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mardi, 15 octobre 2013

COURAGEUSE RADIO FRANCE INTERNATIONALE - RFI SE MOUILLE... LES ORTEILS

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Demi-mensonges, demi-vérités, il « faut » parler de Nahibly, des évènements du 10 et 11 octobre 2011, histoire de déranger le Mossi, comme un poil à gratter, mais sans l’écorcher vraiment. La RFI décide donc de rappeler ce triste anniversaire, et se donne un titre accrocheur: « L'enquête sur la fosse commune de Duékoué au point mort ». Mais voilà tout est dans le titre, il n'y a aucun développement dans l'article. Aucune critique du régime Ouattara qui n'a pas encore déposé ses conclusions d'enquête, ou pour être plus précis, n'a pas encore commencé à enquêter...Comme la réconciliation, le vivre ensemble, les procès des plus de 700 personnes incarcérées au nom de leur proximité avec Laurent Gbagbo, l'enquête sur Nahibly est au point mort, les six morts sont les six cadavres retrouvés dans "une" fosse commune, la seule, l'unique.

Et les trois doctorats de notre économiste bardé de deux récentes distinctions « honoris causa » de la sous région, n'ont pas multiplié ses neurones, ses capacités de travail, son soucis de vraie justice... L'enquête sur Nahibly est au point mort .Simple point mort, comme celui d'un véhicule en bon état à l'arrêt, momentanément, bientôt les vitesses s'enclencheront, bientôt, très bientôt, le train du progrès n’attend pas, mais d'abord il…faut préparer les élections d’octobre 2015...

Le seul cri du cœur de RFI, la radio au service des tueurs bien plus que de leurs victimes, c'est de brandir ce chiffre ridicule de six victimes, sans honte, sans aucune gêne : un chiffre est neutre, il n'a pas de vie en lui, il n'est le fils de personne, il n'est l'époux de personne, il n'est le père de personne.

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Et pourtant, oser affirmer comme RFI que Nahibly se résume à 6 morts est plus que du mensonge, c’est une insulte grave faite aux vivants et aux morts, même si ce média affirme timidement que des familles sont sans nouvelles de quarante autres personnes …Et bien sûr on ne rapporte même pas les morts découverts dans des puits à cause de l'abominable odeur, les décomptes faits par la Croix Rouge, diverses ONG et les associations de victimes, les disparus, évanouis dans la nuit de l’horreur… On ne rappelle pas non plus le travail des soldats de l’ONUCI, filmés, et qui ont enterrés dans des fosses des dizaines de cadavres, sans aucuns témoins ni les familles, ni les autorités villageoises, ni les autorités religieuses, ce contingent de bérets bleus marocains, récompensés, honorés, et réduits au silence, qui ont à la hâte enterré les victimes de Duékoué et certainement celles de Nahibly, simples déchets humains mis dans des sacs poubelles, manipulés avec des excavatrices et que l’on jette sans état d’âme dans des fosses…

Les nazis étaient jugés à Nuremberg pour ces crimes appelés « crimes contre l’humanité ». Ici celui qui croupit à la Haye est en attente lui aussi d'un jugement pour crimes contre l’humanité, mais les vrais tortionnaires les vrais génocidaires, exécutants des commanditaires se promènent en toute liberté, sans aucune enquête. Nicolas Sarkozy vient d’être blanchi contre toute attente dans l’affaire Bettencourt et Ouattara se prépare à gagner de vraies fausses élections en octobre 2015 pour continuer de bénéficier d’une immunité, désormais délivrée par la CPI, grâce au courage de larbin de l’Union Africaine, qui demande l'immunité de tous les chefs d'états africains en cours de mandat. Alors que le président Gbagbo, en dépit de l’absence de preuves, reste “le” coupable à juger, et que son épouse, parlementaire élue selon des élections reconnues, a perdu son immunité.

Allez comprendre autre chose que cette mascarade où toutes les normes sont renversées, ingérence humanitaire pour déshumaniser, intervenir sans autorisation dans les affaires d’un pays, le spolier,piller ses biens et ses ressources, tuer ses habitants, monter les populations les unes contres les autres, en soufflant sur les braises des antagonismes religieux, et tout cela dans l’indifférence totale des populations occidentales anesthésiées.

Silence, on tue...


Shlomit Abel, 15 octobre 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 14 octobre 2013

LIBERATION DE GBAGBO, DE QUOI ONT-ILS PEUR?

LAURENT GBAGBO. LUNETTES.jpg

 

A l’audience du 9 octobre dernier, tenue à la Haye, siège le la CPI, s’agissait-il de libérer Laurent Gbagbo ou non ? En tout cas, il ne s’agissait ni de l’un, ni de l’autre. Pourtant, la rumeur a circulé. Et même bien circulé. A qui la faute ? A la presse pour son laxisme, aux populations, pour avoir trop vite cédé à l’émotion?

En effet, il ne s’agissait nullement de la libération de Laurent Gbagbo. La juge unique, Silvia de Gurmendi, l’a encore précisé dès l’entame de l’audience. Il s’agissait d’entendre les arguments des deux parties (Accusation et Défense), conformément à la règle 118-3 des textes régissant la CPI. Sans plus. Pourtant, des ivoiriens y ont cru. Jusqu’au bout. Au point de se laisser aller à la rumeur : « Gbagbo a été libéré ! ». Effets immédiats : explosions de joie, scènes de liesses dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, nous a-t-on rapporté…

Il n’en fallait pas plus pour que la presse pro-Ouattara en fasse ses choux gras. « Rumeurs de libération de l’ex-dictateur (…), les pro-Gbagbo ont dansé pour rien », titre, sur un ton sarcastique, le principal canard ouattarien. Sa une du lendemain se veut plus impérieuse : « Annonces intempestives de la libération de Gbagbo, militants du FPI, ouvrez les yeux. Affi et ses hommes vous manipulent trop ». D’autres quotidiens, ne jurant que par Alassane Ouattara et le RDR, ont cru voir dans la quasi-certitude des dirigeants du FPI, quant à la libération prochaine de Laurent Gbagbo, les risques qu’ils feraient courir à leurs propres militants. Les analystes de ces quotidiens, se sont d’abord demandés, si déclarer aux militants « avec une certitude quasi inébranlable que Laurent Gbagbo sera libéré », ne relevait pas de la « manipulation, de la surenchère politique » ou n’avait pas pour but de mettre la « pression sur la CPI et les dirigeants ivoiriens ». Puis ils ont conclu, en affirmant - sans dire comment – que : « jouer à fond avec les nerfs des militants (…) risque d’être contre-productif, si Gbagbo ne venait pas à être libéré ».

A première vue, on s’interroge. De quoi se mêlent les thuriféraires d’Alassane Ouattara ? Sont-ils déjà las de cirer les bottes à leur mentor ? Si tant il est vrai que les dirigeants du FPI « manipulent » ou « arnaquent » leurs militants, à propos de la libération de Laurent Gbagbo, n’est-ce pas tout à l’avantage d’Alassane Ouattara, celui dont ces journaux défendent l’image ? Si, dans les rêves les plus fous, des suiveurs d’Alassane Ouattara, les militants du FPI se rendaient compte au final, qu’ils ont été floués, n’est-ce pas du FPI et de Laurent Gbagbo que ces ivoiriens se détourneront, et ce, peut-être, au bénéfice d’Alassane Ouattara ? Malheureusement, pour eux, cela reste du domaine de la fantasmagorie.

Mais alors, comment interpréter cette débauche d’énegie des suiveurs d’Alassane Ouattara, dans une affaire où ils ne cessent de prédire de gros risques pour leurs adversaires politiques ? Que cachent en réalité, toutes leurs agitations autour d’une libération dont eux-mêmes jurent qu’elle ne se fera jamais ?

En fait, ils ont, tout simplement, peur. A travers leurs gesticulations, il faut aussi voir leurs inquiétudes. N’est-ce pas ces mêmes qui avaient, dès le début, crié sous tous les toits, que le FPI était « mort », et que Laurent Gbagbo était « fini » ? Or, il s’avère qu’après le 11 avril, date à laquelle ils prononcèrent la messe de requiem du FPI et son leader emblématique Laurent Gbagbo, les choses n’ont pas évolué dans le sens qu’ils ont souhaité. Le FPI n’est pas mort. Des milliers d’ivoiriens continuent de sortir en masse pour démontrer leur attachement à ce parti. Les tournées d’Affi N’guessan en témoignent. Laurent Gbagbo n’est pas fini. Il continue de bénéficier du soutien des millions d’ivoiriens. Les jubilations d’avant-heure, occasionnées, ça et là, par la rumeur, en témoignent. Mieux, à présent qu’il est injustement incarcéré à la CPI, pour s’être soumis à la Constitution de son pays, ces ivoiriens se sentent, tout aussi victimes d’une insupportable injustice. Ils se sentent, de plus en plus humiliés par une justice sélective, imposée par Alassane Ouattara.

Si donc les ivoiriens continuent de soutenir Laurent Gbagbo et d’appeler de tous leurs vœux, sa libération, en dépit du titre « d’affreux dictateur » dont il est grossièrement affabulé, c’est en effet parce qu’ils n’accordent aucun crédit à ces diffamateurs du dimanche et à leurs soutiens de la secte internationale. C’est de cette réalité qu’on peur tous ceux qui s’agitent fiévreusement autour de la libération de Laurent Gbagbo. Ils ont peur d’être rattrapés par leur imposture ; peur qu’en fin de compte, les ivoiriens, encore plus galvanisés par la libération de Laurent Gbagbo, ne les rejettent pour de bon, car ayant comprit que depuis le début, les bombes françaises n’ont servi en réalité, qu’à détruire la vérité des urnes ; elles n’ont eu d’autre objectif que d’anéantir la démocratie et de frustrer la soif ardente de liberté des ivoiriens, pour imposer un régime qui incarne mieux les intérêts obscurs de ses commanditaires. Voici ce qui, depuis le 11 avril, constitue le mal dont souffre la Côte d’Ivoire actuelle. Voici ce qui contribue à exacerber une tension généralisée dans le pays. C’est certainement pour avoir compris cette vérité incontournable que Koffi Annan a émis le vœu de voir Laurent Gbagbo revenir dans son pays pour participer au processus de réconciliation nationale. Voilà tout le sens d’une libération, au demeurant, salutaire pour la Côte d’Ivoire. Si cela constitue une peur bleue pour certains, et bien, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.

 

Marc Micael

marcmicael@gmail.com


Source: AFRIQUE EMERGENTE

«PASSEPORT POUR LE CRIME: ABIDJAN»

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«Passeport pour le crime: Abidjan», un film de Lionel Langlade avec Christophe Hondelatte


On l’appelait la perle de l’Afrique. C’était une capitale florissante, avec ses gratte-ciels, sa bourgeoisie d’affaires et ses quartiers colorés. Abidjan : 7 millions d’habitants, et une richesse que le monde entier s’arrache : le cacao. Une guerre civile et quelques milliers de morts plus tard, Abidjan n’est que l’ombre d’elle même. Une mégapole rongée par la corruption et gangrénée par la violence…

Christophe Hondelatte a repris son Passeport pour le Crime, et c’est en Côte d’Ivoire qu’il débarque cette fois. Parce que l’Afrique de l’Ouest est sur les routes de la drogue, entre la Colombie et l’Europe, la drogue circule en grandes quantités à Abidjan. Christophe Hondelatte est avec les stups sur plusieurs grosses opérations de repérage et destruction de fumoirs clandestins.

Mais la police n’a pas toujours les moyens d’agir : Christophe Hondelatte constate que les enquêtes se perdent dans les sables, faute de carburant pour les voitures… Il est avec les journalistes de faits divers de Soir Info, le grand quotidien d’Abidjan. Avec eux, ils suit les faits divers qui émaillent l’actualité : le corps d’un bébé est retrouvé dans un sac de riz, sur un terrain vague : meurtre maniaque, ou drame de la jalousie, entre épouse régulière et maitresse attitrée ?

Christophe Hondelatte se rend en prison, et constate la promiscuité extrême qui règne entre les murs. Il est reçu avec tous les honneurs par le Commandant Wattao, ex-seigneur de guerre réintégré dans la police. Un colosse à la réputation sulfureuse : l’homme roule en Ferrari et ne se sépare jamais de son pistolet plaqué or.


N.P

Difficile d’être une femme, quand les anciens combattants désœuvrés sont tentés de faire parler les armes. La prostitution s’étale partout et Christophe Hondelatte prend la mesure des violences sexuelles qui frappent la société ivoirienne. À l’école par exemple, les viols sont monnaie courante, même au collège. Difficile de briser la loi du silence, et pourtant, chose rare, Christophe Hondelatte assistera à l’arrestation et au procès d’un directeur d’école violeur.

Abidjan est aussi la capitale des brouteurs : ces escrocs d’Internet qui rivalisent d’astuce pour soutirer de l’argent à distance. Leurs victimes sont souvent françaises, et Christophe Hondelatte suit le travail des policiers chargés de la cyber-criminalité. Il parvient aussi à rencontrer ces criminels du clavier, qui sont réputés dans toute la ville pour souvent claquer en une seule soirée le fruit de leurs arnaques.

Le sang coule , le long de la lagune, et les ivoiriens ont une spécialité, qui résiste aux criminologues : les meurtres rituels. La magie noire fait des ravages, et Christophe Hondelatte en est le témoin. Il y a cet enfant, éviscéré par son assassin, qui pour éloigner le mauvais œil a aussi bu son sang. Il y a aussi les sorciers gendarmes, qui font la chasse aux brebis galeuses dans leurs rangs et combattent les mauvais sorciers…

 

«Passeport pour le crime: Abidjan»
Un film de Lionel Langlade avec Christophe Hondelatte

Vu le 27/09 à 22h15 sur 13ème Rue.

vendredi, 04 octobre 2013

LES CRIMES OUBLIES DE LA REBELLION IVOIRIENNE: LE GRAND DEBALLAGE SUR LES ORIGINES ET LES COMMANDITAIRES DU DRAME IVOIRIEN

 

 

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PADJOFê IBRAHIM (ancien rebelle): «Pourquoi nous avons tué Robert Guéi». Des accusations graves, des révélations à couper le souffle. NB: Document inédit, paru en 2003, mais toujours d'actualité. A lire, à relire et surtout à partager.

 

19 septembre 2002, 19 septembre 2013, il y 11 ans que Guillaume  Soro et ses hommes plongeaient la Côte d’Ivoire dans le chaos. Dans ce document plusieurs fois publié par les médias ivoiriens, Padjofê Ibrahim, l’un des piliers de cette rébellion qui a endeuillé la Côte d’Ivoire pendant plus de 10 ans, fait le grand déballage sur les origines et les commanditaires du drame ivoirien. Un témoignage qui rabat définitivement le caquet, à tous ceux qui, comme Kobenan Kouassi Adjoumani, accusent Laurent Gbagbo d’être l’auteur des crimes en Côte d’Ivoire.

Monsieur Honorat Dé Yedagne (DG de Fraternité-Matin),


Je voudrais vous demander de faire en sorte que  cette lettre soit publiée dans son entièreté. J'ai  beaucoup hésité avant de l'envoyer à votre journal car, il n'a pas de position tranchée et donc si ma lettre y est publiée, on lui accordera toute la valeur qu'il lui faut plutôt que d'être considérée comme suscitée si elle était publiée par le National ou Notre Voie. Cette lettre ne vaut sans doute rien, venant de la part d'un assassin comme moi, mais, j'aime mon pays comme vous et j'ai décidé de ne plus le tuer.

Publiez ma lettre s'il vous plait !

Je m'appelle Padjofê Ibrahim. Je suis de l'ethnie  Dioula et je suis un déserteur de l'armée ivoirienne. Si je donne mon vrai nom, c'est parce que je n'ai plus personne à protéger car, mes parents (mon père, mes deux sœurs et mon frère étudiant en licence d'anglais à l'Université de  Bouaké) ont été exécutés dans la nuit du 8 au 9 février dernier.  Je suis donc un rebelle fugitif qui a décidé de ne plus participer à la destruction de mon pays. J'ai été au cœur de la rébellion, j'ai participé à toutes les étapes de la préparation de l'attaque jusqu'à son exécution. Je sais que les choses que je vais dire aujourd'hui paraîtront aux yeux de certaines personnes comme une plaisanterie de mauvais goût, mais je jure sur les cadavres de mes parents que ce qui  va suivre est la stricte vérité et même si cela arrive bien en retard, il n'empêche qu'il peut  permettre de comprendre beaucoup de choses et de prévenir bien d'autres dangers qui guettent le contrôle gouvernemental pour réaliser à quel point les Ivoiriens, avec les autorités à leur tête, ignorent les véritables dangers qui planent sur le pays. Je voudrais préciser avant toute chose, qu'aucun des pays qui entourent la Côte d'Ivoire n'aime la Côte d'Ivoire. Ils ont tous participé d'une façon ou d'une autre à la destruction du pays. J'y reviendrai.  Cela dit, je voudrais demander pardon aux  Ivoi - riens et à toutes les victimes innocentes de  cette guerre atroce que nous avons provoquée dans notre propre pays.  J'ai fait du mal, beau - coup de mal en succombant à un certain discours, en pensant d'après ce qu'on nous avait dit, que le Président Gbagbo  était venu au pouvoir pour organiser le génocide des gens du Nord et qu'il fallait tout mettre en œuvre pour l'arrêter. Voilà pourquoi, la plupart de ceux qui ont pris les armes sont des gens du Nord et qu'à la fin de cette guerre, on découvrira que 60% des jeunes du Nord sont morts, tant les FANCI les massacrent sur les fronts de guerre. Quelqu'un a dit que" le jour où ceux qui financent les guerres se retrouveront sur les fronts, il n'y aura plus de guerre dans le monde ". Je me demande si ce monsieur se rendait compte de la véracité de ce qu'il disait. Je voudrais dire ici qu'aucun des chefs de la rébellion qui endeuille le pays n'a jamais mis les pieds sur un front de guerre, ni conduit une troupe au cours d'un combat. Le seul qui a eu le courage de participer à un combat à la tête d'une unité de 227 personnes (tous des gamins de 12 à 15 ans) a été abattu par les FANCI le jeudi 17 octobre 2002 à M'Bahiakro et son unité a été totale - ment anéantie. Il s'agit de Inza Karamoko. Après cette guerre, le monde entier constatera le désastre. Cela dit, je voudrais situer les choses que je vais dire à 11 niveaux :

1. La préparation de l'attaque.

2. Le recrutement.

3. Les raisons de l'attaque.

4. Les personnalités qu'il fallait tuer.

5. La mort de Balla Kéita

6. Les commanditaires du coup.

7. Les complicités internes et externes.

8. L'élimination systématique des gendarmes.

9. Le but assigné au MPIGO et au MJP

10 . La mission de l'escadron de la mort et des  médias étrangers.

11 . Le rôle de la France et des multinationales françaises.

Beaucoup de choses ont été dites sur l'attaque du  19 septembre 2002. Certaines de ces choses sont  vraies, et d'autres sont très loin de la vérité. Il a  fallu que je sois au Burkina Faso du mardi 16 janvier 2001 au lundi 16 septembre 2002 pour  comprendre à quel point la Côte d'Ivoire était haïe  par les pays qui l'entourent. J'y reviendrai dans le point 7.

1.- La préparation de l'attaque

A mon arrivée à Somgandé au Burkina le 16 janvier 2001, le noyau qui devrait diriger les opérations était déjà constitué; il s'agissait de Tuo Fozié, Massemba Koné, Omar Diarrassouba, Iréné Kablan et Souleymane Diomandé. il s'agit là de la phase 1.

2.- La deuxième phase a consisté à recruter

C'est IB qui a été chargé de cette tâche, aidé par  trois officiers burkinabè qui agissaient pour le  compte de leur pays. Le recrutement a été fait  dans trois pays: le Liberia, la Sierra Leone et le Burkina Faso. Ainsi, au total, ce sont 417 personnes qui ont été recrutées en deux mois, dont 288 Burkinabè (125)  soldats de l'armée burkinabé et 163 repris de justice libérés des prisons et conduits au camp de  formation de PÔ.  Quant aux Ivoi - riens qui ont participé à l'attaque, il a suffi de leur expliquer ce qui suit:

3.- Les raisons de l'attaque

Il Y a trois raisons essentielles à l'attaque du 19 septembre.

- Il fallait sauver les peuples du Nord et  principalement les Dioula, du génocide que préparait le Président Gbagbo.

- Pour convaincre chacun de cette idée, une photo  cou - leur agrandie était accrochée dans toutes les  chambres des villas de Somgandé et une autre  (petite) était dans les poches de toutes les re - crues,  de sorte que chacun se disait qu'il avait une  mission noble à accomplir en faisant la guerre en  Côte d'Ivoire. Il s'agissait de sauver tout un peuple  menacé d'extermination totale par un régime  supposé génocidaire.

- Il fallait ensuite permettre aux Burkinabè résidant en Côte d'Ivoire d'avoir les mêmes droits que les  Ivoiriens et de participer à toutes les prises de  décisions concernant l'avenir du pays. Pour convaincre les Burkinabè de ce que les  Ivoi - riens partisans du régime étaient en train de  massacrer leurs compatriotes, le journal Sidwaya a utilisé les mêmes photos du charnier de  Yopougon qu'il a présenté comme étant constitué  de ressortissants burkinabè. Cela a provoqué une  grande colère et a facilité le recrute - ment des Burkinabè avec l'accord des autorités burkinabè.  Pour que ce qui précède puisse se réaliser, il fallait  éliminer systématiquement un certain nombre de  personnalités politiques et militaires et permettre ainsi, par la chute du gouvernement, l'installation  d'un nordiste à la tête de l'Etat et en l'occurrence  M. Alassane Ouattara, après 6 mois de transition  au cours de la - quelle, par l'usage de la terreur, toutes les personnes gênantes devraient être soit exécutées soit forcées à l'exil.

4.- Les personnalités politiques et militaires qu'il fallait tuer

Je reviendrai de façon détaillée sur un certain nombre de choses dans le point 6, mais il faut dire que si le coup d'Etat avait réussi, il n'y au - rait aujourd'hui d'hommes politiques en Côte d'Ivoire que ceux venant du RDR tant la liste  des personnes qu'il fallait exécuter était longue. Je ne pourrai donc pas donner la composition  de cette liste de façon exhaustive mais voici  quelques-uns des noms.

1. Emile Boga Doudou (à la demande de Blaise Compaoré).

2. Doué Mathias

3. Touvoli-Bi

4. Lida Kouassi

5. Henri Konan Bédié

6. Emile Constant Bombet (l'ancien ministre)

7. Blé Goudé Charles

8. Tapé Koulou (à la de - mande de Shérif  Ousmane).

9. Mamadou Coulybali

10 . Guéi Robert (à la demande de Alassane  Ouattara).

C'est ce dernier nom, celui du général, ajouté à  la demande de Alassane Ouattara qui a changé  tout et donc a précipité les choses car, on ne  sait trop comment cela s'est passé mais  quelqu'un a filé l'information à M. Balla Kéita qui  suivait le déroulement des préparatifs pour le compte du général.

5.- La mort de Balla Kéita

M. Balla Kéita a été envoyé au Burkina Faso par le général Guéi pour suivre l'évolution des préparatifs pour son compte. A son arrivée au Burkina, M. Balla devrait avoir ses appartements à Somgandé, mais pour éviter les soupçons, Blaise Compaoré a décidé de le loger personnellement. Cette démarche n'a pas  beaucoup plu au Général qui soupçon - nait un mauvais coup de la part d'Alassane, mais on a su le convaincre.  En réalité, si on avait éloigné Balla Kéita, c'était pour qu'il ne soit pas au courant de certains détails, tels que la composition de la liste. Ainsi, lorsqu'il s'est agi de dresser la liste, le Général n'a eu son mot à dire que sur le sort du Président Gbagbo, car l'informateur qui se trouvait à la Présidence avait prévenu que le Président devait s'absenter dans le courant de la 3e semaine du mois de septembre 2002. Le Général a donc conseillé que le coup se fasse en son absence car, cela per - mettrait d'épargner sa vie et donc d'éviter un certain nombre de difficultés inutiles. Mais le Général ne savait pas qu'il était lui-même sur la liste; normal, car le coup devait être fait pour lui, du moins d'après ce que M. Ouattara lui avait promis. Ainsi, le Général en qualifiant le Président de boulanger, ignorait que le vrai boulanger était celui à qui il téléphonait 3 fois par jour. Lorsque Balla Kéita, on ne sait par quel moyen, avait appris que le nom de son patron était sur la liste des personnes qu'il fallait exécuter, au lieu d'informer directe - ment le Général, il a cru bon d'en parler d'abord à Blaise Compaoré. Dès cet instant, il avait signé son arrêt de mort et effectivement, on le retrouvera mort le lendemain. Nous étions alors fin juillet - début août. La difficulté a été dès lors de convaincre le Général que la mort de son agent n'avait rien à avoir avec  un mauvais coup que l'on préparerait dans son dos. Une tâche que les autorités burkinabè avec le ministre de la Défense vont réussir à merveille, en retournant les soupçons sur le gouvernement FPI au pouvoir à Abidjan et pour para - chever la machination, Fabien Coulibaly qui, à la demande du Général, s'était rendu au Burkina, avait été chargé d'assassiner le Général, mais on ne sait pour quelles raisons, il n'a jamais exécuté son contrat et donc jusqu'à ce qu'on déclenche l'attaque, on ne savait pas si Fabien Coulibaly et le Général avaient un autre plan et dans le doute,  pour éviter les problèmes, son nom avait été ajouté sur la liste, de même que celui de tous ceux qui se trouvaient dans l'environnement immédiat du Général. Ceci explique ce qui s'est passé ou plus précisément, devrait expliquer ce qui s'est passé car on saura plus tard que Fabien Coulibaly avait vendu la mèche et que le Général avait concocté son propre plan, mais malheureusement pour lui, certains éléments de la gendarmerie qui étaient dans le coup et dont le Général avait les noms, avaient réussi à s'infiltrer dans les patrouilles des gendarmes loyaux et donc pour éviter que le Général ne se venge d’eux s'il prenait le pouvoir, ont réussi à créer la confusion, de sorte que même au jour d'aujourd'hui, vu la façon dont les choses se sont passées, au plus haut niveau de la rébellion, tout le monde a la trouille quand il s'agit de savoir si ceux qui ont tué le Général sont tous morts ou vivants et prisonniers ; mais on les préfère plutôt morts que vivants : suivez mon regard.

6.- Les commanditaires du coup

Il y a essentiellement trois commanditaires.

- M. Alassane Dramane Ouattara

- Guéi Robert

- Blaise Compaoré.

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Alassane Ouattara a offert tous les moyens de communication dont dispose le MPCI. Il a également corrompu tous les correspondants-Afrique de tous les médias français à qui une mission précise a été confiée. J'y reviendrai dans le point 10. C'est M. Alassane qui s'est chargé de la rémunération de tous les chefs rebelles de Tuo Fozié à Dacoury-Tabley en passant par Soro Guillaume. Même au niveau de la rébellion, on ignore où Alassane Ouattara a tiré tout l'argent qu'il a investi dans cette guerre et c'est sans doute ce qui constitue le plus grand danger pour la Côte d'Ivoire. Le rôle de Guéi a consisté à créer au sein de l'armée, un environnement de suspicion propice à un soulèvement général de l'armée. Mais il a échoué dans sa tâche car en dehors des Bayefouè et des Zinzins et de quelques officiers dont Gueu Michel, pas grand monde n'a mordu à son hameçon et c'est l'une des raisons qui explique l'échec de la prise d'Abidjan. Blaise Compaoré est ce qu'il convient d'appeler le plus grand danger pour la Côte d'Ivoire. Ce Monsieur a juré que tant que Alassane ne sera pas à la tête de la Côte d'Ivoire, ce pays ne connaîtra jamais la paix. Blaise Compaoré a fourni à lui seul et cela grâce à ses propres réseaux de trafic d'armes dont les sièges se trouvent en Libye et au Liberia, toutes les armes dont dispose actuellement le MPCI. C'est lui qui a fourni tous les instructeurs, c'est également lui qui a fourni 125 soldats burkinabè  dont 38 officiers qui sont répartis comme suit: 13 à Korhogo, 15 à Bouaké et 10 à Odienné. Ce sont eux qui forment actuellement sur le terrain, toutes les recrues. Blaise Compaoré a investi au bas mot, plus de 4 milliards dans cette guerre, de l'argent qu'il compte récupérer une fois que les Burkinabè résidant en Côte  d'Ivoire et Alassane seront parvenus au pouvoir.

7.- Les complicités internes et externes

Tous les dirigeants du RDR, des plus modérés aux plus durs, savaient plus ou moins que leur mentor préparait un coup fumant. Certains comme Ali Coulibaly, Gon Coulibaly, Ali Kéita, ont par - couru nuitamment pendant des semaines les villes du Nord avec des photos du charnier de Yopougon. Je dois avouer qu'ils ont fait un travail remarquable, car aujourd'hui, pour convaincre un jeune du Nord de tuer un gendarme et de boire son sang, il suffit de lui montrer une de ces photos et de lui dire que c'est le sort que Gbagbo et ses gendarmes lui réservent s'il ne réagit pas. Alassane lui-même leur avait expliqué cela pendant sa tournée d'avant les élections des conseils généraux. Au ni - veau interne, il faut souligner que même dans l'entourage du Chef de l'Etat, certaines  personnes étaient au courant du coup. Aujourd'hui, un travail a été fait pour éloigner ces traitres qui mangeaient avec le Président et qui savaient pourtant qu'on allait le tuer. Au niveau interne toujours, il faut dire que dans toutes les villes occupées et non occupées, se trouve quelqu'un qui est chargé d'organiser avec l'aide de quelques per - sonnes, la chute de la ville et à dresser  la liste des per - sonnes qu'il fallait  systématiquement exécuter à notre arrivée.  Ainsi par exemple à Bouaké, le maire a joué ce rôle, à Béoumi, le chef de canton a aidé à la prise  de la ville. La liste complète de tous ces gens qui  tapis dans l'ombre aident les rebelles est  actuellement au domicile du préfet de Bouaké qui  est la maison de Soro Guillaume. La plupart des gens qui sont sur cette liste sont des Burkinabè qui connaissent très bien les villes  dans les - quelles ils vivent. Ainsi à Agboville, il y a un certain Ouédraogo Binaté, à Divo, un certain Sampoudou Dra - mane, à  Tiassalé, un certain Savadogo Ladji dit " Sabari Kagni ", ce dernier est actuel - lement à Bouaké et joue un grand rôle dans le rapatrie - ment des corps des gen - darmes exécutés au Burkina Faso par le biais de gros camions qui semblent lui ap - partenir. J'y reviendrai dans le point 8.  A Daloa, Kafando Compaoré (tué par les loya - listes pendant la libération de la ville, à Sakassou, Boureïma Sylla, à Bouna, IIboudo Assimi (c'est lui qui a exigé et obtenu l'exécution du commandant  de brigade de Bouna devant sa femme et ses enfants).

Il y a donc actuellement, dans presque toutes les villes de Côte d'Ivoire, des gens dont le rôle est de préparer l'arrivée des rebelles en donnant  journellement des in - formations précises sur les mouvements des gendarmes.

8.- L'élimination systématique des gendarmes

Si tout le monde a constaté que la Gendarmerie a payé le plus lourd tribut à cette guerre, eh bien ! c'est parce que cela fait partie d'un plan bien précis. MM. Ouattara et Blaise Compaoré ont une grande colère contre la Gendarmerie de Côte d'Ivoire et pour cause, ils considèrent que les gendarmes sont la cause de tous les malheurs des  militants du RDR et des Burkinabè et par conséquent, il fallait les éliminer jusqu'au dernier, du moins, ceux qui ne sont pas avec eux, c'est-à- dire la quasi totalité car au jour d'aujourd'hui, il y a  exactement 113 militaires et gendarmes qui sont avec la rébellion en dehors des Bayéfoué et des Zinzins. La consigne qui a donc été donnée était de tuer systématiquement tous les " corps habillés " des  villes prises et principalement les gendarmes, mais comme il était impossible de cacher les corps d'autant de per - sonnes, avec l'accord des autorités, plutôt sur proposition de ces autorités, les cadavres de la plupart des corps habillés ont été convoyés au Burkina dans des camions et même les corps de beaucoup de civils tués, environ 2000  per - sonnes, se trouvent au Burkina; ce qui advient de ces corps une fois au Burkina, seuls Alassane, Blaise Compaoré et Soro le savent. C'est un moyen efficace d'éviter les charniers. Quant aux gendarmes qui ont réussi à fuir pour se retrouver au Burkina, s'ils n'ont pas été abat - tus à la frontière, ils sont dans une prison quelque part au  Burkina. Je sais par exemple qu'il y a environ 47 gendarmes ivoiriens qui se trouvent actuellement dans les prisons de Blaise Compaoré.

9.- Le but assigné au MPIGO et au MJP

A la date du 23 octobre, tout le monde était unanime pour reconnaître que le coup avait capoté et que ou bien on fuyait tous le pays ou  bien on restait et alors, il fallait poser des actes de nature à ébranler le pouvoir et à obtenir par les massacres et la terreur, ce que nous n'avions pas été capables d'obtenir par l'attaque du 19 septembre.  Il fallait d'un côté cher - cher à gagner du temps en bluffant, le temps que les commanditaires trouvent des soutiens et apportent la logistique nécessaire pour mener une guerre sur un long terme car nous n'étions absolument pas préparés pour cela. Il n'a pas été facile de trouver des soutiens et je dois avouer qu'il y a eu un moment de flottement au cours duquel si les FANCI avaient tenté leur chance, elles auraient fait de nous une bouchée  mais il y avait une telle crise de confiance au sein de l'armée que personne n'osait tourner le dos à son voisin. Le premier sou - tien trouvé fut le Liberia de Charles  Taylor qui devrait ouvrir un front à partir de l'Ouest, mais ce dernier a posé tellement de conditions que les choses ont traîné. Finalement, Alassane et Compaoré ont dû lui vendre tout l'Ouest y compris ses habitants pour que Charles Taylor se décide. C'est ainsi que le MPIGO et le MJP ont été créées à partir du MPCI avec pour mission farfelue de venger le général Guéi. Le 2ème soutien a été le Sénégal à qui il a été confié la mission de faire accepter la rébellion à une table de négociation. Le 3ème soutien a été le Gabon dont le Président a été chargé de convaincre les autorités françaises que Gbagbo n'a que ce qu'il mérite et que tout le monde l'avait prévenu qu'il ne ferait pas de vieux os au pouvoir et qu'il fallait aider les rebelles à régler une fois pour toutes, tous les problèmes créés par Gbagbo depuis son arrivée au pouvoir.  Le 4ème soutien a été celui des multinationales françaises installées en Côte d'Ivoire, soutien obtenu par MM. Ouattara et l'Ambassadeur Renaud Vignal qui ont quasiment vendu le pays. Au jour d'aujourd'hui, la Côte d'Ivoire n'appartient aux Ivoiriens que parce que Gbagbo est encore au pou - voir, sinon Alassane Ouattara a vendu le  pays au Burkina Faso et aux sociétés françaises.

10.- L'escadron de la mort

Effectivement, il Y a un escadron de la mort en  Côte d'Ivoire. Cet escadron a été créé pour une mission précise. L'escadron de la mort a été créé le vendredi 20 avril 2001 à Abobo par des res - ponsables du RDR qui voulaient laver l'image de M. Alassane Ouattara en éliminant toutes les personnes qui s'attaqueraient ou dénonceraient son imposture. La 2ème mission de l'escadron était d'éliminer tous les gendarmes qui avaient été jugés dans le procès du char - nier de Yopougon. Il est inutile de préciser que M. Ouattara avait donné toute sa caution. A l'origine, l'escadron était constitué de 7 personnes (3 membres de la garde rapprochée de M. Ouattara, 2 Burkinabé (des anciens gendarmes), un chauffeur plus le chef du groupe  était (jusqu’au 17 2001) Shérif Ousmane. Après cette date, compte tenu de l’opération actuelle qui était en préparation au Burkina, l'escadron de la mort avait été dissous mais en dehors de Shérif, les autres sont restés en Côte d'Ivoire et ont travaillé dans la sécurité de M. Ouattara et depuis le 18 octobre 2002, l'escadron de la mort a été reconstitué avec les mêmes éléments mais le chef est désormais un Burkinabé et ses missions sont : salir le gouvernement et provoquer une guerre musulmans-chrétiens. En dehors de Benoît Dacoury- Tabley dont la mort a été une erreur, les autres sont bien sur la liste et ceux qui restent sont les suivants:

Maurice Guikahué

K.K Bertin (Jeunesse PDCI)

Blé Goudé (rayés-contradiction).

Tapé Koulou (rayés-contradiction)

Thierry Legré (rayés-contradiction)

Trois Imams (non déterminés)

Trois évêques (rayés-contradiction)

Le maire d'Adjamé (à sacrifier pour la cause).

Le directeur de l'AFP Abidjan.

P.S. Les personnes doivent être exécutées selon  l'actualité

11.- Le rôle des médias

Tous les médias étrangers qui couvrent la guerre en Côte d'Ivoire ont été achetés. Ainsi, dès le 15 septembre 2002, tous les médias français ou presque étaient déjà à Bouaké. Le rôle à eux assigné est de faire en sorte que les agresseurs passent pour les victimes auxquelles les armes se sont imposées, d'où les déclarations de Soro du genre: " les armes se sont imposées à nous ". Les Médias français se sont tus sur les massacres commis en zone occupée et je dois avouer que beaucoup de massacres ont été commis sous les yeux des journalistes français.

Comme je l'ai dit plus haut, environ 2000 personnes ont été  massacrées mais les journaux français n'en ont jamais parlé, normal, ils font leur travail,  il faut avoir été bien payé pour fermer les yeux sur l'exécution de 70 gendarmes après l'entrée et la sortie des FANCI dans Bouaké. Il faut avoir été bien payé pour fermer les yeux sur le viol public de 37 filles baoulé dont le sang a été  par la suite distribué aux dozos après les avoir égorgées. Il faut avoir été bien payé pour être capable de fermer les yeux sur le fait que toutes les filles qui se trouvent dans les

zones sous contrôle rebelles sont violées journellement depuis. En fait, le rôle de la presse française en Côte d'Ivoire est de faire en sorte que Gbagbo se retrouve de - vant le TPI ou la CPI. 

* * Le rôle de la France- mère

Tout ce que je peux dire, c'est que la France  est coupable mais elle est prise dans l'étau entre les menaces de dénonciation de la rébellion et la réaction du peuple ivoirien et des Français de Côte d'Ivoire. En réalité, aucun pays n'aime la Côte d'Ivoire, tous les voisins de la Côte d'Ivoire sont contre elle et principalement le Burkina qui a déclaré la guerre à la Côte d'Ivoire.  Des indignes fils comme moi ont pris les armes pour détruire la Côte d'Ivoire, la mère patrie, mais je sais que je me suis lourde - ment égaré,  trompé et je veux faire marche arrière. Pourra-t-on me pardonner un jour?


Une contribution de Padjofê Ibrahim, In Frat-Mat du 03 septembre 2003.

REPRESSION DE LIDER: LE REGIME OUATTARA INTERDIT A MAMADOU KOULIBALY DE SORTIR DU TERRITOIRE

 

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Lorsque le gouvernement a fait libérer quelques prisonniers politiques de la crise post-électorale et que de nombreuses personnes s’en sont félicitées, LIDER a fait savoir que cette libération n’enlevait rien au fait que nous étions tous, en Côte d’Ivoire, des citoyens en liberté provisoire, en liberté conditionnelle, en liberté sous surveillance. Le président de ce parti vient d’en avoir une belle illustration.

Le mercredi 2 octobre, alors qu’il voulait rendre visite à sa famille qui réside au Ghana depuis 2005, Mamadou Koulibaly a fait une demande de laisser passer auprès du ministère de l’Intérieur, par le biais de son service de la Direction de la surveillance du territoire (Dst), en remplacement de son passeport déposé dans une ambassade étrangère à Abidjan pour l’obtention d’un visa nécessaire pour un de ses prochains voyages en préparation.

A la Dst, pour obtenir ce sauf conduit, valable pour un aller-retour et délivré en lieu et place du passeport, il faut juste présenter la photocopie d’une pièce  et deux photos d’identité. Ces éléments déposés le mercredi 2 octobre 2013 en début d’après-midi, il a été signifié au Pr. Koulibaly de communiquer les motifs de son déplacement urgent au Ghana, la durée du séjour prévu en terre étrangère et le paiement d’une somme de 12 000 francs (douze mille francs) perçue par la Dst qui, soit dit en passant, ne délivre en retour ni reçu ni timbre fiscal.

Après avoir attendu toute la journée sans qu’une suite ne soit donnée à sa demande, le président de LIDER a été informé par les policiers de la Dst qu’en ce qui concerne les demandes de ce genre, formulées par un certain nombre de personnalités dont la liste est déposée à la police des frontières, il n’y avait que le directeur de la Dst lui-même pour donner les autorisations et signer le  sauf conduit. Il a donc fallu attendre. Monsieur le directeur est en réunion. Monsieur le directeur est trop occupé pour traiter le dossier de Mamadou Koulibaly, dont le nom se trouve pourtant sur une liste spéciale. Le mercredi, jusqu’à 21h, des dossiers descendent de la signature du directeur… mais aucune trace de celui de Mamadou Koulibaly. Il lui a été dit qu’il fallait que son émissaire se rende lui-même au bureau de monsieur le directeur pour le voir en personne. Mais, lorsque ceci fut fait, ce dernier était parti, comme s’il avait oublié qu’il avait demandé à voir quelqu’un. «Monsieur le directeur a eu une urgence, il est parti. Revenez demain pour voir s’il peut vous recevoir.»

Le lendemain jeudi 3 octobre 2013 dans la matinée, il est expliqué à l’émissaire du Pr. Koulibaly que le directeur de la DST refuse de signer un sauf conduit pour le président de LIDER. Les 12 000 francs sont remboursés et la photocopie de sa carte d’identité et les photos lui sont remises.

Mamadou Koulibaly, qui prépare plusieurs autres voyages à l’étranger et à l’intérieur du pays, attend de voir quel sera son degré et son domaine de liberté.

LIDER qui est un parti membre du cadre dit de dialogue permanent entre le gouvernement et l’opposition, note qu’au sein du Cpd, un traitement de faveur est réservé aux membres : la liberté sous surveillance. Ceci confirme que le peuple tout entier est effectivement, d’une façon ou d’une autre, en liberté provisoire. Mais malgré la répression organisée par le régime Ouattara, LIDER, sa direction et ses militants n’arrêteront pas de mettre à nu les abus dictatoriaux d’un régime qui se maintient fermement en dehors de l’Etat de droit et ne faibliront pas dans le combat des libertés dans lequel ils se sont engagés depuis la création du parti.

 

LIDER, 3 Octobre 2013.


Source: LIDER-CI.ORG

MAMADOU KOULIBALY: OUATTARA DEVRAIT SE FAIRE SOIGNER AU PAYS

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Mamadou Koulibaly frappe fort, il voudrait que le Président Ouattara voyage moins et se fasse soigner au pays. Il nous cite le chiffre d’1,4 médecins pour 10 000 habitants, même chiffre pour les lits d’hôpitaux.

Bonne idée, en apparence très généreuse, très désintéressée ; mais malheureusement cette proposition est très démagogique. Koulibaly lui-même, comme les « grands » d’avant, s’il avait eu besoin de soins serait allé à l’Etranger; d’ailleurs, non content de la scolarité et de l’atmosphère ivoirienne instable peut-être, il avait déjà installé sa famille au Ghana.

Malgré la partition du pays, malgré le peu de moyens, malgré l’embargo sur les médicaments, le président Gbagbo s’était attelé à ces questions de santé et d’accès aux soins pour tous, dans le but très certainement d’avoir rapidement toutes les possibilités sur place en Côte d’Ivoire.

Que Mamkoul propose l’obligation aux maires, préfets, hommes politiques et autres serviteurs de la république de se faire soigner dans les hôpitaux d’état et non dans les cliniques privées serait déjà une grande avancée. Pour que ces derniers voient le délabrement, l’insalubrité, le manque de moyens, le manque de personnel, la corruption, et s’indignent positivement, puis fassent bouger les choses. Sa proposition « jusqu’à ce que l’offre sanitaire en Côte d’Ivoire soit améliorée et atteigne les standards internationaux, il soit formellement interdit au président de la République, aux membres du gouvernement, aux hauts fonctionnaires, à tous ceux qui gèrent le budget de l’Etat et à leurs familles d’aller se faire soigner à l’étranger. » fait seulement sourire.

Par contre il aurait pu se prononcer sur l’absence de soins aux prisonniers politiques, la nourriture des prisons qui n’est pas comestible, s’indigner de l’indigence du diagnostic médical ivoirien concernant Mahan Gahé, qui n’est pas mort de ses fractures mais avait eu très certainement  la rate abimée par tous les coups reçus, il aurait pu élever la voix en faveur de madame Simone Gbagbo qui avait été ramenée de force à Odienné, sous anesthésie, alors que son bilan de santé n’était pas terminé…

Pour finir, assurer les soins et la protection d'une haute personnalité dans ces conditions, relève tout simplement de l'utopie: Ouattara qui chaque nuit change de chambre, ne pourrait être que soigné chez lui dans sa résidence fortifiée, avec des médecins privés venus de l'étranger, et au bout du compte la note de frais serait encore plus salée que ce que le chef de file de Lider propose !

Grattez sous le vernis et vous rangerez cette proposition au rayon des vœux pieux, des promesses électorales toujours en suspens, auxquelles un certain « Ado-solutions » nous avait déjà habitués.

 

Shlomit Abel, 1er octobre 2013.

mercredi, 02 octobre 2013

DECORATION DES SOLDATS DE L'ONUCI DANS L'OUEST IVOIRIEN - AVE, ONUCI!


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« Les officiers, sous-officiers et hommes de troupes du 18ème contingent marocain de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) ont reçu, mercredi à Duékoué (502 km à l’ouest d’Abidjan), la médaille des Nations unies pour leur engagement au service de la paix et de la réconciliation à l’ouest de Côte d’Ivoire. » nous révèle un communiqué de l’Onuci.

Cette distinction onusienne du 25 septembre 2013 salue « le professionnalisme et l’humanisme des soldats marocains ». Ils peuvent être fiers d’arborer cette distinction, preuve d’une mission accomplie avec dévouement et abnégation.

Or le rapport d'Amnesty international rendu public le 29 juillet 2013 nous révèle que près de Nahibly

« Onze puits dans le secteur de l’attaque sont gardés jour et nuit par des soldats et des policiers de l’ONU, mais les autorités n’ont rien entrepris pour les dégager. Si le gouvernement prétexte le manque d’équipement et de matériel, il aurait refusé la proposition de l’ONU de lui fournir de l’aide. »

Alors, est-ce pour cette garde des puits dans lesquels on a jeté les corps que les soldats sont décorés ? Les mauvaises odeurs endurées pendant ces veilles, valent-elles une décoration ?

Et la fin du communiqué d’Amnesty :

« Selon de nombreuses déclarations reçues par Amnesty International, la police de l’ONU a repoussé ceux qui demandaient de l’aide lors de l’attaque et s’est abstenue d’intervenir lorsque les habitants du camp ont été frappés.

Les Nations unies doivent rendre publique l’enquête interne sur les actes de ses soldats et policiers chargés de garantir la protection des habitants du camp durant l’attaque. »

Du fait de la neutralité des soldats de la paix, ils ne sont pas intervenus, n’ont pas éteint les incendies, n’ont pas délogé les agresseurs, ne sont pas venus au secours des victimes de Duékoué une fois encore molestées, blessées, massacrées. Cela vaut bien une récompense ?

Par ailleurs le préfet de Duékoué Jean Baptiste Essis, présent sur les lieux, spectateur imperturbable des feux qui ravagent le camp, n’aurait-il pas pu être interpellé par ces mêmes hauts gradés-décorés, le rappelant à son rôle de gardien de l’Etat et ses institutions, à son rôle de protection des Ivoiriens ?

«Le ministre [du Pétrole, des Mines et de l’Energie] Adama Toungara n’a jamais accepté que le site soit dans le voisinage immédiat de sa résidence de campagne, qui se trouve à Duékoué. Il a toujours été contre la construction du camp», nous révèle le témoignage d’un certain Anderson Diédri mis en ligne par Nicoleg sur le site Mediapart. Est-ce là aussi une piste à suivre pour les enquêteurs qui n’ont certainement pas encore enquêté ?

Concernant le nombre de victimes, là encore silence gêné. Même la Croix Rouge est muette. Selon le responsable de la communication de la Croix-Rouge Côte d’Ivoire, Kodjo Gaba Franck, l’organisation ne peut communiquer aucun chiffre en dehors de ceux donnés par les autorités. Ont-ils reçu des instructions dans ce sens ? Depuis l’annonce – assurément bien en dessous du véritable chiffre - de « 800 morts dans les massacres de Carrefour, ses agents sont désormais sous pression ».

Le gouvernement se tait, la Croix Rouge se tait, l’Onu ne rend pas publique son enquête interne sur “l’incident” de Nahibly, mais les médailles circulent, peut-être aussi quelques bakchichs, pour que tout le monde se taise. Ah, chère Côte d’Ivoire, ce pays de rêve et de vacances, ce Club Med du XXIème siècle où, sous l’œil vigilant de Papa et Maman, toujours entre deux avions, entre deux conseils des ministres, entre deux distributions de cartables, tout le monde s’aime : plus de 6000 grossesses chez les élèves, avec des viols à l’école, même dans le primaire. Et nos chers FRCI et Dozo qui veillent à la sécurité, eux aussi ont leurs critères : racket, violence, brutalité, torture, mépris de la hiérarchie et des autorités. Un témoin oculaire des attaques menées contre le camp d’Agban me rappelait cette constance dans “l’amour” : à l’heure où le camp devait être pris et livré aux nouveaux maîtres des lieux, Wattao a fait savoir au Commandant Abéhi et à ses hommes qu’il fallait que leurs femmes  se fassent belles, se parfument et se préparent pour une nouvelle nuit de noces ! Ce qui revenait à proclamer que les lois de la guerre, censées protéger les civils, étaient désormais devenues celles de la mort pour les gendarmes et du viol à grande échelle pour leurs épouses : et tout cela pendant que l’Onu, postée autour du camp, jouait là aussi son rôle de spectateur "neutre", (offrant de véhiculer les rebelles dans ses chars, épaulée de deux hélicoptères de la Licorne postés de part et d'autre du camp, et qui tiraient), sans" intervenir" officiellement, sans dénoncer cette morale des meurtres et des viols. Misérables casques bleus de l’Onu, braves bêtes dociles qui comme à la fin de la deuxième guerre mondiale pourront bientôt répondre devant un tribunal, comme les fidèles fonctionnaires du Reich et de Vichy : “je ne faisais qu’obéir aux ordres”.

Aujourd’hui, une médaille leur est donnée en guise de bâillon sur la bouche. Mais après les massacres de Duékoué, Guitrozon, Petit Duékoué, Nahibly, faut-il vraiment les récompenser, les encourager ? Est-ce à dire qu’ils doivent s’attendre à en voir encore d’autres ? La coupe n’est-elle donc pas encore pleine ?

Quant aux rescapés, qui, évidemment, n’étaient pas de la partie, ils n’ont pas eu leur mot à dire : il n’étaient pas là pour remercier les soldats marocains d’avoir joué les soldats de plomb sur ces scènes de crimes...

Seuls,  les innombrables cadavres anonymes en sous-sol et dans les puits ont frappé des mains : Avé Onuci, morituri te salutant.

 

Shlomit Abel, 29 septembre 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 30 septembre 2013

COTE D’IVOIRE 2015: LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES AURONT-ELLES LIEU?


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Depuis plusieurs mois, alors que le « compte des élections de 2010 » n’a pas encore été soldé que la question d’élections en 2015 est remise au goût du jour. Des campagnes ont commencé ici et là, faisant ainsi entorse à la souveraineté du peuple. Peut-on continuer de fonctionner ainsi lorsque l’élite dit travailler pour le bien-être des populations ? Le process que nous lisons, donne plutôt la primeur des intérêts d’une certaine élite sur ceux du peuple ?

En fait, avant de parler des élections de 2015, il convient de répondre à la question qui restera pendante aussi longtemps qu’elle sera éludée : « Qui a gagné les élections présidentielles de 2010 ? » Que cette question agace ou non suivant le bord où l’on se situe, sa pertinence doit interpeller chaque citoyen qui voudrait travailler dans le sens de l’apaisement et de la réconciliation nationale. Car il paraît aujourd’hui patent que ceux qui ont eu la légitimité de la Communauté internationale mais qui souffre d’une illégalité interne (ou nationale) doivent tendre la main à ceux qui ont une légalité nationale et qui n’ont pas la légitimité de la part de certains grands pays.

Position du problème

En Côte d’Ivoire, deux blocs se sont affrontés à l’occasion des élections de novembre 2010. Il s’agit de la LMP et du RHDP. La caution apportée par le candidat (Henri Konan Bédié) du PDCI à celui du RDR (Alassane Ouattara) a donné du grain à moudre aux artisans de l’imposture en Côte d’Ivoire. En effet, nous avons bien vu qu’une victoire de monsieur Alassane Ouattara était impensable avec le taux de participation de 70 % au deuxième tour du scrutin du 28 novembre 2010. Mais la propagande de persuasion des « médias-mensonges » et les relais de monsieur Ouattara dans le monde ont fini par convertir l’amalgame en une vérité du moment. Par ailleurs, le renversement de Henri Konan Bédié le 24 décembre 1999 ; la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002 contre Laurent Gbagbo et le coup d’Etat de 11 avril 2011 contre Laurent Gbagbo ont crée en Côte d’Ivoire un climat de méfiance et de suspicion légitimes.

Depuis, Alassane Ouattara dirige le pays alors que le juge des élections – le Conseil constitutionnel – a déclaré Laurent Gbagbo vainqueur. Il faut bien noter maintenant que Bédié, Gbagbo et Ouattara ont chacun été à la tête de la Côte d’Ivoire. Ces trois acteurs majeurs de la vie politique ivoirienne ont chacun fait son expérience. Aussi, le peuple a-t-il eu l’occasion d’apprécier le mode de gouvernance de chacun d’eux.

Etat des lieux

Le problème ainsi posé, il convient d’examiner la situation du pays et de réfléchir à ce qui peut être la bonne approche dans l’intérêt du peuple. Hier des Ivoiriens ont été entraînés par un fondamentalisme. Alassane Ouattara a fait croire aux ressortissants du nord ivoirien qu’il « défendait leur cause ». Ceux-là ont très vite déchanté quand ils ont vécu la pratique de l’exercice du pouvoir de monsieur Ouattara. Intoxiqué par un discours à la fois haineux et diviseur ; ébloui par un chantre chauvin mais plus justement tribaliste, il était impensable dans la foulée que certains ressortissants du nord trouvent « Gbagbo kafissa », à savoir que Gbagbo était mieux. Aujourd’hui, que de ravages, surtout lorsque l’on veut prospérer sur l’ignorance de populations analphabètes ? Pour une question que nous pouvions résoudre en nous « asseyant pour discuter ». Imposé à la tête de la Côte d’Ivoire par des bombes, Alassane Ouattara n’a pas pu identifier la méthode qui convient pour ramener la paix. Etait-il en situation pour réussir ? La réalité est que convaincu lui-même de ce que son avènement est l’effet d’une imposture, celui qui n’a jamais été adepte de la démocratie a penché systématiquement pour la « pacification » et donc la logique de la terreur pour s’imposer. C’est là où Ouattara ne connaît pas le pays. Il faut dire que les accords de Marcoussis – au-delà d’autres accords qui n’ont pas réglé le conflit – contenaient des aspects confligènes.  En emmenant le MJP, le MPIGO et bien d’autres mouvements qui n’ont de militants que leurs dirigeants, la réconciliation était difficile à obtenir. Laurent Gbagbo a beau faire des sacrifices, endurer des humiliations, rien n’y fait. Le forum de réconciliation nationale d’octobre 2001 avait donné des débuts de réponses pour désamorcer des germes de crise. Aujourd’hui, plus de deux ans après les dernières élections présidentielles, la CDVR (Commission Dialogue et Réconciliation)  n’a pas résolu le problème posé. Et les populations, dans la souffrance, regardent pour l’instant impuissantes, les exercices des différents acteurs politiques pour voir dans quelle(s) mesure(s) une posture donnée peut les délivrer.

Quelle incidence de la mondialisation

Le terrorisme gagne différentes contrées du monde. Mais il se concentre surtout en Afrique. Les guerres en Somalie, au Soudan, en Afganistan, en RDC, en Irak, en Lybie, en Côte d’Ivoire et au Mali et autres crises déstabilisatrices nourrissent le fondamentalisme et l’intégrisme religieux. Mais comme tout(e) mal(adie), il convient de trouver la cause pour suivre la bonne thérapie. Plutôt qu’un prétexte pour mener des interventions sur des terrains tiers, le terrorisme – qui ne saurait trouver aucune justification – est un mal qui puise ses racines dans la désespérance. Cette cristallisation de l’extrémisme peut trouver sa solution dans la prévention. C’est une erreur de continuer à penser que le terrorisme peut être vaincu par des guerres. Il faut regarder du côté des injustices criantes. Il y a des accumulations de richesses dans certaines parties du monde qui prennent bon marché (si ce n’est à vils prix) leurs matières premières, entre les mains de ceux qui vivent injustement dans la pauvreté. Il convient d’indiquer au passage que la position de la Russie dans la guerre en Syrie devrait être observée en lien avec des résolutions antérieures du Conseil de sécurité.

Sur la Lybie, le 17 mars 2011, « … Aux termes de la résolution 1973, adoptée par 10 voix pour et 5 abstentions (Allemagne, Brésil, Chine, Fédération de Russie et Inde), le Conseil a décidé également que cette interdiction ne s’appliquera pas aux vols dont le seul objectif est d’ordre humanitaire ou encore l’évacuation d’étrangers … Pour leur part, les délégations qui se sont abstenues sur ce texte, dont deux membres permanents du Conseil de sécurité -la Fédération de Russie et la Chine-, ont expliqué leur décision par le fait, qu’au cours des délibérations, elles n’avaient pas pu obtenir des réponses à leurs questions… ».

Sur la Côte d’Ivoire, « … Rappelant ses résolutions antérieures, en particulier les résolutions  1572 (2004), 1893 (2009), 1911 (2010), 1924 (2010), 1933 (2010), 1942 (2010), 1946 (2010), 1951 (2010), 1962 (2010), 1967 (2011), 1968 (2011) et les déclarations de son président sur la situation en  Côte d'Ivoire, ainsi que la résolution 1938 (2010) relative à la situation au Libéria, Réaffirmant son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l'indépendance, de l'intégrité territoriale et de l'unité de la Côte d'Ivoire, et rappelant l'importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale, … Réaffirmant qu'il souhaite vivement que la crise postélectorale en Côte d'Ivoire soit réglée de manière pacifique, et qu'elle exige une solution politique globale qui préserve la démocratie et la paix et favorise la réconciliation durable de tous les Ivoiriens,… ».

D’abord, il faut remarquer que des résolutions se sont accumulées sur la Côte d’Ivoire sans la réelle volonté de la Communauté internationale d’aller jusqu’au terme de chacune dans sa mise en œuvre. Mais on peut également noter la ferme affirmation que le problème ivoirien devrait être résolu par la voie pacifique. A la lecture de ces résolutions, on peut constater que la Communauté internationale a été surprise à l’épreuve de la bonne foi. Que dire de la Cour pénale internationale ? Sa pratique démontre qu’elle est le bras séculier du Conseil de sécurité de l’ONU. L’initiative des intellectuels africains sous l’égide du professeur Malick N’diaye qui a – les 3 et 4 décembre 2012 – mis en évidence à Addis Abeba, la forfaiture dans son mode de fonctionnement de la CPI venait ainsi à point nommé. On observe que les poursuites de la CPI sont orientées essentiellement contre les Africains. Ce qui a poussé l’Union africaine à qualifier la CPI d’une justice raciste. L’initiative du Kenya de revenir sur la ratification du traité de Rome et le sommet spécial d’octobre prochain de l’Union africaine sur la CPI sont des signaux qui devraient montrer aux grands pays que l’instrumentalisation des institutions internationales aux dépends de l’Afrique n’est plus acceptable par l’Afrique.

A la croisée des chemins, le dernier discours de François Hollande au Mali mérite d’être examiné dans tous ses contours. Le relent paternaliste que respire un tel discours doit nous interroger sur la posture réelle du candidat socialiste de 2012 qui a présenté des projets progressistes.

Quelle élite pour résoudre la question du vivre ensemble ?

Il convient d’approcher la question ivoirienne en intégrant que la réponse se trouve en interne. Les appuis extérieurs, s’ils sont sincères ne peuvent que venir en appoint. La dimension à bien travailler est la relation avec l’ancienne puissance tutélaire. Plus de cinquante deux (52) ans après les indépendances des pays de l’espace francophone,  l’on pouvait difficilement imaginer que la France veuille encore régler la question de la sécurité des Africains en France. Cette logique d’infantilisation qui ne tient pas compte des choix des Africains doit commander une certaine rupture. Soit l’occident – surtout la France – intègre que les vieux modèles qu’il remet lui-même en question ne peuvent plus également s’appliquer à l’Afrique, auquel cas, il faut imaginer ensemble une posture de « partenariat gagnant-gagnant » soit il s’entête à rester dans sa logique séculaire de pillage systématique des richesses en Afrique et les Africains devront trouver la voie qui conduise à leur épanouissement.

Parler des élections de 2015 en Côte d’Ivoire demande que l’on mette sur la table des préalables dont « qui a gagné les dernières élections présidentielles ? ». Mais aussi pour aller vers 2015, il faut traverser la question de l’armée (avec le désarmement), celle d’une Commission électorale indépendante et de la liste électorale.

Les responsables politiques et des élites doivent raison gardée faire preuve d’un minimum de sagesse et de bonne foi. La question culturelle, le respect de nos traditions, la sociologie locale et la psychologie des administrés sont des facteurs qui doivent absolument nous aiguiller vers la bonne dialectique. L’heure n’est pas aujourd’hui d’endormir des consciences et de déterrer certains préjugés. Houphouët Boigny a bien fait certaines choses. Mais comme toute œuvre humaine, beaucoup de dégâts d’aujourd’hui tirent leurs racines dans les approximations et erreurs commises de bonne foi par ce grand homme. Evoquer la grandeur de Houphouët ne donne aucune caution à monsieur Charles Konan Banny qui a été complice des fossoyeurs de la Côte d’Ivoire, depuis son passage à la BCEAO, en passant par la primature, période où des casses ont été commises dans des agences de Korhogo et Bouaké de la dite institution. La couardise et la duplicité de Charles Konan Banny est caractéristique de ces hommes et femmes politiques qui manquent réellement de courage mais qui ont porté l’espoir de nombre de citoyens crédules. Si le PDCI est menacé d’implosion, c’est parce que la frange bédiéiste est pour appuyer Ouattara pour un second mandat. Ceux qui n’ont rien gagné ou pas grand’chose du deal actuel Bédié-Ouattara ne veulent pas entendre parler d’un seul candidat (Ouattara) RHDP. Mais au-delà de « la politique du ventre » qui aliène Bédié pour se maintenir à la tête du PDCI, la génération de Kouakou Konan Bertin (KKB) et Kouassi Yao appuyée par Djédjé Mady envisage l’avenir du PDCI sous un angle un peu plus ouvert. Il faudra attendre pour voir si la jeunesse qui entend s’épanouir à l’heure de l’internet aura raison des « vieux loups » qui sont encore des adeptes de l’ordre ancien.

Si les armes avaient les solutions, on en serait pas là en Afganistan, en Irak, en Lybie et même en Côte d’Ivoire. Si Ouattara achète des armes à coups de milliards, c’est une violation de l’embargo qu’il faudra vigoureusement dénoncer. Le camp RHDP avait demandé la mise sous tutelle de la Côte d’Ivoire. Nous y sommes pratiquement. Mais la question est comment les Ivoiriens prennent leur destin en main. Nombre de pays ont montré que leurs peuples pouvaient choisir la voie qui leur convient en luttant les mains nues.

L’équation ivoirienne ne saurait connaître de résolution si la confiance n’est pas récréée. Pour aller dans le sens de l’apaisement, il faut mettre en avant l’intérêt du peuple. Car que ce soit en Allemagne, en France ou dans d’autres pays, le peuple souverain doit contrôler l’exercice des gouvernants. Angela Merkel a été réélue parce que les Allemands l’ont voulu ; de même pour François Hollande plus d’un an auparavant quel que soit ce que l’une ou l’autre pouvait souhaiter ou attendre. Les dirigeants d’autres pays travaillent avec celui qu’un peuple a porté à la tête de son Etat. Pourquoi veut-on toujours imposer quelqu’un à la tête des Etats africains ? C’est une question majeure qui interpelle les Africains.

Des élections pourront-elles se tenir dans des conditions actuelles ?

D’abord, la résolution 2062 du Conseil de sécurité apporte des pistes de réponse sur plusieurs questions fondamentales qui minent le pays. Alassane Ouattara n’a pas respecté cette résolution. Et la Communauté internationale reste complaisante. Après plus de deux ans de galère, les Ivoiriens doivent se montrer plus déterminés et résoudre leurs problèmes eux-mêmes. Car tout prédateur ne peut toujours se réjouir que d’un désordre local. La Côte d’Ivoire naguère Havre de paix doit se réconcilier avec sa tradition de terre d’accueil, d’espérance et de fraternité. Il convient pour cela que les différents acteurs principaux revêtent toute l’humilité qu’un homme d’Etat doit avoir.

Les Ivoiriens peuvent se réconcilier si les conditions du rassemblement et du vivre ensemble sont créées. Il me semble que pour les mois qui nous séparent de 2015, un collège de trois présidents (Bédié-Gbagbo-Ouattara) doit être mis en place. Ce collège devra concevoir une feuille de route à remettre pour mission à une primature organisée sur la configuration d’un binôme. Un membre du RHDP et un autre de la LMP. Un gouvernement de transition de 27 membres comprenant neuf (9) FPI, 9 PDCI et 9 RDR doit être mis sur pied. Une commission électorale indépendante de technocrates devra être mise en place. Il faudrait pour panser les plaies se parler. Que ce soit dans un forum de réconciliation nationale ; que ce soit lors d’états généraux de la République ou en mettant en place une véritable commission dialogue et réconciliation, la sémantique importe peu.

Il faudrait revoir la Constitution. Il me semble que les Ivoiriens ont suffisamment vu de choses pour identifier où se trouvent leurs intérêts.  Sur le financement des partis politiques, il faut être juste. L’argent des contribuables ne saurait être affecté à des tâches injustifiées et/ou pour servir  « à régler des comptes » envers ses adversaires. Tous les partis politiques doivent bénéficier de financement public pour jouer leur rôle. La question de l’armée, du listing électoral et d’autres sujets de nature à garantir la transparence des élections devront également faire l’objet du chantier qui devra être terminé deux mois avant les élections. Nous avons vu que différents scénarios consistant à mettre tel ou tel adversaire à l’écart par des voies non démocratiques ont connu un échec patent. Cela devrait inviter les uns et les autres au réalisme à la modestie. A l’issue d’élections qui pourront voir le jour au bout du processus proposé plus haut, les anciens présidents perdants des élections pourront bénéficier d’indemnités liées à leur statut. L’intérêt du peuple doit être au-dessus.

Il est évident que tout cela ne peut pas seulement être obtenu par le seul bon vouloir des politiques. La société civile et tous les acteurs qui souffrent de cette situation qui provoque des morts par AVC, par la faim, par un chômage galopant et un déficit criant de logistique de santé, devront maintenant passer à une autre échelle de pression – soit par les manifestations de rue si besoin est -. Puisque la pauvreté ne doit pas être une arme pour tenir un peuple en laisse.  

 

Dr Claude KOUDOU, Enseignant-écrivain ;

Directeur de la Collection « Afrique Liberté » ;

Membre de la Coordination des Intellectuels africains et des Diasporas africaines.

ASSASSINAT DE MAHAN GAHE: LA FIDHOP VA SAISIR LES INSTANCES DES DROITS DE L’HOMME A L’ONU!

 

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1/ BREF RAPPEL DU DRAME :

Le lundi 16 septembre 2013, nous avons accueilli avec indignation et émotion la nouvelle de la disparition absurde et non élucidée du célèbre Secrétaire Général de la centrale syndicale ivoirienne « Dignité » affiliée à la Confédération Générale du Travail (CGT) de France et à la Confédération Syndicale Internationale (CSI), M. Basile MahanGahé.

Ex-membre du Bureau mondial du BIT (Bureau International des Travailleurs) et ex-membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI), ce valeureux acteur de la Société civile ivoirienne avait été arrêté à son domicile par les FRCI de M. Alassane Dramane Ouattara au plus fort de la crise postélectorale, puis injustement et illégalement incarcéré avec d’autres personnalités du pouvoir précédent, à la prison civile de Boundiali, dans le nord de la Côte d’Ivoire, début juillet 2011.

Grâce à de nombreuses pressions extérieures et intérieures contre le régime Ouattara et « sa justice des vainqueurs », M. Mahan Gahé fut libéré en décembre 2012, soit après seize (16) mois de détention arbitraire, avec un non-lieu prononcé par la justice ivoirienne.

Mais depuis son arrestation et sa libération, M. Basile Mahan Gahé n’avait plus jamais recouvré la pleine santé,jusqu’à sa mort prématuré du 16 septembre 2013.

2/ NOTRE CONVICTION AU SUJET DE CETTE MORT TRAGIQUE :

Considérant que pour des raisons politico-politiciennes, l’Etat ivoirien ne révèlera pas de sitôt les vraies circonstances de cette disparition, la FIDHOP (Fondation Ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la vie Politique), dont le Président-Fondateur était en contact régulièrement avec l’ex-prisonnier depuis sa cellule de Boundiali, ainsi qu’avec ses proches, a pu avoir une idée précise sur ce drame ;

Considérant donc, de façon convaincue, que M. Basile Mahan Gahé a finalement succombé aux souffrances physiques et morales dont il se plaignait très souvent, séquelles des multiples coups violents et blessures à lui infligés par ses bourreaux lors de son arrestation, mais aussi aux divers actes cruels de tortures, de maltraitances et de traumatismes subis durant son incarcération, tels que le choc de tirs nourris de kalachnikovs autour de sa personne dans un cimetière et en pleine nuit ;

Considérant que le sort qui a été réservé à M. Mahan Gahé a été sans doute le même vécu par la quasi-totalité des prisonniers pro-Gbagbo : on pense aux nombreux jeunes anonymes, comme aux célèbres détenus, que les agents de M. Ouattara électrocutent et torturent à longueur de journées dans les maisons clandestines dans le pays ou dans le sous-sol de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), soit par plaisir, soit pour leur arracher des aveux ;

Vu la gravité de ces faits et l’évidence de l’assassinat de M. Basile Mahan Gahé par le régime ADO, qui a déjà fait de précédentes victimes de notoriété parmi les proches de M. Gbagbo du fait du gel injustifié de leurs avoirs ; toutes choses qui confirment le caractère dictatorial de ce régime, la FIDHOP décide ce qui suit.

3/ NOS ACTIONS A ENTREPRENDRE :

  • La FIDHOP dénonce et condamne, avec la dernière énergie, ce décès prémédité du syndicaliste émérite Basile Mahan Gahé !
  • La FIDHOP décide de faire de ce cas, l’une de ses préoccupations prioritaires du moment, afin d’alerter et prévenir les opinions nationale et internationale sur tous les cas de tortures, de sévices corporels et d’actes de traitements inhumains et dégradants que les FRCI et dozos font subir aux détenus politiques dits pro-Gbagbo.
  • La FIDHOP décide de saisir formellement le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme à Genève. A cet effet, la grande Marche panafricaine et la Conférence prévues à Genève le samedi 12 octobre 2013 sur « les Guerres en Afrique, le cas de la Côte d’Ivoire », seront spécialement dédiées à M.Basile Mahan Gahé et à tous les prisonniers politiques de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique.
  • La FIDHOP invite tous les syndicalistes ivoiriens et africains, les membres de la CGT, de la CSI et du BIT à se mobiliser et à « s’indigner »avec la famille de l’illustre disparu, afin que ce crime ne reste pas impuni.
  • La FIDHOP invite enfin toutes les organisations des Droits de l’Homme et de la Société civile ivoirienne, ainsi que les ONG internationales et la Division des Droits de l’Homme de l’ONUCI à se joindre à cette initiative, afin d’exiger du gouvernement ivoirien que ce crime soit élucidée et que justice soit rendue.

Fait à Genève, le 27 septembre 2013

 

Dr BOGA Sako Gervais


- Enseignant-Chercheur à l’Université deCôte d’Ivoire ;

- Ex-Membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) ;

- Président de la Fondation Ivoirienne pour les Droits de l’Homme et la vie Politique (FIDHOP) ;

- Ecrivain-Essayiste.

samedi, 28 septembre 2013

ARRETONS DE «TIRER» SUR TOUT CE QUI BOUGE

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Il y a deux ans environ, lors de la première apparition de Laurent Gbagbo à La Haye, je suis littéralement tombée des nues.

En effet, après avoir lu toutes sortes d’articles sur certains blogs que nous appelons couramment «de la résistance patriotique» qui «crucifiaient» purement et simplement maître Emmanuel Altit, je m’attendais à tout sauf à le voir faire partie de la défense de Laurent Gbagbo, voir même à diriger le pool d’avocat. Durant plusieurs semaines nous avions étés abreuvés d’articles incendiaires à son sujet. Ils donnaient l’impression à ceux d’entre nous qui n’avaient jamais entendu parler de lui auparavant, qu’il s’agissait d’un opportuniste  voulant profiter de la popularité de Laurent Gbagbo pour se faire connaître ou encore se remplir les poches; surtout après l’appel lancé par lui pour soutenir financièrement la défense!

Ceux qui comme moi n’ont pas accès au «secret des dieux» et se contentent de glaner leurs informations sur le net ou auprès d’amis et de parents sont parfois sujets à la désinformation. Même si l’on prend chaque article que l’on lit avec des pincettes et cherche à vérifier tout ce que l’on lit, on tombe tout de même parfois dans le panneau.

Ce que je me demande, c’est le but et la provenance de tels articles: sont-ils planifiés pour semer la zizanie parmi nous? Sont-ils le fait de personnes écrivant de bonne foi mais n’ayant pas toutes les informations? Ou encore sont-ils le fait de personnes qui veulent se rendre intéressantes ou importantes? Ce qui est sûr le résultat est le même: doutes et incertitude s’installent parmi nous. De faux débats sont lancés par ces fausses informations comme pour nous détourner du but véritable.

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Je lisais aujourd'hui une critique à propos d’Affi N’Guessan qui n’aurait pas dû se faire recevoir par Kablan Duncan - selon cet article - au risque de faire de la pub au gouvernement Ouattara. C’est sans doute vrai qu’il leur a fait de la pub - et Dieu sait combien ils en ont besoin! -, mais si l’on suit ce raisonnement, il n’aurait pas non plus dû rencontrer les ambassadeurs de France et des Etats-Unis qui ont pris une part très active à l’installation d’Alassane Ouattara par les armes au pouvoir. Il devrait les éviter car ils ne lui veulent sans doute aucun bien. Mais comme je l’ai dit plus haut, nous ne sommes pas dans le secret des dieux et je ne m’y connait pas plus que lui. Je me contente donc d’observer les actes qu’il pose en me servant de mon bon sens. N’est-ce pas ce que nous devrions tous faire?

Pour en revenir à l’article, ce qui me dérange le plus ce sont ces quelques similitudes qu’il a avec les articles passés sur maître Altit il y a quelque mois, à savoir les insinuations. Je ne connais pas Affi N’Guessan ni les moyens financiers dont il dispose mais pourquoi est-ce à lui que l’on s’en prend? Miaka Oureto s’est bien déplacé plusieurs fois et pas seulement en Côte d'Ivoire. Pourquoi l’auteur ne se demande pas qui a lui a payé les différents billets d’avion pour la Hollande, la France etc... N’est-ce pas là un faux débat?

Pourquoi est-ce à Affi que l’on s’attaque comme c’était le cas pour maître Altit? Le but est-il de nous décourager et nous pousser par déception à abandonner la lutte? Ce serait bien possible.

Un ballon d’essai avait déjà été lancé - c’est mon avis - après la formation du bureau du FPI où un article se plaignait de la mise à l’écart des «cadres du FPI en exil». J’avais alors beaucoup aimé le commentaire d’un lecteur qui demandait que l’on se concentre sur la lutte et non sur une bataille pour les postes. C’était aussi mon avis d’autant plus que les-dits «cadres» ne s’étaient même pas plaints. Doit-on être plus royaliste que le roi?

N’avons-nous pas mieux à faire? Pourquoi ne pas nous concentrer sur cet adversaire commun qu’est le RDR qui ne lâchera pas le pouvoir de lui-même si nous le poussons par notre résistance vers la porte? Quel est le but que cache ces fausses querelles? Leur but est-il de nous détourner du véritable combat? Si ce sont des  membres de la «résistance patriotique» qui lancent de telles discussions, il  est temps der revenir à  l’essentiel et ne pas faire le jeu de l’adversaire. Mais là se trouve toute la question, ces informations viennent-elles véritablement de l’un de nous?

Dans tous les cas il serait bien de regarder devant nous et laisser derrière nous ces querelles de clocher qui ne font que le jeu de l’adversaire et qui peut-être même sont causées par lui, ce qui naturellement serait de bonne guerre

A bon entendeur salut!

 

Votre soeur, N. Coulibaly

jeudi, 26 septembre 2013

LIA BI DOUAYOUA «MET EN PLACE» LA MEMOIRE DE KANDIA CAMARA


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«Depuis plus dix ans, il n’y a pas eu de construction de salles de classes, il n’y a pas eu de réhabilitation, il n’y a pas eu d’équipements».

 

Madame la Ministre,

Par respect pour la fonction que vous exercez de fait, je ne dirai pas que vous êtes une menteuse mais plutôt que vous n’avez pas dit la vérité aux Ivoiriens, ce soir du 24 septembre 2013, sur le plateau de la télévision nationale. Or, membre du Gouvernement, vous avez le devoir de dire la vérité aux Ivoiriens. Toujours et en toute circonstance. Par  devoir de vérité, je vais vous rappeler des chiffres et des actes que sûrement votre directeur départemental de l’éducation nationale de Sinfra vous confirmera.

Par la politique de décentralisation, pilier de la politique de refondation du Président Laurent Gbagbo, voici la modeste contribution du Conseil Général de Sinfra dans le domaine de l’éducation nationale. Votre prédécesseur Gilbert Bleu-Lainé, particulièrement satisfait de notre apport, nous a élevé au cours d’une cérémonie publique à l’Hôtel du Golf d’Abidjan, avec bien d’autres acteurs des collectivités territoriales, au rang de Commandeur de l’Ordre du mérite de l’éducation nationale de la République de Côte d’Ivoire.

Au Conseil général de Sinfra, dès le premier Budget d’investissement de 2003, nous avons érigé l’éduction nationale au centre de nos priorités. Ainsi, malgré les maigres subventions de l’Etat du fait de la sauvage rébellion que vous avez organisée dans notre pays, plombant les finances publiques, nous avons investi de 2003 à 2012, 1 milliard de F CFA. 1.079.111.114 F CFA pour être très précis. 58 opérations ont été réalisées, allant de la réhabilitation et construction d’infrastructures scolaires à leur équipement en mobiliers et matériels didactiques. Deux lycées ont été construits et équipés, un lycée réhabilité et doté de salle informatique, 14 bâtiments de 3 classes ont étés construits, 9 écoles ont été réhabilitées, 2 écoles maternelles ont été ouvertes… Le tableau détaillé de ces réalisations est consigné dans le rapport de passation de charges au Conseil Régional de la Marahoué.

Madame la ministre, ces faits là sont sacrés. Ils résistent à toute démagogie politicienne que vous pouvez librement utiliser. Sinfra faisant partie intégrante de la Côte d’Ivoire, vous n’êtes donc pas fondée à déclarer publiquement qu’en 10 ans Gbagbo n’a rien fait dans le domaine de l’éducation nationale. Madame la ministre, vous pouvez cependant être rassurée d’une chose: les Ivoiriens à qui vous vous adressez ne sont pas dupes. Ils ont un sens élevé du discernement. Par exemple, nos populations à Sinfra qui vous ont certainement écouté, attendent depuis bientôt 3 ans le premier investissement dans le domaine de l’éducation. Pouvez-vous alors rappeler à votre mentor Alassane Ouattara que la promesse est une dette. Même en politique. Lors de sa tournée de pré-campagne à Sinfra, il avait promis au département des investissements globaux à hauteur de 85 milliards. Depuis… ils attendent. Ils vous regardent. Parce que justement, «c’est la nuque de celui qui est devant qu’on regarde».

Madame la ministre, lorsque, obstinément, les mains pleines de boue, vous voulez salir une personne sans taches, de deux choses l’une. Soit vous l’atteignez et vous la salissez, soit vous la ratez et elle demeure toujours propre. Dans les deux cas vous vous en sortez avec les mains toujours sales. Par votre malheureuse déclaration télévisée, vous venez encore une fois de rater Laurent Gbagbo malgré sa  «capturation» (l’expression est de vous) et vous en sortez avec les mains de nouveau sales .

 

Le Ministre Lia Bi  Douayoua

Ancien Président du Conseil Général de Sinfra.

SIMONE GBAGBO: MEME SES GEOLIERS SONT EN ADMIRATION DEVANT ELLE

 

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Dictature Ouattara - Voici les dernières images de Simone Gbagbo: Même ses geôliers sont en admiration devant elle.

 


Cette image prise ce mois de septembre 2013 montre bien Simone Ehivet Gbagbo, l'ex-Première Dame de Côte d'Ivoire, sur le tarmac d'un aéroport. Probablement celui d'Odienné, la ville où elle est internée dans les geôles de la dictature Ouattara. Elle s'apprête à prendre un avion de la Compagnie Air Ivoire, mais nous ne pouvons pas dire avec certitude pour quelle destination. Mais ce qui est frappant, c'est que ses geôliers sont visiblement en admiration et défèrent devant elle. Ils sont sous son charme et sa classe.

Malgré la fatigue et l'amaigrissement du fait de longues séances de torture, on voit qu'elle a le moral, et qu'elle a déjà pardonné à ses geôliers.

Elle a visiblement gardé son charisme et sa stature de mère de la Nation et de Première Dame adulée par son peuple.

 

Serge Touré


Source: IVOIREBUSINESS.NET

REFUS DE TRANSFERER SIMONE GBAGBO A LA HAYE: LA CPI MET OUATTARA EN DIFFICULTE - FATOU BENSOUDA: «JE SUIS CONTRE LES SOLUTIONS POLITIQUES»


 

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Il se joue depuis quelques jours, un semblant de jeu de «poker» entre les autorités ivoiriennes et la Cour pénale internationale (Cpi) dans lequel, l'un et l'autre refusent de se faire avoir.



Alassane Ouattara, le chef de l'Etat de Côte d'Ivoire, joue à protéger certains des chefs de guerre proches de lui et qui seraient visés par des mandats d'arrêt encore sous scellé à la Haye. La Cpi, elle, joue à attirer le président ivoirien dans le piège du transfert de Simone Gbagbo, afin, de brandir demain, des mandats d'arrêts contre des proches de Ouattara qe celui-ci serait, dans l'obligation politique et moral, d'exécuter. Le « oui, mais », exprimé par Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cpi, quant à la décision du gouvernement, de ne pas « livrer » l'ex-première dame officielle de Côte d'Ivoire, Simone Ehivet Gbagbo à la Haye, trouve donc ses fondements dans cette posture de la Cpi. Alassane Ouattara et la Cpi jouent donc à cache-cache dans ce dossier stratégique.

La Cpi soutient néanmoins que le dernier mot revient aux juges de la Haye. « Le gouvernement ivoirien peut soulever une exception d'irrecevabilité, sur la base du principe de complémentarité entre la Cpi et les autorités judiciaires nationales. Il reviendra dans ce cas, aux juges de la Cpi d'examiner si toutes les conditions sont réunies et notamment si les tribunaux nationaux ont la capacité et la volonté pour mener des poursuites sérieuses contre le même suspect et pour les mêmes faits allégués devant la Cpi. Après des observations de toutes les parties et les participants, les juges de la Cpi décideront si l'affaire continuera ou non à la Cpi », a fait savoir Fadi El Abdallah, porte-parole de la Cpi. Qui s'empresse d'ajouter que « le dossier Simone Gbagbo n'aurait aucun inconvénient sur d'éventuels poursuites sur les présumés auteurs de crimes lors des événements post-électoraux ».

La partie est donc encore loin d'être gagnée pour les autorités ivoiriennes. Intervenant hier mardi 24 septembre 2013, Fatou Bensouda, la procureure de la Cpi s'est voulue très ferme, quant au fait que dans ce dossier, il ne saurait y avoir d'acceptation de l'immixtion de la politique dans le judiciaire. « Je suis contre la solution politique à un problème judiciaire », a-t-elle fait valoir. Dans son développement, la juge gambienne a notamment « plaidé pour une solution judiciaire et non une solution politique à un problème judiciaire ».

La procureure  de la Cpi  qui affirme, ouvertement son opposition «  à des solutions politiques », le porte-parole de la Fadi El Abdallah  qui soutient  que le non transfert de Simone Gbagbo n’aurait aucun  inconvénient sur d’éventuels poursuites sur les présumés auteurs de crimes, cela ne peut que mettre davantage  le chef de l’Etat dans une position délicate, voire difficile. On le sait, la main du chef de l’Etat « tremble » à faire exécuter un mandat d’arrêt de la Haye  visant  Simone Gbagbo et autres, au motif que, selon des observateurs, la Cpi n’émette des  mandats contre son propre  camp.  Vrai ou faux ? Quoi qu’il en soit,  les autorités ivoiriennes ont annoncé  le vendredi 20 septembre 2013,  leur refus de transférer devant la Cour pénale internationale (CPI) Simone Gbagbo, la compagne de l’ex-président Laurent Gbagbo, poursuivie comme son mari pour crimes contre l’humanité après les violences postélectorales de 2010-2011.

Le conseil des ministres, réuni en session extraordinaire, "a décidé de présenter une requête en irrecevabilité et de surseoir à exécuter le mandat d’arrêt émis par la CPI le 29 février 2012 (...) sur la demande du transfèrement de Mme Simone Gbagbo à La Haye", indiquait un communiqué gouvernemental. Le refus du gouvernement  d’extrader Mme Gbagbo vers la CPI "vise à la faire juger en Côte d’Ivoire (...) par les juridictions ivoiriennes (...)", explique ce communiqué. Le gouvernement, qui "déposera incessamment sa requête au greffe de la CPI", a justifié sa décision par le fait que les juridictions nationales "sont aujourd’hui réhabilitées et à même de lui (Mme Gbagbo) faire un procès juste et équitable garantissant les droits de la défense", précise le texte.

"Aujourd’hui, la justice est en marche. Rien ne justifie le transfèrement à La Haye de Madame Gbagbo", a justifié M. Koné Bruno, porte-parole du gouvernement ivoirien. "Si nous avions le moindre doute quant à l’équité de la justice ivoirienne, nous l’aurions quand même extradée aux Pays-Bas", a-t-il assuré. Le régime d’Alassane Ouattara est régulièrement accusé de favoriser une "justice des vainqueurs", aucune figure de son camp n’ayant été inquiétée pour les graves crimes commis durant la dernière crise.

 

 Armand B. DEPEYLA, in le quotidien ivoirien "Soir Info".


Source: EDUCARRIERE.CI

mercredi, 25 septembre 2013

APRES LES LARMES DE COMPASSION QUI ONT SUIVI LA RUMEUR DE SON DECES, AIDONS MAINTENANT ET CONCRETEMENT AWA EHOURA A SURVIVRE


 

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Chers frères et sœurs Ivoiriens, chers amis du monde entier,

 

Le jeudi 19 septembre 2013, dans la soirée, une rumeur folle et sans fondement s’est emparée de la toile, annonçant la mort de notre sœur Tabitha Awa Ehoura, anciennement journaliste à la RTI et licenciée par la nouvelle direction de la structure étatique, en raison de sa proximité avec l’ancien régime ivoirien, incarné par le Président Laurent Gbagbo.

Chacun de nous le sait, Awa Ehoura est une grande malade du diabète, insulinodépendante (à outrance), qui est sans ressources et qui subit de plein fouet les complications neurologiques de la longue absence de traitement endurée pendant les 3 à 4 mois de braise de la crise postélectorale ivoirienne. Elle en paie aujourd’hui le prix fort et n’est vivante, après un manque aussi prolongé d’insuline, que par le miracle de DIEU. Elle porte bien son nom : TABITHA, la ressuscitée de la Bible.

La rumeur relevée plus haut a fait un mal immense aux Ivoiriens et ceux qui l’ont répandue leur en doivent des excuses. Elle a fait répandre beaucoup de larmes et a causé beaucoup de douleur, de désarroi et de détresse. Aussi bien dans sa famille, parmi ses proches et amis, que chez ses enfants, singulièrement l’aîné, résidant à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, qui a appris le décès de sa mère sur… Facebook. Tout bonnement ! Comme tout le monde. Tout comme son époux, alerté, lui, par les pleurs d’un attroupement de voisins, et qui a dû se rendre, affolé, chez sa mère où elle se reposait, à 3 heures du matin, pour en avoir le cœur net (Awa étant injoignable, ce soir-là). C’est inacceptable !

Que cela serve de leçon et que désormais, toute information de ce genre soit dûment recoupée et vérifiée avant diffusion. Voilà où mène la recherche effrénée et aveugle de scoop. Les effets auraient pu être irréversibles pour les personnes trop sensibles ou cardiaques.

Passé cet incident, l’enjeu est et demeure aujourd’hui le secours à apporter à notre sœur Awa Ehoura (Cell. 225 01 37 70 75 et 225 57 81 82 81) afin de garder sa vie sauve et ne pas avoir, un matin, à déplorer son décès véritable pour non-assistance.

Depuis une année et demi, un groupe de donateurs, Ivoiriens modestes et amis tout aussi modestes de la Côte d'Ivoire, mobilisés par nos soins, s’évertue à garder notre sœur en vie par un soutien financier mensuel régulier. A ce jour, les forces se sont quelque peu essoufflées et le besoin d’enregistrer de nouveaux donateurs se fait de plus en plus pressant. Malgré nos appels récurrents et répétés, très peu d’autres Ivoiriens se manifestent pour apporter leur secours à Awa.

N’attendons pas d’avoir à pleurer nos plus chaudes larmes pour témoigner notre amour à Awa Ehoura mais apportons lui plutôt, ici et maintenant, l’aide dont elle a besoin pour survivre. Ses soins et suivis médicaux sont très coûteux pour elle : 200.000 F CFA par mois (305 EURO; rappelons-nous qu’elle n’exerce plus aucun emploi, qu’elle est physiquement diminuée et qu’elle a besoin de notre appui même pour les plus simples contingences domestiques, s’évaluant également environ à la même somme).

C’est avec une grande peine que nous arrivons aujourd’hui à réunir ces montants. Avec un grand nombre de donateurs à petits montants, nous pouvons valablement assurer ses besoins médicaux et domestiques, sans que nul n’en ressente la moindre pression, en attendant l’appel que nous allons lancer vers la fin de l’année pour lui trouver les fonds nécessaires à son installation dans une activité génératrice de revenus, dans le souci qui est le nôtre de la rendre indépendante financièrement.

Ainsi donc, toute personne sensible et désireuse de nous aider dans cette belle aventure peut nous joindre au (225) 07 04 71 11, (225) 07 97 28 11 et (225) 05 46 02 84 (Ahogny Raphaël, Riviera 3), (225) 08 08 01 11 (Konan Isidore, Plateau), ou +33 6 34 93 00 81 (Rita Fourlin, en France) pour s’inscrire, avec le montant de ses dons et leur fréquence, sur la liste des donateurs pour ces 4 derniers mois de l’année. Nous n'avons pas même encore pu lui apporter son soutien du mois d'AOUT, à plus forte raison, celui de SEPTEMBRE. Fasse DIEU que vous puissiez nous y aider.

Dans l’espoir de voir le présent appel susciter autant d’adhésion que la rumeur de la présumée mort d’Awa Ehoura a suscité d'émoi et de désolation, nous prions que la grâce de DIEU vous soit pleinement accordée, à vous et à chacune de vos familles !

 

Bien à tous et que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !

 

DINDE Fernand AGBO

mardi, 24 septembre 2013

APRES SON REFUS DE TRANSFERER SIMONE GBAGBO A LA CPI, OUATTARA DOIT-IL DEMANDER LA LIBERATION DE GBAGBO?


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Le gouvernement ivoirien reconnaît qu’il existe désormais en Côte d’Ivoire, les conditions de procès «justes et équitables» pour poursuivre Simone Ehivet Gbagbo devant ses juridictions. Dès lors Alassane Dramane Ouattara n’a plus aucune raison de détenir encore longtemps à La Haye le président Laurent Gbagbo poursuivi.


A la veille du départ d’Alassane Dramane Ouattara pour New York où il compte prendre part à la 68ème Assemblée générale des Nations unies, son gouvernement a décidé de ne pas transférer l’ex-Première dame devant la Cour pénale internationale (Cpi). Il justifie sa position par le fait que désormais «les conditions d’un procès juste et équitable sont garanties» en Côte d’Ivoire. Cette décision prise, le vendredi 20 septembre dernier, par un conseil des ministres extraordinaire, sous-tend évidemment que Mme Simone Gbagbo va être jugée en Côte d’Ivoire.

Ainsi, après 18 mois après le mandat d’arrêt lancé contre l’épouse du président Gbagbo par la Cpi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, on connaît désormais la réponse des nouvelles autorités ivoiriennes. Elles disent non à l’injonction de la juridiction internationale. «Il y a deux ans, vous le savez, la Côte d’Ivoire sortait d’une grave crise post-électorale, les juges étaient éparpillés dans la nature, la hiérarchie judiciaire était cassée. Et donc tout cela, à l’époque en tout cas, ne permettait pas d’offrir à l’ex-président Gbagbo les conditions d’un jugement équitable, objectif, indépendant. Aujourd’hui la situation est différente. Les juridictions ivoiriennes sont en place, les juges sont là. Nous avons estimé, au niveau du gouvernement, que les conditions étaient réunies pour un procès juste et équitable en Côte d’Ivoire, pour Mme Gbagbo», indiquait aussitôt sur les antennes de Rfi, le ministre Bruno Koné, porte-parole du gouvernement ivoirien.

Le gouvernement ivoirien a alors décidé de présenter une requête en irrecevabilité et de surseoir à exécuter le mandat d’arrêt émis par la Cpi le 29 février 2012. Toute chose étant égale par ailleurs, Alassane Dramane Ouattara n’a plus aujourd’hui aucune raison valable de garder encore longtemps, loin du théâtre des opérations politiques, le président Laurent Gbagbo. S’il peut demander au Bureau du procureur de la Cpi d’arrêter ses poursuites contre l’ex-Première dame pour les mêmes chefs d’accusation que son mari, Alassane Dramane Ouattara peut également le faire pour le président Gbagbo. Mais l’actuel homme fort d’Abidjan a-t-il suffisamment de cran pour braver les faucons de son régime ? Rien n’est moins sûr tellement les risques encourus sont grands. Alassane Dramane Ouattara doit toutefois dépasser les intérêts partisans pour se hisser au-dessus du lot et prendre la bonne décision. Car c’est là qu’il est attendu par l’ensemble des Ivoiriens, la communauté dite internationale ainsi que les partenaires au développement. Il y va de la réconciliation des fils et filles de ce pays.

Le non du gouvernement pas une bravade

Faut-il saluer le non du gouvernement Ouattara à l’injonction du procureur de la Cpi ? Le refus vu cet angle, laisserait entrevoir un bras de fer engagé entre la Gambienne Fatou Bensouda et le gouvernement ivoirien. On pourrait penser que le pouvoir Ouattara qui s’est engagé «à collaborer pleinement avec la Cpi» serait entré en conflit ouvert avec le Bureau du procureur et qu’il serait en train de lui tenir tête. Ce serait se tromper énormément. C’est le conseil de l’ex-Première dame qui résume le mieux ce que cache cette décision. «C’est pour éviter tout transfert des anciens chefs de guerre promus aujourd’hui à de hautes fonctions, et pourtant fortement suspectés d’être les auteurs de graves crimes de guerre, notamment du génocide de Duékoué», déclarait Me Abiba Touré dans l’Intelligent d’Abidjan du samedi 21 septembre dernier. Une opinion largement partagée par la majorité des Ivoiriens et  par de nombreux observateurs de la vie politique ivoirienne qui soutiennent que le gouvernement a aussi pris cette décision pour éviter une grosse honte à Alassane Dramane Ouattara. Ils expliquent que le chef de l’Etat ivoirien n’avait certainement pas imaginé qu’en envoyant son adversaire politique à La Haye, cela aurait eu un impact sérieux sur sa gouvernance au point de lui détourner tous ses soutiens d’hier. Ils estiment que faute de consensus sur les dossiers importants qui demandent la cohésion nationale, il est aujourd’hui judicieux d’investir en Côte d’Ivoire.

L’épée de Damoclès sur la tête de Ouattara

En d’autres termes, pour les soutiens d’Alassane Ouattara si les Ivoiriens ne sont pas réconciliés entre eux, la Côte d’Ivoire est condamnée à aller à vau l’eau. Or, les partenaires au développement n’aiment pas les pays à risques. Ils estiment donc que la libération de l’ex-chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, est aujourd’hui plus que nécessaire. Rejoignant ainsi la position de l’opposition incarnée par le Front populaire ivoirien (Fpi) qui fait de la libération du président Laurent Gbagbo non pas «un préalable» mais «un impératif». Soutenu, en son temps, par une communauté internationale, qui se résumait à la France de Nicolas Sarkozy appuyée par les Etats unis d’Obama, Alassane Ouattara était convaincu peut-être que personne, à la Cour pénale internationale, ne réclamerait des têtes dans ses rangs. Il observe le contraire aujourd’hui. Il commence donc à comprendre que plus il s’entête à en finir avec les pro-Gbagbo en les expédiant à La Haye, plus il fait peser l’épée de Damoclès sur sa propre tête. Alassane Dramane Ouattara ne veut plus continuer de s’enfoncer davantage dans les erreurs politiques comme celle qu’il a commise en entraînant Laurent Gbagbo devant la Cpi en novembre 2011.


Robert Krassault, in le quotidien ivoirien "Notre Voie".

dimanche, 22 septembre 2013

GOUVERNEMENT DE RECONCILIATION NATIONALE EN CI: LES VICTIMES DE DUEKOUE SUSPECTENT LA FRANCE D’UN AUTRE COUP TORDU PLUS CRUEL QUE CELUI DU 11 AVRIL 2011

 

 

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Ces derniers jours, les journaux de l’opposition ivoirienne (ô, sacrés journaux bleus du collectif J.V.11, sève de la résistance patriotique !) nous ont appris que le président élu par la communauté internationale en Côte d’Ivoire est rentré au pays, sonné et pour cause ; il aurait été sommé par l’actuel pouvoir français de :

-1°: libérer sans condition aucune tous les prisonniers politiques (tous des pro-GBAGBO),

-2°: nommer  un premier ministre pro-GBAGBO,

-3°: nommer  un chef d’état major des armées  issu des rangs des ex- forces de défense et de sécurité de Côte d’Ivoire (F.D.S.-C.I. ou F.A.N.C.I.),

-4°: revoir la composition de la commission électorale qui, on le sait depuis toujours, n’a rien d’indépendant.

Sur ces informations, reprises encore hier par le  "Quotidien d’Abidjan", nous voudrions, en tant que victimes de la cabale et des massacres de la France contre notre pays, la Côte d’Ivoire, donner notre avis.

I – DU POUVOIR POUR LE POUVOIR

En supposant un seul instant que les informations énumérées ci-dessus soient vraies, nous disons alors ceci : tel que mené, si l’assaut franco-onusien contre notre pays en Mars et Avril 2011 avait exterminé tous les cadres et ministres pro-GBAGBO comme ces méchants ont lâchement assassiné l’officier  militaire BABRI Gohourou, le ministre TAGRO Désiré et bien d’autres de nos compatriotes, où serions-nous tous aujourd’hui pour qu’un pro-GBAGBO soit choisi comme  premier ministre d’un individu dont certains même de ses partisans reconnaissent ou découvrent aujourd’hui qu’il nous a volé notre victoire à la présidentielle de Novembre 2010, par Youssouf BAKAYOKO, Nicolas SARKOZY,  Ban Ki MOON et leurs armées interposés ? Or, voici que MAHAN GAHE, un valeureux patriote vient de mourir, après des milliers d’autres Ivoiriens, illustres et inconnus, par la méchanceté même de ceux-là qui nous ont imposé leur racisme, leur voracité et leur haine.

II – QUELLE BONNE GESTION DE QUEL BON POUVOIR?

Entre nous, que va faire le Front Popula ire Ivoirien (F.P.I.) au sein d’un gouvernement qui a fait massacrer des Ivoiriens par milliers, comme s’il avait voulu régner sur un…cimetière, avec ses hordes d’étrangers qui ont aujourd’hui envahi notre pays et y font la loi par la force de leurs armes de guerre ? Voici que notre pays n’est plus à nous, pris en otage qu’il est, avec des légions d’assaillants puissamment armés dans nos résidences, nos villages, nos villes, nos champs et même dans nos casernes militaires, nos commissariats et postes de police, notre administration et devisant sans gêne, parfois même dans une ethnie qui n’a jamais été d’ici. Pis, infamie des infamies, cette racaille en armes a massacré des milliers de nos compatriotes et est jusqu’à présent impunie ! La constitution, mille fois violée, est en souffrance. Entre nous, quelle bonne réconciliation sans justice ?

III – PENSER PAR NOUS ET POUR NOUS DANS UN MONDE DE VRAIE JUSTICE

Après un siècle d’une colonisation sauvage et un demi-siècle de fausse indépendance, nous voici ramenés dix siècles en arrière par la volonté de ceux qui, comme monsieur SARKOZY,  se targuent d’être de la patrie des droits de l’homme, avec ses  "Attila" et ses "Gengis Khan" locaux qui nous empestent l’air au quotidien.  Mais alors franchement, qui, ici en Côte d’Ivoire, a oublié les puants accords dits de Marcoussis de Janvier 2003 et la haine raciste des De VILLEPIN, Pierre MAZEAUD et Jacques CHIRAC ? L’arrogante et calomnieuse intrusion des gouvernants français, de leurs réseaux d’affaires et de leurs médias dans notre quotidien reste encore vivace dans nos mémoires. Sans oublier les nombreux bombardements et massacres de l’armée française contre des patriotes et civils  ivoiriens aux mains nues, en 2004 et 2011. Nous expliquera-t-on un jour le pourquoi d’une telle folie, sauvage et grandement meurtrière ? Aujourd’hui encore, ce sont des accords du genre «assieds-toi, mange avec le diable et réjouis-toi» qui nous sont proposés. Pardonner à des rebelles sanguinaires et accepter de partager le pouvoir avec eux, comme en 2003 et en 2007, c’est faire preuve de grandeur d’esprit et d’ouverture au dialogue et à la paix mais être conduit par la France à composer avec ses ouailles ou la racaille ambiante qui a endeuillé et détruit notre pays serait une porte ouverte à une plus grande traîtrise de la France qui n’a de ressources que les richesses de notre sol et de notre sous-sol ! Comme il a plu à la France de mener la communauté internationale en bateau pour nous faire massacrer, laissons cette France de la décadence et ses démons locaux aller au bout de leur logique de volonté d’extermination des patriotes ivoiriens, d’usurpation du pouvoir par invasion étrangère massive de notre pays et nous verrons à quoi ils aboutiront. Nous avons froid dans le dos quand nous pensons aux coups tordus de la France en Afrique, son omniprésence dans les coups d’Etat qui ont eu lieu sur le continent africain, à son piège grossier contre Toussaint LOUVERTURE, son génocide impuni au Cameroun il y a un demi siècle, à sa main mise sur les pays des Antilles et de l’Océan Pacifique où elle a fait assassiner Jean-Marie TCHIBAOU ainsi que Thomas SANKARA au Burkina Faso en 1988, avant de contraindre Pascal LISSOUBA du Congo Brazza et le père Jean-Bertrand ARISTIDE d’Haïti à l’exil, il y a quelques années. C’est pourquoi nous réprouvons l’idée ou le fait que ce soit la France qui prenne encore des décisions pour notre propre existence. Ne serait-ce peut-être pas parce qu’il semble impossible  ou coûteux à la France de nous débarrasser de son armée coalisée de la C.E.D.E.A.O.(Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) majoritairement burkinabè et de ces millions d’immigrants sans foi ni loi, qu’elle a contribué à déverser dans notre pays que la France, fidèle à une fâcheuse perfidie, croit pouvoir tendre un piège au grossier que farfelu à l’opposition ivoirienne ?

IV – CONCLUSION

A l’ombre de l’arbre où ils ont discuté, les quelques membres du collectif des victimes de Duékoué voudraient dire ceci :

- s’agissant de la libération des prisonniers politiques ivoiriens, c’est bien à la France qu’il revient d’accélérer ce processus pour que tous ces prisonniers ainsi que le Président  GBAGBO et son épouse, la mère de tous les patriotes ivoiriens, soient enfin libres. Pour la simple raison que c’est bien la France, sous SARKOZY, qui a commandité leur humiliation, leur maltraitance et leur incarcération, après avoir bombardé et tué des milliers de jeunes patriotes ivoiriens autour du palais présidentiel à Abidjan, en Avril 2011. Car dévoilée et mise à nu dans sa volonté d’asservissement de notre peuple et de notre Nation, la France sarkozienne, comme une brute, a rué dans les brancards pour s’en prendre à tous ceux qui en osant leur dire non, ont par là-même ouvert les yeux aux Ivoiriens et rallumé la flamme du patriotisme.

– quant à la nomination d’un premier ministre pro-GBAGBO, nous ne sommes pas le porte-parole ou l’avocat du F.P.I. mais au moins notre opinion est que ceux qui ont sali notre pays pour l’attaquer sont noyés par la pagaille et la merde qu’ils y ont installées, au point où en voulant jouer les bons offices, le F.P.I. ou  tout parti  d’opposition responsable risque un matin d’être accusé d’avoir pratiqué l’euthanasie sur la personne d’un grabataire (le tyran au pouvoir, son entourage et sa soldatesque) atteint d’un cancer irréversible, toujours par la France qui continue de se croire chez elle, en notre pays !

- pour les mêmes raisons qui précèdent, la France en bonne altruiste, a encore sous la main des généraux qui ont pour noms DETO Leto, DOUE Mathias, KASSARATE, MANGOU ou même le piteux colonel Gahoudi OULATTA, élu député à Bangolo. Quel bon officier, ex-F.D.S., va encore se faire accuser demain par la France de crimes contre l’humanité quand, en voulant restaurer la république gravement mutilée, cet officier souhaité par la France va procéder au désarmement de brigands et d’étrangers se prenant pour des militaires alors qu’ils n’ont de formation véritable que leur forte adhésion au mensonge, à l’instinct grégaire, à la violence gratuite et à la mise à mort de tout contradicteur?

- la Commission Electorale sans le sulfureux Youssouf BAKOYOKO ? C’est ici que la France, toute honte bue, rejoint enfin le F.P.I., les patriotes ivoiriens et les victimes que nous sommes. Victimes depuis 2009 des listes électorales par la technique frauduleuse du groupe français SAGEM qui a exclu des Ivoiriens lors de l’enrôlement des électeurs, victimes de l’engagement sorcier et irresponsable de Beugré MAMBE  ainsi que de son successeur Youssouf BAKAYOKO, nous voulons savoir aujourd’hui qui a vraiment gagné l’élection présidentielle de 2010 avant toute autre chose. Toute autre chose qui consiste en ces questions:

- 1/ quel est, selon la C.E.I. de Youssouf BAKAYOKO, le nombre actuel des électeurs ivoiriens et quelle sera son augmentation avec la naturalisation des neuf cents mille (900 000) faux apatrides de monsieur OUATTARA et de son complice Blaise COMPAORE, étant entendu que chacun de ces apatrides n’est pas forcément sans épouse et sans descendance ? (cf. les analyses sur ce sujet du professeur Hubert OULAYE , de Hassan MAGUED ou de Joseph MARAT).

- 2/ combien sommes-nous désormais d’Ivoiriens, au milieu de ces innombrables hordes d’étrangers qui nous ont envahis et vivent ici comme dans une jungle ? 60, 50 ou alors 40%, vu qu’en 2000, la Côte d’Ivoire avait déjà (officiellement !) 26% d’étrangers sur son sol. Ceci pour dire quoi ? Pour dire tout simplement quelles bonnes élections par ici sans un recensement rigoureux des populations et surtout quel bon développement économique sans désarmement de toute la racaille commandée et envoyée sur nos terres par la France et l’O.N.U. ?

Le pardon et la bonne disposition d’esprit ne sont point une faiblesse, bien au contraire : c’est oublier tous les nombreux torts endurés par soi et sa propre destinée qui relève de la bêtise. Surtout qu’il est bien connu qu’il n’y a qu’une seule chose que les hommes préfèrent à la liberté : l’esclavage ! C’est pourquoi nous disons : France, grande France, toi qui as oublié que des Africains dont des Ivoiriens ont participé à ta libération des puissantes griffes de l’Allemagne et du nazisme en 1945, toi qui as royalement ignoré le fait qu’il n’est pas un seul Ivoirien qui ait au moins un parent Français, toi qui t’es moqué éperdument de l’appel à la retenue de Jacques VERGES en Février 2011 et qui a nous a attaqués pour nous faire massacrer, prends courageusement le taureau de ta rébellion par les cornes pour l’anéantir à jamais. Ne refuse pas, comme le mauvais fermier, toi la France du dévouement à la cause d’autrui, chère France de la vertu, de chercher à savoir ce que cela coûte de servir de la confiture à des cochons. En attendant que nous portions massivement plainte contre toi, médites un peu ceci : le fait que tes bombardiers n’aient pas réussi à mettre GBAGBO en fuite en Avril 2011, comme un couard ou comme ces psychopathes que tu installes au pouvoir en Afrique pour couvrir tes pillages, la volonté et le courage de GBAGBO de n’avoir pas fui le palais, tout ça ne te dit rien, France de la servitude ? Vraiment ?

Cependant, nous sommes rassurés par la déclaration du grand combattant pour la liberté totale qu’est AFFI N’GUESSAN : « le seul et unique point de notre agenda, c’est la libération de GBAGBO ». Pas question de légitimer un pouvoir importé ou imposé (et qui est en agonie), comme dirait le vieux BANAO !

 

Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel CALEB, le 20 Septembre 2013.

samedi, 21 septembre 2013

MORT POUR AVOIR DEFENDU LA LIBERTE SYNDICALE

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C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès de Mahan GAHE. Nous nous inclinons tout d’abord devant la douleur de ses proches, de ses amis, des camarades de la confédération syndicale Dignité et de toutes celles et ceux qui partagent son combat pour la défense des intérêts des travailleurs contre le capitalisme néocolonial.

 

Arrêté en avril 2011, celui qui présidait aux destinées de Dignité (premier syndicat libre du pays) a fini par succomber aux tortures physiques et morales qu’il avait endurées pendant près de deux ans.

Que lui reprochait-on ? Avoir refusé de suivre le candidat de la Communauté internationale dans son opération ville morte destinée à écarter Laurent GAGBO du pouvoir. Voilà d’ailleurs ce qu’il répondait courageusement au juge qui l’auditionnait pour la première fois après plus d’un an d’incarcération arbitraire :

«  Le juge qui prend la parole le premier dit à Mahan Gahé : « Monsieur Mahan vous êtes accusé d’avoir lancé un contre-appel aux travailleurs pour leur demander de désobéir à l’ordre du président qui appelait à cesser de travailler… ».

Voilà ce que répond le prisonnier politique :

« Monsieur le juge, vous me faites peur ! Vous me faites peur parce que vous êtes censé appliquer la loi. Mais il me semble que vous ne la connaissez pas. J’ai donc peur que vous appliquez autre chose que la loi dans cette affaire qui me concerne. D’abord de quel président parlez-vous ? Si c’est du président Alassane Ouattara que vous parlez, ce que je devine aisément, il n’était pas encore président quand j’ai lancé mon appel. Je ne pouvais donc pas lui avoir désobéi avant qu’il n’ait été reconnu comme tel par le Conseil Constitutionnel qui avait déjà investi son adversaire ».
Il a été reconnu par la communauté internationale, a relancé le juge.

« Vous me faites encore plus peur. Mais soit, supposons que ce sont les Ivoiriens qui votent et c’est la communauté internationale qui proclame les résultats, le président élu n’est pas comme moi un leader syndical pour lancer des grèves et appeler à saboter l’économie du pays qu’il est appelé à diriger. Je comprends que mon crime est d’avoir souhaité que les Ivoiriens travaillent pour sortir leur pays du sous-développement… j’étais loin de penser qu’un chef d’Etat aurait pu prendre cela pour un crime gravissime ». » Ici.

OUATTARA et ses riches amis du CAC40 (Armajaro, Bouygues, Bolloré, Dreyfus, SIFCA,…) peuvent se réjouir. Ce grand syndicaliste épris de justice et d’équité ne sera plus là pour faire obstacle à leurs vastes projets de spéculations et autres entreprises lucratives au détriment des travailleurs. Tous ceux qui ont ferraillé avec lui reconnaissent son intégrité et sa détermination dans la mobilisation, y compris les gouvernements qui se sont succédé sous Laurent GBAGBO avec lesquels il n’était pourtant pas tendre dans les négociations, et ce en dépit des sympathies qu’on lui prêtait avec ce régime. 

Comme d’autres avant lui, Mahan GAHE a défendu jusqu’à la mort les principes d’indépendance et de liberté syndicale, revendiquant la liberté de faire grève dans le cadre d’un syndicalisme de revendications, mais refusant l’obligation de faire grève à l’appel d’une autorité quelle qu’elle soit, qui plus est illégitime.

Mahan GAHE a rejoint la longue liste des martyres de la Côte d’Ivoire libre et indépendante, mais aussi de tous ceux qui placent très haut le combat pour la défense des valeurs démocratiques contre la prédation capitaliste d’où qu’elle vienne. Après sa libération provisoire en décembre dernier et le non lieu dont il a bénéficié en janvier de cette année, la CGT l’a d’ailleurs mis à l’honneur au 50ème Congrès de TOULOUSE en rendant hommage à son courage et à son abnégation.

Sa tragique disparition nous rappelle l’impérieuse nécessité de continuer et d’accélérer le combat pour le retour à un état de droit en Côte d’Ivoire. Outre les centaines de prisonniers politiques illustres ou anonymes qui croupissent toujours dans des conditions inhumaines dans les nombreux Guatanamo ivoiriens, il y a toutes celles et ceux qui sont détenus au secret et sont en proie à des tortures quotidiennes. Ils doivent non seulement être remis en liberté, mais également réintégrés dans la plénitude de leurs droits (dégels des avoirs, indemnisations, prises en charge sanitaires,…). Et c’est ce que le décès de Mahan GAHE dans ces conditions réaffirme : libérer tous les prisonniers politiques est certes une condition nécessaire à la réconciliation des Ivoiriens, mais elle est loin d’être suffisante.

Ce que d’aucuns ont intérêt à faire croire –à commencer par ceux qui sont au pouvoir et tous ceux qui les ont aidés à s’y installer- que la crise ivoirienne se résumerait à un affrontement entre deux camps politiques au détriment de la population civile- s’avère en fait un véritable conflit de valeurs. Paralyser l’opposition, éradiquer la liberté syndicale, favoriser un retour d'exil sans garanties, porter atteinte à toutes les libertés fondamentales (se réunir, manifester, faire ou ne pas faire grève en l’occurrence, s’exprimer), voilà le mode de gouvernance choisi par le Régime OUATTARA. Mais il ne saurait se maintenir au pouvoir sans le soutien de l’OCCIDENT et de la France en particulier.

Car s’il est vrai comme le disait Noam CHOMSKY que « La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures », il nous appartient d’exiger que la France rende compte de son rôle dans la situation actuelle de la CÔTE D’IVOIRE et dans celles de nombreux autres pays qu'elle considère comme son pré carré.

« Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre » disait CHURCHILL. A nous de prendre acte du désir des Ivoiriens en particulier et des peuples en général de vivre en paix, mais à nous également de ne pas laisser falsifier l’Histoire par ceux qui y ont intérêt en inversant la victime et le bourreau.


Christine TIBALA

vendredi, 20 septembre 2013

HALTE AUX RUMEURS FOLLES ET INJUSTIFIEES, AWA EHOURA EST BEL ET BIEN VIVANTE!

 

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AWA EHOURA est bel et bien vivante!

J'ai parlé avec elle ce matin, vendredi 20 septembre 2013, à 4h30, pendant une bonne quinzaine de minutes, en tant que le coordonnateur de l'opération de soutien en sa faveur.

C'est elle-même qui m'a appelé, pour s'indigner de la rumeur folle qui courait sur son compte, qui la donnait pour morte et qui avait ébranlé tous ses parents, amis et connaissances.

Elle est en pleine forme et joignable au 01 37 70 75 ou 59 81 82 81. Aucun signe d'agonie, à plus forte raison de mort!

Arrêtons donc la saignée et utilisons plutôt cette énergie débordante et expansive consacrée à répandre la rumeur de son "décès" pour lui apporter le soutien financier dont elle a besoin mensuellement pour ses soins médicaux et pour ses besoins domestiques, et pour lequel nous attendons encore et toujours des donateurs qui se raréfient ! ! !

Que DIEU bénisse AWA EHOURA et qu'il bénisse tous ceux qui l'aiment sincèrement et la soutiennent avec vérité.

 

DINDE Fernand AGBO,

de retour de voyage, crevé mais qui vous devait cette mise au point, avant tout repos.

MORT DE MAHAN GAHE - JUSQU'AU BOUT DE LA HAINE

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La nouvelle de la disparation du syndicaliste, fervent défenseur des travailleurs et de la légalité, continue de nous secouer. Nul ne pouvait s’imaginer que le Secrétaire Général de la Centrale Syndicale Dignité quitterait en ce jour du 16 Septembre 2013, la terre des hommes. On le savait combattif, déterminé à aller jusqu’au bout de l’espoir de voir une Côte d’Ivoire nouvelle. Mais, à l’opposé le régime était déterminé à aller jusqu’au bout de la haine. Une haine que ce régime imposé manifesta dès sa prise controversée du pouvoir d’Etat. Parmi, ceux qu’il fallait éteindre, se trouvait Mahan Gahé Basile. Et lorsque ceux qui règnent chez nous fixent leur haine sur ceux qu’ils considèrent comme les damnés de la république, ils vont jusqu’au bout.

Mahan Gahé tomba entre les mains vengeresses et brulantes du pouvoir qui, maitrisant habilement tous les rouages de la torture,  mania celle-ci avec une indicible froideur. Mahan Gahé y laissa des côtes brisées et des vertèbres cervicales cassées. Bien que physiquement diminué, le régime lui imposa un long séjour dans l’une de ses nombreuses geôles du nord. Lentement, comme un vieillard qui marche à pas pesant,  Basile s’approcha de la mort et lorsqu’il fut libéré le 22 Décembre 2012, c’est une coquille vide que le régime brandit comme un haut fait à vénérer. Mahan était déjà fini. Il essayait de s’accrocher à la vie. Mais la haine du régime était tellement forte que la maigre force qui restait au martyr, ne tint point. Le régime poussa la haine jusqu’au bout et Mahan se coucha. La cible est atteinte. Le « Général » est parti.

Pour avoir dit « Non », il a été invité à rejoindre les autres victimes du régime. Il a dit «  Non » à l’imposture, « Non » à la destruction d’un pays hospitalier attaqué par des rebelles sanguinaires une nuit de Septembre 2002. Le « Général » resta au chevet de la mère patrie, pria et se battit pacifiquement pour elle. Il s’offrit en sacrifice pour les oubliés du système abonnés aux Smig insignifiants qu’il invita à travailler lorsque vers nous, courrait le complot international. Lorsque les comploteurs fermèrent les banques pour nous affamer, posèrent un embargo sur nos médicaments pour nous voir mourir, il se trouva dans les rangs des hommes dignes, le « Général » Mahan Gahé. Pour cet engagement, le régime alla jusqu’au bout de la haine. Mahan Gahé devait être torturé, diminué physiquement et en conséquence mourir comme une flamme qui s’éteint lentement.

Parti, Mahan Gahé Basile laisse au régime d’autres morts en sursis. Et Dieu seul sait combien sont-ils à souffrir entre quatre murs. Il part, confiant à nos souvenirs ce qui est désormais une tradition: la torture, la persécution de ceux qui refusent d’accompagner, soutenir et encenser le régime. Il part avec le sentiment que les damnés de la république, tous abandonnés à la méchanceté du régime, ne devront compter que sur leurs propres forces pour faire fleurir une nation nouvelle.

Pour le conduire aux portes de l’éternité, nous ne porteront  pas son corps. La vérité est là, toute nue comme le sont les tortionnaires. Il serait inutile de forcer une porte déjà ouverte. Nous l’accompagneront avec des langues de rameaux parce qu’il fut un homme de paix. Il ira se reposer comme tous ceux qui ont combattu le bon combat.  Et nous, sur terre, notre mission sera de briser la haine que développe le régime. Toujours la tête haute et le regard fixé vers l’objectif. Nous mourrons débout !

 

Alain BOUIKALO, Juriste

jeudi, 19 septembre 2013

LIDER ACCUSE OUATTARA DE HAUTE TRAHISON ET APPELLE LE PEUPLE A EN TIRER LES CONSEQUENCES

 

côte d'ivoire,Tags: Constituion, haute trahison, LIDER, Ouattara

 

La presse rapporte des conflits internes aux partis du Rhdp. LIDER n’aurait accordé aucun intérêt à ce type de débats, si les propos tenus de part et d’autre ne révélaient pas le malaise général de la démocratie dans notre pays. Les partis politiques qui ont gouverné l’Etat de Côte d’Ivoire non seulement ne respectent pas leurs propres constitutions, c’est-à-dire leurs statuts et leurs règlements intérieurs, mais une fois au pouvoir, sont incapables d’assurer le respect de la Constitution et la construction de la Nation, comme le dispose l’article 34 de la loi fondamentale : «Le Président de la République est le Chef de l’Etat. Il incarne l’unité nationale. Il veille au respect de la Constitution. Il assure la continuité de l’Etat. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, du respect des engagements internationaux.»

Pour preuve, Alassane Dramane Ouattara, qui a prêté serment le 6 mai 2011, reste encore aujourd’hui, 2 ans et demi après, président du Rdr, cumulativement à ses fonctions de président de la République. La loi n° 2000-513 du 1er août 2000 portant Constitution de la Côte d’Ivoire, dispose pourtant en son article 54 que les fonctions de président de la République sont incompatibles avec celle de président d’une formation politique : «Les fonctions de Président de la République sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de tout emploi public, de toute activité professionnelle et de toute fonction de dirigeant de Parti Politique.»

LIDER n’a de cesse de dénoncer les violations du droit et de la Constitution par Alassane Dramane Ouattara depuis son accession à la présidence de la République. Comment peut-il être capable de construire la nation ivoirienne, si lui-même viole le serment qu’il a prêté sur la Constitution, dont le contenu, selon l’article 39, est le suivant : «Devant le peuple souverain de Côte d’Ivoire, je jure solennellement et sur l’honneur de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, de protéger les Droits et Libertés des citoyens, de remplir consciencieusement les devoirs de ma charge dans l’intérêt supérieur de la Nation. Que le peuple me retire sa confiance et que je subisse la rigueur des lois, si je trahis mon serment

Au vu de ce qui précède, LIDER constate la haute trahison de son serment par Alassane Dramane Ouattara depuis 864 jours et, conformément à l’article 109 de la Constitution ivoirienne qui dispose que «le Président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions et traduit devant la Haute Cour de Justice qu’en cas de haute trahison», souhaite la mise en place urgente de la Haute Cour de Justice, et la comparution devant elle de M. Ouattara.

LIDER  rappelle par ailleurs au peuple souverain de Côte d’Ivoire qu’il est en droit d’utiliser tous les moyens constitutionnels pour retirer sa confiance au Dr. Ouattara.

LIDER reste à la disposition des  populations, de la société civile et des politiques pour mener ce combat pour la bonne gouvernance.

Ensemble, nous réussirons.

 

Par LIDER, 16 septembre 2013

 

Source: LIDER-CI.ORG