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mercredi, 22 juin 2011

COTE D’IVOIRE: DES DETENTIONS ARBITRAIRES SOUS LES YEUX DE L’ONU (AMNESTY)


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Amnesty International a dénoncé mercredi la détention sans aucune charge de dizaines de partisans de l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, dont certains ont été "battus" par les forces d'Alassane Ouattara dans un hôtel devant lequel sont postés des Casques bleus.

"La présence de soldats de l'ONU devant l'hôtel où des partisans supposés de Laurent Gbagbo sont détenus arbitrairement soulève de troublantes questions", déclare Véronique Aubert, directrice adjointe d'Amnesty pour l'Afrique, citée dans un communiqué de l'ONG.

"C'est loin d'être un début encourageant pour la présidence d'Alassane Ouattara", ajoute Mme Aubert.

L'organisation de défense des droits de l'homme affirme que "les autorités ivoiriennes détiennent au moins 50 personnes sans charge, parmi lesquelles figurent des hommes politiques de haut rang", deux mois après l'arrestation de Laurent Gbagbo par les forces armées (FRCI) de M. Ouattara à l'issue d'affrontements sanglants.

Au moins "21 personnes" sont retenues à l'hôtel La Pergola d'Abidjan, la capitale économique, selon l'ONG.

Plusieurs d'entre elles "ont été battues par les FRCI (...) au moment de leur arrestation, dont l'une assez violement pour avoir perdu connaissance", poursuit le texte.

"Des soldats français (de la force Licorne déployée sans la bannière de l'ONU) et de l'ONUCI (Mission de l'ONU en Côte d'Ivoire) étaient présent au moment de ces arrestations et du transfert des détenus à l'hôtel, mais n'ont rien fait pour empêcher ces mauvais traitements", déplore l'ONG.

Amnesty relève que les FRCI sont en charge de la sécurité à l'intérieur du complexe hôtelier de La Pergola, mais que des Casques bleus de l`ONUCI sont postés devant l'hôtel pour la sécurisation à l'extérieur du bâtiment. "Cela signifie qu'ils (les Casques bleus) exercent un degré de supervision concernant les personnes autorisées à y entrer."

Amnesty appelle les autorités ivoiriennes à inculper les personnes détenues ou à les "libérer immédiatement", et appelle l'ONUCI à s'assurer que ses soldats ne sont pas impliqués "dans la sécurisation de centres où des personnes sont détenues illégalement".


AFP

Source: LA DEPECHE D'ABIDJAN


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DEPUIS SON EXIL, LE MINISTRE LAZARE KOFFI KOFFI: "OUATTARA N'A PAS GAGNE LES ELECTIONS!"


Lazare Koffi Koffi était ministre de l'Environnement et des Eaux et Forêts dans le gouvernement d’Aké N'gbo. Depuis le 11 avril 2011, il est en exil suite à l'offensive des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). Il nous a accordé cette interview par le truchement d'Internet.



Où êtes-vous depuis la chute de Laurent Gbagbo ?

Lazare Koffi Koffi : Je suis au Ghana, un pays devenu depuis quelque temps, le pays où l'on savoure la liberté. J'y suis arrivé deux jours après l'arrestation du Président Laurent Gbagbo. Je bénis Dieu et je le loue chaque jour de m'avoir préservé d'une mort certaine puisque du lieu où je m'étais réfugié après la destruction et le pillage systématique de mon domicile à Abidjan, j'ai côtoyé la mort. J'ai vu des gens sauvagement abattus comme des animaux sans raison. Aujourd'hui, grâce à Dieu, je me porte bien. Mon moral est au beau fixe ainsi que toutes mes facultés pour apprécier sainement les événements douloureux que vit notre pays depuis mars 2011. Je tiens à dire également qu’après avoir attaqué et pillé ma résidence d'Abidjan, les rebelles ont investi mon domicile du village d'Eboué (dans la nouvelle sous-préfecture d'Adjouan). Après avoir à coups de kalachs et machettes porté atteinte à l’intégrité physique de mes parents (ma mère a été molestée et Koffi Amichia mon petit frère a été rudoyé et tailladé à la machette, il a été abandonné dans un état comateux), ils ont tout pris dans la maison y compris les habits et autres ornements sacerdotaux de l'Abbé Koffi Gnassou Bruno, mon jeune frère prêtre défunt. Récemment encore, dans la nuit du 6 au 7 juin dernier, pour la troisième fois, les Frci sont encore venues chez moi au village pour tout briser. Tout le village se trouve aujourd'hui choqué même parmi les pro-Ouattara qui ne comprennent pas cet acharnement contre ma personne et qui s'interrogent sur cette manière de gouverner. Mais moi, je reste serein, habité par l'esprit de Job de la Bible. La perte de ces biens, du reste périssables, n'est pas importante. Ce qui est important, c'est d'avoir la vie.

Le Procureur de la République a gelé vos avoirs. Comment arrivez-vous à vivre?

L.K.K : Le Procureur de la République a gelé nos avoirs sans une décision de justice. C’est une grave atteinte aux droits de l’Homme. Et le plus cocasse dans cette affaire, c'est qu'il vise des décisions du Conseil de l'Union européenne. Pour le reste, comment je vis ? Dieu a dit que je vaux mieux que les passereaux ; donc il me demande de ne pas me soucier du lendemain.

Regrettez-vous d'avoir accepté d'être ministre dans le gouvernement d'Aké N'Gbo?

L.K.K : Et pourquoi devrais-je le regretter ? J'ai appartenu à un gouvernement légal dans lequel les Ivoiriens se sont reconnus et identifiés. Pendant quatre mois, j'ai été accueilli partout dans la liesse populaire et non sous la baillonnette. J'ai échangé avec les Ivoiriens en toute liberté dans le respect mutuel en ayant toujours à l’esprit que c'est le peuple qui détient la réalité du pouvoir. C'est pourquoi je ne comprends pas ceux des nôtres qui pensent que nous avons tout perdu, allant même jusqu'à renier toute légitimité à Gbagbo. Ils sont devenus des démarcheurs quotidiens pour faire reconnaitre Ouattara comme un Président légal et légitime.

De qui parlez-vous ?

L.K.K : De tous ceux qui, dans nos rangs, pensent que leur heure est venue pour se faire une place au soleil.

Comment avez-vous vécu les derniers moments du règne du Président Gbagbo?

L.K.K : J'ai été traversé simultanément par trois sentiments. D'abord la nausée. Face à l'acte criminel perpétré par la France contre notre pays, un pays indépendant et souverain. J'ai été écœuré de voir comment nuitamment, dans la lâcheté, les Institutions républicaines ont été renversées et notre Armée détruite. La France, depuis, n'est plus pour moi un pays de référence en matière de respect du droit international et de droit de l'Homme. Ensuite, j'ai éprouvé de l'admiration pour le Président Laurent Gbagbo qui a fait montre d'un courage exceptionnel qui fera date dans l'histoire. Face au déluge de feux sur Abidjan et particulièrement sur sa résidence de Cocody, il est resté digne. Il a montré encore une fois que pour la confiance placée en lui par les Ivoiriens, il était prêt à défendre le pays même au prix de sa vie. Enfin, j'ai été horrifié, meurtri et franchement dégouté de constater que ce sont ceux qui se disent héritiers d'Houphouët, regroupés au sein du Rhdp, qui, avec l'appui de la France et de l'Onu, ont détruit ce que Houphouët, toute sa vie durant, a construit, et qui constitue aujourd'hui l'âme de la Côte d'Ivoire moderne. Le Palais présidentiel, la Rti, l'Atci, les bases militaires et, scandale des scandales, la résidence mythique d'Houphouët, symbole de notre souveraineté, tout a été détruit par les enfants d'Houphouët. Un véritable parricide. Ce que Gbagbo, le célèbre opposant à Houphouët, n'a osé faire, sinon que chercher à restaurer ce qui tombait en ruine, Ouattara, Bédié et leurs alliés l'ont fait pour satisfaire leur volonté de venir au pouvoir.

A quel moment avez-vous senti que c'était la fin de votre régime?

L.K.K : Je n'ai jamais senti la fin de notre régime et même encore aujourd'hui, je crois en sa survie. Car tout le monde le sait, Gbagbo n'a pas perdu les élections. Face aux canons de la France, il a crié cette phrase : « Mais Ouattara n’a pas gagné les élections !» Cette phrase retentira pendant longtemps dans les esprits des démocrates. Gbagbo n'a pas été vomi par son peuple. Bien au contraire, celui-ci reste fidèle et uni à sa personne. Non, Gbagbo n'a pas perdu les élections. Il a seulement perdu la guerre contre la France, une guerre qui n'a jamais été ouvertement déclarée, une guerre lâche dans laquelle la France sous Sarkozy a démontré toute sa laideur sur la question du droit des peuples à s'autodéterminer. La conséquence de tout cela, c'est qu'Abidjan ayant (re) perdu son indépendance et sa souveraineté, titube dans les décisions à prendre.

Vous avez dit que vous croyez en la survie de votre régime. Mais plusieurs cadres de votre parti dont Mamadou Koulibaly ont fait allégeance. Ce qui fait dire que c’est fini pour le Fpi…

Ceux de nos camarades qui ont fait allégeance à Ouattara savent ce qu'ils font. Nous serons tous jugés par l'Histoire. Le peuple ivoirien est mature. Il sait discerner. Il sait que la vérité est de notre coté. Même ceux de nos frères qui ont soutenu honnêtement Ouattara commencent à déchanter face aux pillages, aux assassinats sommaires dont ils sont témoins au quotidien.

Que pensez-vous des menaces de Koulibaly à quitter le Fpi et créer son parti politique ?

L.K.K :C’est son droit et il ne sera pas le premier. Seulement s’il veut partir, il faut qu’il le fasse dans l’élégance et non donner l’impression qu’il a eu mission de mains noires pour « tuer » le Fpi. Il ne réussira pas. Il ne faut pas qu’il donne de lui, dans l’opinion, l’image d’un homme inconstant qui a abandonné ses camarades et surtout Gbagbo et Simone qui l’ont fait, dans les geôles de Ouattara dont il est devenu l’admirateur attitré. S’il part, il ne nous reste qu’à lui souhaiter bonne chance. En toute camaraderie.

Selon vous est-il possible pour les Ivoiriens de se réconcilier?

L.K.K : Vous avez dit réconciliation? Que signifie ce mot aujourd'hui? Réconciliation entre qui et qui? En tout cas, pas entre les Ivoiriens. Il n'y a jamais eu de problèmes entre les Ivoiriens. Même quand on a voulu les opposer de manière artificielle, les sentiments forts qui les unissent ont bravé toutes les adversités. Les Ivoiriens s'entendent bien entre eux. Mais s'il s'agit de réconcilier le peuple au nouveau pouvoir qui lui a été imposé alors qu'on le dise. Donc, j'attends de voir comment il va procéder pour se réconcilier avec les Ivoiriens encore traumatisés par toutes les pertes en biens matériels et en vies humaines de leurs proches à cause du pouvoir à conquérir.

Charles Konan Banny a été nommé à la tête de la commission Dialogue vérité et réconciliation. Quels commentaires ?

L.K.K : Laissons Charles Konan Banny là où il est. Il ne réconciliera personne. Il ne peut réussir une mission dans laquelle juge, il a pris déjà parti. Dans plusieurs déclarations, il a déjà condamné Gbagbo et ses partisans. De plus, tout le monde sait qu'on l'a nommé à ce poste juste pour l'éloigner de la Primature.

Que pensez-vous de la décision du président Ouattara de faire juger Gbagbo par la Cpi?

L.K.K : Ouattara ne fera jamais juger Gbagbo par la Cpi (Cour pénale internationale, Ndlr) parce que le faisant, il s'exposera lui-même à des poursuites internationales ainsi que tous ceux qui l'ont soutenu c'est-à-dire Bédié, Soro, Mabri, et autres. ainsi que tous les chefs de guerre. Envoyer Gbagbo devant la Cpi, c'est se faire hara-kiri.

Pourquoi ?

L.K.K : S'il accepte de faire juger Gbagbo par la Cpi, ce dernier poursuivra immanquablement Soro, ainsi que les chefs qui ont tué en son nom. Ouattara se gardera bien de présenter Gbagbo devant la Cpi. D’ailleurs, ces derniers temps, les Frci ne manquent pas de donner de la voix lorsqu’on évoque cette question ou lorsque les organisations humanitaires les épinglent.

Monsieur le ministre, vous êtes très dur dans vos propos. Ne craignez-vous pas pour votre retour en Côte d’Ivoire ? Comptez-vous rentrer au pays un jour ?

L.K.K : En quoi suis-je dur dans mes propos? Je ne fais que dépeindre la situation actuelle que tous les Ivoiriens vivent. Pour ma vie, il ne faut pas vous en faire. Il faut bien mourir un jour mais au moins pour une bonne cause. Moi, depuis 1990, je me bats auprès du Président Gbagbo pour qu'il y ait un nouvel ordre démocratique en Côte d'Ivoire. Cette démocratie doit s'enraciner pour le bonheur de notre peuple. Je me bats pour que les Ivoiriens soient respectés. C'est pourquoi il faut parler, il faut dénoncer, il ne faut pas se rendre complice de quelque manière que ce soit de ce qui se déroule sous nos yeux. Pour ce qui est de mon retour au pays, tout dépend de Dieu.



Réalisée via Internet

K.A.Parfait


Source: COTE D'IVOIRE LA VRAIE

EXCLUSIF - ARRESTATION DE LAURENT GBAGBO : L’EX-DAME DE COMPAGNIE DE SIMONE GBAGBO FAIT DES REVELATIONS


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Chef de Service chargé des Finances et Moyens Généraux au cabinet de la Première dame, et membre du comité de contrôle du Front populaire Ivoirien (Fpi) jusqu'au 11 Avril 2011, Mme Agnès TANOH, fut anciennement Secrétaire particulière et Dame de compagnie de Simone Gbagbo. Elle a été respectivement secrétaire nationale adjointe de l'Offpi, membre du secrétariat chargé des Fédérations d'Abidjan. Présente à la résidence présidentielle lors de l'arrestation du président Laurent Gbagbo, elle nous livre dans cet entretien les derniers instants dans le bunker...


Abidjandirect.net : Vous étiez à la résidence présidentielle avec la Président Laurent GBAGBO jusqu'à sa capture. Pouvez-vous nous raconter comment se sont passés les derniers moments?

Il faut dire que depuis un mois, pour les habitants d'Angré que nous sommes, ce n'était pas du tout le repos car la nuit c'était les bruits d'armes en provenance d'Abobo. Cela ne nous empêchait pas de vaquer tranquillement comme tous les abidjanais (habitants d'Abidjan, ndlr) à nos occupations habituelles.

Ainsi, le 30 mars je suis allée au travail comme d'habitude. Ce jour là, vers 11 heures, mes enfants, de la maison ont appelé ma fille avec qui j'ai été arrêtée, pour nous demander de ne pas revenir à la maison car des rebelles étaient postés devant notre maison ; surtout que la semaine d'avant nous avions été informés que j'étais sur une liste dressée par le RHDP de mon quartier, lieu où j'habite depuis 1998. Nous avons donc passé la nuit à la résidence.

Le 31 Mars, j'apprends que non seulement ma maison a été pillée la veille mais que les rebelles ont établi leur barrage à la pharmacie des ''Allées'' et aussi que les combats se sont déportés sur le boulevard des martyrs vers SOCOCE qui est sur le trajet qui mène à mon domicile. Depuis lors, je suis restée à la résidence jusqu' à l'arrestation du Président Gbagbo. D'ailleurs, je préférais être sur les lieux dans ces circonstances.

Le 19 septembre 2002, je me suis retrouvée dans les mêmes circonstances et je me suis rendue utile. J'ai ouvert les bureaux de la Première dame pour permettre au ministre Lida Kouassi d'être en contact avec le couple présidentiel alors en Italie. Ensuite, est arrivé le Ministre TAGRO et Paul Dokoui pour la Radio et la Télé. J'étais là quand Dr Tabley a ramené le corps du Ministre BOGA à la résidence.

Revenant à votre question, le mot capture est inapproprié car Laurent GBAGBO n'était pas en fuite. J'ai même appris que le ministre Alcide DJEDJE a entrepris des démarches auprès de l'Ambassadeur de France en Côte d'Ivoire et obtenu le départ du Président Laurent GBAGBO en exil sans l'accord de ce dernier mais tout naturellement, il a refusé.

Pour ce qui s'est passé, il faut noter qu'avant le 11 avril, date fatidique, il y a eu plusieurs tentatives de prise de points stratégiques et d'arrestation du Président qui avait échoué avant que la force Licorne ne rentre en action. Ainsi, il y a eu l'attaque de l'école de gendarmerie, la RTI, du Palais de la République, la Garde Républicaine, le camp de gendarmerie d'Agban (etc).

Constatant ces échecs, la force Licorne prétextant du bombardement de l'Ambassade du Japon, a détruit les chars de la Garde Républicaine à la résidence du chef de l'Etat et bombardée les patriotes qui campaient depuis quelques jours à l'entrée de la résidence. C'est à partir de ce moment que la force LICORNE est entrée officiellement dans l'arène et a mené des actions offensives.

Le 04 avril, un hélico détecteur de son avec à son bord des snippers voulant abattre le Président, se positionne au dessus de la résidence, juste au-dessus de sa chambre alors qu'il y était pour téléphoner. La sécurité a donc demandé à tous ceux qui étaient dans les appartements de descendre au deuxième sous sol. Depuis cette date, nous dormions tous au sous-sol car c'est la nuit que la force Licorne faisait ses grandes manœuvres.

D'autres manœuvres vont se dérouler du 07 au 10 avril 2011. Toutes les nuits, de 21 heures à 05 heures du matin, la Licorne lançait les obus sur la résidence et elle disparaissait au lever du jour. Le bureau de la Première dame, le bâtiment D et sa chambre ont été atteint. Dans la nuit du 09 au 10 avril, ils ont tenté sans succès de forcer le tunnel qui relie la résidence de l'Ambassadeur de France à la résidence présidentielle. Rappelons que le Président GBAGBO avait fait fermer l'accès à sa résidence quelques années plutôt. Je crois que c'est cet énième échec qui a déclenché le bombardement continu jusqu'à l'arrestation du Président.

En effet, ce jour du 10 avril, alors que nous, nous attendions 21 heures pour la ''pluie de feux'', comme cela était de coutume depuis quelques jours, ils ont commencé un peu plutôt. Dès 17 heures déjà et cela s'est poursuivi jusqu' à 11 heures du matin. La résidence a pris feu et les voitures du coté du plan lagunaire aussi. Le feu, cependant n'a pas atteint l'intérieur du sous-sol.

Vers midi, ils ont mis le feu et du gaz lacrymogène par les sorties d'égouts. Cela s'est transformé en une fumée opaque. Ils l'ont fait à dessein pour nous calciner car les conduits de gaz et d'électricité étaient à cet endroit. Le commandant Séka nous à donc demandé, avec la garde rapprochée du Président de remonter au premier sous-sol pour éviter de mourir asphyxiés ou cramés.

Une fois à ce niveau, nous avons été repartis dans plusieurs salles. Dans la nôtre, il n'y avait que des civils : des femmes et trois hommes (Sidjiri Vakaba, le pasteur Adjé Nzi et un autre Monsieur). Le Président était dans une autre avec ''certainement'' la Première dame, le Ministre Aboudramane Sangaré, etc.

Le Ministre Tagro s'est proposé à la négociation. Je l'ai vu et entendu téléphoner à quelqu'un. Il a dit un numéro dans lequel il y avait le nombre 936 ou 906. Il a dit à cette personne, «demandez leur d'arrêter de tirer, je viens discuter». J'ai appris plus tard que cette personne était l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire. Ce dernier a coordonné personnellement l'attaque de la résidence présidentielle car après le départ du Président, alors que nous sortions en file indienne du sous-sol, il était encore à l'entrée de la résidence, téléphone à l'oreille.

Pour aller à la discussion, le ministre Tagro a demandé un drapeau blanc en signe de paix. Nous lui avons donné une nappe blanche. A peine a-t-il mis le nez dehors qu'il est revenu sur ses pas en criant, « ils ont tiré sur moi, ils ont tiré sur moi ». Des militaires adverses qui étaient sans doute à la porte des escaliers se sont engouffrés derrière lui. Je ne sais pas combien ils étaient, toutefois trois d'entre eux sont entrés dans notre salle. Ils nous ont demandé où se trouvait le Président. Nous avons répondu que nous sommes des civils et que nous ne savions pas grand'chose. Quelques instants après, d'autres (soldats rebelles, ndlr) ont retrouvé Michel GBAGBO (fils de Laurent Gbagbo, ndlr) qu'ils ont emmené dans notre salle. Ils lui ont dit qu'ils abattraient les civils, femmes et hommes que nous sommes, s'il ne disait pas où se trouve son père. Il leur a répondu : « Si c'est mon père que vous êtes venu arrêter, il est dans la pièce à coté ». Ils ont emmené Michel avec eux en laissant d'autres garder notre porte. La suite de l'arrestation, vous l'avez vu par les images qu'ils ont voulu vous montrer.

Une fois hors de la résidence, nous autres, le gouverneur de la BCEAO Dakoury, le Ministre Adjobi Christine, l'ambassadeur Boubacar Koné qui avait reçu une balle juste en-dessous de l'aisselle et une autre dans le pied, étions entassés devant la maison du Président de l'Assemblée nationale Koulibaly Mamadou quand nous avons vu venir le ministre TAGRO Désiré, titubant, complètement trempé de son sang. Il est allé s'adosser au mur de la résidence de l'Ambassadeur de France quand notre camionnette a démarré, encadrée par les chars de la force Licorne.

Nous avions eu beaucoup de chances car l'un d'eux nous a rapporté ceci : « La mission était pour la mort. L'objectif des deux groupes (forces Licorne et des forces rebelles, ndlr) était de tuer le Président Laurent GBAGBO et d'éliminer tous les témoins ». Fort heureusement, aucun d'entre eux ne voulait porter cette responsabilité. Les français étant arrivés les premiers sur les lieux ont attendu les Fafn (Forces armées des forces nouvelles, ndlr) pour commettre l'exploit de l'assassinat de plus d'une centaine de personnes avec le Président Gbagbo, mais ceux qui répondaient aux ordres de Soro, n'ont pas voulu prendre cette responsabilité. La France qui travaille avec et pour Alassane Ouattara pourrait retourner ces meurtres contre eux. C'est Dieu qui a travaillé en notre faveur, Psaume 23.

Abidjandirect.net : Qu'en est-il des jeunes patriotes qui étaient rassemblés devant le palais ?

Entre le 7 et le 10 Avril, il nous a été déconseillé de sortir de l'enceinte de la résidence. Je me rappelle que lorsque la gouvernante et la Dame de compagnie parties prendre des nouvelles d'une des cuisinières qui a été projetée au sol par le souffle d'un obus la veille, n'ont pu traverser la cour à cause des manœuvres des hélicos. Je sais qu'après la destruction des chars de la Garde Républicaine à la résidence du Président liée aux soi-disant bombardements de l'Ambassade du Japon, ils étaient moins nombreux quand je suis sortie de la résidence.

Abidjandirect.net : Le quartier présidentiel était déjà encerclé, comment les jeunes leaders présents à la résidence ont pu s'échapper ?

Ceux qui sont partis ont pu le faire dans la matinée du 10 Avril s'ils y étaient encore parce que comme je le disais plus haut, dans la matinée, il y avait un répit. C'est comme cela que la deuxième secrétaire du Président bloquée depuis une semaine a pu rejoindre son bébé qu'elle avait laissé, contrainte à rester à la résidence à cause des combats dans la commune de Cocody. Aussi, les jeunes n'étaient pas dans la même enceinte que nous. Ce que je peux affirmer c'est qu'il y avait plusieurs chars de la Licorne à la résidence du chef de l'Etat. Ils ont jalonnés notre parcours jusqu' au golf.

 

Réalisé par AbidjanDirect.Net


Source: Blog Emile Constant Bombey



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COTE D'IVOIRE, LA JUSTICE A SENS UNIQUE


Human Rights Watch a signalé, le mercredi, la justice à sens unique en Côte d'Ivoire, en disant: Personne dans le camp de Mr Alassane Ouattara, n'avait encore été arrêté pour les abus dans le conflit postélectoral.


L'agence des droits de l'Homme a exhorté Ouattara à répondre aux exigences d'une commission d'enquête onusienne pour les enquêtes impartiales sur les violations, y compris les meurtres politiques et ethniques et les viols commis par les deux camps durant les cinq mois de bataille.

«Il y a un fossé croissant entre la  rhétorique du gouvernement Ouattara qui dit que nul n'est au-dessus des lois et la réalité qui montre que la justice apparaît unilatérale et retardée», a déclaré dans un communiqué le chercheur principal en Afrique de l'ouest, Corinne Dufka.

L'enquête de l'ONU présentée mercredi, a été appuyée d'autres conclusions selon lesquelles les deux camps ont été impliqués dans des abus de violence déclenchée par le soi-disant refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à Ouattara, après avoir perdu les élections en Novembre à 2010.

Il s'agit notamment de potentiels crimes de guerre  et crimes contre l'humanité, avec des dizaines de femmes violées et un nombre de morts estimé à au moins 3 000, indique la déclaration.

Gbagbo a été kidnappé de sa résidence, le 11 avril, et mis en résidence surveillée, permettant à Ouattara à travers ce putsch, d'occuper son bureau. Toutefois, aucune accusation n'avait été portée contre lui ou des dizaines de ses alliés, dit Human Right Watch.

Il a été recommandé aux putschistes "de mettre fin à ce vide juridique et à engager des poursuites rapidement contre les personnes en détention, conformément au droit, ou à les libérer".

Se référant aux forces armées de Ouattara, il a déclaré: "À l'opposé, aucun membre des forces républicaines n'a été arrêté ou détenu pour de graves crimes commis pendant la crise postélectorale».

Plusieurs Ong des droits de l'homme les ont (Ouattara et ses troupes) impliqués dans des atteintes graves.

«Si  la Côte d'Ivoire veut faire le break du passé promis par Ouattara, une justice impartiale pour les milliers de victimes est  essentielle", a déclaré Mme Dufka.

Ouattara a promis une enquête impartiale sur les violences dans le cadre d'un effort pour ramener une réconciliation compromise par la guerre, dans le premier pays producteur mondial de cacao.

Comment peut-on laisser un criminel mener des enquêtes sur des crimes qu'il a commis ?

L'évidence même de cette justice à sens unique est que la première personne à condamner, Mr Ouattara, sur laquelle les enquêtes doivent se porter n'a jamais été cité par Human Right Watch comme responsable. En gros, il y a déjà une distorsion de la réalité, et en plus quand on parle des droits de l'homme. Et quand on ne condamne pas des arrestations et détentions sans motifs, on ne peut s'empêcher de dénoncer la complicité de cette ONG, qui donne indirectement des indications à leur complice, concernant le mobile de l'accusation. Du coup, on a un pseudo procureur de la République du nom de Simplice Kouadio Koffi, qui saisit la perche au bond et nous déclare que le motif de l'arrestation du Président Laurent Gbagbo est "le refus de céder le pouvoir à Ouattara, après avoir perdu les élections en Novembre 2010". Quelqu'un disait une fois, "le diable se pend très souvent", une expression pour dire qu'il s'expose à tous les coups; car cette accusation débouchera à tout prix sur la vérification des résultats. En un mot, on revient à la case départ que les terroristes ont voulu éviter : le recomptage des voix. Qu'est ce qu'ils sont plouk!


Patrick Cohen, un coup de gueule sur sa page Facebook.

MAMADOU KOULIBALY: UN DISCOURS DEVENU ILLISIBLE

UNE DE JEUNE AFRIQUE.jpg

Je l'avoue, je ne me retrouve plus dans le discours et dans la nouvelle posture du Professeur Mamadou Koulibaly, un homme que j'ai toujours considéré comme une icône de la lutte contre le néocolonialisme et pour l'indépendance africaine. Que craint-il ou que redoute-t-il tant pour tourner ainsi casaque? La perte des siens ou de sa propre vie? Ou qu'espère-t-il? Faire le procès de ses camarades de lutte (qui, du reste, ne sont pas toujours exempts de reproches), régler des comptes personnels, torpiller Laurent Gbagbo, déjà au sol et qui a plus besoin, en ce moment, de compassion que de récriminations? Pourquoi s'acoquine-t-il avec l'innommable? En toute franchise, je donne ma langue au chat. Je retiendrai, néanmoins, la leçon que c'est face à l'épreuve qu'on découvre les grands hommes. Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire et l'Afrique! Fernand Dindé.


Le président de l'Assemblée nationale fait sans Gbagbo et souhaite tourner une page qu'il regrette amèrement. En prenant les rênes du parti de l'ex-président de la République, il n'a qu'un seul but: remettre l'appareil en ordre de marche et préparer la présidentielle de 2015. Mis sur la touche par Laurent Gbagbo pour, entre autres, avoir dénoncé les excès des durs du régime, écarté lors de la campagne pour la présidentielle, exilé au Ghana durant la crise postélectorale, Mamadou Koulibaly signe son grand retour sur la scène politique. Interlocuteur du nouveau pouvoir, le président de l'Assemblée nationale veut sauver un Front populaire ivoirien (FPI, ancien parti au pouvoir) assommé par la défaite électorale et militaire. «L'objectif est de proposer un nouveau projet de société pour gagner la présidentielle de 2015», explique-t-il. En attendant, il dresse un bilan sévère de la décennie écoulée.

Fidèle à ses principes, intransigeant sur la morale et les règles de droit, il se pose en défenseur de la souveraineté de la Côte d'Ivoire. Avec, en filigrane, une phrase qu'il ne prononce jamais mais que l'on entrevoit à chacune de ses réponses; «si Gbagbo m'avait écouté ...»

Jeune Afrique: On vous a peu entendu pendant la crise postélectorale. Pourquoi?

Mamadou Koulibaly : Je n'avais pas le choix. Ma présence n'était pas désirée; l'Assemblée nationale ne fonctionnait plus. Mais aujourd'hui, j'ai la lourde responsabilité d'assurer la présidence par intérim du FPI. Cela m'oblige à rassurer les militants, à aider à la libération des cadres du parti qui ont été arrêtés et à faciliter le retour des exilés.

Êtes-vous en contact avec les cadres du parti en exil?

MK : Oui, notamment avec Kadet Bertin, qui est au Ghana. Aussi surprenant que cela puisse paraître, il est l'un des premiers à avoir reconnu notre défaite et il souhaite qu'on tourne rapidement la page. J'ai aussi rendu visite à ceux qui sont en résidence surveillée à l'hôtel de La Pergola à Abidjan: Alcide Djédjé, Dano Djédjé, Philippe-Henri Dacoury-Tabley ... Ils reconnaissent Alassane Ouattara comme chef de l'État et me demandent de plaider leur cause auprès de lui. Ils promettent de ne pas perturber son travail. Certains se mettent même à sa disposition.

Avez-vous des nouvelles du couple Gbagbo?

MK : Non. On ne m'a pas permis de les rencontrer. J'en ai parlé avec Charles Konan Banny, qui préside la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation. Il prévoit d'aller les voir prochainement et m'a promis de tout faire pour que je puisse leur rendre visite.

À quand remonte votre dernier contact?

MK : J'ai rencontré Laurent Gbagbo quelques jours après le retour de Pascal Affi Nguessan d'Addis-Abeba [rencontre avec le panel des cinq chefs d'État, le 11 mars, NDLR]. Je lui avais conseillé d'accepter le verdict de l'Union africaine.

Laurent Gbagbo a-t-il, selon vous, perdu l'élection présidentielle?

MK : Il a fini par reconnaître sa défaite. D'ailleurs, le 11 avril, il a demandé à Désiré Tagro [alors secrétaire général de la présidence, NDLR] de sortir avec un mouchoir blanc.

N'était-ce pas plutôt la reconnaissance d'une défaite militaire?

MK : C'est la continuation du résultat électoral. Nous avons dénoncé la fraude, dans le nord du pays. Nous sommes les premiers responsables, car le FPI n'avait pas de représentant dans de nombreux bureaux de vote. Nous avons réalisé une très mauvaise campagne électorale, mal organisée. Il n'y avait pas de stratégie, pas de discours cohérent, et trop de personnes étaient en première ligne, avec des moyens colossaux mais mal utilisés. Certains cadres n'ont pas travaillé; ils ont détourné de l'argent pour acheter notamment des véhicules.

Le pouvoir leur est-il monté à la tête?

MK : Le problème, c'est l'usure du pouvoir. Lorsque nous étions dans l'opposition, on faisait mieux avec moins de moyens. On rêvait d'une nouvelle Côte d'Ivoire et on déplaçait des montagnes. Dix ans plus tard, nous étions pleins de fric. On disait qu'on voulait ouvrir le marché ivoirien au monde entier mais, dans les faits, on a fait des deals avec les plus grosses entreprises françaises. Alassane Ouattara a proposé une vision plus cohérente.

Sur quelles bases faut-il reconstruire le FPI?

MK : La priorité, c'est de refaire du FPI un grand parti d'opposition. Cela veut dire qu'il faut dresser un bilan en profondeur, prendre des dispositions institutionnelles, remobiliser les militants et donner des signaux forts aux Ivoiriens, en modifiant complètement notre discours et nos méthodes. Il faut revenir aussi à plus d'humilité et reprendre le travail à la base. Ensuite, on pourra peut-être penser à organiser un grand congrès du parti.

Que pensez-vous des poursuites judiciaires et des sanctions financières engagées contre le camp Gbagbo?

MK : La justice n'est pas un problème en soi. Si Koulibaly ou d'autres sont coupables, ils méritent de payer pour leurs actes. Mais dans ce cas, il faut enquêter sur tous les crimes de sang et tous les crimes économiques perpétrés depuis 2002. Je crains que l'on ne prépare quelque chose de spécial pour Gbagbo et ses compagnons. On peut dire qu'ils ont braqué la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest, à Abidjan. Mais les banques ont également été dévalisées dans la zone nord. Si Ouattara cherche à se venger, il va créer de nouvelles frustrations.

Simone Gbagbo a-t-elle persuadé son époux de s’accrocher au pouvoir ?

MK : Je ne pense pas que quelqu'un puisse influencer Laurent Gbagbo. Il est toujours resté maître de ses actes. Mais tous, les militants, les cadres, se demandent pourquoi il s'est à ce point entêté, à la limite de l'irrationnel. Pendant la cérémonie d'investiture de Ouattara, je me suis mis à rêver. Laurent Gbagbo était en train de lui remettre les insignes de la République. Cette passation aurait ancré la démocratie dans notre pays. Cinq ans plus tard, il avait toutes ses chances pour redevenir président.

Dans quel état d’esprit sont les militants du FPI ?

MK : Ils craignent pour leur sécurité. Je reçois régulièrement des messages de détresse.

En tant que président de l’Assemblée nationale, avez-vous reçu des garanties du président Ouattara ?

MK : Il a promis d'assurer la pérennité des institutions. Mais, dans le même temps, il m'a fait savoir que son conseiller juridique considérait que mon mandat avait pris fin avec l'élection du 28 novembre 2010.

Acceptez-vous que le chef de l’Etat, dont le parti n’a pas de représentant à l’Assemblée nationale, puisse gouverner par ordonnance et par décret jusqu’aux législatives ?

MK : C'est une situation intolérable. Le mandat des députés expire après l'élection de la nouvelle Assemblée. Le nouveau président a prêté serment et doit respecter la Constitution. Il n’y a effectivement pas de députés du RDR (Rassemblement des républicains, NDLR), mais ses alliés du RHDP (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, NDLR) occupent la moitié de l’hémicycle.

Se dirige-t-on vers une hyper-présidence ?

MK : C'est mon sentiment. C'est la raison pour laquelle nous n'avions pas intérêt à entrer dans ce gouvernement d'union. Dans ce système, les présidents se sentent obligés d'avoir des "shadow cabinets'' pour diriger. Gbagbo n'aurait jamais dû accepter- je le lui avais dit - les accords de Marcoussis, qui sont l'origine de ce mode de gouvernance.

Quel doit être le chantier prioritaire du nouveau président ?

MK : La refonte de l'armée. L'insécurité règne et le phénomène de racket est pire qu'avant. Le président Ouattara a appelé les militaires des deux camps à se considérer désormais comme des frères. Il faut poser des actes qui le montrent vraiment. C'est comme une maison à reconstruire. Nous avons les briques. Encore faut-il qu'elles soient positionnées de manière à ce qu’il y ait des chambres, des toilettes et un salon !

Alassane Ouattara a dit à Nicolas Sarkozy que l’armée française était la bienvenue. Qu’en pensez-vous ?

MK : Nous sommes indépendants depuis plus de cinquante ans. Il n'est pas dans notre intérêt d'entretenir ce type de relation infantilisante. Les accords de défense devront donc être révisés.

Selon vous, quelles sont les priorités économiques de la Côte d’Ivoire ?

MK : L'Etat a quasiment disparu. Il faut redéployer l'administration sur l'ensemble du territoire, mais, pour cela, il faut rétablir la sécurité. On doit aussi faire en sorte qu'il n'y ait plus d'administration parallèle, celle des FN (Forces nouvelles, dans le Nord, NDLR) en l'occurrence. En fait, ce sont les mêmes problèmes qui se posaient à Gbagbo.



Interview par Pascal Airault in Jeune Afrique, le 5 Juin 2011


Source: SAOTI, le blog de Mahalia Nteby

mardi, 21 juin 2011

POUR UNE COMMISSION D'ENQUETE PARLEMENTAIRE SUR L'INTERVENTION DE LA FORCE LICORNE



BOMBARDEMENT CAMP D'AKOUEDO.jpg

Chers lectrices et lecteurs, voici déjà quelques semaines nous vous avions annoncé, à la suite de l'article "Pour mémoire", la mise en place d'une action citoyenne visant à l'établissement de la vérité concernant l'action de notre armée en Côte d'Ivoire. La voici enfin matérialisée. 


Veuillez trouver ci-après la lettre ouverte adressée à Mr Nicolas Sarkozy et le courrier adressé à l'ensemble de la Représentation Nationale (Aux députés et sénateurs, aux Présidents de l'Assemblée Nationale et du Sénat, aux Présidents des différents groupes parlementaires ainsi que des commissions parlementaires de la Défense et des Affaires étrangères).

Nous publierons ultérieurement les courriers envoyés aux responsables des partis d'opposition. Voici le lien de la pétition sécurisée qu'A&C a mis en place:

http://alternativesetcoherence-actions.com/ .

Nous vous communiquons la liste des médias contactés: Le Monde, Marianne, le Parisien, Libération, l'Humanité, le Figaro, le Canard Enchaîné, la Croix, le Nouvel Observateur, l'Express, la Dépêche du Midi, Charlie Hebdo, Sud-Ouest, La Provence, Les Inrockuptibles, Canal+, France Télevision, TF1, BFM TV, ITélé, France 24, Télésud, The International Herald Tribune, El Pais, la Tribune de Genève, El Watan, The Guardian, le Frankfurter Allgemeine Zeitung. 


N'hésitez pas à vous adresser par mail ou courrier à votre député en lui adressant le lien de la pétition ou en l'interpellant sur ces actions de l'armée française et de notre gouvernement qui nous interpellent. Nous comptons sur votre soutien, unis et massivement mobilisés, nous sommes en mesure d'influer sur les politiques et décisions de nos dirigeants, ne nous en privons pas. 


Pour Alternatives et Cohérence, Ahouansou Séyivé

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Lettre ouverte à M. Le Président de la République, M. Nicolas Sarkozy


Paris, le 21 Mai 2011


M. Le Président de la République,


C'est conscient des enjeux dramatiques et capitaux que revêtent pour nombre de vos administrés, les récents évènements survenus en Côte d'Ivoire et l'implication de nos forces armées dans une guerre civile que notre gouvernement a, de par son action, plus favorisée que tempérée que nous prenons la plume.

Nous sommes républicains et profondément attachés aux valeurs intemporelles et universelles qui sont les fondements de notre État. Nous tenons également à préciser notre neutralité quant aux enjeux internes ivoiriens. Respectueux des souverainetés, notre propos ne porte que sur les agissements de notre gouvernement et de nos forces armées présentes en Côte d'Ivoire. Ne pouvant accepter qu'une puissance étrangère ne s'immisce dans le déroulement de nos affaires internes, nous ne pouvons accepter le rôle joué par notre propre pays sur une terre étrangère. Nous rappellant notre histoire parfois douloureuse, nous ne pouvons accepter la nature ambigüe de notre présence militaire.

De l'instant où, le conseil constitutionnel ivoirien, autorité légitime, a proclamé les résultats de l'élection présidentielle, au dénouement de la crise politique qui s'en est suivie, les réactions et actions de notre gouvernement nous ont laissé dubitatifs, inquiets, et aujourd'hui scandalisés.
Dubitatifs, car nous nous demandons encore quel pouvait être l'intérêt de la France d'attiser les braises de ce qui ne pouvait qu'immanquablement finir en brasier? Inquiets, nous le sommes devenus par la suite, lorsqu'il est apparu que le soutien militaire français non voilé aux milices de M. Ouattara deviendrait par le fait des choses le blanc-seing d'exactions frappant la population ivoirienne. Ces civils innocents ayant, comme tout être humain, droit au respect des règles les plus élémentaires du droit à la vie, cela en accord avec nos préceptes moraux. Scandalisés, nous le fûmes, à la vue des bombardements opérés par notre armée, sur le palais présidentiel d'un chef d'État, qui, quel que fut le souhait du gouvernement ou le nôtre, avait été élu conformément aux normes en vigueur dans l'ordre juridique ivoirien. Nous ajouterons que face à cette élection, le gouvernement français n'avait ni titre ni légitimité à faire valoir ou à défendre.

Scandalisés enfin, nous l'avons été par la propagande, le terme est fort mais exact, à laquelle se sont livrés les représentants de l'État français et la majorité de nos médias, à la suite du déclenchement des actions militaires visant les forces armées ivoiriennes et frappant sans discernement la population. Nous notons que ces actions ont été engagées dans un premier temps en toute illégalité (les premiers engagements militaires ont eu lieu en dehors de tout mandat de l'ONU), et par la suite dans une légalité contestable, puisque nos soldats ne devaient user de la force uniquement pour protéger les populations contre l'utilisation d'armes lourdes du fait de l'armée ivoirienne (fait qui à ce jour reste peu étayé). Nous relevons également la surdité de notre gouvernement aux appels de la Russie et de la CEDEAO à la cessation de cet usage disproportionné de la force armée.

Ayant comme tout un chacun des préférences, nous n'avons pas de parti pris, seul le respect du droit et des valeurs qui sont les nôtres nous anime, partant, comment tolérer que notre pays, alors qu'il était mandaté par l'ONU pour protéger les populations civiles se soit potentiellement rendu coupable de complicité de meurtres de masse, voire d'épuration ethnique à Blolequin ou à Duékoué en étant l'allié objectif et parfois agissant, des forces de M. Ouattara, dites aujourd'hui républicaines? Comment tolérer qu'en vertu de ce mandat onusien, la protection de ces populations qu'il était du devoir et de l'honneur de notre pays de garantir, n'ait pas été assurée? Comment tolérer que nos forces présentes à l'hôtel du golf aient laissé le siège du gouvernement ivoirien "reconnu par la communauté internationale", se muer en lieu de torture et d'assassinats, cela au vu et au su de tous les médias et de la communauté internationale"? Comment pouvons-nous tolérer que pour faire plier M. Gbagbo nos forces armées aient causé par leurs bombardements la mort de civils innocents se trouvant dans l'enceinte de la résidence présidentielle? Comment tolérer que nos représentants gouvernementaux, au mépris de leurs engagements pris devant le peuple français, aient aidé à la capture de M. Gbagbo? Comment tolérer que nos forces armées aient permis cette indigne exhibition de M. Gbagbo et de son épouse, non seulement humiliante pour les ivoiriens qui avaient voté pour lui, mais également choquantes pour les français issus des ex-colonies qui voyant ces images d'une rare violence, ont revécu le traumatisme de la brutalité de l'interventionnisme de la France coloniale? Images tout aussi inacceptables pour tout français connaissant le sens et la symbolique des termes droits de l'homme et dignité humaine. Comment tolérer que nos forces présentes en Côte d'Ivoire se soient alliées à des mercenaires violents, à des chefs de guerre assassins, ayant démontré toute leur "expertise" dans la maltraitance des populations dans nord de la Côte d'Ivoire, et ce depuis la partition de 2002. Comment tolérer que notre gouvernement ait armé certains de ces hommes? Comment accepter que ces mêmes hommes aient pu se livrer à des actes de représailles contre les proches de M. Gbagbo et la population civile sans que notre gouvernement ne les dénonce, sans que notre armée ne les en empêche?


M. le Président, face à tant d'accrocs aux principes et valeurs qui sont les nôtres, et que nous supposons également être les vôtres, nous vous posons solennellement cette question: Quels peuvent être les intérêts de notre pays en Côte d'Ivoire pour qu'il faille souiller l'image de notre république, brader l'honneur de nos troupes, tromper et mentir au peuple de France pour les défendre et les garantir? Républicains et respectueux des idéaux de notre république nous sommes. Ayant réaffirmé cette évidence nous ne pouvons rester sans réaction face à ce qui est pour nous une atteinte grave à l'idée que nous nous faisons de notre pays. Nous ne pouvons rester silencieux face à ce qui est pour nous une atteinte claire à l'idée que nous nous faisons de l'exercice du pouvoir. Nous ne pouvons rester sans dénonciation face à ce qui semble pour nous une atteinte inacceptable aux principes de transparence et de sincérité de l'action gouvernementale. Nous ne pouvons rester sans proposition face à ce qui est pour nous une atteinte intolérable à notre honneur de citoyen français. Nous ne pouvons en rester au stade du constat.

Comme beaucoup de français nous demandons et exigeons des réponses aux trop nombreuses questions qui sont nées de l'action de la France en Côte d'Ivoire. Comme beaucoup de français, que nous espérons de plus en plus nombreux à mesure que les éléments permettant de braquer la lumière de la justice sur ces évènements apparaitront au grand jour, nous en appelons aux institutions de notre république. Les faits gravissimes qui nous interpellent ne peuvent devenir histoire sans avoir été révélés, sans avoir été éclaircis dans toute leur vérité, conditions sine qua non de la restauration de l'image de notre pays, et de la tranquillité de vos concitoyens.

Il est de votre devoir, M. le Président, d'y concourir avec la plus grande diligence et latitude qui peuvent être les vôtres. Nous nous adresserons également à Messieurs Bernard Accoyer et Gérard Larcher, présidents de l'Assemblée Nationale et du Sénat, aux présidents des commissions des Affaires étrangères et de la Défense, Messieurs Poniatowsky et Tessier, aux présidents des groupes parlementaires de l'Assemblée Nationale et du Sénat, à l'ensemble des députés et sénateurs, pour que soit mise en place sans délai une commission d'enquête parlementaire chargée de lever toutes les zones d'ombres entourant notre intervention en Côte d'Ivoire. Nous devons savoir pourquoi et comment la force Licorne est intervenue. Nous devons savoir avec précision quel a été son rôle dans l'avancée des "forces républicaines" vers Abidjan. Nous devons savoir pour quels motifs elle n'a pas protégé les populations civiles dans le nord de la Côte Ivoire. Nous devons savoir si des éléments des troupes françaises étaient à proximité de Duékoué. Nous devons savoir quel est le nombre de victimes imputables à nos troupes lors des bombardements visant à protéger les civils ivoiriens. Nous devons connaître leur statut, civil ou militaire. Nous devons savoir avec précision et sincérité quel a été le rôle de nos forces dans la capture de M. Gbagbo et de son épouse. Nous devons savoir pourquoi le gouvernement nous a menti sur ce fait précis. Nous devons savoir où étaient nos troupes lors des exactions commises par les forces républicaines à Abidjan après la capture de M. Gbagbo. Nous devons savoir pourquoi elles ne sont intervenues, ni dans les rues d'Abidjan, ni à l'hôtel du golf. Nous devons savoir pourquoi le Parlement n'a pas été consulté préalablement à tout engagement de nos armées.

Ces nombreuses questions, M. le Président, en trouvant réponse, permettront de lever tout doute quant à l'action de nos soldats en Côte d'Ivoire et de nous redonner confiance en nos institutions. Cette demande, nous l'adressons aux leaders des partis d'opposition, la rendons publique car elle intéresse tous nos concitoyens et nous l'assortissons d'une pétition de soutien. La France étant une démocratie, vous nous lirez. Si la France, notre pays, est encore le porte-étendard des idéaux humanistes et universalistes des Lumières, vous nous comprendrez. Si la France, notre pays, est encore une terre de liberté et de droit, vous accèderez à nos doléances. Si vous êtes, M. Nicolas Sarkozy, président de tous les Français, vous pèserez de tout votre poids pour que lumière soit faite et que justice soit rendue. Il ne peut et ne doit en être autrement.

Respectueusement, pour Alternatives et Cohérences, M.  Ahouansou Séyivé


Accéder à la pétition et signer.

 

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Lettre à l'attention des Députés et Sénateurs.

Paris, le 21 Mai 2011


Mesdames, Messieurs les députés, Mesdames, Messieurs les sénateurs, émanation du peuple souverain.


Comme nombre de nos concitoyens, nous éprouvons un malaise devant les manifestations dramatiques de l'action de notre gouvernement en Côte d'Ivoire. Tributaires de l'information diffusée par les médias généralistes,  nous ne doutons pas que la majorité d'entre vous ait contemplé cette énième "aventure africaine" sans mesurer les conséquences de ce qui peut être qualifié aujourd'hui d'action néo-coloniale de la France. Nous notons avec étonnement que la représentation nationale n'a pas été consultée, conformément aux dispositions constitutionnelles applicables en pareil cas.

Partant, notre initiative ne vise qu'une chose: mettre en conformité la lettre de l'action politique française avec l'esprit des valeurs que nous chérissons et que vous êtes, de par le mandat que nous vous avons confié, les défenseurs. De trop nombreuses questions restent sans réponse, de trop nombreux agissements restent inexpliqués, voire inexplicables.

Il ne peut être question de nous satisfaire des demi-réponses qui ont été apportées à nos interrogations par une communication gouvernementale qui s'apparente plus à de la propagande qu'à l'information légitime due aux citoyens dans une démocratie qui se respecte.
Nous vous demandons par conséquent de favoriser la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire chargée d'enquêter et de mettre en lumière certains points précis de l'action de la force Licorne et du gouvernement français dans cette guerre civile qui n'a pas dit son nom. Ces points sont détaillés dans la lettre ouverte adressée à Mr le Président de le République que vous trouverez en annexe. Cette démarche sera présentée concomitamment aux présidents de l'Assemblée Nationale et du Sénat, Messieurs Accoyer et Larcher, à Messieurs Tessier et Poniatowsky présidents des commissions parlementaires de la Défense et des Affaires Etrangères, aux représentants des partis d'opposition. Une pétition est mise en ligne
http://alternativesetcoherence-actions.com/ , cette initiative intéressant tous les français.

Nous comptons sur votre compréhension et appui afin que cette démarche soit couronnée de succès. Pour finir nous demandons à la représentation nationale de nous éclairer sur les dispositions législatives futures, visant à encadrer la présence ou organiser le départ définitif de forces militaires dont les prérogatives s'apparentent à celles d'une armée d'occupation, notamment dans les rues d'Abidjan. En ces temps de crise, un dispositif coûtant au contribuable plus de 500 millions d'euros à l'année, pour des gains et bénéfices que nous ne nous expliquons pas, n'a qu'une vocation, être levé.

Nous nous tenons à votre entière disposition pour tout contact.


Respectueusement, pour Alternatives et Cohérence, M. Ahouansou Séyivé.


Accéder à la pétition et signer.

 

Source: ALTERNATIVES ET COHERENCES

lundi, 20 juin 2011

L'EXCELLENCE SELON ALASSANE OUATTARA, PARLONS-EN

ALASSANE OUATTARA.jpg

Après avoir été aidé par les forces spéciales françaises à renverser le Président Laurent Gbagbo, depuis sa résidence de Cocody Ambassades, et à le placer sous surveillance à Korhogo (Nord du pays), le nouvel homme fort d'Abidjan, Alassane Dramane Ouattara a mis en place un gouvernement populaire de 36 membres (en lieu et place des 25 promis) à qui il exige résultat et excellence. Et il donne sa parole d'honneur qu'il en sera désormais ainsi en Côte d'Ivoire : rien que le mérite et le travail ! Malheureusement, à notre analyse, le top départ de cette nouvelle gouvernance et de ces nouvelles vertus a été faussé par la constitution ou la teneur même de ce gouvernement, ainsi que par toutes les nominations qui se font aujourd'hui à la tête des institutions et sociétés de l'Etat, donnant à croire que toutes ces allégations, ces déclarations de bonnes intentions, ne sont en réalité que des effets de presse s'inscrivant dans un coup médiatique savamment ficelé pour couvrir les tares congénitales du nouveau régime ivoirien.

En effet, dans notre entendement, parler d'excellence et de mérite ne doit pas relever d'un discours banal mais de l'exemple le plus affiné. Ce qui est loin d'être le cas dans le nouveau gouvernement. Il aurait fallu, pour qu'un tel laïus tienne la route et aie de la consistance, que la leçon se fasse par l'exemple, par des symboles forts qui renvoient un message sans équivoque possible. Mais que nous sert-on ?

D'abord un Premier Ministre qui n'est pas lui-même un modèle. Son cursus est totalement atypique : niveau d'études, Licence. A 31 ans, chef d'une rébellion qui a défiguré la Côte d'Ivoire, et à 40 ans, Chef de guerre à la tête de bidasses qui ont fait de l'épuration ethnique à Duékoué (pas moins de 2.000 guéré froidement exécutés, selon le CICR). Le fait que le Président Laurent Gbagbo l'aie nommé à ce poste au forceps parce qu'ayant été le seul courageux à revendiquer l'attaque contre la Côte d'Ivoire en 2002, ne nous autorise pas à le reconduire quand il est question de donner une base nouvelle au paradigme de l'excellence en Côte d'Ivoire.

Ensuite, le gouvernement : bien des ministres n'ont guère le profil de la fonction ou du poste. Un vrai crève-cœur ! A ce niveau, point d'excellence ni de mérite. Seulement la nomination de « petits copains » et de camarades de lutte. Ce n'est pas un gouvernement d'excellence mais plutôt de reconnaissance et de récompense. Le cas le plus patent est à retrouver au Ministère de l'Education Nationale. Un cas d'école. Tout simplement. Balbutier et escamoter ainsi la langue française sur la tribune de l'UNESCO n'honore pas notre pays. On pouvait faire mieux. A côté de cela, des ministres qui ont été maires dans des communes comme San Pedro, Taabo, Abobo, Man et dont la gestion a été des plus décriées et des plus chaotiques ne sauraient nous être brandis comme des modèles.

Seulement deux choix parmi ces serviteurs de l'Etat, à notre avis, font l'unanimité sur la qualité de leur travail et leur excellence - qui font d'ailleurs écho jusqu'au-delà de nos frontières - et auraient fort valablement pu assumer la fonction de Premier Ministre de la République de Côte d'Ivoire. Il s'agit de messieurs Charles Koffi Diby, Ministre de l'Economie et des Finances, et Gnamien Konan, Ministre de la Fonction Publique. Curieusement, ces deux technocrates émérites sont de purs produits Gbagbo, révélés au monde à la faveur de l'appel à candidature instauré par celui-ci pour les nominations à la tête des régies financières de l'Etat, notamment du Trésor (Diby) et de la Douane (Konan), par souci de bonne gouvernance. Les résultats ont relevé tout bonnement de l'extraordinaire, Impôts y compris (avec monsieur Fé Kessé).

Il convient également de relever que la moitié des membres du gouvernement est issue du Nord de la Côte d'Ivoire, région d'Alassane Ouattara. Est-ce une nouvelle base ou un nouveau critère d'excellence ? Qu'on nous le dise. On pourrait être en droit de le croire quand la majorité des hauts cadres nommés à la tête de nos sociétés d'Etat, régies financières et directions centrales sont anecdotiquement aussi du Nord. Le « Dioula Power » ? Qu'on nous éclaire sur la question. Parce qu'à notre sens, ce n'est pas ainsi qu'on bâtira « la nouvelle Côte d'Ivoire ». Dans la même veine, au moins 80% des soldats pro-Ouattara sont du Nord, si ce n'est à 90%! Ils sont en grande majorité analphabètes et d'une inculture renversante, tous en profilage, en ce moment, pour être intégrés à l'armée ivoirienne, elle, professionnelle et formée dans les meilleures écoles militaires. De quelle excellence nous parle-t-on?

En somme, Alassane Dramane Ouattara envoie un très mauvais signal aux Ivoiriens, à tous ceux qui pensaient qu'il pouvait faire du neuf dans une Côte d'Ivoire déconfite par 10 années de crise aiguë et particulièrement à la jeunesse : quasi aucun membre de son gouvernement n'est un modèle, un symbole des nouvelles valeurs qu'il veut prôner et imposer au peuple ivoirien. Ici encore, nous disons que l'excellence ne se décrète pas, elle se donne des symboles ou s'impose par des modèles et par l'exemple. Se donner une charte gouvernementale est une avancée, certes, mais cela ne suffira pas, vu que les paradigmes sont déjà biaisés à la source, au départ même de l'action. Nul n'est dupe de ce point de vue. Partant de là, qu'on ne vienne pas nous rabâcher les oreilles de discours creux déclamés pour policer médiatiquement une image suffisamment écornée de putschiste et d'épurateur.

Au final, l'initiateur de cette excellence devrait lui-même en être un exemple. Apprécions ensemble : en novembre1993, alors Premier Ministre imposé par le FMI au Président Félix Houphouët-Boigny pour soi-disant redresser l'économie ivoirienne, il a mis la Côte d'Ivoire en faillite et a annoncé sur nos antennes que notre pays serait en cessation de paiement, à la fin du mois de décembre. Le 7 décembre, à la mort du « sage de Yamoussoukro », son dauphin constitutionnel, Henri Konan Bédié, prend le pouvoir et fait mentir Alassane Ouattara : tous les salaires sont payés, non seulement en décembre, mais également sur toute la durée de ses 6 années de pouvoir, sans discontinuer. L'initiateur de la nouvelle excellence ivoirienne a, en outre, parrainé une rébellion pendant près de 10 ans, a fraudé à l'élection présidentielle (avec preuves à l'appui) et a pris le pouvoir dans le sang, en humiliant par la force des armes un chef d'Etat légal, Président de la République en exercice, de connivence avec des forces étrangères (Licorne et ONUCI). Où est le modèle, où est l'exemple, où est le symbole ? Nous aimerions le savoir.

De toutes les façons, aucune république au monde - surtout africaine - parrainée par la France n'a jamais eu pour valeur l'excellence. Elle n'y a aucun intérêt. Il lui faut, dans tous ces Etats fantoches qu'elle mène par le bout du nez, des prébendes et des monopoles condescendants pour continuer à être « la grande France ». Exit donc l'excellence, exit la concurrence loyale, exit les appels d'offre transparents. Vive la nouvelle république ivoirienne et ses nouvelles valeurs !

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !

DINDE Fernand AGBO

samedi, 18 juin 2011

LES 8 ERREURS DE MAMADOU KOULIBALY

MAMADOU KOULIBALY.jpg

Par Suzanne Assalé

Il vaut mieux que Le Temps présente, pour respecter la transparence qu’il aime tant au point de mettre tous ses problèmes sur la place publique, les 8 erreurs du Pr Mamadou Koulibaly dans la gestion de cette crise postélectorale plutôt que cela nous tombe dessus.

Chaque chose a son temps, dit-on. Selon la règle de la vie, il y a un temps pour semer, il y a un temps pour récolter ; un temps pour lutter et un pour dire la vérité. Et les « vérités » du Président de l’Assemblée nationale, qui sortent maintenant, à l’heure où la France réalise ce que lui-même appelle la recolonisation du territoire ivoirien, par des bombardements et l’instrumentalisation des bandes armées de Ouattara, sont des vérités qui arrivent à contretemps. Ainsi, éclatant en dehors de leur cadre, de leur heure, ces « vérités » apparaissent fondamentalement plutôt comme des contrevérités. Quels objectifs ? Quel agenda secret ? Quel dessein inavoué ? C’est cela, la problématique. C’est la trame de la réflexion de tous ceux qui n’ont pas attendu la dernière déclaration de Mamadou Koulibaly pour comprendre que l’homme a connu une profonde mutation au niveau de sa vision politique. Etant bien outillé pour savoir que le temps qu’il a choisi pour parler n’est pas un temps où l’on parle, mais où l’on construit, on se demande pourquoi alors a-t-il choisi ce temps pour parler. Quel est son agenda ? Où veut-il conduire la lutte ? On peut comprendre qu’il ait eu des frustrations en tant que numéro 2 du régime. Mais le jeu politique n’est-il pas ainsi ? Même Henri Konan Bédié, alors Président de l’Assemblée nationale, a rongé ses freins pendant longtemps, attendant son tour, en tant que numéro 2 du régime Houphouët. C’est en cela, comme il aime poser ses problèmes sur la place publique, qu'il convient de rappeler quelques-unes de ses erreurs monumentales.

Première erreur. Mamadou Koulibaly a toujours reproché à Laurent Gbagbo sa mollesse relativement à la France. Soit. Mais ce Gbagbo qu’il traitait de faible vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale, est resté à Abidjan avec toute sa famille et ses proches, pour affronter la même France. Qui, avec l’Onu, a largué sur « sa tête », dans la nuit du 10 au 11 avril 2011, 150 bombes et obus. Et le « peureux » est resté là, stoïquement. Jusqu’au bout, Laurent Gbagbo a assumé pour la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi depuis ce 11 avril, il est entré dans une autre dimension. Ceux qui l’ont vu « mourir » le saluent, comme une icône, un véritable symbole de la lutte de libération pour l’Afrique. Où était-il alors lui, Mamadou Koulibaly, « l’intrépide », avec les siens ? Où était-il lorsque ça chauffait, lui le courageux ?

Quelle carte joue Koulibaly ?

Sa deuxième erreur c’est qu’en tant que numéro 2, il avait la possibilité de dénoncer les prises de positions « irrationnelles » de Gbagbo ou de démissionner en disant par exemple : « On lui parle, il n’écoute pas, il n’écoute personne, il nous conduit au suicide ». Il serait même sorti du Fpi que cela l’aurait grandi. Et Laurent Gbagbo l’a signifié clairement dans son communiqué du 30 mai 2011 : « il tient à relever que pendant toute la durée de la crise, aucune institution de l’État, aucune unité militaire n’a rejoint le camp de l’ennemi. Toutes les Institutions de la République lui sont restées loyales. Le peuple est resté soudé derrière les institutions qu’il incarne. Les composantes essentielles de notre pays ne pouvaient pas toutes se tromper en même temps». Mais en ne démissionnant pas, il est censé faire partie du sérail. En tant que tel, pour quelle raison n’était-il donc pas à la cérémonie de prestation-investiture du Président Gbagbo ? Mais non seulement il n’y était pas, alors qu’il court à celle d’Alassane Ouattara, mais c’est lui Koulibaly qui invite ses camarades à cette cérémonie du président du Rdr. Ouattara serait-il devenu aujourd’hui un meilleur symbole pour Koulibaly au point de faire la publicité de sa prestation de serment ?

Troisième erreur monumentale de Koulibaly. Alors qu’il était à l’abri avec sa famille au Ghana, où il n’avait pas à gérer la pression des bandes armées de Ouattara et de la coalition France-Onu, comment comprendre que ce soit la Licorne qui soit allée le chercher pour Abidjan ? Et cela, les habitants de son quartier (Rosier, programme 4) s’interrogent toujours. Ce quartier avait été littéralement assiégé, avec une centaine de soldats Frci à l’entrée, Frci qui y avaient d’ailleurs fait quatre ou cinq descentes musclées. Et c’est pendant cette période qu’il débarque avec les Blancs, à ses petits soins. Et le lendemain, il annonce à la télévision qu’il est venu aider le « Président Ouattara » à rétablir l’ordre constitutionnel. Que s’est-il passé pour qu’avant même qu’il ne parle, il s’affiche déjà avec les Blancs ?

Quatrième erreur monumentale. En plus du fait qu’il soit revenu en Côte d’Ivoire dans les bagages de la Licorne au moment où les gens pleuraient, Mamadou Koulibaly n’a jamais pu prononcer le nom de Gbagbo pour dire par exemple : « Libérez Gbagbo ! », comme si cela était lourd à prononcer. On sentait que cela n’était pas du tout dans ses préoccupations.

Cinquième erreur monumentale. Il a enterré trop tôt Laurent Gbagbo en célébrant la messe de requiem. Or, à notre sens, la question est de savoir si le rapt colonial dont Gbagbo est victime signifie sa mort politique et définitive. Non ! Bien au contraire, ce kidnapping de Gbagbo depuis ce 11 avril 2011 augure d’une nouvelle approche.

Sixième erreur monumentale. Ayant enterré trop tôt Laurent Gbagbo, il espère récupérer à moindres frais tous les instruments et plates-formes de lutte de celui-ci (Fpi, Cnrd,…Lmp) pour se repositionner. C’est de ce point de vue que beaucoup s’interrogent si ce n’est pas pour lui ouvrir le chemin que Pascal Affi N’Guessan a été arrêté et mis en prison. Affi ne disait-il pas qu’il était prématuré d’aller offrir l’Assemblée nationale à Ouattara dans la mesure où sa vice-Présidente et Laurent Gbagbo étaient en prison. Koulibaly ne jouerait-il pas sa propre carte en se présentant comme la « solution » ? Persuadé que son heure a sonné, ne serait-il pas en train de mener une course contre la montre en voulant tout boucler avant une éventuelle libération de Gbagbo ? De sorte que dépouillé de tout instrument, l’ancien Président libéré ne servirait plus qu’à inaugurer les chrysanthèmes ? Si dans son communiqué, Laurent Gbagbo a félicité Affi N’Guessan et le comité central du Fpi, sans citer Koulibaly, cela ne signifie-t-il pas, peut-être, qu’il ne se reconnaît pas dans le combat du président par intérim de sa formation politique ? Peut-être, oui. Peut-être, non.

Mais à la lumière des actes de Mamadou Koulibaly, il est permis de s’interroger si, au regard de l’effritement du capital santé du Président Alassane Ouattara, les mêmes puissances étrangères ne le positionnent pas comme étant un des choix possibles (leur option dans le camp Gbagbo) pour représenter la Françafrique, au cas où ? Les forces franco-onusiennes ne seraient-elles pas en train d’imposer subtilement aux Ivoiriens un schéma? Simple question.

Mamadou Koulibaly a tourné le dos à la Constitution

Septième erreur monumentale. L’on a vu Mamadou Koulibaly en 2005 se présentant comme le guerrier et l’homme de la Constitution qui ne permet aucun compromis sur la Loi fondamentale. Or, cette même Constitution dit, relativement à la situation actuelle, que lorsque le Président de la République est dans une situation d’empêchement, le pouvoir est dévolu au Président de l’Assemblée nationale. Mais voilà que la Constitution lui donne le pouvoir, lui le constitutionnaliste inégalé, il refuse la voie constitutionnelle et vient légaliser le coup d’État français (par l’appui des Institutions : Assemblée nationale et Conseil constitutionnel). S’il avait accepté d’assumer ses prérogatives constitutionnelles, Mamadou Koulibaly serait resté en exil, aurait formé un gouvernement provisoire et rassemblé tout le monde (légalistes) autour de lui pour la suite de la lutte. Mais il a refusé ce schéma pour venir faire allégeance à Alassane Ouattara.

S’il reproche à Laurent Gbagbo de n’écouter personne, qui écoute-t-il, lui-même ? Et si Gbagbo n’est pas rationnel, Ouattara dont il vante le programme est-il rationnel ? Bédié est-il rationnel ? A ces questions Koulibaly n’a pas encore montré de réponses. C’est pourquoi le sentant équivoque, les bases et les sections du Fpi élargies au Congrès national pour la résistance et la démocratie (Cnrd) ont rétabli l’ordre des priorités relativement au débat sur l’entrée ou non de leur parti au gouvernement Soro. Et signifié à leur nouveau leader que ses positions dans les médias mettaient le parti à mal.

Huitième erreur monumentale. Aujourd’hui, la priorité du Pr Mamadou Koulibaly, ce sont les législatives. Or, c’est du trompe-l’œil. Il n’y aura pas de législatives au sens démocratique du terme. Car pour réviser la loi sur le foncier votée à l’unanimité en 1998, la Constitution et opérer un certain nombre de reformes profondes, Alassane Ouattata veut un contrôle strict et absolu sur l’Assemblée nationale. L’une des missions des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) appelées affectueusement par les Ivoiriens, « les Frères Cissé », mission pour laquelle Guillaume Soro est maintenu Premier ministre, est de terroriser les éventuels candidats, Lmp et même Pdci, afin qu’ils connaissent le score certifié de Laurent Gbagbo au Nord au cours de la récente présidentielle. Mamadou Koulibaly fait une erreur de penser que Ouattara va lui faire la faveur de ne pas recommander à ses hommes les intimidations, les enlèvements, les brimades et le contrôle par la force des Pv. Et cela, quelle que soit l’organisation que Mamadou Koulibaly mettra en place et le nombre de représentants qu’il enverra dans chaque bureau de vote. Soit il connait très bien cet agenda des Frères Cissé et y oriente ses camarades malgré l’insécurité, auquel cas, il joue la tactique de l’affaiblissement de Lmp, soit il ignore ce plan, alors il se présente comme un homme politique de peu de maturité. Ce qui serait également discutable.

Quoiqu’il en soit, le moins qu’on puisse dire, c’est que depuis la présidentielle du 28 novembre 2010, les militants du Fpi et de Lmp, ne comprennent pas toujours leur camarade Koulibaly. Selon la presse (L’Inter du 10 mai 2011), il se serait préoccupé de ceux des leurs détenus, affirmant à une réunion au Cnrd: « Laurent Gbagbo et son épouse ont déjà des avocats pour les défendre alors que ce n’est pas toujours le cas pour les autres prisonniers ». Mais Koulibaly ne peut dire cela. S’il le dit, soit il décide d’induire intentionnellement en erreur l’opinion, insinuant qu’à l’heure de la détresse, Gbagbo et sa famille ont leurs avocats et ont oublié les autres, soit il n’est pas dans le secret des dieux. Parce que simplement, les avocats de Laurent Gbagbo sont également les avocats de tous les détenus dans cette affaire. Et ces avocats se sont rendus à Korhogo, Katiola, Bouna et à la Pergola, et ont constitué un dossier pour tous les détenus identifiés de Ouattara.

Suzanne Assalé, in le quotidien ivoirien ''Le Temps''

 

Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

FERMETURE DES UNIVERSITES, MENACE SUR LES DIPLOMES IVOIRIENS: LE SILENCE TROUBLANT DU GOUVERNEMENT

 

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Les universités d’Abobo-Adjamé et de Cocody ont été fermées, le 19 avril 2011, en même temps que les citées universitaires, pour des travaux. Mais depuis lors, le sujet semble tabou. Le silence du Gouvernement est troublant. Et au bout du compte, les diplômes ivoiriens courent le risque de ne pas être reconnus.

 

Le système Licence Master Doctorat (Lmd) sera exigé dans les universités et grandes écoles de tous les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), à partir de 2012 . « Si une université n’intègre pas ce système dans son enseignement, les diplômes délivrés à ses étudiants ne serviront qu’au village », a soutenu le professeur Lazare Poamé, président de l’Université de Bouaké, lors d’une récente conférence de presse. Pendant que, dans la sous-région, on s’emploie à y parvenir, les universités ivoiriennes, fermées depuis avril, ne sont toujours pas rouvertes. C’est vrai que la rentrée à l’université de Bouaké est fixée au 1er octobre 2011. Mais nul ne sait le sort des universités de Cocody et d’Abobo-Adjamé. Dans tous les cas, il est plus que nécessaire, pour le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Cissé Ibrahima, nommé le 1er juin dernier, de mettre les bouchées doubles dans la recherche de solutions, pour la reprise des cours. Il faudra alors que l’Etat consentisse d’énormes sacrifices, dans l’immédiat, pour sauver les diplômes ivoiriens. En effet, la quasi-totalité des universités et grandes écoles publiques a été saccagée et pillée pendant la dernière crise aiguë post-électorale, sans compter les pertes subies par l’université d’Abobo-Adjamé qui n’a plus de locaux dont celui de l’administration, après avoir reçu des obus, en février. Jusqu’à mercredi dernier, à part les baraques abritant de petits métiers et autres maquis (terme désignant un bistrot), qui foisonnaient autour des cités universitaires et qui ont été déguerpis, au lendemain de la prise de ladite mesure, le démarrage des travaux n’était pas effectif. Or, il faut quelques logements, au moins, pour le millier d’étudiants handicapés avant la reprise des cours. Au sujet des enseignements, justement, des Unités de formation et de recherche (Ufr) n’ont pas encore terminé l’année 2009-2010. Une année blanche, selon le professeur Traoré Flavien, porte-parole de la Coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs (Cnec), est nécessaire pour repartir d’un bon pied.

Trêve

L’État devra demander une trêve, au niveau des grèves, aux enseignants et au personnel administratif et technique en signant un moratoire, avec à la clé, la ferme promesse de respecter les termes du document. Cela, parce que sur plusieurs mois, depuis 2007, les revendications pour un meilleur traitement salarial, et le non respect des engagements pris par les autorités ont fortement contribué au retard dans la progression des enseignements.

Autre chose, l’État doit apporter des solutions au problème d’infrastructures. Sur cette question, le professeur Valy Sidibé, directeur de l’Enseignement supérieur public en 2009, avait, lors d’une conférence de presse, en mai de la même année, dressé un tableau peu reluisant: «L’enseignement supérieur public de Côte d’Ivoire, c’est 156.772 étudiants pour une capacité d’accueil global de 27.450 places. Il faut donc des infrastructures».

Concernant le corps enseignant et les chercheurs, il en avait relevé 538 dans les grandes écoles publiques et 1.513 dans les universités publiques, pour un total de 3 universités, 2 Ures (Unités de recherches de l’enseignement supérieur), 3 grandes écoles et 3 grands écoles inter-Etats. En Criminologie, par exemple, avant la crise post- électorale du 28 novembre 2010, il y avait un ratio de 1 enseignant pour 500 étudiants. Dans la plupart des Ufr, il y a 1 enseignant pour 75 étudiants contre 1 enseignant pour 25 étudiants, selon la norme Unesco. Le taux de croissance annuel de l’effectif des étudiants est de 5,93 % (on est passé de 87.873 étudiants en 1996 -1997 à 156.772 étudiants en 2006-2007), sans que la capacité d’accueil ne s’y adapte. En 2009, un « plan Mashall » avait été souhaité pour l’Enseignement supérieur et la recherche scientifique. Cela, pour la construction de bâtiments et amphithéâtres, de laboratoires, de bibliothèques (équipement), pour l’application du programme de décentralisation des universités, le recrutement d’enseignants et un budget de 20 milliards de francs Cfa pour l’applicabilité du système Lmd, qui s’impose à tout l’espace Uemoa depuis novembre 2009. Ce montant est à revoir à la hausse, maintenant, avec tout le matériel didactique qui a été détruit ou emporté. Ladite année, la construction de 20 bureaux d’enseignants par université et Ures (Daloa et Korhogo) étaient vivement souhaitée. 6 amphithéâtres avaient été demandés pour Cocody et 3 pour les autres. Le besoin de 10 salles de Tp et de Td, 5 laboratoires, 3 blocs sanitaires et autant de bibliothèques, et un foyer pour les universités et Ures avait été signifié aux autorités.

Un minima de 15 milliards de francs Cfa avait été arrêté pour entreprendre tous ces travaux, y compris des salles de Tp et Td pour l’Ens (20) et l’Inphb (20), 15 laboratoires de langues, 10 amphithéâtres de 500 places, 4 bibliothèques, 6 salles informatiques et 2 foyers pour ces grandes écoles. Mais rien n’y fit. Et puisqu’aujourd’hui, plus qu’hier, les besoins sont énormes, on comprend que les montants évoqués seront revus à la hausse. Un document élaboré en avril 2010 intitulé « crise dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique : les solutions de la Cnec », pose un profond diagnostic des malaises dans les universités et grandes écoles, avant de proposer des solutions qui pourraient aider l’Etat à prendre une bonne option sur leur résolution. On en retient, entre autres, que les salaires des enseignants et des chercheurs doivent être virés au même moment que les fonctionnaires du budget général parce que jusqu’au 15 du mois, ils sont nombreux à ne pas être payés. « Le relèvement des frais d’inscription est possible. Il ne peut être envisagé que si l’administration universitaire démontre aux étudiants que ces frais sont utilisés de manière transparente pour améliorer effectivement leurs conditions de travail », lit-on. A ce sujet, les étudiants, à travers leurs associations, l’année passée, étaient d’accord pour le principe, mais entendaient avoir des discussions avec les autorités. Les enseignants et chercheurs veulent bénéficier d’une assurance maladie, d’un hôpital et d’une opération immobilière, l’augmentation des primes de recherches, etc. A tout cela, il faut ajouter la réhabilitation des cités universitaires, dans l’immédiat et la construction de nouvelles résidences, à moyen terme, comme l’ont voulu les étudiants, lors d’un séminaire qui s’est tenu en 2007, sur l’amélioration des conditions de vie des étudiants dans les résidences universitaires. Par ailleurs, ils avaient souhaité que l’attribution des chambres se fasse dans la transparence.

L’État, comme on le voit, a du pain sur la planche, s’il tient à ce que les étudiants qui sortent des universités ivoiriennes aient de la cote.

 

 

Dominique FADEGNON in le quotidien ivoirien ''Soir Info''

 

Source: LA DEPECHE D'ABIDJAN

vendredi, 17 juin 2011

HOTELS-PRISONS, PRISONS VIDES ET DETRUITES, INNOCENTS INCARCERES, COUPABLES AU POUVOIR

 

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Comment apprendre à marcher sur la tête : 67ème leçon (1), par le Pr Ouattara

 

Dépêche de cameroonvoice :

Jean Martin Dassé, Directeur administratif du siège du FPI est depuis mardi 11h30, aux mains des éléments de l'armée de Ouattara qui l'ont conduit à la Pergola, l'autre prison du nouveau régime. Alors qu'il se rendait au Ghana pour une séance de prière en compagnie de son pasteur Naho, de l'Eglise Pentecôtiste siège de Marcory, son épouse, sa belle-sœur et de l'épouse du pasteur, il a été stoppé net au poste frontière de Noé par les éléments des FRCI. On lui reprocherait d'avoir sur lui un texte manuscrit dans lequel il parlerait du nouveau pouvoir et de ses soldats qui sont accusés par toutes les organisations de défense des droits humains de commettre des atrocités sur les partisans de Laurent Gbagbo.

 

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C'est en découvrant cette dépêche reprise de Notre Voie, rapportant l'arrestation du Directeur administratif du FPI, qui j'ai eu envie de mettre à plat ces quelques réflexions sur la tournure des événements en Côte d'Ivoire.

 

Jean-Martin Dassé, encore une victime de la chasse aux sorcières du nouveau gouvernement : se déplacer avec des coupures de presse autorisées (puisque la presse d'opposition est toujours encore muselée), et des rapports d'Ong (qui font autorité dans la France de Sarkozy et constituent des feuilles de route pour le TPI), reste un délit, alors que la réconciliation est prônée, voire claironnée ! Aller au Ghana rencontrer des ivoiriens déplacés, les consoler, leur remonter le moral, prier avec eux, quel délit ! Il n'y a aucun écho des visites de Ouattara ou de ses émissaires à ces exilés, ayant tout perdu, alors la compassion sélective de l'Elite au pouvoir est la norme, la seule acceptable !

Il ressort également de ce texte que les prisons n'existant plus, il n'est pas possible d'arrêter les « vrais coupables », on ne saurait où les loger, et les faux coupables sont emprisonnés... dans deux hôtels recyclés ! (le "Pergola" où se trouve déjà l'ex-Premier Ministre, et le fameux "Golf Hôtel", moitié "Quai des orfèvres", "Prison de la Santé" et Siège du Gouvernement Soro ! [2])

L'Angola se lance dans le Tourisme, - à grand renfort de publicité sur TV5 Monde - mais les vacanciers francophones attendront encore longtemps avant de pouvoir visiter le 102ème département de la France de Sarkozy, les hôtels ne pouvant les recevoir !

Nous pourrions suggérer à nos deux présidents, véritables copains, d'améliorer encore cette coopération fraternelle en organisant pour cet été déjà des camps de jeunes, camps de travail internationaux, pour construire rapidement des Auberges de Jeunesse, pardon des prisons pour héberger au plus vite - c'est-à-dire dans quelques années - ces pauvres délinquants et ex-taulards qui sont obligés de squatter les commissariats, les cités universitaires; obligés de chasser les pauvres villageois et de prendre leur place ! Toujours ce terrible problème du manque d'hôtels !

La réconciliation ? Un vœu pieux, reflet du peu de piété et de compassion dont Ouattara semble pourvu !

«En France, ''tout de suite'', c'est dans trois semaines !», disait mon alsacien de père quand il s'énervait de la lenteur bureaucratique française par rapport à la légendaire discipline allemande...

Dans la nouvelle république de Côte d'Ivoire, si Ouattara ne se réveille pas, le ''tout de suite'' de la réconciliation, n'aura pas lieu, même en lui accordant quelques semaines supplémentaires !

Comment faisait donc le Président Gbagbo pour contrôler un pays coupé en deux, dans une atmosphère de guerre larvée avec des monstres fantastiques et incontrôlables du genre Licorne et Onuci, qui se rebellaient avec les rebelles, rugissaient avec les bêtes féroces ! Comment faisait-il pour payer les salaires des fonctionnaires et du personnel diplomatique à l'étranger ? Comment se fait-il que les administrations fonctionnaient, tout comme les universités, les écoles, les hôpitaux, et cela malgré un embargo dur et inhumain ? Comment pouvait-il payer les cultivateurs de cacao et de café quatre fois, voire cinq fois ce que propose Ouattara ? Comment a-t-il pu augmenter les salaires de la fonction publique, sans s'endetter ?

Le bruit a couru qu'il avait fait éditer de faux billets de francs CFA, mais ces billets où les a-t-on trouvés ? Dans les poches des Dozos et autres mercenaires payés en monnaie de singe par notre brillant économiste du FMI, et qui maintenant se rattrapent sur les populations en les terrorisant !

Le « dictateur Gbagbo » et son gouvernement, plutôt chrétien, lâchons le mot, subventionnaient depuis plusieurs années le pèlerinage à la Mecque pour les ivoiriens d'obédience musulmane ! Alors que nous avons maintenant, et au vu de l'article ci-dessus, un gouvernement qui se veut laïque, avec à sa tête un musulman, voilà que la liberté de penser et de croire deviennent des coquilles vides, des paroles creuses, comme la réconciliation et la Justice qui ne servent plus qu'à lancer des signaux positifs à une France et des États-Unis qui exigent des résultats.

Que Messieurs Ouattara et Sarkozy, ces deux copains, - du latin cum-panere, manger ensemble le même pain, celui de la côte d'ivoire - s'asseyent ensemble et méditent le Psaume premier : Ce n'est pas franchement laïque, mais c'est une parole qui a déjà fait vibrer et mis en marche bien des gens, de grands hommes et femmes, les a illuminés de l'intérieur. C'est une question de bon sens : regardez les photos de la rencontre entre Les Anciens et le président Gbagbo, il y a quelques semaines à Korhogo; Desmond Tutu et Gbagbo rayonnent, Koffi Annan ne sait pas cacher son agacement, il n'est visiblement pas dans le même film ! Mes enfants me faisaient remarquer les visages fermés, les traits tirés, sinistres de Sarkozy, Ouattara, Hillary ces dernières semaines, et Gbagbo, même privé de liberté, reste égal à lui-même, il les devance encore dans cette campagne de communication !

« Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s'arrête pas sur le chemin des délinquants ... » En hébreu, « heureux, bienheureux », ce n'est pas la béatitude du sourire de la Joconde, figé, artificiel, déformé. Non, c'est un mot totalement dynamique, que André Chouraqui a rendu par « en route, en marche ! » C'est cela le véritable compagnonnage : se lève, se met en branle, celui qui est intègre et dont les intentions sont droites. Bien sûr, en politique, l'intégrité en prend toujours un coup, et Gbagbo n'était pas assurément un homme parfait, mais il n'a fait que grandir en stature et en force depuis la Chute du 11 avril, et c'est là certainement que réside son invincible assurance, son autorité tellement perceptible que Ouattara l'empêche d'avoir une Bible (confisquée celle de Tutu, celle des avocats ...)

Gageons que les nuits du Président Gbagbo sont plus récupératrices que celles de nos présidents, copains comme co...(te d'ivoire ?), mais qui doivent avoir des nuits encombrées de fantômes... On nous dit que Ouattara dort tous les soirs dans un hôtel - un vrai - au Sénégal, mais après le Golf Hôtel de la République du Golf, soyons sûrs que les murs de sa chambre, dans le silence de la nuit, rétrécissent à l'image de son avenir à la tête de la Côte d'Ivoire ! Comme Caïphe, souverain-sacrificateur, indigne mais investi de la légitimité du pouvoir collaborateur en place, a pu "prophétiser" sans le savoir, que Monsieur Ouattara et son mentor puissent recevoir la prophétie involontaire de madame la Grande chancelière, qui dans son émotion a intronisé "Mr le Préfet" ; Mr le Président constitutionnellement élu, exilé dans le Nord, ne pouvant, lui, être légalement destitué, bien que son royaume se limitât pour le moment aux quatre murs de l'hôtel de Korhogo.

« Car l'Eternel connaît la voie des justes et la voie des délinquants mène à la ruine » (dernier verset du Psaume 1).

Le passé n'est plus, le présent n'est pas rose, mais l'avenir est totalement bouché pour le dormeur de l'Élysée et son compagnon golfeur.

 

Shlomit Abel

 

[1] Une leçon par jour, depuis le 11 avril et la capture de SEM Laurent Gbagbo, de son épouse Simone Ehivet et de leurs proches.

 

[2] Trois moitiés, çà vous étonne? C'est parce que vous n'êtes pas ivoirien, et que vous n'avez pas encore suivi les cours d'Ado l'économagicien.

 


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

jeudi, 16 juin 2011

GRAVES REVELATIONS PROPHETIQUES DU PASTEUR DALI CLAUDE SUR LA COTE D'IVOIRE


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Le jeudi 09 mars 2006, il nous a été donné d'entendre sur la chaîne nationale ivoirienne de radio, Fréquence 2, à l'émission Mythes et Mystères de Juliette ANZIAN, entre 22 h et Minuit, un pasteur du nom de DALI Claude qui faisait, pour la deuxième fois, des révélations effrayantes sur la fin de la crise ivoirienne.

Joint au téléphone après la grande bataille d'Abidjan qui s'est soldée, le lundi 11 avril 2011, par la capture du Président Laurent Gbagbo, alors que bon nombre d'Ivoiriens croient en la fin de cette pénible crise débutée en 2002, l'Homme de DIEU est formel: "Les évènements hyper-dramatiques que j'ai annoncés depuis 2004 n'ont pas encore eu lieu. Ce qui vient de se passer n'est rien du tout. Les Ivoiriens doivent encore se repentir et se convertir à DIEU car le pire arrive".

Quels sont ces évènements? Loin de nous le projet d'entretenir une quelconque psychose chez les Ivoiriens mais savoir ces choses et ne pas les banaliser peut être salvateur pour chacun de nous. Découvrez-les donc ou redécouvrez-les en écoutant les révélations du Pasteur DALI Claude sur Fréquence 2, le jeudi 09 mars 2006. Durée de la bande: une quarantaine de minutes. Bien à tous!


DALI Claude, 1ère partie

podcast


DALI Claude, 2ème partie

podcast

 

DALI Claude, 3ème partie

podcast


DALI Claude, 4ème partie

podcast


 

Cette révélation peut également être consultée, en intégralité, sur DAILYMOTION. Cliquer:

ICI

 

Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire!



DINDE Fernand AGBO

mercredi, 15 juin 2011

LE CACAO DESORMAIS ACHETE A 250 FCFA, AU LIEU DE 1000 FCFA SOUS GBAGBO


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Les planteurs de Côte d'Ivoire n'ont plus que leurs yeux pour pleurer. Particulièrement les planteurs djoulas et baoulés qui ont voté Alassane Ouattara à la présidence de la République, sur les conseils d'Henri Konan Bédié, président du Pdci-Rda, le parti d'houphouët Boigny.

Laurent Gbagbo leur achetait le cacao à 1000 Fcfa. Au lieu de l'aider à continuer dans sa tâche ardue de donner le pouvoir aux planteurs de Côte d'Ivoire, ils ont préféré donner leurs voix à Alassane Ouattara, qui les remercie aujourd'hui en monnaie de singe en achetant leurs cacao à 250 Fcfa, pour les plus chanceux.

C'est le cas du vieux Aboulaye, riche planteur bien connu dans la forêt de l'Ouest qui n'a aujourd'hui que ses yeux pour pleurer. Les tonnes de cacao qu'il a produites ne valent plus rien. Car on lui a acheté le kilo de son produit au prix dérisoire de 150 Fcfa. Même pas à 250 Fcfa, le prix officiel. Alors qu'au même moment,  les multinationales font d'énormes profits. C'est aussi le cas du vieux Kouassi Kan, riche planteur baoulé à Issia dont la récolte de cacao a été achetée à 250 Fcfa le kilo et qui rumine déjà sa colère contre Ouattara et Bédié qu'il accuse de trahison.

Notre vieillard qui n'aimait pas Gbagbo, regrette déjà son époque où le kilo de cacao était acheté à 1000 Fcfa. Ce Président-là se faisait du souci pour le monde paysan. Gbagbo disait à l'envi que le temps était l'autre nom de Dieu. C'est justement ce qui se passe en ce moment.

Les paysans djoulas et baoulés ont compris, malheureusement un peu tardivement que leurs intérêts se trouvaient avec Laurent Gbagbo. Ce n'est que justice et reconnaissance pour ce dernier.


Eric Lassale, in IvoireBusiness.Net


Source: RESISTANCE COTE D'IVOIRE ISRAEL

COTE D'IVOIRE: «SE PROMENER AUJOURD'HUI AVEC UNE CARTE D'ETUDIANT EST UN VRAI SUICIDE» (ONG)

 

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L'ONG Le Mien (Mouvement ivoirien pour un éveil national) a dénoncé les exactions des Forces Républicaines de côte d'Ivoire (nouvelle armée créée par Ouattara, Président installé par la coalition armée Licorne-ONUCI-FRCI) contre les populations, notamment les étudiants.

« Alors que (...) les étudiants ont officiellement été vidés des campus (...), leurs chambres sont actuellement occupées par des hommes en armes et tenues militaires», écrit l'organisation dans une lettre ouverte en date du 6 juin dont DirectScoop a eue copie.

Les étudiants ivoiriens paient selon l'ONG un très lourd tribut de cette situation. Hormis « l'année blanche », devenue une quasi-certitude, ceux-ci sont la cible des hommes de Ouattara. « Se promener aujourd'hui avec une carte d'étudiant est un vrai suicide », révèle l'ONG qui demande la cessation de ces actions.

Le dernier rapport de l'ONU a laissé entendre que des « crimes contre l'humanité » auraient été commis et se poursuivraient en Côte d'Ivoire.

La Fédération Internationale des Droits de l'Homme avait alerté, à la suite d'Amnesty et de Human Right l'opinion internationale sur la persistance d'exactions en Côte d'Ivoire, principalement contre les partisans du Président Gbagbo.

Ces accusations avaient été rejetées par le ministre de l'intérieur de Ouattara, qui avait estimé qu'il n'y avait pas d' « exactions à grande échelle », exigeant des « preuves » le cas échéant.

Dans son rapport rendu public le 2 juin, Human Right dénonçait des « exécutions extra-judiciaires » auxquelles auraient participé de façon active les chefs de guerre, Chérif Ousmane et Ousmane Coulibaly dit Ben Laden.

Amnesty Internationale, qui a accusé aussi les FRCI d'exactions, a estimé dans son rapport du 27 mai, que Ouattara devrait assumer « la responsabilité des actions tolérées ou commises par ses forces.

Depuis la capture du Président Laurent Gbagbo le 11 avril, les exactions contre les populations civiles et les couches socio-professionnelles jugées proches de lui, sont la cible d'une chasse aux sorcières.


Source : DIRECTSCOOP.NET

mardi, 14 juin 2011

LE DEAL SECRET DES VAUTOURS QUI RODENT AUTOUR DE LA COTE D'IVOIRE: SORO GUILLAUME FUTUR PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE



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La situation post-putsch n'est toujours pas gérée à souhait par le camp Ouattara resté tétanisé par la peur d'un probable coup d'Etat dont on ne sait s'il viendrait des militaires pro-Gbagbo ou des forces fidèles à Soro Guillaume.

La situation d'insécurité actuelle est sagement entretenue par les deux camps qui en usent pour évaluer leur force. Aussi longtemps que la situation sera instable, Soro aura démontré que Ouattara et son ministre de l'intérieur Ahmed Bakayoko ne maîtrisent pas la situation sécuritaire du pays. Le fait même pour Ouattara de faire appel à la France pour le sécuriser est un aveu d'incapacité qui ne fait que confirmer la thèse du camp de Soro qui, on l'imagine aisément, en rigole.

Les rumeurs de tentatives de coup d'état sont bien entendu entretenues par Soro et ses hommes pour faire peser l'épée de Damoclès sur la tête de Ouattara et fonctionne comme une menace voilée sur lui, si l'idée lui venait de le dégommer de la primature. Soro a des ambitions au-delà de la simple primature, ça tout le monde le sait. Pour atteindre son but, il est prêt à tout, même tuer son maître d'hier Ouattara. Soro l'a déjà fait à Laurent Gbagbo, un homme qu'il a toujours admiré.

Les sceptiques seront prêts à réfuter notre argumentation, arguant que si Soro pose tant problème pour asseoir le pouvoir de Ouattara, celui que Sarkozy a choisi, pourquoi la France ne l'assassinerait-il pas. C'est une hypothèse à écarter. Car tout antagonisme entre les camps arrange toujours le prédateur. Pendant qu'ils sont occupés à se battre, ils signent tout de même les contrats nécessaires à la survie de l'économie française.

Et puis les autorités françaises ont déjà fait leur calcul macabre qui tourne toujours autour de la protection de leurs intérêts. La France sait que Ouattara est malade. Il a déjà, au plus fort de la crise, eu deux attaques cardiaques. Les pressions diverses peuvent l'emporter d'un instant à l'autre. Du côté du PDCI, personne n'est capable d'assurer la relève et tenir tête aux pro-Gbagbo. Seul Soro constitue une alternative possible en l'absence de Ouattara. Soro est un véritable sanguinaire pour qui tuer est un jeu. Il a la capacité d'en commettre pour mettre au pas ses adversaires. Il ne résistera pas à la tentation de le faire à nouveau. Tous ces crimes font de lui un homme facilement malléable. Si l'envie lui venait demain de se rebeller comme avait voulut le faire Omar Bongo, la grande France s'en servira pour le mettre au pas.

Concernant ces crimes, on voit déjà que plusieurs crimes commis par les hommes de Soro sont en train d'être banalisés par les autorités françaises avec l'aide de leur presse. Ainsi lorsque Amnesty International sort un rapport accablant pour les hommes de Ouattara, RFI titre que le rapport est plutôt accablant pour les hommes de Gbagbo. Pire, lorsque des ressortissants français considérés hier comme des proches du Président Gbagbo, sont enlevés par les hommes de Ouattara, la presse française impute ces enlèvements aux hommes de Gbagbo.

En somme, les soi-disant enquêtes sur les violations de droit de l'homme sont dévoyées d'avance. On a déjà désigné les coupables. Pour l'heure, ils ne sont pas du camp de Ouattara. Mais croyez-moi, il y aura deux copies différentes de ces rapports d'enquête. L'une officielle qui ne mentionnera pas grand'chose de Soro, Ouattara et de leurs hommes, une sorte de synthèse. Puis la vraie copie qui sera gardée par la France avec copie au camp Ouattara. Cette copie, qui sera plus sévère contre le camp Ouattara servira à faire le chantage honteux pour les emmener à brader nos ressources.

Soro Guillaume, le futur dauphin constitutionnel de la République de Côte d'Ivoire

Pour éviter l'actuel bicéphalisme, le plan concocter par Ouattara et ses conseillers, nous rapporte une source, est de faire en sorte que Soro Guillaume devienne le futur dauphin constitutionnel de Ouattara. Ce qui ferait de lui le Président de la République de Côte d'Ivoire si Ouattara venait à passer. Ce plan à l'avantage de permettre à Ouattara de résoudre deux problèmes qui menacent son pouvoir. Ouattara aura ainsi la possibilité de tenir sa promesse faite au PDCI de lui confier le poste de Premier Ministre que Soro refuse de céder pour l'instant. Par la même occasion, Ouattara se serait calmement "débarrassé" de Soro sans le fâcher.

Des gens sont déjà cooptés pour réfléchir à la faisabilité de ce plan. La première étape sera l'organisation d'un congrès d'union entre le PDCI et le RDR afin de formaliser l'union jusque-là connue sous le nom de RHDP en un parti unique, qui, avec la terreur exercée dans tout le pays sur toute forme d'opposition, donnerait une victoire sans ambages au camp Ouattara. C'est la mise en exécution de ce plan-là qui, selon nos sources, provoque les remous actuels au PDCI.

Entre temps, Soro Guillaume sera coopté pour être candidat aux législatives dans une localité du Sud pour faire croire que "Gbagbo n'est rien", même dans le Sud. Les experts penchent pour une commune d'Abidjan, probablement Abobo ou Adjamé. Avec le principe des listes uniques et l'aide de la CEI, Soro n'aura aucune difficulté pour être élu. Selon nos sources, ce plan a déjà eu l'aval du PDCI (malgré quelques soubresauts ça et là). Entendez donc qu'après dix années de lutte armée, Soro Guillaume parviennent au plus haut du sommet de l'Etat. Comme quoi la fin justifie toujours les moyens.


Marie-Laure Koutouan


Source: INFO D'ABIDJAN.NET


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SITUATION SOCIO-POLITIQUE: LES FRCI PORTENT UN MAUVAIS COUP A ALASSANE OUATTARA



L'humeur joyeuse, du chef de l'Etat Alassane Ouattara, selon une source diplomatique à Abidjan, a pris un sacré coup depuis le vendredi 7 juin 2011. La raison, le report, dans trois ans, du retour de la Banque africaine de développement (Bad) à Abidjan. Le... président de la République tenait à ce retour dans l'immédiat. C'est pourquoi il s'est personnellement investi et a mis tout ce qui était en son pouvoir pour obtenir ce retour, dans un délai n'excédant pas six mois. A Abidjan, on était d'autant plus sûr que le président de cette institution, le Rwandais Donald Kaberuka, avait décalé, récemment, que « le retour de la Bad à Abidjan est imminent ». Le ministre d'Etat, ministre chargé du Plan et du développement, Abdallah Mabri Toikeusse et sa délégation, en se sont rendant à Lisbonne (Portugal) dans le cadre des Assemblées annuelles de la Bad, étaient loin d'imaginer qu'un mauvais sort viendrait tout mettre à l'eau.


De fait, les gouverneurs de la Banque africaine de développement ont décidé que la Bad reste à Tunis, pour encore trois ans. Selon Nkosana D. Moyo, "la banque a décidé qu'elle se donnait encore trois ans en Tunisie", où elle s'était installée provisoirement en 2003 en raison des troubles en Côte d'Ivoire, mais "peut à tout moment, au cours de cette période, retourner à Abidjan", a précisé M. Moyo, lors d'une conférence de presse à l'issue des Assemblées annuelles de la Banque. Le retour de la Bad dépendra du "rétablissement des conditions de sécurité acceptables" et de la "réhabilitation des bâtiments de la banque, endommagés", a-t-il ajouté. Selon notre source, la Côte d'Ivoire était à deux doigts d'obtenir ce retour dans un délai d'au moins six mois quand un coup de fil passé de Paris, est venu tout annuler. C'est qu'en Côte d'Ivoire, des éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire ( Frci) ont fait une descente, récemment dans la région du Bas-Sassandra, où ils ont pillé une exploitation agro-industrielle appartenant à des Français. Ceux-ci ont été séquestrés avant d'être dépouillés de tous leurs biens. Après leur passage, l'Ambassade de France en Côte d'Ivoire est immédiatement saisie, qui informe, à son tour le ministère des Affaires étrangères. Emoi et colère s'entremêlent à Paris. La devise de Nicolas Sarkozy, le président français, est connue. « On ne touche pas impunément aux cheveux d'un Français ». Le rapt, le 4 avril 2011 au Novotel Hôtel, suivi de la mort de Yves Lambelin (Sifca) et Stéphane Frantz di Rippel, en compagnie d'un Béninois et d'un Malaisien, par un groupe armé, est encore présent dans les esprits à Paris. Un axe téléphonique va s'établir entre Paris, Abidjan et Lisbonne et la décision du report est tout de suite arrêtée...Abidjan doit être puni pour « son incapacité à tenir ses troupes ». Le Président Ouattara a accusé durement le coup, soutient notre source. Toujours, selon celle-ci, un chef de groupement tactique dont les éléments seraient mis en cause, a « été convoqué d'urgence à Ouagadougou » pour rencontrer le président du Faso. L'onde de choc est d'autant plus forte à Abidjan que le Premier ministre Guillaume Soro a entrepris, en compagnie du général Bakayoko Soumaïla, avant-hier, une tournée visant à « mettre de l'ordre dans les rangs des Frci ». Dans les prochains jours, des mesures énergiques devraient être prises, pour mettre hors d'état de nuire « toutes les brebis galeuses » qui, il faut le dire, sont en train d'écorner sérieusement, l'image du gouvernement Ouattara. Ce retour à Abidjan de la Banque africaine de développement aurait été une première grande victoire pour le président de la République Alassane Ouattara. Alors que ce retour était quasiment acquis, par la faute d'éléments incontrôlés des Frci, les autorités ivoiriennes devraient donc attendre encore 3 ans... Néanmoins, Mabri Toikeusse et sa délégation ne sont pas rentrés les mains vides. Les gouverneurs de la Bad ont décidé d'accorder à la Côte d'Ivoire une aide de 160 millions de dollars (111 millions d'Euros), consacrée à l'éducation, à la santé et aux infrastructures.


Cette aide devrait être suivie "d'ici la fin de l'année" d'un financement supplémentaire équivalent, a précisé le président de la Bad, Donald Kaberuka.

 


Armand B. DEPEYLA (Soir Info)

LE RETOUR A LA NORMALITE ET LA RECONCILIATION NE SE DECRETENT PAS, PAS PLUS QUE LA REPRISE ECONOMIQUE



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Voici deux mois que le Président Laurent Gbagbo a été renversé par la coalition Licorne-ONUCI-FRCI. Nous étions en droit de nous attendre à une reprise en main rapide de la situation sécuritaire en Côte d'Ivoire et à une amorce véritable de la réconciliation nationale et de la reprise économique. Nous sommes restés sur notre faim et les signes actuels ne nous inclinent pas à davantage d'espoir, vu que les actes attendus ne sont encore qu'au stade des vœux pieux et des décrets d'intention.

D'abord l'aspect sécuritaire : les FRCI occupent encore et toujours nos commissariats, nos brigades de gendarmerie et nos casernes et camps militaires, malgré la promesse d'Alassane Dramane Ouattara de nous ramener à la normalité en 2 mois. Une nouvelle promesse non tenue parmi des dizaines d'autres telles qu'un gouvernement de 25 ministres et la Primature au PDCI-RDA. Ce sont eux, d'authentiques et illustres analphabètes, qui disent et font le droit. Selon leurs humeurs. Tandis que les vrais professionnels de la sécurité et de la sûreté de l'Etat que sont les policiers, gendarmes et militaires, sont désarmés et bien souvent en civils, réduits en « Reine d'Angleterre », à inaugurer les chrysanthèmes.

L'appareil judiciaire ne s'est pas encore remis, depuis la sanglante alternance d'Avril qui a laissé pantois même les militants pro-Ouattara. Certains parmi eux n'ont pu réprimer une larme ou s'empêcher d'éclater en sanglots à la vue d'un président de la République de Côte d'Ivoire, bombardé, capturé et humilié comme un vulgaire bandit. Jamais pareille horreur n'aura été vue dans ce pays. Ça, ça marque les esprits, comme dirait l'autre. Ouattara ne le sait peut-être pas : cette carte politique du résistant joué par Gbagbo jusqu'au bout est celle qui lui a enlevé toute crédibilité et détruit son image policée d'économiste aristocrate et démocrate. Malgré tous les sourires obséquieux, les allégeances trompeuses et même les jets de fleurs des médias internationaux (qui commencent d'ailleurs et se raviser), il passe, dans les causeries de salon, pour être un goujat et un boucher. Cette image-là n'est pas près de lui passer.

Les greffes des tribunaux ont été pillés, de nombreux commissariats incendiés ou occupés, les prisons défoncées ou brûlées, des milliers de prisonniers dans la nature, bien souvent enrôlés par les FRCI, les brigades de gendarmerie devenues les bases des forces pro-Ouattara. Tout naturellement, dans ce décor apocalyptique, les magistrats ne font plus office que de meubles dans nos institutions judiciaires. Aucun Etat au monde, aucune république sérieuse ne peut se payer ce luxe. Mais la Côte d'Ivoire d'Alassane Ouattara, abusivement - ou à raison -  appelée « la nouvelle Côte d'Ivoire » (peut-être parce que totalement en rupture avec la vraie), si ! Elle ne s'en gêne guère. Bien au contraire ! L'informel a pris le pas sur la légalité et la régularité. C'est au point où la sécurité présidentielle est assurée par l'armée burkinabé et la force française Licorne. Quel crédit peut-on accorder à un tel régime ? Quel investisseur s'aventurerait-il dans un tel bourbier et dans un tel Etat de non droit où des bidasses règnent en maîtres, quand les magistrats rasent les murs et sont dans leurs petites chaussures. Les combattants de Ouattara recensés seraient au nombre de 26.000 mais Hamed Bakayoko, son ministre de l'Intérieur  qui nous annonce la nouvelle, n'y reconnaît que 9.000 FRCI. Les 17.000 restants, qu'est-ce qu'on en fait ? Ne pas les reconnaître est enfantin et dangereux. Qui les a armés ? Ont-ils combattu, oui ou non ? Il ne faut pas jouer avec la sécurité et les nerfs des Ivoiriens. Monsieur le ministre, assumez vos actes. Ceux de votre régime. Vous nous avez promis une pluie de milliards dès que vous seriez installés et, à eux, 5 millions de francs CFA par combattant ; payez-leur leur dû pour qu'ils retournent chez eux et débarrassent nos rues de leur présence incommodante. Ne rusez pas avec ces jeunes gens au péril de nos vies. Et surtout, vous avez à redouter une rébellion au sein des FRCI qui risque de nous replonger dans une violence aveugle et plus meurtrière encore. Vous êtes avertis !

Pour ce qui est de la réconciliation, pas davantage de progrès. On continue de tuer à l'Ouest et au Sud, dans les villes et villages réputés pro-Gbagbo. On a encore frais en mémoire, les tueries de Yakassé-Mé, Bécouéfin, Anandjé, Domolon, du 5 au 7 juin 2011, dénoncées par la Division des Droits de l'Homme de l'ONUCI, l'organisation même qui a aidé à installer ce chaos. Hypocrisie, quand tu nous tiens ! Deux pasteurs ont été froidement abattus à Cocody Angré et à Yopougon Camp militaire pour leurs activités évangéliques. A Yopougon et Abobo, on continue de terroriser les pasteurs et les chrétiens pour les empêcher de se réunir. A Akouédo, les pasteurs Bohui et Sépé de l'Eglise Evangélique des Assemblées de DIEU ont été proprement pillés par les FRCI, en représailles à leur activisme chrétien. Le Président Gbagbo est toujours en résidence surveillée avec son épouse, déclarés coupables par Ouattara sur les chaînes étrangères avant même d'avoir été jugés. Cela promet pour la suite de l'affaire ! Ses collaborateurs et proches sont incarcérés dans le Nord du pays dans des conditions inhumaines. De quelle réconciliation parle-t-on alors ? Ce que le régime RHDP ne doit jamais oublier, c'est que la réconciliation des plus forts qu'il veut instaurer n'est pas de la réconciliation mais une bombe à retardement. Elle leur explosera un jour à la face, au moment où ils s'y attendront le moins. Just wait and see !

Quand à la reprise économique, elle se fait voire se fera encore attendre et pour cause : l'appareil de production qui est essentiellement tenu par les entreprises a été en partie détruite, à l'exemple de la Parfumerie Ghandour  où tout l'outil informatique a été emporté et des machines déboulonnées et vendues à l'étranger. Orange et Côte d'Ivoire Télécom ont perdu plus de 200 véhicules et le Groupe SODECI-CIE, plus de 400. Leurs agences et bureaux pillés dans la quasi-totalité des villes de la partie Sud de la Côte d'Ivoire. 80 à 90% des commerces, des pharmacies, boutiques, supermarchés, salons de coiffure, ateliers de couture, magasins divers et stations d'essence de Yopougon ont été cassés à la Kalachnikov ou au RPG et pillés, les pompes à essence électriques des distributeurs démontées et emportées, la Mairie détruite. Yopougon, la plus grande commune de Côte d'Ivoire, a été presque anéantie du point de vue économique, comme s'il n'y vivait que des pro-Gbagbo. Totalement renversant ! Le comble est mis quand s'y ajoutent l'insécurité et le racket sauvage aux barrages et corridors FRCI, en Abidjan et sur nos routes nationales. Les opérateurs économiques étrangers, essoufflés, accablés, se tournent, tout naturellement vers les ports des pays de la sous-région et vers d'autres marchés. Ce qui aggrave le mal ivoirien. D'où tirer donc les indispensables impôts et taxes douanières salvatrices qui doivent garantir le paiement des salaires et nous permettre de nous assumer, comme cela a toujours été le cas sous Gbagbo ?  Surtout quand on a fait la promesse incongrue et à effet boomerang d'offrir les vignettes auto 2011 aux usagers de la route, depuis l'Hôtel du Golf, dans le secret espoir de faire mal à Gbagbo et au gouvernement Aké N'Gbo en asphyxiant l'économie ivoirienne ?

Monsieur Farikou, président de la Fédération Nationale des Commerçants de Côte d'Ivoire (FENACCI), va pour sa part jusqu'à demander 6 mois d'exonération d'impôts pour les aider, sa corporation et lui, à relever leurs activités, après tous les torts subis dans le dénouement de la crise électorale et dans l'observation de l'arrêt de travail demandé par Ouattara depuis son QG du Golf. Résultat logique, les caisses de l'état sont sinistrées. Avec quels fonds restaurer les administrations mises à sac à Abidjan et à l'intérieur du pays qui paralysent la reprise effective du travail dans bien des ministères ? Le plus logiquement du monde, Ouattara se tourne vers la France - marraine du chaos ivoirien - et les Institutions de Bretton Woods. Manque de pot. La première doit faire face au financement budgétairement assommant des agriculteurs sinistrés par la sécheresse historique de cette année, trouver des financements pour les élections de 2012 et gérer une croissance à l'équilibre précaire d'à peine 0,5% (en réalité, moins de 0% ; les français ont toujours su se mentir à eux-mêmes et au monde entier). En somme, une économie en grave récession et en quasi faillite (plus de 15 ans de déficit budgétaire), qui attendrait plutôt les dividendes de la sanglante campagne ivoirienne, pour reprendre un peu de souffle. Pas donc tout à fait encline à jouer les philanthropes forcenées. Quant aux secondes, elles sont attendues comme les pompiers de la débâcle financière grecque, irlandaise, portugaise et espagnole. Et la liste est loin d'être exhaustive. Toute chose qui n'arrange pas les affaires du nouveau régime ivoirien. D'autant moins que les effets induits de la crise du concombre et des légumes provoquée par la bactérie E-coli vient ouvrir un nouveau front budgétaire en Europe. Le tout aggravé par une croisade libyenne qui s'éternise, injustement menée par l'OTAN contre le très atypique et nationaliste Kadhafi, croisade européenne (ou plus exactement occidentale ultralibérale) dont la facture s'alourdit dangereusement et grève tous les budgets. Ouattara est dans les cordes. La pluie de milliards attendue manquera le train à la gare, c'est sûr. Il y aura tout juste quelques appuis financiers ici et là, sans plus. Il le sait. Pour l'heure, il faut donner l'illusion au peuple et au monde que tout va désormais pour le mieux dans le meilleur des mondes, en Côte d'Ivoire. Nous sommes bien loin de cette réalité.

Morale de l'histoire : il faut compter sur soi-même. Mais comment y parvenir quand on a soi-même tout détruit pour s'installer sur des ruines ? Comment y parvenir quand l'économie ne reprend pas ? Et comment reprendrait-elle quand personne n'a plus le cœur au travail avec tout ce que les Ivoiriens continuent de subir comme exactions ? Des cœurs meurtris par le deuil et engourdis - si ce n'est tétanisés - par la désolation et l'angoisse dues aux nombreux assassinats, crimes d'épuration ethnique et pillages qui ont réduit à néant des entreprises (plus de 400) et détruits des milliers d'emplois (au moins 80.000 selon une enquête récente et 120.000 selon Monsieur Jean-Louis Billon, Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Côte d'Ivoire). Comment y parvenir quand on ruse avec des FRCI laissés en rade au nom de calculs budgétaires déprimants ? Comment y parvenir quand des dizaines de milliers d'Ivoiriens partis en exil n'osent plus revenir dans leur propre pays ? Dur, dur, la réalité du pouvoir ! Il fallait réfléchir plus d'une fois avant de faire ce qu'on a fait à la Côte d'Ivoire. Les regrets ne serviraient à rien, il faut assumer. Ainsi est faite la vie !

En définitive, nous retiendrons qu'il ne suffit pas de décréter la normalité, la réconciliation et la reprise économique pour que tout reparte de plus bel, comme par enchantement. Il y a des actes à poser. Des actes de responsabilité et d'honnêteté, des actes de rapprochement sincère et de compassion, des actes de repentance et de pardon, des actes de vérité et de grandeur. Ouattara s'y refuse ! Ou plus exactement, n'en est pas capable. On ne se décrète pas grand homme. On l'est ou on ne l'est pas. La vengeance est une mauvaise conseillère. La haine, pire encore. Il l'apprendra à ses dépends. Néanmoins, souhaitons-lui de retrouver la raison et de parvenir à conduire la Côte d'Ivoire vers des jours meilleurs. Si DIEU le veut.



Que DIEU bénisse la Côte d'Ivoire !


 

DINDE Fernand AGBO

lundi, 13 juin 2011

ALASSANE OUATTARA A CREE UN VIDE CONSTITUTIONNEL DANS L’HISTOIRE DE LA COTE D’IVOIRE

 

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Un article d’une grande simplicité mais d’une logique redoutable qui dévoile les errements et les incongruités du nouveau pouvoir ivoirien.


Ouattara doit trois mois de salaire aux fonctionnaires


« Il nous doit donc trois mois de salaire ! ». Réaction démesurée ou expression de bon sens ? Face au tournis que donnent les décrets et ordonnances pris à l’emporte-pièce par le chef de l’Etat Alassane Ouattara, le fonctionnaire ou le citoyen Lambda peine à comprendre la façon dont la Côte d’Ivoire est gérée depuis la violente alternance du 11 avril dernier.

On nous a toujours dit que l’Etat est une continuité et notre constitution dans sa dernière mouture dit qu’un chef d’Etat n’est investi de sa mission que le jour où il prête serment devant l’organe institutionnel habilité pour. L’ascension d’un chef d’Etat à la magistrature suprême est semblable à l’ordination d’un prêtre. Ce dernier, tant qu’il n’est pas ordonné ou consacré prêtre, quel que soit son cursus, ne peut dire de messe. Alassane Ouattara est donc chef d’Etat depuis le 06 mars 2011. Avant lui, c’était le Président Laurent Gbagbo. Et selon le principe de la continuité de l’Etat, il se doit de conduire à terme tous les engagements pris au nom de l’Etat de Côte d’Ivoire par son prédécesseur.

Quelle est donc cette incongruité juridique tendant à faire croire qu’entre le 04 décembre 2010, date de la prestation de serment du Président Gbagbo et le 11 avril 2011, date des ordonnances N° 2011-004 et N° 2011-005 portant annulation de tous les actes pris par le Président Gbagbo, la Côte d’Ivoire avait cessé de vivre. Son existence avait subitement discontinué. Premier paradoxe juridique de taille : comment Ouattara arrive-t-il à dire la messe sans avoir été ordonné ? En clair, en tant que qui ou en tant que quoi Ouattara prend-il des ordonnances alors qu’il n’a pas encore prêté serment. Deuxième gène, comment Ouattara justifie-t-il constitutionnellement ce vide qu’il crée de toute pièce, surtout quand l’Article 39 de notre Loi fondamentale stipule ceci : « Les pouvoirs du Président en exercice expirent à la date de prise de fonction du président élu, laquelle a lieu dès sa prestation de serment » ?

Ouattara est donc chef d’Etat seulement depuis le 06 mai 2011. D’où lui vient alors l’idée d’invalider les actes antérieurs de l’Etat ? D’aucuns feront référence à cet autre acte surréaliste, dont lui seul a le secret, pour dire qu’ayant prêté serment par écrit, il pouvait se permettre d’annuler toutes les décisions du Président Gbagbo. Sans entrer dans la polémique encore une fois surréaliste de la prestation de serment par écrit, on demande au père des pluies de milliards d’aller jusqu’au bout de sa logique. Il n’y a pas que les concours que le gouvernement Aké N’Gbo ait organisé. Il a payé les salaires pendant 3 mois. Si ces paiements, au nom, désormais, de la discontinuité de l’Etat sont annulés, Ouattara doit 3 mois de salaire à tous les fonctionnaires et agent de l’Etat de Côte d’Ivoire !


Joseph Marat


In le quotidien ivoirien « Aujourd’hui » N° 005 du Vendredi 10 Juin 2011.

dimanche, 12 juin 2011

FRCI: LA LOI DE LA JUNGLE ET LE REGNE DE LA TERREUR

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Surréalistes auraient parus les faits vécus par ma jeune sœur d’église du nom de G. Danielle (22 ans) et son camarade Eric (24 ans, étudiant), avant-hier vendredi 10 juin 2011, à 9 heures à Adjamé Renault, si nous ne nous savions pas prisonniers d’un régime d’exception en Côte d’Ivoire, verni de constitutionnalité, et qui sert de terreau aux pires exactions qui soient. Avec le pouvoir Ouattara, la loi et le droit n’existent plus. Et certainement pour longtemps. La mésaventure qui fait l’objet de cet article s’inscrit donc dans la plus grande normalité de la nouvelle vie des Ivoiriens, pris en otage par une rébellion désormais au pouvoir qu’une presse internationale déjantée présente comme plus fréquentable qu’un régime démocratique renversé à coup de bombes françaises et d’obus onusiens.

Le bref récit que nous allons vous faire nous a été raconté de vive voix par l’une des victimes, en l’occurrence notre jeune sœur en CHRIST, G. Danielle. Tout a commencé dans la matinée d’avant-hier quand elle s’est rendue à la gare routière de la commune d’Adjamé pour le dépôt d’un colis devant être acheminé à l’intérieur du pays. Elle y rencontre Eric, un vieil ami d’une ville du Centre Ouest du pays où résident ses parents et où elle a fréquenté l’école. La joie des retrouvailles aidant, ils cheminent ensemble jusqu’à la hauteur de la gare STIF, où un véhicule 4X4 des FRCI venant dans leur dos, percute Eric. Le pare-brise vole en éclats sous l’impact de la collision. Eric atteint, hurle et se tient le bras de douleur. Des hommes ayant toutes leurs facultés et dotés de compassion naturelle seraient allés s’enquérir de l’état de la victime et l’auraient conduite dans un centre de soins. Que nenni ! Les soldats pro-Ouattara descendent du véhicule, furieux, s’en prennent au jeune étudiant qu’ils saisissent par les cols et qu’ils tentent de faire monter de force dans le véhicule militaire avec Danielle que des passants acquis à la cause des FRCI accusaient de cheminer avec Eric, pour la faire aussi embarquer. Franchement invraisemblable ! Danielle affolée et encore sous le choc de l’accident, supplie. Face à l’incompréhension des FRCI et de leurs supporters, elle fond en larmes, imaginant aisément ce qui l’attendait en tant que femme au milieu d’une horde de soldats pro-Ouattara drogués et sans morale.

Elle ne devra son salut qu’à la foule de passants que ses pleurs désespérés ont attirés, qui ont pris fait et cause pour elle et pour le jeune homme, contrairement aux premiers, et qui ont imploré la grâce des hommes de Ouattara. Ils l’ont donc laissée sur place et ont embarqué de force Eric, blessé, en le tenant par les cols, malgré la médiation de la foule.

Dans leur énervement, l’escouade FRCI démarre en trombe. Elle ne fait pas 200 mètres qu’elle percute à nouveau un gbaka (mini car de transport TOYOTA Dyna) dans ses mauvaises manœuvres de soldatesque toute-puissante ne respectant rien, pas même les priorités élémentaires de la circulation urbaine. Plus furieux encore, ils vont extraire le Dioula Tchè, le chauffeur du mini car, de la cabine de son véhicule, l’embarquent dans leur 4X4 et fondent dans la nature.

Eric et l’infortuné chauffeur de gbaka ont donc été pratiquement enlevés dans la rue, sous les regards médusés de la foule incrédule, pour une destination inconnue. Jusqu’à la fin de la journée de samedi où nous rédigions cette note, soient deux jours après, plus aucune nouvelle d’Eric. Il faut sauver Eric. Le fait même qu’il soit étudiant nous donne des sueurs froides pour sa vie, quand on sait que les FRCI les assimilent tout bonnement et le plus simplement du monde à des partisans de Gbagbo, donc dignes de mort. La Côte d’Ivoire ne mérite pas d’avoir une armée aussi indisciplinée et épidermique, qui n’a aucun respect de la vie ni la moindre considération pour les populations ivoiriennes.

Ouattara ne maîtrise guère son monde (il espère nous donner l’illusion du contraire) et c’est terriblement angoissant pour le peuple qui est à la merci des humeurs d’une soldatesque analphabète et inculte, terrorisant de manière indifférenciée opposants et partisans. Les FRCI constituent un obscur péril aussi bien pour Alassane Ouattara, lui-même, que pour l’ensemble des Ivoiriens. Vivement que la Côte d’Ivoire se réveille de cet affreux cauchemar ! Il faut sauver Eric !


Que DIEU bénisse la Côte d’Ivoire !


DINDE Fernand AGBO

samedi, 11 juin 2011

COMMISSARIATS DE POLICE D'ABIDJAN: LA GRANDE PAGAILLE


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Entre les forces pro-Ouattara et la police nationale, on ne sait plus qui fait quoi.

Deux mois après être parvenu au pouvoir, le nouveau régime soutenu par la communauté internationale, peine à mettre en place une police vraiment républicaine au service des citoyens de ce pays.

 

Faites un tour dans les différents commissariats du district d'Abidjan, le spectacle est plus que désolant. A la place des policiers, les vrais, nous observons la présence des dozos ou jeunes malinké qui ont pris les armes pour combattre aux côtés des rebelles venus du nord.

 

Dans la commune de Marcory, par exemple, les trois commissariats sont aux mains des jeunes "coxers" et des "gnambolos" issus des syndicats de transporteurs. Des jeunes, pour la plupart originaires du nord et déscolarisés, qui ne savent pas tenir un cahier de registre à plus forte raison taper un procès verbal.

 

A Yopougon, dans la plus grande commune de Côte d'Ivoire, on note toutefois la présence de quelques policiers dans certains commissariats. Il s'agit des 19ème et 16ème arrondissements. Dans ces deux commissariats, les chefs de guerre de la milice pro-Ouattara qui se font appeler abusivement "commandants" occupent illégalement les bureaux des commissaires de police qu'ils ne tiennent pas à lâcher.

 

Au 19ème arrondissement, Doumbia Moussa, celui qui se fait appeler le "commandant Djouroumou" occupe le bureau du commissaire Sanogo. Dehors, les quelques policiers qui ont répondu à l'appel pour la reprise du service se regroupent toute la journée sous un manguier à se tourner les pouces. Ils sont juste sollicités quand il s'agit d'établir des pièces ou de taper des procès verbaux.

 

Au 16ème arrondissement de la même commune, l'ambiance est identique. Un sergent de police qui a rallié la rébellion favorable au camp Ouattara au moment chaud de la guerre, est devenu le chef de ce commissariat. A l'instar de son compagnon de lutte Doumbia, ce sergent de police du nom de Lézou, se fait appeler "commissaire central". Empêchant de ce fait le commissaire légal de prendre possession de son bureau.

 

C'est pratiquement la même situation que vivent les policiers et les commissaires légaux dans les autres commissariats d'Abidjan. Devant une telle situation humiliante, la plupart des policiers ont préféré rester à la maison. D'autres ont tout simplement quitté le pays. Au 6ème arrondissement de Koumassi, par exemple, le commissaire ne s'est pas présenté jusqu'à présent à son poste. Au camp commando de cette commune, les éléments de ce corps d'élite ne sont pas du tout enthousiastes quand il s'agit de faire des patrouilles mixtes avec les miliciens de Ouattara. "Ils sont très indisciplinés", rapporte un gendarme sous couvert de l'anonymat.

 

On se demande bien, dans un tel cafouillage, comment le régime de Ouattara compte rétablir la sécurité. Une interrogation qui se justifie d'autant plus que l'insécurité grandissante est le fait de sa propre milice.

 



In le quotidien ivoirien NOTRE VOIE du 10 juin 2011.



Source: IVOIREBUSINESS.NET

vendredi, 10 juin 2011

ETAT DES LIEUX DES UNIVERSITES DE COCODY ET D'ABOBO-ADJAME APRES LE PASSAGE DE L'ARMEE DES PILLEURS DOZOTIQUES DE OUATTARA

 

 

UNIVERSITES D'ABIDJAN.jpg

**Du coté de l’Université de Cocody


- Du matériel volé …La quasi-totalité des portes ont été fracassées.

- Tous les services ont été visités et vidés de leurs matériels informatique et bureautique....

- Les bureaux du service de la comptabilité centrale, abritant le service informatique, ont été saccagés et les machines emportées.

- Le coffre fort de l’université, à la direction des services financiers, a été emporté, ainsi que tout le stock du magasin des fournitures de bureau de la présidence.

- Le standard et l’agence comptable sont détruits ainsi que la scolarité centrale. Le matériel informatique de ce service n’a pas été épargné par les pilleurs.

- Au centre médico-social, tout est sens dessus-dessous. Les équipements ont été saccagés et le matériel emporté.

- Dans les Unités de formation et de recherche(Ufr), la plupart des bureaux des enseignants et du personnel de l’administration ont été pillés. Les ordinateurs et les livres emportés.



**Du coté de l’université d’Abobo-Adjamé le désastre est encore plus grand voire irréparable.


- Le Pr Gourène Germain met le pied dans le plat: « L’université de par les points sensibles a été détruite à 70%. Il n’y a plus de mémoire de tous les diplômes de la formation, et la base de données des étudiants depuis que l’université existe a été détruite. Toute la mémoire sur papier, toutes les archives, tout a été détruit. Donc, la mémoire papier n’existe plus. Généralement, quand ce genre de phénomène se passe, on se rabat sur la mémoire électronique. Le bâtiment du service informatique a été visé et la mémoire virtuelle et électronique a aussi été détruite. Aujourd’hui, concrètement, l’université d’Abobo-Adjamé n’existe plus. Nous servons de base de données à la Faculté de médecine en odontostomatologie. Ces étudiants, une fois à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, nous demandent d’authentifier leurs diplômes. Aujourd’hui, il n’y a plus de possibilité, plus de références, plus de bases de données. Nous ne pouvons plus authentifier les diplômes. Tous ceux qui ont eu des diplômes à l’Université d’Abobo-Adjamé doivent commencer à s’interroger. En plus de cela, il y a le service financier où tout a été détruit. C’est pour cela je parlais des points les plus sensibles de l’université qui ont été détruits. Le centre de calcul qui est un point aussi sensible, a été détruit. J’ai trouvé les carcasses de certains serveurs de l’université. Ils ont pris soin de les démonter. Cela montre qu’il y a quelque chose qui était visé et là, je ne comprends pas du tout».

- Et le premier responsable de cette université d’ajouter : «On peut envoyer des milliards de Fcfa aujourd’hui, pour acheter tout le matériel, mais où trouver la base de données sur papier et la base de donnée électronique? Depuis la création de l’université d’Abobo-Adjamé en 1996, depuis qu’elle a été coupée du cordon ombilical avec l’université de Cocody, nous avons nos archives à part. Avant 1996, on peut trouver des archives, mais à partir de 1996, on ne peut plus trouver de données puisque tout a été détruit.

- La scolarité n’existe plus que de nom.

- Les ordinateurs ont été emportés avant de tout mettre en vrac! Quant au service informatique de ce temple, les pyromanes ont choisi d’y mettre le feu.

- Les dossiers et les informations relatives aux étudiants ont été détruits.

- Les ordinateurs ont été emportés et à l’heure actuelle, on ne peut affirmer avec certitude qui est étudiant et qui ne l’est pas. La mémoire de l’université a été emportée dans les pillages et dans la bataille.

- Aujourd’hui donc, il n’y a pratiquement plus d’administration et d’enseignants sur les universités de Cocody et d’Abobo Adjamé.


Source: FACEBOOK Démocrates Libéraux

COTE D'IVOIRE: L'ONU DENONCE LA MULTIPLICATION DES VIOLENCES DES FORCES DE OUATTARA



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L'Opération de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) s'est déclarée, jeudi 9 juin, "particulièrement préoccupée" par la "multiplication" récente des violences commises par des éléments des forces armées du président Alassane Ouattara dans le sud du pays. L'Onuci "est particulièrement préoccupée par la multiplication d'incidents violents et d'attaques conduites par des éléments des FRCI (Forces républicaines de Côte d'Ivoire) contre plusieurs villages", a déclaré Guillaume Ngefa, de la division des droits de l'homme de l'Onuci, lors d'une conférence de presse à Abidjan.

Déplorant l'usage d'"armes lourdes" pour le maintien de l'ordre, il a exigé des "enquêtes immédiates et impartiales" sur ces incidents survenus ces derniers jours dans des localités des environs d'Abidjan, du sud-ouest et du centre-ouest du pays, régions réputées compter de nombreux partisans de l'ex-président Laurent Gbagbo. L'ancien chef de l'Etat a été arrêté le 11 avril à l'issue d'une offensive des FRCI, soutenues par l'ONU et la France, après plus de quatre mois d'une crise née de son refus de céder le pouvoir après sa défaite au scrutin de novembre 2010.

A Becouesin (50 km au nord d'Abidjan), des éléments des FRCI "ont investi le village et ont fait usage de la force mortelle. Ils ont ensuite arrêté une vingtaine de jeunes (...). En cours de route, ils ont battu une autre personne, qui est morte des suites de ses blessures", a expliqué M. Ngefa. A Yakassé-Mé (50 km au nord de la capitale économique), "un vieillard s'est écroulé et est mort lorsqu'il tentait de fuir en brousse par crainte d'être arrêté par des éléments des FRCI qui avaient lancé une opération de ratissage", a-t-il poursuivi. "Ces incidents ont fait au moins quarante-cinq blessés dont trois par balle", a précisé le responsable onusien. Selon lui, "des renforts des FRCI lourdement armés (...) ont pris d'assaut le village en tirant et en tabassant les jeunes", poussant les habitants à fuir dans les forêts.

A Domolon (55 km au sud-est d'Abidjan), une incursion de FRCI "s'est soldée par une trentaine de blessés à coups de machette et de crosse", "des pillages à grande échelle" et un exode massif de la population dans la brousse. Le rétablissement de la sécurité est l'un des chantiers les plus urgents du gouvernement Ouattara. A l'issue d'un conseil des ministres, mercredi, il s'est engagé à faire entrer les FRCI "le plus rapidement possible" dans des casernes. Il doit parallèlement accélérer le retour sur le terrain des policiers et des gendarmes.

 

Source: LE MONDE.FR

mercredi, 08 juin 2011

ARSENE DOGBA: «LE PDCI SAIT AUSSI QUE LE RHDP A PERDU LES ELECTIONS»


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Dans une interview accordée à Lynxtogo.info, Arsène Dogba (politologue ivoirien) revient sur le rôle du PDCI d'Henri Konan Bédié, son implication dans l'ivoirité et celui d'Alassane Dramane Ouattara dans la conception de la carte de séjour.


Lynx.info : La France comme les pays africains semblent avoir pardonné à Henri Konan Bédié le concept de « l'ivoirité ». Comment expliquez-vous que c'est Laurent Gbagbo qui en paye le prix ?

Arsène DOGBA : Je suis d'accord avec vous, les dirigeants occidentaux et africains ont attribué la paternité de ce concept à Laurent Gbagbo. Mais, il n'y a pas que ça. Ils lui ont aussi attribué la responsabilité des très controversées questions du foncier rural, du code de nationalité, de l'utilisation des enfants dans les plantations de café et de cacao. Et même, de xénophobie. Juste pour le diaboliser au maximum. Alors qu'il n'est responsable à aucun niveau. Vous l'avez dit et la France et les leaders africains le savent, Bédié est le concepteur de l'ivoirité et Alassane, celui de la carte de séjour qui a conduit à ce qu'ils dénoncent aujourd'hui ; la xénophobie. Il fallait trouver un motif pour mettre en exécution le plan de l'Elysée qui consistait à faire partir Gbagbo du pouvoir et y installer Alassane Ouattara. C'est ce qui s'est passé.

Lynx.info : Pour l'artiste Alpha Blondy, Laurent Gbagbo ne l'a pas écouté. Tiken Jah Fakoly trouve aussi que le sud a aussi vu la guerre que connaissait le nord. Sont-ils crédibles pour parler de réconciliation en Côte d'ivoire?

Je ne voudrais pas me prononcer sur les propos de ces deux personnages que j'ai du mal à prendre au sérieux.

Lynx.info : C'est 36 ministres qui doivent remettre la Côte d'Ivoire sur les rails. L'ossature de ce gouvernement est-elle convaincante?

Les critiques fusent de partout, même du RHDP, sa famille politique, par rapport au nombre de portefeuilles ministériels et à la représentativité du nouveau gouvernement. Alassane avait promis à ces électeurs 25 ministres s'il était élu président. Et le poste de Premier Ministre au PDCI. Il vient de former un gouvernement populaire de 36 ministres et a maintenu Soro, Premier Ministre.

C'est vrai que M. Ouattara n'a pas été élu, mais par la force des armes il a atteint le même objectif ; il est président. Il aurait donc pu tenir ces promesses de campagne. Mais, que non ! Le président certifié par l'ONU a encore prouvé qu'il n'est pas digne de confiance.

Ce n'est pas à nous de nous plaindre, surtout quand l'attitude de M. Ouattara démontre de plus en plus qu'il est conscient qu'il n'est pas un président élu. La preuve, M. Ouattara ne se sent pas obligé de tenir une quelconque promesse électorale. Comme il le dit lui-même, il a plutôt un devoir de reconnaissance vis-à-vis des ressortissants du nord qui l'ont aidé, au niveau national, à prendre le pouvoir par la force. C'est même ce qui explique les nombreuses nominations ethniques qu'il fait dans toute l'administration publique ivoirienne. Sur 36 postes ministériels, 16 sont occupés par les dioulas, son ethnie, alors que la Côte d'Ivoire en compte soixante. Comme pour dire ; à soutien ethnique, nomination ethnique.

Lynx.info : Des analystes trouvent que le FPI peut se fragiliser en n'étant pas au gouvernement. C'est votre avis aussi ?

Le FPI n'a pas l'habitude de participer aux gouvernements d'union. Il ne l'a pas fait avec Houphouët-Boigny (1990-93) et Konan Bédié (1993-99). C'est seulement pour réduire la période de transition militaire après le coup d'Etat de Ouattara de 1999, endossé par le Général Guéi, que le FPI a participé à un gouvernement qui n'était pas le sien. Cette présence a aidé à la tenue de l'élection présidentielle en dix mois. Et M. Laurent Gbagbo a été élu président. Il faut aussi remarquer que le FPI a été plus puissant pendant les régimes de Houphouët-Boigny et de Konan Bédié. Donc dans l'opposition. C'est pourquoi je crois que l'absence des cadres du FPI du gouvernement Ouattara ne pourra pas fragiliser le parti. Au contraire, cette absence est en train de renforcer la cohésion au sein du parti. Selon nos investigations, les militants FPI sont presque tous heureux de savoir que leur parti ne s'est pas allié à celui qui a renversé leur régime et qui continue d'humilier et de torturer leurs Leaders, Laurent et Simone Gbagbo, Affi N'Guessan, etc...

Lynx.info : Le Pr Mamadou Coulibaly met la Côte d'ivoire sous les responsabilités de Ouattara : « Il a gagné il n'a qu'à gouverner » selon ses mots. Ouattara peut-il réussir avec un bicéphalisme entre la primature et la présidence?

C'est M. Ouattara, lui-même, qui s'est donné cette responsabilité. C'est donc lui qui nous dira mieux s'il est capable de gérer la Côte d'Ivoire avec son compagnon Soro. Ce chef de guerre devenu Premier Ministre détient effectivement le pouvoir au sein de l'armée rebelle de Ouattara. Aujourd'hui, il serait plus facile pour Ouattara si les Forces régulières (FDS) lui avaient fait allégeance. Cela lui aurait permis de réduire l'influence militaire de Soro en lui demandant la démobilisation et le désarmement des rebelles.

Malheureusement pour M. Ouattara, les FDS lui ont tourné dos. Ce qui l'a contraint à « légaliser » les forces rebelles qui sont devenues, par la suite, les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI). Mais ces forces demeurent sous l'influence de M. Guillaume Soro. Ce qui fait que nous nous trouvons dans une situation où les attributs de chef suprême des armées reviennent, de fait, au Premier Ministre. C'est ça qui crée le bicéphalisme dont vous faites allusion. Deux capitaines dans le bateau ivoire, l'avenir nous dira comment cela va se terminer. Mais, nous pensons qu'entre Ouattara et Soro, le plus fort, militairement, prendra le dessus. Just wait and see.

Lynx.info : Selon vous, pourquoi Guillaume Soro occupe toujours la primature et le ministère de la défense ?

La seule raison, à mon avis, est que M.Ouattara n'a pas pu convaincre Soro de laisser la place à un militant du PDCI comme promis pendant la campagne électorale. C'est plutôt Soro qui a convaincu M. Ouattara en lui rappelant qu'il n'est pas arrivé au pouvoir par des élections, mais par la force des armes. Une vaste opération militaire que lui, Soro, a menée conjointement avec l'ONUCI et la force Licorne. A partir de là, pour Soro, rien n'oblige Ouattara à honorer un quelconque engagement pris pendant la campagne. Surtout, quand le PDCI sait aussi que le RHDP a perdu les élections du 28 Novembre 2010.

Lynx.info : Le représentant de l'ONUCI, Mr Choï, dit bien qu'il a fait son rôle dans la protection les Ivoiriens. Le croyez-vous ?

De quels Ivoiriens parle-t-il ? Des rebelles venus du nord et pour qui il a fait venir des MI-24 ? Si c'est cela, eh bien, oui il a fait et même bien fait son travail. Puisqu'il a fini par les installer au pouvoir. En le disant, je crois que ce monsieur qui est à l'origine de la mort de plusieurs milliers d'Ivoiriens a perdu la tête. Je n'en dirai pas plus.

Lynx.info : L'Onu compte 1000 morts. Ouattara compte 3000 morts. L'organisme allemand CARITAS a compté 1180 morts à Duékoué. Comment expliquez-vous le silence des médias, et surtout des politiques français ?

Vous savez, M. Camus, cette guerre des chiffres montre l'embarras dans lequel se trouvent tous les soutiens extérieurs de Ouattara. C'est le CICR qui a ouvert la boîte de Pandores, l'information est donc crédible pour les occidentaux et leurs médias. Que peuvent-ils dire dans une telle situation où leur intervention dans un sens ou dans l'autre ne fera que les discréditer davantage et inculper leur protégé. Dans ce cas, le silence est mieux.

Lynx.info : Finalement Alassane Ouattara n'est pas exempt des tueries avec les rapports de Amnesty International et de Human Rights Watch. Comment expliquez-vous qu'il préfère plus parler du TPI pour Laurent Gbagbo?

M. Ouattara n'a jamais été exempt des tueries en Côte d'Ivoire. Ce n'est pas possible, puisqu'il est même l'auteur principal de toute cette boucherie. C'est bien lui l'auteur de la rébellion de 2002 qui a conduit à la barbarie humaine en Côte d'Ivoire. C'est vrai que ses protecteurs évitaient de le tenir responsable jusque-là, mais ils savent bien où se trouve la vérité.

Pour restaurer leur crédibilité après avoir accompli leur sale besogne, le 11 Avril dernier, Human Rights Watch et Amnesty International étaient bien obligés de reconnaitre la responsabilité de Ouattara dans le massacre de Duékoué. Ils ont commencé par Duékoué, Yopougon et d'autres endroits suivront bientôt. Au finish, c'est Alassane qui sera poursuivi pour crime économique, crime de guerre et crime contre l'humanité une fois que tous les contrats d'exploitation de pétrole, de gaz et de minéraux seront signés avec les représentants des multinationales occidentales.

Lynx.info : Des rebelles très proches de Ouattara sont cités dans les rapports de Human Right Watch. Peut-il se désolidariser d'eux, selon vous?

Je ne suis pas juriste, mais je sais qu'il y a ce qu'on peut appeler la responsabilité de commandement. M. Ouattara a reconnu que ce sont ses forces qui sont arrivées jusqu'à Abidjan pour renverser le président Gbagbo. Il a même dit sur une chaîne de télévision étrangère que lorsque ces forces-là sont arrivées à l'entrée d'Abidjan, c'est lui qui leur a dit d'attendre avant d'assiéger la capitale économique ivoirienne. Il n'est donc pas possible que M. Ouattara se désolidarise des actes criminels des FRCI. Il est directement responsable, contrairement au Président Gbagbo dont les forces, régulières, n'agissaient que dans le cadre de leur mission régalienne et en légitime défense.

Lynx.info : Pour vous, qui dirige la Côte d'ivoire ? Guillaume Soro avec « ses rebelles », la France ou Alassane Ouattara ?

Je pense que chacun d'eux joue un rôle. Mais, le chef d'orchestre demeure le gouvernement français. Ils font tous du bruit. Chacun d'eux donne l'impression d'être au contrôle, mais en réalité il n'en est rien. Aucun ne maîtrise le terrain. Je dirais même que c'est le président Gbagbo qui a toujours le contrôle du terrain. Ce qui explique la lenteur avec laquelle le retour à la normalité se fait sur l'ensemble du territoire ivoirien.

Lynx.info : Mr Dogba, Ouattara veut que la Licorne reste comme le 43ème BIMA. Peut-on dire que tout l'effort de Laurent Gbagbo pour le départ de la France en Côte d'Ivoire s'est révélé non payant ?

Ce ne serait pas faux de le penser, mais je refuse de le croire. Parce que le président Gbagbo a pris presque toute sa vie, aux côtés des ivoiriens, pour construire les bases d'une Côte d'Ivoire véritablement souveraine. Il a pris presque toute sa vie pour bâtir un Etat démocratique où chaque ivoirien peut s'exprimer sans craindre pour sa vie, s'organiser dans un cadre légal en association de toute nature sans être privé de sa liberté, et même choisir le candidat de son choix à une élection quelconque sans être intimidé, ni tué.

Gbagbo nous a aussi démontré, en dix ans, que les Etats africains peuvent prendre leur destin en main. Sans recourir aux aides extérieures qui avilissent. Il nous a appris qu'un président africain peut diriger son pays en harmonie avec son peuple. Et que les armées africaines peuvent assurer la sécurité des africains et de leurs biens sans une ingérence étrangère. Malheureusement, tous ces acquis semblent relever du passé avec M. Ouattara au pouvoir. C'est dommage, mais les Ivoiriens doivent refuser de repartir soixante ans en arrière.

Lynx.info : ...mais la France dit que son armée est en Côte d'Ivoire pour protéger les Ivoiriens. C'est ça ?

Mais, ce ne sont pas que les Ivoiriens que la France veut protéger, mon cher Camus. M. Ouattara dit que le 43ème BIMA va déployer son parapluie sécuritaire sur toute l'Afrique de l'Ouest... Les Ivoiriens n'ont pas besoin de protection. Contre quelle menace extérieure la France veut-elle les protéger ? La menace, de l'avis de la majorité des Ivoiriens, est bien la présence Française en Côte d'Ivoire. C'est pourquoi les Ivoiriens ne veulent plus des forces françaises dans le pays. Ces forces-là viennent d'attaquer les Ivoiriens pour la deuxième fois. Et, plus qu'en 2004, elles ont faits des dizaines de milliers de morts, détruit leurs armements et renversé leur président. C'est donc la France qui est la menace.

Lynx.info : Je vous remercie

Merci aussi à l'équipe de Lynx.info.


Interview réalisée par Camus Ali de Lynx.info


Source : INFO D'ABIDJAN

LE PRESIDENT GBAGBO ET SES PROCHES VIVENT DANS DES « CONDITIONS MATERIELLES INHUMAINES » (SES AVOCATS)

 

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Les avocats du Président Gbagbo et de ses proches ont dénoncé dimanche « avec vigueur les conditions matérielles inhumaines dans lesquelles (...) sont contraints de vivre » leurs clients.

« Ces personnes sont en effet, soit enfermées dans des cellules infectes d'une prison poreuse aux intempéries (Bouna), soit détenues dans des locaux infestés de mambas et de moustiques (Katiola) », révèlent-ils dans un communiqué dont DirectScoop a eu copie. Et d'ajouter une absence des « droits les plus élémentaires », notamment « des soins minima pour les malades ».

Les conseils portent, par ailleurs, à l'attention de la communauté internationale, le défaut de signification aux concernés du décret d'assignation à résidence. Une situation qui « viole fondamentalement les droits de l'homme, ainsi que les dispositions légales qui règlementent la mesure d'assignation à résidence».

Le Président Laurent Gbagbo, qui a été capturé le 11 avril par les forces armées (Licorne, ONUCI et FRCI)  soutenant Ouattara est détenu « illégalement» dans une résidence à Korhogo (nord du pays). Aucun chef d'accusation n'a été, à ce jour, prononcé contre lui, son épouse, ses parents et amis, collaborateurs politiques et militaires « enlevés - séquestrés et détenus arbitrairement ».


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LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO ENGAGE DES POURSUITES NATIONALES ET INTERNATIONALES (SES AVOCATS)

 

Les avocats du Président ivoirien, capturé par la coalition armée France-ONUCI-FRCI (armée pro-Ouattara), ont annoncé dimanche via communiqué de presse, l'engagement de poursuites nationales et internationales, contre des personnes physiques.

« Les conseils, écrivent-ils, ont reçu mandats directs et impératifs, d'engager des poursuites pour enlèvement, séquestration, détention arbitraire et complicité contre des personnes physiques ».

Au plan international, il s'agit de poursuites pour « violations graves du droit international » et complicité des violations précitées « par des personnes physiques ayant agit sous l'instigation ou avec la participation d'un pays, d'une organisation ou d'un groupe armé dont elles assuraient le commandement ou le contrôle ».

Le Président Laurent Gbagbo, qui a été capturé le 11 avril par les forces armées (Licorne, ONUCI et FRCI) soutenant Ouattara est détenu « illégalement», sans décret d'assignation, dans une résidence à Korhogo (nord du pays).

Aucun chef d'accusation n'a été, à ce jour, encore prononcé contre lui, son épouse, ses parents et amis, collaborateurs politiques et militaires, eux-mêmes « enlevés - séquestrés et détenus arbitrairement ».


Source: DIRECTSCOOP.NET