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samedi, 18 février 2012

EN MISSION EN EUROPE, MIAKA OURETO NE SE RECONNAIT PAS DANS LES PROPOS RAPPORTES PAR LA PRESSE



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Sylvain Miaka Ouretto en mission en Europe ne reconnaît pas avoir tenu les propos qui ont été rapportés par la presse nationale hier. Des propos d'une gravité extrême qui ont suscité une forte émotion parmi les militants du Fpi particulièrement en France où se trouve en ce moment le président par intérim du Fpi, Sylvain Miaka Ouretto. «J'ai une rencontre avec les Ivoiriens ce soir, je vais faire une mise au point », a-t-il affirmé hier, dans l'après-midi, au téléphone. «On voit les ennemis qui cherchent à distraire le peuple», a ajouté M. Miaka.

Selon le quotidien L'Intelligent d'Abidjan, dans sa parution d'hier, Sylvain Miaka aurait déclaré que le Président Gbagbo n'a pas nommé l'ex-ministre Koné Katinan comme porte-parole. Miaka aurait également mis en cause la gestion des finances du Fpi qui se retrouverait aujourd'hui sans un sou après la crise post-électorale. Certains y ont vu des règlements de comptes du président intérimaire du Fpi.

Mais, selon les informations, dès la parution du journal, Sylvain Miaka aurait joint au téléphone Koné Katinan Justin pour lui expliquer qu'il n'avait pas tenu de tels propos.


Memel Lafoi


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

LE MAIRE DE COCODY, GOMONT DIAGOU, EST MORT EN EXIL


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Le maire de Cocody, Monsieur Gomont Diagou, qui vivait en exil au Ghana depuis le kidnapping du président Laurent Gbagbo, a rendu l'âme ce matin à Accra. Il est décédé ce vendredi 17 février 2012 d'une crise cardiaque dans une clinique à Accra (Ghana). C'est un grand malheur qui vient encore de frapper la grande famille de La Majorité Présidentielle.

La dépouille mortelle du maire Gomon Diagou vient d'être accompagnée à la morgue de l'hôpital militaire Thirty Seven à Accra, la capitale ghanéenne. Son épouse et ses deux filles étaient soutenues par les ministres Koné Katinan et Kadet Bertin, Monsieur Hervé Siaba, conseiller du Président Gbagbo, de Monsieur Thierry Bouikalo-Bi, ex-Directeur Général de l'imprimerie nationale et de Monsieur Konaté Navigué, Président de la jeunesse du FPI.


Steve Beko


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

OPERATION «REFUGIES MAIS SCOLARISES»


Enfants ivoiriens réfugiés = enfants scolarisés... par legrigriinternational

 

A l'appel de l'association Halte au Génocide - Mémoire et Justice, organisation d'une collecte de fournitures scolaires, destinées aux enfants ivoiriens réfugiés mais scolarisés dans les camps du Ghana, du Togo, du Libéria... mais aussi, chez eux, en Côte d'Ivoire, où on estime à 500.000 le nombre de déplacés dans l'incapacité de réintégrer leur logement...


Source: INDIGNEZ-VOUS HAUT ET FORT et DAILYMOTION

vendredi, 17 février 2012

DANGER SUR LA LIBERTE DE PRESSE EN COTE D'IVOIRE: LA PROTECTION DES SOURCES MENACEE PAR UN NOUVEAU TEXTE

 

 

Le nouveau code de déontologie du journalisme en élaboration a fait l'objet de présentation de sa mouture par ses rédacteurs : Alfred Dan Moussa et Zio Moussa. C'était  hier mercredi à la maison de la presse. L'innovation majeure dans ce texte est incontestablement son article 3 nouveau qui fait désormais obligation au journaliste  de révéler sa source en cas de manipulation.

La maison de la presse au Plateau a abrité hier le forum pour la rédaction du nouveau code de déontologie du journaliste ivoirien mis en œuvre par le Comité de suivi des recommandations d'Accra, en partenariat avec International Media Support et Media Foundation for West Africa. La mouture de ce nouveau code - présenté aux partons de presse (tel que prévu par le chronogramme d'activité) avant son atelier de validation qui doit se tenir la semaine prochaine- est déjà source de satisfaction.  Précisément  à travers l'introduction de certains articles tels que  l'article 3 nouveau qui renforcent  les droits des hommes de médias. Cet article 3 nouveau, en effet, permettra, si le nouveau code est adopté, d'étendre la chaine de responsabilité aux sources d'informations (même étatique) en matière de diffusion d'informations erronées ou confidentielles, lorsqu'une mauvaise foi sera avérée. Plus simplement, il ferait  obligation désormais au journaliste de révéler sa source s'il s'avère que celle-ci lui a donné cette information erronée dans le but de le manipuler. «La possibilité de s'affranchir de son obligation de protéger sa source en portant à la connaissance du public, des usagers, ou d'ester en justice contre cette source si la volonté de celle-ci est  de le manipuler, de porter atteinte à sa réputation, à son honorabilité, à sa dignité  et de le pousser à une faute professionnelle est établie ». Il est d'ailleurs ressorti dans les explications que le cas des journalistes du Nouveau Courier (Théophile Kouamouo, Oula Saint-Claver et Stéphane Bahi)- qui avaient été incarcérés en 2010  pour avoir refusé de divulguer leur source alors qu'ils avaient publié une info juste et digne de foi - a milité en faveur de la rédaction ce nouvel article...  «L'adoption de ce nouveau code sera faite le 23 février prochain par un nombre de journaliste beaucoup plus important qui seront là avec leurs organisations professionnelles(...) La responsabilité  des journalistes exigent que nous réfléchissions régulièrement sur nos outils de pratique du métier. Et l'un des outils les plus importants est le code de déontologie. Mais ce code ne sera pas cette fois-ci un texte simplement, il sera appuyé par des mécanismes d'application, d'évaluation et de renforcement...», a précisé  Zio Moussa.


Franck-Harding M'Bra


Source: LE NOUVEAU COURRIER

ALORS QU'IL VIRE UN MILLIER D'EMPLOYES, LE DG DE LA SOTRA RECRUTE SUR FOND TRIBAL


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La Société des transports abidjanais (Sotra) reste sous les feux des projecteurs depuis plus d'une semaine avec le licenciement de plus d'un millier de travailleurs. Seulement, cette vraie fausse mesure de «redressement» de l'entreprise cachait mal une vaste opération de recrutement sur fond tribal. Les preuves d'une scandaleuse dérive managériale.

On se demande bien si le monde est à l'envers sous ce régime. Des intérimaires qui s'arrogent des superpouvoirs pour renverser tous les fondements socioprofessionnels en Côte d'Ivoire. Hier, c'était à la Rti où le Dg par intérim, Aka Sayé Lazare, renvoyait plus de 300 agents professionnels et expérimentés, pendant qu'il recrutait la «main d'œuvre» bon marché à Tci, Al Bayane, Radio CI piratée, TV Notre Patrie (Bouaké)... Aujourd'hui, c'est au tour de Méité Bouaké, DG par intérim de la Sotra d'en faire autant. Au moment où il vire 1219 agents (des machinistes aux cadres supérieurs), Méité Bouaké recrute à satiété, et de surcroît sur fond tribal dans l'esprit de «rattrapage» prôné par Alassane Ouattara.

Officiellement, ce sont une soixantaine de «notes de service» qui informeront le personnel des nouveaux recrutements faits par le DG intérimaire, au moment où il parle de difficultés de trésorerie. Devant l'indignation du personnel vis-à-vis de ces embauches, Méité Bouaké va adopter une autre méthode. A savoir un recrutement silencieux, sans ameuter la troupe. Ainsi donc, ces recrutements se poursuivront sans que le personnel n'en sache rien. Puisque plus aucune note de service, avec pour objet «tournée de connaissance d'entreprise», synonyme de nouvelle embauche, ne circulera.

Des recrutements sur fond tribal

Selon les informations en notre possession, Méité Bouaké, DG par intérim de la Sotra, depuis sa prise de fonction jusqu'à ce jour, a procédé à plusieurs dizaines de recrutements. Les éléments de preuves en notre possession l'indiquent. Notamment, les recrutements de Mlle Silué Adjaratou Somondéné, matricule 14729-00, engagée à la Daf en juin 2011, moins de deux mois après sa prise de fonction. Mlle Kamagaté N'garamoko Haminatou, matricule 14731-10, engagée le 27 juin 2011, en qualité d'Assistant auditeur à la direction de l'Audit général. Mlle Touré Assitan, matricule 14756-10, M. Méité Vazoumana, matricule 14755-10, engagés tous les deux le 21 novembre 2011 en qualité de Technicien d'assurance. Et même pendant qu'il préparait activement le licenciement massif des agents, les recrutements parallèles n'ont guère cessé. Puisque le 20 janvier 2012, Mme Silué épouse Touré Katiama Awa était recrutée sous le matricule 14758-00, en qualité de comptable au département Finances et comptabilité.

Cerise sur le gâteau, le patron de la Sotra ne manquera pas entre temps de «grader» quelques membres de son clan. Comme son frère Méité Lassana, matricule 07821-10, précédemment Assistant auditeur technique qu'il a bombardé chef de service Contrôle qualité à Sotra Industrie, le 12 juillet dernier. Avant de prendre une mesure de suspension des avancements catégoriels, selon lui, «en raison de la situation de trésorerie particulièrement tendue de l'entreprise et dans le souci de préserver les emplois». Et pourtant, cette situation ne l'a pas empêché de nommer son frère, de faire des recrutements ethniques et surtout de virer plus d'un millier d'agents de la Sotra. Toutes ces mesures qui n'ont fait que -  malheureusement - mettre à mal l'entreprise.


Gérard Koné


Source: LE NOUVEAU COURRIER

jeudi, 16 février 2012

L'AVOCAT DE GBAGBO A LA CPI: «NOUS AVONS GAGNE TOUTES NOS BATAILLES, NOUS TENONS LE BON BOUT»

 

Comment le président Laurent Gbagbo prépare-t-il sa défense devant la Cour pénale internationale, et plus particulièrement l'audience dite de «confirmation des charges» qui aura lieu le 18 juin 2012 ? Selon des sources qui lui sont proches, il est très concentré sur cette échéance, qu'il suit directement, aidé par Emmanuel Altit et Agathe Baroan. Tout juste se détend-il en lisant énormément de livres, politiques et historiques - dont le Jésus de Jean-Christian Petitfils - et par le zapping télévisuel.

Laurent Gbagbo est en contact régulier avec Me Altit. A l'occasion du séjour européen de Miaka Ouretto, numéro un par intérim du FPI, le défenseur du premier président de la Deuxième République ivoirienne, s'est confié au site internet eventnews.fr. «Les procédures à la CPI sont complexes, longues et très techniques (...) Vous avez deux buildings énormes où travaillent plus de 1000 personnes, mais rassurez-vous, nous avons gagné toutes nos batailles», a-t-il dit comme pour planter le décor. «Vous savez comme moi que la Côte d'Ivoire n'ayant pas signé le traité de Rome, il fallait l'accord des juges pour que le procureur puisse renvoyer l'affaire devant la CPI. Ce qui a été motivé par le procureur le 23 juin 2011 sur la base d'une liste de crimes que des pro-Gbagbo auraient commis entre le 28 novembre 2010 et le 11 avril 2011. Voilà comment après l'autorisation de la chambre préliminaire III du 3 octobre 2011, les enquêtes ont abouti au transfèrement du président Gbagbo à la CPI (...) A l'époque je n'étais pas encore dans la procédure avant que Gbagbo ne soit transféré, mais malgré cela, mon équipe et moi avions dénoncé l'attitude du procureur Ocampo qui n'est qu'un acte purement politique. Car en demandant aux juges de le laisser enquêter sur cette période du 28 novembre 2010 au 11 avril 2011, il voudrait conclure par le fait que tout ce qui est arrivé par la suite, est la résultante du refus du président Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à Ouattara (...) Nous avons produit une démo d'une trentaine de pages, démontrant que le procureur ne peut pas tenir compte dans la situation de la Côte d'Ivoire, que de la seule période du 28 novembre 2010 au 11 avril 2011... Il faudra qu'il enquête également sur tout ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire depuis 2002 (...)  C'est pourquoi, le procureur était obligé de faire des observations complémentaires le 3 novembre 2011 en demandant aux juges de lui permettre d'enquêter sur la période allant jusqu'en 2002. C'est une première victoire», a expliqué Maître Altit.

Qui a poursuivi.  «Notre stratégie a plusieurs étages. Mais déjà sachez que avant même le transfèrement du président Gbagbo à la CPI, nous avions envoyé plusieurs mémoires aux juges, aux médias (...) c'est pourquoi le président Gbagbo était digne et respectable lors de sa comparution initiale du 5 décembre 2011. Il fallait tout faire pour lui rendre sa dignité (...) Après cela, on a tous vu le changement du rapport de force dans les médias internationaux (...) Aujourd'hui, le camp Ouattara est indexé par tous.»

Faut-il pour autant déjà crier victoire ? Emmanuel Altit demeure prudent. «A la Cpi, nous n'avions pas de bureau, le procureur ne voulait pas nous donner tous les documents en sa possession. Aussi, il faut aller sur le terrain pour les contre-enquêtes... Nous avons bataillé dur, aujourd'hui c'est chose faite surtout avec l'aide juridictionnelle. Après cette deuxième victoire, nous nous préparons pour le 18 juin pour l'audience de confirmation des charges. Mais déjà, il faut retenir que chaque jour qui passe, nous nous battons pour obtenir la victoire sur le procureur et nous tenons le bon bout. Les juges et l'opinion internationale comprennent de mieux en mieux le dossier ivoirien. Cela prépare le terrain. Ce n'est pas négligeable dans une procédure où les juges sont libres de délibérer. Aujourd'hui tout le monde va dans notre sens (...) Nous avons dans un premier temps voulu gagner la bataille du sérieux, du professionnalisme. Après donc la technique vient maintenant la stratégie sinon la politique, pour ne pas dire les faits, qui n'interviendront qu'une fois à l'intérieur des débats. Mais il était pour nous important de préparer le terrain, les esprits. Et les résultats que nous obtiendrons seront non seulement au profit du président Laurent Gbagbo, mais aussi au profit de tous ses proches visés par la justice... La semaine prochaine, d'autres requêtes seront déposées. Nous avons besoin des témoignages authentifiés en images, photos, vidéos, présence des victimes... Mais le tout dans le calme et la sérénité. Nous travaillons avec Maître Agathe Baroan, une Ivoirienne. Pour dire que notre équipe n'est pas fermée».

En évoquant les témoignages dont la défense a besoin, l'avocat du président Gbagbo évoque tous les indices et éléments de preuve susceptibles de battre en brèche les thèses défendues par le procureur Ocampo. C'est-à-dire par le régime Ouattara. La balle est donc dans le camp des «sachants». C'est le moment ou jamais pour ceux qui ont des éléments ou des témoignages inédits sur le coup d'Etat du 24 décembre 1999, la genèse de la rébellion, les crimes et montages de celle-ci, ses accointances avec des hommes politiques ivoiriens et/ou étrangers, ses montages médiatiques, la préparation de la guerre postélectorale, les crimes du «commando invisible» et des FRCI... de les communiquer à la défense du président Gbagbo. En toute discrétion.

 

Philippe Brou

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

UN DOCUMENTAIRE DE FRANCE 5 REVIENT SUR LES MASSACRES DES FORCES PRO-OUATTRA ET L'INDIFFERENCE COUPABLE DE L'ONUCI

 

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Regardez et téléchargez cette deuxième partie d'un passionnant documentaire (il l'est du début à la fin) diffusé par France 5 intitulé "Menace sur les droits de l'homme". Un documentaire assez peu vulgarisé et dont des télévisions africaines devraient songer à acheter les droits, comme la RTI de l'époque avait acheté les droits de "La Françafrique" de Patrick Benquet. A partir de 1'37", il parle longuement de la Côte d'Ivoire, et de la lâcheté complice de l'ONU à Duékoué. Les enquêteurs d'Amnesty International parlent sans langue de bois. Mais ces messieurs et dames d'une Cour pénale internationale financée quasi-exclusivement par les pays occidentaux auront-ils le courage de dire leur fait à leurs "bienfaiteurs" ?

 

 

Source: Le blog de Théophile Kouamouo

mercredi, 15 février 2012

POURQUOI LA CAN NE POUVAIT PAS RECONCILIER DES IVOIRIENS PLUS DIVISES QUE JAMAIS

 

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L'opération de communication massive orchestrée depuis le Palais du Plateau a fait «pschitt». Il faut se rendre à l'évidence. La victoire des Eléphants à l'occasion de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations, espérée par tous les Ivoiriens, n'a pas été au rendez-vous. Elle ne sera donc pas instrumentalisée par les prestidigitateurs qui nous dirigent. Et dont la petite musique était déjà parvenue à nos oreilles. Le trophée était annoncé, par ceux qui veulent réconcilier sans panser, sans écouter et sans réparer, comme le signe absolu de la fin de toute discorde au sein d'une Nation à qui tout réussit sous l'égide son chef bien aimé. Pour cette raison, un nombre incroyable d'officiels ont - une fois de plus - gaspillé l'argent public pour faire le voyage de Libreville, dans l'espoir de profiter de l'entrée triomphale des Eléphants dans une ville d'Abidjan en liesse pour se griser d'une popularité usurpée.

C'est bien là le signe du double langage du régime ivoirien, mielleux à destination de l'étranger comme il est brutal - psychologiquement aussi - à l'intérieur. Cette victoire des Eléphants devait être présentée comme le signe de la «baraka» de Ouattara, et de la confirmation de ce qui est «l'ordre juste» en Côte d'Ivoire. Les thuriféraires du régime le disaient : comme en 1992, les Eléphants ramèneraient la Coupe à Abidjan parce que, comme en 1992, Ouattara est aux affaires et Gbagbo est en prison - à sa place naturelle, entendaient-ils affirmer, faisant ainsi la démonstration de leur hostilité historique au mouvement de démocratisation et à «l'indocilité» ivoirienne. Hier comme aujourd'hui. La victoire des Eléphants n'était pas, pour eux, la  promesse d'une réconciliation authentique, mais la poursuite d'un écrasement, d'une humiliation censée frapper les esprits au sein du petit peuple auquel il aurait été seriné que «Dieu aime Ouattara».

Les Ivoiriens hostiles au régime actuel savaient bien quelle instrumentalisation indécente aurait été faite, ce qui ne les a pas empêchés de soutenir leur équipe et de se préparer à porter une victoire paradoxale, faites de joie intérieure et de sarcasmes extérieurs. Les Eléphants n'ont pas gagné. Mais la manœuvre du régime Ouattara, appuyée par une Organisation des Nations Unies qui a oublié son devoir d'impartialité vis-à-vis de ses pays membres, est révélatrice d'un état d'esprit détestable et dangereux. Cet état d'esprit est contenu dans la phrase de Charles Konan Banny, amorphe patron de la Commission dialogue vérité et réconciliation, qui disait en substance que les Ivoiriens se réconciliaient sans s'en rendre compte. De combien de tonnes de lâcheté cette élite-là, et les diverses coteries internationales qui accompagnent le régime Ouattara, se sont lestées pour ne pas oser voir ce que le commun des mortels voit ? En tout cas, on se situe plus que jamais au degré zéro du politique ! Quand des chanteurs ou des footballeurs sont appelés à la rescousse pour régler des problèmes qui ne les concernent pas, c'est qu'il y a une démission des dirigeants et une incompétence manifeste. Dans le cas d'espèce, le problème est simple. Personne, dans le clergé, dans le gouvernement, au sein des syndicats, de la société civile et du corps diplomatique, parmi les guides religieux, n'ose se lever pour dire à Alassane Dramane Ouattara que sa manière de gouverner dans le sadisme, la brutalité et le «rattrapage ethnique» est porteuse des plus grands périls.

Comment réconcilier la Côte d'Ivoire alors que les Dozos et FRCI canal Forces nouvelles continuent de traumatiser et de tuer, comme nous le montre l'actualité récente à Arrah, notamment développée dans cette édition du Nouveau Courrier ? Comment apaiser alors que l'absurdité judiciaire triomphe dans le traitement des prisonniers politiques, dont le cas Michel Gbagbo est emblématique de la cruauté d'Etat en Côte d'Ivoire ? Comment rassembler quand tout semble être mis en œuvre de manière rationnelle pour vider les villages Wê du peu de population qui reste, et quand aucun programme sérieux ne vise à rassurer les centaines de milliers de déplacés internes et de réfugiés ivoiriens ? La joie de la CAN n'aurait-elle pas été forcément de courte durée face aux destructions d'emplois qui battent leur plein et à la vie chère qui oppresse tout un peuple ?

Il s'agit de revenir aux fondamentaux au lieu de persévérer dans la politique de l'autruche. La France «black-blanc-beur» célébrée après la victoire à la Coupe du monde de 1998 a-t-elle empêché Jean-Marie Le Pen d'être au second tour de la présidentielle dans l'Hexagone quatre ans plus tard ? La supplique de Didier Drogba demandant hier, après l'historique qualification à la Coupe du monde de 2006, de «déposer les armes» et «d'aller aux élections» a-t-elle eu la moindre conséquence sur la tragédie ivoirienne et l'inflexibilité des rebelles d'alors ? La victoire des Pharaons d'Egypte a-t-elle empêché la lame de fond révolutionnaire de déferler sur le pays et d'occasionner, en 2011, la chute du régime d'Hosni Moubarak ? La crise ivoirienne est politique. C'est par la politique qu'il faut la régler, avec franchise et courage. Et non par le bling bling et la com' à outrance.

 

La Rédaction


Source: LE NOUVEAU COURRIER

COTE D'IVOIRE, TU RESSUSCITERAS!

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Il en sera pour toi comme pour Jonas


Dans la nuit du 6 janvier 2012, le Seigneur me parla pour la Côte d'Ivoire à travers l'histoire prophétique de Jonas (Jonas 2) et de Noé (Genèse 8).

L'Eternel fit venir un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas fût dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits. De la même manière, L'Eternel a envoyé  un grand poisson pour engloutir la Côte d'Ivoire, et la Côte d'Ivoire sera à l'image de Jonas, dans le ventre du poisson pendant un temps prophétique de trois jours et trois nuits. La Côte d'Ivoire éprouvera ce qu'a éprouvé Jonas quand il a été jeté  dans l'abîme, et sa détresse ressemblera à celle de Jonas.

Tu m'as jeté dans l'abîme, dans le cœur de la mer, Et les courants d'eau m'ont environné; Toutes tes vagues et tous tes flots ont passé sur moi. Je disais: Je suis chassé loin de ton regard! Mais je verrai encore ton saint temple. Les eaux m'ont couvert jusqu'à m'ôter la vie, L'abîme m'a enveloppé, Les roseaux ont entouré ma tête.  Je suis descendu jusqu'aux racines des montagnes, Les barres de la terre m'enfermaient pour toujours; Mais tu m'as fait remonter vivant de la fosse, Éternel, mon Dieu! Quand mon âme était abattue au dedans de moi, Je me suis souvenu de l'Éternel, Et ma prière est parvenue jusqu'à toi, Dans ton saint temple. Ceux qui s'attachent à de vaines idoles éloignent d'eux la miséricorde. Pour moi, je t'offrirai des sacrifices avec un cri d'actions de grâces, J'accomplirai les voeux que j'ai faits: Le salut vient de l'Éternel. L'Eternel commanda au poisson, et le poisson vomit Jonas sur la terre (Jonas 2).

Les scribes  et les pharisiens lui répondirent, disant : Maître, nous voulons voir un signe de toi. Il leur répondit: Une génération méchante et adultère demande un miracle; il ne lui sera donné d'autre miracle que celui de Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. Les hommes de Ninive se lèveront au jour du jugement avec cette génération, et la condamneront ; parce qu'ils se repentirent à la prédication de Jonas ; et voici, il y a ici plus que Jonas. Matt. 12/38-40.

Toutes ses vagues passeront sur le pays mais le Seigneur protégera ceux qui lui appartiennent; l'Eternel secouera la Côte d'Ivoire comme Jonas fût secoué dans le ventre du grand poisson. Le salut vient de l'Eternel  mais ceux qui s'attachent à leurs idoles éloigneront d'eux la miséricorde car les idoles ne les sauveront pas. Après ce temps, de la même façon, l'Eternel commandera au poisson, image du  Léviathan, de relâcher pour toujours la Côte d'Ivoire (Esaïe 27/1).

Côte d'Ivoire, il te sera donné le signe de Jonas comme signe de ta libération et de ta résurrection. "Tu remonteras vivante de la fosse"... Comme Le Seigneur a obligé d'une certaine façon Jonas à rentrer dans son plan, il va utiliser ce qui t'arrivera pour te faire rentrer dans ta destinée. Ce temps prophétique de 3 jours que tu vas vivre, ne devra pas être pour toi l'image de la mort mais comme pour Jonas,  ou Jésus-Christ, l'image de la résurrection, dit l'Eternel.

Un encouragement

Et Dieu se souvint de Noé,
et de tous les animaux et de tout le bétail, qui étaient avec lui dans l'arche; et Dieu fit passer un vent sur la terre, et les eaux baissèrent; Genèse 8/1.  Et Dieu se souvint de Noé... comme s'il l'avait-oublié...?

Depuis que les portes de l'arche s'étaient fermées, l'Eternel n'avait plus parlé à Noé; que devait ressentir celui-ci? Pendant tout le déluge qui s'abattait sur la terre puis plus tard, à la vue de ces eaux à perte de vue, sans preuve de vie pendant de longs mois, il aurait pu se croire abandonné.

Jonas ne voyait rien non plus dans le ventre du poisson (on peut supposer qu'il s'agissait d'un grand requin capable d'avaler un homme), il était  dans les ténèbres. Il ne pouvait ni voir, ni comprendre ce qui se passait à l'extérieur comme à l'intérieur du poisson. Et il s'est souvenu de l'Eternel, seul capable de le sauver. Mais même secoué par l'épreuve, Jonas était d'une certaine façon, aussi à l'abri dans le ventre du poisson et le Seigneur mettra son peuple à l'abri car toutes choses sont sous son contrôle y compris le "poisson".

Invoque moi au jour de la détresse ; je te délivrerai et tu me glorifieras Paumes 50/1.

Dans ma détresse, j'ai invoqué l'Éternel, et il m'a exaucé; du sein du séjour des morts j'ai crié, et tu as entendu ma voix. Jonas 2/1.

Je suis mis au rang de ceux qui descendent dans la fosse, dit le psalmiste,  je suis comme un homme qui n'a plus de force... tes fureurs passent sur moi, tes terreurs me conduisent au silence; elles m'environnent tout le jour comme des eaux. Ps 88.

Paul a bien décrit ces situations qui semblent se prolonger: Nous avons été excessivement accablés, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie et nous regardions comme certain notre arrêt de mort... afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes mais en Dieu qui ressuscite les morts. 2 Corinthiens 1/8 à 10.

Car depuis notre arrivée, notre chair n'eut aucun repos ; nous étions affligés de toute manière: luttes au dehors, craintes au-dedans ... 2 Corinthiens 7/5.

Il y a des moments où nous n'arriverons peut-être plus à espérer, épuisés, convaincus que nous n'avons plus de force, ni celle de vivre, car les faits sont là. Ainsi parlait aussi Sarah en Genèse 18/12-13 : Je suis trop vieille maintenant, aurais je encore des désirs ?

Dieu ne fait pas de reproches et répond simplement à ceux qui ne désirent plus rien, où qui n'ont plus d'espérance: "Y a t-il quelque chose qui soit étonnant de la part de l'Eternel ? Au temps fixé, je reviendrai vers toi...

L'Eternel jugera son peuple ; mais il aura pitié de ses serviteurs en voyant que leur force est épuisée Deutéronome 32/36.

Comme pour Jonas, comme pour Noé, au temps fixé, l'Eternel agira, il se souviendra de la Côte d'Ivoire. A ceux qui sont épuisés, L'Eternel se contente de rappeler sa puissance: Voici, je suis l'Eternel, le Dieu de toute chair. Y-a-t-il rien qui soit étonnant de ma part ? Jérémie 32/27.

A celui qui vaincra (qui persévèrera jusqu'à la fin) et qui gardera jusqu'à la fin mes oeuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une verge de fer comme on brise les vases d'argile, ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père Apocalypse 2/26-27.


Deborah


Lire aussi La Côte d'Ivoire est-elle morte?


Source: LE GLAIVE TRANCHANT

APRES LE RATTRAPAGE ETHNIQUE, VOILA LE RATTRAPAGE FAMILIAL


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On savait son frère cadet Birahima Ouattara dit "Photocopie" comme DAAF de la Présidence  et sa femme Mme Dominique Novian Ouattara récemment nommée à la tête d'une structure de l'Etat en présence de Mme Hillary Clinton (Secrétaire d'Etat Américain).

Mais chose surprenante, après nos recherches, nous nous rendons compte que Ouattara a aussi procéder à la nomination de sa nièce (fille de son frère aîné Gaoussou Ouattara) à la tête d'une autre structure de l'Etat en tant que Directeur Général.

En effet, Mme Baudin Sarrahn Ouattara a été nommée depuis Octobre 2011, alors qu'elle résidait en Tunisie, à la tête de l'Agence Nationale de la Salubrité Urbaine (ANASUR), en remplacement de Mme Nguessan Kouakou Adélina anciennement Directeur Général de cette structure étatique.

Cette Agence placée sous la tutelle du Ministère de la Salubrité Urbaine de Mme Anne Ouloto dit "Bulldozer", récemment éclaboussée par le scandale des "Marchés frauduleusement attribués à des prestataires en faillite" est située à Angré 22ème arrondissement et est spécialisée dans la gestion des ordures ménagères en Côte d'Ivoire.

Nous souhaitons la bienvenue au rattrapage familial qui vient s'ajouter à la liste des rattrapages d'Alassane Ouattara.


D.E.

Source: INFO D'ABIDJAN.NET

mardi, 14 février 2012

ENCORE LES FRCI! MORT ET DESOLATION A ARRAH


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On ne finira pas de poser le problème de l'acceptation des FRCI par les populations ivoiriennes et leur intégration dans le peuple comme une armée nationale (et donc non ethnique et tribale), professionnelle et républicaine. Ainsi va la sécurité au pays d'Alassane Ouattara! Fernand Dindé.


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Affrontement entre population et Frci à Arrah : Plusieurs morts, des domiciles dont ceux du chef et du frère aîné d'Affi N'guessan incendiés.

 

Des violents heurts entre population et éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci) ont éclaté dans la journée du dimanche dernier et du lundi 13 février 2012 à Arrah, localité située à une trentaine de kilomètres au sud du chef lieu du département de Bongouanou. Si la situation électrique qui régnait dans la zone ne nous a pas permis de nous rendre sur les lieux, des sources jointes sur place ont rapporté un bilan lourd. Environ une dizaine de morts auraient été enregistrés et plusieurs domiciles dont celui de Nanan Téhoua II, le chef de la localité et celui de Kouamé Oi Kouamé Bernard (frère aîné de Pascal Affi N'guessan), ancien maire d'Arrah, auraient été incendiés. Aux environs de 14h, nos sources ont indiqué que les populations apeurées étaient encore terrées chez elles. La ville étant réduite en un véritable champ de bataille.

A l'origine de ces affrontements, un problème de cohabitation entre les Frci et une frange de la population. En effet, le mardi 7 février dernier déjà, des jeunes de la localité de Kotobi (située à 12 km de Bongouanou), fustigeant le racket dont ils étaient souvent l'objet, avaient demandé aux hommes en tenue postés à l'entrée de leur bourg de quitter les lieux. Ce que ceux-ci auraient fait. Dans la journée du dimanche 12 février, c'était au tour des jeunes de la localité d'Arrah de réclamer, eux aussi, le départ des Frci postées au corridor sud de leur ville. Et comme pour traduire leur détermination, ces jeunes se seraient rendus audit corridor et auraient désarmé les éléments des Frci en ces lieux avant de mettre le feu à leur hangar.

Cela fait, toujours selon nos sources, ces jeunes faisant preuve d'une impétuosité particulière, se seraient rendus au foyer ''Bomo Henriette '' base des Frci, qu'ils ont alors encerclé dans le but de les déloger. Il aura fallu l'intervention des éléments de la gendarmerie et de l'Onuci alertés, pour ramener le calme dans la soirée de ce dimanche. On pensait alors l'incident clos lorsque dans la journée d'hier, lundi 12 février, de nouveaux affrontements, plus violents cette fois, sont à nouveaux enregistrés. Des domiciles et des commerces sont pillés et incendiés, des coups de feu et des agressions à l'arme blanche et autres jets de projectiles sont enregistrés, causant plusieurs blessés et même des morts. On parle même d'une dizaine. Chiffre que nous n'avons pu vérifier du fait de l'impossibilité de nous rendre sur le terrain.

Dans les heurts, le domicile du chef Nanan Téhoua II, et celui de Kouamé Oi Kouamé, frère aîné d'Affi N'guessan et ancien maire d'Arrah n'ont pas été épargnés. Aux environs de 15h, au moment où nous mettions sous presse, un calme précaire régnait dans la ville où les autorités tentaient une médiation entre les deux camps.

Zéphirin NANGO


Source: SOIR INFO

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Tension à Arrah : Affrontements entre FRCI et populations / Des morts, plusieurs blessés - La ville paralysée, les populations dans les brousses.

 

La situation était explosive dimanche 12 et hier lundi 13 février, dans la localité d'Arrah, à quelques kilomètres de Bongouanou. De violents affrontements y ont en effet opposé les populations autochtones aux éléments des Frci, qui y sont installées. Ces affrontements ont viré en violences inter-ethniques, entre des allogènes nordistes se reconnaissant dans les Frci et les fils du terroir.

Selon des habitants que nous avons joints sur place, tout est parti d'un mouvement de ras-le-bol des populations autochtones, qui ont voulu mettre fin au diktat des éléments des Frci déployés dans la région. D'autant plus que dans le Moronou, les Frci s'étaient déjà retirées de M'Batto et Kotobi, les jeunes autochtones affirmaient ne pas comprendre que ces militaires, qui leur mènent la vie dure, soient encore dans leur localité. Excédés par le racket, les intimidations et humiliations subis de ces éléments, les autochtones ont choisi ce dimanche-là pour réclamer leur départ de la ville. Surtout qu'une décision officielle de l'Etat a mis fin, depuis des mois, aux errements des ex-combattants de la crise ivoirienne sur l'ensemble du pays.

Tôt le matin, les manifestants décident de converger vers le camp situé à l'entrée de la ville sur l'axe Arrah-Daoukro. Parvenus au quartier des allogènes, ils sont interceptés par ceux-ci. Très vite, les esprits s'échauffent. Les échanges tournent à la bagarre entre ceux qui ont pris fait et cause pour les Frci et les populations qui leur sont hostiles. Par la suite, les affrontements vont virer en un conflit inter-ethnique. Le grand marché de la ville est incendié, des magasins et boutiques pillés et dévastés. La circulation est du coup paralysée. Les populations se terrent chez elles. La voie principale reliant Arrah à Abidjan et aux autres localités telles que Bongouanou, Mbatto, est coupée à la circulation.

Informé de la situation, le chef d'état-major général Soumaïla Bakayoko sollicite la médiation d'un officier, fils du terroir. Selon des témoins joints sur place, Ange Kessi, intervient pour demander aux jeunes autochtones de surseoir à leur manifestation, tout en leur faisant comprendre que des voies plus autorisées existent pour faire aboutir leur requête. Peine perdue, puisque les affrontements feront un mort dimanche dernier, selon la gendarmerie et plusieurs blessés, dont des cas graves. Alors qu'on croyait les événements en voie d'être circonscrits, suite à l'intervention du Commissaire du Gouvernement, mais également, à une interposition d'un détachement de l'ONUCI arrivé dans la ville, la situation va davantage se dégrader le jour suivant, c'est-à-dire hier, lundi. Au dire de plusieurs témoins joints par téléphone, les événements ont pris des proportions fort inquiétantes.

En effet, un renfort des Frci venus de Daoukro est venu raviver la tension en prêtant main forte à leurs frères d'armes. On a alors assisté à une course poursuite à travers les quartiers de la commune. Dans la foulée, le roi Nanan Tehua II est séquestré pendant une vingtaine de minutes et sa résidence dévastée et incendiée. Des domiciles des cadres sont également attaqués. Cette situation électrique contraint les populations autochtones à se barricader chez elles, refusant même de répondre au téléphone. D'autres ont préféré prendre la poudre d'escampette nuitamment pour tenter de se mettre à l'abri loin du théâtre des affrontements en trouvant refuge dans des localités environnantes comme Kotobi ou Andé.

Selon des sources médicales, le nombre de morts est ainsi passé de 1 à 4 hier lundi, peu avant 15h. C'est la communauté Agni qui aura payé le plus lourd tribut à ces violences. Au moment où nous mettions sous presse, la tension restait toujours vive, selon des habitants joints par téléphone. Beaucoup avaient fui la ville par les brousse, tentant l'exode vers les villages voisins.



Assane NIADA


Source: L'INTER

lundi, 13 février 2012

CAN 2012 - LA ZAMBIE REINE D'AFRIQUE

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Mweene et la Zambie ont détruit le rêve de Drogba et de la Côte d'Ivoire. (Reuters)

 

Nous l'avions espérée et attendue, cette victoire des Eléphants, ainsi que le couronnement de la carrière de la Génération Drogba. Elle ne viendra pas. Abidjan plonge dans le désarroi et s'endort, la mort dans l'âme. La réconciliation par le football n'a pas eu lieu. Ouattara doit voir ailleurs et faire face à ses vraies responsabilités.

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!


DINDE Fernand AGBO

 

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Pour la première fois de son histoire, la Zambie a remporté la Coupe d'Afrique des Nations aux dépens de la Côte d'Ivoire (0-0, tab: 8-7), dimanche, à Libreville. Stoppila Sunzu est devenu le héros des Chipolopolos, qui ont tenu bon malgré un penalty sifflé contre eux en seconde période. Les Éléphants échouent une nouvelle fois en finale, comme en 2006, après des ratés de Kolo Touré et Gervinho. Le film du match.

Il y a 20 ans, la Côte d'Ivoire triomphait sur le sol sénégalais, célébrant alors aux dépens du Ghana sa toute première - et unique à ce jour - Coupe d'Afrique des Nations. Il y a 19 ans, la Zambie vivait un véritable drame national, perdant dans un crash aérien toute une sélection - exception faite de son joueur vedette, Kalusha, le seul alors à ne pas évoluer au pays. Ce jour tragique d'avril 1993, les Chipolopolos se rendaient à Dakar, fauchés dans leur envol au large de Libreville, capitale gabonaise où les Zambiens jouaient ce dimanche soir la troisième finale de CAN de leur histoire, après deux échecs essuyés en 1974 et 1994. Sous le regard bienveillant mais humide de Kalusha...


Cette finale, les uns la jouaient pour leurs aînés disparus, les autres pour un pays déchiré par un conflit civil qui, l'an dernier encore, faisait des centaines de victimes. Les premiers, inattendus à ce stade ultime, n'avaient en théorie rien à perdre, si ce n'est dans le discours de leur sélectionneur, le Savoyard Hervé Renard, qui lui n'envisageait que la gagne après les victoires au culot de ses hommes sur le Sénégal (2-1 au premier tour) ou encore le Ghana (1-0 en demie), deux grands favoris de la compétition. Les seconds, eux, avaient de fait toute la pression sur leurs larges épaules d'Eléphants. Un lest fatalement pesant sur le terrain...


Vifs et alertes comme à leur habitude depuis le coup d'envoi de cette CAN, les Zambiens n'ont ainsi guère souffert de la comparaison. Au contraire. Si ce n'est cette frappe de Yaya Touré consécutive à une belle talonnade de Drogba dans la surface (30e), rares ont été les opportunités franches pour les Ivoiriens en première période. A peine plus nombreuses dans le deuxième acte. Outre ce tir un brin trop croisé de Gradel dans les derniers instants de la partie (88e), c'est bien ce penalty sifflé pour une faute commune de Chansa et Nyambe sur
Gervinho qui aurait pu (dû ?) faire pencher la balance dans le temps réglementaire. Seulement capitaine Drogba a alors manqué le coche, expédiant sa lourde frappe au-dessus du montant supérieur de Mweene (69e).

La prolongation devenue inévitable, les Chipolopolos auront à leur tour laissé passer leur chance, se heurtant au soulier de Barry et à son poteau gauche au terme d'une action rondement menée par les frères Katongo (95e). Entre le favori et son valeureux challenger, il était manifestement écrit que le sort ne choisirait son camp qu'en tout dernier recours, via la si cruelle séance des tirs au but. Drogba, cette fois, n'a pas tremblé, mais Gervinho, comme Kolo Touré juste avant, a failli, permettant à Sunzu d'entrer dans l'histoire de la CAN et de son pays (8-7 au final). Pour la deuxième fois de sa carrière, Didier Drogba, symbole d'une génération ivoirienne dorée, se contente de l'amertume de l'argent, six ans après la désillusion du Caire, face aux Pharaons d'Egypte (déjà aux tirs au but après une finale conclue sur un score nul et vierge). Les Zambiens d'Hervé Renard, eux, ont rendu le plus beaux des hommages à Kalusha et ses anciens partenaires...


Yannick SAGORIN

 

Source: COUPE D'AFRIQUE.COM

dimanche, 12 février 2012

ELEPHANTS, DONNEZ UN PEU DE JOIE A CE PAYS TRISTE DEPUIS LE 11 AVRIL!


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Devant le petit magasin qu'il tient au «black market» d'Adjamé, Moktar n'a pas eu hier, un bout de temps pour lui-même. Toute la journée, il a été assailli par les clients venus se procurer qui, des gadgets aux couleurs nationales qui, la dernière réplique du maillot officiel des Eléphants. En prévision de la demande, le jeune commerçant avait pris soin la veille, de renforcer considérablement son stock. Mais cela n'a pas suffi à satisfaire la clientèle qui en redemandait. A en croire le jeune homme et ses voisins commerçants du coin, la réalisation de ces bonnes affaires dure depuis trois jours aujourd'hui, soit depuis la victoire sur le Mali, le pays d'origine de Moktar. Une bonne conjoncture qui non seulement est venue soigner le moral du commerçant, brisé par le raid de Gervinho, mais qui lui a permis d'équilibrer ses comptes, déficitaires jusque-là, du fait de la morosité économique ambiante. C'est donc tout heureux que depuis jeudi, Moktar a troqué son maillot des Aigles contre la tunique orange des Eléphants dont il se dit désormais le premier supporter.

Et hier, à la mosquée, lors de la grande prière de 13 heures, il a ardemment invoqué Allah le Miséricordieux afin qu'il permette à  Drogba de brandir le trophée au terme des 90 mn car il sait que pareil dénouement lui donnera encore quelques jours de prospérité. Comme Moktar, Yves Messou, assis au comptoir de son maquis, qui passe pour le meilleur espace de la cité verte, à Yopougon, peut se frotter les mains. En cette période de CAN, les recettes sont bonnes avec des pics inespérés à chaque victoire de Copa Barry et les siens. C'est pourquoi, comme le Onze national, lui aussi prépare le grand soir.  Stock de boissons  triplé, nouvelles serveuses aguichantes, capacité d'accueil agrandie, drapeaux tricolores flottants, rien n'a été négligé par le maître des lieux pour demeurer la meilleure offre du quartier.  La plupart des ménages abidjanais sont également dans l'air du temps avec les couleurs orange-blanc-vert accrochés aux fenêtres des maisons comme à la belle époque de la célébration des fêtes nationales de l'indépendance.

Dans les bureaux, presque toutes les conversations tournaient hier autour du match de demain. Les dossiers ? « Ca peut attendre après la finale », a lancé tout sourire, Cédric, cadre des impôts, refermant son bureau  dès 13h et pressé d'aller rejoindre la joyeuse bande de copains qui, dira-t-il, a déjà commencé la mise au vert  autour de ses bouteilles préférées. Partout, dans l'esprit des uns et des autres, c'est la fête avant le show final même si l'on redoute quelque peu, le syndrome ''Orlando pirates'' du nom du cataclysme intervenu le 15 décembre 1995, où le club Sud-Africain, en match retour, est venu battre l'Asec  au stade Félix Houphouët-Boigny (1-0) alors que les Ivoiriens avaient fait le plus dur à Pretoria (2-2). Le revers des champions ivoiriens si prêt du but, avait eu l'effet d'un séisme dans tout le pays.

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D'où la méfiance et la concentration maximale conseillée par le coach François Zahoui à ses garçons qui ne devront jamais penser que c'est déjà dans la poche et que le rendez-vous du dimanche soir n'est que simple formalité. Ce serait une grossière appréciation vu qu'en face, les garçons de Hervé Renard caressent le rêve secret de tomber le grand favori de la compétition, trois jours après s'être offert le Ghana, un autre groupe bien côté à la bourse des valeurs africaines. De sources proches du staff des Eléphants, on indique que les joueurs sont conscients de leur mission et savent que les Ivoiriens attendent avec impatience ce second sacre. Pas seulement pour voir enfin la génération dorée ivoirienne, inscrire en lettres d'or, son nom sur le précieux trophée continental, mais pour s'offrir eux-mêmes quelques jours de bonheur dans ce pays toujours aussi triste qu'au lendemain du 11 avril 2011, le jour où tout a basculé en Côte d'Ivoire.

Oui, quelques jours de félicité pour chasser le spleen d'un peuple pris à la gorge par la cherté de la vie, angoissé par la vague de licenciements qui balaie tous les services, terrorisé par les FRCI et qui attend toujours sans vraiment y croire maintenant, les pluies de milliards annoncés à grand renfort de publicité par les gouvernants actuels. Dix mois que l'attente dure et rien n'indique pour l'heure, que nous sommes au bout du tunnel.

Avec notamment toutes ces nouvelles pas trop rassurantes en provenance du FMI et de la Banque Mondiale. Bien instruit de l'enjeu de cette finale, les principales compagnies de téléphonie mobile qui officient à Abidjan ont décidé d'accompagner les Ivoiriens sur la route du bonheur. Pour cela, elles rivalisent depuis quelques jours d'ardeur pour attirer le maximum de personnes sur les sites spécialement conçus et savamment disséminés aux quatre coins du District d'Abidjan. La place Ficgayo, le complexe Jesse Jackson de Yopougon   et la place Inch Allah de Koumassi  sont pour l'heure, les meilleures adresses en la matière. Du côté du leader du secteur, on annonce pour cette nuit, une veillée d'animation sportive qui va se poursuivre jusqu'à l'heure du match. Du délire en perspective. Eléphants, à vous de jouer !

Barrissez donc !

Géraldine Diomandé, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 143 des samedi 11 et dimanche 12 février 2012.


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CE NE SERA PAS LA FIN DE LA CRISE

Il faudra être clair et ne pas s'y tromper, les Eléphants prendront cette coupe et nous leur ferons la fête comme il est recommandé de le faire à tous les vrais héros nationaux. La fête sera  grande parce que depuis 20 ans, nous en bavons et nous ne bouderons pas notre joie parce que nous avons trop souffert de la méchanceté de l'impérialisme qui a fait une OPA sur notre pays. Nous savourerons chaque instant de la victoire des Eléphants comme si nous prenions une revanche sur le sort des opprimés que les mentalités esclavagistes veulent nous imposer.

Comme un seul homme, n'en déplaise aux esprits chagrins, nous nous lèverons pour soutenir les Eléphants et les pousser à la victoire. Mais, à l'adresse de nos dirigeants et de la commission vérité dialogue et réconciliation, il faut clarifier que ce ne sera pas le moment de faire une lecture erronée sur l'état de la société ivoirienne. Il n'est pas interdit à un malade même dans son état de grabataire de savourer quelques instants de bonheur quand ceux-ci se présentent. Un médecin sérieux et compétent ne prendrait pas le sourire de son malade pour la fin du mal. Aussi voudrions-nous prévenir Dramane Ouattara que ce n'est pas pour lui et sa politique de rattrapage, de licenciement, de justice des vainqueurs, de chartes de détournement, de démolisseur,  que les Ivoiriens occuperont les rues le soir du dimanche 12 février. Nous savons qu'il n'a jamais eu droit à une véritable liesse populaire dans ce pays, mais il se trompera lourdement de voir dans la joie des Ivoiriens son retour en grâce dans leurs cœurs.

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Quant à Charles Konan Banny, il sait lui-même qu'à part tourner le couteau dans la plaie par la ténacité de sa rancœur contre Gbagbo, il n'a encore rien fait pour que les Ivoiriens se réconcilient. Nous nous jetterons dans les bras des uns et des autres pour montrer notre disposition à nous retrouver, mais nous ne laisserons aucun politique  tirer à lui la couverture d'un succès dont il n'a aucun mérite.

Joseph Marat, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 143 des samedi 11 et dimanche 12 février 2012.



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DIDIER DROGBA, DANS LA LIGNEE DES POKOU, MILLA, BELLOUMI...

Dimanche, 12 février 2012, la Côte d'Ivoire joue pour la troisième fois de son histoire, la finale de la Coupe d'Afrique des nations. La deuxième finale de la génération Didier Drogba. Dans cette génération, où les talents se valent, les regards sont tournés vers l'emblématique buteur de l'équipe nationale qui a besoin de rentrer dans l'histoire. En tant que leader de l'actuelle génération, Didier Drogba doit inscrire son nom dans les annales du football africain à l'instar d'un Laurent Pokou qui, en seulement deux compétitions, est devenu une légende  continentale.

Pendant plus de 38 ans, il a détenu le record de meilleur buteur avec 14 buts à son actif. Marquant ainsi la Can de son empreinte. Le nom d'Asmara qu'il porte n'est pas un pseudonyme de luxe. Ce nom qui était celui de la deuxième ville d'Ethiopie, aujourd'hui capitale de l'Erythrée,  a été donné à Laurent Pokou en 1970 par le Président Hailé Sélassié pour saluer ses prouesses face à l'équipe nationale de l'Ethiopie dont « l'Empereur Baoulé », un autre surnom de Laurent Pokou, avait violé la cage plus de 5 fois, arrachant du coup la vedette à l'Egyptien Mohamed  Al-Diba qui totalisait déjà 4 buts en une seule rencontre.

Avec ce  talent  de grand buteur, sa rage de vaincre, Didier Drogba a tous les moyens pour  se hisser au diapason des Pierre Kalala Mukendi, N'dayé Mulamba, Ossei Koffi, Ali Fergani, Moustafa Dalheb, Roger Mila, Djonkep Bonaventure, Ibrahim Youssef et autres Abega Théophile, ces grandes figures dont les noms occupent les premières lignes dans les livres du Football africain. Le buteur de Chelsea a certes  glané des lauriers çà et là en Europe,  avec le titre de Champion d'Angleterre, un trophée de la Coupe d'Angleterre, deux ballons d'Or en Afrique et deux participations à la phase finale de la Coupe du monde où il totalise deux buts.

Un but contre l'Argentine en 2006 et un autre contre le Brésil en 2010.  Le seul africain à avoir violé la cage des Auriverde. Mais cela ne suffit pas pour  ce brillant  palmarès auquel manque la Coupe d'Afrique des Nations. L'Année  2012 est donc celle de l'espoir pour le natif de Niaprahio de brandir ce prestigieux trophée continental.  Cela, en vue de confirmer son  statut de leader  qui lui colle à la peau depuis 2006, date de la première participation de cette génération à un rendez-vous aussi important qui réunit tous les grands noms du football africain.

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Avec ses dix buts en quelques années de présence à la Coupe d'Afrique des nations, Drogba a là une belle occasion d'accroître son capital buts et rabattre définitivement le caquet à tous ses détracteurs en ramenant le trophée sur les bords de la lagune Ebrié. Les sportifs ivoiriens et de toute l'Afrique l'attendent. Si la rencontre Côte d'Ivoire -Zambie polarise tant  l'attention, c'est en partie à cause d'un Didier Drogba qui a su porter l'équipe à bout de bras jusqu'à la finale. L'heure de la vérité n'est plus loin. ''Dahi Zoko'', le guerrier de Niaprahio ne le sait que trop.


Que le spectacle commence !

Nicole Bantchi, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 143 des samedi 11 et dimanche 12 février 2012.

ABOU CISSE, ONCLE D'ALASSANE OUATTARA: «LE REGIME ACTUEL FAIT DU NAZISME!»


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Membre-fondateur du Rdr et oncle maternel d'Alassane Dramane Ouattara, Abou Cissé prend position pour les populations ivoiriennes qui vivent l'enfer depuis avril 2011. Avec son franc-parler habituel, il dénonce la politique du nouveau chef de l'État. «C'est du nazisme», assure-t-il.


Notre Voie : Alors qu'on s'attendait visiblement que l'oncle d'Alassane Dramane Ouattara que vous êtes se réjouisse de l'arrivée de son neveu au pouvoir, dans des conditions catastrophiques, vous le brocardez plutôt. Pourquoi une telle attitude?

Abou Cissé: Je ne pense pas qu'il faille associer la famille ou la religion à l'action politique. La gestion liée à une société n'est pas régie par l'amour pour un fils. La gestion d'un pays est faite de vérité et de consensus des différentes composantes de la société. C'aurait été malheureux que je m'enfuie de la Côte d'Ivoire alors que dans mon for intérieur, nous avons été le fondement de la création du Rdr, ainsi que le défenseur farouche d'Alassane Ouattara pendant la polémique sur son identité face à Bédié.

N.V : Mais entre-temps, vous aviez changé de camp. Vous étiez avec Laurent Gbagbo. Et ce sont justement les partisans de Gbagbo qui étaient pourchassés en avril 2011 et continuent d'ailleurs d'être brimés par le nouveau régime...

A.C : Vous savez, j'ai pour moi, la vérité. Parce qu'au moment où Alassane Ouattara avait des problèmes face à Bédié, c'est Laurent Gbagbo et moi qui le défendions. C'est Gbagbo, à travers toute la Côte d'Ivoire, qui avait pris le bâton de pèlerin pour dire «non» à cette politique de destruction menée par Bédié. Si Ouattara a fait arrêter Gbagbo, m'arrêter aurait été une épine dans sa gorge.

N. V: Surtout que vous êtes son oncle. Peut-être que les liens parentaux ont été déterminants?

A.C : Peut-être, mais il y a aussi que je connais toute l'histoire d'Alassane Ouattara. Notre famille est l'une des familles fondatrices d'Odienné. Par cela, nous connaissons l'histoire des Malinkés de Côte d'Ivoire mais également celle des Ouattara. Comme Laurent Gbagbo, j'ai foi en ce que je pose comme action. Autant j'ai pu défendre avec Gbagbo, Alassane Ouattara; autant je dois être capable aussi de défendre Laurent Gbagbo parce que je voyais venir ce qui devait lui arriver.

N.V : C'est-à-dire?

A.C : Par l'entremise de certains amis diplomates étrangers, j'étais informé du complot qui se tramait contre Gbagbo. Et l'élection présidentielle factice (sans désarmement des rebelles, ndlr) qu'on voulait mettre en place pour installer Alassane Ouattara de force.

N.V : En aviez-vous parlé au Président Gbagbo, quelle a été sa réaction?

A.C : J'ai eu à dire à Laurent (Gbagbo, ndlr) qu'il y a des artifices qui se préparent et dont nous n'avons pas la maîtrise totale. Ces artifices avaient pour but non pas d'aider le pays dans la voie de la démocratie. Mais plutôt de mettre à nouveau la Côte d'Ivoire sous le joug colonial. Il m'a écouté et a dit : «Attendons pour voir». Non seulement, il a pris très au sérieux ce que je lui ai affirmé, mais il s'est dit que quelque part, il y a un Dieu qui peut réparer à tout moment les torts.

N.V : Ce que vos amis vous avaient dit est arrivé en avril 2011. Comment avez-vous vécu tout cela?

A.C : Une interview ne suffirait pas pour en parler. Ça fait l'objet d'un livre qui constitue en quelque sorte mes mémoires. Il ne s'arrête pas à l'arrestation de Gbagbo...

N.V : Vous êtes donc en train de rédiger vos mémoires?

A.C : J'ai presque achevé la rédaction de mon livre. Il part de toute l'histoire d'Alassane Dramane Ouattara à l'arrestation de Laurent Gbagbo. Des raisons et du moment de décision de cette arrestation. Étant un homme courageux et un grand leader politique, Laurent Gbagbo savait, je crois, qu'on devait l'arrêter. Mais il voulait être un exemple devant l'histoire et non un martyr. Son attitude face à cette injustice correspond à celle de Nelson Mandela au moment où le régime de l'Apartheid l'arrêtait. Le combat de Gbagbo, c'est comme celui de Lumumba qui voulait transformer le Congo.

N.V : Vous ne croyez pas en la libération de Gbagbo qui viendrait poursuivre son combat?

A.C : La lutte politique ne s'arrête pas à une arrestation. Une incarcération, c'est une étape nécessaire pour créer une icône. On ne devient une icône comme Mandela, par exemple, parce que vous avez déclaré que vous voulez la liberté pour votre pays. Il y a des actes qu'inconsciemment vos adversaires vous font poser ou subir pour que vous atteigniez votre objectif: que le pays se libère et que vous entriez dans l'histoire. Gbagbo n'a pas fui la Côte d'Ivoire parce qu'il a conscience qu'il mène un combat pour tous les Ivoiriens et les Africains. Gbagbo va marquer l'histoire de la Côte d'Ivoire comme Nelson Mandela, Patrice Lumumba, Sékou Touré, Kwamé N'Krumah pour leurs pays respectifs. A travers le procès à la Cpi qui permettra à ceux qui ont attaqué la Côte d'Ivoire de s'expliquer, Gbagbo sortira la tête haute de la prison. Comme Houphouët-Boigny, Laurent Gbagbo est le produit de l'histoire de notre pays.

N.V : Depuis son arrivée au pouvoir, avez-vous rencontré le nouveau chef de l'Etat, Alassane Dramane Ouattara?

A.C : Je n'ai pas besoin de le rencontrer. Parce que l'injustice, quand elle se caractérise par l'arrestation de personnes innocentes, en tant qu'homme de vérité, je ne vois pas pourquoi je dois aller vers l'auteur de ces actes. Je pense que mes déclarations et mes écrits l'inciteront à me rencontrer. Ce jour-là, je lui dirai ce que je pense.

N.V : Justement, est-ce vrai que vous recevez des menaces de mort pour vos déclarations et vos écrits critiques envers Ouattara?

A.C : Oui, mais tous ceux qui écrivent l'histoire sont souvent menacés par ceux qui ont peur que la vérité s'impose. Malheureusement pour eux, la vérité est en train de sortir. Tout le monde commence à savoir que c'est Gbagbo qui a remporté les élections présidentielles. Nous le savions depuis longtemps par l'entremise des ambassades étrangères. On sait aussi qu'au terme du procès à la Cpi, Gbagbo sera libéré. Et la Côte d'Ivoire sera transformée par le biais de la vérité.

N.V : Quel regard portez-vous sur la gouvernance de la Côte d'Ivoire sous Ouattara?

A.C : Qui vous a dit que c'est Ouattara qui gouverne ce pays ? Il y a Alassane Ouattara qui est un commis, un administrateur. Il y a Soro qui détient les forces... du mal. Il y a la France qui ordonne tout. Et puis le pays va à vau-l'eau avec l'insécurité galopante, les licenciements par grappes dans les sociétés, les prix des denrées alimentaires qui flambent, la pauvreté qui est répandue etc. Aujourd'hui, le pouvoir ne tient que parce qu'on arrive encore à payer les fonctionnaires et les retraités. Le jour où cela sera bloqué, tout va s'écrouler.

N.V : La réconciliation nationale est quasi impossible, le dialogue politique notamment entre le pouvoir et le Fpi, le principal parti d'opposition, est au point mort...

A.C : Mais, je crois que la presse attribue trop de choses au Fpi. C'est la société ivoirienne, dans son ensemble, qui n'accepte pas Alassane Ouattara. Ne voulant pas de lui, les populations ivoiriennes ne sont pas prêtes à engager des actions politiques et sociales en accord avec lui. Un Président qui est entouré de militaires français et de l'Onu. Je n'ai jamais vu un chef d'Etat qui est aussi entouré d'armes. Le peuple ne veut même pas être associé aux élections qu'organise Ouattara. A preuve, il y a eu 13% de taux de participation aux législatives.

N.V : La Commission électorale a dit officiellement 36,56% de taux de participation...

A.C : Ce pourcentage de 36,56%, c'est pour faire plaisir à la France et aux États-Unis. Sinon la communauté internationale sait que ce n'est pas 36,56%, mais exactement 13,13%.

Pire encore, lorsqu'Alassane Dramane Ouattara soutient que la population ivoirienne est constituée à 40% de dioula (malinké, sénoufo etc.), c'est archifaux. Il ne dit pas vrai. La population dioula du nord de la Côte d'Ivoire représente exactement, d'après les statistiques, 13,55% de la population ivoirienne.

N.V : Face à la presse française, Alassane Ouattara a affirmé que les nominations à caractère tribal qu'il effectue dans l'administration publique, l'armée et les sociétés d'État visent à faire «un rattrapage» puisque, selon lui, sous les régimes précédents, les ressortissants du nord étaient victimes d'injustice. Qu'en dites-vous?

A.C : Mais le nord n'a pas mandaté Ouattara pour rétablir une prétendue injustice. Et puis, de quels ressortissants du nord parle-t-il ? Si Ouattara estime qu'il est à la tête du pays pour les ressortissants du nord, il n'avait qu'à se faire élire Président du nord et laisser le sud en paix. C'est une erreur grave que de tenir de tels propos. La Côte d'Ivoire a 64 ethnies. C'est dangereux qu'un chef d'Etat privilégie une ethnie ou une région au détriment des autres. Une telle politique, c'est du nazisme. C'est ce qu'Hitler a fait en Allemagne avec des conséquences désastreuses pour l'humanité. Ce n'est pas bon pour les dioulas, eux-mêmes, qu'un dioula dise qu'il travaille pour eux.

N.V : Croyez-vous que la réconciliation nationale est possible?

A.C : Le pouvoir actuel n'est même pas sur la voie de la réconciliation nationale. Il est plutôt en train de diviser les différentes ethnies du pays à travers une politique de nazisme. Et créer ainsi les conditions d'une guerre ethnique, tribale, religieuse et civile. Parce que la tendance actuelle de privilégier les dioulas par rapport aux autres ethnies indique clairement qu'à un moment donné, les autres ethnies vont se révolter. Ce qui va occasionner une situation comme celle du Rwanda.

N.V: Que faut-il faire pour éviter cela?

A.C : Il faut que ce pouvoir s'en aille pour que le peuple installe un pouvoir fort pour permettre l'unification de la Côte d'Ivoire.

N.V: Qu'entendez-vous par un pouvoir fort?

A.C : C'est un pouvoir légitime, voulu par les Ivoiriens. Je pense que la société civile et les partis politiques doivent manifester leur désaccord de façon éclatante face à ce que nous vivons actuellement. Il ne faut pas que la peur fasse que la Côte d'Ivoire aille en lambeaux. La manière dont le pays est actuellement conduit ne peut que détruire notre patrimoine commun. La Côte d'Ivoire d'Houphouët-Boigny ne pouvait jamais accepter qu'on envoie l'un de ses dignes fils en exil ou en prison dans un autre pays. A cause de sa politique, le président installé par la France à la tête de notre pays est totalement isolé au plan national et africain. C'est inadmissible, par exemple, qu'un chef d'Etat ivoirien soit gardé par des militaires étrangers. Où allons-nous avec tout ça ? Il est temps que les Africains et Ivoiriens se mobilisent pour que les choses changent.


Interview réalisée par Didier Dépry - Notre Voie du 9 février 2012.


Lu sur RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

 

Source: INFO D'ABIDJAN.NET

samedi, 11 février 2012

LA PLAGE DE BASSAM TRANSFORMEE EN HOTEL DE PASSE


PLAGE DE BASSAM.gif

Situé à environs 40 km d’Abidjan, la belle cité balnéaire de Grand-Bassam est l’une des villes touristique de Côte d’Ivoire qui attire le plus grand nombreux de visiteurs et de touristes étrangers. Cette ville possède en plus de sites touristiques vestiges de la colonisation française et témoins de la migration et des mutations au sein des peuples autochtones, de très belles plages qui ne laissent pas indifférent et qui donne aux touristes la sensation de se sentir chez eux. Cependant, depuis quelque temps cette plage concurrence les nombreux hôtels de passe qui pullulent dans la ville car elle est devenue le lieu d’expression par excellence de la dépravation des mœurs, de la débauche et de la prostitution sous toutes ses facettes les plus immondes. Trouver des gens en plein ébats sexuels ou entendre les râles et gémissements à caractère sexuel est devenu monnaie courante et cela ne surprend plus personnes, dorénavant. Des partouzes, de l’échangisme, des exhibitions, de l’homosexualité, du nudisme… se pratiquent à la vue et au su de tout le monde, sur la plage de Grand-Bassam.

Comment la plage s’est-elle transformée d’un lieu voué à la contemplation de l’océan, propice au repos et à la nage, en un vulgaire hôtel de passe? Pourquoi des hommes sensés entretiennent-ils des relations sexuelles sur la plage? Suivez-nous dans ce dossier pour constater l’ampleur de ce phénomène de mœurs dans notre société.



Aujourd’hui, il n’est pas rare de voir un groupe de jeunes à la plage, des personnes âgées, des adultes… venus satisfaire leur libido surpris parfois en pleine relation  sexuelle et ce pour des raisons multiples.


Un lieu de drague par excellence


La plage, c’est les bikinis des femmes qui présentent leurs formes et leurs parties intimes dans leurs vraies natures (rondeurs, fesses, seins...). C’est aussi la mise en valeur de la musculature et de la pilosité des hommes en petite culotte, ou des caleçons qui laissent certaines femmes imaginer, sans effort, l’aspect de leur appareil génital.


Ce tableau qui est l’illustration de l’excitation humaine suscitent des fantasmes et envies à ces personnes venues s’amuser qui se retrouvent dans les paillotes (bungalows) ou même là, sur place, en train de faire l’amour.

François, un jeune de 26 ans nous le confirme: «Quand on vient nager, moi et mes amis, vraiment on voit des choses qui inspirent dèh! Les vraies fesses, les vrais seins avec de vraies formes exposées devant nous, cadeau; ça donne envie de grè (d'avoir des rapports sexuels). Nous passons à "l’attaque", c'est-à-dire qu’on va les draguer et quand elles acceptent, on passe à l’action, ici à la plage».

Beaucoup de jeunes gens et de jeunes filles viennent à la plage en solitaire, par exemple un jeune peut draguer une jeune fille, si elle accepte, les choses peuvent aller plus loin où s’arrêter là, dans l’espoir que l’avenir sera meilleur. Plusieurs rencontres et dragues se font à la plage parce qu’à la plage, on a l’occasion d’admirer la fille qu’on veut draguer dans son entièreté, c'est-à-dire  qu’on peut voir sur le champ ce qu’elle cache dans ses vêtements, nous dit Evra. Il n’y pas que les hommes qui draguent, les femmes aussi le font et bien. Une fois que tu l’intéresses, elle met tout en œuvre pour te séduire et par la suite elle vient te demander de l’accompagner dans l’eau, vu qu’elle a peur, et c’est parti. Il  arrive que deux personnes fassent l’amour dans l’eau sans se gêner.


L’éloignement de la ville et donc des habitations et des personnes donne une certaine discrétion et une liberté à la plage, surtout à la nuit tombée, lorsque la plage se vide de ses visiteurs pudiques et sans intention lugubre. Avec seulement un pagne que la fille envoie pour l’étaler à même le sol et le tour est joué. Ce genre de couple gagne en temps, en argent et en plaisir.


Les paillotes (bungalow)

Fabriqués par les jeunes vivant aux alentours des plages pour des besoins financiers, les bungalows ou paillotes permettent aux visiteurs de la plage d’avoir un abri pour garder leurs affaires et de l’ombre pour leurs activités. Ce sont des cabanes construites avec les pailles des cocotiers. Certaines ont des portes et des tables à manger, et même un grand espace clos qui peut servir de garage pour le visiteur qui voudrait passer en toute discrétion. A l’intérieur, il peut y avoir des nattes ou des matelas pour ceux qui sont prêts à débourser plus d’argent. 

Ces paillotes qui se louent  la journée entre 2.000 et 5.000 Francs CFA sont devenues le lieu de prédilection des rapports sexuels entre visiteurs, à tel point que certaines sont devenues des lieux de passe loués à l’heure, pour les plus démunis.  Pour ces derniers, Maxime, un gérant de paillote avec qui nous avons discuté, nous dit que la clientèle est constituée essentiellement des élèves du Collège Moderne, qui viennent « tirer un coup » entre deux cours, et des jeunes de la ville. Etre gérant de paillote pourrait rapporter jusqu'à 5.000 F, les jours ordinaires, et 20.000 F, les week-ends et jours fériés de fêtes.


Les prostituées des plages


La plage de Grand-Bassam attire de nombreux touristes, or en Afrique, qui dit touriste dit argent. Certaines filles voient en ces nombreux touristes un moyen de gain facile ou pour s’attraper un blanc qui va les extirper de leur misère. Quant aux touristes, ils ne lésinent pas sur les moyens pour satisfaire leurs fantasmes avec elles, sur les plages. Certains touristes ne viennent pas pour admirer les monuments et autres sites, mais plutôt pour le sexe proposé par les filles.


Des prostituées ont donc quitté les rues des villes pour les plages, pour tirer plus profit de leur métier. Elles gagneraient plus avec les touristes que les locaux. Anne, une prostituée, nous le confirme : «Avant, nous n’étions pas nombreuses, ici à la plage; chacune avait son territoire mais depuis un certain temps, d’autres filles ont su que cela rapporte; nous sommes donc devenues nombreuses et même celles qui ne faisaient pas sont rentrées dedans». Parlant de leur gain, elle ajoute ceci: «En moyenne, nous pouvons avoir entre 20.000 et 50.000 Francs par jour, il y a certaines qui ont eu de la chance car leur blancs sont partis avec elles». Elle va plus loin en nous disant qu’elles deviennent des objets sexuels car utilisées souvent pour des sodomies et partouzes qui se terminent mal pour certaines. Il faut dire aussi qu’elles sont victimes de viol ou rencontrent des clients qui refusent de payer, après s’être satisfaits.


A coté des prostituées, il y a aussi les vendeuses ambulantes qui tombent aussi dans le plus vieux métier du monde. Ces filles qui se promènent sur la plage pour proposer leurs articles composés de fruits ou d’objets d’art aux visiteurs sont aussi l’objet de propositions indécentes. Lorsqu’elles abordent les clients pour leur proposer leurs articles, certains leur demandent de leur vendre d’autres articles, à savoir leur corps, contre 5 fois plus que leur recette de la journée. Certaines acceptent, d’autres pas.

Mais il faut décrier aussi le cas des pédophiles qui utilisent la naïveté de ces petites filles pour assouvir leur dessein sadique.

Une autre catégorie de filles que nous avons aussi rencontrée sur la plage est celle des masseuses. Se promenant comme les vendeuses sur la plage, elles proposent aux visiteurs des massages afin de les détendre. Le massage se faisant pour la plupart dans les paillotes. Il arrive parfois que les clients proposent à la masseuse de « masser aussi leur profondeur ». Notons que très souvent, la proposition indécente est faite par la masseuse elle-même.


Notons que sous ces deux derniers métiers cités (vendeuses - masseuses) se cachent beaucoup de prostituées qui y voient un moyen plus facile d’approcher leur clientèle, en toute discrétion. C’est ce que nous confirme Madame Aké Jeanne, en ces termes : «On devait organiser une sortie pour les femmes de l’église à la plage; étant l’une des responsables, j’étais chargée de nettoyer le site, puisque notre rencontre devait commencer à 7h 00mn. Mais qu’elle ne fut ma surprise de trouver des jeunes filles de 14 à 17 ans, vendeuses d’oranges, de noix de coco, etc.… toutes nues, couchées à la plage. Je dis bien, nues, et je pèse bien mes mots. Je me suis approchée pour les réveiller, il était 6h 30 environs». Que faisaient ces jeunes filles nues sur la plage ou qu’avaient-elles subies durant cette nuit? Elle continue: «C’est leur habitude: matin, vendeuses et le soir, filles de passe. Elles le font souvent avec les jeunes du quartier mais aussi avec des adultes, des blancs».


Les fantasmes


Les raisons pour lesquelles les plages se transforment en hôtels s’expliquent par les fantasmes. En effet, beaucoup d’hommes et de femmes aiment les sensations fortes, aiment expérimenter tout genre de jeu sexuel. Certains n’ont jamais eu de rapport sexuel sur une plage et veulent essayer, d’autres par contre aiment la fraîcheur de la brise de mer, le bruit doux de la mer et le sable fin de la plage.


Achille, un jeune Bassamois, nous explique: «Une année, à Bassam, un groupe de jeunes se retrouvaient dans la nuit avec leurs copines et creusaient un grand trou dans le sable; on demandait à une fille de se coucher dans le trou fait dans le sable puis chaque garçon passait, chacun à son tour, pour coucher avec elle, sous le regard de son copain, qui lui aussi faisait la même chose aux autres filles. Ce jeu sexuel, d’après eux, est pour tester l’endurance de la fille et voir aussi la performance des garçons. A la suite de cela, le meilleur couple est primé, la fille la plus courageuse puis l’homme surnommé "le dangereux" sont nominés».


Il y a aussi, le fait que certaines personnes aiment choquer, n’ont honte de rien et voient en la plage leur véritable chambre d’hôtel.


Rose raconte: «Une fois, j’étais à la plage avec mon chéri dans un restaurant, il était 17h 15mn quand lui et moi avons décidé de marcher un peu sur le sable de la plage. Soudain, nous entendons des gémissements et des bruits de va-et-vient. Sous nos yeux, un jeune homme et une jeune fille en plein ébats sexuels; nous les regardions et des gens passaient, mais ça ne les gênait même pas. Le comble, la fille me regarde, sourit et continue à se faire chevaucher par le jeune homme. J’étais tellement choquée; mon chéri m’a dit que c’est comme ça ici, à partir de 18h 00mn, on assiste à du cinéma cadeau!»
.

Les personnes vicieuses et perverses voient en la plage le moyen de satisfaire leur folie car les plages moins visitées sont le meilleur endroit pour les personnes qui aiment les partouzes. Ainsi, ils organisent des rencontres, des partouzes entre amis, sur les plages. Puis viennent les producteurs de films X qui, pour certains, choisissent les plages pour réaliser leurs films, des films qui se font parfois en pleine journée.


Des cas d’abus sexuels sont aussi à signaler. Certains jeunes mal intentionnés invitent des filles à la plage ou dans les restaurants jonchant la plage. Des somnifères de types GHB leur sont donnés, à leur insu, puis une fois droguées et endormies, elles sont à la merci de la personne qui les a invitées, qui fait parfois appel à ses amis pour faire ce qu’on appelle un "trainly" (plusieurs garçons font l’amour à la fille). C’est un viol collectif.


La pratique du mysticisme

En Afrique, ce genre de pratiques est monnaie courante, certaines personnes pratiquent leur sexualité en des rites fétichistes. Cette assertion est soutenu par M. André: «A une époque de ma vie où je voulais devenir riche par tous les moyens, le mystique qui me suivait à l’époque avait demandé que j’ai des rapports sexuels avec une femme qui vit dans l’eau, à partir de minuit, qui viendra vers moi; j’avais qu’à attendre devant la mer. Nous couchions ensemble pendant des heures; souvent, des personnes vivant non loin de la plage nous surprenaient mais ça ne me gênait pas. Pour de l’argent, j’ai fait assez de bêtises que je regrette, aujourd’hui. Dieu m’a transformé car je suis maintenant pasteur».

D’autre par contre le font pour des problèmes de santé; c’est ce qu’affirme Aline: «Je suis mariée depuis 17 ans et mon mari et moi nous n’avions pas d’enfant; sur conseil du féticheur qui nous demandait d’avoir des rapports sexuels sur la plage, 2 fois dans le mois, afin de pouvoir concevoir, nous faisions l'amour à la plage. Certains jeunes venaient nous épier; c’était vraiment humiliant. Au bout de 3 mois, nous avons arrêté parce que nous n’avons pas eu gain de cause. Vous ne pouvez pas imaginer jusqu’où la déception et l’amour d’une femme pour son mari peut la conduire».

Les nudistes


Il y a enfin ce groupe de personnes qui soutient qu’il faut être nu comme Adam et Eve pour être heureux. Ces nudistes ont pour habitude d’établir leur camp sur des plages pour s’exhiber, exposer leur nudité librement au sein de leur communauté. On ne peut pas confirmer s’ils ont des rapports sexuels entre eux  sur la plage car l’accès nous a été refusé et nous n’avons eu aucun témoignage. Ce dont nous sommes sûrs et certains, c’est qu’ils existent et vivent en communauté restreinte et discrète, en bordure des plages de Grand- Bassam.


Les conséquences


Les rapports sexuels sur la plage ne se passent pas toujours comme prévu. Souvent, des couples se font surprendre par des bandits qui les agressent et les dépouillent. Certains, moins chanceux, se font tabasser et la fille, violer à tour de rôle par ces délinquants surexcités.


Selon Ezoua, un vieux que nous avons rencontré, cette situation provoque souvent la colère de la mer, chose qui a occasionné de nombreux morts par noyade sur la plage, chaque week-end. Il a fallu des sacrifices du peuple N’Zima pour que la mer se calme et l’interdiction de la plage aux amoureux durant la nuit, pour que la mer cesse d’emporter les visiteurs.

La plage est devenue un cadre idéal d’agressions de tous genres et de viols, et a perdu son lustre d’antan. 

N’est-il pas mieux d’avoir des rapports sexuels en des lieux discrets?

Pourquoi vouloir forcément essayer tout genre de jeux sexuels frisant l’immoral?


Dimitri. A


Source: ABIDJAN DIRECT.NET

jeudi, 09 février 2012

POLEMIQUES SUR LES PROPOS DE FOLOGO SUR ONUCI-FM


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ERIC KAHE, PRESIDENT DE L'AIRD ET PORTE-PAROLE EN EXIL DU CNRD: «NOUS SOMMES AFFAIBLIS MAIS PAS FAIBLES»

 

‟ Il est de bonne guerre que la presse soit tentée de s'intéresser en priorité au train qui arrive en retard qu'à ceux qui sont à l'heure. Gardons-nous donc de jeter le bébé avec l'eau du bain.

Pour les organisations politiques membres du Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD), leurs militants, cadres et leaders, la dynamique unitaire est une priorité. A tel point que certains dérapages ont pu passer sous silence autour de la période des élections législatives.

Le président FOLOGO n'a jamais fait mystère du rôle primordial du FPI aussi bien au sein du CNRD qu'au plan national, en indiquant publiquement, au sortir l'AG du CNRD et de ses dernières réunions, que le FPI demeure l'épine dorsale du CNRD, autour de laquelle nous devons travailler. Il a aussi instruit tous les cadres et partis membres du CNRD de ne jamais oublier le président Laurent Gbagbo. Je comprends que, les débats étant internes, beaucoup aient aussi l'excuse d'ignorer que le président FOLOGO a pesé de tout son poids pour que le FPI occupe le Secrétariat Général du CNRD, retardant même la mise en place du nouvel organigramme, alors que d'autres pistes étaient envisagées.

Et c'est sans doute le poids incontestable du FPI qui a fait dire au président FOLOGO que le FPI est "affaibli", parlant en réalité de l'ensemble du CNRD que lui-même préside, d'autant plus qu'il précise que «ceux qui ont accompagné le combat de Laurent Gbagbo sont affaiblis».

Peut-on d'ailleurs, nous CNRD, faire de notre affaiblissement circonstanciel un complexe? Quelle organisation politique ne serait pas affaiblie après ce que nous avons connu et qui appelait à notre disparition: leader charismatique injustement détenu à la CPI, président du parti épine dorsale (FPI) en prison, importants dirigeants en détention au Nord du pays, centaines de cadres en exil dont certains sous sanctions occidentales avec gel de leurs avoirs, jeunesse disloquée avec de nombreux disparus, centaines de milliers de militants et électeurs déplacés internes ou en exil, victimes de pillages systématiques, etc? Là où des Ivoiriens ont même failli perdre la foi, notre existence et notre mobilisation relèvent d'une prouesse à saluer.

Nous sommes certes "affaiblis" mais pas devenus faibles et sans capitulation politique face à notre idéal démocratique, pour l'amour de notre pays. Une équipe de football réduite à 10 ou 9 joueurs, ne quitte pas le stade mais procède à une réorganisation et à un coaching, pour limiter les dégâts et gagner le match. Ses supporters sont plus motivés et ses joueurs plus solidaires. C'est ce coaching que le président FOLOGO accepte et nous lui en sommes gré, tandis que nous devons être solidaires. Nous ne le jugerons qu'aux résultats sans l'obliger à exposer sa tactique qui pourrait comporter une saine et confiante répartition des rôles, dans une compréhension exclusivement démocratique et pacifique de cette répartition. Il nous paraît risqué de se focaliser sur une expression sortie d'un entretien radiophonique pour oublier d'autres analyses dans la presse écrite. Faisons aussi attention à faire le distinguo entre des considérations générales exposées par lui et des accusations ou des jugements contre le FPI. Ce sont de grands principes que j'ai cru lire dans les interventions du président FOLOGO qui n'a guère renoncé au CNRD là où certains nous ont lâchés. N'accompagnons pas ceux que le réveil du CNRD inquiète dans leur dessein de nous affaiblir par des oppositions factices.

Enfin, face à une main tendue soupçonnée par certains de n'être que communicationnelle, la démarche du président FOLOGO pourrait situer la communauté nationale et internationale et jauger de la constante bonne foi du CNRD.


Eric KAHE,


Président de l'AIRD
(Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie)

IVOIRIEN, LE RHDP TE PARLE: DONNE TA VOIX AU LICENCIEMENT MASSIF ET A LA MISERE!


NE DONNE PAS TA VOIX AU CHOMAGE - RHDP.jpg

"RHDP Solutions pour l'emploi - Ivoirien, le RHDP te parle: Ne donne pas ta voix au chômage". C'est avec de tels slogans de campagne qu'on a trompé les Ivoiriens qui voulaient bien se laisser tromper. Nous sommes des millions à ne pas y avoir mordu. Nous voyions venir l'arnaque. Et nous avons eu raison. Appréciez:


Présidence de la République: Licenciement de 1.300 personnes par Alassane Ouattara.

Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI): Mise à l'écart de 322 agents.

Port Autonome d'Abidjan (PAA): 120 employés mis au chômage.

Société des Transports Abidjanais (SOTRA): Mise au chômage technique de 1200 agents, soit près du 1/3 du personnel de l'entreprise.

Agence Nationale de la Formation Professionnelle (AGEFOP): 32 agents reçoivent leur lettre de licenciement.

Air Ivoire: 482 employés laissés sur le carreau.

Palaces de Côte d'Ivoire: Licenciement de 260 agents.

Bureau National d'Etudes Techniques et de Développement (BNETD): Des mois d'impayés de salaire depuis 2011.

Assemblée Nationale: Salaires du personnel impayés depuis de longs mois.

Conseil Economique et Social: De nombreux membres du personnel mis à l'écart sans préavis, à l'arrivée du tout nouveau locataire.

Des centaines de PME/PMI ont mis la clé sous le paillasson ou sont en difficulté économique: Des milliers d'Ivoiriens sont au chômage et des milliers d'autres vivent par à-coup, avec des salaires réduits ou payés au compte goutte.


"RHDP Solutions pour l'emploi - Ivoirien, le RHDP te parle: Ne donne pas ta voix au chômage mais donne-la au licenciement massif et à la misère!", dirions-nous. Car c'est ce qui est, aujourd'hui, dans notre pays. Le chômage a bel et bien rattrapé les Ivoiriens avec le RHDP et la précarité est devenue une cruelle réalité dans la "nouvelle Côte d'Ivoire"! Où sont donc passées les pluies de milliards annoncées?


DINDE Fernand AGBO

SCANDALE - POURQUOI ANNE OULOTO DOIT DEMISSIONNER

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L'Autorité nationale de régulation des marchés publics (ANRMP) vient de trancher la polémique créée par certaines sociétés (à travers la presse) qui se sont vues flouées dans l'adjudication de marché de collecte d'ordures dans le district d'Abidjan. Et ce, quelques heures seulement après une sortie musclée d'Anne Ouloto sur les médias publics. Selon la ministre de la Salubrité Urbaine, «dans une série d'articles commandités par des mains obscures, cette presse tente de jeter l'opprobre et le discrédit sur le processus d'adjudication de ce marché à l'entreprise Satarem Greensol qui, faut-il le rappeler, a participé à toutes les étapes procédurales exigées par le Code des Marchés Publics.» Mais ce qu'avait oublié de clarifier la ministre de la Salubrité Urbaine, c'est si Satarem Greensol remplissait toutes les conditions requises pour décrocher un si grand marché ou du moins si une des sociétés mise en cause appartenait effectivement à un de ses collègues du gouvernement.

Face à tout cet imbroglio décortiqué par des confrères (peu importe que des «mains obscures» aient participé à faire éclater la vérité), l'ANRMP est venue rabattre le caquet à Anne Ouloto. «Les opérations de passation, d'approbation, d'exécution ou de contrôle de l'appel d'offres restreint relatif à la concession pour l'élaboration et la mise en œuvre d'un schéma de gestion intégrée des déchets solides ménagers et assimilés du District d'Abidjan» sont suspendues depuis le lundi dernier. Si, malgré la «mise au point» d'Anne Ouloto, l'autorité nationale de régulation revient à la charge pour contredire le membre du gouvernement d'Alassane Ouattara, qui prétend faire de la bonne gouvernance son cheval de bataille, c'est qu'elle a découvert quelque chose d'obscur dans le processus de passation de marchés publics.

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La ministre de la Salubrité Urbaine est montée sur ses grands chevaux la semaine dernière pour rabattre le caquet à des «journalistes mercenaires» qui tentent de discréditer l'approbation de Satarem Greensol pour la collecte des ordures dans le district d'Abidjan. On pourrait affirmer tout net sans risque de se tromper que la ministre de la Salubrité Urbaine a mis en veilleuse la transparence dans l'adjudication du marché de collecte d'ordures. Une première depuis l'avènement d'Alassane Ouattara au pouvoir, d'autant plus que l'attribution d'un marché à Celpaid (propriété d'un autre collègue du gouvernement, Mamadou Sanogo de la Construction) par la ministre de l'Education nationale, Kandia Camara, avait fait grincer les dents et les choses en sont restées là sans suite. Alassane Ouattara, à travers la désormais «affaire Anne Ouloto-Satarem», va-t-il mettre le holà à ces affaires de marché gré à gré qui se font sous le manteau d'appel à candidature ? Si tant est qu'il veut voir ses promesses de transparence dans la gestion des affaires publiques se tenir, il doit commencer par assainir son gouvernement. Qu'il se souvienne qu'il avait imposé un code de bonne conduite à ses collaborateurs.


Gilles Naismon


Source: LE NOUVEAU COURRIER

mercredi, 08 février 2012

PROPHETESSE NAOMIE BETHEL: LETTRE POUR MONSIEUR LAURENT GBAGBO


LAURENT GBAGBO 11.jpg

 

Malachie 3/8:  Un homme trompe-t-il Dieu?


Shalom à vous tous qui lirez cette "lettre" que j'adresse à Monsieur Laurent Gbagbo.

Il y a bien des jours, j'ai reçu sur ma boite e-mail une évocation : celle de contacter par écrit "le prisonnier de Dieu" ce que je n'envisageais pas avant cela.

Le temps est passé, puis depuis plus d'une semaine, jour après jour, mes yeux se porte sur cette injonction : écris à L. Gbagbo.

C'est donc ce que je fais aujourd'hui; non pas un courrier de ma volonté, mais un courrier de la volonté divine. Ce courrier est sobre, mais n'est-il pas dit : si tu dis un mot... pas cinquante, pas dix, pas cinq; mais un seul mot et vient la guérison. C'est de cela qu'à besoin cet homme; il n'a pas besoin d'autre chose que de savoir que le Seigneur ne l'a pas oublié, et que ce n'est pas de la part des hommes qu'il est ainsi prisonnier, mais que Dieu a permis cela afin que L.Gbagbo le trouve enfin.

Soyez bénis vous tous, de la bénédiction qui provient du ciel dont la porte s'est ouverte un jour alors qu'à Golgotha des yeux se fermaient et que le salut pouvait être enfin acquis par les hommes de bonne volonté.

Shalom. Naomie.

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En recevant votre adresse, j'étais loin de penser que je serai amenée à vous écrire autrement que par le passé ; vous ayant déjà contacté à maintes reprises et ce dès 2005.


A Cette époque, je vous avais signifié ce qui en serait de votre sort et de celui de la côte d'Ivoire si vous persistiez à ne pas vous soumettre à la loi de Dieu, non pas celle des hommes, alors que vous aviez proclamé être de sa maison.

Avez-vous un seul instant oublié que l'on ne se moque pas du Seigneur Dieu Eternel selon ce qui est écrit ? Galates 6/7 - Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu'un homme aura semé, il le moissonnera aussi.

Chacune des paroles prononcées a trouvé son accomplissement, et aujourd'hui, qu'en est-il ?

La Côte d'Ivoire est en souffrance, nul ne peut dire le contraire, à part les menteurs.
Vous êtes en souffrance, nul ne peut dire le contraire, à part les méchants.

Mais moi je ne cherche pas à vous satisfaire par des paroles mielleuses;  simplement vous rappeler ce qui en a été et ce qui sera.

Dieu, que vous avez méprisé, au risque de subir votre sort présent, est toujours le même Dieu d'amour, et sachez qu'il fait toujours grâce à celui qui crie vers lui.

Ce que je veux vous dire aussi, avec affirmation, c'est qu'un jour devant lui est égal à son temps et que rien ni personne ne saura se mettre au travers de sa seule volonté.

Un jour, vous connaîtrez sa vérité, et vous pourrez dire tout comme Job :
J'avais entendu parler du Seigneur, mais maintenant je le connais personnellement. - Job 42/5.

Je ne veux pas rajouter à votre peine, ce serait inutile et méchant, je veux simplement à ce jour vous dire que notre Seigneur à un plan pour la Côte d'Ivoire, et que celui qui sera présent sur le devant de la scène est l'égal du « Bon Samaritain » biblique qui pris soin de celui qui se mourrait.

Il en sera ainsi pour votre Nation, et aussi pour vous ! Vous sortirez de ce lieu, sur la demande de cette personne qui se recommandera du Seigneur Dieu.

(Attention, ne pas confondre de la magnanimité et de la miséricorde avec la faiblesse; il sera meilleur pour vous un siège à la droite du Seigneur qu'un trône ici-bas).

Jamais je ne vous ai dis autrement que la seule vérité qui sortit du cœur de Dieu, tout comme il en a été de même pour le Chef de la Libye, auquel le Seigneur disait, après sa visite en territoire de France, que s'en était fini de lui ; également comme le Seigneur m'avait montré que l'Afrique se doterai « d'un roi couronné comme empereur » et que cet homme était bien le colonel Kadhafi.

Monsieur, si je vous nomme « président, c'est que vous avez occupé ce poste et qu'en France celui qui a été une fois Président garde son appellation quand bien même il ne l'est plus.

C'est par respect que je vous nomme ainsi, non par déférence ni obséquiosité; je ne me prosterne que devant mon seul Seigneur.

Que ces temps soient pour vous des temps appelés à la réflexion et que votre réflexion vous conduise sur la voie de la sagesse, il n'est jamais trop tard pour revenir d'où l'on a chuté.

J'en ai fais l'expérience pour ma propre vie.

Comme je l'ai souvent fait, je vais vous bénir, par le nom tout puissant qui est au dessus de tous les autres noms, du plus petit au plus grand. Ce nom est Yéshua.

Que le Seigneur déverse sur vous ses fraîches rosées afin que votre âme altérée ne le soit plus et que vous puissiez jouir des jours de votre vie comme un enfant de la maison du Seigneur, comme un de ses rachetés.

Nul ne peut servir deux maîtres à la fois, c'est ce que vous fîtes par le passé, qu'il n'en soit plus ainsi et que la vérité soit votre partage chaque jour.

J'espère que les nouvelles que vous pouvez recevoir de votre famille sont des nouvelles bonnes ; Dieu gardant chacun de ceux que le Père Eternel lui a confié jusqu'à l'accomplissement se toutes ses promesses. 

Luc 19/10 -  Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

Jean 17/12 - Lorsque j'étais avec eux dans le monde, je les gardais en ton nom. J'ai gardé ceux que tu m'as donnés, et aucun d'eux ne s'est perdu, sinon le fils de perdition, afin que l'Ecriture fût accomplie.

Jean 18/9 -  Il dit cela, afin que s'accomplît la parole qu'il avait dite: Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés.

Monsieur, tous nous paraîtrons devant le trône de la grâce, et sachez que ce qui a été sera pesé dans la balance divine. Les œuvres que nous accomplissons seront évaluées, et les mains que nous tendrons seront vides de toutes nos espérances. Vous comme moi !

Seule, la foi que nous aurons manifesté dans le Fils, qu'il faut « embrasser » avant qu'il ne se mette en colère, sera notre passeport pour la vie éternelle, et son rejet notre passeport pour la mort éternelle.

Mais cela vous le savez très bien, c'est en cela que vous avez été trouvé coupable devant le Seigneur, c'est d'avoir su, d'avoir connu les bontés de Dieu à votre égard et de faire comme si cela n'était pas.

1 Corinthiens 4/7 -  Car qui est-ce qui te distingue? Qu'as-tu que tu n'aies reçu? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu?

Apocalypse 3/3 -  Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi.

Monsieur le Président, je pourrais vous dire des paroles humaines, mais en cela je n'aurais pas l'approbation de Yéshua, aussi je veux simplement vous rappeler ce qui en était, ce qui en est, et ce qui sera ; le Seigneur Dieu de dire : JE SUIS CELUI QUI ETAIT QUI EST ET QUI SERA , parce qu'il est écrit ceci : Ecclésiaste 3/15 - Ce qui est a déjà été, et ce qui sera a déjà été, et Dieu ramène ce qui est passé.

Je vous dis : shalom !

Que la paix du Très Haut qui surpasse toute chose soit votre partage et que votre vie soit mise en harmonie avec lui et sa parole.

NAOMIE,
Servante du Seigneur, le 2 Février 2012.


Source: Le Site du Ministère de Naomie

mardi, 07 février 2012

COTE D'IVOIRE: LE TEMPS DE L'AUSTERITE

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La semaine qui vient de s'achever a été «riche» en informations inquiétantes dans la rubrique «social» en Côte d'Ivoire. Après un long et éprouvant jeu du chat et de la souris, les actuels dirigeants de la Société des transports abidjanais (SOTRA) ont annoncé la mise au chômage technique de 1200 agents, soit près du tiers du personnel de l'entreprise. Une nouvelle qui intervient après l'annonce du licenciement de 120 personnes au Port autonome d'Abidjan, et la mise à l'écart de 322 employés à la Radio télévision ivoirienne (RTI), une autre structure parapublique.

Dans une interview accordée à Onuci FM, le ministre de la Fonction publique Gnamien Konan a annoncé la possibilité d'un plan de départs volontaires et un ralentissement dans l'organisation des concours de recrutement des serviteurs de l'Etat. En ce début de mois de février, les salariés du privé ont pu constater la baisse de leur salaire net, liée à l'augmentation du taux des cotisations retraite, qui a été couplée avec un allongement de l'âge de départ à la retraite - une forme de double peine, en somme. La relance annoncée d'Air Côte d'Ivoire n'est toujours pas à l'ordre du jour, et les employés de la compagnie aérienne sont sur le carreau. L'annonce par Alassane Ouattara de la privatisation et de la liquidation des banques publiques suscite les inquiétudes parmi les employés de ces institutions, qui craignent plans sociaux et démantèlements ravageurs. Alors que l'Université est toujours fermée et que les travaux n'avancent pas à un rythme rassurant pour une reprise des cours d'ici septembre, à tel point que le ministre Cissé Bacongo fait appel à des «étudiants volontaires» dans le cadre d'un marché pourtant gagné par une  entreprise privée, qui ne fait pas dans le bénévolat. Dans les semaines ou les mois qui viennent, les prix de l'électricité et du carburant pourraient prendre l'ascenseur, les bailleurs de fonds faisant pression sur un gouvernement qui brûle d'arriver au point d'achèvement de l'initiative Pays pauvres très endettés (PPTE).

Pourquoi se voiler la face ? Pourquoi céder au messianisme anachronique des zélateurs du régime qui répètent comme un mantra «le pays est au travail» et nous font miroiter des «lendemains qui chantent» sur la seule foi des relations à l'étranger du «super économiste» ? La Côte d'Ivoire est entrée, de plain-pied, dans le temps de l'austérité. Après avoir conquis dans le feu et dans le sang un pays privé de paix et de stabilité pendant douze ans au nom de ses ambitions politiques, Alassane Ouattara fait face à la crise économique qui résulte de toutes ces années perdues en utilisant les méthodes sans originalité expérimentées sous sa houlette il y a vingt ans, alors qu'il était Premier ministre. A la hache, il se lance dans une coupe claire des dépenses publiques à travers une augmentation des prélèvements, une politique de licenciements et de gel des embauches. Et engage des privatisations des entreprises publiques dont on est en droit de penser qu'elles seront opaques, au regard des opérations de ce type menées quand il était à la Primature, et au vu de l'indécence avec laquelle ses ministres se distribuent les marchés publics.

L'austérité, donc. Dans l'état où la Côte d'Ivoire se trouve actuellement, était-elle inévitable ? Peut-être. Mais elle sera forcément mal vécue, et très mal acceptée. Pour plusieurs raisons.

Premièrement, parce que la campagne incroyablement populiste et démagogique d'Alassane Ouattara à l'occasion de l'élection présidentielle, ainsi que la mythologie sur le triptyque Argent-Diamant-Or (ADO), a inconsciemment préparé les esprits faibles à une «pluie de milliards» qui n'arrivera pas de sitôt. Quand il promettait cinq universités en cinq ans, un million d'emplois en cinq ans, quand il disait que son métier était de trouver l'argent, quand il refusait tout argument expliquant les difficultés économiques par la guerre, savait-il que sa forfanterie se retournerait contre lui s'il arrivait au pouvoir ? Etre un homme d'Etat, c'est aussi faire campagne comme un homme d'Etat, même quand il se trouve qu'on est dans l'opposition.

Deuxièmement, parce qu'il est visiblement incapable de créer l'union sacrée autour du redressement national, enfermé avec ses partisans dans un récit national subverti où ils représentent le bien absolu tandis que le camp Gbagbo représente le mal absolu, la cause unique de l'état pitoyable dans lequel se trouve la Côte d'Ivoire aujourd'hui. Mais à qui peut-on faire croire que la stratégie coûteuse de prise du pouvoir de l'actuel chef de l'Etat n'a rien à voir avec le fait que la Côte d'Ivoire soit le dernier pays africain, avec le Soudan, à n'avoir pas bouclé son programme PPTE ? Que les dizaines de bus calcinés par les activistes «républicains», notamment lors de la guerre postélectorale, n'expliquent pas en partie les problèmes apparents de la SOTRA ? Que le fait que les zones CNO ne paient pas leurs factures d'électricité pendant près de dix ans n'a pas aggravé les déséquilibres du secteur ? Que les pillages hystériques des FRCI et associés qui n'ont pas épargné les campus ne justifient pas, plus que toute autre considération, les deux années blanches qui désespèrent les étudiants ?

Troisièmement, comment peut-on accepter les sacrifices et privations alors qu'à peine installés, les copains et les coquins de la «nouvelle» Côte d'Ivoire se signalent par leur passion du «business», instrumentalisant l'Etat pour s'enrichir personnellement sans scrupules excessifs ? Alors que la RTI, par exemple, met des professionnels expérimentés à la porte pour recruter des activistes de TCI, ancienne télé pirate du RDR ? Alors que l'idéologie antirépublicaine du «rattrapage ethnique», assumée au sommet de l'Etat, se déploie sans vergogne ?

Quatrièmement, le refus quasi-structurel de ce pouvoir d'engager le dialogue social avec les syndicats et l'opposition sur les réformes qu'il juge nécessaires et de communiquer clairement avec le peuple sur les sacrifices qui lui sont et lui seront demandés n'arrange rien.

L'austérité qui vient sera difficilement acceptée. Et il est fort probable que le régime Ouattara utilise la stratégie de la tension qui lui a tant «réussi» dans l'opposition et lors de son installation au pouvoir pour empêcher, par la menace latente, la contrainte explicite ou la violence de rue, toute montée du mercure social.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER