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jeudi, 10 mai 2012

COTE D’IVOIRE: LE «RATTRAPAGE ETHNIQUE» SANS RETENUE AU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE


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Ministère de l’Education Nationale: Mme Mariam Dosso remplace Mme Georgette Eboï Agnéro

 

Le ministère de l’Education nationale, comme partout ailleurs, applique à la lettre la politique de «rattrapage» créée et encouragée au plus haut sommet de l’Etat. Les dégommages se poursuivent et se ressemblent. Le plus récent est celui du Professeur. Georgette Eboï Agnéro, ex-directrice des examens et concours (Deco). Elle a cédé son fauteuil récemment à Dosso Mariam, précédemment proviseur du lycée de Jeunes Filles Houphouët Mamie Faitai de Bingerville.

Selon des sources, Eboï Agnéro, qui a passé plus d’une décennie à la tête de la Deco, aurait décidé d’elle-même de se retirer de cette structure «juteuse» de l’Education nationale pour se reposer. Cette information sera battue en brèche par d’autres sources qui révèlent deux autres raisons. D’abord le dernier concours d’entrée au Cafop où il y aurait eu un malentendu entre la Deco et le ministère sur le mode d’organisation et de correction. La seconde raison, avancent nos interlocuteurs, tient au fait que Kandia Camara, dans le cadre de la politique de «rattrapage», aurait voulu y mettre un de ses pions, sur qui elle pourrait avoir la mainmise.

Selon des agents de la Deco, Eboï Agnéro était très souvent intraitable et insaisissable sur certaines questions. Gilbert Bleu Lainé aurait, à l’époque, tenté vainement de l’évincer. Dans le milieu éducatif, on se demande pourquoi la très juteuse et convoitée Deco, toujours dirigée par des enseignants de l’université, est tombée aux mains d’un professeur de lycée. Est-ce le début de la réalisation des vœux des inspecteurs généraux et de l’enseignement secondaire, qui ont toujours souhaité que le Baccalauréat soit contrôlé uniquement par des enseignants du Secondaire? Autrement dit, que la présidence de jury soit l’affaire des inspecteurs généraux, les inspecteurs de l’enseignement secondaire et les conseillers pédagogiques?

A la Deco et dans le milieu éducatif, des agents se demandent pourquoi ce n’est pas le directeur adjoint des examens et concours, Guépié Maho, inspecteur général de l’Education nationale (Igen) qui succède à sa patronne. «Il est la cheville ouvrière de la Deco qu’il connait depuis des années. Mais, on lui a préféré un proviseur de lycée au nom de leur rattrapage. C’est dommage qu’on ne mette pas les gens qu’il faut là où il faut, peut-être à cause de leur ethnie ou appartenance politique», fulmine un agent.

Le rattrapage ne se limite pas à la Deco. Selon des sources proches de l’Education nationale, Kourouma Brahima a succédé à N’dri Kouassi à l’inspection générale, Patrice Silué Nanzouan a remplacé José Vila à la Direction de la pédagogie et de la formation continue (Dpfc) et Barro Mamadou a succédé à Kabran Assoumou à la direction des ressources humaines. Ce dernier est nommé directeur de cabinet, certainement à cause de sa maitrise des dossiers, pour avoir été censeur, directeur départemental puis régional et enfin directeur de ressources humaines.

Notons enfin que sur 125 nouveaux chefs d’établissement nommés en pleine année scolaire, on note 62 ressortissants du nord, dont un mort, Vamoutary Diaby, précédemment censeur au lycée municipal de Koumassi. Le rattrapage est en marche pour la bonne marche de la Côte d’Ivoire.



Koukougnon Zabril


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

mercredi, 09 mai 2012

UNE AUTRE AFRIQUE EST POSSIBLE!

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Et maintenant ? Passée l'illusion lyrique du soir de la victoire, il devient urgent de réévaluer l'impact de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement de gauche à Paris sur les relations internationales, particulièrement africaines. Même si l’Afrique, et singulièrement la Cote d'ivoire, n'a pas été citée durant la campagne et durant les débats entre les deux principaux candidats.

Trois écueils me semblent à éviter: celui d'une évaluation de la situation franco-africaine en soi - alors que la politique étrangère est toute d’interdépendance. Celui d'un optimisme excessif - quand l'histoire d'une persistance de la Françafrique à travers les régimes pourrait désespérer les adeptes de l'incantation du changement, maintenant et partout ! Mais aussi celui d'un afropessimisme exagéré, car rien ne sera pire que la présidence précédente, et que de nouveaux acteurs peuvent forcer le destin de l'Afrique.

UNE NOUVELLE POLITIQUE ETRANGERE FRANÇAISE ...

Moins atlantiste, plus progressiste ? Plus européenne, moins africaine ? Plus démocrate, moins françafricaine ? Sans doute, mais encore ?

Un premier constat : celui d'un désengagement progressif, lent et chaotique de l'Afrique - au profit des intérêts européens, d'autant qu'un François Hollande, contrairement à Ségolène Royal n'a pas de passé ni de tropisme africain - non plus que de passif ou de volonté interventionniste, comme son prédécesseur. Et ce désengagement peut être une chance.

En effet, le désengagement en question s'inscrit en principe dans une opposition au courant « néoconservateur » et interventionniste, tant américain que français, qui prétend imposer « la démocratie par les bombes », si ce n'est procéder à des « guerres humanitaires » - en Irak, en Libye, en Côte d'Ivoire, et peut être bientôt en Iran.

Mais que ce soit sur le plan militaire, économique (par exemple la suppression du franc CFA), la diplomatie d'un pays européen se réoriente lentement : le retrait d'Afghanistan, le renouveau d'une relation équilibrée entre Israël et le monde arabe, la redéfinition d'une politique envers les pays du Sud prennent du temps, des années sans doute.

De la retenue, de la neutralité, voire du retrait: voilà ce qu'on peut raisonnablement espérer, sans trop d'illusion, d'un pouvoir socialiste à Paris. Ce que Jospin avait maladroitement baptisé « ni ingérence, ni indifférence », et qui lui avait permis, à la chute de Bédié, de s'opposer à Jacques Chirac – alors que ce dernier aurait voulu - déjà !, faire intervenir pour le pire le 43ème BIMA. Ce qui n'est pas rien. Qui ne voit ce qu'un retrait ou une neutralisation de la Force Licorne permettrait comme évolution à Abidjan ?

... OU UNE FRANÇAFRIQUE REPEINTE EN ROSE ?

Pour autant, l’expérience mitterandienne rappelle, hélas, qu'attendre des socialistes un bouleversement dans les rapports avec l'Afrique participe plus des promesses électorales que des réalités. En 1984, trois ans après la prise de pouvoir de la gauche, l'africaniste Bayard dénonçait « la politique africaine de François Mitterrand » : pour le « noyau dur » francophone africain, les réseaux « à la Foccard » et les liens de sujétion s’étaient maintenus.

Les affaires continuent, certes - et sous Laurent Gbagbo les intérêts des grands groupes français comme Bouygues et Bolloré ont été maintenus, et les structures de dépendance persistent, ou au mieux évoluent lentement. C'est aussi qu'ils sont portés par des hommes : des liaisons sulfureuses existent autour de Hollande;ainsi l'avocat Jean Pierre Mignard et ses fructueux contacts africains ; ou Maître Jean-Paul Benoît, défenseur de Ouattara. La « commission Afrique » du PS est tenue par la droite du Parti, notamment un certain Melonio, employé de son état à l' « Agence française de développement », grande institution progressiste comme on le sait... L'ancien premier ministre Laurent Fabius (ami personnel d'ADO autant que Strauss Kahn) s'il était nommé aux Affaires étrangères terminerait de dresser un tableau très sombre des dérives potentielles des socialistes à venir.

Car nous ne nous y trompons pas : au delà des anecdotes et des individus, c'est une dérive constante, à certains moments de notre histoire, des socialistes les plus droitiers vers le néocolonialisme, voire la répression armée. Le nom de Guy Mollet est attaché à cette politique paradoxale, qui peut tenir un discours progressiste, voire marxisant, et mener une répression féroce comme ce dernier l'a fait en Algérie.

Déjà Laurent Fabius n'a t-il pas fait un voyage exploratoire au Gabon ? Est ce par hasard - et je parle d’expérience, jusqu’à en prendre congé ! - que la « commission Afrique » du PS se refuse à nommer dictature une dictature et à faire une analyse politique des régimes francophones africains ?

DES ALLIANCES TRANSNATIONALES POUR LE CHANGEMENT

Alors, que faire ? Quoi d’autre que de combattre ces forces de l'ombre et de passer des alliances, définition même du politique. Partant des recherches novatrices de Marc Augé, anthropologue des alladian ivoiriens, j'ai proposé une « politologie des mondes contemporains » qui replace les enjeux nationaux ou de relations internationales dans un aller et retour constant entre l'ici et le là bas, entre l'Afrique et l’Europe, la Côte d'Ivoire et la France pour l'exemple.

Oui, il y a des internationalistes et des démocrates français opposés aux réseaux Foccard et à un retour impérial dans la terreur et les massacres, au Sud du Sahara, - comme en avril 2011 à Abidjan, mais aussi dans les 47 interventions armées françaises depuis 1960, sous des prétextes divers et variés !

Non, François Hollande ne sera pas seul à décider : lui aussi, dans la perspective des législatives, doit passer des alliances et prendre des engagements : avec la gauche du PS comme Benoît Hamon. Avec le Front de gauche et Jean-Luc Melenchon, qui ont soutenu la résistance ivoirienne, appelé à la libération des déportés politiques des geôles nordistes et à la dissolution des milices tribales FRCI, condamné l'intervention de la Licorne et de l'ONUCI et l'arrestation par les Forces spéciales françaises du président Laurent Gbagbo.

Et tout cela, après un an, va sortir dans les grands médias français, et devant l'opinion publique africaine : cette vérité politique que l'on nous a trop caché va être révélée - maintenant que les dossiers vont être découverts par le nouveau pouvoir et que l'ancien président ne sera plus là pour travestir les réalités de la guerre franco-ivoirienne.

Quant au pouvoir ivoirien, ce n'est pas par hasard si son éminent représentant nomadise entre hôpital et résidence, entre Mougins et Paris, entre XVIème arrondissement et Élysée. Cette fébrilité n'indique pas seulement une panique certaine devant l’alternance à Paris, ne signifie pas seulement que sa sécurité est plus assurée dans la capitale française que parmi ses compatriotes abidjannais, ni que ses affinités sont plus occidentales qu’africaines.

Car on peut caractériser la relation sarko-outtariste comme un pouvoir hybride, transcontinental, un pouvoir double. Non pas « en double », comme aiment le dire les africains se référant à la sorcellerie (quoique à décrypter les massacres d'avril, on se demande de quel exorcisme relèvent leurs auteurs - faute de justice), mais duel, caractérisé par « l'assimilation réciproque des élites », pour repolitiser une formule politologique à succès.

C'est une des premières choses que la gauche doit faire cesser : un général français à la présidence ivoirienne, un Serey Eiffel grand maître de la coopération, une force Licorne en pleine régression coloniale. Tout cela est aussi dangereux qu'anachronique et devra s’arrêter au plus vite.

Au delà, les démocrates africains et occidentaux demanderont des comptes au pouvoir socialiste pour que soient retirés au plus vite les corps expéditionnaires franco-onusiens, que soient jugés les crimes de guerre de quelque bord ou nationalité qu'en soient leurs auteurs.

Que les élections ne soient plus sous tutelle et la « continuation de la guerre par d'autres moyens » - et que des négociations s'engagent sérieusement avec l'opposition, le retour de Laurent Gbagbo et des formes d'union nationale que les intéressés définiront eux mêmes. Que les fauteurs de guerre, comme l'actuel responsable du Burkina, soient arrêtés dans leur déstabilisation de l'Afrique de l'Ouest - si son propre peuple ne se charge pas de l'alternance à Ouagadougou.

En Mai 1981, nous nous souvenons que François Mitterrand n'avait qu'un mot à dire pour encourager les oppositions démocratiques et que tombent les partis uniques et les dictatures africaines : il ne l'a pas dit, et tout a continué.

En Mai 2012, François Hollande n'a qu'un mot à dire, et il n'est pas sûr qu'il le dise. Et ce n'est pas grave : c'est nous tous qui le dirons, au nom des révolutions africaines encore à venir.

 

Michel Galy

 

Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

 

Source: Le blog de Delugio

mardi, 08 mai 2012

LE SCANDALE DE LA DERNIERE VISITE DE OUATTARA A SON PARRAIN LIVRE SES SECRETS


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Il faut bien le savoir, au cours de la campagne présidentielle française, les recettes mensuelles du Trésor ivoirien ont atterri en totalité à la Présidence ivoirienne. Tandis que les caisses étaient vidées en Côte d'Ivoire, Dramane et sa « photocopie » ont partagé cette cagnotte en trois parties. Une pour le Clan Ouattara comme d’habitude, une pour Sarkozy et une pour les socialistes. C’est pour éviter toute fuite que la gestion très opaque des fonds a été confié à son petit-frère BIRAHIMA Téné Ouattara alias « photocopie ».

Autant le clan Sarkozy a accepté l’argent sale de Ouattara, autant le camp Hollande a catégoriquement rejeté et les émissaires de Dramane et leurs propositions alléchantes de financement occulte. Les socialistes ont opposé une fin de non-recevoir, refusant toute compromission avec le pouvoir d’Abidjan. A deux reprises, ils ont dit niet à Ouattara et à ses envoyés.

Les larmes de Dramane Ouattara, qui était accueilli sur le perron de l’Elysée par un "has been" et un pouvoir moribond, s’expliquent à partir de là par deux raisons essentielles. Face à la tentative avortée de corruption du nouveau pouvoir français Dramane a demandé à son parrain, qui faisait ses valises pour la prison, de lui assurer au moins deux choses auprès des socialistes :

1- le maintien de la force Licorne pour assurer sa garde rapprochée,

2- le succès du PPTE sur lequel Sarko n’avait pu réussir aucune anticipation.

Sarko a promis de faire au mieux et d’en tenir compte dans la transmission des dossiers dits sensibles, sans rien garantir en retour. 

Il a, en revanche, sommé son filleul de relâcher toutes les formes de pression autour de l’opposition en Côte d’Ivoire et, très clairement, autour des proches de Laurent GBAGBO car cette exigence du parti socialiste au pouvoir ne serait pas négociable. Sarko a également avoué son impuissance à protéger les chefs de guerre, notamment Soro et Chérif Ousmane, qui ne pourront désormais plus éviter la CPI.

 

Mélanie Debrest

 

Source: COTE D’IVOIRE LA VRAIE

COTE D'IVOIRE - FRANCE: OUATTARA DEMANDE UNE DERNIERE FAVEUR A SARKOZY

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Le président ivoirien Alassane Ouattara, qui a quitté la Côte d'Ivoire depuis le 29 avril dernier, a été reçu ce lundi par son ami Nicolas Sarkozy au palais de l'Elysée en fin de matinée au lendemain de la défaite de ce dernier à l’élection présidentielle en France. La rédaction de KOACI.COM à Paris apprend d'un proche d'Henri Gaino, conseiller spécial du bientôt ex président français, rencontré ce lundi après midi non loin du quartier de la rue du Faubourg St Honoré, que le numéro 1 ivoirien serait venu entre autre pour demander une dernière faveur à son témoin de mariage Neuillyois. Cette dernière serait de s'assurer que l'ex croche patte de Jacques Chirac en 2002 glisse un mot sur les accords de défense à François Hollande lors de la passation de charge prévue pour se dérouler le 16 mai prochain. Notre source nous assurera avec conviction l'inquiétude du président ivoirien sur la sécurité de son régime assuré sur le sol ivoirien, faute d'armée et de forces de l'ordre opérationnelles, par l'armée française sous couvert d'un accord unilatéral et non débattu à l'assemblée nationale française, conclu avec Nicolas Sarkozy au lendemain de l'arrivée d'Alassane Ouattara au pouvoir à Abidjan.

Nous tenterons de savoir si notre interlocuteur aurait des informations sur la question qui taraude l'opinion ivoirienne, la santé d'Alassane Ouattara. Ce dernier, au fait des affaires franco ivoiriennes, ne souhaitera s'exprimer sur le sujet en marquant néanmoins un léger sourire à l'abord du sujet qui nous laissera pas indifférent.

Rappelons qu'à ce jour, officiellement, comme le rappelait l'équipe de KOACI à Abidjan ce lundi (voir article), hormis lors du sommet des chefs d'Etat de la CEDEAO à Dakar le 3 mai dernier, aucune information officielle n'a été transmise par le service de presse de la présidence au sujet de cette absence "privée" du président ivoirien hors du territoire du pays qu'il préside.



Mahoudi Innocent

 

Source: KOACI.COM

lundi, 07 mai 2012

PRESIDENTIELLES FRANÇAISES: COMMENT LES IVOIRIENS ONT ACCUEILLI LA VICTOIRE DE HOLLANDE

 

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La France a un nouveau président. Son nom, c’est François Hollande. Candidat socialiste contre Nicolas Sarkozy, le 6 Mai 2012. La droite française a été littéralement laminée par la gauche socialiste. Tous les candidats, après le premier tour, ont formé le "Tous Sauf Sarkozy" (TSS).

Pour ceux qui ne voulaient pas donner de consignes claires à l’instar de Bayrou ou de Marine Lepen, ils n’ont pas  hésité à marquer publiquement leur dégoût pour le président sortant Nicolas Sarkozy. A Abidjan, les commentaires allaient bon train. Et les pronostics aussi. Les proches de Laurent Gbagbo étaient convaincus de la victoire de Hollande tandis les militants du RHDP dans leur large majorité souhaitaient la victoire de Nicolas Sarkozy. Mais, les français ont fait leur choix. Choix du cœur ou choix de la raison ? Peu importe.

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Les abidjanais et surtout les pro-Gbagbo, à l’annonce des résultats n’ont pas boudé leur plaisir. En dépit des menaces des FRCI de Ouattara, le quartier de Yopougon, connu pour son attachement à Laurent Gbagbo, a laissé éclater sa joie comme dans un stade de football. Lorsqu’un but est inscrit dans les derniers instants du match. Les débits de boisson et autres espaces de joie sont pris d’assaut. Les moins courageux essaient de manifester leur joie, discrètement, à la maison. « Ça fête à Abidjan... Je reviens de Bingerville. Je ne consomme plus d'alcool mais je vais manger deux testicules de mouton chez Mado, pour fêter celui qui a été chassé comme une vermine aux senteurs pestilentielles », nous a confié un proche de Laurent Gbagbo, joint au téléphone à l’annonce des résultats.

Mais dans certains quartiers, à l’instar d’Abobo où  parler de Laurent Gbagbo est un crime de lèse-majesté, l’on peut sans grande difficulté entendre les mouches voler. Un calme plat règne sur le quartier. Aucune manifestation de joie n’est visible. Pis, les quelques noctambules qui se trouvaient dans les espaces de joie regagnent leur domicile. L’atmosphère est lourde. Abidjan est dans la joie d’un côté. Et dans l’autre camp, c’est le découragement, la désolation totale. La défaite de Sarkozy fait trembler déjà les occupants du palais présidentiel du Plateau.

 

ouatarabendjibril@abidjandirect.net


Source: ABIDJAN DIRECT.NET

COTE D'IVOIRE: VICTOIRE DE HOLLANDE, FETE A ABIDJAN

HOLLANDE ET SARKOZY - AFFICHES DE CAMPAGNE.jpg

Personnellement, nous ne célébrons pas la victoire de François Hollande mais la défaite de Nicolas Sarkozy. Nuance! Ne plus voir l'arrogance et l'ego surdimensionné de cet homme, qui entre petitement dans l'Histoire, dans laquelle il a taxé l'Afrique de ne pas être entrée, c'est juste cela. Ses déboires ne font d'ailleurs que commencer. Ne nous méprenons donc pas. La lutte continue! Fernand Dindé.


La victoire de François Hollande, ici sur un panneau de campagne au consulat de France, ce 6 mai 2012, ravive ce dimanche soir, les espoirs des supporters de l'ancien président Laurent Gbagbo.



Alors que nous sommes toujours sans nouvelles du président Ouattara que l'on annonce toujours en France après son crochet de Dakar, à Abidjan ce dimanche soir, la joie est au rendez-vous; la raison, la victoire du candidat du Parti Socialiste à l’élection présidentielle en France. 

Du Plateau à Yopougon en passant par Port-Bouët et Abobo, gardiens, femmes, jeunes dans les maquis, on fête la victoire de François Hollande en huant le cauchemar d'un bon nombre d'ivoirien, Nicolas Sarkozy, faiseur de roi du pays. 

A 18h GMT, au moment de l'annonce de la victoire de François Hollande, les cris de joie se faisaient entendre à travers les quartiers, des femmes en pagne dansant comme s'il s'agissait d'un grand jour et aussi de leur victoire. "C'est la délivrance pour nous, la prophétie a parlé, Sarkozy est moisi, ADO a chaud!", scande Marie-Louise, une jeune ivoirienne rencontrée place Ficgayo à Yopougon, au moment de l'annonce du résultat de la présidentielle.

Un peu plus loin, dans un maquis de la place, un groupe de jeunes gens se lancent dans une nouvelle danse et entame des chants. "Sarko, c'est maïs!", "Hun Hun, Ado à chaud!", fusent et se mixent avec les zouglous et autres musiques DJ qui font trembler les baffles du maquis. "Vous savez, nous avons subi Sarkozy, aujourd'hui, on est heureux car on espère aussi un changement au niveau des relations entre la France et la Côte d'Ivoire", explique Kader, boisson gazeuse à la main, non loin d'un vendeur de garba du quartier Maroc de Yopougon; à ses côtés Joane ajoute: "Je ne pense pas que ça changera grand-chose mais pour nous autres, c'est la défaite de Sarko que l'on souhaitait, il a mis le pays dans la galère, son ami (Ouattara, Ndlr) est empêtré dans une situation qui lui échappe totalement et le pays va à la dérive; tout cette méchanceté pour ce résultat?" . "Au moins son ami ne sera plus là pour nous emmerder, moi je vais fêter ça toute la nuit", crient quasi en simultané Moustapha et Serge, aussi en joie qu'éméchés et l'un des deux terminera sur ces propos: "Nous, on a rien contre les français, c'est la peau de Sarkozy qu'on voulait et les français nous ont aidé, on les remercie, ils sont forts quand même, il faut l'avouer!".

A Port-Bouët, non loin du quartier de l’abattoir, c'est Mamadou qui main sur la tête apparait complétement abattu. "Moi, c'est Sarko; c'est lui qui nous a permis de chasser Gbagbo, je suis déçu", nous livre le jeune homme alors que ces amis, sans nul doute d'une autre tendance, commençaient à le chahuter.

Dans la communauté française rencontrée, même si à Abidjan on vote Sarkozy, on pouvait lire un sourire sur la bouche de Frédéric, un entrepreneur installé en Côte d'Ivoire qui, interpellé au feu d'un carrefour, acceptera de nous répondre. "C'est pour ma part un grand jour pour la France et la démocratie, un exemple de sérieux", indique le français de type européen qui ajoutera: "Je comprends que les Ivoiriens du sud ici déteste Sarkozy, j'espère seulement que ce soir ils comprendront enfin que français n'était par forcément égal à Sarkosy; la France, c'est un grand pays où les copinages politiques sont aussi mal pris par la population qui sanctionne quand elle s'exprime".

François Hollande devient, ce dimanche soir, le septième président de la cinquième République française et de fait, le nouveau chef suprême des armées. 

La Côte d'Ivoire, sous protection militaire française avec la force Licorne, seule garantie sécuritaire à ce jour du régime d'Alassane Ouattara, voit donc un nouveau patron débarquer, prenant ainsi la place de l'ami intime d'un président qu'il aura installé suite à l’ordre d'intervention militaire de l'armée française, en avril 2011.


Amy


Source: KOACI.COM

dimanche, 06 mai 2012

LE BILAN ECONOMIQUE ET FINANCIER DE OUATTARA EST DECEVANT (LIDER)

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Promesses, désillusions et perspectives - Séminaire-bilan d’un an de gouvernance Ouattara

 
Abidjan, le mardi 1er mai 2012
 

Promesse: «Nous poursuivrons l’assainissement de la gestion de nos finances publiques pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE qui permettra d’alléger le fardeau de la dette extérieure (6 300 milliards de FCFA) devenue insupportable avec un service de plus 400 milliards de FCFA par an.»

Réalité:
 
La dette extérieure de la Côte d’Ivoire se situe aujourd’hui entre 7000 et 8000 milliards FCFA. Le service de la dette publique coûterait à l’Etat ivoirien 500 milliards de francs CFA par an. L'initiative PPTE ne va pas sauver la Côte d’Ivoire. Car près de la moitié de l’allégement a été déjà reçu sous forme de rééchelonnements et d’opérations d’apurement d’arriérés soit 1.5 milliards dollars US. Le Président endette les Ivoiriens et compromet l’avenir des futures générations sans consulter le peuple. Lui seul sait combien cela coûtera aux générations futures.

Promesse: Le gouvernement sera constitué «hommes et de femmes ayant un sens élevé de l’intérêt général, selon des critères de compétence, de mérite et de probité.»
 
Réalité:
 
Les mauvaises pratiques constatées sous les régimes précédents persistent : le Ministre de la Salubrité Urbaine de Ouattara, a de façon irrégulière tenté d’octroyer un marché de gestion d’ordures ménagères, à la societé Satarem-Greensol – dirigée par le frère d’un de ses collègues du gouvernement. Alors que la Société Abidjanaise de Salubrité (SAS) détenue à 65% par la société belge Sirio Technologie et 35% par l’Etat, avait été créée pour régler ce problème chronique d’insalubrité de la ville d’Abidjan. Cet appel d’offres a été annulé par l’Autorité Nationale de Régulation des Marchés Publics mais le Ministre a été maintenu au gouvernement.

Promesse: «Nous gérerons (…) tous les (…) secteurs de notre économie, dans la transparence et avec rigueur.»
 
Réalité:
 
Népotisme, favoritisme et collusion au sommet de l’Etat sont devenus la règle. Un ministre du gouvernement Ouattara, en charge de l’éducation nationale, a décidé que l’inscription à raison de 6 000 FCFA des 5 millions d’élèves du primaire et du secondaire se fera désormais électroniquement. Ce mode opératoire qui gèrera potentiellement 30 milliards est confié de gré à gré à CELPAID, une société dont l’actionnaire unique est l’actuel ministre de la Construction.

Promesse: «Nous sommes un parti libéral.»
 
Réalité:
 
«Si la France s’en va, la Côte d’Ivoire n’a plus d’économie, mais Paris risque aussi de perdre 1.200 entreprises» Patrick Lucas, Président Medef International (patronat français). L’an 1 de M. Ouattara aura donc été consacré à la préservation des monopoles français en Côte d’Ivoire.
 
• Le 25 janvier 2012, signature d’un nouvel accord de défense, visiblement, pour protéger les intérêts français car c’était l’objectif de celui signé en 1961. Il garantirait par exemple un monopole sur les équipements militaires.
 
• Depuis quelques années, la France perdait du terrain. Elle ne contribuait plus qu’à environ 20% du PIB ivoirien et à 30% des recettes fiscales.
 
• Entre 2004 et 2010, malgré la baisse des intérêts français, la croissance économique est restée entre 1,2 et 3%.
 
• 27 janvier 2012: Le Président en visite d’Etat annonce aux français qu’il va privatiser les banques publiques et leur demande de faire leurs offres en premier.
 
• 14 février 2012: 3 nouveaux champs pétroliers à TOTAL.
 
Promesse: «Le réseau routier est en train de mourir. Si rien n’est fait dans les 2 à 3 ans qui viennent, il ne s’agira plus de dépenser des dizaines de milliards de FCFA pour le renforcer mais des centaines de milliards de FCFA pour le reconstruire».
 
Réalité:
 
En réalité le financement de la plupart des projets de colmatage de la voirie et d’extension de réseau routier avait été bouclé depuis 2009 avec les bailleurs de fonds. La fin de la crise permet de facto leurs exécutions (cf Interview du DG de l’AGEROUTE au magazine Tycoon N°14 – Dossier: Où va la route ivoirienne?). Aucune gloire n’est à attribuer au gouvernement actuel. Pour l’heure, les Ivoiriens attendent toujours de voir la réalisation des promesses faites sur la réfection de la côtière.

Promesse: «Nous poursuivrons l’extension et la modernisation des ports d’Abidjan et de San-Pedro».
 
Réalité:
 
Rien n’a été fait dans ce sens au contraire: Le trafic de marchandises au PAA a chuté de 26% en 2011, en raison de l’embargo sur la destination Abidjan et de l`interdiction de la vente du cacao, premier produit d`exportation de la Côte d`Ivoire décrété par Alassane Ouattara appuyé, par l’Union Européenne et la CEDEAO. Un trafic global de 16,6millions de tonnes en 2011 contre 22,5millions de tonnes en 2010 au PAA. Les taxes portuaires sont très élevées. Le PAA est le plus cher de la sous-région. 5 fois plus cher que le port de Tema au Ghana – 4 fois plus cher que le port de Lomé au Togo.

Promesse: «Nous prendrons des mesures pour favoriser le développement des transports par bus de grande capacité et par train ou tramway face à l’asphyxie des grandes voies d’Abidjan… ».
 
Réalité:
 
• Le transport rapporte plus de 300 milliards à l’Etat mais n’est toujours pas organisé.
 
• Les bus d’occasion RENAULT ont refait surface plutôt que les nouveaux bus indiens (TATA) ou iraniens dont les usines de montage ont été installées à Abidjan.
 
• 5 août 2011, un bus de la SOTRA s’est renversé dans la lagune avec ses occupants, faisant plus d’une cinquantaine de morts.
 
• En mars 2012, le gouvernement a tenté d’activé un crédit bail de 50milliards avec la SIB pour le renouvellement des engins mais les conditionnalités n’ont pas permis à la majorité des transporteurs d’en bénéficier.

Promesse: «Nous pouvons viser un taux de croissance réel de 6% par an en moyenne, un peu moins en début de mandat, plus vers la fin».
 
Réalité:
 
Tous les indicateurs sont quasiment tous en berne: Taux de croissance en 2011 est de – 5,1% alors que le taux d’accroissement naturel avoisine les 2,5%. Pour la première fois le PAA en baisse de 26%. L’agriculture vivrière a connu un léger recul par rapport à 2010 passant de 3,3% à 3% en 2011. L’extraction minière et pétrolière a connu également une baisse de 14,8% par rapport à 2010. C’est le cas du gaz naturel avec une baisse de 2,2%. Le secteur secondaire et le secteur tertiaire ont respectivement reculé de 7,5% et 13,3%.

Promesse: «La défense des intérêts des producteurs sera notre première priorité. L’État définira une organisation collectivement efficace, « protégeant les petits » tout en traitant loyalement les autres.»
 
Réalité:
 
Le prix minimum d’achat n’est toujours pas garantit. Le plan de sauvetage n’est pas à l’ordre du jour. Les paysans attendent toujours la restructuration du secteur.

Promesse: «Pour faciliter la vie des contribuables, le système d’imposition sera simplifié : réduction du nombre d’impôts, généralisation du prélèvement à la source…».
 
Réalité:
 
Dans les faits, la réalité est tout autre: le Président Alassane Ouattara a institué 8 nouvelles taxes en vue d’atteindre l’objectif budgétaire de 1 060 milliards FCFA pour 2012. Les charges patronales et sociales se sont accrues dans le secteur privé et dans le secteur public. Elles passent à 12% cette année puis 14% l’an prochain.
 
Les fonctionnaires n’ont pas du tout été vernis. Leurs cotisations sont majorées de 18 à 25%. Même les chauffeurs de taxis ont vu leurs patentes passées de 125 000 FCFA à 145 000 FCFA/semestre. Soit une augmentation de 20 000 FCFA tous les 6 mois.

Promesse: «Il s’agira d’inciter les banques modernes à faire plus et moins cher».
 
Réalité:
 
Le Président de l’APBEF lui a répondu en ces termes: Nous avons des problèmes liés à la suspension des compensations de la période allant du 25 janvier 2011 à la fermeture provisoire des banques ; Il faut améliorer l’environnement des affaires, la sécurité des biens et des personnes; La requalification par les autorités des créances en souffrance nées de la crise ; La réforme du ratio de transformation ; La réforme de la fiscalité du crédit-bail et la réforme du cadastre. Conclusion: On est toujours au point mort aucune avancée.

Promesse: «Ce n’est pas 20 ou 30 milliards de FCFA qu’il faut injecter en microcrédit, mais 200 à 300 milliards de FCFA…».
 
Réalité:
 
75 structures de microfinance retirées de la liste; Le Président, pendant sa visite d’Etat dans l’Ouest, a dit que son épouse allait monter des structures de micro-crédit pour les femmes. Nous dénonçons ce fait car ce n’est pas son rôle mais celui du MEF; Sous la pression des bailleurs de fonds, les institutions de microfinance ont cherché à assainir leur gestion et leur mode de fonctionnement plutôt que de favoriser la réduction de la pauvreté; Le soutien du gouvernement n’est toujours pas probant.


CONCLUSION BILAN ECONOMIQUE ET FINANCIER
 
Le bilan économique et financier du président Alassane Ouattara, un an après sa prise de pouvoir, est décevant. Tous les secteurs de l’économie ivoirienne sont sous tension. De l’employeur à l’employé, tout le monde grogne parce que la «Solution» a des problèmes.
 
 
 
LIDER (Liberté et démocratie pour la République)

CHARLES ONANA: «LA PLACE DE COMPAORE EST AVEC CHARLES TAYLOR A LA CPI»

 

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Le journaliste d’investigation franco-camerounais, auteur de ce qui est en passe d’être un best-seller «Côte d’Ivoire, le coup d’Etat», Charles Onana, continue d’expliquer à travers les grandes capitales européennes et africaines, les  motivations réelles de l’acharnement de la France et ses «suppôts» africains contre le président Gbagbo. Et qui a conduit à une longue crise de dix ans, s’étant achevé avec l’arrestation de ce dernier. C’est devant de nombreux Ivoiriens et africains de Bruxelles que le journaliste d’investigation a fait des révélations. Selon lui, le président Laurent Gbagbo a été un vrai héros qui avait en face de lui une pléiade d’ennemis masqués et/ou à visages découvert. «Le président Gbagbo a été héroïque. Je ne sais pas comment il a pu tenir face à ce qui lui est arrivé pendant toutes ces années. Je mettrais au défi les dirigeants africains actuels de vivre le quart de ce que le président Gbagbo a vécu. Je crois que la plupart auraient vendu l’intégralité de leurs pays», a fait savoir le journaliste. Il va falloir que les Africains assument leurs responsabilités, interpelle-t-il, tout en prédisant que «tous ceux qui ont laissé faire ce qui est arrivé en Côte d'Ivoire vont le payer cher, parce qu'on a légalisé les rébellions». 

Expliquant l’acharnement des pouvoirs français contre le président Laurent Gbagbo, Onana dira qu’ils l’ont considéré comme quelqu’un qui n’était pas digne d’être président de la République de Côte d’Ivoire, puisqu’il échappait vraisemblablement au contrôle des différents réseaux français  «Contrairement à ses prédécesseurs, le président Gbagbo n'a jamais remis la liste de ses ministres pour appréciation ou validation à l'Elysée ou au Quai d'Orsay. Gbagbo n'est pas arrivé au pouvoir grâce aux réseaux français. Il ne pouvait donc pas être validé parce qu'il échappait à leur contrôle. Ils ont considéré Gbagbo comme indigne de gouverner la Côte d'Ivoire», explique le conférencier. 

Sur les agissements du président Blaise Compaoré dans la crise ivoirienne, le journaliste franco-camerounais n’est guère surpris. Puisque selon lui, malgré la signature de l’accord de Ouaga sous son auspice, Blaise Compaoré avait un agenda secret qui n’était autre que de faire tomber Gbagbo. «Blaise Compaoré a fait semblant d’être partisan de la paix, alors qu’il était un farouche opposant, déterminé à faire renverser le président Laurent Gbagbo», explique-t-il. Sur les relations de ce dernier avec l’ex-président libérien, Charles Taylor, le conférencier le dit tout net : «Blaise Compaoré devrait être à la CPI avec Charles Taylor». «Blaise Compaoré a travaillé avec M. Taylor. Il a participé à une série de choses plus ou moins litigieuses, douteuses, en matière de (trafic) diamants, de transport d’armes et de minutions. Et qui ont servi dans les guerres en Sierra-Leone et au Libéria. Je ne comprends pas pourquoi ce monsieur Blaise – Compaoré, ndlr – n’est pas aux côtés de Charles Taylor à la Cpi», détaille Charles Onana. 

Parvenu au pouvoir depuis le 11 avril 2011, fait savoir Charles Onana, Alassane Ouattara est devenu le fossoyeur de l’héritage d’Houphouët-Boigny dont il se réclame curieusement. Il met à nu l’incapacité de Ouattara à diriger la Côte d’Ivoire et pense que la France a déjà envisagé que Soro remplace Ouattara. C’est pourquoi, explique-t-il, avec le soutien et la caution de Paris, Soro a occupé la Primature, puis aujourd’hui la présidence de l’Assemblée nationale et la France a aussi pu faire éviter son transfèrement à la Cpi. 


Frank Toti


Source: LE NOUVEAU COURRIER

samedi, 05 mai 2012

SELON LA LETTRE DU CONTINENT - OUATTARA FAIT EXPLOSER LE BUDGET DE SOUVERAINETE

 

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Pour à peine une centaine de milliards de budget de souveraineté du Président Laurent Gbagbo, qui servait d'ailleurs en grande partie comme la plus grosse caisse sociale d'Afrique de l'Ouest (tous venaient le solliciter, y compris ses adversaires), la presse pro-Bédié et pro-Ouattara d'alors lui avait tiré dessus à boulets rouges, l'avait présenté en permanence comme un pilleur de ressources nationales et ne s'est pas embarrassée de le traiter de tous les noms d'oiseaux. Aujourd'hui que Ouattara, leur champion, a triplé voire quadruplé ce budget sans aucune raison objective, tous ces sous-fiffres sont curieusement devenus aphones. Mauvaise foi quand tu nous tiens. Appréciez! Fernand Dindé.

 

Alors que les Ivoiriens ploient sous le poids de la vie chère et de la destruction d’emplois – comme les discours du 1er mai ont pu le montrer –, l’actuel maître d’Abidjan, Alassane Ouattara, ne se refuse rien. Si l’on en croit La Lettre du Continent, il s’octroie un budget de souveraineté de 300 milliards, et «offre» la même chose à son épouse Dominique. «Alors qu'il avoisinait 100 milliards F CFA sous Laurent Gbagbo, le fonds de souveraineté de la présidence ivoirienne atteint désormais plus de 300 milliards F CFA (457 millions €). C’est Téné Birahima Ouattara, alias "IBO", frère cadet d'Alassane Ouattara, qui gère cette cagnotte. Celui-ci cumule la fonction de directeur financier et de ministre chargé des Affaires présidentielles. Le cabinet autonome de la première dame, Dominique Ouattara fonctionne à partir du même fonds de souveraineté», écrit le périodique parisien, généralement informé par des milieux françafricains qui ont, on le sait, pignon sur rue à la présidence ivoirienne.

L’on se souvient qu’Alassane Ouattara et son parti n’avaient eu de cesse de critiquer le budget de souveraineté du président Laurent Gbagbo, qui gérait un pays déchiré par un conflit et faisant face à une multitude d’imprévus. Un budget qui était passé d’une trentaine de milliards avant le conflit à 76 milliards de FCFA en 2009, selon des données rendues publiques à l’époque par un député membre de la Commission des Affaires économiques et financières, Ibrahim Sanogo. Ouattara a donc multiplié par quatre le fameux budget de souveraineté. Et octroie à son épouse une somme complètement affolante pour ses mondanités et bonnes œuvres auxquelles participent de manière rémunérée des vedettes hexagonales sur le retour comme l’acteur Alain Delon.
 
 
Philippe Brou


VENU EN FRANCE POUR DES RAISONS DE SANTE - VOICI L'HOPITAL OU A SEJOURNE OUATTARA

 

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Alassane Ouattara, actuel numéro un ivoirien, est-il brutalement allé en France alors que les cérémonies de la fête du Travail devaient se tenir parce qu’il voulait fuir les travailleurs ? Ou alors parce qu’il voulait apporter son soutien à son «ami de vingt ans» Nicolas Sarkozy en mauvaise posture face à son rival François Hollande ? Peut-être. Mais une chose est sûre : s’il s’est rendu en France il y a quelques jours, c’est essentiellement pour des raisons de santé. Selon nos sources, Alassane Ouattara est venu en France contre l’avis de ses amis de l’équipe de Nicolas Sarkozy.

Visiblement, ils ne souhaitaient pas qu’un soutien trop voyant puisse susciter interprétations et commentaires, alors même que les révélations du journal en ligne Mediapart sur le financement de la campagne de 2007 du président sortant par le Guide libyen Muammar Kadhafi produisent un buzz ravageur. Malgré ce feu «orange» de ses parrains français, Ouattara est venu parce qu’il lui fallait absolument rencontrer ses médecins. De nombreux indices indiquent ainsi qu’il a séjourné à l’hôtel américain de Neuilly pour des soins cardiaques. 

En tout cas, sur la place parisienne, le tabou médiatique sur l’état de santé d’Alassane Ouattara et sur les conséquences politiques de sa «fragilité» pourrait bientôt être déverrouillé. Déjà, sur les réseaux sociaux, des journalistes de la presse française commencent à évoquer la question de la façon la plus directe. Alassane Ouattara est-il malade ? De quoi souffre-t-il ? Ce dont il souffre a-t-il des conséquences sur son exercice du pouvoir et sur les stratégies de positionnement de ses héritiers putatifs ? Ce débat ne saurait être longtemps évité.

 
Benjamin Silué


vendredi, 04 mai 2012

INTERNET - RESISTANCE DEMOCRATIQUE POUR LA COTE D'IVOIRE: LUMIERE SUR CES SITES PATRIOTIQUES QUI SOUTIENNENT LE COMBAT

 

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Un brillant hommage aux sites de la résistance. Même si bien d'autres parmi eux n'ont pu être cités dans cet article. Merci, cher frère Germain Séhoué!


Les sites internet patriotiques sont ces portails créés sur la toile par des patriotes d’ici  et d’ailleurs pour permettre à la dispora ivoirienne, africaine, au monde d’être informés sur la Côte d’Ivoire. Par leur résistance et leur pugnacité, les démocrates ivoiriens sont en train de remporter la victoire de la communication. Mais qui sont ces sites ? Enquête.
 
Dans une dictature comme celle de la Côte d’Ivoire où la télévision nationale (Rti) est devenue un instrument de propagande du régime Ouattara, l’Internet joue un rôle primordial dans la diffusion de l’information plurielle. Comment informer la diaspora et la communauté internationale sur les faits et méfaits, les crimes et autres exactions contre lesquels luttent quotidiennement les populations ? L’Internet constitue un réel contrepouvoir. Car les sites patriotiques relaient les publications des journaux libres, les articles allant dans le sens du combat pour les libertés et les opinions d’analystes et de politologues indépendants. Bien sûr, que les partisans de la dictature ont leurs sites web pour les conforter, désinformer et manipuler. Mais au moins l’Internaute a le choix de ne pas être intoxiqué, en allant sur les sites qui lui montrent la Côte d’Ivoire telle qu’elle souffre en ce moment. C’est pourquoi il convient de présenter l’essentiel de ses sites et leur rendre hommage pour leur travail bien souvent bénévole, mais combien formidable ! 
  
Outil de résistance 
  
Au fort de la crise, lorsque le site abidjan.net a montré sa proximité avec l’agresseur de la Côte d’Ivoire, les patriotes et amis de notre pays, ont été heureux de découvrir un autre portail, relayant les informations, les vraies préoccupations de la Nation en danger. Il s’agit de Telediaspora.net, site patriotique populaire administré par Demba Traoré (ancien Dg de Vitib) et sa jeune et dynamique équipe. On a également, un groupe qui, en un temps record, fait autorité dans le milieu des sites patriotiques non seulement dans la spontanéité du relai de l’information, mais surtout dans la particularité et l’adaptation géniale des images illustrant ses informations. Le groupe se nomme SPRI (Sites pionniers de la résistance ivoirienne : Infodabidjan.net; Ivorian.net; Abidjandirect.net ; Côtedivoire-lavraie.fr; Ivoirediaspo-Abidjanici.net; Afrik53.com). Mais comment est né Infodabidjan.net, le premier du groupe?   
  
Nous sommes en novembre 2010. Un groupe de jeunes intellectuels ivoiriens décide de s’engager dans la campagne présidentielle en Côte d’Ivoire, en participant au débat démocratique à travers leur analyse des projets de société des différents candidats. Pour être efficaces, ils décident de produire des écrits de facon quotidienne, des articles destinés à être publiés sur les sites internet gérés par des ivoiriens. Mais malgré leurs efforts, très peu de sites acceptent de publier leurs écrits. Leurs articles sont segrégués. Ou alors certains sites ivoiriens établis à l’époque, demandent à se faire payer, parfois jusqu’à 50 dollars américains, « pour publier de simples contributions ». Comment dans ces conditions, peut-on contribuer à éclairer l’opinion nationale et internationale sur les abus et mensonges ressassés de façon effrénée  sur nos pays? L’administration légale de la Côte d’Ivoire a des difficultés pour se faire entendre. La crise sévit. Il est difficile de retrouver des informations assez élaborées autres que celles relayées par les réseaux de Alassane Dramane Ouattara. Il suffit de faire une simple recherche sur Google en écrivant Côte d’Ivoire, pour s’en rendre compte. Que faire ? Pas question de laisser les impérialistes malmener la Côte d’Ivoire comme pendant la traite négrière ! Le 7 mars 2011, infodabidjan.net est lancé, avec un objectif clair: « donner au monde entier des informations non tendancieuses sur notre Afrique et susciter le débat entre les Africains en général et les Ivoiriens en particulier », explique son administrateur et Coordinateur général du SPRI, Don Sihi Luc olivier, résidant en Allemagne. Et le site a pris. Si bien que, grâce à ses collaborateurs et la bonne volonté d’amis et de contributeurs bénévoles dont Hassane Magued, Eliahou Abel et bien d’autres, infodabidjan.net met à nu les mensonges et violations de droit de l’homme dans nos pays. Crimes dont sont coupables nos autocrates, soutenus momentanément par les prédateurs de nos ressources. 
  
Le combat contre les oppresseurs du peuple ivoirien 
  
Presse et portail d'informations générales, www.ivorian.net est créé en novembre 2002 par Severin Labé, quelques mois après l'attaque de la Côte d'Ivoire par une rébellion armée. Ce portail ivoirien se voulait dans un premier temps un support de communication pour relayer et élargir les informations de sources authentiques sur la Côte d'ivoire et un portail d'informations générales sur l'Afrique et le Monde. Ivorian.net, membre et partenaire de l'Organisation de la Presse africaine, connaît, selon ses dirigeants, près de 40 000 visiteurs par jour. Le site est devenu de ce fait, l'un des instruments de communication de référence les plus prisés. 
  
Le réseau des sites patriotique compte également abidjandirect.net. Un site créé en janvier 2011 pour contrer la désinformation menée à outrance par les sites ivoiriens au service du camp Ouattara. Il est l'œuvre de jeunes Ivoiriens et Africains. Il a fait de la vraie information son leitmotiv. Aujourd’hui ce site a plus de 7.000 visiteurs par jour repartis dans plusieurs pays. 
  
Quant au site www.cotedivoire-lavraie.fr, il est créé le 10 décembre 2010 et totalise à ce jour, selon sa gestionnaire Prisca Joelle Stani, plus de 2 000 000 de pages visitées. Il a vu le jour pour faire face à la désinformation des médias français sur les vrais enjeux de la crise postélectorale. C'est un site d’information générale : actualité ivoirienne, internationale, politique, économique, militaire, religieux, sportif, culturelle et touristique. De même, www.ivoirediaspo.net, créé en novembre 2002 et dirigé par Daniel Atteby, mène sans relâche la résistance contre les oppresseurs du peuple ivoirien. 
   
Les nouveau-nés du groupe SPRI
  
Les derniers nés du groupe  SPRI  sont Eburnienews.net ; Civox.net ; Ladepechedabidjan.info. Pour ce groupe, l’image de l’Afrique, berceau de l’humanité, mérite d’être peinte en des termes plus glorieux que cela ne l’est par les occidentaux. Eburnienews.net, un des dernier-nés du groupe, est lancé dans cette ambiance. Il se présente comme un site d’information générale conçu par des ivoiriens soucieux de donner au monde entier des informations nuancées sur la Côte d’Ivoire en particulier et l’Afrique en général. ”A l’écoute des souffrances de nos peuples africains, de la Libye à la Côte d’Ivoire, en passant par le Mali, la Rdc ou encore le Sénégal, notre coeur a vibré au son des baillonettes des boureaux de nos peuples. Nous avons donc pris partie pour la liberté d’expression et pour le droit de nos peuples à réflichir par eux-mêmes et pour eux-mêmes.”, explique la Direction de publication basée en Europe. 
  
Détermination et bénévolat 
  
A écouter ces hommes et ses femmes engagés, ce qui fait leur fierté, c'est leur liberté d'esprit, justifiée par leur indépendance de tout groupe de pression. L’amour de la patrie sublimant toute autre considération. La production du contenu de Eburnienews est le fruit d’une franche collaboration entre des journalistes de la rédaction, des experts, des passionnés de l’information juste et vraie, des témoins et tous les visiteurs du site. Les visiteurs et utilisateurs sont appelés à participer à l’animation de l’information sur le site à travers leurs commentaires, leurs contributions et leurs réactions. Et le résultat est bon. 
  
Un autre de la dernière génération : www.civox.net.  Officiellement mis en ligne le vendredi 13 avril 2012 par le confrère Zéka Togui, ce site est un organe d'informations générales, relatives à la Côte d'Ivoire, à l'Afrique et au reste du monde. Il est également au service de la diaspora dont il procède. Ses dirigeants tirent leur fierté de son caractère d’outil de résistance patriotique. Une résistance, selon eux, grosse de promesse de restaurer la démocratie, la liberté, la souveraineté et la prospérité de la Côte d'Ivoire. A travers sa rubrique "Pensées politiques", il se veut un site de formation politique. 
  
La Dépêche d'Abidjan (ladepechedabidjan.info) est créée en 2009 par Axel Illary, journaliste-réalisateur ivoirien résidant en France, pour combler un déficit communicationnel. Le site met essentiellement en avant l'actualité ivoirienne, africaine mais aussi celle des Ivoiriens et Africains de la diaspora. En plus d’être un relai de publications diverses,  ladepechedabidjan.info produit de l’audiovisuel et des articles. 

Si le site www.abidjandici.net, du groupe SPRI n’existe plus, son combat mérite néanmoins d’être salué.    
  
Au-delà de ce groupe, il y a d’autres sites patriotiques qui mènent la haute lutte pour la libération de la Côte d’Ivoire des mains des prédateurs. Ainsi on a Ivoirebusiness.net de Christian Vabé, Deboutciv.com, Legrigriinternational.com ; Cameroun24.net, etc. La résistance est également bien menée au sein d’autres réseaux sociaux dont Facebook où des Ivoiriens et amis de la Côte d’Ivoire, à travers leurs pages directement connectées sur Tweeter, animent intensément l’information. Les blogs de Théophile Kouamouo et Fernand Dindé Agbo sont parmi tant d’autres, des relais et sources d’opinions confortées. 
 
C’est donc pour leur rôle important que les sites web patriotiques sont bien souvent l’objet d’attaque d’hackers et autres cybercriminels. 
  
Les attaques contre les sites 
  
Les sites patriotiques sont confrontés à deux types d’attaque : les attaques d’origine externe et les attaques de source interne. Les attaques d’origine  externe sont le fait des adversaires connus. Les attaques internes sont celles émanant de personnes malveillantes, issues du milieu même de la résistance qui, à un certain moment de la lutte, pensaient que ces sites devaient leur servir de lieu de dénigrement interne. C’est le constat du contraire qui les a retournés. Tous ceux-là agissent ainsi dans le but de saboter et de paralyser la résistance en ligne ou de nuire au propriétaire du site. Ce qui revient au même. Les attaques se caractérisent par l’indisponibilité temporaire du site. Ou alors les internautes se rendant sur le site découvrent autre chose en lieu et place de la page d’accueil. Les hackers détruisent des pages ou les remplacent par d’autres produites par eux-mêmes. Ils paralysent tout, bloquent le fonctionnement du site. 
  
« A la nomination du porte-parole officiel du Président Gbagbo, nous avions mis les sites de notre rayon à la disposition du Porte-parolat afin de mieux expliquer la ligne de conduite voulue par le Président. C’était un travail immense. Il fallait en même temps inonder les pages Facebook, les forums, etc. et on avait donné aussi priorité à tout communiqué venant des exilés », explique Don Sihi Luc Olivier. Et ce moment crucial ne fut pas de tout repos pour les administrateurs des sites patriotiques. Don Sihi poursuit : « On était attaqué par les adversaires grâce à des génies de l’informatique. Des gens qui allaient jusqu’à l´hébergeur, après localisation du lieu de résidence du propriétaire du site. C’est la raison qui pousse à ne jamais dévoiler dès le commencement, qui était derrière le site. Lorsqu’ils remarquent durant une semaine que la presse en ligne était totalement Pro-Gbagbo, ils attaquent le site moteur. Ils se demandent: Qui est le  site ? D´où part la première mise en ligne d’un important communiqué repris par d’autres sites qui marquent Source : manioc.net, par exemple ?» 
  
Dans ces conditions, Don Sihi par exemple, appelle les différents responsables  de son rayon par téléphone ou email et les informe qu’il a un important communiqué à mettre en ligne. Et leur demande donc de se préparer. Une fois trois sites mettent simultanément l’important communiqué en ligne, les cybercriminels ont du mal à repérer le site moteur. Quand un site est attaqué, il demande à un autre d´informer les lecteurs du site en difficulté. « Je restais souvent devant mon ordinateur jusqu´à 3h du matin  pour voir si un site de mon rayon n’est pas attaqué », confie-t-il. 
  
Lorsqu’ils remarquent que le repérage du site moteur est devenu difficile, ils adoptent le brouillage du pays où les sites ont le plus de visites. Mais là encore, les résistants finissent par trouver une solution. La lutte est donc permanente. « Mais je pense que leur jalousie est due au  fait que leurs sites web, qui ont les soutiens financiers, ont perdu la lutte de la presse en ligne. Une bataille que nous avons remportée grâce à la volonté, au sacrifice de notre temps, à la vie de nos foyers… Et je suis heureux de voir que les sites ce créent aujourd’hui comme un jeu ». Car il est bon de le savoir, tous ces sites, les patriotes les créent sur fonds propres ou en associations de moyens. 
  
Dans un paysage où sévit le Conseil national de la presse (Cnp), que serait aujourd’hui l’information sans les sites internet et autres blogs patriotiques ? On peut le dire, ces canaux en ligne sont d’excellents outils où s’expriment de plus en plus aisément les intellectuels du monde pour participer aux débats d’ici et d’ailleurs, donnant ainsi de la matière à la presse locale. C’est vrai, il faut prendre soin de bien trier les contributions et ne pas céder au sensationnel, mais il est indéniable qu’à travers les sites patriotiques, l’Internet joue un rôle majeur dans la résistance de l’Afrique digne.      
  
  
Germain Séhoué in le quotidien ivoirien "Le Temps".

gs05895444@yahoo.fr


 

dimanche, 29 avril 2012

DE L’IMPROBABLE RECONCILIATION IVOIRIENNE

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Drôle de réconciliation que celle proposée par Alassane Ouattara aux Ivoiriens ! Une réconciliation faite de superficialité, de parodies et de parades, à l’image de son voyage dans le grand Ouest où aucune amende honorable sincère n’a été faite mais où bien au contraire beaucoup de justificatifs ont été donnés pour s’éterniser dans la posture de l’auto-victimisation permanente. En Côte d’Ivoire, il urge de guérir les cœurs et les esprits. Faute de quoi, de nouveaux troubles sont prévisibles, comme le craint d’ailleurs le général Béréna Gnakoudè, le chef militaire de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), appréhensions relevées dans ses mots d’adieu à la Côte d’Ivoire, sur Onuci FM. Ouattara offre en lieu et place quelques pauvres infrastructures. Que sert-il de marcher sur du nouveau bitume avec un cœur ulcéré, un esprit en peine et une âme tourmentée ? Si bien qu’à Man et Kouibly, ce sont des malinkés qui ont été coptés porte-paroles des autochtones. Où sont donc passés ces autochtones ? A la vérité, le discours tranche totalement avec les actes. Pour contraindre les réticents à venir accueillir « leur président », des quasi battues ont été organisées par les Dozos dans les campements et villages avec, quelquefois, des chiens de chasse pour les résoudre à en sortir et aller dresser des haies d’honneur à celui qu’ils considèrent encore comme leur bourreau.

Pour la même cause, les marchés ont été fermés, les commerçantes, obligées à aller sur les places de meeting, et les taxis, forcés au stationnement, sous peine de mise en fourrière. On se serait à nouveau cru dans une Côte d’Ivoire à jamais révolue. Celle du temps de la colonisation et des travaux forcés.

Selon des fils de la région, des victimes seraient même encore venues alourdir le déjà-insupportable passif de la crise ivoirienne dans ces contrées montagneuses. Pour la simple et bonne raison qu’au nom de dispositions sécuritaires, le nouveau pouvoir d’Abidjan a organisé une véritable traque contre les Wè, estampillés pro-Gbagbo, à l’approche de la visite d’Alassane Ouattara. La chasse à l’homme a donc repris, à la faveur d’une visite présidentielle (si elle a même cessé, un jour !).

Des populations, tout naturellement terrifiées par un traumatisme récent, et sous la menace, qu’il a été aisé de convaincre d’afficher des sourires de circonstance pour faire plaisir à l’illustre hôte, dussent-elles ravaler leurs amertumes et leurs morgues pour tous les crimes continuellement subis. La paix par la peur, la terreur et le mutisme, qui oblige la victime à se terrer et à faire profil bas, voici le type de paix que Ouattara propose aux Ivoiriens. Est-ce cela la réconciliation tant annoncée et chantée, mais qui jamais ne pointe à l’horizon ? S’il y a encore des personnes honnêtes et lucides autour de Ouattara, qu’elles le lui disent : Nous allons droit dans le mur !

Nous autres, sommes des « renards du Net » et en avons parcouru, des sites, des blogs et des réseaux sociaux ! Où que vous alliez, une chose vous frappe invariablement : les ivoiriens sont profondément opposés et divisés. Et c’est un euphémisme de le dire. Passez sur n’importe quel forum où il est loisible aux Ivoiriens de s’exprimer, vous verrez des positions ivoiriennes inconciliables, tranchées, voire guerrières et franchement macabres. Des forums où fusent des injures et des insanités impossibles à reproduire, tant elles sont d’une vilenie renversante. Impossible d’engager le moindre débat, sereinement. Tout observateur et analyste sérieux se rend tout de suite compte que la fracture ivoirienne est totale, consommée, cristallisée, quasi irréversible.

Cette guerre de tranchées et cette intransigeance jusqu’au-boutiste des positions sont indissociablement liées au manque déprimant de tact des nouveaux gouvernants ivoiriens qui ont opté pour la jubilation indécente et la diabolisation permanente contre Laurent Gbagbo (qui continue de hanter leurs nuits), postures qui n’ont pas faibli en une année de pouvoir. Il n’y a qu’à voir tous les plateaux télé consacrés à la crise ivoirienne sur RTI 1, les discours du Chef de l’Etat et du nouveau président de l’Assemblée nationale. Pas plus que ne s’estompent les mensonges éhontés sur la crise ivoirienne depuis 2002, qui ne voient des victimes que dans un camp, ainsi que sur la crise postélectorale de 2010-2011, et la justice de vainqueurs qui a vu récemment mettre aux arrêts Me Rodrigue Dadjé, avocat de Mme Simone Gbagbo, en pleine préparation de dossier de défense. L’homme de droit est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat et de trafic d’armes, et subit le chantage d’une certaine autorité ministérielle pour la remise de sommes indues (10 millions de francs CFA) devant conditionner sa libération.

C’est un grand opprobre pour ce qui est censé être la « République de Côte d’Ivoire », si du moins elle est encore pourvue de scrupules. Mais cela, nous semble-t-il, n’émeut personne dans la « nouvelle Côte d’Ivoire ». Bien au contraire ! Tous saluent ou assistent indifférents, passifs – à commencer par la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation (CDVR) –, aux dérives du régime et à l’escalade dans les actes antirépublicains et fossoyeurs de paix. Incarcérer l’avocat de son opposante, en pleine affaire, il faut vraiment le faire ! Ce pouvoir est-il sérieux ? Au reste, quel crédit accorder à une réconciliation qui en une année n’a pas fait le moindre pas significatif en avant. En la matière, la CDVR est une désolation nationale. Toutes choses qui n’ont pas manqué d’arracher à la diva de la musique ivoirienne, Aïcha Koné, en exil en Guinée, cet aveu : « Je ne comprends pas bien cette réconciliation ». Elle n’a pas tort. Nous n’y comprenons pas grand-chose, nous non plus ! Et des millions d’Ivoiriens avec nous. Il y a véritablement matière !

Finalement, il faut se le dire honnêtement et sans ambiguïtés, on ne fera jamais l’économie du recomptage des voix pour solder le contentieux électoral ivoirien et pour le retour d’une paix véritable en Côte d’Ivoire, à moins d’y arriver par des arrangements politiques au plus haut niveau. Encore faut-il que le pouvoir Ouattara ait cette culture et cette élégance. Attendons de voir.

C’est par la sagesse et le tact du souverain, du gouvernant, que les cœurs se désarment et que la paix a lieu. Quand il n’en a pas, il faut en faire le deuil. Continuer de mentir ainsi, comme des arracheurs de dents, et retenir dans les bagnes du Nord ses adversaires politiques comme des trophées de guerre, les persécuter sans relâche et se susciter une autre opposition, sur mesure, sélective, sans consistance véritable, ordonnée par les partenaires financiers et sous leur pression (tout comme le premier voyage présidentiel à l’Ouest pour rassurer les investisseurs et alliés internationaux sur la bonne marche du processus de réconciliation), ne donne absolument aucune chance à la paix en Côte d’Ivoire. Toutes choses qui nous ont inspiré ce titre si peu optimiste. Peut-il en être autrement quand celui qui nous tient lieu, actuellement, d’«héritier du père de la nation» est d’une accablante incapacité à réunir les fils de la Côte d’Ivoire pour faire la paix des braves, englué qu’il est dans les petits calculs de survie et de pérennité au pouvoir, par la mise à mort de la seule opposition significative, le FPI-CNRD, volontairement décapité pour s’incruster.

Ouattara ne peut faire croire au peuple ivoirien qu’il est un homme de paix avec des discours lénifiants et des promesses. Pas plus qu’il ne peut faire croire que la crise ivoirienne a débuté en 2010, qu’il est blanc du pourrissement de l’atmosphère politique, dans notre pays, depuis deux décennies, et doit cesser de s’afficher en permanence comme l’unique victime de l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, victime qui, du reste, serait pur du sang des Ivoiriens et qui, aujourd’hui au pouvoir, pardonne à ses bourreaux. La campagne électorale est passée. Il est primordial de mettre un bémol aux promesses, tout comme aux contes de fées, et de passer aux actions. Cela fait plus d’un an que le peuple attend des actes véritables de réconciliation, par l’élargissement des adversaires politiques incarcérés dans ses goulags du Nord et la ré-civilisation de la vie politique ivoirienne qui est devenue un champ de tous les périls pour les opposants.

Y parviendra-t-il ? Nous le lui souhaitons. Car en réalité, à cela, nous, peuple ivoirien, pourrons juger de sa grandeur d’homme d’Etat ou de sa petitesse de calculateur médiocre. L’histoire le regarde et retiendra chacun de ses actes.

 

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !


In le quotidien ivoirien N° 504 des samedi 28 et dimanche 29 avril 2012.

INCARCERE A LA COUR PENALE INTERNATIONALE: GBAGBO VA FAIRE UNE DEMANDE DE MISE EN LIBERTE

 

côte d'ivoire

 

Du nouveau du côté de La Haye. On en sait un peu plus sur la stratégie de défense du président Gbagbo qui comparaitra le 18 juin prochain devant le tribunal de la Cour pénale internationale (CPI) pour l’audience de confirmation de charges. Selon nos informations, ce sera avant le 18 juin prochain.

Incarcéré à la prison de Scheveningen, aux Pays-Bas, dans le cadre de la procédure ouverte contre lui par le procureur de la Cour pénale internationale – Louis Moreno-Ocampo, qui sera bientôt remplacé par son adjointe Fatou Bensouda –, le président Laurent Gbagbo va faire une demande de mise en liberté provisoire avant l’échéance de la très attendue audience de confirmation des charges. «C’est un homme qui a subi des traitements assimilables à de la torture à Korhogo, il a été maltraité au-delà de l’imaginable. L’ONU le savait, la France le savait, les Etats-Unis le savaient, et la CPI le sait. Cette institution doit montrer qu’elle n’approuve pas ces traitements qui l’ont profondément affaibli aux points de vue physique et psychologique,  et elle doit créer les conditions optimales pour lui permettre de récupérer. La procédure est longue, et c’est dans l’intérêt de la CPI de maintenir en forme le président – qui n’est pas encore accusé encore moins reconnu coupable», explique un membre de sa «task-force» juridique.

Cette demande de mise en liberté provisoire sera-t-elle acceptée par les juges ? Difficile à dire. D’une certaine manière, le contexte général – justice des vainqueurs, refus du régime Ouattara de livrer ses hommes et manœuvres partisanes d’Ocampo – joue en faveur de Gbagbo. Lui accorder la liberté provisoire recrédibiliserait quelque peu sur le continent une institution considérée par beaucoup comme un bagne uniquement réservé aux Africains «récalcitrants». Cela dit, les facteurs politiques sont prédominants dans ce type de dossier. La France et les Etats-Unis, qui ont surinvesti sur leur allié Ouattara et connaissent sa fragilité, voudront sans doute éviter de donner une victoire psychologique à son opposition. Même si Laurent Gbagbo est loin d’être un chef de guerre, et que c’est bel et bien sa présence à La Haye qui peut hystériser ses partisans et entraver le processus de paix. 

Quel pays accepterait d’accueillir le fondateur du FPI ? L’on se souvient que, par exemple, la CPI a accordé une mise en liberté provisoire au Congolais Jean-Pierre Bemba en 2009 avant de se rebiffer en appel, en mettant notamment en avant la difficulté à trouver un pays d’accueil – les pays pressentis s’étant rebiffés et la République démocratique du Congo ayant refusé de le recevoir. On peut penser que Gbagbo conserve tout de même quelques solidarités à l’étranger, contrairement à Bemba… Mais son habileté politique, sa prise de parole qui peut faire mal et son aura auprès des Africains le rendent tout de même dangereux pour la «coopérative des puissants», au-delà de la personne d’Alassane Ouattara. 
 
Comment le bureau du procureur de la CPI veut «coincer» Gbagbo

Par ailleurs, on en sait un peu plus sur la stratégie du duo Ocampo-Bensouda pour «coincer» le «réprouvé de Scheveningen». Partis avec la certitude que le dossier Gbagbo serait un dossier facile, bercés de fausses assurances sur les «preuves en béton» de la France et de Ouattara, ils se rendent progressivement compte qu’ils peuvent perdre leur procès. Ils axent toute leur stratégie sur leurs complicités douteuses avec le régime Ouattara. Il est question de faire parler les «ralliés» au nouveau régime, qui «vendront» leur ancien bienfaiteur contre quelques témoignages orientés – et pourquoi pas imaginaires… Il est également question de faire «craquer», par l’arme de la torture, un général ou du moins un officier supérieur en vue lors des années Gbagbo, et aujourd’hui traité dans les pires conditions dans un des mouroirs du régime, comme celui de Korhogo, tenu par Fofié Kouakou, considéré comme un criminel contre l’humanité par l’ONU – qui l’a soumis à des sanctions pour cette raison. Habilement «retourné», rassuré par un «deal» sur une peine d’emprisonnement «light» puis transféré à La Haye, un tel pion viendrait établir une relation directe entre Gbagbo et les exactions qu’on lui imputerait, en jouant «le témoin-clé qui a tout vu et tout entendu».

Un problème demeure : réussiront-ils à retourner un officier supérieur «pro-Gbagbo» par l’arme de la torture ? Sera-t-il «fiable» jusqu’au bout ? Craquerait-il en face du «chef» calomnié par ses soins ? Plus profondément, le choix d’Alassane Ouattara de ne pas envoyer le moindre sous-fifre de son camp à La Haye, et du coup de ne plus transférer aucun Ivoirien, brouille la stratégie du bureau du procureur. Qui, pour la première fois, n’a plus les mêmes intérêts que les actuels maîtres d’Abidjan.
 

Philippe Brou


samedi, 28 avril 2012

VOYAGE EN COTE D'IVOIRE - LE DEPARTEMENT AMERICAIN DECONSEILLE: VOICI LE COMMUNIQUE OFFICIEL


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Contrairement à ce que tente de faire croire le régime Ouattara sur la situation sécuritaire en Côte d’ivoire, l’alerte est toujours de mise. Ça ne va toujours pas. La preuve…

Dans un communiqué officiel dont le quotidien ivoirien « Notre voie » a pu avoir copie, le Département d’Etat (ministère américains des affaires étrangères) a pondu, le lundi 23 Avril 2012, une sévère mise en garde contre ceux des citoyens américains appâtés par un voyage en Côte d’ivoire. Mais plus qu’une alerte aux américains, le ministère dirigé par Hilary Clinton a déclaré que la Côte d’ivoire sous le régime Ouattara, est  une destination à éviter, pour des questions de sécurité et de « troubles civils » probables et imprévisibles.

Un an après avoir contribué à installer Alassane Ouattara par les bombes au palais présidentiel ivoirien, la lassitude gagne ses parrains américains. Voici, traduit en français, la teneur de cette mise en garde du gouvernement de Barack Obama adressée aux citoyens américains.

« Côte d’ivoire : avertissement aux voyageurs.. »

 

« Le Département d’Etat met en garde les citoyens des Etats Unis sur des risques liés aux voyages à destination de la Côte d’ivoire. Les citoyens américains résidant ou effectuant un voyage à destination de la Côte d’ivoire devrait suivre de près les conditions, avoir conscience de la situation y prévalant et faire très attention à leur sécurité personnelle. Certes, la situation sécuritaire s’est améliorée au cours des quelques mois écoulés, mais les possibilités de troubles civils demeurent. Les conditions sécuritaires pourraient changer de manière rapide et imprévisible.

Le présent avertissement se substitue à celui du 16 Décembre 2011 et vise à informer les citoyens américains de ce que l’ambassade des Etats-Unis en Côte d’ivoire (…) sur la situation sécuritaire actuelle.

Les crimes, tels que les agressions, vols, cambriolages et braquages de véhicules à Abidjan et partout dans le pays constituent des risques auxquels s’exposent les visiteurs étrangers. Le personnel de l’ambassade est tenu de requérir l’approbation du service de sécurité de l’ambassade pour des propositions de voyages à l’ouest de la Côte d’ivoire, en raison des tensions ethniques et des activités criminelles visant les voyageurs occidentaux. En raison du risque de voies de fait et/ou vol qualifié, il conviendrait que vous preniez des précautions lorsque vous êtes bloqués dans un trafic intense ou à des barrages routiers ; de même, il conviendrait d’éviter les déplacements à l’extérieur d’Abidjan à la tombée de la nuit. Les routes terrestres conduisant aux pays voisins sont ouvertes, mais la prudence et la vigilance devraient être de mise lorsque vous voyagez sur ces routes. Les autorités policières locales disposent de moyens limités pour répondre aux urgences.

Instruction est donnée par l’ambassade à son personnel d’éviter les grands attroupements, les foules, manifestations et évènements politiques. Il est rappelé aux citoyens des Etats-Unis que même les manifestations et/ou évènements politiques censés être pacifiques peuvent se muer en confrontation et, éventuellement, dégénérer en violence. Il est, par conséquent, vivement conseillé aux citoyens américains d’éviter les lieux où se tiennent les manifestations et de faire preuve de prudence s’ils se trouvent à proximité de toutes manifestations ou de tous évènements politiques. (…)

Si vous avez des questions ou des préoccupations quant à la sécurité ou aux sujets connexes, nous vous exhortons à contacter la section consulaire de l’ambassade en envoyant un message par courriel à l’adresse suivante : AbjAmcit@state.gov

Ce communiqué se justifie d’autant plus que la côte d'Ivoire n'a surement pas finit de pleurer ses fils et filles. La répression aveugle qui a succédé aux attaques d'hommes armés non identifiés contre les miliciens de Ouattara prouve combien ce régime tire ses racines de la pire des expériences de régimes autoritaires que le monde ait connu… lire la suite ici

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

jeudi, 26 avril 2012

PRESIDENTIELLE FRANÇAISE: SARKOZY DIVISE LA CLASSE POLITIQUE IVOIRIENNE

 

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L'élection présidentielle en France ne laisse pas indifférents les Ivoiriens, particulièrement la classe politique divisée entre pro et anti Nicolas Sarkozy, le président sortant, arrivé deuxième dimanche derrière François Hollande à l'issue du premier tour.

 

Ancienne colonie française, la Côte d'Ivoire a maintenu des relations privilégies avec son ex-métropole qui demeure un de ses principaux fournisseurs et clients.

Mais, c'est surtout l'intervention décisive de l'armée française pour permettre l'arrestation de Laurent Gbagbo et installer Alassane Ouattara au pouvoir après les meurtriers affrontements post-électoraux de novembre 2010 qui façonne le regard des Ivoiriens sur l'élection présidentielle en France.

Ce regard est bien évidemment différent selon que l'on est proche du camp Ouattara ou que l'on est militant du Front populaire ivoirien (FPI) ou sympathisant du président déchu Laurent Gbagbo.

Pour ou contre Sarkozy?
                                                                                     
Le Rassemblement des Républicains (RDR) et ses alliés du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), partisans d'Alassane Ouattara, sont sans réserve pour la réélection de Nicolas Sarkozy. Le RDR, parti d'Alassane Ouattara, a signé le 14 avril à Paris avec l'UMP de Nicolas Sarkozy un "accord de coopération et d'amitié". Les deux présidents se targuent d'être des amis intimes de longue date et le pouvoir à Abidjan voit d'un mauvais œil une défaite de M. Sarkozy qui signifierait la perte d'un soutien de taille à l'Elysée.

"Si Sarkozy tombe, nous n'aurons plus les mêmes relations avec les nouvelles autorités françaises. Nous n'aurons plus droit à un certain nombre de privilèges que nous avons avec Sarkozy en terme d'appui auprès des institutions internationales, des entreprises françaises, au plan de la sécurité", fait savoir un militant du parti de M. Ouattara. En face, les partisans de Laurent Gbagbo ne jurent que par la défaite de M. Sarkozy considéré comme leur "principal ennemi". "Nous souhaitons que Sarkozy perde les élections parce qu'il s'est présenté comme notre principal ennemi", soutient un responsable du FPI, Raymond Abouo N'Dori.

"Moi, je ne comprends pas pourquoi les partisans de Gbagbo voient en François Hollande un sauveur", s'interroge un enseignant qui relève que le Parti socialiste français avait demandé, au plus fort de la crise post-électorale, l'exclusion du FPI de l'Internationale socialiste et ne s'était point opposé aux bombardements qui ont entraîné la chute de Gbagbo.

"Nous n'avons pas de raisons objectives de pavoiser sur l'arrivée des socialistes au pouvoir puisqu'ils ne nous ont jamais soutenu mais, entre deux maux, il faut choisir le moindre mal. Hollande représente le moindre mal pour nous", tranche Abouo N'dori. Pour de nombreux Ivoiriens, la réélection ou non de Sarkozy ne changera rien à la politique africaine de la France. 

Hollande et Sakozy? Blanc bonnet et bonnet blanc
                                                 
"La politique reste la politique, je ne vois pas ce que Hollande fera de spécial au niveau des accords de coopération entre la France et ses colonies d'Afrique", se demande Habib, un couturier. "Sarkozy ou Hollande, la politique de la France vis-à-vis de la Côte d'Ivoire ne changera pas d'un iota, la France n'a pas d'amis en Afrique mais plutôt des intérêts", estime Joël Bouabré, fonctionnaire de son Etat.

Pour le politologue Maurice Fahé, les Ivoiriens ont des raisons de ne pas être indifférents à ce qui se joue en France même s'il pense qu'un changement de président ne bouleverserait pas les rapports entre la France et la Côte d'Ivoire.

"La pratique a montré que, que ce soit un gouvernement de gauche ou un gouvernement de droite, la politique africaine de la France restait toujours la même", affirme-t-il. Le politique indique toutefois qu'il peut se produire des "changements à la marge" liés à la personnalité du chef de l'exécutif français ou à son appartenance idéologique. "Si François Hollande venait à être élu président de la France, cela ne changerait pas grand-chose, sauf la proximité avec le président ivoirien et peut-être certains engagements personnels de M. Sarkozy en Côte d'Ivoire", explique-t-il.

"Après tout, la Côte d'Ivoire, comme l'Afrique, n'est qu'un sous-thème dans la présidentielle française, son sort étant depuis longtemps réglé par les accords de coopération, les traités monétaires et la pratique économique, politique et diplomatique", conclut le politologue.

 

Source: CAMEROON VOICE

mercredi, 25 avril 2012

GREVE DANS LE PRIMAIRE: LES INSTITUTEURS INDIGNES PAR LES PROMESSES NON TENUES PAR OUATTARA

 

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Le mythe Ouattara devait tomber et il est tombé. Les peurs des heures chaudes de la crise postélectorale et de l'après-crise postélectorale ont été ravalées, le front social amorce son embrasement avec la grève des instituteurs. Qui n'est apparemment pas partie pour s'essouffler dans les prochains jours. A en juger par ce SMS qui circule sur tous les réseaux de téléphonie mobile: "Bonjour, camarade sauveur! L'Etat vient, une fois encore, de se foutre de toi. Après la première journée de négociation, voilà ce que l'Etat te propose: Reliquat des 5.000 F en 2015, grille indiciaire en 2020. Pendant ce temps, il augmente le taux de cotisation de la pension de 7%. Refuse tout en bloc et reste à la maison. Camarade, tu dois rester serein et impertubable car ta détermination fera ton bonheur tant recherché. Envoie ce SMS à 10 instituteurs. L'heure est grave!!!". No comment. Fernand Dindé.


Depuis hier lundi, 23 avril 2012, les instituteurs de Côte d’Ivoire observent un arrêt de travail de 48 heures. Répondant au mot d’ordre de grève lancé par le Mouvement des Instituteurs pour la Défense de leurs Droits (MIDD), ils réclament entre autres ce qui leur est dû.

A savoir :

1. Le paiement correct avec rappel de tous les reliquats (indemnité contributive au logement, deuxième moitié de la bonification indiciaire, rappel lié au Cap des années 88 à 92)

2. Le déblocage des avancements avec effet financier

Cette grève intervient en effet dans une situation où l’on observe sur les marchés une nette flambée des prix des denrées de première nécessité, donc dans un contexte de cherté de la vie de plus en plus intenable.

Tel est en substance le sens de cette grève.

Les instituteurs, las d’attendre les promesses à eux faites par Ouattara depuis son accession au pouvoir, ont donc décidés de prendre leurs responsabilités, en mettant la pression sur le gouvernement. Les négociations qui ont eu lieu, dans la semaine écoulée, avec le ministère de tutelle, ont achoppées notamment sur les montants des reliquats dûs. Là où les instituteurs attendent 5000 f au titre de rappel de leur reliquat de l’indemnité contributive au logement et 26 000 F au titre de la bonification indiciaire par mois depuis l’année 2009, l’Etat propose de payer respectivement 1500 F pour l’un et 7500 F pour l’autre, soit 9000 F sur un total mensuel de 31 000 F attendus, et ce pour l’année 2013. Pour le reste des revendications, ils sont priés d’attendre jusqu’en 2020. « C’est inacceptable ! », s’insurge monsieur Konan, instituteur à Songon. Selon lui, ces sommes proposées sont insignifiantes et cette attitude du gouvernement frise carrément le mépris. 

 Rappelons à toutes fins utiles que l’indemnité contributive au logement et la bonification indiciaire ont fait l’objet de décrets signés par le Président Laurent Gbagbo en 2009. Mais comme Ouattara nous y  a habitué, avec sa tendance à vouloir effacer coûte que coûte ‘’les traces de Laurent Gbagbo’’, il oublie vite qu’un Etat a toujours la tâche impérieuse d’assurer son devoir régalien vis-à-vis de la société. Koné Bruno, porte-parole du gouvernement, traduit en ces termes, l’état d’esprit du gouvernement:

«(Le gouvernement ndlr) a hérité de promesses qui n’apparaissent pas sérieuses». Il n’est donc pas étonnant que le régime actuel de Ouattara ne veuille pas, ou pire, ne puisse pas faire face à ces questions qui entrent naturellement dans la droite ligne de la continuité de l’Etat et dont il doit assumer toutes les conséquences. Mieux, alors qu’une certaine presse proche du régime actuel s’empresse, sur fond de bilan comparatif, de dire que Ouattara a fait bien plus en 10 mois, ce que Gbagbo n’a fait en 10 ans, l’on est en droit de se demander pourquoi monsieur ‘’la solution’’ n’arrive toujours pas à juguler le problème des instituteurs de Côte d’Ivoire, plus d’un an après son accession au pouvoir, au point que l’on en arrive à la grève proprement dite, au grand dam des élèves et parents d’élèves du primaire ?

Toute la journée d’hier, on pouvait le constater : c’est un véritable ras-le-bol manifesté par les instituteurs, après les négociations avec le ministère de l’éducation nationale qui achoppent depuis plusieurs mois. Cette grève lancée par le MIDD sous la houlette de son secrétaire général national, Mesmin Komoé est un franc-succès, car largement suivie sur toute l’étendue du territoire ivoirien. C’est l’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) qui nous en rapporte les échos. Selon l’agence Korhogo, Bouaké, Abengourou, Abidjan, Gagnoa…, « les écoles sont restées fermées » ou encore « les cours perturbés… ». 

La RTI1, chaine nationale passée propagandiste du régime, s’est même vue obligée de diffuser la fausse note, au détour de l’édition spéciale sur la visite ‘’du chef ’’ à l’ouest. Le reportage diffusé sur la chaine nous entraine successivement à l’école régionale puis à l’école du Pont, les deux plus grandes écoles primaires de la Côte d’Ivoire, toutes deux situées dans la commune de Treichville. Constat : les classes sont désespérément fermées et les élèves qui jouent dans la cour de l’école se comptent sur le bout des doigts.

Le reportage tendancieux d’à peine 3 minutes essaie tant bien que mal de montrer, que cet état de fait serait dû à des enseignants qui auraient délogés leurs collègues des salles de cours, interviews de quelques élèves, de directeurs d’école et les commentaires du journaliste à l’appui. Mais la réalité est pourtant là : les classes sont fermées depuis le matin et les enseignants étaient au nombre des abonnés absents.

Il y a donc lieu de s’inquiéter, au moment où les dates des examens scolaires à grands tirage viennent d’être annoncées. Car si rien n’est fait, le MIDD entend reconduire son mouvement de grève, pour une semaine, puis pour une durée indéterminée.

Dans cette optique, la question qui reste entière est la suivante: où sont donc passées les ‘’solutions’’ et surtout les ‘’pluies de milliards’’ promis par Ouattara ?

Plus étonnant, le communiqué du conseil des ministres du 04 avril 2012 est révélateur. On peut y lire : « (…) notre économie n’a pas fini de se relever des conséquences de la crise sociopolitique de 2010, ainsi que de plusieurs années de sous-investissements. En raison des discussions en cours pour l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, le Gouvernement invite l’ensemble des organisations sociales à éviter les positions excessives, qui n’auraient pour seules conséquences, qu’une aggravation de la situation dont se remet progressivement notre pays.

Le Premier ministre en appelle au sens du patriotisme de nos concitoyens, à qui il demande de consentir les sacrifices nécessaires par l’observation d’une véritable trêve sociale ».

Qui l’eut cru ? Alassane Ouattara aussi, attend le point d’achèvement de l’initiative PPTE ! Quand Laurent Gbagbo évoquait la situation de guerre qui l’empêchait de mettre en œuvre son programme, certains s’en offusquait et refusaient d’y croire.

Comment voulez-vous donc, alors que le pays est dit « réunifié », que l’on chante à tue-tête que « la paix est revenue », que l’homme au « carnet d’adresses chargé », présenté comme « l’homme providentiel » pour la Côte d’Ivoire, est enfin au pouvoir et qu’il se promène actuellement à travers l’ouest du pays pour promettre monts et merveilles aux populations, que les ivoiriens consentent encore à des sacrifices, au point d’observer une trêve sociale ?

 Les instituteurs de Côte d’Ivoire ne l’entendent certainement pas de cette oreille, face à cette fuite en avant du régime. Bien au contraire, ils se disent déterminés et prêts à aller jusqu’au bout, refusant de subir d’avantage la précarité dans laquelle ils tombent chaque jour.


Marc Micael – zemami1er@yahoo.fr


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Le front social s’allume, toutes les écoles primaires publiques ont fermé

 

Le Mouvement des instituteurs pour la défense de leurs droits (MIDD) a entamé hier sa grève d’avertissement de 48 heures décidée par l’assemblée générale extraordinaire du mercredi 4 avril 2012 tenue à l’EPP Amon d’Aby, au Plateau. La grève a été suivie à 100% à Abidjan et à l’intérieur du pays. Tous les militants des autres syndicats d’enseignants du primaire public (SNEPPCI, le SAEPPCI, SYNEBACI…) ont suivi le mot d’ordre du MIDD même si les directions de leurs syndicats respectifs n’ont pas appelé à la grève.

A Yopougon par exemple, à l’instar de toutes les communes du District d’Abidjan, la grève a été totale et effective. Les écoliers des groupes scolaires Sicogi 1, 2, 3, 4, des groupes scolaires Lauriers 2, CAISTAB, SOGEFIHA, Antenne (Yopougon Nord), BAD Ananeraie, au quartier Maroc, sont repartis à la maison, faute d’enseignants. Les salles de classe sont restées également vides au Groupe scolaire Jean Delafosse des 220 logements à Adjamé, aux groupes scolaires de la Cité des arts, Danga, Anono, à Cocody.

Le gouvernement Ouattara avait pourtant annoncé la veille que des dispositions sécuritaires seraient prises pour permettre aux enseignants de dispenser tranquillement les cours et aux écoliers de regagner, sans être inquiétés, leurs salles de classes. Aucune force de l’ordre n’a osé contrarier les grévistes. Aucun corps habillé n’était visible dans et en dehors des écoles primaires.

La mobilisation des militants du MIDD à laquelle se sont ralliés tous les militants des autres syndicats du primaire public a été totale.

En cas de non satisfaction des revendications, conformément à la décision prise en assemblée générale le 4 avril dernier, la grève sera reconduite pour une semaine. «Si le régime continue de rester aux revendications du MIDD, prévient Mesmin Komoé, la grève se poursuivra pour une durée illimitée». 

Les instituteurs de Côte d’Ivoire réclament à Ouattara le paiement avec rappel de tous les reliquats (Indemnité contributive de logement, seconde moitié de la bonification indiciaire, rappel lié au CAP des années 1988 à 1992) ; le déblocage des avancements avec effet financier. «Instituteur de Côte d’Ivoire, tu t’abstiendras de venir aux cours, d’exercer toutes activités pédagogiques et administratives pendant les deux jours. Tu ne céderas à aucune forme t’intimidation ou de menace d’où qu’elle vienne. Tu resteras seulement à l’écoute de ton bureau exécutif national. Tu t’apprêteras à reprendre la grève à l’appel du MIDD jusqu’à la satisfaction de tes revendications. Seules ta détermination et ta solidarité auront raison de la précarité dans laquelle tu tombes chaque jour». C’est la teneur du mot d’ordre lancé le 4 avril dernier par le secrétaire général du MIDD.

Charles Bédé in COTE D'IVOIRE LA VRAIE


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mardi, 24 avril 2012

LEANDRE SAHIRI - MON TEMOIGNAGE: A BERNARD ZADI ZAOUROU

ZADI ZAOUROU.gif

Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Tu resteras toujours et à jamais
Dans mon cœur
Et dans d’autres cœurs
Sûrement
Pour ton enseignement et ton engagement
Pour ton esthétique et ton éthique
Pour ton audace et la force de tes idées
Pour ton sens de la concordance et de la justice
Pour ton combat contre l’ignorance et l’injustice
Ton combat au nombre des grands hommes et femmes de ce monde
Qui luttent au quotidien
Pour promouvoir la culture et le savoir
Pour défendre les droits fondamentaux des personnes humaines.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Toi dont une part vit en moi
Par ton enseignement
Parce que j’ai été l’un de tes élèves
Parce que j’ai beaucoup appris de toi
Parce que j’ai appris
Parce que nous avons appris
A ton école
A nous comporter en citoyens dignes
A nous élever au-dessus de toutes abjections et de toutes exiguïtés
A nous comporter en êtres pensants et intelligents.

ZADI ZAOUROU 2.jpg

Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Même si
Sur la base de quelques dissensions
Je ne te voyais plus très souvent
Sois assuré
Cher Maître
Que je t’ai beaucoup aimé
Que je ressens de manière très forte
Ta disparition.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Je n’ai  pu
Me trouvant à l’étranger
Me joindre
A ta famille
A tes amis
A tes collègues
A mes condisciples…
Pour te rendre un hommage mérité
Pour t’accompagner à ta dernière demeure.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Tout au long de ma vie et de ma carrière
Surtout aux moments les plus difficiles
Je me ressouviendrai presque toujours
De tes conseils
De tes mots
De ta vision
D’écrivain et de précepteur
En qui j’ai puisé inspiration et vocation.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Lorsqu’on me demande de citer des noms
Des noms de ceux qui ont influencé et façonné ma personnalité
Ton nom
Très cher maître
Est toujours
Sur mes lèvres
Cité parmi les premiers.
 
Adieu Maître
Je salue solennellement ta mémoire
Ainsi donc, tu nous as quittés
Mais, tu resteras
Dans ma mémoire
Dans la mémoire des miens
Car, je leur ai souvent parlé de toi
De l’être vraiment exceptionnel que tu demeureras
A mes yeux
Et qui
Aujourd’hui
A tous ceux qui ont eu le privilège de te côtoyer
Manque.
 
Adieu Maître !

 
Léandre Sahiri

lundi, 23 avril 2012

QUAND IL PLEUT A PARIS, ABIDJAN EST MOUILLE - SARKO MENACE, OUATTARA TREMBLE

 

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Ce n’est pas encore la grosse peur, mais un vent de panique souffle sur le clan Ouattara et ses divers alliés. Le premier tour de la présidentielle française vient de livrer ses résultats, et il paraît évident que Nicolas Sarkozy est en ballottage défavorable dans la perspective de la «lutte finale». La gauche est à son plus haut niveau depuis longtemps, et selon les sondages le président sortant bénéficiera d’un report de voix globalement assez médiocre de la part des électeurs du Front national (extrême-droite) et du MODEM (centre). La perspective la plus probable est donc la défaite électorale de Nicolas Sarkozy, même si les jeux ne sont pas faits. 

Ces dernières semaines, les observateurs de la vie politique ivoirienne ont tous pris acte de la nervosité qui s’est emparée des dignitaires du Rassemblement des républicains (RDR) et du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Ne se sentant pas satisfaits de l’étrange accord de partenariat signé avec l’UMP, ils ont demandé solennellement à leurs sympathisants ayant la nationalité française de voter pour Nicolas Sarkozy. Un Sarkozy qui devait se demander pourquoi il n’y avait pas de réaction en France à l’activisme des Africain-Français hostiles à sa double épopée ivoirienne et libyenne. Certes, le RDR et l’UMP sont des formations politiques de droite, avec tout ce que cela comporte. Mais l’on ne sent pas la même fièvre dans les autres pays du «pré carré» dirigés par des alliés objectifs de l’UMP. De quoi a donc peur le régime Ouattara ?
 
Un système de gouvernance autoritaire qui repose sur des complaisances parisiennes

Une chose est à noter : si Nicolas Sarkozy perd le pouvoir, ce sera la première fois, depuis l’éclatement de la crise ivoirienne, que les alliés traditionnels du PDCI et du RDR quitteront les lambris dorés de l’Elysée et des cabinets ministériels pour s’installer sur les sièges réservés à l’opposition parlementaire. Ce sera donc un grand saut dans le vide. Déjà, avant la crise, les liens entre la nomenklatura ivoirienne et la droite française étaient patents. Malgré une prévenance de tous les instants des socialistes, Félix Houphouët¬-Boigny soupçonnait François Mitterrand d’instrumentaliser son opposition pour l’affaiblir. Quand Jacques Chirac a été élu en 1995 en battant Lionel Jospin, les journaux progouvernementaux d’alors ont exulté. Pendant longtemps, l’affrontement entre bédiéistes et ouattaristes se déroulait selon la grille chiraquiens contre balladuriens. C’est pour cette raison que l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir sera un sujet de grande joie pour Ouattara, heureux d’avoir «noyé» les réseaux parisiens de Bédié, et de faire savoir à Gbagbo qu’il était le seul opposant d’Afrique subsaharienne à avoir été reçu à plusieurs reprises à l’Elysée dans un contexte de guerre froide franco-ivoirienne où Gbagbo n’avait «droit» qu’à des échanges non formalisés avec des seconds couteaux ou à une photo à la volée à New York, à l’occasion d’une Assemblée générale des Nations Unies. Dans une logique similaire, la victoire électorale de Jacques Chirac en mai 2002 devait sonner l’heure de la reconquête dans l’arrière-cour ivoirienne, où la «normalisation» et la «prise de distance» voulues par le gouvernement de Lionel Jospin avaient permis aux rapports de force internes de s’accomplir à travers l’élection de Laurent Gbagbo en octobre 2000. Le coup d’Etat du 19 septembre 2002, s’il avait abouti à la capitulation d’un Laurent Gbagbo acceptant un exil doré en France, aurait parachevé la «reprise en main» des lobbies droitiers français pour qui la Côte d’Ivoire doit être la continuité géostratégique de la France…
 
C’est bel et bien Nicolas Sarkozy qui a instrumentalisé l’ONU, l’Union européenne et l’Union africaine pour faire prévaloir le récit médiatique douteux accréditant la victoire électorale d’Alassane Ouattara. Il a même appelé à onze reprises en une seule journée un chef d’Etat ouest-africain pour le rallier à la guerre de Ouattara. Contre un grand nombre d’officiers supérieurs de son pays, il a engagé l’armée française dans la bataille d’Abidjan, ordonné l’omerta sur les crimes commis par les supplétifs FRCI qui avançaient grâce aux missiles de la force Licorne, fermé les yeux sur l’assassinat du Français Philippe Rémond à Yamoussoukro et sur le martyre de son compatriote Michel Gbagbo, vidé les fonds de caisse de l’Agence française de développement (AFD) pour payer les salaires du régime Ouattara, intrigué pour envoyer Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale, applaudi la justice des vainqueurs et les dérives tribales du régime ivoirien…
 
Un départ de Sarkozy viendrait au pire moment pour Ouattara…

Nicolas Sarkozy est allé tellement loin avec Alassane Ouattara que ce dernier sait pertinemment  qu’un changement de pouvoir à l’Elysée baissera forcément le niveau des complicités crapuleuses dont il bénéficie à Paris. Il a pourtant construit tout son système autoritaire de gouvernance sur le «droit d’humilier» dont il dispose et sur la muraille d’impunité qui est bâtie autour de lui par la France et au-delà de la France – à l’ONU, dans les institutions de Bretton Woods. Alassane Ouattara est allé tellement loin dans les démonstrations d’amitié avec Sarkozy qu’il pourrait à juste titre craindre un «retour de bâton» des futurs maîtres de la France, qu’il a toujours cajolés grâce à ses relations au Parti socialiste. Des relations – son avocat Jean-Pierre Mignard par exemple – désormais en porte-à-faux avec leur famille politique, «grâce» à la stratégie caricaturale du «tout-Sarkozy» adoptée par l’homme fort d’Abidjan. S’il est élu, François Hollande devra normaliser la relation franco-ivoirienne, désormais regardée même en France comme un signe du renouveau de la Françafrique. Et cette normalisation, Alassane Ouattara, qui supplie la France de maintenir ses bases militaires et de truffer son Palais de coopérants de tous genres, n’en veut absolument pas. Comment gouverner sans béquille ? Là est la question.

Un éventuel départ de l’Elysée de Nicolas Sarkozy interviendrait au pire moment pour Ouattara. Après un an de «grâce internationale» et plus de dix ans d’accompagnement médiatique complaisant, la «bulle explicative internationale», notamment représentée par les différentes ONG financées par les Etats et les grandes entreprises occidentales et qui «notent» la gouvernance des pays africains, commence à se montrer plus exigeante. Tandis que les analystes de la presse parisienne considèrent désormais qu’une dérive autoritaire guette le régime d’Abidjan.

C’est pour anticiper les nouvelles exigences de l’étranger qu’Alassane Ouattara, qui répugne à négocier avec les corps intermédiaires comme les syndicats ou avec son opposition, communique sur le thème d’une main tendue à son opposition qui n’a aucune consistance puisque la logique des inculpations à caractère politique et de la «justice des vainqueurs» se poursuit, voire se renforce avec les dérives de la Direction de la surveillance du territoire (DST). D’une certaine manière, cet ersatz de dialogue inter-ivoirien pourrait même viser à donner de la consistance à Nicolas Sarkozy qui veut visiblement «capitaliser» sur sa prétendue «crédibilité internationale», se fondant notamment sur ses sanglantes épopées libyenne et ivoirienne, «vendues» comme des «victoires de la démocratie» là où elles ont semé la mort et la désolation. Des informations sur un processus de «réconciliation» en Côte d’Ivoire avant le second tour seraient une aubaine pour lui. C’est pour cette raison que l’opposition ivoirienne ferait une belle passe à l’adversaire en se soumettait à l’agenda et au «storytelling» de Ouattarakozy.
 
 
Théophile Kouamouo


CONSEQUENCES DE LA CRISE IVOIRIENNE: LES PSYCHOLOGUES ONT PEUR D'EN PARLER

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Des actes et scènes d’une extrême violence ont éclaté, dans plusieurs localités de la Côte d’ivoire, au lendemain de la crise post-électorale, débutée le 28 novembre 2010. Les rescapés sont choqués, sans doute pour le restant de leur vie. Ils porteront les traces de ces événements douloureux à plus ou moins long terme. Alors que l’on s’attendait à ce que les psychiatres soient prolixes sur la question, c’est à un mur que nous nous sommes plutôt heurtée dans nos tentatives d’en savoir plus sur la situation réelle en matière des désordres psychiatriques occasionnés par les récentes violences post-électorales, ainsi que les clés pour en sortir.


Un psychiatre rencontré au CHU de Treichville (Abidjan) refuse de répondre à la moindre question concernant les victimes de la récente crise. « La situation est encore sensible. Je ne veux pas voir mon nom dans un quelconque journal », avertit-il. Même son de cloche au service d’Hygiène mentale de l’Institut national de santé publique (INSP) dans la commune d’Adjamé. En revanche, le ton est plus modéré: « Je suis médecin psychiatre, certes, mais avant tout fonctionnaire de l’Etat de Côte d’Ivoire, et à ce titre, je ne peux pas répondre à vos préoccupations (…) sans l’avis de ma hiérarchie ». Hiérarchie? Nous joignons un peu plus tard le directeur du programme de santé mentale… qui "botte" aussitôt en touche: « Je ne peux pas officiellement m’exprimer sur ce sujet ».

C’est que, expliquera plus tard notre contact à l’INSP qui insiste pour garder l’anonymat, il est impossible aujourd’hui pour un psychiatre de rendre publique sa lecture de la situation, sans que ses propos ne soient mal interprétés par les pouvoirs politiques. « Aucun camp n’est prêt actuellement à voir en face les dégâts considérables qu’il a créés, depuis plus d’une décennie, dans la tête de chaque ivoirien ou habitant de la Côte d’Ivoire. Car en réalité, tous les camps ont perpétré des horreurs », martèle-t-il. Avant de déplorer le fait qu’aucune prise en charge psychologique réelle n’est faite en direction des victimes des violences successives. « Ce que nous faisons, depuis tout ce temps, c’est de gérer l’immédiat », avoue le médecin. Car malheureusement, aucune structure, aucune volonté politique ne prend en compte « de façon sincère » les besoins en matière de gestion des traumatismes. En Côte d’ivoire, comme dans tous les pays ayant connu la guerre, la prise en charge psychologique est en elle-même tout un processus auquel doivent participer, non seulement le patient et son médecin, mais aussi toute la société dans toutes ses composantes, indique le spécialiste.

Il est vrai qu’après les dommages considérables occasionnés par la guerre, il importe absolument de reconstruire le pays. Mais la population est à un pays ce qu’est le sang au corps humain. Aussi, est-il plus que nécessaire d’œuvrer d’abord à la reconstruction des cœurs et des esprits. Et le gouvernement l’a bien compris, en créant une Commission Dialogue Vérité et Réconciliation. Or, les psychiatres ivoiriens sont plus d’une fois montés au créneau pour dénoncer leur non-implication dans les différents forums et commissions dits de réconciliation qui se sont succédés, en Côte d’Ivoire.

Mais, réconciliation avec qui? Pourquoi? Pour quoi? Comment? Autant de questions auxquelles ces spécialistes auraient aidé à répondre, si les commissions de réconciliation qui se sont succédées en Côte d’Ivoire avaient prêté attention à leurs interpellations. Pourtant, si les choses demeurent telles qu’elles le sont aujourd’hui, « nous sommes bien partis pour 50 ans » de conséquences psychologiques, a, enfin, regretté le médecin psychiatre rencontré à l’INSP qui voit affluer chaque jour, au service d’hygiène mentale, de plus en plus de victimes venues se décharger de leurs douleurs enfouies tellement profondément…


Ghislaine Atta


In le magazine "LE FILAMENT" N° 21 du 15 avril 2012.


Source: SLATE AFRIQUE

dimanche, 22 avril 2012

LE MINISTRE CHARLES RODEL DOSSO: «IL FAIT NUIT ACTUELLEMENT SUR LA COTE D'IVOIRE»

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Une interview du Ministre Charles Rodel Dosso, depuis son exil.


1- Que devenez-vous depuis votre exil ?

Acceptez que je dise simplement que tout va bien. Il a plu à Dieu que je sois là où je devrais être en ce moment pour améliorer ma connaissance de la vie et des hommes. L’humiliation, le mépris, l’arrogance à nous imposés par le "pouvoir" Ouattara nous créent certes d’énormes difficultés mais qu’il convient  de mettre rapidement sur le compte de la formation. Mieux, c’est un moment de pénitence qui nous rapproche davantage de Dieu en vue de nous préparer à rentrer dans la nouvelle Jérusalem, la terre promise, la Côte d’Ivoire nouvelle. Dans notre justice, nous sommes frappés, bafoués, humiliés. La souffrance succède à la souffrance. Le méchant semble réussir dans ses voies. Cependant, mon cœur demeure dans la joie. Dieu ne dit-il pas que le malheur frappe souvent le juste mais qu’Il l’en délivre toujours ? Mieux, ne dit-il pas encore : "Ne t’irrite pas contre les méchants, n’envie pas ceux qui font le mal. Car, ils sont fauchés aussi vite que l’herbe et ils flétrissent comme le gazon vert"? Pendant que le désespoir humain devient grand et la souffrance de plus en plus atroce, c’est que la main divine n’est plus loin. Nous nous rapprochons inexorablement vers le terme de la crise ivoirienne. A ce terme, le juste sera justifié et le mal rendu à celui qui l’a semé. Nous sommes donc zen en gardant les yeux rivés vers la nouvelle Côte d’Ivoire qui pointe déjà à l’horizon. Certainement comme toute naissance, elle sera pénible voire horrible mais la joie sera au bout. Les pleurs de douleur du juste seront transformés en pleurs de bonheur. En ce moment, il n’aura plus d’exilés et le peuple ivoirien sera libre, en harmonie avec lui-même. Le Premier citoyen aura du respect pour le dernier, le nord aura de l’amour pour le sud et l’Est pour l’Ouest et vice-versa. 

2- Parlons du 11 avril 2011, où étiez vous ce jour là? Comment avez-vous vécu la chute de Laurent Gbagbo?

J’étais à mon poste. Après, l’arrestation du Président Laurent Gbagbo par les forces françaises, je me suis mis à l’abri dans une église dans la banlieue abidjanaise. Au premier instant, j’étais choqué, scandalisé de savoir que des ivoiriens puissent se liguer avec l’extérieur pour désacraliser l’Etat de Côte d’Ivoire, tuer des milliers d’ivoiriens pour avoir droit à un fauteuil présidentiel par procuration.  Car, ce n’est un secret pour personne, la Côte d’Ivoire est gérée aujourd’hui depuis l’Élysée.

J’ai eu mal de savoir que l’élection qui devrait ramener la paix après 9 ans de crise armée se termine par une autre guerre à l’initiative des mêmes personnes qui ont déclenché celle de 2002. C’est-à-dire M. Ouattara et ses compagnons, tous des sbires de la France. Une guerre post-électorale dont on aurait pu faire l’économie en recomptant simplement les voix, à l’image des grandes démocraties, comme souhaité par le Président Laurent Gbagbo. 

Mais, quand j’ai vu Laurent Gbagbo sorti vivant des décombres de sa résidence totalement détruite par les bombes françaises, je me suis rappelé la Parole de Dieu à Satan, parlant de Job : "Voici, je te le livre ; seulement, épargne sa vie". Quant on sait que JOB fut victorieux après l’épreuve, je compris dès lors que nous venions de perdre un combat mais que la bataille était encore très ouverte. Mieux, qu’à son terme, nous gagnerons car les ténèbres n’auront jamais raison de la lumière.        

3- Personnellement, comment êtes-vous sorti du pays? Avez-vous été exfiltrés par les Frci?

Si exfiltration y a eu, je crois qu’elle fut menée par la main de Dieu et non par les hommes habités par la rage de croquer toutes personnes ayant servi l’Etat auprès du Président Laurent Gbagbo.  Ma sortie du pays fut véritablement une grâce de Dieu.  L’homme de Dieu chez qui j’avais trouvé refuge est venu à moi, le soir du 15 Avril, et  m’a dit que Dieu lui demandait de m’envoyer hors du pays, le lendemain. Le 16 Avril 2011, à  bord de son véhicule, nous avons quitté l’endroit de refuge  pour la première ville ghanéenne, par la voie principale, sans être arrêté une seule fois. C’est le lieu de bénir l’Eternel et lui  rendre toute la gloire pour son serviteur. 

4- Souhaitez-vous rentrer au pays? Si oui, à quelles conditions?

Je souhaite rentrer au pays. Il est toujours difficile de vivre éloigné des siens. Toutefois, j’attends le temps de Dieu, le temps de la restauration, le temps de la délivrance. Ce temps ne semble plus loin. Moi, mortel, je n’ai donc aucune condition pour rentrer au pays. Seulement, l’Eternel nous rappelle ceci en 2 corinthiens 6-14 :"Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres?".

Comme des macrophages, M. Ouattara, sa suite et leurs soutiens extérieurs ont mis à mort la nation ivoirienne et jouissent avec une joie funeste de sa dépouille. Je veux ne pas souiller ma main en prenant part à un tel festin. Je préfère travailler à la résurrection de la mère patrie. Une résurrection du reste irrévocable.

Il fait nuit actuellement sur la Côte d’Ivoire, bientôt, il fera jour. Il appartiendra à chacun de courir vers sa nation libre, digne et fière.


5- Un an après, quel regard jetez-vous sur l'avenir du Fpi mais aussi sur les actions du président Alassane Ouattara?                                                                                                                                    

J’aurais voulu ne pas dire un seul mot sur la gestion des affaires de l’Etat et des hommes par M. Ouattara. J’ai répondu invariablement que je n’attends rien de bon de lui encore moins un assouplissement de la souffrance qu’il impose au Président Laurent Gbagbo et ses collaborateurs. Le faire, serait refuser que l’histoire de la Côte d’Ivoire soit scellée par le sceau divin. De Ouattara, la Bible dit ceci, en Daniel 8 à partir du verset 23 : "…il s’élèvera un roi impudent et artificieux. Sa puissance s’accroîtra, mais non par sa propre force, il fera d’incroyables ravages, il réussira dans ses entreprises, il détruira les puissants et le peuples des saints. A cause de sa prospérité et du succès de ses ruses, il aura de l’arrogance dans le cœur, il fera périr beaucoup d’hommes qui vivaient paisiblement et il s’élèvera contre le chef des chefs, il sera brisé sans l’effort d’aucune main ". 

 Ainsi, que M. Ouattara veuille humilier son "opposition", qu’il mette des feux d’artifices à coût de plusieurs centaines de millions au Plateau, se paye un avion à des milliards pour ses balades pendant que les universités sont fermées et que l’ivoirien n’a pas le minimum vital, que les FRCI martyrisent la population et terrorisent les hommes de Dieu, que Soro exige de lui et obtient la Présidence de l'Assemblée nationale avant de partir de la Primature pour la guerre menée pour lui, que la France obtienne tous les marchés pour le bombardement de la résidence de Gbagbo et sa présence militaire dissuasive au coté de Ouattara, qu’il soit président de la CEDEAO par un forcing de la France… n’est que l’accomplissement de la Parole de Dieu. Elle ne revient jamais à l’Eternel sans avoir été accomplie. Elle s’accomplira totalement dans sa vie et la vie de la nation ivoirienne. Que ceux qui veulent pour l’heure éprouver la Parole l’éprouvent. Mais le temps vient où ils rendront témoignage de la puissance de Dieu.

Concernant le FPI, je voudrais féliciter la direction et les militants restés au pays. Car, grâce à leur effort, progressivement mais sûrement, nous sortons la tête de l’eau. La lutte n’est certes pas facile dans les conditions délétères imposées par "le pouvoir" mais nous n’avons pas le choix. Faire front ou mourir. Le choix de la lutte a été vite fait par la direction. J’ai foi que dans la fournaise de l’adversité, le FPI a des arguments pour vaincre. Le Front Populaire Ivoirien est un parti de combat. Dieu qui, dans sa fidélité, ne permet pas que l’on soit éprouvé au-delà de ses forces, nous donnera les ressources nécessaires pour tenir bon face à cette animosité politique à nous imposée par le RDR et ses alliés. Je ne doute pas un seul instant du triomphe du FPI.


Charles Rodel Dosso


Secrétaire d'Etat chargé des victimes de guerre

dans le Gouvernement Aké Ngbo