topblog Ivoire blogs

jeudi, 09 août 2012

LETTRE AUX IVOIRIENS DU Pr MAMADOU KOULIBALY - FETE DE L'INDEPENDANCE ENTRE PROBLEMES ET SOLUTIONS

 

AN 52 - COTE D'IVOIRE.jpg

 

«Sans la propriété individuelle, nul n’est affranchi; quiconque n’a pas de propriété ne peut être indépendant.» - F.R. de Chateaubriand

 

Chers Ivoiriens,

Pour la 52ème fois, nous célébrons l’anniversaire de l’indépendance de notre pays. Cette année, à l’invitation du préfet, je l’ai passé à Agboville. Le regain de tension qui accompagne cette célébration m’attriste et suscite en moi émotion et condamnation. Cette recrudescence d’insécurité, qui est partie de Duékoué pour se signaler à Akouédo, en passant par Abengourou, Agboville, Sinfra, Yopougon et bien d’autres lieux de notre patrie, est préoccupante, et pourtant elle était prévisible. Les plaies qui balafrent notre pays et notre quiétude aujourd’hui sont dues à l’impunité érigée en mode de gouvernance. Depuis quelque temps, la règle d'or semble être que le vainqueur a toujours raison, et c’est ainsi que des frustrations tenaces sont nées du côté des vaincus, animés par des sentiments de revanche et de vengeance. C’est ainsi aussi que des troupes qui ont contribué à l’avènement du pouvoir actuel et qui sont aujourd’hui frustrées d'avoir été éjectées de l'armée et laissées pour compte, exigent pour elles-mêmes une justice de vainqueur. Ces troupes de tous bords harcèlent le ministre de la défense,qui n’est autre que le président de la République, chef suprême des armées, chef de l’administration, président de conseil supérieur de la Magistrature et chef du pouvoir Exécutif, mais évitent une guerre ouverte avec lui. Et ce dernier de promettre une sécurité qui ne vient pas, de promettre des enquêtes dont on n’a jamais aucun résultat, de promettre une transparence et une équité qui n’arrivent pas... bien au contraire.

Je crains fort qu’un jour, l’intégrisme des vainqueurs déçus et l’extrémisme  des vaincus frustrés ne se coalisent contre un pouvoir autiste qui refuse toute discussion et ne voit de solution que dans l’usage de la force brutale, de l’intimidation, de la corruption et de la menace. Chers Ivoiriens, à un moment donné, l'heure du Dialogue sera passée. Il faudra alors des négociations entre les guérilleros de tous les bords – car nous avons bien à faire à une guérilla – avant de revenir à la solution d’un gouvernement de transition, quand ils auront compris qu'il n'y a pas de solution militaire et quand, encore une fois, il y aura de nouveau eu trop de pertes de vies humaines. La vie des autres, pas celle des instigateurs, ni celle de leurs familles. Comme d'habitude. J’attire votre attention là-dessus, en espérant cette fois être mieux entendu que lorsque j’avais vainement mis en garde les hommes politiques et les populations de Côte d’Ivoire sur les conséquences profondes, durables et générales qu’entrainerait une escalade militaire de la crise postélectorale de 2010.

côte d'ivoire,lettre aux ivoiriens du pr. mamadou koulibaly,fête de l’indépendance entre problèmes et solutions,fête nationale de la côte d'ivoire,8 août 2012,fête de l'indépendance de la côte d'ivoire an 52,lider,mamadou koulibaly

Le 7 août de chaque année, nous célébrons l’indépendance de notre pays. Je préfère parler d’aspiration à l’indépendance, parce que si notre dépendance par rapport à l’ancien colonisateur est partiellement avérée, notre indépendance vis-à-vis de notre propre Etat reste quant à elle bel et bien à conquérir entièrement. Depuis 1960, l’Etat de Côte d’Ivoire détient par devers lui des terres qui appartiennent aux paysans et propriétaires coutumiers. Dans une interview radiophonique que je viens d’accorder à l’occasion de notre fête nationale, je me suis attelé à démontrer un autre intérêt de la réforme du foncier rural au cœur du programme de LIDER – en plus du marché hypothécaire et du libre échange de la terre qui vont enrichir le monde paysan et développer l'agriculture. Si l’on tient compte des cours d'eau, des terres non arables, des villes, villages et autres lieux habités, des routes et autres servitudes et remembrements et qu'on ne retient, par exemple, que 200 000 km² de terres pouvant faire l’objet d’attribution de titres fonciers ruraux sur les 322 000 km² de terres de Côte d’Ivoire, et sachant qu’un kilomètre carré (km²) représente 100 hectares soit 1 million de mètres carrés, si l'Etat ne prenait que 1 fcfa par m²,  on aurait 200 milliards de francs de recettes fiscales par année au titre de l'impôt foncier rural. Si la taxe foncière rurale était fixée à 5 fcfa par m², l'Etat pourrait encaisser annuellement 1.000 milliards de fcfa. Et si l’Etat se contentait de faire payer aux propriétaires des terres 10 fcfa par m², il encaisserait 2.000 milliards de fcfa de plus par an pour le budget. Vous conviendrez avec moi, chers Ivoiriens, qu’avec de telle sommes, il y a de quoi financer des infrastructures routières en zones rurales et rembourser la dette intérieure de l'Etat sans pour autant se surendetter auprès de bailleurs de fonds internationaux.  Cette stratégie est non seulement réaliste, mais elle créerait en plus de nombreux emplois pendant toute sa phase de réalisation, mettrait fin aux risques de conflits fonciers et sécuriserait l'investissement dans l'agriculture. La propriété privée de la terre entraine l'envol, autant pour les individus que pour notre nation. C’est cet envol vers la liberté et la prospérité que je vous souhaite en cette occasion de célébration.

La Côte d’Ivoire est notre pays. Nous devrions la chérir, en prendre soin et compter sur notre créativité pour la développer et nous sortir de la pauvreté. A LIDER, nous n'avons certes pas d'argent, mais nous avons des idées opérationnelles, efficaces et réconciliatrices pour une Côte d’Ivoire meilleure. Ensemble, nous réussirons.

 

Fait à Abidjan, le 7 août 2012.

 

Mamadou KOULIBALY

Président de LIDER


Source: Liberté et Démocratie pour la République (LIDER)

NOUVELLE ATTAQUE CONTRE LES FRCI A AGBOVILLE: TROIS MORTS SELON APA, DEUX BLESSES SELON L'AFP

 

HAMED BAKAYOKO 3.jpg

Le ministre de l'intérieur Hamed Bakayoko


Selon une dépêche de l'agence APA (basée à Dakar), il y a eu trois morts et plusieurs blessés.

"Au moins trois éléments des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) auraient été tués dans la nuit de mardi à mercredi, dans des affrontements avec des éléments non identifiés à Agboville (54km d’Abidjan), cité réputée favorable à l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo, transféré à la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye en novembre 2011.

Les affrontements qui ont eu lieu précisément à Erimakoudjé, village situé à 3 km d’Agboville, se sont déroulés aux environs de 3 heures du matin pour ne prendre fin que vers 5 heures.

« Des personnes habillées en tenue militaire, en provenance d’Abidjan, sont arrivées au corridor d’Erimakoudjé et se sont mis à tirer des rafales sur les militaires en poste », a dit une source militaire à APA.

« Les échanges de tirs ont duré plus de 2h, c’est-à-dire entre 3h du matin et 5h du matin et trois militaires ont trouvés la mort tandis que plusieurs blessés ont été enregistrés dont trois dans un état grave, ont été transférés à Abidjan », a-t-il dit sans autre précision."

Selon une dépêche de l'AFP, qui relaie une source officielle, il y a eu deux blessés.

"Des inconnus armés ont attaqué un poste de contrôle de l`armée à l`entrée de la cité d`Agboville, à quelque 80 km au nord d`Abidjan, dans la nuit de mardi à mercredi, faisant deux blessés, a-t-on
appris de source militaire. "Une dizaine d`assaillants ont attaqué le poste d`observation des Forces
républicaines (FRCI) à Erymakouguié", village voisin d`Agboville, a déclaré une source FRCI jointe par l`AFP sur place.

Lancée vers 01H00 du matin (locale et GMT), "l`attaque a duré deux heures. Le bilan fait état de deux blessés, dont un blessé grave qui a été hospitalisé", a-t-elle indiqué.

"Les assaillants ont ensuite pris la fuite mais nous avons arrêté quelques suspects", a-t-elle ajouté, sans plus de précision. Cette attaque a été confirmée à l`AFP par plusieurs habitants et un
journaliste local."

Que valent les assurances du ministre de l'Intérieur d'Alassane Ouattara, Hamed Bakayoko, qui prétend que la situation est sous contrôle ?


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

mercredi, 08 août 2012

KONE ZAKARIA ET SES HOMMES COMMETTENT DES EXACTIONS A BINGERVILLE

KONE ZAKARIA.jpg


Suite à l'attaque du camp d'Akouédo, Koné Zakaria et ses hommes ont fait une descente musclée ce jour 07/08/2012 à Bingerville, ville située à quelques kilomètres d'Abidjan.


Koné Zakaria et ses hommes accusent les habitants de Bingerville Santé, d'avoir hébergé les mutins qui ont attaqué le camp d'Akouédo dans la nuit entre dimanche et Lundi dernier. Les notables et habitants du village qui ont été conviés à une réunion que présidait le sieur Koné Zakaria sont accusés d'avoir hébergé les mutins, qui ne seraient autre (selon Koné Zakaria) que les jeunes de Bingerville Santé. Face à ces accusations, les notables ont assuré Koné Zakaria qu'aucun de leur sujet n'était mêlé de prêt ou de loin à ces attaques, et que les habitants lors des échanges de tirs entre FRCI et mutins étaient tous terrés dans leurs habitations.

Pas du tout satisfait de ces réponses Koné Zakaria et ses hommes ont poursuivi leur chasse à l'Homme vers le village d' Akandjé, où deux jeunes ont été enlevés et retenus comme otages. Les habitants Bingerville ont été sommés de livrer les mutins, fautes de quoi les deux jeunes en question seraient embarqués sans chance de revoir leur village.

Koné Zakaria et ses hommes ont ensuite érigé un barrage à l'entrée de Bingerville, chaque jeune ayant la malchance de passer par ce barrage est arrêté et passé à tabac. Au moment où nous quittions notre interlocuteur à 20h GMT, les exactions contre les populations civiles se poursuivaient.
 


COTE D'IVOIRE: SUR LA PISTE DES ASSAILLANTS DE LA CASERNE D'AKOUEDO


côte d'ivoire,sur la piste des assaillants de la caserne d'akouédo,jeune afrique,baudelaire mieu,attaque du camp d'akouédo,frci,fds,ex-fds,insécurité en côte d'ivoire,alassane ouattara,hamed bakayoko,paul koffi koffi

Patrouille de soldats des Forces républicaines (FRCI) à Bingerville, près d’Abidjan, le 6 août © Issouf sanogo/AFP

 

Qui sont les assaillants de la caserne d'Akouédo, une attaque qui a fait sept morts dans la nuit de dimanche à lundi ? Miliciens pro-Gbagbo ou supplétifs des FRCI, mécontents de leur sort ? Comment ont-ils disparu sans laisser aucune trace ? Éléménts de réponse.

Quelque 24 heures après l’attaque contre la caserne militaire du premier régiment d’infanterie d’Akouédo, près d’Abidjan, on en sait un peu sur le mode opératoire du commando puissamment armé qui a pu agir en toute impunité - et presque sans combattre - dans un quartier stratégique surveillé en permanence par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, armée nationale).

Selon plusieurs sources militaires de haut rang, les assaillants étaient au nombre d’une centaine, vêtus en treillis ou en civils et circulant à bord d’une dizaine de pick-up. Ils ont fait irruption simultanément aux entrées principale et annexe de la caserne aux environs de 3 heures 30 GMT, lundi matin. Dès son entrée, le commando a abattu les cinq sentinelles en faction au poste de contrôle.

Au cours du bref échange de tirs avec les soldats, les assaillants perdent un homme mais ne se découragent pas. Ils mettent aussitôt le cap sur la poudrière du camp. Dans l’armurerie, ils récupèrent 240 fusils AK-47 non enchaînés – contrairement aux usages - et disposant de leurs percuteurs. Il était prévu de les utiliser lors du défilé militaire de la célébration du 52e anniversaire de la fête de l’indépendance, mardi 7 juillet sur l'esplanade du palais présidentiel.

"Les assaillants semblaient connaître le secteur"

« C’est curieux, les assaillants semblaient connaître le secteur. Ils n’ont pas emporté les armes plus lourdes qui étaient stockées, notamment les obus de mortiers. Ils se sont contentés des Kalachnilovs comme s’ils voulaient délivrer un message », commente une source haut placée, proche du ministère délégué à la Défense.

Après son forfait, durant lequel il n’a rencontré presque aucune opposition, le commando prend tranquillement l’axe Abidjan-Bingerville et s’évapore dans la nature. C’est seulement à 5 heures du matin que les hommes de la garde républicaine du commandant en second, Issiaka Wattara, alias « Wattao », arrivent sur le terrain. Mais les agresseurs sont déjà loin.Et le ratissage intensif de la zone ne donne rien.

Dans la matinée, plusieurs autres unités des anciens chefs de guerre de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), aujourd’hui intégrés au sein de l’armée nationale, rallient la caserne d’Akouédo. Celle-ci abrite pourtant déjà près 2 000 militaires, qui n’ont ni lancé l’alerte, ni réagi à l'assaut… Essentiellement en raison de leur manque d’équipements et de capacité opérationnelle.

« Il y a un véritable scandale d’autorité de commandement au sein des FRCI. Plus d’un an après la fin de la crise postélectorale, la caserne d’Akouédo n’est toujours pas opérationnelle et ne possède aucune section d’alerte. Pourtant c’est le foyer d’où provient, depuis plus de 10 ans, l’instabilité à Abidjan. En plus, la caserne est située à environ 25 minutes de la résidence du chef de l’État », s’indigne un proche du président Alassane Ouattara.

Lundi 6 août, à la présidence, Ouattara convoque une réunion d’urgence. Y assistent le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, son collègue de la Défense, Paul Koffi Koffi, les généraux Gervais Kouasssi (gendarmerie), Bredou M’Bia (police), Soumaila Bakayoko (armée) et Michel Gueu (chef d’état major particulier du chef de l’État). « Le président a exprimé son mécontentement sur l’immobilisme, la porosité et la passivité des FRCI qui n’ont pas vu venir trois attaques en moins de 24 heures. Même si les autorités militaires privilégient pour le moment - sans enquête aboutie - la piste des miliciens et ex-Forces de défense et de sécurité (FDS, pro-Gbagbo), le chef de l’État a donné des instructions fermes pour colmater les brèches du système sécuritaire », indique une source proche de la présidence.

Thèse peu crédible

Un système sécuritaire qui repose essentiellement sur les 3000 à 4000 ex-rebelles membres des FRCI (qui sont sur le papier 55 000 hommes), ainsi que sur environ 40 000 dozos, chasseurs traditionnels venus du Nord, et sur quelque 110 000 supplétifs non encore démobilisés ni déssarmés. Pour les milieux diplomatiques d’Abidjan, c'est d'ailleurs de ce côté qu'il faut chercher. « L'attaque ressemble bien à une action de supplétifs FRCI qui n’ont toujours pas été pris en compte par le pouvoir. C’est une sorte de signal qu’ils donnent au gouvernement pour accélérer la réforme du système de sécurité et de l’armée (RSSA), en panne depuis plusieurs mois », affirme un diplomate européen.

Autre détail troublant : « Les assaillants ont bénéficié de complicités internes au camp, confie Paul Koffi Koffi à Jeune Afrique. Des arrestations de pensionnaires de la caserne ont été effectuées et nous poursuivons l'enquête », ajoute-t-il.

Fin juillet, des combats avaient déjà opposés des supplétifs de l’armée aux FRCI dans la commune d’Abobo, l’un des fiefs du chef de l’État à Abidjan. « Tous les supplétifs sont laissés pour compte. Aujourd’hui, seuls les éléments des Forces armées des forces nouvelles (FAFN, armée de l’ex-rébellion du Nord), ainsi que quelques éléments des ex-FDS constituent l’ossature du système de sécurité. Cela crée des frustrations », explique un militaire onusien.



Baudelaire Mieu, à Abidjan


Source: JEUNE AFRIQUE

mardi, 07 août 2012

ATTAQUE DU CAMP D'AKOUEDO: LE GOUVERNEMENT S'EN PREND A L'ONUCI


BERT KOENDERS - ONUCI.jpg

Bert Koenders, Représentant du Secrétaire Général de l'ONU en Côte d'Ivoire, patron de l'ONUCI


Dans la nuit d’hier, des mutins se sont attaqués au camp militaire d’Akouédo dans le quartier de Cocody à Abidjan où après plusieurs échanges de tirs, ils ont réussi à occuper les lieux pendant un moment avant d’en être délogés. Cependant, dans leur retraite, ces éléments frondeurs des FRCI ont accompli la prouesse d’emporter tout l’armement qui était gardé dans la poudrière dudit camp. Les premières images diffusées prouvent clairement que les soldats qui gardaient le camp ont détalé à la vue des mutins, permettant à ceux-ci de surprendre leurs collègues en plein sommeil.

Le gouvernement ivoirien, surpris par la dureté de l’attaque, a mis du temps à s’en remettre surtout à la veille de la Fête de l’indépendance (?) qui est aussi une célébration militaire.

Ce n’est cependant pas la couardise des soldats fuyards qui provoque l’ire du gouvernement mais plutôt le fait que les soldats de l’organisation des nations unies (ONUCI) logés dans le camp n’aient pas réagit à l’attaque. Le camp d’Akouédo abrite en effet un contingent des soldats togolais en mission en Côte d’Ivoire pour le compte de l’ONU.

De sources diplomatiques, le gouvernement Ouattara s’en serait ouvertement plaint au représentant du Secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire, Bert Koenders, avant de saisir les ambassadeurs de France et des Etats-Unis sur les bords de la Lagune Ebrié.

L’on se souvient cependant que le camp de refugiés de l’ethnie guéré de Nahibly à Duékoué gardé par des soldats de l’ONU avait été attaqué le 20 juillet par les Dozo et les militants du RDR faisant des dizaines de morts et plusieurs blessés par balles et armes blanches. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le gouvernement dans ce massacre avait plutôt choisi de justifier l’inertie des soldats de la paix (?).

La réforme de l’armée est l’un des grands défis du pouvoir, qui a promis de mettre en place un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants non intégrés dans les FRCI. Ce chantier s’annonce hautement sensible et coûteux.

La Côte d’Ivoire traverse une situation sécuritaire délétère depuis la crise post-électorale née du refus de Dramane Ouattara, soutenu par la communauté internationale, de reconnaître sa défaite aux élections présidentielles ivoiriennes, et de son installation à la tête du pays par les armes.

Le vainqueur, Laurent Gbagbo, est détenu jusqu’à ce jour à La Haye, tandis qu’aucun membre du camp Ouattara n’a été inquiété près de deux ans après ces événements.


Source: Le blog de Steve Beko

FETE NATIONALE - MESSAGE A LA NATION: OUATTARA EST DECONNECTE

 côte d'ivoire,message à la nation,ouattara est déconnecté,alassane dramane ouattara,fête de l'indépendance,fête nationale de la côte d'ivoire,attaques des camps militaires en côte d'ivoire,steve beko,le blog de steve beko


Dans la nuit du 6 Août 2012, des mutins réussissent à s’emparer pendant un moment de l’un des camps militaires les plus importants du pays. Ils font plusieurs morts dans les rangs de l’armée avant d’emporter avec eux tout le contenu de la poudrière. Quelques jours auparavant, plusieurs membres de la grande muette avaient perdu la vie lors de l’attaque du commissariat de 17ème Arrondissement, à Yopougon et d’une position des FRCI dans le même quartier, portant à environ 11 le nombre de morts en l’espace de quelques jours.

Une peur panique s’empare de la population qui redoute le retour de la violence dans le pays. Heureusement, compte tenu de la fête de l’indépendance, le message du "chef" tombe à pic. Le chef de l’Etat est à la fois Ministre de la défense, alors l’on espère non seulement comprendre mais aussi et surtout entendre des paroles qui rassurent.

Dramane est venu, il a parlé, il s’est planté. Dans son esprit, c’est comme si les événements de ces derniers jours n’avaient pas existé. Aucun mot à l’endroit des familles des soldats surpris par la mort la même nuit, aucune explication à la population de ce qui se passe, rien, black out total. Dans les coulisses, il se raconte que le message avait été pré-enregistré depuis quelques jours, mais un chef soucieux de rassurer son peuple l’aurait repris. Dramane est venu raconter ses rêves aux ivoiriens là où ceux-ci, en plus de la vie chère, font face à une recrudescence de l’insécurité.

Là où le président Laurent Gbagbo savait trouver le mot pour redonner espoir et courage à son peuple et aux soldats de la République, Ouattara nous confirme qu’il a préparé sa prise du pouvoir et non sa gestion de la chose étatique.

Les FRCI commencent certainement à comprendre combien est grande l’estime que le "chef" leur voue.


SourceLe blog de Steve Beko

COMMUNIQUE DU FPI SUITE AUX ACCUSATIONS DU MINISTRE HAMED BAKAYOKO

côte d'ivoire,communiqué du fpi suite aux accusations du ministre hamed bakayo,laurent akoun,henri konan bédié,konan kouadio bertin dit kkb,pdci-rda,pro-gbagbo,le ministre de l'intérieur hamed bakayoko,front populaire ivoirien

Le Front Populaire Ivoirien condamne avec la dernière énergie les attaques meurtrières qui ont eu pour cibles des camps militaires.

Le Front Populaire Ivoirien réitère son attachement à la transition pacifique à la démocratie et ne peut que regretter l'effusion de sang consécutive aux attaques susmentionnées.

Le Front Populaire Ivoirien préconise l'ouverture d'enquêtes impartiales permettant de situer les responsabilités quant à ces attaques.

Le Front Populaire Ivoirien s'insurge devant les accusations infondées formulées par le Ministre de l'intérieur, Hamed Bakayoko qui a imputé, sur les ondes d'une radio (RFI, Ndlr), ces attaques meurtrières au FPI et à de prétendus "miliciens pro-Gbagbo" (venus du Ghana, Ndlr).

C'est le lieu de rappeler au pouvoir d'Abidjan, que son partenaire au sein du RHDP à savoir le PDCI d'Henri Konan Bédié a annoncé ces dernières semaines dans sa presse (le Nouveau Réveil) qu'une attaque se préparerait et viserait la ville d'Abengourou. Par ailleurs, toujours ces dernières semaines, le député PDCI Konan Kouadio Bertin alias KKB, s'est montré extrêmement virulent à l'égard des tenants du pouvoir. Le Front Populaire Ivoirien invite en conséquence le Ministre de l'intérieur à bien regarder dans son entourage politique proche à qui pourrait profiter de telles attaques.

Par ailleurs, le Front Populaire Ivoirien attire l'attention du ministre sur le suivi d'heure en heure de ces attaques et les commentaires quasi-instantanés du Président de l'Assemblée Nationale qui s'en sont suivis.

Le Front Populaire Ivoirien réaffirme son attachement à la légalité constitutionnelle et aux méthodes démocratiques dans l'exercice de la fonction politique. Il ne se reconnait absolument pas dans les allégations fallacieuses d'Hamed Bakayoko qui se grandirait à laisser les services d'enquête faire leurs investigations avant de tirer quelque conclusion expéditive.


Source: ACC-COTE D'IVOIRE

lundi, 06 août 2012

ATTAQUE DES CAMPS MILITAIRES: UN CERTAIN GENERAL TIMOTHEE SEKONGO REVENDIQUE L'EXPEDITION

 

CASQUES BLEUS ONUCI AU CAMP D'AKOUEDO.jpg

Les FRCI gardés par les casques bleus de l'ONUCI. Et qui nous garde, nous, les populations?


Le responsable des attaques contres les différents camps militaires en Côte d'Ivoire, ces derniers temps, aurait finalement un nom: le Général Timothée Sékongo.

 

Dans la nuit du Dimanche au Lundi, le nouveau camp d’Akouédo a été attaqué par un commando bien armé. Le Général Timothée Sékongo qui a revendiqué l’attaque dit être satisfait de ce premier essai.

Dans le même temps, ce Général Sékongo dit donner 72 heures à Dramane Ouattara et ses hommes pour quitter le pouvoir. Il dit ne pas être là pour discuter avec qui que ce soit car la nation Ivoire a suffisamment souffert.

côte d'ivoire,le responsable des attaques contres les différents camps militai,le général timothée sékongo

Selon le Général, ils ne sont pas encore venus au combat, ils sont venus s’essayer à la bête et maintenant qu’ils ont pris la mesure de la bête, alors ils vont en découdre. Il continue pour dire que ses hommes ont fait un repli sous ses ordres après avoir totalement pris le contrôle du nouveau camp d’Akouédo.

C’est quelques temps après le repli de ses hommes que les locataires ont commencé à tirer dans tous les sens.

côte d'ivoire,le responsable des attaques contres les différents camps militai,le général timothée sékongo

Les sources officielles disent ne pas être informées sur l’identité des assaillants, tandis que d’autres sources nous apprennent que se seraient des éléments des FRCI mécontents du traitement à eux infligé.


Source: Page FACEBOOK de Khalil Ali Kéita

ATTAQUE DES CAMPS MILITAIRES D'AKOUEDO: REUNION D'URGENCE ENTRE OUATTARA ET L'ARMEE

 

GENERAUX DE L'ARMEE - CI.jpg


Le président ivoirien Alassane Ouattara a convoqué une réunion d’urgence avec la haute hiérarchie militaire face à la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays, rapportent des médias.

 

Le chef de l’Etat ivoirien devra rencontrer lundi dans l’après-midi les ministres en charge de la sécurité et de la défense ainsi que les responsables des grands commandements militaires, indique l’agence Xinhua, qui précise qu’une "importante" déclaration est prévue dans la soirée à l’issue de la rencontre.

La Côte d’Ivoire subit ces derniers jours une vague d’attaques d’inconnus armés contre des casernes militaires qui ont fait au total 11 morts.

Dimanche peu avant 4 heures du matin, cinq soldats avaient été tués dans des attaques menées contre un commissariat de police et poste militaire dans le quartier de Yopougon (ouest d’Abidjan).

Le même jour et quasiment à la même heure, une caserne avait été attaquée à Abengourou dans l’est du pays (220 km nord-est d’Abidjan), où des rumeurs d’attaque circulaient de plus en plus dans la ville, ces derniers jours.

Un important camp militaire d’Abidjan (le camp militaire d’Akouédo) situé à l’est de la ville a subi tôt lundi un assaut des assaillants non encore identifié, faisant sept morts et plusieurs blessés.

côte d’ivoire,réunion d’urgence entre ouattara et l’armée,le camp militaire d’akouédo attaqué,7 morts dans les attaques de camps militaires

Eléments FRCI abattus par le commando invisible au camp d'Akouédo


Dans un communiqué, le chef de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci), Bert Koenders, a indiqué que le bilan provisoire de l’attaque est d’environ sept morts et une dizaine de blessés graves dans les rangs des Frci (Forces républicaines, armée ivoirienne).

Aucune information n’était dans l’immédiat disponible sur l’identité des assaillants d’Akouédo, ni sur un éventuel lien avec les attaques de Yopougon dimanche. Nous n’en savons rien, nous sommes en train de mener nos enquêtes, j’espère qu’on sera situé d’ici demain (mardi), a répondu Paul Koffi Koffi, cité par l’Afp.

La rébellion du 19 septembre 2002 et la crise meurtrière née de la lutte du pouvoir entre l’ex-président Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, traduite sur le théâtre des opérations par un affrontement armé entre Forces régulières (FDS) pro-Gbagbo et l’ex-rébellion des Forces nouvelles pro-Ouattara, ont ouvert le boulevard de la circulation et la prolifération des armes en Côte d’Ivoire.

Selon des observateurs, le ressentiment des ex-combattants mécontents de leur sort nourrit ces incidents meurtriers dans le pays.

 

SourceAFRISCOOP

MESSAGE A LA NATION DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO A L’OCCASION DE LA FETE DE L'INDEPENDANCE DU 7 AOUT 2012

 

côte d'ivoire,message à la nation du président laurent gbagbo à l’occasion de,koné katinan justin,adresse de laurent gbagbo au peuple ivoirien


A l’occasion de la célébration du 52ème anniversaire commémoratif de l’indépendance de notre pays, je me permets, en tant que porte parole du Président Laurent GBAGBO, de vous adresser en son nom, ce message, dans une situation que vous savez tous, particulière.

La longue marche de notre pays vers le progrès a enregistré, le 11 avril 2011, l’une des pages les plus sombres de son histoire. C’est en effet ce jour là que les ennemis de notre continent ont réussi le plus long coup d’État en Afrique. Des forces spéciales venues d’ailleurs, aidées par les casques bleus onusiens stationnés en Côte d’Ivoire, sont parvenues à enlever le Président Laurent GBAGBO après deux semaines d’intenses bombardements de sa résidence officielle de Chef d’État. Depuis cette date, notre pays vit dans l’incertitude. De nombreux Ivoiriens sont arrêtés et détenus en dehors de tout cadre légal, tout simplement parce qu’ils sont des proches ou des partisans de Laurent GBAGBO ou présumés comme tels. L’armée nationale qui constitue avec l’école les creusets dans lesquels se forme notre nation n’existe plus. Les forces régulières de l’État qui assurent la sécurité de nos compatriotes et de leurs biens sont mises dans l’incapacité d’assurer leur mission régalienne. L’insécurité généralisée, la paupérisation, les graves violations des libertés, la méfiance mutuelle sont devenues les soucis quotidiens des populations. L’État est défaillant.

Notre pays a perdu les repères essentiels qui conféraient dans un passé très récent la joie de vivre à tous, habitants comme simples passants.

Au moment où nos universités sont fermées ; au moment où nos concitoyens vivent dans la peur permanente justifiée par, les privations de liberté, enlèvements, tortures, meurtres, arrestations et emprisonnements extrajudiciaires ; au moment où l’insécurité est généralisée et que la cherté sans commune mesure de la vie asphyxie les ménages ; vous comprenez mieux le sens du combat du Président Laurent GBAGBO ; vous comprenez mieux pourquoi il a consacré toute sa vie politique à la lutte pour la démocratie en souffrant de toutes les injustices et des pires humiliations qu’il continue de subir.

C’est pourquoi, en son nom, je voudrais partager en ce jour solennel pour notre pays ces quelques réflexions sur la démocratie vue sous l’angle politique, économique et sociale en symétrie rapport avec ce que vit notre pays.

• La démocratie politique

Elle est celle qui conditionne tout le reste. Pour elle, le Président Laurent GBAGBO et de nombreux démocrates ont connu la prison maintes fois. Nous devons au président GBAGBO le retour au multipartisme par lequel la plupart des partis politiques ivoiriens existent. Au surplus, pour soutenir sa passion pour la démocratie, le Président Laurent GBAGBO a impulsé des reformes majeures au profit des partis politiques dont en particulier leur financement sur le fonds publics. Le Président Laurent GBAGBO reste convaincu que la démocratie constitue l’unique voie qui assure le rapprochement des populations ivoiriennes diverses par leur cultures, mais toutes unies par un destin commun. La démocratie va au-delà des changements mécaniques des animateurs des différentes institutions de la République à des échéances régulières. Ces changements n’ont de sens que lorsqu’ils participent de l’intégration des consciences individuelles en une conscience collective portée, par un mouvement qui perpétue et raffermit le sentiment d’appartenance de chaque membre de notre communauté, à un destin commun. La démocratie est donc avant tout, un esprit qui tout en se construisant, consolide le contrat social. Son but final est de pacifier les rapports entre les différentes composantes de la société. Elle est entretenue par des institutions républicaines qui, par le sérieux de leurs actions, inspirent confiances aux citoyens.

Or le moins que l’on puisse dire, c’est que ce qui nous est donné d’observer depuis plus d’un an contraste avec l’idéal démocratique que le Président Laurent GBAGBO nourrit pour son pays. A dire vrai, la démocratie politique est en net recul en Cote d’Ivoire. L’instrumentalisation à outrance de la justice pour servir l’unique cause des tenants du pouvoir, la manipulation des ethnies et la recherche permanente de l’humiliation de l’adversaire politique ont détruit tous les acquis démocratiques des longues années de lutte menée par le Président Laurent GBAGBO et les nombreux démocrates ivoiriens.

Comme vous le savez, la date du 07 août 1960, dont nous commémorons aujourd’hui l’anniversaire est à la fois fierté et sacerdoce pour chacun des filles et fils de notre pays. Notre responsabilité vis-à-vis de notre pays et de notre peuple exige de chacun de nous un abandon de soi pour l’intérêt de la collectivité. C’est de la défense collective du plus petit droit ou intérêt de chaque membre de notre communauté, que nous prenons conscience de l’unicité de notre destin.

C’est pourquoi, nul ne peut accepter ce qui se passe sous nos yeux dans l’ouest de notre pays. L’occupation des terres par les nouveaux colons venus d’ailleurs est une atteinte à un droit fondamental de nos compatriotes. En effet, le droit de propriété est l’une des causes de notre vie en communauté dont la Constitution de notre pays consacre la protection. Il nous faut, dans un élan de solidarité, avec discernement et détermination et dans le respect des lois de la République, mettre fin à cette gangrène qui pourrait atteindre si l’on n’y prend garde, d’autres régions de notre pays. Le Président Laurent GBAGBO privilégie en toutes circonstances les solutions légales. Il n’y a de solution durable à nos problèmes que dans la juste application de la Loi. C’est à l’État de veiller au respect des droits des citoyens et lorsque l’État faillit à cette mission, il laisse libre cours aux déchainements de toutes les passions. Or, Tout donne à penser que les autorités ivoiriennes ont décidé de diriger l’État avec la carte électorale des dernières élections présidentielles. Les droits des citoyens sont stratifiés d’une région, à une autre, d’une communauté à une autre en tenant compte des résultats des dernières consultations électorales d’octobre et de novembre 2010. Les uns ont droit à la protection de l’État, les autres en sont tout simplement privés. Dans ces conditions, comment l’État peut-il assurer la cohésion sociale indispensable au progrès économique tant attendu par notre peuple.

• La démocratie économique

Elle est celle qui garantit à chacun la liberté d’entreprendre. C’est pourquoi, dès 1992, l’économie sociale de marché a été le choix idéologique du Président Laurent GBAGBO et de son parti, le FPI. Le Président Laurent GBAGBO a œuvré de façon ardue à améliorer les conditions de vie des populations.

Ayant hérité en 2000 d’un pays en rupture totale avec les partenaires internationaux au développement, il avait très rapidement pris la mesure de l’impossibilité de faire des investissements importants sans régler la question de la dette. Le stock de cette dette monumentale accumulée par ses prédécesseurs se chiffrait en 2000, à 6 326 milliards FCFA et le service était à 678 milliards de FCFA (soit 7100 milliards de FCFA). Il faut y ajouter les montants des aides internationales détournées.

Il a mis un point d’honneur à son apurement. C’est ainsi que grâce à sa politique, la Côte d’Ivoire a pu renouer les relations avec la communauté financière internationale. La « Côte d’Ivoire is back », aimions-nous dire. Il avait repris le dossier du PPTE à son compte. Dés 2002, le pays était en passe d’atteindre le point de décision lorsque la rébellion armée dont les auteurs et autres acteurs immédiats ou lointains sont connus de tous, est venue compromettre tout le processus. Signalons au passage que notre dépendance vis-à-vis de l’extérieur avait été réduite par la maitrise des dépenses publiques et par l’augmentation substantielle de nos recettes propres dans le cadre du budget sécurisé, grâce à une gouvernance qui tranchait avec le népotisme et le tribalisme. La confiance rétablie avec les partenaires au développement avait permis à notre pays de bénéficier d’un appui sous forme de dons pour le financement de certains grands travaux. Pour mémoire, l’échangeur de la Riviera deux, le pont de jonction entre la 8eme et la 7ème tranche des deux plateaux, la route qui relie le plateau Dokui au boulevards des martyrs a partir d’Angré ainsi que les travaux d’agrandissement de la route qui mène a Abobo en passant par le zoo, étaient en cours de réalisation pour les uns et programmés tout juste après les élections pour les autres. Tous les financements étaient disponibles grâce aux dons de la Banque Mondiale.

En ce qui concerne le troisième pont, le Président Laurent GBAGBO qui ne le souhaitait pas à péage, avait opté pour un montage financier soutenu en grande partie par les recettes propres de la Côte d’Ivoire. Toutes les sources de financements avaient été identifiées et des sommes consistantes avaient déjà été mobilisées sur un compte ouvert à la BNI. Les travaux de l’autoroute du nord se poursuivaient à la grande fierté de tous les voyageurs qui passaient par Yamoussoukro. A Abidjan, était en construction un très grand hôpital dans la commune de Cocody dans le quartier ADJIBI. Cet établissement sanitaire de très grande dimension complétait un renouvellement des plateaux techniques des centres hospitaliers avec l’acquisition de scanner et d’imagerie à résonance magnétique (IRM), la première en Cote d’Ivoire. En février 2011 devrait se poser dans l’enceinte du CHU de Cocody, le premier centre de médecine nucléaire dont le financement avait également était prévu dans le budget 2011. Ce rappel de la politique menée par le Président est nécessaire pour éviter que les sons de "vuvuzela" qui accompagnent chaque pose de pierre faite par les tenants actuels du pouvoir ne cachent la vérité à nos compatriotes. Mais ce rappel doit interpeller chacun de nous sur le sort injuste que l’on veut imposer à celui qui a tout donné pour assurer une vraie indépendance à son pays et à son peuple.

Malheureusement depuis plus d’un an, la dette connaît à nouveau un grand dérapage dans un contexte où la Côte d’Ivoire est bloquée ; l’économie est bloquée ; le chômage, les licenciements et la paupérisation s’intensifient quotidiennement. Des secteurs stratégiques de notre économie sont à nouveau cédés aux puissances d’argent à un franc symbolique, comme se fut le cas il y'a une vingtaine d’années. Le foncier rural, l’un des boucliers de notre souveraineté sur notre patrimoine ancestral est en danger. Dépossédant les propriétaires de leurs terres, des nouveaux maîtres des lieux s’installent par la force dans l’indifférence de l’État. La loi sur le foncier rural, adoptée de manière consensuelle, après des tournées nationales des élus, toutes tendances confondues, en 1998 est en passe d’êtres révisée.

• La démocratie sociale

Elle est, enfin, la troisième forme fondamentale de démocratie ; celle qui garantit à chacun la liberté d’expression, de culte, d’organisation et d’association ; la liberté tout court. Le Président Laurent GBAGBO a œuvré avec son parti, le FPI, à garantir le respect de ces libertés individuelles (liberté d’expression sans laquelle l’homme ne peut s’épanouir) et collectives (libertés d’association se traduisant par l’application pleine et entière des dispositions de la loi 60-315 du 21 septembre 1961).

Sous son régime, aucun citoyen ou aucun journaliste ne s’est retrouvé en prison pour ses opinions ou pour ses écrits. Aujourd’hui par contre, des leaders politiques, syndicaux ou associatifs, des journalistes font l’objet de violences, d’enlèvements et d’embastillements. Les détenus politiques, civils et militaires ne se comptent plus dans notre pays. Des milliers d’autres Ivoiriens, contraints à l’exil tentent de survivre loin de leur pays. Les responsables syndicaux et autres leaders de la société civile, habituellement si actifs, n’osent plus véritablement élever la voix, craignant pour leur sécurité et leur vie. Depuis plus d’un an, non seulement aucune amélioration n’est apportée aux conditions de travail et de vie de nos travailleurs, mais pire, les avantages sociaux justement accordés par le Président GBAGBO aux travailleurs leur ont été tout simplement retirés. Malgré la crise, les partenaires sociaux et leurs syndicats professionnels sont témoins de ces reformes et de ces acquis en faveur de la quasi-totalité des corps d’emploi de fonctionnaires, pour un coût total de 325 599 108 814 FCFA. Les reformes réalisées, c’est-à-dire avec une incidence financière effective sur le salaire de la plupart des fonctionnaires bénéficiaires, se sont chiffrées à 143 223 170 005 FCFA ; entendu, d’accord partie, que le reliquat, soit 182 375 938 809 FCFA, devrait être pris en compte dés l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE. Le pays vient de l’obtenir récoltant ainsi les fruits du travail acharné du Président Laurent GBAGBO, le sacrifice consenti par nos travailleurs et par notre peuple. Au nom de la continuité de l’État, ces engagements doivent être respectés. Les travailleurs ivoiriens le méritent amplement, car c’est eux qui ont supporté le poids pendant plus de 30 ans les effets du surendettement de la Côte d’Ivoire. La Cote d’Ivoire ne peut plus continuer de servir que la misère à son peuple.

Ivoiriennes, Ivoiriens, Frères et sœurs,

Depuis le 11 avril 2011, notre pays présente un visage hideux entretenu par la haine entre nos populations, un pays ne peut avancer sur le chemin du développement sans s’appuyer sur des institutions politiques solides et une cohésion sociale forte. C’est le devoir de chaque ivoirien et de chaque ivoirienne, d’œuvrer à la construction de la paix. Mais c’est à l’Etat qu’il incombe l’impérieux devoir de créer les conditions de justice sociale qui rassure les citoyens de leur unité de destin. Aucune partie de notre population ne doit se sentir brimée. C’est pourquoi, les derniers évènements de Nahibly ou plusieurs centaines de personnes ont été tuées dans leur camp sont inacceptables. La Côte d’Ivoire doit s’engager dans une réconciliation vraie. A ce propos, il m’importe de rappeler la dernière phrase publique du Président Laurent GBAGBO le 11 avril « que les armes se taisent pour que la résolution de cette crise rentre dans sa phase civile et politique. » Tel est toujours son état d’esprit qui, comme l’on peut se rendre compte, reste totalement engagé à la recherche d’une solution politique qui réconcilie les ivoiriens entre eux. Mais comment peut on envisager cette réconciliation lorsque lui et les siens sont soit en prison soit en exil. Notre pays est dans l’impasse et c’est ensemble que nous devons la faire sortir dans un élan de solidarité qui exclu la recherche permanente de l’humiliation de l’adversaire politique. L’enfermement du Président Laurent GBAGBO est à la fois une humiliation pour la Côte d’Ivoire et aussi pour l’Afrique et ne peut en aucun cas participer à la réconciliation du pays. Se rendre compte de cette évidence c’est faire preuve d’une hauteur d’esprit, qui est la marque très rare des grands hommes. La Côte d’Ivoire notre patrie a les hommes et les femmes qu’il lui faut pour la faire sortir de la mauvaise passe qu’elle traverse. Il suffit de croire seulement en nous. Bonne fête d’indépendance à tous et à toutes.

Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

 

Pour le Président Laurent GBAGBO

Son Porte-parole, le Ministre KONE Katinan Justin

dimanche, 05 août 2012

UN CAMP MILITAIRE ATTAQUE A ABENGOUROU: PLUSIEURS SOLDATS FRCI BLESSES

 

côte d'ivoire,Un camp militaire attaqué à Abengourou, Plusieurs soldats FRCI blessés,attaques à abengourou,tirs nourris à abengourou


Selon plusieurs sources jointes sur place, la base militaire de la ville d’Abengourou, située à l’Est frontalier avec le Ghana, a été attaquée dans la nuit du samedi à Dimanche 5 août, vers 4H du matin par des individus armés non identifiés.

Aucun mort mais plusieurs blessés sont à déplorer parmi les soldats FRCI. Les Frci tout comme le Préfet Fady Camara joints au téléphone par IvoireBusiness, n’ont pas voulu s’exprimer sur les conditions de cette attaque, même si des rumeurs de cette dernière bruissaient dans la ville depuis quelques jours.

Mais selon nos sources, les combattants armés non identifiés ont réussi à pénétrer dans la base militaire en déjouant la vigilance des sentinelles de service. Des coups de feu ont alors été échangés de part et d’autre. Plusieurs riverains ont confirmé avoir en entendu des tirs nourris d’armes automatiques.

Les combattants non identifiés ont réussi à prendre la clé des champs et à s’évanouir dans la forêt. Les soldats FRCI, l’Onuci, et la gendarmerie sont actuellement sur pieds de guerre, ratissant la ville dans ses moindres coins et recoins.

Les populations apeurées restent terrées chez elles.

Cette attaque de la base militaire de la ville d’Abengourou, s’est déroulée simultanément avec celle du commissariat de police de Yopougon 17ème, qui a fait 6 morts dont 4 soldats FRCI.

Mais on ne sait pas encore si les deux attaques sont liées.

Nous y reviendrons.


Serge Touré

 

Source: IVOIREBUSINESS.NET

ATTAQUE DU COMMISSARIAT DU 17EME ARRONDISSEMENT DE YOPOUGON NIANGON PAR LES FRCI: 3 MORTS

 

FRCI D'ADO 5.jpg


Dans la nuit d’hier samedi à aujourd’hui dimanche 5 Aout 2012, de fortes détonations ont été entendues à Yopougon, précisément à Niangon Sud dans les environs du Commissariat de Police du 17ième arrondissement de cette populaire commune du district d’Abidjan. A cette heure de la journée, on en sait un peu plus sur les causes de ces tirs entendus toute la nuit précédente et les dégâts occasionnés.

Selon une source bien introduite qui a requis l’anonymat, cette fusillade a provoqué malheureusement des pertes en vie humaine et c’est encore une situation à déplorer. Que s’est-il passé pour que nous en arrivions là, à cet autre drame ?

Notre interlocuteur affirme que les autorités policières ont donné des instructions fermes pour que le secteur de Niangon, quartier de la commune Yopougon fasse l’objet d’une sécurisation plus accrue. Et c’est donc en exécution de cet ordre hiérarchique, que la police de cette zone va fouiller de fond en comble, le vendredi nuit, les endroits suspects de cette cité dortoir. Cette opération comme l’indique l’informateur, est fructueuse puisque des suspects ont été pris et gardé dans l’enceinte du commissariat.

Cette opération de rafle terminée, les policiers procèdent à la vérification de l’identité des suspects appréhendés à ces endroits louches de ce secteur. Un bon nombre parmi les personnes raflées, présente leur identité et est invité à regagner leur domicile. Certains se réclamant des FRCI sont sans pièces. Pour des nécessités d’enquêtes, ceux-ci sont conduits à la Préfecture de Police au Plateau. Ces derniers, une fois sur place, réussissent à joindre des proches à qui ils racontent leur mésaventure et pointent du doigt les agents du Commissariat du 17ème d’être leurs bourreaux et à la base de leur présence derrière les barreaux à la Préfecture de Police en attendant que leur situation puisse être clarifiée.

Cette situation provoque l’ire de certains éléments FRCI, qui vont prendre d’assaut, toute la nuit du samedi au dimanche, les locaux du Commissariat de Police de cette zone de Yopougon. Ceux-ci, comme à leurs habitudes, armés jusqu’aux dents vont prendre à partie le commissariat qui va tout de suite comprendre qu’une attaque est menée contre leur local. Avec les maigres moyens dont ils disposent au sein de cette compagnie et aidés de leur professionnalisme, les policiers en service vont réussir à contenir ces justiciers venus en représailles. Mieux, ces hommes de métier et de terrain finiront par mettre en déroute ces quidams qui laisseront sur place, trois (3) des leurs tués pendant la fusillade. 

Ce matin de dimanche, tous les habitants du secteur de Niangon qui ont entendu ces fortes détonations, toute la nuit d’hier se demandent bien si le chef de l’Etat, dramane a conscience de la sécurité des ivoiriens car ils ne peuvent comprendre qu’une simple opération de rafle puisse amener des personnes à réagir de la sorte en s’attaquant à des policiers en service, dans leur commissariat à l’arme automatique. Cette autre barbarie des hommes de ouattara montre bien que la sécurité reste fragile et plus que jamais, les personnes qui ne parlent pas le même langage que leur mentor sont averties; la mort rodant tout près.


Emliss Siffine, sur sa page FACEBOOK.

UN MEMBRE DU STAFF JURIDIQUE DE GBAGBO EXPLIQUE: «CPI, POURQUOI LE NOUVEAU REPORT DE L'AUDIENCE EST UNE VICTOIRE»

 

LAURENT GBAGBO EN FAMILLE.jpg

 

La nouvelle est tombée hier matin comme un couperet, sous la forme d’un communiqué publié sur le site Internet de la Cour pénale internationale (CPI). «Le 2 août 2012, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé de reporter l’audience de confirmation des charges dans l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo jusqu’à ce que l’évaluation médicale de son aptitude à y participer soit faite. L’ouverture de l’audience était initialement programmée le 13 août 2012.A la demande de la Défense, la Chambre avait, le 26 juin 2012, désigné trois experts médicaux pour procéder à un examen médical de M. Gbagbo dans le but d’évaluer son aptitude à participer à la procédure portée contre lui. Les rapports médicaux confidentiels ont été communiqués le 19 juillet.

Dans sa décision du 2 août, la Chambre a ordonné au Procureur et à la Défense de soumettre leurs observations sur les rapports médicaux, respectivement, les 13 et 21 août. Au vu de l’importance de cette question, la Chambre a reporté l’audience de confirmation des charges jusqu’à ce que cette question soit tranchée», a-t-on pu lire.

Les patriotes ivoiriens et africains qui avaient prévu de se rendre en masse à La Haye le 13 août sont quelque peu contrariés, même si nombre d’entre eux veulent rééditer «l’exploit» du 18 juin, date du premier report de l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges. Ils s’étaient tout de même réunis à La Haye pour une manifestation de soutien au président Laurent Gbagbo. Et ils pourraient bien le faire une fois de plus. Mais au-delà de ces questions d’ordre pratique, une sorte d’angoisse a parcouru une partie de l’opinion publique. A quoi riment ces reports répétés ? Pendant ce temps, Gbagbo est toujours en prison ! La stratégie de la Défense ne vient-elle pas à la rescousse de ses adversaires en ralentissant la procédure et en retardant la fin du calvaire qui pourrait passer par une infirmation des charges à la suite d’une confrontation âprement menée ? Quitte à être jugé par une juridiction éminemment politique, ne vaut-il pas mieux donner à Gbagbo la tribune nécessaire à la manifestation de la vérité sur la crise ivoirienne ?

"Il faut regarder cette procédure avec du recul"

Le Nouveau Courrier a pu entrer en contact avec un membre du premier cercle du think-tank juridique du président Laurent Gbagbo. Qui accueille la nouvelle du report avec satisfaction. «C’est plus qu’une bonne nouvelle, c’est une excellente nouvelle, c’est une grande nouvelle», jubile-t-il. «Il faut regarder toute cette procédure avec du recul. Il faut se souvenir que la Défense a fait, dans un premier temps, une demande de report fondée sur la fatigue du président, consécutive aux traitements inhumains et dégradants qu’il a subis à Korhogo et sur l’inégalité de moyens entre l’Accusation et nous. La Défense a dit que pour ces raisons, le procès ne serait pas équitable. La Juge a admis l’argument de l’inégalité des moyens en nous attribuant des moyens supplémentaires, et s’est gardée de se prononcer sur l’état de santé du président. Par la suite, la Défense a basé sa demande de liberté provisoire sur trois piliers.

Une argumentation juridique, d’abord : les éléments qui justifient le maintien en détention ne sont pas réunis au regard du statut de Rome. Les garanties de représentation ensuite : la Défense a énuméré toutes les raisons qui justifiaient le fait qu’on puisse être sûr que le président ne se déroberait pas, ne fuirait pas. Troisièmement, la question de l’état de santé du président, c’est-à-dire des séquelles de son incarcération inhumaine à Korhogo, a été mise sur le tapis. Le procureur n’a pas vraiment répondu aux arguments de la Défense, mais a utilisé une stratégie de la «terreur». En gros, il a tenté de démontrer que, même si les éléments de maintien en détention ne sont pas réunis, Gbagbo va mettre la Côte d’Ivoire à feu et à sang s’il obtient la liberté provisoire. Il a un réseau, des gens qui le soutiennent, il y a eu 140 000 appels à la CPI. Bref, il terrorisait la juge, pour ne pas répondre juridiquement à l’argumentaire adverse. La juge l’a suivi, et n’est pas entrée dans le fond du dossier dans sa décision de refus à la demande de mise en liberté provisoire», explique-t-il.

Trois nouvelles expertises médicales confirment que Gbagbo a été torturé

C’est au regard de ce contexte que la dernière décision de la Chambre préliminaire I doit donc être analysée. «Que dit la juge ? En gros, que les nouveaux éléments présentés par la défense sont préoccupants, qu’ils sont pertinents. Il faut donc qu’on pose ouvertement la question de l’état de santé du président. La Cour ne peut plus échapper à ce débat. La juge doit prendre ses responsabilités, se déterminer par rapport à cette question brûlante», explique notre interlocuteur. Qui fait une révélation.

«Après la première expertise d’un expert assermenté sollicitée par la Défense, et qui attestait que l’état de santé de Gbagbo témoignait de traitements assimilables à de la torture, trois autres médecins ont été sollicités pour des contre-expertises. La Défense en a désigné deux et l’Accusation un. Au final, toutes les quatre expertises indiquent qu’il a été maltraité. On a désormais une preuve, et non des allégations. On a la preuve des mauvais traitements subis par Gbagbo».

Et le fait que ces mauvais traitements soient désormais au centre des observations que la Défense et l’Accusation sont appelées à transmettre à la juge, et au centre de la décision qu’elle rendra, n’est pas sans conséquence. «Il est désormais prouvé que ceux qui ont dit et écrit que le président Gbagbo a été bien traité, ont trompé la Cour et le monde entier. De qui s’agit-il ? Du procureur Louis Moreno-Ocampo ainsi que des avocats de Ouattara, Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoît. Ils sont placés face à leurs omissions et à leurs mensonges. Quant à la juge, elle est très clairement devant ses responsabilités», tranche notre interlocuteur. Interrogé par Le Nouveau Courrier, Emmanuel Altit, avocat principal du président Gbagbo, va dans le même sens. «Gbagbo devait arriver au procès chargé de tous les péchés du monde. Ils ne pourront plus occulter le fait qu’il est un homme qui a souffert, et qu’ils sont, eux, ceux qui ont couvert ces souffrances d’une chape de plomb», nous a-t-il indiqué. «Cette décision matérialise le changement du rapport de force. La Défense est désormais maîtresse du calendrier. Et elle a l’avantage psychologique», souligne un observateur.

Une chose est sûre : la situation ressemble à s’y méprendre à une situation de blocage et de double neutralisation – Gbagbo est toujours incarcéré, et l’Accusation se retrouve en situation d’accusée. Mais comment en sortir ? «Des ouvertures existent. Je ne peux pas en dire plus», conclut mystérieusement notre interlocuteur.


Frank Toti et Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

LIMOGEAGE DU DAAF DE BACONGO - QUELQUE CHOSE DE POURRI DANS LA MAISON OUATTARA!

 

CISSE BACONGO - REHABILITATION UNIVERSITES.jpg

 

Le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, a limogé hier jeudi 2 août 2012, à travers un décret, le directeur des Finances et du patrimoine du ministère de l’Enseignement supérieur, Adama Méïté, suite à des «problèmes de gouvernance»  dans la gestion du budget des travaux de réhabilitation de l’université d’Abidjan. Mais cette décision pourrait bien cacher une complicité tacite avec les vrais personnages principaux de ce qui pourrait se révéler une affaire d’Etat. Malversations et/ou surfacturation du budget des travaux de réhabilitation de l’université de Cocody ?  En tout cas, fortement indexé et mis en cause, Adama Méïté, DAAF du ministère de l'Enseignement supérieur dirigé par Cissé Bacongo, dont il est l’homme de main, a été limogé hier par Alassane Ouattara. Son limogeage selon le communiqué de la présidence, fait suite «aux problèmes de gouvernance constatés lors des travaux de réhabilitation de l’Université d’Abidjan». Le chef de l’Etat a demandé au Premier ministre de diligenter une enquête sur «les conditions d’attribution» du marché de réhabilitation de l’Université. 

Les travaux de réhabilitation de l’université de Cocody (et d’Abobo-Adjamé) avaient été estimés à 47 milliards de FCFA, avant de connaitre une hausse de 20 milliards de FCFA, passant du coup à 67 milliards de FCFA au moment de l’exécution du projet. Et contre toute attente, le coût total des travaux de réhabilitation en cours d’exécution a finalement atteint la bagatelle somme de 100 milliards de FCFA.

Sans que pour autant le cahier de charges ne connaisse un changement ou une modification. Ce juteux marché avait été attribué du temps de la primature de Soro, dont on soupçonnait la main invisible dans la mesure où le bénéficiaire de cette «manne» était son ami très proche Sidi Kagnassi. Qui a subitement atterri dans l’univers du bâtiment et des travaux publics après le juteux marché du recensement électoral gagné aux côtés de l’entreprise française Sagem.
 
Adama Meité, encore un autre bouc émissaire 
 
Il y a décidément quelque chose de pourri au sein de la maison Ouattara. Et tout porte à croire que, pour illusionner la communauté internationale et se protéger d’une éventuelle fronde étudiante, le régime a déjà choisi de se trouver un bouc émissaire en marge du vrai système. En effet, des questions se posent. Exécutant de par sa fonction, Adama Méité est-il celui qui a signé le contrat ? Est-il celui qui a empêché la mise en place d’une procédure d’appel d’offres conforme au Code ivoirien des Marchés publics, piétiné rageusement au profit d’un contrat de gré à gré amical et, selon toute évidence, affairiste ? Qui a décaissé les fonds pour les travaux et dans quelles conditions, sous quelles influences ? Voilà autant de questions qui rappellent fort bien qu’Adama Meité n’est que la face visible d’un immense iceberg. Le DAAF du ministère de l’Enseignement supérieur n’est ni le ministre de tutelle («l’autorité contractante» selon le Code des marchés publics). Un Code des marchés publics qui stipule que dans chaque ministère il y a toute une cellule chargée de la passation des marchés publics. Adama Meité n’est pas à lui seul l’ensemble de cette cellule. L’article 46 du Code des marchés publics attire très clairement les regards sur le ministre Cissé Bacongo himself. «En ce qui concerne les marchés de l’Etat, les ministres techniques, à l’échelon central ont le pouvoir de signature, lorsque le marché est d’un montant supérieur au seuil du contrôle de validation de la Structure chargée des marchés publics», peut-on lire. Comment peut-on croire une seule seconde que Meité Adama a agi dans cette affaire en électron libre, alors qu’il n’avait aucun pouvoir réel de décision ? Cette mascarade est de trop.

Visiblement, Alassane Ouattara protège une fois de plus un de ses ministres, une de ces figures du RDR abonnées à tous les gouvernements depuis une décennie.
 
Le «ADO comedy club» cartonne

Ouattara s’attend-il à ce que les Ivoiriens applaudissent son récent limogeage, que les thuriféraires zélés du régime assimileront dès aujourd’hui à un acte extraordinaire de moralisation de la vie publique ou de bonne gouvernance ? Malheureusement pour lui, les Ivoiriens ne sont pas dupes. Ouattara continue de protéger les «responsables» de premier plan pour ne s’en prendre qu’aux seconds couteaux quelques fois. 

Cela devient une habitude. Le 1er aout 2011, il y a eu «dysfonctionnement» à la Rti selon ses termes, Ouattara a limogé sans crier gare le directeur général d’alors, Brou Aka Pascal, sans demander le moindre compte au ministère de tutelle, et tout en protégeant la cellule de communication de la Présidence, pilotée par sa nièce Masséré Touré. Lors des évasions à la Maca et à la prison d’Agboville, les premiers responsables sont ignorés et les directeurs pénitentiaires sont liquidés. Au ministère de la Salubrité urbaine, un scandale dans l’attribution d’un marché de ramassage d’ordures impliquant la ministre Anne-Désirée Ouloto et le frère du ministre d’alors, Adama Bictogo, a éclaté et fait trembler la République. L’Autorité nationale de régulation des marchés publics (ANRMP) est montée au créneau pour désavouer Anne Ouloto. Seul Ouattara est resté sourd, muet et aveugle devant ce flagrant délit de légèreté et de copinage. Il a maintenu sa ministre fautive au gouvernement, y compris après le dernier remaniement. Comme il a maintenu la ministre Kandia Camara qui a attribué dans la plus grande opacité un marché relatif à la collecte des frais d’inscription dans les écoles publiques à Celpaid, l’entreprise de son collègue, le ministre Mamadou Sanogo. Limogé à la suite de la révélation du scandale de l’indemnisation des déchets toxiques, l’ancien ministre de l’Intégration africaine Adama Bictogo a bénéficié d’une opération de blanchiment de première classe montée par le procureur de la République Simplice Koffi Kouadio, sans aucune autre forme de procès.  Les scandales qui éclaboussent le «règne» de Ouattara font craindre le pire.
 


Frank Toti


samedi, 04 août 2012

COUR PENALE INTERNATIONALE: ZONES D'ESPOIR

côte d'ivoire,cour pénale internationale,zones d'espoir,laurent gbagbo,françois hollande

L’audience de confirmation des charges censée mettre formellement en accusation le président Laurent Gbagbo, qui fait l’objet d’une inique déportation à La Haye, a connu, hier encore, un deuxième coup d’arrêt. Selon le communiqué officiel publié par la cour pénale internationale, « la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale (CPI) a décidé de reporter l’audience de confirmation des charges dans l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo jusqu’à ce que l’évaluation médicale de son aptitude à y participer soit faite ». A la demande de la Défense, la Chambre avait, le 26 juin 2012, désigné trois experts médicaux pour procéder à un examen médical du président  Gbagbo à l’effet  d’évaluer son aptitude à participer à la procédure portée contre lui. « Les rapports médicaux confidentiels ont étés communiqués le 19 juillet. Dans sa décision du 2 août, la Chambre a ordonné au Procureur et à la Défense de soumettre leurs observations sur les rapports médicaux, respectivement, les 13 et 21 août. Au vu de l’importance de cette question, la Chambre a reporté l’audience de confirmation des charges jusqu’à ce que cette question soit tranchée », stipule le communiqué. Donc, tout va bien ; on est encore dans la routine du tribunal international qui joue notamment sur les nerfs des millions d’Ivoiriens et de démocrates Africains qui espèrent que le droit soit dit et que la vérité soit enfin sue sur ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire..

Cela dit, le contexte international mérite qu’on s’y attarde. Il a été notamment marqué par la tournée sino-européenne du chef de l’Etat ivoirien et par l’étape française au terme de laquelle Ouattara a eu un entretien de 75 minutes avec le président Hollande  à l’Elysée. Même si Alassane Ouattara ne veut en retenir que la cérémonie de signature officielle de l’annulation d’une partie de la dette ivoirienne, conformément aux promesses du ppte, et le fait de retrouver un partenaire commercial idéologique en dépit des changements majeurs intervenus en France, la diplomatie française n’a pas su user des circonlocutions habituelles pour masquer les exigences hexagonales en matière de réconciliation nationale. Ouattara, selon d’ailleurs ce que lui rappelle depuis hier l’universitaire Michel Galy, avait promis, à cette occasion, à François Hollande de libérer les prisonniers politiques. Mais aussi de mettre en place un gouvernement d’union nationale devant enclencher la réconciliation nationale. Et assurer la stabilité et la sécurité dans le pays.  Après les tueries de Duékoué et l’échec du désarmement qui a fait exploser toutes les statistiques de l’insécurité en Côte d’Ivoire, Ouattara ne peut  plus continuer à botter en touche. Ses propres soutiens n’en n’ont plus le temps et sont désormais d’avis qu’aucune réconciliation ne peut être possible sans Gbagbo.

Mais Ouattara comprend aussi sur le tard que la déportation de la quasi-totalité de la direction du FPI dans les goulags du nord n’a pas eu pour effet d’émietter la chaîne de commandement du parti et que les cadres du front populaire ivoirien ont continué à  voir en  Laurent Gbagbo leur unique chef. C’est donc dans ce contexte qu’intervient le deuxième report de l’audience de confirmation. Soit quelques jours seulement après l’intervention musclée de la nouvelle présidence de la commission de l’Union Africaine contre la CPI. L’opinion africaine ne supporte plus la position presqu’idéologique de la CPI qui semble destinée à juger les chefs d’Etat africains. Les aventures meurtrières de Georges Bush en Iraq, Nicolas Sarkozy et Barack Obama en Libye et en Côte d’Ivoire, où leurs avions ont semé la mort, n’ont pas l’air d’intéresser les juges de la CPI. En revanche, la CPI continue de demander aux chefs d’Etat Africains à coopérer pour l’arrestation puis le transfèrement d’Omar Al Béchir sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par ses soins. La position de la sud-africaine Dlamini Zuma rejoint largement l’opinion répandue parmi les chefs d’Etats africains.

C’est certainement l’ensemble de ces soutiens qui portent leurs fruits. A priori, on devrait aller vers une libération conditionnelle du président Gbagbo parce que les conditions de sa détention à Korhogo sont aujourd’hui admises comme celle d’une torture physique et morale. Il faudrait alors lui donner le temps de se soigner avant de répondre à une autre convocation. Mais au plan technique, l’absence d’auteurs à la barre de la CPI rend illusoire toute compréhension de ce qui s’est passé pendant la crise postélectorale. Dans les deux cas, il devient presque difficile de juger l’ivoirien. Surtout que sa détention n’a toujours pas apporté un début de paix et de réconciliation. Bien au contraire. A lundi peut-être, n’est-ce pas ?

                                                                                                                                                      

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" des samedi 4 et dimanche 5 août 2012.

vendredi, 03 août 2012

INTERVIEW POIGNANT D'ABOU CISSE, L'ONCLE D'ALASSANE DRAMANE OUATTARA: IL PREVIENT QUE SON NEVEU PREPARE D'AUTRES MASSACRES

 

ABOU CISSE ET ALASSANE OUATTARA.jpg



Abou Cissé, l’oncle de Ouattara a décidé de rompre le silence pour dire ses vérités, comme il sait le faire. Une interview vérité.



Que pensez-vous des évènements de Duékoué ?

Je pense que c’est l’une des plus graves tragédies qu’un pays qui se dit démocratique enregistre. Les mots me manquent. Sans aller là-bas, les mots me manquent pour dire que cette tragédie qui s’est produite est plutôt inacceptable.

Pour vous, qu’est-ce qui peut expliquer cela ?

Je pense que c’est la méconnaissance du peuple Ivoirien. Si Alassane connaissait la Côte d’Ivoire, ce drame ne pouvait pas se produire. Du Président Houphouët jusqu’à Gbagbo aucun chef d’Etat de ce pays, n’a pu faire ça. Je pense qu’au-delà de l’appréciation individuelle, il faut maintenant aller vers une appréciation internationale de ce drame. Parce que je suis sûr que ces genres de crimes ne vont pas s’arrêter-là, s’il n’y a pas une réponse adéquate. Il faut s’attendre à d’autres crimes. Et si les pays occidentaux qui condamnaient aussi rapidement au moment où Gbagbo était là ne se lèvent pas aussitôt pour réagir, nous allons nous trouver en face d’un génocide qui ne dit pas son nom. Et là, on dira que c’est l’Occident qui a occasionné ça. Parce que ce qui se passe aujourd’hui en Côte d’Ivoire est un génocide du peuple Wê qui est en train de se produire.

Le pouvoir dit pourtant qu’il y avait des miliciens sur le site ?

Un criminel donne toujours ses raisons. Je pense qu’un milicien ne peut pas se permettre d’aller se mettre parmi une population, qui plus est, vit sur un site gardé par des soldats de l’Onuci. Qu’est-ce qu’il va défendre là-bas ? Je pense qu’il faut savoir raison garder. Je pense qu’Alassane Ouattara ne connaît pas les vrais problèmes de la Côte d’Ivoire. Il ne maîtrise pas justement les fondements de la culture ivoirienne. La culture ivoirienne est une symbiose entre les différentes ethnies de plusieurs régions. Je ne pense pas que ces miliciens qu’on voit partout, puissent accepter pendant qu’ils sont dans le viseur du régime, se mettre parmi des populations en pleine ville, pour préparer des complots contre le pouvoir.

Selon vous, qu’est-ce qui a bien pu se passer, parce que le site est gardé par les soldats de l’Onuci ?

Il y a eu une connivence qui est claire. Je pense qu’autant l’Onuci ne connaît pas la Côte d’Ivoire, autant le président Alassane ne connaît pas la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, je disais tantôt qu’il faut que la Communauté internationale se saisisse du dossier, l’épluche davantage pour que d’autres crimes que le pouvoir s’apprête à préparer ne se commettent pas dans cette région.

Le pouvoir accuse pourtant l’opposition d’attiser le feu à l’Ouest.

Vous savez, il n’y a pas de fumée sans feu. Avec cette tragédie qui se produit à l’Ouest, le pouvoir ne pouvait qu’accuser l’opposition. Et l’opposition aussi ne peut qu’accuser le pouvoir. Mais en fait, entre celui qui tient le fusil, celui qui a la main sur le bout du fusil, et celui qui a la main sur la gâchette, qui peut-on accuser de criminel ? Aujourd’hui, c’est le pouvoir qui a la main sur la gâchette. C’est le pouvoir qui tire, qui tue. Nous avons eu des informations émanant de là-bas. Des Malinkés et plusieurs autres ressortissants du nord qui ont vécu la scène nous ont expliqué ce qui s’est réellement passé. Ils nous ont expliqué comment tout s’est passé. Nous avons eu des informations.

Et quelles sont ces informations ?

Des informations disant qu’ils ont tué. Et après ils ont jeté des corps dans des puits. Ils ont fait tout ce que vous pensez d’inimaginable. Ce qui prouve que c’est le pouvoir. C’est pour rien qu’il accuse l’opposition. Ce n’est pas elle qui a tué. Que le pouvoir n’attise pas la haine entre les différentes ethnies. Parce qu’aujourd’hui, ce qu’on voit n’est rien d’autre que les conséquences de la haine que le pouvoir attise. Et au lieu de contribuer à créer les conditions de la paix, le pouvoir est en train de créer les conditions d’une guerre civile qui ne dit pas son nom.

Avez-vous les preuves que le pouvoir s’apprête à commettre d’autres crimes dans la région de l’Ouest ?

Vous savez, quand on dit preuves, souvent la loi dit qu’il faut avoir des éléments tangibles, palpables. Or, vous savez que les langues se délient souvent pour dire certaines choses. Quand on dit que le pouvoir dit «comme ça», et l’autre dit «ceci», nous, on fait la synthèse de ce que nous avons comme informations. C’est-à-dire, ce que nous avons reçu. Voilà ce qui s’est passé. En faisant nos recoupements, nous pensons que d’autres camps, d’autres attroupements qui se font là-bas vont avoir encore des visites de ce genre. Et ceux qui là-bas à l’Ouest ne sont pas prêts à partir, dans la mesure où il semble qu’ils ont intérêt en attisant la haine tribale dans cette zone. Je vais vous dire une chose.

Ces hommes qui ont fait la guerre pour Alassane attendent leurs salaires. Ils attendent les 5 millions qu’il leur a promis à chacun d’entre eux. Et tant que ce n’est pas fait, ils sont prêts à commettre ces crimes, au nom du pouvoir qu’on le veuille ou non. Et puis, là aussi, ça les arrange d’éliminer certaines personnes qu’ils trouvent gênantes. Pour le faire on envoie des Dozos et autres Frci et on dit: «Ah, ce sont les miliciens qui étaient là-bas ».

Et pourtant le régime et l’Onuci se jettent la pierre.

Le pouvoir a accusé l’Onuci, et l’Onuci à son tour accuse le pouvoir. Mais ce qui est certain, c’est qu’on tue des gens. Les responsables, ce sont l’Onuci et le pouvoir. Parce que si on ne tuait pas des gens, et ils s’accusaient pour des problèmes administratifs, là il n’y avait pas de problèmes. Mais on tue les gens, il est facile de s’accuser facilement. Ce qui est sûr et certain, il y a une connivence, il y a un laisser-aller de la part du pouvoir et de l’Onuci. Je crois qu’aujourd’hui, le pouvoir est en train d’engager des jeunes gens encore pour les envoyer là-bas. Selon eux, c’est pour mettre de l’ordre là-bas. Mais nous disons, que cette situation n’est pas faite pour s’éterniser.

Le pouvoir annonce des enquêtes pour situer les responsabilités.

Vous savez, on ne peut pas être juge et partie. Il est très facile de mener une enquête. Mais je pense que face à une telle tragédie, c’est une enquête internationale qu’il faut. Il faut une enquête internationale pour expliquer ce qui s’est réellement passé. Il faut qu’en même qu’on nous restitue notre sens du respect de la vie humaine. On tue 300 personnes et on dit qu’on mène des enquêtes. Mais on devait depuis longtemps, mener des enquêtes pour savoir si ces gens se sentaient en sécurité. On ne fait pas le médecin après la mort.

On met des intellectuels, des universitaires en prison, pendant ce temps, les vrais génocidaires se promènent et on leur déroule le tapis rouge…

Je vais vous dire une chose. C’est facile en politique, d’accuser quelqu’un. Mais en fait, entre un jugement politique et un jugement réel, il faut croire que le jugement politique n’a souvent pas de sens. Tous ceux qui sont en prison aujourd’hui ne le méritent pas. Si tant est que la justice est rétablie et elle est crédible en Côte d’Ivoire, je pense que ceux qui doivent être jugés, sont ceux-là qui se pavanent dehors aujourd’hui et qui continuent de narguer le bon sens. Et ce sont eux qui continuent de tuer les gens, alors que la guerre est finie. Combien de gens meurent tous les jours. Combien de gens sont tués pas les Frci. Alors que les gens qu’on accuse de génocide n’ont même pas tué une mouche. Des universitaires tels que Aké n’Gbo, Aboudramane Sangaré qui est reconnu comme un éminent juriste, il y a aussi le grand banquier Dakoury… Ce sont des gens qui ne méritent pas d’être là. On ne fait pas la politique pour aller en prison. On la fait pour servir la nation.

On les accuse de génocide, d’atteinte à la sûreté nationale, de crimes économiques….

Vous savez, ceux qui ont détourné des biens de l’Etat sont connus aujourd’hui dans cette Côte d’Ivoire. Je ne pense qu’un homme comme Aké n’Gbo qui a été Premier ministre pas plus longtemps peut commettre autant de crimes. Comme on le voit aujourd’hui. Le régime actuel a fait seulement un an quelques jours. Chaque citoyen ivoirien compte aujourd’hui le nombre de morts. En un an de gestion de pouvoir d'Alassane, la Côte d’Ivoire connaît plus de crimes qu’en dix ans de gestion de Laurent Gbagbo. Gbagbo n’a pas tué des innocents, encore moins une ethnie.

Il n’a pas aussi envoyé des miliciens pour tuer un peuple, une population innocente. Il n’a pas fait de camp de refugiés quelque part. En son temps, on n’a jamais vu de camp de refugiés qu’il a provoqué. Je pense qu’il faut faire part des choses. A la vérité, nous nous trouvons dans une situation où tout le monde est prisonnier. A tout moment, on peut tuer n’importe qui, à n’importe quel moment. On peut dire que vous avez des fusils, vous êtes prêts à faire des coups d’Etat et vous jetez en prison pour rien. Quand je prends le cas d'Ousmane Sy Savané, le Dg du groupe Cyclone, il est en prison pour rien. Qu’est-ce qu’un le fils de marabout va faire avec un fusil. Est-ce qu’il a de l’argent pour s’acheter un pistolet. Eux aujourd’hui, ils ont de l’argent. Je pense qu’à la vérité, nous nous trouvons dans un Etat sans droit, personne n’est en sécurité aujourd’hui. Tout le monde doit craindre aujourd’hui qu’à tout moment, on peut tuer et il n’y a rien. Votre tueur ne sera jamais inquiété.

Mais le pouvoir dit pourtant que la démocratie et l’Etat de droit sont en marche.

La démocratie telle que le pouvoir la voit plutôt, en tuant tout ce qui passe devant lui. Mais qui dit que la démocratie, c’est faire tuer ceux qui s’opposent à lui. Je pense qu’il y a de multiples leçons à tirer de ses multiples voyages à l’étranger. C’est qu’il n’y a pas de démocratie en Côte d’Ivoire. Nous vivons une dictature. Il veut montrer au monde qu’il y a la paix en Côte d’Ivoire et que les citoyens ivoiriens le soutiennent. Ce qui est faux. Ce que nous vivons ici, ce n’est pas de la paix. C’est l’installation de la haine. Le pouvoir provoque la division des Ivoiriens. Il peut à tout moment, avoir une révolte généralisée qui va embraser le pays. Il faut qu’il (Alassane) arrête de dire que les Ivoiriens dans leur ensemble soutiennent ses dérapages. Car ce n’est pas possible.

Mais qu’est ce qui vous fait dire cela ?

Vous savez, autant Alassane Ouattara a ses rentrées en Occident, autant nous avons aussi des entrées là-bas. Nous ne sommes pas des analphabètes. Nous ne recevons les mêmes informations que lui. Il est entouré des gens qui lui mentent. Ils lui disent qu’il est populaire, qu’il a la situation en main. Nous avons aussi des informations que nous recevons des quatre coins de la Côte d’Ivoire, de l’Europe, des Usa et de la France.

Ce qui s’est passé à l’Elysée n’est pas bon pour la Côte d’Ivoire. Un Président de ce pays n’a pas besoin de passer par la petite porte pour aller voir un chef d’Etat français. La Côte d’Ivoire n’a pas besoin de ça. Tous les chefs d’Etat ivoiriens arrivent toujours à l’Elysée par la grande porte. Ce n’est pas ce qui s’est passé quand Sarkozy était là. Nous avons assisté plutôt à une honte pour la Côte d’Ivoire. Parce que nous sommes inquiets de l’avenir de la Côte d’Ivoire, parce qu’ici, nous jurions plutôt avec les emprisonnements des militants de l’opposition.

Et c’est ce qu’on lui a dit. On lui a demandé de libérer les prisonniers politiques. Le prix de la paix, c’est la libération de tous les prisonniers politiques. Accepter les contradictions. La démocratie, ce n’est pas d’emprisonner les gens. Ce n’est pas la culture de la haine. Je vois Venance Konan qui avait l’écriture très facile pour vilipender la République sous Gbagbo, son pays, et qui aujourd’hui, face aux tueries à l’ouest, n’a plus l’inspiration pour dire «ça au moins, c’est mauvais». Les crimes de l’Ouest doivent être punis.

Partout Ouattara où est passé à l’étranger, il a été hué. Quel commentaire faites-vous ?

Ceci dénote de ce que je dis depuis que j’interviens dans la presse. Parce qu’avant de se lever, il faut regarder la chaise sur laquelle on s’est levé. On ne se lève pas d’une chaise comme ça. Je pense que le fait que les Ivoiriens et l’Afrique entière se lèvent, montre que la Côte d’ivoire est en train de tomber dans une dictature sans nom. Il semble qu’aujourd’hui et les Français disent que la Côte d’ivoire qui est le centre des affaires est en train de tomber dans une sorte d’aliénation au colonialisme.

La Côte d’Ivoire est en train d’accepter aujourd’hui la colonisation comme forme de développement. Alors que nous nous sommes battus pendant 50 ans, voire 60 ans et plus pour que les colonisateurs nous laissent libres pour nous développer. Les Européens constatent que ce n’est plus la Côte d’Ivoire qu’ils ont connue. Bon nombre de concitoyens africains sont passés par ce pays avant d’aller en Occident. Mais aujourd’hui, il semble que ce n’est plus la même Côte d’Ivoire. Et le président qui est là est en train de s’aliéner, non pas à la cause de Hollande, mais à une cause qui n’existe plus.

Vous parlez de recolonisation, mais le pouvoir parle plutôt de réalisme ?

Mais si le réalisme n’est pas perçu comme la vérité démocratique, il est bien clair qu’il a sa réalité. Sa réalité c’est de tuer des gens, emprisonner des journalistes, emprisonner des jeunes comme les Savané, des hommes politiques. Là, c’est sa réalité. Depuis plus d’un an, nous vivons une réalité. Si eux, ils considèrent cette réalité comme la démocratie, nous, nous vivons une dictature. La dictature est une réalité. La démocratie est par contre une réalité vraie, acceptée de tout le monde. Aujourd’hui, les trois quarts des Ivoiriens refusent cette réalité. C’est ça qui est la réalité. Les trois quarts ne veulent pas de cette situation que nous vivons.

Des cadres du Rdr soutiennent que Ouattara ne peut pas tenir une opposition face à Affi, Simone…

Mais c’est tout à fait logique. Parce qu’il a été imposé. Je pense que Hollande a dû lui dire cela. Les dossiers secrets sont là-bas. Et une opposition forte avec la force du Fpi, ce pouvoir là ne peut pas tenir le coup. Le Fpi, n’est pas seulement Gbagbo, c’est l’organisation qu’il a mise sur pied sur toute l’étendue du territoire national, alors que le Rdr n’est pas organisé. C’est un parti de copains, d’amis. Je suis du Rdr, j’ai été à la base de la création de ce parti.

Je connais ceux qui entourent Alassane. Je sais ce qu’ils lui disent. Personne ne doit le contredire, ne doit dire attention tu fais des erreurs. Et quiconque se lève pour lui dire ça n’est pas bon au Rdr. Il n’est jamais méchant. C’est ce qu’il veut entendre. Alors que ces gens là sont en train de le mettre dans un trou. D’autres pensent déjà comment il va tomber. Ils pensent à sa succession. C’est ce qui se passe dans les couloirs du palais. Alassane est en train de tomber pour faire place à d’autres personnes. Il y a les Amadou Soumahoro, Hamed Bakayoko…. Au niveau du Rdr, ils ne voient plus Alassane comme le Président de la Côte d’Ivoire, parce qu’ils sont en train de le mettre dans un trou. Et il ne peut pas échapper à cela.

Comment vous voyez aujourd’hui l’augmentation des frais d’inscription à l’université ?

C’est parce qu’il ne connaît pas la réalité. Il ne sait pas que le peuple ivoirien est aujourd’hui pauvre. Allez-y voir à l’université, on est en train de faire des peintures partout comme si le Bon Dieu allait venir. Mais en fait, il n’y a pas de politique de développement pour permettre au citoyen ivoirien un gain en plus. Comment comprendre qu’un Président qui sait que la Côte d’Ivoire est dans une crise grave peut se permettre d’augmenter le prix d’inscriptions à l’université. On prend la mesure à 100.000 Fcfa, aujourd’hui. Ce libéralisme-là ne correspond pas à la Côte d’Ivoire. Pour lui, l’université doit donc appartenir à une certaine élite. Aucun pays africain, n’a un tel prix pour l’inscription à l’université.

Quel enseignement nous allons avoir. Allons nous avoir des élites après avoir payé les 100.000 Fcfa, ou qu’est-ce que nous allons avoir. Je vais vous dire quelque chose. Le pouvoir est en train de construire les éléments qui vont amener à sa chute. L’augmentation des frais d’inscriptions à l’université, la guerre contre les syndicats, la guerre contre les journalistes, tout cet ensemble de choses constituent aujourd’hui la bombe qui va éclater d’un moment à l’autre. Ce n’est pas le Fpi qui sera impliqué dans cette affaire. C’est l’ensemble des Ivoiriens qui va se sentir concerné pour se soulever contre ce régime. Parce qu’à un tel moment, un pouvoir qui nous a mis dans la souffrance puisse nous dire de payer 100.000 Fcfa pour aller à l’université. Je pense que c’est pour arranger les universités privées que chacun des ministres a construit. C’est pour chercher des gens pour aller dans ces universités-là. Maintenant, s’ils ne veulent pas qu’il y ait des universités publiques, qu’on nous le dise carrément.

Comment vous appréhendez le 13 août ?

Je suis serein. Parce que c’est cet homme qui est dans la vérité. Le mensonge qu’ils ont servi est en train de se déballer. Parce que j’y crois. La vérité éclatera. Ça, s’éclate comment. Je vais partout, j’entends partout, je vais dans tous les quartiers, j’entends par exemple au Black-market, le 13 août ce sont ces gens qui vont dire: «Alassane tu nous as menti». Et le faire revenir sur terre. Le 13 août, ça va être une population qui va dire: «Gbagbo tu avais raison». Parce que Gbagbo avait raison quelque part, même si on peut lui reprocher quelque chose. Il était avec le peuple.

Il sentait le peuple. Comment comprendre qu’au moins 200 personnes sont tuées, qu’un Président de la République, responsable de tous les Ivoiriens, n’écourte pas son séjour en Europe pour venir compatir, attendrir les cœurs. Quelles que soient nos différences, nous restons tous les mêmes. Ça a choqué même les Européens, ça a choqué même Obama qui par un coup de fusil fait par un individu, qui a coûté la vie à neuf personnes, a écourté sa campagne électorale, pour aller saluer la mémoire des victimes. C’est le lieu de dire qu’il faut qu’Alassane, intègre la Côte d’Ivoire, qu’il comprenne la Côte d’Ivoire. Il faut qu’il se dise que même un Américain, ne peut pas faire ce qu’il est en train de faire.

On ne peut pas développer un pays en mettant un an à arrêter les gens, à les mettre en prison. Combien de temps cela va prendre. On ne peut passer tout le temps à faire cela. Le développement, c’est de libérer les gens. C’est de construire un Etat avec la libre expression. Mais si nous passons notre temps à arrêter les gens, à les empêcher de parler, à arrêter les propriétaires de journaux, à badigeonner des maisons pour dire qu’on travaille, rien ne pourra marcher. Je pense que les pays qu’il a visités ne se sont pas développés comme cela. Je pense que s’il voyage, il doit comprendre qu’il doit changer tout en Côte d’Ivoire. Son équipe ministérielle le conduit dans l’enfer.

Et gare à lui qu’il fasse attention à ce qui va se passer. Le Fpi est aujourd’hui petit par rapport à la haine, à la souffrance que subissent les Ivoiriens. Il y a aujourd’hui, un parti qu’on appelle le parti de la société civile, la vraie, qui pense. Ce n’est pas en allant en Israël, en Angleterre, pour demander à avoir des armes qu’il va faire peur au citoyen que nous sommes, aujourd’hui. Il y a un état d’insécurité totale, un état incroyable qui met les Ivoiriens en colère contre les religieux qui n’existent que de nom. C’est pour cette raison que le 13 août, nous citoyens lambda que nous sommes, que Gbagbo soit acquitté ou pas, la Côte d’ivoire doit se sentir libre. Parce que l’image que Gbagbo a lancée au monde entier fait que la Côte d’Ivoire est un champ de bataille pour la démocratie.

A travers lui, les grands doivent savoir qu’il faut installer des hommes pour la démocratie. Et ce n’est pas Alassane. Nous sommes pressés que Gbagbo soit libéré et de cette libération, va dépendre la paix en Côte d’Ivoire. Et je pense que les Banny qui sont là en train de tournoyer doivent comprendre qu’ils n’ont rien à faire. La paix qu’est en train de faire Alassane est une paix de famille. Il a mis toute sa famille à côté de lui pour diriger la Côte d’Ivoire.

Le Premier ministre, c’est son frère cadet; Ahoussou Jeannot, c’est une abeille qu’on peut tuer à tout moment, les autres comme le ministre des infrastructures économiques, est au garage. Il ne fait que nettoyer. Ce n’est pas un gouvernement de travail que nous avons. C’est un gouvernement de petits copains pour satisfaire le Président. Lui dire tous les matins: «Tu es beau, tu es le plus intelligent, tu es grand. Tu peux nous envoyer de l’argent». Ça, ce n’est pas un gouvernement qui peut nous faire développer la Côte d’Ivoire.



Interview réalisée par Yacouba Gbané & Guéhi Brence.


In le quotidien ivoirien "Le Temps".

DES JEUNES LEADERS DU NORD PREVIENNENT: «OUATTARA NOUS CONDUIT VERS UNE GUERRE CIVILE»

 

JEUNE LEADER DU NORD - IDRISS OUATTARA.jpg

Jeune leader du Nord: Idriss Ouattara 
 

Les jeunes leaders d’opinion en exil depuis l’avènement du régime Ouattara interpellent, dans une déclaration dont nous avons obtenu copie, leurs concitoyens, et mieux, la communauté internationale, sur les dérives totalitaires des nouveaux tenants du pouvoir. Ils mettent en garde contre les graves risques d’embrasement que Ouattara et ses hommes font courir à la jeune nation ivoirienne. Ci-dessous l’intégralité de leur texte.


Déclaration des jeunes leaders du Nord en exil


Contexte

Le 20 juillet 2012, à Duekoué, prenant prétexte d’un braquage perpétré par des bandits dans le quartier Kokoma, les populations malinké soupçonnant les bandits de provenir du camp de Nahibly et  soutenues par les FRCI vont incendier ce camp, causant officiellement 13 morts parmi les populations Wè refugiées dans ce camp. Toutefois, de nombreuses autres sources sur le terrain font état de 200 morts et des nombreuses disparitions. 

Précédemment, le 12 juillet 2011 à Arrah, les populations autochtones excédées par les nombreuses exactions des FRCI se soulèvent contre ceux-ci. Les populations du Nord se joignent aux FRCI et attaquent les autochtones, causant la mort d’au moins 5 personnes. Les exemples sont légions, à Anonkoua Kouté, Vavoua, Bonoua, Lakota, Sikensi, Dabou, Abengourou pour ne citer que ces cas connus et médiatisés. Mais partout, des exactions sont quotidiennement perpétrées par des milices tribales (dozos et supplétifs FRCI) contre les communautés autochtones, en complicité parfois avec les populations malinké originaires du Nord et installées dans ces régions.

Par ailleurs, l’on observe que le Nord de la Côte d’Ivoire est devenu la zone d’incarcération par excellence des prisonniers politiques comme au temps des goulags dans la Russie soviétique. Après le Président Gbagbo incarcéré à Korhogo avant son transfèrement à La Haye, de nombreuses personnalités politiques de LMP  et des militaires sont emprisonnés au Nord dans notre région : Simone Gbagbo à Odienné, Affi N’guessan à Bouna, Aboudrahamane Sangaré et bien d’autres à Katiola et Boundiali. Enfin, le président  Ouattara pratique – depuis sa prise de pouvoir – une politique outrancière de rattrapage ethnique qui se traduit dans les faits par la nomination des nordistes dans les postes-clés de l’administration et de l’armée au détriment des autres communautés, par l’expropriation des terres à l’Ouest au profit des populations du Nord et des étrangers, Burkinabè principalement, et par un découpage électoral totalement partisan au profit du Nord dénoncé même par son allié du PDCI.

JEUNE LEADER DU NORD - YOUSSOUF FOFANA.jpg

Jeune leader du Nord: Youssouf Fofana

Notre analyse

Nous, jeunes leaders du Nord en exil, observons que depuis l’accession au pouvoir de Ouattara, les tensions interethniques sont sans précédent dans le pays et la cohésion sociale est fortement entamée.

Nous constatons  aussi que c’est la première fois dans l’histoire de notre jeune nation que des Ivoiriens sont soit refugiés dans leur propre pays (dans des camps et dans les forêts à l’Ouest du pays) ou en exil en si grand nombre dans d’autres pays.

Nous constatons  enfin que c’est aussi la première fois qu’une communauté prédomine tant dans tous les aspects de la vie politique, économique et sociale au détriment des autres, dans un pays où cohabitent une mosaïque d’ethnies. Et tout cela, sous la gouvernance Ouattara.

Ainsi, après avoir instrumentalisé le Nord pour conquérir le pouvoir d’Etat,  Alassane Ouattara utilise notre communauté comme bouclier dans sa politique de terreur pour satisfaire les intérêts économiques de ses maîtres Occidentaux et des étrangers qui l’ont installé au pouvoir. Le Nord n’est donc pas en réalité bénéficiaire de cette politique.  En effet, depuis qu’il a été Premier ministre puis chef de l’Etat, aucun acte de développement visible n’a jamais été posé dans le Nord par M. Ouattara. La seule chose que le Président Ouattara a réussi avec brio, c’est d’opposer le Nord aux autres régions du pays.

Notre position

Face à ces graves dérives et à cette politique ethno-régionale qui met en péril la cohésion sociale et l’unité nationale, il est temps, grand temps, de réagir. C’est pourquoi, nous, jeunes leaders du Nord en exil :

1. Condamnons fermement et vigoureusement la politique ethno-tribale et génocidaire du régime Ouattara;

2. Interpellons vivement nos parents et frères sur les dangers que fait courir les agissements du Président Ouattara sur notre communauté :

- Chers parents, ne nous rendons pas complices de la politique  «d’aseptisation et de nettoyage»  prônée par  Amadou Soumahoro, Secrétaire Général du RDR, contre les populations qui nous accueillent dans leurs régions, sur leurs terres et avec qui nous avons toujours entretenu des relations harmonieuses de fraternité et de paix depuis plusieurs décennies. 

- Chers parents, rappelons-nous que les hommes passent mais les institutions demeurent. Qu’adviendra-t-il demain si Ouattara n’est plus au pouvoir ? Quelle pourrait être la réaction des autres groupes ethniques brimés, persécutés qui se terrent et se réfugient dans leur propre pays, en ce moment ? En quoi être un pro-Gbagbo est-il un crime ? Comment nous, populations du nord, pourrions regarder les autres en face? Pourquoi est-ce que c’est le Nord qui accueille dans ses prisons les responsables politiques de LMP et les militaires ? 

- Chers parents, l’histoire ne doit pas retenir que c’est sous le règne d’un nordiste que la Côte d’Ivoire a basculé dans la fracture sociale et la guerre civile. Le malheur de la Côte d’Ivoire ne doit pas venir du Nord.  

3. Enfin, nous, jeunes leaders du Nord en exil, interpellons la communauté internationale qui a soutenu M. Ouattara dans sa conquête du pouvoir sur les graves dangers qu’il fait courir à la Côte d’Ivoire et à la sous-région. En effet, sous vos yeux et dans votre silence coupable, se créent par cette politique dangereuse les germes et les conditions d’une guerre comme au Rwanda en 1994  entre Tutsis et Hutus.

Soucieux de la préservation de la cohésion nationale et du développement de notre région dans une Côte d’Ivoire une et indivisible,  nous lançons un vaste appel au Rassemblement de tous les fils et filles du Nord.

Chers Parents, cultivons donc avec nos frères des autres régions des relations de fraternité et d’amour pour une nation forte qui préserve durablement la paix et la sécurité pour l’ensemble des communautés, sans exclusive, et méditons ensemble cette poignante interpellation du M. Charles Konan Banny, président de la CDVR : «Aucune victoire par la force ne peut être tenue pour définitive, car le vaincu d’aujourd’hui fourbira ses armes dans l’espoir de devenir le vainqueur de demain. Et c’est ainsi que s’installe l’escalade». Ensemble, sauvons le Nord et les Nordistes !


Fait en exil, le 1er août 2012


• Idriss Ouattara, Président des Agoras et Parlements de Côte d’Ivoire (Bouna)

• Touré Moussa Zeguen, Coalition Nationale des Résistants de Côte d’Ivoire (Touba)

• Abdalah Coulibaly, Alliance des Jeunes Patriotes (Korhogo)

• Fofana Yousssouf, Président de la Voix du Nord (Séguéla)


Contact: sursautnord@gmail.com 


NB: La titraille est de la rédaction



Source: LE NOUVEAU COURRIER

jeudi, 02 août 2012

REPONSE AU GENERAL SOUMAILA BAKAYOKO: NON AMADE OUEREMI N’EST PAS UN MILICIEN

 

côte d'ivoire,réponse au général soumaïla bakayoko,non amadé ouérémi n’est pas un milicien,wazi guipié et steve beko

 

Reçu par la rédaction du journal pro-gouvernemental Fraternité Matin en vu d’évoquer la situation sécuritaire du pays, le Général Soumaïla Bakayoko, chef d’état major général des FRCI a affirmé parlant de Amadé Ouérémi, l’un des chefs FRCI de l’Ouest de la Côte d’Ivoire :

"Pour parler d’un milicien qui serait dans la forêt du Mont Péko, c’est le lieu de rappeler que hormis les militaires et agents de sécurité (police, gendarmerie), personne n’a le droit de porter une arme, encore moins d’en faire usage. Nous l’avons dit encore une fois, lors de notre passage, récemment, à Duékoué. C’est pourquoi nous avons rencontré les chasseurs traditionnels communément appelés Dozo, pour leur dire que cette règle s’applique à eux également. Avec l’arrivée des forces, il n’est pas question que chacun se fasse justice. Il en sera de même pour tous les miliciens. Nous irons ratisser toute la région de Duékoué. Une opération "le Mont Péko" sera lancée et nous rencontrerons le milicien dont vous parlez. Il faut qu’on arrête ces pratiques."

Pour rappel, le quotidien l’Intelligent d’Abidjan a été le premier à utiliser ce terme pour parler de l’homme du Mont Péko. Quelques jours plus tard, il sera rejoint par le journal L’Inter qui se posera même la question de savoir "qui protège le milicien du Mont Péko". Jusqu'à ce jour, nous avions mis cela sur le compte de journaliste mal informé mais que le chef de l’armée de notre pays traitre un de ses valeureux éléments de milicien, nous pensons qu’il faut corriger cette erreur grotesque.

L’appareil sécuritaire hétérogène de Alassane Ouattara est composé d’un premier noyau formé du GSPR sous la supervision du colonel Vagondo Diomandé, c’est l’unité la plus professionnalisée, la plupart de ses éléments ayant subi une formation complémentaire à Adiaké. Le reste des unités n’a de bataillon que le nom, elles ont été vidées pour la plupart de leur substance militaire.

Elles sont en fait les gardes prétoriennes des chefs de guerre qui les dirigent depuis 2002, les noms fantaisistes de « FANSARA 101 », « ATCHENGUE », « ANACONDA » et autres ont été substitués par les noms d’unités régulières comme la Compagnie Territoriale de Korhogo (CTK) et la Garde Républicaine.

Les armes comme celles de la Marine Nationale ou de la Gendarmerie sont dirigées par des officiers supérieurs réguliers proches de Ouattara. Les dozo venus de Sikasso, Boundiali, Tingréla, Sindou et Banfora constituent avec les unités des Burkinabè de Lansana Kouanda, Issiaka Tiendrébéogo et surtout Amadé Ouérémi, les derniers maillons de la chaîne des troupes de Ouattara. Il n’y a donc aucun milicien dans les FRCI ou alors pour être plus précis tous les FRCI sont des miliciens. La plupart des « soldats » composant les FRCI étant analphabètes et ou étrangers, ceci ne les empêche cependant pas d’arborer uniformes et bérets prestigieux de l’armée ivoirienne. 

Concernant le sieur Ouérémi, il faut remonter à l’année 1986 pour avoir les traces de ce dernier, de son vrai nom Ouédraogo Rémi venu de son Burkina-Faso plus précisément du Plateau mossi. Arrivé dans la région de Duékoué, il dépose ses pénates dans le village de Bagohouo. Au début de la crise de 2002, il se convertit progressivement en planteur. Profitant du laxisme des autorités, il investit progressivement la forêt classée du Mont Péko. Lors de la crise post-électorale, Amadé commandait déjà une escouade de Burkinabè armés qui hantaient la forêt classée en question. C’est tout naturellement qu’il est associé par le commandant Fofana Losseni à la prise de la ville de Duékoué, une ville qu’il connaît parfaitement.

La vérité est que les récents évènements du camp de refugiés de Nahibly de Duékoué ont choqué la conscience collective et la communauté internationale de sorte que partout où Ouattara est passé lors de son dernier voyage à l’étranger, les dirigeants de ces pays ont exigé des sanctions exemplaires contre les auteurs. Les ONG internationales de défense des droits de l’homme sont aux aguets et attendent que l’état prenne des mesures disciplinaires à l’endroit de ses soldats. A défaut de sanctionner les hauts gradés de son armée, le coupable a été facilement trouvé : Amade Ouremi, le "milicien" du Mont Péko qui verra à n’en point douter les projecteurs se braquer sur lui dans les semaines à venir. Le but, faire de ce nervis analphabète le responsable, le commanditaire et le bénéficiaire principal des tueries des Wê à l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

Les tentatives de faire passer Ouérémi, l’étranger et analphabète, pour le principal exécuteur ou pour le commanditaire des différents massacres à l’Ouest ne doivent abuser personne. Amadé Ouérémi qu’une certaine presse tente de faire passer pour un milicien n’en est pas un, il répond aux critères pour être un FRCI digne de ce nom, il est analphabète étranger et n’a aucune compétence requise pour le métier des armes. Il applique donc logiquement aux ordres de son supérieur hiérarchique qui est le commandant Fofana Losseni. Ce dernier est donc le premier responsable de tous les massacres commis sous la férule d’Ouérémi et des autres chefs de guerre Burkinabè qui pullulent dans l’Ouest ivoirien. La responsabilité est donc celle du commandant Losseni Fofana et de l’autorité qui l’a nommé, en l’occurrence le chef de l’Etat, Alassane Ouattara qui au passage, signalons-le, est aussi ministre de la Défense. 

Le camp Ouattara veut faire porter le chapeau uniquement à ce sanguinaire analphabète qui sera extradé à La Haye, sans réelle possibilité de se défendre. Faire passer Amadé pour un faux FRCI alors que l’extrême majorité des FRCI sont des faux-FRCI et que, de ce fait, ils n’émargent pas sur le budget de l’Etat et vivent de rapines, rackets et autres tueries est un écran de fumée que Ouattara et la presse proche de lui veulent faire accepter aux Ivoiriens. Avec Ouérémi à la CPI, Ouattara commanditaire des massacres des Wê aura montré sa « bonne foi » en livrant un des siens. Le premier responsable et présumé coupable est bel et bien Alassane Ouattara; c’est lui qui devrait en premier lieu répondre des crimes imputés à ses troupes.


PLUSIEURS PHOTOS D’AMADE OUEREMI PROUVENT BIEN QU’IL APPARTIENT AUX FRCI

  

côte d'ivoire,réponse au général soumaïla bakayoko,non amadé ouérémi n’est pas un milicien,wazi guipié et steve beko

Amadé Ouérémi lors d’un rassemblement des FRCI à l’Ouest du pays

 

côte d'ivoire,réponse au général soumaïla bakayoko,non amadé ouérémi n’est pas un milicien,wazi guipié et steve beko

Amadé Ouérémi, posant fièrement aux côtés des autorités administratives de Duékoué

 

côte d'ivoire,réponse au général soumaïla bakayoko,non amadé ouérémi n’est pas un milicien,wazi guipié et steve beko

Amadé Ouérémi, arborant fièrement sa tenue FRCI

 

côte d'ivoire,réponse au général soumaïla bakayoko,non amadé ouérémi n’est pas un milicien,wazi guipié et steve beko

Amadé Ouérémi en compagnie des soldats des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI)



Wazi Guipié et Steve Beko


Source: INFO D'ABIDJAN.NET

APRES LA COTE D'IVOIRE ET LE MALI, C'EST A PRESENT AU TOUR DU BURKINA FASO DE CONNAITRE LA GUERRE, SELON UN DIPLOMATE FRANÇAIS


 

FRCI.jpg

Burkina Faso, prochain pays dans la tourmente!


Côte d'Ivoire, Mali, Burkina Faso... Un responsable du Quai d'Orsay fait des révélations.

 

Laurent Bigot, sous-directeur pour l’Afrique de l’ouest au ministère des Affaires Etrangères (au Quai d’Orsay) de France, a fait de graves révélations, le 2 juillet dernier lors d’un colloque sur la crise au Sahel à l’Institut français des relations internationales (Ifri). L’intervention du diplomate français à ce colloque censé restreint a fini par atterrir dans le «domaine public». Nous vous proposons quelques extraits d’un speech de vérité !

Le Sous-directeur pour l’Afrique de l’ouest du Quai d’Orsay, Laurent Bigot, dans son intervention «à titre personnel», préciset-il, plante le décor de la situation latente qui prévalait depuis une dizaine d’années au Mali, avec sa «démocratie de façade». Et ne manque pas dans son développement de relever la cruelle injustice dont a été l’objet le président Laurent Gbagbo à l’occasion de la crise dite post-électorale. Selon lui, c’est l’ex-président malien, Alpha Omar Konaré qui avait décidé de ce que Amani Toumani Touré fût président de la république après lui.

«C’est Alpha Oumar Konaré (le président sortant, ndlr) qui a décidé qu’Amadou Toumani Touré (ATT) deviendrait président en 2002. A l’issue du premier tour, ATT arrive en tête en 2002, avec une marge de 1% devant Soumaïla Cissé, dans un mouchoir de poche. Et la commission électorale annule 500.000 votes, environ 10% du corps électoral. Pour 300.000 votes de plus, on a déclenché le feu sur Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire l’année dernière. (…) Il y a eu des manipulations pour que ce soit Soumaïla Cissé et non Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) qui arrive en seconde position.

Des missions d’observation des élections étaient là, mais on s’est contenté des résultats. (…) En 2007, rebelote. ATT est élu dès le premier tour avec près de 70% des suffrages et un taux de participation de 30%, ce qui veut dire que 21% des électeurs maliens l’ont choisi. Cela fait une légitimité extrêmement faible. Et même sur ce scrutin, nous savions très bien que les fraudes ont été très importantes. C’est ça, la démocratie malienne», explique-t-il méthodiquement et magistralement dans son intervention.

Laurent Bigot glisse judicieusement le paradoxe ivoirien, avec l’injustice faite à Laurent Gbagbo pour montrer combien de fois le système peut être cynique. Concernant la crise malienne, il fait savoir que seule la façade est tombée. «Les déterminants de la crise étaient là depuis longtemps : corruption impliquant toutes les sphères, au plus haut niveau, jusqu’au palais présidentiel de Koulouba, une économie largement informelle (…), des trafics en tout genre», révèle le diplomate français. Qui juge sévèrement la classe politique malienne.

«C’est pathétique, le discours de la classe politique malienne est pathétique! Pas un homme ne sort du lot… Les deux tiers du territoire échappent à la souveraineté de l’Etat malien et on a une classe politique qui se bat encore pour entrer au gouvernement», fait savoir ce responsable au Quai d’Orsay. Le Burkina qui mène des médiations tout azimut dans la sous-région n’est pas élément étranger dans les dites crises. Notamment les crises ivoirienne et malienne. Il ne manque de relever, sur la base d’informations en sa possession, que le Burkina Faso pourrait être le prochain pays à s’écrouler. Le Burkina, «élément perturbateur dans la médiation qui a aggravé la crise au Mali» en imposant l’actuel gouvernement de transition, selon lui, pourrait être le prochain à s’effondrer.

Le Burkina, prochain pays à s’effondrer

«Ce n’est pas passé loin il y a un an (lors de la mutinerie des militaires, ndlr), ça peut tout à fait se reproduire. Il n’y a pas d’armée, pas de classe politique, une société civile plus ou moins organisée et surtout une économie en coupe réglée par le clan présidentiel, une corruption qui dépasse l’entendement, une implication dans les trafics de la sous-région jusqu’au proche entourage du président», dépeint-il la situation au pays dit des hommes intègres.

Faisant ainsi le procès du pays de Blaise Compaoré qui selon ses dires n’est pas loin de basculer. Il estime à juste titre pour lui donc que le Burkina Faso sera le prochain Etat à s’effondrer après le Mali. Une intervention du diplomate français qui continue de faire jaser. Surtout au pays des hommes intègres, où les autorités n’ont pas manqué récemment d’élever une protestation auprès de l’ambassadeur de France à Ouaga, le Général Emmanuel Beth.

 

Frank Toti, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"

LE GOUVERNEMENT SUSPEND LES DROITS D'INSCRIPTION UNIVERSITAIRES

 

ALASSANE OUATTARA ET AHOUSSOU JEANNOT.jpg

 

Le gouvernement veut se dédouaner et montrer patte blanche dans la scabreuse affaire de l'augmentation disproportionnée des frais d'inscription dans les universités publiques et feint de ne pas avoir été informé des mesures prises par les présidents qu'il a nommés, contre toutes les dispositions fonctionnelles, à la tête de nos universités. Des sbires de service ne peuvent pas montrer une telle indépendance. En tout cas, pas dans la Côte d'Ivoire de Ouattara. Mais personne n'est dupe, de toutes les façons. C'était juste un ballon d'essai. Qui est d'ailleurs très mal passé. En lisant entre les lignes du communiqué du Conseil des ministres, on comprend aisément que la mesure n'est pas encore enterrée ni le danger écarté. Ouattara a fait dans l'outrance pour mieux faire passer la pilule de la hausse qui va bientôt être imposée aux Ivoiriens, sous le prétexte fallacieux que l'Etat, par cette baisse relativement substantielle, a consenti un grand sacrifice. Vigilance, vigilance! C'est 6.000 F CFA ou rien! Il faut bien que la pluie de milliards célébrée par Ouattara et sa presse serve à quelque chose!!! Ou bien? Bonne lecture!

 

La mesure d’augmentation des droits d’inscription dans les universités publiques de Côte d’Ivoire a été suspendue par le président ivoirien. C’est du moins l’une des informations essentielles que l’on peut retenir d’un conseil de ministre tenu ce mercredi au Palais présidentiel au Plateau. 

Cette décision fait suite à la situation actuelle de pauvreté que connait le pays, a rappelé le ministre des TIC, Nabagné Koné Bruno. Le porte-parole du gouvernement a cependant reconnu que la décision de la conférence des présidents de l’Université ne pouvait pas aboutir pour l’heure d’autant plus qu’elle vient en contradiction avec certains textes. « La mesure a besoin d’être validée par le comité de gestion des universités. Et elle a besoin d’être validée par le ministre en charge de l’enseignement supérieur,» a ajouté le porte-parole du gouvernement. Pour l’heure le gouvernement prend l’engagement de poursuivre les réflexions sur ce sujet. « Les réflexions vont se poursuivre jusqu’à une prochaine réunion du conseil des ministres et à cette occasion une décision définitive sera prise en prenant compte au moins deux aspects. La qualité de travail fourni par un certain nombre d’étudiants et en prenant en compte également une progression qui permettra d’étaler cette augmentation sur quelques années pour éviter que les choses soient faites aussi brusquement telles qu’elles nous ont été présentées, » a-t-il insisté. En cas d’augmentation, le ministre des TIC prévient qu’elle pourra se faire sur deux ou trois ans en fonction du niveau qui seront retenus par le conseil de l’université et le conseil de ministres. 

Par ailleurs une décision a été prise par le gouvernement pour suspendre temporairement les droits et taxes d’entrées sur le riz. « Le gouvernement vient de prendre une mesure courageuse qui consiste à suspendre pour trois mois, les taxes et droits d’entrés sur le riz pour permettre de bloquer temporairement le prix du riz en attendant que les autres mesures prises pour baisser le prix entrent en vigueur, » a annoncé Nabagné Bruno Koné. 

Le conseil a également décidé du lancement des opérations préparatoires aux recensements de la population et de l’habitat. « Le premier recensement en CI a eu lieu en 1975 et depuis la loi disposait que tous les 10 ans un recensement devait se faire en Côte d’Ivoire. Il y a eu un second en 88, un troisième en 2008 depuis malheureusement plus d’autre. Il est proposé de faire un recensement en 2013 et en 2014 de la population et de l’habitat. 

C’est une mesure importante parce que c’est la bonne connaissance de la population qui permet de mieux planifier le développement de notre pays, » enfin conclu le porte-parole du gouvernement.

 

Wassimagnon


Source: KOACI.COM