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mercredi, 01 août 2012

EXCLUSIF: VOICI LE VERITABLE SOCLE DE LA CRISE IVOIRIENNE!


côte d'ivoire,voici le véritable socle de la crise ivoirienne,rapport du conseil économique et social sous bédié (octobre 1998,«immigration en côte d'ivoire,le seuil du tolérable est largement depassé (1)

 

La boîte de Pandore ouverte par le PDCI qu'il a été incapable de gérer, sa véritable semence vite oubliée qui, en plus de "l'insolence géologique" connue du sous-sol de la Côte d'Ivoire, est à la base du massacre du peuple ivoirien...

Document à lire, à partager et à conserver!

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RAPPORT DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL SOUS BEDIE (Octobre 1998)



TITRE: «IMMIGRATION EN COTE D'IVOIRE: LE SEUIL DU TOLERABLE EST LARGEMENT DEPASSE (1)» (Extraits...)



«[…] Face à l’importance considérable et toujours grandissante du phénomène de l’immigration en Côte d’Ivoire et aux risques encourus par la population aux plans de la sécurité, de l’unité nationale et de la paix sociale, le conseil économique et social a pris l’initiative d’une réflexion sur le sujet, dans l’espoir d’attirer l’attention des autorités sur la réalité de l’immigration dans notre pays […].

LE BILAN SUR LE PHENOMENE DE L'IMMIGRATION EN COTE D'IVOIRE, SES CAUSES ET SES CONSEQUENCES ...

[…] L’immigration qui a commencé en Côte d’Ivoire pendant la période de la colonisation, s’accroît d’année en année pour engendrer aujourd’hui une population d’origine étrangère dont l’importance dépasse de très loin le seuil de tolérance acceptable pour un peuple.

Une présence étrangère aussi massive ne peut manquer d’avoir des répercussions diverses sur tous les plans de la vie socioculturelle, économique et politique.

[…] Cette immigration galopante a transformé la structure même de la population du pays.

[…] C’est dès les années 1930, sous la colonisation que l’immigration en Côte d’Ivoire a commencé sous sa forme actuelle. C’est le pouvoir colonial qui avait créé et entretenu ces migrations vers la Côte d’Ivoire pendant toute cette période pour une exploitation maximale des potentialités culturales et naturelles de l’ère coloniale.

[…] C’est ainsi que l’exHaute-Volta, dont les habitants paraissaient valeureux au travail aux yeux de l’administration coloniale, a été momentanément rattachée à la Côte d’Ivoire pour favoriser et accentuer le recrutement de la main d’œuvre […]. Après l’indépendance, la Côte d’Ivoire a poursuivi son développement par la mise en place d’une politique de valorisation attractive de la main d’œuvre étrangère (libre entrée sur le territoire, revenus rémunérateurs et transférables, emplois disponibles…) et ainsi permis aux immigrants de continuer à affluer dans le pays.

[…] La politique d’ouverture, libérale, hospitalière et pacifique prônée et pratiquée par la Côte d’Ivoire du président Félix Houphouët-Boigny (fondateur du RDA) et de son digne successeur, le président Henri Konan Bédié, concrétisée par divers accords de libre circulation, de libres échanges économiques (ex: celui de la Cedeao) et l’hospitalité bien connue de l’Ivoirien, ont énormément contribué à favoriser cette immigration […].

LES CONSEQUENCES DE L'IMMIGRATION EN COTE D'IVOIRE

a) Les conséquences sur l’équilibre démographique naturel et la vie politique

[…] L’augmentation accélérée de la population active, une des sources du chômage des Ivoiriens, l’accélération du phénomène de métissage culturel, source d’enrichissement mais aussi de déséquilibre socioculturel, le cas de ces étrangers de la 2e génération représentant 42 % de la population étrangère en 1988. Cet autre phénomène connaît une telle expansion liée à la plus grande fécondité de ces femmes et couples étrangers que certaines projections estiment que la moitié du nombre des étrangers vivant en Côte d’Ivoire est née dans ce pays! Certains Ivoiriens se posent la question de savoir si ces étrangers de seconde génération, actuellement estimés à 1 500 000 personnes, ne vont pas revendiquer la nationalité ivoirienne par le fait de leur naissance en Côte d’Ivoire? Et s’ils l’obtiennent, ne vont-ils pas utiliser le libéralisme politique qui caractérise notre pays pour revendiquer des droits politiques, et notamment tenter de conquérir le pouvoir d’État au détriment des Ivoiriens de souche?

b) Les conséquences socio-économiques

Nul n’ignore le poids économique assumé par ces immigrés.

En effet, malgré leur faible niveau d’instruction en général, ils ont la mainmise sur le commerce dans ce pays, occupant ainsi la majorité des emplois du secteur informel (Libano-Syriens, Mauritaniens, Maliens). Il en résulte que les Ivoiriens de souche sont plus frappés par le chômage (6,4 %) que ces immigrés (3,6 %).

[…] La mainmise de ces immigrés sur les emplois dans certains secteurs d’activité nationale (commerce, transport routier, entreprises agro-industrielles, boucherie, etc.) est telle qu’ils empêchent les Ivoiriens de leur faire concurrence. Le phénomène n’a pas échappé au président de la République qui disait récemment aux députés: «En confectionnant la loi sur la préférence nationale, nous devons nous demander si l’exercice des petits métiers comme le marchand de charbon ne devra pas être exclusivement réservé à des jeunes Ivoiriens et Ivoiriennes patentés».

Par ailleurs, ces entreprises d’étrangers emploient très peu d’Ivoiriens, dont les salaires sont plutôt sous-évalués, et en général non déclarés à la CNPS […]. Enfin, nombreux sont ceux qui pensent que ces entreprises étrangères jouent un rôle considérable dans le phénomène de la corruption en Côte d’Ivoire, au grand détriment des caisses de l’État […].

L’immigration devient de plus en plus une des causes structurelles de l’accroissement de la pauvreté des Ivoiriens […].

c) Les conséquences sur la sécurité et la paix sociale

L’ampleur du nombre de la population des étrangers en Côte d’Ivoire risque, si ce n’est déjà le cas, de constituer un facteur d’insécurité dans le pays […].

– Les résultats du dernier recensement des populations effectué en Côte d’Ivoire en 1988 montrent clairement que ce sont les étrangers qui habitent, dans leur très grande majorité, les quartiers précaires, reconnus comme les nids des malfrats […].

Quant aux statistiques sur les infractions criminelles de 1989 […], elles ont relevé la grande implication des étrangers dans la criminalité: 69 % des vols avec effraction, 67 % des infractions sexuelles, 58 % des vols à main armée et plus de 50 % des coups et blessures sont à l’actif de malfrats étrangers.

– L’afflux d’immigrés de confession islamique (73 % des étrangers en provenance des pays frontaliers nordiques) a considérablement modifié l’équilibre religieux préexistant […]. Une telle rupture d’équilibre, dans un domaine aussi sensible, pourrait amener certains esprits à tenter d’exploiter l’appartenance religieuse à des fins politiques, toute chose qui dessert l’unité et l’harmonie nationales, et menace la paix sociale si chère à notre pays.

LES PROPOSITIONS

Face à ces risques réels, liés à l’ampleur extraordinaire prise par le phénomène d’immigration dans le pays, le Conseil économique et social suggère aux autorités compétentes quelques propositions […].

Ainsi, la gestion de l’immigration devra être dorénavant caractérisée par la mise en œuvre des mesures suivantes:

– la suppression de la libre immigration;

– l’établissement du principe de la réciprocité avec les pays qui n’accordent pas à notre pays les mêmes facilités d’immigration que nous leur donnons (obligation du visa);

– l’élaboration d’un Code national d’immigration fondé sur le respect des engagements internationaux pris par la Côte d’Ivoire;

– l’affectation aux frontières (dans les services de police, gendarmerie, douanes) d’agents ivoiriens honnêtes, assermentés et patriotes, à même d’appliquer rigoureusement les mesures préconisées par le gouvernement pour contrôler et maîtriser l’immigration dans le pays;

– une politique rigoureuse dans la délivrance des certificats de nationalité, des passeports, des cartes nationales d’identité et des naturalisations;

– la nécessité de produire le passeport ou la carte nationale d’identité mentionnant la nationalité de l’immigrant;

– l’instauration d’échanges réguliers entre les services frontaliers d’immigration, les ambassades et consulats, avec la direction générale nationale de la statistique en charge des questions démographiques;

– la création d’un Observatoire national de l’immigration;

– l’instauration d’une politique démographique plus hardie, susceptible de contribuer à limiter l’immigration;

– le maintien et l’application stricte des dispositions constitutionnelles récemment adoptées par le Parlement et portant sur le code électoral, précisément sur les conditions d’éligibilité à la présidence de la République et autres postes politiques;

– la révision en vertu de la réciprocité, des codes foncier et urbain dans leur principe de l’octroi de terrains à bâtir et de propriétés foncières à des étrangers. Toute rétrocession dans ce contexte doit l’être préférentiellement en faveur d’Ivoiriens de souche ou de l’État;

– la restructuration pour une meilleure gestion des quartiers précaires qui se sont révélés être de vrais nids de malfrats étrangers;

– la détention par des Ivoiriens d’un pourcentage minimum (à définir), du capital des sociétés et entreprises créées par des étrangers dans notre pays;

– définir la proportion minimale des agents ivoiriens parmi l’ensemble des employés exerçant dans ces entreprises étrangères;

– exiger une rémunération convenable (Smig) de ces agents ivoiriens qui devront être déclarés à la CNPS;

– dans la mesure du possible, prendre les dispositions utiles pour réduire le niveau de transfert des fonds par les entreprises étrangères;

– favoriser la mise au travail des Ivoiriens (fonds sociaux, etc.).

CONCLUSION

Il apparaît clairement que le seuil tolérable a été largement dépassé dans notre pays, exposant celui-ci à des risques sérieux de perturbations de l’équilibre socio-démographique, de l’unité, de l’harmonie et de la paix sociales si chères à la Côte d’Ivoire.

S’il est vrai qu’aucun pays au monde ne peut vivre en vase clos, il est aussi vrai que chaque pays doit, dans son intérêt, prendre les dispositions adéquates pour ne pas se laisser envahir par l’étranger. Ce n’est pas de la xénophobie, c’est une simple question de sauvegarde nationale.»

(1) Rapport publié dans Le Jour, Abidjan, n° 1251, jeudi 8 avril 1999.


(Source : http://www.politique-africaine.com/)


Source: COTE D'IVOIRE MA TERRE

QUAND LE MENSONGE ODIEUX LE DISPUTE A LA MECHANCETE DIABOLIQUE - A PROPOS DE SIMONE GBAGBO: LES CONTRE-VERITES DE OUATTARA

 

 

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Ouattara fait preuve de cynisme en parlant de Simone Gbagbo.

 

« Mme Gbagbo n’a jamais dit qu’elle se sent bien en prison à Odienné. Elle n’a pas non plus refusé d’être transférée à Abidjan pour des soins. Son état de santé est préoccupant, il faut donc se garder de dire des contrevérités à son endroit », a soutenu hier un des avocats de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire. Même son de cloche pour cette proche de Mme Simone Gbagbo qui précise : « Elle n’a jamais été saisie à ce propos. On ne lui a jamais demandé quoique ce soit ».

Ces réponses démontrent clairement que les affirmations du chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, relativement à Mme Simone Gbagbo sont totalement contraires à la vérité. Ni les avocats, ni les proches de la prisonnière politique d’Odienné, nord de la Côte d’Ivoire, n’ont intérêt à mentir. D’autant qu’il s’agit de la vie d’une personne qui leur est chère. Par contre, c’est bien l’actuel régime ivoirien qui croirait trouver son sésame dans le mensonge cynique sur le sort injuste que subit Simone Gbagbo, victime de la Justice des vainqueurs appliquée par Alassane Ouattara, depuis son installation au pouvoir, en avril 2011.

Désarçonné par les révélations faites par le quotidien Notre Voie, dans son édition du vendredi 27 juillet 2012 (voir article plus bas, Ndlr), concernant le traitement dégradant et inhumain auquel il soumet Mme Gbagbo, depuis plus d’un an, Alassane Ouattara tente de se défendre en embouchant la trompette de la démagogie. « Oui, elle est bien traitée. Nous voulions lui proposer d’être transférée plus près d’Abidjan, mais elle a estimé que ça n’était pas nécessaire, qu’elle est bien là où elle est, dans le nord-ouest du pays », a-t-il affirmé dans une interview accordée récemment au quotidien français, Le Journal du Dimanche (Jdd). Cette déclaration de M. Ouattara suscite le commentaire suivant : Mme Gbagbo n’a jamais demandé à être arrêtée, brutalisée puis détenue à Odienné en isolement.

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Une Mme Gbagbo totalement amaigrie que Ouattara prétend se sentir bien à Odienné (Photo récente datant du 19 Mai 2012)


Cesont les forces armées pro-Ouattara appuyées de l’Onuci et l’armée française qui l’ont conduite là où elle est. C’est donc le régime Ouattara qui la détient prisonnière dans des conditions exécrables.

Comment une personne qui n’a pas demandé à être dans un mouroir peut-elle s’y sentir à l’aise au point de refuser d’en sortir ?

L’argument d’Alassane Ouattara est donc totalement inopérant. Selon des sources judiciaires concordantes, ce sont les avocats de Mme Gbagbo qui, au vu de l’état de santé critique de leur cliente, ont approché le juge d’instruction en charge du dossier de l’ex-Première dame pour émettre le souhait qu’elle soit transférée à Abidjan ou à Bonoua afin de bénéficier de soins médicaux.

Il y a quelques jours, l’avocat principal de Mme Gbagbo, Me Ciré Clédor Ly, a adressé un courrier de protestation au directeur de l’hôpital d’Odienné au sujet de la situation que vit sa cliente

 

Didier Depry

didierdepri@yahoo.fr


In le quotidien ivoirien "Notre Voie" du mardi 31 juillet 2012.


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Traitement inhumain et dégradant: Le régime d'Alassane Dramane Ouattara tue Simone Gbagbo à petit feu



Si Simone Gbagbo a échappé à la mort lors des bombardements français d’avril 2011, elle pourrait en revanche survivre difficilement à ses conditions de détention. « Notre cliente pourrait perdre la vie si rien n’est fait. Elle est dans des conditions de détention inacceptables. Elle meurt à petit feu. Au nom de la dignité humaine, il ne faut pas se taire sur tout cela ». L’un des avocats de l’ex-Première dame de Côte d’Ivoire, Mme Simone Ehivet Gbagbo, est formel : l’épouse du Président Laurent Gbagbo est en danger de mort. Détenue, en isolement total, depuis 16 mois dans un « goulag » du régime Ouattara à Odienné, nord du pays, Simone Gbagbo est soumise à un traitement dégradant et inhumain qui risque de lui être fatal. « Elle a même des difficultés pour se déplacer », précise-t-il. 

En effet, le conseil principal de Mme Gbagbo, Maître Ciré Clédor Ly, également avocat de Michel Gbagbo, qui s’est rendu à Odienné, il y a quelques jours, a-t-on appris, pour visiter sa cliente, a fait le même constat. L’état de santé de l’ex-Première dame, ancienne député d’Abobo, ancienne présidente du groupe parlementaire Fpi et deuxième vice-présidente du Front populaire ivoirien (Fpi, ex-parti au pouvoir), l’a si écœuré qu’il a adressé, dès son retour d’Odienné, des courriers de protestation au directeur de l’hôpital général d’Odienné, à la doyenne des juges d’instruction, Mme Cissé Makoni et au juge d’instruction chargé du 10ème cabinet du tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau, Koné Mamadou. Aux fins de les interpeller sur la situation que vit Simone Gbagbo qui est visiblement sans soins appropriés alors que son état de santé se dégrade dangereusement de jour en jour. 

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Des témoignages qu’attestent bien une photo prise le 19 mai dernier et postée sur le réseau social Facebook. On y découvre une Simone Gbagbo qui a certes gardé le sourire, de toute évidence pour les besoins de la photo, mais qui a énormément perdu du poids. Elle est totalement amaigrie. «Ils sont en train de la tuer à petit feu », s’est ému un de ses proches. 

C’est le même traitement inhumain qu’avait subi son époux, Laurent Gbagbo, lorsqu’il était détenu à Korhogo, toujours dans le nord du pays, par le régime Ouattara. Ses conditions de détention qui étaient ceux d’un mouroir ont gravement affecté son état de santé. Le président Gbagbo, lui-même, a rendu un témoignage émouvant lors de sa première comparution à la Cour pénale internationale (Cpi), le 5 décembre 2011. Les examens médicaux réalisés à La Haye l’ont confirmé. Aujourd’hui, il en porte les séquelles à La Haye. Les organisations de défense des droits de l’homme sont interpellées.


In le quotidien ivoirien "Notre Voie" du vendredi 27 juillet 2012.

FRATERNITE MATIN DANS LA TOURMENTE - UN GROUPE DE TRAVAILLEURS: «VENANCE KONAN EST DEPASSE»

 

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Le quotidien gouvernemental, Fraternité Matin est dans la tourmente depuis quelques jours. Son DG, le journaliste Venance Konan, fait feu de tous bois à travers des interviews dans les journaux pour expliquer ses choix. Apparemment sans convaincre ses propres travailleurs. Certains ont choisi de passer par une lettre ouverte à travers votre quotidien, Notre Voie, pour donner leur point de vue. Pour le droit à la parole, nous publions leur courrier.

 

« Monsieur le Directeur de Publication de Notre Voie,

Nous vivons depuis quelque temps, nous travailleurs de Fraternité Matin, une bien curieuse situation sous la direction de M. Venance Konan, notre DG. Cette situation est telle que nous sommes dans l’obligation de passer par votre canal pour prendre à témoin les autorités étatiques et l’opinion nationale.

En effet, arrivé à la tête de notre entreprise commune en avril 2011, M. Venance Konan a bouclé un an de présence. Sans vouloir prendre position dans les nombreuses affaires de licenciement qui alimentent l’actualité, nous, travailleurs de Fraternité Matin, sommes simplement inquiets pour notre avenir.

En effet nous observons beaucoup de tâtonnements dans la gestion de l’entreprise d’une part et une ambiance délétère généralisée. En raison de ses élans de tribalisme et de clanisme, M. Venance Konan a pourri les relations de fraternité qui faisaient la force de notre entreprise. Aujourd’hui, la délation et la suspicion arpentent les couloirs pour faire ou défaire des carrières. Qui a raison ? Qui a tort ? Qui a volé quoi ? Qui a volé combien ? Nous, les petits, nous ne le savons pas.

M. Jean Baptiste Akrou a déclaré le jour de la passation des charges, le 30 avril 2011, plus de 509 millions d’argent disponibles. Laissés à son successeur, M. Venance Konan. Mieux, à la suite de la première Assemblée générale de Fraternité Matin tenue depuis plus de quinze ans, en octobre 2010 à l’Ivoire Golf Club, le Conseil d’administration a félicité l’ex-Directeur général et ses chefs de départements pour bonne gestion. Chacun a perçu un bonus parce que tous les comptes de l’entreprise venaient d’être certifiés pour la première fois depuis 40 ans. Faut-il croire que le conseil d’administration et les experts comptables assurant le commissariat aux comptes sont incompétents ou complices ? Ensuite, la Présidence de la République a offert 650 millions pour l’achat d’une rotative. En lieu et place d’une nouvelle machine, c’est une rotative de seconde main qui a été achetée. Depuis son acquisition, elle n’a jamais tourné correctement durant un mois entier. Les pannes succèdent aux pannes.

Hier, Fraternité Matin tirait en moyenne à 26.000 exemplaires par jour et nous étions de loin 1ers. Aujourd’hui nous sommes tombés à 19.000 exemplaires par jour. Pourquoi avons-nous tant chuté et continuons de dégringoler ? Les ateliers de l’imprimerie sont vides. Que font donc les personnes censées apporter des marchés ?

Tout cela nous inquiète car en raison des quotas imposés à la publicité, nos ressources diminuent. Avec des hypothèques sur nos salaires. Il se murmure qu’un plan de compression portant sur 100 personnes est envisagé. Nous sommes inquiets. Au moment où M. Venance Konan célèbre la bonne gouvernance dans ses éditoriaux, il vient de licencier Alhouceine Sylla parce qu’il a révélé que 60% des achats se font en dehors du service d’achat dont il a la charge. Au vu de tous ces indicateurs, l’avenir nous parait incertain avec le duo Venance Konan – Koné Moussa. Faut-il le rappeler, M. Koné Moussa est le premier DGA de l’histoire de Fraternité Matin à être nommé à ce poste. A sa nomination, il a été présenté comme gestionnaire chevronné. Force est de constater aujourd’hui que c’est tout le contraire qu’il nous démontre. Ses tendances dépensières avec la réfection à coup de millions de son bureau ont alerté les travailleurs. Depuis lors, il accumule les entraves à l’orthodoxie de la bonne gestion.

Même s’il a été grand journaliste, Venance Konan semble être dépassé aujourd’hui. Dépassé par les enjeux de la réconciliation et de la paix. Dépassé par la gestion d’un journal d’Etat ouvert à toutes les sensibilités. La ligne éditoriale actuelle de Fraternité Matin ne rassemble pas les Ivoiriens qui du coup s’en détournent ! Le Président Ouattara a, lui-même, récemment reproché aux journalistes ivoiriens dont ceux de Fraternité Matin, leur trop grand militantisme. Ceci est donc un SOS pour plus de 300 familles menacées par les errements de Venance Konan à Fraternité Matin. Merci de nous aider à faire connaitre nos préoccupations ».

 

Un groupe de travailleurs de Fraternité Matin


In le quotidien ivoirien "Notre Voie" du 1er Août 2012.

LE DERNIER MOT DES EXILES IVOIRIENS AU PRESIDENT JOHN EVANS ATTA MILLS

 

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Excellence, Président  Professeur John Evans ATTA MILLS, je voudrais, au nom de tous les ivoiriens et ivoiriennes, enfants, jeunes et vieux, exilés dans votre pays et dans la sous-région, vous dire tout simplement merci. Merci, parce que nous étions pourchassés et vous nous avez sauvés. Nous étions sans logis et vous nous avez logés. Nous avions faim et vous nous avez donné à manger. Nous avions soif et vous nous avez donné à boire… En faisant tout cela, vous avez grandement honoré le SEIGNEUR, notre DIEU, qui vous rappelle à lui.     

Excellence, permettez que je rappelle ce que vous nous avez dit lors de notre première rencontre, à propos de la crise ivoirienne: «Au cours des réunoins avec mes pairs, j’étais isolé parce je demandais qu’il n’y ait pas de guerre en Côte d’Ivoire, car la guerre ne résoudra aucun probleme»… Oui,  Excellence, on voit bien aujourd’hui que la guerre n’a rien résolu en Côte d’Ivoire et vous aviez raison.              

Excellence, que le SEIGNEUR,  dans sa bonté infinie, vous couvre de sa grâce et vous mette à sa droite, parce que vous avez été sur la terre des hommes, un homme bien.

 

 Dr ASSOA ADOU

 Président et porte-parole de la coordination FPI en exil

mardi, 31 juillet 2012

QUI PROTEGE LE CHEF DE GUERRE DU MONT PEKO? - L'ETAT IVOIRIEN INTERPELLE

 

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Le burkinabé Amadé Ouérémi arborant une tenue FRCI. Comment est-ce possible?


Ouest de la Côte d'Ivoire: Amadé Ouérémi, la grande inquiétude - Qui protège le chef de guerre du Mont Péko? - L'Etat interpellé.

 

Il ne fait aucun doute qu'il règne en véritable seigneur dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire, précisément dans la forêt classée du Mont Péko. Amadé Ouéremi, à l'état civil Ouédraogo Rémi, est aussi bien connu des autorités ivoiriennes, et même au niveau international.

Selon certaines sources, il est né en 1964. Originaire du Burkina Faso, il s'est installé avec ses parents dans le village de Bagohouo en 1986.

D'abord réparateur de vélos, Amadé a ensuite trouvé refuge en 2003 dans la forêt du Mont Péko qu'il a appris à connaître et à maîtriser. Reconverti en planteur, sa bonne connaissance de cette immense forêt classée, fait de lui le maître des lieux. Tout le monde ne jure que par son nom. A la faveur de la crise qui a éclaté en Côte d'Ivoire en septembre 2002, et qui a connu de fréquents rebondissements jusqu'à la bataille post-électorale, Amadé Ouéremi se retrouve à la tête d'une troupe de combattants disséminés dans cette forêt et dont le nombre exact n'est pas connu. Certains les estiment à 400 combattants, d'autres parlent de moins de 100 combattants.

Toutefois, il faut le noter, le jeune réparateur de vélos a échangé les clés et autres tourne-vis, contre les fusils calibre 12 et les Kalachnikovs. Il s'est ainsi bâti un territoire et une armée qui échappent encore aux autorités. Selon un agent des Eaux et Forêts dont nous taisons le nom, Amadé Ouéremi et ses combattants sont effectivement maîtres dans la forêt classée du Mont Péko. Au cours d'une mission d'inspection et d'évaluation dans cette forêt, témoigne-t-il, lui et ses compagnons se sont cru en terrain conquis, lorsqu'ils ont vu des hommes armés sortir des broussailles par petits groupes pour les encercler. Les assaillants les ont sommés de quitter les lieux dans le quart d'heure qui suivait, menaçant de les tuer. Toute chose qui démontre la dangerosité de cette forêt devenue un camp militaire sur lequel règne Amadé Ouéremi. Mais là-dessus, c'est motus et bouche cousue. Ce qui n'est cependant pas le cas des organismes internationaux de défense des droits de l'Homme (Human Rights Watch, et Amnesty International) dont les différents rapports l'épinglent bien souvent pour des cas de violations « graves » des droits de l'Homme dans l'Ouest de la Côte d'Ivoire.

Des tueries et massacres qui ont été perpétrés à Duékoué sont mis sur le compte de ce national burkinabé. Ses hommes et lui ont été notamment accusés dans un rapport de l'ONU publié en mai 2011, d'être les auteurs des massacres du quartier Carrefour, toujours à Duekoué pendant la bataille post-électorale. Dans son dernier rapport pour l'année 2011 rendu public le lundi 23 juillet dernier, la Commission nationale des droits de l'Homme de Côte d'Ivoire (CNDHCI) a encore cité Amadé Ouéremi et ses combattants comme les instruments de la spoliation des terres des autochtones guéré au profit des allogènes burkinabé. « La milice à Amadé Ouéremi qui occupe la forêt classée du Mont Péko en constitue un exemple probant », dénonce le rapport de la CNDHCI, soulignant que cette spoliation des terres constitue des risques d'explosion des conflits fonciers encore latents dans la région Ouest.

Le silence coupable de l'Etat

Parler d'Amadé Ouéremi et de ses hommes semble être classé dans la catégorie des crimes d'atteinte à la sûreté de l'Etat. Même les autorités de la ville de Duekoué ne s'autorisent aucun commentaire de façon ouverte ou désobligeante sur son cas. Dans les circuits officiels de l'appareil étatique, c'est aussi le silence.

Et pourtant, il est de notoriété publique que Amadé Ouéremi est installé dans la forêt classée du Mont Péko, à la tête de centaines de combattants. Pourquoi est-il dans cette forêt ? Avec l'autorisation de qui ou sous la protection de qui ? Est-il membre des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ? Des dozos ? Pour qui travaille-t-il ? Pourquoi n'est-il pas désarmé ? Autant de questions qui ont tout leur sens dans cette région du Guémon en proie à l'instabilité chronique. Il faut toutefois souligner que Amadé Ouéremi se réclame des ex-Forces nouvelles. Il arbore fièrement une tenue militaire estampillée FRCI et faisait partie, avec ses hommes, du contingent qui a combattu aux côtés des forces républicaines pendant la crise post-électorale. Au moment où il est de plus en plus question de pacifier l'Ouest, le cas Ouéremi devrait interpeller les autorités. Sur le volet du désarmement, certes le seigneur du Mont Péko et ses combattants se sont prêtés volontiers à deux séances de dépôt des armes.

D'abord, le 10 août 2011 avec l'Onuci, qui a vu 85 éléments déposer les armes, ensuite le 30 septembre 2011, toujours avec la mission onusienne, en collaboration avec la commission nationale sur les armes légères. Cette dernière opération a enregistré le désarmement de 28 combattants, dont les tenues militaires ont été brûlées. D'autres séances de désarmement concernant les troupes d'Amadé Ouéremi étaient prévues. Ont-elles eu lieu ? On n'en sait pas plus. Cela laisse toutefois croire qu'ils sont nombreux, ses éléments encore en armes dans la forêt classée. Cette présence sur ce site, supposé être inviolable par les hommes, devrait à elle seule interpeller les autorités ivoiriennes, afin de mettre fin au séjour d'Amadé Ouéremi et ses combattants dans la forêt classée du Mont Péko.

 

Hamadou Ziao, in le quotidien ivoirien "L'Inter"


Source: IVORIAN.NET

ALASSANE OUATTARA, LE TEMPS DE L'ISOLEMENT DIPLOMATIQUE

 

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Au-delà des flonflons de la communication officielle et des images de poignées de main avec les grands de ce monde, il est aujourd’hui évident que le régime d’Alassane Ouattara vient d’entrer dans une nouvelle phase dans son rapport avec ce qu’il est convenu de nommer «la communauté internationale». Très clairement, l’actuel maître d’Abidjan est mis à l’épreuve par les puissances qui l’ont soutenu et ont participé à le hisser sur le trône sur lequel il siège depuis le 11 avril 2011. Le temps des complaisances est fini. Vient celui du doute, de la prise de distance voire de l’isolement.

Alors que tous les regards ivoiriens étaient fixés sur Paris, scrutant avec angoisse les moindres paroles de François Hollande, c’est de New York, le siège des Nations Unies, que sont venus les signes les plus pertinents. Ainsi, le Conseil de sécurité a refusé d’accéder au souhait du régime d’Abidjan de voir maintenus les 10 968 Casques bleus présents sur le sol ivoirien, et a réduit leur nombre à 8 837. Le message est limpide : «Débrouillez-vous pour assurer progressivement les missions régaliennes dévolues à chaque Etat. Nous en avons fait assez pour vous. Prenez vous désormais en main.» En cette époque de crise financière mondiale, le gaspillage de l’argent du contribuable mondial au profit d’un exécutif qui préfère armer des milices ethniques – les Dozos – plutôt que de travailler à la mise en place des conditions d’une paix durable est de plus en plus difficile à admettre.

Une feuille de route impérative du Conseil de sécurité

Vendredi dernier, il s’est passé quelque chose d’assez inhabituel. Lors d’un point de presse, Bert Koenders, le patron de l’ONUCI, a utilisé un ton particulièrement dur pour transmettre «les grands messages du Conseil de sécurité de l’ONU». Des messages qui ont tout l’air d’une feuille de route impérative.

- Le Conseil de sécurité «prie instamment le Gouvernement ivoirien de veiller le plus rapidement possible à ce que, quels que soient leur statut ou leur appartenance politique, tous les auteurs de violations graves des droits de l’homme ou d’atteintes au droit international humanitaire, en particulier celles commises pendant la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, soient traduits en justice, comme le lui imposent ses obligations internationales». Haro sur la justice des vainqueurs ! Le régime doit désormais livrer, pour sa survie, ses propres enfants ! Tous aux abris !

- Le Conseil de sécurité prie également le Gouvernement de veiller, le plus rapidement possible, «à ce que tous les détenus soient informés de leur statut en toute transparence et engage le Gouvernement ivoirien à continuer de coopérer avec la Cour pénale internationale». Koenders précise : «Je lance donc un appel au Gouvernement ivoirien à mettre fin à l’impunité». Guillaume Soro et les com’zones ont du souci à se faire ! Ils risquent de payer par leur incarcération le choix de Ouattara d’envoyer Gbagbo à La Haye.

- Le Conseil de sécurité estime qu’il faut en faire plus pour la réconciliation. «Il y a une certaine demande du Conseil de sécurité d’accélérer le processus», commente Koenders. Il faut faire «participer activement les groupes de la société civile», pour «remédier aux causes profondes des crises que connaît la Côte d’Ivoire». Il faut «dégager un large consensus national sur la façon de régler les questions d’identité et de propriété foncière», ce qui signifie que l’Assemblée nationale monopolisée par la coalition au pouvoir n’est pas l’endroit le mieux indiqué pour trancher ce sujet. Le gouvernement doit «ménager un espace politique à l’opposition», en particulier celle qui n’est pas représentée à l’Assemblée nationale. Il doit clarifier ses intentions en matière de DDR, et l’ONUCI doit avoir un droit de regard sur ce chantier.

- Pour les élections locales et régionales, le gouvernement doit favoriser «la représentation politique», c’est-à-dire convaincre l’opposition d’y participer. Il doit faire «les réformes électorales utiles», notamment, on l’imagine, en rééquilibrant la Commission électorale indépendante (CEI). Il doit faire régner la «sécurité» et choisir une «date opportune». La participation de l’opposition représentative, c’est-à-dire le FPI, est clairement un enjeu.

C’est l’ONU qui a accompagné la mascarade électorale qui s’est déroulée lors des dernières législatives, alors que ce qu’elle décrie aujourd’hui était déjà en place ; c’est l’ONU qui s’est félicitée de ce scrutin vicié d’avance ; c’est l’ONU qui reprend aujourd’hui implicitement à son compte les arguments de l’opposition complètement ignorés hier. Ainsi, dans une récente dépêche, IRIN, service de nouvelles dépendant du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies (OCHA) évoque les «enlèvements», les «arrestations» et les mauvais traitements infligés par les FRCI et les Dozos à des jeunes, notamment ceux qui ont été présentés comme «des mercenaires fomentant un coup d’Etat».«Nous n'avons pas vu la lumière du soleil pendant dix jours. Des hommes armés nous ont attaché les mains et les pieds. Parfois, nous n'avions que de l'eau et des biscuits (…) Lorsque nous sommes arrivés, une dizaine d'autres personnes étaient enfermées dans une autre cellule dans des conditions difficiles (…) Les deux premières fois, j'ai eu de la chance, car j'avais ma carte d'identité professionnelle, mais cette fois-ci, mon nom était associé avec la région de l'ancien président. Les soldats nous ont humiliés. Je ne crois pas à la réconciliation dans notre pays dans les conditions actuelles», témoignent des personnes dont les propos sont repris par la dépêche de l’agence onusienne. N’est-ce pas ce type de récits qu’une partie de la presse ivoirienne, notamment Le Nouveau Courrier, relaie depuis des mois dans l’indifférence internationale ?

Profiter des frémissements en cours pour re-démocratiser le pays

Pourquoi la «communauté internationale» se rebiffe-t-elle aujourd’hui ? Les changements à la tête de l’ONUCI y sont sans doute pour quelque chose. Le temps de Young Jin Choi, qui aurait pu prendre sa carte au RDR tant il roulait pour Ouattara, est passé ; et un certain nombre d’informations remonte jusqu’à New York désormais. Les mauvaises manières du régime, qui s’est défaussé sur l’ONUCI lors du massacre de Nahibly, y sont aussi pour quelque chose. Au sein de la communauté diplomatique d’Abidjan, l’ambassadeur américain, Philip Carter III, a pris ses distances depuis plusieurs mois, même s’il envoie épisodiquement des signaux contraires. La France a désormais «honte» de son «homme à Abidjan», même si des réseaux puissants continuent de le soutenir, y compris et surtout au Quai d’Orsay, où règne le Françafricain Laurent Fabius.

Plus profondément, l’incapacité pratique de Ouattara à stabiliser durablement la Côte d’Ivoire et à servir – comme Félix Houphouët-Boigny hier – d’efficace relais en Afrique de l’Ouest le rend, au fond, presque «inutile». Dans un premier temps, les Occidentaux lui ont donné tous les moyens pour réussir une pacification «à l’ancienne», c’est-à-dire par la terreur puis la fabrication de «l’unité nationale». Mais il n’a réussi qu’à établir un système violent, porteur de risques pour l’avenir proche, garanti par une force armée disparate, illettrée et criminalisée, et qui ne peut survivre en dehors de la présence structurelle de forces internationales mises en situation de soutien à une dictature qui n’est plus si naissante que cela. Intronisé chef de la Françafrique par Nicolas Sarkozy, il n’a pas d’armée et ne peut donc pas fournir de troupes pour aller, par exemple, au Mali – et doit subir les sarcasmes d’un Idriss Déby qui explique très clairement qu’il faut arracher le dossier à la CEDEAO donc au couple ivoiro-burkinabè si l’on veut qu’il envoie ses hommes au combat. Au-delà des aspects «logistiques», Ouattara ne semble pas particulièrement briller par son habileté manœuvrière et sa capacité à trouver des solutions ingénieuses aux problèmes sous-régionaux en dehors d’un bellicisme de mauvais aloi. L’insécurité et la corruption compromettent une véritable reprise économique dans l’ancien poumon de l’Afrique de l’Ouest francophone. «Tout ça pour ça ?», soupirent les chancelleries.

Les mois qui viennent s’annoncent politiquement passionnants en Côte d’Ivoire. Le régime peut-il abandonner sans s’affaiblir profondément la «gouvernance par la violence» décryptée avec talent par le politologue Michel Galy, et qui lui a jusqu’ici si bien réussi ? Alors qu’il est mis au pied du mur par ses alliés internationaux, peut-il s’en sortir par la pratique de la seule politique et de la négociation, qu’il répugne profondément ? Le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), d’abord soudé par une allégeance commune à la France et à la «communauté internationale», survivra-t-il alors que le PDCI se soumet au RDR d’abord et avant tout parce qu’il croit que c’est ce que Paris veut de tout son cœur ?

Alors que des signes montrent qu’une partie de la «communauté internationale» parie désormais sur une normalisation démocratique, n’est-il pas temps qu’une vaste coalition allant des partis politiques aux activistes des droits de l’Homme, en passant par les syndicats et les associations de jeunesse, se mette en place sur la base d’une plateforme minimale de re-démocratisation du pays afin de profiter au maximum des frémissements que l’on peut observer sur l’échiquier diplomatique ? Le débat est ouvert.

 

Théophile Kouamouo

 

SourceLE NOUVEAU COURRIER

AUGMENTATION DES FRAIS D'INSCRIPTION DANS LES UNIVERSITES: CHARLES BLE GOUDE ECRIT A GUILLAUME SORO


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Monsieur le président et ancien compagnon de lutte,

Je voudrais humblement vous demander de bien vouloir excuser le caractère peu protocolaire de cette correspondance. Comme vous le savez, mon statut actuel ne m'offre que cette voie pour vous faire parvenir mon cri de cœur. Loin de moi, l'intention de vous juger publiquement; je n'en ai ni les moyens, ni la capacité. Mais ce que mes yeux ont lu et que mes oreilles ont entendu au sujet de l'augmentation drastique des frais d'inscription dans les universités de notre pays, oblige mon regard à se tourner vers vous. Je le fais aussi pour des raisons historiques.



Monsieur le président, de mon lieu d'exil, je viens d'apprendre qu'il a été notifié aux étudiants de Côte d'Ivoire et à leurs parents, la décision d'augmenter les frais d'inscription qui passent désormais de six mille francs CFA à cent mille francs CFA, deux cents mille francs CFA et trois cents mille francs CFA selon les cycles. Comme beaucoup d'Ivoiriens, je suis choqué et sidéré par une telle décision.

Monsieur le président et cher ancien compagnon de lutte, cette décision d'augmentation des frais d'inscription constitue à n'en point douter, une remise en cause des acquis de notre combat que nous avons mené en faveur des étudiants issus de familles aux revenus modestes (familles pauvres) quand nous étions les dirigeants du principal mouvement étudiant à l'époque . Par le truchement de la fédération estudiantine et scolaire de Côte d'ivoire (FESCI), Nous avons fait grève, meetings, sit in, grève de la faim afin d'obtenir une réduction des frais d'inscription qui étaient de six mille francs. Nous avons même fait la prison pour cette cause en faveur des enfants des pauvres dont nous étions les portes voix. Pour nous, il fallait faire sauter les goulots d’étranglement, car la pauvreté ne saurait constituer un frein à l’éducation. Les élèves et étudiants, nos camarades, nos seuls soutiens à l'époque, ont cru en nous et ils ont souffert le martyr avec nous. Grâce à leur détermination, les frais d'inscription n'ont pu connaître une augmentation malgré les multiples tentatives de l'administration d'alors. 



Monsieur le président, ancien dirigeant d'étudiants, vous êtes aujourd'hui le président de l'Assemblée Nationale d'un pouvoir sous lequel les frais d'inscription viennent d'être augmentés à plus de 1600%. Cette décision est prise dans une Côte d'Ivoire post crise où la pauvreté gagne du terrain, avec son cortège de cherté de la vie, de licenciements. C'est pourquoi, je m'interroge: Quel problème le pouvoir veut il solutionner en procédant à une telle augmentation? Quel diagnostic de l'école avez vous posé au point d'aboutir à une telle solution, qui a y regarder de près, me semble plus meurtrière que le problème lui même ? Est-ce la voie que le pouvoir a choisie en vue de donner les chances égales aux enfants de notre pays pour l'accès à l'éducation ?

Monsieur le président, même si nos visions et positions actuelles nous opposent, il est indéniable quenous avons en commun, notre passé de militants pour de meilleures conditions d'études et de vie des élèves et étudiants. C'est pourquoi, je vous invite à dire "non" à cette solution de destruction massive de l'intelligentsia. Elle est un frein d'accès à ce temple de connaissances, qu'est l'université pour les enfants de pauvres. Pour une famille pauvre qui enregistre un bachelier, avec un étudiant en maîtrise, la joie risque de se transformer en en des funérailles, puisqu'il va falloir réussir à débourser la bagatelle somme de quatre cents mille francs CFA pour inscrire les enfants à l'université, sans compter les frais de fournitures scolaires, de transport, de restauration , d'hébergement, etc... 

Monsieur le président, comme vous pouvez le comprendre aisément , la solution n'est pas appropriée. Et le mécontentement se lit sur les visages apeurés des parents d'élèves et étudiants. Quant aux étudiants, eux même ne peuvent publiquement dénoncer cette décision, de peur de représailles de la part des FRCI. C'est pourquoi je me tourne vers vous, monsieur le président et ancien compagnon de lutte. Vous n'avez pas le droit de vous taire. Car le silence a souvent des relents de trahison et de complicité. Pour le respect de la mémoire de KPEA DOMIN, assassiné le 02 mars 1990, Akpélé AKpélé Marcelin, Elélé Sombo Mages, deux étudiants morts respectivement en janvier 1997 et en mai 1998, sous votre mandat, pour cette cause, vous devez dire "non" à cette décision. L'homme politique doit savoir se fidéliser aux mécanismes des idées et de la constance qui doivent être le moteur de son action. C'est pourquoi, au nom de notre combat commun contre la souffrance des élèves et étudiants, et au delà de tout calcul politicien, je vous invite à dire "NON".

Les anciens étudiants de la génération de Martial Ahipaud, Eugène Djué, Jean Blé Guirao, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé, Jean Yves Dibopieu, feu Kuyo Serges, Koffi Serges, Mian Augustin , vous regardent.Monsieur le président, prenez rendez vous avec l'histoire, car elle aussi vous regarde. Tout en vous traduisant ma gratitude pour le temps que vous avez pris pour me lire, et dans l'espoir que mes propos trouveront auprès de vous un écho favorable, veuillez agréer, monsieur le président, l'expression de mes sentiments respectueux.


Fait le 29 juillet 2012 

De mon lieu d'exil 

Charles Blé Goudé 

Ancien dirigeant étudiant (1998-2000), Opposant en exil forcé


SourceABIDJAN.NET

GENOCIDE WE DE DUEKOUE: LAURENT FABIUS LACHE OUATTARA EN DIRECT, A L'HOTEL MEURICE

 

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Présenté comme la pièce maitresse du dispositif Ouattara auprès du gouvernement Hollande, le go-between entre ce dernier et Ouattara, Laurent Fabius ne s’est pas gêné pour lâcher le chef d’Etat ivoirien lors de sa dernière visite en France. Signe que le ministre français des Affaires Etrangères n’est pas si proche de Ouattara qu’on le croit, où qu’il n’est pas près de prendre tous les risques pour lui.

Le lâchage de Laurent Fabius a eu lieu à l’hôtel Meurice où Ouattara est descendu avec sa délégation.

En effet, la veille de sa rencontre avec le Président François Hollande, ADO y a reçu le ministre Fabius, pour les derniers réglages avant l’Elysée. Une heure durant, Alassane Ouattara l’a reçu en tête à tête. Signe de la complexité des sujets abordés.

Pendant ce temps-là, les journalistes attendaient pour le point de presse qui devait sanctionner la rencontre.

Durant cette dernière, un journaliste ivoirien a posé à Laurent Fabius la question suivante : « Pour répondre à la question sécuritaire à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, précisément à Duekoué, des massacres ont eu lieu la semaine dernière. Est-ce que ça a été au menu de vos discussions ?».

Et contre toute attente, Laurent Fabius, auréolé du titre d’ami de Ouattara, lui assène le coup de grâce: « Je préfère laisser le Président Ouattara s’exprimer ».

Selon les usages diplomatiques, Laurent Fabius aurait dû répondre à la question, même à minima, et ensuite passer le relais à Ouattara pour plus d’éclairage.

Son attitude a été décryptée comme la preuve qu’il n’avait pas du tout l’intention de protéger Ouattara sur le génocide WÊ de Duekoué, ou de prendre des coups à sa place.

Ouattara, surpris par l’attitude de son ami, de répondre que « la situation avait dérapé à l’ouest, qu’il condamnait la violence, que l’attaque du camp des réfugiés était inacceptable, qu’une commission d’enquête avait été mise sur pied qui est en cours de faire son travail et à l’issue de son travail, les juges prendront le dossier et ceux qui ont commis des crimes seront punis ».

Et le journaliste de poursuivre : « Vous êtes au courant des seigneurs de guerre issus du Burkina Faso?».

ADO: «Attendez que la Commission d’enquête fasse son travail et à l’issue de ce travail, il n’y aura pas d’impunité. Tous ceux qui ont commis des actes seront transférés à la justice internationale».

Sur ce, la conférence fut interrompue de façon brutale, ADO prenant congé de Fabius de la façon la plus lapidaire qui soit, contrairement au protocole.

Plus tard à l’hôtel Meurice, le journaliste ivoirien sera menacé par Ally Coulibaly, ministre de l’intégration africaine, et injurié copieusement par Charles Diby Koffi, ministre de l’Economie et des Finances du régime Ouattara, qui l’a qualifié de petit ingrat.


Christian Vabé


Source: IVOIREBUSINESS.NET

AUGMENTATION DES FRAIS D'INSCRIPTION A L'UNIVERSITE, UN COUP DE BLUFF DE OUATTARA?

 

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Jamais une décision n’a créé une telle « unanimité » en cette période post-électorale. Est-ce (enfin?) le sujet qui réconcilie tous les ivoiriens ? Même le Rdr, parti au pouvoir et ses partis satellites, Pdci, Udpci, etc, ont tous exprimé le même désaccord face à la décision prise par les présidents d’université de faire passer les frais d’inscription de 6000 Fcfa, à 100.000 Fcfa, jusqu’à 300.000 Fcfa.

Le Rdr a qualifié cette décision de « disproportionnée ». Tous les syndicats d’élèves et d’étudiants, ont dénoncé cette décision unilatérale et ont exigé qu’elle soit revue au plus vite. Même Blé Goudé, en sa qualité d’ex-secrétaire général de la Fesci a exprimé son « cri du cœur », en adressant à son ex-camarade de syndicat, Soro Guillaume un courrier. Courrier dans lequel il se dit d’abord « choqué et sidéré par une telle décision», avant d’inviter son ex-compagnon à dire « Non » à une telle décision qui visiblement, va à l’encontre des étudiants issus de familles pauvres.

C’est une donc une décision en définitive impopulaire qui provoque une levée de bois verts contre les autorités universitaires et le ministère de l’enseignement supérieur, sinon contre le régime actuel. « C’est un génocide intellectuel », disent certains. Pour d’autres, « c’est un vrai suicide collectif ». Cela, pour traduire leur colère et leur l’indignation et partant, celui de tous les ivoiriens.

Ainsi, élèves et étudiants, parents d’élèves, leader d’opinion et partis politiques, sont unanimes. Cette décision d’augmenter les frais d’inscription dans les universités publiques revêt un caractère impopulaire et risque de perturber la rentrée universitaire fixée au 03 septembre prochain. Soit.

Cependant, quelques détails assez curieux dans cette affaire « d’augmentation des frais d’inscription », ont attiré notre attention.

Le contexte de misère post-crise avéré

Dans son communiqué relatif à cette décision, le Rdr parti politique dont monsieur Ouattara est encore le président, décrit la période post-crise actuelle comme une période de « paupérisation galopante ».

D’autres ivoiriens interrogés sur le contexte inapproprié de cette cynique décision, ont évoqué « la vie chère et le manque d’emploi ».

Si donc le Rdr et monsieur Ouattara sont conscients que le contexte actuel ne se prête nullement à de telles décisions et que l’ivoirien lambda s’en plaint au point d’exprimer ouvertement toute sa colère, pensez-vous que monsieur Ouattara et son régime en perte de vitesse, puissent prendre néanmoins le risque de laisser prospérer cette décision si impopulaire soit-elle?

Par ailleurs, comment se fait-il que cette décision, annoncée le 25 juillet dernier, se situe juste à un mois seulement de la rentrée universitaire prévue pour le 03 septembre ?

N’est-ce pas cette même Côte d’Ivoire, version Ouattara, qui annonçait fièrement avoir atteint le point d’achèvement de l’initiative Ppte et son récent corolaire d’annulation quasi-totale de la dette ivoirienne par la France ?

Pourquoi monsieur Ouattara, de retour d’une tournée internationale, garde encore le silence, alors que la colère des populations se fait de plus en plus entendre ?

Toutes ces questions nous ont interpellé et nous ont poussés à dire que nous sommes bien en face d’un coup de bluff en préparation. Ce coup consiste à faire « mijoter » la colère et l’indignation des ivoiriens avant de venir jouer les « pompiers sauveurs de l’humanité ».

On se rappelle comment, au temps de Laurent Gbagbo, ce dernier a réussi à « décanter » certaines situations que l’on pensait irréversiblement perdues d’avance. Ce qui lui a valu une certaine sympathie de la population ivoirienne. Monsieur Ouattara va-t-il s’inscrire dans cette voie ? Alors, le scénario (monté de toutes pièces) pourrait bien être celui où ce dernier se dressera comme le dernier recours, la Solution ultime, juste pour faire grimper sa côte de popularité et celle de son régime.

C’est donc mécontents que les étudiants et les parents d’élèves, chercherons alors à voir « le grand chef » pour lui présenter leurs doléances. Bien évidemment pour que les frais d’inscription soient revus à la baisse. Alors, celui-ci, en homme « providentiel », présenté comme « le libéral à visage humain », interviendra, tout naturellement, pour que ces tarifs connaissent une baisse significative. C’est alors que ses « ADOrateurs » crieront victoire ! Quel coup ! En cette période de crispation socio-politique et de drames récents. Ne soyez donc pas étonnés qu’après, notre cher « grand cousin et bluffeur patenté » se prévale d’être la Solution à nos malheurs. Bien sûr, puisque c’est lui qui les a créés.

 

Marc Micael

Zemami1er@yahoo.fr

LE CYNISME DANS LA GOUVERNANCE EN COTE D'IVOIRE: UNE PREUVE DE L’INCAPACITE DE OUATTARA

 

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Le régime issu du coup d’Etat de la France en Côte d’Ivoire, dans sa gestion du pays fait montre d’un cynisme déconcertant, depuis ses activités de sabotage pour arriver au pouvoir jusqu’à sa gestion actuelle des affaires. Les actes et mesures de gouvernance du régime de M. Alassane Ouattara sont si cyniques et si grotesques qu’on a carrément le sentiment qu’il se moque des Ivoiriens et du monde. Mais il faut comprendre que dans le fond, cet homme est resté égal à lui-même : c’est-à-dire un incapable faussement apprécié, qui avait déjà montré sa nullité dans la conduite des affaires de l’Etat, dans les années 1990. Il croyait pouvoir gouverner par ordonnance de ses amis, à l’image d’un simple exécutant, comme du temps où il était employé sans véritable pouvoir de décision au FMI. Oui ! Ayant vu ses limites, ou son incapacité, dans les années 1990, Ouattara espérait, 20 ans plus tard, compter sur ses parrains pour gouverner la Côte d’Ivoire par procuration. Le changement de régime en France, et la perspective d’un vent nouveau en Afrique montrent à ce tricheur que le jeu n’est pas gagné d’avance. Alors le voilà qui tâtonne, dans une gouvernance hasardeuse et grotesque. A la vérité, cet homme est un incapable notoire!

Au début des années 1990, il ya 22 ans

L’homme, Alassane Dramane Ouattara, nous avait déjà donné un aperçu de sa médiocrité dans la gestion de la chose publique. Ayant fanfaronné, à l’image de tous les fats, avec une vaine promesse de tout régler en 100 jours, il n’a rien fait   que des trafics de toutes sortes tout le temps qu’il a trôné à la primature du pays. On a pensé à la méchanceté et peut-être, pour ce venu d’ailleurs, à un certain compte à régler aux Ivoiriens. Il n’aura été capable, sous prétexte d’appliquer les « programmes (tout faits) d’ajustement », que de chamboulé et l’économie et la société de ce pays, par des privatisations sauvages, le détournement du patrimoine national avec sa complice de femme, qui est en fait le cerveau de tout le jeu, la mise à la rue de nombreuses familles, la création de la carte de séjour, et le sabotage du système éducatif, avec des mesures à effet de démotivation dont les salaires à double vitesse. Ouattara est en réalité un incapable, et sa gestion scandaleuse de la chose publique n’est pas seulement la fait de la méchanceté, même si pour se mettre dans les rôles qu’il joue, il faut une bonne dose de cruauté. Il est méchant, ce qui est inhérent à tous les médiocres envieux et outrancièrement ambitieux ; mais il est surtout incapable !

Aujourd’hui, après avoir été imposé, l’imposteur continue le massacre

Dans une coalition diabolique avec le PDCI et certains groupements de personnes avides et sans ambition pour la nation, Alassane Dramane Ouattara, devenu Alassane Ouattara, a été installé à la tête de la Côte d’Ivoire. Cette installation, faut-il le rappeler, s’est faite dans une imposture sans nom, dont seules peuvent se vanter « les personnes sans aucun sens de l’honneur » comme cet homme, ainsi que le dit Thabo Mbeki, l’ex chef d’Eta sud africain, et des impérialistes tricheurs, véreux et racistes de la graine d’un Nicolas Sarkozy, totalement déficient au plan moral. Alors, cet imposteur sans pudeur n’en finit plus de faire assassiner les Ivoiriens, de les affamer, de les priver de liberté, de travail, de terre, d’instruction, de tout. Le dernier « kata » de l’imposteur, c’est de rappeler à tous que l’école demeure l’une des cibles principales dans sa destruction de la Côte d’Ivoire. On sait que ses milices, aujourd’hui transformées en armée étatique appelée FRCI, ont détruit les universités et de nombreuses écoles ; on sait qu’il a nommé à la tête de l’Education Nationale, une illettrée notoire, qui fait toutes sortes de vilénies dans le système. A présent, il joue avec les nerfs du peuple ivoirien, en annonçant des mesures qui n’ont d’objectif que de faire porter au  peuple ses incapacités, et justifier un statut quo de souffrance pour les Ivoiriens, qui fait son sadique bonheur.

L’augmentation des frais d’inscription à l’université participe, comme les tueries de Duékoué et de partout ailleurs dans le pays, d’un plan de maintien du statu quo

L’insécurité comme gage de maintien des forces étrangères et d’achat d’armes :

L’insécurité au niveau maximal en Côte d’Ivoire permet à Alassane Dramane Ouattara de parcourir le monde pour demander, d’une part le maintien des soldats de l’ONU CI, qui n’ont aucune envie de partir de la Côte d’Ivoire, ce qui explique qu’ils assistent passifs aux massacres des populations par les hommes armés par Ouattara, s’ils ne participent pas carrément à ces massacres ; d’autre part, l’insécurité lui permet de demander que les troupes françaises et onusiennes demeurent sur le sol ivoirien, et de requérir des armes d’autres pays. Tout cela dans l’objectif de continuer une dictature sanguinaire dans ce pays.     

L’augmentation des coûts des inscriptions, une manœuvre pour garder fermées les universités:

Alassane Dramane Ouattara a promis la rentrée universitaire pour le 3 septembre prochain. Or, rien dans la réalité ne présage la possibilité de cette rentrée. Rien ne sera prêt à cette date. Alors, l’imposteur, qui n’en finit pas de montrer son incapacité à tenir la moindre promesse, a mis en avant cette décision, pour que la non effectivité de la rentrée soit vue comme un problème lié aux coûts, plutôt qu’à la vérité qui est qu’il n y aura aucune infrastructure prête à la date du 3 septembre ; par ailleurs, ayant emprisonné ou contraint à l’exil de nombreux enseignants chercheurs, il sait qu’il ne pourra pas, à cette date, ouvrir les universités, si tant est qu’il avait la moindre volonté de les ouvrir.

Alassane Dramane Ouattara est fondamentalement négatif et surtout incapable. Il cache son incapacité dans des actes et décisions totalement cyniques et grotesques, pour continuer tranquillement de conduire sa dictature. L’histoire retiendra l’époque du passage de cet homme-là au sommet de l’Etat de Côte d’Ivoire comme la pire des impostures que peut subir une nation.


Que Dieu nous protège.   


Nda Adjoua Suzanne

lundi, 30 juillet 2012

LA REINE ELISABETH II REFUSE DE RECEVOIR ALASSANE OUATTARA EN AUDIENCE A BUCKINGHAM PALACE

 

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Annoncé à grands renforts de publicité par le service de Communication de la présidence ivoirienne, la rencontre entre Alassane Ouattara et Elisabeth II d’Angleterre n’a finalement pas eu lieu. Le chef de l’Etat ivoirien est rentré à Abidjan sans avoir rencontré la souveraine britannique.

Ce qui devait être le clou de sa visite au Royaume Uni, a été annulé sine die.

Selon nos sources à Londres, les services de sa très gracieuse majesté ont annulé la rencontre entre le chef de l’Etat ivoirien et la monarque britannique. La raison invoquée : Rencontre sensible et susceptible de créer des troubles et d’entacher la cérémonie d’ouverture des JO de Londres, dont la Reine a fait du succès et du rayonnement, la priorité des priorités.

La visite mouvementée de Ouattara à Chatham House vendredi, où Ouattara rencontrait les potentiels investisseurs britanniques en direction de la Côte d’ivoire, a fini par convaincre Scotland Yard, la police britannique, du risque Ouattara pour l’image de la Grande Bretagne, au moment où toutes les cameras du monde ont les yeux rivés sur les JO de londres. On se rappelle que près de 200 manifestants gonflés à bloc étaient venus huer et conspuer Alassane Ouattara à Chatham house. ADO a dû être obligé de quitter Chatham house par la porte dérobée, sur insistance de Scotland yard.

Dès la réception de ce rapport d’exfiltration de Ouattara pour éviter une foule hostile, la Reine Elisabeth II a annulé sa rencontre avec lui.

Les patriotes ivoiriens du royaume Uni mettent cette annulation de la visite de Ouattara à Buckingham sur le compte de leur mobilisation. Ils affirment que grâce à eux, l’opinion publique anglaise est désormais au courant du Génocide WÊ de Duékoué perpétré par les FRCI et les Dozos de Ouattara, dont le dernier acte est le massacre de 211 réfugiés WÊ au camp de Nahibly (Duékoué), pourtant protégé par l’ONUCI.

La photo qui allait immortaliser Elisabeth II et Alassane Ouattara, l’ami des grands de ce monde, montrant ce dernier à Buckingham Palace avec la Reine, n’aura donc pas été prise.

Selon nos sources, ADO est très affecté de n’avoir pas pu rencontrer la Reine, qu’il vénère et pour qui il a une grande admiration.


Catherine Balineau


Source: FACEBOOK DEBOUTCIV

samedi, 28 juillet 2012

KANDIA CAMARA MOUILLEE DANS UNE AFFAIRE DE RECRUTEMENT PARALLELE - VASTE FRAUDE AU CONCOURS D'ENTREE AU CAFOP

 

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Les Instituteurs adjoints (IA) et Instituteurs ordinaires (IO) ont pris connaissance le mardi 10 juillet dernier des résultats du concours de recrutement à la fonction d’enseignant auquel ils ont participé.  Malheureusement, une vaste fraude dans laquelle est citée la ministre Kandia Camara s’y est invitée. Jugez-en par vous-mêmes ! Le mercredi 16 mai dernier, Le Nouveau Courrier avait levé le lièvre sur la vaste fraude qui s’organisait autour des résultats du concours direct d’entrée au Cafop, session 2012. Mais cette révélation n’a pas empêché aux auteurs d’aller au bout de leurs idées d’injecter des candidats recalés sur les listes finales. La magouille est tellement grotesque qu’elle saute aux yeux. Et pourtant, Alassane Ouattara et ses ministres avaient promis d’exercer de respecter la plus stricte transparence. C’est de la poudre aux yeux.



Pour ceux qui veulent s’en convaincre, en ce qui concerne le département de l’Education nationale dont Kandia Camara est la première responsable, des preuves sont disponibles pour ce qui est du concours d’entrée au Cafop.  Allez dans le portail de la Direction des examens et concours (Deco), www.deco.ci et cliquez sur le lien «résultats d'admission du concours d'entrée au Cafop IO et IA session 2012», rechercher par numéro de table, pour ce qui est précisément des candidats (Instituteurs adjoints IA), en entrant ces six numéros triés sur le volet parmi des centaines d’autres (plus de 800) dont Le Nouveau Courrier a eu connaissance dans son investigation : 2MM13505, 2GM30282, 2GA30272, 2GB30274, 2GI30276, 2GF10367, votre ordinateur vous indiquera ceci : «Félicitation ! Vous êtes admis au concours d'entrée au CAFOP Session 2012 (Instituteur Adjoint)». Ensuite, allez à: 

http://www.deco.ci/examens-concours/CAFOP/Admissibilite2012/

C’est-à-dire pour vérifier au préalable l’admissibilité des candidats déclarés admis sur la liste définitive, et entrer ces mêmes numéros, toujours dans la catégorie IA. Il sera marqué avec stupéfaction : «Désolé ! Les informations entrées ne correspondent à aucun candidat admissible au concours d'entrée au CAFOP Session 2012 (Instituteur Adjoint)».

Alors question ! Comment peut-on être définitivement admis à un concours direct d’entrée au Cafop si l’on n’a pas pu avoir au préalable son nom sur la liste des candidats admissibles ? Seuls la ministre de l’Education nationale, Kandia Camara, et son cabinet, peuvent expliquer ce «miracle».


Saint-Claver Oula


SourceLE NOUVEAU COURRIER

FRANCE, ANGLETERRE… OUATTARA PRIS EN CHASSE PAR LA DIASPORA AFRICAINE

 

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 Une vue des patriotes de Londres, sortis massivement devant l'hôtel "Chatham House" où Ouattara donnait une conférence de presse. La mobilisation était si forte que Ouattara a dû quitter les lieux par une porte dérobée.


Sitôt sa visite en France achevée, le chef de l’Etat ivoirien a mis le cap sur la Grande-Bretagne où il est arrivé hier. Précédé par la diaspora africaine qui hante désormais ses nuits et ses voyages.

Sans que l’hallali n’ait véritablement sonné pour Alassane Ouattara, la diaspora africaine le suit à la trace dans ses pérégrinations européennes. A l’Elysée où il était jeudi, la police française a eu du mal à se débarrasser de ses adversaires qui se sont constitués en une véritable meute et qui hurlaient des slogans hostiles à sa venue en France. Finalement, elle n’a trouvé de répit qu’en la garde à vue de la totalité de la tête du mouvement pendant plusieurs heures. Mais moins de vingt-quatre heures plus tard, voilà encore le chef de l’Etat ivoirien assailli par un autre groupe qui lui reproche sa dictature, l’emprisonnement de la plupart des cadres du FPI et les massacres de Duékoué sur lesquels ONUCI et gouvernement ivoirien se rejettent la responsabilité de l’incurie.

Selon des sources à la Chatham house, le chef de l’Etat ivoirien a quitté la Chatham house, où il animait une conférence, par une porte dérobée pour éviter de faire face à ses adversaires qui faisaient face à un groupe de pro-Ouattara. Les services de sécurité anglais ont jugé, selon plusieurs sources relayées abondamment par des réseaux sociaux, qu’il était inopportun de laisser le conférencier abondamment chahuté, quitter les lieux par l’entrée principale, occupée par les manifestants anti-Ouattara. L’un des organisateurs de la manifestation a indiqué sur un ton ironique que le « champion de la communauté internationale qui est par ailleurs capable de larguer des bombes, a eu peur de passer devant nous. C’est une victoire pour les patriotes qu’en lieu et place d’un tapis rouge triomphal, Ouattara passe par une porte de service cachée. O honte!! ».

Mais comme à ses habitudes, le régime de Ouattara a lancé depuis quelques jours la contre-offensive médiatique en accusant le front populaire ivoirien d’être le principal artisan de ces massacres. Un peu comme si le FPI lui avait fait un pont d’or puisque le gouvernement rechigne toujours à voir se réinstaller le camp de Nahibly dont les rescapés n’ont pas encore obtenu la moindre compassion. Alors que le gouvernement parlait de six morts, l’ONU est venue à son secours hier dans un communiqué qui souligne la mort de six personnes dans le camp de Nahibly, assiégé selon le rapport d’un de ses soldats, tôt le matin de l’horreur par trois cent personnes dont des FRCI et des dozos armés jusqu’aux dents pour venger la mort de cinq ressortissants malinké dans le quartier Kôkôma.

La fronde au niveau de la Grande-Bretagne est dirigée par le Cpad, l’association qui prend en charge l’organisation des voyages à La Haye des pro-Gbagbo. Cette association regroupe aussi des panafricains dont les Camerounais restent aujourd’hui encore les plus enthousiastes avec les Congolais. Leur présence est symbolique puisque cela ne devrait pas changer ni l’ordre protocolaire ni l’agenda personnel de Ouattara qui est attendu, selon ses thuriféraires sur place, par les plus hautes autorités du pays. Cela dit, du point de vue de l’image, Ouattara enregistre ses plus grands revers postélectoraux. Jusque-là, le chef de l’Etat ivoirien avait réussi à se donner, surtout auprès des pays occidentaux, une image d’homme qui n’aime pas les extrêmes. En partie parce que ses adversaires sur place sont peu enclins à ce genre de coups déloyaux en parfaite combine avec les médias internationaux mais parce que croyaient-ils, seul le jugement des Ivoiriens feraient le reste.

Alassane Ouattara devrait aussi se rendre au Japon où il espère glaner les lauriers promis depuis avant l’élection présidentielle. Les derniers voyages en Chine puis en France n’ont pas tenu la promesse de la fleur, notamment à Pékin où le chef de l’Etat a réussi à se faire recevoir avant le sommet Chine-Afrique. M. Ouattara s’est contenté d’appeler les investisseurs chinois à venir à Abidjan où la présence des FRCI terrorise toujours les étrangers. Quant à la France, elle s’est contentée de parapher des accords annulant une partie de la dette ivoirienne consentie dans le cadre du ppte. Pour le reste, le pays est toujours exsangue, plus d’un an après l’arrivée de Ouattara au pouvoir. L’année universitaire annoncée depuis septembre est compromise, surtout après que ses autorités aient publié les nouveaux frais d’écolage à l’Université d’Abidjan qui a repeint ses vieilles tuiles mais à qui il faut beaucoup de milliards pour faire face aux pillages des dernières heures de l’offensive anti-Gbagbo à Abidjan.


Joseph Titi, in le quotidien "Aujourd’hui" du 28 juillet 2012.

vendredi, 27 juillet 2012

HAUSSE DES FRAIS D'INSCRIPTION DANS LES UNIVERSITES PUBLIQUES: LES ETUDIANTS EN COLERE

 

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Cissé Bacongo et Asalfo en visite sur le chantier de l'université d'Abidjan Cocody

 

Une fois n'est pas coutume, même le quotidien "Le Patriote", pro-Ouattara invétéré, toujours solidaire dans le mal et authentique brûlot génocidaire, est obligé de le reconnaître: la hausse des frais d'inscription dans les universités publiques est excessive et inacceptable. Il titre ce matin, en Une: "Universités: Tollé généralisé sur les nouveaux frais de scolarité trop élevés", et nous propose ce panel qui expose l'avis d'étudiants mécontents d'une décision anachronique et impopulaire (c'est en tout cas le moins qu'on puisse dire) dans cet article titré: "Hausse des frais d'inscription dans les universités publiques: les étudiants en colère". Où sont donc passées les pluies de milliards qui devaient épargner le petit peuple de ses mesures injustes et appauvrissantes et où sont les fameuses solutions brandies pendant la campagne présidentielle? Ouattara, c'est vraiment une désolation. Bonne lecture!

 

Après l’annonce des nouveaux frais d’inscription, nous avons rencontré des étudiants au Centre Ivoirien de Recherche Economique et Social (Cires), situé à Cocody, pour recueillir leurs avis. 

 

1- Aurelie Amani, 

Etudiante en maitrise de sociologie

“Ça sera difficile de faire de longues études”

« Les étudiants qui sont dans les universités publiques ont pour la plupart des parents qui n’ont pas les moyens. Ce sont les étudiants eux-mêmes qui se prennent pratiquement en charge. La scolarité qui passe de 6.000 FCFA à 100.000 FCFA c’est trop ! Nous qui sommes en maîtrise, nous devons payer 200.000 FCFA. Ça sera difficile pour nous de faire de longues études si on doit payer 300.000 FCFA chaque année. Le comble, c’est qu’on n’est même pas sûr d’avoir du boulot. Il faut que le gouvernement diminue les frais d’inscription pour nous encourager à continuer nos études.


2- Amont Venance

Etudiant en licence d’histoire :

«La rentrée risque d’être menacée»

« J’estime que le coût est trop élevé pour les étudiants. Si l’Etat pouvait faire un effort de revoir les coûts, je pense que cela serait avantageux pour nous. Avant, il était même difficile pour les étudiants de s’acquitter de leur scolarité qui était à 6.000 FCFA , à plus forte raison 100.000 FCFA. Il faut que le gouvernement se concerte encore sinon la rentrée universitaire risque d’être menacée. 


3- Akoué Marcel

Etudiant en maîtrise de criminologie :

«Pourquoi à quelques semaines de la rentrée !» 

« J’ai été surpris par cette nouvelle parce qu’aujourd’hui tout le monde sait comment les choses évoluent. Les temps sont très difficiles actuellement et tout est cher. Quand on vient ajouter cela à nos problèmes, on ne sait plus comment faire. Sincèrement, je ne pense pas avoir 200.000 FCFA pour la rentrée prochaine. J’ai perdu mon père depuis que j’étais en classe de 4ème, ma mère ne travaille pas. C’est mon grand-frère qui payait mes inscriptions jusque-là. Actuellement, il est trop occupé avec sa petite famille. Moi, je fais de petits "gombos" pour l’aider. Payer 200.000 FCFA pour m’inscrire à l’université, je ne pense pas y arriver. Ce que je déplore le plus, c’est que la décision soit tombée à quelques semaines de la rentrée. J’aurais souhaité qu’on nous le dise depuis l’année dernière pour qu’on commence à prendre nos dispositions. Il faut que le gouvernement revoie cette décision, sinon nous risquons de ne pas aller à l’université cette année.


4- Atsain Atsain Moïse

Etudiant en maîtrise de criminologie :

«C’est un suicide»

« Je suis vraiment sidéré. Je suis toujours sous le choc. C’est un vrai suicide. Comment comprendre qu’un étudiant qui avait déjà du mal à payer 6.000 FCFA comme frais d’inscription puisse payer 200.000 FCFA. J’étais heureux quand j’ai appris que la rentrée universitaire était fixée au 3 Septembre. Mais cette nouvelle vient briser mon rêve. Le Président Ouattara dit qu’il comprend nos problèmes mais je ne comprends pas pourquoi nous faire payer 100.000 FCFA, 200.000 FCFA et 300.000 FCFA comme frais d’inscription. D’autant plus que nous n’exerçons aucun métier. Nous, enfants de pauvres, comment pouvons-nous, nous en sortir dans ces conditions. Moi mes parents sont tous au village et nous sommes quatre étudiants. Ils arrivent à peine à manger. Moi, j’ai commencé à me prendre en charge depuis ma première année à l’université. J’ai toujours fait des petits métiers pour y parvenir. Mais trouver 200.000 FCFA à moins de deux mois de la rentrée, c’est quasiment impossible pour moi. Et si ça continue comme ça, il y aura à peine 500 étudiants à la rentrée. Ils disent que d’autres étudiants payent 1 million FCFA dans des universités privées. Mais, eux ils en ont les moyens. C’est parce que nous n’avons pas les moyens que nous sommes dans une université publique. »


5- Blé Guissi Maxime

Etudiant en maîtrise de criminologie :

«Cela s’apparente à un génocide intellectuel»

« Les étudiants sont tombés des nues. A l’annonce de cette décision, nous avons été tous indignés. Cette décision s’apparente plus à un génocide intellectuel qu’à autre chose. Je voudrais en appeler au bon sens de nos dirigeants académiques afin qu’ils revoient les coûts à la baisse. Surtout que le Chef de l’Etat lui-même s’évertue à dire aux Ivoiriens qu’il comprend leurs souffrances et leur impatience et que le Premier ministre demande une trêve sociale. Ce n’est pas le moment de venir dire aux étudiants de payer des sommes faramineuses. Là où l’étudiant n’a même pas 6.000 FCFA pour s’inscrire. Renseignez vous aujourd’hui à l’université. il y a des étudiants qui ont des scolarités de deux à trois années impayées. Je pense que c’est un suicide collectif et un vrai génocide intellectuel. La rentrée est totalement menacée avec cette nouvelle parce que nous ne nous sentons pas concernés par ces prix-là. C’est vrai que le ministre Cissé Bacongo a dit que les universités sont autonomes et qu’on leur doit cette autonomie. Mais je pense qu’avant de prendre une décision, il faut quand même consulter les étudiants et les parents d’élèves. Nous en tant qu’étudiants nous ne nous reconnaissons pas dans cette décision. Nous allons faire une doléance au Président de la République dès son retour pour qu’il nous aide dans ce sens. Parce que la crise post-électorale a déjà causé plusieurs chômeurs et de nombreux bandits sont dans nos rues. Il n’est pas question que les étudiants viennent grossir ces rangs par faute de moyens.

 

Réalisé par Soumba O. (Stagiaire), in le quotidien ivoirien pro-Ouattara "Le Patriote", du vendredi 27 juillet 2012.

 

Source: Le blog de Benoît Boéhi

ALASSANE OUATTARA, LE CURIEUX SAUVEUR DES PAUVRES

 

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Alassane Dramane Ouattara serait-il devenu le bon samaritain des tropiques ? Nous ne réprimerons pas l’envie de répondre oui. Mais ici, il est un curieux sauveur. En effet, lors de l’une de ses nombreuses pérégrinations, Ouattara aperçu la Côte d’Ivoire gisant dans son sang, ses bassesses et ses souffrances. Il s’approcha de l’épave et eu la gentillesse de verser quelques fines larmes bien chaudes. Il récupéra la Côte d’Ivoire pour dit-il, la soigner, à sa manière bien sûr. Et depuis plus d’un an, il soigne notre pauvre pays, un pays où le taux de pauvreté avoisine les 50%. Un pays où le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) est fixé à 36 607 FCFA. Depuis plus d’un an, les tendances des prix des produits de première nécessité est à la hausse. Les finances des ménages ont toutes connues un dépérissement au point où des commerçants ont cru bon créer le slogan « Gbagbo ka fissa » c’est-à-dire « Gbagbo est mieux » en langue malinké. Les travaux « herculéens » engagés est un rideau translucide qui dévoile la misère du bas peuple.  Depuis qu’il soigne ce pays, rien ne va. La Côte d’Ivoire vit au rythme des massages cardiaques, des comas répétés et des convalescences précaires Pourtant elle est entre les mains d’un sauveur, un sauveur des pauvres, un bien curieux sauveur !

Après avoir secoué plusieurs entreprises en vue d’extirper les indésirables et grossir le cercle des pauvres, il met aujourd’hui le cap sur les universités publiques. Il veut, pour sauver les pauvres, secouer ces universités en vue de les tenir  en marge du système. C’est la dernière thérapie qu’il vient de décrocher. Il ne s’est pas gêné de la publier. Désormais donc, pour sauver tous les pauvres qui auront la chance d’être orientés dans les universités publiques de Côte d’Ivoire, ceux-ci devront prendre les médicaments suivants : Inscription en Licence : 100 000 FCFA, Master : 200 000 FCFA, Doctorat : 300 000 FCFA (système LMD). Et puisque notre Alassane Dramane Ouattara est le nouveau chantre de l’intégration sous régionale (cela se comprend aisément), tous les étudiants de l’espace UEMOA sont alignés sur le même tarif. La situation de ceux qui sont hors espace UEMOA est pire que le cancer où le choléra ; Licence 300 000 FCFA, Master 400 000 FCFA, Doctorat 500 000 FCA.

Pour le bon samaritain des tropiques, le présent tableau des tarifs vise à sécréter des diplômés mieux formés, bien armés, compétitifs. C’est donc les yeux noyés de larmes que la pauvre Côte d’Ivoire a appris cette nouvelle. Un bref retour sur nos pas nous présente un tableau tarifaire totalement différent. Tous ceux qui faisaient les années antérieures (1980-2011), leurs premiers pas dans une université publique, déboursaient la modique somme de 7.000 FCFA et 6.000 FCFA pour les réinscriptions. Parallèlement, les étudiants orientés dans les grandes écoles privées déboursaient à l’inscription, la somme de 40 000 FCFA. Avec Ouattara le curieux sauveur, les universités publiques sont plus chères que celles dites privées. Vive la Solution ! Avec Ouattara le bon samaritain des tropiques, dire d’une personne qu’elle est pauvre ne suffit pas à son bonheur. Il veut voir cette personne devenir une loque humaine offerte aux railleries des riches. Curieux sauveur des pauvres !

L’on a encore en mémoire, la thérapie qu’il avait destinée aux étudiants et enseignants lorsqu’il était 1er Ministre du père fondateur, notre seul nanan. Il avait généreusement supprimé les cars de transport des étudiants. Les restaurants universitaires avaient été concédés à des privés. Il avait supprimé les cartes de bus que l’Etat distribuait gratuitement aux élèves de l’enseignement secondaire. Les enseignants quant à eux, avaient reçu une bonne dose d’amour du sauveur des pauvres. Il avait particulièrement pensé à eux en leur attribuant un salaire à double vitesse. C’est ce que l’on a appelé le raccrochage. Toutes ces mesures ont affecté l’école ivoirienne. Mais comme ce coup n’a pas été suffisant pour détruire définitivement tout le système, Ouattara le sauveur des pauvres a réinventer une autre thérapie. Pour la faire passer, il s’exerce à un lugubre jeu de séduction qu’il maîtrise bien : miroiter un lendemain aussi radieux que celui de ceux qui sortent de Harvard ou des sciences Po de Paris. L’on a ainsi entendu dire que cette mesure est la meilleure manière de crédibiliser les diplômes, de rendre les étudiants plus compétitifs, en un mot elle permettra de fournir au pays des têtes bien faites. C’est à croire que depuis sa création jusqu’à ce jour, l’université n’a offerte à notre pays que des têtes creuses. Tellement creuses qu’actuellement les administrations sont tenues par les coopérants français et les institutions internationales ne comptent pas d’ivoiriens en leur sein. Le sauveur des pauvres  se cachera certainement derrière le statut d’Etablissement Public National (EPN) de l’Université publique pour se dérober. Comme pour dire que l’université est un micro état à l’intérieur de la Côte d’Ivoire. Il se cachera peut être derrière les langues de peinture passées sur les murailles des universités pillées par ses partisans. Il ne dira certainement pas qu’il a construit de nouveaux amphithéâtres qui lui ont coûté les yeux de la tête et que les frais d’inscription faramineux devraient amortir.

Pour appliquer sa mesure, il peut compter sur le zèle de ses courtisans. Oh ! Combien sont-ils à avoir claironné sur tous les boulevards, traitant les refondateurs de tous les noms d’oiseaux parce que l’idée de porter les frais d’inscriptions à 50 000 FCFA (tous les cycles) faisait son chemin dans le milieu universitaire. Ces courtisans sont aujourd’hui pris entre porter un coup d’œil dans leur maigre bourse et broder le siège du Rassemblement Des Républicains (RDR). Mais comme pour eux, les intérêts tribaux sont plus forts que le devoir d’objectivité, ils applaudiront les hérésies du pouvoir. La Fédération Estudiantine et Scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) qui avait opposé un refus catégorique au projet de révision à la hausse des frais d’inscription, a été mise au cachot par le pouvoir.. Elle ne pourra plus freiner l’ardeur morbide des gouvernants. L’association des parents d’élèves, quant à elle, n’existe que de nom. Elle est juste là pour pondre de vagues communiqués. Les populations sont cloitrées dans les salons ; toutes tétanisées par les gris-gris des Dozos et uniformes bigarrés des nervis du pouvoir. Ceux-ci n’attendent que la moindre fronde pour brandir leurs armes assoiffées de vies humaines.  Les pauvres sont donc aux mains de celui qui prétend travailler pour eux. La thérapie qu’il propose est pour les riches et non les pauvres.

Bientôt l’on regardera le visage des résidences universitaires, elles aussi afficheront leurs prix faramineux. Ainsi va la Côte d’Ivoire sous Alassane Dramane Ouattara le curieux sauveur des pauvres.


Que Dieu nous sauve.

 

Alain Bouikalo

bouikhalaud10@gmail.com

OUATTARA SOMME DE NEGOCIER LA PAIX AVEC SES OPPOSANTS

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Le président français a descendu quelques marches pour accueillir hier son homologue ivoirien à l’Elysée où les apparences ont été pour le moment préservées. Mais Ouattara sait désormais qu’il n’a plus tout à fait son destin entre les mains puisqu’il est sommé de négocier la paix avec ses opposants.


Un chef de l’Etat sur écoute, humilié la veille à l’aéroport parisien où François Hollande n’a daigné envoyer ne serait-ce que  le moins gradé de ses conseillers. Hier, l’opération était plus à soigner les apparences qu’à autre chose. Ainsi, le président français qui a ostensiblement boudé son homologue ivoirien durant de longues semaines, y compris sur des questions dont celui-ci avait directement la gestion comme celle du Mali, a tenté de jouer à l’acteur parfait devant un parterre de photographes qui n’ont sans doute pas oublié que des mois plus tôt, Ouattara était encore dans les mêmes murs, pour soutenir une dernière fois, l’ami Sarkozy sorti perdant de l’élection présidentielle. Signe des temps, les ministres des finances des deux pays ont signé le document annulant officiellement l’essentiel de la dette ivoirienne due à la France. Une opération-colifichet en fait pour laquelle Ouattara a usé de sa tendance chronique à la mystification. « Monsieur le président, je voulais vous remercier parce que nous avons signé avec le ministre des Finances avant hier (mardi) une annulation de la dette de la Côte-d’Ivoire à l'égard de la France de 99,5%, c’est-à-dire plus de trois milliards d’euros. Cela va nous permettre de renforcer les investissements dans les secteurs sociaux et je voudrais vous dire un grand merci ». Pourtant, rien de nouveau sous le soleil. La Côte d’Ivoire qui vient d’obtenir le point d’achèvement de l’initiative PPTE a déjà fêté cette décision qui devenait automatique. Ainsi tant qu’à rechercher les symboles, surtout de relations cordiales, le chef de l’Etat ivoirien n’a pas son pareil. Mais loin des yeux, les amabilités ont fait face à des visages plus graves. Car selon le journal français Libération, Ouattara a été sommé de négocier la paix avec ses opposants en relançant le processus de réconciliation nationale en panne depuis de longs mois. Il doit aussi former un gouvernement d’union nationale et collaborer avec la justice internationale en permettant le transfèrement des criminels de son camp. Une décision de la CPI rendue le 15 novembre 2011 par la chambre préliminaire III présidée à l’époque par la juge Silvia Fernandez De Gurmendi met en effet gravement en cause la responsabilité personnelle de Guillaume Soro dans la commission de crimes contre l’humanité et crimes de guerre en Côte d’Ivoire, notamment sur les événements de Duékoué. Coopérer avec la CPI signifierait procéder au transfèrement de l’actuel président de l’Assemblée nationale.

Ce n’est pas vraiment une surprise. Ouattara est accusé par les officiels français de se désintéresser de la réconciliation nationale et d’attiser les foyers de tension dans son pays. C’est ce qu’avait déjà dit Bernard Valero, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. La présidence française a d’ailleurs tenu à préciser que la coopération entre les deux pays se fera désormais à l’aune de ces questions. «la question de la réconciliation nécessaire entre les Ivoiriens, passe par le dialogue, la lutte contre l’impunité et la justice. A cet égard, le renforcement de l’Etat de droit et du système judiciaire en Côte-d’Ivoire fera aussi partie des priorités de la coopération bilatérale», a assuré la présidence française.

Pas d’autre façon de tordre le bras à quelqu’un qui avait jusque-là profité de la bienveillance de l’Elysée, y compris pour triompher du président Laurent Gbagbo. Alassane Ouattara a toujours freiné sur ces questions et notamment sur la libération des cadres du FPI qu’il continue de maintenir en prison et contre qui la justice ivoirienne invente chaque jour des délits. Par exemple,  Simone Gbagbo a été d’abord poursuivie pour vol en réunion avant que le Procureur de la République ne décide de lui coller le délit de crime contre l’humanité. D’ailleurs sur les plateaux de France 24, Alassane Ouattara a affirmé que s’il ne poursuit pas les criminels de son camp, c’est parce qu’eux n’ont pas été pris en flagrant délit de commission des actes criminels qui leur sont reprochés ; ce qui ne serait pas le cas des cadres du FPI qui ont généralement BAC + 10.

Comment Ouattara peut-il donc négocier la paix s’il développe une telle peur et une telle inhumanité et que la commission dialogue vérité et réconciliation n’a toujours pas reçu le moindre kopeck pour financer ses activités ? Interrogé d’ailleurs sur cette réalité avant-hier, le chef de l’Etat, comme à ses habitudes, a préféré verser dans la démagogie facile et accuser le FPI de ne pas vouloir qu’advienne la paix. Pendant ce temps, son parti le RDR continue de faire de la provocation en accusant journalistes proches de l’opposition et le FPI d’être les auteurs des massacres de Duékoué. Le gouvernement n’a d’ailleurs toujours pas esquissé le moindre acte de compassion à l’égard des rescapés que le régime lui-même  ne veut plus voir retourner sur le site de l’ancien camp. Leur déguerpissement était, pour ainsi dire, planifié. Comme l’est aussi sûrement le délitement de l’école publique dans notre pays puisque Ouattara y a augmenté les frais d’écolage, notamment à l’Université d’Abidjan où les inscriptions passent de 6000 f à 100.000 f pour le premier cycle, 200.000 f pour le second cycle et 300.000 f pour les troisièmes cycle. De quoi rendre perplexe tous ceux qui espèraient la fin de l’instabilité.  

                                                                                                                                                                 

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" du 27 juillet 2012. 

THEODORE B., RESCAPE DE NAHIBLY: «COMMENT NOUS AVONS ETE ATTAQUES»


côte d'ivoire,Théodore B.,rescapé de Nahibly,"Comment nous avons été attaqués",Gilles Nesmon,le quotidien Le Nouveau Courrier


Réfugié dans le camp de Nahibly depuis plusieurs mois, Théodore B. n’a eu la vie sauve que grâce à sa «réactivité» lors du massacre perpétré par des assaillants, vendredi dernier (20 juillet 2012). Il raconte!


"Le vendredi à 5h45, j’ai entendu des cris provenant d’un grand rassemblement à l’entrée du camp. Nos envahisseurs scandaient bruyamment : «On va vous tuer tous, vous les Guéré-là. C’est dans votre camp ici que se trouvent des miliciens pro-Gbagbo. Depuis longtemps, on vous guette. Nous allons vous tuer». Dans le même temps, j’ai entendu de grands bruits à l’entrée principale de Nahibly, ensuite une grande détonation. C’était une roquette qui venait d’exploser à l’intérieur du camp. Cet engin a fait des morts sur le coup et des blessés graves. Parmi les victimes se trouvent des enfants dont certains fréquentent l’école primaire qui se trouve sur le site.

C’est à la vue de ce spectacle que j’ai réalisé que le camp de Nahibly dans lequel j’ai trouvé refuge depuis plus d’un an était attaqué par une foule immense de personnes qui venaient de défoncer le portail principal. De par ma position en hauteur, j’ai pu identifier des jeunes en tenue bigarrée, des Dozos qui résident à Duékoué depuis la crise postélectorale et des personnes en treillis militaires. Ils étaient pour certains armés d’armes de guerre quand d’autres avaient des machettes, des gourdins et de gros cailloux. Lorsqu’ils sont rentrés dans le camp après avoir défoncé le portail de l’entrée principale, ils se sont aussitôt jetés sur les réfugiés du camp sans faire de tri. La furia avec laquelle ils s’attaquaient à nous a amené chacun à sauter par-dessus la clôture pour trouver refuge dans la forêt environnante. C’était l’erreur qu’il ne fallait pas faire pour certains d’entre nous qui ont connu des fortunes diverses.

Des personnes tiraient à balles réelles, trois personnes sont tombées à côté de moi…

Nos envahisseurs du jour ont certainement pris soigneusement le temps d’encercler le camp des réfugiés de Nahibly avant de lancer leur offensive. D’autant plus que du côté de la façade adossée à la forêt, il y avait des personnes armées qui tiraient à balles réelles sur nous au moment où nous sautions la clôture. J’ai vu trois personnes tomber sur le coup à côté de moi, gisant dans une mare de sang. Face à ce danger, je me suis d’abord blotti au sol pour ensuite ramper quelques instants après en vue de me mettre à l’abri. Derrière moi, je voyais une fumée épaisse à l’intérieur du camp et j’entendais des cris stridents de femmes et d’enfants au milieu de bruits de rafales assourdissants. C’était horrible !

Depuis quelques jours, nous assistons à un matraquage médiatique contre le camp de Nahibly qui, selon certaines autorités, abriterait des miliciens. Face à ces accusations qui étaient de nature à nous créer de graves préjudices, des représentants du camp sont entrés en contact avec les autorités avec lesquelles d’autres discussions étaient en cours pour le retour sécurisé des réfugiés dans leurs villages respectifs. Puisque depuis le passage du chef de l’Etat à Duékoué, les autorités administratives de la ville, lui emboîtant le pas, ont exigé que nous retournions chez nous. Nous entendions de commun accord mener des actions soit de sensibilisation soit de dénonciation à l’endroit des résidents du camp qui s’adonneraient à des pratiques peu recommandables quand nous avons été surpris le vendredi très tôt par une cohorte d’assaillants. J’ai alors conclu que cette attaque contre notre camp était une action préméditée et planifiée vu le dispositif d’attaque qui a été mis en place.

Un de mes jeunes frères trouvé mort ligoté dans une rivière

Certains assaillants défonçaient la porte d’entrée, tandis que d’autres étaient terrés dans la broussaille autour du camp pour cueillir les fuyards. En plus, nous n’avons pas compris l’attitude des casques bleus de l’Onuci qui surveillent les entrées et venues dans le camp et qui veillent dans les miradors d’où ils ont une grande vue. Comment s’y sont-ils pris pour ne pas voir venir ces envahisseurs qui proviennent des quartiers situés à au moins 3 kilomètres du camp? Pourquoi ont-ils laissé pendant un long moment les envahisseurs défoncer le portail de l’entrée principale alors qu’ils sont armés, possèdent de petits chars sur les lieux des événements et pouvaient en plus vite appeler du renfort?

En sortant de ma cachette en brousse, j’ai découvert sur mon chemin quatre cadavres. Je suis convaincu que les chiffres, à savoir sept morts, annoncés par les autorités ne sont pas exacts d’autant plus que moi-même j’ai dénombré déjà sept morts, c’est-à-dire les trois qui ont été atteints par nos bourreaux lorsque nous fuyions, dont les parents ont confirmé le décès, et les quatre autres que j’ai dénombré en rentrant de ma cachette. Des corps ont également été exposés à l’hôpital général où des éléments des Frci s’opposent à toute prise de vue pour empêcher certainement des témoignages accablants. Un de mes jeunes frères a été retrouvé mort dans une rivière, mains et pieds ligotées. Il était avec nous au camp des refugiés juste avant l’attaque.

Pour ma part, je pense que les déclarations des autorités ivoiriennes tendant à justifier l’attaque du camp des réfugiés de Nahibly par la présence de miliciens révèle clairement une volonté diabolique de faire partir les occupants des lieux. Les autorités administratives et certaines organisations humanitaires nous avaient demandé de regagner nos villages. Qu’une fois que nous serions sur les lieux, ils pourraient nous appuyer dans la reconstruction de nos cases qui ont été détruites. Pour nous convaincre davantage, ils nous faisaient savoir que la Côte d’Ivoire n’était plus une priorité dans le système des Nations Unies parce que le pays avait renoué avec la paix. Mais nous soulevions toujours les questions de sécurité persistantes. Depuis lors, l’aide se faisait rare et les autorités locales semblent se détourner de nos problèmes existentiels".


Gilles Nesmon, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier"


Source: EBURNIENEWS

jeudi, 26 juillet 2012

MASSACRE DE DUEKOUE: LE SILENCE DES ENFANTS DE L’OUEST

 

DUEKOUE - CAMP DES REFUGIES 15.jpg

Un infime échantillon des horreurs commises au camp des réfugiés de Duékoué


Dans certaines cultures, semble-t-il, les grandes douleurs sont muettes. Le silence d’une personne affectée par un malheur devient alors tout aussi, sinon plus communicatif pour son entourage que les cris et les pleurs qui servent à d’autres de dissiper la douleur. Les fils et filles de l’ouest - ministres, députés, maires, cadres militaires et administratifs -  sont-ils de ceux-là ? Mais si eux, pour des raisons qui leur sont propres, ne peuvent montrer de signes extérieurs de souffrance, sont-ils de ce fait devenus sourds pour ne pas entendre les cris de détresse, les appels au secours de leurs parents ? Sont-ils devenus aveugles pour ne pas se rendre compte que leurs parents ne possèdent plus de villages, ni de plantations ? Et que, depuis le vendredi 20 juillet, des dizaines d’entre eux qui avaient trouvé refuge dans le camp de Nahibly, à Duékoué, ont été massacrés, que ce camp a été détruit et complètement incendié, jetant dans l’inconnue plusieurs autres milliers aux trousses desquels sont lancés, comme des bêtes enragées, FRCI et dozos ?

A Abidjan, le gouvernement peut multiplier les communiqués sans craindre de se ridiculiser car rien de tout ce qu’il peut dire maintenant ne sera plus condamnable que cette tragédie où sa responsabilité est totalement engagée. Le gouvernement parle de tout sauf de l’action concrète en faveur des survivants de Nahibly que le traumatisme a poussés de nouveau dans la brousse et nulle part.

Cyniquement, sans s’interroger sur leur situation actuelle, le gouvernement, à travers son communiqué du 24 juillet, promet « d’aider à la réinstallation des populations déplacées dans leur village d’origine ». Naturellement, la solidarité gouvernementale aidant, il est à supposer que les ministres ressortissants de la région de l’ouest tels Dagobert Banzio et Anne Ouloto, sont consentants pour ce redéploiement fictif. Sont-ils eux au moins en mesure de nous dire où retrouver la population survivante de Nahibly, dispersée par les menaces de mort ? Ils n’ont pas d’excuse de ne pas apporter assistance aux parents sinistrées de l’ouest que l’on sait abandonnés par l’Etat, moyennement encadrés par les structures d’aides sociales et malmenés par les dozos et les FRCI.

Au village, c’est pourtant une fierté pour tous de savoir qu’une fille ou un fils de la communauté connait une ascension sociale car on en espère toujours une assistance en cas de nécessité. Ce qui explique d’ailleurs généralement les conflits entre partisans des candidats aux élections locales. Les candidats eux-mêmes contribuent souvent à alimenter les querelles par des promesses fallacieuses et démagogiques. Mais les élections législatives de l’ère Ouattara présentent tout un autre aspect.  Cette année, du fait de l’exclusion de l’opposition du jeu politique, tous les élus de l’ouest, comme partout ailleurs, sont du RHDP, groupement politique au pouvoir d’Etat. On imagine dès lors qu’il devrait être plus aisé  pour Deh Paul, député de Taï, Onsio Georges, député de Guiglo, Guiri Aimé et Oulata Gahoudi, députés de Bangolo, Guéi Boniface, député de Kouibly, Oulaï Madeleine, député de Bloléquin et Désiré Gnonkonté, Maire de Taï de se mobiliser tous en faveur de la paix dans leur région d’origine. Ils peuvent utiliser leur double avantage d’être d’abord fils et filles du terroir, et d’appartenir ensuite  au groupement politique dont les sympathisants et les protégés se montrent si souvent d’une extrême violence à l’égard de leurs parents, même s’ils ne mangent pas à la même table idéologique.

Malheureusement, comme des adeptes de la théorie des douleurs muettes, ils se terrent dans un silence tout aussi coupable que les fuites en avant du gouvernement. Quand certains d’entre eux veulent paraitre actifs, c’est de se jouer du drame des pauvres populations en portant des accusations simplistes contre le FPI et des fictifs pro-gbagbo. Il y en a un futur candidat aux municipales de Touleupleu qui, en annonçant sa candidature dans la presse, au lendemain des tueries de Duékoué, a suscité la réaction suivante chez quelqu’un qui, devant la tragédie est encore capable d’humour : «pour être sûr de se faire entendre, a-t-il dit, ce candidat là devra apprendre à parler les nouvelles langues de peuplement de l’Ouest». 

 

Dekaus Badaud, in le quotidien ivoirien « Aujourd’hui » du 26 juillet 2012.

COTE D’IVOIRE: LE PCF «CONDAMNE LA POLITIQUE REPRESSIVE DE OUATTARA»

 

Logo PCF

 Le PCF a condamné mardi dans un communiqué la "politique répressive" du président ivoirien Alassane Ouattara, deux jours avant sa visite en France où il doit rencontrer le président François Hollande.

"Les autorités françaises, lors de cette rencontre, doivent exprimer l’exigence vis-à-vis des autorités ivoiriennes du respect des libertés, de l’Etat de droit en Côte d`Ivoire et de la sécurité des populations", écrit dans un communiqué le PCF.

Le PCF envisage aussi à l’Assemblée nationale, où il compte une dizaine d’élus, "l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire concernant les responsabilités françaises dans la crise ivoirienne".

"Le PCF condamne la nouvelle attaque portée contre le camp de déplacés de Nahibly à l’Ouest de la Côte d’Ivoire, ayant fait une dizaine de morts et des dizaines de blessés", ajoute le parti, déplorant que la mission de l’ONU (ONUCI) soit "incapable d’assurer la sécurité des populations déplacées".

"Emprisonnements arbitraires, impunité du régime actuel concernant les violences meurtrières commises en 2011, non respect des engagements pris dans la mise en place d’un processus de " rassemblement et de réconciliation ", violations des droits civils et politiques, les populations paient le prix d’une justice inéquitable", selon les communistes.

 

Publié le mardi 24 juillet 2012, AFP

MASSACRES DE DUEKOUE - UNE RESSORTISSANTE DU NORD AVERTIT SES FRERES: «LA VENGEANCE RISQUE D'ETRE TERRIBLE!»

 

 

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Je m'abstiens en général de les regarder, mais cette fois-ci, il était quasi impossible de les éviter. Aussi ai-je versé quelques larmes en voyant les images de la dernière tuerie, de Nahibly près de Duékoué. L'ouest! Oui encore lui! Région martyre qui paie très cher son soutien à Laurent Gbagbo – d'après ce qu'on dit. A moins que ce ne soit plutôt la présence de terres fertiles.

Je souffre avec cette population qui n'a même pas trouvé de protection alors qu'elle pensait trouver refuge dans ce camp de réfugiés, auprès de casques bleus sensés la protéger. Après avoir tout perdu, il ne leur restait - pour la plupart d'entre eux - que la vie. Ils viennent elle aussi de la perdre de manière brutale. Non, que dis-je? De manière barbare, car cela ressemble à une vraie boucherie.

Je n'ai pas pu regarder toutes les images tellement elles étaient brutales, horribles. Imaginez alors le sentiment de tous ceux qui les voient «en direct» et non derrière un écran d'ordinateur comme moi. La souffrance de ceux-là qui ont perdu de cette manière un père, une mère, un frère, une soeur, un oncle, une tante, etc... ou même un ami.

Est-ce cela la réconciliation? Je n'ai pas encore entendu Konan Banny. Cette barbarie l'a-t-elle rendu muet?

Les explications données par le représentant du gouvernement ne me satisfont pas: il y aurait eu des miliciens pro-Gbagbo dans ce camp?  J'ai envie de répondre: «Et puis?». N'y a-t-il plus de lois dans ce pays? Ne pouvait-on pas les arrêter au lieu d'occasionner une telle boucherie? Personne ne mérite une telle fin, fût-il «milicien  pro-Gbagbo», comme ils disent. Encore que cela reste à prouver. C'est de mon avis une bien piètre excuse. Où est passée la compassion pour ces populations qui souffrent déjà depuis trop longtemps et paient un très lourd tribut de leur soutien à Laurent Gbagbo? Même si les politiciens des autres régions leur accordent peu d´intérêt, où sont passés leurs «frères» qui  font partie de ce gouvernement? Ne peuvent-ils pas exiger qu'on les protège? Pauvre Côte d'Ivoire! On en est arrivé à ce point où la vie de ceux d'un autre bord poilitique ne semble plus avoir aucune valeur! Ces gens seraient-ils morts au combat, les armes à la main – dans un combat équitable donc – que vous ne m'auriez pas entendue. Mais je refuse de participer à cette déshumanisation de mon pays qui a lieu sous nos yeux à tous. C'est vrai  que je n'y peux pas grand-chose, mais je voudrais au moins ouvrir la bouche pour dire ma désaprobation.

Et quand je lis que ce sont les populations du Nord (encore une fois) avec l'aide de celles des pays de la sous-région qui sont responsables de ce massacre, je me pose la question: Mes frères du Nord ont-ils perdu le Nord? Je ne reconnais plus mon pays, je ne reconnais plus les gens de ma région. Mon coeur saigne pendant que j'écris ces lignes. Car si ces meurtres sont vraiment leur fait, qu'ils s'attendent à la pareille au moment où le pays sera libéré d'Alassane Ouattara et de ses complices. Je ne m'en réjouis pas – loin de là – mais c'est un fait et j'aimerais tant que quelqu'un ouvre les yeux avant qu'il ne soit trop tard. J'ai l'impression de crier dans le désert. Ce qui semble tellement évident à un grand nombre de personnes, ne semble sauter aux yeux d'aucun des membres de ce gouvernement!!! Ils mènent ceux qu'ils sont venus «libérer» - je me demande bien de quoi - tout droit à la boucherie, sur une route pavée il est vrai des corps de toutes leurs victimes depuis 2002...

Cette question me revient toujours: Quel est le but véritable de ces tueries répétées? Et où se trouve cette «communauté internationale» instauratrice de  «démocratie » en Côte d'Ivoire, qui donnait tant de la voix du temps de Laurent Gbagbo?  Rien que des protestations timides quand ce n'est pas le silence total. De toute façon, je ne crois  que nous les intéressions vraiment, ou que nous ayons quoi que ce soit à attendre d'eux. En effet, tant qu'ils ont la mainmise sur les richesses du pays, que leur importe que nous nous entretuions ?

 

Que Dieu ait pitié de la Côte d'Ivoire !!!

 

N. Coulibaly