topblog Ivoire blogs

samedi, 21 avril 2012

LES GRAVES REVELATIONS DU PROPHETE DALI CLAUDE SUR LA COTE D'IVOIRE EN VERSION TEXTE

 

COTE D'IVOIRE. ARMOIRIES.jpg

Cujema : Frères et sœurs, depuis le 17 Février 2005, le prophète DALI CLAUDE a parlé de la crise ivoirienne quant à sa fin et est revenu deux ans plus tard sur les antennes de la radio (ivoirienne) Fréquence 2 pour nous livrer le message de Dieu à l’émission « Mythes et Mystères ». Mais beaucoup d’ivoiriens ont exprimé le désir de l’avoir en texte pour prendre le temps de bien lire et faire lire à des proches. Je pense que c’est chose faite par la grâce de Dieu. Le Seigneur nous a donné la force et le temps pour retranscrire ces messages terribles mais glorieux à la fin, pour que nous sachions ce qui nous attend. Bonne lecture dans le nom de Jésus-Christ, celui qui est vivant et qui règne aux siècles des siècles.

AMEN!

 

L’EMISSION (Jeudi 9 mars 2006).


1- JULIETTE ANZIAN : Alors prophète DALI CLAUDE, vous êtes prophète d’une église ou bien simplement prophète, parce qu’aujourd’hui on commence à faire la différence. Il y a des prophètes qui gèrent des églises, il y a des prophètes qui n’ont pas d’église qui simplement prophétisent, qui disent ce qui va arriver. Vous vous situez dans quelle vague?

2- DALI CLAUDE : Oui, par la grâce de Dieu avant que je n’exerce dans le prophétisme, j’ai été pasteur pendant 13 ans dans une église de la place (Eglise Protestante Baptiste Œuvres et Missions Internationales, Ndlr). Bien avant que le Seigneur me donne ces messages de prophétie, il m’a donc fait retirer pendant deux à trois ans et depuis lors, je reçois des révélations pour les communiquer à toute la Côte d’Ivoire et je n’ai pas d’église sauf depuis quelques temps, j’ai une cellule où je prie à la maison.

3- JULIETTE : Et aujourd’hui, ça fait trois ans si mes souvenirs sont bons, ça fait trois ans que vous êtes passé à la radio pour vraiment dire des choses graves, graves et vous m’avez dit pendant qu’on préparait cette émission quand je vous ai vu, ah Juliette, le temps est arrivé pour que je parle. Pourquoi avoir mis tout ce temps avant de réagir et de venir nous dire des choses qui vont certainement nous faire peur.

4- DALI CLAUDE : Oui, pour mémoire, il faut dire que ce fut le 17 Février 2005 que j’étais venu ici pour la première fois et c’est ce que vous avez entendu. Maintenant depuis lors, le Seigneur pendant presque deux ans que je ne parle plus dans les rues, il m’a demandé de me taire et maintenant de revenir parce que le temps est presqu’arrivé…

5- JULIETTE : …Est presque… ou est arrivé ?

6- DALI CLAUDE : Est arrivé!

7- JULIETTE : Le temps est arrivé, pour tout ce que vous avez dit là, ah bon ?! Et ça va se faire vraiment ?

8- DALI CLAUDE : Oui, ça va se faire.

9- JULIETTE : D’accord, donc notre thème aujourd’hui, c’est la solution à la crise ivoirienne, à la lumière des révélations de Jésus. Qu’est-ce que cela veut dire d’abord?

10- DALI CLAUDE : Ça veut dire que par rapport à cette crise ivoirienne, Dieu qui est Dieu, a son mot à dire. Et c’est à la lumière des révélations, des prophéties, des visions, qu’il nous a données, qu’il a donc jeté les bases de solution aux problèmes de cette crise ivoirienne.

11- JULIETTE : Oui alors, des pasteurs sont passés, à la radio, à la télé. Partout dans les églises aussi, même des imams, des hommes de Dieu je veux dire tout court; il y a eu des intellectuels qui sont intervenus, des hommes de la société civile, les artistes ; même les politiciens, et aujourd’hui on a l’impression qu’on tâtonne, on n’avance pas, qu’est-ce qui se passe ? Selon vous? Quelle est la voix de Dieu? Qu’est-ce-que Dieu veut nous dire?

12- DALI CLAUDE : Dieu est merveilleux, il est souverain et il ne fait rien au hasard. Nous voudrons dire tout de go aux uns et aux autres, que le Dieu qui a créé le ciel et la terre, ne fait jamais rien au hasard. Au temps de Noé, il a envoyé Noé et il lui a donné une mission, celle de construire l’Arche. Pour ce qui concerne le cas de la Côte d’Ivoire, bien de prophètes ont parlé. Mais nous, nous savons de quoi nous parlons. Et ce que vous entendez, c’est ce qui s’accomplira à la lettre pour la Côte d’Ivoire.

13- JULIETTE : Et qu’est-ce qui va se passer ?

14- DALI CLAUDE : Ce qui va se passer, c’est que des choses à la fois glorieuses, je pourrai donc dire hyper-glorieuses, mais qui seront précédées d'évènements hyper-dramatiques, attendent la Côte d’Ivoire. Mais de quoi s’agit-il ? C’est que la Côte d’Ivoire fait l’objet du choix de l’Eternel pour diriger le plus grand réveil jamais connu, un réveil sans précédent dans l’histoire de l’humanité.

15- JULIETTE : Réveil quoi ? Spirituel ?

16- DALI CLAUDE : Oui, je voulais parler de réveil spirituel. Maintenant, on pourrait se demander qu’est-ce que c’est que le réveil spirituel ?

Le réveil, c’est quand Dieu lui-même prend le contrôle de toutes choses en main dans la vie d’un homme ou d’une nation, détruisant avec force tout ce qui est du pouvoir de l’Ennemi, en vue d’établir son règne sans partage et ce dans tous les domaines. Quand on parle de réveil, outre ce que vous venez d’entendre, c’est aussi les miracles, les guérisons en masse, la conversion en masse. Nous voudrions dire aux uns et autres que l’humanité est presqu'à son terme, et Dieu est en train de préparer son Eglise, ceux qui le craignent réellement, véritablement, pour l’enlèvement. Donc il faut une évangélisation tous azimuts dont la Côte d’Ivoire sera le porte-flambeau pour engranger suffisamment de personnes pour préparer l’enlèvement; vous avez bien entendu, l’enlèvement, parce que Dieu ne cache rien du tout.

17- JULIETTE : L’enlèvement, on va en parler tout à l’heure. Pourquoi ? C’est la question que je pose à la plupart de mes invités. Pourquoi le choix de la Côte d’Ivoire ? Je n’ai pas encore bien perçu ce choix-là. Pourquoi le choix de la Côte d’Ivoire ?

18- DALI CLAUDE : Comme je l’avais dit Il y a quelques années, à vous JULIETTE ANZIAN et aussi à toute la Côte d’Ivoire, le choix de Dieu ne souffre d’aucune pression. Il est fait, le choix, simplement parce qu’il (Dieu) choisit. Nous pourrons expliquer de manière plus agrandie pour dire que Israël avait été choisi en son temps pour diriger les nations et faire connaître la Parole de Dieu aux nations. Mais lorsque Jésus-Christ est venu et qu’il a été tué, voici bientôt deux milles ans, l’évangile s’est ouvert aux nations. Alors donc Dieu se choisit une nation dans les nations, notamment la Côte d’Ivoire, pour éclairer les nations en vue de préparer l’enlèvement.

19- JULIETTE : Maintenant, dans le choix de la Côte d’Ivoire, on parle de nettoyage. Avant de parler de ce nettoyage, prophète, les hommes en général pensent que, quand ça vient de Dieu, c’est parfait, c’est bon, il n’y a pas de morts, il n’y a pas de souffrance, il n’y a pas de problèmes. Alors quand vous dites - on parle de nettoyage - le choix de Dieu pour la Côte d’Ivoire mais dans ce choix-là, il faut d’abord nettoyer; quand vous parlez de nettoyage, vous parlez de quoi ? Qu’est-ce qu’on peut entendre par nettoyage ?

20- DALI CLAUDE : C’est une très bonne question et nous voudrions parler le plus simplement possible, le plus clairement possible, pour que les uns et les autres comprennent. Oui, il y aura un nettoyage. On a coutume de penser au balayage et autres, mais cette fois-ci, le nettoyage qui sera utilisé, c’est la guerre.

21- JULIETTE : La guerre, la guerre même? Et ça va se passer comment?

22- DALI CLAUDE : La guerre, G - U - E - 2R - E, ce sera une terrible guerre. C’est par la guerre que Dieu va opérer le nettoyage parce qu’il ne viendra pas pour pouvoir mettre dans son rang ceux qui ne voudrons pas se soumettre à la Seigneurie du Christ et comme il y a beaucoup qui ne voudrons pas se soumettre à l’Eternel, ils mourront. Peut-être par la suite nous allons parler des personnes que le Seigneur va utiliser pour faire ce nettoyage, mais comme le dirait les gens pour le livre «la guerre de Troie», nous dirons pour la guerre de la Côte d’Ivoire, elle aura bel et bien lieu et elle sera terrible.

23- JULIETTE : Mais je vous ai demandé, les gens disent souvent, Dieu va faire que ça va aller, il n’y aura pas de guerre, Dieu va tout faire pour qu’on ne meurt pas. Qu’est-ce que vous répondez à tous ces gens-là ? Est-ce qu’on comprend bien la Parole de Dieu ?

24- DALI CLAUDE : Oui, ce qu’ils disent, ils n’ont pas tort, mais dans Romains 11. 22, il est dit: "Considère la bonté et la sévérité de Dieu". Dieu est bon mais il est juste. Nous voudrions dire à ces personnes qui le disent, ils n’ont pas tort, mais ils ont une mauvaise approche de la Parole de Dieu ; car dans le livre de 2 Chroniques 7 qu’ils aiment souvent citer, mais qu’ils enlèvent du contexte. Je voudrais donc dire (que dans) 2 Chroniques chapitre 7. 11-22, Dieu dit : Si mon peuple sur lequel est invoqué mon nom cherche ma face s’humilie, et se détourne de ses mauvaises voies, alors moi aussi je l’exaucerai. Mais pour le cas de la Côte d’Ivoire, depuis lors, on cherche à prier mais on ne se repent pas sincèrement. Les maux, les vices et les péchés ne font que s’accroitre, alors c’est un peu comme de l’hypocrisie, ils sont en train de singer, Dieu est obligé de frapper.

25- JULIETTE : Mais pourquoi ? Est-ce que Dieu ne peut pas procéder autrement ? Au lieu de frapper, au lieu d’amener la souffrance, la mort, la désolation, on ne peut pas faire autre chose ? Passer par un autre chemin?

26- DALI CLAUDE : Oui, le problème des hommes et particulièrement celui de la Côte d’Ivoire c’est que les gens veulent que Dieu se soumette à leur volonté mais ils ne veulent pas se soumettre à la volonté de Dieu. Quel est l’enfant qui ne voudrait pas accepter la correction de son papa et qui voudrait que son papa accepte ses caprices ? Il doit s’aligner, au quel cas le papa va le châtier, va le corriger, c’est le cas de Dieu. Il est appelé aussi un bon Dieu mais il est aussi appelé l’Eternel des armées. Et quiconque parle de l’Eternel des armées, parle à la fois des armes, de stratégie de guerre, mais parle en même temps de victoires et de défaites vis-à-vis de quiconque va s’opposer à l’Eternel. Donc les gens, s’ils se soumettaient un temps soit peu à la volonté de Dieu, Dieu n’utiliserait pas les moyens forts. Dans le livre de 1 Samuel 15. 22, il est écrit : "L’obéissance vaut mieux que les sacrifices", mais dès lors qu’on ne veut pas obéir à Dieu, Dieu est obligé de monter sur ses grands chevaux pour frapper. Ce sera le cas de la Côte d’Ivoire.

27- JULIETTE : D’accord, il y en a aussi qui disent qu’on va prier, on va jeuner et ça va passer.

28- DALI CLAUDE : Pour le cas de la Côte d’Ivoire, la période de jeûnes et de prières est passée. Parce que quoi qu’on fasse, monter descendre, je le dis aisément à la limite de la présomption, de l’orgueil, de la fierté, car nous sommes sûr de ce dont nous parlons; monter descendre, cette crise se terminera par une terrible guerre et elle sera plus forte que la guerre du Rwanda. Dieu m’a dit ceci qu’il va ouvrir une fenêtre de l’Apocalypse sur la Côte d’Ivoire. La guerre qui va se passer ici, c’est une guerre qui, du point de vue rendement macabre, sera plus lugubre et sera plus mauvaise que celles de la première et de la deuxième guerre mondiales, en comptant sur le domaine statistique, parce que la première guerre, ça a duré 4 ans, la deuxième, ça a duré 5 ans et ça a fait des millions de morts. A supposer pour la Côte d’Ivoire, si la guerre a lieu en une semaine ou en deux semaines et qu’on va trouver au moins au moins 5 à 11 millions de morts, comprenez très bien que ça sera plus macabre et plus meurtrier que la première et la deuxième guerre mondiales.

29- JULIETTE : Vous dites des choses très graves et ça fait peur et c’est grave ce que vous dites!

30- DALI CLAUDE : Oui, JULIETTE ANZIAN, et toute la Côte d’Ivoire qui m’écoutez, ça fait peur mais à la lettre, c’est ce qui va se passer, car Dieu ne ment pas.

31- JULIETTE : Qu’est-ce qu’on a fait de si mal ?

32- DALI CLAUDE : Oui, les Ivoiriens ne veulent pas se repentir, ils ne veulent pas laisser le péché, mais pire, je pourrais dire mieux, c’est que la Côte d’Ivoire a été choisie. Et lorsqu’on veut faire un champ de café ou de cacao, la nuit sur sa couche, on réfléchit à son patrimoine forestier et la partie qu’on a choisi, les arbres ne seront pas debout là-bas. Les arbres vont tomber parce qu’on veut planter le café ou le cacao. Comme Dieu a choisi la Côte d’Ivoire, il va faire tomber les arbres, nettoyer balayer et semer car on ne peut pas mettre de la nourriture dans une assiette sale, donc il va nettoyer d’abord avant d’accorder cette hyper et grande bénédiction à la Côte d’Ivoire.

33- JULIETTE : Mais si… Justement par rapport à la grande bénédiction que la Côte d’Ivoire aura, si tout le monde meurt, qui va bénéficier ? Qui va en profiter ?

34- DALI CLAUDE : Tout le monde ne mourra pas comme je ne cesse de le dire. En Israël, quand de telles choses ce sont continuellement passées, il y a toujours eu un petit reste, le reste de ceux qui croient effectivement en Jésus-Christ. Donc ceux qui vont se confesser, se repentir et donner leur vie à Jésus-Christ, à savoir demander pardon à Dieu et se convertir à Jésus. Je dis bien à Jésus-Christ, c’est ceux-là qui seront préservés. Qu’ils soient peu ou pas, peu importe. Seulement que Dieu regarde à ceux qui se seront soumis à lui.

35- JULIETTE : Est-ce qu’aujourd’hui, on a encore l’occasion de se repentir, de demander pardon pour que les choses aillent pour chacun de nous, peut-être, ou bien pour tout le monde, de façon collective.

36- DALI CLAUDE : C’est vraiment une très bonne question. Oui, il y a encore le temps, mais de le faire avant qu’il ne soit trop tard ; et je souhaiterais que pour chacun, ce soit maintenant parce que du jour au lendemain on peut mourir. Il est mieux de se réconcilier avec Dieu maintenant, car ce n’est pas en pleine guerre qu’on serait en train de le faire. Et ça viendra subitement, ça viendra subitement et ça sera très fort. Ça va embraser tout le pays. Aucun mètre-carré de la Côte d’Ivoire ne va échapper. Campement, hameaux, villes et villages. Quartier, maison, sera systématiquement pris.

37- JULIETTE : Et qu’est-ce qui va provoquer…… qui va faire ça ? C’est vrai qu’on dit c’est Dieu. Mais Dieu ne descend pas pour le faire. Qui sont ceux qui vont….. enfin est-ce qu’on peut savoir ?

38- DALI CLAUDE : Pas de problème. Selon les révélations, les prophéties que nous avons reçues, nous mettons n’importe qui au défi quant à l’accomplissement de ces prophéties; c’est ce qui va se passer. Dieu m’a dit et ce n’est pas une seule fois, c’est plusieurs fois, qu’il a mandaté la France….. il a mandaté la France pour que la France accomplisse le jugement sur la Côte d’Ivoire.

39- JULIETTE : Pourquoi la France ?

40- DALI CLAUDE : Pourquoi la France, bon ! C’est son choix, c’est tout. Voilà, de la même manière qu’il a choisi en son temps Babylone de Nébucadnetsar pour châtier Israël impénitent, c’est de la même façon qu’il a choisi la France pour châtier la Côte d’Ivoire. Et quiconque s’opposera à la France sera en train de s’opposer à Dieu, parce que la France fera office de verge de l’Eternel.

41- JULIETTE : Quand vous parlez de quiconque s’opposera à la France, si par exemple aujourd’hui comme on l’a déjà vu en 2004, l’association (la galaxie, Ndlr) des patriotes qui vont s’opposer, par exemple, parce que pour eux leur pays est en train d’être pris. Est-ce que c’est de ça que vous parlez?

42- DALI CLAUDE : Oui, en Novembre 2004 avec précision, avec ce qui s’est passé à l’Hôtel Ivoire, sans compter les frappes ciblées sur Bouaké et autres, Korhogo. La riposte française a été fatale. En si peu de temps les aéronefs ivoiriens ont disparu. C’était déjà un signal très fort pour dire que la France a mandat divin pour accomplir le châtiment sur la Côte d’Ivoire.

43- JULIETTE : On ne doit même pas s’opposer, on ne doit pas agir, réagir ?

44- DALI CLAUDE : Si la Côte d’Ivoire utilise les moyens militaires pour pouvoir résoudre le problème de la crise en s’attaquant aux Français, ils seront vaincus… ils seront vaincus.

45- JULIETTE : Vous dites aussi que… justement cette crise a des causes essentiellement spirituelles et non politiques.

46- DALI CLAUDE : Oui, cette crise a des causes essentiellement spirituelles.

47- JULIETTE : Expliquez-vous !

48- DALI CLAUDE : Je m’explique. Les hommes de Dieu de la génération finissante, à savoir ces grands hommes de Dieu qui sont donc dans ce pays qui porte le nom de Serviteurs de Dieu, mais en réalité qui ont pactisé avec le diable. Et ce n’est donc pas étonnant qu'en son temps, Béhanzin ait parlé de certaines personnes qui sont venus le voir. J’affirme de manière péremptoire que c’est vrai, selon ce que Dieu m’a dit, et je peux - mais je m’en garde - citer le nom de certains grands hommes ou de soi-disant grands hommes de Dieu de ce pays qui ont pactisé avec le diable; je les connais, Dieu ne cesse de me les montrer.

49- JULIETTE : Donc vous dites que Béhanzin a eu raison?

50- DALI CLAUDE : Béhanzin a eu raison car les hommes de Dieu ont pactisé avec le diable.

51- JULIETTE : D’accord, on continue, et qu’est-ce qui va se passer alors ?

52- DALI CLAUDE : Et à eux la mission avait été donnée de diriger ce réveil, ils se sont détournés et ils sont allés chercher la puissance chez le diable, chez les marabouts, chez les charlatans, chez les féticheurs. C’est fort de cela que Dieu a bien voulu faire descendre sa colère sur le pays. Donc la raison fondamentale, elle est avant tout foncièrement spirituelle avant d’être politique.

53- JULIETTE : Alors Dieu sait que… si c’est les hommes de Dieu, il les connaît, pourquoi c’est tout le peuple qui doit payer pour des gens qui ont commis le péché ou bien la faute ?

54- DALI CLAUDE : C’est vraiment une très bonne question. Les hommes de Dieu sont comme la lanterne, sont comme les sentinelles d’une nation ou sont comme les chauffeurs d’un véhicule. Alors, si les sentinelles n’ont pas vu le danger venir, il va s’en dire que ceux qui sont dans le véhicule, qui sont donc les ivoiriens, vont aussi tomber avec le chauffeur, c’est le cas.

55- JULIETTE : Je reviens maintenant à la question…. Vous avez parlé de la France, j’ai l’envie de dire que vous avez accusé la France. Elle peut porter plainte contre vous pour dire que vous l’avez accusée de vouloir faire du mal à la Côte d’Ivoire. Ce que je veux savoir est : Comment elle va procéder ?

56- DALI CLAUDE : Quant à ce qui est d’accuser la France et qu’elle pourrait porter plainte, je suis responsable de ce que je déclare car je parle de la part de l’Eternel. Et si la France n’a pas été créée par Dieu, c’est alors qu’en voulant s’opposer à ce qui vient d’être dit, elle verra « qui a mis l’eau dans coco » (comme disent les Ivoiriens, Ndlr), car si elle veut dénier cela, elle verra par la suite qu’elle sera obligée, qu’elle le veuille oui ou non, d’agir conformément à la volonté de l’Eternel.

Voici donc comment ça va se passer. Certainement que la Côte d’Ivoire voudrait peut être engager la guerre en voulant donc avoir une autonomie de son pays, se libérer totalement. Donc si elle le faisait, la France va intervenir de manière frontale avec son armement. Ça sera une guerre totale, elle sera à la fois navale, terrestre et aérienne.

57- JULIETTE : Avec les bombes et tout ça ?

58- DALI CLAUDE : Avec les bombes, vous savez que la France est une superpuissance. Elle ne va pas aller de main morte. Selon les prophéties, les visions, les révélations que nous avons eues, nous avons vu l’aviation française agir, les chars d’assaut agir. Nous avons aussi vu, n’est-ce pas, les bateaux de guerre agir. Et la France, aujourd’hui, ne peut pas dire qu’elle ne pourra pas faire cela. C’est une vision et elle s’accomplira car Dieu dans le livre de Nombre 23 verset 19 n’est pas un homme pour mentir. Tout cela parce que la Côte d’Ivoire ne veut pas se repentir. Elle marche dans l’orgueil et elle est dans une corruption sans nom. Dieu va frapper, et cela, du planton jusqu’au sommet de l’Etat; Dieu va frapper. Je parle de la part de l’Eternel. Ce que les uns et les autres doivent savoir, c’est que lorsque Dieu établit un Serviteur de Dieu, le Serviteur de Dieu est établi sur tout ce qu’il entend. Je fais mon travail et je suis conscient de ce que je suis en train de dire et j’endosse l’entière responsabilité parce que Dieu m’envoie pour avertir toute la nation ivoirienne afin de se repentir pour ne pas qu’elle périsse. Mais si elle ne se repent pas et qu'elle veut marcher dans son orgueil et aller selon sa propre volonté régler cette crise, la Côte d’Ivoire et ceux qui ne voudront pas se soumettre passeront, ils mourront physiquement mais également aussi éternellement, pour passer leur éternité en enfer.

59- JULIETTE : D’accord, donc la France va…. En fait, moi je veux encore savoir hein… C’est vrai, vous dites que si on ne se soumet pas par rapport à la spiritualité bien sûr, si on ne se soumet pas à Dieu, Dieu va frapper et sévèrement, de façon sanglante. Je… sais pas, c’est nous qui allons... aller taper la France au point de la provoquer pour pouvoir nous tuer ou bien….. ça… va se passer comment ?

60- DALI CLAUDE : Je ne saurais dire exactement comment ça va se passer, je ne fais que dire ce que Dieu m’a dit.

Certainement que peut-être la Côte d’Ivoire voudra se libérer comme j’ai dit tout à l’heure et alors la France va riposter. Mais là, Dieu ne me l’a pas dit, je ne peux pas inventer. Ce que je sais, c’est que de manière frontale, il y aura une guerre entre la Côte d’Ivoire et la France qui, d’ailleurs, va travailler sur le couvert de l’ONU.

61- JULIETTE : L’ONU, donc avec la caution de l’ONU, la France va nous frapper?

62- DALI CLAUDE : Avec la force Licorne, comme vous le savez.

63- JULIETTE : Ceux qui sont là encore-là ?

64- DALI CLAUDE : Oui, mais dans un premier temps, la France, la France va avoir la victoire et va positionner les rebelles. Mais par la suite, l’armée céleste avec les anges va intervenir pour libérer magistralement la Côte d’Ivoire.

65- JULIETTE : Mais puisque tout le monde est mort !

66- DALI CLAUDE : Non tout le monde ne sera pas mort, je ne cesse de vous le dire.

67- JULIETTE : C’est… c’est…. On dit des millions de morts !

68- DALI CLAUDE : Oui, il y aura des millions de morts, il y aura des millions de morts. Celui qui en doute, je vais déjà prématurément donner mon contact pour dire que je sais de quoi je parle.

69- JULETTE : Ça sera à la fin de l’émission, à la fin on va donner le numéro. Mais pour vous, vous dites qu’à partir de ce moment-là, quand la France va vraiment frapper, qu’on sera dans le désarroi, Dieu va envoyer son armée céleste, n’est-ce pas, qui va……. Ça va se passer comment ?

L’armée céleste de Dieu, est-ce que tout le monde pourra voir cette armée? Comment ça va se passer?

70- DALI CLAUDE : Les anges ont cette capacité d’être invisibles. Ils peuvent aussi se rendre visibles, à dessein. Mais cette armée a continuellement été souvent utilisée dans les grandes guerres pour libérer la nation que Dieu supporte, que Dieu soutient. Parce que je ne cesse de dire, Dieu aime la Côte d’Ivoire. Ce n’est pas qu’il n’aime pas, mais il y a des individus dans cette nation ou des personnes dans cette nation qui n’ont pas envie de se rallier à la cause du Christ, c’est pour ceux-là que la guerre viendra et ils mourront parce qu’ils auront refusé de se soumettre à Dieu. Dans Psaumes 24, 1er verset, il est écrit : "A l’Éternel la terre et ce qu’elle renferme, le monde et ceux qui l’habitent!". Il n’a jamais été dit : A aucun homme politique la terre; mieux, un pays, ça appartient à Dieu. On doit donc se soumettre à la volonté de Dieu. Quiconque ne se soumet pas à la volonté de Dieu est considéré comme un rebelle et il va donc trouver Dieu en face de lui. Nous demandons donc aux uns et aux autres de se confesser, s’il vous plait, de se repentir, de demander pardon à Dieu, et donner leur vie à Christ car le jugement dont nous parlons est imminent. Deux ans après que je me sois retiré des lieux publics, Dieu m’a demandé de revenir pour dire aux Ivoiriens que le jugement est imminent. Il va frapper et très, très, très, très, très-très fort!

71- JULIETTE : Oui, ça… donc… C’est sans appel hein?

72- DALI CLAUDE : C’est sans appel et c’est fort possible que la France utilise des armes non conventionnelles.

73- JULIETTE : Qui veut dire ?

74- DALI CLAUDE : Qui veut dire l’armement chimique. Ils vont aussi utiliser des armes qu’ils n’ont encore jamais essayées.

75- JULIETTE : Pourquoi, la Côte d’Ivoire va résister ? Va être forte aussi ou bien ?

76- DALI CLAUDE : Oui, oui, oui, la Côte d’Ivoire va résister, oui. Bon nombre qui n’ont pas encore compris et qui penseraient que ce serait une guerre de délivrance du néocolonialisme, donc beaucoup voudront s’engager dedans, à savoir les patriotes, les étudiants, les politiciens, et les différentes ethnies et autres. Ils vont vouloir s’engager. Alors la France ne va pas aller de main morte, elle sera sans pitié. J’en veux pour preuve les évènements qui se sont passés en Novembre 2004, voilà ! Mais je voulais aussi dire que cette guerre aura un élan de guerre civilo-militaire à consonance politique, religieux, ethnique, militaire, sous-régionale, entendez par là, Ivoiriens contre étrangers, ce serait un méli-mélo. L’ennemi et l’adversaire ne viendront pas de loin ou ça ne sera pas entre rebelles et loyalistes. Ce sera entre le voisin d’à coté et soi-même. Les autres viendront demander: Quelle est ton ethnie ? Tu es de quelle religion ? Tu es de quel parti politique ? Si ça ne l’arrange pas, il va terminer celui qui est en face de lui. Ce sera très… très fort. Ne m’en voulez pas, je ne fais que dire ce que le Seigneur ne cesse de me dire. Toutes les nuits, il ne cesse de me parler. Et c’est ce qui va se passer. Je vous avertis, s’il vous plait, par amour.

77- JULIETTE : D’accord, et vous dites aussi que ce sera le jugement de Dieu!

78- DALI CLAUDE : Oui, ce sera le jugement de Dieu.

79- JULIETTE : Et c’est ça hein ! Vraiment, il n’y a rien à faire ?

80- DALI CLAUDE : Il n’y a rien à faire, ce sera un jugement irrévocable. Vous lisez le livre de Amos chapitre 1, dedans, vous allez trouver à chaque fois où Dieu dit que le jugement sera irrévocable. Vous lisez le livre de Jérémie 14. 11 à 16, Dieu dit: Que ce peuple-là jeûne, prie ou s’humilie ou pas, je vais frapper. Voilà ! Vous lirez aussi le livre d’Ezéchiel, tout le chapitre 9, où Dieu parle aussi du jugement. Ce qui va se passer, ce sera terrible, ce sera apocalyptique.

81- JULIETTE : Vous avez aussi dit que la France va utiliser les rebelles. C’est ça ?

82- DALI CLAUDE : Oui, vous savez que dans un premier temps, ce n’est un secret pour personne, les rebelles qui sont venus avaient pour parrain la France. J’en ai pour preuve sur les journaux, il est écrit que le QG des rebelles était le Quai d’Orsay et c’était une parole du président et c’est écrit sur les journaux, ce n’est un secret pour personne.

N’ayant pas donc réussi eux-mêmes, ils vont donc venir, mais comme le pays ne leur appartient pas, lorsqu’ils vont combattre, qu’ils vont gagner, parce que dans un premier temps ils vont gagner, ils vont positionner les rebelles au pouvoir. Et Dieu va cautionner cela, parce que les rebelles viendront avec une telle colère et une telle haine que sans pitié, ils vont aller tuer tous ceux qui ne voudront pas se soumettre à la Seigneurie de Jésus-Christ, parce que nous ne cessons de le dire. Dieu a pris ce pays, il veut prendre ce pays comme modèle. Après la crise, la Côte d’Ivoire, je le dis de manière péremptoire, ne sera plus un pays laïc. La Côte d’Ivoire sera un pays missionnaire. Si vous ne croyez pas, cessez d’être des perroquets et de chanter l’hymne national dont un des vers dit ceci : Notre devoir sera d’être un modèle non pas de corruption ni de "mapouka serré" mais un modèle de l’espérance promise à l’humanité. Qu’est-ce à dire ?

L’avenir de la Côte d’Ivoire est hyper-glorieux et c’est Dieu qui va prendre ce pays en main pour faire de ce pays un pays théocratique, comme ce fut le cas au temps du règne de David, et c’est la Bible qui va servir donc de Constitution à la Côte d’Ivoire, qui sera dirigée par des hommes craignant Dieu. C’est ce qui va se passer, je le dis et je m’engage entièrement à cela, c’est ce qui va se passer. Dieu ne ment pas.

83- JULIETTE : D’accord, et donc après, vous dites que la Côte d’Ivoire, dans les perspectives, la Côte d’Ivoire va connaître, n’est-ce pas, un essor glorieux, mais il faut passer par ce petit… problème….

84- DALI CLAUDE : Oui, il faut passer par le désert; le peuple d’Israël en partance pour Canaan, venant d’Egypte, est passé par le désert. Mais après, ils sont devenus un pays très florissant et fort. Ce sera le cas de la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire sera une plaque incontournable sur le plan spirituel, mais vous savez que si spirituellement une personne est avancée, économiquement, financièrement, socialement et autres, alors la personne est, comme le dirait l’autre, "est devant". Donc la gloire qui attend la Côte d’Ivoire, elle est une grande gloire; même le sous-sol ivoirien, le seigneur va permettre qu’on puisse découvrir encore de l’or, du diamant, du pétrole en quantité, juste pour avoir suffisamment de l’argent pour faire l’évangélisation internationale et mondiale. La Côte d’Ivoire est le porte-flambeau de l’Evangile dans le monde entier. Ce qui attend la Côte d’Ivoire, ce sont des choses glorieuses. L’humanité tout entière va envier la Côte d’Ivoire, c’est pourquoi je prie ceux qui sont en Côte d’Ivoire et les ivoiriens de se repentir pour bénéficier de ces heures glorieuses qui arrivent. Ceux qui ne se repentiront pas, ils mourront. D’aucuns me diront: Pasteur ou prophète, tu exagères, je voudrais dire….

85- JULIETTE : Oui, j’allais le dire, vous exagérez quand même! C’est tellement sombre que même le survivant, il ne va même pas en profiter!

86- DALI CLAUDE : Je n’exagère pas et comme je n’ai cessé de le dire, s’il n’y a pas eu assez de morts, ça fera au moins 5 millions de morts voire 11 millions de morts…

87- JULIETTE : Mais nous sommes combien ?

88- DALI CLAUDE : Je n’exagère pas; voici ce que la Bible dit dans Matthieu 24 verset 6, voici les signes qui annonceront mon retour. Premier signe, c’est la guerre, ce n’est pas la paix. Donc ces fossoyeurs de l’Evangile, soi-disant serviteurs de Dieu, prophètes, pasteurs et autres, qu’ils cessent d’amuser la galerie. Qu’ils annoncent le retour du Christ qui marche avec le fait d’annoncer les cataclysmes, les guerres et autres. Jésus a dit dans le livre de Matthieu 24. 37 à 44: "Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même à l’avènement du Fils de l’homme. Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche; et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous".

Je voudrais dire aux uns et aux autres, les démographes disent qu’au temps de Noé, il y avait environ un milliard de personnes. S’il vous plait, tout le milliard est mort, c’est seulement huit (8) personnes qui ont été sauvées : Noé, sa femme et ses six enfants.

89- JULIETTE : Vous parliez aussi du peuple juif, l’exemple du peuple juif qui a traversé l’eau pour arriver à Canaan, qui a traversé le désert et tout, alors que là-bas, les écrits saints disent que ça a duré 40 ans ou 400 ans, je sais plus…

90- DALI CLAUDE : Ils ont fait 40 ans dans le désert.

91- JULIETTE : 40 ans, est-ce que c’est ce que nous, on va faire ? On va faire 40 ans aussi ?

92- DALI CLAUDE : Ooooh, la raison qui a fait qu’ils ont duré 40 ans dans le désert, c’était leur incrédulité. Non, nous, on ne durera pas 40 ans dans le désert, ça va pas durer.

93- JULIETTE : Ça ne va pas durer, cette crise aussi ne va pas durer ?

94- DALI CLAUDE : Cette crise ne va pas durer, ce sera une guerre-éclair.

95- JULIETTE : Eclair, quand vous dites éclair, vous l’estimez à combien de temps, par exemple ?

96- DALI CLAUDE : Dieu ne m’a pas dit le temps et donc le temps lui appartient, selon Daniel 2. 19 à 22…

97- JULIETTE : Mais quand vous dites déjà éclair… c’est quelque chose qui est rapide.

98- DALI CLAUDE : Bon, ça sera rapide mais je ne peux dire en combien de semaines ou en combien de mois.

99- JULIETTE : D’accord, maintenant les perspectives. Vous dites que ça sera un moment glorieux après tout ça. Dites-nous un peu, ces perspectives-là, comment ça va se faire ? Vous avez parlé du pétrole, le sous-sol sera très riche, il y aura beaucoup d’argent, la Côte d’Ivoire sera enviée, essayez de nous expliquer.

100- DALI CLAUDE : Une reconstruction aussi très moderne; la Côte d’Ivoire aussi… ça sera une plaque tournante des choses spirituelles, ce sera aussi comme un lieu de pèlerinage. Dieu va susciter des grands hommes de Dieu qu’il a appelés les para-commando spirituels suicides qui vont aller par le monde entier annoncer l’Evangile de Dieu. Ces personnes seront dotées et nanties d’une onction jamais expérimentée. Ce que Moise a eu à faire, ce que Paul a eu à faire, ce que des éminents Serviteurs de Dieu ont eu à faire, ceux que le Seigneur va utiliser très bientôt à partir de la Côte d’Ivoire, ça va dépasser pour ces personnes que je viens de citer.

101- JULIETTE : Ce sera quand même des Ivoiriens ?

102- DALI CLAUDE : Ce sera des Ivoiriens et je veux citer un verset de Jean 14 verset 12 où Jésus a eu à dire : "En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père". En réalité, nous tendons vers la fin des temps et l’enlèvement n’est pas pour… (longtemps).

103- JULIETTE : C’est quoi, l’enlèvement ?

104- DALI CLAUDE : L’enlèvement, c’est quand Christ… selon la Bible, vers la fin des temps, viendra pour enlever les vrais croyants, comme ce fut le cas au temps du déluge. Avant le déluge, Dieu a pris ceux qui ont cru en lui. Donc avant qu’il y ait ce que la Bible appelle, selon Apocalypse, la guerre de l’Armagueddon, si vous voulez la dernière guerre mondiale, on pourrait dire la troisième et dernière guerre mondiale, avant cela, alors Dieu va venir enlever son Eglise. Et l’Eglise est composée des vrais croyants qui ont donné leur vie à Jésus-Christ et non pas de lieux ou de dénominations.

105- JULIETTE : A vous écouter, on a l’impression que beaucoup de gens ont déçu surtout… vous êtes un homme de Dieu. Beaucoup d’hommes de Dieu, comme vous dites, ceux qui étaient chargés de propager la lanterne ont dévié, ont déçu, qu’est-ce que vous voulez dire ?

106- DALI CLAUDE : Oui… mais ce n’est un secret pour personne. Voilà, pourquoi : Rien qu’à écouter leurs prêches, ils mettent l’accent sur la prospérité, tu vas voyager, tu vas prospérer, tu vas te marier, tu vas faire ceci, tu vas faire cela, et ils parlent aussi de paix. Mais tout ça, c’est faux. La Bible déclare que les choses, selon le livre de 2 Timothée 3 à partir du premier verset, iront de mal en pire jusqu’à ce que le Seigneur revienne. Qu’ils aient le courage de prêcher l’Evangile pur qui dit de donner sa vie à Jésus et d’annoncer le retour du Christ, mais comme ils veulent pactiser avec les politiciens, comme ils veulent plaire… prendre de leur argent, ils ne veulent pas annoncer l’évangile pur. Nous voudrions dire aux uns et aux autres que ce que Dieu nous a dit, c'est que l’Eglise, ici en Côte d’Ivoire, et partout dans le monde, est à 95% apostate, donc sur 100 chrétiens, on peut trouver 3, 4, voire 5 donc…

107- JULIETTE : Disons les vrais chrétiens hein ?

108- DALI CLAUDE : Les vrais chrétiens, il n’y en a pas beaucoup, il n’y en a pas beaucoup.

109- JULIETTE : Vous avez dit aussi, il y a deux ans, trois ans, quand on vous a reçu que…Vous avez dit: Juliette, il faut photographier le Plateau, il faut filmer les immeubles, parce qu’il n’y en aura plus. Vous affirmez encore ce que vous avez dit, il y a trois ou quatre ans ?

110- DALI CLAUDE : Je le réitère tout de go, l’aviation française, je le dis une fois de plus, je le répète encore une seconde fois, je mets n’importe qui au défi de cette révélation, elle va s’accomplir. Pas que je souhaite le mal de la Côte d’Ivoire, mais puisque les ivoiriens ne veulent pas se repentir. Donc l’aviation française va travailler et elle va détruire systématiquement le Plateau. Mais ils vont nous rendre service parce qu’après, on va exploiter le pétrole…ah oui, on va exploiter le pétrole et on aura une autre capitale, bien construite.

111- JULIETTE : Et, bon, c’est peut-être la dernière question. Vous avez dit aussi qu’après tout ceci, Dieu va faire venir son armée céleste et elle va bombarder aussi… je ne sais pas si c’est bombarder ou… en tout cas, vaincre la France, qui va devenir notre "David contre Goliath", c’est bien ça ? Est-ce que vous pouvez réitérer ce que vous avez dit ?

112- DALI CLAUDE : Pas de problème; ce qui devait nous réjouir et nous amener à nous repentir parce que Dieu nous aime et il envoie l’armée céleste pour nous défendre. Donc la France, cinquième puissance militaire du monde, selon ce que nous savons, sera face à une armée invisible mais puissante, l’Armée de Dieu; elle ne pourra pas tenir.

113- JULIETTE : Vous avez dit une poignée d’armée, un petit groupe !

114- DALI CLAUDE : Non, non pas une poignée, une grande puissance, voilà… puissante armée céleste devant laquelle la France ne pourra pas tenir, je dis bien la France ne pourra pas tenir.

115- JULIETTE : On pourra les voir physiquement ?

116- DALI CLAUDE : On peut les voir comme on ne peut pas les voir, mais ils seront très peu ceux de la Licorne qui vont retourner en Europe.

117- JULIETTE : Oui, oui…

118- DALI CLAUDE : La plupart, ils vont tous mourir ici, c’est du jamais vu. Et c’est là que l’humanité tout entière va dire: Mais un pays qui a été déjà défait militairement par une grande puissance, comment se fait-il qu’il ressurgit pour pouvoir vaincre cette puissance, et la gloire, selon le livre d’Esaïe 42 verset 8, reviendra non pas à la Côte d’Ivoire, non à aucun individu, ni à aucun général d’armée qui soit un stratège fin, mais ça reviendra au seul général d’armée qui est Dieu, Jésus-Christ, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, le Prince de la paix, l’Alpha et l’Oméga, le Premier et le Dernier, celui qui était, qui est et qui vient, car c’est à lui qu’appartiennent toutes choses et c’est pour lui que sont toutes choses.

118- JULIETTE : D’accord, prophète DALI CLAUDE, avant de donner vos contacts, est-ce que quand même il y a des recommandations, j’espère que vous allez pouvoir le faire.

119- DALI CLAUDE : Oui, j’ai un profond amour pour mon pays, c’est pourquoi la recommandation que je voudrais faire à chacun d’entre nous, qu’on soit Ivoirien ou pas mais pourvu qu’on soit sur la terre d’Eburnie, c’est de demander aux uns et autres de se confesser, de se repentir, de demander pardon à Dieu pour leurs péchés et donner leur vie à Jésus-Christ, non pas à une religion, et ils seront épargnés. Voici la recommandation que je voulais faire. Et cela concerne aussi bien celui qui est au bas de la société jusqu’à ceux qui sont "en haut de en haut" (comme disent les Ivoiriens, Ndlr). Et je le dis aussi même à ceux qui portent le titre de pasteur, de prophète, de chrétien, qu’ils n’ont qu’à faire un examen de conscience car la Bible déclare que le jugement…

120- JULIETTE : Oui, allons doucement, lentement.

121- DALI CLAUDE : Que le jugement commencera par la maison de Dieu. Je voudrais dire à cet effet, que bien des églises qui ont été construites à coût de milliards seront littéralement bombardées par l’aviation française. Je demande aux uns et aux autres de se confesser, de se repentir, de demander pardon à Dieu et de donner leur vie à Jésus-Christ car l’avenir qui attend la Côte d’Ivoire est un avenir hyper, hyper, hyper, hyper-glorieux. Ce que Dieu ne cesse de me faire voir et même pendant que je suis en train de parler et ce que je vois actuellement (rires), c’est merveilleux et c’est glorieux!

122- JULIETTE : Mais il faut passer par le tunnel de feu d’abord.

123- DALI CLAUDE : Il faut passer par le feu et ça sera terrible, jamais une guerre ne sera aussi meurtrière que celle qui va se passer, ici, en Côte d’Ivoire. Et elle aura bel et bien lieu.

124- JULIETTE : Merci, prophète DALI CLAUDE, vous êtes prophète et vous dites que vous n’avez aucune église, vous priez simplement en cellule et vous êtes Ivoirien, Ivoirien de père et de mère.

125- DALI CLAUDE : Oui, je suis ivoirien, je suis Bété.

JULIETTE : Bété ?

126- DALI CLAUDE : De Gagnoa.

127- JULIETTE : Bété de Gagnoa, ah d’accord !

On va prendre vos contacts. Vous répondez à quel numéro?

128- DALI CLAUDE : Voilà mon contact, mais avant cela je voulais dire que je suis marié et père de six enfants, et j’ai des enfants qui sont au supérieur, donc je suis responsable de ce que je dis. Alors mon contact, c’est 05 - 63 - 87 - 92.

129- JULIETTE : Je vais reprendre pour vous: 05 - 63 - 87 - 92. Merci beaucoup, merci! Il a dit, mesdames et messieurs, il a dit, il est responsable, il est père de famille, il est marié, il parle au nom de Dieu et il prend toutes ses responsabilités parce que c’est Dieu qui l’a mandaté pour nous livrer ce message terrible. Merci beaucoup.


NB : Lisez et faites lire, même dans les villages reculés, les campements, les hameaux.

Retranscrit par Cujema et corrigé par Fernand Dindé.


Source: Cujema.unblog.fr

jeudi, 19 avril 2012

LA COTE D’IVOIRE SELON LE «RISQUE PAYS»: UN DEVENIR GEOPOLITIQUE INCERTAIN ET DES INVESTISSEMENTS A DIFFERER

 

côte d'ivoire,risque pays,bolloré,bouygues,initiative ppte,michel galy

Le régime de monsieur Ouattara, notamment pendant sa visite récente en France et son discours au Medef, assure que dans la «nouvelle Côte d’Ivoire», la guerre est finie et que le «temps béni d’Houphouët-Boigny» est de retour pour les investisseurs extérieurs.

Est-ce si sûr? Procédant par scénarios géopolitiques et projection sur les prochaines échéances, on peut remarquer que l’hypothèse évoquée – de la fin de la violence et de la prospérité retrouvées est quelque peu hasardeuse, et sans doute peu probable si les rapports de force actuels persistent.

Les études de «risque pays», si utiles pour les banques et les industriels, par exemple, s'efforcent au-delà des discours, propagande et alliances immédiates, de discerner à des dates différentes, l'évolution probable d'un régime et d'un pays, pour conseiller les acteurs extérieurs dans leurs investissements, et la note ci-dessous se distingue de la propagande officielle ou de la méthode Coué des milieux d’affaires franco-ivoiriens comme par sa dimension géopolitique, dans la durée.

Endettement et fragilité

La situation actuelle d'un petit pays comme la Côte d'Ivoire en phase de post-conflit dépend en effet fortement des appuis internationaux, pour la dette et la reconstruction du pays, mais aussi pour le développement de projets de coopération et d'investissement privés.

Sa fragile économie détruite par 10 ans de sanctions internationales, aggravées par les destructions des quatre mois de crise dite «postélectorale» est-elle relancée par les massifs investissements extérieurs, comme l'affirme le régime Ouattara? La sécurité des investissements est-elle garantie par un retour à la paix civile et à l'ordre constitutionnel? Quelles sont les alternatives au régime, notamment après le possible changement de majorité à Paris, la complexité de la situation régionale (Mali), le jeu des acteurs ivoiriens eux même?

Les investissements internationaux en question sont tout d'abord des prêts et le niveau d'endettement de la Côte d'ivoire atteint des chiffres record: 4,5milliards d'euros. Il est vrai que l'ambition du régime Ouattara, comme celui de Laurent Gbagbo qui avait préparé cet allègement massif de la dette est d'obtenir dans les 6 mois le point d’achèvement du programme PPTE (Pays pauvres très endettés).

Par contre si son allié géopolitique à Paris, le président Sarkozy, avait l'intention de remettre la dette ivoirienne, il est douteux que l'opinion publique française et les adversaires du locataire de l'Elysée, acceptent un cadeau de 2 milliards d'euros en pleine campagne électorale ou durant la période de transition en cas de victoire de François Hollande.

Si les fondamentaux: café, cacao, pétrole, peuvent rester au même niveau (bien que soumis aux fortes fluctuations des marchés) que sous le régime précédent, du moins si les infrastructures routières et portuaires sont reconstruites, c'est pour des motifs géopolitiques internes et externes que les investisseurs et «développeurs» étrangers sont tentés de s'abstenir tant que la situation ne sera pas éclaircie.

Sociologiquement deux types d'entreprises françaises sont diversement vulnérables aux aléas apolitiques, et ont des politiques d'investissement, de maintien ou de retrait opposées: les grandes entreprises comme Bolloré ou Bouygues qui ont collaboré à tous les régimes et risquent au pire, en cas de changements, de perdre leur monopole; et les Pme françaises, qui représentent un certain archaïsme (50%des emplois formels à Abidjan leur sont dus), bien plus vulnérables devant le chaos et concernées par une ivoirisation de l'économie ou un nationalisme anti-français, dénonçant leur présence comme un reliquat néocolonial.

Violence et insécurité

Paradoxalement, l'insécurité qui préoccupe les investisseurs et l'importante communauté française (environ 7000 français venus de métropole, autant de binationaux) est le fait des forces pro Ouattara, qui dans une certaine mesure restent incontrôlables. A cet égard, le Nord de la Côte d'ivoire (qui reste une zone d'arbitraire, où aucun investisseur sensé ne devrait entreprendre), de 2002 à 2011, a servi de banc d'essai à cette «gouvernance par la violence», le racket et les exactions étendus par les Frci (Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, favorables à Ouattara) et dozos (chasseurs traditionnels supplétifs des forces rebelles) à Abidjan et au Sud après avril 2011.

Juridiquement, la situation est celle d'une violation massive et continue des lois constitutionnelles, d'une «justice de vainqueurs» et d'une inquiétante illégalité foncière, jointe à des tensions ethnopolitiques exacerbées, qui augurent mal de l'avenir.

Sans revenir sur le contentieux électoral, le fait que monsieur Ouattara ait été à la fois le candidat et «élu» de l'étranger (ou «candidat étranger», par allusion aux querelles sur sa nationalité d'origine, pour la moitié du pays) contre l'avis du Conseil constitutionnel ivoirien constitue la tare fondamentale de son régime. Un régime qui a vu les forces spéciales françaises arrêter après une série de bombardements le président dans sa résidence, tandis que l'Onuci (force onusienne de maintien de la paix en Côte d’Ivoire) sortant de son rôle et de son mandat, bombardait d'un côté des civils et aidait de l'autre les rebelles.

Le nombre de civils victimes des deux corps expéditionnaires reste inconnu, et au-delà de la Cour Pénale Internationale (CPI) (auprès de qui aucun acteur pro-Ouattara n'a encore été inculpé) de nombreuses actions judiciaires sont en cours, et pourraient empêcher bientôt les dignitaires du nouveau régime de séjourner sans problèmes juridiques en Europe.

Les violations mineures des lois ou de la Constitution sont légion, tandis que le retour à une forte présence de «coopérants» français dans l'administration lui retire encore de son peu de légitimité, (y compris un général à la présidence!). Ainsi la nomination de Guillaume Soro, poursuivi pour crimes de guerre et passible de la CPI, comme président de l'Assemblée nationale n'a pu se faire qu'en violant les dispositions constitutionnelles sur son âge ; l'obligation faite à l'ancien président du conseil constitutionnel monsieur Yao N'dré, de se déjuger, puis de se démettre, comme la nomination de monsieur Wodié, son successeur, est plus digne d'une république bananière que d'un Etat de droit.

Les fraudes multiples du RDR (Rassemblement des républicains), aux législatives de décembre 2011, pour l'emporter sur le Pdci (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire, parti de Henri Konan Bédié) corroborent comme pratiques les accusations de fraude massive au Nord pour les présidentielles, tandis que le retrait du FPI (Front Populaire ivoirien, parti de Gbagbo) transforme l 'Assemblée en «chambre introuvable» à la dévotion de M. Ouattara, obérant une fois de plus sa légitimité.

L'échec de la réconciliation est principalement dû au transfert (déportation pour ses partisans) du président Laurent Gbagbo à La Haye et à l'incarcération sans jugement des élites sudistes, gouvernementales et universitaires (notamment le premier ministre Gilbert Aké N'gbo ou le franco-ivoirien Michel Gbagbo détenu et maltraité pour «fait de parenté»: son père étant l'ancien président Laurent Gbagbo!), dans des camps ou prisons au Nord, au maintien de nombre d'exilés au Ghana et au Libéria; le fait que son président, monsieur Konan Banny, soit très marqué coté RHDP (Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la paix, coalition qui a amené Ouattara au pouvoir) et que sa «commission» soit sans budget autonome ni autonomie réelle explique techniquement son insuccès.

ALASSANE OUATTARA 37.JPG
Un pays sous tension: la construction d'un «Etat dioula»?

La géopolitique interne de la Côte d'ivoire traduit ce que les observateurs étrangers, notamment les économistes, n'ont pas voulu, avant les élections et après, reconnaître: il s'agit, dans une vie politique marquée par les trois grands «blocs ethno régionaux» d'une victoire du Nord dioula sur le Sud, en particulier le Sud-ouest. Construction de l’État dioula et politique de discrimination positive (dite de «rattrapage ethnique» par monsieur Ouattara) créent de fait une tension extrêmement forte au Sud et dans la capitale (majoritairement acquise électoralement à monsieur Gbagbo), tandis qu'étrangers à cette région, les 30% de nordistes dioula se comportent en pays conquis. De manière bien plus dangereuse, à l'Ouest, les problèmes fonciers redoublent les conflits ethniques et politiques, et plus que la vengeance individuelle ou les plaintes juridiques, le combat des Guérés autochtones contre les migrants dioulas pro-Ouattara est vital pour leur propre survie collective.

Cette situation explosive, déniée par les autorités politiques actuelles, est pourtant relevée par toutes les ONG et «organisations des droits de l'homme» occidentales: devenues minoritaires sur leurs propres terres, les Guérés sont exilés en grande partie au Libéria (65000 sont dans les camps du HCR, beaucoup plus chez leurs «frères» krahn (il s’agit en fait d'un même peuple, séparé par la frontière coloniale).

Bien plus grave encore est l'installation, par les Frci, dozos ou allogènes eux même, de milliers de migrants agricoles burkinabè (et maliens, en augmentation depuis la conquête du Nord de ce pays par les diverses rebellions) sur les rares forêts encore libres (jusqu'aux «bois sacrés» ou forêts classées!).

Bien entendu, aucun investissement ne semble possible dans le grand Ouest, et les grandes plantations d'hévéa, les entreprises forestières, les plantations de café et cacao risquent de faire les frais d'un conflit de plus en plus menaçant dans cette région poudrière.

Géopolitique régionale et internationale

En un an l’évolution régionale de l'Afrique de l'Ouest a connu des éléments déstabilisateurs pour le régime ivoirien, surdéterminés par un possible changement de régime à Paris (J.L. Mélenchon, acteur montant de la gauche française s'est publiquement déclaré contre l'intervention néocoloniale et le «coup d’État franco-onusien» à Abidjan). Jusque-là en phase avec son «parrain français» comme avec ses homologues régionaux du Sénégal ou du Burkina, le président ivoirien risque, en cas d’alternance à Paris d'être lâché par l'Elysée, en butte à un régime sénégalais opposé à celui de son partenaire Wade, tandis que son homologue burkinabé pourrait connaître le sort du président malien.

Dans ce scénario catastrophe pour monsieur Ouattara (ou de l’alternance pour les partisans de monsieur Gbagbo, qui reprennent déjà des thématiques et des slogans anti dictature du type: «Ouattara, dégage!»), l'élection de François Hollande pourrait être, bien au-delà de la Côte d’Ivoire, celui d'un «printemps des peuples» africains, voire des «révolutions africaines» (sur le modèle évidement des révolutions arabes) qui lui serait fatal.

Des scénarios intermédiaires pourraient toutefois s’articuler à cette hypothèse de la chute d'un régime ouattariste assimilé à un exemplaire produit des réseaux françafricains: une négociation avec son opposition, alliée avec une libération de Laurent Gbagbo pourrait aboutir à des changements d'alliances (par exemple par un retournement du PDCI, ou son éclatement), comme l’histoire de la Côte d'Ivoire en a donné nombre d'exemples, à un gouvernement d'union nationale, voire à une «cohabitation à l'ivoirienne»)

Des éléments contingents sont évidemment difficiles à prévoir; si la CPI, qui jusqu'ici n'a inculpé que des acteurs africains en fonction des desiderata des pouvoirs occidentaux ou de leurs affidés, suivait un pouvoir de gauche à Paris, des partisans de M. Ouattara (ou lui-même, comme responsable politique des crimes de guerre), pourraient être concernés: notamment Guillaume Soro et ses comzones (commandants de zone, les chefs militaires de la rébellion), pour crimes de guerre ou actes de génocide, comme les 1000 morts de Duékoué le 29 Mars 2011. Plus encore une «solution biologique» comme en Tunisie (l'expression vient du sort de Bourguiba) ou au Malawi pourrait toucher certains grands acteurs ivoiriens (âgés et en mauvaise santé notoire pour les deux gérontes du RHDP), et leur succession amènerait inéluctablement à une période de troubles.

De la résistance non violente à la guérilla hypothèses de changement politique en Côte d’Ivoire

Dans la perspective d'un changement de régime à Paris, il est probable que la gauche française, comme lorsque Jospin a empêché Jacques Chirac de rétablir par la force Konan Bédié, la «Force Licorne» serait retirée ou neutralisée, ainsi que les «coopérants» militaires ou civils (comme Serey Eiffel) trop liés au régime Ouattara et à la répression de l’opposition ; les 10 000 hommes de l'Onuci, suivant ce scénario, seraient aussi retirés ou verraient leur mandat redéfini, de sorte que les régulations politiques et militaires puissent agir librement.

Il est alors probable que dans l'Ouest , en milieu rural, on assiste à un retour massif des réfugiés Guérés du Liberia et à un reflux du colonat agricole baoulé et dioula du nord de la Côte d'ivoire mais surtout à un retour des migrants sahéliens vers leur pays d’origine, comme le Burkina ou le Mali; si l'on peut souhaiter que cette alternance après un «génocide par substitution» se fasse pacifiquement, de violents troubles ne sont pas à exclure; de même en pays attié, au Nord d'Abidjan ou bété (ethnie d'origine de Laurent Gbagbo à l’Ouest) qui ont été décimées par les FRCI.

De même à Abidjan ou des tueries dans le quartier pro Gbagbo de Yopougon ont été nombreuses d'avril à juin 2011, après le retour possible des exilés du Ghana : ce serait lors la population dioula des quartiers comme Abobo qui seraient dans l'insécurité.

On ne peut exclure ce à quoi se sont toujours refusé les fidèles de Laurent Gbagbo (qui quoiqu'en disent les travestissements médiatiques occidentaux, a toujours privilégié la voie pacifiste et électorale pour la résolution des conflits): un début de guérilla armé, venant notamment de la zone forestière libérienne, ou les Guérés peuvent compter sur l'appui des Krahns du Liberia, peuple frère à la forte tradition guerrière.Les évolutions chaotiques de la dernière décennie se sont faites, notamment à cause de la présence du corps expéditionnaire Licorne, et du caractère pacifique des revendications sudistes, sans prise à partie des communautés occidentales, en particulier française.

Cependant, comme lors de l'exil de 2004, il est probable qu'en cas d'alternance violente à Abidjan, une «exfiltration» des ressortissants soient nécessaire, ce qui concernerait notamment les familles et les employés des nombreuses PME françaises, et les ressortissants dispersés en brousse.

Quant aux conséquences pour les investissements privés, il est évident qu'un lien trop étroit avec les acteurs de l’«Etat dioula» et les dignitaires du régime Ouattara exposerait les entrepreneurs français à de lourdes pertes en cas d’alternance. Certes, selon les options ou sympathies politiques, la bouteille ivoirienne peut aussi bien sembler à moitié pleine (une croissance de 6% en 2012) qu'à moitié vide. Mais il s'agit ici, plus qu'un diagnostic de l’existant, d'une anticipation des possibles: en raison des échéances à venir, on ne peut que conseiller de temporiser des investissements à risques dans un pays qui connaît des retournements de situation rapide, des alternances chaotiques, toujours au bord d'une guerre civile larvée.

Au fond, pour les six prochains mois après les présidentielles françaises, réduire la voilure et se retirer des zones à risques, être prêt à faire partir les familles et retarder les investissements. Le doute ne peut que conduire à la prudence, et pour le reste, comme disent nos voisins anglo-saxons, Wait and see...


Michel Galy

Politologue français.

mercredi, 18 avril 2012

KARAMOKO YAYORO (RJR) EN CAMPAGNE A PARIS: «SI SARKOZY PERD, NOTRE POUVOIR EST EN DANGER»

 

KARAMOKO YAYORO.jpg

Une délégation du Rhdp, conduite par Karamoko Yayoro, séjourne à Paris (France), afin de mobiliser les pro-Ouattara pour accorder leurs suffrages au Président français, Nicolas Sarkozy, dans le cadre du premier tour de l’élection présidentielle qui a lieu, le dimanche 22 avril 2012. A cet effet, vendredi dernier, la délégation a tenu une réunion dans une salle située non loin de la bouche de métro Alexandre Dumas. Selon un participant à cette réunion, M. Yayoro, lors de sa prise de parole, n’est pas passé par quatre chemins pour galvaniser les partisans du chef de l’Etat ivoirien à s’aligner derrière le candidat de l’UMP: «Si Sarkozy perd, notre pouvoir est en danger». Introduisant son discours, le patron du RJR a indiqué : «Nous sommes spécialement venus d’Abidjan pour vous rencontrer. Notre mission est de vous mobiliser afin de voter tous pour Nicolas Sarkozy, celui-là grâce à qui le président Ouattara a été installé au pouvoir». Et d’indiquer, avec une rare lucidité : «Si Sarkozy ne nous était pas venu en aide, Gbagbo serait encore là».
 
Voulant décupler les ardeurs quant à une mobilisation sans faille le dimanche 22 mars, Karamoko Yayoro a cité en exemple la mobilisation des pro-Gbagbo : «N’ayez plus de complexe car ceux d’en face n’en ont pas! Ils ne se cachent pas de supporter les socialistes. Regardez Calixthe Beyala, elle mobilise les Français d’origine africaine à voter pour Hollande». Pour cette raison, dira Yayoro, «je vous demande solennellement d’aller dans tous les foyers parler à vos enfants, aux ressortissants de vos villages respectifs qui ont la nationalité française et dites-leur qu’ils doivent voter pour Sarkozy».
 
En guise de rappel des hauts faits du président sortant dans la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, M. Yayoro affirmera, pour certainement convaincre les indécis : «C’est ce monsieur qui a autorisé la déportation de Laurent Gbagbo. Pour ceux qui croient en Dieu, priez, pour les autres sollicitez vos marabouts, consultez vos cauris, faites tout ce que vous pouvez, mais il faut que Sarkozy passe». Et de conclure, sentencieux : «Nous lui devons ça».
 
Le président de la jeunesse du RDR sera-t-il entendu? Nul doute. Mais la mobilisation de ses ouailles sera-t-elle suffisante pour incliner le plateau de la balance électorale dimanche en faveur d’un Nicolas Sarkozy en perte de vitesse et que les dernières enquêtes d’opinion donnent perdant au second tour face à son rival du Parti socialiste avec au moins dix points? La réponse sera donnée le 6 mai prochain, date de la tenue du second tour de la présidentielle française.
 
 
Souleymane T. Senn in le quotidien ivoirien Notre Voie du 18 avril 2012.

RATTRAPAGE ETHNIQUE DE OUATTARA: UNE IVOIRIENNE DU NORD TIRE LA SONNETTE D'ALARME

 

côte d'ivoire,n. coulibaly,rattrapage ethnique,frci,alassane ouattara,ado solutions,rdr,rébellion ivoirienne,affrontement communautaire à arrah,lmp,ivoirienne du nord,nordistes ivoiriens

Se rendent-ils compte des conséquences?

 

C'est vrai que l'Ivoirien moyen a, en ce moment, d'autres sujets de préoccupation (ne serait-ce que le coût très élevé de la vie) que ce que j'ai à dire, mais je ne pouvais pas rester «la bouche fermée» face à ce que je vois. Depuis le temps où j'observe l'actualité ivoirienne, mes inquiétudes ne font qu'augmenter, à tel point que j'en suis arrivée à la conclusion que l'aventure «dramanienne» risque de très mal se terminer.

J'aime vraiment la Côte d'Ivoire, sans doute de façon exagérée même, raison pour laquelle mon cœur saigne de la voir ainsi malmenée. Chaque jour qui passe ajoute à ma tristesse au travers d´informations glanées ici et là, soit sur le Net soit auprès de ma famille ou encore de mes amis. Ma plus grande peur est causée par le danger d'une explosion de la situation, d´un conflit entre ressortissants du Nord et du Sud. Je suis l'une de ceux qui sont convaincus que la situation qui prévaut en ce moment en Côte d'Ivoire ne durera pas éternellement, tellement elle hérisse une partie de la population, pas toujours membre du camp LMP comme on voudrait le faire croire. Je ne suis pas seulement triste, mais je suis inquiète et même très inquiète du traitement que l'on fait subir à certains groupes ethniques de Côte d'Ivoire sans que personne ne s'en émeuve ou n'élève la voix (du moins officiellement): agressés, battus, leurs villages détruits ou pillés, des femmes violées, leurs terres occupées contre leur gré etc...etc...Tout cela, sans compter les nombreux morts qu'il y a déjà eu.

L'exclusion des populations du Nord, au nom de laquelle les anciens rebelles devenus Forces Nouvelles et enfin FRCI et leurs chefs ont pris les armes, est plus que jamais d'actualité sous leur «règne». Sans doute se sont-ils accaparés tous les «bons» postes qu'ils croient leur revenir, mais savent-ils ce qui se passe dans le cœur des autres habitants de ce pays? De tous ceux-là qu'ils maltraitent ou exproprient selon leur bon plaisir? Pensent-ils, ces hommes ou femmes «du Nord» (et leurs complices des autres régions) qui nous dirigent, que le reste de la population ivoirienne se tait simplement parce qu'il approuve ce qu'ils font? Je souffre, je suis attristée et j'ai peur, car contrairement à eux qui pourront fuir (voyez les cadres LMP en exil), le moment venu, la population nordiste restera en grande partie sur place, exposée à la vindicte des anciens oppressés. Je ne parle pas de ceux qui sont coupables d'exactions et autres crimes à l'endroit de la population civile. Mais j'ai surtout peur pour tous ces innocents embarqués dans une aventure dont ils ignorent les tenants et les aboutissants. Tous ces innocents qui ont étés abreuvés de propagande jusqu'à perdre de vue la vérité, même quand elle se présente à eux de manière têtue, et qui sont convaincus qu'ils ont étés très mal traités depuis l'indépendance de la Côte d'Ivoire (ce qui est faux, Ndlr). C'est maintenant que leur exclusion a véritablement lieu par la faute de leurs soi-disant «défenseurs».

Deux anecdotes racontées par un parent illustrent bien, à mon avis, la situation actuelle en Côte d'Ivoire. Elle m'ont, pour l'une, mise en colère et pour l'autre, très attristée: la première qui depuis a reçu le nom de «rattrapage», date de l'année 2011. Étant du nord (tout comme moi d'ailleurs), mon parent a une femme ressortissante du Centre; ce qui n´est pas étonnant, vu le brassage des populations en Côte d'Ivoire. Cette dernière travaillait dans une boîte (une entreprise, Ndlr), dont le chef a été remplacé - ou rattrapé, selon le cas - après le changement de l'équipe dirigeante du pays; chose à laquelle je ne trouve pas vraiment à redire, chacun «plaçant» en général ses hommes (ou ses femmes). Là où le bât blesse, c'est que non content de remplacer le personnel qualifié, on est allé même jusqu'à remplacer le petit personnel par des personnes ayant des noms à consonance... nordiste ! Au grand dam de ma «belle-soeur».

La seconde s'est passée au moment des affrontements entre les FRCI et une partie de la population à Arrah, à la mi-février. J'appelle encore une fois ce même parent qui habite la région pour lui demander s'il se porte bien, tout en espérant qu'il n'ait aucun problème. Dieu merci, c'était le cas. Mais comme je lui racontais que j'étais assez choquée que la population «civile» du nord se soit associée aux FRCI pour attaquer d'autres civils, il me sort l'autre anecdote: sa ville n'étant pas loin d'Arrah, un de ses amis, qui lui n'est pas du nord, est venu lui confier des biens de grande valeur (de un à deux millions de francs CFA), par crainte qu'ils ne tombent aux mains des FRCI. C'est le message caché dans cette démarche (le fait qu'il lui confie ces affaires) qui est en fait le plus inquiétant: craignant que les FRCI ne déferlent aussi sur ce lieu, il met tout simplement ses biens à l'abri chez... un nordiste qui lui, ne sera certainement pas inquiété en cas d'attaque des FRCI... Mon parent me dit: «Imagine que l'histoire se soit passée dans l'autre sens...». Sans commentaires!

Le drame dans tout cela, c'est que les barrières sont plus que jamais déterminées par l'appartenance régionale. Le vote pluriethnique connu sous Gbagbo ne semble plus être qu'un vieux souvenir. Car ce qu'il faut savoir, c'est que ce parent, tout comme moi, ne sommes nullement sympathisants du RDR ou encore moins de l'ancienne rébellion qui dirige actuellement la Côte d'Ivoire. Ce fait qui est pourtant connu de cet ami ne l'a pas empêché de mettre ses biens « à l'abri » chez lui. On semble donc en être arrivé à une équation aussi réductrice que dangereuse en Côte d'Ivoire: Rébellion + RDR + FRCI = Ivoirien du Nord. Est-ce cela la «solution»? Merci «ADO solutions»!

Que Dieu ait pitié de la Côte d'Ivoire!

 

N. COULIBALY

TOUSSAINT ALAIN: «LA POLITIQUE, CE N'EST PAS LA GUERRE»

TOUSSAINT ALAIN.jpg


Entretien avec l’un des soutiens de l’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo

 

Toussaint Alain est l’un des indéfectibles soutiens de Laurent Gbagbo. L’ancien président ivoirien est détenu à La Haye. Il est inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Un an après l’arrestation de l’ancien chef d’Etat et à quelques jours de l’ouverture du "dialogue républicain" entre le pouvoir et l’opposition, notamment le Front populaire ivoirien (FPI) et La Majorité présidentielle (LMP) de Laurent Gbagbo, Toussaint Alain revient sur la situation politique en Côte d’Ivoire qu’il qualifie de « dictature ». S’il n’est pas tendre avec le régime d’Alassane Ouattara, il salue néanmoins l’avènement de ce dialogue inter-ivoirien.

Toussaint Alain a été le conseiller de Laurent Gbagbo d’août 2001 à fin 2011. Il est actuellement le président de "Côte d’Ivoire Coalition", un groupe de pression de droit américain qui milite «pour une Afrique indépendante et débarrassée de l’impérialisme».


Afrik.com : Comment se porte Laurent Gbagbo ?

Toussaint Alain : D’après les informations fournies par sa famille, le Président Gbagbo se porte bien. Il est serein et attend le 18 juin, date à laquelle se tiendra l’audience de confirmation des charges devant la Cour pénale internationale (CPI).

Afrik.com : Laurent Gbagbo est-il revenu récemment sur ses conditions de détention aussi bien à La Haye qu’à Korhogo, sur les évènements qui ont conduit à sa chute ?

Toussaint Alain : Le 5 décembre dernier, lors de sa première comparution, il avait déjà tout dit sur ses conditions de détention à Korhogo. Par ailleurs, la teneur de ses conversations avec ses visiteurs est confidentielle.

Afrik.com : Le gouvernement d’Alassane Ouattara a maintes fois appelé le Front populaire ivoirien (FPI) de Laurent Gbagbo à la réconciliation nationale. Le FPI envisage-t-il de répondre à cette main tendue ?

Toussaint Alain : Je ne peux pas m’exprimer au nom du FPI. Je sais seulement que le gouvernement a entamé des discussions avec l’opposition dans son ensemble, pas seulement avec le FPI et La Majorité présidentielle (LMP) qui inclut notamment le CNRD (Le Congrès national de la résistance pour la démocratie), dont l’ancien président du Conseil économique et social Laurent Dona Fologo est le vice-président. Ce dialogue inter-ivoirien devrait débuter à partir du 27 avril prochain à Grand-Bassam (située à l’est de la capitale Abidjan, ndlr). Outre le FPI, des formations politiques comme Agir pour la paix et la nation (APN), Liberté et démocratie pour la République (Lider) de Mamadou Koulibaly et le Rassemblement du peuple de Côte d’Ivoire (RPCI) de Bamba Moriféré sont conviées. Le dialogue n’est donc pas exclusivement réservé aux seuls pro-Gbagbo. Pour ce qui est du processus de réconciliation nationale, il revient aux partis politiques d’en parler. C’est plutôt la manière dont la Côte d’Ivoire est gérée aujourd’hui qui m’interpelle.

Afrik.com : Qu’est-ce qui vous interpelle exactement ?

Toussaint Alain : Depuis un an, nous assistons à l’émergence d’un régime autocratique et tyrannique. M. Alassane Ouattara est arrivé au pouvoir dans des conditions calamiteuses. Sa prise de pouvoir s’est faite à l’issue d’une guerre de plusieurs semaines menée par les forces de M. Ouattara et l’armée française contre Laurent Gbagbo. Depuis, la situation n’a cessé d’empirer aussi bien en matière de sécurité, de respect des droits de l’Homme que sur les plans politique et économique.

Afrik.com : Que reprochez-vous au régime d’Alassane Ouattara en ce qui concerne la sécurité et les droits de l’Homme ?

Toussaint Alain : Nous assistons à la désintégration de l’armée nationale. Elle s’est transformée en une milice de type ethnique composée essentiellement par les FRCI (Forces républicaines de Côte d’Ivoire, armée constituée par Alassane Ouattara lors de la crise post-électorale et composée en majorité des hommes de l’ex-rébellion des Forces nouvelles, ndlr). Cette garde prétorienne d’Alassane Ouattara se livre à des exécutions extra-judiciaires, à une chasse à l’homme permanente, dont les partisans de Laurent Gbagbo sont les principales victimes. Les hommes qui sont aujourd’hui les soldats de l’armée ivoirienne n’ont reçu aucune formation. Ce sont de simples combattants recrutés ça et là dans les villes et villages du nord de la Côte d’Ivoire, voire dans les pays voisins comme le Burkina Faso, le Mali, le Liberia et la Guinée. En outre, la dislocation de l’Etat s’est accélérée, notamment dans le Nord où l’Etat était déjà déliquescent depuis la partition du pays en septembre 2002. En ce qui concerne les droits de l’Homme, plusieurs dizaines de cadres du parti de Laurent Ggabgo ainsi que ses proches sont détenus dans le nord de la Côte d’Ivoire qui est devenu le goulag d’Alassane Ouattara. L’épouse de Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, son fils Michel Gbagbo, qui n’a commis aucun crime sauf ceux imaginés par l’actuel pouvoir, le Premier ministre Aké N’Gbo, le président du FPI, Affi Nguessan sont quelques-unes des personnalités arbitrairement emprisonnées. Au nom de la paix, toutes ces personnes doivent être remises en liberté. Par ailleurs, plusieurs centaines de jeunes combattants, qui avaient répondu à l’appel de l’armée nationale et recrutés au début de l’année 2011, sont portés disparus. Leurs familles sont inquiètes. J’ai rencontré récemment, à Londres, le père de l’un de ces jeunes combattants qui m’a de nouveau interpellé. Nous avons pris attache avec des organisations de défense des droits de l’Homme et une campagne internationale sera lancée prochainement afin que la lumière soit faite sur le sort de ces disparus. La presse internationale en a d’ailleurs fait déjà écho car plusieurs dizaines d’entre eux ont été photographiés alors qu’ils avaient été arrêtés par les FRCI, puis parqués par eux dans une station Texaco du quartier des Deux-Plateaux, à Abidjan. Que sont devenus ces jeunes gens ? Ont-ils été déférés dans le Nord pour être détenus dans des prisons de fortune ou alors ont-ils été exécutés ? La dernière hypothèse ne m’étonnerait guère parce que les exécutions extra-judiciaires ont été érigées en règle par le pouvoir ivoirien. Enfin, au nom du « rattrapage ethnique » - c’est l’expression de M. Ouattara -, les autorités de mon pays se livrent à une chasse aux sorcières au sein de l’administration, où la promotion se fait exclusivement sur des critères ethniques. Cette pratique n’est pas républicaine. Nous parlons de sécurité, de droits de l’Homme. Mais l’économie n’est pas en reste…

Afrik.com : Les compétences économiques du nouveau président ivoirien sont pourtant celles qui font le moins débat ?

Toussaint Alain : : « ADO Solutions » était le slogan de sa campagne. Mais depuis un an, le miracle attendu s’est transformé en mirage. On assiste à des licenciements massifs aussi bien dans la fonction publique que dans le privé ...

Afrik.com : On ne peut pas directement imputer les licenciements dans le privé à Alassane Ouattara, compte tenu de la situation de crise qui est celle de la Côte d’Ivoire depuis plus d’une décennie ?

Toussaint Alain : M. Ouattara est aujourd’hui incapable d’apporter des réponses aux préoccupations des ménages ivoiriens dont le pouvoir d’achat s’est réduit comme peau de chagrin. Les syndicats n’ont plus voix au chapitre. Les droits élémentaires des travailleurs sont bafoués. Plus d’un millier d’employés de la Sotra (Société des transports abidjanais, une société d’économie mixte, ndlr) on été abusivement licenciés, de même que des salariés de la RTI, l’audiovisuel public ivoirien, et du Port d’Abidjan. Dans le même temps, ces entreprises embauchent des personnes originaires du Nord. C’est également ainsi que M. Alassane Ouattara procède pour les recrutements dans l’armée, la police et la gendarmerie. Officiellement, les concours d’entrée sont suspendus mais on intègre des éléments des FRCI. Il y a une liquidation des règles républicaines qui est inquiétante. En lieu et place de la démocratie et de l’Etat de droit, c’est une dictature qui s’est installée en Côte d’Ivoire. Nous assistons à un net recul de la liberté de la presse. Ousmane Sy Savané, le directeur général du groupe Cyclone, éditeur du journal Le Temps pro-Laurent Gbagbo, est détenu par les services secrets d’Alassane Ouattara, la DST, sans qu’on sache pourquoi. Des journaux sont suspendus quand les articles ne sont pas du goût du pouvoir et leurs responsables jetés en prison. L’avocat de Simone Gbagbo, Me Rodrigue Dadjé, a été également appréhendé, il y a deux semaines, par les services secrets ivoiriens et on ne connaît toujours par les motifs de cette arrestation. Des journalistes français, comme Antoine Glaser, reconnaissent aujourd’hui que la Côte d’Ivoire « court vers un régime totalitaire ». Nous avons de profondes inquiétudes sur la gestion du pays.

Afrik.com : Vous avez de nombreux griefs contre le pouvoir ivoirien, mais vous saluez l’avènement de ce que l’on appelle désormais le "dialogue républicain". Pourquoi ?

Toussaint Alain : Nous dénonçons, à raison, M. Ouattara mais ce n’est pas pour autant qu’il faut fermer la porte du dialogue. Le dialogue peut être une arme puissante pour vaincre la tyrannie et la dictature. Le régime d’Alassane Ouattara est en train de tuer à petit feu l’opposition et d’asphyxier le contre-pouvoir qu’il représente. Depuis plusieurs mois, nous appelons à ce dialogue. Un an après, le pouvoir se résout enfin à discuter. Il faut s’en réjouir car c’est ensemble que les Ivoiriennes et les Ivoiriens éviteront à la réconciliation nationale de n'être qu'une vue de l’esprit. Quand bien même, l’on sait que le régime de M. Ouattara est un habitué des passages en force. Il a imposé Guillaume Soro à la présidence de l’Assemblée nationale alors qu’il n’avait pas les 40 requis pour être à la tête du parlement ivoirien. Il avait déjà fait fi des règles républicaines en nommant Francis Wodié à la tête du Conseil constitutionnel, en remplacement de Paul Yao N’Dré. M. Ouattara ne s’est pas non plus soumis aux résultats proclamés par le Conseil constitutionnel, après la présidentielle de novembre 2010, qui donnaient victorieux Laurent Gbagbo. Cependant, il est urgent de repartir sur de nouvelles bases. Discuter avec ce pouvoir illégitime, c’est surtout penser aux populations et aux souffrances quotidiennes qu’elles endurent. Pour autant, la finalité du dialogue ne doit pas être la participation à un gouvernement. Cela peut être une option mais pas le but ultime. « Le pouvoir gouverne, l’opposition s’oppose. L’un et l’autre dans le strict respect des règles républicaines et de la loi », affirmait Laurent Gbagbo. Le dialogue doit conduire à une décrispation de la vie politique, à la confiance et à l’apaisement partout dans le pays, à un consensus national débouchant, à très court terme, sur le retour des exilés politiques et des réfugiés en Côte d’Ivoire. […] M. Ouattara a une peur bleue de la démocratie. Les libertés publiques sont bafouées et les journaux sont menacés de fermeture. Le dialogue est l’occasion de remettre tout cela à plat, d’obtenir les réponses à nos interrogations et de renouer avec un esprit de fraternité. La politique, ce n’est pas la guerre. Nous aspirons à une vraie démocratie en Côte d’Ivoire.

 
Source: AFRIK.COM

GRANDE INTERVIEW AVEC HASSANE MAGUED: «JE SUIS UN RESISTANT AFRICAIN ET UN GUERRIER ENGAGE CORPS ET AME»

 

PANAFRICANISTES.jpg

Infodabidjan: Dans un premier temps, comment souhaiteriez-vous qu’on vous nomme? En un mot présentez-vous au grand public.

H.M: (Sourire) Il serait assez délicat de me présenter en un seul mot au grand public. Je me nomme Hassane Magued. Ça vous le savez déjà. Est-ce un nom à l’Etat civil ou un nom de Code? Je ne vous répondrai pas et n’en soyez pas déçus. Alors s’il était indispensable que Hassane Magued se présente au grand public en un seul mot, il dirait: Résistant. Je suis un Résistant africain. Et un guerrier engagé corps et âme pour la libération totale et irréversible de la Côte d’Ivoire de l’occupation étrangère.

Infodabidjan: Pourquoi avoir choisi d’écrire?

HM: Auriez-vous préféré la tradition orale? (Rire) Juste pour rigoler un peu. Hassane Magued a toujours écrit. Mais il a choisi d’écrire d’une façon particulière maintenant parce que l’Histoire en construction de la Nouvelle Afrique l’y a invité.

De tout temps, ma plus grande peine a été la faiblesse de la plume du journaliste africain en situation de guerre de communication. Nous nous contentons d’un journalisme d’information et de dénonciation. Ce type de journalisme est extrêmement utile et efficace, mais ayons la modestie de reconnaître qu’il est d’une efficacité limitée lorsqu’il s’agit de gagner la guerre de l’opinion.

Dans le contexte de l’invasion de la Côte d’Ivoire, il s’est imposé à moi, par devoir citoyen et panafricaniste de tenter de combler un certain vide. Car de mon humble point de vue, la préparation psychologique de nos peuples à des grands bouleversements imminents, la préparation des générations futures à l’esprit d’une lutte permanente contre les velléités d’invasion, le travail d’information stratégique des forces engagées dans la Résistance, entre autres, sont le devoir premier de l’intellectuel quand une nouvelle page de l’histoire des nations s’écrit.

Alors, Hassane Magued a choisi de faire du journalisme de combat pour mener une guerre sans répit et sans merci contre la machine de propagande de l’agresseur parce que cela est un devoir citoyen et panafricaniste pour lui.

Infodabidjan: Il s’agit donc d’articles de dénonciation et de mobilisation!

H.M: Oui, mais nos écrits vont bien au-delà. La propagande de l’ennemi a construit un empire de mensonge et de faux. Nous avons déconstruit ce mensonge et vous voyez désormais comment l’opinion africaine réagit à la vue de l’agresseur. Elle le hue. La prochaine étape sera de lui jeter des pierres.

La propagande de l’ennemi a diabolisé le juste et habillé en fourrure d’agneau, l’imposteur, le criminel, le voleur, le génocidaire. Eh bien notre travail reste, entre autres, de restituer devant l’histoire, le profil réel de l’imposteur, du criminel, du voleur, du génocidaire quels que soient les parures, les fonctions, les appellations ou les montages médiatiques qu’il s’offre. Puis dans un second temps, ce travail se parachève par un rétablissement de l’image écornée ou défigurée du juste afin que l’histoire retienne cela et qu’elle le réhabilite.

Ce sont juste, quelques pistes d’analyse que nous énumérons pour comprendre le travail que nous faisons. Ce qu’il faut donc retenir, c’est que nous ne faisons pas que de la mobilisation et de la dénonciation. Nous bâtissons de façon transversale, tout un système de communication qui déconstruit, construit, maintien en éveil, prépare aux grands bouleversements, exhorte à la patience, affermi l’esprit de Résistance et donne des indicateurs, parfois précis, parfois codés, des acquis de la lutte qui cachent mal notre Victoire dans un futur certain et très proche.

Infodabidjan: Quelle est la particularité de publier de tels articles en étant en exil?

H.M: Hassane Magued se sent à la maison partout en Afrique. Le sentiment d’être en exil est un esprit d’abandon et de désespoir. Il faut se sentir chez soi, sur un nouveau théâtre de combat, dans un contexte social différent. Et chaque jour, il faut renforcer la détermination, la hargne de vaincre. Hassane Magued ne se sent pas et ne sentira jamais en exil. Dès lors, il n’y a aucune particularité à être ici ou là. En Tunisie ou en Algérie, en Afrique du Sud ou en Angola, Hassane Magued mènera le combat en étant chez lui, en Afrique, à la maison, sur la terre de nos ancêtres, digne et fier de servir.

Infodabidjan: Comment l’idée vous est venue d’écrire?

H.M: Je recadrerai cette question, si vous me le permettez. Je dirai pourquoi avez-vous choisi le concept idéologique de la Révolution Permanente ?

Et je répondrai : Hassane Magued, a toujours écrit et théorisé sur les grandes questions politiques, dans des cadres privés ou dans l’antichambre d’un certain pouvoir politique. Mais il se sent dans la peau d’un idéologue et d’un stratège politique.

Du point de vue idéologique, Hassane Magued, n’est pas un politicien. Mais il pourrait être un réformateur socialiste ; il peut être aussi appelé trotskiste. Ce qu’il faut retenir, c’est que Hassane Magued croit que la Révolution Permanente du point de vue idéologique est la panacée dans le combat de libération engagé par la Résistance africaine.

La Révolution Permanente est la vision idéologique de Léon Trotski. Pour simplifier, la Révolution Permanente prône un combat révolutionnaire permanent, qui ne doit pas se contenter marquer des bémols avec des victoires au coup par coup comme le préconisait Lénine, mais devra mener la Révolution jusqu’à la réalisation complète de l’objectif que l’on s’est fixé.

Aujourd’hui, l’Afrique ne peut pas se contenter de victoires thématiques du genre, on voulait voler notre victoire à l’élection, nous avons résisté et la vérité a été rétablie donc, nous continuons avec le prédateur qui a tenté le coup et nous oublions le passé.

Deux ou trois années plus tard, on se réveil avec une rébellion armée qui partitionne le pays et on se contente de résister, obtenir la condamnation hypocrite de cette rébellion par ses vrais parrains et puis, on est heureux et on décide de faire copain – copain. C’est une grave erreur dans l’approche du combat révolutionnaire. C’est le prix de ce genre d’erreur que la Côte d’Ivoire paie aujourd’hui.

Pour la Révolution Permanente, si notre objectif est l’Indépendance économique, le respect de la Souveraineté de nos Etats, la fin du dictat d’une puissance armée se comportant comme un mal dominant vis-à-vis de nous, eh bien, dès que nous déclenchons un processus révolutionnaire, il faut maintenir le cap jusqu’à atteindre le point de réalisation complet et irréversible de notre objectif. Tout contentement qui vise à baisser la garde après des victoires thématiques, des victoires au coup par coup, est une erreur d’approche idéologique.

Voici pourquoi nous avons choisi d’écrire pour partager cette vision idéologique distillée dans toutes les Chroniques que nous publions.

Infodabidjan: Et combien de temps ça vous prends pour écrire ces articles?

H.M: Le temps le plus long est celui de la compilation des informations et des analyses consacrées au traitement des informations compilées grâce un puissant réseau qui a des acteurs dans tous les milieux sociopolitiques et socioéconomiques de la Côte d’Ivoire. Après coup, une proposition venant d’un acteur de la Révolution Permanente pour harmonisation du style de rédaction ou un travail de rédaction venant directement de ma modeste personne, ne prend jamais une heure de temps. Quand ce temps moyen doit être dépassé, c’est que la Chronique du jour s’est voulue un peu plus longue, allant de 4 à 5 pages.

Infodabidjan: D’où tirez-vous votre inspiration ?

H.M: (Sourire) De Dieu, car il n’y a que Lui pour donner de l’intelligence et la capacité aussi bien d’analyse que de rédaction que nous avons. Des fois, (silence), j’ai l’impression que quelqu’un me dicte ce qui doit être écrit et dit. Il y a forcément la Main de Dieu dans le travail de nous faisons. J’en suis plus que convaincu. Je n’en dis pas plus.

Infodabidjan: On peut donc dire que depuis le 11 avril, vous êtes concentré sur les faits de la crise ivoirienne!

H.M: Avant le 11 avril 2011 dans des cercles privés d’analyse stratégique et après cette date maudite, nous avons décidé de constituer une force de Résistance sur un des fronts sur lesquels l’ennemi nous battait les yeux fermés autrefois ; je veux parler de la guerre de communication. Mais de temps à autres, nous interpellons des pays comme le Cameroun, l’Angola, la RD Congo, la Guinée Equatoriale et nous ne manquons pas de mettre Monsieur Nicolas Sarkozy devant ses responsabilités historiques dans l’agression barbare qu’il conduit par mépris racial contre une Afrique qui ne lui a rien fait de mal et dont le seul tort est de posséder des richesses immenses.

Infodabidjan: Ecrivez-vous seul ou vous le faite en équipe?

H.M: Cette question a déjà été répondue.

Infodabidjan: Avez-vous des représentants qui sont chargés de faire la campagne de communication?

H.M: Cette question a déjà été répondue.

Infodabidjan: Comment avez-vous accueilli la nouvelle du transfèrement de Gbagbo devant la CPI?

H.M: Sans surprise car nous avions prévenu dans une Chronique d’indignation adressée plus ou moins à Monsieur Koné Katina, qui s’était félicité de l’ouverture d’une enquête décidée par la CPI sur les événements consécutifs au braquage électoral de l’ONU et de la France perpétré du 28 novembre 2010 au 11 avril 2011 date de capture du Président GBAGBO par la France.

Et sur la question, notre position a toujours été constante et elle ne variera pas tant que l’histoire ne nous a pas démontré que nous nous sommes trompés.

Ce qui se joue autour de la personne du Président GBAGBO n’a rien de juridique. Et la solution ne sera pas juridique ou simplement juridique, pour être plus précis.

Il y a deux angles sous lesquels nous analysons la capture et la déportation du Président GBAGBO: 1) l’angle du mépris racial, 2) l’angle de la rectification coloniale conceptualisée par certains comme étant une simple recolonisation.

Sous l’angle du mépris racial, le Président GBAGBO a été diabolisé puis humilié par Nicolas Sarkozy et la classe politique française, par ce que – et là je tiens cette opinion de Nicolas Sarkozy lui-même – il fait partie d’une espèce de sous-hommes, qui ne sont pas encore entrés dans l’Histoire et qui osent tenir tête à un président civilisé, bâtisseur de l’histoire des nations et maître incontestable du destin de l’Afrique. Résultat : à la façon dont les esclaves impolis étaient punis et humiliés autrefois par leurs maîtres blancs, le Président GBAGBO a été traqué comme un Noir marron, capturé, humilié et déporté dans une prison d’asile. Et il n’y a pas institution plus appropriée que la CPI, cette cour créée par l’ONU pour légaliser le traitement méprisant et dégradant du Noir qui ose dire “Non”.

Sous cet angle, aucun avocat, avec tous les meilleurs arguments du monde, ne réussira jamais à sortir le Président GBAGBO de cet asile pour les Noirs, les ex-esclaves insoumis.

Sous l’angle de la rectification coloniale, nous sommes convaincus que la décolonisation des années 60 n’a jamais été prise au sérieux par les Colons d’hier. Il y a donc eu un malentendu entre les Colons d’hier et les Colonisés. Ces derniers pensaient qu’ils avaient recouvré la Liberté et qu’ils étaient devenus maîtres de leurs destins. Mais le Colon n’entendait pas cette décolonisation de cette façon.

Il traite les anciennes colonies comme des délégataires de droit d’administration de propriétés coloniales. C’est ce qui explique que si le délégataire principal, celui qu’on appelle abusivement Président, n’emporte pas l’adhésion du Colon ou ne lui offre pas des garanties de soumission, le Colon procède à une rectification. Ou si vous le voulez, il procède à une annulation de la décision.

Et cette dynamique de rectification s’observe dans la déconstruction et la recomposition des frontières nationales héritées de la colonisation, telle qu’amorcée en 2011. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est en plein repeuplement avec un schéma très clair de fendre le pays en deux en partant du Nord-Ouest jusqu’au Sud-Ouest pour le donner au Burkina Faso. Parce que Blaise Compaoré contesterait l’ancien découpage qui a fait que la Haute Volta était restée confinée dans la partie désertique et la Côte d’Ivoire, dans la partie humide. Si les Ivoiriens ne se réveillent pas pour mettre fin à ce repeuplement, la Côte d’Ivoire subira une nouvelle partition, cette fois-ci, pas de l’Est à l’Ouest en passant par le Centre du pays, mais du Nord-Ouest au Sud-Ouest en incluant le Port de San Pedro et la zone cacaoyère de Soubré.

C’est ce projet de rectification coloniale qui a donné la partition du Soudan. C’est ce même projet qui est en train de donner la partition du Mali. Cette même volonté de rectification coloniale va se réaliser en RD Congo dès qu’un acteur crédible sera trouvé. Etc. Etc.

Alors pour en revenir au Président GBAGBO, sa résistance, ayant empêché la réalisation du projet de partition de la Côte d’Ivoire dans le bon sens, a été une des raisons fondamentales de sa déportation. Il n’est ni plus ni moins qu’un Résistant qui menace un projet de rectification coloniale visant les frontières de la Côte d’Ivoire héritées de la Colonisation.

Infodabidjan: Quel est votre sentiment par rapport à cette situation?

H.M: là aussi, notre position est très claire. La Côte d’Ivoire est un pays envahi et occupé par des armées étrangères. Il faut procéder à la libération conséquente de la Côte d’Ivoire et à la construction d’un système de gouvernance révolutionnaire qui permettra l’émergence d’un pays fort, craint, respecté et ouvert sur le monde dans le cadre d’un recentrage diplomatique, économique et monétaire.

La Côte d’Ivoire libérée équivaut à un Laurent GBAGBO libéré. Sinon, en partant de report en report du procès à la CPI, avec des exceptions de procédures et autres raisons farfelues, le tout couronné par une manipulation du temps, le Président GBAGBO sortira un jour de son asile de déportation, blanchi, mais à un âge où il viendra trouver ces petits fils à naître, déjà adultes.

Infodabidjan: Hassane, nous allons aborder la seconde partie de cette interview. Pouvez-vous nous dire quand vous avez vu et parlé à Laurent GBAGBO pour la dernière fois?

H.M: (Sourire) Tout comme vous, j’ai vu le Président GBAGBO pour la dernière fois la télévision, après sa déportation. Quand est-ce que je lui ai parlé pour la dernière fois ? Je dirai, par personne interposée, avant le 11 avril 2011, par correspondance ouverte, dans une Chronique l’invitant à la Repentance. Repentance, non parce qu’il aurait été condamnable mais parce que cela est un geste d’humilité que Dieu agrée. La Bible enseigne que « Car tous ont péché qu’ils sont privés de la gloire de Dieu ». C’était juste dans cet esprit biblique que nous avions demandé la repentance.

Infodabidjan: Que pensez-vous de la communication mise en place par les résistants? Je veux parler de Infodabidjan, de notre partenaire de la Radio VRA et tous les autres sites qui défendent le droit humain et la liberté de ivoiriens y compris le travail que vous faite.

H.M: Alors vous me donnez là l’occasion, pour la première fois d’exprimer ma fierté devant le réveil de la Résistance patriotique et révolutionnaire qui a investi tous les canaux de communication et a damé le pion de très loin aux menteurs qui faisaient la pluie et le beau temps hier.

C’est aussi l’occasion pour dire grand merci à Infodabidjan et à la Radio VRA, que j’ai découverts grâce à un ami, et qui aujourd’hui, sont la vitrine, sinon l’une des vitrines majeures de la guerre de communication engagée par la Révolution Permanente et tous les Résistants contre les envahisseurs de la Côte d’Ivoire. Ma modeste personne ne peut pas vous remercier. Mais le peuple ivoirien et les Patriotes africains sauront mieux que moi, trouver les mots et les gestes forts pour vous dire merci.

Si vous le permettez, je voudrais saluer dans une union de cœur et de prière, les Guerrières et Guerriers Touré Zeguen, Abel Naki, Awansou Sehivé, Steve Beko, Shlomit Abel, Prisca Joelle Stani, … pour ne citer que ces noms et dire ma fierté à tous les tenants de la flamme de la Résistance Patriotique et Révolutionnaire (Administrateurs de sites web, de Blogs, de Pages sur les réseaux sociaux, Communicateur de Web radios, etc.) qui font un travail qui dépasse toute espérance et dont les résultats sont maintenant visibles. Merci et tous mes encouragements à la Presse Imprimée. Merci du fond du cœur pour votre engagement patriotique et citoyen. Votre amour manifesté pour la Côte d’Ivoire est une leçon de civisme et un témoignage vivant que les jeunes générations hériteront avec fierté et dignité. Merci.

Infodabidjan: Êtes-vous prêt à appeler à la mobilisation des ivoiriens face à tout ce qui se passe tous les en Côte d’Ivoire? Nous ne parlons pas d’insurrection.

H.M: (Silence) Qu’est-ce qui vous gênerait si nous appelions à une insurrection du peuple de Côte d’Ivoire contre les armées étrangères qui l’ont asservi, protègent des égorgeurs, voleurs et violeurs et tirent sur des citoyens libres, pour protéger leur entreprise de pillage organisé et de déconstruction de la Côte d’Ivoire ?

(Sourire) Mais soyez rassurez. Je ne vais pas vous embarrasser en utilisant le cadre de cette interview dont vous m’en faites l’honneur, pour passer un tel message.

(Le ton grave) L’heure vient et elle est là où les rires moqueurs vont se changer en pleurs et où le fardeau de la responsabilité et du devoir de rendre compte, mettront fin à jamais, au mépris de la vérité, de la justice mais aussi et surtout, au plaisir de faire mal. Ce jour vient et il est là. L’histoire est notre témoin à tous.

Infodabidjan: Que pensez-vous des cadres du FPI? Pensez-vous qu’ils aient été à l’origine de certaines erreurs de Laurent Gbagbo?

H.M: Souffrez que je ne sois pas juge du FPI et non plus juge du Président GBAGBO. Le FPI fera son propre bilan. Chaque cadre fera son examen de conscience. Et nous ferons notre travail de Combattant au service d’une Côte d’Ivoire forte, débarrassée des insouciants et des prétentieux.

Le plus important, c’est que cette situation de déconfiture nous serve de leçon d’histoire et d’école de la vie. Mais à tous ceux à qui cette situation de perdition ne donnera aucun enseignement en vue de s’améliorer, je voudrais dire que la Côte d’Ivoire libre et restaurée les rejettera comme des malpropres.

Infodabidjan: Ils sont nombreux ces ivoiriens qui ne cessent de vous lire, quel message leur donnez-vous?

H.M: Je voudrais leur dire trois choses : la première, c’est mon infinie reconnaissance et mes remerciements soutenus pour leurs encouragements et leur engagement aux côtés d’une Côte d’Ivoire qui se meurt. Ils sont gagnés parfois par le doute, le désespoir et l’impatience. Je voudrais leur dire que si le temps de Dieu était celui des Hommes, la cause de leur malheur aurait été extirpée avant la fin de l’année 2011. Mais ce n’est que partie remise.

La deuxième chose que j’aimerais leur dire, c’est que nous avons besoin de leur implication pour une diffusion plus large des idées et idéaux que la Révolution Permanente diffuse à travers ses Chroniques. Partages par courriels, impression et distribution dans des cercles parentaux ou d’amis, récupération des arguments développés pour convaincre des interlocuteurs, voici l’approche participative que nous attendons des Ivoiriens et Résistants africains.

Et enfin, je leur dirai, bientôt, nous nous regarderons assis face à face et ensemble, nous regarderons vers des horizons plus heureux dans un esprit de fraternité vraie.

Infodabidjan: Certains nous ont contacté et nous ont demandé si Hassane publiera un livre que leur répondez-vous?

H.M: (Rire) Je leur répondrai que j’ai moi-même été contacté, par personne interposée, par certains éditeurs, sur de tels projets mais pour l’heure, nos priorités sont ailleurs.

Je crains d’avoir à participer à une vaste entreprise de “mercantilisation” de la souffrance des Ivoiriens en tirant de faux honneurs à goûter au fruit défendu de la célébrité commerciale. Ce genre de chose doit être abordé froidement, avec l’intention de faire œuvre utile, de fortifier l’esprit de combat et créer les pistes pour la victoire finale sur l’ennemi.

Si tel est la motivation de mettre un ou des ouvrages à la disposition de la Résistance, nous nous ferons le devoir d’apporter notre contribution. Sinon, cela est sans intérêt pour nous.

Mais il nous plairait bien, comme Mao Tse Toung l’a fait dans le Petit Livre Rouge, de mettre à la disposition des Résistants africains, des Ouvrages dont le plus important pour moi, sera probablement, « Mes Méditations sur la thématique du développement souverain ». J’y travaille et une surprise n’est pas loin.

Infodabidjan: Votre dernier mot aux ivoiriens.

H.M: (Rire). Si je n’ai droit qu’à un seul mot, ce sera « Merci ».

 

Interview réalisée par Sonia Kouamé pour Infodabidjan.


Source: INFO D'ABIDJAN.NET

mardi, 17 avril 2012

COPE ET L'UMP CAUTIONNENT-ILS LES APPELS AU MEURTRE DU RDR AVEC QUI ILS PACTISENT?

 

JEAN-FRANÇOIS COPE.jpg

L'UMP, parti de Nicolas Sarkozy, actuellement dirigé par Jean-François Copé a signé samedi 14 avril à Paris un accord de partenariat avec le Rassemblement des républicains (RDR) d'Alassane Ouattara. Cette signature est intervenue dans le cadre d'une manifestation intitulée "La France avec les printemps africains", en présence de divers représentants et personnalités, comme Mahmoud Saleh, représentant le nouveau président sénégalais Macky Sall, les anciens Premiers ministres guinéens Cellou Dallein Diallo, Sydia Touré et Lansana Kouyaté ...

De quels printemps africains est-il question ici? Du coup d'État, certes printanier, réalisé en Côte d'Ivoire par la France afin d'y installer le futur président de la Cédéao Ouattara le 11 avril 2011 ? Des réélections dans des fauteuils (parfois presque roulants) de toutes les vieilles barbes de la Françafrique à part Wade (Déby, Compaoré, Sassou)? Du récent coup d'État au Mali ? De celui, encore plus récent, en Guinée Bissau?

Les printemps africains, c'est-quoi-c'est-où-c'est-quand-c'est comment (comment)?

Comment le président Guinéen Alpha Condé (tenu pour un chanteur de reggae par Alexandre Adler) doit-il interpréter l'invitation faite à son principal opposant Dallein Diallo?

france,jean-françois copé,ump,adama soumahoro,wade,déby,compaoré,sassou,alpha condé,dallein diallo,laurent gbagbo,alassane ouattara,claudy siar

Jean-François Copé, l'homme qui ignorait le sens de l'expression "conflit d'intérêts", a paraphé cet accord "de coopération et d'amitié" avec son homologue ivoirien, Amadou Soumahoro et déclaré "Les putschs militaires n'ont plus d'avenir" Au lendemain de la Guinée Bissau et quelques mois seulement après la tentative par balles sur le palais du même Alpha Condé à Conakry, la formule n'était-elle pas superfétatoire ? Au regard du rôle, une fois encore, pénible attribué à la France dans la crise malienne, était-il judicieux d'assurer : "L'échec très rapide du putsch lamentable au Mali ne fait que renforcer ma conviction. Ce type d'opération est condamné par avance" ? Pour JFC, "la nouvelle politique africaine de la France, c'est Nicolas Sarkozy qui la conduit" alors que "la Françafrique, celle de 'Papa m'a dit', c'est celle du PS et de son candidat", François Hollande. Amen.

Il est un point sur lequel aucun journaliste présent n'a manifestement songé à questionner l'ami Copé, ce sont les propos, les menaces même, proférées régulièrement, et encore il y a quelques jours par M.Soumahoro à l'encontre du parti de Laurent Gbagbo : « Désormais, nous allons demander à nos militants de se mettre en ordre de bataille pour mater tous les militants du Fpi qui s’attaqueront au Président Alassane (Dramane Ouattara). Nous n’allons plus accepter les arrogances du Fpi. Oui, nous allons les mater. Ils oublient que tous ceux qui se sont attaqués à Alassane se trouvent au cimetière. »

Lorsque la polémique éclatera, Soumahoro reculera en prétextant avoir en fait voulu parler de "cimetière politique". Avant de se lancer dans une nouvelle furieuse diatribe contre les journalistes cette fois... À une semaine du premier tour de la présidentielle française, quoi de plus rassurant : le Secrétaire général de l'UMP signe un partenariat avec un homme qui menace de mort les opposants politiques et se moque du tiers comme du quart de la liberté de la presse ! 

Photo - dr   Texte - J.O.


PS : On murmure aussi ici et là que cette manifestation n'aurait en fait eu pour fonction que de contrer médiatiquement le Congrès du Mouvement des Africains de France, initié par Calixthe Beyala le même jour... cela expliquerait peut-être l'étonnante présence au milieu des Ouattaristes d'un ancien très bien vu sous Gbagbo, l'actuel Délégué interministériel à l'égalité des chances pour les Français de l'Outre-mer, Claudy Siar...


Source: LE GRI-GRI INTERNATIONAL

ADIEU A SARKOZY ET A SA POLITIQUE BLING-BLING EN ZIGZAG

 

DAO-SARKO-PovCon2.jpg

Mort de fatigue à quelques encablures de la date fatidique

 

La France de notre enfance était un grand pays. C’était un grand pays de culture feutrée, mais c’était également un pays de grands hommes et d’hommes grands (un coup d’œil dans le rétroviseur de De Gaulle à Mitterrand pour s’en convaincre). D’aucuns diront que la France était grande parce qu’elle avait un empire colonial, et que depuis l’accession à l’indépendance de nombre de ses colonies d’Afrique et d’Asie, elle est restée réduite à la portion congrue. Certainement, cela peut être vraie, mais elle aurait pu garder tout de même, sa force économique d’antan, encore faut-il que ses dirigeants actuels reflètent cette élégance idéelle !

Le quinquennat de son dernier président, M. Nicolas Sarkozy a donné l’estocade sur tous les plans à la grandeur perdue de la France. Pour excuser ses dérives et ses déboires, l’on a qualifié cette descente aux enfers, de politique bling-bling. En Côte d’Ivoire l’on dirait de cette politique qu’elle est celle du parler « gbêh » où ignorance et insolence se disputent la part du lion. En quoi consiste-t-elle ?

Dans sa réalité, cette manière de s’exprimer consiste à dire brutalement tout haut, sans porter de gant, certaines choses que tout le monde pense tout bas. C’est le propos de l’homme qui va droit au but. En début de campagne à Argenteuil, une des banlieues Nord de Paris dans le département du Val d’Oise (95), cet homme a insulté les enfants issus de l’immigration en les traitant de « racaille ». Et comme si cela ne suffisait pas, il a promis la manière forte pour les débarrasser de la cité en les faisant passer au carsher. Il a du coup oublié que la société française, a sa part de responsabilité dans l’échec des jeunes qui se tournent vers la drogue et autres fléaux sociaux. Lui-même issu de l’immigration, aurait pu donner l’espoir à ces jeunes, en leur disant qu’eux aussi peuvent y arriver s’ils s’en donnent la peine… A un moment donné, cet homme a suggéré l’idée de supprimer l’aide aux familles dont les enfants ont échoué. En l’espèce, il s’agissait de sanctionner les familles en coupant l’allocation familiale qui leur permettait de faire face aux nombreuses dépenses, car ces enfants en échec scolaire, proviennent de milieu défavorisé (Famille nombreuse, enfants abandonnés à eux-mêmes, parents au travail de 06h à 22h passées le plus souvent, Etc.).

Quand l’homme est arrivé au pouvoir, ses méthodes de plouc parachuté au sommet de l’Etat (petites tapes dans le dos, accolades peu catholiques à ses collègues présidents, absence de diplomatie dans la manière d’être), ont fini par agacer ceux qui soutenaient sa promesse du changement. Il se faufilait entre les problèmes aux plans national et international ; alors ses détracteurs ont parlé de politique de zigzag (Dixit F. Hollande), mais aussi de comportement d’un agité.

Certes les crises internationales de la finance et de la dette, ont complètement enseveli toutes les promesses du candidat Sarkozy, mais surtout la défense de la démocratie « spécieuse» (soutenue par sa clique onusienne et lui), a fait naître le slogan « Sarkozy dégage ». La coupe était trop pleine : trois fronts de guerre à la fois en Afghanistan, en Côte d’Ivoire et en Libye etc. ne lui suffisaient pas, il cherchait maintenant une guerre civile en opposant les Français. Dans un tel cas, il est normal que par reflexe, les Français s’accordent à lui rendre son bras d’honneur de plouc en le chassant du palais de l’Elysée.

Si dimanche prochain, la France vote pour la fin des privilèges, par ricochet, ceux d’Afrique par Françafrique interposée, verront le glas sonner pour eux. Nous dirons préventivement adieu à la promesse des pluies des milliards de francs CFA ; suivez mon regard !

 

Louis-Freddy Aguisso


Source: JUSQU'AU BOUT.FR

lundi, 16 avril 2012

PREMIER CONGRES DU MOUVEMENT DES AFRICAINS-FRANÇAIS: LE DISCOURS INTEGRAL DE CALIXTHE BEYALA

 

CALIXTHE BEYALA 4.jpg

Chers amis,

Merci d’être venus aussi nombreux, d’être venus quelquefois de si loin, d’Allemagne ou de Dakar, de l’Italie ou de Ouagadougou pour assister à ce premier Congrès extraordinaire du Mouvement des Africain-français.

Etre Africain-français, c’est clamer son attachement à la France, c’est  l’aimer et la chérir, mais aussi d’avoir une passion pour l’Afrique, pour sa culture et se soucier de son avenir. 

Etre Africain-Français c’est se reconnaître dans des valeurs de paix universelle, d’égalité universelle et de fraternité universelle

Etre Africain-français,  c’est réaffirmer son attachement aux valeurs de la République.

Etre Africain-français c’est être fiers d’être français, tout aussi fiers de puiser ses racines dans l’Afrique Ancestrale, cette Afrique berceau de l’humanité et de la civilisation, mais qui en ce troisième millénaire a décidé de sortir de son berceau.

Etre Africain-français, c’est se réclamer aussi bien des Lumières que de l’Africain Wilhem AMO, d’APULEE DE MADAURE que de Condorcet.

Etre Africain-français c’est être fiers d’avoir pour ancêtre le berbère Saint-Augustin d’Hippone un des pères fondateurs de l’église, que d’Olympe de Gouge, la révolutionnaire qui a combattu l’esclavage  et rédigé la déclaration universelle des droits de la femme et de la citoyenne.

Etre Africain-français c’est être cette double combinaison, d’Occident et d’Afrique dont l’un ne saurait se prévaloir sur l’autre.

Etre Africain-français, c’est accepter son métissage culturel, ethnique et géographique qui est un atout pour la France 

Etre Africain-français c’est contribuer à la civilisation française dans sa vocation universaliste.

Chers amis, Honorables invités, 

Etre Africain-français n’est pas une question de couleur de peau étant donné que l’Afrique est le continent de toutes les couleurs, de toutes les nuances … Etre Africain-français est avant tout une vision, une manière de concevoir l’humanité comme un tout indissociable au-delà des différences culturelles, ethniques ou religieuses,

Etre Africain-français est un art de vivre.

Etre Africain-français, c’est faire partie sans nul doute du dernier carré des Républicains porteurs des idéaux de Liberté, d’Egalité et de Fraternité

C’est pourquoi chers amis,

Les Africain-français ont le privilège aujourd’hui, dans ce lieu mythique en cette date du 14 avril de l’année 2012 d’annoncer l’abrogation du décret Royal du 5 avril et 9 août 1777 interdisant aux Noirs, mulâtres et autres hommes de couleur, l’entrée sur le territoire Français et les mariages interraciaux.

Etre Africain-Français, c’est proclamer l’abrogation de ce décret Royal, avec effet immédiat, d’autant qu’il est censé être toujours en vigueur. 

Etre Africain-français, c’est s’interroger  sur ce curieux oubli qui donne une légitimité aux partis de l’extrême droite française dont les programmes portent en eux la gangrène du racisme, les nécroses du rejet de l’Autre et dont les discours nauséabonds se résument à faire de l’immigration-intégration, un couple indissociable, responsable des tous les malheurs de la France, responsable de l’insécurité, du chômage et de la déliquescence de notre identité française.   

Qu’ils sont ridicules ces partis xénophobes qui se donnent tant de mal  pour exprimer de telles inepties, de telles stupidités !

Chers amis, Honorables invités, mes frères et sœurs, 

Nous, Africain-français tenons à dire à ces politiques xénophobes et racistes qu’ils sont indignes de représenter notre si belle République car elle est  fondée sur des principes humanistes.

Nous leur disons d’une seule et même voix  que, la générosité, l’altruisme, la bonté, l’hospitalité sont les socles de la République française !

Nous leur disons avec virulence que la haine,  l’égoïsme et l’individualisme qu’ils prônent sont contraires à notre tradition judéo-chrétienne. 

Nous leurs disons que nous ne nous tairons plus face à leurs diatribes ignobles, à leurs libelles infâmes, à leurs palabres hideuses.

Nous affirmons d’une seule et même voix, à ceux qui préconisent la haine et le rejet,  nous crions à Marine Le Pen,  que pour nous Africain-français donner à boire à celui qui a soif est pour nous un besoin et non une obligation, que donner à manger à celui qui a faim est pour nous une nécessité, qu’offrir un coin de feu pour se réchauffer à celui qui a froid est pour nous une aspiration aussi forte que celle de vivre. Car générosité et hospitalité fondent notre identité africaine et chrétienne. Nous  soignerons le malade et l’indigent tel que l’exigent les préceptes que nous épousons. Nous nous battrons pour que notre cher pays la France et nos HLM demeurent des lieux d’accueil pour tous  les nécessiteux sans distinction de race, de couleur ou de religion !

Parce que donner nous enrichit, parce que donner nous donne sens, parce que donner nous distingue de l’animal car cet acte fait de nous des hommes

Nous affirmons cela avec d’autant plus de force que les valeurs d’égalité et de fraternité si chères à notre République, vont chaque jour en s’effilochant. 

Nous mettons en garde, les partis politiques Républicains tentés de reprendre à leur compte ce discours honteux pour des raisons électoralistes, ceux-là qui quelques mois encore nous proposaient un misérable débat sur l’identité nationale, un débat somme toute passionnant, mais étriqué et douteux dans sa formulation. 

Nous affirmons qu’une identité est comme une planète, en perpétuelle mouvement… ce qui fait toute sa beauté, toute sa richesse, toute sa magnificence n’en déplaise aux tenants d’une identité française figée qui serait exclusivement  d’extraction européenne et judéo-chrétienne.

Nous sommes convaincus que,  l’identité géographique des peuples  est plus importante que l’identité raciale. 

Nous sommes convaincus que les hommes appartiennent plus à leur époque et à leur espace géographique qu’à leur origine ethnique. 

Ce constat établi, nous appelons - d’une seule et même voix tous les partis -politiques à travailler ardemment au renforcement de la cohésion sociale, mise à mal depuis cinq ans par moult discours et propositions clivant 

Honorables invités, chers amis,

Plaider la cause d’un peuple devant une nation à laquelle il est censé appartenir voilà qui n’est pas aisé ; ceci est d’autant plus difficile que ce peuple a depuis des siècles accepté par la force ou par facilité les épithètes les plus saugrenues qu’on lui accole ; Il arrive quelquefois qu’il utilise lui-même  certaines épithètes qui le disqualifient en tant qu’être social, en tant que entité culturelle ayant une pensée, une capacité d’analyse et finalement en tant que personne physique ayant des droits et des devoirs.

La dernière trouvaille en date pour désigner les Africain-français est le mot « diversité. » Et nul n’argue que s’il existe bel et bien une diversité dans la faune et la flore, il n’existe qu’une seule race humaine, celle des hommes.

Pourtant, personne ne s’étonne d’entendre d’éminents politiques ou intellectuels hautement instruits, de grands journalistes et d’importants économistes qualifier les africain-français de « diversité » Et sans esprit de polémique, nous invitons le lecteur à se référer au Petit Larousse qui propose d’autres mots de la même famille, dont il ne serait point vain d’en faire un rapprochement avec « diversité » à savoir, divergent, divers, diversifier …. Jusqu’à divertissement !

L’utilisation du mot « diversité » à l’égard de l’Africain-français est-elle une manière de le considérer comme une quantité négligeable au sein de la Nation ? Est-ce une tournure linguistique pour lui signifier qu’en tant que « diversité » il n’est pas une nécessité absolue ? Est-ce un contournement pour lui notifier qu’il n’est pas essentiel au fonctionnement d’une économie, d’une administration et encore moins de la politique exclusivement réservée à une certaine élite ? Le « divers » n’est pas le centre de préoccupation d’une société ; il est son accessoire, sa périphérie… Et l’on peut s’en passer sans que n’intervienne un bouleversement dans l’établi.

Chers amis, honorables, nous ne sommes pas une diversité, nous sommes des Africain-français.

Des Français se définissant comme des Africain-français représentent près de 20 % de la population nationale.

Pourtant, aucun Africain-français ne dirige une entreprise du CAC 40, aucun  Africain-français n’occupe un haut poste de responsabilité dans les instances politiques.  Le taux de chômage dans cette frange particulière des Français y est de 40 % alors que sur le plan national il oscille autour de 10 %. Comment s’en étonner si nous sommes considérés comme une diversité ?

Cette absence des Africain-français dans les sphères politiques, économiques et culturelles est liée à l’incapacité des dirigeants de cette cinquième République à veiller à l’application de notre constitution qui stipule que l’on ne saurait discriminer un citoyen en fonction de sa couleur, de ses origines, de sa croyance religieuse ou de son sexe…

Et le Mouvement des Africain-français s’est créé  pour obliger la République à revenir à ses fondamentaux, à respecter ses principes, tous ses principes sans exception. 

En ce sens, le Mouvement des Africain-français usera de tous les moyens légaux dont il dispose pour obtenir gain de cause.

Honorables invités, Chers amis,

Nous sommes aujourd’hui réunis pour dire notre malaise face à de telles injustices, pour exiger notre part du gâteau Républicain. Nous exigeons que sortent de nos rangs des députés, des ministres, d’imminents industriels et d’hommes et femmes de culture et nous disons d’une seule et même voix : assez de l’exclusion ! Assez des discriminations ! Assez de ces formes d’occultations subtiles mais réelles d’une grande frange de la population française. 

Africain-français : D’une seule et même voix nous disons

Que Nous sommes des métis et non des métèques.

calixthe beyala,maf,congrès,14 avril,discours,françois hollande,laurent gbagbo,kadhafi,obiang nguema,biens mal acquis

Premier congrès du Mouvement des Africains-Français (MAF)

D’une seule et même voix nous exigeons que des mesures d’urgence soient prises afin que le mot égalité devienne une réalité pour chaque homme, chaque femme ! Nous exigeons une égalité de fond et non seulement de forme comme c’est encore le cas jusqu’à ce jour.

Parce que nous en avons assez de voir nos CV rejetés à cause de la consonance ou de la couleur de notre peau; parce que nous en avons assez de n’avoir point accès à un logement  décent du fait de nos origines…. 

Chers amis, Honorables invités, ces discriminations dont nous sommes victimes ne s’expriment pas seulement sur le territoire national, mais également à l’extérieur. C’est ainsi que nous constatons avec tristesse, que le sort d’un Africain-français emprisonné dans les geôles des pays étrangers n’intéresse personne, fût-il innocent. Michel Gbagbo, un Africain-français innocent emprisonné depuis plus d’un an en Côte d’Ivoire en est la parfaite illustration alors qu’au même moment, l’Etat déploie des moyens colossaux pour libérer nos compatriotes emprisonnés en Amérique Latine.

Nous disons, ça suffit ! Assez ! Assez !

Africain-français !!!!!!

D’une seule et même voix, nous appelons au respect les tenants du discours universaliste qui n’ont cesse de dénoncer toute manifestation de nos revendications, toute tentative de regroupement des populations africain-françaises en nous accusant de communautaristes.

D’une seule et même voix nous les enjoignons de nous accepter dans notre totalité.

D’une seule et même voix, nous leurs signifions que nous connaissons leur manœuvre qui ont pour but de nous acculer au silence, alors que dans le même temps nous avons observé de leur part une acceptation sans aucune forme de procès, de l’expression des cultures d’extractions européennes alors même qu’elles se définissent comme une communauté. 

Leurs tentatives d’occultation de notre présence explique sans doute pourquoi, la population africain-française n’a pas donné lieu à des études scientifiques approfondies susceptibles d’en cerner les contours démographiques, les aspirations, les attentes, les pensées, les parcours socioprofessionnels, le niveau de vie, le taux de chômage, les maladies spécifiques dont elle souffre etc.… Pourtant on se rend compte que dans le même temps, ces experts sont à même de produire des statistiques des jeunes Africain-français emprisonnés dans les geôles de la République ou leur taux d’échec scolaire.

Chers amis, honorables invités, nous dénonçons ces travers, cette manière différentielle de nous traiter non dans un esprit de polémique, mais de rapprochement.

Nous sommes intimement convaincus que les mots, la connaissance, l’éthique et la pensée peuvent conquérir le chaos, venir à bout de l’ignorance et transformer le mépris d’hier en admiration d’aujourd’hui.

Chers amis, Honorables invités, avez-vous comme nous constatez oh, combien est absente la politique étrangère de la France dans les débats de ces présidentielles ? 

 Existe-t-il réellement une politique Africaine de la France ? 

A cette question, la réponse est non. Il n’existe aucune lisibilité, aucune ligne directrice de la politique de la France en Afrique. Celle-ci varie en fonction des intérêts de petits groupes et autres obscures officines.

Politiques et médias nous ont justifié  les interventions armées de l’année 2011 sur le continent noir par le souci de nos dirigeants occidentaux d’instaurer la démocratie dans les pays africains. 

Nous rétorquons que la démocratie n’est pas un produit exportable. Il appartient à chaque peuple de construire la sienne en fonction de son histoire et de son évolution.

Nous disons que notre si belle République a tant d’atouts, qu’elle n’a pas besoin de mener des croisades çà et là pour s’imposer dans un univers mondialisé. Nous ne saurons soutenir ces guerres de conquête et de recolonisation d’un nouveau genre.

Nous exigeons le retrait rapide de nos soldats de plusieurs pays, parmi lesquels l’Afghanistan, la Côte d’Ivoire, la RCA, le Tchad et le Gabon.

Au Mouvement des Africain-français, nous aimons la paix, la fraternité, la solidarité et la justice. Nous disons qu’avec les pays émergeants, la France se doit d’entretenir des relations de partenariat et de respect mutuel.

Chers amis, Honorables invités, les pays d’Afrique, notre continent d’origine n’est pas seulement victime des guerres meurtrières menées contre ses populations pour la captation de ses matières premières. Il est également de nouvelles formes des pressions juridiques spécifiquement conçues.

C’est ainsi que la dernière trouvaille des dirigeants du Nord pour mieux soumettre les gouvernements du Sud à travers des ONG complices est la notion de « Biens Mal acquis ».

Nous constatons :

A – Que les pays concernés par la question des « biens mal acquis » sont les pays pétroliers du Golfe de Guinée, de la Guinée Equatoriale au Cameroun, du Gabon en passant par le Congo.  Quid des Emirats ? Quid du Qatar ? Quid de la Russie ? Pourquoi les dirigeants de ces pays ne sont pas eux aussi mis au banc des accusés alors qu’ils achètent palaces et yachts de luxe en France ? S’agirait-il de faire chanter les dirigeants Africains pour les rendre encore plus dociles ? S’agirait-il de fragiliser ces Etats pour ensuite justifier des interventions militaires comme en Côte d’Ivoire ou en Libye ? 

Où sont donc passés les milliards soit disant volés par Mobutu ? Qu’en est-il de la fortune Libyenne ? Quant à ceux de la Côte d’Ivoire, nous savons aujourd’hui que Laurent Gbagbo est indigent et que la Cour Pénale Internationale est obligée de payer ses avocats.

Chers amis, Honorables invités, 

Nous venons de  nommer la Cour Pénale Internationale.

Il est curieux de constater que la plupart des puissances occidentales qui ne reconnaissent pas la compétence de cette cour pour juger leurs propres ressortissants, sont les mêmes qui exigent à cors et à cris que les Africains y soient envoyés pour y être jugés et ceci pour des crimes commis en Afrique contre les Africains. Il est temps de dénoncer cette fumisterie au nom des droits universels de l’homme.

L’existence de la Cour Pénale Internationale est pour chaque Africain descendant une humiliation. Elle nous rappelle les périodes sombres de l’esclavage lorsqu’on expédiait les résistants Noirs mourir loin de la chaleur de leur terre natale, loin de leur soleil. Il en avait été ainsi de Toussaint Louverture, de Jean-Jacques Dessalines,  de Boukman Duty,  de Makandal pour ne citer que ceux-là, paix à leur âme !

Nous ne préjugeons pas de l’innocence ou de la culpabilité de ceux qui sont enfermés dans cette prison pour nègre. Nous demandons pour eux un traitement humain, à savoir celui d’être jugés dans leur pays, sur la terre de leurs ancêtres et par les leurs. 

Ceci explique pourquoi, le Mouvement des Africain-français demande la fermeture de la cours pénale Internationale, cette prison qui porte en elle les germes de l’esclavage et de la colonisation, cette prison qui ressemble étrangement en un purgatoire pour Africain récalcitrant, ce goulag pour peuple dominé.

Nous, au Mouvement des Africain-français déclarons, que dorénavant nous serons l’interface entre la France et l’Afrique parce que nous sommes les héritiers naturels de l’Afrique en Occident, parce que nous sommes les mieux fondés à défendre les intérêts des peuples d’Afrique.

Chers amis, Honorables Invités,

Nous ne saurons conclure ce congrès sans vous parler des objectifs à court long et moyen terme de notre Mouvement.

Le Mouvement des Africain-français, n’est pas  un mouvement de contestation, mais de construction et de responsabilisation. 

Oui, les Africain-français ont décidé en se réunissant, en formant un tout indissociable, de prendre leur responsabilité devant les hommes et devant la République.

Oui, nous voulons exister au sein de la République par nous-mêmes et non sous forme d’assistanat. Nous n’accepterons jamais une subvention sous une forme ou sous une autre. Nous tenons à rester autonomes, à financer nous-mêmes nos différentes activités et nos différents projets.  

Etre au MAF, c’est être une femme ambitieuse,  c’est être un homme extrêmement courageux.

Au Mouvement des Africain-français, nous suscitons les ambitions et nous les accompagnons. Nous voulons des postes et nous allons les conquérir afin d’apporter notre contribution à la construction Républicaine.

En matière économique, grâce au nombre de nos adhérents qui nous l’espérons atteindront 1 000 000 de personnes en une année, voire au plus tard  dans deux ans, nous générerons de l’argent. Nous serons alors en mesure de prêter des fonds à nos entrepreneurs afin qu’ils puissent créer des entreprises et des emplois, améliorant ainsi la condition sociale des Français.

Et nous y arriverons. 

Sur le plan culturel, le MAF a pour projet la création des MAISONS DES CULTURES AFRICAIN-FRANCAISES. Et ce, grâce aux cotisations, à la bonne de volonté de chaque adhérent et aux divers dons. Nous ne tendrons plus jamais la main, car la main qui donne est au dessus de celle qui reçoit. 

Dans les 10 prochaines années, nous envisageons d’acheter un bien immeuble à Paris, Lille, Marseille, Lyon et Bordeaux.

Ces lieux seront des endroits d’éducation de nos jeunes, de lecture, d’apprentissage des langues africaines, de prise en charge de ceux qui ont été déscolarisés, un lieu de formation à une véritable citoyenneté. 

Oui, nous y réussirons, nous le ferons, ensemble, main dans la main, comme un seul homme !

En matière politique… fort de l’engouement que suscite notre Mouvement, fort de l’approbation et du crédit que lui porte chaque Africain-français dans l’hexagone, à travers l’Afrique, l’Europe et même l’Amérique, le Mouvement des Africain-français sera dans un futur très proche, le premier Mouvement politique de France. Il compte peser lourdement sur les prochaines échéances électorales en France.

Pour les élections régionales, municipales ou législatives, nous voterons au coup par coup, selon l’esprit des candidats à partir des accords préétablis avec les différents candidats au-delà des partis.

Il n’est pas question pour le MAF de nous contenter du saupoudrage habituel où l’on nous jette çà et là, sur des listes électorales quelques Noirs, quelques arabes sans que l’on sache d’où ils viennent, où ils vont, ce, juste pour capter nos voix. Aussi, les seuls qui feront parti des listes et pour lesquels nous voterons seront d’abord et avant tout des membres du MAF. Les Africain-français sont d’abord du MAF avant d’être au PS, à l’UMP ou au Parti communiste. Le MAF vote pour le MAF.

Le MAF est d’abord le MAF car il contient en son sein tous les ingrédients pour bâtir une vie meilleure, une société de paix et de respect telle que l’ont imaginé les grands humanistes, les grands hommes de paix et les grands universalistes. 

Au cas où nous n’aurions pas d’accord avec les partis classiques, fort de notre mobilisation en France, nous présenterons nos propres candidats aux diverses élections.

Parce que nous en avons assez de souffrir.

Parce que nous en avons assez d’être méprisés.

Parce que nous en avons assez d’être exclus. Nous nous inclurons dans la République avec l’amour qui nous caractérise, avec le sens d’équité et de justice que nous ont légué nos ancêtres Africains et Français.

Dimanche 22 avril,  les Africain-français voteront d’une seule et même voix lors des Présidentielles pour le candidat de gauche ou de droite, qui répondra de manière claire aux doléances des Africain-français et prendra des engagements ferme avec le MAF

Et en ce sens, notre candidat est François Hollande.

Nous tenons à remercier tous les africain-français pour leur forte mobilisation, pour leur sens aigu des responsabilités dans l’organisation de cette rencontre exceptionnelle. Chacun de nous, chacun de vous à donner le meilleur de lui-même pour que plus jamais, il ne soit dit que nous n’existons pas, que nous ne savons pas faire foule

Merci à tous et que la Mobilisation Continue ! Vive les Africain-français. Vive la France !

 

Calixthe Beyala


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

AFRIQUE - MALI: LA CONSPIRATION SE POURSUIT

RICHARD ATTIAS.jpg

Richard (Attias) coeur d'or noir au secours de l'Afrique

 

Dans un récent article que l'on croirait tout droit sorti de la plume du puissant ex-mari de sa femme actuelle, Cécilia, l'homme d'affaires Richard Attias – publiciste et organisateur, entre autres, du “forum économique de Davos” depuis 1994 : c'est tout dire…–, nous brosse le portrait idyllique d'une Afrique à l'en croire bien près d'atteindre son PMP – Point de Maturité Politique – à l'aune des critères de la jet set des maîtres du monde. A l'origine de ce satisfecit : le succès de l'arbitrage mené par la CEDEAO, ayant abouti au désistement du capitaine Sanogo en faveur du président de l'assemblée nationale Dioncounda Traoré, dont le retour providentiel avait été curieusement “prophétisé” par le ministre français de la coopération Henri de Raincourt, lors d'une interview dans le cadre de l'émission “internationales” de TV5monde-Rfi-Le Monde, le dimanche 25 mars 2012.

Commençant par une allusion émue au pauvre “Amadou Toumani Touré (ATT), qui était pourtant un exemple démocratique dans la région” – alors que, ce n'est un secret pour personne, les gouvernants français n'avaient pardonné à ce dernier ni ses sympathies pour le Président Gbagbo et sa modération lors de la crise ivoirienne, ni son refus d'installer une base militaire française à Sévaré –, Monsieur Richard Attias feint de s'émerveiller devant la “médiation ferme et efficace qui a permis, pour la première fois en Afrique, de faire plier (par le dialogue et des menaces de mesures de rétorsion), la junte qui avait pris le pouvoir à Bamako”, avant d'évoquer en termes judicieusement réprobateurs – sur l'air de “vous voyez, je n'ai rien à voir avec ces gens-là”– “le silence assourdissant du ministère des affaires étrangères français” à l'occasion de cette crise.

RICHARD ATTIAS 2.jpg

Cecilia Sarkozy et Richard Attias

Il fait ainsi mine de croire à la fois que la France n'a rien à voir avec les bouleversements subis par le Mali, et que les initiatives de la CEDEAO échappent au contrôle de la France. Une France, pourtant, – la “leur”, celle des copains fortunés de son actuel Président, celle de BHL et de Monsieur Attias – dont nul n'ignore qu'au travers de son ignoble guerre du pétrole en Lybie, elle a sciemment et puissamment contribué à armer la rébellion touareg, et, par delà, les extrémistes musulmans d'Aqmi; une CEDEAO plus que jamais soumise aux “diktats” de l'Élysée, depuis qu'elle s'est vu imposer pour président un sous-préfet “ivoirien” qui est aujourd'hui à Nicolas Sarkozy ce que Philippe Pétain était au chancelier du Reich...

Monsieur Attias fait également mine de croire que le premier enjeu de la crise malienne résidait dans le coup d'État d'une “junte” dont il s'avère aujourd'hui qu'elle n'était qu'un leurre destiné à servir les intérêts stratégiques de la rébellion nordiste, en éliminant tout risque d'un éventuel échec dans sa prise de contrôle de la moitié du pays (régions pétrolifères incluses). En effet, tout le monde l'a compris, les pressions exercées par la France – par CEDEAO interposée – n'ont fait que porter le coup de grâce à toute velléité de résistance nationale à l'irruption d'une catastrophe annoncée, non seulement prévisible, mais ardemment souhaitée par les vautours que l'on sait.

Fidèle à la rhétorique du vœu pieu, – sédatif de prédilection d'une opinion internationale sous influence –, Monsieur Attias ne manque pas de nous servir l'impeccable couplet soulignant la nécessité de “restaurer la souveraineté nationale dans le nord du pays”, préoccupation soi-disant partagée par l'Europe et les États-Unis, deux entités prédatrices qui, de fait, unissent et multiplient actuellement leurs efforts pour accélérer le démantèlement par étapes de tous les états africains.

Tout cela ne serait évidemment rien si Monsieur Attias avait oublié de prononcer le mot magique : la “menace” liée à l'émergence d'Aqmi. Comme si les quelques otages occidentaux – évoqués à point nommé par ce chantre de la Cause confraternelle – pesaient plus lourd que les 100 000 morts de la récente tuerie occidentale en Libye, les 20 000 morts de la rébellion dirigée depuis plus de dix ans par le burkinabé Ouattara contre l'intégrité et la souveraineté de la Côte d'Ivoire, et les d'ores et déjà innombrables viols et assassinats objectivement commandités par les autorités Françaises – ces grandes pourvoyeuses de violence guerrière – au Nord-Mali, sans parler des millions de morts d'Irak et d'Afghanistan.

Mais Monsieur Richard Attias ne s'en tient pas là. En comparant la “crise politique” malienne, née du renversement d'ATT par le capitaine Sanogo, et celle selon lui “imposée” à la Côte d'Ivoire par SEM le Président Gbagbo, Monsieur Attias réussit un double tour de force :

- mettre sur le même plan l'incontestable légitimité d'un président élu et officiellement reconnu par la plus haute juridiction d'un État souverain – confronté aux menées d'un putschiste soutenu par une “communauté internationale” prise en otage par la France et les États-Unis –, et l'anti-constitutionnalité foncière du coup d'État de Bamako;

- noyer au passage l'énorme poisson des criantes similitudes entre la rébellion Ouattaro-sorienne et la rébellion touarego-aqmienne, la seconde inscrivant son programme de déstabilisation, de purification ethnique et de destruction “sur commande” dans le sillage de la première.

RICHARD ATTIAS 3.jpg

Nicolas Sarkozy et Richard Attias

Et que dire du vibrant plaidoyer auquel se livre Monsieur Attias en faveur d'une plus grande implication de l'Europe et des États-Unis dans la lutte des Africains contre le “terrorisme” – un terrorisme dont chacun sait que toutes les ficelles de démagogie manipulatrice sont depuis longtemps déjà tirées depuis Paris, Londres ou Washington, trois capitales d'un Empire qui fonde sa stratégie de prise de contrôle planétaire sur l'utilisation parfaitement cynique de ce commode épouvantail – ? Nul doute que des millions d'Africains sauront retrouver, dans ce “morceau de bravoure” d'hypocrite ironie, l'écho de leur pire cauchemar : celui de l'assassin protecteur, paternaliste en diable et humanitaire à souhait, dégoulinant de compassion feinte pour les quelques rescapés d'entre la masse anonyme de ses victimes.

En formulant le souhait que les États-Unis et l'Europe – entendez la France, exécutrice des basses besognes de l'Empire dans cette région du monde – “s'associent à la démarche” d'une Afrique “officielle”– désormais capable d'après lui “de se réunir pour faire face à des enjeux globaux”, Monsieur Attias demande en somme aux colonisateurs esclavagistes d'avant-hier, mués entre hier et aujourd'hui en tueurs et montreurs de sanglantes marionnettes – ces chefs d'état à la solde des maîtres, grassement rétribués en pourcentage sur les richesses volées à leurs propres peuples –, d'accroître la pression sur les Africains jusqu'à leur voler leur âme, celle au fond de laquelle résonne cette vérité fort simple : la première des menaces – bien réelle celle-là – à laquelle doivent faire face les peuples d'Afrique – une Afrique méthodiquement mise à sac par les mêmes prédateurs, et cela sans interruption depuis trois siècles et demi –, c'est précisément celle que font peser sur son avenir et sa simple survie ces “parrains” occidentaux prêts à tout pour entraîner dans la spirale infernale de leurs conquêtes mortifères des populations entières scientifiquement condamnées à disparaître.

Heureusement, et nous ne pouvons que l'en remercier, Monsieur Attias contribue à trahir les projets inavouables de ses frères de pouvoir. Au moment où il évoque “l’émergence d’Aqmi" et "ses liens avec les indépendantistes Touaregs”, Monsieur Attias lève un pan du voile sur ce qui aurait dû rester secret : contrairement à la version relayée par les médias des marchands d'armes – celle d'une rébellion Touareg malencontreusement débordée par les extrémistes d'Al-Qaïda –, nous apprenons par sa plume que les deux ne forment qu'un seul et même “ennemi” : celui précisément dont la France a tout fait, depuis un an, pour favoriser la victoire, avant que ne vienne le moment de le brandir dans sa version “croque-mitaine-prêt-à-dévorer-nos-démocraties”.

Sous les dehors irréprochables d'un discours lénifiant, Monsieur Attias cache mal son jeu de représentant de commerce des terroristes en col blanc d'un Occident pillard assoiffé d'or noir ou jaune, de café et de cacao, de bois précieux et de métaux rares, comme du sang de tous ceux qui s'opposent à la réalisation de ses projets de domination sans partage de l'Afrique, cet immense coffre-fort de ressources naturelles. Souffrez, Monsieur Attias, que de cet “accompagnement” évoqué dans le titre de votre article, une immense majorité d'Africains, dès longtemps abreuvés des crimes de vos pairs, ne veuillent surtout pas. Car si l'effroyable cortège d'exactions, de mensonges, et les fleuves de sang qui ont précédé le début de cette ère nouvelle appelée de vos vœux caractérisent pour vous le temps de l'“absence” des occidentaux de la scène africaine, que pourrait représenter pour l'Afrique l'avènement d'un tel accompagnement, sinon la garantie à terme de son anéantissement pur et simple ?

Mais rassurez-vous : L'Afrique ne pourra plus longtemps faire l'économie d'une confrontation ouverte avec ses maîtres d'hier, grands sorciers d'aujourd'hui. L'Afrique ne se relèvera qu'au prix d'une union sans retour, passant par l'expulsion des chasseurs de sa chair; l'Afrique debout, c'est celle qui sera parvenue à interdire jusqu'au dernier d'entre ces arrogants l'accès à ses terres sacrées, terres depuis trop longtemps profanées, violées et piétinées. Alors, les cœurs de ses milliers de peuples et de langues battront à l'unisson de ses inépuisables ressources, sous le signe désormais inaltérable des promesses de DIEU pour elle.



Eliahou Abel


Jérusalem, le 15 avril 2012, 23 Nissan 5772.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

dimanche, 15 avril 2012

CAMP OUATTARA: DUR, DUR, LE METIER DE MENTEUR!

côte d'ivoire,le débat sur france 24,bernard houdin,leslie varenne,antoine glaser,adama diomandé le représentant de ouattara,vanessa burggraf,débat de france 24 sur le 11 avril 2011,"côte d'ivoire 1 an après: réconciliation quelle réconciliation?,claudus kouadio

"Le Débat" de France 24 sur le 11 Avril 2011: Adama Diomandé et le difficile métier de "menteur".

"Côte d'Ivoire, 1 an après: Réconciliation, quelle réconciliation?"

Bernard Houdin, Leslie Varenne, Antoine Glaser et encore Adama Diomandé (Le Représentant du RDR et des rebelles FRCI) sur France 24, pour l'anniversaire du tristement célèbre 11 Avril 2011.


Le représentant de Ouattara prend l'eau de toutes parts, balbutie et cafouille face à la vérité des faits. Dur, dur, le métier de menteur! Lentement mais très sûrement, la vérité est en train de se mettre en place et de confiner le mensonge dans ses derniers retranchements. C'est en cela que nous attendons avec impatience l'audience de confirmation des charges du 18 Juin 2012, à La Haye. Qui vivra verra!

 


11/04/2012 "LE DEBAT" PARTIE 1 par France 24


Dimanche 15 avril 2012: Les services de veille français à la solde d'Alassane Ouattara viennent de faire retirer les vidéos de cette émission de DAILYMOTION. Preuve que nous venons de marquer un excellent point. Le combat est multiforme! On ira jusqu'au bout!


Lundi 16 avril 2012: Après avoir été vertement chargés et incriminés sur la toile, ils viennent à nouveau de rétablir les vidéos.
Soit dit en passant, ces vidéos ne sont même pas encore disponibles sur le site internet de FRANCE 24.
C'est tout dire!!!



11/04/2012 "LE DEBAT" PARTIE 2 par France 24


Source: Le blog de Claudus

samedi, 14 avril 2012

RESISTANCE A LA RESIDENCE DE COCODY, ARRESTATION DE GBAGBO, SEJOUR AU GOLF: CE QUI N'A JAMAIS ETE DIT

 

RESIDENCE DE GBAGBO EN FEU.jpg

 

Mystères et questionnements. Les derniers jours passés par le président Laurent Gbagbo dans sa Résidence présidentielle de Cocody encerclée par des troupes pro-Ouattara incapables de venir à bout de la résistance de quelques centaines de loyalistes mais surtout par l’armée française dont les bombardements ont fini par incendier quasi-totalement l’édifice, continuent d’alimenter rumeurs, fantasmes et interrogations. Parce que de nombreux acteurs de ces moments terribles sont aujourd’hui embastillés, donc privés de leur droit à la parole et de toute possibilité de raconter.

Mais également parce que ces jours de feu et de sang témoignent de la vraie nature des relations entre la France et ses ex-colonies plus de cinquante ans après les indépendances formelles. A l’occasion de ce triste anniversaire, Le Nouveau Courrier révèle quelques-uns des secrets de cette période peu ordinaire.

 La force mentale et les interrogations de Laurent Gbagbo 

«Tant qu’il était là, nous n’avions pas peur. Jusqu’à ce qu’on vienne le prendre, le président Gbagbo était égal à lui-même. Avec son même sens de l’humour. C’est vrai qu’il était sérieux, mais détendu.

Jusqu’à la fin, il a cherché à comprendre l’acharnement toujours plus grandissant de la France. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a envoyé Alcide Djédjé à l’ambassade de France pour savoir pourquoi la France nous bombarde parce qu’il n’était pas en guerre contre la France», raconte une des personnes qui l’ont accompagné jusqu’au bout.
 
Ces snipers français qui ont commis des homicides en toute connaissance de cause

Bien entendu, Louis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale (CPI) et Fatou Bensouda, qui va bientôt le remplacer, n’ouvriront jamais d’enquête sur l’armée d’un des principaux Etats bailleurs de fonds de leur institution. Mais des témoignages concordants attestent de la présence de snipers français dans le périmètre de la Résidence de Cocody, plus particulièrement sur le toit de la Résidence de France, où s’est trouvé par moments l’ambassadeur Jean-Marc Simon. Ce sont ces snipers qui ont tué le colonel-major Hilaire Babri Gohourou, ex-porte parole des FDS à la grande entrée de la Résidence présidentielle, qui donne sur l’ambassade de France. Bloqué par de jeunes militaires accusant les généraux et les hauts gradés qui leur sont proches d’avoir «trahi», Babri, qui se trouve en dehors de toute position de belligérance, reçoit une balle dans la cuisse gauche. Puis une deuxième dans le dos. Il décède de ses blessures à l’infirmerie. A quoi répondaient ces crimes crapuleux de militaires français absolument pas mandatés pour faire directement la guerre, surtout à des personnes ne combattant pas? Bien entendu, tout cela relevait d’une bataille psychologique totale, et avait pour objectif de créer une psychose et empêcher l’afflux toujours plus grandissant de militaires à la Résidence, où un commandement cohérent se réorganisait après le lâchage d’une hiérarchie militaire travaillée au corps pendant des mois, souvent directement par des ambassadeurs accrédités à Abidjan.

côte d'ivoire,11 avril 2011,résidence présidentielle de gbagbo,laurent gbagbo,simone gbagbo,bombardements de l'armée française,luis moreno-ocampo,procureur de la cour pénale internationale cpi,frci,onuci,philippe mangou,mamadou koulibaly,hôtel du golf,michel gbagbo

Simone Gbagbo ne contrôlait pas tout dans le «bunker», loin de là…

Pendant le siège de la Résidence de Cocody et même après, la Première Dame Simone Ehivet Gbagbo a été décrite par certains médias comme une sorte de Messaline mystique et hystérique régnant impitoyablement sur la Résidence et radicalisant un époux sous influence. On peut aujourd’hui dire qu’il s’agissait de fausses informations, maintenant que des ex-pensionnaires de ce que l’on a appelé le «bunker» peuvent parler sous couvert d’anonymat. «C’est vraiment n’importe quoi. Simone était en retrait. Elle passait tout son temps dans la prière. C’est seulement le soir qu’elle rejoignait son époux. C’est le ministre Désiré Tagro qui était vraiment opérationnel. Il faisait le gros du boulot. Quand chacun finissait ce qu’il avait à faire, on rendait compte au chef. Qui décidait seul, sous le regard d’Aboudrahmane Sangaré et non de Simone. C’est clair qu’elle pouvait donner son avis, mais elle ne validait rien. Elle n’avait pas le rôle qu’on lui prête. Les gens racontent n’importe quoi», nous révèle un témoin.
 
La ministre Christine Adjobi confondue avec Simone Gbagbo

Une double ration de coups. Parce que son visage en sang a souvent été pris pour celui de Simone Gbagbo au Golf Hôtel, la ministre Christine Nebout Adjobi a été particulièrement malmenée. Malmenée par ceux qui la reconnaissaient, quasiment déchiquetée par ceux qui la prenaient pour Simone, elle a été battue au point d’être laissée pour morte. Comme Simone, ses cheveux ont été arrachés, ses vêtements ont été enlevés et déchirés. Elle a été poignardée d’un coup de couteau avec lequel ses bourreaux ont sectionné une de ses cuisses. Mais c’est aussi la confusion avec Simone qui l’a sauvée.

C’est parce qu’un FRCI l’a prise pour Simone devant un militaire de la force Licorne que ce dernier a arrêté la voiture qui la menait à Anyama pour être éliminée selon toute évidence. Devant les réticences du soldat pro-Ouattara, le Français a prononcé des mots très clairs, le renvoyant à son statut de supplétif. «Ici, l’autorité, c’est nous», a-t-il dit.
 
Un Casque bleu au moins parmi les tortionnaires du Golf

Les photos et les vidéos diffusées depuis un an ont très clairement établi que les Casques bleus de l’ONUCI, présents de manière massive, ont oublié leur fameuse «responsabilité de protéger» les civils pro-Gbagbo (dont Simone et Michel Gbagbo) contre la furia des FRCI et de leurs auxiliaires civils pro-Ouattara à l’hôtel du Golf. Mais un témoignage troublant nous est parvenu. Un Casque bleu au moins (au profil «asiatique») a prêté main forte aux bourreaux de cette journée atroce du 11 avril. Comment en avoir le cœur net? En ouvrant une Commission d’enquête, ce que l’ONU ne fera pas.
 
L’hypothèse d’une transition avec Mangou ou Koulibaly

Désespérés par l’incapacité des FRCI à prendre le contrôle d’Abidjan malgré l’aide multiforme reçue de la part de l’armée française et de l’ONUCI et inquiets du manque de coopération des Chinois et des Russes au Conseil de sécurité (avant leur assouplissement), certains «réseaux» parisiens au sommet ont évoqué, alors que la Résidence était assiégée, une sortie de crise «par le haut» qui verrait le président Gbagbo abandonner le pouvoir au profit soit de Mamadou Koulibaly, alors dans les bonnes grâces des patriotes, soit de Philippe Mangou. L’hypothèse a été vite abandonnée au profit d’un schéma maximaliste mais l’évolution de la situation en Côte d’Ivoire lui donne du piquant a posteriori.
 
Le dévouement émouvant de la garde rapprochée de Gbagbo

Dans sa prison de La Haye, Laurent Gbagbo se remémore sans doute les trahisons d’un certain nombre de généraux croulant sous les honneurs et les privilèges. Mais il sait aussi l’héroïsme d’un certain nombre de «corps habillés» ivoiriens. Au moment où il devait finalement être pris, son aide de camp, Dua Kouassi Norbert, s’est couché sur lui, pour prendre l’éventuelle balle lui étant destinée.

Tandis que des membres de sa garde rapprochée dont l’adjudant Zokoubi et les lieutenants Kobly Rémi et Guédé Zagahi se sont levés pour dresser un ultime bouclier humain autour de leur chef. Fidèles jusqu’au bout, même face à la mort.
 
 
Philippe Brou


ERIC KAHE: «A L'EVOCATION DES MASSACRES DE L'OUEST, JE TOMBE DANS LES POMMES DANS LES BRAS DE MA FILLE DE 9 ANS»

 

côte d'ivoire,éric kahé,duékoué,massacres de duékoué,11 avril 2011 en côte d'ivoire,frci,dozos,

Le 11 avril, c'est d'abord le 28 mars avec la descente des FRCI sur Duékoué accompagnée de violents pillages et du carnage dont j'ai encore la chair de poule. Ce sont trois semaines de communications avec des populations et des parents réfugiés en brousse, sans nourriture ni chauffage, vivant de tubercules et de fruits sauvages et traqués par des Dozos qui tiraient sur eux comme des lapins. 

Le 11 avril, ce sont les pleurs d'adultes, entre le 28 mars et le 15 avril, qui résonnent encore dans mes oreilles. Ce sont des femmes et des enfants, en brousse avec un seul vêtement ou même presque nus. Cachés dans les forêts de sommet de montagne ou sur les flancs si ce n'est dans les grottes, ils sont dépassés par les évènements et ne comprennent pas la cruauté qu'ils subissent, incapables de pointer le nez dans un sentier. Pour beaucoup, le cauchemar n'a pas de nom et l'issue semble sans issue. 

Le 11 avril, c'est le souvenir du quartier Carrefour de Duékoué, c'est Guitrozon, Pinhou, Bagé "B", Fengolo, Guézon, Adzopé, Daloa, Yakro, le Zanzan, Guiglo, Toulepleu et tant d'autres localités, etc. Ce sont des appels au secours pour lesquels je suis d'une impuissance qui en ajoute à mes peines et douleurs. 
 
Le 11 avril, c'est un homme impuissant, brisé, informé de graves détresses et d'exactions inhumaines et appelant à son tour des secours qui ne se manifestent pas. C'est la crainte de voir les téléphones portables des survivants se décharger et me mettre dans une position de ne plus pouvoir communiquer avec eux. De sorte que mon premier reflexe est de leur faire éteindre tous les portables sur une zone de cachette et de ne communiquer que sur un seul. Une fois cette batterie épuisée on passe à un autre portable avec la même puce. Ce sont les exécutions sommaires dans de nombreux villages de l'Ouest et presque partout en Côte d'Ivoire. La vie humaine naguère si sacrée a alors moins de valeur que celle d'un poulet. La longue liste des décès annoncés au fur et à mesure. L'impression d'être dans un cauchemar sans fin.
 
Le 11 avril, c'est un homme qui quitte son domicile d'Abidjan le 30 mars pour une réunion et qui n'y est jamais retourné. Commence alors une longue errance à la recherche d'un toit pour passer la nuit du 30 mars, ma famille ayant fui les bombardements pour me rejoindre dans la rue. Oui, surréaliste mais dans la rue. Très tard dans la nuit, je trouve refuge, coincé avec ma famille dans un studio donnant directement sur une rue en Zone 4. Je vais rester cloîtré dans ce studio sans jamais voir le soleil, du 30 mars au 15 avril, moralement incapable d'abandonner le président Laurent Gbagbo sous les bombardements et quitter Abidjan. 
 
Le 11 avril, c'est un homme exténué, vidé de tout influx nerveux pour être passé par toutes sortes d'émotions. C'est la peur d'une agression, notamment sexuelle sur les enfants, et craignant de manquer à tout moment d'eau ou de nourriture pour des gamins. C'est assister en direct par téléphone aux pillages de longues années de travail, sous prétexte que ce sont les biens de l'Etat.

Des montagnes entourant Guitrozon, les jeunes décrivaient la rotation des camions entiers de transport affectés aux pillages. C'est le souvenir de mon oncle Nahi Doh, abattu à bout portant par ceux qui voulaient emporter mon cheptel. 
 
Le 11 avril est aussi pour moi, le souvenir de ma fillette qui m'arrose d'eau quand je tombe dans les pommes à la description des massacres du quartier Carrefour de Duékoué. Devoir s'occuper de son père à 9 ans! Et pourtant, nous avions tout fait pour cacher notre désarroi aux enfants. Etre en vie relève de la grâce de Jésus Christ, même si des serviteurs de Dieu ont subitement choisi de me renier, au nom des intérêts de leur pays.
 
Le 11 avril, c'est cette image de l'arrestation du président Laurent Gbagbo devant laquelle toute la famille s'est effondrée. Si la loyauté et la fidélité sont des qualités, alors les nôtres lui sont garanties. 

Car le 11 avril, c'est aussi le 7 avril, 30ème anniversaire du TGV. Ce jour est marqué sur les chaînes françaises, par les témoignages poignants de fidélité de Guy Labertit à Laurent Gbagbo. Sous les bombes assourdissantes qui illuminaient le ciel abidjanais, je savais la cause entendue et perdue mais un homme avait conquis mon cœur, sans compter l'héroïsme émouvant et la fidélité des collaborateurs immédiats du Chef. L'entreprise de mon épouse réussira à l'exfiltrer avec les enfants le 13 avril pour une capitale de la sous-région où je ne me sentais malheureusement pas le bienvenu. 
 
Le 11 avril, c'est une sortie miraculeuse d'Abidjan le 15 avril grâce à cet appel miraculeux, la veille, d'un homme dont j'avais du mal à reconnaître la voix et qui me demande de lui faire confiance. C'est quand je suis hors du pays qu'il décline son identité, ayant agi pour le compte d'un aîné qui a pensé à moi dans cet océan de sollicitations.
 
Le 11 avril, ce sont ces questions qu'on ne finit pas de se poser: pourquoi, comment, pour qui, jusqu'où, jusques à quand? Comment, pourquoi des organisations naguère si crédibles à nos yeux ont-elles pu s'installer dans le mensonge et le complot?
 
Le 11 avril, c'est déjà un an d'exil auquel je n'étais guère préparé mais tout au long duquel j'ai pu expérimenter l'amour de Dieu. C'est enfin des hommes et des femmes, majoritairement victimes, de qui l'on attend qu'ils se repentent pour des fautes qu'il n'ont jamais commises, les opinions politiques et la relative réussite sociale à la force du poignet ne pouvant être des délits. 

Le 11 avril, c'est surtout un homme prêt au pardon et à la réconciliation dans la dignité. Devant l'immense besoin de réconciliation en pansant sincèrement les plaies, je prie Dieu qu'il touche le cœur de chacun. Pour que cesse les comportements de revanchards - de quoi d'ailleurs? - et qu'ensemble nous puissions regarder avec réalisme la situation catastrophique du pays et entamer un nouveau départ.
 

Eric Kahé, président de l'AIRD


vendredi, 13 avril 2012

DES IMAGES DES PATRIOTES CANARDES PAR L’ARMEE FRANÇAISE CHEZ GBAGBO – RESISTANTS JUSQU’AU BOUT!

 

ARMEE FRANçAISE A ABIDJAN.jpg

Entre la nuit du 31 mars, date de l’entrée des Forces nouvelles rebaptisées Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) à Abidjan et le 11 avril 2011, date de l’arrestation du président Laurent Gbagbo, sa famille et ses proches par les forces françaises, des atrocités ont été commises à la résidence présidentielle où des jeunes patriotes, partis pour défendre la République les mains nues, ont péri en grand nombre. Si l'offensive lancée contre la République dans la deuxième quinzaine du mois de mars par les forces pro-Ouattara – la coalition Forces nouvelles/FRCI appuyée d’une part par les forces françaises et onusiennes et d’autre part par des supplétifs dozos et miliciens lourdement armés – a connu une ascension fulgurante, ceux qui pensaient que la prise du palais et la reddition du président Gbagbo n’étaient qu’une question d’heure le 31 mars 2011 ont dû déchanter. Entre le 1er et le 10 avril 2011, la coalition qui allait finir par ouvrir les portes du palais à Ouattara dès le 11 avril, au prix de bombardements intenses de l’armée française sur la résidence du président Gbagbo, a dû faire face à une résistance farouche des forces loyalistes. 

 Parallèlement, et comme ce fut le cas depuis novembre 2004, lors de la quasi-guerre franco-ivoirienne, des patriotes ivoiriens ont rallié en grand nombre la résidence du président Gbagbo où ils ont, les mains nues, manifesté contre la volonté de la France d’imposer à la tête de l’Etat ivoirien, envers et contre tout, Alassane Ouattara, «l’ami personnel du président Nicolas Sarkozy». Jeunes, vieux, adolescents, hommes et femmes ont constitué un bouclier humain qui a plus ou moins retardé l’assaut final qui sera lancé finalement dans la mi-journée du 10 avril 2011. 

Une vidéo retraçant le parcours de milliers d’Ivoiriens de toutes origines, en provenance principalement de «Yopougon de Gbagbo», jusqu’en  plein cœur de Cocody, nous donne une idée du drame qui s’est joué dans cette commune transformée en champ de bataille. Cet élément filmé d’environ une heure est la propriété d’un rescapé de l’aventure dont nous avons pu recueillir le témoignage. 

La vidéo débute sur une scène de joie des populations de Yopougon sorties en grand nombre sur le boulevard Saint-André, malgré le crépitement des armes et les coups de canon plus ou moins lointains qui rappellent que la Côte d’Ivoire est en guerre. De fait, les forces de Ouattara et Soro Guillaume qui tentaient de prendre pied dans la commune venaient de subir de lourdes pertes. Les FRCI ont été contraints d’abandonner les positions qu’ils occupaient à la brigade anti émeutes (BAE), à l’entrée de la commune. «Respectez Yopougon de Gbagbo! Respectez Yopougon de Gbagbo!» ; «On a installé Gbagbo! On a installé Gbagbo! Arrêtez de faire coup d’Etat !», scandaient les populations déterminées à défendre leur patrie par tous les moyens, y compris au prix de leurs vies. Mais et surtout les mains nues. 

Mais comment arriver à la résidence du président Gbagbo? A bien y regarder, cela ressemble à un parcours du combattant. Pour rallier Cocody, raconte le rescapé, l’autoroute et la voie passant par la forêt du banco n’étaient pas conseillées. Les communes d’Adjamé et d’Attécoubé étaient aux mains des forces pro-Ouattara qui tiraient sur les populations à partir des positions stratégiques qu’elles occupaient. La seule alternative, c’était donc de converger vers Abobodoumé afin d’y emprunter les bateaux-bus à destination de la commune du Plateau encore aux mains des FDS.

Sur le chemin des patriotes, que d’embûches! Premier obstacle, en plein Yopougon, au niveau du marché de la Sicogi. Des assaillants planqués en ce lieu n’hésitent pas à tirer sur les manifestants. Au niveau du collège William Ponty, un patriote est atteint d’une balle en pleine cuisse. Il est secouru par d’autres jeunes qui le transportent au CHU pour y recevoir des soins, à bord d’un pousse-pousse. Les jeunes qui refusent de se laisser ainsi intimider mettent le feu au marché afin de se frayer un chemin. 

 

 
La foule est immense au niveau du boulevard Saint-André, quand l’appel invitant les jeunes à sortir pour aller faire front à la résidence du président Gbagbo passe en boucle sur les antennes de la RTI, qui émettait de nouveau après les combats intenses de la nuit du 28 mars 2011. Toute la population de Yopougon est en ébullition. Un commandant des Fds mobilise les jeunes, les rassurant que les assauts des assaillants lourdement armés avaient été contenus. Surtout, insistait-il, la BAE n’était plus aux mains des forces de Ouattara qui s’y étaient installées. Pour galvaniser les troupes, les leaders entonnent des chants patriotiques et religieux. Après quoi,  tout le monde peut prendre la route. 

De Yopougon à la résidence : un parcours périlleux

«De la Sicogi, nous avons convergé vers Abobodoumé, commune d’Attécoubé, où nous avons emprunté le bateau-bus pour rallier le Plateau. Au niveau de l’ambassade de France, on aperçoit des snipers français lourdement armés, dont certains étaient accrochés à leurs talkies walkies, donnant les positions des patriotes à leurs alliés des forces pro-Ouattara. Après que tous les volontaires de Niangon, Sideci, Sicogi, etc. ont pu faire la traversée et ont été rassemblés au niveau de la Gare Sud, au Plateau, nous avons rallié la résidence du président de la République par la Corniche. Tous voulaient partir. Jeunes, vieux, adolescents, hommes, femmes, etc., toutes les  couches sociales et ethnies de la Côte d’Ivoire étaient représentées. Mais il ne fallait pas aller en rangs dispersés. Il fallait donc des gens capables de mener des troupes avec des chants patriotiques et des messages forts», raconte notre témoin.

Il fallait surtout de la ruse. Les MI 24 de l’Onuci et les hélicoptères de l’armée française patrouillaient continuellement dans le ciel, donnant les positions des forces loyales au président Gbagbo aux forces pro-Ouattara. «La situation était assez pénible. Nous nous sommes tous retrouvés effectivement à la résidence du président Gbagbo aux environs de 16 heures. Sur place, il y avait le show, entrecoupé de prières intenses. Il y avait des chanteurs de wôyô, des artistes zouglouman, des pasteurs, etc. Notre message, c’était de dire à ceux qui attaquaient le président Gbagbo qu’il est le président que les Ivoiriens ont librement choisi. Et que nous étions, nous jeunes de Côte d’Ivoire, déterminés à défendre son pouvoir et sa personne», martèle le témoin des atrocités de l’armée française à la résidence du Président de la République.
 
 
Sur place à la résidence, des milliers de jeunes qui étaient là pour la plupart depuis deux jours racontent aux nouveaux venus comment les Français tentaient de favoriser l’avancée des FRCI et de fragiliser les FDS qui assurent la sécurité de la résidence du président Gbagbo. 
 
«Nous étions des jeunes aux mains nues, contrairement à ce que les partisans de Ouattara ont voulu faire croire. On n’avait aucune arme. Nous sommes allés les mains nues, je le répète, pour défendre le président que nous avons librement choisis.  Nous étions au 1er avril 2011 et trente minutes après notre arrivée, nous essuyions les premiers tirs de l’armée française. Des tirs de rafales de l’armée française sur la foule immense qui faisait le siège de l’entrée de la résidence du président Gbagbo», explique le rescapé.  «Chacun de nous a dû se cacher comme il pouvait, malheureusement nous n’avions pas de grande possibilité, faute d’abris. Nous nous sommes couchés sur la pelouse pour échapper aux tirs de l’armée française. Quand les tirs se sont arrêtés, nous avons recréé l’ambiance de départ et avons chanté, prié et dansé avec davantage d’ardeur. Nous n’avions pas enregistré des morts ce jour-là. C’était une victoire et nous l’avons célébrée bruyamment pour marquer notre reconnaissance à l’Eternel. Nous voulions leur montrer notre détermination, leur faire comprendre que nous n’avions pas peur. Mais sous le coup de 19h, les avions français sont revenus à la charge et nous avons dû nous disperser pour échapper à la mort. Certains d’entre nous n’ont pas eu cette chance ; ils ont été cueillis par les rafales de l’armée française», soutient-il. 
 
La guerre des nerfs

«Au matin du 2 avril, nous sommes revenus devant la résidence malgré tout, conscients que nous dérangions l’armée française et qu’à tout moment, elle pouvait décider de nous écraser pour enfin commettre son forfait. Sous la pluie, nous avions dansé et chanté à Dieu. Mais il a suffi de quelques minutes pour que les tirs français reprennent, créant à nouveau la panique au sein de l’immense foule.
 
Ce jour-là, c’est dans l’après-midi que nous avons pu nous regrouper à nouveau. Hélas, à 19h, l’armée française est revenue à la charge, tirant sur les manifestants de partout, sous une pluie qui nous avait pourtant donné du tonus. Nous nous sommes relevés à nouveau, une fois que les frappes se sont estompées et nous avons encore manifesté vigoureusement. Ce jour-là, nous avions trouvé refuge à l’église catholique de Blockauss», relate le jeune homme qui a tenté, malgré les écueils, de sauvegarder quelques instants précieux de la guerre de la France contre le président Gbagbo. Dans la nuit du 2 au 3 avril, les Français ont détruit deux chars qui étaient postés devant la résidence du président Gbagbo et qui avaient servi à libérer la RTI quelques jours auparavant. 
 




 
«Le 3 avril, poursuit-il, nous sommes revenus mais nous n’avons pu nous rassembler véritablement tant la tension était vive et les tirs nourris dès les environs de 12 heures. C’est ce jour-là que les Casques bleus sont venus chez le président Gbagbo après la signature d’un cessez-le-feu. Les jeunes étaient encore là, sur le périmètre de la résidence. C’est au-delà de 16h que nous avons pu nous rassembler. J’ai dû me refugier avec d’autres manifestants jusqu’au 4 avril dans une résidence abandonnée, sans vivres ni effets. Puis j’ai regagné le temple du Jubilé de l’Eglise méthodiste unie de Cocody, non loin du Lycée sainte Marie». 
 
Où sont passés tous ces Ivoiriens ? 

Après avoir visionné ce film qui témoigne des rassemblements devant la résidence du président Gbagbo, la question essentielle qu’on peut se poser, c’est de savoir où sont passés tous ces jeunes aux mains nues qui ont osé défier l’armée de Nicolas Sarkozy? Dans une commune de Cocody déserte, transformée en champ de bataille par l’armée française appuyée par les FRCI. Ils étaient des milliers partis de Yopougon, Cocody, etc. Une certitude, c’est qu’un grand nombre d’entre eux sous tombés sous les balles de l’armée française qui devenait de plus en plus nerveuse à chaque fois qu’elle échouait à dissuader les jeunes de continuer de manifester. 
 
«Il y a eu des centaines de morts. L’armée française tirait dans tous les sens. Il est vrai qu’il y en a qui ont pu échapper aux tueries comme moi. Certains sont en exil au Togo, au Ghana, au Bénin, etc. Des zodiacs faisaient la navette entre la résidence et la frontière du Ghana où un bateau les transportait hors de la Côte d’Ivoire. Nous autres avons pu regagner Yopougon mais il fallait vraiment avoir de la chance pour échapper à la mort. Cocody était devenu un champ de guerre. Chaque jour, l’armée française larguait au moins vingt-deux missiles. Les hélicoptères faisaient la ronde de 8h à 22h. Le 11 avril, j’étais déjà à Yopougon quand ils ont lancé l’assaut final. La situation était devenue intenable et la veille, un ami qui venait de sortir de Cocody m’a rapporté que le président Laurent Gbagbo avait demandé aux jeunes de rentrer chez eux, leur expliquant que l’armée française et celle de Ouattara ont déjà fait trop de morts dans leurs rangs et n’hésiteraient pas à tuer encore», explique avec beaucoup d’amertume, le patriote ivoirien.
 
 
Emmanuel Akani

 

jeudi, 12 avril 2012

EN CONTACT DIRECT AVEC LA RESIDENCE BOMBARDEE – GUY LABERTIT RACONTE SON 11 AVRIL

 

GUY LABERTIT - RESIDENCE PRESIDENTIELLE BOMBARDEE.gif

Un an après le «grand choc», Guy Labertit, ancien responsable Afrique du Parti socialiste français et ami de longue date du président Laurent Gbagbo, raconte comment il a vécu les heures douloureuses qui ont conduit à la victoire militaire sanglante d'un Alassane Ouattara et de ses troupes soutenues à la fois par les bombes et les chars de l'armée française. Et il évalue le chemin parcouru en un an, sans oublier d'éventrer le mythe indécent du «retour à la démocratie» en Côte d'Ivoire.

 

Le 11 avril 2011 est une journée que vous avez vécue bien évidemment très douloureusement, et en prise directe avec les événements. Vous avez progressivement senti venir l'inéluctable...

J'étais en contact avec des amis très proches qui se trouvaient à la Résidence et qui m'appelaient, notamment pour me faire entendre les bombardements qui avaient commencé sur Abidjan durant la nuit du 4 au 5 avril. Plus les jours passaient, et plus l'étau se resserrait sur la Résidence du président. J'ai eu quelques contacts avec le directeur du protocole d'Etat, Koné Boubacar, le 5 avril, et avec un ami très proche, que j'ai plusieurs fois eu au téléphone, notamment le 11 au matin. Il était sept heures à Abidjan. Selon ce que je savais qui s'était passé dans la nuit, et après les bombardements que j'avais ressenti à travers le téléphone, je lui dis : «Je pense que la Résidence est en partie détruite.» Il me répond : «Ce n'est pas en partie, elle est totalement détruite. Cela brûle même. Moi-même, je n'ai plus d'habit. Je suis en treillis.» Cela a été mon dernier contact avec la Résidence le 11 avril au matin. Peu avant 15 heures en France, les médias ont annoncé l'arrestation du président Gbagbo, de son épouse Simone et de la plupart des gens qui étaient à la Résidence. Je dois dire que j'ai eu un moment d'incrédulité. Je redoutais terriblement - ce qui allait être le cas - l'humiliation dont a été en particulier victime Simone Gbagbo. Ce qui montrait bien que ceux qu'on appelait les chantres de la démocratie ont eu un comportement quasi-animal ce jour-là. En humiliant de cette façon la présidente du groupe parlementaire du FPI. Et en la présentant comme un trophée.

Très rapidement, la nouvelle s'est confirmée. J'ai eu beaucoup de contacts avec les médias qui me téléphonaient, sachant ma relation très ancienne avec le président Gbagbo.  J'ai fait beaucoup d'interviews au téléphone (I-Télé, BFM, Africa 24, TV5, France Info...) Le soir, j'ai été sur un plateau d'I-Télé.

Est-ce qu'on peut dire que le 11 avril, les médias français vous ont ouvert des portes qui vous étaient fermées dans la mesure où tout était terminé et que tout ce que vous auriez pu dire ne pouvait pas changer l'ordre des choses ?

Je dois reconnaître que pendant les jours qui ont précédé, les radios comme RTL, Europe 1, France Inter et France Info m'ont interviewé. Mais je dois dire qu'il y avait des personnes interviewées qui passaient en boucle. Nous, on passait une fois, et puis c'était terminé.

Certains médias comme RFI et France 24 m'ont interviewé à plusieurs reprises et décommandé au dernier moment. Le 10 avril, je devais être l'invité du journal de 13 heures et on m'a annoncé à 11 heures que c'était annulé. Je pense qu'il devait y avoir des pressions, des formes d'autocensure de ces médias à diffuser des points de vue marquant une condamnation de la politique de la France. C'était ça aussi l'enjeu. Et à gauche, nous étions quand même très peu nombreux à condamner cette politique. Il y avait quelques parlementaires comme Henri Emmanuelli et François Loncle. Il y avait aussi des dirigeants du Parti communiste, et moi-même longtemps responsable du Parti socialiste. Et on ne peut pas dire que nos points de vue ont été ignorés, mais c'était une sorte de léger contrepoint au tsunami médiatique diabolisant Laurent Gbagbo et laissant apparaître Alassane Ouattara et Guillaume Soro comme les chantres de la démocratie.

D'ailleurs, pendant toute l'année qui a suivi, le gouvernement et le président français n'ont cessé de dire que la démocratie avait été restaurée en Côte d'Ivoire. Je crois que pour ceux qui analysent la situation aujourd'hui, on se rend compte que l'opposition est terriblement muselée, que la plupart de ses leaders sont soit en prison soit en exil. D'ailleurs, l'opposition n'a pas participé aux élections législatives. Il y a une forme de retour au parti unique ! Mais on parle très peu de cette situation en France, en Europe, puisqu'on veut rester attacher à cette image fausse de la démocratie instaurée en Côte d'Ivoire avec le départ de Laurent Gbagbo.

Ce n'est pas le moindre paradoxe, puisque c'est précisément Laurent Gbagbo qui a été l'acteur-symbole de l'avènement du pluralisme politique en Côte d'Ivoire et qui a réellement essayé jusqu'au bout de maintenir ce processus. Je me souviens d'ailleurs qu'entre les deux tours, les médias avaient des mots bien doux pour ce fameux débat qui a opposé Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara et qui était une sorte de première en Afrique.

Vous avez, quelques jours avant le 11 avril, dit que Laurent Gbagbo n'en sortirait pas vivant. Des propos qui ont inquiété à la fois ses adversaires et ses partisans. Dans quel état d'esprit étiez-vous quand vous teniez ces propos ?

Je dois dire aujourd'hui que des très proches de Laurent Gbagbo m'ont dit alors qu'ils partaient à la Résidence soutenir ce qui allait être un siège : «On ne peut pas faire moins qu'Allende» [le président socialiste du Chili qui a trouvé la mort le 11 septembre 1973 dans sa résidence assiégée par les troupes de Augusto Pinochet, soutenu par les Occidentaux, et qui allait se révéler comme un impitoyable tyran, ndlr]. Je peux dire aujourd'hui que c'est certainement cela qui m'a fait dire qu'il se pourrait que Laurent Gbagbo ne sorte pas vivant de la Résidence. Quand j'ai tenu ces propos, j'ai eu des coups de fil de gens qui n'ont pas compris, et ont dit que je racontais n'importe quoi. D'autres ont pris peur et ont dit : «Il ne faut pas faire de Laurent Gbagbo un martyr.» A partir de ce moment-là, à un très haut niveau politique en France, on a commencé à entendre un discours selon lequel il fallait absolument sauvegarder la vie de Laurent Gbagbo. Lui-même dans ses dernières interviews a dit qu'il aimait la vie, et qu'il ne tenait pas à mourir martyr. Je me souviens que quand j'ai connu Laurent Gbagbo lors de son exil, il m'avait dit : «Guy, tu sais, en Europe, on aime bien la gauche martyre.» Il faisait allusion au Chili. «Moi, je n'ai pas cette vision de la gauche. Je veux moi une gauche qui prend le pouvoir, qui transforme, qui vit».

Mes propos ont été diversement interprétés, mais au fond, ils ont fait prendre conscience que par rapport à l'histoire de la Côte d'Ivoire, faire de Gbagbo un martyr desservirait complètement les puissances occidentales qui avaient voulu le diaboliser.

Le temps est passé. De longs mois sans contact avec un Laurent Gbagbo coupé du monde à Korhogo. Quand vous le revoyez pour la première fois à son procès puis dans sa prison, est-ce que vous vous dites «on a évité le pire, il est tout de même vivant». Qu'est-ce qu'on peut ressentir quand on rencontre son ami qu'on n'imaginait plus revoir en vie ?

Votre question est très forte. J'ai parlé pour la première fois à Laurent Gbagbo le 31 mars 2011. Et je lui ai reparlé le 19 janvier de l'année suivante. Je dois dire que je craignais terriblement l'humiliation. Et c'est cette humiliation qu'on lui fait vivre en le conduisant devant cette Cour pénale internationale (CPI) dont j'ai dit qu'elle ne disait pas le droit puisqu'un an après, on voit bien que lui seul est jugé devant cette juridiction. Lui-même m'a dit en janvier : «Mon épouse et mon fils sont des otages. Celui qu'on veut détruire, c'est moi.» Je crois que cette analyse est très juste puisqu'on voit bien que le procureur Louis Moreno-Ocampo et son adjointe Fatou Bensouda se heurtent visiblement à certaines résistances des autorités ivoiriennes pour d'autres transferts.

Aujourd'hui, Laurent Gbagbo est vivant. Il a dit, devant la CPI le 5 décembre, «nous irons jusqu'au bout». L'enjeu des futures audiences, ce n'est pas seulement le sort de Laurent Gbagbo, c'est la crédibilité de l'institution. Je voudrais faire une remarque : je ne peux pas prendre au sérieux une Cour pénale internationale dont l'autorité n'est même pas reconnue par la première puissance du monde, les Etats-Unis. D'ailleurs, la Côte d'Ivoire n'avait pas ratifié le traité de Rome instituant cette institution.

Avec le recul d'un an, la mouvance politique que Laurent Gbagbo représente a-t-elle remonté la colline ou est-elle descendue dans les profondeurs ?

Pour répondre à cette question, il faut intégrer une perspective historique. Elu en 2000, Laurent Gbagbo n'a en fait gouverné que pendant dix-huit mois. Il portait un projet social-démocrate, et il s'est attaqué à trois dimensions : l'éducation en la rendant libre et gratuite dans le primaire pour ce qui est des écoles publiques, la santé en faisant voter la loi sur l'assurance maladie universelle, qui n'a malheureusement pas pu être appliquée mais qui a été votée, et la modernisation de l'Etat, avec des élections départementales réussies en juillet 2002.

Il avait donc fait beaucoup de choses en dix-huit mois et je dois dire que le coup d'Etat qui va échouer en septembre 2002 et qui va entraîner une partition du pays et cette crise dont on n'est toujours pas sorti est réalisé alors même que Laurent Gbagbo a mis en place un gouvernement où siègent toutes les forces politiques représentatives, notamment le RDR d'Alassane Ouattara. Contrairement à ce que l'on dit, Laurent Gbagbo chef d'Etat se veut rassembleur, alors qu'on l'a présenté comme un homme qui excluait. Aujourd'hui, un an après, celui qu'on présentait comme un exclu, est en train d'exclure. Il a tenu lui-même des propos assez extravagants sur le «rattrapage». Même s'il nie aujourd'hui ces propos, le constat est évident au regard des nominations et même de la représentation de l'Etat à son plus haut niveau - le président, le président de l'Assemblée nationale, la première vice-présidente de l'Assemblée nationale sont tous du Nord. Plus que jamais, on a une déconstruction de la Nation. Ce qui a été très grave dans la politique de la France, c'est que n'admettant pas que Laurent Gbagbo gouverne avec son projet, elle a tout fait pour l'exclure du champ politique alors même que lui tentait de bâtir une Nation autour d'un Etat moderne.

Les interventions extérieures ont brisé cet élan et fait revenir la Côte d'Ivoire en arrière.

Aujourd'hui, c'est la «justice des vainqueurs» et un peu «la revanche du Nord» qui sont à l'œuvre en Côte d'Ivoire. Avec ce qui se passe au Mali en ce moment, on voit que les Nations en construction sont aujourd'hui mises en danger par les politiques conduites par les puissances occidentales. Ce qui se passe aujourd'hui au Mali est la conséquence de la politique de l'OTAN, de la France, de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis en Libye. En Libye même, l'Etat est déliquescent. Il y a de nouveau l'émergence très forte au plan politique de ce qu'on appelle les «tribus». Et l'une des conséquences va être de déstabiliser le Sahel avec des remises en cause du processus de construction des Nations. Je crois que c'est ce qu'on vit en Côte d'Ivoire aujourd'hui. Il faudra un peu plus de recul historique pour s'en apercevoir.

Assez piteusement, les nouvelles autorités ivoiriennes cassent cette politique de réforme de Laurent Gbagbo. La communalisation a été remise en cause. L'assurance maladie universelle est remplacée par des ersatz de politique sociale. On voit que ce que l'on a présenté comme une restauration de la démocratie en Côte d'Ivoire est totalement faux. Mais le Front populaire ivoirien (FPI) incarne une véritable opposition, notamment à travers son dernier meeting de Yopougon qui a été très sévèrement réprimé. On sent qu'il incarne encore non seulement une forme de résistance, bien que la quasi-totalité de ses leaders sont soit en prison soit en exil mais aussi que se dessinera peu à peu la reconquête du pouvoir. D'autant que le sort de Laurent Gbagbo n'est pas encore réglé. Et l'on sent que malgré toute son ardeur à appliquer la volonté de la France et des puissances occidentales, le procureur de la CPI s'est mis dans un mauvais pas, au point de risquer aujourd'hui de remettre en cause la crédibilité de son institution.

 

Propos recueillis par Théophile Kouamouo.


Source : LE NOUVEAU COURRIER

mercredi, 11 avril 2012

REQUIEM POUR MA COTE D'IVOIRE RECOLONISEE

 
DRAPEAU IVOIRIEN EN BERNE.jpg

Le drapeau ivoirien en berne, en ce jour de triste souvenir pour la Côte d'Ivoire et pour l'Afrique entière.

 

11 AVRIL 2011 - 11 AVRIL 2012. Voici un an que ma Côte d'Ivoire a été tragiquement ramenée sous le joug colonial de la France. 1 an qu'un joug de plomb s'est abattu sur mon pays, 1 an que nous subissons la tyrannie d'un pouvoir dictatorial et ennemi des libertés sociales et politiques, 1 an de mensonges éhontés, 1 an de promesses fallacieuses qui n'ont pas encore vu un début d'accomplissement, 1 an de déchirure sociologique profonde, 1 an d'insécurité totale, 1 an de misère et de pauvreté, 1 an de tuerie et de chasse à l'homme, 1 an de justice des vainqueurs, 1 an de délitement de l'Etat et de mise à mort de la Constitution ivoirienne!

Ce 11 AVRIL 2011-là, sous l'instigation de la France de Nicolas Sarkozy et de l'Amérique de Barack Obama, le point d'orgue fut mis au complot international contre ma Côte d'Ivoire. A l'issue d'élections ayant enregistré moult irrégularités, fraudes et violences d'Alassane Ouattara, le Président Laurent Gbagbo fut déclaré vainqueur par le Conseil Constitutionnel et investi. Comme cela se fait dans toute République respectable.

Il n'en fallait pas plus pour que toute la coalition maçonnique internationale - qui avait adoubé Alassane Ouattara en son QG de campagne à l'Hôtel du golf et devant les caméras des pays comploteurs, encadré par Messieurs Jean-Marc Simon et Philip Carter III, ci-devant ambassadeurs de France et des Etats-Unis en Côte d'Ivoire - avec la bénédiction de l'ONU, appuie les rebelles ivoiriens dans leur offensive générale débutée le 28 mars 2011, à Duékoué - où 2000 wê font l'objet d'une épuration ethnique systématique - et les escorte jusqu'à Abidjan.  Nicolas Sarkozy y fait bombarder pendant 12 jours d'affilé la résidence présidentielle de Côte d'Ivoire, abritant outre les membres de la sécurité présidentielle, des civiles innocents et des enfants à bas âge. Jamais entendu parlé d'une telle cruauté et d'une telle aberration diplomatique! Laurent Gbagbo, le chef d'Etat africain atypique, souverainiste, indépendantiste et rétif, fut ainsi capturé par l'armée française, livré aux forces rebelles pro-Ouattara, les FRCI, déporté dans un premier temps à Korhogo, dans le Nord de la Côte d'Ivoire, puis dans la plus totale illégalité à La Haye, dans la prison de Scheveningen.

1 an après, la Côte d'Ivoire peine à retrouver ses marques. La vie chère étrangle les ivoiriens, le chômage et les licenciements massifs achèvent de les assommer, les assassinats, crimes, pillages et viols ont atteint un niveau jamais égalé dans notre pays, le rattrapage ethnique cher à Ouattara fait rage dans l'administration et l'armée, des centaines de milliers d'Ivoiriens sont encore en exil ou déplacés. La France a repris pied en Côte d'Ivoire: les premiers conseillers de la Présidence sont français et jouent quasiment le rôle de vice-présidents, particulièrement à travers la personne de M. Serey-Eiffel. La sécurité présidentielle est assurée par des éléments des Forces spéciales françaises (FSF), du Service de protection des hautes personnalités (SPHP), un service du ministère de l'Intérieur français spécialisé dans la protection rapprochée des hautes personnalités françaises (Ouattara est-il français?) et par la force Licorne.

Quant à la réconciliation nationale, elle n'est qu'une vue de l'esprit, tant la jubilation, le dénigrement et le mensonge sont encore au rendez-vous de toutes les émissions télé relatives à la crise ivoirienne. Nous en avons encore eu la preuve, hier mardi 10 avril 2012, dans la soirée, à l'émission de commémoration de Thomas Bahinchi, sur RTI 1, où les invités, tous RHDP, nous ont franchement interloqués par la bassesse et la vacuité de leurs propos! Dire que c'était des professeurs d'université! Des villageois auraient fait de meilleures analyses. Il faut se le dire en toute franchise et honnêteté, la réconciliation n'est pas pour demain, en Côte d'Ivoire.

Mais le digne peuple ivoirien ne lâchera pas prise et reconquerra sa liberté par les voies les plus régulières. A commencer par le gain du procès du président Laurent Gbagbo à La Haye, qui s'ouvrira, le 18 juin 2012, par l'audience de confirmation des charges. La vérité doit triompher. On ira jusqu'au bout!


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!

mardi, 10 avril 2012

LE FMI COMMENCE A DOUTER - LA PLUIE DE MILLIARDS AJOURNEE


CHARLES KOFFI DIBY.jpg

Charles Diby et Doris Ross, chef de mission du FMI, ici à Abidjan le 14 mars dernier.

 

Alors que du côté d'Abidjan on laisse miroiter l'approche du point d'achèvement de l'initiative PPTE comme pour rassurer les marchés et les investisseurs, du côté de New York et du Fmi, le dossier ivoirien ne susciterait guère l'enthousiasme.

En effet, selon une indiscrétion émanant d'un proche collaborateur de Christine Lagarde, revenu en France pour le week-end Pascal et rencontré ce lundi, le FMI commencerait à revoir à la baisse ses prévisions de croissance et de confiance sur la Côte d'Ivoire.


A l'en croire les obstacles seraient de plus en plus nombreux notamment au niveau de la relance économique toujours attendue, de la non transparence de la gestion des fonds publics, de la sécurité et de l'attractivité du pays en matière d'investissement-confiance.


Christine Lagarde serait elle même, apprend-on, très préoccupée de la forte montée du chômage et de l'immigration en Côte d'Ivoire.


Rappelons que le FMI prévoyait à l'arrivée du président Ouattara au pouvoir une croissance autour de 8% en 2012, en Côte d'Ivoire, ce qui semble selon bon nombre d'observateurs quasi irréaliste à cette heure.



Mahoudi Innoncent, KOACI.COM Paris, copyright © koaci.com


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

AHOUA DON MELLO TOUJOURS DANS LA LUTTE - 11 AVRIL 2011: REGARD RETROSPECTIF

 

AHOUA DON MELLO 6.jpg

Le 28 mars 2011, dans l'attente de la mission du 5 avril 2011 du Ministre des affaires étrangères du Cap-Vert désigné par l'Union Africaine pour une solution négociée du contentieux électoral, la France, l'ONUCI et les rebelles déclenchent la guerre à la Côte d'Ivoire à partir de la ligne de front qui sépare les Forces de Défense et de Sécurité (FDS : forces loyalistes) des rebelles.

A Duékoué, les rebelles attaquent le front Ouest et exterminent 800 civils en une journée après avoir établi leur identité. Leur sort est ainsi scellé : souvent égorgés, leur sang est bu comme breuvage d'invulnérabilité.


A Daloa, sur le front centre-Ouest, protégés par des tirs aériens de l'ONUCI, les rebelles prennent possession du deuxième bataillon de l'armée ivoirienne.


A Tiébissou, sur le front centre, les FDS sont stoppées par des tirs aériens de l'ONUCI.


A Bondoukou, sur le front Est, les chars de l'ONUCI encadrent les rebelles dans leur progression.


Sur tous les sites de combat, l'ONUCI est la compagnie de transport officielle et privilégiée des rebelles et de leurs armes.


Dans leur progression de la ligne de front vers Abidjan, des villages entiers sont brulés, les maisons des pro-GBAGBO saccagées, des civils massacrés et tous les bâtiments publics sont systématiquement pillés, des prisonniers sont libérés et armés pour grossir en nombre le rang des rebelles.


Les forces de défense et de sécurité décrochent des fronts et se regroupent à Abidjan pour organiser la résistance.


La bataille d'Abidjan commence le 31 mars 2011 et les rebelles appuyés par l'ONUCI battent en retraite sous les feux des forces de défense et de sécurité.


Face à cette déroute, dans la nuit du 3 au 4 avril 2011, 7 avions cargos transal de l'armée française débarquent un régiment de bérets verts de la légion étrangère avec des armes lourdes et prennent par effraction l'aéroport international d'Abidjan. Près de 50 chars de l'armée française quadrillent l'aéroport pour permettre le débarquement des hommes, des munitions et des armes lourdes.


Du 4 au 6 avril 2011, les Français sont exfiltrés de leur résidence pour le 43ème BIMA qui est l'actuel camp militaire de l'armée française : la Licorne.


Le bombardement des sites stratégiques des FDS commence le 6 avril 2011, simultanément par des hélicos français et Onusiens.

Le bombardement de la résidence du Président Laurent GBAGBO s'intensifie, le vendredi 8 et le samedi 9 avril 2011.

Après avoir détruit le dispositif sécuritaire de la résidence présidentielle et massacré à la bombe des centaines de jeunes patriotes amassés devant la résidence, la chambre du Président est directement visée, le dimanche 10 avril 2011, par deux tirs d'hélico, à 16h47 et à 16h49 avec pour objectif clair : atteindre mortellement le Président de la République.

N'ayant pas eu le résultat escompté, les tirs reprennent à 18h41 pour s'achever à 23h47 se soldant par 15 bombardements sur la résidence.

Le lundi 11 avril à 10h, les chars de l'armée française se positionnent sur les axes routiers conduisant à la résidence du chef de l'Etat. A 10h20, deux bombardements fracassent l'entrée principale de la résidence et les chars pénètrent dans la résidence.


A 14h05, le ministre Tagro Désiré est mortellement atteint, le Président GBAGBO est arrêté par les forces de l'armée française et remis aux rebelles qui le conduisent au Golf Hôtel d'Abidjan avec son épouse, son fils et certains de ses collaborateurs.

Un homme a été arrêté mais le peuple s'interroge encore et toujours et ces interrogations constitueront autant de contentieux à régler pour juguler totalement la crise ouverte en Côte d'Ivoire et identifier clairement les responsables de la destruction de l'Etat et des massacres ante et post-crises.

1- Doit-on retenir définitivement, avec la jurisprudence ivoirienne, qu'en cas de contentieux électoral comme il en existe et en existera toujours dans toute démocratie, le règlement de ce contentieux se fera par la raison du plus fort? Pourquoi la communauté internationale est restée sourde au recomptage des bulletins de vote proposé par le Président GBAGBO comme dans toute démocratie moderne ou survient un litige électoral et a choisi le chemin de la barbarie pour compter des morts?


2- Sur quelle base légale et selon quel ordre constitutionnel, sans procès verbal légal dûment signé par l'ensemble des membres de la commission électorale indépendante (CEI) comme le prescrit le code électoral ivoirien, le Président de la commission électorale indépendante et le représentant de l'ONU en Côte d'Ivoire ont-ils annoncé et certifié les résultats des élections présidentielles en Côte d'Ivoire? Est-il possible aujourd'hui d'exhiber un document légal signé par tous les membres de la CEI donnant les résultats des élections présidentielles en dehors de la tradition orale servie pendant la crise par le Président de la CEI et le représentant de l'ONU?


3- Sur quelle base légale, selon quel ordre constitutionnel et quel mandat, l'ONUCI dont l'unique raison d'être en Côte d'Ivoire depuis les accords de Linas-Marcoussis est le désarmement des rebelles a-t-elle convoyé, armé les rebelles et a assisté en spectateur actif au massacre de la population et au pillage de l'Etat et des civils ?


4- Sur quelle base légale, quel ordre constitutionnel, quelle charte ou convention, des banques installées en Côte d'Ivoire ferment-elles leurs portes d'une manière unilatérale, privant la population de ses propres avoirs pour se soigner et se nourrir? Doit-on comprendre que les entreprises Européennes installées en Côte d'Ivoire échappent aux lois ivoiriennes? Doit-on comprendre que les accords de coopération UE-ACP peuvent être amendés au gré de l'Union Européenne pour priver la population ivoirienne des biens vitaux à son existence?


5- Sur quelle base légale, selon quel ordre constitutionnel et quel mandat, l'armée française s'autorise t-elle à braquer l'aéroport international de la République de Côte d'Ivoire pour débarquer ses militaires, bombarder les habitants d'un pays indépendant et souverain, massacrer sa jeunesse, bombarder la résidence du Chef de l'Etat et arrêter le Président constitutionnel de la République de Côte d'Ivoire ? Les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité des forces onusiennes et françaises sont-ils impunis? L'ONU donne-t-elle des mandats pour perpétrer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité et combattre les décisions des institutions souveraines d'un pays membre?


6- Sur quelle base légale et quel ordre constitutionnel, le candidat à la présidence de la République du RDR s'autoproclame Président des ivoiriens et le secrétaire général des forces rebelles se fait-il élire Président de l'Assemblée Nationale sans remplir les conditions d'éligibilité?


7- Sur quelle base légale et quel ordre constitutionnel des milliers d'ivoiriens sont contraints à l'exil, d'autres emprisonnés sans motif, des comptes bancaires gelés, des plantations occupées par des étrangers, des étudiants en vacance permanente, des travailleurs licenciés pour leur appartenance politique ou leur origine ethnique ?


8- Sur quelle base légale et quel ordre constitutionnel, des civils appelés DOZOS, sans permis de port d'armes et sans avoir été recrutés dans l'armée, la gendarmerie ni la police, se donnent pour mission d'assurer la sécurité des ivoiriens avec droit de vie et de mort sur chaque citoyen en toute impunité ?


9- Sur quelle base légale et quel ordre constitutionnel, les manifestations pacifiques de l'opposition sont systématiquement réprimées avec morts d'hommes et destruction de bien en toute impunité ? Quel est ce modèle de démocratie qui a peur de la concurrence politique et qui préfère emprisonner le Président et les vice-présidents, des cadres du plus grand parti pour mieux installer la démocratie?


10- Quel Etat de droit, quelle démocratie et quel ordre constitutionnel veut-on promouvoir dans la sous région lorsqu'on les ignore notoirement chez soi, imitant ainsi le cordonnier mal chaussé ?


Voilà dix questions dont les réponses permettront, à notre sens, de régler définitivement la crise ivoirienne, de situer les responsabilités et clarifier nos rapports avec les partenaires internationaux pour emprunter le chemin de la démocratie, de la paix et du développement dans l'unité.


La destruction de l'Etat de Côte d'Ivoire a commencée en fait le 19 septembre 2002. Elle s'est achevée par la destruction de la résidence du Chef de l'Etat et son arrestation par les forces françaises le 11 avril 2011, laissant un pays exsangue et sans Etat où le banditisme à grande échelle est organisé pour piller les ressources du pays, massacrer, emprisonner et exiler toute forme de résistance. L'occident impérialiste, criblé de dette et avec un chômage croissant, a trouvé comme solution à la crise de la dette et au redressement de son économie, le pillage à mains armées par rebelles interposés des richesses des pays faibles. L'Afghanistan, réservoir de gaz, de pétrole, de cuivre, de fer et de pierres ornementales, a ouvert le bal suivi de l'Irak, du Soudan, de la République Démocratique du Congo (RDC), de la C ôte d'Ivoire, de la Libye, etc.


La procédure est bien rodée. Cela commence par une campagne médiatique qui désigne le régime du pays comme dictature et donc son Dirigeant comme dictateur qui massacre ses compatriotes à l'arme lourde ou à l'arme de destruction massive. Alors la machine se met en branle, la France, l'Angleterre ou les USA font voter à l'ONU une résolution à but humanitaire mais qui dans son exécution se transforme en bombardement du pays voire l'assassinat de son dirigeant. La CPI menace uniquement un camp et passe sous silence les crimes de l'autre camp. Le chaos se met en place pour permettre le pillage des matières premières du pays.


Tout pays faible possédant des matières premières et non soumis à cet ordre, est ou sera considéré comme un pays de dictature où les dirigeants sont subitement pris de folie, massacrant leurs citoyens et détournant les richesses de leur pays. Les anciens colons qui n'ont pas fait preuve de respect des droits de l'homme lorsqu'ils colonisaient ces pays, se découvrent des dons de protecteurs des peuples qu'ils ont opprimé des siècles durant et qu'ils continuent d'exploiter. A l'inverse, les dirigeants de tout pays installés par bombardement, ont le droit de massacrer leur peuple et de piller ses richesses avec le silence assourdissant de leurs parrains. Les régimes actuels d'Afghanistan, d'Irak, du Soudan du Sud, de la Côte d'Ivoire et de Libye enregistrent plus de massacres et de pillages que les régimes les ayant précédé mais sont considérés comme des exemples de démocratie et de respect des droits de l'homme par leurs parrains, avec la bénédiction de la Cour Pénale Internationale. La population quant à elle, attend toujours les pluies de milliards promis dans ces différents pays depuis dix ans pour certains et ne voit autour d'elle que des pluies de massacres et de pillages.

La Côte d'Ivoire s'est malheureusement inscrite sur cette longue liste d'attente de pluie de milliards et le régime n'a d'autre choix que de prolonger la campagne électorale là où le peuple attend des solutions à ses problèmes. Incapable de rassembler les ivoiriens et d'assurer la mission première d'un Etat : la sécurité des biens et des personnes, le régime s'est lancé dans une campagne d'auto réconciliation et d'auto satisfaction sur l'achèvement des travaux et programmes du régime précédent et un recours massif à l'assistance technique et militaire française en mettant au chômage les compétences nationales avec un ré-endettement incontrôlé, hypothéquant dangereusement l'avenir.

Durant plusieurs siècles, avec la complicité de certains de ses fils, l'Afrique a toujours pensé que son salut viendrait de l'extérieur et de l'extérieur est venu l'humiliation, la soumission et la pauvreté. Aujourd'hui encore, il en existe malheureusement certains qui attendent des pluies de milliards sous un ciel peu nuageux asséché par l'harmattan de la dette de l'occident impérial.

Le temps de la responsabilité pleine et entière est venu et le développement de l'Afrique ne sera que l'œuvre des africains dignes et responsables débarrassés de tout complexe, agissant dans l'unité et la solidarité. Les dignes fils d'Afrique doivent donc rompre avec l'inaction et le silence pour se donner les moyens nécessaires de redresser le destin tordu de notre continent et fermer la honteuse parenthèse de la tentative de recolonisation.


DON MELLO Ahoua


Docteur Ingénieur des Ponts et Chaussées
Ministre de l'Equipement et de l'Assainissement
du Gouvernement AKE NGBO

 

Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

 

Source: KOACI.COM

lundi, 09 avril 2012

BILAN EXHAUSTIF DE 10 MOIS DE OUATTADICTATURE!


ALASSANE OUATTARA 36.gif

Le Président de la République, Alassane Ouattara lors de son interview-fleuve à la  RTI,  le  vendredi 31 mars 2012 a dit que ce qu'il a fait en 10 mois, le président Gbagbo ne l'a pas fait en 10 ans.


Excellence Monsieur le Président de la République, c'est vous qui avez raison.

En  10 mois, vous avez demandé à une armée étrangère de détruire la résidence des Chefs d'Etat construite par le Président Houphouët Boigny, ce que le Président Gbagbo n'a pas fait en 10 ans.

En 10 mois vous avez humilié et jeté en prison la femme de celui qui vous a toujours accordé de la considération, ce que le Président Gbagbo n'a pas fait à votre épouse en 10 ans.

En 10 mois vous avez fermé toutes les Universités publiques, ce que le Président Gbagbo n'a pas fait en 10 ans.

Excellence Monsieur le Président de la République, c'est vous qui avez raison.

Oui, c'est vrai qu'en 10 mois, vos FRCI ont massacré plus d'Ivoiriens que pendant les 10 ans de pouvoir du Président Gbagbo.

Oui, c'est vrai qu'en un jour, vos FRCI ont massacré plus de 800 personnes à Duékoué ; massacre que les Forces loyales au Président Gbagbo n'ont pas perpétré pendant ses 10 ans de pouvoir. C'est même la raison de toutes les négociations que vous faites pour une visite d'État dans l'Ouest.  Or, en 10 ans, ce sont les peuples qui demandaient les visites du Président Gbagbo.

Oui, c'est vrai qu'en 10 mois, vous avez  réussi à envoyer en exil des centaines de milliers d'Ivoiriens alors que le Président Gbagbo en 10 ans,  a tout fait pour que ses compatriotes reviennent au pays à commencer par vous même et votre  allié le Président Bédié.

Excellence Monsieur le Président de la République, c'est vous qui avez raison.

Oui, c'est vrai qu'en 10 mois, vous avez  fait partir la mère du Président Laurent Gbagbo en exil là où le Président Gbagbo vous a apporté sa solidarité pendant le décès de votre  mère.

Oui, c'est vrai qu'en 10 mois, vous avez  mis, pour la deuxième fois, le Président Gbagbo, son épouse, son fils aîné en prison ; un traitement que le président Laurent Gbagbo n'a jamais fait subir à ses opposants.

Oui, c'est vrai qu'en 10 mois, vous  avez méprisé vos opposants, là où le Président Gbagbo a toujours fait preuve d'humilité en discutant et en faisant rois ceux-là même qui ont eu le courage de revendiquer la rébellion qui a causé tant de morts et de désolations en Côte d'Ivoire.

Oui, c'est vrai que depuis 10 mois, vous appliquez  la politique du « rattrapage » favorisant les populations d'une région au détriment des autres régions du pays. Alors que sous le Président Gbagbo, seule la compétence prévalait avec des appels à candidatures à divers niveaux de l'administration ivoirienne.

Oui, c'est vrai qu'en 10 mois, les prix des denrées alimentaires et autres produits de première nécessité ont pris l'ascenseur, livrant les populations ivoiriennes à ce qu'on appelle « la mort subite », c'est-à-dire un repas par jour. Alors que sous le Président Gbagbo, les Ivoiriens n'étaient pas malheureux.

Oui, c'est vrai qu'en 10 mois, vous avez passé plus de temps à l'extérieur du pays que le Président Gbagbo en 10 ans de pouvoir.

Oui, c'est vrai qu'en 10 mois, sous vous, des milliers d'Ivoiriens ont été renvoyés de leur travail (cas de la Présidence de la République, de la SOTRA, du PAA, de la RTI...) alors que pendant son mandat, le Président Gbagbo à créer des centaines de milliers d'emplois.

Oui, c'est vrai qu'en 10 mois, vous avez suspendu les soldes des FDS alors qu'en 10 ans le Président Gbagbo a accordé son pardon et rétabli les soldes des militaires de la rébellion armée qui divisait son pays.

Excellence Monsieur le Président de la République, c'est vous qui avez raison.

Oui, c'est vrai qu'en 10 mois, vous n'avez fait électrifier aucun village en Côte d'Ivoire là où le Président Gbagbo a électrifié 1033 villages, dépassant le record des présidents Houphouët et Bédié.

Donc, chers Ivoiriens, chers patriotes, soyons d'accord avec le Président « hors série » quand il a dit que ce qu'il a fait en 10 mois, notre Président bien-aimé, Laurent Gbagbo ne l'a pas fait en 10 ans.

 

Que Dieu soit loué !


Le président du « Cri de la Liberté »

Bamba Mamadou, in ABIDJAN DIRECT.NET


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

dimanche, 08 avril 2012

JOYEUSE FETE DE PAQUES A TOUS!

RESURRECTION DE JESUS-CHRIST.jpg

Joyeuses fêtes de Pâques et des

pains sans levain à tous et que

DIEU vous bénisse richement !

 

Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire

et puisse-t-elle sortir de son

tombeau et connaître la

Résurrection !

Aperçu de la carte virtuelle

DINDE Fernand AGBO