRCI (à la page 48 du rapport) ».

Quatrièmement, une similitude entre les charges de la CPI contre l’ex-Président Laurent GBAGBO et les conclusions de la CNE. Si la CPI se saisissait des conclusions de la CNE pour ses enquêtes, on comprendrait. Mais un sentiment est clairement établi: la CNE s’aligne sur les intentions de la CPI.

D’ailleurs, le rapport ne respecte pas le bon timing. Certaines recommandations ont déjà été foulées au pied par le Président Alassane OUATTARA. Par exemple, concernant, les Forces armées et de la police, la CNE recommande au gouvernement :

- Le non-recrutement des ex-combattants et des miliciens dans la police

- Instauration de la transparence dans les recrutements et dans les procédures d’avancement dans l’armée et la police.

Aux lendemains de l’attaque du camp d’AKOUEDO, Chérif Ousmane, Issiaka Ouattara dit Wattao, Koné Zacharia et Vetcho, qui étaient jusqu’alors commandants des FRCI, ont été élevés à la dignité de lieutenant-colonel par le Président Alassane OUATTARA. Une seule question à Mme BADJO Paulette: ces nominations sont-elles transparentes ? La Côte d’Ivoire accumulent des officiers dont certains n’arrivent pas à aligner deux mots en français. La vérité dit-on, c’est toujours un pari sur l’incertitude.

Mais la CNE a-t-elle dit la vérité? pour répondre à cette question, empruntons à Guilleaume Romain, sa citation: « Les convictions qui s’enracinent prennent des allures de vérités qui enchaînent l’esprit et le rapprochent de la bêtise ».


II. UNE VOIE POUR LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION EN CÔTE D’IVOIRE

Les ivoiriens sont obligés de se réconcilier, c’est un fait et le principe acquis. C’est le « comment » et le « quand » qui divisent les ivoiriens. Une chose est sûre : la réconciliation est un processus qui prend du temps. La réconciliation ne se proclame pas, elle se construit avec les éléments en conflit, dans la durée. Finalement c’est le « comment » qui divise. La réconciliation elle-même est un élément de la recherche de la stabilité politique en Côte d’Ivoire. Car pour la paix en Côte d’Ivoire, il faut une vision globale sur les maux qui minent le pays. Comme beaucoup d’analystes, il faut ramener la sécurité partout en Côte d’Ivoire, discuter franchement de la réconciliation et lutter contre l’exclusion sociale et l’impunité.

La nécessité d’une réforme du secteur de la sécurité. L’insécurité connaît une inflation en Côte d’Ivoire: les FRCI tuent et eux-mêmes sont tués, les populations tombent chaque jour sous les balles assassines des hommes en tenues militaires. Les nouvelles autorités doivent atténuer la détresse du Professeur Mamadou Koulibaly, Président de LIDER, qu’il exprime sur les antennes de RFI en ces termes: « Le premier, c’est que nous n’avons pas en ce moment des systèmes de défense et de sécurité en Côte d’Ivoire. On n’a pas d’armée, on n’a pas de police ni de gendarmerie. Ces corps-là vivent dans la frayeur, dans la division, et il est difficile pour ces corps organisés comme l’armée, la gendarmerie et la police d’assurer la sécurité des populations si eux-mêmes ne sont pas déjà sécurisés ». Pour ce faire, il faudra aller au désarmement effectif comme prévu par les différents accords de paix signés entre l’ex-Président Laurent GBAGBO et l’ex-rébellion de Guillaume SORO. Les institutions internationales (l’ONU en tête) et le candidat Alassane OUATTARA (aujourd’hui Président) ont refusé le désarmement avant les élections. Ils constatent avec nous que lorsque les armes circulent partout, elles finissent par remplacer les marchandises puisque l’économie s’arrête.

Dans l’entendement des Nations Unies, le secteur de la sécurité doit comprendre des structures, des institutions et un personnel responsable de la gestion, de la garantie et du contrôle de la sécurité. Par exemple: les forces armées, les services de répression, les services pénitentiaires, les services de renseignement, et les institutions responsables du contrôle des frontières, des douanes et de la protection civile. Dans certains cas, le secteur comprend également certains éléments du système judiciaire appelés à connaître des cas de délit et de mauvais usage de la force. Le secteur de la sécurité doit également comporter des organes de gestion et de contrôle et, dans certains cas, peut faire appel à la participation de prestataires informels ou traditionnels de services de sécurité. Cette réforme est nécessaire pour rétablir la confiance entre les anciennes forces belligérantes et entre l’armée et les populations.

Définir les contours d’une vraie réconciliation. Lorsqu’on veut réconcilier un pays après une guerre, il faut poser des actions fortes et dialoguer sincèrement. Aucune partie ne doit s’octroyer une victoire ou la défaite bien au contraire tous doivent agir pour que la paix triomphe. En Côte d’Ivoire, une Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) a pour objectif d’aider les ivoiriens à se réconcilier. La CDVR peine sur le terrain et c’est certain qu’elle ne réussira pas son pari. Pour réconcilier les ivoiriens, il faut parler aux deux parties en conflit, or le dialogue ressemble à un monologue. Certains participants à la table de discussion sont en prison et les nouvelles autorités ne donnent aucun signe d’apaisement. En Juin 2012, la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) mettait en garde le pouvoir contre les arrestations ou les enlèvements de membres de la «galaxie patriotique», partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo. Sur les antennes de RFI, le conseiller chargé de la jeunesse de Charles Konan BANNY, Karim Ouattara, protestait contre les arrestations arbitraires qui visent des responsables de la « galaxie patriotique », en ces termes : « Je ne peux pas comprendre que pendant qu’il y a une Commission dialogue, vérité et réconciliation qui travaille à ramener la confiance entre les uns et les autres, on a l’impression qu’il y a un bulldozer derrière nous qui efface les traces. C’est très difficile à accepter cela ». « On ne peut pas nous demander d’œuvrer à ce que tous les Ivoiriens qui sont en exil puissent rentrer en Côte d’Ivoire, continue-t-il. Lorsque nous, on parle à ces personnes-là, elles nous disent: « Mais on a l’impression que vous, au sein de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, vous êtes là juste pour nous appeler vers le pays pour qu’on nous incarcère! » ».

Lutter contre l’impunité et l’exclusion sociale. La Côte d’Ivoire, version Alassane OUATTARA, n’est pas prête de mettre fin à l’impunité. L’affairisme et le copinage continuent de gangréner le comportement de certains de ses ministres et son administration. Après l’affaire « CELPAID » et l’affaire « SATAREM-GREENSOL », on retrouve le ferment de l’impunité dans l’affaire « BICTOGO » et « BACONGO ». Le premier était accusé de détournement de plusieurs milliards de franc CFA dédiés à l’indemnisation des victimes des déchets toxiques. A la fin, il a été blanchi par la justice. En tout cas, dans le rapport de M. Simplice KOFFI, Procureur de la République, rendu public, on peut lire: « En tout état de cause, l’on ne peut déceler des déclarations et pièces jointes des indices concordantes de nature à motiver l’inculpation d’ADAMA BICTOGO ». En clair, le procureur dit simplement aux ivoiriens qu’ils ont eu tort d’accuser M. BICTOGO.

Que dire encore du détournement de 40 milliards du budget alloué aux travaux de réhabilitation de l’Université d’Abidjan. Pour tromper les ivoiriens, un petit communiqué de la Présidence pour dire aux ivoiriens que le Président Alassane Ouattara a signé le jeudi 2 août 2012, un décret mettant fin aux fonctions d’Adama Meité, en qualité de Directeur des Finances et du Patrimoine du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Le ministre BACONGO lui, n’est pas touché par le communiqué de la Présidence. Et pourtant, on comprend difficilement comment le Directeur des Finances et du Patrimoine du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique peut dérober 40 milliards sans la complicité du ministre. L’impunité est également présente dans le secteur de la sécurité où une prime à l’impunité est accordée aux Dozos et aux FRCI. Dans la nouvelle Côte d’Ivoire, si vous êtes un proche du Président Alassane OUATTARA, vous pouvez piller les caisses de l’Etat impunément. Au pire des cas, on vous débarque de votre poste pour un autre plus « juteux ».

Dans tous les cas, en Côte d’Ivoire, sous le Président Alassane OUATTARA, la clé de répartition des richesses du pays est connue: être membre du bon parti politique, de la bonne religion, de la bonne région. C’est le fameux rattrapage du Président Alassane OUATTARA.


CONCLUSION

La Côte d’Ivoire est en effet loin d’être apaisée. Beaucoup reste à faire. Le Président Alassane Ouattara a promis que tous les responsables de crimes seront traduits devant la justice. Cette étape est indispensable pour que la réconciliation nationale puisse voir le jour. Mais pour l’heure rien de concret.

La réconciliation doit aussi passer par un dialogue politique inclusif, avec pour objectif une réconciliation véritable entre les fils et les filles de ce pays.

Pour être précis, aucune réconciliation ne peut être possible en Côte d’Ivoire sans que justice et réparation ne soient rendues à toutes les victimes, quelles que soient leur ethnie ou leur affiliation politique présumée. Il semble également nécessaire de faire la lumière sur les terribles massacres et autres violations et atteintes aux droits humains commis non seulement depuis décembre 2010 mais également durant toute la décennie passée. La réconciliation est une urgence et si la Côte d’Ivoire était un volcan, la réconciliation nationale en serait son cratère.

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

lundi, 20 août 2012

COTE D'IVOIRE: LE COMBLE DE LA DERIVE ET DE L'ABUS DE POUVOIR

 

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Jean-Fabrice Koné Dossongui: Nouveau marié enlevé pour avoir vu son mariage commenté par Alain Toussaint


Jean-Fabrice Koné Dossongui, arrêté vendredi soir à Gagnoa et transféré à Yamoussoukro par des hommes armés se présentant comme des membres de la Garde Républicaine. Il est actuellement à Yamoussoukro. Sa femme s’y est rendue ainsi que des membres de sa famille. Je me suis entretenu dimanche après-midi de son cas avec des fonctionnaires de l’ONUCI.

Le Représentant spécial du SG de l’ONU en est informé et suit ce dossier.

Ci-après trois posts publiés sur mon compte Facebook et qui relatent bien l’histoire de ce jeune homme victime d’une méprise doublée d’un abus de pouvoir extraordinaire… parce que j’ai eu la mauvaise idée d’entrer en contact avec lui pour le féliciter après son mariage.

Sa famille est désespérée.

 

Publié le 19 août 2012

ALERTE/ENLEVEMENT. Chers amis, je viens d’apprendre que notre nouvel ami Jean-Fabrice Koné Dossongui (ici dans un wottro, en compagnie de son épouse Amenan Nguessan), que vous avez célébré sur Facebook, a été enlevé le vendredi 17 août, vers 22h, à son domicile de Babré (Gagnoa), par des hommes armés au service du régime Ouattara. Une semaine plus tôt, suite à une dénonciation d’un gérant de cybercafé, Jean-Fabrice avait été interpellé le samedi 11 août 2012, vers 8h, à Yamoussoukro, par deux individus à bord d’une 4×4 Mitsubishi Rouge. Ces hommes lui ont présenté une carte professionnelle barrée des couleurs orange blanc vert avant de le soumettre à un interrogatoire sur «sa vie, ses liens avec Toussaint Alain, les miliciens de Gbagbo, son ethnie, etc ».

« Tu es Tagbanan et puis tu marches avec les gens de Gbagbo? ». Fabrice a beau expliquer qu’il vient « à peine de faire la connaissance de Toussaint Alain via Facebook », rien n’y fait. Ils tentent alors de l’embarquer « à la Garde Républicaine » mais les habitants de la cour commune s’y opposent. Ils renoncent mais confisquent son téléphone portable. Craignant pour sa vie, Jean-Fabrice décide de regagner sa famille à Gagnoa dans l’après-midi. Et c’est justement à Babré, qu’avant-hier, vendredi 17 août, vers 22h, les mêmes hommes se sont présentés à lui. Ils étaient accompagnés de son collègue (enseignant) qui l’avait hébergé à Yamoussoukro pour les cours de vacances. Ces hommes armés sont repartis avec Fabrice vers une destination inconnue. A l’heure où je publie ces lignes, son épouse Amenan, son frère et ses amis restent sans nouvelle du jeune homme.

La vie tient à peu de choses dans la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui. Parce que nous sommes des êtres humains, j’avais cru bon de saluer ici l’originalité de ce jeune couple. En annonçant sur ce mur avoir retrouvé les traces des nouveaux mariés, je ne me doutais pas un seul instant que je mettais ainsi leurs vies en danger. J’en suis profondément consterné et désolé. Que Dieu protège Jean-Fabrice. AT


Publié le 10 août 2012

VIVE LES MARIES (2ème partie) ! Chers amis, je suis heureux de vous annoncer que j’ai pu retrouver les traces de ce merveilleux couple de Gagnoa – qui a regagné son domicile en wotro après le “oui” devant le Maire. Le chef de famille s’appelle Jean-Fabrice Koné Dossongui, titulaire d’une maîtrise en maths-physiques (Université de Cocody), et son épouse Amenan Nguessan, employée de commerce.

Leur union a été célébrée le 14 juillet 2012 à la Mairie de Gagnoa. Je me suis entretenu ce vendredi avec Jean-Fabrice qui m’a conté leur histoire. Un ami du couple avait promis une voiture aux futurs mariés. Mais le véhicule n’est jamais arrivé. Alors, ils ont décidé de faire avec les moyens de bord.

Amenan, l’épouse, a spontanément proposé de rentrer en wotro. “Je suis ému que vous m’appeliez alors que nous étions la risée de toute la ville”, m’a confié Jean-Fabrice, actuellement à Yamoussoukro où il dispense des cours de vacances jusqu’à la fin août. “Vraiment, ma femme et moi vous remercions déjà pour cet appel. C’est fantastique”, a ajouté mon nouvel ami qui devrait bientôt disposer d’un compte Facebook. Ah j’oubliais : ce couple si attachant habite… Babré (c’est un plus !) ! Le contraire m’eût étonné. Les habitants de ce quartier de Gagnoa ont l’ADN de la pub dans le sang. Début septembre, nos deux tourtereaux seront une nouvelle fois célébrés. Je vous tiendrai informés. C’est beau l’amour…

NB : Merci à Dodo Konet ainsi qu’à Hugues Koukougnon qui me signale que “la photo est du comédien Hamed de la Fontaine, couturier de son état, artiste-comédien et animateur à la Radio Gognoa”.

 

Publié le 10 août 2012

VIVE LES MARIES ! Un ami, Yan D’Eburnie, a publié cette émouvante et extraordinaire photo d’un nouveau couple paradant dans un wotro à l’issue de la cérémonie. Quelle originalité ! Leur union aurait été célébrée à Gagnoa. Je souhaiterais adresser mes félicitations ainsi qu’un petit présent à ce jeune couple. Vous les connaissez ? Merci de me contacter inbox ou par e-mail : fnsp.abidjan@gmail.com.

NB : Ce beau couple habiterait Babré que cela ne me surprendrait pas. Ou peut-être Nairayville ou Garahio… et pourquoi pas Dioulabougou ?!

 

Alain Toussaint


Page FACEBOOK Toussaint Alain

 

Source: IVORIAN.NET



Dernière heure!

Lundi 20 août 2012, 17h00 GMT


URGENT- JEAN-FABRICE EST VIVANT. Chers amis, Dieu a entendu vos prières. Notre ami Jean-Fabrice Koné Dossongui, enlevé à Gagnoa le vendredi 17 août 2012, vers 22h, par trois hommes armés de la Garde Républicaine de Yamoussoukro a été retrouvé lundi au petit matin par des villageois, à proximité de l'Ecole militaire de Zambakro.

Il est dans un piteux état physique: fracture du fémur droit, un oeil endommagé, multiples blessures dans le dos, les côtes et les parties intimes consécutives aux coups de crosse, de bois et de brodequins de ses ravisseurs.

Je remercie le personnel de la Division des droits de l'Homme de l'ONUCI, en particulier Dido Konet, et la Police de l’ONU (UNPOL) qui, aussitôt informées dimanche midi, n'ont ménagé aucun effort pour localiser Jean-Fabrice, le prendre en charge et assurer son transfert vers un centre hospitalier.

Le jeune marié devrait subir une opération de la jambe droite dans les prochaines heures. Merci à vous, chers amis, pour votre formidable mobilisation qui a permis de sauver la vie de Jean-Fabrice, très marqué par son enlèvement et les tortures. Merci pour sa jeune épouse, Amenan, et ses parents, encore sous le choc de ces événements. Que Dieu bénisse abondamment chacune et chacun de vous.

 
 
Alain Toussaint, sur sa page Facebook.

CONFERENCE DE PRESSE DU MINISTRE AMANI NGUESSAN MICHEL SUITE A L'ATTAQUE DU SIEGE DU FPI

 

ATTAQUE DU SIEGE DU FPI.jpg

Attaque du quartier général du FPI

 


 

Source de la vidéo: INFO D'ABIDJAN.NET

 

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Le siège du FPI «attaqué par le RDR»


Après le passage des agresseurs [du Rdr selon le FPI] au siège provisoire du Front Populaire Ivoirien, situé à Cocody-Atoban, quelques détails nous sont parvenus. Les agresseurs seraient arrivés à bord d’un Gbaka [mini-bus], armés de gourdins mais aussi d’armes à feu, dont des fusils kalachnikovs. Ce siège provisoire, une bâtisse appartenant à Nadi Bamba, fut utilisé comme siège de campagne durant la présidentielle 2010. Cette villa cossue est depuis quelques mois utilisée par le FPI, suite à la fin de location du siège du CNRD qui servait de bureaux, après la destruction du siège officiel du parti en zone 4 durant la crise postélectorale .

Quelques dégâts:

- Deux camarades gravement blessés;
- Trois camarades, dont Koua Justin, intérimaire de Konaté Navigué au poste de SG de la Jeunesse du FPI auraient été enlevés;
- Le véhicule du chargé des élections incendié;
- D’autres véhicules trouvés sur les lieux saccagés.


Hervé Coulibaly

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Côte d’Ivoire: le siège du FPI saccagé par des inconnus en armes


(AfriSCOOP ) — Le siège du Front populaire ivoirien (FPI, parti de l’ex-président Laurent Gbagbo), situé dans le quartier chic de Cocody (nord d’Abidjan), a été attaqué et saccagé samedi par des inconnus, qui ont fait deux blessés, au moment où des membres de la jeunesse de ce parti tenaient une réunion.

« Nous étions en réunion, nous étions au nombre de dix. Venues à bord d’un mini-car, des personnes non identifiées, armées de gourdins, de machettes et de fusils de chasse, ont fait irruption dans les locaux », a déclaré un membre de la section jeunesse du FPI, Jean-Luc Ouallo, cité par l’AFP.

Les agresseurs qui « parlent tous dioula » (langue de ressortissants du Nord ivoirien, très largement parlée dans le pays), ont incendié une voiture devant l’entrée du siège avant de saccager l’intérieur. Les vitres de toilettes brisées, et des documents traînaient par terre. Deux personnes sur place ont été légèrement blessées, l’une à la tête et l’autre à la joue, par les assaillants, selon l’AFP.

Toussaint Alain, ancien conseiller de Laurent Gbagbo, a affirmé sur son compte twitter que l’attaque a été perpétrée « par des militants du RDR (Rassemblement des républicains, parti du président Alassane Ouattara, ndlr), appuyés par des soldats des Frci (Forces républicaines de Côte d’Ivoire) »

L'attaque du siège du FPI survient après deux semaines au cours desquelles plusieurs postes de contrôle et des camps militaires des Forces de sécurité ivoiriennes à Abidjan et à l’intérieur du pays ont été attaqués par des groupes armés non identifiés faisant au moins 11 mort au sein des Frci et trois personnes tuées dans la population civile.

A plusieurs reprises, les autorités ont accusé «des miliciens pro-Gbagbo» et des militaires «nostalgiques du régime Gbagbo», s’attirant de vigoureux démentis du FPI.

«Nous avons choisi la voie de la transition pacifique», a indiqué vendredi le président intérimaire du FPI Oureto Miaka, exhortant les autorités à «chercher avec sérénité et responsabilité les causes profondes du malaise».

Dans un message télévisé adressé vendredi à la population ivoirienne, le Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou a appelé les auteurs de ces attaques à déposer les armes et à venir sur la table des négociations pour « un dialogue franc, sincère et sans exclusive ».


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Le siège du parti de Gbagbo attaqué à Abidjan, trois blessés (AFP)

 

Le siège du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), a été attaqué samedi à Abidjan par des inconnus, qui ont fait trois blessés légers et provoquant un nouvel accès de tension alors que l’armée est depuis deux semaines la cible de commandos.

Des inconnus ont attaqué le siège du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), samedi à Abidjan, faisant trois blessés légers et provoquant un nouvel accès de tension alors que l’armée est depuis deux semaines la cible de commandos.

« Nous étions en réunion, nous étions au nombre de dix. Venues à bord d’un mini-car, des personnes non identifiées, armées de gourdins, de machettes et de fusils de chasse, ont fait irruption dans les locaux » peu avant 12H00 (locales et GMT), a déclaré à l’AFP un responsable de la section jeunesse du FPI, Jean-Luc Ouallo.

Une voiture a été entièrement incendiée et brûlait devant l’entrée du siège, situé dans le quartier chic de Cocody (nord), a constaté l’AFP. A l’intérieur, une porte a été cassée, du matériel informatique dérobé et des documents jetés par terre. Selon un témoin, l’expédition a duré « un peu plus de dix minutes ». Dans les locaux, deux hommes ont été légèrement blessés, l’un à la tête et l’autre à la joue.

Un autre jeune homme, venu discuter avec les vigiles gardant la bâtiment, a été aussi blessé par le groupe armé. « Ils m’ont frappé », a-t-il dit, lèvre inférieure légèrement ouverte et traces de coups visibles sur le visage.

Les agresseurs « menaçaient de nous tirer dessus ou de nous brûler vifs », a raconté Claude Désiré Dassé, un autre responsable de la jeunesse FPI. Les jeunes se sont alors réfugiés dans les toilettes. « Dieu merci, ils n’ont pas pu ouvrir la porte », a-t-il dit. Les vitres des toilettes ont été brisées. Les agresseurs « ont emporté deux de nos camarades » et parlaient « dioula » (langue de ressortissants du Nord ivoirien, très largement parlée dans le pays), a affirmé Jean-Luc Ouallo.

Appel à déposer les armes

Plusieurs policiers et gendarmes et des éléments de la force onusienne Onuci se sont rendus sur place après l’attaque. Ces événements surviennent en plein regain de tension dans le pays, après deux semaines au cours desquelles les Forces républicaines (FRCI), l’armée ivoirienne, ont essuyé des assauts en série à Abidjan, dans ses environs et dans l’Ouest, y perdant dix hommes.

Jeudi à Dabou, à environ 50 km à l’ouest d’Abidjan, les assaillants ont visé le camp FRCI, les bases de la police et de la gendarmerie, tué trois civils et ouvert la prison d’où se sont évadés des dizaines de détenus.

Le Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou a appelé vendredi soir les auteurs de ces attaques à déposer les armes pour ne pas empêcher le « renouveau » ivoirien, plus d’un an après la fin d’une crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) aux quelques 3.000 morts.

Appel au dialogue

Il a appelé au dialogue et annoncé la prochaine organisation de « missions d’écoute et de sensibilisation » dans le pays. L’Onuci a lancé vendredi « un appel urgent au calme » et jugé que les violences montrent « la nécessité pour le pays de poursuivre le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) des anciens combattants et anciens miliciens » ayant combattu durant la crise de 2010-2011.

Selon l’Onuci, environ 70 personnes au moins sont retenues depuis quelques jours par les forces de sécurité ivoiriennes pour présumée « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat » ou implication supposée dans les attaques. La mission a souligné n’avoir pu accéder encore à certains détenus à Abidjan. (...).

 

AFP


Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

LE GROUPE DE PRESSE CYCLONE (PROCHE DE GBAGBO) INCENDIE, APRES L'ATTAQUE DU SIEGE DU FPI

 

côte d'ivoire,le siège d'un groupe de presse pro-gbagbo incendié,le siège du quotidien "le temps" incendié

Les locaux du groupe éditant le journal ivoirien "Le Temps" incendiés

(Photo - LMP via Facebook).


A force d'indexer et d'incriminer officiellement le FPI et les pro-Gbagbo, relativement aux attaques que subissent les FRCI depuis deux semaines de la part d'un commando non identifié, le régime Ouattara a réussi le tour de force de les livrer en pâture et de faire d'eux les cibles de prédilection des militants du RDR qui n'hésitent plus à s'attaquer aux symboles du parti de l'ex-Président ivoirien, notamment au groupe de presse "Cyclone" qui édite le quotidien "Le Temps" et au siège du FPI. Voici où conduit le manque de sagesse et de tact dans la gestion des affaires d'Etat. Le mal est fait, rien ne sert plus de se dérober. Il faut maintenant assumer et même craindre une escalade plus folle encore. Les coupables des attaques contre les FRCI étant déjà trouvés, avant la moindre enquête. Bonne lecture!


Côte d'Ivoire: Le siège d'un groupe de presse pro-Gbagbo incendié


(AfriSCOOP ) — Les locaux du groupe éditant le journal ivoirien "Le Temps", proche du Front populaire ivoirien (FPI), ont été cambriolés et incendiés par des inconnus dans la nuit de samedi à dimanche à Abidjan, quelques heures après des actes de vandalisme contre le siège du parti de Laurent Gbagbo, rapportent des médias.


côte d'ivoire,le siège d'un groupe de presse pro-gbagbo incendié,le siège du quotidien "le temps" incendié

Siège du groupe Cyclone incendié


« Six (6) individus lourdement armés ont ligoté le vigile commis à la surveillance du groupe de presse, aux environs de 23H00, après avoir escaladé la clôture qui ceinture le bâtiment. Ils ont ensuite emporté le matériel informatique avant de mettre le feu à la rédaction et aux bureaux de la direction », indique la direction du groupe Cyclone, société éditrice des quotidiens "Le Temps" et "LG Infos" (proches de l’opposition) et du journal people "Prestige Magazine".

L’attaque des locaux du groupe Cyclone survient après l’expédition menée samedi à Abidjan, au siège du parti de M. Gbagbo, par des inconnus armés qui ont fait trois blessés légers. Le FPI a mis en cause des partisans du chef de l’Etat Alassane Ouattara. Les assaillants «sont des pro-Ouattara, on les connaît, il y en a que nous avons reconnus», a déclaré le secrétaire général du parti, Laurent Akoun. «Mensonges», a répliqué le Rassemblement des républicains (RDR), le parti présidentiel.


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Devanture du siège du FPI attaqué


Par ailleurs, l’ex-ministre Alphonse Douati, secrétaire général adjoint du FPI, a été interpellé à son domicile, samedi soir, par la Direction de la surveillance du territoire (DST), pour des raisons non encore élucidées.

Depuis le 6 août, une série de raids meurtriers de groupes armés non identifiés est dirigée contre les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, armée composée majoritairement des forces ex-rebelles ayant combattu pour l’accession de l’actuel président Alassane Ouattara au pouvoir en avril 2011) à Abidjan et dans des localités du pays.

Les ministres Hamed Bakayoko de l’Intérieur et Paul Koffi Koffi délégué à la Défense ont formellement accusé les partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo d’être les auteurs de ces attaques, ce que nie le FPI. (Avec APA).

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE.NET

dimanche, 19 août 2012

COTE D'IVOIRE: LE PREMIER MINISTRE AHOUSSOU KOUADIO APPELLE A «UN DIALOGUE FRANC, SINCERE ET SANS EXCLUSIVE»

 

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Le gouvernement ivoirien appelle les auteurs d'attaques récentes contre l'armée à déposer les armes, pour ne pas empêcher le "renouveau" du pays, a déclaré le Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou dans une déclaration reçue samedi par l'AFP.

"Le gouvernement condamne fermement ces actes d'une violence inouïe", a indiqué M. Ahoussou, assurant que "les autorités militaires sont à pied d'oeuvre pour juguler ces vagues de violence". 

Il demande "instamment aux auteurs de ces attaques de déposer les armes", a-t-il poursuivi. 

Plus d'un an après la fin d'une crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011) aux quelques 3.000 morts, certains Ivoiriens "croient toujours que la solution à leurs problèmes passe par les armes et la violence", a-t-il déploré.

Alors que le pays est sur la voie du "renouveau", ces attaques visent à "créer la psychose" et à "décourager les potentiels investisseurs", a affirmé M. Ahoussou.

Le Premier ministre a appelé à "un dialogue franc, sincère et sans exclusive" et annoncé la prochaine organisation de "missions d'écoute et de sensibilisation" à travers le pays.

En une dizaine de jours, les Forces républicaines (FRCI), l'armée ivoirienne, ont essuyé des assauts en série à Abidjan, dans ses environs et dans l'Ouest, y perdant dix hommes. Jeudi à Dabou, à environ 50 km à l'Ouest d'Abidjan, les assaillants ont visé le camp FRCI, les bases de la police et de la gendarmerie, tué trois civils et ouvert la prison d'où se sont évadés des dizaines de détenus.

AFP


Source: AFRIK.53

ATTAQUES D'AKOUEDO, TOULEUPLEU, DABOU... UN FRCI FAIT DES REVELATIONS

 

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Dans l’atmosphère d’insécurité et de violence généralisée que connaît le pays, des langues se délient.

En effet, un élément des Frci reconverti en chauffeur de taxi à Daloa dévoile tout sur les attaques d’Akouédo, Touleupleu, Dabou, etc. C’était hier (vendredi 17 août 2012, Ndlr). A la question d’un de ses amis de savoir qui est derrière toutes ces attaques, le dénommé Ahm Cho, ex-Frci en colère, lui répond: «Les militants du Fpi sont montrés du doigt par le gouvernement pour rien. Nos chefs savent bien que ce sont les éléments des Frci qui n’ont pas été retenus dans l’armée qui se vengent. Moi-même, j’ai combattu à Daloa, à Issia, à Méagui et à Soubré. A la fin de la crise, personne ne s’occupait de nous. Chacun luttait pour pouvoir manger. C’est ce qui m’a obligé à revenir à Daloa pour conduire mon taxi».

Après plus de dix minutes de causerie, son ami est descendu devant l’Hôtel Akakro. Notre curiosité nous pousse à interroger ce Frci reconverti. «Pourquoi tu as affirmé que ce n’est pas le Fpi qui est derrière les attaques alors que le pouvoir accuse ce parti politique?», avons-nous demandé. Et notre interlocuteur de répondre: «Les hommes de Gbagbo ont très peur des Frci. Ils ne peuvent pas les attaquer. Mon vieux, c’est la vérité. Ce sont les hommes d’IB qui sont les plus en colère. Ils n’ont rien obtenu du Président (Alassane Ouattara, Ndlr). Certains sont vigiles, d’autres dressent des barrages dans les villages pour trouver à manger. Les chefs savent que ce sont leurs anciens éléments abandonnés qui les attaquent; ça fait mal mais il faut dire la vérité», a-t-il conclu, avant de décliner son identité.

 

E.G.B.

eustachegoorebi@yahoo.fr


Source: IVORIAN.NET

samedi, 18 août 2012

LA COTE D’IVOIRE RENOUE AVEC LA VIOLENCE

HAMED BAKAYOKO 2.jpg

 

Bientôt deux semaines que la Côte d’Ivoire a replongé dans la violence et dans la hantise des attaques à l’arme lourde et automatique. Le Ministre de l’intérieur Hamed Bakayoko, le disait, un brin tromphaliste : « Le pays est sécurisé ».

Il a fallu deux petites attaques d’un commando non identifié pour se rendre compte que ce n’était qu’un effet d’annonce. Lui qui était si prompt à trouver les coupables et les auteurs est devenu subitement aphone.

Mieux, plus d’une dizaine de ministres et de chefs militaires auraient quitté le pays avec leurs familles ou les auraient planquées à l’étranger, selon des informations en circulation sur la place abidjanaise. Y compris le chef de l’Etat et le président de l’Assemblée nationale. « Le pays est sécurisé », avez-vous dit ?

 

Que DIEU sauve la Côte d'Ivoire!

IL Y A PRESIDENT ET PRESIDENT

JACOB ZUMA 2.jpg

 

Le président sud-africain Jacob Zuma, en déplacement à Maputo, au Mozambique, pour une réunion de la SADC, a dû écourter son séjour à l’étranger pour se rendre au chevet de son peuple meurtri par une dérive policière qui a fait 34 morts parmi les grévistes de la mine de platine de Marikana, à Rustenburg, revendiquant une hausse significative de leur salaire de misère. Voilà ce que j’appelle « Un Président ».

Mais en Côte d’Ivoire, le 20 juillet 2012, un camp de réfugiés Wê sur leur propre terre, à DUEKOUE, est dispersé dans le sang et le feu par de jeunes expéditionnaires Malinké, des FRCI et des Dozos (chasseurs traditionnels), sous les yeux des autorités préfectorales et des soldats de l’ONUCI. Bilan : 234 morts et de nombreux portés disparus. Le chef de l’Etat ivoirien n’a pas même daigné y faire un tour, ne serait-ce que par commisération. Ces Ivoiriens-là sont des sous-hommes. Ils ne méritaient pas tant d’égards.

Pire, depuis la nuit du 5 au 6 août 2012, le pays vit au rythme d’attaques meurtrières contre nos commissariats et camps militaires, contre nos villes et villages. Alassane Ouattara ne trouve rien de mieux à faire que de se payer deux semaines de vacances dorées dans l’Hexagone. Voici le président que nous avons, nous, en Côte d’Ivoire !!!


Que DIEU garde la Côte d'Ivoire!

COTE D'IVOIRE: LA VAGUE D'ATTAQUES ACCUSE LES FRAGILITES DU POUVOIR OUATTARA

 

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Des soldats des Forces républicaines (FRCI) patrouillant dans les rues de Dabou, en Côte d'Ivoire, le 16 août 2012 (AFP, Sia Kambou)

 

La vague d'attaques meurtrières menées par des commandos non identifiés contre l'armée ivoirienne montre les fragilités du système sécuritaire du président Alassane Ouattara et l'urgence d'une réforme militaire, plus d'un an après la fin d'une crise armée.

En une dizaine de jours, les Forces républicaines (FRCI) ont essuyé des assauts en série à Abidjan, dans ses environs et dans l'ouest du pays, y perdant dix hommes. Jeudi à Dabou (environ 50 km à l'ouest de la capitale économique), les assaillants ont visé non seulement le camp FRCI mais les bases de la police et de la gendarmerie, ont tué trois civils et ouvert la prison d'où se sont évadés des dizaines de détenus.

"Sécurité: ça ne va pas!", titrait vendredi le journal satirique L'Eléphant déchaîné. L'indépendant Soir-Info a averti: ces violences "sapent naturellement tous les efforts" de M. Ouattara, qui court les capitales étrangères pour attirer les investisseurs dans un pays à nouveau "fréquentable".

"Il ne faut pas exagérer la menace", explique à l'AFP un proche du chef de l'Etat, y voyant des soubresauts hérités de la crise postélectorale (décembre 2010-avril 2011), qui s'est conclue par deux semaines de guerre et a fait quelque 3.000 morts.

Le gouvernement affirme muscler son dispositif et dément une "insécurité généralisée". Mais cet enchaînement de violences démontre que la situation est loin d'être stabilisée.

"harcèlement"

Très vite, le régime a accusé des fidèles de l'ex-président Laurent Gbagbo, incarcéré à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI), qui le soupçonne de crimes contre l'humanité, de tenter d'exécuter un plan global de "harcèlement" et de "déstabilisation": miliciens ou militaires basés en Côte d'Ivoire, au Ghana ou au Liberia, avec l'appui d'exilés politiques et militaires chez ces voisins.

S'il ne fait guère de doute que les attaques de l'Ouest peuvent largement être imputées à des pro-Gbagbo installés côté libérien - l'ONG Human Rights Watch (HRW) leur attribuait dans un rapport en juin la responsabilité d'"au moins 40" tués en moins d'un an -, les dernières opérations, à Abidjan et dans sa région, suscitent des interrogations.

Sans exclure la présence de pro-Gbagbo parmi ceux qui ont pris d'assaut le 6 août le camp militaire d'Akouédo, l'un des principaux d'Abidjan, une source sécuritaire occidentale affirme que "parmi les assaillants, il y avait des anciens du "commando invisible" (mouvement armé anti-Gbagbo actif début 2011, ndlr) et des ex-rebelles" pro-Ouattara, une piste confirmée par une autre source proche du dossier.

Des milliers d'ex-combattants qui ont contribué à installer M. Ouattara au pouvoir, après (...) l'élection de novembre 2010, attendent en effet d'être désarmés, réinsérés ou bien intégrés dans les forces régulières.

"Il est temps que l'on procède à un désarmement effectif de toutes les forces qui ne sont pas habilitées à porter des armes, quel que soit leur camp", exhorte René Hokou Legré, président de la Ligue ivoirienne des droits de l'Homme (Lidho).

Pour lui, le régime "ne manque pas de volonté politique" mais évite de "brusquer les choses". Or, met-il en garde, "en y allant doucement, il y a une gangrène qui est en train de s'installer".

Lançant vendredi "un appel urgent au calme", la force onusienne Onuci a également jugé que les violences montrent "la nécessité pour le pays de poursuivre le désarmement, la démobilisation et la réintégration (DDR) des anciens combattants".

Les ex-miliciens pro-Gbagbo, comme nombre d'éléments pro-Ouattara, forment une masse énorme de "guérilleros potentiels" que leurs frustrations peuvent conduire à des coups de force, avance l'opposant Mamadou Koulibaly, ex-président de l'Assemblée nationale sous l'ère Gbagbo.

Le président Ouattara a annoncé la mise en place d'un "Conseil national de sécurité" qui conduira la réorganisation de l'armée - aux contours encore très flous - et chapeautera une structure unique chargée du DDR.

"Le pouvoir est en train de se réveiller" du fait des attaques mais "ça flotte, ça tangue" encore, observe un diplomate africain. "La Côte d'Ivoire n'est pas sortie de la crise".

 

Thomas Morfin (AFP)

 

Source: GOOGLE.COM

A LA UNE DE LA PRESSE AFRIQUE: LA COTE D'IVOIRE SOUS LE CHOC

 

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FRCI partis en renfort à Dabou



Après Yopougon-Niangon, après le camp militaire d’Akouédo, ou encore plusieurs positions sécuritaires proches de Toulepleu, dans l’ouest du pays, c’est à la ville de Dabou, près d’Abidjan, que des assaillants non-identifiés ont mené la dernière en date d’une série d’attaques à main armée qui ont secoué la Côte d’Ivoire ces deux dernières semaines.

Et ce matin, le journal Nord-Sud propose à ses lecteurs la projection du « film de l’attaque » de Dabou. Sur son écran de papier, le quotidien présenté comme proche du président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, dépeint une ville « sans âme, des populations encore sous le choc, presqu'invisibles (sic). (…) Les signes de la folle nuit vécue par ses habitants sont perceptibles depuis le corridor, remarque Nord-Sud : Carcasse de moto calcinée, hangars réduits en cendres desquels s’élèvent (sic) encore une petite fumée, c’est le constat fait au barrage des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire, en alerte maximale. Armes au poing, ils arrêtent tous les véhicules qui rentrent et sortent de Dabou et, procèdent au contrôle des pièces d’identité des passagers. "Descendez et montrez vos papiers, c’est gâté à Dabou !", se plaît à lancer un (militaire) Frci, l’air grave », relate donc Nord-Sud.

C’est « gâté » ? A en croire la Une du journal Le Patriote, ce sont des « coups de feu » qui ont été entendus à Dabou. Le quotidien proche du Rassemblement des républicains, le parti du président Alassane Ouattara, affirme que « le commando pro-Gbagbo s’est encore signalé ».

Mais à en croire le quotidien gouvernemental Fraternité Matin, plus que de simples « coups de feu », c’est carrément « Dabou (qui a été) attaquée, hier ».

Même titre à la Une du journal proche de l’ex-président Laurent Gbagbo Notre Voie et du quotidien indépendant Soir Info : « Dabou attaquée, hier » (Notre Voie ajoutant que Jacqueville, toute proche, a également été ciblée).

Quand à L’intelligent d’Abidjan, il a fait les comptes : « 10 attaques en 2 semaines ».

Côte d’Ivoire : guérilla urbaine

Le Patriote est catégorique. Le journal évoque une « guérilla urbaine qui a déjà commencé ». Et il annonce la couleur. « Nos sources sont formelles, écrit-il. La fameuse guerre de 77 jours ne sera pas un conflit armé conventionnel. Ce sera une guerre d’harcèlement permanent. Durant la période choisie par ces apprentis terroristes, à savoir d’août à octobre, nos sources disent que les attaques seront quasi-quotidiennes », croit savoir Le Patriote.

« Ca devient extrêmement préoccupant (…) On dirait en 2002 », estime L’Eléphant déchaîné, qui harangue, ce matin, le président ivoirien Ouattara. « Président, revenez au pays, ça ne va pas ! ». Dans son style fleuri, le journal égrène en Une ce qu’il considère comme les pommes de discorde en Côte d’Ivoire : « La sécurité, ça ne va pas ! La réconciliation, ça ne va pas ! Le désarmement, ça ne va pas ! La justice, ça ne va pas ! La vie, ça ne va plus ! ».

Déchaîné, L’Eléphant du même nom l’est vraiment, quand il explique en toutes lettres pourquoi, selon lui, le chef de l’Etat devrait rentrer : « les problèmes qui se posent aujourd’hui au pays sont innombrables et le chef de l’Etat devrait sérieusement penser à marquer un temps d’arrêt dans ses voyages pour s’atteler véritablement à les résoudre en posant des actes extrêmement forts. Car, courir à l’extérieur comme il le fait depuis des mois derrière les investisseurs est certes une démarche louable mais, aucun investisseur ne viendra risquer le moindre franc CFA dans un pays où il y a autant de problèmes non résolus », martèle L’Eléphant déchaîné.

Côte d’Ivoire : commando mystère

« La psychose se généralise désormais aussi bien à Abidjan qu’à l’intérieur du pays, enchérit Le Nouveau Courrier. Les autorités ivoiriennes certainement prises de court par cette énième attaque se sont murées dans un silence, évitant les déclarations spectacles des premiers jours ».

Et le quotidien proche de l’ex-président Laurent Gbagbo interpelle le ministre de l’intérieur : « Mais où est donc passé Hamed Bakayoko ? ». Pour Le Nouveau Courrier, le ministre de l’Intérieur, qui avait accusé les pro-Gbagbo après l’attaque du camp d’Akouédo le 6 août dernier, « semble revenir à la raison pour appréhender la gravité de la menace qui guette le régime de son mentor, estime Le Nouveau Courrier. Et ce n’est pas fortuit quand il accourt vers Guillaume Soro qui a conduit les rênes de l’ex-rébellion dans le maquis afin que celui-ci reprenne les choses là où il les avait laissées », ajoute le quotidien.

A noter enfin que Le Nouveau Courrier publie par ailleurs un communiqué circulant depuis hier sur internet et qui est signé d’un groupe, à ce jour inconnu, revendiquant ces attaques. « Le commando mystérieux révèle ses objectifs », lance le journal. En fait d’objectifs (au pluriel), le mystérieux « commando », à travers ce document, est sensé s’en être fixé surtout un : « le départ du pouvoir de l’actuel chef de l’Etat », précise Le Nouveau Courrier. Lequel, toutefois, n’entend pas vouloir « endosser ses revendications ». Mais en publiant ce document, le quotidien souligne que son but est « d’informer les Ivoiriens et de susciter un débat ». 


Norbert Navarro


Source: RFI

vendredi, 17 août 2012

LE REGIME OUATTARA DANS LA TOURMENTE, DABOU ET JACQUEVILLE TOMBENT, LES SOLDATS FRANÇAIS A LA RESCOUSSE…

 

http://actu.atoo.ci/images/photos/photo8553939704ddb4bec1a10d.jpg

 

Comme le montre la vidéo ci-dessous, la force française stationnée en Côte d’ivoire a décidé de venir en aide au régime Ouattara qui a du mal à faire face à un mécontentement généralisé au sein de sa propre armée. Ce « commando » non encore formellement identifié qui semble être aguerri à la technique du sabotage et du harcèlement militaire, technique que le camp Ouattara a appris à ses combattants au plus fort de la crise postélectorale, est bel et bien constitué d’éléments appartenant aux Frci (Forces pro-ouattara). 


 

Ce commando qui s’est signalé aujourd’hui dans deux villes proches d’Abidjan (Dabou et Jacqueville), se serait emparé de la base militaire de la ville de Dabou, et après l'avoir vidé de ses armes et munitions, aurait attaqué la prison et le poste de police de la même ville, avant de se diriger vers Jacqueville où d'autres affrontements tout aussi violents l'ont opposé aux FRCI.

Selon le député de Dabou, tous les pensionnaires de la prison, au nombre de 150, se sont tous évadés.

Dans les deux cas, à Dabou et à Jacqueville, l'on dénombrerait de dizaines de morts coté FRCI. Les renforts envoyés depuis les villes voisines n'auraient pas réussi à faire face au commando non identifié, d'où sans doute l'intervention dans les prochaines heures de la force française LICORNE.

Comme on peut le constater, malgré toutes les bonnes promesses de non ingérence, récemment renouvelées par Laurent Fabius, l'armée française a décidé une fois de plus de voler au secours d'Alassane Ouattara dont les troupes sont en difficulté face à un commando non identifié qui a déjà causé des dizaines de morts dans ses rangs. La guerre a donc officiellement repris en Cote d'Ivoire.

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

LA TENSION REMONTE AU SEIN DE L'ARMEE EN COTE D'IVOIRE

 

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(Afp/Issouf Sanogo)

Les gardiens de la paix de l’ONU ont pris position à l’intérieur du camp militaire d’Akouédo à Abidjan le 6 août 2012, jour d’une attaque du camp qui a fait six morts.

 

 

-Une série d’attaques contre l’armée ivoirienne, menées par des militaires, a fait plus d’une dizaine de morts.

-Le gouvernement accuse des supporteurs de l’ex-président Laurent Gbagbo d’en être à l’origine.

-Ces attaques montrent l’incapacité des autorités à réformer le secteur de la sécurité, plus d’un an après la fin de la crise.

 

Depuis quinze jours, Abidjan a deux visages. Animée, embouteillée et pleine de vie la journée. En quasi-état de siège, militaires à tous les coins de rues et contrôles incessants dès que la nuit tombe. De quoi rappeler de mauvais souvenirs aux habitants de la capitale économique ivoirienne, encore traumatisés par la crise post-électorale qui s’était soldée l’an passé par deux semaines de guerre en pleine ville.

Attaques en série

Le renforcement des mesures de sécurité à Abidjan s’explique. L’armée ivoirienne a été récemment la cible de plusieurs attaques d’hommes armés durant lesquelles dix soldats ont trouvé la mort. Dimanche 5 août d’abord : en pleine nuit, un groupe de six hommes armés habillés en treillis militaire, à bord d’un taxi, ouvre le feu sur un commissariat de la commune de Yopougon. Ils attaquent dans la foulée un point de contrôle de l’armée situé dans le même quartier. Bilan : cinq soldats tués lors des deux assauts.

Le lendemain, c’est le camp militaire d’Akouedo, une des plus importantes bases de l’armée dans la ville, qui est attaqué par une trentaine d’hommes, de nouveau dans la nuit. Cinq autres soldats et un assaillant sont tués lors des combats qui durent trois heures. Deux jours après, dans la nuit du 7 au 8 août, une quatrième attaque cible un check-point de l’armée près d’Agboville (80 km au nord d’Abidjan), blessant plusieurs soldats.

Et le lundi 13 août, un poste frontière est attaqué à Toulepleu, à la frontière libérienne faisant un blessé ivoirien. Six Ivoiriens ont été arrêtés au Liberia mercredi 15 août. Ils sont soupçonnés d'être impliqués dans l'attaque de lundi et sont détenus dans une zone frontalière, a annoncé le ministre libérien de la Défense, Brownie Samukai.

Des partisans de Gbagbo impliqués

Le gouvernement accuse des partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo d’être derrière ces attaques survenues au moment où la Côte d’Ivoire célébrait ses 52 ans d’indépendance. Hamed Bakayoko, le ministre de l’intérieur, a accusé les pro-Gbagbo en exil au Ghana voisin d’avoir planifié ces attaques afin de créer une «situation de paranoïa dans le pays»  alors que Laurent Gbagbo, incarcéré à La Haye, devait être entendu par la Cour pénale internationale le 13 août – une audience reportée quelques jours avant, pour des raisons médicales.

Le gouvernement a annoncé l’arrestation de 11 personnes, dont des soldats de la base militaire visée. «Il ne fait aucun doute que ces attaques ont été menées grâce à des complicités au sein du camp»,  estime Paul Koffi Koffi, ministre délégué à la défense. Les éléments qui assuraient la garde de l’armurerie ont été incarcérés, et plusieurs responsables du camp ont été démis de leurs fonctions.

Incapacité à réformer l’armée

Ces attaques montrent surtout l’incapacité du gouvernement à réformer l’armée et résoudre les problèmes liés au secteur de la sécurité et de la défense. «C’est incroyable qu’une base militaire de 3 000 soldats se fasse attaquer aussi facilement par une trentaine d’hommes qui rentrent dans un camp, tuent des soldats et prennent des armes», estime un connaisseur des questions militaires.

Grand chantier promis par le président Ouattara, la réforme du secteur de sécurité est en effet au point mort. L’idée était, en théorie, de refonder une armée en mêlant d’ex-rebelles (9 000 sur 32 000) qui se sont battus pour Ouattara, des ex-Forces de défense et de sécurité – police et armée régulière loyales à Gbagbo – et d’une petite partie de volontaires qui avaient pris part à la bataille d’Abidjan. Non seulement les programmes de réinsertion ont peu avancé – aussi bien du côté des ex-rebelles que des volontaires – mais l’unité fait cruellement défaut au sein des forces armées.

Le gouvernement s’appuie essentiellement sur les ex-rebelles pour assurer la sécurité du pays et des institutions. Le nord du pays est lui toujours sous l’autorité des anciens chefs de guerre dont l’influence reste importante. «Le pouvoir continue à ne pas faire confiance aux ex-FDS qui restent sous-équipés, sans mission et donc frustrés, estime cet expert. Le nombre de militaires susceptibles d’être à l’origine de ces attaques est donc considérable, et va des pro-Gbagbo aux soldats méprisés et aux ex-combattants non réinsérés.»  

 

Olivier Monnier (à Abidjan)

 

Source: LA CROIX.COM

jeudi, 16 août 2012

OUEST IVOIRIEN: LE HARCELEMENT CONTRE LES FRCI CONTINUE A LA FRONTIERE LIBERIENNE


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Une nouvelle attaque contre les FRCI s'est produite à la frontière libérienne, dans la nuit de lundi à mardi. Il s'agit de la deuxième dans la même région ouest de la Côte d'Ivoire en moins de 24 heures.

Les attaques contre les forces républicaines se succèdent dans l’extrême ouest ivoirien. Apres l’assaut contre le poste frontalier de Pehekambly, le 13 août, des hommes armés ont attaqué dans la nuit de lundi à mardi la position des FRCI au niveau du village de Bakoubly, également situé à la frontière entre le Liberia et la Côte d'Ivoire.

Selon plusieurs témoignages, l’attaque a fait un blessé parmi les éléments des FRCI présents, dont plusieurs se sont repliés au Libéria voisin. « La recrudescence des attaques ressemble a une stratégie de harcèlement contre les forces républicaines pour leur saper le moral. Mais, nous tiendrons bon et repousserons tous les assaillants », confie à Jeune Afrique un chef militaire de la région.

Manque de d'armement

Des sources onusiennes sur place confirment l’attaque en précisant que la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) n’est pas d’appuyer les FRCI contre les assaillants. « Nous n’allons pas engager le combat. Notre mandat est différent de celui des Casques bleus en RDC. Ici, nous sommes là pour protéger les civils », explique-t-on. Depuis les attaques des derniers jours, montrant la vulnérabilité des soldats de l’armée nationale, les critiques fusent dans le pays contre l’immobilisme des Casques bleus. Quant aux soldats des FRCI, ils réclament davantage d'armes et de munitions pour faire face à la force de feu ennemie.

 

Baudelaire Mieu, à Abidjan

 

Source: JEUNE AFRIQUE

TOULEUPLEU SE VIDE, LES POPULATIONS VONT SE REFUGIER AU LIBERIA

 

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Ce mardi 14 mai 2012, profitant d’une relative accalmie sur le front de Touleupleu, les populations se sont ruées vers le Liberia voisin pour s’y réfugier. En effet, selon des concordantes, les combats avaient gagné en intensité depuis le lundi 13 juin 2012 à 17h30, lorsque les renforts du Commandant Loss sont venus appuyer les FRCI en déroute. Les armes ont crépité toute la nuit jusqu’au lendemain matin 14 août 2012, mais le Cdt Loss n’a pas pu déloger les éléments du commando non-identifié qui s’était emparé, la veille, des positions stratégiques de Touleupleu, précisent les mêmes sources.

Division entre gendarmes et dozos

Selon des témoins, les dozos, supplétifs de l’armée de Dramane Ouattara, soupçonnaient les gendarmes d’être de connivence avec le mystérieux commando qui a attaqué Touleupleu. De leur côté, les gendarmes, déjà mal équipés, refusèrent de se mélanger à cette bande de dozos, chasseurs traditionnels aux cyniques réputations. La hiérarchie militaire des FRCI n’a pas encore résolu cette division, favorisant l’avancée du commando non-identifié, ont indiqué les mêmes témoins. Un vent de panique s’empara, alors de Touleupleu, Danané, Tai et Bloléquin. Les populations sentant une déroute des FRCI, désertent les zones de combats pour se réfugier au Liberia voisin.

Des frappes d’hélicos MI-24

Le Lundi 13 août 2012, M. Paul Koffi Koffi, ministre délégué à la défense, annonçait fièrement sur le plateau du JT de 20h de RTI1 : "Les forces onusiennes ont décollé des MI-24 pour sécuriser la frontière avec le Liberia".

Répondant aux questions de Jeune Afrique, la hiérarchie militaire de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) confirme, certes, les combats de Touleupleu mais a démenti toute implication dans les combats au côté des FRCI en ces termes : "Nous n’allons pas engager le combat. Notre mandat est différent de celui des Casques bleus en RDC. Ici, nous sommes là pour protéger les civils".

Cependant, des humanitaires opérant à Touleupleu et qui se sont repliés sur Guiglo témoignent que "des MI-24 ont ouvert le feu sur les positions avancées du Commando non-identifié, stoppant la progression des éléments élites dudit commando au cœur du dispositif démantelé des FRCI en déroute". En outre,des témoins rapportent avoir aperçu des avions cargos de l’ONUCI qui, dit-on, "évacuaient des casques bleus".

De toute évidence, les FRCI de Dramane ouattara ont buté sur une résistance farouche d'un commando non-identifié, malgré les renforts du comandant Loss. La division des FRCI fragilisent leur position et il va s’en suivre une débandade générale des FRCI et leurs supplétifs, si l’ONUCI et d’autres forces occultes ne se mêlent pas secrètement de ces affrontements ivoiro-ivoiriens.

 

Source: Le blog d'Alain Doh Bi