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mercredi, 30 octobre 2013

6 GENERAUX FRANÇAIS FONT DE GRAVES REVELATIONS: «ON DEVAIT DEGOMMER GBAGBO POUR METTRE OUATTARA»

 

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Le bombardement du camp français de Bouaké pendant l'opération ''Dignité'' lancée en novembre 2004 par l'armée ivoirienne contre les positions de la rébellion, n'a pas fini de livrer ses secrets.

 

Neuf (9) ans plus tard, des langues, et non des moindres, se délient et font des révélations sur cet événement qui a durement secoué la vie politique nationale. Il s'agit de six (6) généraux français, dont le général Bentégeat, ancien chef d'état-major de l'armée française, et l'adjoint du général Poncet, patron de la force française Licorne au moment des faits. Ils ont été interrogés du 16 au 22 octobre dernier par la juge d'instruction, Kery en charge de l'affaire.

La magistrate française, qui prévoit d'entendre également l'ex-président Laurent Gbagbo comme témoin dans cette affaire, a eu droit à une série de révélations pendant l'audition des généraux français. Comment et pourquoi les blindés français se sont retrouvés à proximité de la résidence de Laurent Gbagbo ? Pourquoi la base militaire française  de Bouaké a-t-elle été bombardée ? Qui a donné l'ordre ? Des questions qui trouvent leurs réponses dans les révélations faites par ces généraux et à paraître aujourd'hui dans le journal panafricain Jeune Afrique (JA). Levant un coin du voile hier dimanche 27 octobre, sur les antennes de Rfi, François Soudan, le directeur de la Rédaction de JA, souligne  que le général Bentégeat décline toute responsabilité dans les événements de novembre 2004. « Il affirme n'avoir pas participé au conseil restreint (de guerre) à l’Élysée. Normalement, il devait y être ». Pourquoi n'y a t-il pas été associé ? Le mystère demeure. Autre révélation, celle faite par le général Renaud de Malaussène, l'adjoint du général Poncet à la tête de la force Licorne.

Parlant du bombardement du camp français de Bouaké, cet officier général fera savoir, révèle JA, qu'il s'agissait « d'un projet politique qui visait à mettre Ouattara en place et dégommer Gbagbo ». Il  ajoute que « Laurent Gbagbo n'a jamais voulu bombarder le camp de Bouaké, ni tuer un soldat français »,contrairement à ce qui a été dit. « Quelqu'un dans son entourage a pris cette décision sans le lui dire. La mouvance Gbagbo est tombée dans un piège », précise le général Malaussène. Des révélations sur les événements de novembre 2004 qui tendent à disculper l'ancien patron du pouvoir d'Abidjan, Laurent Gbagbo, pourtant accusé d'avoir tué des soldats français. L'on se souvient en effet que le 6 novembre 2004, alors que les bombardiers Sukhoï de l'aviation ivoirienne avaient réussi avec brio des frappes dites « chirurgicales » destinées à détruire les armes de la rébellion, et partaient pour les dernières frappes, une bombe va se retrouver dans le camp militaire français. L'explosion causera la mort de huit soldats français et un civil américain.

En représailles, Paris a ordonné la destruction systématique des aéronefs ivoiriens. L'armée de Côte d'Ivoire est neutralisée, la capitale Abidjan, cœur du pouvoir central, est sous contrôle des soldats français. Une colonne de blindés de la force Licorne se retrouve à quelques pas de la résidence présidentielle à Cocody. On croit alors à la fin du régime de Laurent Gbagbo, quand un bouclier humain, constitué de jeunes patriotes conduits par Charles Blé Goudé, fait barrage à l'expédition française, sauvant ainsi le régime de la Réfondation. On dénombrera plusieurs morts et de nombreux blessés dans cette confrontation entre les jeunes patriotes et l'armée française. Neuf ans après cet épisode douloureux de la crise ivoirienne, la vérité commence à se savoir.

 

H. ZIAO - L'inter


Côte d'Ivoire: Comment l'affaire Gbagbo préoccupe le pouvoir

«Et si Gbagbo était libéré?» C'est le titre d'un article en couverture qui paraît dans Jeune Afrique (Ja) de ce lundi 28 octobre au dimanche 3 novembre 2013.


François Soudan, le Directeur de la Rédaction de l'hebdomadaire panafricain, a donné les grandes lignes de ce « papier » sur les ondes de Radio France international (Rfi), hier dimanche 27 octobre 2013. L'éditorialiste de Ja a indiqué que le dossier Laurent Gbagbo « préoccupe beaucoup » le pouvoir ivoirien. « Ça préoccupe beaucoup, en tout cas, du côté du pouvoir en place. On agite une menace relativement claire qui est de dire que l’intervention de la Cpi n’a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d’Ivoire. Elle ne les a pas annulées, que Gbagbo est toujours inculpé pour crimes économiques.

Alassane Ouattara a demandé à 4 personnes de suivre le dossier à la loupe. Il y a Amadou Gon Coulibaly, il y a Mamadou Diané. Il y a le ministre de la Justice, Coulibay (Gnénéma) et le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko », a informé François Soudan. Pour lui, la libération de l'ex-chef de l'Etat ivoirien est certes une question tabou mais, une question d’actualité. « Question tabou parce que les supporters de Laurent Gbagbo espèrent que finalement, la Cpi désavoue la Procureure Fatou Bensouda, qu’elle trébuche et que les charges soient purement et simplement abandonnées, faute d’un dossier d’accusation suffisamment solide. On n’en est pas, évidemment, encore là. Les juges ont renvoyé Fatou Bensouda à sa copie. On attend que les choses s’éclaircissent », a déclaré le journaliste sur Rfi.

Dans cette même édition de Ja, François Soudan a révélé que Laurent Gbagbo demeure le chef, le patron au Front populaire ivoirien (Fpi), son parti. « C’est toujours lui le patron.  Aucune décision, apparemment, n’est prise sans qu’il n’ait été informé et sans qu’il n'ait donné son accord préalable », a-t-il affirmé.

Quid de la candidature du fondateur du Fpi à la présidentielle de 2015 ? « On ne sait pas très bien », a répondu M. Soudan. « C’est la question effectivement qu’on se pose. Affi N’Guessan que nous avons interrogé, le président du Fpi, dit ne pas savoir ce qu’il en est et que c’est à Laurent Gbagbo lui-même qu'il conviendrait bien de poser la question. Mais, on ne le voit pas trop vivant, reclus dans une villa que ce soit en Afrique du Sud, que ce soit dans son village de Mama, s’il rentrait en Côte d’Ivoire. On le voit plutôt peut-être se réinstaller dans le paysage politique », a-t-il précisé.

 

SYLLA Arouna

CPI - Probable sortie de prison: Ce que Ouattara prépare contre Gbagbo

Les personnes en mission pour le chef de l'Etat

C'est demain mardi 29 octobre que l'on devrait être situé sur la libération provisoire ou non de Laurent Gbagbo. Selon un communiqué rendu public par la Cour pénale internationale ( Cpi) en fin de semaine dernière, c'est ce mardi que sera rendu public le verdict arrêté par cette juridiction suite à l'audience du 9 octobre dernier.


Il y a environ trois semaines, la Cpi avait planché sur une éventuelle libération conditionnelle de l'ex-chef de l'Etat et promis de livrer son verdict d'ici au 11 novembre. On attendait donc ce 11 novembre, quand la même Cpi annonce finalement le verdict pour ce mardi. Si l'événement est attendu fiévreusement par les partisans de Gbagbo, sa probable libération ne réjouit pas tout le monde, en particulier le régime Ouattara. C'est du moins ce que révèle Jeune Afrique dans son édition à publier cette semaine.

Au dire du directeur des rédactions de ce magazine, qui était sur les antennes de Rfi hier dimanche, Alassane Ouattara entend contrer le retour éventuel de Gbagbo à Abidjan après sa libération. Le chef de l'Etat, révèle le confrère, mijote un plan B visant à embêter son prédécesseur au cas où celui-ci envisagerait de revenir au bercail.

A cet effet, le régime Ouattara entend relancer les poursuites judiciaires engagées contre Gbagbo et qui avaient été, en quelque sorte, gelées. Ouattara prévoit ainsi de contrecarrer un éventuel retour au pays de l'ancien chef de l'Etat, au cas où celui-ci venait à bénéficier d'une liberté conditionnelle voire d'une relaxe pure et simple. « Ça préoccupe beaucoup le pouvoir en place. On agite une menace relativement claire, qui est de dire que l'intervention de la Cpi n'a fait que suspendre les poursuites engagées en Côte d'Ivoire, qu'elles ne sont pas annulées et que (donc) Laurent Gbagbo est toujours inculpé pour crimes économiques », rapporte le confrère, qui ajoute que pour s'occuper du cas Gbagbo, quatre personnalités du régime ont été mises en mission par Ouattara. Il s'agit du secrétaire général de la présidence, Amadou Gon Coulibaly, du ministre de la Justice, des Libertés publiques et des Droits de l'homme, Gnénéma Coulibaly, du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko et de Me Mamadou Diané, avocat et conseiller d'Alassane Ouattara, chargé des droits de l'homme et des questions humanitaires. C'est à ces quatre hommes du système Ouattara qu'il a été demandé de préparer la contre-attaque en cas de retour au bercail du détenu de Scheveningen.

Le régime Ouattara a, sans doute, raison de se préoccuper de l'après-libération de Gbagbo, d'autant que celui-ci pourrait ne pas se retirer de la vie politique. A en croire le confrère, rien ne semble avoir été décidé quant à sa participation à la présidentielle de 2015, au cas où il serait remis en liberté. « Affi N'guessan dit ne pas savoir ce qu'il en est et que c'est à Laurent Gbagbo lui-même qu'il conviendrait de poser la question », révèle le confrère, qui ne croit guère à une mise à la retraite de l'ancien chef de l'Etat. « S'il peut rentrer en Côte d'Ivoire, on le voit plutôt se réinstaller dans le paysage politique », prédit Jeune Afrique.

 

Assane NIADA - L'inter


Source: I MATIN.NET

mardi, 29 octobre 2013

MAUVAISE GOUVERNANCE: OUATTARA CACHE LES CHIFFRES DE LA CORRUPTION


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Un bilan de la passation des marchés publics a été fait le vendredi 18 octobre en conseil des ministres. Prétextant d’une mission, le porte-parole du gouvernement Koné Bruno s’était alors furtivement éclipsé, laissant le soin à son adjoint d’entretenir les journalistes à l’issue du conseil des ministres. Mais curieusement, Affousiata Bamba-Lamine ne donnera aucun détail sur les marchés publics concédés en termes d’investissements, de gré à gré et d’appels d’offres. La ministre a préféré la fuite en avant plutôt que de livrer des chiffres certainement effrayants.  «J’ai un document, je l’ai sorti en souriant un peu, qui est épais, vous le voyez, qui concerne donc l’exécution de la passation des marchés publics à fin juin 2013. Ce que nous allons faire, je vous promets que toutes les parties qui concernent effectivement les taux d’exécution vous seront remis pour que vous puissiez en faire bon usage. Parce que je pense que le document est effectivement volumineux et si je devais rentrer dans le détail des choses, on ne finira pas aujourd’hui», a-t-elle botté en touche. On n’aura aucun détail sur ce document de 140 pages. Du moins, jusqu’au conseil des ministres suivant prévu le mercredi 23 octobre, avait rassuré la ministre de la Communication.

Cacophonie au gouvernement

Une semaine après, la cacophonie dans la communication gouvernementale l’emportera à nouveau. Koné Bruno ayant repris du service, il soutient n’avoir pas été saisi de cette préoccupation des journalistes. «Vous demandez les chiffres. Si je ne suis pas prévenu, malheureusement, je peux difficilement vous les donner. Je n’avais pas cette information donc je ne suis pas venu avec ce dossier. On me dit que vous pouvez vous adresser éventuellement au service communication de madame la ministre pour avoir ces chiffres là», a-t-il esquivé. Là encore, fuite en avant. Alors qu’il avait promis de nous donner ces informations depuis le 18 octobre dernier, sans jamais le faire, nous avons contacté à nouveau, hier vendredi, un conseiller technique d’Affoussiata Bamba- Lamine. Notre interlocuteur nous a ramené au discours de sa patronne. «Le détail de la situa - tion est consultable auprès du ministre auprès du premier ministre, chargé de l'Economie et des Finances», a-t-il ajouté. Une autre fuite en avant qui finit de convaincre du mystère qui entoure les chiffres de la passation des marchés publics.
 
Que cache-t-on aux Ivoiriens ?

 «Dénoncée par tous les observateurs, de la Banque mondiale à l'Union européenne, l'inflation des marchés octroyés de gré à gré est devenue phénoménale. L'an dernier, ils représentaient 40 % du montant des contrats publics et ont même atteint 60 % au premier trimestre 2013. Dans une économie saine, cela ne dépasse pas 10 % à 15 %, selon un expert du FMI», publiait le 5 août dernier le site inter - net de Jeune Afrique. Ce sont ces chiffres alarmants de l’explosion des marchés gré à gré qui traduisent la mauvaise gouvernance, la corruption, le clientélisme, le favoritisme, le népotisme, les conflits d’intérêts dans la course à l’enrichissement illicite que le régime Ouattara refuse de dévoiler au grand jour.  En tout cas, l’on a des raisons de le penser, au regard des scandales qui ont enseveli la gestion des affaires publiques sous Ouattara. En effet, la charte d’éthique que Ouattara a fait signer à ses ministres le 9 août 2011 n’aura été que de la poudre aux yeux. Alors ministre de la Salubrité urbaine, Anne Ouloto avait confié la gestion des déchets aux sociétés Saterem et Greensol. Alors que cette dernière entreprise appartenant aux «Bictogo» avait seulement été créée en novembre 2011, soit un mois après l’ouverture de l’appel d’offres. La ministre avait été déboutée par l’Autorité nationale de régulation des marchés publics en février 2012. Kandia Camara avait également attribué le marché de l’inscription en ligne des élèves à la société Celpaid, propriété du camarade de parti, le ministre de la construction Sanogo Mamadou. Et ainsi de suite… Vivement donc que ces chiffres soient publiés.


Benjamin Silué, in le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 913 des samedi 26 et dimanche 27 octobre 2013.

ENQUETE CPI: 86% DES IVOIRIENS FAVORABLES A LA LIBERATION DE GBAGBO

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Enquête d’opinion de la CPI en Côte d’Ivoire: 86% des Ivoiriens favorables à la libération de Gbagbo

 
La Cour pénale internationale (Cpi) prise dans un véritable engrenage dans le dossier ivoirien veut désormais éviter toutes les critiques qui lui sont faites. C’est pourquoi, alors qu’elle s’apprête à rendre sa décision sur la liberté provisoire à accorder ou non au président Laurent Gbagbo, elle vient de dépêcher une équipe d’enquêteurs à Abidjan pour se faire une idée exacte de la situation du pays, et surtout de l’opinion des Ivoiriens sur l’éventualité de la libération du président Laurent Gbagbo. Cette équipe a, de bonnes sources, été épaulée par le bureau local de la Cpi à Abidjan.

Et, selon des sources dignes de foi, les conclusions de l’enquête de la Cpi sont sans appel. Ce sont, en effet, 86% des personnes interrogées qui se sont prononcés en faveur de la libération de l’ancien numéro Un ivoirien. Selon les personnes interviewées, le retour du «Woody» de Mama donnerait un coup d’accélérateur certain au processus de réconciliation, sérieusement grippé par la politique hasardeuse du régime Ouattara.

Les sondés sont d’autant plus convaincus que la libération du plus célèbre prisonnier du monde ne peut que faire du bien à la Côte d’Ivoire, d’autant plus que nombre d’Ivoiriens sont persuadés que le pouvoir en place ne veut pas poursuivre les criminels de son camp.

Selon certains observateurs de la situation ivoirienne, cette enquête et ses résultats sont une preuve supplémentaire que la Cpi est en train de se résoudre à libérer le président Gbagbo. Dans la mesure où les résultats de son propre travail d’investigation sont un cinglant désaveu à la thèse du procureur de la Cpi, Fatou Bensouda, qui a toujours brandi la possibilité d’une déflagration sociale au cas où le président Gbagbo recouvrait la liberté. On sait désormais que tout ceci n’est qu’un mensonge distillé par le régime et ses soutiens pour dissuader les juges de la Cpi qui ont fini par découvrir la supercherie de Ouattara qui veut se servir de la justice internationale pour se débarrasser d’un adversaire politique qu’il redoute au plus haut point.

Tant que Sarkozy était au pouvoir et que la machine à mensonges était alimentée depuis l’Elysée, Ouattara était serein. Mais, depuis la défaite de son mentor, la vérité est en train de prendre le dessus. Et le monde entier se rend désormais compte que le président Gbagbo est victime d’un complot international visant à le renverser au profit d’un chef d’Etat plus malléable.


Guillaume T. Gbato, in le quotidien ivoirien "Notre Voie".

lundi, 28 octobre 2013

DEMAIN MARDI 29 OCTOBRE, SI LA CPI EST UNE COUR DE JUSTICE, GBAGBO DEVRAIT ETRE DEHORS!


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Le mardi 29 octobre 2013 à 09h 00 (heure locale de La Haye) et 11h00 GMT (Abidjan, Côte d'Ivoire), l'audience sera publique et retransmise par vidéo en direct sur le site de la CPI.

Normalement, étant donne que les preuves sont insuffisantes pour un procès, la CPI ne peut plus et ne doit plus garder Gbagbo a La Haye et a le choix entre 2, seulement 2 options, à savoir: ou le non-lieu, ou la liberté provisoire. Dans un cas comme dans l'autre, Gbagbo devrait être DEHORS...

Normalement, il n'y a plus de raisons qu'il soit gardé a La Haye. A moins qu'on tienne compte de critères occultes. Et, de ce point de vue, la CPI ne serait plus une cour de justice, mais un instrument aux mains et au service des impérialistes de la communauté internationale utilisant des Africains comme Alassane Ouattara contre les peuples africains.


Léandre Sahiri, Ecrivain.

samedi, 26 octobre 2013

LES VICTIMES DE DUEKOUE SALUENT L’ELECTION DE JEAN ZIEGLER A L’ONU

 

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C’est avec joie que nous avons reçu la nouvelle de l’élection de monsieur Jean ZIEGLER à la présidence du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme à l’O.N.U. Joie ? Une joie contrôlée tout de même, tant nous savons que le chemin qui mène à la vérité et à la vraie justice est long, ardu et même périlleux. Mais au moins pour une fois, il faut qu’on se le dise : comment peut-on rester indifférent à une telle élection, à une élévation à un si haut poste de monsieur Jean ZIEGLER, ce grand défenseur du pauvres, des faibles et du tiers-monde, tout le contraire même des Kofi ANNAN, Jean GUEHENNO et plus récemment Ban Ki MOON, ceux-là qui ont poussé les Ivoiriens dans le ‘’kafka’’ sans foi ni loi  actuel que nous vivons ?

Les victimes de Duékoué voudraient saluer avec respect l’élection de monsieur Jean ZIEGLER à la tête de l’un des plus grands départements de l’O.N.U. Ces victimes espèrent et sont rassurées de ce que les droits de l’homme, ignorés, piétinés ou bafoués pendant plus de dix ans en Côte d’Ivoire par la France et l’O.N.U. même, du fait de maintes résolutions farfelues et méprisantes, ces droits de l’homme, disons-nous, seront respectés sous la houlette de monsieur Jean ZIEGLER.

C’est pourquoi, tout en adressant toutes nos chaleureuses félicitations au grand humaniste qu’est Jean ZIEGLER, nous voudrions lui adresser nos vifs remerciements pour son ouvrage  ‘’LES MAÎTRES DU MONDE ET CEUX QUI LEUR RESISTENT’’, un pamphlet hautement anti-impérialiste, anti-globalisation ou mondialisation sourde et aveugle aux cris des pauvres et des opprimés, paru en 2003, et qui nous a renforcé dans le combat patriotique en Côte d’Ivoire. Un livre de haute portée que nous recommandons, toute modestie gardée, à tous ces esclaves mentaux par qui fleurissent les rébellions ainsi que les océans ou déserts de misère en Afrique. Monsieur Jean ZIEGLER ? N’est-ce pas celui-là même qui a été l’un des premiers à réconforter, à travers les médias, les victimes et réfugiés que nous étions à la mission catholique de Duékoué, en prophétisant déjà en Mai 2011 que GBAGBO retournera au pouvoir, tout en dénonçant vigoureusement le long complot impérialiste, vieux de plus de dix ans, qui venait de s’achever le 11 Avril 2011 contre notre pays ?

Alors, à monsieur Jean ZIEGLER, ce grand intellectuel d’origine suisse qui pour son ouvrage de haute volée (cité ci-dessus) a consulté Aminata TRAORE, Laurent GBAGBO,  Halidou OUEDRAOGO, Hama Arba DIALLO, Hugo CHAVEZ ou tous ces autres démocrates, dignes fils d’Afrique et du tiers-monde, nous disons que nous avons foi qu’il s’attaquera véritablement aux racines de nos maux que sont les rébellions sauvages et génocidaires, les résolutions avilissantes et insensées de l’O.N.U. qui, de plus en plus, comme un dangereux zombie, reste solidaire des défenseurs de l’impérialisme et de l’injustice, se risquant, à son péril, à choyer et à protéger des égorgeurs d’enfants et des éventreurs de femmes enceintes, comme c’est le cas jusqu’ici impuni en Côte d’Ivoire !

Vivement que des missions de vraies enquêtes, sur décision de monsieur Jean ZIEGLER, se succèdent en Côte d’Ivoire, pour découvrir et révéler au monde la vraie ampleur des massacres de ceux qui, en lieu et place d’un recomptage des voix électorales fin 2010, ont choisi la force des fusils, des bombes et se sont empressés sans aucune gêne de ne parler que de trois mille (3 000) morts ! Ce n’est point intimer un ordre à monsieur Jean ZIEGLER que  d’avancer ce qui précède. C’est parce qu’il y a longtemps que nous avons intériorisé ou intégré la sincérité de monsieur Jean ZIEGLER quand il écrit par exemple à la page 19 de son livre précédemment cité : «Je suis l’Autre, l’Autre est moi. Il est le miroir qui permet au Moi de se reconnaître. Sa destruction détruit l’humanité en moi. Sa souffrance, même si je m’en défends, me fait souffrir. Aujourd’hui, la misère des humbles augmente. L’arrogance des puissants devient insupportable». En outre, notre proposition aidera à redorer l’image de la France qui, telle une brute sans pensée véritable, est à la base de tous nos malheurs pour avoir soutenu, pendant plus de dix ans, des rebelles qui décapitaient des bébés dans l’ouest de la Côte d’Ivoire ou éventraient des femmes enceintes pour découvrir le sexe de l’enfant qu’elles portaient !

Les nobles idéaux de monsieur Jean ZIEGLER (cités ci-dessus) étaient aussi ceux du président GBAGBO et de son peuple. Malheureusement pour ces derniers, messieurs SARKOZY et Ban Ki MOON leur ont imposé la mort par le feu des armes et des bombes, la torture jusqu’à ce que mort s’en suive et dans une moindre mesure l’humiliation. On se souviendra toujours de ce qu’a déclaré Ban Ki MOON à Addis-Abeba, en Février ou Mars 2011 : «le recomptage des voix serait une humiliation pour OUATTARA». Et s’étant certainement passé le mot dans l’ombre propre à nos tortionnaires, c’est Kofi ANNAN, prédécesseur de Ban Ki  MOON, ces derniers jours, qui croit donner dans la sagesse en affirmant, lui aussi : «ce serait une honte que les Etats africains se retirent de la Cour Pénale Internationale». C’est bien souvent que dans la grave tragédie des patriotes ivoiriens qui n’a que trop duré, la décadence morale flirte mal, mais alors vraiment mal avec l’ivresse des mots… 

Oui, monsieur Jean ZIEGLER, pour nous qui vous avons compris, nous pouvons compter sur vous afin que, comme vous dites, «nous qui sommes en bas ne soyons plus maintenus en bas» et qu’une vraie justice vienne enfin restaurer les cœurs des victimes que nous sommes en punissant les vrais coupables de notre tragédie, à commencer par le poulain décevant de la communauté internationale mais alors tant vanté à coups de grossiers mensonges et de dénigrements envers le paisible et hospitalier peuple de Côte d’Ivoire. Un poulain dont l’incompétence et les innombrables crimes s’étalent sous les yeux de tous ! Pendant encore combien de temps la morale, la justice et les consciences humaines vont continuer à se renier en donnant, depuis plus de dix ans, dans cet inceste vil et périlleux?

Pour les victimes de Duékoué et les patriotes ivoiriens, l’élection de monsieur Jean ZIEGLER est une porte ouverte à l’espérance sûre et certaine de grandes victoires à venir pour la justice et la démocratie en Afrique et dans le monde, histoire aussi de permettre une sortie honorable à ceux qui ont cru pouvoir nous massacrer ou nous réduire au silence par la peur pour voler notre pays!


Pour le collectif des victimes de Duékoué (Carrefour & Nahibly): Emmanuel CALEB, le 14 0ctobre 2013. 

DECLARATION DE L'AIRD DU 20 OCTOBRE 2013 RELATIVE A LA SITUATION SOCIOPOLITIQUE EN COTE D'IVOIRE

 

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La situation sociopolitique en Côte d'Ivoire est marquée, depuis le 11 avril 2011, par des conflits sanglants et meurtriers entre communautés. Dans la plupart de ces conflits, sont mises en cause des milices armées de «chasseurs traditionnels Dozos» qui opèrent, en conquérants, très loin de leur sphère culturelle et géographique. Ces «Dozos» vont jusqu’à s’attaquer aux FRCI qui avaient fait d’eux, pendant la crise postélectorale, leurs supplétifs.

Les violents accrochages enregistrés ces jours, çà et là, peuvent être regardés comme les prémices de la grande déflagration redoutée par une ONG dans son dernier rapport et ce à l’échelle d’une bonne partie du pays si rien n'est urgemment fait. Les tout derniers affrontements sanglants et meurtriers entre autochtones et assaillants allogènes dans les villages de Bohinou (région de Vavoua) et de Gribouo  (région de la Nawa) sont donc à prendre très au sérieux et devraient pousser le gouvernement à l'action vraie et efficiente.

La destruction sauvage du camp de réfugiés de Nahibly après les massacres du quartier «Carrefour» de mars 2011 et les nombreux crimes qui sont restés impunis - l'état ivoirien ne s'occupant plus de la veuve et de l'orphelin - ont convaincu ceux qui portent effrontément des armes en toutes circonstances, qu'ils sont désormais tout puissants. Un conflit villageois ne se règle plus devant le chef du village, mais par les armes d’allogènes ayant bénéficié de la légendaire hospitalité ivoirienne, source de richesse nationale. Et quand, dans de rares cas, le chef de village est saisi de l’affaire, tout avis défavorable aux milices «Dozos» se trouve sanctionné par des représailles violentes, meurtrières, allant jusqu’à l’incendie de villages entiers.

  • L’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) s’indigne que dans un état où le port d’arme est soumis à règlementation et à autorisation, un groupe de personnes puisse, pour de prétendues raisons culturelles complètement sorties de leur contexte et de leurs objectifs, s’en prendre nuitamment et sans discernement, à d’honnêtes et paisibles paysans sans défense, dont des femmes et des enfants.
  • L’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) s’indigne aussi bien du silence révoltant - indigne de ses responsabilités- du pouvoir, que de sa complicité par laquelle en lieu et place du désarmement des miliciens et anciens rebelles, il leur demande de «garder leurs armes à la maison ».  Pour quel usage, s’interroge l’AIRD ?
  • L’Alliance Ivoirienne pour la République et la Démocratie (AIRD) s’indigne des meurtres à répétition d’innocents citoyens, qui, ajoutés à l’impunité des crimes des seigneurs de guerre donnent de la Côte d'Ivoire une image abjecte et déshonorante pour son peuple.
  • L’AIRD lance un appel solennel aux autorités ivoiriennes, au Gouvernement et au Chef de l’état, afin que soit mis, sans délai, un terme à cette politique de règlement de tout différend dans le sang, politique sans doute encouragée par la reconnaissance officielle du statut de «sauveurs de la République» décerné à ceux qui continuent de poser des actes répréhensibles.
  • Soulignant la pertinence des recommandations de certaines organisations de défense des droits de l’homme, l’AIRD préconise à son tour une action énergique «contre la dépossession des terres suite au conflit postélectoral en Côte d'Ivoire» et rappelle au gouvernement que la bonne cohabitation en Côte d'Ivoire, et particulièrement dans l'ouest, dépendra de la diligence et de la dextérité avec lesquelles le problème de l'occupation des terres sera résolu. L’AIRD réaffirme sa conviction que «Les décisions du gouvernement ivoirien concernant la restitution des terres dans l’ouest du pays contribueront à déterminer si la terre restera une source potentielle de conflit à l’avenir ou deviendra une source de développement local qui apaisera les tensions intercommunautaires. »
  • L’AIRD encourage toutes les composantes nationales à la préservation de l’hospitalité ivoirienne et à sa pérennisation.
  • L’AIRD invite tous ceux qui, par chauvinisme et par esprit de clan qui ne peut servir qu’une oligarchie, seraient tentés de ne pas voir la vérité en face, à se ressaisir, car il est inacceptable de voir s’installer dans la haine et par la force, en parallèle de la république déclarée, un autre pouvoir de fait, de surcroît «ivoirophobe».
  • il y a mieux que la haine : la Nation.


Fait le 20 octobre 2013

Eric KAHE, Président en exil de l’AIRD

jeudi, 24 octobre 2013

DECLARATION DE LA COORDINATION FPI EN EXIL A LA SUITE DE L’AUDIENCE DE LA CPI DU 9 OCTOBRE 2013

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Vive protestation des exilés contre l’acharnement du procureur de la CPI contre eux

 

Convoquée par la Juge-Présidente Argentine, Silvia De Gurmendi, à l’effet de  relever, si des éléments nouveaux étaient advenus ou non, relativement à la demande de libération provisoire ou conditionnelle du Président Laurent Gbagbo, l’audience de la Chambre Préliminaire 1,  du 9 octobre 2013, a montré une fois de plus la duplicité du Procureur de la CPI.

  • QUE RETENIR DE CETTE AUDIENCE ?

Appelé en effet, à exposer les faits nouveaux autorisant ou s’opposant à la libération provisoire du Président Laurent Gbagbo, maintenu en détention alors qu’il n’avait pu apporter de preuves de sa responsabilité dans les crimes perpétrés pendant la période postélectorale (voir décision, Chambre préliminaire du 3 juin 2013), le Procureur, à court d’arguments, s’est une fois de plus refugié dans les pseudo-arguments constamment répétés depuis le début des sessions relatives à la libération provisoire du prévenu, à savoir :

- La très grande popularité de l’accusé ; 

- L’existence d’un réseau de soutiens puissants, dont des proches vivant au Ghana ou ailleurs, disposant d’importants moyens financiers, décidés à organiser sa fuite pour lui permettre d’échapper au verdict final, ou prêts à s’investir en vue de sa réinstallation au pouvoir par les armes ;

- L’obstruction aux enquêtes par le prévenu une fois libéré.

Pour le Substitut du Procureur, tous ces faits persistent hormis la situation sécuritaire qui, selon lui, se serait améliorée. 

En revanche, selon le Substitut du Procureur, les deux faits nouveaux qui viennent conforter son opposition,  sont d’abord, la découverte de deux comptes bancaires appartenant au prévenu et à son épouse, logés à la Banque pour le Financement de l’Agriculture (BFA). Selon le Procureur, qui date l’ouverture de ces comptes à l’an 2003, alors que la banque a été ouverte en 2004, ceux-ci crédités d’un montant important à cette période, auraient été délestés de cette somme en 2009. Le Procureur révèle qu’il aurait demandé, la fermeture desdits comptes, mais ignore si ceux-ci ont été gelés par le pouvoir d’Abidjan, avec lequel il est pourtant en étroite coopération dans l’affaire Laurent Gbagbo.

S’ajoute ensuite à cette découverte, la présence au Ghana, du gendre de Laurent Gbagbo qui fut l’ancien Directeur de la BFA (Banque pour le Financement de l’Agriculture). Ce qui confirme bien selon le Procureur, l’existence au Ghana d’un puissant réseau financier pro-Gbagbo ayant pour appui la BFA.  Mais l’on peut se demander ce qui pourrait bien fonder les inquiétudes du Procureur, alors même qu’il affirme que ces comptes ont été remis à zéro en 2009 ! En quoi des comptes non approvisionnés, donc vides d’argent comme il le dit, peuvent-ils constituer une source de menace sur la représentation de l’accusé Laurent Gbagbo, pour la suite de la procédure en cours à la CPI ? En quoi, par ailleurs, la présence au Ghana d’un gendre du Président Gbagbo, ce qui contrairement aux dires du Procureur qui vient de l’apprendre n’est pas un fait nouveau mais ancien, est-elle une preuve  d’existence d’un réseau financier, alors même que le Procureur comme à son habitude n’a mené aucune enquête à l’effet de l’établir ?

Cela ne l’empêche pas cependant,  de développer des arguments au professionnalisme douteux. Jugeons-en :

- Si les exilés ont pu survivre (comprendre : ne sont pas morts), malgré la dureté de l’exil et le gel de leurs avoirs,

- Si les exilés ont invité « Miss » Californie à se déplacer au Ghana,

C’est qu’ils ont la capacité financière d’organiser la fuite de Laurent Gbagbo pendant sa liberté provisoire, puisqu’ils ne sont pas morts de faim, et qu’ils peuvent déplacer une célébrité mondiale comme la « Miss » de l’Etat de Californie des Etats-Unis d’Amérique.

  • L’ANALYSE

En guise de réponse aux assertions du Procureur, les exilés exposent ce qui suit :

- Tout d’abord, la prétention selon laquelle, le Président Laurent Gbagbo aurait l’intention de fuir, une fois libéré à titre provisoire, est l’expression du mépris du Procureur Canadien à l’égard d’un Homme d’Etat, qui pour l’instant n’est qu’un prévenu et non un coupable. Il n’est pas à douter que cette attitude  soit l’expression du racisme reproché à la CPI à l’encontre des Dirigeants d’Etats africains, que l’Union Africaine a dénoncé à juste titre, à l’occasion de son 50ème anniversaire à Addis-Abeba. Nous restons  totalement convaincus, que de tels propos ne viendraient jamais à l’esprit du Procureur canadien, s’il s’était agi d’un Dirigeant d’un Etat occidental. Contre ces puissants pays, une prise de position et   a fortiori une poursuite n’est même pas envisageable de la part de la CPI.

- Nous rappelons une fois encore au Procureur qui feint de l’ignorer, que le Président Laurent Gbagbo n’est pas Homme à fuir la justice, fusse-t-elle inique, lui qui n’a pas fuir sa résidence bombardée durant des jours par les armées coalisées franco-onusiennes. D’ailleurs, toute fuite du prévenu serait un aveu de sa culpabilité, alors que pour l’heure, au terme de trois années d’enquête, le Procureur n’est pas parvenu à établir sa responsabilité dans les crimes reprochés.

- Le professionnalisme du Procureur devrait lui imposer d'éviter des assertions sans précision. En effet, le Procureur aurait dû produire des numéros de comptes des exilés, les montants et les mouvements effectués sur ces comptes pour soutenir ses propos et non se contenter de les répéter comme l'aurait exigé un récit dans un journal de faits divers.

- Ensuite, à propos du prochain rapport des experts de l’ONU qu’il a évoqué au cours de l’audience, ce type de rapport de l’ONU semble être devenu pour le Procureur une bible, se substituant à une enquête véritable menée par lui-même.

Sur ce point d’ailleurs, puisque le Procureur avait promis de remettre à la Juge-Présidente une copie de leur prochain rapport, nous pensons utile de rappeler au Procureur, que la Chambre préliminaire 1 lui avait déjà reproché dans l’affaire le Procureur c. Laurent Gbagbo, de se contenter des « ouï-dire » contenus dans des rapports établis par des organisations et des médias sur la base de considérations extra-judiciaires, et que cela ne pouvait être tenu pour des enquêtes menées conformément au Statut de Rome (voir décision d’ajournement du 3 juin 2013).

Au demeurant, ledit rapport, effectivement publié à mi-parcours le 15 octobre 2013, ne dit cette fois-ci, aucun mot des exilés du Ghana, et le Procureur  ne peut y trouver aucun prétexte pour refuser la liberté provisoire au Président Laurent Gbagbo.

- A propos de la survie des exilés qui semble le surprendre, peut-être parce qu’il les souhaitait plutôt morts que vivants, le Procureur démontre là aussi qu’il n’est pas informé de l’existence que mènent ces milliers d’Ivoiriens qui ont fui la mort gratuite et l’arbitraire qui ont cours dans leur pays depuis l’avènement au pouvoir d’Alassane Ouattara, le 11 avril 2011. Le Procureur ignore que de nombreux réfugiés sont morts en exil, des personnalités connues ainsi que des personnes anonymes enregistrées dans les camps des réfugiés ivoiriens du Ghana, du Togo et du Libéria. Le Procureur l’aurait su, s’il avait daigné procéder à une enquête auprès du Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR) dans les pays d’accueil concernés. Il aurait su que les conditions de vie difficile et le manque de moyens sont la cause principale des décès parmi les réfugiés.

Mais, cependant, que le Procureur sache, que la plupart des réfugiés survivent grâce à la solidarité des familles et des amis pour les uns et pour le plus grand nombre vivant dans les camps, grâce aux subsides (rations alimentaires et médicaments, vêtements) fournis par le HCR, auxquels il faut ajouter les soutiens en nature de quelques généreux donateurs de l’étranger.

- Quant à « Miss » Californie, dont le Procureur a évoqué l’invitation par la Coordination des réfugiés, cette démarche visait à sensibiliser à travers cette célébrité, la société américaine sur le sort des réfugiés ivoiriens dans les différents camps, en vue de susciter en faveur de ces derniers, des dons en matière de soins de santé, de vivres, de vêtements, de prises en charge scolaire.

Cette initiative a été prise parce que, contrairement aux assertions mensongères du Procureur, les cadres exilés, régulièrement sollicités par les réfugiés des camps, n’étaient pas en mesure de les soutenir matériellement et financièrement. Cette opération, à but humanitaire qui se greffait sur une visite effectuée par la « Miss » Californie au Ghana, n’a pu être finalisée faute de moyens financiers pour la faire revenir et ne peut être raisonnablement utilisée comme preuve de la fortune supposée des exilés.

Au reste, est-il vraiment sérieux de soutenir que l’enveloppe nécessaire pour couvrir l’achat d’un billet d’avion et le séjour d’une Miss américaine à Accra est suffisante pour couvrir une opération de déstabilisation d’un Etat  ou encore la fuite d’un Homme d’Etat de la stature du Président Laurent Gbagbo?

Au total, les exilés relèvent une fois encore que le Procureur de la CPI, qui, dans l’affaire Le Procureur c. Laurent Gbagbo, a délibérément pris le parti des « vainqueurs » ainsi qu’ils l’ont maintes fois démontré et dénoncé. Ils élèvent une vive protestation contre l’acharnement gratuit et infondé de ce dernier contre eux. Ils tiennent à faire les observations suivantes particulièrement à son intention. 

  • LES OBSERVATIONS

Les exilés tiennent à faire observer au Substitut du Procureur ce qui suit:

- Lorsqu’il n’y a pas de preuves contre un accusé, l’honnêteté recommande à l’accusateur de ne pas maintenir celui-ci en détention sous des prétextes fallacieux,  au risque de frapper d’indignité l’institution judiciaire dont il se réclame. Les allégations non fondées contre des proches de Laurent Gbagbo, exilés au Ghana ou ailleurs, en vue de maintenir indûment en détention le Président Laurent Gbagbo, ne sont que des manœuvres qui discréditent encore davantage la CPI dont l’image de parti-pris et d’instrument aux mains des grandes Puissances occidentales est plus que jamais ternie. La décision des juges ghanéens acquittant le porte-parole du Président Gbagbo des accusations de crime et de détournement de sommes d’argent, devraient suffire pour lever toute équivoque en la matière sur l’existence supposée au Ghana, d’extrémistes financièrement puissants.

- La libération provisoire demandée pour le Président Laurent Gbagbo, n’est pas une faveur mais un droit car comme tout prévenu, il bénéficie de la présomption d’innocence, sauf preuve du contraire. 

- Son maintien en détention, ne saurait non plus être justifié par une quelconque menace d’obstruction à la justice, dans la mesure où le Procureur, a eu plus de deux ans pour mener ses enquêtes et qu’au surplus l’enquête complémentaire à mener suite à la décision du 3 juin 2013, devrait être à présent achevée ou largement avancée.

- Enfin, il ne semble pas indiqué pour le Procureur, qui, malgré l’évidence des preuves des crimes graves commis par le camp Ouattara, avant la crise postélectorale et pendant celle-ci, n’a ouvert, à ce jour, aucune procédure contre les auteurs présumés abondamment indexés par les ONG de défense des droits humains, de rejeter du revers de la main les arguments de la défense sur la réconciliation.

  •  L’APPEL

C’est l’occasion, pour la Coordination FPI en exil, de réitérer son appel à la CPI et à la Communauté internationale : Libérez Laurent Gbagbo afin de parvenir à une vraie réconciliation en Côte d’Ivoire.

 

Fait à Accra  le 22 octobre 2013.

 

Pour la Coordination FPI en exil

Le Porte-Parole/Coordonnateur


Dr. Assoa Adou

mercredi, 23 octobre 2013

PROBABLE LIBERATION PROVISOIRE DU PRESIDENT LAURENT GBAGBO: EBRANLEES, LES OFFICINES DE OUATTARA A LA MANŒUVRE

 

LAURENT GBAGBO A LA CPI.jpg

 

Le Président Laurent Gbagbo injustement détenu sans preuves  à la Haye depuis le 29 Novembre 2011, pourra probablement recouvrer dans quelques jours la liberté conditionnelle dans l’attente de son procès de « confirmation des charges » au cours du premier trimestre de 2014. Le pouvoir Ouattara qu’une telle éventualité n’arrange certainement pas, agite depuis quelques  jours, ses officines  à l’effet de créer un climat délétère fait d’agitation et  d’insécurité  dans le pays en vue de dissuader les juges de la CPI pour la prise d’une telle décision de libération.  

Une première folle rumeur de libération de Laurent Gbagbo a été distillée à travers  toute la Cote d’ivoire provoquant des scènes de joie immense, vite contenue. De nouveau, ce lundi  21 octobre 2013, un Sms non signé a abondamment circulé dans tout le pays et dans le milieu de la diaspora ivoirienne  annonçant la libération de Laurent Gbagbo.  On signale que le magazine panafricain «Jeune Afrique» a été sollicité pour afficher  à sa une  de la semaine prochaine le titre alarmiste suivant : «Laurent Gbagbo sorti de prison… que se passera t- il en Côte d’ivoire». Comme on peut le constater la sérénité a changé de camp.

Les ivoiriens dans une large majorité et les partisans de Laurent Gbagbo en particulier attendent la sortie de Laurent Gbagbo  avec toute la  serenité requise pour booster le processus de réconciliation. Un processus visiblement en panne  dans le pays par une politique immonde de terre brulée pratiquée par le régime Ouattara .En côte d’ivoire, les adeptes de la violence politique sont parfaitement répertoriés plutôt dans le camp Ouattara. Jamais ailleurs.

 

Correspondance particulière d'Anasthasie Ehoulan

mardi, 22 octobre 2013

ENGLOBAL S'ATTAQUE A PICKAS, A AFFI ET AU FPI: LE RECADRAGE DE AHOUPA SESSEGNON

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Englobal s'attaque à Pickas, à Affi et au FPI, juste comme il l'a fait ce jeudi 25 Novembre 2010, alors en mission pour Ouattara, son mentor. Englobal jeune patriote? Pro-gbagbo? Militant du COJEP? Difficile à dire. Ce qu’il  est plus correcte de dire c'est que Zasso Patrick est un rebelle RDR, reconverti en sympathisant LMP. Une reconversion tellement spectaculaire que la mémoire collective de la Côte d'Ivoire électorale en rit encore.

Tu viens donc d'arriver, monsieur "le leader". Tu ferrais mieux de mettre balle à terre. Observe bien dans ta nouvelle maison et tu verras comment ceux que tu as trouvés sur place se comportent. Cela t'évitera de rester éternellement étranger. Oui, tant que tes faits et gestes seront maladroits, tu seras vu comme un étranger dans ta nouvelle maison.

De quoi parles-tu? De qui parles-tu? Connais-tu le FPI? Connais-tu le Président Affi? Connais-tu Damana Pickas?

Tu répondras certainement par l'affirmative, de bonne foi. Tout simplement parce que tu n'as pas encore réalisé que tu n'es plus RDR. Ou alors, c'est nous qui ne savons ni qui tu es, ni pour qui tu cours.

ZASSO PATRICK DIT EN GLOBAL.jpg

Zasso Patrick dit "En global"

On n'ira pas jusqu'à te reprocher les approches RDR qui te collent encore à la peau et qui ressemblent à s'y méprendre et à juste titre aux envolées du Baoulé de service dans ton "ancien parti". On comprend que tu n'arrives pas à expliquer l'acte historique de Damana Pickas devant tes désormais anciens camarades du RDR que tu rencontres maintenant en Europe.

C'est une lapalissade aussi que de dire ton incapacité à comprendre l'acte posé par le Président Affi Nguessan à Marcousis. On n'oublie pas que le changement s'est fait à 360 degrés et donc ce n'est pas évident que tu te sois tout de suite forgé un mental de lutteur pour supporter l'exil et autres contraintes de la résistance. On a aussi décidé de taire le trou par toi laissé dans les caisses de l'association des réfugiés et exilés pour te laisser apprendre à nous connaitre.

"Englobal", on peut comprendre que tu sois embrouillé et euphorique, mais tu n'es pas obligé de t'offrir en spectacle. Jette un regard sur l'actualité et tu verras que tu es totalement hors-sujet. Le COJEP vient même de féliciter le FPI. Et Doukrou Parfait qui porte la parole du COJEP en exil, est en phase avec son parti sur le terrain. Alors de quoi parles-tu?

Nous sommes dans une lutte sérieuse, dans une révolution où il n'y a pas de place pour les plaisantins. Nous allons volontairement taire tes sorties de route, mais ressaisis-toi. Avant de critiquer le militantisme et le niveau intellectuel de Damana Pickas, il faut te renseigner auprès de ceux qui le connaissent. Regarde autour de toi, tout le monde se demande d'où tu sors. Attention, la porte n'est pas fermée. Balle à terre monsieur "le leader", la route est encore longue, très longue...


OHOUPA SESSEGNON


Membre du Bureau de la Représentation FPI-Afrique du Sud,

Secrétaire chargé des relations avec les autres Partis et avec les autorités Sud-Africaines, Porte-Parole FPI/LMP Afrique du Sud.

Président de la Chambre de Commerce Ivoiro-Sud-africaine.

lundi, 21 octobre 2013

CORRUPTION GENERALISEE: «SOUS OUATTARA, IL N'Y A PLUS DE LIMITES», SELON ASSALE TIEMOKO

 

CORROMPUS DU POUVOIR OUATTARA.jpg

 

Parfois, j’ai envie d’abandonner mon métier de journaliste, métier que j’ai embrassé par accident, après que le régime Gbagbo m’a obligé à renoncer à mon rêve entretenu pendant 22 ans, d’exercer la fonction de magistrat.

Plusieurs fois en bientôt deux ans, j’ai été à deux doigts d’informer mes collaborateurs que j’ai pris la décision de fermer l’entreprise Sneci, éditrice du journal «L’Eléphant Déchaîné», de revendre tous les équipements et utiliser l’argent pour investir dans un projet agricole en vivant pour toujours au village et en paix avec mon esprit.

Mais chaque fois, c’est en pensant à l’avenir de mes deux enfants (2 et cinq ans), à ce qu’ils pourraient penser de moi, à ce qu’on pourrait leur raconter, que j’ai renoncé à ce projet et que j’ai repris du courage.

Parce que, à force de faire le type de journalisme que nous essayons de faire, mes collaborateurs et moi, nous allons tous finir par devenir fous ! De constater que rien n’a changé et que les choses s’empirent.

Bien sûr, les bailleurs de fonds qui ne prospèrent que quand un pays va mal ou sort d’une crise, disent en dépit de tout, que tout va bien. Comme ils l’ont fait avec la Grèce, jusqu’à ce qu’on découvre un matin que ce pays était en faillite et que l’avenir de son peuple ne lui appartenait plus…

J’ai passé trois ans à risquer ma liberté à dénoncer la corruption du régime Gbagbo. Ça m’a conduit en prison pour 12 mois, pour un article de presse. Et l’impossibilité, en raison de mon casier judiciaire ainsi détruit par le régime, de passer le moindre concours administratif en Côte d’Ivoire.

Même quand j’ai créé «L’Eléphant Déchaîné» et que j’ai saisi par écrit le Procureur de la République en octobre 2011 pour l’informer de ma volonté d’être le directeur de publication de ce journal, on m’a répondu qu’en raison de mon casier judiciaire, je ne pouvais exercer cette fonction. J’ai dû trouver quelqu’un d’autre pour occuper ce poste et assumer à ma place, la responsabilité pénale de mes écrits, de même que ceux des autres journalistes de «L’Eléphant Déchaîné». Et tout ça, simplement parce que j’ai dénoncé la corruption qui avait enfoncé ses racines partout dans l’administration publique…

En matière de corruption, je croyais avoir tout entendu sous le régime Gbagbo. Lequel d’ailleurs justifiait cette situation par la rébellion créée par saint Soro Guillaume et ses camarades de feu. Mais là, je dois avouer que sous le régime Ouattara, il n’y a plus de limites. Les gens n’ont peur de rien.

Je ne sais plus le nombre d’opérateurs économiques de nationalité française, libanaise, béninoise, ivoirienne que j’ai rencontrés à leur demande et qui m’ont conté des mésaventures à vous pousser au suicide. J’ai raconté quelques-unes de ces mésaventures dans «L’Eléphant Déchaîné» et ceux qui lisent habituellement ce journal s’en souviennent certainement. Mais les faits racontés dans le journal ne sont que le millième de ce qui nous est dit et sont d’ailleurs profondément dilués afin de ne pas mettre en danger la vie des informateurs, la vie des victimes.

Parce que, non seulement ces opérateurs économiques sont grugés, escroqués, abusés, ruinés par des autorités au-dessus de tout soupçons, mais en plus, pour ne pas perdre le peu de contrat qui leur reste et surtout pour ne pas risquer leur vie (certains ont été menacés de mort ou retrouvés non vivant dans leur piscine ou c’est leur servante ou gardien qu’on a retrouvé flottant dans la piscine), ils préfèrent renoncer à mener le moindre combat, à autoriser que «L’Eléphant Déchaîné» produise un article sur leur dossier en citant les responsables impliqués, en faisant la lumière sur le processus de corruption instauré dans les appels d’offres. Ils veulent juste partager quelques mots avec un journaliste, comme pour le prendre à témoin, tout simplement…

J’ai passé parfois quatre heures au domicile de certains opérateurs économiques, à les écouter. Comme je l’ai fait il y a à peine trois jours avec cette dame qui a investi près 80 millions dans l’achat d’équipements après avoir remporté un appel d’offres et qui finalement, a perdu le marché, attribué d’autorité à un neveu du maître d’ouvrage, lequel venait de créer de toutes pièces une entreprise ayant le même objet que celle de la pauvre dame et qui, comble de la moquerie, n’a fait que copier-coller le devis déposé par la dame auprès du maître d’ouvrage afin que son bon de commande soit signé. Elle a tout perdu. Son argent et le marché. Elle a décidé de s’installer ailleurs.

Et que dire de cet autre opérateur économique, arrivé de France avec dans la valise, un gros projet, qui a acheté à prix d’or un terrain avec un ministère, a versé l’argent au trésor public et qui, au moment de démarrer les travaux de construction de son usine, s’est vu signifier que le terrain fait partie du domaine public et qu’il ne peut y entreprendre quoi que ce soit. «Ok, a dit l’opérateur. Remettez moi mon argent dans ce cas puisque c’est l’Etat lui-même qui m’a vendu le terrain». Depuis près de deux ans, il n’a plus d’interlocuteur et l’argent n’est toujours pas remboursé. Plus de 200 millions de FCFA. Fatigué de se battre contre un système bien huilé et à dépenser le peu qui lui reste dans des démarches interminables et à payer pour obtenir des rendez-vous avec des autorités, l’homme est retourné en France, tenter de convaincre ses associés qu’il ne les a pas roulés dans la farine en inventant une histoire…

Dans tous les secteurs d’activités, la gangrène sévit. Au vu et au su de tous. Il n’y a aucun recours pour les victimes (comme nous l’avons raconté dans «L’Eléphant Déchaîné» sur le cas de Bivac et le scanner au port d’Abidjan). Plus de 10 milliards que l’Etat doit verser en dédommagement à cette entreprise pour rupture abusive de contrat. Depuis, au sommet de l’Etat, on essaie de rattraper la «bêtise», mais aucune sanction pour ceux qui ont arraché le marché obtenu par Bivac après appel d’offres international sous Gbagbo, pour l’attribuer par un gré à gré, à Webb Fontaine, l’entreprise de l’autre…et qui ne sait pas faire le ¼ de ce que faisait Bivac.

Bref, les marchés sont attribués à des bandits à col blanc qui créent des entreprises de toutes pièces, sans respecter aucune procédure, sans aucune expérience ou expertise, y compris dans des domaines aussi sensibles que le domaine médical. Rien, absolument rien ne les arrête.

Même certains Libanais qu’on croyait imbattables dans le domaine de la corruption ont les larmes aux yeux aujourd’hui. J’en ai rencontrés. Certains sont sur le point de mettre la clé sous le paillasson tant la concurrence déloyale qui leur est faite par des anciens chefs de guerre qui importent des marchandises par camions entiers en toute illégalité et sans payer la moindre taxe à l’Etat, est affreuse ! On n’arrête pas l’émergence !

La question qu’on se pose est de savoir comment de telles choses peuvent se produire dans un pays gouverné par Monsieur Alassane Ouattara ? Les opérateurs économiques à qui je dis souvent que le président n’est peut-être pas au courant de toutes ces pratiques répondent que «ce n’est pas possible qu’il ne sache pas ce qui se passe, parce que ce serait plus grave autrement». De plus en plus, je le crois aussi…devant le désert de réactions et de sanctions…


Tiémoko Antoine Assalé est le directeur général et gérant de la Sneci, société éditrice du bi-hebdomadaire ivoirien L’Eléphant déchaîné


Assalé Antoine Tiémoko | Facebook | 19 octobre 2013

 

Source: CONNECTION IVOIRIENNE

dimanche, 20 octobre 2013

CPI: DEUX JURISTES HOLLANDAIS PRENNENT POSITION POUR GBAGBO

 

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«La plupart des tribunaux utilisent une soupape de sécurité pour rester en dehors des affaires politiques qui peuvent nuire à leur légitimité à long terme(…) La CPI devrait se dépasser et utiliser cette soupape de sûreté pour libérer le Président Gbagbo. Cela peut être une dure besogne pour la Cour, mais un sacrifice qui en vaut la peine afin de préserver sa légitimité en tant que Cour de justice en Afrique». C’est la quintessence de la contribution ci-dessous, produite par deux professeurs de droit pénal international de l’université d’Utrecht aux Pays- Bas, et que nous vous invitons vivement à lire.


Les relations entretenues par la Cour Pénale Internationale avec les Etats africains sont tendues. Déjà, l’Union Africaine a appelé ses Etats membres à ne pas coopérer avec la CPI concernant le cas du Président Omar al-Bashir du Soudan. Les dirigeants africains sont en train de défier ouvertement la Cour en accordant l’hospitalité au Président Bashir, en dépit de l’acte d’accusation porté contre lui. En élisant récemment Uhuru Kenyatta comme leur président, les Kenyans se sont ralliés derrière lui en opposition à la Cour. La CPI devrait donc faire attention à sa démarche afin de ne pas perdre sa légitimité en Afrique. Les poursuites engagées contre l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, actuellement en jugement à La Haye et accusé de crimes contre l’humanité, seont le test à cet égard. Lorsque Gbagbo était détenu en Côte d’Ivoire, avant d’être transféré à La Haye, il avait déjà subi de mauvais traitements entre les mains de ses gardes. Une telle violation des droits fondamentaux devrait normalement conduire à la cessation des poursuites judiciaires contre lui ; mais la Cour s’est montrée réticente à suivre cette voie. La Cour a précisé que de telles violations des droits de Gbagbo ne pourraient pas lui être attribuées, puisqu’elle n’était pas responsable de sa détention en Côte d’Ivoire. Cette position est difficile à soutenir, car le procureur à ce stade coopérait déjà avec les autorités ivoiriennes en vue de son transfert à la CPI.

Les mauvais traitements dont Gbagbo a été victime, ont entraîné une détérioration de son état de santé. Selon les experts médicaux engagés par la Cour, Gbagbo souffrant du syndrome de stress post-traumatique, serait inapte à subir son procès. Mais encore une fois, la Cour ne considère pas cela comme une raison valable pour interrompre la procédure. Cela pose la question de savoir pourquoi la Cour est si désireuse d’aller vers un procès, et certains vont sans doute assumer que la politique y joue un rôle important. Cela n’est guère surprenant parce que le président Gbagbo est bien connu pour sa fermeté dans ses relations avec les puissances occidentales, en particulier l’Europe et les Etats-Unis, ce qui l’a crédité d’un grand prestige auprès de ses partisans et des dirigeants de la région. Aujourd’hui, il est face à un tribunal, qui – comme l’expliquait David Hoile, auteur d’un livre sans complaisance sur la CPI - est principalement financé par les pays de l’UE, ces mêmes pays, auxquels il a résisté au cours de son mandat présidentiel. D’où l’impression que l’on est en train de régler des comptes, voire de se débarrasser d’un empêcheur de tourner en rond. Dans tous les cas, il est également fort contestable pour la Cour de s’octroyer la compétence de juger Gbagbo. Elle s’appuie sur une déclaration faite par la Côte d’Ivoire en 2003. À première vue, la déclaration ne couvre que les événements précédant sa soumission et non les actes qui ont eu lieu environ 7 ans après. Deux précautions valant mieux qu’une, le gouvernement actuel de Côte d’Ivoire, dirigé par le Président Alassane Ouattara, a également présenté une déclaration, que la CPI considère comme une garantie de plus que le pays a accepté la compétence de la Cour pour juger ce cas.

En validant cette déclaration, la Cour s’est donnée également l’image qu’elle est un instrument de justice au service du vainqueur, puisque le président Ouattara est le premier bénéficiaire de l’emprisonnement de son adversaire et ancien rival à La Haye. Dans ce cas, la CPI a fait remarquer qu’elle ne permettra pas aux États d’utiliser la Cour de façon opportuniste pour servir leurs objectifs politiques. Mais si l’on la prenait au sérieux, cette position devrait conduire à l’abandon de l’affaire Gbagbo. Soutenant la poli - tique des poursuites judiciaires, – surtout dans les cas initiés par le procureur de la CPI Fatou Bensouda elle-même -, selon le principe d’impartialité, les membres des deux parties à un conflit doivent être poursuivis. C’était le cas du Kenya, dans lequel les membres des deux camps politiques prétendument impliqués dans des violences ethniques devraient passer en jugement. Le principe d’impartialité a été également confirmé dans le cas de la Côte d’Ivoire lorsque le procureur a déclaré que Gbagbo n’était que le premier, et que d’autres suivraient, nonobstant leurs convictions politiques.

Toutefois, à ce jour, aucun mandat d’arrêt n’a été délivré impliquant des membres du camp Ouattara. C’est d’autant plus surprenant, que les preuves contre les associés de Ouattara n’ont cessé de s’accumuler. Des ONG telles que Human Rights Watch ont publié des rapports contenant des éléments de preuve indiquant que le camp Ouattara s’était livré à des infractions graves. Ces preuves, soutenues par des évaluations académiques ainsi qu’un rapport présenté par la Commission gouvernementale ivoirienne sur la violence post-électorale, appelé le rapport Badjo, impliquent des personnes des deux côtés de la fracture politique. Ainsi, par l’émission d’un mandat d’arrêt à l’encontre de l’épouse de Gbagbo, Simone, tout en laissant l’autre camp indemne, la CPI a rendu un mauvais service à sa légitimité. La Cour a également refusé la demande de mise en liberté provisoire du Président Gbagbo, tout en prenant en compte les objections du Procureur. Fatou Bensouda s’est opposée à la mise en liberté provisoire parce qu’à son avis, Gbagbo continue de revendiquer la présidence et a le désir de reprendre le pouvoir dès sa remise en liberté. Elle a fait valoir, à l’époque, que Gbagbo avait encore des contacts nationaux et internationaux et des liens qu’il pourrait mobiliser dans le but de prendre la fuite. Ces arguments, bien sûr, ne sont pas des arguments légaux mais des considérations politiques.

Comme le montrent ces observations, trop de considérations politiques restent connotées à cette affaire, et s’y frotter serait un défi pour n’importe quel tribunal. Toutefois, elle est particulièrement risquée pour un procureur et une juridiction dont les seules motivations doivent être juridiques, et qui doivent prendre soin de garder les Etats africains à bord. La plupart des tribunaux utilisent une soupape de sécurité pour rester en dehors des affaires politiques qui peuvent nuire à leur légitimité à long terme. Lorsque le cas se présente, le tribunal déclare qu’il est non justiciable, c’est-à-dire, impropre à la résolution judiciaire. Étant donné que « non seulement la justice doit être rendue, elle doit également être vue pour être rendue », la CPI devrait se dépasser et utiliser cette soupape de sûreté pour libérer le Président Gbagbo. Cela peut être une dure besogne pour la Cour, mais un sacrifice qui en vaut la peine afin de préserver sa légitimité en tant que Cour de justice en Afrique. Bien sûr, la CPI ne se sortira pas de l’auberge tout simplement par l’abandon du cas Gbagbo. Afin d’accroître la légitimité de la Cour en Afrique, elle devra redoubler d’efforts pour honorer le sens africain de justice et lui faire la place partout où elle le pourra. Le statut de Rome dont relève la Cour, fournit amplement l’occasion de donner la priorité à des notions de droit pénal africain comme la paix, la réconciliation, la justice réparatrice faisant partie intégrante de la justice, avec en plus le respect pour la culture locale.

Si le Tribunal parvient à montrer qu’il prend ces éléments de la justice africaine au sérieux, sa légitimité augmentera, ainsi que le respect de ses décisions. C’est pourquoi un groupe de professeurs de droit d’Afrique et d’Occident, dirigé par nous- mêmes, est en train d’élaborer un moyen de sortir du bourbier actuel, afin que la Cour pénale internationale accorde plus de respect à la justice africaine et vise à une coopération accrue du côté africain. Un abandon de l’affaire Gbagbo donnerait clairement un élan à cette initiative.


Alexander Knoops, professeur de droit pénal à l’Université d’Utrecht aux Pays-Bas et avocat pratiquant.

Tom Zwart, professeur de droits de l’homme à l’Université d’Utrecht.

 

Source: Notre Voie N°4545 du mercredi 16 octobre 2013.

samedi, 19 octobre 2013

FRANCK DJENI KOBENAN SANS GANTS AVEC LE RDR: «LE RDR EST DEVENU UN CLUB D'AMIS ET IL A UNE GESTION CLANIQUE ET TRIBAL DU POUVOIR!»



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En tant que Fils cadet de Djény Kobena, membre fondateur du RDR, quel regard jetez-vous sur le parcours de son parti, 15 ans après sa mort?


Franck Djény: (……..) Le constat est amer, au prisme de la réalité de tout juste un peu plus de 2 ans de gestion du pouvoir d’Etat, ce parti sombre dans l’immobilisme, le clientélisme, le népotisme. Le RDR est devenu un club d’amis, gouverné par la logique des “attalakous” (laudation, ndlr), des parrains, des bons petits, des clans et que sais-je. Bref, une coquille vide à relent tribaliste. Ce parti a atteint son apogée au plan de l’analyse politique et de la réflexion stratégique. Il doit être rénové. Djény Kobena n’a jamais créé le RDR pour faire l’apologie des clans et il doit actuellement se retourner dans sa tombe tant les valeurs qu’il a prônées sont bafouées par la Direction du club des amis du RDR (…..). Paradoxalement, la côte de popularité du RDR qui a porté ADO au pouvoir est au plus bas.

Avez-vous réalisé un sondage pour le savoir?

Franck Djény: Demandez à Amadou Soumahoro de dilligenter un sondage sur l’audience nationale du RDR, il sera surpris. On ne fait plus de politique dans ce club, mais on préfère diriger toutes les énergies sur la guerre des tranchées au PDCI. J’ai assisté confondu dans la foule, à plusieurs meetings de candidats RDR pendant les municipales, où le candidat crie “ADO Puissanci” et des militants, conditionnés à souhait, répondent en coeur “amagny dêh!”

Je ne peux pas assister à la destruction de l’oeuvre de Djény Kobena. Au niveau des structures de jeunesse, c’est la bérézina. Au niveau de la base, c’est bérézina. Au niveau de la Direction, les maîtres mots sont l’arrogance et la condescendance par rapport à la fonction qu’on occupe.

Vous parlez de club des amis du RDR, pouvez-vous être plus explicite?

Franck Djény: les Ivoiriens ne doivent plus faire des amalgames, le RDR a une gestion familiale et clanique. Pour être promu ou nommé à un poste de responsabilité, mon frère n’est pas plus celui qui répand ma parole comme nous l’a enseigné la Bible, mon frère doit venir du même village que moi, parler le même dialecte, avoir donc fondamentalement les mêmes origines. On appelle cela le tribalisme fondamentale ou le sectarisme. Étendre le comportement d’un club d’amis à l’ensemble de personnes originaires du Nord de ce pays qui sont de braves gens, pour la plupart sympathisants du parti créé par Djény Kobena, c’est faire un amalgame. Ériger le tribalisme fondamental en mode de gestion des hommes, en bafouant la mémoire du fondateur, en galvaudant ses idéaux, en humiliant sa descendance, est-ce cela consolider un héritage?

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Voilà qui est dit sur ce parti que nous savons depuis toujours.

Si les gens ont bonne souvenance, c’est ce comportement qui a commencé à irriter le FPI en son temps et qui a emmené ce parti responsable à quitter le Front Républicain. Parce que certains militants du RDR vouaient un culte à la personnalité de DAO Magellan et ils voulaient que les dirigeants du FPI dont Laurent Gbagbo en tête en fassent de même. Et là, le FPI a dit qu’il ne s’agit pas de cela dans le Front Républicain! C’est une union pour la conquête du pouvoir et pour gouverner ensemble après que le candidat le mieux placé des deux partis soit parvenu au pouvoir. Mais aujourd’hui, l’histoire donne raison au FPI et aux Ivoiriens. C’est parce que ce club d’amis est ainsi qu’il ne peut que user de la violence pour faire valoir ses idées. Regrets éternels pour Djény Kobena Georges et tous les autres compagnons de lutte qui ont pensé faire oeuvre utile en désignant DAO Magellan comme le mentor de ce parti. Les dégâts sont là aujourd’hui avec à la clé une rébellion pour parvenir au pouvoir. Merci au fils de Djéni Kobena de faire un juste rappel de faits.

 

Djimi Dilanaud

 

Source: IVOIRE NEWS INFO

vendredi, 18 octobre 2013

RATTRAPAGE ETHNIQUE: ÇA REPART DE PLUS BELLE

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Les maires et présidents des conseils régionaux nouvellement élus ont été instruits hier par la direction du Rdr d’appliquer la politique de rattrapage ethnique et partisan d’Alassane Ouattara.

«Un maire ou un président de conseil régional qui embauche les jeunes, et en particulier nos jeunes qui ont mené le combat, contribue à la réalisation du programme de gouvernement du Chef de l’Etat» a déclaré le secrétaire général par intérim M. Soumahoro devant les élus locaux du parti au pouvoir hier au siège du Rdr.

Il a révélé qu’en faisant la promesse électorale de créer 1.000.000 emplois informels au terme de son premier mandat, le candidat Alassane Ouattara  comptait sur les élus locaux du parti.

 

Source: LIDER-CI.ORG

22:00 Écrit par Fernand AGBO DINDE dans Société ivoirienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : côte d'ivoire, amadou soumahoro, lider, ouattara, rattrapage ethnique, lider-ci.org | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook | | Pin it! |  Imprimer | | |

mardi, 15 octobre 2013

COURAGEUSE RADIO FRANCE INTERNATIONALE - RFI SE MOUILLE... LES ORTEILS

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Demi-mensonges, demi-vérités, il « faut » parler de Nahibly, des évènements du 10 et 11 octobre 2011, histoire de déranger le Mossi, comme un poil à gratter, mais sans l’écorcher vraiment. La RFI décide donc de rappeler ce triste anniversaire, et se donne un titre accrocheur: « L'enquête sur la fosse commune de Duékoué au point mort ». Mais voilà tout est dans le titre, il n'y a aucun développement dans l'article. Aucune critique du régime Ouattara qui n'a pas encore déposé ses conclusions d'enquête, ou pour être plus précis, n'a pas encore commencé à enquêter...Comme la réconciliation, le vivre ensemble, les procès des plus de 700 personnes incarcérées au nom de leur proximité avec Laurent Gbagbo, l'enquête sur Nahibly est au point mort, les six morts sont les six cadavres retrouvés dans "une" fosse commune, la seule, l'unique.

Et les trois doctorats de notre économiste bardé de deux récentes distinctions « honoris causa » de la sous région, n'ont pas multiplié ses neurones, ses capacités de travail, son soucis de vraie justice... L'enquête sur Nahibly est au point mort .Simple point mort, comme celui d'un véhicule en bon état à l'arrêt, momentanément, bientôt les vitesses s'enclencheront, bientôt, très bientôt, le train du progrès n’attend pas, mais d'abord il…faut préparer les élections d’octobre 2015...

Le seul cri du cœur de RFI, la radio au service des tueurs bien plus que de leurs victimes, c'est de brandir ce chiffre ridicule de six victimes, sans honte, sans aucune gêne : un chiffre est neutre, il n'a pas de vie en lui, il n'est le fils de personne, il n'est l'époux de personne, il n'est le père de personne.

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Et pourtant, oser affirmer comme RFI que Nahibly se résume à 6 morts est plus que du mensonge, c’est une insulte grave faite aux vivants et aux morts, même si ce média affirme timidement que des familles sont sans nouvelles de quarante autres personnes …Et bien sûr on ne rapporte même pas les morts découverts dans des puits à cause de l'abominable odeur, les décomptes faits par la Croix Rouge, diverses ONG et les associations de victimes, les disparus, évanouis dans la nuit de l’horreur… On ne rappelle pas non plus le travail des soldats de l’ONUCI, filmés, et qui ont enterrés dans des fosses des dizaines de cadavres, sans aucuns témoins ni les familles, ni les autorités villageoises, ni les autorités religieuses, ce contingent de bérets bleus marocains, récompensés, honorés, et réduits au silence, qui ont à la hâte enterré les victimes de Duékoué et certainement celles de Nahibly, simples déchets humains mis dans des sacs poubelles, manipulés avec des excavatrices et que l’on jette sans état d’âme dans des fosses…

Les nazis étaient jugés à Nuremberg pour ces crimes appelés « crimes contre l’humanité ». Ici celui qui croupit à la Haye est en attente lui aussi d'un jugement pour crimes contre l’humanité, mais les vrais tortionnaires les vrais génocidaires, exécutants des commanditaires se promènent en toute liberté, sans aucune enquête. Nicolas Sarkozy vient d’être blanchi contre toute attente dans l’affaire Bettencourt et Ouattara se prépare à gagner de vraies fausses élections en octobre 2015 pour continuer de bénéficier d’une immunité, désormais délivrée par la CPI, grâce au courage de larbin de l’Union Africaine, qui demande l'immunité de tous les chefs d'états africains en cours de mandat. Alors que le président Gbagbo, en dépit de l’absence de preuves, reste “le” coupable à juger, et que son épouse, parlementaire élue selon des élections reconnues, a perdu son immunité.

Allez comprendre autre chose que cette mascarade où toutes les normes sont renversées, ingérence humanitaire pour déshumaniser, intervenir sans autorisation dans les affaires d’un pays, le spolier,piller ses biens et ses ressources, tuer ses habitants, monter les populations les unes contres les autres, en soufflant sur les braises des antagonismes religieux, et tout cela dans l’indifférence totale des populations occidentales anesthésiées.

Silence, on tue...


Shlomit Abel, 15 octobre 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

lundi, 14 octobre 2013

LIBERATION DE GBAGBO, DE QUOI ONT-ILS PEUR?

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A l’audience du 9 octobre dernier, tenue à la Haye, siège le la CPI, s’agissait-il de libérer Laurent Gbagbo ou non ? En tout cas, il ne s’agissait ni de l’un, ni de l’autre. Pourtant, la rumeur a circulé. Et même bien circulé. A qui la faute ? A la presse pour son laxisme, aux populations, pour avoir trop vite cédé à l’émotion?

En effet, il ne s’agissait nullement de la libération de Laurent Gbagbo. La juge unique, Silvia de Gurmendi, l’a encore précisé dès l’entame de l’audience. Il s’agissait d’entendre les arguments des deux parties (Accusation et Défense), conformément à la règle 118-3 des textes régissant la CPI. Sans plus. Pourtant, des ivoiriens y ont cru. Jusqu’au bout. Au point de se laisser aller à la rumeur : « Gbagbo a été libéré ! ». Effets immédiats : explosions de joie, scènes de liesses dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, nous a-t-on rapporté…

Il n’en fallait pas plus pour que la presse pro-Ouattara en fasse ses choux gras. « Rumeurs de libération de l’ex-dictateur (…), les pro-Gbagbo ont dansé pour rien », titre, sur un ton sarcastique, le principal canard ouattarien. Sa une du lendemain se veut plus impérieuse : « Annonces intempestives de la libération de Gbagbo, militants du FPI, ouvrez les yeux. Affi et ses hommes vous manipulent trop ». D’autres quotidiens, ne jurant que par Alassane Ouattara et le RDR, ont cru voir dans la quasi-certitude des dirigeants du FPI, quant à la libération prochaine de Laurent Gbagbo, les risques qu’ils feraient courir à leurs propres militants. Les analystes de ces quotidiens, se sont d’abord demandés, si déclarer aux militants « avec une certitude quasi inébranlable que Laurent Gbagbo sera libéré », ne relevait pas de la « manipulation, de la surenchère politique » ou n’avait pas pour but de mettre la « pression sur la CPI et les dirigeants ivoiriens ». Puis ils ont conclu, en affirmant - sans dire comment – que : « jouer à fond avec les nerfs des militants (…) risque d’être contre-productif, si Gbagbo ne venait pas à être libéré ».

A première vue, on s’interroge. De quoi se mêlent les thuriféraires d’Alassane Ouattara ? Sont-ils déjà las de cirer les bottes à leur mentor ? Si tant il est vrai que les dirigeants du FPI « manipulent » ou « arnaquent » leurs militants, à propos de la libération de Laurent Gbagbo, n’est-ce pas tout à l’avantage d’Alassane Ouattara, celui dont ces journaux défendent l’image ? Si, dans les rêves les plus fous, des suiveurs d’Alassane Ouattara, les militants du FPI se rendaient compte au final, qu’ils ont été floués, n’est-ce pas du FPI et de Laurent Gbagbo que ces ivoiriens se détourneront, et ce, peut-être, au bénéfice d’Alassane Ouattara ? Malheureusement, pour eux, cela reste du domaine de la fantasmagorie.

Mais alors, comment interpréter cette débauche d’énegie des suiveurs d’Alassane Ouattara, dans une affaire où ils ne cessent de prédire de gros risques pour leurs adversaires politiques ? Que cachent en réalité, toutes leurs agitations autour d’une libération dont eux-mêmes jurent qu’elle ne se fera jamais ?

En fait, ils ont, tout simplement, peur. A travers leurs gesticulations, il faut aussi voir leurs inquiétudes. N’est-ce pas ces mêmes qui avaient, dès le début, crié sous tous les toits, que le FPI était « mort », et que Laurent Gbagbo était « fini » ? Or, il s’avère qu’après le 11 avril, date à laquelle ils prononcèrent la messe de requiem du FPI et son leader emblématique Laurent Gbagbo, les choses n’ont pas évolué dans le sens qu’ils ont souhaité. Le FPI n’est pas mort. Des milliers d’ivoiriens continuent de sortir en masse pour démontrer leur attachement à ce parti. Les tournées d’Affi N’guessan en témoignent. Laurent Gbagbo n’est pas fini. Il continue de bénéficier du soutien des millions d’ivoiriens. Les jubilations d’avant-heure, occasionnées, ça et là, par la rumeur, en témoignent. Mieux, à présent qu’il est injustement incarcéré à la CPI, pour s’être soumis à la Constitution de son pays, ces ivoiriens se sentent, tout aussi victimes d’une insupportable injustice. Ils se sentent, de plus en plus humiliés par une justice sélective, imposée par Alassane Ouattara.

Si donc les ivoiriens continuent de soutenir Laurent Gbagbo et d’appeler de tous leurs vœux, sa libération, en dépit du titre « d’affreux dictateur » dont il est grossièrement affabulé, c’est en effet parce qu’ils n’accordent aucun crédit à ces diffamateurs du dimanche et à leurs soutiens de la secte internationale. C’est de cette réalité qu’on peur tous ceux qui s’agitent fiévreusement autour de la libération de Laurent Gbagbo. Ils ont peur d’être rattrapés par leur imposture ; peur qu’en fin de compte, les ivoiriens, encore plus galvanisés par la libération de Laurent Gbagbo, ne les rejettent pour de bon, car ayant comprit que depuis le début, les bombes françaises n’ont servi en réalité, qu’à détruire la vérité des urnes ; elles n’ont eu d’autre objectif que d’anéantir la démocratie et de frustrer la soif ardente de liberté des ivoiriens, pour imposer un régime qui incarne mieux les intérêts obscurs de ses commanditaires. Voici ce qui, depuis le 11 avril, constitue le mal dont souffre la Côte d’Ivoire actuelle. Voici ce qui contribue à exacerber une tension généralisée dans le pays. C’est certainement pour avoir compris cette vérité incontournable que Koffi Annan a émis le vœu de voir Laurent Gbagbo revenir dans son pays pour participer au processus de réconciliation nationale. Voilà tout le sens d’une libération, au demeurant, salutaire pour la Côte d’Ivoire. Si cela constitue une peur bleue pour certains, et bien, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes.

 

Marc Micael

marcmicael@gmail.com


Source: AFRIQUE EMERGENTE

«PASSEPORT POUR LE CRIME: ABIDJAN»

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«Passeport pour le crime: Abidjan», un film de Lionel Langlade avec Christophe Hondelatte


On l’appelait la perle de l’Afrique. C’était une capitale florissante, avec ses gratte-ciels, sa bourgeoisie d’affaires et ses quartiers colorés. Abidjan : 7 millions d’habitants, et une richesse que le monde entier s’arrache : le cacao. Une guerre civile et quelques milliers de morts plus tard, Abidjan n’est que l’ombre d’elle même. Une mégapole rongée par la corruption et gangrénée par la violence…

Christophe Hondelatte a repris son Passeport pour le Crime, et c’est en Côte d’Ivoire qu’il débarque cette fois. Parce que l’Afrique de l’Ouest est sur les routes de la drogue, entre la Colombie et l’Europe, la drogue circule en grandes quantités à Abidjan. Christophe Hondelatte est avec les stups sur plusieurs grosses opérations de repérage et destruction de fumoirs clandestins.

Mais la police n’a pas toujours les moyens d’agir : Christophe Hondelatte constate que les enquêtes se perdent dans les sables, faute de carburant pour les voitures… Il est avec les journalistes de faits divers de Soir Info, le grand quotidien d’Abidjan. Avec eux, ils suit les faits divers qui émaillent l’actualité : le corps d’un bébé est retrouvé dans un sac de riz, sur un terrain vague : meurtre maniaque, ou drame de la jalousie, entre épouse régulière et maitresse attitrée ?

Christophe Hondelatte se rend en prison, et constate la promiscuité extrême qui règne entre les murs. Il est reçu avec tous les honneurs par le Commandant Wattao, ex-seigneur de guerre réintégré dans la police. Un colosse à la réputation sulfureuse : l’homme roule en Ferrari et ne se sépare jamais de son pistolet plaqué or.


N.P

Difficile d’être une femme, quand les anciens combattants désœuvrés sont tentés de faire parler les armes. La prostitution s’étale partout et Christophe Hondelatte prend la mesure des violences sexuelles qui frappent la société ivoirienne. À l’école par exemple, les viols sont monnaie courante, même au collège. Difficile de briser la loi du silence, et pourtant, chose rare, Christophe Hondelatte assistera à l’arrestation et au procès d’un directeur d’école violeur.

Abidjan est aussi la capitale des brouteurs : ces escrocs d’Internet qui rivalisent d’astuce pour soutirer de l’argent à distance. Leurs victimes sont souvent françaises, et Christophe Hondelatte suit le travail des policiers chargés de la cyber-criminalité. Il parvient aussi à rencontrer ces criminels du clavier, qui sont réputés dans toute la ville pour souvent claquer en une seule soirée le fruit de leurs arnaques.

Le sang coule , le long de la lagune, et les ivoiriens ont une spécialité, qui résiste aux criminologues : les meurtres rituels. La magie noire fait des ravages, et Christophe Hondelatte en est le témoin. Il y a cet enfant, éviscéré par son assassin, qui pour éloigner le mauvais œil a aussi bu son sang. Il y a aussi les sorciers gendarmes, qui font la chasse aux brebis galeuses dans leurs rangs et combattent les mauvais sorciers…

 

«Passeport pour le crime: Abidjan»
Un film de Lionel Langlade avec Christophe Hondelatte

Vu le 27/09 à 22h15 sur 13ème Rue.

vendredi, 04 octobre 2013

LES CRIMES OUBLIES DE LA REBELLION IVOIRIENNE: LE GRAND DEBALLAGE SUR LES ORIGINES ET LES COMMANDITAIRES DU DRAME IVOIRIEN

 

 

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PADJOFê IBRAHIM (ancien rebelle): «Pourquoi nous avons tué Robert Guéi». Des accusations graves, des révélations à couper le souffle. NB: Document inédit, paru en 2003, mais toujours d'actualité. A lire, à relire et surtout à partager.

 

19 septembre 2002, 19 septembre 2013, il y 11 ans que Guillaume  Soro et ses hommes plongeaient la Côte d’Ivoire dans le chaos. Dans ce document plusieurs fois publié par les médias ivoiriens, Padjofê Ibrahim, l’un des piliers de cette rébellion qui a endeuillé la Côte d’Ivoire pendant plus de 10 ans, fait le grand déballage sur les origines et les commanditaires du drame ivoirien. Un témoignage qui rabat définitivement le caquet, à tous ceux qui, comme Kobenan Kouassi Adjoumani, accusent Laurent Gbagbo d’être l’auteur des crimes en Côte d’Ivoire.

Monsieur Honorat Dé Yedagne (DG de Fraternité-Matin),


Je voudrais vous demander de faire en sorte que  cette lettre soit publiée dans son entièreté. J'ai  beaucoup hésité avant de l'envoyer à votre journal car, il n'a pas de position tranchée et donc si ma lettre y est publiée, on lui accordera toute la valeur qu'il lui faut plutôt que d'être considérée comme suscitée si elle était publiée par le National ou Notre Voie. Cette lettre ne vaut sans doute rien, venant de la part d'un assassin comme moi, mais, j'aime mon pays comme vous et j'ai décidé de ne plus le tuer.

Publiez ma lettre s'il vous plait !

Je m'appelle Padjofê Ibrahim. Je suis de l'ethnie  Dioula et je suis un déserteur de l'armée ivoirienne. Si je donne mon vrai nom, c'est parce que je n'ai plus personne à protéger car, mes parents (mon père, mes deux sœurs et mon frère étudiant en licence d'anglais à l'Université de  Bouaké) ont été exécutés dans la nuit du 8 au 9 février dernier.  Je suis donc un rebelle fugitif qui a décidé de ne plus participer à la destruction de mon pays. J'ai été au cœur de la rébellion, j'ai participé à toutes les étapes de la préparation de l'attaque jusqu'à son exécution. Je sais que les choses que je vais dire aujourd'hui paraîtront aux yeux de certaines personnes comme une plaisanterie de mauvais goût, mais je jure sur les cadavres de mes parents que ce qui  va suivre est la stricte vérité et même si cela arrive bien en retard, il n'empêche qu'il peut  permettre de comprendre beaucoup de choses et de prévenir bien d'autres dangers qui guettent le contrôle gouvernemental pour réaliser à quel point les Ivoiriens, avec les autorités à leur tête, ignorent les véritables dangers qui planent sur le pays. Je voudrais préciser avant toute chose, qu'aucun des pays qui entourent la Côte d'Ivoire n'aime la Côte d'Ivoire. Ils ont tous participé d'une façon ou d'une autre à la destruction du pays. J'y reviendrai.  Cela dit, je voudrais demander pardon aux  Ivoi - riens et à toutes les victimes innocentes de  cette guerre atroce que nous avons provoquée dans notre propre pays.  J'ai fait du mal, beau - coup de mal en succombant à un certain discours, en pensant d'après ce qu'on nous avait dit, que le Président Gbagbo  était venu au pouvoir pour organiser le génocide des gens du Nord et qu'il fallait tout mettre en œuvre pour l'arrêter. Voilà pourquoi, la plupart de ceux qui ont pris les armes sont des gens du Nord et qu'à la fin de cette guerre, on découvrira que 60% des jeunes du Nord sont morts, tant les FANCI les massacrent sur les fronts de guerre. Quelqu'un a dit que" le jour où ceux qui financent les guerres se retrouveront sur les fronts, il n'y aura plus de guerre dans le monde ". Je me demande si ce monsieur se rendait compte de la véracité de ce qu'il disait. Je voudrais dire ici qu'aucun des chefs de la rébellion qui endeuille le pays n'a jamais mis les pieds sur un front de guerre, ni conduit une troupe au cours d'un combat. Le seul qui a eu le courage de participer à un combat à la tête d'une unité de 227 personnes (tous des gamins de 12 à 15 ans) a été abattu par les FANCI le jeudi 17 octobre 2002 à M'Bahiakro et son unité a été totale - ment anéantie. Il s'agit de Inza Karamoko. Après cette guerre, le monde entier constatera le désastre. Cela dit, je voudrais situer les choses que je vais dire à 11 niveaux :

1. La préparation de l'attaque.

2. Le recrutement.

3. Les raisons de l'attaque.

4. Les personnalités qu'il fallait tuer.

5. La mort de Balla Kéita

6. Les commanditaires du coup.

7. Les complicités internes et externes.

8. L'élimination systématique des gendarmes.

9. Le but assigné au MPIGO et au MJP

10 . La mission de l'escadron de la mort et des  médias étrangers.

11 . Le rôle de la France et des multinationales françaises.

Beaucoup de choses ont été dites sur l'attaque du  19 septembre 2002. Certaines de ces choses sont  vraies, et d'autres sont très loin de la vérité. Il a  fallu que je sois au Burkina Faso du mardi 16 janvier 2001 au lundi 16 septembre 2002 pour  comprendre à quel point la Côte d'Ivoire était haïe  par les pays qui l'entourent. J'y reviendrai dans le point 7.

1.- La préparation de l'attaque

A mon arrivée à Somgandé au Burkina le 16 janvier 2001, le noyau qui devrait diriger les opérations était déjà constitué; il s'agissait de Tuo Fozié, Massemba Koné, Omar Diarrassouba, Iréné Kablan et Souleymane Diomandé. il s'agit là de la phase 1.

2.- La deuxième phase a consisté à recruter

C'est IB qui a été chargé de cette tâche, aidé par  trois officiers burkinabè qui agissaient pour le  compte de leur pays. Le recrutement a été fait  dans trois pays: le Liberia, la Sierra Leone et le Burkina Faso. Ainsi, au total, ce sont 417 personnes qui ont été recrutées en deux mois, dont 288 Burkinabè (125)  soldats de l'armée burkinabé et 163 repris de justice libérés des prisons et conduits au camp de  formation de PÔ.  Quant aux Ivoi - riens qui ont participé à l'attaque, il a suffi de leur expliquer ce qui suit:

3.- Les raisons de l'attaque

Il Y a trois raisons essentielles à l'attaque du 19 septembre.

- Il fallait sauver les peuples du Nord et  principalement les Dioula, du génocide que préparait le Président Gbagbo.

- Pour convaincre chacun de cette idée, une photo  cou - leur agrandie était accrochée dans toutes les  chambres des villas de Somgandé et une autre  (petite) était dans les poches de toutes les re - crues,  de sorte que chacun se disait qu'il avait une  mission noble à accomplir en faisant la guerre en  Côte d'Ivoire. Il s'agissait de sauver tout un peuple  menacé d'extermination totale par un régime  supposé génocidaire.

- Il fallait ensuite permettre aux Burkinabè résidant en Côte d'Ivoire d'avoir les mêmes droits que les  Ivoiriens et de participer à toutes les prises de  décisions concernant l'avenir du pays. Pour convaincre les Burkinabè de ce que les  Ivoi - riens partisans du régime étaient en train de  massacrer leurs compatriotes, le journal Sidwaya a utilisé les mêmes photos du charnier de  Yopougon qu'il a présenté comme étant constitué  de ressortissants burkinabè. Cela a provoqué une  grande colère et a facilité le recrute - ment des Burkinabè avec l'accord des autorités burkinabè.  Pour que ce qui précède puisse se réaliser, il fallait  éliminer systématiquement un certain nombre de  personnalités politiques et militaires et permettre ainsi, par la chute du gouvernement, l'installation  d'un nordiste à la tête de l'Etat et en l'occurrence  M. Alassane Ouattara, après 6 mois de transition  au cours de la - quelle, par l'usage de la terreur, toutes les personnes gênantes devraient être soit exécutées soit forcées à l'exil.

4.- Les personnalités politiques et militaires qu'il fallait tuer

Je reviendrai de façon détaillée sur un certain nombre de choses dans le point 6, mais il faut dire que si le coup d'Etat avait réussi, il n'y au - rait aujourd'hui d'hommes politiques en Côte d'Ivoire que ceux venant du RDR tant la liste  des personnes qu'il fallait exécuter était longue. Je ne pourrai donc pas donner la composition  de cette liste de façon exhaustive mais voici  quelques-uns des noms.

1. Emile Boga Doudou (à la demande de Blaise Compaoré).

2. Doué Mathias

3. Touvoli-Bi

4. Lida Kouassi

5. Henri Konan Bédié

6. Emile Constant Bombet (l'ancien ministre)

7. Blé Goudé Charles

8. Tapé Koulou (à la de - mande de Shérif  Ousmane).

9. Mamadou Coulybali

10 . Guéi Robert (à la demande de Alassane  Ouattara).

C'est ce dernier nom, celui du général, ajouté à  la demande de Alassane Ouattara qui a changé  tout et donc a précipité les choses car, on ne  sait trop comment cela s'est passé mais  quelqu'un a filé l'information à M. Balla Kéita qui  suivait le déroulement des préparatifs pour le compte du général.

5.- La mort de Balla Kéita

M. Balla Kéita a été envoyé au Burkina Faso par le général Guéi pour suivre l'évolution des préparatifs pour son compte. A son arrivée au Burkina, M. Balla devrait avoir ses appartements à Somgandé, mais pour éviter les soupçons, Blaise Compaoré a décidé de le loger personnellement. Cette démarche n'a pas  beaucoup plu au Général qui soupçon - nait un mauvais coup de la part d'Alassane, mais on a su le convaincre.  En réalité, si on avait éloigné Balla Kéita, c'était pour qu'il ne soit pas au courant de certains détails, tels que la composition de la liste. Ainsi, lorsqu'il s'est agi de dresser la liste, le Général n'a eu son mot à dire que sur le sort du Président Gbagbo, car l'informateur qui se trouvait à la Présidence avait prévenu que le Président devait s'absenter dans le courant de la 3e semaine du mois de septembre 2002. Le Général a donc conseillé que le coup se fasse en son absence car, cela per - mettrait d'épargner sa vie et donc d'éviter un certain nombre de difficultés inutiles. Mais le Général ne savait pas qu'il était lui-même sur la liste; normal, car le coup devait être fait pour lui, du moins d'après ce que M. Ouattara lui avait promis. Ainsi, le Général en qualifiant le Président de boulanger, ignorait que le vrai boulanger était celui à qui il téléphonait 3 fois par jour. Lorsque Balla Kéita, on ne sait par quel moyen, avait appris que le nom de son patron était sur la liste des personnes qu'il fallait exécuter, au lieu d'informer directe - ment le Général, il a cru bon d'en parler d'abord à Blaise Compaoré. Dès cet instant, il avait signé son arrêt de mort et effectivement, on le retrouvera mort le lendemain. Nous étions alors fin juillet - début août. La difficulté a été dès lors de convaincre le Général que la mort de son agent n'avait rien à avoir avec  un mauvais coup que l'on préparerait dans son dos. Une tâche que les autorités burkinabè avec le ministre de la Défense vont réussir à merveille, en retournant les soupçons sur le gouvernement FPI au pouvoir à Abidjan et pour para - chever la machination, Fabien Coulibaly qui, à la demande du Général, s'était rendu au Burkina, avait été chargé d'assassiner le Général, mais on ne sait pour quelles raisons, il n'a jamais exécuté son contrat et donc jusqu'à ce qu'on déclenche l'attaque, on ne savait pas si Fabien Coulibaly et le Général avaient un autre plan et dans le doute,  pour éviter les problèmes, son nom avait été ajouté sur la liste, de même que celui de tous ceux qui se trouvaient dans l'environnement immédiat du Général. Ceci explique ce qui s'est passé ou plus précisément, devrait expliquer ce qui s'est passé car on saura plus tard que Fabien Coulibaly avait vendu la mèche et que le Général avait concocté son propre plan, mais malheureusement pour lui, certains éléments de la gendarmerie qui étaient dans le coup et dont le Général avait les noms, avaient réussi à s'infiltrer dans les patrouilles des gendarmes loyaux et donc pour éviter que le Général ne se venge d’eux s'il prenait le pouvoir, ont réussi à créer la confusion, de sorte que même au jour d'aujourd'hui, vu la façon dont les choses se sont passées, au plus haut niveau de la rébellion, tout le monde a la trouille quand il s'agit de savoir si ceux qui ont tué le Général sont tous morts ou vivants et prisonniers ; mais on les préfère plutôt morts que vivants : suivez mon regard.

6.- Les commanditaires du coup

Il y a essentiellement trois commanditaires.

- M. Alassane Dramane Ouattara

- Guéi Robert

- Blaise Compaoré.

côte d'ivoire,les crimes oubliés de la rébellion ivoirienne,le grand déballage sur les origines et les commanditaires du dra,padjofê ibrahim (ancien rebelle),«pourquoi nous avons tué robert guéi»,des accusations graves,des révélations à couper le souffle,monsieur honorat dé yedagne (dg de fraternité-matin)

Alassane Ouattara a offert tous les moyens de communication dont dispose le MPCI. Il a également corrompu tous les correspondants-Afrique de tous les médias français à qui une mission précise a été confiée. J'y reviendrai dans le point 10. C'est M. Alassane qui s'est chargé de la rémunération de tous les chefs rebelles de Tuo Fozié à Dacoury-Tabley en passant par Soro Guillaume. Même au niveau de la rébellion, on ignore où Alassane Ouattara a tiré tout l'argent qu'il a investi dans cette guerre et c'est sans doute ce qui constitue le plus grand danger pour la Côte d'Ivoire. Le rôle de Guéi a consisté à créer au sein de l'armée, un environnement de suspicion propice à un soulèvement général de l'armée. Mais il a échoué dans sa tâche car en dehors des Bayefouè et des Zinzins et de quelques officiers dont Gueu Michel, pas grand monde n'a mordu à son hameçon et c'est l'une des raisons qui explique l'échec de la prise d'Abidjan. Blaise Compaoré est ce qu'il convient d'appeler le plus grand danger pour la Côte d'Ivoire. Ce Monsieur a juré que tant que Alassane ne sera pas à la tête de la Côte d'Ivoire, ce pays ne connaîtra jamais la paix. Blaise Compaoré a fourni à lui seul et cela grâce à ses propres réseaux de trafic d'armes dont les sièges se trouvent en Libye et au Liberia, toutes les armes dont dispose actuellement le MPCI. C'est lui qui a fourni tous les instructeurs, c'est également lui qui a fourni 125 soldats burkinabè  dont 38 officiers qui sont répartis comme suit: 13 à Korhogo, 15 à Bouaké et 10 à Odienné. Ce sont eux qui forment actuellement sur le terrain, toutes les recrues. Blaise Compaoré a investi au bas mot, plus de 4 milliards dans cette guerre, de l'argent qu'il compte récupérer une fois que les Burkinabè résidant en Côte  d'Ivoire et Alassane seront parvenus au pouvoir.

7.- Les complicités internes et externes

Tous les dirigeants du RDR, des plus modérés aux plus durs, savaient plus ou moins que leur mentor préparait un coup fumant. Certains comme Ali Coulibaly, Gon Coulibaly, Ali Kéita, ont par - couru nuitamment pendant des semaines les villes du Nord avec des photos du charnier de Yopougon. Je dois avouer qu'ils ont fait un travail remarquable, car aujourd'hui, pour convaincre un jeune du Nord de tuer un gendarme et de boire son sang, il suffit de lui montrer une de ces photos et de lui dire que c'est le sort que Gbagbo et ses gendarmes lui réservent s'il ne réagit pas. Alassane lui-même leur avait expliqué cela pendant sa tournée d'avant les élections des conseils généraux. Au ni - veau interne, il faut souligner que même dans l'entourage du Chef de l'Etat, certaines  personnes étaient au courant du coup. Aujourd'hui, un travail a été fait pour éloigner ces traitres qui mangeaient avec le Président et qui savaient pourtant qu'on allait le tuer. Au niveau interne toujours, il faut dire que dans toutes les villes occupées et non occupées, se trouve quelqu'un qui est chargé d'organiser avec l'aide de quelques per - sonnes, la chute de la ville et à dresser  la liste des per - sonnes qu'il fallait  systématiquement exécuter à notre arrivée.  Ainsi par exemple à Bouaké, le maire a joué ce rôle, à Béoumi, le chef de canton a aidé à la prise  de la ville. La liste complète de tous ces gens qui  tapis dans l'ombre aident les rebelles est  actuellement au domicile du préfet de Bouaké qui  est la maison de Soro Guillaume. La plupart des gens qui sont sur cette liste sont des Burkinabè qui connaissent très bien les villes  dans les - quelles ils vivent. Ainsi à Agboville, il y a un certain Ouédraogo Binaté, à Divo, un certain Sampoudou Dra - mane, à  Tiassalé, un certain Savadogo Ladji dit " Sabari Kagni ", ce dernier est actuel - lement à Bouaké et joue un grand rôle dans le rapatrie - ment des corps des gen - darmes exécutés au Burkina Faso par le biais de gros camions qui semblent lui ap - partenir. J'y reviendrai dans le point 8.  A Daloa, Kafando Compaoré (tué par les loya - listes pendant la libération de la ville, à Sakassou, Boureïma Sylla, à Bouna, IIboudo Assimi (c'est lui qui a exigé et obtenu l'exécution du commandant  de brigade de Bouna devant sa femme et ses enfants).

Il y a donc actuellement, dans presque toutes les villes de Côte d'Ivoire, des gens dont le rôle est de préparer l'arrivée des rebelles en donnant  journellement des in - formations précises sur les mouvements des gendarmes.

8.- L'élimination systématique des gendarmes

Si tout le monde a constaté que la Gendarmerie a payé le plus lourd tribut à cette guerre, eh bien ! c'est parce que cela fait partie d'un plan bien précis. MM. Ouattara et Blaise Compaoré ont une grande colère contre la Gendarmerie de Côte d'Ivoire et pour cause, ils considèrent que les gendarmes sont la cause de tous les malheurs des  militants du RDR et des Burkinabè et par conséquent, il fallait les éliminer jusqu'au dernier, du moins, ceux qui ne sont pas avec eux, c'est-à- dire la quasi totalité car au jour d'aujourd'hui, il y a  exactement 113 militaires et gendarmes qui sont avec la rébellion en dehors des Bayéfoué et des Zinzins. La consigne qui a donc été donnée était de tuer systématiquement tous les " corps habillés " des  villes prises et principalement les gendarmes, mais comme il était impossible de cacher les corps d'autant de per - sonnes, avec l'accord des autorités, plutôt sur proposition de ces autorités, les cadavres de la plupart des corps habillés ont été convoyés au Burkina dans des camions et même les corps de beaucoup de civils tués, environ 2000  per - sonnes, se trouvent au Burkina; ce qui advient de ces corps une fois au Burkina, seuls Alassane, Blaise Compaoré et Soro le savent. C'est un moyen efficace d'éviter les charniers. Quant aux gendarmes qui ont réussi à fuir pour se retrouver au Burkina, s'ils n'ont pas été abat - tus à la frontière, ils sont dans une prison quelque part au  Burkina. Je sais par exemple qu'il y a environ 47 gendarmes ivoiriens qui se trouvent actuellement dans les prisons de Blaise Compaoré.

9.- Le but assigné au MPIGO et au MJP

A la date du 23 octobre, tout le monde était unanime pour reconnaître que le coup avait capoté et que ou bien on fuyait tous le pays ou  bien on restait et alors, il fallait poser des actes de nature à ébranler le pouvoir et à obtenir par les massacres et la terreur, ce que nous n'avions pas été capables d'obtenir par l'attaque du 19 septembre.  Il fallait d'un côté cher - cher à gagner du temps en bluffant, le temps que les commanditaires trouvent des soutiens et apportent la logistique nécessaire pour mener une guerre sur un long terme car nous n'étions absolument pas préparés pour cela. Il n'a pas été facile de trouver des soutiens et je dois avouer qu'il y a eu un moment de flottement au cours duquel si les FANCI avaient tenté leur chance, elles auraient fait de nous une bouchée  mais il y avait une telle crise de confiance au sein de l'armée que personne n'osait tourner le dos à son voisin. Le premier sou - tien trouvé fut le Liberia de Charles  Taylor qui devrait ouvrir un front à partir de l'Ouest, mais ce dernier a posé tellement de conditions que les choses ont traîné. Finalement, Alassane et Compaoré ont dû lui vendre tout l'Ouest y compris ses habitants pour que Charles Taylor se décide. C'est ainsi que le MPIGO et le MJP ont été créées à partir du MPCI avec pour mission farfelue de venger le général Guéi. Le 2ème soutien a été le Sénégal à qui il a été confié la mission de faire accepter la rébellion à une table de négociation. Le 3ème soutien a été le Gabon dont le Président a été chargé de convaincre les autorités françaises que Gbagbo n'a que ce qu'il mérite et que tout le monde l'avait prévenu qu'il ne ferait pas de vieux os au pouvoir et qu'il fallait aider les rebelles à régler une fois pour toutes, tous les problèmes créés par Gbagbo depuis son arrivée au pouvoir.  Le 4ème soutien a été celui des multinationales françaises installées en Côte d'Ivoire, soutien obtenu par MM. Ouattara et l'Ambassadeur Renaud Vignal qui ont quasiment vendu le pays. Au jour d'aujourd'hui, la Côte d'Ivoire n'appartient aux Ivoiriens que parce que Gbagbo est encore au pou - voir, sinon Alassane Ouattara a vendu le  pays au Burkina Faso et aux sociétés françaises.

10.- L'escadron de la mort

Effectivement, il Y a un escadron de la mort en  Côte d'Ivoire. Cet escadron a été créé pour une mission précise. L'escadron de la mort a été créé le vendredi 20 avril 2001 à Abobo par des res - ponsables du RDR qui voulaient laver l'image de M. Alassane Ouattara en éliminant toutes les personnes qui s'attaqueraient ou dénonceraient son imposture. La 2ème mission de l'escadron était d'éliminer tous les gendarmes qui avaient été jugés dans le procès du char - nier de Yopougon. Il est inutile de préciser que M. Ouattara avait donné toute sa caution. A l'origine, l'escadron était constitué de 7 personnes (3 membres de la garde rapprochée de M. Ouattara, 2 Burkinabé (des anciens gendarmes), un chauffeur plus le chef du groupe  était (jusqu’au 17 2001) Shérif Ousmane. Après cette date, compte tenu de l’opération actuelle qui était en préparation au Burkina, l'escadron de la mort avait été dissous mais en dehors de Shérif, les autres sont restés en Côte d'Ivoire et ont travaillé dans la sécurité de M. Ouattara et depuis le 18 octobre 2002, l'escadron de la mort a été reconstitué avec les mêmes éléments mais le chef est désormais un Burkinabé et ses missions sont : salir le gouvernement et provoquer une guerre musulmans-chrétiens. En dehors de Benoît Dacoury- Tabley dont la mort a été une erreur, les autres sont bien sur la liste et ceux qui restent sont les suivants:

Maurice Guikahué

K.K Bertin (Jeunesse PDCI)

Blé Goudé (rayés-contradiction).

Tapé Koulou (rayés-contradiction)

Thierry Legré (rayés-contradiction)

Trois Imams (non déterminés)

Trois évêques (rayés-contradiction)

Le maire d'Adjamé (à sacrifier pour la cause).

Le directeur de l'AFP Abidjan.

P.S. Les personnes doivent être exécutées selon  l'actualité

11.- Le rôle des médias

Tous les médias étrangers qui couvrent la guerre en Côte d'Ivoire ont été achetés. Ainsi, dès le 15 septembre 2002, tous les médias français ou presque étaient déjà à Bouaké. Le rôle à eux assigné est de faire en sorte que les agresseurs passent pour les victimes auxquelles les armes se sont imposées, d'où les déclarations de Soro du genre: " les armes se sont imposées à nous ". Les Médias français se sont tus sur les massacres commis en zone occupée et je dois avouer que beaucoup de massacres ont été commis sous les yeux des journalistes français.

Comme je l'ai dit plus haut, environ 2000 personnes ont été  massacrées mais les journaux français n'en ont jamais parlé, normal, ils font leur travail,  il faut avoir été bien payé pour fermer les yeux sur l'exécution de 70 gendarmes après l'entrée et la sortie des FANCI dans Bouaké. Il faut avoir été bien payé pour fermer les yeux sur le viol public de 37 filles baoulé dont le sang a été  par la suite distribué aux dozos après les avoir égorgées. Il faut avoir été bien payé pour être capable de fermer les yeux sur le fait que toutes les filles qui se trouvent dans les

zones sous contrôle rebelles sont violées journellement depuis. En fait, le rôle de la presse française en Côte d'Ivoire est de faire en sorte que Gbagbo se retrouve de - vant le TPI ou la CPI. 

* * Le rôle de la France- mère

Tout ce que je peux dire, c'est que la France  est coupable mais elle est prise dans l'étau entre les menaces de dénonciation de la rébellion et la réaction du peuple ivoirien et des Français de Côte d'Ivoire. En réalité, aucun pays n'aime la Côte d'Ivoire, tous les voisins de la Côte d'Ivoire sont contre elle et principalement le Burkina qui a déclaré la guerre à la Côte d'Ivoire.  Des indignes fils comme moi ont pris les armes pour détruire la Côte d'Ivoire, la mère patrie, mais je sais que je me suis lourde - ment égaré,  trompé et je veux faire marche arrière. Pourra-t-on me pardonner un jour?


Une contribution de Padjofê Ibrahim, In Frat-Mat du 03 septembre 2003.

REPRESSION DE LIDER: LE REGIME OUATTARA INTERDIT A MAMADOU KOULIBALY DE SORTIR DU TERRITOIRE

 

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Lorsque le gouvernement a fait libérer quelques prisonniers politiques de la crise post-électorale et que de nombreuses personnes s’en sont félicitées, LIDER a fait savoir que cette libération n’enlevait rien au fait que nous étions tous, en Côte d’Ivoire, des citoyens en liberté provisoire, en liberté conditionnelle, en liberté sous surveillance. Le président de ce parti vient d’en avoir une belle illustration.

Le mercredi 2 octobre, alors qu’il voulait rendre visite à sa famille qui réside au Ghana depuis 2005, Mamadou Koulibaly a fait une demande de laisser passer auprès du ministère de l’Intérieur, par le biais de son service de la Direction de la surveillance du territoire (Dst), en remplacement de son passeport déposé dans une ambassade étrangère à Abidjan pour l’obtention d’un visa nécessaire pour un de ses prochains voyages en préparation.

A la Dst, pour obtenir ce sauf conduit, valable pour un aller-retour et délivré en lieu et place du passeport, il faut juste présenter la photocopie d’une pièce  et deux photos d’identité. Ces éléments déposés le mercredi 2 octobre 2013 en début d’après-midi, il a été signifié au Pr. Koulibaly de communiquer les motifs de son déplacement urgent au Ghana, la durée du séjour prévu en terre étrangère et le paiement d’une somme de 12 000 francs (douze mille francs) perçue par la Dst qui, soit dit en passant, ne délivre en retour ni reçu ni timbre fiscal.

Après avoir attendu toute la journée sans qu’une suite ne soit donnée à sa demande, le président de LIDER a été informé par les policiers de la Dst qu’en ce qui concerne les demandes de ce genre, formulées par un certain nombre de personnalités dont la liste est déposée à la police des frontières, il n’y avait que le directeur de la Dst lui-même pour donner les autorisations et signer le  sauf conduit. Il a donc fallu attendre. Monsieur le directeur est en réunion. Monsieur le directeur est trop occupé pour traiter le dossier de Mamadou Koulibaly, dont le nom se trouve pourtant sur une liste spéciale. Le mercredi, jusqu’à 21h, des dossiers descendent de la signature du directeur… mais aucune trace de celui de Mamadou Koulibaly. Il lui a été dit qu’il fallait que son émissaire se rende lui-même au bureau de monsieur le directeur pour le voir en personne. Mais, lorsque ceci fut fait, ce dernier était parti, comme s’il avait oublié qu’il avait demandé à voir quelqu’un. «Monsieur le directeur a eu une urgence, il est parti. Revenez demain pour voir s’il peut vous recevoir.»

Le lendemain jeudi 3 octobre 2013 dans la matinée, il est expliqué à l’émissaire du Pr. Koulibaly que le directeur de la DST refuse de signer un sauf conduit pour le président de LIDER. Les 12 000 francs sont remboursés et la photocopie de sa carte d’identité et les photos lui sont remises.

Mamadou Koulibaly, qui prépare plusieurs autres voyages à l’étranger et à l’intérieur du pays, attend de voir quel sera son degré et son domaine de liberté.

LIDER qui est un parti membre du cadre dit de dialogue permanent entre le gouvernement et l’opposition, note qu’au sein du Cpd, un traitement de faveur est réservé aux membres : la liberté sous surveillance. Ceci confirme que le peuple tout entier est effectivement, d’une façon ou d’une autre, en liberté provisoire. Mais malgré la répression organisée par le régime Ouattara, LIDER, sa direction et ses militants n’arrêteront pas de mettre à nu les abus dictatoriaux d’un régime qui se maintient fermement en dehors de l’Etat de droit et ne faibliront pas dans le combat des libertés dans lequel ils se sont engagés depuis la création du parti.

 

LIDER, 3 Octobre 2013.


Source: LIDER-CI.ORG

MAMADOU KOULIBALY: OUATTARA DEVRAIT SE FAIRE SOIGNER AU PAYS

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Mamadou Koulibaly frappe fort, il voudrait que le Président Ouattara voyage moins et se fasse soigner au pays. Il nous cite le chiffre d’1,4 médecins pour 10 000 habitants, même chiffre pour les lits d’hôpitaux.

Bonne idée, en apparence très généreuse, très désintéressée ; mais malheureusement cette proposition est très démagogique. Koulibaly lui-même, comme les « grands » d’avant, s’il avait eu besoin de soins serait allé à l’Etranger; d’ailleurs, non content de la scolarité et de l’atmosphère ivoirienne instable peut-être, il avait déjà installé sa famille au Ghana.

Malgré la partition du pays, malgré le peu de moyens, malgré l’embargo sur les médicaments, le président Gbagbo s’était attelé à ces questions de santé et d’accès aux soins pour tous, dans le but très certainement d’avoir rapidement toutes les possibilités sur place en Côte d’Ivoire.

Que Mamkoul propose l’obligation aux maires, préfets, hommes politiques et autres serviteurs de la république de se faire soigner dans les hôpitaux d’état et non dans les cliniques privées serait déjà une grande avancée. Pour que ces derniers voient le délabrement, l’insalubrité, le manque de moyens, le manque de personnel, la corruption, et s’indignent positivement, puis fassent bouger les choses. Sa proposition « jusqu’à ce que l’offre sanitaire en Côte d’Ivoire soit améliorée et atteigne les standards internationaux, il soit formellement interdit au président de la République, aux membres du gouvernement, aux hauts fonctionnaires, à tous ceux qui gèrent le budget de l’Etat et à leurs familles d’aller se faire soigner à l’étranger. » fait seulement sourire.

Par contre il aurait pu se prononcer sur l’absence de soins aux prisonniers politiques, la nourriture des prisons qui n’est pas comestible, s’indigner de l’indigence du diagnostic médical ivoirien concernant Mahan Gahé, qui n’est pas mort de ses fractures mais avait eu très certainement  la rate abimée par tous les coups reçus, il aurait pu élever la voix en faveur de madame Simone Gbagbo qui avait été ramenée de force à Odienné, sous anesthésie, alors que son bilan de santé n’était pas terminé…

Pour finir, assurer les soins et la protection d'une haute personnalité dans ces conditions, relève tout simplement de l'utopie: Ouattara qui chaque nuit change de chambre, ne pourrait être que soigné chez lui dans sa résidence fortifiée, avec des médecins privés venus de l'étranger, et au bout du compte la note de frais serait encore plus salée que ce que le chef de file de Lider propose !

Grattez sous le vernis et vous rangerez cette proposition au rayon des vœux pieux, des promesses électorales toujours en suspens, auxquelles un certain « Ado-solutions » nous avait déjà habitués.

 

Shlomit Abel, 1er octobre 2013.

mercredi, 02 octobre 2013

DECORATION DES SOLDATS DE L'ONUCI DANS L'OUEST IVOIRIEN - AVE, ONUCI!


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« Les officiers, sous-officiers et hommes de troupes du 18ème contingent marocain de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) ont reçu, mercredi à Duékoué (502 km à l’ouest d’Abidjan), la médaille des Nations unies pour leur engagement au service de la paix et de la réconciliation à l’ouest de Côte d’Ivoire. » nous révèle un communiqué de l’Onuci.

Cette distinction onusienne du 25 septembre 2013 salue « le professionnalisme et l’humanisme des soldats marocains ». Ils peuvent être fiers d’arborer cette distinction, preuve d’une mission accomplie avec dévouement et abnégation.

Or le rapport d'Amnesty international rendu public le 29 juillet 2013 nous révèle que près de Nahibly

« Onze puits dans le secteur de l’attaque sont gardés jour et nuit par des soldats et des policiers de l’ONU, mais les autorités n’ont rien entrepris pour les dégager. Si le gouvernement prétexte le manque d’équipement et de matériel, il aurait refusé la proposition de l’ONU de lui fournir de l’aide. »

Alors, est-ce pour cette garde des puits dans lesquels on a jeté les corps que les soldats sont décorés ? Les mauvaises odeurs endurées pendant ces veilles, valent-elles une décoration ?

Et la fin du communiqué d’Amnesty :

« Selon de nombreuses déclarations reçues par Amnesty International, la police de l’ONU a repoussé ceux qui demandaient de l’aide lors de l’attaque et s’est abstenue d’intervenir lorsque les habitants du camp ont été frappés.

Les Nations unies doivent rendre publique l’enquête interne sur les actes de ses soldats et policiers chargés de garantir la protection des habitants du camp durant l’attaque. »

Du fait de la neutralité des soldats de la paix, ils ne sont pas intervenus, n’ont pas éteint les incendies, n’ont pas délogé les agresseurs, ne sont pas venus au secours des victimes de Duékoué une fois encore molestées, blessées, massacrées. Cela vaut bien une récompense ?

Par ailleurs le préfet de Duékoué Jean Baptiste Essis, présent sur les lieux, spectateur imperturbable des feux qui ravagent le camp, n’aurait-il pas pu être interpellé par ces mêmes hauts gradés-décorés, le rappelant à son rôle de gardien de l’Etat et ses institutions, à son rôle de protection des Ivoiriens ?

«Le ministre [du Pétrole, des Mines et de l’Energie] Adama Toungara n’a jamais accepté que le site soit dans le voisinage immédiat de sa résidence de campagne, qui se trouve à Duékoué. Il a toujours été contre la construction du camp», nous révèle le témoignage d’un certain Anderson Diédri mis en ligne par Nicoleg sur le site Mediapart. Est-ce là aussi une piste à suivre pour les enquêteurs qui n’ont certainement pas encore enquêté ?

Concernant le nombre de victimes, là encore silence gêné. Même la Croix Rouge est muette. Selon le responsable de la communication de la Croix-Rouge Côte d’Ivoire, Kodjo Gaba Franck, l’organisation ne peut communiquer aucun chiffre en dehors de ceux donnés par les autorités. Ont-ils reçu des instructions dans ce sens ? Depuis l’annonce – assurément bien en dessous du véritable chiffre - de « 800 morts dans les massacres de Carrefour, ses agents sont désormais sous pression ».

Le gouvernement se tait, la Croix Rouge se tait, l’Onu ne rend pas publique son enquête interne sur “l’incident” de Nahibly, mais les médailles circulent, peut-être aussi quelques bakchichs, pour que tout le monde se taise. Ah, chère Côte d’Ivoire, ce pays de rêve et de vacances, ce Club Med du XXIème siècle où, sous l’œil vigilant de Papa et Maman, toujours entre deux avions, entre deux conseils des ministres, entre deux distributions de cartables, tout le monde s’aime : plus de 6000 grossesses chez les élèves, avec des viols à l’école, même dans le primaire. Et nos chers FRCI et Dozo qui veillent à la sécurité, eux aussi ont leurs critères : racket, violence, brutalité, torture, mépris de la hiérarchie et des autorités. Un témoin oculaire des attaques menées contre le camp d’Agban me rappelait cette constance dans “l’amour” : à l’heure où le camp devait être pris et livré aux nouveaux maîtres des lieux, Wattao a fait savoir au Commandant Abéhi et à ses hommes qu’il fallait que leurs femmes  se fassent belles, se parfument et se préparent pour une nouvelle nuit de noces ! Ce qui revenait à proclamer que les lois de la guerre, censées protéger les civils, étaient désormais devenues celles de la mort pour les gendarmes et du viol à grande échelle pour leurs épouses : et tout cela pendant que l’Onu, postée autour du camp, jouait là aussi son rôle de spectateur "neutre", (offrant de véhiculer les rebelles dans ses chars, épaulée de deux hélicoptères de la Licorne postés de part et d'autre du camp, et qui tiraient), sans" intervenir" officiellement, sans dénoncer cette morale des meurtres et des viols. Misérables casques bleus de l’Onu, braves bêtes dociles qui comme à la fin de la deuxième guerre mondiale pourront bientôt répondre devant un tribunal, comme les fidèles fonctionnaires du Reich et de Vichy : “je ne faisais qu’obéir aux ordres”.

Aujourd’hui, une médaille leur est donnée en guise de bâillon sur la bouche. Mais après les massacres de Duékoué, Guitrozon, Petit Duékoué, Nahibly, faut-il vraiment les récompenser, les encourager ? Est-ce à dire qu’ils doivent s’attendre à en voir encore d’autres ? La coupe n’est-elle donc pas encore pleine ?

Quant aux rescapés, qui, évidemment, n’étaient pas de la partie, ils n’ont pas eu leur mot à dire : il n’étaient pas là pour remercier les soldats marocains d’avoir joué les soldats de plomb sur ces scènes de crimes...

Seuls,  les innombrables cadavres anonymes en sous-sol et dans les puits ont frappé des mains : Avé Onuci, morituri te salutant.

 

Shlomit Abel, 29 septembre 2013.


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL