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mardi, 27 mars 2012

SANS COMMENTAIRE! UNE IMAGE QUI PARLE D'ELLE-MEME

 

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Cette image (d'hier, lundi 26 mars 2012, sur France 2) parle d'elle-même. La Côte d'Ivoire (de Ouattara) figure parmi les pays où il y a une absence totale de démocratie, selon l'Onu. Et pourtant c'est bien elle qui a encouragé et installé de force ce régime autoritaire...

La vérité est bien lente, mais elle finit toujours par se faire voir.


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

COUP D'ETAT AU MALI: LA FRANCE A LA RECHERCHE D'UN PANTIN A L'IMAGE DE OUATTARA



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A ceux qui le vilipendaient d'avoir réalisé le premier coup d'état ivoirien, le général Guéi répondait qu'en Afrique francophone, aucun coup d'état n'avait de chance de réussir sans l'accréditation et le support logistique de la France. En Côte d'Ivoire, le coup d'état du général Guéi, que la France s'était empressée de condamner, n'était qu'une circonlocution pour l'installation d'Alassane Dramane Ouattara. Bien que le scénario de Paris fût perturbé par les appétences imprévues de Guei puis par l'opiniâtreté exceptionnelle du président Gbagbo, Ouattara fut finalement imposé aux Ivoiriens après dix longues années émaillées de moult complots locaux et internationaux.

Aujourd'hui, la France possède son pantin de prédilection en Côte d'Ivoire et à la CEDEAO. La France peut donc procéder à la reconquête totale de l'Afrique de l'Ouest ainsi qu'au prolongement de son influence en Afrique Anglophone - en séparant le Nigéria de la persuasion américaine et Sud-Africaine - et dans l'Océan indien - en ramenant Kagamé dans le giron hexagonal. Mais avant de procéder à l'installation d'une Françafrique anglophone (par le biais du Nigéria) et océanindienne (par la porte stratégique du Rwanda), il fallait que l'Afrique de l'Ouest fût débarrassée des empêcheurs de tourner en rond de la Françafrique version nouvelle et parfumée au citron de Sarkozy.

L'un de ces empêcheurs de tourner en rond est le président Amadou Toumani Touré (ATT). A Toumani Touré, la France reproche sa propension à faire trop ami-ami avec les Américains, au point de se croire permis de contrarier certains plans de l'Elysée. Pour Sarkozy, les 170 millions de dollars d'aide que l'Amérique accorde annuellement à ATT ainsi que l'armement militaire qu'il reçoit du pays du président Obama pour la lutte contre le terrorisme d'obédience AQMI ont fait du président malien un inapprivoisable. Les vexations faites à l'Hexagone par le président malien, Sarkozy peut les égrener comme un chapelet: Elles sont, entre autres, le refus d'ATT de permettre à la France d'installer un centre d'écoute dans le Nord du Mali, le refus d'ATT de permettre l'installation d'une base militaire à Sévaré, le refus d'ATT de signer l'accord de réadmission des expulsés maliens en France, l'autorisation de manifestations au Mali condamnant la guerre de la France en Libye, l'hésitation d'ATT, qui a des millions de ses ressortissants en Côte d'Ivoire, à supporter la guerre de la France en Côte d'Ivoire. Les tentatives pour affaiblir le président malien se sont traduites d'abord en cabales journalistiques, qui, au cours de la crise ivoirienne l'accusaient, soit de supporter militairement le président Gbagbo, soit de payer les fonctionnaires du président Gbagbo, soit les deux à la fois. La mayonnaise n'ayant pas pris et les échéances électorales maliennes s'annonçant d'autant moins favorables à la France qu'aucun des candidats en lice pour la présidence malienne n'entendait remettre en cause ces grandes décisions du président ATT, qui d'ailleurs avaient l'approbation de la grande majorité des Maliens, la France, après la chute du plus grand support africain d'ATT, le colonel Kadhafi, ressuscita la rébellion de l'AZAWAD, dont elle équipe secrètement les combattants et loge et nourrit présentement les dirigeants en France et au Burkina Faso.

Les condamnations du coup d'état malien par Paris, l'UA, la CEDEAO, l'ONU n'auront d'effets que théâtraux. Le but de Sarkozy est atteint. Il s'agit de jeter un pavé dans la mare électorale malienne, d'arrêter le processus de démocratisation en cours, de battre les cartes à nouveau, en prenant soin d'y introduire son joker de la « résolution des crises » de la « transition », du « gouvernements d'union nationale » de l'immobilisme, pour, après de longs mois, voire de longues années, de négociations, installer au Mali une marionnette à l'image de Dramane Ouattara, qui fera ses mille génuflexions à Paris et qui permettra le transport vers l'Hexagone de l'uranium, de l'or, et du probable pétrole maliens. Que le Mali reste uni ou divisé après ce coup d'état, c'est toujours la France qui demeurera gagnante. De de Gaulle à Sarkozy, plus ça change, plus ça reste le même. En vérité!


Source: FRINDETHIE

OUATTARA, LA CEDEAO ET LES MANOEUVRES FRANÇAISES AU MALI


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Avec Ouattara, la Françafrique connaît un nouveau printemps sur le continent. Tous les coups tordus de la France contre les Etats africains seront désormais officiellement permis. A tout le moins, pendant la durée de son mandat à la tête de la CEDEAO. Vive la régression politique et institutionnelle en Afrique! Fernand Dindé.



A défaut d'avoir d'une base française au Mali, nous risquons - avec ou sans l'aile protectrice de la force Licorne - d'avoir les troupes d'Alassane Ouattara, «l'élu
» ivoirien de Sarkozy, à nos frontières Sud. Car, voyez-vous, la CEDEAO réunie en urgence a décidé d'agir pour ramener le Mali dans l'ordre démocratique. Bien sûr et comme par hasard la CEDEAO, à l'image de la France, ne demande pas le retour d'ATT au pouvoir, mais des élections le plus vite possible. ATT est selon le calendrier français, un homme politiquement mort après avoir refusé de faciliter une présence militaire française sur le sol de son pays.

A tous les naïfs qui se demandaient pourquoi avoir précipité son départ par un coup d'Etat aléatoire, alors qu'il devait quitter le pouvoir dans quelques semaines seulement et pourquoi la France a fourni tant d'efforts pour paraître aussi distante de ce coup d'Etat qu'elle a inspiré, il y a lieu de rappeler qu'ATT représentait des forces politiques et sociales qui ont pesé de leur poids et dans son refus d'une base française et dans son évolution à l'endroit de l'Algérie et de la démarche globale pour la solution des problèmes à l'origine de l'instabilité du Nord Mali. Il apparaît aujourd'hui clairement - et à la lumière des déclarations officielles françaises - qu'il faut vite passer à l'après-ATT. Et donc, que ce coup d'Etat devait éloigner des centres de décision ces forces (que représente ATT, NDLR), les neutraliser et les empêcher ainsi qu'ATT lui-même de peser sur les prochaines élections et par là, de faire élire un ATT bis.

Que reproche fondamentalement la France à ATT ? De s'éloigner des conclusions de la conférence antiterroriste du G8 qui s'est tenue les 13 et 14 octobre 2010 à Bamako à l'instigation de la France, en l'absence de l'Algérie et en présence du Maroc. Chacun peut comprendre que les dirigeants maliens aient été séduits, en octobre 2010, par la force de frappe financière, économique et militaire du G8. La conférence a promis beaucoup d'aide au Mali, l'a décidé à accepter des instructeurs étrangers tout à fait capables d'influencer les officiers «réceptifs», l'a persuadé d'accepter la tutelle politique de la CEDEAO en contrepartie de promesses de développement.

Bref, c'est la victoire totale de la France qui isole l'Algérie, introduit son allié marocain, s'assure une influence militaire et accrue dans un pays qui lui échappait totalement en 1960. En moins d'une année les dirigeants maliens avec ATT en tête s'aperçoivent que les promesses du G8 n'étaient que du vent et se rapprochent de nouveau de l'Algérie car l'unité du Mali était en danger sous le poids des problèmes socio-économiques qui alimentaient les conflits au Nord Mali jusqu'au risque de sécession.

Pour la France, Il fallait stopper cette correction au plus vite et empêcher ATT et ses soutiens de lui imposer une continuité en influant sur le choix électoral. Ce coup d'Etat avait ce seul but. En demandant des élections au plus vite, la France récupère pour elle un pays politiquement vacant entre un putsch et des élections. Comment s'en assurer ? Rien de plus qu'en utilisant la CEDEAO dirigée par l'obligé de la France, le supplétif Ouattara et non moins élu de la MINURSO et de la force Licorne. Avec la précipitation de Ouattara à jouer le Matamore, la France rafle la mise, mais a-t-elle à ce point sous estimé l'intelligence et la détermination des forces patriotiques maliennes ?


Alger, le 26 mars 2012.


Mohamed Bouhamidi

Publié le 27 mars 2012 in "Le Jeune Indépendant".

LA COTE D'IVOIRE SOUS OUATTARA EST-ELLE UN ETAT DE DROIT?


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Furia des FRCI contre les populations à Yopougon - Maquis pillés et saccagés, plusieurs blessés graves.

 

Les Frci en nombre impressionnant et armés de kalachs, de couteaux, machettes ou barres de fer ont pris d'assaut, hier aux environs de 19h, les maquis jouxtant le stade Jesse Jackson avant de s'attaquer aux simples passants dans quartier Selmer. Où, disent-ils, un des leurs venu consommé de l'alcool dans le maquis Monde Arabe a eu maille à partir avec un autre client.

Ils saccagent d'abord le maquis avant de s'en prendre à ses occupants qui seront molestés, tailladés à la machette pour certains, selon les témoignages recueillis sur place. "Ça faisait pitié. Il y a même un passant agressé qui a perdu un œil. J'ai été dépossédé de mes deux téléphones portables et mon portefeuille", nous a raconté une victime de la descente brutale des éléments des Frci installés à la place de la Liberté de Yopougon Nouveau quartier, transformée en camp de fortune. Durant plus d'une heure, ces éléments déchaînés ont attaqué tous les maquis environnants, les dépouillant de leurs recettes avant de mettre tout sens dessus-dessous. Selon un témoin, l'on dénombre plusieurs dizaines de blessés après le passage des éléments des Frci, qui sont rentrés tranquillement à leur base après leur forfait.  Ce type d'agression est fréquent depuis la transformation illégale de la place de la liberté en camp des Frci, se plaint un riverain du quartier Selmer.

 

B.S

Source: LE NOUVEAU COURRIER

POUR FAIRE FERMER LES GENANTS CAMPS DE LA SOUS-REGION, OUATTARA ASPHYXIE LES REFUGIES IVOIRIENS



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Image du camp de réfugiés ivoiriens d'Ampain (Ghana)


Le régime Ouattara n'a pas renoncé à son obsession de ramener de gré ou de force en Côte d'Ivoire les réfugiés ivoiriens, pour se donner bonne presse aux yeux de la communauté internationale. Et pour cela, tous les moyens sont mis en œuvre pour obtenir la fermeture des camps de réfugiés dans les pays de la sous-région.

 

Les Ivoiriens dans les camps de réfugiés, dans les pays de la sous-région, ont des raisons de craindre pour les mois à venir. Leurs conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles. Vraisemblablement, pensent-ils, le régime Ouattara fait pression sur le Hcr pour rendre plus que difficile leur quotidien, afin qu'ils soient contraints à rentrer au pays, malgré une situation sécuritaire des plus délétères et la poursuite du programme de gouvernement « chasse aux pro-Gbagbo ». Les réfugiés ivoiriens dans les camps d'Ampain et d'Elubo ont commencé à subir les effets de la volonté manifeste du régime Ouattara de voir fermer ces camps de réfugiés.

Depuis mercredi 20 mars dernier, la ration alimentaire a été nettement réduite. « De 12,5 kg de riz mensuels par individu déjà insuffisant, nous sommes passés à 9 kg par mois. Et cela nous a été signifié ce matin même (mercredi dernier, ndlr) par une note affichée au tableau. Il en sera autant pour l'huile, le haricot, le sel, la poudre de soja qui en sont les éléments constitutifs, nous a-t-on dit », a révélé Alexis Zouga, un réfugié ivoirien au camp d'Ampain que nous avons joint. En affamant les pauvres réfugiés déjà trop fragiles et traumatisés, le régime Ouattara, avec le soutien du Hcr, veut obliger les Ivoiriens à retourner en Côte d'Ivoire.

Le plus grave, c'est que, explique les réfugiés ivoiriens, depuis presque deux semaines, les médicaments ne sont plus gratuits. « Lorsque vous vous rendez au centre de santé du camp, on vous délivre désormais une ordonnance. Donc vous êtes obligés, si vous avez quelques moyens, d'acheter vos médicaments dans les pharmacies en ville », a fait savoir Michel, un jeune réfugié ivoirien. « Si l'objectif de ces nouvelles mesures est de nous faire retourner de force au pays, alors mieux vaut mourir en exil que de s'offrir à Alassane Ouattara », ont fait savoir certains. Et cette nouvelle donne n'est pas spécifique aux camps de réfugiés ivoiriens du Ghana, mais concerne tous les camps de réfugiés ivoiriens de l'Afrique de l'Ouest. Selon Alexis Zouga, il se murmure que les camps pourraient être fermés au mois de juillet.

Du côté du Hcr, la réduction de la ration alimentaire et de biens d'autres services est due aux ressources financières qui s'amenuisent, affirme-t-on. Ce qui contraint l'agence spécialisée des Nations unies à prendre des mesures pérennes. Faux ! rétorquent les réfugiés. Selon eux, c'est une volonté manifeste de la communauté internationale de répondre favorablement à la requête du régime Ouattara de voir les camps de réfugiés ivoiriens disparaître. Sinon comment comprendre que les réfugiés Libériens ont pu bénéficier du soutien du Hcr durant plus d'une décennie et que le même Hcr soit essoufflé en moins d'une année seulement dans le cas de l'aide apportée à leurs «homologues» ivoiriens ?


Franck Toti, in "Le Nouveau Courrier".


Source: GRI-GRI INTERNATIONAL

lundi, 26 mars 2012

DEFAITE DE WADE A LA PRESIDENTIELLE - LAURENT AKOUN, SG DU FPI: «WADE FINIT DANS LA POUBELLE DE L'HISTOIRE»



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Macky Sall, le nouveau président sénégalais

 

« Ce serait trop facile de dire que M. Abdoulaye Wade est un démocrate, après avoir tripatouillé la constitution sénégalaise. C’est simplement parce que les Sénégalais sont conséquents et cohérents qu’ils n’ont pas laissé l’imposture prospérer.

M. Wade pour toutes ses turpitudes, n’avait pas besoin de ça. Il n’est pas du tout un démocrate.

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Abdoulaye Wade

Ce qu’il faut surtout saluer, c’est la maturité du peuple sénégalais et espérer que cette alternance au forceps permette d’envisager des lendemains moins mauvais pour les populations sénégalaises et les populations amies du Sénégal. Il ne faut nullement y voir une sagesse de M. Wade. Et ce n’est pas après coups et remous qu’on peut parler de sagesse chez ce monsieur. Chacun devrait analyser, la sous-région voudrais-je dire, ces données-là pour montrer que dans le faux et l’imposture, des gens se sont maintenus au pouvoir.

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Le nouveau couple présidentiel sénégalais

Mais, il faut surtout saluer la maturité du peuple sénégalais et lui rendre hommage. Pour n’avoir pas permis aux imposteurs et à tous ceux qui se disent aujourd’hui des faiseurs de ci ou de çà, de continuer de nous manipuler à distance. C’est la victoire du peuple sénégalais et c’est le plus important. M. Wade a choisi de finir ainsi dans la poubelle de l’histoire ».


Propos recueillis par Frank Toti.

 

In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 476 du lundi 26 mars 2012.

SARKOZY ET L'AFFAIRE TERRORISTE DE TOULOUSE ET MONTAUBAN: COMME PAR HASARD


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Tribune libre de Jérôme Ancel

On croit rêver : voilà un président de la peau duquel, hier encore, personne ne donnait bien cher - électoralement parlant bien sûr, encore que... -; un président en chute libre, enseveli sous une avalanche d'affaires toutes plus nauséabondes les unes que les autres; voilà donc un président "fini", sans avenir, propulsé du jour au lendemain sur la scène hollywoodienne des grand héros de sagas à l'ancienne, chevalier blanc des justes causes, sauveur des opprimés, justicier au grand cœur, arborant soudain la cape chatoyante des grands hommes providentiels. Du jour au lendemain, voilà Sarkozy redevenu l'homme de la situation, candidat idéal à sa propre succession à la tête d'une France menacée par l'hydre du fanatisme sanguinaire.

Le simple exposé des termes de ce paradoxal retournement médiatique devrait suffire à susciter quelques questions dont on espère qu'une fois dissipée la passion émotive, tout le monde en France va se les poser. D'abord, celle de la rapidité de l'enquête. La police française, généralement connue pour la lenteur des investigations aboutissant à ses rares succès, vient en l'occurrence de rivaliser en promptitude avec Superman. A la vitesse de l'éclair, on a :

- identifié et répertorié les projectiles - inaugurant au passage une nouveauté : celle de "l'expertise balistique en temps réel" -;

- identifié et repéré le scooter, puis son conducteur;

- localisé l'assassin présumé et lancé l'assaut pour sa capture.

- fait coïncider cette dernière avec l'arrivée sur les lieux du Président urgentiste.

Quel timing !

Un tel déploiement de prouesses policières, une telle débauche de performances hors du commun laissent évidemment songeur. Le moins que l'on puisse dire, c'est que de A à Z, cette affaire de vague d'attentats ressemble fort à un mécanisme d'horlogerie minutieusement réglé.

Autre question, celle du vocabulaire : le mot "tuerie" a-t-il été employé par les médias à propos de l'assassinat de seize Afghans par un marine américain il y a une dizaine de jours ? Ou à propos de l'élimination de la famille du fils de Mouammar Kadhafi, et des massacres sans nombre et sans nom qui ont émaillé cette guerre du fric contre l'un des derniers bastions africains de la résistance aux démons de l'Occident ?

Monsieur Sarkozy se souvient-il encore de son rôle de traiteur en chef dans cette boucherie de 100 000 morts aux portes de l'Europe? Et la communauté juive de France a-t-elle gardé la mémoire de la complicité effroyablement lucide et cyniquement volontaire de l'un de ses représentants les plus illustres et, dit-on, les plus intelligents, dans la perpétration de cette monstruosité ? Je veux parler de Monsieur Bernard Henri Lévy, probablement moins digne de porter le nom de Juif que ne l'aurait été l'ennemi désigné - Mouammar Kadhafi, supplicié, abattu, incinéré, privé de sépulture, "effacé" comme les victimes juives de la barbarie nazie...

Autre question : lorsque les autorités françaises, il y a un an, ont pris l'initiative de superviser et d'encadrer sur le terrain le déferlement de violence qui a ensanglanté la Côte d'Ivoire, en approuvant l'ouverture des portes des prisons ivoiriennes et burkinabées, et la mise en liberté de 12 000 détenus de droit commun qui à ce jour continuent à faire la loi, pensaient-elles vraiment que leur crime resterait impuni ? Sans parler de Douékoué, Bloléquin, Toulepleu, combien de bourgades en Côte-d'Ivoire n'ont-elles pas été le cadre de tueries durant l'année écoulée ? Et combien se passe-il de jours, en Côte d'Ivoire et en Libye, sans que l'on ait à déplorer la mort de nouvelles victimes, au fil de massacres voués à l'anonymat par l'indifférence des médias sous tutelle sarkozienne ?

Toutes ces questions, Nicolas Sarkozy est le premier à se les poser. Si nous voulons l'aider à y répondre, encore faut-il ne pas perdre de vue cette évidence : Nicolas Sarkozy est un homme aux abois; hanté par le spectre de ses innombrables victimes; épouvanté par le nombre et la nature de ses innombrables mensonges; terrifié à l'idée de se retrouver, au lendemain des élections, dans l'incapacité de se soustraire aux non moins innombrables accusations dont la liste, sous forme de plaintes en bonne et due forme, l'attend à la Haye, au siège de cette cour pénale dont tous les juristes ne sont pas corrompus, et où le Président légitimement élu Laurent Gbagbo lui-même lui aura chauffé la place.

Alors, pour conjurer cette menace, tous les coups sont permis. Renonçant à la méthode douce, celle des sourires enjôleurs - discours des Cévennes à l'intention des Protestants, parrainage de la libération de Gilad Shalit à l'intention des Juifs, tournée arménienne -, méthode restée désespérément inefficace, le candidat Sarkozy tire aujourd'hui ses dernières cartouches : celles du mythe de la France assiégée, de nos libertés en péril, de la barbarie terroriste. Le comble, pour le chef d'un gouvernement qui aura terrorisé en un an plus d'innocents que ne l'ont fait ceux de ses prédécesseurs en vingt. Le délinquant, c'est lui, le fanatique, c'est lui; la terreur, c'est celle qu'au nom de la France, lui-même impose à la Côte d'Ivoire, à la Libye, à la Syrie: délinquance, fanatisme et terrorisme de ces sphères de la haute finance dont il a toujours été le servile domestique, intérêt oblige.

Une expression résume le coup de théâtre de ce spectaculaire - et espérons-le éphémère - sauvetage du prédateur Sarkozy : "comme par hasard". On y pensait déjà lors de la libération de Gilad Shalit. Aujourd'hui, l'évidence s'impose. La ficelle est trop grosse. Et cela d'autant plus que l'on sait les inestimables services que le personnage vient de rendre à la mouvance islamique radicale, en livrant au chaos la Libye, et dans son sillage le Mali - grâce au largage intempestif de dizaines de tonnes d'armes sophistiquées -, ainsi qu'en s'employant à appliquer le même traitement à la Syrie. Nicolas Sarkozy a vitalement besoin d'un sursis présidentiel, non seulement pour gérer, depuis l'Élysée, les conséquences incalculables autant qu'imprévisibles de son aventurisme forcené; mais aussi pour consolider et engranger les dividendes, pour l'heure encore mouvants, de sa cupidité. Le temps qu'il faut en somme au malfaiteur pour effacer ses traces, et peaufiner le déguisement qui lui permettra de se mêler à la foule en passant inaperçu.

Reste le plus inquiétant : à supposer que le stratagème sécuritaire de Toulouse et Montauban ne produise pas l'effet escompté sur la courbe des sondages, le souverain déchu pourrait, en désespoir de cause, chercher à obtenir ce sursis par d'autres moyens. Car il lui reste toujours deux jokers :

- Celui de l'état d'urgence, et du report sine die des élections. Mais cela supposerait la réalisation d'un scénario de déstabilisation simulée vraisemblablement trop coûteux pour figurer parmi les accessoires de sa mégalomanie.

- Celui du déclenchement d'une nouvelle guerre, une vraie, qui, cette fois, souderait la France autour de son chef. On pense à l'Iran, évoqué durant l'enquête comme un commanditaire potentiel des derniers attentats. On appréciera à cet égard l'indécente obséquiosité du premier ministre israélien Netanyahou envers un homme auquel - en dépit des circonstances, aussi douloureuses soient-elles -, il ne doit rien. A moins que ce qui les lie relève d'un accord dont les tenants et aboutissants nous échappent, mais dont la réélection de Sarkozy serait l'un des enjeux.

Une dernière question : ne serait-il pas plus que jamais temps pour le peuple de France de se réveiller, en se débarrassant au plus vite de celui qui pourrait, en cas de réélection - ce qu'à Dieu ne plaise -, condamner le pays à l'enfer - un enfer cette fois non électoralement contrôlé -, lorsqu'il s'agira pour nous tous, tôt ou tard, de régler la facture des violences inouïes perpétrées par nos autorités contre des peuples souverains, pour l'heure humiliés et asservis, mais, soyons-en certains, bientôt libérés.


Jérôme Ancel


Source: Le blog d'Allain Jules

UNIVERSITE DE COCODY: VASTES CHANTIERS, PETITS TRAVAUX, DES ETUDIANTS MANOEUVRES A L'OEUVRE


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Silence de mort à l'université de Cocody, en cette matinée du mardi 13 mars 2012. Rien n'a changé depuis le «tsunami» du fameux 11 avril 2011 où les ex-rebelles ont tout détruit et rasé sur leur passage (maquis, restaurants, boutiques, kiosques à café, salles de jeu vidéo, salons de coiffure et de couture..) et pillé les résidences et les bâtiments administratifs. L'imposante et majestueuse église coréenne qui surplombe cette université, visible au Chu de Cocody, est abandonnée par ses occupants, et réquisitionnée par le régime Ouattara pour en faire une radio et une télévision des étudiants, mais aux ordres. L'université de Cocody est toujours déserte, onze mois après sa fermeture. Elle peine à renaître malgré la présence d'ouvriers relativement nombreux qui depuis quelques jours effectuent des travaux de réhabilitation de certains bâtiments. Sous un soleil de plomb, un petit groupe d'entre eux, pelle, truelle, marteau, pointe et brouette en main, travaillent avec empressement, sur un des bâtiments des résidences universitaires, adossé au CHU de Cocody. Certains crépissent les murs ou sont en train de le peindre en blanc et jaune, d'autres enlèvent la toiture, les cadres des portes et fenêtres pour les remplacer par du neuf.

Le rythme de travail n'est malheureusement pas le même partout. Tous les ouvrages à réhabiliter ne sont pas logés à la même enseigne. Si certains font l'objet d'une attention particulière des entreprises de travaux publics, d'autres, en revanche ne constituent pas une priorité. Le beau siège de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI), inauguré avant le déclenchement de la crise postélectorale, et qui a fait la fierté des étudiants, tombe lentement mais surement en ruine. La rénovation du siège du célèbre mouvement syndical estudiantin n'est pas à l'ordre du jour. Onze mois après la fermeture de cette université et quelques semaines après le démarrage des travaux de réhabilitation. Odeur de moisissure, portes arrachées ou défoncées... accueillent le visiteur. Le confort a foutu le camp. On a même effacé les traces de tout ce qui est FESCI. L'écriteau Fesci qui était très visible sur le mur du siège a été effacé aux premières heures de l'entrée des forces pro-Ouattara à Abidjan.

La salle informatique Laurent Gbagbo en ruine

A quelques mètres de là, se trouve la grande salle informatique offerte par le président Laurent Gbagbo lors de sa campagne présidentielle de 2010. Situé au premier étage du restaurant universitaire et de l'espace des loisirs des étudiants, cette salle informatique hyper équipée et qui comptait une quarantaine d'ordinateurs de dernière génération, n'existe que de nom. Car pillée et à l'abandon. Elle attend comme le restaurant et l'espace loisirs situé au rez-de chaussée, sa couche de peinture, son nouveau mobilier. Les travaux piétinent également du coté des amphithéâtres. Le célèbre amphithéâtre Léon Robert où des étudiants suivaient avec beaucoup d'intérêt et de passion, les cours magistraux d'éminents professeurs de droit, est à l'agonie. Les portes, les bancs, le plafond et les fenêtres souffrent de la moisissure. Les travaux de construction des deux amphithéâtres, des deux bâtiments administratifs et des salles de travaux dirigés, déjà financés par le gouverneur Amondji Pierre, sous l'ère Gbagbo, avancent à pas de tortue. La finition des travaux se fait au compte goutte.

Autre constat qui donne la chair de poule, l'état de décrépitude avancé des bâtiments des Unités de Formation et de recherche (UFR) de biosciences, des sciences de la terre et des ressources minières, vidés de leurs contenus pendant la crise postélectorale. Dans toutes les UFR, les tables, bancs et chaises, les documents administratifs et des étudiants, trainent sur les espaces verts donnant l'impression au visiteur d'être dans une décharge publique en miniature. Les ordures déposées à l'ex-Faculté des sciences et techniques (FAST), au département des lettres modernes ne passent pas inaperçu. Ce sont également des tonnes de cadres de portes et fenêtres, fabriquées en aluminium, qui sont entassés ici et là, non encore fixés.

A l'UFR des sciences juridiques, les travaux à terminer restent considérables. La bibliothèque centrale, vétuste, n'a reçu, elle aussi, aucune couche de peinture. La salle de sports du Forum, le célèbre restaurant «les Palmiers» et la piscine olympique qui ne sont plus fonctionnels, n'ont pas encore reçu la visite d'ouvriers. «Il y a beaucoup de travail qui reste à faire. L'Etat veut tellement bien et tout faire en même temps qu'il oublie qu'il faut beaucoup d'argent. Remplacer toutes les portes et fenêtres en bois par des vitres, relève de la folie en ces temps où Ouattara se débat pour que les caisses de l'Etat ne soient pas vides. C'est du gaspillage. Pour réhabiliter une université, on n'a pas besoin de ces dépenses folles. C'est ce qui fait aussi que les travaux sont non seulement lents mais accusent un grand retard par rapport au délai de livraison des travaux que l'Etat s'est fixé. Parce qu'il faut toujours attendre du nouveau matériel pour redémarrer les travaux, faute d'argent», raconte un ouvrier qui a requis l'anonymat. Ce que d'aucuns pourraient considérer comme un scandale financier, ce sont les travaux de reconstruction de la clôture de l'université. Nul ne peut avancer de chiffres précis.

L'ancienne, adossée au quartier présidentiel, coté lycée Sainte Marie, a été détruite puis reprise. Plus de deux kilomètres de clôture sont prévus. Elle part du carrefour du quartier présidentiel à l'ex-bidonville Blingué (route de l'hôtel du Golf). Faute d'argent, un quart seulement des travaux a été fait. Tout est arrêté. Idem pour la clôture, du coté du CHU de Cocody. Les travaux de construction des deux corridors de sécurité, aux deux des trois entrées principales de l'université de Cocody, ne sont pas mieux lotis. La réfection des aires de jeu de football, de basket ball et de hand-ball, des courts de tennis, ne se fait pas, selon des étudiants manœuvres, au rythme souhaité par des entreprises de travaux publics retenus par le Crou-a. Le délai de la pose des vitres ou des portes en vitres en lieu et place du bois a pris plus de temps que prévu et jugé onéreux.

La construction de l'Hôtel des enseignants, du centre commercial, d'une station d'essence annoncée à cor et à cri par le régime Ouattara, n'est pour le moment qu'une vue de l'esprit. La création d'une «Silicon Valley» (un pôle technologique à l'image des Etats-Unis), dans le bas-fond, entre le Chu et l'université, est encore dans les tiroirs de l'Etat. «Le travail est énorme et les ouvriers sont insuffisants pour un tel boulot», confie un autre ouvrier sous le sceau de l'anonymat. Les travaux de plomberie, d'étanchéité, et d'électricité à la Présidence de l'Université, dans les résidences, à la direction du Crou-a, sont loin d'être achevés. Vu l'ampleur du travail à abattre et voyant septembre arriver à grands pas, le régime Ouattara pour sauver la face, a fait appel à mille étudiants pour parer au plus pressé et annihiler toutes velléités de fronde. Ils ont été recrutés pour être des manœuvres. Mais la désillusion est grande.

C'est la seconde vague du millier d'étudiants recrutés par le régime Ouattara que nous avons découverte à l'œuvre sur le campus de Cocody. Ils sont une centaine, payée pour certains à 50 mille FCFA la quinzaine, et pour d'autres à ce montant mais pour un boulot de trois semaines. Ils ont une particularité par rapport aux ouvriers ordinaires. Ceux qui sont vêtus de gilets de couleur jaune sont chargés de planter des arbres, de les arroser, d'arroser le gazon. Ils ont planté plus d'une centaine d'arbustes (des palmiers) de l'entrée coté Chu de Cocody jusqu'à l'antenne de l'Institut national polytechnique Félix Houphouët-Boigny (INP-HB) de Yamoussoukro. Leurs camarades qui portent des gilets de couleur rouge sont des maçons, des menuisiers, des peintres chargés de la voierie.

Etudiants manœuvres, la grande désillusion !

Les promesses n'ont pas été respectées par le régime Ouattara. Les jardiniers se contentent seulement de quinze jours de travail et de 50 mille FCFA et les maçons, peintres et menuisiers de 50 mille FCFA pour trois semaines. Les 100 mille FCFA par mois promis par les pouvoirs publics dans le cadre du Projet Volontariat ne seront plus payés. Certains étudiants manœuvres ne cachent pas leur déception. «A petit salaire, petit travail. C'est pourquoi, le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique nous a confinés dans des petites tâches. Nous arrosons les nouvelles plantes, reboisons le campus, bouchons les nids de poule avec du goudron, améliorons la voierie du campus. Ils ne peuvent pas nous demander plus parce qu'ils n'ont pas tenu leurs promesses», confie Koné. B, cet étudiant maçon.

La présence de ces étudiants pas comme les autres suscite la curiosité des étudiants de l'antenne de l'INP-HB de Yamoussoukro, de l'Ensea, et de l'ENS, trois établissements d'enseignement supérieur qui cohabitent avec l'Université de Cocody. «Ce n'est pas le rôle de nos camarades même s'ils se considèrent comme des indigents. C'est au régime Ouattara de tout faire pour que ces travaux finissent rapidement. Ces étudiants ne doivent pas s'humilier pour quelques billets de banque. Ne nous déculottons pas devant le régime. Ouattara a sacrifié sciemment trois générations d'étudiants. Ne lui donnons pas l'occasion, pour des miettes, de nous humilier pour la seconde fois. J'ai honte quand je les vois travailler. J'appelle pas ça du djossi, mais une humiliation», s'exprime avec colère, K. O, un étudiant en expertise comptable à l'antenne de l'INP-HB.



Un reportage de Charles Bédé in Notre Voie.


Source: LA DEPECHE D'ABIDJAN

INTERDITE D'EVACUATION SANITAIRE EN FRANCE - LA PETITE SOEUR DE SIMONE GBAGBO EST DECEDEE

 

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Temps d'épreuve. Alors qu'elle est incarcérée à Odienné (nord-ouest de la Côte d'Ivoire), très loin des siens, et qu'elle n'a pas pu voir ses enfants depuis bientôt un an, la Première Dame Simone Ehivet Gbagbo a appris, dimanche dernier, le décès de sa sœur cadette, Françoise Ehivet épouse Légré. «Bien entendu, elle est affectée. Etre loin des siens et apprendre ça, en sachant dans quelles conditions les choses se sont passées, c'est difficile. Mais nous confions toutes choses à Dieu. Nous prions», a confié au Nouveau Courrier une des parentes de Simone Gbagbo.

Françoise Ehivet a rendu l'âme à la polyclinique Saint-Gabriel des Deux-Plateaux samedi dernier à 18 h 45 minutes. Malade d'un cancer, traitée habituellement en France, elle a essuyé deux refus de visa pour raisons médicales alors qu'elle devait aller suivre son traitement. Si aucune raison officielle ne lui a été donnée, il faut noter que d'autres proches de personnalités politiques ivoiriennes subissent le même type de blocages. Ainsi, l'époux d'une ancienne ministre incarcérée dans un des bagnes du Nord s'est vu refuser un visa alors qu'il devait aller au Canada pour le suivi de son traitement, et en dépit du fait qu'une de ses filles est citoyenne canadienne et vit effectivement dans ce pays d'Amérique du nord. Où l'on s'aperçoit que le principe de «culpabilité génétique» appliqué à Michel Gbagbo, arrêté «parce qu'il était avec son père» selon l'actuel Premier ministre d'Alassane Ouattara, est mis en exécution par les chancelleries occidentales à Abidjan. Françoise Ehivet Legré sera inhumée assez vite, probablement durant la semaine prochaine, selon des membres de sa famille.


Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

dimanche, 25 mars 2012

DES PROSTITUEES VENDENT LE SPERME DES CLIENTS A ABIDJAN POUR DES RITES SATANIQUES

 

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Une activité ténébreuse de vente de sperme est en train de prendre des proportions exponentielles au Ghana voisin ; et malheureusement, en Côte d'Ivoire aussi. C'est pourquoi, il est plus qu'impérieux d'attirer l'attention de certains infidèles au foyer ou fidèles des filles de joie, habitués des hôtels de passe sur la nécessité d'être plus regardants désormais sur les préservatifs qu'ils abandonnent après les rapports sexuels. De quoi s'agit-il ? Selon les informations rapportées par le site Koaci.com et recoupées par nos soins, des prostituées ghanéennes commencent à trouver grand intérêt à vendre à des utilisateurs peu scrupuleux, le sperme des clients avec lesquels elles entretiennent des rapports. En effet, à l'issue des rapports protégés pour des raisons évidentes, ces vendeuses de charme prennent la peine et le soin de récolter le sperme de leurs clients qu'elles vendent à hauteur de 10.000 F Cfa par condom.

Ce liquide séminal, faut-il le préciser, n'est nullement destiné à des laboratoires pour des recherches scientifiques. Bien au contraire, il est recueilli dans les condoms pour être livrer à des mains malveillantes qui font, à partir de ce sperme, des rituels aux conséquences multiples sur les sujets. De l'expérience qu'elle a eue avec un jeune homme de 32 ans, une jeune prostituée interrogée raconte un fait à susciter davantage de méfiance. Selon elle, après avoir vendu le sperme d'un client, ce dernier est tombé malade et n'a pu se rétablir malgré tous les soins hospitaliers reçus.

Quand la maladie s'aggravait, et que les spiritualistes ont été consultés plus tard, ceux-ci ont révélé qu'un marabout a utilisé son sperme pour des rituels. Mais de quel type de rituel s'agit-il ? Est-ce pour occuper un poste politique, se bâtir un empire financier, ou une promotion sociale ? Sur la question, le site qui relaie l'information reste silencieux. Pour en avoir le cœur net, nous avons sillonné certains hôtels de passe à Abidjan, histoire de savoir si ce phénomène a déjà gagné la capitale économique ivoirienne, à quelques dizaines de minutes de vol d'oiseau d'Accra. A Yopougon, Adjamé, Marcory et Koumassi, des communes réputées abriter des hôtels et des filles de joie, les réponses sont divergentes.

« L'année dernière, un Nigérien m'a approchée pour que je lui livre le sperme de mes clients après les rapports sexuels ; et ce, moyennant une forte somme d'argent. Face à mon refus, il m'a rassurée que c'était simplement pour faire fructifier son commerce. Mais, j'ai refusé cette demande qui est, à mon sens, immorale », a révélé une prostituée que nous avons interrogée dans la commune de Yopougon. Une autre, aperçue dans une rue de la Zone 4 à Marcory, a confirmé ces faits tout en précisant qu'elle n'a pas été directement concernée.

A l'en croire, c'est à l'une de ses amies que des jeunes gens sont venus, un soir, proposer ce « marché » indécent. « En fait, cette pratique existe depuis quelques années, à Abidjan. Ma camarade qui travaille dans un hôtel m'a confié un jour que des hommes l'ont contactée pour acheter du sperme pour le compte d'une dame. Et que ce liquide devait permettre à cette dernière de faire des rituels en vue de raffermir les liens d'affection entre elle et son mari qui commençait à être distant », a-t-elle révélé. Si certaines prostituées ont confirmé ainsi la pratique à Abidjan, les gérants d'hôtels, eux, marquent leur surprise.

« Généralement, les clients ne font pas trainer les capotes utilisés ; ils les font couler dans les cuvettes des toilettes. Nous n'avons jamais eu de proposition d'achat de sperme dans notre hôtel », a coupé sèchement cet interlocuteur rencontré à Adjamé, qui a souhaité garder l'anonymat. B. Dameur, gérant d'un hôtel à Yopougon, a embouché la même trompette. « Je suis gérant d'hôtel depuis plus de 10 ans. Jamais, une proposition aussi indécente que diabolique ne m'a été faite. D'ailleurs, c'est une règle chez nous ici d'éviter de toucher aux préservatifs utilisés et abandonnés dans les chambres, à cause des maladies », a réagi notamment notre interlocuteur. Les infidèles ont donc désormais - on l'espère - une parfaite idée de l'utilisation que des esprits malveillants peuvent faire de leur sperme une fois sortis de chez les prostituées.

C'est pourquoi, à défaut de se soustraire des rangs des infidèles et autres abonnés aux hôtels de passe, ils gagneraient à faire leurs ces comportements : Emporter les préservatifs utilisés après chaque rapport, ou à tout le moins prendre soin de les jeter dans les toilettes. Car, des occultistes rodent autour du liquide précieux pour en faire une très mauvaise utilisation.


Educarriere


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

samedi, 24 mars 2012

LE Pr BERNARD ZADI ZAOUROU MORT LORS D'UNE DISPUTE AVEC UN ENVOYE DE OUATTARA!


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Nos sources viennent de nous porter l'information. Le Pr. Zadi Zahourou a fait une crise d'AVC au cours d'une dispute avec un envoyé de Ouattara. L'histoire est partie d'une commande d'un scénario de film de sensibilisation sur la réconciliation, adressée au Professeur par un proche de Ouattara dont nous confirmerons le nom sous peu.

Intéressé par l'affaire, le Professeur réunit une équipe de comédiens ivoiriens dont Madame Thérèse T. pour lui apporter un coup de main. Très vite, l'équipe du Professeur boucle le scénario du film de sensibilisation et le Professeur en informe le commanditaire. Une facture pro forma du travail lui est demandée. Il évalue le travail: scénario, plus tournage et diffusion et, produit la facture pro forma du travail.

L'envoyé de Ouattara trouve la facture trop élevée. Le Professeur lui répond que c'est un travail d'Expert et qu'il a un coût. Mais la rencontre entre le Professeur et l'envoyé de Ouattara va tourner mal.

Souffrant d'un mal cardiaque depuis le coup d'Etat de 1999, le Professeur Zadi Zahourou est suivi médicalement et il lui est fait interdiction de se mettre en colère ou de s'exposer à une émotion forte. Ce sont ces recommandations des médecins qui l'ont amené à se retirer de la vie politique.

Mais, nos sources, confirment que l'émissaire de Ouattara va se montrer très désobligeant à l'égard du Professeur qui sous la menace et les propos méchants, va s'écrouler devant son interlocuteur.

Il venait ainsi de faire un accident cardiovasculaire. Conduit d'urgence à la PISAM, il ne se réveillera pas du coma.

Le Professeur laisse une famille inconsolable, menacée de représailles si elle révèle l'information à la Presse. Mais, les murs ont des oreilles et nous avons été contactés ce soir du 22 mars 2012, par une jeune étudiante inconsolable qui refuse de se taire sur ce qu'elle qualifie d'assassinat de son Père spirituel et Professeur à l'Université.

Pour que la Vérité se sache et que Justice soit rendue, nous avons jugé utile d'informer l'opinion internationale et nationale sur les circonstances réelles de la mort du Professeur Zadi Zahourou, cette énième victime d'un régime sans cœur.

Que l'âme du Professeur Zadi repose en paix!


Hassane Magued


Source: INFO D'ABIDJAN.NET

BERNARD ZADI ZAOUROU, ILLUSTRE HOMME DE CULTURE IVOIRIEN S'EST ETEINT


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Entré dans un état critique à la Polyclinique Sainte Anne-Marie d'Abidjan (PISAM), le Pr Bernard Zadi Zaourou s'est éteint ce mardi 20 mars, à l'âge de 74 ans. Une maladie longue de plusieurs années a eu raison de l'illustre homme de culture encore connu sous le nom de Bottey Zadi Zaourou ou encore celui de Bottey Moum Koussa.

Frère cadet de l'actuel président du Conseil économique et social ivoirien, Marcel Zadi Kessy, Bernard Zadi Zaourou connu également sous le nom de Bottey Zadi Zaourou ou encore celui de Bottey Moum Koussa est un enseignant, homme politique et écrivain ivoirien, né en 1938, à Soubré. Il a occupé le poste de ministre de la Culture et de la Francophonie entre 1993 et 1999.

De retour de Strasbourg où il obtient son doctorat d'Etat, Zadi Zaourou devient, très vite, en tant qu'enseignant à l'Université d'Abidjan, une vraie star. Oui, une star, de par son atypique vision de l'enseignement, de la contestation politique et de la perception des arts et de la culture africains. Au point qu'aujourd'hui, encore, l'on en est à sentir dans son oeuvre comme un goût d'inachevé.

Le concepteur du Didiga moderne a porté l'art dramatique ivoirien moderne sur les fonts baptismaux, par un savant cocktail harmonieux des genres. Ce poète, comme on en trouve rarement encore dans le monde, sait apprécier le mot dans sa polyvalence sémantique pour en faire un allié redoutable. Son écriture irradie tous les arts et son engagement pour la culture est reconnu de tous. Il connut une carrière réussie d'enseignant-chercheur à l'Université de Cocody, précisément à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines, et à l'Unité de Formation et de Recherche Langues, Littératures et Civilisations.

Ce quêteur insatiable écrit pour rendre compte de son temps à travers «l'art de l'impensable», ainsi qu'il définit le Didiga. Cependant, l'adéquation entre la théorie qu'il formalisa et son action politique à travers le parti qu'il créa en 1990, l'Union des socio-démocrates (Usd) et limitée dans la pratique, semble l'avoir desservi. Le parti n'est plus que l'ombre de lui-même et la plupart de ses disciples qui l'y avaient rejoints ont déchanté de la politique.

Au point que Zadi ne consacre ses dernières années, sa plume qu'à l'animation de chroniques dans des journaux. Chroniques dont l'hermétisme, pour ne pas dire la valeur ésotérique, n'a d'interlocuteurs que des initiés. Il n'empêche, son dernier recueil, Les quatrains du dégoût, publié en 2008, plonge le lecteur, sans faux-fuyant, dans les 20 dernières années d'une Côte d'Ivoire en perte de repères. Où la violence a pris le pas sur la raison, où le maître n'a plus la révérence de l'élève, où l'idéal démocratique a cédé face à l'idéologie et la démagogie. Musicien, promoteur, dès la fin des années 1970 de l'arc musical, Zadi Zaourou est aussi un critique musical averti. Mais au-delà, il est un farouche défenseur de la tradition orale africaine qui met en dialogue discours historique, musique épique et esthétique littéraire. Oeuvre à laquelle il consacre encore son énergie au Groupe de recherche en tradition orale (Grto) dont il fut le directeur pendant plusieurs années.

A l'occasion d'un colloque-hommage à lui consacré, en novembre 2008, à l'université d'Abidjan-Cocody, Michelle Tanon-Lora, vice-doyenne de l'Ufr Langues, Littératures et Civilisations déclamait dans son discours inaugural: «Après une activité bien remplie, il nous importe aujourd'hui de lui rendre un hommage appuyé pour son engagement permanent à l'épanouissement culturel, intellectuel et artistique africain.

Dans cette perspective, le présent colloque offre aux chercheurs du monde, aux amis et aux exégètes de ZADI Zaourou de proposer une contribution sur un aspect de la production littéraire du poète-essayiste-dramaturge ivoirien à leur convenance». Bernard Zadi Zaourou théorise le Didiga, en une esthétique qui se décline au plan artistique comme le récit des prouesses d'un héros chasseur nommé Djergbeugbeu et au plan philosophique comme l'art de l'impensable.

Il peut être considéré comme un auteur féministe. En peignant des femmes l'image de guerrières intrépides, il relance par la bouche de la gent féminine, la question de la fragilité du pouvoir mâle. Cet extrait de La guerre des femmes est à ce sujet, des plus expressifs:
«Mahié: Oui, (...) Quand tu seras seule avec l'homme avec qui tu passeras la première nuit, observe bien sa nudité. A la lisière de sa prairie qui est à tous points semblable à la nôtre, tu découvriras un arbre sans feuillage. Il porte un fruit qui renferme deux fèves. Ne t'acharne pas sur le fruit. Tu tuerais l'homme. Caresse plutôt l'arbre. Il grandira et grossira subitement. A vue d'oeil. Ne t'effraie pas. Couche-toi sur le dos. Amène ton double à s'allonger sur toi, de tout son long. Les tisons que tu portes là, sur ta poitrine, le brûleront d'un feu si doux qu'il roucoulera comme une colombe. Il s'abandonnera à toi. Engage alors son arbre dans ton sentier ; fais en sorte que lui-même lui imprime un rythme : haut-bas ! haut-bas ! haut-bas !

Tu verras. Ses yeux se révulseront et il s'oubliera dans une jouissance indicible. Quand tu le verras ainsi désarmé et à ta merci, ne le tue pas mais retiens que toi seule pourras l'envoûter de la sorte, chaque fois que tu le voudras, toi. Ce pouvoir, c'est l'arme nouvelle que je vous laisse. Dis à toutes mes filles, le moment venu, qu'elles en fassent bon usage et qu'elles n'oublient jamais que nous sommes en guerre et que la paix des hommes ne sera jamais qu'une paix de dupes!». In La guerre des femmes (Nei Abidjan, Neter Paris, 2001).

Quelque peu éloigné de l'arène créative, du fait d'un état de santé délicat et définitivement en divorce d'avec la politique à l'ivoirienne, Zadi n'en demeure pas moins une, sinon la référence de bien d'intellectuels africains.


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BIBLIOGRAPHIE DE ZADI ZAOUROU

 

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Césarienne, Céda, Abidjan. 1984 (1)

BOTTEY (ZADI ZAOUROU), La Tignasse, Céda, 1984 (2)

BOTTEY (ZADI ZAOUROU), Fer de Lance, NEI, Abidjan Neter 2002 (3)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Les Sofas (suivi de) L'Oeil, L'Harmattan, 1983 (4)

BOTTEY (ZADI ZAOUROU), Il secreto Degli Dei (Le Secret des Dieux), Per L'Italia La Rosa, Editrice 1999(5)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Fer de Lance, in Les Grands auteurs Africains, Editions l'Harmattan, Paris 1976 pp 275-309 (6)

BOTTEY (ZADI ZAOUROU), Il Termitaio (La Termitière) in Teatro e poesia Costa d'Avario, Théâtre et poésie en Côte d'Ivoire, l'Harmattan Italia Srl, 2002 (7)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), La Guerre des Femmes (suivi de) La Termitière, Abidjan, NEI, 2001(8)

BOTTEY (ZADI ZAOUROU), Destin Des Mots in Francofonia, Olschki Editore Ottobre 2006 pp 213-220 (9) D'Aujourd'hui, Dakar : NEA, 1978, 294p (10)

BOTTEY (ZADI ZAOUROU), Césaire Entre Deux Cultures, Problèmes Théoriques de la Littérature Négro-Africaine

 

LES REVUES

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Rites Funéraires et intégration Nationale du Pays Bété Sud, in Ann. Uni. D'Abidjan, série D (Lettres) Tome 7, 1979 pp 69-106. (11)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Expérience Africaine de la Parole : Problème Théorique de la linguistique à la littérature, in Ann. De. Uni. Abidjan, série D (Lettres), tome XVII, pp 29-69. (12)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Notes sur les Mots du Cahier d'Un Retour au Pays Natal d'Aimé Césaire, Ann. Uni. Abidjan, Série D (Lettres), 1974, Tome VII pp 27-28. / Voir aussi SEMINAIRE DE STYLISTIQUE 1970-1971 ; Publication. Depart.Lett. mod. / FLASH (13)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Littérature et Dialectique : une application du Matérialiste dialectique à l'étude de la poésie, Revue En-Quête N° 9 Abidjan, EDICI, 2002 Pp 127- 142 (14)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Le mythe, le Prêtre et le Poète : puissance Unifiante du rythme, in Acte du Colloque sur La littérature Négro Africaine, Abidjan Dakar, NEA, 1979, pp 109-113. (15)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Aventure du mot et quête Universaliste dans L'Oeuvre d'Aimé Césaire, in Oeuvres & Critiques XIX, 2 (1994), ISSN: 0338-1900 (16)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Le Conte Dôgbôwradji in Bissa N°1, (Nouvelle Série), Ed. GRTO, 1988. (17)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Regard sur l'oeuvre poétique de Nahounou, Digbeu (AMEDEE PIERRE), in Bissa (revue, Littéraire Orale) N°6, G.R.T.O, 1977. (18)

BOTTEY (ZADI ZAOUROU), Ramazalaye, in La Nouvelle revue Française, Editions Gallimard, Juin 2000 pp 199-205 (19)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Introduction à la connaissance de la Poésie Orale de Côte d'Ivoire in Ann. uni. Abidjan Tome V, Abidjan 1990, pp 5-45 (20)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Poétisation de l'espace dans Le Coup de Vieux de Sony Labou Tamsi et Caya Makhélé In En-Quête, PUCI 2001, pp 96- 111. (21)

ZADI (ZAOUROU BERNARD),Traits distinctifs du conte Africain : Thèses in NEA, Abidjan, Serie D, Tome 7, 1979 pp 19-22. (22)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Littérature et Dialectique: Application de la Dialectique matérialiste à l'étude de la prose Littéraire in Revue du C.A.M.E.S (Sciences Sociales et Humaines) Série B, Vol 03, N° 002, 2001, pp 1-15. (23)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), C'est vraiment une forme nationale de théâtre, Le Didiga in Bayreuth African Studies, Séries 8 (Interviews avec des écrivains Africains Francophones), Printed by Justizvollzugsamstadt Bayreuth, 1986, pp 63- 77. (24)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Qu'est ce que le Didiga ? In Ann. Uni. Abidjan (Lettres et Sciences Humaines), Tome XIX 1986 pp 147- 163. (25)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Avec Césaire, Dénombrer les crimes de la mer In Africa, America, Asia, Australia, By Bulzoni Editore 1999 pp 139 - 150. (26)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Expérience africaine de la parole, Ann. Uni Abidjan, série D (Lettres), tome 7, 1974. (27)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Hommage à Roman Jakobson, in Frat. Mat. 05 Oct. 1982 pp19 (28)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Langue et critique littéraire en Afrique Noire, (1), Actes du colloque de Yaoundé, 16- 20 Avr. Ed. Pr. Africaine. (29)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Autour d'une exposition de peinture, Rev. Pr Africaine, 1971. (30)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), De la parole artistique proférée, Revue de Littérature et d'esthétique Negro- Africaine, N°1 (ILENA), Abidjan. (31)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), Entretien sur le Théâtre (A l'école des Des Anciens), Revue, Arts d'Afrique Noire, N°48, 1978. (32)

ZADI (ZAOUROU BERNARD), La parole poétique dans la poésie Africaine : Domaine de l'Afrique de l'Ouest francophone, Thèse de Doctorat d'Etat, Université de Strasbourg II, 1981. (33)


(Infos biographie : Fraternité Matin)


Ghislaine ATTA

 

Source: SLATE AFRIQUE

vendredi, 23 mars 2012

AMADOU SOUMAHORO: DE L'IRRESPONSABILITE D'UN GARDIEN DU TEMPLE


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Si nous partons de l'idée que tout pouvoir émane de Dieu, il nous sera aisé de déduire que seul Dieu assure la protection du pouvoir. Mais l'immatérialité de Dieu fait du pouvoir militaire et du peuple, les délégataires du pouvoir de protection.

De façon pratique, l'armée s'investit dans la protection des frontières du pays afin d'éviter la déstabilisation de celui-ci par des forces étrangères. La police quant a elle, assure la sécurité intérieure et appuie l'armée en cas de coup de force. Il peut se trouver que, pour des raisons diverses, l'armée ne puisse pas venir à bout des assaillants, ou que ceux-ci occupent frauduleusement une partie du territoire. Dans l'un de ces cas, l'attitude du peuple, finit par révéler son rôle de gardien du temple. En effet, le peuple sent le besoin de faire bloc autour du chef, afin de lui assurer sa fidélité. Cette fidélité affirme nettement la légitimité du pouvoir.

La période de pénétration coloniale a démontré, à suffisance, le rôle de gardien du temple assigné au peuple. En effet, la conquête française n'a pas été facile, dans bien de régions, les guerriers, les chefs traditionnels, les populations ont résisté aux colons français. Ceux-ci, malgré leurs canons ont eu du mal a occupé les terres des autochtones. La même opération, à quelques différences près, a été constatée dans notre actualité récente.

En effet, au soir de l'attaque terroriste contre la Côte d'Ivoire le 19 Septembre 2002, les forces militaires, les populations ont fait front pour éviter que la Côte d'Ivoire échoue entre les mains des assaillants. L'armée, bien qu'ayant enregistré de maigres défaillances, a affirmé son allégeance au Président Laurent GBAGBO, jusqu'à ce que le 11 Avril 2011, la France réussisse son coup d'Etat et installe OUATTARA au pouvoir dans des fourgons bleu blanc rouge.

L'action de l'armée française a démontré deux choses diamétralement opposées. La première est que le Président Laurent GBAGBO bénéficiait d'une légitimité débordante. La seconde est que Dramane OUATTARA, jouissait d'une illégitimité qui crève l'œil au point où il a fallu une armée étrangère et des mercenaires pour lui confier le temple.

Le temple à lui confié a nécessairement besoin d'être protégé. Mais ici, contrairement à la logique des choses, ce sont les forces étrangères (Onuci et Licorne), quelques bidasses ivoiriens, des mercenaires burkinabés, certains guides éclairés qui jouent le rôle de gardiens. Concernant l'armée, ses déplacements sont vaillamment suivis par les cargos de l'ONUCI, affichant ici, le peu de confiance que le pouvoir place en l'armée. Alors si le pouvoir n'a pas totalement confiance en l'armée, fait-il confiance au peuple? En d'autres termes, existe-il une complicité entre le peuple et OUATTARA? A l'évidence non car, en Côte d'Ivoire ce n'est pas le peuple, d'ailleurs ignoré, qui défend bec et oncle OUATTARA, mais c'est la minorité concentrée au Rassemblement Des Républicains (RDR) aidée par des ressortissants de la CEDEAO. Cette minorité illuminée parle par le canal de son chef, Amadou SOUMAHORO. Le pouvoir a donc transféré cette confiance dans la personne d'Amadou SOUMAHORO, Secrétaire Général par intérim du (RDR), parti dont OUATTARA assure la présidence.

M. Amadou SOUMAHORO, l'autre Amadou GON Coulibaly, grand insulteur devant l'éternel, inaugure une nouvelle ère d'irresponsabilité de son parti. Rien qu'à l'entendre, les ivoiriens ont froid dans le dos. Ces propos volent de violence en violence, d'irresponsabilité en irresponsabilité montrant, par là même, le nécessaire besoin de recadrer l'homme. Nous avons la nette impression qu'il ne parvient pas à faire le départ entre les charges de Secrétaire Général de son parti et les pulsions d'un  militant de base d'Adjamé coupé des bienfaits de l'école. En sa qualité de Secrétaire Général par intérim, il a le devoir d'éduquer, de former et d'orienter dans le bon sens les militants de son parti. Le financement des partis politiques répond à cette exigence républicaine. L'exigence est d'autant plus forte que les fonds publics alloués au RDR proviennent de la poche des pauvres contribuables ivoiriens, qui en ont marre d'entendre les insanités débitées à tout bout de champ. Amadou SOUMAHORO a ouvert la voix à la répression des meetings du Front Populaire Ivoirien (FPI) en affirmant haut et fort : « Toute manifestation arrogante sera matée... ». Aussitôt dit, aussitôt fait. En Effet, Le FPI a reçu lors de ses différentes manifestations pacifiques, des déluges de haine et de feu. Des nervis chauffés à blanc par les propos d'Amadou SOUMAHORO ont démontré leur vampirisme sans bornes. En invitant ses militants à casser le FPI, Amadou SOUMAHORO, créait une infraction dont les contours ne manquent pas d'être flous. Que recouvre le terme « manifestation arrogante »? La tâche est laissée aux érudits du RDR, de donner un contenu à cette infraction. Et Dieu seul sait avec quel zèle ils le font bien!

Après avoir passagèrement cédé la parole à Alphonse Soro, qui pense à tord que ses menaces rangeront le FPI au placard, Amadou SOUMAHORO a encore repris la verge dont il se sert pour mâter les pro-GBAGBO. Comme un gamin il argue : « Désormais, nous allons demander à nos militants de se mettre en ordre de bataille pour mâter tous les militants du FPI qui s'attaqueront au Président Alassane... S'ils nous attaquent, nous allons répliquer du tic au tac... Tous ceux qui s'attaquent à OUATTARA vont au cimetière... ». De tels propos traduisent la nature du régime au pouvoir à Abidjan.

Le régime en place en Côte d'Ivoire, est un régime autocratique, fermé aux critiques qui ne peut supporter l'expression plurielle. Son pouvoir repose sur les pratiques qui nous rappellent bien la dictature mussolinienne. Il ne reste qu'à interdire les partis d'opposition, principalement le FPI et le tour est joué.

En outre, le fait de faire tacitement, de Amadou SOUMAHORO, le gardien du temple, le pouvoir confirme tout le bien que les ivoiriens pensaient de lui. C'est un pouvoir qui n'a aucune assise populaire et qui ne peut, en conséquence, compter sur le peuple pour sa protection et sa défense. Le pouvoir s'adosse piteusement à son ghetto électoral, le nord pris en otage. Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à consulter la cartographie électorale issue des élections présidentielles d'Octobre et Novembre 2010 et même des législatives 2011.

Dans un Etat civilisé lorsque l'on atteint  ce degré d'irresponsabilité c'est que l'on est dans une République bananière. Le pouvoir agit comme si la Côte d'Ivoire faisait partie du patrimoine du RDR qu'il faut par tous les moyens protéger contre des prétendus gangsters. Nous pouvons admettre que l'on critique le niveau de culture des élèves et étudiants ivoiriens. Mais nous accepterons difficilement que l'on soutienne que des leaders d'opinion ont une culture citoyenne et politique en deçà de la norme. Nous pensons sincèrement qu'Amadou SOUMAHORO est au dessus de la norme. C'est pourquoi, la justice impartiale et indépendante de OUATTARA, devrait pouvoir se pencher sur le cas de son gardien qui ne cesse d'appeler au meurtre. Aussi, prions-nous M. BANNY à ôter ses genoux du sol afin de tenir les pieds de SOUMAHORO. Qu'il l'invite à rendre humain ses propos car, être gardien du temple de OUATTARA, ne signifie pas « loubardiser » la politique ivoirienne. De plus, jouir abondamment de la qualité de gardien du temple, ne dépouille pas le pouvoir de son caractère temporel.

Que Dieu nous garde.


Alain BOUIKALO

Juriste consultant

bouikhalaud@deboutciv.com

DEPUIS L'EXIL, BLE GOUDE TRES MALADE

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Son long silence livre enfin des secrets. Alors que des rumeurs persistantes continuent de le donner pour mort, Charles Blé Goudé donne des signes de vie, mais pas sous de bons auspices. Selon des proches qui le rencontrent fréquemment, le leader du Congrès panafricain des jeunes et des patriotes (COJEP), serait très malade. L'ancien ministre de la Jeunesse et de l'Emploi dans le dernier gouvernement de Laurent Gbagbo avant sa chute le 11 avril 2011, serait en effet mal en point depuis quelques jours. Charles Blé Goudé souffrirait de maux de tête aigus et fréquents, accompagnés d'insomnie.

Pis, toujours selon ses proches, la voix du bouillant orateur de la place de la République d'Abidjan, serait de plus en plus inaudible. Pour ainsi dire, cet inconditionnel soutien au régime de Laurent Gbagbo jusqu'à ses derniers instants, est en train de perdre la voix. Toutes choses qui inquiètent ses proches. C'est que le leader des jeunes patriotes ivoiriens sur qui plane un mandat d'arrêt international lancé par les autorités ivoiriennes, se trouve ainsi limité dans ses mouvements. L'accès aux soins devient de ce fait compliqué, puisque Blé Goudé souhaite rester caché et maintenir secrète sa cachette. Une situation inconfortable qui ne favorise pas le traitement du mal dont il souffre. Ses proches avec qui nous avons échangé, assurent que l'homme avait souvent des maux de tête pendant qu'il était encore à Abidjan. Il voyait alors régulièrement son médecin qui l'examinait et lui prescrivait ce qu'il fallait pour le soulager de son mal. Mais tous, son médecin et lui, sont en exil, et « se cherchent » comme on le dit à Abidjan.

Ces compagnons de Blé Goudé qui ont accès à lui mèneraient des démarches en ce moment pour lui trouver un médecin. Mais ce dernier devra faire preuve de discrétion pour éviter de dévoiler la cachette de celui qu'on appelle « le génie de Kpô ». Avec la chute de son mentor, l'ex-président Laurent Gbagbo, le leader du Cojep a pris la route de l'exil. Après quelques brèves apparitions sur des écrans de télévision, des déclarations à la radio et dans les journaux, Blé Goudé s'est terré, laissant prospérer les supputations et autres rumeurs sur son compte. Tantôt il est annoncé au Ghana, tantôt en Gambie, au Zimbabwe ou en Afrique du Sud. Hier, ce sont des proches du leader de la galaxie patriotique ivoirienne qui nous apprenaient qu'il est malade. Affaire à suivre.


Hamadou ZIAO


Source: L'INTER

mardi, 20 mars 2012

UN KIVU-BIS A L'OUEST DE LA COTE D'IVOIRE?

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Et si les Africains cessaient de regarder les situations politiques de leurs pays comme des phénomènes isolés les uns des autres, uniquement explicables par les passions localisées agitant leurs peuples ? S'ils cessaient de se gaver sans discernement des récits médiatiques superficiels et du storytelling ? S'ils se rendaient compte qu'au-delà des émotions et des réflexes pavloviens, il est impossible de saisir la quintessence de la politique internationale contemporaine sans faire appel aux invariants de la géopolitique, du jeu des intérêts, de l'évolution des tendances et des principes régissant la diplomatie ?

Une nouvelle fois, le Mali est soumis à une rébellion partie du Nord touareg. Mais cette insurrection est bien plus grave et plus dangereuse pour l'intégrité de son territoire que les précédentes. La rébellion accuse le pouvoir central d'exclure une partie de la population, privée de tout. Le pouvoir et plus globalement les Maliens sudistes crient à la malhonnêteté et au chantage permanents. Des représentants de la force publique sont cruellement assassinés par les rebelles. Des débordements malheureux et des manifestations de dépit dans le Sud font craindre des pogroms de Nordistes. Ancienne puissance colonisatrice, la France est sur le banc des accusés en raison de son jeu trouble. Les atrocités des insurgés ne suscitent pas l'indignation internationale qu'on aurait pu imaginer et la communauté internationale appelle tout le monde à la table des négociations, mettant sur le même pied d'égalité la République et ceux qui la défient.

Comment ne pas avoir l'impression diffuse de revivre le début de la rébellion ivoirienne, il y a presque exactement dix ans ? A l'époque, le gouvernement du Mali et une bonne partie de l'opinion publique de ce pays ont soutenu le Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI), lui servant plus ou moins de base-arrière sans pour autant aller jusqu'aux outrances du Burkina Faso de Blaise Compaoré. Ceux qui ont justifié hier le lancement d'une rébellion sur des bases régionalistes et les complaisances de l'ancien maître commun chez leur voisin du Sud peuvent-ils aujourd'hui, en toute logique, se plaindre du même type de traitement ? Iront-ils jusqu'à tenter de théoriser sur les «bonnes» et les «mauvaises» rébellions ? Il n'y a pour l'instant pas de procédé scientifiquement accepté permettant de distinguer les unes des autres. Les Etats africains gagneraient donc à se déterminer au sujet de ce qui passe chez leurs voisins sur la base des principes et non sur le fondement d'émotions passagères souvent trompeuses voire manipulées par les maîtres du storytelling. Il est par exemple évident que la création de l'Etat du Sud-Soudan et son admission au sein de l'Union africaine - quoi que l'on puisse penser des acteurs locaux - est un «beau» précédent sur lequel se fonderont demain les sécessionnistes «azawadiens» et les autres aventuriers de la nouvelle balkanisation de l'Afrique.

Il faut bien admettre que dès lors qu'une expérience de «gouvernance» d'un certain type s'impose dans un pays africain, elle devient un précédent facile à dupliquer dans d'autres contrées, surtout si elle peut profiter à ceux que la journaliste belge Colette Braeckman a appelé «les nouveaux prédateurs». Ainsi, il devient de plus en plus évident que l'Ouest de la Côte d'Ivoire s'apparente irrésistiblement à un nouveau Kivu (région de l'est de la République démocratique du Congo en conflit structurel depuis une quinzaine d'années).

Les parallèles sont frappants. La RDC et la Côte d'Ivoire sont des Etats au fort potentiel de prospérité, clients du camp occidental pendant la guerre froide, qui se sont progressivement affaiblis en raison d'une mauvaise gestion de la question du renouvellement de leur leadership (Mobutu, Houphouët). Les deux pays ont été soumis à des rébellions parties de voisins moins nantis mais dotés de pouvoirs forts, militarisés et alliés aux puissances occidentales (Etats-Unis pour le Rwanda, France pour le Burkina Faso) dans le cadre de leur stratégie d'influence géopolitique. Le Burkina Faso et le Rwanda sont soumis à des pressions démographiques les poussant à rechercher des «déversoirs» pour leur trop-plein de population, et peuvent compter, dans les pays où ils se projettent, sur des migrants de plus ou moins longue date, mal intégrés et armés, qui jouent un rôle de cheval de Troie, dans un contexte où la thématique de la nationalité est explosive. Ce sont eux qui affrontent et très souvent mettent en déroute des milices autochtones qui se sont créées en réaction comme les Maï-Maï ou le Front de libération du Grand Ouest (FLGO).

La guerre structurelle de l'est du Congo est une aubaine pour l'oligarchie mondiale. Elle justifie la présence pérenne des troupes et de l'administration onusiennes. Le désordre organisé rend possible une exploitation maximale des innombrables ressources minières de la région. Et si les médias internationaux sont prompts à dénoncer les viols et les violences des différentes milices, leurs liens avec les multinationales qui profitent de leur barbarie sont bien peu documentés. Si l'ouest de la Côte d'Ivoire ne fait pour l'instant pas l'objet d'une exploitation minière conséquente - quoique son sous-sol soit riche lui aussi -, il est le cœur du pays cacaoyer. Et l'afflux concerté de miliciens burkinabé (comme le tristement célèbre Amadé Ouérémi, qui fait irrésistiblement penser à Laurent Nkunda) et de travailleurs agricoles qui se jettent sans trop réfléchir sur les plantations des autochtones exilés après les massacres massifs des forces pro-Ouattara mais aussi sur les forêts classées (où sont passées les grandes consciences écologiques ?) suscite des inquiétudes légitimes. Il est vrai que la disparition de la propriété villageoise traditionnelle et son remplacement par une sorte de politique du fait accompli pourrait ouvrir la voie à une appropriation des terres âprement disputées par des grands groupes transnationaux ayant les moyens de se faire «respecter» par les uns et par les autres. Dans un contexte où la course aux terres arables devient un des principaux enjeux du capitalisme mondial.

Face à ces défis qui interpellent la conscience nationale ivoirienne, dont la mauvaise gestion pourrait ouvrir la voie à des conflits structurels comme en Colombie où la guérilla est devenue un sport national, face au risque réel de dépossession, où sont les voix courageuses qui peuvent tirer la sonnette d'alarme ? Que fait l'opposition ? Que dit la société civile ? Où sont les ecclésiastiques ? Et Charles Konan Banny, n'a-t-il pas mieux à faire que se transformer devant nos yeux médusés en une sorte de navrant exorciste laïc, adepte de la politique de l'autruche ? Pour éviter le pire à la Côte d'Ivoire, il faut du courage. Encore du courage. Toujours du courage.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

lundi, 19 mars 2012

GBAGBOMANIA: PLUS D'HOTELS DISPONIBLES A LA HAYE ET SES ENVIRONS


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Le lundi 18 juin 2012, date du début du procès de confirmation des charges contre le président Gbagbo risque de rester une date gravée dans l'histoire de la Cpi, des Hollandais en général et des habitants de la petite ville de La Haye, particulièrement. Tant les patriotes, panafricains et démocrates annoncent un déferlement humain sans pareil.

Alors que la bataille juridique est dans sa phase décisive, avec les enquêtes du bureau du procureur Ocampo et les contre enquêtes de la défense du président Gbagbo, un autre enjeu et non des moindres pointe déjà, à trois mois du 18 juin prochain. Celui de la mobilisation des patriotes et panafricains. Certes, on ne peut rien reprocher à la mobilisation quasi permanente des résistants sur le vieux continent, l'Europe, depuis le 11 avril dernier et plus particulièrement depuis la déportation du président Gbagbo à la prison de Scheveningen, mais l'approche de la date du 18 juin fait monter l'adrénaline.

Plus que convaincus de l'innocence de Laurent Gbagbo, victime à leurs yeux d'un complot international, les Africains et patriotes ivoiriens de la diaspora ont décidé de marquer à leur manière l'évènement.  Depuis plusieurs semaines, des réunions sont organisées dans le seul but de battre le record des mobilisations ce jour-là. Et à trois mois, jour pour jour, du 18 juin, plus de chambres d'hôtels de libres dans la ville de La Haye. Des leaders locaux de mouvements patriotiques ont décidé d'entreprendre des démarches auprès de la municipalité de La Haye pour pouvoir disposer de stades ou d'éventuels entrepôts devant servir de dortoir aux nombreux manifestants qui effectueront le déplacement. Certains patriotes ont souhaité venir avec des camping-bus. Quand d'autres ont carrément choisi d'établir leur QG dans la ville d'Amsterdam, distante seulement de 45 km de la petite ville de La Haye.

Pour sa part, le porte-parole du Cpad (un des principaux organisateurs du 18 juin, ndlr), Apollos Dan Thé a fait savoir qu'ils sont encore en discussions avec les autorités de la ville et la police hollandaise pour les dispositions plus pratiques. «Il y aura du jamais vu dans cette petite ville hollandaise. Mais nous espérons que le procès ne sera pas reporté», a déclaré Claude N'da Gbocho, président d'un mouvement de résistance en Allemagne dénommé Akonda-eine-Welt-Café.

Ce que la diapora prépare

Tous les mouvements politiques ivoiriens et de la société civile en Europe travaillent activement à créer le buzz à l'approche du 18 juin prochain. Plusieurs séances de travail ont lieu dans les capitales et certaines grandes villes européennes. Le samedi 31 mars prochain d'ailleurs, une grande réunion initiée par le Comité de pilotage des actions de la diaspora (Cpad) va rassembler à Cologne en Allemagne, toutes les organisations et mouvements de la résistance en Allemagne. «Non seulement pour les remobiliser pour le combat en général, mais surtout pour préparer l'«assaut» sur La Haye en juin, qui est une grande étape du combat », a fait savoir Apollos Dan Thé, porte-parole du Cpad que nous avons joint.

Selon certaines indiscrétions, des manifestions quasi quotidiennes pourraient se tenir à La Haye dans la dernière semaine avant le lundi 18 juin prochain. Histoire d'informer les Hollandais et Européens que l'Afrique digne a pris ses quartiers dans la ville pour apporter son soutien à l'un de ses dignes fils, Laurent Gbagbo, victime d'un complot international. Des réseaux de communication seront installés pour relayer l'information en temps réel sur place, explique un des organisateurs qui assure que le dispositif à cet effet est déjà prêt.

Si les choses sont fin prêtes en attendant le jour du procès c'est surtout grâce à la symbiose du travail accompli par toutes les organisations de la diaspora ivoirienne et africaine. Au nombre desquels l'on peut citer, les représentations Fpi Europe, le Cpad, le Cri-panafricain, le mouvement Akonda-eine-Welt-Café, le Cojep France, Allemagne, Italie, Angleterre, Suisse, les Femmes patriotes de France, le Moraf (Mouvement pour la renaissance africaine), ainsi que les organisations africaines. Tous ont joué et continuent de jouer un rôle déterminant dans la poursuite du combat pour l'Afrique digne. A trois mois du procès, les yeux sont désormais rivés vers La Haye qui abrite le siège de la Cour pénale internationale (Cpi). La résistance est plus que jamais debout et déterminée, pour aller jusqu'au bout


Frank Toti, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" du samedi 17 mars 2012.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

LE QUOTIDIEN LE MONDE INCENDIE LE PROCUREUR DE LA CPI: «OCAMPO EST SOUMIS AUX OCCIDENTAUX»

 

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Dans un article au vitriol, la correspondante du quotidien parisien du soir, «déshabille» le magistrat argentin, dénonce sa servilité vis-à-vis des puissances occidentales et dévoile ses méthodes absolument douteuses. Ces critiques sont émises depuis plusieurs mois déjà... par votre quotidien préféré. La charge est violente. Et surprenante de la part du quotidien Le Monde, soutien inconditionnel de la «gouvernance mondiale» et des aventures guerrières occidentales en Côte d'Ivoire, en Libye et en Syrie. Dans son édition datée d'aujourd'hui, Le Monde revient, sous la plume de Stéphane Maupas, sur le premier jugement rendu par la Cour pénale internationale en dix ans d'existence. Le chef de guerre congolais Thomas Lubanga a en effet été reconnu coupable de «crimes de guerre» avant-hier. Ce jugement sera sans doute le seul rendu par le procureur Louis Moreno-Ocampo, qui plie ses bagages en juin prochain. La question de son bilan et de ses méthodes plus que discutables est donc à l'ordre du jour. Et Le Monde ne passe pas par quatre chemins pour le tacler sévèrement. «Dans ses communiqués, M. Moreno-Ocampo revendique une impartialité qui est démentie par les faits. Poignée de main chaleureuse avec l'Ougandais Yoweri Museveni, admiration déclarée pour le Rwandais Paul Kagamé, dont les pratiques sont pourtant dénoncées par l'ONU et les ONG», écrit Le Monde. Qui aurait également pu noter la rencontre discrète d'Ocampo et de Ouattara à son domicile privé parisien, et la «poignée de main chaleureuse» avec Guillaume Soro, pourtant soupçonné des pires crimes contre l'humanité. A Yoweri Museveni et Paul Kagame, qui ont historiquement prêté leurs pays comme bases arrières aux rébellions congolaises et qui ont été les alliés indispensables des multinationales qui pillent la RDC, Le Monde aurait pu adjoindre Blaise Compaoré, revolver françafricain tendu sur l'Afrique de l'Ouest, complice de Charles Taylor au Liberia, en Sierra Leone et en Côte d'Ivoire mais jamais inquiété, tellement dans le secret des dieux qu'il a pu «prophétiser» dès 2003 sur l'extradition du président Laurent Gbagbo à la CPI. Museveni, Kagame et Compaoré sont les alliés des Occidentaux et des «nouveaux prédateurs» en Afrique et, sous Ocampo, cela vaut impunité.

Le Monde poursuit dans sa lancée. «C'est par le jeu des preuves que la justice internationale peut être manipulée. En enquêtant par des intermédiaires, par procuration, le procureur multiplie les risques. Sa victoire dans l'affaire Lubanga semble être une goutte d'eau dans la lutte contre l'impunité au Congo. En obéissant à la même stratégie au Darfour, en Libye ou en Côte d'Ivoire, M. Moreno-Ocampo reste soumis au bon vouloir des puissances régionales et occidentales», écrit Stéphanie Maupas. En évoquant les «intermédiaires» dont se sert l'actuel procureur, la journaliste du Monde met les pieds dans le plat et permet de comprendre la pertinence de la démarche de l'avocat principal du président Gbagbo à la CPI, Maître Emmanuel Altit, qui entrave la stratégie d'Ocampo, qui veut «expurger» (faire disparaître des dossiers) de manière systématique et sans s'expliquer les noms de ses «victimes» mais également de tous les membres de son bureau, de tous ses enquêteurs et de tous ses traducteurs. Parce que, selon toute évidence, il a travaillé main dans la main avec des officines du RDR, et ne voudrait pas que la Défense enquête sur ses enquêteurs et leur crédibilité. La référence aux «intermédiaires» fait également penser à l'utilisation excessive de Human Rights Watch, ONG financée en grande partie par le milliardaire Georges Soros, qui est réputé avoir financé la campagne d'Alassane Ouattara.

Couper ses accusations de la racine du conflit

La technique d'Ocampo, qui consiste à «séquencer» les crises et les crimes liés à ces crises afin d'accabler les personnes qu'il vise, sans avoir à s'en prendre aux protégés des grandes puissances, est également dénoncée par la correspondante du Monde à La Haye. «Jean-Pierre Bemba, principal opposant au président congolais, Joseph Kabila, est à La Haye depuis novembre 2010. Il est un acteur majeur des guerres de l'est du Congo. Mais pourtant, devant la CPI, il ne répond que des crimes commis en République centrafricaine. Un peu comme si le tribunal pour l'ex-Yougoslavie avait inculpé l'ancien président Slobodan Milosevic pour la seule guerre du Kosovo, faisant l'impasse sur son rôle en Bosnie-Herzégovine. Les accusations du procureur sont circonscrites à quelques faits. Elles ne donnent pas une vision claire des responsabilités dans la guerre féroce que se sont livrés par milices interposées l'Ouganda, le Rwanda et le Congo. Seuls deux autres chefs de milices, Mathieu Ngudjolo et Germain Katanga, sont poursuivis pour crimes contre l'humanité en raison du massacre de 230 personnes à Bogoro, village d'Ituri, le 24 janvier 2003. Une seule journée dans une guerre de dix ans pour laquelle il n'existe pas de bilan précis, mais qui, selon l'ONU et les ONG, a fait plusieurs centaines de milliers de morts. En coupant ses accusations de la racine du conflit, le procureur a posé un acte politique. Ni le pouvoir ougandais ni le régime rwandais ni les responsables de Kinshasa n'ont été inquiétés ; aucun responsable clé n'a été cité, ne serait-ce que comme témoin», écrit-elle. La volonté d'Ocampo de n'enquêter, au départ, que sur la guerre post-électorale ivoirienne ne relève-t-elle pas des mêmes techniques de saucissonnage opportuniste ? Sur le dossier ivoirien, la question de «la racine du conflit» est un tabou réel. Le malaise du bureau d'Ocampo à l'annonce de l'élargissement de l'autorisation d'enquêter sur le dossier ivoirien au début de la rébellion en 2002 est ainsi apparu dans les propos de Pascal Turlan, conseiller français du magistrat argentin. «On va regarder ce qui s'est passé depuis 2002 mais on n'a pas d'obligation d'enquêter sur ces crimes-là, on a maintenant la compétence pour le faire si on le souhaite et si on l'estime pertinent».

«Il voulait conduire une affaire rapide et facile»

Le pli politicien de Luis Moreno-Ocampo, plus soucieux des effets de manche que de la soif de justice des victimes, transparaît également de l'article du quotidien français. Pour gagner du temps, et se donner de la contenance avant son départ, le procureur qui n'avait jusque-là bouclé aucun de ses nombreux dossiers, a envoyé valdinguer toutes les charges relevant des violences sexuelles et des massacres au sujet de l'affaire Lubanga. «Le procureur nous avait demandé d'oublier les massacres, il voulait conduire une affaire rapide et facile», affirmait en 2009 un enquêteur qui avait claqué avec amertume la porte de la Cour», révèle Stéphanie Maupas. Au final, l'article du Monde reprend quasiment tous les griefs que les analystes ivoiriens critiquant la méthode Ocampo ont développés ces derniers mois. Le Nouveau Courrier n'est pas peu fier d'avoir été à la pointe du combat contre les impostures du procureur argentin sur une affaire Gbagbo qu'il laissera comme une patate chaude à son successeur, la Gambienne Fatou Bensouda, qui sera déjà à la barre lors de l'audience de confirmation des charges le 18 juin prochain. Bien entendu, rien ne prouve qu'elle sera plus soucieuse du droit et moins politicienne que son prédécesseur. Comme lui, elle a été, au fond, cooptée par les puissances occidentales qui utilisent tant la CPI comme un jouet que son crédit ne cesse de s'éroder. Dangereusement.


Philippe Brou


Source: LE NOUVEAU COURRIER

COMBAT CONTRE LA FRANÇAFRIQUE ET L'IMPERIALISME: LA LETTRE EMOUVANTE D'UN CITOYEN FRANÇAIS AU PRESIDENT GBAGBO

 

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Le combat pour une Afrique digne et véritablement indépendante mené par Gbagbo est entré dans les esprits de ses concitoyens, mais pas seulement. Des amis de l'Afrique, opposants au néocolonialisme et la Françafrique ont bien perçu ce message et sont décidés à le mener avec les Africains. Ainsi du français Stéphane Gayet, qui, dans une lettre émouvante au président Gbagbo, loue son mérite et son courage d'homme d'Etat, face aux impérialistes de tous poils. Un texte dense.

Monsieur le Président Gbagbo, je ne vous ai jamais rencontré et je ne suis même jamais venu dans votre beau et auparavant riche pays, la Côte d'Ivoire. Français blanc de France, fils de résistant chef d'équipe pendant l'occupation allemande, j'ai appris à vous connaître par l'intermédiaire de la diaspora ivoirienne de Strasbourg, où je vis. J'ai eu beaucoup de difficultés à vous cerner correctement, tant la désinformation au sujet de la politique ivoirienne depuis 2002 a été la règle dans les médias français. C'est grâce à mes amis ivoiriens que j'ai fini par comprendre qui vous étiez vraiment. C'est en m'intéressant à votre parcours et à vos luttes d'ancien opposant politique que j'ai pu vous saisir. Car on ne connaît bien un homme que lorsque l'on s'est imprégné de son histoire personnelle. Ce que j'ai compris de vous, c'est que vous ne vous êtes pas engagé dans le socialisme par opportunisme, mais par profonde conviction. J'ai découvert en vous un homme épris de loyauté, de justice et d'équité ; un homme authentique ; un leader réellement investi pour le bien de son peuple et de son pays ; un homme d'État courageux n'ayant pas peur de résister aux puissances financières et politiques internationales. Vous avez certainement des choses à vous reprocher, commis des erreurs préjudiciables, comme tout chef d'État. Mais je tiens à vous exprimer ici que je suis solidaire, pour l'essentiel, de vos options et de vos actions, car, nonobstant ce que l'on peut vous objecter, je considère que vous incarnez le juste combat d'une Afrique de l'Ouest victime d'un néocolonialisme machiavélique, inéquitable et ravageur qui maintient les pays cibles dans un état de dépendance et de pauvreté. Vous avez résolument pris un chemin difficile, mais noble, celui de l'indépendance vraie, non de celle de façade.

J'admire l'homme déterminé, pugnace et courageux que vous êtes. Mais que pouviez-vous faire face à ce complot, cette coalition dirigée contre vous dès votre élection de 2000 et dont la première offensive a été menée en 2002 ? Vous avez réussi à résister pendant huit années de guerre anti-Gbagbo, pendant lesquelles vous ne pouviez pas gouverner correctement. L'accord de Linas-Marcoussis a été le deuxième acte, après le coup d'État raté de 2002, de votre élimination. L'élection présidentielle de fin 2010, qui ne pouvait pas bien se dérouler étant donné le contexte, en a été le troisième. Sachez, Monsieur le Président, que je ne suis pas du tout convaincu que vous avez perdu cette élection. Je sais que les fraudes et autres irrégularités de toutes natures de la part de vos opposants ont dépassé l'entendement et que la soi-disant Commission électorale indépendante était tout sauf indépendante. Vous avez demandé un recomptage des voix et l'on vous a bombardé.

Vous êtes, j'en suis intimement convaincu, victime d'un complot international qui vous a conduit dans cette situation scandaleuse. Heureusement, une résistance s'est organisée, en Côte d'Ivoire et à l'étranger ; cette résistance est extrêmement déterminée et ne lâchera pas, j'en suis persuadé. Recevez, Monsieur le Président, mes salutations très distinguées et respectueuses.


Dr Stéphane Gayet


Source: LE NOUVEAU COURRIER

vendredi, 16 mars 2012

DANS LA COTE D'IVOIRE «RESTAUREE», UN DEUIL NATIONAL DE «PURIFICATION» ANNONCE POUR LE 17 MARS

 

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Nous savons ce qu'est un deuil, ce qu'est marquer le deuil ; nous savons aussi, spirituellement, ce que signifie la purification, mais dans le jargon pseudo religieux du nouveau gouvernement qui veut instaurer un deuil national de purification le 17 mars prochain, on découvre une spiritualité de ténèbres, une spiritualité de vaudou, toute imprégnée de magie, à laquelle manque l'essentiel : en effet, comment passer directement au stade de la purification, si on n'a pas constaté que l'on est sale, que l'on est coupable ? Pourquoi se laver quand on n'est pas sale ? Ou alors est-ce encore toujours le même discours, celui du gouvernement, blanc comme neige, propre et pur, qui n'a pas besoin de purification ; et c'est donc lui qui va, encore et encore, demander un Nième mea culpa aux sympathisants du Président Gbagbo, en leur imposant de reconnaitre des fautes imputables aux seuls rebelles et associés... Enfin cette commission réconciliation et vérité, que fait elle ? Très concrètement on nous parle d'échéances, fin juillet, fin aôut, dernier trimestre ; c'est ce moquer des ivoiriens ! J'imagine que le Président Banny, même s'il a la volonté d'orienter positivement sa commission, manque totalement de moyens, et ne rencontre personne, dans son camp, prêt à dire, « nous avons fauté gravement, nous avons du sang plein les mains, nous avons renversé l'Etat et nous sommes en pleine illégitimité ! ».

Rappelons encore que cette date s'inscrit presque jour pour jour, un an après le grand rassemblement des 15-16 mars 2011, qui a mobilisé 2 millions de personnes à Abidjan, à l'appel de la Galaxie patriotique et de son Leader, Charles Blé Goudé. J'ai pu suivre tous les discours, toutes les interventions, car en Israël, la RTI n'était pas censurée comme en France. Je me souviens du discours impressionnant de cet imam dont je ne connais pas le nom, citant les Écritures, et qui a dit sept fois, « Écoute Côte d'Ivoire, notre Seigneur est Un ! » et trois fois « Le  peuple périt, faute de connaissance ! ».

Enfin, cette année la portion d'Ecritures pour le Shabbat du 17 mars est justement la parachah de la « vache rousse », (Nombres 19: 1-22, avec en parallèle, Ézéchiel 36: 16-36), la purification quand il y a eu contact avec un mort ! Étrange coïncidence encore ! Mais voilà, les milieux maçonniques jouent et surfent sur les évènements, empruntant ce qu'ils veulent, rejetant ce qui ne leur convient pas, embrouillant tout le monde... mais Dieu saura en son temps les rétribuer comme il convient ! Et honorer le petit peuple qui est resté fidèle, n'en doutons pas ! Pâques est proche : Les esclaves seront libérés et le Préfet-Pharaon et ses cavaliers s'embourberont fatalement et définitivement !


Shlomit Abel, ce 8 mars 2012.


Source: Facebook Shlomit Abel

MAMADOU KOULIBALY: LA PRIMATURE D'AHOUSSOU JEANNOT, UNE COQUILLE VIDE

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"Je souhaite bonne chance à Ahoussou Jeannot parce qu'on lui a donné un portefeuille duquel sont sorties des valeurs qui réduisent nécessairement la valeur du portefeuille de Premier ministre. Quand le président de la République devient lui-même ministre de la Défense, cela signifie qu'il a dépouillé le... Premier ministre de toutes les questions de défense et de sécurité.

Quand en plus, le président de la République nomme son petit-frère, ministre chargé des questions présidentielles, c'est l'administration du gouvernement, et c'est comme s'il dépouille le Premier ministre de ce qui est gestion des autres portefeuilles ministériels et la coordination de l'action gouvernementale revient de nouveau à son petit-frère. Et donc naturellement, le Premier ministre se trouve dépouillé. La défense et le gouvernement général vont être gérés en famille chez le président de la République.

Troisièmement, le fait de nommer un ministre délégué opérationnel auprès du Premier ministre qui doit être chargé de l'action gouvernementale, le ministre délégué dépouille le Premier ministre de son pouvoir de ministre de la Justice. Donc on se retrouve là avec un Premier ministre, qui est un ami, que j'encourage, mais en même temps je crains fort, avec toutes les pièces qui ont été enlevées de son portefeuille et qui se retrouve avec le titre de Premier ministre qui n'a pas le pouvoir.

Et ça, c'est relativement dommage. Moi je l'ai fréquenté pendant les premiers moments de la crise postélectorale. C'est avec lui que j'ai négocié et obtenu la libération des premiers prisonniers détenus au Golf Hôtel et à la Pergola après le 11 avril 2011. Je me dis donc que c'est quelqu'un qui est capable de par sa compréhension de mener progressivement la machine de la réconciliation et cela suppose qu'il ait de l'autorité.

Mais si on lui enlève la justice, la défense et les autres manteaux gouvernementaux qu'on a confiés au petit-frère, je crains fort que la Primature qu'on lui a donnée ait été vidée de son contenu. Quand Soro était Premier ministre, toutes ses valeurs là étaient dans le même portefeuille. Quel est le besoin aujourd'hui de le dépouiller de tout cela ?"

Mamadou Koulibaly

Source: Service Communication Lider.