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vendredi, 05 août 2011

APRES LE RETOUR DE KONAN BONIFACE, ALLER PLUS LOIN DANS LE PROCESSUS DE RECONCILIATION

 

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Nous commençons notre intervention de ce jour avec un récit qui figurerait volontiers et valablement au chapitre des faits divers, c'est-à-dire des faits banals et isolés de la vie quotidienne, s'il n'avait pour point de mire le comportement ubuesque d'un élément des FRCI.

Nous effectuions un voyage à l'intérieur du pays pour des raisons, somme toute, assez personnels, ce samedi 30 juillet 2011, quand notre mini car Massa de marque Mercédès a dû obtempérer au coup de sifflet des forces de l'ordre, aux environs de 13 heures, au corridor de Yamoussoukro Zatta. Après les contrôles de routine, nous avions amorcé notre départ des lieux, quand un autre coup de sifflet a retenti : contrôle des agents des eaux et forêts. Le conducteur stationne et le véhicule est passé au crible. Rien à signaler à part un grand bidon jaune de 20 litres, rempli d'huile de palme rouge, dont le propriétaire est introuvable. En tout cas, absent du mini car. Le conducteur est lui-même surpris qu'un tel bidon soit dans son véhicule sans qu'il en ait été informé. Le soldat FRCI armé d'une kalachnikov et couvrant le contrôle de l'agent des eaux et forêts effectuant le contrôle exige donc que ledit bidon soit descendu et mis sous consigne. Notre conducteur s'y refuse dans un premier temps, estimant qu'il est de son devoir de répondre de tout colis chargé dans son engin, en l'absence de tout propriétaire.

Mais notre soldat FRCI se faisant menaçant, le fameux bidon est descendu. Des pourparlers s'engagent donc. Il est demandé à notre conducteur de verser une certaine somme, un passe-droit, afin de récupérer son bidon. Il y oppose une fin de non recevoir. Après de longues discussions et un coup de fil à sa gare pour informer ses supérieurs qu'il abandonne un colis chargé à son insu dans le mini car, quitte au vrai propriétaire de venir en effectuer le retrait auprès des agents du corridor, il s'engouffre dans sa cabine et démarre. Nous avons tout juste le temps d'entendre le premier vrombissement du mini car quand une détonation assourdissante se fait entendre dans notre dos. Le soldat FRCI venait d'ouvrir le feu. Branle-bas général au corridor, scène de terreur et cris d'épouvante dans le mini car, des femmes dioulas en pleurs dans leur langue, deux blessés qui se tiennent la tête en sang. Le conducteur freine des quatre fers. Nous descendons tous de l'engin dans le plus grand désordre.

Que s'est-il passé ? Le soldat FRCI n'ayant pas reçu son passe-droit a tiré une balle de kalachnikov dans le bitume, qui en a arraché le gravier, a ricoché sur la carrosserie du véhicule côté pneu arrière droit et les éclats ont blessé notre « apprenti », ainsi que celui d'un autre mini car Massa stationné à quelques mètres. Nous avons ainsi été immobilisés pendant près d'une heure pour décanter cette situation totalement irréelle. Pendant que les chefs de poste FRCI du corridor appelaient leur hiérarchie à Yamoussoukro pour régler ce grave incident et faire admettre les deux blessés au CHR de la capitale, des gendarmes, ex-FDS non armés, faisaient des remarques au soldat indélicat. Les passagers ne s'en privaient pas non plus. Particulièrement deux femmes malinké qui criaient toute leur colère et leur profonde déception.

L'un des gendarmes lui a fait comprendre qu'un tir de sommation se faisait en l'air et non dans le sol et qu'il aurait pu faire des morts. Il n'en fallait pas plus pour faire « péter les plombs » à notre pistolero : « Je n'aime pas ça ! Méfie-toi, hein ! C'est parce qu'on ne veut pas parler c'est ça, sinon si on veut voir-là, nous on vous a gagné (sic !), c'est pour ça qu'on est là. Si on veut même là, on peut vous chasser d'ici ! ». Il reprend sa kalachnikov, qu'il avait entre temps adossé à un pan de mur du poste, et l'arme bruyamment. Débandade générale au corridor avant un retour précaire au calme. Tout le monde a craint un nouveau tir. Les ex-FDS présents sur les lieux, douaniers, policiers, eaux et forêts et gendarmes, n'en croient pas leurs yeux. Aucun d'eux, du reste, n'a la moindre arme. Dans cette nouvelle Côte d'Ivoire. A part, bien sûr, ces ex-rebelles. Le soldat FRCI quitte les lieux pendant une bonne quinzaine de minutes, à moto, tout en colère, imbu qu'il est de sa personne, et revient juste à temps pour voir arriver sa hiérarchie dans une Mercédès berline et un pick-up, sans immatriculation, badigeonnés de peinture noire avec une inscription d'un jaune éclatant : « FRCI ». Sur ces faits, n'en pouvant plus d'attendre et plus qu'écoeuré, nous empruntons un autre car pour poursuivre notre voyage.

Cette fin est plutôt heureuse quand on sait que ce corridor, comme tous les autres d'ailleurs en Côte d'Ivoire, grouillent de vendeurs de toutes sortes et surtout de petites vendeuses d'arachides, de maïs bouillis, de bananes braisés, d'eau en sachet, de tomates, etc. Il aurait pu y avoir mort d'homme. Et le drame serait resté sans suite, dans cette impunité générale dont jouissent les FRCI. Il faudrait beaucoup de contorsions et un véritable nettoyage au karcher à la Côte d'Ivoire pour retrouver une armée digne de ce nom.

Ce récit rocambolesque, pour souligner à quel point notre armée a rétrogradé dans l'estime de sa population et donne, aujourd'hui, l'image d'une bande d'incontrôlés et d'incultes. Devant autant d'incurie, vous comprendrez notre joie que les vrais professionnels soient de retour (à tout le moins, une partie). En effet, c'est avec un plaisir réel que nous avons vu revenir d'exil nos dignes soldats à travers les personnes du Colonel-major Konan Boniface, l'Enseigne de Vaisseau Honoré Zohin, le Lieutenant Delafosse Oulaï et le Lieutenant Sama Emmanuel, le frère cadet de l'ancien ministre de Robert Guéi. Nous saluons à juste titre le retour de ces hommes connus pour leur professionnalisme et leur bravoure ainsi que le beau coup de la délégation abidjanaise partie les rencontrer et négocier avec eux au Ghana, avec à sa tête le ministre Adama Bictogo de l'Intégration Africaine et le Ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi. De tels officiers peuvent valablement contribuer à rehausser l'image et la réputation de notre armée, assez mal en point, il faut l'avouer, avec des faits comme ceux que nous avons vécus à Yamoussoukro, et qui sont loin, bien loin d'être des actes isolés. Et surtout, les voir revenir au bercail a une vertu fortement apaisante pour le microcosme ivoirien.

Nos soldats ne sont pas rentrés sans un minimum d'assurance à eux donnée par les émissaires d'Alassane Ouattara, à savoir : la prise en charge de leur sécurité, la libération du général Dogbo Blé et de tous les autres militaires incarcérés, la garantie de ne subir aucune intimidation ni tracasserie du commissaire du gouvernement, Ange Bernard Kessy, et de ne faire l'objet d'aucune poursuite judiciaire, estimant ne rien avoir à se reprocher et n'avoir fait que leur travail républicain : celui de défendre la patrie attaquée et l'institution présidentielle, alors reconnue par le Conseil Constitutionnel, en péril. Des promesses leur ont été faites à ce propos qui restent, néanmoins, à négocier point par point avec le pouvoir en place.

Libérer les militaires aux arrêts est la condition sine qua non du retour des autres soldats en exil et de la paix en Côte d'Ivoire ; elle devrait pouvoir entraîner une conséquence logique : la libération des prisonniers civils n'ayant pas de responsabilité politique (comme Hermann Aboa et bien d'autres) et même - pourquoi pas, si on veut vraiment aller à la réconciliation - de tous les prisonniers, y compris du Président Laurent Gbagbo et de son épouse. Oui, il nous faut aller plus loin dans le processus de réconciliation nationale et dans notre volonté de faire la paix. Celle des braves.

Mais des appréhensions légitimes demeurent : nous avons, avec effarement, entendu le chef de l'Etat Alassane Dramane Ouattara accuser le journaliste co-animateur de l'émission « Raison d'Etat », Hermann Aboa, devant la presse américaine - à peine foulait-il le sol étasunien -, d'avoir reçu de l'argent du Président Gbagbo, avoir acheté des armes et les avoir distribués à des miliciens. Ce qui justifierait sa mise sous mandat de dépôt. Comment se fait-il alors que des faits aussi graves n'aient pas fait l'objet, à titre principal, des charges retenues contre ce jeune journaliste et que ce soit après coup que l'opinion mondiale et ivoirienne ait eu connaissance de ces chefs d'inculpation ? Une énigme qu'il faudrait éclaircir au plus vite. Il y va de la crédibilité même du Chef de l'état ivoirien. Qui devrait éviter de descendre dans la fange et se garder de constituer une entrave à la justice, en empêchant la vérité des faits d'éclore, permettant ainsi à la justice des vainqueurs de prospérer et de s'enraciner en Côte d'Ivoire.

Notre perplexité voire nos inquiétudes relatives à la fiabilité des promesses du pouvoir à aller à la réconciliation résident dans les propos surréalistes tenus par un « super-président » et un chef d'Etat tout-puissant comme Alassane Ouattara contre un civil aussi inoffensif qu'Hermann Aboa. Cette disposition de Monsieur Ouattara à régler ses comptes de façon aussi expéditive peut-elle nous mettre à l'abri d'un coup de théâtre historique relativement au sort des officiers supérieurs fraîchement rentrés d'exil et nous garantir une sortie honorable de crise ? La Côte d'Ivoire ne joue-t-elle pas là un véritable poker menteur ? Pour l'heure, attendons de voir ce qu'enfantera toute la cour faite aux soldats ivoiriens en exil. L'avenir proche nous situera, définitivement.

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

 

In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 285 du jeudi 4 août 2011.

mercredi, 03 août 2011

LIDER SERA LE CONTRE-POUVOIR A OUATTARA: UNE INTERVIEW DE MAMADOU KOULIBALY AU MAROC

 

MAMADOU KOULIBALY 7.JPG

LE MATIN: Quelle est la situation actuellement en Côte d'Ivoire ?

MAMADOU KOULIBALY: La situation en Côte d'Ivoire est en train d'avancer lentement. Nous avons eu des élections qui se sont terminées par une guerre et qui ont vu la victoire de Alassane Ouattara soutenu par le concert international. Monsieur Laurent Gbagbo est en prison. Le président Alassane Ouattara gouverne. Il dissout l'Assemblé nationale alors qu'en réalité il n'en a pas le droit. Il dissout le Conseil constitutionnel et le remplace, alors que la législation en vigueur ne l'y autorise pas. Il suspend les salaires des députés, gouverne par des décrets et des ordonnances… Malheureusement l'insécurité continue, même si les tensions ont baissé, même si on n'entend plus tirer des coups de feu dans les grandes villes, il y a des poches d'insécurité. Parce que les soldats que le président Alassane Ouattara a rassemblé pour venir faire la guerre sont indisciplinés. Donc en attendant que l'on trouve une solution à cela, il reste encore des poches d'insécurité. Les entreprises attendent donc que ces poches d'insécurité disparaissent pour revenir s'installer. En attendant, le chômage continue, la crise continue, même si elle n'est plus militaire…

Quel rôle doit jouer votre Assemblée nationale dans ce contexte ?

MK : L'Assemblée aurait bien voulu être là pour autoriser le Président Alassane Ouattara à la prise d'ordonnances, mais elle n'a pas été consultée. Le président a considéré qu'avec son élection, l'Assemblée nationale était dissoute. C'est une nouveauté parce que la Constitution ivoirienne ne le dit pas. Du coup, l'Assemblée nationale ne fait rien et n'existe pas, elle n'est pas payée, ni son personnel… Elle attend les prochaines élections.

Comment voyez-vous alors l'avenir en Côte d'Ivoire ?

MK : Les perspectives sont bonnes à mon avis. Il y a un gouvernement qui gouverne. Les partisans de Gbagbo ont refusé d'entrer au gouvernement pour qu'il y ait un gouvernement qui gagne les élections et dirige et puis une opposition qui s'organise. Malheureusement, les partisans de Gbagbo ne souhaitent même pas s'organiser en opposition tant que ce dernier n'est pas libéré. Cependant, plusieurs personnes, dont moi, ont décidé de créer un nouveau parti qui fera une formation d'opposition face à Monsieur Ouattara pour qu'il y ait un contre-pouvoir en Côte d'Ivoire. Ce nouveau parti s'appelle «Liberté et Démocratie pour la République», c'est un parti qui est en phase d'organisation.

Où en sont les relations maroco-ivoiriennes ?

MK : Les relations entre le Maroc et la Côte d'Ivoire sont très anciennes et au cours des dernières années elles ont pris un coup d'accélération, parce que de gros investissements marocains se sont réalisés en Côte d'Ivoire surtout en matière bancaire. Un grand groupe bancaire ivoirien, la Société ivoirienne de banque, qui était déjà dans l'escarcelle du Crédit Lyonnais et du Crédit Agricole français, a fini par être racheté par une banque marocaine, Attijari Wafabank. Ces relations se sont développées. C'est vrai que dans l'autre sens, les opérations ivoiriennes au Maroc sont plus rares. Or maintenant cela s'amplifie. Je pense que les perspectives sont bonnes après la crise. Quand le milieu d'affaires ivoirien sera un peu plus libéré, je pense qu'on devra s'attendre à une amélioration.

Justement, dans le cadre de ces échanges, il y avait la mise en place d'une commission mixte de coopération maroco-ivoirienne. Que fait-elle ?

MK : Cette commission existe. Sauf que, avec la crise ivoirienne et l'instabilité politique, c'est un peu difficile de travailler. Mais je présume que, compte tenu de l'intensité des relations et du nombre de commerçants et d'hommes d'affaires installés en Côte d'Ivoire, cette coopération va reprendre rapidement ses activités. Mais à condition que la stabilité et la sécurité reviennent.

Quelles sont, selon vous, les priorités de cette commission ?

MK : La priorité à mon avis, ou ce qui était défini à l'époque, c'était le commerce fondé sur l'agriculture, dans le sens Côte d'Ivoire-Maroc et sur un certain nombre de transferts de services dans le sens Maroc-Côte d'Ivoire. Ces perspectives vont s'améliorer et même se modifier, d'autant plus que l'industrie et les services marocains se sont fortement améliorés ces dernières années et se sont restructurés. L'industrie et le commerce en Côte d'Ivoire sont en attente d'investissement. Je pense donc que le volet industriel va reprendre de la place, à côté du volet commercial. Le volet agricole et agro-industriel va aussi évoluer. Puis certains hommes d'affaires souhaiteraient profiter de l'expérience marocaine en matière de tourisme. Notamment pour l'amélioration de sites en bord des lagunes et de la mer. Est-ce que tout cela ira loin, est-ce que cela va se concrétiser ? C'est aux hommes d'affaires d'en discuter.

Le Maroc vient d'adopter une nouvelle Constitution qui met en avant la séparation des pouvoirs, les droits de l'opposition, le contrôle par le Parlement du gouvernement… Cela peut-il participer à l'accélération du développement ?

MK : C'est une bonne tendance si l'opposition représente l'alter ego du gouvernement. Car c'est très important que l'opposition, bien que minoritaire, puisse avoir un droit et contrôler le gouvernement en temps réel. Par exemple, au moment où le ministre du Commerce travaille, son alter ego au Parlement a accès aux dossiers, les suit et voit en temps réel comment les choses évoluent… cela va marcher. À condition, aussi, que le scrutin soit à un tour et non pas à deux tours. Je suis convaincu qu'avec le Roi au-dessus qui symbolise l'unité nationale, les partisans et les opposants vont travailler dans l'intérêt du Maroc. Cela peut impulser une plus grande dynamique.

 

Par Brahim Mohkliss in Le Matin (Maroc), le 02 août 2011

DES NOMS NORDISTES A LA UNE DES NOMINATIONS EN COTE D'IVOIRE


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J'ignorais qu'on pouvait faire une si pitoyable poésie, avec des strophes si rimées, à partir de nominations politiques dans une république digne de ce nom. J'ignorais que Ouattara est un si pitoyable poète ! Nous sommes en pleine dissolution de la République par celui qui se dit président du « Rassemblement des républicains (RDR) » ! Nous comprenons désormais ce que le mot « république » désigne pour lui; il ne s'agit de rien d'autre que de la « république du nord ». Mais qu'il ne trompe pas les ivoiriens en omettant intentionnellement la localisation de cette république. Par Zeka Togui.


Pure coïncidence ou quoi ? A vous de juger, lisez la suite pour comprendre et jugez de vous-mêmes les nominations suivantes :


LES NOMS OUATTARA

Président de la république : Alassane Dramane OUATTARA
DAF de la présidence : Ibrahim OUATTARA
Ambassadeur au Mali : Samuel OUATTARA

DG Microsoft Afrique de l'ouest et centrale : Simon OUATTARA
Adjoint au commissaire du gouvernement : Steven OUATTARA
PNRRC Coordinateur du Programme national de réinsertion et de réhabilitation : Daniel OUATTARA.


LES NOMS CISSÉ

DG « Anader » : Sidiki CISSÉ
Payeur général du Trésor : Abdoulkader CISSÉ
Ambassadeur en Iran : Abdoulaye CISSÉ
Directeur des programmes « TV/1ère Chaine » : Mohamed Lamine CISSÉ
Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Ibrahima CISSÉ


LES NOMS COULIBALY

Ambassadeur a Paris : Ally COULIBALY
DG des Douanes : colonel-major Issa COULIBALY
PCA AERIA - Général d'aviation Abdoulaye COULIBALY
Ministre de l'Agriculture : Mamadou Sangafowa COULIBALY
DG « Agence de gestion foncière (AGEF) » : Lamine COULIBALY
Secrétaire général de la présidence : Amadou Gon COULIBALY
DG de la « Banque pour le Financement de l'Agriculture (BFA) » : Lacina COULIBALY
ACCT (Agent comptable central du Trésor public de Côte d'Ivoire) : Kader COULIBALY
Ministre chargé des Droits de l'Homme et des Libertés publiques : Gnenema COULIBALY


LES NOMS KONÉ

DG du Trésor : Adama KONÉ
Directeur de la poste : Mamadou KONÉ
DG du palais de la culture : Dodo KONÉ
Directeur des parcs et jardins : Moyabi KONÉ
Président de la Cour suprême : Mamadou KONÉ
Directeur de l'information « TV/1ère Chaine » : Lanciné KONÉ
Vice-consul de Côte d'Ivoire à Washington DC : Amy KONÉ
DGA du Quotidien pro-gouvernemental « Fraternité Matin » : Moussa KONÉ
Chef de service national des cantines scolaires : Karidia SOUKOULE KONÉ
Ministre d'Etat, de l'Emploi, des Affaires sociales et de la Solidarité : Gilbert Kafana KONÉ
Ministre de la Poste et des Technologies de l'Information et de la Communication. : Nabagné B. KONÉ
Gouverneur de la « Banque Centrale des Etats de l'Afrique (BCEAO) » : Meyliet Tiémoko KONÉ


LES NOMS TOURÉ

Ministre des Transports : Gaoussou TOURÉ
Conseiller spécial du président : Moctar TOURÉ
DG de « CGFCC (Filière Café-Cacao) »: Massandjé TOURÉ épouse Litse
Commandant des Forces terrestres : le général de brigade Sékou TOURÉ
Ambassadeur du Burkina Faso avec résidence à Ouagadougou : Abdou TOURÉ
Directeur des programmes et de la production « TV/1ère Chaine » : Sanga TOURÉ
Directeur communication porte parole du ministre intérieur : Nina Bintou TOURÉ


LES NOMS BAMBA

DG de « VITIB » : Kaladji BAMBA
Maire intérimaire de Gagnoa : Medji BAMBA
Ambassadeur a l'« ONU » avec résidence à New York : Youssouffou BAMBA
Commandant en second de la Gendarmerie nationale : Le colonel Vako BAMBA
DG de la « société de gestion du patrimoine immobilier de l'Etat (SOGEPIE) » : Issiaka BAMBA
Conseiller technique chargé de la communication ministère de la salubrité : Assoumana BAMBA


LES NOMS SORO

Premier Ministre, Ministre de la Défense : Kigbafori Guillaume SORO
Ambassadeur du Libéria, avec résidence à Monrovia : Kapiletchi SORO
Conseiller au « Conseil Constitutionnel » : Hyacinthe Cabogo SARASSORO


LES NOMS KONATÉ

DG de la Poste de Côte d'Ivoire : Mamadou KONATÉ
Ministre de l'Artisanat et de la Promotion des « PME » : Sidiki KONATÉ
Capitaine de vaisseau major : Le capitaine de vaisseau Djakaridja KONATÉ
Directeur de l'information radio Côte d'Ivoire : Salimata SILUÉ épouse KONATÉ
DG de l'« ANAC » à l'aéroport d'Abidjan : SILUÉ KONATÉ


LES NOMS DIABAGATÉ ET DIABATÉ

Nouveau maire de Marcory : Lamine DIABAGATÉ
Directeur technique de la « Radio/Fréquence 2 » : Dala DIABAGATÉ
DG « CNCE (Caisse Nationale des Caisses d'Epargne) : Mamah DIABAGATÉ
Ambassadeur des États-Unis d'Amérique : Daouda DIABATÉ
Grande Chancelière de l'Ordre national : Henriette Dagri épouse DIABATÉ


LES NOMS CAMARA

Ministre de l'Education Nationale : Kandia Kamissoko CAMARA
Directeur des programmes et de la production / « Radio Fréquence 2 » : Morané CAMARA
DG « Société ivoirienne de construction et de gestion immobilière (SICOGI) » : Loukiman CAMARA


LES NOMS BAKAYOKO ET BAYO

DG « OIC » : Abdul Dramane BAKAYOKO
Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur : Hamed BAKAYOKO
CEMA, Général de division de l'armée de terre : Le général de brigade Soumaïla BAKAYOKO
Ambassadeur de la Tunisie avec résidence à Tunis : Idrissa BAYO


LES NOMS DEMBELE

Directeur de cabinet ministère de la culture : Alsseny DEMBELE
Directrice des reportages institutionnels « RTI/1ère chaine » : Habiba DEMBELE


LES NOMS DOSSO

Ministre de l'Industrie : Moussa DOSSO
Ambassadeur du Cameroun avec résidence à Douala : Adama DOSSO


LES NOMS DIOMANDE

Responsable du service passeport : Inza DIOMANDE
GSPR
(Groupement de la sécurité présidentielle) : Lieutenant-colonel Vagondo DIOMANDE


LES NOMS FOFANA

DG de la « Lonaci » : Issiaka FOFANA
Directrice commerciale et marketing « TV2 » : Damayé Mariama FOFANA Epouse Da Chagas


LES NOMS MEITE

DG de la « SOTRA (Société des transports abidjanais) » : Bouaké MEITE
Secrétariat national à la bonne gouvernance et au renforcement des capacités : Sindou MEITE


AUTRES NOMS NORDISTES

Inspecteur Général des Finances : Lassana SYLLA
Directeur cabinet ministère de la jeunesse : Moumouni SYLLA
HACA (Haute autorité de la communication audiovisuelle) : Ibrahim SY SAVANE

Ministre de la Promotion du Logement : Nialé KABA
Charge de la reconstruction : Mamadou KEBE
Ministre de la Communication : Souleymane Coty DIAKITE

PCA Compagnie ivoirienne d'électricité : Ousmane DIARRA
Ambassadeur de la Guinée / Guinée Bissau, avec résidence à Conakry : Youssouf DIARRASSOUBA

DG du Port d'Abidjan : Sié HIEN
DG adjoint chargé des infrastructures techniques « TV2 » : Adama B. YEO
Directeur « TV Bouaké » : Abou TRAORE
Ministre chargé de l'Intégration africaine : Adama BICTOGO
Chef cabinet ministère de la construction : Brahima DOUMBIA
Ministre des Mines, du Pétrole et de l'Energie : Adama TOUNKARA
Ambassadeur de la Libye, avec résidence à Tripoli : Bocoum THIAM
DG Population et renforcement capacité : Ibrahim LOKPO
DG « Agence Ivoirienne de Presse (AIP) » : Oumou Sana BARRY
DG du Port de San Pedro : Hilaire Marcel LAMIZANA
Secrétaire général du gouvernement : Sansan KAMBIRE
Directeur général adjoint / « Radio Côte d'Ivoire » : Jean-Claude Bettié BAYALA
Ministre de la Construction, de l'Assainissement et de l'Urbanisme : Mamadou SANOGO.
Etc ...


Source: NERRATI.NET

COTE D'IVOIRE, L'EPREUVE DU FEU

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Par Alain Nono

Alain Nono est pasteur au Cameroun, directeur de la Radio "Vie Nouvelle".


« La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle. C'est de l'Eternel que cela est venu: C'est un prodige à nos yeux. » (Psaume 118 : 22 - 23).

Jésus-Christ de Nazareth est vivant ! Il est la pierre angulaire de l'Eglise et rien ne peut se faire en dehors de sa volonté. Je voudrais m'adresser à tous les chrétiens du monde qui ont suivi la crise ivoirienne avec beaucoup d'attention. Ils ont vécu « l'humiliation » de l'Eglise qui s'est officiellement engagée dans un combat politique. Ceci est assez nouveau dans le monde car les responsables religieux jusqu'alors n'avaient jamais voulu s'impliquer dans le cercle des enjeux politiques qui pourtant président à la destinée des nations.

Aujourd'hui beaucoup de leaders religieux regrettent cet engagement et prônent la neutralité de l'Eglise dans les affaires des nations. Cet argument est discutable, vu comment certains pays notamment ont des régimes typiquement religieux. À titre d'exemple, pourquoi certains régimes officiellement islamiques seraient acceptés dans le concert des nations et pas certains pays officiellement chrétiens? La Laïcité est-elle un concept intimement lié à la démocratie ou les deux peuvent être entièrement dissociés ? Si le choix du peuple est d'avoir un régime religieux (islamique ou chrétien), il nous semble obéir aux fondamentaux de la notion de démocratie. À moins que ce terme « laïcité » ne soit qu'un écran de fumée pour permettre à des forces spirituelles occultes d'imposer leurs valeurs morales dégradantes et puissances mystiques derrière le paravent de la laïcité. Il faut d'ailleurs noter que dans les pays à régime islamique par exemple, on peut noter une échelle des valeurs morales et sociales beaucoup plus élevée que dans les pays dits laïques.

Je voudrais, ici, apporter tout mon soutien et encouragement à ceux qui ont persévéré dans la foi au-delà de la terrible épopée ivoirienne, et leur rappeler quelques principes divins :

  • Dieu n'est jamais en contradiction avec sa parole. Ce qu'Il permet ou ce qu'Il projette est toujours en parfaite cohérence avec la Bible.
  • Le jugement de Dieu sur les nations commence d'abord par sa propre maison, c'est-à-dire l'Eglise.
  • Les principes et lois bibliques transcendent le temps et les générations et restent toujours vrais quels que soient le temps et les circonstances. Imparfaites dans l'ancien testament, elles trouvent la plénitude de leur accomplissement dans le nouveau testament, car Jésus-Christ est venu accomplir la loi (Matthieu 5:17).
  • Tandis que les hommes sont entraînés en permanence par la ligne du temps, le Dieu éternel et tout-puissant est hors du temps. Sa vision des événements est instantanée et intemporelle tandis que celle des hommes est limitée par le mouvement continu du temps et est embrumée par le nuage des circonstances. Ainsi devant Dieu, un jour est comme mille ans. Il est maître du temps et des circonstances. Je voudrais ainsi sur base de ces quatre principes encourager tous les chrétiens de Côte d'Ivoire et du monde sur ce qu'ils ont connu ces 8 derniers mois avec la crise post électorale ivoirienne en proposant des tentatives de réponses à quelques questions que chacun doit se poser.

Le pouvoir du président Gbagbo venait-il réellement de Dieu?

La Bible nous enseigne que toute autorité établie vient de Dieu ; c'est pourquoi nous devons être soumis aux autorités. Ce pouvoir du président Gbagbo venait certainement de Dieu, car cela est conforme à la parole de Dieu. Il n'a pas été porté au pouvoir en opposition aux lois et règlements du pays.

Pourquoi le pouvoir du président Gbagbo est tombé en Côte d'Ivoire s'il venait de Dieu?

Rappelons que la Bible peut nous servir de référence pour analyser la révélation reçue sur les événements de Côte d'Ivoire. Les principes Bibliques ont toujours été les mêmes pour la plupart des grands leaders :

  • Formation au désert
  • Echec
  • Repentance
  • Restauration

Moïse est un cas d'école spirituelle. Après avoir connu la gloire des palais de Pharaon, il a préféré l'exil et la formation pendant 40 ans dans le désert avant d'être rétabli comme chef du peuple Hébreu en terre égyptienne et lors de l'exode. Un parcours similaire peut être constaté avec des leaders bibliques comme Joseph et David ayant exercé des fonctions d'autorité élevée (respectivement premier ministre et Roi). Rappelons que Joseph est un type intéressant de Jésus-Christ qui est lui-même passé par le même processus (jeûne de 40 jours dans le désert avant d'être revêtu de la puissance de l'Esprit et commencer son ministère).

Le même schéma a été vu avec des autorités païennes comme Nebucadnetsar roi de Babylone, que Dieu appelle « son serviteur » car Il utilise qui il veut (Jérémie 27 :6). Un exemple récent est celui du président béninois Matthieu Kérékou qui, après avoir été déchu du pouvoir présidentiel alors qu'il exercait l'occultisme, a connu le désert et est redevenu président comme enfant de Dieu.

Dans le cas du président Gbagbo, il y a fort à parier que Dieu a décidé de le faire passer par ce désert pour des raisons qui lui sont propres.

Mais face aux différentes révélations prophétiques sur la Côte d'Ivoire, l'espérance forte de son retour au pouvoir ou de celui d'un enfant de Dieu n'est certainement pas exclue, si Dieu a décidé de glorifier son nom de cette façon.

« Nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes.» (Ephésiens 6, 12).

Une chose est certaine : à la vue de la façon dont l'Eglise a mené le combat spirituel, la victoire sur les forces françaises n'aurait pas forcément glorifié le nom du Seigneur.

L'Eglise a-t-elle retenu le passage ci-dessus ? Beaucoup d'émotions, de colère charnelle, de vengeance et d'amertume ont habité le cœur des chrétiens pendant les bombardements français. D'un autre côté, l'évangile de prospérité et du pouvoir est un cancer spirituel que le Seigneur a certainement décidé de nettoyer dans son Eglise de Côte d'ivoire qu'il a choisi pour piloter le réveil mondial en ces temps de la fin. Cela devrait passer par la repentance qui est facilitée par l'épreuve.

C'est peut-être ce caractère charnel de l'Eglise ivoirienne qui a amené beaucoup de « chrétiens » ivoiriens à brûler leurs bibles ou renier le nom du Seigneur après la défaite, ou encore considérer que les prophètes ont eu tort d'annoncer des choses préjudiciables à l'Eglise.

Rappelons qu'un véritable prophète parle de la part de Dieu et non selon sa propre volonté. Et dans ce cas, il ne peut faire autrement que d'annoncer que ce que Dieu lui aura dit d'annoncer, peu importe si cela plaît aux hommes ou pas.

L'Eglise de Côte d'ivoire devait être purifiée par l'épreuve du feu au vu de la mission qui lui est confiée.

« Vous qui, par la puissance de Dieu, êtes gardés par la foi pour le salut prêt à être révélé dans les derniers temps! C'est là ce qui fait votre joie, quoique maintenant, puisqu'il le faut, vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves, afin que l'épreuve de votre foi, plus précieuse que l'or périssable qui cependant est éprouvé par le feu, ait pour résultat la louange, la gloire et l'honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra » (1 Pierre 1 : 5-7).

Le président Gbagbo ou son régime pourrait-il revenir au pouvoir dans un avenir proche ?

Une amorce de réponse à cette question a été faite ci-dessus. Toutefois, l'exemple ci-dessus de Nebucadnetsar montre que Dieu peut donner l'autorité sur son peuple à un païen pour des raisons qui lui sont propres, entre autres la purification par le feu de son peuple. « Maintenant je livre tous ces pays entre les mains de Nebucadnetsar, roi de Babylone, mon serviteur; je lui donne aussi les animaux des champs, pour qu'ils lui soient assujettis (...) J'ai dit entièrement les mêmes choses à Sédécias, roi de Juda: Pliez votre cou sous le joug du roi de Babylone, soumettez-vous à lui et à son peuple, et vous vivrez. Pourquoi mourriez-vous, toi et ton peuple, par l'épée, par la famine et par la peste, comme l'Eternel l'a prononcé sur la nation qui ne se soumettra pas au roi de Babylone?» (Jérémie 25 : 6, 12-13).

Suite aux différentes révélations prophétiques reçues des serviteurs de Dieu, il apparaît que cette épreuve du feu n'est pas encore terminée en Côte d'ivoire et le plus dur est peut-être devant nous. Toutefois, rappelons que l'enlèvement de l'Eglise est imminent ; nous pensons que le réveil mondial précédant cet enlèvement pourrait bien partir de Côte d'ivoire, embraser l'Afrique et le reste du monde pour que le Seigneur dans son amour infini, puisse enlever un maximum de chrétiens rassemblés dans une « Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible » (Ephésiens 5, 27).

Et n'oublions pas que dans l'histoire biblique, tout comme dans l'histoire romaine sous Néron, l'Eglise n'a jamais été aussi puissante que lorsqu'elle est persécutée. Car à ce moment, ce n'est plus la chair et le sang qui combattent, mais le Seigneur Jésus-Christ lui-même.

Quelques exemples bibliques :

  • Beaucoup de miracles et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par les mains des apôtres (...) Mais un ange du Seigneur, ayant ouvert pendant la nuit les portes de la prison, les fit sortir (...) Les apôtres se retirèrent de devant le sanhédrin, joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus. (Actes 5: 12,41).
  • Mais Etienne, rempli du Saint-Esprit (...) dit: Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu. Ils poussèrent alors de grands cris, en se bouchant les oreilles, et ils se précipitèrent tous ensemble sur lui, le traînèrent hors de la ville, et le lapidèrent. (Actes 5: 55-58).

Si l'Eglise laisse Jésus-Christ défendre ses intérêts au lieu de lutter dans la chair, elle opère alors à une autre dimension où Jésus-Christ lui-même peut se lever de son trône céleste pour intercéder. Les ennemis de l'Eglise courent alors le risque de combattre Dieu lui-même. L'Eglise, elle, peut se concentrer à annoncer la parole de Dieu, s'édifier dans la sanctification et prier pour ses ennemis quelles que soient les oppositions.

Nous prions que la refondation de la Côte d'Ivoire, initiée par le régime du président Gbagbo, puisse se redéfinir uniquement et entièrement sur la personne et les enseignements de Jésus-Christ.

« Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus-Christ. Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume,  l'œuvre de chacun sera manifestée; car le jour la fera connaître, parce qu'elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu'est l'œuvre de chacun. » (1 Corinthiens 3 : 11 - 13).

Si cette refondation est maintenant basée uniquement sur la parole de Dieu ci-dessus, elle passera certainement avec gloire l'Epreuve du feu. Et ceux qui soutiennent cette refondation verront alors le jugement de Dieu qui, après être passé par l'Eglise, s'abattra inéluctablement sur le monde à l'instar de l'ange de la mort en Egypte qui épargna les maisons des Hébreux dont les linteaux étaient marqués par le sang de l'agneau. Ce sang symbolise pour les chrétiens et pour les Ivoiriens le sang de Jésus qui apporte la sanctification, la protection dans le mauvais jour et provoque en même temps la compassion dans les cœurs régénérés pour les âmes perdues.

Quels enseignements tirer de l'histoire ivoirienne ?

Bien que l'histoire ne soit pas encore terminée, nous pouvons déjà retenir ceci :

La plupart des prophéties sont dites avec une part d'influence humaine qui est la notion du temps. Dieu ne dit-il pas dans sa parole :

« Car c'est une prophétie dont le temps est déjà fixé, Elle marche vers son terme, et elle ne mentira pas; Si elle tarde, attends-la, Car elle s'accomplira, elle s'accomplira certainement. » (Habacuc 2 :3).

Les serviteurs de Dieu ont parfois tendance à fixer une limite du temps à la parole révélée de Dieu (à moins que celle-ci ne soit explicite comme par exemple l'annonce de l'Ange Gabriel à Marie ou de l'Ange du Seigneur à Sarah sur le jour ou la période de l'intervention divine).

Dieu étant le maître du temps et des circonstances, il peut modifier dans sa prescience le temps et la forme de l'accomplissement prophétique en fonction de la réaction des hommes et en particulier de son Eglise.

Ceci est le cas, par exemple, quand une prophétie de jugement provoque la repentance dans le cœur des concernés (ex : Prophétie de Jonas au peuple de Ninive).

Dans le cas de la Côte d'Ivoire, il nous semble qu'à moins d'une repentance spirituelle profonde du nouveau régime ivoirien, la parole d'Habacuc citée ci-dessus fera foi. L'Eglise est-elle prête pour le temps de son accomplissement ?


 

Correspondance : Alain NONO


Source : Le blog de l'Evangéliste Michelle d'Astier de la Vigerie.

mardi, 02 août 2011

BROU AKA, SEUL COUPABLE ?

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Bien qu'émanant d'un quotidien pro-Ouattara (Nord-Sud), cet article est d'une rare lucidité et d'une honnêteté remarquable. Bravo, Kouakou Liza !


Alassane Ouattara a déjà décidé de sévir pour donner l'exemple. Et, le premier à faire les frais de cette gouvernance de rigueur est Pascal Brou Aka, anciennement directeur général de la Radiodiffusion-Télévision ivoirienne (Rti). Il paie notamment pour une maladie congénitale à la Rti qu'il n'a pu guérir au bout de neuf mois de gestion de ce média audiovisuel de service public. Mais, assurément l'épée du président ivoirien n'était pas suffisamment tranchante puisqu'elle n'a coupé qu'une seule tête. En réalité, aussi bien à la Rti que dans le staff de communication de la présidence de la République, d'autres responsables auraient dû subir le même châtiment. Sous l'officieux prétexte que des journalistes auraient pu se faire la belle, ils ont convaincu Alassane Ouattara de ne pas embarquer de journalistes, cette fois-ci, pour le voyage aux Etats-Unis. Qu'à cela ne tienne !

Mais, pour ce voyage important, à plus d'un titre, l'on pouvait s'attendre à meilleure collaboration de la part du service Communication, présent à toutes les étapes de la visite du numéro Un ivoirien. Aucune note, aucune image n'ont été envoyées aux médias ivoiriens pour informer l'opinion nationale. Si la presse (écrite) a dû se contenter de dépêches d'agences internationales, la Rti n'a eu droit qu'à des images de camera amateur envoyées sur internet par le service Communication. D'ailleurs, seules les images des entretiens entre Alassane Ouattara et Robert Zoelick président de la Banque mondiale, Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international et la visite à la Fondation de la paix ont été envoyées à la Rti. Pas plus.

Pour la rencontre au sommet entre Alassane Ouattara et Barack Obama, les agents de Pascal Brou Aka ont dû se contorsionner pour avoir quelques images sur le site de la Maison blanche. Pourquoi n'avoir pas « sacrifié » un des membres du service de communication pour embarquer avec un cadreur professionnel de la Rti pour que celui-ci ramène, au moins, des images de qualité de cette visite historique ? Personne n'a la réponse du côté de la présidence de la République où c'est la croix et la bannière quand il s'agit d'avoir des informations avec certains responsables du service Communication.

Selon des journalistes de la Rti, c'est d'ailleurs le manque de collaboration entre ce service et la direction des informations de la Télévision ivoirienne, qui serait à la base du fâcheux incident qui vient de coûter sa place à Pascal Brou Aka. Les principaux responsables du service communication (ou, disons, les principaux conseillers de M. Ouattara) étant aux Etats-Unis ou ailleurs, hors du pays, c'est bien tardivement que l'équipe chargée de couvrir l'arrivée du président de la République a eu l'information. « Nous n'avions personne pour nous informer de manière précise », confie un agent de la Rti. Qui est, alors, le vrai coupable?

Du côté du service Communication, on estime que, non seulement Pascal Brou Aka aurait dû prendre les dispositions pour dépêcher une équipe aux Etats-Unis mais, qu'en plus, il aurait pu, à défaut d'avoir un interlocuteur, envoyer ses reporters à l'aéroport de Port-Bouët, quitte à y attendre pour quelques heures. « Les gens aiment qu'on leur serve tout sur un plateau d'or, sans fournir le moindre effort », critiquent les communicants de la présidence de la République. Soit ! S'il s'agit réellement de rigueur, estiment de nombreux Ivoiriens, Alassane Ouattara aurait pu valablement trancher la tête du directeur de la 1ère chaine de la Télévision ivoirienne, Lazare Aka Sayé, tout aussi coupable que son supérieur hiérarchique.

La même rigueur de M. Ouattara aurait dû s'appliquer aussi au directeur de l'information, au Rédacteur en chef, etc. Mieux, les Ivoiriens ne comprennent pas tous pourquoi le ministre de la Communication ou le service Communication de la présidence de la République ont été épargnés par les sanctions prises par le chef de l'Etat. Surtout que, selon nos informations, Fraternité Matin, média de service public et plusieurs journaux, auraient brillé aussi par leur absence à l'aéroport.

 

Kouakou Liza

 

Source: NORD-SUD

COTE D'IVOIRE: ALASSANE OUATTARA, LE PRESIDENT QUI ATTENDAIT LA CAMERA

 

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L'information a fait la une des médias ivoiriens de ce lundi 1er août 2011. Le président ivoirien, fraîchement rentré de son séjour aux Etats-Unis, a pris une décision qui a surpris plus d'un. En effet, ce dimanche même, Alassane Ouattara a signé un décret limogeant le premier responsable des médias publics en Côte d'Ivoire, en la personne du très célèbre Brou Aka Pascal. Certes, il est de la prérogative de tout chef d'Etat de se séparer d'un fonctionnaire qui, à ses yeux, n'est pas en mesure de se conformer aux règles et principes susceptibles de contribuer à la réalisation des idéaux, et des aspirations qui sont ceux de l'administration. En n'ayant pas diligenté à temps le déploiement d'une équipe de reportage pour couvrir l'arrivée d'Alassane Ouattara, à l'aéroport d'Abidjan, ce dimanche 31 juillet 2011, le dossier de l'ex-directeur de la RTI est difficilement défendable. Pour autant, on ne peut pas non plus comprendre que, juste pour l'absence de cette équipe de reportage, Alassane Ouattara ait attendu pendant trente bonnes minutes, à l'aéroport international d'Abidjan, avant de descendre de son avion. Rien que pour le filmage de la télévision !?

C'est dire que le président ivoirien est vraiment friand de sa propre image. Au point de suspendre son agenda et certainement de retarder des dossiers, juste pour avoir le plaisir de se faire filmer. On comprend alors un peu plus le caractère stratégique de la bataille que pro-Ouattara et pro-Gbagbo s'étaient livrés autour du contrôle de la maison de la télévision ivoirienne. On comprend l'intérêt, sinon l'obsession avec laquelle le chef de l'Etat ivoirien appréhende son reflet sur le petit écran, quand on pense que lui-même, s'est imposé une pause de trente minutes dans un appareil qui avait déjà atterri.

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Comme on le voit, le fait de rester dans cet avion à attendre que les cameramen de la télévision arrivent n'était pas l'unique solution qui se présentait à Alassane Ouattara. Mais touché dans son orgueil du fait de cet "affront", il a pris son décret.

Cette situation rappelle étrangement ce que l'on vit quasiment dans d'autres pays du continent africain. C'est dire que dans beaucoup de nos Etats, l'image, notamment celle de la télévision nationale a une dimension quasi sacrée. C'est ainsi qu'il n'est pas rare de constater des retards volontaires des médias audiovisuels, lors des cérémonies d'ouvertures ou de clôtures de plusieurs rencontres et événements du continent. En prime, les responsables attendent toujours les reporters. Les événements sont faits pour les médias et ... non le contraire !


En définitive, sur le continent africain, la télévision n'a pas à courir après les événements, ces derniers l'attendent toujours. Sacré privilège des professionnels de la télévision en Afrique. Une "exception" qui surprend nombre de leurs confrères de par le monde.


 

Brahim Bangoura sur GuineeConakry.info


Source : LA DEPECHE D'ABIDJAN

dimanche, 31 juillet 2011

HALLUCINANT: ALASSANE OUATTARA AFFIRME NE RIEN SAVOIR DES MASSACRES EN COTE D'IVOIRE!



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En visite officielle aux Etats-Unis, le président ivoirien Alassane Ouattara réaffirme que le processus de réconciliation nationale est en cours. Dans un entretien à l'Associated Press, le président ivoirien assure ne rien savoir des exactions contre des partisans de Laurent Gbagbo dont Amnesty International et d'autres ONG accusent ses forces.

Plus de deux mois après son investiture, M. Ouattara assure que tous ceux qui seront reconnus coupables d'atrocités seront punis, quels qu'ils soient. "Je suis contre l'impunité", déclare-t-il dans cet entretien accordé vendredi soir.

Un rapport d'Amnesty International publié cette semaine accuse pourtant les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) de Ouattara, aidées par une milice composées de Dozos (chasseurs traditionnels), de continuer à s'en prendre à des populations supposées favorables à l'ancien président Laurent Gbagbo, du fait de leurs ethnies. Selon l'ONG, plus d'un demi-million de personnes déplacées qui font partie de ces mêmes groupes ethniques n'osent pas rentrer chez elles.

Un rapport d'une autre ONG, Human Rights Watch (HRW), daté de juin, accusait pour sa part les forces du président d'avoir tué 149 partisans présumés de Gbagbo depuis son arrestation, le 11 avril. Le document pointe notamment le rôle de Chérif Ousmane, chef de guerre dans la région de Bouaké (nord) et ancien pilier de la rébellion ivoirienne, qui aurait ordonné l'exécution de 29 personnes.

"Ca ne peut pas être vrai (...) Chérif Ousmane est l'un de nos meilleurs soldats", répond Alassane Ouattara, affirmant que les soldats servant sous les ordres d'Ousmane sont connus pour être particulièrement bien entraînés et respectueux.

"Dans tous les cas, si nous découvrons que quelqu'un a commis des atrocités, cette personne sera jugée comme il convient et des sanctions seront prises", affirme-t-il, estimant que le rapport de HWR est basé sur des témoignages de mercenaires.

Les violences signalées depuis plusieurs semaines posent toutefois la question du contrôle que parvient à conserver le président ivoirien sur les forces qui l'ont aidé à prendre le pouvoir après une crise politique de quatre mois. "Si le président Ouattara est sérieux dans sa volonté de rendre une justice impartiale, il doit s'assurer de manière plus efficace que les commandants de ses forces de sécurité n'ont pas de sang sur les mains", souligne Matthew Wells, auteur du rapport de Human Rights Watch.

Dans son entretien à l'AP, Alassane Ouattara souligne qu'il faudra du temps pour que la Côte d'Ivoire panse ses plaies, après des années de violence. Il rappelle également la mise en place d'une commission d'enquête indépendante, annoncée la semaine dernière, qui sera chargée de faire la lumière sur les violations des droits de l'Homme commises durant la crise post-électorale. Cette commission doit rendre ses conclusions d'ici la fin de l'année.

Il affirme également avoir déjà fait beaucoup depuis sa prise de fonctions fin mai, disant notamment avoir restructuré les forces de sécurité et redonné confiance en l'économie ivoirienne.

Il invite enfin les réfugiés installés dans des camps au Liberia et en Guinée, ainsi que les militaires en exil à rentrer chez eux. "S'il n'y a rien contre eux, ils seront bien sûr libres (...) Surtout, je leur ai dit que leur sécurité serait assurée", déclare-t-il. "Je pense que la réconciliation a débuté".

Washington — AP


Source: YAHOO ACTUALITES

samedi, 30 juillet 2011

COTE D'IVOIRE: LA PEUR, ENCORE!

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« Maintenant que Ouattara est au pouvoir, il règne une atmosphère de représailles » note Amnesty International qui a recueilli deux semaines durant en juin, des témoignages accablants d’exécutions, d’arrestations arbitraires, de tortures, de viols et de mauvais traitements. Mais surtout l’ONG dénonce le caractère ethnique des violences, accusant tout particulièrement les FCRI et les Dozos pro-Ouattara.


Trois mois après l’arrestation du Président Laurent Gbagbo, la Côte d’Ivoire est loin d’avoir retrouvé la sérénité. Au contraire, selon un récent rapport d’Amnesty International, un « climat de peur » accompagné de représailles serait toujours entretenu par les forces républicaines ivoiriennes et les milices pro-Ouattara, le président en place.

Amnesty International a publié ce jeudi un rapport alarmant sur la situation en Côté d’Ivoire qui dénonce le « climat de peur » entretenu désormais par les Forces républicaines ivoiriennes et les milices pro-Ouattara. »Si, fin avril et début mai 2011, les crimes au regard du droit international pouvaient être attribués aux deux parties en conflit, note l’organisation internationale en référence aux violences postélectorales qui ont opposé les forces de Laurent Gbagbo, président sortant aux Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) de son adversaire Allasane Ouattara, à partir de la mi-mai, ce sont les FRCI et les Dozos (chasseurs traditionnels du Nord, pro-Ouattara, Ndlr) qui se sont rendus responsables de la majorité de ces crimes ».

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Des violences ciblées contre certains groupes ethniques

« Maintenant que Ouattara est au pouvoir, il règne une atmosphère de représailles » note Amnesty International qui a recueilli deux semaines durant en juin, des témoignages accablants d’exécutions, d’arrestations arbitraires, de tortures, de viols et de mauvais traitements. Mais surtout l’ONG dénonce le caractère ethnique des violences, accusant tout particulièrement les FCRI et les Dozos pro-Ouattara de s’en prendre aux jeunes hommes du groupe ethnique des Guérés, considérés comme favorables à Laurent Gbagbo. En tout, un demi-million d’Ivoiriens partis en raison des violences postélectorales seraient actuellement dans l’impossibilité de rentrer chez eux. Non seulement, parce que les forces officielles ont confié aux Dozos la surveillance de postes de contrôle sur les routes principales à l’ouest du pays mais aussi parce que bien souvent leurs maisons et plantations sont désormais occupées par ces mêmes milices.


Source: AFRICAN LIBERTY

vendredi, 29 juillet 2011

COTE D'IVOIRE, LA RECONCILIATION TRAQUENARD


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Hermann Aboa a-t-il eu raison de croire Alassane Dramane Ouattara appelant les Ivoiriens en exil à rentrer dans leur pays et à ne s'inquiéter de rien ? Sûrement pas ! Hermann Aboa, c'est la dernière victime en date de la réconciliation à l'ivoirienne. Une réconciliation atypique où, comme dans la fable du « Petit Chaperon Rouge », on travaille souterrainement à mettre le grappin sur des opposants, des proches et collaborateurs de l'ancien régime, réels ou supposés, en tenant des discours mielleux et faussement conciliateurs.

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Ainsi, le jeudi 21 juillet 2011, ce jeune journaliste ivoirien, chic, toujours bien mis et passionné de son métier, sera mis aux arrêts, après avoir été auditionné, inculpé et placé sous mandat de dépôt. Cinq chefs d'accusation seraient retenus contre lui : atteinte à la défense nationale (Articles 145, 151, 154, 155 du Code pénal ivoirien), attentat, complot et autres infractions contre l'autorité de l'Etat et l'intégrité du territoire national (Art. 158), organisation de bandes armées (Art. 164. Hallucinant!), participation à un mouvement insurrectionnel (Art. 166 et 168) et atteinte à l'ordre public (Art. 169, 174 et 175).

Toutes choses en rapport avec ses prestations en tant qu'agent de la RTI pendant la crise postélectorale. Prestations, somme toute, d'un bon journaliste qui ne faisait que le travail pour lequel il émargeait au budget de l'Etat ivoirien. Ce sont ainsi, au total, onze articles du Code pénal ivoirien, qui ont permis de qualifier les charges retenues contre le journaliste co-présentateur de l'émission « Raison d'Etat » de la RTI, selon le Comité Ivoirien pour la Protection des Journalistes (CIPJ). Inutile d'ajouter que tout ceci est totalement surréaliste!

« Raison d'Etat », en guise de rappel, c'était cette émission patriotique mise sur pied par la direction de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne, au plus fort de la crise postélectorale, pour apporter des éclairages sur le complot international ourdi contre la Côte d'Ivoire et Laurent Gbagbo et pour contrebalancer toutes les attaques injustifiées ou tendancieuses contre le régime ivoirien d'alors.

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Hermann Aboa était fraîchement revenu d'exil, suite à toute la campagne médiatique mise en branle par le pouvoir en place pour convaincre les Ivoiriens partis se mettre à l'abri des exactions des FRCI sous d'autres cieux, et notamment dans la sous-région ouest-africaine, de revenir sur leur terre natale et de reprendre toutes leurs activités, dans la plus grande quiétude. Au nom de l'unité nationale.

Et pourtant, l'actuel chef de l'Etat avait clamé, doctoral, au cours d'un meeting politique : « La loi ivoirienne n'autorise pas d'emprisonner les journalistes, depuis 2004. Quand on vote des lois, il faut les appliquer. Nous demandons donc la libération des journalistes emprisonnés ! ». Cette injonction au pouvoir Gbagbo était relative à la détention à la MACA (Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan) de trois journalistes du Nouveau Courrier, Saint Claver Oula, rédacteur en chef, Stéphane Guédé, directeur de publication et Théophile Kouamouo, directeur de rédaction, interpellés par la police criminelle suite à la publication d'un article d'investigation journalistique, relatif à l'enquête sur les détournements de la filière Café-Cacao, ayant éventé des informations du réquisitoire du Parquet (relevant des rapports entre le Juge d'instruction et le Procureur de la république). La démarche - le plaidoyer, dirions-nous plus exactement - avait alors paru tellement noble, devant les méthodes expéditives du Procureur de la république Tchimou Féhou Raymond, engagé dans une citation forcenée en vol de documents administratifs contre nos trois hommes de presse, citation qui ne tenait pas du tout la route, au regard du principe de la protection des sources qui est un principe fondamental de la pratique du journalisme.

Mais aujourd'hui, face à la réalité du pouvoir, nous assistons à tout autre chose, à une métamorphose (loin de celles qu'on peut souhaiter), de la part du « justicier » d'il y a près d'une année. Au-delà de la dichotomie absolue que révèle l'analyse objective des propos tenus dans l'opposition et les actes de gouvernement du nouvel homme fort d'Abidjan, c'est la foi même en la réconciliation nationale ivoirienne qui est en cause.

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En effet, avec l'acte intriguant qui vient d'être posé par le parquet du Tribunal de première instance d'Abidjan Plateau (répondant du pouvoir), à travers sa « Cellule spéciale d'enquêtes » sise à Angré 7ème tranche, dans la commune de Cocody, c'est toute la bonne foi voire le sens même de la campagne de réconciliation nationale, ainsi que la sincérité de la volonté de nos gouvernants actuels de ressouder le tissu social ivoirien mis en compote par la crise postélectorale, qui vont à vau l'eau.

Nous comprenons avec plus d'acuité pourquoi il y a tant de réticence de la part des nos ex-FDS, et des collaborateurs et proches de Laurent Gbagbo en exil, à rentrer au pays, à revenir en terre ivoirienne. Il est désormais clair pour tous (et surtout pour ceux qui en doutaient encore) qu'ils ne pouvaient se fier à la parole du pouvoir en place. Ils ont subodoré le traquenard qui leur était tendu et n'y ont guère mordu.

L'on a encore en mémoire la démarche entreprise au Ghana auprès du Com-théâtre de Laurent Gbagbo, le Colonel-major Konan Boniface, par les émissaires du nouveau locataire du palais présidentiel ivoirien en vue de le rassurer sur sa volonté de le voir revenir en Côte d'Ivoire et participer à son projet de bâtir une nouvelle armée républicaine, en s'appuyant sur de jeunes et valeureux officiers comme lui. Il a même, à l'adresse de tous les ex-FDS en exil, le jeudi 21 juillet 2011, réaffirmé ce désir, à sa récente rencontre avec les chefs de l'Armée, de la Gendarmerie et de la Police, cérémonie au cours de laquelle il a martelé ses vérités aux forces armées nationales. Ses émissaires avaient alors essuyé un refus courtois du marine's ivoirien dont la réponse a été sans équivoque : « Il n'y a aucune urgence pour moi. Je rentrerai au moment opportun ».

Au demeurant, les FRCI n'ont pas encore obtempéré aux ordres de leur chef suprême à cette cérémonie du Palais présidentiel du Plateau. Il avait été on ne peut plus clair : « J'invite les Chefs des commandements de toutes les armes, la Police, la Douane, et les Eaux et forêts à assainir leurs rangs en mettant sans délai un terme aux perquisitions arbitraires, pillages, barrages non autorisés, circulation sur la voie publique en armes sans ordre de mission, rackets, violations et occupations illégales de domiciles, règlements de litiges fonciers, de voisinage et autres exactions de toutes natures contre les populations, les agents du service public, notamment le personnel de santé, les enseignants, contre les opérateurs économiques, les diplomates, les touristes, etc ». Ces dérives se poursuivent bel et bien. Les cas de la guerre inter-FRCI d'Agboville, le samedi 23 juillet, et les bastonnades, pillages et blessures graves survenus dans le village de Nakiahio, dans la Sous-préfecture de Nahio, Département de Saïoua, le dimanche 24 juillet 2011, nous en donnent la preuve irréfutable ! Alassane Ouattara maîtrise-t-il ses hommes ? La question reste posée.

Nous devons également relever les quatre délégations du pouvoir qui ont parcouru la sous-région pour convaincre nos compatriotes en exil de regagner leur pays, sans craindre pour leur vie ou pour leur intégrité physique et morale. C'est en réponse à ces missions assidues de bons offices que le journaliste Hermann Aboa est revenu sur la terre de ses ancêtres. Mal lui en prit ! Nous savons désormais ce que ces démarches « fraternelles » nous ont enfanté de repoussant et de nauséeux.

Or, il nous faut absolument aller à la réconciliation. L'urgence de la reconstruction du pays et du bien-être du peuple éburnéen nous l'impose. Nous ne pouvons nous payer le luxe d'attendre davantage. Jusques à quand Alassane Ouattara jouera-t-il encore « au chat et à la souris » avec son peuple et retardera-t-il le rapprochement et la concorde entre les Ivoiriens, si ce n'est un secret projet de les renvoyer aux calendes grecques ? Nous en sommes encore à nous interroger. Et surtout à nous demander quel est finalement le rôle et le sens de la Commission dialogue, vérité et réconciliation, si l'exécutif peut ainsi mettre à plat sa meilleure matière première : la sérénité et la confiance de tous les Ivoiriens, quel que soit leur bord politique, leur emploi, leur religion, leur région d'origine et leur ethnie ?

En attendant, les exilés ivoiriens ont, aujourd'hui plus que jamais, de réels motifs de n'accorder aucun crédit aux propos conciliateurs de leur chef d'Etat et de vraies raisons de ne pas revenir sur la terre de leurs pères. Il en faudra désormais bien plus pour les rassurer et les résoudre à s'y aventurer. Pour réconcilier, il faut plus que des discours. Les croisades justicières, nous ne le dirons jamais assez, sont incompatibles avec la noblesse d'une mission de réconciliation. Alassane Ouattara devra donc choisir : soit une réconciliation vraie qui ressoudera les Ivoiriens et les conduira ensemble à la prospérité, soit une réconciliation traquenard qui les divisera davantage et assombrira irrémédiablement l'avenir de la Côte d'Ivoire. L'Histoire le regarde et le jugera.


Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

 

In le quotidien ivoirien "Le Nouveau Courrier" N° 279 du jeudi 28 juillet 2011.

COTE D’IVOIRE: LE REGIME OUATTARA VIENT DE FERMER L’EMPT DE BINGERVILLE. LE DANGER SEMBLE SE PRECISER



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Selon nos sources proches du pouvoir, Alassane Ouattara aurait échappé à un attentat à l’Hotel Président de la capitale ivoirienne. Suite à cet incident l’un des gardes du corp a été tué.


Depuis plusieurs jours, le régime de Alassane Ouattara est en alerte maximale. Les responsables tant politiques que réligieux ne cessent de faire des déclarations contradictoires à travers les journaux qui leur sont proches. Nous avons cherché à savoir davantage sur ce qui se passe. Nous sommes, au moment où nous mettons sous presse, à même de vous dire que la panique du camp Ouattara est fondée.

En effet, les choses ont commencé le mecredi 20 Juillet 2011 lors de la tenue du conseil des ministres à Yamoussoukro. Selon nos sources proches du pouvoir, Alassane Ouattara aurait échappé à un attentat à a l’Hotel le Président de la capitale ivoirienne. Suite à cet incident l’un des gardes du corp a été tué.

Depuis, la fébrilité a gagné tout le régime de Ouattara. Ainsi, quoiqu’il fait croire qu’il « dort bien », Alassane Ouattara et son régime dorment comme des crocodiles, c’est dire avec un oeil ouvert au point qu’ils viennent aujoud’hui même jeudi 28 juillet 2011 de fermer l’EMPT de Bingerville. Car il vient de se produire quelque chose d’étonnant dans cet établissement militaire pour une période indéterminée. En effet, un élève militaire serait rentré en transe. Au cours de sa transe, l’infortuné aurait prédit que des jours sombres attendaient les ivoiriens parce que la guerre va reprendre, cette fois plus meurtrière que jamais.

Est-ce pour juguler cette crise à venir après tant d’humiliation qu’ils ont fait subir tant aux proches de Gbagbo qu’aux élements des ex-fds que Wattao a été envoyé en mission au Ghana? Rien est moins sûr. Une chose est certaine, Wattao tenterait, selon nos sources au Ghana, de prendre contact avec des éléments importants des ex-fds dans la capitale ghanéenne.



Claude Touré


Source: AFRICAN LIBERTY

ALASSANE OUATTARA: EN COTE D'IVOIRE, LA LOI C'EST LUI

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Le président du conseil constitutionnel Paul Yao N’dré a été remercié par Alassane Ouattara alors qu’il bénéficie d’un mandant de six ans à la tête de l’institution et qu’il ne peut, au regard de la constitution ivoirienne, être révoqué par lui. Son sort ressemble par ailleurs à celui de l’Assemblée nationale privée de subsides par le bon vouloir du dieu Ouattara qui met sous coupe réglée toutes les institutions de la République.


Drôle de façon de remercier les copains. Le professeur Paul Yao N’dré, brillant universitaire, risque de rester dans la mémoire des ivoiriens comme celui qui a investi deux présidents en l’espace de quatre mois et qui s’est fait virer en violation de tous les textes de la République par celui à qui il a donné l’épée qui a servi à couper sa tête. Sans le moindre remords pour tant d’agressions constantes depuis qu’il est à la tête de la Côte d’Ivoire,Alassane Ouattara ,lui,continue de déstructurer l’Etat qui n’a désormais de repères que les siens propres.

Paul Yao N’dré croyait sûrement que la constitution serait appliquée, lui qui au regard de celle-ci veille logiquement à la constitutionnalité des lois. Peine perdue. Depuis le 25 Juillet, c’est de son domicile qu’il va suivre le débat sur la folie institutionnelle qui s’est emparée du pays et encore s’il n’est pas lui aussi arrêté comme le prédisent les mêmes qui avaient vendu très tôt le scoop bon marché de son limogeage.


Avant, l’ancien président du Conseil Constitutionnel, l’Assemblée Nationale elle-même a été privée du plus petit copeck par Alassane Ouattara au mépris de tous les textes en vigueur et oubliant que le suffrage qu’il revendique est le même que celui des députés. Même les plaidoyers, à juste titre forcement prodrome des parlementaires du Rassemblement des houphouétistes pour la paix et la démocratie (RHDP) n’ont pas suffi.


Du coup, la deuxième institution de l’Etat à même de garantir un minimum de démocratie est réduite au silence et le Chef de l’Etat règne désormais sans partage. Le pays vit ainsi une période de plomb semblable aux années noires d’Houphouët ponctués de scenarii incroyables de complots et d’arrestations. Et comme sous Houphouët, personne n’est à l’abri.


L’un des présentateurs de la défunte RTI a été arrêté depuis lundi et risque, au vu des charges retenues contre lui, la prison à vie. Le tort de ce journaliste qui n’a d’ailleurs pas fini de faire ses classes est d’avoir animer les émission de talk de la dite chaîne baptisées «
Raison d’Etat », défavorable à Ouattara du temps de sa lutte forcenée pour reprendre le pouvoir qui lui avait été octroyé par Youssouf Bakayoko, le président apprivoisé de la CEI,qui ne s’est d’ailleurs pas fait prier pour aller déclarer Ouattara vainqueur du scrutin dans son propre QG de campagne.

Chaque jour connaît désormais son lot de violation des droits de l’homme. Alors qu’on les voyait peu, la partie Ouattaraiste des forces républicaines de sécurité de Côte d’ivoire (FRCI) tourne à plein régime. Le chef de cabinet du Gl. Kassaraté, l’ancien commandant de la gendarmerie nommée ambassadeur par Alassane Ouattara qui espère peut-être sur le coup gagner du temps, a été arrêté hier et conduit au camp militaire de Koumassi. C’est la réponse du régime aux rumeurs de coup d’Etat qui déferlent sur Abidjan depuis quelques semaines et qui semblent corroborer toutes sortes de prophéties aussi effrayantes les unes que les autres.


Le gouvernement s’est même mis en tête d’arrêter les propagateurs de noires prophéties.

Koné Malachie
qui en constitue le symbole le plus achevé serait activement recherché la police du gouvernement. Le sort qui lui est promis par celle-ci renforce d’ailleurs les craintes de la population qui se barricadent très tôt peu après dix neuf heures. L’industrie de la nuit en prend forcement pour son argent et les taximan ont rarement de client à se mettre sous la dent dans un pays qui vit régulièrement dans la psychose des attaques armées depuis 2002 et où il y a très peu de petite monnaie,très peu d’argent.

Le chef de l’Etat pour sa part, s’est envolé pour les États-Unis dans le cadre d’un séjour privé qui devrait se terminer,prédisent ses hagiographes,à la Maison blanche, au pieds de Barack Obama qui réconcilie en Côte d’ivoire tous les anti-Gbagbo. Le comité international de la Croix Rouge appelle depuis avant-hier le Secrétaire général de l’ONU à arrêter la machine de répression contre les journalistes en Côte d’ivoire au moment où une délégation du Conseil de sécurité et de paix de l’Union africaine séjourne à Abidjan pour se rendre compte des conditions de sécurité des déportés des goulags nordistes.


Les exilés ne se comptent plus et le régime promet désormais de juger tous ceux qui s’y hasarderaient. La parenthèse noire contre les liberté individuelles en Côte d’ivoire s’est enrichie d’un autre phénomène : le déguerpissement sauvage. Ses premières victimes ont hué le cortège du Chef de l’Etat en route pour les États-Unis. Leur désespoir résume l’angoisse de tous les ivoiriens qui croyaient avoir vécu le plus dur.


 

Joseph Titi, in le quotidien ivoirien "Aujourd'hui" du jeudi 28 juillet 2011.


Source: BENIAN, Le blog de Djanwé Honorat

OUATTARA AU POUVOIR, LES IVOIRIENS ANGOISSES


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Pauvre Côte d’Ivoire. Après avoir vécu les affres de la guerre postélectorale, elle est en ce moment même, loin de s’être remise de ses douloureux traumatismes. Pour cause, l’on annonce ça et là, ces derniers jours, des menaces d’attaques, de déstabilisation, de coup d’état... Tantôt soupçonnées de venir de l’extérieur, tantôt supposées venir du sein même des éléments FRCI de Soro Guillaume, mécontents. A cette anxiété totale s’ajoute la toute dernière prophétie apocalyptique du pasteur Koné Malachie. La panique est alors montée d’un cran. On entend par-ci et par-là les échos de certains habitants qui auraient déjà commencé à faire leurs provisions en prélude à l’imminente ‘’guerre de six jours’’ prédite par Malachie. D’autres quant à eux, s’apprêteraient à quitter les villes et communes mentionnées dans la prophétie, avant le 1er ou le 02 du mois d’août prochain. Au regard de la situation sociopolitique en Côte d’Ivoire, cette angoisse grandissante que vivent les populations, ne se limite pas qu’à la déstabilisation du régime en place. Elle touche aussi les différentes couches sociales. Les fonctionnaires et agents de l’Etat, les élèves et étudiants, les parents d’élèves, les agents de la santé et les ménages, sont les plus exposés. De quelle façon, depuis bientôt cinq mois, la politique peu scrupuleuse initiée par Alassane Ouattara a-t-elle contribué à exaspérer cette peur intense face au sentiment d’un danger imminent ? Mais encore, comment interpréter cet état d’esprit devenu le quotidien des ivoiriens ?

Alassane Ouattara a toujours rêvé du pouvoir. Il l’a longtemps convoité. Il a voulu ce pouvoir coûte que coûte. Grâce à la puissance des armes, il semble être parvenu à ses fins. Aujourd’hui, aux affaires, il se trouve confronté aux dures réalités de l’exercice du pouvoir d’Etat. Passé l’euphorie de sa victoire usurpée, de la prestation de serment et de la cérémonie d’investiture. Il se rend certainement à l’évidence que les choses ne sont pas aussi simples qu’elles l’étaient lors de sa fonction de premier ministre sous Houphouët Boigny (paix à son âme).


L’exercice du pouvoir d’Etat doit prendre en compte le vécu quotidien des populations, et leurs aspirations. Il doit surtout refléter le programme de société sur lequel l’on a été élu. Or, les ivoiriens vivent dans l’anxiété car ils ne voient rien de rassurant poindre à l’horizon. Fini donc l’étape des promesses farfelues: des pluies de milliards, et autres universités à construire chaque année, des collèges à bâtir chaque mois, d’hypothétiques soins gratuits, etc. Ils s’interrogent avec beaucoup d’appréhensions sur leurs lendemains. Avec la peur de ne savoir à quelle sauce ils seront bientôt mangés. Cette situation affecte en effet toutes les couches sociales. Notamment: les fonctionnaires et agents de l’Etat, naguères payés sous l’ancien régime, dès le 22 du mois en cours, vivent les fins de mois avec beaucoup d’inquiétudes. Avec Ouattara, ils ne savent plus si les virements seront effectifs, ni quand exactement ils seront faits. Cette peur est d’autant plus accentuée par la crainte de voir leurs salaires subir une diminution ou leurs avantages être systématiquement supprimés. Ces travailleurs de l’Etat n’ignorent en effet pas qu’ils ont en face d’eux le champion des mesures d’austérités des années 1990 à 1993 en Côte d’Ivoire. Mesures inoubliables qui demeurent des malheureux souvenirs pour bon nombre d’ivoiriens.


Au niveau scolaire, la situation n’est pas moins alarmante : Avec les différents examens de fin d’année qui s’annoncent, le cauchemar est partagé entre les parents et les élèves eux-mêmes. Sachant d’avance, au vu des nombreuses perturbations qu’a subit l’école ivoirienne, que les résultats s’annoncent catastrophiques. A moins qu’une vaste opération de fraudes massives au sommet, ne soit ficelée d’avance. En fait, les traumatismes subis par les uns et les autres et les désordres survenus dans ce secteur n’ont pas interpellé Alassane Ouattara et son équipe. Ouattara voulant à tout prix, selon ses proches : « Se préserver du déshonneur d’une année blanche ». Et cela, au détriment des acteurs du système éducatif eux-mêmes. D’ailleurs, la patronne de ce ministère, Mme Kandia Camara est loin de rassurer ces derniers, eu égards ses grosses boulettes devant les médias. Selon certains enseignants, elle gagnerait à prendre des cours de mise à niveau.


Dans l’enseignement supérieur, la crainte d’une année blanche n’est plus à écarter. Ces nombreux étudiants savent pertinemment qu’ils sont entrain de subir la vengeance du ‘’brave-tchè’’. Selon un quotidien de la place: « le pouvoir règle ses comptes aux étudiants qui ont refusé de recevoir Alassane Ouattara qui battait campagne en novembre 2010 ». Plus loin, on peut y lire: « il (Ouattara ndlr) craint fort que la contestation de son pouvoir ne parte des étudiants si on les laisse se regrouper facilement. Dans le milieu universitaire, il existe une force difficile à maîtriser qui se nomme la Fesci. Le chef d’Etat, Alassane Dramane Ouattara, manifeste une peur bleue de cette organisation estudiantine qui ne recule devant rien ». Les étudiants sont, à n’en point douter dans le viseur de Ouattara. On annonce même dans ce secteur la privatisation des cités universitaires. L’on devra s’attendre aussi à un renvoi massif d’étudiants certainement déjà ciblés. Sans compter la réduction inévitable, et peut-être la suppression pure et simple de la bourse d’étudiant.


L’angoisse ne s’arrête pas là, elle s’étend aussi au domaine médical. En effet, de la gratuité des soins annoncée, il n’en est rien. Le corps médical (médecins, infirmiers, etc.) crie chaque jour son désarroi. Isabelle Glah, médecin ivoirien, lance cet appel de détresse : « aidez […] le corps médical de Côte d'Ivoire afin que l’hôpital ne se meurt pas. Car contrairement à tout ce qui se dit officiellement, c'est la catastrophe! Les médecins sont déprimés, découragés et épuisés. Pas de médicaments, ni d'infrastructures pour accueillir le flot de malades qui nous arrive de plus en plus nombreux! ». Mais ADO qui est passé sur le corps de nombreux cadavres ivoiriens pour s’asseoir sur le fauteuil présidentiel, fait mine de ne rien y entendre, au grand dame des patients qui souffrent.


Dans les ménages, les femmes sont stressées à l’idée de devoir prendre la route du marché ou d’aller à la boutique, faire des achats. La cherté de la vie tantôt dénoncée à cor et à cri par le RHDP au temps de Gbagbo, ne s’est point améliorée avec l’arrivée de Ouattara. Bien au contraire. Les paniers sont remplacés désormais par des sachets noirs. Les prix des denrées de première nécessité n’obéissent plus à aucune règle mais plutôt la loi de l’anarchie.


Partout dans les rues, dans les familles, dans les bureaux et les administrations, l’angoisse est palpable. L’avenir immédiat de ce pays aux mains d’un individu sur qui les doutes subsistent, reste encore flou. Les ivoiriens ont peur. Pour leur avenir, pour l’avenir de leurs enfants, pour leurs biens et pour leur pays. Pas besoin donc d’être un expert pour comprendre : cette angoisse ambiante est la résultante même de la politique approximative d’Alassane et de son équipe gouvernementale, truffées d’incompétents. Comme le dirait l’autre : « On ne peut pas faire confiance à celui qu’on n’a pas choisi ». Remettant au goût du jour l’épineuse question de la légitimité du nouveau locataire du palais, bombardé président de la république par une ‘’pseudo-communauté internationale’’.

 


Source: LA COTE D'IVOIRE DEBOUT

mercredi, 27 juillet 2011

LE MINISTRE DOSSO CHARLES RODEL A COEUR OUVERT DEPUIS SON EXIL

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Dosso Charles Rodel : Secrétaire d'Etat Chargé des victimes de guerre (Gouvernement Aké N'Gbo)

 

Le ministre Dosso Charles Rodel se lâche sur le dossier de la crise ivoirienne: réconciliation nationale, Alassane Ouattara et son pouvoir, mandats d'arrêts internationaux contre des leaders Lmp, démission de Mamadou Koulibaly du Fpi, résultat de l'élection présidentielle, rumeurs de coup d'état en préparation... Une interview accordée au quotidien ivoirien "Le Temps".

1- Comment vous vous êtes retrouvé en exil?

Je me suis retrouvé en exil pour éviter la barbarie qui s'abat sur les proches du Président Laurent Gbagbo depuis son arrestation le 11 Avril 2011 par l'armée française et l'instauration par celle-ci du régime totalitariste de Monsieur Alassane Dramane Ouattara. Donnant suite ainsi au coup d'Etat démarré le 19 septembre 2002.

2-
Quelles sont vos conditions de vie?

Elles sont dures, peut-être même trop dures. Cependant, nous les supportons avec joie, fierté et dignité pour l'honneur de la Cote d'Ivoire et à la mémoire des milliers d'ivoiriens qui ont été mis à mort pour que Monsieur Ouattara s'installe dans le fauteuil présidentiel.  Mais surtout heureux de défendre une cause juste qui est de permettre à l'ivoirien de jouir des immenses richesses de son pays et non se rendre complice de sa spoliation en l'assujettissant à la puissance colonisatrice et acceptant sa vassalisation par le Burkina Faso. Au désir de démocratie, d'autonomie, de justice pour son pays du Président Laurent Gbagbo, on impose à lui et ses collaborateurs, assassinats, humiliations et souffrance. Mais nous gardons l'assurance d'une victoire certaine au terme de cette souffrance à nous imposer par la France et ses affidés. Le désert n'a-t-il pas précédé Canaan ?

3-Cela fait plus de trois mois que le Président Laurent Gbagbo est parti, le pays tarde à décoller. Quelles sont vos impressions ?

Semer la mort, désorganiser le tissu social et économique à la quête du pouvoir est une chose et l'exercice du pouvoir en lui-même en est une toute autre. Si Monsieur Ouattara a réussi avec maestriaavec ses appuis extérieurs dans la première, il semble tituber dans la gestion du pouvoir. Je ne suis pas surpris quand on sait qu'il érige la haine, le tribalisme, les rancœurs, la vengeance, la domination personnelle  comme mode de gouvernance. De toutes les façons, Mr Ouattara est obligé de réussir ne serait-ce que pour ces milliers d'innocentes personnes tombées sous les balles assassines de sa rébellion, de ses alliés Français et Burkinabés dans cette guerre sans Merci déclenchée contre le Pouvoir Gbagbo depuis 2002.

4-Que pensez-vous de la réconciliation?

La réconciliation est l'action de rétablir l'amitié entre des personnes ou groupes de personnes brouillés. En Côte d'Ivoire, il y a deux groupes qui sont aujourd'hui très divisés à l'issue de la guerre et la crise postélectorale. D'un côté, il y a ceux qui ont pris les armes depuis 2002 et installés au pouvoir par l'armée Française le 11 Avril 2011 dont Mr Ouattara Alassane est le porte-étendard et de l'autre, ceux qui ont été attaqués, qui ont résisté neuf ans durant avant de plier sous les bombes de la France à la  ladite date dont le Président Laurent Gbagboconstitue l'icône.

Cette réconciliation devrait être d'abord le rapprochement entre ces deux personnalités pour espérer ensuite l'adhésion de leurs partisans.

5-croyez-vous en ce processus en cours en Côte d'Ivoire?

Je n'y crois pas du tout. Monsieur Ouattara n'a pas la légitimité pour réussir à se réconcilier avec les ivoiriens et les réconcilier. La conscience populaire retient qu'il est arrivé à la Présidence sur des chars Français. Là où Laurent Gbagbo demandait les recomptages des voix, lui et la France ont choisir la guerre pour dit-on régler le contentieux électoral. Que non, la France ne peut vider le contentieux électoral ivoirien par son armée. Il court toujours. Aussi, Monsieur Ouattara apparait-il comme une marionnette installée par la France pour vampiriser notre économie. Peut-il aujourd'hui au nom de la nécessaire vérité qu'exige la réconciliation, accepter le recomptage des voix afin que la Cote d'Ivoire sache qui a gagné ces élections ? Apres quoi,  le véritable perdant pourra subir le courroux de la justice.

Au-delà de la personne de Monsieur Ouattara qui constitue un problème à la réconciliation, le processus en cours est  une vendetta en règle,  On assiste à une justice des victorieux, à la célébration de la victoire des armes sur la démocratie. Monsieur Alassane ne tient même pas compte de la douleur de ceux qui sont encore en sanglot après les assassinats de leurs parents par la rébellion rebaptisée FRCI et l'armée Française lors des récents assauts qui l'ont amené au pouvoir au point de tenir des propos désobligeants tels que '' le chien aboie la caravane passe''. Ce qui dénote de son mépris de la souffrance qu'il fait subir au peuple ivoirien par le bien de sa rébellion depuis 2002. Les morts, les invalides à vie, les veufs, les veuves, les orphelins, les milliers de chômeurs et de sans emploi du fait de la guerre, importent peu pourvu qu'il soit au pouvoir.

Vouloir réconcilier les ivoiriens ou se réconcilier avec eux sur le dos de Gbagbo, à son détriment, en le martyrisant, l'humiliant, en le vilipendant, il faut s'appeler Alassane Ouattara pour y croire.

Le réconciliateur ne doit pas chercher à falsifier l'histoire surtout quand elle est récente comme celle de la guerre en Côte d'Ivoire. Il doit l'assumer avec responsabilité et courage même quand ta partition est hideuse comme c'est le car pour Monsieur Ouattara.

On ne peut pas vouloir se réconcilier avec les ivoiriens après les avoir humiliés,ruinés par une guerre absurde et enjamber leur ruine, leur souffrance pour faire face en priorité aux problèmes des Français victimes de la même guerre. Que fait-il des milliers de personnes réduites à la misère parce que les rebelles et les amis de Monsieur Ouattara ont détruit toutes leurs unités de productions dans sa folle course au pouvoir. Quelle injure !!!!

Comment espérer une réconciliation quand l'humiliation des perdants (face à l'armée Français) est sans limite. En plus des autorités politiques déchues, Monsieur Ouattara demeure sans pitié  pour les FDS (Forces de défense et de sécurité). Ceux qui n'ont pas été exécuté ou pousser à l'exile sont mis en prison. Les plus chanceux ont de la peine à recevoir leur paie mensuelle comme pour leur rappeler qu'ils ont perdu la guerre face à ses forces, la rébellion armée. Pour matérialiser cette suprématie, il a nommé récemment le chef d'Etat-major de la rébellion comme chef d'Etat-major de l'armée dite ivoirienne.

Pis, au nom de la réconciliation, Monsieur Ouattara a baptisé l'armée dite nationale du nom de son parti politique, Forces Républicaines certainement au service du Rassemblement Des Républicains.

Non, Monsieur Ouattara ne veut pas de la  réconciliation, ce qu'il est et fait parle mieux que ce qu'il dit. Pour paraphraser son nouveau griot.

6-Que dites-vous de Banny qui conduit l'opération?

Monsieur Banny a tout en lui pour échouer. Il est trop marquer politiquement, c'est juste une caisse à  résonnance de Monsieur Ouattara, un anti-Gbagbo qui a pour mission de refaire l'image de son maitre  en faisant en sorte de faire porter le chapeau de la misère des ivoiriens par le Président Gbagbo. Pis, son échec retentissant  à la Primature ne plaide pas en sa faveur.

7-Des leaders de LMP sont traqués à travers le pays. D'autres ont été arrêtés et inculpés. Vos impressions.

C'est une épreuve de feu à laquelle toutes les personnalités de LMP sont soumises. Monsieur Ouattara regarde tout le monde dans son miroir à lui.Celui du déstabilisateur, du putschiste effréné qu'il est.  C'est pour se mettre à l'abri et consolider son pouvoir  illégitime qu'il est obligé de traquer. Ce, pour réduire au silence son opposition. Je crains pour lui.Car à  trop tirer sur la corde, il risque de  rompre.  Le règnepar la force comme nous levivons,  avec un peuple qui a épousé ladémocratie,  est toujours éphémère. Elle dure tout juste le moment d'évacuer la peur. Ce temps n'est pas loin.

Aux responsables LMP, restons dignes et intègres dans cette épreuve,  C'est certainement le prix à payer pour que la Côte d'Ivoire dispose d'elle-même et de ses richesses, Passons la sans murmures aucuns. Dans peu de temps, les larmes de douleur, de  souffrance, de tristesse se transformeront en larme de joie afin que Dieu soit glorifié.

8-Que dites-vous des mandats internationaux contre Don Mello, Blé Goudé, Atté Philippe... ?

C'est un non-sens. Des tueurs, violeurs, voleurs  veulent se mettre dans une posture de justicier ! C'est le monde à l'envers. Mais ce qui est le plus dommage, c'est que Monsieur Ouattara comme cela est de son habitude se cache derrière les autres dans ses actions macabres. Hier s'était Soro Guillaume qu'il a transformé en chef de guerre dans sa tendre enfance pour vouloir le livrer actuellement, lui et ses com.zones au TPI. Aujourd'hui, pour assouvir son désir d'humilier Gbagbo, ses collaborateurs et son parti, Monsieur Ouattara a décidé d'utiliser le PDCI dont les cadres sont lancés impitoyablement aux trousses des cadres LMP par le biais du procureur et du Ministre de la Justice. En véritable poltron.Ne soyons pas étonnés demain que Monsieur Ouattara dans une mauvaise posture dise qu'ils ont agi en leur âme et conscience.

9 - D'aucuns accusent le Président Gbagbo d'avoir été trop démocrate?

Peut-on reprocher à quelqu'un de vouloir le meilleur pour lui et les siens. Laurent Gbagbo a toujours dit qu'il était l'enfant des élections. En ceci qu'il n'a profité d'aucun héritage. Il a tout obtenu par le combat et grâce à sa foi en la démocratie. Il aurait voulu asseoir une véritable démocratie, forte qui n'aurait rien à envier à la démocratie Occidentale. Une démocratie dans laquelle l'exécutive n'écrase pas les autres Institutions. Les innovations du Président Laurent Gbagbo en la matière sont légions. On, se souvient qu'il a osé  choisir les DG des régis financiers par appel à candidature dans un pays accoutumé à la présence desproches du Président de la République à ces postes. C'est également au nom de la démocratie qu'il a convié l'Institution chargée des élections à  son opposition armée et civile.Il n'avait certainement pas compté avec la mauvaise foi de ses adversaires politiques.Gbagbo Laurent a toujours voulu et  continu du lieu où ses bourreaux le détiennent, de vouloir le meilleur pour son pays et ses concitoyens

10-Que dites-vous des sorties du président de l'Assemblée nationale, de sa démission du FPI ?

Je n'ai rien à dire sur ses sorties. La liberté d'opinion et d'association est consacrée par la constitution ivoirienne. Pourquoi vouloir faire des prises de positions d'un citoyen et de la création d'une association privée un évènement ? Je voudrais simplement souhaiter plein succès au professeur Koulibaly Mamadou. Toutefois, la porte du FPI lui restera largement ouverte quand il voudra y revenir.

Quant à nous, nous continuons de percevoir la justesse du combat du Président Gbagbo mieux aujourd'hui dans ces dures épreuves qu'hier dans le beurre et dans l'opulence. L'histoire témoignera  de chacun de nos actes.

Concernant les défections çà et là  de LMP au profit des victorieux du 11 Avril, je voudrais une fois de plus dire aux ivoiriens que la crise ivoirienne est hautement spirituelle. Cette crise est à la gloire de Dieu. Dieu ne partage pas sa gloire. Tout ce qui est mis à l'envers dans notre nation, sera mis à l'endroit par l'Eternel sans l'aide d'aucune main. Que les défections ne troublent point. Cette crise prépare l'éveil spirituel de la Cote d'Ivoire et des ivoiriens pour ne pas dire de l'Afrique et des Africains. Aussi, pour de telle action Dieu n'utilisera-t-il jamais  des figures de proue afin de ne pas partager sa gloire. En pareil situation, il révèle des sans-grades, des personnes de peu d'importance pour se glorifier afin que sa gloire sa totale. Certainement les défections intègrent le plan de Dieu pour peser notre Foi. Les ivoiriens peuvent se rassurer d'un fait, Yao Paul N'DRE, Mamadou Koulibaly et autres ne seront pas les derniers à sauter hors du bateau FPI ou LMP en plein naufrage. A chaque départ, rendons gloire à Dieu. Quand le dernier ne devant pas jouir de la Gloire de l'Eternel aura sauté dans cette Mer trouble, Dieu menacera les flots des vagues et du vent. Le silence reviendra et nous le glorifierons.

En ce moment précis, je voudrais demander à chaque ivoirien de tendre l'oreille vers son Dieu et lui demander qu'elle doit être sa partition à jouer dans la restauration très prochaine de sa nation. Que l'ivoirien ne doute point. Quand Dieu appelle, il qualifie.Ne regarde pasà ta situation présente. Tu n'es peut-être rien à tes propres yeux pour jouer un rôle important dans la libération de ton pays. Pourtant, tu peux être la solution de Dieu pour ta nation. Ne cherche plus la solution de la crise, de la libération de ton pays en l'autre mais plutôt en toi-même. Tu es certainement le DAVID (petit berger, négligé de tous, oint par Dieu qui terrassa le grand Goliath, libera Israël pour en devenir même plus tard roi) de notre nation. Pourquoi doutes-tu ? Lève-toi car le devenir de ta nation en dépend !

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mardi, 26 juillet 2011

REHABILITATION DES PRISONS ALORS QUE LA FORMATION SE MEURT: LE MEPRIS DE OUATTARA POUR L’ECOLE



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Les travaux de réhabilitation de la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) sont achevés. Et pourtant la réhabilitation de l’Université n’a toujours pas commencé. Ce choix de Ouattara montre clairement son mépris pour l’école, et donc pour l’avenir de ce pays.



Les journaux proches du pouvoir Ouattara ont diffusé, la semaine dernière, les photos de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (Maca) totalement rénovée. Nos confrères ne faisaient pas mystère de leur joie quand à la réhabilitation de cette prison contrôlée par les forces pro-Ouattara depuis la prise de la ville d’Abidjan, en avril dernier. Si l’on peut se féliciter de la célérité avec laquelle le gouvernement a réhabilité la Maca, on peut déplorer volontiers le fait que les travaux de réhabilitation des Universités de Cocody et d’Abobo-Adjamé n’aient pas encore démarré. Ces universités ont été totalement pillées et détruites par les forces pro-Ouattara lors de l’attaque de la ville d’Abidjan.

L’université d’Abobo-Adjamé a même été transformée en camp militaire occupé par les Frci, forces pro-Ouattara. Il en est de même pour les cités universitaires. Elles ont toutes été pillées, détruites et occupées par les mêmes forces armées. Conséquence, les Universités sont fermées et le pays tend vers une année scolaire blanche que le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara et son équipe n’ont pas le courage d’annoncer. Parce que cela pourrait les priver de beaucoup de financements venant de l’extérieur. En réalité, ce que vit l’école ivoirienne n’est rien d’autre qu’une année blanche. Car l’école est une locomotive. Quand le wagon de tête est bloqué, ceux qui suivent sont forcément dans le désarroi. Tous les élèves qui vont passer le Bac, le Bepc, le Cepe et l’entrée en sixième, le feront, par conséquent, en vain. C’est donc plusieurs générations d’élèves et d’étudiants qui seront sacrifiées cette année, du fait de la guerre. Parce que M.Ouattara voulait le pouvoir par tous les moyens.

Le choix de Ouattara de réhabiliter en priorité les prisons, là où les Universités et autres établissements scolaires se meurent, montre tout le mépris qu’il a pour la formation des jeunes. En effet, c’est une lapalissade d’affirmer que la formation constitue la colonne vertébrale de toute société qui aspire au développement. Tout pouvoir qui ne fait donc pas de la formation, une priorité, est voué à l’échec. C’est le cas du pouvoir Ouattara.

Mais faut-il s’étonner du choix du chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara? Manifestement non ! En effet, déjà en tant que Premier ministre d’un Houphouët-Boigny au soir de sa vie, Alassane Dramane Ouattara avait montré toute sa philosophie méprisante à l’égard de l’école par la prise de mesures impopulaires ayant conduit à la destruction de tout le système éducatif ivoirien. Au niveau des enseignants, il a réduit de moitié les salaires des enseignants recrutés à partir de 1991. De sorte que ceux-ci touchaient la moitié du salaire de leurs prédécesseurs avec qui ils effectuaient pourtant les mêmes heures de travail, et dans les mêmes conditions. Même volume de travail pour les salaires différents.

Première conséquence de cette mesure inique, le corps enseignant a été gagné par la démotivation. Désormais préoccupés par la recherche de moyens additionnels pour arrondir les fins de mois, les enseignants vont reléguer aux calendes grecques, la conscience professionnelle. La deuxième conséquence, la fuite des cerveaux vers d’autres cieux, parce que la fonction enseignante n’était plus attirante en Côte d’Ivoire. Il a fallu l’arrivée de Laurent Gbagbo au pouvoir, pour mettre fin à cette disparité salariale.

Au niveau des élèves et étudiants, Ouattara avait supprimé les bourses scolaires, fermeté les restaurants universitaires, les bus scolaires et de nombreuses cités universitaires. Ces mesures ont exclu des milliers d’enfants du circuit scolaire. Notamment ceux issus de parents pauvres. Depuis toujours donc, Alasane Dramane Ouattara n’a jamais montré d’intérêt pour l’enseignement et la formation des jeunes. En réalité, ce qu’il faut comprendre par le choix de la réhabilitation des prisons là où l’école se meurt, c’est qu’Alassane Dramane Ouattara n’est pas venu au pouvoir pour travailler dans l’intérêt des Ivoiriens et de la Côte d’Ivoire. La France l’a placé par coup d’Etat à la tête de ce pays pour lui permettre de le recoloniser. Sa mission n’est donc pas de faire le bonheur des ivoiriens, mais celui de la France qui a besoin de nos richesses pour faire le bonheur de ses populations.

Autre chose, sachant très bien qu’il spolie le pays au profit de la France, Ouattara redoute la fronde sociale. Et sur ce point, il craint les organisations syndicales du milieu scolaire et universitaire.



Boga Sivori


Bogasivo@yahoo.fr


Source: NOTRE VOIE

ILS NE VEULENT PAS D'UNE OPPOSITION CIVILISEE!


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Lejournaliste ivoirien Hermann Aboa

Là où il croupit, arrêté pour des crimes imaginaires, en attendant un procès hypothétique mais qui s’annonce ubuesque s’il se tient finalement, Hermann Aboa a-t-il seulement le droit de lire ? Des quotidiens, des magazines, des livres ? La préoccupation semble étrange, mais pas pour ceux qui connaissent et aiment ce jeune homme pétri de talent, passionné de journalisme jusqu’au bout des doigts, qui vit son métier comme un sacerdoce. Hermann Aboa embastillé, et c’est votre quotidien préféré, Le Nouveau Courrier, qui se retrouve une fois de plus comme en prison. Un an jour pour jour après l’épreuve carcérale qui a frappé Théophile Kouamouo, Saint-Claver Oula et Stéphane Bahi.

Car Hermann est de la famille. Depuis qu’il a ouvert la porte du Temps en 2003, porteur d’une brillante contribution de lecteur qui a « accroché » son rédacteur en chef d’alors, il a dit adieu à ses chères études de géologie pour embrasser notre belle et périlleuse profession. Il nous a accompagnés au Courrier d’Abidjan, quotidien dans lequel il a publié de beaux reportages, avant d’être happé par l’audiovisuel. La RTI, qu’il a jusqu’ici servi avec passion et engagement, même s’il a été – comme d’autres – souvent persécuté par une hiérarchie qui l’a plus d’une fois remis à sa place. Il a avalé de grosses couleuvres, même pendant la crise postélectorale. Bref, Hermann Aboa n’est pas le deus ex machina ayant la haute main sur la communication de guerre du camp Gbagbo, comme les nouveaux dirigeants veulent le faire croire, pour justifier leur méchanceté.

Il est important de s’attarder sur la signification politique du martyre d’Hermann Aboa. Voilà un journaliste « de l’autre bord », ayant fui le pays après le 11 avril et l’orgie punitive qui a suivi, qui a écouté les appels du nouveau pouvoir aux « exilés » à venir rejoindre l’effort collectif au nom de la nécessaire « réconciliation ». Dans une interview, il a tenu envers le nouveau pouvoir des propos conciliants, qualifiant une éventuelle tentative de coup d’Etat contre Ouattara d’aventure suicidaire – ce qui lui a valu des vives critiques des soutiens les plus extrémistes du président renversé sur les réseaux sociaux en ligne. Revenu au pays, il a regagné la RTI, engagé les démarches évoquées par le pouvoir lui-même pour voir ses maigres avoirs « dégelés ». Puis, patatras. Il a été arrêté. Le message est clair. Les appels à la réconciliation sont au mieux une opération de com’ menteuse destinée en réalité à la communauté internationale. Au pire, il s’agit d’un piège cynique pour remplir au plus vite la MACA d’un maximum de prisonniers politiques.

Ainsi agit le pouvoir Ouattara en matière de reconstitution du tissu social. Comme un lézard qui détruit avec sa queue ce qu’il a construit avec ses pattes, il multiplie les signaux négatifs à peine le premier acte positif posé. Il est évident que les nouvelles autorités entretiennent à dessein un climat de tension et de psychose destiné à paralyser l’opposition civilisée, ou même les simples citoyens ayant le moindre rapport avec l’ancien pouvoir – et ils sont nombreux – dans une peur panique permanente. Si Hermann Aboa est arrêté, plus de 100 jours après la prise effective de pouvoir d’ADO, parce qu’il a « soutenu » Gbagbo en continuant de travailler pendant la crise postélectorale, cela signifie que des milliers de personnes peuvent être, du jour au lendemain, prises dans les rêts d’un arbitraire sans scrupules ni complexes. Il est donc sage, dans ce contexte, de se tenir à carreau.

Consciemment ou non, nos nouveaux gouvernants affaiblissent chaque jour l’opposition « modérée », qui a – pour des raisons qu’on ne discutera pas ici – choisi de « composer ». Grands doivent être les regrets de Paul Yao N’Dré, qui s’est humilié au nom de la paix en « intronisant » Alassane Ouattara. Aujourd’hui, le nouvel aboyeur public, Alphonse Soro, tente de le pousser à la démission en utilisant des méthodes inacceptables, là où nos institutions empêchent ses « mandants » de le débarquer. La ligne Mamadou Koulibaly ne cesse de s’affaiblir dans l’opinion pro-Gbagbo. A peine le président de l’Assemblée nationale a-t-il reconnu le chef de l’exécutif que ce dernier, de manière anticonstitutionnelle, a entrepris de « dissoudre » le Parlement. Il refuse tout dialogue sérieux avec l’opposition sur des questions élémentaires comme la composition de la CEI.

Du coup, ceux qui lui ont tendu la main parmi ses adversaires sont assimilés à des traîtres incompétents. Dans ce contexte, la relecture de l’interview accordée à RFI par l’actuel président de LIDER, en rajoute à l’inquiétude générale. « La priorité, c’est d’abord de reconstituer cette opposition républicaine face à Ouattara. Il n’est pas question que l’on retombe dans un régime de parti unique. Si dans cette dynamique, je réussissais, alors Ouattara pourrait avoir en face de lui une bonne opposition et ce serait ma contribution à la réconciliation. Mais si j’échouais sur ce terrain, que le FPI disparaissait, alors monsieur Ouattara aurait en face des factions dispersées sur l’ensemble du territoire et organisées n’importe comment, qui lui rendraient la vie très difficile. Et cela n’est pas souhaitable », disait-il.

On a pourtant l’impression que le camp d’en face, que le « bouclier » franco-onusien rend arrogant, veut à tout prix pousser l’adversaire à la reprise des armes. Pour « finir le travail » et justifier une nouvelle épuration politique de masse. Plus que jamais, comme le disait une blogueuse passionnée il y a quelques mois, « l’argent n’a pas d’odeur mais Abidjan sent l’hydrogène ».


Sylvie Kouamé, in Le Nouveau Courrier.


Source: Le blog de Théophile Kouamouo

lundi, 25 juillet 2011

AFFRONTEMENTS A L'ARME LOURDE ENTRE FRCI: AGBOVILLE ETAIT EN GUERRE, CE SAMEDI 23 JUILLET



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Alors que sous la contrainte, certains chefs de village célébraient samedi, le ministre de l'Intégration africaine d'Alassane Ouattara, M. Adama Bictogo, dans le village d'Erymacouguié I, à environ 1, 5 km d'Agboville, des éléments des FRCI s'affrontaient à l'arme lourde dans la capitale de l'Agnéby. Il était environ 12 heures quand de nombreux véhicules pick-up surmontés d'armes d'assaut, avec des soldats portant des armes de guerre et des lances roquettes venus d'Abidjan et d'autres villes de Côte d'Ivoire semaient la panique dans la ville d'Agboville.

La raison, ils étaient en mission pour déloger leurs frères d'arme qui occupent illégalement presque 99% des 50 complexes hôteliers du département. Les tirs ont duré, selon des témoins, jusqu'à 17 heures. Les rues et les marchés se sont vidés. Les boutiques ont fermé. La circulation s'est interrompue. Les populations se sont terrées chez elles pendant que les éléments des Frci faisaient le rodéo dans la ville. Après les tirs pour lesquels nous ne disposons pas encore de bilan officiel, les soldats d'Alassane Ouattara qui devraient être délogés des hôtels, ont simplement continué de les occuper comme si de rien n'était. Ce qui a fait dire aux populations de l'Agnéby que les soldats de Ouattara ont une fois de plus créer inutilement le désordre et le chaos dans leur localité.

Entre temps, à la cérémonie en l'honneur de Bictogo, reporté quatre fois avant de se tenir ce samedi, s'il n'y a pas eu d'incident majeur, elle est surtout passée inaperçue pour les populations du département qui n'y voyaient absolument aucun intérêt. Surtout que pour ce type de cérémonie dont les contours n'ont jamais été clairement définis, puisqu'on parlait tantôt de «cérémonie de bénédiction», tantôt de «cérémonie d'intronisation », les populations ont majoritairement rappelé que de tels événements n'ont jamais été organisés pour les ministres autochtones du département que sont Appetey Kouassi, Nicolas Kouandi Angba, Attey Kouassi, Abouo N'dory Raymond et Attey Phillipe.

Sous le couvert de l'anonymat, de nombreux chefs ont tout simplement soutenu que c'était une cérémonie d'hypocrisie qui consistait simplement à faire en sorte que les hommes en arme d'Alassane Ouattara dans le département, au nombre de 400, ne continuent pas de tuer les populations, de piller leurs biens, de commettre des viols, des braquages, d'emprisonner sans raison des personnes, de réclamer des rançons comme ils le font depuis mars 2011.


Fatou Cissé


Source: NOTRE VOIE

dimanche, 24 juillet 2011

UN CRI DE DETRESSE POUR LA COTE D’IVOIRE


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Partagé sur Facebook par Yanne N'da : Appel à l'aide – Un message d'Isabelle Glah, médecin ivoirien, sur « Facebookers du cœur » – Urgent !

« Je viens à vous encore une fois pour vous demander, vous, « Facebookers du cœur », de nous aider, nous le corps médical de Côte d'Ivoire afin que l’hôpital ne se meurt pas. Car contrairement à tout ce qui se dit officiellement, c'est la catastrophe! Les médecins sont déprimés, découragés et épuisés.

Pas de médicaments, ni d'infrastructures pour accueillir le flot de malades qui nous arrive de plus en plus nombreux! A l'heure où je vous écris, il y a des personnes qui meurent par manque de soins, tellement nous sommes débordés! J’ai un collègue qui opère depuis hier 14h (vendredi 22 juillet 2011, Ndlr), dans un hôpital de la place, parce que tous les autres ne sont pas fonctionnels : pas de place ou pas de médicaments ou infrastructures sanitaires inutilisables ou fermées depuis plusieurs mois!

A l'heure où je vous parle, il y a une dame qui se bat pour faire vivre son bébé, depuis 15 h hier ; elle est en oligoamnios, c'est-à-dire plus de liquide amniotique dans le ventre (poche des eaux de l’utérus). Elle doit subir une césarienne et jusqu’à présent, pas de place dans un seul hôpital périphérique ou CHU! Elle est partie d’Abobo, Hôpital Général, pour le CHU de Cocody, renvoyée à Abobo, puis à l’Hôpital Général de Port-Bouët! Imaginez son calvaire!

Le gynécologue de MSF qui est à Port-Bouët est épuisé! Il opère depuis 15h, cet après-midi (samedi 23 juillet 2011, Ndlr)! Chers amis, aidez votre pays et sauvez le système sanitaire. Comment ? Je ne sais pas. Et il y a plein de personnes partout qui vivent cela dans tous les hôpitaux de Côte d'Ivoire. Je lance un cri de détresse pour tout le corps médical et pour tous ces malades désespérés! Je suis chez moi et on m’appelle de partout pour me demander où aller et on nous appelle tous! « Facebookers du cœur » est une grande chaîne de solidarité ; il y a des médecins, des économistes, des banquiers éminents – j’espère qu'il y en a encore en Côte d'Ivoire ! – que nous appelons pour que la catastrophe sanitaire ne s’aggrave pas.

Merci à tous et que DIEU garde toutes ces personnes en détresse sanitaire et morale.

DIEU bénisse la Côte d'Ivoire! ».


Dans l'espoir que de bonnes volontés voleront au secours des Ivoiriennes et des Ivoiriens!


DINDE Fernand AGBO

LE REGIME OUATTARA ENGAGE LA CHASSE AUX JOURNALISTES - HERMANN ABOA: TOUT SUR UNE ARRESTATION SCANDALEUSE



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In Le Nouveau Courrier N°274 du 22 Juillet 2011 par Gilles Naismon

 

Après Hermann Aboa, journaliste, ex-présentateur du journal télévisé à la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), arrêté, hier (jeudi 21 juillet 2011, Ndlr), par les services de l’administration judiciaire d’Alassane Ouattara, à qui le tour ? Retour sur quatre journées de cauchemar.

 

«La loi de la Côte d’Ivoire n’autorise pas d’emprisonner les journalistes depuis 2004. Quand on vote des lois, il faut les appliquer. Nous demandons donc la libération des journalistes emprisonnés», déclarait Alassane Dramane Ouattara, lors d’un meeting de campagne, dans une ville de l’intérieur du pays l’an dernier. Le leader du Rdr à l’époque, qui aspirait à diriger la Côte d’Ivoire, prenait ainsi publiquement la défense des responsables du Nouveau Courrier à qui le procureur Raymond Tchimou opposait un délit fantaisiste.

Arrivé au pouvoir, les actes d’Alassane Ouattara trahissent ses promesses de campagne. Du viol flagrant de la Constitution à la traque des proches de Gbagbo en passant par l’emprisonnement de certains, le nouvel homme fort d’Abidjan n’a pas encore dit son dernier mot. Quand son ministre d’Etat, ministre de la Justice, Me Ahoussou Jeannot, avait annoncé que des journalistes seraient poursuivis dès l’avènement au pouvoir du régime Ouattara, les organisations internationales de défense des droits de l’homme avaient cru à un effet d’annonce. Elles avaient produit un communiqué à cet effet pour attirer l’attention du nouveau régime sur ses velléités totalitaires.

Eh bien, Alassane Ouattara, le «protecteur des journalistes», au pied du mur, révèle sa vraie nature. Sa première victime : Hermann Aboa, journaliste, co-animateur, avec Ahoua Ehoura et Claude Franck About, de l’émission «Raison d’Etat» sur la RTI après le deuxième tour de l’élection présidentiel qui a vu, selon le Conseil constitutionnel (avant qu’il se dédise au profit de Ouattara), la victoire de Laurent Gbagbo. Rentré d’exil, il y a quelques semaines, après l’appel du nouveau chef d’Etat aux «fuyards», à qui il demande à longueur de journée de «rentrer pour reconstruire le pays», Hermann Aboa avait rejoint son poste à la RTI où il a réalisé des reportages pour le compte de son entreprise. Tout en étant confronté à une sanction : le gel de ses avoirs par les nouvelles autorités. Qui ont néanmoins demandé aux personnes concernées par cette mesure d’engager une procédure de dégel.

Début d’un harcèlement judiciaire

24 heures avant son arrestation, Hermann Aboa explique (sur son mur Facebook) : «Je sors d'une journée d'audition à la «Cellule Spéciale d'Enquêtes» en ce qui concerne la crise post-électorale.

Là je vous dis tout de suite, c'était une journée vraiment chargée. D'abord avant-hier lundi, je fais porter au Bureau du Procureur de la République au Plateau à Abidjan mon courrier de demande de dégel de mes avoirs bancaires tel que me l'a indiqué un des substituts du Procureur. L'on fait savoir au porteur du courrier qu'il y a une «cellule spéciale» ouverte à cet effet et que c'est moimême en personne qui devrais aller déposer ce courrier. Je m'exécutai aussitôt le lendemain, c'est à dire hier mardi, mon audition est donc fixée à ce jour mercredi à 9h00 dans les locaux de cette «cellule spéciale d'enquête» sis à Cocody-Angré, 7ème tranche. A cause des bouchons sur le trajet, j'arrive dix minutes après l'heure du rendez-vous.

Mon audition commence alors à 9h15 pour ne prendre fin qu'à13h51 mn. Vous comprenez que je ne révélerai pas le contenu de cette audition puisque je suis tenu aux secrets judiciaires. Retenez simplement que cette audition est en rapport avec mes prestations en tant qu'agent de la RTI pendant la crise postélectorale.

Où j'ai eu chaud, c'est une fois que l'audition terminée, l'on me demanda d'attendre que l'un des substituts du Procureur donne son avis. Ce fut alors la longue et interminable attente à partir de 13h51. Dès lors je ne pouvais quitter les lieux. Instructions fermes ont été données. Jusqu'à ce que vers 16h45mn, l'officier de police judiciaire en charge de mon audition vint me demander de rentrer d'où je viens mais de me tenir prêt à tout moment pour venir répondre à d'autres questions dans le cadre des enquêtes. Et puis, un quart d'heure plus tard, mon téléphone sonne dans le taxi, je décroche ; c'est le même officier de police qui dit que le substitut du Procureur me convoque encore demain (hier jeudi) à la même heure. Je ne sais pas quoi dire, mais franchement, j'ai peur.»

Depuis hier, la peur d’Hermann Aboa se justifie. Le journaliste de la RTI, convoqué au parquet, a été entendu, inculpé et placé sous mandat de dépôt. Il a été conduit au camp de gendarmerie d’Agban selon une source crédible sur place. Il est reproché à Hermann Aboa son «implication ou supposée implication dans la crise post électorale». De cette charge-il faut retenir les déroulés suivants : atteinte à la défense nationale, participation à une insurrection, constitution de bandes armées…

 

Source: LE NOUVEAU COURRIER

LA COTE D’IVOIRE VA-T-ELLE S’EMBRASER A NOUVEAU: UN EX-FDS LIVRE SES CONFIDENCES


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Soldats du Bataillon Blindé d'Agban

 

A entendre le récit qui nous a était fait des confidences d’un ex-FDS en colère, la question mérite d’être posée.


C’est hier que nous ont été rapportées les confidences d’un ex-FDS encore en service à Abidjan dont les initiales sont D.R.A. Selon ce dernier, la Côte d’ivoire devrait connaître des jours sombres car la menace qui plane sur elle est grande et annonce un embrasement jamais vu, qui conduira à sa libération totale.

C’est un soldat très en colère qui a déclaré que l’humiliation faite au président Gbagbo sera lavée, et cela ne fait aucun doute pour lui, et de renchérir pour dire qu’Alassane Ouattara sait très bien qu’aucun président au monde ne cherche à avoir l’armée à dos.

Mais lui a décidé de nous humilier, il nous doit deux mois de solde et nous nargue en allant acheter un avion plutôt que de nous donner ce qu’il nous doit. Nous sommes des vaillants soldats qui ont combattus pour le président Gbagbo jusqu’à ce qu’il nous demande de nous retirer, n’eut été cela, avant de le prendre à sa résidence nous aurions fait vivre un calvaire aux Français.

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Eléments du 1er Bataillon de Commando Parachutistes d'Akouédo

Nous n’avons pas affaire aux FRCI parce que d’eux à nous ils savent qu’il n’y a pas match comme on dit en Côte d’ivoire. Mais nous avons affaire à ces envahisseurs qui sont venus enlever notre président, le déshabiller et le présenter ainsi à la face du monde.

Je voudrais dire à nouveau que cette humiliation sera lavée et les ingrédients pour y arriver sont déjà en place. Je ne voudrais pas entrer dans les détails, mais que les Ivoiriens sachent que leur libération est pour bientôt, et que leurs vaillants FDS sont prêts pour ce combat de libération.

Après la sortie du prophète Malachie qui annonce la libération de la Côte d’ivoire pour la première semaine du mois d’Août, ces révélations viennent certainement jeter l’émoi au sein des Ivoiriens qui pour la plupart ne voulaient plus revivre ces moments difficiles qu’on a connu, mais comme disent la plupart d’entre eux, si c’est le prix à payer pour retrouver la paix et l’unité, alors que la volonté de Dieu soit faite.


Regis Kouamé


SourceINFO D'ABIDJAN.NET

samedi, 23 juillet 2011

AFFAIRE «GBAGBO RECLAME NADY BAMBA»: UN CASQUE BLEU DENONCE UNE MANIPULATION DU CAMP OUATTARA

 

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In Le Nouveau Courrier N°272 du 20 Juillet 2011 par Gilles Naismon.


Les langues ont commencé à se délier pour prendre le contre-pied des allégations véhiculées sur le compte du président Laurent Gbagbo assigné à résidence surveillée au nord depuis plus de quatre mois. Et qui ont pour but de salir son image.

 

Ne dit-on pas, de façon triviale, que «qui veut tuer son chien l'accuse de rage ?» Les nouvelles autorités ivoiriennes veulent faire passer «leur» prisonnier politique, Laurent Gbagbo, pour un criminel, un époux irresponsable, un mauvais père... mais ils s'y prennent mal. Si bien que leur mensonge finit toujours par être rattrapé par la vérité. Que n'a-t-on pas entendu sur le traitement « princier » des Affi N'Guessan, Michel Gbagbo et autres véhiculés par Me Ahoussou Jeannot, ministre de la Justice ? Que n'a-t-on pas distillé dans les médias, à propos du « secours » apporté aux barons du Front populaire ivoirien (Fpi) mis en lieu sûr à l'hôtel Pergola pour leur propre sécurité ? Le temps a fini par révéler que ce n'était qu'une manipulation des nouvelles autorités pour se donner bonne conscience. Les organisations de défense des droits de l'Homme et des images parlantes qui font le tour de la planète... ont fini par révéler la face hideuse du camp Ouattara.

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Nadiana Bamba dite Nady Bamba

Dans la foulée, des propos selon lesquels «Gbagbo réclame Nady Bamba (du nom de sa compagne en secondes noces)» sont attribués à l'ex-chef de l'Etat capturé par les forces coalisées et déporté au nord.

Cette information publiée sur le site d'un confrère panafricain avait été relayée à profusion par des confrères sur la place.

Gbagbo, qui est difficile d'accès, a-t-il vraiment tenu ces propos ? Est-ce une manipulation des nouvelles autorités pour mettre en conflit Laurent Gbagbo, son épouse Simone et sa famille ?

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Heureusement qu'un soldat de l'Onuci, qui a dit avoir ressenti de «l'admiration» pour Gbagbo durant quelques moments de sa garde à la résidence qui abrite le président déchu, nous permet d'en savoir davantage.

Selon cet élément des casques bleus de l'Onuci, qui a eu «le privilège d'échanger quelques mots avec le président Gbagbo», ces propos distillés dans la presse ne sont pas de lui.

«Lorsqu'il a une opportunité de se détendre, de marcher un peu, le président vient de temps en temps nous taquiner, nous raconter quelques blagues. C'est l'occasion pour nous aussi de tester son moral. C'est un homme moralement fort, lui-même nous demande quelquefois de ne pas nous inquiéter pour lui et dit que si un besoin se fait sentir à son niveau, il n'hésitera pas à nous le signifier», révèle le soldat de l'Onuci, qui a voulu garder l'anonymat à l'issue de ce rendez-vous. «Vu qu'il avait besoin de s'informer régulièrement sur l'actualité, sur ce que nous apprenons de lui, nous lui avons dit un jour que des journaux ont écrit qu'il regrettait l'absence sa seconde épouse à ses côtés, et que sa première épouse l'aurait induit en erreur», nous a rapporté ce soldat. Qui a déclaré ceci : «Il (Gbagbo) a marqué une surprise, la main droite sur la bouche, les yeux fixés au sol un instant avant de déclaré que c'est du n'importe quoi. Les gens racontent n'importe quoi pour me salir. Je n'ai jamais parlé de ma vie de couple à qui que ce soit. Laissez les dire ce qu'ils ont envie que les journaux écrivent».

Après cet échange, le casque bleu de l'Onuci a fini par se rendre compte que le camp Ouattara utilise l'arme de la manipulation pour discréditer le président Gbagbo et ses proches.


Source : LE NOUVEAU COURRIER