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mardi, 07 février 2012

POLITIQUE DE NICOLAS SARKOZY EN COTE D’IVOIRE: JEAN-LUC MELENCHON, CANDIDAT A LA PRESIDENTIELLE, BRISE L’OMERTA FRANÇAISE

 


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«La politique qui a été appliquée en Côte d'Ivoire est une politique impériale. La France s'est immiscée dans la discussion rude qu'avaient entre eux les Ivoiriens. Cette discussion à laquelle elle n'aurait jamais dû se mêler. Il fallait respecter de manière extrêmement scrupuleuse l'indépendance des Ivoiriens. Il a été aussitôt organisé contre Laurent Gbagbo une sorte de pression internationale car son régime déplaisait, le Front populaire ivoirien, beaucoup à la droite internationale. Qui depuis des années manipulait leur marionnette, M. Ouattara, qui a précédemment nui au précédent président, et au précédent encore avant. Car c'est un homme qui a été en quelque sorte introduit par les instances internationales, et notamment par les Nord-Américains et les Français depuis de très nombreuses années. Et c'est cet homme a fomenté toutes sortes de complots, a épousé toutes sortes de rébellions absolument insupportables comme celle qui est venue du Nord du pays où se sont pratiquées les plus grosses fraudes électorales.

Et la France s'est mêlée de tout cela, est intervenue de manière militaire et elle a fait en quelque sorte que M. Gbagbo soit embastillé. Et il est aujourd'hui traduit devant le Tribunal pénal international alors que son pays n'a pas signé les clauses de ce Tribunal pénal international. Si l'on procède de cette manière, il y a un certain nombre d'Américains qui pourraient être arrêtés et envoyés au même tribunal, on ne le fait pas. Maintenant, je vais vous dire une chose. Je plaide pour que l'on relâche le fils de M. Gbagbo, qui est un de nos compatriotes, qui est un Franco-Ivoirien, et qui est retenu sans aucune raison légale. Simplement du fait de son nom et de sa filiation avec son père M. Gbagbo, qui est détenu en prison. J'estime que la France s'honorerait en intervenant pour qu'il soit libéré. Merci de m'avoir posé cette question, elle me permet de dire ce que je pense aux Ivoiriens qui se trouvent en France, avec toute mon affection».


Jean-Luc Mélenchon, sur la radio française RMC.


Source: LE NOUVEAU COURRIER

dimanche, 05 février 2012

L'INTELLIGENT D'ABIDJAN CONFIRME LE CLASH SORO-ADO


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Soro se confie exclusivement au confrère sans aucune précision sur sa localisation et sur sa disparition des écrans radars et d'Abidjan.

 

L'Intelligent d'Abidjan a localisé, hier (vendredi 3 février 2012), le Premier ministre et a même capté ses confidences exclusives. Guillaume Soro est un homme serein et à l'esprit tranquille : «Je suis serein, car j'ai confiance au président de la République. La force d'un chef d'Etat est d'avoir des fusibles ; normal que le président de la République s'en serve. Il n'y a qu'un seul chef dans ce pays, c'est le président Alassane Ouattara. Je suis fier de le servir, et d'être à ses côtés. Je sers mon pays sous son autorité et sous sa direction, et je suis prêt à accepter tout ce que le président de la République décidera. Ne vous mettez aucune pression pour cela, et ne tentez pas de me mettre aussi la pression», a confié, hier, vendredi 3 Février, sous le coup de 18h 41mn précises, Guillaume Soro à des proches qui s'inquiétaient de son avenir.

Désormais, chaque matin en se rasant, l'homme qui, au soir du 28 Novembre 2010, a apporté son soutien entier à Alassane Ouattara et s'est attiré les foudres de Laurent Gbagbo et de ses partisans qui croyaient l'avoir dans leurs poches, se rend disponible et perméable à toutes les options et cas de figure. Guillaume Soro souhaite surtout ne pas être une source de brouille entre le président de la République, ainsi que le président Henri Konan Bédié. Difficile pour lui d'intervenir, dans les débats publics en cours, et de répondre aux leaders des partis politiques ; difficile également d'aller présenter sa démission au président de la République, pour dire qu'il part afin de céder la place à un cadre proposé par le président Bédié, et nommé par le chef de l'Etat, car cela peut-être perçu comme un lâchage. N'empêche, Guillaume Soro reste prêt à toutes les options et éventualités.

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Au sujet de l'Assemblée nationale, un de ses proches avec qui il a échangé hier, révèle : «Le Premier ministre nous a dit qu'il y a 22 millions d'habitants en Côte d'Ivoire. Avoir été Premier ministre durant pratiquement 5 ans, sous différentes situations ; avoir été membre du gouvernement, avoir eu la possibilité de servir son pays à de si hauts niveaux, n'est pas donné à tout le monde. De plus, en tant que député, plusieurs options restent encore possibles pour lui. Il est très positif dans la tête, et est prêt, le cas échéant, à vivre d'autres expériences ; pour voir qui sont ses vrais amis, qui sont ceux qui dès le lendemain de son éventuel départ de la Primature ne vont plus décrocher ses appels, ni répondre à ses rendez-vous. Le Premier ministre est serein. Il travaille, est en contact avec tous ses collaborateurs et part à ses bureaux. Il accorde des rendez-vous, pas toujours médiatisés, mais il est au travail».

De ces révélations et confidences exclusives rapportées hier à l'IA, il se dégage que le chef de l'Etat, SEM Alassane Ouattara et le chef du gouvernement Guillaume Soro, sont encore et toujours en phase. Jusqu'à nouvel ordre et avis contraire ! Ensuite, l'on note la sérénité du Premier ministre, quelle que soit l'option qui sera arrêtée et décidée par le chef de l'Etat. Traduction: si le départ du Premier ministre devient une volonté et un souhait du chef de l'Etat, Guillaume Soro ne sera point un obstacle à cette décision. Enfin, le futur ex-Premier ministre et néo-député Guillaume Soro semble bien intéressé par le perchoir, à l'Assemblée nationale.

Concernant les allégations selon lesquelles les autorités ivoiriennes ont décidé de faire juger Simone Gbagbo et d'autres pro-Gbagbo en Côte d'Ivoire, et non à La Haye pour éviter que le patron des Forces nouvelles, et d'autres chefs militaires rejoignent la CPI, des interlocuteurs expliquent : «La CPI n'est pas à l'ordre du jour pour Guillaume Soro. Retenez clairement que la Cour pénale internationale ne fait pas partie des préoccupations et des soucis du Premier ministre. En tout cas, tant que le président de la République s'appellera Alassane Ouattara ; tant que le RHDP avec les FN seront aux affaires, le sommeil du natif de Koffiepa... ne sera pas troublé par cette question. Il ne s'agit pas d'impunité, mais de vérité et de réalisme politique. Même dans dix ans et au-delà, il y aura de bonnes et vraies raisons pour le Premier ministre de ne pas aller à la CPI». Dont acte !

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En tout cas, on sait de première main, et avec ses confidences exclusives recueillies hier, l'état d'esprit actuel dans la maison Soro : sérénité, confiance et proximité avec le chef de l'Etat, disponibilité pour servir partout, l'après primature envisagé sans drame, ni angoisse. Loin des insinuations et spéculations, Guillaume Soro tente de travailler sur le long terme.

A 40 ans, bientôt, le probable futur ex-Premier ministre sait que le chemin à parcourir reste long, et encore parsemé d'embûches ; si Dieu, le seul vrai maître du monde et de tout, lui donne longue vie. A la veille du 1er tour de la présidentielle, en Octobre 2010, le Premier ministre confiait à Jeune Afrique, qu'il voulait prendre le large après le scrutin, et se donner une période sabbatique, loin du pouvoir et de la Primature, et de la gestion des affaires de l'Etat. Mais la crise postélectorale a bouleversé cet agenda. Le temps est arrivé pour Guillaume Kigbafori Soro de voir le vrai (ou l'autre) visage des hommes, et des amis du pouvoir, des gens rencontrés dans la lutte et des compagnons de route. Lui resteront-ils fidèles pour la suite, ou bien vont-ils s'accrocher à d'autres leaders ? Qui vivra verra !


Charles Kouassi, in le quotidien ivoirien "L'Intelligent d'Abidjan" du samedi 4 février 2012.


Source: IVOIREBUSINESS.NET

samedi, 04 février 2012

COTE D'IVOIRE: L'OEUF OU LA POULE?

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Lors de son séjour dans la capitale Française, Alassane Ouattara a lâché une petite bombe qui, sur l'instant, est passée inaperçue. En effet, lors de ses interviews par les médias Français, ce dernier a exprimé sa volonté de ne pas livrer à la CPI la femme de l'ex-président Ivoirien Laurent Gbagbo ainsi que leurs plus proches amis et collaborateurs.

Si pour d'aucuns, ce « geste » pourrait sembler magnanime, en réalité, il est loin, très loin de l'être.

Alassane Ouattara est dans une impasse. Sa réconciliation nationale bat de l'aile, son pouvoir et sa sécurité dépendent en grande partie de son premier ministre Guillaume Soro, de l'ONUCI ainsi que des quelques militaires Français actuellement basés sur Abidjan. Ajouté à cela le monde entier qui n'arrête pas de lui réclamer à tort et à travers la tête de ceux à qui, pourtant, il est en partie redevable de son statut actuel de numéro 1 Ivoirien !!

Ainsi, après avoir constaté son erreur d'appréciation sur l'ampleur du phénomène Gbagbo, car c'est loin d'être de bon coeur qu'il aura pris telle décision, Alassane Ouattara informe le monde entier de « sa préférence » de juger tous les Pro-Gbagbo sur le territoire Ivoirien.

Ce geste faisant, il se donne un peu d'air et montre des gages de bonne volonté à tous ses proches éclaboussés par l'affaire, ceux là même qui, plus que quiconque, sont responsables de terribles atrocités et autres crimes de guerre et qui ne doivent pas manquer de lui mettre une énorme pression pour « échapper à leur sort ».

Si l'on peut se réjouir de ce revirement brusque, ne serait-ce que pour tous les pro-Gbagbo enfermés ou en cavale, une chose pourtant demeure !! Mr Alassane Ouatttara peut toujours tenter de faire diversion, il n'empêche que la véritable question reste et restera toujours celle de la libération de Laurent Gbagbo !!

La crise douloureuse qu'a traversé la Côte d'Ivoire (et qu'elle traverse toujours, du reste) est du fait d'une guerre de pouvoir entre deux individus.

Mr Ouattara, incapable de se résoudre à la victoire de Laurent Gbagbo se sera évertué à lui pourrir sa présidence tout du long. Les médias Français, jusqu'au bout, n'auront eu de répit de  nous ressortir à chaque fois, encore et encore, la même rengaine, comme si elle leur avait été ainsi dictée : « crise postélectorale née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle et qui aura entraîné son pays dans une guerre qui aura causé plus de 3000 morts ... et bla bla bla et bla bla bla ».

Ainsi, on reproche à Laurent Gbagbo de s'être ravitaillé en armes pour défendre son pays. N'est-ce point le rôle de tout président, de tout chef des armées? Oui, c'est en toute logique que Laurent Gbagbo aura répondu à l'agression par une contre agression. Il ne pouvait en être autrement.

Il s'agissait bien d'un coup d'état à l'origine lorsqu'en 2002, des hommes ont fait irruption en pleine nuit dans la capitale Ivoirienne, massacrant tout sur leur passage. Ces évènements tragiques, entre les rebelles d'Alassane Ouattara (car aujourd'hui, plus personne ne peut le nier) et les FDS de Laurent Gbagbo, auront donc coûté des vies comme dans toute guerre. Peut-on dès lors parler de crimes contre l'humanité hormis, entre autres, le cas Duékoué? Il faut bien comprendre que ce sont ces mêmes évènements ayant eu lieu depuis 2002 qui ont inexorablement débouché sur cette situation. On ne saurait donc dissocier la récente crise postélectorale, elle même, de tout ce qui fut, au cours de ces dix dernières années !!

Ce fameux rapport sur le massacre de Duékoué, imputable aux rebelles armés Ouattaristes (soutenus par une France qui a décidément le génocide dans le sang), rédigé par Human Right Watch, pourtant à la solde de Georges Soros et donc de son allié Ouattara, dressait une liste de pas moins de 800 à 1500 civils assassinés sans vergogne. Nous pouvons donc affirmer, sans ambages aucuns, que l'actuel président Alassane Ouattara devrait, dans ce cas, avoir son siège aux cotés de Laurent Gbagbo, s'il était réellement question de rendre justice. Après tout, la justice doit être égale pour tous,  il ne saurait y avoir ni justice de vainqueurs ni justice de vaincus. Déterminer qui est à l'origine de tous ces morts, c'est un peu comme se demander de qui, entre l'oeuf et la poule, est apparu en premier !! Et c'est sur ce flou que profite tout ce monde pour faire porter le chapeau à l'un tout en ménageant l'autre...


Ecrit par Yann-Yéc'han, in le quotidien burkinabé "San Finna".


Source: SAN FINNA

vendredi, 03 février 2012

BOMBARDEMENTS DU 11 AVRIL: L’ASSASSINAT DE GBAGBO ETAIT PREVU, VOICI COMMENT LA FRANCE COMPTAIT LE FAIRE



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Sur la crise ivoirienne, il faut le dire, il y à beaucoup à dire et à écrire sur l'attitude partisane de la France de Nicolas Sarkozy. A la vérité, ce monsieur a beau se donner bon jeu pour s'offrir une bonne conscience, le monde découvre qu'il fait du faux sur la lagune Ebrié. En réalité dans la crise post-électorale provoquée et orchestrée par la France, l'assassinat du président Laurent Gbagbo était à l'ordre du jour. Pour les conséquences, ce n'était pas important. « On pouvait gérer le reste, le temps que la situation se stabilise ». S'est-on dit dans les rangs de l'Etat major français chargé de mener les opérations de déstabilisation du régime du président Laurent Gbagbo.

Comme au Zaïre, aujourd'hui RDC, Lumumba avait gagné les élections organisées par la puissance coloniale. Mais il n'était pas le choix de la couronne Belge qui voyait en lui, un anarchiste à la solde des communistes. On sait ce qui est arrivé. Lumumba a été assassiné sur ordre des Belges, Américains...En somme des occidentaux qui, plusieurs décennies après, se sont contentés de simples excuses envers le peuple congolais. Mais le mal est déjà fait. Et surtout les énormes richesses de ce pays ont été pillées par l'Europe et les Américains, avec la complicité du roi « Mobutu » qu'ils ont rejeté et humilié par la suite.

C'est en fait ce schéma que Paris a voulu appliquer en Côte d'ivoire, quitte à s'excuser un peu plus tard, auprès du peuple ivoirien.

Pour que cet assassinat passe facilement dans l'opinion internationale, il fallait présenter le président Laurent Gbagbo comme l'horrible dictateur qui ne veut pas quitter le pouvoir après avoir perdu les élections. Dans la presse française, la consigne était donc bien claire ; le dépeindre autant que se peut en noir. Ce qui a été fait, et bien fait. Alain Juppé, le ministre des affaires intimement anti-Gbagbo ne s'est pas empêché de révéler dans la presse hexagonale, « c'est fini pour Gbagbo ». Cette phrase était plein de sens. A quelques jours 11 Avril, les bombardements se sont intensifiés sur la résidence présidentielle de Laurent Gbagbo à Cocody et certains symboles de l'Etat.

Le président ivoirien qui se demande si la Côte d'ivoire est en guerre contre la France, appelle alors l'ambassadeur Jean Marc Simon qui, à Abidjan, répond au nom de l'Elysée. En ce moment les snippers français et les forces rebelles pro-ouattara avaient paradoxalement entouré sa résidence.

C'est vrai que dès le début de cette crise, ce diplomate répétait en privé qu'il ne comprenait pas l'acharnement de son président contre les institutions ivoiriennes. Mais il était dans le coup contre le président Gbagbo. Lorsqu'il l'appelle, il se fait compatissant et lui demande de sortir pour brandir le drapeau blanc. Etait-ce un piège?

Le ministre Tagro Désiré qui était à la résidence avec lui, sort avec le drapeau blanc qu'il brandit. Mais il reçoit vite plusieurs décharges de plombs. Tagro s'écroule sur le champ. Il est très vite ramené dans la résidence. Entre temps, dehors, c'est la joie entre les rebelles pro-ouattara et les snipers français. « Chef, on l'a eu », téléphonent alors quelques uns à la hiérarchie en croyant avoir tué le président Gbagbo. « A l'ambassade de France, juste à côté de la résidence, c'était déjà la joie », révèle un chef de guerre qui a pris part à l'expédition.

Lorsque le président Laurent Gbagbo voit son collaborateur agonisant, il s'écrit, « tout ça à cause du pouvoir ». Il prend alors son téléphone pour appeler Jean Marc Simon. Mais au bout du fil, le diplomate marque d'abord son étonnement avant de lui rire au nez. Ça voulait tout dire.. « il a été étonné que ça ne soit pas Gbagbo, parce que c'est lui qu'il cherchait » fait-on remarquer dans l'entourage du président. Paris venait ainsi de rater son coup...du siècle.

Alors qu'avant ça, la France s'était donné tous les moyens de réussite, en s'offrant les services de certains collaborateurs directs du président ivoirien. C'est ainsi que le Général Touvoly s'est retrouvé à l'ambassade de France, en lâchant son bienfaiteur au dernier moment. Et il n'y est pas allé sans rien. Le général est parti avec la voiture blindée, plus précisément le véhicule de commandement du président Laurent Gbagbo qu'il leur a remis. « La France pensait que le Président allait fuir du palais. C'était une manière de l'empêcher de sortir », confirme un officier de l'armée ivoirienne. « Jusque là, ajoute un autre, je n'arrive pas à m'expliquer le comportement de Touvoly. Parce que ce monsieur doit tout à Gbagbo. C'est lui qui l'a fait. Je me rappelle même qu'il lui a demandé de l'argent pour construire une maison à son père au village. Et Gbagbo lui a donné... ». On ne sait jamais, peut-être qu'il avait peur de la France.


In le quotidien ivoirien "Le Temps" du jeudi 2 février 2012.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

DEUX MOIS APRES LE TRANSFEREMENT DE GBAGBO, LES REVALATIONS D'UN AVOCAT


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Maître Ciré Clédor Ly, du barreau de Dakar, est l'un des avocats constitués pour la défense des intérêts du président Gbagbo et de ses proches emprisonnés au nord du pays le lendemain du 11 avril 2011. Il lève un coin du voile sur les tractations politico-judiciaires auxquelles il a assisté à Korhogo qui ont marqué les heures précédant le transfèrement du président Gbagbo à La Haye.

 

"Saisie par le Président Laurent Gbagbo et sa famille de requêtes dirigées contre l'Etat de Côte d'Ivoire et SEM Alassane Ouattara, la Cour de Justice de la Cedeao avait délocalisé toutes ses audiences du mois de novembre 2011 à Porto Novo, conformément à son Règlement de Procédure. En raison de la visite du Pape Benoît XVI au Bénin, les procédures initialement programmées le 18 novembre furent reportées au mardi 22 novembre 2011. Advenue cette date, la Cour, rendant sa décision sur le siège, ordonna la jonction des procédures déclarées urgentes avant de décider du renvoi au 19 décembre 2011 pour les plaidoiries des avocats constitués. Il est à signaler que l'avocat conseil de SEM Alassane Ouattara était cependant rentré de toute urgence en Côte d'Ivoire, sans attendre les débats.

La suite des évènements permettra de comprendre qu'en réalité, l'Etat de Côte d'Ivoire craignait d'entendre la Cour ordonner la libération du Président Laurent Gbagbo et sa famille, détenus illégalement depuis la prise du pouvoir par le nouveau régime. Il fallait d'urgence planifier le transfèrement du président à la Cour pénale internationale, pour mettre ainsi le monde entier devant le fait accompli. La Cour de justice de la Cedeao n'aurait aucun moyen, ni aucune base juridique pour empêcher le fait accompli qui avait un autre fondement juridique que celui sur lequel elle était saisie.

C'est ainsi que le 23 novembre 2011, les avocats du Président Laurent Gbagbo furent convoqués pour un interrogatoire au fond sur la procédure d'inculpation inédite de vol à main armée pour un chef d'Etat. L'on fera remarquer à cet effet que la procédure ainsi engagée violait les droits de la défense de Laurent Gbagbo car, en sa qualité de Président de la République pour certains, d'ancien Chef d'Etat et membre de droit du Conseil constitutionnel pour d'autres, ce dernier ne peut légalement faire l'objet d'une inculpation, d'un interrogatoire ou même un jugement par un magistrat, radicalement incompétent rationae personae.

Le 25 novembre 2011, par ordonnance N°42/11 rendue par Monsieur Kanga Penond Yao Mathurin, premier président de la Cour d'appel d'Abidjan, la Chambre d'accusation d'Abidjan sera autorisée à «se transporter et siéger au lieu de détention de monsieur Gbagbo Laurent et autres».

Korhogo fut ainsi investi par toute la Cour d'appel d'Abidjan, les avocats s'interrogeant sur cette présence massive et insolite de Hauts Magistrats, ignorant tout de l'Ordonnance précitée, mais soupçonnant que quelque chose se tramait.

Et alors que «l'interrogatoire» au fond du Président Laurent Gbagbo devait commencer le lundi 28 novembre 2011 à 09 heures devant le Tribunal de Première Instance de Korhogo, il ne débutera que le soir vers 16 heures, des membres des Nations Unies devant rendre visite au détenu pour s'enquérir de sa situation et vérifier les conditions de sa détention, selon les explications servies aux Avocats.

Le Président était assisté par cinq (05) avocats, le Sénégalais Ciré Clédor Ly qui rentrait de l'audience de Porto Novo, ainsi que quatre (04) avocats ivoiriens : Agathe Baroan Dioumency, Dako Zahui Toussaint, Dohora Blédé et Félix Bobré.

Etant donné l'heure tardive, l'interrogatoire au fond n'a pu être mené à terme pour des raisons sécuritaires et fut reporté au lendemain 29 novembre 2011. Mais avant que celui-ci ne débuta, le procureur général près la Cour d'appel d'Abidjan informa les avocats de son intention d'enrôler séance tenante la demande de transfèrement du Président Laurent Gbagbo formulée par la Cour pénale internationale. Pris de court par cette nouvelle pour le moins inattendue, les Conseils n'ont pu bénéficier que d'une seule et unique heure pour se préparer et ce, contrairement à la Loi ivoirienne qui organise les droits de la défense et prévoit un délai suffisant de préparation des avocats avant leur comparution et plaidoirie devant la Chambre d'accusation, quel que soit le motif de la saisine.

Le mandat d'arrêt fut alors notifié sur le champ par le Procureur de la République près le Tribunal de 1ère Instance d'Abidjan, Monsieur Koffi Kouadio Simplice, lequel procéda immédiatement à la vérification d'identité et à «l'arrestation» du Président. Ce dernier fut informé des incriminations qui lui sont imputées ainsi que de ses droits prévus par l'article 55 du statut de Rome.

Il convient de souligner que l'arrestation d'un Président de la République ou d'un ancien président de la République, lequel est membre de droit du Conseil constitutionnel, ne peut se faire que sur autorisation de la Commission d'instruction près la Haute Cour de Justice, le Procureur de la République n'étant nullement habilité à opérer une telle démarche, aux termes de la Constitution ivoirienne du 23 août 2000 et de la Loi n° 2005-201 du 16 juin 2005 portant statut d'ancien Président de la République, d'ancien Chef ou Président d'institution nationale et d'anciens membres du gouvernement.

Naturellement, les cinq (05) avocats présents et confirmés par le Président Laurent Gbagbo n'eurent d'autre choix que de plaider, la Chambre d'accusation ayant catégoriquement refusé tout renvoi, n'accordant à la défense que quinze (15) minutes pour consulter le dossier avant les plaidoiries.

A l'examen, il est apparu que l'Accord de coopération entre la Cour pénale internationale et l'Etat de Côte d'Ivoire ne figurait pas dans le dossier. Les avocats n'avaient donc pas pu prendre connaissance dudit Accord, ce qui constitue une violation inadmissible des droits de la défense. La Chambre d'Accusation donnera finalement un avis favorable au transfèrement du Président à la Cour pénale internationale, rejetant à l'occasion et toujours sur le siège la demande de liberté provisoire présentée par les conseils du Président.

Toutes les recommandations prévues par le Statut de Rome et qui garantissent les droits de la défense étaient royalement ignorées. Après le retrait de la Chambre, le Procureur Général près la Cour d'Appel d'Abidjan, Monsieur Ibrahima Fofana, demanda au Président de décharger la notification de l'Avis qui venait d'être rendu sur le transfèrement. Les Avocats s'y opposèrent, exigeant de voir la décision, laquelle n'était naturellement pas disponible. C'est ainsi que le Président Laurent Gbagbo, dépité par cette mascarade judiciaire, trancha en ces termes : «Maîtres, laissez-moi signer...Tout cela est politique».

L'Homme était visiblement exténué, déçu et dégoûté de tout cela. La maxime selon laquelle «la plus éloquente des plaidoiries se brise immanquablement sur le récif d'un dossier partisan» venait d'être encore confirmée. Les Avocats n'auront finalement que quelques petites minutes pour parler au Président, les conditions sécuritaires donnant tous les prétextes pour arracher la proie à ses défenseurs impuissants et sans arme. Ils ne furent même pas informés de l'immédiateté du transfèrement, et c'est ainsi que celui qui présidait aux destinées d'une grande nation, la Côte d'Ivoire, avait été embarqué sans même avoir eu la possibilité de s'armer de sa paire de lunettes.

L'Homme était emporté dans le noir, le droit élémentaire d'écarquiller les yeux pour essayer de percer l'obscurité lui étant refusé. Nous sommes incontestablement à la croisée du droit national et du droit international, à l'intersection des illégalités et de l'Arbitraire."


Par Maître Ciré Clédor Ly, Avocat au barreau de Dakar, membre du collectif des avocats du président Gbagbo.

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

LA GUERRE SORO-OUATTARA FAIT RAGE: LA BATAILLE LICORNE-US FORCES CONTRE FORCES NOUVELLES SE PREPARE

 

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Ce n'est pas fini ! 9 mois après la bataille d'Abidjan, Alassane Dramane Ouattara et Guillaume Soro Kigbafory, remettent le couteau entre les dents. Ils s'apprêtent à livrer une autre bataille. Certainement la der des ders. Chacun fourbit ses armes. Ouattara a le soutien de Licorne «appuyée» par l'Us Forces, tandis que Soro peut encore compter sur quelques fidèles com-zones.

Ça sent le souffre entre la Présidence et la Primature d'Abidjan, depuis la visite d'Hillary Clinton à Ouattara. L'atmosphère entretenue par la paire au sommet de l'Etat ivoirien traduit bien l'adage qui dit que le poisson pourrit toujours par la tête. Tout le monde savait plus ou moins qu'un jour ou l'autre les deux hommes finiraient par se planter le couteau dans le dos. Parce qu'il ne peut y avoir deux capitaines dans un même bateau. Mais la dernière réaction de la première puissance mondiale change la donne et précipite tout. Les Etats-Unis d'Amérique, secret de Polichinelle, veulent la tête du Secrétaire général et des pontes de la rébellion des Forces nouvelles.

En transit à Abidjan alors qu'elle était plutôt attendue au Ghana et au Libéria, des pays anglophones qui ne comprennent rien aux bizarreries francophones, Mme Hillary Clinton, Secrétaire d'Etat américain avait fait injonction au président Ouattara de livrer Guillaume Soro à la Cpi. Ce serait à cette condition que le nouveau pouvoir ivoirien pourrait bénéficier des aides américaines.

Soro : les conséquences dramatiques d'une rébellion meurtrière

Préalablement informé par ses services renseignés, Soro n'avait pas jugé utile de pointer à l'aéroport d'Abidjan où se faisait l'accueil de Mme Clinton. Mais qu'à cela ne tienne, les carottes semblent désormais cuites pour l'auteur de «pourquoi je suis devenu rebelle», recueil de récriminations dans lequel Guillaume Soro justifie de façon prémonitoire les crimes dont ses chefs de guerre allaient se rendre coupables sur les populations civiles. L'heure du jugement a-t-elle sonné pour le super Premier ministre ? En tout cas, ce dernier et une bonne partie de ses com-zones pourraient être arrêtés par les forces françaises assistées de l'Us forces et «déférés de force», selon une source militaire, devant la Cour pénale internationale, à la Haye, en Hollande. Si ce n'est que de cela qu'il s'agit, c'est une petite affaire pour les Usa, affirment nos sources diplomatiques, très renseignées. Les choses semblent, malheureusement, se précipiter contre l'ex-leader estudiantin qui a pris le raccourci d'une rébellion meurtrière alors qu'il était attendu sur les bancs d'amphithéâtre pour la fin de ses études universitaires.

France : «On n'engage pas un bras de fer avec son allié traditionnel»

Quelque peu hésitante, la france qui a compris qu'il ne sert à rien d'engager un bras de fer avec son allié traditionnel pour quelqu'un qui de toute façon n'en vaut la peine, a fini par «s'aligner sur la position de Washington».

L'atmosphère était déjà sulfureuse entre le palais d'Abidjan et la Primature d'une part et entre les militants du Rdr pro-Ado et les partisans des Forces nouvelles dont de nombreuses familles ont jeté leurs enfants dans les bras de la rébellion pour «chasser Gbagbo du pouvoir». C'est dans ces conditions de préparation d'avant-guerre que le chef d'Etat ivoirien surfe entre Abidjan et Paris. M. Ouattara avait quitté la capitale française, du 25 au 27 janvier, pour Addis-Abeba, en ethiopie, où se tenait l'Assemblée annuelle de l'Union africaine. Avant d'y retourner, le 30 janvier pour une visite, cette fois-ci, privée.

Alassane Dramane Ouattara qui avait disqualifié la Cpi pour le jugement «des personnes dans ses rangs» qui auraient commis des exactions, est bien obligé, lui aussi de «s'aligner sur la position de Washington», comme son parrain Sarkozy. En avait-il le choix ? Pas vraiment. C'est un chef d'Etat qui agit désormais de «guerre lasse», susurre-t-on dans les chancelleries, à Abidjan. Mais à la guerre comme à la guerre.

Soro fourbit ses armes en toute discrétion

Guillaume Soro dont la tête est mise à prix n'entend pas se laisser conduire à la guillotine de la Cpi , sans jeter ses dernières forces dans la bataille. Pendant que le président Ouattara voltige entre Paris, Addis-Abeba et Abidjan, Soro lui, préfère rester à la maison où il peut sereinement fourbir ses armes. Plusieurs de ses chefs de guerre s'étaient retrouvés en conclave dans un village de Tiébissou, au centre du pays à une cinquantaine de kilomètres de leur fief de Bouaké. Ce conclave de Tiébissou «à l'initiative d'un chef militaire» mais certainement une autre idée «géniale» du Secrétaire général des Forces nouvelles, Guillaume Soro, était l'occasion pour les com-zones «de prendre leurs responsabilités » vis-à-vis du pouvoir politique qui entend les mener au purgatoire.

«Si on veut bien voir, nous avons mené une guerre à crédit. On refuse de nous payer et on nous menace de transfèrement à la Cpi. On ne s'est pas battu pour rien, pour faire plaisir à quelqu'un».

Les fuites de Tiébissou annoncent des jours sombres pour les populations civiles. Guillaume Soro et ses hommes attendent Alassane Dramane Ouattara et les siens de pieds fermes.

Ouattara et Soro : Les forces de chacun

Du côté des forces nouvelles, il y aura non seulement les com-zones mais aussi leurs éléments démobilisés à qui ils pourront faire appel à tout moment moyennant pièces sonnantes et trébuchantes. La fièvre monte.

Depuis dimanche 30 janvier, ce n'est plus la sérénité dans la partie Nord du pays. Un couvre-feu qui ne dit pas son nom y est même perceptible. Il y a une forte concentration de soldats, surtout à Bouaké, fief de la rébellion. La plupart des chefs de guerre font mouvement sur leurs secteurs de commandement respectifs. Néanmoins, les forces de Soro sont très affaiblies.

Soro est amputé de son chef d'Etat-major, Soumaïla Bakayoko, promu Général de Division, chef d'Etat-major des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci, armées unifiées) par Alassane Dramane Ouattara.

Le général Bakayoko joue désormais le son Ouattara dans le tocsin tragique. Soro ne peut plus compter sur Koné Zakaria, lui aussi promu à la tête de la Police militaire par le chef de l'Etat. Les forces nouvelles partent affaiblies car démobilisées.

Ouattata y a semé la zizanie en ne nommant à tour de bras que ceux qui peuvent facilement trahir Soro. La désunion est totale, contrairement au bon vieux temps lorsqu'il s'agissait pour «les frères Dioulas du Nord» de combattre Gbagbo. Alors qu'Alassane Dramane Ouattara qui bénéficiera, certainement, de l'appui de certains chefs de guerre dont il a fait la promotion, peut également compter sur les mercenaires Burkinabès de sa garde rapprochée. Mais le chef d'Etat ivoirien a aussi le soutien des forces françaises pour lesquelles il vient de signer un nouvel accord de défense avec Nicolas Sarkozy. Déjà, alors qu'il séjourne encore en France, 300 légionnaires de l'armée française ont débarqué à Abidjan, ce lundi 31 janvier. Ceux-ci n'ont rien à avoir avec l'effectif de Licorne déjà en place et évalué à 300 autres soldats. Nous en avons eu confirmation par une source française qui nous a joints, hier, au téléphone après avoir lu notre article. Se satisfaisant de la justesse de notre information, la source a félicité la rédaction de votre journal préféré, Le Temps, pour ses investigations poussées. Au cas où ça devient compliqué pour se saisir» de Soro et de ses com-zones, Ouattara peut toujours compter sur le soutien des Américains. Des GI's attendant en base arrière pour «faire le travail».


Simpice Allard, in le quotidien ivoirien "Le Temps" du 2 février 20121.

al08062317@yahoo.fr


Source: EBURNIENEWS

CLASH SORO-ADO: VOICI LE SCENARIO DE LA CAPTURE DE SORO

 

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Les 300 légionnaires français déjà à Abidjan. La psychose gagne la capitale!


Alors que nous avions annoncé depuis deux jours dans IvoireBusiness, le débarquement imminent de 300 légionnaires à Abidjan, une source très crédible nous informait, hier, que les 300 légionnaires en question étaient déjà sur les bords de la lagune ébrié, depuis le 31 janvier dernier. Information recoupée et confirmée par une seconde source.

Selon un timing savamment orchestré et ayant eu vent que leur projet était su, les légionnaires français ont précipité leur arrivée en Côte d'Ivoire, où ils sont arrivés dans la nuit du 30 au 31 janvier dernier.

Au même moment, à l'autre bout de l'Afrique, Alassane Dramane Ouattara quittait Addis-Abeba pour s'envoler, non pas pour Abidjan, mais pour Paris. Officiellement, pour des soins, officieusement pour être, comme il en a l'habitude, loin du théâtre des opérations. Les légionnaires viennent rejoindre les 300 soldats Licorne déjà sur place.

Les carottes sont-elles en train de cuir à la vitesse grand V pour Soro, l'auteur jadis adulé par les médias français du livre «Pourquoi je suis devenu rebelle», dans lequel il justifiait de façon prémonitoire, les crimes perpetrés par les Forces nouvelles et ses chefs de guerre sur les populations civiles ivoiriennes.

Pas si sûr, mais certains signes ne trompent pas. Un étau irrésistible est en effet en train de se resserrer autour du Premier ministre et de ses Com'zones qui sont en passe d'être capturés par les forces françaises, car c'est de cela qu'il s'agit, et transférés à la CPI.

Tel semble le scénario qui se dessine contre Soro, dont le sort a été scellé lors de la dernière visite d'Hillary Clinton à Abidjan.
Ce dernier averti par ses propres services de renseignements, n'avait pas jugé utile de se rendre à l'aéroport d'Abidjan, accueillir la secrétaire d'Etat américaine, encore moins la recevoir à la Primature.

Une fois au palais présidentiel et après les civilités d'usage, celle-ci assena des paroles crues à Alassane Ouattara, qui bien qu'ayant fait la majeure partie de sa carrière aux Usa, n'a pas encore compris l'attachement des américains à l'expression plurielle des opinions, aux droits de l'homme, et à la liberté de la presse.

Autrement dit, ce n'est pas parce qu'on t'a installé au pouvoir que tu as le droit de faire n'importe quoi.

Exaspérée par les exactions des Frci envers les populations civiles, Clinton, dans un ton très directif demanda à ADO de livrer Soro et certains de ses chefs de guerre à la CPI, car coupables de crimes de sang et de crimes contre l'humanité, selon les rapports de Human rights watch, Amnesty international, et la croix rouge.

Mais Soro qui ne tient pas à se faire capturer comme un pigeon a déjà commencé sa riposte.

L'incendie des locaux de la Primature le 28 janvier dernier n'est en réalité qu'un acte criminel ourdi par les hommes de Soro, pour effacer toute trace de son passage à la Primature. Le but, éviter d'être épinglé un jour pour crimes économiques.

C'est la raison pour laquelle seuls les services économiques rattachés à la Primature sont partis en fumée. Et chose curieuse, Soro n'y a pas mis les pieds pour constater les dégâts.

Deuxième acte de riposte, Soro a quitté sa résidence d'Abidjan pour le Nord. C'est la raison pour laquelle aucun conseil de gouvernement ne s'est tenu à Abidjan depuis deux semaines.

Il serait entre Bouaké, Korhogo et Ferkessédougou. Toutes ces zones centre-nord-ouest (CNO) sont en état d'alerte maximale. On peut y noter une concentration très importante de troupes.

Les hommes de Soro se livreraient en ce moment à des exactions contre les populations burkinabé, coupables à leurs yeux de spolier les richesses de la Côte d'Ivoire et d'avoir pris leurs terres.

Une chasse à l'homme a en ce moment lieu contre les ressortissants du Burkina Faso, qui soutiennent sans faille Alassane Ouattara, par les ressortissants du Nord.

Les villes de Bouaké, Dabakala, Bouna, Ferkessédougou, Korhogo, Odienné, Boundiali sont concernées.

Sur le plan purement militaire, les hommes de Soro ont déjà totalement quadrillé tout le centre-nord-ouest de la Côte d'Ivoire, et attendent de pieds fermes les soldats français de Licorne et les légionnaires. Les forces spéciales américaines, déjà présentes à Abidjan, pourraient les aider à capturer SORO.

Licorne et la Légion disposent d'un appui aérien supérieur aux Frci, qui n'en possèdent pas. Mais au sol, la connaissance du terrain demeure la faiblesse majeure des légionnaires et de Licorne, même s'ils ont reçu un entrainement puissant en terrain étranger et très hostile.

Les hommes de Soro disposent également du soutien de la population dans les zones sous contrôle de l'ex-rébellion des Forces nouvelles. Ce qui n'est pas un atout négligeable.

La nation retient son souffle. Nul ne sait comment tout ça finira. Car les populations abidjanaises ont commencé à faire leurs provisions. La psychose s'étant déjà emparée d'elles.

Nous y reviendrons.


Eric Lassale


Source: IVOIREBUSINESS.NET

CLASH SORO-ADO: OU SE CACHE SORO? LE PREMIER MINISTRE REFUSE D'ETRE CAPTURE ET TRANSFERE A LA CPI!

 

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Le Premier ministre Guillaume Soro est porté disparu depuis deux semaines. Il s'est bunkérisé parmi sa garde prétorienne surarmée de 500 hommes, quelque part entre

Bouaké et le Nord de la Côte d'Ivoire. Une concentration très importante d'hommes en armes a été notée à Bouaké et à Korhogo ces derniers jours.

Ce qui est sûr, il n'est plus à Abidjan et a annulé un déplacement à Malabo aux côtés des éléphants. C'est pour cela qu'il n'a même pas mis les pieds à la Primature lorsque celle-ci est partie en flammes le 28 janvier dernier, se contentant d'y emmener des seconds couteaux.

Selon une source, il prend à cœur sa guerre contre Ouattara, et il la prépare très sérieusement. Car il n'a pas du tout l'intention de se laisser capturer par ce dernier via les Légionnaires et Licorne, et conduit à la CPI.

C'est la raison pour laquelle il multiplie en ce moment conclaves sur conclaves avec ses chefs de guerre, dont Wattao, également dans le collimateur de Ouattara. Des réunions secrètes se tiendraient entre lui et ses hommes à Bouaké, Tiébissou et Ferkessedougou, sa ville natale.

Depuis le débarquement de 300 légionnaires le 31 janvier dernier aux premières heures à Abidjan, Soro a compris que son sort était scellé.

C'est donc peu dire qu'il a disparu des écrans radars, écœuré par la guerre que lui livre sans merci son mentor d'hier, Alassane Ouattara. Lequel est devenu aujourd'hui son ennemi le plus farouche qui a désormais pour ambition de le livrer pieds et points liés à la CPI, avec certains de ses chefs de guerre.

En privé, une source nous annonce que Soro regretterait même le Président Gbagbo qui « n'allait jamais envoyer un enfant de la Côte d'Ivoire à la CPI ».

Il déplore la facilité avec laquelle Ouattara a emmené Gbagbo à la CPI, sans privilégier un règlement entre ivoiriens. Ce qui aurait été le cas du Président Gbagbo, qui n'avait pas hésité en 2000 à faire revenir Ouattara et Bédié en Côte d'Ivoire, pour qu'ils participent au jeu démocratique.

Selon une source, Soro préférerait être tué que d'être capturé par les forces françaises et livré à la CPI.

Même rengaine chez ses chefs de guerre lesquels affirment avoir mené une guerre à crédit pour Ouattara sans être payés, et pour ses beaux yeux. Et qu'aujourd'hui, ce dernier veut les transférer à la CPI par la force.

La bataille Soro-Ado s'annonce donc sanglante. Ce dernier, comme c'est la coutume, a fui le pays pour se réfugier en France, laissant cette dernière faire tout le travail pour lui.

Soro sait qu'il ne peut pas fuir le pays, car un mandat d'arrêt international serait vite lancé contre lui et il serait capturé à coup sûr.
Il est donc plus en sécurité en Côte d'Ivoire qu'à l'étranger.

C'est au pays qu'il livrera donc bataille, depuis sa cachette et parmi ses 500 hommes surarmés et spécialement recrutés par lui.


Eric Lassale


Source: IVOIREBUSINESS.NET

PERILS SUR LA NATION IVOIRIENNE

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La visite d'Etat d'Alassane Ouattara en France, du 25 au 28 janvier 2012, a constitué pour lui une occasion inouïe pour débiter nombre de contrevérités et de propos qui représentent, à n'en point douter, avec certains actes qui ont engagé la Côte d'ivoire, une suite effrayante de périls contre la nation ivoirienne, son avenir, sa cohésion et son existence même, en tant qu'entité particulière dans un monde globalisé.

Les signatures consenties et les affirmations qu'il a pu faire, à la faveur de ce voyage, notamment dans la presse française, donnent à penser qu'Alassane Ouattara gouverne la Côte d'Ivoire pour les populations du Nord et pour les intérêts français, et non pour les ivoiriens dans leur diversité.


Premier péril: l'ethnocentrisme. Morceau choisi, tiré de l'interview qu'il a donné au journal « L'Express », au premier jour de sa visite, le mercredi 25 janvier 2012 : « Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité. S'agissant des hauts cadres de l'armée, j'ai eu à négocier avec les officiers des ex-Forces nouvelles [FN, ancienne rébellion nordiste], qui voulaient tous les postes. Et j'ai réussi à imposer cet équilibre dans la hiérarchie militaire, jusqu'au niveau de commandant : le n° 1 issu des FN (donc du Nord, Ndlr), flanqué d'un n° 2 venu de l'ancienne armée régulière ». Ouattara est-il venu gouverner la Côte d'Ivoire pour les nordistes ou pour les ivoiriens ? Est-il un chef de tribu ou le chef de l'Etat de Côte d'Ivoire ? Quelle est donc cette référence constante au régionalisme et à l'ethnie ? N'est-ce pas cette tendance malheureuse aux particularismes et aux affinités qui nous a valu vingt années de troubles sociopolitiques ?

Ouattara porte personnellement la responsabilité du référencement tribal et religieux en Côte d'Ivoire car on se souvient encore, comme si c'était hier, qu'il disait à propos du président Henri Konan Bédié, son actuel allié avec lequel il est, en ce moment, en pleine idylle : « On ne veut pas que je sois candidat parce que du Nord et musulman ». Ce propos incendiaire nous aura valu un coup d'Etat en 1999 et une rébellion en 2002, avec toutes ses conséquences et, cerise sur le gâteau, ses milliers de morts de la crise postélectorale, en 2010 et 2011. Cette propension morbide et suicidaire au balisage et à l'arrimage ethniques constitue un obscur péril pour toute la nation ivoirienne. Ouattara avait catégorisé les Ivoiriens en affinités religieuses et régionalistes, hier, et ne s'en est pas encore repenti, aujourd'hui. Bien au contraire !


« Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population (plutôt 25,71% selon l'INS, Ndlr), étaient exclues des postes de responsabilité » ? Et pourtant, sous Gbagbo, on pouvait dresser cette liste révélatrice du souci de cohésion nationale et de l'esprit rassembleur de celui qui est, aujourd'hui, vilipendé et présenté, à tort, comme un dictateur et un exclusionniste: Soro Guillaume: Premier ministre, Mamadou Koulibaly: Président de l'Assemblée Nationale, Laurent Dona Fologo: Président du Conseil Economique et Social, Youssouf Koné: Grand Chancelier de l'Ordre National, Youssouf Bakayoko: Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), Koné Adama, Directeur Général Adjoint du Trésor et de la Comptabilité Publique (de 2001 à 2010), Aboudramane Sangaré, Directeur de l'Inspection Générale d'Etat, Issa Malick Coulibaly: Directeur de cabinet adjoint et Directeur adjoint du Protocole de la Présidence, Koné Boubacar: Directeur du Protocole d'Etat (tous du Nord), de nombreux ministres (également du Nord), et des milliers d'autres à tous les niveaux de responsabilités en Côte d'Ivoire. A quoi bon mentir ainsi et se rabaisser d'autant?


Au demeurant, ne doit-on pas occuper un poste de responsabilité dans une république que sur la base du mérite, et non mû par un ténébreux souci de rééquilibrage ethnique portant en lui les germes d'une fissure sociologique et d'une injustice sociale ? Les Ivoiriens doivent occuper des postes dans l'administration par compétence et non par pourcentage ethnique! Cette conception de la nation est une bombe qui ne manquera pas d'exploser à la face de ses célébrants.


Quant à la réconciliation nationale, Alassane Ouattara en a une bien curieuse conception. C'est à y perdre son latin ! Appréciez. Ouattara affirme dans son interview à « L'express », à propos de la réconciliation en Côte d'Ivoire : « Elle ne devient réalité que lorsque les uns et les autres se sentent en paix et en sécurité. Il faut avant tout améliorer les conditions de vie, restaurer les pistes, bâtir des centres de santé ou des écoles. Voilà pourquoi j'ai retardé ma visite dans l'Ouest, initialement programmée en octobre dernier, et que j'accomplirai en mars... Qu'est-ce que j'apporte aux populations ? Voilà la question. D'abord, du concret sur le terrain ». Parler de routes, de centres de santé et d'écoles (matérialité) là où il est question de guérir les cœurs (immatérialité), nous laisse pantois. Il est, désormais, clair qu'Alassane Ouattara n'a aucune « solution » pour le rapprochement des Ivoiriens, pas plus qu'il n'a la moindre idée de ce qu'on peut appeler « réconciliation ». Il ne faut rien attendre de lui, visiblement, quant à la réconciliation des Ivoiriens. Il veut faire leur bonheur sans eux. Il se propose de leur construire des routes, des écoles et des centres de santé pour leur faire oublier les plaies à vif que leur a causé le massacre de milliers d'entre eux par ses milices Dozos et par les FRCI. Belle réconciliation que celle qui s'en vient en Côte d'ivoire !


Autre péril - et non des moindres - sur la nation ivoirienne, la spoliation des populations de l'Ouest de la Côte d'Ivoire de leurs plantations et terres ancestrales qui sera bientôt entériné par la réforme du foncier rural préconisé par le nouveau régime ivoirien. Les informations qui nous parviennent d'amis et de connaissances vivant dans cette partie de la Côte d'Ivoire font état du fait que, depuis les croisées rageuses des milices pro-Ouattara, appelés Dozos, et des FRCI dans les villes et forêts de l'Ouest, nombre de villages n'ont plus accès à leurs terres traditionnelles. De nombreux planteurs n'ont plus le droit de se rendre dans leurs propres plantations sous peinent de subir le courroux des nouveaux occupants, qui ont pris possessions des lieux, en toute impunité. Ils nous attestent que des cars entiers déversent des populations venues des pays voisins de la Côte d'Ivoire dans nos forêts et que les autochtones se font ainsi déposséder, dans le plus grand silence et n'ont personne à qui se plaindre. Pire, ils craignent par-dessus tout les représailles des « nouveaux propriétaires », en cas de dénonciation.

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Amadé Ouérémi, au premier plan, à gauche.


L'une des plaies de cette région est le supplétif FRCI d'origine burkinabé, Amadé Ouérémi, appuyé de sa milice et responsable de grands crimes, dénoncés par plusieurs ONG internationales, dans cette partie de la Côte d'Ivoire. Le simulacre de désarmement volontaire opéré devant les caméras et les objectifs photographiques par le Bureau de désarmement, démobilisation et réintégration (Ddr) de l'Onuci (Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire) de Duékoué, le vendredi 30 Septembre 2011, à Bagohouo, reste négligeable. L'opération avait été menée en collaboration avec la Commission nationale sur les armes légères (Com-Nat Alpc) et était la seconde phase de l'opération de désarmement des éléments d'Amadé Ouérémi dont 25 éléments venaient de Tabou et 12 de Bangolo, prouvant l'étendue du champ sous le contrôle de ces forces qui règnent en seigneurs sur l'Ouest de la Côte d'Ivoire. Les ivoiriens de l'Ouest vivent dans la terreur, dans l'indifférence du pouvoir.

« Il faut avoir le courage de s'attaquer enfin au problème du foncier rural, ce que personne n'a fait jusqu'alors. Je vais le régler, d'autant que je dispose d'une majorité solide à l'Assemblée. Les ministres de la Justice et de l'Agriculture auront pour mission de définir le cadre de la réforme. Il y aura des décisions difficiles à prendre, mais nous devons inventer quelque chose de nouveau sur le droit de propriété ». Ces « décisions difficiles » à prendre, relatives au « droit de propriété » dont parle Alassane Ouattara pourraient bien être le droit donné à ces non nationaux qui envahissent l'Ouest de notre pays de cultiver nos terres avec un droit de propriété officiel et légal. Le contraire nous étonnerait.

Au demeurant, il est faux d'avancer que personne ne s'est jamais attaqué au problème du foncier rural, en Côte d'Ivoire. Un tel propos relève d'un regrettable négationnisme d'Alassane Ouattara. Sous Bédié, en 1998, cette réforme avait été bel et bien faite. Et cela, au profit des Ivoiriens. Ce qui est tout à fait normal. Sous Gbagbo, des amendements ont été apportés pour parfaire la Loi. Elle était en examen sur la table des députés quand la crise postélectorale a éclaté. Que donc Ouattara ne vienne pas nous dire que rien n'a jamais été fait, relativement à cette question nationale. Il n'est pas le premier et ne sera certainement pas le dernier initiateur de cette réforme.

D'autres périls guettent notre nation, parmi lesquels: l'embrigadement de la Côte d'Ivoire par l'ancienne métropole, à travers le renouvellement du pacte colonial, entériné par Alassane Ouattara lors de sa visite d'Etat en France, là où Laurent Gbagbo était en passe d'y mettre définitivement fin avec la fermeture du 43ème BIMA ainsi que l'affirmation de notre souveraineté et de notre indépendance vis-à-vis d'un Hexagone possessif et parasite. Au regard de la débâcle financière et économique de la France, ce nouveau pacte colonial ne peut que comporter des clauses secrètes devant lui offrir une béquille inespérée, contrairement aux déclarations officielles et sourires diplomatiques d'un Nicolas Sarkozy voulant montrant pattes blanches à travers l'annonce du projet de soumission aux parlements des deux pays des nouveaux accords de défense entre la France et la Côte d'Ivoire. Sur le sujet, personne n'est dupe.

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La banalisation de la Côte d'Ivoire est le dernier péril que nous relevons pour notre nation. Le respect dû à une nation, quelle que soit sa petitesse, se voit à travers l'estime et l'accueil accordés à son « souverain » au cours d'une visite dite d'Etat. Pour notre part, nous avons été interloqué par le peu de considération accordée à Alassane Ouattara, en visite en France : d'abord accueilli au bas de l'échelle de coupée par Monsieur Claude Guéant, ministre de l'Intérieur. Pourquoi Nicolas Sarkozy ne lui a-t-il pas rendu la pareille ? A Yamoussoukro, le 21 mai 2011 pour son investiture, c'est le chef de l'Etat en personne qui l'a accueilli ? Comment, à défaut de se déplacer lui-même, ne commet-il pas le Premier ministre François Fillon ou, au pire des cas, le Ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, à la tâche ? De deux, comment Alassane Ouattara, le président d'un « Etat souverain », peut-il accepter de se déplacer sur un plateau de télévision, fut-il celui de France 24, plutôt que la chaîne de télé ne soit reçue à son hôtel ? Et de trois, comment se fait-il que Nicolas Sarkozy peut recevoir un autre chef d'Etat, en l'occurrence Monsieur Hamid Karzaï d'Afghanistan, le 27 janvier, pendant le séjour officiel non encore achevé du chef de l'Etat ivoirien ? Autant de désinvolture et de mépris qui nous apparaît frustrant et, tout compte fait, révélateur de la relation maître-laquais existant désormais entre le président français et le chef de l'Etat ivoirien.


Que DIEU ait pitié de la Côte d'Ivoire !




In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 432 du jeudi 2 février 2012.

jeudi, 02 février 2012

NON A UNE POLITIQUE IMPERIALISTE MORTIFERE!


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RETRAIT DE LA FORCE LICORNE DE COTE D'IVOIRE! ARRET DES FINANCEMENTS MILITAIRES ILLEGITIMES!

 

Fondation Frantz Fanon, Plate-forme Panafricaine

 

Les associations soussignées s'indignent de la signature d'un nouvel accord de coopération militaire, entre la France et la Côte d'Ivoire, à l'occasion de la venue d'Alassane Ouattara à Paris. Cela alors que l'université ivoirienne est fermée pour un an, cette mesure arbitraire mettant en jeu l'avenir de toute une promotion et qu'une manifestation légale à l'initiative du FPI, parti de l'ancien président Laurent Gbagbo, a été récemment réprimée dans le sang. La répression des manifestants ivoiriens et panafricains à Paris à l'occasion de cette visite est également inadmissible. Est-ce là la politique démocratique et de réconciliation nationale revendiquée par les dirigeants à Paris et à Abidjan ?

Nous soutenons les demandes de création d'une commission d'enquête parlementaire qui fasse le bilan des responsabilités  de la force Licorne dans la guerre civile qui a endeuillé la Côte d'Ivoire depuis 2002 et demande son retrait du pays. Soutenons également la collecte d'informations menée par Survie à destination de la CPI pour que toute la lumière soit faite et les sanctions prises concernant le drame de 2004, dans lequel l'armée française serait impliquée. 

Dans le cadre de la campagne présidentielle, il s'avère indispensable que les relations franco-ivoiriennes et au-delà entre pays d'Afrique francophone et France soient l'objet d'un débat. En effet, cette politique criminelle participe d'une offensive impérialiste généralisée, menée à l'encontre des souverainetés des pays du Sud, cela par la violation du droit international et pour le compte du lobby militaro-industriel  et des  grandes entreprises franco-occidentales. Dans le cadre de l'audit sur la dette publique, la part des budgets militaires illégitimes doit être établie pour l'assainissement des finances, tant en France que dans les pays du Sud. Inverser cette tendance mortifère passe aussi par la mise en place de démarches authentiques de coopération entre les sociétés civiles et entre les peuples, pour la restauration à terme de la paix civile et de relations internationales plus équitables.


Fondation Frantz Fanon, Plate-forme Panafricaine.



CPI / Côte d'Ivoire : pour un examen de l'action de l'opération française Licorne (communiqué de Survie, 24 janvier 2012)
http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/cpi-cote-d-ivoire-pour-un-examen

Enseignement supérieur en Côte d'Ivoire : pas d'université fermée ! (communiqué du SNESUP, 25 janvier 2012)
http://www.snesup.fr/Le-Snesup/L-actualite-du-SUP?cid=1250

LIVRE: LE NOUVEL ORDRE IVOIRIEN

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Jean-David N'Da

Collection IREA (Institut de recherche et d'études africaines)


Ce qui se joue en Côte d'Ivoire dépasse le cadre de l'opposition Gbagbo/Ouattara et se pose en des termes simples : faut-il entrer dans l'Histoire par la petite porte dakaroise de Nicolas Sarkozy, en renouvelant le type de relations postcoloniales promises par le nouvel ordre mondial ? Ou bien, faut-il pénétrer l'Histoire moderne du XXIè siècle, par la grande baie vitrée de l'autodétermination audacieuse, tous risques inclus ? Seize essais incisifs confrontent l'argumentation, en parcourant les grands axes idéologiques, sociopolitiques, économiques, médiatiques, culturels et même religieux, qui ont favorisé l'arrivée brutale, en Côte d'Ivoire, de ce bouleversement sociétal longuement annoncé et méticuleusement planifié. Avec ce nouvel ordre ivoirien, la Côte d'Ivoire (et par extension, l'Afrique) est désormais face à son destin.


ISBN : 978-2-296-55847-2

  • 150 pages - Prix éditeur : 15,5 €.


Voir la fiche de ce livre

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À moins de quarante ans, Jean-David N'Da a déjà travaillé en tant que communicateur, financier et lobbyiste pour des organismes internationaux, organisations patronales et entreprises privées américaines et ivoiriennes. Il est entrepreneur (président-directeur général de l'agence de communication multimédia SKIY Solutions Communicationnelles), consultant, critique littéraire, activiste, écrivain et fondateur du think tank indépendant Pensées Noires.

Sommaire


- Se défaire du mea culpa révisionniste
- La presse ivoirienne au banc des accusés
- La guerre de la foi : du problème musulman chrétien en Côte d'Ivoire
- Ces phénomènes auxquels les Ivoiriens croient
- Le piège d'une réconciliation factice
- La responsabilité apolitique citoyenne
- Koulibaly : épouser l'alternative
- Dialogue et opinion salvatrice
- Politiques de déguerpissement
- Pauvreté et responsabilités individuelles
- Libérer Laurent Gbagbo : entre vouloir, pouvoir et devoir
- CPI : le temps d'un jugement
- L'indépendance morale : un préalable pour l'Afrique francophone
- Du mépris papal en Afrique noire
- La mesure de l'indignation
- L'Afrique que le monde veut ordonner


Source: L'HARMATTAN

ANNE OULOTO ATTRIBUE UN MARCHE DE 60 MILLIARDS A SATAREM, UNE SOCIETE FRANÇAISE EN FAILLITE

 

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Anne-Désirée Ouloto sera sans doute emportée par le scandale des ordures. Un marché de 60 milliards de francs CFA vient d'être attribué par elle à la société française SATAREM-GREENSOL, filiale du groupe français SATAREM en liquation.


1- Cette Société est en effet clôturée par décision de justice en France depuis le 18-11-2010 pour insuffisance d'actifs.

2- Derrière cette société fantôme se cachent un certain nombre de dirigeants RDR dont Hamed Bakayoko, Salif Bictogo et le footballeur Basile Boli très proche de Nicolas Sarkozy.

3- SATAREM n'a pas produit la caution de 2 milliards exigée.

4- SATAREM va profiter de l'avance de l'Etat pour s'équiper en turquie.


Documentation: SATAREM, une société en faillite.

mercredi, 01 février 2012

DES IRREGULARITES DANS CETTE REPUBLIQUE MODELE?


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Le Conseil constitutionnel annule les élections dans 11 circonscriptions


Les résultats des législatives ont été annulés dans 11 circonscriptions électorales par le Conseil constitutionnel ivoirien a annoncé ce mardi après midi, le président de cette institution, Francis Wodié, s'abstenant par ailleurs de publier la listes des concernées.

« Là où les faits ne sont pas établis, nous sommes amener à confirmer l'élection . De sorte que nous avons confirmé quelques 55 élections. Parce qu'il est dans le pouvoir du conseil ou de confirmer une élection ou d'en modifier de rectifier les résultats ou prononcer l'annulation d'une élection, sur la base des faits démontrés par le conseil comme existants, a ajouté le président du Conseil institutionnel précisant toute fois que l'institution a été saisie sur la validation des résultats de 66 circonscriptions électorales.

En attendant l'organisation d'élections partielles dans les 11 circonscriptions électorales concernées, Francis Wodié a reconnu que l'institution a mis du temps pour établir les faits
« Nous attendions des requérants qu'ils prouvent les faits. La volonté du conseil était de vérifier si les élections sont régulières et sincères, parce que nous sommes dans un système de démocratie participative où il ya les électeurs les élus, le peuple et ses représentants. Il faut faire en sorte que la volonté exprimée par le peuple soit effectivement rendue par les urnes et les résultats, » s'est justifié Francis Wodié.

Le président du Conseil constitutionnel a également précisé que ces résultats seront transmis à la Commission électorale indépendante (CEI).
« Notre devoir est de garantir les droits des citoyens en matière électorale. Les décisions sont prises par le Conseil constitutionnel, nous les avons communiqué comme la loi nous y oblige à la CEI qui va en tenir compte pour prendre les dernières décisions. Il y a des décisions que nous n'avons pas prises parce que les faits n'étaient pas établis, parce que ces faits n'étaient pas formellement reconnus par la loi comme constituant des irrégularités. Nous avons l'anomalie de certaines situations du point de vu du respect des principes fondamentaux de la démocratie et de l'étique républicaine, » a -t-il insisté.

Cependant, Francis Wodié prévient que prochainement le conseil se prononcera sur ces cas. Tout en s'élevant contre l'intrusion des forces armées dans l'élection législative, le président du Conseil constitutionnel a appelé les ivoiriens au respect du principe de séparation.
Francis Wodié a également avoué que des personnes décédées ou absentes du pays ont voté lors des législatives du 11 décembre dernier.

Wassimagnon, sur KOACI.COM

Abidjan, le 31 janvier 2012


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

mardi, 31 janvier 2012

OUATTARA A PARIS: UNE PRISE DE PAROLE PROBLEMATIQUE

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Décidément, il faut se rendre à une évidence. Anne Méaux, patronne de l'agence de communication Image 7, qui corrompait les patrons des médias français pour le compte du dictateur tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali, selon des révélations du Canard Enchaîné, et dont le client africain le plus en cour actuellement à Paris est Alassane Ouattara, fait du bon boulot. A chacune des (très nombreuses) visites en France de l'homme qui dirige aujourd'hui la Côte d'Ivoire, elle lui obtient nombre d'interviews et de plateaux télé. Du coup, l'on peut avoir l'impression (fâcheuse) que Ouattara s'exprime bien plus lorsqu'il est sur les bords de Seine que quand il se trouve sur les rives de la lagune Ebrié.

Anne Méaux assure une bonne visibilité médiatique à son client. Mais ses conseillers politiques gagneraient à s'inquiéter de toute urgence de la qualité de sa prise de parole. En effet, Alassane Ouattara, à chaque fois qu'il se trouve à l'étranger, porte de violents coups de hache à la cohésion nationale, et finit par dévaluer la parole présidentielle par ses approximations et ses incessants règlements de comptes politiciens s'affranchissant sans scrupules de la vérité historique. L'on se souvient ainsi qu'il avait affirmé, lors d'un séjour aux Etats-Unis, qu'Hermann Aboa avait appelé au meurtre des gens du Centre et du Nord dans son émission télévisée - ce qui était absolument faux - et que Laurent Gbagbo se trouvait dans la résidence présidentielle de Korhogo dans le cadre de sa détention - ce qui était tout aussi faux. Lors de sa visite d'Etat à Paris, l'ancien directeur général adjoint du FMI a récidivé.

Le génocide selon Alassane Ouattara

«Je viens d'abord remercier le président Sarkozy et son gouvernement pour l'intervention menée en avril sous mandat des Nations unies. Sans elle, il y aurait eu, en Côte d'Ivoire, un génocide pire qu'au Rwanda. Abidjan, c'est 6 millions d'habitants. Tel que c'était parti, on aurait pu avoir un million de personnes assassinées», a dit Ouattara au Monde. On ne relèvera pas la légèreté avec laquelle il manipule les chiffres pour frapper les esprits et joue de la politique-fiction mortifère. On oubliera de dire que c'est ce type de propos qui fonde les discours sur la barbarie noire et la mission civilisatrice blanche. On fera semblant d'ignorer que le seul génocide qui a eu lieu dans l'Afrique contemporaine s'est déroulé, au Rwanda, sous les yeux de l'armée française...

L'histoire nous apprend que les génocides sont des drames particuliers qui ont certaines caractéristiques : ils visent à faire disparaître une communauté ; ils sont préparés idéologiquement, logistiquement, et militairement sur une longue durée. Contre quelle ethnie ivoirienne un projet de génocide était-il donc mis en œuvre ? Par qui était-il mis en œuvre ? Comment ce projet s'est-il manifesté ? Il n'est absolument pas sérieux de prétendre des choses pareilles sans avoir répondu clairement à ces questions. Il est irresponsable de vouloir s'assurer le soutien inconditionnel d'un groupe ethnique en lui faisant croire qu'il a été - et donc qu'il est - menacé d'extinction. De plus, on a beau lire de fond en comble les rapports des organisations internationales de défense des droits de l'Homme sur la Côte d'Ivoire, l'on ne trouve nulle trace d'actes d'épuration ethnique lors de la guerre postélectorale en dehors de ce qui s'est passé dans l'Ouest ivoirien contre les Guérés. C'est là-bas que des milliers de personnes ont été triées sur la base de leurs cartes d'identité et exécutées. C'est là-bas que des villages entiers ont été incendiés, que les habitants ont été chassés, que les greniers ont été brûlés, que de nouvelles populations ont remplacé les anciennes. Interrogé à ce sujet par des journalistes français, Ouattara n'a cessé d'invoquer l'argument des affrontements interethniques, histoire de noyer la responsabilité des FRCI dans des considérations sociologiques alambiquées...

Le concept dangereux de «rattrapage ethnique»

Interrogé par L'Express sur la nomination de ressortissants du Nord à des postes-clés, Ouattara a répondu ceci : «Il s'agit d'un simple rattrapage. Sous Gbagbo, les communautés du Nord, soit 40 % de la population, étaient exclues des postes de responsabilité». Une fois de plus, les chiffres sont utilisés de manière légère pour servir une thèse douteuse. Mais ce n'est pas le plus important. Est-ce le rôle d'un chef de l'Etat d'alimenter le dolorisme ethnique qui aujourd'hui justifie toutes les dérives ? Quelles études scientifiques permettent à Ouattara d'affirmer qu'il y avait hier exclusion là où les personnalités les plus en vue de l'Etat réflétaient bien mieux la diversité nationale que ce que l'on voit aujourd'hui ? De plus, si l'exclusion d'une partie des Ivoiriens était avérée, la correction ne devrait-elle pas venir d'une politique transparente d'affirmative action dont un des objectifs serait notamment l'augmentation des taux de scolarisation, plus bas que la moyenne nationale, des fameuses «communautés du Nord» ? Laurent Gbagbo, dans son programme, prévoyait la réouverture des internats de jeunes filles dans les régions septentrionales du pays. A part la cession de la force publique à des «comzones», caporaux quasi analphabètes bardés de gris-gris au nom du «rattrapage», que propose Ouattara ?

La question de la liquidation des banques publiques

«Nous allons procéder à la liquidation des banques publiques. C'est ce que nous avons fait il y a 20 ans, malheureusement ces banques publiques sont revenues au premier plan. Je ne pense pas que la place de l'Etat soit nécessairement dans les banques. Nous allons donc, à nouveau, procéder à la liquidation des banques publiques qui s'apparentent souvent à des caisses pour les hommes politiques. L'Etat va se concentrer sur ses missions régaliennes», a affirmé Alassane Ouattara face au patronat français. Une fois de plus, la diabolisation de l'adversaire est instrumentalisée par Ouattara pour masquer un projet fondamentalement antinational - le fait que l'annonce soit faite notamment devant les patrons des banques françaises, est à ce titre révélateur.

Déjà, il faut remarquer que la seule banque d'Etat historique qui existe en Côte d'Ivoire est la Banque nationale d'investissement (BNI), anciennement Caisse autonome d'amortissement (CAA). Elle n'a pas été dissoute sous Ouattara quand il était Premier ministre, et elle a pris de la valeur entre 1993 et aujourd'hui. En cas de privatisation, elle vaudra donc plus cher que ce qu'elle aurait valu si elle avait été liquidée sans ménagement. La Versus Bank et la Banque pour le financement de l'agriculture (BFA) sont entrées dans le giron de l'Etat parce qu'elles étaient menacées dans leur survie, et parce qu'il ne fallait pas créer un effet domino en les laissant s'effondrer en pleine crise financière mondiale. Au Nigeria, dans les pays occidentaux, les gouvernements ont fait la même chose.

Dans le fond, l'histoire récente de la Côte d'Ivoire nous montre que les banques privées peuvent devenir frileuses en cas de crise grave. Si la BNI n'existait pas, certaines obligations de l'Etat n'auraient pas été honorées après le déclenchement de la rébellion. Est-ce être prévoyant que de se priver d'un tel instrument dans un pays qui demeure fragile ? Par ailleurs, alors que la Côte d'Ivoire ne peut manier l'arme monétaire pour mettre en œuvre une politique de relance économique, peut-elle se priver de banques qui peuvent appuyer sans rouspéter des programmes comme le Fonds national de soutien (FNS) soutenant les emplois-jeunes, ou des initiatives en faveur du vivrier ou des artisans ? Ce qui est amusant dans tout cela, c'est qu'au moment où Ouattara se glorifie de livrer le secteur financier de son pays à la voracité des multinationales, son ami Nicolas Sarkozy annonce, dans le cadre d'une interview télévisée surmédiatisée, la création d'une banque publique destinée à soutenir l'industrie, qui sera une filiale de l'Oseo, tout aussi publique, qui appuie déjà les PME. De son côté, François Hollande annonce que s'il était élu, il mettrait en place une Banque publique de l'investissement (BPI). Un drôle d'économiste préside aux destinées du pays des Eléphants...


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

COLERE DE KKB CONTRE BEDIE ET LE PDCI: LES NON-DITS D'UNE SORTIE


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Dans ses nouveaux habits de député, Kouadio Konan Bertin dit KKB a sans doute pris la résolution de ne plus avoir la langue dans la poche. L'honorable parlementaire qu'il est devenu n'a plus la même vision du Pdci, son parti que celle qu'il avait en tant que président de la jeunesse de ce parti.

Dans l'esprit de KKB, les temps ont changé, les hommes et le parti ( le Pdci) auquel il appartient doivent eux aussi changer où se remettre en cause, à tout le moins. C'est que désormais, le député, élu à Port-Bouët, a voix au chapitre au Pdci et son statut de député lui en donne le droit. Un droit dont il veut bien user au moment où s'ouvre une nouvelle page de sa jeune carrière politique. Et sa récente sortie, qui étonne certains et braque d'autres, semble s'inscrire dans cette dynamique.


En effet, sans mâcher ses mots, le président de la jeunesse du Pdci a jeté un pavé dans la mare de son parti, le 28 janvier 2012, à la maison du Pdci, à Cocody. « Je ne suis pas plus sortant qu'Alphonse Djédjé Mady, le secrétaire général du parti. Je ne suis pas plus sortant que Henri Konan Bédié, le président du parti, tous sont au terme de leur mandat (...) Un jeune doit aimer les débats d'idées. On ne peut pas dire qu'un congrès est inopportun. Le Pdci est le seul parti au monde qui ne tire pas les conséquences de ce qui lui arrive. On a perdu le pouvoir par les armes. Aucune leçon. On a perdu les présidentielles. Aucune leçon. On est encore minoritaire à l'Assemblée nationale. Aucune leçon. Et on va aller aux municipales pour obtenir quoi ? (...) C'est quoi ce parti ! Il y a un groupe de militants qui va au charbon, dont l'intelligence est juste bonne pour servir d'ascenseur à une minorité qui est là et qui jouit de l'orgasme du pouvoir ! (...) le Pdci doit lui-même s'approprier la réconciliation en son sein. C'est dans cette optique que j'ouvre les bras à tous ceux qui sont allés ailleurs de revenir au Pdci », a déclaré KKB, en regardant droit dans les yeux du secrétaire général du Pdci, le Pr Alphonse Djédjé Mady.[...]


On n'hésite pas à penser que le leader de la jeunesse du Pdci se fait ainsi le porte-parole de jeunes cadres aux dents longues qui ambitionnent de « récupérer » la plus vieille formation politique de Côte d'Ivoire des mains des caciques et conservateurs de ce mouvement fondé par Houphouët-Boigny. Dans tous les cas, élu député, KKB a assuré ses arrières. De qui aurait-il peur au Pdci pour ne pas cracher ses vérités quand il en sentira le besoin ?



A. Bouabré


Source : Le quotidien ivoirien « Soir Info »  N° 5210 du mardi 31 janvier 2012.

LE CARDINAL CHRISTIAN TUMI DE DOUALA: «TOUS LES EVEQUES DE COTE D'IVOIRE QUE J'AI CONSULTES ONT CONFIRME LA VICTOIRE DE LAURENT GBAGBO»



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Le cardinal Christian Tumi, archevêque émérite de Douala, ce matin (lundi 30 janvier 2012), sur RFI :

«Je ne suis pas d'accord avec ce que la France et l'ONU ont fait en Côte d'Ivoire. J'ai posé une question à un évêque là-bas: ''Qui a gagné les élections chez vous?''. Il m'a dit sans hésitations: ''C'est Gbagbo!''. Maintenant, il est à La Haye. C'est pénible pour l'Afrique ».

«Après consultations avec certains évêques de la Côte d'Ivoire, tous ont confirmé la victoire du PRESIDENT LAURENT GBAGBO mais ne je comprends pas pourquoi, ils sont muets quand ils doivent l'affirmer en Côte d'ivoire. Est-ce des hommes de Dieu ou ont-ils peur de le dire, de peur d'être massacrés ? ».


Par : Steve Beko

lundi, 30 janvier 2012

VOUS AVEZ DIT ENTENTE FRANCO-AMERICAINE?

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"Le temps est l'autre nom de Dieu..."

Trois semaines avant que SEM Laurent Gbagbo ne soit arrêté, il a appelé un rabbin de Jérusalem - c'est lui-même qui me l'a raconté - et lui a demandé conseil. Mon rabbin lui a dit de ne pas s'inquiéter, « que ses ennemis allaient se dévorer entre eux » : C'est exactement ce qui se passe entre ces illuminés qui s'enflamment les uns les autres, et vont terminer en scories...  Et celui qu'ils voulaient brûler, va ressortir des flammes comme de l'or pur !

Shlomit


30 janvier 2012


La lune de miel entre Washington et Abidjan est terminée. Les deux tourtereaux qui autrefois, mijotaient des plans diaboliques contre le pouvoir de Son Excellence le Président Laurent Gbagbo par l'intermédiaire de l'Ambassadeur Philip Carter 666, ne sont désormais plus en odeur de Sainteté.

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase est l'accueil triomphal réservé à Ouattara en France qui laissait présager non seulement de l'attribution de tous les contrats mais aussi et surtout la privatisation des banques au profit de la France.

L'administration Obama qui jure de faire la peau à Ouattara, profite du transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la Haye pour inciter ce dernier à livrer Soro Guillaume qui à son tour dévoilerait l'implication du grand manitou dans la rébellion qui a et continue d'endeuiller notre pays.

Patriotes, les jours de Ouattara sont comptés. La prochaine comparution du Président Laurent Gbagbo à la CPI sera riche en rebondissements car elle verra la libération du Woody de Mama.

Le 18 Juin, nous seront tous à La Haye pour savourer notre victoire sur l'ennemi.

La victoire est au prochain corridor.

Très cordialement.



Par: Bingnégnélon Djiezion, sur sa page Facebook.



Source : RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

LE DEPUTE MAMADOU BEN SOUMAHORO ECRIT A MADAME LE GRAND CHANCELIER DE L'ORDRE NATIONAL

 

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Lettre ouverte à Madame le Grand chancelier de l'ordre national

Mme Henriette DAGRI DIABATE

Abidjan

Objet : Restitution de décorations nationales

 

Madame,

J'ai été choqué récemment par un acte qu'au nom de la République vous avez posé pour le compte de la vénérable institution qui vient de vous être confiée par défaut. Votre niveau  d'instruction et votre laborieuse expérience politique  me dispensent de vous rappeler que LA GRANDE CHANCELLERIE est placée au faîte de tout ce qui porte une part de l'honneur et de la gloire de notre pays.

Le 6 décembre 2011 vous avez élevé MADAME DOMINIQUE NOUVIAN FOLLOROUX OUATTARA à la dignité de Commandeur de l'ordre national de la République de Côte d'Ivoire. Merci de ne lui avoir pas remis les insignes et les attributs de GRAND CROIX DE L'ORDRE parce qu'alors vous auriez mérité une récompense du même nom par la communauté internationale qui vous est si chère. Je me demande encore aujourd'hui comment vous avez pu concevoir un acte aussi inutile, aussi obséquieux, posé contre le bon sens et aussi peu respectueux des valeurs et des principes républicains élémentaires. Personne ne s'imagine que même dans la nouvelle République bananière qu'est devenue la France, SARKOZY puisse se permettre d'attribuer à son épouse CARLA BRUNI la plus haute distinction de la légion d'honneur de manière aussi légère et injustifiée.

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1- Vous avez fait une faute en franchissant le Rubicon, parce qu'assurément cette petite commerçante qui n'a été élue à aucun poste politique et qui n'a posé aucun acte exceptionnel  à part ''épouser'' un usurpateur et un imposteur à nous imposé par la très chère communauté internationale, ne mérite pas cette décoration.

2- Vous avez commis une faute gravissime parce que vous ne vous êtes pas retournée  un seul instant pour regarder dans les yeux vos parents, vos enfants et vos petits-enfants pour qui vous prétendez construire l'histoire de ce pays et de l'Afrique, avant de poser un acte aussi peu valorisant pour eux et pour vous-même. Je crois savoir que dans le PDCI RDA vous aviez des tendances gauchisantes dans vos démarches qui frisaient l'anti colonialisme. Ce qui vous a toujours valu la sympathie des ivoiriens et des ivoiriennes. Retournez-vous encore une fois et regardez votre propre carrière, vos aspirations réelles à la dignité et à la liberté de la Cote d'Ivoire. Si c'était pour en arriver à bafouer l'honneur de la Cote d'Ivoire et la faire basculer dans l'indignité, vous auriez pu faire l'économie de tous vos efforts qui viennent ainsi d'être frappés d'infamie.

3- Vous avez fait une faute parce que vous ne pouviez pas ne pas savoir que la récipiendaire qui n'a jamais cessé d'être française se fiche totalement de ces breloques qui vont sans doute servir à épater  quelques tantes, grands-mères, et voisins paysans pèquenots dans de petites fêtes familiales de province.

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4- Enfin, vous avez fait une faute grave parce que vous avez commencé votre ouvrage par l'épouse de ''qui vous savez''. A quand le tour des maîtresses, des petits copains blancs-français, et des prostituées de la zone 4 ? Et puis, MADAME DIABATE, vous avez laissé publier cette photo qui exhibe MADAME DOMINIQUE NOUVIAN FOLLOROUX OUATTARA debout entre son mari ALLASSANE DRAMANE OUATTARA et la supposée grand chancelier de l'ordre national de Côte d'Ivoire : une image dont le surréalisme le dispute au ridicule et à l'illégalité. On aurait cru que vous vous apprêtiez tous les trois à vous rendre à une libation orientale de quartier pour vous livrer à la plus gigantesque consommation de chawarma. La Cote d'Ivoire mon pays mérite mieux que cela. Le mépris avec lequel vous traitez ce pays est insupportable  parce que vous savez pertinemment que même le grand FELIX HOUPHOUET-BOIGNY dont le pouvoir ne souffrait d'aucune contestation et qui avait un sens aigu de l'Etat ne s'est pas permis d'accorder un tel privilège à son épouse MARIE THERESE BROU. Son successeur désigné par la constitution, le Président HENRI AIME KONAN BEDIE, ne l'a pas osé pour HENRIETTE BOMO KOIZAN qui n'en a été que plus respectée. Le général ROBERT GUEI ne l'aurait sûrement pas fait pour son épouse ROSE DOUDOU parce qu'il était un grand soldat qui avait le sens de l'honneur.

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Inutile de dire qu'une idée aussi dégradante n'a jamais pu effleurer l'esprit sagace de son EXCELLENCE LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO, CHEF DE L'ETAT DE COTE D'IVOIRE  et détenteur jusqu'à ce jour du pouvoir que lui ont confié les Ivoiriens.

5- Madame DAGRI DIABATE HENRIETTE, l'acte que vous avez posé est nul et de nul effet, comme était nulle votre propre nomination par un pouvoir lui-même nul, illégal et illégitime. Le symbolisme d'un tel acte est tellement important aux yeux du peuple qu'on ne doit se permettre de le poser qu'en toute responsabilité et justice en écartant toutes les petites combines entre amis. Vous n'avez aucune excuse parce que vous, PROFESSEUR HENRIETTE DAGRI DIABATE, savez parfaitement qu'il existe dans ce pays une liste impressionnante de femmes d'honneur.

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Exemple :

- FATOU SYLLA DIAKITE, véritable femme d'affaires qui s'est faite toute seule et par son intelligence. Elle est même maire d'une de nos plus belles cités dans le Sud du pays (Tiapoum).

- MADAME IRIE LOU COLETTE, qui vient de tirer sa révérence sans avoir jamais espéré une si haute récompense. Dites "Marché Gouro" et vous aurez tout compris.

- MADAME MONIQUE DENISE BASQUE, qui a dirigé et tenu à bout de bras la Croix rouge et le Croissant rouge de Côte d'Ivoire pendant plus de trente ans.

- MADAME VERONIQUE AKA BRA KANON, dont la légendaire générosité ne pouvait pas vous attendrir parce que vous aviez les yeux exclusivement tournés vers le Nord.

- MADAME OUEGNIN MARCELLE, première journaliste ivoirienne qui n'a pas trouvé grâce à vos yeux et qui est pourtant de la même génération que vous.

- LA GRANDE MADELEINE TCHICAYA, sortie major de toutes ses formations. Première femme diplomate de ce pays à qui on n'a jamais accordé un honneur ni une faveur alors qu'on lui demandait d'être en permanence à la peine.

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Au lieu de vous préoccuper du sort et de la place des personnes méritantes, vous courrez vous aplatir devant une petite parvenue du type DOMINIQUE FOLLOROUX NOUVIAN OUATTARA. Toutes ces raisons cumulées m'ont conduit à cette décision souveraine :

A compter de la date de cette lettre ouverte, moi, MAMADOU ''BEN'' SOUMAHORO citoyen vrai de ce pays, décide de vous restituer toutes mes décorations et distinctions honorifiques obtenues sans sollicitation de ma part au cours de mes quarante années de carrières administrative et politique. Et pour que nul n'en ignore, en voici la liste complète :

- Commandeur de l'ordre du mérite national

- Officier de l'ordre national

- Officier de l'ordre du mérite sportif

Je vous demande de faire en sorte qu'à la prochaine édition du grand livre de la grande chancellerie mon nom ne figure plus aux côtés de personnes frappées à mes yeux d'indignité et d'opprobre et qui de surcroît portent la lourde responsabilité directe de la mort de milliers de citoyens de mon pays uniquement pour assouvir leur soif démesurée de pouvoir.



Mamadou "Ben" Soumahoro

Député Indépendant à l'Assemblée Nationale

L'INSECURITE MENACE LA LUNE DE MIEL ADO-SORO


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Malgré la nette victoire de son parti aux législatives du 11 décembre (127 sièges sur 254, auxquels s'ajoutent 35 indépendants), Alassane Ouattara demeure obnubilé par la question sécuritaire. Neuf mois après sa victoire sur Laurent Gbagbo, la Côte d'Ivoire n'est toujours pas pacifiée, tandis que l'Etat de droit, porté comme un étendard par le nouveau régime, demeure abstrait pour un grand nombre d'ivoiriens. Inquiété par les comportements des anciens com-zones, davantage concernés par les berlines de luxe que par l'uniforme, ADO n'hésite plus à contourner son premier ministre Guillaume Soro - sécurocrate du pays ayant montré sa capacité toute relative à maintenir l'ordre -, au risque d'assombrir la lune de miel entre les deux hommes. Analyse.

Agacements

Les incidents de décembre ayant opposé les Forces républicaines de Cote d'ivoire (FRCI), composées majoritairement d'éléments des ex-Forces nouvelles (FN), a des populations locales à Vavoua (Centre-ouest) et à Sikensi, au nord d'Abidjan, ont lézardé la relation jusqu'ici bienveillante à la tête de I'exécutif ivoirien. Le 23 décembre, sans avertir son Premier ministre, également détenteur du portefeuille de la défense, le chef de l'Etat a nommé Zacharia Koné - sans doute l'ex-chef de guerre le moins proche de Guillaume Soro - à la tête de la nouvelle police militaire. Cette unité spéciale est chargée de neutraliser les éléments indisciplinés des forces armées. Autre signe d'agacement à l'égard de son Premier ministre, le président Ouattara a ordonné, dans la foulée, au Directeur général du Trésor public, Adama Koné, de bloquer un décaissement d'un milliard de Francs CFA destiné à la primature. Cette somme représente la dernière tranche du budget de souveraineté pour l'année 2011.

Quel avenir pour Soro?

Alors que les ex-FN font la pluie et le beau temps en divers points du pays et "gèrent" certains quartiers d'Abidjan, comme ils l'ont fait durant dix ans dans le Nord, ce contexte pousse ADO à ne pas reconduire Soro à son poste lors du remaniement censé suivre les législatives. "Je ne suis plus convaincu de pouvoir le maintenir", confie-t-il a ses plus proches collaborateurs depuis sa résidence privée de Cocody. Le ministre des Affaires étrangères, Daniel Kablan-Duncan, ou celui de la Justice, Jeannot Ahoussou, attendent déjà leur tour. .. La nomination d'un nouveau chef de gouvernement bute cependant sur le scénario consistant à envoyer Guillaume Soro à la présidence de l'Assemblée nationale. Agé de 39 ans, l'ancien leader de la FESCI, nouvellement élu député de sa ville natale de Ferkessedougou (Nord), ne peut encore prétendre à cette fonction pour laquelle l'âge minimum est fixé à 40 ans. Au final, il pourrait donc être reconduit, mais temporairement, tandis que l'actuel secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, voire Tiémoko Yadé, membre du bureau politique du Rassemblement des républicains (RDR), sont pressentis pour décrocher le perchoir.

Neutraliser les frères d'armes

Désormais critiqué au sein du RDR, Guillaume Soro est, par ailleurs, toujours sous la pression des ONG anglo-saxonnes demandant sa comparution devant la Cour pénale internationale (CPI), au même titre que Laurent Gbagbo. Les Etats-Unis et la France divergent fondamentalement sur la question. Si Washington milite pour une comparution à titre de témoin, Paris s'y oppose, jugeant les effets dangereux pour le président Ouattara. Pour rassurer et marquer ses distances avec ses anciens frères d'armes, Soro a réitéré son engagement à collaborer avec la juridiction internationale lors de son déplacement aux Nations Unies à New York, mi-décembre, où il assistait à la conférence des pays membres du traité de Rome instituant la CPI. Devant la nouvelle procureure, la Gambienne Fatou Bensouda, il s'est même dit disposé à ne plus soutenir ses compagnons, et non des moindres : le patron du Groupe de sécurité présidentielle (GSPR), Chérif Ousmane; le commandant des forces spéciales, Losséni Fofana; ainsi qu'Issiaka Ouattara, alias « Wattao », commandant de la Garde républicaine.



Paris, le 5 janvier 2012

Source : La Lettre du Continent N° 626.

LA SORCELLERIE EN AFRIQUE: MYTHE OU RÉALITÉ? LE PROFESSEUR BOA THIEMELE LIVRE SON POINT DE VUE

 

LIVRE. LA SORCELLERIE N'EXISTE PAS. BOA THIEMELE RAMSES.jpg

Quand un autobus transportant une trentaine de passagers quitte la chaussée pour déverser ses occupants dans le ravin avoisinant, les populations de la ville d'Edéa au Cameroun sont convaincus d'une chose: les sorciers du coin ont une fois encore agi. L'autobus présentait-il des défaillances techniques ? Le conducteur était-il détenteur d'un permis de conduire approprié ? Était-il en état d'ébriété ? La chaussée était-elle en bon état ? Cette catégorie de questions est d'office reléguée au second plan, et tout est expliqué par la puissance surnaturelle des sorciers. Parce que ce rejet quasi-systématique de la rationalité comme mode explicatif des phénomènes sociaux est devenu l'identité remarquable des sociétés d'Afrique postcoloniale, de nombreux intellectuels se font des soucis quant au devenir d'un continent qui semble tourner le dos à la science. Monsieur BOA Thiémélé Ramsès, Professeur titulaire de Philosophie, Université de Cocody Abidjan (Côte d'Ivoire) est un des Africains les plus inquiets face à l'ampleur que prend la croyance au magico-religieux dans nos sociétés. Auteur du livre au titre fort évocateur «La Sorcellerie n'existe pas» paru à Abidjan en 2010, il a bien voulu répondre à nos questions.


Africa & Science: Comment définissez-vous la sorcellerie? Opérez-vous une distinction entre science occulte et sorcellerie?

Prof. BOA Thiémélé Ramsès: Le sorcier serait un homme ayant des dons héréditaires ou acquis, une puissance particulière ou des connaissances techniques spécifiques qui lui permettent de tuer. Il aurait un don d'ubiquité servant à faire du mal à autrui.  L'espace et le temps ne seraient pas des obstacles à l'expression de son pouvoir maléfique.

Pour le second volet de votre question, je me demande s'il existe réellement des sciences occultes. L'expression renferme une insurmontable contradiction. Comment l'occulte peut-il être objet de saisie objective, d'expérimentation, de critique, de quantification, de répétitivité publique, toutes choses qui définissent la science ? Ce qu'on appelle « science occulte » renvoie plus à un symbolisme de l'imaginaire qu'à une véritable science. Ma conception de la sorcellerie rejoint sur ce point ma compréhension de la science occulte : des discours symboliques à interpréter, des idéologies de justification à objectifs multiples. Dans l'idée d'objectifs multiples, il faut voir : l'éducation, la sécurisation des biens et des personnes, le maintien du pouvoir des Anciens, l'eugénisme social par élimination des handicapés physiques et mentaux, etc.

Africa & Science: Peut-on considérer comme relevant de la sorcellerie, les prières charismatiques qu'organisent certaines organisations  religieuses?

Prof. BOA Thiémélé Ramsès: Je pratique peu ce milieu. Mais pour ce qui m'a été donné de voir et de comprendre, de l'extérieur, je l'avoue, c'est qu'il y a une volonté de se protéger du mal et des capacités de nuisance que les organisations religieuses croient trouver dans l'esprit du monde. Le paradoxe c'est qu'elles sont censées suivre Jésus qui a vaincu ce monde. On ne peut pas dire que ces prières relèvent de la sorcellerie, car le principe d'action est la protection, la sécurité des membres or celui de la sorcellerie, c'est plutôt la nuisance, le mal, le désordre.

Africa & Science: Le législateur camerounais criminalise la pratique de la sorcellerie, attestant ipso facto de son existence. En effet, selon l'article 251 du code pénal camerounais, « est puni d'un emprisonnement de deux à dix ans et d'une amende de 5 000 à 100 000 francs celui qui se livre à des pratiques de sorcellerie, magie ou divination susceptibles de troubler l'ordre ou la tranquillité publique, ou de porter atteinte aux personnes, aux biens ou à la fortune d'autrui même sous forme de rétribution». Comment justifiez-vous alors votre rejet de la sorcellerie, un fait qui existerait bel et bien? Comment justifierez-vous le titre de votre livre en contexte social camerounais par exemple?

Prof. BOA Thiémélé Ramsès: Le législateur africain est victime d'une fascination de la sorcellerie. C'est une erreur de procéder comme il fait actuellement. Pour moi, la victime de la sorcellerie, ce sont les pauvres innocents injustement accusés et livrés à la vindicte populaire. Ces accusés sont les victimes du charlatanisme social. Le législateur devrait s'interroger sur les mécanismes traditionnels de tortures réelles ou symboliques qui poussent certaines personnes à avouer des crimes imaginaires. Je loue sur ce point le formidable travail d'Eric de Rosny qui a réussi à mieux faire accepter le travail des Nganga. Les Nganga au Cameroun sont à peu près l'équivalent des Komians dans ma culture akan de Côte d'Ivoire. Ils sont les protecteurs, les prêtres de la société traditionnelle, dont le but est de sécuriser la totalité de l'être africain par une prise en compte des dimensions physique, psychologique, spirituelle, intellectuelle ou morale de l'Africain. Le Nganga est l'anti-sorcier, tout comme le komian. Mais autant j'invite les komians à repenser leur profession, autant j'invite les Nganga à faire pareil car la société a évolué dans sa saisie des phénomènes. Se référer à des forces occultes pour expliquer des phénomènes naturels n'a plus de sens. Dire que le tonnerre et les éclairs sont des messages des ancêtres, fait sourire de nos jours ; dire qu'un individu qui souffre de l'ulcère de Buruli utilise sa jambe comme foyer de cuisson pour des repas occultes, est une grave méprise ; enfin, considérer un enfant autiste de sorcier, c'est un mauvais diagnostic de nos jours. Ces explications surnaturelles de faits naturels sont l'expression de nos ignorances. Par contre, les Nganga, les komians voire les Vaudou, ont une formidable base de données encyclopédique, données obtenues  à partir des années d'initiation passées auprès de leur Maître dans les Temples.

Africa & Science: Pensez-vous que les systèmes éducatifs ouest-africains contribuent à l'émancipation des peuples au plan intellectuel, notamment pour ce qui est de leurs rapports au surnaturel ?

Prof. BOA Thiémélé Ramsès: Notre malheur, en Afrique, c'est que le système éducatif n'a pas prise sur la vie quotidienne. L'école est un lieu d'obtention de diplôme, un cadre d'acquisition de savoirs élaborés la plupart du temps ailleurs. L'école introduit, il est vrai, de plus en plus, mais lentement à mon goût, le savoir-être et le savoir-faire. Encore faut-il que les professeurs qui doivent impulser cette énergie de changement cognitif, soient eux-mêmes formés à une saisie critique de nos sociétés. Or, en philosophie, par exemple, mon domaine, j'observe que les enseignants et les étudiants répètent Platon, Rousseau, Descartes, Kant et même Sartre sans se poser la question de l'investissement, dans nos sociétés, des principes d'analyse de ces penseurs. Ceux-ci ont écrit et pensé pour résoudre des problèmes de leurs sociétés. Nous les utilisons, non pas pour résoudre des problèmes souvent similaires (problèmes d'injustice, de dictature, d'éducation,  de recherche de la vérité, etc.) mais pour le plaisir solitaire de se prouver à soi qu'on connaît leurs systèmes de pensée. Relativement à la sorcellerie, nos systèmes d'éducation évitent la voie de la science et de la distanciation critique. Au nom d'une prétendue africanité, on accepte les lieux communs et les superstitions d'un monde révolu.

Il faudrait par exemple introduire dans les programmes, mon livre et d'autres comme par exemple celui de N'Cho Chayé, qui a écrit : La sorcellerie. La hantise du peuple : mythe ou réalité, Abidjan, Frat-Mat Editions en 2009. Je peux également mentionner Nebié Bali, du Burkina Faso et son livre Le Roi du Dja-djo, Editions Jethro, Ouagadougou, en 2011. Mon maître à moi, Cheikh Anta-Diop disait que la culture africaine doit être repensée et rénovée afin de la rendre plus performante. Le système éducatif devrait y contribuer pour une très grande part. La Renaissance africaine est à ce prix.

Africa & Science: Dans le contexte ivoirien,  l'élite du  pouvoir œuvre-t-elle dans le sens de la limitation de l'attachement des citoyens au mystico-religieux?

Prof. BOA Thiémélé Ramsès: Les élites intellectuelles font leur travail de production des idées ; les élites financières et politiques devraient s'approprier ce travail en mettant à la disposition du public, les livres, par la médiation des bibliothèques, des centres de lecture, des débats dans les médias. Malheureusement, depuis une vingtaine d'année, comme le chantent les musiciens zouglou, même ceux qui ne se brossent pas disent qu'ils font de la politique. Autrement dit, le fait politique des élections a supplanté tout. D'ailleurs les élites du pouvoir jouent sur le magico-religieux, puisque, à l'occasion des élections par exemple, elles font intervenir le magico-religieux dans une volonté d'avoir un électorat captif et captivé, terrorisé par le devoir de jurer sur des « fétiches ».

Africa & Science: Le moyen âge européen a été largement marqué par la forte croyance au mystico-religieux. L'Europe du moyen âge est une Europe des croyances. Pourtant, c'est de l'intérieur de cette société que jaillit la révolution scientifique et industrielle. Connaissant ce fait, serions nous intellectuellement fondés de justifier le retard de notre continent par le fort attachement des populations au mystico-religieux? En d'autres termes, 'la bonne' sorcellerie, ne serait-elle pas le point de départ de la révolution scientifique?

Prof. BOA Thiémélé Ramsès: Ce qui a sauvé l'Europe du Moyen âge, c'est l'heureuse rencontre de la science apportée par l'influence arabo-musulmane et le retrait progressif du religieux de la sphère publique. La science joue un rôle déterminant dans l'émergence d'une conscience avide de savoirs. Vous avez raison de dire que « c'est de l'intérieur de cette société que jaillit la révolution scientifique et industrielle. » Faisons en sorte que ce soit de l'intérieur de nos sociétés, par une révolution endogène de nos mentalités et une rationalisation de nos perceptions du monde, que vienne cette révolution. Si ce changement a du mal à se faire ce n'est pas dû au magico-religieux. Autrement dit, ce n'est pas le fort attachement des populations au mystico-religieux qui explique le retard de notre continent, c'est le contraire. C'est parce que nous sommes sous-développés, vivotant dans un univers où il y a peu d'école, de bibliothèques, etc., que nos populations se laissent captiver par le magico-religieux. L'éducation, l'instruction, l'école, la formation devraient faire régresser fortement le magico-religieux. Tous ces éléments ne constituent pas ce que vous présentez comme « la bonne sorcellerie ». D'ailleurs c'est une autre contradiction dans les termes. Il ne peut y avoir de « bonne sorcellerie » puisque la sorcellerie c'est le mal, le désordre, la nuisance, l'inconnu. La science, c'est l'autre de la sorcellerie comme la raison c'est l'autre de l'irrationnel. Mais il y aura toujours de l'irrationnel dans le monde puisque dans chaque avancée de la raison, se trouve une part d'inconnu. C'est  Bachelard qui disait joliment en substance qu'autour de la lumière, il y a toujours une zone d'ombre. L'explication par la sorcellerie préfère la zone d'ombre ; ma préférence va à la lumière. Essayons, dans un premier temps, de comprendre les phénomènes  par la raison, au lieu d'abdiquer en utilisant l'argument paresseux de la sorcellerie, argument qui met fin à toute discussion, donc à tout enrichissement intellectuel. Il y a place pour le mystère mais après toutes les tentatives d'exploration rationnelle du réel ; pas avant.


Entretien mené par Moses Chiadjeu.


Source: AFRICA AND SCIENCE


Note de la rédaction:

Nous remercions grandement le Professeur Boa Thiémélé Ramsès pour cette contribution intellectuelle d'importance fondamentale dans l'Afrique d'aujourd'hui. Pour ceux de nos lecteurs qui aimeraient se procurer un exemplaire de son dernier ouvrage, nous vous communiquons ci-après les références :

BOA Thiémélé Ramsès, La sorcellerie n'existe pas, Les Editions du Cérap, Abidjan, 2010.

 

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