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samedi, 07 juillet 2012

LE COMMANDANT INVISIBLE RACONTE LA BATAILLE D'ABIDJAN


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Nouvel extrait du livre de Germain Séhoué

Au fil des jours et des lectures n°147 : Un livre explosif


Le « commandant invisible », Séméfia Sékou, est un des chefs de guerre utilisés pendant une décennie pour mener la guerre civile, organiser la partition de la Côte d’Ivoire puis faire tomber le régime ivoirien et enfin capturer le président Gbagbo. Repenti et reconnaissant tous les massacres perpétés pas ses hommes, il est aujourd’hui en prison. Il se déclare prêt à témoigner en faveur de Laurent Gbagbo devant la Cour Pénale internationale.

Le journaliste ivoirien Germain Séhoué a réussi à communiquer avec lui avec son téléphone portable et a mis en forme ces entretiens qui on été récemment publiés.

Nous avons sélectionné les quelques extraits qui suivent pour rappeler le rôle de la France dans le renversement du régime ivoirien  mais surtout pour souligner celui de l’ONU et de l’ONUCI sa force sur le terrain.

En effet si le « commandant invisible » dit vrai  l’ONU s’est totalement déconsidérée et son comportement honteux devrait mériter des sanctions exemplaires au plus haut niveau de l’organisation. D’autre part tout gouvernement français qui prétendrait  s’abriter derrière cette institution en déshérence pour justifier sa politique néocoloniale serait à passer sans hésitation par pertes et profits.

Pendant la crise postélectorale, la France et l'ONUCI ont joué un rôle majeur.

Selon le Commandant invisible, «C'est la Licorne qui nous a assez armés avec même des véhicules adaptés à la guerre et c'est l 'ONUCI qui nous transportait et nous positionnait stratégiquement sur toute la ville d'Abidjan ». Et de préciser: «L 'ONUCI a même infiltré plus de 700 de nos éléments dans son effectif afin que nous puissions circuler librement.» Et pour ce faire, l 'ONUCI a mis en congé 700 de ses casques bleus pour céder aux rebelles leurs places et leurs noms, pour le temps de la mission de faire partir Gbagbo. «Et nous utilisions les noms el les grades des soldats onusiens mis en congé payé, qui étaient rentrés en .famille pour quelque temps », révèle le sachant au téléphone. Pour lui, tout a été planifié et monté: la marche des femmes d’Abobo, l'étouffement des banques, les charniers brandis ici et là, la mort des Français à l'hôtel Novotel, celle de Philippe, l'ami de Gbagbo, à Yamoussoukro, « tous ces cas ont été des montages ».

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Bref retour sur le passé

Tout ce qui se  passe en ce moment contre le camp Gbagbo est planifié par les autorités françaises et le camp Alassane Dramane Ouattara, soutenu par les autorités onusiennes, certains chefs d’Etat  africains, amis jurés d'Alassane et de Dominique Ouattara, depuis 2005.

Pourquoi 2005 ?

2005, parce que le mandat constitutionnel de Laurent Gbagbo, en tant que Président de la République est fini cette ode là. Mais surtout 2005 parce que c'est l'année où, après le déploiement de l'Opération des Nations-unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) autorisé le 27 février 2004 par la résolution 1528 du conseil de sécurité, l'ONU s'est sérieusement introduite dans le conflit ivoirien. La main française est toujours présente. Mais pour ne pas s'attirer des critiques et se voir accusée de responsable des conséquences d’un coup d'Etat qui devrait se faire en 2005, la France a posé au camp rebelle (groupe de Ouattara), un « alibi de défense ». Il s'agit d'organiser en faveur du Rassemblement des Républicains (RDR) un cafouillage électoral. C'est pourquoi le premier rôle du pouvoir français dans cette stratégie a été de faire pression sur le Président Laurent Gbagbo, sur son parti le FPI afin que soient organisées les élections présidentielles. Et le rôle de l'ONU était d'appuyer cette pression de sorte que les élections aient lieu sans le désarmement complet des ex-rebelles pro-Ouattara. C'est pourquoi et la France et l'ONU, pendant des années, ont stressé le Président Gbagbo et les dirigeants du FPI sur ce dossier. Mais pendant longtemps, le Front populaire ivoirien a résisté et l'organisation des présidentielles sans le désarmement a été reportée à maintes reprises. Plus tard, Beugré Mambé, alors président de la Commission électorale indépendante (Cei) devrait jouer sa partition: faire avancer le dossier électoral tout en mettant en œuvre le plan frauduleux conçu pour l'arrivée de Ouattara au pouvoir. 3000 cartes d'identité et d'électeurs ont été élaborées pour être distribuées à des Burkinabé, Maliens, Guinéens, pour le camp Ouattara.

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Plus loin, à propos de la bataille d’Abidjan

Lorsque les hostilités avaient véritablement commencé, où étaient-ils?

Sachez que jamais ni Soro, ni Dramane n'ont dormi à l'Hôtel Golf durant le temps qu'ils s'étaient regroupés là-bas. Je dis bien jamais. On faisait croire aux gens qu'ils y résidaient, mais jamais ils y ont passé une nuit. A part les sociétés françaises, ils résidaient au camp de l'ONUCI de la Riviera 3, chaque matin, ils venaient au Golf par hélico.

Combien d'éléments était composé le Commando visible pendant cette guerre de 2010-2011 ?

Nous  avions 5400 hommes sur le terrain. C'est notre clan qui fut majoritaire dans cette belligérance.

Comment opériez-vous à Abobo ?

Nous avions d'abord reçu de la Licorne tous les plans, tous les repères stratégiques d'Abidjan pour pouvoir venir envahir  la ville. Elle nous avait également fourni toutes les cartes des communes d'Abidjan où les coins et recoins sont bien identifiés. Au début, c'est par le train qu'on a fait entrer petit à petit nos éléments à Abidjan. Et nous sommes allés nous installer à Bois-Sec, un petit endroit du côté de N'Dotré, à Jobo, pour former un petit camp. Et lorsque nous avons reçu les armes que la France nous avait promises, nous avons commencé à passer à l'acte, en envahissant Abobo et faisant subir des atrocités à la population pour faire peur au pouvoir. C'est là qu'on a commencé sous les consignes et ordres de l'ONUCI. C'est l'ONUCI qui nous livrait les armes, les véhicules et les moyens de combats, tout.


Germain Séhoué. Sa page FACEBOOK.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

vendredi, 06 juillet 2012

KONG ET GBELEBAN, NOS BELLES ELUES

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« Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité… »

Alassane Ouattara,  In L’Express, 25 Janvier 2012

 

Deux de nos plus grandes localités viennent de faire leur entrée triomphale dans le cercle très fermé des départements ivoiriens. Kong, la mythique ville, la ville des grands, celle qui s’était énervée parce que la loi avait vaincu un duc. A l’occasion, les singes et les moutons avaient reçu précairement des cartes d’électeurs pour narguer les gouvernants. « Ce sont les singes et les moutons qui iront voter » avait-on entendu dire. Leur « rébellion » vient de payer cash. Désormais,  Kong est un département. Sa sœur ou mère Gbéléban, a elle aussi été élue. Voici une autre ville, géante, élancée, gravement belle qui avait été injustement abandonnée, déposée dans l’arrière cour de l’affection. Aujourd’hui, « la grande royale », vient d’être réhabilitée. Saluons hautement la famille Kong-Gbéléban !

Certaines langues jalouses disent que ces villes ne méritent pas d’être des départements. Je les regarde, les yeux pleins d’effroi. Mais pourquoi ? Pourquoi toute cette morgue ? Ceux qui ont été incapables de faire de Koukourandoumi, Gouessesso, Gnaliépa, Ouragahio, Mama des départements, retiennent leurs regrets. Mais c’est déjà trop tard. Les temps ont changé, de nouvelles théories ont germé. Il faut tout simplement les appliquer avec dextérité. Chez eux, on ne remet pas à demain, parce qu’à l’affût se trouve le malheur. En même temps est mieux !

Pour rassurer les aigris, les griots du couple leur ont offert un mouchoir sur lequel sont marqués les critères qui ont facilité l’élection de nos belles villes. D’abord sur le plan démographique, il est internationalement reconnu que la population de Gbéléban n’a rien à envier à Yamoussoukro, l’autre ville de notre Allah Gnissan. Cela est valable pour Kong. En effet, les Kongois (1) savent que sous ce critère, aucune autre ville ne peut leur arracher la palme d’or de la densité exemplaire. Kong et Gbéléban ont sous leur coupole, plusieurs grandes sous-préfectures, des villages et campements aussi peuplés qu’Abidjan. Ensuite du point de vue de la superficie, ces deux villes sont aussi vastes que le désert qui abrita Moïse et son peuple. Elles s’étendent à perte de vue, impossible de cerner leurs bornes. Enfin au niveau des infrastructures, les griots de ces deux villes nous ont appris qu’elles réunissent les infrastructures adéquates pour être érigées en département. Voici donc les critères qui ont pesé. Il était même prévu qu’elles deviennent immédiatement des districts autonomes. Mais par pudeur politique, elles ont été élues départements.

A ceux qui s’irritent, dois-je dire que le trône est à cheval entre Kong et Gbéléban ? Non. Ce sont Kong et Gbéléban qui ont les caisses, les signatures. C’est pourquoi, dans l’attribution des dotations, ces deux villes seront bien garnies puisque les critères cités seront pris en compte. Elles auront des budgets que le district d’Abidjan jalousera.

Dois-je encore dire qu’elles ont un statut particulier ? Bien sûr que non. La paire élue n’est pas le nid des « Kafri » (2) et autres « Boussoumani » (3), c’est quand même le grand nord et vous savez que le grand nord, en plus d’être un domaine réservé, il est une principauté tenue par le duc Warifatchè (4) et la duchesse Fanta Gbê (5). C’est ce grand nord qui est actuellement à l’honneur. C’est pour ce grand nord qu’a été conçue la belle théorie du rattrapage ethnique, théorie qui dame le pion à celle de l’ivoirité conçue par la petite rivière et magnifiée par ses petits suiveurs. Il n’y a donc pas lieu de se faire du mauvais sang ou se provoquer des ulcères d’estomac pour rien. Nous sommes à l’heure du rattrapage ethnique. C’est tout. Combien de villes « krafri » ont-elles eu la chance de s’asseoir à côté de dame kong et de « la grande royale » Gbéléban ? Peu. Celles qui ont eu cet honneur jouissent par extension, à titre spécial, des jets du rattrapage ethnique. Ce sont les villes du centre ou celles qui ont des cadres qui exaltent le rattrapage.

Vous souvenez-vous du découpage électoral fait à la veille du « désert électoral » du 11 Décembre 2011 ? Ce découpage qui pue à mille lieues, le rattrapage ethnique, annonçait déjà la nouvelle organisation administrative présentée. C’est cela la nouvelle Côte d’Ivoire.

L’autre nous disait que ceux qui détestent les FRCI quittent la Côte d’Ivoire. Moi je vous dis que si vous détestez le rattrapage ethnique, allez vivre à Banfora ou à Sindou, au moins là- bas, vous vivrez en paix. Mais en attendant d’emprunter le train, saluons hautement Kong et Gbéléban, nos belles élues.

Seul Dieu nous délivrera.

 

(1)  Ressortissants de Kong

(2)  Désigne dans le jargon malinké les non musulmans

(3)  Synonyme de « Kafri», non musulman

(4)  Désigne en Malinké, le diamantaire, riche homme

(5)  Femme de teint clair, femme blanche, Fanta la blanche

 

Les pamphlets d’Alain Bouikalo

bouikhalaud10@gmail.com

jeudi, 05 juillet 2012

ALASSANE OUATTARA, «LE PRESIDENT DE L'ETRANGER»

 

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Il est toujours réjouissant de constater que des médias qui sont à mille lieues de nous au point de vue idéologique finissent par confirmer des informations que nous avons données par le passé. Pour une raison simple : leurs «validations» permettent de clore le débat sur les faits, surtout quand on sait que nos contradicteurs sont des spécialistes du «pas vu, pas pris» et des audacieux négateurs des évidences.

Nous ne boudons pas notre plaisir de voir l’hebdomadaire Jeune Afrique, dont Alassane Ouattara était jusqu’à une date récente un actionnaire minoritaire, qui l’a soutenu quand il était dans l’opposition et qui le soutient aujourd’hui, énoncer quelques vérités que nous répétons depuis longtemps à propos de l’ouest de la Côte d’Ivoire. Jugez-en par vousmêmes. «Fidèles à Laurent Gbagbo, les natifs de la région ont beaucoup perdu à la faveur de la crise postélectorale: nombre d’entre eux se sont vus chassés de leurs maisons et de leurs terres, à l’exemple des Oubis, expropriés au profit de nouveaux arrivants. L’installation des étrangers et des travailleurs agricoles originaires du Nord est appuyée par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, dont le commandement est assuré par Losseni Fofana, dit Loss, un ex-rebelle) et par les Dozos, ces chasseurs traditionnels d’Afrique de l’Ouest qui ont troqué leurs vieux fusils contre des kalachnikovs. Ces derniers seraient aujourd’hui 10 000, contre un petit millier avant la crise : ils règnent en seigneurs de la guerre et font payer un droit de protection aux nouveaux arrivants.

En ville, c’est la même chose. Les commerçants doivent verser leur obole. (…) Il y a aussi les miliciens burkinabè installés avec leurs hommes dans les forêts classées de l’Ouest. Parmi eux : Issiaka Tiendrébéogo et Amadé Ouérémi – lequel est soupçonné par HRW d’avoir joué un rôle dans les massacres de Duékoué, en mars 2011. (…) Surtout, reconnaît-on à Abidjan, ils entretiennent avec les FRCI un système d’activités illégales mais fort lucratives : trafic d’armes, exportation de cacao vers le Burkina Faso, exploitation aurifère forestière, et vente de terres.» Jeune Afrique publie également une infographie qui situe l’implantation de ces miliciens burkinabè sur le territoire ivoirien. Leurs noms se passent de tous commentaires : Sana Salifou, Issa Ouédraogo, Kouanda Lassané, etc…

Le constat est désormais indiscutable. Une opération concertée de colonisation armée des régions les plus convoitées de la Côte d’Ivoire est en cours. Qui dirige cette opération? Difficile de ne pas orienter les regards vers deux hommes : Alassane Ouattara et Blaise Compaoré. Premièrement, parce qu’ils en sont les bénéficiaires politiques. Ouattara profite des miliciens burkinabé pour effrayer voire pousser à l’exil les soutiens politiques de son adversaire embastillé à La Haye, le président Laurent Gbagbo. Quant à Compaoré, c’est son pays qui jouit depuis plusieurs années des filières d’évasion du cacao; il se débarrasse de son trop-plein démographique tout en élargissant son «espace vital» et ses territoires d’influence. En réalité, le président burkinabè est ici dans le même type de stratégie que le Rwandais Paul Kagame en République démocratique du Congo. Et l’Ouest ivoirien est dans la même position géopolitique que la région martyre du Kivu, comme nous l’avons déjà écrit dans ces colonnes. Il faut toutefois noter qu’Alassane Ouattara s’associe avec entrain à l’opération de colonisation de la Côte d’Ivoire, alors que Laurent-Désiré Kabila, arrivé au pouvoir avec l’aide des Rwandais et des «nouveaux prédateurs» occidentaux, s’est rebellé contre la «prise en main» de son pays. Et est mort en martyr national.

Face à cette incontestable réalité, face à ce danger qui pèse sur la Côte d’Ivoire, que font les consciences morales de la Nation? Rien ou presque. A la fois soucieux de préserver la présence de ses électeurs de plus en plus menacés sur les riches terres de l’Ouest et désireux de continuer à profiter des privilèges du pouvoir, le PDCI porte un regard névrotique sur cet enjeu – et les «Unes» du quotidien qui porte sa voix traduisent bien ce malaise. Complexés par les accusations de xénophobie, de nombreux intellectuels ont capitulé alors que la stature de certains objecteurs de conscience leur permet de s’exprimer clairement et sans haine sur ce qui n’est rien d’autre qu’une vaste stratégie de dépossession.

Une chose est sûre : par son action, Alassane Ouattara donne un caractère prophétique aux propos de campagne du président Laurent Gbagbo qui le qualifiait pendant la campagne en vue de la présidentielle de «candidat de l’étranger». Qu’on en juge. Sans l’aide de forces étrangères, jamais il n’aurait pris le pouvoir, concèdent aujourd’hui tous les analystes sérieux, quel que soit leur bord. Le premier cercle des militaires qui veillent sur sa vie est constitué de soldats burkinabè – comme nous l’a récemment confirmé, effaré, le collaborateur d’un chef d’Etat de la région. Les soudards qui règnent sur son «coffrefort» (l’Ouest minier et cacaoyers) sont burkinabè. Une bonne partie de sa stratégie de persécution de son opposition est fondée sur l’instrumentalisation de ses «relations» avec des chefs d’Etat étrangers. Toutes ses prétentions économiques s’appuient sur ses «relations» à l’étranger et sur un endettement massif qui, comme l’occupation des terres de l’Ouest, participe d’une logique de soumission voire «d’esclavagisation» durable de la Côte d’Ivoire.

Dès lors que l’on se débarrasse de toute complaisance et de notre tendance naturelle à la politique de l’autruche, l’on ne peut pas sérieusement accréditer la thèse généralement véhiculée selon laquelle l’invasion de la Côte d’Ivoire par des hordes armées non conventionnelles est le résultat d’une crise de l’ordre sécuritaire contre laquelle le pouvoir central se bat. De toute façon, cette thèse est absurde. La Côte d’Ivoire est un pays où la police et la gendarmerie ont été désarmées par le pouvoir central. La nature des armes dont sont dotées les milices ethniques qui prolifèrent de toutes parts est telle qu’il n’y a qu’un Etat qui peut les fournir. Le numéro de série de chaque arme permet de connaître sa provenance. Quand on connaît l’acharnement avec lequel le régime traque ses ennemis, prétendre que les ex Forces nouvelles, les Dozos et les Burkinabè de l’Ouest sont armés sans son consentement revient à prendre ses interlocuteurs pour des imbéciles.

Le 15 novembre 2000, avant la guerre donc, Laurent Gbagbo, nouvellement élu, disait : «Un jour viendra où, dans ce pays, il y aura deux camps. D’un côté celui dont le territoire et la Nation se confondent pour la défense de ce que nous sommes et de l’autre, celui pour lequel ni la Nation, ni le territoire, encore moins la République que nous tentons de bâtir n’a de sens, encore moins de valeur». Nous sommes en plein dedans. Ceux qui ne le savent pas sont sans intelligence. Ceux qui le savent et se taisent sont des lâches.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

COTE D’IVOIRE: SILENCE, ON TORTURE SOUS DES REGARDS PASSIFS ET COMPLICES!!!

  

PRO-GBAGBO ENLEVES.jpg

 

« Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »

 Article 5, déclaration universelle des droits de l’homme de 1948

  

La Côte d’ivoire, depuis plus d’un an est devenue un Etat d’exception. Tout ce qui choque l’entendement humain est célébré comme un fait heureux. Au delà de la célébration des contre-valeurs, il apparait clairement que l’une des cordes que le régime d’Abidjan manie bien, c’est  la violation des droits de l’homme. Bien que notre Constitution proclame, dans son préambule, « son adhésion aux droits et libertés tels que définis dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme de 1948 et dans la Charte africaine des Droits de l'Homme et des Peuples de 1981 », rien n’empêche le pouvoir de Dramane Ouattara de méconnaitre, dans les faits, cette affirmation. Or, le rôle d’un gouvernement sérieux est de veiller à la protection des droits des citoyens, à les promouvoir en vue de permettre l’épanouissement de tous, sans distinction aucune.  Mais en Côte d’Ivoire, ne sont élevés à la dignité d’être humain que les partisans d’Alassane Dramane Ouattara. A l’opposé, les citoyens de « seconde zone » que sont les pro-Gbagbo, ont droit à tous les lots de traitements inhumains et cruels. Ces traitements se déroulent de façon paisible et continue dans l’indifférence totale des organisations de défense des droits de l’homme. En un mot, le régime Ouattara torture sous le regard passif et complice des ONG.

Le régime Ouattara torture…

Le régime de Ouattara, prétendument qualifié par ses amis et partisans, de démocratique, s’est spécialisé dans l’art d’arrêter, torturer, arracher des aveux infondés, exécuter sommairement des citoyens, violer  les domiciles etc. Toutes ces arrestations et perquisitions sont faites en violations flagrantes de règles en vigueur. Les rares témoins qui ont pu échapper miraculeusement à leurs tortionnaires, ont relaté dans la presse de l’opposition, les méthodes et les techniques utilisées par les hommes du régime. Pour procurer du plaisir au régime, tous les traitements cruels sont les bienvenus.

En effet, certains infortunés reçoivent des braises de feu sur le dos, des gouttes de sachets plastics brûlés sur les mains et parties sensibles, d’autres sont marqués au fer rouge. Certains d’entre eux sont enchainés à quatre ou à cinq comme furent les esclaves du temps de la traite négrière. Point n’est besoin de préciser qu’ils sont journellement battus comme des animaux. Tous ces faits se déroulent dans des lieux tenus par les hommes du régime. Yopougon, une commune pro-Gbagbo est présentée comme un super « camp de concentration ». Le régime a transformé, « la place de la liberté », patrimoine du FPI (parti de Laurent Gbagbo), en lieu de torture. Est-il utile de noter que l’activité sordide qui se déroule sur cette place est totalement contraire à l’esprit du lieu. Il s’agit en effet d’une place qui célèbre les libertés et non les exactions.

En dehors de Yopougon, il existe un  autre « camp de concentration » à PK 17, route de Dabou ; ce camp devait servir de site pour le service civique. Les pratiques qui s’y déroulent sont les mêmes constatées dans le camp de Yopougon. Ces deux camps « spécimens » sont les prolongements d’autres lieux tenus par les hommes du pouvoir. Et ces hommes n’ont qu’une seule cible : les pro-Gbagbo ou supposés. Ce sont ces citoyens qui peuplent les camps du régime. Ils viennent principalement des villes qui ont affirmé leur attachement au Président Laurent Gbagbo. Certains sont arrêtés à Abidjan, d’autres à l’intérieur du pays et convoyés soit dans les camps de l’intérieur soit dans ceux de la capitale économique. Ils sont des civils et militaires, tous accusés de vouloir renverser le régime. Ces accusations sont fallacieuses d’où, les traitements inhumains infligés à ces pro-Gbagbo. Car, si elles étaient fondées, le régime ouvrirait un procès qui donnerait l’occasion aux accusés de se défendre.

Ayant choisi la voie des camps de concentration, le régime d’Abidjan avoue le peu d’intérêt qu’il accorde aux droits humains. Cela est d’autant plus vrai que les tortionnaires eux-mêmes sont des ex-rebelles, maîtres dans l’art de la torture, connus pour être des criminels de guerre, des mercenaires, des miliciens tribaux.

Cette addiction à la torture donne du lustre au classement fait par l’Onu. En effet, selon l’organisation mondiale, le régime Ouattara, est un régime autoritaire. La chaine de télévision française France 2 en avait parlé le 26 Mars 2012 (édition de 20h). Mais si la Côte d’Ivoire est devenue championne en tortures et traitements inhumains, c’est bien parce qu’elle peut compter sur  le silence coupable de certaines organisations.

…sous le regard passif et complice des ONG

Le feu de la torture qui s’abat sur les pro-Gbagbo et supposés n’est dénoncé que par les journaux proches du Président Gbagbo. Ces organes se battent en publiant les témoignages des personnes ayant connu les flammes de la torture. Pendant qu’elles donnent de la voix, les ONG de défense des droits de l’homme brillent par leur mutisme. Elles assistent, passives, impassibles au drame que subit une partie des citoyens ivoiriens. Pourtant, elles se disent être équidistantes des pouvoirs politiques.

Notre actualité récente nous permet de dire que certaines ONG nationales sont complices du jeu du pouvoir. En effet, lors de la crise post-électorale, la Présidente du Réseau paix et sécurité des femmes dans l’espace Cedeao côte d’ivoire (Repsfeco-ci) Salimata Porquet, s’était vidée de ses larmes, lors d’un sommet de la Cedeao à Abuja en Mars 2011. En substance, elle demandait à l’institution d’intervenir pour  sauver « les victimes si nombreuses ». Depuis que son mentor Ouattara est aux affaires, elle a séché ses larmes, plus de pleurs, même pour ceux qui sont torturés par le régime. Ces personnes qui sont torturées ne descendent-elles pas de femmes ? A l’évidence leur vie n’a aucune importance tout simplement parce qu’elles ont eu le tord d’être des « Gbagboïstes ». N’Gouan Patrick, coordinateur national de la Convention de la société civile ivoirienne (CSCI), lui et sa « convention » sont muets comme une carpe face au règne des « camps de concentration ». Pourtant, Patrick N’Gouan ne manquait pas de s’offrir en spectacle sur la chaine Africa 24 pour demander le départ de Laurent Gbagbo, il ne manquait pas d’organiser des séminaires pour montrer les tares du régime de Gbagbo. Où se trouve t-il pendant que des citoyens, des contribuables sont arbitrairement détenus dans les fers ? Le Mouvement Ivoirien des droits de l’Homme (MIDH), connu pour être un démembrement du RDR, parce que créé par des pro-Ouattara dont « le Petit Juge militant » Epiphane Zoro Bi Balo (actuel DG de l’AICF), est lui aussi passif. Il a perdu et on le comprend, sa verve des premiers jours. Ce mouvement a été rejoint par la Ligue Ivoirienne des droits de l’homme (LIDHO). C’est à croire que l’universalité des droits de l’homme est sujette à caution en Côte d’Ivoire. Comme le dirait Mobutu du haut de la tribune de l’Onu en 1973, lorsque qu’on parle des droits de l’homme on doit savoir de quel homme on parle. Est-ce des militants et sympathisants du Rhdp ou des pro-Gbagbo ? S’il s’agit des pro-Gbagbo, alors exit le respect des droits de l’homme et bonjour la torture !

A l’image de ces ONG nationales, celles dites internationales, semblent avoir d’autres préoccupations. En effet, elles ferment royalement les yeux sur cette prouesse du régime d’Abidjan. Amnesty International, Human Right Watch, la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme (FIDH), la division des Droits de l’Homme de l’ONUCI, La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), toutes ces organisations sont devenues subitement aphones. Elles sont dans une sorte de complicité qui donne de la graisse à la dictature instaurée par le régime d’Alassane Dramane Ouattara. Pourquoi un tel mutisme ? Tous ceux qui sont torturés dans ces « camps de concentration » devenus un « archipel de torture », sont-ils des sous-hommes ? N’ont-ils pas aussi droit à un brin de dignité ? Qui portera devant l’histoire, la responsabilité des errements du pouvoir d’Abidjan ?

Disons clairement que ces ONG muettes, seront autant responsables que le pouvoir actuel.

Voici donc, sur le chemin de l’hypocrite réconciliation nationale, les actes du pouvoir qui énervent le processus. Les gouvernants ivoiriens  ont les mains dénouées et toujours tendues sur la tête des pro-Gbagbo, comme une épée de Damoclès. Et lorsque cette épée frappe, les ONG applaudissent pas leur mutisme. Il est peut être politiquement correct que les membres et amis du pouvoir s’invitent à ce mutisme, mais il est inacceptable que des ONG, par essence neutres, s’adonnent à ce jeu macabre. L’histoire les jugera avec rigueur.

 

Alain Bouikalo

bouikhalaud10@gmail.com

DEMENTI DE LA FAMILLE GBAGBO AUX ACCUSATIONS D'HAMED BAKAYOKO

 

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Le Premier Ministre Me Joseph KOFFIGOH dément au nom et pour le compte de la famille du Président Laurent Gbagbo les graves accusations portées contre elle par Hamed BAKAYOKO.

 

côte d'ivoire,dementi de la famille gbagbo aux accusations d'hamed bakayoko

Joseph Kokou KOFFIGOH

Avocat à la Cour, Ancien Bâtonnier


Communiqué

 

Nous soussigné, Joseph Kokou KOFFIGOH, Avocat à la Cour, demeurant et domicilié à Lomé,

Agissant au nom et pour le compte de :

 

1- Madame Jeannette KOUDOU, de nationalité ivoirienne, en exil,

2- Monsieur Laurent OTTRO, de nationalité ivoirienne en exil,

3- Monsieur Bertin KADET, de nationalité ivoirienne, en exil

4- Docteur Hervé Brice ABIE, de nationalité ivoirienne en exil,

 

Les requérants ayant tous élu domicile au cabinet du conseil soussigné, à Lomé  Togo Quartier Hédzranawoé, BP : 671, Cel : (228) 90 04 01 58, e-mail : jkkoffigoh@yahoo.fr

Rendons public leur démenti ci-après face aux allégations de complot contre la sureté de l’état de Côte d’Ivoire, telles que formulées le 12 juin 2012 sur les antennes de la RTI, par le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur Monsieur Hamed BAKAYOKO.

  

Démenti des parents du président GBAGBO suite aux allégations de complot

 

« Le 12 Juin 2012 sur les antennes de la Radio Diffusion Télévision Ivoirienne, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur du Gouvernement Ivoirien, M. Hamed BAKAYOKO, annonce à la Nation, la découverte d’un complot visant à renverser le régime de OUATTARA.

Ce complot selon les informations du Ministre, serait fomenté par les proches du Président GBAGBO. 

1- Les faits:

Suite à l’arrestation de M. OUSMANE SY Savané, journaliste au quotidien "Le Temps", et à la perquisition faite dans ses bureaux, un document de réflexion portant sur la restauration de l’image du Président LAURENT GBAGBO ternie par un vaste complot international aurait été trouvé dans la mémoire de son ordinateur.

Dans ce document des personnes ressources ont été proposées pour animer des activités en vue de la restauration de cette image déformée.

C’est cette note rédigée dans la période de mai à juin 2011, c’est-à-dire deux mois après l’arrestation du Président Laurent GBAGBO donc depuis un an -,  qui sera présentée par le Ministre de l’Intérieur  comme la trame d’une conspiration.

Il est à préciser que les personnes comme Jeannette KOUDOU, Laurent OTTRO, Bertin KADET et Dr Hervé Brice ABIE dont les noms figurent dans ce document n’étaient pas informées de son existence.

En outre, dans son interview télévisée de 52 minutes, le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, Hamed BAKAYOKO, utilise abondamment l’image de la mère du Président Laurent GBAGBO pour jouer sur les émotions de son public.

Tels sont les faits.

2- Les parents du Président Laurent GBAGBO s’indignent des propos calomnieux du Ministre Hamed BAKAYOKO et du Gouvernement ivoirien qui ne fait rien pour mettre un terme aux mensonges, aux accusations et arrestations arbitraires, aux persécutions, tueries, vols et viols des Ivoiriens, y compris la chasse aux refugiés.

En effet depuis l’arrestation du Président GBAGBO par les Forces Françaises le 11 Avril 2011 et sa remise aux forces rebelles d’Alassane OUATTARA consacrant ainsi le coup d’état de OUATTARA et ses Alliés, la famille toute entière de Laurent GBAGBO avec en tête la mère (88 ans) vit en exil.

M. Hamed BAKAYOKO, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur ne s’est point indigné quand sa troupe de rebelles déversés dans la Côte d’Ivoire, a mis à sac des centaines de maisons avant de les détruire.

Ces actions de pillage ont visé principalement tous les proches du Président GBAGBO, notamment, sa famille, les responsables du Front populaire ivoirien (FPI), son parti politique et tous les responsables de la Majorité Présidentielle (LMP).

Les parents ont trouvé leur salut dans la fuite vers l’exil. Malgré cet exil, la nouvelle administration ivoirienne, dans son œuvre de persécution, les poursuit en gelant leurs avoirs, en dépit des règles élémentaires des droits humains, pour les humilier,  et les amener à l’asphyxie.

Si le Gouvernement de Côte d’Ivoire parvenu au pouvoir  par un coup d’état conduit par la France de SARKOZY, n’a rien d’autre à proposer aux Ivoiriens que la chasse à l’homme, qu’il laisse la paix aux parents du Président Laurent GBAGBO notamment à sa mère suffisamment éprouvée par tant de méchancetés. 

La concorde nationale, le retour à  un régime démocratique apaisé en Côte d’Ivoire passent par la libération du Président Laurent GBAGBO et de tous les prisonniers politiques, la fin de l’exil pour de nombreux Ivoiriens refugiés dans les pays ouest-africains, le déblocage de leurs avoirs et de leurs biens, enfin par une justice équitable, c’est-à-dire une justice qui ne soit pas seulement en faveur des "vainqueurs" de la guerre.

Enfin la Côte d’Ivoire qui assure la présidence de la CEDEAO, se doit de respecter les droits des refugiés dans l’espace sous régional et arrêter de les harceler, en violation des dispositions pertinentes des instruments juridiques régionaux et internationaux »

 

Fait en exil, le 03 juillet 2012 

 

En conséquence, le conseil soussigné notifie le présent démenti à la presse et à qui de droit et se réserve le droit légitime d’agir par les voies légales, y compris des poursuites judiciaires contre les auteurs et les complices de ces diffamations dont le seul objectif est de perpétuer les traitements cruels et inhumains dont ils  accablent les parents et les proches du Président Laurent GBAGBO.

 

Fait à Lomé, le 03 juillet 2012

    

Maître Joseph Kokou KOFFIGOH

mercredi, 04 juillet 2012

REPORTAGE TV5: LES BURKINABES OCCUPENT LES TERRES A L'OUEST DE LA COTE D'IVOIRE



Les Ivoiriens perdent leurs terres, avec la bénédiction d'Alassane Ouattara, de la coalition qui l'a installé au pouvoir (France, Etats-Unis, Cedeao, Onu), de certains autres ivoiriens et de la communauté internationale pourtant si prompte à décrier la violation des droits humains et toutes sortes d'abus sous d'autres cieux. Le cas ivoirien avec la dictature en place, le piétinement du droit et de la Constitution, les crimes et les spoliations tous azimuts, n'émeut personne.

Il faudra craindre avec le plus grand effroi et la pire angoisse tout retournement de situation. Une bombe terrifiante se met insidueusement mais très sûrement en place pour la Côte d'Ivoire et pour toute la sous-région ouest-africaine.

Que les voix les plus autorisées parlent maintenant ou se taisent à jamais.

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire! 

CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - PPTE: LA COTE D'IVOIRE COURT UN TRES GRAND DANGER!

 

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«Les Économistes nous ont trahis. Ils ont poussé le pays dans l’antre du diable. Si les Ivoiriens ne sortent pas immédiatement de l’initiative PPTE, il n’y aura plus de Côte d’Ivoire dans 3 ans».

 

La Révolution Permanente se fait le devoir de porter ce message aux Ivoiriens ce jour, mardi 3 juillet 2012. Ce message est la conclusion à laquelle les analystes de la Révolution Permanente sont parvenus lorsqu’ils ont été alertés par la position de certains pays d’Amérique latine qui ont rejeté systématiquement cette initiative.

Pour vous permettre de comprendre ce cri du cœur, je vous invite à découvrir ce que cache l’initiative PPTE lorsqu’après avoir atteint le point d’achèvement, un instrument du libéralisme usurier est chargé de sa mise en œuvre.

Le HIPC (Heavily Indebted Poor Countries) ou PPTE (Pays Pauvre Très Endetté), cette appellation qui devrait sonner comme une injure,  cache un concept économique mis sur pied par le FMI (Fonds Monétaire International) et la Banque Mondiale en 1996.

L’initiative HIPC ou PPTE a été empiriquement conçue pour être la Phase N°2 du PAS (Programme d’Ajustement Structurel). Il est donc bon de noter que l’initiative PPTE est le prolongement du PAS dont elle achève de réaliser les grands axes.

Officiellement, l’initiative PPTE est un système, je dirais, un engrenage économique, qui vise à assister les pays les plus pauvres du monde en rendant leurs dettes internationales «soutenables».

Si elle était un système conçu de bonne foi, l’initiative PPTE devait être l’équivalent de la procédure judiciaire dite de Règlement préventif. Pour les entreprises qui cumulent des dettes exigibles -que leur trésorerie disponible ou à recouvrer sur le court et moyen terme ne permettra pas d’apurer, alors qu’elles conservent encore des chances de s’en sortir financière-, le déclenchement de la procédure de règlement préventif leur permet de geler la poursuite des créanciers, qui se regroupent pour créer un collectif et signer un concordat et qui s’entendent avec le juge pour planifier de façon supportable, le recouvrement de leurs créances, parfois, en accordant à l’entreprise débitrice des allègements ou des délais de carence. Ainsi, avec un peu de chance, l’entreprise essoufflée réalise des investissements productifs, rembourse à un rythme soutenable ses dettes et retrouve la santé financière.

En principe, c’est ainsi que devait être perçue l’initiative PPTE pour les Etats. C’est également la finalité recherchée par le déclenchement d’une procédure judiciaire de règlement préventif au profit des entreprises en difficulté, que l’initiative PPTE devait viser à atteindre.

Mais que non. L’initiative PPTE cache un lourd secret que très peu de personnes connaissent. C’est ce secret que je vais exposer maintenant.

De façon innocente, les Économistes nous expliquent que pour qu’un pays soit éligible à l’initiative PPTE et PPTE renforcée, il doit respecter quatre critères:

· n’être éligible qu’à une assistance concessionnelle de la part du FMI et de la Banque mondiale (“IDA-only”) ;

· faire face à un niveau d’endettement insoutenable ;

· avoir parfaitement mis en œuvre des réformes et de saines politiques économiques dans le cadre de programmes soutenus par le FMI et la Banque mondiale ;

· avoir formulé un document de stratégie pour la réduction de la pauvreté (DSRP). (Celui de la Côte d’Ivoire a été élaboré sous la Direction du Ministre d’Etat, feu Bohoun Bouabré. Sa version finale a été rendue publique en janvier 2009)

Mais tout cela est compliqué. Je ne vais pas vous entraîner là-dedans.

Ce qu’il faut savoir de la face cachée de l’iceberg des conditions d’éligibilité d’un pays à l’initiative PPTE, se présente comme ci-après:

- pour qu’un pays fasse partie du programme, il faut qu’il soit listé parmi les pays les plus endettés au monde et incapables de payer ses dettes extérieures. Donc le pays doit être un Etat indigent, un Etat en situation de quasi-faillite;

(Petite parenthèse sur ce point : est-ce que vous comprenez maintenant pourquoi pendant que Laurent GBAGBO se battait pour payer les dettes extérieures tout en évitant d’endetter la Côte d’Ivoire, il s’est trouvé des individus, anciennement chargé de mettre en œuvre le PAS, qui conjuguaient tous leurs efforts pour lancer des attaques armées, lutter contre l’exportation du café et du cacao, souiller l’image de l’Etat en commettant des meurtres, diviser le pays, saper son potentiel économique en pillant une partie des richesses ? Est-ce que vous comprenez maintenant pourquoi?)

- les “saines politiques économiques” dont la mise en œuvre conditionne l’éligibilité du pays au programme, sont déterminées par le FMI et la Banque Mondiale, et sont les héritières – bien qu’elles ne s’appellent plus ainsi – des “Programmes d’ajustement structurel” des années 1980 et 1990 d’inspiration libre-échangiste : restriction des interventions de l’État dans l’économie, libéralisations, privatisations, politiques fiscales et monétaires restreintes… (Source: Wikipédia)

(Petite parenthèse sur ce point : Est-ce que vous comprenez maintenant pourquoi au lendemain du 11 avril 2011, toute la Côte d’Ivoire a été mise en vente ? Est-ce que vous comprenez pourquoi les banques appartenant à l’Etat de Côte d’Ivoire que sont la BNI, la BHCI, Versus Bank, bref, tout ce qui appartient à l’Etat est mis à marché depuis le 11 avril 2011 afin que les groupes privés français les achètent ?)

Bien. Vous commencez à tout comprendre

Alors, venons en de façon plus concrète au cas de la Côte d’Ivoire. Et vous comprendrez pourquoi GBAGBO Laurent ne pouvait pas rester Président mais aussi les raisons profondes du repeuplement économique de l’Ouest ivoirien avec la main-d’œuvre voltaïque.

Déjà en 1998, l’éligibilité de la Côte-Ivoire au programme PPTE fut conditionnée par la libéralisation complète du secteur du café pour l’année de récolte 1998-1999. Bédié Konan entre deux verres, a retrouvé un brin de lucidité. Il a refusé cette libéralisation telle que le FMI la lui demandait. Aussitôt, l’affaire des 18 milliards “volés” est sortie sur fausse dénonciation de qui vous savez et, au soir du 24 décembre 1999, le premier coup d’État de l’histoire de la Côte d’Ivoire a été consommé.

Mais après la chute de Bédié, Laurent GBAGBO arrive au pouvoir à la faveur des élections de 2000. La première pression qu’il subira, sera la réforme du secteur café-cacao. Ils n’ont pas utilisé le mot privatisation. Mais la fermeture de la CAISTAB et le retrait de l’Etat conduisaient au même résultat.

Sauf que Laurent GBAGBO est un Patriote ivoirien. Il ne peut pas accepter de vendre l’âme de l’Economie ivoirienne aux prédateurs étrangers. Donc il engage la réforme et aboutit à une libéralisation qui transfèrera la gestion de la filière aux acteurs de la filière.

Cette forme de libéralisation n’est pas celle qui était attendue. Mais elle était un bon pas vers la libération entre les mains des multinationales américaines, anglaises et françaises (Cargill, ADM, Armajaro, etc.) au cas où un homme à tout faire du FMI et de la Banque Mondiale prendrait le pouvoir. Parce qu’à terme, il faudrait atteindre cet objectif.

Nous sommes en 2012. Depuis le 26 juin de l’année, la Côte d’Ivoire a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE. Mais dans quel contexte et avec quelles ambitions ?

Pour ce qui est du contexte, Alassane Ouattara, celui qui a mis en œuvre pour le compte d’Houphouët-Boigny, la Phase N°1 de la stratégie de contrôle des secteurs clés de l’Economie des pays non occidentaux, cette phase baptisée PAS (Programme d’Ajustement Structurel), est en Côte d’Ivoire et règne en maître des lieux incontestable.

Dès la conquête de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a enclenché un processus vertigineux de ré-endettement du pays. Il a aussitôt vendu tout ce qui appartenait à l’Etat et est en passe de boucler ses dernières ventes avec la privation des banques comme la BNI, la BFA, la BHCI, Versus Bank.

Plus révélateur que de raison, son avènement en Côte d’Ivoire a ouvert la voie à un repeuplement agricole systématique de l’Ouest ivoirien par des Burkinabè. A terme, nous vous le disons chaque jour, ces terres villageoises occupées avec les armes ainsi que les forêts classées contrôlées par les mêmes milices burkinabè pour y cultiver le café et le cacao, seront vendues aux multinationales américaines et françaises afin que les ouvriers burkinabè et les autochtones de l’ouest deviennent des salariés.

Sur ce point, les ambitions de l’initiative PPTE sont claires et doivent l’être pour chacun d’entre nous.

Ce programme n’enrichira personne. Il ne permettra pas à la Côte d’Ivoire de prendre une moindre ascension économique. Non. Ce programme vient parachever la nocivité économique du PAS pour les Etats qui ont commis l’erreur d’y entrer.

L’initiative PPTE ne fera entrer aucune somme d’argent liquide dans les caisses de l’Etat ivoirien. Le ré-endettement massif a porté la dette ivoirienne à son niveau initial. Les remboursements effectués par le Président GBAGBO ont été renouvelés systématiquement par de nouveaux emprunts sur papier. L’argent entre et ressort aussitôt. Ce n’est qu’un jeu d’écriture.

Mais la plus grosse menace dans tout ça, c’est que l’Etat perdra totalement ou presque, ses avoirs sur  le café et le cacao avec la privatisation qui sera réalisée après la modification de la loi de 1998 sur le foncier rural pour permettre aux personnes physiques non ivoiriennes et aux entreprises privées de devenir propriétaires sur le domaine foncier rural. Une telle modification de la loi ouvrira la voie à l’achat de toutes les terres de l’Ouest ivoirien par les multinationales étrangères, d’abord en acquérant les terres occupées illégalement par les Burkinabè, ensuite en contraignant les allochtones baoulé et les autochtones Wè à leur vendre le reste des terres et les vieux vergers.

Une fois le cacao sorti du giron de l’Etat, les droits et taxes d’exportation perçus sur le café et le cacao réduits à des portions congrues, les banques nationales privatisées pour respecter les engagements pris ou imposés avec l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, que restera-t-il encore de la Côte d’Ivoire ? Que restera-t-il de ce pays puisque l’eau, l’électricité, les grands hôtels, les autoroutes et ponts à péage, les richesses du sous-sol, ont déjà été cédés  pour l’essentiel à 1 franc symbolique par Ouattara Alassane aux grands groupes français et américains ?

Si vous avez enfin compris, c’est que vous avez compris pourquoi le combat que la Révolution Permanente mène avec vous est un combat pour la survie du peuple de Côte d’Ivoire. Et l’histoire ne nous pardonnera pas d’avoir échoué.

Que Dieu sauve la Côte d’Ivoire des griffes acérées du diable !

 

A Très bientôt.

 

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00320/07/12

 

Source: INFO D'ABIDJAN

mardi, 03 juillet 2012

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR GUILLAUME KIGBAFORI SORO, PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE NATIONALE DE COTE D’IVOIRE

 

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 Monsieur Guillaume Kigbafori SORO,

 
Je viens d’apprendre, dans un communiqué signé des mains de Madame Fatim Camara, Responsable service Communications et Presse de l’Ambassade de Côte d`Ivoire en France, que vous effectuez une visite de travail en France et que vous serez reçu par votre homologue français, M. Claude BARTOLONE, ce lundi 2 juillet 2012 à 15 heures à l`Hôtel de Lassay, au 128 rue de l`Université Paris 7ème.
 
A l’occasion de cette visite en France, je vous adresse, ce lundi 2 juillet 2012, cette lettre, en espérant qu’elle vous parviendra et que vous la lirez jusqu’au bout.
 
Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, comme tout le monde le sait, la rébellion ivoirienne a vu le jour le 19 septembre 2002, avec comme chef, vous-même, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO. Vous vous êtes alors révélé au monde par ses déclarations ronflantes et parfois tonitruantes dans les medias et dans votre livre intitulé «Pourquoi je suis devenu un rebelle» et sous-titré «La Côte d'Ivoire au bord du gouffre» (Editions Hachette, Paris, 2005).
 
Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, avec cette rébellion, il a été donné aux Ivoiriens de vivre et de subir des horreurs immondes et des violences inouïes d’un groupe d’individus en armes de toutes sortes, pour la plupart analphabètes ou demi lettrés, sans légitimité aucune, sans foi, manquant de bon sens et d'«esprit des lois» (Montesquieu), et prétendant imposer leur volonté et leurs caprices, tels des cow-boys dans les films westerns d'antan, lesquels cow-boys, hors-la-loi et sans civisme ni éducation, défient le Sheriff du District, règnent en maîtres et, par la force de leurs pistolets, dictent leur loi.
 
Vous, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, et les autres rebelles sembliez ignorer (du moins méconnaître) que cette époque est révolue et que les temps modernes commandent d'utiliser, de nos jours, même dans le Far West, la voie des urnes pour accéder au pouvoir, pour pouvoir marcher sur des tapis rouges et pour pouvoir prétendre diriger les hommes, en vue de contribuer à favoriser leur bien-être et le progrès de l'humanité.
 
Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, on peut se demander ce que les populations ivoiriennes et l’Afrique ont gagné, ce que vous avez ajouté à l'humanité, quelle image vous représentez pour le présent et le futur dans l'histoire, quelle leçon la jeunesse africaine peut tirer de vos actes ?... La réponse est claire et nette : du gâchis.
 
Par exemple, en Côte d’Ivoire, on compte plus de huit années de situation de guerre, durant lesquelles le fonctionnement des institutions a été pratiquement en péril, où tout a été considérablement dégradé, où les ressources ont été systématiquement livrées au pillage...
 
Pendant que les autres peuples sont dans des laboratoires et dans les usines pour fabriquer des ordinateurs, des médicaments, des avions, des machines, des appareils…, pour notre confort, pour notre santé…, vous, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO et les autres rebelles, ainsi que vos alliés (connus et inconnus ou méconnus), vous n’avez eu aucune honte, aucun regret, ni remords de tuer vos propres parents et amis. Vous n’avez éprouvé aucune gêne à basculer notre pays dans un état lamentable de régression, ni aucun dégoût à vous faire payer sans travailler, ni aucun scrupule à piller et à faire piller les ressources de notre pays. Vous avez été toujours fiers de narguer, de troquer les autorités et les élus, fiers de fouler aux pieds nos lois, nos Institutions et notre Constitution, en toute immoralité et en toute impunité.
 
Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, plus que jamais auparavant, le sang a coulé, trop coulé en Côte d’Ivoire, comme dans les autres pays concernés par les rebellions. Du sang des autochtones comme des étrangers. Du sang des forces de l’ordre et des populations civiles comme des rebelles. «Nous avons eu plus de morts entre rebelles qu’entre nous et les Forces loyalistes», avait déclaré sur Radio France Internationales (RFI), votre chargé de communication des rebelles... Ces pertes importantes de vies humaines ont énormément endeuillé les populations ivoiriennes et suscité partout animosité, rancœur, indignation, colère et désirs de vengeance... Tels sont les réalités et les résultats de la rébellion ivoirienne dont vous, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, êtes un des instigateurs privilégiés.
 
Vous êtes l’un des premiers responsables, devant Dieu et devant les hommes, des exactions, des tueries perpétrées depuis 2002 par les rebelles, rebaptisés « Forces nouvelles » (FN), puis Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).
 
Vous avez siégé, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, dans le gouvernement de M. Laurent Gbagbo, en tant que Premier ministre. Vous avez mangé à la même table que M. Laurent Gbagbo que, poussé par vos mandataires (Marcoussis) et voulant emprunter des raccourcis, vous aviez mission, selon vos propres déclarations, d’assassiner, ou tout au moins chasser du pouvoir, pour accéder (vous ou un de vos commanditaires) à la magistrature suprême de la Côte d’Ivoire. C’est aujourd’hui mission accomplie.
 
Mais, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, avez-vous compris que les rebellions africaines rabaissent les Africains au rang de barbares des temps anciens, réduisent l’Afrique à l’état de jungle ou de champ de bataille permanent où le label démocratique est vidé de son contenu ? De plus, avez-vous réalisé que les rebellions africaines enrichissent les fabricants d’armes et ont pour victimes les populations africaines, c'est-à-dire des femmes, des hommes, des enfants innocents qui ne demandent qu’à vivre ?

Avez-vous compris que ceux qui fabriquent les armes, les vendent et ceux qui arment les rebelles ne sont nullement responsables de l’utilisation que l’on en fait ?  Avez-vous compris que, par les rebellions, les Africains se révèlent leurs propres ennemis et que, ceux qui arment et financent les rebellions, s’intéressent, d’abord et avant tout, aux ressources minières et naturelles des régions concernées?...
 
Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, le 22 février 2002, à quelques six mois de son 68ème anniversaire, est tombé au front, les armes à la main, M. Jonas Malheiro Savimbi, un des plus vieux rebelles de l’histoire d’Afrique, chef de l’UNITA, fondée le 13 mars 1966. C’est sur les bords de la rivière Luvuei, dans la province de Moxico, au sud-est de l’Angola, non loin de la frontière zambienne, que ce vieux chef rebelle a livré sa dernière bataille. Surpris par l’armée gouvernementale, il a été abattu, non sans s’être défendu : quinze balles logées dans son corps. Montré le lendemain à la télévision angolaise, son corps gisait sans vie, baignait dans son propre sang, son sang à lui, Jonas Savimbi. Toutefois, il avait le visage serein et intact, les yeux mi-clos. II a fini comme vous finirez, vous, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO. Il a fini comme finissent tous les rebelles de son espèce : Samuel Doe, Fodé Sankoh, Ousmane Mané, Joseph Kabila..., qui, eux aussi, avaient défiguré leurs pays respectifs, par des guerres, par des violences inouïes, par des tueries sans nom. En tout cas, tel est le sort de tous les rebelles, c'est-à-dire des individus qui, comme vous, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO, prétendent rétablir leurs concitoyens dans leurs droits humains, et qui, contradictoirement, leur ôtent le premier des droits humains, à savoir : « le droit à la vie ».
 
L’Histoire retient que le leader de l’UNITA, M. Jonas Savimbi, avait résisté longtemps, très longtemps, de 1962 à 2002, et qu’il avait été à la fois un chef charismatique, un stratège, un «nationaliste» intransigeant et obstiné avec un parcours exceptionnel, un rebelle jusqu’au bout, du moins jusqu’à la mort. Certes, la mort l’a, finalement, emporté sur le succès qu’il escomptait.
 
Et comme Jonas Savimbi, vous serez, Monsieur Guillaume Kigbafori SORO,  très bientôt rattrapé. Pour les crimes que vous avez commis, ainsi que par vos exactions et vos tueries, perpétrées depuis 2002, que nous gardons en mémoire, et telles qu’elles ont été consignées dans les journaux, dans votre livre et les livres d’histoire.
 
Enfin, que vous soyez Président de l`Assemblée Nationale de Côte d`Ivoire ou pas, vous en rendrez bientôt compte devant la justice, envers et contre vous, même si vous prétendez n’avoir pas de souci à vous faire, ni rien à vous reprocher. Rappelez-vous le cas Maurice Papon, impliqué dans l'arrestation et la déportation des Juifs de la région bordelaise, entre 1942 et 1944. Quoiqu’il eût de très hautes fonctions, il a été inculpé, plus de 40 ans après, notamment en 1983, à la suite de plaintes déposées en 1981, a été jugé à partir d'octobre 1997 et condamné le 2 avril 1998. 
 
Bon séjour à Paris, Monsieur le Président.
 
 
Paris, le 2 juillet 2012
 


Léandre Sahiri, Ecrivain et Enseignant chercheur.

dimanche, 01 juillet 2012

CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - 7 CASQUES BLEUS TUES A L'OUEST: LE RAPPORT DE L'ONUCI N'EST PAS SERIEUX!

 

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Radio France Internationale (RFI) a fait fuiter les grandes lignes de ce que l’ONUCI appelle un rapport d’enquête sur la mort des 7 casques bleus nigériens tombés le 8 juin 2012 dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

A en croire RFI, ce rapport révèle que les assaillants seraient au nombre de 100, qu’ils seraient venus du Libéria et qu’ils auraient confié aux populations qu’ils allaient attaquer les soldats de l’ONUCI pour récupérer leurs armes et venir à Abidjan pour renverser le régime de Dramane Ouattara. Toujours selon ce rapport, les assaillants auraient été en train de s’attaquer aux populations civiles et c’est pour venir secourir ces civils que le contingent nigérien basé à Grand-Lahou serait venu en intervention alors que leurs collègues du contingent marocain basé à Taï, à quelques petits kilomètres du lieu où les soi-disant attaques contre les populations civiles se perpétreraient, sont restés sur leurs positions.

De façon manifeste, ce rapport est un tissu de contradictions et un gros tas de rumeurs collectées ici et là par l’ONUCI pour soutenir les prétextes avancés par le régime Ouattara afin de justifier la purge ethnique contre les Ivoiriens qui ne se reconnaissent pas dans ses choix et dans son aventure ivoirienne.

Il suffit pour s’en convaincre de relever des grandes lignes de ce rapport, les incongruités saillantes ci-après:

1.    pour renverser le régime Ouattara en récupérant les armes de l’ONUCI, pourquoi les assaillants n’attaqueraient-ils pas un dépôt d’armes et de munitions de l’ONUCI et c’est seulement un convoi de 3 véhicules avec au maximum une vingtaine d’armes qu’ils attaquent ? Est-ce, avec seulement une vingtaine d’armes que 100 assaillants vont renverser le régime de Ouattara protégé par 10 000 casques bleus, un peu plus de 1000 soldats français de la Force Licorne, 500 mercenaires togolais, environ 3000 mercenaires et miliciens burkinabè et environ 10 000 bouviers FRCI?

2.    pourquoi les assaillants qui connaissent probablement très bien la région et qui savent que l’ONUCI a une base à Taï ville, n’ont-ils pas attaqué le contingent marocain qui occupe cette base fixe et qui donc dispose de beaucoup plus d’armes, si leur intention était de se doter en armes pour renverser un régime contesté?

3.    pour se doter en armes, pourquoi les assaillants seraient-ils allés attaquer des civils soi-disant ? Est-ce à dire que ces civils disposaient d’un stock important d’armes mis à leur disposition par l’ONUCI ou par le régime Ouattara et qui susciterait la convoitise des assaillants au point qu’ils considéraient ces civils comme une cible prioritaire pour satisfaire leurs besoins en armes?

4.    pourquoi le contingent marocain basé à Taï n’a-t-il pas été informé du mouvement des 100 soi-disant assaillants venus du Libéria afin de les intercepter ou demander du soutien aérien, comme c’est à leur habitude, afin de localiser avec précision lesdits assaillants et anticiper leur neutralisation par une attaque préventive?

5.    pourquoi le même contingent marocain n’a-t-il pas volé au secours des civils qui seraient en train d’être attaqués par des assaillants à la recherche des moyens militaires de l’ONUCI pour venir perpétrer un coup d’Etat à Abidjan?

6.    pourquoi des Libériens, et donc des non Ivoiriens, viendraient-ils renverser un chef d’Etat ivoirien ?S’ils y parvenaient, quel Libérien vont-ils installer à la tête de la Côte d’Ivoire et dans quel but?

7.    l’ONUCI a-t-elle réussi à capturer un des assaillants au point de pouvoir confirmer qu’ils sont venus du Libéria et qu’ils avaient un mobile politique et qu’ils visaient pour cibles, les armes de l’ONUCI et le pouvoir de Ouattara?

Mais bon Dieu ! Pourquoi l’ONU se plaît-elle à être une organisation de moins en moins sérieuse, employant des fonctionnaires corrompus, soutenant des régimes liberticides, se rendant complice de complots politiques, de pillages de ressources naturelles, de crimes contre l’humanité, tout juste dans le but de protéger des intérêts géostratégiques des puissances membres de l’OTAN?

Le soi-disant rapport confidentiel de l’ONUCI est un tissu d’incongruités, de non-sens, de rumeurs, de slogans et de mensonges, qui ne doit émouvoir personne.

Nous insistons et persistons pour dire que ces 7 casques bleus ont été tués par les mercenaires burkinabés dirigés par Amadé  Ourémi et qui organisent le repeuplement et l’invasion des terres de l’Ouest. Ces mercenaires sont des supplétifs de l’armée privée d’Alassane Ouattara baptisée FRCI. Ce sont ces mercenaires qui ont tué les 7 casques bleus. Les patrons de l’ONUCI en Côte d’Ivoire le savent. Les raisons pour lesquelles ils les ont tués sont connues.

Nos sources sont concordantes et formelles : ces mercenaires ont des comptes à régler avec Ouattara. Il leur doit de l’argent et ils ont décidé de se payer en vendant les terres, le bois, le cacao et autres produits récupérés  en chassant les populations autochtones Wè. Certains soldats de l’ONUCI participent à ce trafic illégal. La piste du règlement de compte et de la protection d’un territoire conquis est donc la seule qui donnera un résultat sérieux après une enquête sérieuse.

Jetez donc à la poubelle ce tissu de rumeurs et de slogans appelé rapport de l’ONUCI sur la mort des 7 casques bleus. Il n’honore personne.


A Très bientôt


Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00317/06/12


Source: INFO D'ABIDJAN.NET

samedi, 30 juin 2012

CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - DECLARATION DE PATRIMOINE: OUATTARA VA-T-IL DEMISSIONNER?


ALASSANE OUATTARA 5.jpg

 

Aux termes de l’Article 55 de la Constitution ivoirienne du 1er Août 2000, « Lors de son entrée en fonction et à la fin de celle-ci, le Président de la République est tenu de produire une déclaration authentique de son patrimoine devant la Cour des Comptes. »

Or bizarrement, depuis le 11 avril 2011, Ouattara est sorti du Golf Hôtel, où il régnait en tant Chef d’Etat autoproclamé et reconnu par des amis et institutions à l’étranger, pour s’installer vraisemblablement comme président de Côte d’Ivoire.

Du 11 avril 2011 à ce jour, cela fait un peu plus 14 mois que Ouattara est supposé être à la tête de la Côte d’Ivoire. Or, apprend-on de source gouvernementale, c’est dans les jours à venir que Ouattara compte déclarer son patrimoine.

Alors question: est-ce une déclaration de fin de mandat ou une déclaration de début de mandat?

La réponse à mon avis est toute simple. Tout le monde sait ce que veut dire « le début » d’une chose. Le début, ce n’est donc pas 14 mois après avoir commencé. Le début, c’est la première minute du moment où l’on commence quelque chose.

Donc la déclaration des biens de Ouattara prévue dans les prochains jours, ne saurait être une déclaration de début de mandat. A tout le moins, il ne peut s’agir que d’une déclaration de fin de mandat.

Alors doit-on comprendre que Ouattara va démissionner dans les jours à venir ou bien qu’il est convaincu qu’il a atteint son propre point d’achèvement et qu’il doit rendre le tablier ?

Sinon, pourquoi attendre d’avoir manipulé 300 milliards de francs CFA de budget de souveraineté pendant deux exercices budgétaires avant de chercher à déclarer ses “biens”?

Est-ce à dire qu’il va déclarer les biens que ces 300 milliards de francs CFA lui ont permis d’acheter pendant les 14 mois de règne et de contre-règne à la tête d’une Côte d’Ivoire qu’il peine à soumettre? Ou tout simplement, va-t-il déclarer les biens qu’il possédait avant le 11 avril 2011? Et dans ce cas, quel audit permettra-t-il au peuple de Côte d’Ivoire de mener pour déterminer de façon contradictoire qu’il n’a pas abusé de sa naïveté?

Souffrez avec moi que ces questions ne trouvent pas de réponse. Parce qu’à la vérité, Ouattara n’évolue pas dans un cadre constitutionnel. Donc l’article 55 de la Constitution ivoirienne, il s’en tape. Il est arrivé au pouvoir en dehors des règles constitutionnelles. Ce ne sont donc pas ces règles qui vont s’imposer à lui aujourd’hui.

En clair, c’est un autre spectacle de distraction, de détournement de l’attention du peuple, de manipulation et surtout de frime avec une forte dose de faux et usage de faux, qui va être servi au peuple abusé de Côte d’Ivoire.

Mais au moment de terminer cette Chronique, une voix me dit qu’il y a des gestes qui sont prémonitoires et qu’il peut s’agir bel et bien d’une déclaration de fin de mandat si Ouattara venait vraiment à le faire. Croisons donc les doigts.


A Très bientôt.


Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00316/06/12


Source: INFODABIDJAN.NET

jeudi, 28 juin 2012

CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - COTE D'IVOIRE: HOLLANDE PREPARE LA DERNIERE BATAILLE D'ABIDJAN


côte d'ivoire,france,hollande prépare la dernière bataille d'abidjan

 

Deux navires de guerre français mouillent dans les eaux territoriales ivoiriennes depuis quelques jours. Un communiqué officiel, rapporté par le quotidien Soir-Info dans sa parution de ce jeudi 28 juin 2012, nous informe que ces navires participeront à une série d’opérations de “formation” des FRCI de Dramane Ouattara et de maintien du savoir-faire opérationnel de la Force Licorne.

Mais Hollande se fout de notre gueule. Deux navires de guerre pour former les FRCI de Dramane Ouattara, des individus qui exécutent chaque jour, au moins un civil décrété pro-GBAGBO?

Non. Je sais que François Hollande n’est pas si normalement anormal que ça! Il ne ferait pas former des bandits en tenues militaires avec armes de guerre au poing pour renforcer leurs capacités génocidaires. Non. Hollande a accepté de maintenir ces navires de guerre mis en mission pour la Côte d’Ivoire par Nicolas Sarkozy depuis mars 2012, parce qu’il prépare à sa façon, la dernière bataille française en Côte d’Ivoire.

Que cela se sache. Jamais la France n’acceptera de lâcher de bon gré, la Côte d’Ivoire tenue dans les liens de l’esclavage à la fois diplomatique et économique qui fait bien vivre des multinationales françaises.

Donc, “la France est prête  pour la Côte d’Ivoire”. C’est ce message que François Hollande nous envoie. Il dit qu’il n’est pas le Président des Conseils d’Administration, comme son prédécesseur; mais il nous démontre qu’il ne laissera pas non plus ces Conseils d’Administration orphelins après les nombreux marchés acquis de gré à gré avec à la clé, des exonérations et des exemptions d’impôts complètement appauvrissantes pour l’Etat ivoirien en déconstruction.

Mais quoi de plus normal! Un service, ça se rend. Le troc bombes françaises contre marchés de gré à gré, tirs de chars français rémunérés avec les secteurs stratégiques de l’économie ivoirienne bradés à 1 franc symbolique, la protection des criminels de guerre et la couverture des crimes à relent génocidaire contre richesses minières et pétrolières ainsi que le pouvoir d’Etat; c’est tout de même une bonne affaire qui nécessite la présence de deux navires de guerre avec probablement des missiles équipés de têtes nucléaires!

Alors, les Ivoiriens sont avertis. Les prophéties n’ont pas menti. La France, peu importe qu’elle soit dirigée par François Hollande ou Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, a une dernière bataille à livrer contre le peuple souverainiste de Côte d’Ivoire.

Mais cette guerre sera la dernière contre le peuple souverain de Côte d’Ivoire car la France fera pour la première fois, l’amère expérience de la Gloire de Dieu!

Ecoutez-les rires. Et attendez qu’ils cessent subitement de rire. Puis après coup, passez en bordure de la Lagune Ebrié pour voir les corbeaux se régaler.

Je sais que nous nous comprenons. 

 

A Très bientôt.

 

Hassane Magued

La Révolution Permanente N°00315/06/12


Source: INFODABIDJAN.NET

dimanche, 24 juin 2012

LE SYNARES APPELLE A FAIRE ECHEC AUX MESURES ARBITRAIRES DU GOUVERNEMENT


Le gouvernement a fixé la rentrée universitaire au 3 septembre prochain. Le syndicat national de la recherche et de l’enseignement supérieur dénonce les mesures impopulaires prises par le gouvernement Ouattara ainsi que les actes au quotidien qui compromettent l’effectivité de cette rentrée

Le Syndicat National de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (SYNARES) a appris, de la part du gouvernement, que la date de la prochaine rentrée universitaire est fixée au lundi 03 septembre 2012. Ainsi, considérant qu’il demeure toujours acquis en Côte d’Ivoire, que « chacun a le droit d’exprimer et de diffuser librement ses idées… » (article 10 de la loi n° 2000-513 du 1er août 2000 portant Constitution de la République de Côte d’Ivoire), Le SYNARES tient, à ce sujet, à faire une analyse de la situation sociopolitique à travers les observations qui suivent, lesquelles porteront successivement sur :

– le limogeage des présidents élus des universités ;

 – la destruction sélective des structures universitaires ;

 – la violation constante, par les autorités étatiques, des lois ivoiriennes au sommet desquelles se classe la Constitution de la République de Côte d’Ivoire;

 – le délitement de l’Etat de Côte d’Ivoire ;

 – l’accentuation de la fracture sociale.

Notre analyse sera suivie d’un appel aux intellectuels ivoiriens de tous bords politiques et de recommandations à l’intention de nos militants au sujet de la rentrée universitaire. Depuis le mois de février 2012, le gouvernement a entrepris de nommer certaines personnes en qualité de présidents des universités de Cocody et d’Abobo-Adjamé ; l’université de Bouaké semble, pour le moment, ne pas être concernée par cette mesure. Ces personnes répondant aux noms de Bakayoko Ly Ramata et Tano Yao ont ainsi subtilisé, par le biais de ces nominations, les fauteuils de N’gbo Aké Gilbert-Marie, élu à ce poste en mai 2010, à la tête de l’université de Cocody, détenu depuis mai 2011, sans aucun jugement, à la prison de Boundiali, et de Gourene Germain élu dans la même période à la présidence de l’Université d’Abobo-Adjamé.

Le Synares tient à rappeler à la Nation tout entière, que depuis la loi n° 95-696 du 7 septembre 1996 relative à l’enseignement et les décrets qui l’ont suivie, les présidents des universités ivoiriennes sont élus par des représentants – eux-mêmes élus – des enseignants et chercheurs, des étudiants, des personnels administratifs et techniques et des personnalités extérieures à l’université. Il convient de noter que l’avènement de cette législation est le résultat d’une véritable bataille engagée et gagnée, à l’époque, par les enseignants et chercheurs au travers de leur syndicat : le Synares.

En effet, les enseignants et les chercheurs y compris notamment Bakayoko Ly Ramata, Tano Yao et Cissé Ibrahim Bakongo, refusaient dorénavant la nomination par le gouvernement à la tête des universités, de personnalités à la solde du pouvoir étatique, dont les agissements, bien souvent étaient en total déphasage avec les impératifs propres au fonctionnement de nos établissements d’enseignement supérieur. Ils ont donc proposé et obtenu, en accord avec le gouvernement, de désigner eux-mêmes, par voie d’élections, les dirigeants des universités. Les mêmes dispositions légales étaient d’ailleurs, à la demande de nos militants, en passe d’être prises et appliquées au fonctionnement des Grandes Ecoles. C’est donc sur la base de ces dispositions, déjà appliquées à deux précédents mandats, qu’ont été élus au cours de l’année universitaire 2009-2010, les présidents des différentes universités de Côte d’Ivoire : N’gbo Aké Gilbert-Marie à Cocody, Gourene Germain à Abobo-Adjamé et Poamé Lazare à Bouaké.

En décidant de nommer aujourd’hui les présidents des universités, le gouvernement commet une grave violation du principe de leur élection. Il viole surtout, et ce par voie de conséquence, les droits de la communauté universitaire qui a porté son choix sur les personnalités ci-dessus citées, donnant à chacune d’elles mandat de diriger l’université du lieu de sa fonction. Il y a ici mépris, oppression. En effet, toute réforme de la loi et des décrets y assortis tendant à supprimer la voie électorale pour revenir au principe de la nomination des présidents des universités est considérée par le Synares comme arbitraire, liberticide, injuste. Elle est anachronique et nous ramène vingt ans en arrière. Le Synares considère donc ces décisions de nomination comme nulles et de nul effet. Elles seront par nous combattues.

Toutefois, la nomination des présidents des universités ivoiriennes n’est pas la seule mesure de violation des lois de la République. Nous verrons, un peu plus loin, que bien d’autres actes ou discours du pouvoir actuel en donnent également la preuve. L’Université de Bouaké a été, dès le lendemain de la tentative du coup d’Etat du 19 septembre 2002, agressée par la rébellion armée. Ses locaux ont été attaqués et détruits, ses enseignants contraints d’abandonner la ville de Bouaké. Elle a, depuis cette période, trouvé refuge à Abidjan, dans des locaux disséminés dans différents quartiers sur au moins 13 sites distants les uns des autres.

Les Universités d’Abobo-Adjamé et de Cocody vont subir le même sort, respectivement dans les mois de mars et avril 2011. L’Université d’Abobo-Adjamé a été la première à être violemment attaquée dans le courant du mois de mars 2011. Tout y a été détruit. Dès le lendemain du lundi 11 avril 2011, l’université de Cocody a reçu la visite des agresseurs. Les amphithéâtres, les salles de cours, les laboratoires de recherche, l’administration (la présidence en tête), les bureaux des enseignants et des chercheurs… ont été éventrés, saccagés, pillés. Curieusement et heureusement, des établissements tels que le Centre Africain et Mauricien de Perfectionnement des Cadres (CAMPC) et l’Ecole Nationale de Statistiques et Economies Appliquées (ENSEA) qui se trouvent dans la même enceinte de l’université de Cocody, ont été totalement épargnés ; l’on y a, semble-t-il, seulement volé des véhicules. Les résidences universitaires, lieux d’hébergement des étudiants, ont été pillées, décoiffées, détruites, à la suite du départ forcé des étudiants, sommés par le gouvernement le lendemain du 11 avril 2011 d’évacuer immédiatement les lieux. Même des murs des résidences universitaires situées dans la commune de Port-Bouet ont été volés aux fins d’être vendus. Et pourtant, pour des raisons qu’on devine aisément, des résidences affectées aux élèves de l’Institut National de la Formation Sociale (INFS), contigües aux résidences universitaires de Port-Bouet n’ont subi aucun dommage ; des élèves y sont actuellement hébergés. Il en est de même de la Cité Saint-Jean située à quelques pas de la Cité Rouge de Cocody.

L’Institut National Polytechnique Houphouet- Boigny (INP-HB) a été amputé par le gouvernement de son antenne située à Abidjan- Cocody avec comme conséquence, la fermeture de plusieurs centres de formation annexes, dont les pauvres étudiants et autres auditeurs se trouvent brutalement privés, sans aucune réparation, de l’enseignement qui leur est dû. La suppression de cette antenne de Cocody a entrainé le licenciement de 170 employés qui y étaient en service. Il est important de souligner que cette antenne, démembrement de l’INP-HB sis à Yamoussoukro, permettait la coordination, par l’administration, des activités de cet Institut de formation sur le territoire d’Abidjan, en particulier l’organisation et le suivi par les enseignants, des stages des étudiants qui ne peuvent s’effectuer qu’à Abidjan ; étant entendu que la ville de Yamoussoukro est dépourvue de toutes entreprises industrielles et commerciales susceptibles d’offrir aux étudiants, des stages de formation. Depuis cette fermeture, les rencontres entre l’enseignant et l’étudiant stagiaire ont lieu soit au domicile de l’enseignant, soit dans un café.

Le Synares tient à indiquer que le gouvernement, à travers les décisions de nomination sus-incriminées, dévoilait déjà à la Nation tout entière ses intentions de remettre en cause à l’avenir, en les abrogeant ou en les modifiant profondément, ou même en les ignorant purement et simplement, la plupart des lois votées dans l’intérêt du peuple ivoirien. A preuve, les dispositions de la loi n° 2000-513 du 1er août 2000 portant Constitution de la République de Côte d’Ivoire (la constitution elle-même semble être ignorée par les autorités étatiques) concernant notamment le droit à la vie, le droit de vivre en Côte d’Ivoire, la présomption d’innocence et les droits syndicaux sont gravement violés par le gouvernement. La loi portant régime juridique de la presse, elle aussi, n’est pas respectée dans son esprit. Enfin, la loi sur le régime foncier rural est en passe d’être modifiée au préjudice des populations ivoiriennes. Sommes-nous en train de vivre la suspension de fait de la Constitution et la mise de la Côte d’Ivoire sous tutelle de l’ONU, deux mesures réclamées par le passé à cor et à cri – et apparemment obtenues de fait aujourd’hui – par la coalition RHDP manipulée par ses parrains? En fait, par lettre adressée le 20 octobre 2006 « A Son Excellence KOFI ANNAN, Secrétaire général des Nations unies. New York », il est écrit : «… suite à nos interrogations, nous sollicitons qu’il vous plaise d’examiner avec la plus grande attention les propositions ciaprès : Nous demandons avec insistance la suspension de la Constitution. En lieu et place, nous demandons que la nouvelle Résolution du Conseil de sécurité des Nations unies soit le seul Acte juridique qui régisse la nouvelle transition…


Yapo Yapi André


SourceIVORIAN.NET

LE PRESIDENT GBAGBO PORTE PLAINTE CONTRE NICOLAS SARKOZY ET LA FORCE LICORNE

 

 

Selon l’agence France Presse (AFP), l’armée française va devoir s’expliquer devant la justice française sur les actes de guerre commis contre le gouvernement du Président LaurentGbagbo durant la crise post-électorale en Côte d’Ivoire.

En effet, le Président Gbagbo a instruit ses avocats français de porter plainte contre l’armée française devant les juridictions françaises. C’est la raison pour laquelle, Me Jacques Verges, Roland Dumas et Marcel Ceccaldi, ont porté plainte devant le Tribunal aux armées de Paris contre l’armée française et son ex-Président Nicolas Sarkozy, pour tentative d’assassinat du Président Laurent Gbagbo, de son épouse Simone Ehivet, de son fils Michel Gbagbo, et de tous ses proches présents avec lui à la résidence présidentielle, durant les bombardements de cette dernière par la Force Licorne.

Cette plainte a été déposée auprès du tribunal des armées de paris le 05 juin dernier, et un juge d’instruction a été nommé à cette fin, pour suivre le dossier qui s’annonce des plus volumineux.

L’ex-Président français Nicolas Sarkozy sera entendu sur le rôle joué par lui-même et la France durant cette douloureuse période de l’histoire de la Côte d’Ivoire, où le monde entier éberlué a vu des hélicoptères de guerre français bombarder la résidence d’un chef d’état africain, sans aucune résolution d’ ONU, et au mépris de l’indépendance et de la souveraineté de la Côte d’Ivoire.


Cathérine Balineau


SourceIVOIRIAN.NET

mercredi, 20 juin 2012

AMADOU SOUMAHORO PLANIFIE UN GENOCIDE


Il n’est vraiment pas facile d’être un gardien du temple. Lorsqu’on s’octroie illégalement cette qualité, il nous faut  allier sens de la responsabilité et art oratoire. L’art oratoire ne consiste pas à débiter sur la place publique des mots, c’est savoir parler et bien parler. Savoir utiliser les mots tout en mesurant leur portée. Le linguiste Koné Dramane (Pardonnez pour le nom Dramane !) parlerait de «  Dire Bien ». Sous les tropiques, notre gardien du temple attitré ne sait rien de cela, il parle parce que l’envie se précipite à ses lèvres. Il parle parce qu’il a un trône précaire à protéger contre les envahisseurs. 

Après qu’il ait échoué au sommet de son parti, cet intérimaire de Secrétaire Général pense qu’il assurera mieux ses charges en ne puisant que des mots guerriers dans son petit vocabulaire. Il oublie que lui et son parti sont au pouvoir et qu’il a plus de responsabilité que n’importe quel citoyen lambda. Cela est d’autant vrai qu’il est le conseiller politique de son chef. Sans doute que ses performances extraordinaires ont dû aider ce dernier à lui faire confiance. Amadou Soumahoro, dit Amadou cimetière vient une fois encore de mettre entre parenthèses le sens de la responsabilité.

Intervenant suite à la télé réalité accusant le FPI et les pro-Gbagbo d’être des déstabilisateurs, ce monsieur a affirmé : « l’ouest sera nettoyé et désinfecté.» Alors, qui sont ces insectes et ordures de l’Ouest qui seront anéantis ? A l’évidence ce sont les pro-Gbagbo, ces hommes à abattre parce qu’ils dérangeraient le pouvoir d’Abidjan. Précisons déjà que ce même « Amadou cimetière » avait avoué que tous ceux qui s’opposent à Ouattara vont au cimetière. Il est donc dans sa logique lorsqu’il décide de « désinfecter l’Ouest. » Mais, ne restons pas au niveau de la périphérie de cette phrase, pénétrons-là pour en sortir le sens. Cette phrase annonce une politique d’épuration mise en œuvre par le parti du sieur «  cimetière ».

Tentons un rapprochement avec le cas Rwandais. En effet, le génocide Rwandais, mis en avant un mot : « les cafards ». « Les cafards » était le mot utilisé pour désigner les Tutsis, opposants au régime de Kigali. Lorsque l’occasion se présente, précisément après le crash de l’avion qui transportait le Président Habyarimana, le plan d’extermination des « cafards » Tutsis fit mis en œuvre. Les Hutus décidèrent de « désinfecter » le Rwanda de tous ces « cafards, ces insectes.» Ce pays connu donc en près de 90 jours plus d’un million de morts. Le terme « cafard » est un terme péjoratif qui invitait tous les Hutus à considérer les Tutsis comme des insectes qui ne méritent rien d’autre qu’un coup d’insecticide, un nettoyage, un acte de salubrité publique. Si en Cote d’Ivoire, « Amadou cimetière » n’a pas osé utiliser le même terme qu’au Rwanda, il n’en demeure pas moins que l’esprit demeure le même. Quand il parle de « nettoyer » et « désinfecter », il parle de balayer les ordures et tuer les insectes. Appliquer à l’espèce humaine comment cela se manifeste-il ? Tuer ceux qui sont présentés par le pouvoir, à la télévision, sur leurs journaux, lors de leurs déclarations, comme les ennemis. Et ceux là, Soumahoro les appelle FPI et pro-Gbagbo. C’est ce que prévoit certainement leur plan que le volubile « cimetière » vient de dévoiler.

Déjà, les enlèvements, les tortures, les tueries ont commencé. Un échantillon de liste a été fourni à la télévision. Nous dirons que ce ne sont que des préliminaires. Le grand « nettoyage » et la « désinfection » sont au laboratoire. Bientôt l’"ordure" pro-Gbagbo et les "insectes" pro-Gbagbo n’existeront plus.

Précisons que ce plan d’extermination ne date pas d’aujourd’hui. L’on se souvient qu’au soir de la rébellion armée, tous ce qui ne sonnait pas RDR et nordiste avait été purement et simplement chassé du nord. Ceux qui n’ont pas eu de chance ont été tués froidement. Après le renversement du Président Laurent Gbagbo, les Abbey, Akyé, Dida, Guéré, Bété, Gouro en un mot, les opposants au candidat du Rhdp ont subi la furia des hommes de Ouattara. On sait quel sort a connu le grand ouest soupçonné d’être pro-Gbagbo. En Août 2009, ce parti excessivement violent avait qualifié les Bétés de paresseux. N’avaient-ils pas commis l’outrecuidance d’écrire dans leur quotidien « le Patriote » « Gbagbo au pays des paresseux » ? Bédié lui, avait estimé qu’on ne devenait pas chef parce qu’on était grand danseur ou le plus beau garçon (Bagnon) ou encore un guerrier. Selon lui, on nait chef. Cette stigmatisation d’un peuple a pour objectif de faire croire aux tenants du pouvoir et à leurs suiveurs qu’ils sont les seuls habilités à gérer ce pays. Du coup, tous les parvenus, opposants qui dénonceraient leur pouvoir seraient regardés comme des ennemis à abattre. Lors de la crise post électorale certains militants du RDR désignaient les FDS de « porcs ». Ainsi, lorsque des éléments FDS étaient tués, ces militants tout excités se passaient le message : « on a tué porc ». L’on est donc passé de porcs à insectes. Donc bientôt tous ces insectes qui infestent le pays seront exterminés.

Amadou a donné le signal, il en portera la responsabilité devant l’histoire, lui qui, au lieu de domestiquer son langage, préfère faire sonner sa fibre tribale. Mais lorsqu’il aura fini de « désinfecter » ce pays que lui et ses amis ont infesté de dozos et autres mercenaires burkinabés, aura-t-il le courage de désinfecter ses élucubrations ? L’avenir nous situera.

 

Alain Bouikalo 

bouikhalaud10@gmail.com


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Le cirque d'Amadou Soumahoro


Le secrétaire général par intérim du Rdr, Amadou Soumahoro a organisé une conférence de presse avant-hier, au siège de son parti à Cocody, pour répliquer à celle du FPI qui avait gravement critiqué le régime d’Alassane Ouattara. Dans la forme, c’est une grande première. Que celui qui vociférait, il y a peu, que celui qui attaque Ouattara finit au cimetière, oublie les ossuaires pour troquer sa cape de faucheuse avec une toge de conférencier, voila le signe que le « le changement, c’est maintenant » Alassane Ouattara a été sérieusement attaqué et au lieu de prendre ses dispositions pour envoyer les agresseurs au cimetière, le voila muer en conférencier pour amuser la galerie. Parce que dans le fond, Amadou Soumahoro a été plus que ridicule au cours de cette conférence de presse.

Mis à part le fait qu’il ait botté en touche par rapport à tout ce qui a été reproché à Alassane Ouattara par le FPI, même sur les pistes de débat qu’il ouvre, Amadou Soumahoro a montré qu’il n’est pas à la hauteur. On a quelque fois honte que notre classe politique puisse compter des personnes comme lui. Quelques repères pour vous faire comprendre mon désarroi. Amadou Soumahoro a annoncé que son parti convoiera toutes les victimes de la crise postélectorale à la Cour pénale internationale (CPI), le 13 août 2012, date de l'audience de confirmation des charges contre Laurent Gbagbo. Il a oublié que son parti et lui se sont saisis de celui-ci pour le déporter à la Haye parce qu’il a, selon eux, tué 3000 personnes. Hors mis le fait qu’il ignore que ce n’est pas lui, encore moins le jour de cette audience qu’il faut présenter les victimes, on se demande bien comment ils feront au RDR ? Vont-ils exhumer tous les corps et transporter les ossements devant la CPI ? Que celui qui y comprend quelque chose m’écrive à josephmarat@yahoo.fr.

Je suis malheureux de ne pas pouvoir comprendre ceux qui gouvernent actuellement mon pays. Et, il ne s’arrête pas là, au cours de cette conférence ! Tenez : « J'ai vu quelques preuves contre l'ancien président, c'est vraiment du costaud. Il y a des films, des diapositives, des images et des vidéos dans lesquelles Gbagbo demandait à l'Armée de prendre ses responsabilités » Il ne dit pas milice, mais bien l’armée. Qu’est qu’il y a de plus normal qu’un chef d’Etat demande à son armée de prendre ses responsabilités, c’est-à-dire de faire ce pourquoi elle est constituée en ripostant vigoureusement contre les hordes d’assaillants ou les commandos dits invisibles qui mettent en mal la sureté de l’Etat ? Il y a d’autres petites « kandianeries » que je vous épargne pour vous donner une image. Celle d’un animal féroce dans un cirque. Généralement, il n’a plus de dent pour faire mal. La conférence de presse d’Amadou Soumahoro était donc un cirque ou il est venu amuser la galerie au lieu de répondre aux véritables attaques contre Ouattara.



Joseph Marat


Source: Le blog de Joseph Marat

jeudi, 14 juin 2012

SORTIE D'HAMED BAKAYOKO SUR RTI1: VOICI LE DOCUMENT QUI FAIT TREMBLER LA REPUBLIQUE D'ADO

 

côte d'ivoire,sortie d'hamed bakayoko sur rti 1,le document qui fait tremb

 

Tous les Ivoiriens ont suivi avec intérêt l’intervention télévisée du ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko les 12 et 13 juin 2012. Entre autres déclarations exclusives et fracassantes, les ivoiriens ont appris par la bouche du ministre  l’existence d’un document de communication ayant pour objectif de : « noircir l’image du président Alassane Ouattara, dire qu’il ne travaille pas bien, dire que tout est cher, que l’argent ne circule pas, que le PR Gbagbo était aimé, utiliser l’image de la maman du chef pour choquer la sensibilité  de la cible, etc. » Pour lui, il est incontestable que « l’homme de main de Nady Bamba »  dans l’ordinateur duquel a été retrouvé ce document  « coordonne un projet de déstabilisation du régime » axé sur la communication et les finances.  Pour que chacun puisse de lui-même établir un jugement, nous vous soumettons le Document dont il est question ainsi  que le contexte de son élaboration.

Contexte

Le présent document  est une proposition de stratégie de communication. IL a été rédigé deux mois après la capture du président Laurent Gbagbo (juin 2011). Son objet était de restaurer l’image du président Gbagbo considérablement détériorée par la crise postélectorale, puis d’empêcher son transfèrement à La Haye en s’appuyant au plan interne sur des personnalités influentes et sur le plan international sur des figures de pays émergents, ainsi que par la rencontre systématique avec des leaders de tous domaines pouvant influer le cours des évènements, car déjà on parlait de la CPI...

Dès sa conception, ce Document a été transmis par mail à (6) six destinataires : Yacouba BAMBA, Nady BAMBA, Demba TRAORE, Kassoum Fadika, Ali KEITA, Ousmane SY SAVANE, Ibrahim MAGASSA, qui devaient en juger la pertinence ainsi que les conditions de son exécution.

Le concepteur a pris également la liberté de proposer des commissions ou « pools » et de les pourvoir en cooptant des personnes selon lui qualifiées à différentes tâches ; sans  pour autant les en informer au préalable -comme il est souvent de coutume, surtout, quand un projet n’a pas encore été validé-. La preuve est le choix de l’Ambassadeur Alou Eugène pour le pool « lobbying » si l’on se réfère à ses déclarations, interviews et prise de position (ex : Le Jour 20/09/2011, Nord –Sud 24/09.2011).

Dans plusieurs pools voit que ne sont mentionnés des prénoms d’individus signe qu’il s’agit bien d’une ébauche à parfaire.

  Ce document rédigé le 18 juin 2011 ? n’a jamais pu être ni discuté, ni validé, ni  même mis en application, car la majeure partie des personnes cooptées pour le «  pool lobby/ pool finances » ayant vu leur avoir gelés et les personnes ressources n’ayant pu être contactées.
 
Le cours de certains évènements (prise de position de Jean Luc Mélenchon, et de Marine Le Pen en faveur du Président Gbagbo Laurent,  le mécontentement généralisé des ivoiriens, mauvaise image de Ouattara à l’extérieur) justifierait -il la récente incarcération de messieurs Ousmane Sy Savané, de Ibrahim Magassa  et la récente sortie de Mr le Ministre ?

En tout état de cause, se basant sur ce Document lors de l’émission « Grands Dossiers » sur la RTI 1 le ministre a affirmé détenir les « preuves irréfutables d’activités de subversions »  par le moyen d’actions de communication ce qui s’avère être inexact. Nous mettons donc à votre disposition  le fameux « document  de déstabilisation  » retrouvé dans l’ordinateur de  Ousmane Sy Savané par les services du ministre Hamed BAKAYOKO.

 
Bonne lecture à tous !!!

 
 La rédaction d'Ivoire Carrefour.
 
 

 
 
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* Objectif

* Principal

* secondaire

* Axe de communication

* Stratégie

* Les cibles

* Les Personnes Morales

* Les personnes ressources

* Les Fortes personnalités en RCI

* Les Fortes personnalités des pays émergeants

* Supports / Moyens de communication

* Actions de communication

* Les moyens

* Humains

* Financiers

* logistique

* Sauver la CI pour la paix vraie et durable:

* Sauvegarde de la CI et promotion de la paix durable à partir de bases de réconciliation vraie!

* Nécessité de réunir tous les fils et filles du pays autour de la mère patrie malade!

* Sortir définitivement du cycle de la division permanente !

* Réhabilité LG pour Reconnaître son rôle dans la construction de la vraie démocratie en CI;

* Sans LG aucune élection n’était possible

* LG n’a pas suscité la guerre, mais a posé une simple question, selon notre constitution,

* Pendant 8 ans, LG a réuni tous les acteurs politiques autour de lui, par son sens élevé du devoir pour le pays, ses sacrifices innombrables et science politique, pour éviter la guerre et sortir pacifiquement le pays de la crise dont il n’est pas le responsable,

* Toutes perspectives de vengeance ou de jugement continuera à faire peser sur la CI un chape d’incertitudes et d’instabilités:

* Trop de frustrations contenues qui finiront pas exploser dans un contexte d’exclusion et de stigmatisation persistante,

* Nul n’est innocent et tout le monde ne peut être condamner, donc aucun vainqueur ne peut avoir le monopole d’une justice qui sera fatalement injuste,

* Faire admettre que LG n’est l’ennemi ni de la CI, ni de la communauté internationale, ni des tenants actuels du pouvoir en CI, mais bien au contraire un vecteur fort de démocratie et de construction nationale, ce qui ne s’oppose en rien à la nécessité d’ouverture de la CI

GBAGBO

Est un Exclusionniste (contre le nord ou les musulmans)
A perdu les élections
A confisqué le pouvoir
A causé la guerre en CI
Est anti français
Favorise l’impunité

ADO :

Est un technocrate
Un rassembleur (vivre ensemble)
A gagné les élections
A été victime de l’injustice de GBAGBO
A des relations dans les sphères de décision au plan international
Est une poche de moralité

Notre action consistera à changer cette perception erronée

L’axe émotionnel

Il s’agira par notre stratégie et nos actions de toucher émotionnellement notre coeur de
cible.

Ladite cible doit être définie clairement afin de concevoir les messages qui lui conviennent. Cependant, je pense qu’il y en a plusieurs, à savoir:

* Nos partisans à maintenir mobiliser

* La presse internationale à envahir

* La communauté internationale à solliciter

* Le pouvoir d’Abidjan à convaincre de ne pas persister dans la bêtise revancharde.

Certaines cibles entre dans l’axe émotionnelle et d’autres, dans le rationnel. Ceci doit être
clarifier et catégoriser. Il faudra réussir donc à créer ( chez ceux qui n’ont pas encore) et augmenter le capital sympathie à l’endroit du chef. En d’autres termes « prendre la cible par les sentiments ».

L’axe rationnel

Il s’agira cette fois de convaincre la cible par la pertinence , la logique et la justesse de nos actions .

Il faudra donc mettre l’intelligence et le bon sens de la cible à l’épreuve.

*Nos Faiblesses

Faible soutien et de contacts au niveau des décideurs dans la communauté internationale et même les pays africains

Absence ou très faible présence sur le plan de la communication en générale ( locale et inter)

Absence ou Mauvaise organisation des partisans du chef qui sont encore sous le coup de l’émotion.

L’image du chef est fortement entachée auprès de la communauté internationale et une partie de la population ivoirienne

* Nous pourrons continuer cette liste……..

* La stratégie consistera à montrer ou démontrer par un tableau comparatif, que le chef faisait mieux et cela dans plusieurs domaines. Ceci suscite ma remarque précédant quand à la question d’opportunité et me semble être contredit par l’observation ci-dessous

* La communauté internationale et à un degré moindre l’opinion nationale ne sont pas très réceptives pour l’instant aux critiques contre le pouvoir ou la gestion de ADO; les premiers par pure myopie et les derniers , partagés entre espoir (le nord) et terreur(la majorité des ivoiriens).

* Il faut donc capitaliser sur les avantages que présente le chef sur ADO, pour le courage que l’un aurait de s’engager dans la réconciliation par rapport aux nombreuses pesanteurs qui pèsent sur l’autre par rapport à tout ce qu’il doit pour avoir réussi à accéder au pouvoir.

* Montrer que le pouvoir en soit n’était pas et n’est toujours pas l’enjeu fondamental pour LG, autant que la paix, la réconciliation des Ivoiriens, l’unité nationale, et certains autres principes qui fondent le ferment réel de la construction nationale.

* A la communauté internationale, il faut réussir par nos moyens et actions à leur montrer toutes les exactions et les violations des droits de l’homme qui se passent en cote d’Ivoire.

* En clair ce n’est pas le chef le problème de la Cote d’Ivoire mais plutôt…… Ceci sera difficile à dire et à faire entendre, car sinon, notre démarche tendrait à revenir à la contestation des résultats de l’élection. Est-cela notre objectif?

*La communauté internationale

*L’opinion publique ivoirienne

*Les ivoiriens de la diaspora

*Les organisations internationales

*Les chefs d’états africains

* nos partisans à maintenir mobiliser

* La presse internationale à envahir

* La communauté internationale à solliciter

* Le pouvoir d’Abidjan à convaincre de ne pas persister dans la bêtise
revancharde.

* Diverses ONG spécialisées

* Les opinions publiques de certains pays en particulier (à identifier)

* Voir Note svp

Les personnes morales Cibles

*Toute la presse Internationale et toute la Presse Nationale

Les Pays suffisamment concernés par cette crise :

 AFRIQUE

o ECOWAS

o ANGOLA

o AFRIQUE DU SUD

o GUINEE EQUATORIALE + GABON

 Le Maghreb:

o L’Algérie,

o La Tunisie

o Le Maroc

o Le Zimbabwe,

o Le Kenya (pour battre Odinga et gêner Sarkozy)

o Ethiopie siège de l'UA*

o RWANDA –BURUNDI- OUGANDA

Les personnes morales Cibles

 Moyen ORIENT :

o ISRAEL

o LIBAN

o IRAN

o JORDANNIE

 ASIE :

o CHINE

o INDE

o JAPON

o BENGLADESH (Pour son implication au sein de l’ONUCI)

o COREE DU SUD

Les personnes morales Cibles

 EUROPE:

o TOUS LES ETATS DE L ’UNION EUROPEENNE AVEC LA SUISSE ET LA RUSSIE

 AMERIQUE DU NORD :

o U.S.A

52 ETATS dont les perceptions de la communication peuvent différer d'un état à un autre !!!

o CANADA

 AMERIQUE LATINE

o Venezuela

o BRESIL

o ARGENTINE

o CUBA

Les personnes ressources

 Personnes physiques leaders d'opinions, Personnalités Européennes physiques comme

 Noel MAMERE , Eva Joly, HULOT, Marine Lepen, Secrétaire du PS, François Hollande, Maire de Paris Delanoë, Borlot, Le Maire de NANTES, ZAPATERO premier ministre Espagnol, Le Président de l'UE etc...

Tous les Grands Professeurs de Droit de la Sorbonne ASAS (Université de Paris II), ainsi que partout ailleurs dans les pays cibles.

Les Fortes personnalités des pays émergeants

LOULA au Brésil

Thabo MBEKI

Chavez

Mahmoud Ahmadinejad

KAGAME

Jerry Rawlings

 Les Fortes personnalités en RCI

 Tous les moyens de communications a utiliser en plus des réseaux concrets , Chef traditionnels, les Formations et associations des jeunes, les Syndicats, les différentes forces de résistance, les investisseurs étrangers et nationaux, les Entreprises, les Chef d'entreprises encore existantes .Les Organisations Socioprofessionnelles et les différentes chambres.

*Un site internet dédié

*Les réseaux socio très dynamiques

*Un newsletter électronique avec le maximum
d’internautes

*Presse locale et internationale

* Tracts…

* Il est impératif d’avoir un Listing complet et une
Base de Données des cibles, voir note

*Un réseau performant de lobbying

* Trouver un nom au mouvement

* Rédiger les documents relatifs

* Trouver un leader plus tard pour incarner le mouvement( le profil du leader pourrait être établi)

* Etablir un système d’organisation ou un mode opératoire performant mais digeste

* Sortir un organigramme léger et fonctionnel

* Lister toutes les personnes ressources pour le mouvement.

* Constituer un réseau de lobbying puissant et efficace

* Lister les personnes influentes à rencontrer à ce sujet

* Préparer l’argumentaire pour réhabiliter le chef EXP

* Trouver un moyen pour Empêcher tous transfert vers TPI ou CPI

* Prévoir à terme un point de presse pour présenter officiellement le mouvement

* Donner très rapidement une envergure internationale au mouvement par des représentations éclatées dans différents pays

* S’activer à mobiliser le maximum de membres

* Utiliser la maman du chef pour choquer la sensibilité de notre cible

* Lister les bonnes actions du chef dans les différents domaines

* S’organiser pour être informé des exactions et violations commises en CI

* POOL LOBBYNG

Kassoum, Nady, Ibrahim, Dr Abbie, Koudou jeanette, Kader bertin, Ottro, allou Eugène, Gossio

POOL MOBILISATION

Dr Abié, Odette Sauyet, Stephane kipré, Pr Biaka

Président

???????

*POOL medias et TIC

Demba,Ousmane,Leonie,Yacou
bamba, Ali keita, Ben soumahoro

POOL Finance

Koné katinan, Marcellin zahui, Djedje mama, Gossio

Secrétariat

Demba
Odette sauyet
Me odehouri

Ce mouvement pour être efficace et efficient, il doit intégrer tous les autres aspects de la lutte. Pour cela, il doit être mu par une solidarité sans faille, et un respect des uns et des autres. La prise de décisions doit être facile et rapide. Chacun doit être conscient que son sort personnel est intimement lié à celui de LG et donc privilégier absolument et avant tout l’objectif qui le concerne en priorité, afin d’arriver à ses objectifs personnels, ce qui n’est pas mauvais en soit, mais peut devenir rapidement perturbateur.

Nous ne faisons qu’un brief du module communication mais nous devons travailler en synergie avec les politiques (FPI), les juristes et la famille pour atteindre notre objectif: « Faire libérer le chef par des actions de communication tendant le réhabiliter dans sa dignité.
 

lundi, 11 juin 2012

LA COTE D’IVOIRE FACE AU DEFI DE LA RECONCILIATION - CHARLES KONAN BANNY COINCE, A LA RENCONTRE DE GBAGBO A LA HAYE DEMAIN 12 JUIN



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Cela fait exactement 13 mois soit depuis le 13 mai 2011 que, par Ordonnance n°2011-85 du 13 mai 2011, Alassane Dramane Ouattara a créé une Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation(CDVR) pour réconcilier les ivoiriens.

Le même jour, Charles Konan Banny, ancien Premier Ministre a été nommé Président de cette commission.

Dès sa nomination Banny a déclaré ceci :«… aucune victoire par la force ne peut être tenue pour définitive, car le vaincu d’aujourd’hui fourbira ses armes dans l’espoir de devenir le vainqueur de demain… Notre commission doit accoucher de la vérité en favorisant un dialogue franc, sincère, inclusif, équilibré… ». Et voilà 13 mois que Charles Konan Banny abandonnant les sentiers de sa déclaration tourne en rond pour une mission de 2 ans.

Banny  a fini par admettre - tout le monde le lui a dit - que la clé de la réconciliation se trouve à la Haye. Aussi a-t-il entrepris un voyage pour rencontrer Laurent Gbagbo à la prison de Scheveningen. Prenant ainsi le contre-pied de ceux qui ont toujours clamé que Gbagbo était hors du jeu de la réconciliation. Une réconciliation préalable à la normalisation de la situation socio-politique en Côte d’Ivoire. La rencontre entre les deux hommes est prévue pour demain, Mardi 12 juin 2012, dans la matinée.

 

Correspondance particulière de Yves  Komenan

mercredi, 06 juin 2012

CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - CPI: ÇA VA SE PASSER TRES MAL POUR OCAMPO ET OUATTARA


 

ALASSANE OUATTARA ET LUIS MORENO OCAMPO.jpg

 

« Tout se complique pour Ocampo », confesse le camp Ouattara. Le week-end dernier, à l’occasion de la récente visite éclair rendue par le sulfureux procureur Ocampo à son "partenaire d’affaire" Alassane Ouattara, c’est l’émoi qui s’est abattu sur l’association de malfaiteurs qui accuse de tous les péchés, le Président GBAGBO, le Chef d’État en exercice qu’ils ont agressé et tenté d’assassiner sans succès en avril 2011.

Qu’est-ce qu’Ocampo est venu chercher à la veille du procès prévu pour le 18 juin 2012, alors qu’une exception d’incompétence soulevée par les avocats du Président GBAGBO a fini par mettre du sable dans la bouche gourmande de ce faux procureur ?

Les indiscrétions ne tarissent pas en confidences. Les murs ont des oreilles. Pour Ocampo, ça va se passer très mal. Il n’a pu trouver de témoins capables de prouver les ragots que des militants du RDR ont compilés pour lui remettre et qu’il n’a pas hésité à brandir à la face du monde comme des charges contre le Président GBAGBO.

Plus grave encore, des personnes déclarées comme tuées par "la milice de GBAGBO" se trouvent être en service au sein des FRCI actuellement pendant que d’autres sont des apprentis de mini cars urbains appelés Gbaka. Ils sont déclarés tués par Ocampo mais ils sont en activité en ce moment à Abidjan.

Donc, ça se complique pour Ocampo. Et ça se complique énormément, parce que le fameux procureur de la CPI n’a jamais mené aucune enquête en Côte d’Ivoire. Cela peut se prouver. Il ne s’est contenté que de coupures de journaux pro-Ouattara, de récits écrits par un collège de militants RDR ayant travaillé à l’Hôtel du Golf, mais aussi et surtout, de faits récupérés dans les archives des auditions de témoins du génocide rwandais.

C’est pourquoi ça va se passer très mal pour lui. Il a fait du faux. Il a menti. Il a fabriqué les faits et les circonstances. Il ne peut justifier les soi-disant preuves qu’il a contre GBAGBO. 

Alors, il se contente de slogans et de propagande depuis la riposte sommaire apportée par la Défense du Président GBAGBO. Il en est ainsi quand il dit que "les pro-GBAGBO ont commis les pires atrocités". Ici, il est dans la démagogie, les clichés sans faits, la propagande anti-gbagbo sans discernement.

En effet, les rapports des organisations internationales de défense des droits de l’homme fixent clairement des grands moments de crimes commis dans la période postélectorale : il y a ceux commis par le Commando dit invisible à Abobo (56 femmes, enfants et vieillards à Anonkoua Kouté en une seule nuit, plus de 30 policiers et gendarmes tués alors qu’ils étaient endormis à leurs domiciles) ; il y a les innombrables massacres commis par la rébellion de Ouattara rebaptisée FRCI lorsqu’il en a pris le contrôle officiellement en mars 2011(plus de 2000 Guérés massacrés de mars à avril 2011 par les FRCI et Dozo à Duekoué dont 800 femmes et enfants égorgés, aspergés d’essence et brûlés sur un seul site, plus de 200 élèves et étudiants sortis de leurs domiciles et exécutés à Yopougon par Shérif Ousmane et ses hommes, des centaines d’étudiants tués autour de la Résidence du Président GBAGBO par l’armée française, des dizaines d’étudiants tués par les FRCI sur les lits du CHU (Centre Hospitalier Universitaire) de Cocody alors que blessés par les bombardements franco-onusiens autour de la résidence du Président GBAGBO où ils avaient constitué un bouclier humain, ils étaient hospitalisés pour recevoir des soins ; etc. etc.) 

A quel moment Monsieur Ocampo peut-il trouver des faits pour démontrer sur la période dite postélectorale, des crimes plus graves commis par les pro-GBAGBO ? 

Il n’y aucun fait qui accompagne ce mensonge ridicule proféré par un procureur malhonnête, soudoyé par des criminels et qui pense qu’il va s’en tirer si facilement pour aller se la couler douce.

Ocampo lui-même le sait. Il va couler avec Ouattara. Donc il veut s’en laver les mains. Il clame en public des slogans de diabolisation classiques auxquels ils ont habitué l’opinion occidentale. Mais en privé, il confie à Ouattara que les choses risquent de se passer très mal pour lui. Mais aussi pour Ouattara et ses obligés.

Résultats de la panique et de l’angoisse : Ocampo veut rompre le pacte scellé avec des pots de vin.

« Mais comment compte-t-il s’y prendre ? » Notre source dit qu’elle n’a pas encore les informations. Mais ce dont elle est sure, c’est qu’Ocampo a tenu à préparer les esprits qui comptaient sur sa malhonnêteté pour en finir avec GBAGBO Laurent, à s’attendre à un revirement brutal de la situation dont les conséquences seraient incalculables pour lui mais aussi pour Ouattara et ses hommes.

« Dans ce cas, Ocampo qui a manifestement échoué dans sa mission contre le Président GBAGBO va-t-il rembourser les pots de vin déjà encaissés » ?

Notre source répond que ce n’est pas à exclure s’il ne veut pas être dénoncé par le camp Ouattara au cas où les choses se passeraient vraiment mal. Et comme les choses vont se passer très mal pour lui, il fait le fanfaron en public, mais pleure sur son triste sort en privé.

Voilà donc qui promet. Et comme le dit la sagesse africaine : « le poisson vit dans l’eau, mais ce n’est pas dans toutes les eaux qu’il peut nager ».

Habitué aux coups fourrés, Ocampo a sous-estimé le peuple digne de Côte d’Ivoire et son Président, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO. Mais il s’en rend compte : le mépris et le racisme rendent aveugles et non intelligents.

 

A Très bientôt.

 

Hassane Magued

 

Source: AFRIK53.COM

mardi, 05 juin 2012

CHRONIQUE DE HASSANE MAGUED - SORO GUILLAUME AUDITIONNE PENDANT 2 HEURES PAR OCAMPO


 

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Nous vous promettions dans la Chronique N°00282/06/12 de ce même lundi 4 juin 2012, que nos sources allaient nous apporter de nouveaux détails sur les activités qui ont meublé la présence du sulfureux Ocampo en Côte d’Ivoire le week-end dernier. Eh bien c’est fait !

Sommé par les instances supérieures qui actionnent la CPI, OCAMPO après sa récente lettre de félicitation au chef de rébellion Soro Guillaume, s’est vu obligé d’auditionner son "ami" pendant 2 heures. Le Procureur très célèbre en Côte d’Ivoire pour sa collusion affichée avec le clan Ouattara a interrogé Soro Guillaume, notamment sur les crimes commis de 2002 à 2011 par les Forces nouvelles rebaptisées FRCI.

Très énervé et se sentant trahi à la suite de cet interrogatoire qui a failli mal tourner entre les deux amis d’hier, Soro Guillaume a menacé de ne pas se laisser faire. Il n’a pas hésité à rappeler à Ocampo qu’au moment des faits en 2002, il n’était qu’un étudiant et qu’il n’avait pas d’argent pour financer une rébellion.

Il a même jeté à la figure d’Ocampo qu’il vient « le cuisiner » seul alors qu’il sait qui a financé la rébellion de 2002 et qu’il ne peut accepter qu’on le tienne tout seul pour responsable des tueries. Il a même juré que s’il doit être jugé, eh bien, il faudra que celui qui a financé la rébellion le soit en même temps que lui.

Le Procureur Ocampo n’a pas demandé qui a financé la rébellion selon notre source. Mais il a tenu à préciser à l’attention de Soro Guillaume qu’il ne fait qu’exécuter une mission qui lui a été intimée par la CPI.

Lorsque nous avons demandé à notre source quelle sera la prochaine étape de cette audition, il nous a répondu : « la capture de Soro Guillaume. Manifestement, il refuse de se faire arrêter ou de comparaître volontairement à la CPI. L’ordre de le capturer sera donc donné dans les jours qui viennent à la Licorne et à l’ONUCI. »

Mais Soro Guillaume qui a promis ne pas se laisser faire, à mis en alerte les FRCI qui lui sont proches. Une attaque imminente est prévue contre Ouattara par les FRCI qui tireront prétexte d’une insurrection en cour de préparation à Anyama (commune sise dans la banlieue nord d’Abidjan). En effet, cette insurrection a avorté le week-end passé grâce à une intervention de l’Imam de la mosquée d’Anyama. Ce dernier croyait qu’il s’agissait d’un mouvement de colère lié aux fausses promesses de Ouattara et était intervenu pour empêcher l’insurrection qui prendrait la forme d’une marche spontanée d’hommes en armes vers la résidence privée de Ouattara.

Mais les prochains jours achèveront de convaincre cet Imam de se mettre à l’écart parce que les deux camps ont affûté leurs stratégies pour s’affronter à l’arme lourde.

Ainsi, Ouattara, informé par les services de renseignement qu’il a engagés, vient de recruter 500 Militaires Commandos togolais livrés à Abidjan par Faure Gnassingbé, en fin de semaine dernière. Ces 500 togolais ne sont pas en mission pour le compte de l’ONUCI. Ils constituent un corps de sécurité privé financé avec le budget de souveraineté de 300 milliards de francs CFA que Ouattara s’est octroyé. Ils constituent une force d’appui aux bérets rouges burkinabès, qui le protègent depuis son installation au pouvoir par Nicolas Sarkozy.

Du côté de Soro Guillaume, c’est le temps de compter les alliés au sein des ex-Forces Nouvelles rebaptisées FRCI. Il a un argument de poids pour recruter même les inconditionnels pro-Ouattara. Il leur rappelle que si lui le chef est lâché par Ouattara, eux-aussi seront pris dans les filets de la trahison. 

Alors, aujourd’hui plus que jamais, l’affrontement entre les FRCI alliés de Soro Guillaume et les 500 mercenaires togolais venus en renfort au millier de militaires burkinabès formant le fameux GSPR (Groupe de Sécurité Présidentiel), est une certitude qui se conjugue dans un futur très, très proche.

D’autant plus que cet affrontement sera anticipé par Soro Guillaume pour éviter que la Licorne et l’ONUCI lancent l’opération de sa capture et que son armée ne soit obligée d’affronter à la fois ces forces d’occupation étrangères et la milice de burkinabès et togolais d’Alassane Ouattara. 

Comme le dirait l’autre : souhaitons la bienvenue au temps de la cueillette !

Parce que ça va saigner !

 

A Très bientôt.

 

Hassane Magued


Source: AFRIK53.COM

mercredi, 30 mai 2012

«LE PRESIDENT A ETE SOUMIS A DES TRAITEMENTS INHUMAINS A KORHOGO» - LE TEMOIGNAGE PATHETIQUE DU MEDECIN DE GBAGBO


 

LAURENT GBAGBO A KORHOGO AVEC LES ELDERS.jpg

 

Sans considération pour son âge ni pour son rang, le régime Ouattara a fait endurer le pire à Gbagbo à Korhogo, et a réussi à lui faire perdre partiellement l’usage de ses membres supérieurs. Son médecin personnel, le Dr Christophe Blé, s’est confié à ses avocats qui ont restitué son témoignage dans leur document rendu public vendredi dernier. Un témoignage que nous mettons en valeur aussi pour alerter l’opinion nationale et internationale sur les possibles représailles qu’il pourrait subir désormais. Car le Dr Blé vit actuellement à Abidjan, sous le joug des extrémistes du clan au pouvoir.

"Manuel de sadisme à l’usage des tortionnaires ordinaires". A la lecture de la requête en incompétence de la CPI rédigée par les avocats du président Laurent Gbagbo, un éditeur sera-t-il tenté de proposer à Alassane Ouattara de rédiger un ouvrage de référence sur une «spécialité» dont son régime semble être spécialiste ? En tout cas, le document donne à plusieurs reprises froid dans le dos. Et encore… Une bonne partie de ses annexes sont «classées confidentielles», «accessibles uniquement aux parties conformément à l’article 23 bis du Statut de Rome». Il en est ainsi des annexes 6, 7, 8 et 23 qui donnent la mesure de la dégradation de l’état de santé du premier président de la Deuxième République consécutive aux mauvais traitements infligés par les nervis d’Alassane Ouattara. De manière plus spécifique, l’annexe 8 est le rapport du médecin expert datant du 31 mars 2012 qui établit que ces mauvais traitements étaient assimilables à des faits de torture pure et simple.

Une alimentation «pauvre et rudimentaire»

L’on en sait tout de même plus aujourd’hui sur l’enfer que Gbagbo a vécu à Korhogo. Notamment à travers le témoignage de son médecin particulier, le Docteur Christophe Blé, qui a livré un témoignage poignant exploité par l’équipe des avocats de la Défense. Enfermé avec lui, le Dr Blé a attesté, le 9 janvier 2012, qu’ils ont vécu «dans des conditions carcérales très pénibles et quasi inhumaines». Le Président, raconte-t-il, vivait dans une petite cellule dont il ne pouvait sortir «qu’au moment des repas». Des repas de mauvaise qualité au passage, puisqu’il décrit une alimentation «pauvre et rudimentaire». Le Nouveau Courrier est en mesure de révéler qu’il a été servi au président Gbagbo du «riz-pintade» sans rien d’autre quotidiennement pendant ces longs mois. Quand il a été demandé que ce régime soit quelque peu diversifié, il a été rabroué. Les «injures» et les «menaces» à l’endroit de Gbagbo et de son médecin particulier étaient «fréquentes», a-t-il confessé. Les deux prisonniers politiques n’ont pas été autorisés à sortir «à l’air libre pendant les huit mois de la détention». En dépit des lois et règlements nationaux et internationaux, Gbagbo est «interdit de toute communication avec sa famille et coupé du monde», ignorant de «ce qu’il se passait dans le monde extérieur».

Confiné seul dans une très petite pièce de 9 mètres carrés, Gbagbo n’avait même pas le droit de jouir de «la lumière naturelle». Alors qu’ils étaient détenus ensemble dans la même maison, les geôliers de Gbagbo et de Blé ont veillé à ce qu’ils communiquent le moins possible, pour accroître leur désespoir moral. «Le Président Gbagbo a dû se contenter pour tout suivi médical des courtes  entrevues avec son médecin personnel, le docteur Blé, lui aussi arbitrairement détenu dans l’autre pièce de la maison». Une absence de traitement sérieux qui a eu des conséquences. Le Dr Blé «n’a pu traiter son patient de manière satisfaisante». En effet, «le Président Gbagbo suivait un certain nombre de traitements» détaillés dans un rapport mis à la disposition de la CPI, «où il précise qu’il n’a pu traiter toutes les douleurs et maladies qui se sont déclarées au fur et à mesure lors de la détention». Conséquence : le président Gbagbo souffre aujourd’hui d’une paralysie partielle des membres supérieurs.

Douleur, angoisse, désespoir et impuissance…

La torture morale a également été de la partie. «Maltraité par ses geôliers, il fut forcé par eux à plusieurs reprises, de prétendre que tout allait bien lorsqu’il fut mis en présence des représentants du Secrétaire Général des Nations Unies», apprend-on. Dans son témoignage, le Dr Blé nous fait part des angoisses du Président. «Le Président Gbagbo n’était pas tenu au courant de ce qui pouvait se dérouler dehors, alors que le pays était en guerre, il n’avait pas accès à ses avocats, mais surtout, pendant huit mois, le Président Gbagbo a ressenti douleur, angoisse, désespoir et impuissance, ne sachant pas ce qu’il était advenu de sa famille et de ses proches, notamment ceux qu’il avait vu être blessés devant lui le jour de son arrestation», lit-on dans la requête.

A Korhogo, la condition physique de Gbagbo «déclina si rapidement qu’en quelques semaines, cela entraîna des difficultés, notamment concernant la marche». A tel point que Gbagbo «se posa la question de savoir s’il avait été empoisonné». Une préoccupation qui ne l’a pas quitté après son arrivée à La Haye, selon les témoignages de ses proches qui ont eu le privilège de le rencontrer à Scheveningen.

 

Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

LE CNP EN POSITION DE TIR

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Les anciens disent que c’est par la parole que Dieu a emmené à l’existence ce qui n’existait pas. Ce qui donnerait à la parole son caractère performatif. Sur cette foi, j’aimerais pouvoir dire que le CNP ne nous suspendra pas avant le 18 juin prochain. Parce que nous y travaillons. Nous aimerions être sur la place en première ligne pour informer les Ivoiriens sur tout ce qui se passera à la Haye ce jour et autour de ce jour crucial du procès politique engagé contre le président Laurent Gbagbo. Nous ne ménageons donc aucun effort pour traquer toutes les occurrences qui pourraient léser la majesté d’Alassane Dramane Ouattara. C’est un fer supplémentaire à la liberté d’écrire ce qu’on pense vraiment. La psychose d’être suspendu à tout moment nous rend-il paranoïaque ? Nous aimerions en prendre conscience et en guérir. Mais la machine est tellement huilée qu’elle ne peut qu’avoir raison de notre extrême vigilance. En fait, elle n’a pas besoin d’être très performante. C’est le journal en lui-même qui ne devrait pas exister. Toute sa ligne éditoriale est un problème au fond. Il suffit donc de prendre n’importe lequel de son numéro pour justifier une sanction. A partir du moment où nous ne sommes pas fait pour acenser l’homme fort du moment, nous sommes des suspendus en sursis. Aussi nous sommes-nous posés la question de savoir si tous nos efforts actuels n’étaient pas vains ?

En l’espace de deux semaines, sans avoir trop cherché de quoi fouetter un chat, le CNP nous a déjà envoyé une interpellation, une mise en demeure, deux avertissements et deux blâmes. « C’est le cheminement normal vers la suspension », nous informe un collègue qui ajoute que la prochaine fois que le CNP décidera de jeter un coup d’œil sur notre journal, ce sera pour nous envoyer une suspension. Le Conseil National de la Presse est donc dans une sorte de calcul que nous devinons très bien. S’il décide de nous suspendre pour un certain nombre de parutions, ce sera pour que nous ne soyons pas présent le jour de la seconde comparution du président Gbagbo à la Haye. Nous sommes donc tacitement prévenus. Nous nous attendons à une suspension avant le 18 juin prochain. Personne ne veut s’accommoder de notre tronche le lendemain de ce jour de vérité. Nous pouvons nous tromper.

Notre paranoïa justifiée peut nous conduire à cette déduction architectonique. Il n’en demeure pas moins que la balle est dans le camp du CNP. A ses membres de nous prouver qu’ils ne sont pas dans cette logique qui leur colle désormais à la peau d’être en mission de répression de la presse bleue. Jour J –X.


Joseph Marat, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui"