topblog Ivoire blogs

samedi, 17 septembre 2011

ET LE BLANC DEVIENT NOIR

CARREFOUR INDENIE.jpg

Ils pensaient, ces individus, pouvoir anesthésier notre conscience à coups de pinceau magique. Ils pensaient pouvoir égarer notre intelligence dans de sombres abysses. Stupidité ! Ils croyaient pouvoir nous endoctriner à partir de quelques tours de passe-passe merdiques, de cosmétique grossière mettant en relief un simulacre de ville propre. Bien sûr, ils sont moult ceux qui se sont pris au jeu du changement salubre, comme quoi l'ancien pouvoir en place ne se complaisait que dans les détritus, dans l'inefficacité résiduelle. Et pourtant après quelques semaines de tape à l'œil, de vague blanche sur les artères d'Abidjan, on assiste à nouveau au retour des immondices. Bis répétita !

Ce matin, en sortant de ma commune, quel ne fut mon étonnement de voir par-ci et par-là des tas d'ordures jonchant la chaussée. Je me suis dit qu'il s'agissait sûrement d'une autre cité, d'une autre métropole que celle d'ADO car avec lui, on ne pouvait assister à ce décor apocalyptique digne de « l'infâme dirigeant génocidaire ». Croyez-moi mes amis, je fus encore plus étonné de voir les rues et les carrefours des quartiers de mes frères enturbannés malpropres. D'autant plus étonné que de mémoire d'ivoiriens, jamais je n'avais vu une communauté aussi fière d'enlever sa propre crotte juste pour prouver aux autres que le changement promis était arrivé.

Cependant, comme dit l'adage : « A beau chasser le naturel, il revient au galop ! ». N'en pouvant plus d'être propres, c'est à cœur joie qu'ils se remettent à déverser les eaux usées, les sachets, les épluchures partout. Même cette armée de femmes burkinabé allouée par Blaise COMPAORE pour astiquer Abidjan n'en peut plus de travailler en vain et réclame son maigre émolument. En réalité, les nombreuses promesses n'ont été pures supercheries. Bof ! Elles n'auront que leurs yeux pour pleurer car moi, jamais je ne compatirai à leur malheur.

Et le blanc devient noir, tous ces kilos de peinture blanche déversés dans Abidjan se sont transformés en une couche brune et glauque pareille à la pourriture qu'ils sont. Ils ont voulu du blanc, Dieu leur donne du noir ! À force de coups de pelleteuse, Abidjan est dévasté, les boulevards sont tristes et une atmosphère lourde et opaque étouffe la population. Tout est faux dans cette ville. Les joies sont fausses, les rires sont faux, et les fêtes ont un arrière de goût de mélancolie. Pour sûr, on regrette le passé, on regrette déjà GBAGBO. Et la maxime : « On n'apprécie le vrai bonheur que lorsqu'on l'a perdu » commence à titiller l'esprit de nos frères d'à côté. Mais, trop fiers pour l'admettre, ils se cachent derrière les éternelles excuses : « Il ne fait que commencer ! Dans quelques mois les activités vont reprendre ! ». Autrement dit, ils font dans l'espoir d'un lendemain meilleur. Nous, on n'est serein et on observe les évènements se dérouler, confiant d'avoir fait le bon choix, de ne pas avoir bradé notre dignité.

En somme, on retiendra qu'il ne suffit pas d'être économiste pour être un bon président, qu'il ne suffit pas d'injures et de calomnies pour faire mieux que ceux qu'on dénigre. Ces ânes de la politique ivoirienne l'apprendront à leurs dépens. Hélas, c'est encore nous, le peuple, qui souffrons. L'inflation est croissante, la paupérisation, vivace ; les malades, en grand nombre, succombent dans les hôpitaux bondés ; nos étudiants, l'élite de demain, se rongent les pouces à ne rien faire. Ainsi va la Côte d'Ivoire d'Alassane, un pays au bord du gouffre qui n'a de sursis que grâce à la main tendue. Moi, J'ai les larmes aux yeux à chaque fois que je sors en ville. J'ai l'impression de vivre un long cauchemar mais le brouhaha des balayeuses me rappelle à chaque fois que je suis bien éveillé !


Argentus Côte d'Ivoire


Source: Les Chroniques d'Argentus

LA GALERE DES BALAYEUSES D'ABIDJAN

BALAYEUSES D'ABIDJAN.jpg

Lorsque le projet a été lancé à la fin du mois d'avril 2011, beaucoup y ont vu le signe d'un nouveau départ et d'une prospérité retrouvée, après la longue crise qu'a traversé la Côte d'Ivoire. L'opération d'assainissement baptisée «Pays propre» et lancée par les nouvelles autorités ivoiriennes devait aider à redorer le blason d'Abidjan, la capitale économique, et pourvoir de nombreux emplois.

Mais l'enthousiasme a cédé la place à la désillusion, notamment pour les «balayeuses d'Abidjan», raconte Mondoblog le 9 septembre.

Ces femmes, reconnaissables par leur blouse verte ou orange et le balai qu'elles tiennent à la main, travaillent dans des conditions pour le moins difficiles. D'abord, elles doivent acheter leur propre matériel de travail: 500 francs CFA par semaine pour l'achat de deux balais; 700 pour un cache-nez; 1.000 pour un sceau -en plus de leur blouse.

Tout cela pour un salaire qui n'excède pas 3.000 francs CFA par jour (4,57 euros). Seulement, les jours, les semaines se succèdent et les salaires se font toujours attendre, ainsi que l'explique une enquête publiée par L'intelligent d'Abidjan:

«Après trois mois de travail nous n'avons pas reçu un seul centime. Nos patrons nous disent que l'Etat n'a pas encore versé notre argent », affirme Djénébou, une de ces balayeuses.

Dans certains cas, ajoute L'Intelligent, l'on observe même jusqu'à six mois d'arriérés de salaire, sans véritable explication. D'autant que les balayeuses n'ont pratiquement aucun contact avec les responsables des sociétés privées qui les emploient. La plupart ne savent même pas qui est leur patron, à l'instar de Maférima Bamba:

«Nous avons rencontré nos responsables pour la première fois à la mairie de Cocody. Ensuite, nous nous sommes retrouvées au carrefour d'Angré-Petro-Ivoire. Franchement, nous ne savons même pas où se trouve le siège de l'entreprise qui nous emploie.»

Les sociétés en charge de l'assainissement de la ville invoquent, quant à elles, des retards de paiement de factures par le ministère de la Salubrité urbaine. Lequel ministère, dirigé par Anne Ouloto, a fait savoir qu'elle n'exerçait aucune tutelle sur ces entreprises.

Autant dire que les balayeuses d'Abidjan ne sont pas sorties de l'auberge. En attendant, certaines d'entre elles ont exprimé leur grogne lors d'une manifestation à Abidjan, fin août:

«Ce sont des voleurs. Ils nous ont fait travailler quatre mois sans salaire.
Lorsque nous venons réclamer notre argent, ils nous demandent de repasser la semaine prochaine. A chaque fois, c'est comme ça. Ce sont des voleurs»
, martelaient certaines.

 

Source : SLATE AFRIQUE

vendredi, 16 septembre 2011

COTE D'IVOIRE: UNE BIEN CURIEUSE DEMOCRATIE


YOUSSOUF BAKAYOKO.jpg

Dans quelques mois, les Ivoiriens seront appelés à se rendre aux urnes pour élire députés, maires et présidents de conseils généraux. Dans une atmosphère de totale suspicion qui en dit long sur les vertus et les valeurs démocratiques du nouveau pouvoir ivoirien.

D'abord, la crédibilité du président de la Commission Electorale Indépendante, Youssouf Bakayoko. Largement entachée, quand on sait les circonstances dans lesquelles cet homme, encadré des ambassadeurs Philip Carter 3 des Etats-Unis et Jean-Marc Simon de France, sur ordre du conspirateur patenté de l'ONU en Côte d'Ivoire, Young Jin Choï, a proclamé le résultat du second tour de l'élection présidentielle de Novembre 2010, il est totalement disqualifié à occuper ce poste : proclamation des résultats hors délai (donc forclusion), hors cadre (au quartier général d'un des candidats, Alassane Ouattara en l'occurrence, à l'Hôtel du Golf), en l'absence des commissaires et des vice-présidents de la CEI, sur des médias étrangers, tout seul, avec des résultats non consolidés et un taux de participation contraire de 11 points à celui annoncé quelques jours plus tôt par ses propres soins, à travers la très officielle voix de son vice-président, sur le plateau du Journal de 20h de la RTI (de 70% à 81%. Abracadabrant !).

Ne serait-ce que pour la suspicion légitime de partialité qui pèse sur sa personne et par la gravité extrême des actes qu'il a posés en Décembre 2010, au mépris de la Constitution et du Code électoral ivoiriens, il devrait tirer sa révérence, s'il était un homme d'honneur. Que nenni ! Il demeure bel et bien à son poste. Il a même été décoré, par Alassane Ouattara, pour service rendu. Que peut-on donc espérer d'un tel administrateur électoral ?

Ensuite, le bureau même de la CEI postélectorale : quasi à une seule et unique teinte ! Tous les pro-Gbagbo et représentants du pouvoir ivoirien de 2010, déjà largement minoritaires du fait des accords de Tschwane (Prétoria) et de Ouagadougou, vont être éjectés ou remplacés au sein de la structure par des proches de Ouattara. Entre temps, tous les représentants de l'opposition d'alors, composée du PDCI-RDA, du RDR, du MPCI, du MJP, du MPIGO (les trois milices armées regroupées sous l'appellation « Forces Nouvelles » par la Chiraquie), du PIT, du MFA et de l'UDPCI ont conservé leurs postes. Quand on a clamé sur tout le pourtour de la terre qu'on est « démocrate », reconsidérer ces dispositions, dans un souci évident de justice et d'équité, est d'une trivialité désarmante ! Mais monsieur le nouveau chef de l'Etat n'en a cure et se sert de l'accord de Prétoria comme échappatoire pour justifier l'injustifiable. Gbagbo l'aurait fait que la planète entière s'en serait émue, tant les médias pro-Sarkozy, soutiens indéfectibles de Ouattara, l'aurait ameutée. Et même que le ciel serait tombé sur la tête des Ivoiriens.

Quand on a traité les autres de « dictateurs », il faut soi-même montrer patte blanche, si on veut rester crédible et ne pas passer pour des êtres vils. Le pouvoir Ouattara n'a pas même l'élégance de cacher un tantinet son jeu en associant ses adversaires politiques à la discussion, à la concertation - fût-elle de façade - et en relevant un tant soit peu la représentativité de l'opposition actuelle qu'assurent La Majorité Présidentielle (LMP) et LIDER, le parti du président de l'Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly. Gbagbo a concédé beaucoup ! Il a même fait rentrer d'exil, formalisé le statut d'anciens Président et Premier ministre, payé, logé et blanchi ses adversaires d'alors, aujourd'hui au pouvoir et se délectant sans retenue de l'ivresse du trône et de la puissance qu'il confère. Il leur a donné, au nom de la paix et des accords y afférents, la majorité dans une commission électorale qu'il a véritablement rendue indépendante. A son tour, on ne lui a rien concédé. Pas même le droit d'être assigné à résidence chez lui avec son épouse, son fils, Michel Gbagbo et d'avoir droit aux visites de ses proches.

C'est avec raison que le FPI, le parti du président Laurent Gbagbo, menace de se retirer des futurs scrutins. Il n'a que trop raison. Les dés sont déjà pipés. Une CEI à une seule coloration, présageant clairement le retour au parti unique, qui ne semble pas émouvoir les donneurs de leçons internationaux et tous les loups qui hurlaient en Côte d'Ivoire contre Gbagbo, « le dictateur ». La « technologie électorale » RHDP est en marche. Les résultats sont connus d'avance. Comme l'a si bien dit un homme politique ivoirien : « Autant nommer les députés », pour faire économiser de l'argent à l'Etat de Côte d'Ivoire !

Ouattara est en pleine manœuvre - oh, extase de la victoire ! - pour se tailler une majorité confortable à l'hémicycle, de sorte à faire passer les lois les plus impopulaires, sur simple ordre à des parlementaires (d'opérette ?), qui obéiraient au doigt et à l'œil, pour asseoir durablement, et certainement définitivement, un parti unique à l'ancienne et un régime dictatorial « stické » démocratique. Une menace à peine voilée, voire un péril national, de formatage et de reconfiguration de la Côte d'Ivoire que les Ivoiriens doivent prendre avec le plus grand sérieux. Quand on connait la capacité de nuisance et les connexions extérieures peu recommandables de ceux qui sont, aujourd'hui, parvenus au pouvoir en Côte d'Ivoire, après moults contorsions politiques, coups tordus, coups d'Etat, rébellions, crimes de sang, crimes économiques et fraudes électorales. Ils ne s'embarrasseront d'aucun scrupule. Absolument aucun.

Enfin, les adversaires et opposants significatifs au pouvoir RHDP, ainsi que bon nombre des potentiels candidats aux législatives proches de Laurent Gbagbo, sont quasiment tous en exil ou en prison. Quant aux conditions de sécurité, de transparence, de crédibilité et d'ouverture du scrutin à tous, le rêve n'est pas permis. La réalité est crue, impitoyable, sans concession : il n'y a plus de démocratie en Côte d'Ivoire. Tout juste une mascarade, un affreux simulacre devant servir de faire-valoir aux yeux de la « communauté internationale », des bailleurs de fonds et des investisseurs (qui ne sont d'ailleurs pas dupes). Pourquoi, en bons « démocrates », ne pas désarmer les « Dozo », mercenaires et autres miliciens venus combattre à Abidjan et dans toutes les villes du pays, les renvoyer à leurs plantations, forêts et savanes et permettre aux exilés de rentrer sans être inquiétés, ainsi qu'aux prisonniers de prétendre à une candidature aux futures échéances électorales ?

Nous avons pour notre part, une intime conviction : si le jeu politique était véritablement démocratique et que les armes ne circulaient plus de façon aussi intimidante et visible dans nos rues et villages malgré les promesses (jamais tenues) du nouveau locataire du palais présidentiel du Plateau, après ce que nous avons vu des quelques mois de règne de Ouattara et de son bras séculier, les FRCI transmués - ou plus exactement bombardés - FANCI, le plébiscite du camp Gbagbo aurait été total ! Tant les exactions, la terreur, le mépris et les injustices du pouvoir RHDP en ont fait voir des vertes et des pas mûres aux Ivoiriens, tous bords confondus, depuis six longs et pénibles mois. Les commerçantes d'Adjamé ne se sont-elles pas faites copieusement injurier par le Commandant Koné Zacharia pour avoir clamé : « Gbagbo kafissa (Gbagbo était mieux, en langue malinké) ? ».

Si Ouattara veut jauger sa vraie popularité, qu'il libéralise et sécurise le jeu démocratique des prochaines échéances. Même sans Gbagbo et les autres. Il pourrait alors apprécier son véritable poids politique et ne plus avoir à se dissimuler derrière le cache-sexe des résultats proclamés par la « Communauté internationale » qui ne sont revêtus d'aucune légitimité, d'aucune constitutionnalité. Malheureusement, une élection législative démocratique en Côte d'Ivoire constitue pour lui, tout comme pour le RHDP et l'ex-rébellion, un véritable épouvantail. Hors de question donc d'en réunir les conditions. Un autre aveu de la victoire, de la popularité et de la majorité de Laurent Gbagbo au sein du peuple ivoirien.

Vivement, que tous les démocrates de Côte d'Ivoire, d'Afrique et du monde, embouchent le cor de la dénonciation véhémente pour décrier sans détours et de la façon la plus audible la conspiration et le hold-up électoral en cours, une fois de plus, dans notre pays. Il en est encore temps ! Mais ce temps nous est désormais compté.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 317 du jeudi 15 septembre 2011.

jeudi, 15 septembre 2011

LIBERATION DE LAURENT GBAGBO: DES CHEFS D'ETAT SE MOBILISENT AUSSI


LAURENT GBAGBO 5.jpg

Les apparences sont généralement trompeuses et singulièrement sur la déportation de Laurent Gbagbo. De nombreux Chefs d'Etat militent en effet activement pour la libération de l'ancien président de la République et offrent gîte et couvert aux proches de l'ancien homme fort d'Abidjan exilés dans plusieurs pays limitrophes.


En dépit des menaces que leur fait courir la justice ivoirienne en lançant de manière ininterrompue des mandats d'arrêt internationaux, les partisans de l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo capturé par la France après une série inattendue de bombardements de sa résidence d'Abidjan ne sont guère confinés dans la clandestinité. Selon plusieurs sources dignes de foi, ils sont même bien accueillis par de nombreux Chefs d'Etat africains qui leur accordent gîte et couvert. Ces derniers les reçoivent d'ailleurs avec beaucoup de sympathie et même si la crainte de la France n'est pour autant pas effacée, ils œuvrent aussi à convaincre le Chef d'Etat ivoirien Alassane Dramane Ouattara de libérer l'ancien homme fort d'Abidjan. Selon des indiscrétions, lors des récents sommets de l'union africaine, de la Cedeao et du fleuve Mano, bien d'homologues africains du N°1 Ivoirien ont ainsi approché ce dernier pour lui demander d'élargir le célèbre prisonnier de Korhogo. Requête à laquelle Ouattara a répondu avoir pris bonne note, mais que le problème ne dépendait pas que de lui. Mais aussi et surtout des présidents Sarkozy et Obama.

Car en dépit des discours lénifiants, y compris celui tenu récemment en France par Dramane Ouattara dans le cadre d'une visite officielle, la Côte d'Ivoire demeure sous tension. La vie politique est bloquée comme l'est l'Assemblée nationale du pays et l'ancien parti au pouvoir le Front Populaire Ivoirien (FPI) se dit contraint de ne pas aller aux élections législatives prévues officiellement pour fin décembre si les conditions de transparence et de sécurité notamment ne sont pas réunies.

De sources diplomatiques, on indique que le porte-parole du président Laurent Gbagbo est même l'objet de sollicitations de Chefs d'Etat africains qui ne supportent pas le sort réservé à son patron détenu depuis plus de cinq mois au nord du pays en dépit d'une inculpation qui devrait officiellement lancer la procédure de son jugement. Koné Katinan est l'ancien ministre du budget de Laurent Gbagbo. Il est régulièrement monté en première  ligne en raison de la crise postélectorale qui s'est déportée sur le terrain économique avec la fermeture des banques du pays. Officiellement, ces Chefs d'Etat facilitent les déplacements des représentants de Laurent Gbagbo exilés dans les pays limitrophes avec des passeports de service notamment. Connu pour être l'un de ses grands défenseurs, le Chef de l'Etat angolais ne s'est jamais officiellement prononcé sur la capture de Laurent Gbagbo par les Français à Abidjan. Mais on imagine la dette qui est celle de Dos Santos qui doit une fière chandelle à Laurent Gbagbo pour la liquidation de Jonas Savimbi chouchouté par les régimes d'Houphouët-Boigny et d'Henri Konan Bédié. Mais si l'ogre angolais garde le silence, l'ancien président sud-africain  ne manque pas d'occasion pour dénoncer ce qui s'est passé à Abidjan et en dépit de la situation de fait qui prévaut  en Côte d'Ivoire , continue encore de douter de la victoire d'Alassane Ouattara.

LAURENT GBAGBO 4.jpg

La plupart de ces chefs d'Etat en exercice ou à la retraite usent de leurs pouvoirs et de leur carnet d'adresses pour aider à la libération du président Gbagbo pas par simple humanisme mais parce qu'ils ont leur propre lecture des événements en Côte d'Ivoire. L'ancien président ghanéen Jerry Rawlings fait partie des fidèles défenseurs de Gbagbo. Hostile à un dénouement armé de la crise, il avait lui aussi demandé le recomptage des voix pour départager le sortant et Alassane Ouattara pressé d'en découdre militairement. Son aide est fortement appréciée de la plupart des patriotes qui sont exilés au Ghana. Mais on connait aussi le point de vue tranché de Paul Kagamé sur la question. C'est lui qui avait dénoncé l'ombre du metteur en scène étranger dans l'arrestation du président ivoirien. « Le fait que, cinquante ans après les indépendances, le destin du peuple ivoirien, mais aussi son économie, sa monnaie, sa vie politique soient encore contrôlés par l'ancienne puissance coloniale pose problème », avait-il analysé au grand désespoir des journalistes de Jeune Afrique l'Intelligent qui l'avait interrogé.

Mais la cause de Laurent Gbagbo est surtout défendue par la diaspora africaine. Celle-ci n'arrête plus de se mobiliser. Hier encore, elle était à Paris pour huer plusieurs dirigeants africains venus assister à la remise du prix Houphouët-Boigny. Ce prix sponsorisé par la Côte d'Ivoire voit chaque année défiler d'apocryphes houphouëtistes qui ont jeté aux orties son œuvre et sa vieille épouse. Alassane Ouattara s'est vu lancer à la face  un « Ouattara assassin ! » suivi de « Wade assassin ! » scandé par la foule au fur et à mesure de l'arrivée des Chefs d'Etat invités à cette cérémonie. Bernard Houdin le conseiller du président Gbagbo représentant le porte-parole Koné Katinan en Europe multiplie les rencontres. « En ma qualité de représentant du porte-parole du Président, j'essaie de rencontrer le plus possible les associations et organisations issues de la diaspora, certaines anciennes, d'autres nées avec la crise, et je suis souvent impressionné par l'engagement des uns et des autres dans ce combat », affirme-t-il. Le 7 août, Bernard Houdin était d'ailleurs à Montréal où il  a rencontré une forte communauté ivoirienne dont il se dit surpris par l'enthousiasme. Cette communauté ivoirienne comme partout en Europe, épaulée par de nombreux Africains des autres pays. Le représentant du porte-parole du président ira dans les prochaines semaines en Allemagne où il est attendu par de nombreux Africains. Pour lui, tout cela augure que c'est Gbagbo qui aura raison à la fin.

Alors qu'il avait cru se débarrasser du Président Gbagbo comme l'ont demandé les Français en le déportant, Alassane Ouattara a bien du mal à s'affirmer comme le président légitime des Ivoiriens. Hier encore, il a fallu une seule déclaration de Gbagbo qui l'a pourtant royalement ignoré dans sa lettre à Nicolas Sarkozy pour que ses deux grandes interviews au Figaro et à TF1 passent complètement inaperçues à Abidjan où chaque sortie de l'ancien président alimente plus la conversation que les discours monocordes de Ouattara.


Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 64 du jeudi 15 septembre 2011.

COTE D'IVOIRE: LES FRANÇAIS D'ABORD!

FILLON ET OUATTARA.jpg

L'arrivée de Marcel Zady Kessy à la tête du conseil économique et social a propulsé dans l'administration de cette institution un secrétaire général de nationalité française. De manière générale, la prise du pouvoir d'Alassane Ouattara coïncide avec une poussée de « blanchisation » de l'administration publique. A la présidence notamment, mais aussi à la police.


Il avait tout promis. A savoir trouver l'argent qui manque tant aux ivoiriens pour mettre fin à la grande pauvreté ambiante. Donner surtout du travail à chaque ivoirien grâce à un ambitieux programme économique. Aux termes de cette foire aux promesses, Ouattara s'était engagé à créer un million d'emplois par an... En cinq mois, il en a pourtant détruit des milliers : 80.000 selon l'union générale des travailleurs de Côte d'Ivoire (UGTCI) proche du parti démocratique de Côte d'Ivoire et donc pro-Ouattara et près d'un millier d'employés de la présidence ont perdu leur poste depuis l'avènement du chef de l'Etat au pouvoir. Les nouveaux gouvernants se livrent même à une sordide chasse aux sorcières presque compréhensible pour placer leurs propres hommes mais recrutent aussi des blancs. Notamment à la présidence où le chef de l'Etat est « sous l'influence de ses sorciers blancs », selon l'expression de la Lettre du Continent. Les français travaillant à la présidence ivoirienne se chargent de tout : stratégie, budget, infrastructures...

Bref, ce sont ces conseillers français qui décident de tout au point d'agacer le Premier ministre Guillaume Soro. Recruté en mars pendant que les bombes tonnaient à Abidjan, Philippe Serey-Eiffel est perçu «  comme le grand vizir de la lagune Ebrié », selon La Lettre du Continent. Aucun dossier intéressant les finances ne peut arriver au chef de l'Etat sans passer par lui. Dans les faits, il est le vice-président chargé des finances. Ce qui est fort compréhensible.

Le principe de la françafrique est de coller aux bottes des gouvernants africains des conseillers techniques dont le rôle est de contrôler les entrées et sorties d'argent comme le démontre l'excellent documentaire de O. Cetaril. Guillaume Soro a beau tenter de délimiter son pouvoir, Philippe Serey-Eiffel reste droit dans ses bottes, sûr de ses moyens.

Il n'est d'ailleurs pas le seul à se croire à la maison à la présidence ivoirienne. Cédric Lombardo chargé des affaires climatiques va lui aussi proroger son bail. Les français ont la haute main sur les finances du pays mais aussi sur les questions de défense nationale. L'armée ivoirienne que la France a désarmée dans les bombardements de la résidence du président Gbagbo n'est plus qu'une armée d'opérette. Claude Réglat et Marc Paitier, deux officiers français à la retraite ont dorénavant du travail. Ils ont la responsabilité des écoutes dans les sous-sols du palais. Claude Réglat doit piloter la réforme de l'armée avec l'entrée des 10.000 rebelles reversés dans l'armée régulière. Pendant ce temps, Jean-Yves Garnault contrôle le trésorier payeur général de l'Armée et passe au crible les dépenses militaires engagées par l'Etat. Ouattara a aussi recruté Christian Delmotte pour les questions de santé. C'est lui, croit naïvement Alassane Ouattara, qui doit mettre en place une couverture maladie universelle en Côte d'Ivoire. Mais si Ouattara s'appuie sur les français pour faire fonctionner la présidence de la République, il a également recruté des français pour s'occuper de la cuisine. C'est Dominique Ouattara en personne qui supervise les entretiens d'embauche. L'épouse du chef de l'Etat a d'ailleurs rapidement jeté son dévolu sur Olivier Payet le chef de cuisine du restaurant de l'hôtel Tiama d'Abidjan.

Mais Ouattara a aussi embauché Jean-Louis Blanc pour gérer le parc-auto de la présidence et a pensé pour sa communication à une autre française Anna Méaux qui évince Patricia Balme, elle aussi de nationalité française. Quant à Frédéric Bedin qui est le directeur de Public Système Hopscotch, il a été imposé par Paris pour organiser les grands événements du pays. Comme s'il n'y avait aucune compétence sur place.
La police attend également son  lot de blancs. Pour l'instant, deux instructeurs blancs y font des évaluations au terme duquel un bon nombre de policiers français devraient arriver à Abidjan. Jusqu'à présent les deux instructeurs de la police nationale restent discrets. Personne ne connait leur nom, à part quelques directeurs avec qui ils sont en contact.

Alors que depuis les années 80, Houphouët-Boigny lui-même s'était lancé dans une politique d'ivoirisation des cadres et que Laurent Gbagbo a porté haut le combat de la souveraineté de notre pays, Alassane Ouattara nous ramène par sa politique de gouvernant complexé aux années où l'administration était sous la coupe des colons français. Cette attitude est d'autant plus incompréhensible qu'environ un millier d'ivoiriens viennent d'être renvoyés de la Présidence ivoirienne. Certainement pour faire de la place à une poignée de conseillers mieux rémunérés que le millier viré.

Laurent Gbagbo avait dit aux militaires : « si je tombe, vous tombez ». Les ivoiriens ne savaient à quel point la prophétie était aussi écrite pour eux.

 

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui ».

mercredi, 14 septembre 2011

LE PRESIDENT GBAGBO PORTE PLAINTE CONTRE SARKOZY ET SON ARMEE



LAURENT GBAGBO 3.jpg

 

Excellence Monsieur le Président (Nicolas Sarkozy),

Le 31 août 2011, lors de la conférence annuelle des Ambassadeurs à Paris composée de diplomates du monde accrédités près de la France, vous avez mis un point d'honneur à vous étendre sur votre vision nouvelle de la politique étrangère de la France. Certainement pris de remords, de tourments et d'une gêne bien visible, vous vous êtes cru obligé, sur un ton répétitif, de justifier l'intervention illégale de votre «puissante armée» en Côte d'Ivoire et en Libye pour des raisons que vous énoncez vous-mêmes difficilement, tant elles paraissent absurdes. Vous justifiez en effet l'intervention armée de votre pays en Afrique, notamment en Côte d'Ivoire et en Libye, par un nouveau concept ; celui «de la responsabilité de protéger».

Monsieur le Président de la République, ce qui paraît une trouvaille pour vous, n'est qu'une variante des idéologies impérialistes déjà développées par vos illustres prédécesseurs. 

Les Africains sont peut-être, de grands enfants pour vous, mais ils ont au moins de la mémoire. Ils se rappellent donc que chaque action prédatrice de votre cher peuple occidental en Afrique a toujours été justifiée par votre soi-disant humanisme. C'est bien au nom de cet humanisme que vous avez justifié la colonisation en Afrique après l'avoir soumise au joug de l'esclavage. Le Président Laurent Gbagbo suffisamment instruit de l'histoire du peuple africain, fait partie hélas de ceux qui trouvent votre amour pour les peuples africains trop suspect pour être sincère. Ils vous soupçonnent de vouloir corrompre le droit international humanitaire en Afrique pour des raisons qui relèvent de votre intérêt personnel qui du reste, se détachent des grandes valeurs que la France a légué à l'humanité. Votre regard condescendant sur l'Afrique traduit tout au moins le mépris que vous avez pour ce continent qui ne serait pas, suivant votre échelle à vous, entré dans l'Histoire. Ce regard condescendant manque donc d'honnêteté. C'est pourquoi vous avez du mal à comprendre et admettre qu'un pays souverain ne puisse avoir, du seul fait qu'il soit africain, les moyens de réguler ses contradictions internes.

Monsieur le Président de la République, souffrez que je vous rappelle que la Côte d'Ivoire reste un Etat souverain au même titre que la France. A ce titre, la Côte d'Ivoire possède une Constitution comme la France. Elle s'est dotée d'organes de gestion de l'Etat pour réguler les rapports sociaux à l'image de ce qui se passe en France. Le Président Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur d'une élection qui s'est déroulée sur le sol ivoirien conformément aux règles et procédures que le peuple ivoirien s'est souverainement données. Il tient à rappeler solennellement qu'il demeure le Président légitime et légal de la Côte d'Ivoire parce qu'il a gagné l'élection présidentielle. Son arrestation arbitraire et sa détention tout aussi illégale n'entament en rien cette réalité.

Monsieur le Président de la République, au cas où vous ne le sauriez pas, votre homologue, le Président Laurent Gbagbo, a porté une plainte auprès du tribunal aux armées de Paris contre l'Armée française pour assassinat et tentative d'assassinat. La plainte régulièrement formulée a été introduite par les soins de ses avocats le 5 juillet 2011. D'autres actions sont en cours auprès des tribunaux français et internationaux. Elles vous visent directement pour votre action illégale en Côte d'Ivoire. Il est bon de rappeler qu'aucune disposition légale ni du droit interne française ni du droit international ne vous a donné mandat pour agir en Côte d'Ivoire comme vous l'avez fait. La résolution 1975 de l'Onu ne vous a jamais donné mandat pour arrêter le Président Gbagbo et le remettre à l'ennemi.

Le Président Laurent Gbagbo tient à rassurer l'Armée française que, c'est dans la douleur qu'il a été contraint d'engager des poursuites contre elle. Il est tout simplement à la recherche de la vérité. Il tient à ce que le monde entier sache que c'est bien lui qui a gagné les élections en Côte d'Ivoire. Il n'a aucune animosité personnelle contre l'Armée française, lui, fils du sergent chef Koudou Paul dans l'Armée française, qui a combattu sans regret pour restaurer la grandeur perdue de la France dans les Ardennes. Un lien fort l'unit à cette grande Armée. Ceux qui - ni eux, ni leurs ascendants - n'ont jamais pu connaître l'Armée française de façon aussi intime, ne peuvent comprendre ces liens. Il est malheureux de constater que l'Armée française, dont les souvenirs ont souvent occupé les conversations de son père, soit obligée de combattre aux côtés de mouvements rebelles pour défendre des causes qui sont aux antipodes de la grande espérance que la révolution française et la déclaration de 1789 qui en a suivi, ont apporté à l'humanité tout entière.

Les mobiles de l'intervention de l'Etat français en Côte d'Ivoire restent totalement étrangers aux intérêts du peuple français. Il s'agit de la manifestation des appétits exagérés de réseaux pervers qui tentent de soumettre le monde et particulièrement l'Afrique à leurs intérêts égoïstes. Le Président Gbagbo en est conscient. C'est pourquoi il refuse l'amalgame que l'on tente de faire à dessein en le présentant comme étant l'ennemi des Français. Le Président Gbagbo réaffirme son attachement au peuple français à qui des raisons affectives le lient solidement. Il y a fait une partie de ses études et a bénéficié, de ce fait, de l'hospitalité de nombreux Français. Cela constitue une attache solide qui ne peut se défaire aussi facilement à coups de campagne de dénigrement par ceux qui méconnaissant l'Histoire du grand peuple qu'ils sont censés diriger.

Cependant, le Président Gbagbo reste inflexible sur sa détermination à défendre et à préserver la souveraineté du peuple africain. Cette détermination est l'axe majeur de son combat politique vieux de plus d'un demi-siècle. Ce ne sont donc pas les bombes, encore moins les campagnes de dénigrement, qui sauraient le détourner de son combat.

C'est au nom de ce principe essentiel de sa vie qu'il a refusé que son armée aille défiler sur les Champs Elysées, le 14 juillet 2010, alors que le gouvernement ivoirien attendait du gouvernement français un début de réparation des tueries perpétrées sur les civils, en 2004, par l'armée française et qui ont fait plus de 60 morts. C'est pour cette même raison qu'il a refusé de se rendre aux assises Franco-Afrique de Nice 2010.

Monsieur le Président de la République, vous aurez du mal à convaincre le monde que vous n'avez pas trouvé intolérable cet affront venant, de surcroît, d'un Président africain. Le monde aura compris alors votre haine vis-à-vis du Président Laurent Gbagbo.

Aucune peine n'est trop grande pour qui se bat pour la grandeur de son peuple. Monsieur le Président de la République, le pays que vous dirigez en donne plusieurs exemples. Le plus récent reste le cas du Général de Gaulle. Peut-être que si vous appreniez à mieux connaître son amour pour le peuple français, vous comprendriez certainement mieux, avec un peu de bonne foi, l'amour du Président Gbagbo pour le sien.

Le Président Laurent Gbagbo vous informe par ailleurs qu'il a instruit ses avocats à l'effet de demander une enquête internationale sur les tueries d'Abobo dont vous l'accablez. Il reste convaincu que cette enquête vous révèlera des surprises désagréables. Il espère que l'Onu sera assez courageuse pour accepter d'ouvrir cette enquête. Le monde entier a besoin de connaître la vérité sur tout ce qui s'est passé en Côte d'Ivoire. Tout comme le monde aussi a besoin de savoir pourquoi l'on a préféré une guerre qui a semé tant de désolation, à une simple opération de recomptage de voix, déjà expérimentée quelques mois auparavant en République d'Haïti. Cette vérité est essentielle et ne saurait être occultée du simple fait de l'arrestation et de la détention arbitraire du Président Gbagbo et de ses principaux collaborateurs. Pour vous en convaincre, je vous prie de faire analyser le document joint en annexe, dressé par un homme qui s'est attelé à faire le travail de recomptage des voix proposé par le Président Gbagbo, et que vous avez rejeté du revers de la main au profit d'une opération militaire. Au terme de ce travail scientifique, c'est bien le Président Laurent Gbagbo qui a remporté l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire. L'auteur de ce travail de recherche a mis deux mois pour le faire seul. C'est dire qu'une commission aurait mis moins de deux semaines. Vous auriez pu faire l'économie de cette guerre, à tout point de vue inutile, et affecter ainsi l'argent des contribuables français à d'autres fins que celle «de protéger» des Africains en larguant - suprême paradoxe - sur leurs têtes, des bombes.

Dans l'attente que cette vérité soit enfin sue, je vous prie d'agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l'expression de ma très haute considération.


Le ministre Koné Katinan


Représentant et porte-parole du Président Laurent Gbagbo


Source : COTE D'IVOIRE LA VRAIE

COMMENT L'ARGENT DES IVOIRIENS A SERVI A FINANCER UNE GUERRE CONTRE EUX

 

MILITAIRES FRANçAIS EN COTE D'IVOIRE.jpeg

La guerre contre Laurent Gbagbo visant à le déloger de la présidence ivoirienne a coûté 400 milliards. Elle a été entièrement financée par des bons du trésor ivoirien qui a bénéficié de la complicité de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest pour tromper le marché financier. Aujourd'hui, Ouattara a du mal à rembourser.


Au soir du 11 avril, lorsque le monde entier apprend l'arrestation de Laurent Gbagbo, personne n'a idée de l'identité de celui qui a financé cette gigantesque opération au cours de laquelle 800 tonnes de bombes ont été larguées sur la résidence du président ivoirien, une centaine de chars français ont été mis à contribution pour enfoncer la défense autour de la résidence de Laurent Gbagbo, des avions MI 24 de l'ONUCI pour assurer la maîtrise des airs, des hélicoptères Gazelle et des Puma de la force Licorne dont un millier de soldats avaient débarqué de France des jours plus tôt, pour bombarder les camps militaires et les neutraliser, mais aussi toute l'industrie de corruption qu'il a fallu monter pour débaucher les officiers et forcer les allégeances...Or ni les Français, ni les Américains, encore moins les Africains n'ont aidé au financement de cette guerre. Bien que quelques légendes aient couru çà et là, c'est bien  sur le marché financier et donc aux banques que nous devons le financement de cette guerre qui a détruit des milliers de vies en Côte d'Ivoire.

Alors qu'ils étaient encore au Golfe, nos maîtres d'aujourd'hui vont lancer sur le marché financier des bons du trésor. A dire vrai, de faux bons du trésor. Car le gouvernement de Côte d'Ivoire où siégeait Charles Koffi Diby avait engagé cette procédure qui permet à tous les Etats de rechercher de l'argent auprès des structures bancaires et de faire face, généralement aux derniers mois de salaires des fonctionnaires. Ces bons sont garantis par la BCEAO qui veille à ce que ces dettes soient ensuite remboursées à échéance. La Côte d'Ivoire légale avait donc ses bons du trésor en cours. Ce qui ne lui permettait plus d'en engager d'autres. En effet, le gouvernement de Gbagbo devait encore 300 milliards lorsque les banques ont été fermées. Par manque d'interlocuteur, ces dettes n'ont pu être entièrement remboursées.

Mais avec la complicité de la BCEAO qui considérait alors Alassane Ouattara comme le seul gouvernement légitime de Côte d'Ivoire, Charles Koffi Diby va mettre sur le marché de nouveaux bons aussitôt garantis par la BCEAO. L'opération rapporte 400 milliards aux émetteurs. Avec ce pactole, Alassane Ouattara et ses amis vont ensuite financer les voyages à l'extérieur, les missions des « ministres » dans les pays européens notamment, mettre toute la stratégie de communication en place, louer à l'ONU et à la France leurs avions, leurs soldats... Bref, financer la guerre contre Gbagbo.

Malheureusement la victoire est aujourd'hui loin et il faut rembourser. Car contrairement à ce qui avait été promis, Ouattara n'arrive pas à faire venir en Côte d'Ivoire les milliards qu'il avait annoncés et les caisses de l'Etat sont désespérément vides. Les 132 milliards de l'Agence Française de Développement ( AFD ) pour lesquels le gouvernement a fait des gorges chaudes ciblent les dépenses auxquelles l'Etat ne peut déroger : les deux mois de salaires consentis, les six milliards pour l'assainissement (nous y reviendrons), remboursement intégral des entreprises françaises pillées et  80 milliards que l'Etat espérait maintenant mais pour lesquels la France exige la tenue des législatives en Côte d'Ivoire. Or les échéances arrivent à grande vitesse. Le mois de décembre est en effet ce mois-là. L'Etat doit donc désormais 700 milliards à rembourser en décembre dans un contexte de morosité et où les ressources intérieures se raréfient à cause des difficultés de tous ordres dont celles liées au recouvrement des taxes dans les zones CNO.

Lors des discussions avec la mission conjointe du FMI et de la Banque mondiale, le gouvernement a proposé la stratégie du revolving pour se débarrasser, du moins sur le papier, de cette dette. Dans ce cas de figure, l'Etat s'entendrait avec les banques qui feraient comme si elles ont été payées. La BCEAO qui est dans le complot paierait alors la compensation pour sauver l'honneur de notre pays. Le problème est que la manœuvre ne semble pas du goût de ceux qui sont venus en Côte d'Ivoire. Cela dit, ce ne sont que des techniciens. Les décideurs sont à New-York, notamment au sein du conseil d'Administration des deux banques.

C'est donc pour cette raison que le chef de l'Etat a repris l'avion pour la France. Sans doute espère-t-il un lobbying des autorités françaises à qui il doit déjà sa présidence. En tout cas, la délégation du ministère de l'économie et des finances composée des fonctionnaires du ministère du trésor public et ceux du budget se rendra aux Etats-Unis juste après la réunion avec la mission conjointe FMI et Banque Mondiale qui se déroule actuellement à Abidjan. L'objectif est de négocier une autre échéance, juste pour permettre au gouvernement de celui pour qui l'argent n'est pas un problème d'avoir un peu de répit.

 

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 61 du lundi 12 septembre 2011.

mardi, 13 septembre 2011

A LIRE ABSOLUMENT ET DE TOUTE URGENCE: L'ETAT SPIRITUEL DE L'EGLISE, LA CRISE IVOIRIENNE ET SON ISSUE FINALE

 

LA BIBLE 2.jpg

"Je vous salue, chers frères et soeurs en CHRIST! Je voudrais, par la grâce de DIEU partager avec vous une série de révélations que le SEIGNEUR JESUS-CHRIST m'a données sur l'état spirituel de son Eglise en Côte d'Ivoire, sur la crise ivoirienne et son issue finale qui est pour très bientôt". Ainsi commence la prophétie que je vous invite à lire, ce jour, et qui va vous pétrifier.

Une révélation de 15 pages qui m'a été envoyée par un inconnu, très proche de celle du Pasteur DALI Claude et reçue en AVRIL 2004 (tout comme celle du Pasteur DALI), qui vous laissera sans voix devant la précision et l'exactitude de ses prédictions dont une bonne partie s'est déjà accomplie et dont la suite prévue pour les prochains jours est une terrifiante interpellation A CHAQUE IVOIRIEN.

Loin de moi l'idée de faire du sensationnel et de vous embarquer dans une aventure foireuse. Le sujet m'a l'air extrêmement grave et sérieux!

 

Pour lire la prophétie en document PDF, cliquer sur:



REVELATION 2004

 

 

DINDE Fernand AGBO

lundi, 12 septembre 2011

BOURGI: «J'AI VU CHIRAC ET VILLEPIN COMPTER LES BILLETS»


ROBERT BOURGI.jpg

L'avocat Robert Bourgi, successeur de Jacques Foccart, révèle vingt-cinq ans de pratiques occultes sous Chirac. Pour la première fois, un homme avoue des financements occultes en provenance d'Afrique.



L'ex-numéro deux du régime du président déchu Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire a affirmé dimanche que quelque trois millions d'euros avaient été transférés d'Abidjan à Paris pour financer la campagne électorale du président français Jacques Chirac en 2002. Ces déclarations de Mamadou Koulibaly, actuel président de l'Assemblée nationale, vont dans le sens des accusations de l'avocat français Robert Bourgi, conseiller officieux pour l'Afrique du président français Nicolas Sarkozy.


"
Robert Bourgi a parfaitement raison, il y a eu un transfert d'argent entre Laurent Gbagbo (2000-2011) et Jacques Chirac, en 2002" a déclaré M. Koulibaly, faisant état "d'environ deux milliards de FCFA (environ trois millions d'euros) transportés d'Abidjan vers Paris par valise". "J'ai dit au président [Laurent Gbagbo] que nous étions un pays pauvre et que nous n'avions pas d'argent à financer des élections d'hommes politiques de pays riches", a-t-il expliqué. Mamadou Koulibaly a ajouté avoir "rencontré Robert Bourgi à la table de Gbagbo en 2002, venu solliciter de l'aide en vue d'un financement de la campagne présidentielle en France".

"Quand on veut faire de la politique, on est généreux"


"
Monsieur, vous êtes jeune, quand on veut faire de la politique, on est généreux", lui aurait répondu Robert Bourgi devant son opposition. Robert Bourgi a affirmé au Journal du dimanche qu'il avait "participé à plusieurs remises de mallettes à Jacques Chirac" et qu'il avait également remis des fonds occultes à Dominique de Villepin, ex-Premier ministre français.

Lire ci dessous l'interview intégrale de Robert Bourgi:

Pourquoi prendre la parole aujourd'hui?

Avant toute chose, je veux dire que je parle en mon nom personnel, je ne suis mandaté par personne. Pierre Péan, que je connais depuis vingt ans, est venu me voir pour son enquête sur Alexandre Djouhri et, de fil en aiguille, nous avons un peu parlé de quelqu'un que je connais bien, Dominique de Villepin. Depuis quelques jours, j'observe, je lis et j'entends les commentaires de ce dernier sur l'enquête de Pierre Péan. Trop, c'est trop. À 66 ans, j'en ai assez des donneurs de leçon et des leçons de morale... J'ai décidé de jeter à terre ma tunique de Nessus, cet habit qui me porte malheur et que je n'ai jamais mérité.

Dans le livre de Pierre Péan, vous racontez comment Villepin vous a déçu...

J'ai travaillé avec Dominique pendant des années. Nous avons été très proches, comme on peut être proche d'un ami, de quelqu'un que l'on connaît intimement. Et puis, fin 2005, brutalement, il m'a chassé. Oui, il m'a déçu. N'est pas de Gaulle qui veut. L'entendre donner des leçons, lui que je connais de l'intérieur, m'exaspère.

À quand remonte votre première rencontre?

En mars 1997, le jour de l'enterrement de mon maître, Jacques Foccart, Dominique de Villepin m'appelle et me dit qu'il m'attend le soir même dans son bureau. Ce soir-là, à l'Elysée, il y a Jacques Chirac. Le président me demande de reprendre le flambeau avec Villepin... Et souhaite que je l'initie à ce que nous faisions avec le "Doyen", comme j'appelais Foccart.

C'est-à-dire?

Pendant trente ans, Jacques Foccart a été en charge, entre autres choses, des transferts de fonds entre les chefs d'État africains et Jacques Chirac. Moi-même, j'ai participé à plusieurs remises de mallettes à Jacques Chirac, en personne, à la mairie de Paris.

Directement?

Oui, bien sûr. C'était toujours le soir. "Il y a du lourd?" demandait Chirac quand j'entrais dans le bureau. Il m'installait sur un des grands fauteuils bleus et me proposait toujours une bière. Moi qui n'aime pas la bière, je m'y suis mis. Il prenait le sac et se dirigeait vers le meuble vitré au fond de son bureau et rangeait lui-même les liasses. Il n'y avait jamais moins de 5 millions de francs. Cela pouvait aller jusqu'à 15 millions. Je me souviens de la première remise de fonds en présence de Villepin. L'argent venait du maréchal Mobutu, président du Zaïre. C'était en 1995. Il m'avait confié 10 millions de francs que Jacques Foccart est allé remettre à Chirac. En rentrant, le "Doyen" m'avait dit que cela s'était passé "en présence de Villepinte", c'est comme cela qu'il appelait Villepin. Foccart ne l'a jamais apprécié... Et c'était réciproque.

Pourquoi?

En 1995, Juppé et Villepin se sont opposés à ce que Foccart occupe le bureau du 2, rue de l'Élysée, qui était son bureau mythique du temps de De Gaulle et Pompidou. Le "Doyen" en avait été très amer. Il avait continué à apporter les fonds, mais il avait été humilié.

À combien évaluez-vous les remises d'argent de Foccart venant d'Afrique?

Incalculable! À ma connaissance, il n'y avait pas de comptabilité. Plusieurs dizaines de millions de francs par an. Davantage pendant les périodes électorales.

Jacques Chirac, accusé par Jean- Claude Méry dans sa fameuse cassette d'avoir vu une remise de 5 millions de francs, a toujours démenti tout cela...

Je sais ce que je dis. Je sais ce que j'ai fait.

Que faites-vous donc à partir de 1997, à la mort de Foccart, avec Dominique de Villepin?

Je l'ai présenté aux chefs d'État africains. Au début, ils se sont étonnés de devoir traiter avec Villepin, qui avait déjà son discours officiel sur la "moralisation"... Je leur ai dit que c'était une décision du "Grand", autrement dit de Chirac. Je dois dire que Villepin s'y est bien pris avec eux. Que le courant est bien passé. Il a su y faire... Il m'appelait "camarade" et s'est mis à m'offrir du whisky pur malt de 1963.

Et les remises de valises ont continué?

Elles n'ont jamais cessé. À l'approche de la campagne présidentielle de 2002, Villepin m'a carrément demandé "la marche à suivre". Il s'est même inquiété. C'est sa nature d'être méfiant. Je devais me présenter à l'Élysée sous le nom de "M. Chambertin", une de ses trouvailles. Pas question de laisser de traces de mon nom. Par mon intermédiaire, et dans son bureau, cinq chefs d'État africains - Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Denis Sassou Nguesso(Congo-Brazzaville) et, bien sûr, Omar Bongo (Gabon) - ont versé environ 10 millions de dollars pour cette campagne de 2002.

Alors que ces fonds en liquide ne figurent sur aucun compte officiel, que les fonds secrets avaient été supprimés par Lionel Jospin, que l'affaire Elf avait mis en lumière les fortunes occultes des chefs d'État africains...

C'est l'exacte vérité. Un exemple qui ne s'invente pas, celui des djembés (des tambours africains). Un soir, j'étais à Ouagadougou avec le président Blaise Compaoré. Je devais ramener pour Chirac et Villepin 3 millions de dollars. Compaoré a eu l'idée, "connaissant Villepin comme un homme de l'art", a-t-il dit, de cacher l'argent dans quatre djembés. Une fois à Paris, je les ai chargés dans ma voiture jusqu'à l'Élysée. C'est la seule fois où j'ai pu me garer dans la cour d'honneur! C'était un dimanche soir et je suis venu avec un émissaire burkinabais, Salif Diallo, alors ministre de l'Agriculture. Je revois Villepin, sa secrétaire, Nadine Izard, qui était dans toutes les confidences, prendre chacun un djembé, devant les gendarmes de faction... Les tams-tams étaient bourrés de dollars. Une fois dans son bureau, Villepin a dit : "Blaise déconne, c'est encore des petites coupures!"

Comment écoulait-il ces fonds? Pierre Péan a demandé à Éric Woerth, trésorier de la campagne de 2002, qui n'a jamais eu vent de ces espèces...

Je ne sais pas ce que Chirac et Villepin en faisaient. C'est leur problème.

Vous dites que Laurent Gbagbo aussi a financé la campagne de Jacques Chirac en 2002...

Oui. Il m'avait demandé combien donnait Omar Bongo, et j'avais dit 3 millions de dollars. Laurent Gbagbo m'a dit : "On donnera pareil alors." Il est venu à Paris avec l'argent. Nous nous sommes retrouvés dans sa suite du Plaza Athénée. Nous ne savions pas où mettre les billets. J'ai eu l'idée de les emballer dans une affiche publicitaire d'Austin Cooper. Et je suis allé remettre le tout à Villepin, à l'Élysée, en compagnie d'Eugène Allou, alors directeur du protocole de Laurent Gbagbo. Devant nous, Villepin a soigneusement déplié l'affiche avant de prendre les billets. Quand on sait comment le même Villepin a ensuite traité Gbagbo, cela peut donner à réfléchir...

Jacques Chirac était-il au courant de toutes les remises d'espèces?

Bien sûr, tant que Villepin était en poste à l'Élysée. Lors des grandes remises de fonds, j'étais attendu comme le Père Noël. En général, un déjeuner était organisé avec Jacques Chirac pour le donateur africain, et ensuite, la remise de fonds avait lieu dans le bureau du secrétaire général. Une fois, j'étais en retard. Bongo, qui m'appelait "fiston" et que j'appelais "papa", m'avait demandé de passer à 14h 45. Nadine, la secrétaire de Villepin, est venue me chercher en bas et m'a fait passer par les sous-sols de l'Élysée. J'avais un gros sac de sport contenant l'argent et qui me faisait mal au dos tellement il était lourd. Bongo et Chirac étaient confortablement assis dans le bureau du secrétaire général de l'Élysée. Je les ai salués, et je suis allé placer le sac derrière le canapé. Tout le monde savait ce qu'il contenait. Ce jour-là, j'ai pensé au Général, et j'ai eu honte.

Après la réélection de 2002, Villepin a quitté l'Élysée pour le ministère des Affaires étrangères. Avec qui traitiez-vous?

Toujours avec lui. Cela a continué quand il est passé au Quai d'Orsay, à l'Intérieur, et aussi quand il était à Matignon. Place Beauvau, un nouveau "donateur", le président de Guinée équatoriale Obiang NGuéma, a voulu participer. J'ai organisé un déjeuner au ministère de l'Intérieur, en présence du président sénégalais Abdoulaye Wade et son fils Karim, au cours duquel Obiang NGuéma a remis à Villepin une mallette contenant un million et demi d'euros. Parfois, Dominique sortait directement l'argent devant nous, même si je venais accompagné d'un Africain, et, sans gêne, il rangeait les liasses dans ses tiroirs. Pour l'anecdote, je lui laissais parfois la mallette sans qu'il l'ouvre en lui donnant le code de la serrure... Une autre fois, lorsqu'il était à Matignon, Villepin s'impatientait parce que l'ambassadeur du Gabon était en retard. Il est finalement arrivé tout essoufflé avec un sac contenant 2 millions d'euros. "C'est lourd", disait-il... en frôlant l'infarctus.

À cette époque, en pleine affaire Clearstream, Dominique de Villepin a toujours évoqué les consignes présidentielles de "moralisation de la vie publique"...

Oui, en public, il a toujours eu ce discours. Dominique est quelqu'un de double. Un individu à deux faces. Pendant toute la période Clearstream, à plusieurs reprises, il était euphorique. "On va bourrer le nabot", disait-il en parlant de Nicolas Sarkozy. Il était certain, pendant des mois, que l'affaire Clearstream allait tuer politiquement son rival. Au total, après qu'il eut quitté l'Élysée, j'estime avoir remis à Villepin, en direct, une dizaine de millions de dollars. Et, outre cet argent liquide, je lui ai remis des "cadeaux"...

Quel genre?

Je me souviens d'un bâton du maréchal d'Empire, qui lui avait été offert par Mobutu. Bongoet Gbagbo lui ont aussi offert de superbes masques africains. Bongo lui a offert des livres rares, des manuscrits de Napoléon... Chirac a reçu des cadeaux splendides, aussi. Je me souviens d'une montre Piaget offerte par Bongo, qui devait réunir environ deux cents diamants. Un objet splendide, mais difficilement portable en France...

Comment savez-vous cela?

J'avais accès au gestionnaire du compte parisien d'Omar Bongo, et il m'est arrivé d'aider certaines personnes proches de Dominique, qui en avaient besoin. Avec "papa", nous avions un code: entre nous, nous appelions Villepin "Mamadou", parce qu'autrefois un secrétaire général du président gabonais se prénommait ainsi. Il me suffisait de dire : "Papa, 'Mamadou' a besoin de quelque chose." Et Omar Bongo me disait de faire le nécessaire.

Vous disiez que les remises d'espèces ont continué quand Villepin était à Matignon...

Bien sûr. Les présidents africains avaient dans la tête que Villepin allait préparer la présidentielle. Omar Bongo, place Beauvau, lui avait dit : "Dominique, entends-toi avec Nicolas." Et Villepin lui avait ri au nez et lui avait répondu : "J'irai à Matignon, puis à l'Élysée." Il avait un sentiment de toute-puissance à cette époque. Je me souviens d'un jour, au Quai d'Orsay, où sa secrétaire m'appelle en urgence. "Camarade, un double whisky aujourd'hui, la ration John Wayne", me lance Dominique dans son bureau. Il avait quelque chose à me dire : "Aujourd'hui, j'ai atteint l'âge du général de Gaulle le jour de l'appel du 18 juin, j'ai 49 ans, Robert! Je serai l'homme du recours!" Il a prononcé plusieurs fois cette phrase - "Je serai l'homme du recours" - en imitant la voix du Général. En rentrant chez moi, j'ai dit à ma femme qu'il y avait peut-être un problème...

Comment cela s'est-il arrêté et pourquoi?

Fin 2005, la dernière semaine de septembre. Nadine, sa secrétaire, m'appelle selon le code : "Nous allons acheter des fleurs." Cela voulait dire que l'on se retrouve devant le Monceau Fleurs du boulevard des Invalides. Elle venait me chercher en voiture pour m'amener à Matignon. Ce jour-là, elle m'a fait entrer par l'arrière et m'a laissé dans le pavillon de musique. Villepin m'a fait attendre une demi-heure. J'ai tout de suite eu l'intuition qu'il y avait un problème.

Que s'est-il passé?

Il est arrivé et a lancé un drôle de "Alors, camarade, ça va?", avant de m'expliquer : "L'argent de Sassou, de Bongo, de tous les Africains, sent le soufre. C'est fini", a-t-il poursuivi... Je me souviens de sa phrase : "Si un juge d'instruction vous interroge, vous met un doigt dans le cul, cela va mal finir." Il parle exactement comme cela. Je l'ai bien regardé. Je lui ai dit qu'il m'emmerdait et je suis parti en serrant la mâchoire. Il m'a couru après en disant "camarade, camarade!", m'a rappelé cinq ou six fois dans les jours qui ont suivi. J'avais décidé que ce n'était plus mon problème. Grâce à son ingratitude, je suis allé voir Nicolas Sarkozy.

Comment cela?

Nicolas Sarkozy m'a écouté, je lui ai raconté tout ce que je vous raconte aujourd'hui. Même lui, il m'a paru étonné. Je l'entends encore me demander : "Mais qu'est-ce qu'ils ont fait de tout cet argent, Robert ?" Il m'a dit aussi : "Ils t'ont humilié comme ils m'ont humilié, mais ne t'inquiète pas, on les aura." Je l'ai revu la semaine suivante. Nicolas Sarkozy m'a dit : "Robert, là où je suis, tu es chez toi", et m'a demandé de travailler pour lui, mais sans le système de financement par "valises".

Les financements africains auraient-ils cessé pour la campagne de 2007? Difficile à croire... D'autant que Sarkozy, à peine élu, s'est rendu au Gabon et a annulé une partie de la dette gabonaise...

Je dis ce que je sais. Ni Omar Bongo ni aucun autre chef d'État africain, par mon intermédiaire, n'a remis d'argent ni à Nicolas Sarkozy ni à Claude Guéant.

Vous étiez proche de Laurent Gbagbo, vous n'avez pas été invité à l'intronisation d'Alassane Ouattara...

Laurent Gbagbo est un ami de trente ans. Il m'a raccroché au nez la dernière fois que je l'ai appelé. J'étais dans le bureau de Claude Guéant et c'était dans les derniers jours avant sa destitution... Il ne voulait plus prendre ni Sarkozy ni Obama au téléphone . Il ne voulait rien entendre et m'a dit : "C'est la dernière fois que je te parle." Par la suite, tout le monde le sait, Alain Juppé m'a fait enlever de la liste des invités pour l'intronisation de Ouattara.

Vous en voulez à Alain Juppé...

Lui aussi me fait sourire quand je l'entends donner des leçons de morale. Je vais finir par cette histoire qui remonte à 1981. Alain Juppé a pris la tête du Club 89, un cercle de réflexion de chiraquiens qui s'est installé dans de superbes locaux de l'avenue Montaigne. C'est moi qui ai signé le bail du loyer, qui était de 50.000 francs mensuels, une somme pour l'époque. D'ailleurs, le téléphone du 45, avenue Montaigne était à mon nom! L'argent d'Omar Bongo a payé le loyer pendant des années, entre 1981 et 1992. Les espèces du président gabonais ont fait vivre les permanents pendant des années... Le secrétaire général du Club 89, Alain Juppé, ne pouvait pas l'ignorer. Je sais qu'aujourd'hui tout le monde a la mémoire qui flanche. Moi, pas encore.



Laurent Valdiguié


Source: LE JOURNAL DU DIMANCHE du 11 septembre 2011.

PRESIDENTIELLE 2012 EN FRANCE: L'ARGENT DE L'AFRIQUE S'INVITE DANS LE DEBAT POLITIQUE


SARKOZY ET DE VILLEPIN.jpg

Robert Bourgi, conseiller officieux de Nicolas Sarkozy, affirme que des chefs d'Etat africains ont fourni des mallettes de billets à Jacques Chirac et Dominique de Villepin. L'ex numéro deux de Gbagbo semble confirmer. Chirac, lui, porte plainte pour diffamation. Un nouvel épisode de la guerre des clans à droite?


Jacques Chirac et Dominique de Villepin sont accusés, par un des piliers de la "Françafrique", Robert Bourgi, d'avoir reçu, par mallettes entières, des fonds occultes de dirigeants africains, ce que l'ex-Premier ministre qualifie de "fariboles".

Dans le Journal du Dimanche, l'avocat d'origine libanaise Robert Bourgi, 66 ans, décrit avec luxe de détails des remises de fonds d'Afrique - "plusieurs dizaines de millions de Francs", "incalculable !", dit-il - qu'il aurait opérées auprès de l'ex-président et l'ex-Premier ministre français entre 1997 et 2005.

Jacques Chirac a décidé de déposer plainte pour diffamation, ont annoncé ce dimanche soir ses avocats.

La confession de Robert Bourgi coïncide avec la sortie d'un livre-brûlot du journaliste-enquêteur Pierre Péan,"La République des mallettes", écrivant un tourbillon de commissions et rétrocommissions autour d'Alexandre Djouhri, ami de M. de Villepin.

La noria de "valises" africaines aurait commencé pour M. Bourgi, selon lui, en mars 1997, "le jour de l'enterrement de mon maître Jacques Foccart".

Jacques Foccart créa, sous de Gaulle, la Françafrique, système décrié de réseaux d'influence maintenus par Paris avec ses ex-colonies d'Afrique noire.

Les livraisons auraient pris fin en 2005 quand M. de Villepin lança abruptement, selon M. Bourgi: "l'argent de tous les Africains sent le soufre".

"Par mon intermédiaire", "cinq chefs d'état africains -Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et, bien sûr, Omar Bongo (Gabon) ont versé environ 10 millions de dollars pour cette campagne de 2002", prétend l'avocat.

L'actuel ministre des Affaires étrangères Alain Juppé n'est pas épargné. "L'argent d'Omar Bongo a servi a payé le loyer pendant des années" de son club 89, accuse M. Bourgi.

Tambours africains et rendez-vous secrets

Rendez-vous devant une boutique de fleurs, tambours africains, surnoms fleuris ("Villepinte", "Chambertin") émaillent ce récit.

Pourquoi cet homme de l'ombre rompt-il son long silence ? "J'en ai assez des donneurs de leçons et des donneurs de morale". Dans des documents diplomatiques ayant fuité via Wikileaks, M. Bourgi est décrit comme "un mercenaire uniquement préoccupé par son bien-être".

Souvent qualifié de conseiller officieux de Nicolas Sarkozy - à l'Elysée, on se contente de relever qu'il n'est dans aucun organigramme - M. Bourgi exonère le président qui "m'a demandé de travailler pour lui, mais sans le système de financement par 'valises'".

Au contraire, Michel de Bonnecorse, conseiller Afrique de Chirac, a assuré à Péan que Bourgi avait, avant 2007, déposé une mallette "aux pieds du ministre de l'Intérieur" Sarkozy. Accusation que l'Elysée a refusé de commenter.

Comme il avait qualifié le livre de Péan de "fantasmes", M. de Villepin parle à propos de Bourgi de "fariboles" et d'"écran de fumée". "On voit ce lapin sortir du chapeau à un moment très particulier", pendant le procès Chirac et avant la décision d'appel sur Clearstream, analyse-t-il. "Volonté de salir la présidence Chirac", voire de ligoter ses propres ambitions présidentielles, a-t-il glissé.


-------------------------------------------

 

Un ex-proche de Gbagbo confirme

L'ex-numéro 2 du régime du président déchu Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, Mamadou Koulibaly, confirme en partie les accusations de Robert Bourgi. Actuel président de l'Assemblée nationale, il a affirmé dimanche à l'AFP que quelque trois millions d'euros avaient été transférés d'Abidjan à Paris pour financer la campagne électorale de Jacques Chirac en 2002. "J'ai dit au président (Laurent Gbagbo) que nous étions un pays pauvre et que nous n'avions pas d'argent à financer des élections d'hommes politiques de pays riches", a-t-il expliqué, ajoutant avoir "rencontré Robert Bourgi à la table de Gbagbo en 2002, venu solliciter de l'aide en vue d'un financement de la campagne présidentielle en France". "Monsieur, vous êtes jeune, quand on veut faire de la politique on est généreux", lui aurait répondu Robert Bourgi devant son opposition.


Hollande veut que la justice soit saisie

François Hollande, candidat à la primaire socialiste, a demandé au Garde des sceaux l'ouverture "d'une procédure judiciaire" après les accusations de l'avocat Robert Bourgi. Interrogé sur Canal Plus, il a affirmé:"On it savoir ce qui s'est passé pendant toutes ces années, parce que ce sont des graves infractions à la législation sur le financement des campagnes électorales et peut-être même davantage".


Source: L'EXPRESS.FR

VILLAGE D'AYAME: LA POPULATION CHASSE LES FRCI DU VILLAGE


FRCI 12.jpg

L'après midi du vendredi  9 septembre 2011 a été particulièrement mouvementé dans le village d'Ebikro-N'dakro situé à 18 Km d'Ayamé  département d'Aboisso sur l' axe Ayamé -Bianouan. La population de ce paisible village  de 2 000 âmes  s'est révoltée, les jeunes, toutes tendances confondues en tête, contre les agissements des populations étrangères Maliennes et Burkinabés qui depuis la crise post -électorale  ont revêtu les habits de soldats pro -Ouattara baptisés FRCI.

Ce jour là, le neveu  devenu FRCI, du Sieur Daouda Diarra de nationalité malienne qui réside depuis plus de 50 ans dans ce village  était en état d'ébriété. Il a failli faucher une dame et déraciner un bananier avec son véhicule FRCI. Les jeunes lui demandent alors de garer le véhicule pour éviter un drame dans le village. Il n'en fallait pas plus pour que le  nouveau soldat pro -Ouattara  et un ami tous deux, de nationalité malienne sortent prestement leurs kalach pour tirer plusieurs coups de rafales de sommation en l'air. Les jeunes excédés par ces agissements répétitifs des Frci prennent leur courage pour maitriser  les délinquants soldats de Ouattara et les conduire au domicile du chef de village. L'ambiance devient alors électrique quand la communauté étrangère, comme on le constate un peu partout en côte d'ivoire, est venue prêter mains fortes aux FRCI en  très mauvaise posture. Le chef du village soutenu par toute la population autochtone demande alors aux fautifs de quitter définitivement le village. Les Frci d'Ayamé ainsi que le corps Préfectoral informés se rendent au village. Les FRCI sont donc arrêtés, désarmés et conduits menottés à Ayamé.

Visiblement heureux de s'être libérés de l'étreinte des  rebelles FRCI, la jeunesse et la population  du village ont fait une parade dans les quartiers de la localité en entonnant  la chanson bien connue de  la campagne présidentielle de Laurent Gbagbo :

« RESPECTEZ LE POUVOIR DE GBAGBO » !

Le lendemain Samedi en guise de représailles pour l'affront subi par leurs frères FRCI, les jeunes maliens du village, dans une folie meurtrière tailladent à la machette 4 jeunes qui la veille avaient dénoncé le comportement des Frci d'Ebikro-N'dakro. La gendarmerie d'Ayamé et les FRCI de Bianouan arrivent de nouveau au village  pour calmer les esprits. Comme il fallait s'y attendre dans cette république de non droit, aucune arrestation n'est opérée.


Correspondance particulière d'Anastasie Ehoulan.

dimanche, 11 septembre 2011

VOICI LES VRAIS DIRIGEANTS DE LA COTE D'IVOIRE

 

NICOLAS SARKOZY.jpg

Ils sont français. Ils ont tous été envoyés en mission par Nicolas Sarkozy. Ils ne répondent que de lui. Ils ont pris leurs quartiers au palais présidentiel. Ce sont les yeux, les oreilles et la bouche de la France auprès d'Alassane Ouattara. Ce sont les défenseurs des intérêts français. Ils gèrent presque tous les domaines des finances, à la défense, en passant par le renseignement et la communication.

 

PHILIPPE SEREY-EIFFEL.jpg

Philippe Serey-Eiffel

Conseiller économique affecté à Ouattara depuis l'Elysée. Recruté en Mars 2011, cet ingénieur des Ponts et chaussées, directeur sous Houphouët-Boigny de la puissante Direction des Grands Travaux (ancêtre du BNETD), est le vrai patron des dossiers économique du pays.

ANNE MEAUX.jpg

Anne Méaux

La communication et l'entretien de l'image du couple Ouattara lui ont été confiés.

CLAUDE REGLAT.jpg

Le général Claude Réglat

Il a en charge le domaine de la défense. Ancien commandant des Forces françaises au Gabon (FFG), il est celui qui gère les FRCI et est en charge des écoutes téléphoniques.

ANTOINE CESAREO.jpg

Antoine Cesaréo

DG des Grands Travaux de 1978 à 1992, il est l'officieux ministre des affaires étrangères et gère tout le commerce international du pays.

FREDERIC BEDIN.jpg

Frédéric Bedin

(Directeur général de Public Système Hopscotch). Il est l'organisateur des grands événements du pays. Toutes les cérémonies somptuaires de présentation de serment, de séminaires des membres du gouvernement Ouattara, du simulacre d'investiture sont de sa responsabilité.

MARC PAITIER.jpg

Le colonel Marc Paitier

Il est rattaché à Guillaume Soro pour mieux contrôler toutes les dépenses militaires engagées par l'Etat ivoirien.

OLIVIER PAYET.jpg

Olivier Payet

Il est l'intendant du palais présidentiel. Il était auparavant, chef cuisinier de l'hôtel TIAMA. Il gère également les nombreux séjours à l'étranger du chef de l'Etat ivoirien.


Publié sur FACEBOOK


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

vendredi, 09 septembre 2011

COTE D'IVOIRE: APRES LE JEÛNE D'HUMILIATION

COLOMBE DE LA PAIX.gif

UN JEÛNE ! OUI, MAIS APRES ?


Par Naomie, le 5 Septembre 2011.


SHALOM !

Que le Dieu de paix qui vous a donné sa paix vous garde en paix.

Voilà une période très importante de nos vies qui s'achève, et, après avoir été près du ciel, nous retournons sur terre .

Beaucoup se sont engagés dans cette période de jeûne sur 3 jours, et nous savons l'enjeu de ce dernier.

Avec cette période d'abstinence, nous avons compris qu'il était essentiel de revenir à la source, retrouver le naziréat que l'Eglise primitive avait connu et malheureusement perdu au fil des siècles ; qu'il nous fallait retrouver notre consécration initiale, afin que dans cette ardeur spirituelle, s'ouvre enfin la bonne porte, celle que Yéshua ouvre devant nos pas, pour que nous puissions entrer, tous ensemble, dans notre héritage spirituel.

3 Jean 1/2- Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l'état de ton âme.

Est-ce que votre âme a été rendue prospère ? Et votre vie ? Et votre vision ?

Maintenant, je vais vous partager la résultante de cette période ! Dieu vous a parlé ? J'en suis profondément heureuse ! Vous pensez n'avoir rien reçu ? Persistez dans l'attente parce que le Seigneur était au rendez-vous pour notre aspiration, légitime, de réclamer d'avantage des bienfaits de sa maison ; ne nous l'enseigne-t-il pas ?

Jacques 1/5 - Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée.

Les bontés de Dieu se renouvellent chaque jour, afin que les vivants louent son saint nom chaque jour.

Mercredi 31 Août 2011.

Avant même que la période de jeûne soit commencée, je recevais cette parole d'encouragement de la part de l'Esprit Saint, trop d'entre nous ayant une fâcheuse manie de perdre courage facilement :

«QUAND VIENDRA LE TEMPS, LES CHANGEMENTS SE VERRONT SUR LA TERRE !»

Le Seigneur dit : «quand viendra le temps ! Pas à l'avance, pas en retard, juste quand le temps sera présent !»

Alors ne soyez pas impatients, et attendez le temps du Seigneur, le temps de Dieu n'est pas le notre. Je suis impatiente par nature, mais le Seigneur possède en lui toute la patience du monde, et heureusement, sinon, qui serait sauvé ?

La parole de Dieu ne prend pas naissance sur la terre, elle devient effective et réelle en Christ mais c'est dans les cieux que celle-ci prend vie, en et par la sainteté de Dieu.

Notre vision ne doit pas s'arrêter là où s'arrête le regard de l'homme, elle doit se plonger dans les racines spirituelles, là où nous sommes vivants en esprit avant d'être vivants sur terre, mais emprisonnés dans un corps mortel, dans une chair périssable. Poussière tu es, poussière tu retourneras - Genèse 3/19 - C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière.

Dans cette chair, nous sommes prisonniers de la dimension incalculable de l'espace-temps, mais lorsqu'enfin nous seront délivrés de ce corps de misère (devenu misérable par l'empreinte du péché initial d'Eden) nous serons enfin libres dans un corps glorifié, à l'image de Dieu et nous le verrons, le connaitrons, tout comme nous sommes connus.

Vivre par la foi, en Christ notre Seigneur et Rédempteur, se n'est pas se contenter des signes et prodiges, que nous réclamons comme des enfants qui ont peur dans le noir ; vivre notre foi n'est pas s'arrêter à la constatation de ce qui est rendu visible par la main toute puissante de Yéshua.

Nous devons apprendre à vivre par la foi !

Vivons-nous par la foi ? Alors si oui, pourquoi passons-nous le plus clair de notre temps devant le Seigneur à gémir comme la tourterelle et pleurer comme le crocodile ?

Si nous marchons par la foi, vraiment, nous serons assurés de ne manquer de rien car Dieu pourvoit à tous nos besoins, quels qu'ils soient, selon sa grande bonté et sa miséricorde, à condition que cela corresponde au bien qu'Il désire véritablement nous accorder ; pas quelque chose qui serait contraire à sa volonté ! C'est ainsi !

Nous sommes entrés dans un matérialisme très lourd, trop lourd pour nos frêles épaules, et sommes écrasés par ce joug qui n'est pas celui du Seigneur : son joug est léger : Matthieu 11/29 et 30 - Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger.

Devant le Seigneur, voici la première parole entendue :

« J'ai appelé une fois ; j'ai parlé deux fois ; qui a entendu ma voix ?  J'ai appelé une fois, j'ai parlé deux fois ; qui a reconnu ma voix ? J'ai parlé une fois, j'ai parlé deux fois ; qui a agit ?

Et maintenant vous me suppliez et vous pleurez sur vos rêves cassés ? »

Lorsque nous lisons le Psaumes 127, faisant partie des cantiques des degrés (montée vers la maison du Seigneur Dieu) nous constatons que seul, le Seigneur peut rebâtir la maison, et lui seul ! Pas un homme, ni femme, ni jeune où vieux, ni ministère ni personne d'autre que lui.

« Si l'Eternel ne bâtit la maison, ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l'Eternel ne garde la ville, celui qui la garde veille en vain . En vain vous faites, mais Dieu pourvoit au besoin de ses biens-aimés. »

La position de Christ Yéshua dans nos vie doit reposer sur sa position divine décrite dans la Bible, et nous devons savoir ceci : Christ est Souverain Sacrificateur PAR SERMENT de l'Eternel ; et il aboli en lui (en lui seulement) les effets de la loi, mais sans abolir la loi qui se concrétise en lui-même. Hébreux 7/18.

Nul autre que lui n'a été établit PAR SERMENT DE LA BOUCHE DE DIEU ; personne !

Les Souverains Sacrificateurs, hommes, n'ont pas reçu la parole du serment qui seule établit le Fils, qui est parfait pour l'éternité. - Hébreux 7/28.

Hébreux 7/22 - C'est en lui (seulement) et par son sacerdoce éternel qu'il peut sauver parfaitement ceux qui s'approchent de Dieu par lui, puisque vivant, il intercède pour chacun d'entre eux.

VIENT LE TEMPS MARQUE PAR DIEU...

Où la terre va connaître ce qui lui est annoncé depuis des siècles, et le signe de l'Alliance nouvelle va paraître dans les cieux, nous obligeant ainsi à lever la tête vers Dieu. Celui qui vient est vainqueur sur les hommes et les Nations, il ne vient pas pour vaincre ; et toutes les hordes méchantes vont enfin constater qu'il arrive, et ce, afin qu'Israël repose enfin dans son sein.

Il est couronné de 1000 couronnes, et c'est sur lui seul que repose la victoire et la gloire du Père.

Sachez que tout est déterminé, et que déjà il n'est plus rien à dire !

Vendredi 2 Septembre 2011 : départ de la période de jeûne -

De nouveau je reçois cette parole :

« Quand ce sera le temps ! Le temps du Seigneur ! »

« Au commencement était la terre ; au commencement était le monde ; et l'Esprit de Dieu se mouvait sur les eaux. C'était au commencement !

Il est un début, il est une fin, il est un temps pour toute chose, et QUAND CE SERA LE TEMPS, TU LE RECONNAITRA. »

Mortifier la chair n'est rien si ce n'est conduit par le spirituel de Dieu.

Donc le jeûne n'a d'importance que si ce dernier est conduit par l'Esprit saint, et nous mène à la sanctification, la sainteté.

Certains mortifient leur chair non pas dans un désir de soumission à Dieu et le vouloir d'entrer dans le naziréat de Dieu, mais ils procèdent à un rituel qui n'a rien de spirituel, tout en tirant une certaine vanité dans l'action de la mortification. Pour eux, cela est similaire au plaisir charnel qui ne peut se trouver que dans la souffrance imposée et reçue dans un mode jubilatoire.

Christ jeûna dans le désert dans lequel il passa 40 jours, autant de nuit, non pour se mortifier, mais pour se préparer à ce grand combat spirituel qui l'opposa à Satan le diable.

Le jeûne se doit d'être soumis à l'Esprit saint, et soumis, en harmonie, à celui qui préside à ce jeûne qui lui est dédié.

J'ai une certitude en ce qui concerne ce jeûne qui nous liait en esprit les uns et les autres, et qui est monté comme un parfum de bonne odeur devant le Trône où siège notre Dieu en éternité.

C'est que la parole de Joël viendra à son terme pour nous qui avons su être présents devant le Seigneur non pas comme des idolâtres mais des serviteurs et servantes, ce que nous sommes, comme des enfants obéissants que nous voulons être.

Joël 2/23 - Et vous, enfants de Sion, soyez dans l'allégresse et réjouissez-vous En l'Eternel, votre Dieu, Car il vous donnera la pluie en son temps, Il vous enverra la pluie de la première et de l'arrière-saison, Comme autrefois.

Nous avons marché dans le désert, mais seulement par notre faute ; nous sommes les pécheurs, et Dieu est Dieu, malgré que certains n'aiment pas en eux cette notion d'être, ou d'avoir été coupables ! Aujourd'hui, regardez le nom du nouveau bouc émissaire : DIEU est le « bouc émissaire », notre exutoire, celui que nous revêtons de toutes les calamités qui nous arrivent, en disant : s'il existait, ou encore s'il y avait un dieu, et bien d'autres choses encore ; et ce, afin de nous dédouaner de notre culpabilité.

Soyez assuré que malgré tout cela, nous avons été racheté à grands cris de souffrance de l'Agneau divin, et que nous allons voir, non pas nous verrons mais nous allons voir ; parce que c'est une certitude. Nous allons voir le fruit naissant de ce jeûne.

Une autre chose : accomplir les vœux que nous avons fait à notre Dieu, et s'ils sont enfouis dans le fond de nos souvenirs, demander à Yéshua de les faire remonter en surface afin d'être justes et d'agir selon nos paroles : que ton oui soit oui, dit le Seigneur

Deutéronome 23/23 - Mais tu observeras et tu accompliras ce qui sortira de tes lèvres, par conséquent les vœux que tu feras volontairement à l'Eternel, ton Dieu, et que ta bouche aura prononcés.

J'ai retenu ceci :

Pharaon va connaître le poids de la colère du Très Haut !

Comme Job, nous devons bénir nos ennemis (même si cela peut paraître impossible)

Comme Gédéon, il nous faut (impérativement) détruire les poteaux idolâtres que nous avons conservé, afin de permettre à Dieu d'agir dans sa volonté pour nous bénir. Gédéon, avant de libérer Israël de Madian, dut prendre cette décision malgré les risques encourus.

C'est en cette obéissance qu'il fut agréé comme Juge et devint le libérateur de sa nation, alors que dans sa plaidoirie, il se reconnaissait petit et humble, trop petit et trop humble !

Pour Dieu nous ne sommes jamais trop petits, ni trop humble ; en Dieu nous sommes, tout comme lui-même dit à Moïse : JE SUIS !

Pour les détracteurs du jeûne (en général) et de ce jeûne (en particulier) je dois vous dire ceci : Israël fut confronté à une période de sa vie, à un cruel dilemme, et se retrouva face à face avec Benjamin, son sang, sa chair, tribu d'Israël. Livre des Juges 19 et 20 :

Sur le conseil requit auprès de Dieu, Israël monta contre Benjamin et perdit, ce jour-là 22000 hommes de guerre (Israël comptait 400.000 hommes de guerre, et Benjamin seulement 26000 plus 700 dans les villages.

Deuxième assaut, deuxième débâcle, et ce fut 18000 morts, et cela malgré l'accord donné par Dieu pour cet assaut.

Alors Israël pleura devant Dieu qui cette fois encore lui dit d'aller, mais que la victoire serait présente, ce qui fut.

Pourquoi fallu-t-il ce désastre alors que le Seigneur avait parlé ?

Mauvaise interprétation ? Non pas ! Il est des décisions prises par Dieu, notre Dieu, Créateur de la terre et des hommes, dont nous ne pouvons pas apporter d'explication parce que nous n'en avons pas eu la révélation.

Mais il n'arrive rien sans que le regard de Dieu ne repose sur nous : il est Dieu Puissant et fort, vivant, qui me regarde dit la Bible Martin. Donc si tout ceci vous a paru comme inutile, regardez à l'exemple cité plus haut et vous comprendrez qu'en Dieu rien n'est perdu!

Nous sommes des « Job » en puissance, et nous nous tenons trop souvent devant le Trône de la grâce comme des juges alors que nous devrions être le nez dans la poussière ! Orgueil et vanité sont nos parures dont nous devons nous défaire comme une tunique souillée de sang !

Après cette « guerre civile » il y eu de nouveau unité entre les douze tribus d'Israël

Habakuk 2 -

LA PROPHETIE ARRIVE... ELLE EST ECRITE DANS LE SANG DE L'AGNEAU !

LA PROPHETIE DE LA COTE D'IVOIRE ARRIVE ! ELLE EST ECRITE DANS LE SANG DE L'AGNEAU !

SI ELLE TARDE, ATTENDS LA, ELLE ARRIVE SUREMENT ! C'EST UNE PROPHETIE DONT LE TEMPS EST DEJA FIXE !

Mais pour les orgueilleux viendra le prix a payer pour cet orgueil dévastateur ; quand à la ville bâtit sur le sang innocent, elle saura que Dieu est Dieu et que son crime ne demeurera pas impuni. Elle « tombera » dans un grand fracas de bruits et de poussières soulevées. Seront alors détruites les fondations établies sur le sang des premiers-nés, et des portes fermées sur le sang des derniers nés. Cette ville fut édifiée pour la gloire de Pharaon. Les briques furent faites sur la sueur des « esclaves » d'alors !

Par contre ce que j'ignore, c'est la façon dont cela interviendra : verrons-nous YOMSOKRO tomber, comme sont tombées les tours de New York ou sera-ce dans un autre domaine (militaire, économique, social) je ne saurais le dire, ce que je sais, c'est que vous connaîtrez quand ce jour viendra.

Actes 5 : DETRACTATION DES MECHANTS -

Nous ne devons pas « tenter » l'Esprit saint ; et Dieu a en horreur les balances faussées, ors, les Madianites avaient pour habitude de fausser les poids et les balances, leurs commerces étaient iniques ; il en va ainsi pour le commerce inique qui se traduit ici par des fraudes commerciales importantes qui visent à l'enrichissement de quelques uns au détriment du plus grand nombre. Celui qui refuse son pain à la veuve et à l'orphelin portera le prix de sa faute par le deuil qui pénètrera sa maison.

Dans le livre des ACTES, 5/29, nous assistons à une action déstabilisante : Pierre et les apôtres sont pris à parti et accusés parla foule mais Pierre répondra justement : l'Obéissance revient à Dieu, non pas à l'homme.

Actes 5/39, il est démontré qu'il était important de ne pas s'immiscer dans l'œuvre de Dieu, au risque de lui déplaire. Si l'œuvre est de Dieu, elle sera, elle tiendra, sinon...

J'ignore pour vous ce qu'il en fut de cette période de jeûne, mais pour moi, elle fut fatigante. D'une part parce que mon état de santé de me permets pas de faire selon ce que j'aimerai faire, et, d'autre part, parce que l'enjeu est important.

Yéshua nous incite à nous fortifier dans le Seigneur, de prendre toutes les armes défensives et offensives de l'Esprit saint afin de résister dans les assauts de l'adversaire, et de lutter contre toutes les puissances du mal qui se lèvent contre les combattants de Dieu.

Le Dimanche 4 Septembre, le Seigneur me rappela ceci : qu'il nous fallait éviter les vains discourt qui ne conduisent à rien, sinon à la mésentente et à la hargne ; Il me montra le sort réservé aux faux docteurs qui se saisissent de la parole pour la mettre à leur service plutôt que de la dispenser à tous ceux qui ont faim et soif de vérité.

Egalement, le rôle de la loi tenu en Christ Yéshua, et qu'il fallait persévérer dans le combat spirituel, qui est LE BON COMBAT DE LA FOI (selon la prophétie reçue) avec une bonne conscience qu'ont perdue le plus grand nombre. - Epitre adressée à Timothée - Première épitre.

COTE D'IVOIRE LE SEIGNEUR DIT :

USURPATION D'IDENTITE

AMBIGUITE (Défaut d'un discours, d'un terme équivoque et à plusieurs sens.)

Selon la deuxième épitre de Pierre, 1/3 et 4 il est vivement conseillé de fuir la corruption, lèpre des hommes, lèpre de la nation et 1/10 - affermir notre vocation et notre élection (fuir la tiédeur des cœurs partagés et la raideur des nuques) afin de demeurer debout (ce qui n'est pas aisé quand souffle le vent impétueux qui nous secoue de bas en haut) - 1/11 - c'est ainsi (ce qui est conditionnel) que notre entrée dans le Royaume éternel nous sera largement accordée (sinon ce sera comme au travers du feu (1 Corinthiens 3/15)

1/16 - pas de fables habilement conçues en ce qui concerne l'avènement du Seigneur, dont lui-même ne connaît pas le temps.

1/19 - NE PAS NEGLIGER LA PAROLE PROPHETIQUE

2/1 - VIENT LE TEMPS DE LA RUINE DES FAUX DOCTEURS, dispensateurs d'une parole édulcorée, avilissante et décharnée, vide de sa substance spirituelle, à leur profit de potentats. Ils renient la « vertu salutaire du sang de Christ » ♦ Potentat est quant le prince ou princes s'attribuent pleine puissance...

Il nous faut savoir garder le sens de l'Ecriture sans la tordre pour nos propres besoins (3/16)

Dieu sait délivrer de la main des pervers les hommes pieux (2/9) de la main de ceux qui promettent la liberté alors qu'ils sont esclaves de ce qui domine sur leur propre vie (2/19).

POUR CEUX QUI ONT DOUTE :

Le temps de Dieu n'est pas le notre, il ne saurait tarder dans l'accomplissement de sa parole.

Il dit aussi que pour lui, dans les cieux, la valeur du temps n'est pas la même que sur terre, car sur terre est le péché, et l'action de la maladie et du vieillissement, et de la mort charnelle, tandis qu'au ciel cela n'est pas. C'est la différence à laquelle nous sommes exposés.

Donc le temps de Dieu est ainsi fait : un jour peut être égal (pas nécessairement mais peut être) à 1000 ans, comme l'inverse.

Donc, patience !

NE PAS CRAINDRE LE « ROI DE BABYLONE »

(Jérémie 42/10)

Le Seigneur veut établir sur la nation des hommes pieux, et nous ne devons pas craindre « Pharaon » parce que, contrairement à lui, le Seigneur est au milieu de nous, avec nous !

A CEUX QUI ONT FAIT LE PROJET DE QUITTER LA NATION :

C'est dans cette terre qu'est votre bénédiction ; celui qui restera sera béni ; mais de celui-là qui partira, Dieu détournera sa face.

A CEUX QUI FONT LA SOURDE OREILLE :

Vous ne voulez pas écouter !

A cause de cela, ceux qui ne veulent pas entendre seront exilés, sans trouver la paix, car la paix ne sera pas pour eux .

PAROLE DU SEIGNEUR

« J'avais dit : ne vous prosternez pas devant des dieux que n'ont pas connus vos pères ; les Prophètes du Seigneur vous ont été envoyés afin que cessent ces abomination ; vous n'êtes pas revenus.

Pourquoi irritez-vous le Seigneur Dieu en lui offrant de l'encens que vous avez offert premièrement aux idoles.

Avez-vous oublié vos crimes, ceux de vos chefs, ceux de vos rois, ceux de vos femmes ?

Je n'ai trouvé personne pour s'humilier ni avoir de la crainte !

Vous avez édifié un sanctuaire à « La Reine du Ciel » afin de lui offrir des libations que je réprouve.

C'est pourquoi tomberont la pourpre et l'hermine ; il n'est d'autre roi que moi et ma tunique est couleur sang !

Quelle parole s'accomplira ? Celle des égyptiens ou la mienne ?

A ceci on reconnaitra ma parole : Pharaon sera saisi par ses serviteurs et ce pour sa honte.

A Toi Baruc : regarde et vois la désolation, tu n'as pas de répit ni repos. Mais si arrive la désolation, si la chair frémit, je te donnera ta vie pour butin.

Nations impitoyables ! Tels des serpents, vous vous dressez sur votre queue, vous cherchez qui tenir en votre pouvoir des nations que vous traitez en inférieures.

En moi il n'est nul grand, nul petit ; c'est pourquoi Je vous châtierai de la même manière dont vous avez agit, et je me servirai d'une verge de fer afin de châtier les nations. »

Lundi 5 - premier jour après le jeûne :

Malachie 4/ - LE JOUR DU SEIGNEUR VIENT COMME UNE FOURNAISE ARDENTE !

Nous devons cesser de borner notre vision à l'horizon qui est devant nos yeux, nous devons aller au delà de la jonction du ciel et de la terre !

Celui qui vient est puissant (plus que nous ne saurions le dire ou penser) Il vient sur les nuées.

Dieu est beauté , et terreur pour les incrédules.

 

Le livre de Daniel a été scellé jusqu'au jour de son ouverture ; l'Agneau a ouvert le livre dans les cieux !

Le tombeau de Christ a été scellé jusqu'à son ouverture par les anges ; Dieu a brisé le sceau qui gardait le tombeau fermé !

Notre vie est scellée en Christ ici-bas, mais c'est dans les cieux qu se trouvera l'aboutissement de notre vie ; Yéshua est notre sceau !

Dieu réduit les princes à rien ! C'est lui qui fait des juges de la terre une vanité ; ils ne sont pas mêmes plantés (ils n'ont donc pas de racines, ils ne peuvent pas vivre) ni même semé (c'est de l'illusion d'autorité) leur tronc n'a pas même de racine en terre ; Il (l'Esprit saint) souffle sur eux et ils se dessèchent, et un tourbillon les emportent comme le chaume.

Esaïe 40/23 et 24.

EN RESUME :

LA PROMESSE FAITE ARRIVE !

LA MAIN DE DIEU EST SUR LA NATION ET LES HOMMES !

LES INCREDULES VONT connaître LA VERITE DE DIEU !

PHARAON VA connaître LA PUISSANCE DE DIEU, SON TRONE VA ETRE EBRANLE !

LE TEMPS DE DIEU N'EST PAS LE NOTRE !

LA VILLE ASSIEGEE VA CONNAITRE LA MAIN DE DIEU AVEC FORCE ET FRACAS DANS UN GRAND NUAGE DE POUSSIERE !

LE SEIGNEUR N'ACCEPTE PAS LE SANCTUAIRE EDIFIE A LA REINE DU CIEL !

SI TOMBE LA POURPRE ET L'HERMINE TOMBERA LE MANTEAU D'APPARA DES PRINCES DE L'EGLISE !

DIEU « S'OCCUPE » DES FAUX DOCTEURS (comme il s'est occupé des faux prophètes)

IL VEILLE SUR SA PAROLE !

Nous devons déplacer notre vision terrestre afin de voir « spirituellement »

POUR CEUX QUI VEULENT PARTIR : LA BENEDICTION SERA POUR CEUX QUI RESTENT !

POUR CEUX QUI VEULENT PARTIR LE SEIGNEUR DETOURNE SA FACE !

DIEU ATTESTE QUE LES POUVOIRS HUMAINS NE SONT QUE VENT ET ILLUSION SANS RACINE, ILS SE DESSECHENT !


Je vous dis : SHALOM ! Que la bénédiction de l'Eternel soit votre partage, et que cette unité spirituelle qui est établie entre nous demeure fidèlement afin que commence le Règne de notre Dieu, règne éternel dont nous avons la faveur d'être participants.


Votre sœur Naomie.


Source: Le site du Ministère de Naomie

DE FRCI A FANCI: L'ENTOURLOUPE DU POUVOIR OUATTARA


FRCI 11.jpg

La valse des changements de dénomination sous l'ère Ouattara continue : après RTI La 1ère et TV 2 commuées en TCI et ensuite relookées RTI 1 et RTI 2, le CNCA (Conseil National de la Communication Audiovisuelle) devenue HACA (Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle), ce sont les FDS et FAFN, rebaptisées FRCI, qui redeviennent FANCI. A qui le prochain tour ? Désormais en Côte d'ivoire, quand une structure ne marche pas à son goût, on la débaptise. Génial, non ? A cette allure, c'est la Côte d'Ivoire elle-même qu'il va falloir débaptiser. Tant elle est grippée et mal en point. Economiquement, politiquement, démocratiquement, constitutionnellement et juridiquement. Sans omettre le point de vue de la cohésion sociale.

En effet, au terme d'un séminaire de deux jours, les jeudi 1er et vendredi 2 septembre derniers, 50 experts militaires, des officiers et sous-officiers ivoiriens, ont décidé de revenir à la dénomination originelle de l'armée ivoirienne, FANCI (Forces Armées Nationales de Côte d'Ivoire), remontant à l'époque du Président Félix Houphouët-Boigny et ayant perduré jusqu'à la crise de 2002 qui a vu les troupes loyalistes prendre l'appellation de FDS-CI (Forces de Défense et de Sécurité de Côte d'Ivoire), jusqu'au dénouement sanglant de la crise postélectorale ivoirienne, en avril 2011, soldé par le kidnapping du Président Laurent Gbagbo par les forces spéciales françaises.

En attendant que les recommandations de ce séminaire soient entérinées par le Premier ministre Soro Guillaume et le chef de l'Etat Alassane Ouattara, qui en réalité sont les véritables instigateurs de ces assises - il ne faut pas s'en cacher -, des interrogations nous restent en travers de la gorge. Quelle est donc cette manie à toujours vouloir débaptiser ? Quel est l'objectif de ces « rebranding » à répétition quand on sait que ces opérations ne visent, à la vérité, que l'emballage sans véritablement engager la qualité - du reste, fort douteuse - de la « marchandise », ne serait-ce que dans le cas des FRCI ?

Nous pensons, au-delà de toute justification officielle, que le pouvoir Ouattara a honte de sa branche armée, comme le décryptait si bien le brillant analyste politique ivoirien, Théophile Kouamouo. Honte des tueries, massacres, viols, vols, braquages, racket, pillages et autres exactions qui lui collent incurablement à la peau et qui sont régulièrement dénoncés, depuis au moins six mois, et de la façon la plus officielle, par les ONG internationales de défense des droits humains. Au surplus, ces dérives des « Frères Cissé », comme les appellent trivialement la rue abidjanaise, ne se sont pas estompés. C'est quotidiennement que la presse ivoirienne - y compris celle proche du RHDP au pouvoir - rapporte leurs faits et méfaits. « On est certes passé de FRCI à FANCI, mais les éléments qui composent la troupe sont les mêmes », relève avec beaucoup d'à-propos le quotidien ivoirien, L'Inter. Quand on se remémore la scandaleuse et affligeante affaire « des trois français enlevés et dépossédés de 25 millions de francs CFA » par les éléments du Commandant Issiaka Ouattara dit Wattao qui peine à se résoudre malgré la couverture opportuniste du ministre de l'Intérieur Hamed Bakayoko à eux accordée, l'on est en droit de douter de la capacité des FRCI à faire leur mue. Et pour cause : ses éléments constituent une armée hybride, composée des forces régulières républicaines que sont la police nationale, la gendarmerie nationale, l'armée, les douaniers et les agents des eaux et forêts, formés dans les meilleures écoles du pays, d'Afrique et du monde et d'une horde de soldats iconoclastes, ex-artisans de l'informel ivoirien, mécaniciens, ferronniers, chauffeurs de minicar « Gbaka » et de taxis intercommunaux « Wôrô-wôrô », apprentis, charbonniers, commerçants à la criée, chasseurs traditionnels venus du Nord de la Côte d'Ivoire appelés « Dozo » et de mercenaires fraîchement débarqués des pays voisins pour combattre le régime Gbagbo, véritables sous-traitants d'une guerre impérialiste meurtrière, antinomique de toutes les valeurs démocratiques et convenances diplomatiques (dont l'Occident donneur de leçons se moque, d'ailleurs, éperdument), cédée par procuration aux rebelles ivoiriens et à leur mentor local, comme nous le voyons, en ce moment, en Libye. Remake gagnant, pourrait-on dire !

De sorte que cette initiative de « rebaptême » - plutôt que de toilettage de fond -, qui est tout juste à mettre au chapitre des opérations cosmétiques auxquelles nous a désormais habitué le pouvoir Ouattara, ne peut convaincre le moindre des ivoiriens. La Côte d'Ivoire se taille dorénavant la réputation peu enviable de « République des échappatoires et des esquives » : à la place d'une vraie réconciliation, on met des adversaires politiques en prison, on traque leurs partisans et on annonce pieusement sur les médias qu'on œuvre à rapprocher les Ivoiriens ; en lieu et place du jugement des criminels de guerre, on les promeut et les décore de l'épithète flatteuse de « sauveurs » ; à la place de l'emploi des jeunes, de la résorption du chômage et de la lutte contre la pauvreté, on rase les quartiers précaires, les maquis et night-clubs, les étals des rues commerciales, sous le prétexte de faire de la salubrité publique - au demeurant, très sélective - ; à défaut de nous faire venir les pluies de milliards annoncées au cor médiatique, on suspend les salaires des institutions de la République et d'entreprises d'Etat, on décapite leur lignes budgétaires, on licencie à tour de bras, on paye à la caisse (main à main) « les corps habillés », policiers, gendarmes, militaires, douaniers et agents des eaux et forêts ; à la place de la réouverture des universités menacées par une année blanche qui va sacrifier des promotions entières sur l'autel de la politique myope - si elle n'est déjà consommée - on restaure les prisons à coup de milliards. Quand est-ce que ce pouvoir prendra-t-il enfin les taureaux par les cornes et fera-t-il face aux vrais problèmes des Ivoiriens ?

Pour juguler celui de la réputation fortement et durablement écornée des FRCI rebaptisées FANCI, il n'est pas demandé au chef de l'Etat de se risquer à un triple salto périlleux. La solution est simple, de notre avis : expurger l'armée ivoirienne de toutes les brebis galleuses et de tous ceux qui n'y ont pas leur place, en raison de leur manque de formation et de culture militaire - quitte à leur payer des retraites dorées - pour ne retenir que les professionnels formés par l'Etat de Côte d'Ivoire. Tant qu'Alassane Ouattara ne se résoudra pas à cette mesure courageuse et responsable, toute autre disposition ne sera que poudre aux yeux.

Ce qui nous fonde à le dire et à le maintenir mordicus, c'est qu'en Côte d'Ivoire, les FRCI, c'est désormais un profil, une culture, c'est-à-dire une manière d'être, de penser et de faire, un état de fait et d'âme, une idéologie et une philosophie - aussi primaires soient-elles -. Ils ont beau être appelés FANCI, ils resteront donc FRCI. Jusqu'à la moelle. Si du moins l'on refuse la nécessaire et indispensable expurgation des éléments profilés plus haut. De leur côté, certains éléments des FRCI, remontés, n'entendent pas se laisser compter. « Nous pas bouger », disent-ils.

En vérité, ce n'est pas tant le fait que ces soldats atypiques et désormais indésirables du camp Ouattara, venus du Nord combattre Gbagbo, et qui ont été intégrés aux FRCI, par décret présidentiel, puis triés sur le volet et retirés des effectifs officiels, ne veuillent pas débarrasser le plancher qui pose problème mais la façon dont ils sont traités et gérés. En ce moment, ils refusent de quitter les commissariats d'Abobo, l'antre du « Commando invisible », malgré l'ultimatum à eux donné par le Commandant Chérif Ousmane de libérer les lieux dans les meilleurs délais, sous le prétexte - et c'est juste - qu'ils n'ont pas encore été payés pour les services rendus. Ouattara et Soro leur doivent 5 millions de francs CFA par combattant comme promis avant les échauffourées, impayés à ce jour, disent-ils unanimement à travers tout le pays.

Ils se font même plus menaçants, selon des propos rapportés par le site pro-Ouattara ConnectionIvoirienne.Net : « Chérif vient nous désarmer comme ce qu'ils ont fait la semaine dernière à Ndotré. Là-bas, ils en ont profité pour désarmer nos frères d'armes qui voulaient collaborer, sans un rond (sans leur verser le moindre sou). Mais nous, on ne se laissera pas faire tant que nous ne sommes pas payés pour le combat que nous avons mené pour chasser Gbagbo. Qu'ils nous payent d'abord avec les milliards que Soro et eux ont volés, ensuite on quitte (les lieux). Sinon... ! ». Le message est on ne peut plus clair.

En un mot, l'on ne pourra effectuer le toilettage des troupes FRCI que si les combattants supplétifs perçoivent, en bonne et due forme, leur pécule de guerre. Sans cela, l'entreprise est vouée à l'échec. A moins d'être menée de force et de faire à nouveau peser sur la Côte d'Ivoire, le spectre d'un embrasement militaire généralisée, vu leur détermination, leur état d'écœurement actuel et leur nombre impressionnant. Le ministre de l'Intérieur Hamed Bakayoko parlait en son temps, de 18 mille supplétifs et de 9 mille FAFN dont seulement 3 mille devraient être retenus, après un test de sélection, pour être recrutés dans l'armée ivoirienne. Cela promet du grabuge !

On voit donc de façon limpide, et très objectivement, que le changement de dénomination des FRCI est à mille lieues de pouvoir résorber le problème que constitue la nouvelle armée ivoirienne. Parce qu'il n'en est pas le fond. Plutôt que de passer son temps à éluder les vraies questions, le pouvoir Ouattara gagnerait à les aborder frontalement et à épargner aux Ivoiriens d'autres lendemains douloureux.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 311 du jeudi 8 septembre 2011.

jeudi, 08 septembre 2011

OUATTARA VEND LA COTE D'IVOIRE... AU MARCHE NOIR!


ALASSANE OUATTARA 10.jpg

Selon Fraternité-Matin, le chef de l'Etat s'apprête à privatiser 25% du stock des 200 entreprises à participation publique de l'Etat. La mission conjointe du FMI et de la Banque Mondiale qui séjourne d'ailleurs à Abidjan depuis quelques jours a abordé hier la question en petit comité avec leurs interlocuteurs ivoiriens.


Une première réunion sur les privatisations annoncées en début de semaine par le journal pro-gouvernemental Fraternité-Matin devait avoir lieu  dans un cadre tenu secret jusqu'à midi hier. Des fonctionnaires du Trésor public triés sur le volet devaient y assister. Le sujet est en effet délicat et l'Etat incarné par ceux qui avaient en 1992 supervisé les premières privatisations n'ont sans doute pas l'intention de se retrouver dans les médias nationaux. Cette première réunion avec la mission conjointe du FMI et de la Banque Mondiale doit tourner autour des dividendes attendus par l'Etat ivoirien ; ainsi que du nombre d'entreprises à privatiser. Selon le quotidien gouvernemental, ce sont 25% du stock d'entreprises des 200 entreprises publiques ou à participations de l'Etat qui sont concernées.

Officiellement, l'Etat a décidé de se désengager desdites sociétés pour transférer leur gestion au privé afin de les rendre efficaces et bénéfiques pour la population. En réalité, ce sont généralement les entreprises françaises qui se frottent les mains puisqu'elles conservent le monopole de l'offre. C'est de cette façon qu'a d'ailleurs été vendue la compagnie ivoirienne d'électricité qui jouit d'une concession existant nulle part au monde.

Pour ladite  opération, l'Etat cafouille et ne sait pas encore s'il faut réduire de 25% les parts de l'Etat dans lesdites sociétés, soit faire disparaître ces sociétés par un recadrement de leurs opérations, soit encore  choisir une fusion absorption. Mais au final, seul l'acheteur tirera le meilleur profit de ces cessions. La pratique voudrait aussi qu'à cette occasion, les vendeurs eux-mêmes se cachent derrière des prête-noms pour racheter eux-mêmes ce qu'ils vendent.

En 1992, seulement huit entreprises sur les 300 avaient été privatisées. Sans doute en raison des réticences de l'Assemblée nationale qu'Alassane Ouattara alors premier ministre avait allègrement contournée. C'est d'ailleurs la même tactique utilisée par l'exécutif ivoirien. Ouattara veut profiter de la situation quasi comateuse de l'Assemblée nationale pour vendre comme par le passé lesdites entreprises.

Le président de l'Assemblée nationale, un certain Henri Konan Bédié, s'était élevé cette année-là contre ces privatisations, y compris le manque de transparence qui entourait la procédure. C'est d'ailleurs la même crainte qui refait surface. Car à l'allure où vont les choses, toutes ces entreprises risquent d'être fourguées au premier Français à satisfaire. Sur la question, le chef de l'Etat fait un passage en force certes coutumier mais cette fois-ci incompréhensible. A sa demande, la plupart des entreprises ont été auditées. A-t-il su qu'elles étaient mal gérées et qu'il n'y a pas un autre moyen pour les rendre compétitives ? Personne ne le saura.

Le gouvernement fait la sourde oreille et  fait, sur la question, une querelle idéologique à ceux qui lui reprochent de brader tous les secteurs stratégiques de l'Etat. En France, l'eau et le gaz font l'objet d'un monopole de l'Etat et les chantres du libéralisme comme les Etats-Unis ont injecté des milliards de dollars dans des banques pour freiner les conséquences de la crise financière qui menaçait d'embraser les pays occidentaux. Il n'ya donc pas de raison à tout vendre. Surtout quand ces entreprises n'apportent pas de véritables plus-values rendant nécessaires leur vente. D'ailleurs, la privatisation de l'aéroport Houphouët-Boigny s'est faite au détriment de l'Etat de Côte d'Ivoire qui a assisté sans broncher à la prise en charge directe des travaux par les usagers eux-mêmes.

Au demeurant, M. Ouattara doit des comptes aux Ivoiriens à qui ils n'a jamais fait le bilan des précédentes privatisations. Malheureusement, il est bien parti pour rééditer l'exploit.


Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 57 du mercredi 7 septembre 2011.

COTE D'IVOIRE: LE 3EME PONT, UNE ARNAQUE

ADO-BEDIE. 3ème PONT.jpg

La première pierre du 3ème pont baptisé depuis hier Henri Konan Bédié a été inaugurée en grandes pompes. La petite curiosité  est venue de l'omerta observée sur le coût de l'ouvrage. L'Etat participe pourtant à la construction de ce pont que le concessionnaire français doit exploiter pendant trente ans.


Le vieux projet de quinze ans devrait finalement voir le jour dans six petits mois. Le groupe Bouygues qui est chargé d'offrir au pays ce joyau comme on offre du bonbon à de petits enfants pour les séduire semble assez formel sur la livraison de l'ouvrage de 1,6 km de long et de 28,4 m de large. L'Etat passe presque pour un mendiant dans l'affaire. Pourtant, il a déjà engagé plusieurs milliards de fcfa pour l'indemnisation des riverains sous le régime de Bédié aussi bien à la Riviera qu'à Marcory. L'Etat a aussi mobilisé 42 des 50 milliards qui constituent sa participation grâce en partie à l'emprunt obligataire lancé par le gouvernement Gbagbo qui avait décidé de financer lui-même la construction de l'ouvrage après le désistement de Bouygues qui, officiellement, doit investir grosso-modo 100 milliards de fcfa. Un tel investissement lui garantit une concession de trente ans, soit 1.412 milliards environ de gains. Avec de tels montants, on ne peut pas dire que Bouygues n'a pas le meilleur retour qui soit sur investissements. Le géant français du bâtiment se tape même 39 millions par jour sur la base d'une prévision de 56.000 véhicules qui doivent passer chaque jour sur ce pont, 5 milliards environ par mois soit 60 milliards l'an.

Selon toutes les interventions qui ont meublé la cérémonie d'inauguration, les usagers vont connaître un meilleur confort sur les routes contre les engorgements actuels qui favorisent un surcoût du prix du carburant. Les nouvelles autorités tablent aussi sur le fait que  la construction dudit pont devrait aider à la création de  800 emplois directs et 2000 emplois indirects. Alors qu'il espérait relancer l'ensemble du projet avec de nouveaux appels d'offres, le chef de l'Etat qui avait donné instructions à son ministre des infrastructures économiques Patrick Achi pour  reprendre toute  la procédure d'appels d'offres, a buté en définitive sur son Premier ministre qui a freiné des quatre fers et mis fin à cette « intrusion » fort déplaisante et au goût de lèse-Premier ministre. Guillaume Soro a par ailleurs pris soin d'envoyer une mise au point pour le moins pimentée au concerné, avec ampliation à tous les ministres, pour que ce genre de choses ne se reproduisent plus. Finalement, cette levée de bouclier a sonné le glas de la nouvelle procédure et Ouattara s'est contenté de reconduire le projet tel qu'il l'a trouvé.

Mais si le gouvernement a le profil bas, gardant un silence gêné sur l'ensemble des apports financiers consentis depuis les régimes de Bédié et Gbagbo, en revanche sur le terrain de la réclame, il a mis le paquet. Des espaces publicitaires ont été pris dans tous les journaux qui lui sont proches où l'on peut lire que « l'Etat ivoirien est engagé sur la voie du développement et mettra tous les moyens en vue d'améliorer votre quotidien ». Pour l'instant, la seule garantie pour les populations abidjanaises est que le péage coûtera 700 fcfa à chaque passage et que la construction de l'ouvrage durera six mois.

Les soi-disant investisseurs étrangers à qui les Etats africains concèdent généralement des BOT exploitent habituellement cette stratégie. L'aéroport Félix Houphouët-Boigny concédé par l'Etat à l'entreprise Aeria a été largement financé par les usagers à travers le système de péage. Ceux du 3ème pont baptisé du nom d'Henri Konan Bédié ne peuvent certes pas s'offrir la même parade en raison de la nature de l'ouvrage. Mais à 100 milliards, l'Etat peut largement avec ses 50 milliards déjà mobilisés à 90%, construire ce pont pour lequel Bouygues multiplie ses gains à vitesse grand V.


Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 58 du jeudi 18 septembre 2011.

A CAUSE DES «BLANCS» DE OUATTARA SORO A MENACE DE DEMISSIONNER, SELON LA LETTRE DU CONTINENT



SORO GUILLAUME.jpg

L'entourage du Chef de l'Etat fortement composé de Français à tous les postes stratégiques irrite le premier ministre Guillaume Soro.


Si l'on en croit les confidences de La Lettre du Continent, feuille confidentielle spécialisée sur l'Afrique basée à Paris, les relations entre Alassane Ouattara et Guillaume Soro ne sont pas un long fleuve tranquille.

«D'ordinaire flegmatique, le Premier ministre Guillaume Soro a piqué une grosse colère le 7 août, allant jusqu'à menacer le chef de l'Etat de démissionner. En cause, l'emprise des Français nommés à la présidence, chargés de gérer des domaines aussi stratégiques que le budget et les projets d'infrastructures», écrit La Lettre du Continent.

Qui révèle que l'homme qui irrite le plus Soro est Philippe Serey-Eiffel, ingénieur des Ponts et Chaussées qui jouerait le rôle d'un vice-président omniprésent. Soro serait allé jusqu'à écrire une note à ses conseillers les sommant de désobéir à ses injonctions.

Ambiance. Eiffel n'est pas le seul. Claude Réglat, ancien patron des Forces françaises au Gabon, règne sur le domaine sécuritaire, et gère notamment le dossier délicat de l'insertion des hommes des Forces nouvelles au sein de la nouvelle armée. Tandis que la Direction du renseignement militaire (DRM) française gère directement les écoutes téléphoniques d'un régime accusé de très graves violations des droits de l'homme... «Concernant les réformes de l'administration et de la justice, Nicolas Sarkozy recherche actuellement la personnalité idoine pour remplir le job», écrit La Lettre du Continent. On croit rêver... Jusqu'où la recolonisation de la Côte d'Ivoire va-t-elle aller ?

Soro pense-t-il que les «sorciers blancs» de Ouattara sont là pour préparer un éventuel conflit ouvert avec lui, voire pour le liquider politiquement après avoir, par l'art du renseignement, bien pénétré le système dont il verrouille une partie pour demeurer indispensable aux yeux de Ouattara ? Sans doute. Moins sérieusement, on remarquera tout de même que le chef de l'Etat se méfie définitivement des Ivoiriens. Alors qu'on raconte que son premier cercle sécuritaire est composé de «coopérants» burkinabé, La Lettre du Continent nous apprend que l'alimentation d'Alassane Ouattara - le sujet est très sensible pour les chefs - sera l'affaire d'un Français du nom d'Olivier Payet, patron du restaurant de l'hôtel Tiama, que Dominique Ouattara voudrait recruter. Car c'est elle qui gère directement les recrutements.

Alors que l'on nous avait assurés, en avril dernier, qu'elle «ne se mêlerait pas de tout» comme la trop politique Simone Gbagbo, mais qu'elle s'occuperait tranquillement de sa Fondation. Les promesses, on le sait, n'engagent que ceux qui y croient...


Benjamin Silué, in le quotidien ivoirien « Le Nouveau Courrier » N° 311 du jeudi 8 septembre 2011.

mercredi, 07 septembre 2011

NORD DE LA COTE D'IVOIRE: LES DERNIERES NOUVELLES DU PRESIDENT GBAGBO ET DE TOUS SES PROCHES ILLEGALEMENT DETENUS

 

LAURENT GBAGBO 7.jpg

Les dernières nouvelles du Président Gbagbo et des autres personnalités qui lui sont proches, détenus illégalement au nord de la Côte d'ivoire viennent de nous être données par son représentant officie, le ministre Koné Katinan, des amis et connaissances qui lui ont rendu visite. Des nouvelles diffusées largement en ce jour, par la presse locale.

Ce qu'on peut retenir des dernières nouvelles, c'est que le président Gbagbo, la première Dame, le premier ministre Affi N'Guessan, Michel Gbagbo et toutes les autres personnalités proches du président Gbagbo, illégalement détenus, vont bien et ils ont le moral.

Lors du premier meeting de la résistance après le coup d'Etat du 11 Avril 2011 contre le régime du président Gbagbo, le porte parole du président Gbagbo avait fait une révélation de taille, Le point culminant du meeting de remobilisation «Le président Laurent Gbagbo me charge de vous dire qu'il a le moral très haut. Il continue de se considérer comme le président de la République de Côte d'Ivoire. Il tient à dire qu'il ne négociera pas sur cette question là. Il est le chef de l'Etat et toute la réconciliation doit se faire autour de cette question là. Et il vous demande de rester mobilisés et il vous fait entièrement confiance», a fait savoir Koné Katinan.

Dans sa parution de ce mercredi 07/09/2011, le quotidien « L'inter » ne dit pas le contraire. « Il nous est revenu que ses positions et ses convictions n'ont pas changé. L'ex-numéro 1 Ivoirien a posé à ses visiteurs sa condition pour la réconciliation. Il leur a dit qu'il est important, avant toute réconciliation, qu'on sache le véritable vainqueur de la dernière présidentielle en Côte d'Ivoire », rapporte ce journal, proche du camp Ouattara. Sa sécurité est assurée à la fois par les éléments du chef rebelle, Fofié kouakou qui est pourtant sous sanction onusienne, et par des soldats de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) originaires du Niger qui constitue sa garde rapprochée.

Sur son lieu de détention, les informations qui nous parviennent sont contradictoires. Si le camp Ouattara soutien que le président Gbagbo se trouve à la Résidence présidentielle de Korhogo, certaines personnes, et non des moindres, qui ont lui rendre visite, affirment le contraire. Où est-il donc ? Nous continuons nos investigations à ce sujet pour mieux vous situer dans les prochains jours.

Concernant la première Dame et les autres prisonniers, voici ce que ce quotidien écrit :

« Les visiteurs ne se sont pas arrêtés à Korhogo.Ils sont allés, dans la même semaine, à Odienné. Dans la capitale de Denguelé, ils ont pu voir Simone Ehivet Gbagbo. L'épouse de Laurent Gbagbo est avec son médecin, Dr Djédjé. Tout comme son époux, elle se porte bien. De plus, la députée d'Abobo réside toujours dans la villa d' Issouf Koné, l'ex-grand chancelier de l'ordre national. En tout cas jusqu'au mercredi 31 août 2011, elle n'avait pas encore été transférée à la Maison d'arrêt et de correction d'Odienné. Sa cuisine est faite par une dame. Simone Ehivet Gbagbo continue d'avoir les cheveux coupés. Après son arrestation, on s'en souvient, des images avaient circulé, la montrant avec des mèches arrachées. Elle s'était, par la suite, coupé les cheveux. Et jusqu'à présent, l'ex-Première dame n'a pas jugé utile de changer de coiffure.

Une barbe à la Ben Laden

A Katiola, se trouvent les anciens ministres Aboudramane Sangaré, Jean Jacques Béchio, Généviève Bro Grebé, l'ex-chef de cabinet de la présidence de la République, Kuyo Téa Narcisse et l'ancien Directeur du Protocole à la présidence de la République. Quand ils sont arrivés là-bas, ils étaient dans une villa située au quartier Gnomoukaha près du Lycée moderne de Katiola. Mais depuis deux semaines, après leur inculpation, ils ont été envoyés à la prison civile de la cité du Hambol. Quand notre source arrivait, la semaine dernière, dans cet espace carcéral, elle les a trouvés à table. Ils étaient en train de manger du riz accompagné d'une sauce locale. Le restaurant de l'hôtel Hambol qui, dès leur arrivée, apportait de la nourriture, a arrêté ses services. Les repas sont faits, là aussi, par une dame. Ces prisonniers pro-Gbagbo de Katiola ont dit à leur hôte avoir le moral.

Dernier escale de ce périple : Bouna. Cette ville située au nord-est de la Côte d'Ivoire accueille, dans sa prison, le président du Front populaire ivoirien (Fpi), Pascal Affi N'Guessan, le fils de Laurent Gbagbo, Michel Gbagbo, le Secrétaire national du Fpi, Diabaté Beh, le caméraman de la Rti, Serge Boguhé...

Ces prisonniers ont souhaité, comme les autres, sortir de cette situation pas du tout enviable. En attendant un éventuel procès, Michel Gbagbo, enseignant à l'Université de Cocody, a décidé de changer de look. Son visage est complètement mangé par la barbe. « Il a laissé sa barbe pousser comme pour Ben Laden », nous a-t-on confié. Est-ce une volonté de protester contre son incarcération ? Notre source n'a pas voulu en dire davantage». A quelques différences près, c'est aussi ce que nos sources confirment.

Si au début, ces prisonniers politiques du nord vivaient dans des conditions inhumaines, face à la pression des organismes internationaux des droits de l'homme, leurs conditions de détention se sont un peu améliorées.

 

Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

COTE D'IVOIRE: DES FACTURES D'ELECTRICITE SALEES POUR LES IVOIRIENS

De bonnes surprises d'Alassane Ouattara attendent les Ivoiriens et singulièrement les augmentations de coût d'électricité à venir. Le FMI et la Banque Mondiale veulent compenser les pertes record enregistrées par la Compagnie Ivoirienne de l'Electricité (CIE) depuis quelques années.


Une facture d'électricité un peu plus salée qu'à l'accoutumée, c'est la bonne surprise du chef qu'ont réservée le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale aux nouvelles autorités ivoiriennes, lesquelles vont avoir du mal à expliquer aux populations pourquoi elles ne peuvent pas faire changer d'avis aux meilleurs amis du chef de l'Etat. Les deux délégations qui sont à Abidjan pour deux semaines dans le cadre de la mission conjointe FMI et Banque Mondiale évoquent des pertes record de 86 milliards de francs annuels dont 19 milliards de fraude provenant essentiellement des zones CNO que subit  la Compagnie Ivoirienne d'Electricité cédée  dans les années de sa primature par Alassane Ouattara lui-même.

L'Etat paie particulièrement au prix fort des installations vieillottes et plusieurs semaines de pillages occasionnés par la guerre du nouveau locataire de la présidence. Bref, selon le FMI et la Banque Mondiale, tout ceci rend urgente une majoration de 29% du prix de l'électricité à la consommation. Ce qui ne va pas du tout plaire aux consommateurs ivoiriens déjà rétifs au paiement des factures accumulées durant toute la période d'incertitude.

Mais dans la tête des deux délégations, ces augmentations ne sont pas négociables puisqu'elles doivent permettre de réhabiliter la plupart des réseaux détruits par la guerre et d'engager de nouveaux investissements. Le FMI et la Banque Mondiale rouspètent notamment contre le contrat conclu en 1991 par l'Etat avec des partenaires privés et dont les modalités renchérissent le prix du gaz. Or il faut aujourd'hui du gaz pour produire l'électricité. Le contrat sur le gaz est en effet un exemple de contrat léonin signé sous la primature de Ouattara. Il fixe un prix plancher en-deçà duquel les clients ne peuvent négocier les offres de prix des producteurs alors qu'il interdit un prix plafond. Ce qui rend toute négociation dérisoire.

Les populations sont ainsi sanctionnées pour les errements de ses gouvernants et notamment Alassane Ouattara dont le gouvernement avait lancé dans les années 90 un vaste programme de privatisation des entreprises publiques.

La cession de l'EECI, (Energie Electrique de Côte d'Ivoire) devenue CIE, Compagnie Ivoirienne d'Electricité cédée à 1F symbolique par Ouattara procède de ce type de contrats léonins qui retombent comme du ressac sur les populations. Pour digérer cette terrible nouvelle qu'il faudra appliquer à une population de plus en plus appauvrie, le gouvernement demande un délai de trois mois pour négocier avec les concessionnaires du gaz. Il espère ainsi les convaincre à revoir à la baisse leurs prix.

Le chef de l'Etat est ainsi pris à son propre piège. Pour rallier les populations des zones Centre Nord et Ouest à sa cause, il a fait croire que le paiement des factures d'électricité relevait d'une malveillance anti-nordique et affirmé que dès qu'il arriverait au pouvoir, les factures déjà émises ne seront pas payées et qu'en plus un abattement des prix serait observé afin d'aider les couches défavorisées. Ce discours a été tellement bien compris que la commune d'Abobo qui a pris petit à petit fait et cause pour l'ancienne rébellion, au point de menacer les populations qui ne sont pas ressortissantes du Nord, refuse encore aujourd'hui de payer les factures de la Compagnie Ivoirienne d'Electricité. L'heure de vérité arrive.

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 56 du mardi 6 septembre 2011.

mardi, 06 septembre 2011

LES VERITES DE DAMANA PICKAS SUR LA TRINITE FRANCE-ONU-REBELLES



DAMANA PICKAS 3.jpg

"...parce que Laurent Gbagbo est en prison, toute la Côte d'Ivoire est en prison. Y compris Ouattara et Sarkozy..."

Ex-numéro 3 de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci) de 1995 à 1998 sous Soro Guillaume, ancien responsable de la Jeunesse du Front populaire ivoirien (FPI, 1998-2001), Damana Adia Pickas est doctorant en droit. Revenu de France, pendant la crise née de la rébellion du 19 septembre 2002, où il poursuivait ses études, il a été nommé, par décret, administrateur civil. Et a servi à la Direction de la décentralisation et du développement local. C'est étant là-bas que feu Désiré Tagro l'a choisi, en 2010, pour représenter le ministère de l'Intérieur à la Commission électorale indépendante (CEI). Et puis arrive la proclamation des résultats du second tour de la présidentielle... Le monde entier voit Damana Pickas empêcher Bamba Yacouba de lire certains résultats qu'il juge non consensuels. La crise post-électorale venait ainsi d'éclater jusqu'à la chute, le 11 Avril 2011, de Laurent Gbagbo, son leader. Depuis, l'homme s'est muré dans le silence. Pour nos lecteurs, nous avons pu l'avoir. Et il a accepté de nous parler. Via internet. Interview exclusive!

Où vous vous trouvez actuellement?

Merci, nous voudrions d'abord remercier l'Eternel des armées qui a préservé notre vie, parce que ce n'était pas évident que nous soyons en vie. Ce qui malheureusement n'a pas été le cas pour beaucoup d'Ivoiriens devant la mémoire de qui nous nous inclinons. Cher ami, nous revenons d'un très grand traumatisme. Permettez-moi donc de saluer tous les Ivoiriens et tous les habitants de la Côte d'Ivoire qui ont souffert ou qui continuent de souffrir dans leurs chairs. De même que toutes ces personnes illustres ou anonymes détenues dans des conditions inhumaines çà et là. Notamment le Président de la République Laurent Gbagbo et son épouse la Députée Simone Ehivet, le Premier ministre Aké N'Gbo et certains membres de son gouvernement, le Premier ministre Pascal Affi N'Guessan, président du Front populaire ivoirien et certains de ses camarades aussi bien du FPI comme de LMP, nous leur adressons des mots de réconfort et de courage. Aux nombreux Ivoiriens contraints de vivre en exil dans des conditions difficiles, nous leur demandons de rester sereins et dignes dans leurs souffrances et de regarder l'horizon avec espoir. A tous les Ivoiriens de la diaspora, nous portons nos félicitations pour le sens du combat et l'intérêt qu'ils portent à la mère patrie. Et à tous leurs concitoyens, nous les encourageons à continuer le combat. A nos héroïques FDS, nous leur exprimons notre admiration et notre fierté pour leur détermination, leur bravoure et leur sens de la responsabilité. Pour revenir à votre question, sachez que le lieu où je me trouve n'a aucun intérêt. Je n'ai pas une position stable, je suis en Afrique. Mais le plus important, c'est d'être en vie et je me porte bien.

Comment avez-vous quitté Abidjan?

C'est par la grâce de Dieu.

Pourquoi ce long silence depuis que vous avez quitté Abidjan ?

Oh ! Nous avons dit d'entrée de jeu que les Ivoiriens ont subi un très grand traumatisme et donc il nous fallait nous imposer ce silence pour rentrer dans une phase introspective pour comprendre exactement ce qui est arrivé à notre pays. Pourquoi une telle violence s'est-elle abattue sur des responsables aussi bien politiques que sur le citoyen lambda ? En un mot, pourquoi une telle violence s'est-elle abattue sur la Côte d'Ivoire ? Pourquoi un tel acharnement de la communauté dite internationale, en particulier la France, sur notre très chère patrie ? Pourquoi tant de traîtrise et de lâcheté autour du Président Laurent Gbagbo ? Pourquoi dans des quartiers, certains Ivoiriens se sont réjouis du malheur d'autres Ivoiriens, au point d'indiquer leur domicile pour qu'ils soient tués ou pillés ? Après avoir longuement médité sur ces questions, nous pensons avoir trouvé des ébauches de réponses qui nous serviront pour l'avenir.

Comment réagissez-vous à certains écrits qui vous citent comme faisant partie de ceux qui veulent faire un coup d'État contre le régime d'Abidjan?

Ils ne sont pas sérieux.

On vous a vu, des jours avant la chute de Gbagbo, mobiliser les populations à résister. Malgré cela, il est parti. Avez-vous l'impression d'avoir échoué ?

Qu'est-ce que vous appelez échec ?

Le départ de Laurent Gbagbo du pouvoir, malgré votre appel à la mobilisation

Non, ce n'est pas un échec. Le sens de notre appel s'inscrit dans le combat que nous avons toujours mené. Vous savez, nous étions arrivés à une confrontation armée directe avec la coalition rebelle. L'heure du combat décisif avait sonné et il fallait donc assumer cette responsabilité qui était la nôtre. Notre stratégie de résistance depuis le 19 Septembre 2002, a toujours reposé sur trois piliers. A savoir : le chef, c'est-à-dire le président Laurent Gbagbo, l'armée et le peuple. Si le chef est resté digne et a donc pleinement joué son rôle jusqu'au bout, cela n'a pas été le cas pour les deux autres piliers que sont l'armée et le peuple où de graves défaillances ont été constatées. Il fallait donc vite réagir pour remettre de l'ordre. Ce qui restait de notre Armée, s'est aussitôt réorganisée autour du colonel Major Konan Boniface qui faisait, dès lors, office de chef d'état-major des armées. Au niveau du peuple, nous avons aussi dû nous réorganiser pour mener à bien la mobilisation. Et vous avez constaté que notre appel à la mobilisation et à la résistance a été massivement suivi par la population malgré la violence inouïe et les tueries dans les quartiers. Les deux ponts étaient bondés de monde, et plusieurs sites stratégiques étaient occupés par la population dont la résidence du Chef de l'État. Cette réorganisation nous a permis de mettre en déroute la coalition rebelle (Onuci-Licorne-FRCI) malgré l'important soutien aérien dont elle disposait. C'est dans cette dynamique que nous étions lorsque, le dimanche 10 avril, le président Laurent Gbagbo, chef suprême des Armées a ordonné aux FDS, pour des raisons qui lui sont propres, la cessation des combats. C'est suite à cela, qu'il a été arrêté sans résistance aucune, le lendemain lundi 11 avril, par l'Armée française.

Vous étiez à la résidence de Laurent Gbagbo pendant les bombardements. Qu'est-ce qui s'est réellement passé et qu'elle était l'ambiance là-bas?

C'est un très mauvais souvenir. On était dans une ambiance de guerre et la résidence était la cible privilégiée des Français. Pendant plusieurs jours, ils y ont balancé des obus de gros calibre depuis leurs hélicoptères au point où à un certain moment on a cru que la résidence allait s'écrouler sur nous et nous tuer tous. Mais malgré cet état de fait, nous sommes restés debout. Plusieurs images se bousculent encore dans ma tête. Il y a l'image des petits-enfants du président, âgés d'environ 2 à 6 ans, qui trouvaient l'occasion, entre deux bombardements, de s'amuser. C'était très émouvant. Nous voyons l'image d'un Aboudramane Sangaré, fidèle parmi les fidèles, placide, imperturbable à toute émotion, serein, assis près d'une fenêtre en train de lire. L'image d'un Sidiki Bakaba, tout aussi fidèle, avec sa caméra en train d'immortaliser ces moments. Il sera par la suite touché par des éclats d'obus. Gisant peu après dans une mare de sang. L'image d'un Tagro, jovial, qui était au four et au moulin, paix à son âme. L'image d'une Simone Ehivet, resplendissante de courage et de détermination et toujours plongée dans la prière. L'image d'un Konaté Navigué et d'un Alcide Djédjé, sereins et s'activant sur le front diplomatique. L'image du porte-parole de l'armée, Hilaire Gohourou, lâchement assassiné par un sniper français posté depuis la résidence de leur ambassadeur. L'image du colonel Major Ahouman Nathanaël, paix à son âme, du Commandant Dua, du Commandant Séka Anselme, de Maître Bahi Patrice, du Docteur Blé, de Kuyo Téa Narcisse, de Koné Boubakar et de toute la garde du président Gbagbo qui ont fait preuve de loyauté et de fidélité exemplaires, nous leur rendons un hommage mérité. Ce sont des hommes d'honneur. L'image de tous ces valeureux jeunes patriotes, dont beaucoup ont perdu la vie ou garderont à jamais, des séquelles indélébiles. Il y a aussi tous ces FDS qui, entre deux bombardements, repoussaient la coalition rebelle qui tentait des incursions au sol.

Avez-vous les preuves, quand vous accusez un sniper français d'avoir « lâchement assassiné » le colonel Hilaire Gohourou ?

Je suis formel sur mes accusations. Je sais que ce sont des snipers français, embusqués au domicile de l'ambassadeur de France, qui ont abattu lâchement ce vaillant soldat des Fanci, juste au portail de la résidence du président de la République alors que nous n'étions pas en guerre contre la France. Ces tueurs embusqués, dissimulés un peu partout chez l'ambassadeur de France, avaient pour réelle mission d'abattre le président de la République en exercice, SEM. Laurent Gbagbo, au cas où celui-ci venait à sortir de sa résidence qui est proche de celle de l'ambassadeur de France. C'est pourquoi d'ailleurs, le Groupement de la sécurité présidentielle (GSPR) nous avait imposé le port des gilets pare-balles. Réduisant ainsi nos mouvements dans la cour de la résidence, parce que nous étions aussi leurs cibles.

Vous arrivait-il souvent d'avoir des contacts avec Laurent Gbagbo pendant ces bombardements ? Si oui, quel était son état d'esprit ?

Bien évidemment, il nous arrivait d'avoir des échanges avec le Président pendant ces événements extrêmement graves. Nous avons pu nous rendre compte d'une autre dimension, de sa force de caractère et de sa conviction. Ce monsieur est un homme de grande stature morale. Pendant l'une de nos conversations, il nous a dit ceci : « Si je résiste, c'est pour vous. J'aurais pu démissionner, mais cela serait catastrophique pour la Côte d'Ivoire et pour votre génération ». Risquer sa vie pour ses concitoyens et pour son pays, n'est pas donné à tout le monde. C'est un homme politique de dimension mondiale que nous ne regrettons pas d'avoir côtoyé. Nous continuerons à toujours le soutenir.

Au moment de son arrestation, étiez-vous encore à la résidence présidentielle? Si oui, qui l'a arrêté ? C'étaient les soldats français ou les FRCI ? Et pourquoi n'avez-vous pas été arrêté aussi?

Nous sommes restés à la résidence jusqu'au dimanche 10 avril 2011. Ce qui nous a permis de vivre tous les événements qui s'y sont déroulés. Notamment les bombardements ainsi que l'ambiance. Sachez que toute la journée de ce dimanche, la résidence a été l'objet de bombardements intenses jusqu'à 19 h où, profitant d'un moment d'accalmie, nous sommes sortis porter assistance à des patriotes blessés à Blockhaus. C'est pendant que nous nous trouvions à Blockhaus, que les bombardements ont repris. Ce qui nous a empêchés de revenir à la résidence du chef de l'État. Ceux-ci n'ont plus cessé jusqu'à l'arrestation du président, le lendemain lundi 11 avril 2011 aux environs de 11h. Depuis blockhaus, nous voyions au moins 7 hélicoptères de combat, bombardant la résidence du président. Nous avons aussi vu, à partir de notre position, une colonne de chars français se dirigeant vers la résidence. Ce sont ces soldats français qui, après avoir encerclé le périmètre avec leurs chars, ont procédé à l'arrestation du président avant de le livrer aux FRCI.

N'avez-vous pas fui Laurent Gbagbo pour ne pas être arrêté?

Avec tout ce que je viens de vous expliquer, vous avez encore le courage de me demander si j'ai fui ? Non, je n'ai pas fui, Damana Pickas n'est pas un fuyard et toute la Côte d'Ivoire le sait.

Aujourd'hui, avec tout ce qui s'est passé, pensez-vous avoir bien fait en empêchant, à la CEI, Bamba Yacouba de donner certains résultats?

Vous faites bien de me poser cette question, car elle me permet d'expliquer, une fois de plus, le rôle essentiel de la CEI dans le processus électoral. La CEI est un organe qui avait en charge de conduire les élections jusqu'à la proclamation des résultats provisoires. Non seulement, elle devait être indépendante mais elle devait être aussi impartiale. C'est pourquoi, nous nous sommes donné un mode de travail précis. Et c'est ce mode de travail qui a prévalu depuis l'établissement des listes électorales jusqu'au premier tour des élections présidentielles. Ce mode est le consensus qui était destiné à amortir le déséquilibre de la représentativité des différentes parties. On me fait le procès d'avoir empêché la proclamation des résultats du second tour des élections présidentielles, ce qui n'est pas exact ! Que s'est-il passé ? Bamba Yacouba a voulu proclamer des résultats non consensuels. Ce qui était contraire à notre mode de travail. Ce n'était donc pas les résultats provisoires de la CEI que venait proclamer Bamba Yacouba. Donc Damana Pickas n'a jamais empêché la proclamation des résultats des élections présidentielles. Puisque la CEI n'avait pas ces résultats. Il y avait en réalité un réseau parallèle et frauduleux de proclamation de résultats avec pour tête de pont, Bamba Yacouba. C'est ce réseau que j'ai démantelé. Vous remarquerez que Bamba Yacouba est le seul commissaire, excepté le président Youssouf Bakayoko, à avoir été décoré par le Chef de l'État, M. Ouattara. Pourquoi lui et pas aussi les autres ? Vous comprendrez que c'est juste pour le récompenser pour la mission qui lui a été confiée.

Vous ne pensez pas que votre geste, vu de tout le monde, a joué contre Laurent Gbagbo?

Non, pas du tout ! Ce geste a plutôt permis de mettre à nu ce coup d'État électoral. Il a déstabilisé complètement le plan des rebelles. Ce qui les a amenés à commettre beaucoup d'erreurs comme celle qui a consisté, pour le président Bakayoko, à aller au Golf Hôtel pour proclamer des chiffres imaginaires.

Et si c'était à refaire, allez-vous faire la même chose?

Oh! Oui, oui, oui ! Et en plus, si je savais que Bakayoko partait au Golf Hôtel, je l'aurais empêché de s'y rendre.

Comment réagissez-vous à votre remplacement à la CEI par Amani Ipou Félicien, pour le compte du ministère de l'Intérieur?

Tout ceci est illégal. La Commission électorale indépendante dans sa composition issue des accords de Pretoria, était chargée d'organiser toutes les élections générales en Côte d'Ivoire. Pas seulement les présidentielles, mais aussi les législatives, les municipales, les conseils généraux. En remaniant la CEI juste après les élections présidentielles, M. Ouattara viole l'esprit et la lettre de Pretoria. Cette CEI monocolore n'est pas crédible et ne peut garantir à la Côte d'Ivoire, des élections équitables, justes et transparentes. Sinon franchement, dites-moi ce que cherchent encore le MJP, le MPIGO, le MPCI dans la CEI quand ils disent avoir unifié l'armée en créant leur FRCI ? C'est la preuve que ce pouvoir ne veut pas de la décrispation, de la transparence du jeu, car il sait que sur ce terrain, il sera battu. Ce régime veut masquer sa minorité populaire en caporalisant la CEI. Les Ivoiriens ne doivent donc pas se méprendre sur le caractère de ce régime qui veut monopoliser la scène politique. Mais il nous trouvera sur son chemin. Car la CEI est une conquête de la lutte démocratique du peuple de la Côte d'Ivoire.

Que pensez-vous de la décision du Conseil constitutionnel qui a finalement proclamé Alassane Ouattara, président de la République?

D'un point de vue strictement juridique, nous savons tous que les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours et sont irrévocables. Elles ne peuvent donc pas changer en fonction du temps. Ce qui rend donc nul, quelles que soient les motivations qui l'ont fondé, l'arrêt du Conseil constitutionnel proclamant M. Ouattara, président. Car le droit, une fois dit par le Conseil Constitutionnel, ne peut plus être dédit. Et ce n'est pas cette investiture folklorique, arrachée par la terreur à un Yao N'dré complètement tétanisé, qui changera les choses.

Comment jugez-vous les premiers mois de la gouvernance Ouattara?

Ces premiers mois de gestion du Chef de l'État Ouattara sont caractérisés par une absence totale de gouvernance, il n'y a pas d'État. Au plan sécuritaire, les commissariats et les brigades de gendarmerie n'existent plus. Ce sont les braquages, les exécutions sommaires, les attaques de domiciles, les meurtres qui sont le quotidien des Ivoiriens. A la nuit tombée, c'est l'incertitude. Abidjan est devenue un far-West où les bandes armées se tirent dessus à tout bout de champ. Un tel climat d'insécurité généralisée, n'est pas favorable aux investissements. Les quelques rares entreprises qui n'ont pas été pillées sont contraintes de fermer. Le Chef de l'État, M. Ouattara, est en train d'anéantir le travail phénoménal de réduction de la dette accompli par Laurent Gbagbo en procédant à un surendettement de la Côte d'Ivoire. Au plan social, ce sont les licenciements abusifs, la destruction systématique et sans contrepartie des petits commerces qui représentent les moyens de subsistance du petit peuple. Au plan politique, c'est le musellement de l'opposition et de la presse (j'en profite pour demander la libération d'Hermann Aboa et de Serges Boguhé), l'absence de l'État de droit avec la dissolution de l'Assemblée nationale, les violations des libertés fondamentales, la justice à deux vitesses, etc.

Le président Ouattara peut-il réussir, selon vous, sa mission de réconciliation?

Il n'y a pas de volonté de réconciliation de M. Ouattara. Car, depuis qu'il est à la tête de la Côte d'Ivoire, il n'a posé aucun acte traduisant de façon claire son intention de réconcilier et d'unir les Ivoiriens. Bien au contraire, il pense que la solution aux différentes contradictions est d'emprisonner tous ceux qui ne pensent pas comme lui.

Et M. Banny, à qui la mission a été donnée de réconcilier les Ivoiriens, peut-il réussir ?

Non ! Car M. Ouattara n'a pas cette volonté de réconciliation de sorte que M. Banny n'aura pas les mains libres pour travailler. Encore que M. Banny lui-même doit faire preuve de beaucoup d'humilité, d'impartialité. Car il est lui-même un acteur majeur de la crise ivoirienne et en plus, il a déjà posé des actes qui ne militent pas en sa faveur. Notamment, la catégorisation des victimes.

Quelles sont les conditions de la réconciliation, pour vous ?

D'abord, sachez et comprenez qu'il ne peut y avoir de réconciliation véritable en Côte d'Ivoire sans Laurent Gbagbo. Tant que le président Gbagbo est en prison, il ne peut y avoir de réconciliation. C'est un préalable. Ensuite, il faudra que la réconciliation puisse situer tous ceux qui sont encore sceptiques sur les résultats des élections présidentielles. Qui a gagné les élections présidentielles et qui est donc le vrai président de la République de la Côte d'Ivoire? M. Banny doit, dans sa mission, répondre à cette préoccupation majeure qui a déclenché la crise post-électorale et le coup de force de la France. Si on répond clairement et objectivement à cette question, vous verrez que beaucoup de questions vont se résoudre d'elles-mêmes. Il ne doit y avoir aucun doute sur celui que nous avons choisi pour diriger notre pays. C'est bien pour M. Ouattara et je souhaiterais vivement qu'il permette à M. Banny d'ouvrir ce débat, librement. Par ailleurs, cette réconciliation ne doit pas consister à mettre ensemble deux petits Dioula, deux petits Bété, deux petits Baoulé et les faire danser ensemble sur la place publique pour dire que la Côte d'Ivoire est réconciliée. Il ne s'agit pas non plus de superposer des rencontres région par région et en faire une synthèse. Il s'agit surtout d'identifier la question fondamentale qui a entraîné toute cette crise qualifiée à tort, de crise post-électorale. A mon sens, il s'agit de la question de la souveraineté, de la compréhension de la notion de souveraineté qui signifie le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, tel que proclamé par les instruments internationaux. Notamment la charte des Nations unies, le pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, le pacte international des droits civils et politiques qui énoncent le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de leurs richesses nationales. Avons-nous la même approche de cette notion avec la France et la communauté dite internationale ? Nous pensons que non. C'est pourquoi nous croyons que la réconciliation doit réunir trois acteurs fondamentaux : la France qui représenterait, à l'occasion, la communauté dite internationale, et les deux parties ivoiriennes. C'est-à-dire LMP, souverainiste et le RHDP, colonialiste, afin que nous puissions nous entendre sur la notion d'indépendance d'un État et son application en Côte d'Ivoire.

Quels commentaires faites-vous du retour d'exil de certains officiers ?

Pas de commentaires particuliers. Ce sont des militaires qui ont décidé de rentrer, ils sont rentrés.

Êtes-vous en contact avec Gbagbo, Simone, Affi, Blé Goudé... ?

Non, leurs conditions de détention ne me permettent pas de rentrer en contact avec eux.

Comment réagissez-vous au départ de Koulibaly Mamadou du FPI ?

Koulibaly Mamadou est un aîné pour qui nous avons beaucoup de respect, mais qui a décidé de quitter le parti à un moment crucial. Nous en avons pris acte, mais le FPI est un grand parti qui dispose encore de personnes ressources, de personnes de grande valeur qui peuvent relever les défis présents et futurs.

Êtes-vous d'avis avec Koulibaly Mamadou, quand il déclare, dans un journal béninois, parlant du FPI, qu'« on aurait pu continuer notre lancée comme un grand parti, si le tribalisme n'était pas venu gangréner le FPI au point de perdre le président Gbagbo qui s'est laissé emprisonner par un clan tribal » et quand il dit aussi que Gbagbo a perdu les élections?

Koulibaly Mamadou n'est plus du FPI. Ce qu'il dit ne m'intéresse plus. En plus, nous ne réglons pas nos contradictions sur la place publique. C'est ainsi que le FPI nous a éduqués.

Laurent Gbagbo est-il politiquement fini ?

Laurent Gbagbo ne peut plus finir, car il est un esprit qui est en chacun de nous. Il est rentré dans l'histoire de la Côte d'Ivoire, de l'Afrique parce que son combat, dès à présent, transcende toutes les générations à venir. Ouattara et ses parrains ne détiennent momentanément que l'enveloppe charnelle qui renferme cet esprit. Qu'ils sachent qu'en chaque Ivoirien digne, je dirais même plus, qu'en chaque Africain digne, vibre du Laurent Gbagbo. Physiquement, mentalement et intellectuellement. A travers sa dernière sortie lors de la célébration de l'indépendance, Laurent Gbagbo nous a démontré qu'il demeure un acteur incontournable de la scène politique ivoirienne. Et puis, parce qu'il est en prison, toute la Côte d'Ivoire est en prison. Y compris Ouattara et Sarkozy.

Quels commentaires faites-vous de l'inculpation de Laurent Gbagbo et de son épouse?

Elle n'a aucune base juridique. Le président Laurent Gbagbo, en raison de son statut, n'est justiciable que devant la Haute cour de justice et non devant les juridictions de droit commun. Quant à son épouse, elle est parlementaire et son immunité n'ayant pas été levée, elle ne peut faire l'objet d'aucune poursuite judiciaire.

Comment réagissez-vous à la menace du président Alassane Ouattara d'envoyer Laurent Gbagbo au TPI ?

Ce qui me gêne, ce n'est pas le fait d'accuser le président Laurent Gbagbo de crime de sang ou de crime économique. Car l'homme que nous connaissons tous, ne peut pas être coupable de meurtres, d'assassinats, de détournements de fonds ou de vol. Mais plutôt que le TPI n'est pas une juridiction impartiale et crédible. C'est un instrument de domination des plus forts. Pour nous, il n'y a donc pas de suspense, car leur justice va condamner Laurent Gbagbo et son épouse, les placer au poteau et les exécuter. Telle est la volonté des dirigeants de ce monde. Notamment, Nicolas Sarkozy et Barack Obama. Mais après Laurent Gbagbo, ce sera au tour de tous ces jeunes gens qu'ils ont eux-mêmes armés pour faire la guerre contre leur pays, c'est-à-dire les Zakaria, Wattao, Chérif Ousmane, Fofié, Soro Guillaume, etc. Car, ils veulent donner une image d'homme d'État sain à Ouattara. Encore que, quand ils en auront fini avec ceux-ci, ils s'en prendront à M. Ouattara lui-même, quand il ne sera plus d'aucune utilité pour eux. Retenons donc que tôt ou tard, chacun aura son tour devant cette CPI. Mais ce sont toujours les Occidentaux qui nous divisent et qui nous manipulent.

Que répondez-vous à Monsieur Choi qui, en visite le jeudi 18 Août 2011, à Ouagadougou a dit que Laurent Gbagbo a perdu l'affection de la population ivoirienne, après s'être accroché au pouvoir par la force pendant quatre mois ?

Vous savez, ce monsieur est hanté par le président Gbagbo au point où il ne cesse de prononcer des propos ridicules et grotesques. A partir de quoi conclut-il que Gbagbo a perdu l'affection des Ivoiriens ? Quel sondage sérieux et crédible a-t-il effectué pour aboutir à ces résultats ? Si c'est l'absence de manifestations publiques de soutien au Président Gbagbo qui le fonde dans ces déclarations-là, encore, il fait preuve de mauvaise foi car il sait la répression inhumaine qui s'abat sur la Côte d'Ivoire pro-Gbagbo et Dieu seul sait qu'elle est largement majoritaire. Nous en voulons pour preuve, la marche de soutien des populations de Dabou au Président Laurent Gbagbo. Ce qui a entraîné le limogeage du Préfet de Dabou et du Sous-préfet de Lopou parce qu'ils auraient laissé cette marche se dérouler. Il y a également l'assassinat par des hommes armés, du camarade qui a financé et aidé à l'organisation de la rencontre mémorable de la Jeunesse du FPI à Bassam, la semaine dernière. Par ailleurs, beaucoup de ses partisans se rendent compte que loin d'être la solution, Ouattara est le véritable problème de la Côte d'Ivoire. L'exemple de ces femmes d'Abobo et d'Adjamé qui l'ont exprimé à travers des manifestations publiques confirme nos dires. Cette déclaration de Choi dénote donc clairement de sa partialité et de celle de l'Onu dans la crise ivoirienne. On comprend, dès lors, pourquoi il y a eu autant de chaos et de morts dans ce processus. Choi doit certainement être fier de sa boucherie. Nous le remercions d'avoir versé tout ce sang et anéanti notre pays. Mais, comme le phœnix, la Côte d'Ivoire renaîtra de ses cendres avec un Laurent Gbagbo élevé au panthéon de la dignité ivoirienne voire africaine. Ce Gbagbo-là ne peut être que plus fort et plus populaire que par le passé. Je souhaite donc à Choi d'être en vie pour vivre cela. Ce sera fabuleux !

Envisagez-vous votre retour au pays?

C'est vrai qu'il faudra qu'un jour que tous les Ivoiriens exilés, rentrent au pays. Mais cela n'est pas notre priorité car certaines questions préalables doivent être réglées. Notamment la sécurité des personnes et des biens, les domiciles injustement occupés par les FRCI, les exécutions sommaires, la libération des prisonniers politiques. En attendant que ces conditions soient réunies, il faut penser aux réalités quotidiennes de tous ces Ivoiriens vivant en exil et de tous ceux qui souffrent tous les jours dans leur propre pays. Toutes ces questions méritent une implication véritable des organisations de Défense des droits de l'Homme. Je ne saurais terminer sans demander aux militants du FPI, à toute la grande famille LMP et à tous les patriotes ivoiriens, de savoir se remettre en cause et faire preuve d'humilité. Je souhaite que nous améliorions plutôt nos qualités et surtout que nous réveillions les autres qui sommeillent en nous et qui sont nombreuses. Car c'est de cette manière que nous pourrons repartir de plus belle, reconstruire un groupe plus solide pour reconquérir notre liberté. Aux nombreux Ivoiriens et amis de la Côte d'Ivoire, nous demandons de ne pas perdre espoir, de ne pas se laisser décourager par les nombreuses trahisons et défections qu'ils observent çà et là car Dieu est en train de faire son tri. Rapportez-vous à la Bible, dans Les Juges 7 où Gédéon, partant à la conquête de leur liberté confisquée avec le peuple d'Israël, a vu son groupe être réduit de 32 000 à 300 personnes par Dieu. En effet, voyant le nombre important de combattants Israélites, Dieu n'a pas voulu qu'en cas de victoire, ceux-ci pensent que c'est leur nombre qui la leur a procurée et prendre de ce fait la gloire qui lui revient de droit. Il a donc fait réduire ce nombre en disant à Gédéon, de demander à ceux qui étaient craintifs et avaient peur, de s'en retourner et s'éloigner du lieu de la bataille. 22 000 personnes quittèrent le groupe et il n'en resta que 10 000. Malgré cela, Dieu trouva encore que le nombre était assez élevé et demanda un second tri à Gédéon. Ce qu'il fit au bord de l'eau et il ne resta plus que 300 personnes. C'est donc avec ceux-ci et avec la bénédiction de l'Eternel des Armées, que Gédéon mena et remporta la victoire contre leurs ennemis d'alors. C'est-à-dire, les Madianites et leurs alliés qui étaient d'environ 135 000 hommes. Ce n'est donc pas le nombre des soldats qui garantit la victoire, mais plutôt la qualité des combattants. Nous opposerons permanemment l'État de Droit, la démocratie, le respect des libertés publiques et individuelles, à cette dictature rampante en Côte d'Ivoire. Restez donc sereins et ne perdez pas espoir, car le combat continue dans la détermination et la prière. Que Dieu bénisse la Côte d'Ivoire et les Ivoiriens.

In le quotidien ivoirien « Soir Info ».

Source : RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL