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mardi, 24 janvier 2012

SOUS LA MENACE DES ETATS-UNIS, LE RDR RECULE


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RECULADE. Un simple communiqué de l'Ambassade des Etats-Unis à Abidjan a suffi à donner des sueurs froides au camp Ouattara. Lundi 23/01, "Le Patriote" semblait se réjouir des attaques planifiées contre le meeting du FPI par la horde des pro-Ouattara : "Injures, violences, provocations : (le FPI) veut créer la chienlit et chasser les investisseurs", titrait le quotidien, propriété de l'actuel ministre de l'Intérieur.

Mardi 24/01, total revirement : "Arrêtez ça !", barre à sa "Une" ce journal extrémiste abonné aux discours à relents tribalistes et ethnicistes, enfin gagné par le bon sens. Contrairement à Paris, Washington "condamne énergiquement la violence survenue au cours du rassemblement du FPI" et rappelle au régime dictatorial de M. Ouattara que "la liberté de réunion et d'expression sont des droits démocratiques fondamentaux". Et l'administration Obama de mettre en garde : "Que pareils incidents ne se répètent plus". Un peu, un peu...


Par: Toussaint Alain

2012 PROPHETIQUE: COTE D'IVOIRE, REÇOIS LA VERITE DU SEIGNEUR!


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Pour toi va venir le temps de la douce pluie de l'arrière saison, celle qui va permettre que ton sol altéré soit imprégné de cette eau vive qui va te fertiliser et de stérile te rendre féconde, c'est de par la grâce du Seigneur que cela sera possible, mais non pas par la volonté de l'homme ; c'est lui qui t'affranchit de ta rude servitude et qui met fin à ton service d'esclave, en brisant de dessus ton cou ton joug qui te tient enserré dans le fer ; après cela le joug qui sera déposé sur toi te paraîtra si léger que tu ne voudra plus en changer ; le joug du Seigneur est léger - Mathieu 11/30.


Shalom - et moi je dis : il s'est élevé comme une faible plante et n'avait rien pour nous plaire... rejeté, isolé, seul? Mais la gloire du Très Haut reposait sur ses épaules et à l'heure fatale il s'écrit : PERE TOUT EST ACCOMPLIT!


Enfants! Comprenez cela : TOUT EST ACCOMPLIT ! En ces mots la globalité spirituelle de l'Ecrit saint incarné dans le Fils, le VERBE VIVANT, était ainsi accomplie!


Alors, qu'Abidjan se taise, que la lumière satanique se ternisse et se voile, que l'astre invoqué pâlisse et que ses rayons ne soient plus trouvé, que l'œil soit fermé afin que LA SEULE LUMIERE DU MONDE SOIT VUE DE TOUS ET TOUTES.


Jean 8/12 -  Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie.


JE DIS MAINTENANT A LA COTE D'IVOIRE ET A SES ENFANTS : QUI CHERCHEZ-VOUS?


Jean 1/38 -  Jésus se retourna, et voyant qu'ils le suivaient, il leur dit: Que cherchez-vous? Ils lui répondirent: Rabbi ce qui signifie Maître, où demeures-tu?


JE DIS A LA COTE D'IVOIRE : QUI DITES-VOUS QUE « JE SUIS? »


Marc 8/29 -  Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis? Pierre lui répondit: Tu es le Christ.


SI CHRIST EST DIEU ADOREZ-LE et sachez que Babylone, s'effondre sous la puissante vague d'amour du Fils béni.


Apocalypse 14/8 -  Et un autre, un second ange suivit, en disant: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande, qui a abreuvé toutes les nations du vin de la fureur de son impudicité!


Apocalypse 18/2 - Il cria d'une voix forte, disant: Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande! Elle est devenue une habitation de démons, un repaire de tout esprit impur, un repaire de tout oiseau impur et odieux.

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COTE D'IVOIRE ! TON LIBERATEUR VIENT !

Apocalypse 1/7  - Voici, il vient avec les nuées. Et tout oeil le verra, même ceux qui l'ont percé; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen!

Mais il vient EN TRIOMPHE POUR TE DELIVRER QUAND LE TEMPS DES LARMES SERA TERMINE.

1 Jean 5/4  - parce que tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde; et la victoire qui triomphe du monde, c'est notre foi.


COTE D'IVOIRE

JE TE BENIS PAR LE SAINT NOM DE CHRIST YESHUA ET QUE CETTE BENEDICTION SOIT SUR LES COEURS CONTRIS DE CEUX QUI ESPERENT ENCORE.

Alors que le monde charnel se vautre telle la truie dans ses ordures mille fois vomis, alors qu'il patauge dans ses excréments, alors que l'homme aveugle s'écrie « je vois » les yeux toujours fermés, que l'homme sourd de dire « j'entends » les oreilles toujours sans résonance ; que le paralytique pense être indépendant, toujours engoncé dans son fauteuil de handicapé ; Le mensonge est entretenu par ceux-là même qui leur ressemble, criant qu'ils sont libres, mais qui pourtant ne sont, en réalité, que des pourvoyeurs d'illusions.


Pour nous, qui sommes au milieu de tout cela, nous ne devons pas nous laisser entacher de cette pourriture.


Notre robe doit être blanchie et lorsque la poussière sur nos pieds est trop importante, allons à Siloé afin de nous nettoyer parce qu'arrive le temps de la bénédiction sur ceux qui seront envers et contre tout demeurés fidèles et qui se seront sanctifiés comme nous l'enseigne le Divin Sauveur.


Nous sommes au sein de la gangrène du monde, mais la gangrène ne s'attrape pas alors à nous d'apporter au monde la guérison, la volonté de la pureté et l'assurance que le péché peut être pardonné.


La pourriture de ce monde que nous respirons n'est pas une fatalité, il nous appartient de dire qu'il existe un puissant antidote et qu'il est grand temps d'être vacciné avant qu'il ne soit trop tard.


Rien n'est fatalité, tout est péché et le péché se combat à Golgotha,  là où plus beaucoup se rendent, alors que c'est le lieu de la rencontre d'avec celui qui demeure à jamais VIVANT.

Les pécheurs de tout genre, de toute sorte peuvent aussi obtenir le salut, c'est possible, sauf pour ceux dont le nom n'est pas inscrit dans le LIVRE DE LA VIE.

Tous vous pouvez vous désengluer des agissements spirituels de cette engeance pécheresse, mais pour cela, il vous faut renoncer aux œuvres de votre maître afin de vous soumettre au Maître de la Vie, puisqu'il est LE ROI DES ROIS - LE VIVANT FORT ET PUISSANT QUI NOUS REGARDE!


Frères  et sœurs !


Ceci est l'expression de l'amour de Christ pour nous tous, et en vous adressant ce message, JE SAIS QUE CE SONT LES « VOEUX » (si je puis ainsi m'exprimer » QUI VIENNENT DU CIEL comme une eau claire venant nettoyer la porcherie mondiale dans laquelle nous sommes, mais dont nous ne sommes pas.


MARANATHA !


Criez-le à tue-tête parce que c'est la vérité et parce qu'au son de votre voix, l'ennemi tremblera sur ses assises !

C'est à nous qu'appartient la victoire, Christ l'a acquise pour nous !

SHALOM !


Criez-le de toutes vos forces et dites à celui qui ne vous aime pas qu'en vous est le SHALOM de Dieu !


IL EST VIVANT !


Au son de votre voix, par votre foi exprimée, Satan va s'en retiré de devant vous, car lui sait que Christ Yéshua, Sauveur et Rédempteur, est vivant ! S'il est vivant, à nous la victoire !


EGLISE ! LEVE-TOI ET VA DE L'AVANT SOUS SA BANNIERE !

Ce sont là mes vœux pour toi !



Naomie




Source : Le Site du Ministère de Naomie

COTE D'IVOIRE: LA RECONCILIATION AU PIEGE DU MENSONGE


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C'est un éditorial de notre confrère - et aîné - Venance Konan. Dans lequel il raconte ses conversations avec deux de ses amis, un entrepreneur tunisien et un journaliste français de passage en Côte d'Ivoire. Des conversations qui semblent produire en lui une sorte de prise de conscience sur la profondeur du fossé qui sépare désormais ses compatriotes. Le journaliste français, nous explique-t-il, lui a raconté ce qu'il a vu et entendu à Duékoué. Des choses que, de manière assez curieuse, Venance Konan semblait ignorer. «Ce confrère m'a aussi parlé des villages détruits, des personnes vivant dans des camps ou au Liberia et qui ne peuvent rentrer chez elles parce qu'elles n'ont  plus de maison. Et je me suis alors demandé si, dans l'optique de la réconciliation, l'État ne pourrait pas reconstruire les villages détruits, afin que ceux qui n'ont plus de toit puissent rentrer chez eux. Surtout qu'il ne s'agit pas de construire des villas, mais souvent de simples cases. Pourquoi, au nom de la solidarité, ne demanderait-on pas, par exemple, aux Ivoiriens d'apporter leur contribution pour la reconstruction de ces villages ?» Fallait-il qu'un journaliste français vienne à Abidjan pour que Venance Konan prenne conscience du drame des déplacés internes, chassés de leurs villages par la violence des FRCI et des Dozos pro-Ouattara ? N'a-t-il donc pas entendu parler de l'infâme réaction du gouvernement qu'il soutient, qui a fait pression pour que ces déplacés n'ayant plus de villages soient chassés des camps qui les recueillaient, sans le moindre appui gouvernemental ? N'a-t-il donc pas entendu la réaction de désapprobation de la communauté des humanitaires ?

De deux choses l'une. Soit le patron de « Fraternité-Matin » est victime d'une certaine forme d'autisme face aux cris de détresse d'une partie d'entre ses compatriotes qu'il a contribué à diaboliser - il fut, ne l'oublions pas, le créateur du néologisme « BAD », stigmatisant les Bétés, les Attiés et les Didas. Soit il préfère se cacher derrière des interlocuteurs étrangers pour partager ses propres réserves quant au sadisme institutionnel et au revanchisme structurel qui caractérise le régime d'Alassane Ouattara, à qui il doit son poste. Dans les deux cas, il y a des raisons de s'inquiéter.

Inviter les Ivoiriens à réévaluer leur histoire, au lieu de les contraindre...

C'est un signe qui ne trompe pas. Après s'être enhardi en faisant des propositions raisonnables en vue d'une vraie réconciliation, Venance Konan rétropédale. «Si l'on devait situer géographiquement les lieux où la réconciliation est nécessaire, ce serait  certainement dans les parties méridionale et occidentale de notre pays. C'est sans doute  là que les vainqueurs devraient se montrer le moins arrogants. Il est vrai que les partisans de l'ancien président Laurent Gbagbo doivent avoir l'humilité de reconnaître, d'abord, que leur leader a bel et bien perdu l'élection présidentielle, mais aussi qu'il a failli plonger le pays dans une interminable et meurtrière guerre, et que ce n'est pas à eux que l'on doit demander de pardonner aux autres», écrit-il. Ces phrases nous plongent au cœur de la véritable déchirure ivoirienne, et nous indiquent très clairement le niveau de difficulté auquel les «réconciliateurs» sincères sont exposés. On pourrait demander à Venance Konan pourquoi il est si fondamental que les pro-Gbagbo portent le sac et la cendre et acceptent d'endosser l'histoire officielle du moment. On pourrait s'interroger sur la logique qui voudrait que des personnes qui ont, entre autres, perdu leur village et vu leurs maisons incendiées (c'est Venance qui le dit) ne soient pas légitimes à réclamer le pardon de ceux qui, au nom d'Alassane Ouattara, leur ont fait du mal. Dans son esprit, on ne peut pas avoir soutenu Gbagbo et être une victime au sens plein du terme.

Au lieu de contraindre l'adversaire traqué jusque dans ses derniers retranchements à admettre l'histoire officielle, ne vaudrait-il pas inviter les Ivoiriens à réévaluer ensemble leur histoire, dans la mesure où la Commission Banny est notamment chargée d'établir la «vérité», en plus du «dialogue» et de la «réconciliation» ? La revisitation du processus électoral par une commission mixte (en un mot le recomptage transparent des voix à travers les procès-verbaux qui existent toujours) ne serait-elle pas la meilleure manière de faire admettre aux pro-Gbagbo que Ouattara n'est pas au pouvoir suite à une usurpation consacrée par les Occidentaux ?

Les complices d'une tyrannie naissante

Alassane Ouattara, ses partisans et les médias hexagonaux qui les soutiennent sont en réalité prisonniers de leurs mensonges d'hier, qui les contraignent à persévérer dans un story-telling où il existe en Côte d'Ivoire un «camp du bien» victime éternelle de tous les méchants pouvoirs qui se sont succédé depuis la mort d'Houphouët-Boigny, et un «camp du mal» dont l'incarnation est le président Laurent Gbagbo. Ainsi, les supporters de Ouattara, sur les médias sociaux, répètent comme un mantra «Gbagbo a fait pire» dès que les signes de la dérive dictatoriale de leur camp sont trop voyants pour qu'ils puissent contester leur réalité. Ainsi, les médias parisiens persévèrent dans leur travail, de plus en plus ridicule, de diabolisation d'un couple Gbagbo embastillé, et se signalent par leur discrétion quant à la véritable nature du régime de l'ami Ouattara, en visite d'Etat en France ces prochains jours. Imaginons que des jeunes patriotes avaient, sous Gbagbo, attaqué un meeting pro-Ouattara pacifique faisant au moins deux morts. Imaginons que, sous Gbagbo, les forces de l'ordre défrayaient la chronique au quotidien par leurs cambriolages et leurs crimes contre les populations civiles. Imaginons que Gbagbo était allé aux législatives avec une Commission électorale composée quasi exclusivement de cadres de son bord. Imaginons que des centaines de milliers de ce que ces médias appellent « les musulmans du Nord » étaient en exil dans des pays voisins ou déplacés internes et que leurs maisons et leurs champs étaient récupérés par des « chrétiens du Sud »...

Il ne s'agit pas ici de se lamenter sur la partialité des uns et des autres. Mais de démonter les mécanismes qui tendent à donner libre cours à la «volonté de puissance» d'un bord, à lui ôter tout scrupule et tout tabou et, naturellement, à l'encourager dans l'instauration d'une tyrannie qui pourrait bien accoucher, tôt ou tard, d'une autre guerre en Côte d'Ivoire. Une guerre dont les Ivoiriens, notamment les jeunes générations, seraient les principales victimes. C'est pour cela qu'il revient aux forces vives du pays, aux syndicats, à la société civile, aux religieux, aux Sages, de faire preuve de courage et de dire très clairement au régime Ouattara qu'il y a des limites à ne pas dépasser.


Théophile Kouamouo


Source: LE NOUVEAU COURRIER

PARLE, IVOIRITÉ!

ARMOIRIES COTE D'IVOIRE 4.jpg

Pour  te combattre, Ivoirité,
Par tonnes, à tours de bras,
A tes enfants, aux étrangers
Des armes ont été distribuées.

Pour te combattre, Ivoirité,

De toutes pièces, une rébellion
A été levée, financée, armée, couvée.

Pour te combattre, Ivoirité,
Des hommes, des femmes, des enfants
Ont été assassinés, massacrés.

Pour te combattre, Ivoirité,
Des terres, des champs, des maisons,
Œuvres de vies entières, ont été brûlés.

Pour te combattre, Ivoirité,
Ma terre, mon pays, a été divisé, balafré et mon peuple, émasculé.

Pour te combattre, Ivoirité,
Tout a été inventé, mis en œuvre
En Seine pour t'exécuter
Chez toi, en terre d'Ivoirité.

Pour te vaincre, Ivoirité,
Sans répit, nuit et jour,
Tes dirigeants, comme ton peuple,
Ont subi injures et bombes.

Pour te combattre, Ivoirité,
Les vandales ont pillé, saccagé,
Détruit nos palais et édifices publics.

Pour te sauver, Ivoirité,
En silence, drapé dans sa dignité,
Seul face à un monde hagard,
Pour son peuple, notre
Président élu  a enduré l'humiliation.

Alors, dis,
Ivoirité, toi si souvent,
Si injustement combattue,
Qui es-tu ?

Ivoirité, je sais
Que tu n'es pas
De cette horde de barbares
Qui ne trouvent soudain courage
Que sous le parapluie
Communautaire international,
Comploteurs toujours
Prompts à maquiller et travestir.

Ivoirité, tu es
Ce sang qui coule dans les veines
De chaque fille, chaque fils,
De ce bout de terre africaine
Appelé Côte d'Ivoire.

Ivoirité,
Tu es la sève qui irrigue,
Fortifie les corps, nourrit  et façonne
Ce genre, ce type ivoirien
Tant envié aux tiens.

Parle, Ivoirité.
Sans fard, sors de cette torpeur,
Réunis tes enfants et, avec force,
A l'unisson, clamez au monde
Votre nature. 

Sors du cloître, Ivoirité,
Brise tes chaînes, Ivoirien.
Défends ta terre, ton pays.

Avec le bec, avec les ongles,
Par l'amour, Ivoirité,
Défends ta Côte d'Ivoire
Jusqu'à la victoire.



LEON KAPO,
Ivoirien, Ivoirois et Ivoiritéologue.

01:07 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Crise ivoirienne et Politique ivoirienne, Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : côte d'ivoire, parle ivoirité, léon kapo, poème | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

UNE INTERPELLATION POIGNANTE, UN APPEL A LA RETENUE ET A LA REFLEXION, A L'ADRESSE DES MILITANTS ET PARTISANS DU RHDP



MEETING FPI 5.jpg


Lu sur Abidjan.net (publié par Jean Kouadio, sur sa page Facebook).


Michaël Bah - Meilleur commentateur


Quand je lis les commentaires des militants ou sympathisants RDR et PDCI, je ne suis pas étonné de la forme de votre prise de position mais je suis par contre surpris, effrayé et dégoûté du fond de vos pensées; il est aisé de comprendre que vous adopterez toujours la position de ceux qui croient accomplir une vengeance que les autres « auraient » mérité. Avec tout ce que vous dites, on pourrait penser que ce qui s'est passé, hier (samedi 21 janvier 2012) à Yopougon, est normal et se répétera chaque fois que le FPI organisera un meeting.

Certains parmi vous ont un niveau académique suffisamment bon pour éviter des commentaires qui mettront encore plus d'huile sur le feu, mais puisque vous êtes RDR et PDCI, vous vous bornez à ne pas voir les menaces qu'un tel comportement fait peser sur les citoyens et résidents de ce pays. Il y en a parmi vous qui écrivent: « C'est montage », d'autres disent : « On vous a loupé », d'autres écrivent: « Un meeting où on lance des provocations, des injures en sachant bien que le quartier Wassakara n'est pas bien loin, où l'on sait bien que la majorité des personnes là-bas sont RHDP », certaines femmes disent : « Ils vous ont raté »; un autre, content de sa nouvelle force de Dieu-géant-surhumain-invincible, dit fièrement : « C'est du civil contre civil, nous on ne vous ratera pas », ou encore « Ce sont des rats ».

Apparemment, c'est toujours vous qu'on provoque, c'est toujours vous qui êtes frustrés, c'est toujours vous qui cherchez la paix, c'est toujours vous qui êtes victimes de la xénophobie, c'est toujours vous que les autres jalousent... Aujourd'hui, quelques ivoiriens mais aussi des burkinabés (surtout), des maliens, des sénégalais, des guinéens, prennent des armes et agressent impunément des ivoiriens. Tout ce que je vous souhaite donc est que ce pouvoir dure, dure, dure, dure et dure; qu'Alassane Ouatttara ne perde jamais son poste, que les FRCI demeurent toujours un rassemblement de familles nordistes, que l'ONUCI soit toujours à vos petits soins, que la Licorne protège éternellement votre mentor, que votre sadisme soit indéfiniment masqué par les médias internationaux et qu'une rébellion 100% Ivoirienne ne survienne pas. Priez votre Dieu (apparemment, on n'a pas le même Dieu car vous dites aussi que c'est vous les croyants, et les autres sont les infidèles) pour que la situation ne s'inverse pas car, à ce moment, j'espère que vous aurez suffisamment de courage pour faire face à ceux qui se dresseront contre vous. Hier, vous vous plaigniez, souvent à tort souvent à raison, d'une certaine répression (souvent à tort souvent à raison) que vous subissiez de la part des militaires ivoiriens (et pas des civils). Aujourd'hui vous vous sentez tout-puissants et vous n'avez même pas un mot d'indignation pour ces actes d'insurrection commis par des « civils armés » envers d'autres civils.

VOUS PENSEZ QUE SI LES IVOIRIENS MILITANTS ET SYMPATHISANTS LMP DECIDENT DE PRENDRE DES ARMES ET DE REPONDRE VIOLEMMENT A VOS ACTES, VOUS POURREZ CONTINUER DE VIVRE EN COTE D'IVOIRE? VOUS QUI VIVEZ A ABIDJAN, POUVEZ-VOUS TENIR SI ABIDJAN (MAJORITAIREMENT PRO-GBAGBO) VEUT VOUS FAIRE LA PEAU?

Vous oubliez que vous n'êtes pas les plus nombreux, vous n'êtes pas les plus musclés, vous n'êtes pas les plus vaillants, vous vivez dans un pays où il y a 61 ethnies et vous n'êtes issus que de l'une d'entre elles (car majoritairement Dioula pour les nationaux) et ressortissants de la CEDEAO.

Si les militants LMP s'arment aussi de machettes et de gourdins pour aller à des meetings et que vous les attaquez, vous imaginez bien le résultat ! Continuez comme ça, faites grandir cette colère de jour en jour, continuez à magnifier la haine, ça vous va si bien, continuez ainsi; c'est bien. Sachez juste que ne pas vouloir se battre ne signifie pas qu'on est pas fort, fuir ne signifie pas qu'on a peur, pleurer ne signifie pas qu'on est faible.

Continuez à poussez les Ivoiriens à la violence (vous le faites bien d'ailleurs, vous êtes sur la bonne voie), vous serez des victimes d'un système que vous aurez vous-mêmes créé, vous connaîtrez le mot EFFROI !


Michaël Bah, sur Abidjan.net.

lundi, 23 janvier 2012

ARRIVEE DE LA DEPOUILLE DE BOHOUN BOUABRE: POUR L'HISTOIRE!


LES ENFANTS BOHOUN BOUABRE.jpg

La dépouille mortelle de l'ex-ministre d'Etat, Paul-Antoine Bohoun Bouabré, est arrivée vendredi 13 janvier, d'Israël. L'émotion était à son comble à l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny de Port-Bouët.

Les nombreux Ivoiriens qui ont effectué le déplacement avec à leur tête, la quasi-totalité des dignitaires du Fpi conduits par Miaka Ouretto, président du parti, n'ont pu retenir leurs larmes quand le vol de SN Bruxelles transportant le corps du « père du budget sécurisé » a atterri à 17h50 min. Le cercueil est sorti du pavillon d'honneur à 18h20 min pour être exposer devant l'édifice où une prière a été dite par l'Abbé Djidji.

Avant que le corbillard, happé par les parents, amis, connaissances et les autres Ivoiriens, ne s'ébranle vers Ivosep à Treichville où le cortège est arrivé à 19h. Fait notable, aucun membre du gouvernement Ouattara n'était présent à l'aéroport pour soutenir la famille éplorée.

Paul-Antoine Bohoun Bouabré est décédé dans la nuit du mardi 10 au mercredi 11 janvier dernier à 2h 30 min, à l'hôpital Hadassad Ein-Kerem de Jérusalem (Israël), des suites d'une insuffisance rénale aigüe. Sa dépouille est arrivée à Abidjan accompagnée par Bruno Guéhi Blé, frère et ami du défunt, et Christophe Bazo, son oncle et confident.

Boga Sivori


Source: NOTRE VOIE

INFRASTRUCTURES, LOGEMENTS, FINANCES EN COTE D'IVOIRE, LES BURKINABES PRENNENT TOUS LES MARCHES


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Les réseaux d'affaires proches du palais de Kosyam, à Ouagadougou, empochent les dividendes de la relation privilégiée entre Guillaume Soro et Blaise Compaoré.


La proximité entre Guillaume Soro et son « parrain » Blaise Compaoré profite aux cercles d'affaires burkinabé traditionnellement discrets en Côte d'ivoire. En juillet, Mohammed Abdulaï a ouvert une filiale de sa société Faso constructions et services, à Abidjan. Quelques semaines plus tard, cette entreprise a décroché le contrat de la construction du futur complexe sportif Alassane Ouattara de Grand Bassam (6 milliards F.CFA) et la rénovation du Palais des sports d'Abidjan (1,3 milliards F.CFA). Le PDG de la firme de BTP Sol confort et décor, Michel Zida, possède aussi ses entrées à la primature ivoirienne. Tout comme le représentant du président burkinabé en Côte d'Ivoire, Boureima Badini, et l'opposant mauritanien Mustafa Limam Chafi, devenu très proche du régime Ouattara, qui usent de leur influence pour introduire les businessmen burkinabé à Abidjan.


Nommée, fin décembre, présidente de la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture du Burkina faso, la femme d'affaires Alizeta Ouédraogo, belle-mère de François Compaoré, frère du « Beau Blaise », envisage d'implanter, cette année à Abidjan, une filiale de sa société de construction immobilière Azimmo, en visant les marchés des logements sociaux.

Après avoir succédé à son père El Hadj Oumarou Kanazoé, l'ex-empereur du BTP au Burkina Faso décédé en Octobre, Mady Kanazoé a décroché plusieurs marchés de réhabilitation de tronçons routiers dans le Nord Ivoirien.

Dans le domaine des finances, le banquier burkinabé Idrissa Nassa, patron de Coris Bank et proche d'Ibrahim Ouattara, frère cadet d'Alassane Ouattara, songe à ouvrir plusieurs agences de son groupe en Côte d'Ivoire.


Source: La Lettre du Continent, janvier 2012.

CALIXTHE BEYALA - AFFAIRE KIEFFER: L'ASSASSIN SERAIT OUATTARA?


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L'affaire Kieffer, comme une poupée russe. Une affaire sans fin. Une affaire qui avait permis au régime Sarkozy, de présenter l'ex président Ivoirien Laurent Gbagbo ainsi que son épouse Simone comme des sanguinaires. Et il me souvient que mes compatriotes ne cessaient de me dire : « Comment peux-tu défendre ces gens ? Ils ont tué un Français ! ».

Et ce français n'était autre que le journaliste d'investigation Kieffer, disparu lors d'un séjour en Côte d'Ivoire, alors qu'il enquêtait sur les filières cacao au pays de Houphouët.

C'était en 2004... Et on supposa que. Et on imagina que. Et on supputa que. Et où que poussait le vent des enquêtes ou des rumeurs, un nom revenait avec insistance, celui de Madame Simone Gbagbo... On disait qu'elle était si méchante, qu'elle était capable d'étriper un enfant et de laisser ses entrailles cuire au soleil; et je n'y croyais pas. On la disait si odieuse, que même le diable et ses cornes tremblaient devant elle ; et je n'y croyais pas.
Voilà que près d'un an après le coup d'Etat en Côte d'Ivoire, la vérité commence à surgir de l'ombre, sans déplaire à tout le monde.

Des gens parlent ; des gens s'accusent du meurtre de Kieffer. Ils disent que le meurtre du journaliste français aurait été commandité par le camp Ouattara. Ils donnent des preuves puisque ceux qui accusent s'accusent d'en avoir été les exécutants. Ils proposent de montrer le lieu où ils ont enterré le corps de Kieffer. Ils disent que trois membres de leur commando «opération meurtre de Kieffer», sont aujourd'hui d'imminentes personnalités proches de Ouattara.

Oui, quelques raisons pour lesquelles certains Français détestent Gbagbo et son épouse s'envolent. Et si tout ceci s'avérait, les français verseront quelques larmes de regrets... Oui, d'avoir fait tuer des milliers d'ivoiriens pour voler des richesses certes, mais aussi pour venger la mort de Kieffer. Que c'est cocasse ! Parce que in fine, l'assassin serait Ouattara?????



Calixthe Beyala, écrivaine franco-camerounaise, sur sa page Facebook.

dimanche, 22 janvier 2012

DECLARATION DE LA DIRECTION DE L'AIRD SUITE AUX EVENEMENTS DE YOPOUGON


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Le 21 janvier 2012, le Front Populaire Ivoirine (FPI), parti politique fondé par le président Laurent Gbagbo, a organisé son meeting de rentrée politique à Yopougon, place FICGAYO. L'Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD), alliée du FPI au sein du Congrès National de la Résistance pour la Démocratie (CNRD) a naturellement appelé ses cadres, militants et sympathisants à se mobiliser pour participer à ce grand rassemblement pacifique régulièrement autorisé par le Gouvernement.

Malheureusement, cette activité politique banale qui participe de la vie démocratique qui n'a de sens sans la liberté de rassemblement et d'expression, a été violemment agressée et sabotée par des individus présentés comme des militants du RDR, le parti présidé par le chef de l'Etat Alassane Ouattara. Alors même qu'aucun propos ou acte d'atteinte aux valeurs républicaines n'a été tenu ou posé depuis l'annonce de ce meeting ni sur le lieu de l'activité.


Outre les pillages des biens privés, le vol et les destructions des chaises et équipements logistiques de la manifestation, on dénombre des morts et une cinquantaine de blessés dont des cas graves. Plusieurs militants de l'AIRD figurent parmi les victimes de cette barbarie. De sources diplomatiques concordantes et selon certaines organisations de défense de droits de l'Homme, les agresseurs qui seraient des partisans du régime ont lancé par vagues successives des pierres aux manifestants réunis dans la discipline.


La direction de l'AIRD:

- s'incline respectueusement devant les martyrs de la quête démocratique et présente ses vœux de prompt rétablissement aux blessés auprès desquels elle se tient;

- exprime sa préoccupation et sa profonde indignation devant ces actes récurrents de violence et de graves atteintes aux droits humains et à la liberté d'expression contre l'opposition politique en Côte d'Ivoire depuis l'avènement du nouveau régime et qui annihilent les avancées démocratiques, hypothèquent dangereusement la stabilité politique, la paix et la cohésion sociales;

- déplore et condamne cette situation qui traduit la faillite de l'état et la démission de fait du gouvernement qui tolère l'utilisation permanente et inadmissible de la violence tantôt par les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) ou leurs supplétifs, tantôt par les partisans du pouvoir ivoirien.

L'AIRD s'insurge contre la violence, l'extrémisme et la politique de haine contre l'opposition plurielle et appelle à la cessation immédiate de ces actes qui desservent l'appel à la réconciliation nationale et l'image du chef de l'Etat, président du RDR, tout en rendant ses engagements, en faveur d'un état de droit, de moins en moins lisibles, affectant ainsi négativement l'image de notre pays. Faute de quoi, le gouvernement devra en tirer l'unique conséquence minimale qui ne peut être que sa démission.



Fait à Abidjan, le 21 janvier 2012


La Direction de l'Aird.


Source: Le blog de l'AIRD

BILAN PROVISOIRE DE LA MANIFESTATION DU FPI: 5 MORTS


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Selon plusieurs sources médicales et proches du CNRD, la violente attaque du rassemblement du Front Populaire Ivoirien (FPI) par les bandes armées pro-Ouattara aurait fait cinq (5) morts, dont au moins une femme, et soixante-sept (67) blessés graves. Suite à ces graves dérives totalitaires du régime de M. Ouattara, la Coalition FPI-LMP/CNRD se réunit cet après-midi pour aviser. Des décisions importantes sont attendues. Restez à l'écoute.


Par : Toussaint Alain

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Suivez bien BBC Afrique pour voir ce que dira Valérie Bony leur correspondante à Abidjan. C'est elle que nous avons entourée sur cette photo. Elle était présente à la place Ficgayo quand ce militant LMP a reçu une balle tirée par les miliciens FRCI du préfet Ouattara. Tout ce que dira BBC, aujourd'hui (21 janvier 2012), sur cette manifestation dépendra du compte-rendu qu'elle fera. Nous espérons qu'elle aura le courage de dire dans l'édition du journal de 18h que Ouattara a fait tirer sur des militants qui étaient simplement venus assister à un meeting. Wait and see !


Par : La Majorité Présidentielle Gbagbo

OPERATION «20 DONATEURS POUR SECOURIR AWA EHOURA»


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Notre soeur ivoirienne Awa Ehoura Tabitha, journaliste présentatrice du 20h de la RTI, est mal, très mal dans sa peau: crises de diabète à répétition. Tombée sous le coup de mesures repressives du nouveau régime ivoirien, elle a vu ses comptes gélés, comme des centaines d'autres. Pour ne rien arranger, elle a été mise en chômage technique par la nouvelle direction de la RTI et vit donc sans salaire et sans assurance santé, pour la grande malade qu'elle est.

Au-delà de toute considération politique, Awa Ehoura est une fille de la Côte d'Ivoire, qui a servi son pays avec abnégation et professionnalisme. Le mal qui la ronge s'inscrit dans une urgence humanitaire. Il faut secourir cette brillante présentatrice du 20h qui nous a épaté durant de longues années par la qualité de son travail et dont nous avons tous apprécié le talent journalistique dans tous nos ménages.

Depuis l'annonce de la dégénéresence de son état de santé sur Internet et dans la presse ivoirienne, plusieurs initiatives ont été prises pour lui apporter de l'aide, dont celle de Reporters Sans Frontières, qui lui accorde une prise en charge de 3 mois pour ses soins. Il lui faut, tous les mois, 200.000 FCFA (305 Euro) pour faire face à son traitement. Et après ces 3 mois, qu'advient-il d'elle?

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Pour faire face cette ponctualité dans laquelle s'inscrivent toutes les actions menées, en ce moment, en sa faveur et lui assurer une certaine durée de traitement, nous lançons l'opération "20 DONATEURS POUR SECOURIR AWA EHOURA", après avoir appelé l'intéressée et recueilli son assentiment. Sur l'instigation donc de frères et soeurs ivoiriens sensibles à son cas et, singulièrement, de notre soeur RITAFLOWER, bien connue sur ce blog et qui se signale comme la première donatrice, nous recherchons 20 personnes prêtes à débourser la somme de 10.000 FCFA (environ 15,3 Euro) ou plus, tous les mois, pendant toute l'année 2012, pour couvrir les frais mensuels de santé de la bien-aimée soeur.

L'opération sera menée en deux temps: 6 mois renouvelables. Au bout des 6 premiers mois, si aucune solution durable ne lui est trouvée (dégel de ses avoirs, reprise du travail, salaire, assurance maladie), l'opération sera reconduite. Si nous pouvons avoir au-delà de 20 personnes pour ce soutien fraternel, ce sera tant mieux pour elle, dans la mesure où les soins dû au diabète ne sont pas ses seuls besoins. Elle doit en avoir pas mal, en ce moment, pour quelqu'un qui n'a pas eu accès à son salaire depuis bientôt une année (scolarité et santé des enfants, popote, eau et électricité, etc).

Toute personne touchée par la situation de notre soeur est priée de s'inscrire auprès de nous, à l'adresse e-mail: dindefernand2@yahoo.fr. Prière, bien vouloir indiquer le montant de votre aide mensuelle. Le moyen de paiement vous sera indiqué par mail privé, ainsi que nos contacts téléphoniques, à toutes fins utiles. Un compte rendu fidèle et régulier vous sera fait, chaque mois, pour vous situer sur l'utilisation de vos dons à cette fille de la Côte d'Ivoire, dans la détresse. Le premier don sera effectué, fin janvier 2012. Agissez, promptement! Faites-nous confiance et que l'ETERNEL bénisse votre décision.


Que DIEU vous bénisse, richement!


DINDE Fernand AGBO

samedi, 21 janvier 2012

MEETING DU FPI A YOPOUGON, CE 21 JANVIER: 3 MORTS DONT UNE JEUNE FEMME ABATTUE PAR LES FRCI

 

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La rentrée politique du Front populaire ivoirien (FPI), prévue samedi matin à la place Ficgayo a tourné au drame. La manifestation, qui rassemblait plusieurs milliers de personnes, a été interrompue suite à attaque des militants du RHDP qui ont fait usage d'armes à feu et d'armes blanches, lancé des pierres sur la foule, emporté le matériel de sonorisation, cassé des chaises, etc.

Les soldats de l'ONUCI, les policiers et les gendarmes de M. Ouattara ont laissé faire ces graves atteintes à la démocratie et aux libertés.

Les extrémistes pro-Ouattara se livrent actuellement à une chasse à l'homme d'une rare violence contre les partisans du président Gbagbo dans les rues de cette commune d'Abidjan.

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Le bilan humain provisoire fait état de 3 MORTS, dont une jeune femme abattue par les FRCI, la milice tribale de M. Ouattara. L'on dénombre également plusieurs dizaines de blessés par balle et arme blanche. Un jeune pro-Gbagbo a eu l'oreille déchiquetée lors des heurts et a affirmé avoir été pris à partie par des sympathisants de M. Ouattara. Un autre au crâne ouvert et au T-shirt ensanglanté a été évacué.


Dernière mise jour : 21/01/2012 - 15h18 GMT


Par : Toussaint Alain

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Bâches et chaises du meeting saccagées par les partisans de Ouattara

 

ECHOS DE YOPOUGON


Mr Koua Justin JFPI était en direct de la VRA .

Il a dit notamment que le service de sécurité du FPI-CNRD a protégé des journalistes de France 24 de la barbarie qui a eu lieu sur place à Yopougon.

La presse a vu, attendons de voir leur communiqué. Il appelle les ivoiriens à rester calme et a conclu en disant que nous irons jusqu'au bout.

Haut-Les-Coeurs ! Bravo à chacune et chacun d'être sorti massivement.

Par : Voix de la Resistance Africaine - VRA


Les mensonges des médias sataniques comme RFI, AFP, TV5 et France 24 ont commencé.

Ils étaient bien présents au meeting.

Ils ont bien vu que ce sont des miliciens tribaux FRCI du préfet Ouattara qui attaquaient les militants du FPI présents à la place Ficgayo.

Mais pourtant, depuis 2 heures, ils parlent tous dans leur dépêche d'affrontements entre partisans de Ouattara et ceux du président Gbagbo.

Ce n'était pas des affrontements mais bien une attaque organisée des miliciens FRCI, au vu et au su des casques bleus et des policiers ivoiriens.

Par : La Majorité Présidentielle Gbagbo


Regardez ce père de famille tout en sang.

Il a eu la vie sauve grâce au courage de certains militants LMP qui sont allés le tirer des mains de ses bourreaux FRCI.

Ces derniers l'avaient tabassé et s'apprêtaient à le brûler vif quand il a été sauvé.

Malheureusement, le pauvre monsieur a été brûlé à certains endroits de son corps.

Sa vie n'est pas en danger heureusement.

Par : La Majorité Présidentielle Gbagbo


ALERTE, ALERTE, NOS FRERES POLICIERS BLESSES!

Trois policiers ont été blessés.... lorsque des éléments de l'ancienne BAE s'opposaient légitimement à l'attaque barbare des miliciens du RDR , l'Onu a gazé directement les policiers, et des jets de pierres ont été aussitôt effectués contre eux. Devant moi, trois policiers
ont été blessés, dont un  gravement.

Moussa Zeguen Toure

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La place Ficgayo, après le passage des FRCI et des partisans pro-Ouattara


"Meeting du FPI, premier bilan: un mort à Carrefour Keneya et un autre aux Toits-Rouges La Poste, 5O blessés, les Rhdp démontent les bâches, cassent, pillent, les casques Bleus de l'Onu, indifférents, circulent, des militants Fpi bastonnés..."


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

ECHANGES DE VŒUX ENTRE LE CHEF DE L’ETAT ET LA PRESSE: LES GRANDES CONTRADICTIONS DE OUATTARA

 

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Les journalistes nationaux et internationaux ont présenté leurs vœux de nouvel an au chef de l'État, le mercredi 18 janvier dernier. A cette occasion, Ouattara a tenu un discours qui est en nette contradiction avec les actes qu'il pose sur le terrain.

« J'ai une grande estime et de la considération pour les journalistes. Nous avons l'ambition de faire plus et donner à votre métier ses lettres de noblesse pour bâtir une Côte d'Ivoire démocratique, et vous êtes un acteur essentiel pour la démocratie.» C'est la profession de foi faite, le mercredi 18 janvier, par Alassane Dramane Ouattara lors des échanges de vœux avec la presse nationale et internationale accréditée en Côte d'Ivoire. Le nouvel homme fort du pays va même plus loin : «Je vous donne l'assurance que la liberté de presse sera respectée. J'entends renforcer les conditions de libre exercice de votre métier, car il ne peut y avoir de démocratie sans une presse libre.»

Et s'adressant aux journalistes, notamment à ceux des médias d'Etat, Ouattara recommande : «diversifiez vos sources et donner la parole à tout le monde pour favoriser le débat contradictoire. Car c'est la diversité des idées qui renforce la démocratie.»

A entendre un tel discours mielleux, on croirait avoir affaire à un démocrate qui accorde une place de choix à la liberté de la presse. Que non ! En ce sens que le discours flatteur de Ouattara est en réalité en parfaite contradiction avec les actes qu'il pose à la tête de l'Etat de Côte d'Ivoire.

En effet, on ne peut pas avoir de l'estime et de la considération pour les journalistes et les jeter en prison. Non pas parce que ce qu'ils ont écrit est faux, mais simplement parce que le pouvoir a estimé qu'ils ne devraient pas écrire ce qu'ils ont écrit quoique cela reflète la réalité. Ce fut le cas des journalistes de Notre Voie, César Etou, directeur général de la Refondation et directeur de la publication de Notre Voie, Didier Dépry, secrétaire général de rédaction et Boga Sivori, chef du service politique, qui ont été récemment jetés arbitrairement en prison avant d'être déclaré non coupables par le tribunal des flagrants délits. Mais ce qui est plus écœurant dans cette affaire, c'est que ces journalistes ont été jetés en prison malgré l'existence d'une loi interdisant les peines privatives de liberté pour un délit de presse. Une loi qui a été fait votée sous l'impulsion du président Gbagbo en 2004. Pour contourner cette loi, Ouattara et sa justice aux ordres ont de façon fantaisiste requalifiée le chef d'accusation des journalistes de Notre Voie. Accusés au départ «d'offense au chef de l'Etat» et «d'atteinte à l'économie nationale» à la police criminelle où ils ont été internés dans des conditions exécrables pendant six jours, ils se sont vus opposés le délit «d'incitation au vol et au pillage des biens d'autrui» une fois arrivés chez le procureur de la République. Et c'est sur la base ce dernier chef d'accusation qu'ils ont été internés à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (MACA) pendant une semaine pour rien.

Mais avant les trois journalistes de Notre Voie, Franck  Kouassi, précédemment président du CNCA, Herman Aboa journaliste à la RTI, Armand Bohui journaliste indépendant, Serges Bogouet et Germain Guézé cadreurs à la RTI, ont été injustement détenus dans diverses prisons du pays sous de fallacieux chefs d'inculpation. Et si certains bénéficient aujourd'hui d'une mesure de liberté provisoire, Gnahoua Zibrabi directeur de la publication de l'œil du Peuple, reste détenu à Boundiali pour des raisons obscures.

En moins d'un an d'exercice du pouvoir d'Etat, Ouattara a à son actif le triste bilan de 9 journalistes emprisonnés. Cela fait une moyenne d'un journaliste emprisonné par mois.

Beaucoup d'autres journalistes sont aussi contraints à l'exil par le régime Ouattara. Mais le régime de Ouattara a surtout sur la conscience l'assassinat d'un journaliste, Sylvain Gagneteaud tué par les combattants pro-Ouattara à Yopougon.

Quand on milite pour la démocratie et la liberté de la presse, on ne met pas en place des mécanismes pour museler la presse de l'opposition. En effet, le Conseil National de la Presse (CNP) version Eugène Kacou, du reste illégalement constitué, est le bras armé du régime Ouattara chargé de mettre la presse au pas. Il s'autorise à dire aux journalistes ce qu'ils doivent écrire et ce qu'ils ne doivent pas écrire. Les récalcitrants sont purement et simplement suspendus pour des périodes allant jusqu'à un mois.

Les journaux comme Notre Voie, Le Temps et Aujourd'hui qui refusent de hurler avec les loups ont fait l'amère expérience.

Par ailleurs, Ouattara déclare qu'il est pour les débats contradictoires et il conseille même aux organes d'Etat de donner la parole à tout le monde. Ça aussi, c'est contraire à ce qui se passe sur le terrain. En effet, on ne peut pas être favorable aux débats contradictoires et empêcher la présentation d'un simple livre. Figurez-vous qu'au même moment où Ouattara faisait son discours flatteur, sur instruction de son ministre de l'intérieur, les FRCI empêchaient la présentation du dernier livre de Charles Blé Goudé au Baron de Yopougon. Les «forces pro-Ouattara» avaient interdit au présentateur du livre de parler des élections présidentielles passées. Et même de faire simplement allusion à ces élections. Et pourtant, le livre de Blé Goudé accorde bien évidemment une place de choix aux élections de novembre 2010.

Comment peut-on demander à des Ivoiriens de ne pas parler des élections qui ont marqué de façon indélébile la vie de la Nation ? Les élections de novembre 2010 qui ont opposé Laurent Gbagbo à Alassane Ouattara se sont soldées par la guerre qui a vu une force militaire étrangère en l'occurrence l'armée française, intervenir en Côte d'Ivoire. De sorte que le contentieux électoral créé par la proclamation de deux vainqueurs, l'un, Alassane Ouattara par le président de la Commission électorale indépendante (CEI), et l'autre Laurent Gbagbo, par le Conseil Constitutionnel, n'a toujours pas été vidé. En lieu et place du recomptage des voix que sollicitait le président Gbagbo pour départager les deux candidats, la communauté internationale avec en prime la France a préféré la guerre pour imposer Ouattara. Et la guerre qui a été faite à la suite de ces élections a fait selon les chiffres des nouveaux tenants du pouvoir au bas mot 3000 morts. Cela n'était jamais arrivé à notre pays. C'est une hécatombe qui aura marqué l'esprit des Ivoiriens. Interdire aux populations de parler de ces élections est un signe de la naissance d'une dictature pernicieuse et dangereuse.

On ne peut pas non plus dire qu'on est favorable au débat contradictoire et réprimer les manifestations des partis politiques et interdire aux médias d'Etat, la couverture de leurs activités. Qui ne se souvient pas, en effet, de la répression qui s'est abattue de façon violente et sauvage sur les meetings du FPI à Koumassi et à Yopougon ? Et depuis que Ouattara a été installé au pouvoir par la France, les activités du FPI n'ont jamais été couvertes par les organes de presse de l'Etat. Aujourd'hui, les médias d'Etat sont pris en otage par ceux-là mêmes qui criaient hier à l'exclusion et à la marginalisation de leur mouvement.

Ouattara n'a pas changé

Mais il y a plus grave. Il nous est revenu que Mme Mariama Da Chagas, directrice marketing et commerciale de la RTI a refusé la diffusion du spot du FPI relative au meeting prévu pour se tenir demain samedi 21 janvier à la place Ficgayo. «Nous ne diffusons pas les spots à caractère politique. Et d'ailleurs la subversion ne passera pas par la télévision. Et de toutes les façons, le FPi c'est fini. Plus rien de ce parti ne passera ici» aurait-elle indiqué. Jointe au téléphone, hier, la concernée dit avoir simplement expliqué à l'émissaire du FPI que jusqu'à nouvel ordre, la diffusion de spots à caractère politique est suspendue». Et pourtant il n'y a pas si longtemps, que les spots du RDR et du PDCI ont été diffusés.

En plus, le maire de Yopougon à qui une demande a été adressée en bonne et due forme par le Michel Amani, président du comité d'organisation du meeting pour l'obtention de la place Ficgayo n'a toujours pas répondu. Pire, il évite soigneusement les organisateurs. Aux dernières nouvelles, il a loué la place à des prestataires de service. Et donc sur instruction du pouvoir Ouattara, le maire intérimaire de Yopougon est en voie de refuser la place Ficgayo au FPI pendant que les forces du nouvel homme fort du pays, les Frci, occupent de force la place de la liberté qui est un patrimoine du parti du président Laurent Gbagbo.

Mais les Ivoiriens qui connaissent bien Ouattara ne sont pas surpris. Eux qui l'ont vu gouverner en tant que tout puissant Premier ministre d'un Houphouët très fortement affaibli par la maladie de 1991 à 1993.

On se souvient que c'est Ouattara qui est l'auteur la loi liberticide sur la presse, dite loi Auguste Miremont du nom de son ministre de communication d'alors, votée en 1991. Cette loi qui exposait les journalistes à la prison et tous les dangers était une copie presque conforme de la loi française de 1881 dont le but était de limiter la liberté de la presse. C'est cette loi reconnue comme dangereuse pour la liberté de la presse et abrogée depuis longtemps que Ouattara avait transposée en Côte d'Ivoire 110 ans après.

C'est le même Ouattara qui est également l'auteur du complot du 18 février 1992 qui a vu des opposants dont Laurent Gbagbo, son épouse et son fils jetés en prison. Un tel homme ne peut pas avoir changé. Comme par enchantement.

Au total, les propos de Ouattara sont un discours flatteur destiné à tromper l'opinion internationale à laquelle il a fait croire qu'il est un démocrate. Et pourtant les actes qu'il pose ressemblent à tout sauf à ceux d'un démocrate.


Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr


Source: NOTRE VOIE

ABOU CISSE, ONCLE D'ADO: «OUATTARA N'ADORE QUE L'ARGENT»

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Abou Cissé se prononce sur les sujets qui ont marqué l’actualité ivoirienne ces derniers temps. Il ne fait pas cadeau au régime d’Alassane Ouattara.

 

Comptes de Gbagbo

«Nous connaissons bien le Président Laurent Gbagbo en tant qu’ami et combattant de la liberté. L’enquête de la Cour pénale internationale vient de confirmer qu’il est un homme de probité. Il montre qu’on peut gouverner un pays sans détourner un seul sou des caisses de l’Etat.

Contrairement à certaines personnes qui n’ont d’yeux que pour l’argent. Des gens étaient à la tête de ce pays. On sait ce qu’ils ont fait. Le Président Laurent Gbagbo est d’une générosité incroyable. Il a le sens du partage. L’argent n’est pas son affaire. La preuve, il prenait une partie de son salaire pour donner à ceux qui sont dans le besoin.

La Cour pénale vient de mettre à nu les accusations fallacieuses dont il est victime, de la part de ceux qui ont pris le pouvoir dans des conditions que nous savons tous. Ceux qui ont parlé de crimes économiques doivent avoir le profil très bas. Le Président fait partie des hommes intègres que la Côte d’Ivoire et l’Afrique aient connus. Une telle espèce est rare. Les gens pensent que tout le monde est comme eux. Raison pour laquelle, ils l’accusent de crimes économiques.

Ceux-ci doivent se mordre les doigts. Il est plus blanc que ceux qui prétendent être blancs comme neige. Il sera lavé de toutes les hallucinations. L’enquête de la Cpi montre que le délit de crimes économiques n’est que l’imagination de ceux qui veulent se débarrasser d’un adversaire aussi coriace. Ils n’ont que leurs yeux pour pleurer. Ceux qui ont commis les crimes économiques dans ce pays sont encore en liberté. Ils roulent dans de grosses cylindrés pour narguer les Ivoiriens. Que dit-on de ceux qui ont demandé qu’on ferme les banques, qu’on mette un embargo sur le café et le cacao? Il faut être inhumain pour le faire. Tôt ou tard, ils vont répondre de leurs actes. Parce que la fin du film n’est pas loin. C’est un grand pas vers la victoire. Toutes les accusations vont se retourner contre tous ceux qui ont décidé de casser du Gbagbo. On va découvrir qu’il n’est pas assassin. Il y aura beaucoup de surprises. Les preuves sont pendantes. Le Président Laurent Gbagbo sortira la tête haute. Il reste l’un des symboles de la liberté. Ce pouvoir n’a pas une longue vie».

Affaire Guy André Kieffer

«Ils ne s’attendaient pas à la décision de la Cour pénale internationale. Ça été un coup de massue. Alors pour masquer leur désillusion, ils brandissent, comme un chiffon rouge, l’affaire Guy André Kieffer. Quelle coïncidence ?

Qu’est-ce qui prouve qu’ils n’ont pas déplacé les os de ce monsieur à Issia pour accuser l’entourage du Président Laurent Gbagbo. Il faut qu’on nous prenne au sérieux. On veut nous détourner de l’essentiel.

Ce disque est rayé. Comment peut-on prendre la mort de quelqu’un pour en faire un combat politique. Le Président Laurent Gbagbo est incapable de tuer un cafard. A plus forte raison, donner l’ordre pour éliminer un homme.

D’ailleurs, il a toujours soutenu que si le pouvoir a pour but de tuer un homme, alors il n’a pas besoin de ce pouvoir. Cette affaire est un épiphénomène. Si cette affaire peut les aider à oublier un temps soit peu, la décision de la Cpi qui n’est pas en leur faveur, tant mieux. Nous pensons que c’est une grande manipulation qui ne passera pas. Cette affaire va se retourner contre ceux qui veulent à tout prix avoir la tête du Président Laurent Gbagbo. Les coupables ne sont pas loin d’eux. En outre, les déclarations du frère de Kieffer sur les chaînes laissent planer des doutes. En outre, d’où sort ce témoin qui a suivi tout».

Hommage à Bohoun Bouabré

«Il faut rendre hommage à cet homme qui est le père du budget sécurisé. Lorsque les institutions financières nous ont tourné le dos, il a mis en place ce système afin de permettre à notre pays de ne compter que sur ses propres ressources. D’ailleurs, ce système a fait des émules à travers le continent. Le Cameroun s’en est inspiré. Il faut dire également qu'il est le père de la résistance économique.

La Côte d’Ivoire perd un grand économiste. Avec sa mort, on voit que le régime actuel manque d’humanisme. Ils ont refusé de dégeler ses comptes pour qu’il puisse se soigner. On ne gère pas un pays par un règlement de compte. Tout le monde sait ce que le Président Laurent Gbagbo a fait pour ses adversaires qui étaient malades. Dieu seul sait. Il a mis son avion à leur disposition et de l’argent pour aller les faire soigner.

Ce n’est pas Gaoussou Ouattara, le frère aîné d’Alassane Ouattara qui dira le contraire. Grâce au Président Gbagbo, ce dernier a été transféré de Kong à la Pisam. Ses frais de soins étaient au compte de la Présidence. Tout se paie sur terre. A bon entendeur, salut!»

Lumières au Plateau pendant les fêtes de fin d’année

«Ce n’est pas possible. Pendant que les populations souffrent, les universités sont fermées, le panier de la ménagère est vide, les prix des denrées alimentaires augmentent, on met des milliards dans des histoires de lumières. Des quartiers sont dans le noir. Le délestage est monnaie courante. Et cela n’émeut personne. La Côte d’ivoire va vraiment étonner le monde. Ce pouvoir veut nous épater.

Ce n’est pas de ce genre de lumière dont on a besoin. C’est une affaire mystique. En d’autres termes, c’est un comportement maçonnique. Elle ne rentre pas dans la culture africaine».

Voeux pour la nouvelle année

«Nous profitons de cette occasion pour présenter les voeux les meilleurs aux Ivoiriens. Nous leur demandons de ne pas désespérer. Au bout de l’effort, se trouve la récompense. Avec la grâce de Dieu, notre champion Laurent Gbagbo sera bientôt à nos côtés.

Il ne faut pas avoir peur des menaces et des armes. La vérité est de notre côté. La preuve, au lieu de travailler, ils ont le sommeil troublé. Ils ne sont pas tranquilles. Même en prison, le Président Laurent Gbagbo leur donne de l’insomnie. Il ne faut pas promettre l’irréalisable. Il faut vivre avec les Ivoiriens. Et les connaître davantage en parlant comme eux.

Le mensonge, c’est de promettre, dans une situation de crise mondiale, que l’on peut transformer la Côte d’Ivoire. Il faut le dire tout net à qui veut l’entendre, Laurent Gbagbo est le fils du pays. C’est la vérité. Nous préférons la vérité au mensonge. Le Dieu de Gbagbo est l’Eternel. Alors que le Dieu d’Alassane, c’est l’argent. Il ne respire que par l’argent. Or, qui suit l’argent va à la perdition. Alassane n’adore que l’argent. Pas son argent. Mais l’argent de l’extérieur.

Tout ce que nous avons vécu jusqu’à maintenant était en dehors de la réalité. Ils ont voulu dimensionner la Côte d’Ivoire à un mythe. Celui d’un homme qui dit-on est très riche. On se rend compte que c’est un mirage. On a voulu confondre la Côte d’Ivoire à une religion, une ethnie et à des grandes déclarations. On a voulu faire croire qu’il y avait une Côte d’Ivoire des fils du Nord. Et une Côte d’Ivoire des fils du Sud. La Côte d’Ivoire, dans cette phase, a besoin de quelqu’un qui a une dimension nationale».


Propos recueillis par Yacouba Gbané. In le quotidien ivoirien "Le Temps" du mercredi 18 janvier 2012.


Source: LYNX TOGO

vendredi, 20 janvier 2012

PANIQUE AU SOMMET DE L'ETAT: LA GARDE REPUBLICAINE FAIT TREMBLER LE POUVOIR


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Malgré les apparences qui trompent, ce n’est plus la grande sérénité au sommet de l’Etat. Même la paradie de match de foot organisé au stade Houphouët, histoire de faire croire à l’opinion que tout est pour le meilleur des mondes en Côte d’Ivoire n’y fait rien. La peur d’un soulèvement kaki ne cesse d’enfler dans les rangs du pouvoir. Il a dons décidé de se débarrasser de certains éléments qu’il trouve gênants au sein de la grande muette.

Surtout dans certains corps de l’armée jugés très proches du Président Gbagbo. Le grand coup de balaie a été de ce fait passé à la Grande républicaine, un corps d’élite qui date pourtant de l’époque d’Houphouët. Plus de mille éléments ont été obligés de plier bagages pour des villes de l’intérieur où ils n’ont pourtant pas de rôles à jouer.

Premièrement, ce sont plus de 400 éléments que le pouvoir a décidé de déployer dans les villes de Bouaké et de Daloa ou il n’y a pas de casernes pour la Garde républicaine. Et comme si cela ne suffisait pas, une autre vague de plus de 600 autres soldats a été vidée des casernes d’Abidjan et de Yamoussoukro pour la même direction: Bouaké et Daloa.

«On nous reproche d’être proches du Président Gbagbo. Pourtant, nous, nous sommes un corps républicain. Nous ne servons pas des hommes, mais l’Etat. Moi j’ai servi sous Bédié et sous le Général Guei. Mais quand Gbagbo est venu, il ne nous a pas mis à l’écart. Il travaillait avec nous. On ne peut pas dire qu’on peut remplacer tous ceux qui ont travaillé avec Gbagbo. C’est une erreur». Tente de se plaindre un sous-officier depuis la ville de Daloa. L’un de ses frères d’armes qui ne comprend pas cette décision du pouvoir lâche avec un incement au coeur.

«Jusque là, je ne sais pas pourquoi on nous a envoyés ici. Nous sommes livrés à nous mêmes. Il n’y a pas d’infrastructures pour nous accueillir. On ne sait pas à qui s’adresser, on se sait pas aussi ce qu’on est venu faire». Ceux qui ont été envoyés dans la ville de Bouaké ne sont pas les mieux lotis.

Là-bas, antre de l’ex-rébellion, ils y sont sans savoir pourquoi. «Il y a quelle institution de l’Etat à protéger ici ? Nous travaillons soit à Yamoussoukro ou à Abidjan. On nous a fait venir ici sans rien prévoir. Car sur place, il n’y a rien pour nous accueillir. Nous sommes livrés à nous mêmes. C’est une vengeance qui n’a vraiment pas sa raison».

Explique un soldat, depuis la capitale du centre. «Nous sommes des serviteurs de l’Etat. Compte tenu de ça, nous sommes prêts à aller partout où on nous envoie. Mais nous voulons que cela se fasse dans les normes, selon les règles de l’Etat. C’est comme si on s’est débarrassé de nous», ajouta un autre soldat, visiblement à bout. Plus de mille éléments vidés des casernes de la Garde républicaine.

Evidemment, il y a un grand vide à combler pour le pouvoir qui a très vite, fait appel à son armée; les Frci. Ce sont eux qui font actuellement la pluie et le beau temps dans les casernes de la Garde républicaine à Abidjan et à Yamoussoukro. C’est donc pour rien que le pouvoir se donne des migraines. Ouattara gagnerait plutôt à mettre tout le monde en confiance en les mettant au travail. La Côte d’Ivoire mérite mieux que les coups d’Etat.

Plusieurs militaires en prison Ali Gbizié, comme c’est le plus connu, et plusieurs autres soldats de la Garde républicaine sont depuis plus de 4 mois, enfermés sans jugement. Que leur reproche-t-on ? C’est la même rengaine; tentative de coup d’Etat.

«On dit qu’ils ont voulu faire un coup d’Etat. C’est faux, parce qu’ils ont été arrêtés sur ordre du sergent chef Sékoudé Kessé. C’est lui qui fait actuellement la pluie et le beau temps à la Garde républicaine. Nos frères sont enfermés sans jugement. Ils ne voient même pas le jour. C’est lorsqu’ il pleut qu’ils savent le temps qu’il fait. De jour comme de nuit, ils sont enfermés dans une chambre noire qui ne reçoit pas les rayons du soleil. Nos frères sont devenus aujourd’hui des loques humaines. Ils ont en train de mourir devant tout le monde. C’est Sékoudé qui les a enfermés. C’est lui le vrai patron de la Garde républicaine. Il a même fait affecter les 4 gardes rapprochés du colonel Amicha qui est pourtant son patron. Il ne le respecte même pas. Il a décidé d’enfermer nos frères d’armes sans demander l’avis de son chef de corps», confie un officier de la Garde républicaine très amers.


Guéhi Brence, in le quotidien ivoirien "Le Temps" du 16 janvier 2012.

gbrence02063191@yahoo.fr


Source: EBURNIE NEWS

UN NOIR VENDREDI 13: LA FRANCE ET NICOLAS SARKOZY «DEGRADES»


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Le vendredi 13 janvier 2012 est venu en rajouter à toutes les superstitions fantaisistes sur cette date « singulière ». Un authentique vendredi noir qui a vu la dégradation en cascade de plus de la moitié des pays européens membres de la zone euro (9 sur 17), victimes d'une gouvernance européenne non concluante qui plonge une bonne partie de l'Europe dans l'incertitude et les lendemains improbables. Oui, le couperet, après plusieurs mois de tergiversations et de circonlocutions, est tombé, dru : La France a perdu son triple A, avec une perspective négative, et bien d'autres pays ont été dégradés. Mais pas l'Allemagne qui conserve une perspective stable. « Une double claque pour le gouvernement français », comme dit le journal français Le Figaro.

L'agence de notation américaine Standard & Poor's (S&P) qui a infligé cette sanction à l'Europe portait ainsi un regard des plus sévères sur les institutions et les dirigeants européens qui, au terme de multiples sommets de dernière chance, ne sont finalement pas parvenus à apporter des solutions suffisantes à la crise de la dette qui frappe de plein fouet la zone euro.


Le plus grand grief de l'agence de notation contre les européens, c'est le fait de fonder leurs réformes et mesures de sortie de crise financière sur la seule et unique austérité budgétaire, contre productive et non compétitive. L'Europe, en ne donnant pas ainsi de garantie de croissance et de compétitivité aux marchés financiers, devient peu sûre et tombe tout logiquement sous le coup d'une décision implacable qui dégrade sa compétitivité.


Elle épingle, en outre, l'insuffisance des ressources constituant les fonds de secours de la zone euro, et - pour bien faire les choses -, dégrade aussi d'un cran le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), véritable fonds de soutien - si ce n'est de salut - européen, trois jours seulement après avoir dégradé les pays européens (le lundi 16 janvier 2012) et après que l'Allemagne ait marqué sa volonté de ne pas le renflouer, rendant inévitable la nouvelle sanction de Standard & Poor's.


Cette notation de l'agence américaine est un véritable camouflet, un revers cinglant, pour Nicolas Sarkozy qui avait toujours présenté ce triple A comme un « trésor national » et qui confiait en coulisse : « Si on perd le triple A, je suis mort », « il faut qu'on garde, coûte que coûte, le triple A ». François Fillon, le Premier ministre français, était même péremptoire : « La perte du triple A, c'est la ruine de la France ». Eh bien, c'est fait ! Le socialiste François Hollande ne fait pas la fine bouche : « C'est une politique qui a été dégradée, pas la France ». Pour Dominique de Villepin, c'est « l'échec d'un quinquennat, l'échec d'un choix, le choix d'ouvrir les vannes de la dépense ». Le parti de Nicolas Sarkozy, l'UMP, relativise l'information qu'elle affirme ne pas être une catastrophe et rebondit sur le maintien du triple A de la France par les agences de notation Moody's et Fitch Ratings qui constituent avec S&P (la plus ancienne et la plus influente sur les marchés financiers de la planète), une oligopole devenue incontournable, depuis une vingtaine d'années, pour les investisseurs du monde entier. Moody's et Fitch maintiennent, certes, le triple A de la France mais, à la vérité, elles la tiennent (la France) à l'œil pour les prochains mois et il ne faut pas se faire d'illusions, elles dégraderont bel et bien la dette souveraine française, tout comme S&P. C'est juste une question de temps. Tout simplement parce que la France ne dispose d'aucun mécanisme pour rebondir avant plusieurs années. Elle n'offre aucune garantie de croissance, en ce moment. Sa seule matière première : l'austérité, la rigueur, la cure d'amaigrissement drastique. Pas précisément faites pour relancer l'économie. Vous parlez d'un cercle vicieux !


En réalité, la France et singulièrement Nicolas Sarkozy, sont victimes d'une longue tradition de gouvernance nationale chaotique et de gestion internationale apocalyptique. D'une part, depuis 32 ans, tous les budgets de la France sont en déficit. Le dernier en équilibre se trouvait être sous Valéry Giscard d'Estaing. En clair, cela remonte à une petite éternité. D'autre part, l'on se souvient encore des récentes croisées de ce pays, en Afrique, qui ont fait des milliers de morts en Côte d'Ivoire et en Libye, ainsi que des destructions immenses, innommables qui, au final, n'ont fait tomber aucune véritable dividende dans l'escarcelle d'un Hexagone en faillite, qui s'agrippe avec le désespoir d'un damné pour ne pas descendre dans les profondeurs abyssales, quitte à déglinguer au passage des Etats tranquilles, souverains et qui ne demandent qu'à décider, sans intrusion ni ingérence, de leur propre histoire. Elle fait, actuellement, la cour à la Prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi, avec la visite remarquée du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé. Il faut d'ores et déjà craindre pour la Birmanie, dans les mois à venir. Car la « communauté internationale » a choisi son candidat.

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La France doit redevenir humble, réaliste et conséquente envers elle-même : on ne mène pas grand train de vie quand on est paumé. Pour parler trivialement. C'est le bon sens même ! Nous le disons une fois de plus : la France doit revoir ses prétentions à la baisse, seule voie de sortie. Et de salut. Et transformer son modèle économique, non compétitif, ainsi que son modèle de société, trop coûteux, en socle de stabilité et de croissance.  Pourquoi un Etat qui est loin d'avoir les performances d'une Allemagne bonne élève, première puissance économique d'Europe, possédant une armée modeste, sans base militaire à l'extérieur et résolument au travail, prétendrait-il entretenir plus de 10 bases militaires en dehors de son territoire et se payer le rythme de vie qui est le sien, en ce moment ? Avec quelles ressources les ferait-il fonctionner et avec quoi maintiendrait-il son modèle de société actuel quand l'économie nationale part en vrille ?

La France ne peut continuer à vivre au-dessus de ses moyens au point d'arrimer le simple fonctionnement de l'Etat à un endettement excessif. Point des comptes : 1700 milliards d'euro de dette à la fin du troisième trimestre 2011. Plus de 85% du PIB. Phénoménal. Déprimant. Pour autant, elle dispose encore de trois voies possibles pour éponger cette lourde créance : une forte inflation (spoliation des épargnants ; ce qui n'est pas souhaitable), une forte croissance, ou une hausse significative des recettes publiques. La France ne peut envisager aucune d'elle. A tout le moins, pour l'heure. Elle n'en a pas les moyens.

Pour ne pas avoir voulu se soumettre à cette règle élémentaire d'économie, le pays de Nicolas Sarkozy s'est offert, avec sa bénédiction, « poings et pieds liés aux marchés financiers », comme le dit si bien Monsieur Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche. Cette dégradation d'un cran de la dette souveraine française, avec perspective négative, n'est en réalité que le premier maillon d'une chaîne déclinante qui verra la descente aux enfers de la deuxième économie d'Europe. Une déchéance bien amorcée pour la décennie. Pour la simple et bonne raison que Nicolas Sarkozy et ses prédécesseurs ont pris toutes les décisions et instauré toutes les réformes sauf la seule qui vaille : cesser de vivre de l'économie de prédation et des guerres démocratico-humanitaires - qui ne sont rien d'autre en réalité qu'impérialistes et ne représentent pas la vraie richesse du pays - et se mettre résolument au travail comme l'Allemagne. Mais pour y arriver, il faut une bonne dose d'humilité que n'a pas la France.

L'Allemagne pour rappel, dans l'optique d'atteindre une industrialisation et une force de production suffisantes pour booster son économie, ainsi que son développement, et se mettre au large, avait adopté une réforme baptisée en allemand « Feuille de patate » : c'est-à-dire serrer la ceinture, vivre selon ses moyens, quitte à manger de la patate et des feuilles de patates. Or, Pierre Lellouche, Secrétaire d'Etat français chargé du Commerce extérieur, sur le plateau de l'émission « Mots Croisés » de France 2, ce lundi 16 janvier 2012, l'a dit sans détours, bien qu'étant membre du gouvernement d'un pays au bord du précipice : « La France n'ira tout de même pas jusqu'à manger des feuilles de patates ! ». Très révélateur de l'état d'esprit d'un peuple imbu et suffisant (tous les français ne le sont pas, heureusement), peu disposé au sacrifice. Surtout quand ce sont les plus faibles qui doivent payer, pendant que le CAC 40 distribue des milliards d'euro de dividendes, profits dont le montant s'élève à 12 fois ses charges fiscales réelles payées à l'Etat français, selon Monsieur Jérôme Cahuzac, Président de la Commission des finances de l'Assemblée nationale, Chargé du pôle budget et fiscalité dans l'équipe de campagne de François Hollande.

Espérons que « la grande France » trouve les solutions idoines à son mal, un mal profond qui risque de l'emporter, irrémédiablement. « ADO Solutions », qui a juré la main sur le cœur avoir une réponse à chacun de nos problèmes, pourrait même lui prêter main forte s'il parvient à se sortir des sables mouvants ivoiriens dans lesquels il est lui-même empêtré, depuis bientôt dix mois, nous donnant le net sentiment de naviguer à vue et de conduire le navire Ivoire dans les rochers, à l'image du commandant Francesco Schettino du bateau de croisière Costa Concordia, échoué vendredi dernier (13 janvier !), aux larges de l'île de Giglio (Ouest de l'Italie).

Compétitivité et mise en ordre des finances publiques - et nous ajouterions volontiers « mise à plat de l'ego surdimensionné de la France » - paraissent être les seules issues objectives qui s'offrent à un Nicolas Sarkozy, groggy, qui ne peut pas plus mal commencer sa campagne présidentielle 2012. Au-delà des euphémismes de rigueur pour ne pas perdre son aplomb. En attendant, les Ivoiriens pleurent, dans la plus grande indifférence du gouvernement ivoirien, le décès du ministre d'Etat Paul-Antoine Bohoun Bouabré, le père du « budget sécurisé » et du « budget de sauvegarde » qui nous ont donné de grandes fiertés, nous épargnant de nous inscrire dans la mendicité internationale, option résolument affichée du nouveau régime d'Abidjan. Le jour se lève toujours.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !



In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 420 du jeudi 19 janvier 2012.

SIDIKI BAKABA, COMEDIEN ET REALISATEUR: «DANS LE BUNKER DE GBAGBO, J'AI ECHAPPE A LA MORT»

 

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Le comédien ivoirien Sidiki Bakaba, 62 ans, est un miraculé. Il a vu la mort de près, de très près même. Le 11 avril 2011, jour de la chute et de la capture de Gbagbo, des soldats pro-Ouattara ont voulu l'exécuter. Il a été sauvé de justesse par des militaires français qui passaient par là. La veille, le 10 avril, un obus tiré à partir d'un hélicoptère français de la Licorne a failli le réduire en bouillie. Au Festival du film de Tanger où nous l'avons rencontré, l'ancien directeur du Palais de la Culture d'Abidjan nous a livré un récit poignant de l'odyssée qui a failli lui coûter la vie. Nous vous livrons, tel quel, le témoignage d'un homme qui revendique toujours une amitié de 40 ans avec Laurent Gbagbo.


« Le 10 avril 2011, veille de la capture de Gbagbo, je filmais avec ma caméra. Ma maison est dans la même rue que celle de la résidence où le président s'était retranché avec ses proches, dans un bunker. Autour de moi, ça n'arrêtait pas de tirer. Il y avait plus de 300 militaires et des blindés dans les environs. J'étais bloqué chez moi. Des soldats pro-Gbagbo me disaient : «Vieux père, nous nous battons pour libérer l'Afrique ! Ils semblaient enthousiastes. Ils m'ont même mis dans leur blindé et j'ai pu filmer les rues désertées de Cocody. Plus tard, ils sont revenus me dire : "Vieux père, ça commence à se gâter ; il faut partir, car si les Frci (Forces républicaines de la Côte d'Ivoire) te trouvent, ici, ils vont t'arroser de balles d'autant plus qu'il y a des mercenaires parmi eux". Fuir, mais pour aller où ? Le quartier était encerclé et il n'y avait plus d'issue. Et puis je ne fais pas de politique moi ! J'ai juste la malchance, si on peut appeler cela une malchance, d'avoir croisé sur mon chemin, il y a 40 ans, un certain Laurent  Gbagbo avec qui j'ai partagé des moments d'exil à Paris et qui est devenu président, plus tard.

Pendant le conflit, j'ai filmé des exactions de part et d'autre et c'est dommage que ma caméra et toutes mes cassettes soient détruites par les soldats de Ouattara. Est-ce que le fait de témoigner, c'est prendre partie ? Ces images à jamais perdues auraient bien éclairé l'opinion, aujourd'hui que Gbagbo est devant la juridiction internationale. Le 10 avril 2011, j'étais devant la résidence. J'avais décidé d'aller voir le président pour lui demander de tout laisser tomber, de partir pendant qu'il est encore temps, car cela n'en valait plus la peine.

Des cadavres autour de moi

En filmant avec ma caméra, j'ai, subitement, vu un hélicoptère français qui volait à basse altitude et qui faisait du surplace. Comme saisi d'une intuition, je me suis dit : "Tiens, et s'il prenait ma caméra pour une arme ?". Sans hésiter, j'ai sauté à plat ventre dans le poste de garde de la résidence. J'ai, ensuite, entendu le bruit assourdissant d'un obus qui passe au dessus de ma tête. Le souffle de l'explosion m'a soulevé à presque un mètre du sol. En bon musulman, j'ai imploré Dieu à trois reprises. Quand j'ai retrouvé mes esprits, j'ai vu de nombreux cadavres autour de moi, des corps démantelés, des têtes et des membres partout. Parmi les morts, de jeunes soldats qui, quelques secondes plus tôt, me disaient d'entrer à l'intérieur de la résidence. C'était horrible ! J'essaie de marcher, mais ma jambe gauche est sérieusement touchée par des éclats d'obus. Alors, j'ai sautillé jusqu'à l'infirmerie remplie de blessés. Les médecins veulent me faire monter au balcon où se trouvait une autre installation médicale, mais je me suis ravisé. Heureusement, car, quelques minutes plus tard, un autre obus français a réduit en poussière cet endroit, tuant le personnel soignant et tous les blessés qui s'y trouvaient.

J'ai rampé jusqu'à l'intérieur du bâtiment principal où, sans anesthésie, des infirmiers m'ont lacéré la jambe avec des rasoirs pour extraire de mon corps les 40 éclats d'obus. Mais, je ne sentais aucune douleur, j'étais dans une semi-inconscience. Je me disais que c'était la fin, que j'allais mourir, mais je tenais à ce que mon cadavre soit intact, afin que mon épouse qui vit à Paris puisse le récupérer et m'enterrer dignement. Puis, le service de presse de la Présidence m'a filmé et a mis les photos sur Internet. C'est à partir de ce moment que tout le monde a su que j'étais sérieusement blessé.

Dans la résidence, c'était l'apocalypse. Certains criaient, d'autres pleuraient ou priaient. Moi, j'étais plongé dans une semi-conscience et j'avais comme l'impression de vivre un cauchemar. L'ancien ministre de l'Intérieur, Désiré Tagro, secrétaire général de la Présidence, assis à côté de moi, me réconfortait. Plus tard, quand Gbagbo m'a vu, il s'est écrié : "Mais pourquoi ils lui ont fait ça ?". Il disait qu'on ne doit pas toucher à un artiste, à un symbole. Plus tard, Tagro a été affreusement tué, après qu'une balle lui ait arraché la mâchoire et défiguré le visage.

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Manipulation des médias occidentaux

Ce que j'ai vu, ce jour-là, est horrible : des hommes, des femmes et des enfants dont les restes étaient éparpillés un peu partout. C'était vraiment de la sauvagerie et aucun être humain, même s'il a commis des crimes, ne mérite d'être traité ainsi. Il y a eu une grande manipulation de la part des médias occidentaux dans cette crise ivoirienne qui n'a pas encore révélé tous ses secrets. La nuit du 10 au 11 avril, les bombardements d'hélicoptères et les tirs des chars continuaient à s'abattre sur la résidence. Le bunker tremblait de partout.

Durant toute la nuit, j'étais comme mort, inconscient, plongé dans un rêve qui refusait de s'achever. Au petit matin du 11 avril (jour de l'arrestation de Gbagbo, Ndr), entre des moments de conscience et de coma, je me suis retrouvé debout, les mains en l'air, quelque part, avec d'autres blessés. Je croyais que j'étais dans la forêt, mais j'étais à quelques centaines de mètres du Golf Hôtel où le désormais ex-président, son épouse et ses proches étaient conduits. Nous étions trop mal en point pour être emmenés au Golf où les caméras du monde entier risquaient de nous filmer.

J'étais adossé à un mur, les bras en l'air, comme devant un peloton d'exécution. Au fond de moi, je me demandais : mais pourquoi je suis encore vivant ? Devant moi, trois soldats, avec des bonnets africains surmontés de plumes, qui ressemblent à des chasseurs dozos. Des gens du Nord comme moi le Malinké, petit-fils de Cheikh Fantamady Aïdara (de par ma mère), qu'ils veulent tuer. L'un de ces "bilakoros (non circoncis, Ndr) me dit : "Sidki Bakaba, tu es fidèle, toi. Fidèle jusqu'au bout. J'aime les gens fidèles". En le regardant, c'est comme si j'étais devant un miroir qui me renvoyait ma propre image. Le deuxième me lance : donne-moi ta montre. Il me l'arrache ainsi que ma chaîne et mon bracelet en argent. Je me disais, au fond de moi : mais c'est fou ça, tu ne peux pas bombarder une résidence présidentielle, il y a quelques heures et puis voler une montre à un blessé ! J'avais de la compassion pour ces gens-là. J'étais presque nu, je n'avais plus que mon slip et tout ce qu'ils m'ont laissé, c'est ce chapelet (il nous le montre) que j'ai hérité de ma maman dont le décès m'avait trouvé au Japon.

L'un des soldats qui semblait être le chef de la bande compose un numéro sur son téléphone portable et je l'entends dire : nous avons capturé Bakaba. Je me disais que, puisque son interlocuteur semble me connaître, j'allais être sauvé. C'est en ce moment que l'un des bilakoros s'avance vers moi d'un air menaçant et me donne un violent coup de crosse de sa kalachnikov sur la tête. Un liquide m'envahit le visage, du sang mélangé à ma sueur. Il me donne un autre coup de crosse sur mon œil qui est resté fermé pendant une dizaine de jours. Sans aucune pitié, il m'enfonce un couteau dans l'épaule gauche. Son chef lui crie enfin : "Mais, arrête, qu'est-ce qu'il t'a fait ?". Derrière moi, les autres prisonniers avec qui j'étais pleuraient, criaient. Ce qui a ébranlé mes bourreaux, c'est mon calme olympien, malgré mes souffrances. Cela les a sans doute désarçonnés.

«Honte d'appartenir à la race des Africains»

Mais, il était dit que je n'allais pas mourir, ce jour-là. Comme par hasard, des militaires français passent dans les parages avec leur char. J'étais avec Paul Madys, un chanteur proche de Gbagbo dont la sœur a été tuée dans sa maison. L'un des soldats français, sentant sans doute qu'on allait nous exécuter, a voulu nous emmener avec lui, mais il tenait, d'abord, à informer ses collègues. Paul Madys leur dit : "Si vous nous laissez là, ils vont nous tuer. Emmenez Sidiki avec vous et laissez-moi ici, je préfère mourir et le sauver, même si j'ai 20 ans de moins que lui". Cette phrase m'a ébranlé, car ce jeune homme n'est pas du Nord, n'est pas malinké comme moi, pourtant, il a voulu se sacrifier pour ma survie. Finalement, les militaires français nous ont tous embarqués dans leur char et nous ont conduits à l'hôpital de Cocody. Dans le char, pour la première fois, depuis presque deux jours, je sens enfin une fraîcheur m'envahir. A l'hôpital, les médecins et tout le personnel soignant se sont occupés de moi et m'ont mis à la chambre 13. Le médecin-chef m'a dit : "Il vaut mieux qu'on te déclare mort, sinon ils vont venir t'achever". La rumeur de ma mort s'est propagée un peu partout et c'est peut-être ça qui m'a sauvé la vie. Heureusement, car de ma chambre située à l'étage, j'entendais des rafales de mitraillettes. Le médecin m'a confié que ce sont des militaires pro-Ouattara qui venaient achever des jeunes qui étaient internés aux urgences.

De Paris, mon épouse Ayala (de nationalité française, Ndr) a contacté par téléphone le gardien de notre maison, désormais occupée par des soldats qui ont détruit tout mon matériel audiovisuel, mes archives accumulées durant des décennies, ma salle de montage, mes cassettes. Et c'est par chance que notre gardien a pu récupérer mon passeport français, miraculeusement sauvé des pillages. Après des efforts multiples, elle a saisi la cellule de crise du Quai d'Orsay, le nouvel ambassadeur de la Côte d'Ivoire à Paris, Aly Coulibaly (un jeune que j'ai vu grandir) qui, à son tour, a contacté le ministre ivoirien de la Justice, Jeannot Kouadio Ahoussou. Je suis, finalement, rapatrié en France, après de nombreux jours passés au Chu de Cocody. Le médecin français qui m'a consulté à mon arrivée m'a dit que si j'étais resté 24 h de plus à Abidjan, j'allais mourir, tellement mon corps était empoisonné par les balles et les blessures.

C'est en France que j'ai appris l'arrestation de Gbagbo. Aujourd'hui, je dois ma vie aux médecins de Cocody, mais surtout à ces jeunes soldats français que je ne connais même pas. J'ai passé une dizaine de jours en rééducation dans une structure à l'Ile de Ré, en France, et c'est un miracle si je suis là à Tanger en train de vous raconter tout ça, avec tout mon corps intact, même si, parfois, j'ai des pertes de mémoire. C'est, peut-être, le chapelet de ma mère qui m'a sauvé. Je me suis soigné avec le peu d'argent que j'avais, car mes comptes ont été bloqués, comme ces 400 autres personnes proches de Gbagbo dont des journalistes qui avaient un salaire d'à peine 100 mille francs Cfa. »

 

Source: LE SOLEIL.SN

LA COMMISSION DIALOGUE, VERITE ET RECONCILIATION EST MAL PARTIE


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La Côte d’Ivoire sort d’une décennie de crise qui s’est soldée par une violente guerre avec un cortège de désolations innombrables. Certes, les blessures sont encore profondes mais il est impératif de tenter de recoller les morceaux. Pour ce faire, le chef de l'Etat, Alassane Ouattara, a signé le 13 juillet 2011, l’Ordonnance n° 2011-167 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la  Commission Dialogue Vérité et Réconciliation (CDVR) chargée de panser les plaies des Ivoiriens meurtris et de refaire de la Côte d’Ivoire cette oasis de paix si attrayante où il faisait bon vivre. Cependant, tout porte à croire que cette institution aux ambitions nobles aura du mal à atteindre l’objectif qui lui a été assigné.

Une composition incohérente

La composition de la CDVR est loin de faire l’unanimité. En effet, on ne peut être « juge » et partie or, il est de notoriété publique que Charles Konan Banny, Président de ladite commission, est une figure influente du RHDP union politique intégrant le RDR, parti au pouvoir. Ceci crée déjà la méfiance dans le camp adverse et freine la confiance sur laquelle devrait reposer l’action de réconcilier. Il aurait été plus judicieux de confier la direction de cette commission à une personnalité neutre dans le paysage politique ivoirien ou au moins de lui adjoindre une personnalité du clan adverse.

L’autre fait intriguant est que, hormis son Président, cette commission ne soit constituée que de membres de la société civile ivoirienne, avec des représentants issus des milieux traditionnels, religieux, mais aussi des différentes zones géographiques du pays.  Il apparait clairement que la classe politique n’y est pas représentée.

Ce procédé porte à croire que la Côte d’Ivoire sort d’une Guerre Civile essentiellement religieuse et ethnique. Alors qu’il n’en est rien. Le vrai problème réside dans les querelles politiques consécutives à la mort de Félix Houphouët Boigny, le premier président ivoirien. Sa succession a été un fiasco qui a entrainé le pays dans une succession de crises du fait de la haine viscérale que se vouaient les acteurs politiques de l’époque. La crise ivoirienne est donc purement politique. Dans ce contexte, il est difficile de résoudre la crise politique en n’impliquant que les victimes, c'est-à-dire la société civile en faisant fi des véritables belligérants qui sont en réalité les acteurs politiques? Ce faisant, la CDVR risque dans sa mission de déplacer le problème ou simplement le survoler sans oser le résoudre réellement.

La banalisation du transfèrement de l’ex-chef d’Etat

Le transfèrement de l’ex-chef de l’Etat ivoirien n’est pas fait non plus pour favoriser la réconciliation. En effet, le second tour de l’élection présidentielle de 2010 a montré la bipolarisation de la classe politique ivoirienne. Cet état de fait nous montre que l’ex-président Laurent GBAGBO est, à n’en point douter, le leader d’une grande frange de la population (45% des suffrages lors du second tour des élections générales de 2010 selon la Commission électorale indépendante (CEI)). Après le transfèrement de ce dernier à la Cour pénale Internationale (CPI), l’on attendait de la CDVR un plaidoyer pour sa non inculpation devant cette cour internationale ce qui aurait pu atténuer les tensions toujours vives qui  existent dans le pays. Contre toute attente, la CDVR a banalisé ce  transfèrement  lors d’un communiqué officiel datant du 08 décembre 2011, avançant comme raison que sa mission n’était pas de juger, ni de condamner ou d’amnistier mais d'amener tous les Ivoiriens, sans exclusive, à identifier les causes de leurs dissensions et mettre en lumière tous les cas de violation de droits de l’homme, et tout mettre en œuvre pour éviter que nous ne retombions dans les mêmes errements. Comment dialoguer quand on sait qu’un acteur clé de la crise, en l’occurrence le Président Gbagbo, est entre les mains de la justice internationale ? Sans toutefois s’opposer à ce que justice soit faite, la CDVR aurait dû plaider auprès du gouvernement ivoirien pour que celui-ci fasse preuve d’une humilité qui aurait pu être salvatrice. Ne dit-on pas que la paix n’a pas de prix ? De plus, voir que seul le président Gbagbo est transféré à la Haye donne le sentiment d’une justice de vainqueurs qui rappelle le cas des généraux d’Adolf Hitler à Nuremberg.

La justice des vainqueurs

Cette justice des vainqueurs se remarque au quotidien et pourtant la CDVR n’a mené aucune action concrète auprès du gouvernement pour un dégel des relations entre lui et le clan adverse. Cette situation ne fait qu’accentuer la méfiance qui existe déjà entre les différentes parties à la crise. Tous les acteurs de cette crise ont une responsabilité car les exactions sont partagées. Il serait donc mieux que tous bénéficient d’une amnistie à défaut de mettre en place une justice impartiale. Dans le cas contraire, la cohésion sociale ne sera jamais réellement reconstruite d’autant que les exactions des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) continuent et restent impunies. Les souffrances banalisées dans l’oubli associées à une tolérance excessive envers les amis du pouvoir entretiennent le fossé et un sentiment d’injustice flagrant.

Pour guérir un mal, il faut le traiter à la racine ainsi, la CDVR devrait mettre tout en œuvre pour éviter les pièges du Forum de réconciliation national de 2001 qui, ayant esquivé les problèmes de fond, a débouché sur la rébellion de 2002.
La CDVR gagnerait alors à faire le bon diagnostic pour trouver le remède adéquat afin que les Ivoiriens puissent se retrouver sans haine ni rancune. Il y va de notre survie à tous ; il y va la pérennité de la Côte d’Ivoire.


Par Aquilas YAO, étudiant libéral ivoirien (ELI) au sein d'Audace Institut Afrique.


Source: AUDACE AFRIQUE.NET

jeudi, 19 janvier 2012

JERRY RAWLINGS HAUSSE A NOUVEAU LE TON: «GBAGBO A LA HAYE? UNE HUMILIATION POUR L’AFRIQUE!»



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Tout feu tout flamme. Ancien président ghanéen et Haut représentant de l'Union africaine pour la Somalie, Jerry Rawlings a tenu, à l'occasion d'un discours prononcé lors de la sixième session ordinaire du Parlement panafricain, lundi dernier à Addis-Abeba (Ethiopie), à dénoncer l'incapacité du continent à prévenir les excès sponsorisés par certains membres de la communauté internationale, notamment en Libye et en Côte d'Ivoire. Il s'est une fois de plus insurgé contre le transfèrement du président Laurent Gbagbo à La Haye. Larges extraits de son discours.

L'Afrique n'a pas réussi à empêcher les excès en Libye et en Côte d'Ivoire...

«L'Afrique a au cours des douze derniers mois connu des bouleversements politiques considérables. Et l'action ou l'inaction de l'Union africaine et de ses divers organes ont amené certains à remettre en question l'avenir de cette institution créée avec les plus nobles intentions. De la Tunisie à travers l'Egypte à la Libye et même en Côte d'Ivoire, il y avait des mouvements politiques de nature différente qui remettaient en question la capacité de l'institution à engendrer l'unité africaine, la paix et le développement. Bien que la majorité d'entre nous ont été ravis de la volonté des peuples à prendre leur destin en main, nous avons été pris de court par l'échec du continent à empêcher les excès dans des pays comme la Libye et la Côte d'Ivoire. Notre déroute collective doit être corrigée de toute urgence et avec détermination afin que le sang et le labeur de ceux qui ont sacrifié leur vie à rechercher le changement ne soient pas gaspillés».

Gbagbo à La Haye ? C'est humiliant...

«Il est tout simplement humiliant qu'en ce 21ème siècle, notre continent conduise certains de ses dirigeants à La Haye comme on conduit l'agneau à l'abattoir, alors que nous sommes censés avoir la capacité de rendre notre propre justice. Nous devons laisser La Haye à ceux qui ne peuvent pas contrôler leur destinée. Si les Libyens étaient justifiés à renverser le régime de Kadhafi dans leur quête de liberté et de justice, alors pourquoi ne peuvent-ils pas rendre leur propre justice?

Si les Ivoiriens sont vraiment en quête de paix et de réconciliation, dans le cadre d'un processus convenu par les deux factions de Ouattara et Gbagbo, pourquoi alors envoyer à la CPI un ancien dirigeant qui, en dépit de ses défauts, a accompli son devoir envers son pays ?»

Dire non à «une nouvelle forme de colonialisme»

«Nous avons et avons eu des dirigeants défaillants mais nous avons assez de dirigeants bons et progressistes, qui ne peuvent réussir que si des institutions comme le Parlement panafricain et les parlements nationaux leur montrent la voie et leur accordent leur soutien.

Le temps est venu de cesser d'être des observateurs, et de devenir de véritables acteurs dans les dynamiques de changement du continent. Le danger est devant nous. Nous ne devons pas permettre à une nouvelle forme de colonialisme d'engloutir notre continent et de nous transformer en marionnettes de la communauté internationale. Conjuguons nos efforts en prenant une position ferme contre cette menace imminente.»

Les immigrants africains victimes de trafics d'organes en Egypte...

«Nous devrions être particulièrement préoccupés par la situation en Egypte où la douleur et l'agonie que le peuple a endurées à la place Tahrir et dans d'autres villes se répète quelques mois après. Il est évident que la machine très oppressante que la révolution cherchait à supplanter a de nouveau émergé et sous le prétexte de la sécurité nationale, les Egyptiens ordinaires sont de nouveau confrontés à des assauts et des brutalités rappellent ce qui s'est passé en janvier et février de l'année dernière (...). Pendant combien de temps allons-nous être des observateurs silencieux ? Et pourtant, les révolutions menées par des populations désarmées civiles en Tunisie et en Egypte avaient donné au monde l'espoir que la liberté et la justice allaient enfin triompher. (...) Il y a quelques mois, le projet Freedom CNN a publié un exposé sur l'enlèvement cruel et l'extraction des organes vitaux des immigrants illégaux qui tentent de passer à travers l'Egypte en Israël. Les passeurs bédouins auraient arraché des parties de leurs corps alors que les immigrants étaient encore vivants. Les immigrants sont réduits en esclavage, torturés et ceux qui ne peuvent pas se permettre de payer des sommes énormes à ces contrebandiers font face à la sanction ultime d'une mort déshumanisante à travers le prélèvement d'organes ! Et l'Afrique est muette ?»


Traduit par Benjamin Silué


Source: LE NOUVEAU COURRIER

ENQUETE - PROSTITUTION EN LIGNE: QUAND L'INDUSTRIE DU SEXE SEVIT SUR INTERNET


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Une prostituée de rue

L’une des découvertes les plus fascinantes du millénaire reste, l’Internet, à partir duquel le monde n’est plus qu’un village planétaire. Pourtant, ce qui a suscité autrefois autant d’espoir à sa création, est en passe de devenir un couteau à double tranchant dans son utilisation. Via Internet, on gruge, on arnaque, on vole et on se «vend». 

Présentation

Moyen de communication par excellence, l’Internet sert aussi à se faire des amis (es). Ainsi, des sites ont été conçus dans ce sens pour faciliter les rencontres entre individus. A cet effet, des sites de tout genre existent pour les célibataires, les gays, les lesbiennes, etc…Si certains sont gratuits d’autres cependant, sont payants. Entre autres sites, nous pouvons citer, ‘’Easyflirt’’ qui est un site de rencontre avec chat et webcam. ‘’Easyflirt’’ revendique 27 millions de célibataires qui lui font confiance pour rencontrer le grand amour. ‘’Meetic’’, est le site de rencontre classé n°1 en Europe avec le plus de célibataires inscrits, où il y a plus de chances de faire une belle rencontre’’, lit-on sur le site. C’est un site de rencontres 100% gratuit. ‘’Badoo.com’’, ‘’123love.com’’ et ‘’Babel.com’’ qui sont aussi des sites de rencontres, permettent de dialoguer avec des célibataires près de chez vous. C'est gratuit et sans abonnement. Il existe plusieurs sites de rencontres cependant sur Internet, pour le bonheur de leurs adeptes. 

Manifestations

« J’ai besoin d’argent, aidez-moi », « recherche homme pour relation sérieuse », « toi, homme de 40-50 ans, je te fais la totale à trente mille francs CFA. Je fais tout, sans discussion », « bonsoir, je me nomme coup de coeur, j’ai des amies femmes d’affaires qui payent de cinquante à cent mille francs et plus après rapports protégés et discrets. Veuillez me contacter pour une réservation au numéro suivant (…) », « vous me donnez cinq mille et on fait ça chez moi à domicile ». Ce sont les phrases qu’on lit sur les profils des abonnés ou visiteurs des sites de rencontres sur le net. Les motivations d’un site de rencontres à un autre sont diversifiées. Certains y vont pour des opportunités d’affaires, d’autres pour se faire des amis (es), mais la grande majorité y va pour assouvir un quelconque désir sexuel ou pour satisfaire sa libido. Les femmes et les hommes sont tous logés à la même enseigne. Vous vous inscrivez sur un site de rencontres avec un pseudo ou votre propre nom- c’est selon- puis ensuite, vous avez la possibilité d’échanger avec des milliers d’individus. Pour la plupart du temps, il n’y a aucun sujet tabou. Au bout de quelques minutes, vous vous en sortez avec des numéros de vos correspondants virtuels. Si vous poussez l’accès un peu plus loin, vous avez la possibilité le même soir, de coucher cette dernière dans votre lit. Parce que quand certaines feignent de faire les saintes nitouches, d’autres par contre ouvrent de prime à bord, les hostilités. Plus besoin de se faire prier, car l’adage le dit, « les oiseaux de même plumage volent ensemble». 

Tout le monde s’y adonne…

Après la destruction de certains sites reconnus pour être des nids de promotion de la prostitution ou des lupanars dans le district d’Abidjan, les jeunes filles déscolarisées ou non ont recours à la toile. De la prostitution de quartier, elles sont passées à une autre forme de prostitution de luxe : la prostitution sur Internet. Elles n’hésitent plus à mettre le grappin sur des hommes férus de sensation forte et adeptes de lubricité. Il est souvent loisible de voir des femmes de plus de 40 ans se connecter pour rechercher une partenaire plus ou moins jeune pour des rapports sexuels à trois ou quatre. Sur les différents sites de rencontres, les relations contre nature se répandent comme des champignons au grand dam de la morale. Normal, sur Internet, on affectionne la démesure et sans restriction. Des homosexuels ou lesbiennes ou encore des bisexuels font de ces espaces-rencontres sur Internet leurs choux gras. Sur Internet, il n’y a pas d’âge et tout le monde est à la recherche d’émotions et de plaisir. La plupart des filles qui s’adonnent à cette activité viennent de Yopougon, Riviera Palmeraie, Marcory, Koumassi, Zone 4 et Port-Bouët.


Réalisée par Patrick Krou, in le quotidien ivoirien "L'Intelligent d'Abidjan".


Source: ABIDJAN DIRECT.NET