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mardi, 06 septembre 2011

COTE D'IVOIRE: POKER FAMILIAL GAGNANT POUR LES OUATTARA

 

LE COUPLE OUATTARA 2.jpg

Selon La Lettre du continent amplement reprise par le quotidien Notre Voie, le chef de l'Etat a décidé de racheter la plupart des propriétés situées dans les environs de sa résidence privée, à quelques mètres de l'hôtel du golfe l'ancien symbole du gouvernement Ouattara pendant les péripéties de la crise postélectorale. A commencer par la sienne qu'il louait à un homme d'affaires libanais. Dans les années 1990, Ouattara s'était aussi offert une somptueuse résidence dès son arrivée à la primature.

 

Si la saga Ouattara nous était contée un jour, elle réserverait un chapitre aux propriétés du couple et surtout aux circonstances de leur achat. Selon La dernière Lettre du continent, le chef de l'Etat se passionne ces derniers temps pour les offres privées d'achat (OPA) qu'il a fait à tous ceux qui ont une propriété dans les environs de l'hôtel du Golfe, là où lui a été donnée sa « victoire » par Youssouf Bakayoko. Alassane Ouattara veut construire une caserne militaire pour assurer ses arrières. Et pour se sentir en sécurité par ces temps de frayeurs, il n'y a pas mieux qu'une caserne militaire mitoyenne. L'actuel verrou qui encadre la résidence du couple est pourtant impressionnant. Le Golfe hôtel est occupé par les hommes de Chérif Ousmane. Ceux-ci ont établi leur check-point au carrefour de M'pouto, face à Sol Béni. Quelques mètres plus loin sont postés deux pick-up de l'ONUCI avec à leur bord des soldats marocains et bengladeshi. Plus loin, deux autres chars armés de l'ONUCI surveillent la petite entrée de l'hôtel devenue le point de ralliement du régime, quatre mois après l'arrestation de Laurent Gbagbo par les soldats français et la prise de pouvoir de Ouattara dans la foulée. Les derniers murs de l'hôtel laissent voir une armada de chars et de blindés dans l'arrière-cour. Mais malgré tout cela, Alassane Ouattara s'est mis en tête de faire de sa résidence privée un bunker comme nous l'avions écrit dans nos précédentes éditions.

Alors qu'il était simple locataire de la résidence qu'il bichonne avec l'argent des contribuables, le chef de l'Etat a, selon les bonnes feuilles de La lettre du continent abondamment citée par le quotidien Notre Voie, Ouattara a déjà fait une OPA à l'homme d'affaires à qui il louait depuis des années cette résidence située aux encablures de l'hôtel du Golfe et donnant sur la lagune Ebrié. L'accès à la lagune est stratégiquement vital pour Ouattara qui craint d'être à la merci d'une ville abidjanaise où il est minoritaire.

Dans les années 90, le chef de l'Etat qui venait d'être nommé premier ministre s'était aussi offert dans les premiers mois le château des Boni, à un jet de pierre de la résidence de l'Ambassadeur d'Allemagne. Et si le luxe de sa nouvelle maison n'avait laissé personne indifférent, cette fois-ci c'est la répétition de l'histoire  qui offre des thèmes d'analyse, notamment pour ce qui est de la coïncidence qui voudrait que Ouattara ne songe à s'offrir un toit que lorsqu'il est aux affaires.

Or de ce point de vue, sa présidence commence plutôt bien pour le chef de l'Etat. Son épouse possède l'Agence Immobilière de Côte d'Ivoire (AICI) à qui le Président Houphouët-Boigny a laissé, dans des circonstances plutôt obscures la gestion de tout le patrimoine de l'Etat ivoirien. L'agence elle-même avait entamé une rapide prospérité du temps de la primature Ouattara, en 1991 notamment où elle installa des succursales à Cannes et près de Paris.

Les proches du chef de l'Etat s'en tirent assez bien dans ce début de présidence florissante pour la famille. Alors que le régime vide jusqu'au personnel de la filière café-cacao qui tombe à nouveau dans les caisses noires de l'Etat, le fils aîné de l'épouse de Ouattara vient de s'emparer des magasins de la SIFCA-COOP. La famille est dans les affaires ; ce qui n'a pas l'air de déranger le chef de l'Etat qui refuse toujours de déclarer ses biens comme l'exige la constitution ivoirienne. Sa sœur Sita Ouattara doit faire son entrée dans la commercialisation du riz au moment où les caciques du régime font revenir le système du quota à la base de la fluctuation des prix de cette denrée de première nécessité pour laquelle la Côte d'Ivoire achète chaque année plus de 200 à 400 milliards de riz importé.

Selon La Lettre du continent, Versus Bank nationalisée sous le régime de Laurent Gbagbo s'apprête à financer cette affaire.

Mais Alassane Ouattara écume aussi les postes de l'Administration pour placer sa fratrie. Son petit frère « photocopie » pour sa grande ressemblance avec Ouattara gère les milliards de la Présidence de la République. Cette maison que Gbagbo appelait la caisse de sécurité du public bénéficie d'un budget record de 89 milliards. Aucun chef d'Etat depuis Houphouët-Boigny n'avait encore songé à y nommer son cadet. Ouattara l'a fait. Parce que depuis le renversement du Président Gbagbo, la gestion de la Côte d'Ivoire, c'est un peu une affaire de clan et de famille.

 

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui ».

dimanche, 04 septembre 2011

OUATTARA A HONTE DES FRCI

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Quelle est cette armée qui change de nom comme de chemise ? C’est la question que vont se poser de nombreux Ivoiriens à l’annonce du changement de dénomination des troupes officielles de la Côte d’Ivoire. En effet, le «rebranding» (comme le disent les experts en marketing) est venu moins de six mois après le «baptême» du 17 mars dernier, où Alassane Ouattara a sorti le nom FRCI de son chapeau.

Pourquoi changer ? Tout simplement parce que le chef de l’Etat et ses conseillers savent pertinemment que leur «produit» ne marche pas. Le sigle FRCI rappelle les massacres de Duékoué, les pires de l’histoire de la Côte d’Ivoire, le racket, la violence, les brimades, l’analphabétisme et l’incompétence. Surtout, tout le monde sait que quand on dit «FRCI», on pense «rebelles», «ex-rebelles» ou «apprentis de gbaka transformés en drôles de militaires». Le clip de l’humoriste «Le Magnifique» est à cet égard évocateur…

Ouattara a honte des FRCI. Et son pouvoir répond comme d’habitude à un vrai problème par une réforme cosmétique. Il change le nom mais n’a aucune intention de changer ou d’améliorer le produit. On revient à l’ancien sigle pour «faire comme si». Mais on ne peut pas contraindre l’Ivoirien lambda à penser de la «nouvelle armée» autre chose que ce qui lui vient à l’esprit quand il sort dans la rue. Si on veut vraiment que ce «retour à la case FANCI» soit pris au sérieux, il faut expurger l’armée de tous les combattants à peine alphabétisés qui créent l’insécurité là où ils doivent apporter la paix. Il faut aussi qu’on ait l’impression qu’il n’y a pas une superposition soupçonneuse entre les forces venues du Nord qui ont le droit de porter des armes et les «corps habillés» traditionnels qui sont là pour faire joli, mais qui sont littéralement émasculés.


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

ILS NE SUIVENT PLUS LA RTI

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Une autre catégorie d'Ivoiriens est née à la faveur de la guerre de la France contre la Côte d'Ivoire. Cette bonne frange de la population ivoirienne qui n'ose même plus suivre la RTI  version « solution ». Les Ivoiriens ont toujours aimé leur radio et leur télévision. Mais depuis le 11 avril 2011, beaucoup pensent qu'on les leur a arrachées pour leur tendre à la place des chaînes qu'ils ont du mal à suivre.


Par le passé, les Ivoiriens aimaient indifféremment regarder ou écouter les Serge Pacôme Aoulou,  Jésus Kouassi Yobouet, Kaba Taïffour, Ahmed Touré, Eloi Oulaï, Eugène Kacou, Roger Fulgence Kassi, Georges Taï Benson, Yves Zogbo Junior, Pol Dokui, Levy Nyamké...et des émissions, étaient devenues des cultes. Les Mythes et mystères, Podium, Nandjelet, Toukpè, Tempo, Les choses de la nuit, Wozo, Samedi ça me dit, Tonnerre etc...sans oublier les séries brésiliennes de 19h30, se monnayaient difficilement. Il est vrai que chacun avait son 13 h ou son 20 h. Mais passé l'instant de propagande politique qui nous catégorisait en fonction de nos bords politiques, on s'abreuvait tous à la même source d'informations nationales. Il y a eu ceux qui n'aimaient pas les pensées du jour d'Houphouët, ceux qui ont refusé de se mettre à la disposition de Bédié, ceux qui ne supportaient pas le « bon ton » de feu Robert Guéi, et ceux qui n'ont jamais su que Gbagbo ne portait plus de serviette au cou.

Aujourd'hui ils sont nombreux les Ivoiriens qui refusent, sans concession, de savoir  qui passe sur les antennes dites nationales. Ils ne trient plus les émissions, ils rejettent la Télévision de la Communauté Internationale qui s'est masquée sous une RTI orange.

Une anecdote. L'équipe du journal "Aujourd'hui" s'est retrouvée chez une consœur le week-end dernier. Après un succulent repas on a manifesté le désir de suivre les nouvelles du pays. Elle s'est excusée de ne pouvoir satisfaire notre demande. La chaîne nationale n'est plus au programme chez elle. Chez le voisin où elle nous a conduits pour des civilités, le constat était le même. Au fil de la discussion, je me suis rendu à l'évidence, que dans ce cercle d'une dizaine de personnes, chacune d'elles connaissait au moins une dizaine d'autres Ivoiriens qui ne regardent et n'écoutent plus la RTI.

 

Joseph Marat, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui".

02:05 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne, Sortie de crise ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : côte d'ivoire, joseph marat, ils ne suivent plus la rti | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

COTE D'IVOIRE, QUE VOIS-TU A PRESENT?

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Quel est parmi vous le survivant qui a vu cette Maison dans son ancienne gloire ? Et comment la voyez-vous maintenant ?  N'apparaît-elle pas à vos yeux comme rien ? comme néant ?..., Aggée 2/4 à 9.

Côte d'Ivoire, comment te vois-tu maintenant ? demande l'Eternel.

Du 27 au 30 Août,  je suis interpellée par les paroles suivantes :

- Or, que signifie: Il est monté, sinon qu'il est aussi descendu premièrement dans les régions inférieures de la terre ? Celui qui est descendu, c'est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses, Eph. 4/9-10.

-  Aggée 1 et 2.

Ce mercredi 1er septembre 2011, jour de rédaction de ce message, correspond au premier jour du 6ème mois du calendrier biblique où Dieu parla à Aggée en ces termes : «Lire Agée 1 et 2.

« La deuxième année du roi Darius, le sixième mois, le premier jour du mois, la parole de l'Éternel fut adressée par l'intermédiaire du prophète Aggée à Zorobabel, fils de Chealtiel, gouverneur de Juda, et à Josué, fils de Yehotsadaq, le souverain sacrificateur, en ces mots: ...Moi je suis avec vous, oracle de l'Éternel..», Aggée 2/4.

Suite à cette parole d'Aggée, 24 jours plus tard, l'esprit du peuple, du roi et du sacrificateur va se réveiller. «...Et l'Eternel réveilla l'esprit de Zorobabel, fils de Séalthiel, gouverneur de Juda, et l'esprit de Josué fils de Jéhotsadak, le souverain sacrificateur, et l'esprit de tout le reste du peuple ; ils se mirent à l'œuvre dans la maison de l'Eternel, le vingt-quatrième jour  du sixième mois, la deuxième année du roi Darius ».

« Considérez attentivement ce qui vous est arrivé » mais  l'Eternel après avoir décrit la réalité de la situation et ses causes va ENCOURAGER ET REVEILLER L'ESPRIT DE ZOROBABEL ET DE TOUT LE RESTE DU PEUPLE pour qu'ils reconstruisent ensemble la maison de l'Eternel.

C'est l'Esprit de l'Eternel seul qui réveille chacun, au temps fixé !


DIEU AGIT EN CE MOMENT DANS LES PROFONDEURS DU PAYS


Pour le moment, nous ne voyons peut-être pas la main « invisible » de Dieu derrière les événements  sur la terre de Côte d'Ivoire, certains peuvent  voir leur nation comme décrite  dans Aggée 2/3, où   l'Eternel interpelle son peuple : Quel est parmi vous le survivant qui a vu cette Maison dans son ancienne gloire ? Et comment la voyez-vous maintenant ?  N'apparaît-elle pas à vos yeux comme rien ? comme néant ?

Cependant le Seigneur vous  dit: Et maintenant, courage, Zorobabel ! dit l'Eternel ; courage, Josué fils de Jéhotsadak, grand sacrificateur ! courage, vous tout le peuple du pays ! dit l'Eternel ; et agissez ! Car je suis avec vous, dit l'Eternel des armées, Aggée 2/4.

Or, que signifie: Il est monté, sinon qu'il est aussi descendu premièrement dans les régions inférieures de la terre ? Eph. 4/9.

Depuis le temps où l'Eglise, jeûne et prie, le Seigneur agit premièrement dans les régions inférieures de la terre de Côte d'Ivoire, là où l'homme ne peut aller. Les cieux dans leur hauteur, la terre dans sa profondeur, Et le coeur des rois, sont impénétrables. Proverbes 25/3.

Avant d'élever sa gloire et de remplir toutes choses ! Celui qui est descendu, c'est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses, Eph. 4/10-11.

C'est pourquoi Dieu l'a souverainement élevé et  lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus-Christ tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre et que toute langue confesse que Jésus-Christ est Seigneur, Phil. 2/9.

Il est donc descendu premièrement dans les régions inférieures de la terre :

1) Pour détruire les deux colonnes invisibles dans les régions inférieures de la terre de Côte d'Ivoire.

Rappelons-nous du message d'août 2010 sur les 2 fondations spirituelles invisibles, les deux colonnes vues sous la terre de cette nation, qui sont devenues visibles à l'issue du deuxième tour des élections ou le pays compta deux présidents, deux premiers ministres, etc. Accompagné de cette parole : « Moi l'Eternel, je vais ébranler les anciennes fondations, les deux colonnes  de la Côte d'Ivoire ».

2) Pour déboucher les puits sous la terre.

Les deux fondations spirituelles et souterraines de la Côte d'Ivoire ont bouché les puits de vie et d'eaux vives de  ce pays. Le plus important, ici, ce ne sont pas les hommes mais les dominations qui ont bouchés ces puits avec de la terre comme au temps d'Abraham.

Gen. 26/15 à 22 : Tous les puits qu'avaient creusés les serviteurs de son père, aux jours d'Abraham, son père, les Philistins les bouchèrent en les remplissant de terre..... Isaac creusa de nouveau les puits qu'on avait creusés aux jours d'Abraham, son père, et que les Philistins avaient bouchés après la mort d'Abraham. Il les appela des mêmes noms dont son père les avait appelés. Les serviteurs d'Isaac creusèrent encore dans l'oued et y trouvèrent un puits d'eau vive. Les bergers de Guérar cherchèrent querelle aux bergers d'Isaac en disant : L'eau nous appartient ! Il appela donc le puits du nom d'Eseq (« Dispute »), parce qu'on s'était disputé avec lui. Ils creusèrent un autre puits, au sujet duquel il y eut aussi querelle ; il l'appela du nom de Sitna (« Opposition »). Il leva le camp et creusa un autre puits, au sujet duquel il n'y eut pas querelle ; il l'appela du nom de Rehoboth («Largeurs»), car, dit-il,  le SEIGNEUR nous a maintenant mis au large, et nous pourrons être féconds dans le pays.

Pour Isaac et ses serviteurs, la réouverture de ces  puits n'a pas été facile. Cette fois, les ennemis  ne les ont pas bouchés, mais ils ont cherché querelle à Isaac,  pour les deux premiers  nommés Eseq « disputes » et  Sitna « opposition, ennemi, adversaire ».

Cependant comme pour le troisième puit « Rehobot », Dieu agit en ce moment dans les profondeurs de la Côte d'Ivoire pour déboucher les puits d'eaux vives.


LE SEIGNEUR OUVRE ET REMPLIT LES PUITS


Celui qui est descendu, c'est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses, Eph. 4/10.

Gen. 26/22. Il leva le camp et creusa un autre puits, au sujet duquel il n'y eut pas querelle ; il l'appela du nom de Rehoboth («Largeurs»), car, dit-il, le SEIGNEUR nous a maintenant mis au large, et nous pourrons être féconds dans le pays.

Le Seigneur  vient ouvrir les puits bouchés et remplir toutes choses, et Il mettra son peuple au large. Les choses enfouies, ce qui a été arrêté, bloqué dans les vies, et dans le pays, bouché par l'action de  l'ennemi, renaîtront, et cette fois personne ne pourra fermer ces puits, car  c'est Lui qui le fait et Il est celui qui ouvre et personne ne ferme ! Apoc. 3/7.

Aggée 2/4 à 9. Maintenant fortifie-toi, Zorobabel! dit l'Éternel. Fortifie-toi, Josué, fils de Jotsadak, souverain sacrificateur! Fortifie-toi, peuple entier du pays! dit l'Éternel. Et travaillez! Car je suis avec vous, dit l'Éternel des armées. Je reste fidèle à l'alliance que j'ai faite avec vous quand vous sortîtes de l'Égypte, Et mon esprit est au milieu de vous; Ne craignez pas! Car ainsi parle l'Éternel des armées: Encore un peu de temps, Et j'ébranlerai les cieux et la terre, La mer et le sec; J'ébranlerai toutes les nations; Les trésors de toutes les nations viendront, Et je remplirai de gloire cette maison, dit l'Éternel des armées.  L'argent est à moi, et l'or est à moi, dit l'Éternel des armées. La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première, dit l'Éternel des armées; Et c'est dans ce lieu que je donnerai la paix, dit l'Éternel des armées.

Le 24ème jour du neuvième mois, la parole de l'Eternel se révéla :

1)  ....Considérez attentivement ce qui s'est passé jusqu'à ce jour, jusqu'au vingt-quatrième jour du neuvième mois, Depuis le jour où le temple de l'Éternel a été fondé, Considérez-le attentivement!  Y avait-il encore de la semence dans les greniers? Même la vigne, le figuier, le grenadier et l'olivier, N'ont rien rapporté. Mais dès ce jour, je répandrai ma bénédiction.

Quand le Seigneur ouvre les puits, c'est pour accorder au pays, des bénédictions spirituelles, politiques, économiques.

2) La parole de l'Éternel fut adressée pour la seconde fois à Aggée, le vingt-quatrième jour du mois, en ces mots: Parle à Zorobabel, gouverneur de Juda, et dis: J'ébranlerai les cieux et la terre; Je renverserai le trône des royaumes, Je détruirai la force des royaumes des nations, Je renverserai les chars et ceux qui les montent; Les chevaux et leurs cavaliers seront abattus, L'un par l'épée de l'autre. En ce jour-là, dit l'Éternel des armées, Je te prendrai, Zorobabel, fils de Schealthiel, Mon serviteur, dit l'Éternel, Et je te garderai comme un sceau; Car je t'ai choisi, dit l'Éternel des armées.

Le Seigneur va rouvrir lui-même tous les puits bouchés par l'ennemi afin qu'ils deviennent des sources d'eaux vives et de bénédictions pour son peuple et pour la Côte d'Ivoire. Et Vous serez féconds dans le pays. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture, Jean 7/38.

« Il a tout mis sous ses pieds et il l'a donné comme chef suprême à l'Eglise, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous, Eph. 1/23.


PROFONDEURS DE LA CÔTE D'IVOIRE

RETENTISSEZ DE JOIE ET D'ALLEGRESSE !


Cieux, réjouissez-vous! car l'Eternel a agi; Profondeurs de la terre, retentissez d'allégresse! Montagnes, éclatez en cris de joie! Vous aussi, forêts, avec tous vos arbres! Car l'Eternel a acheté Jacob, Il a manifesté sa gloire en Israël, Esaïe 44/23.

Il tient dans sa main les profondeurs de la terre, Ps 95/4. De la poussière, il retire le pauvre, du fumier il relève l'indigent, Pour les faire asseoir avec les grands. Et il leur donne en partage un trône de gloire; Car à l'Éternel sont les colonnes de la terre, Et c'est sur elles qu'il a posé le monde, 1 Sam. 2/8.

Le Seigneur, à travers ses actions en ce moment dans les profondeurs de la Côte d'Ivoire, va  libérer les richesses enfouies et cachées, tant spirituelles que matérielles. L'Eternel va arracher les richesses détenues par les puissances des ténèbres pour les mettre à la disposition du pays.

Es. 45: 3. Je te donnerai les trésors déposés dans les ténèbres, les richesses dissimulées dans des cachettes : ainsi tu sauras que c'est moi le SEIGNEUR, celui qui t'appelle par ton nom, le Dieu d'Israël. Bible TOB.

Christ a repris la clé du séjour des morts (Apoc. 1/18 - 1 Pierre 3/18 à 20 - 1 Pierre 4/6) à celui qui ne relâchait point ses prisonniers (Es. 14/17).

Lorsque Satan est tombé, il a été jeté dans le séjour des morts, il a emporté avec lui dans les profondeurs de la terre, «  sa magnificence », les richesses du monde minéral qui l'entourait (Ez. 28/12 à 19).

Esaïe 14 /4 à 17 - Le séjour des morts s'émeut jusque dans ses profondeurs, Pour t'accueillir à ton arrivée; Il réveille devant toi les ombres, tous les grands de la terre, Il fait lever de leurs trônes tous les rois des nations.... Te voilà tombé du ciel, Astre brillant, fils de l'aurore! Tu es abattu à terre, Toi, le vainqueur des nations! Tu disais en ton coeur: Je monterai au ciel, J'élèverai mon trône au-dessus des étoiles de Dieu; Je m'assiérai sur la montagne de l'assemblée, A l'extrémité du septentrion; Je monterai sur le sommet des nues, Je serai semblable au Très Haut.  Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, Dans les profondeurs de la fosse.

Ez. 26/20 - Quand je ferai monter contre toi l'abîme, Et que les grandes eaux te couvriront, Je te précipiterai avec ceux qui sont descendus dans la fosse, Vers le peuple d'autrefois, Je te placerai dans les profondeurs de la terre, Dans les solitudes éternelles, Près de ceux qui sont descendus dans la fosse.

Ez. 28/4 à 6 - Par ta sagesse et par ton intelligence, Tu t'es acquis des richesses, Tu as amassé de l'or et de l'argent Dans tes trésors; Par ta grande sagesse et par ton commerce Tu as accru tes richesses, Et par tes richesses ton coeur s'est élevé.

Ez. 28/15 à 19 - Par ton commerce, tout chez toi a été plein de violence, et tu as péché, et je t'ai chassé, comme un profane, de la montagne de Dieu, et je t'ai fait périr, ô chérubin protecteur, au milieu des pierres de feu. Ton coeur s'est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois. Par la multitude de tes iniquités, Par l'injustice de ton commerce, Tu as profané tes sanctuaires; Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, Je te réduis en cendre sur la terre, Aux yeux de tous ceux qui te regardent. Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples Sont dans la stupeur à cause de toi; Tu es réduit au néant, tu ne seras plus à jamais!

Depuis le début, Satan  fait du commerce ( Ez. 28/5),  il détient des richesses, et les distribue à qui il veut ( Luc 4/5), à ceux qui font ou feront alliance avec lui par le commerce, (Dan. 11/38-39 - Ez. 27/12 à 36  - Ez. 28  etc.). Et ces passages s'adressent  aussi à tous ceux qui  ont corrompus  la sagesse et  l'intelligence pour les détourner de leur but afin qu'elles deviennent  le moyen de satisfaire leur  orgueil,  d'obtenir  le pouvoir et d'acquérir des richesses égoïstes. La chute sera terrible pour ceux qui se servent des dons de Dieu quels qu'ils soient, spirituels ou matériels, pour se glorifier eux-mêmes... « Je te jette  à terre », dit le Seigneur.

Le Seigneur reprend les « richesses de Tyr » pour les  donner à son peuple, il ramène les richesses des nations vers la Côte d'Ivoire.

Au bout de soixante-dix ans, l'Éternel visitera Tyr, Et elle retournera à son salaire impur; Elle se prostituera à tous les royaumes de la terre, Sur la face du monde. Mais son gain et son salaire impur seront consacrés à l'Éternel, Ils ne seront ni entassés ni conservés; Car son gain fournira pour ceux qui habitent devant l'Éternel Une nourriture abondante et des vêtements magnifiques. Es. 23/17-18   cf. Es 60/5 à 9.

Les trésors de toutes les nations viendront, Et je remplirai de gloire cette maison, dit l'Éternel des armées.  L'argent est à moi, et l'or est à moi, dit l'Éternel des armées. Aggée 2/7-8.

Côte d'Ivoire : La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première, elle sera telle que tu ne peux l'imaginer !

Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l'oeil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont point montées au coeur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment. Dieu nous les a révélées par l'Esprit. Car l'Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. 1 Cor. 2/9-10.

Côte d'Ivoire, quand désormais l'Eternel te dira : Que vois tu  à présent ?

Oh, mon Dieu,  je vois maintenant ta GLOIRE !


Deborah


Source : LE GLAIVE TRANCHANT

COTE D'IVOIRE: L'AFFAIRE DES 3 FRANÇAIS «ENLEVES» N'EST PAS FINIE


HAMED BAKAYOKO 2.jpg

L'affaire, révélée par France-Soir, des trois anciens officiers français arrêtés à Abidjan en dehors de tout cadre légal par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) continue de créer la polémique. Plus de dix jours après leur « arrestation » une importante somme saisie illégalement n'a toujours pas été restituée. Hamed Bakayoko, ministre de l'Intérieur, semble vouloir protéger les FRCI sous la responsabilité du commandant Wattao alors que les ONG s'alarment de la poursuite d'exactions en Côte d'Ivoire.


Le calme a du mal à revenir à Abidjan malgré les efforts politiques du président Alassane Ouattara et les déclarations rassurantes de son ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko. Raser la célèbre rue Princesse, connue pour sa fête, sa musique et sa débauche ne suffit pas à marquer le changement d'ère. La colère de nombre d'ivoiriens augmente face aux abus récurrents des Forces républicaines de Côte d'Ivoire tandis que plusieurs ONG comme Amnesty International et Human Rights Watch dénoncent la poursuite d'exactions. Une affaire embarrasse actuellement le pouvoir à Abidjan : trois ex-officiers français  déclarent avoir été « enlevés », « séquestrés » et « volés » samedi 20 août par les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI), comme l'a révélé France-Soir dans la nuit du samedi 20 août au dimanche 21 août.

Ainsi, dans une interview télévisée accordée à la journaliste Pauline Simonet de France24 le 1er septembre 2011, le ministre de l'Intérieur de Côte d'Ivoire, Hamed Bakayoko, a donné une version des faits différente de celle qu'il a présenté à France-Soir quelques jours auparavant au sujet de cette affaire.


A la question de savoir ce qu'il pensait de la version des faits des officiers, le ministre de l'Intérieur ivoirien avait répondu à
France-Soir que les Français n'avaient pas été « arrêtés » : « Il faut d'abord savoir qu'il n'ont pas été arrêtés, ils ont été « entendus ». » Nuance. A cela, le colonel Jean-Grégoire Charaux avait répondu catégorique qu'il avait été « enlevé ». Dans l'interview accordée à France24, la version change : le ministre indique avoir préalablement autorisé l'interpellation sur le territoire de la Côte d'Ivoire de ces hommes par les FRCI.

Mise en cause des FRCI

Or, à France-Soir le ministre, alors en séjour en France, indiquait ne pas être à l'origine de cette interpellation puisqu'il avait du se « renseigner » afin de faire un rapport à la demande du président Alassane Ouattara, lui aussi en visite dans l'Hexagone : « L'affaire est remontée jusqu'à moi et jusqu'au président de la République qui m'a demandé de faire toute la lumière sur cette affaire ». Le ministre a donc été mis au courant de « l'arrestation » des trois hommes par les FRCI après que celle-ci soit intervenue et non avant. En aucun cas il n'avait déclaré à France-Soir l'avoir ordonnée. Ni lui, ni le Président de la république, Alassane Ouattara n'ont commandité ce que les trois officiers retraités dénoncent comme une « embuscade ». Au contraire puisque la présidence a demandé « toute la lumière sur cette affaire » mettant en cause les agissements de certains éléments des FRCI.

A
France-Soir comme à France24, Hamed Bakayoko a assuré que les trois Français avaient été remis par les FRCI (qui n'ont aucun pouvoir de police) aux services de police pour être « entendus » selon sa version. Pourtant le colonel Jean-Grégoire Charaux est formel : il n'a jamais vu de policier lors de sa « séquestration » mais uniquement des militaires, dont un capitaine, second du commandant Wattao. Il a par ailleurs affirmé avoir eu au téléphone le commandant Wattao, commandant en second de la Garde républicaine, juste avant sa libération. L'ambassade de France sur place avait exercé toute son influence pour faire libérer les trois hommes arrêtés en dehors de tout cadre légal par les FRCI.

Deux jours avant les faits Hamed Bakayoko avait pourtant lancé publiquement un avertissement aux FRCI. Il souhaitait
« qu'on ne retrouve plus un FRCI en train de s'occuper de juger des affaires entre deux Libanais ou deux opérateurs économiques. Ce n'est pas leur mission, ils ne sont pas formés pour cela (...) ». Cette déclaration faisait suite à de violents affrontements entre les factions rivales des FRCI sous les ordres des deux « com-zones » ennemis, Zakaria Koné et Issiaka Ouattara alias... Wattao. Il ajoutait même, très clair , dans la foulée : « Vous devez comprendre que la Côte d'Ivoire a changé et que ce qu'on pouvait faire avant, on ne peut plus le faire maintenant. Celui qui n'a pas compris cela est condamné ». A peine deux jours plus tard, la règle change... et le ministre aurait ainsi autorisé ce qu'il interdisait : une arrestation par les FRCI. « Pourtant, le ministre ne peut ignorer qu'il n'a pas pouvoir sur les éléments des FRCI qui sont sous la tutelle du ministre délégué à la défense Paul Koffi Koffi », explique une source.

Revirement politique

Pourquoi soudainement le ministre prend-t-il la responsabilité des « arrestations » alors qu'elles ne sont pas le fait de ses services ? Le colonel de gendarmerie Jean-Grégoire Charaux expliquait à France-Soir que Hamed Bakayoko « est embarrassé par les hommes de Wattao qui ne sont ni des gendarmes ni des policiers... L'action de ces hommes là (les FRCI NDLR) paralysent son objectif de rétablir la sécurité publique. »
« Que Hamed Bakayoko défende le commandant Wattao, je peux le comprendre, c'est de la politique. »
Mais dans ce cas pourquoi protéger le commandant Wattao et ses hommes ? « Wattao est très puissant et indispensable aujourd'hui. Le régime n'est pas encore stabilisé malgré le discours officiel. Il y a des tensions profondes dans le camp Ouattara. Les « seigneurs de la guerre » se payent de leurs années de lutte avec la richesse d'Abidjan : squattage de villas, vols de berlines, racket. Demain cela changera peut-être. En attendant, Hamed Bakayoko marche sur des œufs et est obligé de composer avec lui et d'assumer les exactions de ces hommes sans foi ni loi qui tiennent Abidjan quitte... à avaler son chapeau et de se contredire. C'est un choix politique : il temporise. Avec peu de moyens humains et techniques il essaye de faire le nécessaire. Le pouvoir ivoirien aurait pu se saisir de cette occasion pour faire le ménage et écarter Wattao. Ils ne le font pas et Bakayoko est obligé d'endosser toute la responsabilité de cette affaire » commente cette source.  Et de poursuivre : « Alassane Ouattara envoie un très mauvais signal en ne réglant pas cette affaire et en accusant ces anciens militaires français d'être les hommes de main d'un trafiquant d'armes. C'est grossier comme attaque. Ce que les gens retiennent c'est qu'aujourd'hui même un ressortissant étranger ne peut pas être en sécurité, physiquement, même chez lui ».
Hamed Bakayoko l'a martelé à juste titre le 1er septembre sur France24 : en Côte d'Ivoire « nul n'est au dessus de la loi même pas un français ». Ce serait oublier que les trois hommes ont été relâchés sans qu'aucun motif n'ait été retenu contre eux... En l'espèce, c'est le colonel Jean-Grégoire Charaux qui considère les FRCI, dont il assure être la victime, comme étant « au dessus de la loi » et qui este en justice son affaire.

Accusation de banditisme organisé

Ces citoyens français « arrêtés » pour « atteinte à la sûreté de l'Etat » dénoncent non seulement un « enlèvement » et une « séquestration » par les FRCI mais aussi le vol de 41.000 $ qui appartiennent à la société de leur employeur, Frédéric Lafont. Le colonel Jean-Grégoire Charaux va plus loin et accuse les FRCI de « banditisme » et refuse tout compromis : « Le problème c'est que ce n'est pas mon problème. Je ne fais pas de politique, je veux simplement que l'on respecte mes droits, que l'on répare le préjudice que j'ai subi et que l'on rende l'argent que l'on m'a dérobé sans motif et qui appartient à une société privée. »

L'ordre règne ?

En attendant, les 41.000 $, retirés par des soldats des FRCI aux trois citoyens français n'ont pas refait surface. Le ministre de l'Intérieur, Hamed Bakayoko, avait déclaré à France-Soir être prêt à rendre l'argent « s'il n'y a pas de charge » retenue contre le colonel Jean-Grégoire Charaux. Or, aucun des trois n'a été inquiété.
Après une enquête, les services de renseignement ivoiriens auraient eux aussi conclu à la véracité du témoignage du Français. Ceux-ci auraient alors assuré au colonel Jean-Grégoire Charaux la restitution sous 48 heures de la somme dérobée. L'affaire, même portée au plus haut sommet de l'Etat ivoirien n'a semble-t-il pas trouvé d'issue.
A la question de savoir où pouvait se trouver le pactole, le ministre n'avait pas pu répondre tout en justifiant que « si cet argent a été retenu c'est parce qu'il y avait suspicion » par rapport à son origine et à sa destination. « Le problème c'est que cette suspicion pour justifier de la rétention de l'argent est illégale. C'est du vol pur et simple. C'est la méthode des FRCI pour se rémunérer » explique une source.

Frédéric Lafont, homme d'affaires, un temps inquiété par l'Union européenne pour être «
susceptible d'agir en violation de l'embargo fixé à la Côte d'Ivoire » fin 2010 suite à des accusations de trafic d'armes lors de la crise post-électorale, puis blanchi, récuse ces suspicions : « Nous avons fourni aux autorités tous les documents prouvant l'origine et la destination de cet argent. Cet argent vient de ma compagnie aérienne à Abidjan, ce n'est pas de l'argent qui a transité. Cette somme devait servir à payer essence et  pièces détachées. Dans l'aviation, tout se paye en dollars ! »

Les moyens d'une ambition

Responsable de la sécurité, Hamed Bakayoko jure qu'en Côte d'Ivoire « l'ordre est de retour ». Ainsi il avance à France24 que « le retour à la normalité se passe très bien ». A France-Soir il a assuré être à l'écoute des ONG qui dénoncent la poursuite d'exactions en Côte d'Ivoire. « Nous sommes en contact avec ces ONG et nous travaillons de concert. Nous voulons rester informés de la situation (...). On veut repartir sur les bases d'un Etat de droit. »

Pour retrouver un Etat de droit la Côte d'Ivoire peut compter sur la France. Hamed Bakayoko reçu mardi 30 Aout 2011, au ministère de l'Intérieur à Paris par Claude Guéanta évoqué le renforcement de la coopération bilatérale en matière de sécurité. La France devrait fournir à la Côte d'Ivoire une cinquantaine de véhicules et du matériel de sécurité.


L'affaire des trois Français arrêtés en dehors de tout cadre légal par les FRCI, et qui attendent toujours la restitution de la somme dérobée, sans démentir la volonté politique d'Alassane Ouattara et de son ministre d'un retour à l'Etat de droit et de la fin de la corruption, révèle que le gouvernement ivoirien n'a pas encore pleinement les moyens d'y parvenir. En cause : Les actions menées par certains commandants de l'armée ivoirienne issus de la rébellion, et ce sans compter des calculs politiques complexes avec, en vue, les législatives de la fin 2011.


A lire et à voir

Interview de Hamed Bakayoko à France24

Interview de Hamed Bakayoko à France-Soir

Interview du colonel Jean-Grégoire Charaux

Côte d'Ivoire : Libération des trois officiers français arrêtés


Par Antoine Kowalski

 

Source : FRANCE SOIR.FR

vendredi, 02 septembre 2011

UN JEÛNE D'HUMILIATION POUR LE JUBILE ET LA RESTAURATION DE LA COTE D'IVOIRE



THOMAS PROSTERNE DEVANT JESUS.jpg

 

Pour le jubilé et la restauration :

 

Jeûne national d’humiliation pour la Côte d’Ivoire et de reconsécration personnelle au Seigneur Eternel !

 

Du vendredi 2 au dimanche 4 septembre 2011

 

Que DIEU vous fortifie puissamment pendant ce jeûne et qu’il bénisse la nation ivoirienne !

 

°°°°°°°°°°°°°°° O °°°°°°°°°°°°°°°

 

« Nous espérions la paix, et il n’arrive rien d’heureux ; Un temps de guérison, et voici la terreur ! »

Jérémie 8 : 15

 

« Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! »

Psaumes 139 : 23 et 24.

 

« Annonce-moi l’allégresse et la joie, Et les os que tu as brisés se réjouiront. Détourne ton regard de mes péchés, Efface toutes mes iniquités. O Dieu ! crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé. »

Psaumes 51 : 10 à 12.

 

« Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, - je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays ».

2 Chroniques 7 : 14

 

« Je ferai de la droiture une règle, et de la justice un niveau ; Et la grêle emportera le refuge de la fausseté, Et les eaux inonderont l’abri du mensonge »

Esaïe 28 : 17.

« Rassemblez-moi mes fidèles, Qui ont fait alliance avec moi par le sacrifice ! »

Psaumes 50 : 5.

 

Bon jeûne d'humiliation et de reconsécration à tous !!!

 

Consignes du jeûne, cliquer:

 

ICI

jeudi, 01 septembre 2011

INCULPATIONS EN COTE D'IVOIRE: UN MODE OPERATOIRE BIEN SINGULIER

 

MICHEL GBAGBO.PNG

« La justice des vainqueurs dans toute sa splendeur ! ». Ainsi pourrait-on s'exclamer devant la singularité des inculpations, en ce moment, en Côte d'Ivoire. Depuis que le pouvoir Ouattara a jeté les amarres dans la République ivoirienne pour en faire un autre type d'Etat, la Constitution et la règle de droit sont allègrement foulées au pied. Quotidiennement. Sans que cela n'émeuvent les juristes et hommes de droit locaux (y en a-t-il encore dans ce pays ?) et les champions internationaux autoproclamés de la démocratie et des droits humains que sont les pays occidentaux, ceux-là même qui se sont invités dans notre crise, la transformant en sables mouvants pour le malheur des Ivoiriens.

Pour en avoir le cœur net et ne pas être accusé de délation et de propos gratuits, parcourons quelques exemples très révélateurs.

Le président Laurent Gbagbo et son épouse, Simone, kidnappés par les forces spéciales françaises et mis à la disposition des vainqueurs du 11 avril 2011 (triste jour de l'histoire de la Côte d'Ivoire !), ont été arrêtés et assignés en résidence, dans le Nord du pays, loin de chez eux - sans le moindre décret d'assignation ou le moindre acte administratif de notification - malgré leurs statuts d'ancien président et de parlementaire. Aucun chef d'inculpation n'a transpiré de toutes les récriminations et diatribes officiels et domestiques de rigueur, aussi bien dans la presse pro-gouvernementale écrite et audiovisuelle que dans les communiqués du gouvernement. Il aura fallu 4 incroyables mois d'attente pour, au final - sous la pression des ONG internationales de défense des Droits humains - nous voir balancer à la face un chef d'inculpation aussi loufoque que surprenant contre le couple Gbagbo (au regard de tous les crimes à eux antérieurement imputés) : « Crimes économiques » ! N'eût été le caractère infiniment sérieux et grave de cette affaire, nous en aurions éclaté de rire. Franchement. La bonne procédure voudrait qu'on inculpe d'abord et qu'on mette aux arrêts ensuite. Dans toutes les écoles de droit qui se respectent, on le sait ; c'est même une évidence. Sauf, peut-être, en Côte d'Ivoire. Même s'il convient de relever, selon les subtilités procédurales, que l'inculpation signifie simplement que la justice recherche le bien-fondé d'une accusation et non qu'elle fait sienne cette accusation. Mais, en Côte d'Ivoire, les choses sont malheureusement menées de telle sorte que soit privilégié l'inverse dans l'opinion. Les procédures et les méthodes du nouveau régime ne laissent pas de place à une autre interprétation. L'inculpation tenant quasi lieu de culpabilité.

D'ailleurs, pour tous ceux qui ont encore du bon sens dans ce pays, qui n'épousent pas le narcissisme ambiant et sclérosant, qui refusent d'emboucher le clairon de l'encensement béat et crédule à l'ordre du jour, actuellement, et qui portent un regard rigoureux, objectif et non complaisant sur la nouvelle gestion de la « République de Côte d'Ivoire », il n'y a pas d'illusion possible à se faire : aucune décision de justice équitable et impartiale ne peut sortir de tels « préliminaires ». Absolument aucune. Les dés sont pipés d'avance. Exit la réconciliation nationale, au passage !

Le cas du Premier ministre Marie Gilbert Aké N'Gbo, du Premier ministre Affi N'Guessan et de quelques dizaines d'autres dignitaires du régime, de hautes autorités de l'Etat, de cadres et d'anonymes proches de l'ancien président ivoirien ou ayant simplement fait le travail pour lequel ils émargeaient au budget de l'Etat de Côte d'Ivoire, ne manque pas non plus de singularité : mis aux arrêts le jour de la capture du Président Laurent Gbagbo ou après un séjour à l'Hôtel La Nouvelle Pergola où ils étaient sensés être retranchés pour leur sécurité négociée avec le pouvoir Ouattara, puis emprisonnés dans le Nord de la Côte d'Ivoire dans des conditions à la limite de l'humain, privés des soins de qualité que nécessitent leurs états, interdits des visites aussi bien de leurs avocats que de leurs proches, ils n'ont eu droit (car c'est un droit) à un chef d'inculpation que trois mois après leur incarcération, de la part du nouveau régime. Qui embastillait par la même occasion le Droit en Côte d'Ivoire.

Autre cas édifiant : la récente inculpation du Général Guiai Bi Poin, ex-Directeur de l'Ecole Nationale de la Gendarmerie et Commandant du CECOS (Centre de Commandement des Opérations de Sécurité). Aussi incroyable que cela puisse paraître, cet officier supérieur des ex-FDS a été mis aux arrêts après sa convocation par le Commandant en second de la Gendarmerie nationale, le Colonel-major Vako Bamba, sous le prétexte qu'il aurait commis et dissimulé un charnier au sein de l'établissement militaire sous ses ordres. Après avoir amplement remué la terre de cette école, en présence des soldats et d'une partie de la hiérarchie de l'ONUCI, et n'avoir absolument rien trouvé à se mettre sous la dent, l'acte d'accusation ayant initialement justifié son arrestation est commué en inculpation pour « vol à main armée ». Totalement irréel. Une justice digne de ce nom ou, pour être plus bref, La Justice peut-elle émerger d'un tel modus operandi ? Fichtrement non !

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Le cas qui nous aura paru le plus incongru parmi tous et le plus révélateur de la dérive justicière ivoirienne est celui du fils du Président Laurent Gbagbo, Michel Gbagbo. Il est le pire de tous. Parce que n'ayant justement fait l'objet d'un chef d'inculpation officiel que pour sauver la face au pouvoir Ouattara, tant l'argumentaire laissait à désirer. La seule accusation qui lui tenait lieu de chef d'accusation avant son inculpation est « qu'il était avec son père », dixit le Garde des Sceaux, Ministre d'Etat, Ministre de la justice, Maître Ahoussou Jeannot himself, s'expliquant devant la presse. Y a-t-il scénario et argument plus risible ? Vous avez la réponse.

Ce sont donc en tout 40 pro-Gbagbo qui sont ainsi dans les liens de la justice. Ils sont accusés, pour certains, d'atteinte à la défense nationale, de complot contre l'autorité de l'Etat, de constitution de bandes armées, de participation à un mouvement insurrectionnel, ainsi que de rébellion, et pour d'autres, inculpés pour atteinte à la sûreté de l'Etat ou infractions économiques.

Selon le droit français duquel le nôtre tire son origine, l'inculpation (appelée « mise en examen », en France) est une compétence exclusive du juge d'instruction. Elle vise la personne contre laquelle il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable qu'elle ait pu participer, comme auteur ou complice, à la commission d'une infraction. Avant l'inculpation, il faut que la personne visée comparaisse en présence de son avocat lors d'une première comparution, ou en tant que témoin assisté, de manière à ce qu'elle soit entendue et puisse s'exprimer sur les infractions qui lui sont reprochées. En terre ivoirienne, rien de tout ceci n'est respecté. Sans que personne ne s'en émeuve, outre mesure.

Le désir de vengeance en Côte d'Ivoire, en ce moment, est tel que même des hommes de droit et des juristes en oublient leur métier. Rien de plus désolant : un constitutionnaliste éminent qui accepte que la Constitution de son pays soit foulée au pied pour que lui soit taillé un costume de Président de Conseil Constitutionnel, un procureur de la République qui emprisonne avant d'inculper, un ministre de la justice qui incarcère un fils pour le « crime » du père. Et cerise sur le gâteau, le garant de la législature qui suspend l'Assemblée nationale, sans autre forme d'explication, de mesure ou de procédure. Franchement, il va falloir réécrire nos livres de droit, refaire le Code pénal ivoirien, réinventer la Procédure pénale et, au passage, réécrire notre Loi fondamentale, pour nous mettre au goût du jour.

A cette allure, la jungle n'aura plus rien à envier à la « République de Côte d'Ivoire ». Il est peut-être encore temps, si nous nous bercions d'illusion, qu'on nous informe par communiqué officiel que nous avons changé de régime et que nous ne sommes plus dans une République. Nous apprécierions au moins l'honnêteté de la démarche et concèderions quelques circonstances atténuantes relevant du cas de force majeure ou du cas d'exception. Mais s'adosser à la Constitution pour commettre de tels actes anti-républicains est totalement indécent, irrévérencieux à l'égard du peuple souverain de Côte d'Ivoire et méprisant pour l'éthique et la morale. L'excellence et la rigueur promues et hyper-médiatisées par le nouveau chef de l'Etat, Alassane Ouattara, doivent au moins commencer par cette étape de rééquilibrage et d'ajustage.

Le nouveau régime ivoirien ne manque certainement pas d'hommes sensés et sages - à moins que nous nous trompions - capables de redresser la barre et nous éviter une plongée inexorable dans les eaux de la Lagune Ebrié (à l'image du bus 19 de la SOTRA), dommageable pour tous. Ne dit-on pas qu'une faute reconnue est à moitié pardonnée ? Vivement que la Côte d'Ivoire redevienne grande par sa règle de droit et par son attachement à sa Constitution.

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO

 

In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 305 du jeudi 1er septembre 2011.

MAINMISE DU RHDP SUR LA CEI

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L'installation d'un pouvoir sans limite en Côte d'Ivoire se poursuit allègrement  et se consolide chaque jour davantage. Pour le malheur des démocrates ivoiriens et à la grande satisfaction des gouvernants actuels qui visiblement redoutent des élections transparentes.

 

La preuve que Ouattara n'est pas majoritaire en Côte d'Ivoire

Depuis lundi dernier, la Commission électorale indépendante (CEI) a fait le plein de ses membres avec la rentrée officielle de quatorze nouveaux commissaires centraux au sein de l'institution. Les promus viennent ainsi porter à 31 le nombre des  commissaires centraux de cet organe chargé d'organiser  les élections générales en Côte d'Ivoire. Tous ces membres ont la particularité d'appartenir au seul camp présidentiel actuel. Point de représentants de l'opposition conduite aujourd'hui par le Front populaire ivoirien ! Et pour cause, les revendications de cette formation politique ont été royalement ignorées par le pouvoir, arguant malicieusement que l'on ne pouvait pas changer les règles du jeu en cours de match. Or  la réclamation des frontistes est loin d'être farfelue.

Pour rappel, les partisans du président Laurent Gbagbo ont fait observer qu'avec le contexte du 11 avril 2011 mettant désormais face à face, le RHDP et la LMP, il était bon, dans un souci de transparence et de recherche de la paix, que chaque camp ait 15 représentants et que le 31ème commissaire soit celui désigné par le chef de l'Etat, portant ainsi au final, à 16, le quota du RHDP. La requête n'a pu prospérer si bien qu'aujourd'hui, la CEI est totalement aux mains de Ouattara et ses alliés politiques du RHDP et de la rébellion armée. Bref, la coalition qui avec le soutien actif de la France et de l'ONU, a renversé le régime Gbagbo le 11 avril dernier. Une attitude pour le moins curieuse de la part des gens qui clament à longueur de journée et à qui veut l'entendre qu'ils ont franchement remporté la présidentielle de 2010 ; donc certains d'être les préférés des électeurs ivoiriens. S'ils sont si sûrs de leur fait, pourquoi diantre refusent-ils d'équilibrer les choses au niveau de la Commission électorale indépendante ? On se souvient que le président Laurent Gbagbo, en son temps, conscient de son poids électoral en Côte d'Ivoire, n'avait pas craint d'être minoritaire au sein de la CEI. Et malgré ce qui paraissait comme un gros handicap, il était arrivé en tête, au premier tour de  la présidentielle, loin devant Alassane Dramane Ouattara et Aimé Henri Konan Bédié. Au second tour,  selon l'arrêt du conseil constitutionnel, il a devancé d'une courte tête le candidat du RHDP. Ouattara aurait pu faire pareil s'il était réellement convaincu d'être majoritaire dans le pays.

Mais visiblement, l'homme ne veut prendre aucun risque. D'où la suspicion légitime nourrie par nombre d'observateurs du marigot politique national, qui pensent plutôt que le chef de l'Etat veut une CEI totalement aux ordres pour lui garantir la victoire aux prochaines élections législatives, municipales et départementales. Ce qui n'est pas évident avec un scrutin démocratique et transparent, organisé par une commission électorale réellement indépendante. Car l'argumentaire cache-sexe des tenants actuels du pouvoir selon lequel il faut rester  scotché aux accords de Marcoussis et de Pretoria, ne peut convaincre. Et ce, dans la mesure où, les accords en question, reposaient essentiellement sur le partage du pouvoir. Ce qui n'est manifestement plus le cas depuis la prise de pouvoir sanglante de Ouattara, le 11 avril dernier. Désormais seul maître à bord, le n°1 Ivoirien va en roue libre, déterminé à ne faire aucune concession à ses adversaires politiques. Un choix qui fait courir à nouveau, de gros risques de violences électorales à la Côte d'Ivoire, qui n'a pourtant pas encore pansé ses plaies de la période postélectorale. Ceux qui pensaient que Ouattara nous garantirait une paix durable savent  désormais à quoi s'en tenir.

 

Yves de Séry, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 51 du jeudi 1er septembre 2011.

VOICI LE PROGRAMME DE GOUVERNEMENT DE OUATTARA: EMPRISONNEMENTS, DEGUERPISSEMENTS ET LICENCIEMENTS

 

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Le nouvel homme fort de la Côte d'Ivoire, Alassane Dramane Ouattara déroule son programme de gouvernement pour montrer ce qu'il sait faire à ceux qui ont voté pour lui et, surtout, à ceux qui l'ont soutenu dans la guerre meurtrière et dévastatrice qu'il a faite à la Côte d'Ivoire. Ce programme se résume en trois grands points qui sont : emprisonnements, déguerpissements et licenciements.


Installé au pouvoir par les armes, Ouattara continue sa guerre contre les Ivoiriens. Les emprisonnements sont le plat préféré qu'il leur sert au quotidien. Alassane Ouattara et ses soldats ont vidé toutes les prisons du pays pour les remplir à nouveau de ses adversaires politiques. A Korhogo, Boundiali, Bouna, Katiola et à la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca), les hommes politiques, les journalistes, les syndicalistes et les universitaires ont remplacé les ayant droit de ces lieux de détention. D'Houphouët à Gbagbo en passant par Bédié et Robert Guéi, Alassane Dramane Ouattara est le chef d'Etat qui bat le record des emprisonnements. Ces nouveaux pensionnaires sont souvent torturés comme au temps des vieilles dictatures et sont détenus sans chef d'inculpation encore moins de jugement. Laurent Gbagbo, son épouse Ehivet Simone et leur fils Michel vivent l'enfer au Nord dans le dénuement total. Un traitement qui n'honore pas la Côte d'Ivoire. De nombreux journalistes, des députés en fonction, des syndicalistes, des leaders politiques, des militaires, même des personnes anonymes et des universitaires qui font la fierté du pays et de l'Afrique sont détenus de façon arbitraire.

Chaque jour, la liste des prisonniers de Ouattara s'allonge avec de nouvelles arrestations au point qu'il est vraiment difficile d'avoir une idée exacte des prisonniers du régime. Les Ivoiriens sont attristés par ce vent de répression qui souffle sur eux alors qu'ils ont passé une dizaine d'année sous Gbagbo sans connaître cette manière de gouverner avec la baïonnette, loin des discussions, débats et autres négociations propres au fonctionnement des régimes modernes.

Comme si ces emprisonnements en cascade ne suffisaient pas, les populations sont délogées et déguerpies sans que personne ne leur dise où elles doivent se réinstaller. On a toujours conseillé pourtant qu'avant un déguerpissement des populations, il faut toujours leur trouver un nouveau site d'accueil. Mais cette règle n'est pas observée par Ouattara. Il fait procèder à des déguerpissements sauvages, c'est-à-dire, sans mise en demeure raisonnable. Des commerçants, des quartiers précaires, des opérateurs économiques, le secteur informel sont tous surpris et déstabilisés.

A Adjamé, des commerçants qui nourrissaient des familles entières sont condamnés à errer et à jouer désormais au cache-cache avec des hommes en armes qui ignorent tout des droits de l'homme. Dans le périmètre de l'université de Cocody, des familles ont été jetées à la belle étoile par le nouveau pouvoir. Ces familles passent aujourd'hui le plus clair de leur temps à se chercher sans être sûres de se retrouver. A la Rue Princesse, au boulevard Giscard d'Estaing, de véritables affaires sont tombées à l'eau sans dédommagement.

Au marché de la Sicogi à Yopougon, les femmes dégagées de la voie sont allées s'abriter sous des pylônes de haute tension électrique pour y faire le commerce, entre la Sogefia et la Cité Cie. Leur sort n'émeut pas du tout Ouattara qui fait des déguerpissements pour, dit-on, embellir son pays et le rendre plus vivable. Il s'en fout éperdument de ce que ces familles dorment à la belle étoile et meurent de faim. L'essentiel est de donner un nouveau visage à la Côte d'Ivoire afin qu'elle ressemble aux belles nations du monde. Sans doute comme la France et les Etats-Unis, ses tuteurs.

Du côté de Port-Bouët, on annonce que les quartiers comme Adjoufou, Derrière Warf, et les autres quartiers précaires au bord de la mer vont être rasés dès cette semaine. Les populations qui vivent dans ces quartiers sont déjà angoissées et crispées. Tout cela sous les yeux bien ouverts des organisations des droits de l'homme qui sont, curieusement, devenues muettes face à ces déguerpissements faits sans créer au préalable un site d'accueil.

Comme si ce drame que vivent des pères et mères de familles, qui se retrouvent du jour au lendemain sans aucune ressource ne suffisait pas, des travailleurs du public et du privé perdent leurs emplois par milliers. La centrale syndicale Ugtci fait cas de 80.000 emplois perdus déjà. Mais la saignée continue car au Palais présidentiel de Yamoussoukro, le nouvel homme fort vient de frapper dans le lot du personnel. Au Conseil économique et social, à la Sicogi, au Port d'Abidjan, à la Lonaci etc., les travailleurs sont remerciés sans aucune justification.

La peur et l'angoisse d'un lendemain assombri gagnent de plus en plus les habitants de ce pays. En un temps record, depuis qu'il est arrivé au pouvoir, Alassane Dramane Ouattara «montre les couleurs» à ceux qu'il appelle pourtant ses compatriotes. Les emprisonnements, déguerpissements et licenciements sont en passe de devenir, aux yeux des Ivoiriens, les grands axes de son programme de gouvernement.

En définitive, tous les signaux qu'il a allumés montrent que Ouattara gouverne contre le peuple. Et c'est triste.

 

Benjamin Koré, in le quotidien ivoirien "Notre Voie" du mardi 30 août 2011.


benjaminkore@yahoo.fr


Source: IVOIREBUSINESS.NET

mercredi, 31 août 2011

REACTION DU MINISTRE CHARLES RODEL DOSSO RELATIVE AU MANDAT D'ARRET INTERNATIONAL CONTRE SA PERSONNE ET D'AUTRES PRO-GBAGBO

 

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Nous avons appris par voie de presse, le 25 Août 2011, qu'il a été lancé contre sept autres proches du Président Laurent Gbagbo des mandats d'arrêt internationaux dont notre modeste personne.

Ces mandats qui n'ont de l'importance qu'aux yeux de ceux qui les délivrent, appellent  toutefois de notre part une réaction afin que l'opinion comprenne encore mieux les incongruités, le cynisme du pouvoir passager installer par la Communauté Internationale à Abidjan.

Je ne m'attarderai pas sur la forme atypique voire carnavalesque d'émission des mandats d'arrêt par le Procureur de Monsieur Alassane Ouattara. Une procédure qu'un journaliste ivoirien a qualifiée de façon laconique de «Vuvuzela judiciaire».   Toutefois, qu'il me soit juste permis de revenir en quelques lignes sur les raisons qui les sous-tendent. Précisément, le mandat à mon encontre.

Pour les justificatifs de ce mandat, le pouvoir Ouattara parle sans vergogne de crime économique.

Quand on a été, dans un gouvernement, chargé des personnes affectées par la guerre, que pendant votre court exercice, vous n'avez eu la gestion d'aucun budget, il vous est difficilement imputable un délit de crime économique, la nouvelle trouvaille de Monsieur Ouattara et ses juristes. On invoquerait certainement la responsabilité collective des membres du gouvernement pour m'incriminer. Mais, là encore, nous serions dans un cas de poursuite générale de tous les membres du gouvernement. Ce n'est point le cas. Les raisons de cette poursuite sont donc ailleurs.

Au nombre de plusieurs raisons plausibles, je voudrais retenir trois. L'expression aggravée de la justice des vainqueurs, la poursuite du musellement de l'opposition par le pouvoir des sbires de la France et la bataille spirituelle sortant de l'abstrait pour devenir matériel donc perceptible au commun des mortels afin que la parole s'accomplisse.

On savait Messieurs Ouattara et Soro accoutumés à faire couler le sang, tuer, massacrer de paisibles et innocentes personnes pour le pouvoir. Il est donc dans l'ordre normal des choses que, les pleurs, les gémissements, les sanglots de douleur des personnes victimes de leurs atrocités soient sans intérêt à leurs yeux. Cependant, nous étions en droit de penser que le couple de meurtriers propulsés temporairement au sommet de l'Etat ivoirien par l'armée Française, ne pourraient pas atteindre un certain degré de sadisme. Notamment, intervertir les rôles entre les bourreaux qu'ils sont et les victimes directes de leur barbarie.

En effet, après avoir essayé de récupérer mordicus sans succès la Fédération des Victimes de la Guerre que nous présidons, les victorieux de la razzia Française du 11 AVRIL 2011 veulent la décapiter pour faire taire à jamais les nombreuses preuves de leur stupidité guerrière qui dure depuis le 19 septembre 2002. Ainsi, après avoir fait subir des traitements de choc aux responsables restés sur place, le pouvoir d'Abidjan se lance dans une chasse sans merci au garant moral de l'organisation des victimes de la guerre. Ceux qui ont tué d'innocentes personnes, éventré des femmes enceintes, violé des filles et femmes sans défense, pillé les agences de la BCEAO, les ressources naturelles, agricoles des zones assiégées, décernent un mandat d'arrêt international contre quelqu'un dont ils ont fait piller tous les biens à Korhogo en 2002, refusé le transfert médical de la maman de Man à Abidjan en temps opportun, ce qui entraîna son décès le 25 septembre 2004. Sans oublier que cette rébellion a opposé un refus catégorique quant à l'idée de nous voir participer à ses obsèques.

On lance donc, un mandat d'arrêt international contre quelqu'un dont le seul tort est d'être victime et défenseur d'un corps social d'indigents créé par la guerre menée par Monsieur Ouattara contre les ivoiriens. C'est simplement ridicule !

Ainsi, pour célébrer leur victoire, les vainqueurs du 11 AVRIL veulent pousser leur arrogance, leur justice de vainqueur à se faire remplacer dans les prisons qui devraient leur être destinées par les victimes directes de leur barbarie.

Monsieur Ouattara veut certainement se débarrasser de la face hideuse de sa récente histoire. Malheureusement, tuer des milliers d'innocentes personnes pour son élévation personnelle, marque à jamais. Contre cela, Monsieur Ouattara ne pourra rien. En dépit de tout ce qu'il fera, la mémoire collective retient contre lui et sa descendance la qualité de tueur.

Pour ce qui nous concerne, c'est simplement un autre défi. Dans cette lutte, nous ne sommes pas au premier défi. Je voudrais rassurer l'ensemble des victimes de la guerre que ce défi sera relevé comme les premiers. Et ce ne serait point par notre force, encore moins par notre intelligence mais par l'Esprit de Dieu. Notre Dieu n'est-il pas le Dieu des faibles, des veuves et des orphelins ? Victimes de la guerre, gardons le silence car Dieu combat pour nous. Très bientôt, il sera rendu à chacun selon ses œuvres. Le juste sera justifié. Le méchant verra sa rétribution.

Au-delà de ce qui précède, ce mandat d'arrêt trouve également son explication dans la fermeture de Monsieur Ouattara à toute contradiction. La contradiction qui sied à toute démocratie, même les moins avancées. Cette procédure dépourvue de tout bon sens et est en réalité l'expression extérieure du refus de Monsieur Ouattara d'accepter que nous ayons ouvert la voie de la contradiction après la forfaiture de l'armée Française. Une forfaiture qui l'a installée momentanément au Pouvoir. Monsieur Ouattara aurait voulu être célébré et ovationné par les ivoiriens après qu'il ait fait larguer des tonnes de bombes  sur la tête d'un peuple qui n'aspirait qu'à la liberté et à  son autonomie ; faisant au bas mot 3000 morts. Ce, pendant que son adversaire Laurent Gbagbo demandait simplement le recomptage des voix en véritable démocrate pour trancher le contentieux électoral.

Ainsi, le pouvoir Ouattara lance tout azimut des mandats d'arrêt pour obtenir de force ce qu'il n'a pu obtenu de gré. C'est-à-dire l'adhésion des ivoiriens à sa politique machiavélique, déshonorante faisant de notre pays à nouveau une colonie Française et placée sous tutelle du Burkina Faso, 50 ans après notre indépendance.  Par ces mandats, Monsieur Ouattara voudrait obtenir la reddition de son opposition et la soumission du peuple ivoirien martyrisé par ses ambitions personnelles.

Espérer que les mandats d'arrêt imposent le silence aux dirigeants légitimes de la Côte d'Ivoire et au peuple ivoirien, c'est se méprendre sur l'enjeu de cette lutte.

Il me plairait de lui rappeler que si sa lutte à lui consiste à amener la  Côte d'Ivoire à ne plus exister dans le concert des nations et gérer une représentation française comme Président des Ivoiriens, la lutte de Laurent Gbagbo est de donner à la Côte d'Ivoire son autonomie aussi bien politique qu'économique comme il l'a démontré quand il était au pouvoir. Laurent Gbagbo a choisi de faire des ivoiriens des personnes dignes, ne vivant pas de mendicité internationale. C'est au nom de ce choix de dignité que le Président Laurent Gbagbo a défié la mort sans rechigner, le 11 Avril. Nous sommes adeptes de ses choix politiques, conscients des risques qui s'y attachent. Pour se faire, décerner des mandats d'arrêt internationaux à l'emporte-pièce ne changera rien à notre engagement. Dans la lutte pour l'existence de la Côte d'Ivoire, même la mort ne serait pas chère payée.

Je voudrais terminer mon propos en invitant une fois de plus les ivoiriens à croire sincèrement que Dieu n'a point lâché notre nation. Qu'il est bel et bien au contrôle. Sa gloire apparaîtra très bientôt. Ce jour là, le mal sera rendu au mal et le bien au bien. L'ordre établi par l'Homme sera évincé au profit de l'ordre divin. Même les multiples vies sacrifiées par les nombreux accidents, les cérémonies d'exorcisme des Dozos (chasseurs traditionnels réputés pour leur mysticisme) convoyés de toute la sous-région n'y pourront rien. Dieu dira son dernier mot dans la crise ivoirienne. Tournons tous les regards vers lui. A défaut, il endurcira davantage le cœur de l'ennemi qui sera de plus en plus arrogant, méprisant, violent dans la répression. Ce, pour nous briser, nous pousser à réaliser notre faiblesse, notre limite d'humain. Conditions à remplir pour la manifestation de la puissance de Dieu en Côte d'Ivoire. A la répression, opposons simplement la louange à Dieu. Car, la délivrance ne tardera pas. Elle approche à grand pas.

Pour ma part, je veux encore bénir Dieu pour ce que le sceau de mort que l'ennemi avait placé sur ma vie ait été transformé en poursuite judiciaire. Car en réalité, c'est après trois tentatives d'assassinat infructueuses qu'il s'est résolu à me mettre dare-dare sur une liste de personnes poursuivies. La précipitation après l'échec de la première option a  été telle qu'il n'a pas eu le temps nécessaire pour retrouver dans les multiples fichiers mon nom, au point où il a été totalement dénaturé sur leur fameuse liste.  Notre Dieu ne dort pas, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob est bel et bien sur son trône. Même dans l'ombre de la mort, nous ne craignons aucun mal, sa présence nous rassure.

Ivoirien, Ivoirienne, ne laisse point ton cœur troubler, ton Dieu t'a promis une délivrance, il ne se reprend jamais de sa parole. La grande montagne que tu vois devant toi sera aplanie et tu glorifieras pour toujours ton seigneur. Quand Dieu t'aura donné le signal, tu te lèveras spontanément et tu saisiras ta liberté, la liberté de ta nation et même celle de ton continent.

Que Dieu bénisse chacun de nous !

 

Fait à Abidjan, le 31 Août 2011


Le Ministre Charles Rodel Dosso

AFFAIRE WATTAO: LES HOMMES DU COMMANDANT DECLARENT LA GUERRE

 

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«Si jamais, on touche à notre commandant, nous allons rendre ce pays ingouvernable. Celui qui est « garçon » qu'il vienne arrêter le commandant. Nous sommes prêts».


L'affaire d'anciens militaires français arrêtés et relâchés par Issiaka Ouattara, alias Wattao continue d'alimenter l'actualité. Le commandant et ses hommes sont accusés par l'un des Français de vols numéraires, séquestration avec violences et voie de fait.

Cette situation a mis les autorités françaises dans tous leurs états. Ainsi, selon les informations en provenance de l'hexagone, les autorités françaises réclameraient la tête du patron de la compagnie «Anaconda».


Ce qui n'est pas du goût des hommes du commandant en second de la garde républicaine. Nous avons échangé avec certains d'entre eux, vendredi dernier, aux environs de 16 heures, par téléphone. Selon ces derniers, c'est une manœuvre mise en place pour «liquider » leur chef. Ils soutiennent mordicus que pendant les faits, leur commandant n'était pas sur les lieux. Et que l'interpellation et l'interrogatoire des trois Français se seraient déroulés sans aucune violence. «Tous leurs matériels leur ont été remis. Les Blancs mêmes ont reconnu n'avoir subi aucune violence. Nous sommes surpris qu'on vienne demander la tête de notre commandant », font-ils remarquer. Et de menacer : «Si jamais, on touche à notre commandant, nous allons rendre ce pays ingouvernable. Celui qui est « garçon » qu'il vienne arrêter le commandant. Nous sommes prêts. Nous ne pouvons pas l'accepter. C'est nous qui avons mis Alassane au pouvoir. Qu'on fasse attention ». Dans les échanges, ils font des révélations sur ce qui arrive à Wattao. Selon eux, il y a longtemps que leur commandant était dans le viseur de ses pourfendeurs.


Les gens attendaient le moindre faux pas de ce dernier pour frapper. Puisque selon certains proches d'Alassane, il aurait aidé de nombreuses personnalités de la majorité présidentielle à sortir du pays au lendemain de l'arrestation du Président Laurent Gbagbo. Notamment, Charles Blé Goudé, leader des jeunes patriotes.

En effet, les nouvelles autorités se demandent comment Blé Goudé a pu sortir du pays sans complicité. Tous les regards sont tournés vers Wattao. Parce qu'il est très lié au leader des jeunes patriotes. « Le commandant n'a aidé personne à sortir du pays, même pas Blé Goudé. Ce sont des rumeurs pour le salir », font-ils remarquer. Et d'ajouter : «Celui qui est garçon qu'il vienne enlever le commandant. Les gens veulent qu'on s'amuse. On va s'amuser. Au lieu de gérer le pays, on veut liquider ceux qui les ont aidés à prendre le pouvoir».

Peut-on avoir la tête de Wattao sans que Morou et Fofié ne réagissent? Les deux autres n'accepteront sous aucun prétexte que leur frère soit livré. Puisque les trois sont liés. C'est une autre paire de manche qu'il faudra gérer. Le film est loin d'être terminé. Les jours prochains nous situeront. Comme le disent les Anglo-Saxons, « Wait and see ».


Source : AFRICAN LIBERTY

lundi, 29 août 2011

COTE D'IVOIRE: UN POUVOIR LAMINE PAR LA PEUR


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Ceux qui passent par l'Hôtel du Golf ont droit à deux surprises : une déviation à des centaines de mètres de la résidence privée du couple Ouattara et un bunker de trois murs en construction. C'est la réponse du pouvoir à la psychose qui continue de paralyser la vie abidjanaise, plus de trois mois après l'investiture du Chef de l'Etat.


Si à Abidjan, la vie s'arrête à partir de vingt heures, chez les Ouattara, elle commence derrière trois murs de protection. Dans un rayon d'un kilomètre, l'hôtel du Golfe est pourtant à priori un immense verrou que la coalition onuci-licorne-frci surveille comme de l'huile sur le feu. Mais apparemment, cela n'a pas suffi et la sécurité du Chef de l'Etat est de plus en plus digne de celle de John Kennedy, le 35è président des Etats-Unis assassiné en 1963 à Dallas. Ce repli protectionniste presque démentiel  et probablement coûteux pour les finances du pays est la réponse du régime à la peur qui continue d'envelopper la Côte d'Ivoire plus de trois mois après l'investiture qui sonnait officiellement la reprise en main des dossiers chauds, et singulièrement la question sécuritaire à laquelle le gouvernement n'a toujours pas trouvé de réponse.

Au frais de l'Etat. De fait, l'usager qui passe par l'hôtel du Golfe entre dans le dispositif sécuritaire présidentiel depuis la résidence de Thérèse Houphouët-Boigny avec un char armé de l'ONUCI. Peu après l'école maternelle « Vert olive », il doit faire face à une déviation devant un check-point surveillé par des militaires de l'ONUCI et des forces républicaines de Côte d'Ivoire. Derrière eux, se déploie le chantier du bunker présidentiel, composé de deux nouveaux murs supplémentaires. Pour des raisons évidentes d'Etat, aucune disposition habituelle de présentation de l'ouvrage n'a été tolérée, même sommairement. Jour et nuit, les graders terrassent les moindres monticules, repoussent les limites de la route et élèvent des murs avec des maîtres blancs sur le chantier. Le père autoproclamé de la bonne gouvernance bichonne ainsi sa résidence privée aux frais de l'Etat.

Pourtant, en dépit des bombardements qui ont réduit en ruines la résidence présidentielle de Cocody, l'Etat dispose encore de bâtiments dûment sécurisés pour loger les Ouattara. Le Plateau est un exemple de site sécurisé avec la résidence officielle nichée derrière les jardins du palais présidentiel. Sa situation élevée en fait à priori une forteresse imprenable. Bref, Alassane Ouattara n'a aucune raison de confondre ses propres biens avec ceux de l'Etat.

Chiche. Presque normal pourtant. Le Chef de l'Etat présenté par ses soutiens américano-français comme celui qu'il faut à la Côte d'Ivoire se la joue toujours chiche sur ses biens et plus de huit mois environ après son investiture-spectacle du Golfe, il n'a point déclaré ses biens. Lui que la légende ivoirienne présente comme un homme à la fortune immense rechigne encore à faire l'état de ses biens, foulant là encore aux pieds les lois ivoiriennes. Son état physique et mental est aussi un tabou en dépit d'une disposition du code électoral obligeant les candidats à faire l'objet du contrôle d'un collège de trois médecins. Il est vrai que des arrangements formulés à Marcoussis pour le moins incompréhensibles sur ce point-là l'en a dispensés. Mais quelqu'un d'autre aurait, dans un souci de transparence et pour ne pas que « les bilans médicaux classiques » du Chef de l'Etat  soulèvent des polémiques comme la semaine dernière, se soumettre a postériori à cette disposition du code électoral.

Signe d'ailleurs que la sérénité n'est pas pour demain, les arrestations se poursuivent encore dans ce pays où le Général Guai Bi Poin, ancien commandant de la gendarmerie et du Cecos, une unité d'élite  destinée à lutter contre la grande criminalité vient d'être écroué à la maison d'arrêt et de correction d'Abidjan. Accusé de vol en réunion et de détournement de deniers publics, il séjourne au bâtiment C où sont détenus les grands criminels du pays. Au moment de son arrestation, le Général trois étoiles était accusé d'avoir commis un charnier qui aurait été découvert au sein de l'école de la gendarmerie. Les fouilles n'ayant pas permis d'étayer les accusations, celles-ci ont été commuées en vol en réunion. Leur     but manifeste est de punir coûte que coûte cet officier de la gendarmerie dont le témoignage avait fait vaciller les mensonges français sur les crimes de l'hôtel ivoire, en novembre 2004.

Le Procureur de la République vient aussi de lancer sept nouveaux mandats d'arrêt contre d'anciens ministres du gouvernement du Président Gbagbo en exil dans les pays environnants. Au nombre de ceux-ci, le porte-parole du Président Gbagbo Koné Katinant désigné par Laurent Gbagbo pendant sa résidence surveillée à Korhogo. Abidjan vit ainsi au rythme des arrestations et des mandats d'arrêts. Mais aussi à celui des exactions des forces républicaines de Côte d'Ivoire qui s'impatientent d'être enrôlées dans l'armée régulière et d'empocher la prime de 5 millions promise par le régime. En attendant, les braquages ont atteint un niveau historique en raison de la circulation incontrôlée des armes de guerre dans tout le pays.

Le gouvernement essaie de rassurer les populations en lançant une gigantesque opération  de déguerpissement des trottoirs abidjanais. Mais ce déploiement de charme est très mal reçu par la population dont c'est parfois l'essentiel des investissements qui sont réduit en gravas d'un seul coup de pelleteuse. En Côte d'Ivoire, l'économie est encore majoritairement informelle. C'est essentiellement dans la rue qu'elle se déploie et la star de reggae local Alpha Blondy a fini par se résoudre à casser « Le café de Versailles », un bar construit sur le trottoir. Monsieur Blondy est d'ailleurs coutumier des constructions anarchiques puisque sa résidence abidjanaise est construite sur les regards de la Sodeci.

La présidence Ouattara qui a commencé dans le sang n'a toujours pas donné la moindre satisfaction sur l'ensemble de ses promesses électorales. Mais plus que tout, c'est dans un pays pacifié et réconcilié qu'aimeraient bien vivre les ivoiriens pour refaire revivre leur humour  décapant et caractéristique.


Joseph Titi, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 50 du lundi 29 août 2011.

LE COLONEL CHARAUX LIVRE SA VERSION DES FAITS ET DENONCE LES ABUS DES FRCI

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Interview d'un des trois Français victimes d'arrestation arbitraire en Côte d'Ivoire, le samedi 20 août. Pour France-Soir, le colonel de gendarmerie Jean-Grégoire Charaux livre sa version des faits et dénonce les abus de pouvoir commis par certains FRCI.


France-Soir. Le ministre de l'Intérieur de Côte d'Ivoire, Hamed Bakayoko, a déclaré dans une interview à France-Soir que vous n'avez pas été arrêté mais que vous avez été "entendu" par la police et la gendarmerie, le samedi 20 août. Est-ce votre version des faits ?

Jean-Grégoire Charaux. Je n'ai pas été « entendu » ni « arrêté ». J'ai été enlevé. Je suis officier de gendarmerie à la retraite et je connais les procédures légales pour les avoir pratiquées durant toute ma carrière. J'ai enseigné la police judiciaire en Côte d'Ivoire et ailleurs. Quand on est entendu, on signe un procès verbal, on a droit à un avocat, on peut prévenir un proche. Là, non, aucun de ces droits ne m'ont été garantis. Tout m'a été retiré. J'ai été enlevé sur dénonciation.

F.-S. Qui vous a enlevé et vous a donc « entendu »?

J.-G. C. Je sais faire la différence entre un policier, un gendarme et un militaire. Ces gens là étaient dans une tenue panachée, mi-civile, mi-militaire...

F.-S. Comment les choses se sont-elles passées ?

J.-G. C. Je suis arrivé par avion de Lomé (Capitale du Togo, Ndlr) à 1′aéroport d'Abidjan à 15H10. J'étais entre 16H15 et 16H30 en train de faire visiter un domicile à un couple de Français expatriés.  A ce moment là, ces hommes que je vous décris sont arrivés. Ils étaient armés de kalachnikov et d'armes de poing. Ils nous ont demandé de sortir. Nous avons obtempéré. Ils ont libéré le couple et des trois qui restaient ils m'ont nommément désigné pour monter dans un véhicule noir sans plaque d'immatriculation en me menaçant de leurs armes. J'ai bien voulu demander qui ils étaient et ce qu'ils me voulaient mais ils ont répondu en m'intimidant avec leurs armes. Ils m'ont intimé l'ordre de monter et à mes compagnons de les suivre, encore une fois, sous la menace. Mes bagages ont été montés dans leur véhicule. Ils nous emmenés dans une caserne entre le boulevard de Marseille et le boulevard Valéry Giscard d'Estaing. Cette caserne abrite apparemment les Forces républicaines de Côte d'Ivoire. Ce n'est pas un poste de police ! Il était 17H30. Dehors, ils ont directement sorti mon sac, m'ont demandé la clé de mon bagage. En ouvrant ils ont « découvert » 41.000 $ en espèces que je venais de récupérer à la compagnie aérienne de mon employeur, à sa demande, pour régler le carburant des avions. Dans l'aviation en Côte d'Ivoire, et ailleurs en Afrique, tout se paye en dollars. Ils savaient que je venais de retirer cette somme. J'ai été victime d'une dénonciation et la victime d'une embuscade. Comment voulez-vous qu'ils me désignent autrement aussi facilement ? Ils sont venus nous cueillir et ils savaient où se trouvaient l'argent. Je m'y connais en embuscade, je suis un ancien capitaine d'infanterie, ce n'est ni plus ni moins que du banditisme. C'est du banditisme sous le sceau d'une autorité militaire d'Etat.

F.-S. Que s'est-il passé une fois qu'ils vous ont retiré l'argent ?

J.-G. C. Ils m'ont séparé du reste du groupe et isolé dans un bureau dans le corps central de la caserne. Mes deux ravisseurs, sans grades, avaient toujours leurs armes pointées sur moi et franchement ils ne m'inspiraient pas confiance. Ils n'avaient rien de militaires officiels, réguliers. L'un avait une tête de barbu et l'autre portait avec son treillis une casquette de baseball. J'ai connu les événements de 2004 et là, honnêtement j'ai cru que je voyais les mêmes hommes. J'ai eu peur que l'on me retrouve dans une forêt avec une balle dans la tête. Je me suis aussi souvenu de l'affaire Kieffer. Etre enlevé, séquestré, humilié par ces gens-là m'a vraiment inquiété sur le moment. Je ne savais pas ce qu'il pouvait se passer. Là, un type arrive que l'on me présente prétendument comme un capitaine de police, sans en avoir l'air, me pose un tas de questions sur mon patron, m'accuse d'être un salopard, un trafiquant ! Evidemment aucun procès verbal, aucune déposition, aucune procédure légale... Je nie tout ce dont on m'accuse et répond que la somme est celle de mon patron, qu'il me l'a confiée parce que je suis un homme de confiance et que celle-ci sert à l'approvisionnement en essence des avions de sa compagnie. Vers 19H45, le commandant Wattao (« Com-zone » en charge des FRCI sur le secteur et nommé commandant en second de la Garde républicaine par Alassane Ouattara, Ndlr), appelle pour savoir si j'ai été brutalisé. Il m'a demandé de faire un écrit spécifiant que je n'avais pas été victime de violences et que l'on m'avait rendu mes effets personnels. J'ai signé bien évidemment, mais en sachant qu'à côté de moi mes ravisseurs étaient toujours armés. Que se serait-il passé si je n'avais pas signé ? J'ai signé, oui. Et quand on m'a rendu mes « effets personnels », on ne m'a pas rendu l'argent qui s'y trouvait au moment de mon enlèvement.

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F.-S. Hamed Bakayoko, ministre de l'Intérieur de Côte d'Ivoire, déclare dans l'interview donné à France-Soir ne pas savoir où l'argent est gardé. Qu'en pensez-vous ?

J.-G. C. J'ai du respect pour Hamed Bakayoko qui m'a appelé pour avoir ma version des faits. Mais c'est un politique. Il est embarrassé par les hommes de Wattao qui ne sont ni des gendarmes ni des policiers... L'action de ces hommes là paralysent son objectif de rétablir la sécurité publique. Les gens à qui j'ai eu à faire sont en réalité plus des voyous que des militaires. Après, que Hamed Bakayoko défende le commandant Wattao, je peux le comprendre, c'est de la politique. Le problème c'est que ce n'est pas mon problème. Je ne fais pas de politique, je veux simplement que l'on respecte mes droits, que l'on répare le préjudice que j'ai subi et que l'on rende l'argent que l'on m'a dérobé sans motif et qui appartient à une société privée.

F.-S. Vous avez porté plainte pour quels motifs le lendemain ?

J.-G. C. J'ai porté plainte auprès de la gendarmerie pour arrestation arbitraire, séquestration et vol. C'est bien de cela dont il s'agit. Après avoir fait enregistrer cette première plainte, un officier de police judiciaire de la Sûreté de l'Etat s'est présenté pour que je présente une deuxième déposition. Ce que j'ai fait. Il y a donc deux plaintes et deux enquêtes. Les deux sont identiques et je suis formel dans celle-ci comme ici : ce qui s'est passé samedi 20 août est une bavure de la part des FRCI.

F.-S. Vous n'avez donc pas en tout cas été « brutalisés » par les FRCI ?

J.-G. C. Nous n'avons pas été brutalisés mais nous avons été intimidés par des hommes armés qui refusent de s'identifier et de vous dire pourquoi vous êtes embarqué et séquestré ! Ce n'est déjà pas mal non ? Franchement quand vous vous retrouvez face à ces hommes là vous ne savez vraiment pas comment vous allez sortir de là... Ils nous ont traités comme de la viande, comme des voleurs.

F.-S. L'ambassade de France est-elle bien intervenue dans votre libération ?

J.-G. C. Oui, c'est vrai et je remercie l'ambassade et le Premier conseiller ainsi que la Force Licorne. Ils suivent l'affaire avec attention depuis le début.

F.-S. Est-ce que vous pensez que le commandant Wattao a commandité votre enlèvement ?

J.-G. C. Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que c'est son second qui a fait le coup. Je n'envisage pas qu'il n'ait pas été informé par lui. Je n'accuse pas le commandant Wattao de corruption mais ce sont ses hommes qui m'ont pris l'argent dans la zone qu'il est sensé contrôler. Il y a une expression parfaite pour cela : « responsable mais pas coupable ».

F.-S. Cette affaire semble embarrasser le gouvernement ivoirien. Ne croyez-vous pas que votre « affaire » tombe au mauvais moment pour lui ?

J.-G. C. Au contraire ! Avec cette affaire on rend service au gouvernement Ouattara pour qui j'ai le plus grand respect. Il faut qu'Abidjan soit débarrassée de la prédation et que gendarmerie et police retrouvent leurs prérogatives. Je n'ai rien contre le nouveau pouvoir au contraire. Je n'accepte pas l'injustice parce que je suis un soldat de la loi. Par mon action je veux laver mon honneur et que ces actions de ce genre cessent ! Il faut le savoir, tous les jours les Français sont pillés, volés, vandalisés taxés, rackettés par ces voyous qui ont mis Abidjan sous leur coupe. Ces voyous, il faut les encaserner ou leur trouver un travail ! Mon affaire permet de lever le voile sur cette vérité là. Je veux rendre service. C'est un test fort pour le pouvoir qui suit l'affaire de près. Il n'est pas le seul... Les investisseurs internationaux regardent aussi cette affaire avec un grand intérêt. Si le gouvernement refuse de rendre justice et montre que l'Etat de droit n'est pas de retour en Côte d'Ivoire, ces investisseurs là se détourneront et ne feront pas confiance au pays. En attendant, j'ai confiance en la Justice ivoirienne.

F.-S. Vous parlez de « voyous » au sujet de certains FRCI. Vous n'y allez pas un peu fort?

J.-G. C. Je n'ai pas peur de dire ce que je pense même si ces jours-ci je ne sors pas de mon hôtel de craintes de représailles. Ils sont les mêmes que les voyous d'avant. La seule chose qui a changé ? Leur ethnie. Sinon les mœurs restent les mêmes, la seule chose qui les motive c'est l'argent. Aujourd'hui ces gens-là squattent des domiciles privés, volent des voitures... La Côte d'Ivoire mérite bien mieux. Je ne fais pas de politique mais j'aime ce pays. C'est mon deuxième pays. J'y ai de la famille, j'y ai travaillé pendant des années, j'ai protégé des familles chrétiennes, j'ai protégé des familles musulmanes à Yamoussoukro où j'étais en poste, j'ai formé des gendarmes qui sont aujourd'hui responsables, officiers... Je sais que la Côte d'Ivoire peut réussir à retrouver la paix. Les Ivoiriens ont le droit à la démocratie. J'ai confiance en ce pays et je veux y vivre.

F.-S. Que demandez-vous à la justice ivoirienne ?

J.-G. C. C'est simple. Je veux récupérer l'argent de mon patron. Je veux laver mon honneur. Je veux recevoir des excuses de ces hommes-là. Il faut que cette histoire serve d'exemple. Ces méthodes doivent cesser.

 

Source: FRANCE-SOIR

dimanche, 28 août 2011

COTE D'IVOIRE: UN JEÛNE D'HUMILIATION (SUITE)


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Par Naomie, le 25 Août 2011.


SHALOM !

Me tenant ce matin devant la parole écrite, la Bible, je « parlais » au Seigneur et surtout, je faisais le point sur notre vie d'aujourd'hui. Je lui parlais et, selon mon habitude, j'avais à la main un stylo et un nouveau cahier ouvert devant moi.

Page blanche !

Un léger récapitulatif des évènements que nous venons de vivre, la canicule, la libération de DSK, la Libye... Autant de sujets à réflexion, mais pas de litanie aucune.

Vous et moi avons pris connaissance de la volonté du Seigneur en ce qui concerne ce jeûne, et pourtant, ce matin, je savais que ce que je lisais, pensais, parlais tournait autour de ce jeûne dans une explication complémentaire, afin de bien cerner le pourquoi de ce dernier.

Oui ! Nous savons vous et moi qu'il y a déjà eu des jeûnes, bien sur ! Mais en réalité, qu'avons-nous « créé » au sein de ces jeûnes ? En un mot : quel était l'était de notre cœur lorsque nous « jeûnions » ?

Quel était l'enjeu de ces jeûnes aussi ?

Tant de questions ? Avons-nous toutes les réponses ? Je ne le pense pas ! Moi même ne peux dire et donner que ce que le Saint Esprit me donne, me révèle, m'apprend aussi.

Dans cette alliance que nous allons renouveler au travers de ce jeûne, il y a un aspect que nous ne devons pas ignorer : pour quoi, pour quoi, comment jeûnons-nous ?

La réponse nous est ici donnée, et je ne suis pas l'auteur de cette réponse !

Shalom à vous tous ! Dieu avec nous et nous franchirons les rives orgueilleuses du Jourdain afin d'entrer spirituellement dans la destinée qui est réservée pour l'humain premièrement, pour la nation ensuite.

Un frère m'a écrit un mail et dans ce dernier, j'ai été interpellée par une phrase : ne pas devenir comme Moïse ! Je me suis interrogée sur cette parole, et j'ai compris ce qu'il voulait me dire : ne pas « vilipender » (mépriser) le peuple de Dieu !

Moïse n'a pas méprisé le peuple qui lui était confié mais il en fut lassé à cause de son comportement, et hier, à la lecture de certain message qui m'était adressé, j'aurai pu en effet « m'énerver » envers l'auteur.

Mais voilà, je me suis vite « reprise » en pensant à ce petit message ; je veux entrer dans le pays promis, en l'occurrence la Côte d'Ivoire.

Voilà mes pensées de ce matin :

  • Seigneur ! Nous gémissons parce que le monde est ce qu'il est, mais nous ne gémissons pas de l'avoir fait ce qu'il paraît aujourd'hui !
  • Seigneur ! Nous disons ne pas juger mais nous faisons bien pire : nous lapidons ceux et celles qui nous paraissent digne de ce sort, oublieux de tes paroles qui nous enseignent : Jean 8/7 - Comme ils continuaient à l'interroger, il se releva et leur dit: Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.(et celui-là seulement)
  • Seigneur ! Nous disons aimer Israël ; pourtant, au nom d'une paix illusoire nous agissons comme des animaux sans réflexion, de manière grégaire (en troupeaux) et aimerions voir Israël céder devant les instances des nations et sous l'égide de l'O.N.U. - « asticotée » par les « palestiniens » (les philistins anciens) - A qui Dieu donna cette terre sinon à Israël, qui devait jouir de sa terre promise ! Gaza, qui appartient de droit à Israël, occupée par les philistins, n'offre pas une vision de paix et harcèle continuellement Israël, qui ainsi subit de grands dommages laissant l'église elle même silencieuse voir muette. Lévitique 20/24 - Je vous ai dit: C'est vous qui posséderez leur pays; je vous en donnerai la possession: c'est un pays où coulent le lait et le miel. Je suis l'Eternel, votre Dieu, qui vous ai séparés des peuples
  • Seigneur ! Nous disons « amen » aux beaux sermons qui nous enflamment, mais demeurons statiques lorsque tu nous appelles. Matthieu 8/22 - Mais Jésus lui répondit: Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts.
  • Seigneur ! Nous tuons au nom de la liberté, alors que c'est en toi, le Prince de la vie, le Vivant, qu'est la vraie liberté - Esaïe 61 /1 - L'esprit du Seigneur, l'Eternel, est sur moi, Car l'Eternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance.

La parole de l'homme est toute autre : « liberté ! Que de crime on commet en ton nom » (Charlotte Corday au pied de la guillotine)

  • Seigneur ! Nous disons suivre tes voies : « tu ne détourneras pas ton regard de celui qui souffre ! Tu ne feras pas de faux témoignage ! Tu ne tueras pas !

Mais n'est-ce pas au nom de la miséricorde (?) qu'un mouvement programmé et légalisé prend vie (il n'y a que ce mouvement qui prend vie, afin de  mieux donner la mort) : l'Euthanasie cachée sous un bel emballage d'amour pour son prochain, et l'avortement ; Nous nous devons de sauvegarder les espèces en voie de disparition, ce qui me paraît louable, même si nous sommes ceux qui avons procédé à cet état de faits ; En ce qui concerne la mort dispensée au nom de l'amour, nous légiférons, ainsi, nous évitons la propagation des microbes et de la puanteur qui monte jusqu'aux cieux.

Enfin ! Quand allons-nous avoir l'honnêteté de reconnaître notre péché, procréateur de cette pestilence émanant de nos actions folles et meurtrières, allant jusqu'à imaginer que nous avons l'accord signé du Seigneur Dieu.

Esprit de Caïn repose sur nos cœurs !

Pas d'euthanasie !

Pas d'avortement !

Esaie 61/8 - 7 milliards d'individus sur terre ; pourtant les silos sont a moitié vides ! Pourquoi ne sont pas dénoncés, montré du doigt, ceux qui agissent contre l'humain son frère, préférant le voir mourir de faim afin de s'emplir les poches ?

Dieu a donné à l'homme la nourriture, le vêtement, le toit pour sa tête, le travail de la terre !

Le fossoyeur des peuples agit contrairement, il prend et ne donne rien ! Résultat : l'homme à faim, les enfants meurent de faim, les femmes n'ont plus la force d'accoucher, et cela sous le regard concupiscent des « Marchés mondiaux »

Pour palier à cela, un remède : Ignorer la parole de Dieu, la détourner de son objectif : tu ne tueras pas devient « acte miséricordieux » et nous suivons la voie tracée par Hitler : les handicapés invalides irréversibles, les malades « en fin de vie » et les grossesses inopinées et mal venues. Qui donne la vie ? Dieu ! Qui la reprend ? Dieu !

L'enfant est un cadeau de Dieu, et honte aux « chrétiens » qui mettent ainsi dans les toilettes les embryons, les fœtus indésirés, et honte à ceux qui ôtent la vie sous le prétexte du « bon samaritain » - voyez plutôt ce que fit le Samaritain décrit dans la bible !

Bref ! L'homme se prend pour Dieu et agit comme tel ! Attention au retour du boomerang.

ILS DIRONT « SEIGNEUR ! SEIGNEUR ! EN TON NOM... ET LE SEIGNEUR DE DIRE : ARRIERE DE MOI OUVRIER D'INIQUITE JE NE VOUS AI PAS CONNU » Luc 13/27.

Allons-nous comprendre ce que le Saint Esprit nous enseigne ?

Jusqu'à quand allons-nous ainsi fermer les yeux de nos cœurs ?

TU VEUX ENTRER DANS CE JEÛNE ? REFLECHIS BIEN A CE QUE TU VAS FAIRE !

METS-TOI DEVANT LE SEIGNEUR ET PENSES COMMENT TU VAS VIVRE CET INSTANT !

REFORMONS NOS VOIES tout comme le fit Onésime (Epitre à Philémon)

Frères et sœurs ! Au commencement de l'Ere « chrétienne » tout était mis en commun - Actes 4/32 - La multitude de ceux qui avaient cru n'était qu'un cœur et qu'une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux.

Malgré les dires, les bonnes volontés, les gestes de générosité, s'il en était encore ainsi, la pauvreté ne règnerait pas en ton sein. Pourquoi tant de misère ? De manque de libéralité ? De manque de la connaissance de la parole de Dieu qui conduit les « chrétiens » à analphabétisme biblique? Une pauvreté endémique s'est incrustée et nous disons que chez les autres, le régime est pire !

Regarde la poutre dans ton œil...

Luc 6/41 et 42 - Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil? Ou comment peux-tu dire à ton frère: Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l'œil de ton frère.

Sache, frère, sœur, que lorsque tu reçois un plus petit que toi c'est le Seigneur que tu reçois !

POUR ABORDER CE JEÛNE IL TE FAUT CHANGER TON COMPORTEMENT DE SUITE !

PAS DEMAIN !

DEMAIN C'EST TROP TARD !

Même si on te dit le contraire, il n'y a pas de temps à perdre !

LAVE TES MAINS AFIN DE MONTER A LA MONTAGNE DE DIEU !

REVETS-TOI DE GRACE ET D'HUMILITE

et que tes entrailles soient émues du sort de ceux de ta maison (si le Sanctuaire saint (Yéshua) de Dieu est ta maison) Habakuk 3/16

QU'ENSEIGNE LA PAROLE DE DIEU EN CE QUI CONCERNE LE JEÛNE ?

A ceux qui se posent cette question : Esaïe 58/3 - Que nous sert de jeûner, si tu ne le vois pas? De mortifier notre âme, si tu n'y as point égard? -

La réponse du Seigneur : Voici, le jour de votre jeûne, vous vous livrez à vos penchants, Et vous traitez durement tous vos mercenaires.

Esaïe 58/5 - Est-ce là le jeûne auquel je prends plaisir, Un jour où l'homme humilie son âme? Courber la tête comme un jonc, Et se coucher sur le sac et la cendre, Est-ce là ce que tu appelleras un jeûne, Un jour agréable à l'Eternel?

Esaïe 58/6 - Voici le jeûne auquel je prends plaisir: Détache les chaînes de la méchanceté, Dénoue les liens de la servitude, Renvoie libres les opprimés, Et que l'on rompe toute espèce de joug;

Ce matin, cette pensée d'un peuple « hybride » s'imprimait dans ma pensée : tel est le peuple de Dieu : partagé (hybride : deux) alors qu'il ne devait être qu'un avec le Seigneur.

Si Dieu est Dieu, servez-le avec intégrité et fidélité. Faites disparaître les dieux qu'ont servis vos pères de l'autre côté du fleuve en Egypte et servez l'Eternel -

Josué 24/14.

Elie au mont Carmel dira :

Jusqu'à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l'Eternel est Dieu, allez après lui ; si c'est Baal, allez après lui !

Le peuple ne répondit pas - 1 Rois 18/21.

Peuple méchant à la nuque raide !

Esaïe 1/13 - Cessez d'apporter de vaines offrandes: J'ai en horreur l'encens, Les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées; Je ne puis voir le crime s'associer aux solennités.

Esaïe 1/16 Lavez-vous, purifiez-vous,  ôtez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions; Cessez de faire le mal.

Esaïe 2/22 - Cessez de vous confier en l'homme, dans les narines duquel il n'y a qu'un souffle: Car de quelle valeur est-il?

En conclusion, ce matin, une évidence est apparue :

TOUT CE QUI VA ÊTRE FAIT AU TRAVERS DE CE JEÛNE VA L'ETRE POUR LE PEUPLE TOUT ENTIER :

Regardez et comprenez :


Esaïe 62 /10 - Franchissez, franchissez les portes! Préparez un chemin pour le peuple! Frayez, frayez la route, ôtez les pierres! Elevez une bannière vers les peuples!

Ce jeûne est une action faite pour plaire au Seigneur, et c'est un moyen choisi  de préparer le chemin pour le peuple.

Soyez bénis !

Que l'onction arrive sur vous, et telle l'huile répandue sur la tête de Aaron, couler en abondance sur vous afin de rejaillir sur le plus grand nombre !

Seigneur ! Nous espérons voir la lumière illuminer nos cœurs et se répandre sur la Nation toute entière.

SHALOM.


Naomie.


Source: Le Site du Ministère de Naomie

samedi, 27 août 2011

UNE «CELLULE SPECIALE» A PARIS POUR DIRIGER LA COTE D'IVOIRE

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Lu pour vous dans "Le Temps" du Vendredi 26 Août 2011 par K. Kouassi Maurice.


(...) L'Elysée aurait tancé Ouattara pour l'incapacité avérée de son régime à tenir le pari. Non sans dire sa déception quant à un gouvernement de "Ministres nommés par complaisance pour satisfaire les alliances politiques" et qui sont payés à ne rien apporter de concret. En révélant que le Trésor français est obligé de supporter les salaires des fonctionnaires ivoiriens, à un moment où la France, à l'instar des pays européens et les Etats-Unis, se cherche au milieu des gros déficits économiques, Fillon donnait un avertissement.

Des sources crédibles indiquent que les deux hommes (Sarkozy et Ouattara) ont eu des "entretiens serrés" à ce sujet. Aussi, Ouattara pourrait ne plus avoir de marge de manœuvre dans la gestion courante de la Côte d'Ivoire. Il se murmure qu'une sorte de "Cellule spéciale pour les affaires ivoiriennes" a été mise en place à l'Elysée qui ferait office de gouvernement à distance pour la Côte d'Ivoire. Car, "on ne peut pas compter sur eux", s'affligent les colonisateurs aujourd'hui confrontés aux limites de leurs hommes de main. On imagine donc qu'au retour des vacances, les ministres adopteront un profil plus petit que par le passé. Ils seront toujours là, certes, mais, pour la forme. (...) Et la France, après son coup d'Etat contre Laurent Gbagbo, est obligée de palier les carences de ses affidés, dans la mesure où l'échec de Ouattara sera la plus grande honte de la France. Ce que Sarkozy tente d'éviter à tout prix (...).


Source : INFOS PLUS

vendredi, 26 août 2011

LA JUSTICE DES VAINQUEURS EN MARCHE: LE GENERAL GUIAI BI POIN A LA MACA POUR VOL A MAIN ARMEE... !



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Arrêté le samedi 20 août 2011 à 16 heures par le colonel major Vako Bamba, commandant en second de la gendarmerie nationale, pour dit-il avoir constitué un charnier qui aurait été découvert à l'école de gendarmerie, le général de division Georges Guiai Bi Poin a été placé sous mandat de dépôt par le juge du 6ème cabinet pour des faits fabriqués de toutes pièces. De fait, arrêté et détenu au camp commando de Koumassi pour avoir constitué un charnier, à en croire le colonel major Vako Bamba. De sources proches du dossier, « le mandat de dépôt du général de division Guiai Bi Poin repose sur les faits de vol à main armée avec violence et effractions, concussion, atteinte à l'économie publique, pillages et complicité desdites effractions ».

On le voit, point n'est besoin de faire un dessin, le commandant en second de la gendarmerie nationale a menti sur toute la ligne. L'histoire du charnier, comme les services de Ouattara savent en fabriquer, n'est en réalité qu'une alchimie du nouveau régime pour avoir la tête de cet ancien collaborateur du président Laurent Gbagbo lui-même détenu au mépris des règles les plus élémentaires du droit par ceux qui de tous temps ont crié à l'arbitraire.

Il n'y a jamais eu de charnier à l'école de gendarmerie. Ni le colonel major Vako ni les conducteurs des bulldozers qui durant quatre jours ont remué tout le sol de cette institution ne  diront le contraire ; pas non plus l'Onuci qui était sur place hier, mais qui s'en est retournée la queue entre les pattes, confuse d'avoir pris pour vérité d'évangile les déclarations du colonel Vako. Les avocats de l'accusé promettent un déballage le lundi 29 août prochain, ont précisé nos sources.

Comme le président Laurent Gbagbo, le général de division Giuai Bi Poin a été mis aux arrêts avant que l'on ne lui trouve des chefs d'accusation. Aussi, les accusations portées contre Guiai Bi Poin ressemblent fort curieusement à celles pour lesquelles Laurent Gbagbo a été inculpé. Mais cela n'est pas étonnant. Le président déchu avait prévenu la haute hiérarchie des Fds en ces termes : « si je tombe vous tombez avec moi ». Aujourd'hui, l'ancien patron de l'école de gendarmerie et du Cecos paie pour avoir défendu à sa façon le régime de Gbagbo. Qui sera le prochain ? Avis aux généraux Philippe Mangou, Edouard Kassaraté, Detoh Letto, Brédou Mbia.


Barthélemy TEHIN, in le quotidien ivoirien « Aujourd'hui » N° 49 du vendredi 26 août 2011.

L'INCULPATION DE LAURENT GBAGBO POUR CRIMES ECONOMIQUES, UN AVEU QUI DOIT CONDUIRE A SA LIBERATION IMMEDIATE

 

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Le jeudi 18 août 2011, le procureur de la République, Simplice Kouadio Koffi a inculpé le couple Gbagbo pour « crimes économiques », à la surprise générale. Aucun crime de sang au menu. L'on se souvient pourtant de toutes les récriminations faites contre le couple présidentiel ivoirien depuis 2000, avec l'appui de toute la presse anti-Gbagbo porte-voix de l'Elysée, en France, en Belgique et en Afrique. Pour tous les observateurs et analystes de la crise ivoirienne depuis ses origines, qui ont connu la violence et la dureté des diatribes imputant des crimes à Monsieur et Madame Gbagbo, une telle « pudeur » dans leur inculpation laisse sans voix.

Loin d'être un acte à mettre au compte de la réconciliation nationale, cette dernière sortie du pouvoir Ouattara est à décrypter comme un aveu. Cinglant. Un aveu de mensonges, de diabolisation hémiplégique, de lynchage médiatique et d'invective manichéenne contre Laurent Gbagbo, pendant 10 ans.

Comment expliquer autrement que des affaires, faits et crimes longuement et permanemment ressassés comme le charnier de Yopougon, les escadrons de la mort, les enfants esclaves des plantations ivoiriennes de café et de cacao, le documentaire « Côte d'Ivoire, poudrière identitaire » du sociologue belge Benoît Scheuer de l'ONG Prévention Génocides, le concept de l'ivoirité clairement imputé à l'ancien chef de l'Etat ivoirien, la mort du journaliste franco-belge Jean Hélène, la disparition du journaliste affairiste Guy-André Kieffer, un autre franco-belge, les massacres et enlèvements de populations civiles et étrangères de la période postélectorale, n'aient pas même fait l'objet d'une évocation, du moindre chef d'inculpation. Silence radio sur 10 années « de crimes » de Laurent Gbagbo qui ont fait les choux gras de la presse française, belge et de l'opposition ivoirienne.

Laurent Gbagbo aurait dû au moins être entendu sur le financement des armes que le journaliste Hermann Aboa aurait achetées et distribuées à des milices, selon Alassane Ouattara, le chef de l'Etat ivoirien, devant la presse américaine, lors de sa visite de travail aux Etats-Unis. Que nenni ! C'est la preuve irréfutable que ce procès, qui entrera dans les annales de la justice et du droit ivoiriens - car ne respectant ni la Constitution ni les lois ivoiriennes -, n'est en réalité qu'une mascarade, un procès politique pour mettre sous l'éteignoir un opposant significatif qu'on redoute comme la peste.

Cette inculpation est totalement illégale parce que selon l'Article 2 de la loi du 27 mai 2005, «portant statut d'ancien président de la République, d'ancien chef ou président d'institution nationale et d'ancien ministre»: «Aucun ancien président de la République ne peut être poursuivi ou arrêté à raison des faits criminels ou délictueux par lui commis qu'avec l'autorisation de l'Assemblée nationale». En outre, selon l'Article 3 de la même loi : «Lorsqu'un ancien président de la République est susceptible d'être poursuivi ou arrêté en matière criminelle ou correctionnelle, le Procureur général près la Cour de cassation, avisé des faits par tous moyens, saisit par requête le Bureau de l'Assemblée nationale». Sans nous immerger dans les détails juridico-législatifs de ces dispositions, nous constatons simplement qu'aucune de ces procédures n'a été respectée. Mieux, l'Assemblée nationale est suspendue. En toute illégalité et inconstitutionnalité. Vous parlez d'un Etat de droit !

C'était au moins l'occasion rêvée pour juger Laurent Gbagbo pour l'homicide des « 6 femmes martyrs » d'Abobo ! Comment se fait-il que rien n'ait transpiré, dans la communication du procureur de la République, de ce « crime affreux » du président ivoirien qui a fait le tour du monde ? Pour sauver la face - parce que le pouvoir Ouattara l'a vraiment perdu - il est fait référence et allusion à la Cour pénale internationale (CPI) pour juger les crimes de sang de l'ancien président ivoirien. Un cache-sexe, en réalité. Pour masquer les angoisses du nouveau pouvoir ivoirien relativement à ses propres démons et à ses propres crimes, quotidiennement dénoncés par les organisations internationales de défense des Droits humains (Human Rights Watch, Amnesty International), y compris la division des Droits de l'Homme de l'ONUCI et le CICR.

Mais, comme le dit un internaute ivoirien, « il ne faut pas prendre l'ombre pour la proie.  La légèreté ou l'illégalité des chefs d'inculpation est faite à dessein. Il s'agit de faire le lit à la CPI afin d'obtenir l'inculpation de Gbagbo pour crime contre l'humanité par cette dernière et pouvoir ainsi l'éloigner définitivement de la vie politique ivoirienne ». A la vérité, un procès contre Gbagbo pour « ses » crimes de sang offrirait une tribune locale inespérée qui exposerait le régime ivoirien au plus grand mépris international, tant le déballage serait croustillant. Le monde découvrirait avec horreur et stupeur les mensonges odieux macérés contre le couple présidentiel ivoirien pendant 10 bonnes années. Il faut donc renvoyer toutes ces affaires sales loin des bords de la Lagune Ebrié - par ailleurs, en pleine opération de salubrité publique - pour continuer à apparaître et à plastronner en toute « virginité », à la face du monde. Un mauvais calcul, du reste. Car rien ne nous garantit que le même résultat ne sera pas atteint outre-Atlantique, au regard de la qualité et de la pugnacité mondialement reconnues des avocats du couple présidentiel. La CPI fût-elle l'un des instruments séculiers de l'impérialisme international triomphant, adoubée tribunal des petits et des vaincus, dans un monde déliquescent et déclinant. En un mot, Laurent Gbagbo est devenu une véritable « patate chaude » entre les mains du pouvoir ivoirien, de quelque côté qu'il le tienne.

Pour en revenir aux crimes économiques de Gbagbo - s'il en est - il existe un lien étroit et un rapport dialectique indéniables entre eux et la rébellion de 2002. De sorte qu'on ne peut juger Laurent Gbagbo, en toute justice, sans juger les auteurs du coup de force avortée de 2002 et tous les drames et crimes qu'il a entraînés, qui l'ont contraint, en tant que chef d'Etat responsable de millions de vie, à prendre les mesures appropriées pour maintenir debout la Côte d'ivoire et permettre aux Ivoiriens de continuer à se nourrir et à vivre. On ne peut juger les effets et faire table rase des causes. Les vraies. Oui, les véritables causes du désordre ivoirien remontent, à la date la plus proche, au début de la rébellion ivoirienne. Il va donc falloir, au pied levé, juger aussi les auteurs de tout ce trafic de diamant, d'or, de cacao, de café, de coton, de bois et de minerais qui a été instauré dans le Nord du pays depuis 10 ans au moins, le casse des agences de la BCEAO de Bouaké, Korhogo et Man - auquel ont participé, au demeurant, des soldats français -, l'économie parallèle des ex-FAFN dans les zones CNO (Centre Nord Ouest) qui prospère jusqu'à ce jour, avec la « Centrale », véritable Ministère de l'économie et des finances de l'ex-rébellion, et ses postes douaniers, dans un Etat dit « de droit » et dans un pays prétendument réunifié.

Juger donc Laurent Gbagbo pour crimes économiques et blanchir la rébellion de tous ses péchés en faisant abstraction de ses nombreux crimes, elle, la vraie coupable, ce ne serait pas de la justice mais de la vengeance, à l'état primaire. Et la Côte d'Ivoire n'en sortirait ni grandie ni plus unie. Bien au contraire ! Il ne faudrait pas se leurrer. La seule décision ou mesure qui vaille, à l'heure actuelle, après cet aveu que constitue l'inculpation du couple Gbagbo pour crimes économiques - même si cela est fait intentionnellement -, est sa libération pure, simple et immédiate.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO


In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 301 du jeudi 25 août 2011.

jeudi, 25 août 2011

ZONES D'OMBRE AUTOUR DE LA SANTE DE OUATTARA


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La presse nationale a été alertée avant-hier mardi en fin de soirée, par une dépêche de l'Agence France Presse (Afp)  sur l'hospitalisation du chef de l'Etat ivoirien en France. En dépit des assurances données par les journaux proches du régime sur ce « court passage » d'Alassane Ouattara à l'hôpital militaire de Toulon pour des « examens médicaux », des zones d'ombre subsistent sur l'état de santé du chef de l'Etat. Et relance le débat sur le danger institutionnel que fait planer ce type de situation sur  la Côte d'Ivoire.

 

Alassane Dramane Ouattara, en vacances en France depuis le 12 août dernier, « a été admis dans la matinée (du mardi 23 aout) à l'hôpital militaire Sainte-Anne (de Toulon) pour subir des examens médicaux », a-t-on appris mardi d'une dépêche de l'Afp, qui cite une « source proche du dossier ». La presse nationale s'est faite l'écho de cette hospitalisation du chef de l'Etat ivoirien en France, et chacun y est allé de son commentaire.

Ainsi, les journaux pro-Ouattara, avec à leur tête Fraternité Matin, se sont montré assez rassurants sur l'état de forme de notre vacancier de chef d'Etat. « Bilan de santé annuel du chef de l'Etat, hier en France : Tout va très bien », a barré à sa Une le quotidien gouvernemental, illustrée d'une photo où Ouattara est tout sourire. « Comme il en a l'habitude chaque année, le chef de l'Etat a mis à profit son séjour privé en France, dans le cadre des vacances du gouvernement, pour faire ce check-up que son entourage qualifie de bilan de santé classique. Le bilan est très bon et le Président rentre en fin de semaine. Il est en pleine forme », a écrit hier Fraternité Matin en page 9, qui dit avoir joint au téléphone un membre du cabinet présidentiel. De son côté, la presse de l'opposition s'est voulue très circonspecte sur la santé du chef de l'Etat. Selon Notre Voie, « on lui a fait faire (à Ouattara) une biopsie pour analyser son cœur et permettre une circulation plus aisée du sang ».

Au fait, Alassane Ouattara a-t-il des ennuis de santé ? Même si en l'état actuel des informations disponibles sur son passage, aussi bref soit-il, à l'hôpital militaire Sainte-Anne de Toulon, on ne peut pas répondre de façon précise à cette interrogation. Car des zones d'ombre subsistent sur l'état de santé du  chef de  l'Etat. En effet s'il s'agissait vraiment d'un banal check-up (contrôle) annuel de routine « comme d'habitude », pourquoi en fait-on tout un plat et tente-t-on par tous les moyens de rassurer l'opinion, au point de se fendre d'un laconique « tout va très bien », alors qu'on n'en sait rien sur le fameux bilan de santé du chef de l'Etat ? Et puis, pourquoi le chef de l'Etat fait-il son contrôle de routine de santé en France, alors qu'il y a des hôpitaux et de bons médecins dans son pays pour faire son bilan de santé ?

Le danger institutionnel qui guette la Côte d'Ivoire

On serait aujourd'hui à l'abri de toutes ces supputations autour de la santé   d'Alassane Dramane Ouattara, si les procédures constitutionnelles de validation des candidatures à l'élection présidentielle avaient été respectées. En effet, l'article 35 de la Constitution ivoirienne du 1er août 2000 prescrit que « (...) le candidat à la Présidence de la République doit présenter un état complet de bien-être physique et mental dûment constaté par un collège de trois médecins désignés par le Conseil constitutionnel sur une liste proposée par le Conseil de l'Ordre des Médecins». Ce verrou constitutionnel a été sauté par les arrangements de Marcoussis - les signataires de cet accord ont été admis de facto à postuler pour le fauteuil présidentiel même s'ils ne remplissaient pas ces formalités -, ce qui n'a pas permis de se fixer sur « l'état complet de bien-être physique et mental » des principaux candidats à l'élection présidentielle.

Cela dit, si la nouvelle de la brève hospitalisation du chef de l'Etat en France fait grand bruit aux abords de la lagune Ebrié et  alimente les discussions dans les chaumières, c'est parce que les Ivoiriens sont inquiets de se retrouver dans un vide constitutionnel. En cas de grand malheur (touchons du bois) au sommet de l'Etat, la voie serait tout ouverte pour une telle aventure. En effet, aux termes de l'article 40 de la loi fondamentale - la constitution ivoirienne n'a pas encore été abrogée ni révisée ni dissoute malgré les velléités du régime d'exception instauré par Alassane Ouattara -, « en cas de vacance de la Présidence de la République par décès, démission, empêchement absolu, l'intérim du Président de la République est assuré par le Président de l'Assemblée nationale pour une période de quarante cinq jours à quatre vingt dix jours au cours de laquelle il fait procéder à l'élection du nouveau Président de la République (...). En cas de décès, de démission ou d'empêchement absolu du Président de l'Assemblée nationale, alors que survient la vacance de la République, l'intérim du Président de la République est assuré, dans les mêmes conditions, par le Premier Vice- Président de l'Assemblée Nationale ».

Or, depuis la prise de pouvoir d' Alassane Dramane Ouattara, l'Assemblée nationale a été dissoute de fait. Les députés ne siègent plus et ne perçoivent plus leurs indemnités depuis plus de quatre mois, malgré les cris d'orfraie poussés par le Président du Parlement ivoirien Mamadou Koulibaly. Et les juristes du chef de l'Etat font preuve d'un juridisme de mauvais aloi pour justifier que le mandat de l'Assemblée nationale a pris fin depuis fin 2005 par un acte pourtant illégal du défunt Groupe de travail international (Gti). Dans ces conditions, comment se ferait la succession en cas de vacance du pouvoir au sommet de l'Etat dans un pays qui serait alors sans Président et vice-président de l'Assemblée nationale ? Surtout que nulle part dans ses dispositions, la Constitution ivoirienne ne prévoit que le Premier ministre succède au Président de la République en cas d'empêchement de celui-ci.


Anassé Anassé, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" N° 48 du jeudi 25 août 2011.

mardi, 23 août 2011

COTE D'IVOIRE: UN JEÛNE D'HUMILIATION

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Par Naomie, ce jour, 23 Août 2011.


Esdras 8/21 - Là, près du fleuve d'Ahava, je publiai un jeûne d'humiliation devant notre Dieu, afin d'implorer de lui un heureux voyage pour nous, pour nos enfants, et pour tout ce qui nous appartenait.

 

SHALOM !

Je m'adresse à vous tous qui aimez la Côte d'Ivoire !

Pourquoi ?

Afin de vous donnez la stratégie d'un jeûne spécifique qui est un jeûne d'humiliation.

Actuellement, Dieu éprouve la Côte d'Ivoire particulièrement afin de l'humilier sous sa forte et puissante main, mais ce que le Seigneur attend de la Côte d'Ivoire, c'est que celle-ci, volontairement, s'humilie sous la forte et puissante main de Dieu, tout comme il en fut jadis pour Israël.

Ce n'est pas un jeûne quelconque, ce n'est pas un jeûne de compétition, ce n'est pas un jeûne dans lequel nous tirerons profit pour nous-mêmes en tant qu'humains, mais c'est un jeûne offert à Dieu afin que sa parole, en ce qui concerne la Cote d'Ivoire, soit notre priorité.

J'ai entendu que certains attendaient un « exploit » lors du jeûne d'un jour qui se fit à Pâques ! Mais où avez-vous pris connaissance d'une action « visible » de notre Seigneur ? Et si nous marchons par la vue, où est notre foi ?

Lorsque le Seigneur parle, sa parole porte son fruit, et nous voyons la concrétisation de cette dernière.

Je ne me défends pas, je n'ai rien à prouver, mais je veux vous faire vous souvenir de « quelques petits détails »  issus de cette parole vivante :

La grande secousse dans les trois domaines essentiels de nos nations : économique, politique, social (financier, etc...)

Les grandes chaleurs de plus en plus intenses ;

La découverte d'un grand réservoir d'eau naturel au Darfour ;

Les grands remaniements dans les Constitutions françaises et américaines,

Le suivi de la vie de M. Laurent Gbagbo, SA CHUTE,

La prise de pouvoir pour le pouvoir, du président élu,

Les américains et la grande marée noire ;

Les américains et la chute du dollar,

Obama au pouvoir avant même qu'il ne soit connu comme présidentiable, ainsi que M. Sarkozy,

Le traité « méditerranéen »

La chute des Présidents arabes,

La chute de M. Kadhafi (dès sa venue à Paris)

et plus près : Mr D.S.K acquitté ;

et il y en a à dire sur cette période ou je fus appelée en tant que Prophète par notre Seigneur Dieu.

LA PAROLE DE DIEU EST EFFICACE, pareille à UNE EPEE A DOUBLE TRANCHANT !

Apocalypse 19/15 - De sa bouche sortait une épée aiguë, pour frapper les nations; il les paîtra avec une verge de fer; et il foulera la cuve du vin de l'ardente colère du Dieu tout-puissant.

Pourquoi ce « petit résumé »?

Simplement afin de vous faire souvenir que la Parole de Dieu (si Dieu est l'auteur de la parole donnée) est vivante et ne revient pas à lui sans avoir produit son effet.

Alors en prenant connaissance de ce qui est ci-dessous, n'allez pas dire : cela ne sert de rien ! Rien ne se passe ! Que nous sert-il de servir Dieu, etc...

Israël à crié 400 ans puis vint la délivrance !

Elle n'intervint pas par les armes, elle intervint par la main puissante de notre Dieu, ce même Dieu qui fit s'ouvrir la Mer Rouge devant les yeux incrédules de ce peuple (qui n'est pas encore une nation), ce même Dieu qui fit que Josué sollicita le même peuple sur l'instance de Dieu, devant les rives orgueilleuses du Jourdain, en crue, et lui précisa qu'il devait se préparer.

Ce jeûne est aussi un jeûne de préparation au retour de la consécration, au retour de la sanctification, pour ouvrir une porte afin que l'Afrique, et la Côte d'Ivoire particulièrement, entre dans son Jubilé (remise par Dieu de son péché et brisement des liens ancestraux de l'esclavage).

Après son séjour au désert pendant 40 jours et nuits, le Seigneur fut tenté par le diable qui, sans honte aucune, se présenta devant le Roi des roitelets de la terre, et lui présenta mille et un sujet de chute ; Christ fut tenté comme parfois nous le sommes nous-mêmes.

Il est le premier d'entre nous tous !

Quelle fut sa réponse :

« Il est écrit :

TU NE TENTERAS PAS LE SEIGNEUR TON DIEU ! »

Matthieu 4/7.

Que ce jeûne ne soit pas une action par laquelle nous tenterions notre Seigneur, mais offrons-lui, selon sa volonté, ce jeûne sur trois jours, et voyons comment son amour va répondre à notre désir de consécration.

J'insiste sur un fait : la période du Vendredi 2 Septembre au soir jusqu'au 4 Septembre au soir correspond à la date à laquelle ce jeûne doit s'accomplir ; souvenez-vous de ceux qui réclamèrent au Seigneur (pour le tenter) une action visible (un miracle) afin qu'ils croient :

Matthieu 12 /38 - Alors quelques-uns des scribes et des pharisiens prirent la parole, et dirent: Maître, nous voudrions te voir faire un miracle.

La réponse de Yéshua fut la suivante :

Luc 11/29 Comme le peuple s'amassait en foule, il se mit à dire: Cette génération est une génération méchante; elle demande un miracle; il ne lui sera donné d'autre miracle que celui de Jonas.

ALLER JUSQU'AU BOUT!

Dans la vie, il est des instants décisifs où la foi doit dominer sur le charnel, sur notre quotidien.

Depuis 7 années, Yéshua, par son Esprit saint, a jeté son dévolu sur sa servante afin que la Côte d'Ivoire sorte de sa crise tant spirituelle qu'autre, le spirituel demeurant la dominante (mais ne pas confondre, je ne suis pas une "Jeanne d'Arc").

Depuis qu'existe le site, vous vous êtes aperçus et avez vécu le déroulement de la prophétie pour cette nation, qui doit amener l'Afrique noire, particulièrement, à entrer dans sa destinée avec Dieu.

D'autres avant moi sont venus, ont fait ce qui devait être, agissant poussés, certains, par l'Esprit Saint, d'autres assoiffés de gloire personnelle;  je ne suis pas présentement chargée de les juger, le seul juge que je reconnais est Dieu qui, par Christ, agira selon le conseil de son propre conseil, nous dit la Bible.

Donc, il y a eu une évolution, puis un grand changement, et maintenant, il y a désolation, tant le plus grand nombre a été déçu. Mais en toute chose, il faut y voir le bras du Seigneur qui, permettant ce qui a été fait et dit, nous mène sur un chemin par lequel nous ne sommes pas encore passé (pour beaucoup d'entre nous).

C'est un chemin nouveau et ancien à la fois - Certains aspirent à le connaître tandis que d'autres le refusent.

Jérémie 6/16 - Ainsi parle l'Eternel: Placez-vous sur les chemins, regardez, Et demandez quels sont les anciens sentiers, Quelle est la bonne voie; marchez-y, Et vous trouverez le repos de vos âmes! Mais ils répondent: Nous n'y marcherons pas.

Ceux qui souffrent et comprennent les résolutions de Dieu diront ceci :

Lamentations 5/21 - Fais-nous revenir vers toi, ô Eternel, et nous reviendrons! Donne-nous encore des jours comme ceux d'autrefois!

Voici la voie par excellence que le Seigneur m'a révélé :

UN JEÛNE SUR TROIS JOURS :

Jeûne d'humiliation

(avant le départ du lieu de servitude)

(Esdras 8/21 - Là, près du fleuve d'Ahava, je publiai un jeûne d'humiliation devant notre Dieu, afin d'implorer de lui un heureux voyage pour nous, pour nos enfants, et pour tout ce qui nous appartenait.)

Jeûne de consécration

(avant d'entrer dans le Tabernacle de Dieu)

(Nombres 6/2 - Parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras: Lorsqu'un homme ou une femme se séparera des autres en faisant vœu de naziréat, pour se consacrer à l'Eternel,)

Jeûne de sanctification

(Matthieu 5/8 - Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu!)

Jeûne de purification!

(Nombres 19/20 - Un homme qui sera impur, et qui ne se purifiera pas, sera retranché du milieu de l'assemblée, car il a souillé le sanctuaire de l'Eternel; comme l'eau de purification n'a pas été répandue sur lui, il est impur.)

La chair n'aime pas a être contrainte, et jeûner c'est la contraindre à s'humilier devant le Trône de la Grâce, sans jamais se départir une seule fois de la pensée que pour avoir accès à la grâce, il nous faut être passés à la croix. Sinon, ne faites rien, ce serait une perte de temps.

Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom...

2 Chroniques 7/14 - Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s'humilie, prie, et cherche ma face, et s'il se détourne de ses mauvaises voies, -je l'exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays.

Voilà la parole de vérité, voilà le chemin par lequel nous allons, ensemble, passer!

Cela va déboucher sur cette promesse faite à Jérémie le prophète de Dieu dans le chapitre 33 verset 3 : Invoque-moi, et je te répondrai; Je t'annoncerai de grandes choses, des choses cachées, Que tu ne connais pas.

Dieu désire que nous nous approchions de lui, le Souverain de la Côte d'Ivoire, que nous l'implorions, que nous l'invoquions selon sa volonté, et nous allons obtenir la réponse qui sera celle dont nous avons besoin, peut-être pas celle que nous souhaitons, mais la meilleur pour nous, pour la nation ivoirienne, puis ensuite pour l'Afrique noire.

Esdras nous enseigne la séparation d'avec les païens : ce jeûne est une mise à part, une séparation.

Le Seigneur vient lui-même faire cette séparation, les boucs d'avec les brebis!

Matthieu 25/32 et 33 - Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.

CE JEUNE EST UNE RECONSTRUCTION SPIRITUELLE QUI DOIT SE FAIRE AVEC LES HOMMES ET FEMMES DE FOI, DE TOUS AGES, qui se seront mis à part, qui seront remplis de l'Esprit Saint, même les enfants à la mamelle.

PAS D'ASSOCIATTION OECUMENIQUE - (Esdras 4/3)

Le Seigneur de dire : POURQUOI NE COMPRENEZ-VOUS PAS?

IL EST TEMPS DE VOUS DEMARQUER DU MONDE!

IL EST TEMPS DE BRULER SUR LES BUCHERS L'ORGUEIL ET LA VANITE et de placer sur l'Autel de Dieu vos vies.

Un grand vent se lève! Il est parti de l'extrémité de la terre, et la poussière qui le précède va se déposer sur la surface de la terre, et la couvrir comme de la cendre, jusqu'à ce que l'homme prenne le sac de l'humiliation, de l'humilité.

LE SEIGNEUR DIT :

ASSIEGE LA VILLE DE YAMOUSSOUKRO, et pointe ton doigt vers elle; elle est la ville des pouvoirs que le Seigneur veut ébranler.

(Attention! Il n'est nullement question d'une action par les armes, les seules armes que nous possédons sont spirituelles, mais efficaces)

STRATEGIE DU JEÛNE :

Sur 3 jours.

JEUNE DE DANIEL - (s'abstenir des viandes sacrifiées aux idoles.)

Donc des fruits, légumes, eau, tisanes, potages clairs (pour les biens portants)

Pour les frères et sœurs dont la santé ne le permet pas, qu'ils fassent selon ce que Yéshua leur montrera.

Dans cette période d'abstinence, c'est une volonté de se mettre à part, de se purifier (l'intérieur et l'extérieur) - pas de relation sexuelle - de se consacrer (retrouver le naziréat perdu)

Une reconquête spirituelle de nos vies, des assemblées, de la nation.

Cela doit se faire hors de la crainte.

La modestie sera le vêtement de mon peuple - pas de recherche vestimentaire, pas de maquillage.

Suivre l'Arche de Dieu (Christ Yéshua) qui va nous montrer le chemin.

Josué dira ceci : Josué 3/5 - Josué dit au peuple: Sanctifiez-vous, car demain l'Eternel fera des prodiges au milieu de vous.

Le Seigneur veut ôter l'interdit qui est au milieu de toi!

Côte d'Ivoire, Dieu veut faire tomber l'interdit qui est en ton sein.

Josué 7/13 - Lève-toi, sanctifie le peuple. Tu diras: Sanctifiez-vous pour demain; car ainsi parle l'Eternel, le Dieu d'Israël: Il y a de l'interdit au milieu de toi, Israël; tu ne pourras résister à tes ennemis, jusqu'à ce que vous ayez ôté l'interdit du milieu de vous.

C'est alors que nous aurons la victoire sur tous nos ennemis.

La portée spirituelle de ce jeûne est « la traversée du Jourdain »

Le Seigneur de dire : malgré le tumulte de l'eau qui gronde, du vent qui souffle et de la tempête qui fait rage, c'est « à pieds secs » que le Jourdain sera franchit.

Un jeûne de consécration, d'humiliation avant de s'engager dans le Jourdain.

Se séparer de ce qui n'est pas à la gloire de Dieu!

1er jour : OTER TOUS LES FEUX ETRANGERS AU MILIEU DE TOI

ce qui revient à dire de nettoyer notre maison, notre « autel » - notre vie qui se doit d'être consacrée et de se défaire de tout ce qui déplais à Dieu, qu'il n'est pas permis de posséder, qu'il ne peut pas agréer.

Nous préparons ainsi l'autel nouveau sur lequel les feux de la sainteté seront agrées par le Seigneur.

2ème jour : ENTRER DANS LE VIF DU SUJET EN NOUS HUMILIANT DEVANT YESHUA!

Plus qu'une symbolique, c'est l'expression de vouloir vivre nouvellement une vie régénérée et de nous humilier pour le péché de nos pères et notre péché national.

Cette action va permettre que nous entrions dans le sanctuaire, parce que nous serons purifiés par notre action de nous défaire de nos feux étrangers qui n'ont pas a demeurer sur l'autel de nos vie, puis, de façon symbolique, revêtu de sac et de centre, nous allons en humilité reconnaître ce que nous sommes.

C'est alors que nous allons assiéger YAMOUSSOUKRO en pointant le doigt vers elle, afin que cette ville reçoive au centuple le fruit de sa méchanceté et de son règne d'iniquité.

Egalement, nous allons prendre 12 pierres que nous allons ériger comme un autel (qu'importe la taille des pierres) et symboliquement, nous allons les oindre d'huile, afin que notre feu soit vu au grand jour.

Celui qui aura honte de moi, j'aurai aussi honte de lui ...Luc 9/26 - Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l'homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges.

Matthieu 10/32 - C'est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux;

Ce qui est ci-dessus ne relève pas d'un rituel légaliste, mais d'une affirmation spirituelle que nous partons, dans notre action, afin de conquérir la Côte d'Ivoire pour Yéshua; nous préparons le chemin du Seigneur!

Josué 4/8 - Les enfants d'Israël firent ce que Josué leur avait ordonné. Ils enlevèrent douze pierres du milieu du Jourdain, comme l'Eternel l'avait dit à Josué, selon le nombre des tribus des enfants d'Israël, ils les emportèrent avec eux, et les déposèrent dans le lieu où ils devaient passer la nuit.

J'ai été amenée, par l'Esprit Saint, a agir de même a une époque de ma vie, et j'ai simplement obéi à la demande expresse de Yéshua, sans poser de question; Cet autel demeura au vu de tous dans ma maison, et c'est ainsi que j'ai confessé Yéshua par une action simple.

Séparation d'avec le monde, humiliation devant Dieu, et reconsécration (naziréat divin)

C'est-à-dire reprendre sa place d'homme et de femme consacré à Dieu, dans l'optique de reconquérir le territoire pour Dieu, et sa vie pour un jour emprunter la voie royale décrite dans Esaïe 35/8 - Il y aura là un chemin frayé, une route, Qu'on appellera la voie sainte; Nul impur n'y passera; elle sera pour eux seuls; Ceux qui la suivront, même les insensés, ne pourront s'égarer.

Parce que frères et sœurs, il ne faut pas oublier l'important : si vous mourez en ce jour, ou sera votre destination? Christ ou Satan?

Réfléchissez bien, nous ne vivons pas pour un millénaire selon la pensée des hommes, mais pour une éternité avec ou sans Dieu!

3ème jour - CELEBRER LE SEIGNEUR AVEC ACTION DE GRACES

ELEVER L'ARCHE DE L'ALLIANCE FAITE EN CHRIST YESHUA

RESSORTIR DU JOURDAIN, afin de prendre spirituellement parlant possession de notre terre promise : COTE D'IVOIRE!

En même temps, se souvenir d'ISRAEL - l'Israël de Dieu et savoir ceci :

Si je t'oublie Jérusalem...Psaumes 137/5

DIEU NOUS OUBLIERA.

POURQUOI CE JEÛNE?

Nous espérions la paix, et il n'arrive rien d'heureux...

Jérémie 8/15 - Nous espérions la paix, et il n'arrive rien d'heureux; Un temps de guérison, et voici la terreur! -

Jérémie 8:20 La moisson est passée, l'été est fini, Et nous ne sommes pas sauvés!

Voilà une des premières explications.

La deuxième est celle-ci :

Job 12/22 - Il met à découvert ce qui est caché dans les ténèbres, Il produit à la lumière l'ombre de la mort.

QU'EST-CE QUE CELA VA APPORTER?

Matthieu 6/33 - Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus

Matthieu 11/12 - Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s'en emparent.

(Lorsqu'il est parlé des violents, il ne faut pas penser à une violence physique, mais spirituelle)

Il faut perdre cet esprit de tiédeur et de fatalisme qui ne produit pas le fruit du zèle et le vouloir de la conquête, mais qui produit un fruit ramolli sans saveur.

Vous êtes le sel de la terre nous révèle Yéshua, mais si le sel perd sa saveur, il n'est plus bon qu'à être jeté aux pourceaux.

PAR LE CHOIX DE YAMOUSSOUKRO « capitale politique et économique » ou règne la méchanceté et le « parti pris » c'est un choix de Yéshua - pas le mien -

Les colonnes du temple sont moussues et dessous il y a la gangrène -

Dans le livre 1 aux Corinthiens 10/13 il est précisé que le Seigneur Dieu ne nous éprouve pas au delà de ce que nous pourrions supporter.

Dans ce qui arrive, il faut y trouver la racine d'amour de la volonté de Dieu qui veut que le plus grand nombre soit sauvé, et surtout que le pécheur puisse trouver la possibilité de rachat pour son âme.

Dans les Lamentations écrites par Jérémie, 3/32 il y a une précision : lorsqu'il afflige, il a compassion selon sa grande miséricorde.

Nous avons trouvé grâce et Dieu déverse sur nous sa miséricorde!

Le Seigneur veut marier l'eau et le feu, la forme matérialisée d'une action spirituelle puissante qui doit entraîner le réveil de cette Jérusalem endormie, et que notre Seigneur secoue par l'épaule afin de la tirer de sa léthargie.

C'est le temps de la Côte d'Ivoire - si elle se laisse visiter par son Dieu -

Ne pas rendre la mal par le mal!

C'est là un changement profond de la manière de penser du plus grand nombre, mais ce n'est pas la pensée de Dieu qui nous dit : prie pour ton ennemi, et ainsi tu feras la volonté de ton Père qui est dans les cieux. Proverbes 25/22 - Car ce sont des charbons ardents que tu amasses sur sa tête, Et l'Eternel te récompensera.

LES PILIERS (LES COLONNES) DU TEMPLE ONT LA LEPRE

Au travers de cette affirmation, voici en réalité ce que je recevais :

L'ASSEMBLEE NATIONALE DE FRANCE A LA LEPRE, mais également celle de la COTE D'IVOIRE.  Cette lèpre sera dévoilée devant tous et toutes.

Lorsqu'un pilier (colonne) est moussu, il faut ne pas tarder a ôter la mousse; si nous perdons du temps, avec la mousse ôtée apparaît le salpêtre qui lui-aussi tombera dans l'action de la gangrène qui creuse profondément, jusqu'à l'instant où il ne peu plus rien être fait.

LA LEPRE DE YAMOUSSOUKRO va également être dévoilée.

LA LEPRE DE L'O.N.U. Va paraître (dès que sera admis en son sein les philistins qui en ont fait la demande)

A ce jour, le monde a l'allure d'une léproserie; aussi que faut-il faire? Ou bien procéder à la destruction par le feu (guerres, atomes) ou bien purifier le monde par une action spécifique spirituelle.

Lorsque les sacrificateurs dépistaient, dénonçaient un lieu ou bien  une personne lépreux, ils procédaient à un sacrifice sanglant; aujourd'hui, le sang a coulé une fois pour toute, aussi le feu qui a embrasé Christ sur la croix est suffisant pour nous débarrasser de la lèpre qui ronge des édifices, des vies.

Par son sacrifice, Christ peut faire au dessus de tout ce que nous pensons, et au travers de ce jeûne il est bon d'attendre la manifestation de son Esprit qui va venir bouleverser des vies, remettre des pendules à l'heure, redresser ce qui est tordu!

La contagion s'est répandue parce que les piliers (colonnes) de la maison sont lépreux! Ne sommes-nous pas déclarés colonnes dans le Temple du Seigneur? Mais c'est sous condition. Hors, à ce jour, voilà l'inventaire de la maison :

Eglise! Tu es lépreuse!

Côte d'Ivoire! Tu es lépreuse!

France! Tu es lépreuse!

Economie mondiale! Tu es lépreuse!

Gouverneurs du monde! Vous êtes lépreux!

Les scandales sont ta lèpre, ainsi que la diversité de tes péchés, et la puanteur de ta gangrène monte aux nues.

La royauté anglaise est lépreuse, déjà le salpêtre est tombé et apparaît à l'horizon l'impie que tu réchauffe dans ton sein!

La France est déchue de son droit constitutionnel, la guillotine est tombée, et a tranchée la tête du roi!

Le Seigneur éprouve notre foi, Côte d'Ivoire : le Seigneur te dit : Satan t'a réclamé afin de te sasser, de te passer au crible, mais Christ Yéshua est ton avocat!

Avec peu, il nourrit une multitude, et c'est après le miracle de la purification du potage porteur de la mort que s'accomplit le miracle de la multiplication (2 Rois 4/38)

Voilà ce qui a été : Paul afin de se faire entendre, joua sur la double partition de ceux qui le montrait du doigt afin de le faire condamner (les pharisiens et les saduccéens) - Actes 23.

C'est ce que ferait tout fin politique qui joue la carte de la division; c'est ce qui a été fait.

Dans Colossiens 4/2 - il est écrit... persévérez dans la prière afin que s'ouvre la porte pour que la parole soit annoncée.

Donc, en résumé :

3 JOURS dont le détail est donné plus haut.

Les actions précises et surtout prendre cela très au sérieux, sinon s'abstenir.

Cela va conduire à l'ouverture d'une porte pour que la Nation soit sauvée par une conversion spirituelle.

Comme je recevais ce détail = 1 jour est égal à 7 jours soit un jour de semaine, je pris cela en compte et le traduisit par 3 jours égal 21 jours, soit le départ de ce jeûne au Vendredi 2 Septembre au soir jusqu'au Dimanche 4 Septembre au soir.

COTE D'IVOIRE : TON SORT EST DANS TES MAINS, LE SEIGNEUR A DONNE SA VIE POUR TOI!

IL ATTEND TON ACTION, IL EPROUVE TA FOI!

Shalom et amen.

Après cela, je voyais une multitude de petites flammes éclairer la surface de la terre de Côte d'Ivoire, le feu de l'Esprit Saint va les allumer.

Que notre Seigneur aie pitié de nous, et qu'il nous fasse miséricorde, et qu'avec foi, avec autorité dans Sa parole, nous attendions de voir sa main agir en notre faveur, après que nous nous soyons lavés et purifiés, reconsacrés à notre Seigneur Dieu.

Jérémie 31/20 - Ephraïm est-il donc pour moi un fils chéri, Un enfant qui fait mes délices? Car plus je parle de lui, plus encore son souvenir est en moi; Aussi mes entrailles sont émues en sa faveur: J'aurai pitié de lui, dit l'Eternel.


Naomie. Je serai unie avec vous spirituellement dans ce jeûne.

 

Source: Le Site du Ministère de Naomie

IL N'Y A PAS DE LIMITE A LA CORRUPTION DU CAMP DES VAINQUEURS


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Scandale odieux - Les morgues font du commerce avec les corps des victimes


La crise dite postélectorale a couté la vie à 3000 personnes selon les chiffres officiels, 5 à 10.000 selon d'autres sources non-officielles. Si les morts sont majoritairement les militaires, miliciens ou civils armés, des centaines de civiles furent malheureusement aussi des victimes « collatérales » de cette guerre. Tous les corps qui n'ont pas atterri dans des charniers ou dans des fausses communes se retrouvent dans les morgues d'Anyama et des Centres Universitaires Hospitaliers (CHU) de Yopougon, de Cocody et de Treichville. Selon des informations qui nous sont parvenues, de nombreux parents des victimes n'ont toujours pas retrouvé les corps de leurs proches, parce qu'aucune opération d'identification des corps n'a officiellement été lancée par les nouvelles autorités ivoiriennes.

Prise en charge de la Présidence

Cependant, selon les mêmes sources les autorités ont tout de même eu le mérite de prévoir une prise en charge des frais des obsèques des victimes par les services de la présidence. Ces frais concernent l'enlèvement du corps, le séjour à la morgue, le cercueil et le Corbillard. Des dépenses très souvent insurmontables pour les familles démunies de Côte-d'Ivoire. Des frais très élevés dans le cas présent, parce que beaucoup de familles n'ont pu retrouver les corps de leurs proches que des semaines, voir des mois après la fin des combats. La raison est que plusieurs familles ou parents des victimes ont dû trouver refuges soit à l'intérieur du pays, dans des villes plus sécurisées ou dans leurs villages ou se sont carrément exilées dans les pays limitrophes (Ghana, Liberia, Togo, Benin, Burkina).

A la morgue du CHU de Treichville, une famille dont le fils mort dans les évènements est conservé, les frais de séjour sont à 8.500 Cfa par jour. Cette famille souhaitant demeurer anonyme, nous fait savoir que les consignes de prise en charge de la présidence ne sont pas respectées par le personnel de la morgue. En effet, certains responsables peu scrupuleux de ce service de la morgue du CHU de Treichville ont vu dans le malheur des familles l'occasion de se faire des sous. Bien que la prise en charge présidentielle soit en vigueur, certains agents réclament à cette famille une somme avoisinant 1 million (1.000.000) Cfa, pour disent- ils couvrir les frais de séjour à la morgue et les autres dépenses. Renseignement pris auprès du service central de Ivosep qui à la gestion des morgues de l'État, une employée prénommée Dina confirme à notre rédaction l'existence d'une prise en charge présidentielle et l'existence d'une procédure à suivre. Au CHU de Treichville, la famille que nous accompagnons n'est pourtant pas au bout de ses peines. Aucune oreille n'est sensible à sa douleur. Tout au plus elle s'entend dire par un employé subalterne qui l'accoste «qu'elle n'a pas parlé français !» (elle n'a pas soudoyé Ndlr.) Renseignements pris, des responsables de la morque, Bamba Syllani et Coulibaly seraient à l'origine de cette cabale, certainement en complicité avec d'autres agents du service.

Escroquerie

Leur stratégie est simple. Beaucoup de familles ignorent l'existence d'une prise en charge présidentielle. L'information leur est purement et simplement dissimulée et une facture leur est automatiquement dressée. Cette facture ne sera pas saisie dans la comptabilité du service. Pour les personnes décédées dans les événements autrement que par balles, il est demandé aux familles, de faire la preuve (impossible) qu'elles sont mortes durant les événements. Certaines familles qui connaissent bien les bourreaux de leurs proches (tués par autres moyens que par balles), n'osent pas les dénoncer de peur de représailles. Une autre difficulté concerne les certificats de décès. Par peur de représailles au plus fort des combats, très peu de médecins osaient indiquer les vraies raisons de la mort sur les certificats de décès et se contentaient d'écrire « mort naturelle », « Accident » ou autres raisons fantaisistes comme causes du décès pour éviter d'indexer les FRCI ou FDS. En effet, très souvent, les corps étaient conduits à la morgue par des éléments des FRCI ou FDS. Finalement, la mort par balle fait l'affaire des familles. «Je ne comprends pas certains de nos collègues qui compliquent les choses aux familles. Les morgues d'Abidjan et d'Anyama pullulent de cadavres que personne ne vient réclamer» s'indignent un agent de Ivosep. Épuisé et visiblement très en colère, le frère aîné d'une victime, rencontré à la morque du CHU de Treichville fulmine: «Dans un pays dit civilisé, c'est nous les parents des victimes civiles qui recevrions de l'argent comme dédommagement pour nos proches brusquement et injustement arrachés à notre affection. Et non le contraire ! Certains nous laissent déjà avec leurs progénitures et leurs épouses suffisamment de charges pour que nous dépensions encore des millions pour les enterrements ».


In Info d'Abidjan


Source : RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL